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Vang Vieng, capitale laossienne du n'importe quoi en général, et du "tubing" en particulier English translation pending
by Simplybrice · 2009-11-27 · 4 replies
Enfant du soleil, Tu parcours la terre, le ciel, cherche ton chemin, c'est ta vie, c'est ton destin. Et le jour la nuit, peu qu'on m'ait donné un lit, Au Laos vers le nord, je recherche les cités d'or.

Toujours à la découverte du Laos donc , la joyeuse compagnie franco-britannique composée de Steve et moi quitte la capitale la plus calme et relaxe qu'il m'ait jamais été donné de voir. C'est le retour à la campagne mais sachant que quand on dort à Ventiane les fenêtres ouvertes alors qu'on est au premier étage donnant sur une rue animé on est réveillé par rien , on ne risque pas de voir la différence car c'est à peine croyable tant c'est peu bruyant et circulant à allure plus que modérée. C'est vers toujours un peu plus au nord qu'on se dirige. On quitte Ventiane sans mal car c'est un bus d'après-midi qui se charge de nous conduire sur le seul endroit du pays qu'on ne peut qualifier de modéré, à savoir Vang Vieng. En attendant, le soleil brille, le petit déjeuner s'étrille. Sur le trajet, les paysages sont changeant, plus on monte, moins c'est plat et plus les rizières laissent la place à de petites montagnes délicates. C'est beau tout plein et pour une fois, ça fait du bien de rester éveillé dans le bus. En plus, dans le bus, tous les gosses n'ont d'yeux que pour nous, difficile de faire le clown pendant deux heures, et pourtant...

En débarquant à Vang Vieng, on se rend d'abord compte de la taille modeste de l'endroit. Cela dit, on reste sur le cul quant au nombre de guest houses, de bars à cocktails colorés, d'internet cafés, de restaurants au hamburgers dégoulinants, de tout ce qui contente un backpacker loin de chez lui. D'ailleurs ici, tous les voyageurs que nous avons croisés font ici une pause à durée parfois indéterminée au milieu de leur voyage en Asie du sud-est. Nous, avec mon gars Steve, on en est pas là. On pause nos gaules dans un GH toute mignonne dans laquelle on a une chambre située à l'aurée de la petite terrasse commune dont on sait déjà qu'elle va nous y voir, la terrasse. Ca sent bon les clairs de lune tout ça. Mais pour l'heure, il est temps de se substanter d'un de ces fameux burgers qui font la réputation culinaire de Vang Vieng. Et effectivement, Jean-Pierre Coffe peut bien hurler "Mais c'est d'la meeeeerde", c'est délicieux presque comme un Burger King, mon pêché gourmand.

Sur ce, le soleil se couche, le temps que je botte les fesses de Steve au billard ou le contraire et on rentre à l'hotel se mettre en forme fumante pour la soirée. C'est la première fois qu'on tente la terrasse et force est de constater que pour choisir les terrasses, on est des professionnels. D'ailleurs, ce serait bien comme métier, testeur de terrasse. Il va falloir que j'en parle au pôle Emploi en revenant!

Mais en attendant, on quitte notre antre pour étudier le bourg de plus près. Au premier abord, on voit que c'est vivant, aucuns doutes, peut-être même plus que Ventiane pourtant autrement plus peuplée. Les touristes se ballade en maillot de bain et torse nu même en soirée, c'est un style surtout quand il y a pas la plage. Y'en a pas mal qui sur leur corps se sont faits écrire dans tous les sens au marqueur, ça aussi c'est un style... Après quelques minutes de déambulation, on débouche sur un pont en bambou qui enjambe la rivière locale pour atteindre un île comme une fenêtre ouverte sur la boite de Pandore. A l'autre extrémité, c'est bistrot land!! Complètement à contre courant de tout ce qu'on peut trouver au Laos, ici la musique est forte, les guirlandes lumineuses étouffent la lumière des étoiles, les boissons se servent au seau. Une dizaine de bars se font concurrence à grand renfort d'happy hour. Ca déstabilise!!! Enfin trente secondes parce qu'après, on s'y fait très bien!!! On s'y fait tellement bien qu'on en oubliera de manger, trop occupé à discuter avec des dizaines de gens qui nous font entre autre commentaire l'apologie du "tubing", le sport-roi ici bas. Apparemment ça consiste à descendre la rivère assis sur une énorme chambre à air en prenant bien soin de s'arrêter à tous les bars qui ponctuent le trajet en offrant des verres gratuits et des trapèzes volants qui faut lacher pour se vautrer dans l'eau plusieurs mètres en dessous. Autrement dit, c'est un peu aqualand en version sous acide. Inutile de dire que dès le lendemain, on ira voir de quoi il retourne! Mais ne brulons pas les étapes, pour l'instant il fait nuit, la soirée s'arrose jusqu'à la fermeture des bars vers 1h du matin, heure à laquelle on se délocalise doucement vers notre terrasse qui à cette heure est prise d'assault par la foule hétéroclyte qui compose la faune nocturne à Vang Vieng. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans être composée d'enfants de coeur, l'ambiance est très bon enfant. On est tous un peu frères à Vang Vieng!!! Et on est tous un peu crevé aussi!!! Avec Steve, on tombe comme des masses sur nos pieux respectifs vers 3h, il s'agit de ne pas se bruler les ailes pour mieux profiter du lendemain...

Et le lendemain, c'est le printemps. Et pour fêter ça, rien de tel qu'un soleil éclatant et une journée baignade. Et pour s'y rendre, rien de plus simple, tout est huilé, j'vous raconte pas! enfin si, j'vous raconte!! Il faut d'abord s'équiper léger, quelques biftons, une paire de tongs, un maillot de bain et l'affaire est dans le sac. Ensuite, il faut aller s'inscrire et récupérer sa chambre à air en se faisant inscrire sur la main notre numéro de passage de la journée très pratique pour connaitre le degré d'alcool chez les gens sachant que plus votre numéro est petit plus vous êtes partis tôt et plus vous avez passé de temps sur la rivière à vous faire rattraper par les numéros qui suivent de loin ou de près. Puis, on est toujours comme sur des rails. Les bouées sont chargés sur une petite camionnette chargée de nous faire remonter la rivière par la route vu qu'on ne va pas nager à contre-courant!!! Et enfin, on est laché sur les berges avec en face de nous un premier bar. Celui-ci est bien représentatif de ceux qui vont ensuite suivre alors je vais vous faire une petite description. Construit sur pilotis et dominant la rivière, il est divisé en deux endroits, le bar à proprement parler et le solarium fait de planche de bois. Sur le solarium, l'ambiance est quelque peu imbibée même s'il n'est que 13h. La musique crache des décibels à gogo. Quelques personnes sont munies de grands panneaux sur lesquelles sont affichées des notes de 0 à 10, comme à l'Ecole des Fans. Et qu'est ce qu'on juge ici? Et bien on juge la performance stylée ou grotesque des plongeurs qui sont assez bourraves (contraction de bourrés et braves) pour se saisir du trapèze et se jeter dans l'eau depuis une douzaine de mètres. Moi perso, ce premier trapèze me fout bien les chocottes et je suis encore d'une sobriété exemplaire, on verra le suivant... Le temps de finir nos bières et de nous faire offrir une tournée bien traitresse de Lao Lao par les serveurs du bar et on file dans l'eau. Pas d'autre effort que de se laisser glisser. La moitié des gens ont une bouteille à la main, s'il fallait pagayer, ce serait surement moins pratique.

On enchaine alors avec un deuxième bar, deuxième tournée, deuxième bain de soleil. On rencontre aussi Anna, une petite brunette suédoise qui n'a d'yeux que pour Steve, Jo et Nathalie, un belge et une française qui voyagent ensemble depuis quelques temps, et Lambert un français qui a le gout de l'effort dans le sang quand il n'a pas trop bu... Inutile de vous redire que l'ambiance est excellente, des garçons, des filles, du soleil, des élixirs de vie et des ploufs, on a compris le tableau... Et comme je me laisse gagné par l'ivresse, je gagne la plateforme pour un premier décollage trapéziste. Le point de départ est bien haut et il faut faire super gaffe à ne pas lacher la bar de bois dès le début à moins de vouloir se ramasser de manière monumentale et illustrer la page faits divers du journal local. La voltige est grisante et l'attérrissage comme dans du beurre malgré la hauteur. Une petite montée d'adrénaline en pleine montée tout court, c'est bien addictif, j'y retourne... une demi-douzaine de fois!!! Entre chaque saut, on est reparti pour une petite gorgée, un pas de dance, un éclat de rire. C'est décidé, j'Adore!!!

C'est ainsi que sur la rivière le rythme ne faiblit jamais vraiment. Dans les premiers 400 mètres de descente, on doit pouvoir compter huit bars avec quand c'est pas un trapèze, c'est une tyrolienne pour varier les plaisirs et quand on t'offre pas un Lao Lao nature, la bouteille infuse avec des abeilles, des scorpions ou des serpents, c'est folklo tout plein!!!

Et encore pour varier les plaisirs, il y a un bar avec une flaque boueuse à souhait, idéale pour des maculages en règle, un bar avec un toboggan aquatique géant qui t'éjecte à pleine vitesse à 6 mètres de hauteur et un autre qui offre à discrétion des petites cigarettes à l'hop y homme à qui sait mettre le feu sur le dancefloor.

Et le paysage dans tout ça, je t'ai parlé du paysage? La rivière serpente au milieu des falaises!! Encore!!!!!!! Et l'ambiance dans tout ça, je t'ai parlé de l'ambiance? AAARRRRRRHHHHHHHHHHH!!!!! Encooooore!!!!!! Qui est qui a 16 ans et pas 33? C'est Bibi!!!! Et de la boue, il en a partout!!!! C'est pas Mimi Cracra, c'est Bibi Cracra, et j'en redemande et je vous parle pas de l'état de mes compagnon(ne)s!

Le seul problème dans ces tumultes, c'est que passée une certaine heure, il faut penser à rentrer au village. Et comme la plupart des gens, on a mis plus de 3 heures pour faire 400 mètres, le calcul est vite fait, à un moment il faut accélérer la cadence pour eviter d'être encore là à la nuit tombée à pagayer dans le noir. Donc sur les coups de 17h, on s'active, c'est le retour aux chambres à air pour la partie "sportive" de la journée. Steve, Anna et Jo décide même de passer outre et nous regardent partir avec Nat' et Lambert alors qu'on passe sous un pont fait de bambous. Ils choisissent la solution de facilité qui consiste à retrouver la route à pieds pour se faire ramener en tuk-tuk... Mais très peu pour moi, très peu pour nous!! On est donc lancé sur cette rivière où il n'y a parfois pas assez d'eau pour flotter, parfois pas assez de courant pour se laisser porter mais où on contrebalance avec toute l'essence qu'on a dans le corps. L'essence dont le fait de faire le plein a duré si longtemps qu'on est encore dans l'eau quand l'obscurité tombe. Mais ça ne nous arrête en rien, ça ajoute juste un peu de piment et d'aventure à l'affaire. On rejoint les rives du cours d'eau à presque 19h, il fait nuit depuis belle lurette et il faut encore qu'on rende les bouées en empruntant à pieds un chemin de pierre. C'est là que si je te dis que j'ai négligemment oublié mes sandales dans un des bars, tu peux bien te marrer!! Bon sang, qu'est ce qui m'arrive?!? Quatre mois sans rien perdre et maintenant c'est le festival de loose!!!! Bordel!!

Je rejoints Steve à la GH autour de 8h qui n'a pas perdu de temps puisqu'il a entamé une relation charnelle avec anna et c'est à nouveau la route de l'île de la veille qu'on prend pour se remettre de nos émotions en nous enchainant de plus belle. Décidemment, Vang Vieng ton univers impitoyable... Et comme ici, tout est vraiment bien fait, quand les bars ferment, à la sortie, il y a encore pleins de petits stands où on te concocte des sandwishs maisons faits avec amour... Hummmm!! J'aime quand un plan se déroule sans accrocs quand j'ai les crocs!!! Le temps de ramener miss Suède à son hotel et on est de retour sur notre terrasse pour finir de sympathiser avec nos voisins de palier.

Et comment ça va dans tout ça? Toujours pas la peine de vous faire un dessin... On s'y fait bien à notre petite oasis...

Et le lendemain? Rebelote!!!! On prend les mêmes et on recommence! Mêmes joueurs jouent encore... Extra-balle!!!

Et le surlendemain? On fait un break, on est pas des bêtes... C'est l'occasion de sortir un peu du village et d'aller nager dans des eaux un peu moins tumultueuses... On se rend donc à bicyclette au lieu-dit "le Lagon Bleu" qui n'en est pas un pour un moment de calme et de détente autrement qu'avec des watts pleins les oreilles. Mais même si c'est effectivement plus calme, les laos ont quand même eu le bon gout d'installer de nouveaux trapèzes pour qu'on ne perde quand même pas tout à fait le rythme. Sympas les laos...

Et quand on en a eu "assez" de ce calme aquatique relatif, on a eu qu'à faire quelques pas pour se retrouver aventurier dans une nouvelle grotte. Excellent sauf que question grotte, on est toujours des touristes, personne n'a pensé à prendre une lampe... La visite fut donc courte et le retour au village en pleine forme de s'être ressourcés toute la sainte journée.

On a donc maintenant de l'énergie à revendre, c'est bon signe. On suit ce soir-là Mickael et Bryce, deux de nos voisins de chambre et partenaires de terrasse, à un bar qu'il nous reste à découvrir. Et à l'intérieur tout y est comme ailleurs, table de billard gratuite, gros coussins idéals pour un vautrage, et un menu qui appuie sur le champignon. On s'en prendra d'ailleurs un milk-shake chacun, pour ne pas mourir idiots mais avec un large sourire sur la face... Un demi-litre de breuvage et nous voilà partis pour une nuit d'exaltation, de paresse, de contentement. Rien de tel pour faire de cette journée, une expérience bien complète du lever au coucher avec un nouveau squat terrasse à la clé...

Et le jour suivant toujours pas de gueule de bois, c'est à nouveau hors des sentiers battus qu'on se dirige. On a tellement adoré l'esprit qui règne en dehors de Vang Vieng qu'on décide de pousser encore plus loin en se réessayant à la conduite motocycliste. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud!! On enchaine donc trois nouvelles grottes et cette fois-ci comme des pros, on a trois lampes!!!! C'est nettement mieux!!

La première est un long couloir qui s'enfonce dans les entrailles de la terre sur des kilomètres à tel point qu'on est obligé de rebrousser chemin avant d'en voir le bout après une heure de progression pas évidente pour des raisons de sécurité évidentes. Personne ne sait où on est, il faut pas être plus bête qu'on ne l'est!!

La deuxième est un lieu de recueuillement bouddhiste. Elle n'est pas profonde et la visite ne vaut que pour la statue de bouddha qui garde l'entrée, passons...

La troisième, beaucoup plus fun, est une grotte qu'il faut faire en tube en suivant un fil d'Ariane. En effet, elle est immergée et pour y pénétrer, il faut se faire tout petit car l'espace entre le niveau d'eau et le haut de la fente n'est que de quelques centimètres. La lumière est donc minimum, juste assez clair pour qu'on puisse distinguer la sortie et juste assez sombre pour qu'on joue à se faire peur. Encore une fois, j'adore... En plus pour y accéder, on est obligé de traverser les rizières et de rencontrer le chaland, j'adore encore plus...

Au coucher du soleil, on a abattu dans la journée une centaine de kilomètres toujours sans accidents. Pour Steve et moi , c'est un réel motif de satisfaction qu'on s'empressera de fêter sur Bar Island. Effusions de chaleur que même l'orage qui gronde et nous noye en milieu de soirée ne suffit pas à éteindre... En plus, c'est beau et sur la piste de danse, ça n'a l'air de géner personne jusqu'à ce que tous les plombs sautent... La fin de soirée reprend les accents de la veille et de l'avant veille et d'encore avant sans que ça tourne à la routine. Ou si c'est une routine, elle n'a rien à voir avec le fameux métro-boulot-dodo. C'est plus dans les tons drinking-tilleuling-cheering-laughing. La comparaison est vite faite...

Comme c'est également vite fait de déterminer le programme du lendemain. Il ne nous reste plus qu'une journée à Vang Vieng, c'est le retour aux origines. Deux jours loin de la rivière font qu'il est maintenant à nouveau temps de célébrer non pas l'inventeur de la roue mais l'inventeur de la chambre à air!

On est maintenant des vétérans et c'est maintenant à nous qu'on pose des questions, la roue tourne, le fun perdure. La seule chose qui change, c'est le temps qui vire au gris, je suis presque désolé pour les nouveaux venus. Nous, on prend ça comme le signe définitif comme quoi il est temps de partir et de se reposer parce que Vang Vieng, c'est sympa mais si tu veux garder un temps soit peu de lucidité, il faut pas faire ça tous les jours!!! C'est pourquoi on va échanger l'ambiance dépouille pour une ambiance plus feutrée à Luan Prabang qu'on découvrira le lendemain avec Steve et Anna qui a rejoint la caravane enchantée.

Quant à votre place? Elle est toujours là qui vous attend que ce soit dans les tumultes côté Vang Vieng ou dans la culture et la gastronomie coté Luan Prabang. En plus, vous avez le choix dans la date, y'a plus qu'à vous décider!!!

Peut-être pour vous convaincre, une nouvelle série de photos s'impose. Et si ça ne s'imposait pas, regarde-les quand même, il y a de quoi faire. Quant aux commentaires et à la newsletter, il n'y a qu'un clic à faire, c'est pas comme s'il fallait avaler un verre d'alcool au jus de scorpions!! Allez un ptit effort...
Tour de Bretagne à vélo en 2010 English translation pending
by Dauphin62 · 2009-11-24 · 37 replies
Bonjour je souhaite faire le tour de la bretagne en juin ou juillet 2010 ( j'ai 4 semaines ) en debutant du pas de calais je souhaite savoir s'il est possible de traverser les ponts comme " normandie " " tancarville " " st nazaire " " entre st malo et dinard " " entre brest et keralliou " en vélo et s'ils sont payants si l'aventure tente quelqu'un , je ne vois aucun inconviennient car le voyage seul est long possibilité de se rejoindre je me suis basé sur un kilométrage journalier de 100 à 150 kms merci pour toutes les réponses
Toute la Namibie, rien que la Namibie! English translation pending
by Doumechris · 2009-11-22 · 1 reply
Le choix de la destination: Cette année, comme les enfants ont grandi (maintenant 11 et 13 ans), nous envisageons de changer les habitudes familiales. En principe, il s’agissait de voir la famille et les cousins, de parcourir des lieux mille fois vus et connus. Les maisons de famille, les appartements prêtés, les plages de l'Atlantique ou de la Méditerranée. Non cette fois, changement de continent. En avant toute, vers l'Afrique. Durant quelques semaines, le choix se porte sur une découverte du Kenya ou de la Tanzanie afin de rencontrer des animaux et de profiter de l'océan indien qui permet de mettre un peu les pieds dans l'eau. Sur internet, c'est la chasse aux bonnes affaires: -30% par ici, - 40% par là. 2 semaines de séjour sont envisagées avec quelques jours de safari, le reste c'est baignade. Puis tout d'un coup, papa s'est rappelé avoir visité, il y a bien longtemps, un très beau pays où il y a énormément de choses à voir: la Namibie. C'est où d'ailleurs? Presqu'au bout de l'Afrique, calée entre l'Atlantique et un désert: le Kalahari. Placée de part et d'autre du tropique du Capricorne, c'est 825000 km2 de diversité tant pour les paysages que pour ses habitants. Le choix sur la destination a été conclu rapidement après les arguments de papa. Oui, il y a les grands animaux, mais il y a aussi des déserts, des villes à l'architecture bizarre et des peuples différents et variés. En plus, c'est l'hiver mais le temps y est toujours au beau fixe. Il a fallu trouver comment se rendre là-bas. En voyage organisé? En groupe, en camping? En recherchant sur internet, une solution s'est présentée: un voyage où les enfants sont intégrés ce qui est rarement le cas dans des voyages aux destinations lointaines. Un hic, pour maman, c'est le camping et les petits déj avec les moufles!!! en effet, à cette période de l'année, c'est l'hiver et dans le désert, la température aux heures où le soleil se cache peut descendre aux alentours de 0°. De plus, il faut participer aux montage/démontage de tente. Alors cette solution est abandonnée pour entrevoir la piste de l'autotour: location d'un véhicule et réservation de nuits dans des lodges tous les jours différents selon un parcours prédéterminé. Soit, c'est cette solution qui est retenue par la famille. Maintenant , à nous d'établir le circuit: Le lieu de départ et d'arrivée est vite trouvé: Windhoek, la capitale. L'achat d'un guide touristique nous permet ensuite de vérifier les différents sites à visiter. Etosha: le grand parc animalier, Swakopmund: la côte atlantique au climat breton, le désert du Namib avec ses immenses dunes. Ce sont les principaux centres d'intérêt visités lors d'un premier voyage en Namibie. A ce stade des choix, il a fallu chercher les vols internationaux pour se rendre là-bas. Avec les contraintes de chacun, le départ ne peut pas se faire avant le 17 juillet. Et le retour? Sur internet, les meilleurs prix ont permis de définir une durée de 3 semaines soit un retour le 10 Août pour un départ le 21 juillet. Entre temps nous avons cherché un tour opérateur local qui pourrait nous dénicher les meilleures réservations possibles de lodges et de véhicules. Nous ne cherchions pas dans la catégorie luxe mais standard pour l'hébergement et un SUV et non un 4X 4 pour le véhicule. Ces choix ayant été faits en fonction de notre portefeuille et des lectures de guides et d'informations lues sur le net. Notre choix s'est porté sur Tourmaline , un TO établi sur place et francophone, ce qui est appréciable lorsque l'on ne maîtrise pas totalement l'anglais. Ce TO s'est occupé de la location des lodges et du véhicule selon nos critères. En raison de la période choisie où le touriste est nombreux, il a fallu modifier des emplacements de lodges et de catégorie. Partant près de 3 semaines, nous avons pu établir un parcours très étendu puisque maman voulait visiter le Fish river canyon .Le peuple Himba et les chutes d'Epupa à la frontière angolaise ont pu être inclus dans notre périple. Afin de se reposer et d'approfondir les visites, nus avons choisi de nous établir pour 2 nuits dans certains lodges. A Fish river, à Sesriem, à Swakopmund et à Epupa falls. Pour le reste, arrivée prévue dans l'après midi pour repartir le lendemain matin. Lorsque les réservations de vols et de lodges ont été validées, il s'est agi de rédiger un road book afin d'aider le copilote sur la route à tenir au jour le jour. En plus, d'aider à la lecture des cartes routières, le livre de bord permet également de prévoir les arrêts sur le trajet., les lieux d'intérêt à ne pas manquer. Bien sûr, un horaire purement indicatif est ajouté à cela afin de s'autoriser des ajustements. A cela ne sont pas prévus les impondérables d'un tel circuit puisque 80% du kilométrage s'effectuera sur piste. (crevaisons et réparations qui s'ensuivent, ensablement, etc...) Tout cela nous a demandé plus de 200 heures sans compter la préparation et le choix des bagages qui ont été l'oeuvre de maman. Mais à l'heure prévue soit le 21 juillet à 16h, toute la famille était fin prête pour se rendre à Roissy-direction Windhoek via Londres et Johannesbourg.

Le déroulement du circuit: Jour 1: arrivée à Windhoek Après 3 vols passés sans encombre, nous débarquons directement sur le tarmac de l'aéroport. Notre TO nous a envoyé un collaborateur afin de nous remettre les documents utiles à notre séjour et à nous rendre auprès du loueur de véhicule qui nous remet les clés de notre compagnon de voyage. Après en avoir fait le tour consciencieusement, nous signons la décharge et prenons le chemin de notre lodge dans Windhoek. Notre guide nous devance afin de nous faire la route puisque nous ne connaissons pas la ville et que la conduite à gauche est une épreuve après 18 heures de voyage. Tout se passe bien et nous parvenons sans encombre au lodge (Terra Africa Guesthouse) situé en face de la présidence de la république. Un cocktail d'accueil nous attend et Francisco de Tourmaline nous donne le road book et les vouchers qui nous serviront comme bon d'échange pour les lodges. Après avoir pris congé de notre hôte, nous nous rendons dans la chambre confortable du lodge afin de préparer la suite de notre périple et de récupérer du voyage. Tous les bagages sont arrivés avec nous ce qui n'est pas toujours le cas lors des correspondances à Johannesbourg. Dès que tout le monde est prêt, cap sur le centre ville afin de commencer notre visite. Accoutumance à la conduite à gauche et lecture du plan ont été les objectifs du chauffeur et du copilote afin de ne pas se perdre. Objectif atteint puisque l'on a visité le quartier central où l'intérêt de la visite se concentre (Independance avenue, F.Castro street). Le véhicule est surveillé pendant la visite par un gardien assermenté et que l'on rémunère. De retour au lodge, premières réactions de la famille puis souper dans une salle à manger très sobre mais d'une incroyable propreté et cela dans les moindres détails. C'est la qualité première du tourisme namibien que l'on retrouvera au cours de tout le circuit. Un profond respect pour le client. Une attention de tous les instants de la part des serveurs. A 20 heures 30, extinction des feux.

Jour 2: direction le Kalahari A 8 heures, départ du lodge, température 9°. Nous quittons Windhoek pour près de 400 km. Pour l'instant nous n'avons roulé que sur de la route goudronnée. Que vont être les pistes? Nous en avons déjà parcouru, maman et moi, mais jamais au volant. Pour pimenter le parcours, nous ne prenons pas le chemin classique pour rejoindre notre lodge de ce soir. En principe, il faut prendre la route B1, goudronnée sur 300 km avant d'attaquer les premières pistes. Nous, après 30 km, quittons la B6 pour emprunter notre première piste (C23)direction plein sud. Vitesse maximale annoncée par panneau : 100km/h. De fins graviers et un relief peu prononcé permettent d’établir une moyenne très correcte d’ environ 80 km/h . Chacun s’occupe comme il peut ou comme on lui demande : voir des animaux !! et bientôt c’est Arthur qui aperçoit les premiers singes : des babouins en troupe. Comme nous sommes partis sans provision pour les pique niques, il faut prévoir à la prochaine ville de s’arrêter pour faire le plein de victuailles (chips, charcuterie, fruits, boissons, etc..). Le premier arrêt sera Dordabis : quelques maisons à l’intersection de la C23 et de la C15. Pour accéder à la boutique nous devons franchir une grille sur la route principale. La mini épicerie sert également de station service. Nous faisons les emplettes prévues qui sont gardées précieusement au froid dans la glacière électrique qu’avait judicieusement apportée maman dans sa valise. Branchée sur l’allume-cigare, cela a permis de conserver nos provisions plusieurs jours sans devoir s’arrêter trop souvent. De plus sur certains trajets, les épiceries étaient très éloignées les unes des autres sans compter que le dimanche tout est fermé !! Nous rejoignons l’Anib lodge vers 14h30 après avoir tenté, sans succès, d’approcher les bushmens à l’intu Afrika kalahari game reserve en raison de plaques de sable impossibles à franchir sans 4 X4. L’installation faite dans nos 2 chambres, nous partons, chaudement vêtus, faire une marche d’environ 6 km dans la savane environnante ce qui nous permettra d’apercevoir oryx, springboks. Le soir, repas convivial servi à la place, d’une excellente qualité avec l’originalité de la tradition culinaire française en raison d’un gérant français.

Jour 3: direction le Fish river canyon Ce matin, on frôle la gelée !! 4° au thermomètre de la voiture lorsque l’on quitte le lodge. A Mariental, nous faisons le plein d’essence. 400 km de parcouru avec 36 l. Cela permet d’étalonner la consommation. Quelques courses au supermarché SPAR glacial puis direction plein sud sur la B1 goudronnée. Nous longeons la voie ferrée qui relie l’Afrique du sud à Windhoek. Route monotone et plate mais rapide à parcourir (100km/h de moyenne). Peu de circulation, quelques camions tout de même mais pas un trafic soutenu. A l’entrée de Keetmanshop, nous partons rejoindre la quiver tree forest (kokker boom) afin de voir cet ensemble d’aloès dans un magnifique décor rocheux peuplé d’une foule de damans des rochers, cousins lointains des éléphants. Après un pique nique très venteux, nous visitons le « Giant Playground » qui est une formation géologique de blocs de grès aux magnifiques couleurs. Nous reprenons la route via Keetmanshop par la B4 en direction de Luderitz. Route goudronnée, moyenne près de 100km/h. Sur la carte, nous avions repéré le Naute recreation resort, un site composé d’un lac réservoir fermé par un barrage. Plutôt que de prendre la voie directe pour rejoindre le Fish river, nous partons à la découverte de ce site par une piste très roulante. Nous arrivons, sans encombre au bord du lac après avoir vu, de loin, le barrage. Le temps est très venteux et frais, ce qui nous incite peu à y rester. C’est certainement en été un endroit très prisé pour la baignade et les pique-niques en raison du grand nombre de canettes disséminées çà et là. Dans quelques kilomètres, nous allons quitter la D545 pour prendre la C12 quand tout à coup nous nous trouvons devant une plaque de sable mou d’environ 30 mètres qui va s’avérer infranchissable facilement, n’étant pas pourvu d’un 4X 4. Depuis des heures, aucune circulation rencontrée, et quand la poussière soulevée par notre véhicule s’estompe, nous avons la chance de voir derrière nous une voiture. C’est le salut pour continuer notre chemin. Aidée par 3 gaillards, la famille me facilite le franchissement de l’obstacle qui sera vite un mauvais (petit) souvenir. Sans problème ensuite, nous rejoignons le Canyon village situé dans un décor de western en bordure d’un magnifique escarpement rocheux aux couleurs du crépuscule. 2 chambres communicantes seront notre havre de repos pour les 2 nuits suivantes. Dès le déchargement des bagages fini, nous partons à la découverte des environs du lodge et de la piscine qui fait tant envie aux enfants. La température de l’eau les découragera , seuls les pieds y seront trempés.

Jour 4: le Fish river canyon Comme tous les jours maintenant, départ vers 8 h afin de profiter au mieux et sans se presser du site du 2ème plus grand canyon du monde. Papa avait prévu d’aller visiter le canyon de bon matin afin de profiter du soleil levant depuis les différents postes d’observation placés le long du plateau surplombant l’a-pic vertigineux. Ensuite, route vers Aï Ais à l’autre bout du canyon pour pique niquer et visiter les bords de la fish river et le centre thermal implanté près d’une source chaude. Retour en fin d’après midi et peut-être repassage au fish river afin de profiter d’un 2ème type d’ensoleillement. Tout cela est tombé à l’eau par une erreur du pilote qui a pris à gauche la C37 en sortant de la piste sortant du lodge. Le copilote n’a pas assuré, persuadé de la bonne inspiration du chauffeur. Pendant des kilomètres nous apercevons la cassure dans le plateau créée par la rivière mais l’entrée du site n’apparaît pas jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur la C10 qui mène à …. Aï Ais. Tant pis, notre erreur admise, nous continuons jusqu’à rejoindre le fond et la fin du canyon. Là, la température est plus clémente et nous entamons une balade le long de la rivière jusqu’à un barrage créant une retenue d’eau qui permet le développement de la végétation dans un site très rocailleux. C’est en proximité de la rivière que nous allons croiser une troupe de babouins qui jaillit des fourrés pour rejoindre les versants rocheux après s’être désaltérée. Nous les suivons des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent au milieu des blocs de rochers surplombant la rive. De retour à la voiture, nous visitons le centre thermal aux eaux sulfureuses qui vient d’être entièrement rénové. Et maintenant, filons au fish river. Après une heure de route nous arrivons enfin en bordure du canyon où un vent de Nord Est très frais nous reçoit. Il nous coupe presque en deux. Nous découvrons un paysage très aride où seules apparaissent au fond du canyon des plaques vertes de végétation entourant des cuvettes où l’eau se maintient. Des méandres s’enchaînent à des profondeurs vertigineuses qu’il est difficile d’estimer en raison du manque de comparaison. 5 à 600 mètres de verticalité nous séparent du fond du canyon où la rivière s’écoule lors des orages d’été. Nous pique-niquons en bordure du canyon frigorifiés par un fort vent puis nous nous déplaçons afin d’avoir une nouvelle approche visuelle de ce magnifique site. Nous entreprenons le chemin de retour quand s’allume le voyant de réserve d’essence. Ne connaissant pas le véhicule nous ne savons pas la taille de la réserve. Le prochain point d’alimentation se situe au canyon lodge que nous atteindrons avec l’angoisse de la panne sèche. Tout se passe bien et c’est au milieu d’un cimetière de vieilles voitures pas toutes américaines que l’on engloutit 55 litres du précieux liquide. Avant de rentrer nous faisons un petit crochet par Canon village à l’architecture magnifiquement intégrée à la rocaille environnante.

Jour 5: Aus et les chevaux sauvages Aujourd’hui, départ un peu plus matinal car nous faisons une entorse au road book de notre TO. Le but de la journée est de rejoindre le village d’Aus et d’y rencontrer des troupeaux de chevaux sauvages dont l’origine est mal définie. Pour cela, nous retournons sur nos pas pour rejoindre la B4 goudronnée de Seeheim à Aus. Mais après avoir visionné Google Earth, papa s’est aperçu qu’une autre route était possible : plus longue mais permettant de s’approcher au plus près de l’Afrique du sud en longeant la rivière Orange. C’est notre choix, et nous nous y engageons. Passage près d’Aï Ais puis D316 et D207 pour rejoindre la rive Nord de la rivière Orange. Cette dernière voie est l’inconnue du jour, nous ne savons pas vraiment la qualité de la piste que l’on va rencontrer mais il s’avère que c’est du billard dans un paysage fantastique presque lunaire. Les calculs de distance faits sur Google étaient justes et en 30 minutes de trajet nous voilà en vue de l’Afrique du sud. La rivière Orange à la différence de la Fish est un fleuve pérenne. Il permet le rafting sur certains sites. Pendant près de 100 km nous longeons cette rivière et franchissons la Fish juste avant son confluent. La rocaille des montagnes se mêle à une végétation verdoyante d’arbres et de culture sur des bassins bien arrosés. De temps en temps, la route tortueuse s’éloigne du cours du fleuve pour suivre le cours asséché d’affluents temporaires. Cela fait plus de 150 km que nous n’avons pas rencontré d’habitations ni âme qui vive et seulement croisé quelques véhicules mais c’est dimanche, et en ce jour il n’y a pas beaucoup d’animation , l’activité étant réduite au minimum. Nous arrivons à Rosh Pinah, ville minière en pleine croissance. Afin de ne pas retomber dans les erreurs passées, plein d’essence après seulement 230 km parcourus. Nous sommes de nouveau sur le plateau, roulant sur la C13 maintenant goudronnée jusqu’à Aus en raison du fort trafic engendré par les mines. Le vent souffle très fort et la végétation est réduite à sa plus simple expression : pas un arbre, pas un abri pour pique niquer. Après une courte discussion familiale, et en fonction des conditions climatiques défavorables, il est convenu que l’on mangerait en roulant y compris le chauffeur et que cela permettrait d’ajouter une visite jusqu’alors supprimée de notre circuit : Aller à Luderitz et voir la côte Atlantique au sud de la Namibie. Nous passons Aus en coup de vent puis la B4 est avalée à un rythme d’enfer jusqu’à l’océan. Sur 125 km, 3 virages et une grande plaine où la route est longée par une voie de chemin de fer en cours de rénovation sont les seuls souvenirs du trajet. Les 10 derniers kilomètres voient apparaître des dunes annonciatrices de la côte. Tout près de Luderitz, se dresse la ville fantôme de Kolmanskop entourée de barbelé et noyée en partie sous les sables. Comme depuis notre arrivée en Namibie, le soleil brille de mille feux ce qui n’est pas souvent le cas sur la côte. De plus, la température à l’approche de l’océan n’a pas fléchi, comme on pouvait l’imaginer, mais au contraire, le thermomètre de la voiture s’affole : 30°. Nous arrivons dans le port aux rues vides de monde, colorées de teinte pastel sur les murs des habitations et des commerces. Nous nous rendons de suite à shark island, la presqu’île dominant le port. Après avoir acquitté un péage, nous rentrons dans une zone touristique où la population à la belle saison doit venir pour profiter de la côte. Quelques instants pour tester l’eau de l’Atlantique bien froide en cette période (14° environ) seront aussi nécessaires pour s’acclimater à une hygrométrie bien différente de celle du reste du circuit. En effet, 10 à 15% est le taux le plus souvent rencontré dans ce pays ce qui se traduit par une forte irritation des voies respiratoires supérieures renforcée par une poussière persistante lorsque le vent souffle. Après cet arrêt, nous continuons notre passage dans Luderitz, port de pêche principal du pays. Mais il faut penser à rejoindre Aus et son desert horse inn qui nous hébergera pour la nuit . Après un clin d’œil à notre littérature de bande dessinée, nous quittons la côte pour rencontrer des chevaux sauvages attroupés autour d’un point d’eau au milieu de nulle part.

Jour 6: En route pour le Namib A 8 heures, comme d’habitude départ avec arrêt dans le village d’Aus pour faire le plein d’essence et de victuailles pour les pique-niques à venir. Comme papa aime bien les chemins de fer, passage à la gare pour des photos. Direction le désert du Namib par la C13 puis D707 pour contourner le Tirasberg. Au fil des kilomètres, vision multiple de troupeaux d’animaux sauvages et domestiques derrière les barbelés des grandes fermes transformées en partie en guest houses et lodges. Autruches, springboks, oryx ne font plus l’objet d’arrêt-photo tellement nous en aurons croisé au cours de 2000 premiers kilomètres. Il faut une originalité certaine dans le sujet pour qu’il y ait demande au chauffeur de s’arrêter. Dans cette partie de la route, la proximité des dunes rouges du Namib mélangée au doré des herbes a excité l’attention des photographes La fin de l’après midi a été un peu gâchée par une C27 difficile à cause de la tôle ondulée qui nous a été servie. C’est un des seuls passages désagréables de piste que l’on a dû supporter. Mais le lodge où l’on va passer 2 nuits nous a permis de vite oublier ces désagréments de la route. Pratiquement tout neuf, le hoodia tented camp est situé à environ 40 km de l’entrée du site de Sesriem . Ces bungalow-tentes sur pilotis sont disséminés le long du cours de la rivière Tsauchab à sec le plus souvent et dominés par une montagne où l’on peut apercevoir le dessin d’une tête de lion. Magique !!d’autant plus que l’aménagement intérieur est très imaginatif : baignoire accolée au bungalow mais placée à l’extérieur dans une courette fermée attenante. L’ensemble du lodge est très bien intégré dans le paysage avec un souci de prendre en compte l’écologie jusque dans les menus détails. Pas d’éclairage extérieur pour rejoindre le bâtiment central depuis les bungalows mais une lampe solaire servant également de porte-clé. Un goût parfait pour la décoration sobre mais efficace de la salle de restaurant et du lobby.

