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Obtention du visa pour Cuba? English translation pending
by Diegoooaaal · 2010-09-01 · 6 replies
Bonjour mesdames, messieurs,

Nous projetons de partir pour un voyage de 5-6 mois en Amérique centrale (plus Cuba !) en janvier 2011. Nous voudrions commencer le trip en passant par Cuba. Nous nous sommes alors renseignés pour l'obtention du Visa : il est noté qu'il faut absolument un billet aller-retour pour obtenir ce visa. Or, dans un premier temps, nous ne pensions acheter qu'un billet aller. Dans ce cas de figure, après nos recherches, il nous parait clairement pas possible d'obtenir le visa.

Donc voici la question : Est-il possible d'obtenir le visa pour Cuba en prenant un aller simple Paris - La Havane, puis un "retour" La Havane - Cancun.

Nous pensons que oui, puisque ce dont les autorités cubaines veulent s'assurer doit être que nous ressortions du pays, mais nous aimerions être certains avant d'acheter le billet aller !

Merci d'avance pour vos réponses. Anthony
Voyage au Vietnam pour février 2011: Phu Quoc ou Nha Trang? English translation pending
by PrincessJun · 2010-08-30 · 4 replies
Bonjour à tous,

Nous préparons un voyage au vietnam pour février 2011. Nous avons des amis qui sont allé à Phu Quoc il y a deux ans : ils en sont revenus enchantés !!! comme cela a l'air d'être le cas pour nombre d'entre vous. Cependant, ils nous ont dit qu'il y avait beaucoup de constructions en cours, que le béton s'installe partout. Pouvez-vous nous dire si cela vaut encore la peine d'aller à phu Quoc ? Je pense que oui d'après vos messages mais je pense aussi que tout va très vite dans ce pays et que les infos valables une année ne le sont plus forcément 2 ans après. En fait, nous avons hésité entre aller à Phu Quoc et aller du côté de Nha Trang (pour quelques jours de plage). Quel est votre avis ? Merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre. Cordialement,
Randonnée dans l'Annapurna au Népal avec trois enfants English translation pending
by Nepalroux · 2010-08-26 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je suis un coopérant volontaire canadien résidant à Surkhet, dans l'Ouest du Népal avec toute ma famille pour un an (Déjà 5 mois de passé !). La saison idéale pour les treks s'en vient à grands pas. Nous en avons déjà fait quelques-uns mais aucun au-dela de 2600 m.

Nous aimerions savoir si d'autres familles familles ont déjà fait l'expérience de l'Annapurna avec leurs enfants. Les notre ont 4 ans, 2 ans et 6 mois. Oui, nous savons, ils sont jeunes mais toutes nos expériences en randonnée en altitudes furent concluantes. La clé : être alerte, prendre son temps, avoir une bonne hygiène et une bonne alimentation.

Voici l'itinéraire que nous prévoyons faire pendant ces 25 jours que nous réservons pour l'Annapurna (du 25 sept au 19 oct):

1) Nous prendrions un vol Nepalgunj-Jomsom samedi, le 25. Jomsom est au milieu du circuit trek. Il est le début du Part II. Nous avons éliminé l'idée (fantasmagorique) de faire le part I et franchir le plus haut point à 5400 m Thorong la. Trop risqué avec les enfants.

2) Nous passons 2-3 jours autour de Jomsom, Muktinath et autres cité médiévales mythiques. Le temps de bien s'acclimater.

3) Nous descendons le part II. Selon le Lonely Planet, medium-hard et il prend 9 jours à faire. Nous relaxons au hot springs de Tatopani pour aller vers Gharopeni par la suite.

4) Si tout se passe bien à ce point, nous continuons notre route vers Gandruk (2 jours) pour s'aligner le Annapurna Base Camp, ABC (9 jours)

L'avantage de commencer par le part II c'est que la route n'est jamais loin, au cas ou il arriverait quelque chose avec les enfants ou que cela ne fonctionne vraiment pas. Nous nous mettons aucune pression pour faire ou finir telle ou telle route. Nous prenons le parcours au jour le jour.

Nous sommes actuellement à la recherche d'un porteur et d'un guide-porteur. N'hésitez pas à nous faire des recommandations.

Nous savons que ce thème a déjà été discuté ici mais je me demandais s'il y avait des nouvelles expériences depuis.(http://voyageforum.com/v.f?post=1353947;search_string=;#1353947 http://voyageforum.com/v.f?post=1617035;search_string=randonn%E9e%20enfant%20Annapurna%20Nepal;)

Nous prévoyons également faire d'autres treks pour se pratiquer à l'altitude et aux conditions de randonnée en montagne auparavant à Simikot, Jumla et Rara Lake avant le BIG trek de l'Annapurna.

