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Carnet de voyage de Tokyo en août 2012 English translation pending
by Alex69780 · 2012-04-07 · 22 replies
Bonjour a toutes et a tous, voila je pars enfin pour le Japon. Je serai sur place du 3 au 23 aout J ai pris un vol + hotel sur opodo. L hotel se situe a Shinjuku, j ai prefere ce quartier a d autres pour la gare. Ce que je voudrait faire c est vraiment visiter Edo dans ses moindre recoins, je pense avoir assez de temps. Je suis plutot orienté dans le moderne mais le japon antique m attire beaucoup aussi. A part ca je veux faire: _ascension du Mont Fuji _1 ou 2 jours a Kyoto _1 jour a Shumida Bon ca fait un moment que ce voyage me trottait dans la tete alors les lectures sur le web m ont aidé afaire mon roadbook, mais tout se repete. Le marché aux poissons, les karaoke, le musé ghibli, la vue du haut de la mairie...etc... Auriez vous des experiences perso, que vous n ayez vu qu a Tokyo dont vous voudriez faire part. Je veux vraiment vivre des moments inoubliables. Je voudrai faire un tour dans la campagne aussi, connaitriez vous un coin sympa?

Ce qui m interresse, les rencontres, la mode, les jeux video, les soirées, l art culinaire, l art en general..., mais bon je pense que sur place tout va me paraitre attractif!

Si vous serez dans la zone au meme moment, n hesitez pas. Pour info, j aurai 25 ans, je suis un homme, je me debrouille pas mal en anglais et je commence a apprendre le japonnais.

Merci d avance pour vos reponses.
Carnet de voyage du Sarawak avec deux enfants (Bornéo, côté malaisien) English translation pending
by Coeurdasie · 2010-07-19 · 4 replies
hello, Nous voyageons avec 2 enfants (7 et 11 ans) et voici qqes infos toutes fraiches puisque nous sommes encore sur Borneo Kuching Logement ; bedsguesthouse (www.bedsguesthouse.com). Chambre avec 5 lits - Ac - SDB - 168RM avec pdj. tres propre, personnel tres gentil, proche du grand chat avec des magasins de fruits. Piscine publique a proximite repas : dans la jalan Carpenter, il y a un chouette cofee shop avec du super bon cafe froid ou chaud et juste en face un bon petit resto chinois Bako logement : dans une chambre de lhotel - tres rustique - fan Astuce : pour voir des nasiques de plus pres, aller en fin de journee sur le chemin qui mene a l embarcadere. promenades ; vers la plage de kecill, retour en bateau (35rm) Sibu trajet depuis Kuching par le bateau a 8h30 (45rm adulte et 35 enfant) ville pas terrible logement au Kawan hotel - beau de l exterieur et defraichi dedans ( 75rm la double) repas au Ark cafe - super bon resto thai au bord de la riviere Similajau trajet Sibu - Bintulu en bus ( 20rm) + taxi jusqu a Similajau (50rm) logement dans le parc dans un drive in chalet - tres chouette - 2 chambdres, sdb, living, frigo. Il y a des travaux donc un peu dommage promenades en bateau jusqu a Golden beach (150rm) et retour a pied (4 heures). Seuls sur la grande plage, vu des limules. Batu Niah trajet de similajau a Batu en taxi (160rm) - 1h45 - autre solution moins couteuse, revenir a Bintulu et prendre un bus logement : Batu niah cave inn. Bien, chambre familiale ( 109rm) - AC - frigo Repas dans un grand resto chinois, qui fait un coin - delicieux. Il y a aussi une vendeuse de beignets dans le village, un delice Promenade grotte de Niah, magnifique Miri trajet en bus (12rm) logement au Minda guesthouse ( 110 rm pour 2 chambres) - propre et dans un quartier anime, parfois un peu trop le soir repas en cours

Et voila. Apres nous allons au Sabah et vous aurez donc la suite......
Extension "plage": Holbox, Isla Mujeres, Tulum ou autre? English translation pending
by Steve1307 · 2017-05-17 · 4 replies
Bonjour,

Ma femme, ma fille et moi-même partirons dans la peninsule mexicaine (Quintana Roo/Yucatan) fin novembre/début décembre. Nous avons l'intention de visiter la région en autotour durant les 10 premiers jours et souhaiterions faire une petite extension "plage" pour finir notre séjour.

J'ai déjà une idée de l'itinéraire pour l'autotour mais je ne suis pas encore decidé pour la fin du voyage. Voici les critères qui nous intéressent, par ordre d'importance:

- Paysage naturel (donc pas Cancun 😎) - Eau magnifiquement transparente 😛 - Calme

J'avais pensé à Holbox, mais en lisant l'une ou l'autre discussion sur ce lieu, on signale que les eaux du Golfe du Mexique sont moins transparentes que les eaux de la Mer des Caraibes.

Isla Mujeres ? Pas trop touristique ? Possibilité d'avoir de belles plages sans trop de monde ?

Je suis déjà allé à Tulum, j'ai trouvé la plage très jolie mais c'est forcément assez touristique au niveau des ruines. Je n'avais malheureusement pas eu la possibilité d'aller voir un peu plus loin ce jour-là. Peut-etre y a-t-il d'autres plages un peu avant ou après aussi jolies qu'à Tulum mais moins touristiques ?

Dernière chose: notre fille aura 2 ans, ce qui aura ses "inconvénients" pour la recherché d'un logement adequate sur place.

Donc que me conseilleriez-vous pour finir ce voyage "comme au paradis" ? Holbox ? Isla Mujeres ? Tulum ? Celestun ? Autres ?

Merci d'avance pour votre aide !
Carnet de voyage: 19 jours dans les Pays Baltes English translation pending
by Skarf · 2016-09-04 · 8 replies
Durant deux semaines et demie, un ami et moi avons voyagé au travers des trois pays baltes. À travers ce petit carnet, j’aimerais partager avec vous ce que l’on a vu, aimé (ou pas) et aussi quelques photos. J’espère qu’il vous plaira !

Samedi 30 juillet 2016 :

Le grand départ approche. On nous dépose en voiture à l’aéroport de Bruxelles Sud (Charleroi) pour que nous puissions prendre notre vol vers la capitale de la Lituanie, Vilnius, seule ville déjà visitée des pays baltes pour ma part. Nous enregistrons nos bagages, on patiente gentiment dans cet aéroport exigu et peu intéressant, on fait la file à la porte d’embarquement et nous voilà parti de la pluvieuse Belgique vers la non moins pluvieuse Lituanie.

On atterrit aux alentours de vingt heures, l’aéroport est petit et nombreux vieux coucous sont posés sur la piste. On descend de l’appareil, récupère nos bagages et nous dirigeons vers la gare des bus. On monte dans l’un d’eux, et première surprise, le billet de bus ressemble à s’y méprendre à un ticket de caisse et il faut le composter dans un bidule en fer pour trouer grossièrement le billet. Le trajet se passe et l’on arrive près de la gare. Après un trajet facile, on arrive près de la magnifique porte de l’Aube faisant jonction entre le quartier de la gare pas fort réjouissant (hormis la gare même) et la superbe vieille ville. Notre auberge se trouve quelques mètres plus bas, on y rentre et on s’y installe, le personnel semble aimable.

(Cathédrale de Vilnius)

Bien entendu, la faim se fait ressentir, on décide dès lors de se promener. Je me souvenais encore d’un restaurant (ou plutôt une chaine de restaurants) appelé « La Crêpe » sur la principale « Perspective » de la ville. On traverse la ville et le monde présent dans les rues est assez frappant. Lors de ma première visite en avril 2014, il n’y avait pas une âme dans les rues, et ici des tas de gens se pressent dans les bars et les restaurants plus élégamment habillés les uns que les autres. Sur la place principale de la ville se dresse majestueusement l’immense palais grand-ducal et la cathédrale de Vilnius joliment éclairée, pour l’ambiance il y a une dizaine de joueurs de djembés assis sur les marches près d’une grande statue. On s’enfonce dans l’avenue principale de Vilnius bordées de restaurants étrangers, boutiques de luxe et autres ersatz de Starbucks, on passe devant le théâtre et on s’installe à la terrasse du « La Crêpe ». Au menu, ce sera soupe froide à la betterave et crêpe de pommes de terre au saumon (gras mais vachement bon). Après un tel repas savoureux, rien de tel que de s’installer dans une taverne balte de la vieille ville et de boire un brandy local. De là, un retour vers l’auberge s’impose. Il est minuit, on va se coucher.

Dimanche 31 juillet :

Le réveil est rude : de la fenêtre du dortoir de l’auberge, nous entendons la messe donnée à la porte de l’Aube, celle-ci commence tôt, rassemble une foule conséquente de croyants et résonne dans toute la rue. On se prépare et on se met en route, il fait assez beau (ce qui sera plus rare dans le reste du voyage) et on se dirige encore une fois vers la place de la cathédrale, cette fois-ci en prenant notre temps à bien regarder les détails de la rue pourfendant en deux la vieille ville. Églises orthodoxes russes et catholiques se dressent régulièrement des deux côtés de la route, plus belles les unes que les autres, suivi de la Mairie et ses colonnes. Viens ensuite la rue du château dans laquelle on s’arrête pour y prendre le café et le petit-déjeuner.



(Porte de l'Aube)

(Porte d'une église dans la rue principale de la vieille ville)

(Mairie de Vilnius)

Après cette pause, nous décidons de visiter la cathédrale, il y a du monde (dimanche oblige), mais nous pouvons faire le tour à notre aise. Sobre et blanc, l’intérieur de cette bâtisse est impressionnant, notamment la chapelle.

(Cathédrale de Vilnius et Palais grand-ducal)

Nous sortons et faisons le tour, on passe devant la colline du château mais ce n’est pas ce monticule-là qui attire notre attention, mais bien l’autre colline importante de la ville, celle des trois croix. Ces trois croix symboliseraient les trois premiers prêtres venus christianiser le peuple lituanien (dernier peuple païen d’Europe), comme vous l’imaginez cela ne s’est pas bien passé pour eux et ils ont éventuellement fini par mourir. Ces trois croix sont présentes depuis longtemps mais elles ont été détruites à de maintes reprises durant l’occupation de l’URSS. Bref, après une ascension à travers les bois, on arrive sur ladite colline offrant une vue très sympathique de la ville dans son ensemble. Les trois croix en elles-mêmes mériteraient presque un petit coup de peinture mais il n’empêche qu’elles sont impressionnantes.

(Vue de la colline aux croix)

(Les... croix)

Après avoir admiré la vue, on redescend par une multitude de marches en bois (parfois pas très stables) et l’on arrive dans l’immense parc de la ville, on se promène du « mauvais côté » de la rivière et croisons le chemin du quartier d’Uzupis apparemment peuplé d’artistes en tout genre ayant déclaré l’indépendance (juste pour rire) de ce morceau de ville coupé du reste de l’agglomération par la rivière Vilnia. On passe juste sur la place principale avec le fameux ange pour ensuite s’installer à une terrasse pour se désaltérer.



(Ange d'Uzupis)

Direction ensuite la très belle église Sainte-Anne et ses briques rouges, puis celle d’un restaurant dans la rue principale. Nous prenons le premier venu, un établissement aux allures de pièges à touristes mais dont les prix affichés sur la carte nous convainquent quand même. Un serveur dans un costume ‘’traditionnel’’ nous installe, on choisit nos plats et l’on commande les spécialités : soupe aux champignons servie dans un bol en pain et les zeppelins, sortes de pommes de terre gélifiées farcies à la viande, pas mal du tout.

(Église Sainte-Anne)

Après un repas si copieux et une chaleur étonnante, on décide de remonter à l’auberge pour se reposer un peu. Après une petite sieste, nous redescendons en ville, un bar pas très loin de l’auberge propose des narguilés, on en essaye un, à notre surprise, l’eau est remplie de fruits coupés en morceaux.

Après cette énième pause, nous nous remettons en marche en explorant la vieille ville, on tombe ainsi nez à nez avec le palais présidentiel et de belles rues étroites aux maisons couleur pastel.

(Rue de Vilnius)

(Le palais présidentiel)

(En face du palais présidentiel)

Après avoir flâné et découvert quelques églises et l’unique synagogue, on se dirige à nouveau vers la perspective Gédiminas pour se sustenter (vacances caloriques, que voulez-vous), on terminera la soirée à l’auberge accompagnés de quelques bières locales et de discussions animées avec un Irlandais rencontré dans la salle commune.

(Soirée tombante devant la cathédrale...)

(Statues du théâtre de Vilnius: le drame, la comédie et la tragédie)
Carnet de 8 jours en Guyane au départ de la Martinique English translation pending
by Lapinous · 2015-10-08 · 19 replies
C'était fin juillet, et c'était le baptême du feu des Lapinous en Amérique du Sud ! Merci à tous ceux qui ont pu nous donner quelques conseils et bons plans, en particulier Roudi56

Avec juste une semaine de vacances et un besoin certain de dépaysement, on avait deux souhaits : un trajet pas trop long depuis la Martinique sans perdre une journée en transits divers dans chaque sens, et changer d'une île des Petites Antilles...

Une petite virée en Guyane ça collait donc plutôt pas mal... sauf que les billets sont hors de prix au vu des 2 heures de vol : 500€ par personne toute l'année. À trois ça pique. Heureusement grâce à notre petit pécule de miles chez Air France et un bon plan avec Air Caraïbes dont certains vols Paris - Cayenne font escale en Martinique, on a considérablement réduit la facture dans les deux sens.

Il ne restait plus qu'à passer par la case vaccination (obligatoire pour la fièvre jaune) et ne pas trop écouter les aprioris antillais au sujet de la Guyane, perçue comme un genre de Far West où l'insécurité serait partout...

On a découpé en gros en quatre étapes, tout est détaillé sur notre blog Les Lapinous - Guyane

La Guyane, on a adoré. À des années-lumière de la fourmilière des Antilles, la tranquillité et les grands espaces nous ont encore une fois fait du bien. Et encore une fois on rentre en se posant des questions, au point de réfléchir à venir s'installer en Guyane pour un petit moment...
Texas, Louisiane et Nouveau-Mexique sur 15 jours (retour) English translation pending
by Faboun13 · 2014-05-14 · 6 replies
Voici Mon carnet de voyage sur mon voyage aux état unis (été 2013) - 15 jours

ETATS : TEXAS - LOUISIANE - NOUVEAU MEXIQUE

Notre "petit" périple nous aura emmené du Texas au Nouveau Mexique et de l'Oklahoma en Louisiane pour un total de 6508 km de voiture en 2 semaines

Liens du blog :

http://visitertexaslouisiane.blogspot.fr

Il reste quelques textes à rédiger^^

TEXAS Austin san antonio Bandera Junction Fort stockton Big Bend National park

NOUVEAU MEXIQUE White Sands Monument Roswell

TEXAS Amarillo Palo Duro Canyon

OKLAHOMA Route 66 Shamrock Elk city Clinton (Oklahoma Route 66 Museum)

TEXAS Fort worth Dallas

LOUISIANE Baton rouge Route des plantations La nouvelle Orleans Lafayette Lac martin, Les Bayous Cocodrie
Carnet de croisière Ushuaia-Cap Horn-Antarctique-Malouines English translation pending
by Sylviannefd · 2013-03-06 · 56 replies
Récit et surtout photos de nos 5 jours passés entre ushuaia l'Antarctique et les Malouines:Nous sommes arrivés le 21 février à Ushuaia, enfin une escale après 3 jours de mer, l’arrivée par la mer est très belle, la petite ville aux maisons colorées est nichée aux creux des montagnes. Heureusement que nous partons en excursions car un autre gros bateau de croisière le Grand Princess est au mouillage, et un bateau d’expédition américain style compagnie du Ponant embarque ses passagers. Notre excursion dure pratiquement toute la journée, nous partons sur le canal de Beagle et revenons par le parc national de la terre de Feu. Superbe excursion, nous sommes allés jusqu’au phare du bout du monde, tout petit mais si utile sur son petit rocher, nous avons admiré les lions de mer et les cormorans noir et blancs qui ressemblent à des manchots, nous avons admiré les sommets enneigés, il faisait un froid glacial, puis nous avons quitté le bateau pour partir en car dans le parc nous avons fait plusieurs arrêts, nous serions plus jeunes nous retournerions y faire du trekking c’est majestueux, ensuite nous sommes rentrés à Ushuaia, j’ai même pour la première fois réussi à acheter, écrire et ressortir poster les cartes postales, c’était important qu’elles partent du bon endroit. Voilà pour aujourd’hui. Demain matin nous passons le Cap Horn, puis direction l’Antarctique. Arrivée à Ushuaia

la ville les montagnes



un glacier







le phare du bout du Monde sur le canal beagle le même des cormorans et des lions de mer

il y avait beaucoup de petits!!!

et à part manger leur sport favori c'est la sieste

paysages du parc

je ne connais pas les 2 personnes mais impossible de prendre une photo sans personne je vais essayer de les enlever!!! toujours dans le parc



la carte du canal et du parc



Carnet de voyage: direction Compostelle - Stop English translation pending
by Ugoblas · 2012-11-22 · 1 reply
Salut à tous voyageurs et voyageuses !🙂 Ayant lu quelques carnets de voyages, je me suis dit : pourquoi pas ( et j'ai pas sommeil ^^ ) Je vais essayer de pas faire un gros pavé de 50 pages ! J'essayerais cependant de citer tout nos autos stoppeurs car ils nous ont beaucoup aidés dans notre avancé.

