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Gran Canyon South Rim: bus + hélico depuis Las Vegas? English translation pending
Bonjour,
Nous serons en août à Las Vegas et nous aimerions voir le gran Canyon.
Comme on s'y est un peu mal pris, on a réalisé il y a peu de temps que le South Rim qui est à priori LA partie du Grand Canyon à voir est bien loin de Las Vegas. Sur le site web de Papillon, les tours en hélicoptère ne se font depuis Las Vegas que sur la partie ouest du Gand Canyon.
Par contre, Papillon fait une offre en bus.
http://fr.papillon.com/popris/show_package.aspx?package_id=37&lang=en-US
On peut en plus y ajouter un tour en hélicoptère. Le périple dure 15 heures, ce qui nous effraie pas mal car nous avons un petit de 5 ans et demi.
L'un ou l'une d'entre vous a-t-il déjà fait cette excursion en bus ?
Est-ce que le south rim est réellement hyper impressionnant par rapport au west rim ?
Merci d'avance
Phil et Sabine
Nous serons en août à Las Vegas et nous aimerions voir le gran Canyon.
Comme on s'y est un peu mal pris, on a réalisé il y a peu de temps que le South Rim qui est à priori LA partie du Grand Canyon à voir est bien loin de Las Vegas. Sur le site web de Papillon, les tours en hélicoptère ne se font depuis Las Vegas que sur la partie ouest du Gand Canyon.
Par contre, Papillon fait une offre en bus.
http://fr.papillon.com/popris/show_package.aspx?package_id=37&lang=en-US
On peut en plus y ajouter un tour en hélicoptère. Le périple dure 15 heures, ce qui nous effraie pas mal car nous avons un petit de 5 ans et demi.
L'un ou l'une d'entre vous a-t-il déjà fait cette excursion en bus ?
Est-ce que le south rim est réellement hyper impressionnant par rapport au west rim ?
Merci d'avance
Phil et Sabine
Vagabondage, sur le chemin de Stevenson (GR70) English translation pending
Cette escapade s'est faite fin juin-début juillet 2011.
Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.
Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...
C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !
Dimanche:
Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.
Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.
Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.
Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.
La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.
Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.
Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.
En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !
Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.
C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.
Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi
saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.
Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.
Lundi:
Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.
Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).
Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.
Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.
La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).
La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!
Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.
Mardi:
J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.
Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.
Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.
Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.
Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.
Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.
Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.
Mercredi:
Nuit de mardi à mercredi:
Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.
BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).
Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.
Mercredi:
La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.
Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.
La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.
Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.
Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).
Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.
Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:
- assiette de charcuterie
- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes
- plateau de fromages (à discrétion)
- tiramisu (pour finir sur une note légère)
Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).
Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.
Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.
Juste avant de m'endormir:
A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.
Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »
Jeudi:
Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.
D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.
Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.
Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.
Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.
Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.
Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.
L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)
Vendredi:
J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.
A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.
Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).
Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.
Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.
C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.
Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.
Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...
L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.
Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).
J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.
Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).
Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.
20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.
Samedi:
Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.
Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.
Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).
Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.
Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.
Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent
Trappe de ND des neiges
par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc
par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)
retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.
Ouaip !
Vivement...
Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.
Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...
C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !
Dimanche:
Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.
Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.
Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.
Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.
La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.
Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.
Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.
En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !
Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.
C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.
Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi
saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.
Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.
Lundi:
Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.
Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).
Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.
Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.
La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).
La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!
Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.
Mardi:
J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.
Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.
Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.
Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.
Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.
Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.
Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.
Mercredi:
Nuit de mardi à mercredi:
Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.
BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).
Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.
Mercredi:
La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.
Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.
La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.
Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.
Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).
Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.
Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:
- assiette de charcuterie
- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes
- plateau de fromages (à discrétion)
- tiramisu (pour finir sur une note légère)
Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).
Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.
Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.
Juste avant de m'endormir:
A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.
Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »
Jeudi:
Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.
D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.
Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.
Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.
Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.
Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.
Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.
L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)
Vendredi:
J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.
A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.
Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).
Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.
Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.
C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.
Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.
Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...
L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.
Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).
J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.
Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).
Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.
20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.
Samedi:
Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.
Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.
Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).
Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.
Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.
Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent
Trappe de ND des neiges
par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc
par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)
retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.
Ouaip !
Vivement...
Campings à Furnace Creek fin juillet: "premier arrivé, premier servi"? (États-Unis) English translation pending
Salut !
À 2 semaines du départ, je viens de rebidouiller un peu la fin de notre itinéraire qui ne laissait pas assez de temps dans Death Valley et nous faisait passer par les sites intéressants en plein cagnard.
Maintenant ça donne ça : - 31/07 - Las Vegas / Death Valley - Nuit Furnace Creek - 01/08 - Death Valley / Body - Nuit Bridgeport (Virginia Creek réservé) - 02/08 - Tioga Pass / Yosemite - Nuit Fish Camp (Narrow Gauge Inn réservé) - 03 et 04/08 - San Francisco…
Évidemment les hôtels de Furnace Creek sont complets, pas grave nous aurons une tente ! Les questions… - Tous les emplacements de camping sont en "first come, first served". À quelle heure faut-il arriver pour avoir une chance d'avoir un emplacement. - Fait-il une chaleur insupportable la nuit sous la tente ? - Si pas moyen de dormir à Furnace Creek, quelles sont nos chances à Lone Pine sans résa (hôtel, motel ou camping) ?
Merci !
À 2 semaines du départ, je viens de rebidouiller un peu la fin de notre itinéraire qui ne laissait pas assez de temps dans Death Valley et nous faisait passer par les sites intéressants en plein cagnard.
Maintenant ça donne ça : - 31/07 - Las Vegas / Death Valley - Nuit Furnace Creek - 01/08 - Death Valley / Body - Nuit Bridgeport (Virginia Creek réservé) - 02/08 - Tioga Pass / Yosemite - Nuit Fish Camp (Narrow Gauge Inn réservé) - 03 et 04/08 - San Francisco…
Évidemment les hôtels de Furnace Creek sont complets, pas grave nous aurons une tente ! Les questions… - Tous les emplacements de camping sont en "first come, first served". À quelle heure faut-il arriver pour avoir une chance d'avoir un emplacement. - Fait-il une chaleur insupportable la nuit sous la tente ? - Si pas moyen de dormir à Furnace Creek, quelles sont nos chances à Lone Pine sans résa (hôtel, motel ou camping) ?
Merci !
Cap Nord à moto 125 TDR fin juillet (dates à définir) English translation pending
Hello,
Je vais partir 15j en 125 TDR pour le Cap Nord, soit 8000km environ...,
L'aller par la Pologne, Lithuanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Retour par Suède, Dannemark, Allemagne.
S'il y a des amateurs pour m'accompagner je suis ouvert !
Trajet et dates final a définir.
Moto fiable et grosse révision obligatoire !!!!!!!!
Je vais partir 15j en 125 TDR pour le Cap Nord, soit 8000km environ...,
L'aller par la Pologne, Lithuanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Retour par Suède, Dannemark, Allemagne.
S'il y a des amateurs pour m'accompagner je suis ouvert !
Trajet et dates final a définir.
Moto fiable et grosse révision obligatoire !!!!!!!!
Quels vêtements et température pour un voyage Pérou-Bolivie en juillet-août? English translation pending
Bonjour,
Je m'attaque aujourd'hui à une nouvelle question : quels types de vêtements prendre pour un voyage au Pérou et en Bolivie de mi-juillet à mi-août (avec un passage à Puerto Maldonado, Macchu Picchu, lac titicaca, la paz, uyumi del salar, arequipa ...).
Je me demande :si cela vaut le coup de prendre des shorts ?niveau pantalon, je n'ai que des jeans chez moi. Faut-il que j'achète autre chose ?pour les pulls, faut en prendre beaucoup ou alors il arrive que l'on se balade à tee-shirt ? Sinon j'ai déjà prévu de prendre un manteau coupe vent.
Autre question : dois-je absolument prendre un duvet pour ce séjour ? Qu'elles sont les températures dans les hôtels et les bus ?
J'attends vos conseille sur ce sujet. 😄
Je me demande :si cela vaut le coup de prendre des shorts ?niveau pantalon, je n'ai que des jeans chez moi. Faut-il que j'achète autre chose ?pour les pulls, faut en prendre beaucoup ou alors il arrive que l'on se balade à tee-shirt ? Sinon j'ai déjà prévu de prendre un manteau coupe vent.
Autre question : dois-je absolument prendre un duvet pour ce séjour ? Qu'elles sont les températures dans les hôtels et les bus ?
J'attends vos conseille sur ce sujet. 😄
La vérité sur le climat canadien English translation pending
et voilà une question que je me posais avant de partir et à laquelle je peux maintenant répondre !
Avant de partir au Canada, j’avais beaucoup de questions sur le climat et peu de réponses concrètes : mes orteils peuvent-ils tomber et le froid est-il si insupportable à Montréal ? Il pleut vraiment 300 jours par an à Vancouver? Quel équipement faut-il avoir ? etc… Bien évidemment, tout dépend des personnes, de si l’on est frileux ou pas, de notre expérience bien sur, MAIS : - Bien que long, l’hiver à Montréal (en tout cas décembre-février) a été plus supportable -car sec- que le mois de février à Vancouver. Finalement, le froid n’a pas vraiment été une contrainte, car nous aimons ça, et l’hiver a été l’occasion de découvrir toutes les activités sportives hivernales mais surtout parce qu’une fois couvert, le froid n’est pas aussi pénétrant qu’à Vancouver. - Ne comptez pas sur
Neige sur Montréal
VANCOUVER
A Vancouver, le temps varie moins, « c’est comme en Bretagne » m’avait-on prévenu. Le vent glacial en plus.
Hiver : Vancouver et la région sont la zone du Canada où l’hiver est le plus doux. Il neige rarement, (5 fois/an). Depuis que nous sommes ici – mi février- nous n’avons eu de la neige qu’une fois en ville, mais rien en comparaison de l’est.
Mars, Avril : oui à Vancouver, il pleut beaucoup, mais le soleil est aussi souvent de la partie. On pourrait d’ailleurs appliquer à la ville, le dicton breton : à Vancouver, il fait beau plusieurs fois par jour… Et la pluie est aussi une des raisons pour laquelle les arbres et les forêts sont si luxuriantes. En résumé, le temps est assez variable mais nettement moins pluvieux que ce à quoi nous nous attendions.
En termes de températures, elles oscillent entre 5°C et 13°C et le vent froid fréquent nous rappelle la présence des montagnes à proximité…
Mai – Septembre : nous espérons des températures aux alentours de 20/25°C comme en Normandie à priori (par un bel été)
Octobre – Février : pluvieux et de plus en plus froid avec l’hiver mais similaire aux mois de mars et avril sans plus de précisions car nous n’y avons pas vécu.
En tout cas, même si le manteau de ski ou le KWAY sont de rigueur, le climat canadien du coté est vous permettra de réaliser de nombreuses activités liées à la neige tandis que sur la côte pacifique, la pluie offre des randonnées dans une nature incroyablement luxuriante et gigantesque…Oui, les précipitations ont du bon parfois !
la totalité de l'article sur mon blog : www.seeyousoon.fr
Avant de partir au Canada, j’avais beaucoup de questions sur le climat et peu de réponses concrètes : mes orteils peuvent-ils tomber et le froid est-il si insupportable à Montréal ? Il pleut vraiment 300 jours par an à Vancouver? Quel équipement faut-il avoir ? etc… Bien évidemment, tout dépend des personnes, de si l’on est frileux ou pas, de notre expérience bien sur, MAIS : - Bien que long, l’hiver à Montréal (en tout cas décembre-février) a été plus supportable -car sec- que le mois de février à Vancouver. Finalement, le froid n’a pas vraiment été une contrainte, car nous aimons ça, et l’hiver a été l’occasion de découvrir toutes les activités sportives hivernales mais surtout parce qu’une fois couvert, le froid n’est pas aussi pénétrant qu’à Vancouver. - Ne comptez pas sur
Neige sur Montréal
VANCOUVER
A Vancouver, le temps varie moins, « c’est comme en Bretagne » m’avait-on prévenu. Le vent glacial en plus.
Hiver : Vancouver et la région sont la zone du Canada où l’hiver est le plus doux. Il neige rarement, (5 fois/an). Depuis que nous sommes ici – mi février- nous n’avons eu de la neige qu’une fois en ville, mais rien en comparaison de l’est.
Mars, Avril : oui à Vancouver, il pleut beaucoup, mais le soleil est aussi souvent de la partie. On pourrait d’ailleurs appliquer à la ville, le dicton breton : à Vancouver, il fait beau plusieurs fois par jour… Et la pluie est aussi une des raisons pour laquelle les arbres et les forêts sont si luxuriantes. En résumé, le temps est assez variable mais nettement moins pluvieux que ce à quoi nous nous attendions.
En termes de températures, elles oscillent entre 5°C et 13°C et le vent froid fréquent nous rappelle la présence des montagnes à proximité…
Mai – Septembre : nous espérons des températures aux alentours de 20/25°C comme en Normandie à priori (par un bel été)
Octobre – Février : pluvieux et de plus en plus froid avec l’hiver mais similaire aux mois de mars et avril sans plus de précisions car nous n’y avons pas vécu.
En tout cas, même si le manteau de ski ou le KWAY sont de rigueur, le climat canadien du coté est vous permettra de réaliser de nombreuses activités liées à la neige tandis que sur la côte pacifique, la pluie offre des randonnées dans une nature incroyablement luxuriante et gigantesque…Oui, les précipitations ont du bon parfois !la totalité de l'article sur mon blog : www.seeyousoon.fr
Nom du port de Marseille pour embarquement Costa? English translation pending
Bonjour,
Je compte faire la Dolce vita avec Costa le 03 septembre Qui peux me dire le nom exact du port d'embarquement à Marseille? Merci
Je compte faire la Dolce vita avec Costa le 03 septembre Qui peux me dire le nom exact du port d'embarquement à Marseille? Merci
Départ pour l'Australie: logement, travail, transport, etc? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour l'Australie (Brisbane) avec un visa WHV au mois d'octobre et je souhaiterais savoir quels sont les meilleurs plans pour se loger dans un premier temps ? N'est-il pas préférable de trouver un logement avant de partir ? Donc si vous avez des liens ou des contacts ?
Puis quels sont les endroits où il est préférable de rechercher du travail ? Je pense qu'il est fortement conseillé de rechercher du travail avant même d'arriver sur le sol Australien du coup est-ce que vous auriez quelques liens utiles ou même certains contacts qui pourraient m'être utile dans mes recherches SVP... Merci 🙂
Enfin, en terme de transport, quel transport est le plus pratique et à la fois le plus économique ?
Merci d'avance pour vos réponses Cordialement
Mika 🙂
Je pars pour l'Australie (Brisbane) avec un visa WHV au mois d'octobre et je souhaiterais savoir quels sont les meilleurs plans pour se loger dans un premier temps ? N'est-il pas préférable de trouver un logement avant de partir ? Donc si vous avez des liens ou des contacts ?
Puis quels sont les endroits où il est préférable de rechercher du travail ? Je pense qu'il est fortement conseillé de rechercher du travail avant même d'arriver sur le sol Australien du coup est-ce que vous auriez quelques liens utiles ou même certains contacts qui pourraient m'être utile dans mes recherches SVP... Merci 🙂
Enfin, en terme de transport, quel transport est le plus pratique et à la fois le plus économique ?
Merci d'avance pour vos réponses Cordialement
Mika 🙂
Retour de six jours formidables à Naples English translation pending
salut😉
de retour de Naples où j'ai passé 6 jours formidables
la ville est superbe, visite de Pompei, Capri, Amalfi le Vésuve
je vous ferait un petit compte rendu mais une chose est sur
ALLEZ Y
vous n'allez pas le regretter 😇
Concours photo du mois de juin 2011. Thème "La bouffe à travers le monde" English translation pending
Le thème du mois est : la bouffe à travers le monde
De l'entrée en passant par le plat principal et jusqu'au dessert. Le tout boisson comprise. De l'étal de nourriture prête à la consommation (cela exclut donc les étals de marché car sinon on peut s'attendre à des photos de vaches paissant dans un pré sous un ciel menaçant 🤪) à la consommation elle-même. Sont exclues du concours les photos de chien se faisant étripé au fond d'une cuisine de restaurant chinois et bien sûr ... les concombres. Quelques exemples (hors concours) en photos attachées ci-dessous.
