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Trek de trois/quatre jours à Endau Rompin (Malaisie) English translation pending
by Crapia · 2012-05-20 · 25 replies
Bonjour, Nous (un couple + notre fille de 16 ans) partons pour 3 semaines en Malaisie en Juillet prochain. Nous souhaiterions faire un trek dans la jungle de 3/4 jours et notre choix se porterait volontiers sur ENDAU ROMPIN, qui semble moins touristique que TAMAN NEGARA, si nous n'avions des difficultés à trouver des infos sur les possibilités de trek. Avez-vous déjà tenté l'expérience ? Comment avez-vous fait pour les repas et l'hébergement ? Vaut-il mieux passer par une agence et si oui laquelle ? Je sais qu'il y a des possibilités d'excursions d'une journée à partir de Mersing, mais nous voudrions passer plusieurs nuits sur place. Merci pour toutes les infos que vous pourrez-nous communiquer 🙂
Traversée de l'Amazonie d'ouest en est à vélo (Pérou - Brésil) English translation pending
by Freddy1404 · 2012-05-18 · 24 replies
bonjour à tous,

je prépare un treck très longue distance entre Chimbotte (Pérou) et Macapà (Brésil) soit environ 3600km. Evidemment il y a quelques petits soucis: comment aller de Pucallpa (Pérou) à Mancio Lima (Brésil)??? Je suis à vélo. y a t il un chemin qui longe le RIO DO ACRE entre Sena Madureira et Boca do acre puis une piste vers Humaità ? les cartes sont peu précises. Le reste se fera en canoé en passant par Itacoatiara, Obidos puis Macapà mon arrivée. J'estime à 3 mois la durée du périple et suis en quête de bonnes info si vous êtes déjà passé dans la région. Quelle est la meilleure saison pour y aller?

merci pour toutes vos infos !
Trekking dans la région de Kalaw (Birmanie) English translation pending
by Emmanemoz · 2012-05-15 · 42 replies
Bonjour, je souhaite partir début février en Birmanie et je souhaite faire un trek authentique et j'ai vu dans différentes dicussion l'agence Sam Trekking. Purriez vous me dire comment les joindre pour reserver un trek de 3 jours. Merci a tous. Emma
Bornéo entre jungle et océan English translation pending
by Grisemote · 2012-04-29 · 71 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L���animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Avis sur parcours de vingt-deux jours au Cambodge? English translation pending
by Guimélie · 2012-04-29 · 28 replies
Bonjour a tous Etant en train de préparer mon voyage pour Cambodge, je cherche un itinéraire qui me permettrais de voir un maximum de chose sans pour autant courir. Ce que je recherche essentiellement : Nature , Patrimoine , Rencontre , Photographie J aimerais egalement ne pas croiser trop de touristes, je sais que certains sites incontournables en seront bondés Que pensez vous de mon parcours?

1er jour : Arrivée a PHOM PENH 2-3eme jour : Kompong Chhnang 4-5eme jour : Battambang 6 a 10eme jour : Siem Reap 11-12eme jour : Kompong Thom 13-14eme jour : Kompong Cham 15 a 17eme jour : Koh Kong 18 a 20eme jour : Kampot et Kep 21-22 eme jour : Phnom Penh

Si vous pensez qu il manque quelque chose ou qu une étape n est pas intéressante n hésitez pas J aurais bien aimé aller a Kratie mais ca me semble compliqué merci
Insécurité actuelle à Madagascar? English translation pending
by Giloudespich · 2012-04-25 · 156 replies
Bonjour, Quelqu'un peut-il me donner son avis sur le climat d'insécurité qui semble régner à Mada en ce moment ? Majunga reste t elle une ville "sans pb" pour les vazahas ? Merci à tous
De retour des Seychelles, quelques "tuyaux" English translation pending
by Ed87 · 2012-04-21 · 4 replies
Bonjour à tous. De retour des Seychelles et compte tenu de la « pénurie » d’informations sur cette destination, plutôt qu’un carnet de voyage, j’ai voulu présenter quelques conseils pratiques à ceux qui seraient tentés par ce pays. Qu’ils n’hésitent pas à me contacter par message privé si nécessaire.

Séjour du 31 mars au 12 avril 2012 1 nuit à Mahé (Albizia Lodge) 4 nuits à Praslin (Sea View Lodge) 7 nuits à Mahé (Chalets Anse Forbans)

Avion - 2 billets Paris/Mahé/Paris achetés en décembre 2011 pour un prix total de 1400 euros. A cette époque, la compagnie Air Seychelles vient d’annoncer qu’elle cesse tous ses vols internationaux, dont la liaison directe Paris/Mahé à partir du 27 mars 2012. Air France n’est pas intéressée par le créneau, mais Air Austral s’empresse de mettre en vente des vols directs Paris/Mahé à partir du 28 mars, que nous achetons en toute confiance, compte tenu du prix et de la durée du vol (un peu plus de 9 heures). Fin février, Air Austral nous annonce que les vols directs sont annulés et que nous sommes reportés sur des vols Paris/La Réunion/Mahé, avec : - à l’aller, escale de 9 heures à la Réunion et arrivée à 20h40 à Mahé (trop tard pour continuer sur Praslin) ; - au retour, départ de Mahé deux jours plus tard que prévu. Après discussion avec AA et étude des textes régissant le transport aérien, nous constatons que nous avons le choix entre accepter purement et simplement l’offre d’AA, ou nous faire rembourser le seul prix des billets, sans autre dédommagement. La recherche de solution alternative n’ayant rien donné (à un mois du départ, plus rien de disponible à un prix décent), nous entreprenons de modifier nos réservations de logement, nos locations de voiture et les billets Mahé/Praslin, le tout sans frais supplémentaire (merci à tous ces fournisseurs seychellois pour leur compréhension et leur souplesse). Finalement, nous acceptons les modifications d’Air Austral, tout en leur faisant part de notre mécontentement (sans effet mais ça soulage).

Les vols- - Paris/La Réunion et retour : Boeing 777-200 ER ancienne génération (pas d’écrans individuels, 5 toilettes pour 300 passagers, sièges en fin de vie, appuie-tête non réglables, …), nourriture très quelconque, mais boissons alcoolisées ou non à volonté et personnel sympathique. A l’heure à l’aller et une demi-heure de retard au retour ; - La Réunion/Mahé et retour : Boeing 737-800 à moitié plein. Vols de 2h40 sans histoire.

A noter que, fin mars 2012, Qatar Airways a annoncé qu’elle entrait au capital d’Air Seychelles, ce qui peut laisser penser que, ses finances s’améliorant, cette dernière risque de reprendre les vols directs Paris/Mahé …

- Billets Mahé/Praslin/Mahé : achetés sur le site Air Seychelles en décembre 2011 pour 320 euros. Rien à signaler, si ce n’est la souplesse de la compagnie qui a modifié nos billets sans supplément suite aux changements imposés par Air Austral. Vols ponctuels, formalités réduites.

Hébergements - Albizia Lodge à Mahé – 90€ la nuit pour 2 avec petit déjeuner Petit hôtel trouvé à la dernière minute suite aux modifications d’Air Austral. A 10 mn de l’aéroport, donc très pratique pour débuter ou finir le séjour. En revanche, pas facile d’accès car pas très bien signalé et situé sur la colline au bout d’une petite route très pentue. Très grande chambre avec grande salle de bains et grande terrasse donnant vers la mer. Bouilloire avec Nescafé et sachets de thé. Le matin, petit déjeuner complet sur la terrasse ensoleillée. Accueil très sympathique de la gérante (qui devait partir pour un autre job deux jours plus tard). Mais … problème : dix minutes après notre arrivée, le quartier est privé d’électricité. Plus de lumière évidemment, et plus d’eau froide (douche, toilettes) car la pompe ne fonctionne plus et juste un petit filet d’eau chaude. Explications très chaleureuses de la gérante, mais il faut quand même attendre une bonne heure pour que la lumière revienne. Mais pas l’eau ! Le lendemain matin, problème toujours pas réglé ; un électricien doit venir pour réparer la pompe. En attendant, on nous propose d’utiliser une autre salle de bains où la douche fonctionne car alimentée par une autre pompe … Au bout du compte, la gérante nous fait une réduction de 10€ sur l’addition. En conclusion, appréciation mitigée.





- Sea View Lodge à Praslin – 120€ la nuit pour le bungalow sans petit déjeuner. Réservé sur le site Homelidays. Bungalow situé dans un ensemble de cinq, tenu par une famille seychelloise. Construit sur pilotis le long de la colline, au milieu d’un magnifique jardin tropical. Situé à anse Possession à 15 mn de l’aéroport. Petite route à traverser pour accéder à la plage. Composé d’une grande chambre (climatisée), d’une belle salle de bains et d’un séjour avec coin cuisine parfaitement équipé. Très bon accueil de la famille propriétaire, avec noix de coco fleurie et réfrigérée, et corbeille de fruits du jardin (avocats, caramboles, mangues, bananes, …). Ménage fait tous les jours. Serviettes de plage fournies. Possibilité de se faire livrer les repas (20€ par personne et par repas) par le fils de la famille qui cuisine les poissons locaux à merveille (king fish et salade de chou et carotte un jour, carry d’ourite et salade de fruits un autre jour). Un seul défaut : il y a très peu d’eau dans l’anse, même à marée haute. Mais c’est impeccable pour des enfants en bas âge. Et, pour les adultes, on peut toujours aller à anse Lazio ou à anse Volbert, chacune à 10 mn en voiture. Adresse à recommander.







- Chalets Anse Forbans à Mahé – 135€ la nuit pour le bungalow sans petit déjeuner. Réservé sur leur site. Bungalow mitoyen appartenant à un ensemble de sept bungalows doubles, tenu par une famille seychelloise d’origine bordelaise.



Les bungalows sont posés sur une magnifique pelouse, ombragée par des cocotiers, lataniers et badaniers, et sont à 20 mètres de la superbe plage, sans route à traverser.





Accueil très sympathique par Daphné, Brigitte et Jean-Pierre, les propriétaires, qui parlent anglais, français et allemand. Bungalow composé d’une belle terrasse face à la mer, d’un coin salon, d’un coin salle à manger et d’un coin cuisine parfaitement équipé. Belle chambre séparée avec petit bureau, lit de 2 mètres de large, grande penderie avec coffre fort, salle de bains confortable. Climatisation (silencieuse) dans la chambre et ventilateurs dans la chambre et le séjour. Ménage fait tous les jours, draps de plage fournis, draps de bains fournis et changés tous les deux jours, fer et planche à repasser, sèche-cheveux dans la salle de bains. A la réception : wifi (bas débit), bibliothèque avec quelques livres en français, possibilité d’emprunter masque, tuba et palmes. Location de voitures (impeccables) assurée par Jean-Pierre. Dans la cuisine, à l’arrivée, sont fournis Nescafé, thé, sucre, lait, jus de fruit, pain de mie, quelques morceaux de beurre. Tout ce qu’il faut pour plusieurs petits déjeuners. En bref, une adresse incontournable si on veut être tranquille et si on accepte la formule self-catering. A noter également que, lors de l’alerte tsunami du 11 avril, Jean-Pierre est passé voir tous ses locataires, plusieurs fois dans l’après-midi, pour transmettre les instructions officielles et rassurer les plus inquiets. Heureusement, ça n’a servi à rien puisque l’alerte a été levée vers 16h30 …

Transports - Transferts aéroport/Albizia Lodge/aéroport (20€ par trajet pour 2 personnes) Organisés par l’hôtel suite à ma demande lors de la réservation. Chauffeur sympathique et ponctuel à l’arrivée comme au départ

- Location de voiture à Praslin (35€ par jour, assurances comprises) Organisée par les propriétaires de Sea View Lodge sur notre demande, auprès de la compagnie Solace. M. Teissier, son représentant, ne pouvait pas être à l’aéroport lors de notre arrivée et avait envoyé l’un de ses amis qui nous a accueillis et conduits jusqu’à la maison. Une fois arrivés, M. Teissier nous a présenté la voiture, une petite Kia Picanto toute neuve, et, après avoir rempli le formulaire de location et encaissé le prix, nous a remis la clé en nous donnant les consignes pour le retour : laisser la voiture sur le parking de l’aéroport avec la clé sur le contact ! Pour l’essence, « mettez 150 roupies (9 euros), ça devrait vous suffire (en fait, il a fallu en mettre 100 de plus) ». Et c’est tout. Aucun problème.

