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Conseil pour une croisière réussie? English translation pending
by Kasa · 2007-08-01 · 127 replies
Bonjour a tous

Voilà nous voudrions faire une croisière "Perle des antilles" cela sera la 1 ere donc tout doit être le plus parfait possible car nous attendons cela depuis longtemps.

La meilleur compagnie Pour profiter des meilleur prix comment faire Nous voudrions visister chaque jour une ile car j'ai regardé un peu le site de Costa et quelque fois il y a plusieurs jours en mer. Biensur j'ai lu vos commentairs mais il y en a tellement et sur des bateaux differents que je suis un peu perdu.

Merci a vous tous

kasa
Randonnée en Crète: séjour organisé? English translation pending
by Folofolo · 2007-07-30 · 16 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir durant la première quinzaine d'octobre, louer une voiture sur place et organiser nous même nos randonnées à la journée.

Toutefois, on se rend compte que cela peut s’avérer très difficile lorsqu'on lit certains retours d'expériences sur le net (sentiers mal balisés et dangereux, routes sineuses et conduite difficile, perte de temps pour rechercher les points de départ des randonnées...) !

C’est pourquoi nous avons pensé à l’alternative du séjour organisé qui semble moins risquée lorsqu'on vient pour la première fois en Crète. Nous avons donc trouvé un séjour « randonnée » organisé qui se fait en liberté, donc sans accompagnateur, ce qui revient moins cher (de nombreux organismes, dont A-Montagnola basé an Corse, proposent ce même séjour).

Toutefois, le niveau (pourtant spécifié « moyen ») nous paraît assez difficile à tenir sur 15 jours : la majorité des randonnées se font sur 6h (temps calculé sans pauses). Toutefois, quelques unes se font sur 4h ou 2h ce qui est beaucoup plus acceptable pour nous. Mais il y a des randos tous les jours et nous avons peur que ce rythme soit trop épuisant.

Est-ce que vous connaissez des organismes Grecs ou Crêtois qui proposent des formules "randonnée" organisée mais en liberté (ou alors avec un guide mais cela peut revenir assez cher je suppose) pour des randonneurs modestes qui souhaiteraient marcher en moyenne 3 à 4h par jour (car, mis à part A-Montagnola, nous ne trouvons pas d'autres organismes en France qui proposent ce type de circuits, mais peut-être en connaissez-vous pour les avoir pratiqué) ?

D’autre part, pensez-vous que cela est quand même possible, avec une bonne carte des sentiers de randonnée ou un topo-guide (en existent-ils d’ailleurs ?) d’organiser soit même ses randonnées à la journée (et parfois en itinérante en retournant chercher sa voiture de location en bus ou en bateau au point de départ) ?

Vous remerciant par avance pour les renseignements précieux et l’aide que vous pourrez m'apporter.

A bientôt
Cherche hôtel sympathique proche d'une plage en Croatie English translation pending
by Jumag · 2007-07-29 · 19 replies
Bonjour, qq'un pourrait me donner l'adresse d'un hotel en croatie sympa ! nous sommes un couple de jeunes sans enfant ! Nous ne connaissons pas la croatie ... Merci d'avance
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 1) English translation pending
by Mlefevre · 2007-07-26 · 15 replies
Pour voir le carnet avec les images en grand format, cliquez ici : si belle la terre Voici tel quel le carnet de notre voyage en Argentine-Chili-Bolivie, réalisé durant le mois de Juillet 2007. Il a été écrit au jour le jour et comporte donc quelques longueurs d’autant que j’ai essayé d’y mettre un maximum de détails pratiques qui pourraient êtres utiles pour de futurs voyageurs.

Comme d’habitude, nous avons voyagé en famille avec nos enfants maintenant âgés de 11, 12 et 14 ans.

Nous avons choisi de louer un camping-car pour être le plus indépendants possible, pour pouvoir improviser au fur et à mesure, dormir dans des coins perdus, le tout avec un minimum de confort. Le camping-car a été loué à Buenos Aires auprès de Andean Motorhome. J’avais contacté une autre compagnie qui louerait théoriquement des camping-cars au départ de Salta (Gaibu) mais ils ne m’ont jamais répondu. Au cours de notre voyage nous avons rencontré 10 ou 15 camping-cars dont deux de la compagnie gibertcar.com ou qq chose comme ça (un indice éventuel pour ceux qui seraient tentés) Nous avons consommé entre 10 et 14 l/100 km et le gasoil était à environ 0, 45 euro/l.

Le fait de partir de BSAS implique de sacrifier au moins 2 grandes journées pour se rapprocher de la Cordillière. A cause de l’hiver austral nous avons choisi de visiter le Nord Ouest Argentin et de faire une petite incursion au Chili à San Pedro de Atacama pour visiter les environs. Deux jours en Bolivie ont été planifiés à l’avance pour faire un tour dans le Sud Lipez. Le plan idéal était d’emprunter le Paso San Francisco pour filer au Chili, puis de remonter la côte Pacifique jusqu’à Antofagasta et de bifurquer vers San Pedro DA.

La carte générale du parcours :



Détail sur le Nord Ouest Argentin :



Voici le récit :

J1 Vendredi 29/06 : On quitte Nancy à midi juste après l’école. 4h de route jusqu’à Paris. On arrive à l’aéroport alors que l’enregistrement a déjà commencé. L’avion décolle finalement avec 1h40 de retard. On avait théoriquement 1h50 pour changer d’avion à Madrid. L’hôtesse d’Air Comet pense que c’est cuit. Finalement après une course éperdue dans la grande longueur du Terminal 1 à Madrid, on arrive à temps. J’ai du mal à me remettre de ce footing sac au dos, à tel point que j’en ai envie de vomir. Ca m’énerve d’autant plus que finalement l’avion pour BSAS a attendu tranquillement que tout le monde arrive (une trentaine de passagers) On décolle vers 23h avec une heure de retard. Vol sans histoire, grâce au Stilnox, je dors 6h d’affilée. L’exercice physique a du bon ! La famille est éparpillée dans tout l’avion : Fred à l’avant, Caroline et Arnaud au milieu et Marion et moi à l’arrière. 11H de vol à peu près…

J2 Samedi 30/06 : Arrivée à 5h30 à BSAS, nos bagages sont là, miracle ! Le loueur de camping-car nous emmène à l’« office » situé au N de BSAS (l’aéroport d’Ezeiza est au Sud-ouest) : Une demi-heure de route fluide (ce n’est pas toujours le cas…). Prise en main du camping car. Je râle parce que la 2ème roue de secours que j’avais demandée est complètement usée. Bon, les autres pneus ont l’air bien. Cristian et son frère nous guident jusqu’au supermarché pour faire le ravitaillement. Fred y va avec les enfants pendant que je range les affaires dans le camping-car. Fred ne réussit qu’à retirer 400 pesos. Vers 11h45, tout est rangé, on peut y aller. Le voyant du liquide de refroidissement qui s’allumait de façon « normale » selon Cristian s’est éteint une fois que Fred a remis de l’eau distillée…. Le soleil brille sur Buenos Aires. La nuit a été claire. Le thermomètre à l’aéroport indiquait -2°C.

Départ : 108687 km Le soleil s’est levé vers 7h30 et tout de suite la température est plus agréable. On traverse d’abord sur qq km une zone de marais qui correspond au fond de l’estuaire du Rio de la Plata. Il y a pas mal d’oiseaux, pas de mouettes ni de goélands mais plein d’aigrettes. Les gens vendent le produit de leur pêche de long de la route, à l’ombre de parasols. L’Argentine a un aspect un peu décati : par ex des infrastructures routières de niveau européen sur lesquelles circulent des guimbardes des années 80, usées jusqu’à la corde, voisinant avec qq 4X4 rutilants. On arrive ensuite dans la vaste plaine du centre de l’Argentine : c’est plat, tellement plat qu’on a envie de se mettre sur la pointe des pieds pour voir ce qu’il y a là-bas, derrière cet horizon qui parait trop proche.

Finalement on se retrouve dans un brouillard digne du mois de novembre en Lorraine : peu épais mais bien tristounet. Pas grave, c’est de toute façon une journée sacrifiée puisqu’il nous faut rouler vers la Cordillère qui est bien loin à environ 1500 km. Le soleil réapparaît à 500 km de BSAS, mais c’est toujours aussi plat. Une affiche nous fait relativiser les distances : de la pub pour un café à Cordoba, placée sur le bord de la route, …. 310 km avant Cordoba. Les kilomètres s’accumulent rapidement.

Je me traite d’incorrigible anxieuse quand je regarde la jauge à essence et constate avec satisfaction qu’il reste ¼ du réservoir. Deux minutes, plus tard, c’est la panne sèche !!!! S… de jauge. Merci au loueur de ne pas nous avoir prévenu. Nous nous arrêtons sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute 60 km avant Cordoba alors que le soleil vient juste de se coucher… Bonne poussée d’adrénaline. Vite, faire du stop avant que la nuit tombe tout à fait. Passeport, argent, bidon (d’eau) qu’heureusement nous avons emporté. 1 mn plus tard, un argentin de choc s’arrête. En une heure chronomètre en main, il tente de siphonner son réservoir -sans succès-, démonte l’arrivée de gazoil sur son moteur - échec-, et finalement emmène Fred chercher du gasoil, et enfin purge l’air dans le circuit en bidouillant les injecteurs. Mac Guyver avec une bonne tête de Maradona dans ses vertes années.

On décide de passer Cordoba et on s’arrête 40 km plus loin sur un chemin agricole. Ouf ! Alors qu’on dort profondément, des policiers viennent nous demander nos papiers à 1h du mat ! Arnaud n’a rien entendu…

J3 Dimanche 1er juillet: 109480 km On se réveille dans un brouillard à couper au couteau. Le soleil se charge bien vite de le dissiper. 100 km après Cordoba, (soit à 800 km de BSAS !) 1er relief, modeste mais bien réel. Un peu plus loin, nous longeons les Salinas Grandes (il y a d'autres Salinas Grandes, plus petites, entre Purmamarca et Susques, bien plus au nord, où nous passerons plus tard), partiellement en eau, c’est magnifique. On ne distingue même pas l'horizon.



Nous trouvons une piste qui y mène et nous risquons à rouler sur le sel.



Des traces de flamands roses sont gravées à la surface, par milliers. A 1200 km de BSAS nous entamons l’ascension de la Quebrada de la Cebila, franchissons notre premier col, pas bien haut (1000m) mais magnifique au sein de ces montagnes généreusement saupoudrées de cardones monumentaux.



Impossible de s’y promener, tout pique de partout !



Nous traversons une vaste plaine aride entourée de quebradas, (malheureusement le temps est un peu couvert). Plus loin, le soleil revient.



Un petit félin ressemblant à un ocelot traverse la route. Un peu plus loin, un petit renard ressemblant à un fennec. Finalement nous arrivons à Tinogasta où nous faisons le plein de gasoil en prévision de la traversée de la Cordillère.

Les rares villages traversés ont l’air assez pauvres : on croise des gens à pied ou à vélo loin de tout, les gens font leur bois en récoltant de vieilles traverses de chemin de fer. La poussière orange règne en maître. Les maisons sont très petites, presque sans fenêtre. En comparaison les cimetières paraissent luxueux, les caveaux sont à peine plus petits que les maisons (mais faut dire que c’est pour l’éternité, alors !)



Il y a peu de cultures (le climat est très sec et aride), un peu d’élevage : on a traversé un village où pendouillaient aux arbres de petites chèvres dépecées à vendre. Un peu plus loin, ce sont des ballons de toutes sortes qui sont proposés aux passants, chacun sa spécialité… La petite église de Fiambala est adorable, joliment décorée de colombes découpées soigneusement dans du papier blanc, toute pimpante.





On complète une ultime fois le réservoir de gazoil, puisqu’il y a de l’essence dans ce village.



Ensuite nous commençons la longue montée vers le Paso de San Francisco qui mène au Chili par la route 60.



Mon idée était de passer la nuit à Chaschuil, à environ 3000m d’altitude, pour nous acclimater, mais la nuit tombe et les paysages sont si beaux que nous préférons nous arrêter pour les déguster demain sous le soleil (enfin nous l’espérons car la météo consultée avant de partir prévoyait un temps nuageux pour demain)

Nous longeons le rio Chaschuil dans un décor de far west. Soudain le soleil passe sous les nuages et c’est l’embrasement, superbe. La rivière prend une couleur rouge sang!



