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Projet de voyage en Nouvelle-Zélande en 2014 English translation pending
Bonjour le Forum !
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
Itinéraire de quinze jours en Malaisie en février English translation pending
Bonjour à tous
Je pars avec ma femme en malaisie du 10 au 24 Février. j'avais déja été en Octobre 2010 (KL-Langkawi-Perhentians). Pour Langkawi, c'était la mousson, il y a eu de la pluie mais ça durait un ptit quart d'heure et toujours suivi d'un beau soleil, ces pluies ne gachaient pas du tout le séjour et rafraichissaient le temp, les hotels sont presque vides et on est tranquille (ça peut rester un bon plan pour ceux qui hésite à y aller pendant la mousson), par contre, on rencontre un tas de méduses (non urticantes) sur la plage de pentail cenng. Pour Les perhentians c'était le top, fin de la high season, quasi personne en semaine , un soleil radieux et pas une goutte de pluie! j'aimerais retenter cette expérience, car mon épouse voudrait enfin visiter ces iles de rêves, mais... Si c'est la bonne période pour Langkawi, il y a du monde (semaine aprés le nouvel an chinois) les prix ont explosés et les meilleurs logements sont complets. j'ai réussi à trouver une chambre au D'Warung (si quelqu'un connait je prend volontiers des infos). Pour Langkawi, je suis à peu prés couvert, par contre, on me déconseille fortement de partir aux perhentians sous risque de mer houleuses, orages et visibilité catastrophique...
Je redessine donc mon itinéraire de Février, est-ce quelqu'un aurait des conseils à me donner, y a t-il de bons coins snorkeling sur la côte ouest? ainsi que de belles plages de sables blancs pouvant rivaliser avec celle de l'est. j'ai lu des avis divergeants sur Koh Lipe, (plages sales, meutes de chiens errants partout...) Est-ce toujours un petit coin de paradis et une alternatives aux perhentians ou à Tioman?
Merci d'avance!!
Je pars avec ma femme en malaisie du 10 au 24 Février. j'avais déja été en Octobre 2010 (KL-Langkawi-Perhentians). Pour Langkawi, c'était la mousson, il y a eu de la pluie mais ça durait un ptit quart d'heure et toujours suivi d'un beau soleil, ces pluies ne gachaient pas du tout le séjour et rafraichissaient le temp, les hotels sont presque vides et on est tranquille (ça peut rester un bon plan pour ceux qui hésite à y aller pendant la mousson), par contre, on rencontre un tas de méduses (non urticantes) sur la plage de pentail cenng. Pour Les perhentians c'était le top, fin de la high season, quasi personne en semaine , un soleil radieux et pas une goutte de pluie! j'aimerais retenter cette expérience, car mon épouse voudrait enfin visiter ces iles de rêves, mais... Si c'est la bonne période pour Langkawi, il y a du monde (semaine aprés le nouvel an chinois) les prix ont explosés et les meilleurs logements sont complets. j'ai réussi à trouver une chambre au D'Warung (si quelqu'un connait je prend volontiers des infos). Pour Langkawi, je suis à peu prés couvert, par contre, on me déconseille fortement de partir aux perhentians sous risque de mer houleuses, orages et visibilité catastrophique...
Je redessine donc mon itinéraire de Février, est-ce quelqu'un aurait des conseils à me donner, y a t-il de bons coins snorkeling sur la côte ouest? ainsi que de belles plages de sables blancs pouvant rivaliser avec celle de l'est. j'ai lu des avis divergeants sur Koh Lipe, (plages sales, meutes de chiens errants partout...) Est-ce toujours un petit coin de paradis et une alternatives aux perhentians ou à Tioman?
Merci d'avance!!
Java, Bali, Lombok, Florès avec des adolescents en août 2013, circuit, visites...? English translation pending
Préparation d'un voyage en Indonésie en famille pour 2013
Bonjour à tous !
Je suis en train de préparer sérieusement notre voyage familial en Indonésie en août 2013. Nous partons à 2 adultes et 2 ado de 15 et 17 ans. Java, Bali, Lombock et Florès sont les îles que nous souhaiterions visiter. Nous arriverions toute fin juillet et restons 23 à 25 jours. Sachant que le Ramadan se termine le 8 août 2013, par quelle île nous faut-il commencer ?
Sinon, nous avons des passeports à renouveler, celui des enfants... A votre avis, nous faut-il attendre de les récupérer avant de prendre les billets ou alors les n° de passeport sont-ils obligatoires ou alors, on peut faire sans ??
Sinon, quel vol prendre Paris - Singapour ou Paris - Java ou Paris - Kuala Lumpur ??? Sachant que le Paris - Bali est encore plus cher ... Sinon, un vol depuis la France puis un autre Kuala Lumpur - Java ... ou autre ...
Sinon, avec des ados, comment voyager en Indonésie ? Sachant que ce sera voyage sac à dos et non valise à roulette ... Location de voiture ou alors de petite moto ??
Quels circuits réaliser ? Mes enfants ne connaissent pas du tout l'Asie donc pourquoi pas un peu de Bali mais pas trop car je crois que depuis c'est devenu très très touristique. Bref, que découvrir, que visiter ? Que partager ?
Merci de votre aide.
Je suis en train de préparer sérieusement notre voyage familial en Indonésie en août 2013. Nous partons à 2 adultes et 2 ado de 15 et 17 ans. Java, Bali, Lombock et Florès sont les îles que nous souhaiterions visiter. Nous arriverions toute fin juillet et restons 23 à 25 jours. Sachant que le Ramadan se termine le 8 août 2013, par quelle île nous faut-il commencer ?
Sinon, nous avons des passeports à renouveler, celui des enfants... A votre avis, nous faut-il attendre de les récupérer avant de prendre les billets ou alors les n° de passeport sont-ils obligatoires ou alors, on peut faire sans ??
Sinon, quel vol prendre Paris - Singapour ou Paris - Java ou Paris - Kuala Lumpur ??? Sachant que le Paris - Bali est encore plus cher ... Sinon, un vol depuis la France puis un autre Kuala Lumpur - Java ... ou autre ...
Sinon, avec des ados, comment voyager en Indonésie ? Sachant que ce sera voyage sac à dos et non valise à roulette ... Location de voiture ou alors de petite moto ??
Quels circuits réaliser ? Mes enfants ne connaissent pas du tout l'Asie donc pourquoi pas un peu de Bali mais pas trop car je crois que depuis c'est devenu très très touristique. Bref, que découvrir, que visiter ? Que partager ?
Merci de votre aide.
Hôtel Barcelo Dominican Beach Punta Cana English translation pending
bonjour,
j'envisage de réserver à l'hôtel barcelo dominican beach à punta cana, donc si quelqu'un y a déjà séjourné j'aimerais beaucoup avoir votre avis.
je recherche également des avis et astuces pour le séjour à punta cana, merci d'avance...
Les Fêtes au Don Lino (Holguin) English translation pending
Combien de gens de mon entourage ont sourcillé d’apprendre que nous allions au Don Lino! Comme si nous allions mourir de faim... Si je vous écrit aujourd’hui, c’est signe que ce n’est pas le cas! 😉
Départ le 22 déc avec CanJet. Trois jours avant le départ mon agence de voyage m’appelle pour me dire que le départ a été devancé de 12h ainsi que le retour. C’était une bonne nouvelle pour nous: les vacances allaient commencer plus tôt et nous avons évité un vol de nuit pour le retour! 😎
Le vol s’est très bien passé, même que c’était le plus agréable que j’ai fait jusqu’à maintenant. Service très courtois, en français et avec le sourire. Comme j’ai très mal aux oreilles à la descente, on m’a donné 2 verres en styromousse avec des serviettes humides dans le fond pour appliquer sur mes oreilles. J’avais l’air d’une extra-terrestre mais ça m’a soulagée, c’était l’essentiel!!! Nous sommes partis à l’heure malgré le déglaçage de l’appareil. Pour le retour, le service était aussi courtois et ponctuel qu’au départ, ce que je trouve étonnant car d’habitude, je trouve qu’ils ont plus l’air bête au retour (puisqu’ils font souvent un vol avant) mais c'était impeccable.
À notre arrivée au Don Lino vers midi, notre chambre était prête. Avant de partir, nous avions fait la demande pour un frigo et nous l’avions à notre arrivée. Notre chambre était la #1021, une des cabanas situées directement sur la plage. Superbe vue de notre petite terrasse et du coin salon. Les oreillers étaient minces alors nous en avons demandé 2 autres. Moins d’une heure plus tard, nous avions d'autres oreillers très douillets! 🙂 Dès notre arrivée, les serviettes de plage étaient dans la chambre. C’est la femme de chambre qui les change quand on en fait la demande. Nous avions un lit king très confortable. Le mobilier ne semble pas récent mais tout est fonctionnel. Parcontre s'il pleut, ne mettez rien près des fenêtres car l'eau entre parfois même si elles sont fermées (selon la direction du vent). Il n'y a pas de moustiquaires dans les vitres. Il n'y a pas de moustiques les jours venteux mais quand le vent est calme, il est préférable de les fermer le soir.
COMMODITÉS DANS LES CHAMBRES: Les chambres 1000 à 1019 sont les chambres rénovées. Je ne suis pas certaines des # de chambres car ils n’étaient pas sur les portes mais notre couple d’amis avait la 11e donc la 1011. Généralement, elles ont la vue sur la piscine et un peu sur la mer. Le coin salon est plus petit mais leur salle de bain sont belles avec un grande douche. Climatisation silencieuse. Courant 110v. Coffret de sûreté.
Les chambres 1020 à 1037 sont celles directement sur la plage avec un coin salon séparé de la chambre. Salle de bain plus petites que les autres, le lavabo est situé en dehors de la salle de bain. Climatisation moins récente (donc un peu plus bruyante) située juste à côté du lit. À cause du mur séparant le salon et la chambre, elles sont un peu plus sombres, sauf les unités situées aux coins qui ont 2 fenêtres de plus. Courant 110v. Coffret de sûreté. 2 belles chaises longues devant la chambre.
Il y a d'autres chambres dont je n'ai pas noté le #. Elles sont située en face du lobby. La vue dont elles avaient étaient très ordinaires puisque le devant donnait sur une clôture. Je n'ai pas vu l'intérieur non plus mais les fenêtres et leur porte semblaient avoir été changés récemment.
Bungalows: je ne connais pas le # des chambres. Elles sont toutes faites en bois, c’est très beau. Salle de bain complète (bain et douche), avec petit frigo mais pas de coffret de sûreté. Courant 220v pour ces chambres.
Il y a la télévision par sattellite mais il n’y a aucun poste de télé francophone. Pas d’accès à internet sur le site. Certains verront ça comme un inconvénient. Personnellement, je trouve que c’est un excellent moyen de décrocher complètement et de profiter pleinement des vacances.
Le ménage est fait tous les jours. Comme partout ailleurs, il y a certaines choses auxquelles les femmes de chambres portent moins attention dont les miroirs. Mais ce fût ainsi dans tous les autres hôtels que j’ai fait.
COMMODITÉS DE L’HÔTEL: Seulement en 2 semaines, nous avons vu énormément de changements positifs! Je pense qu’ils travaillent fort pour gagner une autre étoile. D’abord, il y a maintenant un bar ouvert 24h! 😎 Il y a 2 matins que nous avons remarqués qu'il n'était pas ouvert mais je suis certaine qu'il demeure ouvert tant et aussi longtemps qu'il y a du monde. Il y a aussi le snack qui a un nouveau menu. Ils servent maintenant de la pizza. On peut aussi y manger des hots-dogs, sandwich jambon-fromage, hamburger, poisson frit, salade végétarienne ou de fruits. Ouvert de 10 à 17h. Il y a du ketchup et de la moutarde mais personnellement, j'étais contente d'avoir mes propres enveloppes de ketchup car le leur ne goûte pas pareil 😄
La piscine est petite mais très bien entretenue. Très belles chaises longues. Musique parfois un peu trop forte.
La végétation y est plutôt sauvage. Il y aurait peut-être un peu d'amélioration à apporter de ce côté mais en même temps, ça donne au site un certain cachet cubain authentique. Mais c'est vrai qu'il y a eu le passage de Sandy 1 mois et demi avant...
C’est vrai que la plage est rocailleuse mais nous avons trouvé un endroit à l’extrémité droite de la plage (après les 2 tourelles) où on peut y entrer sans souliers d’eau (de préférences à la marée basse quand on voit mieux le fond). Malgré tout, je vous suggère fortement d’apporter des souliers de plage. Il y a la plage de Playa Blanca qui n’est pas loin (une quinzaine de minutes en vélo) ou 5-7 minutes en calèche (6 CUC aller/retour). Cette plage est superbe. Le fond de l’eau et le sable y sont plus beau qu’au Don Lino. Il y a un petit kiosque qui y sert de la pizza au fromage entre 11h et 13h (5 pesos mais je ne sais pas si c’est en monnaie nationale ou en CUC).
Il y a une trentaine de pallapas sur la plage. Ne soyez pas inquiets, il y en a pour tout le monde et des chaises aussi. Même quand l’hôtel était plein, nous n’en avons pas manqué. D’ailleurs, à la piscine et devant notre chambre, ce sont les plus belles chaises de plage que j’ai vu parmi tous les hôtels que j’ai fait (imitation d’osier).
Les réservoirs à eau chaude sont chauffés par des panneaux solaires. Nous n’avons jamais manqué d’eau chaude, même pendant les journées où il n’y avait peu ou pas de soleil. Bonne pression dans l’eau de la douche.
Comme animation, il y avait du stretching, des leçons d’espagnol, du volleyball, un tournoi de tennis et des leçons de danse. Le soir, il y avait un groupe de musique tradtionnelle. Une fois/semaine il y a un spectacle de danse et il y a eu un magicien.
ACTIVITÉS: On peut y faire de l’équitation à tous les jours, GRATUITEMENT. Il suffit de vous rendre à la piscine et d’en parler avec l’animateur ou l’animatrice (LEITY). Les vélos sont aussi à votre disposition et sont disponibles derrière la scène près de la piscine. Le court de tennis est plus beau que certains que j’ai vu dans d’autres hôtels. On peut aussi jouer au basketball. Pour ce qui est de l’apnée, j’avais apporté mon équipement mais je dois avouer que ce n’est pas l’endroit où j’y ai vu la plus grande variétés de poissons.
Un jeudi, nous avons eu un beach party avec feu de joie sur la plage. Je pense que c’était à la demande d’une habituée. Si vous avez une idée d’activité, vous pouvez leur faire la suggestion et je suis certaine que si c’est possible, ils le feront.
Il est indiqué dans certaines brochures qu’il y a de l’équipement pour faire du sport nautique non motorisé mais ce n’est pas le cas pour le moment. La bâtisse pour y mettre l’équipement est construite (en face du lobby près de la mer) mais il n’y a rien. De toutes façons, avec la plage rocailleuse, je ne sais même pas si ce serait possible. Parcontre, je verrais bien un restaurant à la carte à cet endroit.
BUFFET: C’était vraiment agréable de manger sur la terrasse. Il y a toujours 3 choix de viandes et un choix de pâtes (de la sauce tomate la plupart du temps). Souvent le soir, il y a un préposé pour faire griller de la viande: du porc, du poisson ou des calmars (moins populaires). La 2eme semaine, il y avait même du boeuf. Les desserts ne sont pas leur point fort. C’est souvent des flancs ou des puddings mais quand il y a de la crème glacée, tout le monde est content car elle est très bonne! Il y a toujours des fruits frais (ananas et papayes). Les déjeuners sont les meilleurs avec omelettes, bacon, jambon, fromage, saucisses et vers la fin de notre séjour, des céréales ont été ajoutées. Sauf qu’à la 2e semaine, le grille-pain a flanché mais tout a été réparé avant notre départ.
C’est ADRIAN qui est le manager des cuisines et des bars et il fait un travail remarquable. Du côté du buffet nous avons aussi vu une différence durant notre séjour, le choix devenant un peu plus varié. Le personnel donne un service incomparable. Il n’y avait qu’une serveuse avec qui c’était catastrophique, on dirait qu’elle oubliait les gens sur la terrasse. Avec elle, les assiettes s’empilaient, les gens remplissaient eux-même leur verre de vin, allaient chercher leur ustensiles... La situation a été remédiée quand RUDOLPHO a prit la relève à la terrasse; il est très attentif à nos besoins et il essaie de parler français. Il y a aussi BARBARA qui est adorable, souriante et aux petits soins. ll y a aussi JUNIOR au bar qui parle un très bon français et qui est très drôle. Il y a aussi JESUS (Chuchi) qui a les plus beaux yeux de Cuba et qui sert de très bons cocktails. Ils servent aussi de très bon cappucino au bar du lobby.
Pour Noël et le jour de l’an il y avait du porc façon méchoui et de la dinde (très bonne). Les tables étaient bien décorées. Au jour de l’An parcontre, ce fût plus tranquille. Il n’y avait que 90 personnes à l’hôtels et comme il y a beaucoup d’habitués, ils étaient nombreux à être sortis de l’hôtel pour aller chez des familles Cubaines. Comme il pleuvait, ça jouait aussi sur l’ambiance. J’ai été un peu déçue du choix musical. Après la musique traditionnelle, il n’y a eu QUE du reggeaton. Sur la piste de danse, il n’y avait que les employés de l’hôtel. Ça m’a donné l’impression que c’était davantage un party pour eux (impression partagée par d'autres voyageurs). Je crois que les autres touristes auraient dansé s’il y avait eu plus de variétés dans le choix musical. Je sais qu'ils ne sont pas très "pro-américain" à Cuba mais il y a quand même plusieurs artistes latinos qui ont du succès et qui sont connus de tous.
À FAIRE À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTEL: Il est facile de sortir de l’hôtel car il y a toujours un taxi qui attend ou des calèches. Pour aller à Santa Lucia (Rafael Freyre) en calèche, il en coûte 25CUC (20CUC en taxi), pour aller à Guardalavaca en taxi 40CUC et 60 CUC pour Holguin. Notre chauffeur était OMAR. Il est très gentil et ponctuel.
Il y a une visite guidée pour Holguin en autobus pour 22CUC avec repas inclus. Caribe Sol offre une excursion gratuite en catamaran. Si vous ne voulez pas aller en catamaran, l’autobus peut vous laisser au marché aux puces de Guardalavaca (à côté du Club Amigo) et venir vous chercher vers 16h.
Nous sommes allés dans 3 paladars (restaurants légaux) à Santa Lucia: le El Mambu, le Ache et le Tulipan. Le Tulipan a été notre préféré pour sa terrasse et ses très bonnes langoustes. Le El Mambu vient d’ouvrir. Il y a une belle ambiance, le petit couple propriétaire est très sympathique mais tout y était trop cuit (langoustse sèches). Ils s’ajusteront sûrement. En fait, j’espère qu’il est encore ouvert puisqu’il ne l’était pas lors de notre dernière soirée. Était-il seulement fermé pour un jour de congé ou définitivement???? Ce serait quand même dommage. Au Ache, nous avons très bien mangé. Il n’y avait pas de langouste ce jour-là (il faut le spécifier quand on réserve) mais les crevettes étaient vraiment excellentes. Essayez la sauce rouge (qui n’est pas si rouge que ça), ça a un petit goût de vin. Dans ces restaurants, ça coûte 10CUC pour une assiette de langoustes mais ça ne coûte que 2,50 à 5 CUC pour du poulet, du porc, poisson ou crevettes. Et les portions sont généreuses! Pour vous donner un exemple, ça a coûté 25 CUC au Ache pour 5 personnes avec alcool et breuvages inclus! Le maximum que nous avons payé dans ses restaurants est 80 CUC pour 10 personnes et là-dessus il y avait une douzaine de bières! Vous pouvez demander à votre chauffeur pour arrêter quelque part pour acheter du vin (2,5CUC la bouteille). Pour réserver dans un restaurant, vous pouvez demander à YVAN (relations publiques), il est souvent à son poste au lobby et il s'en occupera pour vous (il connait assurément le El Tulipan).
Nous avons aussi mangé du très bon poulet au charbon de bois à la plage de Guardalavaca (6,50 CUC le poulet entier).
CADEAUX À FAIRE: Nous avons donné la majorité de nos cadeaux aux gens de Playa Blanca. Parcontre un ami demeurant maintenant à Cuba m’a fait visité un coin de campagne de Santa Lucia où ne passent jamais les touristes et j’ai regretté de ne pas avoir gardé quelques cadeaux pour eux. Ceux de Playa Blanca en voient tous les jours mais on sent que ça leur fait beaucoup plaisir car ils ont besoin de beaucoup de choses, dont des souliers (autant pour les adultes que pour les enfants), des outils, des vêtements, etc. Nous avions des bonbons et des jouets pour les enfants et des petits outils (tournevis, lampe de poches, articles pour êcheurs etc). Les employés qui ont le désir d’apprendre le français apprécient les dictionnaires de traduction. J’avais une jupe-culotte sport trop petite et je l’ai donné à LEITY (l’animatrice à la piscine) et elle était vraiment contente. Elle l’a portée toute la journée. Ça fait tellement plaisir de donner et de sentir que ça fait réellement plaisir.
Si vous avez envie de donner, pensez à ceux qui ont moins de contact avec le public dont celui qui nettoie la plage, les jardiniers, ceux qui s’occupent de la piscine, les gardiens de sécurité, ceux qui travaillent de nuit... Et pourquoi pas une petite pensée pour YVAN aux relations publiques ou ADRIAN s'ils répondent à vos demandes spéciales!
APPRÉCIATION GÉNÉRALE: Nous nous attendions au pire et nous avons eu le meilleur. Le seul gros hic, c’est qu’il n’y a pas de bureau de change. Il y a un lifeguard qui change de l’argent et qui garde 10% mais selon la somme que vous faites changer, ça revient quand même moins cher que de prendre un taxi pour aller à Santa Lucia (20 CUC).
C'est certain qu'avec un buffet plus restreint qu'aux autres hôtels, la routine s'installe mais comme il est facile de sortir de l'hôtel, prévoyez un peu de budget pour aller manger à l'extérieur. De toutes façons, au prix du forfait qu'on a payé, on pouvait amplement se le permettre et ça revenait quand même moins cher que de payer un hôtel mieux coté. Mais encore là, je préfère un choix + restreint mais que ce soit BON et FRAIS plutôt qu'un vaste choix repassé plusieurs fois et d'être malade!!! 😮
Contrairement aux gros hôtels que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons constaté beaucoup d’avantages. Contrairement aux autres hôtels, on ne se fait pas répondre “magnana” sans cesse. S’ils le remettent au lendemain, c’est qu’ils n’ont vraiment pas le choix car on sent qu’ils font vraiment tout ce qu’ils peuvent pour rendre notre séjour agréable. Nous avons eu un problème avec la porte et ça a été réglé dans le temps de le dire. Dans d’autres hôtels, nous avons manqué de serviettes de bain, de chaises ou de pallapas. Ce ne fût pas le cas au Don Lino. Des toilettes sales près de la plage, sans siège et sans papier? Ce n’est pas le cas au Don Lino quelle que soit l'heure. Si vous voyez que c'est le cas, mentionnez-le et ce sera vite réglé. Vous me direz que ce sont peut-être des détails, mais ce sont parfois de petits détails qui font toute la différence! 😛
C’est un petit site convivial, où tout est près et accessible. Ce n’est peut-être pas un hôtel fait pour tout le monde mais si vous êtes des gens simples, que vous voulez connaître la culture du pays que vous visitez et que vous savez apprécier les petites choses, vous aimerez le Don Lino! Les chambres sont en bois ou en pierres, de vrais petits chalets. Partout où on est sur le site, on entend ou on voit la mer. C'est un endroit parfait pour se reposer, à peu de frais. Habituellement dans les hôtels plus luxueux, il faut payer + cher pour avoir un balcon ou une terrasse et payer encore + cher pour avoir une vue sur la mer. Au Don Lino, on peut avoir tout ça, pour une fraction du prix. Dans les gros hôtels, vous n'êtes qu'un numéro, tandis qu'au Don Lino, on vous traitera avec respect, soucis du détail et convivialité.
Je ne suis pas certaine que je recommanderais cet hôtel pour les familles avec de jeunes enfants à cause de la plage rocailleuse et l'eau + creuse que certains autres hôtels. Parcontre, les ados qui aiment faire de l'équitation, jouer au billard, au tennis, faire du vélo ou jouer au basket, trouveront leur compte.
Pour le moment, le Don Lino est coté 2 étoiles et demi, 3 étoiles dans certaines brochures. Mais avec toutes les améliorations qu'ils apportent, cet hôtels risque même de devenir un 3 étoiles et demi bientôt. En plus des améliorations que j'ai moi-même constaté en 2 semaines, des bungalows tout neufs ont été construits ces 2 dernières années et les chambres près de la piscines ont été rénovées cet automne.
Nous avons rencontrés des gens super durant notre séjour (Diane et Jean, Chantal et sa gang, nos voisins Stacy et Peter et même un couple qui était au Club Amigo en même temps que nous il y a 2 ans). Merci pour votre bonne humeur, on a eu bien du plaisir avec vous! C'est un petit hôtel alors les gens finissent par se connaître.
Pour faire taire les mauvaises langues, je n'y ai pas vu des cubaines mineures avec des hommes plus âgées. Des hommes accompagnées de cubaines (et des femmes aussi) oui j'en ai vu mais rien qui frôlaient l'indécence.
Je tiens à saluer “JACQUES DE CUBA”, un québécois que nous avons connu sur les forums de discussion de voyage et que nous avons eu la chance de rencontré là-bas. Il vit maintenant à Cuba avec sa femme GEIDIS. Ils sont tous les deux formidables et très accueillants. C’est grâce à eux si nous avons découvert le vrai Cuba et passé un aussi beau voyage. Et il y a aussi JOSÉE, ma fée, qui s’est occupée de petits détails avant le départ, ce qui a fait en sorte qu’on soit très confortables.
PS ne vous fiez pas aux sites de météo d’ici pour la température car ils annonçaient frais et il a fait très chaud durant tout le séjour. Nous avons eu 1 jour de pluie intermittente, 2 jours assez nuageux mais il a toujours fait entre 25 et 35 degrés! J’ai mit ma veste que 2 soirs pendant tout le séjour! Et il faisait même soleil quand il pleuvait!
Bref, nous avons passé 2 semaines de rêves. Je vous recommande fortement cet hôtel. Excellent rapport qualité-prix!
PERSONNES RESSOURCES DE L'HÔTEL: JULIO (Directeur) ADRIAN (manager cuisine/bar). YVAN (relations publiques). Ils sont tous très ouverts aux suggestions, sympathiques et efficaces.
Je tenais à faire un compte-rendu détaillé puisqu'il y a peu d'avis sur cet hôtel. J'espère que cela vous aidera à passer un agréable séjour au Don Lino!
Josianne
Départ le 22 déc avec CanJet. Trois jours avant le départ mon agence de voyage m’appelle pour me dire que le départ a été devancé de 12h ainsi que le retour. C’était une bonne nouvelle pour nous: les vacances allaient commencer plus tôt et nous avons évité un vol de nuit pour le retour! 😎
Le vol s’est très bien passé, même que c’était le plus agréable que j’ai fait jusqu’à maintenant. Service très courtois, en français et avec le sourire. Comme j’ai très mal aux oreilles à la descente, on m’a donné 2 verres en styromousse avec des serviettes humides dans le fond pour appliquer sur mes oreilles. J’avais l’air d’une extra-terrestre mais ça m’a soulagée, c’était l’essentiel!!! Nous sommes partis à l’heure malgré le déglaçage de l’appareil. Pour le retour, le service était aussi courtois et ponctuel qu’au départ, ce que je trouve étonnant car d’habitude, je trouve qu’ils ont plus l’air bête au retour (puisqu’ils font souvent un vol avant) mais c'était impeccable.
À notre arrivée au Don Lino vers midi, notre chambre était prête. Avant de partir, nous avions fait la demande pour un frigo et nous l’avions à notre arrivée. Notre chambre était la #1021, une des cabanas situées directement sur la plage. Superbe vue de notre petite terrasse et du coin salon. Les oreillers étaient minces alors nous en avons demandé 2 autres. Moins d’une heure plus tard, nous avions d'autres oreillers très douillets! 🙂 Dès notre arrivée, les serviettes de plage étaient dans la chambre. C’est la femme de chambre qui les change quand on en fait la demande. Nous avions un lit king très confortable. Le mobilier ne semble pas récent mais tout est fonctionnel. Parcontre s'il pleut, ne mettez rien près des fenêtres car l'eau entre parfois même si elles sont fermées (selon la direction du vent). Il n'y a pas de moustiquaires dans les vitres. Il n'y a pas de moustiques les jours venteux mais quand le vent est calme, il est préférable de les fermer le soir.
COMMODITÉS DANS LES CHAMBRES: Les chambres 1000 à 1019 sont les chambres rénovées. Je ne suis pas certaines des # de chambres car ils n’étaient pas sur les portes mais notre couple d’amis avait la 11e donc la 1011. Généralement, elles ont la vue sur la piscine et un peu sur la mer. Le coin salon est plus petit mais leur salle de bain sont belles avec un grande douche. Climatisation silencieuse. Courant 110v. Coffret de sûreté.
Les chambres 1020 à 1037 sont celles directement sur la plage avec un coin salon séparé de la chambre. Salle de bain plus petites que les autres, le lavabo est situé en dehors de la salle de bain. Climatisation moins récente (donc un peu plus bruyante) située juste à côté du lit. À cause du mur séparant le salon et la chambre, elles sont un peu plus sombres, sauf les unités situées aux coins qui ont 2 fenêtres de plus. Courant 110v. Coffret de sûreté. 2 belles chaises longues devant la chambre.
Il y a d'autres chambres dont je n'ai pas noté le #. Elles sont située en face du lobby. La vue dont elles avaient étaient très ordinaires puisque le devant donnait sur une clôture. Je n'ai pas vu l'intérieur non plus mais les fenêtres et leur porte semblaient avoir été changés récemment.
Bungalows: je ne connais pas le # des chambres. Elles sont toutes faites en bois, c’est très beau. Salle de bain complète (bain et douche), avec petit frigo mais pas de coffret de sûreté. Courant 220v pour ces chambres.
Il y a la télévision par sattellite mais il n’y a aucun poste de télé francophone. Pas d’accès à internet sur le site. Certains verront ça comme un inconvénient. Personnellement, je trouve que c’est un excellent moyen de décrocher complètement et de profiter pleinement des vacances.
Le ménage est fait tous les jours. Comme partout ailleurs, il y a certaines choses auxquelles les femmes de chambres portent moins attention dont les miroirs. Mais ce fût ainsi dans tous les autres hôtels que j’ai fait.
COMMODITÉS DE L’HÔTEL: Seulement en 2 semaines, nous avons vu énormément de changements positifs! Je pense qu’ils travaillent fort pour gagner une autre étoile. D’abord, il y a maintenant un bar ouvert 24h! 😎 Il y a 2 matins que nous avons remarqués qu'il n'était pas ouvert mais je suis certaine qu'il demeure ouvert tant et aussi longtemps qu'il y a du monde. Il y a aussi le snack qui a un nouveau menu. Ils servent maintenant de la pizza. On peut aussi y manger des hots-dogs, sandwich jambon-fromage, hamburger, poisson frit, salade végétarienne ou de fruits. Ouvert de 10 à 17h. Il y a du ketchup et de la moutarde mais personnellement, j'étais contente d'avoir mes propres enveloppes de ketchup car le leur ne goûte pas pareil 😄
La piscine est petite mais très bien entretenue. Très belles chaises longues. Musique parfois un peu trop forte.
La végétation y est plutôt sauvage. Il y aurait peut-être un peu d'amélioration à apporter de ce côté mais en même temps, ça donne au site un certain cachet cubain authentique. Mais c'est vrai qu'il y a eu le passage de Sandy 1 mois et demi avant...
C’est vrai que la plage est rocailleuse mais nous avons trouvé un endroit à l’extrémité droite de la plage (après les 2 tourelles) où on peut y entrer sans souliers d’eau (de préférences à la marée basse quand on voit mieux le fond). Malgré tout, je vous suggère fortement d’apporter des souliers de plage. Il y a la plage de Playa Blanca qui n’est pas loin (une quinzaine de minutes en vélo) ou 5-7 minutes en calèche (6 CUC aller/retour). Cette plage est superbe. Le fond de l’eau et le sable y sont plus beau qu’au Don Lino. Il y a un petit kiosque qui y sert de la pizza au fromage entre 11h et 13h (5 pesos mais je ne sais pas si c’est en monnaie nationale ou en CUC).
Il y a une trentaine de pallapas sur la plage. Ne soyez pas inquiets, il y en a pour tout le monde et des chaises aussi. Même quand l’hôtel était plein, nous n’en avons pas manqué. D’ailleurs, à la piscine et devant notre chambre, ce sont les plus belles chaises de plage que j’ai vu parmi tous les hôtels que j’ai fait (imitation d’osier).
Les réservoirs à eau chaude sont chauffés par des panneaux solaires. Nous n’avons jamais manqué d’eau chaude, même pendant les journées où il n’y avait peu ou pas de soleil. Bonne pression dans l’eau de la douche.
Comme animation, il y avait du stretching, des leçons d’espagnol, du volleyball, un tournoi de tennis et des leçons de danse. Le soir, il y avait un groupe de musique tradtionnelle. Une fois/semaine il y a un spectacle de danse et il y a eu un magicien.
ACTIVITÉS: On peut y faire de l’équitation à tous les jours, GRATUITEMENT. Il suffit de vous rendre à la piscine et d’en parler avec l’animateur ou l’animatrice (LEITY). Les vélos sont aussi à votre disposition et sont disponibles derrière la scène près de la piscine. Le court de tennis est plus beau que certains que j’ai vu dans d’autres hôtels. On peut aussi jouer au basketball. Pour ce qui est de l’apnée, j’avais apporté mon équipement mais je dois avouer que ce n’est pas l’endroit où j’y ai vu la plus grande variétés de poissons.
Un jeudi, nous avons eu un beach party avec feu de joie sur la plage. Je pense que c’était à la demande d’une habituée. Si vous avez une idée d’activité, vous pouvez leur faire la suggestion et je suis certaine que si c’est possible, ils le feront.
Il est indiqué dans certaines brochures qu’il y a de l’équipement pour faire du sport nautique non motorisé mais ce n’est pas le cas pour le moment. La bâtisse pour y mettre l’équipement est construite (en face du lobby près de la mer) mais il n’y a rien. De toutes façons, avec la plage rocailleuse, je ne sais même pas si ce serait possible. Parcontre, je verrais bien un restaurant à la carte à cet endroit.
BUFFET: C’était vraiment agréable de manger sur la terrasse. Il y a toujours 3 choix de viandes et un choix de pâtes (de la sauce tomate la plupart du temps). Souvent le soir, il y a un préposé pour faire griller de la viande: du porc, du poisson ou des calmars (moins populaires). La 2eme semaine, il y avait même du boeuf. Les desserts ne sont pas leur point fort. C’est souvent des flancs ou des puddings mais quand il y a de la crème glacée, tout le monde est content car elle est très bonne! Il y a toujours des fruits frais (ananas et papayes). Les déjeuners sont les meilleurs avec omelettes, bacon, jambon, fromage, saucisses et vers la fin de notre séjour, des céréales ont été ajoutées. Sauf qu’à la 2e semaine, le grille-pain a flanché mais tout a été réparé avant notre départ.
C’est ADRIAN qui est le manager des cuisines et des bars et il fait un travail remarquable. Du côté du buffet nous avons aussi vu une différence durant notre séjour, le choix devenant un peu plus varié. Le personnel donne un service incomparable. Il n’y avait qu’une serveuse avec qui c’était catastrophique, on dirait qu’elle oubliait les gens sur la terrasse. Avec elle, les assiettes s’empilaient, les gens remplissaient eux-même leur verre de vin, allaient chercher leur ustensiles... La situation a été remédiée quand RUDOLPHO a prit la relève à la terrasse; il est très attentif à nos besoins et il essaie de parler français. Il y a aussi BARBARA qui est adorable, souriante et aux petits soins. ll y a aussi JUNIOR au bar qui parle un très bon français et qui est très drôle. Il y a aussi JESUS (Chuchi) qui a les plus beaux yeux de Cuba et qui sert de très bons cocktails. Ils servent aussi de très bon cappucino au bar du lobby.
Pour Noël et le jour de l’an il y avait du porc façon méchoui et de la dinde (très bonne). Les tables étaient bien décorées. Au jour de l’An parcontre, ce fût plus tranquille. Il n’y avait que 90 personnes à l’hôtels et comme il y a beaucoup d’habitués, ils étaient nombreux à être sortis de l’hôtel pour aller chez des familles Cubaines. Comme il pleuvait, ça jouait aussi sur l’ambiance. J’ai été un peu déçue du choix musical. Après la musique traditionnelle, il n’y a eu QUE du reggeaton. Sur la piste de danse, il n’y avait que les employés de l’hôtel. Ça m’a donné l’impression que c’était davantage un party pour eux (impression partagée par d'autres voyageurs). Je crois que les autres touristes auraient dansé s’il y avait eu plus de variétés dans le choix musical. Je sais qu'ils ne sont pas très "pro-américain" à Cuba mais il y a quand même plusieurs artistes latinos qui ont du succès et qui sont connus de tous.
À FAIRE À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTEL: Il est facile de sortir de l’hôtel car il y a toujours un taxi qui attend ou des calèches. Pour aller à Santa Lucia (Rafael Freyre) en calèche, il en coûte 25CUC (20CUC en taxi), pour aller à Guardalavaca en taxi 40CUC et 60 CUC pour Holguin. Notre chauffeur était OMAR. Il est très gentil et ponctuel.
Il y a une visite guidée pour Holguin en autobus pour 22CUC avec repas inclus. Caribe Sol offre une excursion gratuite en catamaran. Si vous ne voulez pas aller en catamaran, l’autobus peut vous laisser au marché aux puces de Guardalavaca (à côté du Club Amigo) et venir vous chercher vers 16h.
Nous sommes allés dans 3 paladars (restaurants légaux) à Santa Lucia: le El Mambu, le Ache et le Tulipan. Le Tulipan a été notre préféré pour sa terrasse et ses très bonnes langoustes. Le El Mambu vient d’ouvrir. Il y a une belle ambiance, le petit couple propriétaire est très sympathique mais tout y était trop cuit (langoustse sèches). Ils s’ajusteront sûrement. En fait, j’espère qu’il est encore ouvert puisqu’il ne l’était pas lors de notre dernière soirée. Était-il seulement fermé pour un jour de congé ou définitivement???? Ce serait quand même dommage. Au Ache, nous avons très bien mangé. Il n’y avait pas de langouste ce jour-là (il faut le spécifier quand on réserve) mais les crevettes étaient vraiment excellentes. Essayez la sauce rouge (qui n’est pas si rouge que ça), ça a un petit goût de vin. Dans ces restaurants, ça coûte 10CUC pour une assiette de langoustes mais ça ne coûte que 2,50 à 5 CUC pour du poulet, du porc, poisson ou crevettes. Et les portions sont généreuses! Pour vous donner un exemple, ça a coûté 25 CUC au Ache pour 5 personnes avec alcool et breuvages inclus! Le maximum que nous avons payé dans ses restaurants est 80 CUC pour 10 personnes et là-dessus il y avait une douzaine de bières! Vous pouvez demander à votre chauffeur pour arrêter quelque part pour acheter du vin (2,5CUC la bouteille). Pour réserver dans un restaurant, vous pouvez demander à YVAN (relations publiques), il est souvent à son poste au lobby et il s'en occupera pour vous (il connait assurément le El Tulipan).
Nous avons aussi mangé du très bon poulet au charbon de bois à la plage de Guardalavaca (6,50 CUC le poulet entier).
CADEAUX À FAIRE: Nous avons donné la majorité de nos cadeaux aux gens de Playa Blanca. Parcontre un ami demeurant maintenant à Cuba m’a fait visité un coin de campagne de Santa Lucia où ne passent jamais les touristes et j’ai regretté de ne pas avoir gardé quelques cadeaux pour eux. Ceux de Playa Blanca en voient tous les jours mais on sent que ça leur fait beaucoup plaisir car ils ont besoin de beaucoup de choses, dont des souliers (autant pour les adultes que pour les enfants), des outils, des vêtements, etc. Nous avions des bonbons et des jouets pour les enfants et des petits outils (tournevis, lampe de poches, articles pour êcheurs etc). Les employés qui ont le désir d’apprendre le français apprécient les dictionnaires de traduction. J’avais une jupe-culotte sport trop petite et je l’ai donné à LEITY (l’animatrice à la piscine) et elle était vraiment contente. Elle l’a portée toute la journée. Ça fait tellement plaisir de donner et de sentir que ça fait réellement plaisir.
Si vous avez envie de donner, pensez à ceux qui ont moins de contact avec le public dont celui qui nettoie la plage, les jardiniers, ceux qui s’occupent de la piscine, les gardiens de sécurité, ceux qui travaillent de nuit... Et pourquoi pas une petite pensée pour YVAN aux relations publiques ou ADRIAN s'ils répondent à vos demandes spéciales!
APPRÉCIATION GÉNÉRALE: Nous nous attendions au pire et nous avons eu le meilleur. Le seul gros hic, c’est qu’il n’y a pas de bureau de change. Il y a un lifeguard qui change de l’argent et qui garde 10% mais selon la somme que vous faites changer, ça revient quand même moins cher que de prendre un taxi pour aller à Santa Lucia (20 CUC).
C'est certain qu'avec un buffet plus restreint qu'aux autres hôtels, la routine s'installe mais comme il est facile de sortir de l'hôtel, prévoyez un peu de budget pour aller manger à l'extérieur. De toutes façons, au prix du forfait qu'on a payé, on pouvait amplement se le permettre et ça revenait quand même moins cher que de payer un hôtel mieux coté. Mais encore là, je préfère un choix + restreint mais que ce soit BON et FRAIS plutôt qu'un vaste choix repassé plusieurs fois et d'être malade!!! 😮
Contrairement aux gros hôtels que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons constaté beaucoup d’avantages. Contrairement aux autres hôtels, on ne se fait pas répondre “magnana” sans cesse. S’ils le remettent au lendemain, c’est qu’ils n’ont vraiment pas le choix car on sent qu’ils font vraiment tout ce qu’ils peuvent pour rendre notre séjour agréable. Nous avons eu un problème avec la porte et ça a été réglé dans le temps de le dire. Dans d’autres hôtels, nous avons manqué de serviettes de bain, de chaises ou de pallapas. Ce ne fût pas le cas au Don Lino. Des toilettes sales près de la plage, sans siège et sans papier? Ce n’est pas le cas au Don Lino quelle que soit l'heure. Si vous voyez que c'est le cas, mentionnez-le et ce sera vite réglé. Vous me direz que ce sont peut-être des détails, mais ce sont parfois de petits détails qui font toute la différence! 😛
C’est un petit site convivial, où tout est près et accessible. Ce n’est peut-être pas un hôtel fait pour tout le monde mais si vous êtes des gens simples, que vous voulez connaître la culture du pays que vous visitez et que vous savez apprécier les petites choses, vous aimerez le Don Lino! Les chambres sont en bois ou en pierres, de vrais petits chalets. Partout où on est sur le site, on entend ou on voit la mer. C'est un endroit parfait pour se reposer, à peu de frais. Habituellement dans les hôtels plus luxueux, il faut payer + cher pour avoir un balcon ou une terrasse et payer encore + cher pour avoir une vue sur la mer. Au Don Lino, on peut avoir tout ça, pour une fraction du prix. Dans les gros hôtels, vous n'êtes qu'un numéro, tandis qu'au Don Lino, on vous traitera avec respect, soucis du détail et convivialité.
Je ne suis pas certaine que je recommanderais cet hôtel pour les familles avec de jeunes enfants à cause de la plage rocailleuse et l'eau + creuse que certains autres hôtels. Parcontre, les ados qui aiment faire de l'équitation, jouer au billard, au tennis, faire du vélo ou jouer au basket, trouveront leur compte.
Pour le moment, le Don Lino est coté 2 étoiles et demi, 3 étoiles dans certaines brochures. Mais avec toutes les améliorations qu'ils apportent, cet hôtels risque même de devenir un 3 étoiles et demi bientôt. En plus des améliorations que j'ai moi-même constaté en 2 semaines, des bungalows tout neufs ont été construits ces 2 dernières années et les chambres près de la piscines ont été rénovées cet automne.
Nous avons rencontrés des gens super durant notre séjour (Diane et Jean, Chantal et sa gang, nos voisins Stacy et Peter et même un couple qui était au Club Amigo en même temps que nous il y a 2 ans). Merci pour votre bonne humeur, on a eu bien du plaisir avec vous! C'est un petit hôtel alors les gens finissent par se connaître.
Pour faire taire les mauvaises langues, je n'y ai pas vu des cubaines mineures avec des hommes plus âgées. Des hommes accompagnées de cubaines (et des femmes aussi) oui j'en ai vu mais rien qui frôlaient l'indécence.
Je tiens à saluer “JACQUES DE CUBA”, un québécois que nous avons connu sur les forums de discussion de voyage et que nous avons eu la chance de rencontré là-bas. Il vit maintenant à Cuba avec sa femme GEIDIS. Ils sont tous les deux formidables et très accueillants. C’est grâce à eux si nous avons découvert le vrai Cuba et passé un aussi beau voyage. Et il y a aussi JOSÉE, ma fée, qui s’est occupée de petits détails avant le départ, ce qui a fait en sorte qu’on soit très confortables.
PS ne vous fiez pas aux sites de météo d’ici pour la température car ils annonçaient frais et il a fait très chaud durant tout le séjour. Nous avons eu 1 jour de pluie intermittente, 2 jours assez nuageux mais il a toujours fait entre 25 et 35 degrés! J’ai mit ma veste que 2 soirs pendant tout le séjour! Et il faisait même soleil quand il pleuvait!
Bref, nous avons passé 2 semaines de rêves. Je vous recommande fortement cet hôtel. Excellent rapport qualité-prix!
PERSONNES RESSOURCES DE L'HÔTEL: JULIO (Directeur) ADRIAN (manager cuisine/bar). YVAN (relations publiques). Ils sont tous très ouverts aux suggestions, sympathiques et efficaces.
Je tenais à faire un compte-rendu détaillé puisqu'il y a peu d'avis sur cet hôtel. J'espère que cela vous aidera à passer un agréable séjour au Don Lino!
Josianne
Croisière tour du monde 2013 à bord du Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous
Le 2ème tour du monde du Costa Deliziosa est parti de Savone hier 6 Janvier et quittera ce soir Marseille. À son bord pas moins de 19 membres V.F:
Jeroviane, Jepago, Maki, Gnd, Cielbleuciel, Miroiseuse, Alexia, Philou971, Mich04, Célou04, FelixYcricri, Christinekik, Flinz, Patrick77, Tonymtp, Patier, Treilles, Jeanjeanjaja, Jaka26.
Nombre en nette augmentation par rapport à la première édition où nous étions 12. C'est avec intérêt que nous avons suivi la préparation de cette croisière au long cours. Au vue de la qualité des échanges, nul doute que la première rencontre au pont n°9 sera chargée en émotion. Cela me rappelle notre premier contact avec les membres VF à Barcelone, Rivesaltes et gâteaux inclus. Merci Roberto et Guy!
Je vous propose de nous retrouver dans ce fil pendant les 99 jours de ce tour du monde, pour suivre leur périple, centraliser nos diverses informations, et pourquoi pas, un petit coucou de leur part de temps en temps s'ils le peuvent.
Je leur souhaite une excellente croisière, si possible dans d'aussi bonnes conditions que celles que nous avons connues.
À vos plumes !
Bien cordialement Christian
Le 2ème tour du monde du Costa Deliziosa est parti de Savone hier 6 Janvier et quittera ce soir Marseille. À son bord pas moins de 19 membres V.F:
Jeroviane, Jepago, Maki, Gnd, Cielbleuciel, Miroiseuse, Alexia, Philou971, Mich04, Célou04, FelixYcricri, Christinekik, Flinz, Patrick77, Tonymtp, Patier, Treilles, Jeanjeanjaja, Jaka26.
Nombre en nette augmentation par rapport à la première édition où nous étions 12. C'est avec intérêt que nous avons suivi la préparation de cette croisière au long cours. Au vue de la qualité des échanges, nul doute que la première rencontre au pont n°9 sera chargée en émotion. Cela me rappelle notre premier contact avec les membres VF à Barcelone, Rivesaltes et gâteaux inclus. Merci Roberto et Guy!
Je vous propose de nous retrouver dans ce fil pendant les 99 jours de ce tour du monde, pour suivre leur périple, centraliser nos diverses informations, et pourquoi pas, un petit coucou de leur part de temps en temps s'ils le peuvent.
Je leur souhaite une excellente croisière, si possible dans d'aussi bonnes conditions que celles que nous avons connues.
À vos plumes !
Bien cordialement Christian
Transports et choses immanquables à Playa del Carmen? English translation pending
Bonjour,
J'ai bouclé 90% de mon voyage au mexique. 1 nuit a cancun 6 à Tulum 3 à playa del carmen 1 à cancun (en attendant l'avion).
Pendant les 7 jours à Tulum : Chitchen Itza (sauf si vous me connseillez de le faire a partir de playa del caren) / cénotes / valadoid Punta Allen / Sian kaan Ruines de Tulum / Coba Une excursion Dauphin 1 farniente
Playa del Carmen : Ile de cozumel 1 farniente
Dois je louer une voiture ou les bus ADO sont simples de pratique? D'apres vous, je rate quelquechose? avec mon timing bien sur.
Merci d'avance
J'ai bouclé 90% de mon voyage au mexique. 1 nuit a cancun 6 à Tulum 3 à playa del carmen 1 à cancun (en attendant l'avion).
Pendant les 7 jours à Tulum : Chitchen Itza (sauf si vous me connseillez de le faire a partir de playa del caren) / cénotes / valadoid Punta Allen / Sian kaan Ruines de Tulum / Coba Une excursion Dauphin 1 farniente
Playa del Carmen : Ile de cozumel 1 farniente
Dois je louer une voiture ou les bus ADO sont simples de pratique? D'apres vous, je rate quelquechose? avec mon timing bien sur.
Merci d'avance
Chroniques chinoises (périple de deux mois du 15 octobre au 15 décembre 2012) English translation pending
Chronique chinoise 1-6
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...
Nb.facebook inaccessible en Chine!
Besitos y abrazos P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la Chine :
La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....
Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos, A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!
Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....
Abrazos y besitos ,
P+C
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...
Nb.facebook inaccessible en Chine!
Besitos y abrazos P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la Chine :
La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....
Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos, A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!
Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....
Abrazos y besitos ,
P+C
Voyage en Birmanie en janvier 2013 English translation pending
Bonjour,
je serai en Birmanie en janvier 2013, j'ai bouclé mon itinéraire (mais pas tous mes hôtels... juste le 1er pour le moment...) et j'ai besoin de votre aide pour quelques questions supplémentaires dont la plupart des réponses ne sont pas dans les guides ni sur le forum.
- au lac inle, j'ai prévu 3 jours : 1 sur le lac et 2 à vélo pour explorer la ville (Nyaung Shwe) et les alentours du lac, je pense zapper Kakku et le lac côté Sankar, mais j'ai encore des doutes (une sorte de remords de les ôter) alors si quelqu'un à envie de m'encourager à y aller ou non selon ses propres expériences, je suis preneuse
- pour mandalay, j'ai prévu 3 jours aussi : le 1er ce sera plus exploration à pied du centre ville, du marché, du palais et colline de Mandalay le 2ème jour, ce sera les environs : Amapura, Paleik et Sagaing. Par manque de temps, je pense ôter Inwa et Mingun, est ce une bonne idée ? le 3ème jour, ce sera à vélo côté sud est ouest de la ville et bus à 16h pour Monywa
- quelqu'un connaît il les "horaires" de bus et la durée de trajet entre Monywa et Bagan ? (genre il a a un seul départ par jour et c'est le matin ?) ou alors est il possible de prendre le bâteau de Monywa à Bagan ? (ou début, j'avais prévu Monywa/Pakkokku en bus pour Pakkokku/Bagan en bâteau mais cette dernière liaison n'existant plus depuis peu, je ferai Monywa/Bagan directement)
- quelqu'un a t'il déjà été à Twin Daung (au nord de Monywa) pour visiter une fabrique de spiruline (une algue) ? Si oui, cela vaut il le déplacement ?
- si je dois choisir entre Hpa et Moulmein par manque de temps, que me conseillez vous ?
Merci par avance pour votre aide précieuse.
Sabrina
je serai en Birmanie en janvier 2013, j'ai bouclé mon itinéraire (mais pas tous mes hôtels... juste le 1er pour le moment...) et j'ai besoin de votre aide pour quelques questions supplémentaires dont la plupart des réponses ne sont pas dans les guides ni sur le forum.
- au lac inle, j'ai prévu 3 jours : 1 sur le lac et 2 à vélo pour explorer la ville (Nyaung Shwe) et les alentours du lac, je pense zapper Kakku et le lac côté Sankar, mais j'ai encore des doutes (une sorte de remords de les ôter) alors si quelqu'un à envie de m'encourager à y aller ou non selon ses propres expériences, je suis preneuse
- pour mandalay, j'ai prévu 3 jours aussi : le 1er ce sera plus exploration à pied du centre ville, du marché, du palais et colline de Mandalay le 2ème jour, ce sera les environs : Amapura, Paleik et Sagaing. Par manque de temps, je pense ôter Inwa et Mingun, est ce une bonne idée ? le 3ème jour, ce sera à vélo côté sud est ouest de la ville et bus à 16h pour Monywa
- quelqu'un connaît il les "horaires" de bus et la durée de trajet entre Monywa et Bagan ? (genre il a a un seul départ par jour et c'est le matin ?) ou alors est il possible de prendre le bâteau de Monywa à Bagan ? (ou début, j'avais prévu Monywa/Pakkokku en bus pour Pakkokku/Bagan en bâteau mais cette dernière liaison n'existant plus depuis peu, je ferai Monywa/Bagan directement)
- quelqu'un a t'il déjà été à Twin Daung (au nord de Monywa) pour visiter une fabrique de spiruline (une algue) ? Si oui, cela vaut il le déplacement ?
- si je dois choisir entre Hpa et Moulmein par manque de temps, que me conseillez vous ?
Merci par avance pour votre aide précieuse.
Sabrina
De retour d'une croisière sur le Celebrity Equinox English translation pending
Bonjour à tous !
Lundi 26 novembre : CIVITAVECCHIA
Comme prévu, notre bateau accoste bien à 4 heures 30… Dans un demi-sommeil, je sens qu’il ne bouge plus… Les montres et smartphones sonnent chacun leur tour entre 6 h30 et 6h 45… Mais bon, dans ces cas là, on est vite réveillé... La croisière est déjà terminée, nous avons d’ailleurs trouvé au fond d’un placard, en attente, tous les papiers et courriers destinés à nos successeurs… Il va être temps pour nous de leur laisser la place…
A 7 heures tapantes, Alexander nous apporte le petit déjeuner, qui, sans que nous n’ayons rien demandé, est identique à ceux que nous prenions habituellement… Il a dû apprécier son enveloppe de la veille, et nous souhaite très gentiment, en français, « bon retour à la maison »… A 7 heures ¼, un dernier coup d’œil sur le balcon nous montre que le Costa Atlantica entre dans le port…
A 7 heures 25, nous avons rendez-vous avec le groupe 55 au théâtre, mais nous ne ferons pas ce détour… Un petit coup de fil à notre taxi qui nous avait amenés 10 jours plus tôt (attention, dans le port de Civitavecchia, il n’y a pas de « station de taxis » au pied des bateaux… Seuls sont autorisés à entrer et à venir jusqu’au terminal maritime ceux qui peuvent donner le *nom* de la personne qu’ils viennent chercher…), et nous nous dirigeons directement vers le pont 2, pour notre dernière sortie… Un dernier « bong » quand nous introduisons notre carte dans la fente « Out » (chez Celebrity, le passager le fait lui-même, sans donner sa carte à un préposé, comme chez Costa) et nous voilà dans la gare maritime… Le tas de valise « 55 » est petit, comme chaque tas, et nous retrouvons très vite nos 4 valises… Quelques minutes d’attente à l’extérieur, il fait beau, mais très froid… Brrrr… heureusement notre chauffeur arrive, et nous reconnaît… Pas eu besoin de sortir sa pancarte « PAP et Mme », comme chacun de ses confrères qui attendent là…
Chargement rapide du taxi, et le temps de compter jusqu’à pas beaucoup, nous voici à l’hôtel Mediterraneo… Je récupère la Vel Satis, transfert des valises, et à 8 heures 15, nous sommes déjà sur l’autoroute, direction Nice…
EPILOGUE
On est allé ce lundi jusqu’à Nice… On a retraversé du côté de Grosseto les régions dévastées, pour constater à quel point les Italiens ont travaillé vite…😮 En dix jours, le contraste est saisissant… Nous n’avons pas eu la moindre déviation, et après deux ou trois courts arrêts « pipi-café », vers 15 heures, nous étions au Radisson à Nice… Beau temps, mais là encore très froid, avec un vent glacial, qui ne nous pas donné envie d’aller faire un petit tour dans Nice… Un petit moment sur notre balcon à regarder la Promenade des Anglais, et la mer, puis un peu de télé en français (ça change !) et dès 19 heures, apéritif puis un excellent repas 😛 (mais juste plat dessert…) au restaurant gastronomique du Radisson…
Départ à l’aube mardi, sous une pluie battante jusqu’à Marseille… Après, nous aurons un temps très nuageux, venteux, mais sec, jusqu’à Toulouse où nous arrivons vers 14 heures… Trop tôt, on annule par téléphone notre réservation au Novotel, et on décide de continuer jusqu’à Bordeaux… Rhaaa ! 🏴☠️ on n’avait pas réservé et malgré notre carte Accor, on a bien failli dormir dans la voiture (noooon, au pire, on serait allés jusqu’à Arcachon chez le Mini-PAP n°5)… il y a un congrès viticole et le Novotel Merignac est plein… Idem pour le Novotel Bordeaux Lac… reste juste une suite au Mercure Bordeaux lac… On prend… On mettra plus de deux heures, à cause des embouteillages monstres, pour faire les 10 km séparant le Novotel Bordeaux-Merignac du Mercure en question 😕… Hôtel sans restaurant, mais on va se faire une bonne entrecôte à l’Hippopotamus, juste à côté… Coup de fil à Alex (le Mini-PAP n°5) qui nous dit qu’on a eu bien de la chance, car lui, même à Arcachon, il est complet, à cause de ce fichu congrès de vignerons, et que selon lui, presque tous les hôtels sont complets, jusqu’à Biarritz…
Il ne nous restera que deux heures et demie de route pour regagner tranquillement, en ce mercredi matin, nos pénates, sous un ciel gris, froid, mais sans pluie… Une petite pensée pour notre Vel Satis, dont c’était le dernier voyage (avec nous) puisqu’elle sera remplacée mardi prochain par un 5008 (avec un coffre fantastiquement grand, comme nous avions pu le tester sur les 5008 de location, en septembre…
Le déballage sera rapide… Remise de la maison en mode « vie », coupure de l’alarme, déblocage de certaines portes, suppression des simulateurs de présence (lumières)… Les valises sont vidées en un tournemain par l’experte Mme PAP… Et déjà, comme disait Bénébar, tandis que nous prenons un frugal déjeuner, "ronronne au sous-sol, la machine à laver"…
Voilà… en ce mercredi soir, la maison a repris son mode normal… Mme PAP est repartie faire des courses tandis que je rangeais tout le matériel technique… Et puis les comptes, mon domaine de prédilection… arf ! pour la première fois de toutes nos croisières, j’ai un trou de 400 dollars…🏴☠️ Ouille… plus moyen de savoir ce qu’on a pu en faire… surtout qu’il s’agit de 4 billets de 100, qui n’étaient pas destinés à être utilisés sauf « situation d’urgence »… Et qui n’ont pas quitté le coffre-fort de toute la croisière… Impossible de ne pas évoquer la possibilité d’un vol 😕, d’autant qu’il nous est arrivés une ou deux fois de retrouver le coffre ouvert, mais avec une forte probabilité cependant que ce soit nous qui ayons oublié de le fermer… Bref, pour une fois, ma ligne « pertes et profit » servira à quelque chose… Il est trop tard pour enquêter… Mais dorénavant, sur nos prochaines croisières, l’argent liquide sera placé dans un petit coffret à combinaisons, lui-même mis dans le coffre fort…😐
Et jeudi matin, Mme PAP est repartie au travail… Avec infiniment de plaisir, en plus… Et je suis heureux de voir à quel point elle aime son travail… Mais cela veut bien dire que, cette fois, les vacances sont bien finies…
Il va me rester à trier les centaines de photos faites par les deux appareils, tant le mien que celui de Mme PAP… de faire un petit résumé avec les meilleures pour partager avec les amis… Et puis… il sera temps de penser à la prochaine croisière ! 24 mai 2013 à Amsterdam, sur le neoRomantica !
La croisière de novembre est passée ! Vive la croisière de mai ! 🙂
Lundi 26 novembre : CIVITAVECCHIA
Comme prévu, notre bateau accoste bien à 4 heures 30… Dans un demi-sommeil, je sens qu’il ne bouge plus… Les montres et smartphones sonnent chacun leur tour entre 6 h30 et 6h 45… Mais bon, dans ces cas là, on est vite réveillé... La croisière est déjà terminée, nous avons d’ailleurs trouvé au fond d’un placard, en attente, tous les papiers et courriers destinés à nos successeurs… Il va être temps pour nous de leur laisser la place…
A 7 heures tapantes, Alexander nous apporte le petit déjeuner, qui, sans que nous n’ayons rien demandé, est identique à ceux que nous prenions habituellement… Il a dû apprécier son enveloppe de la veille, et nous souhaite très gentiment, en français, « bon retour à la maison »… A 7 heures ¼, un dernier coup d’œil sur le balcon nous montre que le Costa Atlantica entre dans le port…
A 7 heures 25, nous avons rendez-vous avec le groupe 55 au théâtre, mais nous ne ferons pas ce détour… Un petit coup de fil à notre taxi qui nous avait amenés 10 jours plus tôt (attention, dans le port de Civitavecchia, il n’y a pas de « station de taxis » au pied des bateaux… Seuls sont autorisés à entrer et à venir jusqu’au terminal maritime ceux qui peuvent donner le *nom* de la personne qu’ils viennent chercher…), et nous nous dirigeons directement vers le pont 2, pour notre dernière sortie… Un dernier « bong » quand nous introduisons notre carte dans la fente « Out » (chez Celebrity, le passager le fait lui-même, sans donner sa carte à un préposé, comme chez Costa) et nous voilà dans la gare maritime… Le tas de valise « 55 » est petit, comme chaque tas, et nous retrouvons très vite nos 4 valises… Quelques minutes d’attente à l’extérieur, il fait beau, mais très froid… Brrrr… heureusement notre chauffeur arrive, et nous reconnaît… Pas eu besoin de sortir sa pancarte « PAP et Mme », comme chacun de ses confrères qui attendent là…
Chargement rapide du taxi, et le temps de compter jusqu’à pas beaucoup, nous voici à l’hôtel Mediterraneo… Je récupère la Vel Satis, transfert des valises, et à 8 heures 15, nous sommes déjà sur l’autoroute, direction Nice…
EPILOGUE
On est allé ce lundi jusqu’à Nice… On a retraversé du côté de Grosseto les régions dévastées, pour constater à quel point les Italiens ont travaillé vite…😮 En dix jours, le contraste est saisissant… Nous n’avons pas eu la moindre déviation, et après deux ou trois courts arrêts « pipi-café », vers 15 heures, nous étions au Radisson à Nice… Beau temps, mais là encore très froid, avec un vent glacial, qui ne nous pas donné envie d’aller faire un petit tour dans Nice… Un petit moment sur notre balcon à regarder la Promenade des Anglais, et la mer, puis un peu de télé en français (ça change !) et dès 19 heures, apéritif puis un excellent repas 😛 (mais juste plat dessert…) au restaurant gastronomique du Radisson…
Départ à l’aube mardi, sous une pluie battante jusqu’à Marseille… Après, nous aurons un temps très nuageux, venteux, mais sec, jusqu’à Toulouse où nous arrivons vers 14 heures… Trop tôt, on annule par téléphone notre réservation au Novotel, et on décide de continuer jusqu’à Bordeaux… Rhaaa ! 🏴☠️ on n’avait pas réservé et malgré notre carte Accor, on a bien failli dormir dans la voiture (noooon, au pire, on serait allés jusqu’à Arcachon chez le Mini-PAP n°5)… il y a un congrès viticole et le Novotel Merignac est plein… Idem pour le Novotel Bordeaux Lac… reste juste une suite au Mercure Bordeaux lac… On prend… On mettra plus de deux heures, à cause des embouteillages monstres, pour faire les 10 km séparant le Novotel Bordeaux-Merignac du Mercure en question 😕… Hôtel sans restaurant, mais on va se faire une bonne entrecôte à l’Hippopotamus, juste à côté… Coup de fil à Alex (le Mini-PAP n°5) qui nous dit qu’on a eu bien de la chance, car lui, même à Arcachon, il est complet, à cause de ce fichu congrès de vignerons, et que selon lui, presque tous les hôtels sont complets, jusqu’à Biarritz…
Il ne nous restera que deux heures et demie de route pour regagner tranquillement, en ce mercredi matin, nos pénates, sous un ciel gris, froid, mais sans pluie… Une petite pensée pour notre Vel Satis, dont c’était le dernier voyage (avec nous) puisqu’elle sera remplacée mardi prochain par un 5008 (avec un coffre fantastiquement grand, comme nous avions pu le tester sur les 5008 de location, en septembre…
Le déballage sera rapide… Remise de la maison en mode « vie », coupure de l’alarme, déblocage de certaines portes, suppression des simulateurs de présence (lumières)… Les valises sont vidées en un tournemain par l’experte Mme PAP… Et déjà, comme disait Bénébar, tandis que nous prenons un frugal déjeuner, "ronronne au sous-sol, la machine à laver"…
Voilà… en ce mercredi soir, la maison a repris son mode normal… Mme PAP est repartie faire des courses tandis que je rangeais tout le matériel technique… Et puis les comptes, mon domaine de prédilection… arf ! pour la première fois de toutes nos croisières, j’ai un trou de 400 dollars…🏴☠️ Ouille… plus moyen de savoir ce qu’on a pu en faire… surtout qu’il s’agit de 4 billets de 100, qui n’étaient pas destinés à être utilisés sauf « situation d’urgence »… Et qui n’ont pas quitté le coffre-fort de toute la croisière… Impossible de ne pas évoquer la possibilité d’un vol 😕, d’autant qu’il nous est arrivés une ou deux fois de retrouver le coffre ouvert, mais avec une forte probabilité cependant que ce soit nous qui ayons oublié de le fermer… Bref, pour une fois, ma ligne « pertes et profit » servira à quelque chose… Il est trop tard pour enquêter… Mais dorénavant, sur nos prochaines croisières, l’argent liquide sera placé dans un petit coffret à combinaisons, lui-même mis dans le coffre fort…😐
Et jeudi matin, Mme PAP est repartie au travail… Avec infiniment de plaisir, en plus… Et je suis heureux de voir à quel point elle aime son travail… Mais cela veut bien dire que, cette fois, les vacances sont bien finies…
Il va me rester à trier les centaines de photos faites par les deux appareils, tant le mien que celui de Mme PAP… de faire un petit résumé avec les meilleures pour partager avec les amis… Et puis… il sera temps de penser à la prochaine croisière ! 24 mai 2013 à Amsterdam, sur le neoRomantica !
La croisière de novembre est passée ! Vive la croisière de mai ! 🙂
"Expatrier" son chien en Indonésie English translation pending
bonjours a tous voila mon problème je suis actuellement en Indonésie pour mes études.
et l'année prochaine comme je me marie avec mon fiancé qui est indonésien, j'aimerai pouvoir reprendre mon chien un husky.
je voudrai savoir combien cela couterai et les formalité a suivre pour pouvoir la garder, et la reprendre avec moi.
depuis la Belgique, je sais déjà que j'aurai des vaccins a faire mais je parle niveau transport ect comment ça ce passe ?
quelqu'un pourrai m'aider c'est important pour moi car j'aime mon chien et je ne veut pas l'abandonné, je peu pas me résumé a la donner a quelqu'un.