- Location de voiture à Mahé (40€ par jour, toutes assurances comprises) Réservation effectuée sur internet auprès de Thrifty, car je voulais absolument une Suzuki Jimny. C’était la seule compagnie à nous en promettre une et c’est ce que nous avons eu : la voiture avait près de 100 000 km au compteur mais était en parfait état de marche. Idéale pour ce genre de pays : garde au sol passe-partout, même sur les chemins cabossés, largeur réduite parfaite pour des routes étroites où on roule à gauche, consommation réduite, … Accueil ponctuel à notre arrivée, formalités réduites au départ comme au retour (laissez la voiture sur le parking avec la clé sous le tapis, remettez de l’essence à peu près à moitié, …).

Nourriture C’est le point le plus délicat du séjour en formule self catering. En effet, il n’y a pas de grandes surfaces comme on les connaît en France. Il faut faire ses achats dans l’une des multiples boutiques indiennes où on trouve de tout à condition de bien chercher et de ne pas hésiter à demander. Poissons et viandes sont dans des congélateurs pas très bien rangés ; et ne pas chercher le bœuf ou le porc comme en France : il n’y en a pas … Se rabattre sur les conserves comme le thon Petit-Navire, par exemple (il paraît que celui qu’on trouve en France vient, pour la plupart, des Seychelles). Et s’arrêter au bord des routes pour les fruits et légumes, et même pour le poisson frais.

Restaurants A Praslin, nous avons pu essayer la Pirogue à anse Volbert (60€ pour un plat de poisson, un plat de poulet, deux cafés et une bouteille de vin blanc) : très beau, très bon et service « classe ».

Toujours à Praslin, nous avons mangé à LaKaze Créole, le restaurant/magasin de fruits et légumes de notre chauffeur, près d’anse Possession. Environ 40 euros pour deux plats de crevettes (bien servies) sautées au beurre et à l’ail, accompagnées de salade chou/carotte et riz basmati, et deux bières locales.



A Mahé, nous avons failli manger aux Dauphins Heureux à anse Royale, mais nous en sommes partis après avoir attendu 1h30 sans rien voir venir. Nous avions également réservé à la Case Créole, toujours à anse Royale, mais c’était le jour de l’alerte tsunami et, le soir venu, le restaurant était fermé (même chose pour le Surfers à anse Forbans).

Nous avons quand même pu nous restaurer au Jardin du Roi : 40 euros pour deux. Cher et sans grand intérêt, sauf le dessert original : coco caramélisé et glace vanille.

A voir A Praslin, la Vallée de Mai est incontournable même si l’accès est un peu cher (20€ par personne) : les espèces d’arbres (notamment les cocos de mer) et arbustes qu’on peut y voir sont uniques au monde et le site est très bien aménagé.





Tour de l’île de Praslin : à faire en voiture, avec une préférence pour la route de la Consolation à la pointe sud, bien que les plages y soient difficiles d’accès. Notre palmarès des plages : anse Lazio au nord, anse Gouvernement à l’est et anse Kerlan à l’ouest.

Anse Lazio

Anse Gouvernement

Anse Kerlan

Journée à la Digue : si on part de Praslin par le bateau de 9h30 (réservation recommandée), la journée est suffisante pour avoir un bon aperçu de la Digue (ça ne remplace pas un séjour de quelques jours mais, bon, il faut faire des choix). Traversée pour 23 euros par personne, location de vélo (12 euros chacun, ne pas se soucier des anti-vols), entrée au parc de l’Union (6 euros par personne) : dans ce parc, pour éviter la foule, aller le plus tôt possible à l’anse Source d’Argent, la « plus belle plage du monde ». A mon avis, ça se discute …

Anse Source d'Argent

Au retour, s’arrêter au moulin et au four où on vous explique la fabrication de l’huile de coco. Puis halte au petit cimetière.



Casse-croûte à la Passe et petit coup de pédale jusqu’à l’anse Gaulettes. Enfin, baignade sur la magnifique plage de l’anse Sévère, avant de reprendre le bateau de 15h30 ou celui de 16h30, plus fréquenté.

Anse Sévère

A Mahé, le tour de l’île nécessite un peu plus de temps (2 jours pour tout voir). Les plus belles plages : anse Royale et anse Forbans au sud-est, anse Intendance au sud-ouest (attention aux rouleaux), baie Lazare et anse Boileau à l’ouest. Beauvallon, au nord-ouest est complètement défigurée par la construction d’un immense hôtel Savoye. Dommage !

Anse Forbans

Anse Royale

Anse Intendance

Ne pas manquer la route traversière qui part de anse Islette à l’ouest et rejoint Victoria à l’est, en passant au pied du morne Seychellois (point culminant de l’île) et traverse les plantations de thé de Salazie.



A visiter également le Jardin du Roi (7€ par personne) où on peut découvrir une multitude de plantes et arbres endémiques et exotiques : palmiers de plusieurs espèces, vanille, muscadier, girofliers, vétiver, patchouli, pamplemousses, … Le tout présenté de façon très pédagogique.









En comparaison, le Jardin Botanique de Victoria (6€ par personne) fait très désordre …

Et, pour ceux qui aiment les marchés, un petit tour à Victoria s’impose le samedi matin : bain de foule assuré entre les fruits, les légumes, les poissons, les casseroles. Les bouchers, eux, sont à l’écart dans une petite galerie climatisée.











Conclusion Un peu plus chères que d’autres destinations du même genre, mais tellement plus tranquilles, les Seychelles sont une destination de rêve pour oublier les rigueurs de l’hiver européen.
Trouver un guide en Birmanie English translation pending
by Evechocolat · 2012-04-18 · 26 replies
Bonjour,

Nous envisageons de partir en Birmanie en septembre prochain. Après réflexion, nous pensons prendre une agence locale qui nous préparera notre circuit (vols intérieurs, hôtels, transfert & transport ...) Au programme 15 jours sur place : Yangon / rando à Kalaw / Lac Inlé / Mandalay / Bagan / Yangon Un guide francophone qui nous accompagnerait pendant toute la durée du voyage couterait bien trop cher aussi, nous pensons prendre des guides locaux aux différentes étapes lorsque nous en ressentirons le besoin... Est-il facile de trouver des guides sur place ? connaissez-vous des guides locaux francophones ? Toute information sera bienvenue Merci d'avance Eve
Traversée de la frontière Colombie - Panama (2012) English translation pending
by Breakborder · 2012-04-06 · 11 replies
Vous trouverez toutes les informations relatives à la traversée de la frontière entre le Panama et la Colombie par voie terrestre et maritime. Les prix indiqués datent de mars 2012 et peuvent subir des variations lors de votre séjour. L'article est un copier-coller de celui-ci sur mon blog. Mais comme le sujet revient sans cesse, je me suis dis que cela pourrait être utile à tout le monde! SI vous voulez connaitre l'histoire de ma propre traversée, rendez-vous sur : www.breakborder.com

Observation : Pour ceux qui souhaitent voyager avec plus de confort et/ou de rapidité vous avez le choix de l’avion entre Medellin (Colombie) et Panama Ciudad (Panama) dès 230 € l’aller ou des voiliers entre Cartagena (Colombie) et El Porvenir ou Miramar (Panama) pour environ 380/400 euros (Prévoir 5j/4n). Une alternative pour 230 euros vous permet de rallier Sapzurro (Colombie) et El Porvenir ou Miramar (Panama) en 3 jours. Informez-vous sur les disponibilités auprès des auberges de jeunesses à Panama Ciudad ou Cartagena. Pour ceux qui veulent un voyage plus authentique et plus économique, suivez le guide !

L’itinéraire décrit ci-dessous débute du côté colombien et se termine au Panama.

Premier jour : Rejoindre le port de Turbo (Colombie).Pour rejoindre Turbo depuis Medellin : prenez un bus de nuit pour arriver très tôt le matin à Turbo et avoir une place pour un bateau vers Capurgana. Coût : 55 000 pesos.Pour rejoindre Turbo depuis Cartagena : prenez un premier bus très tôt (vers 7 ou 8 heures maximum) pour Monteria (5 ou 6 heures de trajet, pour un coût de 40 000 pesos). Ensuite, prenez un deuxième petit bus vers Turbo (4 à 5 heures de trajet, pour un prix de 30 000 pesos). N’hésitez pas à négocier les prix s’ils sont plus élevés que ceux indiqués.Les bus vous amène jusque la place principale de Turbo en face du port. Je vous conseil l’hôtel Residencias Florida qui se trouve à deux pas de l’arrêt de bus et du port. A partir de 15 000 pesos par nuit en chambre simple ou dortoir.Coût total (hors nourriture) : 70 000 pesos, soit 30 euros depuis Medellin ou 85 000 pesos, soit 36 euros depuis Cartagena.

Deuxième jour : rejoindre Capurgana en Colombie puis Puerto Obaldia au Panama.Pour rejoindre Capurgana (village frontalier côté colombien) depuis Turbo, il vous faut prendre un bateau sortant à 8 heures du matin. Auparavant, levez-vous à 5h45 et rendez-vous au port pour y acheter votre ticket de transport. Plus vous l’achetez tôt, plus vous aurez une place à l’arrière du bateau (beaucoup plus confortable). Selon l’état de la mer, vous arriverez entre 2h30 et 3 heures à destination. Coût du voyage : 55 000 pesos + 550 pesos/kg de bagage au-delà de 10 kg.Obtenez votre tampon de sortie au bureau d’immigration situé près du port de Capurgana. Il est ouvert de 8h30 à 18 heures.Une fois à Capurgana, vous pouvez prendre un bateau pour Puerto Obaldia à 12h30 au prix de 25 000 pesos + 550 pesos/kg de bagage au-delà de 10. Durée : de 45 à 60 minutes. Pour ceux qui restent à Capurgana, vous pourrez prendre un bateau le lendemain matin à 7h30.Coût total (hors nourriture) : 80 000 pesos, soit 34 euros.

Pour ceux qui décident de rester une ou deux nuits à Capurgana (et ce serait le meilleur choix tant la région est belle) :Pour les petits budgets, je vous conseil l’hôtel Los Delfines (10 000 pesos) malgré l’humeur exécrable du propriétaire ou La Casa De Ivan plus roots et jeune (10 000 pesos également).A faire à Capurgana : randonnée vers les plages de Sapzurro (2 heures de marche) puis La Miel (où vous aurez besoin de votre passeport), ou celles de l’Aguacate (en longeant la côte vers l’est) et enfin, la cascade Al Cielo qui ne vaut pas vraiment pas la peine (1 heure de marche, entrée à 3000 pesos).Troisième jour : Les différentes solutions pour vous rendre à Carti depuis Puerto Obaldia:

1) Prendre l’avionDepuis Puerto Obaldia : environ un avion de 20 places tous les 2 ou 3 jours. Si vous n’avez pas réservé votre place au préalable, l’attente peut être d’une dizaine de jours. Renseignez-vous des disponibilités sur le site
http://www.flyairpanama.com/Depuis Malutupo : prendre une barque depuis Puerto Obaldia pour environ 30 dollars. De là sortent des avions tous les jours pour environ 95 dollars. Renseignez-vous des disponibilités sur le site http://www.flyairpanama.com/Cout total : dès 95 dollars, soit 72 euros.

