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Circuit en Chine pour quatre semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà c'est décidé je pars en chine un mois entre le 15 juin et le 15 juillet...le problème c'est que je ne connais rien et j'aimerai savoir si quelqun connait un circuit sympa à faire, ou des idées de sites incontournables...(bien sur je connais la muraille de chine ! :-) )... une fois en chine quel est le moyen de transport le plus pratique ? le plus cher ? le moins cher ?...est il facile de trouver des hotels à prix raisonnables ? existe t'il des auberges de jeunesse ? peut-on se faire comprendre avec des notions d'anglais..
Je vous remercie d'avance de votre aide, je file de mon coté continuer mes recherches....
A bientôt
Voilà c'est décidé je pars en chine un mois entre le 15 juin et le 15 juillet...le problème c'est que je ne connais rien et j'aimerai savoir si quelqun connait un circuit sympa à faire, ou des idées de sites incontournables...(bien sur je connais la muraille de chine ! :-) )... une fois en chine quel est le moyen de transport le plus pratique ? le plus cher ? le moins cher ?...est il facile de trouver des hotels à prix raisonnables ? existe t'il des auberges de jeunesse ? peut-on se faire comprendre avec des notions d'anglais..
Je vous remercie d'avance de votre aide, je file de mon coté continuer mes recherches....
A bientôt
Situation à Madagascar ce 7 février 2009 English translation pending
Bonjour,
Ce matin meeting sur la place de l'indépendance.
Ils sont montés au bureau du président de la république à Ambotsirohatra pour mettre en place le nouveau gouvernement que le maire a nommé.
La situation c'est dégénérée, car malgré l'endroit classé zone rouge; ils ont forcé l'entrer : conclusion après plusieurs sommation des forces de l'ordre, les tirs ont commencé; laissant plusieurs déces (les chiffres réel ne sont pas encore sortie, mais probablement une quarantaine).
NB: pour le moi de février - Mars, je ne conseille plus de faire du tourisme à Mada. Attendons que la situation se calme et revient à la normale, d'après les prévisions, en avril: fin du cyclone, fin des gréve!!
autre point sur le cyclone: GAEL se prépare à entrer à Mada (en ce moment à 400 km de Tamatave).
Bon week-end,
Fifou
Ce matin meeting sur la place de l'indépendance.
Ils sont montés au bureau du président de la république à Ambotsirohatra pour mettre en place le nouveau gouvernement que le maire a nommé.
La situation c'est dégénérée, car malgré l'endroit classé zone rouge; ils ont forcé l'entrer : conclusion après plusieurs sommation des forces de l'ordre, les tirs ont commencé; laissant plusieurs déces (les chiffres réel ne sont pas encore sortie, mais probablement une quarantaine).
NB: pour le moi de février - Mars, je ne conseille plus de faire du tourisme à Mada. Attendons que la situation se calme et revient à la normale, d'après les prévisions, en avril: fin du cyclone, fin des gréve!!
autre point sur le cyclone: GAEL se prépare à entrer à Mada (en ce moment à 400 km de Tamatave).
Bon week-end,
Fifou
Avis sur deux circuits organisés dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour à tous, voilà je souhaite partir aux USA avec mon amie au début du mois de septembre, nous aurons tous les deux 22 ans, nous avons retenus pour l'instant 2 circuits:
celui de Jet Tours:Trésors de l'ouest et celui de voyages internationaux :l'ouest américain (la dernière image)
Ce qui nous parait important est la proximité des hôtels par rapport aux villes (mentionné dans celui de Jet Tours).
Ce sera notre premier voyage aux USA pour vous lequel serait le mieux?
merci beaucoup et bonne journée
Jet Tour
Voyages internationaux

Voyages internationaux

Niveau d'eau de la Virgin river narrow à Zion au 30 mai? (Etats-Unis) English translation pending
Je serai dans la region de zion autour du 30 mai prochain, évidament je veux voir la virgin river narrow. Je me questionne sur le niveau d'eau a cette periode de l'année. Les crues printanieres sont elle fini s'il y a lieu? Le niveau et la temperature de l'eau rent elle difficilement possible ce passage obligé du sud ouest americain.
Plages inconnues du Vietnam English translation pending
Bonjour à Tous,
Je suis un nouveau sur ce forum mon pote Dao le consulte souvent je l'ai connu grâce à lui. Étant un vrai fan d'Asie, j'ai pu aller 7 fois au Cambodge 11 fois en Thaïlande 7 fois au vietnam 2 fois en Chine, Indonesie, Malaysie, Philippines. ... Mais concernant le Vietnam j'ai pu lire des choses vraiment peu intelligentes pourquoi ces personnes qui critiquent ils gratuitement ce pays alors qu'ils ignorent tout de ce pays? Parfois j'ai honte d'être français quand je vois comment certain francais se comportent en Asie.
Le Vietnam je l'aime je me sens vraiment bien comme chez moi, évitez les grosses villes et vous rencontreriez des personnes EXTRA d'une gentillesse d'une simplicité que nous FRANCAIS devrions prendre exemple. J'ai trouvé mon deuxième pays celui qui m'a adopté alors qu'il me connaissait pas.
Je me suis exilé en asie pendant près de 7 ans mais depuis 2 semaines j'ai du rentrer pour des raisons de santé cette nostalgie me ronge et j'aimerai partager avec vous des photos lors de mes séjours au vietnam afin de soulager le mal du pays.
J'ai décidé de poster des photos des plages qui sont peu connu pour beaucoup parce que j'en ai marre de voir toujours les mêmes plages sur ce site.
Les premières photos : Lieu Quan Lan derrière la baie d'halong j'étais parti en Janvier 2008 il faisait un 25° temps assez brumeux l'eau bizarrement chaude quand le soleil est au rdv l'eau est magnifique j'ai pu profiter des eclaircis
Je suis un nouveau sur ce forum mon pote Dao le consulte souvent je l'ai connu grâce à lui. Étant un vrai fan d'Asie, j'ai pu aller 7 fois au Cambodge 11 fois en Thaïlande 7 fois au vietnam 2 fois en Chine, Indonesie, Malaysie, Philippines. ... Mais concernant le Vietnam j'ai pu lire des choses vraiment peu intelligentes pourquoi ces personnes qui critiquent ils gratuitement ce pays alors qu'ils ignorent tout de ce pays? Parfois j'ai honte d'être français quand je vois comment certain francais se comportent en Asie.
Le Vietnam je l'aime je me sens vraiment bien comme chez moi, évitez les grosses villes et vous rencontreriez des personnes EXTRA d'une gentillesse d'une simplicité que nous FRANCAIS devrions prendre exemple. J'ai trouvé mon deuxième pays celui qui m'a adopté alors qu'il me connaissait pas.
Je me suis exilé en asie pendant près de 7 ans mais depuis 2 semaines j'ai du rentrer pour des raisons de santé cette nostalgie me ronge et j'aimerai partager avec vous des photos lors de mes séjours au vietnam afin de soulager le mal du pays.
J'ai décidé de poster des photos des plages qui sont peu connu pour beaucoup parce que j'en ai marre de voir toujours les mêmes plages sur ce site.