Tout d'abord, j'habite à Auxerre ( bourgogne ), et j'ai 18ans. Notre voyage à été effectué à pied, en stop, et en train. Nous voulions arrivée jusqu'en Espagne rapidement pour faire le reste à pied en longeant la côte. Ok on est pas parti à l'autre bout du monde mais je trouve important de découvrir un peu plus la France.

Décision ( fin juin ):

Après une soirée entre amis, mon ami Louis et moi (Ugo), seuls survivants vers les 4 heures du matin, nous discutons de voyage, de partir comme ça sur un coup de tête. Quand Louis vient à dire : Si on veut, on pourrait partir tout de suite. Cœur à 100 à l'heure, c'est parti on se casse ! Énormément d'excitation car nous en parlions pas mal sans jamais prendre de décisions. On laisse un mot à nos amis sur un papier comme quoi nous sommes partis. On réunit quelque affaire chacun de son côté ( sac, duvet, quelque fringues, boussole, cartes de France, un ptit livre, une stylo du papier, de l'eau, 50euros chacun, une serviette, enfin le minimum quand même )

On se rejoint vers 6heures à la gare direction Vezelay. Arrivé à là bas, nous allons dormir chez son père qui tient une boutique de photographie.

Départ :

Levé à 9heures on dit au revoir à son père ( qui accepte notre décisions mais qui, je crois, était perplexe de notre projet ). Nous voilà parti sur le chemin de Compostelle, très très très heureux. Nous marchons jusqu’à un patelin nommé Champagne. Un peu épuisé, nous levons nos pouces et par chance, un jeune nous prends en stop dans sa petite et vieille voiture rouge avec un chien à mes pieds. Il nous mène jusqu'à Tannay, ou nous achetons un peu de nourriture pour le soir.

Nous sommes pris en stop à la sortie de Tannay par une femme de 30/40 ans dans sa vieille voiture ( et qui prenait des raccourcis en roulant très vite ) qui nous déposa à Varzy. Nous trouvons un étang ou nous comptons passer la nuit. Nous comptons nous laver au douche du camping juste à coté mais la dame qui s'en occupait nous a vus venir alors ça a été douche dans l'étang ( avec plein de minuscule tétards qui nous lavait les pieds, apparemment c'est bon pour la peau 😉) Le soir, dans nos duvet, au bord de l'étang, les moustiques nous dévoraient. On s'est mis plus loin et on a rencontré un homme qui avait voyagé en Inde en tant que cuisinier. On a discuté autour disons d'une cigarette, et il nous raconté son voyage et on a appris beaucoup de chose sur la vie en Inde :)

Jour 2 :

Le lendemain, levé au petit matin nous achetons du pain pour le midi et 2 pêches en guise de petit déjeuné 😛 Nous allons à la sortie du village, c'est repartis pour le stop ! Après 2 heures d'attente de stop, nous avons pu analyser les conducteurs qui vous voit : ceux qui vous sourissent, ceux qui vous font un signe pour dire " y'a pu d'place désolé ! ", ceux qui vous ont vu et qui évite à tout prix de vous regardez ( sont rigolo ceux la ^^ ), ceux qui hésite avec un petit ralentissement, et ceux ( heureusement ) qui s'arrête :).

Cette fois ce sera une gentille mamie qui s'arrêta, qui nous parla de son docteur et des OGM dans la régions, pourquoi pas 🙂. Très sympathique, elle nous dépose à un petit patelin. Nous attendons longtemps jusqu'à ce que Louis eu la bonne idée d'aller demander à un conducteur arrêter au stop s'il voulait bien nous prendre en stop et ce fut le cas. Un auto pas très bavard mais gentil. Il nous déposa à un autre patelins ou nous fûmes pris en stop par un technicien, qui si je me souviens bien travaillait pour la radio. Cette homme nous déposa à Nevers.

Louis et moi n'en revenait pas à la vitesse à laquelle nous pouvions avancé grâce au stop, arriver à Nevers dès le 2eme jours était très enthousiasment :)

Nous en profitâmes pour acheter de la nourriture, visiter un peu la ville, et manger sur un muret. Je viens de me souvenir que pendant que nous mangions, je ne sais plus qui de nous deux avait fait tomber une bouteille d'eau du muret, y'avait bien 6, 7 mètres et la bouteille retombât en bas, droite, comme si on l'avait poser en bas.. j'arrivais pas à y croire..

Bref, nous voilà reparti sur la route pour sortir de la ville sous une chaleur insoutenable ( et une ligne droite de zone industrielle horrible ). Notre eau était maintenant tiède lorsqu'un miraculeux pompier nous pris en stop. C'est même lui qui nous à proposé ! Et en plus de ça il nous amenés à sa caserne pour nous offrir un grand verre de coca gelé et remplir nos bouteilles! Un jeune homme très généreux..qui nous déposa à un village (10km environs de Nevers )

A la suite de cela, nous en profitons pour s'arrêter à un Netto pour acheter à manger. Enfin, un saucisson.. C'est reparti pour le stop, avec 2heures d'attente sous un soleil de 30°C. Nous fûmes pris en stop par un couple croyant, et lorsqu'on leur dît qu'on comptaient arriver à Compostelle, ils nous demandèrent de faire une prière pour eux là-bas. Après les avoirs remercier, nous voilà de nouveau dans un nouveau patelin que nous quittons pour nous mettre à la sortie de ce village.

Après pas mal d'attente, personne nous prends en stop, alors on avance sur le bord de la national et on se rendit compte que la plupart des gens tournait à un croisement alors que nous voulions continuer tout droit. Nous nous plaçons donc après ce croisement et après un virage. Nous avions remplis toutes les conditions pour que personnes ne nous prennent en stop : nous étions sur la nationale, après un virage qui donnait sur une ligne droite infini ( ou les conducteur accéléraient ), il n'y avait pas d'endroit pour s'arrêter, la totale. On a été cons mais bon fallait que ça nous arrive pour par refaire cette erreur.

Malgré tout, une voiture qui sort du virage très vite s'arrête en pillant, et nous prends en stop. C'était un soldat qui revenait de mission si je me souviens bien. En plus de cela ce jeune homme à réussit à atteindre les 190km/h ( ce qui lui paraissait normal 😐 ). Au début un peu inquiet, nous parlons un peu, je m'endormis à l'arrière pendant que Louis bavardait avec le pilote ! Ils nous déposa à l'entré de la ville Saint-Amand et nous conseilla une auberge de jeunesse. Malgré nos recherche nous ne la trouvâmes jamais.. Nous nous dirigeâmes vers le centre ville pour aller boire une bonne pinte et recharger mon téléphone. Nous n'avions pas énormément d'argent mais nous étions tellement contant de notre avancé en une seule journée..

Joyeux et encore une fois très cons, nous allons manger.. une pizza, chacun. Bien sur, buvant notre bière avant cela devait être notre "seul" plaisir ( 20/25e le tout, quitte à être cons autant l'être un maximum ! ).

Bref, après ce bon repas, nous trouvons un endroit ou dormir, on trouve une sorte de mini plage au bord du fleuve. On se lave, etc. Malheureusement, les moustiques commencèrent arriver.. dès la piqure je savais que la nuit allait être horrible.. Après avoir essayer de lutter, on s’écartait sur l'espèce de terrain à 20 mètres. Mais les moustiques étaient toujours là. Louis essayait de se recouvrir mais en vain, chaque cm² de peau non protégé est bouffé dans les secondes qui suivent. Louis réussit à s'endormir un peu mais j'ai craqué, j'ai laisser un mot a Louis ( j'avais oublier mon portable qui rechargeait au bar ) je trouvât un banc vers la gare où je dormis comme un roi ! Louis vint me réveiller le lendemain matin grisâtre.. Il s'était fais dévorer par les moustiques ( il avait compté plus de 150 piqures le soir )

Jour 3 :

Après tout ça, on alla chercher mon téléphone au bar ( le barman avait même pas vu que je l'avais oublier ), nous reprîmes la route. 1er autostoppeur à la sortie de la ville: un apiculteur nous pris en stop pour quelque kilomètres. Ensuite, allez savoir pourquoi, un conducteur qui arrivait à l'opposer, s'arrêta et fit demi tour pour nous prendre en stop pour au moins 60km jusqu’à La Châtre. Dans ce petit village nous prîmes un café, achetèrent quelque trucs a grinioter à la boulangerie ( ou 2 enfants échangèrent nos friandises sans faire exprès avec les leurs.. Louis les rattrapa et d'après lui, ils ont eut très peur ^^ )

Nous quittèrent une fois de plus ce charmant village pour aller à sa sortie. Cependant, il n'y avait pas grand monde.. La creuse et ses alentours, c'est pas une légende, y'a pas grand monde ! Mais nous sommes chanceux, un homme qui était charpentier, nous prit en stop. Il nous déposa à une station service et nous dit que s'il n'y avait personne qui nous avait prit, il repasserait de toutes façon dans 2 ou 3h avec son fils.

Bien sur, la station service était quasi déserte et il y avait un camion ou voiture tout les 1/4 d'heure. Le gentil charpentier nous reprit en stop avec son fils :). Il nous déposa dans un autre patelins ou nous fûmes prit en stop par un homme sympathique. Il nous déposa dans un dernier village.

Après un café, une dame 50/60 ans nous pris en stop. C'était parfait elle allait nous emmener à Limoges. Elle était assez spéciale. Elle à été très gentille de nous déposer en plein centre ville. De là nous nous informons de la présence d'un camping. Une fois de plus content de notre journée et euphorique à l'idée qu'on pouvait aller partout en stop, on sommes allez mangez un kebab, ou le jeune cuisinier nous proposa de dormir dans sa chambre d'étudiant ( 1ere fois qu'on nous le proposa ), sommes allez boire un coup ( quand on est content de nous, on se fait plaisir..), et avons fait notre baby foot, puis avons pris la décisions d'aller dormir au camping.

Voyant que notre argent commençait à diminuer de façon inquiétante, on ne pouvait pas se permettre de nous offrir un camping, même sans tente, mais on voulait une douche.. Mais on y est aller quand même et le gardien nous a dit de payer le lendemain matin. Désolé pour lui, mais on a du partir à 6heure avant qu'il soit la. Après réflexion, on s'est dit que c'était pas 2 douche qui allait le ruiner.

Jour 4 :

On traverse tout limoge en bus et à pied pour sortir de la Limoges et refaire du stop. Une jeune conductrice nous avança de quelque kilomètre, puis une longue attente qui nous permis de faire sécher nos duvets mouillés par la rosé sous ce beau soleil matinal :).

Ensuite une homme d'une quarantaine d'année nous prit en stop dans sa camionnette. Cette homme avait cependant un rejet pour les jeunes ayant arrêter les études ( c'est le cas de Louis ) et une discutions assez tendu s'installa, surtout que nous étions tout les trois assis devant. Mais au final tout finit bien. Il nous déposa dans un village ou nous achetons à manger. Après un bon repas, un jeune homme allant à un match de foot nous avan��a de quelque kilomètre. Puis un homme d'un quarantaine d'année nous pris en stop. Il était très gentil et une discutions sur les deltaplanes pris place ( et je m'endormis ^^ ) Il nous avança énormément ( 2 heure d'auto je crois ). Il nous déposa à un petit village dont j'ai oublié le nom. ( j'en ai oublié pas mal ). Après un café et une remise en marche, un ancien auto stoppeur nous avança de quelque kilomètre et nous donna quelques conseils. Très sympa de sa part :)

Les suivants qui acceptèrent de nous prendre en stop sont une jeune et une jeune femme d'origine espagnole, qui nous embarquèrent dans leur camions et nous déposèrent dans un village.

Après une nouvelle longue attente, un portugais qui ne parlais pas bien français nous mena jusqu’à Bergerac.

Après réflexion, nous décidâmes de prendre le train jusqu’à Bordeaux. Le contrôleur très sympa nous mis l'amende au même prix du billet comme quoi :) Nous sommes arrivés en fin de journée à Bordeaux, encore une nouvelle ville, de nouvelles têtes.

Nous discutons un peu avec un jeune étranger qui voyageait seul. Nous attendons le prochain train pour Biarritz, nous voulons absolument arriver en Espagne le plus rapidement. Louis dessina quelqu'un et je lisais en attendant le train.

Cette fois ci les contrôleurs nous ont pas loupés, mais ce n'était pas le problème. De toute façon il nous restait 10 euros à tout casser.

Nous arrivons à Biarritz, il pleut. Louis est très pressé de voir la mer et nous y fonçons, en fessant un très gros détour. Arrivés à la mer, c'était la tempête, il faisait nuit mais on pouvait voir les vagues très hautes s'écraser avec violence sur les rochers. Après un bon quart d'heure sans dire un mot, nous allions à la recherche d'un abri. La à commencé une des pires nuits de notre vie..

Sur la route nous croisons un groupe de jeune qui avaient fait la fête. On discuta, et il nous proposèrent de dormir au camping ou ils avaient des bingalos. Ils nous proposèrent de dormir entre leurs 2 bingalos, sous un petit arbre. Cependant la tempête repris, mais cela ne nous inquiétait pas. J'aimais entendre la pluie sur mon duvet ( je le croyais imperméable ). Louis eu la bonne idée de se mettre sous le bimgalos mais moi c'était trop tard mon duvet était trempé. Direction douche pour essayer de me sécher un peu et c'est la que je tombe sur un horrible gardien. Après très peu de discutions c'était simple, soit on payait soit s'était les flics. On est partis sous une pluie atroce. On finit par trouver un petit bosquet vers la plage. Louis, je sais pas comment il a fait, il a réussit a dormir ^^. J'ai essayé de me réchauffer comme je pouvais mais j'étais déja trempé..

A l'aube j'en peux plus j'essaye de trouver un abri, et y'avait des toilettes publiques juste à coté, au sec. On aurait pu y aller depuis le début mais on ne l'avait pas vu.. J'essaie de sécher mes fringues quand je me rendit compte qu'il y avait un SDF déjà qui dormait. Mais bon il faisait jour et au final on a discuter, il m'a dit qu'il pouvait nous trouver un abri pour une baguette de pain et un paquet de tabac.

Jour 5 :

Après quelque temps je décide de retourner voir Louis, qui n'était plus là ^^ Bien sur, il n'avait plus de batterie sur son portable. J'ai alors décidé d'aller dans Biarritz même pour essayer de le retrouver.

Je suis ensuite aller à la plage pour goûter l'eau quand j’entends Louis qui m'avait vu 😇 On était fatigué, sale, et on avait faim.

On mangea ce qu'il nous restait, le soleil fit son apparition, allèrent laver nos fringues à un lavomatique.

Dans l'aprem, on a beaucoup regretté de faire les touristes et d'aller boire un coca a 4euros. Nous sommes tellement con d'avoir fait ça qu'il nous restait maintenant que quelque euros. Ceux-ci servirent à acheter une carte d’Espagne et un gros pain. L'après midi, Louis alla se baigné et je dormis.

Au couché du soleil fabuleux, allongé dans nos duvet à 21h sur le sable comme des papis, on aperçut un groupe de jeune qui jouait de la gratte. Louis en fait, et on alla les voir.

On a beaucoup discuté, c'était très sympathique et d'autre ce sont joints à nous. C'était le soir de la final de foot de l’Espagne ( ils ont gagnés ), et c'étaient la fête partout sur la plage :) Après avoir du se déplacer d'endroit pour ne pas se faire écrabouiller par les sableuses, nous nous réveillâmes sous la chaleur.

Un homme d'un 50aine d'années engagea la conversation pour nous raconter qu'il avait fait pareil quand il était jeune, c'était cool :)

Cependant, nous n'avions plus d'argent et il nous restait un paquet de gâteau. Louis me dit qu'il voulait rester à Biarritz et chercher un petit job dans un bar ou resto, je m'en doutais un peu mais je ne disais rien. Nous nous partagèrent le paquet de gâteau qu'il restait et je lui que j'allais continuer. On s'est dit au revoir et on est parti chacun de notre côté.

J'ai marché sous une chaleur pesante jusqu’à Saint-Jean-de-Luz par la national, aucun stop c'était quasiment bouché partout.

Les banques ouvrait le lendemain ( mardi ), je pourrais retirer un peu d'argent ( je n'avais pas de carte ). Mais j'avais trop faim on avait pas mangés correctement depuis pas mal de temps J'ai du me résigner à voler une tablette de crunch a carrefour, qui m'a fait mon repas du soir.

Louis, pendant ce temps là a essayer de trouver un petit taf en demandant à faire la plonge etc, ça n'a pas fonctionné, il décida de prendre le train pour San Sebastian

Jour 6:

J'ai tiré 40e, acheté du pain et du saucisson et j'ai pris le bus jusqu’à cambo-les-Bains. J'avais finalement décidé d'aller randonné dans les Pyrénées pour la 1ere fois.

