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Itinéraire de dix jours en Birmanie: votre avis! English translation pending
by Sophie4891 · 2013-03-03 · 44 replies
Bonjour!

J'habite au Vietnam, et je pars avec mon ami 10 jours fin mars en birmanie (arrivee Yangon samedi 23 mars a 13h25 depuis le vietnam, retour mardi 2 avril a 14h25 de Yangon). Pas simple de fabriquer un itineraire, tout a l'air merveilleux, c'est court 10 jours!! Voici ce que nous envisageons: Yangon: apres-midi et soiree (Samedi 23) pour voir le coucher de soleil sur la pagode, puis bus de nuit pour mandalay Mandalay: 2 jours (Dimanche 24 et Lundi 25). Bus de nuit pour bagan. Bagan: 2 jours (Mardi 26, Merc 27). Bus le soir pour Kalaw. Kalaw: Arrivee vers 15h en bus (Jeu 28), puis 2 jours de trek jusqu'a inle ( Vend 29 et Sam 30) Inle : 2 jours (Dim 31 et Lundi 1) Yangoon: Avion de Inle a Yangoon (Mardi 2), puis vol retour a 14h25.

J'ai plusieurs questions par rapport a ca: 1/ on hesite a faire le trek, car ce serait fin mars (29 et 30 mars) et j'ai lu qu'a cette epoque il fera tres tres chaud et que la vegetation serait quasi inexistante (tres tres sec). Si on ne fait pas le trek, on pourrait recuperer les 2 jours pour ajouter un 3e journee a Bagan et aussi une 3e journee a Inle. Qu'en pensez vous? eventuellement, connaissez-vous un endroit aux environs de mandalay, bagan ou inle ou on puisse aller voir des villages de minorites facilement accessibles (excursion a la journee)? Ca me tentait bien! 2/ Sur les transports, on trouvait plus logique de commencer par bagan avant mandalay, mais je n'arrive pas a trouver d'info sur l'existence d'un bus pour bagan vers les 9pm (ce qui nous permettrait de profiter du coucher de soleil sur la pagode a Yangon avant). Je n'en ai trouve un que a destination de mandalay. Qn a t'il de l'info? 3/Avez-vous des infos sur le bus de nuit bagan - mandalay? J'ai entendu que ca mettait 8h, ce qui me parait bizarre car ca a l'air proche. Est-ce un bon moyen de faire la liaison entre les 2 villes? Sinon, il y a le bateau, mais c'est tres long je crois.

Sinon, je suis preneuse de tout conseil et bon plan en vrac sur la region, la birmanie en general etc! Desolee pour mon long mail et merci d'avance pour vos reponses!! sophie
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
by Jjmmsa · 2013-02-28 · 2 replies
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS

LA ROUTE DU TI' PUNCH :

Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…

Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?

Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.

Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.

Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie

L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.

Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.

Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.

Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.

D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012

Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…

Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.

EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012

Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.

Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.

On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).

Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.

Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).

Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.

Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.

Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !

Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.

15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.

16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.

En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.

17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.

23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.

Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !

Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.

Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…

ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012

Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…

Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.

L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.

Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.

Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !

LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012

Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.

Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…

Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.

Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.

En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.

De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.

La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !

Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !

Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.

Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.

Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.

Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !

Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.

LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012

Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.

08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.

Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.

15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !

LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)

17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.

17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.

Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !

Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.

21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.

Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.

C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.

Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !

Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.

Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.

23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.

Samedi 24 Novembre 2012

A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.

Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.

De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.

Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.

Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !

21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.

SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012

Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.

Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.

Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.

Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !

Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.

Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…

Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…

Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.

Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.

2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Ma visite de Washington: que du bonheur (partie 1) English translation pending
by Elyzabeth · 2013-02-28 · 10 replies
Bonsoir,

Je poste enfin le compte rendu du séjour à Washington que j'ai effectué du 05 au 15 août 2012, en remerciant les forumeurs qui ont répondu à mes questions.

Pour la préparation de mon séjour, j'ai eu recours a VOYAGE FORUM, mais aussi au guide du Routard et le Cartoville Gallimard que je glisse toujours en premier dans le sac. J'ai également consulté une édition du Fromer's en anglais. Enfin, j'ai retranscrit les notes prises sur le vif de mon inséparable petit carnet à spirales.

Alors voilà :

JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012

Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.

L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau. 10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion. La cabine voyage éco sur le pont supérieur est assez restreinte et en configuration 2-4-2. Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord Après quoi, munie de mon masque de voyage bien opaque et de mes bouchons d'oreille, dodo pour le reste du temps. Je me réveille juste avant la phase d'atterrissage et je vais faire quelques pas dans l'avion avant le signal d'attacher la ceinture. J'ai le temps de descendre voir à quoi ressemble le pont principal. Configuration éco 3-4-3 ; tout compte fait, je préfère ma petite place au-dessus...

On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. Quand je réponds à la question de l'officier WORELL, que je viens étudier l'histoire américaine, il se fend d'un large sourire et d'un welcome. Sympa l'accueil.

Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur de l'aéroport. J'en suffoque.

En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie. Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, et moi, j'ai apporté un set de couverts en plastique. Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.

Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais. Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent.. Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.

Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….

Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà ! Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !

Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.

Demain : réveil à 7 h.

JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012

J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.

Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..

Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie. J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.

La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.

Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.

Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).

Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …

Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher. Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.

Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.

Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.

Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier. Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand. J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….

On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux… Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.

Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.

Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.

Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.

Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.

A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
Quel visa choisir pour un an en Thaïlande? English translation pending
by Sarahjulien8 · 2013-02-27 · 20 replies
salut tout le monde

je pars dici 6 mois en thailand pour une duree aproximative de 1 ans avec ma femme et notre chien

je ne mis connait pas du tout en visa est les 2 seul donc j'ai entendu parler son ceux la et encors je ne suis pas sur de les avoir bien compris

visa touriste a renouveller tout les 3 mois sans compter le chien ce n'ai pas trop envisagable mais pas impossible

visa etudiant mais cela il faut s inscrire dans une ecole pour aprendre le thai 200h minimum ce qui ne me deplais absolument pas mais ma femme ne parle pas un mot d anglais et les cours ne son pas en FR je crois que ce visa est de 1 ans mais avec celui ci impossible de travailler meme des pti boulot

on aimerais faire de l humanitaire ou de l ecopartitipation mais les association nous demande de 2000€ a 5000€ par tete donc impensable mais il existe peut etre des visa humanitaire ou autre quitte a ce faire sponsoriser par une entreprise ou autre

je pensais prendre un pied a terre dans le pays mais je ne connais pas encors le cours du marcher de l immobiler en matiere de location (sachant que si je vais a l ecole ce sera dans une grande ville) peut etre encors une voie a explorer

donc jsuis prenneur d information: quel visa existe, lequel choisir etc...

merci a vous
Pour lever les mystères de l'Ouest américain... avis sur itinéraire? English translation pending
by Bigben94 · 2013-02-27 · 39 replies
Bonjour la communauté,

Ca y est, le rêve va enfin devenir réalité : L'OUEST américain est à portée de main. Nous partons cet été pour un autotour, après avoir passé quelques jours à NY. Nous, c'est mon épouse amoureuse de nature, de culture et de shopping, nos filles de 13 et 15 ans, amoureuses de shopping, de culture et de nature, et enfin mézigue, amoureux de photographie mais qui veut avant tout faire de ce trip un voyage inoubliable. Je m'en remets donc à vous pour lever les mystères de l'OUEST. Le but étant de découvrir autant qu'il soit possible (nous savons que ce voyage ne sera pas de tout repos). Nous sommes modérément sportifs et ne rechignons pas à nous déplacer à pieds. Nous aimons sortir des sentiers battus. Pour ce qui concerne le budget, avions, hotels et voiture sont bookés, et nous prévoyons un budget d'environ 300$ par jour (nouriture et le reste).

Le trip à présent : les dates correspondent aux villes et lieux dans lesquels nous passons la (les) nuits (s)

01 /08/2013 LAS VEGAS

02 /08/2013 Grand Canyon (440 km)

03 /08/2013 Lake Powell (220 km)

04 /08/2013 Bryce Canyon (240 km)

05 /08/2013 Zion (155 km)

06 /08/2013 Las Vegas (280 km)

07 /08/2013 Death Valley (225 km).

08 /08/2013 Mammoth Lakes (330 km)

09 /08/2013 Yosemite (170 km)

10-11-12 /08/2013 San Francisco (315 km).