Nous trouvons un coin pour la nuit au bord de la rivière à seulement 2000 m d’altitude.

J4 Lundi 2 juillet : 110163 km 7h30, 12°C dans le camping car au réveil sans chauffage, -5°C dehors mais c’est un froid sec. J’aurais dit sans mesurer qu’il ne gelait pas. La nuit a été claire et tranquille, y’a plus qu’à attendre que le soleil se lève vers 8h00 seulement (il se couche à 18h30)



La montagne qu'on voit à droite n'est pas dans l'ombre. Elle est d'un noir d'encre, même en plein soleil levant!

Nous continuons la montée vers le Paso San Francisco.



On ne voit absolument personne. La route est en parfait état.

On croise qq centaines de vigognes, très vives et malignes : elles nous repèrent avant même qu’on les ai vues (faut dire qu’elles sont couleur herbe d’hiver), on les repère en fait à leur déplacement. Elles ont le chic pour toujours montrer leur postérieur et partir vers le soleil, si bien qu’elles sont souvent à contre-jour pour les photos.

On fait un arrêt dans la vallée de Chaschuil à 3000 m (là où on voulait initialement dormir), pour escalader une dune et la descendre à toute vitesse. Chaschuil n'est pas un village mais simplement une ferme perdue.



J’arrive à approcher un faucon pas craintif du tout.



Ensuite on se balade dans un enchevêtrement de flaques et d’herbes, pleines d’oiseaux, principalement des oies et des canards.





Gros plan sur les sels minéraux :



On continue ensuite la route, dans un décor d’altiplano multicolore, avec plein de vigognes et des ânes qui paraissent sauvages, impossible de les approcher.





Finalement on arrive au poste de douane de Las Grutas et là, déception, le douanier nous annonce que le col (le paso San Francisco) est fermé. Il a neigé la veille 30 ou 40 cm sur le versant chilien, exposé aux dépressions pacifiques.

Il nous autorise à aller passer la nuit près des thermes, 3 km plus loin, après avoir hésité en nous prévenant que les nuits étaient très froides à 4000 m. Il y a une chance que le col soit ouvert demain.

On distingue à droite la petite cabane des thermes.

La rivière est chaude!



Oui, pas de doute :



Le déjeuner à peine terminé, les enfants se précipitent dans les thermes, très rudimentaires : mais l’eau est à 35°C et c’est un vrai régal.

*

Je choisis de me baigner d’abord dans la rivière à 32°C dans un décor de rêve avec en toile de fond des volcans à 6000m. Il n’y a pas un souffle de vent et à 4000 m en plein hiver et au soleil, l’air est très doux. Impossible de faire sortir les enfants de l’eau, ils vont y passer l’après-midi tandis que nous partons avec Fred faire une petite balade sur l’altiplano.



Nous partons les mains dans les poches et le regrettons bien vite.



Marcher à 4000m dans cet air très sec donne soif, très soif. Nous marchons jusqu’à une lagune pleine d’oiseaux et décidons de revenir en longeant la rivière qui vient de la source chaude.



Ces algues vert fluo sont la conséquence de la source chaude.

En fait nous cheminons à travers un labyrinthe de glace, de sel et d’eau qui chauffée par la source, résiste au froid et court gaiement entre les touffes d’herbe jaunies par l’hiver.



Bref, nous arrivons bien crevés après 10 km en 2h30. J’ai un mal de crâne terrible (altitude probablement mais aussi certainement luminosité extrême associée à un bon petit vent dans le nez au retour) alors que le reste de la famille est simplement fatigué. Tout le monde s’effondre sur les couchettes du camping car. Nous payons cher le fait d’avoir passé la nuit précédente à seulement 2000 m et non 3000 comme prévu. Fred vide l’appareil photo sur le portable et constate avec horreur qu’il y a plein de poussières : elles ont du se mettre sur le capteur alors qu’on alternait grand-angle (paysages) et télé-objectif (vigognes trouillardes) pendant la montée vers le col. Enfer et damnation !! Pour ce soir, les enfants commandent des spaghettis carbonara, l’eau ça creuse ! Pas facile de faire cuire des pâtes à 4000 m (au bout de 15 mn au lieu de 4 elles sont juste cuites !)



La nuit s’annonce fraîche à cette altitude et en effet le lendemain à 8h00, il fait 4°C dans le camping-car (sans chauffage) et -10°C dehors.

J5 Mardi 3 juillet 110328 km Grand beau temps ce matin :



Il y a eu du vent toute la nuit et je crains qu’il n’ait formé des congères sur le versant chilien enneigé et en effet quand nous posons la question aux douaniers ils nous confirment que le col ne peut pas ouvrir. Drôle de vie que celle de ces qq hommes qui vivent à 200 km du premier (petit) village, se chauffent au feu de bois à 4000 m en plein hiver et fabriquent leur électricité avec un groupe électrogène….

Après avoir passé une bonne heure à essayer de nettoyer le capteur de l’appareil photo -sans succès-nous redescendons vers Fiambala. Nous retraversons le paysage de western qui nous avait enthousiasmé à la montée et ne résistons pas à l’envie d’y faire une petite balade. Nous voilà partis les mains dans les poches pour faire qq photos au bord de la route.



Nous découvrons l’entrée de ce qui s’avèrera être un canyon interminable dont nous ne verrons jamais la fin, contraints de faire demi-tour, faute d’eau, de chapeau (il fait très chaud entre les parois du canyon, le seul animal rencontré aura été une drôle de mouche, c’est hyper-aride, il y a très peu de végétation)….



Des vrais touristes quoi. On se promet dorénavant de toujours prendre de l’eau même pour la moindre petite balade On s’arrête un peu plus loin pour déjeuner, se laver, et encore nettoyer le capteur ( !grrr !) profitant d’une chaleur bienfaitrice (27°C à l’ombre) Finalement Fred se rend compte qu’il a changé les préréglages des modes AV et TV et en les remodifiant les poussières résiduelles deviennent moins visibles, ouf ! Sur la route, belle église en adobe :



Nous faisons le plein à Tinogasta, d’eau et de gasoil et vérifions la pression des pneus qui depuis le départ me paraissaient bien mous. Ce n’est pas du luxe, un des pneus des roues jumelées arrières n’a même plus de pression du tout, espérons qu’il n’est pas crevé… On achète des mandarines 2 pesos pour 2 kg soit 0, 25 euro/kg. Fred retire 2X350 pesos (avec 2 cartes). Impossible d’aller directement sur Belen, la piste n’est pas carrossable, il faut faire un détour de 90 km par le sud.

Des nuages lenticulaires s’animent d’irisations avec le soleil couchant : surprenant et surtout magnifique.

Garanti sans colorant :



Le filtre polarisant accentue encore le phénomène.

A Belen, nous faisons un ravitaillement (les magasins ouvrent après la sieste de 17h30 à 21h30). Nous décidons de continuer un peu vers Hualfin mais la route se transforme bien vite en tôle ondulée et on s’arrête pour la nuit sur la place d’un petit village près de l’église. (1645 m)

J6 Mercredi 04/07 : 110763 km Horrible piste jusqu’à Hualfin et même un peu au-delà. On retrouve ensuite avec plaisir le goudron. Route quelconque jusqu’aux ruines de Quilmes (après Amaicha del Valle) : nous prenons en stop 5 passagers dont 2 Français pour les derniers km jusqu’aux ruines (entrée 5 pesos/pers, gratuit pour les enfants)







Vue du haut des ruines :



Non, les enfants n'ont pas de rouge à lèvre mais les lèvres un peu à vif à cause du froid et de la sécheresse!



Après le déjeuner, nous grimpons au-dessus des ruines (XIème siècle) et en faisons le tour (2h en tout environ), site agréable mais ce sont surtout les lamas placés tout exprès pour les touristes qui ont amusé les enfants.

Nous continuons vers le camping Divisadero (piste de 6 km qui part à G juste à l’entrée de Cafayate en venant du sud) : de cet endroit part une très belle balade le long du rio Colorado dans un canyon très vert et encaissé (attention, qq passages d’escalade facile et amusante) : les cascatas du Rio Colorado.



Il y a 4 cascades mais la nuit va tomber bientôt et nous nous contentons de la première (2h A/R), balade à faire le matin quand le soleil inonde le canyon voire en milieu de journée.



Barbara, une sympathique petite chienne, nous a accompagnés tout au long du sentier.



Elle a bien mérité sa part du goûter (la maline) ! En reprenant la piste au retour sur la G à environ 1 ou 2 km une pancarte indique la Cueva del Suri : il y a une (toute) petite grotte très poussiéreuse et un peu plus loin quelques peintures rupestres, 1/2h A/R, quelconque. A chaque randonnée, son chien!



Nous dînons, prenons une bonne douche, les enfants font un petit feu (ça les requinque...)



puis allons faire quelques courses à Cafayate (il y a 2 supermercado « complémentaires » : dans l’un qq produits laitiers, dans l’autre de la viande et des fruits et légumes) La ville est très touristique avec plein de magasins de « souvenirs » Nous décidons d’aller dormir au nord de Cafayate, un peu avant la Quebrada, sur une piste secondaire.

J7 Jeudi 05/07 : 111349 km Superbe balade (3h A/R) à environ 17 km au nord de Cafayate sur la 68: il y a une piste qui part sur la droite (rien n’est indiqué) : gigantesque vallée cernée de rochers plissés multicolores.















Un peu plus loin, sur la 68, Las Ventanas révèle aussi de surprenantes formations géologiques.



Ensuite nous poursuivons la route 68, très belle jusqu’au 50ème km au nord de Cafayate



avec qq endroits touristiques (la Garganta del Diablo, El Anfiteatro par exemple) avec le duo classique : lamas (qui ont sûrement trop chaud) + souvenirs.

A l'entrée de la Garganta del Diablo : à 50 m, des femmes vendent de l'artisanat aux touristes.



Pour les courageux qui font la route à vélo, je pense que les 20 ou 25 premiers km sont les plus beaux, inutile d’aller jusqu’à la G del D et El A. qui font vraiment attrape-touriste. On longe le rio de Las Conchas où paissent qq vaches et chevaux et qui serait super à descendre en canoé s’il y avait plus d’eau mais c’est la saison sèche. Plus au nord la route est agréable mais plus banale.

Nous décidons de passer par le Paso de Sico pour aller au Chili si bien que nous bifurquons sur la ruta 51 avant d’arriver à Salta. 30 km de piste en bon état (la niveleuse vient de passer) mais ultra poussiéreuse puis 90 km d’une route extraordinaire, goudronnée, ce qui permet d’apprécier plus librement le paysage qui n’a rien à envier à celui de la Quebrada de Cafayate (on peut la zapper si on passe par le Paso de Sico) On s’arrête à 3100 m juste après Santa Rosa de Tastil (je commence à avoir mal à la tête et on préfère s’arrêter pas trop haut, 15mn après c’est passé).

Ce soir, patates dans la braise, cuites dans un feu d'herbes sèches et de bouses de vaches (à la népalaise!) faute de bois. Arnaud est tout fier de sa cuisine!

Malheureusement la cuisson est insuffisante alors les enfants décident de les laisser dans le feu jusqu'à demain et de les manger au petit-déjeuner (hum?) Finalement, alors que nous sommes en plein désert, toutes les patates se seront mystérieusement volatilisées le lendemain matin! Les pôv'z'enfants ont du se rabattre sur les céréales...

Quel dommage que nous soyons passés alors qu’il n’y avait plus de soleil (les journées sont courtes 8h-18h45), mais vivement demain !

J8 Vendredi 06/07 : La nuit a été « chaude », on a eu trop chaud car le temps était couvert. 15, 5°C dans le camping car, 6°C dehors. On continue la montée vers le Paso de Sico en ramassant une dizaine d’écoliers qui font du stop. Ils sont tout intimidés...