Je suis descendu à pied jusqu'a Itassou pour continuer jusqu'a Louhossoa où j'ai fais un peu de stop et un jeune m'a déposé à un petit village à 10km plus loin ou j'ai passer la nuit.( a Bidarray )

Le lendemain, j'ai rejoint le GR10 pour aller jusqu'a St-Etienne-de-Baïgorry. J'ai vraiment adoré cette étape du GR.. vraiment superbe !

Pendant ce temps la, Louis est arrivé en Espagne à San Sebastian ou il m'a raconté que personne ne le comprenait ( même en anglais ) mais qu'il avait quand même réussi a avoir de l'eau. Il est ensuite rentré en train.

Le lendemain, j'ai marché jusqu’à St Jean pied de port et prit le train pour rentrer jusqu’à chez moi.

Voilà à peu près l'histoire de notre premier petit voyage. Nous ne sommes par arrivés à destination mais bon ce n'est pas grave. Ce petit voyage nous a appris beaucoup de chose. Nous remercions tout les autos stoppeurs de nous avoirs aidés. Et merci de m'avoir lu. Ugo
http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/voie-de-vezelay-carto.html pour voir un peu le parcours
Navigation de plaisance au Maroc: réglementation et autorisations temporaires? English translation pending
by Marcelluc · 2011-07-27 · 2 replies
Bjr! je pense amener mon canot breton ( voile + moteur HB open 4,00 ms ) mise à l'eau en plage à OUED LAHOU a l'est de tétouan méditerrannée, pour la durée de mon séjour 2011/12

je désire savoir ou m'adresser pour la réglementation et les autorisations temporaires de navigation cotière (plaisance)

par avance! merci J-Luc
Quelques jours à Porto: visites, sorties, plage English translation pending
by Bamboo05 · 2008-03-03 · 2 replies
Mon copain et moi aimerions partir 4 jours à Porto au mois d'Août. Mais avant de nous décider, nous aimerions avoir certains renseignements sur cette ville :

Est ce qu'il y'a des visites à faire en évitant les sites trop cher? Les sorties (resto, bar...) restent abordablent? Est que la plage est agréable? Tous autres renseignements serons les bienvenus.

Merci

A et G 😉
Photos ou carnet de route sur Bali? English translation pending
by Jojo23 · 2005-08-07 · 5 replies
Hello à tous et toutes, 😉 Nous aimerions vraiment partir à Bali l'année prochaine pour notre voyage de noce, si quelqu'un à des infos, conseils, photos ou carnet de route sur cette magnifique île, ce serait vraiment gentil de nous les envoyer ou de nous donner le site web où nous pourrions trouver notre bonheur !

Nous sommes preneurs de tous renseignements et bons plans !

Merci d'avance et à bientôt...

Jo et Nath
Canoë et camping pour 2 à 3 jours au Québec English translation pending
by Puertolopez · 2020-01-21 · 3 replies
Bonjour je recherche une idée d'itinéraire facile de 2 à 3 jours en canot camping au Quebec pour Aout 2020, plutot dans le secteur entre Lac Saint Jean / Tadoussac / Quebec.

avez vous des idées de parcours ? connaissez vous des agences qui puissent organiser cela ? savez vous s'il y a moyen de dormir le soir dans des campings (formule pret à camper par ex) ou s'il faut bivouaquer sur la plage ?

merci pour vos infos !
Carnet voyage Croatie – mai 2018 English translation pending
by Jcpo · 2018-08-21 · 1 reply
10 jours à Dubrovnik et Split

Carnet avec images : jcpo5.travel.blog

Dimanche 13 Mai

6H30 Nous sommes dans l’avion qui vient de décoller il y à 30 minutes. Lever matinal vers 2H30 puis départ de Vaires un peu après 3H pour rejoindre le parking ou la voiture restera garée jusqu’au retour. Grace au GPS nous y arrivons en un peu plus d’une demi-heure. A notre arrivée un employé nous demande de placer la voiture et d’attendre qu’il revienne d’aller conduire des personnes à Orly. ¼ heure passe puis il revient, un peu d’attente avant d’enregistrer la demande puis payer pour la durée, il me semble avoir déjà paye, mais on verra au retour. Nous montons dans le van avec d’autres personnes, encore un peu d’attente avant de partir vers 4H30. Orly est proche et nous y sommes rapidement. Un peu de marche avant de rejoindre l’aérogare, il n’est pas loin de 5H et l’enregistrement des bagages est ouvert, le trajet vers la salle d’embarquement se fait rapidement, juste le temps de boire un café et manger un croissant avant le début de l’embarquement. Le temps est passé très vite. 2H de vol avant de rejoindre Dubrovnik. Arrivé à l’aéroport nous récupérons la voiture de location avec un peu d’attente. Je laisse une caution et me rend compte ensuite qu’elle est encaissée. La voiture à ½ plein également. Nous prenons la route vers la cité et la location airBnB que l’on trouve facilement avec l’aide du GPS. Igor nous attend, un excellent accueil très sympathique. Il nous donne des informations locales et nous indique la place de parking pour la voiture. L’appartement est très bien, très propre, fonctionnel avec tout le nécessaire. Il bénéficie d’une petite terrasse bien agréable. Apres une bonne douche nous allons dans une rue piétonne proche qu’il nous avait indiqué qui descend jusqu'à la mer avec de nombreux restaurants sur le parcours. Nous nous arrêtons à une adresse pour manger assez rapidement, mais le service s’avère assez long. Retour à l’appartement et ensuite nous prenons le bus pour la vieille ville ou nous passerons l’après midi. Au retour arrêt à un supermarché à proximité pour acheter le nécessaire pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain matin. Apres un apéro avec un vin local qui s’avère moyen nous dinons tôt pour se coucher tôt également et récupérer de cette longue journée.

Lundi 14 Mai

Après une bonne nuit de sommeil lever vers 6h30 et petit-déjeuner. Ce matin nous allons faire la ballade des remparts autour de la vieille ville avec un aller-retour en Bus qui dépose à l’entrée de la cité Le ciel est nuageux et la température de 20° n idéale La matinée nous permet de faire le tour de la cité par les hauteurs, des points de vue magnifiques à divers endroits, le dénivelé par rapport à la ville et la mer est important et la vue plongeante. Nous rentrons à l’appartement pour le repas. En début d’après midi nous prenons la voiture pour aller à l’arrivée de télécabine à coté du musée de la guerre. Le GPS nous fait passer par des rues étroites avec des pentes à 17% puis 25% très impressionnantes. La route étroite qui monte au télécabine permet de passer à un seul véhicule, des décrochements réguliers permettent de se croiser, on se retrouve lace à face avec une voiture qu’une dame n’arrive pas à manœuvrer pour se croiser, je redescend en marche arrière quelques centaines de mètres jusqu'à un dégagement pour la laisser passer ainsi que la file qui s’est formée derrière elle compte tenu du temps passé. Nous repartons ensuite sans arrêt jusqu’au sommet, ou l’on profite du point de vue magnifique sur la cité, l’ile de Lokrum et la cote. Une visite ensuite au musée de la guerre qui retrace les événements qui se sont déroulés à partir de 1991 pendant 4 ans. Nous redescendons ensuite pour un petit arrêt dans une galerie marchande prés du port. Retour à l’appartement ensuite. Ce soir nous allons diner au restaurant « Konoba bonaca » que nous avions découvert lors du 1er séjour et que nous avions bien aimé. Ce restaurant est toujours aussi bon avec le plat copieux, varié et excellent avec son assortiment de poissons et produits de la mer. Un service agréable, convivial, toujours une très bonne adresse.

Mardi 15 Mai

Réveil matinal avec le lever du jour. Nous rejoignons avec le bus la cité de Dubrovnik que l’on traverse rapidement, peu de touristes à cette heure dans la rue principale direction le port, mais il est trop tôt pour le départ des bateaux en direction de Lokrum. Nous faisons une pause café avant de retourner au port et prendre les billets pour l’ile. Nous prendrons le 1er bateau. Une fois sur l’ile on se dirige vers le monastère, puis la mer morte, la cote à proximité, une exposition sur Games of Throne ou je prendrais place sur le trône de fer moi aussi. Une pause repas à coté du monastère, les tables sont disposées sur une vaste et agréable terrasse. Ensuite nous partons en direction du fort et de sa grande tour sur laquelle on peut monter et bénéficier d’une belle vue sur la cote et Dubrovnik. Nous redescendons par un chemin escarpé sur la cote nord de l’ile en direction de l’embarcadère. Nous reprenons le bateau de retour. A Dubrovnik une pause dessert avec une délicieuse glace en cornet achetée prés de l’entrée. Nous reprenons le bus ensuite qui est bondé à cette heure. Retour à l’appartement pour un moment détente et jeu. Un peu après 18h nous nous préparons pour aller au restaurant « Pantarul » ou nous avons réservé une table pour 18h30 faute de place plus tard Une adresse ou nous étions déjà allé lors du 1er séjour et qui nous avait beaucoup plu également. Les plats ici sont toujours aussi bons, je choisis une joue de bœuf qui est vraiment excellente. La pluie se met à tomber pendant le repas et le retour se fera en essayant un maximum de s’abriter sous les arbres du parcours. Un peu mouillé tout de même pour rentrer à l’appartement.

Mercredi 16 Mai

Apres une nuit efficace, lever matinal, il à plu assez fortement cette nuit. Ce matin nous allons visiter l’arboretum à Trestno. Trajet en voiture jusqu’ a l’endroit ou nous stationnons à coté de l’église. L’entrée n’est pas très bien indiquée et nous traversons le village sans la trouver. Après un demi-tour nous nous arrêtons au centre du village prés de l’église ou l’entrée est indiquée. Le parcours nous fait descendre jusqu’au bas du village au niveau d’un petit port, ensuite nous longeons la cote par une petite route et l’on tombe sur une entrée suivie de nombreuses marches. Il s’agit de la partie non entretenue de l’arboretum avec de beaux points de vue sur la cote ainsi que des vestiges de jardin. On retrouve une petite route qui contourne le par cet nous emmène à l’entrée principale payante. 50HK par personne cette partie est bien entretenue avec de nombreuses espèces d’arbres et plantes. Plusieurs allées permettent de découvrir une belle fontaine, la villa et le pavillon d’où la vue embrasse la cote. Cet endroit à servi de décors à la série GOT. Une belle escale verte et fraiche Nous ressortons ensuite pour remonter au centre de la commune. Sur une place un gigantesque platane trône. Il représente l’arbre de Winterfell dans la série. Retour à l’appartement pour le repas. En début d’APM nous prenons la voiture en direction du sud après Dubrovnik pour aller à Cavtat. Il est possible également de venir ici en bateau depuis Dubrovnik. Une jolie petite station balnéaire au fond d’une grande anse, l’endroit est calme et sympathique avec une cité aux ruelles étroites et un agréable front de mer plaisant pour la ballade. Retour en fin d’apm à l’appartement et diner sur place

Jeudi 17 Mai

Après une bonne nuit, lever à la même heure que d’habitude. Apres le petit déjeuner rangement et nettoyage de l’appartement. La mère d’Igor vient récupérer les clefs à 10H et ensuite nous partons pour Split et notre nouvelle location en voiture. Il y à environ 200 kms pour rejoindre Split, une fois les clefs rendues nous partons, la route suit la cote avec de nombreux virages. La vitesse dépasse rarement 50/60kmh. Cette route laisse voir de magnifiques paysages avec la cote et les nombreuses iles. 2 postes frontières sont à franchir au niveau de l’enclave serbe sur le parcours. La route arrive vers 12H dans une grande plaine cultivée qui contraste avec le reste du parcours. Au bord de la route on s’arrête dans un bar-pizzeria. Les pizzas sont bonnes et pas très chères. Nous reprenons la route pour s’arrêter à l’un des nombreux marchands installés au bord de la route qui vendent leur production, miel fruits, de très bonnes cerises et abricots, oranges La dame nous fait volontiers gouter sa production, après les achats nous reprenons la route jusqu'à Split que l’on atteint vers 16h. Nous retrouvons notre hôte qui nous explique les quartiers à visiter. Cet appartement est moins sympathique que le précédent avec une salle de bains exigüe, par contre une terrasse ouverte sur la cuisine permet de manger dehors. La voiture vidée, je la reprends pour la rendre à l’aéroport situé à 22kms Je trouve rapidement l’agence et rend la voiture Les charmantes demoiselles de l’agence me demandent si je préfère retourner à Split par un bus direct ou un bus de la ville moins cher et moins rapide, je choisis ce dernier. Environ 30arrets jusqu'à la gare routière et 900m à pied pour aller à l’hébergement. L’ensemble m’aura pris un peu plus de 1H30 depuis le départ. Repas et soirée à l’appartement, de nombreux paons en liberté aux alentours se font entendre jusqu'à une heure avancée

Vendredi 18 Mai

La nuit à été bonne malgré le réveil matinal des paons et leur chant strident. Lever plus tard que les jours précédents vers 7H30. Nous descendons ensuite vers le marché pour le ravitaillement qui manque. Un vaste marché pour les fruits et légumes avec de nombreux commerçants. A l’opposé de ce marché, après avoir traversé l’enceinte du palais et proche de la place de la république se trouve le marché aux poissons avec un grand choix de poissons, crevettes, crustacés. Repas sur la terrasse de l’appartement et ensuite visite du palais de Dioclétien avec de nombreux édifices, salles souterraines, cathédrale, péristyle, campanile avec son escalier intérieur impressionnant vers la terrasse qui offre une belle vue alentours. Nous avons déambulé dans les différentes ruelles parfois étroites de l’enceinte du palais ou la température est plus agréable à ces heures chaudes du début de l’APM. Nous retournons en fin d’APM au logement, pas mal de marche à pied ce jour également.

Samedi 19 Mai

Ce matin nous allons au marché pour les fruits, légumes et le poisson, beaucoup de choix au marché aux poissons. Nous prenons des petites dorades puis retour à l’appartement pour le repas. En début d’APM je réserve via Tripadvisor une sortie pour le lendemain aux lacs de Plivitche et je reçois par mail le bon d’échange avec le point de RDV demain à 7h30. La localisation du point de départ est assez imprécise. Nous décidons de passer à l’agence pour avoir des informations, après avoir demandé à l’office de tourisme puis plusieurs personnes nous trouvons l’endroit ou il y à un guichet fermé. Nous appelons le numéro de téléphone et la personne nous dit qu’elle est partie manger. Après un moment d’attente toujours personne. Nous décidons de retourner à l’appartement pour annuler la réservation, mais je constate que si l’on annule moins de 24h avant la somme est perdue. Nous recontactons la personne qui nous dit être revenue, nous y retournons mais sur place le guichet est toujours clos. Des charmantes vendeuses d’un magasin voisin rappellent la personne avec mon téléphone pour discuter en croate, finalement nous découvrons que l’agence se trouve à un autre endroit. Nous y allons et retrouvons la personne jointe au téléphone qui nous donne les informations utiles en précisant que le point de rdv est ici. Fin du stress. Nous partons en direction de la ballade prévue en faisant une pause glace. Nous partons en direction du mont Marjon, une petite rue en pente et ensuite des escaliers jusqu'à une place à coté d’un bar et une plate-forme offrant une belle vue sur la ville, l’arrière pays et le front de mer. Nous continuons l’ascension, environ 200 marches et il fait chaud. Heureusement le chemin est bien ombragé, une fois arrivé en haut de l’escalier on se retrouve dans le parc. Un vaste espace boisé aéré avec plusieurs allées promenade et de jeux pour les enfants. Un petit tour dans le parc sans aller au point culminant qui est encore plus haut. Nous redescendons par les escaliers pierreux puis une rue en pente sur le coté qui évite les marches. Le quartier est résidentiel. Vers le bas d’une ruelle nous trouvons un commerce qui vend des rouleaux de pate à beignets grillé que l’on avait déjà beaucoup aimé à Prague. Pause dégustation et nous continuons le chemin du retour jusqu'à l’appartement. Le record de pas effectué pour cette journée avec 16380 pas soit 10kms. Moment détente et douche méritée avant le repas du soir et la nuit ;

Dimanche 20 Mai

Journée consacrée à la visite des lacs de Plitvice. Lever à 5h45 pour être au lieu de rdv à 7h15. Devant l’agence les personnes arrivent au fur et à mesure ainsi que notre guide. Ensuite nous rejoignons un bus de 20 places, un peu plus de 2h de route pour rejoindre l’endroit. Nous sommes assis à la dernière rangée et les irrégularités de la route pourtant bonne nous secoue un peu. Un arrêt petit déjeuner et nous continuons la route jusqu’a l’entrée du parc. Le parc est immense et l’on en visite qu’une petite partie avec ses 16 lacs en escalier et chutes d’eau. Le parcours se fait par des sentiers ou de larges passages en bois en bordure des lacs. La vue est magnifique à tous les endroits, le grand lac se traverse avec de grands bateaux électriques pour rejoindre l’autre rive. A cet endroit une pause de 15mns nous permet de manger rapidement un hamburger avec une bière avant de continuer le parcours qui se termine par la grande chute d’eau de 60m on y arrive en passant au dessus d’une autre chute d’eau moins élevée qui tombe dans un large cirque, c’est impressionnant et l’on arrive ensuite devant la plus grande . Le décor est majestueux. La ballade se termine vers 15h30 et l’on rejoint le parking. A ce moment une averse orageuse se déclenche. Le timing est parfait, nous reprenons le bus qui s’arrête bientôt à un restaurant pour ceux qui n’ont pas encore mangé. Nous nous contenterons d’une glace en guise de dessert. Nous reprenons ensuite le bus jusqu’ Split avec un arrêt au milieu, sur le trajet de retour le ciel est chargé et orageux avec de belles averses et des éclairs à l’horizon. Arrivé à Split à 19h30, fatigué par la journée et content de retrouver l’appartement et le calme. La journée à été excellente et la visite à recommander

Lundi 21 Mai

Après une bonne nuit et un lever plus tardif la matinée est consacrée aux diverses emplettes et ravitaillement au marché. Un 1er aller/retour pour l’alimentaire et un second pour les cadeaux qui nous à permis de retourner à la boutique tenue par les jeunes vendeuse qui nous avaient aidé lors de la recherche de l’agence de voyage samedi pour les remercier et acheter les tee shirts GOT. Nous en profitons ensuite pour descendre au port et prendre les billets pour le bus direct vers l’aéroport pour demain. Retour à l’appartement, le début de l’APM est très chaud, nous tendons que la température baisse un peu pour sortir vers 17h. Nous partons en dirction du palais pour réserver une table au restaurant choisi pour ce soir. Ensuite direction la plage sur le coté du port, un agréable croissant de plage avec un fond qui descend très doucement. Un arrêt au bord de cette plage pour profiter de l’endroit agréable avant de remonter à l’appartement en longeant la citadelle prés de chez nous. Ensuite nous redescendons au restaurant « Konoba Korta » Une petite place accueille les tables extérieures, l’endroit est très agréable. Une carte variée avec de spécialités locales, je choisis du thon en sauce servi dans sa marmite. Le plat est copieux avec une belle tranche de thon et ses légumes. Sur les conseils du serveur un verre de vin rouge qui convient très bien. Après le repas une petite ballade avec une halte devant un glacier et promenade jusqu’au front de mer très agréable à cette heure. Du monde se ballade et profite de cette soirée clémente. Retour à L’appartement après cette journée ou nous avons encore pas mal marché.