:(
Echange cours de français contre cours de thai English translation pending
sawatdee kha
j'aimerai trouvé une personne désireuse d'apprendre le francais et en échange qu'elle m'apprenne le thailandais
j'ai déja une toute petite base de thai :)
meme si la personne ne parle pas francais du tout ca ne me dérange pas
voila
a bientot :)
Mousson à Koh Phangan fin novembre? English translation pending
Bonsoir!
Je serai à Bangkok dans une semaine et je pensais passer quelques jours à Koh phangan et voir ang thong park...
Apparemment, il a beaucoup plus ces derniers jours... Est ce que des locaux pourraient me donner des infos? Pensez vous que d'ici au 29 30 novembre la pluie se sera calmée? Est-ce une pluie en continu ou seulement une heure dans la journée?
Merci pour vos infos!
Je serai à Bangkok dans une semaine et je pensais passer quelques jours à Koh phangan et voir ang thong park...
Apparemment, il a beaucoup plus ces derniers jours... Est ce que des locaux pourraient me donner des infos? Pensez vous que d'ici au 29 30 novembre la pluie se sera calmée? Est-ce une pluie en continu ou seulement une heure dans la journée?
Merci pour vos infos!
Attention: problème avec Air Asia - vol vers Kalibo pour Boracay English translation pending
bonjour a tous,
mon message a pour but d'avertir des personnes qui comme moi passent par la méme compagnie pour allez au méme endroit.
en vue d'un voyage vers boracay en janvier 2013, j'ai reservé 2 vols simple, un le 06 janvier manille/kalibo et l'autre le 16 janvier kalibo/manille. mais il y a un gros probléme voici le mail que j'ai recu il y a 3 jours :
Dearest Guest,
Thank you for choosing to fly with AirAsia.
AirAsia has always taken great consideration in deciding changes of flights to any destinations that we serve. Unfortunately, due to commercial reasons, frequencies for our CRK – Kalibo – CRK route have to be reduced. Frequency reduction and time changes implementation to these domestic routes are necessary so we can continue to provide safe, reliable service at low fares to all our guests.
We regret to inform you that we are implementing flight changes for Clark to Kalibo and Kalibo to Clark effective December 15, 2012. The following options are available for guests who cannot travel on their new flight:
a) Move your flight to any available flights of the same destinationwithin 14 days after their original date of travel. You may change travel dates without fees and fare difference charges. New travel dates are subjected to seat availability. b) Obtain a 90-day credit shell option which is a system that retains the amount of money which can be used for later transactions. The credit shell will be valid for up to 3 months from the date of issue. c) Cancel flight and get a full refund. We are ready to assist you via our call center +63 2 588 9999 from Monday – Sunday, 8:00AM – 9:00PM should you have questions or concerns, or email us by clicking on this link: http://www.airasia.com/my/en/e-form.page
We hope for your understanding and apologize for any inconvenience caused. We are continuously improving ourselves to serve you better to ensure that your flights are safe, pleasant and hassle-free.
Sincerely, Philippines’ AirAsia
* si quelqu'un en sait plus ou peu m'aider a trouver une solution ou a un autre numéro pour joindre air asia mais en france , je suis preneur. pour ma part j aimerais etre rembourser. sinon j ai pris un autre vol allez retour manille/kalibo avec tiger airways aux memes dates et horaires. j ai eu chaud car tout mon voyage qui dure 2 mois a travers l'asie du sud est etait deja bouclé niveau organisation (dates, vols, hotel et ceci dans plusieurs pays)
j'espere que mon message pourra etre utile.
bonne lecture et bon week end a tous.
mon message a pour but d'avertir des personnes qui comme moi passent par la méme compagnie pour allez au méme endroit.
en vue d'un voyage vers boracay en janvier 2013, j'ai reservé 2 vols simple, un le 06 janvier manille/kalibo et l'autre le 16 janvier kalibo/manille. mais il y a un gros probléme voici le mail que j'ai recu il y a 3 jours :
Dearest Guest,
Thank you for choosing to fly with AirAsia.
AirAsia has always taken great consideration in deciding changes of flights to any destinations that we serve. Unfortunately, due to commercial reasons, frequencies for our CRK – Kalibo – CRK route have to be reduced. Frequency reduction and time changes implementation to these domestic routes are necessary so we can continue to provide safe, reliable service at low fares to all our guests.
We regret to inform you that we are implementing flight changes for Clark to Kalibo and Kalibo to Clark effective December 15, 2012. The following options are available for guests who cannot travel on their new flight:
a) Move your flight to any available flights of the same destinationwithin 14 days after their original date of travel. You may change travel dates without fees and fare difference charges. New travel dates are subjected to seat availability. b) Obtain a 90-day credit shell option which is a system that retains the amount of money which can be used for later transactions. The credit shell will be valid for up to 3 months from the date of issue. c) Cancel flight and get a full refund. We are ready to assist you via our call center +63 2 588 9999 from Monday – Sunday, 8:00AM – 9:00PM should you have questions or concerns, or email us by clicking on this link: http://www.airasia.com/my/en/e-form.page
We hope for your understanding and apologize for any inconvenience caused. We are continuously improving ourselves to serve you better to ensure that your flights are safe, pleasant and hassle-free.
Sincerely, Philippines’ AirAsia
* si quelqu'un en sait plus ou peu m'aider a trouver une solution ou a un autre numéro pour joindre air asia mais en france , je suis preneur. pour ma part j aimerais etre rembourser. sinon j ai pris un autre vol allez retour manille/kalibo avec tiger airways aux memes dates et horaires. j ai eu chaud car tout mon voyage qui dure 2 mois a travers l'asie du sud est etait deja bouclé niveau organisation (dates, vols, hotel et ceci dans plusieurs pays)
j'espere que mon message pourra etre utile.
bonne lecture et bon week end a tous.
Alaska ou Yukon? English translation pending
bonjour a tous
je suis en train de penser, voir de rever mon prochain voyage et quand je regarde mon globe, mes yeux sont plus qu'attirés par cette region ! mais j'hesite encore entre deux regions .....
region 1/ alaska avec un sejour autour d'anchorage, en passant par kenai fjord park, region de valdez, parc denali ....
region 2: le yukon avec une boucle whitehorse, dawson (Tombstone park) et redscente par kluane parc, et ensuite en ferry faire le secteur juneau, glacier bay park.
sachant que je devrais partir en juin quelle region me conseillez vous ?
Le yukon m'a l'air d'etre interessant et moins parcouru que l'alaska ? et les paysages un peu similaire ?
par rapport au region cité plus haut, quel region vous semble plus variée et interessante poins de vue paysage , faune ?
Ensuite en ce qui concerne la location de voiture, je trouve facilement des loueurs sur anchorage mais je ne trouve pas grand chose sur whitehorse ? savez vous si les loueurs nationaux (comme alamo, avis, ect) ont des antennes la bas?
Merci bien de l'attention que vous porterez a ce post ....🙂
A+
je suis en train de penser, voir de rever mon prochain voyage et quand je regarde mon globe, mes yeux sont plus qu'attirés par cette region ! mais j'hesite encore entre deux regions .....
region 1/ alaska avec un sejour autour d'anchorage, en passant par kenai fjord park, region de valdez, parc denali ....
region 2: le yukon avec une boucle whitehorse, dawson (Tombstone park) et redscente par kluane parc, et ensuite en ferry faire le secteur juneau, glacier bay park.
sachant que je devrais partir en juin quelle region me conseillez vous ?
Le yukon m'a l'air d'etre interessant et moins parcouru que l'alaska ? et les paysages un peu similaire ?
par rapport au region cité plus haut, quel region vous semble plus variée et interessante poins de vue paysage , faune ?
Ensuite en ce qui concerne la location de voiture, je trouve facilement des loueurs sur anchorage mais je ne trouve pas grand chose sur whitehorse ? savez vous si les loueurs nationaux (comme alamo, avis, ect) ont des antennes la bas?
Merci bien de l'attention que vous porterez a ce post ....🙂
A+
Alaska avec enfant cet été 2013 English translation pending
Bonjour, nous sommes un couple de 2 personnes (ho et fe) et une petite fille de 7 ans, nous partons pour la 7e fois aux Etats-Unis, mais cette fois ce sera pour visiter l'Alaska. Nous partons de Vancouver en croisière pour 7 jours, avec dernière destination Seward. Il nous restera encore 6 jours de libre pour visiter (un peu ) l'Alaska, en voiture de location. Mes questions sont nombreuses, et je remercie d'ailleurs tous les forumeurs qui m'ont donnée l'envie de cette destination. Je ne sais pas vraiment quoi choisir en 6 jours, et mes choix ne sont pas limités, seul le temps est le facteur à tenir en compte. Le sud ou le Nord, nous serons en Alaska fin juillet, après 15 jours au Canada et une croisière. Pouvez-vous m'aider? D'avance, je vous remercie.
Découverte du nord du Laos: Muang Sing ou Luang Namtha? English translation pending
Bonjour,
Dans le cadre d'un voyage en février/mars, nous souhaitons passer 4 à 5 jours (hors trajets) à découvrir le Nord Laos (villages, paysages, ...).
J'hésite entre Muang Siang et Luang Namtha comme base de départ.
Que me conseillez-vous et pour quelles raisons ?
Je précise que nous avons également prévu de faire la descente de la Nam Ou juste après.
Merci pour vos conseils.
Jean Michel.
Zanzibar ou sud du Kenya? English translation pending
Tout est dans le titre ou presque !
Nous partons au Kenya puis en Tanzanie pour une durée de plus de 4 semaines et on aimerait finir ce voyage au bord de l'Océan Indien, ce qui n'est pas très original.
Si nous optons pour Zanzibar, ce sera pour une durée de 8 jours et nous ferons l'impasse sur un safari de 3 jours en Tanzanie. (Finances obligent). Si nous choisissons Diani ou Galu , ce sera moins long, 4 ou 5 jours, mais nous ferons ce safari.
Que nous conseillez-vous ? On avait d'abord pensé à Diani, puis Zanzibar , à vrai dire rien n'est sûr.
Beaucoup parlent des beach boys à Diani , mais j'imagine bien qu'il y a des beach boys aussi à Zanzibar. Mais quand je lis que l'accès à la plage est quasiment impossible pour cette raison, ça fait un peu peur. On aimerait bien entre autre, disposer de quelques jours de farniente sur la plage et dans l'eau.
Ce qui peut aussi déterminer notre choix est ce qu'on aura fait en "amont":
Dans les grandes lignes: Arrivée à Naïrobi, puis trek au Mt Kenya, puis safari de 9 jours au Kenya (Sumburu , Nukuru, Naivasha, Aberdares et Masaï Mara.)
Retour Naïrobi puis bus jusqu'à Moshi. Puis ascension du Kili . La aussi hésitation entre voies Machame et Rongaï , mais c'est un autre sujet.
Et enfin , le court safari en Tanzanie de 3 jours (Tangarire et Ngoromongo. Ces parcs sont t'ils très différents des parcs que nous aurons vus au Kenya ?) , puis bus jusqu'à Monbassa et séjour plage à Diani.
(Existe-t'il un bus de Moshi ou Arusha à Monbassa ?)
OU pas de court safari, mais bus jusqu'à Dar , puis bateau jusqu'à Zanzibar . 8 jours sur l'île. Kwenda et Jambiani peut être.
Que choisir ??
Tous vos conseils seront les bienvenus.
Huit jours à Phuket c'est long? English translation pending
Bonjour,
Mon mari tout neuf et moi souhaitons faire notre voyage de noces au soleil. J'ai toujours rêver de la Thaïlande mais lui beaucoup moins... Je lui ai montré les plages de Thaïlande et depuis il est partant mais pour le Sud de la Thaïlande.
Nous avons un devis intéressant (enfin il me semble) pour un séjour en hôtel 4* à Phuket pour 8 nuits fin janvier, vol via Emirate au départ de Paris (avec une escale à Dubaï : on pourra voir les tours par le hublot 😉) le tout pour 3 300 € en formule tout compris. On pense faire baisser le prix en demi pension voir simple petit déjeuner car nous n'avons pas prévu de passer notre temps dans l'hôtel.
Mais après réflexion je demande s'il y a beaucoup de choses à faire à Phuket et alentours en dehors de la plage, je n'ai pas du tout envie de passer mon temps sur la plage.... Sachant que je n'ai pas non plus envie de monter sur le dos d'un éléphant par respect pour les animaux...
Si ce n'est pas le cas je vais essayer de voir si on trouve dans le même budget un circuit Bangkok puis Phuket.
Vous en pensez quoi ?
Merci d'avance,
AnneSo
Mon mari tout neuf et moi souhaitons faire notre voyage de noces au soleil. J'ai toujours rêver de la Thaïlande mais lui beaucoup moins... Je lui ai montré les plages de Thaïlande et depuis il est partant mais pour le Sud de la Thaïlande.
Nous avons un devis intéressant (enfin il me semble) pour un séjour en hôtel 4* à Phuket pour 8 nuits fin janvier, vol via Emirate au départ de Paris (avec une escale à Dubaï : on pourra voir les tours par le hublot 😉) le tout pour 3 300 € en formule tout compris. On pense faire baisser le prix en demi pension voir simple petit déjeuner car nous n'avons pas prévu de passer notre temps dans l'hôtel.
Mais après réflexion je demande s'il y a beaucoup de choses à faire à Phuket et alentours en dehors de la plage, je n'ai pas du tout envie de passer mon temps sur la plage.... Sachant que je n'ai pas non plus envie de monter sur le dos d'un éléphant par respect pour les animaux...
Si ce n'est pas le cas je vais essayer de voir si on trouve dans le même budget un circuit Bangkok puis Phuket.
Vous en pensez quoi ?
Merci d'avance,
AnneSo
Kayak au Groenland en autonomie complète English translation pending
Voici le récit. Pour les photos, voir le site : http://cphotosaventures.free.fr/
2 septembre – Vendredi Gare de Bordeaux Saint-Jean
18h41. Les portes se referment. Le quai s’éloigne de plus en plus vite. L’aventure commence ! Pour fêter ça, il est alors grand temps de profiter de cette merveilleuse faculté d’endormissement immédiat…
Une heure plus tard mon regard noir foudroie l’indélicate qui n’avait pas éteint son téléphone portable. Ah, si même le troisième âge se met à oublier le respect. Et la cinquantaine passée, elle avait dû prendre bien soin de régler la sonnerie au plus fort, pour être sûre de ne pas la manquer. C’est réussi… Il ne nous reste plus qu’à nous venger sur les croque-monsieur et les compotes volées aux enfants. Ce sera toujours ça de moins à porter tout à l’heure !
Jusque là, tout allait bien. Un texto d’Air Iceland nous rappelle que rien n’est jamais acquis :
« Dear passenger, due to technical reasons your flight NY261 to RKV on 03/09/2011 is delayed. Departure is at 14:00. Check in 13:00. rgds. AI ».
Un petit regard au « dossier de mission » pour confirmer ce que je pressentais : quarante-cinq minutes de retard pour notre départ de Reykjavik vers Narsarsuaq. Cela diminue d’autant nos chances de ne pas passer la première nuit au port de Narsaq…
Le train file toujours vers le nord. La nuit est tombée et les deux quinquagénaires continuent de discuter. Elles ne s’arrêtent donc jamais ? Aucune pause ?...
Cette aventure a réellement débuté trois mois auparavant. J’étais à la recherche d’une destination de vacances. Amoureux des terres vierges, j’hésitais : Laponie, lac Baïkal, Route de la Soie, … Et le hasard : un reportage sur l’Antarctique, des touristes quittant leur paquebot pour une virée en kayak au milieu des icebergs. Le déclic. « Ça, j’adore, il faut que je le fasse ! ».
Ah, pause des quinquagénaires ! L’une des deux est partie aux toilettes. Cela fait du bien quand cela s’arrête ! En arrêt devant la porte, elle parle toute seule. « Sésame ouvre-toi ? ». Non, cela ne fonctionne pas. Et oui, il faut appuyer sur le bouton… Dommage, sauvée par sa camarade de bavardage, je n’aurai pas ma vengeance de la sonnerie de portable…
Malheureusement, avec seulement deux semaines disponibles, aller jusqu’en Antarctique n’était pas possible. Le Groenland s’est alors naturellement imposé. Les liaisons aériennes disponibles et le choix du début du mois de septembre m’ont orienté vers Narsarsuaq. J’ai alors découvert Blue Ice Explorer, une petite entreprise touristique tenue par un français, Jacky, au Groenland depuis trente-cinq ans ! Il propose des activités, des excursions et des kayaks en location. Nos premiers contacts furent amicaux et encourageants. Et voilà, c’était décidé. Mi-juin, les billets d’avion étaient réservés. Attention Groenland, nous voilà !
L’accueil par notre entourage de cette idée fut mitigé, mais jamais indifférent. Certains sidérés, d’autres émerveillés. Du « tu es complètement fou » au « tu m’emmènes ? ». Et la surprise allongeait le visage des curieux avec le détail de cette expédition. Et oui, onze jours en autonomie complète, tente et sac de couchage, kayak le matin et randonnée l’après-midi. Et les questions fusaient. Amusé et un peu fier de cette idée, je répondais : non, il n’y a pas d’ours la météo, généralement clémente, entre zéro et dix degrés Celsius l’eau, magnifique mais à deux ou trois degrés Celsius, etc.
Début août, après un mois de réflexion, il a fallu se lancer dans les modalités pratiques de l’organisation. Avec plusieurs questions existentielles dont certaines nous ont fait bien cogiter. Et aujourd’hui, dans le train, il reste encore quelques incertitudes.
Un gros challenge nous attendait. Néophytes et peu équipés, il fallait tout trouver ou inventer. Prévoir et s’équiper.
23h10. Avec quelques minutes de retard, notre train arrive enfin à la gare de Roissy CDG. Et c’est après quelques détours dans ces immenses salles que nous trouvons le lieu d’arrivée des navettes d’hôtel. Bonne nouvelle, la première à arriver est celle de notre hôtel. Mais c’est une fois à l’intérieur du bus avec toutes nos valises que nous apprenons que, si c’est bien la bonne chaîne, ce n’est pas le bon hôtel… C’est toujours un plaisir de bouger nos lourds bagages pour rien…
Minuit. A l’hôtel, le bon, avec une chambre à notre nom. Un grand moment de solitude nous attend dans l’ascenseur : appuyer sur le bouton de l’étage ne suffit manifestement pas à le faire bouger. Au bout de cinq minutes à s’exciter sur le malheureux bouton, nous avons l’idée géniale de lire l’étiquette explicatrice placée juste à côté. Il faut insérer la carte de la chambre… Ah oui, mais où ? Encore quelques instants de honte à chercher… Le gardien derrière la caméra a dû bien rire. Et c’était bien la peine de se moquer de la mamie devant la porte des toilettes dans le train. Il y a une justice, malheureusement…
Puis la dernière douche avant onze jours, autant en profiter. Mais la fatigue l’écourte. Entraînement difficile, guerre facile : au cri entendu, je sais que le verre d’eau froide lancé par-dessus le rideau de la douche a fait mouche ! Il faut commencer dès maintenant à s’habituer à l’eau glaciale…
Et au lit, le dernier avant onze jours.
3 septembre – Samedi
5h20. Réveil. Difficile !
6h00. Couloir, ascenseur, navette, couloir, escalator, ascenseur, CharlyVal, couloir, escalator, couloir, tapis roulant, couloir… Enregistrement. Première mission de la journée : éviter de payer la surtaxe pour le dépassement de poids autorisé pour les bagages.
Nos bagages… Pour la soute, deux grosses valises et un gros sac à dos. Respectivement vingt-quatre, vingt-trois et treize kilogrammes. Soit soixante kilogrammes au lieu des quarante autorisés… En bagages à main : une petite valise et le sac à dos appareil photo. Douze et huit kilogrammes. Soit un total de quatre-vingt kilogrammes. A deux, joli score… Sur le site internet d’Icelandair, l’excédent bagage est facturé dix euros par kilo… D’où la mission truandage à l’aube ! Au comptoir, la première valise est posée à moitié sur le rebord. Affichés quinze kilogrammes au lieu de vingt-quatre. Quand la première valise avance sur le tapis, je pose rapidement la seconde, toujours à moitié sur le rebord. Une petite question pour détourner l’attention. Et quand tout semble fini, je sors le sac à dos.
« Celui-là aussi ? ».
Et oui…
« Faites attention, vous dépassez un peu le poids ».
Oui, un peu, c’est cela… Bon, après un remerciement appuyé, la mission est accomplie, deux cents euros d’économisés.
7h30. C’est sous un ciel radieux que s’effectue l’embarquement. Et si on commençait par dormir un peu ?
Trois heures plus tard, le grand nord approche à grands pas. Niveau quatre cents (quarante mille pieds, douze mille mètres), cap au nord-ouest. Impossible de voir la mer, d’une part à cause de l’aile et d’autre part à cause de la couche nuageuse continue et uniforme. Cela confirme malheureusement les mauvaises conditions météorologiques prévues sur l’Islande. En espérant qu’il ne pleuve pas trop, une petite marche de quinze minutes est prévue pour le changement d’aéroport…
Revenons aux préparatifs. Du fait des horaires d’avion, il n’était pas possible de faire tout le trajet dans une même journée. D’où la réservation d’hôtels et les quelques tracas qui s’ensuivent : horaires, transferts, navettes, etc. Donc le programme :
- 2 septembre : Bordeaux-Paris en train, navette gratuite puis hôtel.
- 3 septembre : Paris- Keflavik, décollage huit heures. Puis nous avons quatre heures pour faire Keflavik-Reykjavik en navette Flybus. Le trajet dure une quarantaine de minutes. Nous avons donc le temps. A Reykjavik, la navette s’arrête, non pas à l’aéroport, mais à une gare routière. Il y a ensuite une quinzaine de minutes de marche pour rejoindre celui-ci. Un plaisir avec quatre-vingt kilogrammes de bagages ! Puis vol de trois heures pour arriver à Narsarsuaq en milieu d’après-midi à cause du décalage horaire.
- 13 septembre : chemin inverse. Départ dans l’après-midi de Narsarsuaq pour une arrivée en soirée à Reykjavik. J’ai passé quelques heures sur le site islandais de la compagnie de bus pour trouver le bon bus et le bon arrêt de bus ! Pas facile tous ces noms islandais à rallonge. Surtout ne pas chercher à les prononcer… Après une courte nuit à l’hôtel, une navette gratuite de celui-ci nous amène à l’aéroport. Puis vol jusqu’à Paris et train jusqu’à Bordeaux. Arrivée prévue à vingt-et-une heures, le quatorze septembre…
La descente vers l’Islande a débuté, les nuages se rapprochent.
Pour déterminer notre itinéraire en kayak, il fallait tout d’abord savoir à quelle vitesse nous pouvons naviguer. Il semble que la vitesse moyenne soit entre cinq et sept kilomètre-heure. Comme nous étions partis sur trois à quatre heures de kayak par jour, une distance d’une vingtaine de kilomètres par jour semblait raisonnable. Grâce à deux cartes au 1/100 000e et à Google Earth, j’ai pu établir un itinéraire. Les cartes ont été commandées sur internet. Déterminer l’itinéraire, les points possibles de bivouac, les distances, les coordonnées des points m’a pris un certain nombre de soirées et de week-ends ! Au final, vingt-deux points sélectionnés pour différents scénarii, cent quatre-vingt dix kilomètres prévus. Des étapes d’une vingtaine de kilomètres, imprimées et tracées…
La couche nuageuse percée, l’océan et l’Islande s’offrent à nos yeux. Enfin, ce que l’aile ne cache pas…
Première bonne nouvelle, il ne pleut pas et il ne fait pas froid, treize degrés Celsius. La récupération des bagages se déroule sans problème. De mon plus bel anglais, j’essaie de faire comprendre à la grande blonde du guichet Flybus que je veux aller à l’aéroport de Reykjavik. Le prix est supérieur à ce que j’avais vu sur internet, mais nous montons tout de même dans le bus qui part quelques minutes après. Le bus est complet, avec beaucoup de jeunes. Arrivés à la gare routière, on nous oriente vers un minibus qui dessert l’aéroport et quelques hôtels. Ce qui explique le prix supérieur du ticket. Le trajet ne dure que quelques minutes. Ce minibus est une bénédiction car il nous évite de longues minutes de marche et une grave erreur : pour moi, l’aérogare était de l’autre côté de la piste !!! Faire quinze minutes de marche avec nos valises pour s’entendre dire que l’aérogare est de l’autre côté ne m’aurait pas fait rire du tout…
Midi, heure islandaise (moins deux par rapport à l’heure française). A l’aéroport Reykjavik Domestic. Après un sandwich et un yaourt, nous attendons notre vol, décalé à quatorze heures. L’aérogare est toute petite, quatre ou cinq guichets d’enregistrement, une petite cafétéria, un minuscule tapis de récupération de bagages. Deux ou trois vols par heure, pas plus, vers des destinations aux noms imprononçables…
Notre périple en kayak ne part pas de Narsarsuaq. Dès notre arrivée, nous chargeons toutes nos affaires sur un bateau qui nous amène à Narsaq, à cinquante kilomètres à l’ouest. Ensuite, direction l’inlandsis. Nous revenons en kayak à Narsarsuaq onze jours plus tard, en passant par Igaliku, un ancien village viking. Cent cinquante habitants à Narsarsuaq, mille cinq cents à Narsaq. Il y a deux heures de bateau entre Narsarsuaq et Narsaq. Jacky estime notre arrivée autour de dix-huit heures. Nous préférons ne pas dormir dans le port de Narsaq, mais comme le soleil se couche vers vingt heures, il va être difficile d’y échapper. Le problème sera de trouver un petit coin pour poser la tente. Le retard de notre avion ne va pas faciliter les choses. Une île se trouve à trois kilomètres en face de Narsaq. Y passer la nuit serait plus agréable.
Trouver de l’eau ne pose à priori aucun problème. Ruisseaux, lacs et glaçons ne manquent pas. Et l’eau y est pure. Par précaution, nous avons tout de même emmené des pastilles purificatrices. Pour le stockage de l’eau, nous utiliserons un bidon de quinze litres et deux bouteilles serviront à nous désaltérer sur le kayak et en randonnée.
Choisir notre nourriture nous a pris beaucoup de temps. Peu enthousiasmés par les plats préparés lyophilisés, nous avons choisi pâtes, riz, semoule, nouilles chinoises, flans rapides, gâteaux secs (les bons broyés du Poitou !) et chocolat. Pour le goûter du matin, des barres chocolatées et des fruits secs pour celui de l’après-midi. Enfin une bonne excuse pour se goinfrer de chocolat ! Nous avons préparé chaque repas en sachet individuel, même le petit déjeuner : cent grammes de céréales, lait et chocolat en poudre. Nous avons visé le côté pratique sur place. Au moment de faire les valises, la solution bouteilles plastiques nous a alors semblé plus judicieuse pour le rangement et la place prise ! Au final, près de trente kilogrammes de nourriture : trois kilogrammes de pâtes, un kilogramme et demi de riz et de semoule, deux kilogrammes de chocolat, 2 kilogrammes de céréales, trois kilogrammes de fruits secs, … Même si ce voyage est éprouvant physiquement, nous allons peut-être revenir avec quelques kilos en plus ! Et c’est ce qui explique les quatre-vingt kilogrammes de bagages que nous devons traîner pendant ces deux premiers jours…
Côté équipement, il a fallu partir de rien, ou presque. Une tente résistante, les vents pouvant parfois être forts, des sacs de couchage confortables même à des températures négatives, des matelas. Du matériel de camping, dont deux bols rétractables en silicone pour un gain de place. Pour les vêtements : pantalon et veste imperméables, pouvant servir aussi bien au ski qu’en randonnée une polaire et quelques sous-vêtements chauds des tee-shirts en polyester, le coton devant être évité. Quelques maillots de volley feront très bien l’affaire ! Gants et bonnet. Des chaussons et des gants en néoprène pour le kayak. Des chaussures de marche. Nos tenues de voyage feront office de tenues de rechange.
Les tenues étanches nous ont causé quelques soucis. Elles sont en effet indispensables pour le kayak dans une eau aussi froide. Elles permettent d’augmenter les chances de survie en cas de chute dans l’eau. Sans elles, l’espérance de vie dans une eau à deux ou trois degrés n’est que de trois minutes. Ce sont des combinaisons avec des manchons serrés au cou, aux poignets et aux chevilles, permettant une étanchéité totale. A sept cents euros minimum à l’achat, nous allons les louer à Jacky, c’est préférable pour notre budget. Surtout que c’est le genre d’équipement difficilement réutilisable dans un autre sport ou une autre activité.
Le téléphone portable et deux applications serviront de GPS. L’une d’elles permet même de sauvegarder le trajet effectué et de le voir sur Google Earth. Ce sera pour le retour et les souvenirs. Pour le charger, trois chargeurs solaires seront testés. Le troisième sera le bon. Il servira également pour notre lampe rechargeable par USB. Nous avons également deux petites lampes à dynamo et un chargeur de batteries d’appareil photo qui fonctionne lui aussi avec le chargeur solaire. En cas de panne de ces équipements modernes, il restera la boussole. Attention cependant à la déclinaison magnétique qui est d’une trentaine de degrés.
Un des buts de ce voyage est de faire de belles photos. Je n’ai pas emmené tout mon matériel, j’ai laissé à la maison mes vieux objectifs, moins performants. Je n’aurai donc que mon 50/2.8, mon 300/2.8 et mon doubleur X2. J’ai trouvé un sac étanche transparent pour prendre mon appareil avec moi sur le kayak. Sûrement plus pratique qu’un sac traditionnel opaque.
Pour transporter nos affaires dans les kayaks, nous abandonnons bien évidemment nos valises. Nous n’allons garder que le gros sac à dos pour la tente, les sacs de couchage et les matelas. Les repas seront répartis dans deux sacs. Et nous avons quatre sacs étanches : le transparent pour l’appareil photo et ce qui devra être à portée de main, deux pour les vêtements et le dernier pour le matériel. Un porte-cartes étanche servira pour les cartes, les documents imprimés et le téléphone/GPS.
13h00. L’aérogare et la cafétéria se sont remplies d’un coup. Une équipe sportive, un groupe de jeunes filles, beaucoup d’espagnols et quelques anglophones. Cela devient tout de suite bien plus bruyant… Notre vol apparaît enfin sur l’écran de l’un des guichets. Et la file d’attente remplit aussitôt la petite aérogare. Plusieurs groupes devant nous ont une discussion animée avec l’hôtesse. Nous sommes un peu loin pour comprendre mais nous espérons qu’il ne s’agit pas de problèmes de surpoids de bagages ! Au final, il semblerait que leur vol serait à seize heures et non pas à quatorze heures, pour la même destination… Nous sommes surpris par le peu de bagages que certains ont pour aller au Groenland. Surtout comparé à nous… L’appréhension de notre surcharge nous rend certainement méfiants et obnubilés par cette idée !
Après une longue attente, notre tour arrive. Opération truandage, acte II ! Poser la valise, la soutenir franchement pour que le compteur ne s’affole pas pendant que l’hôtesse colle le papier à la poignée, la lâcher au dernier moment et rapidement mettre la suivante sur le tapis. Encore une fois, cela se passe tranquillement, l’hôtesse ne semblait pas intéressée par le poids de nos trois bagages… Nous n’allons pas nous en plaindre. Tout s’est finalement bien passé de ce côté-là…
Nous nous dirigeons alors vers la porte B pour le contrôle douanier. Pour une fois dans un aéroport, l’appellation « porte » porte bien son nom ! Puisqu’il s’agit d’une simple porte, permettant d’entrer dans une toute petite pièce, largement encombrée par une unique machine de contrôle des bagages et des personnes. Cette formalité effectuée, l’attente se prolonge ensuite dans la petite salle d’embarquement. Et quand enfin nous embarquons, l’heure prévue de décollage est déjà passée… Cela n’arrange toujours pas nos projets pour la soirée… Pendant notre attente, le ciel s’est dégagé et l’air est doux, agréable. Au loin, les montagnes déchiquetées se découpent nettement sur l’horizon. Quelques nuages accrochent les plus hauts sommets. Dans cette atmosphère pure, la vue de l’Islande pendant le décollage est une merveille. Ce pays aux paysages si particuliers mérite vraiment d’être visité. Il faudra revenir…
Un repas léger nous est rapidement servi après le décollage. Petit changement dans nos habitudes, nous mangerons donc avant de dormir ! Nous n’avons pas très faim, mais avec les deux heures supplémentaires de décalage horaire, le dîner n’est pas pour tout de suite.
A notre arrivée, le programme s’annonce chargé. Récupérer nos bagages se rendre au comptoir Blue Ice pour prendre les kayaks, les combinaisons étanches, le gaz pour le réchaud, une carte au 1/250 000e de l’ouest de Narsaq, le téléphone satellite que nous louons en cas de problème payer tout cela vider nos valises dans nos sacs (Jacky nous a proposé de garder nos valises) charger le tout dans le bateau se rendre à Narsaq et décharger le tout une fois arrivés. Si tout se passe vite et bien, ce qui semble hautement improbable vu le retard accumulé, il sera peut-être possible de commencer à pagayer pour bivouaquer sur l’île en face de Narsaq. Sinon, c’est malheureusement l’installation pour la nuit dans le port…
Notre dernière inquiétude concerne la météo. La dernière regardée hier sur un site Internet danois juste avant le départ prévoyait une belle journée pour aujourd’hui avec une douzaine de degrés. Malheureusement le temps doit se couvrir rapidement en soirée avec de la pluie dans la nuit. Cette pluie doit continuer jusqu’à lundi midi, soit après-demain, le 5. Après, le ciel doit s’éclaircir mais les températures dégringolent : jusqu’à moins cinq degrés Celsius dans la nuit, le maximum dépassant à peine les cinq degrés Celsius… Mais de la pluie était prévue aujourd’hui en Islande et le temps clément que nous avons eu, nous pousse à l’optimisme. Malheureusement la vue par le hublot donne raison aux prévisionnistes… Que du blanc.
14h30, heure groenlandaise, nous quittons le niveau deux cent trente vers Narsarsuaq. Le commandant de bord annonce un temps couvert et huit degrés Celsius…
L’avion poursuit sa descente et pendant de longues minutes, tout est blanc à l’extérieur. Puis fugitivement, quelques taches de marron apparaissent entre le blanc des nuages et le blanc de la glace. Et soudain, le sol se jette sur nous, net, escarpé, mélange de terre, de roche, d’eau et de glace. L’avion vient de sortir de la couche nuageuse et le Groenland s’offre à nous. C’est un spectacle vraiment tourmenté, la montagne alterne avec le glacier. Celui-ci est strié, crevassé, teinté de gris et de marron. L’avion continue sa descente et s’enfonce même au milieu d’une vallée. Le bout des ailes est maintenant bien plus bas que les crêtes environnantes. Par mauvais temps, cela doit demander une bonne dose de confiance ! Le glacier prend fin. Là, il se jette directement dans la mer. Ici, il se transforme en rivière. Puis l’avion vole au-dessus de l’eau, s’en approche et finit par toucher le sol. Le freinage est violent, la piste est courte.
15h00. Quelques minutes seulement après le toucher des roues, nous posons enfin le pied sur le sol groenlandais. ENFIN !!! L’air est frais, pur, « ça sent la montagne ! ». Nous dévorons des sens ces premières impressions. La mer calme en arrière plan, entourée de montagnes abruptes. C’est vert, c’est silencieux. Nous voudrions profiter de ces premiers instants mais l’aérogare bleue nous attend, avec Narsarsuaq écrit en grosses lettres rouges juste sous la tour.
Les bagages sont rapidement récupérés et c’est le premier contact avec Blue Ice. Claus nous accueille et nous amène quelques minutes plus tard au café qui leur sert de bureau, à quelques dizaines de mètres de l’aéroport. Dans un français parfois hésitant, Jacky nous souhaite la bienvenue et nous enchaînons avec les modalités pratiques. Ils sont sans nouvelles d’un groupe qui devait arriver cet après-midi. A priori le mauvais temps. Et cela modifie notre programme et notre équipement : il n’a plus que deux kayaks ancien modèle à nous proposer, au lieu d’un récent et d’un ancien. Aucun problème, il y aura égalité des chances ! Mais surtout le départ pour Narsaq est reporté au lendemain matin… Départ à neuf heures, arrivée à Narsaq vers dix heures, ce qui fait un début d’aventure en kayak au plus tôt vers onze heures.
Cela chamboule considérablement nos plans pour cette première journée. Surtout que l’inversion de marée se produit vers midi, le courant devenant défavorable l’après-midi. De plus, la météo s’annonçant médiocre, il y aura donc beaucoup d’improvisation. Sur cette longue étape, j’avais prévu quatre autres lieux de bivouac possibles. Nous verrons sur le moment, difficile d’anticiper plus aujourd’hui…
Nous passons l’heure suivante à vider nos valises, remplir nos sacs, essayer les combinaisons étanches, trouver la carte qu’il nous manque (nous prenons finalement la dernière, dénichée au fond d’un tiroir, trouée et donc offerte !), essayer les bouteilles de gaz pour le réchaud avec notre embout. Il s’avère que les bouteilles neuves ne correspondent pas. Mais heureusement Jacky a tout un stock de bouteilles entamées laissées par des touristes, et parmi celles-ci, beaucoup fonctionnent avec notre matériel. Pour cent couronnes, quelques euros, nous repartons donc avec cinq bouteilles plus ou moins entamées, correspondant à peu près à deux neuves.
Après avoir réglé Jacky, nous partons dans son van en direction le port pour nous installer et voir les kayaks. Il nous indique un coin légèrement à l’écart pour planter la tente. Il nous montre également une source pour remplir nos bidons. Nous laissons nos affaires, « il n’y a pas de vol ici, on ne ferme même pas les maisons » et nous nous dirigeons vers leur local à matériel. Une ancienne cuve métallique cylindrique. Nous testons leurs nouvelles jupes sur les anciens kayaks. Elles ne vont pas et c’est seulement après son troisième aller-retour que Jacky trouve enfin des jupes adaptées. Et c’est en l’attendant durant ses trajets que nous remarquons l’absence d’iceberg dans ce fjord. Mais tout au fond, il y en a un certain nombre et certain semblent énormes. Malgré la distance, il nous est possible de distinguer des nuances de couleur, blanc, gris, bleu… Tout cela, c’est pour demain.
17h15. Jacky nous laisse avec notre nouvelle amie : la pluie… Heureusement pas très forte, mais elle nous fait accélérer le mouvement. Récupération des sacs et montage express de la tente. Nos affaires sont rapidement mises à l’abri. Nous bénissons notre choix d’avoir pris une tente assez grande et avec deux petites avancées. Tout notre matériel loge. Avant de nous mettre à l’abri, nous allons remplir nos bidons.
Et c’est quelque peu découragés et fatigués que nous commençons à aménager l’intérieur et à mieux trier nos affaires. De plus, à la vue des kayaks, nous avons toujours de gros doutes sur la possibilité de tout loger dans les compartiments étanches… Là aussi, il faudra attendre demain pour le savoir…
19h30. La luminosité baisse. Nos paupières aussi. Il pleut toujours, un peu plus fort même. Une envie naturelle qui commence à devenir pressante va nous pousser à bouger. Et il va falloir préparer le repas avant la nuit qui ne devrait pas tarder.
L’envie pressante effectuée, nous faisons un petit tour sur la « plage » de cailloux noirs et gris. C’est confirmé, le bain ne va pas être facile. L’eau n’est pas froide, elle est glaciale !
Nous avons vue sur le petit port de Narsarsuaq. Dans l’obscurité naissante et l’atmosphère grisâtre, un projecteur diffuse une triste lueur orangée qui se reflète sur l’eau calme du port. Sur la droite, au pied des montagnes, deux anciennes cuves métalliques cylindriques, dont une contient le matériel de Jacky, un grand hangar rouge, quelques containers et quelques véhicules. A l’abri de la jetée, deux petits pontons où sont amarrés une vingtaine de petits bateaux. Collés à la jetée, deux vedettes plus imposantes, rouge et blanche, et, le plus près de la sortie du port, un mignon bateau en bois rouge vif, avec un mat à l’avant et une voile carguée verticalement sur celui-ci.
De l’autre côté du fjord, là où la pente est moins marquée, quelques maisons encadrées de champs d’un vert plus clair que les reliefs environnantes, très escarpés.
Puis retour à la tente pour le dîner qui se termine à la lampe à vingt-et-une heures. Soupe, nouilles chinoises et quelques carrés de chocolat. C’est bon pour le moral. Allé, demain est un autre jour. Notre respiration fait de la vapeur, il doit faire trois ou quatre degrés Celsius. Bien au-dessus des moins deux degrés Celsius de la nuit dernière, comme nous l’a indiqué Jacky. Il me reste un peu de courage pour faire chauffer un peu d’eau pour me « doucher ». Ensuite direction le sac de couchage !
Première nuit au Groenland. J’en rêvais depuis des mois. C’est pour le moment un peu moins glamour et merveilleux qu’imaginé, mais cela va venir. A demain !
4 septembre – Dimanche
2h30. La pluie a cessé. Mais quelques coups de vent font trembler la tente. C’est tout de même curieux ces rafales au milieu de la nuit… Le sac de couchage tient toutes ses promesses, je n’ai absolument pas froid. Je suis même en sueur ! Du coup, j’enlève la capuche.
3h30. J’ai les oreilles et le front gelés, je remets la capuche. Dehors, seul le bruit de la source me parvient.
5h40. Le jour commence à poindre. La pluie fait son retour.
6h20. Il va falloir songer à bouger. Nous avons le temps avant 9 heures, mais tellement de choses à ranger. La pluie est toujours là… Les affaires à l’intérieur de la tente sont fraîches et humides, la lampe accrochée au « plafond » est couverte de buée.
Mais nous l’avons fait ! Dormir sous la tente au Groenland sous la pluie avec une température proche de zéro degré Celsius… Drôle d’idée, drôle de voyage !
C’est la troisième araignée que je tue. De belles bêtes en plus ! Dommage qu’elles ne soient pas comestibles. Finalement ce lieu a un petit air de pays tropical…
J’adore la façon de ranger le sac de couchage, de ne pas le plier… Il suffit de le rentrer « en vrac » dans son sac de compression, d’appuyer fort pour le tasser et de tendre à fond les sangles pour le comprimer. Ne pas le plier correctement et toujours de la même façon évite les plis dans l’insolant au même endroit. Et par conséquent les pertes de chaleur.
7h00. C’est l’heure du petit-déjeuner. Même s’il pleut encore, la vue est plus dégagée qu’hier soir. Il ne fait pas si froid que ça, même si perdre trente degrés Celsius en une journée laisse des traces…
7h30. La pluie s’est arrêtée. Cette bonne nouvelle nous permet de prendre le petit-déjeuner dehors. Et c’est beaucoup plus agréable pour plier bagages. Notre premier iceberg ! Tout seul au milieu du fjord, il profite de la marée montante pour progresser paresseusement… Tout au loin, ses frères continuent à défiler. Ils proviennent du Qôroq, un fjord particulièrement soi-disant prolifique en glaçons. Nous y passerons à notre retour.
8h00. Nous rangeons nos affaires. Le départ est prévu dans une heure. Largement le temps pour quelques photos sombres. Il ne pleut plus du tout, mais un petit vent frais nous fait supporter polaire, bonnet et gants.
9h00. C’est l’heure du départ. Nous sommes prêts et nous portons nos sacs sur la jetée près des bateaux. Claus arrive pendant ce temps avec les kayaks. Nous embarquons sur le second bateau avec trois autres passagers. C’est une des vedettes que nous voyions hier depuis la tente. Il n’y a qu’une seule cabine sans séparation entre la douzaine de sièges et le poste de pilotage avec sa barre, sa manette des gaz et les divers instruments de navigation et de communication. L’eau du port est magnifique même sans le soleil, bleue-verte limpide… Cela donne envie d’y piquer une tête !
Jacky vient nous saluer et nous informer que la météo doit s’améliorer, seul un petit vent d’Est s’est levé et risque de rendre la navigation moins agréable. Nous lui rappelons qu’il doit nous donner les combinaisons étanches et les gilets de sauvetage qu’il avait gardé dans son van. Heureusement que nous y avons pensé, cela peut s’avérer utile !
Le petit bateau sort du port et accélère rapidement. Il laisse derrière lui une trace blanche bouillonnante. Deux vagues roulent et s’écartent symétriquement après notre passage. La trace laissée est nette sur la surface du fjord, à peine troublée par un léger vent. Le petit drapeau groenlandais à la poupe claque joyeusement dans le vent. En nous retournant, nous apercevons l’aéroport de Narsarsuaq, sa tour de contrôle et son aérogare bleues, ses différents hangars, sa piste en pente qui se termine juste avant le rivage et les quelques maisons et bâtiments colorés qui l’entourent.
Nous traversons le fjord pour débarquer les autres passagers dans le petit village qui fait face à Narsarsuaq. Le débarcadère est occupé par le petit cargo à la coque bordeaux et à la cheminée bleue, que nous avons vu passer plus tôt ce matin. Il ravitaille le village en carburant et un long tuyau relie sa poupe à un petit bâtiment. Le débarquement s’effectue donc directement sur les rochers. Avec une grande maîtrise et malgré les remous, Claus maintient son bateau à quelques centimètres du bord, sans le toucher, et les passagers n’ont qu’à enjamber le bastingage pour nous quitter.
Le débarquement ne dure que quelques secondes et nous repartons.
Nous quittons le fjord de Narsarsuaq et virons à droite pour rejoindre le fjord plus large qui mène à Narsaq. La mer est maintenant un peu plus agitée.
Nous croisons de loin quelques icebergs, dont certains sont impressionnants. Claus, aux commandes, semble bien prendre garde de ne pas s’en approcher, même des petits. Leurs couleurs varient du blanc éclatant au bleu turquoise.
Comme avec les nuages, on peut s’amuser à trouver certaines formes aux icebergs. Ceux-ci sont de toutes tailles et de toutes formes, plats, lisses, découpés, etc.
Les côtes sont parfois très escarpées, coupées de ruisseaux et de cascades. Certaines strates géologiques sont bien visibles, inclinées ou parfois bien horizontales. La couleur dominante est tout de même le vert. Le nom de Groenland donné à ce pays s’explique. Ça et là, quelques moutons sur une petite prairie plane.
Le trait blanc d’un ruisseau serpente au milieu de roches grises. Arrivé au-dessus d’une immense grotte, il chute verticalement sur plusieurs dizaines de mètres et s’éparpille dans le vent avant que ses gouttes ne viennent s’écraser en d’innombrables éclaboussures sur un lit de pierres grises. Reformé quelques mètres plus bas, il reprend son trajet ondulé vers la mer.
Je reconnais certains lieux vus sur Google Earth. Autant sur l’écran le relief manque, autant il est ici omniprésent. Les lieux de bivouac possibles ne sont pas légion…
La neige est présente sur les plus hauts reliefs. Signe que l’hiver approche ?
Par endroit, la roche n’est plus noire mais rouge-ocre, voire un peu rose. Certains rochers sont même verts ! C’est par moment un sacré mélange de couleurs ! Le responsable de la décoration devait avoir bu…
A mi-chemin de Narsaq, la pluie refait son apparition et vient s’écraser en fines gouttes sur le pare-brise du bateau. Le plafond est plus bas également, les sommets sont accrochés. Les glaçons se font beaucoup plus rares.
Un village isolé au pied d’une haute montagne. Cinq maisons éparpillées. Un tracteur à côté d’une large parabole.
Narsaq est en vue. La pluie ne faiblit pas, au contraire… Allé, je range l’appareil photo, le carnet et le stylo, il est kayak moins peu !
Et là, c’est le drame…
Une fois arrivés au port de Narsaq, nous déchargeons bagages et kayaks, le tout sous une pluie battante. Nous nous installons à l’abri de la station service du port. Et maintenant il faut réussir l’exploit de tout faire rentrer dans les compartiments étanches de nos embarcations. Les autres groupes dont nous avions lu les récits sur internet s’étaient extasiés des possibilités de chargement des kayaks. Manifestement, nous n’avons pas eu les mêmes… Les deux compartiments avant sont rapidement remplis par la nourriture. Il ne reste que les arrières pour tout le reste.
Deux espagnols, sympathiques mais légèrement moqueurs sont à côté de nous et nous regardent nous battre avec nos kayaks. L’un d’eux nous prend en photo et ne peut s’empêcher de nous conseiller de bien remplir jusqu’au fond des compartiments. Sans blagues ?! Il devient rapidement évident que le sac à dos, même s’il entre dans un compartiment, prend trop de place et empêche de ranger autre chose dans ce compartiment. Il va donc falloir s’en séparer. Dommage pour les randonnées… Nous le donnons à Claus juste avant que celui-ci ne reparte. Il ira tenir compagnie à nos valises.
Une bonne heure plus tard, c’est avec une immense satisfaction et une non moins immense fierté que nous fermons le dernier compartiment. Tout est entré ! Certes il a fallu tricher un peu, mais c’est réussi. En effet, nous avons chacun un sac étanche entre nos pieds, coincé au bout de l’habitacle… Nous nous sommes changés et nous avons découvert la difficulté d’enfiler nos combinaisons étanches. Ainsi que leur fraîcheur…
Etape suivante, mettre les kayaks à l’eau. Première difficulté : les porter chargés. Car ils sont devenus extrêmement lourds avec les trente ou quarante kilogrammes supplémentaires ! Tant bien que mal, nous parvenons à les traîner jusqu’à un petit escalier en béton qui va jusqu’à l’eau. En descendant le premier kayak, une petite poussée inopportune au moment où je négociais une marche abîmée manque de très peu de me faire goûter à cette eau si limpide… Mais si froide…
Une fois les kayaks à l’eau, il faut maintenant y grimper. En m’aidant des rochers, je me lance en premier. Et j’essaie d’appliquer la méthode décrite dans les manuels. La pagaie derrière l’hiloire (le trou où l’on se met), la main bien au milieu en tenant la pagaie qui est en appui sur les rochers. Puis il faut s’asseoir sur l’arrière de l’hiloire et, en dernier, entrer les jambes à l’intérieur. Et cela fonctionne ! Attacher la jupe n’est pas évident du tout.
Mais après quelques minutes d’efforts, nous voilà assis dans nos kayaks, prêts à affronter la mer, les icebergs et la pluie. Il est onze heures trente environ, la mâtinée est bien plus qu’entamée. Nous donnons nos premiers coups de pagaie… Et c’est à ce moment bien mal choisi qu’un Narsarsaquois nous interpelle. Bien mal choisi en effet car il est difficile de se retourner en kayak. Surtout avec une capuche sur la tête… Du coup, il faut faire demi-tour à l’ensemble. Avec grâce et aisance bien entendu… Le monsieur nous interroge sur notre destination et semble inquiet de nous voir partir. Il nous annonce qu’un vent de huit miles de l’est est prévu. Sa manière de le dire donne l’impression que c’est terrible, mais cela ne me semble pas si catastrophique. A moins que j’ai mal compris son anglais. Je le remercie de l’information et je lui dis que nous n’allons pas loin, juste en face. S’il pensait nous faire sortir de l’eau et tout décharger pour camper à Narsaq, c’est hors de question ! Surtout après tous ces efforts.
Et nous voilà partis. Mes premières impressions du kayak sont mitigées. Il n’a pas l’air stable et oscille d’un rien. Peut-être un manque d’habitude. En revanche, il semble très manœuvrable et réagit très bien à la pagaie. Il se dirige très facilement. Malheureusement, mon point de vue ne semble pas du tout unanime… Effectivement l’autre kayak apparaît plus rebelle et n’est absolument pas d’accord avec le principe qui dit que le chemin le plus court est la ligne droite… Tourner en rond semble même être son but dans la vie… Quelques conseils sur la façon de pagayer, quelques propositions de changer quelque chose, la manière de se tenir, de tenir la pagaie, etc. Mais rien n’y fait, la seule réponse est un regard empli de désarroi. A chaque fois que je me retourne, le kayak violet a un cap franchement divergent du mien et donc de la route prévue.
Du coup, je pagaie une minute sur deux, pour attendre ma camarade d’infortune. J’ai bien envie d’exploser, mais je me retiens, pas certain que ce soit très utile. Je doute d’arriver à me faire entendre de ce morceau de plastique violet.
Nous parvenons tout de même à quitter le port. Nous longeons la côte et passons devant toute la ville de Narsaq et ses maisons de toutes les couleurs, rouge, bleu, vert, jaune. Les habitations sont éparpillées sur la faible pente, au pied d’une haute montagne au sommet enneigé et embrumé.
Au bout d’une heure, un coup d’œil au GPS confirme ce que je pressentais. Nous n’avançons pas : trois kilomètres et demi. Adieu les vingt kilomètres aujourd’hui. Nous sommes au milieu du fjord. Allé, il faut continuer, on ne sait jamais, cela peut s’améliorer… On peut toujours rêver.
J’avais prévu plusieurs points de bivouac possibles pour notre premier jour. A cette vitesse, je ne sais même pas si nous allons pouvoir atteindre le premier. C’est mort pour aujourd’hui, mais il va falloir que cela s’arrange dès demain. Sinon c’est la fin du rêve… Demain, c’est moi qui materai ce kayak violet rebelle.
L’avantage de cette avancée alternative et lente, c’est que j’ai largement le temps de profiter du spectacle. Et malgré la pluie et le plafond bas, c’est magnifique. Magique !
L’inconvénient, c’est que, un bonheur venant rarement seul, je me rends aussi compte que le courant et vent, même s’il est faible et pas franchement d’est, sont bien contre nous.
Et soudain, un coup de feu, de la droite… Pas de panique, nous étions prévenus, ce sont les glaçons qui craquent. Comme ceux du Ricard sur la terrasse l’été. Mais en plus fort, en plus grand. Et le savoir n’empêche pas de sursauter ! Quelques secondes plus tard, cela vient encore du même endroit, mais l’iceberg a cette fois-ci sorti l’artillerie lourde et un gros morceau tombe bruyamment à la mer. Ce n’est décidément pas un lieu pour les cardiaques !
Les icebergs sont assez nombreux (même si nous manquons de références) et de tailles, de formes et de couleurs complètement différentes. Leurs contours sont en même temps découpés et arrondis par les éléments. Certains sont énormes, gigantesques, impressionnants. Je ne pensais pas en voir d’aussi gros. Je passe d’ailleurs prudemment à une certaine distance du premier de ces monstres que nous croisons. Surtout qu’il est coupé en son milieu d’une belle faille… D’un autre côté, une grosse vague nous ferait peut-être avancer plus vite… Sa surface est lisse et faiblement ondulée, ses bords sont tout en lignes brisées avec plusieurs fissures apparentes et sa base est creusée. L’effet des éléments : la pluie et le vent lissent la surface supérieure et la mer creuse la base. Les bords portent les stigmates des blocs qui se détachent. Il y en a aussi de tous petits, taillés par les éléments en d’improbables formes. Certains affleurent à peine à la surface et ne se voient qu’au dernier moment. Certains sont d’un bleu éclatant. Sur l’un d’eux, une forme noire est juchée tout en haut, minuscule. Un oiseau sûrement.
A la faveur d’une accalmie, je tente quelques photos. J’arrive à sortir l’appareil du sac étanche coincé devant moi. Et à l’y remettre. Ces photos ne seront certainement pas les plus belles, c’est si sombre et gris. Sur le kayak, prendre une photo est toute une histoire. Il faut poser la pagaie, enlever les gants, mettre un coup de rame pour garder l’axe et ne pas tourner le dos à l’objet de la photo, ouvrir le sac étanche, dérouler le haut du sac étanche, mettre un autre coup de rame, s’essuyer les mains, prendre l’appareil, enlever le cache, allumer l’appareil et le régler, mettre encore quelques coups de rame car le kayak a viré de bord, prendre la photo ou plutôt essayer de prendre la photo dans ces conditions oscillantes, puis éteindre l’appareil, mettre le cache, ranger l’appareil dans le sac étanche, rouler le haut de celui-ci, le fermer, remettre les gants froids et humides et enfin reprendre la pagaie pour repartir.
Au bout de deux heures, c’est confirmé, nous nous traînons lamentablement. La moyenne est confirmée à trois kilomètre-heure et demi. Le fjord est (enfin) traversé mais la côte est rocailleuse, difficilement abordable. Mon premier point de bivouac est derrière un cap, à peut-être deux kilomètres devant nous. Il est déjà treize heures trente, même si je n’ai pas faim. Il va falloir tenter autre chose. Je sors la corde du sac étanche (quelle bonne initiative !) et pendant que je me bats avec tous les nœuds, nous nous rendons bien compte de l’effet du courant qui nous fait reculer de plusieurs dizaines de mètres en quelques minutes. J’arrive néanmoins à accrocher les deux kayaks. Et c’est parti pour une bonne séance de musculation des bras. Cela pique un peu les muscles et c’est toujours de la petite vitesse, mais cela semble tout de même un peu plus efficace.
Après de longues minutes d’efforts, nous parvenons dans la petite baie. Par beau temps, elle doit être magnifique et calme. Un gros iceberg trône en son milieu. Soulagés, mais transis de froid… Les gants sont trempés, mais ils l’ont rapidement été et il est difficile de dire si les sous-vêtements sont mouillés ou si cette impression est seulement due au froid. Nous nous échouons sur une petite plage de cailloux, non sans avoir hésité quelques minutes sur le choix du lieu d’abordage.
Je sors du kayak et l’eau glaciale agresse joyeusement mes pieds qui étaient jusque là relativement au sec et au chaud. Sensation vaguement désagréable… Il faut ensuite remonter les kayaks pour éviter une bonne blague de la marée montante. En les déplaçant, je les examine pour voir si nos difficultés ne viennent pas d’un problème matériel. Et l’explication arrive rapidement : contrairement à son camarade bleu, notre ami le kayak violet n’a pas de dérive… CQFD… Merci du cadeau ! Nous verrons demain si j’arrive à naviguer avec. Enfin si nous ne mourrons pas noyés cette nuit.
Et comme la pluie ne cesse pas, il faut monter la tente. Notre abri installé, nous déchargeons ce dont nous avons besoin pour la nuit et nous le mettons à l’abri. Et enfin, il faut se jeter à l’eau : quitter la combinaison étanche sous la pluie et se jeter sur nos vêtements secs sous la tente.
16h00. Une fois habillés et un peu réchauffés, il est grand temps de déjeuner ! Ce sera jambon de Bayonne et pâtes avec gruyère et sauces. Un peu de chocolat en dessert… Cela fait malgré tout un bien fou. Avec ce qu’il tombe, la vaisselle se fera toute seule… La ballade prévue pour la fin d’après-midi s’éloigne, la pluie s’accentuant. Le vent se lève également. Triste météo, une impression de Toussaint…
J’éteins mon téléphone, son utilisation en GPS ce matin l’ayant bien déchargé. Et pas question de penser au chargeur solaire avec une luminosité aussi faible. Il reste la batterie d’appoint du chargeur solaire, remplie avant le départ pour recharger le téléphone.
Le temps file au rythme du martèlement de la pluie sur la tente. Comme on dit, cela pourrait être pire, la tente pourrait fuir… Ce n’est pas le cas, même si la toile intérieure brille d’humidité. Le vent souffle de plus en plus fort, la tente commence à bouger beaucoup. Je vais aller vérifier la tension des cordes et des attaches. Il ne faudrait pas que les deux toiles se touchent. Dehors, c’est de plus en plus sombre, difficile d’estimer l’heure. Et la visibilité a bien chuté. Merci Jacky pour ta prévision de beau temps.
D’ailleurs le choix de l’emplacement pour installer la tente a été difficile à fixer. Le terrain où nous sommes est plat, mais gorgé d’eau. Et rare sont les endroits qui ne sont pas détrempés… En espérant que celui-ci ne le devienne pas.
Mission effectuée : les cordes et les attaches sont retendues. Je profite de ma présence dehors pour aller remplir le bidon d’eau. J’avais vu tout à l’heure une petite chute d’eau tombant dans la mer pas loin de la tente. Je m’y rends donc mais je trouve l’eau un peu verte… Je me souviens alors qu’en arrivant en kayak, j’avais aperçu un torrent un peu plus haut dans la montagne. Je décide donc de m’y rendre, cela me fera une petite balade. Sauf qu’après trois heures de kayak sans manger, je ne devais pas avoir la même notion du « pas loin » que maintenant ! De plus, la progression est rendue difficile par le sol spongieux et la maigre végétation qui, à chaque pas, peuvent cacher un piège humide. Cette végétation se compose de mousses, de quelques fleurs, d’un peu d’herbe et de maigres arbustes ne dépassant pas les dix centimètres de haut.
Je parviens enfin à la source… Qui me semble toujours aussi verte. Tant pis, je remplis le bidon, nous ajouterons des pastilles. En me retournant, je découvre un très beau paysage. Un petit lac est juste au-dessous de moi. Avec la perspective, il apparaît juste devant la mer et ses icebergs, presque comme s’il s’y jetait. Magnifique ! Et cela doit être encore plus beau l’été… Ah, nous y sommes encore ?...
Retour à la tente. La luminosité diminue rapidement, le soleil doit se coucher. Si, forcément, mais loin et bien caché par les nuages…
Le terrain est une vraie éponge, j’espère que ce n’est pas partout pareil ailleurs. Encore une fois, je me félicite d’avoir choisi du bon matériel. Mes chaussures, comme mon pantalon et ma veste sont parfaitement imperméables. Enfin pour le moment… Comme quoi, il faut parfois y mettre le prix.
En passant près de la mer, nous nous rendons bien compte qu’elle est transparente, même sans le soleil. Elle semble si pure. Un peu à l’image du Tarn dans les gorges du même nom. Les touristes en moins…
Retour au sec et au « chaud ». Même si la température est plus élevée à l’intérieur, nous sentons bien les courants d’air froid passant par les petites ouvertures du toit. Après réflexion, quand nous installons la tente, ce sont peut-être ces petites ouvertures qu’il ne faut pas mettre face au vent…
Hormis le claquement des gouttes sur la tente, le silence est de temps en temps troublé par un grondement sourd, au loin, comme un orage. Mais depuis le début avec cette pluie, nous n’avons pas vraiment pu profiter du silence.
La nuit est tombée, nous allumons la lampe. Belle trouvaille cette petite lampe d’ailleurs ! Je n’ai absolument pas faim. Au lit peut-être ? En priant pour que la pluie s’arrête…
5 septembre – Lundi
C’est la rentrée ! Une grosse pensée pour Vincent et Pauline. Et pour tous ceux qui reprennent le chemin de l’école ou du travail. On doit un peu parler de nous au bureau !
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit. Pour reprendre de plus belle à l’aube… Ce n’est pas bon pour le moral et pour l’envie de mettre le nez dehors… Nous avons pourtant une très belle vue sur la baie depuis notre tente. Nous n’avons même pas pris une photo du site…
Réveil difficile. Mal au dos, épaule douloureuse. Le haut de mon sac de couchage est trempé, couvert de gouttes d’eau. Fuite de la tente ? Je n’en ai pas l’impression. Condensation ? Plus vraisemblable. Heureusement l’eau n’a pas traversé. Je l’essuie consciencieusement avec une serviette humide. Tout est humide de toute façon.
Le plus difficile est d’imaginer devoir mettre les combinaisons étanches qui doivent être au mieux gelées, au pire gelées et mouillées. J’opte plutôt pour la seconde hypothèse.
Allé, un peu de courage, il faut sortir du sac de couchage et préparer le petit déjeuner.
Dès qu’il pleut, tout est pénible, long et désagréable. Encore une fois, le petit déjeuner est pris dans la tente. Et tout se fait dans la tente, assis, accroupis, allongés. Nous essayons d’optimiser les façons de procéder pour éviter au maximum de mouiller toutes les affaires. Il faut tout ranger et tout plier, puis c’est l’épreuve d’enfiler les combinaisons. Comme prévu, c’est froid et humide pour ne pas dire gelé et trempé. Je m’attendais à pire, les premiers instants sont difficiles au contact de la matière synthétique glaciale, mais avec la chaleur du corps, cela devient rapidement supportable. Enfin tant que l’on reste en mouvement. Puis nous plions la tente, trempée elle aussi. Et nous avons toutes les peines du monde à tout caser dans les kayaks…
Le gros iceberg est toujours au milieu de la baie, comme immobile malgré les marées. Peut-être est-il échoué au fond ?
9h00. Nous sommes prêts à partir. La luminosité est très faible, le ciel est gris et bas, le vent souffle, d’est cette fois, et bien sûr, il pleut… Et il reste à savoir si je vais réussir à dompter ce maudit kayak violet sans dérive. Les premières impressions sont positives tellement je m’attendais au pire. Il est dirigeable, même s’il a une nette tendance à se mettre face au vent ou au courant. Ou les deux. Ou peut-être a-t-il pour unique but de se tourner à l’opposé du cap que je veux suivre… Alors nous partons. Et c’est bien difficile, surtout lorsque nous quittons l’abri relatif de la baie. La mer est alors bien formée. La houle nous frappe, d’abord de face puis de côté lorsque nous virons à gauche pour rejoindre et traverser le large fjord. Nous distinguons à peine l’autre rive. La progression est difficile, il faut tirer fort sur les bras pour un modeste résultat. Seul point positif, le vent nous aide.
Malheureusement, le verdict tombe au bout d’une heure : seulement quatre kilomètres et demi. Comme prévu, le courant de marée nous ralentit considérablement.
Au loin une lumière blafarde, au ras de l’eau, presque inquiétante. Un point blanc lumineux au milieu d’un monde de gris. Un bateau de pêche qui remonte lentement le fjord finit par sortir de la brume.
La lutte contre les éléments est laborieuse et le plaisir mince, voire inexistant. Nous prenons à peine le temps d’admirer les icebergs, tellement concentrés sur nos rames et le point à atteindre. Nous faisons tout de même une pause pour prendre un goûter bien mérité.
Contrairement à hier, j’ai froid aux jambes et aux pieds. Et comme j’ai l’impression que mon kayak s’est enfoncé et est maintenant très bas sur l’océan, je ne vois qu’une solution : j’ai embarqué de l’eau. Je remue les jambes et le bruit liquide m’en confirme la présence. J’enlève le devant de la jupe, il y a deux phalanges d’eau. Rien pour écoper bien sûr et la côte est inabordable, escarpée… Bon, il faut donc poursuivre comme cela et surveiller si cela s’aggrave. Ma jupe ne doit pas être complètement étanche. Moralité bien connue des aviateurs : la confiance n’exclut pas le contrôle et contrôler son matériel évite parfois bien des soucis…
Au bout de deux heures de galère, nous bifurquons à droite dans un fjord plus petit. Maintenant abrités du vent, nous naviguons sur une mer bien plus calme. Et cette fois, le courant nous pousse.
Quelques minutes plus tard et en quelques secondes, tout devient surréaliste. Le vent est complètement tombé. Tout comme le plafond. La brume et le silence nous entourent, nous encerclent, nous oppressent. Tout devient entre gris et blanc. Même la mer prend une tente laiteuse. Mais quel plaisir de pagayer sur une mer aussi calme, aussi plate. Quelle joie de glisser dans ces deux mondes liquide et gazeux, maintenant si semblables et même confondus à leur jonction. La moyenne s’en ressent et grimpe tout doucement.
Ce matin, je ne nous ai pas fixés d’objectif pour le bivouac. Il y avait tellement de facteurs pénalisants : le kayak, la météo, la marée contre… Le point le plus loin est le bivouac prévu à l’origine, mais il est loin, sûrement plus de vingt-cinq kilomètres. Nous ferons donc notre possible et nous nous poserons où nous pourrons. Le problème, c’est que depuis le début, je n’ai vu aucun point susceptible de nous accueillir. Ce ne sont que falaises abruptes entrecoupées de violents ruisseaux aux cascades bruyantes…
Alors nous pagayons et poursuivons notre route. Après la partie laiteuse située entre deux îles, nous tournons à gauche vers une passe. En la rejoignant, nous quittons par la même occasion la brume et son ambiance si particulière. Au bout de ce bras de mer se trouve le bivouac prévu. Mais il est long et le courant est contre. J’ai l’impression que contre le bord, le courant est inversé, comme cela arrive parfois dans les rivières où au bord, l’eau va à contre-courant et remonte. Et c’est bien le cas. Je me colle donc au ras des rochers. Là encore, aucun bivouac possible, aucun lieu possible d’accostage et encore moins de parties planes sur ces pentes raides. Le temps se lève petit à petit, il fait plus clair, les sommets apparaissent.
Nous poursuivons notre route, la fatigue et la faim commencent à nous envahir. Le petit déjeuner et le goûter sont loin.
13h00. Un miracle : la pluie cesse. Mais ce bras de mer n’en finit pas. Nous apercevons notre cible. Mais c’est encore loin. Et toujours pas de halte possible, aucun endroit pour poser la tente.