- 3 photos maximum par personne à poster jusqu'au 24 Juin minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil des images du concours, merci de poster 1 seule image par post et de lui donner un numéro d'ordre (photo 1, photo 2 et photo 3) - On vote du 25 au 29 Juin. - On vote pour 3 photos. La première reçoit 3 points; la seconde, 2 points et la troisième, 1 point. - La photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus de points. - Tout le monde peut voter, participant ou non, avec indication du nom de l'auteur et du numéro d'ordre de la photo. Un petit commentaire pour expliciter le vote est le bienvenu. - Proclamation des résultats le 30 Juin. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de Juillet. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Bonne participation et bonne chance à toutes et tous
Afin de ne pas encombrer ce topic de palabres et autres discussions vous avez l'espace voisin suivant pour vous exprimer : Discussion autour du thème du concours du mois de Juin 2011 "Bouffe"

De l'entrée en passant par le plat principal et jusqu'au dessert. Le tout boisson comprise. De l'étal de nourriture prête à la consommation (cela exclut donc les étals de marché car sinon on peut s'attendre à des photos de vaches paissant dans un pré sous un ciel menaçant 🤪) à la consommation elle-même. Sont exclues du concours les photos de chien se faisant étripé au fond d'une cuisine de restaurant chinois et bien sûr ... les concombres. Quelques exemples (hors concours) en photos attachées ci-dessous.
- 3 photos maximum par personne à poster jusqu'au 24 Juin minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil des images du concours, merci de poster 1 seule image par post et de lui donner un numéro d'ordre (photo 1, photo 2 et photo 3) - On vote du 25 au 29 Juin. - On vote pour 3 photos. La première reçoit 3 points; la seconde, 2 points et la troisième, 1 point. - La photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus de points. - Tout le monde peut voter, participant ou non, avec indication du nom de l'auteur et du numéro d'ordre de la photo. Un petit commentaire pour expliciter le vote est le bienvenu. - Proclamation des résultats le 30 Juin. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de Juillet. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Bonne participation et bonne chance à toutes et tous
Afin de ne pas encombrer ce topic de palabres et autres discussions vous avez l'espace voisin suivant pour vous exprimer : Discussion autour du thème du concours du mois de Juin 2011 "Bouffe"

A la recherche d'une destination intéressante pour août 2011 en fonction de la météo et avec 2000€ English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce forum. Voilà, je cherche à voyager pas cher pendant tout le mois d'aout (25 - 30 jours) cet été. Je voudrais voyager dans un pays ou il y aurai une richesse culturelle, de belles plages avec possibilité de faire du surf (niveau grand débutant), un temps plutôt ensoleillé avec peu de pluies (ou du moins qu'elle ne rendent pas mon voyage pénible) en prenant mon sac à dos et mon guide papier type lonely planet pour silloner le pays. Au mois d'aout 2011, j'étais allé au Sri Lanka et avais adoré ce voyage en solo. Pour vous donner une idée de mes attentes plus précises. Pour ce précédent voyage j'avais un budget de 2000 € billet d'avion et dépenses sur place. Je souhaite mettre le même budget cette année.
Merci de me proposer des idées de destinations possibles car je manque d'inspiration. J'avais pensé a la thailande ou la malaisie mais apparemment au mois d'aout les précipitations sont situées entre 180 et 240 mm sur le mois d'aout donc je pense que cela sera pénible donc je recherche d'autres idées.
Merci par avance pour vos réponses.
Nicolas
Je suis nouveau sur ce forum. Voilà, je cherche à voyager pas cher pendant tout le mois d'aout (25 - 30 jours) cet été. Je voudrais voyager dans un pays ou il y aurai une richesse culturelle, de belles plages avec possibilité de faire du surf (niveau grand débutant), un temps plutôt ensoleillé avec peu de pluies (ou du moins qu'elle ne rendent pas mon voyage pénible) en prenant mon sac à dos et mon guide papier type lonely planet pour silloner le pays. Au mois d'aout 2011, j'étais allé au Sri Lanka et avais adoré ce voyage en solo. Pour vous donner une idée de mes attentes plus précises. Pour ce précédent voyage j'avais un budget de 2000 € billet d'avion et dépenses sur place. Je souhaite mettre le même budget cette année.
Merci de me proposer des idées de destinations possibles car je manque d'inspiration. J'avais pensé a la thailande ou la malaisie mais apparemment au mois d'aout les précipitations sont situées entre 180 et 240 mm sur le mois d'aout donc je pense que cela sera pénible donc je recherche d'autres idées.
Merci par avance pour vos réponses.
Nicolas
Idée d'un trek de trois/quatre jours en Bolivie? English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons 5 semaines cet été ma copine et moi au Pérou et en Bolivie et nous souhaiterions faire un trek de 3/4 jours ... Quel trek nous conseillez-vous sachant que nous aimerions voir des paysages de montagnes (cordillère royale ?) ... Avec ou sans guide ?
Est-il possible de louer une tente pour la durée d'un trek ?
Merci d'avance pour vos réponses
Amicalement
Mary et Jérémy 🙂
nous partons 5 semaines cet été ma copine et moi au Pérou et en Bolivie et nous souhaiterions faire un trek de 3/4 jours ... Quel trek nous conseillez-vous sachant que nous aimerions voir des paysages de montagnes (cordillère royale ?) ... Avec ou sans guide ?
Est-il possible de louer une tente pour la durée d'un trek ?
Merci d'avance pour vos réponses
Amicalement
Mary et Jérémy 🙂
Découverte de l'Ouest américain à deux couples English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 couples d'amis quinquagénaires et nous prévoyons de visiter l'Ouest Américain en septembre 2011. On tient à s'y prendre assez tôt pour bien préparer ce voyage . Nous avons l'intention de partir pour 3 semaines au moins, afin de profiter en toute sérénité et sans stress inutile de quelques uns des plus beaux sites de cette région du globe.
Mon épouse et moi sommes les plus motivés des 4, car c'est un vieux rêve de voyage que nous avions depuis longtemps déjà.
Nos amis sont intéressés aussi, bien sûr, mais nous avons un peu de mal à les convaincre du bien fondé d'opter pour le circuit perso plutôt que de faire appel à une agence de voyage et ses "packs touristiques" traditionnels !
Ils ont quelques appréhensions au sujet de la langue, qu'on ne maîtrise pas vraiment, et ont peur qu'en cas de pépins, on ne puisse pas se débrouiller sur place, nous pauvres petits Français, dans cet immense pays .
Si vous pouviez nous donner votre sentiment sur le sujet , merci d'avance pour votre collaboration. 🙂
Visiter le Vizcaya Museum à Miami? English translation pending
bonjour
tout est dans le titre
je voudrais savoir si ce musée faut le détour et combien de temps faut-il pour le visiter
tout est dans le titre
je voudrais savoir si ce musée faut le détour et combien de temps faut-il pour le visiter
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Fantasia du 1er au 8 mai 2011 English translation pending
CR de croisière sur le MSC FANTASIA du 1er au 8 mai 2011
Eh oui voilà déjà une semaine de passée depuis notre retour de cette belle balade en mer sur un paquebot magnifique !!🙁
Le MSC FANTISIA est vraiment un très beau bateau, vous y trouverez à bord un intérieur modern par endroit, un peu baroque au resto RED VELVET, (fauteuils canapés et velours rouges, moquette) 🙂
Vous pouvez agréablement passer un instant à écouter des minis concerts, siroter un bon cocktail, ou simplement lire !
Mais je vais commencer par le commencement à savoir l’embarquement :
Nous sommes arrivés vers 13h30 au port avec un embarquement prévu vers15h30 mais il est possible de monter à bord avant !
J’avais fais avant de partir mon enregistrement sur le site MSC, donc en arrivant au port vous entrez dans un hall vous y laissez vos valises (bien mettre les étiquettes dessus Nom+ N° de cabine) ensuite vous passez à l’étage ou l’on vous sert un petit verre et on va vérifier vos papiers et vous prendre en photo pour vous délivrez une carte, celle-ci est un vrai sésame (ouverture de cabine, payement à bord, laissé passer pour monter et descendre du bateau)
Une fois l’administratif passé on vous présente les forfaits spa , la carte passe pour les enfants et puis SOURIRE 🙂c’est la photo tradie que l’on fait avant de monter à bord et que l’on va vous vendre le lendemain 19€ !(mais l’achat n’est absolument pas une obligation)
Voilà là on prend la passerelle et on monte, on monte pour arrivé au pont 7, nous avons gentiment était accueilli par un steward qui nous a tout d’abord dirigé vers une autre personne qui valide la présence de notre fils de 6 ans et lui fixe au poigné un bracelet qu’il va devoir grader toute la croisière, le bracelet est jaune et sur celui-ci il y a son nom et le N° de notre cabine ! Tous les enfants de moins de 12 ans ont ce bracelet !il lui donne aussi un gilet de sauvetage.
Ensuite il nous emmène à notre cabine, attention j’essaye de garder en mémoire sont itinéraire mais pas de bol au bout de 2 minutes je suis déjà dans les choux (perdu) 🤪😕
Eh les enfants vous avez mémorisé le trajet ??
Ouai ouai m’man t’inquiètes !!
Ah voilà la cabine la 11216 pont 11, cabine pour 4 avec balcon !
Waouh !!!Quand on y entre sur notre droite salle de bain, à gauche placard 3 porte (2 portes penderie 1porte avec environ 8 tiroirs et un coffre gratuit)
La pièce s’élargie et nous sommes face à un grand lit (180X200 au moins) 2 tables de nuit avec lampe de chevet puis dans le prolongement un canapé qui le soir est transformé en lit (140X200) en face un petit bureau avec 2 tiroirs dans l’un des 2 j’y trouve un sèche cheveux et au-dessus un grand miroir , sur le bureau un plateau avec 2 bouteilles d’eau (2,42€ la bouteille je crois)2 verres et les tarifs des conso;en dessous du bureau un mini bar garni et dans le coin supérieur 2 étagères et une télé puis au fond de la cabine une baie vitrée et le balcon (1mX 4mde long environ ) il y à aussi sur le balcon une table et 2 chaises .La déco est très sobre tête de lit en velours rouge couvre lit à motifs rouge et canapé à votre avis de quel couleur ??
Eh oui rouge (bien y en à qui suivent !😇)La moquette aussi est rouge.
Dans la salle de bain mobilier blanc avec les distributeurs de gel douche et shampooing ,4 draps de bain 4 serviettes et 2 peignoirs tous blancs !
Il y à aussi le distributeur de mouchoirs en papier et sur le bord du lavabo un distributeur de savon liquide ,2 verres à dents (en verre) et 2 étagère en verre pour ranger les effets de toilette et au dessus du lavabo un grand miroir ! Voilà pour la description de la cabine
Eh oui voilà déjà une semaine de passée depuis notre retour de cette belle balade en mer sur un paquebot magnifique !!🙁
Le MSC FANTISIA est vraiment un très beau bateau, vous y trouverez à bord un intérieur modern par endroit, un peu baroque au resto RED VELVET, (fauteuils canapés et velours rouges, moquette) 🙂
Vous pouvez agréablement passer un instant à écouter des minis concerts, siroter un bon cocktail, ou simplement lire !
Mais je vais commencer par le commencement à savoir l’embarquement :
Nous sommes arrivés vers 13h30 au port avec un embarquement prévu vers15h30 mais il est possible de monter à bord avant !
J’avais fais avant de partir mon enregistrement sur le site MSC, donc en arrivant au port vous entrez dans un hall vous y laissez vos valises (bien mettre les étiquettes dessus Nom+ N° de cabine) ensuite vous passez à l’étage ou l’on vous sert un petit verre et on va vérifier vos papiers et vous prendre en photo pour vous délivrez une carte, celle-ci est un vrai sésame (ouverture de cabine, payement à bord, laissé passer pour monter et descendre du bateau)
Une fois l’administratif passé on vous présente les forfaits spa , la carte passe pour les enfants et puis SOURIRE 🙂c’est la photo tradie que l’on fait avant de monter à bord et que l’on va vous vendre le lendemain 19€ !(mais l’achat n’est absolument pas une obligation)
Voilà là on prend la passerelle et on monte, on monte pour arrivé au pont 7, nous avons gentiment était accueilli par un steward qui nous a tout d’abord dirigé vers une autre personne qui valide la présence de notre fils de 6 ans et lui fixe au poigné un bracelet qu’il va devoir grader toute la croisière, le bracelet est jaune et sur celui-ci il y a son nom et le N° de notre cabine ! Tous les enfants de moins de 12 ans ont ce bracelet !il lui donne aussi un gilet de sauvetage.
Ensuite il nous emmène à notre cabine, attention j’essaye de garder en mémoire sont itinéraire mais pas de bol au bout de 2 minutes je suis déjà dans les choux (perdu) 🤪😕
Eh les enfants vous avez mémorisé le trajet ??
Ouai ouai m’man t’inquiètes !!
Ah voilà la cabine la 11216 pont 11, cabine pour 4 avec balcon !
Waouh !!!Quand on y entre sur notre droite salle de bain, à gauche placard 3 porte (2 portes penderie 1porte avec environ 8 tiroirs et un coffre gratuit)
La pièce s’élargie et nous sommes face à un grand lit (180X200 au moins) 2 tables de nuit avec lampe de chevet puis dans le prolongement un canapé qui le soir est transformé en lit (140X200) en face un petit bureau avec 2 tiroirs dans l’un des 2 j’y trouve un sèche cheveux et au-dessus un grand miroir , sur le bureau un plateau avec 2 bouteilles d’eau (2,42€ la bouteille je crois)2 verres et les tarifs des conso;en dessous du bureau un mini bar garni et dans le coin supérieur 2 étagères et une télé puis au fond de la cabine une baie vitrée et le balcon (1mX 4mde long environ ) il y à aussi sur le balcon une table et 2 chaises .La déco est très sobre tête de lit en velours rouge couvre lit à motifs rouge et canapé à votre avis de quel couleur ??
Eh oui rouge (bien y en à qui suivent !😇)La moquette aussi est rouge.
Dans la salle de bain mobilier blanc avec les distributeurs de gel douche et shampooing ,4 draps de bain 4 serviettes et 2 peignoirs tous blancs !
Il y à aussi le distributeur de mouchoirs en papier et sur le bord du lavabo un distributeur de savon liquide ,2 verres à dents (en verre) et 2 étagère en verre pour ranger les effets de toilette et au dessus du lavabo un grand miroir ! Voilà pour la description de la cabine
Passé, présent et avenir de Honk Kong English translation pending
Honk hong...
Petit compte rendu...
Que dire de Honk Hong, de la vie de ses habitants?
Passer quelques jours a HK en touriste, travailler à HK dans un milieu expatrié et habiter chez des "locaux", voila trois façons différentes de voir la ville...ou plutot trois villes différentes.
Premièrement, il faut dire que la ville à énormément changé depuis 2006, la première fois que je suis venu. Chaque année j'ai pu prendre la mesure du changement:la ville devien de plus en plus chinoise et de moins en moins anglaise...
Au premier abord, la ville fascine:des centres commerciaux partout, des transports publics efficaces, une propreté absolue et bien sur les buldings et la nature...car il ne faut pas l oublier; la ville (les villes) de Honk hong est verte...très verte.
Mais, à y regarder de plus près, on a pas l inpression de vivre dans une ville, mais dans une galerie marchande....Il y a au moins un centre commercial par quartier et ils sont tous reliés entre eux par des galeries et des ponts couverts...si bien qu il est possible de traverser la ville d'un côté à l'autre sans mettre le nez dehors, en passanrt des stations de métro aux centres commerciaux... Serais-ce cela la vie du futur???? Peut-être mais, il ne faut pas oublier la particularité du Honk-Hong post 97: c'est devenu un immense centre commercial pour Chinois enrichis du continent, sous la houlette bienveillante du Parti qui, ici aussi, orchestre tout!