Jour 7: Découverte du parc de Sesriem Départ très matinal (6h30) afin de profiter du soleil levant sur l’étendue des dunes. La température est un peu plus élevée que les jours précédents (14°). La journée commence par une file d’attente aux caisses du parc afin d’accéder aux dunes. La voie d’accès est goudronnée sur 65 km jusqu’à la zone où seuls les 4 X4 peuvent s’engager soit les 5 derniers kilomètres ; Nous laissons la voiture pour une navette coûteuse qui nous emmène au Deadvlei, une étendue asséchée parsemée d’arbres comme calcinés. Nous sommes maintenant entourés de dunes toutes plus hautes les unes que les autres d’une couleur tirant sur le rouge. Nous nous engageons sur l’une d’elles qui semble être la plus haute. Tout de suite, papa et maman sont lâchés par la nouvelle génération pleine d’allant. Nous gravissons les pentes comme en ski, soit en zigzag et nous nous enfonçons sans cesse dans ce sable sans fond. La crête tant espérée à atteindre semble s’éloigner lorsque l’on quitte les traces faites par nos prédécesseurs. Les jeunes nous distancent vite mais sont obligés de nous attendre puisque l’on a gardé les provisions d’eau. Enfin nous voyons l’autre côté et le majestueux décor de cet ensemble infini de dunes. Maintenant nous pouvons profiter d’un horizon à perte de vue rempli d’un sable rougeoyant parsemé çà et là des plaques blanches des anciennes zones humides maintenant transformées en sel. A nous la descente directe dans le sable qui nous rappelle la neige. Arrivés en bas, nous vidons les chaussures plombées de sable. Le vent s’est levé emportant avec lui les grains colorés qui déplaceront petit à petit les dunes plantées parallèlement en forme de parenthèse. Pique-nique sous les arbres encore irrigués, mais jusqu’à quand, qui nous procurent une ombre bienfaisante. Nous passons à la dune 45, la plus visitée en raison de son accès aisé et lieu de campement privilégié sur le site. En cette après midi, nous filons vers le canyon situé tout près de l’entrée du parc. Après la marche de ce matin en terrain difficile, il faut dialoguer longuement afin que la jeunesse accepte de s’engager dans les gorges. Les babouins viennent rapidement à notre secours en se montrant peu farouches et démonstratifs. Pendant près de 2 heures nous parcourrons un site encaissé, entaillé dans la roche où la végétation se réduit à quelques arbres . La rivière Tsauchab qui a creusé ce canyon, ne coule que lors d’orages violents l’été. Toutefois nous trouverons un trou d’eau encore garni. Ce sera notre seule journée sportive du circuit où la marche a été la principale occupation. Des glaces récompenseront les sportifs en herbe après leur brillante matinée d’escalade.

Jour 8: Rendez vous sur la côte Environ 400 km de route aujourd’hui nous attendent, parsemés de paysages de gorges aux rivières asséchées, de plateaux vallonnés et de plaines arides et monotones à l’approche de l’Atlantique. Le passage du tropique du Capricorne sur la C14 est l’occasion de la photo marquante du jour et de retrouvailles avec des touristes rencontrés au hasard des lodges. Après le pique-nique au pied des derniers arbres rencontrés avant d’atteindre la côte ( 150 km), nous avalons la piste roulante (C14) à près de 100km/h pour rejoindre l’Atlantique et ses brumes. Attendues et tant de fois décrites. Walvis bay nous accueille sous un soleil radieux qui nous encourage à voir les marais salants et de s’approcher au plus prés de l’océan. Port en eau profonde, il reçoit foule de bateaux de commerce et de pétroliers, la Namibie n’ayant pas de ressource pétrolière. Par contre, l’uranium est exploité à proximité même de la côte et le bruit des tirs de mine encombre l’espace sonore du lieu. Nous traversons les marais salants et nous nous rendons jusqu’à une plage vide en cette période de l’année, mais les installations sanitaires indiquent une forte occupation lors des chaudes journées d’été austral. Maintenant, il s’agit de rejoindre notre lodge de Swakopmund , nous en profitons pour visiter Walvis bay au passage à travers ses différents quartiers et en particulier les townships du nord de la ville. La route goudronnée qui sépare les 2 « métropoles » de la côte namibienne est vite avalée nous permettant d’apercevoir les aménagements touristiques en cours de réalisation le long des plages. On se croit sur nos côtes avec des ensembles immobiliers plaqués aux plages, mais toutefois avec une moindre ambition en raison de la faible importance de la population du pays. Swakopmund apparaît comme une sorte de Deauville austral avec ses boutiques de standing et ses villas huppées le long du Strand . Beaucoup de différence par rapport à ma visite de 1990. Développement très important de la ville mais maintien de cette architecture germanique qui en fait son charme et son originalité. Nous trouvons rapidement notre lodge situé au nord de la ville. Le patron nous réserve un restaurant pour le soir, puisque son établissement n’assure que les couchers et le petit déjeuner. 2 chambres contiguës nous seront allouées pour les 2 nuits suivantes. En fin d’après midi, un appel téléphonique nous prévient que la croisière retenue pour l’après midi suivante est avancée au matin en raison du temps annoncé : cela bouscule notre agenda du lendemain qui prévoyait une grasse matinée. Il faudra prévoir un départ matinal puisque le catamaran nous attend à Walvis à 8h15.Coup de blues pour les jeunes. A la nuit tombée, nous partons au « napolitana restaurant » situé sur l’artère principale. Tout le monde est satisfait puisque chacun a pris des plats selon ses goûts. Poisson, pâtes, pizza seront au menu du soir. Nous réserverons pour le soir suivant.

Jour 9: croisière et shopping Sur le pont aux aurores pour aller à la croisière sur le lagon, nous attendons au yacht club l’arrivée de nos hôtes pour embarquer sur le bateau. A 8h45, montée à l’arrière du catamaran de 2 otaries qui viendront avec nous une partie de la croisière sur le lagon. Une guide nous décrit le circuit que l’on va faire à l’intérieur du golfe de Walvis. Ses explications sont très complètes relatives aux différentes activités du port et des environs. La faiblesse du vent fait que nous voguons une grande partie de la matinée au moteur. L’installation sur le bateau se fait au gré de la volonté de chacun et les trampolines placés à l’avant du catamaran sont les premiers à être choisis. Nous passons à proximité de parcs ostréicoles et longeons ensuite la presqu’île pour rejoindre la pleine mer et une petite colonie d’otaries qui s’ébattent dans les flots , accompagnés de dauphins qui vont jusqu’à passer sous le bateau. Tout le monde est ravi par la croisière qui se termine par un petit buffet où les huîtres sont accompagnées de « Champagne » sud africain tout à fait buvable. A notre descente, nous trouvons quelques échoppes d’artisanat et voyons là, nos premières femmes himbas venues pour vendre leur artisanat. Le petit encas pris sur le bateau nous sert de pique-nique et nous rentrons sur Swakopmund afin de mieux nous imprégner de l’ambiance de la cité. Tour de ville et des boutiques puis achat de victuailles pour les prochains pique-niques seront notre occupation de l’après midi. De retour au lodge, nous finirons l’après midi sur la plage toute proche.

Jour 10: Otaries et Damaraland Comme dab, départ sur le coup de 8h pour rejoindre la colonie d’otaries de Cap Cross. Sur une centaine de kilomètres nous longeons la côte, traversant Henties bay, la dernière ville touristique balnéaire de cette région. Il y a même un golf dans ce lieu où l’eau est une denrée rare. Nous doublons quelques véhicules portant à l’avant des cannes à pêche plantées droites dans le pare-choc puisque en cette période les distractions sont rares en raison de la faiblesse de la température. Nous quittons la route principale pour atteindre la réserve dans laquelle se situe la colonie d’otaries. Nous nous trouvons face à une marée brune d’animaux de toute taille, adultes, bébés qui profitent de la belle matinée pour s’étaler au soleil ou se jeter dans une mer où les vagues déferlantes viennent se fracasser sur les rochers. Nous verrons aussi des chacals prédateurs des jeunes otaries. L’odeur tant décriée dans les guides n’est pas pestilentielle comme annoncée même si elle est désagréable. Nous cheminerons tranquillement une demie heure sur une passerelle qui permet d’admirer les animaux sans venir les déranger en nous en séparant. Après cette visite très intéressante, nous reprenons le chemin des terres et la traversée d’une plaine monotone sur une centaine de kilomètres avant de retrouver des paysages plus variés. Nous passons à proximité du Brandberg et des pétroglyphes de la « dame blanche » mais nous n’avons pas le temps d’y aller. Sur la route menant à Twyfelfontein, nous nous arrêtons pour voir des peintures bochiman situées à l’intérieur d’une cavité et peu décrite dans les guides. Le lodge est parfaitement intégré dans un cirque de falaises rouges que nous nous ferons un plaisir de gravir en cette fin d’après midi après avoir pris possession de nos chambres situées dans des bungalows isolés. Le restaurant, très agréable à la saison chaude, est un peu glacial en raison de son ouverture total sur l’extérieur mais les polaires nous permettront tout de même de profiter d’un excellent buffet;

Jour 11: Damaraland et game drive

La journée commence par une frappe à la porte du bungalow. Des porteurs affectés au transport des bagages jusqu’au véhicule, nous informent qu’une roue est à plat sur notre voiture. Gentiment, ils nous proposent de changer la roue ce que nous acceptons de bon cœur. Le temps de se préparer et les clés sont de retour. Un bon pourboire donne le sourire à nos aides qui nous remercient ce que nous faisons également. En chargeant la voiture, nouveau cauchemar : le pare-brise s’est fendu. Il n’y a pas d’impact mais par contre, cela est arrivé à la hauteur du choc sur le montant du pare-brise noté lorsque l’on a pris le véhicule. Qu’allons-nous nous faire si il s’ouvre plus? Pour l’instant, il faut parer au plus pressé en collant du sparadrap. Après cet intermède, nous partons visiter les pétroglyphes vieux de 6000 ans sculptés par des bochimans. Le guide Nama nous décrit les dessins, essentiellement des animaux et leur empreinte ainsi que l’utilité de ceux-ci : apprendre aux enfants à reconnaître les traces afin d’apprendre la chasse et à se méfier des prédateurs. nous verrons également le premier dessin animé de l’histoire avec une représentation du mouvement du cou d’une autruche en différentes positions sur un même corps. A la fin de la visite, nous nous rendons aux orgues basaltiques, autre curiosité à voir dans le site. Nous sommes déçus par son manque d’étendue et de spécificité. Soit, nous continuons notre route sans faire le détour par la forêt pétrifiée car l’on doit faire réparer notre roue crevée. La route n’est pas longue jusqu’à Palmwag où nous allons laisser notre véhicule pour la nuit. En effet, nous nous rendons dans un lodge distant de 18 km de la piste principale en plein Damaraland. Un 4 X 4 doit nous récupérer ainsi que les autres clients à 15h30 pour nous conduire au camp constitué de tentes en pleine nature. Après le pique-nique, nous nous rendons à la station-service afin de réparer la roue abîmée. Avec 2 ou 3 autres bicoques, c’est Palmwag dans sa totalité. Pourtant sur les cartes, c’est indiqué comme si c’était une ville d’importance. En fait celle-ci est due à la barrière sanitaire qui y est disposée. Elle sert, surtout dans le sens Nord-sud, à vérifier l’état sanitaire des bovins et caprins qui sont transportés par les autochtones en raison de maladies persistantes dans la nord. Nous ne serons pas concernés par le contrôle, ni embêtés par d’éventuels individus qui ponctionneraient les touristes, comme cela a été décrit dans divers blogs lus sur le Net. Lors de notre game drive qui nous mène au camp, nous apercevrons nos premiers zèbres et girafes. Bien sûr, nous ne comptons plus les oryx, springboks et autruches, mais aucun éléphant à l’horizon ni de rhinocéros blanc ou noir. Ce soir, c’est « all inclusive » donc les boissons sont à volonté et le responsable du camp nous offre l’apéritif accompagné de biltong, la viande séchée spécialité namibienne par excellence : cela ressemble à de la viande des Grisons. Les tentes disposent chacune de sanitaire doté d’un lavabo, de toilettes et d’une douche originale où la réserve d’eau est constituée par un seau muni d’un pommeau de douche qu’il faut remplir à partir du lavabo. La soirée s’achève par un repas servi sur une table d’hôte où tous les convives sont réunis y compris le gérant et sa femme. Cela permet de se faire expliquer la vie et les contraintes dans un lodge éloigné de tout en particulier pour l’alimentation qu’il faut aller chercher à une demie journée de voiture.

Jour 12: Rencontre avec les Himbas

Avant de reprendre notre voiture laissée à Palmwag, nous avons commencé notre journée par un petit trajet en 4 X 4 à travers la concession ce qui nous a permis de croiser, de nouveau, la route de zèbres et de girafes accompagnées d’oryx. Après le passage, sans encombre de la barrière sanitaire, direction Opuwo, capitale du Kaokoland, nous rejoignons Sesfontein et son ancien fort transformé en hôtel de bon confort où nous ne ferons qu’un arrêt pour nous dégourdir les jambes. En reprenant la route vers le nord, nous voyons à peu de distance de la piste un village Himba que visite un petit groupe de touristes. Nous décidons de faire de même et dès la sortie du véhicule, un jeune vient se proposer de nous servir de guide et d’interprète auprès des femmes et des enfants qui sont assises présentant des objets d’artisanat composé de bijoux, symboles de leur position dans le clan auquel elles appartiennent. Le guide nous explique le mode de vie de ce peuple de pasteurs nomades vivant au plus près de la nature. A ce jour, ils essaient de rester avec leurs traditions ancestrales ce qui les met injustement au ban de la société namibienne. Devant tous les objets présentés, les filles de la famille craquent pour des pendentifs et une statue. Nous prenons congé de nos hôtes après avoir parcouru le village composé de huttes recouvertes de bouse séchée entourant un enclos où est retenu le bétail, la nuit, afin de le protéger des prédateurs.

La piste s’inscrit dans des vallées rocailleuses ce qui rend la conduite plus difficile malgré l’absence de tout trafic. A un moment, il a même fallu faire descendre toute la famille afin de pouvoir franchir une zone accidentée parsemée de cailloux mal joints. Quelques raidillons ont obligé le chauffeur à passer la première afin d’atteindre le sommet. Pour les clients d’un bus local, ils ont été obligés de finir a pedibus une pente un peu trop accentuée pour le moteur. Passé ces obstacles, nous atteignons la capitale du nord ouest : Opuwo, la ville où se croisent de nombreuses ethnies ce qui en fait un carrefour de civilisation. Les femmes herreros aux magnifiques coiffures et habits qui sont des reprises de l’habillement des premières femmes colons de la fin du XIX ème siècle côtoient les femmes himbas au pagne fait à partir de peaux de vaches. A ces modes vestimentaires se mêlent, bien entendu, les dernières modes de Windhoek pour celles qui refusent les traditions. Le lodge de ce soir permet à nos jeunes de pouvoir profiter de la piscine malgré la fraîcheur de l’eau. Pour les parents, ils profitent d’un magnifique paysage avec un coucher de soleil somptueux sur les montagnes du Kaokoland en savourant quelques instants de repos.

Jour 13: Cap au nord

Aujourd’hui, piste vers la rivière Kunene, frontière naturelle avec l’Angola. C’est la journée de tous les dangers à la lecture des différents blogs parcourus avant notre départ. Piste impraticable, cailloux quasi nécessité de circuler avec un 4 X4. Tant pis, nous partons, notre tour opérateur n’a pas indiqué de contre-indication à nous y rendre. En fait, ce sera une des meilleures pistes parcourues. Elle vient d’être refaite avec des aides de l’Europe. Toujours des paysages de savane avec une végétation de région de plus en plus chaude puisque nous nous rendons vers le Nord. Les 180 km sont avalés rapidement et déjà nous prévoyons notre occupation pour l’après midi, quand tout à coup le chauffeur entend un bruit suspect. C’est la crevaison brutale. Il ne nous restait plus qu’une douzaine de km à parcourir. Sans énerver, le coffre est vidé afin de récupérer le matériel nécessaire au remplacement de la roue. Tout d’abord, démontage de la roue crevée après quelques difficultés car nos gentils dépanneurs qui nous avaient changé la roue , 3 jours auparavant, y avaient été fort pour visser les écrous. Nous prenons la 2ème roue de secours toute neuve pour remplacer la roue crevée et rapidement on s’aperçoit d’un couac : impossible de rentrer le monte-écrous dans les trous de la jante. Cela explique pourquoi nos prédecesseurs avaient pris l’autre roue lors de la première crevaison. Avec effroi, on refait le trajet de la journée où l’on a attendu pour faire dépanner la roue crevée. Pendant plus d’une centaine de km, nous avions roulé sans roue de secours. Nous remettons en place la roue dépannée et atteignons avec angoisse Epupa falls, heureusement peu éloignée. L’après midi est chaude ce qui nous fait du bien après la fraîcheur du début du séjour. Après l’installation dans les confortables tentes plantées sur la rive même de la rivière Kunene à peu de distance des chutes , nous partons à leur découverte. En quelques minutes nous rejoignons la faille dans laquelle se jettent les flots jusque là calmes. Dans le tumulte de la chute principale, un arc-en-ciel s’inscrit dans les brumes vaporeuses qui s’élèvent du fond du gouffre. Les appareils photos crépitent tant la beauté du site nous incite à garder un souvenir tangible de cet instant. Autour de ces eaux tumultueuses, des bras presque morts situés en amont des chutes sont le lieu de vie du village. Les femmes s’y rassemblent pour le lavage du linge et des enfants tout heureux de se rafraîchir dans une eau limpide. Nous nous enthousiasmons à la vue de la succession de chutes des multiples bras. Malgré la saison sèche bien avancée, le cours du fleuve est encore loin de son étiage ce qui permet de ne pas voir qu’un simple filet d’eau mais d’amples flots impétueux. La chaleur calme les velléités de promenade chez les plus jeunes qui vont vite se protéger du soleil à l’ombre des baobabs nombreux en aval des chutes. Leur écorce tendre porte la trace du passage de touristes sensibles à la beauté du site et désireux de laisser une marque ostensible de leur venue. De retour de cette visite, nous nous intéressons aux stands d’artisanat tenus par des femmes Himbas qui présentent là tout un échantillonnage de leurs bijoux et parures coutumières. C’est l’occasion pour nous de remplir nos sacs à dos de bibelots qui viendront remplir les étagères déjà bien dotées de souvenirs de voyages précédents tant en Afrique, qu’en Asie ou en Amérique du Sud. Au lodge, nous profitons de notre position en bord de fleuve pour admirer en fin de soirée d’un magnifique coucher de soleil. Auparavant, nous étions allés à la rencontre d’un groupe d’italiens de retour de rafting et qui nous avez confortés dans notre idée de faire cette excursion le lendemain. Papa a cherché à s’encanailler en allant à la rencontre de la population mâle d’Epupa falls dans le bar situé dans un abri fait de tôle ondulée à peu de distance du lodge. A l’intérieur, un billard américain, un juke box et une machine à sous sont les distractions à la disposition des jeunes himbas venus là également pour boire bières et autres boissons fortement alcoolisées. Le soir, le repas s’éternise puisque nous avons sympathisé avec une famille méridionale avec laquelle nous échangeons des informations sur nos expériences des jours précédents puisque nous faisons le circuit en sens inverse.

Jour 14: Crocodiles et rafting

Ce matin, pas de départ matinal mais promenade prévue à la recherche des crocodiles. Nous tentons de remonter le long de la rive du fleuve sur la piste qui mène à Ruacana. Après une erreur de cap, nous nous engageons sur un chemin très rocailleux et pentu qui permet de mesurer les limites de notre véhicule. Déjà victimes de 2 crevaisons en raison du taux d’usure de nos pneus et d’un fendillement du pare-brise, nous faisons machine arrière et sommes pris par nos nouveaux amis dans leur 4X4. Nous parcourons quelques kilomètres et nous nous arrêtons afin de voir les fameux sauriens. Armés de bâton pour nous protéger d’une rencontre fortuite avec un crocodile, nous marchons le long de la rive sur quelques centaines de mètres en ne croisant qu’un groupe de singes vervet qui s’enfuit à notre arrivée. De retour au véhicule, nous voyons enfin, un crocodile énorme se chauffant nonchalamment sur la rive d’en face. L’après midi, nous nous embarquons pour le rafting, les enfants ayant été dans l’ignorance du projet jusqu’à la dernière limite. Ils sont enthousiastes mais un peu inquiets lors des explications données par les guides pour les mesures de sécurité à suivre lors de la navigation. Les femmes et les enfants sont dans une grosse embarcation avec 2 guides pour diriger la manœuvre et le reste de la troupe se disperse en canoë biplace. Cela commence par une prise en main de l’embarcation faite lors d’une remontée à contre courant afin de vérifier la bonne cohésion de chaque équipage. S’en suit alors une agréable descente d’un long fleuve tranquille parsemé par le passage de quelques rapides et la vision, sur les rives ou îlots de quelques crocodiles de toute taille. Bien sûr, interdiction de laisser traîner une main dans l’eau. Un arrêt est prévu pour se désaltérer car la chaleur est importante ce que nous faisons sur la rive angolaise de la Kunene. Pendant quelques minutes, nous serons dans l’illégalité. Après la reprise des bateaux nous passons les derniers rapides, les plus difficiles qui nous permettront d’être trempés. Après cette après midi de pure détente, les enfants vont se poser au bar du lodge avec leur nouvelle copine pour faire un « Uno » et les parents vont vaquer à leur principale occupation des vacances : Papa retourne voir la « folle » vie crépusculaire de la population masculine au bar du village et Maman se repose tranquillement pour regarder le coucher de soleil sur le fleuve.

Jour 15: Cap à l’est

Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous allons emprunter, jusqu’à Opuwo, la même route qu’à l’aller. Sur ce tronçon, la piste est très roulante, ayant été refaite récemment. Nous croisons de nombreux Himbas gardant des troupeaux ce qui est leur principale activité. Ainsi nous pouvons faire de nombreuses photos. Pour les remercier de nous autoriser à les prendre, nous leur offrons crayons, bonbons, jouets pour les jeunes et farine et huile pour les mamans. A chacune de ces rencontres il ne sera jamais question de distribuer de l’argent même si cela est souvent demandé. A Opuwo, nous refaisons le plein de la voiture et de courses pour les derniers pique-niques. C’est aussi la dernière occasion de croiser des Himbas mélangés aux autre ethnies de cette région en particulier les Herreros dont ils sont un sous-groupe. C’est aussi la fin des grandes sections de piste, nous rejoignons le macadam. La route est vite avalée, nous longeons le parc d’Etosha dans sa partie interdite aux touristes. Le Rustig Toko lodge qui nous héberge, ce soir, domine la plaine à végétation de savane. La piscine n’aura pas plus de succès que les précédentes malgré une tentative des enfants, en raison de la fraîcheur de l’eau qui aura raison de leur volonté.

Jour 16: Etosha-jour 1

Aujourd’hui, nous allons enfin voir les animaux que les enfants attendent depuis le départ :éléphants, lions, guépards, rhinocéros. Les girafes et les zèbres et tutti quanti antilopes, nous en sommes rassasiés . Quant aux autruches, on ne s’arrête plus depuis belle lurette pour les photographier. Pour rejoindre Etosha, nous empruntons les pistes qui longe au sud le parc. 10 fois, 20 fois nous nous arrêtons pour ouvrir/fermer les portails qui donnent accès aux fermes que nous traversons. C’est Arthur qui est chargé de la besogne. A 10 h, nous entrons à Okaukuejo et partons sans attente à la recherche des animaux. Direction le nord ouest : après quelques kilomètres parcourus, un appel de phare d’une voiture venant en sens inverse nous conduit à nous arrêter. Le conducteur nous indique n’avoir rien vu d’intéressant dans cette partie du parc. Nous décidons de faire demi tour. Nous longeons le pan et nous nous rendons au point d’eau dénommé Nebrownil. Quelques voitures y sont stationnées, ce qui est bon signe. Les girafes dominent un champ d’animaux où cohabitent, antilopes (gemsboks, springboks, impalas) , zèbres, gnous, chacals, autruches et surtout un couple de lions qui sont allongés tranquillement à quelques mètres des voitures qui ne semblent pas les gêner. Par contre à leur moindre mouvement, c’est un peu l’affolement chez les autres. Ils sont aux aguets ne voulant pas servir de repas aux fauves. Pendant près de ¾ d’heure, nous suivrons le jeu entre les différents protagonistes. Voyant aucun affût précis du couple de lions, nous quittons le point d’eau après avoir pique-niqué dans la voiture. Maintenant, nous sommes à la recherche des éléphants. Le paysage est somptueux fait de grandes plaines blanches où la végétation est très parsemée. Une étrange luminosité fatigue les yeux même protégés par des lunettes de soleil. Au loin, il semble qu’il fait nuit ou qu’un orage est prêt à éclater. Nous passons à Hallali faire le plein d’essence et nous délasser un peu, obliger jusqu’à présent à rester enfermer dans le véhicule. Comme nous logeons vers Okaukuejo mais à l’extérieur du parc nous reprenons la direction de la sortie afin d’être vers 17h30 à la fermeture. Sur notre chemin, pas d’éléphants mais toujours des gazelles, des girafes et des zèbres. Nous parvenons à la tombée de la nuit à notre lodge (Taleni Etosha village) où nous attendent 2 tentes bien confortables avec douche extérieure joliment et écologiquement installée.

Jour 17: Etosha-jour 2

Ne voulant pas perdre un instant de notre journée de safari nous quittons de bon matin notre lodge (6h45). La température est toujours fraîche (11°). Nous repassons à Nebrownil dans l’espoir de revoir nos lions et peut-être des éléphants. Peine perdue, il n’y a pas d’animaux et nous continuons notre périple à travers etosha. Le temps passe et toujours pas d’éléphants. Nous croisons quelques voitures mais aucun occupant nous annonce de bonnes nouvelles à ce sujet. Où sont partis les 12000 éléphants d’Etosha ? Après plus de150 km parcourus, nous tombons presque par hasard sur un élphant difficilement visible protégé qu’il est par un grand arbre. Bien sûr, appareils photos et camescope s’en donnent à cœur joie. Mais un seul ne nous satisfait pas et vers le point d’eau de Ngobib nous nous trouvons face à 4 qui semblent se poser des questions sur leur devenir. Bien sûr, nous somme enfin ravis de voir un tout petit troupeau mais c’est mieux que rien. Bientôt, leur conciliabule les mène à se disperser et l’un vient passer devant la voiture ce qui inquiète un peu notre petit dernier. Satisfaits de notre rencontre, nous rejoignons Namutoni et son fort allemand pour pique-niquer et nous dégourdir les jambes. La chaleur est au rendez-vous enfin. Après ce moment de détente nous repartons vers le nord du pan afin de profiter au maximum de notre dernière après-midi de safari. Nous faisons le tour du fisher’s pan puis remontons vers le Nord jusqu’à Andoni. Nous retombons sur une petite troupe d’éléphants mais ne verrons pas de rhinocéros ni de guépards. Comme la veille, nous sortons du parc à la tombée de la nuit et rejoignons sans encombre l’Onguma bush camp où 2 chambres nous attendent. Le lodge situé en bordure même du parc d’Etosha dispose d’un point d’eau éclairé ce qui nous permettra d’apercevoir un koudou qui vient s’abreuver et un grand duc perché sur une branche. Le père s’éternise sur le promontoire permettant de profiter du point de vue sur le point d’eau mais l’attente trop longue lui tirera des bâillements.

Jour 18: Le début de la fin

Dernier jour sans peur au ventre !!! En effet, demain retour à l’aéroport et heure fatidique pour la livraison du véhicule au loueur. Pas mal de kilomètres à parcourir mais essentiellement du goudron. Nous disons au revoir à Etosha et filons direction plein sud. Nous filons si vite que nous dépasserons le lac d’Otjikoto sans s’arrêter. Nous préférons nous rendre à la réserve de guépards et à la ferme aux crocodiles situés plus loin. Nous trouvons facilement le conservatoire aux guépards à 40 km de la route principale parcourus sur une bonne piste depuis Otjiwarongo. Nous nous apercevons vite que nous ne pourrons faire qu’un très rapide survol de l’ensemble qui demande presque une journée de visite tant les enclos sont nombreux. Nous verrons les guépards par groupe réunis en fratrie, nourris par une équipe très compétente et très soucieuse de sécurité malgré la taille réduite de ces animaux. Le musée, qui complète la visite, est très bien documenté sur tous les aspects ayant trait au guépard depuis sa position dans l’histoire jusqu’à sa dispersion dans l’hémisphère sud. En reprenant la route, nous faisons un arrêt pour remplir le portefeuille à un distributeur automatique d’Otjiwarongo protégé par un vigile. Cela se passe sans problème comme devant toutes les autres banques utilisées durant notre séjour. Cette somme doit permettre les derniers achats (essence, cadeaux, etc…) et en particulier la visite à la ferme des crocodiles. Nous la cherchons, la repérons puis tombons sur la porte close. Saturday afternoon closed. Tant pis pour nous, les croco, ce sera dans la Drôme !!! encore 2 heures de route et piste et nous voilà au Waterberg. L’installation est compliquée. On s���arrête à un bâtiment central pour remplir des papiers, payer l’entrée au parc et obtenir les clés du bungalow situé quelques kilomètres plus loin dans la colline qui domine la plaine débutante du Kalahari. Nous arrivons sur une esplanade où sont plantés une dizaine de petites villas dispersées autour d’une placette. Nous nous installons rapidement afin de profiter du site et de pouvoir faire une petite promenade dans les alentours ce qui n’est pas au goût des jeunes. Mais après quelques tergiversations, tout le monde grimpe sur un sentier escarpé qui mène au sommet du plateau du Waterberg. Damans des rochers, calaos nous accompagnent tout au long du sentier sablonneux parsemé de rochers au milieu d’une végétation arbustive très épaisse. Quasiment arrivé au sommet, papa est abandonné par le reste de la troupe souvent mal chaussé. Cela ne facilite pas la progression en particulier lorsque les rochers deviennent majoritaires. Il atteint un panneau annonçant de ne pas dépasser ce point sans guide. Un sentier permet d’atteindre la crête et la bordure du plateau. La vue sur la plaine plate et monotone est infinie bordée par un aplomb vertical de gré rouge. Le retour s’effectue presque à la nuit. Pour maman, c’est l’heure de refaire les bagages pour le retour en particulier les sacs à dos pour les vols. On vide, on range, on trie les sacs, les pubs, la documentation amoncelés en presque 3 semaines ainsi que les souvenirs ramassés çà et là: cailloux, sable de toute couleur, bois. Savons, shampooings des lodges et nécessaire de toilette de British Airways complètent les valises et sacs. En une heure, maman a tout terminé. Pour notre dernier dîner, il faut prendre la voiture pour rejoindre le restaurant installé dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale britannique. Une superbe glace-maison viendra clore ce dernier souper namibien . De retour au bungalow, nous apercevons des steenboks gambadant au milieu de l’esplanade située au centre des pavillons.

Jour 19: La fin

350 km nous séparent de l’aéroport. Le chargement de la voiture s’effectue au milieu d’une troupe de babouins venus s’encanailler dans les poubelles des villas. Encore quelques kilomètres et s’en est fini des gravel roads. Nous retrouvons la B1 goudronnée et vide en ce dimanche matin. Aux alentours d’Okahandja, le paysage devient plus montagneux et vallonné rendant la route sinueuse. C’est dans cette ville bien équipée en distraction et hébergement de toute sorte que nous effectuerons nos achats de souvenirs artisanaux dans les échoppes installées à la sortie sud de la ville. De grandes tentes sont pleines de souvenirs, de toute taille, sculptés dans la bois, la pierre, ou la corne. Le marchandage marche à plein. Il faut calculer pour ne plus à avoir à faire du change. Les derniers dollars namibiens monnayables sont échangés contre des objets qui viendront remplir des étagères où il faudra faire cohabiter des souvenirs de différente provenance. Après 3h30 de route, nous voilà à Windhoek, dernier arrêt de notre périple namibien. Nous cherchons un restaurant ce qui est difficile un dimanche, jour où la fermeture des commerces est encore bien respectée. A l’heure de la messe dominicale, les rues se vident de leurs belles Herreros encore bien présentes dans leurs costumes traditionnels. Repas au centre artisanal à deux pas d’Independence avenue, où tout le monde se régale de plats …. Italiens. Derniers achats, il faut faire vite car à 13h30 le dimanche, cela ferme. Dernier complément d’essence afin de rendre le réservoir plein et à 14h30 nous arrivons chez le loueur à l’aéroport comme prévu. Et là tout s’emballe, le pare-brise fendu fait l’objet de récriminations réciproques dans un anglais approximatif et technique, la 2ème roue de secours inutilisable est esquivée rapidement par l’agent du loueur après démonstration de sa lacune. Après rédaction d’un dossier contradictoire, il faut téléphoner au TO afin qu��il arrange les choses et exprime dans un meilleur anglais mes vues sur les différents problèmes rencontrés. Lors de la communication, les faits sont réglés en particulier entre le loueur et le TO qui est un bon client. Ca y est les vacances sont presque finies: plus qu’un enregistrement et le contrôle des passeports et la Namibie ne sera plus que derrière la vitre. Encore près de 3 heures d’attente dans l’aéroport et la menue monnaie namibienne qui a fondu comme neige au soleil. L’heure normale d’embarquement est bientôt dépassée et toujours pas d’avion sur le tarmac. Avec 90 minutes de retard, c’est enfin le départ ce qui va se traduire par une course effrénée à Johannesbourg malgré nos 3 heures prévues de transit. Mais cela est une autre histoire…. Ainsi prend fin un merveilleux séjour en Afrique australe.
1 300 000 000 de chinois + 5 français English translation pending
by Lahaut · 2009-11-18 · 53 replies
Voilà de retour de Chine il y maintenant 4 jours je vous donne quelques uns de mes impressions et mes ressentis sur différents sites de ce pays et ce sera à vous de juger pour le programmer à votre parcours ou non pour ceux qui vont partir prochainement !(avec photos et vidéos ) Voilà notre parcours que nous avions prévu et respecté pour notre périple chinois (nous étions donc 5 )

Jour 1 et 2 pékin (site olympique , place Tiananmen Cité Interdite etc..) jour 3 Muraille de Chine (UNESCO)à Sumatai puis Chengde avec le palais d'été (UNESCO) jour 4 Chengde et ses monastères Jour 5 Pékin (temple du Ciel (UNESCO), palais d'été (UNESCO) puis train de nuit Jour 6 Visites des grottes de Yungang (UNESCO) , du monastère suspendu et de la tour de Muta Jour 7 Visite des monastères de Wu tai Shan Jour 8 Taiyan et visite du temple de Jinci Si Jour 9 Visite d'une maison d'un riche commerçant puis Pingyao Jour 10 Visite de Pingyao (UNESCO)et du temple de Suang Lin et train de nuit pour Xian Jour 11 Visite de l'armée de terre et de Xian Jour 12 Visite de Xian puis train de jour pour Luoyang Jour 13 Visite des grottes de Longmen (UNESCO)et du temple de Shaolin puis train de nuit pour Hangzou Jour 14 Visite d'Hangzou Jour 15 Matinée à Hangzhou puis en début d'aprés midi direction Suzhou (visite de la colline du Tigre hélaaas sous la pluie ) Jour 16 Matinée à Suzhou (visite de 2 jardins toujours hélas sous la pluie (UNESCO)puis direction Wuzhen en début d'après midi Jour 17 matinée Wuzhen puis direction Shangai en début d'après midi Jour 18 et 19 Visite de Shangai

(plus bas les auto-critique de notre parcours après coup )

Billet d'avion trouvé sur le net Paris-Pekin et Shangai -Paris à 562 euros par Emirates et donc escale à Dubai (compagnie très agrèable avec mini téléviseur sur les sièges et beaucoup de films en version française qui est nettement agréable pour ne pas voir le temps passé en avion (j'en ai profité pour voir le dessin animé Là-haut )

Visa à l'ambassade de Paris 35 euros

Le change est aux environs de 1 euro = 9.6 ou 9.7 ou 9.8 Yuans dans les hôtels (ne pas changer à l'aéroport )

A cette époque de l'année la nuit tombe très tôt (17H30) donc courte journée pour les visites Dans l'ensemble du voyage temps superbe avec un beau ciel bleu 🙂sauf premier jour à Pekin grisailleux , froid dans le Wutaishan mais ciel bleu , temps gris et pluvieux au jour 6 , temps grisailleux à Hangsou 😕et très pluvieux à Suzhou 😠 et couvert à Wuhzen et sur Shangai 🤪

Bon tout d'abord on est passé par internet par une agence francophone installée en Chine( China Absolute Tours International INC .et devis pas trop cher par personne (mais bon ceux qui ne reservent rien peuvent payer moins cher mais n'ont pas de guides francophones qui permet tout de même de rendre les visites de certains sites forts plaisants et de ne pas passer à coté de choses interessantes )et aucun problème sur les réservation d'hôtels ou de train sur place. RAS sur cette agence )donc pas de perte de temps sur place pour la logistique !) pour qu'elle nous réserve les hôtels ( plutôt de bonnes gammes ou très bonnes gammes bien que l'on ait demandé des hôtels très simples et pas chers lors des envois de mails lors de nos contacts vers l'agence ), les billets de train et certains moyens de transports privés avec chauffeur pour se rendre sur certains sites éloignés avec même guide francophone chinois . Dans les grandes villes sans guide francophones on prenait le métro( nickel à Pékin et à Shangai) , les taxis pas très chers (toujours prendre une carte de l'hotel écrit en chinois pour la montrer au chauffeur !) , etc ......

Avant de partir en Chine apprendre aussi à dire les chiffres avec les doigts car risque de confusion si on ne sait pas la subtilité des signes avec les doigts des chinois (surtout entre le 2 et le 8)
http://www.chine-informations.com/guide/compter-en-chinois-avec-les-mains-nombres-et-chiffres_265.html

Auto critique de notre parcours 2 jours et demis pour visiter Pékin c'est trop court (mais bon étant donné que je retournerai un jour en Chine je ferai ce que je n'ai pas fait durant ces 2 jours et demis Xian comme Pékin un jour de plus sur place au moins est préférable mais par contre là je ne pense pas y revenir ) Sushou pareil 1 jour c'est insuffisant (on a fait que 2 jardins plus la colline du Tigre ) de plus sous la pluie (horreur !) Shangai comme Pékin et Xian un ou 2 jours de plus sur place serait mieux

Impression générale de la Chine Moi qui pensait être dépaysé comme je l'étais lors de mes précédents voyages asiatiques (Birmanie , Vietnam , Népal etc ..) là franchement j'avais l'impression d'être dans un pays occidental avec seulement les caractères chinois à la place de notre écriture (et encore souvent c'était aussi écrit en anglais ) Chinois habillés à l'occidental surtout les chinoises vétues à la dernière mode Zara ou autres grandes enseignes occidentales , même marque de voiture (Citroen , BMW , Toyota et autres japonaises, Wolkswagen , Audi (je pense qu'il y a maintenant plus de vélos à Paris qu'à Pekin ) , même magasins (Carrefour Decathlon , C et A , Cartier , Rollex , Chanel , Vuitton , mac Donald, KFC etc .....etc ... mais pas vu d'Ikea😏 ) même buildings , même routes et autoroutes (nickel de nickel) , ...... et des tas et des tas de chantiers autour et dans les villes pour construire buildings sur buildings ou hauts bâtiments d'habitation de 20 , 30 ou 40 étages se ressemblant tous .

Même plus un pousse-pousse à prendre en photo (bon là j'exagère un peu !!) mais bon il y avait quand même des tricycles pour les touristes

Bon c'est vrai que j'ai fait essentiellement les grandes villes peut être à la campagne c'est différent .....
Dix faits remarquables sur le Québec English translation pending
by Vivlavie · 2009-11-14 · 15 replies
La presse

C'est le temps de tester vos connaissances ou de choisir votre prochaine destination vacances!

La plus grande municipalité

La municipalité de la Baie-James se targue non seulement d'être la plus grande municipalité du Québec, mais la plus grande du monde. Rien de moins. Son territoire fait 350 000 km2, surpassant la superficie totale de l'Italie! Son attrait principal: la visite de la centrale hydroélectrique Robert-Bourassa (LG2), à Radisson, le village blanc le plus nordique du Québec.

Info: www.tourismebaiejames.com

Les plus hautes marées

Pour la majorité des gens, les plus hautes marées du monde se trouvent dans la baie de Fundy, entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Mais de l'avis de quelques experts québécois, ce titre devrait être dévolu à l'estuaire de la rivière aux Feuilles, dans la baie d'Ungava, dans le Grand-Nord québécois. Là-bas, les marées atteignent une amplitude de 17 mètres, un mètre de plus qu'à la baie de Fundy. Qui a raison? Sur son site internet, Pêche et Océans Canada tranche la poire en deux: les plus hautes marées du monde se trouvent dans la baie de Fundy ET dans la baie d'Ungava, à égalité. Une façon subtile d'éviter les chicanes interprovinciales...