Vous pouvez aller voir notre blog pour avoir plus de détails sur nos aventures: www.mafamilleaunepal.blogspot.com

Merci de votre collaboration

François et la famille !
Nouvelle ligne ferroviaire du centre-ville de Bangkok à l'aéroport Suvarnabhumi (information) English translation pending
by Elmagnifico9 · 2010-08-24 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je vous fais partager une info utile pour se simplifier l'arrivée à Bangkok!!!!!

La ligne ferroviaire de 28 kilomètres reliant le centre-ville de Bangkok à l’aéroport de Suvarnabhumi (Airport Link) a démarré officiellement ses opérations commerciales hier, et veut s’imposer comme la solution de transport la plus rapide disponible, ainsi qu’en une alternative aux taxis régulièrement critiqués par les passagers arrivant en Thaïlande. Seul problème encore pénalisant, l'absence d'accès direct au métro souterrain (MRT) à la station principale de Makkasan, qui rend parfois la tache difficile pour rejoindre l'Airport Link, poussant certains voyageurs à affronter les bouchons en taxi afin de rejoindre les stations d'un train censé, au final, faire gagner du temps. Néanmoins, la compagnie des Chemins de fer thaïlandais a annoncé la semaine dernière qu'une solution était en cours d'élaboration, avec l'ouverture d'une liaison au MRT station Phetchaburi d'ici la fin de l'année.

Moins de 30 minutes pour rejoindre l'aéroport A Phaya Thai, le métro aérien (BTS) est d'ores et déjà relié à la station SRT du même nom par une passerelle. Au total, 25 minutes sont nécessaires pour atteindre les sept autres stations du parcours : Ratchaprarop, Makkasan, Ramkhamhaeng, Hua Mak, Ban Thap Chang, Lat Krabang et Suvarnabhumi. La vitesse et l'efficacité des trains est donc bien réelle, ces derniers pouvant atteindre en principe jusqu'à 160km/h, faisant de l'Airport Link le système ferroviaire le plus rapide du Royaume. Pour la ligne express, qu'il faut prendre à Makkasan, le train est plus agréable et le trajet légèrement plus rapide, avec 15 minutes pour rejoindre l'aéroport. Toutefois, le prix est adapté en conséquence : 100 bahts aller/retour, avec des départs toutes les 30 minutes, qui étaient pour le lancement particulièrement ponctuels. L'enregistrement des bagages n'est quant à lui toujours pas disponible à Makkasan, et devrait être possible sur certaines compagnies aériennes à partir du 1er janvier 2011, lorsque le service sera entièrement opérationnel et passera à plein tarif. En effet, à partir de cette date là, le tarif sur la ligne express sera de 150 bahts et de 15 à 45 bahts pour la City Line, selon la distance parcourue. Jusqu’à présent, le service qui opérait auparavant sur une base d’essai gratuite a attiré entre 15.000 et 17.000 voyageurs par jour. Néanmoins, la compagnie des Chemins de fer thaïlandais espère que ce nombre atteindra à terme 50.000 passagers quotidiens. (
http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 24 août 2010
Voyage aux États-Unis: quatre adultes dans des chambres double? English translation pending
by Androg · 2010-08-22 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 4 amis à vouloir faire un voyage aux USA en septembre 2011. Afin d'être bien préparés, nous avons débuté nos recherches il y a quelques jours, afin de savoir où nous irons, ce que nous ferons, où nous dormirons, etc...

Notre budget ayant un plafond, nous aimerions savoir une petite chose, qui pourrait nous permettre de dépenser une partie de nos économies dans autre chose que des chambres. Dans une grande majorité d'hotels, il existe des chambres composées de deux lits, généralement des "2 queen beds", avec une petite indication disant que la chambre peut héberger un maximum de 4 personnes.

Notre question est donc la suivante : ces 4 personnes peuvent-elles être 4 adultes ? Est-ce mal vu s'il n'y a pas d'enfants ?

Merci d'avance à ceux qui pourront répondre.

En vous souhaitant à tous une bonne soirée/journée.
Où pêcher au nord-est des États-Unis? English translation pending
by Touckie30 · 2010-08-21 · 1 reply
Bonjour,

Je souhaiterai partir en week-end surprise (2 nuits) pour l'anniversaire de mon tchum (20 septembre) dans un des états proche de la frontière québéçoise (VT, NH, NY, ME). J'aimerais qu'il puisse aller à la pêche à la truite dans une/des rivière(s). Est-ce que quelqu'un aurait des coins à me suggérer? Eventuellement, des endroits où loger à proximité?

Merci de votre aide.