Mardi 22 Mai

La nuit à été moyenne, il faisait chaud et du mal à s’endormir le bruit des paons en fin de nuit également. Lever vers 7h30, petit déjeuner et rangement des valises et de l’appartement. A 9h l’ensemble est terminé, nous trainons jusqu'à 11h pour quitter l’appartement et rejoindre le point d’embarquement du bus pour l’aéroport situé au port. Il fait déjà chaud et heureusement la pente est dans le bon sens pour aller au port avec les valises. Arrivé sur place on s’installe à la terrasse d’un bar pour attendre l’heure du départ. Le bus arrive vers 11h30 et se remplit très vite, il est presque complet et part ensuite. Environ 22kms pour rejoindre l’aéroport. Une fois sur place l’enregistrement et les différentes formalités se déroulent rapidement et on se retrouve en salle d’embarquement. Un petit tour dans les boutiques free taxe. Pas mal de monde dans cette salle commune pour tous les vols. On est dans un petit aéroport. On embarque un peu plus tard que prévu et une fois à bord le commandant de bord nous informe qu’en raison d’une grève des aiguilleurs du ciel en France un retard de 1h45 est à prévoir. Au final ce sera moins de 40mns. Vol sans histoire jusqu'à Paris. On survole d’abord la cote croate qui offre une très belle vue sur la multitude d’iles puis Venise et la couche de nuages s’épaissit en dessous. A l’arrivée le ciel est noir et plombé sur paris avec un bel orage. J’appelle la société de parking et on rejoint l’emplacement prévu. Le chauffeur est là à nous attendre, il reste 3 places dans le van et peu de place pour les bagages qui finissent par rentrer en serrant les autres. Une fois au parking je reviens sur la double réservation et on me donne une adresse mail et un numéro de téléphone à contacter. On retrouve la voiture stationnée dans un grand hangar et on repart en direction de Vaires. Il est 19h et la circulation est encore dense. On arrive à Vaires pour déposer les bagages et l’on repart aussitôt au restaurant « Royal Torcy » car c’est le jour de mon anniversaire et ca mérite bien cela. Les plats sont toujours aussi bons ici.

Logements AirBnB :

Dubrovnik

https://www.airbnb.fr/rooms/11602736

Split

https://www.airbnb.fr/rooms/2677749
Des volcans et des moutons (Islande, juin 2017) English translation pending
by Tokala · 2017-08-13 · 12 replies
Pour lire le carnet accompagnées des photos que j'ai prises pendant le voyage, c'est par ICI.

Ça fait longtemps que je souhaitais aller en Islande… Les photos des paysages de ce pays m’ont toujours fascinées, et puis moi qui suis passionnées de volcans, je ne pouvait pas passer à côté de cette destination.

Nous avons décidé de partir les 2 dernières semaines de juin, afin de profiter des jours les plus longs (et en effet, nous n’avons pas vu la nuit en 15 jours !). Très bon choix, cela nous a rendu plus libre, puisque nous n’avions pas la contrainte de rentrer avant la nuit (faire une rando à 22h, seul sur les chemins du Landmannalaugar, c’est magique !). Nous avons loué un 4*4, en croisant les doigts pour que les pistes du centre soient ouvertes… Et nous avons eu de la chance ! Nous n’avons rien réservé à l’avance (à part la voiture), nous étions ainsi libres de décider au jour de le jour, en fonction de la météo, et de l’ouverture des routes, ce qu’on faisait dans la journée, et où on dormait le soir. Nous avons eu beau temps dans l’ensemble, nous en avons vraiment bien profité !

Quelques informations pratiques :

Guide papier Bibliothèque du voyageur : très bien avant le voyage, pour découvrir le pays, commencer à comprendre sa culture, prendre connaissance de son histoire Guide du routard : très bien sur place pour trouver des campings et avoir des infos sur les sites à Visiter

Avion Icelandair Seulement 3 heures de vol, des films pour s’occuper, des boissons (soft) offertes. Rien à redire.

Voiture Go Camper Cette voiture allait être notre maison pendant 2 semaines, alors on a choisi lemodèle le plus confortable et le plus pratique, similaire à ce que nous avions dans le parc du Yellowstone (à la différence près qu’en Islande nous avions le modèle 4*4). A savoir, les agences Go Camper, Kuku Camper, et autres, sont exactement au même endroit, et toutes associées (gérées par le même bureau sur place). En tous cas, l’agence est sérieuse, nous n’avons eu aucun problème pendant les 12 jours de location. Ah si, seul bémol, sur les pistes les placards ne fermaient pas super bien, on a retrouvé plusieurs fois tout leur contenu sur le sol... il faut se débrouiller autrement (comme par exemple ranger les casseroles dans le frigo ^^) Nous l'avons indiqué au loueur, les loquets vont, avec un peu de chance, être améliorés pour les prochaines locations. Nous avons pris la Camping Card, donnant accès à un certain nombre de camping en Islande gratuitement. Tous les campings ne sont pas inclus dans la carte, et lorsqu'ils sont inclus, il faut parfois payer en plus pour avoir accès aux douches ou pour avoir de l'électricité. La carte est rentabilisé si on passe 5 nuits dans des campings partenaires.

Courses Julie, stagiaire à Go Camper, qui est venue nous chercher à l'aéroport, nous a dit qu'elle préférait faire ses courses au Kronan qu'au Bonus, ce n'est pas beaucoup plus cher, et il y a beaucoup plus de choix. Nous confirmons ! Au Kronan (et c'est le cas aussi dans les supermarchés Netto) il y a beaucoup de produits bio, il y a également pas mal de produits vegan. Idéal pour faire les courses pour les 12 jours de campings ! En partant de Go Camper, nous sommes donc allé au Kronan juste à côté, pour y acheter : - de quoi petit déjeuner (thé, café, pain de mie, confiture, nutella, jus de fruits... selon les goûts de chacun) - de quoi déjeuner (pain pour les sandwich, fromage (vegan (violife) ou non), saumon fumé, jambon, tranches fumées végane...) - de quoi dîner (riz, pâtes, beans, pommes de terres, tomates, betteraves, ketchup, saucisse, houmous... et j'en passe, chacun trouvera son bonheur ^^ ) - de quoi goûter ou prendre des en-cas (bananes, barres énergétiques, compotes (je suis devenue fan des compotes de mangue aux graines de chia !), fruits secs, céréales, chips....) Nous avons refait quelques courses au Netto de Akureyry, et au mini Kronan (superette) de Vik, notamment pour le pain (avec l'humidité dans la voiture, il ne fallait pas en acheter trop, un paquet a moisi...)

Itinéraire et Campings/Hôtels J1 Arrivée à Reykjavik (aéroport), récupération du 4*4, courses au Kronan Nuit à Sellfoss. Le camping est agréable (entouré d'arbres, assez rare pour être signalé), avec une salle commune chauffée équipée de plaques électriques, d'éviers et d'une bouilloire. A l'intérieur, peu de douches et de toilettes (surtout en fin de semaine fin juin, il y a du monde). Toilettes et lavabo extérieurs également. Non compris dans la camping card.

J2 Cercle d'or Nuit à Skjol. Camping dans un immense champ, attenant à une auberge de jeunesse, et à un restaurant. On n'est pas les uns sur les autres. Possibilité de manger ou de prendre un verre au restaurant. Toilettes et lavabo du restaurant. Compris dans la camping card (hors électricité, et hors douche que nous pouvons prendre à l'AJ).

J3 F35 vers le nord, Kerlingarfjöll, Hveravellir Nuit à Hveravellir. Camping dans un site surprenant et dépaysant au possible ! Par contre pour les camper, on dort sur le parking (c'est plus sympa pour les tentes). Peu de toilettes et une seule douche, c'est peu, mais il n'y a pas grand monde. Possibilité de manger au restaurant, qui ferme tôt. Non compris dans la camping card.

J4 Toujours vers le nord, jusqu'à Akureyry Nuit à Heidarbaer. Le camping est vraiment agréable, dans un grand site, avec vue sur la mer et les montagnes. Salle commune très petite (juste utile pour faire la vaisselle au chaud). Douches communes (grande salle de douche avec 6 douches sans rideau de séparation) mais propres, et en fin de soirée, j'étais seule dans la douche. Compris dans la camping card (sans supplément)

J5 Myvatn Nuit à Modrudalur. Camping perdu dans un petit village au fin fond de nulle part, entre la petite église et les montons ! Franchement un super cadre ! Pas d'eau chaude pour la vaisselle (et il faisait froid ce soir là, ça m'a marqué). Douches dans une maison un peu plus loin dans le village.

J6 Askja Nuit à Seydisfjordur. Le site n'est pas le plus beau, mais le camping est parfait ! Salle commune agréable, douches et toilettes chauffées, laves-linge et sèches-linge. On a bien fait de s'installer là pour faire une pause repos / lessive lors de la grosse journée ne pluie du séjour. Compris dans la camping card (sans supplément, à part pour utiliser les machines à laver)

J7 Journée off (lessive, pluie abondantes, repos) dans les fjords de l'est, départ en fin de journée vers le sud Nuit à Hofn. Clairement le camping le moins agréable du séjour. Emplacement dans des grands parkings, salle commune très petite (par rapport aux nombre de campeurs), seulement 2 toilettes et une seule douche, autant dire qu'il y a une grande queue (et que je ne me suis pas douchée ^^ )

J8 Jökulsárlón rapidement le matin, Skaftafell Nuit à Svinafell. Superbe camping ! Le site est magnifique (surtout au soleil "couchant" quand il fait beau), il y a une immense salle commune avec des plaques pour cuisiner, des évier, un frigo, et même un grille pain pour le ptit dej !

J9 Jökulsárlón au soleil, route vers l'ouest Nuit à þakgil. Il faut déjà y arriver (une bonne demi-heure de piste), mais les paysages en chemin sont magnifique, et une fois arrivés au camping, le site est grandiose, on a adoré ! Pas de salle commune mais une grotte pour manger à l'abri de la pluie, très agréable. Douches et toilettes chauffées, propres, et nombreuses (il n'y a pas beaucoup de campeurs). Plusieurs randonnées possibles au départ du camping. non compris dans la Camping Card.

J10 Environs de ViK, soir aux îles Vestmann Fin juin, il est préférable de réserver le billet de ferry à l’avance, si vous voulez y aller avec la voiture. La dernière semaine de juin, en début de semaine les premières places avec la voiture étaient pour le vendredi. Il est possible de réserver sur leur site internet. Comme nous décidions au dernier moment de notre itinéraire, nous n’avons pas pu embarquer avec la voiture. Nous avons donc pris des places sans voiture, et nous avons réservé au dernier moment un hôtel dans l’île. L’hotel Aska est très bien, propre, salle commune avec cuisine pour se faire à manger. N’ayant pas eu le temps de nous organiser, nous avons dîné au restaurant Gott juste à côté (délicieux, et quelques plats végétariens ou vegan à la carte), et nous avons petit déjeuner et déjeuner à la boulangerie Stofan Bakhus.

J11 Iles Vestmann, Landmannalaugar Nuit au Landmannalaugar. Le camping fait penser au camps de base de l'Everest (en tous cas ce que j'en ai vu en photo ^^ ) ! Coincé entre les coulées de lave, pouvant accueillir un grand nombre de campeurs (tentes et campers), on ne peut pas faire mieux placé pour randonner. Plusieurs toilettes et douches, c'est bien organisé. Non compris dans la camping card.

J12 Landmannalaugar Nuit à Sellfoss (même camping que le premier jour)

J13 Site géothermique Seltun au sud de Reykjavik, balade dans Reykjavik Pour notre dernière nuit en Islande, après 12 jours de camping, nous avons choisi d’avoir une chambre d’hôtel avec toilettes et salle de bain privée. Et comme on souhaitait aussi être confortable, on a choisi un hôtel bien noté sur booking, et faisant partie des préférés du routard. Bon, c’est sur, on aurait pu trouver moins cher, mais nous avons vraiment adoré le cadre et l’ambiance du KEX hostel ! Très bien situé, avec une déco originale et surprenante, cet hostel propose aussi un bar et un restaurant (ouvert aux non-résidents de l’hôtel), et différents services (réservation de navette pour l’aéroport, excursions…). Certes, dormir au-dessus d’un bar, c’est un peu bruyant (ne pas oublier ses boules quies), mais en dehors de ça, j’y retournerai avec plaisir. Le petit déjeuner est également très bon.

J14 Musées à Reykjavik, avion du retour dans la nuit. Côté restaurants à Rekyavik, nous n’avons eu aucun problème à trouver des restaurants qui plaisent à tout le monde. Soit il y avait des plats vegan à la carte, soit quand ce n’était pas le cas, le serveur était pro-actif et proposait toujours une alternative. C’est vraiment agréable. Pizzeria Mikkeller and friends: très bonne pizzeria dans un cadre à la déco originale. Les cocktails et les desserts sont bons aussi. C’est vite complet un vendredi soir, il faut arriver tôt si on ne réserve pas. Glo: Restaurant sain et proposant beaucoup de plats végétariens (salades, quiche, wrap raw) et également quelques plats de viande (poulet). Les assiettes sont copieuses, le cadre est lumineux, et on y mange très bien. Lebowsky Bar: restaurant de burgers du le thème du célèbre film des frères Cohen ! Ils servent bien sur le white russian décliné sous toutes ses formes (y compris une version végane au lait de soja), mais également d’autres cocktails. Les burgers sont très bons, le végétarien peut être préparé sans fromage. J’aurais bien essayé lecafé restaurant Vinyl juste à côté de notre hôtel, d’autant plus que le samedi soir une chanteuse au style très trip-hop était présente pour un concert intimiste. Je l’ai retrouvé sur youtube, il s’agit de Mimra. Rekyavik est une toute petite ville, mais ça vaut vraiment le coup d’y être un samedi soir, il y a beaucoup de concerts, et les bars sont très animés. Je note pour la prochaine fois ^^

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Voici maintenant, si vous souhaitez vous évader, rêver au voyage le temps d'une lecture, le récit de notre séjour en Islande. Il s'agit mot pour mot des impressions que j'ai noté au fur et à mesure dans mon carnet de voyage.

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Samedi 17/06 Arrivés à Keflavik, Julie, une française en stage de marketing, nous récupère à l'aéroport pour rejoindre l'agence de location de voitures. Les paysages sont déjà vraiment impressionnants ! Collines de coulée de lave avec du lichen et de la mousse dessus, de belles fleurs violettes (nous apprendrons plus tard qu'il s'agit de lupin, planté pour ralentir l'érosion des sols), des couleurs pastel, au loin des montagnes... On se croirait en Terre du Milieu ! On roule jusqu'à Selfoss où on s'installe dans le premier camping du séjour. La salle commune chauffée pour faire la cuisine est bien agréable, car le vent est hyper froid dehors. 11h du soir, il fait encore jour, c'est perturbant ! On se fait une partie de boss monster car on a du mal à se dire qu'on va se coucher alors qu'on a l'impression qu'il est 6h du soir... Finalement la fatigue l'emporte, et on s'endort de jour au son des oiseaux et des bourrasques de vent...