Les premières photos : Lieu Quan Lan derrière la baie d'halong j'étais parti en Janvier 2008 il faisait un 25° temps assez brumeux l'eau bizarrement chaude quand le soleil est au rdv l'eau est magnifique j'ai pu profiter des eclaircis
Paludisme à Phu Quoc? (Vietnam) English translation pending
Juste un petit message pour savoir s'il y a du paludisme sur l'ile de Phu quoc
Itinéraire de trois semaines en Norvège? English translation pending
Bonjour à tous!;
VF m'a déja été d'un grand secours lors de préparatifs de voyage alors je fais appel à vous pour m'aider un sur ma prochaine destination pour cet été, je sais que vous serez de bon conseil! Avec une amie, nous sommes parties l'année dernière en Islande, près de 3 semaines. Nous avions loué une voiture pour faire tranquillement le tour de l'île et nous avions logé uniquement sous tente en camping. En un mot génial, mais nous avions eu des conditions climatiques vraiment idéales pour les ballades en pleine nature!
A l'heure de choisir notre prochaine destination pour juillet, nous hésitons entre un périple en Europe de l'Est (principalement Slovénie, Hongrie et Tchéquie) et la Norvège, toujours en camping. Mais nous gardons un si bon souvenir de l'Islande que nous voulons retenter l'expérience du Grand Nord.
Bref, j'essaye de reflechir un itinéraire sur 3 semaines pour évaluer un peu le budget, car c'est ce qu'il risque de peser dans la balance. Voila ce qu'il en ressort :
En avion : Paris -> Bergen - louer une voiture et faire les environs de Bergen et le Geirangermotiv en une semaine
Faire en avion Bergen Tromso - louer de nouveau une voiture pour faire les iles Lotofen et le Cap Nord si temps en deux petites semaines
Faire en avion Tromso -> Oslo, rester 2 jours sur Oslo puis reprendre l'avion pour Paris
Pensez-vous que cela est faisable en timing? Ne risque-t-on pas de ne pas de rater de superbes endroits en raisonant en terme de circuit autour de Bergen et Tromso? Nous comptons en effet rendre la voiture ou nous l'avons loué pour éviter les frais d'abandon.
A proximité du Cap Nord, quelle température fait-il? Est-ce beaucoup plus froid qu'en Islande? Le temps y est-il aussi instable?
Enfin, j'essaye d'avoir une idée des tarifs des ferrys et tunnels que nous allons prendre mais j'ai du mal à trouver cet info. Quelqu'un a-t-il une idée des tarifs?
Voila mes principales interrogations à l'heure actuelle.
Merci beaucoup de m'apporter vos conseils!
VF m'a déja été d'un grand secours lors de préparatifs de voyage alors je fais appel à vous pour m'aider un sur ma prochaine destination pour cet été, je sais que vous serez de bon conseil! Avec une amie, nous sommes parties l'année dernière en Islande, près de 3 semaines. Nous avions loué une voiture pour faire tranquillement le tour de l'île et nous avions logé uniquement sous tente en camping. En un mot génial, mais nous avions eu des conditions climatiques vraiment idéales pour les ballades en pleine nature!
A l'heure de choisir notre prochaine destination pour juillet, nous hésitons entre un périple en Europe de l'Est (principalement Slovénie, Hongrie et Tchéquie) et la Norvège, toujours en camping. Mais nous gardons un si bon souvenir de l'Islande que nous voulons retenter l'expérience du Grand Nord.
Bref, j'essaye de reflechir un itinéraire sur 3 semaines pour évaluer un peu le budget, car c'est ce qu'il risque de peser dans la balance. Voila ce qu'il en ressort :
En avion : Paris -> Bergen - louer une voiture et faire les environs de Bergen et le Geirangermotiv en une semaine
Faire en avion Bergen Tromso - louer de nouveau une voiture pour faire les iles Lotofen et le Cap Nord si temps en deux petites semaines
Faire en avion Tromso -> Oslo, rester 2 jours sur Oslo puis reprendre l'avion pour Paris
Pensez-vous que cela est faisable en timing? Ne risque-t-on pas de ne pas de rater de superbes endroits en raisonant en terme de circuit autour de Bergen et Tromso? Nous comptons en effet rendre la voiture ou nous l'avons loué pour éviter les frais d'abandon.
A proximité du Cap Nord, quelle température fait-il? Est-ce beaucoup plus froid qu'en Islande? Le temps y est-il aussi instable?
Enfin, j'essaye d'avoir une idée des tarifs des ferrys et tunnels que nous allons prendre mais j'ai du mal à trouver cet info. Quelqu'un a-t-il une idée des tarifs?
Voila mes principales interrogations à l'heure actuelle.
Merci beaucoup de m'apporter vos conseils!
Achat de tandem: quelle marque choisir? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'acheter un tandem pour faire une virée en Italie cet été puis d'autres escapades plus tard. Le problème est que nous sommes complètement novices en matière de tandem et sommes donc à la recherche de conseils.
Quelle marque choisir ? Y en a-t-il à éviter ? Nous avons vu le site de vélos hollandais amsterdammer qui semble proposer un tandem pas mal mais acheter un tandem par internet nous fait un peu peur, surtout si celui-ci est hollandais (il semble qu'il ne se démonte pas comme les vélos français auxquels nous sommes habitués mais peut-être est-ce le cas de tout les tandems)
Pour les détails pratiques, on nous a déjà conseillé de prendre des grandes roues (28'' je crois) car on va faire principalement de la route sur longue distance. On nous a aussi dit de faire attention à ce que les roues soient vraiment des roues de tandem, c'est-à-dire avec plus de rayons mais je suppose qu'elles sont de série sur un tandem neuf. Il y a sans doute d'autres choses auxquelles penser.
Il y a aussi le problème du budget. Nous avons lu qu'il fallait compter au moins 2000€ pour un tandem qui tienne la route hors c'était plutôt ce qu'on voulait mettre au maximum. On pourrait donc se tourner vers les occasions mais est-ce suffisamment fiable et durable ?
Peut-être avez-vous aussi de bonnes adresses à Colmar ou en Alsace (voir Allemagne ou Suisse proche de la frontière française). Nous ne sommes pas de grands sportifs mais avons l'habitude de nous déplacer en vélo (petits déplacement quotidiens) et de faire les petites réparations (crevaison, serrage de frein, etc) sur nos vélo mono-place. Nous voudrions donc acheter assez rapidement notre tandem pour pouvoir l'apprivoiser et nous entraîner avant notre voyage en Italie.
Merci de votre aide ! Caroline et Romain
Nous envisageons d'acheter un tandem pour faire une virée en Italie cet été puis d'autres escapades plus tard. Le problème est que nous sommes complètement novices en matière de tandem et sommes donc à la recherche de conseils.