13 /08/2013 Monterey (180 km)

14-15 /08/2013 Santa Barbara (380 km)

16-17-18 /08/2013 Los Angeles

19 /08/2013 RETOUR FRANCE

La voiture louée sera une chevrolet prise à Las Vegas et rendus à Los Angeles

Si vous deviez faire ce voyage, que feriez-vous ? vous iriez où ? vous mangeriez quoi ? vous rencontreriez qui ? vous vous deplaceriez comment ? quelles images raméneriez-vous ?

Je crois que la force de l'expérience est comparable à nulle autre, donc même si vous deviez nous expliquer comment faire ce voyage, heure par heure, nous sommes preneurs de vos infos.

Par avance, un grand merci pour votre contribution

Bigben94
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada: la triste fin English translation pending
by Jdakota · 2013-02-25 · 41 replies
15 août : à travers les prés colorés du mont Revelstoke.

J'ai une décision à prendre. Une option a choisir. Soit je me dirige vers l'embarcadère qui mène à l'île de Vancouver, quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville, soit je reviens tranquillement vers Calgary en plusieurs étapes et poursuit vers l'est pour aller visiter la région de Drumheller et le Dinosaur provincial park. C'était mon premier choix. Il y a là des hoodoos et des badlands, et j'adore ce type de paysage. Pour ce qui est de l'île de Vancouver, je n'ai rien réservé, ni la traversée par ferry ni d'éventuels logements sur place, et le routard prétend qu'il est très difficile dans ces deux cas de trouver de la place en été. Et je n'ai pas tant de temps que ça devant moi pour parcourir cette île immense à partir de laquelle deux journées me seront nécessaires pour revenir à Calgary. Je choisi donc de repartir vers l'est. Je le regrette encore. C'était l'année des mauvaises décisions, la première d'entre elle étant finalement d'avoir choisi de prendre un aller retour depuis Calgary.

Je retraverse Hope et je m'arrête prendre un bon petit déjeuner typiquement nord américain. C'est l'un des premiers pour cette année. La serveuse est assez charmante. La quarantaine pétillante, un petit air de Shania Twain. La country girl par excellence. On apprécie d'autant mieux ses pancakes.

Je repars l'estomac plein. C'est en début d'après midi que j’atteins la petite ville de Revelstoke, centre du parc national du même nom. Courte visite au visitor center. J'y croise une sympathique quinquagénaire quebecquoise qui me vante en long en large et en travers les principales attractions du coin et son fleuron : le sommet du mont Revelstoke et ses prés de wildflowers. Elle m'indique également le camping le plus agréable de la région, et pousse l'amabilité jusqu'à y passer un rapide coup de fil pour s'assurer que j'y trouverai bien de la place. Le Williamson Lake campround se révèle un endroit tout à fait charmant. Il est bordé par un petit lac dont l'eau est suffisamment chaude pour permettre les baignades estivales. Un ponton de bois flottant s'avance ainsi dans le lac et fait le bonheur des enfants qui l'ont manifestement annexé. Pourquoi ne pas venir y piquer une petite tête en fin d'après midi ? Retenons l'idée.

Une étroite route en virages de 23 kilomètres vous conduit au sommet du mont Revelstoke.. De banale au départ, elle devient magnifique quand les sapins s'espacent et que les bas côtés se couvrent de fleurs sauvages multicolores.





La dernière partie de l'ascension se fait par l'intermédiaire d'un petit bus conduit par un retraité bénévole. Puis une série de petits sentiers permettent d'explorer cette sorte d'immense couronne fleurie qui coiffe le mont Revelstoke. La promenade des prés dans le ciel porte bien son nom. Un vrai coup de coeur.























De retour dans les rues de Revelstoke. Ce soir, comme tous les autres soirs de l'été c'est le community festival. La rue principale est neutralisée – mesure parfaitement symbolique vu l'intensité de la circulation – et des sièges sont installés devant un petit kiosque depuis lequel l'invité du jour s'apprête à lancer ses rifts de guitare.







Celui-ci se nomme Shane Philip. C'est une sorte d'homme orchestre, un Rémi Bricka des antipodes puisqu'il s'accompagne simultanément de diverses guitares et autres instruments à cordes plus exotiques, de tambours et de … australiens.







Le mélange est curieux. Sympa au début mais un peu répétitif au bout du compte.. Franchement, j'aurais préféré un bon vieux groupe de country local. Ca ne va pas m'empêcher de passer un bon moment et de rester presque jusqu'au terme du récital car le garçon sait mettre de l'ambiance et ses intermèdes parlés ne manquent pas d'humour. Du coup, j'en ai oublié mon projet de baignade au Williamson lake.





Chouette journée. Revelstoke est décidément une excellente étape et restera une des bonnes surprises de ce voyage. Passer sans s'y arrêter ne serait-ce qu'une demi journée constituerait une vraie faute de goût. En même temps, vous faites comme vous voulez.

16 août : Retour à Lake Louise.

Avant de repartir vers Lake Louise, il y a un petit site local que je veux absolument voir. Rien que pour son nom : « la promenade du choux puant ». Ça fait envie, non ? C'est une promenade très courte, à peine un kilomètre, et se parcourt entièrement sur des passerelles de bois. Celles-ci flottent au dessus d'un marécage peuplé de choux géants dont les ours sont parait-il très friands. Mais la saison de la floraison est passée depuis longtemps, les choux n'exhalent plus la moindre puanteur et je n'y croiserai, là encore, aucun plantigrade. Tant pis. J'aime bien ce genre de petit endroit ignoré et pittoresque.









Une matinée de route vers l'est qui se conclue par la traversée de Yoho et le retour dans le parc de Banff. Je retrouve avec plaisir le camping de Lake Louise. Pour une nuit, cette fois ci.

Que faire ? Pour le lendemain, je sais déjà. Ce sera une après midi à Sunshine meadow. Pour aujourd'hui ? Et pourquoi pas reprendre là où je l'avais laissée ma ballade jusqu'aux Inkpots à travers le Johnston canyon.

Le canyon est plus agréable en début d'après midi que dans la fraîcheur du matin. Par contre, il y a un peu plus de monde. Du moins jusqu'aux chutes supérieures. A partir de là, seuls poursuivent ceux qui désirent aller jusqu'aux Inkpots, ce qui représente une bonne heure de marche en plus. Et ils ne sont pas les plus nombreux.



Ces sources d'eau froide – très froide – se laissent découvrir au creux d'une étroite vallée. C'est assez joli. Difficile à photographier cependant. C'est un peu le principe inverse des sources chaudes de Yellowstone









Je suis sidéré par le peu d'intérêt que leur montrent les visiteurs qui débarquent à ma suite. La plupart passent devant les bassins sans même s'arrêter, et filent se tremper les pieds au bord du torrent, une centaine de mètres plus loin. Passons... sinon je vais encore être désagréable vis à vis des autochtones.







La descente est agréable. C'est la bonne heure. Arrivé en bas, je m'offre une pink lemonade complètement éventée à la boutique du site.







C'est le soir du spectacle centré sur les ours au petit théâtre des park rangers. La présentatrice met un gros bonnet de fourrure avec des oreilles et demande qu'on l'appelle «Grizella». C'est comme tu voudras, ma grande.



Tout autour, à travers le camping qui plonge dans la nuit, des centaines de canadiens se calent dans leurs fauteuils de toile et entament une longue soirée devant leurs feux de camps à huit dollars pièce.

17 août : un dernier regard vers les rocheuses.



Pas pressé ce matin. Je traînasse à la poste et dans les hôtels du coin avant de partir pour Sunshine meadows. Un troupeau de mouflons d'amérique croisé en chemin. Le chef de la bande a du s'acheter ses yeux à la Japan expo.





On ne peut pas gagner le site en voiture. Comme pour le lac O'Hara, c'est un school bus qui vous y conduit. Et c'est pas donné. Mais je n'ai aucune envie d'y monter à pieds, même si la distance est moindre que celle qui monte à la perle du parc Yoho. Alors je casque.

La promenade commence au bas des pistes et permet de contourner trois lacs très proches les uns des autres mais assez dissemblables. Le premier se nomme Rock Isle lake. Je m'arrête là pour manger un sandwitch et me retrouve vite assiégé par des rongeurs amateurs de cacahouettes.







Les moustiques aussi sont de la partie. Des gros, des petits, des moyens. Des voraces et des assoiffés.

Je poursuis vers les deux autres lacs. C'est une promenade tranquille, très facile. Agréable mais sans rien d'extraordinaire.







Pour le final, je choisis de monter au belvédère qui permet d'admirer depuis le haut d'une colline les trois lacs en même temps. La vue vaut l'effort. Une immense colonne de fumée monte au loin et commence à s'étendre. C'était le 17 août, si quelqu'un sait de quoi il s'agissait, je suis intéressé.







