Search VoyageForum
FR
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8 novembre au 17 décembre English translation pending
by Jacou0109 · 2014-12-27 · 9 replies
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8/11 au 17/12

Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.

L'esprit du voyage

Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien :
https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE

Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €

Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170

8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.

9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.

10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.

11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.

12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.

13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.

Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.

14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.

15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.

16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.

17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.

18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.

19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.

20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.

21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.

22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !

23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.

24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.

25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.

26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.

27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.

28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...

29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.

30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.

01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.

02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.

03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...

05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !

06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.

08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.

Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.

Ce que nous avons bien aimé

Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !

le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,

le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,

le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,

le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,

Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,

la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,

le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,

les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.

La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.

Ce que nous avons moins aimé :

- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.

- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.

- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !

- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !

- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.

- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).

- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !

- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !

Les scènes typiques

- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.

- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.

- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.

- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.

- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).

– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.

- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !

- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
14 jours dans l'Ouest américain avec 3 enfants English translation pending
by Babynoufette · 2014-12-15 · 65 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Tout d'abord un grand merci pour vos précieux conseils, je sais qu'il y a moultes conversations sur ce passionnant sujet qu'est l'ouest américain !!!

J'ai déjà parcouru le forum pour avoir une idée de ce qu'il est raisonnable de faire !

Mon projet est le suivant : 14 jours dans l'ouest américain en avril 2015 avec mon mari et nos 3 enfants (9 ans, 5 ans, et 19 mois !)

Mon projet initial : J-1: Marseille -> Los Angeles J-2 : LA j-3 : LA j-4 : LA J-5 : LA -> Laughlin (avec étape à Calico + portion route 66) (5h00 de route) J-6 : Laughlin -> Grand Canyon (nuit au GC)(4h00) j-7 : GC -> Monument valley (4h00) J-8 : Monument valley -> Page (antelope + horseshoe bend) (3h) J-9 : Page -> Bryce Canyon (3h30) J-10 : Bryce Canyon -> Valley of fire -> Las vegas (4h30-5h00) J-11-12 : Las Vegas -> San Francisco (10h) J-13 : SF J-14 : SF J-15 : SF -> Marseille

Voilà, donc on est d'accord le rythme est ultra soutenu dans ce parcours là ! Le gros point qui me gêne est le trajet Las Vegas -> San Francisco ! J'ai regardé en le faisant avec un vol interne, c'est tentant mais finalement le temps d'aller à l'aéroport de rendre la voiture, de prendre l'avion, arrivé à SF reprendre une voiture, avec 3 enfants je me dis que finalement c'est pas un si bon plan il me faudra refaire les valises correctement etc... et puis du coup on zappe de s'en mettre plein la vue un peu plus !!!

J'avais pensé faire mon circuit différemment savoir : Atterrissage à SF puis direction LA et enfin repartir de Las Vegas mais je trouve que c'est moins sympa d'enchainer Ville +Ville + Canyon, d'autant plus qu'en lisant les différents avis San Francisco à l'air d'être vraiment chouette, plus accessible en comparaison à LA.

Nous avons l'habitude de voyage (l'an dernier nous étions au canada) nous avions pas mal roulé également (nettement moins) mais la vue était sublime et la route ne nous avais posé aucun soucis !!

A la lecture de vos avis sur d'autres discussions, je serais tentée de raccourcir notre séjour à LA pour profiter un peu plus de la côte (big sur ? monterey ?)

J'ai aussi lu qu'il était possible de faire d'une traite LA -> Grand Canyon (on est ultra matinaux avec le décalage horaire certainement encore plus !!)

Pour la partie canyon il est évident que nous ne ferons pas de "randonnée" rapport au petit dernier, vous semblent-t-ils possible de faire d'une traite PAge - Bryce - Las Vegas ?

Voili voilou ! un grand merci pour votre aide !

Chrys
Voyage de Ishigaki à Tokyo English translation pending
by Alicevoyage · 2014-11-30 · 64 replies
Bonjour à tous !

J'ai lu beaucoup de posts et demandé de nombreux conseils pour préparer mon voyage au Japon du 18 octobre au 28 novembre. Merci encore. En retour, je crée ce carnet pour partager avec vous mes impressions de ce voyage exceptionnel, débuté à Ishigaki et terminé à Tokyo; en passant par Hiroshima, Kyushu et le Kansai.

J0 - 18/19 octobre - Voyage de Paris à Ishigaki

Nous quittons le terminal 2E de CDG à 11h. Il est toujours aussi beau et agréable d'y passer quelques instants, le voyage s'annonce bien.

L'arrivée à Haneda à 5h45 dimanche est surprenante : on sort de la passerelle, premier salut; on fait 10 mètres, deuxième salut. Au troisième salut, l'hôtesse a un panneau "connecting flights". On n'est pas franchement pressés mais autant demander comment ça se passe. Deux sourires plus tard on a compris que c'était vraiment très facile. En effet, à 6h05, on a récupéré nos bagages, passé la douane et on a nos cartes d'embarquement pour notre vol vers Ishigaki, qui décolle presque 6h plus tard ...

On se remet à peine de ce qu'on a vu jusqu'à présent : des tapis roulants rutilants de propreté, des toilettes tous les 50m, une moquette immaculée. Mais il va falloir passer le temps. On remarque qu'il y a un poste d'observation. Encore une belle surprise, car on se retrouve à l'air libre, surplombant les pistes, sur une plateforme là encore si éclatante qu'on l'a croirait neuve. Et que dire du food court décoré aux couleurs des momiji ! On s'endort quelques instants devant notre porte d'embarquement, et c'est parti, direction Ishigaki !

Nous ne voyons pas grand chose de notre vol ANA, mais l'arrivée au dessus de l'archipel est magnifique. Notre émerveillement continue à la sortie de l'aéroport : nous avons à peine le temps de lever la tête et voyons la pancarte du loueur de voiture, notre nom est indiqué sur une liste et sans même avoir le temps de s'en rendre compte, un minivan arrive pour nous transporter jusqu'à la boutique. On passera la semaine avec une adorable Nissan March, parfaite pour nous.

En moins de 5 minutes, nous arrivons à Shiraho où nous avons réservé une chambre au Lotus Bleu. L'accueil de Patrick est parfait. Nous nous installons et allons directement à la plage du village pour profiter du soleil qui se couche déjà.

Itinéraire au Vietnam English translation pending
by Jeanne2303 · 2014-11-26 · 5 replies
bonjour

c'est encore moi

voici un itinéraire (que j'aimerais adaptable pour m'enfuir d'un endroit ou rester + longtemps mais si je prends des vols intérieurs, ça va être compliqué....)

31/12: arrivée Saïgon 12:15 - tentative de fêter le nouvel an occidental quelque part avec je ne sais trop qui 😛 01/01: Saïgon ( dont Cu Cui) 02/01: Saïgon avion 10:10 => 11:30 Pleiku + bus => Kontum (pour ceux qui avaient vu d'autres posts, finalement j'abandonne Buon Me Thot....mais vous pouvez me dire que j'ai tort!) 03/01: Kontum 04/01: Kontum => Hoi An 05/01: Hoi An

===>bon là, c'est assez flou, je resterai peut être un peu + à Kontum pour juste faire une fin de journée et une soirée à Hoi An mais c'est ce qui est le + modifiable car pas d'avion, ce sera en bus, en xe om ou je ne sais trop quoi

06/01: Hoi An => Saïgon 07/01: Saïgon => Delta 08/01: Delta 09/01: Delta 10/01: Can Tho avion 9:00 => 9:50 Phu Quoc 11/01: Phu Quoc 12/01: Phu Quoc 13/01: Phu Quoc avion (déjà réservé) 14:40 => 15:40 Saïgon avion "bye bye vietnam" 19:00

réaliste? trop vite? Est-ce que je rajoute 1 jour de + à Phu Quoc pour farniente et au détriment de quoi? Quoique tellement peur de trouver une "île-chantier de construction", qu'il vaut mieux que ce jour de farniente soit peut -être ailleurs, même si c'est pas à la plage 🤪 J'attends vos commentaires 🙂

Merci merci
Itinéraire 10 jours en Islande en février English translation pending
by Busy21 · 2014-11-19 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je me permets de vous solliciter, j'ai en effet un peu de mal à boucler mon itinéraire et j'aimerai profiter de l'experience qu'ont certains d'entres vous.