Quelle marque choisir ? Y en a-t-il à éviter ? Nous avons vu le site de vélos hollandais amsterdammer qui semble proposer un tandem pas mal mais acheter un tandem par internet nous fait un peu peur, surtout si celui-ci est hollandais (il semble qu'il ne se démonte pas comme les vélos français auxquels nous sommes habitués mais peut-être est-ce le cas de tout les tandems)
Pour les détails pratiques, on nous a déjà conseillé de prendre des grandes roues (28'' je crois) car on va faire principalement de la route sur longue distance. On nous a aussi dit de faire attention à ce que les roues soient vraiment des roues de tandem, c'est-à-dire avec plus de rayons mais je suppose qu'elles sont de série sur un tandem neuf. Il y a sans doute d'autres choses auxquelles penser.
Il y a aussi le problème du budget. Nous avons lu qu'il fallait compter au moins 2000€ pour un tandem qui tienne la route hors c'était plutôt ce qu'on voulait mettre au maximum. On pourrait donc se tourner vers les occasions mais est-ce suffisamment fiable et durable ?
Peut-être avez-vous aussi de bonnes adresses à Colmar ou en Alsace (voir Allemagne ou Suisse proche de la frontière française). Nous ne sommes pas de grands sportifs mais avons l'habitude de nous déplacer en vélo (petits déplacement quotidiens) et de faire les petites réparations (crevaison, serrage de frein, etc) sur nos vélo mono-place. Nous voudrions donc acheter assez rapidement notre tandem pour pouvoir l'apprivoiser et nous entraîner avant notre voyage en Italie.
Merci de votre aide ! Caroline et Romain
Prendre le "Train des Andes" au Pérou? English translation pending
Bonjour,
malgré plusieurs recherches sur ce forum, je n'ai pas vu de commentaires sur le "train des Andes" qui part de Lima vers Huancayo.🙁
Est-ce parce que c'est une excursion qui n'est pas intéressante, ou aucun membre ne l'a encore tentée?😕
Si quelqu'un l'a fait, merci de donner ses impressions, commentaires et recommandations.
PS: j'envisage cette excursion en avril prochain en fin de mon circuit (traditionnel) au Pérou sud.
PS: j'envisage cette excursion en avril prochain en fin de mon circuit (traditionnel) au Pérou sud.
Reportage sur TF1: le tourisme sexuel à Madagascar et Nosy Be English translation pending
pous ceux qui on regarder tf1 ce soir vos impressions sur le sujet
Avis sur itinéraire de vingt jours sur place au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi allons au Viet Nam en mars avec 20 jours sur place 😎. Apres avoir parcouru les messages, nous nous sommes decides sur l'itineraire suivant, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez?: J1: matin - Arrivee a Saigon J2: Sai gon, depart le soir par avion pour Hanoi J3: Ha noi J4: Ha Long avec nuit sur la jonque J5: Ha Long, retour a Ha noi puis train de nuit vers lai chau J6: Sapa mini trek avec nuit soit a sapa soit dans un village (j'avais lu cette option sur un site d'agence mais je ne retrouve plus le nom) J7: toujours Sapa puis retour par train de nuit a Ha Noi J8: Ha Noi J9: matin avion pour Hue J10: Hue J11: Hoi An J12: Hoi An/ Da Nang J13: Da Nang J14: matin - Da Nang/Phu Quoc via Sai Gon J15/16/17: Phu Quoc, depart J17 apres midi pour Sai Gon J18/J19: Delta du Mekong J20: Sai Gon, avion le soir a 20h J21: Retour a la realite :(
Qu'en pensez-vous? Je pense que c'est un itineraire assez classique, peut etre un peu sportif (mis a part phu quoc on ne reste pas plus de deux nuits au meme endroit) mais qui permet d'avoir une vue globale sur le pays?
J'ai aussi une autre question pour vous d'ordre un peu plus personnel, je suis Viet Kieu deuxieme generation, nee et elevee en France (je parle Vietnamien, enfin du langage de tous les jours hein ;), ca ne vole pas bien haut!). C'est ma premiere fois au Viet Nam et j'ai des petites apprehensions. 😊 Quelles sont les reactions des "vrais" vietnamiens vis a vis des viet kieu? S'il y a des viet kieu sur le forum, quelles ont ete vos impressions?
Merci d'avance pour vos reponses
Mon mari et moi allons au Viet Nam en mars avec 20 jours sur place 😎. Apres avoir parcouru les messages, nous nous sommes decides sur l'itineraire suivant, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez?: J1: matin - Arrivee a Saigon J2: Sai gon, depart le soir par avion pour Hanoi J3: Ha noi J4: Ha Long avec nuit sur la jonque J5: Ha Long, retour a Ha noi puis train de nuit vers lai chau J6: Sapa mini trek avec nuit soit a sapa soit dans un village (j'avais lu cette option sur un site d'agence mais je ne retrouve plus le nom) J7: toujours Sapa puis retour par train de nuit a Ha Noi J8: Ha Noi J9: matin avion pour Hue J10: Hue J11: Hoi An J12: Hoi An/ Da Nang J13: Da Nang J14: matin - Da Nang/Phu Quoc via Sai Gon J15/16/17: Phu Quoc, depart J17 apres midi pour Sai Gon J18/J19: Delta du Mekong J20: Sai Gon, avion le soir a 20h J21: Retour a la realite :(
Qu'en pensez-vous? Je pense que c'est un itineraire assez classique, peut etre un peu sportif (mis a part phu quoc on ne reste pas plus de deux nuits au meme endroit) mais qui permet d'avoir une vue globale sur le pays?
J'ai aussi une autre question pour vous d'ordre un peu plus personnel, je suis Viet Kieu deuxieme generation, nee et elevee en France (je parle Vietnamien, enfin du langage de tous les jours hein ;), ca ne vole pas bien haut!). C'est ma premiere fois au Viet Nam et j'ai des petites apprehensions. 😊 Quelles sont les reactions des "vrais" vietnamiens vis a vis des viet kieu? S'il y a des viet kieu sur le forum, quelles ont ete vos impressions?
Merci d'avance pour vos reponses
Budget de 2,500€ pour quatre mois solo en Asie du Sud-Est English translation pending
Salut,
Je souhaite partir en avril en Asie 4 mois sac à dos et solo, même si je compte faire des rencontres au fil du voyage. Je vais visiter le Thaïlande, le Laos, le Viet-Nâm et le Cambodge!!! Pensez-vous que 2 500 € seront suffisants? Je suis déjà parti 2 mois en Inde et j'avais dépensé 1200 € en me m'accordant des petits plaisirs. De plus, quels sont les sites à voir absolument? Est-ce qu'il y a des risques de vols? Y a t-il certaines choses pratiques à savoir (prises électriques, moustiques, ...)? Faut-il des visas?
Bref pleins de questions!
Merci pour vos réponses 🙂
Je souhaite partir en avril en Asie 4 mois sac à dos et solo, même si je compte faire des rencontres au fil du voyage. Je vais visiter le Thaïlande, le Laos, le Viet-Nâm et le Cambodge!!! Pensez-vous que 2 500 € seront suffisants? Je suis déjà parti 2 mois en Inde et j'avais dépensé 1200 € en me m'accordant des petits plaisirs. De plus, quels sont les sites à voir absolument? Est-ce qu'il y a des risques de vols? Y a t-il certaines choses pratiques à savoir (prises électriques, moustiques, ...)? Faut-il des visas?
