Carnet de voyage de l'enfant du fleuve
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J'ai tendance à prendre mes rêves pour la réalité.

Ce matin allait être différent aux autres jours. Au chant du muezzin et des animaux, j'ai pris pour habitude d'écrire, un peu comme un carnet de voyage tenu quotidiennement. Au petit jour, j'écris mes voyages de nuit. Lorsque ma famille dort à mes côté, je monte sur le dos de mon dromadaire avec mes voisins touaregs pour prendre la piste qui mène à Gao, je pousse ma pirogue sur le fleuve Niger partant poser ma tente Songhaï sur une plage de sable blanc près de Tombouctou, ou bien je longe la falaise du pays Dogon à cheval. Le matin je me réveille parfois épuisé, lorsque mon aventure ne s'est pas très bien passée mais malgré tous les moments difficiles, je me réveille la joie au cœur comme si des ailes m'étaient poussées dans la nuit. Ensuite vient la journée et ses tâches quotidiennes, non pas que la vie ne soit pas agréable la journée, mais elle ne m'enchante pas de la même façon. Je ne sais pourquoi mais la vie de la nuit est toujours plus forte d'émotions, plus passionnante que celle du jour. D'après les grands, la vie de la nuit n'est que du rêve, de l'illusion. Et surtout m'ont-ils dit : « il ne faut pas prendre tes rêves pour la réalité » « réveille toi, remets les pieds sur terre » j'ai pourtant les pieds bien à terre dans la vie nocturne, je marche mais je mange, je discute avec d'autres personnes aussi, Il m'arrive même parfois quelques difficultés. Mais voilà que l'autre vie revient, souvent trop tôt et me laisse sur ma faim. Il y a quelques minutes seulement je grelotais, trempé jusque l'os, enroulé dans un morceau de bâche façon nems. La pluie nous frappait moi et mon ami Joloba, enroulé lui aussi dans son plastique, la tempête nous avais trouvés en brousse, alors que nous menions chèvres et moutons jusqu'au Burkina Faso, la transhumance devait durer un mois et demi. Mais cette fois encore, nous n'étions pas arrivés à la falaise de Bandiagara que le soleil levant me sécha en une seconde seulement, et mes yeux s'ouvrirent. Je fus trop déçu cette fois encore. La vie gâche mon rêve alors que mon rêve embellit ma vie. Alors ce matin, je suis allé parler aux grands, pour leur annoncer : « je ne veux plus rêver ma vie ; je veux vivre mes rêves ». « je ne veux plus m'endormir sur mes rêves, définir le rêve uniquement comme une occupation nocturne ». Persuadé que mes rêves sont réalistes et passionnants, le prochain voyage que j'écrirai sera encore le rêve de cette transhumance mais pas celui de cette nuit, mais celui que je m'apprête à vivre. Que les grands lisent, qu'il est possible de vivre ses rêves et ne brisent pas ceux des enfants.

Isa-igjé, l'enfant du fleuve.

Faisons connaissance

Nous somme au Mali, je suis un jeune garçon, né dans une case de terre en brousse. En saison sèche il faut marcher un peu pour trouver le fleuve, mais à la saison des pluies, quand le fleuve aura débordé de son lit, ma case deviendra une île entourée de rizières. Je viendrai avec ma petite pirogue jusque ma porte. Mère nourricière du Mali, le fleuve Niger et le Bani qui viennent se mélanger entre ma case et la grande ville de Mopti, grand port marchand et passager. Cette ville, fondée il y a bien longtemps par les pêcheurs Bozos, était appelé à l'époque « sangha » qui signifie : lieu de rassemblement. Les Peuls ont ensuite eu leurs moments de gloire avec l'empire du Macina et restent aujourd'hui majoritaires dans la région. Aujourd'hui on trouve toujours les Bozos et les Peuls en majorité, mais aussi des Songhaïs, des Bambaras, des Dogons, des Marakas, des Touaregs, des Bobos, et d'autres encore. Chacun a sa langue mais nous avons deux langues plus communes, le bambara et le français, toutefois certains ne parlent aucune des deux langues mais malgré tout, tous ces gens aussi diffèrents soient-ils vivent en paix et harmonie. Je me nomme Isa-igjé Mohamed Maïga. Comme le veut la tradition, au septième jour de ma naissance le chef de village est venu me donner les bénédictions et annoncer mon nom à la communauté, Isa-igjé, "enfant du fleuve" en langue songhaï. Mohamed, le nom du prophète et celui de mon grand père. Maïga le nom de l'ethnie à laquelle j'appartiens.