Dimanche 18/06 On commence cette journée pluvieuse par Thingvellir, lieu où s'écartent les plaques eurasienne et nord américaine, et également lieu où se déroulait l'Althing, le parlement des vikings. Bref, un lieu chargé d'histoire et hyper intéressant d'un point de vue géologique. L'indépendance de l'Islande a également été proclamée à Thingvellir. En plus, le site est vraiment magnifique ! La boutique souvenir / cafet / musée est pratique pendant l'averse, et les vidéos interactives sont très bien faites. J'achète le livre de la Saga de Njal, a priori la plus connue. Après un pique-nique dans la voiture (il ne manquait plus que le thermos de thé), on part à Geysir. Geysir, le père de tous les geysers du monde ! C'est lui qui a donné son nom aux geysers ! Bon maintenant il n'est plus très actifs, mais Strokur juste à côté, avec ses grands jets, est plutôt impressionnant, même si les geysers de Geysir sont bien moins impressionnants que eux de Yellowstone. Par contre, les paysage islandais, très différent, est vraiment très beau ! Petite pause goûter à la cafet / boutique souvenir (où tout est très cher), puis direction Gullfoss, que nous découvrons sous la pluie. Les chutes sont impressionnantes ! L'eau du ciel rencontre l'eau de la terre, les esprits de l'eau dansent dans l'air, c'est poétique et vraiment joli !

En fin de journée nous nous installons au camping de Skjol. Le lieu, tout proche de Geysir, est très sympa. Le resto bar, à la déco très sympa (guitares au mur, canapé en velours rouge...) passe de la bonne musique et propose des pizzas à l'odeur alléchante. Nous n'y avons pas goûté, nous dînons dans la voiture, mais nous prenons ensuite u thé au chaud confortablement installés dans le canapé.

Et il ne fait toujours pas nuit...

Lundi 19/06 Au matin, le ciel se dégage, surtout vers le nord. On retourne à Gullfoss pour voir les chutes sous le soleil, puis on prend de l'essence et on part sur la F35 , gravel road qui traverse l'Islande du nord au sud.

Les paysages sont époustouflants ! D'abord des champs de lupins, puis des déserts rocailleux... A un moment on rejoint une montagne enneigée... On arrive à un lac à l'eau d'une couleur bleu vert jamais vu ailleurs.... On bifurque en direction de Kerlingarjöll, et on se gare au pied du névé (la route n'est pas encore totalement dégagée). Après un pique-nique dans la voiture, on part pour une petite balade en traversant le névé. Nous continuons la route jusqu'au parking. La vue sur la région d'où nous venons est impressionnante !De grands espaces désertiques à perte de vue ! De l'autre côté, le volcan nous attend. Nous descendons pur nous rapprocher des fumerolles. Le sol est tiède, c'est surprenant. Ce mélange de glace, de terre aux différentes nuances d'ocre, de vapeurs de souffre et de ciel bleu est grandiose !

Nous repartons ensuite et continuons notre route vers Hveravellir. Nous garons la voiture au campement, et nous partons pour une petite balade de 45 minutes (suivre les piquets verts) à travers les mignons paysages sous la lumière rasante de fin de journée. On termine la balade par les geysers de Hveravellir, , comme un mini Yellowstone, c'est magnifique.

Nous dînons dans la voiture et allons nous blottir dans nous sacs de couchage en regardant le soleil couchant depuis la fenêtre....

23h le soleil n'est toujours pas couché... on s'endort...

Mardi 20/06 Réveil sous le vent et la pluie... Nous ne profiterons donc pas des autres balades de Hveravellir, notamment celle de 3-4 heures pour aller au cratère du volcan Strytur (piquets rouges) qui me tentait bien...

On reprend la F35 direction le nord. On s'arrête au point de vue au dessus du lac. La vue est superbe, mais le vent est hyper violent ! Les paysages sont encore très rocailleux et volcaniques. A l'approche de la route 1, les paysages deviennent plus verdoyants, avec plein de jolis petits moutons et des petits chevaux ! On se croirait à nouveau dans la Comté ! On longe une rivière... Avec les montagnes à côté... C'est grandiose !

Le fait qu'il n'y ai pas d'arbre permet de voir loin, et de voir le sculptage des la roche sur le flan des montagnes, c'est vraiment joli.

On s'arrête pour visiter Víðimýrarkirkja, jolie petite église en tourbe.

Puis on file à Akureyry. Nous visitons le musée de l'aviation. Original, sympa, pas incontournable mais vaut le coup. On se balade un peu dans la ville, et on s'arrête au Akureyry Backpackers pour prendre un verre. On peut également y manger (plats de pubs, y compris vegan).

On va s'installer dans un mignon petit camping à Husavik (Heidarbaer). Il fait beau et pas trop froid ce soir, nous sortons les chaises pour manger dehors !

Mercredi 21/06 Aujourd'hui, le temps est couvert, mais il ne pleut pas. Nous allons au bord de la plage de sable noir de Hsavik, léchée par les vagues de l'océan arctique, avant de continuer notre voyage vers l'est.

Nous allons au Lac Myvatn. On s'arrête d'abord aux pseudo cratères, pour une jolie petite balade, et pour pique-niquer. On retrouve des cars de touristes, ça fait bizarre... On va ensuite au cratère Hverfell. Ce cône de cendre est impressionnant ! On fait l'ascension et le tour du cratère en 1h30, sous un vent phénoménal ! On se croirait être la Horde du Contrevent en voyage au Mordor ! La vue d'en haut est chouette.

On va ensuite à Hverir pour voir les formations géothermiques. Ce lieu nous rappelle vraiment Yellowstone, c'est magnifique !

Par contre, le temps est de plus en plus pourri... On abandonne donc l'idée d'aller au cratère Viti.

On va voir les chutes de Detiffoss, très jolies même sous la pluie. Un jeune islandais, en pull et tennis, les cheveux trempés, survole le site avec son drone, et interview un vieux monsieur...

On reprend la route pour aller à Möðrudalur, comme ça, on se rapproche d'Askja. Le village est super mignon, avec toutes ces maisons de hobbits avec les toits recouverts d'herbe !

Jeudi 22/06 Comme prévu, il fait beau ! Après ptit dej et douche, on part sur la F905 / F910 en direction d'Askja. La piste est magnifique ! Les paysages lunaires sont splendides ! On roule sur des champs de lave, on passe des gué, c'est impressionnant ! J'adore ces paysages hors du commun, des champs de lave à perte de vue, ces petites fleurs violettes et roses qui arrivent à pousser malgré le sol de cendre et le climat hostile... Cette montagne couverte de neige, illuminée par un rayon de soleil alors que le reste du paysage est à l'ombre, c'est magnifique.

Arrivés au bout de la piste, nous sommes accueillis en sortant de la voiture par quelques flocons de neige... qui ne dureront pas, le reste de la journée sera ensoleillée.

Nous marchons environ une heure dans la neige, et nous arrivons au cratère du volcan... waouh ! C'est magique !! Cet espace isolé du monde, ce lac bleu laiteux en contrebas, cet autre lac gelé sur lequel jouent les rayons du soleil perçant entre les nuages ! Magique !

Après avoir bien profité du lieu, nous redescendons par le même chemin et pique-niquons au soleil.

Nous reprenons la piste en sens inverse. On manque de se tromper de chemin : sur les coulée de lave, pas facile de voir où passe la piste ! Heureusement le 4*4 nous sort de ce mauvais pas (au passage, chapeau aux motards empruntant cette même route !)

Le temps change... Les nuages dégoulinent sur le lointain... On dirait un dessin de Enki Bilal...

Nous prenons ensuite la direction des fjords de l'est, et on s'arrête à Seyðisfjörður, adorable petit village, pour la nuit.

Il fait chaud dans la salle commune. Nous dînons avec un couple de français qui ont commencé leur voyage par le sud et nous partagent leur coups de coeurs (on fait de même).

Petite balade dans le village avant de se coucher et avant la pluie dont le bruit nous berce pour nous endormir.

Vendredi 23/06 Il pleut des cordes ! On fait la grasse mat', on prend notre temps à la douche, on fait une machine... journée off. On profite de la salle commune du camping pour faire des croque-monsieur avec nos sandwichs du midi, c'est chaud, ça fait du bien ! On peaufine le programme pour la suite, en comparant le Guide du Routard avec les sites météo (notamment yr.no, le plus fiable).

Nous prenons enfin la route vers 17h30, toujours sous la pluie. Les paysages ont complètement changés ! Un peu comme dans Yakari "les prisonniers de l'île", sauf que notre 4*4 nous permet de passer sans encombre les rivières qui débordent sur la route. Ça fait 17 heures qu'il pleut à verse, les collines dégoulinent d'eau... Le point de vue d'où j'ai pris une photo la veille au soir est maintenant sous l'eau...

On prend quand même la route qui longe les fjords... C'est superbe! Les paysages qu'on découvre au dernier moment, sortant du brouillard, sont vraiment magnifiques, majestueux ! La musique de Sigur ros accompagne très bien cette route. Et il y a plein de moutons. Arrivant au dernier fjord, le ciel s'éclairci. On voit darder les rayons du soleil sur le relief sculpté des massifs qui nous entourent, un magnifique arc-en-ciel s'élève au dessus des fjords.

A chaque virage, on est éblouis par tant de beauté à couper le souffle.

On a bien fait de prendre la route en soirée, on croise 2 jeune renards polaires qui détalent quand la voiture approche !

On arrive vers 23h au camping de Hofn, clairement le moins bien du séjour, pas adapté au nombre de personnes... Et les campeurs du sud sont moins respectueux, ça ne se fait pas de mettre fort la musique dans la voiture à minuit !

Samedi 24/06 On quitte le camping, on prend de l'essence, on regarde la météo pour organiser la journée. En partant vers l'ouest, on s'arrête à Jökulsárlón et ses icebergs. Joli, mais doit être encore plus beau au soleil, on reviendra demain.

Petite balade avec vue sur le glacier Svínafellsjökull.

On s'arrête ensuite à u parking avec une belle vue sur le glacier pour pique-niquer.

On arrive à Skaftafell, et c'est parti pour une belle balade de 3h en suivant des conseils de la personne au Tourism Office. La balade est très sympa, petits arbustes, jolies fleurs, oiseaux... et les chutes de Svartifoss avec ses orgues de basalte. Petit goûter avec vue sur le glacier avant de redescendre.

On ne reste pas au camping de Skaftafell, on préfère retourner sur nos pas et aller à celui de Svinafell, juste à côté à l'est. Vraiment très agréable !

Dimanche 25/06 On retourne à Jökulsárlón , sous le soleil cette fois-ci. C'est marrant comme le climat est différent à quelques km d'écart. On s'arrête à l'un des petits parkings discrets (dixit le routard) en venant de l'ouest et on fait une grande balade jusqu'à la plage de sable noir. Tout est sublimé au soleil ! On pique-nique sur la plage, le sable est étonnamment chaud !

On reprend ensuite la route de l'ouest vers Vik.

On s'arrête dans le petite village de Kirkjubæjarklaustur. On passe à l'office de tourisme où il y a une expo intéressante sur la mousse, et surtout un film documentaire sur l'importante éruption de 1783 qui dura 18 mois, projetant des nuages de cendres toxiques sur l'Islande mais aussi sur l'Europe. Une bonne partie de la population islandaise est décédée. Les nuages de cendre obscurcissant le ciel, les récoltes furent réduites, ce qui causa des famines, notamment en France... Le peuple a faim ! Révolution ! Pour nous remettre de ces émotions, on prend un verre au café restaurant Systrakaffi.

Nous reprenons la route et tournons sur la route 214 pour aller au camping de Þakgil. La route est vraiment magnifique ! Et le cadre du camping est sublime, encaissé entre les montagnes, avec les cascades...

Lundi 26/06 Après le p'tit dej, nous faisons une mini balade sous la bruine pour profiter du lieu qui est tellement majestueux.

Nous reprenons ensuite la route vers Vik. Balade sur la plage Reynisdrangar d'où l'on voit les rochers de Game of Throne (en fait 2 trolls changés en pierre au petit matin selon la légende ^^)

On se balade le long de la mer en escaladant les rochers plein d'algues pour s'approcher des "trolls". En chemin on voit un macareux (puffin). C'est tout petit en réalité !

On a l'impression que la mer monte, alors on rentre sagement.

On profite du beau temps pour faire une belle balade de 2 heures sur la colline, falaise qui surplombe la mer. Beaux paysages, et beaux moutons !

On monte ensuite jusqu'à l'église d'où on a une superbe vue sur la ville et les environs, et on pique-nique au soleil.

On prend la route de l'ouest pour rejoindre l'embarcadère pour les îles Vestmann. Déception, tout est complet jusqu'à la fin de la semaine pour prendre le ferry avec la voiture... Après réflexion, et quelques appels infructueux, nous trouvons une AJ ouverte (merci booking). On laisse donc notre voiture sur le parking, on fourre rapidement des quelques affaires dans un petit sac, et on embarque sur le bateau.

Notre hôtel est bien agréable (vrai lit, chauffage, douches communes mais propres et bien chaudes comme il faut... le rêve après 10 jours de camping), et bien placé non loin de l'embarcadère.

Nous allons dîner au restaurant Gott (qui ferme à 21h, mais en y allant à 20h45 on peut prendre une place). On s'est régalé !

Mardi 27/06 Après un p'tit dej au café non loin de l'hôtel, on commence notre tour de l'île à pied. On arrive au volcan Eldfell. Le vue arrivés en haut du cratère est impressionnante ! Il y a même un trou béant avec de l'air chaud qui souffle du volcan ! On voit bien la partie de l'île toute neuve suite à la dernière éruption, et on a une belle vue sur toute l'île, le village, et l'autre cratère (Helgafell).

En redescendant, on s'arrête au Eldheimar Volcano Museum construit autour d'une des maisons ensevelie sous les cendres en 1973. Le musée, grâce à l'audioguide très bien fait compris dans le prix, retrace l'éruption, l'évacuation de l'île et le retour à la vie. Une sorte de Pompei du nord. C'est très intéressant, et un peu inquiétant aussi.

Le bateau de retour étant à 16h, il ne faut pas traîner (à pied on prend forcément plus de temps qu'en voiture...). On va prendre un déjeuner rapide à emporter et on se dirige du côté du camping, à Heimaklettur, pour voir les oiseaux.

L'ascension de la falaise est raide, mais se fait bien. On croise plein d'oiseaux qui nichent là, et même un macareux ! La vue d'en haut, sous le soleil, est grandiose.

On redescend ensuite pour retourner à l'embarcadère. Dernières vues sur l'île depuis le bateau.

On prend la route pour le Landmannalaugar. Pas beaucoup de piste, mais le dernier tronçon est vraiment très cahotique, la route est moins bonne qu'à Askja. Plus on approche, plus les paysages grandioses s'offrent à nous !

Arrivés à proximité du camping, on voit des voitures garées sur un parking, mais le camping est bien plus loin. Je regarde, je vois une rivière, je dis "ah c'est parce que la route s'arrête la". "Mais non elle ne s'arrête pas !" répond le conducteur qui passe sans une hésitation passe en mode 4*4 et traverse les 2 gués d'affiler ! Ils sont plus impressionnants qu'à Askja, heureusement qu'on a l'entraînement ^^

Le camping, avec toutes ces tentes accrochées sur le terrain caillouteux, dans ce décor majestueux, fait un peu penser au camp de base de l'Everest... Mais ici il y a même un food truck !

A près dîner, vers 22h, on part sur la balade Laugahraun, la plus courte d'après le plan fourni quand on paye pour la camping. On passe 2 heures seuls au monde dans des décors à couper le souffle, on passe dans des fumerolles de vapeur à l'odeur de souffre, on entend l'eau bouillir sous la terre... C'est magique !

Nous sommes de retour au camping vers minuit, pour une "nuit" de sommeil bien mérité.

Mercredi 28/06 C'est parti pour une longue marche (Suðurnámur , 4 heures). Nous commençons par le même chemin que la veille au soir, puis au lieu d'aller vers la "montagne fumante", on tourne à droite vers la grande plaine. Nous devons franchir de petites rivières (pas facile de trouver son chemin sans se mouiller les pieds !). On attaque ensuite la première montée pour atteindre le haut de la crête. Tout le trajet, la vue, avec le ciel dégagé, est splendide ! Coulées de lave, montagnes enneigées, vallées, lacs, c'est magnifique ! La dernière descente est difficile, ça glisse bien... Heureusement qu'on a fait le trajet dans ce sens la !

Pique-nique bien mérité avant de reprendre la route (finalement on ne grimpe sur le cratère Strútur) pour rejoindre Sellfoss et le camping du premier soir, sous le soleil cette fois-ci. Ça y est, la boucle est bouclée...

Jeudi 29/06 Nous voulons, pour notre dernière matinée dans la nature, voir encore un peu de volcan. Alors direction le site géothermique de Seltún ! Un peu comme à Yellowstone, on voit de la boue qui bouillonne, de la vapeur qui part en fumerolles, des couleurs magnifiques... Ça aurait été encore mieux 'il n'avait pas plu !

Nous pique-niquons dans la voiture avec les petits pains achetés à la boulangerie de Sellfoss. Nous aurions du attendre un peu, et pique-niquer sur une des aires avec une belle vue sur le lac Kleifarvatn que nous longeons ensuite. Encore de magnifiques paysages, quand la lave et l'eau se rencontrent sur une plage de sable noir !

