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Compostelle avec un chien sous tente English translation pending
by Nanoudenis · 2016-12-19 · 32 replies
Bonjour à tous , Voilà , je suis à la porte de mon rêve , encore 5 mois d'attente et je pars pour Santiago.....je serai accompagnée de mon chien , un dynamique croisé Jack -Beagle , les kms ne lui font pas peur , il m'en redemande tout le temps !Par contre je dois prendre une tente pour nous loger , j'ai fait mon choix , elle pèse 1kg150 ...ce qui me fait le plus peur , c'est l'approvisionnement en croquettes , je n'ai pas envie de les porter . Est ce que quelqu'un a vécu son camino avec un toutou et comment a t'il fait pour nourrir son compagnon? En fait c'est lui qui me tracasse le plus , moi je sais que j'ai une grande faculté d'adaptation . Ah oui , j'oubliais , je pars de Signy l'abbaye (Ardennes françaises)le 1er mai 2017 . Si vous avez des conseils je suis preneuse , même autres que ceux que je vous demande , merci . Nanoudenis
Itinéraire sur la HRP (Haute Route Pyrénéenne) English translation pending
by Shamani · 2016-12-13 · 16 replies
bonjour ,

je cherche des infos , sur cet itinéraire (qui n est pas le GR 10 mais le sentier qui suit au plus près la ligne de crète entre les 2 pays ) , a savoir les difficultés de ravitaillements (s il est possible de se ravitailler sans dépose a l avance ). Voir les variantes possibles (d après se que je commence a lire , les variantes pour se chemins sont multiples ) , en fonction de la difficulté et des paysage ... Enfin les plus d infos possible ...

P S : Mon projet pour 2018 est :1:Le puy en velay -st jean pieds de port (chemin de st jacques ) puis -2 S jean pieds de port à Hendaye ,3 Hendaye -Banyuls ( HRP ) puis de la rejoindre les alpes sud pour faire le GR5 jusqu au lac léman ...

Je cherche toute info en vu de se périple , surtout les GR , PR du pays cathare aux alpes sud (cévennes , camargue ...) Je ne me donne pas de dates de fin pour effectuer le parcours , seulement le faire sur 2018

D avance merçi de votre aide Carpe diem
Compostelle à vélo English translation pending
by Comont60 · 2016-11-13 · 7 replies
Bonjour a tous, je prépare pour mai 2017 compiegne compostelle en velo mais en suivant le chemin en parallèle sur bitume car peut pratiquable. Je suis a la recherche de roadbook et d'infos. Au niveau hebergement un maximum de camping. Je compte faire des étapes de 100km jour. Cet été j'ai fait des étapes entre 140 et 160 je trouve que c'est trop. Au niveau équipement tout est OK Aussi je cherche un plan pour le retour compostelle frontière avec un routier ou autre. Amis cyclos au plaisir de vous lire Alain
Comment trouver un Carrix d'occasion? English translation pending
by Kine1906 · 2016-09-23 · 6 replies
Bonjour à tous Je compte faire le chemin français de Compostelle, ayant des problèmes de dos je cherche un carrix d'occasion, après un tour sur le net je n'arrive pas à en trouver, le prix du neuf est prohibitif, existe t'il une solution alternative ? A priori le carrix est le seul à passer partout. Merci pour vos réponses
Route pour rejoindre la Drôme depuis l'A89? English translation pending
by Fredlaf · 2016-07-19 · 3 replies
Bonjour,

Pouvez-vous me conseiller sur le choix d'une route ? Je pars de Bordeaux, et je veux rejoindre Crest dans la Drôme au Sud-Est de Valence.

Le plus, simple, le plus ennuyeux et le plus cher: 100% autoroute.Ok! Je pensais faire autrement ... mais j'ai peur de l'overdose de virages.

Je pensais passer par l'A89. Essayer de sortir au sud de Clermont (sortie N°25 Saint-Julien-Puy-Lavèze ) par la N89. Prendre A75 (Pérignat-lès-Sarliève) vers Issoire et la N102 jusqu'au Puy-en-Velay. Après vers Aubenas ou la D120 au-dessus ...