Hier, un jour comme un autre , et pourtant... A cette saison, les pluies viennent de commencer, tout le village en profite pour rénover ou construire de nouvelles cases. En fin de journée, après avoir mélangé la terre qui servira à refaire le crépis de ma case, je pars pour acheter quelques briques de terre cuite, que l'on fabrique sur la bande de terre qui sépare les deux fleuves. Tant que celle-ci est hors d'eau, avant que les fleuves n'inondent les terres et ne laissent à la surface qu'un maigre attroupement de cases en terre, tous les campements de paille qui ne sont pas sur une bute de terre seront bientôt démontés. Des taxis pirogues attendent au bord du fleuve, mais je préfère la mienne, j'aime à la pousser le plus fort possible avec la grande perche de bambou, elle fend l'eau comme une machette. Depuis un mois l'eau qui arrive de la capitale augmente à vue d'œil... ...jawari ! s'écrie un Peul, au loin. - jawari ! je salue à mon tour d'un bonjour en fulful la langue peule, en reconnaissant difficilement mon amis Joloba notre berger. - J'ai du mal à te reconnaitre habillé comme un blanc, tu as laissé le costume traditionnel ? - Isa-igjé, comment vas tu ? Et ta famille ? Nous nous saluons toujours très joyeusement, ce jeune homme toujours souriant arrive systématiquement à vous transmettre sa bonne humeur. - Où vas-tu ainsi, tu n'es pas à surveiller les animaux ? - Je pars à Mopti vendre le lait. - tu sais, mon ami, que je ne bois que ton lait, les autres me rendent malade. Si c'est pas ton lait, je bois pas. En le flattant ainsi sincèrement, j'espère une récompense. - Tu m'emmène à Mopti avec ta pirogue ? - Allons, nous discuterons en chemin, les briques seront là encore demain. Et nous voici partis pour traverser le Bani, mon ami assis pendant que je pousse, regardant tous les deux en direction de la ville. - Tu ne pars pas au Burkina cette année ? - L'eau n'est pas assez montée, encore une lune. - Mais pourtant regarde, je suis à bout de perche ! Je doit d'ailleurs attraper ma pagaie. - L'année de ma naissance, tu avais quitté fin du mois de juin, tu avais laissé un mouton à mes parents pour fêter mon baptême. Tu attends un mois de plus cette fois ? - Inchallah ! - Tu as préparé ta charrette et ton âne ? - Tss, henhen, pas de charrette, c'est la brousse, il n'y a pas de route, on ne peut pas rouler une charrette. Le "tss, henhen", qui peut être traduit par «non, sûrement pas !», est un des nombreux bruits du vocabulaire peul. Je vous rappelle que notre ami parle plus aux animaux qu'à l'humain. - Mais où mets-tu tes bagages ? - Sur mon âne. - La marmite, le riz ? - Tss, henhen, y'a pas de ça. Avec le vent, nous somme obligés de hausser la voix. Malgré tout, je comprends bien la réponse. - comment ça ! Rien ?... Tu ne manges pas ? - Le lait seulement et le basi. Tout le monde connais les valeurs riches de cette matière qui peut vite me donner des coliques terribles, le basi, c'est le mil pilé, ça remplit bien l'estomac mais... - tous les jours ? Rien d'autre ? - Henhen avec, pour plus de précision, le signe de tête que je vois de dos. Nous arrivons à Mopti, je suis concentré pour garder ma route mais imaginer d'aller au Burkina a pied en suivant un régime uniquement lacto-mil, me perturbe un peu. - Et les tempêtes, tu fais quoi ? - J'ai un morceau de plastique pour me protéger. - Mais ta famille ? - Ha non, je vais seul. La pirogue se cale sur la berge, Joloba se lève, se tourne pour me tendre un sachet rempli de lait. - Il faut prendre ça, je dois aller livrer le lait. - Merci Joloba je vais bien dormir avec ça, à bientôt, bonne chance. Mon compliment a été apprécié, je peux repartir seul dans une lueur de transition entre soleil et lune.