Nous rendons la voiture qui fut notre maison pendant 10 jours, et prenons un taxi pour Reykjavik. Arrivés à l'hôtel, petite frayeur en voyant l'extérieur et l'entrée qui fait penser à un vieux squat... Mais à l'intérieur quelle bonne surprise ! Beaucoup d'espace (nous sommes dans une ancienne biscuiterie), un bar, une déco de bric et de broc mais vraiment super sympa, j'adore ! Bon par contre, dormir au dessus d'un bar, c'est forcément un peu bruyant...

Nous partons ensuite nous balader dans la ville, qui fait penser à une mignonne petite ville de province. Nous montons au clocher de la Hallgrímskirkja pour avoir une vue d'ensemble. En effet, ce n'est pas très grand. La vue des montagnes au loin nous donne envie de repartir en vadrouille...

Vendredi 30/06 Après un bon p'tit dej à l'hôtel, on va visiter le Musée Nationnal d'Islande. Ce musée est vraiment très intéressant et super bien fait ! On apprend beaucoup sur l'histoire du pays. Les mini documentaires interactifs sont vraiment bien. Il y a également une belle expo photos du photographe islandais Björn Björnsson.

Après déjeuner, nous allons visiter le musée du Settlement 871+-2, qui complète bien la visite de ce matin. La encore, la visite est interactive. De petits hologrammes nous montrent des scènes de la vie à l'époque des vikings, tels de petits fantômes du passé reprenant vie l'espace d'un instant... Dans l'expo temporaire sur la faune au temps des vikings, on apprend que le seul mammifère présent sur l'île avant l'arrivée des hommes est le renard arctique. Je suis bien contente d'en avoir croisé 2 !

En rentrant à l'hôtel après dîner, on entend de la musique... On s'approche... Il y avait une DJ/chanteuse au resto Vinyl. Sa musique est magnifique, très bel electro, très belle voix ! Y'a pas à dire, Reykjavik est une ville sympa surtout le week-end !

On récupère nos valises à l'hôtel, on prend le bus (réservé par l'hôtel) pour l'aéroport, et nous voila dans l'avion à 1h30 du matin, à observer au dessus des nuages un magnifique lever de soleil ! L'Islande n'en fini pas de nous surprendre ! Clou du spectacle, une petite lune orange sur l'horizon, qui se couche tranquillement...

J'ai lu que chaque islandais écrit au moins un livre dans sa vie... je comprends pourquoi, je n'ai jamais autant écrit ans mon carnet que lors de ce voyage !
Aragon: pistes et randonnées English translation pending
by Mlefevre · 2016-01-06 · 13 replies
Hello,

Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.

Texte en images en cliquant ici.



Bonne lecture! Marie

Texte seul :

ARAGON DECEMBRE 2015

Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…

Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !

Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)

Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.

Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)

Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.

Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la révolution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :

On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !

Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)

Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Vos impressions sur Ko Ngai et Ko Muk English translation pending
by Borpen · 2014-02-24 · 7 replies
Salut

Je cherche une destination plage pour mes parents en fin se sejour. Ko Ngai et Ko Muk me semblent tres bien. 3 nuits dans chaque ile.

Quelles ont ete vos impressions pour ces 2 iles ? L eau est elle vraiment belle ? Qualite du sable?

Je cherche un hebergement pour mes parents, bungalow vue mer. Avez vous des recomandations ?

Le camping sur Ko Ngai existe t il toujours ? (c est pour moi qui me contente de peu)

Merci pour vos reponses
Veneto: Dolomites and Opera
by Valmichel86 · 2026-01-31 · 35 replies
I'm starting a new travel journal in Italy. It's about a month-long trip (from September 3, 2025, to October 4, 2025), or rather a part of it. This section matches the title: an opera festival in Verona (one evening) and the Dolomites in the Veneto region. I'm posting the part of the trip I think will interest French-speaking readers the most (since this is where I saw the most French travelers). Here’s a quick summary: - Trip in September 2025 - Solo travel with camping (caravan) - Small geographic area: besides Verona, the surroundings of the Marmolada massif and Cortina d'Ampezzo. - Main but not exclusive activity: hiking.

Since I have limited internet access where I am now, I’ll be writing slowly. Here we go!

Day 1: Thursday, September 4, 2025

I arrived in Veneto under the sun and with warm weather. I drove to Verona and tried to find a spot at the campsite (Verona Village) located south of the city. Unfortunately, it was full. Booking on the website was mandatory, but when I tried to reserve a few days ago, the site never moved from the "reservation" step to the "payment" step (I don’t know why—it’s always like that in these cases). I found another solution over the phone; the drive from southern Verona to the northeast was a bit long, but I finally settled at the "Oro Verde" campsite. It’s an "agricampeggio" (farm camping or rural campsite) on the outskirts of the city, and its name (green gold) suggests they produce olives there. Since it wasn’t late, I biked to the Adige River, following the recommended route into the city.
Riga et Jurmala, entre mondes nordique et russe English translation pending
by MirandaMouse · 2017-07-21 · 22 replies
C'est avec nostalgie que j'entame le carnet de ce voyage datant d'aout 2014, déjà ! Une belle découverte, pas forcément prévue à la base. Nous regardions les destinations de la compagnie low-cost Wizz Air depuis Beauvais, nous avions vu Riga. Cette ville nous tentait bien, nous n'avions juste pas prévu de la visiter forcément si rapidement, mais l'occasion était bonne, à 50€ AR pour une destination estivale, pourquoi se priver ! J'avais surtout vu qu'il y avait de l'Art nouveau, et j'étais curieuse de découvrir les pays baltes. Alors go ! Pas de regret, petit coup de cœur... Bémol sur la météo cependant 🤪

Nous avons bien choisi en tout cas, hésitant avec Vilnius, nous lui avons préféré Riga car après avoir visité Cracovie, Vilnius semblait plus similaire. Et coup du sort, la liaison Beauvais-Riga fut suspendue l'année d'après... depuis, je n'y suis donc pas retournée, la compagnie Air Baltic n'ayant de low-cost que les services, mais pas les prix... (pour l'anecdote, nous sommes allés à Vilnius l'année suivante, très jolie ville, mais ce sera pour un autre carnet 😉 )

Pour plus de photos et quelques infos pratiques ou détails, c'est toujours sur mon blog : www.lasourisglobe-trotteuse.fr/riga/

Jour 1

Arrivée tardive (22h30) à Riga. Nous avions déniché une petite "datcha" dans le "quartier russe", à 15 mn de trolley-bus du centre, pour 30€/nuit. Seule maison de la rue (!) calme garanti ! Nous avions demandé à nos hôtes (un père et sa fille, tous deux Russes de Lettonie, mais j'y reviendrai) de venir nous chercher, moyennant finance. Ils nous attendaient donc à l'aéroport et en voiture le trajet fut très rapide ! Tous deux parlaient très bien anglais, et nous avons vite sympathisé. Déjà il a suffi de dire que j'aimerais beaucoup aller en Russie pour qu'ils soient contents de pouvoir échanger sur le sujet. À part des Russes, personne n'avait loué la maison, ça les changeait un peu ! Le papa avait vécu à Lyon en plus, il connaissait donc la France, de quoi discuter un peu.

La "datcha" est en fait bien petite, le papa y vit de temps en temps, quand il n'est pas chez sa copine, il y a donc quelques-unes de ses affaires. En effet c'est très calme, avec un petit jardinet, faisant face à un parc. On dormira bien ! (puis il y a des volets, miracle !). Les hôtes nous donnent d'ailleurs quelques adresses où manger, aussi bien letton que russe. Nous discutons longtemps alors nous nous nous coucherons tard 😮

Jour 2

Il fait moche, mais ça, ce sera le cas TOUT LE TEMPS, sauf quelques éclaircies et une journée miracle. Tant pis… ne pas s'attendre à du beau temps dans ces pays, malheureusement. Nous sommes presque la mi-aout, ce n'est déjà plus "la belle saison". 😐 Nous avions acheté de quoi grignoter à l'aéroport, histoire de ne pas sortir le ventre vide à la recherche de victuailles, ouf ! Nous prenons donc le trolleybus à 5 mn de marche. Il y en a souvent, et en effet, en 15 mn on est dans le centre. On voit que Riga est une ville plutôt verdoyante aux immeubles assez bas dès qu'on sort du centre.

Nous arrivons sur l'esplanade qui sépare la vieille ville de son extension plus récente. Là, nous pouvons déjà apercevoir les bulbes dorés de la cathédrale orthodoxe. Car oui, si Riga est bien en Lettonie, une bonne partie de la population est d'origine russe (c'est simple, à part les serveurs de la vieille ville, nous avons entendu parler plus russe que letton). Bon nombre de Russes furent placés ici par Staline pour "russifier" le pays, déplaçant au passage de nombreux lettons, exilés en Sibérie. Encore un pays avec une histoire gaie… aujourd'hui ces descendants de Russes peuplent donc le pays, non sans souci car le russe n'est pas reconnu comme une langue officielle, et beaucoup ne parlent pas letton. Je ne suis pas là pour juger l'Histoire ou les faits, mais c'est vrai que ça interpelle. Le bon côté des choses est la forte présence d'églises à bulbes ! Moi qui rêvais d'aller en Russie, j'en ai un petit avant-gout et je me délecte de l'architecture de ces églises !

Mais revenons à notre cathédrale ! Une des plus grandes églises de la ville, de style byzantin, nous la visitons, bien sûr ! Très jolie ! Les photos sont normalement interdites à l'intérieur mais nous en "volons" quelques-unes. Pour les dames, un foulard sur la tête est conseillé.





Nous flânons ensuite sur le jardin qui constitue la limite de la vieille ville, très agréable ! Le soleil perce un peu, nous allons donc pouvoir flâner tranquillement dans la vieille ville ! Nous arrivons devant le Monument de la Liberté et "l'horloge", point de rendez-vous des habitants, avant de pénétrer enfin dans la vieille ville !



Elle est très jolie cette vieille ville ! Du baroque, du néo-classique, et de l'Art nouveau en bonne quantité ! J'adore ! Pour mon copain qui connait les pays nordiques, cela lui rappelle ces pays (notamment Stockholm). Pour moi c'est une découverte !











N'ayant pas trop mangé, petite pause au Charlie's Pizza, sur la place du Dôme (cathédrale), où ils ne font pas que des pizzas ! De mémoire, je prends une calzone sucrée, très bonne. Nous goutons aussi au kvas, boisson typique de l'ex URSS, à base de pain noir fermeté, au gout évoquant un peu celui de la bière, en moins amer. Sans alcool. Très rafraîchissant et désaltérant, j'aime beaucoup ! (j'en abuserai d'ailleurs deux ans plus tard à Kiev)







Nous arpentons la vieille ville, les yeux grands ouverts ! Nous passons devant les "Trois Frères", les trois plus vieilles maisons de la ville, puis la place de l'hôtel de ville, aux superbes maisons de la Ligue Hanséatique, de style flamand, détruite puis reconstruites dans les années 1990, on y verrait presque que du feu !











Nous finirons la journée au Charlie's pizza, envie de pâtes ! Oui, pas très letton j'en conviens, mais la "gastronomie" lettone ne nous enchante pas tant que ça non plus, hum.

Balade nocturne, c'est animé, c'est sympa, j'aime beaucoup l'ambiance.



À suivre...
Terre et mer au départ de Floride Août 2013 English translation pending
by Sebangel · 2014-03-07 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous, vous trouverez ci-dessous mon carnet de voyage pour le 2ème périple aux USA et ailleurs. Cette fois-ci direction la Floride avant d'embarquer pour une croisière à bord de l'Oasis of the Seas.

Carnet un peu tardif puisque ce voyage a eu lieu en août dernier.



Samedi 10 août 2013 : Arrivée aéroport de Miami à 18h25. Il y avait foule pour le passage de l'immigration, environ 50 minutes d'attente.



Prise en compte du véhicule de location chez Sixt, très peu d'attente puisqu'il n'y avait que 2 personnes devant nous contrairement au voisin Alamo...

Signature rapide des papiers puis remise des clès d'un superbe Nissan Pathfinder.

20h00 sortie de l'aéroport pourprendre la direction du Biltmore Hôtel situé à Coral Gables pour 3 nuits. Accueil parfait et chambre en surclassement avec vue sur l'énorme piscine et au loin Miami City...parfait ! Dîner au POC Buffet avant de flâner dans les rayons du Walmart ouvert 24/24, retour à l'hôtel à1h30...bonne nuit !

Dimanche 11 août 2013 : Matinée détente autour de la piscine avant de profiter du célèbre "Sunday Champagne Brunch" duBiltmore. Agréable moment, buffet exceptionnel, champagne beaucoup moins. Début d'après-midi, direction Miami Beach mais avant passage par le cimetière qui a inspiré la vidéo"Thriller" de MJ. Lieu situé tout proche de l'hôtel, arrêt photo.



Arrivée Miami Beach, parking derrière Lincoln Road...1$/heure parfait ! Balade en vélo avec Decobike, 2h pour 10$.



Dîner au 11th StreetDiner...ambiance 50's

Lundi 12 août 2013 : Journée dans les Everglades, directionShark Valley une balade en vélo très sympa (8.5$/h) Déjeuner au Miccosukee Restaurant pour y déguster les fameuses queues de Gator. Après-midi Airboat chez Coopertown, sympa ! Soirée sur le Bayside Marketplace...bof !



Mardi 13 août 2013 : Bye le Biltmore, agréable séjour dans cet hôtel d'exception. Direction Key West pour un nuit, pause déjeuner à Islamorada chez Robbie's et ses tarpons. Pause sur la plage de Sandspur Beach...sympa ! Arrivée Key West en fin d'après-midiet installation au Duval Gardens...très bien ! Dîner au Half Shell Raw Bar sur le port...belle vue pour le coucher de soleil. Duval St très animée, nombreuses boutiques et bars.



Mercredi 14 août 2013 : Passage par le Southernmost Point, de nombreux touristes font la queue pour la pause photo devant le monument ! Pause déjeuner à Marathon au Keys Fisheries...bon moment ! Retour vers Miami pour 3 nuits à Fort-Lauderdale Arrivée fin d'après-midi au Sunrise Inn, idéalement situé pour celui qui a un véhicule, excellent tarif et une chambre impeccable. Plage à 200m. Soirée au Swap Shops : Drive-In, soda et hot-dog...l'amérique quoi !



Jeudi 15 août 2013 : Journée au Sawgrass Mills pour dushopping à profusion...10h-20h non-stop ! Déjeuner au Cheesecake Factory Bonne soirée au Coconuts WatersideGrill

Vendredi 16 août 2013 : Journée sur Las Olas Blvd & Beach, ambiance très familiale contrairement à Miami Beach mais tout aussi sympathique pour une balade. Dîner au Chima Brazilian...une perle à Fort-Lauderdale !



Demain embarquement pour l'Oasis of the Seas, 1 semaine de mer et 3 escales (Haïti - Jamaique-Mexique) puis retour à Miami pour 2 nuits.

Vidéo de cette 1ère partie :
http://youtu.be/ThzzAC23mJ0

2ème partie de mon carnet, après 1 semaine sur les terres de Floride, embarquement à Fort-Lauderdale pour 1 semaine de croisière

Nous quittons notre hôtel pour Port Everglades, nous déposons notre véhicule chez SIXT et utilisons la navette du loueur pour être déposer devant la gare maritime lieu des formalités d'embarquement. Aussitôt déposer que nos bagages sont enlevés par un bagagiste, accès par un 1er sas rayon X puis les formalités commencent. 5 minutes suffisent pour obtenir la carte d'embarquement et faire la photo souvenir. Accès au 1er étage pour l'embarquement final, passage par un 2ème sas et présentation de la carte d'embarquement. Arrivée au port à 11h15, à 12h00 nous sommes à bord. Déjeuner au buffet du bord avant l'accès à la cabine pour 13h15. Arrivée des bagages à 13h30. Belle organisation de la Royal Caribbean ! Après-midi et soirée pour y découvrir un fabuleux paquebot, en route pour une excellente semaine !





Dimanche 18 août 2013 : En mer Nombreuses animations et activités à bord : patinoire, mini-golf, mur d'escalade... Excellent spectacle en soirée : Hairspray



Lundi 19 août 2013 : HAITI (Labadee) Journée plage privée, excursion matinale (Haitian Cultural Tour - Paradise Cove) sympa ! Après-midi au Dragon's Flight Line, bien mais court.





Mardi 20 août 2013 : JAMAIQUE (Falmouth) Excursion hors RCI : Dunn's River Fallset Irie Blue Hole avec Peat Taylors Tours. Retour à bord en fin de journée



Mercredi 21 août 2013 : En mer



Jeudi 22 août 2013 : MEXIQUE (Cozumel) Excursion RCI : CobaRuins...exceptionnel ! Quelques heures de bus mais journée très intéressante, possibilité de grimper en haut du temple...superbe vue ! Retour dans l'après-midi pour Playadel Carmen et déjeuner-spectacle dans une grotte naturelle (El Alux)





Vendredi 23 août 2013 En mer

Samedi 24 août 2013 :

Arrivée 06h15 à Fort-Lauderdale, nousferons le choix d'un débarquement tardif (11h30). Nous récupérons les bagages puis uneami nous récupère à la sortie, direction Miami pour la fin du séjour. Installation au Hyatt de Doral, grand complexe situé près de l'aéroport. Ce soir, match de foot US : Miami Dolphins vs Tampa Bay Buccaneers Direction le Sun Life Stadium de Miami...grand moment !