Votre avis sur la N89??? La N102? Choix pour rejoindre Crest???

Merci de votre aide pour ces routes que je ne connais pas. Au plaisir de vous lire. Fred!
Transport des vélos en car en Auvergne English translation pending
by Isaduvélo · 2016-06-14 · 2 replies
Simple question, quelqu'un sait-il si les autocars TER acceptent les vélos ? je veux aller à Ambert. Merci !
Decize - Toulouse à vélo: des lieux à ne pas rater? English translation pending
by Koaclarck · 2016-06-03 · 2 replies
Salut,

Du 7 au 19 juillet a lieu la Vélorution Universelle à Toulouse :
http://velorutionuniverselle.org/?lang=fr. Je lance le lien dès fois que cela puisse intéresser certain.e.s

Je vais faire la route à vélo depuis chez moi à Decize (Nièvre). J'aime bien faire du dénivelé ; je pense passer par le Livradois-Forez puis piquer vers les volcans dans le Cantal. A voir pour la fin du parcours...

Vous auriez des conseils de cols ou autres paysages incontournables ?

Merci

Matt
Compagnons pour le chemin de Stevenson en juillet 2016 English translation pending
by Cricribi60 · 2016-03-22 · 1 reply
bonjour,

je veux faire le chemin de Stevenson en juillet 2016 et je cherche compagnons pour ce magnifique itinéraire.

Mon trip serait de consacrer 15 jours pour ce parcours, ce qui est permet de profiter pleinement des étapes et des villes halte. Pour moi c'est sac à dos léger, possibilités de dormir sous tente mais de préférence sous un toit quand même.

Ouvert aux propositions, j'aime échanger, j'aime aussi les silences, facile à vivre, résistant, aidant, je laisse mon mail pour contact : bidaudch@wanadoo.fr

J'habite Montpellier, je compte aller au Puy en train, finir le trip à Alès et rentrer sur Montpellier en train.

À bientôt, Christian
Chemin de Compostelle depuis Conques English translation pending
by Jomo · 2016-03-16 · 4 replies
bonjour repartant mi avril de Conques sur le chemin de Compostelle, je constate qu'il existe des variantes par Rocamadour, la vallée du Célé, quel chemin nous conseillez vous ? (beaux paysages, villages typiques) , merci d'avance
Compostelle par voie des Piémonts English translation pending
by Galnad · 2016-02-28 · 4 replies
Bonjour, J'envisage de me rendre à Compostelle à vélo au printemps ou en septembre. Habitant au pieds des Pyrénées en Ariège je pense partir de chez moi (le chemin passe juste devant ma porte ) Je souhaite me rapprocher le plus possible du chemin en passant par la voie des Piémonts, qui n'est pas trop connue. Ce serait du Mas d'Azil jusqu'à St Jean pied de Port. Pour la suite j'ai le guide 'Le Camino Francés à vélo de Marie et Pierre Coste édition Ouest France qui me semble bien. Je recherche donc des infos sur la partie qui part de St Bertrand de Comminges jusqu'à St Jean Pied de Port. Merci Nadine
Voyage à pied: choix de destination English translation pending
by Veerodesign · 2016-02-22 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite faire un voyage à pied cet été ou à l'automne, dans le style de longue marche de pèlerinage, mais pas nécessairement religieux. Je voudrais rencontrer des gens sur mon chemin, donc pas un endroit trop reculé. J'ai regardé un peu partout, mais il y a tellement de destination que je ne peux pas me décider. Je suis ouverte à toutes les idées, tous les continents. Je n'aime pas les climats trop chauds, une des raison qui me pousserait à y aller plus pour l'automne.

Avez-vous des destinations à proposer?