Je regagne Banff. Il y a de la place au Two Jake Campground. Cool. Je découvre que ma 2secondes Quetchua est cassée. Pas cool. La fibre souple s'est rompue au dessus de l'entrée. Ca n'empêche pas le montage de l'objet mais je suis content qu'il ne me reste que deux nuits de camping devant moi. Elle devrait tenir le coup jusque là.

Je m'en vais flâner autour du Two Jake Lake. Il y a là une petite ile qui se donne des airs de Spirit Islant, le décor sauvage et les crètes enneigées en moins. C'est chouette quand même, non ?









Je poursuis ma ballade sur les rives du lac Minewanka que je longe un bon moment. C'est une belle manière de faire ses adieux aux rocheuses, je trouve.











18 août : au pays des dinosaures.

C'est un changement de décor qui m'attend aujourd'hui. Je vais me rendre de l'autre côté de Calgary, vers l'est, bien loin de la fraîcheur des montagnes. Bye Bye lake les rocheuses. Définitivement cette fois ci.

La traversée de Calgary est rapide et sans problème. Beaucoup moins d'encombrement qu'à Vancouver.

La route est très chiante. Toute droite et sans la moindre parcelle d'intérêt, sinon les nombreuses fermes aux larges granges rouges caractéristiques de cette région.

Il faut deux grosses heures de route pour atteindre le Dinosaur Provincial park depuis Calgary. Malgré l'heure encore matinale, je trouve le camping complet. Et ça me fâche direct ! La petite nana quebecquoise de l'accueil tente gentiment de m'aider à trouver un autre point de chute pour planter ma tente blessée. Elle débite ses indications en rafale et son accent quebecquois est tellement prononcé que je suis à deux doigts de lui demander de reprendre en anglais.

Bon, on verra plus tard pour le couchage. Allons nous balader un peu dans ce décor qui rappelle un peu Bisti Badlands au Nouveau Mexique dans lequel je me suis éclaté l'année dernière.





Ouais, sauf qu'ici, ce n'est pas la même chanson. La zone est hyper réglementée et seuls quelques pauvres sentiers sans grand intérêt sont ouverts au public. Pour vous enfoncer davantage dans les badlands, vous devrez vous inscrire à l'un des tours accompagnés proposés par les park rangers contre espèces sonnantes. Nul.







En plus c'est le plein midi et le soleil cogne fort. Du coup, je décide de me barrer et de filer directement à Drumheller où je comptais passer seulement le lendemain. Je regrette amèrement de ne pas avoir plutôt choisi l'escapade dans l’île de Vancouver.



Une heure et demie de route plus tard. Drumheller est situé dans un large canyon peu profond perdu au milieu du désert. Le décor me plait davantage. Petit tour en ville, installation de mon campement. Le camping choisi se trouve tout près des célèbres Hoodoos locaux vers lesquels je me dirige donc tout naturellement.

Vision d'horreur ! Pas les hoodoos. Ils sont très beaux. Elégamment sculptés et d'une matière subtile. Mais tout ce qui se trouve autour est répugnant. D'abord, ils ont été les enfermer au milieu d'un réseau d'escaliers métalliques du plus bel effet. Tellement proches qu'il suffit de tendre la main pour toucher la pierre. Réussir à prendre une photo sans y inclure une série de marches ou un bout de rambarde demande un sérieux effort de cadrage.







Il y a pire. Ce sont les hordes familiales amassées tout autour, sur les badlands. Des grappes entières de touristes en short qui crapahutent sans respect sur ces délicates formations. Combien de temps résisteront-elles à ce traitement dégradant ? Pas des siècles en tout cas. Cette vision me fout en pétard (c'est la journée des colères rentrées) quand je compare cette contrée aux paysages similaires de l'ouest américain, heureusement maintenus à l'écart des hordes grimpantes par des pistes piégeuses et des sentiers harassants.





Je m'éloigne un peu pour m'extraire de ce cirque. Le coin est vraiment chouette. Il mériterait une exploration en profondeur.











Je décide d'aller faire un tour du côté Last Chance Saloon, vénérable institution du secteur. L'endroit est isolé dans un canyon plus petit et perpendiculaire au principal qui abrite Drumheller. Avant d'y arriver, on passe sur une série de petits ponts de bois que n'aurait pas renié Yves Duteil (tiens, au fait, qu'est ce qu'il devient celui là ?). Il y a un petit camping près des baraquements. Merde alors ! Si je l'avais su plus tôt, je serais venu direct y trouver une place tant le cadre est agréable et intime.





La nuit tombe à toute vitesse et je me grouille un peu plus que de raison pour revoir les hoodoos sous la lumière rouge du soleil couchant. Il y a moins de monde à cette heure, mais toujours ce foutu escalier qui vous gâche la vue !







19 août : le gentil monsieur du Confort Inn.

Je me réveille, je dégonfle mon matelas, je plie mon duvet, et je replie grossièrement ma tente avant d'aller la balancer dans le container à ordures du camping. Je craignais un peu ces vacances sous la tente, mais ces craintes se sont révélées vaines. Les nuits ont généralement été bonnes, plutôt confortables, pas trop fraîches et sans trop d'éveils intempestifs au cœur de la nuit.



Une petite ballade matinale dans les rues désertes de Drumheller en attendant l'ouverture du Royal Tyrell Museum of Paléontologie. Ça ressemble beaucoup à Vernal ou à Dinosaur dans le Colorado, avec ces dinosaures en plâtre qui agrémentent un décor urbain plutôt austère. Celui-ci est de loin le plus sympa.





Le Royal Tyrell est l'un des plus beaux musées de paléontologie d'Amérique du nord. La pénombre fraiche de ses salles peut offrir une alternative intéressante aux étouffantes journées d'été.



Ici, une paroi vitrée permet de découvrir les méthodes de travail des paléontologues. Intéressant. Je jette un œil dans les coins, des fois que le docteur Ross Geller se trouve en visite dans le coin.























Retour à Calgary. Je cherche un hôtel dans le même secteur qu'à l'aller. Je stoppe devant le Confort inn, un chouilla au dessus du Travelodge que j'avais réservé à l'aller. Je fais la moue devant les prix mais le gentil monsieur de l'accueil me propose un bon discount que j'accepte avec plaisir. C'est fou comme un petit geste sympathique peut faire du bien, parfois.

Le vie civilisée reprend ses droits. L'installation dans la grande chambre claire, d'abord. Internet, ensuite. Que s'est-il passé dans le monde depuis 20 jours... Hein ? 29 médailles d'or pour les anglais aux JO de Londres !!! Ils ont payé les juges ma parole !

Puis une petite heure à la piscine. Un couple de septuagénaires s'amuse comme des gamins dans le toboggan couvert. Lui est américain de Denver, elle est canadienne, et ils se retrouvent ici pour passer du temps ensemble. Ils sont d'une fraîcheur communicative.

La journée se passe tranquillement jusqu'à l'heure du diner. Je n'ai aucun désir d'aller découvrir Calgary.

Je termine la soirée dans un restaurant Boston Pizza devant mon plat préféré, la fameuse BBQ Chicken.

20 août : une journée longue et très ennuyeuse.

La première chose à faire quand vous rentrez dans Calgary, c'est de trouver un parking. Et c'est pas simple. Ils me semblent encore plus cher qu'à Vancouver. Je me trouve un emplacement dans un de ces grands parkings aux tarifs exorbitants où je prends un forfait de deux heures.



Je traîne un peu dans le centre mais le coeur n'y est pas. Je reviens vers la voiture et traverse le parc immense qui entoure la rivère Bow.









Le nombre de joggers qui trottinent dans le coin me semble au delà du raisonnable. On parle beaucoup de la Californie, mais à côté d'ici, franchement, c'est peanuts. Ça grouille de teeshirts fluos, de mollets musculeux et de queues de cheval qui se balancent. Pas un banc ni une barrière sans un type en train de s'étirer. Ça m'agace prodigieusement. Allez comprendre pourquoi ! Sans doute parce que tout m'agace depuis deux trois jours. C'est la première fois que j'ai clairement envie d'en terminer et de rentrer chez moi avant la fin d'un voyage. Ces dernières journées assez décevantes n'y sont sans doute pas pour rien.









Pas envie de rester dans le coin. Je retourne dans la zone de mon hôtel pour choisir mon resto du midi. Je me souviens plus du nom. Je me rappelle que j'ai pris des fish&chips et que c'était pas bon du tout. Histoire de rester sur une mauvaise impression.