Alors, quel avenir pour Honk Hong? Difficille à dire, mais, en 5 ans, j ai constaté que la plupart des petits commerces familliaux font place à des echoppes asceptisées de grands groupes, idem pour ce qui est des restos; il s agit de plus en plus de chaines de fast foods, américains, japonais ou chinois.
Premièrement, il faut dire que la ville à énormément changé depuis 2006, la première fois que je suis venu. Chaque année j'ai pu prendre la mesure du changement:la ville devien de plus en plus chinoise et de moins en moins anglaise...
Au premier abord, la ville fascine:des centres commerciaux partout, des transports publics efficaces, une propreté absolue et bien sur les buldings et la nature...car il ne faut pas l oublier; la ville (les villes) de Honk hong est verte...très verte.
Mais, à y regarder de plus près, on a pas l inpression de vivre dans une ville, mais dans une galerie marchande....Il y a au moins un centre commercial par quartier et ils sont tous reliés entre eux par des galeries et des ponts couverts...si bien qu il est possible de traverser la ville d'un côté à l'autre sans mettre le nez dehors, en passanrt des stations de métro aux centres commerciaux... Serais-ce cela la vie du futur???? Peut-être mais, il ne faut pas oublier la particularité du Honk-Hong post 97: c'est devenu un immense centre commercial pour Chinois enrichis du continent, sous la houlette bienveillante du Parti qui, ici aussi, orchestre tout!
Alors, quel avenir pour Honk Hong? Difficille à dire, mais, en 5 ans, j ai constaté que la plupart des petits commerces familliaux font place à des echoppes asceptisées de grands groupes, idem pour ce qui est des restos; il s agit de plus en plus de chaines de fast foods, américains, japonais ou chinois.
Grèce: quelle île choisir pour l'été? Tranquilité et détente à petit prix? English translation pending
Bonjour,
Je prévoie d'aller en Grèce cet été pour environ une semaine, du 1 au 7 aout exactement, seulement, je ne sais pas du tout par ou commencer: il y a une multitude d'îles différente à des prix eux aussi différents. Ayant un petit budget (environ 1000€ pour deux), j'aimerai savoir quelle était la meilleure formule en sachant que je pars de Marseille: voiture ou avion? Sur place, quelles îles et quel type d'hébergement (chambres d'hôtes???) conseillez vous : nous voulons pouvoir bouger un peu et tout en ayant la tranquillité d'une petite île, pouvoir visiter des monuments caractéristiques de la Grèce antique...
Voila je ne sais pas si j'ai été assez clair... mais en gros je fais appel à vous membres de voyage forum pour me faire part de tous vos bons plans!!!
A bientot sur le forum,
Léo
Je prévoie d'aller en Grèce cet été pour environ une semaine, du 1 au 7 aout exactement, seulement, je ne sais pas du tout par ou commencer: il y a une multitude d'îles différente à des prix eux aussi différents. Ayant un petit budget (environ 1000€ pour deux), j'aimerai savoir quelle était la meilleure formule en sachant que je pars de Marseille: voiture ou avion? Sur place, quelles îles et quel type d'hébergement (chambres d'hôtes???) conseillez vous : nous voulons pouvoir bouger un peu et tout en ayant la tranquillité d'une petite île, pouvoir visiter des monuments caractéristiques de la Grèce antique...
Voila je ne sais pas si j'ai été assez clair... mais en gros je fais appel à vous membres de voyage forum pour me faire part de tous vos bons plans!!!
A bientot sur le forum,
Léo
Tour d'Asie du Sud-Est du 14 juin au 10 juillet English translation pending
Bonjour,
Nous arriverons a Ho Chin Minh le 14 Juin 2011, nous souhaitons visiter le Vietnam, Le Cambodge, le Laos et le Nord de la Thailande (en sacs a dos)...Le 10 juillet 2011 nous devons etre a Bangkok pour partir en Inde, dans quel ordre visiter ces 4 pays, avez-vous des petites astuces, conseils pour se deplacer, a ne pas manquer, les trucs a eviter...MERCI !!!! 😉
Pluie en Guadeloupe depuis un mois English translation pending
bonjour à tous,
habitant en guadeloupe depuis 1 an, j'hallucine sur la saison dite "seche" du careme de 2011, il arrete pas de pleuvoir depuis 1 mois !
habitant en guadeloupe depuis 1 an, j'hallucine sur la saison dite "seche" du careme de 2011, il arrete pas de pleuvoir depuis 1 mois !
Avis sur itinéraire de 17 jours dans l'Ouest américain en juin? English translation pending
Bonjour à tous,
bon et bien je suis présentement à préparer mon itinéraire pour faire une boucle dans l’Ouest Américain de Las Vegas à Las Vegas pour 17 jours en tout. Je vous mets ici mon itinéraire et j’aimerais bien avoir les avis des gens qui ont déjà fait ce secteur. Votre aide m’aidera à terminer mes trajets, louer ma voiture et pouvoir réserver mes hôtels. Merci à tous!
Jour 1 - 7 juin (Montréal-Las Vegas)
Départ de Montréal à 7h45 - Correspondance à Minneapolis de 1h28 - Arrivée à Las Vegas à 12h43
- En espérant que je vais avoir le temps de faire ma correspondance à Minneapolis. - Je n’ai toujours pas loué mon auto, mais j’hésite encore entre une voiture standard ou payé 200-300$ de plus pour un SUV. (sur 16 jours c’est pas si pire, mais le voyage coûte déjà assez cher je trouve. - Chambre déjà réservée au New York-New York. - Spectacle KA du Cirque du Soleil à 22h00 au MGM Grand.
Jour 2 - 8 juin (Las Vegas-Grand Cayon)
- Nous partons tranquille vers le Grand Canyon, en nous arrêtant au Hoover Dam. Arrivée au Grand Canyon en fin d’après-midi. - Coucher au Yavapai directement dans le parc. C’est dispendieux (175$) mais je voulais être sur place. - Un tour en hélicoptère en début de soirée peut-être? - Coucher de soleil
Jour 3 - 9 juin (Grand Canyon)
- Lever de soleil - Descente dans le Grand Canyon par le Bright Angel Trail. Étant 2 gars dans la trentaine moyennement en forme, je me demande où arrêter dans ma descente (1,5, 2 ou 3 miles). - Dans l’après-midi et en début de soirée, visite des autres points de vue en haut. Tour en hélicoptère en début de soirée si nous ne sommes pas allés la veille ou pas. En soirée (18h00) c’est bien?
Jour 4 - 10 juin (Grand Canyon-Page)
- Départ en matinée vers Page et arrêt en chemin au Horseshoe Bend. - Une croisière à Page jusqu’au Rainbow Bridge est-ce que ça vaut la peine? C’est cher, mais je sais pas trop quoi faire à Page cette journée là sinon. - Hôtel pas encore décidé.
Jour 5 - 11 juin (Page-Monument Valley)
- Visite d’Antelope Canyon à 11h00 - Visite de Monument Valley pour la fin de journée - Dodo à Mexican Hat ou Kayenta. Où je vais pouvoir bien souper? J'avoue bien manger m'inquiète un peu perdu dans le fin fond des USA.
Jour 6 - 12 juin (Monument Valley-Cortez)
- Gooseneck-Natural Bridge Monument - Valley of the Gods (j’aimerais bien mais il parait qu’une voiture standard ne peut pas la faire, un SUV intermédiaire le peut-il?) - Route vers Cortez par la route 160. Pas d’hôtel encore. - Il me semble que si je fais pas Valley of the Gods la journée sera un peu ennuyeuse. Non?
Jour 7 - 13 juin (Cortez-Durango)
- Visite de Mesa Verde - Durango ça m’a l’air bien comme place. - C’est un peu tranquille comme journée encore, mais je me dis que c’est ça aussi des vacances.
Jour 8 - 14 juin (Durango-Silverton-Ouray-Telluride)
- San Juan Byway, enfin de la fraîcheur! ouf! - Bridal Veil Falls à Telluride - Hôtel à Telluride pas encore réservé - Qu’est-ce que je ne devrais pas manqué sur le chemin (petits détours)?
Jour 9 - 15 juin (Telluride-Moab)
- Je passerais par Dolores. - Est-ce que ça vaut la peine de passer par Canyonlands -The Needles? Si j’arrive là vers 12h00 il va sûrement faire trop chaud et nous aurons pas le temps de visiter comme il le faut. Sinon j’irais direct à Moab et j’irais ensuite voir les Fisher Towers au coucher de soleil. - Pas réservé d’hôtel encore.
Jour 10 - 16 juin
Parc des Arches
Jour 11 - 17 juin
- Dead Horse Point - Canyonlands (Island in the Sky)
Jour 12 - 18 juin (Moab-Torrey)
- Goblin Valley - Capitol Reef National Park - Pas réservé d’hôtel encore.
Jour 13 - 19 juin (Torrey-Bryce Canyon)
- Escalante Petrified Forest - Kodachrome Bassin State Park - Est-ce que je manque quelque chose? - Hôtel Ruby’s Inn à Bryce réservé.
Jour 14 - 20 juin (Bryce-Zion)
- Visite de Bryce toute la journée. - Route vers Zion-Springdale en fin de journée.
Jour 15 - 21 juin (Zion-Las Vegas)
- Visite de Zion jusqu’à 14h00 environ (Angel’s Landing entre autre). C’est un peu serré pour Zion je crois, non? - Retour à Vegas au Mirage et spectacle de Céline.
Jour 16 - 22 juin (Las Vegas)
Rien en particulier
Jour 17 (Las Vegas-Montreal)
Avion 11h14 - correspondance à Minneapolis de 2h40 - Arrivée à Montréal 22h26
Bon et bien voilà! En espérant que ce voyage sera magnifique et que mon itinéraire ce tient bien. Merci pour tout vos anciens messages qui m’ont été bien utiles. Si vous pouviez m’aider pour les quelques questionnements que j’ai, les hôtels pas trop chers aussi. N’ayant pas réservé encore les hôtels entre le Grand Canyon et Bryce, il me reste encore beaucoup de latitude pour l'itinéraire, je suis ouvert aux suggestions. Comme je vous disais je suis pas convaincu de louer une voiture plus grosse pour faire du hors route. Je prépare ce voyage depuis des années je ne veux pas me tromper.
bon et bien je suis présentement à préparer mon itinéraire pour faire une boucle dans l’Ouest Américain de Las Vegas à Las Vegas pour 17 jours en tout. Je vous mets ici mon itinéraire et j’aimerais bien avoir les avis des gens qui ont déjà fait ce secteur. Votre aide m’aidera à terminer mes trajets, louer ma voiture et pouvoir réserver mes hôtels. Merci à tous!
Jour 1 - 7 juin (Montréal-Las Vegas)
Départ de Montréal à 7h45 - Correspondance à Minneapolis de 1h28 - Arrivée à Las Vegas à 12h43
- En espérant que je vais avoir le temps de faire ma correspondance à Minneapolis. - Je n’ai toujours pas loué mon auto, mais j’hésite encore entre une voiture standard ou payé 200-300$ de plus pour un SUV. (sur 16 jours c’est pas si pire, mais le voyage coûte déjà assez cher je trouve. - Chambre déjà réservée au New York-New York. - Spectacle KA du Cirque du Soleil à 22h00 au MGM Grand.
Jour 2 - 8 juin (Las Vegas-Grand Cayon)
- Nous partons tranquille vers le Grand Canyon, en nous arrêtant au Hoover Dam. Arrivée au Grand Canyon en fin d’après-midi. - Coucher au Yavapai directement dans le parc. C’est dispendieux (175$) mais je voulais être sur place. - Un tour en hélicoptère en début de soirée peut-être? - Coucher de soleil
Jour 3 - 9 juin (Grand Canyon)
- Lever de soleil - Descente dans le Grand Canyon par le Bright Angel Trail. Étant 2 gars dans la trentaine moyennement en forme, je me demande où arrêter dans ma descente (1,5, 2 ou 3 miles). - Dans l’après-midi et en début de soirée, visite des autres points de vue en haut. Tour en hélicoptère en début de soirée si nous ne sommes pas allés la veille ou pas. En soirée (18h00) c’est bien?
Jour 4 - 10 juin (Grand Canyon-Page)
- Départ en matinée vers Page et arrêt en chemin au Horseshoe Bend. - Une croisière à Page jusqu’au Rainbow Bridge est-ce que ça vaut la peine? C’est cher, mais je sais pas trop quoi faire à Page cette journée là sinon. - Hôtel pas encore décidé.
Jour 5 - 11 juin (Page-Monument Valley)
- Visite d’Antelope Canyon à 11h00 - Visite de Monument Valley pour la fin de journée - Dodo à Mexican Hat ou Kayenta. Où je vais pouvoir bien souper? J'avoue bien manger m'inquiète un peu perdu dans le fin fond des USA.
Jour 6 - 12 juin (Monument Valley-Cortez)
- Gooseneck-Natural Bridge Monument - Valley of the Gods (j’aimerais bien mais il parait qu’une voiture standard ne peut pas la faire, un SUV intermédiaire le peut-il?) - Route vers Cortez par la route 160. Pas d’hôtel encore. - Il me semble que si je fais pas Valley of the Gods la journée sera un peu ennuyeuse. Non?
Jour 7 - 13 juin (Cortez-Durango)
- Visite de Mesa Verde - Durango ça m’a l’air bien comme place. - C’est un peu tranquille comme journée encore, mais je me dis que c’est ça aussi des vacances.
Jour 8 - 14 juin (Durango-Silverton-Ouray-Telluride)
- San Juan Byway, enfin de la fraîcheur! ouf! - Bridal Veil Falls à Telluride - Hôtel à Telluride pas encore réservé - Qu’est-ce que je ne devrais pas manqué sur le chemin (petits détours)?
Jour 9 - 15 juin (Telluride-Moab)
- Je passerais par Dolores. - Est-ce que ça vaut la peine de passer par Canyonlands -The Needles? Si j’arrive là vers 12h00 il va sûrement faire trop chaud et nous aurons pas le temps de visiter comme il le faut. Sinon j’irais direct à Moab et j’irais ensuite voir les Fisher Towers au coucher de soleil. - Pas réservé d’hôtel encore.
Jour 10 - 16 juin
Parc des Arches
Jour 11 - 17 juin
- Dead Horse Point - Canyonlands (Island in the Sky)
Jour 12 - 18 juin (Moab-Torrey)
- Goblin Valley - Capitol Reef National Park - Pas réservé d’hôtel encore.
Jour 13 - 19 juin (Torrey-Bryce Canyon)
- Escalante Petrified Forest - Kodachrome Bassin State Park - Est-ce que je manque quelque chose? - Hôtel Ruby’s Inn à Bryce réservé.
Jour 14 - 20 juin (Bryce-Zion)
- Visite de Bryce toute la journée. - Route vers Zion-Springdale en fin de journée.
Jour 15 - 21 juin (Zion-Las Vegas)
- Visite de Zion jusqu’à 14h00 environ (Angel’s Landing entre autre). C’est un peu serré pour Zion je crois, non? - Retour à Vegas au Mirage et spectacle de Céline.
Jour 16 - 22 juin (Las Vegas)
Rien en particulier
Jour 17 (Las Vegas-Montreal)
Avion 11h14 - correspondance à Minneapolis de 2h40 - Arrivée à Montréal 22h26
Bon et bien voilà! En espérant que ce voyage sera magnifique et que mon itinéraire ce tient bien. Merci pour tout vos anciens messages qui m’ont été bien utiles. Si vous pouviez m’aider pour les quelques questionnements que j’ai, les hôtels pas trop chers aussi. N’ayant pas réservé encore les hôtels entre le Grand Canyon et Bryce, il me reste encore beaucoup de latitude pour l'itinéraire, je suis ouvert aux suggestions. Comme je vous disais je suis pas convaincu de louer une voiture plus grosse pour faire du hors route. Je prépare ce voyage depuis des années je ne veux pas me tromper.