Merci!
Saint-Jacques en septembre par la via Tolosana English translation pending
by Citmonde · 2015-08-18 · 7 replies
Bonjour chers voyageurs,

J'envisage de prendre seule le chemin de Saint-Jacques et suis très excitée par ce projet 😉 Ce sera mon petit Koh Lanta à moi! Je pense partir aux alentours du 1er septembre pour 15 jours ou un mois (selon ma résistance physique non encore très éprouvée: quelques randos d'une vingtaine de kms ou 6-7h de marche à la Réunion, mais jamais plus de 2 jours d'affilée). Je souhaite ne pas m'imposer d'objectifs sportifs trop ambitieux et vivre à mon rythme en mode contemplatif durant ces quelques jours. Je pensais emprunter le chemin d'Arles (d'Arles à Toulouse et peut-être plus) tout en restant en France pour cette fois-ci

J'hésite encore sur le chemin à prendre sachant que je n'en ferai de toutes façons qu'une portion pour commencer et que je souhaite le prendre au début. J'aime l'idée de patienter et de mériter de voir un jour Saint-Jacques.

Avez-vous des conseils sur le chemin à choisir? (Puy, Vézelay, Arles?) Tous retours d'expériences liés aux gites d'étapes sont également les bienvenus.

Merci par avance pour votre aide.

CitMonde
Massif Central: randonnée avec point de vue sur volcan English translation pending
by Estak13 · 2015-08-14 · 6 replies
Bonjour ! Nous cherchons l'impossioble ! Mais sait-on jamais ?!🙂 Voilà nous aimerions faire une balade qui nous mene plus haut qu'un volcan situé à proximité afin de voir le cratere ... du moins les reliefs évoquant le cratere. Bien sur, on pourrait faire de la montgolfiere pour ça, mais c'est vraiment hors budget. Connaissez-vous un endroit qui pourrait rendre nos vacances feeriques ?!😉
GR70 le Chemin de Stevenson English translation pending
by 63charly63 · 2015-02-17 · 30 replies
Bonjour

Je souhaite faire le GR70 chemin de Stevenson en 10 a 12 jours a la mi juin, en autonomie et je recherche 2 a 3 équipiers ières pour m'accompagner

Au plaisir de vous lire

Charly😉
Saint-Jacques-de-Compostelle par la route de Tours English translation pending
by Azat113 · 2015-02-14 · 9 replies
Bonjour à tous,

je vous écris afin d'avoir des informations/conseils concernant le pèlerinage de St Jacques de Compostelle que je compte faire en partant de Paris le 1er avril prochain. Je compte le faire en bivouac c'est-à-dire en dormant sous une tente et en mangeant à l'aide d'un réchaud/feu de camp. Ce que je recherche sur ce forum c'est des témoignages d'anciens pèlerins qui ont effectué le chemin de Tours et/ou celui du "Nord" en Espagne (qui longe la côte) car c'est ceux que je compte faire. Si vous avez effectué le chemin en tente c'est encore mieux :) Je voudrais des conseils concernant le départ de Paris : quelle association me conseillez-vous et connaissez-vous une église dans laquelle je pourrais recevoir la Bénédiction avant le départ comme cela se fait par exemple au départ du Puy-en-Velay ? Je voudrais également des conseils concernant l'orientation : est-ce qu'un seul guide est suffisant ou bien faut-il également une carte (je n'ai jamais ouvert de guides sur Compostelle c'est pour ça que je demande) ? Enfin je voudrais savoir, puisque je compte faire un pèlerinage dans une pensée plutôt religieuse, où est-ce que je peux me renseigner pour connaitre les lieux de culte chrétien présents sur le chemin ainsi que les personnes pouvant accueillir les pèlerins chez eux. Je compte en effet faire tamponner ma credencial non pas dans les gîtes mais dans des lieux religieux.

Voilà, ça fait beaucoup de questions sans doute, mais vous n'êtes pas obligé(e) de répondre à toutes )) Je vous remercie grandement d'avance !
GR 441 la semaine prochaine English translation pending
by Mazzzz · 2015-02-02 · 7 replies
Bonjour aux randonneurs,

Nous comptions partir, ma compagne et moi, faire le gr 441 la semaine prochaine. Vu les chutes de neige de ces derniers jours nous nous demandions si l'itinéraire était praticable ?