2) Par bateau (la meilleure solution selon moi) :Comment ? De nombreux cargos, bateaux marchands, barques à moteurs et autres…partent quasiment tous les jours de Puerto Obaldia vers Carti ou d’autres îles (Caledonia, Nargana etc)Qui ? Le mieux est de vous rendre dans un premier temps au petit port et de conversez avec les capitaines présent. Si vous n’avez rien trouvé, « camper » à côté du bureau de la marine et de l’immigration. Interrogez tous les passants jusqu’à trouver un capitaine prêt à faire le voyage selon vos conditions.Prix ? Cela dépend du capitaine, de votre destination (vous pouvez le faire en plusieurs étapes) et du nombre de passagers. A titre d’exemple, j’ai payé 72 euros (avec nuits gratuites chez l’habitant) pour 3 jours de traversée (inoubliables) entre Puerto Obaldia et Carti. Deux voyageurs français l’on fait en 5 jours pour 91 euros en changeant plusieurs fois d’embarcation.Combien de temps ? Comptez 2 jours au minimum pour Carti. Sinon, il n’y a pas de limites.Comment manger ? Les familles Kunas préparent des repas pour environ 1,5 euros.Si vous êtes obligé (ou si vous le souhaitez, on ne sait jamais !) de rester une nuit à Puerto Obaldia, allez à Residencia Cande pour 3,80 la nuit, presque en face du bureau de l’immigration.

Une fois arrivée à Carti, prenez un pick-up qui vous mènera à Panama Ciudad en 2 heures de temps pour environ 19 euros.

Coût total (hors nourriture) par avion : 95 dollars, soit 72 euros.

Coût total (hors nourriture) par bateau: 120 dollars, soit 91 euros.

En conclusion :

Au départ de Medellin, la traversée de la frontière entre le Colombie et le Panama, vous coûtera (hors frais de nourriture) : 155 euros par avion ou par bateau depuis Puerto Obaldia. Si votre aventure débute à Cartagena, alors vous débourserez 6 euros de plus, soit 161 euros. Et croyez moi, vous verrez davantage du pays en traversant la frontière de cette façon.

Autres informations :Dernier distributeur automatique du côté colombien : TurboDernier distributeur automatique côté Panaméen : Panama CiudadChange possible à Puerto Obaldia et Capurgana, mais taux très (trop !) défavorable.N’oubliez pas de protéger vos bagages avec les sacs poubelles vendus à Turbo ou Capurgana (1000 pesos chacun)Les autorités panaméennes ne réclament pas une preuve de sortie du territoire.Pour connaître l’histoire de ma traversée entre la frontière Colombienne et Panaméenne et vous donnez l’eau à la bouche, rendez vous sur www.breakborder.com

Traversée frontière Panama - Colombie : arrivée à Turbo et faits super naturels 1/6Traversée frontiere Panama-Colombie : le jour où j'ai fait naufrage sur une île déserte en direction de Capurgana 2/6Traversée frontière Panama-Colombie : A la découverte du dernier village colombien 3/6Traversée frontière Panama - Colombie : la longue recherche d'un bateau pour parcourir San Blas 4/6Traversée Panama Colombie : quand une famille Kunas accepte de nous héberger sur une île 5/6Traversée Panama Colombie : dernière ligne droite à la découverte des îles paradisiaques de San Blas 6/6Si vous avez des questions, n'hésitez pas! Sinon : bonne route !
Demande de visa sur la route - conseils de voyageurs! English translation pending
by Lili453 · 2012-04-03 · 17 replies
Bonjour à tous!

je prépare actuellement un voyage de plusieurs mois qui débutera en juin.

En raison du climat entre autres, je pense aménager en gros mon itinéraire ainsi : Paris-Australie (2-3 mois)- Bali (3semaines)-Inde du sud(3semaines) -Paris.

Et je souhaiterai vivement pouvoir faire 3 semaines en Birmanie avant d'aller en Inde!

1)Voici mes questions : - la demande n'étant plus/pas accordée sur place en Birmanie et en Inde, suis-je obligée de faire mon stop à Bangkok un certain temps afin de faire la demande de visa?Où faut-il faire cette demande exactement? - la réponse risque de prendre combien de temps maximum d'après vous? (j'ai entendu parler de 2 à 10 jours selon diverses personnes) - Y a-t-il des personnes sur ce forum qui se sont vu refuser un visa touriste pour la Birmanie?

2)De plus, je souhaiterai savoir pour ceux qui ont déjà voyagé en Birmanie, en Inde..quels sont les tarifs qu'ils ont réussi à trouvé pour les vols. Après comparatifs je trouve le vols bien chers, surtout en imaginant que je prendrais peut-être mes billets au dernier moment après avoir reçu l'accord pour le visa! Si vous avez des bons plans...je suis preneuse!

3)Voilà, ceux qui ont des conseils pour le visa pour l'Inde...ne pouvant pas le faire de France (à cause de la validité des visas depuis la date d'émission), c'est déjà beaucoup moins pratique. Je lis sur le guide, qu'il faut faire une demande en passant par la société VFS Global...je n'en ai encore jamais entendu parler et je n'arrive pas à accéder aux informations... Pour ceux qui connaissent la solution, je serai enchantée d'avoir des éclaircissements!!

Voilà, mon projet ne tient pas encore la route, mais grâce à vos sages commentaires, j'arriverai peut-être à rejoindre l'inde et la Birmanie..:)
Avis sur itinéraire de 17 jours au Costa Rica? English translation pending
by Lesdotte · 2012-03-28 · 24 replies
Bonjour,

Après avoir bien « épluché » les itinéraires des uns et des autres, les messages sur les forums (merci à tous ceux qui en laissent, c'est le début du voyage !!), à mon tour de vous suggérer notre itinéraire (oui, un enième !) …

Nous sommes une famille de 5 (3 enfants de 8, 11 et 14 ans). Ce qui nous intéresse : la faune, la flore, les plages (besoin de chaleur !!), les belles balades… et bien sûr les gens du pays !

J’ai des questions ! A commencer par celle-ci : est-il judicieux de commencer par Tortuguero, ce qui permet, semble-t-il, d’éviter la location de voiture pendant les premiers jours ?

J1 arrivée Alajuela

J2 Alajuela / Tortuguero en bus ( ?)

J3 visite Parc Tortuguero

J4 retour sur Alajuela (bus) et direction (loc voiture) secteur Monteverde

J5 activités (canopy…) Monteverde

J6 Monteverde / route direction Parc Manuel Antonio

J7 visite Parc Manuel Antonio (c’est un vendredi, pas trop de monde ??)

J8 route pour Dominical

J9 repos/baignade/surf (Dominical ?)

J10 Route direction Bahia Drake

J11 visite parc Corcovado

J12 Bahia Drake / route pour secteur Cartago / Orosi (quelle durée faut-il prévoir ?)

J13 visite Volcan Irazu ( ??)

J14 route pour Puerto Viejo (quel temps de route faut-il prévoir ici aussi ?)

J15 visite réserve Yorkin

J16 Visite du Parc Cahuita

J17 retour sur Alajuela

J18 départ en fin de journée (ce qui permet peut-être une visite du volcan Poas)

Les temps de routes sont-ils réalisables en prenant son temps afin de bien profiter ? Des suggestions sur ce parcours ? Nous ne voulons pas "courir" non plus... Je suis tentée par un jour de plus dans le Corcovado, mais sur quoi faire l'impasse ? Dans un premier itinéraire, j’avais placé Tortuguero juste avant la côte Caraïbe (fin de séjour), est-ce mieux ?

Merci pour votre aide précieuse !!

Valérie
Proverbes bambara (2) English translation pending
by Taamaden · 2012-03-23 · 0 replies
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)

Encore 40 proverbes bambara ...

31 : Nyèni man jugu, fò saya. misère / DESnég / méchant / sauf / mort La misère n’est pas grave, seule la mort l’est.

= Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

32 : Muso diyanyecè de bè nkaranga ci a kesekele kan. femme / amour-homme / FOC / INAC / pou / écraser / son / clitoris / sur C’est seulement le bien-aimé qui peut écraser les poux sur le clitoris de sa femme.

= Il y a des actions répréhensibles ou pénibles que la passion fait entreprendre ou supporter.

(kesekele = clitoris ; désolé, je ne peux pas segmenter – je crois – ce mot composé. Il s’en agit peut-être d’une forme divergente du composé kerekisè . En bambara, il y a bien d’autres synonymes pour "clitoris" qui sont : byèkisè , kere et musoku .)

33 : Kabako dan ye denyèrènin firiyatò ye.. chose extraordinaire / limite / EQ / bébé/ étant en période de viduité / EQ Rien de plus extraordinaire qu’un bébé veuf.

= Il y a des choses extraordinaires, des choses qu’on ne croit pas possibles ou qu’on ne croyait pas possibles. Ce proverbe sert à exprimer un étonnement ou un doute.

34 : Syè min tè bugun a kili kan, a tè tòrò. poule / REL / INACnég / couver / son / œuf / sur / elle / INACnég / éclore La poule qui ne couve pas, ne fera pas éclore ses petits.

= Le débauché invétéré et la putain sont ou rendent souvent stériles.

35 : Don bèè ni a dugujè kan don. jour / tous / et / lendemain matin / voix / PRES A chaque jour ses nouvelles matinales.

= Chaque jour apporte ses nouvelles : tristes et/ou joyeuses.

36 : Dinyè tè kè ka ban. monde / INACnég / faire / CONV / finir On ne finit pas le monde.

= Les humains viennent et passent mais le monde reste. N’essayez pas de faire tout ce que vous voudriez faire dans la vie !

37 : Nyè min ni hèra sira, o tè fili. vue / REL / si / paix / passer la nuit-AC / DEM / INACnég / se tromper Quand quelqu’un a passé une bonne nuit, ça se voit sur son visage.

= Quand une personne est dans la paix, a la conscience tranquille, ça se voit. A l’inverse, on reconnaît celui qui a mal dormi, car il a les yeux rouges.

38 : Faama ka gèsè ye faantan ye. riche / CONN / brosse à dents / EQ / pauvre / EQ Le pauvre est la brosse à dents du riche.

= Il en fait ce qu’il veut, il l’appelle quand il en a besoin.

(gèsè = la brosse à dents traditionnelle des Bambara, faite avec des branchettes de bois vert)

39 : Cèkòròba tulo ka bon, a nyè ka di. homme-vieux-très / oreille / DES / grand / son / œil / DES / bon Les vieux ont de grandes oreilles et de bons yeux.

= On leur apporte beaucoup de renseignements ; certes, ils ne bougent pas de leur concession, mais leurs enfants et petits-enfants les informent sur tout ce qu’ils voient et entendent au village.

40 : Fèn bèè bè taa ka segin sabalibaga ma. chose / toute / INAC / partir / CONV / revenir / patienter-agent / à Tout part de celui qui est patient et tout lui revient.

= Même ce qu’il avait prêté, ce à quoi il avait renoncé, le patient le retrouvera. Donc, il faut savoir patienter, et on atteint sûrement son but.

41 : Kabini ji ye jègè dun, dannaya banna. depuis que / eau / AC / poisson / manger / confiance / finir-AC Depuis que l’eau a mangé le poisson, la confiance a disparu.

= On ne doit jamais faire totalement confiance à quelqu’un, même pas à un ami.

42 : Nyè naani, a ka fisa kuma ye. œil / 4 / il / DES / meilleur / parole / que Quatre yeux sont meilleurs qu’une parole.

= Se voir, c’est mieux que de causer. La présence de l’être aimé est primordiale.

43 : Sanu ni nsira man kan. or / et / laiton / DESnég / égal L’or et le laiton ne sont pas les mêmes.

= Même si l’or et le laiton ont la même fonction, on ne peut comparer une chose de grande valeur à une moindre. En ce qui est les hommes, on ne peut mettre sur le même plan un honnête et un vaurien.

44 : Kòròtòbaga tè syè kantigè. se presser-agent / INACnég / poule / cou-couper Celui qui est pressé n’égorgera pas la poule.

= L’impatience va au devant d’échecs.

45 : Bugòli tè mògò masiri ye. frapper-action / EQnég / homme / ornement / EQ Recevoir une rossée n’est pas une parure d’homme.

= Un noble ne devrait pas voler.

46 : "Na yan !" kòrò ka di. viens / ici / sens / DES / bon "Viens ici !" est (une parole) de bonne augure.

= On tire toujours profit de quelqu’un qui appelle, soit c’est pour donner, soit c’est pour informer. Ce proverbe s’adresse à celui qui hésite à répondre à l’appel.

47 : Sarati bè nèkun kan. promesse / SIT / langue / sur La promesse est sur la langue.

= Il faut tenir sa parole, ne pas l’oublier.