Ce berger n'a pourtant pas l'allure d'un aventurier, et pourtant les conditions de son voyage me paraissent très rudimentaires. Je pousse ma pirogue jusqu'à la maison repensant aux conditions de voyage de mon ami. Marcher jusqu'au Burkina, je ne connais pas la distance, mais je sais quand même que c'est comme Mopti à Bamako, c'est très loin. Il y a quelques temps, j'ai eu besoin de mon âne, lorsqu'il n'y a pas de travail, je le laisse se balader et manger en brousse avec ses copains et les autres troupeaux. Lorsque j'ai eu besoin de ses services, je suis parti à sa recherche. Il ne part généralement pas trop loin et revient même à la maison seul. Il sait qu'il trouvera une tasse de riz ou de blé ce qui me permet de l'attraper. Mais cette fois une femelle avait du « le faire courir » ; ce jour, de village en village, j'ai marché une demie journée sous le soleil en brousse, en vain. Je me souviens bien de cette journée car j'en suis rentré épuisé. Et comment fait-il, avec une bâche pour se protéger d'une tempête, alors que certaines font tomber de très gros arbres ? J'ai mis longtemps pour rejoindre l'autre côté hier soir, je crois, je ne faisais pas attention. Quand je suis arrivé à ma case, j'ai bu le demi-litre de lait, il sentait bon la vache, et me suis allongé rassasié ; j'essayais d'imaginer la scène, Joloba dormant près d'un buisson alors que serpents et scorpions rodent. Ou bien est-ce la tempête qu'il doit craindre le plus, elles peuvent durer quelques heures, la terre craquelée et dure comme la pierre d'une saison très sèche devient rapidement de la boue. Où dort-il à ce moment ? Que peut-il, lui et son plastique, contre la puissance à la limite du surnaturel parfois ? Puis le voyage a commencé, jusqu'au soleil levant. Jusque ce matin où je décide que l'histoire qui va suivre ne sera pas un rêve. Quoique...

Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller chez Joloba, lui passe chez moi, ou nos rencontres sont inattendues mais régulières. Mais à quoi bon aller visiter un berger chez lui ? Il y a de très grandes chances pour qu'il soit en brousse avec ses animaux.

Plusieurs années je me suis demandé comment faire pour trouver le temps pour lire, aujourd'hui j'ai trouvé celui d'écrire. Voici donc le début d'un roman tiré d'une histoire, pas encore vécue. Mes anciens professeurs de français se demanderont comment on peut en arriver à écrire un livre avec une moyenne scolaire ne dépassant pas 5/20. On notera toutefois quelques séquelles dans l'orthographe et autre conjugaison qui ne me passionnent toujours pas. Je ne compte donc aujourd'hui que sur mon programme informatique pour résoudre ses lacunes. Je vous demanderais donc de faire preuve d'indulgence pour un ancien cancre et vous promets le travail de correcteur et une rectification éventuelle pour l'écriture d'un livre avant édition. J'AI BESOIN DE VOUS. Je n'ai pas voulu raconter ma vie dans ce livre, ce livre n'est pas le mien. Le personnage est un enfant, cet enfant c'est le mien, le vôtre, c'est moi, c'est vous. Vous avez la naïveté et l’innocence des premières années, vierge de tout avis ou préjugé. Vous voyagez avec Joloba, qui lui est bien réel, avec qui je m'apprête à une transhumance qui nous fera quitter Mopti en juillet pour revenir en novembre (aléatoire cela va sans dire) ; quelles questions lui poseriez-vous ? Qu'aimeriez-vous savoir ? Pour que ce livre soit le nôtre, et non la pensée de l'écrivain, partageons.