PS : Mon tchum n'est pas tellement adepte de la pêche à la mouche. Il préfère la pêche à la cuillère.
Retour de croisière fin juillet/début août 2010 sur le Carnival Victory English translation pending
by Choupouloute · 2010-08-19 · 1 reply
je vous l'avais promis donc le voici, ce fameux compte rendu. comme prévu nous avion pris l'avion ( de guadeloupe) direction san juan le dimanche 25 juillet pour le depart de croisiere le soir meme. la compagnie aérienne était american eagles. aucun problème. juste une heure de retard mais bon c'est assez fréquent et nous avons été prévenus. donc arrivés à san juan 11H30..l'aéroport est situé à même pas 20 minutes (en comptant le traffic) du port .nous avons trouvés un taxi sans problème malgré les appréhensions concernant notre nullité en espagnol. en fait presque tout le monde parle anglais à porto rico.... Bref arrivés au port, vous avez des porteurs de valises qui les font rentrer sur le quai..ne vous laissez pas avoir car vous pouvez le faire vous même.mais bon apres c'est pas la mort il nous à pris 12dollars pour sept valises. Bref nous étions deux cabines, une qui avait reçu sont numéro de cabine et l'autre pas car on nous avait dit qu'il nous serait communiqué surplace.et donc effectivement en arrivant pour entrer sur le quai vous avez un contrôle d'identité au cour duquel si vous le demandez on vous communique votre numéro de cabine.ensuite on vous amène (ou vous amenez si vous avez refuser le porteur) vos valises à l'entrée du bâtiment d'embarquement.là on met une étiquette avec votre numéro de cabine. et vous dites au revoir à votre valise pour au moins 4H car elle est acheminée à votre cabine par le personnel. Ensuite y'a el "checking" au cours duquel vous allez passez à un comptoir où l'on revérifiera votre identité et l'on vous attribuera votre carte "sail and sign".(clé de votre cabine et moyen de paiement à bord ainsi que votre identité). voila on a enregistré si je puis dire et on fait la queue pour rentrer sur le bateau. contrôle de douane à nouveau avec cette fois si scannner et tout. on pose le pied sur le bateau a 13H et quelque. à l'entrée on prend votre photo afin de l'attribué a votre carte sail & sign. ET VOILA ON Y EST.... QUE C'EST BEAAAAAAAAAAAAAAU§ QUE C'EST GRAAAAAAAAAAAND.

Sur le bateau on est bien guidé vers la fête sur le lido (pont 9) où les buffets vous attendent tous... 14H30 ca y est on peut aller dans nos chambres. c'est beau c'est propre.on découvre le bateau petit à petit. 22H ça y est le bateau bouge.ouuuuuuuuuuhouuuuuuuuuuuuuu.

voila c'est parti pour une semaine de folie de plage de vacances alala que du bonheur. nous avons pris aucune excursion étant étudiante pourr ma part et jeune actif pour monsieur c'était un peu cher. mais bon on aà u aucun problème a fair des tour et aller à la plage avec les taxi exemple: à st thomas on a marché jusqu'au taxi (50 metres apres la sortie du bateau)on a payé 20 euros chacun pour faire le tour de l'ile avec arrêt au point de vue touristique puis il nous a amené dans un centre commercial.alors que l'excursion de la compagnie faisait au moins 59.90 dollars par personnes.

Veille du débarquement on vous dépose des formulaires de douanes dans vos chambres ainsi que des ticket bagage que vous devez accrocher sur chacune des valises.dessus un numéro de zone est indiqué. ne l'oubliez pas.

Jour de débarquement, alors on devait quitter nos cabines avant 9H. le petit dèj était servi jusqu'à 9H30... ensuite le débarquement se faisait par zone (celle indiquée sur votre ticket bagage).le débarquement à commencer vers 8H30 et s'est terminé vers 10H30 ...nous étions tristes mais bon...donc descente du bateau passage à la douane. puis récupération de nos bagages dans le hangar gigantesque du bâtiment portuaire.mais rassurez vous les zones sont bien indiqués vous n'avez plus qu'à vous rendre près des poteau portant le numéro de votre zone et récupérer vos valises au pied du meme poteau....

voilà on sort du port, on vois les nouveaux arrivant car le bateau repart à 22H... on lit sur leur yeux l'excitation, l'impatience...et on a envi de les envier car chanceux qu'ils sont leur vacances commencent. 🙂

En tout cas c'était notre première croisière, on a adoré. et on économise déjà pour la prochaine aux environs de juillet aout 2011..... J'espère que cela vous a aidé sinon vous pouvez me poser des questions. bisouuuuuuuux chers voyageurs....
Voyage à la baie de Fundy en septembre (Nouveau Brunswick, Canada) English translation pending
by Kimy6791 · 2010-08-18 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons au Nouveau Brunswick le 6 septembre. Le circuit est en boîte depuis pas mal de temps (prévu pour septembre 2009, mais remplacé par l’Ontario quelques jours avant le départ). Là je me repenche sur l’organisation de mes journées dans la Baie de Fundy. Il n’y aura pas beaucoup de place pour l’improvisation, car tout sera rythmé par les horaires des marées… (j’avais noté les horaires au mois de janvier, il y a une différence de quelques mns avec les horaire d’aujourd’hui)

- 8 sept : Rivière du Loup, nuit à Fredericton (400kms-5h) : Chutes de Grand-Sault, Hartland pont couvert, Village historique de Kings Landing. Journée très chargée, mais pour Grand-Sault et Hartland ce sera 2 arrêts photos.