Je suis à l'aéroport bien avant l'heure mais je n'ai rien de mieux à faire. Aucune chance que je revienne alors il faut que je crame mes derniers dollars canadiens. Je m'offre deux paquets (soyons fous) de gateaux à la crème d'érable et un grand sac de bonbons. Et puis une bonne bière dans un pub. C'est pas très intéressant, hein ? Et ben cette journée ne l'était pas non plus pour moi. Et je m'en voudrais de ne pas vous en faire profiter un peu.

Pour finir, je croise un groupe de français, deux couple des quinquagénaires qui semblent avoir beaucoup plus apprécié leur séjour que moi. Ils ont adoré l’île de Vancouver ce qui ravive mes regrets. Comme si j'en avais besoin !



Bon, le bilan maintenant.

Les tops d'abords.

1/ le chou puant. Enorme ! Incroyable ! Vaut le voyage à lui tout seul ! (non, je rigole 😉)

Bon, je reprends...

Many glaciers : de belles ballades et un super lieu de villégiature. J'aurais pu en profiter davantage en ajoutant Iceberg lake à mon programme. Un autre fois ?

Le lac O-Hara : pas de bol avec le temps mais cela n'en n'est pas moins un site magique. Les onze kilomètres de montée quand on n'a pas pu réserver le bus s'oublient vite quand on arrive là haut.

Les lacs Morraine et Louise : deux grands classiques des rocheuses qui ne vous décevront pas.

La promenade des glaciers : la première partie, surtout. Celle qui mène du lac Bow au glacier Athabasca. Somptueux. A réserver pour une journée ensoleillée.

Le parc du mont Revelstoke et sa promenade des prés dans le ciel : assez peu visité par les forumeurs et c'est bien dommage. Un petit paradis et une chouette étape entre Banff et Vancouver.

Les flops :

Je ne vais pas insister, je me suis assez étendu sur le sujet. Avec parfois un rien de complaisance, je vous l'accorde 😏. On fera mieux la prochaine fois.
Road trip de Seattle à San Francisco English translation pending
by Electra06 · 2013-02-21 · 25 replies
Bonjour à tous,

Apres plusieurs circuits en voiture ou à moto dans l'ouest, l'est, le sud et la Route 66, j'aimerais cette année, en juillet ou aout, suivre la côte pacifique nord de Seattle à San Francisco . Malheureusement, je n'ai pas trouvé de post ou de journal de voyage sur cette région. si quelqu'un parmi vous peut me donner des conseils sur mon itinéraire, je l'en remercie par avance.

Mon projet.

J1 France Seattle J2 Seattle J3 Seattle J4 Seattle à Port Angeles ( Parc Olympic ) J5 port Argeles à Ocean Shores ( Parc Olympic ) J6 Ocean Shores à Mont Rainier J7 Mont Rainier et Mont St Helens J8 Mont Rainier à Astoria ( Parc Lewis et Clarck ) J9 Astoria à Portland J10 Portland J11 Portland J12 Portland à Cannon Beach à Newport J13 Newport à Florence J14 Florence à Bend J15 Bend à Crater Lake à Grant Pass J16 Grant Pass à Redwood National Park J17 Redwood à Fort Bragg J18 Fort Bragg à San Francisco J19 San Francisco J20 San Francisco retour France J21 France
Pérégrinations en Birmanie English translation pending
by Mjp · 2013-02-19 · 5 replies
De retour d'un voyage dans ce pays fascinant, voici le début de notre carnet de voyages en Birmanie

Le carnet complet avec les photos est visible ici:
http://mjpgouret.free.fr/birmanie/index.html

Yangon:

6 h du matin, au travers des brumes matinales nous apercevons, peu avant l'atterrissage, quelques points lumineux épars éclairant d'une faible lueur blafarde les avenues entourant l'aéroport de Yangon. Quel contraste avec la débauche de lumières étincelantes des buildings de Doha découverts hier soir au départ de l'avion. Le temps de quelques formalités rapides, nos bagages nous attendent et nous sommes accueillis par notre guide à la sortie de l'aéroport. Pas encore bien réveillés nous essayons de scruter les larges avenues peu fréquentées à cette heure matinale avec une certaine impatience de nous plonger dans l'atmosphère de ce pays dont nous avons tant rêvé ces derniers mois. Rapidement, le jour découvre des bâtiments à l'aspect disparate: ici se côtoient de fastueuses bâtisses coloniales entourées de parcs verdoyants, des buildings modernes et clinquants et aussi des immeubles sans âge aux murs défraîchis et « décorés » d'une multitude de climatiseurs. De vastes espaces verts et des lacs apportent un certain sentiment de quiétude surprenant dans une métropole de plusieurs millions d'habitants. En débutant notre découverte par le marché chinois nous aurions pu nous sentir happés par une certaine effervescence, mais même les étalages colorés de fruits et légumes joliment disposés à même le trottoir donnent le sentiment d'un certain rangement. Ici, peu de bousculades et de cris, chacun s'active dans le calme et le sourire. Notre visite se poursuit par la pagode Sule, Située à côté de l'hôtel de ville, imposant bâtiment colonial, elle fut le point central de la restructuration urbaine sous l'occupation anglaise. Malgré l'heure assez matinale nous sommes immédiatement frappés par les manifestations de dévotion des hommes et des femmes de tous ages, y compris de très jeunes enfants. Le quotidien du peuple birman est largement guidé par les préceptes du bouddhisme et cette influence est perceptible en permanence. Sous les rayons d'un ardent soleil matinal les stoupas recouverts de feuilles d'or brillent déjà d'un éclat vif. A proximité immédiate du port situé sur la rivière de Yangon, la pagode Butataung, entièrement détruite en 1943, fut reconstruite dès l'indépendance de la Birmanie. Elle présente, à l'intérieur de surprenants corridors bien sombres bordés de galeries dorées et vitrées où sont présentées des reliques découvertes suite au bombardement. Depuis les rives de la rivière la perspective sur le stoupa doré est magnifique. Non loin de là, un bouddha couché, long de 70 mètres, est installé dans un curieux hangar métallique inesthétique, ce qui n'empêche pas les fidèles de venir en nombre y manifester leur foi. Une rapide incursion dans le marché aux pierres précieuses et aux tissus nous permet de découvrir la ville sous un aspect plus animé que celui du matin et, aussi, de constater que le « changement » est en route si l'on en juge par le nombre de portraits d'Aung San Su Khi ornant les boutiques ou les nombreux t-shirts à son effigie. Ainsi que le prévoient tous les « bons » guides touristiques nous terminons notre journée en déambulant dans la pagode Shwedagon, véritablement majestueuse et à l'atmosphère émouvante: les fidèles semblent bien indifférents à la foule des touristes et moines, novices, nonnes, familles méditent, accomplissent leurs rites, bavardent ou déposent leurs offrandes dans une ambiance de paix et d'harmonie.

De Heho à Kalaw:

Après un trajet de 1h30 en avion nous atterrissons à Heho en début d'après midi. Notre chauffeur nous attend à l'aéroport et au travers d'un paysage de collines alternant forêts et zones de culture défrichées nous rejoignons Augban, petite localité tranquille où des carrioles à cheval servent de taxis. Une courte balade au milieu des stands de vente nous donne un premier aperçu du commerce de proximité local. La route serpente entre cultures maraîchères, théiers et forêts de pins renforçant l'impression d'aridité dans cette saison sèche. Les maisons des villages sont construites en briques blanches ou en bambous tressés. La cohabitation des camions, voitures, tracteurs et motos ne pose pas de problème car les birmans conduisent de manière apaisée et respectueuse. La grotte de Pindaya avec ses 8000 bouddhas est creusée au flanc d'une colline et s'atteint par un ascenseur offrant une vue panoramique sur le lac situé en contre-bas. L'amoncellement de bouddhas de toutes tailles et de toutes formes perchés dans chaque anfractuosité est surprenant et démontre, s'il en était besoin, la ferveur des fidèles bouddhistes du monde entier. Avant de rejoindre notre gîte à Kalaw nous faisons halte dans un atelier artisanal de fabrication de pâte à papier et d'ombrelles. Tout au long de notre périple nous pourrons ainsi observer la persistance de tous ces artisans qui répètent inlassablement des gestes séculaires sans manifester, apparemment, la moindre lassitude: belle leçon de sagesse.