Dimanche 25 août 2013 : Retour Bayside Marketplace pour quelques emplettes, déjeuner au Hard Rock Café puis balade en speedboat (Thriller Tour) pour la digestion !



Lundi 26 août 2013 : Fin du séjour, Décollage 11h00

Vidéo de cette 2ème partie :

http://youtu.be/FDwJNhQ7Jsk
Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
by Mamina64 · 2010-10-28 · 8 replies
Début du Carnet de Voyage Partie 1

Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)

Le 22 novembre 2009 Pau - Paris

Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !

Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !

Lundi 23 Novembre - dans l'avion

Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !



Mardi 24 Novembre Phnom Penh

Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !

Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…

Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…



Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.

Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.

Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.

La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…



Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.

Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!

Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !



Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !



Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…

Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.





C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!

Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…



Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir

Mercredi 25 Novembre Battambang

Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !

Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!

Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !



Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !

Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.



Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.



A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.



Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !

Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.

Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!



Jeudi 26 Novembre Battambang

Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.

Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !

Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!

Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.





Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?

Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…



Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…



Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !

Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant

Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)

Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».

L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)

Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.

Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…



Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.

Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…



Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…



Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…

Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.

Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…



La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !

Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.

Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !

A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !

Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…



Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !





Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !

Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap

Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!

Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !



D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.





Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)



Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».



Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…

le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !



Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !

Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !

Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos

Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.

Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !

Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.



Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…

Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…



Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !

En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.

Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….





Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.



A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…





Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.



Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.

Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !





Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!

En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !

Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!

Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode

Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !



Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !

A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.



Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…



Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....

Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.

Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !

Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !







Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !



Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !

Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !

Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.

Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !



Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année. Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire ! Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons. Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ? Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps ! Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien ! Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes… Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout ! Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit… Nous vivons un moment unique, exceptionnel… Bouddha veille sur nous !

Mardi l ier Décembre Siem Reap

La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !

Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.

Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.



Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.



Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.

Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.

La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…



Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…

Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !









Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !

Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !

Hop ! Au lit !
Carnet de voyage de l'enfant du fleuve English translation pending
by Lapirogue · 2010-07-09 · 17 replies
J'ai tendance à prendre mes rêves pour la réalité.

Ce matin allait être différent aux autres jours. Au chant du muezzin et des animaux, j'ai pris pour habitude d'écrire, un peu comme un carnet de voyage tenu quotidiennement. Au petit jour, j'écris mes voyages de nuit. Lorsque ma famille dort à mes côté, je monte sur le dos de mon dromadaire avec mes voisins touaregs pour prendre la piste qui mène à Gao, je pousse ma pirogue sur le fleuve Niger partant poser ma tente Songhaï sur une plage de sable blanc près de Tombouctou, ou bien je longe la falaise du pays Dogon à cheval. Le matin je me réveille parfois épuisé, lorsque mon aventure ne s'est pas très bien passée mais malgré tous les moments difficiles, je me réveille la joie au cœur comme si des ailes m'étaient poussées dans la nuit. Ensuite vient la journée et ses tâches quotidiennes, non pas que la vie ne soit pas agréable la journée, mais elle ne m'enchante pas de la même façon. Je ne sais pourquoi mais la vie de la nuit est toujours plus forte d'émotions, plus passionnante que celle du jour. D'après les grands, la vie de la nuit n'est que du rêve, de l'illusion. Et surtout m'ont-ils dit : « il ne faut pas prendre tes rêves pour la réalité » « réveille toi, remets les pieds sur terre » j'ai pourtant les pieds bien à terre dans la vie nocturne, je marche mais je mange, je discute avec d'autres personnes aussi, Il m'arrive même parfois quelques difficultés. Mais voilà que l'autre vie revient, souvent trop tôt et me laisse sur ma faim. Il y a quelques minutes seulement je grelotais, trempé jusque l'os, enroulé dans un morceau de bâche façon nems. La pluie nous frappait moi et mon ami Joloba, enroulé lui aussi dans son plastique, la tempête nous avais trouvés en brousse, alors que nous menions chèvres et moutons jusqu'au Burkina Faso, la transhumance devait durer un mois et demi. Mais cette fois encore, nous n'étions pas arrivés à la falaise de Bandiagara que le soleil levant me sécha en une seconde seulement, et mes yeux s'ouvrirent. Je fus trop déçu cette fois encore. La vie gâche mon rêve alors que mon rêve embellit ma vie. Alors ce matin, je suis allé parler aux grands, pour leur annoncer : « je ne veux plus rêver ma vie ; je veux vivre mes rêves ». « je ne veux plus m'endormir sur mes rêves, définir le rêve uniquement comme une occupation nocturne ». Persuadé que mes rêves sont réalistes et passionnants, le prochain voyage que j'écrirai sera encore le rêve de cette transhumance mais pas celui de cette nuit, mais celui que je m'apprête à vivre. Que les grands lisent, qu'il est possible de vivre ses rêves et ne brisent pas ceux des enfants.

Isa-igjé, l'enfant du fleuve.

Faisons connaissance

Nous somme au Mali, je suis un jeune garçon, né dans une case de terre en brousse. En saison sèche il faut marcher un peu pour trouver le fleuve, mais à la saison des pluies, quand le fleuve aura débordé de son lit, ma case deviendra une île entourée de rizières. Je viendrai avec ma petite pirogue jusque ma porte. Mère nourricière du Mali, le fleuve Niger et le Bani qui viennent se mélanger entre ma case et la grande ville de Mopti, grand port marchand et passager. Cette ville, fondée il y a bien longtemps par les pêcheurs Bozos, était appelé à l'époque « sangha » qui signifie : lieu de rassemblement. Les Peuls ont ensuite eu leurs moments de gloire avec l'empire du Macina et restent aujourd'hui majoritaires dans la région. Aujourd'hui on trouve toujours les Bozos et les Peuls en majorité, mais aussi des Songhaïs, des Bambaras, des Dogons, des Marakas, des Touaregs, des Bobos, et d'autres encore. Chacun a sa langue mais nous avons deux langues plus communes, le bambara et le français, toutefois certains ne parlent aucune des deux langues mais malgré tout, tous ces gens aussi diffèrents soient-ils vivent en paix et harmonie. Je me nomme Isa-igjé Mohamed Maïga. Comme le veut la tradition, au septième jour de ma naissance le chef de village est venu me donner les bénédictions et annoncer mon nom à la communauté, Isa-igjé, "enfant du fleuve" en langue songhaï. Mohamed, le nom du prophète et celui de mon grand père. Maïga le nom de l'ethnie à laquelle j'appartiens.

Hier, un jour comme un autre , et pourtant... A cette saison, les pluies viennent de commencer, tout le village en profite pour rénover ou construire de nouvelles cases. En fin de journée, après avoir mélangé la terre qui servira à refaire le crépis de ma case, je pars pour acheter quelques briques de terre cuite, que l'on fabrique sur la bande de terre qui sépare les deux fleuves. Tant que celle-ci est hors d'eau, avant que les fleuves n'inondent les terres et ne laissent à la surface qu'un maigre attroupement de cases en terre, tous les campements de paille qui ne sont pas sur une bute de terre seront bientôt démontés. Des taxis pirogues attendent au bord du fleuve, mais je préfère la mienne, j'aime à la pousser le plus fort possible avec la grande perche de bambou, elle fend l'eau comme une machette. Depuis un mois l'eau qui arrive de la capitale augmente à vue d'œil... ...jawari ! s'écrie un Peul, au loin. - jawari ! je salue à mon tour d'un bonjour en fulful la langue peule, en reconnaissant difficilement mon amis Joloba notre berger. - J'ai du mal à te reconnaitre habillé comme un blanc, tu as laissé le costume traditionnel ? - Isa-igjé, comment vas tu ? Et ta famille ? Nous nous saluons toujours très joyeusement, ce jeune homme toujours souriant arrive systématiquement à vous transmettre sa bonne humeur. - Où vas-tu ainsi, tu n'es pas à surveiller les animaux ? - Je pars à Mopti vendre le lait. - tu sais, mon ami, que je ne bois que ton lait, les autres me rendent malade. Si c'est pas ton lait, je bois pas. En le flattant ainsi sincèrement, j'espère une récompense. - Tu m'emmène à Mopti avec ta pirogue ? - Allons, nous discuterons en chemin, les briques seront là encore demain. Et nous voici partis pour traverser le Bani, mon ami assis pendant que je pousse, regardant tous les deux en direction de la ville. - Tu ne pars pas au Burkina cette année ? - L'eau n'est pas assez montée, encore une lune. - Mais pourtant regarde, je suis à bout de perche ! Je doit d'ailleurs attraper ma pagaie. - L'année de ma naissance, tu avais quitté fin du mois de juin, tu avais laissé un mouton à mes parents pour fêter mon baptême. Tu attends un mois de plus cette fois ? - Inchallah ! - Tu as préparé ta charrette et ton âne ? - Tss, henhen, pas de charrette, c'est la brousse, il n'y a pas de route, on ne peut pas rouler une charrette. Le "tss, henhen", qui peut être traduit par «non, sûrement pas !», est un des nombreux bruits du vocabulaire peul. Je vous rappelle que notre ami parle plus aux animaux qu'à l'humain. - Mais où mets-tu tes bagages ? - Sur mon âne. - La marmite, le riz ? - Tss, henhen, y'a pas de ça. Avec le vent, nous somme obligés de hausser la voix. Malgré tout, je comprends bien la réponse. - comment ça ! Rien ?... Tu ne manges pas ? - Le lait seulement et le basi. Tout le monde connais les valeurs riches de cette matière qui peut vite me donner des coliques terribles, le basi, c'est le mil pilé, ça remplit bien l'estomac mais... - tous les jours ? Rien d'autre ? - Henhen avec, pour plus de précision, le signe de tête que je vois de dos. Nous arrivons à Mopti, je suis concentré pour garder ma route mais imaginer d'aller au Burkina a pied en suivant un régime uniquement lacto-mil, me perturbe un peu. - Et les tempêtes, tu fais quoi ? - J'ai un morceau de plastique pour me protéger. - Mais ta famille ? - Ha non, je vais seul. La pirogue se cale sur la berge, Joloba se lève, se tourne pour me tendre un sachet rempli de lait. - Il faut prendre ça, je dois aller livrer le lait. - Merci Joloba je vais bien dormir avec ça, à bientôt, bonne chance. Mon compliment a été apprécié, je peux repartir seul dans une lueur de transition entre soleil et lune.

Ce berger n'a pourtant pas l'allure d'un aventurier, et pourtant les conditions de son voyage me paraissent très rudimentaires. Je pousse ma pirogue jusqu'à la maison repensant aux conditions de voyage de mon ami. Marcher jusqu'au Burkina, je ne connais pas la distance, mais je sais quand même que c'est comme Mopti à Bamako, c'est très loin. Il y a quelques temps, j'ai eu besoin de mon âne, lorsqu'il n'y a pas de travail, je le laisse se balader et manger en brousse avec ses copains et les autres troupeaux. Lorsque j'ai eu besoin de ses services, je suis parti à sa recherche. Il ne part généralement pas trop loin et revient même à la maison seul. Il sait qu'il trouvera une tasse de riz ou de blé ce qui me permet de l'attraper. Mais cette fois une femelle avait du « le faire courir » ; ce jour, de village en village, j'ai marché une demie journée sous le soleil en brousse, en vain. Je me souviens bien de cette journée car j'en suis rentré épuisé. Et comment fait-il, avec une bâche pour se protéger d'une tempête, alors que certaines font tomber de très gros arbres ? J'ai mis longtemps pour rejoindre l'autre côté hier soir, je crois, je ne faisais pas attention. Quand je suis arrivé à ma case, j'ai bu le demi-litre de lait, il sentait bon la vache, et me suis allongé rassasié ; j'essayais d'imaginer la scène, Joloba dormant près d'un buisson alors que serpents et scorpions rodent. Ou bien est-ce la tempête qu'il doit craindre le plus, elles peuvent durer quelques heures, la terre craquelée et dure comme la pierre d'une saison très sèche devient rapidement de la boue. Où dort-il à ce moment ? Que peut-il, lui et son plastique, contre la puissance à la limite du surnaturel parfois ? Puis le voyage a commencé, jusqu'au soleil levant. Jusque ce matin où je décide que l'histoire qui va suivre ne sera pas un rêve. Quoique...

Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller chez Joloba, lui passe chez moi, ou nos rencontres sont inattendues mais régulières. Mais à quoi bon aller visiter un berger chez lui ? Il y a de très grandes chances pour qu'il soit en brousse avec ses animaux.

Plusieurs années je me suis demandé comment faire pour trouver le temps pour lire, aujourd'hui j'ai trouvé celui d'écrire. Voici donc le début d'un roman tiré d'une histoire, pas encore vécue. Mes anciens professeurs de français se demanderont comment on peut en arriver à écrire un livre avec une moyenne scolaire ne dépassant pas 5/20. On notera toutefois quelques séquelles dans l'orthographe et autre conjugaison qui ne me passionnent toujours pas. Je ne compte donc aujourd'hui que sur mon programme informatique pour résoudre ses lacunes. Je vous demanderais donc de faire preuve d'indulgence pour un ancien cancre et vous promets le travail de correcteur et une rectification éventuelle pour l'écriture d'un livre avant édition. J'AI BESOIN DE VOUS. Je n'ai pas voulu raconter ma vie dans ce livre, ce livre n'est pas le mien. Le personnage est un enfant, cet enfant c'est le mien, le vôtre, c'est moi, c'est vous. Vous avez la naïveté et l’innocence des premières années, vierge de tout avis ou préjugé. Vous voyagez avec Joloba, qui lui est bien réel, avec qui je m'apprête à une transhumance qui nous fera quitter Mopti en juillet pour revenir en novembre (aléatoire cela va sans dire) ; quelles questions lui poseriez-vous ? Qu'aimeriez-vous savoir ? Pour que ce livre soit le nôtre, et non la pensée de l'écrivain, partageons.

willynomad
Hôtel Occidental X Caret English translation pending
by Vide · 2009-08-24 · 5 replies
Bonjour, j'aurais besoin de quelques renseignements sur cet hotel et sur le parc à coté. La qualité de la nourriture, l'ambiance, la propresté etc. l'entrée du parc est-il compris dans notre forfait de vacances. Quesl sont les excursions à faire et quels sont les prix de ses excursions en général ( ex Tulum.dauphins, Playa del Carmen), pour la téquila les prix sont de combien. Sin vous avez d'autres infos pour cet hotel laissez vous allez comme on dit.

EN passant je regarde pour Mars avec Air Canada.

Merci
Guadeloupe et Marie Galante English translation pending
by Laurent13 · 2006-01-28 · 24 replies
quelques photos de guadeloupe et de Marie Galante (mes derniers voyages) pour ceux qui comme moi vont bientot y retourner (départ 9/2/06)

L'ilet Caret :

Le saut de la lézarde

Plage de Grand Bourg (Marie Galante)

Si certains ont des bons plans pour les enfants (4) sur Marie Galante ou Gwada, je suis preneur
Enfin libres! Entre rivières, fleuves et canaux, à vélo au fil de l'eau entre Seine et Loire English translation pending
by Pierre · 2020-06-04 · 14 replies
Une fois n'est pas coutume, un petit carnet d'une promenade près de chez moi...

La période de strict confinement est derrière nous. Un rayon de 100 kilomètres pour explorer, les longues sorties à vélo de nouveau autorisées, un lundi de Pentecôte qui nous offre un week-end prolongé... Il n'en fallait pas plus pour fêter à notre façon ce déconfinement ensoleillé. Avec Franckie, et Olivier, nous avons pédalé, campé et nagé, rejoins tous les soirs par JP et ses enfants pour dîner et festoyer. Récit de trois jours, 310 km à vélo, au fil de la Seine, du Loing, du canal du Loing, du canal d'Orléans, de la Loire et de l'Essonne. Un manifeste pour la liberté...

30/05/2020 Jour: 105 km

Départ de Corbeil-Essonnes, le long de la Seine.

Cette route, du moins sur les 40 premiers kilomètres, nous est très familière. Nous l'empruntons fréquemment lors de nos sorties dominicales. Aujourd'hui, c'est différent. Nos vélos sont chargés de tout le matériel de camping nécessaire pour passer des nuits sauvages au bord de l'eau. Aucune contrainte de temps, ce soir, personne ne nous attend. L'objectif est de rester au plus près des fleuves, rivières et canaux que nous allons longer. Les cinquante premiers kilomètres se font donc en bord de Seine. Nous suivons ses boucles avec minutie sur des pistes et chemins aménagés, au cœur d'un décor sauvage et dépaysant.









Les stigmates du confinement sont encore visibles: de la rubalise interdit l'accès aux berges. Stigmates ou héritage d'une histoire récente car l'interdiction n'est plus respectée. Le soleil et l'insouciance nous propulsent déjà dans le monde d'après.