48 : Misijugu tè nònò bò, a bè tòw ta bòn. vache-méchant / INACnég / lait / faire sortir / elle / INAC / autres / celui de / renverser Une méchante vache ne donne pas de lait et renverse celui des autres.

= Aucun profit à tirer d’une personne méchante, en plus, il faut s’en méfier. Elle ne pense qu’à nuire aux autres.

49 : Dinyè ka jugu dinyèden ma. monde / DES / mauvais / jouisseur / à Le monde est funeste au libertin.

= La vie dissolue a ses revers : maladies, sida, stérilité ...

50 : Sinyè kelen tè togo da. fois / 1 / INAC / hutte / créer On ne construit pas une hutte en une seule fois.

= Il faut du temps pour faire une œuvre importante. Ce proverbe correspond à notre « Rome n’a pas été construit en un jour » (en allemand « Rom wurde nicht an einem Tag erbaut »).

51 : Kanu di bè don kanungunu kònò. amour / miel / INAC / entrer / amour-ruche / dans Le miel de l’amour entre dans la ruche de l’amour.

= Quand on aime quelqu’un, on ne veut rien faire sans lui, on lui dit tout.

52 : Fanga de ka teli jo ye. pouvoir / FOC / DES / rapide / droit / que La force est plus rapide que le droit.

= Le puissant se croit tout permis et le fait savoir.

53 : Nyèjuguya ka fisa sonyali ye. parasitisme / DES / meilleur / vol Mieux vaut quémander que de voler.

= Mendier n’est pas mauvais, voler oui.

54 : Saya ka jugu, nka banajugu ye i jugu sago ye. mort / DES / mauvais / mais / maladie-grave/ EQ / ton / ennemi / volonté / EQ La mort est terrible, mais la maladie grave est le souhait de ton ennemi.

= Rien de plus agréable à ton ennemi que d’apprendre ton humiliation.

55 : Bololankolon nèkun ye daro ye. main-vide / langue / EQ / clochette / EQ La langue du pauvre est comme une clochette.

= Quoiqu’il puisse dire, on n’en tient pas compte ; de plus, ce n’est pas lui qui pourra régler les affaires, faute de moyens.

56 : Ko bèè ni a sababu don. chose / toute / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.

= Il n’y a pas de fait sans cause.

57 : Fali sara, boci banna. âne / mourir-AC / pet / finir-AC L’âne est mort, il n’y aura plus de pets.

= Quand une personne vicieuse et importune disparaît, on ne sera plus victime de ses mauvais comportements.

58 : Boli kojugu ye siran ye. fuite / trop / EQ / crainte / EQ C’est la peur qui fait fuir à toute vitesse.

= On fuit ce dont on redoute les conséquences.

59 : Ala tè mògò sigilen sòn. Dieu / INACnég / homme / assis / consentir Dieu n’accorde pas ses bienfaits à qui reste assis.

= Le paresseux ne peut espérer aucun profit ni soutien. Il ne faut pas soutenir la paresse.

60 : Jègè jigi ye ji ye. poisson / chose sur laquelle on s’appuie / EQ / eau /EQ Le refuge du poisson, c’est l’eau.

= On trouve les meilleurs appuis dans son propre milieu.

61 : Taa man gèlèn, na-ni-a-ye de ka gèlèn. partir / DESnég / difficile / venir-et-le-avec / FOC / DES / difficile Partir n’est pas difficile, mais revenir avec quelque chose c’est ça qui est difficile.

= Entreprendre c’est assez facile, réussir c’est plus difficile.

62 : Jula tè a dògòjugu lakali. colporteur / INACnég / son / marché-mauvais / raconter Le colporteur ne raconte jamais de ses échecs commerciaux.

= Il ne faut pas raconter ses échecs, de peur qu’on ne vous prenne pour une personne stupide. Vous savez, le vantard ne parle pas de ses échecs.

63 : I ye gòngòrò fili tile ma. tu / AC / pierre / jeter / soleil / à Tu as lancé un caillou sur le soleil.

= Il ne faut pas se fatiguer en vain.

64 : Kurun dan ye cèncèn ye. pirogue / limite / EQ / sable / EQ La pirogue ne peut aller plus loin que la berge sableuse.

= On ne peut pas dépasser ses capacités.

65 : Syèkili ka di, syèden ka di, o fila tè nyè. poule-œuf / DES / bon / poule-enfant / DES / bon / DEM / 2 / INACnég / être bon L’œuf de poule est appétissant, le poulet aussi, mais on ne peut pas avoir les deux.

= On ne peut pas tirer deux profits d’une même chose.

66 : Soden tè sòngò sòrò a woloyòrò. cheval-enfant / INACnég / prix / gagner / son / naître-lieu Le poulain ne se vend pas très cher là où il est né.

= Personne n’est apprécié à sa vraie valeur là où il vit habituellement. Ou, comme on dit chez nous « Nul n’est prophète en son pays ».

67 : Kojugu ye karamògò ye. action-mauvais / EQ / enseignant / EQ Une expérience malheureuse est un (bon) maître.

= On apprend par ses fautes. Les conséquences de nos mauvaises actions servent de leçon.

68 : Don o don, to man di. jour / CONN / jour / to / DESnég / bon (Servir) du "to" tous les jours finit par dégoûter.

= On ne peut être égal à soi-même tous les jours.

(to = plat de céréales, et particulièrement le "to" de mil, plat national du Mali)

69 : Dinyè ye kalanso ye. monde / EQ / apprendre-maison / EQ La vie est une école.

= Le monde est un endroit où on apprend chaque jour.

70 : Danni bè fòlò kelen na. compter-action / INAC / commencer / 1 / à On commence à compter par "un".

= Il faut commencer par l’origine, par le début. Ce proverbe sert à inviter quelqu’un à respecter l’ordre, l’hiérarchie.

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif de valeur anaphorique ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

A suivre ...

VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!

Bonne lecture, Herbert
Retour du monde: une semaine en Laponie finlandaise English translation pending
by Zapo64 · 2012-03-21 · 79 replies
Bonjour à tous, Je suis pas un membre super actif de VF mais un lecteur assidu, c'est pourquoi au retour d'un voyage en Finlande, j'ai décidé moi aussi de faire un retour, un compte rendu de mon voyage en plein coeur de la Laponie finlandaise. Du coup j'ai fait un site disponible ici http://www.retourdumonde.fr/ mais je vais aussi le partager ici ! Bonne lecture !

Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.



Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.



Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.

Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.



Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.



L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.



Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.



Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Où sont les vrais "travellers"? English translation pending
by Jeanlabass · 2012-03-17 · 296 replies
SAlut a tous, Je suis (avec un pote) en asie du S-E depuis 5 mois (cambodge et laos ) et parcours ces pays principalement en autostop, je dors 5 jours sur 6 dehors (hamac moustiquaire), chez l habitant ou dans les pagodas, et une fois sur 6 ds les guest . Je pensais que j allais rencontrer pas mal de gens qui voyage de la meme maniere mais j en ai pas vue un seul

Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.

C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.

J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)

En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.

A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.

J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.

Peace

PS : dsl pour l orthographe
Croisière transatlantique en mer des Caraïbes, départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa (suite) English translation pending
by Virginie1978 · 2012-03-13 · 542 replies
Notre post a été fermé donc je le ré-ouvre à J-45 !!
Compte-rendu de mon voyage en Inde en janvier-février 2012 English translation pending
by Geny4 · 2012-03-11 · 12 replies
Bonjour tout le monde!

Mon conjoint et moi venons tout juste de compléter un voyage de cinq semaines en Inde et dans le but de "donner au suivant", voici le compte-rendu de notre périple. (Les prix sont en fonction de deux personnes).

Le 23 janvier, nous avons atterri à Delhi. J'avais réservé au Grand Godwin, à partir du Canada, question de nous payer du luxe pour l'arrivée de nuit, après un trajet de 25 heures... Hotel très bien, mais très très chère (2 700 roupies/nuit via Agoda). Sur place, ils peuvent vous charger encore davantage et ils ne sont pas toujours enclin à négocier. Quartier sympa par contre. Ils passent vous chercher à l'aéropor.

Le 25 janvier, nous avons engagé un chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Les trains étant remplis à pleine capacité en raison de la fête nationale, impossible d'acheter des billets... Prix du chauffeur/voiture pour 8 jours : 20 000 roupies. Expérience vraiment intéressante si on trouve un bon chauffeur. Possibilité de faire de belles rencontres. Flexibilité garantie. Par contre, plus coûteux.

Le 25 janvier, arrêt à Bikaner pour la nuit. Nous dormons au Vrindavan Hotel; hotel réservé via Agoda. 1 500 roupies par nuit. Cher pour l'hotel et le quartier. Déjeuner inclus.

Le 26 janvier, arrivée à Jaiselmer. Nous dormons au Roop Mahal guesthouse pour 500 roupies la nuit. Chambre propre, terrasse sympa sur le toit et bon resto, avec vue sur le fort. Par contre, le proprio est empressé de vous vendre ses excursions dans le désert et il se fait un peu insistant. N'hésitez pas à mettre vos limites. Certains voyageurs ont pris le safari dans le désert organisé par ce dernier et ils ont un peu regretté... A vous de voir...Autre point à surveiller, éviter les chambres du rez-de-chaussée, le personnel parle très fort, et ce, toute la nuit. Viva India! Sinon, le rapport qualité prix vraiment bien! Chambre solo pour 300 roupies disponible.

27 janvier, nous quittons pour un safari dans le désert "camel safari". Notre chauffeur nous propose évidemment une adresse, mais cette dernière s'avère très bien. Pour 1 500 roupies, nous avons droit à une promenade de 2 heures à dos de chameaux, nous nous arrêtons pour regarder le coucher du soleil, nous remontons sur nos montures et repartons vers le camps pour le repas et le spectable de danse traditionnelle. Soirée sympa où on croise d'autres touristes. Musique au rendez-vous. Ensuite, nous choisissons la nuit à la belle étoile, sur les dunes. Très belle expérience. Seuls sur les dunes, couchés à même le sol (sur deux couvertures), vous dormez sous les étoiles. Pas chaud, mais beau! A faire si vous êtes à Jaiselmer. Le fort est évidemment à visiter également. Le musée, avec l'audioguide, peut aussi valoir la peine. Intéressant.

Le 28 janvier, nous dormons au Royal Havali (Jaiselmer), pour 800 roupies la nuit. Wow!! Chambre superbe. Propre et confortable. Rapport qualité prix exceptionnel. Mérite le détour! De plus, tranquille...

Le 29 janvier, nous quittons Jaiselmer pour se rendre à Jodhpur. Nous avons beaucoup aimé cette ville. La forteresse mérite vraiment le détour. Prendre l'audioguide. Dépense vraiment utile. Je vous suggère également de marcher dans le petites rues de la ville. Peu de touristes semblent le faire. La population réagit donc fortement à notre venue (favorablement bien sûr...). Très nombreuses photos, discussions et rencontres seront certainement au rendez-vous. Les enfants seront également fascinés par votre présence, plus qu'ailleurs. À Johdpur, possible de trouver des guesthouse pour 700 roupies la nuit (chambre double toujours). Je ne me souviens plus du nom de notre hotel, mais c'était OK. Demandez le quartier situé à proximité de l'horloge, afin que vous puissiez visiter le coeur de la ville et vous rendre à la forteresse à pied. Le 30 janvier, nous avons quitté Jodhpur, pour se rendre à Ranakpur, dans le but de visiter les temples Jain de la région. Nous en avons également profité pour faire le plein de verdure... Belle région tranquille qui mérite le détour si vous avez du temps. Par contre, une journée suffit. Les temples prennent environ deux heures à visiter. Vous pouvez ensuite marcher dans les bois ou vous relaxer, une bière à la main, sous les arbres...Nous avons séjourné au Roopam Resort pour 1 000 roupies la nuit. Très très propre. Spacieux et eau chaude à volonté! Nous n'avons trouvé rien de moins dispendieux dans la région et prendre tout était complet... Envisagez la réservation si vous voulez une meilleure aubaine...

Le 31 janvier, départ pour Udaipur. Nous dormons au Harika Havali. Notre chauffeur nous y dépose. 700 roupies la nuit. Je ne recommande pas cet hotel, mais nous étions fatigués. Au final, c'est loin du quartier intéressant, il n'y a pas d'eau chaude et ce n'est pas très propre. Les gens sont sympa, mais bon...