Beau paysage, gâché par une ligne à haute tension qui court au fond de la vallée. 10 km avant San Antonio de Los Cobres (3775 m), plus de freins (du moins plus grand-chose)! Heureusement le relief est très doux, en dépit de l'altitude. Nous arrivons au ralenti à San Antonio, utilisant le frein moteur dans la descente qui précède le village : le pompiste nous indique le garagiste qui nous répare une fuite sur le circuit hydraulique des freins arrière.



Avec 3 outils et un bout de tissu de sac en fibre pour faire le joint, il nous refait un tuyau de liquide de frein arrière, pour 30 pesos. Fortiche ! Pourvu que ça tienne !

Heureusement que la panne s'est produite avant ce village qui est le dernier avant la frontière, située à 133 km et après il y avait encore 135 km jusqu'au premier garage au Chili situé à San Pedro de Atacama, tout au bout d'une interminable descente puisque le Paso de Sico est à plus de 4000 m et San Pedro à 2500 m! Et en plus, à posteriori, nous apprendrons que personne n'est passé après nous par cette route car le col a fermé juste après notre passage.

Il ya plein de lamas partout, assez farouches :



Arrivés à la douane argentine on quitte enfin la ligne à haute tension.



Vraiment une horrible cicatrice dans ce magnifique paysage !



A la douane, on rencontre un motard français –Gatien- qui nous traduit les explications du douanier. Le col est peut-être fermé côté chilien, c'est-à-dire au bout de 30 km de tôle ondulée…! Glups ! Dire qu'on vient de se taper 100 km de piste dont au moins la moitié en tôle ondulée + 100 km de route goudronnée. Il nous apprend que la douane chilienne se trouve seulement 30 km + loin. Je la croyais à SPDA. Gatien nous aide bien pour les formalités.

Le paysage à partir de la douane argentine devient vraiment beau, en plus on a droit à qq rayons de soleil.

Le douanier nous dit que nous avons une météo exceptionnellement moche. Il a neigé la veille….

Après ½ h à la douane argentine et une bonne heure à la douane chilienne (Le contrôle sanitaire chilien nous confisque plein de bonnes choses que nous pensions manger avant d’arriver à San Pedro de Atacama ! Snif! Mais il ne veut pas de nos poubelles pleines d'épluchures de fruits et légumes! Allez comprendre...), nous reprenons la piste, toujours aussi mauvaise et nous arrêtons pour la nuit vers 19h. Nous avions proposé à Gatien de l’héberger pour la nuit, ce qu’il accepte volontiers quand il nous rejoint 10 mn plus tard car le prochain village est à 130km !

Nous dormons à 4100m, ça caille et il y a du vent. Neigera-t-il cette nuit ? Le diesel sera-t-il gelé demain matin ?

J9 Samedi 07/07/07 101600 km Ce matin le ciel est couvert et il neigeote. On a bien dormi. 2°C dans le camping car, -6°C dehors (à 4100 m) Gatien a bien du mal à démarrer sa moto, il lui faut presqu’une heure en démontant plusieurs fois les bougies.



Le paysage est superbe mais le temps est bouché.



Avec le vent on a peur que des congères ne commencent à se former mais à cause de la tôle ondulée, impossible d’aller plus vite.

On arrive finalement à la bifurcation vers les lagunas Miscanti et Miniques qui forment une réserve naturelle. La piste qui y mène est très accidentée. (entrée 2000 pesos/adulte, 1000/enfant soit 7000 en tout)



Les 2 gardiennes nous expliquent que l’accès aux berges de Miniquès est interdit car c’est la période de reproduction des oiseaux. Il y a en effet qq canards. Il fait un froid de… canard et il y a du vent. Les premières camionnettes de touristes arrivent vers midi. Nous sommes un peu déçus par ces 2 lagunes. Faut dire que la météo ne les valorise pas… Pas le moindre rayon de soleil. Depuis 2 jours l’eau chaude ne marche pas et depuis hier soir, il n’y a plus d’eau du tout, le circuit est gelé. Il va falloir qu’on descende en altitude pour se requinquer. San Pedro DA n’est qu’à 2500 m.

Nous faisons une courte halte pour photographier la petite église en adobe et toit de paille de Socaire, le premier village après le Paso de Sico à 100 km environ.

Plus bas, à Toconao, nous remontons pendant environ 1 h le canyon de Jerez, dont le fond est transformé en petits jardins.



A visiter plus tôt dans la journée quand le soleil est au zénith. Très surprenant toute cette verdure au milieu d’un tel désert (entrée payante 1000 pesos/adulte, 500/enfant) Fred s’acharne sur l’eau chaude et ça finit par fonctionner. Ouf ! Enfin une bonne douche ! Nous sommes en forme pour passer la douane, à SPDA (ben oui, on l’a déjà passée juste après le col, faut pas chercher à comprendre…). Environ 20 bonnes minutes alors qu’e nous sommes les seuls à passer. Et pour cause, les douaniers sont tous surpris d’apprendre que nous venons d’Argentine : le Jama et le Sico sont fermés depuis la veille. Nous devons être les derniers à être passés. On voit de la tôle ondulée partout!



Petit tour en ville qui comporte 3 rues commerçantes avec de minuscules épiceries hors de prix, pleins de boutiques d’artisanat souvenir, plein d’agences de tours organisés et plein de resto et hôtels. Ex : 1 bouteille d’eau minérale : 700 pesos ! 4 bouteilles d’eau aussi chères que 5 biftecks ! Bien crevés, on cherche un coin pour dormir avec dans l’idée d’aller vers la vallée de la Muerte et finalement on s’arrête dans un petit canyon de la Cordillera Del Sal. Nuit hyper calme à l’abri du vent.

La suite dans la Partie 2. http://voyageforum.com/v.f?post=1191542;
Retour de Jamaïque English translation pending
by Véro12 · 2007-07-25 · 47 replies
Bonjour à tous,

Me voilà de retour de 3 semaines en Jamaique. Ces trois semaines ont été magnifiques et j'ai effectivement eu un pincement au coeur au moment de prendre l'avion retour.

Mon itinéraire : Montego Bay-Negril-Black River-Treasure Beach-Ocho rios-Montego Bay.

Si vous avez des questions sur ce pays magnifique, je me ferais un plaisir de vous répondre.

Merci à tous ceux qui m'avaient conseillé avant mon départ.

Véro
Équateur et les îles Galapagos avec deux enfants English translation pending
by Julie2 · 2007-07-24 · 13 replies
Bonjour,

Nous voulons partir pour 6 semaines en Équateur avec nos deux enfants âgés respectivement de 2 ans et demi et 4 mois ( lors du voyage). Est-ce une belle folie ? Nous voulons faire de l'écotourisme en amazonie, mais ça nous a été déconseillé à cause de l'âge du plus jeune et de la fiève jaune. idée ?? Puis il y a l'altitude.. on ne s'inquiète pas trop.. mais que dire des gens autour de nous... Nous savons que les galapagos sont coûteuses..mais peut-être que des voyageurs-famille ont des petits secrets à partager avec nous.

Merci pour vos précieux conseils..

Julie
Trek Pakistan - Gondorogo English translation pending
by Bub · 2007-07-23 · 26 replies
J'envisage fortement de faire un trek au Pakistant en juillet 2008. Pour l'instant j'ai retenu le parcours suivant : Skardu Thongal Camp de base du Shipton Spire Concordia Camp de base du K2 Camp de base des Gasherbraum Col du Gondorogo Sommet du Gondorogo Camp de base du K6 Hushe Skardu

Quelqu'un aurait-il fait tout ou partie de ce parcours ? Toutes les infos sont les bienvenues, je n'ai pas trouvé grand chose sur les forums.
Randonnée de 13 jours en Ecosse English translation pending
by Letondu · 2007-07-21 · 10 replies
Bonjour et merci à tous ceux qui contribuent au forum,

je me présente je m'appelle Samuel j'ai 23 ans.

je souhaite partir faire une randonnée (marche + tente) en écosse du 3 septembre 07 au 14 septembre 07.

en lisant ce forum, j'ai remarqué que le West Highland way est super fréquenté, et je recherche la solitude. Je pensais partir de Glasgow et me rendre à Fort William, car j'atteris avec Ryan Air à Glasgow.

Concernant la géographie, quelles est la meilleure randonnée (facteur solitude important) ? Les écossais offrent ils l'hospitalité ? (je pense ramener et offrir des petits souvenirs de france) Comment se procurer les cartes de randonnée du genre "IGN" ?

Pendant 13 jours, à bonne allure, puis-je aller dans les highland du nord et redescendre, ou alors carrement commencer mon voyage à fort william et monter au nord ?

Les moustiques sont si impressionnants que cela ? notre répulsif est efficace ?)

Merci d'avance

sam😉
Investissement immobilier en Algérie English translation pending
by Supernaser · 2007-07-18 · 38 replies
Bonjour,

Je fais un stage aux Etats-Unis, ou l'on fait des partenariats avec le Mexique car l'immobilier (touristique et de retraite) est en plein boom et les americains y investissent en masse depuis peu. L'idee m'est venue de savoir si la meme chose n'etait pas envisageable avec les investissements immobiliers Europeens en Algerie. Par exemple, des retraites europeen souhaitant se retirer en Algerie, ou developpement de zone touristique...

L'immobilier en Algerie est-il toujours bon marche? Je songe a ouvrir une franchise d'agence immobiliere pour attirer les etrangers a acheter une maison (de vacances ou de retraite, etc...).

Juste pour info je suis francais d'origine algerienne, j'ai de la famille mais je connais pas des masses, jsuis alle qu'une fois au bled kan j'avais 6 ans. autant dire que j'suis pas dans mon territoire...😕 mais si jamais je trouve un partenaire sur place?...

vous avez une experience ou une opinion? n'hesitez pas svp

merci
Les cinq plus belles villes françaises English translation pending
by Stork · 2007-06-30 · 204 replies
Pour moi c'est Paris en 1er évidemment mais derrière ?

Lille Strasbourg Dinant Vannes

Certes mon choix est subjectif et je compte sur vos avis pour me faire connaitre d'autres villes.
Suite du jeu des photos English translation pending
by Anàssa · 2007-06-23 · 482 replies
Bonjour toulmonde,

Photo suivante :

Hôtel Adria en Croatie English translation pending
by Zaze1340 · 2007-06-22 · 21 replies
Bonjour

Nous partons 15 jours à l'Hotel ADRIA avec nos 2 pitchounes 6 et 2 ans. Les avis semblent partagées. Nous nous demandions comment étaient les piscines intérieure et extérieure. Nous avons vu des tobogans sur une photo. Est ce vraiment le cas? Comment est la salle de sport? les animations pour enfants? Merci de ces informations zaze
Endroit(s) près de Montréal pour des activités de neige et pourvoiries? English translation pending
by Lilly29 · 2007-06-10 · 14 replies
Bonjour

Nous comptons partir une semaine au Canada. Notre vol arrive à Montréal et on aimerait skier et profiter de quelques activités neige ( traineau a chiens par exemple ou motoneige ) dans un cadre sympa et pas trop bondé . Il faut aussi que ce soit proche de Montréal car on ne part pas longtemps...🙂 Par exemple, les pourvoiries du domaine de la Mauricie ? qu'en pensez vous ?

Si vous connaissez, toutes les infos sont bonnes à prendre car je ne suis jamais partie au Canada.

Merci d'avance
Itinéraire pour quinze jours au Cambodge? English translation pending
by Jlazarus · 2007-06-05 · 49 replies
Bonjour,

Je pars une quizaine de jours au Cambodge (avec comme itinéraire majeur, une arrivée à Phnom Penh puis un passage vers Siem Reap avant d'aller sur la Thaïlande). Configuration avec 2 adultes et 2 enfants de 6 & 8 donc routard mais pas trop (...)

J'ai prévu d'aller à Phnom Penh, Tonlé Sap, Angkor, Bantea Srey, Roluos, ....

J'hésite à faire les excursions suivantes, pourriez vous me donner votre avis sur l'interêt de faire ces excursions : Remontée en bateau en 1 journée de Phnom Penh vers Kompong Cham Remontée de Phnom Penh jusqu'à Chlong ou Sambor Phnom Chisor (au sude de PP) Temples de Sambor (entre PP et Angkor) - Cela vaut le coup si on passe déjà une bonne semaine à Sieam Reap ? Battambang

Que proposez vous à minima aux grands alentours de Phnom Penh pour découvrir le Mekong et son environnement (villages, ...) dans une configartion sympa mais assez rapide et pas trop fatiquante/dangereuse ?