Bref pleins de questions!
Merci pour vos réponses 🙂
Voyager au Vietnam à vélo? English translation pending
Re-bonjour,
J'ai déjà posté hier pour avoir vos conseils concernant des treks ou circuit pour découvrir le nord du pays. Et en allant sur les site je me suis rendue comtpe que beaucoup proposait des circuit à vélo style pour faire hanoi à Ho chi monh par la cote en 16 jours... Est-ce que certain ont déjà testé ? Est-ce que le Vietnam dans sa globalité est un pays qui se prete bien au vélo ? Est-ce un moyen de transport bien accepté ? Surtout qu'on voyagerait avec nos 2 sac à dos, donc, est-ce que faire un circuit en vélo avec notre mini remorque dérrière pourrait être chouette ? En réservant bien entendu nos hotels entre chaque étape... Si certain ont déjà testé ?
J'ai déjà posté hier pour avoir vos conseils concernant des treks ou circuit pour découvrir le nord du pays. Et en allant sur les site je me suis rendue comtpe que beaucoup proposait des circuit à vélo style pour faire hanoi à Ho chi monh par la cote en 16 jours... Est-ce que certain ont déjà testé ? Est-ce que le Vietnam dans sa globalité est un pays qui se prete bien au vélo ? Est-ce un moyen de transport bien accepté ? Surtout qu'on voyagerait avec nos 2 sac à dos, donc, est-ce que faire un circuit en vélo avec notre mini remorque dérrière pourrait être chouette ? En réservant bien entendu nos hotels entre chaque étape... Si certain ont déjà testé ?
Où sont les araignées au Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Le titre de mon message étonne peut-être mais pourtant......
Partant prochainement au Cambodge, je potasse pas mal de guides, revues, forum, etc...
Dans le domaine "culinaire", j'ai vu à plusieurs reprises que l'on pouvait déguster de très belles et velues araignées cuites au Cambodge. Soit. Mais, avant d'être cuites, où sont les bêbêtes ??????
Est-ce à dire que je risque à tout moment d'en prendre une sur le coin du nez dans la douche de la guesthouse ou en flânant à Angkor????? L'énorme araignée est-elle aussi fréquente que le moustique....
Moi avoir peur ? Oh Non...... C'est pire que ça.... Tout de qui rampe me laisse relativement calme (je sais : c'est idiot proportionellement aux risques) mais l'araignée NON !!!!!
Donc, j'attends vos réponses éclairées (et non moqueuses) et, en fonction de vos mails, j'aviserai d'un budget supplémentaire "bombe insecticide" et "chapeau à large bord".
Ben oui, c'est bien des questions de nanas ce genre de truc.... J'assume.
Merci encore du temps consacré à me répondre.
Cordialement.
Martine/Rockee
Le titre de mon message étonne peut-être mais pourtant......
Partant prochainement au Cambodge, je potasse pas mal de guides, revues, forum, etc...
Dans le domaine "culinaire", j'ai vu à plusieurs reprises que l'on pouvait déguster de très belles et velues araignées cuites au Cambodge. Soit. Mais, avant d'être cuites, où sont les bêbêtes ??????
Est-ce à dire que je risque à tout moment d'en prendre une sur le coin du nez dans la douche de la guesthouse ou en flânant à Angkor????? L'énorme araignée est-elle aussi fréquente que le moustique....
Moi avoir peur ? Oh Non...... C'est pire que ça.... Tout de qui rampe me laisse relativement calme (je sais : c'est idiot proportionellement aux risques) mais l'araignée NON !!!!!
Donc, j'attends vos réponses éclairées (et non moqueuses) et, en fonction de vos mails, j'aviserai d'un budget supplémentaire "bombe insecticide" et "chapeau à large bord".
Ben oui, c'est bien des questions de nanas ce genre de truc.... J'assume.
Merci encore du temps consacré à me répondre.
Cordialement.
Martine/Rockee
A380 Air France English translation pending
selon mes infos le 1 vol de A 380 Air France serait prévu au mois de mars prochain, mais sur quelle ligne ?
Sécurité pour une femme en Algérie? English translation pending
Bonjour,
J'ai le projet d'aller en Algérie, à une date encore non fixée, afin de retrouver mon amoureux.
Mon questionnement tient à la sécurité en Algérie.
On entend parler d'assassinats massifs dans certains villages.
Qu'en est-il ?
Dois-je faire ce voyage sans m'inquiéter ou dois-je en tenir compte ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Nouvelle classe Madras chez Air Caraïbes English translation pending
Avec l'inauguration de la ligne Paris Cayenne, Air Caraîbes a mis en service un nouvel A330-300 avec de nouveaux aménagements noatemment pour la classe Madras que j'utilise une fois par an.
J'ai effectué un aller retour Orly Pointe à Pitre en classe Madras en décembre dernier dans des A330-300 non rénovés.
J'ai contacté Air Caraîbes au sujet de la rénovation des cabines des actuels A330-300 qui m'a répondu laconiquement "oui elles vont être rénovées".
Qui pourrait me préciser quand les A330-300 vont être rénovés ?
Par avance merci !
alexparis17@yahoo.com
lien vers mon reportage photo sur mon voyage en classe madras de décembre 2007 : http://alexparis17.blogspot.com/ (je dois le mettre à jour de mon reportage de décembre dernier)
J'ai effectué un aller retour Orly Pointe à Pitre en classe Madras en décembre dernier dans des A330-300 non rénovés.
J'ai contacté Air Caraîbes au sujet de la rénovation des cabines des actuels A330-300 qui m'a répondu laconiquement "oui elles vont être rénovées".
Qui pourrait me préciser quand les A330-300 vont être rénovés ?
Par avance merci !
alexparis17@yahoo.com
lien vers mon reportage photo sur mon voyage en classe madras de décembre 2007 : http://alexparis17.blogspot.com/ (je dois le mettre à jour de mon reportage de décembre dernier)
Quatre mois et demi en Amérique du Sud, budget mensuel? English translation pending
Bonjour à tous et meilleurs voeux!
J'envisage un tour du monde départ Aout 2009. Je compte commencer par l'Amerique du sud, pour 4mois et demi. Je ne connais pas du tout ce coin du monde, j'ai l'habitude de voyager seule en sac à dos en Asie. Je prévois un budget global sur un an de 1000 euros par mois. Je sais qu'en Asie, ce sera suffisant. J'envisage d'attérir à Buenos Aires, de passer 3 semaines dans le nord de l'Argentine, puis de prendre l'avion pour Quito, de visiter l'Equateur pour un mois, puis Perou un mois, Bolivie un mois et rejoindre de nouveau Buenos Aires pour descendre sur la Patagonie, et peut être terminer au Chili ou sur l'Ile de Paques rapidement, tout dépend du temps qu'il me reste, je ne veux pas me speeder. La logique voudrait commencer par Quito, et redescendre doucement, mais mon copain veut passer les 3 premieres semaines avec moi et est bien attiré par l'Argentine.