Je précise que nous sommes bien équipés contre le froid, nous avons des raquettes et l'habitude d'évoluer dans un environnement montagnard en hiver. (traversée du jura en ski de fond, rando raquettes dans les pyrénées et ailleurs, des années de ski de randonnée etc ...)

Donc si les locaux peuvent nous confirmer la faisabilité du projet ... (Ou pas !)

Cordialement

pascal
Compostelle sur le Norte English translation pending
by Berger67 · 2015-01-16 · 25 replies
Bonjour à tous Fin mai, début juin, j'aimerai partir sur le chemin de compostelle, en empruntant le Norte. Je partirai de Bayonne et je respecterai les étapes classiques, telles que décrites dans le guide Lepere. Je partirai pour 16 jours, soit la moitié du chemin a peu près. Trouve t-on facilement à se loger ? Je privilégie chez l'habitant, ou alors en chambre d'hote. Le chemin est t-il bien balisé ? Si vous avez déjà fait ce chemin, tous vos conseils seront les bienvenus. J'ai déjà fait Le Puy - Moissac en 2013, et Moissac - St Jean en 2014. J'attends de vos nouvelles et vous remercie. ULTREIA Gérard, 64 ans, Strasbourg
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en juillet-août English translation pending
by Marsypi · 2015-01-06 · 15 replies
nous voudrions faire la marche de saint Jacques de Compostelle pour un trajet de 850 kilomètres en juillet et août. pensez-vous que se soit possible ou difficile vu le temps et le nombre de touristes ? impossible de changer de date malheureusement. merci martine
Road trip "Les plus beaux villages de France" English translation pending
by Kvrolvnn · 2014-12-01 · 19 replies
Bonjour,

Je vais vous faire partager ma petite aventure estival, je ne suis pas allée bien loin mais les paysages que j'ai découvert m'ont fait tout simplement rêver !

Je n'ai jamais été aussi fière de ma douce France que depuis ce voyage, l'idée es partie de mon road trip dans l'Ouest des Etats-Unis fait en janvier 2014, je voulais garder le concept d'engloutir des kilomètres de paysage, j'ai pensé à des tas de destinations mais pourquoi partir loin quand on ne connais même pas notre propre pays alors voilà, 5 mois de préparation pour établir un tour des "Plus Beaux Villages de France"

Au départ de Paris nous avions deux points de chute obligatoire pour rendre visite à la famille : le Cap d'Agde et les Deux Alpes, il a fallut ensuite choisir parmis les 157 villages inscrits au titre et les heureux élus ont été : Saint saturnin Montpeyroux Usson Lac Pavin Sainte enimie Peyre La roque sur cèze Aigueze La garde adhemar Le poet laval Mirmande

Nous sommes parti à deux voiture V1 ma fille (5ans) son papa et moi , V2 ma meilleure amie et ses deux nièces (11et13ans).

-- 1ere partie du roadtrip PARIS - CAP D AGDE via 5 villages 2 jours, 878km Régions : Auvergne, Languedoc Roussillon, Midi pyrénées Départements : Puy de dôme, Lozère, Aveyron, hérault

DIMANCHE 10/08/14 Paris, 5h00

Partis avec un peu de retard, ma meilleure amie ne s'étant pas réveillée nous prenons la route, autoroute interdit à nous les petites et jolie routes de campagne ! Il fait doux, personne sur les routes, c'est très agréable.

10h30 nous arrivons à la première étape de notre aventure : activité AQUA CANOE dans les gorges de la Sioule. Equipe très sympa, prix très correct, 2h30 de descente dans les gorges de la Sioule. Nous nous sommes vraiment amusé, et le paysage en vaux vraiment le coup, nous avons fait le plein de fou rire avec mon amie qui a eu un mal fou a arrivé au bout de l'épreuve!

la summer team.







Après avoir repris des forces et 71km plus tard nous voilà enfin dans notre tout 1er Plus Beaux Village de France: Saint saturnin.