- 9 sept : visite matinale du quartier historique de Fredericton et départ pour St John (150km-2h) où j’aimerais arriver avant midi. Chutes Réversibles : 12h54 : 8,7 - 19h10 : 0.0. Visite de St John et installation à l’hôtel entre les 2.

- 10 sept : Départ vers 7h00 pour St Martins. Sentier de Fundy entre 8h et 14h00. Et départ pour Alma. St Martins : 7h49 : -0,1 - 13h59 : 10,6. Est-ce qu’on arrive à s’occuper pendant 6h ?

- 11 sept : Visite du PN Fundy, nuit à Alma. PN Fundy : 8h40 : 0,5 - 14h46 : 11,2 - 21h05 : 0,5. Quelles sont les ballades les plus agréables à faire entre 9h et 14h ? Rester le long de la côte ? Visiter l’intérieur du parc et prévoir un retour pour 14h ?

- 12 sept : Départ d’Alma vers 7h30-8h00. Hopewell Rocks et nuit à Moncton. Hopewell Rocks : 9h42 : 0,3 - 15h34 : 13,6. Que faire entre 10h et 15h, si on ne fait pas de kayac?

- 13 sept : il reste le mascaret à Moncton, mais là, je pense qu’on avisera sur place.

Pour Alma, j’ai lu des bonnes critiques pour le « Fundy Highlands Inn & Chalets ». Est-ce que certains connaissent ?

Si vous avez des suggestions. Michèle
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent �� genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Camping au Lac Walker, Côte-Nord, Québec: vos commentaires? English translation pending
by Dodocomik · 2010-08-15 · 1 reply
Bonjour à tous! Nous sommes amateurs de pêche à la mouche et de camping (mini-roulotte) et souhaitons avoir des renseignements sur le camping du Lac Walker dans le coin de Port-Cartier. Avez-vous des photos qui pourrait mieux nous éclairer, des commentaires, des renseignements utiles etc... Nous prévoyons notre voyage en août 2011, ont le sait c'est tôt mais vaut mieux être prévoyant... MERCI!!!!!
Tour du monde de plus ou moins dix-huit mois en 2011-2012 English translation pending
by Marcocohiba · 2010-08-12 · 6 replies
Bonjour !

Petite présentation rapide : on est 2, on a dans l’idée de faire un tour du monde de +/- 18 mois. Départ prévu juin 2011.

On aime la Nature, les villes moins.

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous parcourons des sites, des guides et des forums. On a depuis 1 mois l’itinéraire grossier que l’on veut faire. Se pose la question du sens : est-ouest ou ouest-est.

1ère possibilité :

Date > Durée Pays Entrée/Sortie Visites

15 juin > 10 j. Jordanie/Israel Amman

25 juin > 4 sem. Inde Dehli Dehli, Rajasthan

25 juillet > 8 sem. Chine Hong-Kong/terrestre Vietnam Hong Kong, Pékin, Tibet, Sichuan, Yunnan

25 sept. > 3 sem. Viet-Nam terrestre Baie d’Along, le reste à définir

15 oct. > 10 j. Cambodge terrestre Phnon Penn, Angkor Vat

25 oct. > 10 j. Thailand (N) terrestre Bangkok->Chiang Mai

5 nov. > 3 sem. Laos terrestre Luang Prabang + à definir

25 nov. > 2 j. Thailand Bangkok

27 nov. > 3 sem. Birmanie Rangoon Rangoon -> Mandalay->Rangoon

15 déc. > 3 sem. Thailand (S) Bangkok Bangkok + Sud

2 jan. > 3 j. Singapour

5 jan. > 7 sem. Australie Perth/Sydney West C.-> Broom -> Red C. -> Melb.-> Syd.

! Wet season dans les Kimberleys oui/non ?

25 fév. > 10 j. Nouvelle-Calédonie

5 mars > 3 sem. Nouvelle-Zélande Aukland/Aukland Iles du Sud et Nord

25 mars > 15 j. Tahiti Papeete Tuomotu/Marquise

10 avril > 1 sem. Easter Islands

15 avril > 6 sem. Chili/Argentine Santiago/terrestre Patagonie, Sud Chili, Iguazu, BA

20 mai > 4 sem. Bolivie terrestre Salar, La Paz, Sucre + A définir

15 juin > 4 sem. Pérou terrestre/Lima Cuzco, Lima + à définir

15 juillet > 4 sem. Mexique Mexico/Cancun Yucatan + Mexico

15 août > 4 sem. USA LA/terrestre Côte West -> Seatle (Parcs)

15 sept. > 5 sem. Canada Vancouver/Montréal Vancouver, Rockies + Québec

😕Le point faible ici, c’est que c’est la Wet dans le nord de l’Australie est c’est une des choses qui nous tenait à cœur.😕

