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Compte rendu d'une croisière sur le MSC Splendida en Méditerranée (février 2012) - 2ème parcours English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Dans la poursuite des escales du MSC Splendida en Méditerranée….
En décembre 2011, nous avions fait les escales suivantes avec le MSC Splendida :
- Embarquement et Débarquement à Gênes
- Escales : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence et Marseille
Le compte-rendu de ces escales et du bateau est consultable ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4696604;page=unread#unread
Pour cette nouvelle croisière sur le MSC Splendida qui s’est déroulée du 17 au 24 février 2012, nous avons fait :
- Embarquement et Débarquement à Marseille
- Escales : Gênes, Barcelone, La Valette, La Goulette, et Civitavecchia.
Les préparatifs de cette croisière sont consultables ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=4599625;page=unread#unread
Vous trouverez ci-après un compte-rendu progressif de cette nouvelle croisière.
Bonne lecture.
Catherine
Dans la poursuite des escales du MSC Splendida en Méditerranée….
En décembre 2011, nous avions fait les escales suivantes avec le MSC Splendida :
- Embarquement et Débarquement à Gênes
- Escales : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence et Marseille
Le compte-rendu de ces escales et du bateau est consultable ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4696604;page=unread#unread
Pour cette nouvelle croisière sur le MSC Splendida qui s’est déroulée du 17 au 24 février 2012, nous avons fait :
- Embarquement et Débarquement à Marseille
- Escales : Gênes, Barcelone, La Valette, La Goulette, et Civitavecchia.
Les préparatifs de cette croisière sont consultables ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=4599625;page=unread#unread
Vous trouverez ci-après un compte-rendu progressif de cette nouvelle croisière.
Bonne lecture.
Catherine
Compte rendu de croisière MSC Lirica au départ d'Abu Dhabi (19-25 février 2012) English translation pending
Voici mon compte rendu d’une croisière sur le navire MSC LIRICA au départ d’Abu Dhabi pour 7 jours du 19 au 25 Février 2012.
Croisière réservée 15 jours avant la départ par agence en cabine intérieure garantie, le navire étant complet pour cette date.
Acheminement depuis PARIS CDG avec MSC. Compagnie AIR France vol direct CDG – Abu Dhabi le Samedi 18 Février départ 13h50 arrivée Abu Dhabi 23h20. Au terminal nous prenons de l’argent 1600 Drhs à un distributeur HSBC. 3 billets de grosse coupure (1000 + 500 +100). (332,21 € sur lesquels il va y avoir 10,94 € de frais bancaire VISA) Transfert de l’aéroport au bateau 45 minutes en mini-bus. Arrivée au Terminal de croisière, nous sommes les premiers à monter sur le bateau vers une heure du matin. Aucune fille d’attente, il y avait 10 personnes dans le mini-bus.
Nous prenons nos trois cartes de cabine, et les deux forfaits (eau et soda) réservés sur internet. Manque la TEEN-CARD réservée également sur internet. Il nous faudra la réclamer le lendemain au bureau comptabilité en même temps que l’enregistrement de la carte de crédit pour le paiement automatique en fin de croisière. TEEN-CARD au nom de mon fils de 12 ans qui fait clé de cabine, mais chargée de 60 € facturé 50 € (bonus de 10 € offert)
Nous allons tout de suite à la cabine. Nous avions mis dans notre bagage à main les affaires pour la nuit donc pas besoin de valise pour le moment. Mon fils s’endort rapidement. Les valises arrivent vers 2h30 du matin la personne frappe à la porte pour nous les remettre.
Nous avons la cabine 9225 au pont 9. Cabines petite surtout la salle de bain pas très bien agencée. Nous avons fait mettre les deux lits bas de chaque côté afin d’avoir une impression de plus de place dans la cabine. C’est plus fonctionnel à trois. Il y a deux lits hauts « pullman » qui se rabattent en journée. Les valises seront rangées sous les lits pour ne pas encombrer la penderie ou la cabine.
Jour 1 : ABU DHABI - Dimanche 19 Février
Malgré un départ du bateau vers Muscat à 3h00 le 20 Février, il faut être à bord le 19 Février à 24h00.
Excursion Ferrari World réservée sur internet avec MSC. Billets non reçus en cabine comme c’est le cas pour une réservation internet. Après un passage au bureau des excursions ou j’apprend que cette excursion n’est pas validée, par contre ok pour les deux autres.
En fait : le prix enfant des excursions est jusqu’à 13 ans. Mon fils ayant 12 ans j’ai prix CHILD sur le net. Normal pas d’autre choix c’est standard pour toutes les excursions proposées. Sauf que là il s’agit d’un parc d’attraction avec entrée comprise et que le tarif enfant c’est moins de 12 ans. Donc mon fils doit payer le prix adultes. D’où la non validation informatique par MSC….
Départ des excursions ce jour là de 13h00 à 14h30. Pour Ferrari World deux départ : 13h et 14h30. Nous sommes du départ de 14h30.
Nous sommes revenus de l’excursion à 21h30 au bateau. Le transfert à Ferrari World dure 45 minutes. En fait le parc est à proximité de l’aéroport. Très beau parc. (je suis un fan de F1….avis peut-être pas impartial). Mon fils à adoré. Des attractions avec des technologies un peu inédites non vues ailleurs. (nous avons fait une dizaine de parcs en France, Espagne et en Allemagne). Très peu de foule dans le parc, beaucoup d’étrangers, le prix d’entrée est prohibitif au regard du niveau de vie local. Donc aucune attente aux attractions. Le temps de présence dans le parc permet facilement de tout voir, et de faire plusieurs fois les coasters par exemple.
Nous profitons de cette visite pour faire de la petite monnaie avec nos grosses coupures. Le billet de 1000 Drhs pour payer une photo souvenir de l’attraction avec nous trois, et l’autre billet de 500 Drhs pour un petit « tea time » à trois. Cela nous fera plusieurs billets de 100,50,20,10 et 5 pour la suite du voyage.
Il y a un service navette gratuit du bateau à la sortie du port. Vers 14h30 je n’ai pas aperçu beaucoup de taxi à la sortie du port. Ceux qui déposent des passagers avec valises repartent aussi tôt. Donc pour les excursions par vous-même je ne peu vous en dire plus.
Jour 2 : EN MER – Lundi 20 Février
J’en suis à ma dixième croisière, 3 avec RCI, 6 avec Costa, la première avec MSC. Nous profitons de cette journée pour découvrir ce bateau et profiter de la piscine. Décoration très sobre, ma femme n’aime pas, elle préfère la décoration « tape à l’œil » de COSTA. J’aime bien la taille du navire. Le ratio nombre de passagers, espaces communs est un très bon compromis. Je rappelle que le navire est complet. Aucune impression de masse lors de cette journée en mer. Pas de cohue au buffet du pont 11. Des transats de libre partout sans aucune difficulté pour en trouver trois côte à côte. L’arrière du bateau est constitué à chaque niveau de « grand balcon » avec une rangée de transat. Très original, les autres bateaux il s’agit d’espace utilisé par des cabines avec balcons.
Côté nourriture, très agréablement surpris (avis sur le forum) des menus au restaurant (soir et midi). Pour moi c’est la croisière ou j’ai eu des menus inventifs, avec une qualité des plats, un aspect gustatif d’un bon niveau. Par contre au pont 11 les buffets c’est « boof », niveau club de vacances, identique tous les jours, midi et soir. RCI et surtout COSTA font mieux de ce côté-là.
Nous avons eu sur ce bateau une équipe d’animation très souriante, un groupe qui semble heureux et qui fait partager cela, dont un animateur génial PEBITO. Ce qui n’est pas toujours le cas sur d’autres bateaux. Les animations sont « classiques » vues et revues avec un programme journalier. Très peu de temps mort les après midi à la piscine de 15h00 à 17h30.
Autre avis positif sur les spectacles du soir. Malgré une constance sur toute la semaine avec l’équipe du bateau, les spectacles ont été d’un niveau égal d’un jour sur l’autre. Le niveau est très bon, dans une petite salle sur deux niveaux. A la différence de COSTA ou maintenant il y a deux/trois bons soirs puis du médiocre le reste de la semaine. RCI reste néanmoins au dessus en terme de spectacle.
Jour 3 : MUSCAT – Mardi 21 Février Ma femme et moi ayant fait en Janvier 2008 les premières croisières de COSTA dans cette région nous connaissons déjà les excursions « culturel » proposées par le navire. Donc aujourd’hui levé tardif, pour aller au SOUK de MUTTRAH (qui est en fait le port d’escale). Le souk fermant à 12h00 nous sortons du navire à 10h00. Les passeports restant à bord du navire durant toute la croisière nous recevons chaque jour à la sortie du bateau une « Landing Card » pour la journée. Hors lors de notre sortie rien, nous attendons dans une longue file au pont 4 pour sortir, rien ne bouge, puis tout le monde sort, passe la sécurité du navire, monte dans deux navettes gratuites au pied du navire pour rejoindre la sortie du port. A la sortie du port impossible de passer la séurité car nous n’avons pas de « Landing Card ». Donc de nouveau navette, retour au bateau, là impossible de remonter à bord la sécurité du navire demandant la « Landing Card » !!!!!!!!!!!!!! Bref au bout de 5 minutes un employé descend avec un sac plein de carte verte……..ouf, direction le souk. Attendez toujours d’avoir la carte verte pour sortir du bateau, même si les « gentils » employés MSC vous invitent à descendre car la fille d’attente encombre le pont 4….
Le trajet à pied pour le souk ne dure qu’une dizaine de minutes, le long de la corniche. A la sortie du port beaucoup de taxi qui vous propose des balades à Muscat. Ils ont en main une carte de la ville avec les sites à visiter. Reste à négocier avec eux avant le départ la durée et le prix.
Lors de cette escale départ des excursions MSC 8h30 – 8h45
Jour 4 : AL FUJAIRAH – Mercredi 22 Février
Connaissant déjà l’excursion « sur le côté est de Fujairah » nous prenons l’excursion demi-journée à la plage. Départ de toutes les excursions à 8h45. Ici aussi navette gratuite pour sortir du port. Sauf qu’à la sortie il n’y a rien. Pas de taxis. Difficile d’effectuer une balade en dehors du port sans avoir prévu à l’avance une excursion MSC ou une prise en charge locale.
Nous partons pour une demi-journée pour le MERIDIEN SPA RESORT situé sur la côte à 50 minutes de trajet en bus. Sur place nous avons un coktail sans alcool , et des transats sur la plage avec serviette et parasol. Malheureusement le temps et couvert, il y a des nuages d’altitude, avec de temps en temps des percées du soleil. Cela sera la seule matinée de temps couvert pendant ces 7 jours. Nous profitons de l’eau de la piscine qui est chauffée. Petit mini-golf de 12 trous avec mon fils. L’accès à la mer est déconseillé ce jour là, il y a des vagues.
Retour au bateau en début d’après midi.
Ce jour là nous avons eu un changement de cabine. Il y a avais une fuite en gaine technique et le personnel devait intervenir depuis notre cabine dans l’après midi (démontage complet du faux-plafond). Le personnel de bord nous a donc accompagné pour déménager nos affaires dans la cabine 9250 sur le même pont.
Jusqu’à la fin de la croisière aucun geste de MSC concernant ce désagrément. J’ai même dût aller reporter les trois cartes de ‘ancien cabine au bureau clientèle. De plus cet après midi là mon fils c’est fait refuser sa TEEN CARD en paiement, il a donc fallut refaire un passage par la comptabilité pour réactiver la carte avec le crédit restant.
Los de nos dernières croisières en cas de problème COSTA ou RCI, nous avions une bouteille offerte à table ou en cabine, une corbeille de fruit avec un petit mot d’excuse. Mais là rien de la part de MSC.
Jour 5 : AL KHASAB – Jeudi 23 Février
J’avais réservé une excursion en boutre dans les Fjords Arabes par échange d’e mail sur internet. Sans pré-paiement. Le rendez-vous était à 8h30 à la sortie du port.
8h30 nous sommes devant l’entrée du port, un chauffeur vient nous chercher dans une grosse Toyota blanche, nous sommes trois. Il nous explique que la croisière part à 9h30, donc nous avons du temps. Il nous dépose au FORT de KHASAB sorte de musée retraçant la vie à l’ancienne époque. Il est 8h40, il paye les trois entrées, et nous donne rendez-vous devant le fort à 9h15. Je remarque que le fort n’ouvre qu’à 9h00. Mais nous sommes à l’intérieur et visitons. A notre sortie à 9h10 nous croisons le premier groupe MSC qui vient pour la visite.
Ensuite trajet vers une partie du port ou sont amarrées plusieurs boutres. Le chauffeur nous installe dans l’une d’entre elle. Nous attendons d’autres clients puis départ à 9h45. Très belle balade dans les fjords. Nous avons vu les dauphins. Le bateau fait plusieurs passages afin de prendre les photos et filmer. Nous avons des collations vers 12h00 (soda, eau, fruits)
Le bateau nous dépose au retour directement au quai ou est amarré le LIRICA, nickel pas de trajet à faire en voiture. Prix de 90€ pour trois personnes.( j’ai donné 100 Drhs au chauffeur avant le départ de la boutre) – De mémoire MSC vend cette excursion 69 € par personne. (sans la visite du fort…) Sur demande je peu envoyer les renseignements par message privé.
Jour 6 : DUBAI – Vendredi 24 Février
Ce matin le départ des excursions est de 8h30 à 9h00. Il a des excursions l’après midi sui partent à 15h30. Et enfin des excursions du soir qui partent à 20h. Nous avons pris l’excursion ATLANTIS et AQUADVENTURE avec MSC départ 9h00. Il s’agit d’une parc d’attraction aquatique avec toboggans et rivière sauvage. Nous passons une agréable demi-journée. Trajet bateau parc en bus durée 45 minutes. Nous restons sur place jusqu’à 13h45 puis retour au bateau.
Après le déjeuner au pont 11 et un peu de repos au bord de la piscine pour repartons sur Dubaï vers 17h30. Nous prenons un taxi devant le bateau pour nous rendre au DUBAI MALL.
Vers 17h00 un préposé MSC vient frapper à notre cabine pour nous remettre nos 3 passeports contre émargement sur une liste. Cela nous évitera à aller les récupérer à l’accueil.
Beaucoup de taxi pour un prix modique. Depuis le port vers DUBAI MALL (30 minutes) 46 Drhs. Au retour le soir à 21h00 nous avons payé 38 Drhs. Il y a une prise en charge au port de 20 Drhs. A DUBAI MALL prise en charge de 3 Drhs. Prix mini de course 10 Drhs.
Au DUBAI MALL nous visitons l’aquarium et le zoo aquatique (entrée double 150 Drhs pour trois). Puis à 19h30 spectacle de la fontaine à l’extérieur. (toutes les 30 minutes à partir de 18h30, tous les soirs).
Jour 7 : DUBAI – Samedi 25 Février
J’ai réservé sur internet la montée à la tour BURJ KHALIFA pour 10h00 du matin. Départ du bateau à 9h00. Taxi 42 Drhs l’aller. Arrivée au DUBAI MALL à 9h35. Nous avons fini la visite de la tour vers 11h45. Il n’y a pas de temps une fois en haut. Petit café en terrasse devant la tour avant de rentrer au bateau. Nous prenons un taxi qui vient de finir sa course en dehors d’une station, donc pas de prise en charge, retour au port, cette fois 28 Drhs le moins cher de nos trajets. Le matin la vue est plus dégagée sur DUBAI. Au fur et à mesure de la journée nous voyons de la brume de plus en plus présente.
Tous à bord à 13h30 pour un départ à 14h00 pour ABU DHABI Notre vol retour est à 1h40 du matin toujours sur AIR France en vol direct CDG. Il fallait laisser le bagage en dehors de la cabine à 17h30. Libérer la cabine à 20h00 pour un rendez-vous à 22h00 pour débarquer. Nous arrivons au rendez-vous à 21h45, le groupe part déjà, heureusement que nous étions en avance. Nous partageons le bus avec des allemands et des français qui ont le vol de 2h00 sur ETIHAD.
Mon fils ne peut pas passer le contrôle de sécurité MSC pour sortir. Sa carte est bloquée. Nous allons au service comptabilité. Après une manip sur l’ordinateur RAS, il peut débarquer. Je n’ai toujours pas compris le pourquoi de se blocage. Sauf qu’il lui restait des crédits sur sa TEEN CARD, donc solde positif, différent de 0€ donc blocage de la carte ? Pour une autre personne son fils avec un débit de -0,33 € donc carte bloquée….
Dans le bus après 10 minutes de trajet c’est la panique pour un couple de 4 français qui se rendent compte que les autres ont leurs passeports et pas eux. C’est des primo croisiéristes, qui pensant que MSC s’occupant des transferts, MSC leur remettrait leur passeport à un moment du transfert.
Donc bien penser a demander à récupérer votre passeport à DUBAI..
Vol retour nickel. J’ai changé mes Drhs restant au bureau de change de l’aéroport contre des dollars pour notre prochain voyage au SRI LANKA….
Conclusion
Pas déçu de MSC, une bonne impression d’avoir retrouvé le type de croisière que nous avons fait au début il y a sept ans. Surement dû au bateau qui est à la bonne taille.
Le problème de MSC semble être l’organisation. Beaucoup trop de passage au service client. Manque d’encadrement, ou de rigueur, dans les excursions.
La TEEN CARD une bonne idée, sauf qu’elle ne marche pas pour payer les jeux vidéos situés au pont 12, que lors d’achat le crédit restant n’apparaît nulle part. Le seul moyen de le connaître et de faire ses comptes, ou d’aller au service comptabilité.
Forfait boisson soda et forfait eau avantageux. De plus prix sur internet il n’y a pas les 15 % de service qui sont rajoutés si le forfait est acheté sur le bateau. Par contre les cocktails sans alcool ne rentre pas sur le forfait soda, à la différence du forfait Boys and Girls de chez COSTA.
Pas de télé interactive sur ce bateau, donc absence du suivi des comptes de la carte. Il faut le faire à côté sur papier ou avoir un applicatif sur smartphone.
Beaucoup de gens ont découvert la facturation d’un euro par personne pour l’UNICEF en fin de croisière. MSC devrait avoir une communication plus « visible » à ce sujet.
Cette croisière vaut surtout pour DUBAI, ABU DAHBI et MASCATE. Pour Al Fajairah et Khasab cela ne vaut pas une escale d’une journée complète à chaque fois.
Croisière réservée 15 jours avant la départ par agence en cabine intérieure garantie, le navire étant complet pour cette date.
Acheminement depuis PARIS CDG avec MSC. Compagnie AIR France vol direct CDG – Abu Dhabi le Samedi 18 Février départ 13h50 arrivée Abu Dhabi 23h20. Au terminal nous prenons de l’argent 1600 Drhs à un distributeur HSBC. 3 billets de grosse coupure (1000 + 500 +100). (332,21 € sur lesquels il va y avoir 10,94 € de frais bancaire VISA) Transfert de l’aéroport au bateau 45 minutes en mini-bus. Arrivée au Terminal de croisière, nous sommes les premiers à monter sur le bateau vers une heure du matin. Aucune fille d’attente, il y avait 10 personnes dans le mini-bus.
Nous prenons nos trois cartes de cabine, et les deux forfaits (eau et soda) réservés sur internet. Manque la TEEN-CARD réservée également sur internet. Il nous faudra la réclamer le lendemain au bureau comptabilité en même temps que l’enregistrement de la carte de crédit pour le paiement automatique en fin de croisière. TEEN-CARD au nom de mon fils de 12 ans qui fait clé de cabine, mais chargée de 60 € facturé 50 € (bonus de 10 € offert)
Nous allons tout de suite à la cabine. Nous avions mis dans notre bagage à main les affaires pour la nuit donc pas besoin de valise pour le moment. Mon fils s’endort rapidement. Les valises arrivent vers 2h30 du matin la personne frappe à la porte pour nous les remettre.
Nous avons la cabine 9225 au pont 9. Cabines petite surtout la salle de bain pas très bien agencée. Nous avons fait mettre les deux lits bas de chaque côté afin d’avoir une impression de plus de place dans la cabine. C’est plus fonctionnel à trois. Il y a deux lits hauts « pullman » qui se rabattent en journée. Les valises seront rangées sous les lits pour ne pas encombrer la penderie ou la cabine.
Jour 1 : ABU DHABI - Dimanche 19 Février
Malgré un départ du bateau vers Muscat à 3h00 le 20 Février, il faut être à bord le 19 Février à 24h00.
Excursion Ferrari World réservée sur internet avec MSC. Billets non reçus en cabine comme c’est le cas pour une réservation internet. Après un passage au bureau des excursions ou j’apprend que cette excursion n’est pas validée, par contre ok pour les deux autres.
En fait : le prix enfant des excursions est jusqu’à 13 ans. Mon fils ayant 12 ans j’ai prix CHILD sur le net. Normal pas d’autre choix c’est standard pour toutes les excursions proposées. Sauf que là il s’agit d’un parc d’attraction avec entrée comprise et que le tarif enfant c’est moins de 12 ans. Donc mon fils doit payer le prix adultes. D’où la non validation informatique par MSC….
Départ des excursions ce jour là de 13h00 à 14h30. Pour Ferrari World deux départ : 13h et 14h30. Nous sommes du départ de 14h30.
Nous sommes revenus de l’excursion à 21h30 au bateau. Le transfert à Ferrari World dure 45 minutes. En fait le parc est à proximité de l’aéroport. Très beau parc. (je suis un fan de F1….avis peut-être pas impartial). Mon fils à adoré. Des attractions avec des technologies un peu inédites non vues ailleurs. (nous avons fait une dizaine de parcs en France, Espagne et en Allemagne). Très peu de foule dans le parc, beaucoup d’étrangers, le prix d’entrée est prohibitif au regard du niveau de vie local. Donc aucune attente aux attractions. Le temps de présence dans le parc permet facilement de tout voir, et de faire plusieurs fois les coasters par exemple.
Nous profitons de cette visite pour faire de la petite monnaie avec nos grosses coupures. Le billet de 1000 Drhs pour payer une photo souvenir de l’attraction avec nous trois, et l’autre billet de 500 Drhs pour un petit « tea time » à trois. Cela nous fera plusieurs billets de 100,50,20,10 et 5 pour la suite du voyage.
Il y a un service navette gratuit du bateau à la sortie du port. Vers 14h30 je n’ai pas aperçu beaucoup de taxi à la sortie du port. Ceux qui déposent des passagers avec valises repartent aussi tôt. Donc pour les excursions par vous-même je ne peu vous en dire plus.
Jour 2 : EN MER – Lundi 20 Février
J’en suis à ma dixième croisière, 3 avec RCI, 6 avec Costa, la première avec MSC. Nous profitons de cette journée pour découvrir ce bateau et profiter de la piscine. Décoration très sobre, ma femme n’aime pas, elle préfère la décoration « tape à l’œil » de COSTA. J’aime bien la taille du navire. Le ratio nombre de passagers, espaces communs est un très bon compromis. Je rappelle que le navire est complet. Aucune impression de masse lors de cette journée en mer. Pas de cohue au buffet du pont 11. Des transats de libre partout sans aucune difficulté pour en trouver trois côte à côte. L’arrière du bateau est constitué à chaque niveau de « grand balcon » avec une rangée de transat. Très original, les autres bateaux il s’agit d’espace utilisé par des cabines avec balcons.
Côté nourriture, très agréablement surpris (avis sur le forum) des menus au restaurant (soir et midi). Pour moi c’est la croisière ou j’ai eu des menus inventifs, avec une qualité des plats, un aspect gustatif d’un bon niveau. Par contre au pont 11 les buffets c’est « boof », niveau club de vacances, identique tous les jours, midi et soir. RCI et surtout COSTA font mieux de ce côté-là.
Nous avons eu sur ce bateau une équipe d’animation très souriante, un groupe qui semble heureux et qui fait partager cela, dont un animateur génial PEBITO. Ce qui n’est pas toujours le cas sur d’autres bateaux. Les animations sont « classiques » vues et revues avec un programme journalier. Très peu de temps mort les après midi à la piscine de 15h00 à 17h30.
Autre avis positif sur les spectacles du soir. Malgré une constance sur toute la semaine avec l’équipe du bateau, les spectacles ont été d’un niveau égal d’un jour sur l’autre. Le niveau est très bon, dans une petite salle sur deux niveaux. A la différence de COSTA ou maintenant il y a deux/trois bons soirs puis du médiocre le reste de la semaine. RCI reste néanmoins au dessus en terme de spectacle.
Jour 3 : MUSCAT – Mardi 21 Février Ma femme et moi ayant fait en Janvier 2008 les premières croisières de COSTA dans cette région nous connaissons déjà les excursions « culturel » proposées par le navire. Donc aujourd’hui levé tardif, pour aller au SOUK de MUTTRAH (qui est en fait le port d’escale). Le souk fermant à 12h00 nous sortons du navire à 10h00. Les passeports restant à bord du navire durant toute la croisière nous recevons chaque jour à la sortie du bateau une « Landing Card » pour la journée. Hors lors de notre sortie rien, nous attendons dans une longue file au pont 4 pour sortir, rien ne bouge, puis tout le monde sort, passe la sécurité du navire, monte dans deux navettes gratuites au pied du navire pour rejoindre la sortie du port. A la sortie du port impossible de passer la séurité car nous n’avons pas de « Landing Card ». Donc de nouveau navette, retour au bateau, là impossible de remonter à bord la sécurité du navire demandant la « Landing Card » !!!!!!!!!!!!!! Bref au bout de 5 minutes un employé descend avec un sac plein de carte verte……..ouf, direction le souk. Attendez toujours d’avoir la carte verte pour sortir du bateau, même si les « gentils » employés MSC vous invitent à descendre car la fille d’attente encombre le pont 4….
Le trajet à pied pour le souk ne dure qu’une dizaine de minutes, le long de la corniche. A la sortie du port beaucoup de taxi qui vous propose des balades à Muscat. Ils ont en main une carte de la ville avec les sites à visiter. Reste à négocier avec eux avant le départ la durée et le prix.
Lors de cette escale départ des excursions MSC 8h30 – 8h45
Jour 4 : AL FUJAIRAH – Mercredi 22 Février
Connaissant déjà l’excursion « sur le côté est de Fujairah » nous prenons l’excursion demi-journée à la plage. Départ de toutes les excursions à 8h45. Ici aussi navette gratuite pour sortir du port. Sauf qu’à la sortie il n’y a rien. Pas de taxis. Difficile d’effectuer une balade en dehors du port sans avoir prévu à l’avance une excursion MSC ou une prise en charge locale.
Nous partons pour une demi-journée pour le MERIDIEN SPA RESORT situé sur la côte à 50 minutes de trajet en bus. Sur place nous avons un coktail sans alcool , et des transats sur la plage avec serviette et parasol. Malheureusement le temps et couvert, il y a des nuages d’altitude, avec de temps en temps des percées du soleil. Cela sera la seule matinée de temps couvert pendant ces 7 jours. Nous profitons de l’eau de la piscine qui est chauffée. Petit mini-golf de 12 trous avec mon fils. L’accès à la mer est déconseillé ce jour là, il y a des vagues.
Retour au bateau en début d’après midi.
Ce jour là nous avons eu un changement de cabine. Il y a avais une fuite en gaine technique et le personnel devait intervenir depuis notre cabine dans l’après midi (démontage complet du faux-plafond). Le personnel de bord nous a donc accompagné pour déménager nos affaires dans la cabine 9250 sur le même pont.
Jusqu’à la fin de la croisière aucun geste de MSC concernant ce désagrément. J’ai même dût aller reporter les trois cartes de ‘ancien cabine au bureau clientèle. De plus cet après midi là mon fils c’est fait refuser sa TEEN CARD en paiement, il a donc fallut refaire un passage par la comptabilité pour réactiver la carte avec le crédit restant.
Los de nos dernières croisières en cas de problème COSTA ou RCI, nous avions une bouteille offerte à table ou en cabine, une corbeille de fruit avec un petit mot d’excuse. Mais là rien de la part de MSC.
Jour 5 : AL KHASAB – Jeudi 23 Février
J’avais réservé une excursion en boutre dans les Fjords Arabes par échange d’e mail sur internet. Sans pré-paiement. Le rendez-vous était à 8h30 à la sortie du port.
8h30 nous sommes devant l’entrée du port, un chauffeur vient nous chercher dans une grosse Toyota blanche, nous sommes trois. Il nous explique que la croisière part à 9h30, donc nous avons du temps. Il nous dépose au FORT de KHASAB sorte de musée retraçant la vie à l’ancienne époque. Il est 8h40, il paye les trois entrées, et nous donne rendez-vous devant le fort à 9h15. Je remarque que le fort n’ouvre qu’à 9h00. Mais nous sommes à l’intérieur et visitons. A notre sortie à 9h10 nous croisons le premier groupe MSC qui vient pour la visite.
Ensuite trajet vers une partie du port ou sont amarrées plusieurs boutres. Le chauffeur nous installe dans l’une d’entre elle. Nous attendons d’autres clients puis départ à 9h45. Très belle balade dans les fjords. Nous avons vu les dauphins. Le bateau fait plusieurs passages afin de prendre les photos et filmer. Nous avons des collations vers 12h00 (soda, eau, fruits)
Le bateau nous dépose au retour directement au quai ou est amarré le LIRICA, nickel pas de trajet à faire en voiture. Prix de 90€ pour trois personnes.( j’ai donné 100 Drhs au chauffeur avant le départ de la boutre) – De mémoire MSC vend cette excursion 69 € par personne. (sans la visite du fort…) Sur demande je peu envoyer les renseignements par message privé.
Jour 6 : DUBAI – Vendredi 24 Février
Ce matin le départ des excursions est de 8h30 à 9h00. Il a des excursions l’après midi sui partent à 15h30. Et enfin des excursions du soir qui partent à 20h. Nous avons pris l’excursion ATLANTIS et AQUADVENTURE avec MSC départ 9h00. Il s’agit d’une parc d’attraction aquatique avec toboggans et rivière sauvage. Nous passons une agréable demi-journée. Trajet bateau parc en bus durée 45 minutes. Nous restons sur place jusqu’à 13h45 puis retour au bateau.
Après le déjeuner au pont 11 et un peu de repos au bord de la piscine pour repartons sur Dubaï vers 17h30. Nous prenons un taxi devant le bateau pour nous rendre au DUBAI MALL.
Vers 17h00 un préposé MSC vient frapper à notre cabine pour nous remettre nos 3 passeports contre émargement sur une liste. Cela nous évitera à aller les récupérer à l’accueil.
Beaucoup de taxi pour un prix modique. Depuis le port vers DUBAI MALL (30 minutes) 46 Drhs. Au retour le soir à 21h00 nous avons payé 38 Drhs. Il y a une prise en charge au port de 20 Drhs. A DUBAI MALL prise en charge de 3 Drhs. Prix mini de course 10 Drhs.
Au DUBAI MALL nous visitons l’aquarium et le zoo aquatique (entrée double 150 Drhs pour trois). Puis à 19h30 spectacle de la fontaine à l’extérieur. (toutes les 30 minutes à partir de 18h30, tous les soirs).
Jour 7 : DUBAI – Samedi 25 Février
J’ai réservé sur internet la montée à la tour BURJ KHALIFA pour 10h00 du matin. Départ du bateau à 9h00. Taxi 42 Drhs l’aller. Arrivée au DUBAI MALL à 9h35. Nous avons fini la visite de la tour vers 11h45. Il n’y a pas de temps une fois en haut. Petit café en terrasse devant la tour avant de rentrer au bateau. Nous prenons un taxi qui vient de finir sa course en dehors d’une station, donc pas de prise en charge, retour au port, cette fois 28 Drhs le moins cher de nos trajets. Le matin la vue est plus dégagée sur DUBAI. Au fur et à mesure de la journée nous voyons de la brume de plus en plus présente.
Tous à bord à 13h30 pour un départ à 14h00 pour ABU DHABI Notre vol retour est à 1h40 du matin toujours sur AIR France en vol direct CDG. Il fallait laisser le bagage en dehors de la cabine à 17h30. Libérer la cabine à 20h00 pour un rendez-vous à 22h00 pour débarquer. Nous arrivons au rendez-vous à 21h45, le groupe part déjà, heureusement que nous étions en avance. Nous partageons le bus avec des allemands et des français qui ont le vol de 2h00 sur ETIHAD.
Mon fils ne peut pas passer le contrôle de sécurité MSC pour sortir. Sa carte est bloquée. Nous allons au service comptabilité. Après une manip sur l’ordinateur RAS, il peut débarquer. Je n’ai toujours pas compris le pourquoi de se blocage. Sauf qu’il lui restait des crédits sur sa TEEN CARD, donc solde positif, différent de 0€ donc blocage de la carte ? Pour une autre personne son fils avec un débit de -0,33 € donc carte bloquée….
Dans le bus après 10 minutes de trajet c’est la panique pour un couple de 4 français qui se rendent compte que les autres ont leurs passeports et pas eux. C’est des primo croisiéristes, qui pensant que MSC s’occupant des transferts, MSC leur remettrait leur passeport à un moment du transfert.
Donc bien penser a demander à récupérer votre passeport à DUBAI..
Vol retour nickel. J’ai changé mes Drhs restant au bureau de change de l’aéroport contre des dollars pour notre prochain voyage au SRI LANKA….
Conclusion
Pas déçu de MSC, une bonne impression d’avoir retrouvé le type de croisière que nous avons fait au début il y a sept ans. Surement dû au bateau qui est à la bonne taille.
Le problème de MSC semble être l’organisation. Beaucoup trop de passage au service client. Manque d’encadrement, ou de rigueur, dans les excursions.
La TEEN CARD une bonne idée, sauf qu’elle ne marche pas pour payer les jeux vidéos situés au pont 12, que lors d’achat le crédit restant n’apparaît nulle part. Le seul moyen de le connaître et de faire ses comptes, ou d’aller au service comptabilité.
Forfait boisson soda et forfait eau avantageux. De plus prix sur internet il n’y a pas les 15 % de service qui sont rajoutés si le forfait est acheté sur le bateau. Par contre les cocktails sans alcool ne rentre pas sur le forfait soda, à la différence du forfait Boys and Girls de chez COSTA.
Pas de télé interactive sur ce bateau, donc absence du suivi des comptes de la carte. Il faut le faire à côté sur papier ou avoir un applicatif sur smartphone.
Beaucoup de gens ont découvert la facturation d’un euro par personne pour l’UNICEF en fin de croisière. MSC devrait avoir une communication plus « visible » à ce sujet.
Cette croisière vaut surtout pour DUBAI, ABU DAHBI et MASCATE. Pour Al Fajairah et Khasab cela ne vaut pas une escale d’une journée complète à chaque fois.
Croisière MSC Splendida en Méditerranée English translation pending
Bonjour,
je m'apprête à faire une croisière sur le MSC SPLENDIDA de 8 jours en méditerrannée - départ le 31 Mars ; Genes, barcelone, la valette, la goulette, ...
Y a t il quelqu'un du forum qui l'a déjà faite ? les excursions sont-elles intéressantes ?
pourriez vous me dire si vous connaissez ce bateau et sur les prestations sont aussi bien que celle de COSTA -j'ai fait deux COSTA, j'ai trouvé que c'était très bien -nourriture, prestations, services, spectacles..
Merci j'attends vos réponses avec impatience. Très cordialement Michelle
pourriez vous me dire si vous connaissez ce bateau et sur les prestations sont aussi bien que celle de COSTA -j'ai fait deux COSTA, j'ai trouvé que c'était très bien -nourriture, prestations, services, spectacles..
Merci j'attends vos réponses avec impatience. Très cordialement Michelle
Villages historiques en Nouvelle-Écosse? English translation pending
S'il y a quelque chose que j'adore visiter c'est bien un village historique. Dans l'Ouest on les appelle ghostowns et bien des grandes villes ont leur heritage park.