Le plus grand parc national

Le parc du Mont-Tremblant vient tout juste d'être déclassé à la suite de la création officielle, en mai dernier, du parc national Kuururjuaq, à la frontière du Québec et du Labrador, dans l'extrême nord du Québec. Sa superficie: 4460 km2. C'est trois fois plus que le parc du Mont-Tremblant et 81 fois plus que le parc du Mont-Orford! Québec et les Inuits travaillent en collaboration pour ouvrir aux touristes ce territoire difficile d'accès, qui offre des paysages dignes des montagnes Rocheuses.

www.parcsnunavik.ca

La route la plus septentrionale

Construite afin d'exploiter tout le potentiel hydraulique de la Grande Rivière, la Transtaïga mène du kilomètre 544 de la route de la Baie-James jusqu'au réservoir Caniapiscau, 700 km plus loin. En route, on ne croise aucun village. Que des barrages, des digues et des lacs. Avant de s'y aventurer, il faut s'assurer de faire le plein, car 500 km séparent deux stations d'essence! Néanmoins, quelques pêcheurs et chasseurs de caribous s'y aventurent chaque année.

Info: www.tourismebaiejames.com

Le nom du lac comptant le plus de lettres

Un oncle vous a déjà raconté des histoires de pêche ayant eu lieu au lac Kaachiskamichischeuwachisinaanuuch? Eh bien! il vous disait peut-être la vérité. Ce plan d'eau, qui se trouve au nord de la rivière Eastmain, dans le Moyen-Nord québécois, existe bel et bien. Son nom cri signifie «un raccourci à travers la tourbière». La question qui tue: est-ce vraiment un raccourci?

Le plus haut sommet

Situé à cheval sur la frontière du Québec et du Labrador, entre la baie d'Ungava et l'Atlantique, le mont D'Iberville culmine à 1652 mètres d'altitude, ce qui en fait le toit du Québec. Il domine la chaîne des Torngat, les plus hautes montagnes à l'est du Canada. À son sommet, le panorama est saisissant. On peut y apercevoir les icebergs défilant sur la mer du Labrador. Cette montagne est désormais englobée dans le parc national de la Kuururjuaq.

www.parcsnunavik.ca

Les plus hautes parois rocheuses

C'est dans la vallée de la rivière Malbaie, dans Charlevoix, à l'intérieur du parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, que l'on peut admirer les plus hautes parois rocheuses de l'est du Canada, dans un décor d'une beauté à couper le souffle. Un sentier de randonnée long et difficile, l'Acropole des Draveurs, permet de dominer cette spectaculaire vallée sculptée par le passage des glaciers. L'un des panoramas les plus saisissants du Québec.

Info: www.sepaq.com

Le plus grand lac

Pour cueillir des trophées de pêche, rien de mieux qu'aller taquiner brochets, dorés, touladis et ombles de fontaine dans le plus grand lac naturel du Québec, le lac Mistassini. D'une superficie de 2336 km2, cet immense plan d'eau se trouve à 70 km au nord de Chibougamau. La création prochaine d'un gigantesque parc national dans le Moyen-Nord, le parc Albanel-Témiscamie-Otish (nom provisoire), doit le protéger à jamais.

Le sentier de randonnée le plus long

Partant de la municipalité de la Matapédia, traversant la vallée du même nom, sillonnant les Chic-Chocs, puis longeant le golfe pour se terminer à Cap-Gaspé, la pointe la plus à l'est de la Gaspésie, la portion québécoise du Sentier international des Appalaches (SIA) parcourt 650 km entre mer et montagne. Un vrai défi pour les randonneurs aguerris, qui sont une quinzaine chaque année à franchir la distance au complet.

SIA: www.sia-iat.com

La plus haute chute du Québec

Joyau naturel de la région de Québec, la chute Montmorency compte 83 mètres de hauteur, 30 de plus que les célèbres chutes du Niagara. Ponts suspendus, escalier panoramique de 487 marches, jolies promenades et téléphérique permettent de contempler, sous tous ses angles, ce phénomène géologique qui fait face au pont de l'île d'Orléans.

Parc de la Chute-Montmorency: www.sepaq.com
Douches écossaises, automne 2009 English translation pending
by Mlefevre · 2009-11-11 · 18 replies
Le récit en images : clic

Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !

Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.

Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?

Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !

L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…

Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !

Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…

La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…

Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…

Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)

De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…

Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !

Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »

Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.

Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.

La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.

Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !

On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !

En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…

Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.

La température est très douce mais ça souffffle !

On a droit à un fugace rayon de soleil…

Petite maison solitaire au loin...

Pas de pluie pour cette balade !

Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.

Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !

La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.

On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.

Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.

En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»

Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan

Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.

En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !

Un dernier regard sur les Cuillins…

Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.

Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.

La vue sur le Sound of Raasay est très belle.

Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .

A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!

Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !

Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !

Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.

La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.

La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !

Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…

Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…

Belles couleurs d’automne.

Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…

Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!

Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.

On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.

Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…

Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.

Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.

Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !

Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !

Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.

Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.

Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.

Le relief est plus doux de ce côté.

Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !

Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.

Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.

A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !

On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.

Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.

Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!

2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!

Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!

Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...

Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !

Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.

C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !

Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.

Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.

Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.

Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !

Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet :
http://www.walkhighlands.co.uk/

Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.

Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…

Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (6ème partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-11-07 · 18 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (6ème partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Vendredi 12 juin Réveil à 5h30 (Utah) et 2h plus tard, nous partons pour Page (Arizona) et Antelope Canyon ; il fait 12°C. Arrivés au Navajo Tribal park à 9h Utah (8h Arizona), nous payons notre entrée (6$ par personne, conserver le ticket), réservons notre tour pour Upper (50$) à 11h (arriver à 10h45 nous dit-on car ils n'ont pas de tickets, nous sommes juste notés sur une feuille de papier volante, hum !) et direction Lower, situé un peu plus loin, l'autre coté de la route en direction de la marina. Prise de ticket (40$) et, assez rapidement, nous voilà partis pour le canyon (9h30) avec nos appareils photos, le caméscope et nos pieds (photos) 😉. Descente dans Antelope Lower Canyon

Il y a une telle dynamique de lumière qu'il est difficile de photographier ; il faut éviter de prendre la lumière extérieure car soit c'est complètement cramé, soit l'intérieur est noir. Je fais quelques prises de vues pour de la « hdr » (technique qui consiste à prendre plusieurs clichés avec des paramètres différents et à les « superposer ») ; jamais testé, on verra plus tard.

Notre guide navajo nous précède, accompagnant la visite de quelques notes de guitare. Dans l'ensemble, il nous laisse tranquilles et il n'y a pas trop de monde.









Photo prise vers le haut, la branche est au "plafond"



Nous sortons du canyon à 11 heure (Utah) ; la température était très agréable à l'intérieur mais dehors, il fait 27°C et pas d'ombre. Sortie du canyon

Nous repartons pour Upper et, heureusement, pas de problème, nous étions bien enregistrés. Départ en camion bâché ; nous discutons agréablement avec une jeune suissesse qui parle assez bien le français (ce n'est pas sa région, elle était du côté allemand). Contrairement à beaucoup de forumeurs, le trajet s'est bien passé, pas trop secoués, pas trop vite, pas de course entre camions. On ne s'étonnera pas de la foule dans le canyon !

Au bout d'environ 10 minutes nous sommes à pied d'œuvre. Entrée d'Antelope Upper Canyon

Nous prenons toutes nos photos sur pied, avec parfois de multiples expositions, et il faut souvent s'imposer car si certains respectent les autres, c'est loin d'être le cas de tous, même des guides !

Tube de lumière avec sable projeté par le guide (à gauche)

On se rend compte de la hauteur du canyon









La sortie du canyon est atteinte à 13h, après une petite heure de bonheur ; on a beau avoir vu de multiples photos, la réalité est toujours différente, l'ambiance et le ressenti sont là. Sortie du canyon

Notre guide nous laisse le choix de revenir par l'extérieur ou l'intérieur. Devinez ce que nous faisons ; il indique que nous avons 20 minutes pour faire le chemin à l'envers et qu'il nous attendra à la sortie.







Nous repartons à Page pour un pique-nique dans la voiture, sur un parking de grande surface. Le temps de manger (assez rapidement) et bip-bip-bip, l'onduleur nous signale que la tension de batterie est faible. Effectivement, on arrête tout et … impossible de démarrer, mêmes symptômes qu'à Grand Canyon. La batterie (ou l'alternateur) a bien un problème, on ne décharge pas une batterie en une petite heure seulement avec une glacière et un chargeur de batterie d'appareil photos. Je n'aurais pas de scrupules à présenter la facture à Alamo au retour. Finalement, je laisse reposer le tout et, quelques temps après, la voiture condescend à démarrer. Pour le prochain voyage (car il y aura un prochain 🙂 ), j'apporterai en plus mes câbles de batterie ! Nous partons pour Stud Horse Point à 15h30 avec 27°C au thermomètre, mais nous nous paumons (problème de point sur le gps) et décidons de partir plus tôt vers Alstrom Point.

Après le franchissement d'un petit cours d'eau, nous attaquons la piste très roulante (aucun problème d'après le ranger de Big Water). Petite balade du côté de Nipple Bench, dans les Badlands aux teintes gris-noir, avec quelques hoodoos.







Puis nous continuons vers Kelly Grade Overlook et nous retrouvons des terres superbement colorées, des ocres rouges, jaunes, et un mélange de gris et de noir.

Nous décidons de ne pas faire la montée et restons simplement au pied de la butte. Il doit y avoir des tireurs dans le coin car je découvre une douille.



Nous reprenons la piste et tombons sur une zone totalement sombre :



et continuons sur Alstrom Point où nous atteignons rapidement le premier point de vue.

Plus loin, Isabelle est obligée de descendre pour me guider, la piste étant assez « rugueuse ». Peu de temps après, cri d'Isabelle, ... de la vapeur sort du capot moteur 😕. Je m'arrête et ouvre avec précautions le capot : le radiateur n'a plus de bouchon ! Il a sauté sous la pression de la vapeur et le bloc moteur est couvert d'antigel rose. Nous n'avancions pas vite vu l'état de la piste, mais c'est bizarre que le moteur ait autant chauffé (je découvrirai la vraie raison beaucoup plus tard, mais … vous devrez patienter pour le savoir 😉).

Nous profitons de cette pause forcée pour photographier le lac Vue sur Gunsight Butte ; au fond, Navajo Mountain

et décidons, c'est nettement plus raisonnable dixit Isabelle, de faire demi-tour ; tant pis pour la nuit à la belle étoile au sommet d'Alstrom Point et les superbes photos que nous a montrées Philippe 🙁.

Nous faisons le plein du radiateur et nous voilà repartis pour Page, il est 19h. Des voyants « bizarres » restent toujours allumés au tableau de bord mais l'aiguille de température a baissé. Nous arrivons à 20h30 chez Bob Bashful, charmant et sémillant personnage ; malheureusement, le jeune couple que nous venons de croiser nous a soufflé la dernière chambre de libre. Mais Bob ne laisse pas tomber ses visiteurs et, quelques coups de fils après (gratuitement !), il nous indique un autre hôtel ; un grand merci à lui. Nous nous installons donc au Page Boy Motel.

Samedi 13 juin Les critiques que nous avons de ce motel sont mitigées, mais nous l'avons trouvé tout à fait correct (surtout pour 1 nuit sans avoir réservé). Seul bémol : le prix (71$) est un peu élevé pour une chambre sans petit-déjeuner.

Nous partons à 9h45 avec 23°C. Un bref arrêt au Wallmart, le plein de carburant et nous arrivons à Horseshoe Bend à 10h15. Petite marche au soleil (ça grimpe un peu) et descente vers un endroit inconnu des « guides papier » (merci ouestusa) ; l'approche ne laisse rien présager de la vue finale.

Lorsque nous arrivons où il faut, la vue est magnifique : ce méandre du Colorado à nos pieds mérite bien les quelques efforts pour l'atteindre (et en repartir). Mais attention, aucune ombre à proximité !

Les premières photos se font debout, au droit de la falaise et le 28 mm d'Isabelle ne suffit pas à englober l'ensemble de la vue ; Panorama pour englober l'ensemble

je visse mon complément optique pour passer à 20 mm.

Les photos suivantes, je les prends allongé sur la roche, tellement le vide est impressionnant.

Le Colorado, après son arrêt brutal au barrage, coule paisiblement et nous apercevons les bateaux et autres kayaks en contrebas.

À 11h10, nous sommes de retour à la voiture (2 km de marche au total) et repartons pour Grand Canyon Nord.

Petit arrêt photo sur la route, avant Lee's Ferry pour admirer les falaises rouges, Falaises, de loin...

... et de près

puis nouvel arrêt à Navajo Bridge (11h50) d'où nous pouvons, à nouveau, contempler le Colorado.

Nouveau pont, l'ancien où nous sommes est réservé aux piétons

Notre roadbook prévoyait Cathedral Wash, Double Barrel Arch, mais suite à la perte de nos photos, nous avons pris la décision de gagner du temps pour refaire un saut à Bryce Canyon. Nous filons donc directement à Grand Canyon Nord (12h35), suite aux conseils de Gillou02 sans qui nous l'aurions zappé.

Après avoir quitté la route 89 (sud), nous prenons la 67 et traversons une forêt carbonisée ; les arbres survivants sont rares. Nous passons un panneau indiquant l'altitude : 8840 pieds soit pratiquement 2700 mètres, les arbres sont de nouveau verts et le sol est bien tapissé de végétation ; cela nous change des paysages semi-désertiques.

Après l'arrêt habituel au VC à 14h19, nous arrivons sur la rim à 14h45 à Bright Angel Point (la route est longue depuis l'entrée du parc) et redécouvrons les merveilleux paysages du Grand Canyon (il porte bien son nom) ; la température extérieure n'est plus que de 16°C.



Acacia sp.

Vers 15h30, notre estomac se rappelle à nous et nous faisons la pause déjeuner sur le bord de la route ; une table nous accueille ainsi qu'un joli petit écureuil. Uinta Chipmunk (Tamias umbrinus)

Ensuite, départ pour Cape Royal où nous arrivons à 16h40 ; la route est très sinueuse et il y a beaucoup de vent. Angels Window

Cape Royal

Cliffrose (Cowania stansburiana)

Sur la rive sud, il y a un énorme incendie dont nous voyons distinctement le panache de fumée.

Nous repartons avec des arrêts en cours de route à Walhalla Overlook, Unkar Delta et Unkar Creek

puis à Roosevelt Point

et à Vista Encentada,

pour finir à Point Imperial.

Nous repartons vers 18h30 et, un peu plus tard, rencontrons un troupeau de bisons broutant paisiblement.

Nous quittons définitivement Grand Canyon Nord, visité un peu trop rapidement, vers 19h et la température est de 19°C ; un beau soleil illumine le paysage (comme nous devions regagner l'Utah, nous n'avons pas changé l'heure de nos montres ni de nos appareils).

En traversant Fredonia vers 20h, nous trouvons une voiture de marshall à l'entrée et une autre à la sortie ; heureusement que je ne roule pas trop vite !

Peu après la traversé de Kanab, nous prenons à gauche la Hancock Road pour entrer dans Coral Pink Sand Dunes Area où, au lieu d'y passer une journ��e, nous y resterons uniquement la nuit. Après un essai pour trouver une petite arche en entrant (la piste nous paraît trop « sandy »), nous continuons, ne trouvons pas l'indication du terrain de camping de Ponderosa (en fait nous avons vu une pancarte, mais pas pour le campground) et nous prenons la route Yellow Jacket Road pour nous arrêter auprès d'un corral vide où nous passerons la nuit (camping sauvage). Nous éteignons les feux à 22h40, après avoir vidé les cartes des appareils photos.

Dimanche 14 juin Réveil à 5h30, il fait 6°C. À 6h50, nous partons pour Zion et quittons la 89 à Mt Carmel Junction. Peu après, sur la gauche, un troupeau de bisons (d'élevage) pait tranquillement. Nous franchissons la guérite d'entrée du parc, vide à cette heure matinale, et peu après, à la sortie d'un virage, un mouflon (desert bighorn sheep) se trouve sur la route, juste devant nous. Le temps de nous garer (proprement), il est parti, mais 9 autres sont dans les parages et se laisseront photographier.

Nous arrêtons la voiture à 7h50 pour faire la balade de Canyon Overlook, notre premier contact avec Zion ; comme il fait 11°C, la polaire se porte facilement. La randonnée passe d'abord au-dessus d'une gorge étroite (Pine Creek Canyon)

puis nous arrivons au point de vue d'où nous apercevons toute l'entrée est du parc

et la route qui, après la traversée du tunnel, serpente en contrebas.

Retour à la voiture et attente de quelques minutes pour traverser le tunnel (circulation alternée)

et nous nous arrêtons pour admirer The Great Arch (plutôt une alcôve) située approximativement sous la fin de Canyon Overlook.

Nous pouvons aussi observer les orifices d'aération du tunnel, taillés dans la roche.

Nous continuons la descente dans la vallée et arrivons sur le parking du VC à 9h30 ; il est obligatoire d'y laisser sa voiture, la circulation dans le reste du parc étant réservée aux navettes.

Un peu moins d'une heure plus tard, nous prenons une de ces navettes et arrivons à l'arrêt The Grotto à 11h. Au programme : la randonnée Angel's Landing.

Après un début un peu pénible car sableux, la montée de la première partie se fait au rythme des arrêts photos (en fait, arrêts pour souffler un peu 😉 ). En examinant bien, on aperçoit le chemin taillé dans la roche et ce qui nous reste à grimper (du moins, ce que l'on croit 😄😄😄 😕)

Arrivés en haut de la première grimpette, On voit très bien le chemin (dans le sable !) et le dénivelé déjà parcouru 😉

nous traversons une zone relativement plate et entièrement à l'ombre, ce qui est très agréable (Refrigerator Canyon).

Assez rapidement, nous attaquons la partie suivante, entièrement en lacets (Walter's Wiggles) avec des murs maçonnés (typique sur cartes postales)

et nous arrivons à Scout Lookout à 12h10. Un superbe panorama s'offre à nos yeux

et nous faisons la pose casse-croûte avec les écureuils curieux et gourmands, comme d'habitude !

Nous repartons vers 13h et attaquons une montée assez raide mais facile, grâce à la présence de chaines pour se tenir ; il faut parfois faire la queue.

Nous arrivons à une petite aire où quelques personnes attendent des courageux partis à l'assaut de la dernière grimpée. Il reste 160 m de dénivelé à gravir, avec un vide de 500 m de chaque côté d'une crête pas très large. Nous décidons de ne pas aller plus loin, non par manque de volonté, mais par manque de temps 😇. La vue est magnifique. Montée finale vers Angel's Landing (1 765 m)

Vue sur la gauche, au dessus de la vallée

Nous repartons Refrigerator Canyon, maintenant en plein soleil

et vers 14h20, nous arrivons au niveau de la Virgin River et là, nous nous déchaussons pour un bain de pieds dans l'eau fraiche ; quel plaisir ! Au milieu : Angel's Landing

Nous reprenons la navette jusqu'au fond de la vallée pour découvrir, un peu rapidement certes, le reste de ce parc.











Retour au VC à 16h et départ une demi-heure plus tard.

À 17h, nous nous arrêtons à Chekerboard Mesa (2 033 m) ;

les différentes vues avoisinantes sur White Cliffs sont aussi très jolies.



Suite au prochain numéro... 😉

Fin de la sixième partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Retour de voyage au Pérou (5 au 21 août 2009) English translation pending
by Cmtm · 2009-11-03 · 9 replies
Bonjour,

je viens d'effectuer un voyage au Pérou (sud) avec ma famille. Vu le temps pris pour organiser, j'ai pensé que cela pourrait intéresser de futurs voyageurs.

Contexte :

- 1er contact avec le Pérou

- dates : 5 août au 21 août 2009

- 2 adultes + 2 garçons (19 et 14 ans)

- Etapes : Lima (2), Paracas (1) Nazca (1) Arequipa(3) Puno/Taquile (3) Cuzco (3) Vallée Sacrée (1) Aguas Calientes (1)

- Hôtels charme ou moyen de gamme, trajet en bus, train ou avion

- Pas d’agence sauf sur place pour le lac titicaca

Budget pour 4 pour 14j : 1000€ par personne hors transport Paris Lima et hors achats:

- hôtels : 1030€,

- bus : 170€,

- train: 890€,

- avion intérieur: 460€,

- visites : 530€

- repas : 830€

Retour sur les Etapes :

D’une manière générale, nous avons trouvé les péruviens très aimables et aidant, content de rencontrer des touristes, pas du tout accrocheur (sauf à Cuzco) encore moins agressifs. Je n’ai pas senti qu’ils profitaient de la situation. A titre d’exemple à l’arrivée à Arequipa en pleine nuit dans le froid glacial à 4 avec 4 valises, le chauffeur de taxi nous a demandé 4 soles (1€) pour faire les quelques km entre la gare routière et notre hôtel, autant dire qu’il ne profite pas de la situation ! Les gens sont très attentionnés dans les restaurants, les transports, les lieux de visites. Ils font des efforts pour vous comprendre (mon self-learned espagnol doit contenir 50 mots, dont les ¾ mal prononcés le reste se fait avec les mains).

Les distances entre les points d’intérêts sont longues, ce qui donne des trajets, principalement en bus, assez long. J’avais cherché à louer une voiture pour tout le trajet entre Lima et Arequipa mais le prix exorbitant pour laisser la voiture dans une ville différente du retrait (Arequipa vs Lima) m’a fait renoncé à cette solution – je ne le regrette pas.

Le logement et l’alimentation sont bien moins chers qu’en Europe. Ainsi nous avons rencontré deux jeunes routards économes qui se logeaient dans des hôtels propres avec eau chaude et sanitaires privatifs pour moins de 40s/ par jour (10€) la double et se restauraient pour 10€ par jour (un repas complet est à 7s/ dans les picantallas, les pains individuels à 8 pains pour 1s/, l’eau à 1s/ les 500ml, les 4 bananes pour 1s/). Une famille comme nous tournait à environ 100 € la nuit pour 4 en hôtel de charme et se restaurait pour 70€ par jour avec un vrai resto par jour. Les bus et taxi sont très abordables (compter entre 3 et 5s/ dans les villes, un peu plus à Lima). Le vrai poste de cout, ce sont les visites, notamment à Cuzco et dans la vallée sacrée, là on atteint des niveaux qui dépassent les prix européens.

BUS : Les bus sont une véritable institution, il y a de nombreuses compagnies et différentes classes. Nous avons fait 4 trajets en classe « executive » avec 4 compagnies différentes (Soyuz, Cruz del Sur, Ormeno, Julsa). Elles fonctionnent toutes sur le même principe :

- réservation à l’avance (la veille à minima en période touristique) et placement (le billet indique le n° de place). Vous pouvez choisir le siège. La réservation se fait soit directement à la compagnie (en gare routière ou bureaux en ville), soit en agence de voyage.

- le jour du départ, rdv à la gare routière de la compagnie 15mn en avance. chargement des bagages, et embarquement. Bien garder les billets à disposition car certaines compagnies contrôlent 4 ou 5 fois sur le trajet

- confort plus que correct, idem pour la propreté

- à l’intérieur projection de films récents (anges et démons, blood diamond, ..), le plus souvent en anglais sous titré espagnol (mais avec Soyuz c’était en espagnol et nous avons demandé les sous titres en français), le son est diffusé au dessus du siège et pas moyen de le baisser donc vous en profitez que vous le vouliez ou non.

- hôtesse à bord qui fourni eau, couvertures, repas (bas de gamme) le cas échéant

- toilettes (propreté très moyenne)

- sur les bus à 2 étages, le bas a des sièges type fauteuil, il n’y a que quelques places, vous ressentez les vibrations et entendez les passagers du hauts quand ils se baladent ainsi que les bagages de la soute, le haut a des sièges confortables avec de la place pour les jambes, et une vue en cinémascope sur la route pour ceux qui sont sur les premiers sièges.

- les bagages sont mis en soute. Ils agrafent un billet avec n° unique sur chaque bagage et vous donnent le reçu. Ceci étant, à l’arrivée, seul Julsa a contrôlé que je prenais les bagages correspondant à mon reçu. Pour les sacs que vous gardez avec vous en cabine, tous recommandent une vigilance maximum car c’est là que les vols sont les plus nombreux.

- Côté sécurité, Cruz Del Sur affirme que ses conducteurs ne conduisent pas plus de 4h et passent un test d’alcoolémie avant de prendre le volant

- Côté fiabilité, nous avons été déçu par Ormeno sur le Nazca – Arequipa (départ retardé de 45mn à Nazca, arrivée avec plus de 2h de retard à Arequipa – sur un trajet de 10h, c’est dur !)

- Le budget est relativement modeste :

o Soyuz : Lima – Pisco (3h30) : 25 s/ par personne en executive

o Cruz del Sur : Paracas – Nazca (3h30) : 35 s/ par personne en executive

o Ormeno : Nazca – Arequipa (10h) : 70 s/ par personne en executive

o Julsa : Arequipa – Puno ( 5h) : 40 s/ par personne en executive

- Au niveau de la qualité, le bilan familial est 1 : Cruz del Sur, 2 : Soyuz, 3 : Ormeno, 4 : Julsa.

TRAIN : comme la plupart des touristes qui se rendent au Machu Picchu, nous nous sommes faits plumés par Pérurail qui a l’unique concession de train sur Cuzco – Aguas Calientes : Nous avons testé le « backpacker » à l’aller et le « vistadome » au retour. Le backpacker est en fait un une classe qui indique que le train circule de nuit, qui ne permet pas de voir le paysage. De ce fait le tarif est moindre (30$ /personne dans notre cas). A noter un très faible éclairage, pour lire ou pour jouer, autant avoir sa lampe torche. Au retour nous avons pris le vistadome. C’est le même train, simplement il circule le jour et vous profitez, si vous êtes placés du bon coté et (fenêtre), de la jolie vue sur le cours d’eau (Urubamba) que longe le train. La le tarif est plus élevé (60$/ personne) mais pour ce prix la vous avez le droit à un sandwich + verre d’Inca Cola, et un défilé de mode (les 3 jeunes qui représentent le seul personnel à bord, enlèvent dans les toilettes leur habit de steward pour revêtir des vêtements en Alpaga qu’ils proposent à la vente – c’est top kitch !).

Nous avons aussi pris le « Andean Explorer » entre Puno et Cuzco. Un vieux rêve d’Orient Express était passé par là et nous nous sommes lancés dans cette dépense hors du commun par rapport au reste du voyage (220$ par personne). Ce train n’a que 2 voitures de passagers. Les voitures sont habillées de bois et de jolies nappes. Les passagers bénéficient d’un wagon bar et d’un wagon ouvert qui permet d’admirer les paysages d’une manière exceptionnelle. Inclus dans le prix du billet : un pisco sour proposé autour de 11h du matin, un déjeuner (très moyen, qualité douteuse – mon épouse a été malade – verre de vin) et un thé accompagné de 2 mini mini sandwiches et d’une mini mini pâtisserie servi avant l’arrivée. Autant dire que le charme de ce trajet provient 1/ du paysage que révèle pleinement le dernier wagon 2/ de l’aspect intérieur années 30 avec les voitures passagers habillées de bois (y/c les toilettes !). En revanche, Perurail tue facilement le rêve en 1/ diffusant de la musique techno ou dance, à volume assez élevé dans l’ensemble des wagons 2/ proposant des activités ou show très kitch à plusieurs moments du voyage (démonstration du barman, défilé de « mode », musiciens péruviens), 3/ en fournissant un déjeuner très basique (soupe, blanc de poulet ou lasagnes de légumes, mousse de fruits, café américain, vin bas de gamme) 4/ en faisant preuve d’une vrai volonté de plumer le touriste un peu plus (un expresso au lieu du café américain à la fin du repas = supplément, prix du bar sans commune mesure avec les prix pratiqués à Lima, Cuzco ou Arequipa). On peut noter que dans notre cas, seule une des 2 voitures était occupée, l’autre était vide ce qui a limité l’affluence de passagers dans le très apprécié wagon ouvert. Le système de réservation ne prend pas en compte le plan de la voiture, résultat : des familles ou des couples dispersés qui doivent ensuite négocier avec d’autres passagers pour se retrouver ensemble. Un seul stop permet de descendre du train : La Raya – ou gare la plus haute du monde, immortalisée dans le Grand Bleu de Luc Besson. Au final, nous avons bien profité de ce trajet en passant une grande partie du trajet dans le wagon ouvert à regarder le paysage évoluer mais nous trouvons que PeruRail n’est pas à la hauteur et que le billet est bien cher pour le service fourni.

AVION : Nous avons pris LAN pour aller de Cuzco à Lima. L’ensemble était très pro, de la réservation à la livraison des bagages. Enregistrement rapide, bonne restauration à bord en éco, bagages livrés rapidement. En revanche sur Lima – Paris via Amsterdam avec Air France KLM, la compagnie leader a égaré nos 4 bagages, nous a fait poireauter à CDG pendant 4h avec un service client minable. Finalement nous avons récupéré nos bagages le lendemain à 20h. C’est quand même un comble de faire le tour du Pérou en bus, train, avion sans rien égarer et se faire perdre ses bagages par Air France KLM sur un transfert archi courant.

HOTELS : en général nous recherchons le charme plus que le luxe, à un prix raisonnable qui peut paraitre dispendieux pours les plus jeunes ou les routards, ou économe pour les inconditionnels du luxe. En préalable, je dois préciser un point qui peut se révéler important pour ceux qui comme moi sont sensibles au bruit : les péruviens conduisent « au klaxon ». Ils annoncent leur arrivée (à un carrefour, près d’un cycliste, ..) de manière sonore et ce à toute heure du jour ou de la nuit. Résultat, si votre chambre est exposée sur une rue, il y a de grande chance que ces bruits permanents vous dérangent car les doubles vitrages n’existent pas. De même les hôtels dont les chambres sont organisées autour d’un patio font subir à chacun les bruits du patio aller/venues, téléphone, ..). Ceci étant dit, voici notre appréciation des hôtels dans lesquels nous avons séjournés.

- Lima : B&B « Second Home Peru » : le meilleur souvenir hôtelier de notre voyage. C’est la demeure de Victor Delfin, artiste péruvien réputé, âgé de plus de 80 ans. La maison, en haut d’une falaise avec vue sur mer en plein Barranco est superbe, parsemée de peintures, de sculptures et d’objets en tout genre de M. Delfin, elle a un grand charme, une âme qui ne peut pas laisser indifférent. En prime, vous pouvez demander à visiter l’atelier de l’artiste, qui continue jour après jour à peindre, sculpter, créer. Un homme charmant et un atelier qui respire la création. Nous avions cru venir ici pour nous loger, en fait ce fut notre meilleure expérience à Lima.

L’océan est omniprésent et vous réveille le matin du bruit des vagues agitées. Le petit dej (pain, beurre, confiture maison jus de fruit frais, papaye et boisson chaude) est servi sur une table commune dans la cuisine ancienne attenant à la maison avec un four à bois qui réchauffe.

Prix : 85 $ la chambre double vue océan et terrasse, ptit dej inclue

Niveau de satisfaction : 5 sur 5

- Paracas : Un hôtel triste, bruyant mais propre. Conseillé par notre taxi. Aucun intérêt. Trop cher pour la qualité. Les klaxons des voitures sous les fenêtres, les aboiements des chiens errant vous empêcheront de dormir.

Prix : 70S/ (=23$) la chambre double, ptit dej non inclus

Niveau de satisfaction : 2 sur 5

- Nazca : Hôtel « Oro Viejo » : chambre quadruple spacieuse, simple et propre, belle déco des parties communes avec des objets du passé, piscine, super petit dej américain. Un seul vrai défaut : le coq voisin qui commence à chanter à 4h du mat.

Prix : 73$ la chambre quadruple, petits dej inclus.

Niveau de satisfaction : 4 sur 5

- Arequipa : boutique hôtel « Casa Arequipa » : petite chambre quadruple assez classe avec une très bonne literie. Un petit dej royal servi sur une terrasse ensoleillée (le meilleur du séjour). Un GROS défaut : toutes les chambres donnent sur le grand hall de réception qui sert de cage de résonnance. Résultat des bruits constant des gens qui entrent et sortent et discutent, du téléphone, de la sonnerie de l’entrée, et ce à toute heure du jour et de la nuit. Comme la plupart des chambres donnent sur une des deux rues passagères dont la maison fait le coin, on bénéficie aussi des klaxons des voitures.

Prix : 85$ la chambre quadruple, petit dej inclus

Niveau de satisfaction : 4 sur 5

- Puno : Hôtel « Mosoq Inn » : chambre quadruple très spacieuse dans un hôtel récent, moderne, bien agencé dont les plus grandes chambres donnent sur une rue passagère. Personnel vraiment attentionné, aux petits soins. Petit dej quelconque en buffet.

Prix : 70$ la chambre quadruple, petit dej inclus

Niveau de satisfaction : 4 sur 5.

- Amantani : chez l’habitant (Elizabeth) : l’usine à touristes. Pour 25 S/ par personne la nuit sur/sous des couvertures dans un local frigo, vous avez aussi 1 soupe de légume pour le dej, 1 soupe de légume pour le diner et un sandwich œuf pour le ptit dej. 0 hygiène, 0 sympathie, 0 attention, 0 communication. Une mécanique huilée qui enchaine chaque jour le logement chez l’habitant pour des centaines de touristes qui se rendent sur Amantani. A faire sans illusions car vous n’êtes qu’un numéro. En revanche, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h. Reste l’aller-retour sur les îles en roseau à 25 minutes de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en une demi-journée et ça perd du coup tout son charme.

Prix : 25$ la nuit pour 4

Niveau de satisfaction : 2 sur 5 mais ya pas mieux !)

- Aguas Calientes : Hôtel « las terrasas », chambre quadruple, trouvée à 20h30 après être arrivé à Aguas Calientes, et avoir visité différentes chambres de différents hôtels. La chambre donnait sur le cours d’eau. Petit déjeuner simple (pain, beurre, café/thé) à 5h00 du matin avant de partir au Machu Picchu

Prix : 40$ la nuit pour 4 avec petit dej.

Niveau de satisfaction : 3 sur 5

- Ollantaytambo : B&B « El Albergue » à Ollantaytambo. 2 belles chambres doubles (n°1 et 2) au premier étage dont une avec une belle vue sur la montagne. bonne literie, bon petit déjeuner avec pancake ou œufs, meubles en bois, parquet, joli jardin. Pisco Sour offert à l’arrivée. Possibilité de bien diner. Le train n’est pas dérangeant. Beaucoup de charme pour ce B&B qui est plutôt un petit hôtel, directement implanté dans la gare d’Ollantaytambo.

Prix : 74$ la chambre double (soit 148$ pour 4) petit déjeuner inclus

Niveau de satisfaction : 5 sur 5

- Cuzco : Hôtel « Los Ninos 1 ». Un hôtel particulier situé dans une vieille demeure avec un beau patio central, des chambres simples mais très propres. L’Hôtel s’inscrit dans le cadre d’une association d’aide aux enfants, les bénéfices de l’hôtel sont reversés à cette association (cf. leur site
http://www.ninoshotel.com). Là encore le principal défaut concerne le bruit car le patio central véhicule les bruits de la réception, le téléphone, la sonnerie de porte d’accès et le va et vient des occupants. Sans côté les rues attenantes.

Les étapes :

J1 : arrivée Lima dans l’après midi, balade et diner à Barranco

J2 : Lima. Visite dans le centre historique, Miraflores, Parque del amor, falaises, Barranco.

J3 : Lima – Pisco/Paracas: balade sur le port, coucher tôt

J4 : Iles Ballestas à 8h depuis Paracas, puis bus pour Nazca, survol des lignes et diner à Nazca

J5 : Balade dans Nazca, marché puis visite du cimetière de Chauchilla, départ pour Arequipa à 15h30 (arrivée 1h du mat)

J6 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de Santa Catalina, shopping

J7 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de San Francisco.

J8 : départ pour Puno – arrivée à Puno en fin de journée, balade dans la ville, réservation séjour Amantani/Taquilé

J9 : départ à 8h pour Amantani via agence avec d’autres touristes. Stop sur les iles Uros après 30mn de navigation puis départ pour Amantani (3h de navigation), arrivée à Amantani à 15h00, dispatch dans les familles, balade sur Amantani, diner aux bougies

J10 : réveil tôt, balade sur Amantani puis départ pour Taquile à seulement 1h de navigation. Balade sur Taquile, déjeuner sur Taquile puis départ pour Puno (3h) et arrivée vers 16h à Puno. Balade dans Puno.

J11 : train « Andean Explorer » à 8h pour Cuzco. Stop à la Raya, déjeuner dans le train, thé dans le train et arrivée à 18h à Cuzco. Balade nocturne dans Cuzco. Réservation de taxi pour la Vallée Sacrée

J12 : départ à 8h en Taxi : visite de Sacsayhuamá, Kenko, Pisac, Ollantaytambo. Départ en train pour Aguas Calientes à 18h50 et arrivée à 20h30.

J13 : Visite du Machu Picchu – bus à 5h30, arrivée sur site à 6h, longue visite avec de grandes poses (contemplation, jeux, repos). Départ vers 15h et retour à Aguas Calientes. Train à 16h50 pour Ollantaytambo.

J14 : départ à 8h en Taxi pour les salineras de Maras, puis Moray, Chinchero et arrivée à Cuzco à 13h30. Balade dans le Cuzco historique, visite de la cathédrale, balade nocturne à San Blas.

J15 : Visite de Cuzco et shopping

J16 : Balade matinale dans Cuzco, petit dej gargantuesque chez Heidi Sanja, et départ en taxi pour l’aéroport pour vol à 12h50 Cuzco Lima, à Lima vol pour Amsterdam à 18h, à Amsterdam vol pour Paris à 14h10.

Lima : ville triste, recouverte d’une brume qui cache le soleil notamment en aout. Peu de choses intéressantes à voir. La place d’armes est banale dans son style (rien à voir avec les places d’armes d’Espagne, de la Havane, d’Arequipa ou de Cuzco). Miraflores est sans intérêt. Le jardin de l’amour est à voir, avec des bancs recouverts de céramique (à la Gaudi comme à Barcelone) et une belle statue d’amoureux de Victor Delfin, le tout plongeant sur la mer avec vue sur les falaises environnantes. La balade le long des falaises est agréable et abouti à un petit centre commercial avec vue sur l’océan. Enfin Barranco dégage une ambiance plaisante, notamment le soir, on peut s’y promener et y diner. En synthèse une journée à Lima est amplement suffisante pour visiter une ville qui manque de charme en aout avec cette brume envahissante.

Pisco : ville désolée, complètement ravagée par le tremblement de terre de 2007. La ville se redresse peu à peu mais c’est vraiment, en 2009, encore une désolation (rues trouées et impraticables, habitations en ruines, ..). Aucun intérêt touristique.

Paracas : petit port tranquille avec un certain charme. L’intérêt principal vient des iles Ballestas, dites « Galápagos du pauvre ». On y va en 2h aller/retour (35 s/ par personne) en sortie bateau organisée par les agences de voyage locales – départ à 8h pour toutes les agences. On n’y débarque pas mais on observe quantité d’oiseaux (par milliers), d’otaries (par dizaines), de manchots (par dizaines) depuis l’embarcation. Sur le trajet, vue sur le candélabre de 200m de long tracé dans la montagne par on ne sait pas qui (les indiens, les colons, les militaires, les extra terrestres ?!). L’agence Zarcillos est fiable, a sa propre embarcadère, ses propres bateaux et est par ailleurs officiellement représentant de Cruz del Sur à Paracas. Le bus pour Ica / Nazca part à 10h30 donc il est possible, comme nous l’avons fait de faire la sortie aux iles Ballestas et de prendre le bus au retour pour Ica / Nazca à 10h30. Certains restent aussi l’après midi pour faire le tour de la réserve de Paracas.

Paracas revêt donc un intérêt limité qui selon nous ne justifie pas la nuit. Idéalement, il faudrait pouvoir y arriver tôt le matin, partir pour les iles Ballestas, déjeuner sur le port et repartir ensuite pour Ica/Nazca.