De Kalaw à Pyin Thar:

La fraîcheur de la nuit nous a un peu surpris et, au lever du jour, nous attendons avec une certaine impatience que le soleil vienne nous réchauffer. Aujourd'hui, nous partons pour 3 jours de trek vers le lac Inle accompagnés de 2 jeunes guides bien sympathiques. Sitôt la ville dépassée le chemin s'engage au milieu de parcelles cultivées où s'activent quelques paysans. Une auberge tenue par une famille népalaise est perchée sur le belvédère panoramique de Tar Yaw et offre ses auvents en paille pour une pause déjeuner avec des chappatis cuits « en direct » sur le feu de bois. En poursuivant au long d'une large crête nous atteignons le village Palaung de Hin Ka Gone. Pendant que nous buvons un thé accroupis sur une natte nous observons les villageois qui s'installent au pied d'une estrade sur laquelle sont réunis quelques moines. Leur attention est grande pendant que les moines récitent leurs psalmodies destinées à « bénir » une maison nouvellement aménagée. Nous continuons notre chemin au travers de vallonnements couverts de rizières en terrasses, asséchées à cette période de l'année. A notre surprise, le sentier se prolonge ensuite sur une voie ferrée largement empruntée par les villageois et les élèves de l'école voisine. Le train poussif et brinqueballant qui s'annonce d'un sifflement strident nous incite quand même à la prudence. Des cris joyeux d'enfants excitent notre curiosité à proximité de l'école du village de Myin Daik. C'est la fin de la journée de classe, enfin pour certains élèves seulement, car les 2 institutrices poursuivent leur leçon dans un local unique tandis que d'autres élèves rappellent le drapeau birman qui flotte allègrement sur un mât devant l'entrée. Le sentier rejoint rapidement la gare du village où un « bistrot » nous invite à faire halte pour un rafraîchissement. Il y règne une joyeuse animation car un train entre en gare et une foule de vendeurs de fleurs, bois, boissons, sandwiches se précipite au devant des passagers pour les convaincre de faire affaire avec eux tout en marchandant âprement les prix. Nous atteignons ensuite rapidement le monastère de Pyin Thar où nous passons la nuit sur de minces matelas posés à même le plancher. Pour la toilette, le bassin d'eau froide en plein air n'incite pas à prolonger les ablutions dans la fraîcheur du crépuscule.

De Pyin Thar à Htee Thein:

Après une nuit qui aurait pu être paisible sans les ronflements de notre guide nous repartons au milieu de cultures très variées: blé, lentilles, gingembre, piments et, aussi, rizières asséchées. La vue est très étendue sur un paysage de hauts plateaux ondulés où s'entremêlent cultures verdoyantes et terres ocres. En début de matinée les chemins sont animés par les nombreux paysans qui partent travailler à pied ou à moto ainsi que par les livreurs lourdement chargés de leurs paniers soutenus par une canne de bambou. Tous vaquent à leur labeur quotidien, toujours souriants aux quelques touristes randonneurs qui les observent. Dans le village Pao de Pin Nwle les enfants nous accueillent avec curiosité mais gardent cependant une certaine réserve. Une pause est l'occasion d'observer la fabrication de turbans et de sacs d'écoliers aux couleurs vives sur un métier à tisser rudimentaire. Peu avant le village de Kon Hia les champs éclatent sous la chatoyante couleur rouge des piments mûrs en cours de récolte. Les rues de ce village sont d'ailleurs parsemées de tas de piments en cours de séchage apportant une joyeuse note de couleur. Dans l'après midi, le paysage se transforme et des montagnes aux falaises rocheuses plus abruptes semblent barrer le chemin. Il faut les contourner et franchir un petit col pour rejoindre le magnifique monastère en bois de Htee Thein alors que le soleil déclinant éclaire les rizières et les montagnes d'une chaude et douce couleur orangée.

De Htee Thein au lac Inle:

Le chant mélodieux des moines sera notre réveil matinal. Une fine brume irisée par les rayons du soleil envahit les vallées que nous découvrons depuis le chemin. Dans les lointains les ombres chinoises des montagnes barrent l'horizon: spectacle merveilleux du début de journée. Le soleil ne tarde pas à nous brûler de ces rayons ardents sur ce versant aride à la maigre végétation clairsemée et l'ombre des banians ou des pins est appréciée pour la pause. Le paysage est plus sauvage que les jours précédents et les zones cultivées deviennent rares. En toile de fond, les eaux brillantes du lac Inle commencent à apparaître. Par une longue descente nous atteignons Indein un peu envahie de vendeurs de souvenirs et de touristes. Après ces journées de marche dans une atmosphère si paisible nous sommes un peu éberlués de voir une telle animation. Une longue pirogue motorisée, assez bruyante, nous transporte maintenant à la découverte des villages bordant le lac Inle. Sur la colline dominant le village s'élève un ensemble de centaines de stoupas malmenés par les tremblements de terre fréquents et dont certains semblent bien vacillants. Une atmosphère un peu mystérieuse et fantastique imprègne ces lieux à la végétation parfois envahissante. Tout à côté, une longue allée couverte et jalonnée des inévitables boutiques mène à la pagode Shwe Inn Tain bordée par de lumineux stoupas dorés. Pour rejoindre le lac la pirogue emprunte un long canal longeant des maisons sur pilotis et les jardins flottants installés sur des tapis de jonquilles d'eau retenus au sol par une multitude de piquets de bambous. Sur ces jardins poussent notamment des tomates et des haricots et l'entretien réclame des qualités d'équilibre indéniable pour le paysan perché sur sa barque. La circulation intense des barques de cultivateurs et de pêcheurs ne laisse pas de nous étonner et l'agilité avec laquelle ils manœuvrent leur rame avec la jambe est surprenante. Le soleil décline et la traversée du lac au milieu des pêcheurs ramassant leurs filets et leurs paniers enveloppés d'une irréelle lumière rasante est magique. L'accostage au ponton de l'hôtel au moment où le soleil bascule derrière les montagnes nous laisse admiratifs.

A suivre...
Philippines, c'est pas le Paradis! English translation pending
by EnChanté · 2013-02-19 · 919 replies
Bonjour (nouveau)

Sexe: Homme Age: 30ans Nationalité: Française Economies: Près de 20 000€ Philippines: 10 Mois Thailande: 1 Mois

Le moment s'y prêté, j'avais les sous et surtout je voulais voir le bout du monde. Dans ma tête: Philippines = Archipel de 7700 îles + Photos paradisiaque

L'ARGENT --

Je voulais y rester un certain temps donc: 1ière tactique: dépenser le moins possible, hotel miteux, et bouffe local.

Bouffe: Au bout de quelques semaines et en tant que Français (pays de la gastronomie), petite portion pas très bon ou mal cuisiné: sur la durée j'ai pas tenu. Hotel: Le FanRoom avec les habits qui colle à la peau dès que tu les mets, ça m'a vite passé. Passons encore sur les cafards, la salle d'eau plus petite que moi, le matos a 4 sous qui merde tout le temps (chasse d'eau, eau chaude, électricité) etc, etc. LeReste: Tout calculé au moins cher, transport, peu ou pas de sortie, donc pas de grand lieu touristique.

Mon 1ier mois (sans l'avion): 550€

J'ai vite compris, que soit je restais pour longtemps à l'autre bout de la planète pour me reclure dans une vie de merde. Soit je m'offrais une vie descente (dite normal) mais en restant moins longtemps.

Après expérience, traverser la moitié de la planète pour gratter le moindre €uro et donc tout sauf une bonne idée. Deplus pour un Philippins, Sans Argent = (je le fais vite) "Méprisable", Alors un Blanc sans Argent vous n'imaginez même pas. En fait ça il faut venir sur place pour le comprendre!

Changement de Vie: Hotel: Petit mais Aircon, Salle d'eau confortable, Internet et sans dormir avec de gros cafard. Bouffe: La bouffe en quantité raisonnable plus adapté pour un européen (en mixant tout de même) c'est tout de suite, trèèèèès cher. LeReste: Transport dans plus de confort (la-bas c'est pas du luxe), lieu touristique et plus de confort

Mes autres mois: 1300€/mois J'ai enfin pus profiter, tout en m'outrepassant moults galères ...

Je peux vous dire que je ne suis pas revenu en arrières !!!

Donc niveau argent, ceux qui plan au moins chère ce n'est pas une bonne idée de venir là-bas. Au début on se dit, la vie et pas cher, l'€uro est fort, eux ils vivent bien avec moins de 400€ par mois ... C'est ce que je me suis dit, et ce n'est pas la meilleur expérience que j'ai fait. Oui mais ...

L'effet: J'ai payé je ne peux donc pas être décut ou Je ne me suis pas fait avoir! Quelqu'un qui achète un téléphone 700€, même s'il ne sait pas s'en servir, même si son téléphone dysfonctionne. Il dira que son téléphone est le meilleur du monde...