Un grand merci pour votre aide

Jerome
En Namibie avec quatre enfants... English translation pending
by Cécile974 · 2007-06-02 · 11 replies
Allez....je me lance! Un peu intimidée de partager ces écrits, mais je me suis tellement régalée des votres que je me dis que ça peut en intéresser certains. Voilà le récit d'un mois en juillet dernier en Namibie, avec mes trois enfants et ma nièce, une expérience inoubliable pour moi comme pour eux, pendant laquelle ont commencé à murir les rêves d'un itinéraire plus long dans le temps. Rêves qui se concrétisent doucement....

Namibie..... Un pays de poussière, ou même les petits noirs sont blancs, enfin...surtout les miens! Un pays dans lequel on arrive omnivore et dont on repart carnivore Un pays où l’on vit à l’heure du soleil, où se coucher à 21h relève de la nuit blanche Un pays où l’on s’enquille 6000 km de voiture en un mois sans problème Un pays où croiser des zèbres est d’une banalité sans nom..mais où croiser un Namibien est un exploit! Un pays où le barbecue est un sport national Un pays où chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement, qui donnent envie d'aller à l'horizon...

Dimanche 9 juillet 2006 Après des mois et des mois de préparatifs, de rêves, et plus récemment de nuits blanches, l’aventure imaginée devient réalité… Embarquement pour Johannesburg. À L’atterrissage sur le tarmac de la mégapole, Ambroise, notre grand spécialiste de la faune, hurle dans l’avion : « Maman, je viens de voir une autruche !! » On n’a pas fini de rire à la découverte des animaux africains… Une chape de brume marron recouvre l’horizon : poussière ? pollution ? Stress à l’idée qu’on peut galérer pour retrouver Margot, mais tout se déroule comme prévu. Mes premiers mots en anglais avec le douanier sont plutôt concluants : on se comprend !!! Je téléphone à l’hôtel pour qu’on vienne nous chercher : idem, le gars semble me répondre ! (Merci Anna pour tes cours d’anglais cette année). L’ambiance locale est plus cool que ce que je craignais, les gens sympas, l’aéroport clean, et pas si grand (ou bien je n’ai pas tout vu ?).On ne se fait pas harceler. Petit hic en arrivant à l’hôtel, ils ne prennent pas la CB. Je suis bonne pour refaire un A-R à l’aéroport pour faire du change. Le prix d’un taxi un dimanche après midi, quoi….. Fin de journée à buller. Les filles chargent le MP3, les gars se salissent dans les jeux du jardin, et moi… Je ne fais rien, que c’est bon ! On commande des repas, Mac’do pour les uns, pizzas ou pâtes pour les autres, coca, Sprite et bière : on n’est pas en Afrique, on est aux States ! Et ce soir, c’est la finale !! La TV est allumée dans la chambre, et l’ordinateur va assurer le baby- sitting avec « sauvez Willy ». La vie est douce, la décompression arrive, même si je sais qu’elle ne sera effective qu’arrivés en Namibie. ….En fait je nous ai surestimés ! on n’a même pas tenu la première mi-temps… Le sommeil nous a rattrapé.

Lundi 10 juillet 06 Mal dormi cette nuit. Les gars se sont réveillés tôt. Nous avons eu droit à une partie de rediffusion du match France-Italie au petit dej’. Bref, on a perdu. Ambiance « strange » au petit dej’ : feu de cheminée, toasts, et foot. Puis départ rapide pour l’aéroport. Les guichets d’enregistrement annoncés ne correspondent pas, on galère un peu à trouver, mais sans stress vu qu’on est tôt. Petit vol de 2 heures, on survole l’Afrique australe, c’est beau. Arrivée sur Windhoek. (On ne dit pas « ouinedok » mais « vin’t’ouk », c’est bon à savoir) . Sortie de l’avion magique, l’air est limpide, l’horizon clair, c’est magnifique. On a l’impression d’être dans du « pur ». L’air par contre est très sec. Nous sommes attendus par le loueur de voitures. Embarquement en groupe, en bus, pour aller chercher nos véhicules. Trois heures de paperasse, discussions, découverte du véhicule. C’est étonnant et fatigant en même temps. Les enfants trouvent le temps long. Merlin trouve tous ces gens bizarres de ne pas savoir parler français. Cela me demande un effort d’attention énorme pour comprendre tout en anglais, je fais répéter, je répète à ma façon pour être sûre que j’ai bien compris. Le 4X4 est énorme, et pas tant que ça finalement quand on y case tous nos bagages. Il est flambant neuf, 13 200 Km au compteur. Volant à droite, conduite à gauche, cela aussi demande un effort et procure du stress. Enfin ça dépend pour qui : les enfants rient comme des baleines à chaque fois que je mets l’essuie-glace pour tourner à droite, ou à gauche. Je demande à tout le monde d’être vigilant en même temps que moi pour être sûrs que je ne me trompe pas de chaussée, dans les carrefours ! Dernier stress de la soirée : reprendre la voiture pour aller faire des courses. Finalement, je trouve que ça rentre assez vite, et l’on y arrive plutôt bien en fin de parcours ! Soirée au back-packers. L’ambiance y est cool, l’accueil sympathique. On est crevés et les enfants n’arrivent pas à attendre l’heure du repas. Ils s’endorment dans les canapés. Le décalage horaire et l’air frais font leur effet. Je ne vaux guère mieux, à 20H30, je suis au lit.

Mardi 11 juillet 06 Première vraie journée de « baroude ». Après encore une nuit agitée et de mauvais sommeil, je me réveille tôt. Je réorganise les valises pour que ce soit plus pratique dans le 4X4 car nous sommes hyper chargés et il n’y a pas de rab de place dans le coffre. Petit dej’ ambiance backpackers avec d’autres personnes. J’ai une touche avec un pasteur sud-africain, puis un voyageur solitaire Lyonnais ! je crois que je plais aux vieux...ils n'ont sans doute pas vu le restant de mon équipage!! Puis mise au point du tour avec Christine, derniers petits détails… Je lui demande comment elle est arrivée ici : « l’amour », me répond-elle. Ah… L’amour…. Nous prenons donc la route à 10h du matin. Je comprends ici l’expression « ruban » quand on parle de route…J’essaie de faire des photos pour le décrire mieux. Une route droite comme un I jusqu’à l’horizon, tout le temps. La route est bonne, il n’y a pas beaucoup de trafic, et les voitures que nous croisons sont toutes des 4X4 ou des camions. Pique-nique sur le bord de la route, je suis contente d’avoir si bien prévu le voyage. Les gamins sont aux anges entre les curiosités extérieures, les bouquins, les bonbons, le micro, ils sont cools pendant le voyage. Pour ce qui est des curiosités extérieures, la première super surprise pour tous est une famille de babouins sur le bord de la route. On ralentit, on s’arrête, on rit, on observe, on prend des photos. Ah, le rire et l’enthousiasme d’Ambroise font chaud au cœur. On en rencontrera à plusieurs reprises, et l’effet sera toujours aussi excellent ! Passage du tropique du capricorne, là aussi, pause photos. Le paysage évolue doucement, vers le désert du KalaHari où nous nous arrêterons ce soir. Nous sommes accueillis au campement, où l’on nous propose un « game-drive » pour ce soir. Le temps que je comprenne de quoi il s’agit, que je demande leur avis aux gosses (réponse : ouais, youpi ! »), on a juste une heure pour monter notre camp et en route pour de nouvelles aventures. Au bas mot, chaque emplacement de camping a un hectare de savane pour lui tout seul… On ne se gène pas entre voisins… Au passage, les nanas chronomètrent leur exploit de montage de tente à 13’40’’ : le record ne sera pas difficile à battre !! Le game-drive : excursion en 4X4 aménagé pour un groupe de 6 à 8 personnes, sur des bancs en plein air, dans la savane à la rencontre des animaux. Pas un seul francophone, les guides expliquent tout en anglais rapide, résultat, les enfants font le souc… Mais pour une première excursion, on est gâtés : oryx, springbok, autruches, écureuils, renard, et même une splendide girafe. Apéro au coucher de soleil avec la girafe en toile de fond, lever de pleine lune dans un décor de rêve, vraiment, que je suis contente de pouvoir nous offrir tout cela. On en a plein les yeux. Retour au camp à la nuit tombée, il est 18h30, la mise en route du feu par Cassandre et Margot n’est pas concluante, on ne peut pas être doué partout ! Pas grave, on se rabat sur la bouteille de gaz ! Extinction des feux à 20H30… Quelle folie !

Mercredi 12 juillet 2006 Lever à 6h pour les uns, grasse matinée pour les autres jusqu’à 7h15 !! Il fait un froid de canard, mais la nuit a été bonne pour tout le monde. Margot a entendu gronder des animaux dans la nuit…J’espère que ce n’est pas moi qui ronfle. Après un petit déj’ qui réchauffe les troupes, le soleil commence à nous réchauffer doucement et voilà le moment de lever le camp. Les filles au rangement des tentes, moi à la vaisselle et aux valises à boucler, les gars à chercher des écureuils… Et là, le record de temps au démontage sera encore moins difficile à battre que celui du montage, vu qu’elles ont galéré, ayant laissé les couettes à l’intérieur, les tentes étaient trop épaisses pour être fermées, on recommence, jusqu’à coincer un bout de toile dans une fermeture éclair….36 minutes plus tard, on est au Lodge à demander de l’aide à un gentil monsieur qui avec des pinces et beaucoup de force finira par nous dépanner. 3 heures de route dans le désert. Nous voilà dans le Quiver Tree, où l’accueil laisse un peu à désirer, mais le camp est sympa. Ballade au milieu de gros rochers, puis dans la forêt de cocker boom trees. Magnifiques. Le temps est beau et doux, c’est très agréable. 16h : les fermiers donnent à manger aux « cheetah » : guépards en captivité. Cela fait un peu piège à touristes (et à guépards...) Mais c’est intéressant de voir de près ces magnifiques félins. Puis les enfants découvrent un immense trampoline : partie de rires assurée, d’autant qu’ils sont à un moment surpris par un phacochère (domestique !). Et même s’il n’a pas l’air agressif, il est curieux et « sniffe » les baskets et les pulls restés à côté du trampo.(Ambroise ne voudra pas remettre son pull avant que je l’aie lavé !). C’est une scène à mourir de rire ; les enfants en tas au milieu du trampo et le cochon qui fait connaissance autour. Retour au camp pour un magnifique coucher de soleil. Puis à nouveau, on s’attaque au feu… On doit faire pitié aux voisins qui viennent nous aider. Ouf…. Puis c’est à notre tour d’aider ceux de l’autre côté : un marmaille s’est fendu sur le front…L’infirmière gère cela en 2 temps 3 mouvements, improvise des stéristreep et le tour est joué. La première vraie grillade est bonne ce soir. Et comme d’hab, nous serons tous couchés à 20h30…

Jeudi 13 juillet 2006 Toujours dans le même ordre, les levers s’échelonnent de 6h à 7h15…Et toujours dans le même ordre, petit déj’, et rangement du camp. Les filles font des progrès époustouflants, les tentes sont pliées en 23’. Un dernier petit tour de trampoline avant de partir (15 minutes maxi, et si vous êtes sages, 1/4 d’heure !), nous fait rencontrer une bande de suricates. Après Pumba hier, c’est Timon ce matin, vivement Simba ! Petit coup de tel sat pour rassurer les parents Salomé de la bonne santé de leur progéniture : les textos ne passent pas. Et nous voilà repartis joyeusement pour 3h de route. Du désert pour changer. Arrêt dans un magasin pour faire des courses, des petits enfants nous demandent de garder la voiture contre une pièce. Ambroise a du mal à comprendre… En fin de parcours, nous nous arrêtons pour prendre en photo des panneaux de signalisations indiquant le probable passage …d’autruches, de zèbres, ou de gazelles ! Cinq minutes plus tard, nous croisons des autruches !! Arrivés à Fish River Canyon, nous faisons les formalités d’usage, remplissons les formulaires d’identité, et nous acquittons de l’entrée dans le parc national. Puis nous allons regarder les différents points de vue et pique niquer dans la nature : un petit écureuil pas timide vient nous dire bonjour, les enfants essaient de voir ce que ça mange : pas des oranges, pas des pommes, pas des chips, mais des…Spéculos !!! Bon à savoir, les écureuils namibiens sont « spéculivores ». Nous observons au fond de la vallée à la jumelle des babouins. Retour au camp, très joli encore une fois, les filles sont décidément trop fortes et pulvérisent encore leur record. Le feu à mettre en route devient un jeu d’enfant. Le vent est frais ce soir.