Nazca : la ville est sympa, sa place d’arme jouit d’une bonne animation, le marché est assez pittoresque et, bien sur, toute l’activité touristique tourne autour des fameuses lignes de Nazca. A peine arrivés à 14h00 depuis Paracas, nous avons survolé les lignes en 35mn chrono avec Aeroparacas pour 59$ par personne. Ca va vite et ça secoue car l’avion penche vraiment pour faire les virages et approcher les lignes. 35 mn c’est bien suffisant. Le pilote, entre 45 et 55 ans nous est apparu très pro et sans hésitation. Vous n’êtes pas obligés de passer par une agence et vous pouvez vous rendre directement à l’aéroport. Même en plein mois d’aout il n’y a pas foule et vous pouvez comparer sur place entre les différentes compagnies. Attention suite à l’accident de 2008 et à différents atterrissages forcés, deux compagnies, Aéorica et Aerocondor ont reçu des avertissements. L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), après mission d’inspection de l’aérodrome de Nazca au mois de mai 2008, a émis un certain nombre de recommandations qui peuvent être consultées (en espagnol) sur le lien suivant . Nous avons aussi visité le cimetière de Chauchilla en plein désert à 15Km de Nazca . De vraies momies, en situation, sur un site bien préservé pour 7$ par personne (taxi, guide et visite). Enfin, nous avons profité du marché du dimanche, très étendu et pittoresque. Le marché le plus authentique que nous ayons visité au cours de ce voyage car absolument pas destiné aux touristes. Au final Nazca a été un stop intéressant que nous ne regrettons pas.

Arequipa : que de charme dans cette ville qui aborde le tourisme avec soin et discrétion. Ne loupez sous aucun prétexte le couvent de Santa Catalina et prévoir d’y passer au moins trois heures (vous pouvez d’ailleurs déjeuner à la cafétéria du couvent en plein cœur du site, c’est très bon et très frais). Pour le reste la plazza de armas est splendide et la ville se parcourt dans tous les sens à pied. En haut de la ville, vous pourrez aussi visiter en toute tranquillité, (peu de monde va jusque là) le couvent de San Francisco, son cloitre et sa très belle bibliothèque (ouverte que 15mn par heure – horaires à consulter avant d’y aller). Un point spécial concernant les achats. C’est à Arequipa que sont implantées les principales sociétés de couture spécialisées dans les vêtements en Alpaga. Vous y trouverez donc des boutiques de fabricants proposant des produits de grande qualité à des prix soldés que vous ne retrouverez plus ensuite ni à Cuzco, ni à Lima à ces prix là. Ces boutiques sont concentrées dans les deux cloîtres de la Compania. Une mention spéciale à Alpaca 911, société de couture locale qui édite la célèbre marque Kuna que vous retrouverez partout dans le pays et dans les aéroports péruviens, ici à des prix parfois incroyables.

Puno : La ville de Puno a en soit très peu d’attraits touristiques et son intérêt, hormis celui d’être le point de départ de toutes les excursions sur le lac titicaca, réside dans l’authenticité de ce que peut être une ville péruvienne de taille moyenne aujourd’hui (idem Nazca) : plazza de armas où les générations se rassemblent, marché couvert... Ceci étant, elle ne justifie pas qu’on lui consacre une journée entière. Les touristes remplissent la ville en fin d’après-midi au retour de leurs excursions sur les îles Amantani, Taquile et Uros. Pour aller sur ces îles, le plus simple est de passer par une agence prévoyant la prise en charge sur deux jours avec départ tôt le matin, stop sur les îles Uros (roseaux), visite et nuit sur l’île d’Amantani (logement, repas du midi, du soir et petit déjeuner inclus), visite de Taquile (repas du midi non inclus) le lendemain pour un retour vers 15-16h. Tout cela demeure très impersonnel (cf. logements). Nous avons choisi l’agence Inkatours qui a organisé le tour pour 70 NS par personne, le guide faisant preuve de beaucoup de professionnalisme. Bref, une machine bien huilée dont on espère qu’elle profite à tout le monde. En même temps, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour en bateau sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h sans compter la visite. Au regard du temps passé dans les bus pour relier les villes entre elles, c’est un peu dommage de s’infliger une nouvelle journée de transport. Reste l’aller-retour sur les îles Uros à 25 minutes en bateau de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en moins d’une demi-journée et autant le dire, ça peut se révéler assez frustrant car on ne s’aventure pas très loin dans la partie péruvienne du lac.

Cuzco : ici le tourisme est roi. La ville est splendide avec son envoutante plazza des armas, sa cathédrale et les deux églises attenantes (toutes les trois sont TRES richement décorées et se visitent ensemble – près de 20$ le billet), ses anciens murs Incas et ses maisons coloniales. A noter le quartier San Blas, à 5 mn à pied de la plazza de armas et son petit côté bohème. Cuzco a cependant un TRES gros défaut, elle réuni ce qu’il y a de pire dans le tourisme de masse : des boutiques de bibelots bas de gamme en tout genre qui envahissent les rues, des rabatteurs, des vendeurs de rue qui passent leur temps à vous solliciter avec beaucoup d’insistance (jusqu’à 30 sollicitations à l’heure) pour vendre des objets que vous trouvez partout, pour proposer des massages, pour se faire prendre en photo moyennant argent, pour vous proposer un restaurant…). A la fin cela devient très très pénible. Toutes les visites d’églises sont payantes à des prix prohibitifs.

Vallée Sacrée : Cuzco est aussi le départ de la vallée sacrée qui regroupe des sites archéologiques principalement inca (les plus beaux sont Sacsayhuamán, Pisac et Ollantaytambo) des marchés quasi exclusivement touristiques (Pisac et Chinchero), de beaux villages (Ollantaytambo et Chincero), de superbes paysages de vallée avec les paysans dans les champs et les charrues à bœufs, et les fameuses Salineras de Maras. Autant le dire tout de suite, les prix des visites sont prohibitifs et n’ont plus rien à voir avec ceux indiqués dans les guides (augmentation de plus 200% en 2009 par rapport au prix indiqué par le guide du routard 2008/2009 !). Les sites archéologiques et Chinchero (le village) se visitent avec le bolleto touristico. Attention cependant : soit vous achetez le bolleto « integral » valable 10j pour 130 S/ (soit 32€) par personne et vous pouvez visiter Sacsayhuamán, Pisac, Ollantaytambo, Chinchero et quelques autres de moindre intérêt selon moi (Muray, Kenko, ..), soit vous prenez le billet à la journée (70 S/, 17€) et vous n’avez accès qu’au site dans lequel vous achetez le billet et les quelques sites autour (ex : Sacsayhuamán + Kenko + Pisac mais pas Ollantaytambo ni Chinchero !). Les étudiants (avec carte ISIC) et moins de 16 ans payent moitié prix. Les salineras de Maras (à ne manquer sous aucun prétexte) ne sont pas inclues et l’entrée se paye 5 S/ (soit 1, 25€) par personne. Etant donné les distances, il est difficile de faire tous les sites en une journée. Concernant les marchés de Pisac et Chinchero, ce sont des marchés touristiques avec des vendeurs d’objets artisanaux de qualité plus ou moins bonne. Nous avons regretté de faire Pisac un jour de marché. Du coup on ne voit pas la belle place qui est recouverte des boutiques en toiles des marchants. Chinchero est dans doute le plus beau village visité lors de notre voyage et l’église est superbe. Attention pour entrer dans le village, il faut le bolleto.

Si c’était à refaire, je ne ferai pas Sacsayhuamán, Kenko, Pisac qui sont tous trois des sites archéologiques Incas certes superbes. Avec Machu Picchu, Ollantaytambo, Moray et Chinchero, notre famille aurait déjà eu sa dose de plongée dans le monde Inca par la visite de ruines et pouvait se passer de Pisac (même si c’est le second en terme d’importance après Machu Picchu) et des autres. Après coup mon itinéraire préféré aurait été de faire Cuzco – Chinchero – Moray – Salineras de Maras – Ollantaytambo avec un bolleto à la journée pris à Chinchero.

Machu Picchu : autant le dire, le Machu Picchu se mérite. Il faut du temps pour y arriver et un budget conséquent. Je parle ici de l’accès principal. Vous trouverez sur des forums un itinéraire permettant de ne pas passer par Perurail mais cela m’a paru trop hasardeux pour notre famille. Donc le premier point consiste à se rendre à Aguas Calientes, dernier village – exclusivement touristique et de passage – avant le Machu Picchu. Pour s’y rendre nous avons pris le train à Ollantaytambo (cf. point sur le train plus haut dans le compte rendu). Là c’est entre 30$ et 60$ en fonction de l’heure, pour les étrangers. Il y a plusieurs trains dans la journée. Ensuite il faut trouver une nuit à Aguas Calientes. Les hôtels sont nombreux et standardisés, nous avons visités des chambres sur place (aucun problème pour loger 4 personnes en plein mois d’aout) et comparé les prix avant de choisir. Ensuite il faut prendre le bus (17$ par personne aller/retour) ou y aller à pied et se tuer dans une ascension de plusieurs heures). Si vous visitez tôt le Machu Picchu, le premier bus est à 5h30 mais les premiers visiteurs sont à l’arrêt de bus dès 4h du mat ! A 5h30, il y a déjà plusieurs centaines de personnes à la queuleuleu. L’attente n’est cependant pas très longue car les bus s’enchainent sans horaires précis, dès qu’un bus est rempli il part et il y en a des dizaines. Vous pouvez acheter les billets dès 5h sur place. 3 raisons principales pour se lever tôt : 1/ profiter de la lumière du matin (pas le lever de soleil car le soleil est levé depuis au moins une heure quand il surgit des montagnes et envahie le site vers 7h), 2/ voir le site avec peu de gens (mais quand même quelques centaines) et prendre la photo du point le plus haut avec un site quasi vide, et surtout, pour ceux qui sont intéressés, 3/ courir au Wayna Picchu, qui ne peut accueillir que 400 visiteurs en même temps (à l’entrée une décharge est à signer car l’ascension comporte des risques) – nous ne l’avons pas fait. Sinon on peut facilement arriver en début de matinée et rester jusqu’à la fermeture à 17h (quand nous sommes partis vers 15h, le site se vidait). L’entrée du Machu Picchu est à 130 s/ (32€) et 70 s/ pour les étudiants (carte ISIC) et les moins de 16 ans. Le billet peut s’acheter la veille jusque 22h à Aguas Calientes. La visite du Machu Picchu c’est donc environ 360 s/ de train + 30 s/ d’hôtel + 130s/ de visite + 70 s/ de bus soit 590 s/ (200€) par personne hors boissons et repas (à l’entrée du site c’est très cher). Enfin si vous désirez bien comprendre sur place, ajoutez les prestations d’un guide (car rien n’est indiqué), nous nous sommes contenté de nos guides papiers (routard, ulysse, gallimard) et c’était suffisant d’autant que bien des théories circulent sur le lieu et les guides (humains comme papier) se contredisent ! Sur place le site est splendide, alterne les zones ensoleillées et ombragées ce qui permet de faire des poses (certains font même la sieste) et d’y passer une grosse partie de la journée. L’ascension au point le plus haut n’est pas très dure et la vue est mythique. Une dizaine de lamas se promène sur le site. Si c’était à refaire : je referai exactement pareil malgré le coût prohibitif. Enfin il faut noter que nous avons entendu un guide indiquer qu’à partir de 2011, une partie du site pourrait être fermée à cause des nuisances créées par l’affluence de gens, info ou intox ?

Voilà, j’espère que ce message vous sera été utile, auquel cas je serais sensible à un message témoignant que je n’ai pas écrit tout cela pour rien.

De même si vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter.

Bon voyage.
Compte rendu d'une croisière sur le NCL Gem du 25 octobre au 1er novembre English translation pending
by Poupou10 · 2009-11-02 · 150 replies
COMPTE RENDU DE LA CROISIERE « mediterrannée occidentale sur le NCL GEM du 25 octobre au 1er novembre

Me voici revenue de cette croisière en Méditerranée sur le NCL GEM

Je vais essayer de vous faire le compte rendu le plus objectif possible…

BARCELONE

Nous sommes arrivés le 24 octobre a midi à Barcelone, nous avions reservé une chambre à l’hotel pres du port « eurostar grand marina » proche du port et des ramblas

C’est un hotel 5 étoiles que j’ai eu à 50 % de réduction à 130 euros la nuit

La chambre est luxueuse très très spacieuse, nous disposons d’une grande entrée , d’une chambre avec un lit de 2m de largeur, d’un salon avec une tres grande baie vitrée avec vue sur Barcelone, d’une salle de bain avec 2 vasques et baignoire jaccuzi et d’une autre petite salle de bain avec douche à jet et toilette !

Bref c’est un super rapport qualité prix, nous tombons sous le charme ! les vacances commencent bien : )

On passera l’apres midi à se promener sur les ramblas, puis à visiter les alentours de l’arc de triomphe et ses jardins, nous ferons meme un tour en barque ! c’est tres romantique : )

Le lendemain, on se reveille vers 9h, petit dejeuner extraordinaire mais aussi avec un prix extraordinaire (25 euros par personne)

Bref, un SUPER HOTEL avec des chambres haute gamme que je vous recommande !

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L EMBARQUEMENT

On quiite la chambre vers 11h10 puis on prend un taxi en demandant « terminal B » comme il est écrit sur les papiers !!! (11 euros la course, ce n’est pas loin mais il y a beaucoup de circulaition pour arriver, tous les taxis se suivent au pas)

LE NCL GEM est en fait au terminal A , ne vous faites pas avoir !

Nous arrivons, et déposons nous valises de suite, j’avais déjà imprimé les étiquettes autocollantes (sinon on vous en donne d’autres)

On se dirige ensuite vers les guichets « mini suite », il n y a pas de queue, il est 11h25, je montre les papiers, on me demande comment je paye (carte ou liquide) j’enregistre de suite ma carte bancaire, on nous remet nos cartes et on nous prévient que la chambre ne sera disponible qu’à 14h, puis direction une petite photo puis l’embarquement !!!

On emprunte la passerelle, puis on arrive sur le gem ou du personnel nous attend pour nous souhaiter bienvenue à bord et nous donner un cocktail alcoolisé ou pas au choix…

EN BREF UN SUPER EMBARQUEMENT, le plus rapide qu’on n’est jamais vu !

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PREMIERE IMPRESSION A BORD

Apres 3 croisieres COSTA et une RCI, l’atrium surprend sur NCL, pas de plafond haut, pas d’ascenseurs panoramiques, ce qui donne l’impression d’une petite pièce.

Un ecran géant, plein de fauteuils de couleurs differentes, un bar, un recoin internet, l’accueil et le bureau des excursions sont regroupés à cet endroit.

On termine notre cocktail et on va se promener, quelques choses frappent, c’est le nombre d’ecrans dans le bateau, il y en a partout pour indiquer l’affluence de chaque restaurant, c’est une bonne idée !

Dans l’ascenseur également un ecran pour indiquer les endroits les plus importants de chaque pont !

On monte en haut et la on est intercepté par des hotesses qui nous prient de visiter le spa, pourquoi pas ? on visite chaque pièce, ils nous font des demonstrations des soins, a chaque piece on vous propose une reduction sur chaque soin si vous reservez des le premier jour, on termine par voir le grand bain hydromassant ou jaccuzi ainsi que les chaises chauffantes, enfin la salle de sport !

Seule la salle de sport n’est pas payantes, l’acces au spa vous est proposé pour environ 140 dollars pour un couple pour la semaine.

Nous sortons enfin dehors, des jeux d’achecs grandeur nature, des terrains de sport, des jeux de palets, et il y a 2 grandes piscines ! bien plus grandes que sur COSTA par contre malheureusement très froides !! comme dirait Véro, on aurait peur de rencontrer un ICEBERG : )

OUF Les jaccuzis sont chauds !

Nous allons enfin visiter notre chambre, la mini suite 11028, tres belle mini suite, le bois est tres joli, ça brille, c’est spacieux, le balcon est grand, on dispose d’une baignoire dans la salle de bains, nous sommes tres contents, c’est la plus belle cabine que nous n’ayons jamais eu en croisiere !

EN BREF PREMIERES TRES BONNES IMPRESSIONS DU GEM SAUF CONCERNANT L ATRIUM, le plafond bas , le manque d’ascenseurs panoramiques en fait le moins beau des atriums que nous ayons vu

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Le MOT MAITRE CHEZ NCL est le FREESTYLE !

Cela parait être une excellente idée….. mais elle NE COMPORTE PAS que des avantages

DU POINT DE VUE VESTIMENTAIRE

Durant cette semaine, je n’ai jamais vu autant de personnes mal habillées et négligées durant une croisiere, on vous dit que le jean est interdit le soir, on ne voit que ça !

J’avoue que cela fait perdre de l’interet à l’univers de la croisière !! j’aim meme v une personne en jogging au restaurant, frequemment des personne en tee shirt, casquette, limite banlieue….. (désolée pour le stéréotype mais tout le monde comprendra ce que je veux dire)

Pour la seule soirée ou l’on vous demande de vous habiller un peu plus (photo avec le commandant) vous verrez certaines personnes bien habillées mais très très peu)

DU POINT DE VUE DE LA RESTAURATION

L’Affluence est importante entre 19h00 et 21h00, les 2 restaurants principaux sont pleins, sur 7 jours, nous avons du attendre 6 fois, on vous donne un beeper, vous pouvez aller vous promener et quand votre table est prete on vous bippe, nous n’avons jamais attendu tres longtemps (25mn au maximum)

C’est vrai que c’est bien de pouvoir aller manger quand on veut mais si on veut voir le spectacle, on va tous plus ou moins manger à la même heure…

EN BREF Finalement on va toujours manger à la meme heure,

cela me consterne de voir des personnes si mal habillées au restaurant

Le gros avantage est de pouvoir avoir à coup sur une table pour 2, ça c pas mal, d’un autre coté ça limite les rencontres….

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LES SPECTACLES A BORD

Le théatre est de taille moyenne, j’adore la moquette avec les masques !! : )

De bonne qualité en général même si le plateau scénique dépourvu d’ascenseurs et d’autres effets speciaux (comme sur COSTA ou RCI) permet moins de possibilités

Petite remarque : meme si cela est interdit je filme toujours un peu quelques extraits des spectacles pour avoir un souvenir, sur NCL vous etes epié par la régie et on vous envoie un laser rouge sur votre appareil dés que vous filmez !! du coup on se positionnait toujours sur le coté derriere un pylone pour un pas être vu…. : )

Un soir il y aura du théatre d’improvisation, si vous ne maitrisez pas suffisamment l’anglais, vous ne comprendrez pas grand-chose..

Je vous recommande particulièrement les spectacles de danses et surtout le tout dernier spectacle très très beau

EN BREF LES SPECTACLES SONT DE BONNE QUALITE ET VARIES (danses, chants, magie, musique, scenettes)

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L ANIMATION A BORD

Alors la ! C LA CATA !!!!! vraiment pas grand-chose !!!!

En journée la plupart des animations sont en relation avec la spa (pour vous donner des conseils de soins et vous vendre des produits), quelques petites conférences en anglais….

UNE VISITE DES CUISINES ET DES MACHINES SUPER !!!

en fait non car il faut débourser 55 dollars par personne

Alors que faire la journée ? il faut oublier la piscine , elle est gelée ; ( heureusement il y a 4 jaccuzis, certains sont reservés aux adultes malheureusement ce n’est pas respecté, parfois il n y avait que des enfants dans les jaccuzis en train de faire les imbéciles…

Le bowling n’est pas cher, 5 dollars par personne chaussures comprises, on a fait une partie c’est bien !

Il y a la salle de sport gratuite, et il y a le casino.

Il y a aussi une toute petite salle de jeux vidéos, 2 tables de ping pong toujours prises !

EN BREF TRES PEU D ANIMATIONS ORGANISEES LES COURS DE DANSES LES ACTIVITES MANUELLES CONFERENCE SUR LE BATEAU ET AUTRE JEUX M ONT MANQUE !

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LA RESTAURATION

La aussi c’est la déception !, le buffet est VRAIMENT REPETITIF aucune variante, c’est tous les jours exactement la meme chose sauf une viande à la coupe qui change chaque jour.

Le café n’est pas bon, et il faudra se contenter d’un batonnet en bois en guise de cuillère.

Le GARDEN CAFE est joliment décoré avec des fleurs oranges mais c’est un un endroit souvent tres bruyant et il y a vraiment la foule à certaines heures, la encore on retrouve des plafonds bas, donc beaucoup de bruits !

Certains passages sont etroits alors vous vous faites bousculer entre deux qui vous poussent derriere et ceux avec qui vous vous cognez dans l’autre sens….

L’endroit que je preferais était tout au bout du bateau, c’est dehors sous des toiles blanches, il y a meme des haies de vegetaux à babord, c’est agréable car moins bruyant (dehors)et c’est agreable d’avoir une aussi belle vue sans les fenetre.

Les 2 restaurants principaux proposent les mêmes menus . IL y en a un grand : le grand pacific et un plus petit : le magenta.

Les 2 premiers soirs nous sonnes allés au grand pacific mais c’est extremement bruyant la encore !!! sinon la déco n’estp as mal hormis toujours ces plafonds bas non décorés (plaques carré au plafond) et une pièce tres sombre, ça donne un coté peut etre plus intime mais c’est vraiment trop sombre !

Les 5 derniers soirs on ira au MAGENTA , déco assez minimale (fleurs) mais moins bruyant que sur le pacific et l’avantage aussi de se retrouver souvent sur des banquettes, c’est tres agréable !

LE BUFFET DE CHOCOLAT

Il se déroule au GARDEN CAFE l’avant dernier soir à 22h30, sur le journal était ecrit de prendre les appareils photos ! on s’attendait donc a beaucoup de décoration comme sur le buffet de minuit de chez COSTA ……. EH BIEN ENCORE PERDU ! c’est juste qu’au lieu des pizzas, bugers et frites, il y a des gateaux au chocolat dans les bacs…….. ; (

C’est evidemment la GRANDE FOULE , on met donc quelques gateaux dans notre assiette pour aller déguster cela dans notre mini suite. J’ai un peu honte mais j’ai vraiment gaché, je n’ai casi rien mangé, j’ai vraiment trouvé cela pas bon ! cela avait plus le gout de mousse a raser aromatisé que de chocolat !!! moi qui adore le chocolat j’ai été tres déçue !

LES MENUS AUX RESTAURANTS DU SOIR :

Des hors d’œuvre minimalistes : enormement de crudités, soupes froides, soupes chaudes, jamais de jambon de parme ou de charcuterie, une fois des noix de petoncles minuscules) la meilleure entree de la semaine fut les escargots.

Les plats : de qualité moyenne voire tres moyenne parfois : la viande est souvent grasse, ils aiment aussi vous proposer des plats en sauce qu’ils peuvent reservir au buffet le lendemain.

Les desserts : quelques bonnes surprises : je vous conseille la creme brulée, les gateaux au chocolat.

A signaler que vous avez le droit de prendre plusieurs plats de chaque categorie (javais pris par exemple 2 plats car aucune entrée me plaisait)

Un café vous est proposé en fin de repas.

EN BREF On sent bien qu’on est dans l’économie et qu’un maximum de plats qui ne coutent pas chers vous sont proposés. COMPARE A COSTA ET RCI , NCL est largement en dessous du point de vue de la qualité des plats

Je ne peux vous parler de tous les restaurants avec supplements , nous ne les avons pas testés, il y en a un qui nous interessait : celui des steaks mais un surplus de 25 dollars par personne, on a trouvé cela trop elevé

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LES SOIREES

Les danseurs seront quelque peu déçus, comme sur RCI tres peu de bars dansants, il y en a un seul : le SPINNAKER LONGE au pont 13, c’est la seule soirée dansante par jour. Nous y sommes allés 2 fois, c’était bien animé, il y a un orchestre, des chanteurs et une bonne ambiance (EMPORTEZ DANS VOTRE VALISE DES HABITS BLANCS IL Y A UNE SOIREE BLANCHE)

EN BREF a part le piano bar (champagne bar, )ET LE SPINAKER LONGE c’est assez mort le soir !!

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LE BATEAU ET LE SERVICE A BORD

Le bateau fait le plein cette semaine

700 Americains, 400 francophones, 300 espagnols, 200 Allemands et beaucoup d'autres nationalités

Le personnel est gentil et souriant. Du fait du nombre important de Français, ils font des efforts notables dans notre langue, c’est beaucoup plus parlé français que sur RCI)

Il y a une information en français dés le premier jour, le directeur de lhotel et une autre hotesse nous parlent français.

L exercice de sauvetage n’est pas tres serieux (similitude avec RCI) on va dans le theatre, la un gars nous fait un peut rire comme s’il voulait chauffer la salle avant un spectacle et puis on met tous notre gilet de sauvetage et on s’en va….. ??? Bref pas beaucoup d’interet, ils notent malgré tout votre nom et un exercice sera renouvelé le lendemain pour ceux qui ne l’auraient pas fait !

Le service à bord est de bonne qualité, la chambre est faite 2 fois par jour avec un petit animal en serviette chaque soir avec des chocolats à la menthe.

(attention pres de votre porte vous avez une petite roulette pour signaler ne pas déranger ou faites la chambre, une fois on a oublié de defaire « ne pas déranger » la cabine n’a été faite que le soir de ce fait)

Apres le COSTA MAGICA SERENA FORTUNA et l’ADVENTURE OF THE SEAS, le NCL GEM était la moins grande unité que nous prenions et curieusement c’est sur ce seul bateau que nous avons ressenti la foule !!!! surtout au garden buffet, au restaurant le grand pacific tres bruyant !! (au magenta c’est mieux)

Nous avons trouvé la déco tres sobre même trop sobre, les plafonds sont partout bas, et jamais décoré (que des plaques carrées) ou l’on voit meme certaines ecritures techniques parfois.

EN BREF Le théatre est beau, ainsi que la déco du garden café, le champagne bar, sinon c’est le bateau que nous avons le moins aimé, je suis contente de retrouver le magnifique atrium du COSTA SERENA en avril !

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LES ESCALES :

Les excursions NCL sont HORS DE PRIX en moyenne 200 dollars , ça va jusqu’au 4000 dollars ! du GRAND DELIRE !

MALTE

Une des rares excursions abordables « MALTA SCENIC BEAUTY « (49 dollars par personne)

Tres bonne excursion en français, on visite une autre partie du port de Malte, puis on va visiter un village de pecheurs puis la grotte bleue (vue panoramique) puis vue sur l’aglise de mosta, puis dernier arret aux falaises ! le temps est magnifique c’est tres beau

Nous avons demandé à nous faire redéposer dans le centre de la valette pour refaire un tour (nous connaissions déjà) LA VALETTE est le plus beau port ou l’on accoste, ne pas rater le départ et l’arrivée.

NAPLES

Nous décidons de visiter CAPRI, nous prenons le bateau (32 euros aller retour par personne)

Arrivés à CAPRI on prend le funiculaire, la vue est tres belle, on ira uassi a ANACAPRI. Le temps est splendide est les falaises de CAPRI MAGNIFIQUES, nous reviendrons !

ROME

On part en train (9 euros aller retour) on suivra l’itineraire de CAMPHI tres bien fait, Rome eqst une tres belle ville malheureusement tres embouteillée, je vous deconseille pour cette raison les bus rouges, il vaut mieux marcher ! IL FAIT TOUJOURS TRES BEAU

LIVOURNE

Nous visiterons PISE (seils 3 monuments regroupés dont la tour penchée) présente un interet, l’apres midi nous nous rendons a LUCCA toujours en train, c’est tres mignon !

CANNES

Il fait gris nous nous promenons puis un petit arret sur la plage GRANDE SURPRISE.... Mon téléphone sonne ! c'est notre Véro qui ne tient plus et qui a envie de savoir comment ça se passe sur le GEM !!! 😎

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CONCLUSION

J’ai croisé pas mal de Français qui semblaient partager mon opinion : NCL a des prestations bien inferieures à COSTA et RCI mais il faut comparer le rapport qualité / prix !

Pour ma part une mini suite à 775 euros par personne cela reste un tres bon rapport qualité prix !

NCL a des qualités indéniables concernant l’organisation des embarquements et débarquements tres rapides , un bon accueil à bord, un bon service de chambre.

Il est dommage que la nourriture ne soit pas à la hauteur de ce qu’on peut attendre sur un bateau de croisière, cela est peut être la cause des prix bas ?

Quant à la décoration du bateau, ce compte rendu n’engage que moi, certains aimeront sans doute la sobriété des lieux !

Nous avons malgré tout passé une très bonne semaine à 2, tres beau parcours et un grand merci à MONSIEUR SOLEIL qui nous a seulement posé un lapin à CANNES !

En bref Je retournerais sur NCL à condition d'avoir de bon prix comme cette fois ci.

N HESITEZ PAS SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS JE ME FERAIS UN PLAISIR D Y REPONDRE !
Vos avis sur circuit sur la côte ouest américaine et Yellowstone? English translation pending
by Jororemy · 2009-10-30 · 51 replies
Bonjour,

Enfin notre rêve d'enfant a ma femme et a moi n'a jamais été aussi prêt. En effet nous prevoyons de faire un voyage au USA sur la cote Ouest en 2010 surement juin ou juillet de 4 semaines. J'ai lu beaucoup de choses mais bon j'ai pas mal de questions. Pour vous donner un peu notre profil nous ne souhaitons pas faire de randonnées dans las parcs mais juste les visiter, prendre des photos et flaner un peu. Alors j'ai une esquisse de parcours en tête mais au vu des distances que j'apprehende encore mal je crois que cela parait impossible et je souhaite savoir ce que vous en penser sachant que je suis peut être a cote de la plaque mais bon je me lance.

je souhaieterais faire les etapes classiques comme: Los Angeles Barstow Needles, Seligman(pour prendre un peu de la route66), Williams, Flagstaff, peut être Sedona) Grand Canyon Page (Monument Valley, Lac Powel, Antelope, horseshoe bend etc..) Moab (Needles Overlook, Canyonlands, Arches etc..) Bryce canyon Zion Las Vegas mammoth lake Yosémite San Francisco

bon je ne sais pas encore dans quel ordre exactement (vos conseils me seront précieux pour éviter des km pour rien) et la ou je suis un peu fou c'est que j'aimerais faire aussi yellowstone et le grand teton mais il me semble que la distance est trop grande. J''avais penser peut etre arriver a Denver dans le Colorado puis direction yellowstone et redescendre vers moab, page etc.. mais qu'en penser vous? Est ce possible?

Nous avons choisi plutot la voiture et a ce propos concernant les hotels(pour les villes comme Los angeles, san francisco et las vegas c'est sur je dois réserver) mais pour le reste? car si on a un empêchement ça se passe comment ?

Pour ce qui est du temps. Je ne souhaite pas passer trop de temps a Los Angeles car je ne souhaite pas faire de parc d'attractions donc 1 jour me semble suffisant, a San Francisco je penses que deux 2 jours suffiraient , a Yellowstone 3 jours et a Las Vegas 1 jour. Qu'en pensez vous?

Merci pour toutes les infos, conseils que vous voudrez bien me donner.
Retour d'un voyage au Portugal et reportage photos English translation pending
by Larazou · 2009-10-27 · 18 replies
Bonsoir. Je reviens d'un séjour d'une vingtaine de jours au portugal, agréable pays que je visite souvent, avec pour objectif cette fois ci de visiter les villages insolites situés à la frontière avec l'espagne.Temps très agréable dans l'ensemble(32° à lisbonne pour un mois d'octobre.??), circuit routier y compris les routes secondaires impeccable. Voici mon périple: Départ de vila réal de santo antonio-mertola-moura-monsaraz-reguengos de monsaraz-evora-vila viçosa-portalegre-marvao-castelo de vide-monsonto(le plus beau village du portugal) idenha a velha-tomar-fatima-batalha-alcoçaba-grottes de mira de aire-nazare(magnifique station balnéaire)-obidos-peniche-ericeira-sintra-praia da maça-lisbonne-lagos-albufeira-vila real de santo antonio. A votre disposition pour ceux qui désirent des informations détaillées. Reportage photos: http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalAlentejoEvoraMertolaMonsarazVilaVicosaPortalegreMarvaoCasteloVide1009?authkey=Gv1sRgCIC4tMzL_bbzRA&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalBeiraMosantoIdenhaAVelha1009?authkey=Gv1sRgCM6r1trp-bfH3wE&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalTomarFatima1009?authkey=Gv1sRgCMWs2bDG_svtUA&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalBatalhaAlcocaba1009?authkey=Gv1sRgCJmqmLmVtf-CsAE&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalNazare1009?authkey=Gv1sRgCPfq6bf6j4DRxwE&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalObidosPortoMosMiraDeAire1009?authkey=Gv1sRgCK7joauqlMKkbQ&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalEriceiraPenicheSMartinoPorto1009?authkey=Gv1sRgCOTL4o7Gx-maqQE&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalSintraPraiaMacaAzenhasDoMar1009?authkey=Gv1sRgCN2O8pT96_XDsAE&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalLisbonne2009?authkey=Gv1sRgCKXg3Lz545-NGQ&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalLagosPlages908?authkey=Gv1sRgCIiHi-uL37Xl2AE&feat=directlink

http://picasaweb.google.fr/gha.latif/PortugalAlbufeiraPlages1009?authkey=Gv1sRgCLuJppzZ_6aDbQ&feat=directlink
Retour de quinze jours en Thaïlande English translation pending
by Centurion666 · 2009-10-23 · 16 replies
Bonjour, je voulais vous faire part de mon compte rendu de 15j de trip en Thailande du Nord au Sud:

Chiang Mai:

Logé au Chiang Mai thai House qui a été nous cherché à l'aéroport pour 80bht/pers. Hotel très sympa, super bien placé et propre. Certe la piscine est légèrement verdatre mais cela ne m'a pas choqué plus que çà. Découverte des différents temples de la ville ainsi que le Doi Suthep. C'est sympa, assez calme mais on en fait très vite le tour de CM. j'ai fait aussi les ateliers d'ombrelles, et été voir du muay thai.

point positifs:

calme, bouffe pas chère le Night Market est impressionnant et immense

Point négatif:

assez petit, ville pas très belle à part les temples

je n'ai pas fais de trek ou autre descente en rafting de bambou.

Bangkok:

logé dans l'excellent Sleepwithin sur Rambutri Rd. Hotel très classe, très propre et piscine au dernier étage. le tout pour 1050bht/nuit Nous étions bien placés pour faire tout les temples principaux de bangkok et le Grand Palais (même monde qu'au mont St Michel...) Pas trop bruyant le soir comparé à Khao San Road qui est juste derrière. Nous nous sommes amusé à aller vouloir allé un soir sur Sukhumvit (Nana) pour voir ce que cela donnait... 1h45 de taxi pour 7km et arrivé dans un quartier ultra bruyant, étouffant et gorgé de prostitués... bref on a pas aimé du tout et je ne comprends pas les gens qui conseille d'aller sur Sukhumvit (j'ai pas été voir non plus vers Soi 11 ou 13) Nous sommes vite revenu via skytrain + Taxi à l'hotel.

Bangkok c'est bien, mais 2 jours suffisent pour faire le tour de l'essentiel grande ville, propre mais polluée. On y mange bien, mais si comme ma copine vous n'êtes pas fan de la bouffe ds la rue, les restos farangs sont soi décevants soit inexistants... dommage

Ne prenez pas les tuk tuks, sur place me suis aperçu d'une arnaque à grande echelle:

tu croise un type ds la rue, il commence à te parler et te propose un itinéraire des choses à voir. genre 1) tu fais tel temple 2) va voir ce tailleur, c'est le mec qui exporte pour cerruti et Ungaro... 3) un autre temple 4) une joaillerie et me dis prends les tuk tuk avec une plaque blanche, c'est 30baht/h, c'est ceux du gouvernement....

en gros tu paie pas cher mais tu vas voir des trucs pas très interressant, et si tu lui demande de zapper le tailleur, le mec commence à m'expliquer qu'il aura le droit à un bon d'essence si il m'y emmène... c'est pas cher mais tu perds ton temps

faut prendre les taxis meter, et leur stipuler de l'allumer :D une course c'est entre 50 et 100baht

puis vint le sud

Krabi / Ao nang

arrivé à l'airport il y a un service de bus et taxi on a pris un taxi pour 300baht à 2, le bus c'était 150 baht/pers bref pas donné, mais on a pas eu trop le choix

arrivé à Ao nang, je lui demande la J.Mansion, la fameuse guesthouse recommandée sur le forum ainsi que le Lonely Planet. On arrive sur place, la nana annonce 600baht/nuit, on lui demande alors de voir la chambre: sentait la moisissure, les meubles surdaté et çà sentait pas vraiment le propre... on sort, elle cours après nous pour faire la chambre à 400 baht. mais niet ! trop pourri le truc en sortant une femme du PK Mansion (même rue) nous montre sa plaquette avec son hotel flambant neuf. On se dit pourquoi pas on va visiter: chambre très propre, tout neuf (étiquettes encore sur les lampes), tv, clim et et et vue sur la mer !!! on prends pour 550 baht/nuit

après une douche méritée, on profite pour sortir un peu et découvrir Ao Nang:

petite ville balnéaire, des shops avec les même babiolles que tu retrouves dans tout le pays, des restos pour farang et pas grand chose de plus... mais bon çà le mérite d'être calme la plage à l'époque où on y était n'était pas super propre et c'était pas la carte postale annoncé mer agitée + pluie= eau marron

Nous décidons alors de passer une après midi à la fameuse Rai Leh:

départ en longtail boat laborieux (le mec attendait qu'il soit plaint), arrivé sur la plage ouest: baignade impossible, ramassis de corail mort qui te lacère les pieds, et fond très plat donc tu as pieds loin, très loin. On se prends une saucé sur la tronce, obligé de se réfugié au bar d'un des resorts. Les prix ne sont plus les mêmes !!! exhorbitants !!! on décide aller d'aller voir côté est, on traverse les resorts et là tu te rends compte de l'envers du décor tout pourri avec des travaux partout. la plage est est immonde, c'est une mangrove polluée avec plein de bateaux. Du coup on se décide d'aller sur la seule plage correcte: Panang Beach là rien à dire c'était vraiment sympa maiss tjrs pas d'eau turquoise avec cette mer agitée.

en gros Rai Leh, je ne vois pas ce que les gens y trouvent de bien à part la plage de panang

Le patron du PK Mansion nous avait fait l'éloge de SA compagnie de boat trip pour un tour:

Bamboo Island, Koh Phi Phi Leh et Don le tout pour 850 baht/ la journée avec la bouffe et la boisson. prix très correct donc on a tenté trip super sympa ( mis à part les gens qui gerbent dès les 2 premières minutes), on a eu un temps excellent sur les différentes iles, ponctué de baignade et de snorkelling (çà devient n'importe quoi aussi en donnant 10kg de pain au poisson et lachant les touristes au même endroit ==> corail tout abîmé) pas déçu, une très bonne journée

Pour en venir à Phi Phi, certes c'est joli, mais tu doit vite te faire ch*** sur une ile aussi petite

CONCLUSION:

Comme vous pouvez le sentir, je n'ai pas apprécié à 100% mon voyage. Certes c'est le pays du sourire, mais dès que tu as payé, tu n'as plus le droit aux même faveurs. J'ai trouvé qu'il yavait pas mal d'arnaqueurs et que j'en avais ma claque des indiens qui voulaient tous me tailler un costar !!!! le gars te voit 10 fois dans la journée, mais va t'emmerder 10 fois ! certes j'ai fait des coins ultra touristiques, mais je n'avais que 15j J'y retournerai bien mais éviterai les grosses zones touristiques, c'est dommage je trouve. le pays est assez riche et cela ce sent. Je n'ai pas retrouvé l'authenticité que j'arrive à sentir quand je vais à Bali. Oui malheuresement je compare ce trip à mes différents trip en Indo, du coup je suis déçu, je n'ai pas retrouvé les vrais sourires (comme à Bali) ni une certaines authenticité. En indo, tu peux parler avec les gens, parler de tout et de rien, je n'ai pas retrouvé çà en Thailande. bref, à refaire, mais différement
Avis sur ébauche de circuit de deux à trois semaines dans le Nord-Ouest américain English translation pending
by Cyberbarbie · 2009-10-21 · 40 replies
bonjour,

cela fait plusieurs jours que je lis pas mal de topics afin de préparer mon voyage cet été. J'ai déjà trouvé pas mal d'informations et je voudrais avoir des avis sur ce début d'ébauche de circuit. Je compte d'abord passer une semaine/10 jours dans le Michigan où j'ai de la famille (je connais déjà assez bien le coin, je sais ce qu'il y a avoir^^) Par la suite, on voudrait passer 2 à 3 semaines pour visiter l'oregon, l'état de Washington et petite pointe par le wyoming. Je pense que le mieux serait de prendre un avion jusque Seattle et d'avoir une voiture à partir de là. Je commencerai par visiter Seattle (marché de Pike Place, quartier historique, Kerry park, le port)...puis direction Olympic park pour visiter les lieux (je dois encore chercher ce qu'on compte faire)

Puis, reprendre la route vers Glacier NP, descendre vers Yellowstone et Grand teton. Retour vers Portland (visite de la ville, arrêt à Boise et puis remonter en voiture le long de la côte vers Seattle. Arrêt à Crator Lake

Mon soucis c'est que nous n'avons pas plus de 2 à 3 semaines et je souhaite plutôt visiter à fond un endroit plutôt que de survoler. Le circuit n'est vraiment pas complet pour l'instant c'est plutôt une ébauche.