Températures à Sapa (Vietnam) en mai? English translation pending
Bonjour!
Je pars pour le Vietnam en mai et je pense aller dans le Nord, les montagnes, vers Sapa. Mon dilemme est: est-ce que je prends un sac de couchage ou pas?? Je me demande si cela sera vraiment nécessaire et surtout je souhaite ne pas m'encombrer de choses inutiles, étant donné que je pars sac à dos pour 3-4 mois en Asie du Sud Est.
Merci pour vos petites précisions sur le sujet.
ML
Merci pour vos petites précisions sur le sujet.
ML
Transport en bus Chivay - Puno avec 4M Express (Pérou) English translation pending
hello,
je prépare mon séjour de 3 semaines au perou (le gringo classico : lima - arequipa- colca- puno + iles - isla del sol- cuzco - machu pichu - lima ) et en naviguant sur VF, je me suis rendu compte qu il était possible de transiter directement de chivay (canyon de la colca) a puno (lac titicaca) en bus via la société 4M express http://www.4m-express.com/index_en.htm , par contre qqun connait il leur adresse a arequipa ou peut on seulement réserver "online" ?
car si je pouvais éviter le retour sur arequipa, ça me fais gagner 1 jour car je souhaite faire le parcours colca - puno de jour, les paysages seraient grandioses..... est ce vrai ?
merci d avance pour vos infos
car si je pouvais éviter le retour sur arequipa, ça me fais gagner 1 jour car je souhaite faire le parcours colca - puno de jour, les paysages seraient grandioses..... est ce vrai ?
merci d avance pour vos infos
Marcher pieds nus: l'avez-vous déjà fait et où cela se pratique t-il le plus? English translation pending
Bonjour
Après une petite recherche, j'ai vu qu'il n'existait pas de topic à ce sujet, j'espère également être dans la bonne rubrique. Je souhaiterais recueillir des témoignages de personnes qui ont déjà marché pieds nus où que ce soit : en randonnée, en ville; et savoir si elles le pratiquent souvent, et leurs ressentis en vrac sur cette pratique.
Egalement j'aimerais savoir dans quel coin du monde (et de l'europe surtout) cela se pratique t-il souvent et est "bien vu" ?
Pour ma part j'ai marché pieds nus en ville qu'une seule fois, à Sienne alors qu'il faisait très chaud, j'ai trouvé ça très agréable de sentir le bitume chaud, par contre je dois dire que j'ai été plutôt regardée 🤪 C'est dommage car j'ai lu que c'était apparemment très bon de marcher pieds nus pour le "squelette" et pas forcément sale.
J'attends vos réactions !
Après une petite recherche, j'ai vu qu'il n'existait pas de topic à ce sujet, j'espère également être dans la bonne rubrique. Je souhaiterais recueillir des témoignages de personnes qui ont déjà marché pieds nus où que ce soit : en randonnée, en ville; et savoir si elles le pratiquent souvent, et leurs ressentis en vrac sur cette pratique.
Egalement j'aimerais savoir dans quel coin du monde (et de l'europe surtout) cela se pratique t-il souvent et est "bien vu" ?
Pour ma part j'ai marché pieds nus en ville qu'une seule fois, à Sienne alors qu'il faisait très chaud, j'ai trouvé ça très agréable de sentir le bitume chaud, par contre je dois dire que j'ai été plutôt regardée 🤪 C'est dommage car j'ai lu que c'était apparemment très bon de marcher pieds nus pour le "squelette" et pas forcément sale.
J'attends vos réactions !
Kirghizistan: logement chez l'habitant? English translation pending
Bonjour,
Je suis déjà partie en 2009 au Kirghizstan pendant 2 semaines. A l'époque, j'avais voyagé une semaine en "free style" avec des Kirghizes rencontrés par hasard à Issyk kul et qui avaient bien voulu m'emmener dans des yourtes dans les montagnes situées derrière le lac. Il faut préciser que je parle russe et qu'il a donc été facile de rentrer en contact avec les gens du coin. J'ai beaucoup apprécié cette semaine car j'ai vécu dans les yourtes avec les bergers, j'ai partagé leurs repas, leur mode de vie.
La seconde semaine, je suis partie en randonnée à Song kul avec l'association Community Based Tourism. Là, j'étais assez déçue car finalement il n'y a eu aucun contact réel avec les bergers. Nous dormions dans une yourte distincte de celle des bergers; les repas étaient préparés aux goûts des touristes (souvent des plats végétariens) mais sans volonté de faire découvrir les spécialités locales (même s'il est vrai que c'est dur de s'habituer au kymis); les familles ne nous posaient aucune question, n'étaient pas curieuses d'échanger avec nous et répondaient peu à nos questions sur leur mode de vie. Nous étions souvent laissés entre touristes. J'ai finalement eu l'impression de n'être qu'un porte-monnaie. Les rares fois où nous avons pu décocher un sourire à nos hôtes, c'est lorsque nous donnions de petits présents aux enfants ou encore lorsqu'ils nous voyaient respecter les rites de politesse à table. A ces moments-là, ils étaient touchés mais ces gestes je les ai appris lors de ma première semaine à Issyk kul, pas avec eux!!
J'aimerais retourner au Kirghizstan cet été mais je souhaiterais savoir s'il y a une alternative à l'association CBT en terme de logement chez l'habitant dans les montagnes. J'ai entendue parler de Sheperd life mais est-ce si différent de CBT dans l'esprit? Je recherche surtout un contact vrai avec les bergers plutôt qu'un trekking avec une agence, même s'il est vrai que je ferai de la rando.
Merci par avance pour vos infos.
Marie
Je suis déjà partie en 2009 au Kirghizstan pendant 2 semaines. A l'époque, j'avais voyagé une semaine en "free style" avec des Kirghizes rencontrés par hasard à Issyk kul et qui avaient bien voulu m'emmener dans des yourtes dans les montagnes situées derrière le lac. Il faut préciser que je parle russe et qu'il a donc été facile de rentrer en contact avec les gens du coin. J'ai beaucoup apprécié cette semaine car j'ai vécu dans les yourtes avec les bergers, j'ai partagé leurs repas, leur mode de vie.
La seconde semaine, je suis partie en randonnée à Song kul avec l'association Community Based Tourism. Là, j'étais assez déçue car finalement il n'y a eu aucun contact réel avec les bergers. Nous dormions dans une yourte distincte de celle des bergers; les repas étaient préparés aux goûts des touristes (souvent des plats végétariens) mais sans volonté de faire découvrir les spécialités locales (même s'il est vrai que c'est dur de s'habituer au kymis); les familles ne nous posaient aucune question, n'étaient pas curieuses d'échanger avec nous et répondaient peu à nos questions sur leur mode de vie. Nous étions souvent laissés entre touristes. J'ai finalement eu l'impression de n'être qu'un porte-monnaie. Les rares fois où nous avons pu décocher un sourire à nos hôtes, c'est lorsque nous donnions de petits présents aux enfants ou encore lorsqu'ils nous voyaient respecter les rites de politesse à table. A ces moments-là, ils étaient touchés mais ces gestes je les ai appris lors de ma première semaine à Issyk kul, pas avec eux!!
J'aimerais retourner au Kirghizstan cet été mais je souhaiterais savoir s'il y a une alternative à l'association CBT en terme de logement chez l'habitant dans les montagnes. J'ai entendue parler de Sheperd life mais est-ce si différent de CBT dans l'esprit? Je recherche surtout un contact vrai avec les bergers plutôt qu'un trekking avec une agence, même s'il est vrai que je ferai de la rando.
Merci par avance pour vos infos.
Marie
Se rendre sur l'île de Canhabaque (Bijagos, Guinée Bissau) English translation pending
Bonjour,
Quelques infos pratiques pour les vfeurs souhaitant se rendre sur l'île de Canhabaque (Bijagos, Guinée-Bissau). Merci de les respecter afin de préserver cette île primitive encore épargnée par les méfaits du tourisme de masse ! Ce post est volontairement détaillé afin de vous éviter de refaire les mêmes erreurs que moi lorsque j'ai séjourné sur cette île.
Tout d'abord, à votre arrivée à Bissau, les hôtels sont chers (15000 F.CFA la nuit minimum). Pour les petits budgets vous pouvez vous rendre à la "pension centrale" (10000 F.CFA la nuit) ou la mission évangélique (6500 F.CFA la nuit en chambre double avec deux lits simples). Cette dernière adresse est souvent complète car ne possède que deux ou trois chambres.
Puis il faut prendre le "ferry" qui fait Bissau->Bubaque les vendredis et Bubaque->Bissau les dimanche (horaires en fonction de la marée, se renseigner au port la veille du départ). Si vous souhaitez vous rendre à Bubaque en dehors de ces jours, vous pouvez prendre une pirogue depuis Bissau ou depuis Bubaque (départ de Bubaque pour Bissau les mardis et mercredis, pour les départ depuis Bissau je ne sais pas, se renseigner). Le trajet avec le "ferry" dure quand même 4h, donc le trajet en pirogue doit probablement durer bien plus... à éviter quand la mer est formée. Sur le "ferry" (je met des guillemets car son état est un peu vétuste), première classe à 12000 F.CFA, deuxième classe à 7500 F.CFA, troisième classe à 5000 F.CFA et quatrième classe à 3500 F.CFA. La quatrième classe est un peu inconfortable en bas sur les sièges basiques à mourir de chaud avec le bruit des moteurs, préférer éventuellement la troisième classe à 5000 F.CFA (quoique on peut éventuellement tricher en payant un billet quatrième classe et en s'asseyant en troisième classe, narguant en cas de contrôle qu'on ne savait pas, mais cette solution n'est pas très honnête...)
Arrivée à Bubaque, possibilité de dormir à la "villa créola" pour 5000 F.CFA la nuit. Se situe en tournant à 90 degrés à droite en descendant du ferry et en longeant la plage sur 1 km environ (pas besoin de se faire accompagner, un panneau à la craie sur fond noir au bord du sentier vous indique que vous êtes arrivés). Cette admirable maison confortable et joliment entretenue avec chambres possédant une douche individuelle donne directement sur la plage en contrebas. 3 chambres disponibles. Si c'est complet, possibilité de loger 10m plus loin "chez Titi" (panneau également) pour 6000 F.CFA la nuit. Confortable également et terrasse en sus.
Puis, vous souhaitez vous rendre peut-être à l'île de Canhabaque, probablement l'île de l'archipel possédant les villages les plus primitifs. POUR CELA :
1) avant de partir, pensez à acheter dans les boutiques du port de Boubaque des cadeaux à offrir au village qui vous accueillera sur l'île : feuilles de tabac (150 F.CFA la feuille, en prendre une dizaine), savons pour les femmes (même ordre de prix, trois/quatre suffiront), et du Cana (sorte de Rhum local : 1500 F.CFA ou 1300 F.CFA le litre, mais possibilité d'en acheter en petites coupures. Emporter deux litres environ). Si vous êtes astucieux, vous transvaserez avant votre départ le Cana dans des petites bouteilles de bière ou de Coca de 33cl pour pouvoir l'offrir en plusieurs fois. Achetez également un peu de nourriture en fonction du nombre de jours que vous souhaitez rester sur l'île de Canhabaque : 1 oignon et du riz pour vous multiplié par le nombre de repas que vous aurez à prendre là-bas (soit pour 1 personne et 5 jours par exemple : 10 oignons et un ou deux kilos de riz), plus un litre d'huile et pourquoi pas quelques cubes "Maggy" de bouillon de légumes qu'ils cuisinent à toutes les sauces.
2) Une pirogue régulière dessert l'île de Canhabaque au départ de Boubaque. Aller Bubaque->Canhabaque les samedis et mercredis, retour Canhabaque->Bubaque les dimanches et jeudis (horaires également en fonction de la marée, se renseigner au port ou dans le village la veille du départ).
3) Une fois embarqué dans la pirogue (se renseigner sur quelle est la bonne pirogue à votre départ de Boubaque), vous descendrez, après 1h de trajet environ, au troisième arrêt (c'est-à-dire la troisième plage) au fond de la mangrove : c'est le terminus de la pirogue. De là, vous direz aux bijagos autour de vous (qui vous regarderont probablement d'un air interrogateur) à quel village vous voulez vous rendre : Anghodjegan, Inarei, Antcarpe, Aneanam, An-Umfa, Ancaguini, Anghora, Indina, Ancateb, Menegui ou encore Indina-Zinho... (pour ne citer qu'eux). Il est bon d'en choisir un au hasard afin que les rares blancs comme nous qui visitent l'île ne soient pas accueillis toujours dans le même village. L'un des bijagos qui était avec vous dans la pirogue vous proposera très probablement de vous y emmener et vous portera même votre sac. A l'arrivée dans le village, si vous avez pas mal marché et qu'il vous a porté votre sac, vous pouvez éventuellement lui offrir un cadeau DONT LA VALEUR N'EXCEDERA PAS 150 F.CFA (une feuille de tabac par exemple).
4) Arrivé dans le village en question, si l'on ne vous a pas encore proposé un endroit où dormir, vous pouvez faire signe (en serrant vos deux mains contre votre tête inclinée par exemple :-) que vous cherchez un endroit où dormir. L'un des habitants du village vous conduira dans une petite hutte en paille dans laquelle vous pourrez déposer votre sac, comme on accueillerait dans un village rural reculé chez nous un vagabond étranger ayant l'air perdu. A CE STADE DE LA RENCONTRE, N'OFFREZ RIEN ! Gardez le cadeau destiné à votre hôte pour le lui offrir à votre départ, sinon vous risquez fort de voir accourir devant votre porte de nombreux villageois désireux eux aussi de récupérer une feuille de tabac ou un peu de Cana (c'est du vécu).
5) On va probablement vous présenter le chef du village dans lequel vous êtes accueilli. EXCEPTION POUR LUI UNIQUEMENT : vous pouvez lui offrir dès à présent un litre de Cana, ils adorent ça. Il le dégustera probablement avec ses proches devant vous et vous en offrira un verre pour le partager ensembles.
6) Si chacun retourne à ses activités et que tout le monde vous regarde d'un air indifférent (ce qui est probable), assaillez-vous simplement dans un coin et observez la vie du village. Les enfants, surpris et excités, ne tarderont probablement pas à venir vers vous pour vous serrer la main, découvrant avec surprise que vous avez des marques de bronzage, les poils un peu plus long qu'eux et autres particularités des blancs que eux n'ont pas, étant souvent plus noirs que les plus noirs des noirs. Si vous avez un appareil photo, ils seront ravis de s'observer sur votre écran numérique à faire moulte grimaces. Contrairement à la quasi-totalité de l'Afrique francophone, aucun d'entre eux pratiquement ne vous demandera la moindre pièce ou le moindre bonbon, SURTOUT NE LEUR DONNEZ RIEN D'AUTRE QUE DES SOURIRES ! Ceci afin que le prochain visiteur n'aie pas à subir comme partout maintenant en Afrique le quémendage permanent et fatiguant qu'ils adoptent bien vite dès que le tourisme s'installe quelque part.