Nous sommes un couple (25 et 26 ans) et nous partons pour la première fois en Islande. Nous souhaitions partir en hiver et nous avons choisi février (du 16 au 26) afin de profiter d'un ensoleillement (ou du moins d'une durée du jour...) correct. Je me suis pas mal documenté mais certains éléments me manquent, j'ai donc quelques difficultés pour boucler mon itinéraire. J'ai abandonné l'idée de faire le tour de l'île; trop de difficultés dû à l'hiver et bien que mathématiquement faisable nous ne pourrions profiter pleinement des sites à voir. J'ai donc décider de me concentrer sur le sud de l'île, le problème réside donc ici; ce choix "m'impose" (selon moi, montrez moi l'inverse et je vous serai très, très reconnaissant) de revenir sur mes pas. Pour mieux vous expliquer je vais poster mon projet (pas encore arrêté) d'itinéraire sur 10 jours. Si certains d'entres vous ont des conseils, des mises en garde ou tout autre remarque pouvant m'aider je suis plus que preneur.

16/02: Arrivée en fin d'après midi à Keflavik, prise en charge de la voiture et direction Reykjavik pour rejoindre notre Hotel/B&B.

17/02: Journée consacrée à la découverte de Reykjavik.

18/02: Direction Thingvellir (randonnée/promenade) puis nuit entre Thingvellir et Selfoss (pour situer ça semble un peu paumé).

19/02: Direction Geysir et Gulfoss puis nuit à Hvolsvöllur.

20/02: Direction Skaftafell/Vatnajökull (je sais ça fait pas mal de route) pour rando puis nuit prohe Jokulsarlon.

21/02: Profiter de Jokulsarlon puis direction Vik pour y passer la nuit (le voilà donc notre demi tour).

22/02: Visite de Vik, sa plage etc... puis direction Skogafoss, Seljalandsfoss pour une nuit à Selfoss.

23/02: Petit tour à Selfoss, tout petit détour par Kerid puis Reykjanesfolkvangur, Grindavik, Blue lagoon pour une nuit dans le coin ou Reykjavik.

24/02: Reykjavik avec petite expedition pour apercevoir des baleines + autre petite activité à définir.

25/06: Journée sécurité qui pourrait me permettre de mieux affiner mon itinéraire.

26/06: Retour pour la France (décollage tôt le matin).

J'ai bien conscience que ça cloche, si de bonnes âmes peuvent éclairer ma lanterne... En esperant ne pas avoir été trop long.

Merci d'avance.

NB: pour avoir un visuel

https://goo.gl/maps/78Ur1
Parcs moins visités de l'Ouest canadien: Elk Lakes,Wells Gray Mt Revelstoke, Purcell... English translation pending
by Lonesomezorr · 2014-11-15 · 17 replies
Bonjour Il y a 3 ans, nous sommes partis en famille au Canada (voiture + tentes) pour avons suivis le tour suivant : Vancouver - Jasper- Banff- Dinosaur Provincial parc- Glacier NP – Vancouver) Berf, un trajet classique pour un premier voyage canadien. En réalité, ce qui nous a amenés là-bas, notre objectif, c’était visiter glacier NP-USA et Watereton Canada.…Nous avions atterrit à Vancouver, tout simplement p.c.q. le billet le moins cher à « proximité » du glacier NP y menait. A 4, les prix des billets font souvent mal au portefeuille. Mais cela ne fut pas une erreur : nous avons adoré Glacier NP. Vivement conseillé d’y passer plusieurs jours.

Le top de ce voyage, dans le désordre: 🙂Découverte des baleines en zodiac depuis l’île de Vancouver. 🙂Le lac émeraude -YOHO (à réserver à l’avance) 🙂Bien évidemment le Glacier NP 🙂Souvent oublié à tort : le Dinosaur park et ses visites guidées. (à réserver à l’avance). Il vaut sans l’ombre d’un doute, le détour, pour son intérêt géologique majeur…Il permet aussi de changer de paysage… question de goût bien sûr..

😊, J’arrive en fin à ma question. Nous avons décidé de repartir au Canada cet été pour un voyage cette fois-ci en camping-car. L’avion atterrit à Edmonton….Bizarre, je l’avoue, mais à seulement 4 heures de Jasper en voiture, et avec la bonne surprise de coûter être 500 euros moins chers le billet d’avion…( Un arrêt unique à Reykjavik)

Notre objectif n’est plus de voir les incontournables (nous avions de toute façon pas trop aimé la foule de la Transcanadienne) mais bien de partager encore du bon temps en famille dans la splendeur de la nature sauvage canadienne…Il existe une série de grands parcs de l’Ouest canadien dont je ne lis pourtant rien dans les forums….

Avez-vous visité les parcs suivants ? Et si oui, lesquels conseillez-vous ?· Purcell Wildrness park · Elk Lakes Provincial Park· Glacier National Park Canada (à distinguer du précité Glacier National Park Américain et Waterton Canadien)· Wells Gray Provincial Park· Mt Revelstoke· …Merci pour vous réponses et vos récits précieux.
Voyage d'un an en Asie du Sud-Est avec un sac à dos minimaliste English translation pending
by Harwood · 2014-10-21 · 13 replies
Bonjour

Je pars mi decembre / mi janvier max pour l'asie du sud est (arrivée à Bangkok je pense, si vous avez des idées d'autres aeroports en asie du sud est qui peuvent être moins cher je suis preneur).

Je n'ai pas de carnet de route prédéfini pour le moment, je cherche des idées qui pourrait être le fil conducteur de mon périple sachant que je rejoindrais ma dulcinée au Laos où elle travaille : thailande rapidement, laos voir mon amie, vietnam (??), cambodge, retour en thailande, puis retour sur le laos et la Birmanie : niveau visa, cela vaut le coup?

Après je chercherai dans un second temps les lieux que je veux visiter dans chaque pays en prenant soin d'éviter les villes et les lieux touristiques payants.

Enfin, j'interpelle la communauté VF sur un autre point : des voyages j'en ai fais pas mal en stop et sac à dos et je prend un plaisir toujours plus croissant à vider mon sac à dos pour le rendre de plus en plus leger et compact. Mon dernier voyage dans les alpes d'un mois en autonomie (tente et achat de bouffe pour quelques jours dans les villages) fesait 6kg.

Là, je veux aller plus loin sachant qu'il est apriori moins cher d'acheter de la nourriture dans la rue que d'acheter de la nourriture. De même, vu la chaleur ambiante, un duvet me semble pas vraiment necessaire.

Du coup, en supprimant tout cela, je me dis : est ce possible de partir avec un sac à dos de 20l

Je ne porterai en matière de vêtement que ce qu'il y a sur moi, rien en stock. Donc : Un kway. kit toilette/pharmacie une serviette microfibre de la taille d'une carte postale. OU un chèche (ce que j'utilise d'habitude) une gourde kit "divers" : epingle à nourrice, kit couture, pierre à feu, pince à tique (à verifier s'ils ont infesté), stylo un telephone portable (motorola defy surement, mon actuel) pour gps/musique/liseuse/internet avec spot wifi, purificateur d'eau ou une paille spéciale. -un hamac ? -un sac en soie (ou sac à viande) -un kit solaire pour recharger mon telephone

merci du coup de main 😏😏
Projet de voyage en famille, de Boston à Washington English translation pending
by Ceciseb · 2014-10-14 · 39 replies
Bonjour,

nous avons un projet de voyage en aout 2015 ( mes 3 enfants, mon mari et moi). J'aimerai être conseillée, est- ce qu'il vaut mieux que nous organisions notre voyage nous même (est-ce un avantage financier ou pas), nous ne sommes pas habitués à ce genre de projet. Ou faut -il contacter une agence qui nous organisera un voyage quasi sur-mesure ?

Qu'en pensez vous ?