2ème Possibilité :

15 juin. > 5 sem. Canada Montréal/Vancouver Vancouver, Rockies + Québec

25 jui. > 4 sem. USA terrestre/LA Seatle (Parcs) ->Côte West

25 août > 4 sem. Mexique Cancun/Mexico Yucatan + Mexico

25 sept. > 4 sem. Pérou Lima/terrestre Cuzco, Lima + à définir

25 oct. > 4 sem. Bolivie terrestre Salar, La Paz, Sucre + A définir

15 déc. > 6 sem. Chili/Argentine terrestre/Santiago Patagonie, Sud Chili, Iguazu, BA

25 déc. > 1 sem. Easter Islands

5 jan. > 15 j. Tahiti Papeete Tuomotu/Marquise

20 jan. > 3 sem. Nouvelle-Zélande Aukland/Aukland Iles du Sud et Nord

10 fév. > 10 j. Nouvelle-Calédonie

20 fév. > 7 sem. Australie Sydney/Perth Syd.->Melb.->Red C.-> Broom ->West C.

10 avril > 3 j. Singapour

15 avril > 3 sem. Thailand (S) Bangkok Bangkok + Sud

5 mai > 3 sem. Birmanie Rangoon Rangoon -> Mandalay->Rangoon

25 mai > 10 j. Cambodge terrestre Phnon Penn, Angkor Vat

5 juin > 10 j. Thailand (N) terrestre Chiang Mai-> Bangkok

15 juin > 3 sem. Laos terrestre Luang Prabang + à definir

5 juil. > 3 sem. Viet-Nam terrestre Baie d’Along, le reste à définir

25 juillet > 8 sem. Chine Hong-Kong/terrestre Vietnam Hong Kong, Pékin, Tibet, Sichuan, Yunnan

25 sept. > 4 sem. Inde Dehli Dehli, Rajasthan

20 oct. > 10 j. Jordanie/Israel Amman

😕Les points faibles ici : ! Au printemps/début été en Asie du Sud-Est ! & ! On commence par les pays chers !"😕

Pour le budget/vols, sachez que l’on va prendre un billet tour du monde, « peu importe » le sens dans lequel on va partir. Ceci pour plusieurs raisons : En passant par Travel Nation, même si on perd le dernier de retour à Londres, c’est moins cher Avoir intégré l’Îles de Pâques-Tahiti, nous contraint à prendre le billet TdM car sinon les billets Santiago-Îles de Pâques-Tahiti sont exorbitant De plus, quelques vols en extra type airasia ou virginblue pourraient être acheté au fur et à mesureUN GRAND MERCI pour déjà avoir lu tout le poste et pour vos recommandations.

PS: désolé pour la présentation, pas facile à ordonner 😉

Marco
Itinéraire pour huit jours au Québec en camping? English translation pending
by Gasp2004 · 2010-08-11 · 3 replies
Bonjour, Je parts une semaine fin septembre début octobre au québec avec ma toile de tente. Je loue bien entendu une voiture à Montréal et après je souhaiterais me balader. Je ne connais pas du tout et j'aimerais savoir ce que je ne dois pas manquer, je n'ai pas l'intention de faire des milliers de kms mais seulement passer un bon moment et rencontrer des gens sympathiques. Peut on camper à Montréal ou à proximité pour pouvoir tout de même avoir un aperçu de la ville ? Et puis après quelle direction me conseillez-vous de prendre ? Merci d'avance
Trajet de Rome à Gènes à vélo: routes recommandées ou à éviter? English translation pending
by Julllie · 2010-08-10 · 4 replies
Bonjour,

Nous sommes 7 québécois a partir pour l'Italie, avec nos vélos. Nous ferons de Rome a Gènes en vélo et reprendront l'avion de Nice. Notre itinéraire est le suivant: Rome-Viterbo-Montepulciano-Sienne-Florence-Livorno-Castelnuovo di Magra-Monteresso al mar / Levanto- sestri levante /santa margarita- Gènes.

Est-ce qu'il y a des routes recommandées ou a évitées? Connaissez-vous une boutique spécialisée qui pourrait nous fournir des boites pour les vélos sur Gènes ou Nice. Que pensez-vous du trajet (cols, routes etc..)