Je pense que ça fait quand même beaucoup pour le temps que nous avons et je pensais peut-être ne pas faire l'état à Glacier NP et directement aller des environs de Seattle à Yellowstone mais je ne vois vraiment pas ce qu'il y a d'intéressant sur la route.

J'ai aussi lu que Vancouver était intéressant à visiter mais bon vu le temps limité, il faut faire des choix. Redwood NP (nord de la Californie) a aussi l'air vraiment bien.

Voila, merci de me dire ce que vous en pensez je sais que ce n'est vraiment pas complet désolée

merci
Programme pour trois semaines en Thaïlande? English translation pending
by Djej7 · 2009-10-15 · 32 replies
Bonjour,

J'ai besoin de votre aide pour mon PREMIER voyage en thaillande. J'y serai pendant 3 semaines, du 27/12/2009 au 16/01/2010.

J'aimerai pour ce premier voyage visiter les villes suivantes :

1)Bangkok 2)Kanchanburi (Tiger temple, les cascades d'Erawan+trek éléphant ?) 3) Chiang mai ( Trekk éléphant) 4) Phuket ou Koh samui ?

- -> J'aimerai connaitre vos avis sur l'odre dans lequel je devrai visiter ces villes, avec une logique au niveau des transports si possible...

- -> et la durée que vous passeriez plus ou moins sur chacune de ces destinations...sachant que je pars avec un ami, tous deux agés de 25 ans 😎 (des jeunes dans la fougue quoi ^^)). But des vacances : 70% activités sportives nautiques, massages et fête et 30% visites, ballade

Merci d'avance pour vos conseils, avis et orientations.... !!!
Trois semaines en Islande en famille à l'été 2010 English translation pending
by Bluequark · 2009-10-11 · 12 replies
Bonjour,

Nous somme une famille de quatre dont deux enfants qui auront 10 et 12 ans et nous envisageons de partir trois semaines en Islande l’été prochain.

Voici l’itinéraire que nous envisageons. Nous pensons a priori dormir dans du dur en privilégiant lorsque c’est possible les AJ, la moitié masculine de la famille étant rétive à camper dans ces contrées au temps instable.

Jour 1 : Vols Icelandair Paris/Reykjavik - Arrivée à Keflavik - Nuit à Reykjavik Jour 2 : Piste F225 -Helka - Nuit à Landmannalaugar Jour 3 : Landmannalaugar- Nuit Landmannalaugar Jour 4 : Piste F208 sud – alentours Vik- Nuit à Vik Jour 5 : Alentours Vik- Nuit à Kirkjubaejarklaustur (ou AJ de Hvoll) Jour 6 : Laki –Nuit près de Skaftafell (ou AJ de Hvoll) Jour 7 : Parc National de Skaftafell - Nuit à Skaftafell (ou AJ de Hvoll) Jour 8 : Fjallsarlon - Ingólfshöfði -lagon glaciaire de Jökulsarlon- nuit vers Jökulsarlon (AJ Vagnsstaðir) ou Höfn Jour 9 : Balade dans le parc de Lonsoraefi (?) -fjords -Nuit à Egilsstadir Jour 10 : Trajet Askja - Nuit à Askja

Jour 11 mont Askja (si pas fait la veille) – Nuit vers Dettifoss ou Myvatn Jour 12 : Par national de Jökulsargljufur : Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Nuit près de Husavik Jour 13 : Baleines - Nuit près de Myvatn Jour 14 : Alentours Myvatn - Nuit près de Myvatn Jour 15 : Alentours Myvatn - Nuit près de Myvatn

Ou Jour 11 mont Askja (si pas fait la veille) – Nuit vers Myvatn Jour 12 : Alentours Myvatn - Nuit près de Myvatn Jour 13 : Alentours Myvatn - Nuit près de Husavik Jour 14 : Baleines Par national de Jökulsargljufur - Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss-Nuit près de Myvatn Jour 15 : Alentours Myvatn -Nuit près de Myvatn

Jour 16 : Godafoss- Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer -Nuit à Osar Jour 17 : Péninsule deVatnsnes -Nuit à Osar Jour18 : Hveravellir - Nuit à Hveravellir ou Kerlingarfjöll Jour 19 : Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll Jour 20 : Geysir - Gullfoss Thingvellir - Nuit près de Laugarvatn Jour 21 : Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit vers Blue Lagoon Jour 22 : Vols Icelandair Reykjavik/Paris - Arrivée à Paris

Au delà de votre avis sur ce projet d’itinéraire, j’aurais aimé avoir votre avis sur :

- le trajet entre Egilsstadir et Askja : n°1 puis F905 ou n°1 et 923 ou encore F910? - le type de 4*4 à retenir pour ce parcours. J’ai regardé les sites de location et pour moi, rien ne ressemble plus à un voiture qu’une autre voiture ; - les baleines à Husavik. J’ai l’impression que les avis sont contrastés. Est-ce que cela vaut le coup ou non ? - de même pour la ballade en tracteurs pour voir les oiseaux à Ingólfshöfði? - des conseils pour loger de façon général et plus particulièrement à Askja. Le seul logement est-il le refuge de l’Iceland Touring Association? fait-y-t-il froid ? comment peut-on réserver ? - si on avait un ou deux jours de plus que suggériez vous de rajouter/modifier ?

Merci d'avance.
Sites intéressants en Guadeloupe mi-octobre? English translation pending
by Leire · 2009-10-09 · 11 replies
Bonjour,

je pars le 16 octobre pour 9 jours en Guadeloupe, dont 2 jours de formations en plein milieu du sejour. Il me reste donc 7 jours de découverte et je voudrais selectionner les sites les plus interssants à voir, évidemment! Dont certaines plongées...

Rando soufrière prévue, excursions Les Saintes aussi...

Auriez vous dex choses à conseiller en particulier ??? Réserve Cousteau ?? 1 jour est-ce suffisant pour les saintes ??

Nous avons loué une voiture pour les 10 jours !

Merci pour tous vos précieux coup de coeur !
Le pays où le noir est couleur English translation pending
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Circuit "Terre rouge et pierre jaune" dans l'Ouest américain English translation pending
by Cendryon · 2009-10-05 · 82 replies
Hum... Bon je sais, pas encore fais mon carnet de voyage 2009 😕 ... je viens juste de terminer mes albums photos 2008 ! 🤪

...et déjà occupée à préparer le trip 2010 !!! 😎

Merci encore à tous ceux qui ont déjà répondu à mes posts ou messages privés (ITAT, Virginath, boumtchak, iggy3010, papj59, PSI31, Zitounet, Vnoa, leslandes et tous ceux que j'oublie...).

Cette fois, je crois que je le tiens!! et pour ne pas faillir à la tradition des "Hein, qu'est-ce que vous en pensez de mon circuit ??? 🤪" ben je vous le demande 😉 et surtout n'hésitez pas à réagir ... nous serons toujours 4, 2 ados (le grand aura tout de même 19 ans... jeune adulte quoi)

J'ai déjà les billets d'avion et les résa dans les cabanes à Yellowstone 😄

01/07/10 Vol / Nuité Las Vegas 02/07/10 Matin Visite hotels / Après-midi Relax – soirée strip / Nuité Las Vegas 03/07/10 Matin Valley of fire ?/ Après-midi Relax – soirée spectacle/ Nuité Las Vegas 04/07/10 Matin Trajet/ Après-midi Williams – Flagstaff/ Nuité Sedona/ Km 432/ temps 4h34 05/07/10 Matin Pink jeep Broken arrow/ Après-midi Holy cross chapel -Slide rock / Nuité Sedona/ 06/07/10 Matin Trajet/ Après-midi Marble canyon – Lee Ferries/ Nuité Page/ Km 328/ temps 4h20 07/07/10 Randonée guidée Paria outpost / Nuité Page 08/07/10 Bateau /nuité Page 09/07/10 Matin Trajet/ Après-midi Narrows/ Nuité Zion/ Km 186 / temps 2h21 10/07/10 Matin Angel's landing/ Après-midi Trajet – sunset Bryce/ Nuité Bryce/ Km 139/ temps 2h00 11/07/10 Matin Bryce Navajo loop / Après-midi Relax/ Nuité Bryce 12/07/10 Sunrise - Trajet n12 + Burr trail piste jusqu'à Cainville/ Nuité Torrey/ Km 268/ temps 5h47 13/07/10 Cathedral valley – piste / Nuité Torrey / Km / temps 8h00 14/07/10 Matin Trajet - Goblin valley / Après-midi Relax/ Nuité Moab/ Km 243/ temps 2h20 15/07/10 Tag a long – Cannyonland/ Nuité Moab 16/07/10 Matin Relax/ Après-midi Arches/ Nuité Moab 17/07/10 Matin Cannyonland/ Après-midi Cannyonland/ Nuité Moab 18/07/10 Matin Arches/ Après-midi Relax/ Nuité Moab 19/07/10 Matin Trajet/ Après-midi Flaming gorge/ Nuité Flaming g./ Km 433/ temps 5h00 20/07/10 Matin Trajet/ Après-midi Relax/ Nuité Jackson Hole/ Km 385/ temps 4h28 21/07/10 Matin Grand Teton/ Après-midi Grand Teton/ Nuité Old Faithfull/ Km / temps 22/07/10 Matin Secteur Old Faithfull/ Après-midi Secteur Old Faithfull/ Nuité Old Faithfull 23/07/10 Matin Route nord geysers/ Après-midi Secteur mammoth hot spring/ Nuité Gardiner 24/07/10 Matin Lamar valley/ Après-midi secteur Canyon village/ Nuité Canyon village 25/07/10 Matin Yellowstone canyon/ Après-midi Lac Yellowstone/ Nuité Canyon village 26/07/10 Matin Trajet/ Après-midi Cody/ Nuité Cody/ Km 151/ temps 1h46 27/07/10 Matin Little Big Horn canyon/ Après-midi Devil Tower/ Nuité D.tower/ Km 541/ temps 6h00 28/07/10 Matin Deadwood – Mont Rushmore / Après-midi Custer park – Crazy Horse monument/ Nuité Custer ou Hill city ou Keystone ?/ Km 269/ temps 3h40 29/07/10 Matin Custer park/ Après-midi Badlands/ Nuité Badlands/ Km 231/ temps 3h00 30/07/10 Matin Badlands/ Après-midi Vol (17h09)/ Nuité à bord / Km 148/ temps 1h37
Horaire du bateau au départ de Sainte-Anne pour les Saintes? (Guadeloupe) English translation pending
by Peneter · 2009-10-03 · 10 replies
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer quels jours de la semaine il y a un bateau au départ de sainte Anne pour les Saintes ?
Retour de croisière à bord du Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre English translation pending
by Alcati · 2009-10-02 · 601 replies
HELLO VOUS TOUS......

Bonjour les filles et un salut aux hommes.

Me revoilà, c'est fait et tout s'est déroulé trop vite.....

Mais bon, il y a du boulot car maintenant je vais tout vous raconter ou plutôt prendre le temps de vous faire part de ce que nous avons vécu car nous avons dû faire près de 2500 photos afin de vous faire partager ces bons moments.

Je m'étais dit qu'il fallait que je ramène un maximum d'images, c'est donc fait.

Descendus du navire ce matin à 08h45, nous avons pris notre temps en longeant le bord de mer avec mon véhicule afin de retourner à la maison. Nous venons d'arriver et je voulais vous faire un coucou avant de dévoiler toute cette belle aventure.

Mais auparavant, je dois adresser un amicale bonjour à LAINCY77 et son épouse que nous avons connu sur ce bateau et qui étaient venus chercher des infos sur ce forum (Croisière sur le Costa Mediterranéa du 27 septembre au 02 octobre 2009). A Laure et à Jérôme, nos Toulousains adorables qui ont découvert leur première croisière. A COUPDEGRISOU, jeunes gens très sympathiques qui ont apprécié leur nouvel univers de vacances. A Annick et Michel qui ont fait l'aller et le retour avec nous en voiture et qui ont partagé nos journées et nos excursions.

Je souhaite vivement que chacun d'eux viennent compléter cette discussion par leur ressenti et les photos.

Bruno, Titi, Capucine, vous aviez raison pour certaines escales, ce fut que du bonheur.

Mes premières impressions :

Arrivée, prise en compte du véhicule, des bagages = rien à dire. Embarquement à 13h45 (arrivée sur les lieux à 12h30) = encore mieux que l'année dernière, pas de bousculade, une libre circulation jusqu'à l'intérieur du navire = super point.

Un petit bémol (il faut qu'il y en ait un quand même). Après le passage de la sécurité et la passerelle, une hôtesse prends en photo avec un mini appareil tous les passagers afin de mémoriser le visage lors des sorties et entrées en escales. Puis, vous devez donner vos passeports afin d'en faire une photocopie et le service responsable les garde jusqu'à l'escale importante (ALEXANDRIE). On vous remet la photocopie de suite et une carte avec numéro d'attribution. A ce moment là, il y une queue énorme et un peu de bousculade car ces personnels sont placés de suite à droite en entrant sur le bateau après l'hôtesse.

Direction la cabine et là vous retrouvez dans celle-ci vos valises et non pas dehors comme en septembre 2008. Je donne encore un bon point.

Nous nous sommes dirigés vers le buffet du pont n° 9 et nous avons pu nous restaurer.

Installation des affaires dans la cabine, exercice d'abandon du navire que j'ai trouvé plus sérieux et les passagers bien rangés. Celui-ci fut assez long mais cela nous a permis de ne pas rater le départ de Savone sous un ciel extra. Départ vers 17h00/17h30 de Savone dans une ambiance bon enfant.

Pour la suite : le navire, installation en salle de restaurant, relations avec les passagers, ambiance des équipes d'animation, spectacles, escales, excursions, renseignements recueillis auprès de responsables français à bord seront à votre portées rapidement afin de vous faire vivre ce choix de circuit et surtout ce paquebot.

Je reviens très vite et encore merci à ceux qui de par CECILDALM m'ont fait passé un amicale bonjour.

Bruno, le GEM était face à moi à NAPLES. Pour les amoureux du Victoria, il était présent à Santorin, le Fortuna à Katakolon, avec le NOORDAM, également.

Heureux d'être à nouveau parmi vous.

JC
Séjour sur la côte amalfitaine: hébergement, transports? English translation pending
by Daphnia · 2009-09-29 · 6 replies
Mon mari et moi projetons , en avril 2010 , un séjour d'une dizaine de jours sur la côte amalfitaine , du côté de Positano et nous aimerions trouver un B&B sympathique avec , si possible , une chambre ayant vue sur la mer et d'un bon rapport qualité/ prix ( entre 60 et 90 € ) , et bien sûr , un accueil agréable. Pourriez-vous nous aider à trouver ce que nous cherchons? Positano vous semble-t-il un bon choix d'hébergement? Autre question : est-il facile de circuler avec une voiture de location ; sinon de quels moyens dispose-t-on pour visiter la région? Si vous avez des adresses de sites ( hébergement , transports et même restauration ) , nous sommes preneurs... Merci de votre aide.
Projet pour avril 2010 (environ 2100 miles ou 3400 kilomètres): Sud de l'Arizona – Nouveau-Mexique – Colorado English translation pending
by Bastinj · 2009-09-28 · 35 replies
Hello

Notre soif d'Amérique n'étant pas étanchée... Que du contraire (elle est plutôt exacerbée, suite à notre voyage de cet été!...), je projette d'y retourner en 2010...

Après beaucoup de temps de réflexion, je crois que je vais scinder le nouvel itinéraire en 2 parties: - en avril (pour avoir moins chaud!) : Sud de l'Arizona - Nouveau Mexique - Colorado (oui, je sais il risque d'y avoir encore de la neige!) - en juillet : Colorado - un peu d'Utah - Wyoming - un peu du South Dakota

Voici mon projet pour avril:

J1 Vol Bruxelles – Phoenix

J2 Phoenix – Tucson ; visite de Apache Trail (Phoenix) (116 Mi/185 Km/1H50)

J3 Tucson – Tucson ; visite de Sonoran desert museum–Saguaro West

J4 Tucson – Bisbee ; visite de Sabino Canyon (Tucson) – Bisbee (95 Mi/150 Km/ 2H)

J5 Bisbee – Portal ; visite de Chiricahua NM (85 Mi /135 Km/ 2h20)

J6 Portal – Alamogordo ; visite de White Sands NM (230 Mi/370 Km/4H10)

J7 Alamogordo – Bernadillo/Santa Fe ; visite de 3 Rivers – Carrizozo –Tent Rocks – Santa Fe (217 Mi/350Km/ 4H15)

J8 Bernadillo/Santa Fe – Farmington ; visite de Chaco Culture – Bisti Wilderness (280 Mi/450 Km/6H)

J9 Farmington – Durango – Ouray ; visite de San Juan Mountain (120 Mi/190Km/2H30)

J10 Ouray – Gunnison ; visite de Black Canyon of the Gunnison (100 Mi/ 160Km/2H)

J11 Gunnison – Cortez ; visite de Mesa Verde (220Mi/345 Km/4H)

J12 Cortez – Chinle ; visite de Mesa Verde – Canyon de Chelly (140 Mi/ 220Km/ 2H40)

J13 Chinle – Chinle ; visite de Canyon de Chelly

J14 Chinle – Holbrook ; visite de Petrified Forest – Painted desert (120 Mi/190 Km/2H)

J15 Holbrook – Flagstaff ; visite de Red and White Canyon – Coal Mine Canyon – Wupatki – Sunset Crater (230 Mi/370 Km/ 5H)

J16 Flagstaff – Sedona ; visite de Meteor Crater – Sedona (30 Mi/50Km/45 minutes)

J17 Sedona – Sedona ; visite de Sedona

J18 Sedona – Phoenix ; visite de Sedona (120 Mi/185 Km / 2H)

J19 Vol Phoenix – Bruxelles

J20 Arrivée à Bruxelles

Je fais un autre post pour l'itinéraire d'été.

Que pensez-vous de celui-ci pour avril?? Avez-vous des suggestions à me donner? Nous sera-t-il possible, à cette époque, de visiter le Colorado (San Juan Mountain et Black Canyon of the Gunnison) ... ou risquons-nous d'avoir encore beaucoup de neige?? Merci d'avance pour toutes vos réponses!
Impasse sur Ayers Rock English translation pending
by Sebfag · 2009-09-28 · 19 replies
Bonjour,

Je suis en pleine préparation d'un voyage (de noces) en Autralie. Comme à chaque préparation, un bon milliers de questions me viennent, mais je vais m'en limiter à une seule.

Pensez-vous grâve de faire l'impasse sur Ayers Rock ?

Je m'explique. Le résumé de notre itinéraire serait Perth - Adélaïde - Melbourne - Sydney - Cairns. Plus bien sûr tout ce qu'il y a à faire dans ces coins (les parcs nationaux, Kangaroo island, la great ocean road, les blue mountains, la barrière de corail, quelques îles, etc.). La période du voyage est à peu près 15 décembre - 15 janvier, c'est-à-dire la saison la plus touristique dans la région du rocher. Je m'imagine Uluru comme quelque chose de grandiose, à voir absolument, mais avec un nombre de touristes considérable. Et je me disais qu'en le zappant, on pourrait se concentrer plus sur les régions qu'on visitera, y passer plus de temps, et donc gagner un peu d'authenticité.

Peut-être je me trompe, et que le rocher est incontournable.

merci de vos réponses,

Sébastien
Côte ouest des Etats-Unis (6-21 septembre 2009) English translation pending
by Massimo13 · 2009-09-26 · 20 replies
Carnet de Voyage West Coast ‘09 Du 06 au 21 septembre

De retour de notre voyage aux States de 15 jours, le carnet de voyage s’imposait. Le livre photo suivra lui aussi, mais chaque chose en son temps… Le voyage s’est trop bien déroulé, sans impairs, avec une part d’imprévu quelque part un peu « prévu » dans notre planning. Je profite du décalage horaire pour poser ces mots sur le papier, j’ai trop peur d’oublier l’essence de ce voyage dans les mois à venir, c’était tellement MITIK !!!

Jour 1 : Dimanche 06 Septembre 09

Départ de l’aéroport de Marseille-Marignane à 10h10 Papa nous y a amené, YES ! Les boarding pass étant déjà imprimé, nous n’avons pas fait la queue à l’enregistrement, merci le fast bag drop.

Arrivée à Gatwik à 11h00 heure locale, merci le décalage horaire, 2h00 de vol et à la montre il n’est que 1h00 de plus ????



Dans la foulée, changement pour Heathrow = 1h00 de transport et 66 pounds ! Holy shit ! Tatiana me dit que la végétation lui donne l’impression d’être en île de France, on passe le security check et shopping au Duty Free, intéressant, mais on garde des balles pour « Lazeutasuni », le minimum syndical quand-même, clops et parfums.



Et puis on a rapidement très faim, on tourne, on vire, ce sera « gordon Ramsay, Food Plane », un MUST ! J’en profite pour remercier W9 qui nous l’a fait connaître…des plats simples, très bien présentés, un service de qualité, Good Feelings quoi ! Embarquement pour LAX à 16h00 ou plutôt 4h00 PM.

Je me félicite d’avoir bien choisi les places grâce à « seat guru », mais lorsqu’on s’assoit, un couple avec un enfant en bas âge et à coté de nous, le bébé pleurera 3 fois en 11h00 de vol, TOP ! Sauf que le rang derrière nous est un groupe d’un TO italien et même avec un double dose de « Lexo » il nous sera difficile pour ne pas dire impossible de fermer l’œil tellement ils sont bruyants, inquiets (ils mettront plus de 10h00 pour remplir le feuillet vert de l’immigration américaine…). Heureusement que les boissons sont à volonté…. Même les alcoolisées… Arrivée, enfin, à LAX à 19h00 heure locale, No Delay, Perfect ! Direction Budget, on prend le bus, et ça y est on y est, on est à « Lazetasuni » !!!! Heeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!! Let’s take a ride…. Sauf que la meuf de budget me dit qu’il n’y a pas de convertible, je prendrais une mustang simple alors… Non, pas de stock, une sebring CC à la place, je vais la voir et quand je reviens, elle n’est plus disponible (HEIN !?!?????!!) on me propose alors une voiture simple, MOI PAS CONTENT, MAIS PAS CONTENT !!! même après nos presque 24 heures d’éveil, transports et …. Tatiane commence à me dire que ce n’est pas grave, je demande un gros 4X4, genre Escalade, on est sur la WEST COAST qd-même, pas de 4X4 !!! Je demande une upgrade pour les voitures mises en avant devant les locaux, une charger 2010, la fille me fait un prix se sera 40$ de + par jour, on n’est pas d’accord, elle insiste pour que je retourne voir la voiture, malin je fais le tour du park et trouve une Mustang 2006 ROUGE, je reviens, donne l’emplacement de la belle, impossible me dit-elle !!! je crois rêver, obliger de la menacer d’appeler son manager, elle devient alors dispo, comme koi ?????!!!!!! Il ne faut pas hésiter à insister dans ces cas là, même après tant d’heures de vol ! On branche TOMTOM, il marche, mon bon vieux GPS, il trouve de suite la route pour le motel et nous voilà parti, Tat, me & the « red mustang », ça pousse qd-même !!! Je me gare devant le motel et …… gyrophare de police, on se chie dessus, tous les 2, « mais pourtant j’ai rien fait… » et le cops me contrôle….il est environ 6h00 du mat pour nous, dur, très dur…le cops compréhensifs ne me mettra pas de « ticket », j’ai simplement roulé sans les feux de position, les phares sont automatiquement allumé devant mais pas derrière, ne connaissant l’engin que depuis quelques heures, je n’avais pas remarqué qu’il y avait un bouton sous le tableau de bord pour les allumer (le tableau de bord affiché pourtant le logo vert des codes…) Premières impressions de Tat sur Los Angeles, elle a l’impression de traverser un « plan de campagne » géant et sans fin.

Jour 2 : Lundi 7 Septembre 09

Réveil à 3h30 heure locale pour moi, fatigué mais plus envie de dormir, je pars régler l’autoradio, les phares (c’est là que je trouve ce putxxx de bouton) et puis finalement, un ride seul dans LA et mon premier mac morning. De retour à 6h00, Tat était réveillé, affolé de ne plus me voir…Oups !!! Re-Mac Morning ensemble, le même que celui en France, si ce n’est la taille du café XXXXXL et une galette de Hash brown. Ca colle au ventre ! Puis départ pour le outlet Désert Hills premium, là encore, nous avons roulé, roulé dans un « plan de campagne » géant avec des panneaux de partout. Elle n’a jamais vu autant de Pub, même un pour le traitement du cancer de la prostate, c’est dire…

Nous arrivons à l’ouverture de l’outlet vers 10h00, prêt à faire un massacre, ce qu’on a fait : Timberland, Sunglass Hut, Tommy, Fossil…etc… vers 14h00, j’en avais marre alors on est parti direction Palm Springs, INCREDIBLE !!! dira Tat ! Oasis en plein milieu du desert, dans une chaleur de folie, avec un vent chaud façon hairdryer.

Tat décide de s’arreter boire un coup, et c’est parti pour 2 mojito puis traversé de la ville, immense, pleine de palmiers et de belles pelouses vertes.

Direction Joshua Tree, super park national, où on a croisé pas grand monde, on avait l’impression d’être seul au monde ! En plus c’était le sunset, les couleurs étaient magnifiques… Après on a abrégé, on avait faim en plus, alors avant d’arriver à l’hotel, petite halte au KFC sur la route, où on a acheté une lunch box meal à 7$99, en fait une boite de la taille d’un botin des pages jaunes rempli de trucs immondes, genre une purée de pomme de terre sucrée avec une sauce rouge au gout de poivre vert + ¼ de poulet fried + une boite de chicken popcorn, sorte de crottes de lapin au poulet là encore fried (on comprend bien d’où vient le Fet le C de KFC) et très sèches, des potatoes, des crispy tenders et notre premier litre de coca à boire à la paille, diamètre de 16mm et ses 2 kg d’ice cubes…. Pour le dodo à l’hotel, c’est 22h00 et bonne nuit les petits….

P.S. de ces 2 premières journées : Que ce soit Tat ou moi, nous rencontrons une certaine barrière de la langue, pas de la part des Américains qui sont gentils et serviables à souhaits, mais plutôt de notre part qui n’arrivons pas à faire passer « the message », heureusement que les Ricains y mettent du leur…. Toutefois, ça leur fait Xtremement plaisir qu’on essaie et surtout, ça les fait beaucoup rire…. La mustang et moi, on commence bien à se comprendre (phares, régulateurs etc…) et ça commence à le faire grave !

J’ai commencé, avec son accord, à envoyer la cavalerie (200HP) et ça pousse !!! Ouf !!! Le 0 à 65Mph est impressionnant, les vitesses passent mieux, plus vite, et quel bruit !!! roque, qui provient de ses entrailles !!! Huuuuuuuuuuuuummmmm !!! I really love it !!! Je savais qu’il m’en fallait une pour ce roadtrip, mais là, ça dépasse vraiment mes espérances, même s’il n’est toujours pas « convertible » pour l’instant… ½ plein de super pour 18$ / 25 litres environ, faudra qu’on m’explique pourquoi ce n’est pas possible en Europe…?....

Jour 3 : Mardi 8 Septembre

Réveil à 5h30, décidemment, je ne trouve pas moyen de faire une vrai bonne nuit, départ dans la nuit noire, trop cool en plein milieu du désert à Twentynine Palms.

Arrêt petit déj on the road - 3 pancakes, chacun de la taille d’une soucoupe volante



- pour Max, Scrambled eggs on biscuits with country gravy….



On comprend l’attachement de G. Ramsay pour la gravy faite maison… Celle-ci, pâteuse, industrielle pas dégueulasse mais spé avec des morceaux de champignons (J’espère ?)

Bon levé de soleil et direction Needles, mon GPS ne gère qu’une carte d’état à la fois… Pas pratique… Arrivée en Arizona, après des kilomètres de routes dans le désert, très peu de véhicules croisés, des champs entiers de maisons délabrées, semblant inhabitées, très espacées et au milieu de rien si ce n’est un soleil de plomb, dans une zone ou pendant 100 miles il n’y a pas de « services », intriguant… Nous voici enfin sur la « Historic 66 » pour Oatman, attention la route est dans le pire état que nous rencontrerons, entre l’état général, les flood et gravels… Oatman, c’est un peu comme OK Corral d’il ya 100 ans mais aujourd’hui, vraiment à voir, tant le temps semble s’être arreté …même si on ne restera pas plus d’1h30… On a bu un coup dans une sorte de saloon, 1 coke et 1 Bud Light pression pour 2$75, Imbattable !!! En plus, que des figurants d’un film genre Sergio Léone inside… ENORME !!! Route pour Kingman, la encore, la beauté des paysages est époustouflantes, mines, mules, montagnes, anfractuosités, faut y être passé pour comprendre !

P.S. : Un touriste me demande s’il peut faire une photo du cheval rouge, no problem sir…Il écopera même d’un départ en trombe avec le nuage de poussière et de gomme brulé qui va bien… Mode kéké OFF. Première Freeway à 75Mph, petite pointe à 85 Mph réel pour Bibi et fidèle destrier rouge, really enjoy, Viva Arizona. Désert, désert, désert et enfin Kingman, direction Steackhouse 1er burger avocado+bacon pour Tat, je prendrais un BJD= burger à la sauce Jack Daniel's, un régal et un des meilleurs pour Tat (et même du voyage...) Direction Las Vegas, passage par le Hoover Dam et là, l'impression d'être en "Area 51" (cops, control, atmosphère...) Arrêt photo, et discussion avec des Français qui passent 7 semaines sur la 66, trop cool et parler Français, se comprendre sans y réfléchir fait vraiment plaisir !!! En discutant, je les invite à faire une photo au volant du cheval rouge, ils sont super content, nous aussi ;) Le barrage est impressionnant, les roches qui le borde encore plus, on se croirait @Disneyland dans le "Big Thunder Mountain", les travaux de déviation avancent, mais ce n’est pas pour demain. Quelle chaleur qd-même !!! Arrivée à Vegas !!! Heeeeeeeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Petite dédicace à Elvis et son "Viva Las Vegas" puis un bon son West-Coast avec Dr. Dre et Snoop, comme c'est bon !!! Déjà, on passe à côté des tours Wynn et Encore, bien, puis on tourne à droite et là, mais làààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààà Ça y est, on y est !!! SIN CITY !!! On prend le Strip, direction le Mirage, on arrive à un écriteau "self parking" ou "valet", un dixième d'hésitation, ce sera "valet parking", on se gare devant l'hôtel, oui, oui, DEVANT ! et là la magie à l'américaine : - do you check in ? Yes ! - Do you want I park the car ? Yes ! - Do you have luggage ? Yes ! - Je m'en occupe, sir Bon, mon anglais est pourri, mais voilà à peu près ce que j'ai compris et surtout ce que j'ai dit !!!

L'hôtesse du lobby, très agréable, nous upgrade de suite au 23rd floor, bouteille de champagne californien offerte en plus, si c'est pas beau !!! La chambre est top, toute flashie, mieux que sur le net et on a une vue Dantesque ! Vue sur le strip, le Caesar, Paris... 2 lits Queens size que même dans tes rêves ça existent pas (là c'est Tat qui parle) Moelleux à souhaits, on dirait de la crème fouettée, avec 4 oreillers par lits, Oh my God !!! En +, tu dors avec la couette = 10°C dans la chambre, peut-être 15°C enfin...et avec tous ces changements de T°, 42°C dehors à l'ombre (ici ya pas beaucoup d'ombre...) et -18°C dedans, on se demande encore comment nous n'avons pas été plus malade que ça ?! Personnel très agréable, qui mérite bien leurs pourboires. La piscine = Magique ! Bordée de palmiers, enfin un peu d'ombre, jacuzzi pour masser nos jambes fatiguées, le TOP !

Le casino et ses machines à 1C, passionnant et un excellent passe-temps qui nous permet de boire à l'œil, parce qu'il faut savoir que le 1er soir, on a bu 1 coup dans 1 endroit un peu select, et 30$ parti en fumée pour 2 mojitos, on a plus recommencé... on préfèrera jouer aux machines, une serveuse passe demandant "anyone wants drinks ?" ce que Tat retiendra uniquement, le mot Drinks = picolé gratis, même s'il n'y a pas de mojito...

J’avais oublié qu’on était allé faire un tour au Venetian :

Jour 4 : Mercredi 9 Septembre

Petit dèj au Cravings buffet du Mirage, 30$ à 2, mais ça valait le coup... d'œil ! De la bouffe sucrée, salée à volonté, je me suis servi 3 fois en tout, 2 en salée (Raoul taste) et 1 en sucrée, ouf, des pancakes, des french toasts, des waffles avec faux sirop d'érables à base de maïs et chantilly à la limite de la montée en beurre... Une chose étrange : des billes de glaces vanille pour les pancakes... En fait, il s'agit de margarine = beurk !!! Tat prendra 1 fois du salé = cool, les slices de bacon, et 1 fois du sucré, tout le reste est sans commentaire... L'aprèm, on repart pour l'outlet au nord du strip, encore un "premium" comme celui de Cabazon... Il nous manquait des trucs : CK, Ralph Lauren, encore un massacre !!! Puis vers 15h30, la limousine est passée nous prendre à l'hôtel, direction l'aéroport de LV pour le tour en hélico et le survol de GC, avec atterrissage dans GC, petit lunch et "champagne" Californien... un mousseux à la limite du Listel mais bon, on est d'abord là pour en prendre plein les yeux et c'est vraiment le cas !!! Tat en garde un très et trop bon souvenir !

On a survolé Vegas, le Hoover Dam, le lac Mead, le désert... C'est impressionnant vu du ciel !!! Puis retour au sunset et le Strip qui commence à s'éclairer... Inoubliable ! Retour sur terre, achat de la photo à 15$ avec le pilote "Iceman" de Top Gun qui était super et plein de blague... Genre en plein vol, une fille lui demande à quoi sert les commandes de vol, il lui explique pour celle-ci et celle-là et puis celle-ci, "je ne sais pas, je ne m'en suis jamais servi sur le simulateur...", il vaut mieux en rigoler ! Retour à l'hotel en limo puis on est ressorti pour faire le tour du Strip de nuit en voiture,

Du temps qu’on attendait la voiture, on a eu droit au spectacle outside du Volcano

la faim nous guettant, mal nous en a pris de nous arrêter dans 1 Fatburger, le vrai "coupe gorge" avec que des gens bizarres, bourrés et des burgers dégueux... et gras ! Passons ! Retour à l'hôtel, arrêt aux machines, pour un petit gin sprite offert, bien sur ! Ce sera notre dernière nuit au Mirage ! Sniff ! Demain c'est TheHotel@Mandalay Bay !!!

Jour 5 : Jeudi 10 Septembre

Petit dèj au Mc Do, "Two number One, the meal with coffee, please" + cream + sugar + icecubes car trop chaud. On tourne, on vire et on décide de faire finalement le check-in au Mandalay avant l'heure dite, pas de problème on peut faire le check-in avant, cool ! TheHotel est vraiment class, trop class même, pas d'upgrade ni de sourires... On s'en souviendra... Et on se sentira moins bien qu'au Mirage, car trop parfait, pas assez de fun et puis tout ces gens en séminaires... Ça ne fait pas vacances... Le lobby est tout de même magnifique, comme les prestations de l'hotel du reste, ya même un parfum enivrant qu'on retrouvera dans la mustang le lendemain matin, quel soucis du détail ces Américains, Perfect ! Décidemment, le personnel est loin d'être aussi souriant et cool qu'au Mirage, même le voiturier est snob, c'est pour dire !

On a dormis au 6ème étage, waou le contraste avec le Mirage et notre 23rd floor... Sniff ! Le Mirage ! Vue moyenne sur le Luxor et la suite semble être plus petite que sur le site, certainement la pénombre de notre 6th floor... Par contre la SdB est tout simplement magnifique, grande et décors en général très typé "Young & the restless" / (les feux de l'amour pour les mamies qui nous lisent...).

La piscine est à vagues, avec la très mauvaise idée d'y ajouter du sable relativement fin, qui se révèlera brulant, "eh oui, on est en plein désert !" et des palmiers de 50m de haut qui ne font pas d'ombre... Définitivement, celle du Mirage est N°1 !!! L'aprèm, petit tour en tramway aérien gratuit au Luxor et l'excalibur, où on profitera pour faire un peu de shopping souvenir kitch pour la famille et les amis (en plus de ceux acheté aux outlet), je trouverai même une commande plus que spéciale de mon ancien "sensé", une casquette style baseball, sur laquelle je ferai broder un "squale" et mettre son nom sur le "back", le tout pour 37$ TTC... Immense machine à coudre du reste, en plein magasin ! Le casino en lui-même est plus aéré, + grand, + class que celui du Mirage, de l'excalibur ou du Luxor (que nous avons visité sans jouer...) mais l'ambiance est plus aux affaires qu'au FUN, femme de 60 ans en robe de soirée que même dans les séries tu ne vois pas, à la limite de "j'ai qd-même mis une robe de soirée, mais avec une touche de couleur style chemise hawaïenne en dégradé virant au fuchsia..."apparemment c'est la mode à NY (cf. "La Haine") On a qd-même joué à nos machines à 1c, (qué croquant ces frenchies !), malgré la tenue de soirée exigée, après tout ce shopping, on avait qd-même prévu le coup, j'en profite au passage pour remercier CK, et plus particulièrement Timberland, avec leur 50% sur le 2ème article !!! On décide de manger dans un burger bar de la galerie commerciale du Mandalay, quelle bonne idée… Tat prendra un burger à la viande de Kobé avec supplément avocado, bacon, cheese, 20$ rien que le burger mais d’après son palais, la meilleure viande à burger de tout le voyage… Je prendrais un normal, avec supplément bacon et cheese, + 50cl de Délirium Tremens à la pression… Chui bourré, ça m’a rappelé mes 20 ans au Brigand, bar à pressions et autres breuvages trappistes, à Aix en Pce « pour ceux qui voient c’ke veut dire… » Finalement éméché, on décide d’aller au truc des requins, le Shark Reef, attention le parcours à pied, une éternité dans les galeries vides du Mandalay, finalement il est fermé, stenc’ ! (eh oui, à ce moment chui encore dans mes vapeurs de Délirium… Et en bon Marseillais, je parle le langage de ma patrie)

Jour 6 : Vendredi 11 Septembre

Départ à l’aube pour la Death Valley, avec petit arrêt préalable à la gas station la plus proche, du « gas »évidemment, des « cubes » pour la glacière en polystyrène, des bouteilles d’eau en 50 cl, par pack de 24, qui au passage, sont pratiques, pas chère 4$ il me semble, reste plus qu’à les sortir toutes les ½ heures pour quelles restent bien fraiches !! Aujourd’hui, les Américains commémorent le 9/11, drapeaux en bernes etc…etc… Ca fait quelques choses qd-même ! Ahhhhhhhhhh !!! Je ne vous ai pas encore parlé des Red Bulls ???? Non ??? Définitivement, mes copines les jours de routes, parce qu’en plein désert, trouver et boire un café bien chaud… +10Millions pour ce breuvage chimique qui s’apparente à la potion magique de notre bon vieux druide Gaulois ! Et en version « shot » 2 petites gorgées au pouvoir immédiat, ça va qu’on était en plein désert, je me prenais pour Astérix…. Par Toutatis !!! Arrêt à Pahrump, re-gas pour être « Full » avant d’entrer dans DV et arrêt au burger king du coin et là, un grand moment, niveau film culte à la Tarantino : des oncles Jess de partout, avec leurs salopettes, casquettes comme dans « shérif, fais moi peur ! », les pickups énormes…. Ce qui nous a le plus étonné, c’est qu’ils se connaissent tous et parlent un Américain Mash Mallows excellent ! Vraiment un cliché ! Comme quoi un BK fait office de bar du village dans ses contrées lointaines… Tat adorera, mais il faut déjà qu’on reparte direction DV, plus on avançait, plus il faisait chaud, mais chaud !!! On arrive enfin, premier arrêt et …. Pas plus de 5minutes dehors tellement il fait chaud ! Zabriskie point vaut quand même le coup de bruler quelques minutes et il n’est que 10h00 du mat, un four la DV. On a roulé toutes la journée dans la vallée incroyablement belle, étonnante et chaude (normal, tu me diras…). Dans l’ordre, Zabriskie point, Devil’s Golf Course, Bad Water et Artist Palette.

