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Moorea en Polynésie-Française: camping Nelson, Pension Motu Iti ou Mark's Place? English translation pending
Bonjour je vais à Moorea en PF et je voulais avoir votre avis sur le Camping Nelson, la Pension Motu iti et Mark's place. En fait ce serait sympa si vous pouviez me dire si on y dort au calme, s'il y a des petits commerces pas loin pour se ravitailler ( restos petit budget + épicerie), si l'accueil et l'ambiance est agréable. J'aurai un vélo donc je pourrai quand même me déplacer facilement.
Merci à vous, vos commentaires m'aideront à confirmer mon choix initial pour la Pension Motu iti. On m'a dit que Mark n'était pas constant comme type, qu'il avait des sautes d'humeur..etc. Et l'accueil au camping Nelson n'est pas top non plus apparemment.
Au plaisir Cocoa
Merci à vous, vos commentaires m'aideront à confirmer mon choix initial pour la Pension Motu iti. On m'a dit que Mark n'était pas constant comme type, qu'il avait des sautes d'humeur..etc. Et l'accueil au camping Nelson n'est pas top non plus apparemment.
Au plaisir Cocoa
Avis sur itinéraire en Polynésie English translation pending
Bonjour,
j'ai déjà envoyé ce message hier, mais apparemment il n'est pas dans le "forum"
il y a certainement une raison, mais laquelle ?
Nous préparons pour JUILLET 2009, notre voyage sur la polynésie Nous aurions souhaité avoir votre avis et quelques conseils sur notre programme à l'avance, merci
Arrivée à Papeete le 09/07 - Pension PUEA (3N) 12/07: Dir. TAHAA (2N) 16/07: Dir. HUAHINE (2N) 18/07: Dir. BORA BORA (3N) 23/07: Dir. MAUPITI (2N) 23/07: Ret sur BORA pour MOOREA (3N) 26/07: Ret PAPEETE pour RANGIROA (2N) 28/07: Ret sur PAPEETE pour NIKU HIVA (2N) 30/07: Dir. HIVA HOA (2N) 01/08: Ret.PAPEETE pour MANGAREVA (3N) 04/08: Ret. sur PAPEETE
Notre retour sur la France est prévu le 07/08 à 22H00 Nous avons donc quelques jours à disposer Où les placer, le plus judicieusement possible ???????
Merci et BONNES FÊTES JP
Nous préparons pour JUILLET 2009, notre voyage sur la polynésie Nous aurions souhaité avoir votre avis et quelques conseils sur notre programme à l'avance, merci
Arrivée à Papeete le 09/07 - Pension PUEA (3N) 12/07: Dir. TAHAA (2N) 16/07: Dir. HUAHINE (2N) 18/07: Dir. BORA BORA (3N) 23/07: Dir. MAUPITI (2N) 23/07: Ret sur BORA pour MOOREA (3N) 26/07: Ret PAPEETE pour RANGIROA (2N) 28/07: Ret sur PAPEETE pour NIKU HIVA (2N) 30/07: Dir. HIVA HOA (2N) 01/08: Ret.PAPEETE pour MANGAREVA (3N) 04/08: Ret. sur PAPEETE
Notre retour sur la France est prévu le 07/08 à 22H00 Nous avons donc quelques jours à disposer Où les placer, le plus judicieusement possible ???????
Merci et BONNES FÊTES JP
Séjourner quatre jours au Gange View à Varanasi? English translation pending
meme question pour le gange view à Varanasi. est-ce que ca vaut vraiment le coup d'y séjourner 4 jours ?
Tam Coc en danger de mort! (Vietnam) English translation pending
De retour a Tam Coc, mon paradis, j'ai la tres mauvaise suprise de me retrouver en Thailande...beton, beton, beton!
1) En construction a l'entree de la "Voie Royale" ("l'autoroute" avant d'arriver au village), une TOUR (?????) de 22 etages pour hotel 4et.; bon, on ne verra cer monstre de Tam Coc, mais ca promet la foule
2) A l'entree de Tam Coc, 2 monstres de 6 etages, le Yen Thi plus un 2e en construction
3) Au milieu des pics, une autoroute Hoa Lu-Bai Din, la gigantesque pagode en construction (ou plutot "les pagodes" etant donne qu'il y a 4 paliers, 3 a flanc de montagne et un au sommet) plus, si mes renseignements sont bons, un autre hotel;
4) L'horreur supreme, juste a gauche du temple Thai Vi (a droite de l'embarcadere, celui avec la petite tour separee et la cloche en bronze), un autre hotel, celui-la en plein milieu d'un cirque de pics magnifiques.
5) Enfin, "ils" ont agrandi et goudronne la route jusqu'au pied de l'entree de la pagode Bich Dong pour que les bus puissent s'arreter en face et deverser leurs troupeaux de veaux trop faineants pour marcher 100m; resultat, oublier de vous asseoir a une petite terrasse de bistrot a l'entree, a moins que vous n'aimiez les fumees de diesel -bien sur, comme en Thailande, les chauffeurs laissent tourner le moteur pour que ces messieurs-dames reviennent dans un bus bien climatise!
Je croyais que les Viets seraient assez intelligents pour ne pas detruire leurs beautes naturelles et transformer le Vietnam en une 2e Thailande pour attirer le Destructeur Supreme: le tourisme de grosse masse, mais, en voyant ca (plus Halong, ou ca ne fait que croitre et embellir), je commence a me demander si je ne me trompe pas!
HEEEEEEEEEEEEEELP!!!!!!!!!!!!!!!!!
1) En construction a l'entree de la "Voie Royale" ("l'autoroute" avant d'arriver au village), une TOUR (?????) de 22 etages pour hotel 4et.; bon, on ne verra cer monstre de Tam Coc, mais ca promet la foule
2) A l'entree de Tam Coc, 2 monstres de 6 etages, le Yen Thi plus un 2e en construction
3) Au milieu des pics, une autoroute Hoa Lu-Bai Din, la gigantesque pagode en construction (ou plutot "les pagodes" etant donne qu'il y a 4 paliers, 3 a flanc de montagne et un au sommet) plus, si mes renseignements sont bons, un autre hotel;
4) L'horreur supreme, juste a gauche du temple Thai Vi (a droite de l'embarcadere, celui avec la petite tour separee et la cloche en bronze), un autre hotel, celui-la en plein milieu d'un cirque de pics magnifiques.
5) Enfin, "ils" ont agrandi et goudronne la route jusqu'au pied de l'entree de la pagode Bich Dong pour que les bus puissent s'arreter en face et deverser leurs troupeaux de veaux trop faineants pour marcher 100m; resultat, oublier de vous asseoir a une petite terrasse de bistrot a l'entree, a moins que vous n'aimiez les fumees de diesel -bien sur, comme en Thailande, les chauffeurs laissent tourner le moteur pour que ces messieurs-dames reviennent dans un bus bien climatise!
Je croyais que les Viets seraient assez intelligents pour ne pas detruire leurs beautes naturelles et transformer le Vietnam en une 2e Thailande pour attirer le Destructeur Supreme: le tourisme de grosse masse, mais, en voyant ca (plus Halong, ou ca ne fait que croitre et embellir), je commence a me demander si je ne me trompe pas!
HEEEEEEEEEEEEEELP!!!!!!!!!!!!!!!!!
4x4 nécessaire pour visiter le parc de Kgalagadi en Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais que quelqu'un puisse me dire si il est vraiment nécessaire d'avoir un 4x4 pour visiter ce parc d'Afrique du sud?
En effet, j'ai lu dans certains guides que les routes étaient gravillonées ou que c'était des pistes de sable, j'avoue ne pas me rendre compte si une simple voiture peut suffire.
Merci
Voyage de quinze jours au Québec avec trois enfants English translation pending
Bonjour,
En lisant plusieurs discussions sur les voyages au Quebec (notammant celles de Corinnette22), j'ai pensé à l'itinéraire suivant pour un voyage au Quebec avec 3 enfants (3, 5 et 13) qui commencerait le 8 aout !
Nous sommes plutôt "nature", pas trop speed et j’ai horreur du vide….🤪 La question que je me pose à chaque fois, c’est vraiment est-ce que cela va plaire aux enfants, notamment aux plus jeunes…
J1 – Montreal – Arrivée J2 – Montreal - Biodome J3 - Trois Rivières – Forge de Saint Maurice J4 – Parc national de la Mauricie (rando, canots) J5 - Parc national de la Mauricie (rando, canots) Dans le Lonely Planet, j’ai vu notamment qu’une personne de l’Auberge « Aux Berges de Saint Maurice » propose une observation des ours : est-ce que vous connaissez ? J6- Lac Saint Jean - Valbert J7- Lac Saint Jean – Saint Félicien J8- Lac Saint Jean J9– Parc Marin de Saguenay (Rivière éternité) Est-ce que vous avez des conseils pour les circuits en bateau sur le fjord ? Est-ce que c’est possible aussi en hydravion ? J10 –Tadoussac J’hésite entre Tadoussac et Bergeronnes pour les sorties en mer pour voir les baleines ? Qu'est ce que vous en pensez ? J11 – Bergeronnes (Centre d’interprétation) Est-ce que le centre d’interprétation est relativement accessible pour des enfants ? J12 – Ile verte ou Ile aux Lièvres ?? Entre les deux mon cœur balance.... J13 – Quebec – visite de la vieille ville J14 – Quebec – Ile d’Orléans J15 – Montreal – départ
Qu’en pensez-vous ? J’hésite notamment sur le choix du Parc : La Mauricie, le Parc des Grands Jardins ou celui des Hautes de Gorges ?
Merci d'avance pour vos conseils !!!
En lisant plusieurs discussions sur les voyages au Quebec (notammant celles de Corinnette22), j'ai pensé à l'itinéraire suivant pour un voyage au Quebec avec 3 enfants (3, 5 et 13) qui commencerait le 8 aout !
Nous sommes plutôt "nature", pas trop speed et j’ai horreur du vide….🤪 La question que je me pose à chaque fois, c’est vraiment est-ce que cela va plaire aux enfants, notamment aux plus jeunes…
J1 – Montreal – Arrivée J2 – Montreal - Biodome J3 - Trois Rivières – Forge de Saint Maurice J4 – Parc national de la Mauricie (rando, canots) J5 - Parc national de la Mauricie (rando, canots) Dans le Lonely Planet, j’ai vu notamment qu’une personne de l’Auberge « Aux Berges de Saint Maurice » propose une observation des ours : est-ce que vous connaissez ? J6- Lac Saint Jean - Valbert J7- Lac Saint Jean – Saint Félicien J8- Lac Saint Jean J9– Parc Marin de Saguenay (Rivière éternité) Est-ce que vous avez des conseils pour les circuits en bateau sur le fjord ? Est-ce que c’est possible aussi en hydravion ? J10 –Tadoussac J’hésite entre Tadoussac et Bergeronnes pour les sorties en mer pour voir les baleines ? Qu'est ce que vous en pensez ? J11 – Bergeronnes (Centre d’interprétation) Est-ce que le centre d’interprétation est relativement accessible pour des enfants ? J12 – Ile verte ou Ile aux Lièvres ?? Entre les deux mon cœur balance.... J13 – Quebec – visite de la vieille ville J14 – Quebec – Ile d’Orléans J15 – Montreal – départ
Qu’en pensez-vous ? J’hésite notamment sur le choix du Parc : La Mauricie, le Parc des Grands Jardins ou celui des Hautes de Gorges ?
Merci d'avance pour vos conseils !!!
Hôtel Melia Las Dunas à Santa Maria versus le Melia Cayo Guillermo? English translation pending
Bonjour,
Nous voulons partir au mois de mars et nous hésitons entre le Cayo Santa Maria (Melia las Dunas) et Cayo Guillermo (Melia Cayo Guillermo). Nous serons deux petites familles, une avec un enfant de 2 ans, l'autre avec 2 enfants (2 et 5 ans).
J'ai vu plein de photos et les deux endroits semblent très biens. Nous adorons la plage (et pas beaucoup les piscines). Nous sommes allés plusieurs fois à Cuba (Cayo Largo X 2, Holguin, Varadero X 2).
Pour ceux qui sont allés à Cayo Guillermo, je vois souvent la plage "à sec" (marée basse), j'aimerais savoir les heures de ces mouvements (marée haute vs marée basse).
Pour ceux qui sont allés à Cayo Santa Maria, j'ai beaucoup entendu parlé de journées de trop gros vent pour la baignade sur la plage... est-ce fréquent? Pour être allé en République Dominicaine quelques fois, j'ai vécu des vents à vous permettre de vous envoler avec un simple parapluie, et je ne voudrais pas vivre cela. 🙂
Nous voulons partir au mois de mars et nous hésitons entre le Cayo Santa Maria (Melia las Dunas) et Cayo Guillermo (Melia Cayo Guillermo). Nous serons deux petites familles, une avec un enfant de 2 ans, l'autre avec 2 enfants (2 et 5 ans).
J'ai vu plein de photos et les deux endroits semblent très biens. Nous adorons la plage (et pas beaucoup les piscines). Nous sommes allés plusieurs fois à Cuba (Cayo Largo X 2, Holguin, Varadero X 2).
Pour ceux qui sont allés à Cayo Guillermo, je vois souvent la plage "à sec" (marée basse), j'aimerais savoir les heures de ces mouvements (marée haute vs marée basse).
Pour ceux qui sont allés à Cayo Santa Maria, j'ai beaucoup entendu parlé de journées de trop gros vent pour la baignade sur la plage... est-ce fréquent? Pour être allé en République Dominicaine quelques fois, j'ai vécu des vents à vous permettre de vous envoler avec un simple parapluie, et je ne voudrais pas vivre cela. 🙂
Costa Rica en tandem en mars English translation pending
boujour à tous les amoureux du voyage en vélo
Nous partons avec mon mari en mars pour trois semaines au Costa Rica en tandem. Nous ferons les petites routes qui passent par les volcans( Poas Arenal
tenorio) cap negro, redescendre côte ouest vers Tamarindo, bord de mer Nosara remonter vers Colorado, Santa Elena puis vers le volcan Irazu et sa région.
Voici le gros du parcours. Des suggestions, des conseils? Toutes infos seront les bienvenues; La grosse question pour moi est : le climat!! Chaud et humide où c'est supportable, sachant que nous venons de la côte d'Azur, la chaleur on connait.
merçi d'avance
Elisabeth
Hôtel Gran Playa Turquesa à Holguin English translation pending
J'aimerais savoir si quelqu'un est allé au Playa Turquesa à Holguin depuis peu de temps, j'y suis allé il y a 3 ans et la plage n'était pas très belle, est-ce qu'il y a encore beaucoup d'algues?
Je dois réserver pour le 10 janvier, mais j'attend des commentaires sur cet endroit avant de réserver officiellement.
Nous sommes 4 adultes et 2 enfants (5 ans et 2 ans)
Merci beaucoup
Je dois réserver pour le 10 janvier, mais j'attend des commentaires sur cet endroit avant de réserver officiellement.
Nous sommes 4 adultes et 2 enfants (5 ans et 2 ans)
Merci beaucoup
Nourriture à l'hôtel Playa Costa Verde? English translation pending
Je voudrais savoir si la nourriture au playa costa verde a cuba est bonne en particulier les fruits de mer.
Pour le buffet, est ce que l on retrouve de tout.
Pour le buffet, est ce que l on retrouve de tout.
Voyage tranquille au Mali English translation pending
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Les périodes les moins chères en vol sec pour le Maroc? English translation pending
tout d'abord bonjour, voila nous allons au MAROC tous les ans depuis plusieurs années (7)
nous etions tenu a des périodes de congées obligatoire :et nous sommes a la retraite depuis 1 mois
donc libre de partir quand on voudra ;j'aimerai savoir les période les moins chére en vol sec, a l'hotel
ou de préférence chez l'habitant pour vivre autre chose que l'hotel ou nous sommes toujours allé
notre voyage serait de 2 semaine a partir de février /mars
voila merçi pour les réponses
Trajet Mysore-Ooty-Mysore? English translation pending
Bonjour
Je suis actuellement a Mysore et je recherche un itineraire pas cher et sympa pour me rendre a ooti et par la suite de ooti j aimerai me rendre a Munnar.DE meme que si vous avez des bon plans pour les hotels c est pas de refus
merci
Pierre
Longer le trajet du transsibérien à cheval? English translation pending
Bonjour !
Etant étudiante, j'envisage de partir en Russie d'ici 2/3 ans, histoire de fêter ma licence. La Russie constitue pour moi une fin en soi, je voudrai me rendre à Moscou, puis descendre jusqu'à Irkoutsk, au lac Baïkal. Durant ces trois années passées à la Fac, je profiterai de mes options de langues pour choisir le Russe, histoire de partir avec quelques bases.