14h00. Nous rejoignons un autre fjord qui vient de la gauche. A droite nous découvrons l’inlandsis, loin, entre deux montagnes. Mais nous sommes surtout obnubilés par ce fjord à traverser et trouver la minuscule passe qui va nous permettre de rejoindre une petite baie et notre lieu de bivouac. Les bras, les épaules et le dos sont très douloureux.
Grâce à la carte, je vois où se trouve l’entrée de la baie. Je m’y rends. Raté, ce n’est qu’une crique. Où se trouve donc cette minuscule passe ? À gauche, à droite ? Un nouvel examen de la carte me fait choisir la droite. J’espère ne pas me tromper… Oui, elle est bien là ! Mais la marée descend et le courant est contre. C’est bien visible au point le plus étroit de la passe où il devient plus fort. Cet obstacle passé avec vigueur, il ne reste plus qu’à traverser cette dernière baie. Le lieu a l’air enchanteur… Les dernières centaines de mètres se font au mental, à l’énergie… Enfin arrivés… Un coup d’œil au GPS : près de vingt-sept kilomètres en cinq heures et vingt minutes. Presque cinq kilomètre-heure de moyenne. Mais avec quelles conditions ! Et le courant presque toujours de face. Mais nous l’avons fait, nous avons rattrapé notre retard…
Pas le temps de s’apitoyer, il faut sortir de cette baignoire. Et une envie pressante me rattrape instantanément. Tant pis, c’est trop urgent, ce sera dans la mer. Quelques secondes à se battre avec la combinaison étanche, puis une trentaine d’autres à se soulager, et cela va mieux.
Puis c’est le rituel du déchargement. Il tombe encore quelques gouttes mais pas suffisamment pour nous empêcher de manger dehors. Cette fois, la tente attendra. Le riz et le bacon font un bien fou. Je me défoule aussi sur le broyé, presque un grand à moi tout seul… Toute cette activité physique dans cette froide ambiance creuse l’estomac !
Le site a déjà été occupé. Légèrement sur la gauche de la plage et à quelques mètres au-dessus de l’eau, une petite aire herbeuse relativement plane a servi de campement. Il y a quelques traces. Un grand bac en plastique est abandonné dans l’herbe… C’est triste dans un lieu comme celui-ci. Des coquilles de moules, des rectangles d’herbe écrasée, quelques pierres alignées. Mais cet endroit est abrité du vent. Nous nous y installons également. Nous montons la tente. Elle est trempée. Un petit vent souffle. Il va faire du bien et sécher nos affaires. Nous ouvrons en grand la tente et nous déplions matelas et sacs de couchage. Nos affaires de kayak sont étalées sur la plage de galets.
Puis il est temps de prendre des photos. Enfin ! Cet endroit est magnifique. Indescriptible. Une petite baie d’eau verte et transparente entourée de hautes montagnes, vertes elles aussi. Quelques torrents dévalent celles-ci dans un sacré vacarme. Nous avons aussi choisi notre emplacement pour échapper au bruit !
De la tente, nous avons une vue imprenable sur la baie. Juste sur notre droite, une toute petite plage de cailloux gris avec quelques plaques d’algues jaunes. Devant cette plage, l’eau est parfaitement lisse, transparente et d’un vert profond. Au-delà, la falaise trempe directement dans la mer et s’y reflète à la perfection. La roche est noire, grise et rose avec les taches vertes de la végétation qui se développe sur la moindre zone relativement plane. A l’exception de la minuscule passe, la baie est enserrée par ce relief, mi-roche, mi-herbe. Sur la gauche, celui-ci est plus élevé. A ses pieds, la pente plus douce se transforme en prairie. Deux filets d’eau, plus cascades que torrents, forment deux lignes brisées claires qui s’élancent du sommet pour finir dans la baie.
Nos kayaks sont posés sur une grande plage de galets clairs, à dominante gris, blanc et rose. Derrière, une piscine de sable fin se vide doucement dans la baie avec la marée descendante. Avec du soleil et quelques (dizaines de) degrés de plus, s’y plonger devrait être agréable !
Comme un V coupant la ligne de crête, un creux dans les sommets derrière nous semble accessible par un lit de torrent presque asséché et rempli de gros cailloux, certains arrondis à la perfection. On dirait des œufs, des œufs de toutes tailles… Ce creux, creusé par l’action de l’eau, devrait nous permettre de passer derrière les crêtes et apercevoir l’inlandsis.
Juste à sa gauche, un autre torrent, loin d’être asséché, tombe bruyamment du relief abrupt en une succession de petites cascades. Après ces chutes violentes, il court joyeusement entre de gros cailloux avant de terminer langoureusement son chemin au milieu de l’herbe verte à quelques mètres de la tente. Ce sera notre approvisionnement en eau douce, fraîche et pure.
Et nous grimpons, difficilement car ces cailloux sont parfois instables. C’est un sol parfaitement inégal, inadapté à la marche. Plus qu’un sol, c’est un empilement de pierres de toutes tailles et de toutes les couleurs. La chute est parfois proche, lorsqu’un rocher se dérobe sous notre poids. Nous nous rendons bien compte du pouvoir destructeur de l’eau. La montagne est littéralement creusée, déchirée.
Puis, à ce qui semble être le col, nous découvrons une petite mare, d’une incroyable limpidité… Juste derrière elle, le ciel se dégage et le soleil fait son apparition. Leurs reflets sont vifs et nets dans la mare, ajoutant une petite touche de féerie à ce paysage déjà somptueux. Et pour compléter cette vue magnifique, nous découvrons en baissant les yeux un nouveau fjord encombré de glaçons. L’inlandsis est proche. Ce fjord est notre destination de demain.
Nous ne pouvons résister à la tentation de poursuivre et nous descendons vers l’eau. Le col s’ouvre en une large vallée qui est un lit de rivière, là encore presque asséchée. Au printemps, l’eau doit couler à flots. Le sol est jonché de galets de toutes tailles, aux formes arrondies, souvent parfaitement ronds. Les couleurs sont également variées : blanc, gris, rose, vert, rouge… De la végétation émerge timidement, un peu de mousse, quelques plantes et également quelques fleurs. Certaines ont des feuilles rigides en forme de coupe qui retiennent les gouttes d’eau. C’est d’une beauté à couper le souffle. A moins que ce ne soit l’effort…
Il nous semble possible de progresser sur la droite pour nous approcher encore plus près de l’inlandsis. Le relief est accidenté mais pas excessivement pentu. Mais nous n’avons malheureusement pas le temps d’essayer. Nous nous contenterons de la plage située juste devant nous.
Arrivés en bas, l’inlandsis est bien sur notre droite. En face, une plage. Cela doit être le bivouac prévu pour le lendemain.
Un craquement sourd, mais sonore. Comme la foudre. Des dizaines d’oiseaux s’enfuient en même temps et en criant. Bien qu’ils soient sur la rive opposée, nous les entendons distinctement et cela fait un vrai vacarme.
Quelques photos en profitant du soleil. Mais celui-ci baisse, il est temps de rentrer. Le retour sera finalement plus rapide et moins difficile que prévu.
Nous vidons les kayaks et récupérons le linge étendu un peu partout.
Même si nous n’avons pas très faim, nous préparons le dîner car nous avons prévu un petit extra. Les coquilles de moule vides laissent à penser qu’il doit y en avoir des pleines dans la mer. Et comme celle-ci baisse, il se peut tout à fait que des moules bien fraîches soient à portée de nos mains et de nos estomacs. Quelques branches, deux allume-barbecue et le feu est lancé, malgré le bois humide. Une grille qui traînait est ramassée, installée entre deux pierres et les moules cuisent sur ce barbecue improvisé. Quelques minutes plus tard, elles filent dans notre estomac, accompagnées par une soupe chaude. Agréable. Tout comme d’être au coin du feu, même s’il ne chauffe pas fort. C’est réconfortant et tellement plus plaisant que la pluie.
Le soleil couchant illumine les montagnes devant nous. Dans la pénombre croissante, elles ressortent vivement et prennent une teinte jaune orangée.
Après la vaisselle et le rangement, il est temps d’aller au lit. Une petite douche au gant et, épuisés mais heureux, nous filons dans nos sacs de couchage.
Il fait nuit et il commence à faire frais. La nuit risque d’être glaciale, les nuages n’étant plus très nombreux.
Je finis de charger le téléphone GPS avec la petite batterie d’appoint. J’avais installé le chargeur solaire cet après-midi et même sans soleil, il a un peu chargé. En espérant du soleil demain pour tout recharger.
Pour profiter de la marée descendante, puis montante, il va falloir se lever tôt demain. Il est 22h15, j’allume mon téléphone pour régler le réveil. Il est glacial, la batterie est vide… Le chargement n’a pas fonctionné, l’électronique n’aime pas le froid… Et donc pas de réveil…
Nous verrons cela demain… Mais dorénavant, je placerai ces appareils plus proches de moi, dans le sac que je place sous mon oreiller pour le surélever un peu, afin qu’ils profitent un peu de la chaleur que je dégage.
6 septembre – Mardi
Taraudé par ma douleur à l’épaule, je me réveille de nombreuses fois pendant la nuit. Vraiment pas de chance de se blesser à cette partie du corps vaguement utile pour le kayak juste avant de venir au Groenland… Mais il n’y a pas grand-chose à faire à part continuer à m’enduire d’anti-inflammatoire… La nuit n’est plus noire. Ce mal lancinant me tient éveillé. Impossible de trouver une position confortable et indolore. Ou peut-être est-ce la peur inconsciente de se lever trop tard.
Pourtant je n’ai pas du tout envie de me lever. Je me sens fatigué, j’ai un mal de tête terrible. Pas bien, pas bien du tout. Je n’ai sûrement pas assez bu hier. Allé un Doliprane, je m’habille et je vais chercher le petit déjeuner dans les kayaks. Nous avons oublié de le prendre hier.
Dans l’aube naissante, mes premiers pas confirment cette malheureuse impression, je ne suis pas bien du tout. Tant pis, il faut faire avec et attendre que le comprimé fasse effet. Nous avons rattrapé notre retard hier et l’inlandsis nous attend. Ce serait dommage de gâcher le difficile effort effectué hier.
Le petit déjeuner ne passe pas, je ne mange que la moitié des céréales. J’ai l’âme d’un aventurier, mais pas le physique !
Nous démontons notre campement dans la faible lueur du jour naissant. Et nous apprécions grandement de ne pas le faire sous la pluie. Cela permet de retarder au dernier moment le frais enfilage des combinaisons étanches, lorsque tout est déjà plié et rangé.
Le but était d’être loin à 7 heures, à l’inversion de la marée, pour profiter du courant descendant. Nous partons à sept heures trente, malgré tous nos efforts. Et nous sentons rapidement que le courant est contre nous. Le soleil fait de timides apparitions, entre les quelques trous de la fine couche nuageuse.
Pour remédier à notre problème de batteries vides, je bricole une petite attache entre mon gilet de sauvetage et le chargeur solaire. Une fois le soleil apparent au-dessus des hauts reliefs, cela semble fonctionner… Sauf que… Le chargeur est dans mon dos et le soleil bien en face… Cependant le peu de charge fournie par la luminosité semble suffire à faire fonctionner l’application GPS. Mais mon téléphone ne cesse de vibrer pour me signaler que la batterie est vide. C’est énervant de sentir cette vibration quasi continuelle. Je change le mode après m’être battu pendant plusieurs minutes avec ce maudit appareil. Impossible d’enlever la signalisation « batterie faible ». La moins mauvaise option est un bip-bip.
L’eau de la baie est ce matin d’un vert sombre. Mais toujours calme et d’une incroyable transparence. Comme hier, le courant contre s’accélère au niveau de la passe. Mais nous la passons sans encombre, il suffit juste d’appuyer un peu plus sur les pagaies.
A la sortie de la baie, nous virons à droite. Sur notre gauche, en arrière-plan, une petite tranche d’inlandsis.
Dans mon dos, lorsque je rame, le mouvement de mes épaules fait frotter le chargeur sur le kayak en faisant un bruit désagréable. J’ai l’impression d’avoir une meute de corbeaux derrière moi… Plus le bip-bip… Autant pour le silence dans le grand nord !
Malgré le courant contraire, nous avançons d’un bon rythme. Cinq kilomètres et demi à la première heure. La mer est calme. Seul un léger frémissement causé par un petit vent la parcourt. Que c’est agréable ! Les kayaks glissent et filent sur l’eau. Une douce sensation. Deux petites vaguelettes se forment sous l’étrave du kayak lorsque celui-ci coupe l’eau immobile. Près du bord, là où la profondeur est faible, nous nous rendons bien compte de la transparence de l’eau, dont la couleur tire plutôt sur le vert. Les roches immergées sont clairement visibles.
Le passage où nous nous sommes engagés est cerné par de hautes falaises, surtout sur notre gauche. Celle de droite baisse régulièrement. C’est une péninsule et nous devons en faire le tour. Plus la crête sera basse, plus nous nous rapprocherons du virage. Notre passage se rétrécit et le courant se renforce d’autant. Mais l’allure reste bonne, d’autant que le soleil perce maintenant complètement les nuages. Un ciel bleu limpide et sans nuages s’annonce.
De nombreux torrents sillonnent les côtes escarpées. En plusieurs endroits, ce ne sont que des ruissellements sur la roche nue. Au contact de cette eau, la pierre prend une couleur rouille. L’eau doit être chargée en fer et les ions métalliques doivent se déposer pour donner cette teinte.
Au bout de deux heures, nous arrivons au bout de la péninsule, tournons à droite pour doubler le cap qui en marque la fin et nous commençons à remonter l’autre rive. Nous retrouvons les icebergs qui viennent de l’inlandsis. Notre objectif de la matinée. Nous faisons une pause-goûter. Arrêtés sur l’eau, nous nous rendons compte que nous reculons ! Bizarre, le courant devrait être dans l’autre sens, dans notre sens…
Nous repartons, et nous devons nous rendre à l’évidence : le courant est bien contre nous ! Je n’y comprends rien. Peut-être que les horaires de marée que j’ai sont faux. La galère…
Heureusement, le spectacle nous fait oublier nos malheurs de courant. Les glaçons sont nombreux et de toutes tailles. C’est ce qui s’appelle naviguer au milieu des glaces ! Et le tout sur une mer calme et sous un soleil radieux. C’est l’occasion de belles photos. Enfin quand mon kayak le veut bien, car le temps de sortir l’appareil, il a vite fait un demi-tour !
Et soudain, alors que nous quittons le bord du fjord pour son centre, car notre bivouac est sur son autre rive, ce fameux mur de glace nous apparaît. L’inlandsis ! Et c’est exactement cela. Un mur, une barrière. Il nous semble tout proche, nous y serons vite arrivés.
Les minutes défilent, le spectacle est magnifique, le mur de glace aussi impressionnant. J’ai toujours mes corbeaux dans le dos. Mais plus de bip-bip… Tiens, je regarde : l’appareil est éteint… Etonnant avec le brillant soleil que j’ai maintenant dans le dos. Encore un truc qui ne fonctionne pas. Le chargeur ? Le téléphone ? Bon, je verrai cela à l’arrivée.
Enfin, si nous arrivons un jour. L’inlandsis semble toujours aussi proche, mais il n’a pas vraiment bougé… Son immensité perturbe notre perception.
Les minutes défilent et avancer devient difficile, les bras et les jambes sont à nouveau douloureux. Comme un remake de la veille. Finalement, heureusement que je n’ai plus le GPS, le moral ne survivrait peut-être pas à la lecture de la distance restante. J’enchaîne les bâillements, le mal de tête revient doucement. Je crois que je suis épuisé… Mais cette fois, je bois.
Tiens, sur ma gauche, comme une tête brune hors de l’eau. Cela doit encore être un de ces oiseaux qui fait de la plongée… Et non, cela n’y ressemble pas. La tête tourne de tous les côtés. Ah, pour une fois que je n’ai pas monté mon téléobjectif pour que ce soit plus pratique… La tête me fixe puis plonge. J’avais pourtant essayé de m’approcher discrètement. Cela ressemblait à un phoque. Dommage, j’attends quelques instants qu’il réapparaisse. Mais non… Et je ne sais pas combien de temps un phoque peut rester sous l’eau.
Nous poursuivons… C’est difficile. Beau mais difficile…
Quelques longues minutes plus tard, nouvelle tête brune à la surface. Nouvelle tentative d’approche, nouvel échec. Car nouveau plongeon… Est-ce le même ? S’il réapparaît une nouvelle fois et qu’il me fait un clin d’œil ou un signe de la patte, c’est que c’est bien le même et qu’il se moque ! Ses ancêtres ont dû lui apprendre qu’il fallait éviter l’homme en kayak. Pourtant avec ma combinaison orange, mon gilet de sauvetage bleu, mon kayak violet et ma pagaie rouge, je ne suis pas certain d’avoir l’air d’un chasseur essayant de se camoufler. A moins qu’il n’ait eu peur de mes corbeaux…
Le mur de glace est réellement impressionnant.
Sur la droite, je vois enfin l’endroit où nous étions hier en promenade. Que d’images en aussi peu de temps. Quelques (toujours) longues minutes plus tard, j’aperçois enfin la plage que je m’étais fixé comme objectif de bivouac. Juste avant d’y arriver, quelque chose m’attire l’œil sur la gauche. Non ?... Et si… Une demi-douzaine de structures franchement pas naturelles dans ce décor lunaire de cailloux et de rocaille. Des dômes à multiples facettes qui font très expéditions scientifiques. Pour confirmer cette impression de non-solitude, une embarcation à moteur apparaît et rompt le silence près de l’inlandsis sur la droite.
Sympa la tranquillité du bout du monde ! Nous nous posons tout de même sur la plage. L’endroit n’est pas idéal. L’inlandsis semble encore loin et la proximité de ces gêneurs me trouble. Après un bref conciliabule, nous décidons de tenter notre chance un peu plus loin.
Et les coups de pagaies s’enchaînent à nouveau. Même si la petite pause a fait du bien, c’est de nouveau difficile. Les criques se suivent. Mais aucune n’est accessible ou « bivouacable ». Et c’est long. L’inlandsis est toujours loin, très loin. Je songe au demi-tour quand j’aperçois une forme violette dans l’eau… De loin, on dirait un cerf-volant. De près, on dirait une tente. C’est une tente. Montée, mais dans l’eau et verticale, l’entrée vers le haut. Une partie flotte. Une partie vaguement cylindrique et de bonne taille. Une pensée morbide m’effleure. Elle m’effleure tellement que je n’ose y toucher, à peine de la pagaie… Non, c’est impossible… Au contact de la pagaie, c’est mou. Bon… Très courageux, je me rapproche… Mais lentement… J’ouvre… Rien de terrible, ce ne sont que trois ou quatre matelas en mousse pliés en deux… Que faire à part laisser ça comme c’est. Impossible de la bouger. Vraiment sympa ce bout du monde. Quelle surprise après le prochain cap ? Boîte de nuit sur la plage ? Allons voir derrière ce cap, je n’en suis plus très loin, on ne sait jamais, il y aura peut-être un bon coin…
Et enfin, au loin, apparaît une petite plage, accostable… Ouf… En espérant que ce lieu soit aussi bien qu’il le paraît.
Et finalement, cet endroit est merveilleux ! Cela valait vraiment la peine de se donner autant de mal. Un petit bout de sable fin, comme une vraie plage des tropiques, la beauté du paysage, la couleur et la pureté de l’eau n’ayant rien à envier aux plus beaux sites sur terre. Pour poser la tente, une zone plane de sable gris relativement à l’abri. Un ruisseau juste à côté pour l’eau. Des pierres en quantité pour s’asseoir et pour faire sécher le linge. Et un petit coin sympa bien à l’abri pour préparer le repas et manger, à côté du ruisseau.
Le soleil brille et à l’abri du vent, il fait bon. Je fais le malin torse nu. Mais après s’être changés, il faut étendre les affaires mouillées sur des cailloux au soleil, décharger et manger. Après le repas, jambon de Bayonne, couscous et brownies, la tente est vite montée. Je suis réellement fatigué. Et il fait si bon dans cette tente au soleil… quatorze heures quarante-cinq, il y a encore du temps pour l’après-midi. Je m’allonge donc dans la tente. Par la « porte » laissée grande ouverte, le soleil me chauffe le dos… un régal, un bonheur… Je sombre rapidement.
Un peu plus d’une heure plus tard, je saisis mon appareil photo et nous décidons d’une petite promenade.
A table, nous avons décidé de revoir notre parcours et notre emploi du temps. Une des possibilités était de se faire récupérer par Jacky à Narsaq s’il y avait un problème ou si nous changions nos plans. Il nous avait proposé le onze. Au vu de notre fatigue (certainement plus de vingt-cinq kilomètres aujourd’hui) et de la beauté du lieu, il est hors de question de mettre les fesses dans le kayak demain. Donc demain, nous restons ici, puis nous refaisons un itinéraire pour Narsaq avec des étapes plus petites.
Et donc maintenant, direction les hauteurs juste derrière le campement vers l’inlandsis. Comme partout depuis le début, des pierres sont visibles sur les crêtes, certaines en équilibre bien précaire. C’est étonnant de voir ces rochers sur les sommets comme s’ils y avaient été déposés par des géants. Un glacier les a amenés et les a laissés en fondant...
Comme hier, nous montons le long d’un ruisseau qui a creusé la montagne et adouci la pente. Le terrain est ici aussi un champ de cailloux. Certaines pierres ont peut-être parcouru des centaines de kilomètres avant de finir ici. Et il y a des milliers d’années… En plus de sa beauté ce lieu est vraiment différent, d’un autre temps, d’une autre terre.
En nous retournant, nous voyons notre tente, posée sur la petite plage, côtoyant les pierres et devant une mer bleue avec quelques glaçons blancs. Petite tache orange et seule trace humaine dans ce paysage sauvage.
En passant une nouvelle crête, nous restons interdits, muets de stupeur, ébahis par le spectacle. C’est grandiose. Tous les efforts et les sacrifices sont oubliés. « ça » les méritait. Face à nous, de l’autre côté de la baie, le mur de glace blanc, l’inlandsis, ce pourquoi nous sommes venus ici. C’est indescriptible. D’ailleurs nous n’essayons pas. Nous nous asseyons, et pendant de longues minutes de silence, nous savourons ce cadeau de la nature. La mer est bleue et calme, la glace est blanche et immaculée, le ciel est limpide, le soleil brille de tous ses feux derrière nous.
Ce monument nous trouble et nous avons de graves problèmes d’échelle avec lui. C’est gigantesque. Le bateau de nos « scientifiques » passe devant. Il est minuscule…
La falaise verticale au-dessus de l’eau doit mesurer trente ou cinquante mètres. Derrière, la hauteur du mur de glace doit dépasser les deux cents ou trois cents mètres. Quant à la largeur, des centaines de mètres.
Quelques photos bien sûr. Une pensée pour la crème solaire et nous envisageons déjà la promenade de demain. Ah si nous pouvions grimper sur cet immense glaçon !...
Mais il faut déjà redescendre, préparer la nuit et le repas.
Soudain le vent vire de quatre-vingt dix degrés, plein ouest et se met à souffler violemment. C’est vraiment curieux ici. Des oiseaux volent très haut, justement à l’ouest. Se passerait-il quelque chose ?
Craignant pour la tente, je mets des cailloux de bonne taille sur les sardines, je retends les ficelles et j’érige un mur de pierres devant la tente afin d’éviter (un peu) les courants d’air. Dérisoire protection… Ce vent attire le froid. Ce sera donc un dîner à l’abri. Nouilles chinoises et un petit flan qui passe très bien !
Une petite douche au gant, demain c’est lessive et shampooing.
Il fait nuit maintenant. Je vais jeter un coup d’œil dehors. On ne sait jamais, le ciel étant dégagé, si jamais une aurore boréale faisait son apparition…
L’inlandsis est également impressionnant par son bruit. Il gronde régulièrement. Comme un orage un peu éloigné. Cela aussi est impressionnant. Quel lieu fantastique…
Et demain c’est grasse mat’ !
7 septembre – Mercredi
Par trois fois, nous ouvrons la tente cette nuit pour scruter le ciel étoilé en espérant apercevoir des aurores boréales. Et nous en voyons les deux premières fois. Assez peu lumineuses, mais tout de même, ce sont des aurores boréales ! De longues traînées verdâtres qui ne laissent aucun doute. J’ai souvent eu le sentiment que les photographies très lumineuses d’aurores boréales ne reflétaient pas la réalité, mais provenaient d’un très long temps d’exposition. Mais il est tout de même possible qu’il en existe de bien plus marquées que celles dont nous sommes témoins cette nuit. Nous sentons également la grande fraîcheur de la nuit… Je supporte très bien la capuche du sac de couchage.
Au réveil, le soleil brille et éclaire fortement la tente. Quel plaisir… Il la réchauffe également, c’est nettement perceptible. Au chaud dans mon sac de couchage, je profite de l’instant. Au bruit continu du ruisseau s’ajoute les sourds grondements de la glace et parfois le cri d’un oiseau qui passe.
Même si la nuit a été sèche, le haut de mon sac de couchage et la paroi de la tente au-dessus de ma tête sont encore constellés de gouttes d’eau. L’humidité de ma respiration et la chaleur humide dégagée par mon corps doivent venir se condenser sur ces surfaces froides.
Aujourd’hui il faut appeler Jacky pour l’informer de nos nouvelles intentions.
Il va également falloir recharger tous les appareils électroniques : téléphone, batterie et lampe. Une bonne journée de soleil devrait y suffire largement. Hier j’ai découvert un faux contact entre le câble du téléphone et le contacteur du chargeur. Cette imperfection explique le mauvais fonctionnement de l’installation sur le kayak.
Je me sens bien mieux aujourd’hui. Une bonne nuit de sommeil fait du bien. La présence du soleil doit également jouer sur le moral, et donc sur le physique.
Il commence à faire bien chaud sous la tente. Il est temps de se préparer et de déjeuner. Nous avons une journée chargée !
Un coup d’œil dehors. Un soleil magnifique, pas un nuage, pas de vent. La mer est lisse comme un miroir. Un décor de carte postale, comme nous en rêvions.
C’est sans aucun doute l’un des plus beaux petits-déjeuners de ma vie. Assis sur une grosse pierre, face à l’immensité du glacier, avec un soleil qui réchauffe ce petit matin au grand nord et qui se reflète en mille diamants sur l’océan turquoise. La mer se ride légèrement par l’effet d’une minuscule brise qui se lève. Insuffisant toutefois pour troubler la parfaite quiétude qui nous entoure. Les reflets des reliefs et des icebergs sont quasi-parfaits, à peine troublés. Aucun remous, aucune vague ne vient s’échouer sur la plage. Quelques glaçons se sont échoués sur la rive pendant la nuit. Le soleil rasant les rend translucides, dévoilant les détails à l’intérieur.
Quelques photos bien sûr, il faut profiter du cadre enchanteur et de la clémence des éléments.
9h30. Nous sommes prêts. Lavés, rasé, brossés… Nous testons le shampooing sec. Ce n’est pas extraordinaire, mais l’impression après sa pulvérisation est meilleure que sans.
Je téléphone à Jacky avec le téléphone satellite. Cela fonctionne parfaitement. Il nous donne rendez-vous à Narsaq le dimanche onze à quinze heures quinze. Il m’a également donné un petit aperçu météo : beau temps jusqu’à demain midi, puis cela se couvre avec risque de pluie et vent de sud.
Comme nous n’avons plus de sac à dos pour la randonnée, un sac étanche en bandoulière fera l’affaire. Nous prévoyons de déjeuner près du glacier et nous emportons tout le nécessaire.
Les batteries chargent, le linge sèche, l’inlandsis gronde. Tout est en ordre et nous sommes prêts. En route !
Comme hier soir, nous progressons le long du ruisseau, sur un sol inégal composé de pierres plus ou moins stables. Bien évidemment, il n’existe aucun chemin.
Ce pays est vraiment surprenant. En quelques mètres, nous alternons les champs de cailloux, de graviers, de sable, d’énormes rochers… C’est étonnant. Là où l’eau passe, les pierres sont lisses et arrondies. Ailleurs, elles sont brutes, aux arêtes vives. Certaines sont énormes, plusieurs mètres de haut. Quelle force doit avoir la glace !
Hier, nous avions aperçu une crête de rochers entrant dans l’inlandsis. C’était notre objectif. Sur cette crête, il doit y avoir une magnifique vu sur le glacier et son immensité. Nous reprenons le chemin emprunté hier. Puis nous bifurquons vers la mer pour rejoindre une large plage de sable où de nombreux petits glaçons sont échoués. Le sable est sombre. La progression est difficile, la pente est parfois raide et le sol, mélange de sable, de gravier et de roches de toutes tailles, est instable. Chaque pas est risqué, l’attention doit être soutenue. Passer par la plage devrait nous faciliter la progression. Et l’accélérer.
Une fois sur cette grande plage, nous poursuivons le long de la mer. Finalement, nous ne regrettons pas notre lieu de campement, il est bien plus agréable et abrité.
Au détour d’une petite dune, nouvelle surprise, comme ce pays sait nous en réserver ! Une tente. Décidément, impossible d’être tranquilles… Et non, finalement ce n’est pas une, mais plusieurs tentes que nous découvrons. D’abord un grand dôme bleu et rouge, puis une structure à facettes type scientifique et enfin plus à droite, en hauteur au milieu des rochers, quatre tentes simples, violettes. Du même type que celle vue hier dans l’eau. Et le dôme « scientifique » ressemble lui à ceux aperçus à notre escale hier…
Le campement est silencieux et trois des quatre tentes ont un aspect curieux, comme si elles étaient ouvertes. Nous n’apercevons personne. Nous n’osons pas aller voir, mais notre chemin nous fait nous rapprocher. Les trois tentes ont effectivement un aspect bizarre, puisqu’elles sont retournées ! Elles gisent sur l’un de leur côté. Ce qui explique l’aspect curieux perçu de loin. Des matelas en mousse sont à l’intérieur. Ce sont donc bien les sœurs de la fugueuse immergée qui a dû s’envoler et flotter quelque temps avant de s’enfoncer dans l’eau. Le camp semble donc abandonné.
Nous nous approchons du dôme bleu. Un torrent de boue et d’eau passe à l’intérieur. Les occupants ont dû partir il y a un certain temps. N’y tenant plus et au cas où, je regarde à l’intérieur. Des réserves de nourriture, des plaques de cuisson au gaz, de la vaisselle, etc. Une cuisine. Nous regardons ensuite sous le dôme « scientifique » beige. Une grande table, une dizaine de grands seaux retournés servant de sièges, quelques outils. En ordre. L’état d’usure des tentes laisse penser que les occupants sont partis depuis longtemps.
Distraits par ce campement, nous ne nous sommes pas aperçu que nous étions arrivés au pied de l’inlandsis. Nous ne l’avions également pas remarqué car il n’est pas immaculé ! Au contact des graviers et du sable sombres, il a pris une teinte allant du marron au noir. Mais c’est bien lui, sale, mais c’est lui !
Nous nous en approchons. Et soudain, je sens mon pied s’enfoncer, le sol n’a pas la résistance habituelle. Cependant il ne cède pas, il est élastique. C’est une surface lisse et noire. Et c’est un peu comme si je marchais sur un trampoline. Sauf que je ne tiens pas à savoir ce qu’il va se passer si je passe à travers et ce qu’il se trouve en dessous. Prudemment, mais rapidement, je bondis vers une zone plus sûre… Curieuse, vraiment curieuse, cette structure du sol. Mais peu rassurante…
Nous poursuivons vers le bord de mer et nous arrivons au pied d’une falaise de glace d’une bonne dizaine de mètres de hauteur. Malheureusement, elle est loin d’être immaculée. Le blanc sale côtoie le gris et le noir. Sa surface verticale est percée de quelques trous et striée. Comme pour une montagne, différentes couches correspondant à différentes époques sont visibles. Sa face supérieure est légèrement inclinée et légèrement ondulée, la pluie et le vent devant adoucir les aspérités naturelles. Plus loin, nous voyons la falaise de glace blanche surplombant la mer, si proche et si loin en même temps. Entre cette falaise noire et la mer se trouve une petite plage de cailloux de quelques mètres de largeur. La suivre nous permettrait de progresser rapidement. Mais cela nous ferait passer au pied de la falaise noire et ne serait absolument pas prudent. Si elle venait à céder…
Nous choisissons donc de rebrousser chemin. Nous allons tenter d’atteindre notre objectif en longeant le glacier par le haut.
En remontant, près d’un petit ruisseau qui ressemble à tant d’autres, mon pied s’enfonce brutalement avec un doux bruit de succion… Sous une fine couche de gravier totalement anodine se cachait une bonne couche de boue grise. Mes chaussures et mon bas de pantalon ont droit à un relooking express ! Petite séance de nettoyage au ruisseau suivant. Heureusement, le tout étant étanche, je m’en tire bien ! Chaque pas peut recéler un piège ici, il faut vraiment y prêter attention.
Nous commençons à monter le long d’un torrent. C’est abrupt, mais moins qu’à côté. Nous avons alors le choix : soit suivre ce torrent et avancer par les hauteurs, soit obliquer à droite et essayer d’avancer entre la falaise rocheuse et l’inlandsis. Nous choisissons la seconde option. Quelques mètres plus loin, en position horizontale et les deux mains dans la boue, je propose de suivre la première option…
La montée est difficile, la pente est raide au milieu de rochers bruts et parfois instables. Au bout de longues minutes d’efforts, nous obliquons vers la droite, vers des endroits où la roche nue apparaît. Cela semble plus facile, les bords du torrent devenaient trop pentus.
Vers midi, nous comprenons que nous n’irons pas beaucoup plus loin et certainement pas jusqu’à notre objectif. Un dernier effort et nous arrivons sur un point haut, une petite terrasse avec une vue exceptionnelle sur la baie et les glaciers. Et toujours, des pierres posées un peu partout sur les points hauts ou en équilibre sur les crêtes et les sommets. C’est indescriptible, d’une beauté fascinante. Tous nos efforts étaient mérités. Nous avons une vue plongeante sur les falaises de glace qui vont du blanc pur au bleu transparent. Et le glacier se poursuit bien après ces falaises. Sa surface est striée, ondulée, accidentée. Le blanc côtoie le bleu et le marron. Ses bords en contact avec la roche ou le sable sont marrons ou noirs.
Notre GPS indique une altitude de 230 mètres. Le glacier en face va bien plus haut.
Des morceaux de la falaise de glace sont proches de la chute, fissurés ou en surplomb. Je prends quelques photos avec mon téléobjectif en priant pour que la chute arrive à ce moment-là. Mais rien ne tombe…
Ce paysage exceptionnel couvre presque cent quatre-vingt degrés, de la falaise de glace à gauche à la sortie de la baie à droite. Nous pouvons même apercevoir la petite baie où nous étions avant-hier.
Nous décidons de déjeuner sur cette extraordinaire terrasse.
A part quelques oiseaux, dont certains rapaces de bonne taille, nous n’avons vu aucun autre animal. Des traces sont pourtant nombreuses. Rennes, chèvres ou équivalent, renard. Mais rien à portée de regard… Ils doivent être très craintifs.
Pendant le repas, nous ne perdons pas une miette du spectacle. Le calme et le silence sont également impressionnants. Seuls quelques cris d’oiseaux et les grondements réguliers de la glace viennent rompre cette impression d’isolement, d’être seuls au monde.
Nous apercevons également le campement abandonné. Entre la couleur sombre du sol, les tentes renversées, les autres laissées pleines et les pièges au sol, cet endroit est vraiment lugubre…
Le temps commence à se couvrir. Une couche en haute altitude commence à voiler le soleil et quelques nuages bas arrivent également par-dessus la barrière montagneuse derrière nous.
Le repas terminé, il est temps de redescendre. Nous profitons de notre vue en hauteur pour choisir notre itinéraire. La descente est bien plus rapide, mais parfois périlleuse. Par moment, nous nous demandons même si ce que nous faisons est vraiment sensé…
Sur le chemin du retour, nous voyons de nouvelles incongruités. Une roche fendue en deux, par le gel certainement. Une zone brûlée d’à peine une dizaine de mètres de diamètre avec des résidus de bois carbonisé. Comme si un arbre était présent ici et qu’il avait pris la foudre. Et surtout nous croisons plusieurs pyramides de sable. Des dizaines, voire des centaines de fines strates horizontales les composent. Comme si le sable avait été fortement compacté. Au touché, c’est solide, mais légèrement friable. Surprenant…
15h30. Retour au campement. Après avoir bien transpiré, une bonne douche nous fera du bien. Elle prend la forme d’une casserole d’eau chaude. A l’abri du vent et malgré le maigre soleil, il ne fait pas trop froid et nous n’avons pas honte de montrer nos fesses au glacier. Cela fait un bien fou… La pudeur nous empêche d’immortaliser ce moment sur la pellicule…
Un petit goûter nous fait beaucoup de bien.
Nous rangeons les affaires mises à sécher.
Sans le soleil, le froid arrive vite. Le dîner sera certainement au chaud dans la tente.
Je crois que c’est avec tristesse que je vais quitter cet endroit demain…
En repensant à cette randonnée, je me rappelle l’échange tenu avec la vendeuse de chaussures de marche :
- « Vous allez où ? »
- « Au Groenland… »
- « Ah… Connais pas… »
- « Moi non plus. Cela doit être type moyenne montagne. Sans trop de cailloux… »
Pas trop de cailloux… Presque !
Petite soirée tranquille et reposante, dans la tente à cause du froid, à discuter de tout et de rien et à préparer la suite du voyage.
Nous dînons de bonne heure, le but étant de se coucher tôt pour une bonne nuit de sommeil réparatrice et attaquer dès l’aube. Lever au lever du soleil, départ vers huit heures pour profiter de la marée descendante qui doit durer jusqu’à dix heures trente. Escale prévue à la pointe de la péninsule que nous avons doublée hier. En passant, j’y ai vu une plage accessible et un endroit plat susceptibles de nous accueillir. Une quinzaine de kilomètres prévus.
Je crois que nous avons du mal à réaliser où nous sommes et ce que nous faisons… C’est complètement irréel de voir notre tente plantée au milieu de ce milieu inhospitalier, ce désert de cailloux et de sable, dans ce froid mordant, face à cet immense bloc de glace… Ce tout petit espace de survie, si fragile, loin de tout, au bout du monde…
8 septembre – Jeudi
Le jour se lève. La couche nuageuse est toujours là. Il faut commencer à se préparer.
Le petit déjeuner se termine et la mauvaise nouvelle arrive. Trop vite, trop tôt. Le crépitement que nous ne connaissons que trop bien recommence. Aïe, la pluie… Un peu en avance sur l’horaire. Et c’est donc dans ces tristes conditions que nous démontons notre campement.
8h30. Tout est prêt. Vraiment pas logeables ces kayaks, nous avons toujours autant de mal à tout caser dans ces embarcations… Un dernier regard en arrière et c’est parti. Le mauvais temps atténue quelque peu la tristesse de quitter ce lieu magnifique. Le plafond et la visibilité dégringolent, la pluie tombe de plus en plus fort.
Il y a beaucoup de glace sur l’eau. C’en est même parfois impressionnant et difficile à naviguer. Je préfère éviter de toucher la glace avec mon kayak en matière plastique. Je n’ai pas une grande envie de rejouer la tragédie du Titanic. La mer est calme et le courant nous aide. Dans cette baie, le courant semble toujours aller dans le même sens. Du moins en surface : quelque soit l’heure et la marée, nous avons toujours vu les icebergs aller de gauche à droite, vers la sortie de la baie. Et c’est pourquoi, à notre arrivée avant-hier, nous étions désespérés de voir que le courant était contre nous alors que la marée montait. Je crois avoir l’explication de ce phénomène curieux. Du fait de la proximité de cet immense glacier, la baie reçoit une quantité phénoménale d’eau douce provenant de la fonte de la glace. Et il faut bien que toute cette eau s’évacue…
Je navigue plus au centre de la baie, je ne revois donc pas la tente fugueuse qui était près du bord. Peut-être a-t-elle même coulé ou a été ramassée. Mais nous distinguons beaucoup mieux le camp « scientifique ». Je compte cinq dômes à facettes, dont un plus gros, plus arrondi. Le camp est légèrement en hauteur, sur une butte dénudée. A ses pieds, sur la plage, le bateau pneumatique rouge est au repos. J’arrive à distinguer quelques silhouettes en combinaisons rouges se déplaçant entre les tentes. Devant le camp, un gros iceberg et une nuée de mouettes, soit sur l’eau, soit sur l’iceberg, soit sur des petits glaçons. Elles s’envolent toutes à notre passage et passent à quelques mètres au-dessus de nos têtes.
Je profite de quelques accalmies pour prendre quelques photos. Sombres certainement. C’est vraiment dommage cette pluie, je voudrais passer mon temps l’appareil à la main…
Dans la brume, nous apercevons une forme noire flottant au milieu des icebergs sur notre gauche. Avec la distance et le manque de luminosité, nous n’arrivons pas à distinguer ce que cela peut bien être. Mon imagination bat son plein. Cela ressemble à un tronc d’arbre couché, mais c’est improbable vu l’absence de forêts. Nous bifurquons et allons voir. Ce n’est finalement qu’un iceberg noir qui doit provenir du bord du glacier et qui tire sa teinte sombre de son contact avec le sol.
Peu à peu, le vent forcit et la mer se creuse. Les rafales deviennent même violentes. Jacky nous avait prédit un vent de sud. Celui que nous subissons vient de notre travers gauche alors que nous faisons route au sud-sud-est. Pour le vent, je dirais donc bien qu’il arrive du nord-est… Mais avec tous ces reliefs, il doit tourbillonner sans cesse.
Avec ce vent, mon kayak rebelle s’en donne à cœur joie pour me compliquer la vie. Pour chercher un maximum d’abri, nous quittons le centre de la baie pour longer les falaises sur notre gauche, le vent y est un peu moins sensible. Pour arriver à aller droit, je ne rame que du côté gauche et en prenant le plus de levier possible, j’ai la main droite qui touche la pelle droite. Et je ne ménage pas ma peine.
Lors d’une rafale plus forte que les précédentes, je n’ai pas d’autre choix que de plonger ma pelle droite pour garder l’axe. Si c’est efficace pour me diriger, cela me coupe mon élan. J’ai ramé aussi fort que je suis bête du côté gauche et cela n’a pas suffit. Pourtant… Le bras gauche en feu, je m’accorde quelques secondes de pause. Et à une dizaine de mètres, une belle tête dépasse de l’eau ! Je distingue nettement l’œil qui me regarde, les moustaches, la tête plus sombre que le cou, légèrement tacheté. Puis la tête bascule en arrière. Je vois le corps clair allongé juste sous la surface et l’instant d’après, tout a disparu… C’est ça, moque-toi !
Lors de notre départ ce matin, nous avions vu une petite tête émerger à plusieurs reprises au large de notre campement. Est-ce le même qui nous a suivi ?
Après plus de deux heures d’efforts, la petite crique que nous visons aujourd’hui à la pointe de la péninsule ne devrait maintenant plus être loin, nous approchons de la pointe. Certaines autres criques me semblent abordables, aucune ne m’apparaît idéale. Mais je les observe attentivement, si par malchance celle que j’avais vue ne devait pas être utilisable.
Avec le vent, la navigation est difficile.
Enfin la voilà. Un petit iceberg d’un mètre cinquante de hauteur en garde ou en signale l’entrée. C’est un signe ! Je me plante dans les rochers garnis d’algues quand soudain une grosse trouille…
Juste derrière moi, j’entends un énorme craquement immédiatement suivi d’un non moins énorme bruit d’éclaboussures. Je sursaute et par réflexe, je me retourne violemment. Ah oui, j’oubliais, kayak plus capuche égal retournement impossible. Je me contorsionne donc pour regarder derrière et je me rends compte que mon iceberg signalisateur s’est transformé en plusieurs petits glaçons s’agitant sur l’eau… Pff… Quel vacarme pour un si petit morceau de glace ! Une bonne montée d’adrénaline… Mon passage a dû briser ce fragile équilibre.
Je sors tant bien que mal du kayak sur les rochers glissants. Nouvelle priorité : uriner… Trente secondes plus tard, je peux enfin aller découvrir si ce lieu est utilisable. Et ô déception, il ne l’est pas. La zone est toute petite et balayée par les vents violents. Le sol est complètement détrempé.
Et donc, réinstallation dans le kayak et demi-tour. Nous allons devoir opter pour une des criques précédentes. Même en l’absence de plage, l’une d’elles est accostable et il semble y avoir quelques zones planes à l’abri un peu plus haut, soit à proximité du sommet, soit au milieu de la pente, bien marquée. Nous débarquons entre les rochers sur de la roche nue, lisse et rosâtre, et allons voir. Effectivement, il y a quelques minuscules zones à peu près planes, à peine de la taille de la tente, une vingtaine de mètre au-dessus de l’endroit où nous avons accosté. Au sommet, le sol est plus horizontal, mais inondé. Nous délaissons cette option et redescendons.
Nous hissons légèrement les kayaks et commençons à décharger et à nous installer.
Le sol n’est finalement pas si plat que cela. Il est également très humide et il est difficile de poser la tente. Les surfaces apparemment planes sont la plupart du temps trempées et bosselées. Nous finissons par nous décider pour ce qui nous semble être la moins mauvais solution et le résultat est quelques peu penché. Nous nous trouvons aux deux tiers de la pente, adossés à un mur vertical rocheux d’au moins dix mètres de haut qui nous protège efficacement du vent.
La pluie s’est miraculeusement arrêtée. Un plaisir. Après nous être changés, nous déjeunons dehors.
Et c’est également avec un grand plaisir que nous voyons apparaître à quelques dizaines de mètres du rivage, non pas une, mais deux têtes brunes ! Les deux phoques s’amusent quelques minutes, flottent sur le dos puis disparaissent sous la surface. Ils reviennent à deux reprises. Sont-ce toujours les mêmes, curieux et joueurs ?
Après le repas et malgré la pluie revenue, nous décidons d’aller visiter ce nouveau coin. C’est un lieu très escarpé, alternance de roche nue et de zones herbeuses, spongieuses et détrempées. Nous prenons nos bidons vides pour les remplir à un ruisseau car nous n’avons plus que le gros au tiers plein, soit près de cinq litres.
Nous nous rendons rapidement compte qu’il n’y a pas de ruisseaux ici. L’eau s’accumule sur les parties planes en mares ou en petits lacs, puis s’infiltre sous la surface pour former une nouvelle mare plus bas. Tant pis, nous ferons avec nos cinq litres. Malgré les pastilles en notre possession, la couleur des mares n’est pas encourageante pour y prendre de l’eau. Une vilaine couleur rouille. L’herbe n’est pas verte, elle est jaunie, ce qui donne à l’ensemble une couleur jaune orangée. Sécheresse ?...
Je n’ai pas pris mon appareil photo. Comme cela, cela fera peut-être sortir les animaux ! Et il y a cette fichue pluie…
Des animaux, il doit y en avoir ici, et en quantité. Les traces sont nombreuses : déjections, empreintes et sentes bien marquées. Près de la tente, j’ai trouvé deux grands bois de rennes. Nous en trouvons d’autres pendant la promenade, ainsi qu’un crâne complet avec les deux bois attachés.
Au détour d’un rocher, un mouvement attire mon regard. « Oh regarde, une chèvre ! Ah non, c’est un renard ! »… Effectivement, l’animal gris a une longue queue… Il file derrière un gros rocher. La discrétion ne doit pas être notre fort et nous devons faire fuir toute la faune environnante.
Nous croisons quelques empilements de pierres plates qui nous semblent peu naturels. Des tombes ?
Le plus difficile dans cette promenade est de retrouver le point de départ. Rien ne ressemble plus à un rocher mouillé entouré d’herbes qu’un rocher mouillé entouré d’herbes… Je ne suis cependant pas inquiet, je sais que nous sommes près de l’extrémité de la péninsule. Après être passés à la crique que nous souhaitions initialement, et confirmé qu’elle n’était vraiment pas optimale, nous finissons par retrouver notre campement.
Avant de partir en promenade, nous avions remonté nos kayaks et je les avais attachés par précaution à un gros rocher. Nous étions arrivés à marée basse et nous ignorions jusqu’où monterait la marée. C’était une bonne idée car leur premier emplacement est maintenant sous l’eau ! Il reste encore un bon mètre de hauteur… Cela devrait aller…
Rien d’autre à faire qu’à se mettre sous la tente à faire une petite sieste avec cette pluie…
Une pause dans le crépitement… Est-ce définitif ? Et non, quelques minutes plus tard, cela repart…
18h00. Quelques bruits sourds et louches me poussent à aller braver la pluie et voir les kayaks. Ce ne sont pas eux, c’est la mer qui cogne contre les rochers. Mais celle-ci n’est plus qu’à quelques centimètres de nos montures. Je les remonte donc d’encore deux mètres, par sécurité.
Je profite du temps libre pour planifier la suite. Au programme demain, une douzaine de kilomètres en kayak. Nous allons devoir trouver puis emprunter un étroit goulet pour rejoindre une nouvelle petite baie. Auparavant nous devrons traverser l’important fjord que nous avons déjà emprunté le deuxième jour. En espérant que le vent se calme. D’où nous sommes, nous ne le sentons pas, mais la mer semble bien agitée. Nous apercevons la rive opposée. L’entrée du goulet s’y trouve, mais je n’arrive pas à la situer précisément dans ce mélange de vert et de marron. Puis, une fois la baie traversée, il y aura un portage d’environ quatre cents mètres à faire. Cette portion piétonne nous évite de devoir contourner la grande île qui sépare les deux fjords qui rejoignent Narsaq.
Le jour baisse. La pluie ne cesse pas malgré quelques espoirs à la vue d’éclaircies au loin. C’est dommage, il y a du bois ici, nous aurions pu faire un feu. Et peut-être quelques moules. Le dîner va se faire dans la tente…
9 septembre – Vendredi
Dès l’arrivée de l’obscurité, la pluie redouble de force, martelant violemment, bruyamment et sans relâche les parois de notre tente. Autant dire qu’il est difficile de dormir sereinement et même de dormir tout court. La nuit est longue…
Il n’y a pas eu de répit. L’aube et ses espoirs arrivent tranquillement. Espoirs déçus. Avec l’intensification de la pluie, nous avons craint un renforcement du vent. Cela ne semble pas être le cas à l’examen de l’état de la mer devant nous. Cette journée risque de ressembler comme deux gouttes d’eau à la précédente.
Comme nous ne sommes pas pressés, nous en profitons pour somnoler quelques minutes de plus dans la chaleur de nos sacs de couchage, bercés par le bruit régulier de la pluie. En effet, nous ne devons emprunter le goulet qu’à marée montante, le courant contraire devant être trop fort à marée descendante. Et l’inversion de marée ne se produit qu’à onze heures vingt.
7h30. Nous nous préparons tranquillement. Le rituel est maintenant rodé. Habillage, pliage des sacs de couchage et des oreillers, un brin de toilette, petit déjeuner, brossage de dents, pliage des matelas (conservés pour un minimum de confort pendant le repas), fermeture des sacs. Puis c’est l’épreuve la plus difficile : mise des combinaisons étanches et des chaussons, froids et humides. Et enfin, pliage de la tente et rangement dans les kayaks…
Nos amis les phoques viennent nous faire un petit bonjour, toujours au même endroit, face à notre tente.
Notre site s’est transformé en un véritable marécage. Des flaques se sont créées un peu partout pendant la nuit. Le reste est une véritable éponge. Un coin de la tente est même au-dessus d’une flaque… Et c’est dans ce coin, sous une des avancées que nous avions soigneusement plié et rangé nos combinaisons étanches. A l’abri… Et elles baignent maintenant dans plusieurs centimètres d’eau. Ce sont les pantalons qui se trouvent au-dessous et quand nous les déplions, l’eau coule abondamment par les manchons des chevilles ! Cela va être encore plus difficile de les enfiler…
Et quand il fallu s’y résoudre, ils étaient encore plus froids et humides que d’habitude. Quel instant désagréable !
Une fois la tente pliée trempée et toutes nos affaires entassées dans les kayaks, c’est parti pour une nouvelle journée. Il est 10h15. C’est toujours plus long et moins motivant quand il pleut.
Après le temps exécrable de la nuit et le vent d’hier, nous redoutons vraiment cette étape dont l’essentiel sera vent de face et toute la fin à découvert lorsque nous traverserons le fjord.
Avec cette pluie, c’est finalement sur le kayak que nous nous sentons le mieux. Avec la combinaison étanche et sa capuche, elle ne se sent pas.
Pour éviter le vent, nous rasons les falaises sur notre gauche et l’eau y est assez calme. Pour le moment tout se passe bien.
A plusieurs reprises je vois un phoque à une vingtaine de mètres sur ma droite, légèrement en avant. A chaque fois, il sort la tête de l’eau, se tourne et nage sur le dos. Et disparaît au bout de quelques secondes. Ce doit être le (ou les) même(s) qui nous suit. Mais depuis quand ? Dommage que je n’ai pas un petit poisson à lui lancer. J’ai beau faire des gestes et l’appeler, il ne se rapproche pas. Curieux ou joueur peut-être, mais pas à ce point.
Arrivés à la pointe de la presqu’île, nous faisons une petite pause pour faire le point sur la navigation et jauger l’état de la mer. Celle-ci semble calme, pas lisse, mais sans gros clapot. Le fjord est encombré de glaçons dont certains sont très gros. Mais l’ensemble reste navigable. Quant à la route à suivre, il est difficile de trouver d’ici l’étroite entrée du goulet. Celui-ci n’est pas perpendiculaire au fjord et à la rive. Il entre de biais dans la montagne. Son entrée en donc en grande partie masquée lorsque nous sommes face à la côte. Nous ciblons une zone probable.
Et il faut se lancer. Contrairement à notre attente, la navigation se révèle être bien plus aisée qu’attendu et craint. Le vent est curieusement tombé et nous arrivons sans trop de difficultés à faire zigzaguer nos vieux kayaks au milieu des icebergs.
La traversée s’effectue donc sans problème. Avec encore le seul regret de ne pouvoir prendre de belles photos. Les quelques unes tentées sont très sombres. A l’est, des sommets enneigés émergent à peine de la couche nuageuse.
Comme depuis vingt-quatre heures, nous voyons qu’au loin le ciel est clair et dégagé. Alors qu’au-dessus de nos têtes, il est bas et plombé. Et nous espérons toujours que cette zone dégagée arrive jusqu’à nous. Le « c’est bon, ça se dégage ! » est même devenu une plaisanterie. Une dérisoire façon de se remonter le moral.
La zone ciblée s’avère être la bonne. Bien vu ! Le goulet est effectivement étroit. Il se réduit jusqu’à une dizaine de mètres. Vu l’eau à évacuer de la baie et la petite taille du « tuyau de vidange », le courant ici doit être violent à marée descendante. C’est très beau. La petite mer intérieure l’est également, ceinturée de montagnes verdoyantes entrecoupées de torrents.
A mesure que nous approchons de notre destination, notre incrédulité ne fait que croître. Nous refusons au début d’y croire. Et pourtant… Il faut se rendre à l’évidence : la plage est clôturée ! Et pas seulement la plage, la clôture court sur des centaines de mètres le long de la montagne. En bas, au milieu, il y en a partout… Ironiquement, je suggère que, comme dans les Landes avec les cèpes et les palombes, la chasse aux cailloux et la cueillette des galets doivent ici faire l’objet d’une sévère concurrence…
Nous accostons et mettons rapidement pied à terre pour aller voir cette incongruité. C’est effectivement un grillage à hauteur d’homme, à grandes mailles, et il se poursuit très loin. Heureusement, à quelques mètres se trouve une ouverture entre deux piquets. Le grillage est à terre et va nous permettre de passer avec nos kayaks. Derrière nous découvrons les deux petits lacs vus sur les cartes. Ces plans d’eau sombres ne font pas plus de quelques dizaines de mètres de long. Là encore, ils ont une couleur rouille peu avenante. Sur les buttes environnantes, l’herbe est verte alors qu’elle est jaunie autour de ces petits lacs. Et au loin, chose étonnante, une maison ! Que de présence humaine à cet endroit…
Autre mauvaise surprise, ce lieu est très mal fréquenté. Nous sommes rapidement assaillis par des dizaines de moucherons. Après un examen attentif de ces importuns, il s’avère que ce sont plutôt de petits moustiques. Ou de jeunes moustiques. Ils ne piquent pas, ils picotent légèrement mais c’est plus leur présence tourbillonnante autour de nous qui est gênante. Cependant, nous découvrons rapidement qu’ils laissent de petites traces rouges sur la peau, comme de petits points…
Les efforts ne sont pas terminés. Après la douzaine de kilomètres en kayak, il va falloir porter nos embarcations de l’autre côté. Les premiers mètres sont difficiles, la pente glissante de quelques mètres nous fait mal aux jambes et aux bras. En fait de portage, il s’agit surtout de tirage et de traînage des kayaks sur l’herbe humide. A bout de souffle, nous finissons par atteindre le premier lac. Les bateaux sont mis à l’eau, les faire avancer dans l’eau sera plus facile. Je m’y jette avec eux. Au début, le fond est faible, mais cela ne dure pas. En marchant ainsi dans l’eau, je soulève une poussière rougeâtre qui remonte du fond en de multiples tourbillons derrière mon passage. Plutôt que de tester l’étanchéité à la ceinture de ma combinaison, je préfère grimper dans mon kayak. Et j’arrive tant bien que mal à pagayer tout en tenant le second kayak. Arrivé au bout de ce premier lac, il faut redescendre dans l’eau, sortir les kayaks, les traîner sur quelques mètres et les remettre à l’eau dans le second lac. Cette fois, pas besoin de remonter dedans, le fond n’est pas suffisamment profond. La pression de l’eau sur le bas de ma jambe fait gonfler ma combinaison autour de ma cuisse. Lorsque l’eau passe mes genoux, la pression est trop forte et l’air emprisonné s’évacue par la ceinture. L’eau glaciale comprime alors fortement ma combinaison sur mes jambes. Au plus profond, le niveau m’arrive à mi-cuisse et je m’enfonce légèrement dans le sol meuble. La combinaison semble effectivement étanche. Du moins les manchons aux chevilles. Etanche à l’eau, à défaut du froid.
Il y a beaucoup plus de pierres de ce côté. Une fois les kayaks sortis du second lac, nous les vidons donc et nous les portons cette fois-ci complètement sur la vingtaine de mètres restants jusqu’à la plage. Là aussi le grillage est présent et ouvert.
La maison aperçue tout à l’heure est encore loin, sur une autre plage.
Après quelques hésitations dues au grillage et aux traces de la présence humaine, nous décidons tout de même de camper ici, ne sachant où nous trouverons une plage abordable plus loin. Le choix de l’emplacement de la tente est difficile, les portions planes étant quasi nulles. Près de la plage se trouve un torrent très bruyant. Nous finissons finalement par porter notre choix sur un emplacement un peu reculé, près du grillage, à l’abri des rochers et du ronronnement du torrent.
Il est alors temps de répéter le rituel du montage du campement. Les kayaks vidés, il faut monter la tente, mettre à l’abri les sacs de couchage, les matelas, les sacs de vêtements. Sortir les repas nécessaires pour le midi, le soir et le lendemain matin. Et enfin se changer. Mon caleçon long est mouillé. Cela n’a rien à voir avec une incontinence, l’eau s’est s’infiltrée pendant ma marche dans les lacs. Tester l’étanchéité de ma combinaison en me jetant complètement à l’eau me tente de moins en moins.
Pour réduire le désagrément des ces volatiles à moitié moustique et à moitié moucheron, nous pulvérisons copieusement l’anti-insectes sur nos vêtements, sur la tente et sur les rares morceaux de peau exposés à l’air libre, à savoir les mains et le visage.
Puis c’est l’heure du déjeuner. Dans la tente car la pluie ne cesse toujours pas. L’eau des pâtes en train de chauffer tient à s’y inviter également… Encore quelques affaires de plus de trempées…
Après le repas, nous nous rendons compte que le sol est bien bosselé. Mais cela ne nous empêche pas de sombrer dans une sieste réparatrice…
Au réveil, je pars seul pour une petite promenade, mes chaussures et mes vêtements de pluie étant les seuls à peu près secs.
Cet endroit pourrait être magnifique s’il n’était pas visuellement pollué par ce grillage omniprésent. Je prends tout de même quelques photos, sombres évidemment…
Un squelette à côté de bois de rennes enchevêtrés dans un morceau de grillage par terre me laisse un goût amer…
De petits fruits violets poussent en abondance. J’ai même l’impression qu’il y en a deux sortes, qui ne poussent pas sur le même arbuste. Sont-ils comestibles ?
Je trouve quelques beaux champignons mais nous préférons ne pas les manger. On ne sait jamais…
Nous décidons ensuite du trajet et du bivouac pour demain. Sur une petite île certainement, à mi-chemin de Narsaq. Une douzaine de kilomètres. Nous trouvons qu’entre douze et quinze kilomètres est une bonne distance par jour. Depuis le début, nous tournons autour de cinq kilomètre-heure de moyenne.
Le jour tombe rapidement. La pluie cesse. Nous hésitons à aller étendre un peu de linge sur le grillage. Mais au bout de quelques minutes, elle fait son retour… Il ne brûle pas en enfer, il pleut…
Entendu dans la tente, notre linge ne sèche pas. Nous allons essayer entre le matelas et le sac de couchage. Peut-être…
10 septembre – Samedi
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit.
L’obscurité laisse la place au jour et notre espoir à la pluie, les crépitements reviennent… La pluie cesse à nouveau, puis recommence. Elle hésite… Le ciel est toujours plombé. Apparemment pas de vent.
Lorsque le martèlement s’interrompt, le silence nous interpelle. Les yeux fermés, au chaud dans mon sac de couchage, je l’écoute et j’en profite… Au loin, il y a quand même le bruissement d’un torrent. En prêtant attention, j’ai l’impression d’en distinguer deux, aux sonorités légèrement différentes, l’un sur ma gauche, l’autre sur ma droite. Le chant des oiseaux est nettement audible. Les corbeaux passent parfois si bas que le battement de leurs ailes est clairement perceptible.
Un mal de dos nous tenaille. Les efforts, le kayak, le maigre matelas, les bosses du sol, être assis dans la tente en permanence? Sûrement un peu de tout cela.
Nous nous levons et commençons à nous préparer.
La pluie s’est arrêtée depuis un bon moment. Nous en profitons pour trouver une nouvelle utilité au grillage, celui d’étendoir à linge. Les sous-vêtements portés dans le kayak, les serviettes, les gants et les torchons (notamment celui qui a servi a épongé l’eau des pâtes) sont étendus dans l’espoir qu’ils sèchent un peu. Il n’y a pas de petit profit…
L’eau est lisse comme un miroir et les reflets sont parfaits et stables. Derrière la tente, dans la petite baie par laquelle nous sommes arrivés, une très grande quantité de glaçons est entrée lors de la marée montante de la nuit. Alors qu’il n’y en avait pas un seul hier à notre arrivée. Etonnant vu l’étroitesse du goulet d’entrée.
Malgré le froid et nos amis les mousti-cherons, eux aussi réveillés et levés, je préfère prendre mon petit-déjeuner dehors, au calme face à la mer. Profiter d’un matin sans pluie.
Un petit vent se lève, c’est bon pour notre linge !
Nous finissons tranquillement de nous préparer et nous partons sur une mer très calme, à peine irisée par le petit vent. C’est beau et reposant. Et cela change des deux jours précédents.
Finalement le kayak, c’est comme le vélo en montagne, à chacun son rythme pour être bien et se sentir à l’aise.
Nous passons devant la maison jaune-beige que nous voyions du campement. Elle se trouve sur la gauche de la baie, au-dessus d’une petite plage de gravier gris, bien abritée par de hautes montagnes et à proximité d’une grande prairie relativement plane, chose rare ici. L’endroit est bien choisi pour construire une maison. En face, sur la rive droite nous découvrons une autre habitation, de couleur verte, surplombant la mer. Elle était invisible du campement, cachée par une petite colline. Les deux semblent inoccupées… Des enclos en bois sont à proximité. Un ponton délabré arrive presque jusqu’à la mer. Ces maisons appartiennent sûrement à des éleveurs qui ne les occupent qu’une partie de l’année.
Un peu plus loin, un filet de pêche et quelques bacs en plastique blanc traînent sur la rive.
Nous rejoignons rapidement le fjord principal à près de six kilomètre-heure de moyenne. Le vent arrière, le courant avec nous et l’eau calme, cela aide !
Même si le ciel est toujours uniformément couvert, l’air est clair et la visibilité est excellente. Sur notre droite, le fjord continue jusqu’à l’horizon. Les reliefs sont moins élevés et les îles plus rares. C’est l’océan libre, la fin du Groenland, que nous apercevons derrière les dernières taches grise et marron. Finalement pas si loin que ça…
Nous effectuons un quatre-vingt dix degrés gauche à la sortie de cette baie tout en long. Le vent est alors beaucoup plus fort, mais sensiblement arrière. Et surtout la mer est bien plus formée. Un clapot important vient heurter nos kayaks. Tant pis, il faut y aller. Nous poursuivons sur un bon rythme, avec le vent et malgré le courant devenu contraire. Une bonne chose, le vent étant complètement arrière, la houle est bien perpendiculaire à notre avancée et à nos embarcations. Ce qui est bien moins désagréable que de l’avoir en travers. Par moment, j’ai même l’impression d’accélérer sur ces petites vagues. Les prémices du surf !
Nous croisons deux bateaux de pêcheurs groenlandais. Nous nous rapprochons de Narsaq et l’activité humaine y est tout de suite plus importante. Ils nous ignorent superbement.
Après les pêcheurs, c’est un avion que nous entendons. Il fait des cercles, loin au-dessus de nous. Je pense tout de suite à l’hydravion que nous avions vu le premier jour. Après quelques tours, je le vois filer vers Narsarsuaq.
Nous réussissons finalement à traverser ce fjord et nous rejoignons la rive d’une grande île. Un énorme iceberg est juste devant nous. Je m’arrête pour sortir l’appareil photo et je vois une petite tête brune bien connue apparaître à la surface de l’eau, à une vingtaine de mètres de moi, sur ma droite. Cette fois, j’en profite. Mais difficile de mettre au point sur un kayak agité. De plus la visée s’effectue en rasant car, ni moi, ni le phoque, ne sommes très haut au-dessus de l’eau. J’arrive tout de même à avoir quelques clichés. Et notre ami disparaît après être passé sur le dos.
J’entends alors comme un soufflement d’air et d’eau derrière moi. Je tourne la tête. Tiens revoilà le phoque. Non ! Une dérive triangulaire ! C’est un dauphin… Cette fois, impossible d’avoir une mise au point correcte et il disparaît avant que j’ai pu prendre la moindre photo. Dommage…
Il ne pleut toujours pas mais le ciel reste très couvert. Par moment, nous distinguons un bien faible disque blanc à travers la couche nuageuse. A peine de quoi maintenir la charge de mon téléphone par le chargeur que j’ai à nouveau installé sur mon dos.
Nous poursuivons. Derrière une autre île, un autre iceberg gigantesque. En plein sur notre chemin. Il va falloir l’éviter. Prudemment nous restons à bonne distance. Surtout que nous voyons en son travers une grosse balafre. Pas de blague monsieur le glaçon ! En réalité, ce n’est pas une crevasse mais une bande de glace translucide, bien rectiligne. Mais ce n’est pas une raison pour s’approcher.
Notre destination, elle, approche. Nous entrons dans un dédale de petites îles aux côtes découpées. Grâce aux cartes, nous trouvons facilement notre baie. Deux plages distances de quelques mètres et séparées par un petit escarpement rocheux. Gauche, droite ? Au milieu de celle de droite, un ruisseau. Pour le calme, ce sera donc la gauche. L’eau y est calme et transparente. Au fond, j’aperçois de grosses palourdes. J’essaie de les attraper avec ma pagaie, mais je n’y arrive pas. Elles glissent sur la pelle et j’ai du mal à stabiliser le kayak quand je plonge la pagaie au fond. En revanche, d’énormes moules sont à portée de main près du rivage. Avant même d’accoster nous en avons une belle récolte.
Un rapide tour du site. Nous nous rendons vite compte qu’il va être difficile de trouver un petit coin pour planter notre tente. La petite bande d’herbe qui se trouve juste derrière la plage et qui nous semblait si accueillante est en réalité impraticable car gorgée d’eau. De même, toutes les parties planes que nous trouvons à proximité de la plage sont inondées. Lorsqu’elles ne le sont pas, ce sont des rochers.