Le 1-2-3 février, nous louons un moto enfield Bullet 350 et partons à l'aventure sur les routes de l'Inde. Nous quittons Udaipur pour se rendre à Bundi. Séjour fantastique (nous faisons ça dans tous les pays...)! Par contre, je déconseille la conduite en Inde pour les conducteurs inexpérimentés. Sur les routes indiennes, il faut s'attendre à tout et savoir s'adapter à leur façon de conduire. De plus, les indications sont pratiquement inexistantes, sauf sur les autoroutes. Les cartes routières détaillées sont quant à elle impossible à obtenir... Quoi qu'il en soit, notre expérience s'est très bien déroulée et nous recommencerions demain matin. Casque facultatif dans certaines régions. Route de gravier ou de sable à prévoir par moment. A vous de voir. Prix de location de la moto : 900 roupies par jour (un peu cher, mais bon. Après discussion avec d'autres indiens, nous aurions peut-être pu l'obtenir pour 750-800 roupies par jour...). En ce qui concerne l'essence, les stations service sont accessibles un peu partout. Pas de souci à ce niveau, du moins dans la région visitée. Enfin, les locateurs ne vérifient pas toujours le permis de conduire international (traduction de votre permis de conduire national), mais certains l'exigent. Dernière chose, nous n'avons pas à payer aux postes de payage.

Donc, 1-2 février, arrêt à Bundi, en moto. Prévoir environ 6 heures d'Udaipur, malgré la courte distance, car le dernier 50 km sera ardu et assez long. Arrivée à Bundi, nous décidons d'être hébergé chez une famille qui offre une chambre assez spacieuse et propre, pour 250 roupies la nuit. La salle de bain indienne est à l'extérieure de la chambre et pourrait être partagée par un autre chambreur, même on moment de notre périple, nous étions seuls sur l'étage. La famille nettoie la salle d'eau tous les jours. Eau chaude sur demande. Le K.S. guesthouse. Très bon rapport qualité prix. Juste à côté, deux très bons restos "occidentaux" pour vous reposer l'estomac. Le Tom and Jerry, qui offre pâtes, pizza et aussi crêpes, le matin. Musique occidentales en soirée, bière offerte et jeunes proprios vraiment sympa. Internet disponible. Autre resto vraiment bien avec vue sur la ville, à deux pas du guesthouse, le Blue....quelque chose... (prendre la petite ruelle à droite du guesthouse et suivre les indications du resto). Excellentes pâtes et pizza pour l'inde. Desserts intéressants. Bière dispo. Internet. Prix correct. Si vous avez le temps, vous pouvez visiter le vieux palace de Bundi, la montée sur la colline offre un plan de vue vraiment intéressant de la ville.

Le 3 février, retour à Udaipur, en moto.

Le 4 février, départ pour Jaipur, via le train de nuit. Nous trouvons une place au Wooland hotel, situé à proximité de la gare. 800 roupies la nuit. Chambre propre et confo. On prend ensuite quelques heures pour marcher dans la ville et se rendre au marché. Nous passons devant le palais des vents, qui n'est pas si impressionnant que sur les photos et décidons de passer outre le palais. Énormément de mendiants à Jaipur et moins bon contact avec la population qu'au sein des autres villes. Notre bref passage ne nous incite pas à rester, nous n'avons pas beaucoup aimé cette ville.

Le lendemain, nous prenons un train pour Agra. Nous arrivons à Agra à 12h00. Nous visitons le Taj Mahal et le fort d'Agra. En soirée, vers 23h30, nous prenons un train de nuit pour Varanesi. Nos billets étaient évidemment acheté à l'avance, car ces deux trains sont toujours bondés...

Le 7-8-9 février, nous restons à Varanesi. Nous sommes hébergés au Sandhya Hotel, à deux pas du gange (Assi ghat). Malgré sa bonne localisation et son prix correct (600 roupies la nuit pour une chambre OK, avec eau chaude), je mettrais quelques bémols avant de recommander ce guesthouse. Sachez ceci : Le proprio tentera continuellement de vos vendre un tas de truc, allant jusqu'à s'assoir à votre table au restaurant de l'hotel toutes les fois où vous vous y présentez. Bien sûr, en imposant ses limites assez clairement, il finit par comprendre, mais nous observions son manège avec tous les nouveaux venus et c'était un peu navrant. Le pire, c'est qu'il raconte vraiment un tissu de mensonges incroyable pour vous faire acheter ses trucs. Nouveaux arrivants, soyez donc vigilants! De plus, les prix qu'il vous promettra seront presque toujours supérieurs lorsque vous aurez à payer la facture. Il a aussi tendance à augmenter la facture de l'hotel, en ajoutant les frais de service du restaurant à la facture totale du séjour à l'hotel, plutôt que sur la facture totale du restaurant uniquement... Soyez donc à vos affaires!

Le 10 février, nous avons pris un vol pour se rendre au Darjeeling. Varanesi/Delhi. Delhi/Bagdogra.

Le 11 février, nous avons quitté l'aéroport de Bagdogra à bord d'un taxi prépayé, en direction du Darjeeling. Nous avons rencontré deux touristes indiens qui ont accepté de partager la facture avec nous. Prix du trajet au total : 1 600 roupies. Divisé en quatre 400 roupies par tête. Durée : 3 heures. Jeep collective : 150 roupies, mais beaucoup moins de place et mon conjoint ayant le mal des transports...

Le 11-12-13 février : Arrivée au Darjeeling. Nous séjournons à l'hotel Aliment. Nous la recommandons chaleureusement à tout le monde. Tenue par des népalais Tibétains, ce charmant hotel juché en haut de la montagne offre une vue imprenable sur la ville. Très bon resto, chambre très propre, eau chaude disponible à certains moments de la journée et couverture électrique dispo pour 150 roupies supplémentaire. Prix par nuit : 400 roupies. Personnel super accueillant.

Le 13 février : Départ pour un mini trekking dans le parc Singalia. N'ayant pas suffisamment de temps pour compléter tout le parcours, nous engageons un guide pour 2 jours. Jour 1 : 18 km de montée sur une route pour les "ânes". Nous sommes reçus dans un gite vraiment douillet, mais froid, chez des gens accueillants. Avant la levé du soleil, notre guide nous réveille pour que nous puissions poursuivre notre ascencion légèrement pour avoir une vue imprenable sur le levé sur soleil et le sommet du kachenjunga. Le ciel était d'une clareté incroyable ce matin-là! Vue sur l'Éverest également. Jour 2 : Descente au point de départ. Guide : Deacon. fantastique! Trekking : Organisé par l'hotel Aliment. Prix : 1 600 roupies par personne, pour deux jours, tout inclus.

Le 15 février, visite du camp de réfugiés tibétains, situé en bas de la ville. Mérite le détour pour leur artisanat. *Le Darjeeling est une région fantastique qu'il faut visiter. Nous avons adorer ce secteur! La nourriture est très différente (momos, desserts, la soupe et le pain tibétain...), les gens aussi. Le paysage est à couper le souffle, la tranquilité donne un regain d'énergie incroyable à quiconque passe un bon moment dans les grandes villes et le thé est sensationnel! Resto à ne pas manquer dans la ville, le Glenary's pour leur Mixed Grill absolument fantastique! Plus cher, mais... Le 15, départ (snif, snif) pour Bagdogra. Nous trouvons une jeep collective, mais sommes les seuls voyageurs et la journée tire à sa fin...(15h00) Nous convenons de partir quand même en négociant un tarif.

Le 16-17-18 février, on prend finalement l'avion pour Mumbai, après de multiples annulations de la part de Kingfisher...Les trois vols pris avec cette compagnie ont tous été modifiés, retardés ou annulés... Enfin, nous nous sommes quand même rendus à Mumbai. Nous avons séjourné au Carleton Hotel, pour 1 400 roupies la nuit, sans A/C. Salle de bain communes, mais multiples, très très propres, spacieuses, avec eau chaude en permanence. Hotel située juste derrière le Taj hotel, à deux pas de la "Porte de l'Inde". Quartier de Colaba. Excellent choix pour le quartier! À Mumbai, nous visitons le quartier à pied, les parcs et l'Elephanta Island. Tour de bateau chouette et temples intéressants. Pas indispensable, mais vraiment bien. Pour les restos, nous nous rendons au célèbre Leopold Café et Mondegobar Cafe. Le Leopold est cher, mais vraiment très très bien! Ambiance très sympa.

Le 18, nous quittons Mumbai en avion pour se rendre à Port-Blair. À Port-Blair, nous attendons quelques minutes pour notre permis de séjour à l'aéroport et quittons en vitesse en direction du port, dans l'espoir d'attrapper un traversier pour Havelock Island. Par chance, un bateau s'apprête à quitter. Nous courons sur la passerelle, parvenons à acheter deux billets in extremis et montons sur le dernier traversier de la journée. Prix du bateau : 250 roupies. Durée : 3 heures.

Arrivée sur Havelock, un autre permis est exigé. Il faut donc patienter encore un peu. Une fois les documents complétés, nous partons à la recherche d'une chambre. Presque tout est complet... Nous finissons par trouver quelque chose, mais hors du budget prévu... Toutes les huttes moins dispendieuses étant prises, nous optons pour un bungalow en béton, tout neuf et spacieux et super salle de bain, etc. Prix : 2 500 roupies la nuit. Au final, nous décidons d'y rester quelques jours car nous y sommes très bien et qu'on termine nos vacances. Suggestion, réserver votre hégerment d'avance sur l'île si vous voulez une aubaine, où préparez-vous à payer le prix fort pour une journée et le lendemain, faites tous les hébergements tôt le matin pour voir ce qui s'est libéré (après 8h30-9h00, départ du premier traversier à 9h00). Sur l'île, vous pouvez aisément vous louer une mobylette ou une moto (300 roupies par jour) et circuler partout. La plage 7 est magnifique. Les hébergements les plus intéressants sont toutefois situés en bordure de la plage 5, plus sauvage, mais tout de même très belle. Beaucoup de centres de plongée sous-marine sur l'île. Étant plongeurs, nous avons fait une excursion. Nos plongées étaient exceptionnelles. Le matériel est en assez bon état. Par contre, apportez-vous des bouchons d'oreille et gardez vos "Wet suit" suite à la plongée car les bâteaux de transport sont de petits bâteaux de pêche très bruyants qui laissent entrer beaucoup de vagues... Trempés, vous serez gelés avant d'arriver à la plage... Prix d'une journée de deux plongés : 4 000 roupies. Centre visité : Anadaman Bubbles. Excellent service. Petit groupe (3 plongeurs, plus le guide). Pas de nitrox au moment où nous étions sur l'île. Compresseur en panne. Excellente visibilité.

Dernier conseil, afin de quitter Havelock, acheter votre billet un ou deux jours d'avance. Les traversiers sont souvent complets en saison forte.

Maintenant, voici une note un peu moins joyeuse. Le 21 février, ma jambe gauche a commencé à s'infecter. J'ai donc pris les antibiotiques "tout usage" que les médecins canadiens m'avaients prescrits avant mon départ. L'infection se propageant à toute vitesse, le 24 février, nous avons dû se rendre dans la plus grosse hopital de Port-Blair (G.S. Hospital), où j'ai finalement dû être opérée, à froid... dans des conditions d'hygiène peu descriptibles. Mon conjoint, présent lors de l'intervention, était chargé de veiller à ce que tous les instruments soient stériles... Par la suite, j'ai regagné Delhi par avion et j'ai dû recevoir des soins tous les jours jusqu'à mon retour au Canada, le 26-27 février. J'ai ensuite été hospitalisée une semaine en urgence, ici, puis je termine actuellement ma convalescence. Je tire deux leçons de cette expérience. Un, je n'aurais pas dû attendre avant de consulter un médecin, malgré mes réticences face au système de santé indien (qui étaient justifier). Par contre, j'aurais dû immédiatement tenter de regagner Delhi ou Mumbai, où nous pouvons trouver de "bons" hôpitaux pour nous soigner. Enfin, je partage cette expérience en espérant que ceci pourra vous être utile si une telle situation survient lors d'un de vos voyages en Inde. À Delhi, les soins reçus au Spinal Hospital étaient corrects et plus humains.