willynomad
le site du nomad😎
WA Wapiti74 Veteran ·
j'ai bientôt besoin de vous , surveillez donc se post.😛 les remarques ou autre gnagnagna sonts les bienvenus concernant le livre qui s'écrit doni doni

Pour sûr qu'on va surveiller les papotages de l'Enfant du Fleuve !! 🙂

Dis donc, il a bien grandi vite pour déjà disserter ainsi sur la vie, Isa-Igjé !! 😛
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
BA Bardak Veteran ·
Il y a peu de temps (quelques heures tout au plus), Wapiti m'a dit, il y a des jolis textes sur VF. Un peu dubitative au début, j'ai fini par aller marcher dans ses traces... juste pour voir si elle disait vrai. Parce qu'il est rare que des textes me touchent sur ce forum. La plupart passent inaperçus à mes yeux exigeants.

Bref, en suivant ses traces, je suis arrivée là... et le spectacle m'a enchanté... merci beaucoup, lapirogue, pour ce joli texte... où que nous mènent les aventures de "l'enfant du fleuve", je les suivrai avec bonheur...
SO Songhai73 Globetrotter ·
salut les Nomades bien sur que l'on va suivre les pérégrinations de l'enfant du fleuve ! j'ai pensé à vous dernièrement au "marché des continents" , vendu pour seulement 12 euros d'artisanat , je vous les met de côté en attendant d'augmenter la cagnotte ! avec Wapiti comme lectrice , va falloir s'accrocher niveau orthographe ! 😉 donc on attend la suite ! bise à vous 3. francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
LA Lapirogue Veteran ·
tu fait pas si bien dire ... une correction dans la règle. même pas une remarque ...vois maintenant je te defie de trouver LA faute. bon pour l'artisanat africain c'est pas gagner en france ... essaye encore tu as raison. et merci surtout.

merci de suivre

willynomad
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WA Wapiti74 Veteran ·
vois maintenant je te defie de trouver LA faute.

Méfies-toi, il en reste sûrement (suis pas infaillible non plus !) 😛
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
LA Lapirogue Veteran ·
Dis donc, il a bien grandi vite pour déjà disserter ainsi sur la vie, Isa-Igjé !!

tu vas voir il a prix une dizaine d'année ..😛. willynomad
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LA Lapirogue Veteran ·
comment !! il a trouver la connexion en brousse !!

non, pas vraiment mais trois jours de lait et l'eau des marres pour seul alimentation, a eu raison de ma santé. le rêve devenais cauchemar. de retour a la maison. la transhumance s'arrête là pour cette fois, le livre avec !! pour le moment en tous les cas, je suis déjà prêt pour l'année prochaine. pas facile la vie de peul 🤪

willynomad de retour a la vie social et sur le net
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ES Estelledld Regular ·
Un coup de pagaie sur le fleuve pour toi, un clic de souris pour moi, me voilà à la découverte (émerveillée) de tes aventures... Merci de suivre tes rêves et de les partager! J'essaye aussi de suivre les miens, entre mes 2 pays, la France et le Mali. J'y retourne (au Mali) en août, pas vraiment prévu d'aller dans la région de Mopti mais si le hasard m'y mène je te ferais signe avec plaisir! En attendant, puisque tu demandes nos rêves et nos envies, ce serait bien si l'enfant du fleuve reprenait la route avec son ami, vers le Burkina, ou ailleurs? Allez courage, et belle route!
estelle
LA Lapirogue Veteran ·
lmerci

il va reprendre la route, c'est sur , le voyage était tellement riche, trois jours seulement et tellement de chose a vous raconter. le problème de la transhumance, c'est pas quand on veut, alors en attendant, un autre livre en est au premières lignes. A suivre pour le voyage avec joloba, le temps d'orienter les interrogations de l'enfant du fleuve. je vous écoute. pendant que j'ecrit l'autre.