Finalement, nous commençons par nous changer, grelottant dans nos combinaisons étanches. Après de longues minutes de recherche à arpenter le site, nous trouvons enfin une zone acceptable, un épais tapis de mousse sans trop d’eau dessous et autour. Mais cet endroit est à trois cents ou quatre cents mètres du rivage et y monter toutes nos affaires est éreintant. Le sol est meuble et truffé de pièges. La couche d’herbe, de mousse ou d’arbustes de plus de dix centimètres cache autant le sol que les flaques, les pierres ou les trous. Planter les sardines est très facile dans cette mousse, mais elles ne tiennent pas. Malgré leur taille, je n’ai pas atteint le sol, plus dur. Espérons que le vent ne se lève pas plus… Une fois la tente montée, nous sommes épuisés.
Le déjeuner est vite avalé, assis sur les rochers. Nous apercevons un gros rapace sur la montagne derrière nous. Et nous pouvons enfin profiter de cette magnifique prairie légèrement en pente devant nous. Le sol est multicolore. Les plantes présentes ici nous offrent une grande variété de couleurs. C’est très beau, malgré l’absence de soleil. Blanc, gris, jaune, orange, rouge, toutes les teintes de vert… Le Groenland se pare de ses couleurs d’automne.
Nous voyons une petite embarcation avec une personne à son bord passer devant nous et pénétrer dans une crique voisine. Et soudain un claquement. Puis le moteur se fait de nouveau entendre et le bateau repart vers le fjord. Un second claquement sec. Nous nous regardons. Non, cela ne ressemble pas aux grondements des icebergs. Et encore un claquement. Oui, cela ressemble plutôt à un coup de feu. Et ils s’enchaînent, espacés chacun de plusieurs minutes… Le bruit du bateau s’intensifie. Il réapparaît et entre dans notre petite baie. Au téléobjectif, je suis les mouvements du pilote. Vaguement inquiets, nous nous interrogeons sur ses intentions. Il arrête son bateau sur la rive et descend sur la plage, à quelques mètres de nos kayaks, se penche et prend un grand bac blanc. Puis il retourne à son bateau, fait marche arrière et repart. A l’arrière de son embarcation, à moitié sur le rebord gît une masse brune au ventre blanc. Ensanglantée… Un élan de tristesse nous envahit, nous qui sommes si heureux de voir leurs têtes apparaître près de nos kayaks pendant notre route.
Après cet épisode morbide et une fois la vaisselle faite, nous retournons aux kayaks pour les remonter un peu, hors d’atteinte de la marée montante. Nous en profitons également pour étaler les combinaisons étanches, trier notre nourriture et ouvrir les compartiments étanches pour qu’ils sèchent.
Nous avions prévu un peu trop en nourriture, surtout pour les goûters, que nous ne mangeons que de temps en temps. Et encore plus rarement les deux dans la même journée. Ainsi que pour quelques repas du soir. Et finalement, préparer les sachets individuels a peut-être été aussi une perte de temps et de place. Il y avait sûrement plus pratique à faire…
Nous partons ensuite pour une petite promenade vers la montagne derrière nous. Nous prenons quelques photos de la prairie colorée. Mais il n’est pas certain que cela rende bien, il fait sombre. J’ai également mis mon téléphone à charger, mais sans grand succès…
Nous passons à côté de notre sèche-linge improvisé : deux rochers, la corde…
Et nous grimpons. Là encore, nos mollets souffrent et nous avons le souffle court. Mais une fois de plus, cela en valait la peine : nous avons une vue sur presque trois cent soixante degrés sur les fjords qui nous entourent. Au loin, Narsaq, au pied d’une haute montagne enneigée. Partout, des icebergs, certains de bonne taille. Nous revoyons celui qui nous avait impressionné avec sa bande bleue en diagonal.
Nous restons de longues minutes au sommet à profiter de cette vue magnifique. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie… En espérant que les photos fassent ressortir un peu de cette féerie…
Au milieu du fjord qui mène à Narsaq, un petit bateau approche. Puis s’arrête. Et de nouveau un claquement sec. Non ! Devant lui, nous voyons fuir cinq ou six dérives. Encore des dauphins. Au téléobjectif, je regarde ces « pêcheurs ». Ils sont trois, un aux commandes, deux autres à l’avant et, selon toutes vraisemblance, armés. Ils ne semblent pas intéressés par les dauphins. Nous suivons leur manège depuis notre observatoire privilégié. Ils tournent, accélèrent, ralentissent et tirent de temps en temps. Finalement, ils passent devant notre baie et partent vers l’est. Leur bateau me semble vide. Les savoir bredouilles nous soulage un peu.
Plus loin vers le sud-est, deux autres bateaux arrêtés. Et là aussi, des coups de feu… Est-ce le sport du samedi ici ? Ou est-ce toujours comme cela ? Nous nous interrogeons sur la légalité de cette pratique…
Nous redescendons. A peine assis sur les rochers près de la tente, nous nous rendons compte que la marée est plus haute que prévu et que le kayak que nous voyons est en partie dans l’eau. Je descends voir cela. Aïe… Nous avions mal jaugé la montée de l’eau. Le kayak bleu est à moitié dans l’eau et pas loin de flotter. Le violet est un peu moins immergé, mais les sacs poubelles posés à côté et contenant notre linge sale et nos réserves de nourriture flottent allègrement. Nos combinaisons étanches ne sont pas en reste et ont les pieds et les mains dans la mer. Cela devient une habitude… Je remonte le tout de quelques mètres.
En retournant à la tente, je me rends compte que le vent a forci et que le froid devient mordant.
Nous allons préparer le dîner. Et ramasser du bois pour nos moules. Nous décidons de dîner en bas, près de la plage, abrités du vent par les rochers qui séparent les deux petites plages. Après avoir ramassé quelques petits bois et quelques planches vermoulues amenées par la mer, j’allume le feu. En attendant qu’il prenne complètement, je remonte mettre des pierres sur les sardines, le vent commençant à souffler fort. Par sécurité… J’ai l’impression que c’est à la tombée de la nuit que le vent se lève énergiquement ici… Il y a quelques pierres plates qui conviennent parfaitement au bord d’une petite mare. Je fais plusieurs allers-retours pour que chaque piquet métallique soir couvert. Et ce n’est pas une partie de plaisir, je manque à plusieurs reprises de chuter en mettant le pied dans un trou caché. Je finis bien essoufflé…
Je ramasse également le linge qui commençait à s’envoler. Puis je redescends à la plage. Notre petit coin à l’abri du vent est idéal pour un feu de camp. Celui-ci est d’ailleurs bien parti et nous plaçons les moules sur une des planches, faute de mieux. En quelques minutes, elles sont cuites. Elles sont vraiment d’une taille impressionnante. Et bien remplies… Et même très bonnes… Il y a également quelques champignons pour accompagner la purée. Je préfère ne pas en prendre. Qu’il y ait au moins un survivant !
Ce bon dîner terminé, nous retournons à la tente nous installer pour la nuit. Celle-ci est d’ailleurs presque complètement tombée. Pas une lumière en dehors de notre dôme faiblement éclairé. Je le vois tous les soirs, mais cela continue de m’impressionner. Perdu au milieu de rien au bout du monde…
Une petite « douche » rapide au gant et au lit ! Malgré le sol de mousse, les creux et les bosses du sol sont encore sensibles…
11 septembre – Dimanche
La nuit est claire. Le vent tombe petit à petit.
Une envie pressante me pousse dehors. Le froid est saisissant surtout que je n’ai pas pris le temps de m’habiller. Je comprends pourquoi la nuit est claire : légèrement voilée, la pleine lune éclaire nettement la plaine. La vue est dégagée, les détails sont nets. Presque comme en plein jour, la couleur en moins. Si le soleil pouvait briller de la même manière demain…
Le jour nous réveille. Nous ne traînons pas et mettons rapidement le nez dehors. Contrairement à notre arrivée hier, les mousti-cherons sont absents. Nous avions dû rapidement nous asperger d’anti-moustiques. Mais ils n’ont pas l’air d’être matinaux. Ou alors c’est notre odeur qui les repousse, un mélange de citronnelle, de feu de bois et sûrement de transpiration !
Malgré le froid, nous prenons notre petit déjeuner en plein air. Le ciel est aux deux tiers bleu. Malheureusement, le tiers nuageux est à l’est et cache le soleil naissant. Les nuages progressent vers nous, le soleil progresse également vers le bleu. Cela ressemble un peu à une course. Pour le moment, les nuages l’emportent. Enfin, tant qu’il n’y a pas de pluie…
Nous nous surprenons. A huit heures et demi, nous sommes prêts. La mer est très calme, lisse et translucide. Seuls nos kayaks perturbent cette harmonie. Comme des rasoirs, nos étraves coupent l’eau en des traces nettes qui s’élargissent avec le temps. Sur les côtés de cette marque, à intervalles réguliers, nos pagaies laissent aussi leurs empreintes. L’eau est si claire que même immergées, elles restent visibles. Deux petits tourbillons pétillants de bulles d’air accompagnent leur mouvement vers l’arrière. Et quand elles reviennent vers l’avant, hors de l’eau, une kyrielle de gouttes d’eau les suit et marque la surface. En s’écrasant, la goutte se fractionne en plusieurs petites billes claires qui roulent sur l’eau verte avant de s’y mélanger en s’arrêtant.
Un petit vent d’est, de face, se lève, brouillant légèrement ce miroir liquide.
Les nuages ont gagné leur course contre le soleil. Mais dans leur précipitation, ils ont laissé quelques trouées dans leur avancée. Et au bout d’une heure d’efforts, un soleil voilé profite d’un de ces trous et nous illumine. Il fait briller de mille feux les icebergs que nous croisons.
Sur notre droite, au fond du fjord voisin, un iceberg totalement noir.
Quelques pauses photos. Il faut en profiter ! Un bel iceberg bleu turquoise attire particulièrement mon attention. Le soleil renforce cette couleur bleue et la transparence de la glace. Comme une friandise, sa surface déchiquetée et ensoleillée apparaît luisante et étincelante. Sa base est nettement creusée par l’effet de la mer et il semble composé de longs éléments verticaux. Il est magnifique. Il me donne envie de m’approcher, de le toucher. D’en prendre un morceau. Je pourrais passer des heures à le contempler…
Ses voisins ne sont pas en reste, tous d’une beauté différente. L’un d’eux est, à l’inverse, comme composé d’une multitude de couches horizontales. Un autre a un trou en son milieu, comme le chas d’une grosse aiguille. Un autre, encore, a une surface lisse et brillante comme une piste de ski verglacée au petit matin.
Un petit bateau jaune avec deux occupants s’approche. Le fusil tenu par l’un d’eux nous laisse peu de doutes sur leurs intentions et leur occupation. Ce sont bien des chasseurs. Ils sont proches de nous. Pas plus de deux cents mètres. Leur coup de feu manqué, ils mettent plein gaz et foncent sur nous. Vaguement inquiet, j’arrête de pagayer, attentif à ce qu’il va se passer. A quelques mètres de nous, ils finissent par s’écarter et passent à côté en faisant un signe de la main.
Nous longeons une île et Narsaq grandit au loin. Au bout de l’île, c’est la dernière ligne droite. La traversée du fjord et nous arrivons au port. Je reconnais les différents sites de la côte devant Narsaq, nous y étions il y a quelques jours. Déjà… La boucle est bientôt bouclée et cela sent la fin.
Les petits bateaux sont de plus en plus nombreux. La civilisation approche. Trois monstres de glace sont entre nous et la ville. Il va falloir zigzaguer pour entrer au port. Même si de loin, ils semblaient nous barrer la route, ils sont finalement suffisamment espacés pour ne pas avoir à les contourner tous. En passant près de l’un d’eux, je vois une véritable petite rivière serpenter sur sa surface et finir par tomber à la mer. Le débit d’eau est continu. Malgré le temps incertain et la faible température ambiante, les icebergs fondent à grande vitesse. J’avais déjà vu des glaçons goutter de leurs extrémités, mais jamais à cette échelle.
Nous croisons un petit bateau rapide, type Zodiac, rouge, avec une dizaine de passagers en combinaisons rouges. Il arrive de la droite, du fjord venant de Narsarsuaq. Il passe devant Narsaq sans s’y arrêter et poursuit en direction de l’inlandsis. La ressemblance avec nos « scientifiques » est trop flagrante. Et vu la direction qu’il prend, il doit se rendre à la base que nous avons aperçue près du glacier. Celle-ci nous apparaît de plus en plus comme un site touristique. Et le bateau que nous croisons doit être une nouvelle fournée de visiteurs.
A plusieurs reprises, j’aperçois des dérives de dauphins. Mais à chaque fois trop loin pour les suivre ou les photographier. Ils semblent moins curieux et plus craintifs que les phoques. Ils ne s’approchent pas de nous.
Malgré tout, la traversée se fait sans encombres et nous arrivons à l’entrée du port.
Nous hésitons sur notre lieu de débarquement. La rive située entre l’entrée du port et le ponton où nous sommes arrivés en bateau dimanche dernier, apparaît difficile d’accès car elle est composée de gros rochers empilés. Même si cet empilement ne fait pas plus de trois mètres de haut, sa pente est raide. Y accoster et y décharger tout notre matériel nous paraît trop risqué. La plage de cailloux gris au fond de la baie semble plus pratique. Mais un grillage part de cette plage et court le long de la berge qui mène au port. Il va nous empêcher de rejoindre le petit ponton d’embarquement. Nous dépassons le celui-ci. En passant la jetée principale et le petit port qui y est accolé et où sont amarrés les bateaux, nous trouvons une zone plus propice que les berges raides que nous avons croisées depuis l’entrée de la baie. Elle se trouve juste après l’entrée du petit port et avant le grillage. A une centaine de mètres du ponton. Il s’agit là aussi de gros rochers entassés mais dont la pente n’est cette fois pas trop forte.
Nous accostons et débarquons sans trop de peine sur ces rochers rendus glissants par des algues. Puis nous déchargeons toutes nos affaires sur la petite route qui se trouve juste au-dessus. Et enfin, nous hissons nos kayaks. La route semble inutilisée. Elle aboutit à une grille fermée menant à un entrepôt. C’est dimanche, nous n’allons certainement pas être dérangés.
Un ponton franchement délabré en bas et fraîchement réparé en haut est juste à côté. Nous nous y installons pour déjeuner. Nous en profitons pour ranger nos affaires dans nos sacs. Nous trions notamment nos sacs de nourriture et nous utilisons une poubelle du port pour nous débarrasser de nos détritus.
Nous avons vue sur ce petit port. Quelques bateaux sont amarrés à la jetée qui protège du large. Quelques petites embarcations et deux bateaux de pêche plus gros, un vert et un bleu, dévorés par la rouille.
C’est finalement le bon timing. Un lever et un départ tôt. Trois heures de kayak et le déjeuner vers midi. Cela évite d’avoir une journée décalée.
Nous portons ensuite nos affaires et les kayaks au ponton d’embarquement. Comme nous avons largement le temps avant l’heure prévue, nous partons nous promener et visiter la ville.
Les maisons sont espacées et colorées, principalement rouges, mais également bleues, vertes et jaunes. Les toits gris sont fortement inclinés. De près, certaines sont dans un triste état. Quelques immenses paraboles ont fleuri ça et là. Un trampoline pour enfants me fait penser à la famille. Il y a beaucoup d’enfants. Nous passons devant un grand bâtiment vert. C’est une école, reconnaissable aux jeux en bois installés dans la cour et aux dessins accrochés aux fenêtres. Il y a également quelques grands bâtiments dont nous ne saisissons pas la fonction. Un cimetière aux croix blanches se trouve non loin de l’église blanche et rouge. Aux couleurs du drapeau groenlandais qui flotte devant beaucoup de maisons, à la mode nord-américaine. Nous voyons une maison en pierre, les autres sont toutes en bois. Pourtant il y a bien plus de cailloux que d’arbres ici !
Nous croisons un groupe d’espagnols avec un caddie. Ils nous saluent… En espagnol ! Nous avons sans aucun doute beaucoup plus le type espagnol et touriste qu’indigène. Les locaux sont vraiment typés. Nous ne voyons que des inuits. Où sont passés les descendants des vikings ? Nous n’échangeons pas de salut car ils ne nous regardent pas. Ils passent près de nous sans un regard.
Après une bonne heure à arpenter les rues de la ville, nous retournons au port. Un gros cargo rouge et blanc « Royal Artic » arrive, à la suite d’un remorqueur danois. Il paraît démesuré et déplacé dans la baie et devant le petit port. Il est chargé de containers et s’arrête devant le hangar du même nom.
Claus est déjà là, en train de faire le plein du bateau sur le ponton voisin au pied de la station essence rouge que nous avions utilisée le premier jour pour charger les kayaks. Elle sert aussi bien pour les bateaux que pour les véhicules. Nous patientons quelques minutes puis nous embarquons nos affaires et les kayaks sur le bateau. Nous attendons encore l’arrivée de deux autres passagers.
Quelques minutes plus tard, ils arrivent et nous partons immédiatement pour Itelleq. La mer est franchement agitée dans le fjord qui part vers Itelleq et Narsarsuaq. Quelques crêtes blanchissent d’écume et le bateau tape violemment. Je comprends mieux pourquoi il est vivement conseillé de ne pas faire de kayak dans l’après-midi avec le vent d’est qui souffle plus fort à mesure que le jour progresse. A voir comment nous ferons demain…
En approchant de notre destination, je me redresse pour bien observer l’endroit. Légèrement sur la gauche et masqué, le Qôroq, fjord paraît-il très beau et grand pourvoyeur d’icebergs. A gauche, au loin, Narsarsuaq. A droite les quelques bâtiments d’Itelleq.
Après quarante-cinq minutes de trajet, nous arrivons.
Itelleq. Au creux d’une petite baie, trois ou quatre maisons. Une grande bâtisse rouge foncée et blanche domine la baie. Plus bas sur la faible pente cultivée, une immense grange jaune et verte. Des bottes de paille empaquetées de blanc. Quelques champs bien verts sur les pentes des collines. Deux bateaux sur la terre ferme à côté de la route. Un tracteur près d’eux. Un peu d’élevage, des moutons sur la pointe de gauche, quelques chevaux près de la ferme.
Les deux voyageurs espagnols aux vestes vertes identiques descendent également ici. Nous accostons sur un petit ponton dont le bois très clair atteste de l’installation ou de la réparation récente. Trois personnes attendent sur celui-ci pour prendre notre place. Un quad arrive pour prendre les bagages des espagnols. C’est une manière de voyager très prisée ici. Vous marchez et on s’occupe de vos bagages. Vous les récupérez là où vous logez.
Nous déchargeons tous nos sacs… Depuis que nous sommes arrivés à proximité de Narsaq, les nuages ont remporté leur combat. Et ici, ils commencent même à cacher les trois sommets enneigés en arrière-plan. Mauvais signe. Nous demandons à la dame du quad son avis sur la météo prévue pour le lendemain. Pour elle, pas de vent et du soleil. J’insiste : « pas de pluie ? ». Non, pas de pluie. Royal !
Cinq minutes plus tard, nous sentons des gouttes tomber…
Après avoir porté les kayaks sur la plage à une centaine de mètres, nous montons donc la tente, une nouvelle fois en situation humide. Presque avec tristesse, nous remarquons que c’est l’avant-dernière fois…
Sur la carte un petit triangle rouge indique que cet endroit à côté du débarcadère est un camping. Nous avons cependant beaucoup de mal à trouver une zone plane. D’ailleurs, après son montage, la tente penche un peu ! Nous sommes à quelques mètres de l’eau, mais en hauteur, séparés de l’océan par une petite falaise d’au moins trois mètres.
Une fois la tente montée et les affaires à l’abri, la pluie cesse. Bon, cela ira pour cette fois… Du coup, je sors la corde et la tend entre deux rochers. Le soleil fait même une apparition. Cela sent la douche-casserole !
Je mets également le téléphone à charger, il est quasiment vide.
Gros problème ici, il n’y a pas de ruisseau et nous n’avons presque plus d’eau. En tout cas pas assez pour ce soir et demain matin. Retour donc à la plage de cailloux pour y chercher un glaçon. Je ramène un gros bloc d’une bonne dizaine de kilos. C’est lourd, glissant, froid et humide. Suivent quelques autres allers-retours à la plage pour ramasser et ramener du bois flotté, en quantité ici. Puis il faut casser la glace pour en faire des morceaux de la taille des casseroles. Rien de plus simple : je laisse tomber le petit iceberg sur un rocher. Celui-ci explose et les morceaux s’éparpillent sur l’herbe. Il n’y a plus qu’à les ramasser et les faire fondre. Le feu est rapidement allumé et les casseroles pleines de glace sont mises au-dessus.
Nouvelle difficulté : l’eau est loin d’être pure. Débris dans la glace et poussières du feu flottent ou gisent au fond de nos ustensiles. Une chaussette, propre bien sûr, va servir de filtre.
Pendant qu’une fournée de glace fond, nous allons explorer notre domaine. C’est une petite presqu’île peu vallonnée. Nous arrivons rapidement de l’autre côté, avec vue sur l’entrée du fjord à glaçons et sur Narsarsuaq. Les moutons sont là aussi. Ils s’éloignent tranquillement à notre approche, non sans quelques regards réprobateurs. Nous rentrons après quelques photos.
La glace a fondu. Quand je pense qu’elle avait peut-être des millions d’années…
La prochaine série sera celle de la douche. Entre notre emplacement et le ponton se trouve une petite habitation verte et blanche. Elle semble inhabitée. Je fais le curieux, la porte n’est pas verrouillée. Ce n’est pas une maison mais un refuge pour campeur. Une grande pièce avec une table, des bancs, un placard vide et un balai, une petite pour les toilettes sommaires. Sa terrasse nous servira de douche, nous y serons bien plus à l’abri du vent.
Cette « douche » me fait du bien. Que cela est agréable de se sentir propre, même si, sur l’instant, c’est assez frais !
Le vent qui soufflait fort de l’est tourne à l’ouest, comme tous les soirs, et en quelques instants.
L’heure du dîner approche. Soupe, nouilles chinoises et flan.
Le ciel se dégage. Il commence à faire froid. Trop froid même pour manger dehors. Nous nous réfugions dans la tente. Je suis gelé et j’ai beaucoup de mal à me réchauffer. Fait-il vraiment plus froid ou est-ce à cause de la douche ? C’est dommage, nous aurions pu profiter du feu qui se consume lentement.
Il ne fait pas encore nuit et la pleine lune se lève. La nuit risque d’être claire. Et glaciale. Si les nuages continuent de fuir, peut-être aurons-nous la chance de voir enfin une aurore boréale digne de ce nom. Encore faut-il avoir le courage de mettre le nez dehors…
Le dîner est avalé. Il est l’heure de se mettre au lit. Mon tee-shirt de nuit sent décidément trop mauvais, je ne peux plus le porter. Je vais dormir comme en France, avec juste mon caleçon…
Cela sent la fin, avant-dernière nuit. Demain avant-dernière journée. Et pour la première fois depuis le début, pas de véritable surprise aujourd’hui. C’est louche ! Que nous réserve la nuit ?
Demain matin, deux à trois kilomètres à pied jusqu’à Igaliku, très joli village selon le guide. Puis suivant l’heure du retour, déjeuner et moins de dix kilomètres de kayak pour aller à l’entrée du Qôroq, fjord réputé.
Un petit coup d’œil dehors et au lit.
12 septembre – Lundi
Une main me secoue l’épaule. Une petite voix pas très rassurée : « Cyril, réveille-toi, il y a quelque chose dehors à côté de la tente ». Je dormais si bien… Les sens en alerte, je tends immédiatement l’oreille. Effectivement, il y a des bruits en plus du choc des vagues contre les rochers. Je décroche la lampe du « plafond ». J’ouvre la tente. La lune éclaire fortement. C’est la pleine lune et pas un voile de nuage. Les intrus bruyants ressemblent à nos moutons vus la veille. J’allume la lampe en version lampe torche. Et c’est bien un mouton qui se détache dans le cercle lumineux à quelques mètres de la tente. Eclairés, il relève la tête et ses yeux deviennent deux billes luisantes. Une autre tête apparaît dans le rond de lumière, ajoutant deux autres billes jaunâtres. L’éclairage n’a pas l’air de les effrayer, au contraire, ils semblent curieux et font mine de s’approcher. J’éteins la lampe, ou plutôt je tourne la molette de sélection qui passe sur clignotant orange avant de passer sur arrêt. Est-ce ce flash orange ou le clic de la molette, mais les moutons prennent peur. A la lueur de la lune, nous les voyons s’enfuir en courant et en bondissant.
Rien de grave…
Nous en profitons pour lever le nez. Il y a quelques longues traînées verdâtres dans le ciel. Mais la pleine lune doit empêcher de les voir plus nettement. Une nuit noire doit être préférable pour l’observation des aurores boréales… Retour au chaud.
Le jour se lève. Petit coup d’œil dehors. Un ciel bleu et pur. Le soleil est toujours caché derrière les montagnes. Il fait un froid glacial, mon haleine forme un petit nuage de vapeur devant mon nez.
Les sommets des montagnes à l’ouest sont éclairés. Cela va bientôt être à notre tour de profiter du soleil. Il n’y a pas de vent. Malgré tout, la mer a un petit clapot.
Nous décidons de prendre notre petit déjeuner dehors. Le temps que l’eau chauffe, le soleil franchit enfin la petite montagne à l’est et nous réchauffe de ses rayons. Il va falloir ressortir la crème solaire et les lunettes de soleil aujourd’hui.
Du côté de la ferme, le chant d’un coq. Puis les hennissements des chevaux.
La batterie de mon rasoir a rendu l’âme. Elle dure bien plus longtemps d’habitude. Le froid sûrement. Je finirai barbu.
Comme à chaque étape, nos petits amis sont là. Ce sont un, deux, voire trois petits oiseaux au plumage vert et brun et à la queue blanche et noire. Avec leur air curieux et leur chant joyeux, ils ne sont jamais bien loin. Ni jamais trop près. Rarement à moins de cinq mètres, rarement à plus de vingt. Et ils voltigent de perchoir en perchoir, de rocher en rocher autour de nous, que nous soyons autour de la tente ou en promenade. Je ne pense pas que ce soit les mêmes depuis notre début. Mais il y en a toujours à nos côtés et leur chant accompagne nos journées.
Et quand nous partons marcher, comme ce matin, ils nous suivent. Ou plutôt nous précèdent. C’est curieux et agréable.
Une fois prêts, nous partons donc vers Igaliku. La route faite de cailloux ocre et gris serpente le long de la colline et monte tranquillement. Avec le soleil de face et l’absence de vent, il fait bon à marcher et je tombe rapidement la veste. Nous profitons de ce beau ciel bleu pour faire quelques photos. Nous laissons à notre droite la ferme qui nous faisait face depuis la tente. Une seconde ferme apparaît ensuite sur notre gauche. Dans les champs de cailloux, quelques moutons. Ils sont craintifs, mais pas assez courageux pour fuir franchement. Peut-être leur beau chargement de laine les handicape-t-ils ?
Nous retrouvons les mêmes choses autour de cette ferme : quelques champs bien verts et sans cailloux, de grandes rangées de bottes de foin emballées, quelques machines agricoles dispersées ça et là, des vaches et des chevaux.
Tout est tranquille hormis le faible ronronnement d’une de ces machines agricoles. Et les petits cris de nos amis…
Nous arrivons au col qui va nous permettre de franchir la crête et de descendre vers Igaliku. Légèrement à gauche, un poteau métallique supporte quelques relais de téléphone portable et une petite plate-forme pour hélicoptères. Même ici, la technologie n’est jamais très loin.
Pour nous désaltérer, nous avons pris un bidon rempli avec de l’eau obtenue de la fonte des morceaux de glace. A l’ouverture du bidon, une forte odeur de feu de bois nous assaille l’odorat. Et l’eau a un affreux goût, un terrible goût de feu de bois. Imbuvable…
On nous a vendu Igaliku comme un site d’une remarquable beauté avec quelques ruines viking. Et effectivement, le premier aperçu est magnifique. Le soleil de face se reflète dans l’eau bleue du fjord. Il est effectivement très beau, avec ses quelques petites îles et les montagnes aux sommets blanchis en arrière-plan. Une vingtaine de maisons éparpillées au bord du fjord et au pied de la colline, sans logique apparente. Un port minuscule avec un seul bateau à quai. Trois autres sont sur le rivage. Un petit cimetière aux croix blanches sur la droite. Quelques moutons un peu partout et quelques champs bien verts.
Nous quittons la route qui fait une large boucle sur notre droite pour adoucir sa pente, et nous coupons tout droit par un vague sentier. Comme hier quand nous avons débarqué, nous sommes frappés par la sécheresse du sol. Lors de nos précédentes étapes, le matelas herbeux était au mieux humide. Ici, l’herbe est rase, le sol sec et ferme, agréable à fouler. Sûrement un effet positif de l’élevage de moutons. Peut-être y a-t-il aussi un peu plus de vent ici ? La marche en est d’autant plus agréable et aisée. Sur la route que nous venons de laisser, un tracteur débute l’ascension vers le col derrière nous et peine à grimper avec sa remorque contenant un bateau.
Sur la carte, les ruines vikings sont indiquées sur notre gauche, légèrement à l’écart du village. Nous décidons donc de commencer par là. Nous suivons le chemin, cherchons et trouvons les différents repères pour situer ces vestiges. La route qui tourne vers la gauche, la crique, la plage, le ruisseau. Tout colle. Sauf… Les ruines. Rien. D’autres sont indiquées un peu plus loin. Nous avançons un peu. Rien également… Nous avons beau chercher, aucune trace, pas un mur, même affaissé… Rien… Déception... Soit nous avons vraiment manqué quelque chose, soit l’appellation de ruines est quelque peu exagérée. Le premier site est d’ailleurs reconverti en carrière de cailloux…
Nous revenons alors vers le village. Toujours sur la carte, un lieu proche est indiqué comme point d’intérêt. A l’endroit décrit par la carte, nous trouvons un petit enclos emmuré à côté d’un hangar. Dans cet enclos, cinq petits tas de pierres surplombés chacun d’un morceau de bois, certains en forme de croix. Peut-être un ancien cimetière… Mais pas vraiment mis en valeur. Là encore, petite déception…
Nous entrons alors véritablement dans le village. Les maisons sont belles et colorées, la plupart en pierre. De ce côté-là, pas de mensonge, le site est vraiment très beau.
Vers le « centre » et devant l’église en pierres roses, une plaque rappelle le passé viking du village. Juste à côté, un mémorial pour deux personnes du XVIIIème siècle. A priori les fondateurs du village moderne. Malgré l’époque et la rudesse du pays, les deux ont vécu soixante-dix ans. Un peu plus loin, des vestiges. Enfin ! Quelques murs en pierres sombres, entre le gris et l’ocre, quelques traces au sol. Malheureusement le panneau explicatif n’est qu’en groenlandais. Et le guide au dos de la carte n’est pas assez détaillé. Nous remarquons d’ailleurs que ce guide contient aussi un plan explicatif de Narsaq. Trop tard !
Nous ne nous attardons pas et repartons vers le col. Nous passons devant un café avec un quad garé près de l’entrée. Certainement l’auberge de jeunesse de la dame au quad d’hier. Quelques bungalows identiques sont à côté.
La remontée du sentier brûle un peu les jambes, dans ce sens, la pente paraît bien plus raide. Arrivés au col, un air frais nous fait remettre nos vestes. Nous redescendons tranquillement avec nos amis qui nous ont accompagnés sans faute.
A l’arrivée à la tente, la question se pose : repas ou départ. Un coup d’œil au téléphone : onze heures et demi. Ce sera donc repas. Pour le moment, la mer est d’huile et le vent très faible d’ouest. Tout pour nous arranger. Pourvu que ça dure ! Nous sommes conscients de cette chance. Nous profitons de la pause repas pour tout sortir au soleil, vêtements humides, matelas et sacs de couchage.
13h10. C’est l’heure de l’inversion de la marée et nous sommes en tenue aux kayaks. C’est parti pour une petite étape dans d’excellentes conditions. Naviguer comme cela est un vrai plaisir. Il ferait même chaud dans nos combinaisons. Nous passons devant le ponton neuf et nous longeons la petite falaise de quelques mètres sur laquelle nous avions planté la tente. La roche est principalement ocre. Rongées par la mer, certaines parties sont en surplomb ou en équilibre et menacent de tomber. Du moment que cela n’arrive pas quand nous passons à côté… A la sortie de la baie, nos visiteurs de la nuit saluent notre départ de quelques bêlements.
A la crique suivante, nous pensons la même chose : « C’est une maison bleue, accrochée à la colline »…
Au pied de celle-ci, des pêcheurs, ou des chasseurs, remontent leur bateau sur la plage. La remorque est ensuite accrochée à un tracteur. Leurs deux chiens aboient à notre passage.
Au détour d’une petite avancée rocheuse, nous arrivons en vue du fjord. Je suis un peu déçu, je m’attendais et j’espérais beaucoup plus de glace sur l’eau. En outre, le peu d’icebergs présents sont de l’autre côté, poussés par le petit vent. Une belle collection de gros morceaux bouche d’ailleurs le fjord de Narsarsuaq.
Ce sont les avions que nous voyons et entendons le plus cet après-midi. Nous passons dans l’axe de piste et plusieurs décollent, troublant la quiétude de cette belle journée.
Notre objectif, le Blue Ice Camp est en vue. Une grande plage grise le précède. Jusqu’au dernier moment, j’ai un léger doute car je tarde à apercevoir la petite cabane installée par Jacky et ses collègues pour fournir un abri aux campeurs en cas de besoin.
Enfin la voilà, en retrait de la plage et bien cachée derrière une petite colline verte et ronde. Nous accostons et nous mettons en chasse de notre emplacement. Puis nous déchargeons nos affaires, nous nous changeons et pour la dernière fois, nous montons la tente. Ce sera au bout de la plage, au pied de la verdure qui marque le début de la pente, sur un sable gris très grossier. Quelques moutons se nourrissent tranquillement de l’herbe verte. Il n’y a pourtant pas de ferme ici… En espérant qu’ils ne viennent pas nous déranger cette nuit…
C’est le début d’une longue liste de dernières fois…
Avec le soleil, la vie est belle, tout est tellement plus agréable et plus facile.
En arrivant, j’avais aperçu un iceberg de bonne taille échoué un peu plus loin sur notre plage. Une fois installés, je m’y rends pour quelques photos. Malheureusement, la marée a été plus rapide que moi et il baigne déjà largement. Tant pis…
Nous partons alors visiter ce lieu. Pour commencer, nous grimpons sur la petite colline bien arrondie qui se trouve juste au-dessus de la plage. A ses pieds est échoué un long tronc d’arbre bien taillé. Il n’est pas d’ici celui-là ! Nous commençons à descendre vers la plage de l’autre côté de la colline. Et sur cette plage gît un petit iceberg qui serait parfait pour quelques photos. Et moi qui traînais les pieds pour descendre vers cette plage. Du coup, je rentre rapidement à la tente chercher les maillots de volley que j’ai emmené, autant pour les porter, car ils sont en synthétique, que pour quelques photos souvenir.
Le glaçon en question est en plus bien proportionné et il est possible de s’y asseoir et même de s’y mettre debout. Et c’est le début d’une série de photos. Assis et debouts sur l’iceberg, puis avec les maillots. Il fait un soleil radieux, il fait bon. Allé je me mets torse nu derrière le glaçon.
Et pourquoi s’arrêter là ? J’enlève le bas et je pose les orteils dans l’eau. Bon, c’est certain, c’est froid, très froid même. Mais à ma grande surprise, c’est supportable. Je poursuis jusqu’aux genoux. Quelques foulées dans l’eau. Cela saisit quand même cette eau glaciale. C’est gelé, piquant et brûlant en même temps !
Mais cette mer translucide est tellement tentante, ce soleil si chaud, l’air si doux, même si la température ne doit pas dépasser les 10°C… Et avant de partir, prétentieux sans doute, j’avais affirmé que j’irai me baigner. Les premiers jours, mes premiers contacts avec cet océan glacial m’avaient refroidi. Surtout sous la pluie ! Mais maintenant, cela me semble possible, et c’est sûrement le moment ou jamais…
Allé, soyons fou, j’y vais. Les pieds, les genoux, la ceinture passent sans problème. Une petite pause. Tout va bien. Et le reste suit ! Cela pique et brûle un peu, la poitrine est opprimée. Quelques secondes complètement immergé, puis quelques gestes de natation pour revenir vers le bord sous le regard incrédule de la photographe et je sors en courant ! Pas de serviette, mais vite un maillot pour me sécher. Forcément, l’air paraît chaud après un tel bain. Au goût, cette eau de mer est bien moins salée qu’habituellement. Il faut dire qu’avec toute l’eau douce qui y tombe…
Je regarde les photos. Un peu déçu, avec le soleil bas sur l’horizon, je suis presque à contre-jour. Qu’à cela ne tienne, j’y retourne en me tournant davantage face au soleil. Je m’y remets donc entièrement. Et de la même manière, j’en ressors très rapidement. Je me sèche avec le second maillot.
Voilà, je l’ai fait !!!
Nous retournons à la tente, moi tout fier de ma performance, de mon exploit ! Il n’y a sûrement pas de quoi, ce n’est pas forcément très intelligent. Si je passe les prochains jours au lit, je ne devrai pas me plaindre… Tant pis, je l’ai fait !
Nous allons ensuite voir la petite cabane, plantée sur les hauteurs derrière la tente. Ses murs ont une surface métallique et sa porte est en bois. Spartiate et bien arrimée, elle doit être très pratique en cas de mauvais temps. Les câbles qui la tiennent donnent une idée des vents qui peuvent souffler en ces lieux…
Nous grimpons sur la bosse qui se trouve juste à côté et qui nous offre une belle vue sur le fjord et sur l’inlandsis au fond de celui-ci. Il y a beaucoup d’icebergs au pied du glacier, mais très peu devant nous, à la sortie du fjord. Je reste déçu. Dommage de ne pas avoir le temps de s’en approcher. J’ai du mal à évaluer la distance qui nous sépare de l’inlandsis, mais elle doit être importante, plusieurs kilomètres sans aucun doute. Le temps qu’il nous reste demain ne nous permettra sûrement pas de pénétrer trop profondément à l’intérieur de ce fjord.
Nous apercevons deux phoques au milieu du fjord devant nous. Ils semblent s’amuser dans l’eau en nageant rapidement sur quelques mètres. Mais ils sont trop loin pour des photos. Nous essayons de nous en approcher en redescendant jusqu’à la plage. Mais la distance reste trop grande. Des chasseurs sont de l’autre côté du fjord. Trop loin eux aussi, tant mieux.
Un petit bateau approche à vive allure de notre plage, légèrement sur notre droite. Il fait fuir nos phoques. Il accoste à une centaine de mètres de nous et nous voyons une personne en descendre et grimper sur la pente abrupte. Puis nous la voyons se pencher et ramasser des choses par terre, au milieu des rochers. Vraiment curieux ce qu’il peut se passer dans ce pays.
De retour à la tente, c’est l’heure d’une bonne douche même si la mer ne m’a pas paru très salée. Je profite de l’eau à profusion ici. Ce sera donc deux casseroles d’eau chaude pour bien me laver. Quel plaisir de sentir cette eau chaude couler sur mon corps. La douche de demain soir promet d’être très agréable. Et très longue. A moins d’un bon bain chaud… Ces petits plaisirs que l’on oublie dans notre vie quotidienne et qui nous font rêver ici.
Puis, pour la dernière fois, je regarde le programme du lendemain. Une douzaine de kilomètres en direct pour le port de Narsarsuaq. Un peu plus si nous entrons dans le fjord. Nous verrons en fonction de la glace présente.
De toute façon, il va falloir se lever tôt, car la journée va être chargée. Une fois arrivés à Narsarsuaq, il faut se changer, vider les kayaks, les rendre, déjeuner, récupérer et faire les valises, et enfin aller à l’aéroport. Avec tout ce qu’il nous reste, nous ferons certainement don d’un peu de nourriture à Jacky. Nous décidons donc d’un lever à six heures. Pour une fois, je vais mettre le réveil afin d’être certain de ne pas se rater.
Le dernier dîner, face au soleil couchant. Nous avons l’impression qu’il n’est pas aussi tard que nous le montre la position du soleil. Et avec raison. Par rapport au jour de notre arrivée, il y a dix jours, le soleil se couche une demi-heure plus tôt aujourd’hui. Cela varie si vite à ces latitudes…
Le froid tombe vite. Sans nuages, une nouvelle nuit glaciale nous attend. Le repas achevé, nous nous réfugions dans la tente pour une bonne nuit de sommeil.
Méritée car je l’ai fait !
13 septembre – Mardi
2h53. Le vent hurle sur les sommets nous entourant et nous réveille. Immédiatement, deux questions : la tente va-t-elle tenir et comment va être la mer tout à l’heure ?
Pour la première, je ne suis pas trop inquiet. Les piquets ont été difficiles à enfoncer et en cas de besoin, il y a foison de pierres autour pour tenir les sardines. En outre, nous sommes dans un creux, bien abrités. Et effectivement, seules quelques rafales secouent épisodiquement la tente. Mais plus haut, cela siffle fort…
Quand à la seconde question, je suis bien plus soucieux…
Difficile, voire impossible de se rendormir dans un tel contexte, entre le bruit et l’anxiété.
6h00. Le réveil sonne. Pas pour nous dire « réveillez-vous », mais plutôt « levez-vous ». Notre dernière fois de préparatifs s’effectue rapidement et en silence. Le manque de sommeil et l’inquiétude nous rendent muets.
La lune brille encore fort. Le soleil n’est pas encore levé. Et de toute façon les hautes montagnes derrière nous, nous le cacheront encore longtemps. Le ciel s’est couvert de nuages d’altitude pendant la nuit, pas entièrement, mais les trouées bleues sont minces.
Je vais rapidement voir la mer. Aïe… Mes pires craintes sont confirmées. Le vent d’est qui souffle toujours aussi fort a métamorphosé le fjord. Hier si calme, la mer est aujourd’hui déchaînée. Les vagues s’enchaînent, bien creusées, et viennent s’écraser violemment sur le rivage. Leurs crêtes sont blanches d’écume. Nous allons tout avoir de face : le vent, les vagues, le courant. Dans notre malheur, une toute petite bonne nouvelle : il vaut mieux avec cela contre que plein travers. La traversée du fjord jusqu’à la rive montagneuse de l’autre côté va être longue, difficile et périlleuse.
7h30. Nous sommes prêts. Vraiment rapides ce matin. Et face aux flots en furie dans nos kayaks, le réveil musculaire risque fort d’être agité…
Les premières secondes et les premiers coups de rame confirment malheureusement que nous allons vivre l’enfer. L’effort est immense, le résultat maigre. Les vagues sont si resserrées que lorsque le milieu du kayak se trouve sur une crête, l’étrave commence déjà à plonger dans la vague suivante. L’eau déferle sur le bateau qui est ballotté comme un vulgaire bouchon. Rapidement je sens que je suis glacé sous la ceinture. Ma jupe n’est vraiment pas étanche, c’est confirmé, je baigne dans l’eau glaciale. Mais ce n’est pas mon souci principal. Le visage éclaboussé en permanence et les bras en feu, il faut lutter et avancer, encore et encore, arc-boutés sur nos montures et crispés sur notre pagaie.
Jamais montagne escarpée et aride ne m’a paru aussi accueillante. Vite s’y mettre à l’abri. Mais que c’est long d’y arriver. Je n’avance pas. Ma vision se limite à peu de choses : la vague qui me repousse, la suivante qui va m’agresser et mes bras tétanisés. Pourtant, il faut pagayer, continuer à lutter.
Les rafales sont parfois si violentes que je sens leur choc jusque dans la pelle qui n’est pas immergée. Au risque que la pagaie m’échappe des mains.
Une vague plus haute que les autres me submerge complètement. Dans le ruissellement liquide, je distingue une forme rouge glissant le long du kayak. La bouche ouverte pour mieux m’oxygéner pendant l’effort, je reçois par la même occasion une bonne goulée d’eau glaciale et salée. Par réflexe, je la recrache immédiatement. Et elle me revient aussi vite en plein visage. Ah oui, le vent… Voyant cette folie, mon bidon d’eau que j’avais calé devant moi a préféré le suicide. C’était donc lui cette forme rouge fuyante… J’y vais, je n’y vais pas ?… Cruel dilemme d’une demi-seconde. On n’abandonne pas un compagnon de voyage et de galère. Demi-tour donc. Heureusement, dix jours de kayak procurent une certaine dextérité. J’évite le retournement et un délicat trois cent soixante degrés plus tard, je suis à nouveau en route après avoir récupéré ce bidon farceur. Les deux passages avec les vagues en plein travers n’ont pas été une partie de plaisir…
Malgré le temps, deux hélicoptères rouges volent au loin…
En m’approchant de la rivé opposée, je me rends compte que le vent et les vagues ne faiblissent pas tant que cela. Mais leur orientation a changé. Logique, ils contournent l’obstacle. Je les ai donc maintenant de travers droit. Cette difficulté supplémentaire est compensée par la petite baisse d’intensité.
Il faudra attendre les tous derniers mètres pour enfin sentir une amélioration notable. Bien à l’abri du relief et tout proche du rivage, les éléments sont enfin plus cléments. Légèrement sur la gauche, une petite plage de cailloux. Loin d’être idéale, mais je ne suis pas en mesure de faire le difficile. Je m’y pose tant bien que mal et je tire mon kayak à l’abri des vagues. Comme à chaque fois que je descends de kayak, c’est ma vessie qui m’impose la première obligation. Pour me venger de la nature, j’urine sur une petite méduse échouée. Une fois cette preuve d’intelligence effectuée, je me retourne vers l’océan, les bras et les épaules endolories. Où est donc ce second kayak ? La dernière fois que je me suis retourné, il était loin derrière moi, légèrement sur ma gauche. Aucune aide n’est possible dans cet enfer, c’est du chacun pour soi… Je ne vois rien sur la mer en colère. Je monte de quelques mètres. Rien… Je grimpe en courant vers un gros rocher légèrement en surplomb, vingt ou trente mètres plus haut. Rien… J’ai beau scruter attentivement, à droite, à gauche, au près, au loin, rien… Pas de forme effilée et de pagaie qui se balance. Même pas une coque renversée. Ah… J’examine méthodiquement l’espace verdâtre agité devant moi, de haut en bas, de droite à gauche. Et bien non, toujours rien. Bon…
Et tranquillement, au ras de la falaise grise sur ma gauche, ce petit kayak apparaît, la pagaie battant l’eau lentement et régulièrement… Transit de froid, je redescends. Une fois mon kayak vidé d’une grande partie de son eau, je repars.
La navigation est un peu moins difficile au ras de cette côte rocheuse désolée. Mais il faut être attentif, à deux mètres du bord, certains rochers apparaissent franchement inamicaux. Et la moindre petite erreur nous enverrait rapidement dessus.
Nous avons maintenant le vent arrière. Juste devant nous, un promontoire s’avance dans la mer. L’eau semble particulièrement agitée devant lui. Et pour cause ! Le vent violent d’est s’engouffre dans les deux fjords, celui que nous venons de traverser (le Qôroq) et celui où nous sommes maintenant (celui de Narsarsuaq). Leurs orientations ne diffèrent que d’une trentaine de degrés. Lorsque le Qôroq se termine, au cap que nous venons de passer, le relief protège du vent venant du fjord de Narsarsuaq. Avec sa forte énergie, le vent provenant du Qôroq peut donc s’y jeter. Et c’est pour cela que nous avons vent et vagues arrières pour le moment. Mais à partir du promontoire devant nous, il n’y a plus de masque pour le vent provenant de la direction de Narsarsuaq. C’est donc le point de rencontre de deux courants contraires et de deux vents opposés. Et ce choc crée un sacré maelström.
Passer cette barrière n’est pas de tout repos. L’effort est extrêmement violent et nos muscles sont encore un peu plus endoloris. Nos kayaks sont ballottés dans tous les sens… Heureusement, cette zone particulièrement violente est restreinte et nous parvenons à en sortir rapidement…
Et du coup, nous nous retrouvons encore une fois avec vagues, vent et courant contraires. L’accalmie aura été de courte durée. La galère continue.
Quel dernier jour ! Une bonne piqûre de rappel anti-kayak…
Selon l’orientation de la côte, l’abri du relief est parfois plus faible et il faut alors se battre contre un vent violent et de bons creux qui submergent à nouveau le kayak. Ces instants de lutte contre les éléments déchaînés sont difficiles… Il faut à nouveau se battre et tirer fort sur la pagaie…
Certaines criques sont très belles et, avec 25°C de plus, feraient de très belles petites plages privées…
L’effort est long et difficile. Ce sera notre exploit. Pas de foule en délire pour nous acclamer, mais arriver au bout sera une sacrée performance.
La vitesse de défilement des rochers est parfois affligeante. Nous nous ferions dépasser par une grand-mère en déambulateur…
Juste avant un grand promontoire, une grande plage de gravier ocre. Je m’y arrête. Pas de miracle, ma vessie veille. Et pour la deuxième fois, j’en profiter pour vider les litres d’eau embarqués clandestinement. Petit goûter également, une barre chocolatée, six ou sept carrés de chocolat. C’est fête aujourd’hui, je ne me refuse rien. Et ce sont également quelques sucres rapides qui seront bien accueillis par mon organisme.
Dix kilomètres au compteur, le poteau d’arrivée ne doit pas être loin. Mais au large du promontoire, cela doit encore être le déchaînement des éléments.
Très peu d’icebergs aujourd’hui. Même eux ne sortent pas par ce temps, il fait trop mauvais… Il n’y en avait pas non plus dans le fjord précédent. Peut-être une période peu productrice.
Après ce goûter, il faut repartir. Et c’est confirmé, au promontoire, c’est à nouveau l’enfer et pas moyen d’y échapper ou de tricher. Il n’y a plus qu’à courber l’échine et appuyer fort sur la pagaie.
Au prix d’immenses efforts, nous progressons. A la vitesse de l’escargot, mais nous progressons. Au détour d’un rocher, les antennes de l’aéroport apparaissent, puis tout proche, un gros cylindre métallique, un hangar rouge et le plus beau, le petit port de Narsarsuaq, terme de notre aventure aquatique.
Quel soulagement…
Les derniers mètres ne sont pas les plus faciles. C’est ensemble que nous franchissons l’entrée du port et que nous nous échouons sur la petite plage de cailloux gris. Le visage blanchi par le sel, mais souriant, heureux d’avoir réussi. Nous l’avons fait… Nous avons vaincu les éléments déchaînés…
Voilà, c’est fini… Mais quelle fin, quelle apothéose… Sentiments partagés. Joie et tristesse. Soulagement et satisfaction. Euphorie et lassitude physique…
Et pour la dernière fois, je pose la pagaie sur le rivage et sors du kayak. Et oui, toujours la vessie en premier ! Puis, encore une fois, mais c’est la dernière, nous avons toutes les peines du monde à nous extraire de ces fichues combinaisons étanches. Ah ces manchons qui enserrent les poignets et les chevilles…
Nous vidons complètement les kayaks et nous les déposons devant le local cylindrique de Blue Ice. Juste à côté d’une dizaine d’autres kayaks monoplaces… Plus récents, avec gouvernails et grands espaces de rangement. Eux…
Nous posons également nos affaires et déjeunons. Il est onze heures et demie, nous sommes dans les temps. Qui l’eut cru ce matin ?
Après le repas, nous laissons nos affaires et remontons à pied vers l’aéroport et les locaux de nos loueurs. Finalement le trajet nous apparaît long à pied. Nous devions être tellement absorbé par la découverte de ce pays à l’aller qu’il nous avait semblé très bref. Le vent fort nous glace.
A quelques mètres de l’arrivée, nous croisons Claus qui part en véhicule en sens inverse chercher des touristes arrivés en bateau. Nous montons donc avec lui et faisons demi-tour. A quelques minutes près, nous nous évitions toute cette peine…
Nous chargeons nos affaires dans le van, remontons et re-déchargeons tout devant les locaux. Nous récupérons nos valises et faisons le transfert de nos affaires. Nous pensions économiser un bagage. C’est raté ! Malgré la nourriture en moins, nos vêtements mal rangés et humides prennent beaucoup de place. Tant pis, nous aurons encore nos cinq bagages…
Je paie le transfert Narsaq-Itelleq. Nous rendons les bouteilles de gaz non utilisées et nous faisons cadeau de nos denrées non entamées : trois paquets de pâtes, un de broyés (ils ne se doutent pas de ce que cela représente pour moi !), un de gâteaux pour le petit-déjeuner et une tablette de chocolat. Toujours ça de moins à porter et à ramener.
Puis c’est le départ vers l’aéroport distant de quelques mètres après plusieurs remerciements et adieux.
L’enregistrement dans la petite aérogare s’effectue rapidement à l’un des deux guichets. Nous avons encore quelques kilos d’excédent. Six ou sept… Incroyable… Certainement l’eau de nos vêtements mouillés. Mais nos valises passent sans encombre.
Puis c’est l’attente, nous avons deux heures avant le décollage. Bonne gestion du timing ! L’aérogare se remplit petit à petit. Avant notre vol, un gros hélicoptère rouge d’Air Greenland décolle pour un vol intérieur. Cela doit être magnifique. Il est difficile de lutter contre nos paupières. Surtout avec la chaleur ambiante et la lourdeur de nos muscles. Peut-être avons-nous oublié ce que signifie vivre à plus de cinq degrés ?
Puis c’est le contrôle de sécurité et l’embarquement. Nos derniers pas sur le sol groenlandais, sous un ciel gris et avec un vent toujours violent. L’avion est loin d’être plein.
Mise en route des moteurs, roulage, remontée de la piste pour un décollage piste 07. Vu le vent, pas de doute possible pour la choix de la piste…
C’est la fin de l’aventure. Finalement partir faire du kayak au Groenland pendant onze jours en autonomie complète en partant de rien, ou presque, c’est possible. Nous l’avons fait. Quelques grosses galères, mais de merveilleuses images inoubliables.
Alignement, mise en puissance, lâché des freins, accélération. Les roues quittent le sol. Avant d’être happés par les nuages, un résumé de cette expédition défile devant nos yeux : un peu de mer verte et transparente, un peu de montagnes, un peu de lacs, un peu d’herbe verte, un peu de fjords, un peu d’inlandsis, un peu d’icebergs…
Adieu Groenland !... Ou au revoir ?...
2 septembre – Vendredi Gare de Bordeaux Saint-Jean
18h41. Les portes se referment. Le quai s’éloigne de plus en plus vite. L’aventure commence ! Pour fêter ça, il est alors grand temps de profiter de cette merveilleuse faculté d’endormissement immédiat…
Une heure plus tard mon regard noir foudroie l’indélicate qui n’avait pas éteint son téléphone portable. Ah, si même le troisième âge se met à oublier le respect. Et la cinquantaine passée, elle avait dû prendre bien soin de régler la sonnerie au plus fort, pour être sûre de ne pas la manquer. C’est réussi… Il ne nous reste plus qu’à nous venger sur les croque-monsieur et les compotes volées aux enfants. Ce sera toujours ça de moins à porter tout à l’heure !
Jusque là, tout allait bien. Un texto d’Air Iceland nous rappelle que rien n’est jamais acquis :
« Dear passenger, due to technical reasons your flight NY261 to RKV on 03/09/2011 is delayed. Departure is at 14:00. Check in 13:00. rgds. AI ».
Un petit regard au « dossier de mission » pour confirmer ce que je pressentais : quarante-cinq minutes de retard pour notre départ de Reykjavik vers Narsarsuaq. Cela diminue d’autant nos chances de ne pas passer la première nuit au port de Narsaq…
Le train file toujours vers le nord. La nuit est tombée et les deux quinquagénaires continuent de discuter. Elles ne s’arrêtent donc jamais ? Aucune pause ?...
Cette aventure a réellement débuté trois mois auparavant. J’étais à la recherche d’une destination de vacances. Amoureux des terres vierges, j’hésitais : Laponie, lac Baïkal, Route de la Soie, … Et le hasard : un reportage sur l’Antarctique, des touristes quittant leur paquebot pour une virée en kayak au milieu des icebergs. Le déclic. « Ça, j’adore, il faut que je le fasse ! ».
Ah, pause des quinquagénaires ! L’une des deux est partie aux toilettes. Cela fait du bien quand cela s’arrête ! En arrêt devant la porte, elle parle toute seule. « Sésame ouvre-toi ? ». Non, cela ne fonctionne pas. Et oui, il faut appuyer sur le bouton… Dommage, sauvée par sa camarade de bavardage, je n’aurai pas ma vengeance de la sonnerie de portable…
Malheureusement, avec seulement deux semaines disponibles, aller jusqu’en Antarctique n’était pas possible. Le Groenland s’est alors naturellement imposé. Les liaisons aériennes disponibles et le choix du début du mois de septembre m’ont orienté vers Narsarsuaq. J’ai alors découvert Blue Ice Explorer, une petite entreprise touristique tenue par un français, Jacky, au Groenland depuis trente-cinq ans ! Il propose des activités, des excursions et des kayaks en location. Nos premiers contacts furent amicaux et encourageants. Et voilà, c’était décidé. Mi-juin, les billets d’avion étaient réservés. Attention Groenland, nous voilà !
L’accueil par notre entourage de cette idée fut mitigé, mais jamais indifférent. Certains sidérés, d’autres émerveillés. Du « tu es complètement fou » au « tu m’emmènes ? ». Et la surprise allongeait le visage des curieux avec le détail de cette expédition. Et oui, onze jours en autonomie complète, tente et sac de couchage, kayak le matin et randonnée l’après-midi. Et les questions fusaient. Amusé et un peu fier de cette idée, je répondais : non, il n’y a pas d’ours la météo, généralement clémente, entre zéro et dix degrés Celsius l’eau, magnifique mais à deux ou trois degrés Celsius, etc.
Début août, après un mois de réflexion, il a fallu se lancer dans les modalités pratiques de l’organisation. Avec plusieurs questions existentielles dont certaines nous ont fait bien cogiter. Et aujourd’hui, dans le train, il reste encore quelques incertitudes.
Un gros challenge nous attendait. Néophytes et peu équipés, il fallait tout trouver ou inventer. Prévoir et s’équiper.
23h10. Avec quelques minutes de retard, notre train arrive enfin à la gare de Roissy CDG. Et c’est après quelques détours dans ces immenses salles que nous trouvons le lieu d’arrivée des navettes d’hôtel. Bonne nouvelle, la première à arriver est celle de notre hôtel. Mais c’est une fois à l’intérieur du bus avec toutes nos valises que nous apprenons que, si c’est bien la bonne chaîne, ce n’est pas le bon hôtel… C’est toujours un plaisir de bouger nos lourds bagages pour rien…
Minuit. A l’hôtel, le bon, avec une chambre à notre nom. Un grand moment de solitude nous attend dans l’ascenseur : appuyer sur le bouton de l’étage ne suffit manifestement pas à le faire bouger. Au bout de cinq minutes à s’exciter sur le malheureux bouton, nous avons l’idée géniale de lire l’étiquette explicatrice placée juste à côté. Il faut insérer la carte de la chambre… Ah oui, mais où ? Encore quelques instants de honte à chercher… Le gardien derrière la caméra a dû bien rire. Et c’était bien la peine de se moquer de la mamie devant la porte des toilettes dans le train. Il y a une justice, malheureusement…
Puis la dernière douche avant onze jours, autant en profiter. Mais la fatigue l’écourte. Entraînement difficile, guerre facile : au cri entendu, je sais que le verre d’eau froide lancé par-dessus le rideau de la douche a fait mouche ! Il faut commencer dès maintenant à s’habituer à l’eau glaciale…
Et au lit, le dernier avant onze jours.
3 septembre – Samedi
5h20. Réveil. Difficile !
6h00. Couloir, ascenseur, navette, couloir, escalator, ascenseur, CharlyVal, couloir, escalator, couloir, tapis roulant, couloir… Enregistrement. Première mission de la journée : éviter de payer la surtaxe pour le dépassement de poids autorisé pour les bagages.
Nos bagages… Pour la soute, deux grosses valises et un gros sac à dos. Respectivement vingt-quatre, vingt-trois et treize kilogrammes. Soit soixante kilogrammes au lieu des quarante autorisés… En bagages à main : une petite valise et le sac à dos appareil photo. Douze et huit kilogrammes. Soit un total de quatre-vingt kilogrammes. A deux, joli score… Sur le site internet d’Icelandair, l’excédent bagage est facturé dix euros par kilo… D’où la mission truandage à l’aube ! Au comptoir, la première valise est posée à moitié sur le rebord. Affichés quinze kilogrammes au lieu de vingt-quatre. Quand la première valise avance sur le tapis, je pose rapidement la seconde, toujours à moitié sur le rebord. Une petite question pour détourner l’attention. Et quand tout semble fini, je sors le sac à dos.
« Celui-là aussi ? ».
Et oui…
« Faites attention, vous dépassez un peu le poids ».
Oui, un peu, c’est cela… Bon, après un remerciement appuyé, la mission est accomplie, deux cents euros d’économisés.
7h30. C’est sous un ciel radieux que s’effectue l’embarquement. Et si on commençait par dormir un peu ?
Trois heures plus tard, le grand nord approche à grands pas. Niveau quatre cents (quarante mille pieds, douze mille mètres), cap au nord-ouest. Impossible de voir la mer, d’une part à cause de l’aile et d’autre part à cause de la couche nuageuse continue et uniforme. Cela confirme malheureusement les mauvaises conditions météorologiques prévues sur l’Islande. En espérant qu’il ne pleuve pas trop, une petite marche de quinze minutes est prévue pour le changement d’aéroport…
Revenons aux préparatifs. Du fait des horaires d’avion, il n’était pas possible de faire tout le trajet dans une même journée. D’où la réservation d’hôtels et les quelques tracas qui s’ensuivent : horaires, transferts, navettes, etc. Donc le programme :
- 2 septembre : Bordeaux-Paris en train, navette gratuite puis hôtel.
- 3 septembre : Paris- Keflavik, décollage huit heures. Puis nous avons quatre heures pour faire Keflavik-Reykjavik en navette Flybus. Le trajet dure une quarantaine de minutes. Nous avons donc le temps. A Reykjavik, la navette s’arrête, non pas à l’aéroport, mais à une gare routière. Il y a ensuite une quinzaine de minutes de marche pour rejoindre celui-ci. Un plaisir avec quatre-vingt kilogrammes de bagages ! Puis vol de trois heures pour arriver à Narsarsuaq en milieu d’après-midi à cause du décalage horaire.
- 13 septembre : chemin inverse. Départ dans l’après-midi de Narsarsuaq pour une arrivée en soirée à Reykjavik. J’ai passé quelques heures sur le site islandais de la compagnie de bus pour trouver le bon bus et le bon arrêt de bus ! Pas facile tous ces noms islandais à rallonge. Surtout ne pas chercher à les prononcer… Après une courte nuit à l’hôtel, une navette gratuite de celui-ci nous amène à l’aéroport. Puis vol jusqu’à Paris et train jusqu’à Bordeaux. Arrivée prévue à vingt-et-une heures, le quatorze septembre…
La descente vers l’Islande a débuté, les nuages se rapprochent.
Pour déterminer notre itinéraire en kayak, il fallait tout d’abord savoir à quelle vitesse nous pouvons naviguer. Il semble que la vitesse moyenne soit entre cinq et sept kilomètre-heure. Comme nous étions partis sur trois à quatre heures de kayak par jour, une distance d’une vingtaine de kilomètres par jour semblait raisonnable. Grâce à deux cartes au 1/100 000e et à Google Earth, j’ai pu établir un itinéraire. Les cartes ont été commandées sur internet. Déterminer l’itinéraire, les points possibles de bivouac, les distances, les coordonnées des points m’a pris un certain nombre de soirées et de week-ends ! Au final, vingt-deux points sélectionnés pour différents scénarii, cent quatre-vingt dix kilomètres prévus. Des étapes d’une vingtaine de kilomètres, imprimées et tracées…
La couche nuageuse percée, l’océan et l’Islande s’offrent à nos yeux. Enfin, ce que l’aile ne cache pas…
Première bonne nouvelle, il ne pleut pas et il ne fait pas froid, treize degrés Celsius. La récupération des bagages se déroule sans problème. De mon plus bel anglais, j’essaie de faire comprendre à la grande blonde du guichet Flybus que je veux aller à l’aéroport de Reykjavik. Le prix est supérieur à ce que j’avais vu sur internet, mais nous montons tout de même dans le bus qui part quelques minutes après. Le bus est complet, avec beaucoup de jeunes. Arrivés à la gare routière, on nous oriente vers un minibus qui dessert l’aéroport et quelques hôtels. Ce qui explique le prix supérieur du ticket. Le trajet ne dure que quelques minutes. Ce minibus est une bénédiction car il nous évite de longues minutes de marche et une grave erreur : pour moi, l’aérogare était de l’autre côté de la piste !!! Faire quinze minutes de marche avec nos valises pour s’entendre dire que l’aérogare est de l’autre côté ne m’aurait pas fait rire du tout…
Midi, heure islandaise (moins deux par rapport à l’heure française). A l’aéroport Reykjavik Domestic. Après un sandwich et un yaourt, nous attendons notre vol, décalé à quatorze heures. L’aérogare est toute petite, quatre ou cinq guichets d’enregistrement, une petite cafétéria, un minuscule tapis de récupération de bagages. Deux ou trois vols par heure, pas plus, vers des destinations aux noms imprononçables…
Notre périple en kayak ne part pas de Narsarsuaq. Dès notre arrivée, nous chargeons toutes nos affaires sur un bateau qui nous amène à Narsaq, à cinquante kilomètres à l’ouest. Ensuite, direction l’inlandsis. Nous revenons en kayak à Narsarsuaq onze jours plus tard, en passant par Igaliku, un ancien village viking. Cent cinquante habitants à Narsarsuaq, mille cinq cents à Narsaq. Il y a deux heures de bateau entre Narsarsuaq et Narsaq. Jacky estime notre arrivée autour de dix-huit heures. Nous préférons ne pas dormir dans le port de Narsaq, mais comme le soleil se couche vers vingt heures, il va être difficile d’y échapper. Le problème sera de trouver un petit coin pour poser la tente. Le retard de notre avion ne va pas faciliter les choses. Une île se trouve à trois kilomètres en face de Narsaq. Y passer la nuit serait plus agréable.
Trouver de l’eau ne pose à priori aucun problème. Ruisseaux, lacs et glaçons ne manquent pas. Et l’eau y est pure. Par précaution, nous avons tout de même emmené des pastilles purificatrices. Pour le stockage de l’eau, nous utiliserons un bidon de quinze litres et deux bouteilles serviront à nous désaltérer sur le kayak et en randonnée.
Choisir notre nourriture nous a pris beaucoup de temps. Peu enthousiasmés par les plats préparés lyophilisés, nous avons choisi pâtes, riz, semoule, nouilles chinoises, flans rapides, gâteaux secs (les bons broyés du Poitou !) et chocolat. Pour le goûter du matin, des barres chocolatées et des fruits secs pour celui de l’après-midi. Enfin une bonne excuse pour se goinfrer de chocolat ! Nous avons préparé chaque repas en sachet individuel, même le petit déjeuner : cent grammes de céréales, lait et chocolat en poudre. Nous avons visé le côté pratique sur place. Au moment de faire les valises, la solution bouteilles plastiques nous a alors semblé plus judicieuse pour le rangement et la place prise ! Au final, près de trente kilogrammes de nourriture : trois kilogrammes de pâtes, un kilogramme et demi de riz et de semoule, deux kilogrammes de chocolat, 2 kilogrammes de céréales, trois kilogrammes de fruits secs, … Même si ce voyage est éprouvant physiquement, nous allons peut-être revenir avec quelques kilos en plus ! Et c’est ce qui explique les quatre-vingt kilogrammes de bagages que nous devons traîner pendant ces deux premiers jours…
Côté équipement, il a fallu partir de rien, ou presque. Une tente résistante, les vents pouvant parfois être forts, des sacs de couchage confortables même à des températures négatives, des matelas. Du matériel de camping, dont deux bols rétractables en silicone pour un gain de place. Pour les vêtements : pantalon et veste imperméables, pouvant servir aussi bien au ski qu’en randonnée une polaire et quelques sous-vêtements chauds des tee-shirts en polyester, le coton devant être évité. Quelques maillots de volley feront très bien l’affaire ! Gants et bonnet. Des chaussons et des gants en néoprène pour le kayak. Des chaussures de marche. Nos tenues de voyage feront office de tenues de rechange.