Mes questions sont les suivantes: Ce choix de pays vous parait-il correct pour quelqu'un qui n'a jamais visité l'Amérique du Sud? mon budget parait-il correct sachant que pour le logement, j'irai au plus simple, pour le transport, idem, mais que je ne veux pas me restreindre sur les petits restos (pas les trucs occidentaux hors de prix, mais les petits trucs sympas) ni sur les activités telles que treks, visites, cours de danse, etc? Sachant aussi qu'en Asie, je serai certainement un peu large donc je devrais rattraper si jamais je dépasse un peu. dés que je serai seule, j'aimerais rester un peu dans une ville où il fait bon vivre et prendre des cours d'espagnol (je ne parle pas, mais je m'y suis mise récemment). Quito est-elle un bon choix? Ou alors Buenos Aires? Bon les Galapagos, ça fait rêver, mais là, c'est hors budget. Y aurait-il une alternative moins coûteuse? Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider, et tout tuyau est le bienvenu!!!
J'envisage un tour du monde départ Aout 2009. Je compte commencer par l'Amerique du sud, pour 4mois et demi. Je ne connais pas du tout ce coin du monde, j'ai l'habitude de voyager seule en sac à dos en Asie. Je prévois un budget global sur un an de 1000 euros par mois. Je sais qu'en Asie, ce sera suffisant. J'envisage d'attérir à Buenos Aires, de passer 3 semaines dans le nord de l'Argentine, puis de prendre l'avion pour Quito, de visiter l'Equateur pour un mois, puis Perou un mois, Bolivie un mois et rejoindre de nouveau Buenos Aires pour descendre sur la Patagonie, et peut être terminer au Chili ou sur l'Ile de Paques rapidement, tout dépend du temps qu'il me reste, je ne veux pas me speeder. La logique voudrait commencer par Quito, et redescendre doucement, mais mon copain veut passer les 3 premieres semaines avec moi et est bien attiré par l'Argentine.
Mes questions sont les suivantes: Ce choix de pays vous parait-il correct pour quelqu'un qui n'a jamais visité l'Amérique du Sud? mon budget parait-il correct sachant que pour le logement, j'irai au plus simple, pour le transport, idem, mais que je ne veux pas me restreindre sur les petits restos (pas les trucs occidentaux hors de prix, mais les petits trucs sympas) ni sur les activités telles que treks, visites, cours de danse, etc? Sachant aussi qu'en Asie, je serai certainement un peu large donc je devrais rattraper si jamais je dépasse un peu. dés que je serai seule, j'aimerais rester un peu dans une ville où il fait bon vivre et prendre des cours d'espagnol (je ne parle pas, mais je m'y suis mise récemment). Quito est-elle un bon choix? Ou alors Buenos Aires? Bon les Galapagos, ça fait rêver, mais là, c'est hors budget. Y aurait-il une alternative moins coûteuse? Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider, et tout tuyau est le bienvenu!!!
Trouver un vélo à prix modique pour un long trajet? English translation pending
Bonjour,
Dans le but d'un peut-être futur voyage en vélo, je voudrais savoir s'il est possible de trouver un vélo à prix modique et qui convienne pour un long trajet (à vrai dire pas déterminé, mais en tout cas qui puisse résister quel que soit le nombre de km parcourus). Dans mon ignorance avant de faire des recherche sur le forum, je pensais qu'un vélo classique suffirait ! Or donc j'ai vu qu'on parlait de vélos à prix exorbitant, entre 1500 et 2000 euros, presque aussi chers que certaines voitures d'occasion... et n'ayant pas un gros budget, j'aimerais savoir quel est le prix minimum auquel on doit s'attendre ? (vraiment le minimum du minimum)
J'ai aussi lu des témoignages de gens qui achètent des pièces détachées et montent eux-mêmes leur vélo, je crois que c'est No way pour moi qui n'y connais strictement rien !
J'ai aussi entendu parler de vélos 'tour du monde' d'occasion, est-ce que ça se trouve facilement et dans quelle fourchette de prix ils se situent ?
J'espère que vous pourrez me renseigner,
Merci
Dans le but d'un peut-être futur voyage en vélo, je voudrais savoir s'il est possible de trouver un vélo à prix modique et qui convienne pour un long trajet (à vrai dire pas déterminé, mais en tout cas qui puisse résister quel que soit le nombre de km parcourus). Dans mon ignorance avant de faire des recherche sur le forum, je pensais qu'un vélo classique suffirait ! Or donc j'ai vu qu'on parlait de vélos à prix exorbitant, entre 1500 et 2000 euros, presque aussi chers que certaines voitures d'occasion... et n'ayant pas un gros budget, j'aimerais savoir quel est le prix minimum auquel on doit s'attendre ? (vraiment le minimum du minimum)
J'ai aussi lu des témoignages de gens qui achètent des pièces détachées et montent eux-mêmes leur vélo, je crois que c'est No way pour moi qui n'y connais strictement rien !
J'ai aussi entendu parler de vélos 'tour du monde' d'occasion, est-ce que ça se trouve facilement et dans quelle fourchette de prix ils se situent ?
J'espère que vous pourrez me renseigner,
Merci
Quel entrainement pour faire le mont Ventoux à vélo? English translation pending
bonjour à tous
j'espère avoir des avis concernant la montée et descente du ventoux à velo mon mari a prevu de le faire en juillet prochain il a rdv avec un cardiologue en janvier pour faire un test d'effort il pratique un peu le velo(vtt) et un peu de velo d'appart il y a t-il un minimum d'entrainement par semaine à faire? en ce qui concerne la descente, c'est assez perilleux il me semble moi perso avant d'attaquer le ventoux je lui conseille de faire les petits cols aux alentours, mais il veut attaquer direct ce geant de provence ça me fait vraiment peur et rien ne va l'arreter!! il prevoit en plus de le faire seul peut-on avoir un accompaganteur? merci beaucoup à ceux qui peuvent m'aider
j'espère avoir des avis concernant la montée et descente du ventoux à velo mon mari a prevu de le faire en juillet prochain il a rdv avec un cardiologue en janvier pour faire un test d'effort il pratique un peu le velo(vtt) et un peu de velo d'appart il y a t-il un minimum d'entrainement par semaine à faire? en ce qui concerne la descente, c'est assez perilleux il me semble moi perso avant d'attaquer le ventoux je lui conseille de faire les petits cols aux alentours, mais il veut attaquer direct ce geant de provence ça me fait vraiment peur et rien ne va l'arreter!! il prevoit en plus de le faire seul peut-on avoir un accompaganteur? merci beaucoup à ceux qui peuvent m'aider
Aimez-vous la photo animalière? English translation pending
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
Argentine: quel circuit en huit jours dans la région de Salta? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer mon itinéraire pour avril 2009. Mon choix s'est arrêté sur trois destinations : Iguaçu - Buenos Aires et la région de Salta.
Voilà ce que j'ai prévu pour l'instant sachant que je vais relier ces points en avion : visite des chutes côté brésilien et argentin (2 jours - 3 nuits) visite de Buenos Aires (3 jours - 4 nuits) visite de Salta et sa région (8 jours - 9 nuits)
J'ai besoin de vous pour planifier mon circuit autour de Salta. Quel itinéraire me conseillez-vous dans cette région ?