Mes questions sont les suivantes :Peut-on effectuer ce trajet à cheval (j'envisage d'acquérir un Percheron)Longer le transsibérien à cheval vaut-il le coup ? Ou passe-t-on à côtés d'endroits superbes, dont me gratifierai un itinéraire plus détaché ?Le trajet du Transsibérien traverse-t-il des régions désertiques où il serait impossible de ravitailler mon cheval ? (orge/avoine/foin/ou plus généralement pâturage et sources ?)Combien de temps met-on pour rallier Irkoutsk via Moscou (j'entends par là n'importe quel moyen à savoir à pied, à cheval, en vélo? (En sachant que j'ai devant moi au moins 6 mois, voir plus)Les routes sont-elles praticables pour une monture, existe-t-il des chemins longeant des rivières types allages ? QUel est l'état des routes (n'étant pas maréchal ferrant je ne peux envisager de partir sur des routes caillouteuses et tranchantes où mon cheval risquerait de déferré)Sera-t-il possible d'obtenir une place pour ma monture dans le transsibérien (stalle ?), ou sur des trains de marchandises ?(question qui fera rire bcp de monde !)Le guide Lovely Planète (loué soit leur humour grinçant :) )concernant le transsibérien vaut-il vraiment le coup ?La loi russe est-elle dure concernant le passage d'animaux à la frontière ? De quel montant est le prix de passage pour un cheval ? Avez-vous des infos concernant les vaccinations (équine of course)?Comment se présente le trajet Irkoutsk/Vladivostok ? Des coups de coeurs à me signaler ?
Partir en Russie est en rêve (j'ai des origines slaves!), que je veux plus que tout réaliser, je vous serais donc infiniment reconnaissante pour chacune des petites touches d'informations que vous voudrais bien partager avec moi. Mon objectif initial est de traverser la Russie, toutefois, consciente de la difficulté qu'entraîne le voyage équin, je suis ouverte à toute proposition concernant non pas un aller fixe mais une boucle sympa, des lieux vous ayant particulièrement marqués, cavaliers ou tout simplement voyageurs...
Comme vous le voyez, voyager avec ma (future ?)monture serait un rêve un peu idéalisé, je me tâte pour le mode de déplacement, en me basant sur l'équestre pour l'instant, mais je suis ouverte à plein d'autre manières de voyager, je posterai alors d'autres messages plus ciblés. Avec toute mon affection.
Mes questions sont les suivantes :Peut-on effectuer ce trajet à cheval (j'envisage d'acquérir un Percheron)Longer le transsibérien à cheval vaut-il le coup ? Ou passe-t-on à côtés d'endroits superbes, dont me gratifierai un itinéraire plus détaché ?Le trajet du Transsibérien traverse-t-il des régions désertiques où il serait impossible de ravitailler mon cheval ? (orge/avoine/foin/ou plus généralement pâturage et sources ?)Combien de temps met-on pour rallier Irkoutsk via Moscou (j'entends par là n'importe quel moyen à savoir à pied, à cheval, en vélo? (En sachant que j'ai devant moi au moins 6 mois, voir plus)Les routes sont-elles praticables pour une monture, existe-t-il des chemins longeant des rivières types allages ? QUel est l'état des routes (n'étant pas maréchal ferrant je ne peux envisager de partir sur des routes caillouteuses et tranchantes où mon cheval risquerait de déferré)Sera-t-il possible d'obtenir une place pour ma monture dans le transsibérien (stalle ?), ou sur des trains de marchandises ?(question qui fera rire bcp de monde !)Le guide Lovely Planète (loué soit leur humour grinçant :) )concernant le transsibérien vaut-il vraiment le coup ?La loi russe est-elle dure concernant le passage d'animaux à la frontière ? De quel montant est le prix de passage pour un cheval ? Avez-vous des infos concernant les vaccinations (équine of course)?Comment se présente le trajet Irkoutsk/Vladivostok ? Des coups de coeurs à me signaler ?
Partir en Russie est en rêve (j'ai des origines slaves!), que je veux plus que tout réaliser, je vous serais donc infiniment reconnaissante pour chacune des petites touches d'informations que vous voudrais bien partager avec moi. Mon objectif initial est de traverser la Russie, toutefois, consciente de la difficulté qu'entraîne le voyage équin, je suis ouverte à toute proposition concernant non pas un aller fixe mais une boucle sympa, des lieux vous ayant particulièrement marqués, cavaliers ou tout simplement voyageurs...
Comme vous le voyez, voyager avec ma (future ?)monture serait un rêve un peu idéalisé, je me tâte pour le mode de déplacement, en me basant sur l'équestre pour l'instant, mais je suis ouverte à plein d'autre manières de voyager, je posterai alors d'autres messages plus ciblés. Avec toute mon affection.
Saint Petersbourg en avril: vêtements, réservation d'hôtel, visa? English translation pending
Bonjour à tous
Petites questions pour mon premier voyage en dehors de l'Europe : Je compte me rendre avec mon amie à Saint Petersbourg pour une semaine du 4 au 11 avril prochain. Et je n'ai trouvé sur le forum traitant du mois d'Avril.
Pensez vous que la ville sera encore enneigé ? Un habillement aussi rigoureux que celui de l'hiver (Damart etc ...) est il indispensable ? J'ai trouvé un billet à 200 euros TTC Aller/Retour. Est ce un prix intéressant ? Et enfin, combien de temps à l'avance pensez vous qu'une réservation à l'hotel soit nécessaire pour cette période ?
Nous ne passons pas par une agence, donc pour établir le visa si j'ai bien compris il faut obtenir de la part de l'hotel un Voucher ? Ou l'hotel fournit il l'invitation qui permet d'avoir le Voucher, et donc d'établir un visa? (je sais que cette question se répéte terriblement, mais je n'ai toujours pas saisi la procédure si on ne passe pas par une agence ....)
Merci d'avance à tous.
Petites questions pour mon premier voyage en dehors de l'Europe : Je compte me rendre avec mon amie à Saint Petersbourg pour une semaine du 4 au 11 avril prochain. Et je n'ai trouvé sur le forum traitant du mois d'Avril.
Pensez vous que la ville sera encore enneigé ? Un habillement aussi rigoureux que celui de l'hiver (Damart etc ...) est il indispensable ? J'ai trouvé un billet à 200 euros TTC Aller/Retour. Est ce un prix intéressant ? Et enfin, combien de temps à l'avance pensez vous qu'une réservation à l'hotel soit nécessaire pour cette période ?
Nous ne passons pas par une agence, donc pour établir le visa si j'ai bien compris il faut obtenir de la part de l'hotel un Voucher ? Ou l'hotel fournit il l'invitation qui permet d'avoir le Voucher, et donc d'établir un visa? (je sais que cette question se répéte terriblement, mais je n'ai toujours pas saisi la procédure si on ne passe pas par une agence ....)
Merci d'avance à tous.
Recherche un trek court au Maroc English translation pending
Bonjour,
Avec mon copain et sa mère, nous serons au Maroc au courant du mois de février. Comme moi et mon copain sommes adeptes de randonnée, on recherche un trek court et relativement facile (comme sa mère sera du voyage) pour ce séjour. Aussi, nous préférerions un trek sans trop de neige puisque nous sommes au Mali depuis quelques mois (donc pas trop d'équipement hivernal avec nous). Des idées?
Avec mon copain et sa mère, nous serons au Maroc au courant du mois de février. Comme moi et mon copain sommes adeptes de randonnée, on recherche un trek court et relativement facile (comme sa mère sera du voyage) pour ce séjour. Aussi, nous préférerions un trek sans trop de neige puisque nous sommes au Mali depuis quelques mois (donc pas trop d'équipement hivernal avec nous). Des idées?
Trek solo au Pamir (Tadjikistan)... ou comment s'en sortir seul avec un oedème pulmonaire! English translation pending
Trek au Pamir, Juillet 2008
En route... Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d'ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J'ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D'après mes informations, des voitures partent vers 6h; j'ai donc du temps, et j'en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives. Le jour levé, je marche pour trouver une voiture allant dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrosent le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil encore sous l'horizon, mais il fait déjà chaud à Dushambe. Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route... En ce début d'été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C'est pourquoi il est très difficile d'obtenir une place d'avion, et il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour faire des liens sociaux que les quelques minutes d'avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l'Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagnes sèches.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0847.jpg
Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, accompagnée de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux au niveau sanitaire, je suis cette fois sur mes gardes au Tadjikistan. J'achète une bouteille d'eau minérale qu'un jeune m'apporte bien fraîche. Curieux de savoir d'où elle vient, je vais voir vers l'arrière du magasin... Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il est tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d'une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C'est bien le cas ici aussi, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d'occidental fraîchement arrivé. Nous arrivons à Khorog, "capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir. Durant ma courte nuit, j'ai décidé de tenter un autre trek que celui que j`avais prévu initialement : départ de Alichur sur la "Pamir Highway", en passant par le lac Yachilkul, pour commencer, ensuite peut-être route vers le lac Sarez... ou peut-être pas ! Entre les réserves apportées d'Europe et les achats au marché de Khorog (effectué avec une fille tadjik qui m'a bien aidé), je pense avoir une bonne dizaine de jours d'autonomie. Après une matinée ubuesque où je me confronte à l'emprunte soviétique de la bureaucratie afin de me faire enregistrer par les autorités, j'aurai réactivé mes quelques phrases de russe. Pour me rendre à Alichur, je trouve une vieille UAZ (4x4 soviétique) à partager avec des kirghizes forts sympatiques se rendant vers Murgab. Nous sommes 8 au total dans cette petite voiture, le rêve ! La route s'élève rapidement jusqu'à des cols vers 4000m, et nous sommes entourés de montagnes encore plus hautes aux sommets enneigés. Si le trajet devait être parcouru en 5h environ, c'était sans compter les nombreux arrêts : Pour faire le plein d'essence avec une boîte de conserve et un entonnoir fin (une bonne demi heure) Après chaque grosse côte pour refroidir le moteur et enduire une partie du moteur de boue humide avec de l'herbe (technique très répendue ici) Aider une autre voiture qui a crevé ou avec un problème moteur Crever à notre tour et s'arrêter pour changer la roue...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0841.jpg
L'arrêt le plus imprévu fut la pause à des sources chaudes : perdu au milieu du désert d'altitude, à des heures de tout village digne de ce nom, nous nous arrêtons avec mes amis kirghizes pour nous baigner dans des eaux thermales brûlantes. C'est le pied, juste avant d'affronter la première nuit fraîche dans le Pamir à 4000m : en effet il est déjà bien tard et il nous reste 2 grosse heures de route... Nous arriverons finalement en Alichur au milieu de la nuit. Je dois trouver un toit pour la nuit, et mes compagnons de route veulent faire une pause avant de continuer vers Murgab. On va donc chez des amis à eux, qui peuvent m'héberger, et nous faire un repas au milieu de la nuit : poissons frits, pain et beurre, à volonté ! J'en profite le mieux possible en vue des jours à venir... Après avoir dit au revoir aux kirghizes continuant vers Murghab, je discute un peu avec le père de la famille, puis m'endors rapidement. Je suis plutôt excité de me retrouver si "vite" au milieu du Pamir, accueilli chaleureusement dans un petit village au milieu de la nuit. Je prévoit de partir tôt demain, pour faire une grosse journée de marche jusqu'au lac peut-être...
Marchons...
Le lendemain, réveillé à 5h30 par un soleil puissant à travers la grande fenêtre de ma chambre, je n'ai envie que d'une chose : aller marcher dans le Pamir ! Je partage le petit déjeuner avec la famille. Avant de me mettre en route, je découvre dans la lumière du matin le village, qui est constitué de quelques maisons pamiris blanches à toit plat, éparpillées sur le plateau poussiéreux. La simplicité même, mais pour l'isolation, ça ne doit pas rigoler l'hiver !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0849.jpg
Je me sens frais, motivé, le sac semble léger malgré les 10 jours de réserves. Je m'éloigne rapidement du village, en suivant la rivière, vers l'ouest. Très vite je n'aurai plus de repère humain en vue, seulement la poussière sous mes pas. En dehors de la rivière, aucune source d'eau, aucun signe de vie non plus. J'avance sûr de moi, une pause chaque heure pour boire et manger ; l'espace qui m'entoure semble si grand que marcher 1 heure représente un saut de puce. Le soleil est puissant, des nuages pointent au nord, je les surveille attentivement, n'ayant pas spécialement envie de connaître immédiatement les joies d'un orage au Pamir !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0883.jpg
Dans ma tête je ne pense pas à l'Europe, mais à ce qui m'attend les jours prochains. Et je calcule les jours et les heures à marcher pour arriver à ces petits lacs au nord, et le lac Sarez peut-être. Questions : comment seront les torrents à franchir ? Cela peut tellement varier d'une année à l'autre, d'un jour à l'autre; j'en ai repéré au moins 5 sur mon chemin. Je devrais peut-être retourner sur mes pas ? Dans un méandre de la rivière se tient une yourte. Première habitation en vue depuis le début. La famille est hélas de l'autre côté de la rivière, que je n'ai pas envie de franchir maintenant. Je salue à distance et continue mon chemin. Quelques heures plus tard, le sac me paraît déjà bien plus lourd qu'au début, mais j'avance encore à bonne allure. J'ai l'impression d'approcher du lac Yachilkul, il ne doit pas être si loin que ça... Cela fait plus de 12 heures que je suis parti ce matin, j'ai parcouru près de 30km avec mon gros sac, il faudrait que je pose la tente. Et ce lac qui ne doit pas être loin... tant pis pour le bivouac sur le lac pour ce soir, il faudra attendre encore un peu ! Je franchi la rivière pour m'installer sur une jolie plage de la rive opposée. La tente est montée machinalement, puis je m'écroule de fatigue, sans bouger pendant une heure. Je ne me relèverai que pour manger un peu, car il le faut bien, même si la faim n'est pas là. Je sais que l'altitude me coupe souvent un peu la faim, ce n'est pas très grave. Malgré ma fatigue physique, je n'arrive pas très bien à dormir. J'ai très mal aux muscles des jambes. J'ai dû faire une grosse journée quand même...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0864.jpg
Le jour se lève, je plie la tente et recommence à marcher... la rivière s'élargit vite en un delta verdoyant, pour laisser rapidement (2 heures de marche tout de même) place au lac. Il est bordé à l'est par une immense plage de sable blanc de laquelle s'élève de véritables tornades, le tout sur fond de hauts sommets glacés. Le vent souffle effectivement fort, face à moi, incessant. Il brûle les lèvres, les yeux, les tornades passent et repassent, il faut se protéger à chaque fois... Je réussi malgré tout à faire une petite sieste au milieu de ce vacarme.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0915.jpg
Je progresse ensuite lentement sur la rive nord. Le bleu du lac est profond, sombre et intense. Le vent rend tout ce paysage beau, extrêmement beau, mais brutal et inhospitalier. J'ai l'impression d'être arrivé à mon premier but, mais en même temps d'être nul part. Je suis bien au milieu de nul part, je me souviens des cartes satellites observées attentivement avant mon départ ne montrant que quelques minuscules villages distants de plusieurs jours de marche, séparés par des rivières et des cols... et des glaciers si par hasard je me trompais de vallée.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_1072.jpg
Mais une carte satellite ne montre pas le bruit des vagues du lac agité, ne fais pas sentir les lèvres brûlées par le vent qui ne donne aucun répis de la première heure de jour jusqu'au couché du soleil, et enfin ne permet pas de voir qu'en plusieurs heures de marche, les montagnes qui nous entourent ont à peine changé leur perspective... Je marcherai le plus possible, ajoutant à chaque fois 30 minutes de marche quand je pensais m'arrêter. Je ferai finalement bivouac au milieu de la rive nord, vraiment épuisé. J'espérai peut-être trouver une habitation, un berger, dans cet endroit où une rivière venant du nord se jette dans le lac, je n'ai trouvé qu'une ruine abandonnée. Je me force encore une fois à manger avant de m'endormir, alors que le soleil n'est pas encore couché. Je me réveille, après quelques heures de mauvais sommeil. J'ai mal à la tête, c'est indéniable. Une alarme se déclenche en moi: je pense pour la première fois au mal des montagnes, et à un oedème pulmonaire. Pour vérifier cela, par réflex j'expire et vide mes poumons. Le verdict est sans appel : j'entend ce gargouillis si caractéristique, signifiant que mes poumons sont en train de se remplir d'eau. Je regarde ma montre, il est 22h30. Tout va très vite dans ma tête, j'évalue ma situation, clairement mauvaise : je suis seul, la nuit vient de commencer, je suis à 45km de mon point de départ, et n'ai rencontré aucun village depuis, seule une famille dans une yourte non loin d'Allichur, ainsi qu'une yourte vide dans le delta à l'extrémité est du lac. Ce début d'oedème pulmonaire signifie qu'il me reste environ 24h avant que les choses ne s'aggravent irrémédiablement. Dans 24h au plus je DOIS être à moins de 3000m. Le problème est que sur ce plateau du Pamir, le premier point en dessous de cette altitude se situe à plus de 150km de là... D'une manière ou d'une autre quelqu'un devra m'aider...