Ce qui est vraiment agréable, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde, ou si, des mustangs de toutes les couleurs, décapotables ou pas… (j’ai été obligé de demandé où ils avaient loués les cabriolet, Hertz à 80% et 20% Avis, pas de Budget ?, je m’en souviendrai !!!) Tat me fera comprendre qu’aux vues des T° extérieures, la cab ne lui manque pas ! 45° à l’ombre, là-bas ya pas d’ombre ! (blague de Timsit, mais là aussi, elle est largement valable !) Ah si !, j’ai oublié à la sortie de DV il y a les dunes de sables de Mesquites, Magnifique !

Grosse journée tout de même, et il reste toute la route pour arriver à Mammoth Lakes… Lone Pine, Big Pine, Bishop…On arrivera vers 18h00 à Mammoth, et chose intéressante, on arrive direct à cette station de ski par l’autoroute (me dira Tat), c’est qd-même beau le progrès… Avec tout ça, un bain direct dans le Jacuzzi, brulant ! Il faut dire qu’entre la DV et Mammoth, on est passé de -86 mètres à + 2400 m, avec l’écart de T° qui correspond…Et qui rend donc le jacuzzi des plus agréables. On en profitera même pour essayer nos vêtements de montagne acheté pour l’occasion à Cabazon chez Billabong, une veste de snow pour monsieur et une écharpe couvre tête pour mademoiselle… Sur les conseils du motel, on ira manger chez « Angel’s » des plats typiques du coin, des ribs pour Tat et moi juste un steack aux champignons, Tat héritera même d’un gratin de pates aux fromages « fried », c-à-d « fris dans l’huile », un délice très calorifique… Je commanderai un blanc d coin, eh oui, on est en Californie qd-même…Et j’aurais l’immense honneur de boire un rosé, sucré, très alcoolisé et pourtant, il est bien marqué blanc « on it », à ne rien y comprendre ….?... Durant notre repas, on entend parler Français derrière nous, « merde, on est plus tout seul à se comprendre… » mais ça fait tellement plaisir d’entendre sa langue maternelle… Enfin pour maternelle, il s’agit en fait de Belges… Très sympa au demeurant, avec qui, après les présentations qui s’imposent, nous déciderons de diner et de nous raconter nos parcours respectifs. Cela sera très intéressant du reste, ils font le même parcours que nous mais dans le sens inverse, ils sont donc passé par les lieux qu’ils nous restent à visiter et nous de même pour eux, très cool !!! En plus, ils dorment au même motel que nous, à deux pas et pour une fois aux States, que ce soit à l’aller ou au retour, nous marcherons, oui-oui, MARCHER ! pour retourner au motel depuis le resto. Idem pour les Belges, comme quoi, les us et coutumes voyagent bien ! H.S. ON : Petite dédicace à un ami Belge, qui nous avait affirmé à l’époque que peu importe où l’on se trouve sur la Terre, il y aura toujours un Belge pour vous y accueillir. Et pourtant, ils ne sont que 10 millions… H.S OFF. Il est maintenant l’heure d’aller se coucher… Demain, c’est le park Yosemite !

Jour 7 : Samedi 12 septembre

On part pas trop tard, car aujourd’hui aussi ya « tarpin » de route à faire, direction le Yosemite park, à prononcer yocémiti poke pour se faire comprendre… route magnifique là encore, et puis ça grimpe, mais ça grimpe, pour passer un col à 10000 feet d’altitude. L’entrée du park est trop belle, avec son chalet tout en bois et ses grosses pierres rondes sur le sous-bassement, et puis les sapins… Oh ! les sapins ! Et les lacs, et les falaises, et les grimpeurs, re-les sapins… La région savoyarde, en version Américaine, grande, immense pardon ! avec sa route à double sens bien balisé, ses doubles traits jaunes incrustés de baguettes réfléchissantes, ses panneaux d’affichages si différents des nôtres… Dépaysement total ! et surtout on n’oublie pas « Keep the wilderness Wild ! » C’est trop beau ! La Tioga pass est ouverte à la circulation, no problem la-dessus, direction Yosemite valley, histoire de voir El Capitan, Glacier Point, Sentinel Fall et de se restaurer. En route, on restera bloqué quelques minutes à cause d’un feu, eh oui, les fameux feux immenses de Californie J’aurais un sacré coup de barre juste avant d’aller manger, impossible de conduire, une envie de dormir soudaine, qui m’obligera à siester quelques temps au bord d’une rivière, tellement belle du reste, on se serait cru en Corse. Tat prendra le volant à partir de là, juste le temps pour moi de me reposer un peu de ne pas être au volant, mais décidemment, elle n’aime vraiment pas conduire et moi tellement, que je reprendrai le volant juste après manger… On quitte la Valley pour se diriger vers la sortie du park, direction SFO ! On roule, on voit de super paysage, un peu à la « shérif fais-moi peur », je ne sais plus où on s’est arrêté, mais avant d’entrer en ville, il fallait que je lave la mustang et quelle bonne idée ! Le plus beau Lavomatic que j’ai pu voir de ma vie, vu de l’extérieur, rien d’exceptionnel non plus, normal même, mais j’ai un TOC d’avoir un véhicule propre que ce soit le mien ou pas. En faisant le tour, une gentille Américaine me propose des lingettes parfums chewing-gum pour nettoyer mon tableau de bord, sympa ! On choisit le lavage, pas cher au passage et cerise sur le gâteau, l’aspirateur est gratuit ! Vu qu’on a fumé comme des pompiers dans la voiture, que Budget réclame 250$ s’ils s’aperçoivent qu’on a fumé « inside », ce petit nettoyage deviendra grand et malheureusement, notre glacière en polystyrène avait rendu l’âme sans qu’on l’ai vu, et c’est la banquette arrière qui n’était pas contente et humide… Sur la route, on s’arrête pour manger dans un « in&out » burgers, je leur décerne l’award du burger le plus gras et calorifique que j’ai pu mangé aux States, il dégoulinait de gras…Faut dire qu’avec 4 steaks hachés et 4 tranches de cheddar, il fallait s’y attendre…Les frites sont faites maisons, c-à-d épluchées, coupées et frites sur place, aucun intérêt gustatif ! L’impression de vivre un peu à la « SuperSizeMe », ça, c’est fait ! Arrivée par les ponts, de nuit, sur SFO puis entrée directe dans le centre-ville, impressionnant ! Se dessine devant nous les premières collines, cables-cars et démarrages en côte…Génial ! Ca promet ! On grimpe, grimpe jusqu’à notre hôtel sur Nob Hill, le valet nous gare la voiture, on arrive au lobby, on gratte l’upgrade, on l’obtient et visite guidée en vidéo de la suite avec vue sur SFO pour 100€TTC, oui-oui 100€ tout rond ! Et dire qu’on y dormira 4 nuits, vraiment une bonne idée et merci trip advisor et booking, car sur expedia, 3 nuits en chambre standard coutait 863€TTC dans le même hôtel ! Après cette rude journée et cette bonne surprise en fin de journée, on se dit que nos 4 jours à SFO démarrent sur les chapeaux de roues ! HeHaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Jour 8 : Dimanche 13 Septembre

Bon, voilà maintenant 1 semaine que nous sommes aux States, 1 semaine déjà ! Ca passe vraiment vite, trop vite ! Mais bon, on enchaine ! Direction les piers, pour cela on prend le cable car qui passe et s’arrête juste devant l’hôtel, on demande pour acheter le pass 3 jours, le conducteur très gentil (est-ce encore besoin de le préciser après une semaine ?), nous indique où l’acheter et nous offre ce premier voyage ! Cool ! Petit dèj chez Noah avec ces fameux bagels, ouai… Puis taxi pour le pier 39 (pire feurdi naïneu), car après 20 minutes de marches, on était à peine arrivé au N°7, on est Marseillais qd-même, faudrait pas l’oublier !!! On prendra le sightseeing tour avec les bus rouges ouvert sur le dessus, 25$/pers. pour 2 jours, cela m’aura permis de me situer (merci les conseils du forum), Tat restera définitivement perdu ces 4 jours dans cette grande ville, elle qui connaît si bien Paris… Mais bon, il fait gris, le temps passe, et l’envie d’aller se faire un tour de Rocket Boat nous démange… Quelle bonne idée ! Les vidz parlent d’elle-même !!! On a vraiment bien rigolé, un des membres du personnel était Français
Cyclocamping en Islande English translation pending
by Mouset74 · 2009-09-20 · 0 replies
Salut a tous, Peut être que parmi vous, certain était au courant que j'allais en Islande... Et bien figurer vous que j'y suis bien. Je me présente, je m'appelle Subrise, le vélo de Germain. Il était temps qu'il me donne un nom, ça fait au moins 4 années que nous baroudons ensemble. Je suis content de ce nom. C'est presque comme sunrise, mais avec mon nom de modèle dedans. Ça doit être dans l'air du temps...Bref, c'est la première fois que je pars à l'étranger. Et pris l'avion part ailleurs. Enfin ce n’est pas trop tôt qu'il me sorte de la France. Il est vrai que nous faisons de superbes périples tout les 2, mais on reste en France. Alors que lui, je vois qu'il voyage autour du monde, mais jamais s'il m'emmène. En début d'année, lorsqu'il a pris son billet d'avion pour l'Islande, il était question qu'il parte seul. Mais voila, après mainte renseignements pris de droite et de gauche, il a qu'en même décidé de me prendre avec lui. Enfin maintenant nous y sommes, et je vais vous raconter. Nous sommes arrivés en terre de glace mercredi dernier sur les coups de 2h du matin. Le soleil était couché mais il y avait encore de la luminosité. J'ai fais bon voyage, Germain à du qu'en même me mettre dans un carton pour prendre l'avion. Je suis arrivé entier. A l'aéroport, Germain à du remonter des éléments démonter pour le voyage. Ensuite nous avons fait quelques 2 km avec le vent de face pour monter la tente au milieu des champs. Le lendemain, ou plutôt quelques heures de sommeil plus tard, c'est parti pour l'aventure. Disons l'aventure bien ventilé; car nous avons fait 70 bornes avec le vent de face sur une route plutôt fréquentée. Moyenne 12 km/h... Heureusement que je le maintien en forme toute l'année ce guss. Enfin, une étape sans prétention, juste histoire de rejoindre Reykjavík, la capitale. Nous avons dormi dans un champ, près d’une rivière. Germain, après une journée sur la selle, déteste s'endormir transpirant. Alors coûte que coûte, il se baigne. Même si l'eau est froide... Vendredi, c'est là que ça commence vraiment... l'aventure. Tout d'abord, il a fallu me charger un peu plus en alimentation. Nous partons pour 6 jours en toute autonomie, et ça, ça se prépare. Ensuite, par une météo plus ou moins clémente, nous sommes partis par la route 36. Premier arrêt, le parc national de þingvellir. Il faut savoir que l'Islande est géographiquement située entre la plaque tectonique nord américaine et la plaque européenne. Ce qui forme encore à ce jour des volcans et des fissures terrestres. Donc, ce parc est situé sur une des fissures et est en plus un important site historique islandais. Ensuite, en voulant couper la route 365 pour rejoindre Geysir, j'ai eu droit à mes premières sensations de VTT. Avant le départ, Germain a hésité entre moi et un VTT, car il savait que ça allait être sport. Mais notre complicité et notre fidélité sont plus fortes. Pour la nuit; c'est dingue, il arrive toujours à trouver un super endroit calme et près de l'eau (pas trop dur, nous sommes en Islande). Baignade dans de l'eau à 6 degrés. En Islande, je généralise peut être, mais il pleut souvent la nuit, et le jour, c'est plutôt du beau ou une pluie plus fine. Et en ce moment, nous avons le droit à de la lumière en plus. Et oui, il fait jour pendant 20 heures sur 24. Samedi, nous sommes partis vers Geysir; un lieu où la Terre est en ébullition. Effectivement, c'est ici que ce trouve le geyser Strokkur qui propulse son eau soufrée a plus de 35m de hauteur. Un endroit qui bouillonne, on peut le dire. Ensuite direction Gullfoss, une chute d'eau vraiment impressionnante. Et puis, c'est à ce moment que nous disons salut les gens, bonjour la nature. Par la route F35, nous accédons au no man's land. Petit hic, la route est barrée à 25km. Germain réfléchit en pédalant, on verra bien.... La route est encore bitumée pendant quelques kilomètres. Un vent, tantôt de face, tantôt de profil, commence à se lever. Il forcit à chaque coup de pédale. Le bitume laisse place à la piste. Le vent est maintenant à son apogée, il frôle les 60km/h en rafale. Cette fois nous l'avons sur le coté, et nous peinons vraiment. Parfois, Germain descend de la selle pour me pousser, en essayant de garder l'équilibre. La montée est raide, la pluie s'abat sur nous, la piste est difficilement praticable, et le vent est toujours aussi puissant. A plusieurs reprises, nous manquons de nous coucher sur le coté. En Islande, pas de nom de col, cependant, je peux dire que nous en avons franchi un, et pas des moindre. Au terme des 25km, une barrière bloque de nouveau la piste et le vent est toujours aussi redoutable. Germain décide de la franchir, en espérant que l'on pourra quand même continuer. Nous redescendons l'autre coté du col, notre vitesse est de 12km/h en pleine descente..... En arrivant au lac d'Hvitarvatn, un pont doit nous faire traverser sur l'autre rive. Ouf, il est bien ici, c'est ce que l'on redoutait à voir que notre route était barrée. Maintenant, il nous reste à trouver un emplacement pour dormir un peu à l'abri du vent. Pas facile dans ce désert de pierres. Germain arrive tant bien que mal à monter la tente, puis à s'endormir avec des boules quies. Tant pis pour la douche, de toute façon il n'y a pas d'eau, il a déjà du faire fondre de la neige pour manger... Dimanche, pas de vent, même du soleil. Paysages de toute beauté, la piste passe entre 2 glaciers, dans un désert de pierres, avec quelques lacs parsemés. La journée est merveilleuse pour ses yeux, mais moi, j'en prends plein les jantes. Sur cette piste rocailleuse, Germain fonce à toute vitesse dans les descentes. En tout cas on s'éclate. Il doit toujours passer d'un coté et d'autre de la piste pour avoir le meilleur rendement, sinon on s'enfonce. Par le poids des affaires, c'est très souvent que je chasse du cul, ou même que l'on manque de s'en mettre une... Pas un véhicule n'emprunte la piste, la route est barrée. Juste nous et la NATURE. Quelques oies et cygnes sauvages, prennent leur envolent. Le soir, nous avons trouvés des sources d'eaux chaudes pour prendre le bain, et laver quelques affaires. Et me laver moi aussi, car aujourd'hui, nous sommes passés dans la neige et la boue. Je pense que c'est pour cela que la route a été barrée, c'est pour éviter que des touristes en 4x4 ne s'enlisent et fassent appel aux secours. La nuit, de dimanche à lundi, je me suis dis qu'il allait se passer quelque chose d'anormale.... Ça n'a pas manqué; à vouloir tout ingurgiter, Germain a vomit toute la nuit. Il a préparé son dîner avec de l'eau venant des entrailles de la Terre. Alors lundi, malade comme un chien, il est resté dans sa tente toute la journée. Pas une grande perte, de toute façon il a plu toute la journée. Le mardi, avec une journée fort ensoleillée, nous avons repris la piste. Il n'était pas dans son meilleur état de santé, pas d'appétit, rien mangé depuis 36h, mais nous avançons tout de même. Nous avons parcouru 70km, encore dans un no man's land. Pour la dernière journée. Les paysages sont magnifiques. Mercredi, la douceur du lac et les doux rayons du soleil nous tire du sommeil. Il fait un temps radieux. Les oies sauvages font leurs numéros au-dessus de la tente. Germain a retrouve un semblant de forme. Il ne mange pas grand chose, de toute façon la nourriture pour camping, ce n'est pas très gastronomique. Les 20 derniers kilomètres se font sur la piste, puis nous rejoignons la grande route. Nous avons jamais eu aussi chaud du voyage, 17 degrés au meilleur de la journée. Mais des écarts de températures de plus de 5 degrés d'une heure à l'autre ne sont surprenants. L'Islande nous dévoile son visage de col en col, et de vallée en vallée. Pratiquement à chaque coup de pédale une merveille nous vient aux yeux. Nous arrivons à Akureyri en fin de journée, pour dormir dans un camping cette fois-ci. La douche sera toute de même froide. Jeudi, repos, Germain goûtera les célèbres sandwiches d'Islande. En ce qui concerne les hot-dogs ainsi que les fast-food, il faut avoir le ventre bien accroche, ou être américain.... Vendredi, nous avons fait de l'auto-stop pour aller à Husavik. Pour ceux qui penserais que c'est du n'importe quoi, et que ça ne marcherait pas, et bien ils se trompent... Pour effectuer 90km, il est vrai que nous nous sommes pris à 2 fois. Mais ça n'a pas été très difficile. Beaucoup d'islandais (parlant anglais et d'autres pas), se sont arrêtés, même ceux qui avaient une petite voiture. Dans ce cas, ils repartaient. Il y en a même qui s'arrêtaient pour savoir si tout allait bien!!!. (Mais pas de place dans la voiture). Si bien que j'ai été mis dans le coffre d'un pick-up pour la première fois, puis dans une remorque la deuxième fois. Plus froid dans la remorque. La deuxième personne à nous avoir pris a même fait un détour pour nous poser.... Que du bon à prendre et à apprendre des islandais. Samedi, il s'est enfin servi de moi. Je commençais à avoir des fourmis aux pédales. Nous sommes allés vers les falaises de Tjornes, ou de multiples oiseaux nichent. C'était une magnifique journée, ça fait quelques jours maintenant qu’aucun nuage ne peuple le ciel. Dimanche, retour aux vraies affaires. Pour nous rendre sur la plus haute chute d'eau d'Europe, il a fallu que nous empruntions la piste. Cette chute se trouve entre le troisième plus grand glacier du monde (Vatnajökull), et l'océan arctique. De nouveaux des cailloux, du sable, pour le bonheur de mes jantes. Germain a vraiment prit de l'assurance dans son pilotage, et il va a fond. Il roulait comme s'il voulait rendre toute la puissance de ses jambes pour éviter de s'embourber. Premier arrêt, Vesturdalar. Un site parsemé de sentiers, où l'on peut observer les vestiges de volcans, laissant des formes originales de formation basaltique. Ensuite, direction Dettifoss, la fameuse chute d'eau. Pour y accéder, la piste avait encore de plus grosses pierres que d'habitude, et je pense qu'il a du voiler mes jantes ce fou..... Enfin arrivé là-bas, nous étions content, ça valait bien le coup. Lundi, ce matin la, un vent oriente plein Est soufflait a 110km/h. Il nous restait que 25km à faire sur la piste, en direction du Sud. Couché sur le coté, mais en avançant à bonne vitesse tout de même, Germain s'est fait plaisir. Il a quand même bien mangé du sable tout le long du parcours. Et moi aussi. Il disait que même dans le désert marocain il n'avait connu cela!!. Il fallait me piloter sur le coté gauche de la piste, sinon parfois, j'allais me manger des pierres de l'autre coté, tellement le vent était puissant. En arrivant sur la route, quel bonheur de se faire pousser par le vent; mais pas pour longtemps, car nous avons obliqué contre le vent pour nous rendre à Krafla. (7 km/h et penche de 20° sur le coté). Krafla c'est concrètement: des cratères, des fissures, des piscines sulfurées multi couleurs, des fumées provenant de la Terre, ainsi que des dépôts de lave. Un site riche en couleurs. Pour finir la journée, une courte distance dans le sens du vent pour nous rendre au camping. Germain est heureux, il va prendre pour la première fois du périple une douche chaude. Chaude par la géothermie.... Mardi, nous sommes vers le lac Myvatn. Ce site est très connu des islandais et des touristes pour ces endroits reposants. Tout le monde y trouve son compte. Tu aimes marcher, pêcher le saumon, observer les oiseaux et les canards, faire du vélo, se relaxer dans les bains chauds, étudier les volcans.... Il y a temps de choses à voir et à faire. Pour cela, nous restons la journée. Mercredi, les sommets environnants sont soupoudrés de blanche neige. Germain me troc contre ses jambes. Il a décidé la visite d'un ancien cratère de volcans. Au sommet, il y avait une tempête de neige, mais ça ne l’a pas gêné pour prendre des photos. Ensuite après une énième douche, nous avons fait de nouveau de l'auto stop. 180km. Nous avons été pris par un colombien, qui a fait un détour de 240km pour nous déposer... Que du bonheur. Jeudi, pour un jour d'anniversaire, j'aurais bien voulu avoir un bon gâteau, mais se sera de la pluie toute la journée. Moi, heureusement que je ne suis pas de constitution humaine ou animale. Sinon je me serais bien caillé les miches. Cette nuit, il devait faire 2°c. La neige est tombée un peu sur moi, puis c'est la pluie qui a prit le relais. Germain lui, pas de souci pour dormir. Vous savez, ce mec là, c'est incroyable comme il peut bien dormir, et n'importe où en plus. Il m'a avoué que c'était ça meilleure nuit passée en Islande. Même pas gesticule une seule fois. Aujourd'hui, il serait bien resté sous la tente à bouquiner, se reposer. Oui mais voilà, maintenant les jours nous sont comptés, on a pas fait de l'auto-stop pour rien... Circuler s'il vous plaît, y a pleins de choses à voir. Nous sommes maintenant sur la côte Est de l'île. Les paysages ont changés de tout au tout. Auparavant c'était des déserts de pierres, de lave, tout cela mêlé avec du sable. Maintenant se sont des cimes enneigées d'environ 1000m d'altitude. Des montagnes en escaliers, des cascades d'eaux sur tous les versants, des aiguilles, des fjords, la côte déchiquetée par les vagues et les tempêtes. Quelques petits villages subsistent, mais pas beaucoup d'âmes y vivent. Donc c'est un temps de merde aujourd´hui. Germain en a bien chier. Il faisait 5°c, de la grosse pluie, et environ 40 km/h de vent. Heureusement qu'il est de bonne constitution (merci papa, maman), une bonne circulation sanguine et de bons muscles. C'était la première fois de sa vie qu'une pluie si glaciale lui pénétrait jusqu'à l'os. Il se disait: "ce soir je dors à l'hôtel". Finalement, nous avons trouvé un camping en accès libre avec des toilettes chauffés. Youpi, on va pouvoir faire sécher ses habits pendant la nuit. Mais pas de douche. A la dure... Au final nous avons parcouru 120km. Ne sachant pas la météo du lendemain, il fallait mettre un bon coup. En ce qui me concerne, je montrais des signes de fatigue. Mon dérailleur arrière avait du mal à passer les vitesses. Il faut dire que depuis le début, Germain n'arrête pas de me solliciter. Et ça monte, ça descend, du vent, plus de vent, du sable, des cailloux, faut relancer... Ça me donne le tournis rien que d'en parler. Enfin, ça tiendra bien jusqu'à la fin du périple. Je ne vous ai pas encore parlé d'oiseaux. Ici pleins d'oiseaux cohabitent. Il y en a un en particulier qui a attire notre attention. Je crois que c'est un stelkur. Dès que tu passes vers lui, il se met à chanter et t'ouvrir la route sur plusieurs mètres. Dès que tu t'arrêtes, il s'arrête aussi, et ne cesse de chanter. Ils sont souvent en couple, et Germain pense que c'est pour nous encourager. Ces oiseaux peuplent toute l'île. Il y aussi les moutons. Je n'ai jamais vu autant de moutons de ma vie. Partout ou presque, tu vois des moutons. Je crois qu'ils doivent être 10 000 fois supérieur par rapport au nombre d'habitants de l'île. Ça m'inquiète un peu, car Germain commence à parler mouton. Heureusement qu'il nous reste que quelques jours de vacances ici, sinon ça pourrait bien être sa seconde langue. Ce vendredi, le soleil était généreux. Germain avait ses affaires toutes sèches le matin. Nous sommes partis dans la joie et la bonne humeur. Il y avait pas mal de vent, mais de toute façon il faut s'y faire, nous sommes en Islande. Nous avons roulé dans les fjords. Vous savez ces bras de mer qui rentre dans la terre. Comme on en fait le tour, d'un coté on a le vent de face, et de l'autre dans le dos. En plus de cela, se sont de vraies montagnes russes ces routes. Après avoir roulé 70 km, Germain était vide. Je le sentais à son coup de pédale. Suite à une halte, mangé sucré, nous sommes repartis pour 55 de plus. Je ne sais pas ou il met toutes ses réserves d'énergies, mais il en a. Nous avons dormi dans une réserve naturelle. (Lon). En face de la tente, des cygnes, des canards, des oies sont dans le lac, une rivière nous borde et nous sommes exposés plein sud. Le rêve. Samedi, fût une belle journée. Nous avons fais le tour du delta de Lon. Les paysages sont vraiment somptueux. L'océan, les pâturages, les montagnes lunaire. Après quelques kilomètres, nous sommes arrivés au pied du glacier Vatnajökull. Je vous en avais déjà parlé, c'est le 3eme glacier du monde par sa superficie. Pour finir le périple, la route principale sera coincée entre ce glacier et l'océan. Ça risque d'être de toute beauté..... Dimanche, la journée a commencée très tôt pour moi. Germain s’est réveillé vers 4h du matin, et nous sommes partis vers 6h. Nous avons fait de très beaux clichés d’oiseaux ainsi que d’une fouine. C’est dingue comme la nature se laisse mieux observer tôt le matin. Nous avons roulez au pied du glacier Vatnajökull, où une multitude de langues glacières plongent dans l’océan Atlantique. Germain c’est souvent fait attaquer par des sternes polaires. Nous sommes en pleine saison de reproduction, et dès que l’on passe un peu trop près de leurs nids, même sur la route, elles s’attaquent à tout étranger. Nous nous serions crus dans le film d’Hitchcock. Enfin, il est préférable de vivre cela, que de trouver morts, par dizaine, des oiseaux des réserves naturelles. A qui la faute ? Aux humains avec leurs véhicules. A mi- parcours, nous nous sommes arrêtés à Jokulsarlon. Un endroit magique, où l’on peut observer des icebergs, des phoques, une multitude d’oiseaux. Une première expérience des régions polaires. Ensuite nous avons repris la route, et par endroit, je vous le jure, nous nous serions cru sur l’île de la Réunion. Avec les même formes montagneuses, la même verdure mais pas la même végétation bien sûr, et à la place des ravines, des langues glacières…. A vrai dire, on se demandait si nous n’étions pas dans un rêve. Mais l’Islande est un rêve. C’était la dernière journée de travail pour moi, et nous avons roulé 135km cette journée. Lundi, Germain est parti en montagne avec des connaissances faites lors du voyage. Il a marché environ 8h entre deux langues glacières. En toile de fond, le point culminant de l’Islande, (Hvannadalshnukur 2119m). Ballade de toute beauté. Mardi, journée de bus pour rentrer à Reykjavik. Mercredi, retour vers le continent Européen. Départ 12H, arrivé à Thonon le jeudi à 4h du matin. Le mot de la fin, Pour moi Subrise, je suis vraiment heureux d’avoir connu cette île, son climat, ces magnifiques paysages, les locaux. Je suis prêt pour repartir dès que Germain le souhaitera, en France ou ailleurs. Je laisse place aux commentaires de Germain. Pour moi, se fût une vraie belle aventure. Une expérience aussi bien humaine, matérielle que spirituelle. Humaine ; je remercie mon corps d’avoir pu réaliser ce périple de 1100km en vélo. Je remercie aussi les islandais pour leur chaleureux accueil, ainsi que les personnes qui m’ont aidé pour me déplacer gratuitement. La gentillesse de personnes rencontrées tout au long du périple. Matérielle ; sans vouloir être matérialiste, le matériel que j’ai emporté a été robuste et fiable à toutes épreuves. Sans lui, je n’aurais pas vécu le voyage de la même façon, peut être aurais-je eu froid, mouillé, et que sais-je encore. D’ailleurs il me semble que j’ai atteint une certaine perfection dans le choix du matos à emmener. Je crois avoir pris un short de trop (peut être un peu optimiste sur la météo), mais tout le reste me fût utile. Sans poids superflu. Spirituelle ; je remercie Dame Nature qui a créée toute cette nature qui m’a émerveillé. Mes méditations qui ont su me guider sur ce chemin. Omraam et ses livres. Je vous remercie à toutes et à tous pour votre soutien moral par la pensée et vos courriels. Je remercie Subrise pour son courage et son dévouement. Merci à tous de m’avoir lu et suivi dans ce périple.
Corse: une île à découvrir - projet d'itinéraire en circuit organisé ou en auto? English translation pending
by MoniqueM · 2009-09-18 · 60 replies
Aux connaisseurs et aux nombreux amoureux de la Corse,

J'aurais de nombreuses questions à poser sur la Corse, île que je me propose de visiter cet automne en circuit organisé (mon premier choix si tout peut s'arranger). Sinon au printemps prochain: par nous-mêmes avec voiture louée (avantage: sans doute beaucoup moins cher par nous-mêmes; les jours seront plus longs et surtout j’en saurai plus long aussi…😉 ).

Avant tout, je voudrais découvrir les paysages exceptionnels (promenades calmes – pas de trekking, d’alpinisme, de camping toutefois 🤪: la GR 20 n'est malheureusement pas pour nous… même si j’envie ceux qui la font en partie ou au complet…), découvrir l’architecture ancienne dont les églises, l’histoire, la culture du pays… Voir quelques plages peut-être.

Question 1. Que pensez-vous du début du mois d'octobre pour visiter la Corse? Doit-on prévoir des vêtements assez chauds ou très chauds, de pluie, de neige même (selon mon projet d'itinéraire)? Question 2. Que pensez-vous du circuit suivant de 8 jours en Corse, qui m'a été proposé (personnellement, ce circuit m’apparaît super, mais ai-je raison?):

- Région de Bastia (2 nuits): Lucciana, Bastia, tour du Cap Corse, Erbalunga, Nonza, Patrimonio;

- St-Florent, traversée du désert des Agriates (en pensant à Marie Ferranti – quelqu'un l'aime aussi?) vers Calvi (1 nuit);

- Visite de Corte, puis Porto Vecchio (2 nuits): de là promenade sur le col de Bavella, Levie, Sartène (Prosper Mérimée cette fois…), route du Cap de Roccapina et Figari;

- Visite de Bonifacio, puis traversée vers la Sardaigne pour quelques jours;

- Retour de Bonifacio vers Ajaccio (3 nuits): de là visite de la Pointe de La Parata, Calanques de Piana, Cargèse, Porto et retour par la route des Gorges de Spelunca.

Question 3. Est-ce possible de faire ce circuit en auto - par nous-mêmes en 10 ou 12 jours? J’avoue ne pas aimer conduire sur des routes de montagne surtout si précipices il y a… Dans ce cas, quoi éviter dans ce circuit si je dois conduire moi-même?

Question 4. Le site préhistorique de Filitosa n’est pas au programme du circuit. Le considérez-vous comme un incontournable? Si oui, y a-t-il des transports en commun ou des excursions organisées pour s’y rendre à partir d’Ajaccio? Et combien de temps devrait-on allouer pour s’y rendre et le visiter : 3 heures? 1 journée?

Si je visite la Corse par moi-même au printemps, est-ce une bonne idée de visiter Filitosa en chemin en revenant de Bonifacio vers Ajaccio? Ou l’inverse : en se rendant en Sardaigne?

Question 5. A votre avis : autres incontournables oubliés? Voit-on lors de cet itinéraire un peu ce que certains appellent l'intérieur de la Corse?

Question 6. La traversée par ferry en Sardaigne est-elle possible, fréquente ou chère avec une auto?

En vous remerciant à l'avance de vos conseils et suggestions - et en espérant que cela puisse en aider d'autres aussi.
Tour de l'Irlande en une semaine, budget? English translation pending
by Flo73 · 2009-09-12 · 12 replies
bjour a tous! depuis longtemp avec mon copains on a envie de faire le tour de l'irlande mais pour ke sa ns revienne moin cher j'aimerai faire moi méme. Probléme je n'ai jamais fait ca du tout é je ne sai pa vraiment comment my prendre. on aimerai partir une semaine fin octobre. pouriez vous me dire pour combien on peut s'en sortir a peu prés on aimeré ne pas dépasser lé 500€ avec le transport( en avion je pense)et aprés louer une voiture sur place. aurion nous le temp de faire tout le tours en 1 semaine ou faut il se focaliser sur les plus beau endroit et lequel ds ces cas la.ou dormir et quand faut il réserver a l'avance ouy au dernier moment. Merci a tous pour l'aide précieuse que vous pouriez nous apporter.
San Francisco: avec ou sans voiture? English translation pending
by 9a8iz · 2009-09-08 · 19 replies
Bonjour,

SF sera notre étape pendant 4 jours. Nous sommes une famille de 4, arriverons & repartirons par avion. Je ne connais pas cette ville et je me demande si (compte tenu du prix exhorbitant du stationnement et du bon réseau de transport en commun) 4 jours sont justes confortables pour visiter la ville elle même - donc sans voiture -ou si on peut ajouter des ballades à l'extérieur - donc location de véhicule - ?

Je suis également très intéressée par des conseils concernant des visites ou curiosités qui sortiraient du circuit "touristique" trop classique (tout genres confondus).

Merci à ceux qui connaissent et prendront le temps de me donner leur avis.
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours (dernière partie) English translation pending
by Bastinj · 2009-09-07 · 32 replies
Bonjour à tous(tes)

Je vous livre, ici, la fin de notre voyage à travers le Sud-Ouest américain qui s'est déroulé du 27/06/2009 au 21/07/2009. Il s'agit des étapes suivantes : Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco

Vous pouvez retrouver la première partie concernant les étapes: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon sur le post suivant: voyageforum.com/...ere_partie_D2800143/

Lundi 13/7 : Bryce Canyon N.P. ; Nuit Bryce Canyon N.P

Voici ce qui était prévu au planning (65 Km) Bryce Canyon N.P. (sunrise à 6h05 et sunset à 20H50)

Voici ce que nous avons fait 5H30 : Réveil matinal pour assister au lever de soleil prévu à 6H05. Brr… il fait 10°C… Le gros pull est de rigueur ! Nous sommes en altitude… (2500m.) La pénombre (ou la précipitation !) nous fait rater l’embranchement pour Sunrise Point… Demi-tour et arrivés au parking, nous voyons plusieurs personnes se presser vers le point de vue. Nous accélérons donc le pas en nous demandant combien on va être là-haut… Et bien, non, l’endroit n’est pas noir de monde… Nous sommes peu nombreux à avoir eu le courage de nous être levés si tôt, et donc on ne se bouscule pas pour être aux premières loges ! D’ici, nous dominons une sorte d’amphithéâtre. Ce parc est une vraie merveille ne ressemblant à aucun autre : des milliers de colonnes rocheuses érodées (des hoodoos, traduits très poétiquement par cheminées de fées) serrées les unes contre les autres, semblables à des soldats au garde à vous… Un émouvant chef d’œuvre de la nature : bien qu’en ayant vu de nombreuses photos avant de partir, j’en reste bouche bée ! Et le spectacle ne fait que commencer… Finalement, nous nous sommes pressés pour rien et aurions pu rester plus longtemps au lit car le soleil ne va pointer le bout de son nez qu’une demi-heure plus tard (une demi-heure pendant laquelle d’ailleurs arrive une multitude de photographes). Et alors la magie opère : toutes ces colonnes de calcaire s’éclairent peu à peu et prennent des teintes cuivrées lumineuses allant du rouge au blanc crème en passant par le jaune, l’orange, le saumon, et même le violet… Ces couleurs très photogéniques sont rehaussées par le bleu du ciel et le vert des nombreux pins disséminés parmi les hoodoos… J’imagine la beauté de ce lieu en hiver lorsqu’il est recouvert d’un blanc manteau ! Ce parc, avec tous ses dégradés de nuances, est franchement mon favori !

7H30 : Nous retournons au Ruby’s Inn, non sans avoir croisé des familles de cervidés broutant dans les prairies encore nimbées de brume et bordant la route… Ce n’est pas vraiment ce qu’il était prévu (puisque je croyais randonner dès poltron minet) mais nous devons récupérer ma fille qui a préféré faire la grasse matinée aujourd’hui… Elle ne sait pas ce qu’elle vient de rater ! Nous en profitons aussi pour déjeuner et préparer nos sacs à dos. Euh !... certains repiqueront aussi un petit roupillon !

10h00 : Nous nous remettons en route : direction cette fois-ci, Sunset point. Non pas pour déjà assister au coucher de soleil, mais pour entamer une rando qui démarre depuis cet endroit. Il s’agit de Navajo Loop Trail suivi de Queen’s Garden Trail, soit une boucle de 4, 8 Km nous permettant de descendre entre les pitons rocheux, au cœur même du gigantesque amphithéâtre.

Cette balade est impérative si on veut se rendre compte de la hauteur de ces magnifiques colonnes pouvant atteindre des dizaines de mètres ! Les pins à côté, pourtant majestueux, semblent minuscules. La descente tracée en lacets, est facile et offre de splendides panoramas. Il est dommage seulement qu’à cette heure, il y ait beaucoup de monde… Cela ressemble un peu à une procession !... ou à un chemin de croix pour certains !... En effet, nous croisons beaucoup de personnes parties plus tôt et dans l’autre sens (ou faisant simplement un aller-retour), semblant souffrir pour remonter le Navajo loop Trail assez pentu. Il est de loin préférable de remonter vers la rim en empruntant le Queen’s Garden Trail dont la pente est beaucoup plus douce. Heureusement, plus on avance et plus on se retrouve seul. Nous rencontrons des dizaines d’écureuils chapardeurs, et d’adorables chipmunks (des tamias), ces petites bêtes ayant inspiré Disney pour ses personnages de Tic et Tac… Il est difficile de résister à leur donner à manger ! Et pourtant, l’amende est sévère si un Ranger vous surprend en train de le faire…

14H00 : Nous sommes remontés sur la Rim, au Sunrise Point. Là, nous pique niquons au General Store. Puis les garçons partent, rechercher la voiture laissée à Sunset Point, en longeant la rim à pied. (La navette circulant dans le parc, n’est pas pratique : elle nous aurait obligés à faire tout le tour !)

15H00 : Retour au Ruby’s inn pour un repos bien mérité. Deux d'entre nous vont s’éclater à la piscine pendant que mon fils, lui, essaye consciencieusement de réparer l’appareil photo qui s’est malencontreusement étalé par terre et dont l’objectif reste résolument calé… Ce sera vain… Il finira à la poubelle ! Ce n’était pas un coûteux appareil ultra performant (il faisait notamment de laides photos de nuit) mais il n’était pas vieux…

17h00 : Retour au parc. Nous parcourons les 18 miles de la Scenic Drive qui permet d’accéder à de nombreux autres points de vue. Inspiration Point et Bryce Point surtout, dominant eux aussi l’amphithéâtre des hoodoos, sont sans aucun doute les plus beaux… merveilleux, magiques, gigantesques…. Dame Nature a quand même prodigieusement bien travaillé ! Les autres points de vue situés plus loin, sont nettement moins impressionnants, sauf peut-être celui de Natural Bridge qui est une arche sur une falaise et que l’on surplombe depuis le promontoire. Mais il est complètement dans l’ombre à cette heure-ci. Bizarrement, à de nombreux arrêts, rodent de grands corbeaux noirs un peu effrayants (peut-être parce qu’ils me font penser à ceux d’Hitchcock…) mais bon ils n’ont encore attaqué personne ! Sinon ça se saurait… hein !