7) Au bout d'un moment, une femme viendra très probablement vous inviter à manger ou vous offrira une gamelle individuelle. Vous pouvez alors lui offrir un peu de riz, un oignon, un cube "Maggy" de bouillon pour légumes et un peu d'huile, ceci afin que, vivant très simplement, ils n'aient pas en plus à vous supporter à leur charge (le poisson abonde autour de l'île mais le riz en provenance du Vietnam est acheté, ainsi que les cubes "Maggy" et les légumes). La quasi totalité de vos repas seront composés d'une gamelle de riz assaisonnée d'un oignon et de morceaux de poissons, le tout cuit dans un peu d'huile + un cube "Maggy". Vous aurez peut-être droit parfois comme moi à quelques animaux rapportés de la brousse comme un singe ou un rat sauvage ! Gloups ! Si c'est la même personne qui cuisine tous les jours votre repas pendant tout le séjour, offrez-lui éventuellement dès le début toute la nourriture que vous avez acheté, afin qu'elle cuisine vos repas avec vos ingrédients. Un excédent de riz pour nourrir éventuellement plus de bouches qu'uniquement la vôtre sera le bienvenu, mais pas trop non plus car s'il devient trop intéressant d'accueillir un touriste toutes les familles risquent de se battre entre elles pour accueillir les rares touristes, alors que si celui-ci n'apporte qu'un léger supplément ça ne perturbera pas plus que ça la vie du village, qui rappelons-le REPOSE SUR UN EQUILIBRE FRAGILE ! Dans tous les cas NE DONNEZ JAMAIS D'ARGENT (même quelques francs CFA) A AUCUN DES VILLAGEOIS, NI MEME POUR ACHETER DE LA NOURRITURE ! Vous risquez alors que chacun vienne à votre porte vous demander quelques dineros pour leurs problèmes personnels ou pour acheter des cigarettes, c'est sans fin ! De même, si un villageois vous présente un beau coq et vous propose pour 1000 F.CFA de vous le servir à déjeuner, REFUSEZ ! Autrement vous en verrez quinze autres débarquer les jours suivants pour vous vendre à leur tour leur coq (là encore c'est du vécu). Si vous n'avez pas fait assez de provisions avant de partir, certains villages possèdent éventuellement une mini-boutique dans laquelle il est possible d'acheter de l'eau en bouteille (celle du puits qu'on vous servira est tout à fait potable sans micropur), des cigarettes, de l'huile, du Cana, et autres petites bricoles. Si vous choisissez cette option plutôt que de faire vos achats à Bubaque avant le départ (ce que je déconseille), UTILISEZ DES PETITES COUPURES ! En effet un professeur sur l'île est payé 20 fois moins qu'un professeur chez nous, en conséquence sortir un billet de 10 000 F.CFA devant leurs yeux, c'est comme si chez nous quelqu'un sortait devant vous un billet de 300 euros pour payer une bouteille de limonade. Si vous faites cela, attendez-vous à être convoqué quelques minutes plus tard chez un habitant qui vous demandera de l'argent pour refaire son toit ou acheter du Cana ou des cigarettes (là encore c'est du vécu).
8) Dès le lendemain, les journées vous paraîtront probablement un peu longues. En effet tout le monde se moque de votre présence et la plupart des regards que vous rencontrerez (excepté ceux des enfants) seront totalement indifférents. N'hésitez pas à proposer aux pêcheurs de partir faire un jour de pêche en pirogue avec eux, ou alors proposez votre aide aux habitants du village pour confectionner les paniers, récolter le vin de palme, cuisiner, laver le linge, chercher l'eau du puits, réparer les charpentes, extraire l'huile de palme ou tout autre tâche qu'ils entreprendront devant vous. Ils seront très surpris de votre proposition mais seront probablement ravis de vous apprendre comment faire et de partager ce moment de complicité avec vous. TOUTE OCCASION EST BONNE A PRENDRE POUR LEUR MONTRER QUE L'HOMME BLANC NE SE REDUIT PAS SIMPLEMENT A UNE BANQUE MAIS SAIT FAIRE COMME EUX AVEC SES MAINS LES CHOSES ELEMENTAIRES DU QUOTIDIEN !
9) Si on vous propose d'aller visiter des villages alentours, pensez toujours à emporter des cadeaux avant de partir, que vous offrirez chaque fois AU CHEF DU VILLAGE UNIQUEMENT ! Dans un village que vous traversez seulement, votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder la valeur de 300 F.CFA (l'équivalent de deux feuilles de tabac ou d'un verre de Cana), dans un village où vous vous arrêtez déjeuner votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder la valeur de 700 F.CFA, et dans le village dans lequel vous résidez votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder 1000 voir 1500 F.CFA. IL EST IMPORTANT DE NE PAS PAS BOULEVERSER LEUR RAPPORT A L'ARGENT EN SORTANT DES SOMMES OU DES CADEAUX QUI SONT PEU POUR NOUS MAIS GIGANTESQUES POUR EUX ! Sinon attendez-vous à voir 15 personnes débarquer devant vous avec un immense sourire pour devenir votre ami, attirés comme des moustiques par votre portefeuille qu'ils croient illimité. Quelques habitants des villages se sont déjà rendus à Bubaque et y ont rencontré des blancs, et d'une manière générale ils pensent qu'en Europe l'argent tombe du ciel et qu'on n'a qu'à tendre la main pour saisir au vol les billets. Il est important de ne pas entretenir cette idée !
10) Si vous souhaitez avoir quelques explications plus détaillées sur l'île, les coutumes des villageois, les rites, etc. vous pouvez vous adresser à Neto Victor Periera (un prof bijagos qui réside dans le village d'Indina) car il parle pas trop mal français. Son téléphone : 7320617 ou 6060136. Il a 22 ans, ne touche que 25000 F.CFA par mois en tant qu'instit non-diplômé, et fait beaucoup d'efforts pour apprendre le français dans l'espoir de faire un peu de guidisme et gagner plus. Si vous faites appel à ses services pour vous faire visiter les villages (il n'a je crois cours que les matins), il est bon de le rémunérer en retour : en effet, bien que curieux de la France et bien renseigné sur la vie politique et culturelle française, il ne fait pas cela pour le fun mais bien dans l'espoir de gagner un peu plus d'argent. Comme il gagne en temps que prof non-diplômé 1000 F.CFA par jour, le payer également 1000 F.CFA par demi-journée passée avec vous à faire le guide à travers les villages semble un bon compromis. SI VOUS LE PAYEZ DES SOMMES ASTRONOMIQUES IL RISQUE D'ABANDONNER SON METIER DE PROF POUR NE SE CONSACRER QU'AU TOURISME (comme on le voit beaucoup en Afrique) ALORS QUE C'EST UNE ACTIVITE (sur Canhabaque en tout cas) NON ENCORE VIABLE. Pensez-donc chaque fois que vous dépensez de l'argent à ne pas bouleverser les rapports locaux à l'argent : imaginez-vous chez nous si quelqu'un sort 10 ou 20 euros en une demi-journée vous pouvez discuter avec lui en vous identifiant à lui, mais s'il sort 300 ou 500 euros par demi-journée alors vous hallucinez complètement, vous pensez qu'il est milliardaire et vous pervertissez complètement votre comportement en lui envoyant mille sourires en espérant qu'il vous lâche un ou deux billets supplémentaires, ici ça n'est pas du tout l'effet recherché ! Neto sera également ravi que vous lui offriez quelques revues ou journaux d'actualité francophone ou tout autre petit cadeau qui pourra lui permettre de progresser en français. Afin que tout le monde profite de votre présence, évitez de l'employer comme guide ET EN PLUS de vous faire accueillir chez lui. Il est bon de répartir vos cadeaux et votre argent entre le plus grand nombre possible de bénéficiaires différents.
11) Vous serez peut-être surpris de voir piles et plastiques commencer à s'amonceler partout par terre, mais aucun d'entre eux (comme souvent en Afrique) ne savent pas qu'une peau de mangue se décompose en quelques jours alors qu'une pile ou un plastique met des milliers d'années à disparaître. N'hésitez pas à sensibiliser Neto et les autres instits là-dessus, si eux (professeurs) n'apprennent pas cela à leurs élèves, qui leur expliquera ? N'hésitez pas également à rajouter une couche concernant le fait qu'ils pourraient expliquer à l'ensemble du village qu'on peut tout jeter par terre comme d'habitude SAUF piles et plastiques qui doivent être déposées dans la boîte qui se trouve devant la maison de l'instit. Celui-ci peut facilement rapatrier cela sur Bubaque puis Bissau quand il s'y rend ou que la pirogue part. Faire cela éviterait que dans une trentaine d'années l'eau des puits et des sources, actuellement pure et bue telle quel, ne devienne non-potable à cause du liquide très toxique contenu dans les piles qui se déverse dans la terre à côté de ces sources d'eau pure !
POUR CONLURE :
- Evitez de sortir le moindre F.CFA sur l'île ou alors faites-le le moins possible et en très petites coupures, sinon les villageois hallucinent et vous sautent dessus (ils connaissent tous la valeur de l'argent). Alors que si vous dites que vous n'avez pas d'argent mais que du Cana et des feuilles de tabac, quand il n'y en a plus il n'y en a plus ! Personne ne viendra vous en réclamer d'avantage.
- Offrez vos cadeaux en fin de séjour au moment du départ, afin que d'autres ne viennent pas vous réclamer de cadeaux à leur tour.
- Pour les chefs de village uniquement, vous pouvez offrir un cadeau sur-le-champ (en effet ils ont un statut particulier et si l'on vient vous réclamer vous pourrez dire que contrairement à eux lui est chef du village). Pour rappel : l'équivalent de 1000 à 1500 F.CFA environ pour le chef du village dans lequel vous êtes accueilli (1L de Cana), l'équivalent de 700 F.CFA dans les villages où vous vous arrêtez éventuellement déjeuner (plusieurs feuilles de tabac ou 2 verres de Cana par exemple), l'équivalent de 300 à 500 F.CFA maximum dans un village où vous ne faites que passer (deux ou trois feuilles de tabac ou un verre de Cana par exemple).
- Essayons autant que possible de ne pas toujours êtres accueillis dans le même village afin qu'un village ne soit pas privilégié par rapport aux autres car il reçoit des cadeaux des touristes, ça pourrait créer des conflits. Malheureusement ceci est difficile à organiser mais si vous choisissez un village au hasard il y a peu de chances pour qu'on se rende tous au même à chaque fois.
- N'offrez aucun cadeau d'aucune sorte aux enfants. Si vous êtes attendris par les enfants ou autres et que vous voulez donner des cadeaux, stylos, T-Shirts, etc. en grand nombre, ne les offrez qu'au chef du village uniquement. Si vous donnez un cadeau à quelqu'un d'autre en lui demandant de le transmettre au chef du village, soyez sûrs qu'il le gardera pour lui (sauf s'il n'en a aucune utilité). Si vous donnez de l'argent à Neto ou à un professeur pour qu'il achète du matériel scolaire, il y a de fortes chances également pour qu'il n'en parle à personne et garde cet argent pour lui. (C'est comme cela). En conséquence, donnez uniquement et directement (en main propre) au chef du village. Si c'est de l'argent, il le gardera pour lui, mais ça ne créera au moins pas de conflit car il a le statut de chef du village, et si vous lui donnez des T-Shirts ou des stylos, il en gardera probablement quelques-uns pour lui mais s'il y en a beaucoup il finira par les distribuer aux enfants. Ne leur offrez en tout cas jamais rien directement pour qu'ils ne viennent pas quémander auprès du moindre blanc qui passe comme il est fatiguant de le voir partout en Afrique. S'ils reçoivent des T-Shirts ils les auront reçu du chef du village, pas de vous. Tant pis pour votre héroïsme et votre reconnaissance personnelle.
Voilà avec tout cela j'espère que vous passerez un séjour agréable dans les villages de cette île, à découvrir danses traditionnelles, confection de paniers et autres, pêche, vie locale et faune de brousse, sans être embêtés par du quémendage d'argent et autres cadeaux. Il faut bien s'imaginer que les villageois n'ont aucune organisation concernant l'accueil de touristes et que la plupart de leurs réactions sont spontanées : ils vous nourriront et vous logeront sans se poser de question, et si vous commencez à devenir intéressant financièrement ou en leur offrant des cadeaux démesurés il viendront pomper auprès de vous tout ce qu'ils peuvent, et comment leur en vouloir ? Si en revanche vous n'êtes pas intéressant financièrement ils vous laisseront là à ne rien faire (sauf vous appeler pour le repas), en effet ils ne savent pas ce que vous venez faire ici, n'en ont rien à faire d'un quelconque échange culturel (sauf peut-être Neto et les instits) et n'osent pas vous demander quoi que ce soit ni le moindre service, puisqu'ils ne vous connaissent pas et que vous venez d'une autre planète ! Imaginez un martien qui débarque dans un village de la Creuse en plein coeur de la France, on va le nourrir et l'héberger, mais après on se demandera bien quoi faire de lui, l'exemple est un peu tiré par les cheveux mais n'est pas tout à fait faux ! A vous d'être acteur de votre séjour, car il ne vous sera rien proposé !
N'hésitez pas à faire part de vos remarques et suggestions. Le but n'est pas de vous empoisonner la vie mais bien de préserver cette île et ses habitants le plus longtemps possible, ce qui ne semble pas impossible grâce (heureusement !) à la pseudo-difficulté d'accès de cette île.
En tout cas bon séjour et n'hésitez pas à faire part de vos commentaires !
Quelques infos pratiques pour les vfeurs souhaitant se rendre sur l'île de Canhabaque (Bijagos, Guinée-Bissau). Merci de les respecter afin de préserver cette île primitive encore épargnée par les méfaits du tourisme de masse ! Ce post est volontairement détaillé afin de vous éviter de refaire les mêmes erreurs que moi lorsque j'ai séjourné sur cette île.
Tout d'abord, à votre arrivée à Bissau, les hôtels sont chers (15000 F.CFA la nuit minimum). Pour les petits budgets vous pouvez vous rendre à la "pension centrale" (10000 F.CFA la nuit) ou la mission évangélique (6500 F.CFA la nuit en chambre double avec deux lits simples). Cette dernière adresse est souvent complète car ne possède que deux ou trois chambres.
Puis il faut prendre le "ferry" qui fait Bissau->Bubaque les vendredis et Bubaque->Bissau les dimanche (horaires en fonction de la marée, se renseigner au port la veille du départ). Si vous souhaitez vous rendre à Bubaque en dehors de ces jours, vous pouvez prendre une pirogue depuis Bissau ou depuis Bubaque (départ de Bubaque pour Bissau les mardis et mercredis, pour les départ depuis Bissau je ne sais pas, se renseigner). Le trajet avec le "ferry" dure quand même 4h, donc le trajet en pirogue doit probablement durer bien plus... à éviter quand la mer est formée. Sur le "ferry" (je met des guillemets car son état est un peu vétuste), première classe à 12000 F.CFA, deuxième classe à 7500 F.CFA, troisième classe à 5000 F.CFA et quatrième classe à 3500 F.CFA. La quatrième classe est un peu inconfortable en bas sur les sièges basiques à mourir de chaud avec le bruit des moteurs, préférer éventuellement la troisième classe à 5000 F.CFA (quoique on peut éventuellement tricher en payant un billet quatrième classe et en s'asseyant en troisième classe, narguant en cas de contrôle qu'on ne savait pas, mais cette solution n'est pas très honnête...)
Arrivée à Bubaque, possibilité de dormir à la "villa créola" pour 5000 F.CFA la nuit. Se situe en tournant à 90 degrés à droite en descendant du ferry et en longeant la plage sur 1 km environ (pas besoin de se faire accompagner, un panneau à la craie sur fond noir au bord du sentier vous indique que vous êtes arrivés). Cette admirable maison confortable et joliment entretenue avec chambres possédant une douche individuelle donne directement sur la plage en contrebas. 3 chambres disponibles. Si c'est complet, possibilité de loger 10m plus loin "chez Titi" (panneau également) pour 6000 F.CFA la nuit. Confortable également et terrasse en sus.
Puis, vous souhaitez vous rendre peut-être à l'île de Canhabaque, probablement l'île de l'archipel possédant les villages les plus primitifs. POUR CELA :
1) avant de partir, pensez à acheter dans les boutiques du port de Boubaque des cadeaux à offrir au village qui vous accueillera sur l'île : feuilles de tabac (150 F.CFA la feuille, en prendre une dizaine), savons pour les femmes (même ordre de prix, trois/quatre suffiront), et du Cana (sorte de Rhum local : 1500 F.CFA ou 1300 F.CFA le litre, mais possibilité d'en acheter en petites coupures. Emporter deux litres environ). Si vous êtes astucieux, vous transvaserez avant votre départ le Cana dans des petites bouteilles de bière ou de Coca de 33cl pour pouvoir l'offrir en plusieurs fois. Achetez également un peu de nourriture en fonction du nombre de jours que vous souhaitez rester sur l'île de Canhabaque : 1 oignon et du riz pour vous multiplié par le nombre de repas que vous aurez à prendre là-bas (soit pour 1 personne et 5 jours par exemple : 10 oignons et un ou deux kilos de riz), plus un litre d'huile et pourquoi pas quelques cubes "Maggy" de bouillon de légumes qu'ils cuisinent à toutes les sauces.