Les tenues étanches nous ont causé quelques soucis. Elles sont en effet indispensables pour le kayak dans une eau aussi froide. Elles permettent d’augmenter les chances de survie en cas de chute dans l’eau. Sans elles, l’espérance de vie dans une eau à deux ou trois degrés n’est que de trois minutes. Ce sont des combinaisons avec des manchons serrés au cou, aux poignets et aux chevilles, permettant une étanchéité totale. A sept cents euros minimum à l’achat, nous allons les louer à Jacky, c’est préférable pour notre budget. Surtout que c’est le genre d’équipement difficilement réutilisable dans un autre sport ou une autre activité.
Le téléphone portable et deux applications serviront de GPS. L’une d’elles permet même de sauvegarder le trajet effectué et de le voir sur Google Earth. Ce sera pour le retour et les souvenirs. Pour le charger, trois chargeurs solaires seront testés. Le troisième sera le bon. Il servira également pour notre lampe rechargeable par USB. Nous avons également deux petites lampes à dynamo et un chargeur de batteries d’appareil photo qui fonctionne lui aussi avec le chargeur solaire. En cas de panne de ces équipements modernes, il restera la boussole. Attention cependant à la déclinaison magnétique qui est d’une trentaine de degrés.
Un des buts de ce voyage est de faire de belles photos. Je n’ai pas emmené tout mon matériel, j’ai laissé à la maison mes vieux objectifs, moins performants. Je n’aurai donc que mon 50/2.8, mon 300/2.8 et mon doubleur X2. J’ai trouvé un sac étanche transparent pour prendre mon appareil avec moi sur le kayak. Sûrement plus pratique qu’un sac traditionnel opaque.
Pour transporter nos affaires dans les kayaks, nous abandonnons bien évidemment nos valises. Nous n’allons garder que le gros sac à dos pour la tente, les sacs de couchage et les matelas. Les repas seront répartis dans deux sacs. Et nous avons quatre sacs étanches : le transparent pour l’appareil photo et ce qui devra être à portée de main, deux pour les vêtements et le dernier pour le matériel. Un porte-cartes étanche servira pour les cartes, les documents imprimés et le téléphone/GPS.
13h00. L’aérogare et la cafétéria se sont remplies d’un coup. Une équipe sportive, un groupe de jeunes filles, beaucoup d’espagnols et quelques anglophones. Cela devient tout de suite bien plus bruyant… Notre vol apparaît enfin sur l’écran de l’un des guichets. Et la file d’attente remplit aussitôt la petite aérogare. Plusieurs groupes devant nous ont une discussion animée avec l’hôtesse. Nous sommes un peu loin pour comprendre mais nous espérons qu’il ne s’agit pas de problèmes de surpoids de bagages ! Au final, il semblerait que leur vol serait à seize heures et non pas à quatorze heures, pour la même destination… Nous sommes surpris par le peu de bagages que certains ont pour aller au Groenland. Surtout comparé à nous… L’appréhension de notre surcharge nous rend certainement méfiants et obnubilés par cette idée !
Après une longue attente, notre tour arrive. Opération truandage, acte II ! Poser la valise, la soutenir franchement pour que le compteur ne s’affole pas pendant que l’hôtesse colle le papier à la poignée, la lâcher au dernier moment et rapidement mettre la suivante sur le tapis. Encore une fois, cela se passe tranquillement, l’hôtesse ne semblait pas intéressée par le poids de nos trois bagages… Nous n’allons pas nous en plaindre. Tout s’est finalement bien passé de ce côté-là…
Nous nous dirigeons alors vers la porte B pour le contrôle douanier. Pour une fois dans un aéroport, l’appellation « porte » porte bien son nom ! Puisqu’il s’agit d’une simple porte, permettant d’entrer dans une toute petite pièce, largement encombrée par une unique machine de contrôle des bagages et des personnes. Cette formalité effectuée, l’attente se prolonge ensuite dans la petite salle d’embarquement. Et quand enfin nous embarquons, l’heure prévue de décollage est déjà passée… Cela n’arrange toujours pas nos projets pour la soirée… Pendant notre attente, le ciel s’est dégagé et l’air est doux, agréable. Au loin, les montagnes déchiquetées se découpent nettement sur l’horizon. Quelques nuages accrochent les plus hauts sommets. Dans cette atmosphère pure, la vue de l’Islande pendant le décollage est une merveille. Ce pays aux paysages si particuliers mérite vraiment d’être visité. Il faudra revenir…
Un repas léger nous est rapidement servi après le décollage. Petit changement dans nos habitudes, nous mangerons donc avant de dormir ! Nous n’avons pas très faim, mais avec les deux heures supplémentaires de décalage horaire, le dîner n’est pas pour tout de suite.
A notre arrivée, le programme s’annonce chargé. Récupérer nos bagages se rendre au comptoir Blue Ice pour prendre les kayaks, les combinaisons étanches, le gaz pour le réchaud, une carte au 1/250 000e de l’ouest de Narsaq, le téléphone satellite que nous louons en cas de problème payer tout cela vider nos valises dans nos sacs (Jacky nous a proposé de garder nos valises) charger le tout dans le bateau se rendre à Narsaq et décharger le tout une fois arrivés. Si tout se passe vite et bien, ce qui semble hautement improbable vu le retard accumulé, il sera peut-être possible de commencer à pagayer pour bivouaquer sur l’île en face de Narsaq. Sinon, c’est malheureusement l’installation pour la nuit dans le port…
Notre dernière inquiétude concerne la météo. La dernière regardée hier sur un site Internet danois juste avant le départ prévoyait une belle journée pour aujourd’hui avec une douzaine de degrés. Malheureusement le temps doit se couvrir rapidement en soirée avec de la pluie dans la nuit. Cette pluie doit continuer jusqu’à lundi midi, soit après-demain, le 5. Après, le ciel doit s’éclaircir mais les températures dégringolent : jusqu’à moins cinq degrés Celsius dans la nuit, le maximum dépassant à peine les cinq degrés Celsius… Mais de la pluie était prévue aujourd’hui en Islande et le temps clément que nous avons eu, nous pousse à l’optimisme. Malheureusement la vue par le hublot donne raison aux prévisionnistes… Que du blanc.
14h30, heure groenlandaise, nous quittons le niveau deux cent trente vers Narsarsuaq. Le commandant de bord annonce un temps couvert et huit degrés Celsius…
L’avion poursuit sa descente et pendant de longues minutes, tout est blanc à l’extérieur. Puis fugitivement, quelques taches de marron apparaissent entre le blanc des nuages et le blanc de la glace. Et soudain, le sol se jette sur nous, net, escarpé, mélange de terre, de roche, d’eau et de glace. L’avion vient de sortir de la couche nuageuse et le Groenland s’offre à nous. C’est un spectacle vraiment tourmenté, la montagne alterne avec le glacier. Celui-ci est strié, crevassé, teinté de gris et de marron. L’avion continue sa descente et s’enfonce même au milieu d’une vallée. Le bout des ailes est maintenant bien plus bas que les crêtes environnantes. Par mauvais temps, cela doit demander une bonne dose de confiance ! Le glacier prend fin. Là, il se jette directement dans la mer. Ici, il se transforme en rivière. Puis l’avion vole au-dessus de l’eau, s’en approche et finit par toucher le sol. Le freinage est violent, la piste est courte.
15h00. Quelques minutes seulement après le toucher des roues, nous posons enfin le pied sur le sol groenlandais. ENFIN !!! L’air est frais, pur, « ça sent la montagne ! ». Nous dévorons des sens ces premières impressions. La mer calme en arrière plan, entourée de montagnes abruptes. C’est vert, c’est silencieux. Nous voudrions profiter de ces premiers instants mais l’aérogare bleue nous attend, avec Narsarsuaq écrit en grosses lettres rouges juste sous la tour.
Les bagages sont rapidement récupérés et c’est le premier contact avec Blue Ice. Claus nous accueille et nous amène quelques minutes plus tard au café qui leur sert de bureau, à quelques dizaines de mètres de l’aéroport. Dans un français parfois hésitant, Jacky nous souhaite la bienvenue et nous enchaînons avec les modalités pratiques. Ils sont sans nouvelles d’un groupe qui devait arriver cet après-midi. A priori le mauvais temps. Et cela modifie notre programme et notre équipement : il n’a plus que deux kayaks ancien modèle à nous proposer, au lieu d’un récent et d’un ancien. Aucun problème, il y aura égalité des chances ! Mais surtout le départ pour Narsaq est reporté au lendemain matin… Départ à neuf heures, arrivée à Narsaq vers dix heures, ce qui fait un début d’aventure en kayak au plus tôt vers onze heures.
Cela chamboule considérablement nos plans pour cette première journée. Surtout que l’inversion de marée se produit vers midi, le courant devenant défavorable l’après-midi. De plus, la météo s’annonçant médiocre, il y aura donc beaucoup d’improvisation. Sur cette longue étape, j’avais prévu quatre autres lieux de bivouac possibles. Nous verrons sur le moment, difficile d’anticiper plus aujourd’hui…
Nous passons l’heure suivante à vider nos valises, remplir nos sacs, essayer les combinaisons étanches, trouver la carte qu’il nous manque (nous prenons finalement la dernière, dénichée au fond d’un tiroir, trouée et donc offerte !), essayer les bouteilles de gaz pour le réchaud avec notre embout. Il s’avère que les bouteilles neuves ne correspondent pas. Mais heureusement Jacky a tout un stock de bouteilles entamées laissées par des touristes, et parmi celles-ci, beaucoup fonctionnent avec notre matériel. Pour cent couronnes, quelques euros, nous repartons donc avec cinq bouteilles plus ou moins entamées, correspondant à peu près à deux neuves.
Après avoir réglé Jacky, nous partons dans son van en direction le port pour nous installer et voir les kayaks. Il nous indique un coin légèrement à l’écart pour planter la tente. Il nous montre également une source pour remplir nos bidons. Nous laissons nos affaires, « il n’y a pas de vol ici, on ne ferme même pas les maisons » et nous nous dirigeons vers leur local à matériel. Une ancienne cuve métallique cylindrique. Nous testons leurs nouvelles jupes sur les anciens kayaks. Elles ne vont pas et c’est seulement après son troisième aller-retour que Jacky trouve enfin des jupes adaptées. Et c’est en l’attendant durant ses trajets que nous remarquons l’absence d’iceberg dans ce fjord. Mais tout au fond, il y en a un certain nombre et certain semblent énormes. Malgré la distance, il nous est possible de distinguer des nuances de couleur, blanc, gris, bleu… Tout cela, c’est pour demain.
17h15. Jacky nous laisse avec notre nouvelle amie : la pluie… Heureusement pas très forte, mais elle nous fait accélérer le mouvement. Récupération des sacs et montage express de la tente. Nos affaires sont rapidement mises à l’abri. Nous bénissons notre choix d’avoir pris une tente assez grande et avec deux petites avancées. Tout notre matériel loge. Avant de nous mettre à l’abri, nous allons remplir nos bidons.
Et c’est quelque peu découragés et fatigués que nous commençons à aménager l’intérieur et à mieux trier nos affaires. De plus, à la vue des kayaks, nous avons toujours de gros doutes sur la possibilité de tout loger dans les compartiments étanches… Là aussi, il faudra attendre demain pour le savoir…
19h30. La luminosité baisse. Nos paupières aussi. Il pleut toujours, un peu plus fort même. Une envie naturelle qui commence à devenir pressante va nous pousser à bouger. Et il va falloir préparer le repas avant la nuit qui ne devrait pas tarder.
L’envie pressante effectuée, nous faisons un petit tour sur la « plage » de cailloux noirs et gris. C’est confirmé, le bain ne va pas être facile. L’eau n’est pas froide, elle est glaciale !
Nous avons vue sur le petit port de Narsarsuaq. Dans l’obscurité naissante et l’atmosphère grisâtre, un projecteur diffuse une triste lueur orangée qui se reflète sur l’eau calme du port. Sur la droite, au pied des montagnes, deux anciennes cuves métalliques cylindriques, dont une contient le matériel de Jacky, un grand hangar rouge, quelques containers et quelques véhicules. A l’abri de la jetée, deux petits pontons où sont amarrés une vingtaine de petits bateaux. Collés à la jetée, deux vedettes plus imposantes, rouge et blanche, et, le plus près de la sortie du port, un mignon bateau en bois rouge vif, avec un mat à l’avant et une voile carguée verticalement sur celui-ci.
De l’autre côté du fjord, là où la pente est moins marquée, quelques maisons encadrées de champs d’un vert plus clair que les reliefs environnantes, très escarpés.
Puis retour à la tente pour le dîner qui se termine à la lampe à vingt-et-une heures. Soupe, nouilles chinoises et quelques carrés de chocolat. C’est bon pour le moral. Allé, demain est un autre jour. Notre respiration fait de la vapeur, il doit faire trois ou quatre degrés Celsius. Bien au-dessus des moins deux degrés Celsius de la nuit dernière, comme nous l’a indiqué Jacky. Il me reste un peu de courage pour faire chauffer un peu d’eau pour me « doucher ». Ensuite direction le sac de couchage !
Première nuit au Groenland. J’en rêvais depuis des mois. C’est pour le moment un peu moins glamour et merveilleux qu’imaginé, mais cela va venir. A demain !
4 septembre – Dimanche
2h30. La pluie a cessé. Mais quelques coups de vent font trembler la tente. C’est tout de même curieux ces rafales au milieu de la nuit… Le sac de couchage tient toutes ses promesses, je n’ai absolument pas froid. Je suis même en sueur ! Du coup, j’enlève la capuche.
3h30. J’ai les oreilles et le front gelés, je remets la capuche. Dehors, seul le bruit de la source me parvient.
5h40. Le jour commence à poindre. La pluie fait son retour.
6h20. Il va falloir songer à bouger. Nous avons le temps avant 9 heures, mais tellement de choses à ranger. La pluie est toujours là… Les affaires à l’intérieur de la tente sont fraîches et humides, la lampe accrochée au « plafond » est couverte de buée.
Mais nous l’avons fait ! Dormir sous la tente au Groenland sous la pluie avec une température proche de zéro degré Celsius… Drôle d’idée, drôle de voyage !
C’est la troisième araignée que je tue. De belles bêtes en plus ! Dommage qu’elles ne soient pas comestibles. Finalement ce lieu a un petit air de pays tropical…
J’adore la façon de ranger le sac de couchage, de ne pas le plier… Il suffit de le rentrer « en vrac » dans son sac de compression, d’appuyer fort pour le tasser et de tendre à fond les sangles pour le comprimer. Ne pas le plier correctement et toujours de la même façon évite les plis dans l’insolant au même endroit. Et par conséquent les pertes de chaleur.
7h00. C’est l’heure du petit-déjeuner. Même s’il pleut encore, la vue est plus dégagée qu’hier soir. Il ne fait pas si froid que ça, même si perdre trente degrés Celsius en une journée laisse des traces…
7h30. La pluie s’est arrêtée. Cette bonne nouvelle nous permet de prendre le petit-déjeuner dehors. Et c’est beaucoup plus agréable pour plier bagages. Notre premier iceberg ! Tout seul au milieu du fjord, il profite de la marée montante pour progresser paresseusement… Tout au loin, ses frères continuent à défiler. Ils proviennent du Qôroq, un fjord particulièrement soi-disant prolifique en glaçons. Nous y passerons à notre retour.
8h00. Nous rangeons nos affaires. Le départ est prévu dans une heure. Largement le temps pour quelques photos sombres. Il ne pleut plus du tout, mais un petit vent frais nous fait supporter polaire, bonnet et gants.
9h00. C’est l’heure du départ. Nous sommes prêts et nous portons nos sacs sur la jetée près des bateaux. Claus arrive pendant ce temps avec les kayaks. Nous embarquons sur le second bateau avec trois autres passagers. C’est une des vedettes que nous voyions hier depuis la tente. Il n’y a qu’une seule cabine sans séparation entre la douzaine de sièges et le poste de pilotage avec sa barre, sa manette des gaz et les divers instruments de navigation et de communication. L’eau du port est magnifique même sans le soleil, bleue-verte limpide… Cela donne envie d’y piquer une tête !
Jacky vient nous saluer et nous informer que la météo doit s’améliorer, seul un petit vent d’Est s’est levé et risque de rendre la navigation moins agréable. Nous lui rappelons qu’il doit nous donner les combinaisons étanches et les gilets de sauvetage qu’il avait gardé dans son van. Heureusement que nous y avons pensé, cela peut s’avérer utile !
Le petit bateau sort du port et accélère rapidement. Il laisse derrière lui une trace blanche bouillonnante. Deux vagues roulent et s’écartent symétriquement après notre passage. La trace laissée est nette sur la surface du fjord, à peine troublée par un léger vent. Le petit drapeau groenlandais à la poupe claque joyeusement dans le vent. En nous retournant, nous apercevons l’aéroport de Narsarsuaq, sa tour de contrôle et son aérogare bleues, ses différents hangars, sa piste en pente qui se termine juste avant le rivage et les quelques maisons et bâtiments colorés qui l’entourent.
Nous traversons le fjord pour débarquer les autres passagers dans le petit village qui fait face à Narsarsuaq. Le débarcadère est occupé par le petit cargo à la coque bordeaux et à la cheminée bleue, que nous avons vu passer plus tôt ce matin. Il ravitaille le village en carburant et un long tuyau relie sa poupe à un petit bâtiment. Le débarquement s’effectue donc directement sur les rochers. Avec une grande maîtrise et malgré les remous, Claus maintient son bateau à quelques centimètres du bord, sans le toucher, et les passagers n’ont qu’à enjamber le bastingage pour nous quitter.
Le débarquement ne dure que quelques secondes et nous repartons.
Nous quittons le fjord de Narsarsuaq et virons à droite pour rejoindre le fjord plus large qui mène à Narsaq. La mer est maintenant un peu plus agitée.
Nous croisons de loin quelques icebergs, dont certains sont impressionnants. Claus, aux commandes, semble bien prendre garde de ne pas s’en approcher, même des petits. Leurs couleurs varient du blanc éclatant au bleu turquoise.
Comme avec les nuages, on peut s’amuser à trouver certaines formes aux icebergs. Ceux-ci sont de toutes tailles et de toutes formes, plats, lisses, découpés, etc.
Les côtes sont parfois très escarpées, coupées de ruisseaux et de cascades. Certaines strates géologiques sont bien visibles, inclinées ou parfois bien horizontales. La couleur dominante est tout de même le vert. Le nom de Groenland donné à ce pays s’explique. Ça et là, quelques moutons sur une petite prairie plane.
Le trait blanc d’un ruisseau serpente au milieu de roches grises. Arrivé au-dessus d’une immense grotte, il chute verticalement sur plusieurs dizaines de mètres et s’éparpille dans le vent avant que ses gouttes ne viennent s’écraser en d’innombrables éclaboussures sur un lit de pierres grises. Reformé quelques mètres plus bas, il reprend son trajet ondulé vers la mer.
Je reconnais certains lieux vus sur Google Earth. Autant sur l’écran le relief manque, autant il est ici omniprésent. Les lieux de bivouac possibles ne sont pas légion…
La neige est présente sur les plus hauts reliefs. Signe que l’hiver approche ?
Par endroit, la roche n’est plus noire mais rouge-ocre, voire un peu rose. Certains rochers sont même verts ! C’est par moment un sacré mélange de couleurs ! Le responsable de la décoration devait avoir bu…
A mi-chemin de Narsaq, la pluie refait son apparition et vient s’écraser en fines gouttes sur le pare-brise du bateau. Le plafond est plus bas également, les sommets sont accrochés. Les glaçons se font beaucoup plus rares.
Un village isolé au pied d’une haute montagne. Cinq maisons éparpillées. Un tracteur à côté d’une large parabole.
Narsaq est en vue. La pluie ne faiblit pas, au contraire… Allé, je range l’appareil photo, le carnet et le stylo, il est kayak moins peu !
Et là, c’est le drame…
Une fois arrivés au port de Narsaq, nous déchargeons bagages et kayaks, le tout sous une pluie battante. Nous nous installons à l’abri de la station service du port. Et maintenant il faut réussir l’exploit de tout faire rentrer dans les compartiments étanches de nos embarcations. Les autres groupes dont nous avions lu les récits sur internet s’étaient extasiés des possibilités de chargement des kayaks. Manifestement, nous n’avons pas eu les mêmes… Les deux compartiments avant sont rapidement remplis par la nourriture. Il ne reste que les arrières pour tout le reste.
Deux espagnols, sympathiques mais légèrement moqueurs sont à côté de nous et nous regardent nous battre avec nos kayaks. L’un d’eux nous prend en photo et ne peut s’empêcher de nous conseiller de bien remplir jusqu’au fond des compartiments. Sans blagues ?! Il devient rapidement évident que le sac à dos, même s’il entre dans un compartiment, prend trop de place et empêche de ranger autre chose dans ce compartiment. Il va donc falloir s’en séparer. Dommage pour les randonnées… Nous le donnons à Claus juste avant que celui-ci ne reparte. Il ira tenir compagnie à nos valises.
Une bonne heure plus tard, c’est avec une immense satisfaction et une non moins immense fierté que nous fermons le dernier compartiment. Tout est entré ! Certes il a fallu tricher un peu, mais c’est réussi. En effet, nous avons chacun un sac étanche entre nos pieds, coincé au bout de l’habitacle… Nous nous sommes changés et nous avons découvert la difficulté d’enfiler nos combinaisons étanches. Ainsi que leur fraîcheur…
Etape suivante, mettre les kayaks à l’eau. Première difficulté : les porter chargés. Car ils sont devenus extrêmement lourds avec les trente ou quarante kilogrammes supplémentaires ! Tant bien que mal, nous parvenons à les traîner jusqu’à un petit escalier en béton qui va jusqu’à l’eau. En descendant le premier kayak, une petite poussée inopportune au moment où je négociais une marche abîmée manque de très peu de me faire goûter à cette eau si limpide… Mais si froide…
Une fois les kayaks à l’eau, il faut maintenant y grimper. En m’aidant des rochers, je me lance en premier. Et j’essaie d’appliquer la méthode décrite dans les manuels. La pagaie derrière l’hiloire (le trou où l’on se met), la main bien au milieu en tenant la pagaie qui est en appui sur les rochers. Puis il faut s’asseoir sur l’arrière de l’hiloire et, en dernier, entrer les jambes à l’intérieur. Et cela fonctionne ! Attacher la jupe n’est pas évident du tout.
Mais après quelques minutes d’efforts, nous voilà assis dans nos kayaks, prêts à affronter la mer, les icebergs et la pluie. Il est onze heures trente environ, la mâtinée est bien plus qu’entamée. Nous donnons nos premiers coups de pagaie… Et c’est à ce moment bien mal choisi qu’un Narsarsaquois nous interpelle. Bien mal choisi en effet car il est difficile de se retourner en kayak. Surtout avec une capuche sur la tête… Du coup, il faut faire demi-tour à l’ensemble. Avec grâce et aisance bien entendu… Le monsieur nous interroge sur notre destination et semble inquiet de nous voir partir. Il nous annonce qu’un vent de huit miles de l’est est prévu. Sa manière de le dire donne l’impression que c’est terrible, mais cela ne me semble pas si catastrophique. A moins que j’ai mal compris son anglais. Je le remercie de l’information et je lui dis que nous n’allons pas loin, juste en face. S’il pensait nous faire sortir de l’eau et tout décharger pour camper à Narsaq, c’est hors de question ! Surtout après tous ces efforts.
Et nous voilà partis. Mes premières impressions du kayak sont mitigées. Il n’a pas l’air stable et oscille d’un rien. Peut-être un manque d’habitude. En revanche, il semble très manœuvrable et réagit très bien à la pagaie. Il se dirige très facilement. Malheureusement, mon point de vue ne semble pas du tout unanime… Effectivement l’autre kayak apparaît plus rebelle et n’est absolument pas d’accord avec le principe qui dit que le chemin le plus court est la ligne droite… Tourner en rond semble même être son but dans la vie… Quelques conseils sur la façon de pagayer, quelques propositions de changer quelque chose, la manière de se tenir, de tenir la pagaie, etc. Mais rien n’y fait, la seule réponse est un regard empli de désarroi. A chaque fois que je me retourne, le kayak violet a un cap franchement divergent du mien et donc de la route prévue.
Du coup, je pagaie une minute sur deux, pour attendre ma camarade d’infortune. J’ai bien envie d’exploser, mais je me retiens, pas certain que ce soit très utile. Je doute d’arriver à me faire entendre de ce morceau de plastique violet.
Nous parvenons tout de même à quitter le port. Nous longeons la côte et passons devant toute la ville de Narsaq et ses maisons de toutes les couleurs, rouge, bleu, vert, jaune. Les habitations sont éparpillées sur la faible pente, au pied d’une haute montagne au sommet enneigé et embrumé.
Au bout d’une heure, un coup d’œil au GPS confirme ce que je pressentais. Nous n’avançons pas : trois kilomètres et demi. Adieu les vingt kilomètres aujourd’hui. Nous sommes au milieu du fjord. Allé, il faut continuer, on ne sait jamais, cela peut s’améliorer… On peut toujours rêver.
J’avais prévu plusieurs points de bivouac possibles pour notre premier jour. A cette vitesse, je ne sais même pas si nous allons pouvoir atteindre le premier. C’est mort pour aujourd’hui, mais il va falloir que cela s’arrange dès demain. Sinon c’est la fin du rêve… Demain, c’est moi qui materai ce kayak violet rebelle.
L’avantage de cette avancée alternative et lente, c’est que j’ai largement le temps de profiter du spectacle. Et malgré la pluie et le plafond bas, c’est magnifique. Magique !
L’inconvénient, c’est que, un bonheur venant rarement seul, je me rends aussi compte que le courant et vent, même s’il est faible et pas franchement d’est, sont bien contre nous.
Et soudain, un coup de feu, de la droite… Pas de panique, nous étions prévenus, ce sont les glaçons qui craquent. Comme ceux du Ricard sur la terrasse l’été. Mais en plus fort, en plus grand. Et le savoir n’empêche pas de sursauter ! Quelques secondes plus tard, cela vient encore du même endroit, mais l’iceberg a cette fois-ci sorti l’artillerie lourde et un gros morceau tombe bruyamment à la mer. Ce n’est décidément pas un lieu pour les cardiaques !
Les icebergs sont assez nombreux (même si nous manquons de références) et de tailles, de formes et de couleurs complètement différentes. Leurs contours sont en même temps découpés et arrondis par les éléments. Certains sont énormes, gigantesques, impressionnants. Je ne pensais pas en voir d’aussi gros. Je passe d’ailleurs prudemment à une certaine distance du premier de ces monstres que nous croisons. Surtout qu’il est coupé en son milieu d’une belle faille… D’un autre côté, une grosse vague nous ferait peut-être avancer plus vite… Sa surface est lisse et faiblement ondulée, ses bords sont tout en lignes brisées avec plusieurs fissures apparentes et sa base est creusée. L’effet des éléments : la pluie et le vent lissent la surface supérieure et la mer creuse la base. Les bords portent les stigmates des blocs qui se détachent. Il y en a aussi de tous petits, taillés par les éléments en d’improbables formes. Certains affleurent à peine à la surface et ne se voient qu’au dernier moment. Certains sont d’un bleu éclatant. Sur l’un d’eux, une forme noire est juchée tout en haut, minuscule. Un oiseau sûrement.
A la faveur d’une accalmie, je tente quelques photos. J’arrive à sortir l’appareil du sac étanche coincé devant moi. Et à l’y remettre. Ces photos ne seront certainement pas les plus belles, c’est si sombre et gris. Sur le kayak, prendre une photo est toute une histoire. Il faut poser la pagaie, enlever les gants, mettre un coup de rame pour garder l’axe et ne pas tourner le dos à l’objet de la photo, ouvrir le sac étanche, dérouler le haut du sac étanche, mettre un autre coup de rame, s’essuyer les mains, prendre l’appareil, enlever le cache, allumer l’appareil et le régler, mettre encore quelques coups de rame car le kayak a viré de bord, prendre la photo ou plutôt essayer de prendre la photo dans ces conditions oscillantes, puis éteindre l’appareil, mettre le cache, ranger l’appareil dans le sac étanche, rouler le haut de celui-ci, le fermer, remettre les gants froids et humides et enfin reprendre la pagaie pour repartir.
Au bout de deux heures, c’est confirmé, nous nous traînons lamentablement. La moyenne est confirmée à trois kilomètre-heure et demi. Le fjord est (enfin) traversé mais la côte est rocailleuse, difficilement abordable. Mon premier point de bivouac est derrière un cap, à peut-être deux kilomètres devant nous. Il est déjà treize heures trente, même si je n’ai pas faim. Il va falloir tenter autre chose. Je sors la corde du sac étanche (quelle bonne initiative !) et pendant que je me bats avec tous les nœuds, nous nous rendons bien compte de l’effet du courant qui nous fait reculer de plusieurs dizaines de mètres en quelques minutes. J’arrive néanmoins à accrocher les deux kayaks. Et c’est parti pour une bonne séance de musculation des bras. Cela pique un peu les muscles et c’est toujours de la petite vitesse, mais cela semble tout de même un peu plus efficace.
Après de longues minutes d’efforts, nous parvenons dans la petite baie. Par beau temps, elle doit être magnifique et calme. Un gros iceberg trône en son milieu. Soulagés, mais transis de froid… Les gants sont trempés, mais ils l’ont rapidement été et il est difficile de dire si les sous-vêtements sont mouillés ou si cette impression est seulement due au froid. Nous nous échouons sur une petite plage de cailloux, non sans avoir hésité quelques minutes sur le choix du lieu d’abordage.
Je sors du kayak et l’eau glaciale agresse joyeusement mes pieds qui étaient jusque là relativement au sec et au chaud. Sensation vaguement désagréable… Il faut ensuite remonter les kayaks pour éviter une bonne blague de la marée montante. En les déplaçant, je les examine pour voir si nos difficultés ne viennent pas d’un problème matériel. Et l’explication arrive rapidement : contrairement à son camarade bleu, notre ami le kayak violet n’a pas de dérive… CQFD… Merci du cadeau ! Nous verrons demain si j’arrive à naviguer avec. Enfin si nous ne mourrons pas noyés cette nuit.
Et comme la pluie ne cesse pas, il faut monter la tente. Notre abri installé, nous déchargeons ce dont nous avons besoin pour la nuit et nous le mettons à l’abri. Et enfin, il faut se jeter à l’eau : quitter la combinaison étanche sous la pluie et se jeter sur nos vêtements secs sous la tente.
16h00. Une fois habillés et un peu réchauffés, il est grand temps de déjeuner ! Ce sera jambon de Bayonne et pâtes avec gruyère et sauces. Un peu de chocolat en dessert… Cela fait malgré tout un bien fou. Avec ce qu’il tombe, la vaisselle se fera toute seule… La ballade prévue pour la fin d’après-midi s’éloigne, la pluie s’accentuant. Le vent se lève également. Triste météo, une impression de Toussaint…
J’éteins mon téléphone, son utilisation en GPS ce matin l’ayant bien déchargé. Et pas question de penser au chargeur solaire avec une luminosité aussi faible. Il reste la batterie d’appoint du chargeur solaire, remplie avant le départ pour recharger le téléphone.
Le temps file au rythme du martèlement de la pluie sur la tente. Comme on dit, cela pourrait être pire, la tente pourrait fuir… Ce n’est pas le cas, même si la toile intérieure brille d’humidité. Le vent souffle de plus en plus fort, la tente commence à bouger beaucoup. Je vais aller vérifier la tension des cordes et des attaches. Il ne faudrait pas que les deux toiles se touchent. Dehors, c’est de plus en plus sombre, difficile d’estimer l’heure. Et la visibilité a bien chuté. Merci Jacky pour ta prévision de beau temps.
D’ailleurs le choix de l’emplacement pour installer la tente a été difficile à fixer. Le terrain où nous sommes est plat, mais gorgé d’eau. Et rare sont les endroits qui ne sont pas détrempés… En espérant que celui-ci ne le devienne pas.
Mission effectuée : les cordes et les attaches sont retendues. Je profite de ma présence dehors pour aller remplir le bidon d’eau. J’avais vu tout à l’heure une petite chute d’eau tombant dans la mer pas loin de la tente. Je m’y rends donc mais je trouve l’eau un peu verte… Je me souviens alors qu’en arrivant en kayak, j’avais aperçu un torrent un peu plus haut dans la montagne. Je décide donc de m’y rendre, cela me fera une petite balade. Sauf qu’après trois heures de kayak sans manger, je ne devais pas avoir la même notion du « pas loin » que maintenant ! De plus, la progression est rendue difficile par le sol spongieux et la maigre végétation qui, à chaque pas, peuvent cacher un piège humide. Cette végétation se compose de mousses, de quelques fleurs, d’un peu d’herbe et de maigres arbustes ne dépassant pas les dix centimètres de haut.
Je parviens enfin à la source… Qui me semble toujours aussi verte. Tant pis, je remplis le bidon, nous ajouterons des pastilles. En me retournant, je découvre un très beau paysage. Un petit lac est juste au-dessous de moi. Avec la perspective, il apparaît juste devant la mer et ses icebergs, presque comme s’il s’y jetait. Magnifique ! Et cela doit être encore plus beau l’été… Ah, nous y sommes encore ?...
Retour à la tente. La luminosité diminue rapidement, le soleil doit se coucher. Si, forcément, mais loin et bien caché par les nuages…
Le terrain est une vraie éponge, j’espère que ce n’est pas partout pareil ailleurs. Encore une fois, je me félicite d’avoir choisi du bon matériel. Mes chaussures, comme mon pantalon et ma veste sont parfaitement imperméables. Enfin pour le moment… Comme quoi, il faut parfois y mettre le prix.
En passant près de la mer, nous nous rendons bien compte qu’elle est transparente, même sans le soleil. Elle semble si pure. Un peu à l’image du Tarn dans les gorges du même nom. Les touristes en moins…
Retour au sec et au « chaud ». Même si la température est plus élevée à l’intérieur, nous sentons bien les courants d’air froid passant par les petites ouvertures du toit. Après réflexion, quand nous installons la tente, ce sont peut-être ces petites ouvertures qu’il ne faut pas mettre face au vent…
Hormis le claquement des gouttes sur la tente, le silence est de temps en temps troublé par un grondement sourd, au loin, comme un orage. Mais depuis le début avec cette pluie, nous n’avons pas vraiment pu profiter du silence.
La nuit est tombée, nous allumons la lampe. Belle trouvaille cette petite lampe d’ailleurs ! Je n’ai absolument pas faim. Au lit peut-être ? En priant pour que la pluie s’arrête…
5 septembre – Lundi
C’est la rentrée ! Une grosse pensée pour Vincent et Pauline. Et pour tous ceux qui reprennent le chemin de l’école ou du travail. On doit un peu parler de nous au bureau !
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit. Pour reprendre de plus belle à l’aube… Ce n’est pas bon pour le moral et pour l’envie de mettre le nez dehors… Nous avons pourtant une très belle vue sur la baie depuis notre tente. Nous n’avons même pas pris une photo du site…
Réveil difficile. Mal au dos, épaule douloureuse. Le haut de mon sac de couchage est trempé, couvert de gouttes d’eau. Fuite de la tente ? Je n’en ai pas l’impression. Condensation ? Plus vraisemblable. Heureusement l’eau n’a pas traversé. Je l’essuie consciencieusement avec une serviette humide. Tout est humide de toute façon.
Le plus difficile est d’imaginer devoir mettre les combinaisons étanches qui doivent être au mieux gelées, au pire gelées et mouillées. J’opte plutôt pour la seconde hypothèse.
Allé, un peu de courage, il faut sortir du sac de couchage et préparer le petit déjeuner.
Dès qu’il pleut, tout est pénible, long et désagréable. Encore une fois, le petit déjeuner est pris dans la tente. Et tout se fait dans la tente, assis, accroupis, allongés. Nous essayons d’optimiser les façons de procéder pour éviter au maximum de mouiller toutes les affaires. Il faut tout ranger et tout plier, puis c’est l’épreuve d’enfiler les combinaisons. Comme prévu, c’est froid et humide pour ne pas dire gelé et trempé. Je m’attendais à pire, les premiers instants sont difficiles au contact de la matière synthétique glaciale, mais avec la chaleur du corps, cela devient rapidement supportable. Enfin tant que l’on reste en mouvement. Puis nous plions la tente, trempée elle aussi. Et nous avons toutes les peines du monde à tout caser dans les kayaks…
Le gros iceberg est toujours au milieu de la baie, comme immobile malgré les marées. Peut-être est-il échoué au fond ?
9h00. Nous sommes prêts à partir. La luminosité est très faible, le ciel est gris et bas, le vent souffle, d’est cette fois, et bien sûr, il pleut… Et il reste à savoir si je vais réussir à dompter ce maudit kayak violet sans dérive. Les premières impressions sont positives tellement je m’attendais au pire. Il est dirigeable, même s’il a une nette tendance à se mettre face au vent ou au courant. Ou les deux. Ou peut-être a-t-il pour unique but de se tourner à l’opposé du cap que je veux suivre… Alors nous partons. Et c’est bien difficile, surtout lorsque nous quittons l’abri relatif de la baie. La mer est alors bien formée. La houle nous frappe, d’abord de face puis de côté lorsque nous virons à gauche pour rejoindre et traverser le large fjord. Nous distinguons à peine l’autre rive. La progression est difficile, il faut tirer fort sur les bras pour un modeste résultat. Seul point positif, le vent nous aide.
Malheureusement, le verdict tombe au bout d’une heure : seulement quatre kilomètres et demi. Comme prévu, le courant de marée nous ralentit considérablement.
Au loin une lumière blafarde, au ras de l’eau, presque inquiétante. Un point blanc lumineux au milieu d’un monde de gris. Un bateau de pêche qui remonte lentement le fjord finit par sortir de la brume.
La lutte contre les éléments est laborieuse et le plaisir mince, voire inexistant. Nous prenons à peine le temps d’admirer les icebergs, tellement concentrés sur nos rames et le point à atteindre. Nous faisons tout de même une pause pour prendre un goûter bien mérité.
Contrairement à hier, j’ai froid aux jambes et aux pieds. Et comme j’ai l’impression que mon kayak s’est enfoncé et est maintenant très bas sur l’océan, je ne vois qu’une solution : j’ai embarqué de l’eau. Je remue les jambes et le bruit liquide m’en confirme la présence. J’enlève le devant de la jupe, il y a deux phalanges d’eau. Rien pour écoper bien sûr et la côte est inabordable, escarpée… Bon, il faut donc poursuivre comme cela et surveiller si cela s’aggrave. Ma jupe ne doit pas être complètement étanche. Moralité bien connue des aviateurs : la confiance n’exclut pas le contrôle et contrôler son matériel évite parfois bien des soucis…
Au bout de deux heures de galère, nous bifurquons à droite dans un fjord plus petit. Maintenant abrités du vent, nous naviguons sur une mer bien plus calme. Et cette fois, le courant nous pousse.
Quelques minutes plus tard et en quelques secondes, tout devient surréaliste. Le vent est complètement tombé. Tout comme le plafond. La brume et le silence nous entourent, nous encerclent, nous oppressent. Tout devient entre gris et blanc. Même la mer prend une tente laiteuse. Mais quel plaisir de pagayer sur une mer aussi calme, aussi plate. Quelle joie de glisser dans ces deux mondes liquide et gazeux, maintenant si semblables et même confondus à leur jonction. La moyenne s’en ressent et grimpe tout doucement.
Ce matin, je ne nous ai pas fixés d’objectif pour le bivouac. Il y avait tellement de facteurs pénalisants : le kayak, la météo, la marée contre… Le point le plus loin est le bivouac prévu à l’origine, mais il est loin, sûrement plus de vingt-cinq kilomètres. Nous ferons donc notre possible et nous nous poserons où nous pourrons. Le problème, c’est que depuis le début, je n’ai vu aucun point susceptible de nous accueillir. Ce ne sont que falaises abruptes entrecoupées de violents ruisseaux aux cascades bruyantes…
Alors nous pagayons et poursuivons notre route. Après la partie laiteuse située entre deux îles, nous tournons à gauche vers une passe. En la rejoignant, nous quittons par la même occasion la brume et son ambiance si particulière. Au bout de ce bras de mer se trouve le bivouac prévu. Mais il est long et le courant est contre. J’ai l’impression que contre le bord, le courant est inversé, comme cela arrive parfois dans les rivières où au bord, l’eau va à contre-courant et remonte. Et c’est bien le cas. Je me colle donc au ras des rochers. Là encore, aucun bivouac possible, aucun lieu possible d’accostage et encore moins de parties planes sur ces pentes raides. Le temps se lève petit à petit, il fait plus clair, les sommets apparaissent.
Nous poursuivons notre route, la fatigue et la faim commencent à nous envahir. Le petit déjeuner et le goûter sont loin.
13h00. Un miracle : la pluie cesse. Mais ce bras de mer n’en finit pas. Nous apercevons notre cible. Mais c’est encore loin. Et toujours pas de halte possible, aucun endroit pour poser la tente.
14h00. Nous rejoignons un autre fjord qui vient de la gauche. A droite nous découvrons l’inlandsis, loin, entre deux montagnes. Mais nous sommes surtout obnubilés par ce fjord à traverser et trouver la minuscule passe qui va nous permettre de rejoindre une petite baie et notre lieu de bivouac. Les bras, les épaules et le dos sont très douloureux.
Grâce à la carte, je vois où se trouve l’entrée de la baie. Je m’y rends. Raté, ce n’est qu’une crique. Où se trouve donc cette minuscule passe ? À gauche, à droite ? Un nouvel examen de la carte me fait choisir la droite. J’espère ne pas me tromper… Oui, elle est bien là ! Mais la marée descend et le courant est contre. C’est bien visible au point le plus étroit de la passe où il devient plus fort. Cet obstacle passé avec vigueur, il ne reste plus qu’à traverser cette dernière baie. Le lieu a l’air enchanteur… Les dernières centaines de mètres se font au mental, à l’énergie… Enfin arrivés… Un coup d’œil au GPS : près de vingt-sept kilomètres en cinq heures et vingt minutes. Presque cinq kilomètre-heure de moyenne. Mais avec quelles conditions ! Et le courant presque toujours de face. Mais nous l’avons fait, nous avons rattrapé notre retard…
Pas le temps de s’apitoyer, il faut sortir de cette baignoire. Et une envie pressante me rattrape instantanément. Tant pis, c’est trop urgent, ce sera dans la mer. Quelques secondes à se battre avec la combinaison étanche, puis une trentaine d’autres à se soulager, et cela va mieux.
Puis c’est le rituel du déchargement. Il tombe encore quelques gouttes mais pas suffisamment pour nous empêcher de manger dehors. Cette fois, la tente attendra. Le riz et le bacon font un bien fou. Je me défoule aussi sur le broyé, presque un grand à moi tout seul… Toute cette activité physique dans cette froide ambiance creuse l’estomac !
Le site a déjà été occupé. Légèrement sur la gauche de la plage et à quelques mètres au-dessus de l’eau, une petite aire herbeuse relativement plane a servi de campement. Il y a quelques traces. Un grand bac en plastique est abandonné dans l’herbe… C’est triste dans un lieu comme celui-ci. Des coquilles de moules, des rectangles d’herbe écrasée, quelques pierres alignées. Mais cet endroit est abrité du vent. Nous nous y installons également. Nous montons la tente. Elle est trempée. Un petit vent souffle. Il va faire du bien et sécher nos affaires. Nous ouvrons en grand la tente et nous déplions matelas et sacs de couchage. Nos affaires de kayak sont étalées sur la plage de galets.
Puis il est temps de prendre des photos. Enfin ! Cet endroit est magnifique. Indescriptible. Une petite baie d’eau verte et transparente entourée de hautes montagnes, vertes elles aussi. Quelques torrents dévalent celles-ci dans un sacré vacarme. Nous avons aussi choisi notre emplacement pour échapper au bruit !
De la tente, nous avons une vue imprenable sur la baie. Juste sur notre droite, une toute petite plage de cailloux gris avec quelques plaques d’algues jaunes. Devant cette plage, l’eau est parfaitement lisse, transparente et d’un vert profond. Au-delà, la falaise trempe directement dans la mer et s’y reflète à la perfection. La roche est noire, grise et rose avec les taches vertes de la végétation qui se développe sur la moindre zone relativement plane. A l’exception de la minuscule passe, la baie est enserrée par ce relief, mi-roche, mi-herbe. Sur la gauche, celui-ci est plus élevé. A ses pieds, la pente plus douce se transforme en prairie. Deux filets d’eau, plus cascades que torrents, forment deux lignes brisées claires qui s’élancent du sommet pour finir dans la baie.
Nos kayaks sont posés sur une grande plage de galets clairs, à dominante gris, blanc et rose. Derrière, une piscine de sable fin se vide doucement dans la baie avec la marée descendante. Avec du soleil et quelques (dizaines de) degrés de plus, s’y plonger devrait être agréable !
Comme un V coupant la ligne de crête, un creux dans les sommets derrière nous semble accessible par un lit de torrent presque asséché et rempli de gros cailloux, certains arrondis à la perfection. On dirait des œufs, des œufs de toutes tailles… Ce creux, creusé par l’action de l’eau, devrait nous permettre de passer derrière les crêtes et apercevoir l’inlandsis.
Juste à sa gauche, un autre torrent, loin d’être asséché, tombe bruyamment du relief abrupt en une succession de petites cascades. Après ces chutes violentes, il court joyeusement entre de gros cailloux avant de terminer langoureusement son chemin au milieu de l’herbe verte à quelques mètres de la tente. Ce sera notre approvisionnement en eau douce, fraîche et pure.
Et nous grimpons, difficilement car ces cailloux sont parfois instables. C’est un sol parfaitement inégal, inadapté à la marche. Plus qu’un sol, c’est un empilement de pierres de toutes tailles et de toutes les couleurs. La chute est parfois proche, lorsqu’un rocher se dérobe sous notre poids. Nous nous rendons bien compte du pouvoir destructeur de l’eau. La montagne est littéralement creusée, déchirée.
Puis, à ce qui semble être le col, nous découvrons une petite mare, d’une incroyable limpidité… Juste derrière elle, le ciel se dégage et le soleil fait son apparition. Leurs reflets sont vifs et nets dans la mare, ajoutant une petite touche de féerie à ce paysage déjà somptueux. Et pour compléter cette vue magnifique, nous découvrons en baissant les yeux un nouveau fjord encombré de glaçons. L’inlandsis est proche. Ce fjord est notre destination de demain.
Nous ne pouvons résister à la tentation de poursuivre et nous descendons vers l’eau. Le col s’ouvre en une large vallée qui est un lit de rivière, là encore presque asséchée. Au printemps, l’eau doit couler à flots. Le sol est jonché de galets de toutes tailles, aux formes arrondies, souvent parfaitement ronds. Les couleurs sont également variées : blanc, gris, rose, vert, rouge… De la végétation émerge timidement, un peu de mousse, quelques plantes et également quelques fleurs. Certaines ont des feuilles rigides en forme de coupe qui retiennent les gouttes d’eau. C’est d’une beauté à couper le souffle. A moins que ce ne soit l’effort…
Il nous semble possible de progresser sur la droite pour nous approcher encore plus près de l’inlandsis. Le relief est accidenté mais pas excessivement pentu. Mais nous n’avons malheureusement pas le temps d’essayer. Nous nous contenterons de la plage située juste devant nous.
Arrivés en bas, l’inlandsis est bien sur notre droite. En face, une plage. Cela doit être le bivouac prévu pour le lendemain.
Un craquement sourd, mais sonore. Comme la foudre. Des dizaines d’oiseaux s’enfuient en même temps et en criant. Bien qu’ils soient sur la rive opposée, nous les entendons distinctement et cela fait un vrai vacarme.
Quelques photos en profitant du soleil. Mais celui-ci baisse, il est temps de rentrer. Le retour sera finalement plus rapide et moins difficile que prévu.
Nous vidons les kayaks et récupérons le linge étendu un peu partout.
Même si nous n’avons pas très faim, nous préparons le dîner car nous avons prévu un petit extra. Les coquilles de moule vides laissent à penser qu’il doit y en avoir des pleines dans la mer. Et comme celle-ci baisse, il se peut tout à fait que des moules bien fraîches soient à portée de nos mains et de nos estomacs. Quelques branches, deux allume-barbecue et le feu est lancé, malgré le bois humide. Une grille qui traînait est ramassée, installée entre deux pierres et les moules cuisent sur ce barbecue improvisé. Quelques minutes plus tard, elles filent dans notre estomac, accompagnées par une soupe chaude. Agréable. Tout comme d’être au coin du feu, même s’il ne chauffe pas fort. C’est réconfortant et tellement plus plaisant que la pluie.
Le soleil couchant illumine les montagnes devant nous. Dans la pénombre croissante, elles ressortent vivement et prennent une teinte jaune orangée.
Après la vaisselle et le rangement, il est temps d’aller au lit. Une petite douche au gant et, épuisés mais heureux, nous filons dans nos sacs de couchage.
Il fait nuit et il commence à faire frais. La nuit risque d’être glaciale, les nuages n’étant plus très nombreux.
Je finis de charger le téléphone GPS avec la petite batterie d’appoint. J’avais installé le chargeur solaire cet après-midi et même sans soleil, il a un peu chargé. En espérant du soleil demain pour tout recharger.
Pour profiter de la marée descendante, puis montante, il va falloir se lever tôt demain. Il est 22h15, j’allume mon téléphone pour régler le réveil. Il est glacial, la batterie est vide… Le chargement n’a pas fonctionné, l’électronique n’aime pas le froid… Et donc pas de réveil…
Nous verrons cela demain… Mais dorénavant, je placerai ces appareils plus proches de moi, dans le sac que je place sous mon oreiller pour le surélever un peu, afin qu’ils profitent un peu de la chaleur que je dégage.
6 septembre – Mardi
Taraudé par ma douleur à l’épaule, je me réveille de nombreuses fois pendant la nuit. Vraiment pas de chance de se blesser à cette partie du corps vaguement utile pour le kayak juste avant de venir au Groenland… Mais il n’y a pas grand-chose à faire à part continuer à m’enduire d’anti-inflammatoire… La nuit n’est plus noire. Ce mal lancinant me tient éveillé. Impossible de trouver une position confortable et indolore. Ou peut-être est-ce la peur inconsciente de se lever trop tard.
Pourtant je n’ai pas du tout envie de me lever. Je me sens fatigué, j’ai un mal de tête terrible. Pas bien, pas bien du tout. Je n’ai sûrement pas assez bu hier. Allé un Doliprane, je m’habille et je vais chercher le petit déjeuner dans les kayaks. Nous avons oublié de le prendre hier.
Dans l’aube naissante, mes premiers pas confirment cette malheureuse impression, je ne suis pas bien du tout. Tant pis, il faut faire avec et attendre que le comprimé fasse effet. Nous avons rattrapé notre retard hier et l’inlandsis nous attend. Ce serait dommage de gâcher le difficile effort effectué hier.
Le petit déjeuner ne passe pas, je ne mange que la moitié des céréales. J’ai l’âme d’un aventurier, mais pas le physique !
Nous démontons notre campement dans la faible lueur du jour naissant. Et nous apprécions grandement de ne pas le faire sous la pluie. Cela permet de retarder au dernier moment le frais enfilage des combinaisons étanches, lorsque tout est déjà plié et rangé.
Le but était d’être loin à 7 heures, à l’inversion de la marée, pour profiter du courant descendant. Nous partons à sept heures trente, malgré tous nos efforts. Et nous sentons rapidement que le courant est contre nous. Le soleil fait de timides apparitions, entre les quelques trous de la fine couche nuageuse.
Pour remédier à notre problème de batteries vides, je bricole une petite attache entre mon gilet de sauvetage et le chargeur solaire. Une fois le soleil apparent au-dessus des hauts reliefs, cela semble fonctionner… Sauf que… Le chargeur est dans mon dos et le soleil bien en face… Cependant le peu de charge fournie par la luminosité semble suffire à faire fonctionner l’application GPS. Mais mon téléphone ne cesse de vibrer pour me signaler que la batterie est vide. C’est énervant de sentir cette vibration quasi continuelle. Je change le mode après m’être battu pendant plusieurs minutes avec ce maudit appareil. Impossible d’enlever la signalisation « batterie faible ». La moins mauvaise option est un bip-bip.
L’eau de la baie est ce matin d’un vert sombre. Mais toujours calme et d’une incroyable transparence. Comme hier, le courant contre s’accélère au niveau de la passe. Mais nous la passons sans encombre, il suffit juste d’appuyer un peu plus sur les pagaies.
A la sortie de la baie, nous virons à droite. Sur notre gauche, en arrière-plan, une petite tranche d’inlandsis.
Dans mon dos, lorsque je rame, le mouvement de mes épaules fait frotter le chargeur sur le kayak en faisant un bruit désagréable. J’ai l’impression d’avoir une meute de corbeaux derrière moi… Plus le bip-bip… Autant pour le silence dans le grand nord !
Malgré le courant contraire, nous avançons d’un bon rythme. Cinq kilomètres et demi à la première heure. La mer est calme. Seul un léger frémissement causé par un petit vent la parcourt. Que c’est agréable ! Les kayaks glissent et filent sur l’eau. Une douce sensation. Deux petites vaguelettes se forment sous l’étrave du kayak lorsque celui-ci coupe l’eau immobile. Près du bord, là où la profondeur est faible, nous nous rendons bien compte de la transparence de l’eau, dont la couleur tire plutôt sur le vert. Les roches immergées sont clairement visibles.
Le passage où nous nous sommes engagés est cerné par de hautes falaises, surtout sur notre gauche. Celle de droite baisse régulièrement. C’est une péninsule et nous devons en faire le tour. Plus la crête sera basse, plus nous nous rapprocherons du virage. Notre passage se rétrécit et le courant se renforce d’autant. Mais l’allure reste bonne, d’autant que le soleil perce maintenant complètement les nuages. Un ciel bleu limpide et sans nuages s’annonce.
De nombreux torrents sillonnent les côtes escarpées. En plusieurs endroits, ce ne sont que des ruissellements sur la roche nue. Au contact de cette eau, la pierre prend une couleur rouille. L’eau doit être chargée en fer et les ions métalliques doivent se déposer pour donner cette teinte.
Au bout de deux heures, nous arrivons au bout de la péninsule, tournons à droite pour doubler le cap qui en marque la fin et nous commençons à remonter l’autre rive. Nous retrouvons les icebergs qui viennent de l’inlandsis. Notre objectif de la matinée. Nous faisons une pause-goûter. Arrêtés sur l’eau, nous nous rendons compte que nous reculons ! Bizarre, le courant devrait être dans l’autre sens, dans notre sens…
Nous repartons, et nous devons nous rendre à l’évidence : le courant est bien contre nous ! Je n’y comprends rien. Peut-être que les horaires de marée que j’ai sont faux. La galère…
Heureusement, le spectacle nous fait oublier nos malheurs de courant. Les glaçons sont nombreux et de toutes tailles. C’est ce qui s’appelle naviguer au milieu des glaces ! Et le tout sur une mer calme et sous un soleil radieux. C’est l’occasion de belles photos. Enfin quand mon kayak le veut bien, car le temps de sortir l’appareil, il a vite fait un demi-tour !
Et soudain, alors que nous quittons le bord du fjord pour son centre, car notre bivouac est sur son autre rive, ce fameux mur de glace nous apparaît. L’inlandsis ! Et c’est exactement cela. Un mur, une barrière. Il nous semble tout proche, nous y serons vite arrivés.
Les minutes défilent, le spectacle est magnifique, le mur de glace aussi impressionnant. J’ai toujours mes corbeaux dans le dos. Mais plus de bip-bip… Tiens, je regarde : l’appareil est éteint… Etonnant avec le brillant soleil que j’ai maintenant dans le dos. Encore un truc qui ne fonctionne pas. Le chargeur ? Le téléphone ? Bon, je verrai cela à l’arrivée.
Enfin, si nous arrivons un jour. L’inlandsis semble toujours aussi proche, mais il n’a pas vraiment bougé… Son immensité perturbe notre perception.
Les minutes défilent et avancer devient difficile, les bras et les jambes sont à nouveau douloureux. Comme un remake de la veille. Finalement, heureusement que je n’ai plus le GPS, le moral ne survivrait peut-être pas à la lecture de la distance restante. J’enchaîne les bâillements, le mal de tête revient doucement. Je crois que je suis épuisé… Mais cette fois, je bois.
Tiens, sur ma gauche, comme une tête brune hors de l’eau. Cela doit encore être un de ces oiseaux qui fait de la plongée… Et non, cela n’y ressemble pas. La tête tourne de tous les côtés. Ah, pour une fois que je n’ai pas monté mon téléobjectif pour que ce soit plus pratique… La tête me fixe puis plonge. J’avais pourtant essayé de m’approcher discrètement. Cela ressemblait à un phoque. Dommage, j’attends quelques instants qu’il réapparaisse. Mais non… Et je ne sais pas combien de temps un phoque peut rester sous l’eau.
Nous poursuivons… C’est difficile. Beau mais difficile…
Quelques longues minutes plus tard, nouvelle tête brune à la surface. Nouvelle tentative d’approche, nouvel échec. Car nouveau plongeon… Est-ce le même ? S’il réapparaît une nouvelle fois et qu’il me fait un clin d’œil ou un signe de la patte, c’est que c’est bien le même et qu’il se moque ! Ses ancêtres ont dû lui apprendre qu’il fallait éviter l’homme en kayak. Pourtant avec ma combinaison orange, mon gilet de sauvetage bleu, mon kayak violet et ma pagaie rouge, je ne suis pas certain d’avoir l’air d’un chasseur essayant de se camoufler. A moins qu’il n’ait eu peur de mes corbeaux…
Le mur de glace est réellement impressionnant.
Sur la droite, je vois enfin l’endroit où nous étions hier en promenade. Que d’images en aussi peu de temps. Quelques (toujours) longues minutes plus tard, j’aperçois enfin la plage que je m’étais fixé comme objectif de bivouac. Juste avant d’y arriver, quelque chose m’attire l’œil sur la gauche. Non ?... Et si… Une demi-douzaine de structures franchement pas naturelles dans ce décor lunaire de cailloux et de rocaille. Des dômes à multiples facettes qui font très expéditions scientifiques. Pour confirmer cette impression de non-solitude, une embarcation à moteur apparaît et rompt le silence près de l’inlandsis sur la droite.
Sympa la tranquillité du bout du monde ! Nous nous posons tout de même sur la plage. L’endroit n’est pas idéal. L’inlandsis semble encore loin et la proximité de ces gêneurs me trouble. Après un bref conciliabule, nous décidons de tenter notre chance un peu plus loin.
Et les coups de pagaies s’enchaînent à nouveau. Même si la petite pause a fait du bien, c’est de nouveau difficile. Les criques se suivent. Mais aucune n’est accessible ou « bivouacable ». Et c’est long. L’inlandsis est toujours loin, très loin. Je songe au demi-tour quand j’aperçois une forme violette dans l’eau… De loin, on dirait un cerf-volant. De près, on dirait une tente. C’est une tente. Montée, mais dans l’eau et verticale, l’entrée vers le haut. Une partie flotte. Une partie vaguement cylindrique et de bonne taille. Une pensée morbide m’effleure. Elle m’effleure tellement que je n’ose y toucher, à peine de la pagaie… Non, c’est impossible… Au contact de la pagaie, c’est mou. Bon… Très courageux, je me rapproche… Mais lentement… J’ouvre… Rien de terrible, ce ne sont que trois ou quatre matelas en mousse pliés en deux… Que faire à part laisser ça comme c’est. Impossible de la bouger. Vraiment sympa ce bout du monde. Quelle surprise après le prochain cap ? Boîte de nuit sur la plage ? Allons voir derrière ce cap, je n’en suis plus très loin, on ne sait jamais, il y aura peut-être un bon coin…
Et enfin, au loin, apparaît une petite plage, accostable… Ouf… En espérant que ce lieu soit aussi bien qu’il le paraît.
Et finalement, cet endroit est merveilleux ! Cela valait vraiment la peine de se donner autant de mal. Un petit bout de sable fin, comme une vraie plage des tropiques, la beauté du paysage, la couleur et la pureté de l’eau n’ayant rien à envier aux plus beaux sites sur terre. Pour poser la tente, une zone plane de sable gris relativement à l’abri. Un ruisseau juste à côté pour l’eau. Des pierres en quantité pour s’asseoir et pour faire sécher le linge. Et un petit coin sympa bien à l’abri pour préparer le repas et manger, à côté du ruisseau.
Le soleil brille et à l’abri du vent, il fait bon. Je fais le malin torse nu. Mais après s’être changés, il faut étendre les affaires mouillées sur des cailloux au soleil, décharger et manger. Après le repas, jambon de Bayonne, couscous et brownies, la tente est vite montée. Je suis réellement fatigué. Et il fait si bon dans cette tente au soleil… quatorze heures quarante-cinq, il y a encore du temps pour l’après-midi. Je m’allonge donc dans la tente. Par la « porte » laissée grande ouverte, le soleil me chauffe le dos… un régal, un bonheur… Je sombre rapidement.
Un peu plus d’une heure plus tard, je saisis mon appareil photo et nous décidons d’une petite promenade.
A table, nous avons décidé de revoir notre parcours et notre emploi du temps. Une des possibilités était de se faire récupérer par Jacky à Narsaq s’il y avait un problème ou si nous changions nos plans. Il nous avait proposé le onze. Au vu de notre fatigue (certainement plus de vingt-cinq kilomètres aujourd’hui) et de la beauté du lieu, il est hors de question de mettre les fesses dans le kayak demain. Donc demain, nous restons ici, puis nous refaisons un itinéraire pour Narsaq avec des étapes plus petites.
Et donc maintenant, direction les hauteurs juste derrière le campement vers l’inlandsis. Comme partout depuis le début, des pierres sont visibles sur les crêtes, certaines en équilibre bien précaire. C’est étonnant de voir ces rochers sur les sommets comme s’ils y avaient été déposés par des géants. Un glacier les a amenés et les a laissés en fondant...
Comme hier, nous montons le long d’un ruisseau qui a creusé la montagne et adouci la pente. Le terrain est ici aussi un champ de cailloux. Certaines pierres ont peut-être parcouru des centaines de kilomètres avant de finir ici. Et il y a des milliers d’années… En plus de sa beauté ce lieu est vraiment différent, d’un autre temps, d’une autre terre.
En nous retournant, nous voyons notre tente, posée sur la petite plage, côtoyant les pierres et devant une mer bleue avec quelques glaçons blancs. Petite tache orange et seule trace humaine dans ce paysage sauvage.
En passant une nouvelle crête, nous restons interdits, muets de stupeur, ébahis par le spectacle. C’est grandiose. Tous les efforts et les sacrifices sont oubliés. « ça » les méritait. Face à nous, de l’autre côté de la baie, le mur de glace blanc, l’inlandsis, ce pourquoi nous sommes venus ici. C’est indescriptible. D’ailleurs nous n’essayons pas. Nous nous asseyons, et pendant de longues minutes de silence, nous savourons ce cadeau de la nature. La mer est bleue et calme, la glace est blanche et immaculée, le ciel est limpide, le soleil brille de tous ses feux derrière nous.
Ce monument nous trouble et nous avons de graves problèmes d’échelle avec lui. C’est gigantesque. Le bateau de nos « scientifiques » passe devant. Il est minuscule…
La falaise verticale au-dessus de l’eau doit mesurer trente ou cinquante mètres. Derrière, la hauteur du mur de glace doit dépasser les deux cents ou trois cents mètres. Quant à la largeur, des centaines de mètres.
Quelques photos bien sûr. Une pensée pour la crème solaire et nous envisageons déjà la promenade de demain. Ah si nous pouvions grimper sur cet immense glaçon !...
Mais il faut déjà redescendre, préparer la nuit et le repas.
Soudain le vent vire de quatre-vingt dix degrés, plein ouest et se met à souffler violemment. C’est vraiment curieux ici. Des oiseaux volent très haut, justement à l’ouest. Se passerait-il quelque chose ?
Craignant pour la tente, je mets des cailloux de bonne taille sur les sardines, je retends les ficelles et j’érige un mur de pierres devant la tente afin d’éviter (un peu) les courants d’air. Dérisoire protection… Ce vent attire le froid. Ce sera donc un dîner à l’abri. Nouilles chinoises et un petit flan qui passe très bien !
Une petite douche au gant, demain c’est lessive et shampooing.
Il fait nuit maintenant. Je vais jeter un coup d’œil dehors. On ne sait jamais, le ciel étant dégagé, si jamais une aurore boréale faisait son apparition…
L’inlandsis est également impressionnant par son bruit. Il gronde régulièrement. Comme un orage un peu éloigné. Cela aussi est impressionnant. Quel lieu fantastique…
Et demain c’est grasse mat’ !
7 septembre – Mercredi
Par trois fois, nous ouvrons la tente cette nuit pour scruter le ciel étoilé en espérant apercevoir des aurores boréales. Et nous en voyons les deux premières fois. Assez peu lumineuses, mais tout de même, ce sont des aurores boréales ! De longues traînées verdâtres qui ne laissent aucun doute. J’ai souvent eu le sentiment que les photographies très lumineuses d’aurores boréales ne reflétaient pas la réalité, mais provenaient d’un très long temps d’exposition. Mais il est tout de même possible qu’il en existe de bien plus marquées que celles dont nous sommes témoins cette nuit. Nous sentons également la grande fraîcheur de la nuit… Je supporte très bien la capuche du sac de couchage.
Au réveil, le soleil brille et éclaire fortement la tente. Quel plaisir… Il la réchauffe également, c’est nettement perceptible. Au chaud dans mon sac de couchage, je profite de l’instant. Au bruit continu du ruisseau s’ajoute les sourds grondements de la glace et parfois le cri d’un oiseau qui passe.
Même si la nuit a été sèche, le haut de mon sac de couchage et la paroi de la tente au-dessus de ma tête sont encore constellés de gouttes d’eau. L’humidité de ma respiration et la chaleur humide dégagée par mon corps doivent venir se condenser sur ces surfaces froides.
Aujourd’hui il faut appeler Jacky pour l’informer de nos nouvelles intentions.
Il va également falloir recharger tous les appareils électroniques : téléphone, batterie et lampe. Une bonne journée de soleil devrait y suffire largement. Hier j’ai découvert un faux contact entre le câble du téléphone et le contacteur du chargeur. Cette imperfection explique le mauvais fonctionnement de l’installation sur le kayak.
Je me sens bien mieux aujourd’hui. Une bonne nuit de sommeil fait du bien. La présence du soleil doit également jouer sur le moral, et donc sur le physique.
Il commence à faire bien chaud sous la tente. Il est temps de se préparer et de déjeuner. Nous avons une journée chargée !
Un coup d’œil dehors. Un soleil magnifique, pas un nuage, pas de vent. La mer est lisse comme un miroir. Un décor de carte postale, comme nous en rêvions.
C’est sans aucun doute l’un des plus beaux petits-déjeuners de ma vie. Assis sur une grosse pierre, face à l’immensité du glacier, avec un soleil qui réchauffe ce petit matin au grand nord et qui se reflète en mille diamants sur l’océan turquoise. La mer se ride légèrement par l’effet d’une minuscule brise qui se lève. Insuffisant toutefois pour troubler la parfaite quiétude qui nous entoure. Les reflets des reliefs et des icebergs sont quasi-parfaits, à peine troublés. Aucun remous, aucune vague ne vient s’échouer sur la plage. Quelques glaçons se sont échoués sur la rive pendant la nuit. Le soleil rasant les rend translucides, dévoilant les détails à l’intérieur.
Quelques photos bien sûr, il faut profiter du cadre enchanteur et de la clémence des éléments.
9h30. Nous sommes prêts. Lavés, rasé, brossés… Nous testons le shampooing sec. Ce n’est pas extraordinaire, mais l’impression après sa pulvérisation est meilleure que sans.
Je téléphone à Jacky avec le téléphone satellite. Cela fonctionne parfaitement. Il nous donne rendez-vous à Narsaq le dimanche onze à quinze heures quinze. Il m’a également donné un petit aperçu météo : beau temps jusqu’à demain midi, puis cela se couvre avec risque de pluie et vent de sud.
Comme nous n’avons plus de sac à dos pour la randonnée, un sac étanche en bandoulière fera l’affaire. Nous prévoyons de déjeuner près du glacier et nous emportons tout le nécessaire.
Les batteries chargent, le linge sèche, l’inlandsis gronde. Tout est en ordre et nous sommes prêts. En route !