Je vois passer des témoignages de personnes ayant économisé dur toute l'année, pour partir 3 semaines aux philippines avec 2500€ en poche. Payer 1400€ (A/R) d'avion pour faire au plus juste et au moins cher sur place (ce n'est pas valable que pour les philippines) mais après expérience c'est vraiment du Gachis.

D'autres faire le tour des Philippines avec 600€ en même pas 3 semaines: Mais comment font'ils ? Un vrai marathon, a vouloir voir le plus de choses en le moins de temps possible, c'est comme engloutir un bon repas de Noel en 1min, bonjour l'indigestion !, La encore : Quel Gachis...

On comprend pourquoi bcp reviennent au bureau plus crevé qu'avant leurs vacances ...

LE PAYS --

Beaucoup de monde Pas très propres Pas très sécur Pauvre en patrimoine culturel Cuisine mauvaise Paysages jolie Chaleur tropical Touristes peu de femme (et pour cause) Anglais Parlé Nécessaire Arnaque Attention Mentalité (pas bonne du moins du point de vue de mes valeurs)

LES FILLES --

La encore je vais peut être cassé le mythe de l'expat qui fait rêver le pauvre collègue resté en France dans le gris et le froid.

Il y en a de jolies, et (oh miracle!) de moches. Je dirais même plus qu'il y a plus de moches que de jolies, mais ceci est je pense valable dans le monde entier. Dsl de vous décevoir, mais le pays des Amazones n'existes Pas!

Après avoir crapahuté dans le pays 6 mois, oui j'ai été aux prostituées. Disons que le mari qui va la bas et dit ne pas avoir tromper sa femme, ça n'en tiens qu'a moi mais bizarrement je ne le croirai pas ! (personnellement je n'avais plus de copines en France, donc j'ai pas trop ce pb de conscience)

Pour être honnête avec vous j'y étais 14 ou 15 fois! Je suis "sortie" 2 mois avec l'une d'entre elle (très jolie) Quand je dis sortie cad que je la rémunéré pas à la journée (sauf forcément la première nuit) Juste la bouffe local (pour elle), quelques sorties, et quelques restos, l'hotel ct le même prix!

Je précise bien que c'est elle qui à voulu rester avec moi (au début je ne voulais pas), et la 1ière nuit (quand je ne la connaissais pas) elle m'a dit de lui payer ce que je voulais, ce que j'ai fait.

Ne rêvez pas ce n'est pas le genre de cas systématique, ou alors vous paierai la fille à la journée comme beaucoup! J'ai cottoyé suffisamment ses copines pour en connaitre suffisamment sur cet univers.

Honnêtement venir la-bas pour les filles est une ineptie car avec le biller AR ça vous reviendra plus cher que de payer pour ça près de chez vous. Ou alors il vous faudra/vouloir en prendre un certains nombre pour rentabiliser la chose, dans tous les cas cela vous reviendra cher!

En ce qui concerne la chose, à 2 ou 3 exceptions près c'est pas terrible, pour ne pas dire nul ! On ne compte plus les 'batailles' entre les filles et les clients mécontent. Autant vous dire qu'il n'y aura pas de SAV, et si vous insisté ça finira au poste de Barangay (corrompu) le plus proche. Et la le voyage risque de vous coûter plus cher que prévu.

Ps: A noter (ca peu servir) que faire entrer des Sexes Toys dans le pays est Totalement Illégal, au même titre que les Armes ou autres Drogues. Cela est bien spécifié sur le "Custom Delcaration" (au dos), lorsque vous passé au service immigration à votre sortie de l'avion!

Les filles sont sexuellement (malgré la pratique) d'un classique..., et pour la plus part seront pressé de vous expédier pour retourner au bar a fin de faire tourner la planche à billet avec un autre. Ne croyez pas qu'elles sont la pour vos beau yeux bleu ou pour vos beaux muscles (ou même votre belle peau de blanc). Sachez qu'une fille qui "marche" normalement bien, c'est facile plus de 300 mecs par an, alors imaginez au bout de 10 ans, je vous laisse compter, vous n'êtes plus qu'une aiguille dans une botte de paille.

C'est d'ailleurs ce qui m'a fait quitter "la mienne", au début j'étais un peu naïfs, je voyais la pauvre fille qui faisait cela juste pour survivre. Ensuite pour bcp cela deviens une drogue à l'argent, si je vous dis que c'elle avec qui j'étais, 24 ans toute mimi, visage de gamine, ce faisait parfois 6 gars dans la journée (soit environ 400-500€) pour tout dépenser aux machines à sous ou en alcool le même jour, et ce n'est pas un cas isolée ... croyez moi!

(Je ne parlerai même pas des Sponsors)

Bref, ne pensez donc pas impressionner ces filles parce que vous dépenser quelques 100 aine d'euro pour elles. Si pour vous c'est beaucoup, pour elles (mêmes dans ce pays "pauvre') ce n'est pas grand choses pour ne pas dire presque rien!

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Voila un petit témoignage comme un autre, d'un pays "du bout du monde" ... Un pays qui fait néanmoins grandir quand on est jeune (ou pas trop vieux)
Guide francophone à Siem Reap? English translation pending
by Saintex94 · 2013-02-18 · 52 replies
Bonjour à tous, Je pars à Siem Reap mercredi 27/02, et je cherche en vain un chouette guide francophone qui puisse nous aider à sortir un peu des sentiers battus. J'ai essayé plusieurs contacts indiqués sur VF, mais aucune réponse. J'attends votre aide avec impatience Merci à tous
Meilleurs guides de voyage (papier) pour Maurice et Madagascar? English translation pending
by Heia · 2013-02-16 · 18 replies
Bonjour!

Je suis actuellement en train de rechercher un bon guide papier pour Madagascar et pour Maurice. J'en ai feuilleté quelques-uns à la librairie mais c'est difficile de me décider en quelques minutes.

C'est pourquoi j'en appelle à vous 😉! Quels sont vos guides privilégiés sur ces deux destinations sachant que :

1) Je ne fais pas trop confiance au Petit Futé, pour avoir rencontré certains de leurs auteurs je sais comment les informations ont été sélectionnées (c'est peut-être pareil pour d'autres guides mais je trouve que ça se ressent à la lecture du Petit Futé... et peut-être que ceux de Maurice/Mada sont bien faits, je ne sais pas).

2) Je suis d'ordinaire une fervente partisane du Lonely Planet qui est excellent sur certaines destinations (Russie par exemple) mais comme je l'ai trouvé très mauvais pour l'Australie (il nous envoyait sur des destinations inintéressantes en les vendant comme des points incontournables, oubliait des infos importantes sur une région, conseillait les pires trous à touristiques et négligeait des endroits plus sympas etc.), j'hésite pour Mada et Maurice. Qu'en pensez-vous sur ces destinations?

3) On m'a déjà offert le Routard pour Maurice mais je ne suis pas sûre d'être convaincue... Votre avis?

3) Je vais en fait être expat à Maurice et beaucoup voyager à Mada... je connais aussi déjà des gens là-bas donc je ne cherche pas un guide qui va m'expliquer avant tout les meilleurs hôtels bon marché ou la société mais quelque chose d'assez fiable qui va plus parler des activités, des quartiers, des transports, avec des plans etc. Un guide à mettre dans mon sac quand je suis à l'extérieur ou en transit en somme. Quand je suis en voyage et déjà sur place, je fais parfois confiance au guide pour choisir au fur et à mesure mes destinations à l'intérieur du pays en fonction des points d'intérêt et activités donc c'est important pour moi d'avoir derrière un auteur qui a vraiment vu de ses yeux ce dont il parle.

4) Je suis bilingue anglais donc je n'ai aucun souci à lire des guides anglophones et je ne recherche pas particulièrement quelque chose qui cible les francophones concernant les infos et adresses.

Merci pour vos conseils ;)
Les Antilles sur le MSC Musica en mars 2014 English translation pending
by Pilou069 · 2013-02-14 · 494 replies
Voilà ! Nous avons réservé notre 2ème croisière C'est notre cadeau de St Valentin et nous avons 1 an pour en rêver ! Nous avons précédemment fait une croisière en méditerranée avec le Splendida (au printemps 2012) ce fut un ravissement et une belle découverte, nous ne pouvions qu'avoir envie de reprendre la mer

Nous découvrirons le Musica et surtout les Antilles en Mars 2014 c'est loin mais ça va passer très vite

Que pourriez vous nous dire sur ce bateau le Musica? Quel conditions météo allons nous rencontrer ? Oui il y a aussi les excursions a prévoir ....... je me réjoui autant de ce voyage que de cette année que nous allons passer à en rêver, à rechercher comment profiter au mieux de chacun de ces instants ...... C'est aussi cela voyager c'est rêver longtemps à l'avance

Je serai attentive a tout ce que vous pourrez me dire sur vos expériences, j'écouterai vos conseils et vos astuces

Merci d'avance de vous arrêter sur mes requêtes
Sandales avec renfort voûte plantaire au Yunnan English translation pending
by Ansileran · 2013-02-12 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous!