Toutes recommandations, suggestions, a faire ou ne pas faire, est bienvenus!
Itinéraire de vingt jours en Grèce English translation pending
by Djeremye · 2010-08-10 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je pars mi-août/début septembre avec un ami découvrir et profiter de la grèce (vistes de sites, paysages, villes, fêtes)

1. Que pensez-vous de notre ébauche de parcours ? Avez vous des suggestions de visites ou autres étapes ?

mardi 17 août PARIS - ATHENES (soir) mercredi 18 août ATHENES jeudi 19 août ATHENES vendredi 20 août HYDRA samedi 21 août HYDRA dimanche 22 août NAUPLIE lundi 23 août NAUPLIE (+ARGOS/TIRYNTHE) mardi 24 août EPIDAURE mercredi 25 août MYCENE - ATHENES jeudi 26 août MYKONOS vendredi 27 août MYKONOS (+DELOS) samedi 28 août MYKONOS dimanche 29 août PAROS lundi 30 août PAROS mardi 31 août IOS mercredi 1 sept. IOS jeudi 2 sept. SANTORIN vendredi 3 sept. SANTORIN samedi 4 sept. SANTORIN dimanche 5 sept. RETOUR SANTORIN - PARIS

2. Cyclades: Est-ce que Tinos vaut vraiment détour ? 3. Grèce continentale : Est-ce que Corinthe, Olympie, Delphes vaulent le détour ? 3. Y a t il de navettes Hydra - Mykonos en août ? 4. Faut -il vraiment réserver l'hébergement et les ferrys avec nos dates ? 5. Avez-vous des bon plans d'hébergements ?

Merci beaucoup de votre aide pour mes multiples questions ? Dooby
Hôtel The Royal Playa del Carmen en février 2011 English translation pending
by Lacayenne · 2010-08-09 · 6 replies
Bonjour!! Nous sommes un couple ds la trentaine et nous aimerions avoir des infos sur l'hotel The royal playa del carmen...nous avons envie d'un voyage de luxe...j'ai lu pas mal d'info et vue beaucoup de photos sur cette destination et ca me semble " le top" comme hotel...les chambres, la nourriture, la plage, le service, la 5 ieme avenue...les choses négatives qui reviennent toujours sont: la disponibilité des transits sur la plage et a la piscine...et que l'eau de la piscine est froide... J'aimerais savoir si il y a des infos importantes que je dois savoir avant de reserver cet hotel, .... d'autres points négatifs...ou bien d'autres points positifs ???? Je dois convaincre mon chum que c'est "LA" destination de rêve et pas ailleur...!!!! La temperature de l'année passé l'inquiete un peu...c'est sur qu'on veut du soleil et que le soleil garanti ne se fait pas parti d' un tout inclus mais en moyenne la temperature du mexique en fevrier ressemble a quoi??? Merci a toussss....la cayenne.
NhaTrang: colère des taxis vis-à-vis de certains touristes English translation pending
by Jeansellier · 2010-08-09 · 16 replies
Je ne fais que rapporter le temoignage d'un collégue Viet Kieu de retour de congés avec lequel j'aime bien comparer nos expériences vécues . Chaque année il va voir sa famille au Sud . Cette année il est allé passer quelques jours à Nha Trang avec les enfants et m’a juste raconté les faits suivants qu'il tient des locaux. Les taxis de la station balnéaire commencent à etre franchement éxaspérés du comportement de certains etrangers .

Les abus les plus frequemment signalés =>

- Certains groupes veulent tenir à ….sept dans un seul vehicule pour payer moins cher et ne pas avoir à recourir à un deuxiéme taxi . ( Sept gars taillés comme des surfeurs australiens , dur , dur à caser !! )

- Certains prennent un taxi juste pour une course de 500m car ils ne sont plus en état de retourner à pied à leur hotel .Le compteur n'a meme pas le temps de s'incrementer . Sans parler de ceux pris d'une envie subite de se vider l'estomac sur les siéges
Croisière "Splendeurs Égéennes" à bord de l'Aquamarine de Louis Cruise English translation pending
by Audaudinette · 2010-08-06 · 1 reply
Bonjour,

Je pars le 23 aout faire une croisière à bord de l'aquamarine.Les escales sont les suivantes: - Mykonos - Kusadasi (éphèse) - Patmos - Rhodes - Héraklion - Santorin

J'aimerai savoir quelles sont les visites que l'on peut faire seul et celles où il est préférable de prendre les excursions proposées a bord. Merci de vos réponses
Prix des excursions du Carnival Magic à Florence, Rome? English translation pending
by Mini64 · 2010-08-06 · 1 reply
je voudrais savoir le prix approximatif des excursions à partir de livorno pour florence, du port de Rome jusqu`à la ville .nous voulons faire la croisière de carnival magic le 10 mai mais nous voulons absolument prendre nos excursions par le bateau car je suis très insécure et je veux être certaine que le bateau nous attende s`il y a un retard. merci à l`avance.
Météo pour visiter la Colombie en novembre? English translation pending
by Chuquimaa · 2010-08-05 · 5 replies
Bonjour,

Nous sommes en train de préparer notre voyage en Colombie : ce sera du 29 octobre au 22 novembre 2010. Pouvez-vous nous indiquer quel temps fait-il a cette époque à Bogota, Cartagena ou Cocora : ce sont les 3 zones que nous souhaitons voir. Pensez-vous que c'est la bonne époque pour aller là bas ?