Merci de votre aide.
Je suis en train de préparer mon itinéraire pour avril 2009. Mon choix s'est arrêté sur trois destinations : Iguaçu - Buenos Aires et la région de Salta.
Voilà ce que j'ai prévu pour l'instant sachant que je vais relier ces points en avion : visite des chutes côté brésilien et argentin (2 jours - 3 nuits) visite de Buenos Aires (3 jours - 4 nuits) visite de Salta et sa région (8 jours - 9 nuits)
J'ai besoin de vous pour planifier mon circuit autour de Salta. Quel itinéraire me conseillez-vous dans cette région ?
Merci de votre aide.
Retour d'Éthiopie, quinze jours en vallée de l'Omo English translation pending
Nous voici rentrés de la vallee de l'omo.Ce fut un voyage extraordinaire, le meilleur periple que nous avons jamais fait.Notre agence ethiopienne fut exemplaire, et grace a elle nous avons pu passer 5 jours et 4 nuits dans un village hamer pres de turmi, et ça, je ne l'oublierai jamais.Je crois que notre agence est la seule a le proposer.
Notre chauffeur samuel et notre traducteur daniel se sont pliés en 4 pour nous :gentillesse, professionnalisme, connaissance du terrain, ponctualité, efficacité...
Nous avons fait le trajet awasa, dorzé, turmi (kolcho, omorate, dimeka) jinka, key afer, konso, arbaminch, butajira, addis.
Nous avons eu la chance d'assister au festival des peuples et tribues d'arbaminch ou 56 tribues etaient représentées telles que les surma, bodis, dizi, silté, erythrée, oida, sidama....
Si vous avez des questions sur les trajets, etats des routes, hotels ou autres, n'hesitez pas, je vous repondrai .
Cambodge: un tourisme d'extension? Idées d'itinéraires English translation pending
Que je ne vous cache rien ou presque! 😉 Je suis un inconditionnel du Cambodge ...L'histoire de ce peuple Khmer m'a ému et sa réalité présente me touche .
Je m'attache, à essayer de l'aider, entre autres en le faisant connaître ...C'est pourquoi, je m'insurge contre le tourisme d'extension, un simple bond vers ANGKOR et Phnom Penh, en provenance de Thailande ou du Vietnam...et basta! Dommage!!! J'ai appris qu'en moyenne, les touristes passent seulement 2, 5 jours au Cambodge...Pour moi, tout simplement incroyable !
Cependant s'insurger est vain, si ce n'est suivi d'une démonstration !
Je vais donc vous proposer aujourd'hui, deux idées d'itinéraires. Ils sont particulièrement adapté, globalement à la période de mousson à la période de mousson, mais peuvent être effectués toute l'année.
DEUX semaines aux alentours de PHNOM PENH !
Passons les trois premiers jours sur PNH...
Puis visitons autour, mais pas trop loin:
J4 Cheung ek et Kien Svay (et notamment le village des peintres) J5 Phnom Chisor, J6 Le zoo de tamau ..suite à mon dernier séjour, je ne conseille plus ce site J7 Angkor borei et le Phnom DA
Après avoir vu le secteur Sud, allons voir le nord:
J8 Et J9 :visite de l'ile de la soie et ballades en vélo J10 :Visite de l'ile de l'argent et de Oudong J11:Visite du Phnom Brasat, prasat Tomea sothea, le Phnom baset et une ballade à cheval! j12 :Ba Phnom en passant par Prey Veng J13 :Journée sur la plage de Koh Dach (en basses eaux= 6 mois)
Au cours de ces visites, nous pourrions aussi prendre en compte l'aspect social:
Allons visiter une usine, un orphelinat, un centre de santé... Peut être, passer une nuit chez l'habitant dans le Kirirom aussi ...En fait, deux semaines ne nous suffiront pas car nous pouvons aussi nous enfoncer dans la campagne sur la rive EST du mekong, voir les champs de manguiers, de bananiers, voir le tissage des nattes végétales, nous rendre au Vihear Sour ...
Pensez vous toujours que PNH et ses environs ne méritent que deux ou trois jours ?!
Un dernier mot, je n'ai rien à voir avec une agence de tourisme...Tout est réalisable par soi même et l'aide des locaux. Il est à 30 klm de PHNOM PENH, des endroits ou les enfants ne savent même pas dire HELLO, mais croyez moi, ils sont tout aussi sympa !
Itinéraire 2 : Deux semaines, autour du Tonlé Sap
J-1 Prenons la nationale 6, au départ de Phnom Penh et arrêtons nous à Kompong Tom le but de cet arrêt, est d'aller voir le site pré angkorien du Sambor Prey kuk ...une demi journée suffira au voyageur prèssè, mais si la conception du séjour est de rencontrer la nature et les gens, dans des endroits isolés et non encore touristiques, et que des vestiges sont néanmoins un des axes de la ballade, sachez qu'entre Skun et Kompong Tom, les itinéraires de découvertes ne manquent pas !
J-2 Départ et arrivée sur Siem Reap : Le séjour doit être d'au moins quatre jours dont trois consacrés aux seuls temples (J-3, 4, 5, 6). Je ne développe pas ce séjour, les informations étant très abondantes :un mot, MAGIQUE!
J-7 Départ pour Battambang , en bateau sur la rivière Sangkea (environ :7h)
J-8 Vous n'aurez que l'embarras du choix : une visite au sud avec pour objectif, le temple de Banone tout en profitant d'une nature ombragée et éventuellement revenir avec le "bamboo train" ou bien aller au Nord sur la route de Pailin voir le Phnom Sampeou, ou vous verrez non seulement des grottes sanctuaires boudhique mais un horizon sympa car vous êtes sur une colline qui domine la plaine...Il existe d'autres possibilités de promenade !
J-9 Dimanche uniquement Battambang-Pursat (en train) si non en bus, visite de cette ville au parfum balzacien, possibilité de s'intérresser au travail du marbre.
J-10 Soit de Pursat ou de Krakor , visiter le village flottant de kompong luong, l'absence de touristes (mais Gh, assez sommaire) permet d'aller au contact des habitants de ce village d'ethnie vietnamienne.
J-11 Kompong Chnang , se ballader en suivant l'inspiration du moment, s'intérresser au travail des potiers!
J-12 Retour PNH!
AH..le compte n'y est pas !...C' est, bien sûr volontaire de ma part...Les trois jours peuvent se ventiler de plusieurs manières .Dés qu'il sera possible de se rendre au Phrea Vihear, ce sera un objectif principal ...Il est possible de garder une journée supplémentaire sur Siem Reap (la forêt innondée)..Et comme je l'ai laissé entendre, une journée de mieux sur Battambang et une autre consacrée à la portion du trajet Skun -kompong tom...Clôtureront agréablement nos deux semaines!
Suis je en train de convaincre les sceptiques que le Cambodge est une destination à part entière ?
D'autres itinéraires suivront ... A vous lire ...