Je pars dans un mois au Yunnan, et je suis en train de faire le point sur les chaussures. J'ai des chaussures de rando pour la haute montagne (qui vont surtout être utiles les 15 premiers jours sur le plateau tibétain). A part ça, il me faut une paire pour la partie sud (frontière birmane) et je pensais commander les techamphibian 3 chez Salomon ou les Waterpro Maipo chez Merrel.

Tout ça c'est bien, mais entre un trek en montagne et un dans la jungle / montagne (chaude), je vais quand même passer quelque temps en ville, et je me suis dit que des sandales, ce serait pas mal si il fait beau. Et là, problème: j'ai le pied creux donc soit je mets des talons relativement hauts et fins (et surtout inconfortables et pas adaptés pour le voyage), soit il me faut des sandales avec un méga renfort de voûte plantaire ou dans lesquelles je puisse glisser une semelle (sinon je ne peux pas passer plus d'une heure ou 2 debout).

Quelqu'un aurait-il des pistes ? Je voudrais quelque chose d'un peu élégant quand même, qui puisse passer pour une chaussure de ville (évidemment, le mouton à 5 pattes)...

Merci de votre aide !
MSC Splendida du 3 au 10 février 2013: plus et moins bons souvenirs English translation pending
by Sophieh · 2013-02-12 · 20 replies
Bonjour à Tous

Nous voilà de retour , de notre belle croisière de 8 jours sur le Splendida :Espagne, Tunisie, Italie, France.

Le MSC Splendida est magnifique !

Tout d'abord , il est IMPOSSIBLE de comparer deux croisières d'une même compagnie car les prestations sont différentes d'une croisière à l'autre . Que ce soit MSC ou COSTA (en ce qui nous concerne ).

Les buffets étaient + que variés ...coin spécialités chaque jour .... La présentation de certains mets était "prêt à emporter" (comme au mac do), sandwich emballés , frites ....pour l'après midi Les pâtisseries , viennoiseries excellentes, pain raisonnable (il était temps! au bout de 11 croisières !) Le soir si vous ne vouliez pas vous rendre au restau , le self service était très bien pour ce restaurer (varié).

De beaux spectacles au théâtre mais peut- être répétitifs à la longue .

Les escales faciles à exécuter par sois même à condition de ne pas s'aventurer à l'aveuglette . (prévoir son itinéraire)

Nous aurons de bons souvenirs et des moins bons avec l'escale à Tunis où les amarres ont lâché.. et le bateau s'est retrouvé à dériver dans le port... avant de s'encastrer dans la digue de l'autre côté de l'embarcadère.. Conséquence : une ouverture de plus d'un mètre à l'arrière , de la tôle froissée, et des passerelles d'embarcation arrachées et tombées à l'eau. Reprise de la croisière avec trois heures et demi de retard et réparation à Palerme.

Cordialement

Sophie
Excursion de Boca Chica à Samana (République Dominicaine) English translation pending
by Leniçoisjluc · 2013-02-09 · 13 replies
Quelle est la meilleure formule pour aller en excursion de boca chica à samana (autantica repdom?) ? Merci
Vélo à la carte ou clés en main? English translation pending
by Behrt · 2013-02-07 · 13 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais me faire une idée du pourcentage de cyclovoyageurs qui optent pour le vélo à la carte ou vélo complet. Que vous ayez déjà effectué l'achat ou non. Avez-vous optez ou opteriez-vous pour un montage au détail faute de trouver un vélo complet équipé à votre goût et au tarif compétitif ? Ou vous n'avez pas envie de vous casser la tête avec le montage et vous êtes prêt à payer plus cher pour la simplicité ? Il y a aussi le fait qu'il peut être intéressant de monter son vélo soi-même pour apprendre la mécanique avant de s'aventurer seul sur les routes...

Parmis les marques de renoms, que ce soit les vélos ou l'équipement, il y a les américains, les allemands, un peu les anglais, mais les français sont en retrait pour ne pas dire totalement absent dès lors que l'on quitte nos frontières. A qualité et tarif équivalent vous préféreriez acheter français, ou psychologiquement la "deutsch qualitate" vous inspirera toujours plus confiance ? C'est le manque d'offre en France qui nous mène chez nos voisins, ou c'est parce que le français préfère acheter étranger que ça manque d'offre ?

Simple curiosité pour l'instant ;)

Merci par avance, en espérant que les réponses soient nombreuses.

A bientôt. Bertrand.
Pourquoi nous devrions tous parler anglais English translation pending
by Stefride · 2013-02-07 · 421 replies
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes English translation pending
by Glacerine · 2013-02-04 · 157 replies
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.

Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.

Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau

Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !

L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).

Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.

Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.

Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…

Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.

Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.

Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.

Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.

En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.

À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.

En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.

Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.

Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.

À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.

Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.

Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.

Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.

Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.

Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.

Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.

L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.

Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…

Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.

Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).

La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.

Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.

En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.

Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.

Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...

Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).

Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...

Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Comment adapter les pâtes de curry? English translation pending
by Sissi57 · 2013-02-03 · 30 replies
Bonjour, Avez vous de bons conseils à me donner pour réaliser des recettes de currys thailandais à partir des pâtes du commerce pour les palais occidentaux: j'aime manger épicé mais ce n'est pas le cas de tous les membres de la famille.Je mets alors moins de pâte de curry mais alors je trouve une peu fade: quels épices et condiments rajouter pour relever le goût sans rajouter pour autant du piment, par exemple dans un curry rouge ou un curry vert? Merci d'avance
Concours du mois de février 2013: « Des terres cultivées à travers le monde » English translation pending
by KaniBé · 2013-02-02 · 173 replies
Je vous propose comme thème pour ce mois de février 2013 : « Des terres cultivées à travers le monde »

= Des fruits, des légumes, des fleurs, des céréales, du coton, du cacao, du tabac, chanvre ou cann… (à sucre ?), tout ce que les hommes (ou femmes, malheureusement parfois les enfants !) labourent, sèment, plantent ou récoltent

Les photos devront montrer ce travail de culture sous différentes formes, jardins, champs, terrasses, vergers, vignobles, rizières, etc……et inciter au voyage.

Ainsi, l’intervention humaine dans un cadre naturel devra être nettement visible, même s’il y a utilisation d’outils, machines ou animaux.

Ne seront pas retenues: Les photos de « produits » qui ne sont plus en terre : au restaurant, dans la cuisine, ceux bien rangés sur un étal d’un vendeur, les fruits de la mer, les images type « nature-morte le matériel agricole bien rangé dans hangar….

- Participation au concours : Ouvert à tous les membres de VF

Chaque participant peut poster jusqu’à 3 photos (vos plus belles évidemment), en les numérotant (photo1, photo2 et photo3), un commentaire libre est le bienvenu.

L’envoi des photos est ouvert du dimanche 03 février au mercredi 21 février à minuit.

- Les votes auront lieu à partir du jeudi 22 à 00h01 jusqu’au mardi 27 février à minuit.

Pour faciliter le « dépouillement », merci de bien préciser : le pseudo, le numéro de la photo et son classement. Ex : Photo n°1 = 3 pts. Photo n°2 = 2 pts. Photo n°3 = 1 pt

En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux (se) gagnant(e) aura l’insigne honneur d’organiser le concours photo du mois de mars 2013. A défaut de manifestation du lauréat au 28 février, son (sa) dauphin(e) prendra sa place…….

Pour les discussions autour du thème, c’est ici :
http://voyageforum.com/forum/discussion_autour_concours_mois_fevrier_2013_terres_cultivees_travers_monde_D5797661/

Pour le diaporama, c'est ici (Encore merci à Heriklès):

https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada English translation pending
by Jdakota · 2013-01-29 · 68 replies
2 août : de Paris à Calgary

Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.

Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.

La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.

3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.





Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.







L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.



J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.





Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.





Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.

4 août : Many glacier.

Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.





En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !





Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.



Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.







La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !









Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.



Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.



La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.







A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.

Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.

Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.

5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.

Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.

L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).







Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.







La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...

Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.





La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.





Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.





Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.

6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !

Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.