L'itinéraire serait Boston, Capecod, New York, Philadelphie et Washington. Je pense qu'il serait bien de rester plusieurs jours à New York et à Washington, en évitant les hotels, j'ai un peu regarder les logements sur Airnbn. Par contre les vols me paraissent chers.

En bref, besoin d'aide! 😛 j'ai vu sur ce forum que certaines personnes étaient super organisées. Merci de vos conseils
Trajet d'une semaine de Chiang Rai vers l'aéroport Don Mueang English translation pending
by DanyMichel · 2014-09-24 · 22 replies
Bonsoir,

Je suis en train de préparer notre 7ème voyage en Thaïlande (3 semaines en Birmanie puis 3 en Thaïlande, cette fois). Nous connaissons déjà pas mal le pays vu que nous devons y avoir passé déjà environ 6 mois au total (BKK, Chiang Mai, Tha Ton, Chiang Rai, Chiang Saen et le Triangle d'Or, Pai, 3 semaines en Isan, Ranong, Koh Phayam, la province de Krabi et ses îles, Phuket). Cette fois, j'aimerais connaître vos avis et suggestions sur un trajet qui va de Chiang Rai (où nous retournons pour la 3ème fois, nous aimons beaucoup le coin) vers l'aéroport de Don Mueang où nous prendrons un vol vers Trang et un ferry vers Koh Lipe.

Idéalement 2 étapes de 3 nuits (nous quittons CR le 5 mars et prendrons l'avion à DMK le 13). Avez-vous de beaux endroits à nous conseiller, des hébergements sympa ? Idéalement, nous aimerions que les trajets (en bus, je suppose) ne dépassent pas 4h (j'ai des soucis avec la clim). Que pensez-vous d'Uttaradit, Phrae, Nan... ? Nous aimons nous imprégner de la vie locale, faire des balades en scooter, faire un peu de marche, parcourir les marchés... Bref, des choses simples...

Merci déjà pour vos avis et suggestions !
18 jours à Madagascar English translation pending
by Jbri · 2014-09-08 · 78 replies
Bonjour ,

Suite à un petit soucis de dernières minutes , je dois changer mon trip perou/bolivie pour mon 2e choix : madagascar

….mais je suis sur que ce sera top aussi ! J

Par contre, je ne pars que 18j et n ai pas encore eu le tps « de travailler » mon voyage…. sachant que le changement de choix ne vient que de se faire et que mon billet d avion n’est tjs pas pris….

Je devrais partir avec ma copine du 08 au 26/10

Alors le forum peut il m aider a déblayer mon periple sachant que ns aimons la nature (les fameux baobabs, baleine a bosse, lemurien, crocodile etc etc …) et faire un peu de playas

On a l habitude des voyages en sac a dos (principalement am sud + asie).

Par contre, gros point noir de mada, j ai vu que les voyages de nuit (taxi/bus de brouses) étaient déconseillés ce qui diminuera donc d autant mes possibilités de profiter du pays

Jusque là, ce que j’aimerais faire : Antana /canal des pangalanes / ile ste Marie et nosy be si on a le tps = En gros faire l est en priorité…

Au max avec un avion en interne ? car un peu surpris du prix des vols interieurs (150/200€ l’aller) ??

08/10 : arrivé au soir à Antana

….

26/10 : depart au matin d’antana pour paris

Des endoits a me suggerer ?

merci
Retour de Madagascar English translation pending
by Migu · 2014-08-29 · 79 replies
Bonjour,

J'arrive tout juste de Mada et j'aimerai faire partager mon expérience. Je tiens à vous dire que nous voyageons exclusivement depuis des années sac au dos et transports locaux. Nos derniers voyages étaient l'Inde, le Vietnam et le Laos respectivement en 2011,2012 et 2013.

Vol Air France Paris Tana très cher et parfaitement pourri. ( Le pire que nous avons prit). A éviter si possible cette compagnie.

Arrivée à Tana à l'hotel Niahouly. Visite du Lémur parc à 25 km de Tana. Super si on ne veut pas crapahuter dans les parcs.

Départ pour Antsirabe en taxi brousse. Première expérience de la "ponctualité" et de l'état des routes. Invitation à une cérémonie de retournement des morts sur le plateau à une quinzaine de kms de la ville. Coutume (nous avions offert une bouteille de rhum pour les ancêtres) repas pris avec la famille (riz et gras de zébu). Rencontres formidables et souvenir indélébile (très impressionnant et très émouvant).

Départ pour Ambositra. Taxi brousse plus que pourri, mais on est arrivés quand même. Ballade aux alentours. Après s'être perdu arrivée impromptue dans un petit village. Partie de foot avec les enfants (ballon fait de sacs plastiques attachés) devant tout le village réuni pour l'occasion. Rencontres inoubliables.

Départ pour Fianarantsoa en taxi brousse toujours aussi peu ponctuel, inconfortable et pourri. Da là train pour Manakara avec plus de 2h de retard sur l'horaire mais départ quand même. Magnifique traversée d'un bout de foret primaire et découverte de villages vraiment paumés dans la nature.

A Manakara ballade sur le canal des Pangalanes (classique mais chouette).Découverte de l'océan indien (très remuant). Rencontre avec des pécheurs qui partent sur l'eau dans de minuscules pirogues taillées dans un tronc d'arbre.

Départ pour Farafangana en taxi brousse. Enlisement sur la piste suite à des pluies importantes. Impossible de partir pour Ihosy directement de Farafangana (piste impraticable). Retour à Manakara.

Retour à Fianarantsoa. Départ direct pour Tuléar (environ 9h de route). Magnifique route, paysages sublimes. Traversée du Far West et de la savane.

Arrivée à Tuléar. Découverte des pécheurs Vezo et de leurs pirogues à balancier. Rien de spécial dans cette ville.

Départ pour Mangily (prés de Ifaty) au nord de Tuléar en camion brousse (expérience particulière). Arrivée au paradis. Petit bungalow sur la plage. Seuls avec le lagon. Ballade d'une journée sur le canal du Mozambique dans la pirogue à balancier de pécheurs vezo à la découverte des baleines à bosses (formidable car il y en a plein). Quelques unes d'entres elles viennent nous saluer vraiment très prêt. Ballades au milieu de baobabs énormes. Retour à Tana sur Air Madagascar sans problèmes.

Voila en résumé notre première découverte de Mada. Beaucoup de rencontres avec les gens. Aucun soucis particuliers. Beaucoup d'aléas sans gravité.

Quelques photos pour accompagner ce résumé.

J'ai voyagé seule en Algérie, c'était la galère! English translation pending
by Khadidja59 · 2014-08-25 · 128 replies
Bonjour à tous qu'en pensez-vous ???