2) Une pirogue régulière dessert l'île de Canhabaque au départ de Boubaque. Aller Bubaque->Canhabaque les samedis et mercredis, retour Canhabaque->Bubaque les dimanches et jeudis (horaires également en fonction de la marée, se renseigner au port ou dans le village la veille du départ).
3) Une fois embarqué dans la pirogue (se renseigner sur quelle est la bonne pirogue à votre départ de Boubaque), vous descendrez, après 1h de trajet environ, au troisième arrêt (c'est-à-dire la troisième plage) au fond de la mangrove : c'est le terminus de la pirogue. De là, vous direz aux bijagos autour de vous (qui vous regarderont probablement d'un air interrogateur) à quel village vous voulez vous rendre : Anghodjegan, Inarei, Antcarpe, Aneanam, An-Umfa, Ancaguini, Anghora, Indina, Ancateb, Menegui ou encore Indina-Zinho... (pour ne citer qu'eux). Il est bon d'en choisir un au hasard afin que les rares blancs comme nous qui visitent l'île ne soient pas accueillis toujours dans le même village. L'un des bijagos qui était avec vous dans la pirogue vous proposera très probablement de vous y emmener et vous portera même votre sac. A l'arrivée dans le village, si vous avez pas mal marché et qu'il vous a porté votre sac, vous pouvez éventuellement lui offrir un cadeau DONT LA VALEUR N'EXCEDERA PAS 150 F.CFA (une feuille de tabac par exemple).
4) Arrivé dans le village en question, si l'on ne vous a pas encore proposé un endroit où dormir, vous pouvez faire signe (en serrant vos deux mains contre votre tête inclinée par exemple :-) que vous cherchez un endroit où dormir. L'un des habitants du village vous conduira dans une petite hutte en paille dans laquelle vous pourrez déposer votre sac, comme on accueillerait dans un village rural reculé chez nous un vagabond étranger ayant l'air perdu. A CE STADE DE LA RENCONTRE, N'OFFREZ RIEN ! Gardez le cadeau destiné à votre hôte pour le lui offrir à votre départ, sinon vous risquez fort de voir accourir devant votre porte de nombreux villageois désireux eux aussi de récupérer une feuille de tabac ou un peu de Cana (c'est du vécu).
5) On va probablement vous présenter le chef du village dans lequel vous êtes accueilli. EXCEPTION POUR LUI UNIQUEMENT : vous pouvez lui offrir dès à présent un litre de Cana, ils adorent ça. Il le dégustera probablement avec ses proches devant vous et vous en offrira un verre pour le partager ensembles.
6) Si chacun retourne à ses activités et que tout le monde vous regarde d'un air indifférent (ce qui est probable), assaillez-vous simplement dans un coin et observez la vie du village. Les enfants, surpris et excités, ne tarderont probablement pas à venir vers vous pour vous serrer la main, découvrant avec surprise que vous avez des marques de bronzage, les poils un peu plus long qu'eux et autres particularités des blancs que eux n'ont pas, étant souvent plus noirs que les plus noirs des noirs. Si vous avez un appareil photo, ils seront ravis de s'observer sur votre écran numérique à faire moulte grimaces. Contrairement à la quasi-totalité de l'Afrique francophone, aucun d'entre eux pratiquement ne vous demandera la moindre pièce ou le moindre bonbon, SURTOUT NE LEUR DONNEZ RIEN D'AUTRE QUE DES SOURIRES ! Ceci afin que le prochain visiteur n'aie pas à subir comme partout maintenant en Afrique le quémendage permanent et fatiguant qu'ils adoptent bien vite dès que le tourisme s'installe quelque part.
7) Au bout d'un moment, une femme viendra très probablement vous inviter à manger ou vous offrira une gamelle individuelle. Vous pouvez alors lui offrir un peu de riz, un oignon, un cube "Maggy" de bouillon pour légumes et un peu d'huile, ceci afin que, vivant très simplement, ils n'aient pas en plus à vous supporter à leur charge (le poisson abonde autour de l'île mais le riz en provenance du Vietnam est acheté, ainsi que les cubes "Maggy" et les légumes). La quasi totalité de vos repas seront composés d'une gamelle de riz assaisonnée d'un oignon et de morceaux de poissons, le tout cuit dans un peu d'huile + un cube "Maggy". Vous aurez peut-être droit parfois comme moi à quelques animaux rapportés de la brousse comme un singe ou un rat sauvage ! Gloups ! Si c'est la même personne qui cuisine tous les jours votre repas pendant tout le séjour, offrez-lui éventuellement dès le début toute la nourriture que vous avez acheté, afin qu'elle cuisine vos repas avec vos ingrédients. Un excédent de riz pour nourrir éventuellement plus de bouches qu'uniquement la vôtre sera le bienvenu, mais pas trop non plus car s'il devient trop intéressant d'accueillir un touriste toutes les familles risquent de se battre entre elles pour accueillir les rares touristes, alors que si celui-ci n'apporte qu'un léger supplément ça ne perturbera pas plus que ça la vie du village, qui rappelons-le REPOSE SUR UN EQUILIBRE FRAGILE ! Dans tous les cas NE DONNEZ JAMAIS D'ARGENT (même quelques francs CFA) A AUCUN DES VILLAGEOIS, NI MEME POUR ACHETER DE LA NOURRITURE ! Vous risquez alors que chacun vienne à votre porte vous demander quelques dineros pour leurs problèmes personnels ou pour acheter des cigarettes, c'est sans fin ! De même, si un villageois vous présente un beau coq et vous propose pour 1000 F.CFA de vous le servir à déjeuner, REFUSEZ ! Autrement vous en verrez quinze autres débarquer les jours suivants pour vous vendre à leur tour leur coq (là encore c'est du vécu). Si vous n'avez pas fait assez de provisions avant de partir, certains villages possèdent éventuellement une mini-boutique dans laquelle il est possible d'acheter de l'eau en bouteille (celle du puits qu'on vous servira est tout à fait potable sans micropur), des cigarettes, de l'huile, du Cana, et autres petites bricoles. Si vous choisissez cette option plutôt que de faire vos achats à Bubaque avant le départ (ce que je déconseille), UTILISEZ DES PETITES COUPURES ! En effet un professeur sur l'île est payé 20 fois moins qu'un professeur chez nous, en conséquence sortir un billet de 10 000 F.CFA devant leurs yeux, c'est comme si chez nous quelqu'un sortait devant vous un billet de 300 euros pour payer une bouteille de limonade. Si vous faites cela, attendez-vous à être convoqué quelques minutes plus tard chez un habitant qui vous demandera de l'argent pour refaire son toit ou acheter du Cana ou des cigarettes (là encore c'est du vécu).
8) Dès le lendemain, les journées vous paraîtront probablement un peu longues. En effet tout le monde se moque de votre présence et la plupart des regards que vous rencontrerez (excepté ceux des enfants) seront totalement indifférents. N'hésitez pas à proposer aux pêcheurs de partir faire un jour de pêche en pirogue avec eux, ou alors proposez votre aide aux habitants du village pour confectionner les paniers, récolter le vin de palme, cuisiner, laver le linge, chercher l'eau du puits, réparer les charpentes, extraire l'huile de palme ou tout autre tâche qu'ils entreprendront devant vous. Ils seront très surpris de votre proposition mais seront probablement ravis de vous apprendre comment faire et de partager ce moment de complicité avec vous. TOUTE OCCASION EST BONNE A PRENDRE POUR LEUR MONTRER QUE L'HOMME BLANC NE SE REDUIT PAS SIMPLEMENT A UNE BANQUE MAIS SAIT FAIRE COMME EUX AVEC SES MAINS LES CHOSES ELEMENTAIRES DU QUOTIDIEN !
9) Si on vous propose d'aller visiter des villages alentours, pensez toujours à emporter des cadeaux avant de partir, que vous offrirez chaque fois AU CHEF DU VILLAGE UNIQUEMENT ! Dans un village que vous traversez seulement, votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder la valeur de 300 F.CFA (l'équivalent de deux feuilles de tabac ou d'un verre de Cana), dans un village où vous vous arrêtez déjeuner votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder la valeur de 700 F.CFA, et dans le village dans lequel vous résidez votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder 1000 voir 1500 F.CFA. IL EST IMPORTANT DE NE PAS PAS BOULEVERSER LEUR RAPPORT A L'ARGENT EN SORTANT DES SOMMES OU DES CADEAUX QUI SONT PEU POUR NOUS MAIS GIGANTESQUES POUR EUX ! Sinon attendez-vous à voir 15 personnes débarquer devant vous avec un immense sourire pour devenir votre ami, attirés comme des moustiques par votre portefeuille qu'ils croient illimité. Quelques habitants des villages se sont déjà rendus à Bubaque et y ont rencontré des blancs, et d'une manière générale ils pensent qu'en Europe l'argent tombe du ciel et qu'on n'a qu'à tendre la main pour saisir au vol les billets. Il est important de ne pas entretenir cette idée !
10) Si vous souhaitez avoir quelques explications plus détaillées sur l'île, les coutumes des villageois, les rites, etc. vous pouvez vous adresser à Neto Victor Periera (un prof bijagos qui réside dans le village d'Indina) car il parle pas trop mal français. Son téléphone : 7320617 ou 6060136. Il a 22 ans, ne touche que 25000 F.CFA par mois en tant qu'instit non-diplômé, et fait beaucoup d'efforts pour apprendre le français dans l'espoir de faire un peu de guidisme et gagner plus. Si vous faites appel à ses services pour vous faire visiter les villages (il n'a je crois cours que les matins), il est bon de le rémunérer en retour : en effet, bien que curieux de la France et bien renseigné sur la vie politique et culturelle française, il ne fait pas cela pour le fun mais bien dans l'espoir de gagner un peu plus d'argent. Comme il gagne en temps que prof non-diplômé 1000 F.CFA par jour, le payer également 1000 F.CFA par demi-journée passée avec vous à faire le guide à travers les villages semble un bon compromis. SI VOUS LE PAYEZ DES SOMMES ASTRONOMIQUES IL RISQUE D'ABANDONNER SON METIER DE PROF POUR NE SE CONSACRER QU'AU TOURISME (comme on le voit beaucoup en Afrique) ALORS QUE C'EST UNE ACTIVITE (sur Canhabaque en tout cas) NON ENCORE VIABLE. Pensez-donc chaque fois que vous dépensez de l'argent à ne pas bouleverser les rapports locaux à l'argent : imaginez-vous chez nous si quelqu'un sort 10 ou 20 euros en une demi-journée vous pouvez discuter avec lui en vous identifiant à lui, mais s'il sort 300 ou 500 euros par demi-journée alors vous hallucinez complètement, vous pensez qu'il est milliardaire et vous pervertissez complètement votre comportement en lui envoyant mille sourires en espérant qu'il vous lâche un ou deux billets supplémentaires, ici ça n'est pas du tout l'effet recherché ! Neto sera également ravi que vous lui offriez quelques revues ou journaux d'actualité francophone ou tout autre petit cadeau qui pourra lui permettre de progresser en français. Afin que tout le monde profite de votre présence, évitez de l'employer comme guide ET EN PLUS de vous faire accueillir chez lui. Il est bon de répartir vos cadeaux et votre argent entre le plus grand nombre possible de bénéficiaires différents.
11) Vous serez peut-être surpris de voir piles et plastiques commencer à s'amonceler partout par terre, mais aucun d'entre eux (comme souvent en Afrique) ne savent pas qu'une peau de mangue se décompose en quelques jours alors qu'une pile ou un plastique met des milliers d'années à disparaître. N'hésitez pas à sensibiliser Neto et les autres instits là-dessus, si eux (professeurs) n'apprennent pas cela à leurs élèves, qui leur expliquera ? N'hésitez pas également à rajouter une couche concernant le fait qu'ils pourraient expliquer à l'ensemble du village qu'on peut tout jeter par terre comme d'habitude SAUF piles et plastiques qui doivent être déposées dans la boîte qui se trouve devant la maison de l'instit. Celui-ci peut facilement rapatrier cela sur Bubaque puis Bissau quand il s'y rend ou que la pirogue part. Faire cela éviterait que dans une trentaine d'années l'eau des puits et des sources, actuellement pure et bue telle quel, ne devienne non-potable à cause du liquide très toxique contenu dans les piles qui se déverse dans la terre à côté de ces sources d'eau pure !
POUR CONLURE :
- Evitez de sortir le moindre F.CFA sur l'île ou alors faites-le le moins possible et en très petites coupures, sinon les villageois hallucinent et vous sautent dessus (ils connaissent tous la valeur de l'argent). Alors que si vous dites que vous n'avez pas d'argent mais que du Cana et des feuilles de tabac, quand il n'y en a plus il n'y en a plus ! Personne ne viendra vous en réclamer d'avantage.
- Offrez vos cadeaux en fin de séjour au moment du départ, afin que d'autres ne viennent pas vous réclamer de cadeaux à leur tour.
- Pour les chefs de village uniquement, vous pouvez offrir un cadeau sur-le-champ (en effet ils ont un statut particulier et si l'on vient vous réclamer vous pourrez dire que contrairement à eux lui est chef du village). Pour rappel : l'équivalent de 1000 à 1500 F.CFA environ pour le chef du village dans lequel vous êtes accueilli (1L de Cana), l'équivalent de 700 F.CFA dans les villages où vous vous arrêtez éventuellement déjeuner (plusieurs feuilles de tabac ou 2 verres de Cana par exemple), l'équivalent de 300 à 500 F.CFA maximum dans un village où vous ne faites que passer (deux ou trois feuilles de tabac ou un verre de Cana par exemple).
- Essayons autant que possible de ne pas toujours êtres accueillis dans le même village afin qu'un village ne soit pas privilégié par rapport aux autres car il reçoit des cadeaux des touristes, ça pourrait créer des conflits. Malheureusement ceci est difficile à organiser mais si vous choisissez un village au hasard il y a peu de chances pour qu'on se rende tous au même à chaque fois.
- N'offrez aucun cadeau d'aucune sorte aux enfants. Si vous êtes attendris par les enfants ou autres et que vous voulez donner des cadeaux, stylos, T-Shirts, etc. en grand nombre, ne les offrez qu'au chef du village uniquement. Si vous donnez un cadeau à quelqu'un d'autre en lui demandant de le transmettre au chef du village, soyez sûrs qu'il le gardera pour lui (sauf s'il n'en a aucune utilité). Si vous donnez de l'argent à Neto ou à un professeur pour qu'il achète du matériel scolaire, il y a de fortes chances également pour qu'il n'en parle à personne et garde cet argent pour lui. (C'est comme cela). En conséquence, donnez uniquement et directement (en main propre) au chef du village. Si c'est de l'argent, il le gardera pour lui, mais ça ne créera au moins pas de conflit car il a le statut de chef du village, et si vous lui donnez des T-Shirts ou des stylos, il en gardera probablement quelques-uns pour lui mais s'il y en a beaucoup il finira par les distribuer aux enfants. Ne leur offrez en tout cas jamais rien directement pour qu'ils ne viennent pas quémander auprès du moindre blanc qui passe comme il est fatiguant de le voir partout en Afrique. S'ils reçoivent des T-Shirts ils les auront reçu du chef du village, pas de vous. Tant pis pour votre héroïsme et votre reconnaissance personnelle.