Au Québec, il y a celui de Drummondville.
J'en ai visité pas mal dans ma vie mais celui qui est le plus beau, , dont je garde le meilleur des souvenirs, mon grand préféré, c'est Le village acadien de Caraquet. Je le suggère à tout le monde fréquemment d'ailleurs.
Là je suis en train de planifier un voyage en Nouvelle-Écosse et des villages historiques y'en a plein 😮 - tant qu'à moi je les ferais tous mais mes enfants risquent d'en faire une overdose.
Alors quoi choisir entre :
Le village acadien de Yarmouth Highland Village Museum Celui de Sherbrooke Et au Nouveau Brunswick près de Fredericton : Kings Landing Historical Settlement
(Ca ne m'étonnerait pas qu'il y a en a d'autres que j'ai oubliés....
Alors ma question si vous avez visité certains de ces sites, qu'en avez-vous pensé ?
Au Québec, il y a celui de Drummondville.
J'en ai visité pas mal dans ma vie mais celui qui est le plus beau, , dont je garde le meilleur des souvenirs, mon grand préféré, c'est Le village acadien de Caraquet. Je le suggère à tout le monde fréquemment d'ailleurs.
Là je suis en train de planifier un voyage en Nouvelle-Écosse et des villages historiques y'en a plein 😮 - tant qu'à moi je les ferais tous mais mes enfants risquent d'en faire une overdose.
Alors quoi choisir entre :
Le village acadien de Yarmouth Highland Village Museum Celui de Sherbrooke Et au Nouveau Brunswick près de Fredericton : Kings Landing Historical Settlement
(Ca ne m'étonnerait pas qu'il y a en a d'autres que j'ai oubliés....
Alors ma question si vous avez visité certains de ces sites, qu'en avez-vous pensé ?
Hôtel pour dix/douze jours à Tokyo? English translation pending
Bonjour,
même si j'ai essayé de lire la plupart des posts existants sur le forum, j'ai toujours quelques intérrogations. J'envisage un voyage de 10/12j au total pour Tokyo principalement pour la première quinzaine d'aout, nos vacances ne permettant pas d'autres périodes. J'ai lu que certain préconisaient également d'aller à Osaka et je vais étudier cette piste.
Ma question principal est l'hotel: je recherche un hotel confortable car nous voyageons avec un petit garcon de 3ans. Le but est qu'il soit bien placé pour rayonner un maximum à pied (nous avons fait ca l'été dernier à ny depuis timesquare et c'était génial). Pourriez vous me donner des références d'hotels que vous connaissez(budget max 180/200€ /nuit/ch)? Auriez vous des idées d'excursion autre que Osaka en prenant en compte un temps de trajet relativement court (<4h)? Pourriez vous me donner une idée de prix d'un trajet en taxi dans tokyo? (par rapport à la france ou a NewYork)
Un grand merci par avance,
Thibaut
même si j'ai essayé de lire la plupart des posts existants sur le forum, j'ai toujours quelques intérrogations. J'envisage un voyage de 10/12j au total pour Tokyo principalement pour la première quinzaine d'aout, nos vacances ne permettant pas d'autres périodes. J'ai lu que certain préconisaient également d'aller à Osaka et je vais étudier cette piste.
Ma question principal est l'hotel: je recherche un hotel confortable car nous voyageons avec un petit garcon de 3ans. Le but est qu'il soit bien placé pour rayonner un maximum à pied (nous avons fait ca l'été dernier à ny depuis timesquare et c'était génial). Pourriez vous me donner des références d'hotels que vous connaissez(budget max 180/200€ /nuit/ch)? Auriez vous des idées d'excursion autre que Osaka en prenant en compte un temps de trajet relativement court (<4h)? Pourriez vous me donner une idée de prix d'un trajet en taxi dans tokyo? (par rapport à la france ou a NewYork)
Un grand merci par avance,
Thibaut
Une soirée à Gênes ou Bergame? (Italie) English translation pending
Je vais passer 5 jours en Italie (2 Milan et 2 lacs de Come). Arrivant a Malpensa a 15h10 le dimanche je me demande ce qui est le plus sympa pour passer la fin de l'apres-midi et la soiree: Genes ou Bergame. Je remonte a Come le lendemain mais il n'y a que 100 km de plus si je vais a Genes ce qui n'est qu'une heure par l'autoroute. Si c'est Genes y a-t-il un quartier sympa ou une ville sympa proche pour profiter de la mer, d'une belle vue, bon resto? Merci pour vos conseils
Compte rendu pratique de croisière sur le MSC Splendida du 10 au 17 février 2012, départ de Marseille English translation pending
Compte rendu pratique Croisière MSC Splendida du 10 au 17 Février 2012 départ Marseille
Bonjour, vous trouverez ci-dessous quelques informations pratiques concernant la croisère en titre. Bonne lecture ;-)
Escales : départ de Marseille, Gènes (Italie), Barcelone (Espagne), Casablanca (Maroc), Gibraltar, Valence (Espagne) et retour Marseille
- Pour arriver au bateau
o Autoroute A55 (littoral)
o Sortie 5
o Porte 4
- Le parking : sur Marseille directement sur le quai d’embarquement (13€/jour) à coté du bateau. Dépose minute juste devant le bâtiment d’embarquement
- Enregistrement :
o Nous avons fait le pré-enregistrement sur le site internet de MSC : gain de temps, rien à renseigner à l’embarquement, nous sommes montés sur le bateau en 5 minutes.
o Concernant les étiquettes pour les bagages, un représentant MSC nous fourni le carnet de bord (en dur) dans lequel il y a une étiquette bagage autocollante par personne.
- Les bagages : 1 valise 30 kg par personne (une seule valise par personne ne dépassant pas 75x50x29 cm et 30 kg et qu’un seul bagage à main par personne ne dépassant pas 55x35x25cm) Les valises répondant à ce critère pouvaient être glissées sous notre lit)
- La cabine : nous avions choisi une cabine avec Balcon (2 adultes et 2 ados) sur le pont 12 (assez haut) et à l’avant droite (tribord) : pas de vibration du moteur, très léger tangage (sauf première et dernière nuit en traversant le golf du Lion où ça souffle un peu plus)
o Grand lit 2 places (180 de large)
o Canapé convertible pour les enfants (environ même taille)
o SDB très bien étudiée, placard pour les trousses de toilettes
o Savon liquide sur le lavabo, savon+shampoing dans la douche
o Distributeur de mouchoirs en papier
o Eau très chaude
o Serviettes + draps de bain changés tous les jours
o Chambre faite par le service d’entretien le matin et le soir
o Une penderie (environ 1m de large) avec cintres (environ 10), et une colonne de 5-6 petits tiroirs + coffre fort (gratuit) à combinaison
o 1 Tv (2chaines françaises Arte et tv5 monde)
o 1 bar (contenu payant)
o 1 téléphone pour joindre autres cabines
o Internet en wifi (payant)
o 2 prises électriques dans la chambre (nous avions pris une multiprise pour nos différents chargeurs et le sèche-cheveu de mes dames
o Un sèche-cheveu fourni dans un tiroir du bureau
o Une prise dans la sdb pour rasoir (le sèche-cheveu ne fonctionne pas sur cette prise)
o Tout est très récent, et très propre
- Le personnel :
o très convivial et serviable, discret (hello ou bonjour à chaque fois que l’on croise un membre du personnel)
o très nombreux partout, dans tous les endroits publiques
o Pas ou très peu Francophone, même pas à la réception.
- Les tenues :
o Cool la plupart du temps, tenue de sport, jean, pantalon en toile … (pas de short au restaurant …)
o 2 soirées plus habillées mais sans obligation (nous avons vu des gens en polo, et d’autres en tenue de soirée), costume option cravate, robe pour l’occasion
o Salles climatisées, les femmes doivent prévoir un gilet
- La nourriture, les restaurants :
o Petit déjeuner grand choix à la cafétéria (viennoiseries, pain, fruits, laitages, saucisses, tranches de lard, œufs … café, lait)
o Le midi soit 1 des 2 restaurants gratuit, soit la cafétéria
o Nous étions affectés au restaurant Bella Verde, 2nd service (20h30) : très bon niveau, service impeccable (tous les soirs nous avions : au choix inclusif : Hors d’œuvre+ salade+soupes+pates ou risotto+viande ou poisson+fromage+dessert, et pattes / frites + steak haché ou escalope de poulet pour les enfants)
o 2 services :
§ le premier à 18h00, suivi à 20h du spectacle au théâtre
§ le second à 20h30 précédé du spectacle au théâtre à 19h
- Pour les petits :
o Chaise hautes dans les restaurants et cafétéria
o Nous n’avons pas vu s’il y avait des lits pour bébé dans les chambres
- A la piscine, spas :
o Drap de bain spécifique à disposition (gratuit)
o Peignoir à disposition (gratuit)
- A la salle de sport (gratuit), serviette de toilette fournie
- Les devises :
o Dans le bateau, nous payons tout avec notre carte personnelle (chaque personne a une carte qui sert à tout : payer, ouvrir la chambre, et entrer/sortir du bateau à la douane.
o Dans tous les pays visités l’€. A Gibraltar, des points de changes sont dans Main Street à 1.24€/1livre (cours au 15 Février) car dans les boutiques ils vont proposent du 1.5€/1livre facile …
o Les cigarettes les moins chères : au duty de Barcelone (ex : 17€ la cartouche de Camel) puis dans le bateau environ 19€/cartouche par lot de 4 mais ne sachant pas combien nous pouvions en prendre nous avons limité à 2 cartouches / adulte.
§ Note : pas de passage à la douane en rentrant en France. (attention à la douane volante)
- Les escales :
o Nous n’avons pris aucune excursion
o Nous n’avons pris aucune navette MSC : 8€/adulte. Quand vous verrez 8€ non remboursable sur les programmes d’escale remis la veille au soir, cela veut dire qu’il y a un plan B gratuit ou pas cher juste à coté.
§ Gènes : trop mauvais temps, nous ne sommes pas descendus, nous avons visité le bateau
§ A Barcelone : prendre le bus bleu (3.5€/adulte contre 8€ MSC), dès la sortie du bateau, puis il nous dépose sur les Ramblas (rue commerçante) de la le métro disponible pour aller partout (2€/billet), très simple, très propre
§ A Casablanca : sortir du port à pied (environ 15 minutes), éviter taxi rouge officiel 3 passagers maxi, ils doivent mais ne mettent pas le compteur et vous arnaque, les blancs (vieilles Mercedes…) 4 passagers à discuter, éviter ceux qui sont juste sur le chemin dans le port. Plus loin, au tout début de la ville, les prix sont plus intéressants (exemple : nous avons pris un taxi 8 passagers pour 40€ pour une visite de la ville de 2.30-3 heures) Paiement de la course à l’arrivée (pour nous l’arrivée était le retour à la médina (souk) à proximité des quais)
§ A Gibraltar : à pied, c’est à coté (15 minutes pour Main Street), ou navettes sur le quai pour visiter la ville et voir les singes …)
§ A Valence : une navette de la ville est disponible gratuitement dès le quai jusqu’au terminal du port (bus jaune). Ensuite soit taxi soit à pied. Les taxis sont raisonnables, et mettent le compteur (ex : nous sommes allés à pied à l’Aquarium, 30 minutes, et après la visite (environ 24€/adulte) nous sommes retourné au terminal pour 5.85€ pour nous 4 avec un taxi disponible devant l’Aquarium, 4 passagers), puis la navette gratuite jusqu’au bateau
- Les taxes sur le bateau :
o Tous les prix sont HT (+15% à la fin)
o Ils prélèvent 7€/jour/adulte + 3.5/jour/enfant pour frais de pourboire ou autres taxes d’équipage
o Les cigarettes, parfums, … en duty free shop dès que le bateau est en mer
- Les boissons :
o Il existe des forfaits (vin, café, boissons sans alcool, eau …) accessibles sur le bateau (+15% taxes), ou depuis le site MSC (sans les taxes)
o L’eau du robinet est relativement correcte
o Le soir il faut acheter des bouteilles au restaurant (pas de carafes)
o Le midi à la cantine : machine à eau/glaçon disponible
- Espaces pour nos ados :
o Nos filles 14 et 16 ans sont allées dès le premier soir à l’espace Ado à l’arrière du bateau et ne l’ont pas regretté : en période de vacances scolaires, il y a de très nombreux ados et elles se sont fait des ami(e)s dès le premier jour.
- Espaces fumeurs :
o Un coté du pont extérieur, plusieurs bars sont mixtes (un coin fumeur et un coin non fumeur), certains bars sont fumeurs et d’autres non, le casino est fumeur, les restaurants non. L’étage supérieur de la piscine est fumeur, le RDC non.
- Personne à mobilité réduite :
o Nous avons vu plusieurs fauteuils roulants (à moteur ou non) sur le bateau.
o Nous n’avons pas vu d’ascenseur dédié
- Pour s’y retrouver à bord :
o On mange à l’arrière
o On fait du sport et détente (spa, piscine, théâtre…) à l’avant
o Entre les 2, boutiques, casino, bars, on entre ou sort du bateau (aux escales)
o Si vous voulez aller rapidement d’un bout à l’autre du bateau, choisissez un pont traversant (exemple 12, 13) et remontez ou descendez juste au bon niveau (exit du couloir) et évitez les ponts 5-6-7 pour traverser
Bonne croisière
Fil
Bonjour, vous trouverez ci-dessous quelques informations pratiques concernant la croisère en titre. Bonne lecture ;-)
Escales : départ de Marseille, Gènes (Italie), Barcelone (Espagne), Casablanca (Maroc), Gibraltar, Valence (Espagne) et retour Marseille
- Pour arriver au bateau
o Autoroute A55 (littoral)
o Sortie 5
o Porte 4
- Le parking : sur Marseille directement sur le quai d’embarquement (13€/jour) à coté du bateau. Dépose minute juste devant le bâtiment d’embarquement
- Enregistrement :
o Nous avons fait le pré-enregistrement sur le site internet de MSC : gain de temps, rien à renseigner à l’embarquement, nous sommes montés sur le bateau en 5 minutes.
o Concernant les étiquettes pour les bagages, un représentant MSC nous fourni le carnet de bord (en dur) dans lequel il y a une étiquette bagage autocollante par personne.
- Les bagages : 1 valise 30 kg par personne (une seule valise par personne ne dépassant pas 75x50x29 cm et 30 kg et qu’un seul bagage à main par personne ne dépassant pas 55x35x25cm) Les valises répondant à ce critère pouvaient être glissées sous notre lit)
- La cabine : nous avions choisi une cabine avec Balcon (2 adultes et 2 ados) sur le pont 12 (assez haut) et à l’avant droite (tribord) : pas de vibration du moteur, très léger tangage (sauf première et dernière nuit en traversant le golf du Lion où ça souffle un peu plus)
o Grand lit 2 places (180 de large)
o Canapé convertible pour les enfants (environ même taille)
o SDB très bien étudiée, placard pour les trousses de toilettes
o Savon liquide sur le lavabo, savon+shampoing dans la douche
o Distributeur de mouchoirs en papier
o Eau très chaude
o Serviettes + draps de bain changés tous les jours
o Chambre faite par le service d’entretien le matin et le soir
o Une penderie (environ 1m de large) avec cintres (environ 10), et une colonne de 5-6 petits tiroirs + coffre fort (gratuit) à combinaison
o 1 Tv (2chaines françaises Arte et tv5 monde)
o 1 bar (contenu payant)
o 1 téléphone pour joindre autres cabines
o Internet en wifi (payant)
o 2 prises électriques dans la chambre (nous avions pris une multiprise pour nos différents chargeurs et le sèche-cheveu de mes dames
o Un sèche-cheveu fourni dans un tiroir du bureau
o Une prise dans la sdb pour rasoir (le sèche-cheveu ne fonctionne pas sur cette prise)
o Tout est très récent, et très propre
- Le personnel :
o très convivial et serviable, discret (hello ou bonjour à chaque fois que l’on croise un membre du personnel)
o très nombreux partout, dans tous les endroits publiques
o Pas ou très peu Francophone, même pas à la réception.
- Les tenues :
o Cool la plupart du temps, tenue de sport, jean, pantalon en toile … (pas de short au restaurant …)
o 2 soirées plus habillées mais sans obligation (nous avons vu des gens en polo, et d’autres en tenue de soirée), costume option cravate, robe pour l’occasion
o Salles climatisées, les femmes doivent prévoir un gilet
- La nourriture, les restaurants :
o Petit déjeuner grand choix à la cafétéria (viennoiseries, pain, fruits, laitages, saucisses, tranches de lard, œufs … café, lait)
o Le midi soit 1 des 2 restaurants gratuit, soit la cafétéria
o Nous étions affectés au restaurant Bella Verde, 2nd service (20h30) : très bon niveau, service impeccable (tous les soirs nous avions : au choix inclusif : Hors d’œuvre+ salade+soupes+pates ou risotto+viande ou poisson+fromage+dessert, et pattes / frites + steak haché ou escalope de poulet pour les enfants)
o 2 services :
§ le premier à 18h00, suivi à 20h du spectacle au théâtre
§ le second à 20h30 précédé du spectacle au théâtre à 19h
- Pour les petits :
o Chaise hautes dans les restaurants et cafétéria
o Nous n’avons pas vu s’il y avait des lits pour bébé dans les chambres
- A la piscine, spas :
o Drap de bain spécifique à disposition (gratuit)
o Peignoir à disposition (gratuit)
- A la salle de sport (gratuit), serviette de toilette fournie
- Les devises :
o Dans le bateau, nous payons tout avec notre carte personnelle (chaque personne a une carte qui sert à tout : payer, ouvrir la chambre, et entrer/sortir du bateau à la douane.
o Dans tous les pays visités l’€. A Gibraltar, des points de changes sont dans Main Street à 1.24€/1livre (cours au 15 Février) car dans les boutiques ils vont proposent du 1.5€/1livre facile …
o Les cigarettes les moins chères : au duty de Barcelone (ex : 17€ la cartouche de Camel) puis dans le bateau environ 19€/cartouche par lot de 4 mais ne sachant pas combien nous pouvions en prendre nous avons limité à 2 cartouches / adulte.
§ Note : pas de passage à la douane en rentrant en France. (attention à la douane volante)
- Les escales :
o Nous n’avons pris aucune excursion
o Nous n’avons pris aucune navette MSC : 8€/adulte. Quand vous verrez 8€ non remboursable sur les programmes d’escale remis la veille au soir, cela veut dire qu’il y a un plan B gratuit ou pas cher juste à coté.
§ Gènes : trop mauvais temps, nous ne sommes pas descendus, nous avons visité le bateau
§ A Barcelone : prendre le bus bleu (3.5€/adulte contre 8€ MSC), dès la sortie du bateau, puis il nous dépose sur les Ramblas (rue commerçante) de la le métro disponible pour aller partout (2€/billet), très simple, très propre
§ A Casablanca : sortir du port à pied (environ 15 minutes), éviter taxi rouge officiel 3 passagers maxi, ils doivent mais ne mettent pas le compteur et vous arnaque, les blancs (vieilles Mercedes…) 4 passagers à discuter, éviter ceux qui sont juste sur le chemin dans le port. Plus loin, au tout début de la ville, les prix sont plus intéressants (exemple : nous avons pris un taxi 8 passagers pour 40€ pour une visite de la ville de 2.30-3 heures) Paiement de la course à l’arrivée (pour nous l’arrivée était le retour à la médina (souk) à proximité des quais)
§ A Gibraltar : à pied, c’est à coté (15 minutes pour Main Street), ou navettes sur le quai pour visiter la ville et voir les singes …)
§ A Valence : une navette de la ville est disponible gratuitement dès le quai jusqu’au terminal du port (bus jaune). Ensuite soit taxi soit à pied. Les taxis sont raisonnables, et mettent le compteur (ex : nous sommes allés à pied à l’Aquarium, 30 minutes, et après la visite (environ 24€/adulte) nous sommes retourné au terminal pour 5.85€ pour nous 4 avec un taxi disponible devant l’Aquarium, 4 passagers), puis la navette gratuite jusqu’au bateau
- Les taxes sur le bateau :
o Tous les prix sont HT (+15% à la fin)
o Ils prélèvent 7€/jour/adulte + 3.5/jour/enfant pour frais de pourboire ou autres taxes d’équipage
o Les cigarettes, parfums, … en duty free shop dès que le bateau est en mer
- Les boissons :
o Il existe des forfaits (vin, café, boissons sans alcool, eau …) accessibles sur le bateau (+15% taxes), ou depuis le site MSC (sans les taxes)
o L’eau du robinet est relativement correcte
o Le soir il faut acheter des bouteilles au restaurant (pas de carafes)
o Le midi à la cantine : machine à eau/glaçon disponible
- Espaces pour nos ados :
o Nos filles 14 et 16 ans sont allées dès le premier soir à l’espace Ado à l’arrière du bateau et ne l’ont pas regretté : en période de vacances scolaires, il y a de très nombreux ados et elles se sont fait des ami(e)s dès le premier jour.
- Espaces fumeurs :
o Un coté du pont extérieur, plusieurs bars sont mixtes (un coin fumeur et un coin non fumeur), certains bars sont fumeurs et d’autres non, le casino est fumeur, les restaurants non. L’étage supérieur de la piscine est fumeur, le RDC non.
- Personne à mobilité réduite :
o Nous avons vu plusieurs fauteuils roulants (à moteur ou non) sur le bateau.
o Nous n’avons pas vu d’ascenseur dédié
- Pour s’y retrouver à bord :
o On mange à l’arrière
o On fait du sport et détente (spa, piscine, théâtre…) à l’avant
o Entre les 2, boutiques, casino, bars, on entre ou sort du bateau (aux escales)
o Si vous voulez aller rapidement d’un bout à l’autre du bateau, choisissez un pont traversant (exemple 12, 13) et remontez ou descendez juste au bon niveau (exit du couloir) et évitez les ponts 5-6-7 pour traverser
Bonne croisière
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Langtang et Tamang Trail pour débutants? English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons à 5 au népal pour deux semaines la deuxième quinzaine de mars, et nous aurions aimé cumuler le tamang trail et un petit trek dans le langtang pour voir surtout les lacs et les paysages de montagnes qui ont l'air grandioses. Le hic, c'est que nous ne sommes pas de grands sportifs, avons déjà fait des belles randos avec dénivelés de 1000m dans les Alpes par exemple ou volcans, mais avec difficultés et on n'aurait pas été capables de recommencer dès le lendemain! Ne voulant pas gâcher nos vacances mais ayant envie de découvrir ces endroits magiques, je me tourne vers vous pour recueillit témoignages et conseils sur ces deux treks, le premier semblant plus facile.
Merci de vos conseils!
Delph
Retour de Thaïlande: Bangkok, Isan (Issan), Chiang Mai du 12 janvier au 6 février 2012 English translation pending
CR de notre voyage en Thaïlande du 12 janvier 6 février 2012
Notre 3ème séjour en couple en Thaïlande qui débute par Bangkok est plutôt centré sur la découverte de l'Isan. Nous le terminerons par quelques jours à Chiang Mai à l'occasion du festival annuel des fleurs.
Bangkok (5 jours) Nous séjournons à l'Atlanta (Sukkumvit soi 2 maintenant goudronné) que nous connaissons bien, malheureusement l'état de l'hôtel (hors le RDC) et la qualité du service se sont dégradés au fil des ans. Nous consacrerons 5 jours pour découvrir principalement des lieux et ambiances inexplorés lors de nos précédents passages.(Il y a beaucoup plus de monde dans le skytrain, peut-êrte que les tarifs pour les thais ont baissé?) 12/01 : le Wat Pho : hors le boudha couché qui attire toujours une foule compacte de touristes, le complexe est plutôt tranquille avec ses multiples bâtiments, pavillons, statues, rocailles, chédis colorés... qui méritent une visite approfondie. A Thonburi près des khlongs, dans des quartiers verdurés très calmes une fois passé les avenues bruyantes, les Wats Hong Rattanaram et Ratchasihatharam avec leurs peintures murales anciennes
13/01 : Nous partons à la découverte du sinueux khlong Phra Khanong, des wats et mosquées qui le bordent. Il est situé à l'est de Sukkumvit se parcourt en long-tail régulier (10B/pers) et dessert à la demande les multiples embarcadères situés entre l'énorme marché Phra khanong (accessible en Skytrain) et le boulevard Srinakharin. Sympathique ambiance très dépaysante. Consulter le site http://traveltobangkok.blogspot.com/2009/04/treasures-along-khlong-phra-khanong.html
14/01 : Bus 72 pour la visite de l'Ananda Samakhon Throne Hall : superbes coupoles peintes et remarquable exposition de chefs d'oeuvres artisinaux exécutés en l'honneur de la famille royale dont de magnifiques broderies en fil de soie. Il faut y aller ! Visite du Wat Benchamabopit aux superbes marquetteries de marbres multicolores et de son enceinte. Petit tour au Wat Intharawihan le grand Boudha est quelconque mais l'atmosphère et les peintures murales du bot montrant l'édification du wat sont amusantes. Retour par le bateau que nous prenons à l'embarcadère Thewet.
15/01 : Bus 79 en direction de Taling Chan que nous avions tant apprécié il y a quelques années. Le district est très affecté par les inondations, on peut voir les marques du niveau d'eau impressionnant atteint. Pourtant tout le monde a travaillé et s'active encore pour réparer les dégâts énormes. Les balades touristiques en bateau ont repris récemment, malheureusement des tours operators ont trouvé le filon et vendent, sûrement au prix fort, ces balades aux touristes étrangers. Nous n'y retrouverons pas l'ambiance familiale thaie sympathique qui régnait auparavant. Il faudrait aller voir peut-être le nouveau marché flottant situé plus au nord. Dans l'après-midi nous visiterons le Wat Intharam (très beau boudha, mais on est priés de partir assez rapidement). Retour en skytrain après avoir pris un sangtheow qui fait la navette vers les stations.
16/01 : Bateau jusqu'à Wang Luang. Nous passons par le marché couvert pour rejoindre le wat Rakhang (vieilles peintures murales et très belle bibliothèque sur pilotis) puis le bot du Wat Arun dont l'extérieur est bien décoré. Retour à l'hôtel et taxi pour l'aéroport (exiger le taximeter plutôt que le forfait à 400B) pour prendre l'avion vers Ubon Ratchatanni.
Nous partons depuis Ubon à la découverte de la partie nord de l'Isan (16 jours, 1500km) en longeant au maximum le Mékong et en utilisant uniquement les bus (moins d'un Baht le km) et transports locaux... et pas mal la marche à pied.Les routes sont excellentes et le parc automobile riche et récent. Nous ne rencontrerons pas beaucoup de touristes à part à Nong Khai et à Chiang Khan. L'anglais est très peu parlé, mais on réussit à se faire comprendre car les gens sont patients et serviables mais les bureaux du TAT donnent de fausses infos. Curieusement beaucoup de tuk-tuks ne comprennent pas « bus station ». Nous avons beaucoup apprécié les sourires et l'aide désinteressée et amicale de la population, notamment pour le trajet Bung Khan – Nong Khai (150Km en voiture particulière) proposé sans demande de notre part. Nous nous sommes régalés avec les marchés, temples, paysages, petits métiers, groupes d'écoliers, dialogues avec les locaux en général assez curieux de nous rencontrer. Les habitants d'Isan se sentent très proches des laotiens. Il fait très chaud mais moins étouffant qu'à Bangkok. Nous avons eu 3 demi-journées de pluies orageuses. Notre parcours :
Ubon (2 jours) – Sri Isan Hotel, très bien (500 B avec A/C et petit déjeuner, fait aussi resto, mais c'est un peu long). Petite ville provinciale sympa.
Mukdahan (2 jours) – Huanum Hotel, calme et propre (350B avec A/C, pas de petit déjeuner) – Tour panoramique sur Mékong, marché indochinois. Nous avons profité d'un festival du nouvel an chinois avec très belles danses du dragon, danses rassemblant les 4 communautés et un chanteur. Le resto Goodmook n'a pas d'intérêt. Petite excursion au wat Pho Si (25km au nord), ne vaut pas le détour.
That Phanom (1 jour), pluie, problème pour trouver une GH décente, le Niyana du LP est fermé (de manière générale le guide n'est pas à jour), Rimkhong bungalows très sale. Finalement on nous indique le That Phanom Riverview Hotel voisin et tout neuf (650B, A/C, pdj compris), à conseiller. Ambiance de ferveur au That, jolies petites rues verdoyantes avec maisons de bois.
Nakhom Phanon (2 jours paisibles), KS Mansion en face de la bibliothèque (350B avec A/C, sans pdj – propreté limite). Très longue terrasse longeant le Mékong bordée de jolis wats visités sous l'orage. Belle maison du gouverneur. Special day (offrandes officielles)pour les bonzes qui arrivent en voiture ! des wats voisins Promenade en bateau pour le coucher de soleil : ambiance karaoké et bièressss. Resto Luk Tan (voir LP) à conseiller.
Bung Khan (1 jour), trajet en bus interminable par la 212, les GH sont complètes, nous trouvons un motel, accueil désagréable, nous fuirons assez rapidement ce bourg poussièreux et sale sans vue sur le Mekong ensablé. Heureusement un client du motel nous conduira à Nong Khai.
Nong Khai (3 jours) : Ruanthai GH (jardin agréable mais cloisons minces et beuveries nocturnes). Les gens sont plus indifférents car habitués aux touristes. Grand marché couvert, beaucoup de temples. Belles vues sur le Laos. Dîner médiocre au Café Thasadej. Visite des étonnantes sculptures du Sala Khaew Ku. Beau Wat Pho Chai très animé (regardez les VTT et chanteuses en minijupes des peintures murales). Dîner au très populaire Baeng Namnuang. Petite excursion à Tha Bo par le bus jaune qui longe le Mekong, joli trajet. Visite de la fabrique de nouilles que l'on trouve difficilement. Déjeuner au 7/11 (comme souvent). C'est le WE, les GH sont pleines.
Sangkhom (1 jour) que nous atteignons par le bus vert de 7h30 qui circule sur la 211. Avant Tha Bo il ne longe pas le Mékong mais on peut admirer d'impressionnants topiaires le long de la route puis les plantations et séchoirs de tabac. Panne de bus réparée sur place. La route surplombe le Mékong, devient très belle, et vallonnée. Nous arrivons devant Bouy's GH (280B, fan, eau froide), petite hutte spartiate mais belle vue sur le Mékong, joli jardin floral et potager, il y a comme d'habitude un karaoké qui sévit en face au Laos ! Bon accueil et bon repas.
Chiang Khan (1 jour) que nous atteignons par le bus vert + sangtheow à Ban Tat. Joli trajet très long en raison du relief. Nous sommes déçus par Chiang Khan, succession de boutiques de T shirts masquant les maisons de bois, hyper touristique et écourterons notre séjour. Chiang Khan GH (400B, fan et sanitaires communs) à éviter : accueil nul. Même les bonzes paraissent louches ici.
Khon Kaen (3 jours) que l'on atteint par tuk tuk + sangtheow régulier+ bus de 9h15 à Loei. On réside au Charoenchit House Hotel (400B avec pdj, A/C) proche du lac et des principales curiosités – A recommander. Très bonne étape non prévue au départ, ambiance détendue même les moines rayonnent de bonheur ! Dîner au Turm-Rom(LP) qui ne s'intéresse pas du tout aux touristes que nous sommes. Belle vue sur la ville et le lac depuis le 7è étage du Wat Mahathat (TB). La ville elle-même est trépidante et sans intérêt particulier. Excursion à Roi Et , l'architecture des wats est originale mais ils sont mal entretenus. Belles peintures murales anciennes au wat Klang. Promenade sympa dans le jardin de l'île du centre-ville rt visite de l'aquarium.
Nous quitterons l'Isan via Udon Thani en pleine reconstruction urbaine dans le quartier de la gare routière. De là nous rejoignons Chiang Mai par un vol en fin de soirée réservé avant notre départ en Thaïlande.
Chiang Mai (4 jours), nous replongeons difficilement dans l'ambiance touristique et caniculaire. Nous logeons dans le carré à la CM Blue House tenue par 2 français (500B, A/C + pdj copieux à bon prix), jardin agréable très bonne GH propre et calme. Le lendemain, nous allons à Lamphun en bus (pas facile à trouver), qui est pratiquement dans l'agglomération de CM, visiter le très vénéré wat Haripunchai et le temple Chamathewi que nous atteignons péniblement à pied par une route sans trottoir très encombrée. Fatigués puis récompensés par l'arrivée d'une centaine d'enfants qui viennent consciencieusement y faire leurs dévotions, chanter et défiler silencieusement dans le jardin du wat. Retour en sangtheow régulier bondé. Dîner au Dada's Cafe (à conseiller). Spectacle de danse traditionnelle à la Tha Phae Gate. Le lendemain, c'est le grand défilé du festival des fleurs qui passe vers 9h15 à la Tha Phae Gate. Pendant 2h1/2 c'est une alternance de chars impressionnants magnifiquement réalisés avec des fleurs représentant boudhas, dragons, personnages, animaux, tableaux, portraits du roi en graines de sésame... et de fanfares d'écoles et d'administrations en majorité féminines. Une bonne sieste s'impose en milieu de journée car la température frôle les 40°. Pour le reste de notre séjour, armé de la carte Nancy Chandler, nous redécouvrirons les superbes wats mentionnés dans le LP mais aussi d'autres bien moins connus mais tout aussi surprenants. Nous avons testé le We's restaurant très bien classé dans tripadvisor mais assez nul à notre goût, essayé le resto mexicain Miguel's pas extraordinaire et pris de très bons jus de fruits au Juicy4U (en face de Dada's).
Retour sur Paris sans passer par les îles. Choc thermique à l'arrivée.
En résumé un très beau séjour, varié, riche de rencontres. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez plus de précisions. Toutes les GH où nous avons séjourné fournissent serviettes, savon et bouteilles d'eau gratuitement sauf la CM Blue House où vous devez acheter l'eau. Partout des 7/11 pour dépanner sauf à Sangkhom où il y a néanmoins plusieurs superettes.
Nous compléterons ce CR par une sélection de photos.
Notre 3ème séjour en couple en Thaïlande qui débute par Bangkok est plutôt centré sur la découverte de l'Isan. Nous le terminerons par quelques jours à Chiang Mai à l'occasion du festival annuel des fleurs.
Bangkok (5 jours) Nous séjournons à l'Atlanta (Sukkumvit soi 2 maintenant goudronné) que nous connaissons bien, malheureusement l'état de l'hôtel (hors le RDC) et la qualité du service se sont dégradés au fil des ans. Nous consacrerons 5 jours pour découvrir principalement des lieux et ambiances inexplorés lors de nos précédents passages.(Il y a beaucoup plus de monde dans le skytrain, peut-êrte que les tarifs pour les thais ont baissé?) 12/01 : le Wat Pho : hors le boudha couché qui attire toujours une foule compacte de touristes, le complexe est plutôt tranquille avec ses multiples bâtiments, pavillons, statues, rocailles, chédis colorés... qui méritent une visite approfondie. A Thonburi près des khlongs, dans des quartiers verdurés très calmes une fois passé les avenues bruyantes, les Wats Hong Rattanaram et Ratchasihatharam avec leurs peintures murales anciennes
13/01 : Nous partons à la découverte du sinueux khlong Phra Khanong, des wats et mosquées qui le bordent. Il est situé à l'est de Sukkumvit se parcourt en long-tail régulier (10B/pers) et dessert à la demande les multiples embarcadères situés entre l'énorme marché Phra khanong (accessible en Skytrain) et le boulevard Srinakharin. Sympathique ambiance très dépaysante. Consulter le site http://traveltobangkok.blogspot.com/2009/04/treasures-along-khlong-phra-khanong.html
14/01 : Bus 72 pour la visite de l'Ananda Samakhon Throne Hall : superbes coupoles peintes et remarquable exposition de chefs d'oeuvres artisinaux exécutés en l'honneur de la famille royale dont de magnifiques broderies en fil de soie. Il faut y aller ! Visite du Wat Benchamabopit aux superbes marquetteries de marbres multicolores et de son enceinte. Petit tour au Wat Intharawihan le grand Boudha est quelconque mais l'atmosphère et les peintures murales du bot montrant l'édification du wat sont amusantes. Retour par le bateau que nous prenons à l'embarcadère Thewet.