En route... Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d'ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J'ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D'après mes informations, des voitures partent vers 6h; j'ai donc du temps, et j'en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives. Le jour levé, je marche pour trouver une voiture allant dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrosent le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil encore sous l'horizon, mais il fait déjà chaud à Dushambe. Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route... En ce début d'été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C'est pourquoi il est très difficile d'obtenir une place d'avion, et il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour faire des liens sociaux que les quelques minutes d'avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l'Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagnes sèches.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0847.jpg
Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, accompagnée de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux au niveau sanitaire, je suis cette fois sur mes gardes au Tadjikistan. J'achète une bouteille d'eau minérale qu'un jeune m'apporte bien fraîche. Curieux de savoir d'où elle vient, je vais voir vers l'arrière du magasin... Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il est tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d'une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C'est bien le cas ici aussi, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d'occidental fraîchement arrivé. Nous arrivons à Khorog, "capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir. Durant ma courte nuit, j'ai décidé de tenter un autre trek que celui que j`avais prévu initialement : départ de Alichur sur la "Pamir Highway", en passant par le lac Yachilkul, pour commencer, ensuite peut-être route vers le lac Sarez... ou peut-être pas ! Entre les réserves apportées d'Europe et les achats au marché de Khorog (effectué avec une fille tadjik qui m'a bien aidé), je pense avoir une bonne dizaine de jours d'autonomie. Après une matinée ubuesque où je me confronte à l'emprunte soviétique de la bureaucratie afin de me faire enregistrer par les autorités, j'aurai réactivé mes quelques phrases de russe. Pour me rendre à Alichur, je trouve une vieille UAZ (4x4 soviétique) à partager avec des kirghizes forts sympatiques se rendant vers Murgab. Nous sommes 8 au total dans cette petite voiture, le rêve ! La route s'élève rapidement jusqu'à des cols vers 4000m, et nous sommes entourés de montagnes encore plus hautes aux sommets enneigés. Si le trajet devait être parcouru en 5h environ, c'était sans compter les nombreux arrêts : Pour faire le plein d'essence avec une boîte de conserve et un entonnoir fin (une bonne demi heure) Après chaque grosse côte pour refroidir le moteur et enduire une partie du moteur de boue humide avec de l'herbe (technique très répendue ici) Aider une autre voiture qui a crevé ou avec un problème moteur Crever à notre tour et s'arrêter pour changer la roue...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0841.jpg
L'arrêt le plus imprévu fut la pause à des sources chaudes : perdu au milieu du désert d'altitude, à des heures de tout village digne de ce nom, nous nous arrêtons avec mes amis kirghizes pour nous baigner dans des eaux thermales brûlantes. C'est le pied, juste avant d'affronter la première nuit fraîche dans le Pamir à 4000m : en effet il est déjà bien tard et il nous reste 2 grosse heures de route... Nous arriverons finalement en Alichur au milieu de la nuit. Je dois trouver un toit pour la nuit, et mes compagnons de route veulent faire une pause avant de continuer vers Murgab. On va donc chez des amis à eux, qui peuvent m'héberger, et nous faire un repas au milieu de la nuit : poissons frits, pain et beurre, à volonté ! J'en profite le mieux possible en vue des jours à venir... Après avoir dit au revoir aux kirghizes continuant vers Murghab, je discute un peu avec le père de la famille, puis m'endors rapidement. Je suis plutôt excité de me retrouver si "vite" au milieu du Pamir, accueilli chaleureusement dans un petit village au milieu de la nuit. Je prévoit de partir tôt demain, pour faire une grosse journée de marche jusqu'au lac peut-être...
Marchons...
Le lendemain, réveillé à 5h30 par un soleil puissant à travers la grande fenêtre de ma chambre, je n'ai envie que d'une chose : aller marcher dans le Pamir ! Je partage le petit déjeuner avec la famille. Avant de me mettre en route, je découvre dans la lumière du matin le village, qui est constitué de quelques maisons pamiris blanches à toit plat, éparpillées sur le plateau poussiéreux. La simplicité même, mais pour l'isolation, ça ne doit pas rigoler l'hiver !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0849.jpg
Je me sens frais, motivé, le sac semble léger malgré les 10 jours de réserves. Je m'éloigne rapidement du village, en suivant la rivière, vers l'ouest. Très vite je n'aurai plus de repère humain en vue, seulement la poussière sous mes pas. En dehors de la rivière, aucune source d'eau, aucun signe de vie non plus. J'avance sûr de moi, une pause chaque heure pour boire et manger ; l'espace qui m'entoure semble si grand que marcher 1 heure représente un saut de puce. Le soleil est puissant, des nuages pointent au nord, je les surveille attentivement, n'ayant pas spécialement envie de connaître immédiatement les joies d'un orage au Pamir !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0883.jpg
Dans ma tête je ne pense pas à l'Europe, mais à ce qui m'attend les jours prochains. Et je calcule les jours et les heures à marcher pour arriver à ces petits lacs au nord, et le lac Sarez peut-être. Questions : comment seront les torrents à franchir ? Cela peut tellement varier d'une année à l'autre, d'un jour à l'autre; j'en ai repéré au moins 5 sur mon chemin. Je devrais peut-être retourner sur mes pas ? Dans un méandre de la rivière se tient une yourte. Première habitation en vue depuis le début. La famille est hélas de l'autre côté de la rivière, que je n'ai pas envie de franchir maintenant. Je salue à distance et continue mon chemin. Quelques heures plus tard, le sac me paraît déjà bien plus lourd qu'au début, mais j'avance encore à bonne allure. J'ai l'impression d'approcher du lac Yachilkul, il ne doit pas être si loin que ça... Cela fait plus de 12 heures que je suis parti ce matin, j'ai parcouru près de 30km avec mon gros sac, il faudrait que je pose la tente. Et ce lac qui ne doit pas être loin... tant pis pour le bivouac sur le lac pour ce soir, il faudra attendre encore un peu ! Je franchi la rivière pour m'installer sur une jolie plage de la rive opposée. La tente est montée machinalement, puis je m'écroule de fatigue, sans bouger pendant une heure. Je ne me relèverai que pour manger un peu, car il le faut bien, même si la faim n'est pas là. Je sais que l'altitude me coupe souvent un peu la faim, ce n'est pas très grave. Malgré ma fatigue physique, je n'arrive pas très bien à dormir. J'ai très mal aux muscles des jambes. J'ai dû faire une grosse journée quand même...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0864.jpg
Le jour se lève, je plie la tente et recommence à marcher... la rivière s'élargit vite en un delta verdoyant, pour laisser rapidement (2 heures de marche tout de même) place au lac. Il est bordé à l'est par une immense plage de sable blanc de laquelle s'élève de véritables tornades, le tout sur fond de hauts sommets glacés. Le vent souffle effectivement fort, face à moi, incessant. Il brûle les lèvres, les yeux, les tornades passent et repassent, il faut se protéger à chaque fois... Je réussi malgré tout à faire une petite sieste au milieu de ce vacarme.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0915.jpg
Je progresse ensuite lentement sur la rive nord. Le bleu du lac est profond, sombre et intense. Le vent rend tout ce paysage beau, extrêmement beau, mais brutal et inhospitalier. J'ai l'impression d'être arrivé à mon premier but, mais en même temps d'être nul part. Je suis bien au milieu de nul part, je me souviens des cartes satellites observées attentivement avant mon départ ne montrant que quelques minuscules villages distants de plusieurs jours de marche, séparés par des rivières et des cols... et des glaciers si par hasard je me trompais de vallée.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_1072.jpg
Mais une carte satellite ne montre pas le bruit des vagues du lac agité, ne fais pas sentir les lèvres brûlées par le vent qui ne donne aucun répis de la première heure de jour jusqu'au couché du soleil, et enfin ne permet pas de voir qu'en plusieurs heures de marche, les montagnes qui nous entourent ont à peine changé leur perspective... Je marcherai le plus possible, ajoutant à chaque fois 30 minutes de marche quand je pensais m'arrêter. Je ferai finalement bivouac au milieu de la rive nord, vraiment épuisé. J'espérai peut-être trouver une habitation, un berger, dans cet endroit où une rivière venant du nord se jette dans le lac, je n'ai trouvé qu'une ruine abandonnée. Je me force encore une fois à manger avant de m'endormir, alors que le soleil n'est pas encore couché. Je me réveille, après quelques heures de mauvais sommeil. J'ai mal à la tête, c'est indéniable. Une alarme se déclenche en moi: je pense pour la première fois au mal des montagnes, et à un oedème pulmonaire. Pour vérifier cela, par réflex j'expire et vide mes poumons. Le verdict est sans appel : j'entend ce gargouillis si caractéristique, signifiant que mes poumons sont en train de se remplir d'eau. Je regarde ma montre, il est 22h30. Tout va très vite dans ma tête, j'évalue ma situation, clairement mauvaise : je suis seul, la nuit vient de commencer, je suis à 45km de mon point de départ, et n'ai rencontré aucun village depuis, seule une famille dans une yourte non loin d'Allichur, ainsi qu'une yourte vide dans le delta à l'extrémité est du lac. Ce début d'oedème pulmonaire signifie qu'il me reste environ 24h avant que les choses ne s'aggravent irrémédiablement. Dans 24h au plus je DOIS être à moins de 3000m. Le problème est que sur ce plateau du Pamir, le premier point en dessous de cette altitude se situe à plus de 150km de là... D'une manière ou d'une autre quelqu'un devra m'aider...
Météo aux Moluques ou à Irian Jaya en janvier? (Indonésie) English translation pending
Y a t'il quelqu'un qui va se rendre a Iria ou aux Moluques en Janvier. Cela est il possible coté meteo?
Voyager en République Dominicaine avec un enfant de 2 ans? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans le sud, en république dominicaine, dans 2 semaines avec mon garçon de 2 ans. Comme J, aime tout prévoir (comme si c'était possible avec des enfants😉), je me demandais si les habitués de voyages pouvaient me donner des conseils ou trucs à ne pas oublier, car j'ai vraiment la tête dans les nuages de ces temps-ci...
C'est un tout inclu alors pas vraiment d, AVENTURES, mais bon ces conseils me sécuriseront.
Avis sur trois agences pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Nous voulons partir en février 2009 pr voyage de noces en thailande (1 semaine circuit et 1 semaine balnéaire à Koh Samui)! Nous avons fait faire 3 devis à 3 agences de voyages différentes. Asie-Online, Voyageurs Associés et Nouvelles Frontières, etes vous déjà partis avec l'une d'elle? et qu'en pensez vous?
Merci bcp de vos réponses car nous sommes un peu perdus 😕.....
Nous voulons partir en février 2009 pr voyage de noces en thailande (1 semaine circuit et 1 semaine balnéaire à Koh Samui)! Nous avons fait faire 3 devis à 3 agences de voyages différentes. Asie-Online, Voyageurs Associés et Nouvelles Frontières, etes vous déjà partis avec l'une d'elle? et qu'en pensez vous?
Merci bcp de vos réponses car nous sommes un peu perdus 😕.....
Relier Juliaca (Pérou) à La Paz (Bolivie) en bus English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire le voyage de Cusco à La Paz
Deux choix s'offrent à moi :
1/ prendre un avion de Cusco à La Paz via Lima
2/ prendre un avion de Cusco à Juliaca puis un bus de Juliaca à La Paz
Mes questions sont : est ce que Juliaca Laz Paz en bus est fréquent, régulier et quel temps met on en bus ? est il difficile de passer la frontière en bus ?
Est ce mieux l'avion ou le bus sans faire parler le facteur $$$ dans la décision ? merci f
Je souhaite faire le voyage de Cusco à La Paz
Deux choix s'offrent à moi :
1/ prendre un avion de Cusco à La Paz via Lima
2/ prendre un avion de Cusco à Juliaca puis un bus de Juliaca à La Paz
Mes questions sont : est ce que Juliaca Laz Paz en bus est fréquent, régulier et quel temps met on en bus ? est il difficile de passer la frontière en bus ?
Est ce mieux l'avion ou le bus sans faire parler le facteur $$$ dans la décision ? merci f
Croisière sur l'Aranui English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous serons sur l'aranui en mars 2009 ; il est prévu pas mal de marches sur les îles .J'aimerais savoir s'il faut prévoir les chaussures de randonnée ou si de bons baskets suffisent.
Autre question : a t-on l'occasion d'acheter quelques souvenirs à prix corrects pendant la croisière ou est ce préférable de les acheter au marché de Papeete (nous y serons avant la croisière )?
Merci pour vos réponses
Faire des treks au Pérou en février/mars? English translation pending
Bonjour,
Bon et bien, j'ai tout dis dans le titre de la discussion. Nous partons avec une amie au Perou en février/Mars car nous n'avons pas réussi à trouver d'autre période commune pour partir et nous aimerions aller marcher autour de Cuzco. Savez-vous si c'est une période propice à la randonnée ?
Ensuite, nous cherchons aussi des bonnes petites adresses. Dans l'idéal, nous aimerions dormir chez l'habitant. Avez-vous dans vos cahiers de voyages quelques contacts à nous faire partager ?
Merci par avance de vos réponses.
Sabrina
Bon et bien, j'ai tout dis dans le titre de la discussion. Nous partons avec une amie au Perou en février/Mars car nous n'avons pas réussi à trouver d'autre période commune pour partir et nous aimerions aller marcher autour de Cuzco. Savez-vous si c'est une période propice à la randonnée ?
Ensuite, nous cherchons aussi des bonnes petites adresses. Dans l'idéal, nous aimerions dormir chez l'habitant. Avez-vous dans vos cahiers de voyages quelques contacts à nous faire partager ?
Merci par avance de vos réponses.
Sabrina
Vos conseils avisés pour trois semaines au Sri Lanka en décembre? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous projetons de partir à deux au Sri lanka pendant trois semaines en décembre. Nous aurions besoin de vos conseils, bons plans, lieux à ne pas manquer... pour mieux organiser notre voyage. Nous avons un petit budget et souhaitons être au coeur de la luxuriante nature, faire des choses simples, rencontrer les sri lankais (nous prenons un maximum de contacts par les sites d'échange d'hospitalité...), assister à des danses ou festivals...
Nous avons projeté de faire l'ascension d' Adam's Peak le jour de la poya, s'imaginant que ça devait être assez magique... mais on nous le déconseille vivement à cause de la foule. Qui a déjà tenté cette expérience?
Nous voulons ensuite nous faire un petit tour jusqu'à Ella en passant par Nuwara Eliya et Haputale afin de profiter des belles balades. En avez-vous à nous conseiller en dehors de celles du lonely?
Badulla-Kandy en bus. Est-ce possible?
Région de Kandy avec danses, temples et jardin botanique
Kandy-Ratnapura. par quel chemin? en repassant par Hatton?
Ratnapura pour les pierres de lune...
Forêt de Sinharaja: où peux-t-on loger?
Sinharaja-Matara
Côte avec pas encore de plans...
Voilà, qu'en pensez-vous? Peux-t-on se permettre de ne pas réserver d'hotel à cette période de l'année et de voir sur place en arrivant? Je connais l'Inde, le Sri Lankais me semble beaucoup plus cher... est-il possible de dormir pour 500 rs la nuit à deux? Les prix de la nourriture me paraissent aussi exorbitants... quel est le prix d'un riz-curry dans un resto normal, local?
Bref, beaucoup d'autres questions mais que je réserve pour la suite en fonction de vos apports.
Merci pour ce partage
Nous projetons de partir à deux au Sri lanka pendant trois semaines en décembre. Nous aurions besoin de vos conseils, bons plans, lieux à ne pas manquer... pour mieux organiser notre voyage. Nous avons un petit budget et souhaitons être au coeur de la luxuriante nature, faire des choses simples, rencontrer les sri lankais (nous prenons un maximum de contacts par les sites d'échange d'hospitalité...), assister à des danses ou festivals...
Nous avons projeté de faire l'ascension d' Adam's Peak le jour de la poya, s'imaginant que ça devait être assez magique... mais on nous le déconseille vivement à cause de la foule. Qui a déjà tenté cette expérience?
Nous voulons ensuite nous faire un petit tour jusqu'à Ella en passant par Nuwara Eliya et Haputale afin de profiter des belles balades. En avez-vous à nous conseiller en dehors de celles du lonely?
Badulla-Kandy en bus. Est-ce possible?
Région de Kandy avec danses, temples et jardin botanique
Kandy-Ratnapura. par quel chemin? en repassant par Hatton?
Ratnapura pour les pierres de lune...
Forêt de Sinharaja: où peux-t-on loger?
Sinharaja-Matara
Côte avec pas encore de plans...