Voilà, j'espère que ces infos vous seront utiles! Bon voyage à tous! Quant à nous, prochain voyage l'an prochain! Geneviève.
Vols locaux en Malaisie péninsule - Bornéo en août? English translation pending
by Bestdada · 2012-03-11 · 24 replies
Bonjour à tous chers voyageurs,

Je prépare un circuit en Malaisie de 26 jours pour Août 2012, avec 2 enfants (12 et 11 ans). J'envisage de visiter la Péninsule puis Bornéo, en ciblant les sites pour prendre le temps d'apprécier chacun.

Les vols CDG-KL AR sont bloqués.

Je regarde à présent les vols locaux et j'aurai besoin de quelques conseils pour obtenir les meilleurs tarifs sur les vols ci-dessous. ps : En effet les tarifs indiqués actuellement sont exhorbitants !! 1200 euros pour 4 AR !! => impossible

Kuala Lumpur => Kota Bahru Kuala Lumpur => Kuching Kota Bahru => Kuching Kuching => vers le SABAH Le SABAH => Kuala Lumpur

Ce sont des idées pour construire mon parcours, rien n'est figé. Vos remarques sont les bienvenues.

Questions: - Sur quel site réserver ? - Quelle compagnie, Air Asia ? - Quand réserver ? A l'avance ou peut on envisager de réserver sur place ? - Quel parcours recommandez vous pour optimiser les déplacements ?

Merci de votre aide .
"Road trip" au Costa Rica en septembre (côte Caraïbes) English translation pending
by Emidf · 2012-03-06 · 10 replies
Bonjour à tous, 🙂

Avec mon compagnon, nous aimerions aller au Costa Rica en septembre de cette année 2012. Etant donné que c'est la saison des pluies là bas, nous avons privilégié la côte caraïbe, où parait-il, le temps est superbe en cette période de l'année. Nous n'avons pas peur d'être mouillé quelques jours, mais à la fin de notre voyage, nous aimerions quand même pouvoir profiter de la chaleur et du soleil 😎, pour se reposer, profiter d'une jolie plage, faire des activités nautiques, etc.

Ces données en poche, voilà le circuit que nous avons concocté. Nous ne pensons pas vraiment chambouler notre itinéraire, mais nous avons vraiment besoin de conseils sur les activités à faire à chaque endroit, les choses à ne pas rater ou à éviter, la durée nécessaire pour profiter de chaque endroit, et aussi les logements (nous n'avons pas besoin de luxe du tout, mais nous ne sommes pas non plus des grands baroudeurs, donc nous cherchons un minimum de confort, et pour ce qui est de la fin du séjour, un chouette lodge pas trop loin de la mer...). Personnellement j'aimerais pouvoir observer plein d'animaux, et faire quelques trecks mémorables (pas trop hard, mais assez longs pour pouvoir voir un max). Mon compagnon lui préfère les paysages grandioses, les activités à "sensation", et la farniente.

Merci beaucoup!!

voilà le circuit, en gras, ce sont les jours ou nous ferons les trajets en voiture. Tous vos conseils et commentaires sont les bienvenus, un grand merci!!! 🙂

jour 1: Arrivée à San José, visite de la ville si possible, nuit à l'hôtel.

jour 2: San José – Arenal (nuit à l’Arenal Lodge ?) départ le matin pour Arenal. Activités pour le soir ? quelle est la durée du trajet? Y a t'il des choses à voir en chemin qui valent un pause d'une heure ou deux (petits villages pour ramener quelques souvenirs etc.. ?)

jour 3 : Arenal (nuit à l’Arenal Lodge ?)

idées : - Ponts suspendus avec guide naturaliste - Treck (qu'en est-il de cerro chato???) - le Spa Tabacon de nuit

jour 4 : Arenal - PV de Sarapiqui (nuit à l'hôtel Tirimbina Lodge ??? -- >
http://www.tirimbina.org/)

idées : - finca Corsicana pineapple farm - le cacao tour - treck de nuit

jour 5: PV de Sarapiqui (nuit à l'hôtel Tirimbina Lodge ??)

idées : - balade/treck dans la réserve de Tirimbina - rafting facile

jour 6 : PV de Sarapiqui – pana blanco – Tortugero (nuit à tortugero, à l’evergreen lodge ?)

jour 7 : Tortugero (nuit à l'evergreen lodge?)

idées : - le matin, exploration des canaux de Tortuguero en bateau.

et l'après midi / soir???

jour 8 : Tortugero – Cahuita (ou loger? près de playa blanca ?)

jour 9: Cahuita

visite de la réserve indigène de Bribri (quel est le meilleur moyen pour ce faire?), cascade bribri (possible? ça vaut le détour?)

jour 10 : Cahuita

Visite du Parc National Cahuita

jour 11: Cahuita – Manzanillo (séjour "balnéaire" à Mazanillo au La Kukula Lodge ???)

jour 12 (réserve de Gandoca) jour 13 ( journée excursion à Bocas del Toro - bastimentos) jours 15 – 16 - 17 ; tortues, dauphins, farniente, plongée.. des conseils, ???? http://www.lakukulalodge.com/servicios.php

jour 18 : retour à San José pour le vol international retour
Gérance de bar à Nosy Be... où sont les pièges? English translation pending
by Bisounours29 · 2012-02-28 · 79 replies
Bonjour a tous j'ai "peut être "la possibilité de reprendre un bar resto en gérance libre sur nosy , ma question est simple ou sont les pièges de ce genre de système 1é le fond de commerce ne sera jamais a moi (a ma femme gasy puisque en fait c'est d'elle qu'il s'agit) 2é le gérant doit réaliser tous les paiements , charges , impôts, comptabilité , etc... 3é il doit vérifier avant la signature du contrat de gérance que tous les quitus fiscaux sont a jour 4é il doit vérifier a qui appartient réellement les murs 5é Vérifier le bon fonctionnement de tout ce qui incombe au bon fonctionnement d'un bar resto eau, elect, groupes , frigo etc.. 6é j'ai un modèle de contrat de gérance libre a modifier par notre avocat

7é .........hé ben pour le reste j’attends vos réponses😏

PS: - j'ai lu avec attention différents post de Cartago47, d'Océan, JEANBRFR Tamerlan95 ....etc et, vos avis ne m’intéressent pas .. merci - je connais également le souci d'un vasah qui avait acheté un hôtel sans eau avec des groupes elect hs - j'ai une connaissance "relative" de l'Afrique Sénégal Cameroun etc.. et de ses pièges sauf Mada mais nous comptons passer deux ou trois mois dans le secteur de ce bar pour "observer" car ma femme est complètement déconnecté de la réalité Africaine - j'ai changé mon speudo 😏 Merci
Réunion VF à bord du Luminosa, départ transatlantique de Guadeloupe le 27 avril English translation pending
by Rcoucou · 2012-02-26 · 641 replies
bonjour🙂

j'ouvre ce post pour ( voir le titre) afin pouvoir se grouper selon les excursions, afin de réduire tant soit peu les frais de transport

et afin de partager entre membres VF nos expérences sur les excursions en projets et déjà faites par certains d'entre vous

pour avoir des bons prix il faut être en général une vingtaine de personnes dans les bus touristiques (tels qu'a Funchal et Malaga) entre 8 et 12 personnes dans les vans selon leurs capacités (exemple bayaïbé) et en général 4 à 5 maxi dans les taxis standard

si vous arrivez séparément, les taxis comptent 2 fois la course pour 2 couples, (c'est du vécu)🤪 mais si vous arrivez en groupe ils font un prix global

certains parmi vous ont déjà fait certaines escales, Philippe86, liisou, gladfred et peuvent vous raconter leur "vécu" et leur impressions + et -, que ce soit avec Costa ou en solo

ce post est ouvert aussi aux autres participants de VF ayant déja fait ces escales

pour des conseils qui nous seront précieux " suite à leur vécu" par l'intermédiaire d'excursions Costa ou non

autre objet de ce post et objet principal établir un premier contact à bord du bateau suite à la réunion d'informations francophone ( pas d'info pour l'instant sur cette réunion et son lieu, mais nous en auront certainement par ceux qui reviennent de la croisière aux Caraïbes)

afin de mettre un visage sur les participants de ce forum, les lunettes noires sont autorisées😎 afin de réunir les enfants voulant participer au clubs Costa, pourquoi pas.. tranquilles les parents

dans un deuxième temps si certains le désirent, afin de boire un pot ensemble un soir ou un après midi pendant la traversée ou tout simplement se dire bonjour, et bon appétit

récapitulatif des escales

vendredi 27 avril > arrivée 1er jour > Guadeloupe > depart bateau 23H59 (tous à bord à 23H 30) pas grand chose à faire, car vue la durée du voyage, on sera un peu vanné...

quoique , nous aurons peut être l'exercice de sécurité et la réunion d'informations francophone ce soir là (à confirmer)

j'y serai avec la casquette en avant de la salle, pour un 1er contact VF, (en général c'est l'amphitéatre)

car nous seront de nombreux francophones... 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 vu que déjà 16 couples recensés de VF)

sans compter les enfants, et les + grands

samedi 28 avril > Martinique > arrivée 12H > Tous A Bord 21H30 > soit 9H30 à terre

dimanche 29 avril > Saint Martin > Ar 12H > TABord 17H30 > soit 5H30 à Terre

Lundi 30 avril> la Romana > Ar 13H > TAB > 24H > soit 11H à terre

mardi 1 mai > ile Catalina > Ar 9H > TAB 16H30 > soit 7H30 à terre

mercredi 2 mai > Tortola > Ar 9H > TAB 17H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 3 mai > Antigua > Ar 8H > TAB 13H30 > soit 5H30 à terre

vendredi 4 mai > en mer > réunion VF où ?

samedi 5 mai > en mer

dimanche 6 mai > en mer

lundi 7 mai > en mer

mardi 8 mai > en mer

mercredi 9 mai > Santa Cruz > Ar 8h > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 10 mai > Funchal > Ar 8H > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

vendredi 11 mai > en mer

samedi 12 mai > Malaga > Ar 8H > TAB 12H30 > soit 4H30 à terre

dimanche 13 mai > en mer

lundi 14 mai > Ar savone 9H > transfert bus vers nice .. > déjà le retour 🤪

en conclusions, ceux qui sont interressé pour prendre contacts avec les membres de VF de cette transat

peuvent se faire connaitre ici

ou m'envoyer un message en MP (cliquez sur rcoucou)

de même et c'est le but, annoncer leurs projets d'excursion et ainsi se regrouper avec d'autres

j'apporterai ici des précisons au fil du temps et ferai des synthéses par excursions,

en respectant l'anonyma si certains le désirent (en mp)

sur les projets d'excursions pour ceux qui souhaitent se regrouper

sur les lieux et les dates et heures des réunions VF à Bord

pour exemple, lors de notre dernière transat nous avions convenu entre membre de VF de se réunir 30mn avant de débarquer

dans un bar (vide) du bateau, pour bénéficier d'un prix de groupe pour les visites en autocars panoramiques

(reduc de -5 à 6 euros par pers)

à vous lire, en vouis souhaitant une très bonne croisière

cordialement rcoucou

ps: précision, je ne suis pas très physionomiste, et j'oubli facilement les noms et prénoms, donc soyez indulgents si je vous croise à postiori, sans vous reconnaitre dans les coursives

il y a un autre post sur cette transat

ci joint le lien avec d'autres infos (bonne lecture)

http://voyageforum.com/v.f?post=4476182#4476182
Road trip Laos-Vietnam-Cambodge-Thaïlande entre copines English translation pending
by Somellow · 2012-02-23 · 12 replies
Salut à tous,

Pour fêter l'obtention de notre diplôme, et avant de rentrer réellement dans la vie active, nous prévoyons de partir un mois pour faire un grand voyage entre copines! Et c'est là qu'on a besoin de VOUS! Dans nos projets, nous souhaiterions visiter le Laos, le Cambodge, le Vietnam ET la Thaïlande. Tout ça, notre sac à dos sur le dos et nos pieds comme moyen de transport. Je sais, je sais, ça fait beaucoup, mais on est des filles très ambitieuses! Alors, voilà, si vous pouvez nous indiquer les régions les plus intéressantes, fascinantes et jolies que vous connaissez, si vous pouvez nous donner quelques adresses sympa et conseils en tout genre, si vous pouvez tout simplement nous aiguiller un peu dans nos démarches, nous vous en serons très reconnaissantes!