Vendredi 14 juillet 2006 Fête nationale… On est loin de ça ici. Nous devions faire l’aller-retour à Aï Aïs aujourd’hui, environ 70 Km de route. Je demande à l’entrée du parc si on peut aller dormir ce soir là-bas avec notre passe : aucun problème. Nous reprenons donc la route pour 1h, et arrivons dans une mini station balnéaire, plein de monde, resto, boutique, c’est l’hallu ! J’ai un peu les boules (on s’habitue vite à la vie de sauvage) mais je me reprends vite, car Cass’ trouve ça super (on se croirait en France !!) et il y a une immense piscine d’eau chaude, issue de sources chaudes (brûlantes, même) juste à côté. Elle fait au moins 37°, et vu que le vent est frais, on y passe une bonne partie de l’aprèm, c’est rêvé pour les enfants. Ce soir, ils ont eu leur dose, 19h30 au lit !! Je prends les gars avec moi sous la tente, car il y a eu des crises ce matin, Merlin ayant bougé énormément pendant la nuit dernière avec les filles. Les textos sont impossibles à passer. J’en reçois par contre…Je n’ai pas tout compris.

Samedi 15 juillet 2006 Nous levons le camp de bonne heure pour rejoindre Aus. La route se fait sans problème, et nous arrivons dans un site merveilleux où nous sommes pratiquement les seuls. Il fait du vent, mais le soleil nous réchauffe. Nous nous installons et décidons d’aller faire une petite rando de 4km, point de vue magnifique sur le début du désert. Les enfants en rentrant décident de grimper le mont qui jouxte le camp, et veulent que je les prenne en photo, d’en bas. Ils ressemblent à des fourmis d’ici. Ambroise n’ira pas jusqu’en haut, n’ayant pas envie de mourir ! Quand l’ombre arrive sur le camp, un vent glacial nous saisit, le temps de prendre une douche et de s’habiller comme des esquimaux, nous ne ferons pas notre barbecue ce soir, j’offre le resto, il fait trop froid ! On s’y rend à pied, les enfants sont crevés et frigorifiés. On mange bien, on retrouve nos amis allemands qui avaient fait le game-drive avec nous il y a trois jours, et rencontrons les premiers français de notre séjour. On mange bien, et le patron nous remmène dans une voiture ouverte (gla-gla), ce qui nous évite le Km de marche au retour. Vite sous la couette, le vent souffle, c’est de loin la soirée la plus froide depuis le début des vacances.

Dimanche 16 juillet 2006 Aujourd’hui nous restons dans le même camp, mais devons quand même plier les tentes pour aller du côté de Lüderitz. Une heure de route où nous entrons dans le désert de sable. C’est magnifique. Première étape à Kolmanskop, ville diamantifère aujourd’hui à l’abandon. Le guide est en anglais, ce qui ne facilite pas la tâche, mais l’ambiance est là. On visite les maisons dont le sable a pris possession. On se croirait dans les décors d’un film. Etrange. Le guide nous prévient qu’une hyène est ici depuis quelque temps. Effectivement nous trouvons des traces fraîches et tentons de les suivre. C’est excitant, mais l’hyène est plus maline que nous et nous ne la trouvons pas ! En route ensuite pour Lüderitz. Après avoir cherché un moment un spot pour pique-niquer, nous nous rabattons sur le front de mer où sont installés des jeux d’enfants. Les petits s’éclatent et une fois de plus ne veulent pas quitter le lieu. Nous partons à la recherche des flamants roses… Tentons de demander notre chemin à des locaux qui apparemment ne me comprennent pas. Je suis donc obligée de … Mimer les flamants roses devant les 4 enfants morts de rire dans la voiture ! mais je me suis fait comprendre !!!le monsieur très gentil nous emmène sur le site. Nous sommes un peu déçus car les flamants sont loin et sont…blancs. Nous arrivons ensuite sur les lieux d’un accident de voiture avec trois blessés. Trois jeunes sud-africains gèrent les premiers secours… Je demande s’ils ont besoin d’aide, ils me demandent des gants, je n’en ai pas. Ils ont l’air d’assurer. Cela ne sert à rien de rester là avec les enfants, nous filons à Agathe Bay. Grande plage venteuse avec en toile de fond les dunes de sable : c’est splendide. Promenade sur la plage, dans le vent. Il est temps de prendre le chemin du retour car nous voulons avant de retourner au camp aller voir les chevaux sauvages. Nous ne sommes pas déçus : quand nous arrivons, il y en a plus d’une cinquantaine, et la lumière de fin de journée rajoute à ce tableau une ambiance chaleureuse. C’est magnifique. Retour au camp à la nuit tombante, il fait moins froid qu’hier, les filles pulvérisent leur record pour le montage. Nous nous habillons chaudement pour aller à notre deuxième soirée resto : oryx et tarte au fromage et caramel : de quoi faire peur mais tout est très bon. Ce soir c’est fête, extinction des feux à 20h45 !

Lundi 17 juillet 06 Aujourd’hui, nous avons fait une très longue route, l’itinéraire nous annonçait 5h mais il me semble qu’on en a bien fait 6 ! il y avait 100km de piste toute droite, j’ai proposé à Margot de conduire. Qu’elle ait au moins l’expérience de la conduite à gauche ! ça ne l’a pas démontée plus que ça, elle a conduit nickel. Il faut dire qu’ici, on croise une voiture toutes les 3h et que la route est plus que droite ! Nous sommes arrivés à Sesriem, avons trouvé facilement des places dans le camping, bien qu’on n’ait pas pu réserver à l’avance parce qu’il était soi-disant plein. Le temps de faire une reconnaissance des lieux, et nous voilà partis pour escalader une dune dans le parc national. Instant incroyable. C’est d’une beauté inouïe, on est seuls, le vent fait chanter le sable. Malheureusement Margot est prise de maux de ventre, et bien qu’elle parvienne à monter, elle ne profitera pas comme les autres des glissades et autres dégringolades dans les dunes. La dune est très difficile à grimper, cela demande un effort intense. On rame dans le sable, le vent essouffle. Mais quelle récompense une fois là-haut ! On redescend au triple galop, retour au camp, barbecue, et un max de rangement pour être prêts au plus tôt demain matin, … Si Margot est en forme !

Mardi 18 juillet 2006 Lever aux aurores, même avant les aurores pour aller à Sossusvlei. « C’est le coucher de soleil qui se lève ? » dixit Ambroise… Margot n’a plus mal au ventre et a bien dormi. On embarque les petits en pyj sous la couette dans la voiture. Arrivés à 5km de la dune, la piste est sableuse, et il y a la possibilité de prendre un transport pour nous amener à bon port. Je ne me sens pas de risquer un ensablement avec toute ma petite troupe dans la voiture, on joue la sécurité. Et nos voilà partis à crapahuter dans les dunes pendant 3 heures. La lumière est splendide, le paysage grandiose. Je prends des photos qui bien sûr ne rendront pas comme en nature, mais, qui donneront une idée. Moi je mets tout ça dans un coin de ma tête…. Retour sur cette belle route, avec encore un arrêt sur une dune pour jouer encore, et arrivés au camp, notre place est prise par un couple, qui a le même emplacement que nous attribué par le bureau. Je retourne au bureau et le monsieur me dit qu’on peut aller s’installer à côté des toilettes. Je vais voir avec les enfants, personne n’est enthousiaste, alors on décide à l’unanimité de se barrer de là. Ils ne veulent pas nous rembourser notre nuit pré payée ? On s’en fout, on se casse ! Je ne veux pas me faire parasiter mes vacances par des ondes négatives de gens pas sympas. Et l’on a bien fait… Nous tentons notre chance sur notre prochaine étape, Naukluft, avec une journée d’avance. L’accueil est super sympa, le camp tout calme, le long d’une rivière. C’est génial. J’en profite pour laver du linge : ce sera décidément cette corvée qui sera la plus galère des vacances. Et il faut tout ranger : il paraît que les babouins sont là et fouillent partout. Pour ce soir, on ne les a pas vus. La soirée est douce. On est bien, ici.

Mercredi 19 juillet 2006 Aujourd’hui, grasse matinée ! Margot est contente ! On se la joue farniente, petit déj’ au soleil, mise en route piam-piam, et l’on se décide pour une ballade à pied dans la rivière afin de trouver des piscines naturelles. En fait on se trompe de chemin, et l’on se fait un bon bout avant de trouver des piscines, mais la route est jolie, on voit des sortes de marmottes (dassie) et des perruches. Il y a plein d’oiseaux dans ce pays. Les gars font des courses de petits bâtons dans les cascades, les filles bullent. Le retour est un peu laborieux et nous vaut la gueule de Cassandre… Retour pique-nique, lessive (eh oui, on n’avait pas tout fait hier !) et pendant que les unes bullent et que les gars jouent encore dans la rivière, je vais à pied au bureau (1km) chercher de l’eau, de la viande et des boissons. Je croiserai en chemin des traces de zèbres, (mais pas de zèbres…) Et des babouins qui crient dans la montagne. Barbecue lancé à 17h, fin du repas à 19h, on range au maximum ce soir pour essayer de démarrer tôt demain. Une journée de pause ne fait pas de mal : je trouve les enfants facilement de mauvaise humeur aujourd’hui.

Jeudi 20 juillet 06 On lève le camp d’assez bonne heure ce matin, réveillés par les cris des babouins. Et dans les premiers Km de route, nous aurons la chance de croiser de zèbres, des kudus, et des dromadaires. Nous nous arrêtons dans un endroit improbable : Solitaire, au milieu de nulle part dans le désert, une station-service doublée d’une cafétéria, ambiance « Bagdad café », où un gros Allemand avec queue-de-cheval, à l’allure de biker, sert un apple-pie à vous faire tomber par terre. On arrive au bout de 4 heures à Walvis Bay. C’est une ville résidentielle calme qui borde la mer, avec des rues larges, toutes propres, et un lagon que se partagent pélicans, flamants roses et mouettes. Nous en faisons le tour histoire de faire le plein d’essence, d’argent, de bouffe, et de bons plans pour les trois jours à venir. Ballade en bord de mer, nous ramassons des plumes de flamants roses, les enfants leur courent derrière pour les faire s’envoler, nous assistons à un superbe coucher de soleil. Nous finissons la soirée dans un B&B, bien mérité après ces 10 jours de brousse et de désert, tout poussiéreux que nous sommes. La douche brûlante et la couette toute douce et toute chaude nous font le plus grand bien.

Vendredi 21 juillet 2006 Une nuit confortable !!! nous déjeunons ce matin en faisant chauffer nos bols dans un four micro-ondes !!! puis nous nous préparons pour une sortie en mer. C’est l’Atlantique, ici ! dès le départ, l’ambiance est là car des otaries sautent sur le bateau. C’est très sympa comme animal, les gens du cirque ne doivent pas faire grand chose pour les éduquer, tellement c’est vif et ça semble comprendre vite. On rencontre aussi sur notre chemin des pélicans, imposants, des dauphins, beaucoup plus gros que ceux que l’on voit à la Réunion. On s’amuse beaucoup avec les otaries ! retour à terre au bout de 4 heures qui nous ont semblé bien courtes. Et cet après-midi, nous nous mettons en chasse de timbres, d’une laverie pour laver les draps qui sont trop poussiéreux du désert, et d’un cybercafé pour envoyer des news et tchater un peu. Et l’on arrive à tout faire !! c’est la civilisation, ici ! Ce soir, nous partons pour Swakopmund, la ville voisine, où nous attend un « bungalow » pour deux jours, vu que le temps ici est glacial et très venteux, il n’était pas conseillé de faire du camping. Nous allons au resto : un resto africain qu’on nous avait conseillé, c’est délicieux, pour tout le monde ! encore une bonne journée qui s’achève, les troupes sont fatiguées mais il faut dire qu’il est tard ce soir : 21heures !! J’allume l’ordinateur à notre retour pour écrire le journal quotidien, et à ma stupéfaction il y a du réseau dans ce B&B !!!je vais en profiter pour mettre quelques mails car je ne suis pas sûre d’avoir correctement envoyé ceux d’hier dans le cybercafé.