Voilà avec tout cela j'espère que vous passerez un séjour agréable dans les villages de cette île, à découvrir danses traditionnelles, confection de paniers et autres, pêche, vie locale et faune de brousse, sans être embêtés par du quémendage d'argent et autres cadeaux. Il faut bien s'imaginer que les villageois n'ont aucune organisation concernant l'accueil de touristes et que la plupart de leurs réactions sont spontanées : ils vous nourriront et vous logeront sans se poser de question, et si vous commencez à devenir intéressant financièrement ou en leur offrant des cadeaux démesurés il viendront pomper auprès de vous tout ce qu'ils peuvent, et comment leur en vouloir ? Si en revanche vous n'êtes pas intéressant financièrement ils vous laisseront là à ne rien faire (sauf vous appeler pour le repas), en effet ils ne savent pas ce que vous venez faire ici, n'en ont rien à faire d'un quelconque échange culturel (sauf peut-être Neto et les instits) et n'osent pas vous demander quoi que ce soit ni le moindre service, puisqu'ils ne vous connaissent pas et que vous venez d'une autre planète ! Imaginez un martien qui débarque dans un village de la Creuse en plein coeur de la France, on va le nourrir et l'héberger, mais après on se demandera bien quoi faire de lui, l'exemple est un peu tiré par les cheveux mais n'est pas tout à fait faux ! A vous d'être acteur de votre séjour, car il ne vous sera rien proposé !
N'hésitez pas à faire part de vos remarques et suggestions. Le but n'est pas de vous empoisonner la vie mais bien de préserver cette île et ses habitants le plus longtemps possible, ce qui ne semble pas impossible grâce (heureusement !) à la pseudo-difficulté d'accès de cette île.
En tout cas bon séjour et n'hésitez pas à faire part de vos commentaires !
Trek dans les Cameron Highlands (Malaisie) English translation pending
salut à tous
on part en Malaisie fin Mai, on souhaite aller aux C.H un jour voir 2, on aimerai faire un trek, sur la journée, découverte des plantations de thé, nature. Si quelqu'un connait un guide, qui sort un peu du circuit Tour Opérateur, on ne veut pas être 15personnes, ni être montre en main car à telle heure on va là...
il se peut que l'on loge à Father's guest house, j'ai vu qu'il proposé des journées à C.H, mais quel genre?
merci de vos réponses
Retour de transatlantique Brésil - France en mars 2011 English translation pending
Compte rendu croisière Brésil France 15 mars 2 avril 2011
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
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Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
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Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
On the way to Tokyo (mai 2010) English translation pending
Ça faisait des années que j'en rêvais, comme d'un lointain inaccessible, et le temps passant, et d'autres voyages se présentant, le lointain restait un fantasme de "plus tard".
Et je suis parti au Japon, enfin. J'ai organisé tout ce que je pouvais, j'ai projeté des possibles, essayé de donner un sens, une direction, un axe à mon itinérance. Je partirais deux semaines, avec un stop à Hong Kong au retour pour continuer une vieille histoire.
Je voulais aussi mettre en pratique l'hypothèse que pour tenter de comprendre un pays, il faudrait peut-être l'entreprendre par sa périphérie plutôt que par son centre. Même une île a des frontières, des horizons, des proximités. Là j'aimais l'idée de faire de Tokyo un point de mire, et commencer ma semi-errance plus au sud, sur l'île de Kyushu, par la ville de Fukuoka, dont je ne connaissais pas même l'existence quelques mois auparavant.
Mon parcours serait une idée vague de bains chauds, de plaisirs de bouche et de photographie circonstancielle. Bains chauds parce que l'île est volcanique, trouée de sources d'eaux chaudes auxquelles on prête selon leur composition toutes sortes de vertus, et dont la pratique du bain est une onction toute locale pour apprécier le goût de la vie. Les "onsen", ces bains d'eau chaude naturels, sont intérieurs ou extérieurs et leur situation même invite parfois à une réflexion paisible sur le paysage. Ça me plaisait bien. "Manger" serait un thème de voyage en soi pour parcourir le monde, mais sur ce chapitre, est-il bien nécessaire de décrire à quel point le Japon mérite un voyage à lui seul?
Dans l'avion, entre les films et les plateaux repas, je me demandais à quoi ça ressemblerait, ce pays, et surtout à quoi ça ressemblerait d'y passer ce peu de temps devant moi, une si bien nommée parenthèse au milieu de tout ce qui remplit la vie. Je me demandais aussi d'où venait cette nécessité d"y aller". En emmenant un appareil photo, cette question devenait absolument incontournable. Qu'est-ce qui mérite tant qu'on impressionne de la pellicule, qu'on remplisse des cartes mémoire et qu'on empile des gigaoctets de pixels? Pour montrer quoi? Pour dire quoi? C'est là que ça devient bien. Plus on y pense en fait, plus ça permet d'évacuer toute notion utilitariste de l'existence: le temps qu'on s'accorde est finalement juste un peu de volonté, d'envie face à la Nécessité, c'est un luxe qui vaudrait peut-être même que la vie soit vécue, presque une condition humaine. Là, dans cet avion, je veux oublier que notre mémoire est saturée des images commentées des médias, je veux penser que mes photographies vont raconter des instants sans importance, sans enjeu, mais qui me permettront de construire ma propre mémoire du monde, une mémoire que je veux aussi partager un peu avec vous.
La notion même de voyage deviendrait elle aussi trop identifiable, trop séduisante, alors que je me sens comme un promeneur, qui marche et qui regarde.
En arrivant à Fukuoka, j'ai eu une sensation étrange. Tout ou presque me paraissait familier. J'essaie de me représenter la chose. On est dans la deuxième ou troisième économie du monde, dans un pays reconstruit et paterné par les États-Unis. Même si le pays traverse une crise existentielle amorcée depuis longtemps, le dévotion au travail reste la valeur clé de la société japonaise. Disciplinés, les japonais ont un sens aigu de la courtoisie et de la bienséance. Constats de base, clichés authentiques... Je marche donc dans des rues bordées d'immeubles modernes de taille respectable, sur des trottoirs parfaitement propres et entretenus. Le ronron de la circulation et la sobriété sonore de la foule clairsemée sont ponctués par les rengaines doucereuses et automatiques des passages piétons. Pas d'éclat de voix, pas de klaxon, pas de mob qui pétarade, mais une chansonnette à chaque feu rouge ou une voix prévenante et mécanique à l'embouchure d'un escalator. Tout semble paisible sous le soleil filtré du mois de mai. Un temple shinto, un parc, l'urbanisme rationnel invitent à se conformer à ce ralenti envoûtant. Ça s'agite à la tombée de la nuit. Les bars de nuit et autres simili bordels ouvrent leurs portes, les cuisines de rue s'animent, et les salarymen terminent leur journée de travail en éclusant quelques sakés et autres shochu (eau-de-vie). Je socialise moi aussi avec des employés de Fujifilm autour de quelques brochettes et le shochu aidant, je rentre fin saoûl à la guest house.
Le lendemain débute ma lente remontée vers Tokyo, via Beppu, station thermale de la côte est, puis bateau pour l'île de Shikoku, à travers les villes de Matsuyama et Takamatsu, et enfin Kyoto et Tokyo. Mon obsession du bain chaud se terminerait donc par un bain de foule, à Shinjuku ou Shibuya, deux "hotspots" tokyoïtes. J'ai choisi le trajet plutôt que le séjour, avancer plutôt que rayonner. C'est un petit regret, provisoire, que de n'avoir pas pu explorer les campagnes, mais la géographie accidentée du Japon demande du temps si l'on veut quitter la ville.
Marchant et regardant partout, je cherche inconsciemment ce qui mérite de s'attarder, en me demandant ce qui m'intéresse, au fond. Puis les jours se succédant, je me demande ce qui est vraiment récurrent, ce qui peut s'observer dans ses variantes, dans ses spécificités. Difficile de lutter contre ses penchants naturels... J'ai besoin d'analyser, de juger, de classer, de mettre en perspective, pour avoir l'impression de comprendre quelque chose. Heureusement, la photographie requiert des décisions instinctives, immédiates: concentrer toutes ces intuitions intellectuelles dans le moment T du clic-clac de l'obturateur. J'adore. La photographie est exactement là: à la fois en-deça, et au-delà de ce qu'on voit.
Je vous épargnerai la poésie ordinaire du voyage, avec ses petits bonheurs et ses langueurs monotones. Quelques petites choses cela dit...
Un truc qui m'a intrigué dès le premier jour, ce sont les "pachinko" et les salles de jeu. Les pachinko sont des machines à sous déguisées, dont le business est tenu essentiellement par les yakusas (comme un certain nombre de business d'ailleurs). On introduit des billes dans une machine, et par un tour de passe-passe mécanique on en récupère ou pas. Je suis pas très doué dans ce domaine, donc je ne comprend absolument rien au fonctionnement de ce truc. Bref, à un moment on peut se retrouver avec un panier rempli de billes et échanger ses billes contre des lots. Les jeux d'argent étant interdits, les joueurs se rendent dans une boutique à proximité où on échange ces lots contre de l'argent. Ça par contre, c'est légal, pas bête non? Les salles de jeu en général peuvent avoir des pachinko, ou pas, mais il y a des jeux de tout et n'importe quoi. Des pinces avec des lots pour les écolières (des peluches et du pop corn par exemple) au rez-de-chausée, et dans les étages des jeux moins innocents avec nymphettes de manga en fond d'écran. Des jeux style tiercé, des shootings d'aliens avec des flingues en plastique, des jeux pour faire de la guitare, pour faire du tambour, des jeux qui se jouent avec des cartes de super-héros... C'est à la fois fascinant et parfaitement incompréhensible pour moi. Le son hallucinatoire, envahissant et ahurissant qui caractérise ce genre d'endroit achève le tableau. La salle de jeu est une véritable institution: j'ai vu une maman venir jouer avec son petit garçon, un papa avec son bébé, mais aussi un petit couple d'adolescents. C'est le défouloir quoi... Le Japon, patrie du jeu électronique, ce n'est pas la facette la moins évidente ce ce pays hi-tech.
La cohabitation entre les game centers complètement électrisants et abrutissants d'un côté, et la quiétude zen de la culture du bain ou du jardin de l'autre, ça m'a bien bluffé. Le bain chaud, c'est une quête sans fin. Du trou d'eau chaude quelque part dans la nature au bain public, le bain privatif ou le bain collectif sur le toit des hôtels, je ne m'attendais pas à cette attention particulière pour les délices aqueux. Hommes et femmes séparés, tout nu, on se lave et se relave, dans le bain chaud, sous la douche, re-dans le bain, en extérieur, en intérieur, si possible dans la nature... La boue chaude (à Beppu!), ça c'est très bon aussi, ça enveloppe le corps, pendant que les vapeurs de soufre font un peu planer. Certains dingues du onsen (le bain chaud) font des cartes des meilleurs coins sur Google, mais après y avoir goûté, je les comprend d'autant plus. En essayant de trouver quelque chose d'équivalent en France, je sens bien ce décalage culturel dans notre beau pays. Les villes thermales sont dans l'ensemble plutôt tristouilles, le thermalisme et les soin du corps étant généralement associés à la maladie. Du coup, le bain est forcément thérapeutique et se doit d'être administré sous forme de cure... Dommage! Pourquoi ne pas voir dans le bain une relation plus organique entre le corps et les éléments, sans avoir besoin d'y associer une justification médicale? D'autant que si on associe le bain chaud et les subtiles variations d'un paysage champêtre qui nous fait face, c'est un peu l'extase, un petit vagabondage express pour le cerveau... Dissoudre ses préoccupations impératives dans l'élément originel, tout simplement. Ça finit par me manquer, je dois dire... Quant aux jardins, je suis pas expert, mais j'ai eu une espèce de prise de conscience, de se dire que n'importe quel paysagiste sérieux se devait de faire un tour au Japon au moins une fois dans sa vie. J'y vois à l'œuvre la précision et la délicatesse japonaise, jusque dans les détails les plus modestes, une petite haie en bambou tressé, trois fois rien... Et une attention particulière pour le point de vue évidemment: une petite volée de marche pour atteindre un promontoire et tout est là, dans une reconstitution fantasmée du paysage, pour l'oeil.
Hors du jardin et du bain, j'ai beaucoup marché dans les villes. On est très loin du tumulte des voisins asiatiques ici. Je dois dire que c'est quand même très relaxant, bien qu'un peu étrange parfois. Au fur et à mesure du voyage, j'ai développé mon "survival kit" japonais. Contrairement à ce qu'on entend souvent, voyager au Japon n'est pas si onéreux, en tout cas pas plus qu'en France, voire souvent moins selon les endroits. Si on parle de l'hébergement, la différence majeure est la propreté irréprochable d'une chambre ou d'une salle de bain. Dans mon modus operandi logistique figuraient entre autre les repérages des points de départ et d'arrivée, gares, ports, arrêts de bus, mais aussi les points d'approvisionnement. J'ai un peu traîné dans les "shopping malls", les gros supermarchés, qui sont aussi un poste d'observation intéressant, pour voir les gens, pour voir ce qu'on y vend. J'y ai notamment découvert qu'une heure avant la fermeture, quotidiennement, les prix des plats préparés sont baissés de 20% à 50%, de quoi me faire quelques extras. Et un certain nombre de gens viennent à cette heure là en connaissance de cause, régulièrement j'imagine. Plus le shopping mall est grand, plus intéressante sera la variété des plats, toujours frais du jour. Le shopping mall a une autre caractéristique intéressante: il a souvent plusieurs étages, avec parfois un parking tout en haut, qui permet de voir la ville en perspective, selon des axes inhabituels.
En progressant vers Tokyo, je devais peu à peu abandonner mes impressions provinciales du Japon, jusqu'à cette capitale de la conurbation, la Mégapole. Tokyo nécessite évidemment bien plus que les quelques jours que j'ai pu y passer, mais c'était une vraie première fois. Après des heures de trek urbain, un petit tour en vélo dans un quartier excentré et un shopping carabiné (y a de la tentation!), mon dernier soir à Tokyo se ferait autour d'une petite cantine mobile, équipée d'un petit bar. La cuisinière envoie des SMS à quelques contacts et donne rendez-vous à un coin de rue discret pour ne pas attirer l'attention. Elle nous propose 2-3 plats, sort un petit cubi et c'est parti! Les amis du quartier passent manger un morceau, boire un coup. C'est doux, c'est simple, c'est fraternel.
Le lendemain, je prends l'avion pour Hong Kong, après une douche dans une salle de bain de l'aéroport (un très bon concept!). Je pense avoir choisi le bon côté de l'avion, mais on ne sait jamais... Puis tout à coup, je le vois enfin: Fuji San. Ce bon vieux Fuji-Yama que les brumes entre Kyoto et Tokyo m'avaient caché en train. Pincement au coeur. Je veux revenir, un jour.
En attendant, mon voyage se poursuit vers Hong Kong où je reviens encore, et où revenir m'est toujours apparu comme une nécessité. Je regarde mes deux appareils photo, un petit (mais costaud!) numérique Panasonic, et un bon vieux Contax G2 (argentique) et je repense à une de ces prises de conscience qui surgit parfois au détour de rien. Les technologies industrielles et l'ingénierie japonaise sont prééminentes, en particulier dans le métier qui me fait vivre, mais aussi au-delà bien sûr. Devant les États-Unis, devant l'Allemagne, devant la France... Ces machines qui créent les images qui impriment notre cerveau sont toutes conçues ici, chez Sony, chez Canon, chez Nikon, chez Panasonic, chez JVC, chez Olympus, chez Fuji, chez Casio, chez Epson, chez Pentax et d'autres et d'autres..
Mat
Et je suis parti au Japon, enfin. J'ai organisé tout ce que je pouvais, j'ai projeté des possibles, essayé de donner un sens, une direction, un axe à mon itinérance. Je partirais deux semaines, avec un stop à Hong Kong au retour pour continuer une vieille histoire.