15/01 : Bus 79 en direction de Taling Chan que nous avions tant apprécié il y a quelques années. Le district est très affecté par les inondations, on peut voir les marques du niveau d'eau impressionnant atteint. Pourtant tout le monde a travaillé et s'active encore pour réparer les dégâts énormes. Les balades touristiques en bateau ont repris récemment, malheureusement des tours operators ont trouvé le filon et vendent, sûrement au prix fort, ces balades aux touristes étrangers. Nous n'y retrouverons pas l'ambiance familiale thaie sympathique qui régnait auparavant. Il faudrait aller voir peut-être le nouveau marché flottant situé plus au nord. Dans l'après-midi nous visiterons le Wat Intharam (très beau boudha, mais on est priés de partir assez rapidement). Retour en skytrain après avoir pris un sangtheow qui fait la navette vers les stations.
16/01 : Bateau jusqu'à Wang Luang. Nous passons par le marché couvert pour rejoindre le wat Rakhang (vieilles peintures murales et très belle bibliothèque sur pilotis) puis le bot du Wat Arun dont l'extérieur est bien décoré. Retour à l'hôtel et taxi pour l'aéroport (exiger le taximeter plutôt que le forfait à 400B) pour prendre l'avion vers Ubon Ratchatanni.
Nous partons depuis Ubon à la découverte de la partie nord de l'Isan (16 jours, 1500km) en longeant au maximum le Mékong et en utilisant uniquement les bus (moins d'un Baht le km) et transports locaux... et pas mal la marche à pied.Les routes sont excellentes et le parc automobile riche et récent. Nous ne rencontrerons pas beaucoup de touristes à part à Nong Khai et à Chiang Khan. L'anglais est très peu parlé, mais on réussit à se faire comprendre car les gens sont patients et serviables mais les bureaux du TAT donnent de fausses infos. Curieusement beaucoup de tuk-tuks ne comprennent pas « bus station ». Nous avons beaucoup apprécié les sourires et l'aide désinteressée et amicale de la population, notamment pour le trajet Bung Khan – Nong Khai (150Km en voiture particulière) proposé sans demande de notre part. Nous nous sommes régalés avec les marchés, temples, paysages, petits métiers, groupes d'écoliers, dialogues avec les locaux en général assez curieux de nous rencontrer. Les habitants d'Isan se sentent très proches des laotiens. Il fait très chaud mais moins étouffant qu'à Bangkok. Nous avons eu 3 demi-journées de pluies orageuses. Notre parcours :
Ubon (2 jours) – Sri Isan Hotel, très bien (500 B avec A/C et petit déjeuner, fait aussi resto, mais c'est un peu long). Petite ville provinciale sympa.
Mukdahan (2 jours) – Huanum Hotel, calme et propre (350B avec A/C, pas de petit déjeuner) – Tour panoramique sur Mékong, marché indochinois. Nous avons profité d'un festival du nouvel an chinois avec très belles danses du dragon, danses rassemblant les 4 communautés et un chanteur. Le resto Goodmook n'a pas d'intérêt. Petite excursion au wat Pho Si (25km au nord), ne vaut pas le détour.
That Phanom (1 jour), pluie, problème pour trouver une GH décente, le Niyana du LP est fermé (de manière générale le guide n'est pas à jour), Rimkhong bungalows très sale. Finalement on nous indique le That Phanom Riverview Hotel voisin et tout neuf (650B, A/C, pdj compris), à conseiller. Ambiance de ferveur au That, jolies petites rues verdoyantes avec maisons de bois.
Nakhom Phanon (2 jours paisibles), KS Mansion en face de la bibliothèque (350B avec A/C, sans pdj – propreté limite). Très longue terrasse longeant le Mékong bordée de jolis wats visités sous l'orage. Belle maison du gouverneur. Special day (offrandes officielles)pour les bonzes qui arrivent en voiture ! des wats voisins Promenade en bateau pour le coucher de soleil : ambiance karaoké et bièressss. Resto Luk Tan (voir LP) à conseiller.
Bung Khan (1 jour), trajet en bus interminable par la 212, les GH sont complètes, nous trouvons un motel, accueil désagréable, nous fuirons assez rapidement ce bourg poussièreux et sale sans vue sur le Mekong ensablé. Heureusement un client du motel nous conduira à Nong Khai.
Nong Khai (3 jours) : Ruanthai GH (jardin agréable mais cloisons minces et beuveries nocturnes). Les gens sont plus indifférents car habitués aux touristes. Grand marché couvert, beaucoup de temples. Belles vues sur le Laos. Dîner médiocre au Café Thasadej. Visite des étonnantes sculptures du Sala Khaew Ku. Beau Wat Pho Chai très animé (regardez les VTT et chanteuses en minijupes des peintures murales). Dîner au très populaire Baeng Namnuang. Petite excursion à Tha Bo par le bus jaune qui longe le Mekong, joli trajet. Visite de la fabrique de nouilles que l'on trouve difficilement. Déjeuner au 7/11 (comme souvent). C'est le WE, les GH sont pleines.
Sangkhom (1 jour) que nous atteignons par le bus vert de 7h30 qui circule sur la 211. Avant Tha Bo il ne longe pas le Mékong mais on peut admirer d'impressionnants topiaires le long de la route puis les plantations et séchoirs de tabac. Panne de bus réparée sur place. La route surplombe le Mékong, devient très belle, et vallonnée. Nous arrivons devant Bouy's GH (280B, fan, eau froide), petite hutte spartiate mais belle vue sur le Mékong, joli jardin floral et potager, il y a comme d'habitude un karaoké qui sévit en face au Laos ! Bon accueil et bon repas.
Chiang Khan (1 jour) que nous atteignons par le bus vert + sangtheow à Ban Tat. Joli trajet très long en raison du relief. Nous sommes déçus par Chiang Khan, succession de boutiques de T shirts masquant les maisons de bois, hyper touristique et écourterons notre séjour. Chiang Khan GH (400B, fan et sanitaires communs) à éviter : accueil nul. Même les bonzes paraissent louches ici.
Khon Kaen (3 jours) que l'on atteint par tuk tuk + sangtheow régulier+ bus de 9h15 à Loei. On réside au Charoenchit House Hotel (400B avec pdj, A/C) proche du lac et des principales curiosités – A recommander. Très bonne étape non prévue au départ, ambiance détendue même les moines rayonnent de bonheur ! Dîner au Turm-Rom(LP) qui ne s'intéresse pas du tout aux touristes que nous sommes. Belle vue sur la ville et le lac depuis le 7è étage du Wat Mahathat (TB). La ville elle-même est trépidante et sans intérêt particulier. Excursion à Roi Et , l'architecture des wats est originale mais ils sont mal entretenus. Belles peintures murales anciennes au wat Klang. Promenade sympa dans le jardin de l'île du centre-ville rt visite de l'aquarium.
Nous quitterons l'Isan via Udon Thani en pleine reconstruction urbaine dans le quartier de la gare routière. De là nous rejoignons Chiang Mai par un vol en fin de soirée réservé avant notre départ en Thaïlande.
Chiang Mai (4 jours), nous replongeons difficilement dans l'ambiance touristique et caniculaire. Nous logeons dans le carré à la CM Blue House tenue par 2 français (500B, A/C + pdj copieux à bon prix), jardin agréable très bonne GH propre et calme. Le lendemain, nous allons à Lamphun en bus (pas facile à trouver), qui est pratiquement dans l'agglomération de CM, visiter le très vénéré wat Haripunchai et le temple Chamathewi que nous atteignons péniblement à pied par une route sans trottoir très encombrée. Fatigués puis récompensés par l'arrivée d'une centaine d'enfants qui viennent consciencieusement y faire leurs dévotions, chanter et défiler silencieusement dans le jardin du wat. Retour en sangtheow régulier bondé. Dîner au Dada's Cafe (à conseiller). Spectacle de danse traditionnelle à la Tha Phae Gate. Le lendemain, c'est le grand défilé du festival des fleurs qui passe vers 9h15 à la Tha Phae Gate. Pendant 2h1/2 c'est une alternance de chars impressionnants magnifiquement réalisés avec des fleurs représentant boudhas, dragons, personnages, animaux, tableaux, portraits du roi en graines de sésame... et de fanfares d'écoles et d'administrations en majorité féminines. Une bonne sieste s'impose en milieu de journée car la température frôle les 40°. Pour le reste de notre séjour, armé de la carte Nancy Chandler, nous redécouvrirons les superbes wats mentionnés dans le LP mais aussi d'autres bien moins connus mais tout aussi surprenants. Nous avons testé le We's restaurant très bien classé dans tripadvisor mais assez nul à notre goût, essayé le resto mexicain Miguel's pas extraordinaire et pris de très bons jus de fruits au Juicy4U (en face de Dada's).
Retour sur Paris sans passer par les îles. Choc thermique à l'arrivée.
En résumé un très beau séjour, varié, riche de rencontres. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez plus de précisions. Toutes les GH où nous avons séjourné fournissent serviettes, savon et bouteilles d'eau gratuitement sauf la CM Blue House où vous devez acheter l'eau. Partout des 7/11 pour dépanner sauf à Sangkhom où il y a néanmoins plusieurs superettes.
Nous compléterons ce CR par une sélection de photos.
Six mois pour découvrir l'Australie English translation pending
Bonjour a tous !
Comme dis dans le titre je pars pour 6 mois ( plus ou moins ) en Australie non seulement pour revenir bilingue mais aussi pour découvrir ce pays continent. J'ai passé au peigne fin plusieurs forums mais j'ai encore quelques questions ! Je vous explique comment j'aimerais organiser mon voyage (Je compte partir fin aout/début septembre) : Tout d'abord je pars avec environ 3000€ pour ne pas galérer des mon arrivée ! Je pensais passer plus ou moins 3 mois a Sydney pour la simplicité de trouver un travail et de progresser en anglais ainsi que faire des rencontres. J'imagine rester 2 semaines dans un (ou plusieurs ?) bagpacker. Ma premiere question est : Apres ces 2 semaines, je souhaitais prendre une colocation mais est-ce pas un peu compliqué si je ne reste que 2 mois ? Je crains également de ne pas avoir un revenu régulier et de trop taper dans la cagnotte pour payer le loyer. Car cette cagnotte va me servir pour les 3 mois qui suivent ! Effectivement j'aimerais faire "le tour" du pays (voir les villes et sites incontournables même si des centaines de kilomètres les séparent, et y rester suffisamment longtemps a chaque fois pour ne pas en louper une miette ) mais je ne sais vraiment pas comment m'y prendre, je sais qu'il y plusieurs solutions : - les bus (réseaux important) - l'avion ( mais qui me permet pas de visiter tout ce que j'aimerais et pas vraiment dans l'esprit ) - la location de véhicule ( il faut avoir 21 ans et j'en aurais que 20 ) - l'achat d'un van La dernière solution est celle que j'avais envisagé des le début , celle qui me parait la plus appropriée pour un road trip, mais je n'ai que très peu de connaissances en mécanique , et traverser un pays grand comme 14 fois la france avec un van qui a surement deja englouti des milliers de km me fait un peu peur ( je n'ai pas le budget pour en acheter un neuf évidemment ) J'imagine que le plus judicieux serai de combiner avion/van , mais alors la je sais pas dutout par ou commencer. Le trajet a faire en van est surtout, d'apres ce que j'ai pu lire , la cote est , de Cainrs jusqu'a Adelaïd ( plus trop l'Est la ^^ ) Mais j'aimerais également voir Alice Spring, Perth, Darwin et les grandes réserves naturelles ( et la Tasmanie ) ! Et si certaines personnes qui ont fait l’Australie ont des suggestions sur des endroits a ne pas louper je suis tout ouï !! ( je suis passionné par la nature ! ) Je compte également me déplacer en fonction des saisons de récolte pour faire un peu de fuits picking dans les villes sur la routes. Et si mon budget le permet ( je vais tout faire pour !) j'aimerais sublimer ce voyage par un aller retour en nouvelle Calédonie rejoindre un ami , j'ai vu que les billets d'avions n’étaient pas hors de prix, par rapport a ceux que je payerais depuis la France ! Bref vous l'aurez bien compris, je veux profiter d'etre a l'autre bout du monde pour voir tout ce qui se trouve dans les environs, c'est une occasion en or ! Comme je l'ai dis plus haut c'est pour environ 6 mois en fonction des besoins , pensez-vous que 3 mois suffisent pour le long périple qui m'attend ? Rester 3 mois a Sydney est-ce trop ou pas assez long ?
Je vous remercie d'avoir pris du temps pour lire mon post , et j’espère que quelques personnes pourrons y répondre malgré l’excès de doutes qui en ressortes !
Amicalement, bonne soirée a tous 🙂
Comme dis dans le titre je pars pour 6 mois ( plus ou moins ) en Australie non seulement pour revenir bilingue mais aussi pour découvrir ce pays continent. J'ai passé au peigne fin plusieurs forums mais j'ai encore quelques questions ! Je vous explique comment j'aimerais organiser mon voyage (Je compte partir fin aout/début septembre) : Tout d'abord je pars avec environ 3000€ pour ne pas galérer des mon arrivée ! Je pensais passer plus ou moins 3 mois a Sydney pour la simplicité de trouver un travail et de progresser en anglais ainsi que faire des rencontres. J'imagine rester 2 semaines dans un (ou plusieurs ?) bagpacker. Ma premiere question est : Apres ces 2 semaines, je souhaitais prendre une colocation mais est-ce pas un peu compliqué si je ne reste que 2 mois ? Je crains également de ne pas avoir un revenu régulier et de trop taper dans la cagnotte pour payer le loyer. Car cette cagnotte va me servir pour les 3 mois qui suivent ! Effectivement j'aimerais faire "le tour" du pays (voir les villes et sites incontournables même si des centaines de kilomètres les séparent, et y rester suffisamment longtemps a chaque fois pour ne pas en louper une miette ) mais je ne sais vraiment pas comment m'y prendre, je sais qu'il y plusieurs solutions : - les bus (réseaux important) - l'avion ( mais qui me permet pas de visiter tout ce que j'aimerais et pas vraiment dans l'esprit ) - la location de véhicule ( il faut avoir 21 ans et j'en aurais que 20 ) - l'achat d'un van La dernière solution est celle que j'avais envisagé des le début , celle qui me parait la plus appropriée pour un road trip, mais je n'ai que très peu de connaissances en mécanique , et traverser un pays grand comme 14 fois la france avec un van qui a surement deja englouti des milliers de km me fait un peu peur ( je n'ai pas le budget pour en acheter un neuf évidemment ) J'imagine que le plus judicieux serai de combiner avion/van , mais alors la je sais pas dutout par ou commencer. Le trajet a faire en van est surtout, d'apres ce que j'ai pu lire , la cote est , de Cainrs jusqu'a Adelaïd ( plus trop l'Est la ^^ ) Mais j'aimerais également voir Alice Spring, Perth, Darwin et les grandes réserves naturelles ( et la Tasmanie ) ! Et si certaines personnes qui ont fait l’Australie ont des suggestions sur des endroits a ne pas louper je suis tout ouï !! ( je suis passionné par la nature ! ) Je compte également me déplacer en fonction des saisons de récolte pour faire un peu de fuits picking dans les villes sur la routes. Et si mon budget le permet ( je vais tout faire pour !) j'aimerais sublimer ce voyage par un aller retour en nouvelle Calédonie rejoindre un ami , j'ai vu que les billets d'avions n’étaient pas hors de prix, par rapport a ceux que je payerais depuis la France ! Bref vous l'aurez bien compris, je veux profiter d'etre a l'autre bout du monde pour voir tout ce qui se trouve dans les environs, c'est une occasion en or ! Comme je l'ai dis plus haut c'est pour environ 6 mois en fonction des besoins , pensez-vous que 3 mois suffisent pour le long périple qui m'attend ? Rester 3 mois a Sydney est-ce trop ou pas assez long ?
Je vous remercie d'avoir pris du temps pour lire mon post , et j’espère que quelques personnes pourrons y répondre malgré l’excès de doutes qui en ressortes !
Amicalement, bonne soirée a tous 🙂
Quel hôtel choisir à Las Vegas avec enfant de 7 ans? English translation pending
Allez, une question de plus pour mon futur trip américain.tout est dans le titre.
Je pars donc avec ma puce de 7 ans, j'ai trouvé mes lieux de résidence à SF et LA mais je ne sais quel hotel choisir à Vegas!!!
Votre expérience est la bienvenue.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
Circuit sur les parcs de l'Ouest américain, de Denver à Los Angeles English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 amis partant à la visite des parcs de l'ouest pendant 48 jours. Je soumets ici notre itinéraire pour avoir vos suggestions et conseils quand à son déroulement. Nous souhaitons profiter des parcs pour camper, randonner et prévoyons de séjourner plus longtemps à Rocky Mountains, Zion, Yosemite. Notre budget est assez serré pour la location de la voiture : nous coupons en deux la location afin de faire SF et LA en transports publics.
Voici, entre autres, quelques questions que nous nous posons: Connaissez vous des sites à visiter, sur la route de Great Sand Dunes? Où est il possible de camper dans les environs proches de Monument Valley ? Combien de jours conseilleriez vous pour profiter de Bryce ? Les jours J11, J12 et J13 sont ils trop chargés ? Quel itinéraire conseilleriez vous pour ces trois jours ? (c'est assez dur de jauger les environs de Moab en terme de distance et de temps). Que voir à Death Valley pour un séjour de 12 heures (nuit sur place) ? Que peut on visiter le long de la cote californienne entre SF et LA (à part Big Sur et Hearst Castle)? Il y a t il un camping aux alentours de Big Sur?
Nous avons trouvé une location de voiture pour Denver/SF par BSP autos. Quels retours auriez vous concernant ce loueur ? il ne propose que 49 euros de frais supplémentaires pour un conducteur additionnel pour toute la durée de la location. Il y a t il d'autres loueurs qui proposent un supplément conducteur additionnel plafonné ?
Voici l'itinéraire:
J1 : 15 juillet : arrivée à Denver en soirée, nuit à Denver J2 : 16 juillet : Prise de la voiture à l’aéroport de Denver. Départ pour Rocky Mountains NP, 62 miles / 1h30. J3 : 17 juillet : Rocky Mountains NP J4 : 18 juillet : Rocky Mountains NP J5 : 19 juillet : Rocky Mountains NP J6 : 20 juillet : Pike National Forest, Garden of the Gods, nuit aux alentours, 170 miles /4h15 J7 : 21 juillet : Départ pour Great Sand Dunes, Great Sand Dunes , 170 miles/ 3h00 J8 : 22 juillet : Great Sand Dunes NP J9 : 23 juillet : Départ pour Rio Grande National Forest, San Juan National Forest, nuit sur place, 208 miles / 4h00. J10 : 24 juillet : Départ pour Monument Valley, visite de Mesa Verde (50 miles 1h00), arrivée à Monument Valley en fin d’après midi, 150 miles / 2h50, nuit aux alentours. J11 : 25 juillet : Mexican Hat, Gooseneck, Arches, 150 miles / 3h15 J12 : 26 juillet : Arches, Canyonlands (Island in the Sky), Dead Horse Point J13 : 27 juillet : Arches, La Sal Mountains loop J14 : 28 juillet : Capitol Reef, nuit sur place, 160 miles / 3h00. J15 : 29 juillet : Départ pour Bryce par la route 12, 110 miles / 2h15, nuit à Bryce J16 : 30 juillet : Bryce J17 : 31 juillet : Bryce J18 : 1 août : Départ pour Zion, nuit à Zion, 81 miles / 1h40 J19 : 2 août : Zion J20 : 3 août : Zion J21 : 4 août : Zion J22 : 5 août : départ pour Grand Canyon Nord, nuit sur place, 90 miles / 2h10 J23 : 6 août : départ pour la route 66 via Flagstaff, nuit motel route 66 , 290 miles / 5h15 J24 : 7 août : Départ pour Las Vegas, nuit à Las Vegas, 156 miles/ 3 h00 J25 : 8 août : Matinée à Las Vegas, puis départ pour Death Valley, visite de Zabriskie Point ou Bad water J226 : 9 août : Visite de Zabriskie Point ou Bad Water au petit matin. Départ en matinée pour Yosemite, via Mono Lake et Bodie, 335 miles / 6h00 J27 : 10 août : Yosemite J28 : 11 août : Yosemite J29 : 12 août : Yosemite J30 : 13 août : Yosemite J31 : 14 août : départ pour Oakland, nuit sur place, 195 miles / 2h00 J32 : 15 août : San Francisco, remise de la voiture , 16 miles / 20 minutes J33 : 16 août : San Francisco J34 : 17 août : San Francisco J35 : 18 août : San Francisco J36 : 19 août : Reprise d’un véhicule, départ Pour Palo Alto, nuit sur place, 30 miles / 30 minutes. J37 : 20 août : Départ pour Big Sur, nuit dans les environs, 142 miles / 2h45. J38 : 21 août : Départ pour Santa Barbara, nuit dans les environs, 200 miles / 3h40 J39 : 22 août : Départ pour Palm Desert, nuit à Palm Desert, 233 miles / 4h00 J40 : 23 août : Départ pour Joshua Tree NP par la route sud , 35 miles / 30 minutes. Traversée de Jashua Tree NP, 44 miles / 1h20. Route pour Los Angeles, 150 miles / 2h40. Remise de la voiture de location. J41 : 24 août : LA J42 : 25 août : LA J43 : 26 août LA J44 : 27 août LA J45 : 28 août : Avion LA/Denver J46 : 29 août : Denver J47 : 30 août : Denver J48 : 31 août Denver. Merci à ceux qui ont lu jusqu'ici 😉 et merci d'avance pour vos précieux conseils 🙂
Nous sommes 3 amis partant à la visite des parcs de l'ouest pendant 48 jours. Je soumets ici notre itinéraire pour avoir vos suggestions et conseils quand à son déroulement. Nous souhaitons profiter des parcs pour camper, randonner et prévoyons de séjourner plus longtemps à Rocky Mountains, Zion, Yosemite. Notre budget est assez serré pour la location de la voiture : nous coupons en deux la location afin de faire SF et LA en transports publics.
Voici, entre autres, quelques questions que nous nous posons: Connaissez vous des sites à visiter, sur la route de Great Sand Dunes? Où est il possible de camper dans les environs proches de Monument Valley ? Combien de jours conseilleriez vous pour profiter de Bryce ? Les jours J11, J12 et J13 sont ils trop chargés ? Quel itinéraire conseilleriez vous pour ces trois jours ? (c'est assez dur de jauger les environs de Moab en terme de distance et de temps). Que voir à Death Valley pour un séjour de 12 heures (nuit sur place) ? Que peut on visiter le long de la cote californienne entre SF et LA (à part Big Sur et Hearst Castle)? Il y a t il un camping aux alentours de Big Sur?
Nous avons trouvé une location de voiture pour Denver/SF par BSP autos. Quels retours auriez vous concernant ce loueur ? il ne propose que 49 euros de frais supplémentaires pour un conducteur additionnel pour toute la durée de la location. Il y a t il d'autres loueurs qui proposent un supplément conducteur additionnel plafonné ?
Voici l'itinéraire:
J1 : 15 juillet : arrivée à Denver en soirée, nuit à Denver J2 : 16 juillet : Prise de la voiture à l’aéroport de Denver. Départ pour Rocky Mountains NP, 62 miles / 1h30. J3 : 17 juillet : Rocky Mountains NP J4 : 18 juillet : Rocky Mountains NP J5 : 19 juillet : Rocky Mountains NP J6 : 20 juillet : Pike National Forest, Garden of the Gods, nuit aux alentours, 170 miles /4h15 J7 : 21 juillet : Départ pour Great Sand Dunes, Great Sand Dunes , 170 miles/ 3h00 J8 : 22 juillet : Great Sand Dunes NP J9 : 23 juillet : Départ pour Rio Grande National Forest, San Juan National Forest, nuit sur place, 208 miles / 4h00. J10 : 24 juillet : Départ pour Monument Valley, visite de Mesa Verde (50 miles 1h00), arrivée à Monument Valley en fin d’après midi, 150 miles / 2h50, nuit aux alentours. J11 : 25 juillet : Mexican Hat, Gooseneck, Arches, 150 miles / 3h15 J12 : 26 juillet : Arches, Canyonlands (Island in the Sky), Dead Horse Point J13 : 27 juillet : Arches, La Sal Mountains loop J14 : 28 juillet : Capitol Reef, nuit sur place, 160 miles / 3h00. J15 : 29 juillet : Départ pour Bryce par la route 12, 110 miles / 2h15, nuit à Bryce J16 : 30 juillet : Bryce J17 : 31 juillet : Bryce J18 : 1 août : Départ pour Zion, nuit à Zion, 81 miles / 1h40 J19 : 2 août : Zion J20 : 3 août : Zion J21 : 4 août : Zion J22 : 5 août : départ pour Grand Canyon Nord, nuit sur place, 90 miles / 2h10 J23 : 6 août : départ pour la route 66 via Flagstaff, nuit motel route 66 , 290 miles / 5h15 J24 : 7 août : Départ pour Las Vegas, nuit à Las Vegas, 156 miles/ 3 h00 J25 : 8 août : Matinée à Las Vegas, puis départ pour Death Valley, visite de Zabriskie Point ou Bad water J226 : 9 août : Visite de Zabriskie Point ou Bad Water au petit matin. Départ en matinée pour Yosemite, via Mono Lake et Bodie, 335 miles / 6h00 J27 : 10 août : Yosemite J28 : 11 août : Yosemite J29 : 12 août : Yosemite J30 : 13 août : Yosemite J31 : 14 août : départ pour Oakland, nuit sur place, 195 miles / 2h00 J32 : 15 août : San Francisco, remise de la voiture , 16 miles / 20 minutes J33 : 16 août : San Francisco J34 : 17 août : San Francisco J35 : 18 août : San Francisco J36 : 19 août : Reprise d’un véhicule, départ Pour Palo Alto, nuit sur place, 30 miles / 30 minutes. J37 : 20 août : Départ pour Big Sur, nuit dans les environs, 142 miles / 2h45. J38 : 21 août : Départ pour Santa Barbara, nuit dans les environs, 200 miles / 3h40 J39 : 22 août : Départ pour Palm Desert, nuit à Palm Desert, 233 miles / 4h00 J40 : 23 août : Départ pour Joshua Tree NP par la route sud , 35 miles / 30 minutes. Traversée de Jashua Tree NP, 44 miles / 1h20. Route pour Los Angeles, 150 miles / 2h40. Remise de la voiture de location. J41 : 24 août : LA J42 : 25 août : LA J43 : 26 août LA J44 : 27 août LA J45 : 28 août : Avion LA/Denver J46 : 29 août : Denver J47 : 30 août : Denver J48 : 31 août Denver. Merci à ceux qui ont lu jusqu'ici 😉 et merci d'avance pour vos précieux conseils 🙂
Excursions à Maurice English translation pending
Bonjour à tous je me rends à Maurice en Avril. Pouvez-vous me dire si les excursions à l' ile aux Cerfs et à l'ile aux Aigrettes valent le coup? Est-ce -que l'ile Rodrigues vaut aussi le détour? Merci.
Quinze jours en famille au Japon: JR Pass ou voiture? English translation pending
bonjour
nous sommes une famille avec trois enfants (18,15,9 ans)et nous partons mi-avril pendant 15 jours au Japon
j'aimerais connaitre votre avis par rapport à mon itinéraire :3 jours à tokyo est-ce suffisant ? rester une nuit à hagone ? selon vous, quel est le moyen le plus adapté et le plus économique pour nous déplacer: le jrpass pour 15 jours ou louer une voiture. (coût équivalent)
voici mon itinéraire:
1/arrivée le matin - nuit à tokyo
2/tokyo -kyoto
3/kyoto -nara -kyoto
4/kyoto
5/ kyoto-takayama nuit sur place
6/takayama nuit sur place
7/takayama-kyoto
8/kyoto-hiroshima nuit sur place
9/hiroshima
10/hiroshima-osaka nuit sur place
11/osaka-hagone nuit sur place
12/hagone-tokyo
13/tokyo
14/tokyo
15/retour France
merci de me répondre !
Vos avis sur mon itinéraire de dix-huit jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous,
C'est mon premier post, mais j'ai déjà pas mal parcouru le forum et trouvé beaucoup d'infos précieuses !
Je prépare actuellement notre voyage en couple dans l'Ouest dont voici l'itinéraire pour l'instant (avion dejà réservé):
J1 - D : Arrivée à SFO J2 - L : SF (downtown) J3 - M : SF (Alcatraz, Golden Gate et autour) J4 - M : SF (Sausalito, muir woods) J5 - J : SF->Yosemite J6 - V : Yosemite J7 - S : Yosemite->LA (Observatoire le soir) J8 - D : LA (Hollywood, BH, Walk of fame, Santa Monica) J9 - L : LA (Universal) J10 - M : San Diego (Seaworld) J11 - M : San Diego->Kingman J12 - J : Kingman->Grand Canyon J13 - V : Grand Canyon->Monument Valley J14 - S : Monument Valley->Page J15 - D : Page->LV J16 - L : LV (Death Valley probablement + outlets) J17 - M : LV J18 - M : LV->LAX
Retour depuis LA car c'était beaucoup moins cher que depuis LV.
Pas de Tioga road, car elle sera probablement fermée (mai)
Là où je me pose des questions c'est entre SD et GC notamment pour "l'escale" à Kingman. Puis autour de Page (J14 et 15), sur quoi visiter (Antelope, Zion ou Bryce) sachant qu'on ne pourra pas tout faire à fond.
J'ai déjà fait ce type de voyage il y a un peu plus de 10 ans, mais ma femme ne connait pas.
Pour le véhicule, je pensais à quelque chose du type Dodge Charger, pas spécialement attiré par les SUV (et à part pour MV éventuellement, sûrement pas nécessaire ?)
Qu'en pensez-vous ?
C'est mon premier post, mais j'ai déjà pas mal parcouru le forum et trouvé beaucoup d'infos précieuses !
Je prépare actuellement notre voyage en couple dans l'Ouest dont voici l'itinéraire pour l'instant (avion dejà réservé):
J1 - D : Arrivée à SFO J2 - L : SF (downtown) J3 - M : SF (Alcatraz, Golden Gate et autour) J4 - M : SF (Sausalito, muir woods) J5 - J : SF->Yosemite J6 - V : Yosemite J7 - S : Yosemite->LA (Observatoire le soir) J8 - D : LA (Hollywood, BH, Walk of fame, Santa Monica) J9 - L : LA (Universal) J10 - M : San Diego (Seaworld) J11 - M : San Diego->Kingman J12 - J : Kingman->Grand Canyon J13 - V : Grand Canyon->Monument Valley J14 - S : Monument Valley->Page J15 - D : Page->LV J16 - L : LV (Death Valley probablement + outlets) J17 - M : LV J18 - M : LV->LAX
Retour depuis LA car c'était beaucoup moins cher que depuis LV.
Pas de Tioga road, car elle sera probablement fermée (mai)
Là où je me pose des questions c'est entre SD et GC notamment pour "l'escale" à Kingman. Puis autour de Page (J14 et 15), sur quoi visiter (Antelope, Zion ou Bryce) sachant qu'on ne pourra pas tout faire à fond.
J'ai déjà fait ce type de voyage il y a un peu plus de 10 ans, mais ma femme ne connait pas.
Pour le véhicule, je pensais à quelque chose du type Dodge Charger, pas spécialement attiré par les SUV (et à part pour MV éventuellement, sûrement pas nécessaire ?)
Qu'en pensez-vous ?
Dubaï: croisière d'une semaine fin janvier 2012 English translation pending
C'est notre cinquième croisière et pour la première fois nous avions choisi Costa départ le 27 janvier de Dubaï. Nous réservons la croisière et le vol avec la compagnie de croisière après un échange de quelques mails car nous voulions être sûr vu le prix du vol que c'était bien un vol direct de Paris vers Dubaï. Pas de problèmes c'est bien un vol direct monsieur ... Deux jours plus tard, nous avons nos mots de passe pour le site costa et notre vol direct c'est transformé en un Paris Vienne , Vienne Dubai avec 28 minutes entre les deux vols ! Petit émail chez Costa qui nous dise à ce moment qu'il est impossible de savoir au moment de la réservation si on aura un vol direct ou pas, heureusement j'avais toujours l'émail qui nous confirmait le vol direct et cela a permis qu'on annule la réservation du vol , nous prenons donc la croisière seul sans vol d'avion. Le vol d'avion est facturé 900 euros si c'est un direct Air France c'est plus ou moins le prix , si c'est un vol avec escale on trouve facilement sur le net des vols vers Dubai hors saison pour 500€ .
On se décide donc avec la différence de prix , de se prendre deux jours en hotel à Dubai avant la croisière comme cela on est sur d'être sur place et d'avoir nos bagages (sur chaque croisère que nous avons faites nous avons toujours eu un couple ou l'autre sans bagages , c'est vraiment notre hantise) donc on préfère assurer avant la croisière qu'après.
Nous choisissons un hotel dans le Bur Dubaï situation centrale entre le port, l'ancienne ville et la nouvelle ville.
LA compagnie aérienne sera Turkish Airlines pour un vol Bruxelles Istanbul , Istanbul Dubai arrivé à 7h du matin, longue journée en perspective .
8 jours avant notre départ, le Costa Concordia rejoue le remake du Titanic , gros coup au moral , on reçoit un émail du président de Costa qui nous assure que toutes les mesures de sécurité ont été renforcées etc etc, il aurait mieux valu qu'il le fasse avant pour toutes les malheureuses victimes.
Cinq jours avant notre départ, notre fille obtient des congés et nous demande si elle peut venir avec nous, coup de fils chez Costa, il reste des cabines, il reste des places sur la même compagnies aériennes, par contre l'hotel est plein à Dubai, heureusement nous avions pris un hotel avec annulation , c'est quelque chose que nous faisons très attention sur Internet , par exemple Expedia dit que les annulations sont sans frais c'est vrai , eux ne demande pas de frais mais l'hôtel oui et parfois c'est la totalité donc bien regarder à cela lors de la réservation. Mais finalement sur un autre site , l'hôtel est encore disponible et nous réservons .
Nous recevons les papiers de Costa, les papiers sont clairs mais il manque l'essentiel pour ceux qui font la croisière par eux-même l'adresse du port. Cela semble bizarre mais certaines villes ont deux emplacements pour les bateaux de croisières et nous avons déjà eu le problème de tomber sur un nouveau taximan qui demande l'adresse pour son gps. Coup de fil chez Costa pour enfin savoir, il s'agit de Port Rachid, je prends la traduction arabe on ne sait jamais.
Mercredi 14h direction Zaventem, on dépose la voiture chez Quick parking ,85 euros pour 10 jours, le vol est à l'heure, il y a des films en français tout va bien avec Turkish Airlines.
6h50 Dubai nous voilà, on arrive devant le bureau d'émigration style Bureau d'émigration Américain, un petit doute nous assaille, non ils ont le look américain pour le bureau mais cela va beaucoup plus vite avec le sourire en plus . 7h10 on est devant les taxis, on prend un gros taxi vu que nous sommes trois et avec nos valises c'est ok tout rentre dedans . Direction notre hotel, on s'explique avec le chauffeur mais on comprend très vite qu'il y a un léger problème , l'hotel sand dune se compose en fait de 9 batiments , c'est donc pour cela que c'était complet chez expedia et libre chez d'autres . Le chauffeur nous dépose devant le numéro trois , le plus fréquent pour lui et nous attend. A la réception, on comprend que nous sommes nous au 4 et que la fille est au 7 mais comme il reste de la place au 7, ils nous mettent tous au 7 . Ok direction le 7 alors, il est 8h quand nous déposons nos bagages dans le hall, on espère qu'il y a une chambre de libre mais non il faut laisser nos bagages dans un coin du hall , on nous donne un ticket quand même mais ils n'ont pas de pièces réservées pour cela, ils ont un hall monumental en marbre, mais pas de pièce pour les bagages. Enfin, il faudra faire avec .
On reprend un taxi et direction la Dubaï Mall , ah oui j'avais oublié de dire que le programme avait un peu changé avec la présence de la fille, ma femme et elle ont eu subitement une grosse envie de shopping. Je choisis la Dubaï Mall car on a réservé deux tickets quinze jours avant pour monter au "At the Top Burj Khalifa" 100 dirhams si on réserve à l'avance au moins quinze jours (25euros) sinon le jour même sans horaire c'est 400 dirhams soit 100 euros. Plus eu de place pour la fille trois jours avant.
il est 8h45 quand le taxi nous dépose devant la dubaï Mall , elle n'ouvre qu'à dix heures mais on assiste au déversement par des petits cars d'une myriade de travailleurs qui arrivent pour faire fonctionner cette mall avec 1200 magasins , plus les restos, un petit souk à côté et le personnel pour la tour.
et toute suite on va voir qu'on ne sera pas dépayser
et à côté les galeries Lafayette, au moins à Dubai dans le même centre commercial , on va retrouver tous les magasins de luxe, les bijouteries françaises sans devoir aller d'un quartier à l'autre comme à Paris.