Samedi 22 juillet. Je crois qu’on est à la moitié des vacances. À la fois ça passe vite et l’on en a déjà tellement vu et fait… Ce matin, c’était Versailles. Petit déj’ hyper varié et complet, œufs, bacon, jus, fromages, fruits, céréales…… Puis départ pour Cape cross, là où se trouve la plus grande colonie d’otaries du monde. J’ai compris aujourd’hui l’expression « ça pue le phoque ». c’est une odeur épouvantable qu’une tribu pareille. On s’est amusé un bon moment à les observer évoluer. On a vu des chacals qui rodaient. Et l’on est rentrés, la tête pleine de souvenirs et la voiture pleine d’odeurs…. Et cet après-midi, nous sommes allés visiter l’aquarium, sans grand intérêt. La seule chose amusante a été l’immersion d’un plongeur dans le grand bassin pour nourrir les poissons et les tortues. On a fini par traîner sur la plage (comme d’hab’, en pull et en écharpes !). Et le repas s’est passé au même endroit qu’hier, tout le monde ayant été si content qu’on a eu envie de recommencer ! Ce soir, je profite de la connexion pour passer quelques messages et tchater un peu. C’est hallucinant de pouvoir communiquer si facilement, alors qu’on est si loin physiquement. Du coup je traîne !!!

Dimanche 23 juillet 2006 Nous nous refaisons ce matin encore un petit déj’ gargantuesque, puis derniers au revoirs sur le tchat et c’est reparti pour 15 jours de brousse ! Rappro d’essence et de bouffe. La Namibie est un pays dans lequel on ne vend pas d’alcool le dimanche…Donc je n’aurai pas de bière !. Le compteur kilométrique passera ce matin les 3000km depuis notre départ ! le temps estimé pour cette étape nous crée une bonne surprise, nous roulons 1H45, alors qu’on avait prévu 3 heures ! c’est super ! Nous arrivons au milieu de nulle part, Spitkoppe, des énormes rochers de granit dans le désert. Une fois de plus nous sommes émerveillés ! les formes, les lumières sont de toute beauté. Les filles montent le camp, puis nous allons faire les lézards en maillots, sur un rocher, crème solaire, bouquins…. Les premiers voisins dans le camping sont à 1km… Ici, l’espace n’est pas un luxe. Les enfants jouent aux cartes, je vais faire un tour, méditer sur un gros rocher. Il y a vraiment une belle énergie dans ce pays. À mon retour, nous escaladons le rocher qui surplombe notre camp, prenons de jolies photos, puis redescendons pour l’apéro et la mise en route du feu, moment habituel maintenant de nos soirées d’aventuriers.

Lundi 24 juillet 2006 On reprend le rythme montage-démontage, après ces quelques jours de B&B. Et comme hier, une bonne surprise nous attend : alors qu’il était prévu 4H30 de route, notre étape est faite en 2 heures. Nous prenons connaissance des lieux et avant de monter le camp, allons visiter le site de peintures rupestres de Twyfelfontein. Un étonnant édifice tout en bidons de métal fait office d’accueil, puis un guide nous montre les dessins vieux de 2000 ou 5OOO ans. Le camp est monté le long d’une rivière, à sec, vu la saison. On nous dit que les éléphants sont dans cette région. Il n’en faut pas plus aux deux filles pour aller se balader dans le lit de la rivière…À la recherche des pachydermes ! (pourvu qu’elles ne les rencontrent pas, je ne sais pas comment ils réagissent devant d’aussi jolies jeunes filles !). Le camp est peuplé de plein d’oiseaux de toutes sortes, il y a des perroquets, des…, des …, il faut que je regarde les noms dans le guide !!

Mardi 25 juillet 2006 Peu de route ce matin, on arrive dans un camp sympa, la dame de l’accueil nous prévient qu’un éléphant était dans le camp la nuit dernière, que s’il revient, il suffit de se mettre sous la tente calmement, qu’on peut le prendre en photo …Mais sans flash ! (cf. Tintin au Congo !!) Nous installons le camp, et je profite d’avoir un peu de temps et de l’eau chaude pour laver du linge. Puis à 15h30, nous partons en game-drive avec le secret espoir de croiser des rhinos, des éléphants et des lions. Nous croiserons des zèbres, des oryx et des springboks… Mais aurons un guide originaire de cette région (le Damara) et qui parle en « cliquant » (Cf. les dieux sont tombés sur la tête !) il nous apprend donc à parler en cliquant, c’est très difficile, surtout pour des « déglu primaires » de notre espèce. Il nous montre également comment s’écrivent ces sons. Margot achèvera cette séance d’anthropologie en enregistrant le monsieur sur son portable !! Sera-ce sa prochaine sonnerie ???

Mercredi 26 juillet 2006 Ce matin c’est le spectacle ! le fameux éléphant d’hier est dans la rivière à quelques mètres de nous. Il mange tranquillement de l’herbe et se laisse photographier. C’est un mâle, il vit en indépendance du reste du groupe. Nous partons sans oublier de faire le plein d’essence, et sans aucune appréhension prenons la route…Pour s’apercevoir 50 Km plus loin que nous avons pris une mauvaise direction !! Dur dur ! après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre et de changer le projet de ce soir, nous irons dormir à Opuwo. La route est longue, 5 heures, le câble de recharge de l’ordinateur fait des siennes, mais nous finissons par arriver à bon port, chez un français à l’accent du sud. C’est sympa de pouvoir échanger un peu !! Les alentours du camp me font penser à une Afrique que je connais, sèche, herbeuse, plutôt sale, grouillante de monde et d’animaux. Nous allons avec Margot à pied au supermarché voisin. Pour cela, nous traversons un petit marché Himba, animé, les femmes sont teintes de rouge, torse nu, pleines de bijoux, des « rastas » de terre rouge, des jupettes en peau de chèvre. Elles sont impressionnantes, plutôt rondelettes et très jolies de visage. Et surprenant aussi de se retrouver à la queue aux caisses de supermarché derrière une de ces femmes, et devant une de leurs homologues habillée à l’européenne. De retour au camp, les enfants jouent avec le fils du propriétaire des lieux, un peu plus jeune qu’eux, ils se baignent, l’eau ne doit pas dépasser les 15° !! Après ils chahutent ensemble autour de la piscine, et le petit Freddy tombe à l’eau, tout habillé, il ne sait pas nager ! Je le sèche et le ramène à sa maman…Nous ne le reverrons pas de la soirée !

Jeudi 27 juillet 2006 Il fait doux dans cette région, le repli du camp n’est pas trop dur ce matin, les filles d’ailleurs continuent de parfaire leurs scores au timing du montage (3’52’’) et du démontage (7’59’’). Il est temps de dire au revoir à Jacky (1h30 !!) et nous voilà repartis. Cette fois c’est de la piste possible uniquement aux 4X4, jusqu’à Epupa Falls ! j’angoisse un peu. Et finalement, ce n’est pas si terrible, et comparées aux pistes malgaches, les pistes namibiennes sont des autoroutes !! Nous arrivons dans un endroit splendide, paradisiaque ; d’ailleurs Ambroise ne s’y trompe pas, c’est ici qu’il vivra quand il sera grand ! Le camp est à la hauteur du reste, magnifique. Nous calons ici cet après-midi. Une grosse dame vient me voir et me dit en anglais « I’m a washing machine !! » je saute sur l’occasion pour lui donner un bon paquet de linge ! Nous prenons aussi RV avec un guide pour demain matin. Les enfants jouent, je lis. Tout va bien. Il fait très chaud, c’est assez rare pour le faire remarquer ! Je vais discuter un peu avec nos jeunes voisins de camp qui sont français. Agnès, Anne-Lise, Sandra, Aurélien et Michaël. Nous buvons l’apéro ensemble, ils sont très sympas.

Vendredi 28 juillet 2006 Grasse matinée aujourd’hui, nous avons RV avec le guide à 9h… Nous allons visiter un village himba. Nous achetons un sac de farine pour eux, ce qui est dans les habitudes, et nous partons avec notre guide, John, qui fera la traduction. Le « chef » nous accueille, un vieux monsieur de 75 ans, et nous visitons leur petit camp, un parc à veaux et à chevreaux au centre, 4 cases à chaque point cardinal autour de ce parc : une pour le « chef », et une pour chacune de ses trois femmes. Entre ces huttes d’autres petites huttes : celles de ses filles et de ses petits-enfants. Il n’y a pas grand monde : les hommes sont avec le bétail dans la brousse, les femmes sont en dehors du camp, avec une dizaine de garçonnets, circoncis depuis avant-hier. Il est de coutume de les laisser en dehors du camp, jusqu’à la cicatrisation complète. Nous allons les visiter ensuite. Ils sont tous beaux et semblent en bonne santé. Je me renseigne sur leur alimentation de base : lait de chèvre et viande. Ils ont tous de très belles dents. Tout ce monde a l’air très calme, peu d’activités au cours de la journée, rythmée toujours de la même façon : cuisine, recherche de bois et d’eau pour les femmes, garde du bétail pour les hommes. Nous restons deux heures en leur compagnie. J’ai le temps de traiter un peu le vieux qui souffre du genou ! Et nous prenons le chemin du retour en fin de matinée : en effet, nous devons aller « rafter » cet après-midi !!. nous mangeons dare-dare, et repartons avec un autre guide, Lucas. Les enfants sont partagés entre l’excitation et la peur : la rivière est pleine de crocodiles !! Après quelques instants de pagaye, et après avoir croisé de loin deux ou trois crocos qui s’avèrent avoir plus peur que nous, toute appréhension a disparu et tout le monde se régale ! Enthousiasme général pour petits et grands. Nous naviguons sur la Kunene River, qui fait frontière avec l’Angola que nous avons sur la rive droite. Pas mal de crocodiles en effet, nous ne verrons par contre aucun babouin ni aucun singe. Nous invitons le guide à boire un coup ce soir au camp, nous avons aussi invité les français d’hier soir. Petite ballade en fin de journée sur les hauteurs pour admirer les chutes, c’est un spectacle grandiose que toutes ces chutes qui tombent dans cette rivière. Nous ne regrettons pas notre escapade ! De retour au camp, nous partageons comme prévu l’apéro avec les français, Lucas n’est pas venu, tant pis. Puis chacun retourne à son camp pour l’habituelle grillade, et c’est le coucher 20h45. À ce moment-là, Cassandre m’appelle dans mon lit pour me dire « maman, le guide vient d’arriver avec une bouteille de bière !! ». Je ne suis pas en tenue pour le recevoir, je lui explique de mon lit (je dévore la fin des « cerfs-volants de Kaboul »), que nous devons lever le camp tôt demain matin et que nous sommes déjà couchés ! Merlin est tout déçu, il s’était bien entendu avec lui cet après-midi

Samedi 29 juillet 2006 Aujourd’hui est une journée un peu spéciale car nous avons beaucoup de route à faire et donc ce sera une étape pour rejoindre Etosha. Les 6 heures de route se passent plutôt bien et nous arrivons dans le joli camp de Hobatere, qui jouxte la frontière ouest d’Etosha. Chacun vaque, lecture, jeux de cartes, et l’après midi s’écoule comme ça. Une bonne douche, chauffée au feu de bois, fait du bien à tous les crasseux qui n’avaient pas vu l’eau depuis un moment ! Et puis au repas, c’est fête ! Nous attaquons l’apéro avec des cacahuètes, puis tentons la recette chutney au fromage : ce sont de toutes petites courges toutes rondes et très dures, dont nous vidons les pépins pour les remplacer par du fromage (fêta et gouda), puis on remet « le chapeau », on emballe dans de l’aluminium et on le met à cuire dans les braises. C’est bon ! Nous finissons par un kilo de yaourt aux fruits des bois : c’est l’orgie !! Nous avions fait les courses tous ensemble ce matin, et du coup, chacun a eu un peu de ce qu’il aime !