Une jolie piste cyclable relie Morêt-sur-Loing à Montargis en longeant le canal du Loing. Nous la parcourons à vive allure, ce qui n'empêche pas Olivier de saluer tous les promeneurs et autres passants que nous croisons... Il va sans dire que nous adressons toutes nos excuses à tous les promeneurs qui se seraient sentis heurtés ou agressés par ces "bonjours" énergiques.



Wild Camping in Southern Africa
by Max68 · 2020-05-28 · 94 replies
Hey everyone,

I’m sharing a slightly unusual travel journal with three goals. To make it work, this discussion should stay in the travel journal section so we can find it easily and keep adding info to existing posts.

This journal is meant to help "newbies" discover these magical places.

We go to Southern Africa not just for the animals, but also for that soft light, the atmosphere, and those incredible wild campsites where you feel so at home... I’d love for you all to share your favorite spots here—those we miss so much.

The last goal is figuring out how to photograph them. Honestly, I’m not happy with my photos because they don’t capture the feeling I get when I’m there or that unique atmosphere.

I’ll start with one of the first spots that, for me, is one of the most beautiful in Southern Africa: Passarge Valley 2 in the Central Kalahari. There, you’re alone—completely alone. The next campsite is over 25 km away, and that’s a half-day of 4x4 driving. In front of you, there’s nothing but the CKGR plains with herds of springboks... absolutely stunning 😎





Komodo version "croisière tout confort" et "plongée camping" English translation pending
by Holigirl · 2020-04-19 · 72 replies
Allez je me lance : après le carnet philippin , voici le carnet indonésien retraçant une semaine passée au sein du parc de Komodo .

J’espère qu’il pourra aider les futurs voyageurs et les aidera à patienter jusque là .

Pour les nouveaux venus, nous voyageons en famille avec nos enfants qui avaient 15 ans au moment du voyage , qui s’est déroulé pendant les vacances de la Toussaint 2017 (une semaine à Komodo et une semaine à Bali essentiellement dans la région d’Ubud pendant la fête de Galungan )

Ce voyage fut le premier pour nous en Asie (et vous avez pu constater qu’il ne fut pas le dernier). Il a été fait en autonomie sans passer par une agence mais tout a été programmé et booké en avance.

Aller à Komodo pour un premier séjour asiatique n’est pas forcément très commun mais je rêvais de rencontrer et si possible de nager/plonger avec des raies manta. Plus voir les fameux dragons, ça ne se refuse pas c'est unique ...

Cela fut un bon prétexte pour ma fille et moi , après un baptême réalisé au Mexique en 2013, de passer notre Openwater à Marseille en juillet 2017 en prévision . Les hommes ne nous ont pas suivies (hélas pour notre porte monnaie , vu qu'au final ils ont décidé de plonger à Komodo et sans certification cela revient le double/plongée ... )

Pourquoi une semaine à Komodo ? Pour prendre le temps d’apprécier à sa juste valeur ce parc réputé pour être une destination phare pour les amoureux de plongée et snorkeling et bien en profiter.

Après une nuit proche de Labuan Bajo ( qui se trouve sur l’ile de Florès et qui est le port de départ pour le parc de Komodo) , nous avons fait une croisière de 4 jours/3 nuits puis deux jours de plongée en dormant sur l’ile de Sebayur directement au sein du parc national.

A bientôt pour la suite !

Islande et îles Féroé en van, petit récit et aspects pratiques English translation pending
by Sissi57 · 2019-07-30 · 112 replies
De retour d'un voyage en Islande et escale aux îles Féroé, voici un carnet avec surtout des indications pratiques. Nous sommes partis pratiquement 7 semaines, dont 5 semaines en Islande, du 8 juin au 24 juillet. Le circuit que nous avons fait en 5 semaines peut se faire en nettement moins de temps, nous n'avions pas envie de courir, voulions avoir de la marge en cas de pépin mécanique, pour ne pas risquer de rater le ferry de retour, et surtout avoir du temps pour s'adapter à la météo le cas échéant. J'avais préparé un itinéraire, que nous avons en partie modifié en fonction principalement de la météo, afin de profiter des excursions au Landmannalaugar et à Throsmörk dans les meilleures conditions. Voici donc le programme, assez succinctement ( mais si besoin de détails, ce sera volontiers), puis je reviendrai sur tous les détails pratiques. Je donnerai tous les prix en monnaie locale en général, à chacun de convertir selon le cours du jour.

J 1-2-3 . Trajet de Genève jusqu'à Hirtshals 2 nuits en Allemagne, et une près du port.





J 3 et 4 en mer. Brève escale à Torshavn,



nous descendrons au retour

J 5 arrivée en Islande à 10h30 du matin, échange de la bouteille de gaz, change à la banque, courses à Egilsstadir, et route jusqu'à Modrudalur.

Carnet d’une croisière transatlantique (Miami - Dublin) sur le Celebrity Eclipse English translation pending
by Micy · 2018-05-04 · 126 replies
Bonjour,

Nous rentrons tout juste d’une belle croisière transatlantique sur CELEBRITY ECLIPSE et je me propose d’en faire un petit compte rendu rapide à l’usage des croisiéristes intéressés par CELEBRITY.





1) Nous

Couple dans la soixantaine, habitués aux croisières et plus particulièrement Costa dont nous sommes fidèles, nous avons également navigué sur PRINCESS RUBY (croisière en Alaska) et NORWEGIAN STAR (Los Angeles – Miami via Canal de Panama)

2) La croisière

La croisière a été achetée directement sur internet, sur le site même de la compagnie américaine. Il s’agissait d’une croisière transatlantique en 15 nuits (16 jours) de Miami (Floride) à Dublin (Irlande) du 15 au 30 avril 18 avec escales à Ponta Delgada (Açores) durant 2 jours, Cork (Irlande), Waterford (Irlande) et Dublin (deux jours).

9 jours de mer étaient donc également au programme.

La réservation de notre cabine intérieure de la catégorie supérieure s’est faite pour 1.105 EUR par personne pour ces 15 nuits, ce qui est très raisonnable

Pourquoi avoir choisi cette croisière ?

- Pour découvrir CELEBRITY que nous ne connaissions pas et qui a très bonne réputation dans le monde de la croisière

- Pour découvrir d’autres horizons que ceux déjà connus lors de nos 3 précédentes transatlantiques sur Costa.

-Les Açores, comme l’Irlande nous étaient inconnues

- Pour profiter des 9 jours de pleine mer qui passent toujours tellement vite et que nous apprécions

Il s’agissait donc d’une croisière de repositionnement du navire en Europe en vue de sa campagne d’été en Europe "du nord" avec Dublin comme port d’attache principal.

Comme très souvent pour ce qui concerne les croisières de repositionnement, les prix sont en général plus favorables.

Je me propose d’abord de décrire le bateau et son fonctionnement avant d’évoquer les Açores et l’Irlande qui constitueront nos escales.

3) Le CELEBRITY ECLIPSE

Le navire est assez récent (2010), construit en Allemagne et équipé de prises de courant 220 V (prises allemandes) et 110 V selon normes américaines

De taille moyenne il peut accepter un peu plus de 2.500 croisiéristes.

Il présente la particularité de ne posséder que deux « puits » verticaux d’ascenseurs/escaliers alors que les navires de croisières de cette taille en comportent généralement 3.

Bien entretenu et de bonne construction, le navire ne justifie pas de remarque particulière et ne présente pas (encore) de signes de fatigue ou d’utilisation intensive

La décoration générale des espaces intérieurs n’a (quasi) rien à voir avec l'exubérance ou la fantaisie italienne !!!

On est dans le style BCBG, bon chic, bon genre avec une décoration feutrée où les tons chauds et doux dominent.

S'il y a de l'intérêt, je me propose donc d'évoquer plus avant ce navire, son équipement, son fonctionnement et ... ses passagers ... avant d'arriver aux escales et à une évaluation globale.

Joseph 😉
Un été et un automne à Malte English translation pending
by Karah · 2017-12-25 · 21 replies
Bonjour les voyageurs 🙂

Dernièrement j'ai posté un carnet sur l'île de Gozo (visible ici) où j'ai passé d'agréables journées, et aujourd'hui j'ai envie de vous faire découvrir Malte puisque j'y vis depuis le mois d'août :) Avant de déménager, j'ai lu plusieurs récits de voyage sur internet qui étaient assez négatifs vis à vis des maltais et où choses à faire/voir sur l'île. J'avoue ne pas trop comprendre, je travaille avec des maltais au quotidien et ils sont très sympas, de même que mes voisins, les vendeurs/serveurs et même les chauffeurs de bus. Et je trouve qu'il y a énormément d'activités et de visites à faire sur Malte, Gozo & Comino. Je vais essayer de condenser ce que j'ai pu découvrir ces derniers mois, juste pour vous faire réfléchir à cette destination qui est a 2 heures de vol de Paris :)

Photo Broken Boussole © - L'île de Comino & son Blue Lagoon

SE RENDRE A MALTE

En avion : 2h30 de vol depuis Paris J'ai acheté mes billets A/R pour 2017 sur le site d'Air France. Je pense avoir choisi les "pires" périodes en terme d'achat, à savoir un aller le 15 août et un retour pour Noël : bilan 275€ les billets sans escale, bagages en soute & cabine inclus. Avec 1 escale le tarif est moins élevé. En novembre je suis rentrée en France pour 1 semaine de vacances avec juste un bagage cabine. J'ai pris les billets A/R sur le site d'Air Malta et j'en ai eu pour 95€. Je sais que la compagnie Transavia effectue aussi des liaisons directes depuis Nantes pendant la haute saison (jusqu'au 1er novembre il me semble).

En bateau : Un ferry effectue la liaison entre Malte et la Sicile.

Photo Broken Boussole © - Rolex Middle Sea Race à la Valette, octobre 2017

SE DEPLACER A MALTE :

Le bus : Malte dispose d'un réseau de bus qui dessert assez bien l'île : Tallinja qui se prononce Talinia en maltais. Néanmoins, il faut prendre en compte quelques inconvénients... Sur certaines lignes il n'y a qu'un bus par heure. Le bus peut être en avance de 30 minutes ou en retard de 30 minutes. Il y a énormément de trafic à Malte et les embouteillages sont ... terribles. A titre d'exemple, j'ai 1 bus par heure pour aller au travail, il est censé passer à 7h11. Tous les matins il arrive entre 6h40 et 6h55. J'ai 8 kilomètres à faire pour rejoindre mon bureau, sans embouteillage ça prend 20 minutes. Avec embouteillage ça prend 2 heures. Et je n'exagère pas. De même, quand le bus est plein, vous pouvez faire tous les signes que vous voulez au chauffeur, il ne s'arrêtera pas. Avec 1 bus par heure sur certains lieux touristiques comme Blue Grotto, ça implique une nouvelle heure d'attente ;)

Concernant le tarif, un billet acheté auprès du chauffeur coûte 2€ de mi-juin à mi-octobre et 1,5€ le reste de l'année. Le billet est valable pendant 2 heures dans n'importe quel bus. Selon la durée de votre séjour, il peut être intéressant de prendre une carte (en vente à l'aéroport) :

*La carte Explore unlimited travel 7 days : 7 jours de trajets illimités pour 21€ *La carte 12 single day journeys : 15€ les 12 trajets de bus (carte utilisable par plusieurs personnes). *La carte Tallinja Adult : 26€ / mois pour ceux qui souhaitent rester longtemps sur l'île. Il faut la commander sur internet et avoir une adresse postale à Malte (vous ne pouvez pas utiliser l'adresse d'un hôtel pour la réceptionner).

La voiture : A Malte on roule à gauche. Personnellement je trouve qu'on s'y fait assez vite. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les voitures possèdent le volant à droite et que le levier de vitesse est à gauche ! C'est pour ça que j'ai préféré louer uniquement des quads, avec un guidon pas de problème ;) Attention également à la "conduite" maltaise : le code de la route n'est pas respecté, pas de priorité, un stop n'est qu'un cédez-le-passage, les feux rouges se grillent rapidement...

Le taxi : Les taxis blancs sont les taxis officiels : ils sont chers voire très chers. Ici j'utilise l'application gratuite Taxify : c'est l'équivalent d'Uber, sauf qu'on peut payer en cash. C'est l'appli la moins chère que j'ai trouvé ici. L'autre appli "eCabs" propose des tarifs fixes mais plus élevés.

Je conseille donc d'utiliser le bus, et taxify pour économiser du temps sur les "longs trajets" par exemple pour aller à Blue Grotto, Marsaxlokk ou Cirkewwa.

Le ferry et les luzzi-taxis : Un ferry fait la liaison la Valette/Sliema pour 1,5€ la traversée. Un autre propose le trajet la Valette/3 cités pour le même tarif. Pour 2€ vous pouvez aussi prendre un luzzu à partager avec 5 autres personnes.

Photo Broken Boussole © - Survol de Malte en ULM, septembre 2017

DORMIR A MALTE

Si vous venez pour des vacances et que vous choisissez de vous déplacer en bus, il vaut mieux privilégier la Valette, Sliema ou St Julians, car ces villes sont très bien desservies. Il y a beaucoup d'hôtels et d'offres Airbnb à Malte et Gozo.

Photo Broken Boussole © - Le calme des 3 cités

MANGER ET SORTIR A MALTE

J'ai écrit un très long article à ce sujet sur mon blog, avec les adresses que je conseille (ou pas). Le lien est disponible à la fin de ce carnet de voyage.

Photo Broken Boussole © - Un verre en terrasse à Sliema

A Malte on trouve de tout, à tous les prix : street-food à moins de 3€ où restaurants plus chics avec entrée/plat/dessert à la carte pour 40€.

Photo Broken Boussole © - Un petit-déjeuner au Palazzo Parisio

VISITER MALTE

Valletta La Valette, capitale de Malte, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO : citadelles, fortifications, ici une véritable muraille dorée entour la ville et se découpe sur la Méditerranée. C’est le français Jean Parisot de la Valette – 49ème Grand Maître – qui a choisi de bâtir la capitale de Malte sur le mont Sciberras et de lui donner son nom.

Photo Broken Boussole © - Vue sur Valletta depuis Sliema

Actuellement, la citadelle est en pleine « rénovation » pour préparer l’afflux touristique à venir puisque la Valette a été élue capitale européenne de la culture 2018.

Photo Broken Boussole © - Vue sur les 3 cités depuis Upper Barrakka Garden

C'est une ville magnifique : j'adore m'y rendre pour me promener, faire du shopping, sortir le soir, m'installer dans les jardins Upper & Lower Barrakka...

Photo Broken Boussole © - Repos mérité dans Lower Barrakka Garden

Il y a aussi beaucoup d'événements qui prennent place ici comme la nuit blanche en octobre dernier. Actuellement, les décorations de Noël et les sculptures de verre ont envahi la capitale :)

Photo Broken Boussole © - Le xmas tree de Mdina Glass à la Valette :)

Sliema Tas-Sliema est une ville très touristique, très construite, très peuplée. J'y vais principalement pour le shopping à Tigné Point ou Bisazza Street ;) Beaucoup d'écoles d'anglais sont implantées à Sliema.

Photo Broken Boussole © - Sliema, ses eaux turquoises, ses bougainvilliers...

D'ici, il est possible de choisir des excursions (il y a une vingtaine de bateaux touristiques) vers Comino, les 3 cités ou Marsaxlokk. La promenade en bord de mer qui part vers St Julians est sympathique, et il y a de nombreux restaurants avec vue sur mer.

Photo Broken Boussole © - Pas de plage de sable à Sliema, mais des piscines sympathiques

St Julians Le royaume de la fête ! C'est la ville prisée des fêtards, surtout Paceville (un quartier qui regroupe bars, boites de nuit, bars à shishas, bars à strip-tease...) Paceville c'est l'équivalent d'un Magaluf ou d'un Benidorm en Espagne.

Photo Broken Boussole © - Spinola Bay et son port de pêche

L'alcool est vraiment vraiment peu cher, à titre d'exemple je n'ai jamais payé un verre à Paceville car les rabatteurs distribuent des tickets "cocktail gratuit" pour les filles. Pour les hommes c'est "1 verre acheté = 1 verre offert", à 2,5€ le whisky/coca, j'aime autant vous dire qu'on voit pas mal de comas éthyliques et ça termine souvent en bagarre général l'été !

Photo Broken Boussole © - La sculpture LOVE à Spinola Bay

Au niveau de Balluta Bay et plus particulièrement de Spinola Bay c'est plus calme : il y a de nombreux restaurants, certaines terrasses offrent une très belle vue et de très bons plats ;) En bref, St Julians est une ville animée le jour et la nuit !

Photo Broken Boussole © - Balluta Bay

Bugibba On pourrait dire de Sliema et St Julians que ce sont des stations balnéaires. Bugibba est la 3ème du genre. C'est une ville ou j'ai passé beaucoup de temps jusqu'à fin octobre, car le Café del Mar y organise de très belles soirées avec une vue à tomber : piscine / mer / îles voisines. Il y a également de très bons restaurants et l'aquarium de Malte se trouve près du Café del Mar. C'est aussi d'ici que j'ai choisi de partir pour l'île de Comino car c'est plus près de chez moi et le trajet en bateau est moins long qu'en partant de Sliema.

Photo Broken Boussole © - La vue depuis mon transat au Café del Mar :)

La suite très bientôt !

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