il est 8h45 quand le taxi nous dépose devant la dubaï Mall , elle n'ouvre qu'à dix heures mais on assiste au déversement par des petits cars d'une myriade de travailleurs qui arrivent pour faire fonctionner cette mall avec 1200 magasins , plus les restos, un petit souk à côté et le personnel pour la tour.
et toute suite on va voir qu'on ne sera pas dépayser
et à côté les galeries Lafayette, au moins à Dubai dans le même centre commercial , on va retrouver tous les magasins de luxe, les bijouteries françaises sans devoir aller d'un quartier à l'autre comme à Paris.

Randonnée à vélo au Québec en juillet/août 2012 English translation pending
Bonjour
Nous cherchons des tuyaux pour faire une randonnée d'une quinzaine de jours en vélo au Québec. Nous sommes 4 adultes Nous partons par un vol Toulouse - Montréal
Nous nous posons les questions suivantes : - possibilités d'aller (ou retour) en train+vélo ou bus+vélo ou covoiturage ? il semble que le train soit très cher - besoin de réserver dans les camping d'étape ? - Est-il envisageable d'acheter des vélo d'occasion et de le revendre à la fin ? la location risque de couter cher sur 15 j
- témoignages sur le transport de vélo dans l'avion
Nous cherchons des tuyaux pour faire une randonnée d'une quinzaine de jours en vélo au Québec. Nous sommes 4 adultes Nous partons par un vol Toulouse - Montréal
Nous nous posons les questions suivantes : - possibilités d'aller (ou retour) en train+vélo ou bus+vélo ou covoiturage ? il semble que le train soit très cher - besoin de réserver dans les camping d'étape ? - Est-il envisageable d'acheter des vélo d'occasion et de le revendre à la fin ? la location risque de couter cher sur 15 j
- témoignages sur le transport de vélo dans l'avion
Barcelone: taxis du port à la Sagrada Familia? English translation pending
Bonjour,
Je vais effectué une croisière au mois de mai et nous allons faire une escale à Barcelone entre autre.
Nous aimerions aller voir la Sagrada Familia en taxi, combien ça peut couter ? Est-il facile de retrouver un taxi pour rentrer au port ? Est-ce qu'il y a des cafés, magasins près de la Sagrada Familia ?
D'avance merci pour vos réponses.
Je vais effectué une croisière au mois de mai et nous allons faire une escale à Barcelone entre autre.
Nous aimerions aller voir la Sagrada Familia en taxi, combien ça peut couter ? Est-il facile de retrouver un taxi pour rentrer au port ? Est-ce qu'il y a des cafés, magasins près de la Sagrada Familia ?
D'avance merci pour vos réponses.
Voyage nature en Australie en septembre - octobre 2010 English translation pending
Plus d'un an a passé depuis mon retour. Ce voyage que nous avons préparé en partie grâce aux infos glanées sur ce site a été pour nous une réussite, plus riche que nous l'espérions sur le plan des observations de la faune et de la flore. Voici un petit compte rendu en retour.
Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010
03/09/2010
7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, départ pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).
04/09/2010
Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.
05/09/2010
La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.

Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie
William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.
06/09/2010
Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.


Forêt humide près du mont Bartle Frere
Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.
J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.
07/09/2010
Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.

Portrait du casoar à casque

Je suis repéré
Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.
On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.
08/09/2010
Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.

Survol de Green Island
Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.
9/09/2010
Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.

La danse des pélicans
Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .

Sphecotheres viridis (Fig Bird)
Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a ét�� fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.
10/09/2010
Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable
11/09/2010
C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.
12/09/2010
Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.

Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse
Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.

Les trois soeurs
Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.
13/09/2011
Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.

Purple flag
Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.
14/09/2011
Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménagé avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.

Droseras spathulata
La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.

Chemin de Pulpit Rock

Cascade de Leura
Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.
15/09/2010
Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.
16/09/2010
Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.

Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)
Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.
17/09/2010
Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.

Depuis le sommet du mont Nelson
J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.
18/09/2010
Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.

Plateau glaciaire
Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.
19/09/2010
Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.

Le brouillard arrive
Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.


Diable de Tasmanie
De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.
20/09/2010
Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.

Deloraine
Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.
21/09/2010
Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.

Cradle mountains
Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.


Le wombat
Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.
22/09/2010
Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.

La vallée verte
Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.

Droseras au « lac des Italiens »
Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.

Une boule de mousse
Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.
23/09/2010
Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.

Liffey falls
Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.


Pencil pine
De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.
24/09/2010
Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.

Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)
Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.
25/09/2010
Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.
26/09/2010
Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.

Le lézard jaune
En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.
27/09/2010
Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.

Drosera whittakeri
Donkey orchid (Diuris corymbosa)
On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.

Vivonne bay
Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.
28/09/2010
Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.

Rocky river, Snake lagon
Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.

Remarkables rocks
Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.

No comment
Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.
29/09/2010
Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.
30/09/2010
Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.

Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)
Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.
1/10/2010
Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.

Au sommet de la colline, Alice Spring
Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.
2/10/2010
Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.

Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)
Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.

La montée des infarctus
C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.

En direction du canyon

Kings canyon
Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.
03 10 2010
Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.

Ayers Rock
Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.
04 10 2010
Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.


Le bush au crépuscule
Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.

Sturt's desert pea Swainsonia formosa)
Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.


Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru
De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.

Le clou du spectacle
Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.
05 10 2010
Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.
06 10 2010
Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.

Drosera platystigma
Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.
07 10 2010
On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.

Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)
Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.
08 10 2010
Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.

On est un peu perdus
Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.
09 10 2010
La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.

Banksia coccinea

Fleurs de stylidium
Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j��en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.
10 10 2010
Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.

Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)
Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.
11 10 2010
Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.

Stirling range – Bluff Knoll
De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.
12 10 2010
En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.
Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.
13 10 2010
Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.



Les cephalotus
Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.

Il a eu moins de chance que nous !
Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.
14 10 2010
J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010
03/09/2010
7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, départ pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).
04/09/2010
Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.
05/09/2010
La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.

Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie
William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.
06/09/2010
Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.


Forêt humide près du mont Bartle Frere
Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.
J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.
07/09/2010
Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.

Portrait du casoar à casque

Je suis repéré
Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.
On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.
08/09/2010
Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.

Survol de Green Island
Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.
9/09/2010
Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.

La danse des pélicans
Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .

Sphecotheres viridis (Fig Bird)
Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a ét�� fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.
10/09/2010
Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable
11/09/2010
C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.
12/09/2010
Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.

Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse
Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.

Les trois soeurs
Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.
13/09/2011
Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.

Purple flag
Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.
14/09/2011
Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménagé avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.

Droseras spathulata
La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.

Chemin de Pulpit Rock

Cascade de Leura
Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.
15/09/2010
Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.
16/09/2010
Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.

Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)
Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.
17/09/2010
Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.

Depuis le sommet du mont Nelson
J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.
18/09/2010
Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.

Plateau glaciaire
Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.
19/09/2010
Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.

Le brouillard arrive
Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.


Diable de Tasmanie
De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.
20/09/2010
Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.

Deloraine
Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.
21/09/2010
Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.

Cradle mountains
Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.


Le wombat
Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.
22/09/2010
Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.

La vallée verte
Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.

Droseras au « lac des Italiens »
Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.

Une boule de mousse
Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.
23/09/2010
Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.

Liffey falls
Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.


Pencil pine
De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.
24/09/2010
Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.

Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)
Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.
25/09/2010
Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.
26/09/2010
Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.

Le lézard jaune
En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.
27/09/2010
Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.

Drosera whittakeri

Donkey orchid (Diuris corymbosa)
On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.

Vivonne bay
Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.
28/09/2010
Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.

Rocky river, Snake lagon
Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.

Remarkables rocks
Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.

No comment
Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.
29/09/2010
Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.
30/09/2010
Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.

Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)
Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.
1/10/2010
Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.

Au sommet de la colline, Alice Spring
Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.
2/10/2010
Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.

Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)
Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.

La montée des infarctus
C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.

En direction du canyon

Kings canyon
Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.
03 10 2010
Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.

Ayers Rock
Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.
04 10 2010
Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.


Le bush au crépuscule
Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.

Sturt's desert pea Swainsonia formosa)
Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.


Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru
De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.

Le clou du spectacle
Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.
05 10 2010
Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.
06 10 2010
Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.

Drosera platystigma
Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.
07 10 2010
On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.

Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)
Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.
08 10 2010
Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.

On est un peu perdus
Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.
09 10 2010
La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.

Banksia coccinea

Fleurs de stylidium
Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j��en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.
10 10 2010
Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.

Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)
Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.
11 10 2010
Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.

Stirling range – Bluff Knoll
De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.
12 10 2010
En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.
Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.
13 10 2010
Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.



Les cephalotus
Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.