Comme hier soir, nous progressons le long du ruisseau, sur un sol inégal composé de pierres plus ou moins stables. Bien évidemment, il n’existe aucun chemin.
Ce pays est vraiment surprenant. En quelques mètres, nous alternons les champs de cailloux, de graviers, de sable, d’énormes rochers… C’est étonnant. Là où l’eau passe, les pierres sont lisses et arrondies. Ailleurs, elles sont brutes, aux arêtes vives. Certaines sont énormes, plusieurs mètres de haut. Quelle force doit avoir la glace !
Hier, nous avions aperçu une crête de rochers entrant dans l’inlandsis. C’était notre objectif. Sur cette crête, il doit y avoir une magnifique vu sur le glacier et son immensité. Nous reprenons le chemin emprunté hier. Puis nous bifurquons vers la mer pour rejoindre une large plage de sable où de nombreux petits glaçons sont échoués. Le sable est sombre. La progression est difficile, la pente est parfois raide et le sol, mélange de sable, de gravier et de roches de toutes tailles, est instable. Chaque pas est risqué, l’attention doit être soutenue. Passer par la plage devrait nous faciliter la progression. Et l’accélérer.
Une fois sur cette grande plage, nous poursuivons le long de la mer. Finalement, nous ne regrettons pas notre lieu de campement, il est bien plus agréable et abrité.
Au détour d’une petite dune, nouvelle surprise, comme ce pays sait nous en réserver ! Une tente. Décidément, impossible d’être tranquilles… Et non, finalement ce n’est pas une, mais plusieurs tentes que nous découvrons. D’abord un grand dôme bleu et rouge, puis une structure à facettes type scientifique et enfin plus à droite, en hauteur au milieu des rochers, quatre tentes simples, violettes. Du même type que celle vue hier dans l’eau. Et le dôme « scientifique » ressemble lui à ceux aperçus à notre escale hier…
Le campement est silencieux et trois des quatre tentes ont un aspect curieux, comme si elles étaient ouvertes. Nous n’apercevons personne. Nous n’osons pas aller voir, mais notre chemin nous fait nous rapprocher. Les trois tentes ont effectivement un aspect bizarre, puisqu’elles sont retournées ! Elles gisent sur l’un de leur côté. Ce qui explique l’aspect curieux perçu de loin. Des matelas en mousse sont à l’intérieur. Ce sont donc bien les sœurs de la fugueuse immergée qui a dû s’envoler et flotter quelque temps avant de s’enfoncer dans l’eau. Le camp semble donc abandonné.
Nous nous approchons du dôme bleu. Un torrent de boue et d’eau passe à l’intérieur. Les occupants ont dû partir il y a un certain temps. N’y tenant plus et au cas où, je regarde à l’intérieur. Des réserves de nourriture, des plaques de cuisson au gaz, de la vaisselle, etc. Une cuisine. Nous regardons ensuite sous le dôme « scientifique » beige. Une grande table, une dizaine de grands seaux retournés servant de sièges, quelques outils. En ordre. L’état d’usure des tentes laisse penser que les occupants sont partis depuis longtemps.
Distraits par ce campement, nous ne nous sommes pas aperçu que nous étions arrivés au pied de l’inlandsis. Nous ne l’avions également pas remarqué car il n’est pas immaculé ! Au contact des graviers et du sable sombres, il a pris une teinte allant du marron au noir. Mais c’est bien lui, sale, mais c’est lui !
Nous nous en approchons. Et soudain, je sens mon pied s’enfoncer, le sol n’a pas la résistance habituelle. Cependant il ne cède pas, il est élastique. C’est une surface lisse et noire. Et c’est un peu comme si je marchais sur un trampoline. Sauf que je ne tiens pas à savoir ce qu’il va se passer si je passe à travers et ce qu’il se trouve en dessous. Prudemment, mais rapidement, je bondis vers une zone plus sûre… Curieuse, vraiment curieuse, cette structure du sol. Mais peu rassurante…
Nous poursuivons vers le bord de mer et nous arrivons au pied d’une falaise de glace d’une bonne dizaine de mètres de hauteur. Malheureusement, elle est loin d’être immaculée. Le blanc sale côtoie le gris et le noir. Sa surface verticale est percée de quelques trous et striée. Comme pour une montagne, différentes couches correspondant à différentes époques sont visibles. Sa face supérieure est légèrement inclinée et légèrement ondulée, la pluie et le vent devant adoucir les aspérités naturelles. Plus loin, nous voyons la falaise de glace blanche surplombant la mer, si proche et si loin en même temps. Entre cette falaise noire et la mer se trouve une petite plage de cailloux de quelques mètres de largeur. La suivre nous permettrait de progresser rapidement. Mais cela nous ferait passer au pied de la falaise noire et ne serait absolument pas prudent. Si elle venait à céder…
Nous choisissons donc de rebrousser chemin. Nous allons tenter d’atteindre notre objectif en longeant le glacier par le haut.
En remontant, près d’un petit ruisseau qui ressemble à tant d’autres, mon pied s’enfonce brutalement avec un doux bruit de succion… Sous une fine couche de gravier totalement anodine se cachait une bonne couche de boue grise. Mes chaussures et mon bas de pantalon ont droit à un relooking express ! Petite séance de nettoyage au ruisseau suivant. Heureusement, le tout étant étanche, je m’en tire bien ! Chaque pas peut recéler un piège ici, il faut vraiment y prêter attention.
Nous commençons à monter le long d’un torrent. C’est abrupt, mais moins qu’à côté. Nous avons alors le choix : soit suivre ce torrent et avancer par les hauteurs, soit obliquer à droite et essayer d’avancer entre la falaise rocheuse et l’inlandsis. Nous choisissons la seconde option. Quelques mètres plus loin, en position horizontale et les deux mains dans la boue, je propose de suivre la première option…
La montée est difficile, la pente est raide au milieu de rochers bruts et parfois instables. Au bout de longues minutes d’efforts, nous obliquons vers la droite, vers des endroits où la roche nue apparaît. Cela semble plus facile, les bords du torrent devenaient trop pentus.
Vers midi, nous comprenons que nous n’irons pas beaucoup plus loin et certainement pas jusqu’à notre objectif. Un dernier effort et nous arrivons sur un point haut, une petite terrasse avec une vue exceptionnelle sur la baie et les glaciers. Et toujours, des pierres posées un peu partout sur les points hauts ou en équilibre sur les crêtes et les sommets. C’est indescriptible, d’une beauté fascinante. Tous nos efforts étaient mérités. Nous avons une vue plongeante sur les falaises de glace qui vont du blanc pur au bleu transparent. Et le glacier se poursuit bien après ces falaises. Sa surface est striée, ondulée, accidentée. Le blanc côtoie le bleu et le marron. Ses bords en contact avec la roche ou le sable sont marrons ou noirs.
Notre GPS indique une altitude de 230 mètres. Le glacier en face va bien plus haut.
Des morceaux de la falaise de glace sont proches de la chute, fissurés ou en surplomb. Je prends quelques photos avec mon téléobjectif en priant pour que la chute arrive à ce moment-là. Mais rien ne tombe…
Ce paysage exceptionnel couvre presque cent quatre-vingt degrés, de la falaise de glace à gauche à la sortie de la baie à droite. Nous pouvons même apercevoir la petite baie où nous étions avant-hier.
Nous décidons de déjeuner sur cette extraordinaire terrasse.
A part quelques oiseaux, dont certains rapaces de bonne taille, nous n’avons vu aucun autre animal. Des traces sont pourtant nombreuses. Rennes, chèvres ou équivalent, renard. Mais rien à portée de regard… Ils doivent être très craintifs.
Pendant le repas, nous ne perdons pas une miette du spectacle. Le calme et le silence sont également impressionnants. Seuls quelques cris d’oiseaux et les grondements réguliers de la glace viennent rompre cette impression d’isolement, d’être seuls au monde.
Nous apercevons également le campement abandonné. Entre la couleur sombre du sol, les tentes renversées, les autres laissées pleines et les pièges au sol, cet endroit est vraiment lugubre…
Le temps commence à se couvrir. Une couche en haute altitude commence à voiler le soleil et quelques nuages bas arrivent également par-dessus la barrière montagneuse derrière nous.
Le repas terminé, il est temps de redescendre. Nous profitons de notre vue en hauteur pour choisir notre itinéraire. La descente est bien plus rapide, mais parfois périlleuse. Par moment, nous nous demandons même si ce que nous faisons est vraiment sensé…
Sur le chemin du retour, nous voyons de nouvelles incongruités. Une roche fendue en deux, par le gel certainement. Une zone brûlée d’à peine une dizaine de mètres de diamètre avec des résidus de bois carbonisé. Comme si un arbre était présent ici et qu’il avait pris la foudre. Et surtout nous croisons plusieurs pyramides de sable. Des dizaines, voire des centaines de fines strates horizontales les composent. Comme si le sable avait été fortement compacté. Au touché, c’est solide, mais légèrement friable. Surprenant…
15h30. Retour au campement. Après avoir bien transpiré, une bonne douche nous fera du bien. Elle prend la forme d’une casserole d’eau chaude. A l’abri du vent et malgré le maigre soleil, il ne fait pas trop froid et nous n’avons pas honte de montrer nos fesses au glacier. Cela fait un bien fou… La pudeur nous empêche d’immortaliser ce moment sur la pellicule…
Un petit goûter nous fait beaucoup de bien.
Nous rangeons les affaires mises à sécher.
Sans le soleil, le froid arrive vite. Le dîner sera certainement au chaud dans la tente.
Je crois que c’est avec tristesse que je vais quitter cet endroit demain…
En repensant à cette randonnée, je me rappelle l’échange tenu avec la vendeuse de chaussures de marche :
- « Vous allez où ? »
- « Au Groenland… »
- « Ah… Connais pas… »
- « Moi non plus. Cela doit être type moyenne montagne. Sans trop de cailloux… »
Pas trop de cailloux… Presque !
Petite soirée tranquille et reposante, dans la tente à cause du froid, à discuter de tout et de rien et à préparer la suite du voyage.
Nous dînons de bonne heure, le but étant de se coucher tôt pour une bonne nuit de sommeil réparatrice et attaquer dès l’aube. Lever au lever du soleil, départ vers huit heures pour profiter de la marée descendante qui doit durer jusqu’à dix heures trente. Escale prévue à la pointe de la péninsule que nous avons doublée hier. En passant, j’y ai vu une plage accessible et un endroit plat susceptibles de nous accueillir. Une quinzaine de kilomètres prévus.
Je crois que nous avons du mal à réaliser où nous sommes et ce que nous faisons… C’est complètement irréel de voir notre tente plantée au milieu de ce milieu inhospitalier, ce désert de cailloux et de sable, dans ce froid mordant, face à cet immense bloc de glace… Ce tout petit espace de survie, si fragile, loin de tout, au bout du monde…
8 septembre – Jeudi
Le jour se lève. La couche nuageuse est toujours là. Il faut commencer à se préparer.
Le petit déjeuner se termine et la mauvaise nouvelle arrive. Trop vite, trop tôt. Le crépitement que nous ne connaissons que trop bien recommence. Aïe, la pluie… Un peu en avance sur l’horaire. Et c’est donc dans ces tristes conditions que nous démontons notre campement.
8h30. Tout est prêt. Vraiment pas logeables ces kayaks, nous avons toujours autant de mal à tout caser dans ces embarcations… Un dernier regard en arrière et c’est parti. Le mauvais temps atténue quelque peu la tristesse de quitter ce lieu magnifique. Le plafond et la visibilité dégringolent, la pluie tombe de plus en plus fort.
Il y a beaucoup de glace sur l’eau. C’en est même parfois impressionnant et difficile à naviguer. Je préfère éviter de toucher la glace avec mon kayak en matière plastique. Je n’ai pas une grande envie de rejouer la tragédie du Titanic. La mer est calme et le courant nous aide. Dans cette baie, le courant semble toujours aller dans le même sens. Du moins en surface : quelque soit l’heure et la marée, nous avons toujours vu les icebergs aller de gauche à droite, vers la sortie de la baie. Et c’est pourquoi, à notre arrivée avant-hier, nous étions désespérés de voir que le courant était contre nous alors que la marée montait. Je crois avoir l’explication de ce phénomène curieux. Du fait de la proximité de cet immense glacier, la baie reçoit une quantité phénoménale d’eau douce provenant de la fonte de la glace. Et il faut bien que toute cette eau s’évacue…
Je navigue plus au centre de la baie, je ne revois donc pas la tente fugueuse qui était près du bord. Peut-être a-t-elle même coulé ou a été ramassée. Mais nous distinguons beaucoup mieux le camp « scientifique ». Je compte cinq dômes à facettes, dont un plus gros, plus arrondi. Le camp est légèrement en hauteur, sur une butte dénudée. A ses pieds, sur la plage, le bateau pneumatique rouge est au repos. J’arrive à distinguer quelques silhouettes en combinaisons rouges se déplaçant entre les tentes. Devant le camp, un gros iceberg et une nuée de mouettes, soit sur l’eau, soit sur l’iceberg, soit sur des petits glaçons. Elles s’envolent toutes à notre passage et passent à quelques mètres au-dessus de nos têtes.
Je profite de quelques accalmies pour prendre quelques photos. Sombres certainement. C’est vraiment dommage cette pluie, je voudrais passer mon temps l’appareil à la main…
Dans la brume, nous apercevons une forme noire flottant au milieu des icebergs sur notre gauche. Avec la distance et le manque de luminosité, nous n’arrivons pas à distinguer ce que cela peut bien être. Mon imagination bat son plein. Cela ressemble à un tronc d’arbre couché, mais c’est improbable vu l’absence de forêts. Nous bifurquons et allons voir. Ce n’est finalement qu’un iceberg noir qui doit provenir du bord du glacier et qui tire sa teinte sombre de son contact avec le sol.
Peu à peu, le vent forcit et la mer se creuse. Les rafales deviennent même violentes. Jacky nous avait prédit un vent de sud. Celui que nous subissons vient de notre travers gauche alors que nous faisons route au sud-sud-est. Pour le vent, je dirais donc bien qu’il arrive du nord-est… Mais avec tous ces reliefs, il doit tourbillonner sans cesse.
Avec ce vent, mon kayak rebelle s’en donne à cœur joie pour me compliquer la vie. Pour chercher un maximum d’abri, nous quittons le centre de la baie pour longer les falaises sur notre gauche, le vent y est un peu moins sensible. Pour arriver à aller droit, je ne rame que du côté gauche et en prenant le plus de levier possible, j’ai la main droite qui touche la pelle droite. Et je ne ménage pas ma peine.
Lors d’une rafale plus forte que les précédentes, je n’ai pas d’autre choix que de plonger ma pelle droite pour garder l’axe. Si c’est efficace pour me diriger, cela me coupe mon élan. J’ai ramé aussi fort que je suis bête du côté gauche et cela n’a pas suffit. Pourtant… Le bras gauche en feu, je m’accorde quelques secondes de pause. Et à une dizaine de mètres, une belle tête dépasse de l’eau ! Je distingue nettement l’œil qui me regarde, les moustaches, la tête plus sombre que le cou, légèrement tacheté. Puis la tête bascule en arrière. Je vois le corps clair allongé juste sous la surface et l’instant d’après, tout a disparu… C’est ça, moque-toi !
Lors de notre départ ce matin, nous avions vu une petite tête émerger à plusieurs reprises au large de notre campement. Est-ce le même qui nous a suivi ?
Après plus de deux heures d’efforts, la petite crique que nous visons aujourd’hui à la pointe de la péninsule ne devrait maintenant plus être loin, nous approchons de la pointe. Certaines autres criques me semblent abordables, aucune ne m’apparaît idéale. Mais je les observe attentivement, si par malchance celle que j’avais vue ne devait pas être utilisable.
Avec le vent, la navigation est difficile.
Enfin la voilà. Un petit iceberg d’un mètre cinquante de hauteur en garde ou en signale l’entrée. C’est un signe ! Je me plante dans les rochers garnis d’algues quand soudain une grosse trouille…
Juste derrière moi, j’entends un énorme craquement immédiatement suivi d’un non moins énorme bruit d’éclaboussures. Je sursaute et par réflexe, je me retourne violemment. Ah oui, j’oubliais, kayak plus capuche égal retournement impossible. Je me contorsionne donc pour regarder derrière et je me rends compte que mon iceberg signalisateur s’est transformé en plusieurs petits glaçons s’agitant sur l’eau… Pff… Quel vacarme pour un si petit morceau de glace ! Une bonne montée d’adrénaline… Mon passage a dû briser ce fragile équilibre.
Je sors tant bien que mal du kayak sur les rochers glissants. Nouvelle priorité : uriner… Trente secondes plus tard, je peux enfin aller découvrir si ce lieu est utilisable. Et ô déception, il ne l’est pas. La zone est toute petite et balayée par les vents violents. Le sol est complètement détrempé.
Et donc, réinstallation dans le kayak et demi-tour. Nous allons devoir opter pour une des criques précédentes. Même en l’absence de plage, l’une d’elles est accostable et il semble y avoir quelques zones planes à l’abri un peu plus haut, soit à proximité du sommet, soit au milieu de la pente, bien marquée. Nous débarquons entre les rochers sur de la roche nue, lisse et rosâtre, et allons voir. Effectivement, il y a quelques minuscules zones à peu près planes, à peine de la taille de la tente, une vingtaine de mètre au-dessus de l’endroit où nous avons accosté. Au sommet, le sol est plus horizontal, mais inondé. Nous délaissons cette option et redescendons.
Nous hissons légèrement les kayaks et commençons à décharger et à nous installer.
Le sol n’est finalement pas si plat que cela. Il est également très humide et il est difficile de poser la tente. Les surfaces apparemment planes sont la plupart du temps trempées et bosselées. Nous finissons par nous décider pour ce qui nous semble être la moins mauvais solution et le résultat est quelques peu penché. Nous nous trouvons aux deux tiers de la pente, adossés à un mur vertical rocheux d’au moins dix mètres de haut qui nous protège efficacement du vent.
La pluie s’est miraculeusement arrêtée. Un plaisir. Après nous être changés, nous déjeunons dehors.
Et c’est également avec un grand plaisir que nous voyons apparaître à quelques dizaines de mètres du rivage, non pas une, mais deux têtes brunes ! Les deux phoques s’amusent quelques minutes, flottent sur le dos puis disparaissent sous la surface. Ils reviennent à deux reprises. Sont-ce toujours les mêmes, curieux et joueurs ?
Après le repas et malgré la pluie revenue, nous décidons d’aller visiter ce nouveau coin. C’est un lieu très escarpé, alternance de roche nue et de zones herbeuses, spongieuses et détrempées. Nous prenons nos bidons vides pour les remplir à un ruisseau car nous n’avons plus que le gros au tiers plein, soit près de cinq litres.
Nous nous rendons rapidement compte qu’il n’y a pas de ruisseaux ici. L’eau s’accumule sur les parties planes en mares ou en petits lacs, puis s’infiltre sous la surface pour former une nouvelle mare plus bas. Tant pis, nous ferons avec nos cinq litres. Malgré les pastilles en notre possession, la couleur des mares n’est pas encourageante pour y prendre de l’eau. Une vilaine couleur rouille. L’herbe n’est pas verte, elle est jaunie, ce qui donne à l’ensemble une couleur jaune orangée. Sécheresse ?...
Je n’ai pas pris mon appareil photo. Comme cela, cela fera peut-être sortir les animaux ! Et il y a cette fichue pluie…
Des animaux, il doit y en avoir ici, et en quantité. Les traces sont nombreuses : déjections, empreintes et sentes bien marquées. Près de la tente, j’ai trouvé deux grands bois de rennes. Nous en trouvons d’autres pendant la promenade, ainsi qu’un crâne complet avec les deux bois attachés.
Au détour d’un rocher, un mouvement attire mon regard. « Oh regarde, une chèvre ! Ah non, c’est un renard ! »… Effectivement, l’animal gris a une longue queue… Il file derrière un gros rocher. La discrétion ne doit pas être notre fort et nous devons faire fuir toute la faune environnante.
Nous croisons quelques empilements de pierres plates qui nous semblent peu naturels. Des tombes ?
Le plus difficile dans cette promenade est de retrouver le point de départ. Rien ne ressemble plus à un rocher mouillé entouré d’herbes qu’un rocher mouillé entouré d’herbes… Je ne suis cependant pas inquiet, je sais que nous sommes près de l’extrémité de la péninsule. Après être passés à la crique que nous souhaitions initialement, et confirmé qu’elle n’était vraiment pas optimale, nous finissons par retrouver notre campement.
Avant de partir en promenade, nous avions remonté nos kayaks et je les avais attachés par précaution à un gros rocher. Nous étions arrivés à marée basse et nous ignorions jusqu’où monterait la marée. C’était une bonne idée car leur premier emplacement est maintenant sous l’eau ! Il reste encore un bon mètre de hauteur… Cela devrait aller…
Rien d’autre à faire qu’à se mettre sous la tente à faire une petite sieste avec cette pluie…
Une pause dans le crépitement… Est-ce définitif ? Et non, quelques minutes plus tard, cela repart…
18h00. Quelques bruits sourds et louches me poussent à aller braver la pluie et voir les kayaks. Ce ne sont pas eux, c’est la mer qui cogne contre les rochers. Mais celle-ci n’est plus qu’à quelques centimètres de nos montures. Je les remonte donc d’encore deux mètres, par sécurité.
Je profite du temps libre pour planifier la suite. Au programme demain, une douzaine de kilomètres en kayak. Nous allons devoir trouver puis emprunter un étroit goulet pour rejoindre une nouvelle petite baie. Auparavant nous devrons traverser l’important fjord que nous avons déjà emprunté le deuxième jour. En espérant que le vent se calme. D’où nous sommes, nous ne le sentons pas, mais la mer semble bien agitée. Nous apercevons la rive opposée. L’entrée du goulet s’y trouve, mais je n’arrive pas à la situer précisément dans ce mélange de vert et de marron. Puis, une fois la baie traversée, il y aura un portage d’environ quatre cents mètres à faire. Cette portion piétonne nous évite de devoir contourner la grande île qui sépare les deux fjords qui rejoignent Narsaq.
Le jour baisse. La pluie ne cesse pas malgré quelques espoirs à la vue d’éclaircies au loin. C’est dommage, il y a du bois ici, nous aurions pu faire un feu. Et peut-être quelques moules. Le dîner va se faire dans la tente…
9 septembre – Vendredi
Dès l’arrivée de l’obscurité, la pluie redouble de force, martelant violemment, bruyamment et sans relâche les parois de notre tente. Autant dire qu’il est difficile de dormir sereinement et même de dormir tout court. La nuit est longue…
Il n’y a pas eu de répit. L’aube et ses espoirs arrivent tranquillement. Espoirs déçus. Avec l’intensification de la pluie, nous avons craint un renforcement du vent. Cela ne semble pas être le cas à l’examen de l’état de la mer devant nous. Cette journée risque de ressembler comme deux gouttes d’eau à la précédente.
Comme nous ne sommes pas pressés, nous en profitons pour somnoler quelques minutes de plus dans la chaleur de nos sacs de couchage, bercés par le bruit régulier de la pluie. En effet, nous ne devons emprunter le goulet qu’à marée montante, le courant contraire devant être trop fort à marée descendante. Et l’inversion de marée ne se produit qu’à onze heures vingt.
7h30. Nous nous préparons tranquillement. Le rituel est maintenant rodé. Habillage, pliage des sacs de couchage et des oreillers, un brin de toilette, petit déjeuner, brossage de dents, pliage des matelas (conservés pour un minimum de confort pendant le repas), fermeture des sacs. Puis c’est l’épreuve la plus difficile : mise des combinaisons étanches et des chaussons, froids et humides. Et enfin, pliage de la tente et rangement dans les kayaks…
Nos amis les phoques viennent nous faire un petit bonjour, toujours au même endroit, face à notre tente.
Notre site s’est transformé en un véritable marécage. Des flaques se sont créées un peu partout pendant la nuit. Le reste est une véritable éponge. Un coin de la tente est même au-dessus d’une flaque… Et c’est dans ce coin, sous une des avancées que nous avions soigneusement plié et rangé nos combinaisons étanches. A l’abri… Et elles baignent maintenant dans plusieurs centimètres d’eau. Ce sont les pantalons qui se trouvent au-dessous et quand nous les déplions, l’eau coule abondamment par les manchons des chevilles ! Cela va être encore plus difficile de les enfiler…
Et quand il fallu s’y résoudre, ils étaient encore plus froids et humides que d’habitude. Quel instant désagréable !
Une fois la tente pliée trempée et toutes nos affaires entassées dans les kayaks, c’est parti pour une nouvelle journée. Il est 10h15. C’est toujours plus long et moins motivant quand il pleut.
Après le temps exécrable de la nuit et le vent d’hier, nous redoutons vraiment cette étape dont l’essentiel sera vent de face et toute la fin à découvert lorsque nous traverserons le fjord.
Avec cette pluie, c’est finalement sur le kayak que nous nous sentons le mieux. Avec la combinaison étanche et sa capuche, elle ne se sent pas.
Pour éviter le vent, nous rasons les falaises sur notre gauche et l’eau y est assez calme. Pour le moment tout se passe bien.
A plusieurs reprises je vois un phoque à une vingtaine de mètres sur ma droite, légèrement en avant. A chaque fois, il sort la tête de l’eau, se tourne et nage sur le dos. Et disparaît au bout de quelques secondes. Ce doit être le (ou les) même(s) qui nous suit. Mais depuis quand ? Dommage que je n’ai pas un petit poisson à lui lancer. J’ai beau faire des gestes et l’appeler, il ne se rapproche pas. Curieux ou joueur peut-être, mais pas à ce point.
Arrivés à la pointe de la presqu’île, nous faisons une petite pause pour faire le point sur la navigation et jauger l’état de la mer. Celle-ci semble calme, pas lisse, mais sans gros clapot. Le fjord est encombré de glaçons dont certains sont très gros. Mais l’ensemble reste navigable. Quant à la route à suivre, il est difficile de trouver d’ici l’étroite entrée du goulet. Celui-ci n’est pas perpendiculaire au fjord et à la rive. Il entre de biais dans la montagne. Son entrée en donc en grande partie masquée lorsque nous sommes face à la côte. Nous ciblons une zone probable.
Et il faut se lancer. Contrairement à notre attente, la navigation se révèle être bien plus aisée qu’attendu et craint. Le vent est curieusement tombé et nous arrivons sans trop de difficultés à faire zigzaguer nos vieux kayaks au milieu des icebergs.
La traversée s’effectue donc sans problème. Avec encore le seul regret de ne pouvoir prendre de belles photos. Les quelques unes tentées sont très sombres. A l’est, des sommets enneigés émergent à peine de la couche nuageuse.
Comme depuis vingt-quatre heures, nous voyons qu’au loin le ciel est clair et dégagé. Alors qu’au-dessus de nos têtes, il est bas et plombé. Et nous espérons toujours que cette zone dégagée arrive jusqu’à nous. Le « c’est bon, ça se dégage ! » est même devenu une plaisanterie. Une dérisoire façon de se remonter le moral.
La zone ciblée s’avère être la bonne. Bien vu ! Le goulet est effectivement étroit. Il se réduit jusqu’à une dizaine de mètres. Vu l’eau à évacuer de la baie et la petite taille du « tuyau de vidange », le courant ici doit être violent à marée descendante. C’est très beau. La petite mer intérieure l’est également, ceinturée de montagnes verdoyantes entrecoupées de torrents.
A mesure que nous approchons de notre destination, notre incrédulité ne fait que croître. Nous refusons au début d’y croire. Et pourtant… Il faut se rendre à l’évidence : la plage est clôturée ! Et pas seulement la plage, la clôture court sur des centaines de mètres le long de la montagne. En bas, au milieu, il y en a partout… Ironiquement, je suggère que, comme dans les Landes avec les cèpes et les palombes, la chasse aux cailloux et la cueillette des galets doivent ici faire l’objet d’une sévère concurrence…
Nous accostons et mettons rapidement pied à terre pour aller voir cette incongruité. C’est effectivement un grillage à hauteur d’homme, à grandes mailles, et il se poursuit très loin. Heureusement, à quelques mètres se trouve une ouverture entre deux piquets. Le grillage est à terre et va nous permettre de passer avec nos kayaks. Derrière nous découvrons les deux petits lacs vus sur les cartes. Ces plans d’eau sombres ne font pas plus de quelques dizaines de mètres de long. Là encore, ils ont une couleur rouille peu avenante. Sur les buttes environnantes, l’herbe est verte alors qu’elle est jaunie autour de ces petits lacs. Et au loin, chose étonnante, une maison ! Que de présence humaine à cet endroit…
Autre mauvaise surprise, ce lieu est très mal fréquenté. Nous sommes rapidement assaillis par des dizaines de moucherons. Après un examen attentif de ces importuns, il s’avère que ce sont plutôt de petits moustiques. Ou de jeunes moustiques. Ils ne piquent pas, ils picotent légèrement mais c’est plus leur présence tourbillonnante autour de nous qui est gênante. Cependant, nous découvrons rapidement qu’ils laissent de petites traces rouges sur la peau, comme de petits points…
Les efforts ne sont pas terminés. Après la douzaine de kilomètres en kayak, il va falloir porter nos embarcations de l’autre côté. Les premiers mètres sont difficiles, la pente glissante de quelques mètres nous fait mal aux jambes et aux bras. En fait de portage, il s’agit surtout de tirage et de traînage des kayaks sur l’herbe humide. A bout de souffle, nous finissons par atteindre le premier lac. Les bateaux sont mis à l’eau, les faire avancer dans l’eau sera plus facile. Je m’y jette avec eux. Au début, le fond est faible, mais cela ne dure pas. En marchant ainsi dans l’eau, je soulève une poussière rougeâtre qui remonte du fond en de multiples tourbillons derrière mon passage. Plutôt que de tester l’étanchéité à la ceinture de ma combinaison, je préfère grimper dans mon kayak. Et j’arrive tant bien que mal à pagayer tout en tenant le second kayak. Arrivé au bout de ce premier lac, il faut redescendre dans l’eau, sortir les kayaks, les traîner sur quelques mètres et les remettre à l’eau dans le second lac. Cette fois, pas besoin de remonter dedans, le fond n’est pas suffisamment profond. La pression de l’eau sur le bas de ma jambe fait gonfler ma combinaison autour de ma cuisse. Lorsque l’eau passe mes genoux, la pression est trop forte et l’air emprisonné s’évacue par la ceinture. L’eau glaciale comprime alors fortement ma combinaison sur mes jambes. Au plus profond, le niveau m’arrive à mi-cuisse et je m’enfonce légèrement dans le sol meuble. La combinaison semble effectivement étanche. Du moins les manchons aux chevilles. Etanche à l’eau, à défaut du froid.
Il y a beaucoup plus de pierres de ce côté. Une fois les kayaks sortis du second lac, nous les vidons donc et nous les portons cette fois-ci complètement sur la vingtaine de mètres restants jusqu’à la plage. Là aussi le grillage est présent et ouvert.
La maison aperçue tout à l’heure est encore loin, sur une autre plage.
Après quelques hésitations dues au grillage et aux traces de la présence humaine, nous décidons tout de même de camper ici, ne sachant où nous trouverons une plage abordable plus loin. Le choix de l’emplacement de la tente est difficile, les portions planes étant quasi nulles. Près de la plage se trouve un torrent très bruyant. Nous finissons finalement par porter notre choix sur un emplacement un peu reculé, près du grillage, à l’abri des rochers et du ronronnement du torrent.
Il est alors temps de répéter le rituel du montage du campement. Les kayaks vidés, il faut monter la tente, mettre à l’abri les sacs de couchage, les matelas, les sacs de vêtements. Sortir les repas nécessaires pour le midi, le soir et le lendemain matin. Et enfin se changer. Mon caleçon long est mouillé. Cela n’a rien à voir avec une incontinence, l’eau s’est s’infiltrée pendant ma marche dans les lacs. Tester l’étanchéité de ma combinaison en me jetant complètement à l’eau me tente de moins en moins.
Pour réduire le désagrément des ces volatiles à moitié moustique et à moitié moucheron, nous pulvérisons copieusement l’anti-insectes sur nos vêtements, sur la tente et sur les rares morceaux de peau exposés à l’air libre, à savoir les mains et le visage.
Puis c’est l’heure du déjeuner. Dans la tente car la pluie ne cesse toujours pas. L’eau des pâtes en train de chauffer tient à s’y inviter également… Encore quelques affaires de plus de trempées…
Après le repas, nous nous rendons compte que le sol est bien bosselé. Mais cela ne nous empêche pas de sombrer dans une sieste réparatrice…
Au réveil, je pars seul pour une petite promenade, mes chaussures et mes vêtements de pluie étant les seuls à peu près secs.
Cet endroit pourrait être magnifique s’il n’était pas visuellement pollué par ce grillage omniprésent. Je prends tout de même quelques photos, sombres évidemment…
Un squelette à côté de bois de rennes enchevêtrés dans un morceau de grillage par terre me laisse un goût amer…
De petits fruits violets poussent en abondance. J’ai même l’impression qu’il y en a deux sortes, qui ne poussent pas sur le même arbuste. Sont-ils comestibles ?
Je trouve quelques beaux champignons mais nous préférons ne pas les manger. On ne sait jamais…
Nous décidons ensuite du trajet et du bivouac pour demain. Sur une petite île certainement, à mi-chemin de Narsaq. Une douzaine de kilomètres. Nous trouvons qu’entre douze et quinze kilomètres est une bonne distance par jour. Depuis le début, nous tournons autour de cinq kilomètre-heure de moyenne.
Le jour tombe rapidement. La pluie cesse. Nous hésitons à aller étendre un peu de linge sur le grillage. Mais au bout de quelques minutes, elle fait son retour… Il ne brûle pas en enfer, il pleut…
Entendu dans la tente, notre linge ne sèche pas. Nous allons essayer entre le matelas et le sac de couchage. Peut-être…
10 septembre – Samedi
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit.
L’obscurité laisse la place au jour et notre espoir à la pluie, les crépitements reviennent… La pluie cesse à nouveau, puis recommence. Elle hésite… Le ciel est toujours plombé. Apparemment pas de vent.
Lorsque le martèlement s’interrompt, le silence nous interpelle. Les yeux fermés, au chaud dans mon sac de couchage, je l’écoute et j’en profite… Au loin, il y a quand même le bruissement d’un torrent. En prêtant attention, j’ai l’impression d’en distinguer deux, aux sonorités légèrement différentes, l’un sur ma gauche, l’autre sur ma droite. Le chant des oiseaux est nettement audible. Les corbeaux passent parfois si bas que le battement de leurs ailes est clairement perceptible.
Un mal de dos nous tenaille. Les efforts, le kayak, le maigre matelas, les bosses du sol, être assis dans la tente en permanence? Sûrement un peu de tout cela.
Nous nous levons et commençons à nous préparer.
La pluie s’est arrêtée depuis un bon moment. Nous en profitons pour trouver une nouvelle utilité au grillage, celui d’étendoir à linge. Les sous-vêtements portés dans le kayak, les serviettes, les gants et les torchons (notamment celui qui a servi a épongé l’eau des pâtes) sont étendus dans l’espoir qu’ils sèchent un peu. Il n’y a pas de petit profit…
L’eau est lisse comme un miroir et les reflets sont parfaits et stables. Derrière la tente, dans la petite baie par laquelle nous sommes arrivés, une très grande quantité de glaçons est entrée lors de la marée montante de la nuit. Alors qu’il n’y en avait pas un seul hier à notre arrivée. Etonnant vu l’étroitesse du goulet d’entrée.
Malgré le froid et nos amis les mousti-cherons, eux aussi réveillés et levés, je préfère prendre mon petit-déjeuner dehors, au calme face à la mer. Profiter d’un matin sans pluie.
Un petit vent se lève, c’est bon pour notre linge !
Nous finissons tranquillement de nous préparer et nous partons sur une mer très calme, à peine irisée par le petit vent. C’est beau et reposant. Et cela change des deux jours précédents.
Finalement le kayak, c’est comme le vélo en montagne, à chacun son rythme pour être bien et se sentir à l’aise.
Nous passons devant la maison jaune-beige que nous voyions du campement. Elle se trouve sur la gauche de la baie, au-dessus d’une petite plage de gravier gris, bien abritée par de hautes montagnes et à proximité d’une grande prairie relativement plane, chose rare ici. L’endroit est bien choisi pour construire une maison. En face, sur la rive droite nous découvrons une autre habitation, de couleur verte, surplombant la mer. Elle était invisible du campement, cachée par une petite colline. Les deux semblent inoccupées… Des enclos en bois sont à proximité. Un ponton délabré arrive presque jusqu’à la mer. Ces maisons appartiennent sûrement à des éleveurs qui ne les occupent qu’une partie de l’année.
Un peu plus loin, un filet de pêche et quelques bacs en plastique blanc traînent sur la rive.
Nous rejoignons rapidement le fjord principal à près de six kilomètre-heure de moyenne. Le vent arrière, le courant avec nous et l’eau calme, cela aide !
Même si le ciel est toujours uniformément couvert, l’air est clair et la visibilité est excellente. Sur notre droite, le fjord continue jusqu’à l’horizon. Les reliefs sont moins élevés et les îles plus rares. C’est l’océan libre, la fin du Groenland, que nous apercevons derrière les dernières taches grise et marron. Finalement pas si loin que ça…
Nous effectuons un quatre-vingt dix degrés gauche à la sortie de cette baie tout en long. Le vent est alors beaucoup plus fort, mais sensiblement arrière. Et surtout la mer est bien plus formée. Un clapot important vient heurter nos kayaks. Tant pis, il faut y aller. Nous poursuivons sur un bon rythme, avec le vent et malgré le courant devenu contraire. Une bonne chose, le vent étant complètement arrière, la houle est bien perpendiculaire à notre avancée et à nos embarcations. Ce qui est bien moins désagréable que de l’avoir en travers. Par moment, j’ai même l’impression d’accélérer sur ces petites vagues. Les prémices du surf !
Nous croisons deux bateaux de pêcheurs groenlandais. Nous nous rapprochons de Narsaq et l’activité humaine y est tout de suite plus importante. Ils nous ignorent superbement.
Après les pêcheurs, c’est un avion que nous entendons. Il fait des cercles, loin au-dessus de nous. Je pense tout de suite à l’hydravion que nous avions vu le premier jour. Après quelques tours, je le vois filer vers Narsarsuaq.
Nous réussissons finalement à traverser ce fjord et nous rejoignons la rive d’une grande île. Un énorme iceberg est juste devant nous. Je m’arrête pour sortir l’appareil photo et je vois une petite tête brune bien connue apparaître à la surface de l’eau, à une vingtaine de mètres de moi, sur ma droite. Cette fois, j’en profite. Mais difficile de mettre au point sur un kayak agité. De plus la visée s’effectue en rasant car, ni moi, ni le phoque, ne sommes très haut au-dessus de l’eau. J’arrive tout de même à avoir quelques clichés. Et notre ami disparaît après être passé sur le dos.
J’entends alors comme un soufflement d’air et d’eau derrière moi. Je tourne la tête. Tiens revoilà le phoque. Non ! Une dérive triangulaire ! C’est un dauphin… Cette fois, impossible d’avoir une mise au point correcte et il disparaît avant que j’ai pu prendre la moindre photo. Dommage…
Il ne pleut toujours pas mais le ciel reste très couvert. Par moment, nous distinguons un bien faible disque blanc à travers la couche nuageuse. A peine de quoi maintenir la charge de mon téléphone par le chargeur que j’ai à nouveau installé sur mon dos.
Nous poursuivons. Derrière une autre île, un autre iceberg gigantesque. En plein sur notre chemin. Il va falloir l’éviter. Prudemment nous restons à bonne distance. Surtout que nous voyons en son travers une grosse balafre. Pas de blague monsieur le glaçon ! En réalité, ce n’est pas une crevasse mais une bande de glace translucide, bien rectiligne. Mais ce n’est pas une raison pour s’approcher.
Notre destination, elle, approche. Nous entrons dans un dédale de petites îles aux côtes découpées. Grâce aux cartes, nous trouvons facilement notre baie. Deux plages distances de quelques mètres et séparées par un petit escarpement rocheux. Gauche, droite ? Au milieu de celle de droite, un ruisseau. Pour le calme, ce sera donc la gauche. L’eau y est calme et transparente. Au fond, j’aperçois de grosses palourdes. J’essaie de les attraper avec ma pagaie, mais je n’y arrive pas. Elles glissent sur la pelle et j’ai du mal à stabiliser le kayak quand je plonge la pagaie au fond. En revanche, d’énormes moules sont à portée de main près du rivage. Avant même d’accoster nous en avons une belle récolte.
Un rapide tour du site. Nous nous rendons vite compte qu’il va être difficile de trouver un petit coin pour planter notre tente. La petite bande d’herbe qui se trouve juste derrière la plage et qui nous semblait si accueillante est en réalité impraticable car gorgée d’eau. De même, toutes les parties planes que nous trouvons à proximité de la plage sont inondées. Lorsqu’elles ne le sont pas, ce sont des rochers.
Finalement, nous commençons par nous changer, grelottant dans nos combinaisons étanches. Après de longues minutes de recherche à arpenter le site, nous trouvons enfin une zone acceptable, un épais tapis de mousse sans trop d’eau dessous et autour. Mais cet endroit est à trois cents ou quatre cents mètres du rivage et y monter toutes nos affaires est éreintant. Le sol est meuble et truffé de pièges. La couche d’herbe, de mousse ou d’arbustes de plus de dix centimètres cache autant le sol que les flaques, les pierres ou les trous. Planter les sardines est très facile dans cette mousse, mais elles ne tiennent pas. Malgré leur taille, je n’ai pas atteint le sol, plus dur. Espérons que le vent ne se lève pas plus… Une fois la tente montée, nous sommes épuisés.
Le déjeuner est vite avalé, assis sur les rochers. Nous apercevons un gros rapace sur la montagne derrière nous. Et nous pouvons enfin profiter de cette magnifique prairie légèrement en pente devant nous. Le sol est multicolore. Les plantes présentes ici nous offrent une grande variété de couleurs. C’est très beau, malgré l’absence de soleil. Blanc, gris, jaune, orange, rouge, toutes les teintes de vert… Le Groenland se pare de ses couleurs d’automne.
Nous voyons une petite embarcation avec une personne à son bord passer devant nous et pénétrer dans une crique voisine. Et soudain un claquement. Puis le moteur se fait de nouveau entendre et le bateau repart vers le fjord. Un second claquement sec. Nous nous regardons. Non, cela ne ressemble pas aux grondements des icebergs. Et encore un claquement. Oui, cela ressemble plutôt à un coup de feu. Et ils s’enchaînent, espacés chacun de plusieurs minutes… Le bruit du bateau s’intensifie. Il réapparaît et entre dans notre petite baie. Au téléobjectif, je suis les mouvements du pilote. Vaguement inquiets, nous nous interrogeons sur ses intentions. Il arrête son bateau sur la rive et descend sur la plage, à quelques mètres de nos kayaks, se penche et prend un grand bac blanc. Puis il retourne à son bateau, fait marche arrière et repart. A l’arrière de son embarcation, à moitié sur le rebord gît une masse brune au ventre blanc. Ensanglantée… Un élan de tristesse nous envahit, nous qui sommes si heureux de voir leurs têtes apparaître près de nos kayaks pendant notre route.
Après cet épisode morbide et une fois la vaisselle faite, nous retournons aux kayaks pour les remonter un peu, hors d’atteinte de la marée montante. Nous en profitons également pour étaler les combinaisons étanches, trier notre nourriture et ouvrir les compartiments étanches pour qu’ils sèchent.
Nous avions prévu un peu trop en nourriture, surtout pour les goûters, que nous ne mangeons que de temps en temps. Et encore plus rarement les deux dans la même journée. Ainsi que pour quelques repas du soir. Et finalement, préparer les sachets individuels a peut-être été aussi une perte de temps et de place. Il y avait sûrement plus pratique à faire…
Nous partons ensuite pour une petite promenade vers la montagne derrière nous. Nous prenons quelques photos de la prairie colorée. Mais il n’est pas certain que cela rende bien, il fait sombre. J’ai également mis mon téléphone à charger, mais sans grand succès…
Nous passons à côté de notre sèche-linge improvisé : deux rochers, la corde…
Et nous grimpons. Là encore, nos mollets souffrent et nous avons le souffle court. Mais une fois de plus, cela en valait la peine : nous avons une vue sur presque trois cent soixante degrés sur les fjords qui nous entourent. Au loin, Narsaq, au pied d’une haute montagne enneigée. Partout, des icebergs, certains de bonne taille. Nous revoyons celui qui nous avait impressionné avec sa bande bleue en diagonal.
Nous restons de longues minutes au sommet à profiter de cette vue magnifique. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie… En espérant que les photos fassent ressortir un peu de cette féerie…
Au milieu du fjord qui mène à Narsaq, un petit bateau approche. Puis s’arrête. Et de nouveau un claquement sec. Non ! Devant lui, nous voyons fuir cinq ou six dérives. Encore des dauphins. Au téléobjectif, je regarde ces « pêcheurs ». Ils sont trois, un aux commandes, deux autres à l’avant et, selon toutes vraisemblance, armés. Ils ne semblent pas intéressés par les dauphins. Nous suivons leur manège depuis notre observatoire privilégié. Ils tournent, accélèrent, ralentissent et tirent de temps en temps. Finalement, ils passent devant notre baie et partent vers l’est. Leur bateau me semble vide. Les savoir bredouilles nous soulage un peu.
Plus loin vers le sud-est, deux autres bateaux arrêtés. Et là aussi, des coups de feu… Est-ce le sport du samedi ici ? Ou est-ce toujours comme cela ? Nous nous interrogeons sur la légalité de cette pratique…
Nous redescendons. A peine assis sur les rochers près de la tente, nous nous rendons compte que la marée est plus haute que prévu et que le kayak que nous voyons est en partie dans l’eau. Je descends voir cela. Aïe… Nous avions mal jaugé la montée de l’eau. Le kayak bleu est à moitié dans l’eau et pas loin de flotter. Le violet est un peu moins immergé, mais les sacs poubelles posés à côté et contenant notre linge sale et nos réserves de nourriture flottent allègrement. Nos combinaisons étanches ne sont pas en reste et ont les pieds et les mains dans la mer. Cela devient une habitude… Je remonte le tout de quelques mètres.
En retournant à la tente, je me rends compte que le vent a forci et que le froid devient mordant.
Nous allons préparer le dîner. Et ramasser du bois pour nos moules. Nous décidons de dîner en bas, près de la plage, abrités du vent par les rochers qui séparent les deux petites plages. Après avoir ramassé quelques petits bois et quelques planches vermoulues amenées par la mer, j’allume le feu. En attendant qu’il prenne complètement, je remonte mettre des pierres sur les sardines, le vent commençant à souffler fort. Par sécurité… J’ai l’impression que c’est à la tombée de la nuit que le vent se lève énergiquement ici… Il y a quelques pierres plates qui conviennent parfaitement au bord d’une petite mare. Je fais plusieurs allers-retours pour que chaque piquet métallique soir couvert. Et ce n’est pas une partie de plaisir, je manque à plusieurs reprises de chuter en mettant le pied dans un trou caché. Je finis bien essoufflé…
Je ramasse également le linge qui commençait à s’envoler. Puis je redescends à la plage. Notre petit coin à l’abri du vent est idéal pour un feu de camp. Celui-ci est d’ailleurs bien parti et nous plaçons les moules sur une des planches, faute de mieux. En quelques minutes, elles sont cuites. Elles sont vraiment d’une taille impressionnante. Et bien remplies… Et même très bonnes… Il y a également quelques champignons pour accompagner la purée. Je préfère ne pas en prendre. Qu’il y ait au moins un survivant !
Ce bon dîner terminé, nous retournons à la tente nous installer pour la nuit. Celle-ci est d’ailleurs presque complètement tombée. Pas une lumière en dehors de notre dôme faiblement éclairé. Je le vois tous les soirs, mais cela continue de m’impressionner. Perdu au milieu de rien au bout du monde…
Une petite « douche » rapide au gant et au lit ! Malgré le sol de mousse, les creux et les bosses du sol sont encore sensibles…
11 septembre – Dimanche
La nuit est claire. Le vent tombe petit à petit.
Une envie pressante me pousse dehors. Le froid est saisissant surtout que je n’ai pas pris le temps de m’habiller. Je comprends pourquoi la nuit est claire : légèrement voilée, la pleine lune éclaire nettement la plaine. La vue est dégagée, les détails sont nets. Presque comme en plein jour, la couleur en moins. Si le soleil pouvait briller de la même manière demain…
Le jour nous réveille. Nous ne traînons pas et mettons rapidement le nez dehors. Contrairement à notre arrivée hier, les mousti-cherons sont absents. Nous avions dû rapidement nous asperger d’anti-moustiques. Mais ils n’ont pas l’air d’être matinaux. Ou alors c’est notre odeur qui les repousse, un mélange de citronnelle, de feu de bois et sûrement de transpiration !
Malgré le froid, nous prenons notre petit déjeuner en plein air. Le ciel est aux deux tiers bleu. Malheureusement, le tiers nuageux est à l’est et cache le soleil naissant. Les nuages progressent vers nous, le soleil progresse également vers le bleu. Cela ressemble un peu à une course. Pour le moment, les nuages l’emportent. Enfin, tant qu’il n’y a pas de pluie…
Nous nous surprenons. A huit heures et demi, nous sommes prêts. La mer est très calme, lisse et translucide. Seuls nos kayaks perturbent cette harmonie. Comme des rasoirs, nos étraves coupent l’eau en des traces nettes qui s’élargissent avec le temps. Sur les côtés de cette marque, à intervalles réguliers, nos pagaies laissent aussi leurs empreintes. L’eau est si claire que même immergées, elles restent visibles. Deux petits tourbillons pétillants de bulles d’air accompagnent leur mouvement vers l’arrière. Et quand elles reviennent vers l’avant, hors de l’eau, une kyrielle de gouttes d’eau les suit et marque la surface. En s’écrasant, la goutte se fractionne en plusieurs petites billes claires qui roulent sur l’eau verte avant de s’y mélanger en s’arrêtant.
Un petit vent d’est, de face, se lève, brouillant légèrement ce miroir liquide.
Les nuages ont gagné leur course contre le soleil. Mais dans leur précipitation, ils ont laissé quelques trouées dans leur avancée. Et au bout d’une heure d’efforts, un soleil voilé profite d’un de ces trous et nous illumine. Il fait briller de mille feux les icebergs que nous croisons.
Sur notre droite, au fond du fjord voisin, un iceberg totalement noir.
Quelques pauses photos. Il faut en profiter ! Un bel iceberg bleu turquoise attire particulièrement mon attention. Le soleil renforce cette couleur bleue et la transparence de la glace. Comme une friandise, sa surface déchiquetée et ensoleillée apparaît luisante et étincelante. Sa base est nettement creusée par l’effet de la mer et il semble composé de longs éléments verticaux. Il est magnifique. Il me donne envie de m’approcher, de le toucher. D’en prendre un morceau. Je pourrais passer des heures à le contempler…
Ses voisins ne sont pas en reste, tous d’une beauté différente. L’un d’eux est, à l’inverse, comme composé d’une multitude de couches horizontales. Un autre a un trou en son milieu, comme le chas d’une grosse aiguille. Un autre, encore, a une surface lisse et brillante comme une piste de ski verglacée au petit matin.
Un petit bateau jaune avec deux occupants s’approche. Le fusil tenu par l’un d’eux nous laisse peu de doutes sur leurs intentions et leur occupation. Ce sont bien des chasseurs. Ils sont proches de nous. Pas plus de deux cents mètres. Leur coup de feu manqué, ils mettent plein gaz et foncent sur nous. Vaguement inquiet, j’arrête de pagayer, attentif à ce qu’il va se passer. A quelques mètres de nous, ils finissent par s’écarter et passent à côté en faisant un signe de la main.
Nous longeons une île et Narsaq grandit au loin. Au bout de l’île, c’est la dernière ligne droite. La traversée du fjord et nous arrivons au port. Je reconnais les différents sites de la côte devant Narsaq, nous y étions il y a quelques jours. Déjà… La boucle est bientôt bouclée et cela sent la fin.
Les petits bateaux sont de plus en plus nombreux. La civilisation approche. Trois monstres de glace sont entre nous et la ville. Il va falloir zigzaguer pour entrer au port. Même si de loin, ils semblaient nous barrer la route, ils sont finalement suffisamment espacés pour ne pas avoir à les contourner tous. En passant près de l’un d’eux, je vois une véritable petite rivière serpenter sur sa surface et finir par tomber à la mer. Le débit d’eau est continu. Malgré le temps incertain et la faible température ambiante, les icebergs fondent à grande vitesse. J’avais déjà vu des glaçons goutter de leurs extrémités, mais jamais à cette échelle.
Nous croisons un petit bateau rapide, type Zodiac, rouge, avec une dizaine de passagers en combinaisons rouges. Il arrive de la droite, du fjord venant de Narsarsuaq. Il passe devant Narsaq sans s’y arrêter et poursuit en direction de l’inlandsis. La ressemblance avec nos « scientifiques » est trop flagrante. Et vu la direction qu’il prend, il doit se rendre à la base que nous avons aperçue près du glacier. Celle-ci nous apparaît de plus en plus comme un site touristique. Et le bateau que nous croisons doit être une nouvelle fournée de visiteurs.
A plusieurs reprises, j’aperçois des dérives de dauphins. Mais à chaque fois trop loin pour les suivre ou les photographier. Ils semblent moins curieux et plus craintifs que les phoques. Ils ne s’approchent pas de nous.
Malgré tout, la traversée se fait sans encombres et nous arrivons à l’entrée du port.
Nous hésitons sur notre lieu de débarquement. La rive située entre l’entrée du port et le ponton où nous sommes arrivés en bateau dimanche dernier, apparaît difficile d’accès car elle est composée de gros rochers empilés. Même si cet empilement ne fait pas plus de trois mètres de haut, sa pente est raide. Y accoster et y décharger tout notre matériel nous paraît trop risqué. La plage de cailloux gris au fond de la baie semble plus pratique. Mais un grillage part de cette plage et court le long de la berge qui mène au port. Il va nous empêcher de rejoindre le petit ponton d’embarquement. Nous dépassons le celui-ci. En passant la jetée principale et le petit port qui y est accolé et où sont amarrés les bateaux, nous trouvons une zone plus propice que les berges raides que nous avons croisées depuis l’entrée de la baie. Elle se trouve juste après l’entrée du petit port et avant le grillage. A une centaine de mètres du ponton. Il s’agit là aussi de gros rochers entassés mais dont la pente n’est cette fois pas trop forte.
Nous accostons et débarquons sans trop de peine sur ces rochers rendus glissants par des algues. Puis nous déchargeons toutes nos affaires sur la petite route qui se trouve juste au-dessus. Et enfin, nous hissons nos kayaks. La route semble inutilisée. Elle aboutit à une grille fermée menant à un entrepôt. C’est dimanche, nous n’allons certainement pas être dérangés.
Un ponton franchement délabré en bas et fraîchement réparé en haut est juste à côté. Nous nous y installons pour déjeuner. Nous en profitons pour ranger nos affaires dans nos sacs. Nous trions notamment nos sacs de nourriture et nous utilisons une poubelle du port pour nous débarrasser de nos détritus.
Nous avons vue sur ce petit port. Quelques bateaux sont amarrés à la jetée qui protège du large. Quelques petites embarcations et deux bateaux de pêche plus gros, un vert et un bleu, dévorés par la rouille.
C’est finalement le bon timing. Un lever et un départ tôt. Trois heures de kayak et le déjeuner vers midi. Cela évite d’avoir une journée décalée.
Nous portons ensuite nos affaires et les kayaks au ponton d’embarquement. Comme nous avons largement le temps avant l’heure prévue, nous partons nous promener et visiter la ville.
Les maisons sont espacées et colorées, principalement rouges, mais également bleues, vertes et jaunes. Les toits gris sont fortement inclinés. De près, certaines sont dans un triste état. Quelques immenses paraboles ont fleuri ça et là. Un trampoline pour enfants me fait penser à la famille. Il y a beaucoup d’enfants. Nous passons devant un grand bâtiment vert. C’est une école, reconnaissable aux jeux en bois installés dans la cour et aux dessins accrochés aux fenêtres. Il y a également quelques grands bâtiments dont nous ne saisissons pas la fonction. Un cimetière aux croix blanches se trouve non loin de l’église blanche et rouge. Aux couleurs du drapeau groenlandais qui flotte devant beaucoup de maisons, à la mode nord-américaine. Nous voyons une maison en pierre, les autres sont toutes en bois. Pourtant il y a bien plus de cailloux que d’arbres ici !
Nous croisons un groupe d’espagnols avec un caddie. Ils nous saluent… En espagnol ! Nous avons sans aucun doute beaucoup plus le type espagnol et touriste qu’indigène. Les locaux sont vraiment typés. Nous ne voyons que des inuits. Où sont passés les descendants des vikings ? Nous n’échangeons pas de salut car ils ne nous regardent pas. Ils passent près de nous sans un regard.
Après une bonne heure à arpenter les rues de la ville, nous retournons au port. Un gros cargo rouge et blanc « Royal Artic » arrive, à la suite d’un remorqueur danois. Il paraît démesuré et déplacé dans la baie et devant le petit port. Il est chargé de containers et s’arrête devant le hangar du même nom.
Claus est déjà là, en train de faire le plein du bateau sur le ponton voisin au pied de la station essence rouge que nous avions utilisée le premier jour pour charger les kayaks. Elle sert aussi bien pour les bateaux que pour les véhicules. Nous patientons quelques minutes puis nous embarquons nos affaires et les kayaks sur le bateau. Nous attendons encore l’arrivée de deux autres passagers.
Quelques minutes plus tard, ils arrivent et nous partons immédiatement pour Itelleq. La mer est franchement agitée dans le fjord qui part vers Itelleq et Narsarsuaq. Quelques crêtes blanchissent d’écume et le bateau tape violemment. Je comprends mieux pourquoi il est vivement conseillé de ne pas faire de kayak dans l’après-midi avec le vent d’est qui souffle plus fort à mesure que le jour progresse. A voir comment nous ferons demain…
En approchant de notre destination, je me redresse pour bien observer l’endroit. Légèrement sur la gauche et masqué, le Qôroq, fjord paraît-il très beau et grand pourvoyeur d’icebergs. A gauche, au loin, Narsarsuaq. A droite les quelques bâtiments d’Itelleq.
Après quarante-cinq minutes de trajet, nous arrivons.
Itelleq. Au creux d’une petite baie, trois ou quatre maisons. Une grande bâtisse rouge foncée et blanche domine la baie. Plus bas sur la faible pente cultivée, une immense grange jaune et verte. Des bottes de paille empaquetées de blanc. Quelques champs bien verts sur les pentes des collines. Deux bateaux sur la terre ferme à côté de la route. Un tracteur près d’eux. Un peu d’élevage, des moutons sur la pointe de gauche, quelques chevaux près de la ferme.
Les deux voyageurs espagnols aux vestes vertes identiques descendent également ici. Nous accostons sur un petit ponton dont le bois très clair atteste de l’installation ou de la réparation récente. Trois personnes attendent sur celui-ci pour prendre notre place. Un quad arrive pour prendre les bagages des espagnols. C’est une manière de voyager très prisée ici. Vous marchez et on s’occupe de vos bagages. Vous les récupérez là où vous logez.
Nous déchargeons tous nos sacs… Depuis que nous sommes arrivés à proximité de Narsaq, les nuages ont remporté leur combat. Et ici, ils commencent même à cacher les trois sommets enneigés en arrière-plan. Mauvais signe. Nous demandons à la dame du quad son avis sur la météo prévue pour le lendemain. Pour elle, pas de vent et du soleil. J’insiste : « pas de pluie ? ». Non, pas de pluie. Royal !
Cinq minutes plus tard, nous sentons des gouttes tomber…
Après avoir porté les kayaks sur la plage à une centaine de mètres, nous montons donc la tente, une nouvelle fois en situation humide. Presque avec tristesse, nous remarquons que c’est l’avant-dernière fois…
Sur la carte un petit triangle rouge indique que cet endroit à côté du débarcadère est un camping. Nous avons cependant beaucoup de mal à trouver une zone plane. D’ailleurs, après son montage, la tente penche un peu ! Nous sommes à quelques mètres de l’eau, mais en hauteur, séparés de l’océan par une petite falaise d’au moins trois mètres.
Une fois la tente montée et les affaires à l’abri, la pluie cesse. Bon, cela ira pour cette fois… Du coup, je sors la corde et la tend entre deux rochers. Le soleil fait même une apparition. Cela sent la douche-casserole !
Je mets également le téléphone à charger, il est quasiment vide.
Gros problème ici, il n’y a pas de ruisseau et nous n’avons presque plus d’eau. En tout cas pas assez pour ce soir et demain matin. Retour donc à la plage de cailloux pour y chercher un glaçon. Je ramène un gros bloc d’une bonne dizaine de kilos. C’est lourd, glissant, froid et humide. Suivent quelques autres allers-retours à la plage pour ramasser et ramener du bois flotté, en quantité ici. Puis il faut casser la glace pour en faire des morceaux de la taille des casseroles. Rien de plus simple : je laisse tomber le petit iceberg sur un rocher. Celui-ci explose et les morceaux s’éparpillent sur l’herbe. Il n’y a plus qu’à les ramasser et les faire fondre. Le feu est rapidement allumé et les casseroles pleines de glace sont mises au-dessus.
Nouvelle difficulté : l’eau est loin d’être pure. Débris dans la glace et poussières du feu flottent ou gisent au fond de nos ustensiles. Une chaussette, propre bien sûr, va servir de filtre.
Pendant qu’une fournée de glace fond, nous allons explorer notre domaine. C’est une petite presqu’île peu vallonnée. Nous arrivons rapidement de l’autre côté, avec vue sur l’entrée du fjord à glaçons et sur Narsarsuaq. Les moutons sont là aussi. Ils s’éloignent tranquillement à notre approche, non sans quelques regards réprobateurs. Nous rentrons après quelques photos.
La glace a fondu. Quand je pense qu’elle avait peut-être des millions d’années…
La prochaine série sera celle de la douche. Entre notre emplacement et le ponton se trouve une petite habitation verte et blanche. Elle semble inhabitée. Je fais le curieux, la porte n’est pas verrouillée. Ce n’est pas une maison mais un refuge pour campeur. Une grande pièce avec une table, des bancs, un placard vide et un balai, une petite pour les toilettes sommaires. Sa terrasse nous servira de douche, nous y serons bien plus à l’abri du vent.
Cette « douche » me fait du bien. Que cela est agréable de se sentir propre, même si, sur l’instant, c’est assez frais !
Le vent qui soufflait fort de l’est tourne à l’ouest, comme tous les soirs, et en quelques instants.
L’heure du dîner approche. Soupe, nouilles chinoises et flan.
Le ciel se dégage. Il commence à faire froid. Trop froid même pour manger dehors. Nous nous réfugions dans la tente. Je suis gelé et j’ai beaucoup de mal à me réchauffer. Fait-il vraiment plus froid ou est-ce à cause de la douche ? C’est dommage, nous aurions pu profiter du feu qui se consume lentement.
Il ne fait pas encore nuit et la pleine lune se lève. La nuit risque d’être claire. Et glaciale. Si les nuages continuent de fuir, peut-être aurons-nous la chance de voir enfin une aurore boréale digne de ce nom. Encore faut-il avoir le courage de mettre le nez dehors…
Le dîner est avalé. Il est l’heure de se mettre au lit. Mon tee-shirt de nuit sent décidément trop mauvais, je ne peux plus le porter. Je vais dormir comme en France, avec juste mon caleçon…
Cela sent la fin, avant-dernière nuit. Demain avant-dernière journée. Et pour la première fois depuis le début, pas de véritable surprise aujourd’hui. C’est louche ! Que nous réserve la nuit ?
Demain matin, deux à trois kilomètres à pied jusqu’à Igaliku, très joli village selon le guide. Puis suivant l’heure du retour, déjeuner et moins de dix kilomètres de kayak pour aller à l’entrée du Qôroq, fjord réputé.
Un petit coup d’œil dehors et au lit.
12 septembre – Lundi
Une main me secoue l’épaule. Une petite voix pas très rassurée : « Cyril, réveille-toi, il y a quelque chose dehors à côté de la tente ». Je dormais si bien… Les sens en alerte, je tends immédiatement l’oreille. Effectivement, il y a des bruits en plus du choc des vagues contre les rochers. Je décroche la lampe du « plafond ». J’ouvre la tente. La lune éclaire fortement. C’est la pleine lune et pas un voile de nuage. Les intrus bruyants ressemblent à nos moutons vus la veille. J’allume la lampe en version lampe torche. Et c’est bien un mouton qui se détache dans le cercle lumineux à quelques mètres de la tente. Eclairés, il relève la tête et ses yeux deviennent deux billes luisantes. Une autre tête apparaît dans le rond de lumière, ajoutant deux autres billes jaunâtres. L’éclairage n’a pas l’air de les effrayer, au contraire, ils semblent curieux et font mine de s’approcher. J’éteins la lampe, ou plutôt je tourne la molette de sélection qui passe sur clignotant orange avant de passer sur arrêt. Est-ce ce flash orange ou le clic de la molette, mais les moutons prennent peur. A la lueur de la lune, nous les voyons s’enfuir en courant et en bondissant.
Rien de grave…
Nous en profitons pour lever le nez. Il y a quelques longues traînées verdâtres dans le ciel. Mais la pleine lune doit empêcher de les voir plus nettement. Une nuit noire doit être préférable pour l’observation des aurores boréales… Retour au chaud.
Le jour se lève. Petit coup d’œil dehors. Un ciel bleu et pur. Le soleil est toujours caché derrière les montagnes. Il fait un froid glacial, mon haleine forme un petit nuage de vapeur devant mon nez.
Les sommets des montagnes à l’ouest sont éclairés. Cela va bientôt être à notre tour de profiter du soleil. Il n’y a pas de vent. Malgré tout, la mer a un petit clapot.
Nous décidons de prendre notre petit déjeuner dehors. Le temps que l’eau chauffe, le soleil franchit enfin la petite montagne à l’est et nous réchauffe de ses rayons. Il va falloir ressortir la crème solaire et les lunettes de soleil aujourd’hui.
Du côté de la ferme, le chant d’un coq. Puis les hennissements des chevaux.
La batterie de mon rasoir a rendu l’âme. Elle dure bien plus longtemps d’habitude. Le froid sûrement. Je finirai barbu.
Comme à chaque étape, nos petits amis sont là. Ce sont un, deux, voire trois petits oiseaux au plumage vert et brun et à la queue blanche et noire. Avec leur air curieux et leur chant joyeux, ils ne sont jamais bien loin. Ni jamais trop près. Rarement à moins de cinq mètres, rarement à plus de vingt. Et ils voltigent de perchoir en perchoir, de rocher en rocher autour de nous, que nous soyons autour de la tente ou en promenade. Je ne pense pas que ce soit les mêmes depuis notre début. Mais il y en a toujours à nos côtés et leur chant accompagne nos journées.
Et quand nous partons marcher, comme ce matin, ils nous suivent. Ou plutôt nous précèdent. C’est curieux et agréable.
Une fois prêts, nous partons donc vers Igaliku. La route faite de cailloux ocre et gris serpente le long de la colline et monte tranquillement. Avec le soleil de face et l’absence de vent, il fait bon à marcher et je tombe rapidement la veste. Nous profitons de ce beau ciel bleu pour faire quelques photos. Nous laissons à notre droite la ferme qui nous faisait face depuis la tente. Une seconde ferme apparaît ensuite sur notre gauche. Dans les champs de cailloux, quelques moutons. Ils sont craintifs, mais pas assez courageux pour fuir franchement. Peut-être leur beau chargement de laine les handicape-t-ils ?
Nous retrouvons les mêmes choses autour de cette ferme : quelques champs bien verts et sans cailloux, de grandes rangées de bottes de foin emballées, quelques machines agricoles dispersées ça et là, des vaches et des chevaux.
Tout est tranquille hormis le faible ronronnement d’une de ces machines agricoles. Et les petits cris de nos amis…
Nous arrivons au col qui va nous permettre de franchir la crête et de descendre vers Igaliku. Légèrement à gauche, un poteau métallique supporte quelques relais de téléphone portable et une petite plate-forme pour hélicoptères. Même ici, la technologie n’est jamais très loin.