J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.

Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.





Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.





Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.





Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.









Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.



Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.







Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.



Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.

7 août : à travers Yoho National Park.

Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.

Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.



Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.

Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.











Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.





J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?



Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !





Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.



Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.





Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.



Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.

8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...

9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !

J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).



Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.









Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.







Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.



La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.









Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.







Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.





















L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.

Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.

Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Grand Canyon, nuit à Tusayan ou Page? English translation pending
by Kmigre · 2013-01-28 · 40 replies
Bonjour

Après avoir parcouru le site et d’autres sites en long en large et en travers, j’aimerai bien connaitre votre avis sur le point suivant.

Nous sommes 4, et partirons le matin de Seligman pour le south rim grand canyon.

Nous avons réserver 1 nuit à Tusayan dans un motel sans plus.

Le lendemain nous allons sur Page.

Que pensez-vous de passer la journée dans le par et de ne pas dormir a Tusayan ( petit retour en arrière) mais de faire la route Est en fin de journée, car parait-il très belle a cette heure-là, et de dormir a page.

Nous n’avons pas l’intention de faire de grandes promenades dans le fond du canyon, mais les points de vues classiques ( un peu de marche) et de la voiture du côté est pour ressortir.

Est-ce une bonne idée ou est ce mieux de dormir a Tusayan ?

Nous aurons d’autre parcs a visiter avec nuit sur place (Bryce, Zion, Yosemite)

Merci pour vos réponses
Avis sur autotour Atlanta – Louisiane – côte nord de la Floride? English translation pending
by Caussat · 2013-01-27 · 13 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Voici à quoi j’arriverais en ayant pas mal profité de vos expériences (encore merci 😉).

Quelques précisions avant l’attente de vos remarques :

- Après délibération familiale difficile (nous ne reviendrons donc pas dessus !), nous faisons l’impasse sur Nashville et Memphis.

- Certains choix vous sembleront peut-être bizarres (notamment les 4 jours à New Orleans comme point de base pour rayonner), mais il nous pèse moins de faire un peu de route pour rien, quitte à revenir sur nos pas plutôt que de changer d’hôtel !

- Sur la côte Floride on ne prévoit pas trop de plage car nous terminons par 8 jours à St Pete Beach.

J1-J2-J3 : Arrivée à Atlanta fin de J1

Musée sur Martin Luter King, Coca Cola, CNN, Atlanta Hystoric Center

J4 : Atlanta – Natchez (800km – 8h15, 🤪)

Visite en route à Montgomery de la maison de MLK et de Rosa Park. Eventuellement arrêt à Viskburg. C’est lourd, mais nous avons préféré ça plutôt que de s’arrêter en route et de repartir pour Natchez le lendemain

J5 : Natchez

Visite Natchez et Woodville. Nuit à Natchez

J6 : Natchez – Lafayette (230 km – 2h45)

Visite sur le passage de St Francisville, et visite Lafayette. Nuit Lafayette

J7 : Lafayette

A/R journée à Houston seul (Je sais, ce n’est pas top, mais je n’ai pas trouvé meilleure organisation😕). Ma famille reste profiter de la piscine + un peu de magasinage à Lafayette => Des idées pour le magasinage ? Ou pour proposer une activité à Houston pour ma famille ? Nuit à Lafayette

J8 : Lafayette

Visites autour de Lafayette : Arcadian cultural Center, Bayou Vermillon, lake Martin sortie avec Norbert Leblanc. Nuit à Lafayette

J9 à J12 : nous faisons donc le choix d’aller nous installer à NO et de rayonner à partir de là

J9 : Lafayette – New Orleans (260km – 3h)

Route par Houma avec des visites en route. Nuit NO

J10 : NO

Journée et soirée à NO. Visite guidée avec Le Monde Créole.

J11 : Les plantations

Visite de Oak Plantation et de Laura plantation, soirée à NO

J12 : Autre

Journée avec retour tard pour retourner vers Houma, Thibodeaux, Annie Miller’ Son’s Swamp tour.

J13 : NO – Pensacola (320km, 3h15).

Route et arrivée en début d’apm : La famille à la plage, moi : visite du musée Aéronaval. Pensacola Scenic Bluffs Highway. Nuit à Pensacola

J14 : Pensacola – Apalchicola (260km – 4h)

(peut-être en tout début de matinée Entraînement de la patrouille des Blue Angels), puis Route => Des idées de trucs à faire/voir à Apalachicola ? Nuit Apalchicola

J15 : Apalchicola – Crystal River (350 km – 4h)

Il semble qu’il n’y ait pas trop de trucs à voir à Crystal River. => Vaut-il mieux rester plus longtemps sur Apalachocola pour n’arriver qu’en fin de journée à Crystal River ? Nuit Crystal River

J16 : Crystal River - St Pete Beach (160 km – 2h)

matin (6h15!) : sortie nage avec les lamantins avec River Adventure. On sait, ce n’est pas vraiment la bonne période …

apm : Route pour St Pete Beach puis 8 jours les pieds dans l’eau (si pas d’ouragan(s) !)

Qu’en pensez-vous ? Des incohérences ? Des pépites oubliées ?

Merci d'avance.
Vivre aux États-Unis English translation pending
by Liilouy · 2013-01-26 · 13 replies
bonjour :) je n'est pas trop l'habitude des forums mais la je me pose beaucoup de question et j'ai besoin de réponse de la part de personne qui ont réussi à vivre au états unis j'ai 23 ans je suis actuellement en licence management du point de vente et cette année après l'obtention de ma licence ( si dieu veux) j'aimerais partir en tant que fille au pair au état unis. :) jusque la rien de très compliqué . le problème c'est qu’après cette année j'aimerais pouvoir resté y étudié ( master) ou y vivre et travailler. Enfaîte cette année aurait été pour améliorer mon anglais . mais quand je lis tout les avis et sujet sur la question finalement personne n'est vraiment resté après son année donc c'est un peu compliqué. j'aimerai avoir des éclaircissement et des réponses claires SVP merciii d'avance :)
Itinéraire de San Francisco à San Diego du 1er au 17 avril English translation pending
by Elyzabeth · 2013-01-25 · 19 replies
Bonjour,

Avant de lancer mes réservations, j'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire suivant :

Thème : De San Francisco à San Diego du 1er au 17 avril 2013

Lundi 1er avril : Paris-San Francisco par vol direct. Logement à San Francisco jusqu'au lundi 8 avril.

Dimanche 7 avril : location de voiture au centre ville (que je réserverai depuis la France chez AVIS) - prise en main de la voiture

Lundi 8 avril : route de San Francisco à Monterey. Nuit à Monterey

Mardi 9 avril : aquarium de Monterey et balade historique. Nuit à Monterey

Mercredi 10 avril : Visite de la mission de Carmel et de Carmel by the Sea puis route vers Point Lobos, Julia Pfeiffer State Park, Pedras Blancas. Nuit à San Siméon

Jeudi 11 avril : San Luis de Obispo, Los Alamos, nuit à Santa Barbara

Vendredi 12 Avril : plage de Venice, visite des canaux, plage de Malibu, nuit à West Hollywood

Samedi 13 avril : Balade sur Hollywood Boulevard, Rodéo Drive. Nuit à West Hollywood.

Dimanche 14 avril : route pour Long Beach : visite du Queen Mary puis route pour San Diego. Nuit à San Diego

Lundi 15 avril : zoo de San Diego + balade dans la ville. Nuit à San Diego

Mardi 16 avril : Sea World + autre chose. Nuit à San Diego

Mercredi 17 avril : le matin, visite du USS Midway (que je veux absolument faire), remise de la voiture en début d'après-midi à l'aéroport. Vol de 16 h 35 pour Las Vegas.

Retour en France le Dimanche 21 avril.

Qu'en pensez-vous ? (à noter que je n'envisage pas de visiter les studios - juste des photos de l'extérieur).

Toutes vos remarques sont les bienvenues. Merci d'avance
Sac ou boite étanche pour les papiers d'identité/argent en Thaïlande? English translation pending
by Mat3034 · 2013-01-25 · 79 replies
je cherche un conseil avisé pour acheter une pochette ou une boite étanche afin de protéger mon passeport et argent durant mes plongées masque tubas..

j'ai regardé plusieurs postes mais beaucoup parlent de pochettes qui protèges des projections d'eau, idéal pour le bateau par exemple masi quand on se trouve dans l'eau, quelle solution adoptez vous ?

sachant que je suis seul, je ne peux pas laisser mes papiers argent sur la plage, et dans le coffre de l'hotel, beaucoup parlent de vol ..

merci pour vos informations et conseils avisés ....

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