Voilà, qu'en pensez-vous? Peux-t-on se permettre de ne pas réserver d'hotel à cette période de l'année et de voir sur place en arrivant? Je connais l'Inde, le Sri Lankais me semble beaucoup plus cher... est-il possible de dormir pour 500 rs la nuit à deux? Les prix de la nourriture me paraissent aussi exorbitants... quel est le prix d'un riz-curry dans un resto normal, local?
Bref, beaucoup d'autres questions mais que je réserve pour la suite en fonction de vos apports.
Merci pour ce partage
Croisière sur le Costa Concordia avec les enfants à partir du 12 février 2009 English translation pending
Je pars en croisière (les trésors de l'histoire) le 12 fév 2009 avec ma petite famille ( deux petites filles 4 ans et 1 an) .Jaurais voulu savoir si des personnes étaient partis avec de jeunes enfants et s'ils avaient des conseils à me donner .En ce qui concerne les repas est-ce que par exemple je pourrais avoir des aliments adaptés (pour la petite) et du lait car je ne me vois pas prendre sa ration pour 12 jours .
merci d'avance
Station de ski Carroz-d'Arâches: enneigement, aire pour camping-car...? English translation pending
Bonjour,
Nous partons cet hiver ds les alpes a Carroz-d'Arâches en camping-car rejoindre des copains. Quelqu'un connait il cette station ? Quel est l'ennEigment en général ? L'aire est t il bien pour les cc ? Est il loin des pistes ? ....
Merci par avance de vos infos
Nous partons cet hiver ds les alpes a Carroz-d'Arâches en camping-car rejoindre des copains. Quelqu'un connait il cette station ? Quel est l'ennEigment en général ? L'aire est t il bien pour les cc ? Est il loin des pistes ? ....
Merci par avance de vos infos
Carnet de route Namibie 2008 (à la rencontre du chiffre 4) English translation pending
Avant tout je tiens à remercier toutes les personnes du forum par leurs judicieux conseils prodigués à chacun de mes posts !
LE VOYAGE DU CHIFFRE 4 (6 octobre au 4 novembre 2008)
Mon 4ème voyage en Namibie Durée 4 semaines 4 amis au départ (mais aussi à l’arrivée) 4005 km au total 4 crevaisons Rencontre de 4 guides magnifiques : Christopher et John les Hambukushus de la bande de Caprivi – Christian le Bushmen et Danzie le Damara du Spitzkoppe 4 serpents dont 3 morts…. Heureusement ! 4 Bières par homme et par jour ! (je suis frappée de modestie !) 4 régions visitées : Bande de Caprivi – Bushmen Land – Damaraland – et le désert du Namib
Puis il y a eu des surprises en nombres, des activités mémorables, des souvenirs indélébiles, des paysages fabuleux, des animaux fascinants, du bonheur à l’état pur, de l’amitié en barre, de l’entente parfaite, et du partage à profusion !
Comme la Namibie a acceptée de m’accueillir pour la 4ème fois je suis partie une semaine avant les 3 autres lurons afin de rencontrer toutes les merveilleuses personnes rencontrées au fil de mes voyages et devenues amies.
Une semaine à m’imprégner une fois de plus de ce pays où je me sens un peu chez moi. Une escapade chez Hannekje et Wilhem de Barchan Dunes devenus eux aussi des amis au fil de mes voyages. Une semaine à partager, travail, rencontres, discussions avec mes amis du 1er jour Nathalie et Alex de Londiningi. Au fil du temps ils sont devenus ma famille de Namibie. Quelques jours à préparer le véhicule, les achats, le change avant l’arrivée de mon mari accompagné de nos amis.
Ce périple fut le 2ème pour mon mari. Pour nos amis c’était le grand saut ! Jamais de voyage hors des contrées Européennes, jamais de voyage à l’aventure, et surtout jamais de voyage sans passer par une agence ! Dès le 1er jour ils m’ont donné toute leur confiance dans l’organisation, dans les choix des régions visitées. Bien entendu par nos discussions je connaissais leurs attirances ! Animaux et désert ! (c’est drôle….)
Jour 1 15 octobre sous un soleil de plomb ils arrivent un peu fatigué à Londiningi ! Après une douche et une 1ère bière ils sont mis dans le bain ! Arrive les uns après les autres les amis de passage à Windhoek à cette date pour le partage du dîner concocté par Alex et moi !
16 octobre au matin avec mon mari nous allons chercher le véhicule, équipé de deux tentes de toit, puis nous le chargeons en denrées pour les jours à venir ! 11h le départ direction la bande de Caprivi. Dans mes précédents j’ai eu le loisir d’emprunter les pistes du Sud au Nord mais jamais encore je n’avais été dans la bande de Caprivi.
Jour par jour l’itinéraire de notre périple….
Jour 2 Windhoek – Watterberg 290 km Route sans grand intérêt vu que nous ne quittons le goudron que quelques kilomètres avant le Watterberg Campement : Watterberg Wilderness 1er repas autour du feu, les pieds dans la terre rouge du plateau avec les babouins comme voisins.
Jour 3 Watterberg – Rundu 408 km
Jour de transit sur l’asphalte ! Arrêt à Grootfontein pour les derniers achats. Magasin très bien achalandés, petite ville sympathique ! Avant Rundu sur les bords de la route nous voyons les autochtones vendre ce qui me paraît être des oranges ! Par cette chaleur quelques agrumes vont nous rafraîchir ! Surprise totale… elles sont lourdes, de la taille d’un pamplemousse et quand on les secoue elles font du bruit ! De retour dans le véhicule impossible de peler le fruit ! Il attendra l’apéritif du soir ! Aujourd’hui encore je n’ai pas la certitude de ce que j’ai acheté ! Il semblerait que c’était des melons du désert ! Il faut scier l’écorce et l’aspect découvert n’est pas engageant du tout ! Brun – visqueux – par morceaux se détachant les uns des autres ! Qui ose goûter ? Bien toi vu que tu pensais que c’était des oranges…. Le résultat est surprenant : goût acidulé, texture agréable sauf qu’il n’y a presque rien à manger vu que chaque particule renferme un gros pépin ! Ceux qui connaissent ce fruit seraient bien aimables de me renseigner sur son nom. Message lancé ! Campement : Kaisori River Lodge Lodge très agréable avec des quantités de paons (et leurs cris) au bord du Kavango que l’on devine dans les herbes hautes ! Lieu très vert et très calme ! Le campement offre toutes les commodités.

Jour 4 : Rundu – Bagani 240 km
Nous décidons de prendre le chemin des écoliers (pas la route goudronnée) et traversons quantités de petits villages au bord de la rivière. La vie est dense, les enfants présents partout, de la poussière en quantité après notre passage, mais la vie ici est bien réelle ! Notre gros 4x4 soulève trop de poussière qui malgré une vitesse réduite doit handicaper les habitants donc nous décidons de rejoindre la route principale. Quelques tour de roue plus loin… 1ère crevaison ! Pourtant le matin même je disais aux hommes : Mettez tout le matériel en cas de crevaison à portée de main, on sait jamais ! Bien leur en a pris de ne pas m’écouter… avant de pouvoir changer la roue tout notre matériel était sur le bas côté de la route ! Pendant ce temps les dames observent les environs et tiennent la conversation à un groupe d’enfants ! Merci aux Sud’Af ayant fait demi-tour pour nous prêter main forte ! Non que nos deux héros ne sachent pas changer une roue mais nous avions du matériel de misère pour lever le véhicule ! Arrivée à Bagani ou nous faisons le plein de bouteilles d’eau au magasin du coin ! Fini les étalages remplis – fini le choix de viande et légumes – ici c’est autre chose… et la mendicité devant le magasin sensibilise très fortement nos amis pourtant avertis du mieux que j’ai pu ! Logement en hutte pour 2 nuits à Ngepi Camp. Avant de s’installer il faut faire réparer le pneu, on peut encore crever !
Jour 5 : Activités à Ngepi Camp Matinée réservée au Mokoro sur l'Okavango avec notre guide Christopher *l'amoureux des oiseaux* Départ aux chutes de Popa Falls qui ne sont pas un lieu incontournable dans ce havre de paix! Descente du fleuve aux sons des rires des enfants jouant sur les berges. Visite d'un village traditionnel de la communauté Hambukushu. A l'huile de coude notre guide se bat contre un vent contraire et évite les hipopotames! Magnifiques instants d'une rare beauté.
Après un lunch copieux nous partons à la découverte du parc Mahango ou les animaux se font discrets et apparaissent au loin. Un éléphant nous gratifie de son passage devant les roues du véhicule! Merci à toi bel animal....
Jour 6 : Bagani – Kongola 240 km Entrée dans la bande de Caprivi. 200 km en ligne droite. Terres mises à feu, fumée âcre et spectacle désolant ! Passage obligé pour entrée dans la partie verte de Namibie, la bande de Caprivi. Des quantité de panneaux indiquant : Attention éléphant ! Mais ou étaient-ils ? Pas du tout surprise de ne pas avoir vu l’ombre d’un pachyderme avec toutes ces terres brûlées. On apprendra plus tard que se sont les locaux qui boute le feu afin d’agrandir leur surface cultivable ! Campement : Camp Kwando
Un grand coup de cœur pour ce Lodge ! Havre de paix, la quiétude aux sons des grenouilles, la tranquillité et la verdure !
Après midi lessive et repos à l’ombre des grands arbres ! Presque impossible de me sentir en Namibie tant la verdure est présente, l’eau en abondance ! A croire que le contraire de désertique est : Caprivi !
Les bords du Kwando sont grandioses mais rien au regard du spectacle du lendemain.
Jour 7 Activités de Camp Kwando
Matinée pêche avec Bryan. Bateau à moteur oblige car le mokoro sur cette partie du Kwando est trop dangereux à cause de la proximité des hippopotames ! Spectacle éblouissant pas sa végétation, par les animaux, par tous les volatiles nous gratifiant de la beauté de leur plumage ! Sillonnant dans les eaux du Kwando tel un labyrinthe, s’arrêtant et coupant le moteur pour s’adonner à la pêche, ou encore filant plein gaze car un troupeau d’hippopotames se sent dérangé par notre présence ! 5 heures de rêve et de bonheur ! 5 h à se ressourcer et à jouir pleinement tant c’est grandiose ! Après midi réservé au parc Mudumu ! Chef d’œuvre de la nature ! Troupeau de gnous et de zèbres, phacochères la queue en l’air… Singes velvets et babouins, antilopes Roane et Sabre, mais aussi un énorme troupeau de buffle là devant nous ! Mudumu paradis des éléphants… aussi fréquent et nombreux que les Springbocks dans le Damaraland ! Retour au coucher du soleil ou John prend encore le temps de s’arrêter pour nous laisser apprécier le spectacle ! JOURNEE GRANDIOSE !

Jour 8 Kongola - direction le Botswana 376 km Retour sur nos pas sur 200 km dans la désolation des terres brûlées. Stop arrête toi ! tu vas l’écraser…. Devant nous un python de 2 mètres traverse l’asphalte ! Trop tard… il est sous nos roues ! C’était lui… ou nous dans les décors ! A tout choisir je préfère ainsi ! Nous l’avons mis en proie pour les vautours sur le bas côté de la route !
Traversée de la frontière au poste de Mohembo sans aucun problème !
Shakawe… super marché énorme, distributeur de monnaie à profusion, station d’essence difficile à trouver ! Attention : la banque Namibienne m’avait annoncé que le Rand est accepté au Botswana. Certes c’est juste mais la monnaie est rendue en Pula ! (le change à prix fort)
Traversée de la barrière vétérinaire sans problème malgré un emballage de beurre et de lait ouvert dans le frigidaire ! (la viande était planquée sous les sièges.. conseils d’un ami Namibien !!! et ça marche à tous les coups !) Arrivée en cours d’après midi à Delta Dawn (bush camp) au bord de l’Okavango. Lieu très agréable, bien ombragé et encore une fois nous avons eu le bonheur de croiser les éléphants sur la route en arrivant ! Camp : Delta Dawn. (suivre direction Nguma lodge) Pour éviter toute confusion ces deux sites sont indépendants les uns des autres mais proche en distance. Visite du lodge… bof ! et un accueil très glacial, malgré la beauté du lieux !
Jour 9 Delta Dawn – Bushmen Land 405 km
Jour de piste droite comme un jour sans fin ! Traversée de la douane à Dobé. Douane ouverte depuis seulement 2 ans aux étrangers ! Attention aux 20 derniers km… c’est très facile de se tromper ! Toutes les pistes ne mènent pas obligatoirement à la douane. Côté Botswanais la douane est une franche rigolade avec les douaniers qui n’avaient plus vu âmes qui vivent depuis 3 jours ! Très amusé à prononcer le nom de mon mari : Louc ! non Luc ! Louc is right ? Au bout de 10 x ! Yes is right ! Avant de partir : Do you have a cigarette ? Because I do not when is the next ! Comment refuser… impossible ! Grand moment !
30 mètres plus loin la douane Namibienne ! On refait les papiers, mais là le ton y est pas ! Franchement les deux douaniers du jour n’avait pas l’humeur joyeuse ! Pas de Louc, pas de cigarette non plus ! Mais rien à redire sur les numéros de châssis, moteur et autre du véhicule ! Traversée de Tsumkwe qui ne laisse pas un souvenir impérissable ! Camp : Omatako Valley Soirée avec les Bushmens et Christian le guide, chef de camp d’Omatako Valley ! Petit bout d’homme de 1m55 mais grand par son attitude, son professionnalisme sa grandeur de cœur ! Campement ou nous sommes SEULS ! Douches à ciel ouvert, WC idem que du bonheur ! Ce soir, seules les dames auront la douche car après nous l’eau se tarit ! Chistian fait son possible mais la réserve d’eau est vide ! Peut importe le tout est oublié avec le spectacle du soir ! Ces petits bonhommes au clip si caractéristique viennent à 20 nous offrir un spectacle de danse et de chant ! Grand moment de bonheur au milieu de cette chorale formée par les enfants ! Deux heures plus tard, 4 blancs dansent au milieu des enfants bushmens et sincèrement je ne sais pas qui a eu le plus de plaisir !
Au matin, nous sommes invités dans le village pour nous remercier d’avoir offert jus d’orange et biscuits à toute cette petite marmaille ! Souvenirs, dons de quelques denrées et cris et sourires autour du véhicule en guide d’aurevoir !
Si les paysages du pays des Bushmens ne laissent pas de souvenirs impérissables, la gentillesse et l’accueil des ces petits hommes est louable et grand !
Jour 8 Omatako Valley – Otavi 249 km Par la route des écoliers nous rejoignons Otavi ! Petite ville aux belles couleurs. Nous rejoignons le Korab Lodge pour notre 1ère nuit en lodge ! Après midi piscine, discussion avec Nathan le réceptionniste, le garçon de café, l’homme contagieux de bonne humeur ! Dîner sur la terrasse ou la fourchette se fait la malle sous le morceau de Koudou ! Miam… Aujourd’hui farniente… nous donnons notre lessive ! Que du bonheur de retrouver nos linges et habits propres !
Jour 10 Otavi – Vingerklip 251 km
Route vers Outjo ! Ravitaillement et un peu de shopping ! Rencontre de quelques femmes himbas sur un parking ! Deuxième serpent, petit, jaune, fin et rapide, il ne résiste pas à la force déployée par une himba pour le tuer! Il finit dans le caniveau sous le regard méprisant et fière de la femme! Au risque de choquer certains lecteurs, je ne peux m’empêcher de parler du triste tableau donné par ces femmes himbas ! Autant ce peuple me fascine, autant mon estime est grande pour ces êtres à la peau rouge. Ce sont eux qui ont motivé mon 1er voyage en Namibie. J’ai passé deux semaines sur leur terre dans le Kaokoland lors de l’un de mes périples. Les voir là à Outjo m’a choqué ! Non que ces personnes n’aient pas le droit de quitter leurs terres, mais les voir agressive avec chaque touriste pour vendre l’artisanat ! Voir les enfants se gaver de bonbons et de boissons sucrées, voir ces femmes himba portant un portable en pendentif entre les seins….Même l’obésité s’est emparée de ces femmes ! C’est simplement choquant ! Je me suis sentie responsable de leur situation, je me suis sentie honteuse d’avoir été les déranger auparavant dans leur coin de pays ! Si nous les laissions vivre leur vie, leurs rites, leurs coutumes ! Si nous n’allions pas les polluer avec nos véhicules, notre curiosité, peut-être seraient –ils moins tenter de rallier les villes Namibienne en quête d’Eldorado ? Peuple Himba comment devons nous agir pour vous respecter ?
Une fois dans la voiture mon amie dit être contente d’avoir vu des himbas ! Désolée mais ce n’est pas comme cela qu’il faut les voir, là ce ne sont pas eux ! qui a raison qui a tord ? Vingerklip ! Sommes toujours en Namibie ou avons-nous été télé porté dans un quelconque canyon des Etats-Unis ? Non, nous sommes bien en Namibie et c’est un lieu grandiose dont on ne parle pas assez. L’arrivée est spectaculaire, le doigt érigé vous invite à sa rencontre.