Merci par avance pour votre précieuse aide.
Magasin de photos à Belgrade? (Serbie) English translation pending
by Diewo · 2010-08-05 · 2 replies
Bonjour à tous,

Simple petite question: connaissez-vous un bon magasin de photo à Belgrade? J'aimerais acheter un objectif pour mon reflex Pentax et je me rends dans la capitale serbe ce weekend!

Merci à vous!

Diewo
le Canal Calédonien en Ecosse? English translation pending
by Yellowmop · 2010-08-05 · 4 replies
Salut camarades🙂,

En préparation d'un voyage de 4 semaines en Ecosse en septembre 2010, je sollicite vos conseils& témoignages("vécus) sur le Canal Calédonien que j'aimerai découvrir sur l'eau de Corpach (à côté de Fort William) à Inverness(97kms).

Je suis allé sur le site de Caley cruisers, loueur de bâteaux, mais trop cher!!!

Existent-ils d'autres options, plus économiques? (ferry boats ...).

Pensez-vous qu'il soit possible d'effectuer le trajet dans une journée? Si je pouvais éviter de passer une nuit à bord, je préfèrerais..

Merci de votre réponse.

Amicalement,

Pascal aka Yellowmop.😉
Voyage de quinze jours dans l'Ouest américain début septembre 2010 English translation pending
by Hellhammer · 2010-08-03 · 10 replies
Bonjour !

Mon tout premier post, apparemment pas d'une grande originalité 😊. Comme beaucoup de gens sur ce forum, ma fiancée et moi avons décidé de partir visiter l'Ouest des US pendant deux semaines (départ LA, retour SFO). La période : début Septembre. Hé oui, on n'est pas du genre à planifier bien à l'avance...enfin on a déjà booké l'avion ! Et on compte louer une voiture pour les trajets.

J'ai déjà pas mal regardé les différentes discussions sur le site, j'ai essayé de m'en inspirer au maximum mais malheureusement j'ai encore plein de doutes existentiels. Pourriez-vous me conseiller sur le parcours suivant ? Pour info, on est moitié ville-moitié nature, mais avec une tendance à aimer dormir dans des hôtels confortables plutôt qu'à la belle étoile...

dim 29 août arrivée LA après-midi lun 30 août LA 0 km mar 31 août LA 0 km mer 01 sept LA-LV 426 km jeu 02 sept LV-Grand Canyon 445 km ven 03 sept Grand Canyon-Monument Valley 280 km sam 04 sept Monument Valley-Page 195 km dim 05 sept Page-Bryce 249 km lun 06 sept Bryce-Zion 227 km mar 07 sept Zion-Valley of Fire-LV 267 km mer 08 sept LV 0 km jeu 09 sept LV-Death Valley 216 km ven 10 sept Death Valley-Yosemite 515 km sam 11 sept Yosemite-SFO 307 km dim 12 sept SFO 0 km lun 13 départ SFO

Des questions en vrac :

1) J'ai vu sur le forum quelqu'un qui suggérait de faire LA-Grand Canyon directement le premier jour, sans passer par LV pour gagner du temps : ça fait 800 km de route donc sûrement une très grosse partie de la journée...ça ferait qu'on arriverait en fin d'apres midi, avec départ vers Monument Valley dès le lendemain, ce serait "suffisant" pour voir le Grand Canyon ?

2) J'ai super peur du parcours Death Valley-Yosemite puis Yosemite-SFO le lendemain...on risque de passer notre temps sur les routes et de ne rien voir de Yosemite ? Il vaut vraiment le coup d'y rester plus longtemps ? J'ai vu des gens rester 3 jours, d'autres le laisser tomber complètement. Je pensais éventuellement le laisser tomber (ainsi que Death Valley) et prendre l'avion de LV vers SFO pour passer plus de temps à SFO et être un peu moins fatigué...bref, je me rends bien compte que l'agenda général est tendu, alors à choisir, s'il y avait quelque chose à faire sauter dans la liste ci-dessus, vous diriez quoi ? Sachant que LA-LV-SFO sont des étapes obligées.

3) J'imagine que LV est le plus sympa le soir, mais dans le parcours j'ai prévu un jour sur place (8 sept)...on risque pas de s'embêter pendant la journée ? Savez-vous si un tour en hélico vaut le coup ? Par exemple Death Valley, histoire de répondre en partie à la question 2 ?

4) Faire la boucle en sens inverse (LV-Zion-Bryce-Page-Monument-Grand Canyon-LV), il y a une différence ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Émission "Le village des cobras" sur TF1 le 3 août (Thaïlande) English translation pending
by Boumbastic · 2010-08-01 · 11 replies
La rediffusion d'une émission diffusé pour la 1ère fois en septembre 2009 et qui vient de repasser sur TF1 dans le magasine 7 a 8 présenté par Harry Roselmack, je ne l'avais pas vu auparavant et c'était très intéressant et spectaculaire malgré le pitch un peu racoleur (digne de TF1): "A Kok San Nga en Thaïlande, cinq cents habitants pour cent cinquante cobras ! Pour participer à des spectacles, les enfants apprennent dès leur plus jeune âge à affronter des cobras royaux dont le venin est mortel !" 😉 A voir ICI sinon rediffusion le 3 aout a 2h45 😕
Septembre, octobre ou novembre pour une belle météo en Inde du Sud? English translation pending
by Nebuleuse7 · 2010-07-31 · 4 replies
Bonjour!