willynomad
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DO Docteurcoco Veteran ·
je ne peux m'empêcher de répondre à ta demande:

toujours plus forte d'émotions

en émotions

aussi, Il m'arrive

...aussi. Il ... ou aussi, il

cette transhumance mais pas celui

cette tranhumance, pas celui (sinon ça fait 2 mais)

Nous somme au Mali

Nous sommes au Mali

jusque ma porte

jusqu'à ma porte

Mère nourricière du Mali, le fleuve Niger et le Bani qui viennent se mélanger entre ma case et la grande ville de Mopti, grand port marchand et passager.

qui est la mère ? où est le verbe dans cette phrase ?

ces gens aussi diffèrents soient-ils

ces gens, aussi différents soient-ils,

mon amis Joloba notre berger

mon ami Joloba. tous les peuls ne sont-ils pas bergers ?

Tu m'emmène à Mopti

Tu m'emmènes à Mopti

Je doit d'ailleurs

Je dois d'ailleurs

au Burkina a pied

au Burkina à pied

entre soleil et lune

entre Soleil et Lune (noms propres utilisés dans ce sens)

besoin de mon âne, lorsqu'il n'y a pas

besoin de mon âne. Lorsqu'il n'y a pas

est-ce la tempête qu'il doit craindre le plus, elles peuvent durer quelques heures

est-ce la tempête [...] elle peut durer ou les tempêtes [...] elles peuvent

chez moi, ou nos rencontres

chez moi, où nos rencontres

c'est tout simplement stupéfiant pour quelqu'un qui a si peu apprécié l'école. à croire que tu en as tout de même retenu quelquechose, et surtout, qu'elle n'a pas réduit en bouillie ton imagination. ton style est direct et certains passages méritent probablement d'être étayés, développés. j'attends comme tous les autres la suite (le livre ?) avec impatience. merci pour cette petite part de tes rêves à nous qui trimont bien loin de ces contrées. j'espère que tu ne prendras pas mal mes remarques qui ne se veulent pas désobligeantes.
le Pays Dogon par Massina
SO Songhai73 Globetrotter ·
bonjour quel chance Willy , tu as trouvé 1 correcteur gratos 😉 j'attends aussi la suite . bises à toute la famille . francia
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LA Lapirogue Veteran ·
merci pour la corection mais le meux est de reprendre le texte car l'explication ne m'aporte pas je ne cherche pas a ameliorer mon francais. pour la suite je devrais attendre une année puisqu'il ne ma pas attendu pour cette fois. la santée va mieux les amibes se traitent doucement. mais un autre livre est en route http://lavillanomad.canalblog.com/archives/2008/07/16/18636103.html

willynomad on the road again
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NA Nachida ·
Je me mêle à la discussion. Très agréable et particulièrement enrichissante. Quelle chance de pouvoir vivre ses rêves dans ce monde actuel qui nous emmène dans un tourbillon économique et précaire volontairement, afin de mieux nous dominer et nous exploiter.

J'ai fait mon voyage, finalement, cette année au Mali et un peu au Burkina Faso. Je suis retournée remplie de joie, de bonheur et d'espoir de vivre un jour dans un des pays auprès de peuples heureux, joyeux et sains.