Dimanche 30 juillet 2006 Départ pour quatre jours à Etosha ! nous tentons une entrée du parc par l’ouest, mais n’avons pas de permis pour la réserve. Nous sommes dons obligés de faire trois heures de route pour rejoindre l’entrée sud, à Aukokuedjo. Et à partir de là c’est le feu d’artifice !! les points d’eau sont de véritables fourmilières de zèbres, de springboks, d’oryx, etc… Nous allons balader en dehors du « village » en voiture : interdiction formelle de descendre de voiture. Du coup c’est un peu long pour les gars qui chahutent et me perturbent la conduite. Il faudra qu’on trouve une idée de divertissement pour avoir « la paix » demain !! le soir, à la nuit tombée, au point d’eau du camp éclairé par des projecteurs, nous pouvons admirer la toilette d’un éléphant, et le passage d’une hyène.

Lundi 31 juillet 2006 Aujourd’hui première galère au repli des tentes, une des deux est coincée et ne veut pas se refermer… Il nous faudra l’aide d’un gentil voisin musclé pour la forcer un peu, et ensuite, notre perspicacité, notre astuce et notre persévérance pour trouver les boulons qui déconnent, trouver la boîte à outils, trouver les bons outils et enfin faire ce qu’il faut faire !!!nous avons trouvé un super jeu pour intéresser tout le monde pendant le voyage ! Les filles ont déterminé la valeur de chaque animal, en fonction de leur fréquence de rencontre, et Cassandre, meneuse du jeu, comptera qui voit quoi !! Le score final sera en ordre décroissant d’âge… Aujourd’hui encore nous sommes gâtés : éléphants sur la route, rhino au point d’eau, nous croiserons des italiens qui auront la patience d’attendre trois heures devant un bosquet pour qu’une hyène sorte chasser un springbok pour ses trois petits. On les retrouve le soir au camp pour partager leurs photos !! Le soir au point d’eau : toilette de 9 éléphants, et passage de trois rhinos… Cette réserve est vraiment une merveille pour qui aime observer et « traquer » les animaux. Je me régale au moins autant que les enfants !

Mardi 1er août 2006 Repli des tentes sans hâte ce matin, et une fois de plus petit problème : la fermeture des housses de tentes déraille. Il me semble que la poussière y est pour quelque chose… Il nous faudra l’aide d’un monsieur qui passe pour nous en sortir ! Puis nous prenons la route direction du camp suivant : Halali. En nous promenant, un 4X4 nous fait des signes : le coffre s’est ouvert ! Je suis obligée de sortir de la voiture « maman attention au lion !! » pour aller fermer : manque de bol, les serrures sont faussées maintenant ; il nous faut ré-ouvrir la boîte à outil pour essayer de les redresser ! j’arrive à peu près, on fignolera au camp. De retour au camp, nous nous installons et partons au point d’eau, éléphants et rhinos, et nous rencontrons une française très sympa, qui voyage seule. Nous papoterons un bon moment avant de rentrer pour le repas. Margot fait la lecture à voix haute à Cassandre : « vous revoir » de Marc Lévy. Cela plait à Cassandre, d’autant qu’elle a fini depuis longtemps tous les bouquins qu’elle s’était emmenée.

Mercredi 2 août 2006 Nous avons entendu cette nuit les rugissements d’un lion, sans doute au point d’eau. C’est étonnant la puissance de ce cri. Il fait très froid ce matin, nous avons du mal à nous mettre en route, la tente bloque toujours un peu à la fermeture. Cassandre kidnappe le livre d’hier, pour le finir dans son coin !! Nous repartons pour une matinée de ballade en voiture, pour ne pas voir grand chose, mis à part une famille de phacochères, c’est la première fois que nous en croisons à l’état sauvage. À notre retour, un monsieur, voisin de notre camp, vient demander si une femme qui voyage seule avec des enfants n’a pas peur…Nous blaguons un instant, avec sa femme. Décidément, je plais aux vieux sud-af !! Les enfants en ayant marre de la voiture, ils ne veulent pas repartir ce soir encore pour une ballade. Qu’à cela ne tienne, nous irons au point d’eau du camp, et nous ne serons pas déçus : 15 éléphants viennent boire, avec un tout petit. C’est très intéressant à observer : l’utilisation de la trompe, la communication entre eux, la réaction des autres animaux autour. J’oblige aujourd’hui les enfants à se laver…Cela fait au moins trois jours qu’ils n’ont pas vu d’eau !!! et chance pour eux, c’est leur premier (et seul je pense) bain namibien.il fallait bien cela pour les dépoussiérer… Mais tout sera à refaire à peine sortis de la salle de bains, le sol ici n’est que poussière, et quel beau jeu pour deux petits avec des bâtons, on peut faire des circuits, des nuages, et tout un tas d’autres choses merveilleuses…. De retour au camp, nous rediscutons avec Peter le voisin et sa femme, une tente de toit « tip-top » coûte 11000 N$... Je me plais à rêver, à m’inventer une remontée de l’Afrique avec mes enfants… Nous discutons vins, bouchons, capsules, agrafes, je pose mes cartes pour Fred. Pas de problème, Peter travaillait dans l’industrie du vin, il est maintenant à la retraite, mais il attend Fred pour lui présenter du monde ! il me laisse sa carte, et comme j’ai mis du collyre à sa femme qui a une conjonctivite, il nous donne de la viande et des légumes! Et des petits pois, des carottes, et patates douces préparées au barbecue, je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont fait cette expérience !on fait des rencontres étonnantes en voyage ! Les filles en fin d’après-midi se décident à remonter le camp (3’17), et Cassandre par je ne sais quel moyen, se casse la figure de l’échelle…Plus de peur que de mal, mais elle quand même mal au coccyx…

Jeudi 3 août 2006 Hier soir en nous couchant, nous avons entendu un éléphant barrir, sans doute au point d’eau. Mais entre le froid saisissant et les gars crevés, nous avons préféré rester au lit. Ce matin, Peter nous raconte qu’il a vu une rixe entre éléphants et rhino hier soir, un éléphant s’étant vu refuser l’accès au point d’eau par deux rhino, il a appelé à la rescousse ses potes qui sont venus à …19 !! Et qui ont poussé les rhinos dans l’eau ! On a loupé le spectacle ! Nous sommes repartis pour la Waterberg. La route est longue. Arrivés là-bas, le paysage est splendide, le camping sympa. Nous voulons faire une balade qui arrive au point de vue de la région, mais Cassandre a mal au coccyx et les gars préfèrent courir après les mangoustes et les pintades. Qu’à cela ne tienne, nous montons avec Margot. Et ça vaut le coup ! De retour au camp, apéro, jeux, et tout va bien. Nous savons que c’est notre dernière nuit sous la tente….

Vendredi 4 août 2006 Ce matin nous ne sommes pas pris par le temps car il ne restera plus beaucoup de route pour clore notre tour. Nous démarrons doucement. Je traîne au lit pour finir mon bouquin (vous revoir), et Cassandre a la très bonne idée de mettre en route le petit déj’. Je ne me lève donc que pour aller en profiter ! petite promenade dans la forêt avant de reprendre la route. Nous nous arrêtons au marché artisanal de Okahandja. J’avais oublié ce que c’est fatigant d’avoir toujours à parler, à discuter, à négocier les prix. Deux heures dans cette ambiance, j’en ressors lessivée ! Mais nous avons des petits cadeaux à rapporter. Entre nous, l’artisanat local n’a rien d’exceptionnel. Arrivés à Windhoek, nous faisons halte dans une galerie commerciale pour acheter une valise pour Margot car la sienne n’a pas supporté le mois ! en passant, une boutique d’intérieur nous tend les bras, j’en profite pour acheter deux superbes housses de couette et des serviettes de toilette. Nous arrivons au Chaméléon en fin d’après-midi. Nous retrouvons alors nos « copains » de Epupa Falls. Le temps de refaire un peu les valises, le rangement de la voiture, et nous partons avec eux dans un resto pour passer notre dernière soirée namibienne. Nous passons une super soirée, ils sont adorables, on chante, on rit, l’ambiance est détendue. Ce soir c’est fête, on se couche à 23h !!

Samedi 5 août 2006 Pour reprendre une expression de Georges : « même les bonnes choses ont une fin », et aujourd’hui ça sent la fin ! Nous traînons au Chaméléon ce matin, les enfants jouent avec les amis d’hier soir, qui les emmènent même en courses ! Margot trie et nomme les photos, et moi j’essaie de tout faire rentrer dans les valises. Je fais aussi le point du mois avec Christine. Puis nous allons rendre la voiture, tout est nickel, aucun problème au check-up. Ensuite nous partons en minibus à l’aéroport, toujours avec nos copains français qui prennent l’avion suivant le nôtre. Tout le monde chante des chansons débiles dans le bus, ça rigole sec ! Nous prendrons un dernier pot ensemble à l’aéroport, avant de nous quitter, en nous échangeant nos mails. Le vol se passe bien, nous arrivons sans problème au « backpakers » à Johannesburg. Commande de « nuggems » pour les enfants, séance d’épilation pour Margot qui : 1) retrouve Marco demain et 2) espère pouvoir trouver un peu plus de chaleur à Groix, et donc montrer ses jambes !! Avoir chaud en Bretagne, c’est peut-être plus facile qu’en Namibie au mois de juillet, mais ce n’est pas gagné quand-même !

Dimanche 6 août 2006 Nous voilà dans l’avion, la boucle est bouclée… Ce matin, nous avons profité des derniers rayons du soleil sud-africain, à jouer aux cartes avec Margot ; Et puis ces interminables heures dans le hall de l’aéroport, où l’on sait qu’il va bientôt falloir se dire au revoir, mais où l’on fait comme si on ne le savait pas… Et puis l’heure de la séparation arrive, et l’on se dit qu’on se revoit bientôt, qu’on a de la chance, Noël ce n’est pas si loin…et vite on tourne la tête pour ne pas laisser voir ses yeux qui rougissent… C’est vrai, Noël c’est pas si loin… Nous voilà donc dans l’avion, les enfants jouent et j’alterne le temps entre mon livre « les âmes grises », et une sorte de bilan du mois écoulé. Au final, nous aurons perdu… deux chapeaux malgaches, une basket, deux savates, une écharpe, et nous aurons gagné… tant de bons moments passés ensemble, de rencontres insolites, d’images à couper le souffle, de souvenirs pour les soirées d’hiver….
Une petite vie en Namibie English translation pending
by Mimi785nono · 2007-06-01 · 25 replies
EDIT : Voila, vous avez le lien en bas de lon post, le site est fini (enfin, il reste quelques details à revoir et surtout à corriger les fautes de frappes 😠)

@ votre service 🙂
Itinéraire pour dix jours au Maroc en juillet? English translation pending
by Beapat · 2007-05-31 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons à deux 11 jours au Maroc en juillet arrivée/départ Marrakech.

Nous aimerions parcourir le sud marocain en voiture.

En sachant que nous recherchons à découvrir les habitants, la culture, la nature (montagne, désert mais pas plage), les sites incontournables.

Quelqu'un a-t-il un itinéraire à nous conseiller ?

Merci Beapat
Faut-il faire rêver de voyage ceux qui ne peuvent pas partir? English translation pending
by Yangguizi · 2007-05-30 · 34 replies
Si vous connaissiez quelqu'un rêvant de voyages, auriez-vous des scrupules à lui raconter toutes vos passionnantes aventures aux quatre coins du monde, à lui raconter les moments les plus drôles, les plus émouvants, à lui montrer les photos les plus belles, bref à entretenir ses rêves? Le feriez-vous sachant que cette personne ne pourra vraisemblablement jamais partir? Entretiendriez-vous et enrichiriez-vous ses rêves sans hésiter? Ou bien hésiteriez-vous car derrière cette apparente frénésie de savoir, se dessine parfois sans même se cacher une profonde tristesse de ne pas pouvoir réaliser ce rêve? Comment gérer ce subtil équilibre entre rêves et regrets de la personne qui vous écoute?
Photographier en Inde English translation pending
by Ouglouk · 2007-05-21 · 12 replies
Bonjour à tous, juste quelques précisions concernant la photo en inde: * Quels sont les sujets qui ne peuvent pas être photographiés en inde? je sais que les bords du gange et les prières en font parties mais juste pour information légale, y a t il autre chose (certains religieux, certains temples...). Ah oui, nous partons au rajasthan (+delhi, agra) * les indiens sont ils friands, blasés ou réticents a être pris en photo? merci pour les amateurs de photos qui me répondront
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
by Yangguizi · 2007-05-17 · 78 replies
1. Un consul pas comme les autres

S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.