Pour nous désaltérer, nous avons pris un bidon rempli avec de l’eau obtenue de la fonte des morceaux de glace. A l’ouverture du bidon, une forte odeur de feu de bois nous assaille l’odorat. Et l’eau a un affreux goût, un terrible goût de feu de bois. Imbuvable…
On nous a vendu Igaliku comme un site d’une remarquable beauté avec quelques ruines viking. Et effectivement, le premier aperçu est magnifique. Le soleil de face se reflète dans l’eau bleue du fjord. Il est effectivement très beau, avec ses quelques petites îles et les montagnes aux sommets blanchis en arrière-plan. Une vingtaine de maisons éparpillées au bord du fjord et au pied de la colline, sans logique apparente. Un port minuscule avec un seul bateau à quai. Trois autres sont sur le rivage. Un petit cimetière aux croix blanches sur la droite. Quelques moutons un peu partout et quelques champs bien verts.
Nous quittons la route qui fait une large boucle sur notre droite pour adoucir sa pente, et nous coupons tout droit par un vague sentier. Comme hier quand nous avons débarqué, nous sommes frappés par la sécheresse du sol. Lors de nos précédentes étapes, le matelas herbeux était au mieux humide. Ici, l’herbe est rase, le sol sec et ferme, agréable à fouler. Sûrement un effet positif de l’élevage de moutons. Peut-être y a-t-il aussi un peu plus de vent ici ? La marche en est d’autant plus agréable et aisée. Sur la route que nous venons de laisser, un tracteur débute l’ascension vers le col derrière nous et peine à grimper avec sa remorque contenant un bateau.
Sur la carte, les ruines vikings sont indiquées sur notre gauche, légèrement à l’écart du village. Nous décidons donc de commencer par là. Nous suivons le chemin, cherchons et trouvons les différents repères pour situer ces vestiges. La route qui tourne vers la gauche, la crique, la plage, le ruisseau. Tout colle. Sauf… Les ruines. Rien. D’autres sont indiquées un peu plus loin. Nous avançons un peu. Rien également… Nous avons beau chercher, aucune trace, pas un mur, même affaissé… Rien… Déception... Soit nous avons vraiment manqué quelque chose, soit l’appellation de ruines est quelque peu exagérée. Le premier site est d’ailleurs reconverti en carrière de cailloux…
Nous revenons alors vers le village. Toujours sur la carte, un lieu proche est indiqué comme point d’intérêt. A l’endroit décrit par la carte, nous trouvons un petit enclos emmuré à côté d’un hangar. Dans cet enclos, cinq petits tas de pierres surplombés chacun d’un morceau de bois, certains en forme de croix. Peut-être un ancien cimetière… Mais pas vraiment mis en valeur. Là encore, petite déception…
Nous entrons alors véritablement dans le village. Les maisons sont belles et colorées, la plupart en pierre. De ce côté-là, pas de mensonge, le site est vraiment très beau.
Vers le « centre » et devant l’église en pierres roses, une plaque rappelle le passé viking du village. Juste à côté, un mémorial pour deux personnes du XVIIIème siècle. A priori les fondateurs du village moderne. Malgré l’époque et la rudesse du pays, les deux ont vécu soixante-dix ans. Un peu plus loin, des vestiges. Enfin ! Quelques murs en pierres sombres, entre le gris et l’ocre, quelques traces au sol. Malheureusement le panneau explicatif n’est qu’en groenlandais. Et le guide au dos de la carte n’est pas assez détaillé. Nous remarquons d’ailleurs que ce guide contient aussi un plan explicatif de Narsaq. Trop tard !
Nous ne nous attardons pas et repartons vers le col. Nous passons devant un café avec un quad garé près de l’entrée. Certainement l’auberge de jeunesse de la dame au quad d’hier. Quelques bungalows identiques sont à côté.
La remontée du sentier brûle un peu les jambes, dans ce sens, la pente paraît bien plus raide. Arrivés au col, un air frais nous fait remettre nos vestes. Nous redescendons tranquillement avec nos amis qui nous ont accompagnés sans faute.
A l’arrivée à la tente, la question se pose : repas ou départ. Un coup d’œil au téléphone : onze heures et demi. Ce sera donc repas. Pour le moment, la mer est d’huile et le vent très faible d’ouest. Tout pour nous arranger. Pourvu que ça dure ! Nous sommes conscients de cette chance. Nous profitons de la pause repas pour tout sortir au soleil, vêtements humides, matelas et sacs de couchage.
13h10. C’est l’heure de l’inversion de la marée et nous sommes en tenue aux kayaks. C’est parti pour une petite étape dans d’excellentes conditions. Naviguer comme cela est un vrai plaisir. Il ferait même chaud dans nos combinaisons. Nous passons devant le ponton neuf et nous longeons la petite falaise de quelques mètres sur laquelle nous avions planté la tente. La roche est principalement ocre. Rongées par la mer, certaines parties sont en surplomb ou en équilibre et menacent de tomber. Du moment que cela n’arrive pas quand nous passons à côté… A la sortie de la baie, nos visiteurs de la nuit saluent notre départ de quelques bêlements.
A la crique suivante, nous pensons la même chose : « C’est une maison bleue, accrochée à la colline »…
Au pied de celle-ci, des pêcheurs, ou des chasseurs, remontent leur bateau sur la plage. La remorque est ensuite accrochée à un tracteur. Leurs deux chiens aboient à notre passage.
Au détour d’une petite avancée rocheuse, nous arrivons en vue du fjord. Je suis un peu déçu, je m’attendais et j’espérais beaucoup plus de glace sur l’eau. En outre, le peu d’icebergs présents sont de l’autre côté, poussés par le petit vent. Une belle collection de gros morceaux bouche d’ailleurs le fjord de Narsarsuaq.
Ce sont les avions que nous voyons et entendons le plus cet après-midi. Nous passons dans l’axe de piste et plusieurs décollent, troublant la quiétude de cette belle journée.
Notre objectif, le Blue Ice Camp est en vue. Une grande plage grise le précède. Jusqu’au dernier moment, j’ai un léger doute car je tarde à apercevoir la petite cabane installée par Jacky et ses collègues pour fournir un abri aux campeurs en cas de besoin.
Enfin la voilà, en retrait de la plage et bien cachée derrière une petite colline verte et ronde. Nous accostons et nous mettons en chasse de notre emplacement. Puis nous déchargeons nos affaires, nous nous changeons et pour la dernière fois, nous montons la tente. Ce sera au bout de la plage, au pied de la verdure qui marque le début de la pente, sur un sable gris très grossier. Quelques moutons se nourrissent tranquillement de l’herbe verte. Il n’y a pourtant pas de ferme ici… En espérant qu’ils ne viennent pas nous déranger cette nuit…
C’est le début d’une longue liste de dernières fois…
Avec le soleil, la vie est belle, tout est tellement plus agréable et plus facile.
En arrivant, j’avais aperçu un iceberg de bonne taille échoué un peu plus loin sur notre plage. Une fois installés, je m’y rends pour quelques photos. Malheureusement, la marée a été plus rapide que moi et il baigne déjà largement. Tant pis…
Nous partons alors visiter ce lieu. Pour commencer, nous grimpons sur la petite colline bien arrondie qui se trouve juste au-dessus de la plage. A ses pieds est échoué un long tronc d’arbre bien taillé. Il n’est pas d’ici celui-là ! Nous commençons à descendre vers la plage de l’autre côté de la colline. Et sur cette plage gît un petit iceberg qui serait parfait pour quelques photos. Et moi qui traînais les pieds pour descendre vers cette plage. Du coup, je rentre rapidement à la tente chercher les maillots de volley que j’ai emmené, autant pour les porter, car ils sont en synthétique, que pour quelques photos souvenir.
Le glaçon en question est en plus bien proportionné et il est possible de s’y asseoir et même de s’y mettre debout. Et c’est le début d’une série de photos. Assis et debouts sur l’iceberg, puis avec les maillots. Il fait un soleil radieux, il fait bon. Allé je me mets torse nu derrière le glaçon.
Et pourquoi s’arrêter là ? J’enlève le bas et je pose les orteils dans l’eau. Bon, c’est certain, c’est froid, très froid même. Mais à ma grande surprise, c’est supportable. Je poursuis jusqu’aux genoux. Quelques foulées dans l’eau. Cela saisit quand même cette eau glaciale. C’est gelé, piquant et brûlant en même temps !
Mais cette mer translucide est tellement tentante, ce soleil si chaud, l’air si doux, même si la température ne doit pas dépasser les 10°C… Et avant de partir, prétentieux sans doute, j’avais affirmé que j’irai me baigner. Les premiers jours, mes premiers contacts avec cet océan glacial m’avaient refroidi. Surtout sous la pluie ! Mais maintenant, cela me semble possible, et c’est sûrement le moment ou jamais…
Allé, soyons fou, j’y vais. Les pieds, les genoux, la ceinture passent sans problème. Une petite pause. Tout va bien. Et le reste suit ! Cela pique et brûle un peu, la poitrine est opprimée. Quelques secondes complètement immergé, puis quelques gestes de natation pour revenir vers le bord sous le regard incrédule de la photographe et je sors en courant ! Pas de serviette, mais vite un maillot pour me sécher. Forcément, l’air paraît chaud après un tel bain. Au goût, cette eau de mer est bien moins salée qu’habituellement. Il faut dire qu’avec toute l’eau douce qui y tombe…
Je regarde les photos. Un peu déçu, avec le soleil bas sur l’horizon, je suis presque à contre-jour. Qu’à cela ne tienne, j’y retourne en me tournant davantage face au soleil. Je m’y remets donc entièrement. Et de la même manière, j’en ressors très rapidement. Je me sèche avec le second maillot.
Voilà, je l’ai fait !!!
Nous retournons à la tente, moi tout fier de ma performance, de mon exploit ! Il n’y a sûrement pas de quoi, ce n’est pas forcément très intelligent. Si je passe les prochains jours au lit, je ne devrai pas me plaindre… Tant pis, je l’ai fait !
Nous allons ensuite voir la petite cabane, plantée sur les hauteurs derrière la tente. Ses murs ont une surface métallique et sa porte est en bois. Spartiate et bien arrimée, elle doit être très pratique en cas de mauvais temps. Les câbles qui la tiennent donnent une idée des vents qui peuvent souffler en ces lieux…
Nous grimpons sur la bosse qui se trouve juste à côté et qui nous offre une belle vue sur le fjord et sur l’inlandsis au fond de celui-ci. Il y a beaucoup d’icebergs au pied du glacier, mais très peu devant nous, à la sortie du fjord. Je reste déçu. Dommage de ne pas avoir le temps de s’en approcher. J’ai du mal à évaluer la distance qui nous sépare de l’inlandsis, mais elle doit être importante, plusieurs kilomètres sans aucun doute. Le temps qu’il nous reste demain ne nous permettra sûrement pas de pénétrer trop profondément à l’intérieur de ce fjord.
Nous apercevons deux phoques au milieu du fjord devant nous. Ils semblent s’amuser dans l’eau en nageant rapidement sur quelques mètres. Mais ils sont trop loin pour des photos. Nous essayons de nous en approcher en redescendant jusqu’à la plage. Mais la distance reste trop grande. Des chasseurs sont de l’autre côté du fjord. Trop loin eux aussi, tant mieux.
Un petit bateau approche à vive allure de notre plage, légèrement sur notre droite. Il fait fuir nos phoques. Il accoste à une centaine de mètres de nous et nous voyons une personne en descendre et grimper sur la pente abrupte. Puis nous la voyons se pencher et ramasser des choses par terre, au milieu des rochers. Vraiment curieux ce qu’il peut se passer dans ce pays.
De retour à la tente, c’est l’heure d’une bonne douche même si la mer ne m’a pas paru très salée. Je profite de l’eau à profusion ici. Ce sera donc deux casseroles d’eau chaude pour bien me laver. Quel plaisir de sentir cette eau chaude couler sur mon corps. La douche de demain soir promet d’être très agréable. Et très longue. A moins d’un bon bain chaud… Ces petits plaisirs que l’on oublie dans notre vie quotidienne et qui nous font rêver ici.
Puis, pour la dernière fois, je regarde le programme du lendemain. Une douzaine de kilomètres en direct pour le port de Narsarsuaq. Un peu plus si nous entrons dans le fjord. Nous verrons en fonction de la glace présente.
De toute façon, il va falloir se lever tôt, car la journée va être chargée. Une fois arrivés à Narsarsuaq, il faut se changer, vider les kayaks, les rendre, déjeuner, récupérer et faire les valises, et enfin aller à l’aéroport. Avec tout ce qu’il nous reste, nous ferons certainement don d’un peu de nourriture à Jacky. Nous décidons donc d’un lever à six heures. Pour une fois, je vais mettre le réveil afin d’être certain de ne pas se rater.
Le dernier dîner, face au soleil couchant. Nous avons l’impression qu’il n’est pas aussi tard que nous le montre la position du soleil. Et avec raison. Par rapport au jour de notre arrivée, il y a dix jours, le soleil se couche une demi-heure plus tôt aujourd’hui. Cela varie si vite à ces latitudes…
Le froid tombe vite. Sans nuages, une nouvelle nuit glaciale nous attend. Le repas achevé, nous nous réfugions dans la tente pour une bonne nuit de sommeil.
Méritée car je l’ai fait !
13 septembre – Mardi
2h53. Le vent hurle sur les sommets nous entourant et nous réveille. Immédiatement, deux questions : la tente va-t-elle tenir et comment va être la mer tout à l’heure ?
Pour la première, je ne suis pas trop inquiet. Les piquets ont été difficiles à enfoncer et en cas de besoin, il y a foison de pierres autour pour tenir les sardines. En outre, nous sommes dans un creux, bien abrités. Et effectivement, seules quelques rafales secouent épisodiquement la tente. Mais plus haut, cela siffle fort…
Quand à la seconde question, je suis bien plus soucieux…
Difficile, voire impossible de se rendormir dans un tel contexte, entre le bruit et l’anxiété.
6h00. Le réveil sonne. Pas pour nous dire « réveillez-vous », mais plutôt « levez-vous ». Notre dernière fois de préparatifs s’effectue rapidement et en silence. Le manque de sommeil et l’inquiétude nous rendent muets.
La lune brille encore fort. Le soleil n’est pas encore levé. Et de toute façon les hautes montagnes derrière nous, nous le cacheront encore longtemps. Le ciel s’est couvert de nuages d’altitude pendant la nuit, pas entièrement, mais les trouées bleues sont minces.
Je vais rapidement voir la mer. Aïe… Mes pires craintes sont confirmées. Le vent d’est qui souffle toujours aussi fort a métamorphosé le fjord. Hier si calme, la mer est aujourd’hui déchaînée. Les vagues s’enchaînent, bien creusées, et viennent s’écraser violemment sur le rivage. Leurs crêtes sont blanches d’écume. Nous allons tout avoir de face : le vent, les vagues, le courant. Dans notre malheur, une toute petite bonne nouvelle : il vaut mieux avec cela contre que plein travers. La traversée du fjord jusqu’à la rive montagneuse de l’autre côté va être longue, difficile et périlleuse.
7h30. Nous sommes prêts. Vraiment rapides ce matin. Et face aux flots en furie dans nos kayaks, le réveil musculaire risque fort d’être agité…
Les premières secondes et les premiers coups de rame confirment malheureusement que nous allons vivre l’enfer. L’effort est immense, le résultat maigre. Les vagues sont si resserrées que lorsque le milieu du kayak se trouve sur une crête, l’étrave commence déjà à plonger dans la vague suivante. L’eau déferle sur le bateau qui est ballotté comme un vulgaire bouchon. Rapidement je sens que je suis glacé sous la ceinture. Ma jupe n’est vraiment pas étanche, c’est confirmé, je baigne dans l’eau glaciale. Mais ce n’est pas mon souci principal. Le visage éclaboussé en permanence et les bras en feu, il faut lutter et avancer, encore et encore, arc-boutés sur nos montures et crispés sur notre pagaie.
Jamais montagne escarpée et aride ne m’a paru aussi accueillante. Vite s’y mettre à l’abri. Mais que c’est long d’y arriver. Je n’avance pas. Ma vision se limite à peu de choses : la vague qui me repousse, la suivante qui va m’agresser et mes bras tétanisés. Pourtant, il faut pagayer, continuer à lutter.
Les rafales sont parfois si violentes que je sens leur choc jusque dans la pelle qui n’est pas immergée. Au risque que la pagaie m’échappe des mains.
Une vague plus haute que les autres me submerge complètement. Dans le ruissellement liquide, je distingue une forme rouge glissant le long du kayak. La bouche ouverte pour mieux m’oxygéner pendant l’effort, je reçois par la même occasion une bonne goulée d’eau glaciale et salée. Par réflexe, je la recrache immédiatement. Et elle me revient aussi vite en plein visage. Ah oui, le vent… Voyant cette folie, mon bidon d’eau que j’avais calé devant moi a préféré le suicide. C’était donc lui cette forme rouge fuyante… J’y vais, je n’y vais pas ?… Cruel dilemme d’une demi-seconde. On n’abandonne pas un compagnon de voyage et de galère. Demi-tour donc. Heureusement, dix jours de kayak procurent une certaine dextérité. J’évite le retournement et un délicat trois cent soixante degrés plus tard, je suis à nouveau en route après avoir récupéré ce bidon farceur. Les deux passages avec les vagues en plein travers n’ont pas été une partie de plaisir…
Malgré le temps, deux hélicoptères rouges volent au loin…
En m’approchant de la rivé opposée, je me rends compte que le vent et les vagues ne faiblissent pas tant que cela. Mais leur orientation a changé. Logique, ils contournent l’obstacle. Je les ai donc maintenant de travers droit. Cette difficulté supplémentaire est compensée par la petite baisse d’intensité.
Il faudra attendre les tous derniers mètres pour enfin sentir une amélioration notable. Bien à l’abri du relief et tout proche du rivage, les éléments sont enfin plus cléments. Légèrement sur la gauche, une petite plage de cailloux. Loin d’être idéale, mais je ne suis pas en mesure de faire le difficile. Je m’y pose tant bien que mal et je tire mon kayak à l’abri des vagues. Comme à chaque fois que je descends de kayak, c’est ma vessie qui m’impose la première obligation. Pour me venger de la nature, j’urine sur une petite méduse échouée. Une fois cette preuve d’intelligence effectuée, je me retourne vers l’océan, les bras et les épaules endolories. Où est donc ce second kayak ? La dernière fois que je me suis retourné, il était loin derrière moi, légèrement sur ma gauche. Aucune aide n’est possible dans cet enfer, c’est du chacun pour soi… Je ne vois rien sur la mer en colère. Je monte de quelques mètres. Rien… Je grimpe en courant vers un gros rocher légèrement en surplomb, vingt ou trente mètres plus haut. Rien… J’ai beau scruter attentivement, à droite, à gauche, au près, au loin, rien… Pas de forme effilée et de pagaie qui se balance. Même pas une coque renversée. Ah… J’examine méthodiquement l’espace verdâtre agité devant moi, de haut en bas, de droite à gauche. Et bien non, toujours rien. Bon…
Et tranquillement, au ras de la falaise grise sur ma gauche, ce petit kayak apparaît, la pagaie battant l’eau lentement et régulièrement… Transit de froid, je redescends. Une fois mon kayak vidé d’une grande partie de son eau, je repars.
La navigation est un peu moins difficile au ras de cette côte rocheuse désolée. Mais il faut être attentif, à deux mètres du bord, certains rochers apparaissent franchement inamicaux. Et la moindre petite erreur nous enverrait rapidement dessus.
Nous avons maintenant le vent arrière. Juste devant nous, un promontoire s’avance dans la mer. L’eau semble particulièrement agitée devant lui. Et pour cause ! Le vent violent d’est s’engouffre dans les deux fjords, celui que nous venons de traverser (le Qôroq) et celui où nous sommes maintenant (celui de Narsarsuaq). Leurs orientations ne diffèrent que d’une trentaine de degrés. Lorsque le Qôroq se termine, au cap que nous venons de passer, le relief protège du vent venant du fjord de Narsarsuaq. Avec sa forte énergie, le vent provenant du Qôroq peut donc s’y jeter. Et c’est pour cela que nous avons vent et vagues arrières pour le moment. Mais à partir du promontoire devant nous, il n’y a plus de masque pour le vent provenant de la direction de Narsarsuaq. C’est donc le point de rencontre de deux courants contraires et de deux vents opposés. Et ce choc crée un sacré maelström.
Passer cette barrière n’est pas de tout repos. L’effort est extrêmement violent et nos muscles sont encore un peu plus endoloris. Nos kayaks sont ballottés dans tous les sens… Heureusement, cette zone particulièrement violente est restreinte et nous parvenons à en sortir rapidement…
Et du coup, nous nous retrouvons encore une fois avec vagues, vent et courant contraires. L’accalmie aura été de courte durée. La galère continue.
Quel dernier jour ! Une bonne piqûre de rappel anti-kayak…
Selon l’orientation de la côte, l’abri du relief est parfois plus faible et il faut alors se battre contre un vent violent et de bons creux qui submergent à nouveau le kayak. Ces instants de lutte contre les éléments déchaînés sont difficiles… Il faut à nouveau se battre et tirer fort sur la pagaie…
Certaines criques sont très belles et, avec 25°C de plus, feraient de très belles petites plages privées…
L’effort est long et difficile. Ce sera notre exploit. Pas de foule en délire pour nous acclamer, mais arriver au bout sera une sacrée performance.
La vitesse de défilement des rochers est parfois affligeante. Nous nous ferions dépasser par une grand-mère en déambulateur…
Juste avant un grand promontoire, une grande plage de gravier ocre. Je m’y arrête. Pas de miracle, ma vessie veille. Et pour la deuxième fois, j’en profiter pour vider les litres d’eau embarqués clandestinement. Petit goûter également, une barre chocolatée, six ou sept carrés de chocolat. C’est fête aujourd’hui, je ne me refuse rien. Et ce sont également quelques sucres rapides qui seront bien accueillis par mon organisme.
Dix kilomètres au compteur, le poteau d’arrivée ne doit pas être loin. Mais au large du promontoire, cela doit encore être le déchaînement des éléments.
Très peu d’icebergs aujourd’hui. Même eux ne sortent pas par ce temps, il fait trop mauvais… Il n’y en avait pas non plus dans le fjord précédent. Peut-être une période peu productrice.
Après ce goûter, il faut repartir. Et c’est confirmé, au promontoire, c’est à nouveau l’enfer et pas moyen d’y échapper ou de tricher. Il n’y a plus qu’à courber l’échine et appuyer fort sur la pagaie.
Au prix d’immenses efforts, nous progressons. A la vitesse de l’escargot, mais nous progressons. Au détour d’un rocher, les antennes de l’aéroport apparaissent, puis tout proche, un gros cylindre métallique, un hangar rouge et le plus beau, le petit port de Narsarsuaq, terme de notre aventure aquatique.
Quel soulagement…
Les derniers mètres ne sont pas les plus faciles. C’est ensemble que nous franchissons l’entrée du port et que nous nous échouons sur la petite plage de cailloux gris. Le visage blanchi par le sel, mais souriant, heureux d’avoir réussi. Nous l’avons fait… Nous avons vaincu les éléments déchaînés…
Voilà, c’est fini… Mais quelle fin, quelle apothéose… Sentiments partagés. Joie et tristesse. Soulagement et satisfaction. Euphorie et lassitude physique…
Et pour la dernière fois, je pose la pagaie sur le rivage et sors du kayak. Et oui, toujours la vessie en premier ! Puis, encore une fois, mais c’est la dernière, nous avons toutes les peines du monde à nous extraire de ces fichues combinaisons étanches. Ah ces manchons qui enserrent les poignets et les chevilles…
Nous vidons complètement les kayaks et nous les déposons devant le local cylindrique de Blue Ice. Juste à côté d’une dizaine d’autres kayaks monoplaces… Plus récents, avec gouvernails et grands espaces de rangement. Eux…
Nous posons également nos affaires et déjeunons. Il est onze heures et demie, nous sommes dans les temps. Qui l’eut cru ce matin ?
Après le repas, nous laissons nos affaires et remontons à pied vers l’aéroport et les locaux de nos loueurs. Finalement le trajet nous apparaît long à pied. Nous devions être tellement absorbé par la découverte de ce pays à l’aller qu’il nous avait semblé très bref. Le vent fort nous glace.
A quelques mètres de l’arrivée, nous croisons Claus qui part en véhicule en sens inverse chercher des touristes arrivés en bateau. Nous montons donc avec lui et faisons demi-tour. A quelques minutes près, nous nous évitions toute cette peine…
Nous chargeons nos affaires dans le van, remontons et re-déchargeons tout devant les locaux. Nous récupérons nos valises et faisons le transfert de nos affaires. Nous pensions économiser un bagage. C’est raté ! Malgré la nourriture en moins, nos vêtements mal rangés et humides prennent beaucoup de place. Tant pis, nous aurons encore nos cinq bagages…
Je paie le transfert Narsaq-Itelleq. Nous rendons les bouteilles de gaz non utilisées et nous faisons cadeau de nos denrées non entamées : trois paquets de pâtes, un de broyés (ils ne se doutent pas de ce que cela représente pour moi !), un de gâteaux pour le petit-déjeuner et une tablette de chocolat. Toujours ça de moins à porter et à ramener.
Puis c’est le départ vers l’aéroport distant de quelques mètres après plusieurs remerciements et adieux.
L’enregistrement dans la petite aérogare s’effectue rapidement à l’un des deux guichets. Nous avons encore quelques kilos d’excédent. Six ou sept… Incroyable… Certainement l’eau de nos vêtements mouillés. Mais nos valises passent sans encombre.
Puis c’est l’attente, nous avons deux heures avant le décollage. Bonne gestion du timing ! L’aérogare se remplit petit à petit. Avant notre vol, un gros hélicoptère rouge d’Air Greenland décolle pour un vol intérieur. Cela doit être magnifique. Il est difficile de lutter contre nos paupières. Surtout avec la chaleur ambiante et la lourdeur de nos muscles. Peut-être avons-nous oublié ce que signifie vivre à plus de cinq degrés ?
Puis c’est le contrôle de sécurité et l’embarquement. Nos derniers pas sur le sol groenlandais, sous un ciel gris et avec un vent toujours violent. L’avion est loin d’être plein.
Mise en route des moteurs, roulage, remontée de la piste pour un décollage piste 07. Vu le vent, pas de doute possible pour la choix de la piste…
C’est la fin de l’aventure. Finalement partir faire du kayak au Groenland pendant onze jours en autonomie complète en partant de rien, ou presque, c’est possible. Nous l’avons fait. Quelques grosses galères, mais de merveilleuses images inoubliables.
Alignement, mise en puissance, lâché des freins, accélération. Les roues quittent le sol. Avant d’être happés par les nuages, un résumé de cette expédition défile devant nos yeux : un peu de mer verte et transparente, un peu de montagnes, un peu de lacs, un peu d’herbe verte, un peu de fjords, un peu d’inlandsis, un peu d’icebergs…
Adieu Groenland !... Ou au revoir ?...
Dans onze mois, départ au Kenya "sur les pas d'Hemingway" English translation pending
Bonjour,
Je pars le 23 aout 2013 au Kenya avec nouvelles Frontières. Oui je sais c'est dans 11mois 😊mais la réservation est faite et je suis impatiente et enchantée😛 Le voyage s'appelle "sur les pas d'Hemingway".
Quelqu'un fait il ce voyage ou l'a t-il déjà fait? et si oui que pouvez vous m'en dire?
Je pense qu'au fil des mois, plein de questions vont arriver😛
Merci du partage et bienvenue aux futurs partants 😎
Je pars le 23 aout 2013 au Kenya avec nouvelles Frontières. Oui je sais c'est dans 11mois 😊mais la réservation est faite et je suis impatiente et enchantée😛 Le voyage s'appelle "sur les pas d'Hemingway".
Quelqu'un fait il ce voyage ou l'a t-il déjà fait? et si oui que pouvez vous m'en dire?
Je pense qu'au fil des mois, plein de questions vont arriver😛
Merci du partage et bienvenue aux futurs partants 😎
Vos avis sur un itinéraire de vingt et un jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous,
Grace aux forumeurs (notamment Bastinj, Pong)j'ai pu arrêter cet itinéraire, j'aimerai savoir ce que vous en pensez. Ce serait pour fin avril début mai (2 adultes et un enfant):
1 Vol San Francisco 2 San Francisco 3 San Francisco 4 San Francisco 5 San Francisco-Monterey 6 Monterey-Sequoia NP 7 Sequoia NP 8 Sequoia NP-Death valley 9 Death valley-Las Vegas 10 Las Vegas-Valley of fire-Zion (Riverside walk) 11 Zion-Bryce (Angel's Landing) 12 Bryce (Peek a boo loop) 13 Capitol Reef-Moab 14 Moab (Arches) 15 Moab (Island in the sky) 16 Moab (The needles) 17 Moab-Monument Valley 18 Monument valley-Page 19 Page-Grand Canyon 20 Grand Canyon 21 Grand canyon-Phoenix-Retour
On aimerait alterner camping et hôtels, pourriez vous me dire quelles étapes sont plus particulièrement propices au camping (tente).
Que pourrais je faire comme concessionssession afin de gagner un jour?
Par avance Merci
1 Vol San Francisco 2 San Francisco 3 San Francisco 4 San Francisco 5 San Francisco-Monterey 6 Monterey-Sequoia NP 7 Sequoia NP 8 Sequoia NP-Death valley 9 Death valley-Las Vegas 10 Las Vegas-Valley of fire-Zion (Riverside walk) 11 Zion-Bryce (Angel's Landing) 12 Bryce (Peek a boo loop) 13 Capitol Reef-Moab 14 Moab (Arches) 15 Moab (Island in the sky) 16 Moab (The needles) 17 Moab-Monument Valley 18 Monument valley-Page 19 Page-Grand Canyon 20 Grand Canyon 21 Grand canyon-Phoenix-Retour
On aimerait alterner camping et hôtels, pourriez vous me dire quelles étapes sont plus particulièrement propices au camping (tente).
Que pourrais je faire comme concessionssession afin de gagner un jour?
Par avance Merci
Cordophones ouest-africaines: les « ngonis » (Mali) English translation pending
Luths et harpes à chevalet à la malienne : ngonis, kamalengonis, donsongonis
Un GRAND MERCI à mon ami Rainer (ethnomusicologue et musicien de djembé), à Hauke (directeur de l'Archive pour la Musique Africaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence), à Ulli (qui enseigne et joue du kamalengoni) et à Assigué (vforumiste et excellent connaisseur du Mali). Ce travail est dédié à ce quartette ...
Instruments et contexte historique, en abrégé
L���arc est sans doute le premier instrument à cordes de l’humanité. Il n’existe pas uniquement en Afrique : on en a joué aussi bien à Hawaï que dans le nord de la Sibérie ou en Italie. Ainsi, on peut supposer avec certitude que le berimbaou brésilien est d’origine africaine, comme sans doute tous les arcs musicaux à résonateur attaché (en calebasse) des Amériques ; de nos jours, c’est surtout l’Afrique australe qui présente encore un sortiment riche en arcs-en-bouche. Cependant, il existe en Amazonie, p.ex. chez les Jivaros mais aussi chez d’autres populations, des arcs-en-bouche plutôt d’origine amérindienne qu’africaine.
En Afrique de l’Ouest, c’est la harpe à chevalet qui prédomine. Les harpes africaines ont en commun d’être « ouvertes », c.à.d. de ne pas comporter de pilier antérieur comme la harpe classique occidentale. La forme de la caisse de résonance est variée : hémisphérique en calebasse, caisse naviforme, en cuillère ou en coupe ... Le manche est le plus souvent en bois (mais peut même, comme chez les Mangbetu du Congo démocratique, sculpté en ivoire). La caisse de résonance peut être en bois, en calebasse mais aussi, comme chez les Acholi de l’Ouganda, en carapace de tortue.
En Afrique Centrale, les harpes sont dotées de manches arqués, depuis la région des Grands Lacs jusqu’au Gabon. Chez les Zandé, la harpe à cinq cordes est très proche de la « harpe cintrée » des anciens Egyptiens. Elle constitue l’un des sommets de la lutherie africaine. Il existe aussi des harpes « fourchues » (ou « cithares arquées », selon le musicologue ghanéen J.H. Kwabena Nketia), répandues dans un périmètre limité, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
Beaucoup plus répandues sont les harpes à chevalet, aussi appelées « harpes-luths » (mais le premier terme paraît plus approprié). Leur aire d’expansion est beaucoup plus vaste : le donsongoni (voir la photo 03) dans la région sud-mali dite Wassoulou ou son dérivé récent, le kamalengoni, instrument de la jeunesse (voir la photo 02), très populaire chez les jeunes du Wassoulou et de Bamako, le soron à dix-neuf cordes de Guinée, le simbi des chasseurs manenka-mandinka et dioula de la Guinée et du Sénégal, le ko des Dan, le kori des Sénoufo, pour ne citer que peu, sans oublier bien sûr la plus célèbre d’entre elles, la kora des griots mandingues dont les vingt et une cordes ont fait le tour du monde.
Ces harpes, dont la caisse de résonance est en règle une calebasse (sauf les quelques harpes apparentées de Côte d’Ivoire ou du Ghana), ont pour origine commune la harpe des chasseurs ou des guerriers. Très connu parmi ces harpes est le mbolon, harpe qui est joué chez des Sénoufo, et qui reste privilégiée dans le poro, rite d’initiation de ce peuple. Le mbolon comporte deux, trois ou quatre cordes attachées à un chevalet-cordier. Le musicien en joue avec une pièce de bois fourchue qu’il tient dans sa main droite en guise de plectre, tout en frappant les cordes de sa main gauche à nu. Il en résulte une polyrythmie extraordinaire. Aujourd’hui, cette harpe est jouée pour encourager les travaux des champs. Une autre harpe, qui comporte en règle six cordes, le donsongoni, est l’instrument des confréries des chasseurs du Wassoulou, région englobant une partie du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Elle a un rôle rituel, mais depuis cinq, six dizaines d’années, est apparue une autre harpe, très proche, le kamalengoni, la « harpe des jeunes » (kamalen veut dire en bambara « jeune homme, homme jeune ; gaillard, amant »), surnomméé aussi « moustique » à cause de sa sonorité grésillante.
Les luths, instruments où un manche prolonge la table d’harmonie et où les cordes, parallèles au manche, peuvent être raccourcies par les doigts du musicen pour produire chacune plusieurs notes, sont surtout répandue Afrique de l’Ouest et du Nord.
Au Niger, au Mali, en Guinée, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, même au Nigeria, on joue des luths dont le nom varie selon la région ou espace culturel : ngoni, hoddu, kountigui, tidinit, xalam, molo, kone, etc. etc. Cet instrument au long manche cylindrique et à la caisse allongée recouverte d’une peau, est resté très proche du gegenty de l’Egypte pharaonique, et probablement colporté par les Fulbé qui l’ont répandu partout où ils nomadisaient. Les Fulbé sont les seuls à détenir un mythe racontant l’origine de cet instrument. Le nombre des cordes varie d’un peuple à l’autre, monocorde chez les Sonraï, à quatre cordes chez les Maures, à cinq chez les Bambara ...
Concernant le ngoni, luth malien (voir la photo 01), il existe en parallèle les termes jelingoni, « ngoni des griots » (jeli veut dire en bambara « griot »), et bambarangoni, « ngoni des Bambara » (utilisés aussi dans la liste des joueurs de ngoni en bas). Le terme jelingoni est surtout utilisé pour délimiter le luth ngoni par rapport aux harpes à chevalet kamalengoni et donsongoni. Donc, ngoni et jelingoni sont des termes plus ou moins identiques, c.à.d. ils se chevauchent, de plus, face au fait que le ngoni est un instrument des griots, jelingoni est bien à identifier comme pléonasme. Le ngoni ne signifie rien d’autre que « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") » (Dumestre 2011 : 765). Donc, si ngoni veut dire « luth des griots », il ne faut pas ajouter jeli- qui est, dans ce cas, redondant. Certes, Charry n’utilise pas le terme jelingoni mais bien son équivalent anglais, « griot lute » (Charry 2000 : 122ff). Encore : jelingoni est un terme qui est utilisé pour clarifier les limites des harpes à chevalet, les kamalengoni et donsongoni, pour dire qu’il s’agit du « vrai » ngoni, à savoir celui des griots. Le terme bambarangoni est plus ou moins identique à jelingoni. Il s’agit du même instrument, mais jamais d’un kamalengoni ou donsongoni. Certes, je ne suis pas sûr si ce sont les Bambara exclusivement qui jouent du bambarangoni, cependant, dans la société bambara, ce sont les griots seulement qui jouent de ce ngoni.
En haut, dans le titre, j’ai mis ngonis en parenthèses pour, à titre exceptionnel, utiliser le terme comme terme collectif, terme qui doit contenir, par des raisons techniques, ngoni (jelingoni, bambarangoni), kamalengoni et aussi donsongoni, même s’il faut – je l’ai déjà exposé – séparer autrement ngoni de kamalengoni et de donsongoni ...
Joueurs de ngoni/kamalengoni/donsongoni maliens et leurs héritages musicaux retenus sur des cds, vinyles, cassettes, mp3s, etc. (par extraits !) :
* Issa Bagayogo (kamalengoni) :
– Div. Artistes (1994) : Electric & Acoustic Mali. EMI Hemisphere. (track 7) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (track 5) – Issa Bagayogo (199?) : Fengue. EMI Mali. (cassette) – Issa Bagayogo (1999) : Sya. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2002) : Timbuktu. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2004) : Tassoumakan. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2008) : Mali Koura. Six Degrees Rec.
Moussa Bah (ngoni, ngoniba médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Abdoul Wahab Berthé (kamalengoni) :
– Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly ! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo.
* Mamoutou Mangala Camara (kamalengoni, ngoni) :
– Mangala Camara (2000) : Réexpédition. Africa Productions. – Mamoutou Mangala Camara (2001) : Mali – chants et musiques de griots. Sunset.
Camélé (ngoni) :
– Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 5)
* Adama Coulibaly (donsongoni, ngoni) :
– Adama Coulibaly (2006) : N’Goni Fola. Traditional & Original String Music from Mali. Kanaga System Krush. – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 7 & 10)
Broulaye Coulibaly (donsongoni) :
– Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Daouda Coulibaly (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Douda%20Coulibaly.mp3
Dougouye Coulibaly (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisk. (sur les tracks 6 & 12)
Tiedjo Danté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1985/1989) : Jatigui. Globestyle.
* Daouda Dembele (jelingoni) :
– Daouda Dembele (s.d.) : El Hadji Sekou Oumar. Vol.1. Beni Mariko BM 5001. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et sa guitare dans l’histoire de Makan. Vol.1. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et son épouse Hawa Dembele. Vol.2. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Histoire de Bakaridjan. Vol.1. SSL 233. (cassette) – Daouda Dembele (2012) : Daouda Dembele. Yaala Yaala Rec.
Demma Dia (ngoni) :
– Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango.
Balla Diabaté (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle)
Bourama Diabaté (ngoni) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008 (??). (cd démo/wav)
* Cheick Hamala Diabaté (ngoni) :
– Cheick Hamala Diabaté & Bob Carlin (2006) : From Mali to America. 5-String Production. – Cheick Hamala Diabaté (2006) : Kèlè Manyi Dé. Mali Music. – Cheick Hamala Diabaté (2009/2012) : Ake Doni Doni. Grisgris Discs. – Corey Harris (2007) : Zion Crossroads. Telarc (sur track 7-8) – Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
Jeli Fotigui Diabaté (bamanangoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 1)
Kelemonzon Diabaté (ngoni basse) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008. (s.i.) (cd démo/wav)
Komawulen Diabaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 3, 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 1)
Lanfia Diabaté (ngoni) :
– Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
Lassana Diabaté (ngoni) :
– Babani Koné (1998) : Sanou Djala. Stern’s Africa.
Mamadou Diabaté (ngoni) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec.
Mamah Diabaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Coumba Sidibé (2001) : Mansa. Mali K7 S.A. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Lobi Traoré (1999) : Duga. Cobalt. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch. – Rokia Traoré (2008) : Tchamantché. OutHere Rec.
Samba Diabaté (ngoni) :
– Les Escrocs (2005) : Rap Acoustique du Mali. Naxos World. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production.
Solo Diabaté (ngoni) :
– Mokontafe Sako (1976) : Farafina mousow. Sonafric. – Mokontafe Sako (1976) : La grande vedette malienne. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Les aigles du Mali. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Mokontafe Sako et son Ensemble Traditionnel. Sonafric.
Boua Diakité (kamalengoni) :
– Mamou Sidibé (2001) : Nakan. Cobalt.
Bréhima « Bénogo » Diakité (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (1997) : Best of Ellipsis Arts … Award Winning Global Music Compilations. Ellipsis Arts/Sunnymoon. (sur track 5/disque 2) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Amadou & Mariam (2008) : Welcome to Mali. Warner Music. (sur track 3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. – Nahawa Doumbia (2000) : Yaala. Cobalt. – Frederic Galliano and the African Divas (2002) : African Divas (Digipack, édition limitée). F Communications. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. (sur track 2) – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 9 & 10) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Oumou Sangaré (1991) : Moussolou. World Circuit. – Oumou Sangaré (1993) : Ko sira. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8)
* Filifin Diakité (kamalengoni) :
– N’Gou Bagayoko (2002) : Kulu. Frikyiwa. (sur les tracks 4 & 7) – Filifin (2002) : Siran. Frikyiwa.
* Tom Diakité (donsongoni, kamalengoni, ngoni) :
– Alexandre Desplat (2007) : Jacques Audiard – O.S.T. Silva Americana. – Sékouba « Bambino » Diabaté (2002) : Sinikan. Sonodisc. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. – Tama (1999) : Nostalgie. Virgin. – Tama (2002) : Espace. Virgin.
Dian Diallo (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. (sur track 7)
Issa Diallo (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Issa%20Diallo.mp3
* Yoro Diallo (kamalengoni) :
– Yoro Diallo (s.d.) : Yoro Diallo dit Tiekro Bani (Vol.1). Samassa Rec. (cassette) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8) – Boubacar Traoré (2003) : Kongo Magni. Marabi. ��� Yoro Diallo & Diagbawara Sali (2009) : Dounia Kadi. Camara Productions. (mp3)
* Abou Diarra (kamalengoni) :
– Abou Diarra (2008) : Kono Kan Bora. (s.i.). – Abou Diarra (2010) : An ka belebele. Euclydia. – Abou Diarra (2012) : Donsoya. Camara Production. (mp3)
Adama Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Adama%20Diarra.mp3
Aliou « Donzoko » Diarra (donsongoni) :
– Hannes Kies (2003) : Mali Trio Project – Saxophone meets Kora, Balafon & Donzo N’goni. Benkadi.
Karim Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Karim%20Diarra.mp3
Siaka Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Siaka%20Diarra.mp3
* Zoumana Diarra (ngoni) :
– Zoumana Diarra (1997) : Ballad of Manding. Djenné, DJCD 1003. Distr. by Stern’s Africa.

* Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (kamalengoni) :
– Damon Albarn (2002) : Mali Music. Parlophone/EMI. (track 15) – Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (2005) : Kokanko Sata. Honest Jon’s Rec.
Une des très rares joueuses de kamalengoni maliennes (voir aussi Madine N’Diaye sur cette liste !).
Mamadou Doumbia (ngoni) :
– Morgan Fisher (1994) : Rebalance. Prem Promotion Co.
Mama Dramé (ngoni) :
– Ami Koïta (s.d.) : Hine Mansa. (réédité sous Pour collectionner, Vol.2/1992. OCWAK 002)
* Alou Fané (kamalengoni, donsongoni) :
– Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Rythmes du Wassoulou Vol.3. Ivoire Polydisc. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Kamalen N’Gonin. Disco Club. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré & Djourou Diallo (2008) : Kamale Ngoni – Kelea. Indigo. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan Dozon N Goni. Dakar/New Music Distribution. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan N’Goni- Dozon N’Goni. Dakar Sound/Cargo Rec. – Michel Séguin & Toubabou (1974) : Le blé et le mil (live). Troc Kotai. (vinyle) – Sali Sidibé (1980) : L’enfant chéri du Wassolon, vol.1. Disco Club de la Bagoué F.T.002. (vinyle) – Sali Sidibé (1982) : Formidable ! – Sali Sidibé 82. Poydisc. (vinyle)
Fimani (ngoni) :
– Assa Dramé (s.d.) : Tata Bambo présente sa fille Assa Dramé : Hommage aux griots. Afrique Musique AM 92002. (cassette)
Yossi Finé (ngoni) :
– Vieux Farka Touré (2009) : Fondo. Six Degrees Rec. (sur les tracks 4 & 7)
* Adama Namakoro Fomba (donsongoni) :
– Adama Namakoro Fomba (1995) : Allah an dèmè. (s.i.). – Adama Namakoro Fomba (2008) : Wallé (Kalitex présente). Kalitex Productions. (mp3)
Ousmane Gadjaka (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2004) : Red & Green. World Circuit. (2cds ; réédition de deux anciens vinyles d’AFT). (sur les tracks 5 – 8)
Ousmane Gadjaka joue du ngoni sur le disque Green (édité d’abord sous Ali Farka Touré, 1988, et African Blues, 1990)
Kassemady Kamissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
« Petit » Kassemady Kamissoko (ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere.
Mahamadou Kamissoko (ngoni) :
– Ballaké Sissoko & Vincent Segal (2009) : Chamber Music. No Format! (sur track 3) – Boubacar Traoré (2010) : Mali Denhou. Lusafrica.
Sory Kané (ngoni) :
– Wande Kouyaté (s.d.) : Bara Muso. (s.i.) (cassette)
Moussa Kanouté (ngoniba, ngoni) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Moussa « Vieux » Kanté (kamalengoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Moussa « Vieux » Kanté (2004) : Laban. (s.i.).
Binéfou Keïta (ngoni) :
– Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit.
Ousmane Keïta (kamalengoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur track 1)
Baréma Koita (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur track 10)

* Moriba Koïta (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (1996) : Vertigo ! Le Magazin des Nouvelles Tendances du Jazz No.1. Verve Rec. (sur track 9) – Div. Artistes (2005) : Barcelona Raval Sessions 2. Satélite K. (sur track 9/disque 1) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (track 14) – Amadou & Mariam (2002) : Wati. Universal Music Jazz. (sur les tracks 8 & 10) – Amadou & Mariam (2005) : The Best of. Universal Music Jazz. (sur les track 8) – Jean-Jacques Avenel (2004) : Waraba. Songlines Rec. – Nayanka Bell (1994) : Visa. SLP Editions. (cassette) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Moïra Conrath (2000) : Insomnie. Cobalt. – Ousman Danedjo (2008) : Enelmedio. O+Music. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur les tracks 2, 7 & 11) – Sékouba « Bambino » Diabaté (1996) : Bonya. Syllart. (cassette) – Manu Dibango (2003) : Wakafrika. Giant. – Oumou Dioubaté (1999) : Wambara. Stern’s Music. – Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie. – Santoutou Kanouté (1988) : Signaro. Beni Mariko BM 93. (cassette) – Mory Kanté (2004) : Sabou. Tug. – Mamani Keïta & Marc Minelli (2001) : Electro Bamako. Universal Music. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 4, 6 & 9) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 3, 6 & 8 – 10) – Salif Keïta (1995) : "Folon" … The Past. Mango. (sur track 7) – Ami Koïta (1985) : Tata Sira. Bolibana. – Ami Koïta (1986) : Debe. Disques Espérance. – Diaba Koïta (2004) : Diamadouassi. La vache qui tache/APPMM. – Moriba Koïta (1997/2001) : Sorotoumou. Cobalt. – Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa. – Lansine Kouyaté & David Neerman (2008) : Kangaba. No Format! (sur track 8) – Mamany Kouyaté (2005) : La Voix d'Or du Mali (The Golden Voice of Mali). Playa Sound. – Tata Bambo Kouyaté (1988) : Djely mousso. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart. – El Hadj Ndiaye (2008) : Géej. Marabi. – Cheick Tidiane Seck & Hank Jones (1995) : Sarala. Verve Rec. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 1 – 10) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 2, 3 & 11) �� Hadja Soumano (1989) : Nteri Diaba. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart.
Amadi Koné (ngoni) :
– Walde Damba (1989) : Balabolo. Vol.1. Sweet Sound. – Walde Damba (1989) : Walde Damba et son ensemble: Blondaba. Vol.2. Sweet Sound.
Issa Koné (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Dirtmusic (2010) : BKO. Glitterhouse Rec. (sur track 9)
Mamadou Koné (ngoni) :
– Fatoumata Mah Kouyaté no.1 (199?) : Samaya Djeli – Vol.3. FLAC. (mp3)
Mouctar Koné (ngoni) :
– Fanta Damba (1980) : Bahamadou Simogo. Celluloid. – Fanta Damba (1983 ?) : Fanta Damba. (Bahamadou Sylla). Celluloid. – Fanta Damba (1986 ?) : Fanta Damba. (Mamadou magadji). Disques Espérence.
Tidiane Koné (ngoni) :
– Mory Kanté (1996) : Tatebola. Misslin DME 18.

Toumani Koné (donsongoni) :
– Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.1. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.2. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné, vol.4. Siriman Diallo. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné. (s.i.). (cassette)
* Andra Kouyaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (Andra Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep/mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (mp3/cd ?) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Ba Foussayur Kouyaté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1995) : Bambo. Sory Labita 210. (cassette)
Baba Kouyaté (ngoni) :
– Ami Koïta (1995) : Carthage. Sonodisc.
Barou Kouyaté (ngoni) :
– Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha.

* Bassékou Kouyaté (ngoni, ngoniba, jelingoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Div. Artistes (2008) : fRoots 30. fRoots. (sur track 3) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (sur track 1) – Div. Artistes (2008) : 24th Music Meeting. Not on Label. (track 20) (cd promo) – Div. Artistes (2010) : Rough Guide to Desert Blues. World Music Net. (track 2/disque 1) – Div. Artistes (2010) : Free Africa. Le Son du Maquis. (track 10/disque 4) – Div. Artistes (2010) : AfroCubism. Word Circuit. – Amadou & Mariam (2012) : Folila. Warner Music. (sur les tracks 2, 3 & 9) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. (sur les tracks 3, 6, 8 & 11) – Keletigui Diabaté (1996) : Keletigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cassette) – Nainy Diabaté (1992) : Farafina mousso. Camara. (cassette) – Nainy Diabaté (1997) : Nafa. (cassette) – Nainy Diabaté (1998) : Nafa. (réédition de Diabaté 1992 et 1997 sur Nafa). Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Kandia Kouyaté (2010) : Symphonie Mandingue Live. A .T.A. (mp3) – Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisc. – Toumani Diabaté & Roswell Rudd (2002) : Malicool. Emarcy Rec. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Toumani Diabaté (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé pour l’été 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Taj Mahal (2008) : Maestro. Heads Up International. (sur track 2B) (vinyle) – Mongrel (2009) : Better than Heavy. Wall of Sound. (sur track 8/disque 1) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit. – Vieux Farka Touré (2007) : Vieux Farka Touré. Modiba Productions/World Village. – Vieux Farka Touré (2007) : Remixed – UFO’s over Bamako. Rykodisc/Warner.
* Bassi Kouyaté (ngoni) :
– Bassi Kouyaté (1997) : Mali – Chants de griot bambara. Buda Musique. – Bassi Kouyaté & Vincent Zanetti (1997) : Djinn Djow (Chants et musique du Mali). Bolibana. (mp3)
Fousseyni Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2002) : Badeniya – Manden Jaliya in New York City. Smithsonian Folkways. (sur les tracks 1 – 5) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Mamadou Diabaté (2000) : Tunga. Alalu Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec.
Guimba Kouyaté (ngoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur les tracks 5, 6 & 11)
Kémo Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Aminata Kamissoko (2011) : Kognoumalon. E Media/B.K.S. – Ami Koïta (1992) : Hommage à Sambayal Gaye "Concorde". (s.i.) (cassette)
Mamaye Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2000) : Djelimousso (La Voix du Mandingue – Chants de Griots Bambara). Buda Musique. – Mah Damba & Mamaye Kouyaté (s.d.) : Den Niale. (s.i.) (cassette) – Abdoulaye Diabaté (1995) : Djiriyo. Stern’s Africa. – Sékou Kouyaté (1991) : Diagneba. Syllart. – Ali Farka Touré (1990) : The River. World Circuit.
Noumoudjon Kouyaté (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa.
Omar Barou Kouyaté (ngoni, ngoni médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. (sur les tracks 2, 6, 9 & 10) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Sidi Modibo Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec.
Souleymane Kouyaté (ngoni) :
– Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec/Universal. – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango.
Abel Malé (donsongoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 2)
* Madine N’Diaye (ngoni, kamalengoni, kora) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Pekos / Yoro Diallo (ngonis électriques) :
– Pekos/Yoro Diallo (2007) : Pekos/Yoro Diallo. Yaala Yaala Rec/Drag City.
Bouba Sacko (ngoni) :
– Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s. (sur track 7)
Silima Sakoné (ngoni basse) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique.
Harouna Samaké (kamalengoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Yé Lassina Coulibaly (2000) : Burkina Faso – Mali : musiques actuelles. Buda Musique. – Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Bako Dagnon (2009) : Sidiba. Discograph. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 2, 4 & 12) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 2 & 4) – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 7 & 8) – Etienne Mbappé (2008) : Su la take. O+Music. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 6) – Sali Sidibé (1993) : Wassoulou Foli. Stern’s Africa. – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s.
Mamane Samaké (kamalengoni) :
– Les Sœurs Sidibé (s.d.) : Ni La Kani. Maikano1070. (cassette)
* Sibiri Samaké (donsongoni) :
– Div. Artistes (2000) : In Griot Time – String Music of Mali. Stern’s Africa. (track 9) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (tracks 6 & 8) – Sibiri Samaké (1994) : Mali – Musiques des Chasseurs de Sebenikoro. Musicrama. – Sibiri Samaké (2009) : Djitoumou Kono – Musiques des Chasseurs. Buda Musique. – Sibiri Samaké (2010) : Dambe Foli – Bamana Hunters Music. Kanaga System Krush.
(remarque : les albums de 1994 et 2009 sont possiblement identiques !)
Dassy Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
(remarque : possiblement identique à Nassourou Saré !)
Nassourou Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (1976) : Ali Touré « Farka » (Bandalabourou). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1977) : Ali Touré « Farka » (Yer Sabou Yerkoy). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1996) : Radio Mali. World Circuit. (compilation)
* Allata Broulaye Sidibé (kamalengoni) :
– Allata Broulaye Sidibé (1983) : Spécialiste de Kamelen N’goni. Folklore du Manding. Maïkano MAILPS 1024. (vinyle/cassette) – Allata Broulaye Sidibé (s.d.) : Initiateur du Kamele Ngoni. Mali K7. (cassette)
Harouna Sidibé (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie.
Kassim Sidibé (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Trilok Gurtu (2000) : African Fantasy. Blue Thumb Rec. (sur track 5) – Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio (2010) : N’Diale. Innacor Rec. – Oumou Sangaré (1996) : Denw. (s.i.). (cassette) – Oumou Sangaré (1996) : ‘Worotan’. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit (2cds, compilation). – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur les tracks 4, 5, 7 & 10) – Adham Shaikh (2010) : Universal Frequencies. Sonicturtle Rec. (sur les tracks 6 &7)
* Mamadou Sidibé (kamalengoni) :
– Coumba Sidibé (2000) : Djandjoba. Camara Productions. – Mamadou & Vanessa (2007) : Nacama. CD Baby.Com/Indys. – Mamadou & Vanessa (2010) : Wulajan. CD Baby.Com/Indys. (mp3) – Mamadou & Vanessa (2010) : Mamadou Sidibé – Learn Kamale Ngoni Lesson One. (c) Mamadou & Vanessa (DVD)* – Mamadou & Vanessa (2011) : Faso Mali. CD Baby.Com/Indys.
* Dvd pour apprendre la technique du kamalengoni, des explications pratiques (accordage, échange des cordes, etc.) et deux rythmes traditionnels compris.
* Paul Sidibé (kamalengoni) :
– Paul Sidibé (2011) : Mon n’goni. La Cigogne. (mp3)
Solo Sidibé (kamalengoni) :
– Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. (sur track 6)
Souleymane Sidibé (kamalengoni) :
– Mamadou Sissoko alias Mohamed Jony (s.d.) : Bimbalia. Maikano1071. (cassette)
* Yoro Sidibé (donsongoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Yoro Sidibé (2008) : Yoro Sidibé. Yaala Yaala Rec.
Abou Sissoko (ngoni) :
– Mamadou Diabaté (2011) : Courage. World Village.
* Baba Sissoko (ngoni) :
– AKA Moon/Baba Sissoko/Black Machine (2010) : Culture Griot. Cypres. – Art Ensemble of Chicago (2004) : Reunion – Live in Roma. Materiali Sonori. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Miguel Angá Diáz (2005) : Echu Mingua. World Circuit. (sur les tracks 3 & 4) – Stéphane Huchard (2008) : African Tribute to Art Blakey. Harmonia Mundi Music. – Chris Joris & Bob Stewart (2006) : Rainbow Country. Werf. – Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Mââk’s Spirit & Gnaoua Ensemble (2003) : Al Majmaâ. Igloo IGL 172. – Baba Sissoko & Taman Kan (1995/2000) : Live in Studio. Il Manifesto. – Baba Sissoko (2004) : Djeliya. Il Manifesto. – Baba Sissoko Trio (2007) : Bolokan. Extraplatte Musikproduktion. – Baba Sissoko Jazz Ensemble (2007) : Bamako Jazz. Werf. – Baba Sissoko (2008) : Djekafo. Il Manifesto. – Baba Sissoko & Il Pozzo di San Patrizio (2010) : The Eyes over the World. EOW Music. – Baba Sissoko (2011) : African Griot Groove (Afro blues). Non firmato. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Baba Sissoko joue aussi des percussions (balafon, calebasse, dundun, karignan) et est maître du tamani (tambour à aisselle) ; en tant que tel, il a collaboré et enregisté avec Don Moye (2002 : Bamako Chicago Express), Cachaito Lopez, Roberto Fonseca (2012 : Yo), AfroCubism (2010 : AfroCubism), Lokua Kanza (2003 : 3), Ry Cooder, Santana, Bassékou Kouyaté, Buena Vista Social Club, Ibrahim Ferrer, Youssou N’Dour, Mamani Keïta, Baaba Maal, Enzo Avitabile & Bottari, Sting, Fela Kuti, Ami Koïta, Taranta Nera, The Wailers, Bruno Genero Ensemble, etc. etc.

* Banzoumana Sissoko (kamalengoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (~1987) : Jamana Sorofé – Jamana Faamuya yiriwa ton . Bamako. (cassette) – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – One Day on Radio Mali. Syllart. (sur track 2/disque 1) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.2. Banzoumana Sissoko, le vieux lion I. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2552. (vinyle) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.3. Banzoumana Sissoko, le vieux lion II. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2553. (vinyle) – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.1. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8326. – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.2. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8327. (vinyle) – Wanda Kouyaté (1984 ?) : La grande vedette malienne accompagnée dans ngoni par Bazoumana Sissoko. Sacodis LS 33. (vinyle)
Banzoumana Sissoko (~1890–1987) fut le griot le plus important au Mali de l’ère coloniale et mythique joueur de kamalengoni. Né aveugle.
Djeli Baba Sissoko (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle) – Musiques du Mali (1995) : Musiques du Mali – Banzoumana. Produced by Ibrahima Sylla. Reissue of selected material from Ministery of Information of Mali and other material. Syllart/Mélodie.
Djimé Sissoko (ngoni) :
– Samba Touré (2009) : Songhai Blues – Homage to Ali Farka Touré. World Music Network. – Samba Touré (2011) : Crocodile Blues. World Music Network.
Doni Sissoko (ngoni) :
– Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
* Mama Sissoko (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Kassé Mady Diabaté (1989) : Fode. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diabaté (1990) : Kela Tradition. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 6) – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. (sur track 9) – Mama Sissoko (2001) : Soleil de Minuit. Tinder. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
Mamadou Sissoko (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (2009) : Amary Daou (1981/1982). Syllart.
Sadio Sissoko (ngoni) :
– Sabré Soumano (1994) : Moussoulou. Mélodie.
Sayan Sissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Afel Bocoum & Alkibar (2009) : Tabital Pulaaku. Contre Jour. (sur track 10) – Dogomani Dagnon (1993) : Domani – Wawamba. Sonodisc. – Kassé Mady Diabaté (1997) : Yilli malo. Elite Productions. (cassette) – Baba Djan Kaba (1992) : Kankan. Sonodisc. – Moussa Keïta (1997 ?) : Seguele Moussa. Sory Yattassaye (cassette) – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango. – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Fodé Kouyaté (1993) : Anka Wili. Syllart/Mélodie. – Baaba Maal (1991) : Baayo. Mango. – Sekou Sacko and Ramata Kouyaté (1991) : Sekou and Ramata. Mande/Island. (cassette) – Djelimady Tounkara (2001) : Sigui. Indigo.
Yacouba Sissoko (kamalengoni, ngoniba, ngoni) :
– Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur le track 3)
Adama Tounkara (ngoni) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Ballaké Sissoko (2000) : Déli. Label Bleu. – Djelimady Tounkara (2005) : Solon Kôno. Marabi.
Ganda Tounkara (ngoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Fati Kouyaté (2011) : Soukora. E Media BKS. – Vieux Farka Touré (2011) : The Secret. Six Degrees/Exil.
(remarque : possiblement identique à Garba Tounkara !)
Garba Tounkara (ngoni) :
– Mory Djely Dienne Kouyaté (1993) : La renaissance mandingue. Sonia Store Production. (cassette)
Mady Tounkara (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.6. Fanta Damba : La tradition épique. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2506 (vinyle)

* Makan « Badié » Tounkara (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. (sur les tracks 1, 3 & 8) – Kaira Ben (1996) : Singa. Stern’s Africa. – Ami Koïta (1989) : Mamaya. Syllart. – Ami Koïta (1989) : Mory Djo. Mali K7. (cassette) – Ami Koïta (1993) : Songs of Praise. Stern’s Africa. – Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango. – Dieneba Seck (2006) : The Truth. Stern's Africa. – Makan Tounkara (2002) : N’goni du Mali. Cinq Planètes. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
– Samuel Thiebaut (2011) : The River – Sébastien Martel (guitare, chœur), Piers Faccini (guitare, voix) et Makan « Badié » Tounkara (ngoni) au Festival Africolor Paris (10 déc. 2011). Caméra : Florence Levasseur, Guillaume Golin ; Son : Pierrick Saillant. Armor TV – Cinéplume/TVM et Oléo Films. (vidéo)
Modi Tounkara (ngoni) :
– Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
Abdoulaye Traoré (donsongoni) :
– Abdoulaye Traoré (2010) : Abdoulaye Traoré. Yaala Yaala Rec.
* Adama Yalomba Traoré (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Le Festival au Désert. Triban Union/Exil Musik. (track 10) – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Adama Yalomba (1995) : Yalomba. Maikano. (cassette) – Adama Yalomba (1997) : Ni Kelenni Kadi. Labida. (cassette) – Adama Yalomba (199?) : Gnumankè. Samassa Rec. (cassette) – Adama Yalomba (2001) : M’Bora. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2004) : Dumuni. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2009) : Kassa. Makasound.
Meri Traoré (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Meri%20Traore.mp3
Moussa Traoré (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2011) : La Grande Cantatrice Malienne – Vol.3. ATFA001. (vinyle)
* Sékouba Traoré (donsongoni) :
– Sékouba Traoré & Mahmoud Ghinia (2000) : Wlad Bambara. Wereld Culturen Centrum.
(notes : l’asterisque* veut dire que ce musicien a publié aussi sous son propre nom ; s.d. = sans date ; s.i. = sans indication)
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Références :
– Arnaud, Gérard / Henri Lecomte (2006). Musiques de toutes les Afriques. Paris: Fayard. – Charry, Eric (2000). Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago: The University of Chicago Press. – Dumestre, Gérard (2011). Dictionnaire bambara-français, suivi d’un index abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. – Durán, Lucy (1995). "Birds of Wasulu: Freedom of expression and expression of freedom in popular music of southern Mali", British Journal of Ethnomusicology 2: 117-42. – Durán, Lucy (2000). "Women, Music, and the 'Mystique' of Hunters in Mali", in : The African Diaspora: A Musical Perspective (Critical and Cultural Musicology), Ingrid Monson (ed.). London : Routledge, pp.137-185. – Nketia, J.H. Kwabena (1979/1991). Die Musik Afrikas. (Taschenbücher zur Musikwissenschaft ; 59). Wilhelmshaven : Noetzel.
Herbert
Un GRAND MERCI à mon ami Rainer (ethnomusicologue et musicien de djembé), à Hauke (directeur de l'Archive pour la Musique Africaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence), à Ulli (qui enseigne et joue du kamalengoni) et à Assigué (vforumiste et excellent connaisseur du Mali). Ce travail est dédié à ce quartette ...
Instruments et contexte historique, en abrégé
L���arc est sans doute le premier instrument à cordes de l’humanité. Il n’existe pas uniquement en Afrique : on en a joué aussi bien à Hawaï que dans le nord de la Sibérie ou en Italie. Ainsi, on peut supposer avec certitude que le berimbaou brésilien est d’origine africaine, comme sans doute tous les arcs musicaux à résonateur attaché (en calebasse) des Amériques ; de nos jours, c’est surtout l’Afrique australe qui présente encore un sortiment riche en arcs-en-bouche. Cependant, il existe en Amazonie, p.ex. chez les Jivaros mais aussi chez d’autres populations, des arcs-en-bouche plutôt d’origine amérindienne qu’africaine.
En Afrique de l’Ouest, c’est la harpe à chevalet qui prédomine. Les harpes africaines ont en commun d’être « ouvertes », c.à.d. de ne pas comporter de pilier antérieur comme la harpe classique occidentale. La forme de la caisse de résonance est variée : hémisphérique en calebasse, caisse naviforme, en cuillère ou en coupe ... Le manche est le plus souvent en bois (mais peut même, comme chez les Mangbetu du Congo démocratique, sculpté en ivoire). La caisse de résonance peut être en bois, en calebasse mais aussi, comme chez les Acholi de l’Ouganda, en carapace de tortue.
En Afrique Centrale, les harpes sont dotées de manches arqués, depuis la région des Grands Lacs jusqu’au Gabon. Chez les Zandé, la harpe à cinq cordes est très proche de la « harpe cintrée » des anciens Egyptiens. Elle constitue l’un des sommets de la lutherie africaine. Il existe aussi des harpes « fourchues » (ou « cithares arquées », selon le musicologue ghanéen J.H. Kwabena Nketia), répandues dans un périmètre limité, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
Beaucoup plus répandues sont les harpes à chevalet, aussi appelées « harpes-luths » (mais le premier terme paraît plus approprié). Leur aire d’expansion est beaucoup plus vaste : le donsongoni (voir la photo 03) dans la région sud-mali dite Wassoulou ou son dérivé récent, le kamalengoni, instrument de la jeunesse (voir la photo 02), très populaire chez les jeunes du Wassoulou et de Bamako, le soron à dix-neuf cordes de Guinée, le simbi des chasseurs manenka-mandinka et dioula de la Guinée et du Sénégal, le ko des Dan, le kori des Sénoufo, pour ne citer que peu, sans oublier bien sûr la plus célèbre d’entre elles, la kora des griots mandingues dont les vingt et une cordes ont fait le tour du monde.
Ces harpes, dont la caisse de résonance est en règle une calebasse (sauf les quelques harpes apparentées de Côte d’Ivoire ou du Ghana), ont pour origine commune la harpe des chasseurs ou des guerriers. Très connu parmi ces harpes est le mbolon, harpe qui est joué chez des Sénoufo, et qui reste privilégiée dans le poro, rite d’initiation de ce peuple. Le mbolon comporte deux, trois ou quatre cordes attachées à un chevalet-cordier. Le musicien en joue avec une pièce de bois fourchue qu’il tient dans sa main droite en guise de plectre, tout en frappant les cordes de sa main gauche à nu. Il en résulte une polyrythmie extraordinaire. Aujourd’hui, cette harpe est jouée pour encourager les travaux des champs. Une autre harpe, qui comporte en règle six cordes, le donsongoni, est l’instrument des confréries des chasseurs du Wassoulou, région englobant une partie du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Elle a un rôle rituel, mais depuis cinq, six dizaines d’années, est apparue une autre harpe, très proche, le kamalengoni, la « harpe des jeunes » (kamalen veut dire en bambara « jeune homme, homme jeune ; gaillard, amant »), surnomméé aussi « moustique » à cause de sa sonorité grésillante.