Merci d'avance pour votre aide :)
Safari Kenya-Tanzanie pour un mois cet été 2012 English translation pending
by Pistachoupie · 2012-02-16 · 10 replies
Bonjour, Nous sommes un couple d'étudiant et nous souhaiterions cet été pendant nos vacances découvrir la tanzanie et le kenya, mais nous ne souhaitons pas partir pour un safari organisé avec une agence de voyage, nous souhaitons faire un voyage plus personnel et choisir nous même notre programme. Dans l'idéal nous aimerions partir 1 mois entier, prendre un vol pour nairobi ou l'on resterait 2 ou 3 jours, aller ensuite faire un safari dans le masai mara (si possible aller ds un village masai même si c'est sans doute une attraction touristique plus qu'une vraie découverte de la population), et remonter vers le grand rift, puis partir ensuite vers l'est en passant par l'amboseli, dans l'idéal nous aimerions tenter l'ascension du kilimandjaro sur qq jours (sans forcément aller jusqu'au bout), revenir ensuite au kenya et aller dans le parc tsavo puis finir sur la cote, entre mombasa et lamu pour y faire un peu de plongée... j'imagine que ce programme est très ambitieux, mais c'est la première fois (et sans doute une des rares avt longtemps) que nous avons la possibilité de partir aussi longtemps, et je ne me rends pas trop compte du temps que cela prendrai de faire tout cela... Pouvez vous nous aider? nous orienter? nous dire quel budget faudrait il prévoir sans compter l'avion? est-ce que louer une voiture avec ou sans chauffeur pour 2 est un bon rapport qualité prix? comment fait on pour entrer dans les parcs naturels? pour y dormir? combien cela coute-t-il? y a t-il des risques au niveau sécurité de se déplacer à 2 européens au kenya? nous avons l'habitude de voyager, mais n'avons encore jamais réalisé un si grand voyage, donc tous les conseils, bonnes adresses, contact de personnes de confiance sont les bienvenues!!!! (et si possible rapidement, nous devons réserver des billets d'avion bientôt!) Merci d'avance!

PS: Nous sommes dans notre dernière année d'étude de médecine et de pharmacie (ce serait un drolement beau voyage pour feter la fin de nos études!) nous sommes donc assez au courant des dispositions médicales à prendre pour ce voyage.
Retour du Sri Lanka en janvier 2012 English translation pending
by Sandra63 · 2012-02-14 · 3 replies
Bonjour à tous !!!

10jours après notre retour en France, je reviens sur notre voyage au Sri Lanka…Les posts des autres personnes m’ayant beaucoup aidé, j’espere pouvoir aider les prochains voyageurs !

Nous avons voyagé en couple avec nos sacs à dos, et notre petit budget (1000€ dépensés sur place à 2 en 18 jours...)

Nous sommes partis le 15 janvier, et revenus le 3 fevrier, soit 18 jours plein sur place. Nous n’avions rien reservé hormis la première nuit à Negombo, afin qu’on vienne nous chercher à l’aéroport… Nous avons eu aucun problème pour trouver ou se loger au jour le jour lors du voyage.

Dans l’ensemble, nous avons adoré notre voyage !! Ce pays est un vrai bijou (et on a vu que la moitié sud !)…Des paysages magnifiques, une biodiversité incroyable, et une culture très riche… Ce mélange entre les hindoux, les bouddhistes, les chrétiens, les musulmans, l’influence britannique, hollandaise et cinghalaise rend la découverte des Sri Lankais et de leur pays vraiment passionnant. Il faut quand meme préciser que il nous a fallu 2 ou 3 jours à nous adapter à la vie locale !

Le seul point noir étant le sentiment d’etre des portefeuilles sur pattes dans certains lieux…

Pour les petits budgets, pensez à prendre des draps, qui ne sont pas toujours présents dans les GH…N’oubliez pas non plus de prendre de l’anti moustique, et d’acheter une fois sur place les serpentins à bruler qui éloignent les moustiques, ca marche quand meme bien…N’hésitez pas à voyager en bus, les prix sont vraiment dérisoires, et meme si les trajets sont longs et lents, c’est l’occasion de se plonger dans le pays !! Petit conseil, achetez en arrivant la bas des stylos pour les enfants (beaucoup trop nombreux) qui vous tendront la main en vous disant « hello roupie ? hello photo ? hello school pencil ? »

Voila notre itinéraire :

NEGOMBO- DAMBULLA- KANDY- NUWARA ELIYA- DALHOUSIE- HAPUTALE- ELLA – TISSA- TANGALLE-MIRISSA- NEGOMBO

Et ce qu’on a aimé, moins aimé, ainsi que nos guest house…

Négombo : Nous logions à Seahouse. Des chambres très sommaires, 1800rps la nuit + 1200rps le taxi de l’aeroport. Accueil super chaleureux, et ca fait du bien quand on débarque dans un pays aussi déroutant… Vrai choc culturel lors de ce premier jour…on s’est promené tranquilement dans Negombo, que nous avons pas trop apprécié… (d'ailleurs, on s'est fait avoir par un mec qui soit disant travaillait comme cuisinier à notre guest house....blabla...1500rps de perdus! faites attention, c'était à la gare routiere de negombo et on a commencé à nous accoster de la meme maniere à Kandy)

Dambulla : Nous y sommes allés en bus . Visite du temples troglodytes ( attention ca a augmenté ca aussi : 1300rps). Nous n’avons pas trouvé ca exceptionnel, mais nous ne sommes pas passionné par ce genre de visite. (on est plutôt grands espaces et randonnées !) Pour la GH, nous avons attéri par hasard, a Disny Inn, une petite GH très sympa en retrait de la route entre les temples et la ville de Dambulla. 1800rps la nuit+ les 2 petits dej… et repas un peu cher (600rps) mais excellent !

Kandy : Bus (2h de trajet debout dans un bus blindé…un grand souvenir !) Nous avons fait 2 nuits à Kandy, une à l’extérieur de la ville (tenue par le frere du gérant de Disny Inn, on déconseille +++).La deuxieme nuit à Shangri La vers le lac de Kandy (2500rps la nuit avec eau chaude et petit dej). A Kandy on a visité le temple de la dent (impressionnant de voir ce culte que vouent les locaux à cette relique !), le jardin botanique de Peradenya (on conseille ++)…Le tour du lac de kandy est très agréable…

Nuwara Eliya : trajet en bus FANTASTIQUE…des paysages vraiment magnifiques au milieu des plantation de thé…rien que le trajet vaut le détour. 3 nuits à nuwara, la première à Single tree hotel (2800rps la nuit avec petit dej et eau chaude…on déconseille, l’accueil a été mauvais, et le rapport qualité prix encore pire !) Les deux nuits suivantes Chez Allen une guest house qui n’est pas évidente à trouver, mais qui jouit d’une vue superbe, et ou l’on se sent chez soi !! (2000 rps la nuit avec eau chaude email : chezallen15@yahoo.com , 0723478515 ) A noter que le propriétaire parle francais, et nous a amené découvrir l’arrack dans un bar local…un super moment…

A nuwara, nous avons monté le Single Tree Hill , marche très facile, qui permet d’avoir une très bonne vue sur les environs, à faire de bon matin le lever du soleil est magnifique !, nous avons pris un guide pour faire une randonnée dans les environs (4000rps pour 6h de randonnée, et ca valait le coup !demandez à Allen si ca vous interresse) Nous avons aussi visité la fabrique de thé Macwoods à Labookellie (c’était gratuit !)… On a bien apprécié la visite, et le thé !! Nous avons aussi flané dans la ville, avec son hipprodrome, et son golf ! Nous avons apprécié nuwara, c’était très reposant…

Dalhousie : En bus depuis Nuwara, on a mis environ 5h il me semble, via Hatton…toujours dans des paysages magnifiques, et sur des routes dans des états catastrophiques !! Petite nuit puis levé à 2h45 pour monter le fameux Adam’s Peak…c’était certe un peu dur, mais ca valait le détour !!! Le seul point négatif de cette expérience, c’est cette foire d’empoigne la haut pour etre le mieux placé pour voir le levé du soleil et prendre LA photo…quel dommage… Ca mis à part, c’est une expérience incroyable de monter aux cotés des pelerins, de tout age…et d’arriver en haut, avoir ce panorama somptueux, et assister à ce moment de ferveur des locaux…impressionnant !

Haputale : on a pris le train à Hatton jusqu'à Haputale…encore des paysages magnifiques… Notre guest house à Haputale : ABC Guest Inn. On a bien aimé ! (1500 rps la nuit avec eau chaude mais avec salle de bain séparée. Vue superbe de la chambre) Les repas sont excellents, n’hésitez pas !

Nous sommes allés aux chutes de Dilayuma en bus, et nous sommes montés au sommet…(attention le chemin n’est pas facile à trouver, mais est praticable …nous nous sommes perdus !n’hésitez pas à demander et peut etre à payer un peu plus pour qu’il vous amène jusque l’endroit ou le chemin est facilement visible !) Un super moment ou nous avons pu nous baigner dans les bassins naturels, ou nous étions seuls . La vue vaut le détour !

Nous sommes aussi allés de bon matin (départ 5h30) au Liption’s Seat…on conseille vivement cette ballade…On marche à travers les plantations de thé, que l’on voit à perte de vue jusqu'à arriver à ce point de vue…c’était somptueux !! Attention : pour les personnes y allant en janvier et en février, le site est découvert qu’entre 6h et 7h et 8h et 9h le matin…le reste du tps la brume envahit les lieux !

Ella : en train depuis Haputale. Nous n’avons pas trop aimé l’endroit, envahi par les touristes. Nous sommes restés qu’une nuit. Nous avons juste monté le Little Adam’s Peak…Sympa.

Tissahamara : bus depuis Ella, 1h30 très rapide ! Nous avons fait 3 nuits à Tissa, la première au Travellers Home (nuit à 1800 rps )chez qui nous avons pris le Safari à Yalla…Le propriétaire qui voulait certainement remplir sa jeep nous a presque obligé d’y aller l’après midi meme, sans pouvoir négocier quoi que ce soit…Nous n’avons pas apprécié son comportement…5500 rps par personne pour le Safari, de 13h à 18h45. Un bon moment…cepandant, le guide était omnibulé par le fait de voir le léopard (que l’on a pas vu !) , et a donc un peu négligé les autres animaux… Mais ca reste une bonne experience pour nous ! Par contre après avoir discuté avec d’autre touriste, il y avait meilleur prix à trouver…

Les deux nuits suivantes, nous étions a Sanoga Holiday Resort (www.sanogathissamaharamainsrilanka.com) ou nous avons eu un accueil fantastique… (2400 rps la nuit avec le petit dej). Nous conseillons vraiment cette guest house, ou nous nous sommes sentis comme à la maison. Elle se situe juste dans une petite rue, juste en face du lieu ou l’on peut trouver des guides independants pour le Safari, à coté du lac de Tissa. On a apprécié le coté sauvage autour du lac de Tissa…(singe, enorme lézards, oiseaux…) Nous avons eu la chance d’arriver un jour ou il y avait une compétition sportive appelé le Carlton Super Sport, et nous avons flané dans cette ambiance sportive, et encouragé les Sri Lankais qui courait pieds nus !!