Je me suis rendue De Lille le 6 août pour arriver le 09 août 2014 à Marseille, et j'ai été accueillie par une française de souche qui m'a logé gratuitement chez elle et j'ai été reçue comme une princesse, le jour J j'ai pris le Bateau de Tarik Ibnou Zyad le Nom sali pour rien, la mal bouffe, les toilettes dans un état insupportable, les fauteuils déchirés, l'odeur reste à fuirrrr Arrivé à Alger où j'ai Logé chez l'habitant tout va bien à 25 euros la nuit pendant deux jours ensuite direction Biskra par le bus arrivé dans la matinée letaxi m’emmène vers une rue où les hôtels restent à désirer, je me suis rendu à Hamam Salhin et ensuite en revenant le patron de cette hôtel commerçant qui vent le poulet ne cessait de me réclamer ces 450 dinars alors qu'il avait mon passeport à force je lui ai remis sa devise je l'ai envoyé baladé et me suis barrée sans dormir... jai pris le taxi direction gare routière où j'ai pris mon billet vers Kantara où je devais me rendre, finalement bp de monde mon billet cacheté, j'ai repayé un nouveau ticket pour me rendre au même lieu et finalement je n'ai pas atterrie dans cet endroit, je me suis trouvé à Batna où une personne m'a accompagné vers un hôtel où j'ai payé 1000 dinar la nuit où je suis restée pour visiter, je me suis trouvée à Arris le soir pas de bus pour le retour j'ai donc pris un taxi pour Batna à 1500 dinars, pour revenir dans ma chambre... et le lendemain je me suis rendue à Hamam Skhoun Petit Sétif j'ai passé une nuit 1300 dinars et le lendemain direction gd Sétif, j'ai trouvé un Hotel à 15000 dinars et où j'ai visité cette ville et où j'ai trouvé un fraudeur qui m'a emmené à hamam grour et un village magnifique à voir... Ensuite direction ANABA et où j'ai visité El-Kala et ensuite j'ai encore croisé un fraudeur qui m'a aidé à trouvé une chambre à 2300 dinars et m'a accompagné à Guelma pour Hamam encore et on a visité la ville de Anaba, Ensuite Direction Djijel où la vie trop mouvementé, je suis tombé sur un commerçant singlé avec qui j'ai discuté et finalement je me suis rendue compte qu'il fallait pas discuté avec des hommes dans ces bled ??? je l'ai signalé et j'ai repris le bus pour Bejai à l'accueil rien à dire mais les hotels complets, je me suis rendue à la première stations balnéaire et où j'ai pris mon sandwitch et payé 250 dinars et ensuite je me suis dirigée vers la table pour me reposer et une fois sortie ils me font payé cette place à 650 dinars et même le policier trouvait ça normal, en colère je devais visite Tizi finalement changement de programme déçue par ces pseudo kabyles crève la faim j'ai donc fait demi-tour j'ai donc pris le car pour Sétif et là le matin je tombe sur un fraudeur qui m'impose sa vision pour le fric et je prend son taxi je me trouve à Skikda sans sous comme je n'avais que 500 dinars il me prend mon portable en garrantie et me remet son numéro de téléphone et du coup j'ai égaré son n° et je n'ai pas pu le rappeler, heureusement qu'à Skikda les gens sont humains et m'on accueilli chez eux, des commerçants m'on préparé un endroit pour dormi et me reposer, les pieds onflés, fatigués, jusqu'au matin je reprends un taxi jaune qui se balade et m'emème au hamam simple celle-ci me fait la morale en me disant qu'il sont plus civilisé, mais quelle civilisation aucune humanité aucune pitié... enfin, j'ai pris qd même mon bain sans discuter trop avec elle, et enfin j'ai prix le car direction Alger pour me préparer au retour Alger-Marseille, une mésaventure surtout pour une femme qui ne doit pas voyager seule, c'est très grave pour un pays qui se dit démocratique, vraiment la voyoucratie et les gens profitent au maximums Voilà tout ce que j'ai visité en Algérie ??? Sans le Dinars vous n'existez plus !!! Qu'en Pensez-vous ???
Petit retour de Birmanie au mois de juillet 2014 English translation pending
by Martinoche · 2014-08-04 · 37 replies
Tout d'abord un grand merci a celles et ceux qui m'ont aidé à la préparation de mon voyage. Je vais essayée de rendre la pareille pour d autres voyageurs mais c est une première pour moi j espère que ce ne sera pas trop fouillon comme on dit par chez moi. Mon séjour en Birmanie ne fût que plaisir, et ravissement, merveilleuses rencontres et quand même quelques galères, c'est une destination que je ne peux que conseiller à tout âge, les birmans sont des gens d'une gentillesse exceptionnelle pour la plupart. Mon itinéraire très classique - Yangoon, Bagan, Mandalay, Nyaungshwe(Inle), Moulmein, Hpa-An, Yangoon.

Argent, j'ai changé des kiats à l’aéroport à un taux intéressant, 1315/1euro à Mandalay 1318, à Yangoon 1314, et en dollars 958/dollar les ATM sont dans toutes les grandes villes mais je n ai pas osé. Le change dans les GH était bien moins intéressant. Les dollars et Euros doivent être plus que parfait, mais je pense que l'on peut maintenant tout payer en kiats nous avons même changé nos dollars que nous réservions pour les entrées et le transport, les prix nous étaient demandés en kiats.

Beaucoup de pluie sur Yangoon mais c'est normal un peu moins sur Moulmein et Hpa-An mais il ne fallait pas oublier le parapluie quand même, une chaleur moite, sur Mandalay et Bagan grosse grosse chaleur 40° 34 le soir, a Inle malgré quelques petites averses c'était parfait.

Pour l'hébergement nous réservions en passant par les propriétaire d'une GH à l'autre sans aucun problème, nos chambres toutes correctes entre 20 et 30 dollars en double, draps, serviettes pour certaines changées tous les jours, savon shampooing papier wc ventilo et AC les chambres étaient nettoyées les SDB propres, l’accueil toujours chaleureux il y avait un service de laverie et sauf a Moulein et Hpa-An le petit déjeuner était compris. Mais attention je ne suis pas difficile quand je voyage si j'ai le principal cela me va très bien

Les moustiques avaient désertés la Birmanie en ce mois de juillet pas une seule piqûre, chance peut être;

Yangoon - Océan-Pearl 25 $ dans le sud est de la ville, chambre à l étage, demander la 202 elle possède un petit balcon elle est très claire. 2 transferts gratuits 1h30 pour l'aeroport les transferts se font entre 8h et 15h.

Bagan - May Khalar, quartier Nyaung Oo - 22$ pour les chambres du bas et 25$ pour celles du haut plus lumineuses et plus spacieuses. Le petit déjeuner correct se prend sur une petite terrasse à l'étage internet est gratuit et les ordinateurs sont à la disposition des voyageurs, nous avons fait nos réservations d’excursion et de navigation en passant par la GH.

Mandalay - Royal GH 22$ La GH fait peau neuve et se prépare pour la nouvelle saison les peintures venaient tout juste d'être refaites, une touts petite terrasse sur le toit, a l'entrée un petit salon bien sympa pour se retrouver après une journée.

Nyaungshwe (Inle) Une nuit à l'aquarius notre bus ayant eu une panne 3 h de retard, le proprio a donc donné notre chambre réservée la veille, dommage, nous avons quand même pu dormir dans une toute toute petite chambre à 16$ avec SDB commune, le petit déjeuner était très copieux pris dans un jardin ombragé magnifique.

Min Ga Lar Inn pour le reste de notre séjour, chambre à 50$ avec piscine du coté neuf et chambre à 20$ du coté ancien pour moi ça va très bien, les chambres à l'étage sont immenses, très claires, le petit déjeuner servit sur le balcon du premier étage est très bon varié et copieux, c'est le meilleur rapport qualité prix de notre séjour.

Moulmein - GH Aurora, 20$ pas très spacieuse mais propre, pas de petit déjeuner, très peu de renseignements, et au grand désespoir de beaucoup je le sais je n'ai pas réussi à me plaire dans cette ville, je ne conseillerai pas la GH

Hpa-An - Soe Brother, 25$ accueil très sympa en français mais oui mais oui le patron fait des efforts, Petit déjeuner au New Day ++++++ qu'excellent, pour 135O K on se régal, 1er rond point sur la droite en allant vers l'horloge en sortant de la GH

Retour à l'Océan Pearl dans les chambres du haut, plus petites et moins claires que notre première réservation. Tout le monde était content de nous revoir et notre transfert pour l'aéroport s'est fait gratuitement.

Transport Yangoon Bagan, JJ express 20 000k 10 heures de route de nuit, il faut demander VIP sièges inclinables, un café des petits gâteaux, oreillers couvertures, brosses a dents et dentifrice sont fournis, la clim est supportable, la télé éteinte à 22h. Bagan - Mandalay, croisière sur l'Irrawaddy 37000k petit déjeuner et déjeuner compris réservation faite par la GH départ 6h en bateau rapide le mardi et le samedi arrivée 15 - 16h, 10 personnes sur la bateau un navire pour nous ou presque, bateau lent le mardi et le vendredi, 2 journées de navigation, le bateau s'arrêtant dans les petits villages qui longent le fleuve nuit sur le pont ambiance Birmane assurée Mandalay Nyaungshwe, - Bus VIP SNT express 13000 k réservé depuis la GH 8 9 h de route dommage une petite panne a rallongée le temps de route que nous avons terminé en pik-up Nyaungshwe - Moulmein par Yangoon, 20 000K toujours en VIP départ 18h à Shwenyaung à la jonction de la route principale arrivée 6h à la gare routière de Yangoon, Départ pour Moulmein 14 000K 8h arrivée 16h. ou en bus local pour 2500k départ 7h arrivée 18h. En avion aéroport de Hého départ 9h arrivée Yangoon 10h15, le rêve, mais un peu juste pour le bus partant à 11h, nous choisirons la première solution plus fatiguante mais qui nous a évité une nuit a Yangoon.