Je suis africaine de naissance. J'ai vécu dans le Nord de l’Afrique, mais quel dommage de n'avoir pas pris conscience de mon profond sentiment d'appartenance à ce continent et à sa belle civilisation. Tout cela c'est le monde capitaliste et industriel qui nous a déformés avec le temps. J'ai quitté mon pays pour aller vers, encore une fois, ce monde capitaliste et industriel en pensant que je retrouverai le bonheur. Quel leurre et quelle déception surtout. Plus j’avance dans l’âge, plus je me dis que ces pays « riches + capitaliste », ne sont pas pour moi. Je suis amoureuse de l’Afrique. Depuis, mon retour, je n’écoute que de la musique africaine. Je ne lis que sur l’Afrique. Je me documente sur ce continent. Je recherche un moyen de retourner mon aider, surtout. Je ne peux retourner en qualité de touriste. Je me refuse ce privilège. J’ai connu un quelques personnes lors de mon voyage au Mali et au Burkina Faso, avec lesquelles j’entretiens encore des contacts. Je vous admire. Je vous soutiens. Je vous encourage. C’est la belle vie que vous menez qui vous permet d’entretenir vos rêves et même de les vivre. Vous êtes heureux. L’enfant du fleuve, le sera aussi, car vous saurez lui transmettre cet amour sincère et vrai de ce beau continent. Continuez… Sincèrement. Nachida
Nach
LA Lapirogue Veteran ·
Vous êtes heureux. L’enfant du fleuve, le sera aussi, car vous saurez lui transmettre cet amour sincère et vrai de ce beau continent. Continuez… vous avez bien compris willynomad, le plus heureux de la terre et pour l'enfant je ne m'iquiette pas non plus. merci , je continu, promis 😉
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SO Songhai73 Globetrotter ·
coucou ma copine 😉 j'aime bien ce post car je connais presque tous les vifistes qui participent 😏... mais je voulais donner mon sentiment et dire que j'ai malheureusement constaté que beaucoup de pays d'Afrique , pour ce que j'en connais , sont entrain de devenir comme nous et peut-être pire , j'espère que je me trompe ! et que l'on peut vivre n'importe ou en restant sains , heureux ...c'est plus 1 question de personnalité je pense . que le bonheur est en nous même , pas dans le regard de l'autre , pas dans la paraître et qu'il ne sert à rien de fuir pour le chercher ailleurs ! pour moi que je sois en Europe ou en Afrique , je me sens bien sur ces 2 continents . en tout cas je retournerai certainement au Mali en hiver 2011/2012 , ça pourrais être une rencontre sympa !😏 mais en attendant Nachida , tu peux revenir quand tu veux à la maison . bises à tous , mes amis de la même terre . francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
NA Nachida ·
Salut ma copine, Je suis contente de te retrouver à travers ce site. Je suis de ton avis, effectivement. La lutte est en nous, et il faut la continuer et la mener là où nous nous trouvons. Ces pays d'Afrique qui se transforment et évoluent vers le mauvais sens, ce n'est pas de leur faute ni leur volonté de ressembler un monde capitaliste le plus cruel de ce siècle. Malheureusement, ce monde capitaliste et cruel, les a atteints jusqu'à chez eux. Ce monde capitaliste et cruel a fermé ses frontières pour ses hommes, mais il les a ouvertes pour l'exploitation des richesses de ce continent "oublié" depuis longtemps en appelant ce nouveau système d'exploitation "la mondialisation". Celle-ci est créée pour satisfaire les besoins des peuples riches au détriment de ce continent "oublié". C'est une asphyxie des peuples de ce continent, de leurs valeurs et de leur richesse. C’est la nouvelle forme de colonisation qui ne dit pas son nom, mais qui est plus présente et plus cruelle. Je ne suis pas à la recherche ou bien en quête d'un bonheur ailleurs. Je suis plus à la recherche de la justice, de l'équité, du partage et du soutien. C'est certain que ma contribution, est une goûte d'eau dans un océan, mais je me dis, elle peut apporter, ne ce serait qu'une prise de conscience. À l'occasion, je te suggère de lire un livre, qu'actuellement je suis en train de lire, dont le titre est : Noir Canada; de Alain Deneault avec Delphine Abadie et William Sacher. Sur le pillage, la corruption et la criminalité en Afrique. Je te dis à très bientôt ma copine. Je t’attends toujours chez moi à Montréal. Bisous à toi. Nachida PS Je souhaite également faire un tour au Mali vers la fin 2011 début 2012.
Nach
SO Songhai73 Globetrotter ·
bonjour on ne va pas squatter le post de Willy , je t'envoie 1 mail privé . bise francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran

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