Charmant village d'Auvergne nous arpentons les ruelles pavés pour nous rendre à la visite du château, un décor de film et une vue sur les volcans saisissant. Epuisés nous ne nous attarderons pas et reprendrons la route pou rejoindre Montpeyroux et notre maison d'Hôtes.















Compostelle - Venu à pied depuis la Suisse (extrait de livre) English translation pending
by Steph2Suisse · 2014-11-15 · 26 replies
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !

Salut à tous !

Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.

Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).

J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...

Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...

Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.

A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…

En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.

Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.

Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.

Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !

Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».

Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.

Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.

Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.

Amicalement.

Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
Le Lot à vélo: le parcours English translation pending
by Matavenga · 2014-08-20 · 17 replies
Hello,

pour partager notre (première) expérience, voici notre parcours le long du Lot du Bleymard jusqu'à Aiguillon ! On est revenu super emballé par cet itinéraire.

Bonne route

Jo

Hauts Plateaux du Vercors English translation pending
by Paulerando · 2014-06-01 · 4 replies
Bonjour, Nous allons passer 4 jrs à La Chapelle-en-Vercors fin août. Nous aimerions faire au moins 2 randos sur la journée (5 à 6 h maxi) et 2 autres plus courtes (3 à 4 h) dont une dans la réserve des hauts plateaux. Nous avons déjà noté la possibilité de faire le Grand Veymont .... vous avez d'autres idées dans la réserve ?

Si vous avez une piste d'hébergement famillial (nous sommes 5 adultes) : nuitées, demi-pension souhaitée, accès voiture obligatoire mais qd même assez isolé, en tous cas beau site ....

Merci par avance.

Pascale
Randonnée en France: Saint-Guilhem-le-Désert ou Régordane English translation pending
by Caramaou · 2014-04-16 · 24 replies
Bonjour,

Cette année j'hésite entre 2 randonnées : le chemin de st guilherm le désert ou le chemin de régordane. J'ai une préférence pour le chemin de régordane : mais pas beaucoup de campings Quelqu'un a t-il fait l'un ou l'autre chemin et pourrait m'éclairée : difficultés

Merci d'avance

Caramaou
Chemin de Saint-Jacques sans trop de goudron ni giratoires? English translation pending
by JeanMichel54 · 2014-01-29 · 5 replies
Bonjour ,

En septembre 2013 nous avons parcouru une portion du Chemin de St Jacques de Compostelle entre Conques et Cahors (une des variantes , plutôt sur les causses) avec des amis . Dans la partie la moins positive du bilan , je citerais à coup sûr la proportion du parcours effectuée sur route , que je ne pensais tout de même pas aussi importante . Sans parler des détours en parcours à angles droits parfois assez arbitraires en apparence .

Je voudrais connaître l' opinion des marcheurs qui ont aussi parcouru la section Le Puy - Conques . Le relief plus montagneux y a-t-il permis de préserver un parcours + souvent "nature" (sentes et drailles de parcours traditionnels , passages en forêts , prairies ...) , tout en étant proche du chemin historique ? Rencontre-t-on aussi au bord du chemin plus de témoignages dans le petit ou moyen patrimoine architectural religieux du pèlerinage historique ?

Merci 🙂
Voyage vélo de l'Ain en Camargue avec retour dans l'Ain English translation pending
by Lanastasia · 2013-12-18 · 8 replies
Bonjour à tous! Voilà cette été ( fin juillet à août) je veux partir en voyage à vélo de l Ain (amberieu en Bugey) àu grau du roi en Camargue. Je partirai avec mon frère ( petit niveau de vélo ) Mes questions sont : -Quel itinéraire prendre pour l allée j avais envisager la via rhona mais le faite de passer par Lyon ou des grandes ville ne m enchante pas plus que ça....dc voir pour empreintes des passages de la via rhona et pourquoi pas changer d itinéraire comme la Drôme etc. - pour le retour j envisage de soit passer par la route Napoléon soit remonter par mendes puy en velay lequel me conseiller ( niveau intermédiaire capable de supporter des distances assez longue) - et que choisir comme moyen de transport ( VTT ou vélo route) et aussi niveau bagages? J aimerais partir en Roadtrip donc à la tente ac remorque à l arrière ou partir léger et dormir dans les auberges....j ai peur du retour avec le parcours avec des bosses de trop subir le poids de la remorque.... Merci d avance pour vos réponse!!!
Chemin de Stevenson en juin English translation pending
by Lemur37 · 2013-12-12 · 4 replies
Nous voulons faire le Chemin de Stevenson en juin 2014 en utilisant le camping comme moyen d'hébergement. Est-ce possible? Sur le topo guide du GR 70, je ne vois pas beaucoup d'adresses.
Gr 3, sentier de la Loire English translation pending
by Tatawin · 2013-10-29 · 5 replies
de retour d'un début de parcours sur le GR3, un petit retour,