Il a eu moins de chance que nous !
Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.
14 10 2010
J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Voyage en famille deux parents + quatre enfants (17, 15, 11, 6 ans) dans l'Ouest américain! English translation pending
Nous voulons partir du 04 au 19 aout a la decouverte de l'ouest americain !
Nous avons plusieurs idées de parcours.Arrivée a LA et depart de SF en passant par las vegas et monument valley!Nous avons besoin de tous vos conseils sur le timing surtout car nous ne voulons pas courir non plus nous voulons passer des vacances sachant que nous ne pourrons pas tout faire
>MERCI pour vos temoignanges!
Compte rendu "Arc en ciel tropical" du 8 au 18 janvier 2012 sur l'Atlantica English translation pending
Bonjour à tous,
Oui, je l'avoue, j'ai calé sur le CR et c'est Jacquot qui s'y est "collé" (en plus il adore ça)!!! Mais ça y est, il est finit :
Dimanche 8.01 Debout à 4h00. Il fait 1°C avec des averses intermittentes tout le long du trajet pour l'aéroport de Lyon. Arrivée à 6h00, enregistrement et embarquement à 7h00. Arrivée à CDG où nous avons 2 heures pour changer de terminal sans avoir à récupérer les bagages. Nous rencontrons Ambre et Jérome connus à travers ce forum (valise cabine orange sera le signe de reconnaissance !!!) Décollage 11h00. Nous voyageons en boeing 747 sur le pont supérieur (sans l'avoir demandé nous sommes surclassé!). Nous avons plus d'espace, des écrans vidéo individuels et sommes accompagnés d'une hôtesse super. Par chance, nous nous retrouvons à discuter avec Sandrine et Gérald, connus eux aussi grâce à ce forum, et que nous n'avions pas pu repérer à l'aéroport comme prévu. Arrivée à Miami, la température est de 25°C. Les formalités de douanes réputées sévères et plutôt froides se déroulent sans encombres et plutôt rapidement. La récupération des bagages est un peu olé olé puisque des employés de l'aéroport enlèvent les valises du tapis sur lequel nous les attendons ; un peu stressés de ne pas les voir passer au bout de plusieurs tours, nous les retrouvons parmi d'autres déposées au sol dans un coin. Pourquoi les unes et pas les autres ??? Un couple n'a pas récupéré une de ses valises, elle arrivera sur le bateau mercredi (d'où l'importance de mixer les affaires dans les 2 valises). Sinon, l'accueil Costa à l'aéroport, à défaut d'être sympathique, est bien rodé et nous rejoignons avec nos valises le bus pour le port sans problème. Ce sont nos premiers pas sur le sol américain. Le trajet aéroport/port de Miami, d'une vingtaine de mn, nous laisse entrevoir, parmi l'abondante circulation, quelques beaux spécimens de pick-up, humer et autres limousines. Arrivés au port, l'embarquement se fait très rapidement. En 10 mn, photo d'identité et contrôle des bagages à main compris, nous sommes à bord. L'accueil est plutôt bon enfant, le personnel tout sourire fait l'effort de nous souhaiter la bienvenue en français et nous dirige aimablement vers notre cabine où nos valises nous attendent. Notre cabine 5169 avec balcon et vue partiellement limitée (par les chaloupes de sauvetage) située au pont 5 à droite (tribord pour les marins) offre suffisamment de place et de rangement. Outre la literie, nous y apprécions le petit coffre fort et le coin sanitaire en parfait état. Après une journée de voyage, la douche est bienvenue et nous redonne un peu d'élan. Avant le repas, en tenue de ville, nous prenons un cocktail au bar du hall central (pont 2) où nous retrouvons ambre et Jérome ainsi que Sandrine et Gérald. Le service est assez long, mais l'ambiance piano-bar est elle, plutôt conviviale. Notre choix des repas au second service (20h45) nous permet de prendre notre temps avant le dîner et nous apprécierons plus tard de pouvoir traîner à table sans trop exagérer toutefois. A la table qui nous est attribuée, nous rencontrons 2 couples avec qui nous partagerons un bon moment (bonjour à Angèle, Nelly, Gino et Alain) Pour les passagers qui n'ont pas d'affinités avec leurs compagnons de table, il est possible de changer (certains changerons 3 fois). Le nombre de plats proposés semble important, mais les parts sont raisonnables. De toute façon, vous n'êtes pas obligés de tout prendre!!! Nous terminons notre soirée en improvisant une petite visite de ce grand hôtel flottant, notamment les ponts supérieurs d'où nous admirons les néons de Miami sous une température de 25°C Nous repassons par l'incontournable hall central où nous voyons encore arriver des passagers ; il est plus de 23h00 et nous sommes encore à quai..... Après plus de 7 750 km, une différence de température de 25°C et une journée bien remplie, nous sommes contents de rejoindre notre cabine. Le bateau appareille à 00h30 avec 3 heures de retard. Nous sommes en vacances et n'allons pas commencer à stresser avec les horaires. Il me semble de toute façon, que ce sera la seule fois où l'horaire ne sera pas respecté.
Lundi 09.01 En mer, 25°C Le faible roulis nous a bercé jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner, pris au pont 9, est copieux, varié, sucré, salé ... Nos bruyants amis italiens nous passent devant sans gêne (le comportement et l'attitude de ceux-ci seront le seul point négatif de la croisière !!!!) A 9h30, exercice d'abandon du navire. Nous nous rendons aux points de rencontres prévus sur le today, vetus de nos gilets de sauvetage disponible dans notre cabine. L'exercice dure environ 30 mn. A 10h30, Caroline (notre hôtesse française) nous donne quelques renseignements utiles pour le déroulement de la croisière (elle est disponible tous les jours aux heures précisées sur le today) Nous sommes environ 250 francophones sur 2500 passagers. Il est déjà l'heure de l'apéro, puis du repas, que nous partageons avec sandrine et gérald (coucou!!) connaissances faites sur ce forum. Le repas pris à l'extérieur au pont 9 est encore une fois de bonne qualité, même si on se perds un peu pour repérer l'organisation du buffet. Nous prenons le café au pont 2 puis retour en cabine vers 14h30 pour profiter d'un moment de calme sur le balcon. Puis, visite du bateau intérieur, extérieur ; attention au soleil. Déjà sur les solariums où dans les différentes piscines, les imprudents se teintent d'une belle couleur écrevisse. Nous n'avons pas le temps de participer aux différentes animations qu'il nous faut déjà aller au spectacle proposé à 19h30, dans le très beau théâtre Caruso. Ce soir, spectacle de bonne qualité de la part d'une magicienne durant environ 1 heure. Puis nous nous dirigeons vers le restaurant en passant par l'extérieur, ce qui nous donne l'occasion de profiter d'un beau clair de lune. Nous retrouvons, avec plaisir, nos amis du dîner de la veille auxquels s'est joint un nouveau couple (bonjour à Laetitia et Didier). L'ambiance est détendue. Pour l'instant, nous ne rencontrons que des participants sympathiques. Nous avons plus de difficultés avec les italiens (le gros de la troupe) qui sont exhubérants, sans gêne, impolis.. Nous avons donné rendez-vous aux contacts du forum après le repas (en glissant un petit mot à la porte des cabines), initiative couronnée de succès puisque tout le monde répond présent et que certains invitent des connaissances faites sur le bateau. Le courant passe très bien et nous prolongeons notre soirée jusqu'à 1h00 autour d'un verre. Ces connaissances faites grâce au forum apportent un petit côté "famille" à nos rencontres, et nos échanges durant la croisière seront toujours un moment de plaisir. Finalement, cette journée en mer, au cours de laquelle nous avions peur de nous ennuyer, est passée très vite. Même pas le loisir de participer aux nombreuses animations prévues... Mardi 10.01 GRAND TURK Passages nuageux 27°C A 7h00, au réveil, l'île est déjà en vue. Après le petit déjeuner pris au pont 9, nous choisissons de ne débarquer qu'à 8h30 au lieu de 8h00 pour éviter la cohue. Finalement, l'option est bonne puisque les 5 heures restantes prévues sur l'ile sont largement suffisantes. Nous parcourons rapidement les boutiques puis prenons un taxi (en fait un minibus) pour Pillory beach, située à 15 mn au nord de l'île. il nous en coûtera 6$ /pers. aller-retour (ce prix ne semble pas négociable) Nous retrouvons sur cette plage assez peu fréquentée, quelques "voisins de croisière", profitons de la plage et de la mer où nous apercevons quelques poissons grâce à nos masques emmenés pour l'occasion. Pour les nageurs, les palmes restées à bord auraient été utiles pour aller jusqu'à la barrière de corail. Notre taxi, auquel nous avions donné RDV à 11h30, est très ponctuel et nous revenons aux boutiques près du port et profitons du petit complexe piscine, musique en prime. Nous embarquons à 13h20. Les formalités, contrôles sont rapides. Déjeuner (coin tex mex au pont 9 très sympa), petit jeu sur ce même pont puis visite et photos du bateau. Les solariums, jaccuzis, piscines sont bondés et les écrevisses de plus en plus rouge. Les animations de l'après-midi semblent sympa et pas hyper fréquentées. Par contre, la salle de sport en fin d'après-midi est prise d'assaut car il tombe quelques gouttes durant 2 mn, ce qui me permet de photographier un bel arc en ciel qui se perd dans la mer. Le soir, cocktail et repas de gala. Nous croisons beaucoup croisieristes sur leur "31" (en majorité les italiens, ils aiment ça!). Cette tenue n'est pas obligatoire, mais il est agréable de voir la plupart faire un effort. La salle du bar est bondée ; nous ne voyons ni n'entendons le commandant ; quant à faire une photo avec lui......d'ailleurs, cela ne nous interresse pas plus que ça. Puis direction le restaurant où le repas servi est encore une fois de bonne qualité même si les desserts sont un peu décevants. Tout comme la veille, nous sommes genés par le bruit des hélices, ce qui ne nous empeche pas de retrouver, avec plaisir, nos compères de table. La discussion agréable nous fait oublier l'heure du spectacle si bien que nous terminons la soirée autour d'une partie de cartes. Il est 1h30, la journée s'achève bien remplie, et nous n'avons pas encore eu le loisir de profiter de tous les divertissements proposés ; il faut dire que nos rencontres sont très plaisantes et nous échangeons beaucoup.
Mercredi 11.01 OCHO RIOS ciel voilé 23 à 28 °C Sous le ciel voilé, la mer brumeuse est toujours aussi calme. Depuis le départ, nous ne percevons que rarement de très légers mouvements sur le bateau. Nous avons prévu de nager avec les dauphins et de faire les chutes de dunn'sriver. Le today nous donne l'heure et le lieu de débarquement en fonction des excursions choisies. Le bateau restant en rade, nous embarquons sur les chaloupes rapidement grâce à une bonne organisation (-10 mn). Le trajet en mer dure 6 mn. A terre, les animateurs Costa nous guident jusqu'au minibus. En 10 mn à peine, nous sommes sur le site de Dolphin Cove. Là, l'organisation est plus confuse. Nous devons nous mettre à l'anglais, billeterie, veste de flottaison. Notre groupe, constitué de 8 pers. est très vite dans le bassin. Depuis un ponton, un animateur nous donne les instructions en anglais, tandis que le dresseur de "toto" notre dauphin le fait évoluer. Nous le touchons, l'embrassons, nous faisons tracter, le caressons..... Cet instant magique est hélas bien trop bref même s'il dure 30 mn car tout est formaté, tous les groupes ayant droit au même rituel. Puis nous déambulons dans le parc. L'île de la Jamaîque étant très arrosée, la végétation y est luxuriante. Nous y rencontrons un artiste-peintre "rasta", tout sourire, heureux de nous présenter ses oeuvres. Notre chemin nous amène aux petites boutiques souvenirs où nous avons la possibilité d'acheter CD ou DVD. Un couple de notre groupe nous propose de nous envoyer le DVD qu'ils viennent d'acheter, après l'avoir dupliqué. Vraiment sympa de leur part (bonjour à fred et raphaël). Comme nous ne connaissons pas le temps nécessaire pour aller aux chutes et les remonter, il nous faut quitter à regret ce joli site. Finalement, nous nous apercevons que des minibus font des navettes entre le port, les dauphins et les chutes, tous situés de 5 à 10 mn les uns des autres. Arrivés aux chutes, nous suivons ce qui nous semble être des guides, qui nous emmènent aux cabanes où nous louons des chaussures antidérapantes 7$ (indispensables) puis aux casiers, que nous louons 3$ (casiers suffisamment grand pour y loger les affaires de 4 couples). Nous prenons une petite averse ; de tout façon, dans quelques minutes nous serons complètement trempés !. Nous sommes un peu livrés à nous^même et comprenons que le départ des chutes se fait depuis la plage ; et à partir de là, remontons les chutes en nous amusant à notre rythme, nous arrêtant pour faire des photos, empruntant l'itinéraire le + facile ou le plus physique (n'est-ce pas julien!) selon notre envie. Nous croisons beaucoup de têtes connues, tout cela dans la bonne humeur. Ce n'est pas très difficile et plutôt marrant mais nous sommes concentrés sur notre objectif : vaincre les chutes. Nous oublions presque d'admirer le site naturel et magnifique, la rivière autant que la végétation. Attention cependant, ça glisse et les trous sont nombreux même si on a toujours pied. Sandrine blessée au genou dans un trou, termine la montée grâce à l'escalier de bois qui longe la berge. Pour les photos, à moins de les faire depuis la berge, le waterproof est indispensable. Après avoir récupéré nos affaires et restitué nos chaussures, nous longeons quelques boutiques et attendons une navette pour le retour ; l'occasion de faire quelques belles photos : après l'averse, le soleil donne une lumière magique, des contrastes et des couleurs saisissantes. Arrivés au port, nous pouvons encore profiter de la gentillesse et de l'accueil sur l'ile en parcourant des boutiques. L'ambiance est vraiment cool et les jamaicains souvent souriants "yeah man"!!!! Quelle belle journée.... Finalement, nous aurions pu prendre plus de temps pour profiter de l'ambiance. Les "rastafaris" pour être précis, suivent un mouvement spirituel qui veut les rapprocher de leurs racines africaines dans le respect de la nature. Le retour sur le bateau se fait en chaloupe en moins de 10 mn contrôles compris. A bord, toutes les personnes rencontrées semblent ravies de leur escapade. Pour terminer cette journée en beauté, nous apprécions, au théâtre, un tour de chant de bonne qualité. Après le repas, nous allons profiter de la douceur de la soirée autour d'un cocktail, dans l'ambiance tropicale, sur le pont extérieur 9 Jeudi 12.01 GRAND CAIMAN Beau temps 26°C Ce matin, nous prenons le petit déjeuner au restaurant Tiziano sur le pont 2. L'ambiance y est plus feutrée, moins bruyante. RDV à 9h15 pour prendre les chaloupes. Nous avons réservé "baignade avec les raies". Apeine arrivés à quai, on nous propose cette même excursion pour 40$ contre 49$ avec Costa. Après 20 mn de bus et 30 mn de bateau, nous arrivons sur un banc de sable blanc ; l'eau y est cristalline et les nombreuses raies tournent autour du bateau en toute liberté. Nous avons pied, et aidés par 2 membres de l'équipage, nous caressons les raies, les embrassons malgré leur aspect peu engageant. C'est un peu l'attroupement, mais au bout de 30 à 40 mn des participants rejoignent le bateau et à ce moment là, nous ne sommes plus que quelques uns à profiter des explications des plongeurs, leur poser des questions, porter les raies, les observer..... Au retour sur la cote, nous nous faisons déposer sur Seven miles beach, une plage privée (entrée 2$). Nous en profitons pour manger au snack à l'ombre des parasols. Les prix indiqués sont hors taxes et hors service. Le hamburger, frites, coca nous coûtent finalement 15$/pers. Puis direction la plage ; soleil pour les filles ; baignade masque et tuba pour les garçons. La plage de sable n'est pas le meilleur site pour voir de jolis poissons. Puis retour au port à pied en 45 mn pour faire quelques photos de cette ambiance caraibes à l'américaine. Si le retour vous semble trop long, vous pouvez arrêter les nombreux minibus qui circulent le long de la route principale. A bord, le spectacle du soir est encore une fois de bonne qualité. Musique, danseurs, chorégraphies, éclairages, costumes...tout est parfaitement réussi. Au cours du repas toujours aussi copieux et aussi bon, les discussions vont bon train. Nous terminons la soirée en parcourant les salons du bateau pour y écouter les ambiances musicales et prenons un dernier verre au bar du casino.
Vendredi 13.01 En mer beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 9 puis direction salle de sports : jaccuzi pour Mme et sport pour M. Il est 10h30, la salle n'est pas encore très fréquentée et tous les appareils sont accessibles. Déjeuner à l'extérieur au pont 9 où beaucoup de participants cuisent au soleil. Petit tour du bateau, photos. Je découvre encore quelques endroits. Puis présentation plutôt interressante de la vie au sein du bateau qui nous permet de découvrir la vie de l'équipage Nous ne profiterons pas des piscines. Trop petites, elles sont prise d'assaut et allons jouer au super bingo Le spectacle du soir ne nous inspire pas beaucoup, mais finalement le ténor nous enchante,
Samedi 14.01 ROATAN beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 2 Pour le débarquement sans chaloupe, on apprécie. Nous traversons rapidement le "village boutiques" tout neuf (il date de 2010) Nous voulons profiter de la réputation des sites de plongée de l'île. A l'extérieur de ce "village", nous trouvons un taxi qui, pour 30$ (on aurait pu négocier 20 à 25!) nous emmène à travers l'île jusqu'à la plus belle barrière de corail au monde (dixit le chauffeur). L'île présente un relief surprenant et une végétation tropicale. En 30 à 45 mn, nous sommes débarqués sur Tabyana beach, qui est publique (donc gratuite) ou privée (pour 10$ vous aurez accès au bar, parasols, transats). Notre but étant de plonger, nous parcourons la plage publique accompagnés de notre chauffeur et de notre guide, qui nous explique que tous 2 nous attendent pour le retour selon notre convenance. Plutôt cool. Sur la plage, nous trouvons une embarcation qui, pour 30$, nous emmene à la barrière de corail. Sans beaucoup de discussion, nous concluons l'affaire à 10$/pers. (nous sommes 6). Après 10 mn de navigation, équipés de nos masques et tuba, nous plongeons dans les eaux turquoises. Et là........ pureté de l'eau, luminosité extraordinaire, dentelles de coraux, poissons colorés, images idylliques. Quel régal!!!!! Un jeune plongeur nous accompagne pour nous faire voir coquillages, étoiles de mer et même pour certains tortues et barracuda (n'est-ce pas Fabien!!) Nous avons l'impression d'être dans les profondeurs de l'océan parmi les poissons tropicaux qui jouent à cache-cache dans les rochers. Nous sommes seuls au monde en pleine liberté et vivons un instant magique (d'où l'interêt de partir seul et non avec Costa où l'on est trop nombreux au même endroit et dans un temps limité) De retour sur la plage, nous retrouvons notre guide et notre chauffeur qui nous laissent libre de profiter de la plage de sable bordée de palmiers. Pour ceux qui le veulent, sur l'extrême gauche de la plage, une zone rocheuse accessible à pied permet de voir poissons et coraux. Mais la luminosité y est moins bonne, l'eau troublée par le sable en suspension et les poissons moins diversifiés. Sur le retour, après quelques arrêts sur les hauteurs de l'île, nous demandons à notre chauffeur de nous laisser un moment à Coxen hole. Accompagnés de notre guide, nous parcourrons pendant une vingtaine de mn les rues animées et nous imprégnons de l'ambiance locale à travers le marché public. Quelques km plus loin, nous faisons encore une petite halte au centre de secours de l'île, le temps de faire quelques photos. Il faut dire que sur les 3 couples qui composent notre équipe, nous sommes 2 pompiers. Puis retour au port avec regrets. Cette île au relief surprenant et à la végétation luxuriante nous laissera des souvenirs plein la tête. Les meilleurs ????? Le pourboire laissé à la guide (15 $ pour 6 pers.) semble la combler. Nous la quittons ainsi que notre chauffeur dans de grands sourires. De retour à bord, nous déjeunons avec nos compagnons d'aventure sur le pont 9, des images plein les yeux. Pour le spectacle ce soir, les membres du personnel nous présentent une prestation sympathique. Je pense qu'ils apprécient les applaudissements chaleureux qui récompensent chants et danses. Après le dîner, un dernier verre au bar du casino et au lit ; demain une journée chargée nous attend. Ce soir, la mer est agitée ; dans la nuit le bateau bouge pas mal et, vers 1h30, éclairs, tonnerre, forte pluie d'orage offre un beau spectacle en pleine mer. Dimanche 15.01 COZUMEL ciel nuageux, vent assez fort 22°C Après le petit déjeuner, Rdv au salon Butterfly pont 2 pour attribution des n° d'excursions Nous avons choisi de visiter Tulum et Xel-ha sur le continent. Débarquement à 8h30 comme prévu, 40 mn de ferry. La mer est forte et si au début tout le monde semble rigoler, rapidement les premiers malades ont de la peine à conserver leur petit déjeuner. Personnellement, je suis sensible au mal de mer, mais curieusement je supporte bien cette traversée. Du coté de Mme, tout "roule" et elle trouve la traversée amusante !!! Nous arrivons à Playa del Carmen, suivons notre guide qui nous conduit au bus. 40 mn d'autoroute plus tard, nous sommes sur le magnifique site archéologique de Tulum, cité Maya que nous visitons accompagné d'un guide francophone. Malgré la foule, nous profitons de la beauté du site durant 1h30. Pas le temps de faire le tour de tout le site et de profiter de la plage située en contrebas de la falaise. Retour au bus, nous roulons 20 mn en direction de Xel-ha. Sur place, nous mangeons donc très rapidement (plutôt bien) et là grosse frustation!!! Les 2 heures sont bien trop justes pour profiter de la lagune, des grottes, des plages, des sentiers, des activités.... L'option plongée que nous attendions est une deception (Il est vrai qu'il va être difficile de faire mieux que la barrière de corail de Roatan) Nous n'avons plus le temps de profiter d'une autre offre, il nous faut déjà retourner au bus. Nous attendons 20 mn des retardataires qui on semble-t-il, eu du mal à retrouver le parking, puis retour au port prendre le dernier ferry qui quitte le continent à 17h00. La plupart des participants de notre excursion sont déçus : temps couvert, impression d'avoir survolé les 2 visites, traversée houleuse, temps de transfert ferry + bus important.??? Les personnes qui n'ont fait que Tulum, même s'ils ont apprécié le site, n'y ont pas passé beaucoup de temps non plus, . De retour sur l'île, nous profitons de notre dernière heure mexicaine en parcourant les boutiques à touristes. 19h00, le bateau quitte Cozumel à l'heure (comme toujours) Le spectacle du soir, une fois encore, est de très bonne qualité. Le numéro de main à main fait l'unanimité. Excellent, tout comme le repas qui suit. L'ambiance à table et au restaurant est à la fête et les serveurs nous offrent une petite animation
Lundi 16.01 En mer nuageux, mer assez agitée
Mardi 17.01 Nassau Bahamas très beau temps 24°C Nous débarquons, traversons la zone portuaire ou regne beaucoup d'agitation (3 bateaux à quai dont le notre !!) De nombreux taxis nous proposent leur service, Nous allons tous les 6 (et pour 4$/pers.) jusqu'à Paradise Island visiter Atlantis, immense hôtel, station balnéaire où sont reconstitués les vestiges sous-marin de la légendaire cité engloutie. Pour 38$/pers., nous avons accès aux bassins où évoluent raies, requins, tortues et aux aquariums souterrains. Le tunnel vitré sous l'eau est impressionnant. Puis, nous allons jouer dans les rouleaux de Paradise beach situé à 800 m derrière l'hôtel (coucou à gérald qui repart avec une entorse du genou !). Retour en taxi (4$/pers.) sur la ville portuaire de Nassau ; nous longeons les rues bordées de maisons coloniales colorées, visitons l'église à la magnifique charpente apparente, passons devant le palais du gouverneur, posons devant la + vieille maison de l'île (200 ans !)... De retour à bord à 17h30, il est temps de penser à faire les valises 😕 Apéro, échange d'adresses, tout le monde tarde à aller se coucher comme pour empecher les vacances de se terminer.
Mercredi 18.01 Miami - EVERGLADES beau temps 25°C Levés à 6h15, nous déjeunons et nous voici avec nos valises sur le quai près du bus qui, en 45 mn, nous emmene aux Everglades. Notre guide française nous donne mille renseignements sur la Floride, Miami, les Everglades, la vie dans l'état de Floride. Intarissable !!!!! Sur le site, nous assistons à une explication (en anglais) sur la vie des plus célèbres habitants de ces marais, les alligators. Puis durant 45 mn, nous parcourrons en aéroglisseur ce lieu fascinant. Le pilote, perché sur son siège, s'arrête à plusieurs reprises pour nous laisser observer les alligators. Il est préférable de s'installer sur l'avant pour prendre des photos. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, il est déjà temps de rejoindre l'aéroport. Enregistrement des bagages, formalités de douanes ... embarquement, l'avion décolle, MIAMI s'éloigne.............. Et pour finir, en vrac quelques réflexions :
- si vous en avez la possibilité, prévoyez quelques jours à Miami (notre regret : ne pas l'avoir fait!!) - si l'île de grand Turk, sans réservations, n'offre pas grand chose à faire, s'éloigner du port permet de profiter de beaux espaces. - l'escale à Ocho Rios et l'excursion chutes + baignade avec les dauphins laisse le temps de profiter des 2 sites sans se précipiter, prenez votre temps. - sur Grand Caiman, il est facile d'aller à sting ray city et de se déplacer par ses propres moyens pour quelques $ - attention aux tarifs sur les îles, les tarifs sont parfois indiqués hors taxes, service non inclus. (Grand Caïman) - sur Cozumel, vous l'aurez compris, aller sur le continent prend beaucoup de temps. Cependant, une visite culturelle ne peut pas faire de mal. - détendez-vous, vous êtes dans les caraïbes où les standards européens ne sont pas de mise ; dépaysez-vous et même si l'organisation des autochtones parait assez lâche, tout se passe toujours très bien. - n'oubliez pas masques et tubas (éventuellement palmes) - sur le bateau, le forfait all inclusive à 19.50 euro/jour offre la possibilité de prendre l'apéro, de boire un (ou plusieurs!) verre de vin aux repas, de prendre un café et de bénéficier de bouteilles d'eau à volonté sans surprise à la fin du séjour. - si vous n'avez pas d'excursion Costa prévue, prenez le temps d'établir votre programme la veille. Les ballades et excursions personnelles donnent une vraie impression de liberté si elles sont un peu préparées (Katia avait acheté "croisières Caraibes de chez ULYSSE" à la FNAC) - l'organisation, l'embarquement, le débarquement et les repas sont plutôt bien rodés - N'hésitez pas à faire la visite complète du bateau pour connaître tous les lieux de repas, apprécier les ambiances, admirer les salons - la tenue tenue décontractée aux repas du soir (jean's, chemisette) n'est pas obligatoirement trop stricte, non plus aux repas de gala, même s'il serait agréable de voir tout le monde faire un effort - les spectacles sont de bonnes qualités dans un très beau théâtre - le repas au 2ème service est sûrement la meilleure option - les membres du personnel font l'effort de vous dire un petit bonjour en français, tout sourire; ils participent directement à la réussite de votre croisière - Enfin, nous n'avons rencontré que des gens sympathiques, dans une ambiance bon enfant et si cette idée de vacances ne correspondait pas du tout à mon style (mais à celui de Katia), cette croisière ne sera sûrement pas mon unique expérience
Bonne croisière à vous Jacquot
Et voilà, j'ai fini de retranscrire notre CR (vous me pardonnerez les quelques fautes d'orthographe que j'aurai laissé passer!)qui je l'espére vous aidera dans vos choix et options comme celui d'ERIC69 l'a été pour nous Je vous souhaite une croisière aussi agréable qu'elle l'a été pour nous et envoie toute mes amitiés aux membres qui étaient avec nous sur le bateau et que nous avons énormément appréciés
Katia
Dimanche 8.01 Debout à 4h00. Il fait 1°C avec des averses intermittentes tout le long du trajet pour l'aéroport de Lyon. Arrivée à 6h00, enregistrement et embarquement à 7h00. Arrivée à CDG où nous avons 2 heures pour changer de terminal sans avoir à récupérer les bagages. Nous rencontrons Ambre et Jérome connus à travers ce forum (valise cabine orange sera le signe de reconnaissance !!!) Décollage 11h00. Nous voyageons en boeing 747 sur le pont supérieur (sans l'avoir demandé nous sommes surclassé!). Nous avons plus d'espace, des écrans vidéo individuels et sommes accompagnés d'une hôtesse super. Par chance, nous nous retrouvons à discuter avec Sandrine et Gérald, connus eux aussi grâce à ce forum, et que nous n'avions pas pu repérer à l'aéroport comme prévu. Arrivée à Miami, la température est de 25°C. Les formalités de douanes réputées sévères et plutôt froides se déroulent sans encombres et plutôt rapidement. La récupération des bagages est un peu olé olé puisque des employés de l'aéroport enlèvent les valises du tapis sur lequel nous les attendons ; un peu stressés de ne pas les voir passer au bout de plusieurs tours, nous les retrouvons parmi d'autres déposées au sol dans un coin. Pourquoi les unes et pas les autres ??? Un couple n'a pas récupéré une de ses valises, elle arrivera sur le bateau mercredi (d'où l'importance de mixer les affaires dans les 2 valises). Sinon, l'accueil Costa à l'aéroport, à défaut d'être sympathique, est bien rodé et nous rejoignons avec nos valises le bus pour le port sans problème. Ce sont nos premiers pas sur le sol américain. Le trajet aéroport/port de Miami, d'une vingtaine de mn, nous laisse entrevoir, parmi l'abondante circulation, quelques beaux spécimens de pick-up, humer et autres limousines. Arrivés au port, l'embarquement se fait très rapidement. En 10 mn, photo d'identité et contrôle des bagages à main compris, nous sommes à bord. L'accueil est plutôt bon enfant, le personnel tout sourire fait l'effort de nous souhaiter la bienvenue en français et nous dirige aimablement vers notre cabine où nos valises nous attendent. Notre cabine 5169 avec balcon et vue partiellement limitée (par les chaloupes de sauvetage) située au pont 5 à droite (tribord pour les marins) offre suffisamment de place et de rangement. Outre la literie, nous y apprécions le petit coffre fort et le coin sanitaire en parfait état. Après une journée de voyage, la douche est bienvenue et nous redonne un peu d'élan. Avant le repas, en tenue de ville, nous prenons un cocktail au bar du hall central (pont 2) où nous retrouvons ambre et Jérome ainsi que Sandrine et Gérald. Le service est assez long, mais l'ambiance piano-bar est elle, plutôt conviviale. Notre choix des repas au second service (20h45) nous permet de prendre notre temps avant le dîner et nous apprécierons plus tard de pouvoir traîner à table sans trop exagérer toutefois. A la table qui nous est attribuée, nous rencontrons 2 couples avec qui nous partagerons un bon moment (bonjour à Angèle, Nelly, Gino et Alain) Pour les passagers qui n'ont pas d'affinités avec leurs compagnons de table, il est possible de changer (certains changerons 3 fois). Le nombre de plats proposés semble important, mais les parts sont raisonnables. De toute façon, vous n'êtes pas obligés de tout prendre!!! Nous terminons notre soirée en improvisant une petite visite de ce grand hôtel flottant, notamment les ponts supérieurs d'où nous admirons les néons de Miami sous une température de 25°C Nous repassons par l'incontournable hall central où nous voyons encore arriver des passagers ; il est plus de 23h00 et nous sommes encore à quai..... Après plus de 7 750 km, une différence de température de 25°C et une journée bien remplie, nous sommes contents de rejoindre notre cabine. Le bateau appareille à 00h30 avec 3 heures de retard. Nous sommes en vacances et n'allons pas commencer à stresser avec les horaires. Il me semble de toute façon, que ce sera la seule fois où l'horaire ne sera pas respecté.
Lundi 09.01 En mer, 25°C Le faible roulis nous a bercé jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner, pris au pont 9, est copieux, varié, sucré, salé ... Nos bruyants amis italiens nous passent devant sans gêne (le comportement et l'attitude de ceux-ci seront le seul point négatif de la croisière !!!!) A 9h30, exercice d'abandon du navire. Nous nous rendons aux points de rencontres prévus sur le today, vetus de nos gilets de sauvetage disponible dans notre cabine. L'exercice dure environ 30 mn. A 10h30, Caroline (notre hôtesse française) nous donne quelques renseignements utiles pour le déroulement de la croisière (elle est disponible tous les jours aux heures précisées sur le today) Nous sommes environ 250 francophones sur 2500 passagers. Il est déjà l'heure de l'apéro, puis du repas, que nous partageons avec sandrine et gérald (coucou!!) connaissances faites sur ce forum. Le repas pris à l'extérieur au pont 9 est encore une fois de bonne qualité, même si on se perds un peu pour repérer l'organisation du buffet. Nous prenons le café au pont 2 puis retour en cabine vers 14h30 pour profiter d'un moment de calme sur le balcon. Puis, visite du bateau intérieur, extérieur ; attention au soleil. Déjà sur les solariums où dans les différentes piscines, les imprudents se teintent d'une belle couleur écrevisse. Nous n'avons pas le temps de participer aux différentes animations qu'il nous faut déjà aller au spectacle proposé à 19h30, dans le très beau théâtre Caruso. Ce soir, spectacle de bonne qualité de la part d'une magicienne durant environ 1 heure. Puis nous nous dirigeons vers le restaurant en passant par l'extérieur, ce qui nous donne l'occasion de profiter d'un beau clair de lune. Nous retrouvons, avec plaisir, nos amis du dîner de la veille auxquels s'est joint un nouveau couple (bonjour à Laetitia et Didier). L'ambiance est détendue. Pour l'instant, nous ne rencontrons que des participants sympathiques. Nous avons plus de difficultés avec les italiens (le gros de la troupe) qui sont exhubérants, sans gêne, impolis.. Nous avons donné rendez-vous aux contacts du forum après le repas (en glissant un petit mot à la porte des cabines), initiative couronnée de succès puisque tout le monde répond présent et que certains invitent des connaissances faites sur le bateau. Le courant passe très bien et nous prolongeons notre soirée jusqu'à 1h00 autour d'un verre. Ces connaissances faites grâce au forum apportent un petit côté "famille" à nos rencontres, et nos échanges durant la croisière seront toujours un moment de plaisir. Finalement, cette journée en mer, au cours de laquelle nous avions peur de nous ennuyer, est passée très vite. Même pas le loisir de participer aux nombreuses animations prévues... Mardi 10.01 GRAND TURK Passages nuageux 27°C A 7h00, au réveil, l'île est déjà en vue. Après le petit déjeuner pris au pont 9, nous choisissons de ne débarquer qu'à 8h30 au lieu de 8h00 pour éviter la cohue. Finalement, l'option est bonne puisque les 5 heures restantes prévues sur l'ile sont largement suffisantes. Nous parcourons rapidement les boutiques puis prenons un taxi (en fait un minibus) pour Pillory beach, située à 15 mn au nord de l'île. il nous en coûtera 6$ /pers. aller-retour (ce prix ne semble pas négociable) Nous retrouvons sur cette plage assez peu fréquentée, quelques "voisins de croisière", profitons de la plage et de la mer où nous apercevons quelques poissons grâce à nos masques emmenés pour l'occasion. Pour les nageurs, les palmes restées à bord auraient été utiles pour aller jusqu'à la barrière de corail. Notre taxi, auquel nous avions donné RDV à 11h30, est très ponctuel et nous revenons aux boutiques près du port et profitons du petit complexe piscine, musique en prime. Nous embarquons à 13h20. Les formalités, contrôles sont rapides. Déjeuner (coin tex mex au pont 9 très sympa), petit jeu sur ce même pont puis visite et photos du bateau. Les solariums, jaccuzis, piscines sont bondés et les écrevisses de plus en plus rouge. Les animations de l'après-midi semblent sympa et pas hyper fréquentées. Par contre, la salle de sport en fin d'après-midi est prise d'assaut car il tombe quelques gouttes durant 2 mn, ce qui me permet de photographier un bel arc en ciel qui se perd dans la mer. Le soir, cocktail et repas de gala. Nous croisons beaucoup croisieristes sur leur "31" (en majorité les italiens, ils aiment ça!). Cette tenue n'est pas obligatoire, mais il est agréable de voir la plupart faire un effort. La salle du bar est bondée ; nous ne voyons ni n'entendons le commandant ; quant à faire une photo avec lui......d'ailleurs, cela ne nous interresse pas plus que ça. Puis direction le restaurant où le repas servi est encore une fois de bonne qualité même si les desserts sont un peu décevants. Tout comme la veille, nous sommes genés par le bruit des hélices, ce qui ne nous empeche pas de retrouver, avec plaisir, nos compères de table. La discussion agréable nous fait oublier l'heure du spectacle si bien que nous terminons la soirée autour d'une partie de cartes. Il est 1h30, la journée s'achève bien remplie, et nous n'avons pas encore eu le loisir de profiter de tous les divertissements proposés ; il faut dire que nos rencontres sont très plaisantes et nous échangeons beaucoup.
Mercredi 11.01 OCHO RIOS ciel voilé 23 à 28 °C Sous le ciel voilé, la mer brumeuse est toujours aussi calme. Depuis le départ, nous ne percevons que rarement de très légers mouvements sur le bateau. Nous avons prévu de nager avec les dauphins et de faire les chutes de dunn'sriver. Le today nous donne l'heure et le lieu de débarquement en fonction des excursions choisies. Le bateau restant en rade, nous embarquons sur les chaloupes rapidement grâce à une bonne organisation (-10 mn). Le trajet en mer dure 6 mn. A terre, les animateurs Costa nous guident jusqu'au minibus. En 10 mn à peine, nous sommes sur le site de Dolphin Cove. Là, l'organisation est plus confuse. Nous devons nous mettre à l'anglais, billeterie, veste de flottaison. Notre groupe, constitué de 8 pers. est très vite dans le bassin. Depuis un ponton, un animateur nous donne les instructions en anglais, tandis que le dresseur de "toto" notre dauphin le fait évoluer. Nous le touchons, l'embrassons, nous faisons tracter, le caressons..... Cet instant magique est hélas bien trop bref même s'il dure 30 mn car tout est formaté, tous les groupes ayant droit au même rituel. Puis nous déambulons dans le parc. L'île de la Jamaîque étant très arrosée, la végétation y est luxuriante. Nous y rencontrons un artiste-peintre "rasta", tout sourire, heureux de nous présenter ses oeuvres. Notre chemin nous amène aux petites boutiques souvenirs où nous avons la possibilité d'acheter CD ou DVD. Un couple de notre groupe nous propose de nous envoyer le DVD qu'ils viennent d'acheter, après l'avoir dupliqué. Vraiment sympa de leur part (bonjour à fred et raphaël). Comme nous ne connaissons pas le temps nécessaire pour aller aux chutes et les remonter, il nous faut quitter à regret ce joli site. Finalement, nous nous apercevons que des minibus font des navettes entre le port, les dauphins et les chutes, tous situés de 5 à 10 mn les uns des autres. Arrivés aux chutes, nous suivons ce qui nous semble être des guides, qui nous emmènent aux cabanes où nous louons des chaussures antidérapantes 7$ (indispensables) puis aux casiers, que nous louons 3$ (casiers suffisamment grand pour y loger les affaires de 4 couples). Nous prenons une petite averse ; de tout façon, dans quelques minutes nous serons complètement trempés !. Nous sommes un peu livrés à nous^même et comprenons que le départ des chutes se fait depuis la plage ; et à partir de là, remontons les chutes en nous amusant à notre rythme, nous arrêtant pour faire des photos, empruntant l'itinéraire le + facile ou le plus physique (n'est-ce pas julien!) selon notre envie. Nous croisons beaucoup de têtes connues, tout cela dans la bonne humeur. Ce n'est pas très difficile et plutôt marrant mais nous sommes concentrés sur notre objectif : vaincre les chutes. Nous oublions presque d'admirer le site naturel et magnifique, la rivière autant que la végétation. Attention cependant, ça glisse et les trous sont nombreux même si on a toujours pied. Sandrine blessée au genou dans un trou, termine la montée grâce à l'escalier de bois qui longe la berge. Pour les photos, à moins de les faire depuis la berge, le waterproof est indispensable. Après avoir récupéré nos affaires et restitué nos chaussures, nous longeons quelques boutiques et attendons une navette pour le retour ; l'occasion de faire quelques belles photos : après l'averse, le soleil donne une lumière magique, des contrastes et des couleurs saisissantes. Arrivés au port, nous pouvons encore profiter de la gentillesse et de l'accueil sur l'ile en parcourant des boutiques. L'ambiance est vraiment cool et les jamaicains souvent souriants "yeah man"!!!! Quelle belle journée.... Finalement, nous aurions pu prendre plus de temps pour profiter de l'ambiance. Les "rastafaris" pour être précis, suivent un mouvement spirituel qui veut les rapprocher de leurs racines africaines dans le respect de la nature. Le retour sur le bateau se fait en chaloupe en moins de 10 mn contrôles compris. A bord, toutes les personnes rencontrées semblent ravies de leur escapade. Pour terminer cette journée en beauté, nous apprécions, au théâtre, un tour de chant de bonne qualité. Après le repas, nous allons profiter de la douceur de la soirée autour d'un cocktail, dans l'ambiance tropicale, sur le pont extérieur 9 Jeudi 12.01 GRAND CAIMAN Beau temps 26°C Ce matin, nous prenons le petit déjeuner au restaurant Tiziano sur le pont 2. L'ambiance y est plus feutrée, moins bruyante. RDV à 9h15 pour prendre les chaloupes. Nous avons réservé "baignade avec les raies". Apeine arrivés à quai, on nous propose cette même excursion pour 40$ contre 49$ avec Costa. Après 20 mn de bus et 30 mn de bateau, nous arrivons sur un banc de sable blanc ; l'eau y est cristalline et les nombreuses raies tournent autour du bateau en toute liberté. Nous avons pied, et aidés par 2 membres de l'équipage, nous caressons les raies, les embrassons malgré leur aspect peu engageant. C'est un peu l'attroupement, mais au bout de 30 à 40 mn des participants rejoignent le bateau et à ce moment là, nous ne sommes plus que quelques uns à profiter des explications des plongeurs, leur poser des questions, porter les raies, les observer..... Au retour sur la cote, nous nous faisons déposer sur Seven miles beach, une plage privée (entrée 2$). Nous en profitons pour manger au snack à l'ombre des parasols. Les prix indiqués sont hors taxes et hors service. Le hamburger, frites, coca nous coûtent finalement 15$/pers. Puis direction la plage ; soleil pour les filles ; baignade masque et tuba pour les garçons. La plage de sable n'est pas le meilleur site pour voir de jolis poissons. Puis retour au port à pied en 45 mn pour faire quelques photos de cette ambiance caraibes à l'américaine. Si le retour vous semble trop long, vous pouvez arrêter les nombreux minibus qui circulent le long de la route principale. A bord, le spectacle du soir est encore une fois de bonne qualité. Musique, danseurs, chorégraphies, éclairages, costumes...tout est parfaitement réussi. Au cours du repas toujours aussi copieux et aussi bon, les discussions vont bon train. Nous terminons la soirée en parcourant les salons du bateau pour y écouter les ambiances musicales et prenons un dernier verre au bar du casino.
Vendredi 13.01 En mer beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 9 puis direction salle de sports : jaccuzi pour Mme et sport pour M. Il est 10h30, la salle n'est pas encore très fréquentée et tous les appareils sont accessibles. Déjeuner à l'extérieur au pont 9 où beaucoup de participants cuisent au soleil. Petit tour du bateau, photos. Je découvre encore quelques endroits. Puis présentation plutôt interressante de la vie au sein du bateau qui nous permet de découvrir la vie de l'équipage Nous ne profiterons pas des piscines. Trop petites, elles sont prise d'assaut et allons jouer au super bingo Le spectacle du soir ne nous inspire pas beaucoup, mais finalement le ténor nous enchante,
Samedi 14.01 ROATAN beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 2 Pour le débarquement sans chaloupe, on apprécie. Nous traversons rapidement le "village boutiques" tout neuf (il date de 2010) Nous voulons profiter de la réputation des sites de plongée de l'île. A l'extérieur de ce "village", nous trouvons un taxi qui, pour 30$ (on aurait pu négocier 20 à 25!) nous emmène à travers l'île jusqu'à la plus belle barrière de corail au monde (dixit le chauffeur). L'île présente un relief surprenant et une végétation tropicale. En 30 à 45 mn, nous sommes débarqués sur Tabyana beach, qui est publique (donc gratuite) ou privée (pour 10$ vous aurez accès au bar, parasols, transats). Notre but étant de plonger, nous parcourons la plage publique accompagnés de notre chauffeur et de notre guide, qui nous explique que tous 2 nous attendent pour le retour selon notre convenance. Plutôt cool. Sur la plage, nous trouvons une embarcation qui, pour 30$, nous emmene à la barrière de corail. Sans beaucoup de discussion, nous concluons l'affaire à 10$/pers. (nous sommes 6). Après 10 mn de navigation, équipés de nos masques et tuba, nous plongeons dans les eaux turquoises. Et là........ pureté de l'eau, luminosité extraordinaire, dentelles de coraux, poissons colorés, images idylliques. Quel régal!!!!! Un jeune plongeur nous accompagne pour nous faire voir coquillages, étoiles de mer et même pour certains tortues et barracuda (n'est-ce pas Fabien!!) Nous avons l'impression d'être dans les profondeurs de l'océan parmi les poissons tropicaux qui jouent à cache-cache dans les rochers. Nous sommes seuls au monde en pleine liberté et vivons un instant magique (d'où l'interêt de partir seul et non avec Costa où l'on est trop nombreux au même endroit et dans un temps limité) De retour sur la plage, nous retrouvons notre guide et notre chauffeur qui nous laissent libre de profiter de la plage de sable bordée de palmiers. Pour ceux qui le veulent, sur l'extrême gauche de la plage, une zone rocheuse accessible à pied permet de voir poissons et coraux. Mais la luminosité y est moins bonne, l'eau troublée par le sable en suspension et les poissons moins diversifiés. Sur le retour, après quelques arrêts sur les hauteurs de l'île, nous demandons à notre chauffeur de nous laisser un moment à Coxen hole. Accompagnés de notre guide, nous parcourrons pendant une vingtaine de mn les rues animées et nous imprégnons de l'ambiance locale à travers le marché public. Quelques km plus loin, nous faisons encore une petite halte au centre de secours de l'île, le temps de faire quelques photos. Il faut dire que sur les 3 couples qui composent notre équipe, nous sommes 2 pompiers. Puis retour au port avec regrets. Cette île au relief surprenant et à la végétation luxuriante nous laissera des souvenirs plein la tête. Les meilleurs ????? Le pourboire laissé à la guide (15 $ pour 6 pers.) semble la combler. Nous la quittons ainsi que notre chauffeur dans de grands sourires. De retour à bord, nous déjeunons avec nos compagnons d'aventure sur le pont 9, des images plein les yeux. Pour le spectacle ce soir, les membres du personnel nous présentent une prestation sympathique. Je pense qu'ils apprécient les applaudissements chaleureux qui récompensent chants et danses. Après le dîner, un dernier verre au bar du casino et au lit ; demain une journée chargée nous attend. Ce soir, la mer est agitée ; dans la nuit le bateau bouge pas mal et, vers 1h30, éclairs, tonnerre, forte pluie d'orage offre un beau spectacle en pleine mer. Dimanche 15.01 COZUMEL ciel nuageux, vent assez fort 22°C Après le petit déjeuner, Rdv au salon Butterfly pont 2 pour attribution des n° d'excursions Nous avons choisi de visiter Tulum et Xel-ha sur le continent. Débarquement à 8h30 comme prévu, 40 mn de ferry. La mer est forte et si au début tout le monde semble rigoler, rapidement les premiers malades ont de la peine à conserver leur petit déjeuner. Personnellement, je suis sensible au mal de mer, mais curieusement je supporte bien cette traversée. Du coté de Mme, tout "roule" et elle trouve la traversée amusante !!! Nous arrivons à Playa del Carmen, suivons notre guide qui nous conduit au bus. 40 mn d'autoroute plus tard, nous sommes sur le magnifique site archéologique de Tulum, cité Maya que nous visitons accompagné d'un guide francophone. Malgré la foule, nous profitons de la beauté du site durant 1h30. Pas le temps de faire le tour de tout le site et de profiter de la plage située en contrebas de la falaise. Retour au bus, nous roulons 20 mn en direction de Xel-ha. Sur place, nous mangeons donc très rapidement (plutôt bien) et là grosse frustation!!! Les 2 heures sont bien trop justes pour profiter de la lagune, des grottes, des plages, des sentiers, des activités.... L'option plongée que nous attendions est une deception (Il est vrai qu'il va être difficile de faire mieux que la barrière de corail de Roatan) Nous n'avons plus le temps de profiter d'une autre offre, il nous faut déjà retourner au bus. Nous attendons 20 mn des retardataires qui on semble-t-il, eu du mal à retrouver le parking, puis retour au port prendre le dernier ferry qui quitte le continent à 17h00. La plupart des participants de notre excursion sont déçus : temps couvert, impression d'avoir survolé les 2 visites, traversée houleuse, temps de transfert ferry + bus important.??? Les personnes qui n'ont fait que Tulum, même s'ils ont apprécié le site, n'y ont pas passé beaucoup de temps non plus, . De retour sur l'île, nous profitons de notre dernière heure mexicaine en parcourant les boutiques à touristes. 19h00, le bateau quitte Cozumel à l'heure (comme toujours) Le spectacle du soir, une fois encore, est de très bonne qualité. Le numéro de main à main fait l'unanimité. Excellent, tout comme le repas qui suit. L'ambiance à table et au restaurant est à la fête et les serveurs nous offrent une petite animation
Lundi 16.01 En mer nuageux, mer assez agitée
Mardi 17.01 Nassau Bahamas très beau temps 24°C Nous débarquons, traversons la zone portuaire ou regne beaucoup d'agitation (3 bateaux à quai dont le notre !!) De nombreux taxis nous proposent leur service, Nous allons tous les 6 (et pour 4$/pers.) jusqu'à Paradise Island visiter Atlantis, immense hôtel, station balnéaire où sont reconstitués les vestiges sous-marin de la légendaire cité engloutie. Pour 38$/pers., nous avons accès aux bassins où évoluent raies, requins, tortues et aux aquariums souterrains. Le tunnel vitré sous l'eau est impressionnant. Puis, nous allons jouer dans les rouleaux de Paradise beach situé à 800 m derrière l'hôtel (coucou à gérald qui repart avec une entorse du genou !). Retour en taxi (4$/pers.) sur la ville portuaire de Nassau ; nous longeons les rues bordées de maisons coloniales colorées, visitons l'église à la magnifique charpente apparente, passons devant le palais du gouverneur, posons devant la + vieille maison de l'île (200 ans !)... De retour à bord à 17h30, il est temps de penser à faire les valises 😕 Apéro, échange d'adresses, tout le monde tarde à aller se coucher comme pour empecher les vacances de se terminer.
Mercredi 18.01 Miami - EVERGLADES beau temps 25°C Levés à 6h15, nous déjeunons et nous voici avec nos valises sur le quai près du bus qui, en 45 mn, nous emmene aux Everglades. Notre guide française nous donne mille renseignements sur la Floride, Miami, les Everglades, la vie dans l'état de Floride. Intarissable !!!!! Sur le site, nous assistons à une explication (en anglais) sur la vie des plus célèbres habitants de ces marais, les alligators. Puis durant 45 mn, nous parcourrons en aéroglisseur ce lieu fascinant. Le pilote, perché sur son siège, s'arrête à plusieurs reprises pour nous laisser observer les alligators. Il est préférable de s'installer sur l'avant pour prendre des photos. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, il est déjà temps de rejoindre l'aéroport. Enregistrement des bagages, formalités de douanes ... embarquement, l'avion décolle, MIAMI s'éloigne.............. Et pour finir, en vrac quelques réflexions :
- si vous en avez la possibilité, prévoyez quelques jours à Miami (notre regret : ne pas l'avoir fait!!) - si l'île de grand Turk, sans réservations, n'offre pas grand chose à faire, s'éloigner du port permet de profiter de beaux espaces. - l'escale à Ocho Rios et l'excursion chutes + baignade avec les dauphins laisse le temps de profiter des 2 sites sans se précipiter, prenez votre temps. - sur Grand Caiman, il est facile d'aller à sting ray city et de se déplacer par ses propres moyens pour quelques $ - attention aux tarifs sur les îles, les tarifs sont parfois indiqués hors taxes, service non inclus. (Grand Caïman) - sur Cozumel, vous l'aurez compris, aller sur le continent prend beaucoup de temps. Cependant, une visite culturelle ne peut pas faire de mal. - détendez-vous, vous êtes dans les caraïbes où les standards européens ne sont pas de mise ; dépaysez-vous et même si l'organisation des autochtones parait assez lâche, tout se passe toujours très bien. - n'oubliez pas masques et tubas (éventuellement palmes) - sur le bateau, le forfait all inclusive à 19.50 euro/jour offre la possibilité de prendre l'apéro, de boire un (ou plusieurs!) verre de vin aux repas, de prendre un café et de bénéficier de bouteilles d'eau à volonté sans surprise à la fin du séjour. - si vous n'avez pas d'excursion Costa prévue, prenez le temps d'établir votre programme la veille. Les ballades et excursions personnelles donnent une vraie impression de liberté si elles sont un peu préparées (Katia avait acheté "croisières Caraibes de chez ULYSSE" à la FNAC) - l'organisation, l'embarquement, le débarquement et les repas sont plutôt bien rodés - N'hésitez pas à faire la visite complète du bateau pour connaître tous les lieux de repas, apprécier les ambiances, admirer les salons - la tenue tenue décontractée aux repas du soir (jean's, chemisette) n'est pas obligatoirement trop stricte, non plus aux repas de gala, même s'il serait agréable de voir tout le monde faire un effort - les spectacles sont de bonnes qualités dans un très beau théâtre - le repas au 2ème service est sûrement la meilleure option - les membres du personnel font l'effort de vous dire un petit bonjour en français, tout sourire; ils participent directement à la réussite de votre croisière - Enfin, nous n'avons rencontré que des gens sympathiques, dans une ambiance bon enfant et si cette idée de vacances ne correspondait pas du tout à mon style (mais à celui de Katia), cette croisière ne sera sûrement pas mon unique expérience
Bonne croisière à vous Jacquot
Et voilà, j'ai fini de retranscrire notre CR (vous me pardonnerez les quelques fautes d'orthographe que j'aurai laissé passer!)qui je l'espére vous aidera dans vos choix et options comme celui d'ERIC69 l'a été pour nous Je vous souhaite une croisière aussi agréable qu'elle l'a été pour nous et envoie toute mes amitiés aux membres qui étaient avec nous sur le bateau et que nous avons énormément appréciés
Katia
Kawai et sérénité au pays des momiji (Japon, novembre 2011) English translation pending
Vous aviez découvert notre itinéraire, et quelques adresses, ici : le voyage en un clin d'oeil
Pour ceux d'entres vous qui ont envie d'un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures.
Pour les amateurs de photos, j'ai mis une première sélection ici : Au pays des momiji, une photo par jour
Voici également quelques photos de momiji : nihon no momiji
Et pour les gourmands, 3 messages sur ce que j'ai mangé pendant le voyage : sélection de repas japonais, repas au ryokan, douceurs japonaises, ma collection de kit-kat
Voici les photos des chats japonais : nihon no neko
Bonne lecture ! 🙂
Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -
De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?
Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.
Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo
Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.
Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)
Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.
Retrouvailles
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.
Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !
Tokyo Safari
Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).
Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.
Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !
Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!
Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.
En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.
Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji
Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.
De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.
Dernier jour à Tokyo
Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.
Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto
Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.
Temples de Kyoto
Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.
Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)
Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.
Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !
Journée pluvieuse, journée de musée !
Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.
Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.
En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !
Le sanctuaire des renards
Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.
Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).
Nara
Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.
Encore des temples !
Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.
Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.
Journée shopping
Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !
Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto
Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !
Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.
Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !
Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima
Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...
Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.
Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.
Le Mont Misen
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !
Hiroshima
Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)
Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !
Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !
Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san
Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.
De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…
Cérémonie bouddhiste et ville electrique
5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.
Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.
De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.
Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…
Histoire et modernité
Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.
Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !
Dernier jour
Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.
Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.
Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…
Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Voici les photos des chats japonais : nihon no neko
Bonne lecture ! 🙂
Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -
De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?
Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.
Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo
Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.
Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)
Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.
Retrouvailles
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.
Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !
Tokyo Safari
Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).
Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.
Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !
Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!
Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.
En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.
Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji
Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.
De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.
Dernier jour à Tokyo
Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.
Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto
Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.
Temples de Kyoto
Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.
Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)
Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.
Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !
Journée pluvieuse, journée de musée !
Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.
Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.
En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !
Le sanctuaire des renards
Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.
Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).
Nara
Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.
Encore des temples !
Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.
Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.
Journée shopping
Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !
Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto
Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !
Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.
Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !
Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima
Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...
Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.
Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.
Le Mont Misen
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !
Hiroshima
Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)
Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !
Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !
Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san
Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.
De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…
Cérémonie bouddhiste et ville electrique
5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.
Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.
De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.
Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…
Histoire et modernité
Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.
Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !
Dernier jour
Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.
Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.
Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…
Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Circuit du 15 juillet au 15 août dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
à mon tour de poster notre projet de circuit dans l'ouest pour cet été.
Nous serons avec des ados (5 en tout) dans 2 voitures avec 3 adultes
on essaye de faire plaisir à tous meme si au départ les adultes ont des attirances nature et les ados des attirances city...
On se doute qu'il fera bien chaud donc on privilégiera les hôtels avec piscine
on n'emporte pas de tente, donc camping niet sauf en bungalow
on arrive par Vegas et en repartirons, nous fuyons Vegas à notre arrivée pour en profiter avant le départ
on s'est concocté un itinéraire alténant parcs et villes
Nous souhaitons profiter de tous vos bons plan hotels, motels dans lequels on reservera si possible 2 chambres pour 4
et surtout dans ou proche des parcs...
merci pour vos bons conseils également sur notre itinéraire et nos éventuels oublis ou les corrections quand on passe trop vite à 1 endroit...
le circuit :
1. Las Vegas arrivée 14h10 prendre voiture aller à l’hôtel à St George
2. Zion NP puis Cedar city
3. Bryce Canyon puis route 12 – 1ere nuit Boulder (balade à cheval)
4. Capitol Reef NP 2eme nuit Boulder
5. Arches NP nuit Moab
6. Arches NP fin - Lake Powell nuit
7. Mesa Verde - Monument Valley - Nuit à Page
8. Grand Canyon dormir ??
9. Grand Canyon lever soleil et suite visite
10. Repartir par Route 66
11. San Diego 2 nuit
12. Los angeles 3 nuits
13. Monterey
14. San Francisco 4 nuits
15. Sacramento (utile ?)
16. Lake Tahoe (utile ?)
17. Yosemite dormir à Mono Lake ou ?
18. Kings Canyon dormir à ?
19. Sequoia NP
20. Death Valley
21. Las Vegas 3 nuits
Voilà ....
1. Las Vegas arrivée 14h10 prendre voiture aller à l’hôtel à St George
2. Zion NP puis Cedar city
3. Bryce Canyon puis route 12 – 1ere nuit Boulder (balade à cheval)
4. Capitol Reef NP 2eme nuit Boulder
5. Arches NP nuit Moab
6. Arches NP fin - Lake Powell nuit
7. Mesa Verde - Monument Valley - Nuit à Page
8. Grand Canyon dormir ??
9. Grand Canyon lever soleil et suite visite
10. Repartir par Route 66
11. San Diego 2 nuit
12. Los angeles 3 nuits
13. Monterey
14. San Francisco 4 nuits
15. Sacramento (utile ?)
16. Lake Tahoe (utile ?)
17. Yosemite dormir à Mono Lake ou ?
18. Kings Canyon dormir à ?
19. Sequoia NP
20. Death Valley
21. Las Vegas 3 nuits
Voilà ....
Récit d'un "road trip" sur l'Amérique de l'Est et la Floride (hiver 2011-2012) English translation pending
Carnet de voyage de notre road trip que l'on a fait avec 6 amis à deux voitures en partant de Montréal et en complétant une boucle jusqu'à Key West en Floride.
Nous avons fais une vidéo de 4 minutes de notre road trip sur youtube: http://www.youtube.com/...ture=player_embedded
Ce récit est la suite d'un road-trip réalisé cet été. Le lien du road trip précédent sur voyage-forum: http://voyageforum.com/...nis_canada_D4639942/ Nous avions toujours notre page facebook sur laquelle les gens que l'on rencontrait nous suivait: https://www.facebook.com/...Trip/178196385569851 Nos objectifs sont les mêmes: voir le plus de choses au meilleur budget et avec le maximum de fun!! Le voyage s'est déroulé du 21 décembre 2011 au 6 janvier 2012.
La nouvelle voiture pour ce road-trip...
(ça c'est nous à Washington devant l'obélisque)
... (l'ancienne ayant fait l'objet d'un arrêt par la police québécoise et retiré de la route...):
( ... et ça à Monument Valley dans l'Utah...)
On commence par un petit avant gout du parcours:
Parcours des jours 1 à 4:
Départ de Montréal Jour 1 Philadelphie Jour 2 Washington Jour 3 Stone Mountain et Atlanta Jour 4 Saint-Augustine