Fin de journée, nous sommes de retour à Sunset Point pour y admirer, comme de bien entendu, le coucher de soleil. Mais le soleil nous semble encore bien haut, alors nous décidons de retourner d’abord au Ruby’s Inn pour passer la voiture au car wash. En effet, notre Dodge Durango dénote un peu sur les parkings… Il faut dire qu’il en a vu, des pistes depuis quelques jours ! La terre rouge caractéristique du Sud-Ouest américain est tellement incrustée dans la carrosserie que nous n’arrivons pas à l’en détacher en la frottant à la main ! On ne peut décemment pas le rendre dans cet état au comptoir d’Alamo (je crois que j’ai plus de scrupule qu’eux !) La tâche accomplie, nous retournons une dernière fois à Sunset Point, mais nous avons mal jugé de la course du soleil… Et quand nous y arrivons, seuls quelques derniers rayons éclairent encore les hoodoos ! Trop tard… nous sommes arrivés trop tard !... Je peste un peu !... beaucoup même !... Je le savais pourtant qu’il faut toujours arriver sur les sites bien avant l’heure prévue. Je me consolerai en allant déguster un bon repas au Bryce Canyon Pines qui est un resto situé à 6 miles de l’entrée du parc. Ne pas oublier d’y goûter en dessert, une de leurs nombreuses et réputées pies !

Mardi 14/7 : Tropic (Bryce Canyon N.P.) –Zion N.P. –Las Vegas ; Nuit à Las Vegas

Voici ce qui était prévu au planning (290Mi-460 Km) Arrêts à : - Red Canyon - Cedar Breaks N.M. - Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée, sunset à 20h00))

Voici ce que nous avons fait 9H00 : Départ du Ruby’s Inn et route vers Las Vegas, très attendue par les garçons! Las Vegas…pas la route! Celle-ci pourtant vaut le coup d’œil… Bien vite, nous traversons un petit parc, le Red Canyon S.P., dont les hoodoos nous donnent un arrière goût très agréable de Bryce Canyon… Les experts y recommandent la rando Pink Ledges Trail. Mais bien qu’elle soit courte, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter…

Passé Mont Carmel Jonction, nous progressons vers l’ouest en empruntant la route 9. Sur une longue ligne droite, nous longeons un élevage de bisons. Mais ceux-ci sont bien trop loin, au bout du champ, que pour être vus correctement… Il faudrait aller au Yellowstone pour en observer de vrais spécimens en liberté (mais vu son éloignement par rapport au trajet planifié, j’ai raisonnablement renoncé à visiter ce parc cette année)… ou aller au zoo pour les admirer de près, lâche ironiquement Virginie ! Euh, ce n’est pas pareil !!

A l’approche du parc de Zion, la route est goudronnée en rouge pour se fondre dans le paysage (là il n’y a rien à redire : pour le show, ils sont forts ces Américains !!), et devient même une véritable route scénique. Passé l’entrée Est de Zion, le paysage est de toute beauté avec ses roches blanches, rouges, jaunes, aux formes multiples, se détachant dans le ciel bleu azur… Certaines font penser à des "choutes" de crème glacée au goût vanille, melon, fraise ou framboise !! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’arrêts prévus pour photographier ces tableaux… Juste avant un long tunnel très étroit, nous prenons la seule place vacante, laissée par une voiture venant de quitter le petit parking. D’ici, démarre la rando qui suit un sentier facile d’accès, le Canyon Overlook Trail (1Mi/1H A-R). Nous longeons un canyon creusé par une rivière, puis débouchons sur un promontoire rocheux découvrant une impressionnante vue panoramique sur le canyon de Zion et ses pics découpés.

Nous remontons en voiture et devons attendre une dizaine de minutes pour pouvoir, à notre tour, traverser le long tunnel étroit (tellement étroit que le passage des voitures se fait en sens alterné, d’où l’attente !). Puis les lacets de la route 9 nous descendent vers le canyon de Zion. Nous nous garons au parking bondé du Visitor Center du parc, non sans mal (nous devrons tourner plusieurs fois pour trouver une place…). Ouf … nous ne devons pas rejoindre Springdale et reprendre une navette supplémentaire nous ramenant ici. Sinon… quelle perte de temps… et le temps, en vacances, est précieux, d’autant plus dans un périple comme celui-ci où il y a tant à voir… Nous prenons nos sacs à dos et sautons dans la navette obligatoire, empruntant la Zion Canyon Scenic Drive. Cette route en cul de sac, de 10 km, se trouve au creux d’une profonde entaille creusée par la Virgin River. Nous longeons donc cette rivière et de monumentale falaises dressées de chaque coté de la route. Le chauffeur de la navette commente régulièrement les lieux que nous traversons et annonce les différents arrêts possibles… tout cela d’un ton engourdi, pas très convaincant, le discours étant sans doute devenu trop routinier pour lui ! Le bougre, il va finir par nous emmener dans sa torpeur !! Allez hop, arrêt 4 : nous descendons pour aller diner au Lodge équipé d’un snack bar. Il est installé au milieu d’une vaste prairie baignée de soleil, invitant au farniente et profite d’un cadre magnifique. Oui, mais nous ne sommes pas là pour dormir…

Il est déjà 13H30… Les hamburgers avalés (étonnamment bons et pas trop chers), nous reprenons une navette pour cette fois aller jusqu’au terminus de la Scenic Drive, Temple of Sinawava. De là, nous suivons à pied le Riverside Walk longeant la Virgin River et nous menant au Narrows, un étroit canyon formé d’immenses parois de grès, qui va en se rétrécissant. C’est ici que nous sommes amenés à marcher dans le lit de la rivière… Nous troquons donc nos souliers de marche contre des sandales d’eau en toile caoutchoutée. En chemin, j’ai remarqué que plusieurs personnes rentrant de la balade, étaient équipées de grosses bottines spéciales en néoprène, louées pour l’occasion… J’espère que l’eau n’est pas trop froide et que nos simples sandales vont suffire ! Nous retroussons nos pantalons… et nous voilà partis… La rivière n’est absolument pas glacée. Nous sommes munis de hauts bâtons de bois ramassés quelques jours plus tôt. Ils nous servent à sonder le terrain et ainsi éviter de tomber dans un trou… En effet l’eau trouble, légèrement boueuse, empêche toute visibilité suffisante. Alors au début, nous progressons lentement, de peur de nous mouiller… Puis finalement, nous comprenons que si nous voulons dépasser la foule massée au départ, il va falloir aller plus loin, là où le niveau de l’eau est plus conséquent ! Très vite les filles finissent par avoir de l’eau jusqu’ à la taille… Les garçons étant plus grands, s’en sortent mieux. Avant qu’une catastrophe n’arrive, nous nous dépêchons de transférer toutes les affaires de nos sacs à dos dans un sac poubelle que j’avais pris soin d’emporter. Mine de rien, le courant nous déstabilise facilement. Nous n’avançons pas très vite, surtout que le lit de la rivière est constitué de gros cailloux sur lesquels viennent butter nos orteils ! Cette rando qui ne devait durer au départ qu’une demi-heure, va se prolonger bien plus que prévu ! En effet, nous trouvons cela très plaisant et très rafraîchissant ! De plus, le paysage est grandiose : les falaises nous surplombent et le canyon devient de plus en plus étroit au fur et à mesure de notre progression. Et il n’y a plus grand monde.

A 16H30, nous rebroussons chemin à regret. Nous aurions bien continué mais encore une fois, le temps nous manque : ce soir, nous dormons à Las Vegas ! Et rien qu’à cette idée, les enfants se sentent soudain pousser des ailes… Le retour se fait à la vitesse éclair, surtout que maintenant nous connaissons le terrain. Cette balade très ludique et divertissante (que de fous rires !) fut un vrai coup de cœur pour tous les quatre et restera un de nos meilleurs souvenirs. Revenus sur le Riverside Walk, nous ne trainons pas mais nous nous arrêtons quand même auprès d’un couple de cerf et biche – mulet (aux grandes oreilles). Nos pantalons sont déjà secs. La fatigue et la voix toujours aussi soporifique du conducteur de la navette nous ramenant au parking, nous emportent quelques instants dans les bras de Morphée !

Il est déjà passé 18H30 quand la navette nous dépose auprès de notre voiture. Là, je me dis que, bien que nous allons gagner 1H en rentrant sur le territoire du Nevada, nous allons louper le coucher de soleil à Valley of Fire S.P. Nous reprenons donc la route sans tarder, dans l’espoir de pouvoir quand même bénéficier des derniers rayons de lumière dans ce petit parc situé à une cinquantaine de miles avant Las Vegas. Enfin, pour dire toute la vérité, je suis bien la seule à avoir envie de découvrir cet endroit… Les enfants commencent à en avoir assez des roches rouges… Et, malgré ma description émoustillante du lieu, ils préfèrent de loin filer d’une traite vers Las Vegas… D’ailleurs, pour être en forme ce soir, mon fils qui d'habitude prend le volant décide de dormir durant les 2H30 que dure le trajet, et passe le volant à son frère qui ne demande pas mieux !! Ainsi tout le monde est content… même moi qui ne perds pas espoir de pouvoir encore les convaincre…

La route 9 dominée par les roches déchiquetées est toujours très belle. Elle traverse une succession de petits bourgs mormons. Le Trading Post de Virgin est aménagé en Fort, comme au temps des tuniques bleues de la cavalerie attaquant les tribus indiennes Apaches, Sioux ou autres… On se croirait revenu à l’époque de la ruée vers l’or… même les chariots bâchés des pionniers américains à la conquête du Far West sont encore là ! C’est très cliché mais ça vaut bien une petite photo-souvenir !

Nous ne tardons pas à monter sur l’autoroute, direction Las Vegas. Nous suivons toujours la Virgin River et sommes entourés de splendides montagnes rouges puis blanches ou grises. Le cadre est superbe… Nous arrivons à l’embranchement menant au parc de Valley of Fire… Mais là, il faut bien que je me rende à l’évidence : le soleil se couche derrière les sommets. Il est vraiment trop tard pour faire ce détour par ce parc dont les concrétions de grès rouge prennent paraît-il d’extraordinaires couleurs au coucher de soleil… Bon, ça sera pour une prochaine fois !! De toute façon, je le savais qu’il serait difficile de combiner, sur une même journée, la visite de ce parc avec celle de Zion.

Nous sommes maintenant dans l’Etat du Nevada et le décor change soudain : nous traversons des étendues désertiques pendant des kilomètres jusqu’à ce que… mon fils se réveille et décide de reprendre le volant. Il veut être aux premières loges à l’arrivée sur La s Vegas. Et soudain, un océan de lumières surgit dans la nuit noire… Las Vegas brille de mille feux. C’est impressionnant. On distingue déjà très bien la Stratosphère (haute tour de 350m) et pourtant il nous reste encore 20 miles de route à faire avant de rejoindre le cœur de cette ville qui ne dort jamais ! Les enfants sont tout excités mais l’enchantement va vite disparaître… A l’entrée de la ville, de formidables bouchons nous attendent. L’autoroute parallèle au Strip, fait que nous longeons les derrières de tous les immenses hôtels-casinos. Pour couronner le tout, nous nous trompons de sortie (seule erreur sur plus de 7000 Km, sans GPS) et finalement nous mettons 1H pour rejoindre notre hôtel, le Signature at MGM. Là, nickel… le valet prend en charge la voiture et les bagages.

Mais une deuxième déconvenue ne tarde pas à arriver. La chambre qu’on nous a attribuée n’est pas à la hauteur de nos espérances. D’abord elle n’est qu’au 8ème étage mais surtout les garçons, qui croyaient goûter à un certain faste ici, se rendent compte qu’ils vont devoir dormir sur un canapé-lit bien trop court pour leurs grandes guiboles. C’est un comble… car jusqu’ici nous avons toujours eu des chambres à deux queen-beds. Ni une ni deux, nous redescendons à la réception exposer nos doléances, mais on nous explique que même en prenant une suite à deux pièces, le 2ème lit sera aussi un canapé-lit ! En réservant avant de partir, je n’avais pas compris ce « détail » … Trop tard, la chambre a déjà été facturée depuis longtemps… il est impossible de changer d’hôtel. J’envisage alors de prendre une chambre supplémentaire mais vu le prix demandé et le peu de temps qu’on y reste, les garçons refusent cette solution. En compensation, la réceptionniste nous alloue une chambre au dernier étage (le 38ème)… Au moins, on aura une vue ! A part ça, la chambre est très grande et très luxueuse, avec un coin kitchenette ultramoderne et une salle de bain grandiose avec douche et jacuzzi 2 places séparés… De ce côté-là, rien à redire ! C’est la classe…

Finalement, il est déjà passé 22H00 quand nous rejoignons le Strip à pied. Il fait encore chaud… et tous les buffets ont déjà fermé leurs portes. On se contente d’un truc rapide, « dégeu » et pourtant cher, au Paris… Bon, ben Las Vegas jusqu’à présent… ce n’est pas trop ce qu’on avait imaginé ! Pour ne pas aller dormir là-dessus (et puis aussi parce que ma fille s’est parée de ses plus beaux atours… les étiquettes de ses nouveaux vêtements ont volé dans toute la chambre…), nous décidons d’arpenter un peu ce Strip et d’admirer tous ses hôtels-casinos aux néons clignotant et à l’architecture démente. C’est vrai… tous ces immenses complexes sont féériques et donnent un bel aperçu de la mégalomanie américaine. Le Paris, vu de l’extérieur, est plutôt réussi avec son ensemble de monuments représentant la capitale française et à l’intérieur, son casino a des allures de rues parisiennes, sous un ciel bleu en permanence qui nous fait oublier qu’il fait déjà nuit dehors. J’y vois même le Palais des Glaces de Versailles ! Pas mal… Nous poussons jusqu’au Bellagio et regardons le spectacle magistral des jets d’eaux dansant sur fond musical. L’intérieur de cet hôtel tout en marbre luisant est aussi très luxueux. Nous continuons jusqu’au Caesars Palace à l’allure de Rome antique avec ses statues et fontaines colossales, ainsi que sa galerie commerciale monumentale fermée pour l’heure. Les garçons perdent leurs premiers $ dans les « bandits manchots »du Planet Hollywood. Les salles de jeux avec leurs centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc.… sont immenses… à s’y perdre ! Mais que de mètres parcourus… Mes jambes n’en peuvent plus ! Je finis par marcher pieds nus… En rentrant, nous passons par le New York-New York à la façade constituée de buildings avec en plus le pont de Brooklyn, la Statue de la Liberté, le tout traversé par un immense grand-huit. Encore quelques $ de perdus… et direction le lit. Mais pour y arriver, il nous faut traverser les longs couloirs démesurés du MGM… Heureusement, quelques tapis roulants nous facilitent la tâche. Passée la porte de notre chambre, je m’écroule de fatigue sur le lit hyper moelleux… Les autres n’en mènent pas large non plus ! Normal… il est 2H00 du matin… Il me faudra beaucoup de courage pour m’en extirper et aller m’allonger dans le jacuzzi !

Mercredi 15/7 : Las Vegas ; Nuit à Las Vegas

Voici ce qui était prévu au planning Visite de Las Vegas

Voici ce que nous avons fait 10H45 : Nous décollons seulement de la chambre… Bizarre… pour une fois, les enfants sont prêts avant moi. Je ne les ai jamais vus aussi motivés le matin… Nous avons compris la leçon : ce Strip tout en longueur n’en finit pas… Cette fois, nous allons épargner nos pieds. Nous récupérons notre voiture et allons « butiner » les casinos en nous garant dans leurs « self parks » gratuits. Nous en voyons les principaux, chacun rivalisant d’originalité avec son voisin. L’un d’eux retient particulièrement notre attention, le Venetian. On s’y croirait à Venise ! Tout est là : les canaux, les gondoles, le Pont des Soupirs, le Campanile, le Palais des Doges, … Et à l’intérieur, tout est aussi beau avec la Place St Marc, le plafond peint couleur ciel et les canaux longeant des dizaines de boutiques… C’est d’un réalisme saisissant ! Dehors, il fait très chaud, 35 à 40°… (D’ailleurs nous n’avons jamais vu, en rue, autant de mini-jupes et de décolletés au m² !). Par contre à l’intérieur des hôtels, la clim fonctionne à fond… Les contrastes sont donc surprenants, nous passons régulièrement du four au frigo et du frigo au four ! Bonjour les sinusites ! Parfois, les garçons introduisent quelques pièces de 1 dollar dans les machines à sous… sans jamais gagner le pactole évidemment ! Ma fille, elle, vu son âge (17) ne fait que regarder de loin… Mais ces casinos sont étrangement silencieux. Je m’attendais à entendre des sonneries retentissantes annonçant les jackpots ou le cliquetis des jetons tombant après chaque gain. Mais non, il n’y a plus de pièces !! Je suis un peu déçue… Où est cette ambiance vue dans les films ?

A 13H45, nous allons diner au Spice Market Buffet du Planet Hollywood. Pour 20 dollars seulement par personne, nous pouvons goûter à volonté, aux plats de toutes sortes, aux cuisines de tous pays : viande, poissons, pâtes, plats épicés, … et les desserts offrent une immense variété de choix… Ma fille reviendra même avec une barbe à papa !

L’appareil photo ayant rendu l’âme à Bryce Canyon, nous faisons les boutiques des galeries marchandes pour en racheter un autre. Mais les prix sont plus que surfaits ! Nous allons alors à la sortie de la ville dans un immense Wal-Mart où nous trouvons un petit numérique pas cher, un Panasonic Lumix, mais pas le TZ5 que je désirais. A la tombée du jour, les lumières se mettent à nouveau à scintiller de partout. On est content de notre achat : il est possible de prendre à main levée, de splendides photos de nuit, sans jamais devoir poser l’appareil comme nous devions le faire avec le précédent. Nous assistons aux divers spectacles que les casinos proposent gratuitement, depuis les trottoirs du Strip. Tout d’abord celui du Mirage où, au milieu d’une île tropicale, un grand volcan s’éveille et se met à cracher du feu et de la fumée. Ensuite celui du Treasure Island devant lequel sont amarrés deux bateaux, grandeur nature, qui vont combattre à coups de canon… Le spectacle sexy est bien rodé, digne d’un show à l’américaine, mais il faut aimer… Moi, je trouve ça plutôt vulgaire et en plus nous sommes serrés comme des sardines, tellement il y a du monde ! Les garçons, eux, apprécient… En voiture nous traversons le Strip, direction nord, c'est-à-dire vers Downtown où l’on trouve les plus vieux casinos de Las Vegas. Ici aussi, les néons multicolores brillent, encore bien plus qu’au Time Square de New York. Ici aussi, il y a foule pour assister au spectacle son et lumière de la Fremont Street où la voûte recouvrant la rue s’illumine grâce aux 2 millions d’ampoules installées, en formant des dessins étonnants. En revenant, encore un dernier coup d’œil au spectacle des jets d’eau du Bellagio déjà vu la veille.

Minuit : Nous allons manger un burger près du MGM avant que ma fille et moi retournions sagement dormir à notre hôtel. Les garçons, eux, veulent encore s’essayer aux tables du casino du MGM. En moins de 2H00, ils perdront près de 100€… Heureusement qu’ils en resteront là !

Jeudi 16/7 : Las Vegas - Death Valley N.P .; Nuit à Furnace Creek Ranch (dans Death Valley)

Voici ce qui était prévu au planning (180 Mi-290 Km) - Arret à Red Rock Canyon S.P. ?? - Visite de Death Valley (sunset à 20H10)

Voici ce que nous avons fait Rien de ce qui était prévu !

9H45 : Ma fille et moi sommes debout pour aller voir le complexe de piscines du MGM auquel nous avons accès, du fait de loger au Signature at MGM. Il fait déjà bien chaud mais à cette heure matinale, il n’y a pas encore grand monde. Nous sautons immédiatement dans la rivière artificielle… Que c’est agréable de se laisser emporter par le courant !… Malgré leur rentrée tardive de cette nuit, les garçons nous rejoignent assez vite.

11H15 : douche, valises et check-out vers midi. Nous allons faire un tour au Showcase Mall. Ma fille, comme une enfant, reste ébahie à la boutique M&M’s. Puis nous faisons quelques achats à la nouvelle boutique du Hard Rock Café, située juste à côté. Au passage, nous admirons l’extérieur de l’Excalibur ressemblant à un château féodal, ainsi que l’immense pyramide du Luxor d’inspiration égyptienne. Las Vegas n’a de cesse de se développer… Les nombreux chantiers en construction en sont la preuve… D’autres hôtels-casinos titanesques vont bientôt voir le jour, toujours plus hauts, toujours plus grands…

Nous garons la voiture au self park du Paris pour aller dîner au buffet « Le Village » où pour 19$ par personne, nous pouvons choisir entre des dizaines de plats de chaque région de France, de l’Alsace à la Provence. Le buffet de la veille proposait un choix encore plus vaste et meilleur, mais le cadre ici, est plus original, un peu sorti tout droit du monde de Disneyland.

14H30 : D’après le planning, c’est l’heure de quitter Las Vegas au plus tard, pour rouler jusqu’à la Death Valley et avoir ainsi trois bonnes heures pour visiter, avant le coucher de soleil, cette contrée hostile où la chaleur est étouffante. Oui, mais…les enfants n’ont pas encore eu leur dose de Las Vegas et en réclament davantage… Ma fille voudrait aller aux outlets situés au nord de la ville et les garçons, aller faire un tour au casino du Wynn… C’est donc reparti pour deux bonnes heures supplémentaires… En définitive, les outlets s’avéreront décevants (articles plutôt démodés ou prix relativement chers) et les garçons seront raisonnables en ne misant que la somme reçue en échange de leur inscription comme membre.

17H30 : Nous quittons enfin Las Vegas (les enfants, eux, diraient déjà), non sans être, au préalable, passés au Wal-Mart pour faire à nouveau le plein d’essence et le plein de boissons. Ceci est vraiment indispensable avant de partir maintenant affronter un immense parc situé en plein désert, la Death Valley ou Vallée de la Mort, où la température en été, atteint en moyenne 47°C ! Cette région sèche, brûlante et inhospitalière fut baptisée ainsi au 19ème siècle, par les émigrants venus de l’Est qui la traversaient pour se rendre en Californie, au moment de la ruée vers l’or, et où plusieurs d’entre eux y périrent de soif. De Las Vegas, il faut minimum 2H pour y parvenir ; ce faisant, nous repassons maintenant en Californie. Ça sent la fin du voyage !...Hélas… le compte à rebours pour le retour est déjà enclenché… Le temps donc de faire la route jusque là, il est trop tard pour y assister à un coucher de soleil ou même y distinguer quoique ce soit. Je suis un peu déçue mais je me dis qu’on se rattrapera le lendemain, en se levant suffisamment tôt pour visiter ce parc désertique, avant les heures les plus chaudes de la journée.

C’est donc dans la nuit noire que nous nous dépêchons de faire le check in, à un des deux seuls hôtels ouverts du parc, le Furnace Creek Ranch, une oasis au milieu du désert, et d’aller se restaurer au Forty Niner Café. Mais celui-ci affiche complet. On nous affuble alors d’un badge censé clignoter dès qu’une table se libère. On a beau être au milieu du désert, on utilise ici, des moyens modernes ! Et c’est bien pratique : cela nous permet de nous éloigner un peu et d’aller jusqu’au Trading Post, situé juste à côté, (ceci expliquant peut-être cela !!) pour y faire nos derniers achats-cadeaux. Vingt cinq minutes plus tard, nous sommes attablés mais le repas s’avère être d’un piètre rapport qualité/prix (Normal puisqu’il n’y a pas de concurrence avec d’autres !)

Après être passés par la chambre pour enfiler nos maillots, nous courons jusqu’à l’immense piscine ouverte jusque 23H00 et alimentée par une eau de source à 37° ! On se croirait dans son bain ! Un vrai caldarium, comme aux temps des Romains ! Mais où est donc le frigidarium ?!! Une grosse heure plus tard, en retournant à notre chambre, nous nous extasions devant les milliers d’étoiles constellant le ciel. Dans cet endroit reculé, loin de toutes villes éclairées et de toute pollution, le ciel est suffisamment noir que pour admirer notre galaxie, de la meilleure des façons qu’il soit possible.

Vendredi 17/7 : Death Valley N.P. - Lee Vining ; Nuit à Lee Vining

Voici ce qui était prévu au planning (250 Mi-400 Km) - Visite Death Valley (sunrise à 5H45) - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) - Coucher de soleil à Mono Lake (à 20H15)

Voici ce que nous avons fait

Jour de notre plus grande frayeur !

5H30 : Comme prévu, tous (certains en bougonnant!), nous nous levons à l’aurore, pour aller admirer les premiers rayons de soleil à Zabriskie Point, situé à 7Km/10 minutes du Furnace Creek Ranch. Une fois de plus, nous n’y sommes pas nombreux ! Il donne un point de vue sur des canyons, sortes de dunes rocheuses et des formations géologiques multicolores. Il fait déjà 28°C ! Nous poussons la route qui devient très escarpée dans les derniers Km, jusqu’à Dante View, un point de vue panoramique situé sur une montagne, à plus de 1600m. D’ici, nous dominons la Vallée de la Mort. Tout en bas, nous distinguons le bassin de Badwater qui est le point le plus bas des USA (-86m). Mais le ciel est nuageux et la visibilité réduite… De plus, les deux à l’arrière de la voiture se sont rendormis !... Bon, j’ai compris… Je n’insiste pas… Retour à la chambre pour 2 -3 heures de sommeil supplémentaires !

10H30 : Nous partons visiter le Musée Borax consacré à l’exploitation minière (dont le borax) de la vallée, au 19ème siècle. Il est situé dans l’enceinte de l’hôtel. Malheureusement, il est fermé. Tant pis ! De toute façon, nous n’avons plus vraiment le temps… Après le check out, nous empruntons la route 178 vers le sud, jusqu’à Badwater qui est situé à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Nous marchons quelques instants sur l’immense lit de sel laissé par l’ancien lac qui était ici, il y a 10 000 ans. Maintenant le soleil tape… Il fait 46°C ! Nous courons très vite nous réfugier dans la voiture climatisée ! Sur le retour, nous prenons la courte piste menant à Devil’s Golf Course, vaste étendue de boue séchée dans laquelle s’est cristallisé du sel, en gros blocs déchiquetés. Nous parcourons ensuite Artists Drive, une route étroite à sens unique, sinueuse et offrant de très beaux paysages, notamment au lieu dit « Artist Palette »où la roche prend de remarquables couleurs très variées (rouge, jaune, verte…) selon les différents métaux qu’elle contient. Il fait encore plus chaud : 49°C ! Après être repassés devant le Furnace Creek Ranch, nous remontons vers le nord, vers Stovepipe Wells Village où nous longeons de surprenantes dunes de sable, comme au Sahara… Il fait bien trop chaud que pour envisager de grimper au sommet de l’une d’entre elles ! Pour cela, il aurait fallu arriver dès le lever de soleil… De même que pour randonner dans Mosaic Canyon dont les parois sont, parait-il, recouvertes de marbre blanc.

13H15 : Maintenant, pour sortir du parc, nous mettons le cap sur Lone Pine. Et là, arrive ce qui sera la plus grande frayeur de tout le voyage ! En grimpant au sommet d’une colline, la voiture commence à subir une perte de puissance : on a beau pousser sur l’accélérateur, la voiture n’avance plus très vite… On s’interroge… On se dit que, vu la fournaise dehors, la voiture souffre…mais on ne s’inquiète pas encore ! Un kilomètre plus loin, on s’aperçoit que la jauge d’essence qui indiquait encore ½ plein, commence à descendre brutalement… En quelques secondes, nous sommes au bord de la réserve ! On regarde l’ordinateur de bord indiquant l’autonomie du véhicule… Au départ, nous avions 300 Km d’autonomie et là, on voit les chiffres dégringoler à une allure folle : 1Km à chaque seconde qui passe, alors que nous roulons au ralenti… Le calcul est vite fait : en raison d’une perte d’autonomie de 1Km par seconde écoulée et ayant au départ une autonomie de 300Km, il nous reste 300 secondes c.-à-d. 5 minutes pour trouver une solution ou se retrouver avec un réservoir vide! Paniqué, on s’arrête sur le côté de la route… On se penche en-dessous de la voiture pour constater une éventuelle fuite dans le réservoir… Rien ! Mais l’ordinateur de bord indique toujours une consommation effrénée de carburant… mais on ne roule même plus ! C’est à n’y rien comprendre… Oh secours !! A ce rythme-là, encore quelques secondes et nous serons à sec !! Je me remémore les différents comptes rendus lus sur VF, qui racontent les difficultés rencontrées face aux problèmes de voiture dans la Death Valley, à cause de la chaleur… S’il y a bien un endroit où il ne faut pas tomber en panne, c’est bien ici au milieu de nulle part et par 50°C à l’ombre! Et, il n’y a pas d’ombre ! On essaye de téléphoner à Alamo… Rien… pas de réseau GSM! La prochaine station essence est à plus de 30 Km ! Et pas d’autres voitures à l’horizon ! C’est un peu la panique à bord… On redémarre en se disant que tant qu’à tomber en panne de carburant, autant continuer à avancer au maximum, puisque même à l’arrêt, la voiture consomme quand même… Et ça continue… Pied à fond sur l’accélérateur, on avance à peine à du 40Km/H… Quant à l’autonomie, elle continue à baisser anormalement, toujours à raison de 1Km à chaque seconde qui passe… Tant bien que mal, nous arrivons en haut de la colline, et pour économiser l’essence restante (c.-à-d plus grand chose !), on se laisse descendre dans la vallée sans jamais accélérer. En redescendant, … et par magie, la jauge d’essence remonte, et l’ordinateur de bord fait aussi marche arrière : l’autonomie remonte alors qu’on continue à rouler ! Ouf ! Nous récupérons petit à petit ¼ de plein… On n’y comprend rien ! Mais qu’est ce qu’on est soulagé !

Explication plausible après réflexion: Vu la température extérieure élevée (50°C) au sommet de la colline, l’essence s’est vaporisée dans le réservoir qui n’était pas plein au maximum au départ, ce qui explique la perte de puissance, le manque de carburant et la chute de l’autonomie. Par contre, la température extérieure a chuté sensiblement en redescendant dans la vallée, l’essence s’est alors recondensée. Au final, nous avons quand même perdu ¼ de plein d’essence qui s’est évaporée en pleine nature !

15H00 : Nous nous arrêtons à Lone Pine pour faire le plein d’essence et manger un bout. Puis nous roulons vers Lee Vining tout en longeant la Sierra Nevada dont le point culminant est le Mont Whitney à 4400m. Je finis par m’endormir et quand je me réveille, entre Big Pine et Mammouth Lakes, le paysage est bien différent de celui du matin : nous suivons maintenant une route de montagne entre lacs et forêts de conifères. Tout compte fait, nous avons bien avancé, plus vite que prévu. Nous avons même peut-être encore le temps aujourd’hui, comme c’était prévu, de visiter Bodie, une ville-fantôme du 19ème siècle. Nous traversons donc Mammouth Lakes puis Lee Vining, sans nous y arrêter et nous filons à toute allure, vers Bodie. Mais le temps de faire la piste qui y mène, il est 18H05 quand on se présente à l’entrée de ce petit parc… Pas de chance : l’entrée ferme à 18H00 ! Et un poteau nous en barre l’accès. La voiture qui nous précède, décide de passer…par la sortie… Et après un moment d’hésitation, nous lui emboîtons le pas ! Quelle grave erreur ! Nous sommes vite rattrapés et vertement réprimandés par des Rangers patrouillant là… C’est la première fois que nous avons affaire à eux et franchement, ils ne rigolent pas ! Demi-tour forcé donc et retour à Lee Vining où nous prenons possession de notre chambre au Murphey’s Motel.

19H00 : Nous nous retrouvons dans notre chambre plus tôt que d’habitude. Le temps est couvert, il pleut même quelques gouttes… Cela compromet totalement le coucher de soleil prévu sur le lac Mono Lake et ses concrétions calcaires en forme de cheminées très photogéniques ! Que faire ? Un petit tour sur l’ordi nous apprend que les outlets de Mammouth Lakes restent ouverts aujourd’hui (vendredi) jusque 21H00. Et les garçons sont intéressés par la boutique Ralph Lauren… Nous ne sommes plus à quelques kilomètres près… Nous remontons en voiture et parcourons les 30 miles nous séparant de Mammouth Lakes où nous étions déjà passés 2H00 plus tôt, sans nous y arrêter! Il s’agit d’une grande station de ski (altitude 2300m) située dans la Sierra Nevada et très vivante, été comme hiver. Les garçons y feront de bons achats avantageux et puis nous y souperons aussi. Finalement, il sera presque 23h00 lorsque nous regagnerons notre chambre à Lee Vining !

Samedi 18/7 : Lee Vining - Yosémite N.P. ; Nuit à Oakhurst (au Sud du Yosemite N.P.)

Voici ce qui était prévu au planning (170 Mi-270 km) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point (à 20H15)

Voici ce que nous avons fait

8H30 : check out et départ de Lee Vining pour Bodie que nous atteignons 40 minutes plus tard. Bodie est une ancienne ville minière très prospère du temps de la ruée vers l’or, au 19ème siècle et qui, comme beaucoup d’autres, fut abandonnée progressivement, au 20ème siècle, quand les filons d’or se sont taris. Plus tard, cette ville-fantôme déjà désertée par beaucoup de ses habitants, fut détruite à 95%, par à un gigantesque incendie. Actuellement, cette ville a été transformée en State Historic Park. L’endroit est bien aménagé, sans être trop restauré, et nous pouvons y voir encore de nombreux bâtiments d’époque tout en bois, toujours debout malgré l’incendie et le temps qui passe, bien que certains soient tout de guingois. L’église semble toujours attendre le révérend et ses fidèles ; les bancs de l’école, les enfants Ingalls et leurs copains ; le saloon, ses filles, les cowboys et les hors-la-loi ; l’hôtel, l’arrivée des diligences et de leurs passagers… Quant à la banque pourtant construite en briques, son coffre-fort ne sera plus dynamité… Tous sont restés dans l’état où ils étaient au moment de la fuite de leurs résidents … C‘est comme si le temps était suspendu… comme si les habitants étaient partis la veille… Et cependant, en visitant cette ville, siège autrefois de bandits et de multiples règlements de comptes, nous faisons un bond en arrière de 100 ans ! C’est un véritable décor de westerns bien émouvant! En outre, l’endroit, bien que loin de tout, n’est judicieusement pas dénaturé par de quelconques restos, cafés ou boutiques-souvenirs… (Ce que beaucoup d’adultes sans doute reprochent à sa consœur, la tant décriée ville-fantôme de Calico trop bien rénovée !... mais que mes enfants regrettent n’avoir pas vue !) Bref, Bodie est un endroit authentique que moi, j’ai beaucoup apprécié, de plus sous un ciel autrement bleu que la veille!

Il est 11H30 quand nous revenons sur Lee Vining où nous faisons le plein d’essence, avant d’entamer la traversée, d’Est en Ouest, du Yosemite N.P, par la Tioga Road, une longue route de 70Mi/110Km fermée de novembre à mai (pour cause de neige). Le Yosemite N.P. est un immense parc, aux paysages alpins (altitude max. 3400 m), logé au cœur de la Sierra Nevada. Avec ses dômes et falaises de granit gris et dur, ses lacs, rivières et cascades majestueuses et ses forêts de séquoias géants, il est bien différent de tous les autres parcs vus précédemment en Utah et en Arizona où la terre et les roches sont rouges, les falaises de sandstone faites de sable fossilisé, beaucoup plus friables et les forêts souvent moins verdoyantes. Quelques miles avant l’entrée Est du parc Yosemite, nous faisons un petit détour par une route grimpant à flanc de montagne, longeant une rivière et aboutissant à un superbe lac , le Saddlebag Lake, situé à 2500m. Au vu des nombreux arbres rongés et jonchant le sol, nous supposons la présence de castors dans le coin !

Nous reprenons la Tioga Road ; les vues sur les cimes encore enneigées de la Sierra Nevada sont saisissantes à cette époque. Nous stoppons à Tuolumne Meadows qui est une vaste prairie subalpine, entourée de dômes majestueux. Nous cachons nos restes de nourriture dans une des grosses boîtes en fer disposées là, à l’abri des ours présents dans ce parc et qui sinon, alléchés par l’odeur, pourraient bien défoncer la voiture pour se servir ! Et nous partons randonner une bonne heure, le long de la rivière Tuolumne. Le sentier est facile et le cadre enchanteur est très reposant !

De retour sur la Tioga Road, nous admirons toujours le paysage montagneux. Les deux arrêts suivants sont obligatoires… le 1er, pour observer le lac Tenaya Lake et ses eaux limpides convoitées par de nombreux baigneurs peu frileux, et le 2ème, pour contempler depuis Olmsted Point, la vue grandiose sur une vallée encaissée et sur le Half Dome, un dôme de granit culminant à 2700m, à la forme de demi-sphère caractéristique, devenu emblème du parc.

15h30 : Nous arrivons aux portes de la Vallée du Yosemite c.-à-d la partie la moins sauvage, la plus aménagée du parc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle attire énormément de monde ! Il s’agit d’une ancienne vallée glaciaire : il y a des millions d'années, un glacier colossal a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée, en lissant les parois des montagnes de granit. La première petite balade a pour but de découvrir une chute d’eau de 190 m, la Bridalveil Fall. Certes, elle est plus belle au printemps, quand elle est nourrie par la fonte des neiges, mais à mi-juillet, elle n’est pas encore à sec ! Il parait que l’endroit où se jette la cascade est magnifique, car auréolé de halos de brumes et d’arcs en ciel. Mais pour cela, il faut gravir de nombreux et gros rochers humides et donc hyper glissants… Ma fille et moi, voyant de nombreuses personnes s’étaler et se faire bien mal (quoique dans ce cas-là, quand tu tombes devant un rideau de touristes, tu te relèves gêné, faisant semblant de rien, mais grimaçant de douleur, une fois le dos tourné… Tout un spectacle aussi !), nous restons prudemment en bas, pendant que les garçons plus agiles et donc plus audacieux, grimpent en un rien de temps jusqu’au pied de la cascade… Leurs photos ont, de fait, un cachet que les miennes n’ont pas!

L’arrêt suivant se fait à Valley View qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la Vallée du Yosemite. Puis, nous poursuivons la route jusqu’au bout de la Vallée en suivant la Merced River qui coule en son creux. Au Village, il y a beaucoup de trafic et de voitures qui s’entrecroisent dans les différentes directions. Nous nous arrêtons un court instant, le temps d’acheter un sandwich au general store, puis nous entamons la boucle dans l’autre sens. Très vite, nous garons la voiture, pour randonner jusqu’au bas de la chute Lower Yosemite Fall … Bof, elle est un peu asséchée, et surtout elle est dans l’ombre ! En prenant un autre chemin nous permettant un recul suffisant, et en nous retournant, nous pouvons apercevoir l’entièreté de la chute d’eau, les parties Lower(basse) et Upper(haute) ensemble, haute de 740 mètres tout de même, soit 10 fois celles du Niagara!