Moulmein Hpa-An - En bateau privé sur le Salouen, réservation par la Breeze GH pas avare de renseignements nous passerons par eux pour toutes nos excursions, 7h de navigation, départ 8h arrivée 15h, 70 000K a partager nous étions 10.

Hpa-An - Yangoon - Bus express moins confortable que les VIP, mais très très corrects surtout pour rouler en journée, départ 8h30 arrivée 15h30, 5000k, le matin il y a 3 départs, 6 7 et 8h30, le bus se prend près de l'horloge les tickets aussi. Et la boucle est bouclée.

Transport à Yangoon - Bus locaux qui sillonnent toute la ville pour 100, 200, 300 k et parfois même pour rien.

A Bagan - Calèche de la gare routière à Nyaung Oo 4000K à partager en trois, location I bike merveilleux moyen de locomotion 6000k la journée, penser a recharger en milieu de journée. Taxi pour le mont Popa 36$ partagé en 4, départ 8h retour 16h, avec visite d'une fabrique de sirop de palme d'huile d'arachide et d'une distillerie d'alcool de palme, chaud chaud le petit verre le matin.

A Mandalay - Pik-up de l’embarcadère jusqu'au centre, 10 000K qui fut partage en 5. Pour visiter nous avons pris un pik up à la journée, 18 000K a partager 4 personnes colline de Mandalay, village de Inwa, le pont de teck U Bein, le monastère de Mahagan-dhayon. Traversée en barque pour Inwa, 800k, calèche 7000k partagée en 2 pour 2 h de promenade. Location de vélo en face du Royal GH 1500k la journée malgré la circulation aucun risque pour se promener en vélo.

A Nyaungshwe - de Shwenyaung à Nyaungshwe pik up 6000k partagées en 6, taxi pour Pindaya, 40 000 partagées en 4 un peu cher mais rien que pour le trajet qui mène aux grottes, avec la terre rouge les rizières dont la palettes des vert est extraordinaire, les marchés aux buffles, les cultures ancestrales, les match de foot aucun, mais alors aucun regret, les grottes surtout la première est magique. Journée sur le lac Inlé en barque, 18OOO à partager en 4 le lac Inlé il faut avoir navigué dessus pour se rendre contre de la magie qu'il dégage, je ne suis hélas pas capable de la décrire. Location de vélo, à la GH 10OO k la journée, ballade dans les villages qui mènent au village Maing Thauk traversée en barque avec les vélos pour 7000k à partager 5 personnes, pour se retrouver de l autre coté près du village de Kaung Taing, promenade très agréable et sans difficulté, qui se termine près de l’embarcadère.

A Moulmein - En moto 1500k, taxi pour le plus grand bouddha couché 200m et le bouddha assis de 12 étages sur la route de Mudon à 22km, 20 000 k partagées en 4. Traversée Moulmein Pahane mont Poupa mais je ne suis pas certaine du nom, 1000k Toutes nos réservations se sont faites à la Breeze GH qui fait lieu d'office du tourisme.

A Hpa-An - Pik-up a la journée pour les grottes de Kaw-Gon, de Bayin Nyi, de Kauwth-Ka e le village de Lat-Ka-Na 35000K Partagées en 7, les grottes de Saddar étaient inondées et dangereuses hélas.

Pagoda Botataung 3$ Pagoda Sule 2$ Pagoda shwegadon 8000K Pass pourMandalay 10000 pour Inlé 10000 pour Bagan 15000 Pindaya entrée des grottes 3$, entrée dans la ville 1$. Pagode Mahamundi 1$ pour les appareils photo Monastère Shwe in Bin gratuit, petit billet pour sa restauration, il le mérite.

Il faut dire que l' on mange pour trois fois rien entre 6500 ET 8000 K pour un petit restaurant à deux et 3500 à deux dans les rues pour mes pattes de poulets.

Voila pour ce qui est du pratique pour le reste les photos suivront, j ai surement oublié quelques renseignements mais j ai mon petit carnet près a servir au cas ou.

Amicalement Martine
Un voyage haut en couleurs en Islande English translation pending
by Yuri66 · 2014-07-21 · 23 replies
Bonjour à tous. 4 mois après la Laponie (voir carnet ici : http://voyageforum.com/discussion/laponie-en-chaleur-en-fin-hiver-2014-d6524526/), j'ai décidé de passer le début d'été en Islande. Vous l'avez compris, je raffole de la Scandinavie.

Pour ce voyage, changement de programme : j'y suis cette fois allé seul, involontairement, après moult tergiversations de mes amis. Et alors que j'entendis toutes sortes de remarques négatives dans mon entourage comme notamment "tu vas t'ennuyer" ou "c'est dangereux", cette expérience a au final été une énorme réussite, à tel point que je compte organiser mon prochain voyage une nouvelle fois en solo.

Je suis parti du 26 juin au 14 juillet, pour profiter du soleil quasi permanent, et pour avoir le moins de pluie possible, tout en profitant de l'ouverture des pistes. Les déplacements se sont faits en bus via le Highland Circle Passport de Reykjavik Excursions et avec quelques bus locaux. Toutes les nuits (sauf à Reykjavik) se sont passées en camping.

L'itinéraire :

J1 : Reykjavik ; Cercle d'Or J2 : îles Vestmann J3 : cascades Seyjandlafoss et Skogarfoss ; Vik et sa plage J4 : cratères du Lakagigar J5 : Klaustur J6/J7 : parc national de Skaftafell J8 : lagune glacière de Skaftafell ; lac Jokulsarlon J9/J10 : Landmannalaugar J11 : désert de Sprengisandur J12 à J14 : autour de Myvatn J15 : Godafoss ; Akureyri J16 : Akureyri J17/J18 : Kerlingarfjoll



Préparatifs

Comme je ne voulais pas avoir de sac trop lourd, j'ai préféré acheter la nourriture sur place. Ainsi, j'ai amené deux sacs : un sac Bariloche de 50L (800g vide, 11 kg une fois rempli), et un sac de 28L pour les randos à la journée. J'ai en revanche mal choisi mes chaussures, qui ont vite été victimes des sols boueux islandais. Au niveau des vêtements, j'ai opté pour une grosse veste d'hiver, et d'une veste qui fait office à la fois de coupe-vent et de protection contre la pluie. Ensuite, plusieurs t-shirts à manches longues, 3 pulls, et des gants, utiles dans les hautes terres.

Modèle de tente : Mountain 2 DLX, achetée 119 €. Elle a très bien résisté au vent et à la pluie, sauf un matin au Landmannalaugar, où des rafales à 120 km/h sans interruption m'ont contraint à ranger la tente pour éviter qu'elle ne se déchire.

Sac de couchage : MICROPAK 1200, acheté 59 €. Temp confort : 3°C ; temp limite : -1°C ; temp extrême : -12°C. Il m'a bien tenu chaud, sauf un soir au Landmannalaugar où les températures étaient légèrement négatives.

Matelas : Essential Light Mat, de la marque CAMP, acheté 43 €. Matelas qui contrairement à ce que j'ai pu lire laisse très peu passer l'humidité du sol. Matelas confortable, hyper léger, long, mais manque de largeur (seulement 45 cm).
Itinéraire Moab - Yellowstone (Montana) English translation pending
by Kmigre · 2014-07-01 · 8 replies
bonjour il y a qq temps j'avais mis mon itinéraire en ligne et recu conseils et bonnes critiques, je l'ai étoffé et de nouveaux élément sont présents. Il 's'agit d'un deuxième voyage et il y en aura d'autres...que pouvez vous dire sur le programme ou conseiller? merci du fond du coeur aux spécialistes qui auront pris le temps.