Trajet des jours 5 à 10 en Floride:
Jour 5 à 7 Hollywood beach Jour 8 Miami Jour 9 Alligator farm et parc des Everglades Jour 10 les Keys et Key west

Parcours des jours 11 à 16:
Jour 11 Key West Jour 12 Miami et Hollywood Jour 13 Hollywood, Cape canaveral et Cocoa beach Jour 14 Saint Augustine Jour 15 Washington Retour à Montréal

Nous avons fais une vidéo de 4 minutes de notre road trip sur youtube: http://www.youtube.com/...ture=player_embedded
Ce récit est la suite d'un road-trip réalisé cet été. Le lien du road trip précédent sur voyage-forum: http://voyageforum.com/...nis_canada_D4639942/ Nous avions toujours notre page facebook sur laquelle les gens que l'on rencontrait nous suivait: https://www.facebook.com/...Trip/178196385569851 Nos objectifs sont les mêmes: voir le plus de choses au meilleur budget et avec le maximum de fun!! Le voyage s'est déroulé du 21 décembre 2011 au 6 janvier 2012.
La nouvelle voiture pour ce road-trip...
(ça c'est nous à Washington devant l'obélisque)... (l'ancienne ayant fait l'objet d'un arrêt par la police québécoise et retiré de la route...):
( ... et ça à Monument Valley dans l'Utah...)On commence par un petit avant gout du parcours:
Parcours des jours 1 à 4:
Départ de Montréal Jour 1 Philadelphie Jour 2 Washington Jour 3 Stone Mountain et Atlanta Jour 4 Saint-Augustine

Trajet des jours 5 à 10 en Floride:
Jour 5 à 7 Hollywood beach Jour 8 Miami Jour 9 Alligator farm et parc des Everglades Jour 10 les Keys et Key west

Parcours des jours 11 à 16:
Jour 11 Key West Jour 12 Miami et Hollywood Jour 13 Hollywood, Cape canaveral et Cocoa beach Jour 14 Saint Augustine Jour 15 Washington Retour à Montréal