Je voulais aussi mettre en pratique l'hypothèse que pour tenter de comprendre un pays, il faudrait peut-être l'entreprendre par sa périphérie plutôt que par son centre. Même une île a des frontières, des horizons, des proximités. Là j'aimais l'idée de faire de Tokyo un point de mire, et commencer ma semi-errance plus au sud, sur l'île de Kyushu, par la ville de Fukuoka, dont je ne connaissais pas même l'existence quelques mois auparavant.
Mon parcours serait une idée vague de bains chauds, de plaisirs de bouche et de photographie circonstancielle. Bains chauds parce que l'île est volcanique, trouée de sources d'eaux chaudes auxquelles on prête selon leur composition toutes sortes de vertus, et dont la pratique du bain est une onction toute locale pour apprécier le goût de la vie. Les "onsen", ces bains d'eau chaude naturels, sont intérieurs ou extérieurs et leur situation même invite parfois à une réflexion paisible sur le paysage. Ça me plaisait bien. "Manger" serait un thème de voyage en soi pour parcourir le monde, mais sur ce chapitre, est-il bien nécessaire de décrire à quel point le Japon mérite un voyage à lui seul?
Dans l'avion, entre les films et les plateaux repas, je me demandais à quoi ça ressemblerait, ce pays, et surtout à quoi ça ressemblerait d'y passer ce peu de temps devant moi, une si bien nommée parenthèse au milieu de tout ce qui remplit la vie. Je me demandais aussi d'où venait cette nécessité d"y aller". En emmenant un appareil photo, cette question devenait absolument incontournable. Qu'est-ce qui mérite tant qu'on impressionne de la pellicule, qu'on remplisse des cartes mémoire et qu'on empile des gigaoctets de pixels? Pour montrer quoi? Pour dire quoi? C'est là que ça devient bien. Plus on y pense en fait, plus ça permet d'évacuer toute notion utilitariste de l'existence: le temps qu'on s'accorde est finalement juste un peu de volonté, d'envie face à la Nécessité, c'est un luxe qui vaudrait peut-être même que la vie soit vécue, presque une condition humaine. Là, dans cet avion, je veux oublier que notre mémoire est saturée des images commentées des médias, je veux penser que mes photographies vont raconter des instants sans importance, sans enjeu, mais qui me permettront de construire ma propre mémoire du monde, une mémoire que je veux aussi partager un peu avec vous.
La notion même de voyage deviendrait elle aussi trop identifiable, trop séduisante, alors que je me sens comme un promeneur, qui marche et qui regarde.
En arrivant à Fukuoka, j'ai eu une sensation étrange. Tout ou presque me paraissait familier. J'essaie de me représenter la chose. On est dans la deuxième ou troisième économie du monde, dans un pays reconstruit et paterné par les États-Unis. Même si le pays traverse une crise existentielle amorcée depuis longtemps, le dévotion au travail reste la valeur clé de la société japonaise. Disciplinés, les japonais ont un sens aigu de la courtoisie et de la bienséance. Constats de base, clichés authentiques... Je marche donc dans des rues bordées d'immeubles modernes de taille respectable, sur des trottoirs parfaitement propres et entretenus. Le ronron de la circulation et la sobriété sonore de la foule clairsemée sont ponctués par les rengaines doucereuses et automatiques des passages piétons. Pas d'éclat de voix, pas de klaxon, pas de mob qui pétarade, mais une chansonnette à chaque feu rouge ou une voix prévenante et mécanique à l'embouchure d'un escalator. Tout semble paisible sous le soleil filtré du mois de mai. Un temple shinto, un parc, l'urbanisme rationnel invitent à se conformer à ce ralenti envoûtant. Ça s'agite à la tombée de la nuit. Les bars de nuit et autres simili bordels ouvrent leurs portes, les cuisines de rue s'animent, et les salarymen terminent leur journée de travail en éclusant quelques sakés et autres shochu (eau-de-vie). Je socialise moi aussi avec des employés de Fujifilm autour de quelques brochettes et le shochu aidant, je rentre fin saoûl à la guest house.
Le lendemain débute ma lente remontée vers Tokyo, via Beppu, station thermale de la côte est, puis bateau pour l'île de Shikoku, à travers les villes de Matsuyama et Takamatsu, et enfin Kyoto et Tokyo. Mon obsession du bain chaud se terminerait donc par un bain de foule, à Shinjuku ou Shibuya, deux "hotspots" tokyoïtes. J'ai choisi le trajet plutôt que le séjour, avancer plutôt que rayonner. C'est un petit regret, provisoire, que de n'avoir pas pu explorer les campagnes, mais la géographie accidentée du Japon demande du temps si l'on veut quitter la ville.
Marchant et regardant partout, je cherche inconsciemment ce qui mérite de s'attarder, en me demandant ce qui m'intéresse, au fond. Puis les jours se succédant, je me demande ce qui est vraiment récurrent, ce qui peut s'observer dans ses variantes, dans ses spécificités. Difficile de lutter contre ses penchants naturels... J'ai besoin d'analyser, de juger, de classer, de mettre en perspective, pour avoir l'impression de comprendre quelque chose. Heureusement, la photographie requiert des décisions instinctives, immédiates: concentrer toutes ces intuitions intellectuelles dans le moment T du clic-clac de l'obturateur. J'adore. La photographie est exactement là: à la fois en-deça, et au-delà de ce qu'on voit.
Je vous épargnerai la poésie ordinaire du voyage, avec ses petits bonheurs et ses langueurs monotones. Quelques petites choses cela dit...
Un truc qui m'a intrigué dès le premier jour, ce sont les "pachinko" et les salles de jeu. Les pachinko sont des machines à sous déguisées, dont le business est tenu essentiellement par les yakusas (comme un certain nombre de business d'ailleurs). On introduit des billes dans une machine, et par un tour de passe-passe mécanique on en récupère ou pas. Je suis pas très doué dans ce domaine, donc je ne comprend absolument rien au fonctionnement de ce truc. Bref, à un moment on peut se retrouver avec un panier rempli de billes et échanger ses billes contre des lots. Les jeux d'argent étant interdits, les joueurs se rendent dans une boutique à proximité où on échange ces lots contre de l'argent. Ça par contre, c'est légal, pas bête non? Les salles de jeu en général peuvent avoir des pachinko, ou pas, mais il y a des jeux de tout et n'importe quoi. Des pinces avec des lots pour les écolières (des peluches et du pop corn par exemple) au rez-de-chausée, et dans les étages des jeux moins innocents avec nymphettes de manga en fond d'écran. Des jeux style tiercé, des shootings d'aliens avec des flingues en plastique, des jeux pour faire de la guitare, pour faire du tambour, des jeux qui se jouent avec des cartes de super-héros... C'est à la fois fascinant et parfaitement incompréhensible pour moi. Le son hallucinatoire, envahissant et ahurissant qui caractérise ce genre d'endroit achève le tableau. La salle de jeu est une véritable institution: j'ai vu une maman venir jouer avec son petit garçon, un papa avec son bébé, mais aussi un petit couple d'adolescents. C'est le défouloir quoi... Le Japon, patrie du jeu électronique, ce n'est pas la facette la moins évidente ce ce pays hi-tech.
La cohabitation entre les game centers complètement électrisants et abrutissants d'un côté, et la quiétude zen de la culture du bain ou du jardin de l'autre, ça m'a bien bluffé. Le bain chaud, c'est une quête sans fin. Du trou d'eau chaude quelque part dans la nature au bain public, le bain privatif ou le bain collectif sur le toit des hôtels, je ne m'attendais pas à cette attention particulière pour les délices aqueux. Hommes et femmes séparés, tout nu, on se lave et se relave, dans le bain chaud, sous la douche, re-dans le bain, en extérieur, en intérieur, si possible dans la nature... La boue chaude (à Beppu!), ça c'est très bon aussi, ça enveloppe le corps, pendant que les vapeurs de soufre font un peu planer. Certains dingues du onsen (le bain chaud) font des cartes des meilleurs coins sur Google, mais après y avoir goûté, je les comprend d'autant plus. En essayant de trouver quelque chose d'équivalent en France, je sens bien ce décalage culturel dans notre beau pays. Les villes thermales sont dans l'ensemble plutôt tristouilles, le thermalisme et les soin du corps étant généralement associés à la maladie. Du coup, le bain est forcément thérapeutique et se doit d'être administré sous forme de cure... Dommage! Pourquoi ne pas voir dans le bain une relation plus organique entre le corps et les éléments, sans avoir besoin d'y associer une justification médicale? D'autant que si on associe le bain chaud et les subtiles variations d'un paysage champêtre qui nous fait face, c'est un peu l'extase, un petit vagabondage express pour le cerveau... Dissoudre ses préoccupations impératives dans l'élément originel, tout simplement. Ça finit par me manquer, je dois dire... Quant aux jardins, je suis pas expert, mais j'ai eu une espèce de prise de conscience, de se dire que n'importe quel paysagiste sérieux se devait de faire un tour au Japon au moins une fois dans sa vie. J'y vois à l'œuvre la précision et la délicatesse japonaise, jusque dans les détails les plus modestes, une petite haie en bambou tressé, trois fois rien... Et une attention particulière pour le point de vue évidemment: une petite volée de marche pour atteindre un promontoire et tout est là, dans une reconstitution fantasmée du paysage, pour l'oeil.
Hors du jardin et du bain, j'ai beaucoup marché dans les villes. On est très loin du tumulte des voisins asiatiques ici. Je dois dire que c'est quand même très relaxant, bien qu'un peu étrange parfois. Au fur et à mesure du voyage, j'ai développé mon "survival kit" japonais. Contrairement à ce qu'on entend souvent, voyager au Japon n'est pas si onéreux, en tout cas pas plus qu'en France, voire souvent moins selon les endroits. Si on parle de l'hébergement, la différence majeure est la propreté irréprochable d'une chambre ou d'une salle de bain. Dans mon modus operandi logistique figuraient entre autre les repérages des points de départ et d'arrivée, gares, ports, arrêts de bus, mais aussi les points d'approvisionnement. J'ai un peu traîné dans les "shopping malls", les gros supermarchés, qui sont aussi un poste d'observation intéressant, pour voir les gens, pour voir ce qu'on y vend. J'y ai notamment découvert qu'une heure avant la fermeture, quotidiennement, les prix des plats préparés sont baissés de 20% à 50%, de quoi me faire quelques extras. Et un certain nombre de gens viennent à cette heure là en connaissance de cause, régulièrement j'imagine. Plus le shopping mall est grand, plus intéressante sera la variété des plats, toujours frais du jour. Le shopping mall a une autre caractéristique intéressante: il a souvent plusieurs étages, avec parfois un parking tout en haut, qui permet de voir la ville en perspective, selon des axes inhabituels.
En progressant vers Tokyo, je devais peu à peu abandonner mes impressions provinciales du Japon, jusqu'à cette capitale de la conurbation, la Mégapole. Tokyo nécessite évidemment bien plus que les quelques jours que j'ai pu y passer, mais c'était une vraie première fois. Après des heures de trek urbain, un petit tour en vélo dans un quartier excentré et un shopping carabiné (y a de la tentation!), mon dernier soir à Tokyo se ferait autour d'une petite cantine mobile, équipée d'un petit bar. La cuisinière envoie des SMS à quelques contacts et donne rendez-vous à un coin de rue discret pour ne pas attirer l'attention. Elle nous propose 2-3 plats, sort un petit cubi et c'est parti! Les amis du quartier passent manger un morceau, boire un coup. C'est doux, c'est simple, c'est fraternel.
Le lendemain, je prends l'avion pour Hong Kong, après une douche dans une salle de bain de l'aéroport (un très bon concept!). Je pense avoir choisi le bon côté de l'avion, mais on ne sait jamais... Puis tout à coup, je le vois enfin: Fuji San. Ce bon vieux Fuji-Yama que les brumes entre Kyoto et Tokyo m'avaient caché en train. Pincement au coeur. Je veux revenir, un jour.
En attendant, mon voyage se poursuit vers Hong Kong où je reviens encore, et où revenir m'est toujours apparu comme une nécessité. Je regarde mes deux appareils photo, un petit (mais costaud!) numérique Panasonic, et un bon vieux Contax G2 (argentique) et je repense à une de ces prises de conscience qui surgit parfois au détour de rien. Les technologies industrielles et l'ingénierie japonaise sont prééminentes, en particulier dans le métier qui me fait vivre, mais aussi au-delà bien sûr. Devant les États-Unis, devant l'Allemagne, devant la France... Ces machines qui créent les images qui impriment notre cerveau sont toutes conçues ici, chez Sony, chez Canon, chez Nikon, chez Panasonic, chez JVC, chez Olympus, chez Fuji, chez Casio, chez Epson, chez Pentax et d'autres et d'autres..
Mat
Itinéraire Los Angeles-Vegas et Vegas-San Diego? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train d'organiser un Autotour à 2 dans l'ouest US et je cherche à optimiser mon court séjour aux alentours de Vegas (sachant que je vais être le seul à pouvoir conduire). Je pars à la fin du mois et je passe 3 jours à LA, 2 à Vegas, 2 à San Diego et 2 à LA.
Pour les étapes aux alentours de Vegas j'avais pensé à : jour 1 (matin): LA--> Barstow (pause) -->Vegas (Quelle route prendre entre la route 66 et l'I-15?) jour 2 : Vegas --> Grand Canyon (bus tour en une journée)--> Vegas jour 3 : Vegas--> San Diego
Voila je retourne le pb dans tous les sens mais n'ayant que 2 nuit à Vegas je ne vois pas une meilleure solution. Et il me semble impossible de faire l'aller retour Vegas Grand Canyon en une journée en voiture! Ca serait en plus de la fatigue, du gâchis je pense!
Qu'en pensez-vous?
Merci beaucoup 🙂
Je suis en train d'organiser un Autotour à 2 dans l'ouest US et je cherche à optimiser mon court séjour aux alentours de Vegas (sachant que je vais être le seul à pouvoir conduire). Je pars à la fin du mois et je passe 3 jours à LA, 2 à Vegas, 2 à San Diego et 2 à LA.
Pour les étapes aux alentours de Vegas j'avais pensé à : jour 1 (matin): LA--> Barstow (pause) -->Vegas (Quelle route prendre entre la route 66 et l'I-15?) jour 2 : Vegas --> Grand Canyon (bus tour en une journée)--> Vegas jour 3 : Vegas--> San Diego
Voila je retourne le pb dans tous les sens mais n'ayant que 2 nuit à Vegas je ne vois pas une meilleure solution. Et il me semble impossible de faire l'aller retour Vegas Grand Canyon en une journée en voiture! Ca serait en plus de la fatigue, du gâchis je pense!
Qu'en pensez-vous?
Merci beaucoup 🙂
Méfaits du modernisme à Tam Coc (Vietnam) English translation pending
chamboulement a tam coc
Hé oui les méfaits du modernisme arrivent à Tam coc , une rameuse à eu la mauvaise idée de troquer ses rames contre un vieux moteur et comme de nombreuses rameuses ont vu cela elles ont pratiquement toutes, fait la meme chose , je pense que le temps des balades sympas avec juste le bruit des rames , c’est bien fini , nous allons désormais entendre rugir les moteurs dans ce lieu si paisible
De plus comme les rameuses n’auront pas trop a faire , elles ont décidé de mettre ce temps a profit pour pecher a la traine derriere leur barque , il parait meme qu’elle vont lancer le concours du plus gros poisson pêché du jour
Affaire a suivre
Kaoua
Hé oui les méfaits du modernisme arrivent à Tam coc , une rameuse à eu la mauvaise idée de troquer ses rames contre un vieux moteur et comme de nombreuses rameuses ont vu cela elles ont pratiquement toutes, fait la meme chose , je pense que le temps des balades sympas avec juste le bruit des rames , c’est bien fini , nous allons désormais entendre rugir les moteurs dans ce lieu si paisible
De plus comme les rameuses n’auront pas trop a faire , elles ont décidé de mettre ce temps a profit pour pecher a la traine derriere leur barque , il parait meme qu’elle vont lancer le concours du plus gros poisson pêché du jour
Affaire a suivre
Kaoua