J1: arrivee a SLC debut apres midi ( visite rapide de la ville, event outlet) nuit a spanish fork J2: route sur gobelin valley par route 191 (via price) et au passage spotted wolf canyon ( event little wild horse canyon ou crack canyon) et mileu d'apres midi scenic way dans capitol reef (nuit torrey) j3: toujours au benefice de lever tot, passer par les points de vue de CR, et route sur MOAB. après midi viste de qq points et surtout la ballade de delicate arches en fin de soirée (nuit moab) J4: retour sur arches et fin apres midi prevue une ballade a cheval (nuit Moab) ( soir corona et bowtie arches si nuit claire) J5: canyonlands et dead horse (attendre couché de soleil vaut le détour???) nuit a fruita colorado (1h30 de route ) j6: fruita a pinedale par flamming ( pas de colorado NM ni vernal, ni dinausaure etc.. deja fait la derniere fois et choix sur flamming cette fois) J7: visite de jackson qq heures et arret a GD teton ( ballade 1-3h max) stop a signal mountain ( temps réduit a teton est volontaire)

J8: yellowstone (nuit canyon) (visite de west thumb et canyon ( et les entres 2) J9: yellowstone canyon et norris (nuit old faithfull) J10: yellowstone old faithfull et les autres geyser (lower, middway etc) (nuit west yellow) J11: yellowstone si pas tout vu le J10 poursuite des geyser, puis dunraven pass et lamar valley, (nuit gardiner) J12: yellowstone, retour pour voir mammoth HS, et ??? ou relax ...(nuit a emigrant) j13: ballade cheval emmigrant (grosse rando) j14: emigrant à bozeman (avion pour seattle) visite seattle (arrive vrs 16h) ( matin passage par ours de bozeman (sorte de zoo??? bien???) J15: seattle ( visite de pike market, seattle tower, docks, maison bateau) j16: seattle - port angeles, (via ferry a seattle meme)- cape flattery et neah bay (nuit a hobuck) J17: ruby beach et lake quinault (qq trail short, big cedar et mapple kestner) nuit ocean shores J18: astoria et canon beach J19; portland a LA (visite de famille) j20: LA (visite de famille) j21:LA outlet J22 retour maison

pour yellowstone, tout est pris, impossible de changer sauf gardiner ou west, mais plus cher étonnament.

merci pour vos avis précieux, c'est sympa

a plus
Tour complet de l'Islande à bord du FRAM (mai/juin 2014) English translation pending
by Jjmmsa · 2014-06-30 · 10 replies
Ci-dessous récit d'une croisière autour de l'Islande à bord du MS FRAM de la compagnie HURTIGRUTEN du 25 Mai au 4 Juin 2014.

Plus de détails et des photos sur mon blog :
http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html

ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !

A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !

Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !

De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !

PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !

LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !

ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.

HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.

AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !

HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.

SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.

DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.

SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…

RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !

L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Pourvoirie du Cap au Leste (Saguenay) English translation pending
by Clemence64 · 2014-06-17 · 19 replies
Bonjour à tous! Cela fait un moment que je lis vos conversations sur ce site, et ça m'a bien aidée à faire certains choix. Pour ça, je voulais vous remercier tous! 😎 Maintenant, je vais vous poser une question à mon tour (raison de mon inscription aujourd'hui!). J'ai prévu un voyage d'une dizaine de jours au Québec. Tout est réservé et j'ai pu tout planifier grâce à vos conseils dans d'autres discussions, et heureusement parce que je pars dimanche prochain, le 22 juin. Je vais arriver le 27 à Sainte Rose du Nord, et vais dormir à la Pourvoirie du Cap au Leste. Le truc c'est que les avis sont vraiment mitigés pour cette pourvoirie, et j'aurai voulu savoir si certains d'entre vous y étaient déjà allés et comment votre séjour s'était passé? J'ai réservé une suite avec vue sur le fjord, et je vais y rester deux nuits avec mon mari et mes jumeaux de 6 ans. (J'y reste deux nuits pour pouvoir faire Tadoussac et les baleines + croisière sur le fjord le premier jour, et le centre d'observation zoologique de fallardeau + randonnées autour du fjord) Est-ce que quelqu'un y est déjà allé et aurait un retour à nous faire? Positif ou négatif, je prends tout ce que vous avez! Merci beaucoup à tous les voyageurs 😉
Randonnée sur l'île de la Réunion English translation pending
by Nonorigole · 2014-06-12 · 21 replies
bonjour

je parts cette été au mois de août un mois à l île de la réunion qu'est ce que vous me conseillé de faire surtout au niveau des randonnées?

merci d avance nolwenn
Expédition de Reykjavik à Kangerlussuaq sur le Boréal English translation pending
by Crepro · 2014-06-11 · 31 replies
Bonjour,

En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.

L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
Belle Sicile English translation pending
by Noirdez · 2014-06-06 · 8 replies
Bonjour à tous,

Après avoir glané de multiples infos sur ce si beau forum, me voici (de manière brève, vous m'en excuserez) pour vous faire part de nos impressions. N’hésitez pas si vous avez des questions.

Le choix de la destination s'est fait naturellement, après avoir rencontré, il y a quelques années de cela, mon compagnon, sicilien. Il était temps de visiter son petit pays ! Nous étions accompagnés d'un couple d'amis.

Question organisation sur place : voiture de location, matos de camping emporté depuis la belgique et quelques bnb réservés à l'avance (mais pas bien longtemps à l'avance).

Pour la période : la deuxième quinzaine de mai.

Le voyage s'est déroulé comme ceci : * 3 nuits sur les iles égades (Favignana) en camping * 1 nuit en bnb vers Sciacca * 2 nuits en camping autour d'Agrigente * 2 nuits en camping vers Avola * 1 nuit en bnb à syracuse * 3 nuits en camping un rien au sud de Taormina * 1 nuit en airbnb à Erice

En très résumé : c'était parfait ! J'ai pour habitude de partir dans des pays lointains, et je ne pensais pas être si dépaysée tout en restant en Europe. J'y reviendrai !

Les iles égades étaient +/- désertes de touristes (nous étions les seuls au camping, qui est le seul de l'île). Nous y avons fait du vélo, du bateau, du snorkeling (à Marettimo, mais quel froid !), nous y avons mangé nos premiers cannole, nos premiers biscuits à la ricotta... Endroit superbe, des fleurs partout (vive le printemps !), une eau turquoise. Sans doute un des souvenirs les plus chouettes du voyage. On s'est sentis loin de tout (surement que le fait d'être tout seul au camping y a été pour quelque chose), et on a adoré !







La nuit à Sciacca a été prévue pour pouvoir se faire une journée avec le bled de mon compagnon (qui n'y était plus retourné depuis plus de 10ans), eraclea minoa, scala dei turchi. Des très beaux endroits, mais qui rendaient sans doute moins bien suite à la grisaille du jour.

Les deux nuits à Agrigente (camping vallei dei templi) nous ont permis de se balader dans la ville, de déguster de bonnes glaces sous un soleil tapant (on a raté le glacier cuspidi, fermé le mardi !) et de terminer la journée à la vallée des temples. Personnellement je ne suis pas fan de vieilles pierres, donc nous n'y sommes pas restés des heures, mais c'est à voir si on est dans le coin, particulièrement avec la belle lumière de fin de journée.

C'est sans doute le coin d'Avola, et particulièrement les vieilles (tout est relatif car elles ont été reconstruites partiellement/entièrement suite au tremblement de terre de 1693) villes de Noto, Modica et Ragusa, qui m'aura le plus plu (sans compter la nature des Iles Egades).





Je suis tombée sous le charme de Modica, petite ville coincée entre deux collines, avec ses minuscules ruelles, ses escaliers, son chocolat (je suis chocolatière ...). Nous n'y avons passé qu'une après-midi, mais j'aurais volontiers prolongé ces moments. A noter : les meilleurs arancini (et on en a gouté énormément !) de cette quinzaine !





Ensuite nous avons arpenté la réserve naturelle de Cassibile, coincée entre deux énormes parois rocheuses. On se demande quand on arrivera en bas (dénivelé de +/- 250m, voire plus), mais quel plaisir une fois arrivés :) L'eau était froide (on y était en mai, on aurait pu s'en douter), malgré le soleil qui tapait. Le plus dur fut la remontée, mais ça en vallait clairement la peine.