La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!

Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.

Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.

En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.

Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!

Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.

Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Excursions à faire dans l'Ouest américain en juillet? English translation pending
by Mistigrette · 2007-05-17 · 19 replies
Bonjour à tous

J'ai appris beaucoup de choses sur ce forum et j'apprécie la qualité des échanges.🙂

Je prépare un voyage dans l'ouest américain pour juillet 2008 pour 2 adultes et 2 ados. Je suis en train de faire le budget et donc les choix d'itinéraires et d'excursions payantes à prévoir. J'ai relevé les différentes possibilités et je vais devoir faire un choix pour équilibrer mon budget. Je recherche vos remarques et vos conseils sur : San Francisco : visite d'Alcatraz / croisière dans la baie Las Vegas : spectacle / attractions balade à cheval de 2h du côté de Zion ou Bryce ou Capitol Reef pour débutant rafting à Moab une demi-journée 4x4 à Monument Valley avec un guide pendant 2 ou 3h tour en hélico au grand canyon (45 min) Los Angeles : Universal Studio

Il n'est pas question que l'on fasse tout ça...🙁 Les intérêts et les prix sont volontairement variés. Je voudrais connaître vos expériences bonnes ou mauvaises pour m'aider dans mon choix. Merci
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
by Krikri6792 · 2007-05-14 · 15 replies
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.

Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.

Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/

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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.

Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.

Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,

et vers la citadelle.

Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.

A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!

Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).

La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.

Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.

Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.

Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,

le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.

Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.

Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).

Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.

Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.

Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.

Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.

Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.

Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.

Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.

Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.

Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.

Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.

Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.

Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.

Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.

Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.

Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!

Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.

La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.

Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.

Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).

A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.

Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.

puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.

Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.

Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.

Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!

Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.

Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.

Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).

Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.

Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.

Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.

Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.

Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.

Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.

Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).

Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.

Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…

et de drôles de champignons (?).

Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.

Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.

Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.

190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.

Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.

De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.

Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.

Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.

Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.

Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.

Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!

Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.

Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.

Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.

La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.

Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!

Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.

C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.

Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.

Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.

Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE

Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!

Nos conclusions sur :

=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.

=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.

=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.

Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.

=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.

=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.

=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.

Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.



FIN
Description et ressentis après quinze jours en Inde du Sud English translation pending
by Ilvao · 2007-05-07 · 19 replies
Bonjour,

Aprés avoir largement consulté les pages de VF, c'est à mon tour de faire un petit compte-rendu de notre court séjour en Inde du Sud. D'abord, si l'Inde était une destination à part sur ma "liste" de voyage, je crois que cela tenait beaucoup aux mythes que cette destination représente pour celui ou celle qui lit, regarde, écoute, bref s'informe et s'intéresse à ce pays. D'où je crois toutes ces images dans la tête, ces à- prioris, ces attendus qui en réalité, font qu'on arrive en Inde en ayant l'impression de la connaître déjà un peu. Après 15 jours sur les routes, je peux dire que je ne l'a connais toujours pas mieux, mais au moins j'ai pu vivre sur place et non plus en imaginaire un tout petit peu de l'Inde. Donc bien sûr mes propos ne prétendent pas détenir la vérité et sont purement subjectifs.

Ce que je retiens de fort (et j'en oublie), en bref : les sourires et regards (le sourire est vraiment un outil de communication formidable pour le voyageur, il ouvre, entre autre, grand les portes d'un langage commun en vue d'un dialogue) les petits instants partagés, d'ailleurs souvent suite à des sourires, avec une population qui sait prendre le temps d'échanger la gentillesse des indiens les marchés, lieu de vie mais aussi d'odeurs variées les paysages de montagnes autour de Munnar, avec une mention spéciale pour les plantations de thé aux cueilleuses si affables mais aussi les paysages de canaux et cocotiers du Kérala les échoppes de rue où nous passions de longs moments à admirer le talent et la fierté des cuisiniers tout heureux de notre intêret les saveurs de la cuisine du sud si diverses (le midi, mangez des thalis, ils sont tous différents en plus, et essayez les mangues Alphonso) les pêcheurs en bord de mer vers Varkala, travaillant dur en équipe à ramener leurs filets (à essayer avec eux !) le jeu des négociations avec les ricksaw men le dynamisme des villes et leur activité humaine incessante le calme immuable et la dextèrité des chauffeurs habiles le bruit inimtérrompu des klaxons sur les routes la chaleur, bien supportable quand on sait qu'une bonne douche nous attend et qu'on habite le coin le plus froid de France les ôdeurs saisissantes du quartier des marchés et bazar de Bombay le gigantisme et l'oppulence de certains palais notamment Mysore (superbe éclairé le dimanche soir) comment ne pas évoquer, comme moments forts, le dénuement et les conditions de vie de certains habitants de Bombay, au bord des routes à même les gaz d'échappements ou devant nous sur les trottoirs

Sans transition, au niveau pratique :

Hôtels : Bombay : dans le cas d'une arrivée tardive et un vol intérieur le lendemain, prendre un ricksaw pour le quartier de Juhu Beach et hôtel ISKCON ASHRAM 1500 Rps (le plus cher de notre séjour mais c'est Bombay), prix fixe, où une petite surprise très dépaysante vous attendra sans doute, très tôt le matin Fort Cochin : beaucoup de choix mais nous avons adoré l'acceuil, la personalité et les conseils de la famille chez HENRI ANCHORAGE, homestay Munnar : superbe situation dominant le village vers l'église et vastes chambres à KAIPALLILL HOMESTAY ( s'appelait autrement il y a un/2 ans)

Transports : Vols intérieurs : irréprochable (pour un low cost) Spice Jet, de plus achat des billets possible avec CB sur leur site contrairement aux autres low Cost Air Deccan : vol matinal au départ de trivandrum retardé de 4 heures Aéroport de trivandrum petit et calme, par contre prévoir du temps pour le check in pour celui de Bangalore encombré Bus : super, vivant, aéré, éco, de plus nous avons souvent eu des places assises Train : pris que deux fois, peut y avoir la queue pour acheter le billet Trajet en train classé Unesco, Ooty - Coonoor, superbe et pas long Voiture avec chauffeur : pratique quand on débarque, à la limite pour se rassurer... mais aussi pour les longs trajets, les arrêts quand on le souhaite, les discussions avec le chauffeur, le folklore de l'Ambassador... mais pour une courte durée. Une agence qui nous a paru sérieuse et compétente et avec des tarifs compétitifs - Moksha Tours - Notre Contact : R Rajesh - Notre chauffeur au départ de Bangalore : John Ricksaw : bien que polluants, on adore Eléphants : bien qu'admirés nous ne les avons pas utilisés comme moyen de transport :-)

J'espère que les ressentis de la première partie auront rassurés les personnes qui se rendent pour la première fois en Inde avec peut être une petite appréhension, pour elles ou pour les personnes sensibles ou peu habitués au voyage peut être que je conseillerais de visiter Bombay à la fin du séjour ???

Ceci est donc un résumé très condensé des impressions de notre séjour à Bangalore/Mysore/Ooty/Trissur/Munnar/Fort Cochin/Allepey/Varkala/Trivandrum/Bombay Merci de votre compréhension pour les fautes

Ceux qui souhaitent jeter un oeil sur 30 clichés sans prétentions de ce voyage (suite aux remarques de la Grenouille sur VF je tiens à signaler que le petit c au bas des photos ne veut pas dire que je les ai protégées mais c'est le site hébergeur qui le fait systématiquement) peuvent le faire à l'aide du lien ci-dessous :
http://www.betterphoto.com/....asp?memberID=187000

Merci de votre attention et merci en particulier à tous ceux que j'ai pu lire pour préparer ce voyage et à ceux qui ont répondu à mes questions. Salutations et vive l'Inde et les Indiens

Ps : Idée lecture : 2 livres appréciés pendant notre voyage "Fou d'Inde" et "Intouchable, une famille de parias dans l'Inde contemporaine" et un livre qui m'avait marqué "Dans la peau d'un intouchable"
Sites de plongée sur l'île de Sulawesi en Indonésie English translation pending
by Fanny23 · 2007-05-05 · 11 replies
Salut a tous,

je prepare un voyage de 3 semaines sur l'ile de Sulawesi pour le mois de septembre. Mon but est de decouvrir le pays tout en effectuant quelques plongées.

Et j'ai besoin de vos lumieres, quels sont les sites de plongées les plus beau???

Ensuite.. quels sont les plans peu touristiques a ne pas manquer...

mon but est d'arriver a Makassar et de reprendre l'avion a manado ou vis versa.

Merci tout plein a tous de bien vouloir me repondre...

stephanie
Slovaquie en août English translation pending
by Fortannier · 2007-05-01 · 31 replies
Bonjour à tous Nous avons décider, moi et ma petite famille de partir en slovaquie, via prague. Nous partons en voiture. Apres avoir visiter prague, nous pensons établir un camps de base dans les tatras. Auriez vous des tuyeau?, les bons plans? les choses et les endroits à ne pas manquer? Un camping plutot sympa? J'ai lu le GDR, mais j'aimerai bien avoir vos impressions?
Location de quad à Merzouga (Maroc) English translation pending
by Alturtusi · 2007-04-25 · 21 replies
Bonjour, quelqu'un connait une adresse sur Merzouga pour louer des quads (nous sommes deux) pour une heure ou deux?

Ça devrait couter combien?

Est-il obligatoire de prendre un guide?

Merci
Climat mi-juin en Croatie? English translation pending
by Jerome05 · 2007-04-19 · 11 replies
je pense partir en croatie mi-juin, j'aurais besoin d'infos sur le climat pour cette période et qui connait les hôtels adria proche de zadar et l'hôtel zora proche de primosten afin d'avoir des infos sur ces 2 hôtels merci
Choix d'un circuit dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Mouettemouet · 2007-04-15 · 15 replies
voila je voudrais avoir un premier apperçu de l'ouest americain avant peut etre de tenter l'aventure en autonomie (oh mon dieu nous ne parlons que le franglais )je vous soumet les 3 circuits organises qui ont retenus mon attention: 1er choix j1 los angeles, studio universal j2 san juan capistrano, san diego j3 parc de joshua tee, laughlin j4 selingman, grand canyon, flagstaff j5 monument valley, lake powell j6 bryce canyon j7 parc de zion, saint georges, soiree a las vegas j8 vallee de la mort, bakersfield j9 yosemite, modesto j10 san francisco j11 monterey, carmel, 17 miles drive j12 solvang, santa barbara, santa monica 2eme choix j1 Grand canyon, flagstaff j2 canyon de chelly, monument valley j3 parc d'arches, canyonland j4 capitol reef, bryce canyon j5 cedar breaks, saint georges, soirée a las vegas j6 vallee de la mort, resoirée a las vegas j7 studio universal a los angeles j8 visite de los angeles, santa barbara, solvang j9 17 miles drive, carmel, monterey, san francisco (chinatown) j10 visite de san francisco 3eme choix j1 universal studio a los angeles j2 visite de los angeles, bagdad cafe, laughlin j3 selligman, grand canyon, flagstaff j4 monument valley, lake powell j5 bryce canyon, saint georges, soiree a las vegas j6 vallee de la mort, resoirée a las vegas j7 calico, fresno j8 yosemite, merced j9 san francisco Donnez moi votre avis. Un voyage individuel est sans doute mieux mais on verra ça plus tard. Merci.
Utilité des bâtons en randonnée? English translation pending
by Quecbo · 2007-04-14 · 37 replies
Bonjour, Je reviens de faire quelques étapes du Chemin de Compostelle et j'ai vu beaucoup de gens marcher avec 1 ou 2 bâtons. Quels sont donc les avantages de marcher avec des bâtons, car j'ai l'impression qu'ils m'encombreraient plutôt qu'autre chose. Merci de vos réponses.

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