Lodge : Vingerklip lodge Je vous conseille le repas sur le plateau dans le restaurant : Nid d’Aigle. Délicieux, charmant, décoration sublime et cadre à couper le souffle !
Jour 11 Vingerklip – Spitzkoppe 418 km Partis de bonne heure car sur le parcours plusieurs lieux sont à visiter. Petrified Forest et ses Welvichias Mirabillis. Lieu très intéressant de par son passé chargé d’histoire et ses merveilles naturelles. Au moment de quitter le lieu : Pneu crevé ! De plus un orage de forte intensité s’abat sur la région…. Twyfelfontein et ses gravures rupestres. Pour les avoir déjà visitée trois fois j’ai laissé les co-équipiers et j’en ai profité pour aller faire réparer la roue au garage de Twyfelfontein. Puis suit la visite d’organ pipe avant de reprendre la route pour une traversée du majestueux Damaraland. Ses étendues à l’infini, son cortège de cailloux ronds, ses couleurs chaudes ne me lasseront jamais. Arrivée sur le site du Spitzkoppe et accueil chaleureux de Danzie le guide devenu ami depuis ma 1ère visite. Camp au pied du bridge
Jour 12 Activités sur le site du Spitzkoppe La journée complète se passe en compagnie de Danzie (James pour les Européens) Visite du village. Remise de matériel à l’école. Dégustation de la bière locale. Ballade au Bushmen Paradise, visite du parc. Troisième crevaison dans un décor paradisiaque ! Le soir repas avec certains villageois et danse locale ou le rythme des blancs faisait pâle figure mais avait le mérite de faire éclater des fous rires mémorables !
Jour 13 Spitzkoppe – Tsondab Valley 371 km Route pour Usakos afin d’y faire les approvisionnements et de réparer le pneu ! Traversée du Naukluft Park et ses richesses naturelles. Comme chaque touriste arrêt devant le panneau *Tropic of Capricorn* mis à part que pour nous c’était pour changer de roue car un pneu n’a pas supporté la traversée du Col du Kuiseb ! Pour la petite histoire, j’ai demandé la veille à nos deux hommes que lors de la prochaine crevaison de me laisser faire le changement de roue ! La raison : savoir si cela m’arrivait lors de mon prochain voyage si j’étais capable et avait assez de force pour le faire seule ! Donc couchée sous la voiture par 40 degrés c’est dans ce lieu hors du commun que j’étais en train de changer de roue quand arriva un car de 20 personnes ! Je vous laisse imaginer la tête des touristes en voyant une femme poussiéreuse et en sueur changer une roue sous le regard de deux hommes sirotant une bière !!!!
Camp à Tsondab Valley camp S’il y avait une seule raison de dormir dans ce camp se sont les sanitaires ! Creusés dans la roche à ciel ouvert face à l’immensité de la plaine et des dunes en toile de fond !
Si l’eau n’était pas aussi précieuse dans ce pays on resterait sous la douche des heures !
Le soir en allant boire le café nous voyons Hans (le propriétaire) se battre avec un serpent ! Un tout mauvais, dangereux et de la sorte de ceux qui ne fuient pas, mais au contraire attaque ! A ma question : combien tu en tues par année ? Oh pas beaucoup…. Environs 10 !
Jour 14 Tsondab Valley – Tsauchab (par Sosslusvei) 312 km Lever à 5h15 pour faire le Dune Drive avec Christine. (la propriétaire). Seuls au monde dans un dédale de dunes, nous partons à la rencontre du Canyon et des dunes pétrifiées. Le café nous est offert au sommet d’une dune à l’arrivée du soleil levant ! Nos amis n’ayant jamais vu le désert ne veulent pas passer à côté du mythique désert du Namib et ses dunes de Sosslusvei. Y aller en journée est une pure utopie vu la chaleur leur dis-je ! On va bien résister à un coup de chalumeau... Donc, direction Solitaire à quelques tours de roue ! Essence et réparation du pneu avant de partir pour la fournaise ! Sesriem avec sa nouvelle réception ouverte depuis 3 jours est encore un chantier en organisation. Sosslusvei sur le coup de midi ! DE LA PUR FOLIE…. 45 degrés, impossible d’entrer en contact avec le sable au risque d’être brûlé. Mais le lieu n’en perd rien de sa beauté et de sa majesté !
Camp à Tsauchab.
Camp fait de tente avec sanitaire en commun. Nous sommes seuls dans le camp, seul le gardien et sa fille sont présents. Ils partagent notre repas et passe la soirée avec autour du feu de camp.
Magnifique endroit qui m’a donné l’opportunité d’être face à face à mon 1er scorpion. Après la douche, rituel oblige c’est la lessive.
Comme les sanitaires sont d’une propreté exemplaire une fois mon linge lavé je le pose sur le sol de la douche !
Je reprends mes habits afin de les placer dans le lavabo pour le dernier rinçage : oh une petite queue bien arque boutée apparaît ! Est venu se lover au creux de mon Tshirt un joli scorpion ! Il a fini sa vie écrasé par la bouteille de shampoing ! Mes excuses à tous les défenseurs des animaux !
Jour 15 Tsauchab – Barchan Dunes 150 km
Après une très courte étape et un arrêt à Solitaire pour déguster le Crumble de Mouss nous arrivons chez mes amis de Barchan Dunes ! Le soleil est de plomb, pas un brin d’air et c’est dans le bassin que nous trouvons un peu de fraîcheur. En fin d’après midi le Game Drive avec Wilhem ! Pour rien au monde il faut rater ce moment ! Sur ces terres, au milieu de ses Oryx et Springbocks le game Drive vous emporte dans la passion d’un homme pour ses terres, son pays et ses bêtes ! Puis suit le coucher du soleil, apéritif à la main !
Repas au lodge pour déguster le repas parmis les suricats, stars incontestées.
Nuit sans un brin d’air mais dans un lieu enchanteur au Lodge de Barchan Dune. Havre de paix aux portes du désert avec des êtres de qualité et d’exception !
Jour 16 Barchan Dunes – Rehoboth 135 km
Après un petit déjeuner c’est l’heure de se quitter ! A bientôt…. Mais plus cette année ! Montée du col du Spreethorte ! Dans l’autre sens il est pas mal, mais dans ce sens la montée est impressionnante !!! Arrêt au col pour le point de vue. Nuit au Lake Oanob Resort. Après tant de kilomètres de piste et de désert se retrouver dans la verdure et au bord d’un lac est presque surréaliste ! Lac artificiel mais d’une beauté éclatante ! Joli coin… à découvrir !
Repas au restaurant ou nous commandons le mix Game ! Gros mangeurs c’est pour vous… l’équivalent de 4 steaks !
Jour 17 Rehoboth – Windhoek 105 km Au sortir du site, les girafes sont sur le bas côté de la route ! Bel instant pour notre dernier jour dans le bush avant de rejoindre la capitale ! La route goudronnée séparant les deux villes ne nous tente pas ! Nous prenons les pistes et c’est sans regret car nous avons traversé des collines d’Aloe Vera en fleurs ! Grandiose ! En faisant quelques pas lors d’une pause, mon mari voit un magnifique caillou ! Il se baisse pour le soulever… et découvre un beau serpent ! Sur photo le soir à Windhoek Alex nous dit que c’est le même que Hans a tué mais comme c’était le matin il était encore endormi par le froid de la nuit ! Nous rejoignons la C 24 pour rallier Windhoek. Repas au Craft Center avec jus de fruit maison ! Je vous recommande… Retrouvaille avec Nathalie et Alex de Londiningi et soirée fondue avec des amis !
Jour 18 Windhoek 80 km
Les hommes installent des ventilateurs dans les chambres pendant que les dames sélectionnent l’artisanat à vendre dans le Craft de Londiningi. L’après midi Game Drive à Amani à la rencontre des félins !
Amani, à 20 km de Windhoek à plus de 2000 m d’altitude. Lodge mais aussi réserve et centre de réadaptation pour félins.
Cinq guépards, un couple de lion et un léopard nous gratifient de leur beauté. Game Drive avec un vieux Landrover toussant et en fin de vie. Panorama et vue sur Windhoek assez fabuleux ! Bel endroit ou l’amour des félins est le mot d’ordre.
Soirée et nuit à Londiningi
Jour 19 Windhoek- la maison
Restitution du véhicule, valises, diverses petites activités d’avant départ et il est temps de prendre congé de la Namibie et ses habitants ! A chaque départ c’est un peu plus difficile pour moi ! Le trajet pour l’aéroport se fait toujours dans la brume des larmes. Le vol entre Windhoek est Johannesburg se fait dans un sommeil profond afin d’oublier que je viens de quitter ce pays qui m’apporte tant !
Fin d’un beau périple !
P.S. Tout le voyage s’est effectué sans GPS et téléphone satellite. Aucun ennui, mais par expérience je conseille de se munir d’un GPS pour le Botswana ! Pour la Namibie c’est moins primordial ! Le téléphone satellite peut être une sécurité supplémentaire, surtout pour un 1er voyage !
Bravo d'être arrivé au bout du récit d'une bavarde quand il s'agit de la Namibie 😉
En guise de remerciement pour votre lecture une devinette: A qui appartient cette empreinte?
A ce jour même après l'avoir soumise à l'oeil et aux connaissances avisées de plusieurs guides Namibiens, personne n'a pu me donner la réponse! et pourtant cette empreinte est bien réelle et non le fruit d'un montage!
LE VOYAGE DU CHIFFRE 4 (6 octobre au 4 novembre 2008)
Mon 4ème voyage en Namibie Durée 4 semaines 4 amis au départ (mais aussi à l’arrivée) 4005 km au total 4 crevaisons Rencontre de 4 guides magnifiques : Christopher et John les Hambukushus de la bande de Caprivi – Christian le Bushmen et Danzie le Damara du Spitzkoppe 4 serpents dont 3 morts…. Heureusement ! 4 Bières par homme et par jour ! (je suis frappée de modestie !) 4 régions visitées : Bande de Caprivi – Bushmen Land – Damaraland – et le désert du Namib
Puis il y a eu des surprises en nombres, des activités mémorables, des souvenirs indélébiles, des paysages fabuleux, des animaux fascinants, du bonheur à l’état pur, de l’amitié en barre, de l’entente parfaite, et du partage à profusion !
Comme la Namibie a acceptée de m’accueillir pour la 4ème fois je suis partie une semaine avant les 3 autres lurons afin de rencontrer toutes les merveilleuses personnes rencontrées au fil de mes voyages et devenues amies.
Une semaine à m’imprégner une fois de plus de ce pays où je me sens un peu chez moi. Une escapade chez Hannekje et Wilhem de Barchan Dunes devenus eux aussi des amis au fil de mes voyages. Une semaine à partager, travail, rencontres, discussions avec mes amis du 1er jour Nathalie et Alex de Londiningi. Au fil du temps ils sont devenus ma famille de Namibie. Quelques jours à préparer le véhicule, les achats, le change avant l’arrivée de mon mari accompagné de nos amis.
Ce périple fut le 2ème pour mon mari. Pour nos amis c’était le grand saut ! Jamais de voyage hors des contrées Européennes, jamais de voyage à l’aventure, et surtout jamais de voyage sans passer par une agence ! Dès le 1er jour ils m’ont donné toute leur confiance dans l’organisation, dans les choix des régions visitées. Bien entendu par nos discussions je connaissais leurs attirances ! Animaux et désert ! (c’est drôle….)
Jour 1 15 octobre sous un soleil de plomb ils arrivent un peu fatigué à Londiningi ! Après une douche et une 1ère bière ils sont mis dans le bain ! Arrive les uns après les autres les amis de passage à Windhoek à cette date pour le partage du dîner concocté par Alex et moi !
16 octobre au matin avec mon mari nous allons chercher le véhicule, équipé de deux tentes de toit, puis nous le chargeons en denrées pour les jours à venir ! 11h le départ direction la bande de Caprivi. Dans mes précédents j’ai eu le loisir d’emprunter les pistes du Sud au Nord mais jamais encore je n’avais été dans la bande de Caprivi.
Jour par jour l’itinéraire de notre périple….
Jour 2 Windhoek – Watterberg 290 km Route sans grand intérêt vu que nous ne quittons le goudron que quelques kilomètres avant le Watterberg Campement : Watterberg Wilderness 1er repas autour du feu, les pieds dans la terre rouge du plateau avec les babouins comme voisins.
Jour 3 Watterberg – Rundu 408 km
Jour de transit sur l’asphalte ! Arrêt à Grootfontein pour les derniers achats. Magasin très bien achalandés, petite ville sympathique ! Avant Rundu sur les bords de la route nous voyons les autochtones vendre ce qui me paraît être des oranges ! Par cette chaleur quelques agrumes vont nous rafraîchir ! Surprise totale… elles sont lourdes, de la taille d’un pamplemousse et quand on les secoue elles font du bruit ! De retour dans le véhicule impossible de peler le fruit ! Il attendra l’apéritif du soir ! Aujourd’hui encore je n’ai pas la certitude de ce que j’ai acheté ! Il semblerait que c’était des melons du désert ! Il faut scier l’écorce et l’aspect découvert n’est pas engageant du tout ! Brun – visqueux – par morceaux se détachant les uns des autres ! Qui ose goûter ? Bien toi vu que tu pensais que c’était des oranges…. Le résultat est surprenant : goût acidulé, texture agréable sauf qu’il n’y a presque rien à manger vu que chaque particule renferme un gros pépin ! Ceux qui connaissent ce fruit seraient bien aimables de me renseigner sur son nom. Message lancé ! Campement : Kaisori River Lodge Lodge très agréable avec des quantités de paons (et leurs cris) au bord du Kavango que l’on devine dans les herbes hautes ! Lieu très vert et très calme ! Le campement offre toutes les commodités.

Jour 4 : Rundu – Bagani 240 km
Nous décidons de prendre le chemin des écoliers (pas la route goudronnée) et traversons quantités de petits villages au bord de la rivière. La vie est dense, les enfants présents partout, de la poussière en quantité après notre passage, mais la vie ici est bien réelle ! Notre gros 4x4 soulève trop de poussière qui malgré une vitesse réduite doit handicaper les habitants donc nous décidons de rejoindre la route principale. Quelques tour de roue plus loin… 1ère crevaison ! Pourtant le matin même je disais aux hommes : Mettez tout le matériel en cas de crevaison à portée de main, on sait jamais ! Bien leur en a pris de ne pas m’écouter… avant de pouvoir changer la roue tout notre matériel était sur le bas côté de la route ! Pendant ce temps les dames observent les environs et tiennent la conversation à un groupe d’enfants ! Merci aux Sud’Af ayant fait demi-tour pour nous prêter main forte ! Non que nos deux héros ne sachent pas changer une roue mais nous avions du matériel de misère pour lever le véhicule ! Arrivée à Bagani ou nous faisons le plein de bouteilles d’eau au magasin du coin ! Fini les étalages remplis – fini le choix de viande et légumes – ici c’est autre chose… et la mendicité devant le magasin sensibilise très fortement nos amis pourtant avertis du mieux que j’ai pu ! Logement en hutte pour 2 nuits à Ngepi Camp. Avant de s’installer il faut faire réparer le pneu, on peut encore crever !
Jour 5 : Activités à Ngepi Camp Matinée réservée au Mokoro sur l'Okavango avec notre guide Christopher *l'amoureux des oiseaux* Départ aux chutes de Popa Falls qui ne sont pas un lieu incontournable dans ce havre de paix! Descente du fleuve aux sons des rires des enfants jouant sur les berges. Visite d'un village traditionnel de la communauté Hambukushu. A l'huile de coude notre guide se bat contre un vent contraire et évite les hipopotames! Magnifiques instants d'une rare beauté.

Après un lunch copieux nous partons à la découverte du parc Mahango ou les animaux se font discrets et apparaissent au loin. Un éléphant nous gratifie de son passage devant les roues du véhicule! Merci à toi bel animal....
Jour 6 : Bagani – Kongola 240 km Entrée dans la bande de Caprivi. 200 km en ligne droite. Terres mises à feu, fumée âcre et spectacle désolant ! Passage obligé pour entrée dans la partie verte de Namibie, la bande de Caprivi. Des quantité de panneaux indiquant : Attention éléphant ! Mais ou étaient-ils ? Pas du tout surprise de ne pas avoir vu l’ombre d’un pachyderme avec toutes ces terres brûlées. On apprendra plus tard que se sont les locaux qui boute le feu afin d’agrandir leur surface cultivable ! Campement : Camp Kwando
Un grand coup de cœur pour ce Lodge ! Havre de paix, la quiétude aux sons des grenouilles, la tranquillité et la verdure !
Après midi lessive et repos à l’ombre des grands arbres ! Presque impossible de me sentir en Namibie tant la verdure est présente, l’eau en abondance ! A croire que le contraire de désertique est : Caprivi !