Nous sommes arrivés en fin d'après midi sur Syracuse pour profiter d'un bon lit, après 4 nuits de camping. Belle ville, mais bien plus touristique (le calme de Favignana m'a manqué !). Petit dej au marché (et quel marché, notre premier marché sicilien a accompli ses promesses), sur une botte de foin, à siroter un vin et déguster du fromage et saucisson. Top !



Route vers Taormina (ou plutôt vers un camping dans le coin) avec arrêt à Catane. Décidément, je ne suis pas faite pour les grosses villes. Quelques édifices sympas (le fameux duomo qu'on trouve dans toutes les villes/villages), une belle vue sur l'Etna... mais pour moi, ça s'arrête là. Heureusement que les gouts et les couleurs des gens ne sont pas tous identiques non ? :) Camping basique avec sensation d'être au pied de l'Etna. Si ça pète, on a intérêt à courir vite :)

Le lendemain, le fameux Etna. Pour des raisons d’activité sismique élevée, le sommet, le vrai, à 3300m n’est pas accessible. Après avoir atteint le pied du téléphérique, nous décidons de partir pour la « longue » rando en compagnie d’un guide. Il y a du monde, beaucoup de monde, et pourtant la haute saison n’a pas encore commencé. Question température, ça chute par rapport aux derniers jours ! Mon avis sur cette balade de santé (uniquement en descente, ça a du bon le téléphérique et les bus 4x4) est mitigé. Ayant déjà vu des volcans à l’autre bout du monde, celui-ci me semble « petit ». C’est beau certes, et pour mes amis dont c’est le premier volcan, c’est vraiment sympa, mais de mon côté, il me laissera un goût de trop peu. Peu être que le ciel nuageux et le fait de ne pas avoir atteint le sommet y sont pour quelque chose. Je ne regrette pas, mais je ne le referais pas.



Pour les amateurs d’abeilles (je suis aussi apicultrice à mes heures perdues), autour du volcan, il y a du miel à s’en délecter les papilles gustatives.



Notre avant dernier jour se fera aux gorges de l’alcantara. Rien de comparable à la belle nature de Cassibile. Tout est réglementé, encadré, « barricadé », et pour peu qu’on ne se renseigne pas bien, on paie les 9euros pour descendre au pied de la rivière. Pour info, il existe une entrée publique, non payante. Elle ne donne pas accès à l’ascenseur pour remonter, mais est-ce vraiment nécessaire ? En suivant la rivière, nous avons trouvé un petit coin ombragé (le soleil tape !) pour picniquer. Là on était bien ! La fin d’après-midi s’est passée à Taormina. Belle petite ville, sans doute les meilleures pâtisserie à l’amande depuis le début du voyage, mais pas vraiment calmes vu les hordes de touristes débarqués par cars entiers.

Dernière journée de route pour retourner vers l’ouest. Passage par le village de Cefalu pour un dernier poisson (ou une dernière pizza, c’est selon). Nuit à Erice, qui nous laissera une drôle d’impression à la nuit tombée, quand plus personne ne s’y balade et que les nuages forment une brume permanente. On pourrait se croire dans un film d’épouvante J Le dernier petit dej se fera avec un assortiment de dulce, quel plaisir.

Retour à Trapani en fin de journée pour revenir dans ce plat pays qui est le mien.

Si c’était à refaire, je ne changerais pas grand chose. Peut-être plus de temps dans la sicile baroque, moins de temps dans les grandes villes (et pourtant on ne peut pas dire qu’on y a passé nos vacances entières), et le Stromboli au lieu de l’Etna. La période de mai est parfaite : soleil, fleurs, pas trop trop chaud (mais pour les amateurs de température, ça tapait pourtant déjà bien par moment). Je ne sais pas quand, mais j’y reviendrai !
Maroc en juin 2015: quelle région? English translation pending
by Marcodidine · 2014-05-21 · 33 replies
Bonjour, j'envisage un séjour au Maroc en juin 2015 avec des amis, nous serons 4 couples, Mais je ne sais pas quelle région choisir, j'ai déjà séjourné à Marrakech, mais une de mes amies étant allergique au chlore, donc pas de baignade en piscine (ou alors piscine non traitée au chlore), il nous faut la mer à proximité.

Des connaissances et des personnes de ma famille me déconseillent Agadir à cause du cliimat (brouillard assez fréquent), nous sommes de Bretagne et de Normandie on recherche le soleil !! 😎

J'ai trouvé une belle villa à louer à Mirfelt, comment est la plage ? j'ai vu que c'est le top pour le surf, mais pour la baignade mer calme ou pas ? J'ai un doute vu qu'on y pratique le surf.

Voilà j'attends vos avis avec impatience !! 🙂
Où trouver une glacière à San Francisco English translation pending
by Lolo31270 · 2014-05-07 · 31 replies
Bonjour Pouvez vous m'indiquer où je peux trouver une glacière entre l'aéroport de San Francisco et le centre, ou bien directement sur San Francisco ? (j'ai le souvenir de pouvoir trouver des valises près de fisherman mais pas de glacière) Je n'arrive pas à voir de Wallmart sur ce trajet donc si vous avez un autre bon plan je suis preneuse. Nous restons 3 jours à San Francisco et ensuite nous descendons par la C1 vers Monterey .... et j'aimerai bien trouver la glacière avant cette première étape 🤪 Merci par avance pour votre aide
Écosse: glens, lochs and sun... (en famille et en fourgon) English translation pending
by Pierre · 2014-04-28 · 73 replies
Hello 🙂 Je reviens tout juste d'Ecosse en fourgon. Voici donc mon nouveau carnet...

Des routes sinueuses au fond de larges vallées (glens) s’ouvrant sur des lacs étincelants (lochs), le tout sous le soleil écossais… Ajoutez quelques gouttes de whisky (un Oban 14 ans en l’occurrence), plusieurs milliers de moutons et une conduite à gauche. Voici en somme le programme de cette quinzaine en fourgon, sur les routes des Highlands. 3789 km à travers l’Angleterre et, tout au nord, l’Ecosse, en liberté et en famille. Wonderful, isn’t it ?
Une autre Espagne English translation pending
by Hannahannah · 2014-04-26 · 275 replies
A tous ceux qui ont vraiment envie de sortir des chemins battus et rebattus en Espagne je vous conseille ce documentaire , d'autant plus qu'il ne fait pas beau aujourd'hui , ça vous permettra de rêver un peu .

Documentaire Les grandes transhumances ... - YouTube

L’Estrémadure et l’Andalousie dans toute sa splendeur , j'ai suivie il y a quelques années dans la sierra de Gredos un de ces déplacements , c'est fantastiques .

D'accord ce n'est pas la Costa Brava , mais c'est véridique , et pour les amoureux de la nature cette région avec ses vautours , ces cochons noirs en semi liberté , ses cigognes ...je vous assure que ça vaut le détour .

Hannah
De Quito au trek du Camino del Inca, de Achupallas à Ingapirca English translation pending
by Gwenaella · 2014-04-16 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je suis en Equateur depuis un petit mois, je vis à Quito, et j'aimerais profiter du wekeend de trois jours qui demarre ce vendredi 18 avril pour aller faire le Camino del Inca, de Achupallas à Ingapirca. Je pense le faire en trois jours, pour y aller tranquillement. Ce qui me preoccupe est que je travaille jusqu’à jeudi 5h et dois etre rentree à Quito lundi matin pour 8h, toujours pour le travail… Alors, pensez-vous qu’il soit possible de rejoindre Achupallas depuis Quito le jeudi soir ? Et savez-vous sile dimanche après-midi Ingapirca est desservi par des bus qui me permettraient de rejoindre Quito dans la nuit du dimanche au lundi ? Je me doute qu il doit y avoir des changements de bus, cela m’est pas un problème, tant que je sais que cela est jouable de rentrer pour l’heure dite à Quito sans depenser des milles et des cents en taxis…. Vos conseils seront bien precieux !! Merci de vos reponses !
Back to Norway English translation pending
by Caperam · 2014-04-15 · 42 replies


Nous avons tellement aimé notre voyage en Norvège de mars 2013 qu'on a décidé d'y retourner en 2014. Cette année, le voyage était de nouveau en deux parties, une semaine dans le sud puis une dans le nord. Pour éviter de sillonner en étoile autour d'un seul point, élément un peu frustrant de l'an dernier, la visite du sud s'est déroulée en étapes. Nous voyageons avec nos 4 enfants, le choix des étapes est souvent conditionnée aux possibilités d'hébergement.