pour se rendre au Mont Gerbier des Joncs, hors vacances scolaires, il n' y a rien de prévu

le plus facile paris gare de Lyon ==> aubenas, train et car SNCF, ensuite de Aubenas au Burzet, il y a un car, transport le 7, tous les jours à 17h10 à 3 euros, bien moins cher qu'un taxi, nuit dans un petit hôtel très correct, et ensuite la première étape à pied jusqu'au Mont Gerbier des Joncs, étape courte de 18 km en gros

quoi dire de ce Gr, je l'ai parcouru de Burzet à Nevers pendant 3 semaines, j'ai trouvé les 15 premiers jours magnifiques, montagne de l'ardèche, le Bourbonnais, les monts du Forez, certaines étapes sont sportives, quelques bonnes montées et descentes dans la pierraille, certes, ce n'est pas les alpes et donc moins dur, de très beaux panoramiques, par contre le final, c'est beaucoup de goudron, des lignes droites parfois démoralisantes. vous pourrez voir les photos et compte rendu complet sur mon blog dans ma signature. Et on voit très peu la Loire !

une petite émotion, en repassant sur certaines parties communes avec le Stevenson que j'avais fait quelques années auparavant,

cette partie est aussi commune avec les voies de St Jacques de Compostelles, pour les pélerins qui partent de Cluny, et pour ceux du Vezelay qui veulent passer par le Puy en Velay, il y a donc quelques hébergements pélerins, malheureusement, pas tout le temps, ou, mal espacés pour le découpage des étapes, donc le reste du temps, c'est chambres d'hôtes ou hôtels, et ça fait mal au budget !

à noter quelques petites parties de sentiers qui ne semblent plus être régulièrement entretenues ? il est aussi préférable d'avoir au moins une carte assez précise, certains balisages laissant à désirer voir absents,

question météo, commencer à marcher le 12 septembre, arrivée début octobre, je n'ai pas eu à me plaindre, quelques petites pluies éparses, mais rien de bien conséquent, quelques fortes chaleurs à la limite caniculaire fin septembre, donc dans l'ensemble, suis satisfait et recommande vivement ce parcours

n'hésitez pas à y aller
Départ à vélo Brégnier-Cordon / Bordeaux English translation pending
by Thinley · 2013-07-22 · 3 replies
Bonjour, pour mon mon 1er "voyage a vélo", Je vais faire un circuit, départ vers le 11 Aout de Bregnier-cordon dans l’Ain direction Bordeaux et retour Bregnier-cordon. Le départ se fera jusqu’à Bordeaux le plus direct, par contre le retour je compte passer par Montauban /Rodez/Le Puis en velayc et maison.

Je dispose de 15 jours pour effectuer ce petit voyage, pensez vous possible de faire cette boucle en 15 jours. Je précise que je suis sportif, je fait du vélo +/- 5jrs par semaine, faire des sortie de 100/120 km ne pose pas de problème.
Les vaches de Salers: bon élevage à visiter? English translation pending
by Suedois · 2013-07-15 · 2 replies
Heureux bénéficiaire d'un séjour/cadeau de trois jours fin Aout au pays des Salers (Salers) Qui peut me donner le bon élevage à visiter ?

Pour Aurillac et son festival de théâtre de rue, c'est prévu.

Merci.

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