Les bords du Kwando sont grandioses mais rien au regard du spectacle du lendemain.Jour 7 Activités de Camp Kwando
Matinée pêche avec Bryan. Bateau à moteur oblige car le mokoro sur cette partie du Kwando est trop dangereux à cause de la proximité des hippopotames ! Spectacle éblouissant pas sa végétation, par les animaux, par tous les volatiles nous gratifiant de la beauté de leur plumage ! Sillonnant dans les eaux du Kwando tel un labyrinthe, s’arrêtant et coupant le moteur pour s’adonner à la pêche, ou encore filant plein gaze car un troupeau d’hippopotames se sent dérangé par notre présence ! 5 heures de rêve et de bonheur ! 5 h à se ressourcer et à jouir pleinement tant c’est grandiose ! Après midi réservé au parc Mudumu ! Chef d’œuvre de la nature ! Troupeau de gnous et de zèbres, phacochères la queue en l’air… Singes velvets et babouins, antilopes Roane et Sabre, mais aussi un énorme troupeau de buffle là devant nous ! Mudumu paradis des éléphants… aussi fréquent et nombreux que les Springbocks dans le Damaraland ! Retour au coucher du soleil ou John prend encore le temps de s’arrêter pour nous laisser apprécier le spectacle ! JOURNEE GRANDIOSE !

Jour 8 Kongola - direction le Botswana 376 km Retour sur nos pas sur 200 km dans la désolation des terres brûlées. Stop arrête toi ! tu vas l’écraser…. Devant nous un python de 2 mètres traverse l’asphalte ! Trop tard… il est sous nos roues ! C’était lui… ou nous dans les décors ! A tout choisir je préfère ainsi ! Nous l’avons mis en proie pour les vautours sur le bas côté de la route !
Traversée de la frontière au poste de Mohembo sans aucun problème !
Shakawe… super marché énorme, distributeur de monnaie à profusion, station d’essence difficile à trouver ! Attention : la banque Namibienne m’avait annoncé que le Rand est accepté au Botswana. Certes c’est juste mais la monnaie est rendue en Pula ! (le change à prix fort)Traversée de la barrière vétérinaire sans problème malgré un emballage de beurre et de lait ouvert dans le frigidaire ! (la viande était planquée sous les sièges.. conseils d’un ami Namibien !!! et ça marche à tous les coups !) Arrivée en cours d’après midi à Delta Dawn (bush camp) au bord de l’Okavango. Lieu très agréable, bien ombragé et encore une fois nous avons eu le bonheur de croiser les éléphants sur la route en arrivant ! Camp : Delta Dawn. (suivre direction Nguma lodge) Pour éviter toute confusion ces deux sites sont indépendants les uns des autres mais proche en distance. Visite du lodge… bof ! et un accueil très glacial, malgré la beauté du lieux !
Jour 9 Delta Dawn – Bushmen Land 405 km
Jour de piste droite comme un jour sans fin ! Traversée de la douane à Dobé. Douane ouverte depuis seulement 2 ans aux étrangers ! Attention aux 20 derniers km… c’est très facile de se tromper ! Toutes les pistes ne mènent pas obligatoirement à la douane. Côté Botswanais la douane est une franche rigolade avec les douaniers qui n’avaient plus vu âmes qui vivent depuis 3 jours ! Très amusé à prononcer le nom de mon mari : Louc ! non Luc ! Louc is right ? Au bout de 10 x ! Yes is right ! Avant de partir : Do you have a cigarette ? Because I do not when is the next ! Comment refuser… impossible ! Grand moment !
30 mètres plus loin la douane Namibienne ! On refait les papiers, mais là le ton y est pas ! Franchement les deux douaniers du jour n’avait pas l’humeur joyeuse ! Pas de Louc, pas de cigarette non plus ! Mais rien à redire sur les numéros de châssis, moteur et autre du véhicule ! Traversée de Tsumkwe qui ne laisse pas un souvenir impérissable ! Camp : Omatako Valley Soirée avec les Bushmens et Christian le guide, chef de camp d’Omatako Valley ! Petit bout d’homme de 1m55 mais grand par son attitude, son professionnalisme sa grandeur de cœur ! Campement ou nous sommes SEULS ! Douches à ciel ouvert, WC idem que du bonheur ! Ce soir, seules les dames auront la douche car après nous l’eau se tarit ! Chistian fait son possible mais la réserve d’eau est vide ! Peut importe le tout est oublié avec le spectacle du soir ! Ces petits bonhommes au clip si caractéristique viennent à 20 nous offrir un spectacle de danse et de chant ! Grand moment de bonheur au milieu de cette chorale formée par les enfants ! Deux heures plus tard, 4 blancs dansent au milieu des enfants bushmens et sincèrement je ne sais pas qui a eu le plus de plaisir !
Au matin, nous sommes invités dans le village pour nous remercier d’avoir offert jus d’orange et biscuits à toute cette petite marmaille ! Souvenirs, dons de quelques denrées et cris et sourires autour du véhicule en guide d’aurevoir !
Si les paysages du pays des Bushmens ne laissent pas de souvenirs impérissables, la gentillesse et l’accueil des ces petits hommes est louable et grand !Jour 8 Omatako Valley – Otavi 249 km Par la route des écoliers nous rejoignons Otavi ! Petite ville aux belles couleurs. Nous rejoignons le Korab Lodge pour notre 1ère nuit en lodge ! Après midi piscine, discussion avec Nathan le réceptionniste, le garçon de café, l’homme contagieux de bonne humeur ! Dîner sur la terrasse ou la fourchette se fait la malle sous le morceau de Koudou ! Miam… Aujourd’hui farniente… nous donnons notre lessive ! Que du bonheur de retrouver nos linges et habits propres !
Jour 10 Otavi – Vingerklip 251 km
Route vers Outjo ! Ravitaillement et un peu de shopping ! Rencontre de quelques femmes himbas sur un parking ! Deuxième serpent, petit, jaune, fin et rapide, il ne résiste pas à la force déployée par une himba pour le tuer! Il finit dans le caniveau sous le regard méprisant et fière de la femme! Au risque de choquer certains lecteurs, je ne peux m’empêcher de parler du triste tableau donné par ces femmes himbas ! Autant ce peuple me fascine, autant mon estime est grande pour ces êtres à la peau rouge. Ce sont eux qui ont motivé mon 1er voyage en Namibie. J’ai passé deux semaines sur leur terre dans le Kaokoland lors de l’un de mes périples. Les voir là à Outjo m’a choqué ! Non que ces personnes n’aient pas le droit de quitter leurs terres, mais les voir agressive avec chaque touriste pour vendre l’artisanat ! Voir les enfants se gaver de bonbons et de boissons sucrées, voir ces femmes himba portant un portable en pendentif entre les seins….Même l’obésité s’est emparée de ces femmes ! C’est simplement choquant ! Je me suis sentie responsable de leur situation, je me suis sentie honteuse d’avoir été les déranger auparavant dans leur coin de pays ! Si nous les laissions vivre leur vie, leurs rites, leurs coutumes ! Si nous n’allions pas les polluer avec nos véhicules, notre curiosité, peut-être seraient –ils moins tenter de rallier les villes Namibienne en quête d’Eldorado ? Peuple Himba comment devons nous agir pour vous respecter ?
Une fois dans la voiture mon amie dit être contente d’avoir vu des himbas ! Désolée mais ce n’est pas comme cela qu’il faut les voir, là ce ne sont pas eux ! qui a raison qui a tord ? Vingerklip ! Sommes toujours en Namibie ou avons-nous été télé porté dans un quelconque canyon des Etats-Unis ? Non, nous sommes bien en Namibie et c’est un lieu grandiose dont on ne parle pas assez. L’arrivée est spectaculaire, le doigt érigé vous invite à sa rencontre.

Lodge : Vingerklip lodge Je vous conseille le repas sur le plateau dans le restaurant : Nid d’Aigle. Délicieux, charmant, décoration sublime et cadre à couper le souffle !
Jour 11 Vingerklip – Spitzkoppe 418 km Partis de bonne heure car sur le parcours plusieurs lieux sont à visiter. Petrified Forest et ses Welvichias Mirabillis. Lieu très intéressant de par son passé chargé d’histoire et ses merveilles naturelles. Au moment de quitter le lieu : Pneu crevé ! De plus un orage de forte intensité s’abat sur la région…. Twyfelfontein et ses gravures rupestres. Pour les avoir déjà visitée trois fois j’ai laissé les co-équipiers et j’en ai profité pour aller faire réparer la roue au garage de Twyfelfontein. Puis suit la visite d’organ pipe avant de reprendre la route pour une traversée du majestueux Damaraland. Ses étendues à l’infini, son cortège de cailloux ronds, ses couleurs chaudes ne me lasseront jamais. Arrivée sur le site du Spitzkoppe et accueil chaleureux de Danzie le guide devenu ami depuis ma 1ère visite. Camp au pied du bridge
Jour 12 Activités sur le site du Spitzkoppe La journée complète se passe en compagnie de Danzie (James pour les Européens) Visite du village. Remise de matériel à l’école. Dégustation de la bière locale. Ballade au Bushmen Paradise, visite du parc. Troisième crevaison dans un décor paradisiaque ! Le soir repas avec certains villageois et danse locale ou le rythme des blancs faisait pâle figure mais avait le mérite de faire éclater des fous rires mémorables !
Jour 13 Spitzkoppe – Tsondab Valley 371 km Route pour Usakos afin d’y faire les approvisionnements et de réparer le pneu ! Traversée du Naukluft Park et ses richesses naturelles. Comme chaque touriste arrêt devant le panneau *Tropic of Capricorn* mis à part que pour nous c’était pour changer de roue car un pneu n’a pas supporté la traversée du Col du Kuiseb ! Pour la petite histoire, j’ai demandé la veille à nos deux hommes que lors de la prochaine crevaison de me laisser faire le changement de roue ! La raison : savoir si cela m’arrivait lors de mon prochain voyage si j’étais capable et avait assez de force pour le faire seule ! Donc couchée sous la voiture par 40 degrés c’est dans ce lieu hors du commun que j’étais en train de changer de roue quand arriva un car de 20 personnes ! Je vous laisse imaginer la tête des touristes en voyant une femme poussiéreuse et en sueur changer une roue sous le regard de deux hommes sirotant une bière !!!!
Camp à Tsondab Valley camp S’il y avait une seule raison de dormir dans ce camp se sont les sanitaires ! Creusés dans la roche à ciel ouvert face à l’immensité de la plaine et des dunes en toile de fond !
Si l’eau n’était pas aussi précieuse dans ce pays on resterait sous la douche des heures !
Le soir en allant boire le café nous voyons Hans (le propriétaire) se battre avec un serpent ! Un tout mauvais, dangereux et de la sorte de ceux qui ne fuient pas, mais au contraire attaque ! A ma question : combien tu en tues par année ? Oh pas beaucoup…. Environs 10 !Jour 14 Tsondab Valley – Tsauchab (par Sosslusvei) 312 km Lever à 5h15 pour faire le Dune Drive avec Christine. (la propriétaire). Seuls au monde dans un dédale de dunes, nous partons à la rencontre du Canyon et des dunes pétrifiées. Le café nous est offert au sommet d’une dune à l’arrivée du soleil levant ! Nos amis n’ayant jamais vu le désert ne veulent pas passer à côté du mythique désert du Namib et ses dunes de Sosslusvei. Y aller en journée est une pure utopie vu la chaleur leur dis-je ! On va bien résister à un coup de chalumeau... Donc, direction Solitaire à quelques tours de roue ! Essence et réparation du pneu avant de partir pour la fournaise ! Sesriem avec sa nouvelle réception ouverte depuis 3 jours est encore un chantier en organisation. Sosslusvei sur le coup de midi ! DE LA PUR FOLIE…. 45 degrés, impossible d’entrer en contact avec le sable au risque d’être brûlé. Mais le lieu n’en perd rien de sa beauté et de sa majesté !
Camp à Tsauchab.
Camp fait de tente avec sanitaire en commun. Nous sommes seuls dans le camp, seul le gardien et sa fille sont présents. Ils partagent notre repas et passe la soirée avec autour du feu de camp.
Magnifique endroit qui m’a donné l’opportunité d’être face à face à mon 1er scorpion. Après la douche, rituel oblige c’est la lessive.
Comme les sanitaires sont d’une propreté exemplaire une fois mon linge lavé je le pose sur le sol de la douche !
Je reprends mes habits afin de les placer dans le lavabo pour le dernier rinçage : oh une petite queue bien arque boutée apparaît ! Est venu se lover au creux de mon Tshirt un joli scorpion ! Il a fini sa vie écrasé par la bouteille de shampoing ! Mes excuses à tous les défenseurs des animaux !Jour 15 Tsauchab – Barchan Dunes 150 km
Après une très courte étape et un arrêt à Solitaire pour déguster le Crumble de Mouss nous arrivons chez mes amis de Barchan Dunes ! Le soleil est de plomb, pas un brin d’air et c’est dans le bassin que nous trouvons un peu de fraîcheur. En fin d’après midi le Game Drive avec Wilhem ! Pour rien au monde il faut rater ce moment ! Sur ces terres, au milieu de ses Oryx et Springbocks le game Drive vous emporte dans la passion d’un homme pour ses terres, son pays et ses bêtes ! Puis suit le coucher du soleil, apéritif à la main !
Repas au lodge pour déguster le repas parmis les suricats, stars incontestées.

Nuit sans un brin d’air mais dans un lieu enchanteur au Lodge de Barchan Dune. Havre de paix aux portes du désert avec des êtres de qualité et d’exception !
Jour 16 Barchan Dunes – Rehoboth 135 km
Après un petit déjeuner c’est l’heure de se quitter ! A bientôt…. Mais plus cette année ! Montée du col du Spreethorte ! Dans l’autre sens il est pas mal, mais dans ce sens la montée est impressionnante !!! Arrêt au col pour le point de vue. Nuit au Lake Oanob Resort. Après tant de kilomètres de piste et de désert se retrouver dans la verdure et au bord d’un lac est presque surréaliste ! Lac artificiel mais d’une beauté éclatante ! Joli coin… à découvrir !
Repas au restaurant ou nous commandons le mix Game ! Gros mangeurs c’est pour vous… l’équivalent de 4 steaks !Jour 17 Rehoboth – Windhoek 105 km Au sortir du site, les girafes sont sur le bas côté de la route ! Bel instant pour notre dernier jour dans le bush avant de rejoindre la capitale ! La route goudronnée séparant les deux villes ne nous tente pas ! Nous prenons les pistes et c’est sans regret car nous avons traversé des collines d’Aloe Vera en fleurs ! Grandiose ! En faisant quelques pas lors d’une pause, mon mari voit un magnifique caillou ! Il se baisse pour le soulever… et découvre un beau serpent ! Sur photo le soir à Windhoek Alex nous dit que c’est le même que Hans a tué mais comme c’était le matin il était encore endormi par le froid de la nuit ! Nous rejoignons la C 24 pour rallier Windhoek. Repas au Craft Center avec jus de fruit maison ! Je vous recommande… Retrouvaille avec Nathalie et Alex de Londiningi et soirée fondue avec des amis !
Jour 18 Windhoek 80 km
Les hommes installent des ventilateurs dans les chambres pendant que les dames sélectionnent l’artisanat à vendre dans le Craft de Londiningi. L’après midi Game Drive à Amani à la rencontre des félins !
Amani, à 20 km de Windhoek à plus de 2000 m d’altitude. Lodge mais aussi réserve et centre de réadaptation pour félins.
Cinq guépards, un couple de lion et un léopard nous gratifient de leur beauté. Game Drive avec un vieux Landrover toussant et en fin de vie. Panorama et vue sur Windhoek assez fabuleux ! Bel endroit ou l’amour des félins est le mot d’ordre.
Soirée et nuit à LondiningiJour 19 Windhoek- la maison
Restitution du véhicule, valises, diverses petites activités d’avant départ et il est temps de prendre congé de la Namibie et ses habitants ! A chaque départ c’est un peu plus difficile pour moi ! Le trajet pour l’aéroport se fait toujours dans la brume des larmes. Le vol entre Windhoek est Johannesburg se fait dans un sommeil profond afin d’oublier que je viens de quitter ce pays qui m’apporte tant !
Fin d’un beau périple !
P.S. Tout le voyage s’est effectué sans GPS et téléphone satellite. Aucun ennui, mais par expérience je conseille de se munir d’un GPS pour le Botswana ! Pour la Namibie c’est moins primordial ! Le téléphone satellite peut être une sécurité supplémentaire, surtout pour un 1er voyage !
Bravo d'être arrivé au bout du récit d'une bavarde quand il s'agit de la Namibie 😉
En guise de remerciement pour votre lecture une devinette: A qui appartient cette empreinte?