SUITE ...
Itinéraire 3 : 15 jours sur le littoral d' EST en OUEST !
J-1 Nous allons prendre la nationale 2 et aller jusqu'à Takeo, de là nous nous rendrons en bateau, jusqu'à Angkor Borei et Phnom da
J-2 Soit, nous rejoignons Kep en bus, soit nous trouvons un véhicule personnel afin de pouvoir nous arrêter le long de la départementale 31 J-3 En face de Kep :L'ile au lapin Koh tonsay J-4 Direction "secret beach" et en profiter pour en quelques heures aller voir Kompong Trach dont on pense que le site est à l'origine de l'histoire de "Simbad le marin" J-5 Pourquoi pas une marche dans le parc naturel et une visite dans une exploitation poivrière. Avant de partir n(oubliez pas de gouter le crabe au poivre vert)
J-6 Kampot: visite de la ville sans oublier le village des pêcheurs Cham J-7 Visite du Bokor: si elle est possible ...
J-8 nous arrivons à Sihanoukville, visite de la ville, du port J-9 entre ses diverses plages (ochenteal, ostres...), et celle du le parc national de Ream et deux ou trois jours passés sur les iles de koh rong et de koh rong samloen J-15 Retour sur PNH
Le séjour peut se poursuivre en se rendant sur l'île royale: koh sdach et koh kong city d'où il est possible, de pénétrer dans les mangroves, mais aussi des îles, sans aucune structure touristique :koh kapik par exemple ou plus simplement aller passer une journée sur la plage de baklong.
Suite
Un itinéraire d'environ 30 ans
On ne peut voyager au CAMBODGE, sans avoir à l'esprit que le pays sort tout juste d'un drame ...
Il ne faut pas voir ce pays, seulement avec les yeux mais aussi avec le coeur (même si cette règle est pour moi générale, elle prends plus particulièrement son sens dans ce territoire khmer)
Je vous invite à un clic : http://www.boston.com/...ts_war_tribunal.html
Je m'attache, à essayer de l'aider, entre autres en le faisant connaître ...C'est pourquoi, je m'insurge contre le tourisme d'extension, un simple bond vers ANGKOR et Phnom Penh, en provenance de Thailande ou du Vietnam...et basta! Dommage!!! J'ai appris qu'en moyenne, les touristes passent seulement 2, 5 jours au Cambodge...Pour moi, tout simplement incroyable !
Cependant s'insurger est vain, si ce n'est suivi d'une démonstration !
Je vais donc vous proposer aujourd'hui, deux idées d'itinéraires. Ils sont particulièrement adapté, globalement à la période de mousson à la période de mousson, mais peuvent être effectués toute l'année.
DEUX semaines aux alentours de PHNOM PENH !
Passons les trois premiers jours sur PNH...
Puis visitons autour, mais pas trop loin:
J4 Cheung ek et Kien Svay (et notamment le village des peintres) J5 Phnom Chisor, J6 Le zoo de tamau ..suite à mon dernier séjour, je ne conseille plus ce site J7 Angkor borei et le Phnom DA
Après avoir vu le secteur Sud, allons voir le nord:
J8 Et J9 :visite de l'ile de la soie et ballades en vélo J10 :Visite de l'ile de l'argent et de Oudong J11:Visite du Phnom Brasat, prasat Tomea sothea, le Phnom baset et une ballade à cheval! j12 :Ba Phnom en passant par Prey Veng J13 :Journée sur la plage de Koh Dach (en basses eaux= 6 mois)
Au cours de ces visites, nous pourrions aussi prendre en compte l'aspect social:
Allons visiter une usine, un orphelinat, un centre de santé... Peut être, passer une nuit chez l'habitant dans le Kirirom aussi ...En fait, deux semaines ne nous suffiront pas car nous pouvons aussi nous enfoncer dans la campagne sur la rive EST du mekong, voir les champs de manguiers, de bananiers, voir le tissage des nattes végétales, nous rendre au Vihear Sour ...
Pensez vous toujours que PNH et ses environs ne méritent que deux ou trois jours ?!
Un dernier mot, je n'ai rien à voir avec une agence de tourisme...Tout est réalisable par soi même et l'aide des locaux. Il est à 30 klm de PHNOM PENH, des endroits ou les enfants ne savent même pas dire HELLO, mais croyez moi, ils sont tout aussi sympa !
Itinéraire 2 : Deux semaines, autour du Tonlé Sap
J-1 Prenons la nationale 6, au départ de Phnom Penh et arrêtons nous à Kompong Tom le but de cet arrêt, est d'aller voir le site pré angkorien du Sambor Prey kuk ...une demi journée suffira au voyageur prèssè, mais si la conception du séjour est de rencontrer la nature et les gens, dans des endroits isolés et non encore touristiques, et que des vestiges sont néanmoins un des axes de la ballade, sachez qu'entre Skun et Kompong Tom, les itinéraires de découvertes ne manquent pas !
J-2 Départ et arrivée sur Siem Reap : Le séjour doit être d'au moins quatre jours dont trois consacrés aux seuls temples (J-3, 4, 5, 6). Je ne développe pas ce séjour, les informations étant très abondantes :un mot, MAGIQUE!
J-7 Départ pour Battambang , en bateau sur la rivière Sangkea (environ :7h)
J-8 Vous n'aurez que l'embarras du choix : une visite au sud avec pour objectif, le temple de Banone tout en profitant d'une nature ombragée et éventuellement revenir avec le "bamboo train" ou bien aller au Nord sur la route de Pailin voir le Phnom Sampeou, ou vous verrez non seulement des grottes sanctuaires boudhique mais un horizon sympa car vous êtes sur une colline qui domine la plaine...Il existe d'autres possibilités de promenade !
J-9 Dimanche uniquement Battambang-Pursat (en train) si non en bus, visite de cette ville au parfum balzacien, possibilité de s'intérresser au travail du marbre.
J-10 Soit de Pursat ou de Krakor , visiter le village flottant de kompong luong, l'absence de touristes (mais Gh, assez sommaire) permet d'aller au contact des habitants de ce village d'ethnie vietnamienne.
J-11 Kompong Chnang , se ballader en suivant l'inspiration du moment, s'intérresser au travail des potiers!
J-12 Retour PNH!
AH..le compte n'y est pas !...C' est, bien sûr volontaire de ma part...Les trois jours peuvent se ventiler de plusieurs manières .Dés qu'il sera possible de se rendre au Phrea Vihear, ce sera un objectif principal ...Il est possible de garder une journée supplémentaire sur Siem Reap (la forêt innondée)..Et comme je l'ai laissé entendre, une journée de mieux sur Battambang et une autre consacrée à la portion du trajet Skun -kompong tom...Clôtureront agréablement nos deux semaines!
Suis je en train de convaincre les sceptiques que le Cambodge est une destination à part entière ?
D'autres itinéraires suivront ... A vous lire ...
SUITE ...
Itinéraire 3 : 15 jours sur le littoral d' EST en OUEST !