Croisière MSC aux Émirats Arabes Unis en janvier 2012 English translation pending
Bonjour,
Quelques astuces pour ceux qui partiront sur la croisière des Emirats arabes unis. Je suis partis en janvier 2012 sur msc lirica. Le bateau = impeccable rien à dire Par contre les excursions proposées du bateau : hors de prix aussi quelques astuces : 1) abu d'habi prenez un taxi allez en ville voir surtout la mosquée une merveille (attention c'est assez loin du port aussi négociez avec le taxi pour qu'il vous emène à la mosquée, vous attende ensuite pour vous faire le tour de la ville ) négociez 3h de taxi maximum 90 dihram (soit 20€)
2) Sultanat d'Oman = Mascate génial mais pas la peine de prendre l'escurssion non plus prenez la navette du bateau puis un taxi vers le centre ville et ballade ensuite.
3) Al Fujeira là attention tout est très loin par contre ne ratez sous aucun prétexte le marché au poisson au centre ville génial L'escussion en 4x4 dans la montagne et les fjiords bof jolie vue mais cher pour ce que c'est. Privilégiez une ballade en bateau le lendemain c'est mieux
4) Khasab : L'étape vers le détroit d'Ormuz : dans le centre ville il y a une petite échoppe qui vous vend des ballades en bateau avec snorkeling et dauphins. Si vous passez par eux vous serez à 2 ou 4 sur le bateau plutôt qu'avec l'ensemble des personnes ayant pris l'excursion (au passage dans les 105e par le croisiériste et 20€/personne par ses propres moyens)...
5) Dubai = attention si vous voulez visiter la tour la plus haute il faut avoir un créneau horaire aussi, ici je suggère l'excursion du matin histoire de monter dans la tour et faire le tour de la ville et l'après midi taxi du bateau (il y en a beaucoup) attention si vous voyez le taxi ajouter 20dirham au départ c'est normal c'est la taxe du port. Les taxis sont au compteur à dubai sans arnaques. Ne ratez pas le vieux dubai très sympa et peu connu, le souk de l'or ouvert dès 10h attention ferme de 12h à 16h. L'astuce, partez à 8h demandez le musée dans le vieux dubai, visitez le musée et ensuite traversez sur l'autre rive en bateau pour 1€ ! (une ballade d'une heure est possible pour 100 dirham super aussi). Ensuite direction souk aux épices, souk de l'or et après retour au bateau c'est à 1/4 d'heure.
En général = pas d'arnaque sauf à Oman ou les taxis sont plus filous mais fort sympathiques. Demandez le compteur ou négociez bien. Aucun problème d'insécurité, propreté clinique, les émiratis et gens du coin fort agréables. N'écoutez pas ce qu'on peut vous dire : aucun problème pour les femmes tenue correcte normale et tee shirt sans aucun souci. Il faut juste faire attention dans les mosquées (au demeurant exceptionnelles à ne rater sous aucun prétexte celles d'abu d'habi et Mascate pratiquement les plus belles jamais vues !!) normal prévoyez pour la visite de la mosquée d'Oman un foulard, pantalon et manches longues. A la mosquée d'Abu d'habi, les femmes doivent passer par le vestiaire ou on vous prête gratuitement une tenue noire totale type burka pour la visite.
Voilà j'espère que ces renseignements vous seront utiles, super destination étonnante je n'en dis pas plus pour ne pas vous enlever la surprise. Surtout allez voir aussi les centres commerciaux de dubai ça vaut le déplacement
Quelques astuces pour ceux qui partiront sur la croisière des Emirats arabes unis. Je suis partis en janvier 2012 sur msc lirica. Le bateau = impeccable rien à dire Par contre les excursions proposées du bateau : hors de prix aussi quelques astuces : 1) abu d'habi prenez un taxi allez en ville voir surtout la mosquée une merveille (attention c'est assez loin du port aussi négociez avec le taxi pour qu'il vous emène à la mosquée, vous attende ensuite pour vous faire le tour de la ville ) négociez 3h de taxi maximum 90 dihram (soit 20€)
2) Sultanat d'Oman = Mascate génial mais pas la peine de prendre l'escurssion non plus prenez la navette du bateau puis un taxi vers le centre ville et ballade ensuite.
3) Al Fujeira là attention tout est très loin par contre ne ratez sous aucun prétexte le marché au poisson au centre ville génial L'escussion en 4x4 dans la montagne et les fjiords bof jolie vue mais cher pour ce que c'est. Privilégiez une ballade en bateau le lendemain c'est mieux
4) Khasab : L'étape vers le détroit d'Ormuz : dans le centre ville il y a une petite échoppe qui vous vend des ballades en bateau avec snorkeling et dauphins. Si vous passez par eux vous serez à 2 ou 4 sur le bateau plutôt qu'avec l'ensemble des personnes ayant pris l'excursion (au passage dans les 105e par le croisiériste et 20€/personne par ses propres moyens)...
5) Dubai = attention si vous voulez visiter la tour la plus haute il faut avoir un créneau horaire aussi, ici je suggère l'excursion du matin histoire de monter dans la tour et faire le tour de la ville et l'après midi taxi du bateau (il y en a beaucoup) attention si vous voyez le taxi ajouter 20dirham au départ c'est normal c'est la taxe du port. Les taxis sont au compteur à dubai sans arnaques. Ne ratez pas le vieux dubai très sympa et peu connu, le souk de l'or ouvert dès 10h attention ferme de 12h à 16h. L'astuce, partez à 8h demandez le musée dans le vieux dubai, visitez le musée et ensuite traversez sur l'autre rive en bateau pour 1€ ! (une ballade d'une heure est possible pour 100 dirham super aussi). Ensuite direction souk aux épices, souk de l'or et après retour au bateau c'est à 1/4 d'heure.
En général = pas d'arnaque sauf à Oman ou les taxis sont plus filous mais fort sympathiques. Demandez le compteur ou négociez bien. Aucun problème d'insécurité, propreté clinique, les émiratis et gens du coin fort agréables. N'écoutez pas ce qu'on peut vous dire : aucun problème pour les femmes tenue correcte normale et tee shirt sans aucun souci. Il faut juste faire attention dans les mosquées (au demeurant exceptionnelles à ne rater sous aucun prétexte celles d'abu d'habi et Mascate pratiquement les plus belles jamais vues !!) normal prévoyez pour la visite de la mosquée d'Oman un foulard, pantalon et manches longues. A la mosquée d'Abu d'habi, les femmes doivent passer par le vestiaire ou on vous prête gratuitement une tenue noire totale type burka pour la visite.
Voilà j'espère que ces renseignements vous seront utiles, super destination étonnante je n'en dis pas plus pour ne pas vous enlever la surprise. Surtout allez voir aussi les centres commerciaux de dubai ça vaut le déplacement
Itinéraire en Malaisie avec un bébé de 15 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Nous projetons mon mari et moi-même nous envoler pour la malaisie pour 15 jours fin mars/début avril 2012. Ce voyage se fera avec notre fils qui aura 15 mois au moment du départ. J'ai été rassuré en lisant sur le forum que la malaisie est très faisable avec les enfants notamment ceux en bas âge, que c'est un pays assez moderne pour y trouver le nécessaire et sans grand danger au niveau sanitaire. Cependant mes interrogations se dirigent sur notre itinéraire. Tout n'est pas faisable avec un bébé mais nous aimerions quand même faire de ce voyage un moment de partage, de découverte, d'apprentissage... Notre itinéraire n'est pas encore fixe. Nous envisageons d'attérir à KL et y séjourner 2 jours. Puis nous pensions rejoindre Mallaca et y rester 2 jours également ; le trajet KL/Mallaca peut se faire en bus apparemment, sont il assez confortable pour notre enfant? Par la suite, de Mallaca nous comptions nous rendre à Singapour 3 jours; mais là encore la question du transport se pose... Train/Bus? Enfin, nous pension finir notre voyage aux iles perhentians à besar et pour nous y rendre je pensais aux vols airasia (Johore Baharu/KL et KL/Kota Bharu). Là encore des questions subsistent dans ma tête : réputée comme ile sauvage trouve t on les necessaire alimentation bébé couches ou vaut mieux ne rapatrier sur le continent, pourrions nous trouver ce qu'il faut à kota bharu? J'ai entendu parler de la dengue et je crains pour notre fils, une protection anti moustique suffira t-elle? Nous avons repérer Abdul's Chalet pour l'hébergement surtout pour sa tranquilité et sa plage ombragée. Qu'en pensez vous? J'ai longuement hésiter avec l'iles de Tionam, mais le côté sauvage des perhentians m'a attiré, ai-je fais le bon choix?
Mon mari souhaitait rejoindre la thailande à proximité des iles perhentians et pour ce faire il me proposait d'exclure Singapour de notre itinéraire afin de nous laisser quelques jours pour parfaire ce projet. Je ne suis pas très favorable quant à cette proposition car après lecture de divers témoignages singapour est une ville à faire malgré son urbanisation... Qu'en pensez vous? Et si finalement notre choix était de rejoindre la thailande via les iles perhentians qu'elle endroit nous conseillez-vous à proximité?
C'est un voyage que je prépare très minutieusement car avec notre bébé tout doit être prévu à l'avance c'est pourquoi nous comptions réserver nos hébergement avant de nous y rendre par précaution. Bien entendu, j'aurai bien aimé y aller en sac à dos et vivre au jour le jour comme certains font, dormir dans les guesthouses au confort minimum et savourer l'instant sans rien prévoir d'avance. Mais, malheureusement c'est impossible à faire avec bébé ; ainsi nous organisons tout, surtout l'hébergement avec la propreté et confort comme élément de sélection...
Tout propositions, témoignages, remarques sont les bienvenues...
Je vous remercie d'avance de vos précieux conseils....
Ouest canadien en septembre 2012: élaboration de notre voyage English translation pending
Bonjour à tous,
Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂
On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...
Etat d'avancement actuel :
- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )
Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :
- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)
Ce que nous ne voulons pas faire/voir :
- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉
Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂
1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance 😉
Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂
On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...
Etat d'avancement actuel :
- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )
Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :
- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)
Ce que nous ne voulons pas faire/voir :
- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉
Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂
1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance 😉
Compte rendu de croisière "Mille et une nuits" (Dubaï) sur le Costa Favolosa du 16 au 23 décembre 2011 English translation pending
Hello,
Bon allez je commence, sinon je vais dire c'est trop tard, puis je le ferai pas ce C/R... Une croisière que j'ai "du" faire, oui forcée 😎, pour utiliser le crédit offert par le charmant monsieur responsable de Costa au siege pour ma région suite a mes problèmes sur l'infame P%A!C>I#F*I£C$A en avril. Il me fallait utiliser ce bon avant la fin 2011. Alors j'ai fait un effort... Et je reviens trés satisfaite.
J'essaie de mettre des infos sur la région en plus de mon expérience perso, car j'ai eu pas mal de questions en MP.
Je suis partie de Londres le 14 décembre avec un vol direct British Airways. J’ai choisi BA car ils proposaient le vol Londres/Dubai – Dubai/Paris (via Londres) moitié moins cher qu’Air France (pour un Londres/Dubai (via Paris) – Dubai/Paris.
Départ 21h, arrivée a Dubai jeudi 15 a 8h05. Il y a une station de metro à l’aéroport, pour ceux qui seraient intéressés. Pour ma part je suis sortie, passé l’espace attente des femmes, puis celui des hommes, on arrive aux taxis. Il y a un employé la qui vous dirige vers le 1er taxi disponible. On m’indique celui pour les dames, conduit par une dame.
Je suis allée directement à mon hôtel. J’ai fait la réservation sur booking.com. J’avais mis comme critères location dans le quartier de Deira, qui n’est pas trop loin du port et des attractions du vieux Dubaï. J’avais fait une première recherche d’hôtel une semaine avant et avais trouvé pleins d’hôtels à 500 ou 600 dirham la nuit. Touchée par un accès de procrastination, je me retrouve la veille de mon départ à faire ma réservation. Je fais une recherche pour un 4 étoiles à moins de 300 dirhams et trouve un bon choix d’hôtels avec de bon commentaires et opte pour le Concorde Emirates. Bon hôtel et ma chambre avait vu sur la rivière, les gratte-ciels et le Burj Khalifa. Petite sieste (parce qu’après l’avion j’étais dans le cirage), puis départ pour l’exploration.
J’ai choisi de marcher, ce qui a vraiment étonné les employés de l’hôtel a qui je demandais de m’indiquer le trajet. C’est vrai que le soleil tape fort, je m’en suis rendue compte. Au bout de 10 minutes de marche, je commence a fondre (et oui, je suis en sucre moi). Je savais que les arrêts des bus sont climatisés, j’en vois un, et rentre pour consulter la carte affichée, histoire de vérifier que je suis dans la bonne direction. Bien sur, la clim est en panne, et j’ai un peu l’impression d’entrer dans un four… raaah🏴☠️. Allez on repart. 5 minutes de marche supplémentaires et le quartier deviens plus animé, avec des boutiques, plus de passants. Je prends à gauche (je le sens bien😇) et me retrouve près de la rivière et d’une station de bateau taxi. Je suis tout près du souk que j’espérais trouver ! Youpi, en route.
Il est environs 14h. Donc c’est assez calme, car dans toute la région, la plupart des commerces sont fermés entre 13h et 16/17h. En fait, c’est agréable de se promener dans les rues calmes, d’abord dans le souk au épices, puis le souk de l’or. La, on me propose discrètement d’acheter des sacs de luxe (comment ont-ils su ?) et des montres. Je dois refuser, car je suis en période de sevrage d’achat de sac 😇(et puis ce sont de réplicas).
Il y a aussi le souk des parfums, mais j’ai du tourner au mauvais endroit, car je me retrouve dans un quartier normal pas souk quoi, mais toujours commercial. Pause repas (7 dirhams seulement) et je repars. Bon, si je pars vers la droite, je vais retrouver la riviere je me dis. Oui c’est ca 😎! Petite pause clim dans un abri bus😉. Puis traversée de la creek en taxi boat (3 dirham). Il est 18h et je cherche le musée. Il est à moins de 10 minutes de marche. La visite coute 3 dirhams, visite intéressante. Le musée ferme a 20h, donc pleins de temps pour la visite. Ensuite direction le quartier Bastakia, que mon guide présente comme un quartier historique de la ville. Les maisons ont été restaurées, aussi je n’ai pas ressenti de caractère authentique. Mais il y a de beaux exemples des maisons avec leur « tours a vent ». La plupart des bâtiments sont fermés. Je me suis aventurée dans le labyrinthe désert, éclairé par les lumières d’une magnifique mosquée. Il y a juste un gars de la sécurité qui veille au loin.
Je retourne vers les quartiers animés et le souk aux tissus et ses ruelles. Au détour d’un chemin un monsieur me fait signe, je suis a l’entrée d’un temple hindou. On m’indique que je dois retirer mes chaussures si je veux rentrer. Je fais demi-tour, continue ma visite et me retrouve devant une autre entrée du même temple. Un commerçant me propose de garder mes chaussures si je veux visiter. J’y vais et me retrouve au cœur de Bombay. Jets de fleurs, offrandes, procession…🙂
Je fini ma visite par le long de la creek. J'essayais de rentrer a pied, ce n'est pas bien loin, mais le pont que je vois ne semble pas avoir de passage piéton🤪. Je finis par prendre un taxi. Faut pas se casser la tête. Il y en a pleins et ils ne sont pas chers.
Bon allez je commence, sinon je vais dire c'est trop tard, puis je le ferai pas ce C/R... Une croisière que j'ai "du" faire, oui forcée 😎, pour utiliser le crédit offert par le charmant monsieur responsable de Costa au siege pour ma région suite a mes problèmes sur l'infame P%A!C>I#F*I£C$A en avril. Il me fallait utiliser ce bon avant la fin 2011. Alors j'ai fait un effort... Et je reviens trés satisfaite.
J'essaie de mettre des infos sur la région en plus de mon expérience perso, car j'ai eu pas mal de questions en MP.
Je suis partie de Londres le 14 décembre avec un vol direct British Airways. J’ai choisi BA car ils proposaient le vol Londres/Dubai – Dubai/Paris (via Londres) moitié moins cher qu’Air France (pour un Londres/Dubai (via Paris) – Dubai/Paris.
Départ 21h, arrivée a Dubai jeudi 15 a 8h05. Il y a une station de metro à l’aéroport, pour ceux qui seraient intéressés. Pour ma part je suis sortie, passé l’espace attente des femmes, puis celui des hommes, on arrive aux taxis. Il y a un employé la qui vous dirige vers le 1er taxi disponible. On m’indique celui pour les dames, conduit par une dame.
Je suis allée directement à mon hôtel. J’ai fait la réservation sur booking.com. J’avais mis comme critères location dans le quartier de Deira, qui n’est pas trop loin du port et des attractions du vieux Dubaï. J’avais fait une première recherche d’hôtel une semaine avant et avais trouvé pleins d’hôtels à 500 ou 600 dirham la nuit. Touchée par un accès de procrastination, je me retrouve la veille de mon départ à faire ma réservation. Je fais une recherche pour un 4 étoiles à moins de 300 dirhams et trouve un bon choix d’hôtels avec de bon commentaires et opte pour le Concorde Emirates. Bon hôtel et ma chambre avait vu sur la rivière, les gratte-ciels et le Burj Khalifa. Petite sieste (parce qu’après l’avion j’étais dans le cirage), puis départ pour l’exploration.
J’ai choisi de marcher, ce qui a vraiment étonné les employés de l’hôtel a qui je demandais de m’indiquer le trajet. C’est vrai que le soleil tape fort, je m’en suis rendue compte. Au bout de 10 minutes de marche, je commence a fondre (et oui, je suis en sucre moi). Je savais que les arrêts des bus sont climatisés, j’en vois un, et rentre pour consulter la carte affichée, histoire de vérifier que je suis dans la bonne direction. Bien sur, la clim est en panne, et j’ai un peu l’impression d’entrer dans un four… raaah🏴☠️. Allez on repart. 5 minutes de marche supplémentaires et le quartier deviens plus animé, avec des boutiques, plus de passants. Je prends à gauche (je le sens bien😇) et me retrouve près de la rivière et d’une station de bateau taxi. Je suis tout près du souk que j’espérais trouver ! Youpi, en route.
Il est environs 14h. Donc c’est assez calme, car dans toute la région, la plupart des commerces sont fermés entre 13h et 16/17h. En fait, c’est agréable de se promener dans les rues calmes, d’abord dans le souk au épices, puis le souk de l’or. La, on me propose discrètement d’acheter des sacs de luxe (comment ont-ils su ?) et des montres. Je dois refuser, car je suis en période de sevrage d’achat de sac 😇(et puis ce sont de réplicas).
Il y a aussi le souk des parfums, mais j’ai du tourner au mauvais endroit, car je me retrouve dans un quartier normal pas souk quoi, mais toujours commercial. Pause repas (7 dirhams seulement) et je repars. Bon, si je pars vers la droite, je vais retrouver la riviere je me dis. Oui c’est ca 😎! Petite pause clim dans un abri bus😉. Puis traversée de la creek en taxi boat (3 dirham). Il est 18h et je cherche le musée. Il est à moins de 10 minutes de marche. La visite coute 3 dirhams, visite intéressante. Le musée ferme a 20h, donc pleins de temps pour la visite. Ensuite direction le quartier Bastakia, que mon guide présente comme un quartier historique de la ville. Les maisons ont été restaurées, aussi je n’ai pas ressenti de caractère authentique. Mais il y a de beaux exemples des maisons avec leur « tours a vent ». La plupart des bâtiments sont fermés. Je me suis aventurée dans le labyrinthe désert, éclairé par les lumières d’une magnifique mosquée. Il y a juste un gars de la sécurité qui veille au loin.
Je retourne vers les quartiers animés et le souk aux tissus et ses ruelles. Au détour d’un chemin un monsieur me fait signe, je suis a l’entrée d’un temple hindou. On m’indique que je dois retirer mes chaussures si je veux rentrer. Je fais demi-tour, continue ma visite et me retrouve devant une autre entrée du même temple. Un commerçant me propose de garder mes chaussures si je veux visiter. J’y vais et me retrouve au cœur de Bombay. Jets de fleurs, offrandes, procession…🙂
Je fini ma visite par le long de la creek. J'essayais de rentrer a pied, ce n'est pas bien loin, mais le pont que je vois ne semble pas avoir de passage piéton🤪. Je finis par prendre un taxi. Faut pas se casser la tête. Il y en a pleins et ils ne sont pas chers.
Croisière "Dolce Vita" sur le Costa Serena: excursion à Rome English translation pending
Bonjour à tous.
Inscrite depuis peu sur le site, je profitais principalement de la lecture des avis divers des croisiéristes.
Aujourd'hui, je vous écris afin de recevoir des avis et conseils sur les excursions proposées par Costa à Rome.
Le 22 avril prochain, nous partons sur le Costa Serena - la Dolce Vita, ce sera notre 5ème croisière, et toujours aussi satisfaits.
En effet, nous choisissons toujours les excursions proposées par Costa, nous ne sommes pas trop branchés "visite libre".
Pour Rome, le choix est tellement vaste que l'on ne sait que choisir. Nous souhaitons bien sûr visiter la place Saint Pierre et l'intérieur de la Basilique. Les descriptions de Costa ne sont pas toujours évidentes et nous avons peur de ne voir que l'extérieur.
L'excursion "Rome, ville baroque" nous tente un peu, mais quelqu'un l'a-t-il déjà faite et peut nous renseigner à ce sujet.
Un grand merci à tous pour vos réponses.
Inscrite depuis peu sur le site, je profitais principalement de la lecture des avis divers des croisiéristes.
Aujourd'hui, je vous écris afin de recevoir des avis et conseils sur les excursions proposées par Costa à Rome.
Le 22 avril prochain, nous partons sur le Costa Serena - la Dolce Vita, ce sera notre 5ème croisière, et toujours aussi satisfaits.
En effet, nous choisissons toujours les excursions proposées par Costa, nous ne sommes pas trop branchés "visite libre".
Pour Rome, le choix est tellement vaste que l'on ne sait que choisir. Nous souhaitons bien sûr visiter la place Saint Pierre et l'intérieur de la Basilique. Les descriptions de Costa ne sont pas toujours évidentes et nous avons peur de ne voir que l'extérieur.
L'excursion "Rome, ville baroque" nous tente un peu, mais quelqu'un l'a-t-il déjà faite et peut nous renseigner à ce sujet.
Un grand merci à tous pour vos réponses.
Compte rendu d'une croisière transatlantique sur le Costa Luminosa du 26 novembre au 16 décembre 2011 English translation pending
voilà, je prends enfin le temps de faire ce CR de notre croisière, mais entre le mal de la terre, le décalage horaire et la reprise du boulot, je n'ai pas eu beaucoup de temps !!!!
samedi 26 novembre 2011 : Le jour tant attendu est enfin arrivé !! Nous arrivons à peine à l'aéroport de Nice, nous habitons à 30 km, que nous sommes pris en charge par les hotesses costa. Nos bagages sont mis dans le bus, et nous voilà partis pour SAVONE. A notre arrivée, nous attendons très peu car nous avons la carte CORAL et donc embarquement prioritaire. Nous montons sur les ponts supérieurs pour faire une petite visite au buffet pour nous restaurer. Dans notre cabine, la bouteille de champagne commandée sur internet nous attend au frais, mais je commence à défaire les valises pour que les vetements ne soient pas trop froissés. Mais pour trois semaines, il en faut des vetements, et il n'y a pas beaucoup de cintres et peu de rangement, mais on fait avec. Voilà, le navire quitte le port, nous sommes partis pour 3 semaines de voyage !!!😎 Ensuite, nous sommes allés visiter le SPA et tous ces équipements et aussi réserver les soins auxquels nous avions droit puisque nous avons pris une cabine SAMSARA. Ensuite, nous débouchons la bouteille de champagne avant d'aller diner au restaurant SAMSARA. C'est plus tranquille que le grand restaurant et les serveurs sont sympa.
Dimanche 27 novembre BARCELONE que nous connaissons un peu. Marche à pied jusqu'à la rambla, ballade, restaurant et retour en taxi. Petite visite au SPA, hammam jacuzzi. Cela fait du bien de ne rien faire, de juste penser à nous et à rien d'autre. Apéritif au bar électra, restaurant, un passage au machine à sous et voilà.
Lundi 28 Novembre Jour en mer : nous nous levons tard, et allons prendre le petit déjeuner au buffet. Il n'y a pas beaucoup de monde, et pas beaucoup d'enfants, c'est relativement calme. nous profitons du SPA, et pendant que mon mari fait une sieste, je me rends à la salle de sport pour faire un peu de vélo. Il faut essayer de ne pas prendre trop de kilos car en 3 semaines, je risque de ne plus pouvoir mettre mes vetements!!! 🙁. A 17 heures, nous avons rendez-vous pour un soin du visage pour mon mari et moi. Les employés sont gentils, même si ils essaient de nous vendre des produits. Les repas au restaurant SAMSARA sont corrects, et nous pouvons manger à l'heure que nous voulons soit entre 19 h et 21 h 15. Pas de place d'attribuer, nous choisissons notre table selon les disponibilités.
Mardi 29 Novembre Jour en mer : lever tardif et petit déjeuner au buffet, qui est toujours très correct le matin. nous profitons du SPA, et promenade sur les ponts. Nous sommes allés au cinéma 4D, le film est sympa gentil, ça bouge pas beaucoup ce qui me donne l'envie d'en revoir un !!! Apéro vers les 19 h au Grand bar electtra où il y a toujours de la musique à cette heure là. Déjeuner et diner au SAMSARA. petit passage au casino.
Lundi 30 novembre SANTA CRUZ DE TENERIFE Nous sommes contents de revoir la terre, le soleil est au rendez-vous. C'est la deuxième fois que nous faisons escale à Santa Cruz et c'est aussi la deuxième fois que nous faisons l'excursion à LORO PARK. Nous apprécions ce park, c'est un endroit très agréable surtout quand le soleil est de la partie De retour à santa cruz, nous sommes partis nous promener à la recherche d'un restaurant. Nous en avons trouvé un, derrière l'église de la conception (je crois) où nous avons bien mangé, rien à dire ! Un peu de shopping, puis retour sur le bateau. Et nous voilà partis pour 5 jours en mer, en esperant que ce sera pas trop long ! Apéro toujours dans le même bar, diner et vers 23 h 20 nous avons décidé de voir un autre film au cinéma 4D. Mais, celui-là il bougeait un peu trop, et il m'a remuée un peu trop, résultat, j'ai été malade dans la nuit !!!! c'est décidé, je n'irai plus au cinéma 4D.
samedi 26 novembre 2011 : Le jour tant attendu est enfin arrivé !! Nous arrivons à peine à l'aéroport de Nice, nous habitons à 30 km, que nous sommes pris en charge par les hotesses costa. Nos bagages sont mis dans le bus, et nous voilà partis pour SAVONE. A notre arrivée, nous attendons très peu car nous avons la carte CORAL et donc embarquement prioritaire. Nous montons sur les ponts supérieurs pour faire une petite visite au buffet pour nous restaurer. Dans notre cabine, la bouteille de champagne commandée sur internet nous attend au frais, mais je commence à défaire les valises pour que les vetements ne soient pas trop froissés. Mais pour trois semaines, il en faut des vetements, et il n'y a pas beaucoup de cintres et peu de rangement, mais on fait avec. Voilà, le navire quitte le port, nous sommes partis pour 3 semaines de voyage !!!😎 Ensuite, nous sommes allés visiter le SPA et tous ces équipements et aussi réserver les soins auxquels nous avions droit puisque nous avons pris une cabine SAMSARA. Ensuite, nous débouchons la bouteille de champagne avant d'aller diner au restaurant SAMSARA. C'est plus tranquille que le grand restaurant et les serveurs sont sympa.
Dimanche 27 novembre BARCELONE que nous connaissons un peu. Marche à pied jusqu'à la rambla, ballade, restaurant et retour en taxi. Petite visite au SPA, hammam jacuzzi. Cela fait du bien de ne rien faire, de juste penser à nous et à rien d'autre. Apéritif au bar électra, restaurant, un passage au machine à sous et voilà.
Lundi 28 Novembre Jour en mer : nous nous levons tard, et allons prendre le petit déjeuner au buffet. Il n'y a pas beaucoup de monde, et pas beaucoup d'enfants, c'est relativement calme. nous profitons du SPA, et pendant que mon mari fait une sieste, je me rends à la salle de sport pour faire un peu de vélo. Il faut essayer de ne pas prendre trop de kilos car en 3 semaines, je risque de ne plus pouvoir mettre mes vetements!!! 🙁. A 17 heures, nous avons rendez-vous pour un soin du visage pour mon mari et moi. Les employés sont gentils, même si ils essaient de nous vendre des produits. Les repas au restaurant SAMSARA sont corrects, et nous pouvons manger à l'heure que nous voulons soit entre 19 h et 21 h 15. Pas de place d'attribuer, nous choisissons notre table selon les disponibilités.
Mardi 29 Novembre Jour en mer : lever tardif et petit déjeuner au buffet, qui est toujours très correct le matin. nous profitons du SPA, et promenade sur les ponts. Nous sommes allés au cinéma 4D, le film est sympa gentil, ça bouge pas beaucoup ce qui me donne l'envie d'en revoir un !!! Apéro vers les 19 h au Grand bar electtra où il y a toujours de la musique à cette heure là. Déjeuner et diner au SAMSARA. petit passage au casino.
Lundi 30 novembre SANTA CRUZ DE TENERIFE Nous sommes contents de revoir la terre, le soleil est au rendez-vous. C'est la deuxième fois que nous faisons escale à Santa Cruz et c'est aussi la deuxième fois que nous faisons l'excursion à LORO PARK. Nous apprécions ce park, c'est un endroit très agréable surtout quand le soleil est de la partie De retour à santa cruz, nous sommes partis nous promener à la recherche d'un restaurant. Nous en avons trouvé un, derrière l'église de la conception (je crois) où nous avons bien mangé, rien à dire ! Un peu de shopping, puis retour sur le bateau. Et nous voilà partis pour 5 jours en mer, en esperant que ce sera pas trop long ! Apéro toujours dans le même bar, diner et vers 23 h 20 nous avons décidé de voir un autre film au cinéma 4D. Mais, celui-là il bougeait un peu trop, et il m'a remuée un peu trop, résultat, j'ai été malade dans la nuit !!!! c'est décidé, je n'irai plus au cinéma 4D.