A ce jour même après l'avoir soumise à l'oeil et aux connaissances avisées de plusieurs guides Namibiens, personne n'a pu me donner la réponse! et pourtant cette empreinte est bien réelle et non le fruit d'un montage!Périple à vélo Nice-Strasbourg-Paris-Nice: quel itinéraire? English translation pending
🙂 Hello,
Pour faire ce périple vous passeriez par où ? Merci de vos réponses.
Pour faire ce périple vous passeriez par où ? Merci de vos réponses.
Transport Buenos Aires-El Calafate? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 adultes et nous avons cherché sur internet la meilleure façon de faire Buenos Aires - El Calafate vers le 18 novembre 2008. Par autobus le coût est d'environ 350 pesos en semi-cama et 430 en cama par personne or en avion (lade) le prix est de 435 pesos. Je constate que le prix est pratiquement identique entre l, avion et l'autobus, ai-je fait une erreur? Avez-vous de l'information pour le transport BA-El Calafate.
Gracias Daniel
Nous sommes 2 adultes et nous avons cherché sur internet la meilleure façon de faire Buenos Aires - El Calafate vers le 18 novembre 2008. Par autobus le coût est d'environ 350 pesos en semi-cama et 430 en cama par personne or en avion (lade) le prix est de 435 pesos. Je constate que le prix est pratiquement identique entre l, avion et l'autobus, ai-je fait une erreur? Avez-vous de l'information pour le transport BA-El Calafate.
Gracias Daniel
Premiers pas à Pétra English translation pending
J'ai laissé Amman sans avoir vu grand chose de la ville
mais sans regrets tant la ville semble inaccessible au voyageur pressé et averti.
Tout indiquait de tout façon que les sites dignes d'émerveillement n'y pululent pas.
En plus, la perspective de gagner Petra emporte tout sur son passage.
Pour aller à petra depuis Amman, ça peut sembler un jeu d'enfants. Tous les touristes circulants en Jordanie étants pour le moins obligés de faire la liaison, on peut se dire que des armées de car transitent entre les deux localités et ce, à longueur de journée. Et bien, ce serait comme se mettre le doigt dans l'oeil. Dans les faits, rares sont les visiteurs qui font le chemin en transports publics, tous sont bien trop occupés à suivre un ou plusieurs guides à la fois, bien sagements assis dans des bus climatisés et réservés à l'avance. Pour ceux qui comme moi ne réservent rien et se risquent à de longues heures d'attentes ou à des quiproquos à rallonge, il n'y a que deux minibus par jour et tous les deux partent d'Amman entre 6h30 et 7h du matin. Il convient donc de ne pas le rater sous peine de désillusion pendant 24h.
Le rendez-vous avec Martha et Jamal est à 6h. Plus de crampes de paupières, plus de douleurs derrière les genous, même plus envie de remettre une couche de sommeil, je suis un matinal accompli! Jamal qui partage ma piaule est lui encore du genre à ne pas pouvoir mettre un pied devant l'autre avant 11h du matin, c'est donc à moi qu'il revient maintenant de mettre sa machine en route, qui l'eu cru il y a encore quelques semaines? Quand j'arrive à la réception, le veilleur de nuit dort aussi. Il me revient donc aussi de le réveiller, incroyable!! Théoriquement la mise en place du petit déjeuner de l'hotel est effective dès 6h du matin mais ce matin-là, pour ceux qui prendront le bus de bonne heure, ce sera plutôt à base de biscuits achetés dans une superette. Il est en réalité trop tôt pour tout le monde sauf pour moi.
On attrape un taxi sans soucis, idem pour le minibus pour lequel nous sommes les premiers à attendre. On attrape les sacs qu'on grimpe entre le chauffeur et le siège passager et on s'assoit juste derrière. Les sacs feront un parfait appui pour nos jambes quand le sommeil se fera inévitablement sentir. Tout ce passe comme prévu, les biscuits se suivent jusque dans ma bouche, le sommeil me rattrape tout juste après avoir lancer quelques regards sur la route qui défile. A mesure que l'on descend dans le sud de la Jordanie, le paysage toujours aussi sec dévoile des dénivelés plus impressionnants. Les montagnes alentours ne sont pas forcéments hautes mais sont toutes assez escarpées pour qu'on ai l'impression d'être à 3000m d'altitude. En fait, Amman comme Petra est à environ 600m d'altitude donc on serpente entre les montagnes sans forcément monter ni descendre. Ici et là, on devine le lit d'une rivière, mais peine perdue pour elles, elles ont l'air à sec depuis la nuit des temps.
Le réveil final arrive alors que l'on est à quelques encablures de Petra. Rien autour n'a changé, c'est intriguant. Le village à côté s'appelle Wadi Musa ce qui est aussi le nom de Petra en arabe et, alors qu'on l'aperçoit pour la première fois depuis la route qui en arrivant le surplombe, on ne peut manquer le fait que la montagne prend tout à coup des formes plus alambiquées et torturées. Géologiquement parlant, la différence est frappante, nul doute qu'on est arrivé. Effectivement, quelques tours de roues plus tard, le minibus se stoppe, on est arrivé. Bienvenue à Wadi Musa! Il est 11h du matin et la journée s'annonce radieuse, le soleil brille et le thermomètre approche les 25°, température idéale pour le farniente comme pour la grimpette. Ne reste plus qu'à trouver notre hotel. Comme nous sommes trois, un taxi ne fera pas de mal sachant qu'on peut facilement partager la note. Charge au chauffeur de savoir où se trouve notre nouveau refuge, pas de problèmes pour lui, Wadi Musa est un village à taille humaine et les hotels pas chers se comptent sur les doigts de 3 mains, sachant que sans le savoir nous avons choisi le plus populaire d'entres eux. Nous choisissons la moins chère des propositions proposées à savoir partager un dortoir de 8 lits. Il y a juste assez de place pour nous, 5 lits sont déjà pris. Le temps de poser nos affaires et à l'unanimité nous choisissons d'investir le site de Petra dans la seconde. Je n'ai pas le monopole de l'impatience et ça fait plaisir à voir!!! Le temps d'acheter de quoi manger une fois sur place et de grimper dans un nouveau taxi, nous voilà partis! En 3 minutes et 1 euro, nous voilà déposés devant l'entrée principale. A nouveau 3 options "s'offrent" à nous. Le ticket pour 1 journée à 25 euros. Le ticket pour 2 jours à 30 euros. Le ticket à 35 euros pour 3 jours et plus... Est-ce utile de préciser que le choix n'est pas aussi cornélien qu'il y parait? Le ticket pour 3 jours et plus s'est imposé de lui-même... Comme une évidence...
On pénètre dans Petra par un large chemin. La gauche du chemin est dévoué aux anes, aux chevaux et aux charioles transportants les touristes à mobilité réduit et aux portes-feuilles à rallonge. D'ailleurs, en entrant, impossible de ne pas s'entendre dire "horse?", "charriot?", "I make good prize for you!", "do you understand?". Mais que nenni, quitte à découvrir, autant prendre son temps... Après avoir quittés les hordes de cavaliers, on avance vers les montagnes jusqu'à être entourés par elles. Au bout du chemin à ciel ouvert, on se retrouve face à une paroi dans laquelle émerge une ouverture large de quelques mètres, c'est le Siq. Le Siq est un canyon, une entaille de 1, 2 km de long (1, 2km, tu te rends compte!!!!!!!!?), large de 3 à une quinzaine de mètres, enserrée par 2 parois aux formes voluptueuses hautes de 40 mètres (40 mètres, je me répète mais tu te rends compte!!!!!!?). Il faut environ quinze minutes non-stop pour parcourir le Siq de part en part. Pendant ces 15 minutes, on ne sait où poser le regard tellement les perspectives sont étonnantes, parfois on ne peut apercevoir le ciel au dessus de nos têtes tant le passage est étroit et tant les parois s'inclinent l'une vers l'autre. La hauteur donne le vertige. L'étroitesse peut entraîner la claustrophobie. Chez moi, ça ne provoque que l'émerveillement et c'est déjà beaucoup. En plus, question émerveillement, ce n'est que le début. Le Siq débouche en effet sur le Trésor. Au détour des virages, une silouhette monumentale se laisse entrevoir. On devine une première colonne, une première statue, un fronton. L'image qui trottait dans ma tête depuis des années laisse la place à la réalité du lieu. Chaque pas nous rapprochant de la sortie du Siq nous dévoile un peu plus de la façade exquise. Comme un riff' de guitare qui accouche d'un solo, on quitte le Siq les yeux aimantés par le spectacle de l'entrée magnifique d'une ville 2 fois millénaire. Seul bémol, l'endroit concentre à juste titre tous les touristes que compte la Jordanie. C'est bienvenue à la Foirefouille, ça grouille, ça photographie, ça parle, ça crie sur fond de chameaux et de vendeurs de bouteilles de sables de couleurs représentant la célèbre façade sculptée. Ici les cameliers ont remplacé les cavaliers, sans doute pour des questions de concurrence, de la même façon qu'en cours de maths on apprend qu'on ne peut multiplier des choux et des carottes ou quelque chose comme ça. Il sera temps de s'émerveiller de ce monument dans les jours qui viennent en arrivant par exemple au lever du soleil vu qu'à cette heure, les touristes téléguidés attendent encore qu'un buffet leur soit servi.
On laisse le trésor sur notre gauche pour s'enfoncer encore un peu plus sur le site. De part et d'autre, de nouveaux batiments s'invitent à notre regard, tout épouse la forme des montagnes. Plus avant, un amphithéâtre est taillé d'un seul tenant dans le roc. A vue de nez, de part mon expérience théâtrale de ces dernières semaines, celui-ci doit compter environ 4000 places ce qui est loin d'être ridicule considérant qu'ici tout est creusé dans la paroi! Après avoir passé le théatre, l'espace débouche sur une large vallée. Mais pas question pour les nabatéens de se laisser aller à la paresse, à nouveau des grottes ont été creusées, de nouvelles façades apparaissent, les restes d'un temple surgissent d'une colline, et partout autour de larges montagnes se dressent. Seulement ici, les montagnes ont un profil particulier, elles ne s'articulent pas autour de flancs évasés, elles partent vers le ciel, leurs flancs presques verticaux. Pas question de s'y aventurer aujourd'hui cependant, il est déjà 13h et la route "principale" ne s'arrête pas là. Traverser la vallée prend une bonne heure et on débouche sur le musée de Petra. Pas grand chose à dire et c'est presque tant mieux. Le musée est composé de seulement deux salles qui étallent de rares étagères sur lesquelles tronent vaguement quelques objets de petite taille. C'en est presque étonnant vu la taille du sîte qu'ils n'y exposent que si peu de choses. La visite est rapidement terminée. En quittant le musée, on laisse derrière soi la vallée principale pour s'enfoncer sur une voie nettement plus abrupte. Ca devrait écrémer la masse des touristes car c'est ici un peu comme un entonoir. Seuls les plus à même de grimper peuvent poursuivre l'aventure, les autres n'ont qu'à rebrousser chemin. La voie s'enfonce dans la montagne et remonte le long de celle-ci en suivant des escaliers aux marches inégales que le sable rend glissantes. Les marches se comptent par centaines et nos conversations avec Martha et Jamal s'interrompent rapidement après avoir commencer l'ascension. On grimpe comme ça pendant 45 minutes, c'est long et assez gratifiant. Je me rend compte une nouvelle fois que j'en ai dans le coffre quand après quelques minutes d'effort j'ai déjà distancé mes compagnons d'échappée. Au terme de la montée, suant malgré tout à grosses gouttes, on arrive face à une nouvelle façade ressemblant comme deux gouttes d'eau au Trésor, c'est le Monastère. Ca a la couleur du Trésor, le gout du Trésor, mais ce n'est pas le Trésor. C'est perché tout là-haut et ça fait une énorme différence! De plus la lumière du soleil commence à décroître, exacerbant les couleurs de la montagne. Impossible de rester insensible au spectacle offert par le nabatéens et magnifié par le soleil couchant. Mais le soleil se couchant et notre aller n'étant pas tout à fait terminé, il ne nous reste plus qu'à faire quelques centaines de mètres pour profiter de ce qui s'appelle "the sacrifice point of view", pas besoin de traduire. Le chemin continue de grimper; comme à mon habitude, je ne regarde que mes pieds pour ne lever les yeux qu'une fois l'endroit rêvé atteint. Au juste moment, il est temps de récolter le fruit de mon dur labeur. Le panorama est à tomber à la renverse, sauf que si ici on tombe à la renverse, on atterrit 200 mètres plus bas, au fond d'un gouffre paraissant sans fond. De là-haut, on surplombe la vallée suivante qui n'est que à-pics, parois verticales, et autres perspectives renversantes. De plus, tous les autres grimpeurs sont déjà sur le chemin de la redescente, personne n'a eu l'idée stupide de profiter du coucher de soleil. Là où nous sommes c'est à dire tout en haut de la montagne, le point de plus éloigné de l'entrée principale, se trouve encore un vendeur de souvenirs dans sa boutique branlante. Le type s'appelle Musa, comme l'endroit où nous sommes, Wadi Musa signifiant en arabe "vallée de Musa". Musa est né dans la vallée et est un des rares vendeurs à dormir dans la montagne dans une grotte creusée voilà 2000 ans qui le protège lui et ses deux ânes "Bob Marley" et "Mickael Jackson" des intempéries. Musa nous invite à boire un thé bienvenue d'autant qu'un vent frais souffle et que la chaleur décroit. il nous propose aussi de nous raccompagner personnellement car cette nuit-là musa dort au village en contrebas. Cette proposition est évidemment accompagnée de clameurs de notre part car il devient évident qu'il va faire bientôt nuit et que la descente des marches promet d'être rock n'roll pour ne pas dire plus. On finira d'abord de regarder le coucher de soleil nous sachant dorénavant escortés jusqu'en bas. En partant, Musa attelle "Bob Marley" et nous voilà parti. Le chemin du retour nous ramène devant le Monastère. Et comme on suit Musa, pas de questions à poser. Celui-ci se met subitement à tourner en direction du monastère, on contourne la structure pour se retrouver aux pieds de gros rochers montants le long du Monastère. Ici trône un paneau "No climbing" ou "interdiction de grimper" mais comme Musa commence à grimper, on ne peut rien faire d'autre que de le suivre. De toute façon, j'ai trop envie d'en découvrir davantage pour rester planté là les bras ballants. On commence à grimper, tous en fait sauf Jamal qui ne sent pas trop ce coup-là. Mal lui en a pris. Ce petit bout d'escalade nous mène tout droit sur le toit du monastère. Le moment est privilégié et le mot n'est pas trop fort. La lumière est un peu faible pour les photos mais l'essentiel est ailleurs. Ces deux minutes passées à cet endroit d'ordinaire interdit sont plus qu'un temps fort supplémentaire, nous sommes les derniers sur le sîte et le panorama est épique. Revers de la médaille, comme nous sommes les derniers, il doit bien y avoir une raison. Il est largement temps de lever le camp où on va finir par dormir dans la montagne ce qui ne serait finalement pas pour me déplaire mais bref, on doit y aller.
Alors qu'on commence la descente, le soleil est déjà couché et la lumière approximative. Les premières marches se dévalent car on peut encore deviner là où elles sont placées mais tout le monde sait qu'on y verra bientôt plus rien. Le rythme est élevé et Jamal en retard. Heureusement pour lui, Musa possède une lampe ce qu'on avait pas prévu de prendre du fait qu'on aurait jamais imaginé rentrer après la nuit. Plus on descend et moins on distingue quoi que ce soit. A mi-parcours, on est dans le noir et le rythme s'en ressent. Et là, heuseusement encore, des collègues bédoins de Musa se trouvent encore sur le chemin avec leur âne. Tous ne sont comme nous pas équipés de vision nocturne mais en revanche pourvus de lampes-torches. Chacun d'entre-nous se fait finalement guidé dans l'obscurité par son guide personnel. L'ambiance est excellente et on est rapidement sur le plancher des chameaux (pas de vaches à l'horizon). Notre caravane transite à travers la nuit jusqu'à une sortie annexe, pas le temps de rejoindre la sortie principale, encore à plus d'une heure de marche. On retrouve la route goudronnée qui après les marches fait un bien fou. Malheureusement ou pas, la route est encore bien vallonnée et on arrivera rincés de cette journée éprouvante mais formidable dans le village bédouin vers 19h soi près de 2 heures après le crépuscule.