Nous sommes allés à Kataragama… Drole d’ambiance où on a pas eu l’impression d’étre les bienvenus…

Tangalle : L’excellente surprise de fin de voyage !!! Nous n’aimons pas trop les plages…mais la !!!! Une plage sauvage, qui n’est pas envahi par le tourisme…le paradis…seul point noir, on ne peut pas de baigner partout, l’eau étant dangereuse … Je me permets de prévenir les personnes souhaitant aller la bas, du coté de Marakollyia Beach, les GH sont chères ! (de l’ordre des 5000rps la nuit). Après avoir visité le ganesh et de Sandy’s, qui était trop cheres, nous sommes tombés par hasard dans une petite GH appelé Gem’s Garden, entre le Sandy’s et l’Ibis hotel … 2500 rps la nuit avec petit dej , à 10m de la plage, dans une GH quasi neuve, avec un très bon accueil…on conseille +++( 071 7103069 , piyaruwanjayasooriya@yahoo.com). On a pu faire un tour en pirogue dans la mangrove (1000rps) c’était sympa ! Ne ratez pas le lever du soleil sur l’océan, et n’oubliez pas de lever le nez et de regarder tous ces oiseaux colorés qui vous entourent ! On serait volontiers resté 1 semaine de plus !

Les repas étaient excellents, il faut juste etre patient !

Mirissa : Nous y sommes allés uniquement pour voir les baleines ! Nous avons logé au Katie’s hideway. 1500rps la nuit. C’était propre mais pas exeptionnel. Nous avons donc reservé à 4500rps chacun une excursion pour aller voir les baleines le lendemain… (au passage pour les baleines NEGOCIEZ !!!! ne jamais payer plus de 4500rps !) Mirissa c’est une jolie plage…mais envahie par des transats et des bars. C’est dommage. Au passage, on a très bien mangé au Coral Beach en face du spot de surf. Parti à 6h30 pour aller voir les baleines, nous étions une dizaine sur le bateau.. . 5 ont été malades… Mais après environ 1h30 de navigation, on apercoit un cachalot, puis 2 puis au final une très grosse dizaine…pas de baleine, mais une rencontre avec cette vie sauvage très interressante! Retour à 10h30…

Retour à Négombo depuis Mirissa : Bus jusqu'à Galle, puis nous avons pris le Highway bus, qui relie Galle à Colombo par l’autoroute… une solution qui parait interressante, mais qui finalement ne fait pas gagner de temps dans la mesure ou le bus met 1h15 pour aller jusqu'à une ville en banlieu de Colombo, mais qu’il faut reprendre un bus pendant 1h30 pour traverser la ville et arriver à la gare routière de Colombo…

Nuit à négombo dans la meme GH que la première nuit…Puis malheuresement retour en France…

Ce voyage a été tellement enrichissant…bonne chance à tout ceux qui préparent leur voyage, et ouvrez grand les yeux arrivés la bas…
Partager un bateau en juin pour les îles Raja Ampat (Indonésie) English translation pending
by Canadianchou · 2012-02-13 · 6 replies
Salut à tous, Nous prévoyons d'aller aux iles Raja Ampat pour une semaine au mois de juin 2012. un des coins de paradis en Indonésie !!

Comme vous avez vu sur internet, les hôtels sont hors de prix et les chambres chez l'habitant très rustiques... Alors on a trouvé une autre solution sur un forum: prendre un bateau traditionnel de pêche and faire "une croisière" dans les îles du nord et du sud !

Le voyage dans cet archipel a l'air spectaculaire. Un guide local, appelé Deni, propose de visiter les iles avec les locaux. Il travaille aussi pour le Kri Eco Lodge.

L'itinéraire est sur son site web : www.rajaampatadventures.com et vous pouvez voir des albums photos sur sa page facebook : Deni Rajaampat

Parfois on dort sur le bateau, parfois on campe dans une tente sur des îles inhabitées. On fait du snorkelling, on pêche, on marche voir des chutes, on grimpe en haut des collines pour avoir une vue de folie... on visite aussi des villages pour découvrir l'art papou.

Comme le bateau prend minimum 3 personnes à bord, on a besoin de trouver d'autres aventuriers pour se joindre à nous !!!

On est un jeune couple (26 ans) et on vient de Paris & Montréal. On adore les nouvelles expériences, camper, faire du sport, plonger... etc !

Notre voyage est prévu du dimanche 17 juin au dimanche 24 juin 2012.

Apparemment, les locaux sont des skippers excellents. Ils ont du nouveau matériel de camping, et l'équipage installe un joli camp (et feu de camp) chaque soir. On doit juste apporter un drap et des chaussures de marche. Le prix est de 7 millions de rupiahs par personne (environ 580€) for une semaine tout inclus. Cela comprend le bateau, les nuits (avec matelas dans les tentes), 3 repas par jour (préparés par un chef dédié), le taxi depuis & vers l'aéroport. Le prix ne comprend pas le permis "Raja Ampat Marine Park Entry" qui est obligatoire et payable à l'aéroport (500 000 rupiahs). Certes, c'est un budget... mais ça reste moins cher qu'une semaine dans les autres hôtels (environ 1200€ dans les lodges).

Comme on rêve de faire ce voyage (sur un bateau, à l'aventure, avec un "petit" budget), on poste l'information dans différents forums en espérant trouver d'autres matelots !!

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou bien de contacter directement le guide Deni (adresse mail sur son site web)

En espérant voyager avec vous prochainement :) Laurence & David
Afrique de l’Ouest: il faut payer pour prendre des photos English translation pending
by Ggdlf · 2012-02-12 · 17 replies
Au début j’ai cru que c’était les gens qui ne voulaient pas être photographié ; mais au Bénin, alors que je photographiais une rue déserte une femme m’est tombée dessus en me traitant de voleur. Ensuite c’est un bateau sur une plage que je croyais déserte mais un pêcheur est accouru pour me demander de l’argent. Car tout cela, et j’ai d’autres exemples, est une question d’argent si on paye plus de problème quoique les sommes demandées sont parfois délirantes (l’équivalent de 7 euros par exemple pour l’étale d’un marchant de fétiche). Burkina, Bénin, Togo toujours le même problème. Une fois on m’a demandé de payer pour prendre une photo de moi-même devant une statue à Ouaga. Une autre fois on m’a accordé de faire la photo d’une échoppe mais après on m’a demandé, si en guise de remerciement, je voulais bien donner mon appareil de photo, sérieux et ce n’était pas la première fois qu’on me le demandait. Il est des peuples plus accueillants...😕
Hébergement au Sénégal - sac à dos et enfants English translation pending
by Marionlionel · 2012-02-12 · 22 replies
Bonjour,

Nous allons faire un voyage de 15 jours début avril au Sénégal. Nous serons 5 personnes, avec 3 enfants de 5, 7 et 9 ans, tous armés de sacs à dos (plus ou moins lourd ;-)

La philosophie du voyage est de découvrir ce pays et ce continent...

Nos vaccins sont faits Nous avons (presque) nos billets d'avion en poche

Nous commençons donc à réfléchir au trajet et surtout à l'hébergement. En ce qui concerne ce dernier, nous souhaiterions trouver des petites pensions familiales, des chambres chez l'habitant, en tout cas des endroits proche des gens et non de gros complexes hôtelier... en sachant que nous serons 5 avec les enfants...

Y a-t-il des gens qui ont un retour d'expérience sur ce sujet et qui seraient prêts à nous filer qq tuyaux ?

Merci d'avance

Lionel
Bali 2012: (vraiment) une destination de rêve? English translation pending
by Kirua16 · 2012-02-06 · 19 replies
Bonjour,

Tout d’abord merci à tous pour vos précieux conseils qui s’avèrent très utiles (et même indispensables) pour la préparation de voyage.

Mon message concerne donc Bali où j’envisage de partir cet été fin Aout 2012.

Mon interrogation est la suivante :

Je lis sur différents forum que Bali n’est plus du tout ce qu’elle était il y a 10 ans. L'île serait devenu un dépotoir et une véritable usine à touriste. Prenons exemple sur différentes étapes que j'envisage de réaliser.

NUIT 1 Jimbaran : plage polluée (x 1), restaurants de crustacés assimilés à des cantines sur plage... NUIT 2, 3, 4 Ubud : centre ville infestée de magasins de souvenirs et de luxe, tourisme de masse, rizières surpeuplées et pas si belles que ça... NUIT 5 Lovina : minuscule, dauphins au compte-goutte pour des prix exorbitants, plage polluée (x 2)... NUIT 6 Amed : plage polluée (x 3) NUIT 7 8 9 Gili : plage polluée (x 4), plein de monde, érosion... NUIT 10 11 12 Lombok : apparemment encore vierge et sauvage avec de belles plages

Et cette liste est loin d'être exhaustive... Après ce constat mon message est simple et il vise à connaître la juste vérité :

Est-ce que Bali et les Gili sont TOUJOURS considérés comme une destination de rêve où l’on peut s’échapper par endroit tant en campagne qu’en bord de mer ? Pourquoi tant d'avis sont différents ? Je comprend que chacun ait sa propre opinion mais de là à classer une plage "poubelle publique" ou "de rêve" il y a une légère différence. Dans ce cas est-ce que quelqu'un a des photos à l'appui pour valider ses propos ?

Désolé d'être méfiant mais c'est la première fois que je me pose autant de questions... Et je trouve cela assez regrettable...

Il me restera donc deux choix à la fin de cette discussion : - remballer mon lonely planet - ou maudire les touristes pleurnichards pour trois sacs plastiques sur la plage et ne pouvant supporter trois compères faisant des courbettes pour avoir leur photo au dessus des falaises d’Ulu Watu

Encore une fois merci de votre aide ! J’attend vos réponses sincères avec impatience

K.
Location de voiture (4x4) avec chauffeur au Bénin, contacts et prix? English translation pending
by Isa32 · 2012-02-04 · 75 replies
Bonjour nous arrivons à Cotonou le 19 février, et nous cherchons une 4 4 à louer de Cotonou pour aller en Pendjari. Quelqu'un aurait il des contacts et des prix? merci pour votre aide. Isabelle
Concours photo VF février 2012: "La couleur jaune" English translation pending
by Herikles · 2012-01-31 · 230 replies
Forumeuses, Forumeurs... Bonsoir ! 🙂

Et de 20 ! déjà, depuis l'initiation des concours photos VF par Lahaut.

Le 20e concours photos de est donc ouvert.

La couleur bleue, proposée comme thème par ChristianG, remonte à août 2010. Je vous propose aujourd'hui

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. A prendre ou à laisser: 🤪 on a vu que le jaune pâle (paille) pouvait être signe de bonne santé.

Donc, jaune citron, jaune canari, jaune primaire, jaune d'or, jaune paille, jaune c..., ocre jaune, le jaune doit dominer l'image. Pas tant en surface (en cm2), mais dans l'atmosphère qui s'en dégage. Evitez les dérives trop marquées vers l'orange, qui pourra faire l'objet d'un futur concours, ou vers le rouge ou le vert. Daltoniens s'abstenir, ou se faire aider par un œil aguerri. 😄

Tout participant est le bienvenu. Forum de voyage, lieu de détente, de rencontre, de partage, de convivialité... ne vous prenez pas la tête. 😉 Bon, si la qualité y est, c'est pas plus mal. 😄 Mais le mot d'ordre (de souhait) est de laisser parler votre cœur. Si l'endroit où fût prise votre photo vous a marqué(e), si le sujet vous a ému(e)... ou s'il y a du jaune tout simplement, faites-nous en profiter. 😏 La notion de voyage est bien sûr primordiale et doit ressortir des clichés présentés.

3 photos maxi par membre VF, de préférence dans des messages séparés, en indiquant leur numéro (photo 1, photo 2 et photo 3). Si vous étiez lucide à la prise de vue, renseignez-nous sur son lieu, et n'hésitez pas à en faire tout commentaire qui vous plaira.

Février sera court (mais sera bon). Dépôt des images jusqu'au lundi 20 au soir. Votes (ouvert à tous) du 21 au 26 février à midi (5 1/2 jours, c'est bien. C'est 2 x 1 j. pour une présidentielle). 😄 Le règlement actuel est très bien comme ça et ne nécessite pas de réforme hâtive: 😏 - photo 1 = 3 pts - photo 2 = 2 pts - photo 3 = 1 pt Publication des résultats le 26 février dans l'après-midi.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son heureux auteur s'occupera du concours de mars. 😎 En cas d'égalité, fraternité 😄 (le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places).

Ici, que des photos, puis plus tard les votes. Les jacasseries, c'est ici. Le photorama, c'est par là.

Fini de rire (jaune ). A vos photos.

🙂🙂🙂

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