18h30 : A nouveau en voiture, nous quittons la Vallée et nous dirigeons maintenant vers le Sud, en empruntant la route 41. Juste avant un tunnel, nous nous arrêtons une fois de plus à un point de vue, celui de Tunnel View. D’ici, le panorama sur la Vallée entourée de falaises est impressionnant : nous distinguons très bien au fond, le Half Dome, emblème du parc, dont le glacier a raviné la moitié, et à gauche, l’El Capitan, gigantesque monolithe de granit de 1000 m de haut, mondialement connu des alpinistes chevronnés. Puis nous prenons une route de montagne trèèèès sinueuse, en cul-de-sac menant à Glacier Point. Le trajet semble trèèèès long depuis la Vallée (1H00), et assez monotone (car on longe d’immenses sapins touffus empêchant toute belle vue). Mais une fois arrivés là-haut, à 2200 m d’altitude, le panorama est époustouflant… D’ici, nous pouvons observer la Vallée et ses impressionnantes chutes d’eau qui semblent pourtant toutes petites, plus de 1000 mètres plus bas ! Et, tout autour, tous les majestueux sommets de la Sierra Nevada dont le Half Dome bien visible, rougeoient à cette heure où le soleil se couche. Pour bien faire, nous aurions dû arriver encore plus tôt. Nous profitons jusqu’au bout des derniers rayons de lumière et nous ne nous pressons pas pour nous remettre en route, ce qui va quand même se révéler être un peu fâcheux pour la suite…

20H45 : Il nous faut maintenant rejoindre Oakhurst situé à une vingtaine de Km de l’entrée Sud du parc de Yosemite… D’ici, ça nous fait alors plus de 60 Km, ce qui nous semble être dérisoire… Mais en montagne, les notions distance/temps sont trompeuses… En réalité, ces 60-70 Km vont nous paraitre interminables. En effet, la nuit tombe très vite et la route est très sinueuse, voire dangereuse si on roule trop vite. Nous aurions dû quitter Glacier Point plus vite. Nous mettons 1H15 pour enfin parvenir à destination. Il était temps car à l’arrière de la voiture, ma fille et mon fils , ballottés à chaque virage de droite à gauche et de gauche à droite, ne se sentent pas très bien…

Il est donc passé 22H00 quand nous entrons dans l’hôtel Shilo Inn de Oakhurst. A notre grand étonnement, nous ne sommes pas les seuls à arriver si tard… La réception est débordée ! Plusieurs familles n’ayant pas réservé de chambre au préalable, cherchent encore, à cette heure tardive, un hébergement pour la nuit. Malheureusement pour elles, l’hôtel affiche complet… (ce qui d’ailleurs est souvent le cas depuis le début de notre voyage). Ne nous étant pas encore présentés, l’une d’elles, manifestement, attend depuis un moment, en espérant un désistement de notre part… A notre arrivée, ces gens sont bien évidemment déçus et n’ont plus d’autre choix que de repartir voir autre part… J’espère qu’ils n’ont pas été contraints de dormir dans leur voiture… Quant à nous, il nous faut à présent, trouver un resto encore ouvert à 22H30. Celui que j’avais repéré ne sert évidemment plus… C’est ainsi que nous nous retrouvons à la Pizza Hut du coin… Nous commandons 2 pizzas de taille XL… Elles sont tellement grandes que même à nous quatre, nous n’arrivons pas au bout !

Dimanche 19/7 : Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal (Ouest du Yosemite N.P.)

Voici ce qui était prévu au planning (100 Km) - rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Sentinel Dome (3, 5 Kms/2H A-R) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village : 14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall (jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou +Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)

Voici ce que nous avons fait

9h15 : Check out et départ d’Oakhurst pour Mariposa Grove, une forêt de séquoias géants située seulement à 20 Km, c.-a-d peu après l’entrée Sud du parc Yosemite. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au péage de l’entrée qui bouchonne un peu… Nous espérons pouvoir prendre la Mariposa Grove Road pour accéder au parking situé juste à l’entrée de la forêt. Mais nous sommes arrivés trop tard : ce petit parking est déjà complet… J’avais bien dit qu’il fallait arriver plus tôt, mais les enfants ont de plus en plus de mal à se lever de bonne heure ! Du coup, on nous renvoie nous garer à Wawona situé 8 Km plus au Nord, où de là il faut prendre une navette gratuite nous ramenant à Mariposa Grove… Ce système de navette est très bien organisé, mais quelle perte de temps ! Et puis les enfants ne se réjouissent pas du tout de faire des allées et venues supplémentaires sur cette route hyper sinueuse qui les a rendus malades la veille ! Finalement, nous trouvons une place de parking juste devant la cahute du péage de l’entrée du parc, et montons dans la fameuse navette empruntant la Mariposa Grove Road nous emmenant 3Km plus loin à l’entrée de la forêt de séquoias.

10h00 : Nous voici enfin au début du sentier passant par les séquoias les plus impressionnants… de presque 100 mètres de haut et 30 mètres de circonférence… Certains de ces arbres gigantesques ont plus de 3000 ans ! Plantés chez nous, ils auraient connu les civilisations grecque et romaine !... En effet, ils peuvent vivre très longtemps du fait qu’ils sont extrêmement résistants aux maladies, aux feux et aux insectes, grâce à leur bois plein de tanins et leur écorce très épaisse (60 cm !). Nous marchons pendant plus de 3H00. Au début, il fait encore frais mais il y a un monde fou… Puis, plus on s’enfonce dans la forêt, et plus on se retrouve seul, avec des chemins de rando plus difficiles car plus pentus… mais l’heure avançant, il fait de plus en plus chaud aussi ! Nous découvrons un séquoia couché au sol depuis plus de 300 ans mais toujours entier. En fait, les racines de ces géants s’étalent plus que ce qu’elles ne s’enfoncent, ce qui fait qu’un vent puissant ou une charge trop important de neige peut les faire vaciller, les déraciner et les jeter au sol ! Mais, même à terre, grâce aux tanins qu’ils contiennent, ils pourrissent très lentement et peuvent mettre des centaines d’années pour disparaître ! Nous en voyons également beaucoup qui, malgré leur tronc brûlé, continuent dignement leur croissance. Il parait même que les Rangers boutent expressément des feux qu’ils contrôlent, pour favoriser leur reproduction. Car ces colosses ont un autre point faible : ils ont du mal à se reproduire. Les pommes de pins peuvent restées vertes, accrochées aux branches pendant 20 ans ! Mais l’air chaud des incendies provoqués, fait ouvrir les pommes de pins et libère ainsi les semences. Nous passons aussi à travers le tronc de l’un d’entre eux… A la fin du 19ème siècle, un tunnel a été creusé de manière à être traversé par les voitures de l’époque! Nous sommes à l’affût du moindre animal, et essayons de faire le moins de bruit possible pour ne pas les effrayer, mais nous n’en voyons aucun, à part les sempiternels écureuils… grosse déception tout de même! A un moment donné, nous entendons un gros boum, derrière nous… C’est juste une énorme pomme de pin qui vient sans doute de chuter de plusieurs dizaines de mètres… Au vu de sa taille démesurée, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage ! Les narines encore toutes excitées par les fortes odeurs boisées de cette futaie étonnante, nous reprenons une navette, puis notre voiture pour rejoindre la Vallée du Parc.

14H00 : Il est normalement prévu maintenant de déposer les garçons à Glacier Point pour leur permettre de rejoindre la Vallée, à pied, en suivant Panorama Trail, un sentier magnifique passant par de nombreuses chutes d’eau. Et pendant ce temps-là, ma fille et moi , sommes censées retourner dans la Vallée en voiture, puis aller à pied, à la rencontre des garçons, en suivant la rando nous menant à la chute d’eau Vernall Fall. Oui, mais… l’après-midi est déjà bien entamée, les garçons sont fatigués et l'un d'eux ne compte plus les nombreuses ampoules qu’il a aux pieds ! Tous préfèrent aller se détendre dans la piscine de l’hôtel à El Portal. Aussitôt dit, aussitôt fait… Euh ! Il y a quand même toute cette route 41 à faire pour remonter vers le nord… Vous savez…cette route trèèèèèèèès sinueuse qui n’en finit pas et que mes enfants n’ont pas du tout appréciée la veille! Et bien, ils ne vont pas mieux l’estimer aujourd’hui…

15H00 : Le check-in fait à l’hôtel View Lodge, nous arrivons avec nos valises dans la chambre pour enfiler nos maillots. Là, une grosse déception nous attend : malgré son prix élevé, la pièce est obscure et d’une propreté douteuse…toiles d’araignées en-dessous des lits, sales cheveux plaqués dans chaque recoin de la salle de bain, … des fourmis courent même sur la kitchenette ! Mais, nous n’avons pas le courage de recharger le coffre de la voiture, de retourner nous plaindre à la réception pour ré-emménager dans une autre chambre… (un peu marre tout de même des valises qu’on fait, qu’on transporte, qu’on défait, qu’on refait, qu’on re-transporte, …après 23 jours de voyage !) De toute façon, il paraît que les hôtels du Yosemite ne sont pas terribles… Les lits sont propres, c’est l’essentiel ! Je fais donc contre mauvaise fortune, bon cœur… Mais les enfants sont étonnés de ma réaction… D’habitude, je serais allée rouspéter… Nous partons nous rafraîchir à la piscine… Comme j’aurais dû me douter, son état de propreté ne vaut pas mieux…détritus de feuilles et crème solaire nagent à la surface ! Là, c’en est trop pour moi ! Je reste sagement me reposer à l’ombre, pendant que les enfants, moins vite écœurés, se jettent à l’eau…

16H15 : Je propose aux enfants d’aller faire un tour près de la rivière Merced qui coule au pied de l’hôtel… Ben oui, j’ai quand même chaud, moi, assise près de la piscine, et j’ai bien envie d’aller y mettre les pieds !... Son eau claire m’inspire mieux que celle trouble de la piscine… Oui…mais voilà… le courant à cet endroit m’effraye un peu… Par contre, les enfants inconscients du danger, hésitent beaucoup moins et s’aventurent plus loin que moi. Ils finissent même par s’y baigner totalement, sous l’œil mi-amusé, mi-ahuri, voire désapprobateur des clients de l’hôtel, accoudés au balcon de leur chambre. Ma fille est la première à être emportée par le courant… Les deux autres suivent sous prétexte d’aider leur sœur à rejoindre la berge. Finalement, après s’être bien amusés, mais aussi s’être faits éraflés par les rochers, ils regagnent le bord et constatent leurs ecchymoses en rigolant… A posteriori, attirer les enfants ici, n’était pas du tout une bonne idée. C’était trop dangereux : ils auraient pu se cogner la tête contre un gros rocher et se noyer… J’en frémis rien qu’à l’idée ! Eux, bien évidemment disent que j’exagère et qu’à aucun moment, ils ne se sont sentis en danger, et qu’ils ont passé un très bon moment bien excitant…

17h45 : Nous reprenons la voiture, direction Curry Village situé tout au fond de la Vallée du Yosemite. Arrivés au niveau de Sentinel Beach, une plage située sur la Merced River, au cœur de la Vallée, on s’y arrête de manière à prendre quelques photos… et tout d’un coup, dans les fourrés, j’aperçois un…ours. Je crie OURS mais les enfants croient d’abord à une blague, avant de l’apercevoir. Il faut dire que notre moisson de photos concernant la faune locale est plutôt maigre : des lapins, des écureuils de tous types, des lézards, des biches et cerfs mulets, et… c’est tout ! Point de bisons près de Zion, ni de scorpions ou de serpents à sonnette à la Wave, ni de pumas dans Mariposa Grove, ni de mouflons dans Capitol Reef, ni de bip-bip à Death Valley, ni de ratons laveurs pourtant si fréquents le soir sur le parking de l’hôtel d’El Portal, pas de pélicans et peu d’éléphants de mer sur la côte pacifique, pas de coyotes, ni de chiens de prairies, ni de marmottes… A croire que nous n’avons pas randonner ! Enfin, bref… Je crie OURS… Certes, ce n’est pas une ééééénorme bête, il ressemble à un très gros ourson. Mais le temps de l’entrevoir, il s’écarte déjà et s’enfonce à l’abri des regards, dans les buissons. Il faut qu’on le poursuive un peu pour le prendre en photo. Nous sommes les seuls à l’avoir vu à cet endroit. Là, nous sommes impressionnés. C’est donc bien vrai qu’ils osent s’approcher si près du centre de la Vallée, à quelques mètres seulement de la route principale! Notre série de photos vient de s’étoffer d’un animal supplémentaire, et non des moindres : un ours en totale liberté… un peu flou tout de même !

Presque 19H00 : Après avoir garé la voiture à Curry Village, et pris une navette, nous entamons la rando (5Km/3H A-R) censée nous conduire au sommet de la chute d’eau Vernall Fall. Nous croisons beaucoup de personnes qui en reviennent. Elles doivent sûrement penser qu’il est vraiment saugrenu de commencer une promenade à pareille heure… Elles ont sans doute raison. L’avantage, c’est qu’il ne fait pas trop chaud et que bien vite, nous sommes pratiquement seuls… Nous ne devrons pas suivre un chapelet de personnes s’égrenant une à une sur les marches. Le désavantage, c’est que le soleil qui est entrain de décliner, n’atteint plus le sentier et que, par conséquent, nos photos risquent de manquer de luminosité. Quoiqu’il en soit, ma fille et moi, laissons partir en avant, les garçons qui marchent d’un pas bien plus rapide que le nôtre, en leur disant de ne pas nous attendre. Nous nous arrêterons sans doute au pont enjambant la rivière Merced, qui offre déjà un beau panorama sur la cascade. Mais arrivées à la passerelle en bois, nous ne sommes pas fatiguées et la nuit est loin de tomber. Nous poursuivons alors d’un pas alerte et atteignons la partie la plus difficile de la rando, à savoir les marches étroites et glissantes car mouillées à cause des retombées de la cascade. Finalement, nous rattrapons les garçons occupés à mitrailler l’épaisse chute d’eau de 97 mètres, tombant verticalement de la falaise, en projetant de légers embruns, dans un vacarme terriblement assourdissant. Le spectacle est de toute beauté…même sans soleil ! Nous ne sommes plus très loin du sommet, mais il est plus prudent de rebrousser chemin et de rentrer, car maintenant, le soleil est couché et la pénombre s’installe peu à peu… De fait, la nuit succède rapidement au jour, bien avant que nous n’atteignons la Vallée. Nous avançons maintenant en appréhendant une éventuelle rencontre inopinée avec un ours… Cela rajoute du piment à la marche et nous procure une dose suffisante d’adrénaline nous permettant d’avancer à toute allure sans jamais penser à la fatigue.

21H00 : Avec un autre groupe de retardataires, nous courons attraper une des navettes qui circulent encore jusque 22H00… Je viens de battre un record : j’ai fait l’aller-retour de cette rando en 2H00… C’était la dernière excursion du périple. Elle reste aussi un de nos excellents souvenirs ! A présent, il nous faut songer au souper. Les restos du parc n’étant pas bien côtés, nous nous contentons d’acheter au General Store, quatre plats surgelés que nous réchaufferons dans le micro-ondes de notre chambre. Cela nous permettra aussi de gagner du temps, car ce soir, il nous faut vider complètement la voiture et préparer toutes les valises en prévision du retour en avion… Il est nécessaire de répartir toutes nos affaires, uniformément entre nos différents sacs ! Cela nous prendra quand même 1H30 ! La connexion internet étant peu probante (un mauvais point supplémentaire pour cet hôtel à bannir résolument !), il nous sera impossible de confirmer le vol du retour…

Lundi 20/7 : Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion

Voici ce qui était prévu au planning (290 Mi-460 Km) - Tiburon et Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)

Voici ce que nous avons fait

8H45 : Après une courte nuit, nous quittons l’hôtel pour rejoindre San Francisco, par la route 140 moins sinueuse et donc beaucoup plus roulante que la route 120. Nous passons par Mariposa, une petite ville style western, de l’ex-ruée vers l’or, puis montons sur l’autoroute. Nous nous arrêtons sur le parking d’une chaîne de motels où gratuitement, nous pouvons profiter de la connexion internet. Nous validons enfin notre inscription pour le vol du retour et choisissons nos sièges dans l’avion. Etant pratiquement les derniers à nous enregistrer, nous n’avons guère d’alternative… Maintenant, ça en est fini des grands espaces vierges, des paysages grandioses, des longues routes solitaires, des voies rectilignes à l’infini… nous rencontrons du monde, de la circulation intense, des ralentissements, des feux… bref, la civilisation ! Quel dommage...nous étions bien, reculés au bout du monde ! Nous passons par le nord de San Francisco et allons admirer l’époustouflant point de vue Muir Beach Overlook dominant des falaises plongeant dans l’Océan Pacifique. Pour cela, nous sommes obligés de nous couvrir chaudement : la température atteint un petit 15°C et un vent glacial nous transperce jusqu’aux os… Nous avons retrouvé le temps typique de San Francisco noyée sous la brume… Nous empruntons une route panoramique nous élevant jusqu’à Muir Woods, une autre forêt de séquoias géants vieux de 1000 ans, encore plus hauts, mais moins larges que ceux du parc Yosemite. En redescendant, nous longeons la baie de San Francisco, du côté de Sausalito, un ancien village de pêcheurs envahi par les maisons flottantes (house boats) excentriques des hippies, dans les années soixante, et devenu à présent, le havre de nombreux milliardaires occupant de très grosses villas flottant sur l’eau.

15H00 : Il est l’heure maintenant de regagner l’aéroport, d’où notre avion pour Londres décolle à 18H50. Une dernière fois, nous passons sur le Golden Gate Bridge enveloppé d’un épais brouillard. A notre arrivée, il y a 24 jours, nous avions eu la chance de le découvrir sous un franc soleil… Le long de l’autoroute, nous croisons une voiture en feu et des pompiers à l’action pour l’éteindre ! Nous arrivons à l’aéroport bien en avance… La remise de la voiture de location chez Alamo se fait en 1 minute, le temps pour eux de scanner le code-barres collé sur le pare-brise… Nous prenons tout notre temps pour sortir nos valises du coffre et ne rien oublier dans les différentes boites de rangements… Nous jetons nos derniers déchets et abandonnons lâchement notre glacière qui, durant ce voyage à travers des contrées brûlantes, s’est révélée être très efficace pour réfrigérer boissons et pique-niques.

18H50 : L’avion décolle à l’heure. Les dix heures de vol se déroulent sans problème, le temps de souper, de somnoler et de visionner de nombreux films… Il est quand même difficile de dormir profondément !

Mardi 21/7 : Arrivée à Bruxelles, via Londres

Un petit déjeuner nous est servi à 3H00 du matin, heure californienne, qui correspond à 11H00, heure londonienne ou midi, heure belge. Nous atterrissons à Londres, comme prévu, à 13H00. Le temps de descendre de l’avion, de subir les nombreux contrôles, nous devons galoper dans les couloirs d’Heathrow pour attraper notre correspondance pour Bruxelles partant à 14H00. Une heure, c’est vraiment court !! Nous arrivons enfin à Bruxelles à 15H40, heure londonienne, c.-à-d 16H40, heure belge. Et nos bagages suivent aussi… Quel miracle! Quand je vois la course que nous, nous avons dû faire à Londres! Mais un de nos sacs est éventré ! Décidément, British Airways nous gâte ! Après inspection, nous constaterons qu’il ne manque qu’une paire de tongs ! Notre gentil voisin est déjà là pour nous ramener à la maison !

Voilà, notre long périple dans le Sud-ouest américain est déjà terminé. Ces 25 jours vécus intensément du lever au coucher de soleil, sont pourtant passés beaucoup trop vite, et nous n’avons qu’une envie : celle d’y retourner le plus vite possible… Nous avons vu tant de beaux paysages, mais nous savons aussi qu’il y en a encore tellement d’autres à découvrir… En attendant, pour me replonger dans l’ambiance du Far West, il me reste encore beaucoup de photos à visionner puis à trier… et ce carnet que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger, et que plus tard, quand la mémoire me jouera des tours, je relirai sans doute avec une certaine nostalgie… La dernière étape pour rendre ce carnet plus vivant, sera l'ajout de quelques photos... Mais ce ne sera pas pour tout de suite!

Conclusion

Les randos (de min. 4 Km) les plus appréciées, très différentes les unes des autres, citées suivant l’itinéraire : Dans le Grand Canyon : South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (4, 5 Km/2-3 H) Dans CBN (Vermillon Cliffs) : The Wave (8, 4 Km/4-6 H) Dans Arches N.P. : Delicat Arch Trail (4, 8 Km/2 H30) Dans Rafael Desert : Little Wild Horse Canyon (= slot canyon) (4Km/2 H) Dans Bryce Canyon N.P. : Navajo Loop + Queen’s Garden (au milieu des hoodoos)(4, 8 Km/ 3 H) Dans Zion N.P. : The Narrows (marche dans le lit de la Virgin River) Dans Yosemite N .P. : Vernall Fall (chute d’eau) (5 Km/3 H)

Nos préférences, toutes activités confondues : Pour moi : 1. Rando the Wave 2. Bryce Canyon N.P. 3. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 4. Monument Valley 5. Rando The Narrows(Zion) / Dead Horse Point

Pour mon aîné: 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Bryce Canyon N.P. 3. Rando The Narrows(Zion) 4. San Francisco 5. Arches N.P./ Little Colorado

Pour mon autre fils : 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Rando the Wave 3. San Francisco / Las Vegas 4. Bryce Canyon N.P. 5. Rando The Narrows(Zion) / Rando South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (Grand Canyon )

Pour ma fille: 1. Rando The Narrows(Zion) 2. Alcatraz / Las Vegas / Universal Studio 3. Monument Valley / Rando the Wave/ Rando Little Wild Horse Canyon 4. Les outlets 5. Venice Beach

Les visites dont on aurait pu se passer: Santa Monica ( Venice Beach peut suffire) Route 66 ( sauf Oatman qu’il faut visiter!) Alstrom Point (trop loin, même si le point de vue est superbe !) Muley Point, sur la route 95 (semblable à Gooseneck) Valley of the Gods (à faire de préférence avant Monument Valley pour mieux l'apprécier) Onion Creek Road (près de Moab) ( moins" fun" que prévu par manque d’eau) Devil’s Garden (fort semblable à Goblin Valley) Capitol Reef (impression mitigée, mais le soleil était absent et nous avions le ventre vide !)

Vol British Airways : Impression très mitigée : un vol non enregistré, 2H de retard à l’embarquement, un sac éventré

Location de voiture avec Alamo : Aucun problème sauf le fait d’obtenir difficilement un SUV 4WD

Hôtel à proscrire : Le View Lodge, à El Portal (près du Yosemite N.P.) : cher et sale
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (3ème partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-09-03 · 12 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (3ème partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Dimanche 31 mai Arches, parc mythique s'il en est, dont tout-un-chacun a sûrement entendu parler. Nous y partons à 8h et il fait déjà 22°C, cela promet car le programme de la journée est assez chargé. Visite rituelle du VC et départ pour les nombreux points de vues au long de la route. Park Avenue

Nefertiti Rock

Vue sur Courthouse Towers

Balanced Rock

Peu après 9h30, nous arrivons au parking de Turret, Windows et Double arches. Il y a déjà pas mal de monde et faire des photos sans personne dessus relève de l'exploit. Beaucoup de contre-jours également. Turret Arch

North & South Windows

Double Arch

Quelques fleurs au retour de Double Arch. Fleur inconnue pour l'instant ; n'hésitez pas à nous communiquer vos infos

Erigeron sp.

Après Pothole, Sand Dune, Broken et Skyline arches, Pothole Arch

Sand Dune Arch

Prickly Pear (Opuntia sp.)

2 variétés de Sunflowers (Helianthus sp.)

Broken Arch, devant et derrière

Skyline Arch

nous nous garons sur le parking de Devil's Garden avec difficulté ; il est quasi plein. Nous partons vers midi avec les sacs à dos et le pique-nique ; il fait 25°C. Nous passons successivement Tunnel Arch

et Pine Tree Arch (à contre-jour)

pour arriver vers 13h15 à Landscape Arch où nous faisons la pause déjeuner.

Au voisinage de Wall Arch, tombée le 4 août 2008, le chemin est un peu raide et les appareils photos regagnent les sacs à dos car nous avons parfois besoin de nos mains ; nous croisons même une dame que 2 personnes aident à redescendre car elle a le vertige (nous nous posons des questions pour le retour). Montée assez raide, à gauche un des restes de Wall Arch

Partition Arch

Arrivés sur le plateau, nous suivons une petite arrête (il ne faut pas trop chahuter) qui nous permet d'admirer de beaux points de vues

et, après quelques « acrobaties », nous arrivons à Double O Arch (certains, courageux, sont déjà grimpés au sommet).

Après avoir longuement hésité (Isabelle n'était pas très motivée), nous poursuivons notre route vers Dark Angel, superbe monolithe noir que nous apercevons à quelques encablures. Nous ne verrons que 2 personnes sur cette partie du trajet, effectué sans la moindre ombre.

Micro-arche dans les parages de Dark Angel

Retour vers Double O Arch,

puis Black Arch

et nous reprenons la corniche de l'aller. La Sal Mountains dans le fond

Petite erreur de trajet qui nous emmène vers Navajo Arch, vite corrigée. Nous entamons la descente vers Wall Arch qui nous avait inquiétés à l'aller ; finalement, elle se fait sans aucune difficulté mais doit poser problème lorsque la roche est mouillée. Nous arrivons à la voiture vers 17h après avoir parcouru environ 12 km ; il fait 24°C. Cette rando fut fatigante, parfois difficile mais que c'était beau !

Nous passons rapidement par les points de Fiery Furnace et Salt Valley Overlook pour nous rendre au départ de la randonnée vers Delicate Arch. Le parking est à Wolf Ranch et nous en profitons pour aller voir les pétroglyphes récents (présence de cheval, donc post-colombiens).

Nous avons aussi, dans ce parc, rencontré d'autres pétroglyphes que je situe ici (on m'a demandé d'être discret sur leur localisation).

Desert Paintbrush (Castilleja chromosa)

Puis nous attaquons la longue montée vers Delicate Arch (environ ¾ h) entièrement sur de la roche et parfois très raide. Petite arche massive, un peu avant l'arrivée

Nous arrivons vers 19h et nous sommes loin d'être les seuls. Prendre une photo sans personne dessus n'est pas simple, tant le défilé sous l'arche est interminable ; tout le monde sauf nous semble vouloir être photographié sous l'arche. Un allemand proche de nous finit même par pousser sa gueulante et parvient à ses fins (qui étaient aussi les nôtres)

et nous pouvons enfin observer le coucher du soleil tranquillement. Photos prises respectivement à 19h03, 19h52, 19h59 et 20h04

Après environ 25 km de randos, nous regagnons notre hôtel (21h30) pour y prendre un bon bain délassant (mais pas dans la piscine car un peu tard 😕).

Lundi 1er juin Réveil vers 6h30 et départ pour Fruita 3h plus tard. À la sortie de Moab, la route suit une tranchée au rouge profond, magnifique, que nous quittons une fois arrivés sur le plateau. Quelques miles plus loin, le rouge a disparu et nous retrouvons la couche d'argile verdâtre (greenish mudstone) que nous avions déjà aperçue l'avant-veille à Mill Canyon. Le paysage le long de la I70 ne nous laisse pas de souvenirs impérissables et nous prenons l'embranchement vers Hanksville à 10h30 ; le ciel est couvert et la température extérieure est de 25°C. La route retrouve rapidement son chatoiement rougeâtre et nous passons près de Goblin Valley sans nous arrêter. Mais après Hanksville, le paysage devient quasi lunaire avec des terres de couleur dominante jaune-gris foncé : nous découvrirons seulement le 19 juillet, grâce au carnet de voyage de mokahlki, qu'il s'agit de la zone de Factory Buttes.

Nous arrivons au VC vers 12h. Après les emplettes courantes, déception : le ranger déconseille très fortement Cathedral Valley, pas tellement à cause de notre véhicule, mais des gros risques d'orages. Exit la nuit sur le camping, au beau milieu de la vallée. Avant de déjeuner et de modifier notre programme des jours à venir, nous allons voir les pétroglyphes le long de la route, facilement observable grâce à une longue passerelle en bois.

Showy Milkweed (Asclepias speciosa)

Retour sur l'aire de repos près du VC pour le déjeuner (24°C) ; l'emplacement est superbe, calme, et les mules deer sont tout près. Nous décidons de réserver 2 nuits sur le terrain de camping tout proche où, ici aussi, il fait bon vivre. Peu avant 15h, nous partons pour la Scenic Drive, après avoir glissé notre obole. Il fait 24°C, le ciel est très gris, orageux et nous ressentons très bien les grosses rafales de vent (le ranger ne s'était pas trompé). D'ailleurs, à peine un quart d'heure plus tard, la pluie arrive et la température chute à 17°C. Après quelques photos de vielles machines agricoles,

le miracle rouge refait son effet et nous avançons dans la gorge au rythme des arrêts photos.

Le guide, que l'on trouve à l'adresse suivante : http://www.nps.gov/...isit/scenicdrive.htm comporte des arrêts parfois difficile à trouver. Nous faisons connaissance avec la couche géologique Shinarump, de couleur gris-jaunâtre et assez dure, dont les débris jonchent le sol.

La route devient rapidement piste et emprunte le lit d'un torrent à sec ; nous nous arrêtons après quelques centaines de mètres à cause de la météo (pas envie de nous retrouver dans l'eau !). Retour vers la route principale avec un arrêt au point 3 (il faut emprunter Grand Wash, refuge occasionnel de Butch Cassidy), mais nous n'irons pas trop loin sur la piste, toujours soucieux de la météo.

Vers 17h, nous démarrons la rando vers Hickman Bridge avec les k-ways sur le dos mais, transpiration oblige, ils seront enlevés rapidement (cela devient vite un sauna en dessous). La piste et les à-côtés sont jonchés de blocs noirs, restes d'anciennes coulées volcaniques malmenées par les glaciers.

En cours de route, nous découvrons un ancien grenier Fremont

puis, rapidement, le pont. Le ciel est maintenant d'un gris clair quasi uniforme et la luminosité forte ; il ne pleut plus.

Le retour se fait dans le lit du torrent qui creuse d'amusantes cavités.

Départ pour Panorama Point avec heureusement un peu plus de bleu dans le ciel ; l'orage semble s'être éloigné. Belle vue sur les falaises et les montagnes au loin.

Ensuite, gros plan sur les Goosenecks de la Sulphur Creek ; on a du mal à imaginer que le petit torrent en contrebas soit le responsable de tant de dégâts !

Pour finir la journée, nous nous dirigeons vers Sunset Point puisque le soleil est pour une fois au rendez-vous.

Retour au camping à 20h10, diner et tri des photos (pour la prochaine liaison internet) ; dodo.

Mardi 2 juin Après le petit déjeuner et le passage en position jour, nous avons un beau soleil et les oiseaux gazouillent dans les arbres, nombreux et bien verts.

Nous partons à 8h10 pour la Nottom Road suite à notre modification d'itinéraire. Quelques travaux sur la route nous montrent que même les « petits » camions sont jolis.

La piste est très roulante et sans difficulté et nous apercevons sur la gauche, du côté de Sandy Creek, un ranch où l'arrosage fonctionne à plein régime : c'est très vert. Les Henry Mountains dans le fond

Du côté droit de la piste, des champs d'un genre de luzerne avec les badlands en arrière plan.

Peu de temps avant l'intersection avec la Burr Trail, j'ai failli écraser notre premier serpent. Rapide marche arrière et Isabelle peut immortaliser cette rencontre ; il doit s'agir d'un Bull snake ou Pituophis catenifer sayi, serpent non venimeux. Mais le bougre ne veut pas prendre la pose et nous repartons pour l'intersection.

Alors que nous cherchons à apercevoir les fameux lacets, un véhicule que nous avons déjà doublé, emprunte la Burr Trail Road et nous attendons de le voir pour prendre quelques photos. Vous voyez la voiture blanche qui monte ?

Nous repartons à 10h Sur la route

et sur notre documentation, une rando à Halls Creek Overlook est indiquée. Nous attaquons la piste (et là, c'est une vraie piste) pour arriver assez vite à un endroit où une voiture est arrêtée ; la piste continue encore, mais nous nous arrêtons également car cela commence réellement à cahoter et on avance aussi vite à pied, sinon plus vite. De toute façon, nous étions quasiment arrivés. Quelques panneaux explicatifs sur le Waterpocket Fold, que nous avons du mal à appréhender (plus d'infos à : http://www.nps.gov/...ve/care/geology1.htm ),

et sur Brimhall Bridge, que nous apercevons de l'autre côté de la vallée.

Même si nous ne comprenons pas tout de la géologie locale, la vue est très jolie et le détour valait le coup.

Retour sur la Nottom Road où nous apercevons au loin les Henry Mountains. On distingue très bien les 5 pics ou monts, du nord au sud : Ellen Peak (3 507 m) tout au fond à gauche dans l'ombre ?, Pennel (3 466 m), Hillers (3 268 m), Holmes (2 417 m) et Ellsworth (2 510 m)

Après un bref aperçu du lac Powell,

nous passons à proximité de Muddy Canyon qui semble bien porter son nom,

un peu avant d'arriver au parking pour Pedestal Alley ; il est midi et il fait 28°C.

Après le rituel habituel (crème solaire, chaussures de marche, sacs à dos remplis, chapeaux et gps de rando avec le parking enregistré), nous voilà partis ; au trailhead, la boite avec dépliant explicatif est désespérément vide, ce qui nous posera problème un peu plus tard. Le départ commence dans un wash,

et rapidement, nous perdons trace des piquets indicateurs. Nous continuons jusqu'à la falaise, retrouvons certains indicateurs et des petits hoodoos.

Un long traveling sur la gauche où quelques cairns nous montrent la voie et nous repartons dans le sable. Pedestal Alley

Rapidement, nous perdons toute trace d'indicateurs et, bien qu'ayant sillonné dans tous les sens, nous ne retrouvons aucune piste (Philippe nous confirmera plus tard que nous étions à la fin du trail).

Superbe "mille-feuilles"



Retour à la voiture à 13h45 avec 31°C ; toute cette (petite) rando se fait sans ombre, mais elle est agréable et quasiment sans dénivelé.

Nous arrivons au croisement de la route de Bullfrog (la 276) et je préfère y faire un saut pour refaire le plein : 2.719 le gallon et totalement inutile, car de l'autre côté de l'embranchement il y a de grands réparateurs-stockeurs de bateaux (proximité du lac oblige) et du carburant à moins cher.

Les Henry Mountains de l'autre côté, sur la route 276 Mont Ellsworth

Mont Holmes

Mont Hillers

À 15h50, nous finissons de manger sur le parking qui mène à Hog Springs. Cette agréable rando, bien que dans des herbes et broussailles qui embêtent Isabelle, doit nous mener à une petite chute d'eau permanente et un joli bassin. Le début m'inquiète un peu car si la chute est permanente, nous devrions voir au minimum un filet d'eau couler dans le wash, mais rien. Et pourtant si, la chute existe bel et bien, le débit est très faible et le ru se perd dans le sable.

Quel plaisir de se baigner dans cette eau si fraîche.

Au retour sur le parking, impossible de trouver la moindre trace de pétroglyphes dans les parages ; nous devons être miro.

Comme la journée s'avance, nous mettons le cap sur Little Egypt. Nous hésitons un peu au niveau de l'embranchement car il est seulement indiqué Bull Creek Pass, mais finalement c'est la bonne direction.

Petite balade sympa parmi ces roches torturées, mélange de blanc et de rouge, disposées parfois comme une immense armée au garde-à-vous.

Petite rencontre avec une infime partie de la flore et la faune locale. Indigo bush (Psorothamnus arborescens) ?

Sunflower (Helianthus sp.)



Nous quittons cet endroit à 18h40 pour un diner à Torrey au Capitol Reef Inn, où le tiers des clients parlait français.

Mercredi 3 juin Réveil à 6h20 et 13°C. Bill, gardien du camp, a voulu nous « piquer » notre ticket de paiement de l'emplacement (mais je veillais !). Tout en prenant le petit déjeuner, je filme des mules deer qui passent très près de nous ; au programme aujourd'hui, Burr Trail Road et Strike Valley Overlook. Nous quittons, presque à regret, cet agréable camping vers 7h45 pour un simple arrêt photos à Chimney Rock.

Après avoir fait le plein à Torrey, nous abordons la SB12 et stoppons à Larb Hollow : joli point de vue mais sûrement plus photogénique l'après-midi. Nous pénétrons dans une forêt de trembles et de conifères et apercevons ce qui doit sûrement être une marmotte, mais trop brièvement pour une photo. L'arrêt suivant est à Steep Creek (2 866 m) alors que celui de Homestead Overlook est fermé pour travaux. Plus nous montons, plus les trembles sont nombreux. La route redescend ensuite sur Boulder (2 010 m) et à 9h30, nous entamons la Burr Trail Road.

Au mile 6, nous quittons la roche jaune pour rejoindre le grès rouge ; nous commençons à avoir chaud avec nos polaires car la température extérieure est maintenant de 22°C. Nous apercevons l'entrée de Long Canyon, en contrebas.

La route traverse agréablement ce canyon et, à la sortie, nous découvrons un ensemble rocheux surnommé « diadème » ; on se demande bien pourquoi ?

Au mile 30 (depuis Boulder), la route se transforme en piste, mais très roulante.

À 11h, nous entamons la rando pour Strike Valley Overlook, après nous être garés sur le parking situé au début ; je ne pense pas que nous aurions pu parcourir le wash avec notre véhicule. Dès le départ de la rando, des moucherons à ne plus quoi savoir en faire ; quelle plaie, mais heureusement ça ne dure pas. Arrivés au « second » parking, nous entamons la phase finale d'abord dans le sable puis, assez rapidement, sur la roche ; petite grimpette sous le soleil accompagnés par de nombreux cairns et nous arrivons au sommet.

Splendide vue sur la vallée et le Waterpocket Fold

Nous mangeons une pomme, buvons quelques gorgées d'eau et entamons la descente. Le retour dans le wash sera l'occasion de photographier les diverses arches aperçues à l'aller, Double Arch ? (on aperçoit bien les 2 piliers droits et la lumière entre les deux)



Une autre double arche ; si, si, regardez bien

Gros plan, presque de dessous



la dernière étant Peek-A-Boo.

Nous arrivons à la voiture à 13h40 et il fait 33°C, pas étonnant que nous ayons eu chaud.

Comme nous avons déjà aperçu les lacets de la descente hier, nous faisons demi-tour et repartons vers Boulder pour nous arrêter dans Long Canyon, à l'ombre (rare) d'un arbre pour un petit repas et repos bien mérité ; il est 14h30.

Entre Boulder et Escalante, la route suit une crête avec le vide de chaque côté et Isabelle, qui conduit, n'aime pas.

Nous faisons un arrêt rapide au camping de Lower Calf Creek où nous avons prévu de dormir ce soir, mais tout est plein. Nous reviendrons ce soir. À 16h20, nous arrivons au parking près du pont sur l'Escalante River et, un quart d'heure plus tard, nous entamons la rando vers Escalante Natural Bridge, après avoir chaussé des chaussures d'eau. Le sentier est pratiquement que du sable (pénible) et traverse 4 fois la rivière (intermèdes agréables, rafraichissant). En cours de route, nous apercevons une petite arche sur le haut de la falaise.

Nous prenons les dernières photos du pont les pieds dans l'eau

et continuons un peu (2 jeunes américains demandent notre aide, ils sont complètement paumés) avant de décider de faire demi-tour. Comme il fait chaud, je convaincs Isabelle de descendre par le lit de la rivière, les pieds dans l'eau : comme c'est très agréable ! Me voyant penché sur l'eau, l'œil dans le viseur, elle me demande ce que je photographie. N'obtenant pas de réponse et ne voyant que des petits galets, elle s'approche et regarde par dessus mon épaule. Dans la demie seconde suivante, elle se retrouve sur la terre ferme : j'étais en train d'immortaliser un « serpent ».

Mes connaissances en herpétologie sont telles que je ne connaitrais jamais l'espèce de la bête (dangereuse ou pas). Je continue dans l'eau jusqu'au pont et rejoins Isabelle sur le sentier. Nous n'avons pas été embêtés par les moustiques mais plutôt par les taons.

Vers 19h20, nous « trouvons » une place sur le terrain de camping de Lower Calf Creek, grâce à la méthode « Philippe ». Nous nous couchons avec la chaleur (27°C) mais l'aube sera fraîche, sûrement grâce à la proximité de la rivière.

Fin de la troisième partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

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