J'avais prévu aller en Inde du Sud début novembre, car je croyais que la mousson serait terminée. Ensuite, selon des lectures, ce serait la deuxième mousson qui commence en novembre!? Je suis donc vraiment mélangée, quel est le meilleur mois pour aller en Inde du Sud à l'automne par rapport à la météo!?

Merci bcp!
Itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
by Salimours · 2010-07-30 · 10 replies
Bonsoir,

Je pars avec une amie durant 40 jours au USA fin septembre 2010, dont un mois dans l'ouest américain et 10 jours à NY. Nous avons fait notre planning et aimerai savoir si cela est réalisable. Nous allons louer une voiture durant 3 semaines arrivée SF et départ LA ( on prend la voiture le 2 oct et on la rendrait le 24 a LA ou le 22 a San diego)

29 sept SF jusqu'au 2 oct 2 oct départ pour Carmel et Monterey ( camping) 3 oct Yosemite jusqu'au 5 oct (camping) 5 oct Bodie (camping Sequoia) Nuit du 5 au 6oct à FResno 6 au 7 oct Sequoia ( camping) 7 au 8 oct Death Valley ( camping) 9 oct au 11 Vegas ( une journée sera consacrée au Grand Canyon par le Sky Walk) on reste 3 jours car on adore faire la fête et au vu de ce qu'il nous attend on profite des hôtels. 11 au 12 oct Zion ( camping) 12 au 14 Brice Canyon ( nuits dans un Tipi) 14 au 15 oct les Arches ( camping ) 15 au 16 oct Canyon lands ( même camping que les arches) 16 au 18 oct Mesa Verde ( camping) 18 au 19 oct 4 corners et Monument Valley (je ne sais plus ou on dort) 19 au 20 oct Antelope canyon et Lake powell ( on dormira a PAge chez bob) 20 au 22 oct ( matin) Grand Canyon Village ( camping) 22 oct ( c'est inévitable) journée de trajet vers San Diego 22 oct au 24 (matin) San diego ( hôtel) 24 au 30 oct Los Angeles ( auberge de jeunesse) , on reste aussi longtemps car on adore les parc d'attractions et on compte consacrer 3 jours à Universal Studio, Six Flags MAgic Mountains, et Disney ( je l'aurai bien enlevé car j'y suis déjà allée et je préfère le notre à Paris mais mon Amie y tient) Le 30 oct départ pour NY ( vol de nuit pour économiser l'hôtel)

J'attends vos remarques
Transport aéroport - col des Boeufs: bus, taxi ou autre? (La Réunion) English translation pending
by Klodyn · 2010-07-27 · 13 replies
Bonjour je projette un voyage à la Réunion et l'idée était de commencer par une rando de 7 jours. est ce que quelqu'un peut me dire si il ya des moyens de transport entre l'aéroport et le col des boeufs? bus? taxi?! autre... ou faut il louer une voiture?? je ne trouve pas d'info précise dans les guides, ca a l'air complexe... mille mercis!!! klodyn
11 morts à Delhi à cause de la mousson le 13 juillet 2010, évolution de la mousson fin juillet? English translation pending
by Domcho · 2010-07-24 · 7 replies
Bonsoir,

La mousson a causé des morts à Delhi... peut-être apportera-t-elle aussi aux Indiens une bonne récolte cette année...

Et moi je viens avec mes soucis de touriste demander à tous ceux qui sont à Delhi ou au Rajasthan en ce moment de m'informer sur l'évolution de la situation... J'arrive dans quelques jours, début aout... Savez-vous si la mousson est aussi forte dans le Rajasthan qu'à Delhi? Que dit-on pour les prochains jours? Faut-il prévoir dans ses bagages des choses particulières?

Merci à tous!
GR 34 et affluence touristique à Crozon la première quinzaine d'août? (Bretagne) English translation pending
by Karenine · 2010-07-23 · 1 reply
Bonjour,

J'envisage d'aller randonner en itinérance la première quinzaine d'aout (donc dans 10 jours !) et de faire le tour de la presqu'ile de crozon. Savez-vous si il y a beaucoup de monde là-bas à cette période de l'année , notamment sur le sentier du GR34 ? Par ailleurs, je pensais dormir en gite bon ou très bon marché. Pensez-vous qu'il soit nécessaire de réserver dès maintenant pour avoir de la place durant cette période ? Merci pour les conseils donnés. A bientôt

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