Le 20 février 2014. Arrivée à Oslo avec le vol Air France vers midi, après avoir mangé, récupéré la voiture sous la pluie, chargé difficilement nos sacs, nous partons pour Froland à plusieurs heures de route vers le sud ouest. Au fur et à mesure de l'après-midi, la pluie se transforme en neige. La nuit tombe, on s'arrête faire un plein de courses et c'est sous une neige battante que nous rejoignons notre première auberge de jeunesse, déserte. Il y a mon nom et un numéro de chambre sur la porte de l'accueil, on trouve le bâtiment, on y est totalement seuls, la clé est sur la porte. Heureusement qu'on a fait des courses variées parce que tout le reste de l'auberge est fermé, du coup, on n'a pas accès à la cuisine. On improvise donc un pique nique dans notre minuscule espace, c'est une auberge de jeunesse classique, version déco et espace minimalistes, on a six lits superposés et une armoire, les douches et toilettes sont dans le couloir.

Vendredi 21 février

Le lendemain matin, on découvre les lieux de jour, sous une bonne couche de poudreuse.





Nous longeons la côte sud pour rejoindre la prochaine auberge de jeunesse, à Kvinesdal, qui est à 3h30 de route. Le trajet va nous prendre beaucoup plus longtemps entre les arrêts photos et les arrêts petit malade (et oui, la route de la côte, ça tourne!). Au hasard du trajet, nous découvrons ce lac et ces petites maisons.









Le midi nous nous arrêtons pique-niquer sur la plage de Mandal, une petite ville mignonne, dans une nature environnante vraiment belle.



Ensuite, nous faisons un détour vers la pointe la plus sud de la Norvège, la péninsule de Neset, pour visiter le phare de Lindesnes. En route, les hangars à bateaux sont très nombreux.







Le phare est sur une côte de granit rose battue par les vents. Il est fermé l'hiver en semaine, du coup l'accès au site est gratuit, on ne peut pas entrer dans les bâtiments mais on peut se promener partout et les toilettes sont ouvertes, chauffées et propres.







Puis nous reprenons la route et c'est sous la pluie que nous arrivons à notre nouvelle auberge de jeunesse. On découvre cette étrange voiture sur le parking...



C'est en fait une oeuvre d'art car en effet, si de l'extérieur le bâtiment de l'Utsikten Hotel à Kvinesdal fait un peu bloc de béton...



L'intérieur est tout beau, avec de nombreuses œuvres d'art contemporain... A tel point que n'ayant pas vu de panneau d'auberge de jeunesse, j'ai un doute... je pense que nous nous sommes trompés. Hé bien non! En fait, le bâtiment est en deux partie, hôtel à gauche et auberge de jeunesse à droite. L'accueil est très chaleureux et puisque la cuisine de la partie auberge est en travaux, ils nous offrent le petit-dèjeuner qui normalement n'est pas inclus dans le prix.





La chambre quant à elle est plus basique mais beaucoup plus vaste que la précédente avec sa salle de bain, pas de frigo mais le balcon fera l'affaire ! On peut dîner sur place, ce qu'on fait et le repas est bon pour un prix moins terrible que ce à quoi on aurait pu s'attendre; il y a aussi une aire de jeux pour les enfants à l'extérieur et une salle de jeux à l'intérieur. C'est donc une auberge des plus confortables qui nous accueille pour deux nuits.
Traitement contre le paludisme pour l'Afrique du Sud? English translation pending
by Wizard33 · 2014-04-09 · 120 replies
Salut tout le monde ,

Je pars dimanche pour 3 semaines faire une boucle : Afrique du Sud ( Kruger ) , Mozambique , Zimbabwe , Botswana . Certains prennent un traitement contre le palu d'autres pas , à savoir que le tt entraine des petits désagréments en plus !!

Donc je prends ou pas ?!!

Merci .
Voyage d'un mois au Vietnam en février 2015 English translation pending
by Patie12 · 2014-03-24 · 25 replies
Bonjour,

Mon compagnon et moi-même envisageons de partir 1 mois au Vietnam en février 2015. Nous venons de lire des récits de voyages ou autres commentaires qui nous laissent un peu perplexes. Nous aimons l'authenticité et voyager en dehors des endroits touristiques même si pour cela nous devons manquer de confort. Le luxe pour nous, c'est de s'émerveiller à 2. Rien de plus.

Pouvez vous nous renseigner sur ce pays qui nous tente beaucoup. Est-il autant touristique que certains le disent ? Est ce l'arnaque à tous les coins de rue ? Est-il facile de loger chez l'habitant ? Est-il possible de visiter des lieux authentiques et non pas faussement authentiques ?

Nous avons un peu voyagé : Madagascar, Malaisie, Sri Lanka plusieurs fois, Nicaragua, entre autres. Nous aimons partir en vol sec et voir sur place. Est ce possible au Vietnam ?

Désolée si les réponses à mes questions existent déjà sur le forum mais je voudrais avoir des réponses actuelles qui ne datent pas de quelques années.

Merci à tous

Patrica
Itinéraire pour un voyage en septembre Denver - Los Angeles English translation pending
by LeTigre · 2014-03-15 · 186 replies
Salut à tous ... A chaque fois je me dis que c'est le dernier et j'en tente toujours à en faire un de plus ... 😛 Donc c'est reparti pour un tour en septembre 2014 ... L'arrivée (Denver) et le départ ( LA ) sont fixes mais sur le reste, tout peut se discuter 😉

Qu'en pensez vous ?

J1 CDG / MSP / DEN J2 Denver - Cheyenne J3 Cheyenne - Mont Rushmore - Rapid City J4 Rapid City – Badlands – Deadwood J5 Deadwood - Devils Tower - Sheridan J6 Sheridan - Medicine Wheel - Bighorn Canyon - Cody J7 Ven Cody - Chief Joseh - Beartooth Hwy - Gardiner J8 Yellowstone - West Yellowstone J9 YST - West Yellowstone J10 YST - West Yellowstone J11 YST - Grand Tetons Jackson Hole J12 Jackson Hole - Crater of the moon - Boise J13 Boise - John Day Fossils - Smith Rock SP - Bend J14 Bend - Crater Lake J15 Crater Lake - Lava beds NM - Klamath J16 Klamath - Redwood - Ave Giant - Chandelier Tree Fort Bragg J17 Fort Bragg - Bolinas - Point Reyes - SFO J18 SFO J19 SFO - Kings Canyon - 3 Rivers J20 3 Rivers - Sequoia NP – LA J21 LA J22 Vol Retour LAX to CDG
18 jours en Espagne, de Malaga vers Barcelone English translation pending
by GenyPro · 2014-03-12 · 33 replies
Bonjour! Mon conjoint et moi nous envolerons pour l'Espagne du 16 juin au 4 juillet 2014. Par la suite, nous poursuivrons notre périple quelques jours à Lyon. Nous atterrirons à Malaga et souhaitons prendre une voiture dès notre arrivée, ou peut-être quelques jours plus tard si nous décidons de visiter la ville au moins une journée. Nous avons beaucoup de destinations de rêve et j'avoue avoir du mal à faire une itinéraire réaliste! Nous aimons beaucoup faire "de la route"! Nous voudrions aussi remonter vers Barcelone par la côte.

Voici les quelques points (villes) que nous avons mis dans notre liste des "je veux voir ça". Entre ces villes, tout est ouvert, vos suggestions seront les bienvenues! Malaga-Séville-Cadix/Gibraltar Les villages blancs (quelques) Grenade Nerja Barcelone (où nous souhaitons passer au moins 3 jours, avant de quitter pour Lyon par train).

Merci d'avance pour vos suggestions!

Gen

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display