J-1 Nous allons prendre la nationale 2 et aller jusqu'à Takeo, de là nous nous rendrons en bateau, jusqu'à Angkor Borei et Phnom da
J-2 Soit, nous rejoignons Kep en bus, soit nous trouvons un véhicule personnel afin de pouvoir nous arrêter le long de la départementale 31 J-3 En face de Kep :L'ile au lapin Koh tonsay J-4 Direction "secret beach" et en profiter pour en quelques heures aller voir Kompong Trach dont on pense que le site est à l'origine de l'histoire de "Simbad le marin" J-5 Pourquoi pas une marche dans le parc naturel et une visite dans une exploitation poivrière. Avant de partir n(oubliez pas de gouter le crabe au poivre vert)
J-6 Kampot: visite de la ville sans oublier le village des pêcheurs Cham J-7 Visite du Bokor: si elle est possible ...
J-8 nous arrivons à Sihanoukville, visite de la ville, du port J-9 entre ses diverses plages (ochenteal, ostres...), et celle du le parc national de Ream et deux ou trois jours passés sur les iles de koh rong et de koh rong samloen J-15 Retour sur PNH
Le séjour peut se poursuivre en se rendant sur l'île royale: koh sdach et koh kong city d'où il est possible, de pénétrer dans les mangroves, mais aussi des îles, sans aucune structure touristique :koh kapik par exemple ou plus simplement aller passer une journée sur la plage de baklong.
Suite
Un itinéraire d'environ 30 ans
On ne peut voyager au CAMBODGE, sans avoir à l'esprit que le pays sort tout juste d'un drame ...
Il ne faut pas voir ce pays, seulement avec les yeux mais aussi avec le coeur (même si cette règle est pour moi générale, elle prends plus particulièrement son sens dans ce territoire khmer)
Je vous invite à un clic : http://www.boston.com/...ts_war_tribunal.html
Voyage à vélo avec une personne non sportive... English translation pending
Bien le bonjour, amis sportifs...
Peut-être certains d'entre vous ont-ils déjà voulu voyager avec une personne moins costaude, qui peine déjà après une dizaine de kilomètres. si oui, c'est à vous que je m'adresse.
Je souhaiterais emmener ma copine avec moi pour une remontée de l'Italie à vélo au mois d'août, mais malheureusement, elle se fatigue très rapidement. Or, je souhaiterais boucler le voyage Italie-Belgique en un mois.
Ma question est donc : comment faire ? Quel serait le moyen de transport le plus convenable, le plus pratique? Tandem ? Vélo électrique (qui me donne déjà l'impression d'être plein d'inconvénients...) ? Autre? A savoir que pour moi, ce serait la fin d'un voyage de six mois, et que donc le portefeuille sera probablement à sec pour louer des places de camping. Mais bon, si vous me dites que le tandem c'est mort, on s'arrangera toujours...
merci à tous pour vos infos
merci à tous pour vos infos
Trek Lamayuru-Padum au Zanskar English translation pending
D'abord bonsoir à tous.
Désolé si mes questions peuvent vous paraitre stupide mais parfois c'est là dessus que l'on bloque.
Voilà, je prépare un voyage au Zanskar sur tout juin 2009 dans lequel j'entraine 2 amis. Trajet : Lamayuru - Padum
Je me suis équipé du livre Laddakh Zanskar et des 3 cartes Olizanes.
Nous aimerions profiter de ce voyage sans avoir à porter des sacs à dos de 16 à 20kg en autonome (avec la bouffe).
Le but est d'avoir un petit sac à dos avec le nécessaire pour la journée.
Nous aurons, à mon avis et au maximum 60 kg de sac en tout et pour tout (peut être moins en fonction des réponses aux questions ci-dessous).
Alors voici quelques questions pour qui saura m'aider :
1/ Si nous voulons prendre un muletier et quelqu'un qui nous prépare les repas, pouvons nous les trouver à Leh facilement en le faisant sur place ?
2/ Nous sommes donc 3, et donc avons nous besoin d'une ou deux personnes pour ceci ?
3/ Y a t-il un ordre de prix ?
4/ Le vrai départ étant à Lamayuru, je prévois de prendre un car à partir de Leh évidement. Donc comment cela se passe t-il pour les muletiers ? Ils partent de Leh et je suppose et on les attend à Lamayuru ?
Merci pour vos réponses. Cordialement.
Merci pour vos réponses. Cordialement.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac o�� barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac o�� barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Pâques 2009 en Vendée: l'Afrique que nous aimons English translation pending
Bonjour à tous ...😉
Cette discussion faisant suite à...
" Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique...",
je vous informe qu'il reste encore quelques places disponibles pour cette rencontre qui se déroulera du 10 au 15 Avril 2009, et dont voici la liste actuelle des participants...
Les couples... Jipi et sa charmante bretonne Gérard (Cartagho) et son épouse
- Karakory et sa compagne
Les autres personnes ayant plutôt choisi le Wend en célibataire... Jean Marc Lionel Guylaine Valérie Pierre Yves Alex Patou Lisane Artchi
Et en attente de confirmation... Acer PoteaunoirMadafrance
Total 18 personnes dont 3 en attente de confirmation !!!
Bienvenue à tous...😎
Afin de respecter les règles de VoyageForum, je rappelle que les post "gadget" pouvant s'apparenter à du chat ainsi que la publicité dans les échanges sont strictement interdits...!!!
Pour toutes informations complémentaires, n'hésitez pas à me poser vos questions en mode "messages privés".
Très belle journée ...!!!
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Intérêt de la région de Dalat au Vietnam? English translation pending
ns serons au vietnam au mois d'avril et hesitons a passer par dalat
la region est elle interessante ? QUE VAUT DALAT? si quelqu'un a deja explore le coin les infos ns interesseraient
merci
quelqu'un connait il un bon guest house a siem reap au cambodge ou ns allons avt
merci pr les infos
Madagascar: Nosy Be sans tour opérateur English translation pending
voila une emission pour les inconditionnels de nosy be qui y ont vecu ou passer des vacances sans rien voir
prochain numéro du magazine « Enquêtes et révélations », diffusé mardi 9 décembre à 22:40 sur TF1, sera consacré au
tourisme sexuel Français à Madagascar.
Côté pile, une île paradisiaque, qui accueille chaque année 400.000 touristes, dont une majorité de Français, amoureux de plongée et de nature sauvage. Côté face, un pays rongé par la misère, Madagascar est devenu un haut lieu du tourisme sexuel.
« Enquêtes et révélations » démontre comment, à Nosy Be, un îlot de rêve situé au nord de Madagascar, des milliers de touristes français débarquent chaque année dans l'unique but de profiter de jeunes filles, qui n'hésitent pas à se prostituer pour quelques euros. Comment une telle situation est-elle possible, au vu et au su des autorités ? Seraient-elles tentées de fermer les yeux devant cette manne financière ?
L'équipe a recueilli le témoignage exceptionnel de ces touristes pervers et de ces jeunes filles, poussées dans leurs bras par la misère. Touristes français sans scrupules, loi du silence des autorités locales, complicité de l'industrie touristique : Enquêtes et Révélations dénonce le scandale du tourisme sexuel français à Madagascar.
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