Musa a été pour nous un guide incroyable et lui dire au revoir sera un déchirement pour tout le monde, grâce lui soit rendu ici. Un taxi plus tard pour faire le trajet entre le village bédouin et Wadi Musa et nous voilà à l'hotel. On partagera le taxi avec une japonnaise fraichement installée au village bédouin qui nous dit qu'elle a du shopping à faire au village. Voilà qui est bien étrange, du shopping au village après 19h? En fait, elle se rend aussi dans notre hotel qui est en fait l'endroit du coin où l'alcool est le moins cher. Ceci explique cela... Mais pour moi, ce soir là, ça n'aura que peu d'incidence, je tombe de fatigue, Martha et Jamal itou. On dîne à l'hotel et bien nous en prend car on sert ici un buffet où l'on mange jusqu'à plus faim. A 19h30, une table de 5 mètres de long est garnie de plats divers et variés. Il y en a vraiment pour tous les gouts et les efforts fournis m'inciteront à remplir quatre fois mon assiette. Comme on dit, quand on aime, on ne compte pas! Pendant le repas, on échaffaude le programme du lendemain. Tout le monde est d'accord pour une tentative de lever avant l'aube pour profiter de Petra avant le flux des visiteurs très nombreux. Le réveil sonnera à 5h40, juste assez tard pour qu'on puisse dormir une huitaine d'heures. Je m'endors comme une pierre qui coule, personne ne ronfle dans le dortoir, c'est toujours ça de pris.
Pour aller à petra depuis Amman, ça peut sembler un jeu d'enfants. Tous les touristes circulants en Jordanie étants pour le moins obligés de faire la liaison, on peut se dire que des armées de car transitent entre les deux localités et ce, à longueur de journée. Et bien, ce serait comme se mettre le doigt dans l'oeil. Dans les faits, rares sont les visiteurs qui font le chemin en transports publics, tous sont bien trop occupés à suivre un ou plusieurs guides à la fois, bien sagements assis dans des bus climatisés et réservés à l'avance. Pour ceux qui comme moi ne réservent rien et se risquent à de longues heures d'attentes ou à des quiproquos à rallonge, il n'y a que deux minibus par jour et tous les deux partent d'Amman entre 6h30 et 7h du matin. Il convient donc de ne pas le rater sous peine de désillusion pendant 24h.
Le rendez-vous avec Martha et Jamal est à 6h. Plus de crampes de paupières, plus de douleurs derrière les genous, même plus envie de remettre une couche de sommeil, je suis un matinal accompli! Jamal qui partage ma piaule est lui encore du genre à ne pas pouvoir mettre un pied devant l'autre avant 11h du matin, c'est donc à moi qu'il revient maintenant de mettre sa machine en route, qui l'eu cru il y a encore quelques semaines? Quand j'arrive à la réception, le veilleur de nuit dort aussi. Il me revient donc aussi de le réveiller, incroyable!! Théoriquement la mise en place du petit déjeuner de l'hotel est effective dès 6h du matin mais ce matin-là, pour ceux qui prendront le bus de bonne heure, ce sera plutôt à base de biscuits achetés dans une superette. Il est en réalité trop tôt pour tout le monde sauf pour moi.
On attrape un taxi sans soucis, idem pour le minibus pour lequel nous sommes les premiers à attendre. On attrape les sacs qu'on grimpe entre le chauffeur et le siège passager et on s'assoit juste derrière. Les sacs feront un parfait appui pour nos jambes quand le sommeil se fera inévitablement sentir. Tout ce passe comme prévu, les biscuits se suivent jusque dans ma bouche, le sommeil me rattrape tout juste après avoir lancer quelques regards sur la route qui défile. A mesure que l'on descend dans le sud de la Jordanie, le paysage toujours aussi sec dévoile des dénivelés plus impressionnants. Les montagnes alentours ne sont pas forcéments hautes mais sont toutes assez escarpées pour qu'on ai l'impression d'être à 3000m d'altitude. En fait, Amman comme Petra est à environ 600m d'altitude donc on serpente entre les montagnes sans forcément monter ni descendre. Ici et là, on devine le lit d'une rivière, mais peine perdue pour elles, elles ont l'air à sec depuis la nuit des temps.
Le réveil final arrive alors que l'on est à quelques encablures de Petra. Rien autour n'a changé, c'est intriguant. Le village à côté s'appelle Wadi Musa ce qui est aussi le nom de Petra en arabe et, alors qu'on l'aperçoit pour la première fois depuis la route qui en arrivant le surplombe, on ne peut manquer le fait que la montagne prend tout à coup des formes plus alambiquées et torturées. Géologiquement parlant, la différence est frappante, nul doute qu'on est arrivé. Effectivement, quelques tours de roues plus tard, le minibus se stoppe, on est arrivé. Bienvenue à Wadi Musa! Il est 11h du matin et la journée s'annonce radieuse, le soleil brille et le thermomètre approche les 25°, température idéale pour le farniente comme pour la grimpette. Ne reste plus qu'à trouver notre hotel. Comme nous sommes trois, un taxi ne fera pas de mal sachant qu'on peut facilement partager la note. Charge au chauffeur de savoir où se trouve notre nouveau refuge, pas de problèmes pour lui, Wadi Musa est un village à taille humaine et les hotels pas chers se comptent sur les doigts de 3 mains, sachant que sans le savoir nous avons choisi le plus populaire d'entres eux. Nous choisissons la moins chère des propositions proposées à savoir partager un dortoir de 8 lits. Il y a juste assez de place pour nous, 5 lits sont déjà pris. Le temps de poser nos affaires et à l'unanimité nous choisissons d'investir le site de Petra dans la seconde. Je n'ai pas le monopole de l'impatience et ça fait plaisir à voir!!! Le temps d'acheter de quoi manger une fois sur place et de grimper dans un nouveau taxi, nous voilà partis! En 3 minutes et 1 euro, nous voilà déposés devant l'entrée principale. A nouveau 3 options "s'offrent" à nous. Le ticket pour 1 journée à 25 euros. Le ticket pour 2 jours à 30 euros. Le ticket à 35 euros pour 3 jours et plus... Est-ce utile de préciser que le choix n'est pas aussi cornélien qu'il y parait? Le ticket pour 3 jours et plus s'est imposé de lui-même... Comme une évidence...
On pénètre dans Petra par un large chemin. La gauche du chemin est dévoué aux anes, aux chevaux et aux charioles transportants les touristes à mobilité réduit et aux portes-feuilles à rallonge. D'ailleurs, en entrant, impossible de ne pas s'entendre dire "horse?", "charriot?", "I make good prize for you!", "do you understand?". Mais que nenni, quitte à découvrir, autant prendre son temps... Après avoir quittés les hordes de cavaliers, on avance vers les montagnes jusqu'à être entourés par elles. Au bout du chemin à ciel ouvert, on se retrouve face à une paroi dans laquelle émerge une ouverture large de quelques mètres, c'est le Siq. Le Siq est un canyon, une entaille de 1, 2 km de long (1, 2km, tu te rends compte!!!!!!!!?), large de 3 à une quinzaine de mètres, enserrée par 2 parois aux formes voluptueuses hautes de 40 mètres (40 mètres, je me répète mais tu te rends compte!!!!!!?). Il faut environ quinze minutes non-stop pour parcourir le Siq de part en part. Pendant ces 15 minutes, on ne sait où poser le regard tellement les perspectives sont étonnantes, parfois on ne peut apercevoir le ciel au dessus de nos têtes tant le passage est étroit et tant les parois s'inclinent l'une vers l'autre. La hauteur donne le vertige. L'étroitesse peut entraîner la claustrophobie. Chez moi, ça ne provoque que l'émerveillement et c'est déjà beaucoup. En plus, question émerveillement, ce n'est que le début. Le Siq débouche en effet sur le Trésor. Au détour des virages, une silouhette monumentale se laisse entrevoir. On devine une première colonne, une première statue, un fronton. L'image qui trottait dans ma tête depuis des années laisse la place à la réalité du lieu. Chaque pas nous rapprochant de la sortie du Siq nous dévoile un peu plus de la façade exquise. Comme un riff' de guitare qui accouche d'un solo, on quitte le Siq les yeux aimantés par le spectacle de l'entrée magnifique d'une ville 2 fois millénaire. Seul bémol, l'endroit concentre à juste titre tous les touristes que compte la Jordanie. C'est bienvenue à la Foirefouille, ça grouille, ça photographie, ça parle, ça crie sur fond de chameaux et de vendeurs de bouteilles de sables de couleurs représentant la célèbre façade sculptée. Ici les cameliers ont remplacé les cavaliers, sans doute pour des questions de concurrence, de la même façon qu'en cours de maths on apprend qu'on ne peut multiplier des choux et des carottes ou quelque chose comme ça. Il sera temps de s'émerveiller de ce monument dans les jours qui viennent en arrivant par exemple au lever du soleil vu qu'à cette heure, les touristes téléguidés attendent encore qu'un buffet leur soit servi.
On laisse le trésor sur notre gauche pour s'enfoncer encore un peu plus sur le site. De part et d'autre, de nouveaux batiments s'invitent à notre regard, tout épouse la forme des montagnes. Plus avant, un amphithéâtre est taillé d'un seul tenant dans le roc. A vue de nez, de part mon expérience théâtrale de ces dernières semaines, celui-ci doit compter environ 4000 places ce qui est loin d'être ridicule considérant qu'ici tout est creusé dans la paroi! Après avoir passé le théatre, l'espace débouche sur une large vallée. Mais pas question pour les nabatéens de se laisser aller à la paresse, à nouveau des grottes ont été creusées, de nouvelles façades apparaissent, les restes d'un temple surgissent d'une colline, et partout autour de larges montagnes se dressent. Seulement ici, les montagnes ont un profil particulier, elles ne s'articulent pas autour de flancs évasés, elles partent vers le ciel, leurs flancs presques verticaux. Pas question de s'y aventurer aujourd'hui cependant, il est déjà 13h et la route "principale" ne s'arrête pas là. Traverser la vallée prend une bonne heure et on débouche sur le musée de Petra. Pas grand chose à dire et c'est presque tant mieux. Le musée est composé de seulement deux salles qui étallent de rares étagères sur lesquelles tronent vaguement quelques objets de petite taille. C'en est presque étonnant vu la taille du sîte qu'ils n'y exposent que si peu de choses. La visite est rapidement terminée. En quittant le musée, on laisse derrière soi la vallée principale pour s'enfoncer sur une voie nettement plus abrupte. Ca devrait écrémer la masse des touristes car c'est ici un peu comme un entonoir. Seuls les plus à même de grimper peuvent poursuivre l'aventure, les autres n'ont qu'à rebrousser chemin. La voie s'enfonce dans la montagne et remonte le long de celle-ci en suivant des escaliers aux marches inégales que le sable rend glissantes. Les marches se comptent par centaines et nos conversations avec Martha et Jamal s'interrompent rapidement après avoir commencer l'ascension. On grimpe comme ça pendant 45 minutes, c'est long et assez gratifiant. Je me rend compte une nouvelle fois que j'en ai dans le coffre quand après quelques minutes d'effort j'ai déjà distancé mes compagnons d'échappée. Au terme de la montée, suant malgré tout à grosses gouttes, on arrive face à une nouvelle façade ressemblant comme deux gouttes d'eau au Trésor, c'est le Monastère. Ca a la couleur du Trésor, le gout du Trésor, mais ce n'est pas le Trésor. C'est perché tout là-haut et ça fait une énorme différence! De plus la lumière du soleil commence à décroître, exacerbant les couleurs de la montagne. Impossible de rester insensible au spectacle offert par le nabatéens et magnifié par le soleil couchant. Mais le soleil se couchant et notre aller n'étant pas tout à fait terminé, il ne nous reste plus qu'à faire quelques centaines de mètres pour profiter de ce qui s'appelle "the sacrifice point of view", pas besoin de traduire. Le chemin continue de grimper; comme à mon habitude, je ne regarde que mes pieds pour ne lever les yeux qu'une fois l'endroit rêvé atteint. Au juste moment, il est temps de récolter le fruit de mon dur labeur. Le panorama est à tomber à la renverse, sauf que si ici on tombe à la renverse, on atterrit 200 mètres plus bas, au fond d'un gouffre paraissant sans fond. De là-haut, on surplombe la vallée suivante qui n'est que à-pics, parois verticales, et autres perspectives renversantes. De plus, tous les autres grimpeurs sont déjà sur le chemin de la redescente, personne n'a eu l'idée stupide de profiter du coucher de soleil. Là où nous sommes c'est à dire tout en haut de la montagne, le point de plus éloigné de l'entrée principale, se trouve encore un vendeur de souvenirs dans sa boutique branlante. Le type s'appelle Musa, comme l'endroit où nous sommes, Wadi Musa signifiant en arabe "vallée de Musa". Musa est né dans la vallée et est un des rares vendeurs à dormir dans la montagne dans une grotte creusée voilà 2000 ans qui le protège lui et ses deux ânes "Bob Marley" et "Mickael Jackson" des intempéries. Musa nous invite à boire un thé bienvenue d'autant qu'un vent frais souffle et que la chaleur décroit. il nous propose aussi de nous raccompagner personnellement car cette nuit-là musa dort au village en contrebas. Cette proposition est évidemment accompagnée de clameurs de notre part car il devient évident qu'il va faire bientôt nuit et que la descente des marches promet d'être rock n'roll pour ne pas dire plus. On finira d'abord de regarder le coucher de soleil nous sachant dorénavant escortés jusqu'en bas. En partant, Musa attelle "Bob Marley" et nous voilà parti. Le chemin du retour nous ramène devant le Monastère. Et comme on suit Musa, pas de questions à poser. Celui-ci se met subitement à tourner en direction du monastère, on contourne la structure pour se retrouver aux pieds de gros rochers montants le long du Monastère. Ici trône un paneau "No climbing" ou "interdiction de grimper" mais comme Musa commence à grimper, on ne peut rien faire d'autre que de le suivre. De toute façon, j'ai trop envie d'en découvrir davantage pour rester planté là les bras ballants. On commence à grimper, tous en fait sauf Jamal qui ne sent pas trop ce coup-là. Mal lui en a pris. Ce petit bout d'escalade nous mène tout droit sur le toit du monastère. Le moment est privilégié et le mot n'est pas trop fort. La lumière est un peu faible pour les photos mais l'essentiel est ailleurs. Ces deux minutes passées à cet endroit d'ordinaire interdit sont plus qu'un temps fort supplémentaire, nous sommes les derniers sur le sîte et le panorama est épique. Revers de la médaille, comme nous sommes les derniers, il doit bien y avoir une raison. Il est largement temps de lever le camp où on va finir par dormir dans la montagne ce qui ne serait finalement pas pour me déplaire mais bref, on doit y aller.
Alors qu'on commence la descente, le soleil est déjà couché et la lumière approximative. Les premières marches se dévalent car on peut encore deviner là où elles sont placées mais tout le monde sait qu'on y verra bientôt plus rien. Le rythme est élevé et Jamal en retard. Heureusement pour lui, Musa possède une lampe ce qu'on avait pas prévu de prendre du fait qu'on aurait jamais imaginé rentrer après la nuit. Plus on descend et moins on distingue quoi que ce soit. A mi-parcours, on est dans le noir et le rythme s'en ressent. Et là, heuseusement encore, des collègues bédoins de Musa se trouvent encore sur le chemin avec leur âne. Tous ne sont comme nous pas équipés de vision nocturne mais en revanche pourvus de lampes-torches. Chacun d'entre-nous se fait finalement guidé dans l'obscurité par son guide personnel. L'ambiance est excellente et on est rapidement sur le plancher des chameaux (pas de vaches à l'horizon). Notre caravane transite à travers la nuit jusqu'à une sortie annexe, pas le temps de rejoindre la sortie principale, encore à plus d'une heure de marche. On retrouve la route goudronnée qui après les marches fait un bien fou. Malheureusement ou pas, la route est encore bien vallonnée et on arrivera rincés de cette journée éprouvante mais formidable dans le village bédouin vers 19h soi près de 2 heures après le crépuscule.
Musa a été pour nous un guide incroyable et lui dire au revoir sera un déchirement pour tout le monde, grâce lui soit rendu ici. Un taxi plus tard pour faire le trajet entre le village bédouin et Wadi Musa et nous voilà à l'hotel. On partagera le taxi avec une japonnaise fraichement installée au village bédouin qui nous dit qu'elle a du shopping à faire au village. Voilà qui est bien étrange, du shopping au village après 19h? En fait, elle se rend aussi dans notre hotel qui est en fait l'endroit du coin où l'alcool est le moins cher. Ceci explique cela... Mais pour moi, ce soir là, ça n'aura que peu d'incidence, je tombe de fatigue, Martha et Jamal itou. On dîne à l'hotel et bien nous en prend car on sert ici un buffet où l'on mange jusqu'à plus faim. A 19h30, une table de 5 mètres de long est garnie de plats divers et variés. Il y en a vraiment pour tous les gouts et les efforts fournis m'inciteront à remplir quatre fois mon assiette. Comme on dit, quand on aime, on ne compte pas! Pendant le repas, on échaffaude le programme du lendemain. Tout le monde est d'accord pour une tentative de lever avant l'aube pour profiter de Petra avant le flux des visiteurs très nombreux. Le réveil sonnera à 5h40, juste assez tard pour qu'on puisse dormir une huitaine d'heures. Je m'endors comme une pierre qui coule, personne ne ronfle dans le dortoir, c'est toujours ça de pris.