Les luths, instruments où un manche prolonge la table d’harmonie et où les cordes, parallèles au manche, peuvent être raccourcies par les doigts du musicen pour produire chacune plusieurs notes, sont surtout répandue Afrique de l’Ouest et du Nord.
Au Niger, au Mali, en Guinée, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, même au Nigeria, on joue des luths dont le nom varie selon la région ou espace culturel : ngoni, hoddu, kountigui, tidinit, xalam, molo, kone, etc. etc. Cet instrument au long manche cylindrique et à la caisse allongée recouverte d’une peau, est resté très proche du gegenty de l’Egypte pharaonique, et probablement colporté par les Fulbé qui l’ont répandu partout où ils nomadisaient. Les Fulbé sont les seuls à détenir un mythe racontant l’origine de cet instrument. Le nombre des cordes varie d’un peuple à l’autre, monocorde chez les Sonraï, à quatre cordes chez les Maures, à cinq chez les Bambara ...
Concernant le ngoni, luth malien (voir la photo 01), il existe en parallèle les termes jelingoni, « ngoni des griots » (jeli veut dire en bambara « griot »), et bambarangoni, « ngoni des Bambara » (utilisés aussi dans la liste des joueurs de ngoni en bas). Le terme jelingoni est surtout utilisé pour délimiter le luth ngoni par rapport aux harpes à chevalet kamalengoni et donsongoni. Donc, ngoni et jelingoni sont des termes plus ou moins identiques, c.à.d. ils se chevauchent, de plus, face au fait que le ngoni est un instrument des griots, jelingoni est bien à identifier comme pléonasme. Le ngoni ne signifie rien d’autre que « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") » (Dumestre 2011 : 765). Donc, si ngoni veut dire « luth des griots », il ne faut pas ajouter jeli- qui est, dans ce cas, redondant. Certes, Charry n’utilise pas le terme jelingoni mais bien son équivalent anglais, « griot lute » (Charry 2000 : 122ff). Encore : jelingoni est un terme qui est utilisé pour clarifier les limites des harpes à chevalet, les kamalengoni et donsongoni, pour dire qu’il s’agit du « vrai » ngoni, à savoir celui des griots. Le terme bambarangoni est plus ou moins identique à jelingoni. Il s’agit du même instrument, mais jamais d’un kamalengoni ou donsongoni. Certes, je ne suis pas sûr si ce sont les Bambara exclusivement qui jouent du bambarangoni, cependant, dans la société bambara, ce sont les griots seulement qui jouent de ce ngoni.
En haut, dans le titre, j’ai mis ngonis en parenthèses pour, à titre exceptionnel, utiliser le terme comme terme collectif, terme qui doit contenir, par des raisons techniques, ngoni (jelingoni, bambarangoni), kamalengoni et aussi donsongoni, même s’il faut – je l’ai déjà exposé – séparer autrement ngoni de kamalengoni et de donsongoni ...
Joueurs de ngoni/kamalengoni/donsongoni maliens et leurs héritages musicaux retenus sur des cds, vinyles, cassettes, mp3s, etc. (par extraits !) :
* Issa Bagayogo (kamalengoni) :
– Div. Artistes (1994) : Electric & Acoustic Mali. EMI Hemisphere. (track 7) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (track 5) – Issa Bagayogo (199?) : Fengue. EMI Mali. (cassette) – Issa Bagayogo (1999) : Sya. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2002) : Timbuktu. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2004) : Tassoumakan. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2008) : Mali Koura. Six Degrees Rec.
Moussa Bah (ngoni, ngoniba médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Abdoul Wahab Berthé (kamalengoni) :
– Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly ! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo.
* Mamoutou Mangala Camara (kamalengoni, ngoni) :
– Mangala Camara (2000) : Réexpédition. Africa Productions. – Mamoutou Mangala Camara (2001) : Mali – chants et musiques de griots. Sunset.
Camélé (ngoni) :
– Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 5)
* Adama Coulibaly (donsongoni, ngoni) :
– Adama Coulibaly (2006) : N’Goni Fola. Traditional & Original String Music from Mali. Kanaga System Krush. – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 7 & 10)
Broulaye Coulibaly (donsongoni) :
– Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Daouda Coulibaly (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Douda%20Coulibaly.mp3
Dougouye Coulibaly (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisk. (sur les tracks 6 & 12)
Tiedjo Danté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1985/1989) : Jatigui. Globestyle.
* Daouda Dembele (jelingoni) :
– Daouda Dembele (s.d.) : El Hadji Sekou Oumar. Vol.1. Beni Mariko BM 5001. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et sa guitare dans l’histoire de Makan. Vol.1. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et son épouse Hawa Dembele. Vol.2. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Histoire de Bakaridjan. Vol.1. SSL 233. (cassette) – Daouda Dembele (2012) : Daouda Dembele. Yaala Yaala Rec.
Demma Dia (ngoni) :
– Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango.
Balla Diabaté (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle)
Bourama Diabaté (ngoni) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008 (??). (cd démo/wav)
* Cheick Hamala Diabaté (ngoni) :
– Cheick Hamala Diabaté & Bob Carlin (2006) : From Mali to America. 5-String Production. – Cheick Hamala Diabaté (2006) : Kèlè Manyi Dé. Mali Music. – Cheick Hamala Diabaté (2009/2012) : Ake Doni Doni. Grisgris Discs. – Corey Harris (2007) : Zion Crossroads. Telarc (sur track 7-8) – Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
Jeli Fotigui Diabaté (bamanangoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 1)
Kelemonzon Diabaté (ngoni basse) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008. (s.i.) (cd démo/wav)
Komawulen Diabaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 3, 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 1)
Lanfia Diabaté (ngoni) :
– Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
Lassana Diabaté (ngoni) :
– Babani Koné (1998) : Sanou Djala. Stern’s Africa.
Mamadou Diabaté (ngoni) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec.
Mamah Diabaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Coumba Sidibé (2001) : Mansa. Mali K7 S.A. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Lobi Traoré (1999) : Duga. Cobalt. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch. – Rokia Traoré (2008) : Tchamantché. OutHere Rec.
Samba Diabaté (ngoni) :
– Les Escrocs (2005) : Rap Acoustique du Mali. Naxos World. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production.
Solo Diabaté (ngoni) :
– Mokontafe Sako (1976) : Farafina mousow. Sonafric. – Mokontafe Sako (1976) : La grande vedette malienne. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Les aigles du Mali. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Mokontafe Sako et son Ensemble Traditionnel. Sonafric.
Boua Diakité (kamalengoni) :
– Mamou Sidibé (2001) : Nakan. Cobalt.
Bréhima « Bénogo » Diakité (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (1997) : Best of Ellipsis Arts … Award Winning Global Music Compilations. Ellipsis Arts/Sunnymoon. (sur track 5/disque 2) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Amadou & Mariam (2008) : Welcome to Mali. Warner Music. (sur track 3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. – Nahawa Doumbia (2000) : Yaala. Cobalt. – Frederic Galliano and the African Divas (2002) : African Divas (Digipack, édition limitée). F Communications. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. (sur track 2) – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 9 & 10) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Oumou Sangaré (1991) : Moussolou. World Circuit. – Oumou Sangaré (1993) : Ko sira. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8)
* Filifin Diakité (kamalengoni) :
– N’Gou Bagayoko (2002) : Kulu. Frikyiwa. (sur les tracks 4 & 7) – Filifin (2002) : Siran. Frikyiwa.
* Tom Diakité (donsongoni, kamalengoni, ngoni) :
– Alexandre Desplat (2007) : Jacques Audiard – O.S.T. Silva Americana. – Sékouba « Bambino » Diabaté (2002) : Sinikan. Sonodisc. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. – Tama (1999) : Nostalgie. Virgin. – Tama (2002) : Espace. Virgin.
Dian Diallo (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. (sur track 7)
Issa Diallo (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Issa%20Diallo.mp3
* Yoro Diallo (kamalengoni) :
– Yoro Diallo (s.d.) : Yoro Diallo dit Tiekro Bani (Vol.1). Samassa Rec. (cassette) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8) – Boubacar Traoré (2003) : Kongo Magni. Marabi. ��� Yoro Diallo & Diagbawara Sali (2009) : Dounia Kadi. Camara Productions. (mp3)
* Abou Diarra (kamalengoni) :
– Abou Diarra (2008) : Kono Kan Bora. (s.i.). – Abou Diarra (2010) : An ka belebele. Euclydia. – Abou Diarra (2012) : Donsoya. Camara Production. (mp3)
Adama Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Adama%20Diarra.mp3
Aliou « Donzoko » Diarra (donsongoni) :
– Hannes Kies (2003) : Mali Trio Project – Saxophone meets Kora, Balafon & Donzo N’goni. Benkadi.
Karim Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Karim%20Diarra.mp3
Siaka Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Siaka%20Diarra.mp3
* Zoumana Diarra (ngoni) :
– Zoumana Diarra (1997) : Ballad of Manding. Djenné, DJCD 1003. Distr. by Stern’s Africa.

* Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (kamalengoni) :
– Damon Albarn (2002) : Mali Music. Parlophone/EMI. (track 15) – Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (2005) : Kokanko Sata. Honest Jon’s Rec.
Une des très rares joueuses de kamalengoni maliennes (voir aussi Madine N’Diaye sur cette liste !).
Mamadou Doumbia (ngoni) :
– Morgan Fisher (1994) : Rebalance. Prem Promotion Co.
Mama Dramé (ngoni) :
– Ami Koïta (s.d.) : Hine Mansa. (réédité sous Pour collectionner, Vol.2/1992. OCWAK 002)
* Alou Fané (kamalengoni, donsongoni) :
– Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Rythmes du Wassoulou Vol.3. Ivoire Polydisc. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Kamalen N’Gonin. Disco Club. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré & Djourou Diallo (2008) : Kamale Ngoni – Kelea. Indigo. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan Dozon N Goni. Dakar/New Music Distribution. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan N’Goni- Dozon N’Goni. Dakar Sound/Cargo Rec. – Michel Séguin & Toubabou (1974) : Le blé et le mil (live). Troc Kotai. (vinyle) – Sali Sidibé (1980) : L’enfant chéri du Wassolon, vol.1. Disco Club de la Bagoué F.T.002. (vinyle) – Sali Sidibé (1982) : Formidable ! – Sali Sidibé 82. Poydisc. (vinyle)
Fimani (ngoni) :
– Assa Dramé (s.d.) : Tata Bambo présente sa fille Assa Dramé : Hommage aux griots. Afrique Musique AM 92002. (cassette)
Yossi Finé (ngoni) :
– Vieux Farka Touré (2009) : Fondo. Six Degrees Rec. (sur les tracks 4 & 7)
* Adama Namakoro Fomba (donsongoni) :
– Adama Namakoro Fomba (1995) : Allah an dèmè. (s.i.). – Adama Namakoro Fomba (2008) : Wallé (Kalitex présente). Kalitex Productions. (mp3)
Ousmane Gadjaka (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2004) : Red & Green. World Circuit. (2cds ; réédition de deux anciens vinyles d’AFT). (sur les tracks 5 – 8)
Ousmane Gadjaka joue du ngoni sur le disque Green (édité d’abord sous Ali Farka Touré, 1988, et African Blues, 1990)
Kassemady Kamissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
« Petit » Kassemady Kamissoko (ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere.
Mahamadou Kamissoko (ngoni) :
– Ballaké Sissoko & Vincent Segal (2009) : Chamber Music. No Format! (sur track 3) – Boubacar Traoré (2010) : Mali Denhou. Lusafrica.
Sory Kané (ngoni) :
– Wande Kouyaté (s.d.) : Bara Muso. (s.i.) (cassette)
Moussa Kanouté (ngoniba, ngoni) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Moussa « Vieux » Kanté (kamalengoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Moussa « Vieux » Kanté (2004) : Laban. (s.i.).
Binéfou Keïta (ngoni) :
– Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit.
Ousmane Keïta (kamalengoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur track 1)
Baréma Koita (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur track 10)

* Moriba Koïta (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (1996) : Vertigo ! Le Magazin des Nouvelles Tendances du Jazz No.1. Verve Rec. (sur track 9) – Div. Artistes (2005) : Barcelona Raval Sessions 2. Satélite K. (sur track 9/disque 1) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (track 14) – Amadou & Mariam (2002) : Wati. Universal Music Jazz. (sur les tracks 8 & 10) – Amadou & Mariam (2005) : The Best of. Universal Music Jazz. (sur les track 8) – Jean-Jacques Avenel (2004) : Waraba. Songlines Rec. – Nayanka Bell (1994) : Visa. SLP Editions. (cassette) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Moïra Conrath (2000) : Insomnie. Cobalt. – Ousman Danedjo (2008) : Enelmedio. O+Music. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur les tracks 2, 7 & 11) – Sékouba « Bambino » Diabaté (1996) : Bonya. Syllart. (cassette) – Manu Dibango (2003) : Wakafrika. Giant. – Oumou Dioubaté (1999) : Wambara. Stern’s Music. – Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie. – Santoutou Kanouté (1988) : Signaro. Beni Mariko BM 93. (cassette) – Mory Kanté (2004) : Sabou. Tug. – Mamani Keïta & Marc Minelli (2001) : Electro Bamako. Universal Music. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 4, 6 & 9) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 3, 6 & 8 – 10) – Salif Keïta (1995) : "Folon" … The Past. Mango. (sur track 7) – Ami Koïta (1985) : Tata Sira. Bolibana. – Ami Koïta (1986) : Debe. Disques Espérance. – Diaba Koïta (2004) : Diamadouassi. La vache qui tache/APPMM. – Moriba Koïta (1997/2001) : Sorotoumou. Cobalt. – Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa. – Lansine Kouyaté & David Neerman (2008) : Kangaba. No Format! (sur track 8) – Mamany Kouyaté (2005) : La Voix d'Or du Mali (The Golden Voice of Mali). Playa Sound. – Tata Bambo Kouyaté (1988) : Djely mousso. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart. – El Hadj Ndiaye (2008) : Géej. Marabi. – Cheick Tidiane Seck & Hank Jones (1995) : Sarala. Verve Rec. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 1 – 10) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 2, 3 & 11) �� Hadja Soumano (1989) : Nteri Diaba. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart.
Amadi Koné (ngoni) :
– Walde Damba (1989) : Balabolo. Vol.1. Sweet Sound. – Walde Damba (1989) : Walde Damba et son ensemble: Blondaba. Vol.2. Sweet Sound.
Issa Koné (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Dirtmusic (2010) : BKO. Glitterhouse Rec. (sur track 9)
Mamadou Koné (ngoni) :
– Fatoumata Mah Kouyaté no.1 (199?) : Samaya Djeli – Vol.3. FLAC. (mp3)
Mouctar Koné (ngoni) :
– Fanta Damba (1980) : Bahamadou Simogo. Celluloid. – Fanta Damba (1983 ?) : Fanta Damba. (Bahamadou Sylla). Celluloid. – Fanta Damba (1986 ?) : Fanta Damba. (Mamadou magadji). Disques Espérence.
Tidiane Koné (ngoni) :
– Mory Kanté (1996) : Tatebola. Misslin DME 18.

Toumani Koné (donsongoni) :
– Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.1. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.2. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné, vol.4. Siriman Diallo. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné. (s.i.). (cassette)
* Andra Kouyaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (Andra Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep/mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (mp3/cd ?) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Ba Foussayur Kouyaté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1995) : Bambo. Sory Labita 210. (cassette)
Baba Kouyaté (ngoni) :
– Ami Koïta (1995) : Carthage. Sonodisc.
Barou Kouyaté (ngoni) :
– Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha.

* Bassékou Kouyaté (ngoni, ngoniba, jelingoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Div. Artistes (2008) : fRoots 30. fRoots. (sur track 3) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (sur track 1) – Div. Artistes (2008) : 24th Music Meeting. Not on Label. (track 20) (cd promo) – Div. Artistes (2010) : Rough Guide to Desert Blues. World Music Net. (track 2/disque 1) – Div. Artistes (2010) : Free Africa. Le Son du Maquis. (track 10/disque 4) – Div. Artistes (2010) : AfroCubism. Word Circuit. – Amadou & Mariam (2012) : Folila. Warner Music. (sur les tracks 2, 3 & 9) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. (sur les tracks 3, 6, 8 & 11) – Keletigui Diabaté (1996) : Keletigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cassette) – Nainy Diabaté (1992) : Farafina mousso. Camara. (cassette) – Nainy Diabaté (1997) : Nafa. (cassette) – Nainy Diabaté (1998) : Nafa. (réédition de Diabaté 1992 et 1997 sur Nafa). Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Kandia Kouyaté (2010) : Symphonie Mandingue Live. A .T.A. (mp3) – Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisc. – Toumani Diabaté & Roswell Rudd (2002) : Malicool. Emarcy Rec. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Toumani Diabaté (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé pour l’été 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Taj Mahal (2008) : Maestro. Heads Up International. (sur track 2B) (vinyle) – Mongrel (2009) : Better than Heavy. Wall of Sound. (sur track 8/disque 1) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit. – Vieux Farka Touré (2007) : Vieux Farka Touré. Modiba Productions/World Village. – Vieux Farka Touré (2007) : Remixed – UFO’s over Bamako. Rykodisc/Warner.
* Bassi Kouyaté (ngoni) :
– Bassi Kouyaté (1997) : Mali – Chants de griot bambara. Buda Musique. – Bassi Kouyaté & Vincent Zanetti (1997) : Djinn Djow (Chants et musique du Mali). Bolibana. (mp3)
Fousseyni Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2002) : Badeniya – Manden Jaliya in New York City. Smithsonian Folkways. (sur les tracks 1 – 5) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Mamadou Diabaté (2000) : Tunga. Alalu Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec.
Guimba Kouyaté (ngoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur les tracks 5, 6 & 11)
Kémo Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Aminata Kamissoko (2011) : Kognoumalon. E Media/B.K.S. – Ami Koïta (1992) : Hommage à Sambayal Gaye "Concorde". (s.i.) (cassette)
Mamaye Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2000) : Djelimousso (La Voix du Mandingue – Chants de Griots Bambara). Buda Musique. – Mah Damba & Mamaye Kouyaté (s.d.) : Den Niale. (s.i.) (cassette) – Abdoulaye Diabaté (1995) : Djiriyo. Stern’s Africa. – Sékou Kouyaté (1991) : Diagneba. Syllart. – Ali Farka Touré (1990) : The River. World Circuit.
Noumoudjon Kouyaté (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa.
Omar Barou Kouyaté (ngoni, ngoni médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. (sur les tracks 2, 6, 9 & 10) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Sidi Modibo Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec.
Souleymane Kouyaté (ngoni) :
– Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec/Universal. – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango.
Abel Malé (donsongoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 2)
* Madine N’Diaye (ngoni, kamalengoni, kora) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Pekos / Yoro Diallo (ngonis électriques) :
– Pekos/Yoro Diallo (2007) : Pekos/Yoro Diallo. Yaala Yaala Rec/Drag City.
Bouba Sacko (ngoni) :
– Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s. (sur track 7)
Silima Sakoné (ngoni basse) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique.
Harouna Samaké (kamalengoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Yé Lassina Coulibaly (2000) : Burkina Faso – Mali : musiques actuelles. Buda Musique. – Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Bako Dagnon (2009) : Sidiba. Discograph. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 2, 4 & 12) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 2 & 4) – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 7 & 8) – Etienne Mbappé (2008) : Su la take. O+Music. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 6) – Sali Sidibé (1993) : Wassoulou Foli. Stern’s Africa. – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s.
Mamane Samaké (kamalengoni) :
– Les Sœurs Sidibé (s.d.) : Ni La Kani. Maikano1070. (cassette)
* Sibiri Samaké (donsongoni) :
– Div. Artistes (2000) : In Griot Time – String Music of Mali. Stern’s Africa. (track 9) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (tracks 6 & 8) – Sibiri Samaké (1994) : Mali – Musiques des Chasseurs de Sebenikoro. Musicrama. – Sibiri Samaké (2009) : Djitoumou Kono – Musiques des Chasseurs. Buda Musique. – Sibiri Samaké (2010) : Dambe Foli – Bamana Hunters Music. Kanaga System Krush.
(remarque : les albums de 1994 et 2009 sont possiblement identiques !)
Dassy Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
(remarque : possiblement identique à Nassourou Saré !)
Nassourou Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (1976) : Ali Touré « Farka » (Bandalabourou). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1977) : Ali Touré « Farka » (Yer Sabou Yerkoy). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1996) : Radio Mali. World Circuit. (compilation)
* Allata Broulaye Sidibé (kamalengoni) :
– Allata Broulaye Sidibé (1983) : Spécialiste de Kamelen N’goni. Folklore du Manding. Maïkano MAILPS 1024. (vinyle/cassette) – Allata Broulaye Sidibé (s.d.) : Initiateur du Kamele Ngoni. Mali K7. (cassette)
Harouna Sidibé (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie.
Kassim Sidibé (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Trilok Gurtu (2000) : African Fantasy. Blue Thumb Rec. (sur track 5) – Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio (2010) : N’Diale. Innacor Rec. – Oumou Sangaré (1996) : Denw. (s.i.). (cassette) – Oumou Sangaré (1996) : ‘Worotan’. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit (2cds, compilation). – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur les tracks 4, 5, 7 & 10) – Adham Shaikh (2010) : Universal Frequencies. Sonicturtle Rec. (sur les tracks 6 &7)
* Mamadou Sidibé (kamalengoni) :
– Coumba Sidibé (2000) : Djandjoba. Camara Productions. – Mamadou & Vanessa (2007) : Nacama. CD Baby.Com/Indys. – Mamadou & Vanessa (2010) : Wulajan. CD Baby.Com/Indys. (mp3) – Mamadou & Vanessa (2010) : Mamadou Sidibé – Learn Kamale Ngoni Lesson One. (c) Mamadou & Vanessa (DVD)* – Mamadou & Vanessa (2011) : Faso Mali. CD Baby.Com/Indys.
* Dvd pour apprendre la technique du kamalengoni, des explications pratiques (accordage, échange des cordes, etc.) et deux rythmes traditionnels compris.
* Paul Sidibé (kamalengoni) :
– Paul Sidibé (2011) : Mon n’goni. La Cigogne. (mp3)
Solo Sidibé (kamalengoni) :
– Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. (sur track 6)
Souleymane Sidibé (kamalengoni) :
– Mamadou Sissoko alias Mohamed Jony (s.d.) : Bimbalia. Maikano1071. (cassette)
* Yoro Sidibé (donsongoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Yoro Sidibé (2008) : Yoro Sidibé. Yaala Yaala Rec.
Abou Sissoko (ngoni) :
– Mamadou Diabaté (2011) : Courage. World Village.
* Baba Sissoko (ngoni) :
– AKA Moon/Baba Sissoko/Black Machine (2010) : Culture Griot. Cypres. – Art Ensemble of Chicago (2004) : Reunion – Live in Roma. Materiali Sonori. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Miguel Angá Diáz (2005) : Echu Mingua. World Circuit. (sur les tracks 3 & 4) – Stéphane Huchard (2008) : African Tribute to Art Blakey. Harmonia Mundi Music. – Chris Joris & Bob Stewart (2006) : Rainbow Country. Werf. – Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Mââk’s Spirit & Gnaoua Ensemble (2003) : Al Majmaâ. Igloo IGL 172. – Baba Sissoko & Taman Kan (1995/2000) : Live in Studio. Il Manifesto. – Baba Sissoko (2004) : Djeliya. Il Manifesto. – Baba Sissoko Trio (2007) : Bolokan. Extraplatte Musikproduktion. – Baba Sissoko Jazz Ensemble (2007) : Bamako Jazz. Werf. – Baba Sissoko (2008) : Djekafo. Il Manifesto. – Baba Sissoko & Il Pozzo di San Patrizio (2010) : The Eyes over the World. EOW Music. – Baba Sissoko (2011) : African Griot Groove (Afro blues). Non firmato. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Baba Sissoko joue aussi des percussions (balafon, calebasse, dundun, karignan) et est maître du tamani (tambour à aisselle) ; en tant que tel, il a collaboré et enregisté avec Don Moye (2002 : Bamako Chicago Express), Cachaito Lopez, Roberto Fonseca (2012 : Yo), AfroCubism (2010 : AfroCubism), Lokua Kanza (2003 : 3), Ry Cooder, Santana, Bassékou Kouyaté, Buena Vista Social Club, Ibrahim Ferrer, Youssou N’Dour, Mamani Keïta, Baaba Maal, Enzo Avitabile & Bottari, Sting, Fela Kuti, Ami Koïta, Taranta Nera, The Wailers, Bruno Genero Ensemble, etc. etc.

* Banzoumana Sissoko (kamalengoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (~1987) : Jamana Sorofé – Jamana Faamuya yiriwa ton . Bamako. (cassette) – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – One Day on Radio Mali. Syllart. (sur track 2/disque 1) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.2. Banzoumana Sissoko, le vieux lion I. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2552. (vinyle) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.3. Banzoumana Sissoko, le vieux lion II. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2553. (vinyle) – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.1. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8326. – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.2. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8327. (vinyle) – Wanda Kouyaté (1984 ?) : La grande vedette malienne accompagnée dans ngoni par Bazoumana Sissoko. Sacodis LS 33. (vinyle)
Banzoumana Sissoko (~1890–1987) fut le griot le plus important au Mali de l’ère coloniale et mythique joueur de kamalengoni. Né aveugle.
Djeli Baba Sissoko (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle) – Musiques du Mali (1995) : Musiques du Mali – Banzoumana. Produced by Ibrahima Sylla. Reissue of selected material from Ministery of Information of Mali and other material. Syllart/Mélodie.
Djimé Sissoko (ngoni) :
– Samba Touré (2009) : Songhai Blues – Homage to Ali Farka Touré. World Music Network. – Samba Touré (2011) : Crocodile Blues. World Music Network.
Doni Sissoko (ngoni) :
– Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
* Mama Sissoko (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Kassé Mady Diabaté (1989) : Fode. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diabaté (1990) : Kela Tradition. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 6) – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. (sur track 9) – Mama Sissoko (2001) : Soleil de Minuit. Tinder. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
Mamadou Sissoko (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (2009) : Amary Daou (1981/1982). Syllart.
Sadio Sissoko (ngoni) :
– Sabré Soumano (1994) : Moussoulou. Mélodie.
Sayan Sissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Afel Bocoum & Alkibar (2009) : Tabital Pulaaku. Contre Jour. (sur track 10) – Dogomani Dagnon (1993) : Domani – Wawamba. Sonodisc. – Kassé Mady Diabaté (1997) : Yilli malo. Elite Productions. (cassette) – Baba Djan Kaba (1992) : Kankan. Sonodisc. – Moussa Keïta (1997 ?) : Seguele Moussa. Sory Yattassaye (cassette) – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango. – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Fodé Kouyaté (1993) : Anka Wili. Syllart/Mélodie. – Baaba Maal (1991) : Baayo. Mango. – Sekou Sacko and Ramata Kouyaté (1991) : Sekou and Ramata. Mande/Island. (cassette) – Djelimady Tounkara (2001) : Sigui. Indigo.
Yacouba Sissoko (kamalengoni, ngoniba, ngoni) :
– Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur le track 3)
Adama Tounkara (ngoni) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Ballaké Sissoko (2000) : Déli. Label Bleu. – Djelimady Tounkara (2005) : Solon Kôno. Marabi.
Ganda Tounkara (ngoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Fati Kouyaté (2011) : Soukora. E Media BKS. – Vieux Farka Touré (2011) : The Secret. Six Degrees/Exil.
(remarque : possiblement identique à Garba Tounkara !)
Garba Tounkara (ngoni) :
– Mory Djely Dienne Kouyaté (1993) : La renaissance mandingue. Sonia Store Production. (cassette)
Mady Tounkara (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.6. Fanta Damba : La tradition épique. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2506 (vinyle)

* Makan « Badié » Tounkara (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. (sur les tracks 1, 3 & 8) – Kaira Ben (1996) : Singa. Stern’s Africa. – Ami Koïta (1989) : Mamaya. Syllart. – Ami Koïta (1989) : Mory Djo. Mali K7. (cassette) – Ami Koïta (1993) : Songs of Praise. Stern’s Africa. – Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango. – Dieneba Seck (2006) : The Truth. Stern's Africa. – Makan Tounkara (2002) : N’goni du Mali. Cinq Planètes. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
– Samuel Thiebaut (2011) : The River – Sébastien Martel (guitare, chœur), Piers Faccini (guitare, voix) et Makan « Badié » Tounkara (ngoni) au Festival Africolor Paris (10 déc. 2011). Caméra : Florence Levasseur, Guillaume Golin ; Son : Pierrick Saillant. Armor TV – Cinéplume/TVM et Oléo Films. (vidéo)
Modi Tounkara (ngoni) :
– Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
Abdoulaye Traoré (donsongoni) :
– Abdoulaye Traoré (2010) : Abdoulaye Traoré. Yaala Yaala Rec.
* Adama Yalomba Traoré (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Le Festival au Désert. Triban Union/Exil Musik. (track 10) – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Adama Yalomba (1995) : Yalomba. Maikano. (cassette) – Adama Yalomba (1997) : Ni Kelenni Kadi. Labida. (cassette) – Adama Yalomba (199?) : Gnumankè. Samassa Rec. (cassette) – Adama Yalomba (2001) : M’Bora. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2004) : Dumuni. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2009) : Kassa. Makasound.
Meri Traoré (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Meri%20Traore.mp3
Moussa Traoré (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2011) : La Grande Cantatrice Malienne – Vol.3. ATFA001. (vinyle)
* Sékouba Traoré (donsongoni) :
– Sékouba Traoré & Mahmoud Ghinia (2000) : Wlad Bambara. Wereld Culturen Centrum.
(notes : l’asterisque* veut dire que ce musicien a publié aussi sous son propre nom ; s.d. = sans date ; s.i. = sans indication)
++++++++++++++++++++++++++++++
Références :
– Arnaud, Gérard / Henri Lecomte (2006). Musiques de toutes les Afriques. Paris: Fayard. – Charry, Eric (2000). Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago: The University of Chicago Press. – Dumestre, Gérard (2011). Dictionnaire bambara-français, suivi d’un index abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. – Durán, Lucy (1995). "Birds of Wasulu: Freedom of expression and expression of freedom in popular music of southern Mali", British Journal of Ethnomusicology 2: 117-42. – Durán, Lucy (2000). "Women, Music, and the 'Mystique' of Hunters in Mali", in : The African Diaspora: A Musical Perspective (Critical and Cultural Musicology), Ingrid Monson (ed.). London : Routledge, pp.137-185. – Nketia, J.H. Kwabena (1979/1991). Die Musik Afrikas. (Taschenbücher zur Musikwissenschaft ; 59). Wilhelmshaven : Noetzel.
Herbert
Croisière Favolosa Visions d'Orient: bouquet de bienvenue, enregistrement en ligne... English translation pending
J'ai une "Vision d'Orient" réservée par une agence sur le Favolosa pour le 4/11/12.
J'ai deux/trois questions :
On ne peut plus réserver directement via le site de Costa des coffrets spéciaux, comme un bouquet de bienvenue en cabine. Dois-je attendre d'être sur le bateau pour le prendre (ce qui est idiot pour un bouquet de bienvenue), ou puis-je passer par mon agence ?
Puis-je faire dès maintenant mon enregistrement électronique ce qui me permettra de choisir mon restaurant, mon heure de repas et ma table ?
Bon, je n'en vois pas d'autre pour le moment, j'y reviendrai au cas où.
Merci d'avance pour vos réponses et vos conseils.
Voyage à Cuba hors sentiers battus English translation pending
Salut tous le monde,
Je veux aller a cuba pdt 2semaine en fin octobre. J'aimerai des renseignements sur vos experience hors des sentiers touristiques. Je suis carrement interresse par vos experiences de plongee sous marine, rafting cannonnig, speleo .... endroit plus que nature. Les endroits incontournable celon et vous !!! Mille merci a ceux qui vont me repondre et a tres vite sur le net! Camille😉
Je veux aller a cuba pdt 2semaine en fin octobre. J'aimerai des renseignements sur vos experience hors des sentiers touristiques. Je suis carrement interresse par vos experiences de plongee sous marine, rafting cannonnig, speleo .... endroit plus que nature. Les endroits incontournable celon et vous !!! Mille merci a ceux qui vont me repondre et a tres vite sur le net! Camille😉
Visiter la Malaisie ou la Birmanie? English translation pending
Bonjours, moi et mon ami visiterons la Thaïlande, le Cambodge, le Laos et le Vietnam cette hiver.
Il y de forte chances nous ayons quelques semaines de surplus, nous hésitons entre la Birmanie et la Malaisie, les 2 semble intéressant mais nous devons faire un choix! Lequel de ces 2 pays est le plus agréable à voyager et etc?!
Autotour Louisiane/Floride English translation pending
bonjour,
Je reviens d'un magnifique voyage en Louisiane de 8 jours, et après une liaison en avion, Nouvelle orléans/Orlando, d'un tour complet de
la Floride en 15 jours. Nous étions 3, avec un budget serré, et nous appuyant sur les conseils du Routard, nous avions prévu un autotour, en camping à environ 20$ la nuit et un budget repas à 7 $ par personne et repas. Résultats :
- Nous n'avons réussi à camper que 4 nuits, simplement parce qu'il n'y a pratiquement pas de campings aux USA, pour les tentes. Il n'y a que les parcs nationaux, et 2 chaines, KOA et KOC.Mais dans les 3 cas, il n'y en a pas partout, loin s'en faut ! Avant de partir, nous avions imprimé des cartes bourrées de symboles de camping avec des petites tentes. Une fois sur place, tous ces campings sont réservés aux caravanes, dans lesquelles les américains habitent à l'année, avec sur chaque emplacement des raccordements aux viabilités, mais aucun bloc sanitaire, donc ils nous refusent. Quant au prix, chacune de nos 4 nuits nous a coûté entre 32 et 46$, mais jamais 20, comme prévu. Nous avions un GPS, mais les adresses figurant dans le routard, sont introuvables. Nous avons donc fait un véritable relais des motels les plus pourris, et sales, pour 60 à 80 $ la nuit à 3. Impossible de trouver moins cher, même en juillet aôut, où toujours d'après le routard, les prix sont au plus bas et négociables, ce qui est faux ( en moyenne 1H30 de recherche tous les soirs ). - Au niveau bouffe, même en supermarché, tout est hors de prix et vendu en trop grande quantité quand on n'a pas de glacière. Reste les restaus, toujours bas de gamme, à 15 $ le plat. Heureusement qu'il y avait Mac Do, Berger King , Subway...sensiblement au prix français. mais 3 semaines de Big mac midi et soir, c'est beaucoup ! - L'eau minérale est à 1$50 et au robinet, elle est imbuvable. On transpire tellement (37° à 40°), qu'il faut compter 2 à 3 bouteilles par personne et par jour. C'est à peu près aussi le prix du soda. - Il faut savoir aussi que tous les prix sont affichés hors taxes, il faut donc rajouter 10 à 20%... et les pourboires obligatoires partout. - L'essence est moins chère, encore que les prix sont très fluctuants, mais les voitures consomment beaucoup, surtout avec la clim à fond en permanence. - Nous avons aussi essayé à Houma en Louisiane un B and B très chaleureusement recommandé par le routard. Accueil exagérement accueillant avec banderole " Bienvenue mes chers cousins " tenue à bout de bras dès qu'on passe la porte, embrassades, tutoiement diner et petit dèj infectes ( et nous ne sommes pas difficiles ), salle à manger , chambre et salle de bain sans fenêtre, déco ringarde et horrible à souhait, fouillis partout, propreté plus que douteuse et arrêt des sourires au moment de l'addition qu'on fait passer en offrant des graines de coton. - la visite des plantations: franchement, nous nous demandons encore pourquoi le routard insiste tellement sur Laura et Oak alley au détriment de Nottoway tellement magnifique. Laura est affreuse. C'est une maison très dégradée, très peu entretenue, petite. On passe un temps fou au sous sol, à l'étage seulement 2 ou 3 pièces vaguement représentatives de la richesse des maîtres d'antan et surtout un guide américain qui vous coince pendant 2h dans un français presque incompréhensible et qui s'enlise dans des détails biographiques inrésummables, même 5 minutes après.La visite se termine après avoir longé une cinquantaine de bananiers par 2 ou 3 baraquements d'esclaves en bois assez bien conservés. On en ressort épuisé et sans aucun souvenir, surtout de la maison de maître assez peu représentative de l'écart entre les 2 conditions de vie. Oak alley. Franchement, l'extérieur suffit. Jolie architecture et belle allée de chênes, 8 fois centenaires, mais ce type de chênes n'est pas rare en Louisiane, il y en a partout. Intérieur juste bourgeois, loin d'être exceptionnel. Nottoway : à mon avis, si on veut vraiment se faire une idée du luxe dont s'entouraient les planteurs à cette époque, il faut vraiment faire Nottoway. Déjà, le parc arboré et fleuri est immense et magnifique. Au milieu, une maison splendide et énorme de 64 pièces avec vue sur une jolie île du Mississipi. La déco intérieure, meubles, tissus, cheminées, tapis, tableaux, corniches... tout est magnifique, d'un raffinement extrême, et si bien entretenu qu'on y fait vraiment un plongeon dans le temps. On peut même y passer une nuit, mais c'est très cher. Ici, pas de vestige des maisons d'esclaves qui ont été remplacées par de ravissants cottages également louables en chambres d'hôtes avec très beau restaurant et magnifique piscine. C'est un endroit de rêve. Les 3 visites sont au même prix , 18 $, mais il n'y a pas photo.
La nouvelle orléans : Quartier français très pittoresque, encore que l'architecture en soit plutôt espagnole. ne pas louper les avenues remplies de belles maisons ante bellum de district garden.
La visite des bayous en barque à moteur ( surtout pas en air boat qui fait fuir tous les animaux ) est un régal surtout avec Norbert Leblanc, une figure locale qui parle très bien français. Alligators, oiseaux, lotus géants, cyprès et silence. Une bonne heure de plaisir avec ce guide super sympa, drôle, inattendu, de 77 ans, qui connait le bayou comme sa poche.
Floride. Tout est beau avec mention spéciale pour Key West, Fort Lauderdale, Naples, Sarasota. Les iles de Sanibel et Captiva seraient surement belles si on pouvait y apercevoir un peu d'eau ; spectacle et accès réservés aux très rîches riverains. Fort Meyers n'est pas beau ; Miami et Palm beach un peu décevants.
Les éverglaedes : autant les bayous sont à voir, autant il n'y a rien à voir dans les evergleades. C'en est au point que les alligatores qu'on y croise sont en plastique. Il ne s'agit que d'une plaine avec une herbe de 50 cm de haut qui pousse dans l'eau. La ballade de 20 minutes à peine ne se fait qu'en air boat, avec 2 virages un peu serrés sensés montrer la puissance de l'engin. Beaucoup , maisvraiment beaucoup de bruit pour pas grand chose, c'est plutôt un piège à touristes justement attirés par tout ce bruit ( casque obligatoire et 100% efficace pour embarquer). Le mieux, c'est le petit zoo essentiellement d'alligators, avec nursery, pour le reste, le générique des experts à Miami suffit.
Orlando : faute de budget et de temps, nous n'avons fait que Seaworld et Wet and wild. Conseil : commencer par Wet and Wild et acheter les billets face aux portes de l'autre côté de l'avenue, pour tous les parcs, ils sont beaucoup moins chers ( ex : 70 au lieu de 85 $ pour Seaworld ) et ce sont des vendeurs patentés...et qui parlent français, ce qui n'est pas inutile, car s'y retrouver dans les parcs n'est pas si simple. Les billets sont réutilisables 7 à 14 jours. Wet and Wild est petit, dans l'après midi, on a tout fait, mais ce n'est qu'un parc d'attractions : surtout des tobbogans vertigineux, le plus grand grand 8 du monde, une piscine à vagues et une rivière où se prélasser sur des bouées. Seaworld se fait dans la journée, et il faut le faire au rythme des spectacles. Surtout, ne pas manquer celui du soir, grandiose qui se termine par un très beau feu d'artifice.
En résumé, je dirais que le voyage que nous avons fait intéressera surtout ceux qui sont amateurs de très très belles maisons pour multi-milliardaires, enchassées dans une végétation exotique particulièrement luxuriante, yacht demesuré devant la porte et parfois, de belles plages de sable blanc , mais mal entretenues quand elles sont publiques. La mer n'est pas cristalline, beaucoup de salade, mais elle est à 32, 33°. En Floride, on a l'impression que tout le monde est rîche, surtout en sortant de la Louisiane, qui est l'état le plus pauvre. Tout autour de la floride, il y a des marinas partout, fermées par une barrière que le gardien vous ouvre pour vous laisser visiter à pied ou en voiture. C'est magnifique.
Inconvénients, mais à savoir : la chaleur très humide est vraiment lourde, il ne fait jour que de 8h du matin à 8h du soir, les 2 régions sont infestées de moustiques, tous les établissements même les restaus et bars sur Miami Beach, ferment à 22h, il est donc impossible de diner après 20h, sauf fast food, et, qu'en règle générale, rien n'est fait pour le tourisme. Pas d'office de tourisme non plus , les visitors center n'en sont pas. Les américains sont infectes au volant, même entre eux, ils ne conduisent qu'au klaxon. Toujours en infraction, ce sont les rois du monde du haut de leur pick-up monstrueux avec lesquels ils vous foncent dessus délibérément, si vous voulez changer de file, simplement parce que vous perturbez leur régulateur de vitesse ! 4 voitures suffisent à boucher une autoroute complétement vide, ils roulent tous de front, et vous pouvez économiser vos appels de phares !
voilà, en gros ce que je rapporte de ce voyage. N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements, sinon, bon voyage !
- Nous n'avons réussi à camper que 4 nuits, simplement parce qu'il n'y a pratiquement pas de campings aux USA, pour les tentes. Il n'y a que les parcs nationaux, et 2 chaines, KOA et KOC.Mais dans les 3 cas, il n'y en a pas partout, loin s'en faut ! Avant de partir, nous avions imprimé des cartes bourrées de symboles de camping avec des petites tentes. Une fois sur place, tous ces campings sont réservés aux caravanes, dans lesquelles les américains habitent à l'année, avec sur chaque emplacement des raccordements aux viabilités, mais aucun bloc sanitaire, donc ils nous refusent. Quant au prix, chacune de nos 4 nuits nous a coûté entre 32 et 46$, mais jamais 20, comme prévu. Nous avions un GPS, mais les adresses figurant dans le routard, sont introuvables. Nous avons donc fait un véritable relais des motels les plus pourris, et sales, pour 60 à 80 $ la nuit à 3. Impossible de trouver moins cher, même en juillet aôut, où toujours d'après le routard, les prix sont au plus bas et négociables, ce qui est faux ( en moyenne 1H30 de recherche tous les soirs ). - Au niveau bouffe, même en supermarché, tout est hors de prix et vendu en trop grande quantité quand on n'a pas de glacière. Reste les restaus, toujours bas de gamme, à 15 $ le plat. Heureusement qu'il y avait Mac Do, Berger King , Subway...sensiblement au prix français. mais 3 semaines de Big mac midi et soir, c'est beaucoup ! - L'eau minérale est à 1$50 et au robinet, elle est imbuvable. On transpire tellement (37° à 40°), qu'il faut compter 2 à 3 bouteilles par personne et par jour. C'est à peu près aussi le prix du soda. - Il faut savoir aussi que tous les prix sont affichés hors taxes, il faut donc rajouter 10 à 20%... et les pourboires obligatoires partout. - L'essence est moins chère, encore que les prix sont très fluctuants, mais les voitures consomment beaucoup, surtout avec la clim à fond en permanence. - Nous avons aussi essayé à Houma en Louisiane un B and B très chaleureusement recommandé par le routard. Accueil exagérement accueillant avec banderole " Bienvenue mes chers cousins " tenue à bout de bras dès qu'on passe la porte, embrassades, tutoiement diner et petit dèj infectes ( et nous ne sommes pas difficiles ), salle à manger , chambre et salle de bain sans fenêtre, déco ringarde et horrible à souhait, fouillis partout, propreté plus que douteuse et arrêt des sourires au moment de l'addition qu'on fait passer en offrant des graines de coton. - la visite des plantations: franchement, nous nous demandons encore pourquoi le routard insiste tellement sur Laura et Oak alley au détriment de Nottoway tellement magnifique. Laura est affreuse. C'est une maison très dégradée, très peu entretenue, petite. On passe un temps fou au sous sol, à l'étage seulement 2 ou 3 pièces vaguement représentatives de la richesse des maîtres d'antan et surtout un guide américain qui vous coince pendant 2h dans un français presque incompréhensible et qui s'enlise dans des détails biographiques inrésummables, même 5 minutes après.La visite se termine après avoir longé une cinquantaine de bananiers par 2 ou 3 baraquements d'esclaves en bois assez bien conservés. On en ressort épuisé et sans aucun souvenir, surtout de la maison de maître assez peu représentative de l'écart entre les 2 conditions de vie. Oak alley. Franchement, l'extérieur suffit. Jolie architecture et belle allée de chênes, 8 fois centenaires, mais ce type de chênes n'est pas rare en Louisiane, il y en a partout. Intérieur juste bourgeois, loin d'être exceptionnel. Nottoway : à mon avis, si on veut vraiment se faire une idée du luxe dont s'entouraient les planteurs à cette époque, il faut vraiment faire Nottoway. Déjà, le parc arboré et fleuri est immense et magnifique. Au milieu, une maison splendide et énorme de 64 pièces avec vue sur une jolie île du Mississipi. La déco intérieure, meubles, tissus, cheminées, tapis, tableaux, corniches... tout est magnifique, d'un raffinement extrême, et si bien entretenu qu'on y fait vraiment un plongeon dans le temps. On peut même y passer une nuit, mais c'est très cher. Ici, pas de vestige des maisons d'esclaves qui ont été remplacées par de ravissants cottages également louables en chambres d'hôtes avec très beau restaurant et magnifique piscine. C'est un endroit de rêve. Les 3 visites sont au même prix , 18 $, mais il n'y a pas photo.
La nouvelle orléans : Quartier français très pittoresque, encore que l'architecture en soit plutôt espagnole. ne pas louper les avenues remplies de belles maisons ante bellum de district garden.
La visite des bayous en barque à moteur ( surtout pas en air boat qui fait fuir tous les animaux ) est un régal surtout avec Norbert Leblanc, une figure locale qui parle très bien français. Alligators, oiseaux, lotus géants, cyprès et silence. Une bonne heure de plaisir avec ce guide super sympa, drôle, inattendu, de 77 ans, qui connait le bayou comme sa poche.
Floride. Tout est beau avec mention spéciale pour Key West, Fort Lauderdale, Naples, Sarasota. Les iles de Sanibel et Captiva seraient surement belles si on pouvait y apercevoir un peu d'eau ; spectacle et accès réservés aux très rîches riverains. Fort Meyers n'est pas beau ; Miami et Palm beach un peu décevants.
Les éverglaedes : autant les bayous sont à voir, autant il n'y a rien à voir dans les evergleades. C'en est au point que les alligatores qu'on y croise sont en plastique. Il ne s'agit que d'une plaine avec une herbe de 50 cm de haut qui pousse dans l'eau. La ballade de 20 minutes à peine ne se fait qu'en air boat, avec 2 virages un peu serrés sensés montrer la puissance de l'engin. Beaucoup , maisvraiment beaucoup de bruit pour pas grand chose, c'est plutôt un piège à touristes justement attirés par tout ce bruit ( casque obligatoire et 100% efficace pour embarquer). Le mieux, c'est le petit zoo essentiellement d'alligators, avec nursery, pour le reste, le générique des experts à Miami suffit.
Orlando : faute de budget et de temps, nous n'avons fait que Seaworld et Wet and wild. Conseil : commencer par Wet and Wild et acheter les billets face aux portes de l'autre côté de l'avenue, pour tous les parcs, ils sont beaucoup moins chers ( ex : 70 au lieu de 85 $ pour Seaworld ) et ce sont des vendeurs patentés...et qui parlent français, ce qui n'est pas inutile, car s'y retrouver dans les parcs n'est pas si simple. Les billets sont réutilisables 7 à 14 jours. Wet and Wild est petit, dans l'après midi, on a tout fait, mais ce n'est qu'un parc d'attractions : surtout des tobbogans vertigineux, le plus grand grand 8 du monde, une piscine à vagues et une rivière où se prélasser sur des bouées. Seaworld se fait dans la journée, et il faut le faire au rythme des spectacles. Surtout, ne pas manquer celui du soir, grandiose qui se termine par un très beau feu d'artifice.
En résumé, je dirais que le voyage que nous avons fait intéressera surtout ceux qui sont amateurs de très très belles maisons pour multi-milliardaires, enchassées dans une végétation exotique particulièrement luxuriante, yacht demesuré devant la porte et parfois, de belles plages de sable blanc , mais mal entretenues quand elles sont publiques. La mer n'est pas cristalline, beaucoup de salade, mais elle est à 32, 33°. En Floride, on a l'impression que tout le monde est rîche, surtout en sortant de la Louisiane, qui est l'état le plus pauvre. Tout autour de la floride, il y a des marinas partout, fermées par une barrière que le gardien vous ouvre pour vous laisser visiter à pied ou en voiture. C'est magnifique.
Inconvénients, mais à savoir : la chaleur très humide est vraiment lourde, il ne fait jour que de 8h du matin à 8h du soir, les 2 régions sont infestées de moustiques, tous les établissements même les restaus et bars sur Miami Beach, ferment à 22h, il est donc impossible de diner après 20h, sauf fast food, et, qu'en règle générale, rien n'est fait pour le tourisme. Pas d'office de tourisme non plus , les visitors center n'en sont pas. Les américains sont infectes au volant, même entre eux, ils ne conduisent qu'au klaxon. Toujours en infraction, ce sont les rois du monde du haut de leur pick-up monstrueux avec lesquels ils vous foncent dessus délibérément, si vous voulez changer de file, simplement parce que vous perturbez leur régulateur de vitesse ! 4 voitures suffisent à boucher une autoroute complétement vide, ils roulent tous de front, et vous pouvez économiser vos appels de phares !
voilà, en gros ce que je rapporte de ce voyage. N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements, sinon, bon voyage !
Carnet de voyage sur la Malaisie en juillet 2012 (récit, informations) English translation pending
VOYAGE MALAISIE 2012
1 er Jour :
Trajet de Paris à Kuala Lumpur, départ 7h00 du matin, arrivée le lendemain 6h00, + Le décalage horaire, ca nous fera environ 36 heures sans dormir…
Nous décidons de louer une voiture afin de commencer notre périple dans la Malaisie occidentale…
Première surprise, en descendant de l’avion, tous les loueurs de voiture sont fermés…. ???
En fait les box des loueurs restent fermés, et les vendeurs se trouvent dans un parking voisin en sous soul, à coté des voitures à louer…super….pour avoir cette information nous avons du fouiller dans les papiers des box, rien n’est indiqué….bref…nous nous dirigeons donc vers ces garages, ……
Nous faisons 4 loueurs différents pour trouver une voiture…..Panique, ils nous répondent tous qu'’ils n’ont plus aucune voiture de disponible…….aie aie.
A force de chercher nous tombons sur un loueur a qui il reste une voiture…nous ne faisons pas les difficiles sur le prix même si Céline a réussi de nouveau à faire baisser le prix….
Ouf nous voila rassurés, nous mettons les bagages dans la voiture et commençons notre périple.
Nous prenons la route des Camerons Highlands, région au nord de Kuala Lumpur… le réseau routier est excellent, et nous mettons 2h30 pour rejoindre notre première ville de destination : Tanah Rata.
Nous traversons des plantations de thé, la jungle est un peu sous la brume.
Nous cherchons notre hôtel que nous trouvons très facilement…le Cameron Inn, simple, propre et confortable pour 18 euros….
Visite de la ville et prise de notre premier repas, un plat indien dans une feuille de bananier…pour seulement 5 euros pour nous 2, boisson comprise. (C’était très bon , je me suis régalée !).
L’après midi nous partons faire une petite randonnée d’environ 3h dans la jungle…premier contact avec la jungle malaise….la chaleur est très supportable car nous sommes en altitude…
Retour ensuite à l’hôtel, petite douche, (nous nous sommes posés un peu dans la chambre et il a fallu luter pour ne pas dormir). Ensuite, repas en ville dans un petit resto indien et dodo car nous sommes fatigués de notre voyage.
2 éme jour : Nous reprenons la même route sinueuse et montagneuse qu' hier. 2h30 de route pour rejoindre l’embarcadère pour Pulau Pangkor. Prix du bateau pour les iles 10 RM/pers soit 2,5 euros Nous louons un scooter beaucoup trop cher 40 RM. Nous nous faisons avoir…ca arrive lol En plus, pratiquement pas de frein…sympa la balade Nous partons déjeuner sur la plus belle plage de l’ile, Corail Bay, ou nous nous baignons également… (Là ça commençait à être le paradis avec le sable blanc, la mer bleu et le calme) Nous reprenons le bateau pour nous rendre à Ipoh. Arrivés sur Ipoh, nous recherchons notre hôtel que nous avons sélectionné dans le Lonely Planet, mais aucun plan ne correspond, nous ne mettons pas loin d’une heure pour le trouver… Apres l’avoir trouvé enfin, nous ressortons pour aller manger en ville. Nous trouvons une petite place remplie de restaurants en plein air…de petites échoppes qui font leur cuisine en plein rue… Nous prenons plein de choses différentes et nous goutons à tout. Certains plats se révèlent délicieux alors que d autres sont tout bonnement infectes… Apres avoir mangé un peu trop…. Nous allons nous balader dans le marché de nuit…. La vie nocturne ici est très développée, les malais vivent la nuit et nous nous en apercevrons tout au long de notre voyage… (Et ça j’adore, ça fait partie de l’ambiance des vacances) 3 éme jour : Ce matin avant de quitter Ipoh, nous aimerions visiter deux temples bouddhistes….. Le Sam Po Tog et le Perak ….mais jamais nous ne les avons trouvés….aucune indication n existe, aucun plan ne correspond….après 1h30 de recherche infructueuse, nous quittons Ipoh sans une certaine irritation pour prendre la direction de Taiping. (Un peu déçue mais nous avons tout tenté pour les trouver) Nous prenons cette fois un hôtel avec piscine dans la jungle… sympa. Première chose, nous allons nous baigner… Dans l après midi, nous allons à Kuala Sepetang afin de visiter la Matang Mangrove Forest Reserve. C’est un parc qui serpente dans la mangrove grâce à des pontons en bois qui sillonnent la foret. Nous apercevons parmi les arbres gigantesques des pics verts, des calaos, un varan, des martins-pêcheurs, des écureuils et des singes…d’ailleurs ces derniers étaient dans les arbres à une bonne cinquantaine de mètres de nous quand nous sommes passés la première fois… Puis quand nous avions fini notre petit tour dans la réserve, et que nous avions fait demi-tour pour repartir à la voiture, ils se trouvaient sur les passerelles à une dizaine de mètres de la sortie… Donc nous avançons pour sortir, ils s écartent tous, sauf un qui boitait…. Il se retourne, nous crache dessus et s’avance vers nous menaçant…nous reculons doucement …. Nous attendons donc qu’il parte de lui même de la passerelle et pendant ce temps, je décide de prendre une photo d’un singe qui se trouve dans les arbres… La foret est très sombre et pour pouvoir prendre la photo, le flash se déclenche…. Et le singe n’a pas du tout aimé cela, il est descendu de son arbre, a sauté sur la passerelle .Il était a moins de 2 mètres de nous. D’un air menaçant, crachant, grognant, et s’avançait vers nous en montrant les dents….. Céline paniquée était derrière moi (« il y avait de quoi être paniquée, il voulait vraiment nous attaquer »), j’avais pris mon sac à dos dans la main et le tenant par les sangles, j’étais prêt à lui balancer dans la tête s’ il s’avançait de plus prés… Dans le même temps, l autre singe boiteux, revenait vers nous en crachant également…nous étions pris en tenaille par deux singes. Céline était collée à moi en ayant assez peur, puis j’ai cherché dans mon sac quelque chose à leur jeter afin de les occuper pour que nous puissions partir sans les quitter des yeux……..Le singe avançait sans cesse et ‘ arrêtait des que je criais « NON ».Et Céline a eu cette phrase géniale avec un ton paniqué « balance lui un nurofen, balance lui un nurofen » lol (Oui dans ces moments là, l’important c’est de sauver sa peau !). J’ai enfin trouvé un bonbon dans le sac !!! Je leur ai jeté et ils se le sont disputé…et nous avons pu partir mais pas dans la bonne direction, nous avons donc du faire le grand tour dans la mangrove afin de rejoindre la voiture…. Apres cette péripétie, nous retournons à l hôtel et nous allons nous baigner. Le soir nous partons faire le safari de nuit dans le zoo de Taiping. Nous sommes seul dans le zoo, expérience sympa, nous apercevons des animaux qui ne bougent jamais la journée ; nous voyons les lions jouer ensemble, nous entendons les tigres vêler. Les ours qui courent dans l herbe… très belle initiative d ouvrir le parc la nuit…pour une somme dérisoire, nous avons payé 4 euros par personne. La faim se fait sentir et nous allons à Taiping manger. Nous nous installons dans un Street Food, qui se trouve dans une rue fermée a la circulation, nous sommes les seuls occidentaux sur place… l’ambiance de l Asie est là, et nous nous sentons bien dans cette ville qui n est pas du tout touristique… Nous mangeons local et nous goutons à plein de bonnes choses. 4 éme jour : Nous prenons la route et nous allons sur Pulau Penang. Nous visitons la ville de Georgetown… Très belle ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ville avec des influences chinoise et indiennes…mais c’est son passé colonial qui s’impose… Nous visitons Chinatown, ainsi que le temple Hainan, temple bouddhiste chinois de couleur rouge entouré de colonnes noires sculptées de signes chinois. Il est aussi doté d une magnifique cour en pierre Nous visitons aussi le temple Tua Pek Tong, c’est un temple de couleur rouge et or, avec de magnifiques colonnes polies noires et un mobilier ancien verni…on a l impression d être revenu au siècle passé et de voir surgir un moine shaolin pour nous faire une démonstration de Kung Fu. Il est l heure de manger et nous trouvons un petit resto chinois dans l avenue principale de Chinatown…bonne cuisine, simple, correct, propre et pas cher. Après ce petit en-cas, nous partons visiter Little India, résolument plus bruyante et plus vivante que Chinatown… c’est aussi plus coloré, des magasins mettent de la musique indienne à fond, des couleurs plus éclatantes parent les tenues portées par les indiens, des voitures se faufilent entre les gens qui sont dans la rue, l ambiance est beaucoup moins zen… ce n’est décidément pas la même culture… Avec la chaleur qui envahit la ville, nous décidons d’aller nous baigner et retournons à notre bungalow qui se trouve a Batu Ferringi… Petite baignade dans la mer en face de notre logement et location d un scooter des mers pour une demi heure… La réglementation est bien loin de celle de la France, aucun permis ne nous fut demandé pour louer le scooter….. Nous finissons notre journée sur la plage à regarder le coucher de soleil… Le soleil nous offre un très joli spectacle, le ciel se change en couleur vive, le bleu du ciel se mêle au rouge naissant du coucher de soleil, sans oublier le orange qui englobe la mer … Une barque passe au loin, et a comme toile de fond le coucher de soleil, cela me permet de faire une très jolie photo. Ce spectacle terminé, nous allons en ville pour diner. Ici l ambiance est vraiment celle des vacances, nous pourrions comparer cela a une ville française de bord de mer, avec ses marchés, ses échoppes, ses restaurants et ses rabatteurs pour que nous allions diner chez eux…. Apres avoir fait notre petit tour dans le marché nocturne, nous allons manger dans un petit Street Food au bout de la rue commerçante… Beaucoup de touristes et une ambiance bien moins authentique que celle de Taiping…nous découvrons ici malgré tout, le white coffee, c’est un mélange de café, de lait concentré sucré, et de glace. C’est très bon et assez rafraichissant, il y a la même déclinaison avec le thé. Nous apercevons également un restaurant assez particulier. Dans le hall de ce restaurant, se trouve des dizaines d’aquariums remplis de poissons plus ou moins gros et plus ou moins bizarres. En fait il n’y a pas de carte pour commander, le menu est dans les bassins. On choisit le poisson que l’on désire manger et on le paye au kilo… Nous avons adoré Georgetown et surtout Chinatown. Logement sur Batu Ferigni. Nous logeons chez Ismael, chambre a 100 RM , positionné sur la plage, patron très sympa, climatisation mais le soucis était les araignees, la chambre était rempli d araignees….. 5 éme jour : Ce matin nous sommes réveillés dans un premier temps par une araignée qui se balade sur ma tête (« Une petite faucheuse, pas de quoi devenir hystérique non plus ! Et c’est moi qui dit ça ! »), réveil éclair pour moi brrr et ensuite par des bruits qui viennent de dehors …un bruit de choses qui tombent sur notre toit… nous pensons que c’est le vent qui fait tomber les amandes de l arbre… Et non ce sont de jolis petits singes qui s amusent à lancer des amandes du haut de leur perchoir !!!Lol Route vers Pulau Langkawi. Nous arrivons a Kuala Kedah vers 10h00, pour nous garer, nous avons de la chance, le parking se trouve juste devant l’embarcadère et nous prenons la dernière place…mais pour le bateau, celui de 10h30 est complet, nous devons donc attendre celui de 12h00… Nous prenons donc le suivant par un temps très agréable et une mer très calme. Arrivés sur l’île nous prenons un taxi pour nous emmener jusqu’ ‘à AB Motel qui se trouve sur la plage de Pantai Cenang. Hôtel confortable, nous prenons les bungalows qui se trouvent de l autre coté de la route, bien moins chers et tout aussi propres.80 RM Nous louons une voiture pour 1 jour et demi juste à côté de l’hôtel. 100 RM soit 25 euros. Après négociation bien sur lol Nous ne perdons pas un instant, petite douche, on prépare notre sac et on part pour une après midi de visite sous un soleil radieux On commence notre périple par prendre le cable car qui nous emmène au point culminant de l ile pour nous permettre d avoir un joli point de vue sur l ile, les plages environnantes et sur la Thaïlande. Nous nous trouvons à environ 800 mètres de hauteur sur des plateformes conçues exclusivement pour les piétons. Ensuite nous allons à pied voir les Seven Falls, petite montée d’une demi-heure, la foret alentour est remplie de singe. Arrivé en haut rien d exceptionnel. Nous nous dirigeons ensuite vers la plus belle plage de l ile, la plage de Tanjung Rhu au nord de l ile. Nous arrivons vers 17h45, et là un garde nous fait comprendre que nous ne pouvons plus emprunter la route qui mène a la plage après 17h30 car, c’est une plage privée…. Et oui cette plage est privatisée après 17h30 pour les clients des hôtels luxueux qui bordent cette plage… dégouttés nous repartons avec la ferme intention de revenir demain… Nous retraversons l’île et allons donc nous baigner à la plage de Pantai Koi. Jolie plage également où des voiliers au loin jetaient l’ancre à proximité d’un îlot. Le soir, nous dinons sur Pantai Cenang, dans un resto Thaïlandais… Plat très pimenté, malgré le fait que Céline demande "No Spicy "!!! (Oui là-bas cela ne sert à rien de demander no spicy car ils répondent non et c’est toujours pimenté ! ») 6 éme jour : Des le lever, nous sommes allés nous baigner, nous allons sur la plage de Pantai Cenang, pas beaucoup de monde dans l’eau et aucun touriste… Ensuite direction le sommet de l’île accessible en voiture, mais là après 30 min de voiture, déception…on ne peut pas y accéder…zone militaire et zone privée, aucun intérêt donc à y monter… Cette fois nous comptons bien profiter de Tanjung Rhu, nous arrivons donc sur la plage après avoir passé le poste de garde et avoir rempli une fiche avec notre nom prénom etc.…. Nous nous baignons dans un endroit idyllique sans personne autour, nous avons la plage pour nous seul !!! Retour a l hôtel pour manger et l après midi balade dans le centre de l ile. Retour sur Tanjung Rhu. Nous décidons de faire un petit tour en bateau pour aller voir les aigles…. Et nous avons bien fait d attendre cette après midi… Ce matin quand nous sommes passés, le tarif qui nous était proposé était de 250 RN pour 1 heure, et ce soir sans aucune négociation, nous payons 170 pour deux heures de balades et plus de prestation et de visite….au lieu de 350…pas mal !!Non ? Lol Lors de notre tour en bateau, nous allons visiter une ferme Fish ou des poissons assez dangereux (genre barracudas) sont cantonnés dans des bassins entourés de filets mais sans aucune protection, il serait très facile de tomber dedans !!! Nous continuons ensuite notre périple pour aller voir les aigles chasser. Ce sont des aigles qui chassent les poissons.il y en a des dizaines, c’est magnifique. Puis direction une cave remplie de chauves souris, suivi d un tour dans la mangrove et d’un tour en mer pour finir, nous n’avons pas vu le temps passer, Le bateau nous dépose sur la plage de Tanjung Rhu pour que nous puissions assister au coucher de soleil…petit baignade bien sur en attendant le fameux coucher !!! Il est 19h, le soleil n’est pas tout a fait coucher, et un garde nous demande de partir, car c’est l heure ou les touristes qui ne résident pas a l hôtel doivent quitter la plage… Même pas pus voir le coucher de soleil jusqu’ au bout !!! De nouveau dégoutés et excédés nous quittons donc cette magnifique plage et retournons sur Pantai Cenang. 7 éme jour : Journée de route, trajet de Pulau Langkawi a Kota Bharu. Route sinueuse de montagne, pas beaucoup de monde, et la route est très bonne. Arrivés sur Kota Bharu, nous cherchons un hôtel qui n existe plus !! Nous allons finalement au cristal Lodge, un hôtel qui ne se trouve pas loin du centre-ville, pas cher, chambre de luxe à 150 RM au lieu de 200 RM avec petit déjeuner inclus, c’est la seule chambre qui leur restait. Le soir nous allons nous balader en ville, Les gens ici sont sympas, beaucoup nous sourient et nous disent bonjour. Cette ville est une étape dortoir pour aller ensuite sur les Perhentians. 8 éme jour : Le prix de la chambre d’hôtel comprend également le petit déjeuner. Mais arrivé a la salle du petit déjeuner, surprise, quasiment que de la bouffe salée et chinoise le matin. Dur d’avaler un plat de riz le matin, on trouve quand même dans un coin de la salle de quoi se nourrir, lait, céréales, confiture etc. ouf ! Ensuite direction Kuala Besut, embarcadère pour les iles Perhentians. Nous garons donc la voiture dans un parking gardé, et achetons également les billets pour le transport en speed boat. On a de la chance, pas besoin d attendre, un speed boat est prêt à nous emmener tout de suite. Aller retour par personne 70 RM Bateau rapide mais pas confortable et pas très sécurisé. Heureusement la mer est calme…on n’imagine pas par mauvais temps… On arrive a proximité des iles, la couleur de la mer se change pour un bleu turquoise, aux eaux translucides, des plages de sable blanc se jettent dans la mer, entourés par une végétation luxuriante a la couleur vert émeraude, tout cela baigné par un ciel bleu azur, aucun nuage a l horizon… un paradis sur terre, nous avons enfin trouvé notre éden… Le bateau nous dépose face au Reef Chalet, nous avions réservé avant de venir… La plage est magnifique, l eau transparente, la chaleur douce brassée par un air marin et les bungalows ou nous allons logés sont placés a l ombre, a une bonne vingtaine de mètre du rivage, ils sont placés en arc de cercle, dans un petit jardin qui nous apporte ombre et fraicheur. Le Reef hôtel est très bien situé, propre, agréable, personnel sympa à l inverse de ce que nous avons pu lire sur le guide Lonely. Etant donné que nous arrivons un peu tôt, nous allons visiter les plages alentours et décidons de nous baigner dans une toute petite crique face a l hôtel Corail View. C’est un endroit génial pour faire du snorkelling, l’eau y est transparente, il y a plein de coraux dans l’eau, et surtout aucun bateau ne peut accéder car une ligne de flottaison limite l’accès et protège les baigneurs. Nous nous mettons à l’eau dans une eau très chaude, à peine avons-nous mis nos masques et tubas, que nous sommes envahis par des hordes de poissons multicolores. Tous aussi beaux les uns que les autres. C’est vraiment magnifique. Nous ne voyons pas passer le temps et nous restons ici environ deux heures à nager et à admirer la faune et la flore marine… malgré la protection 50 UV, nous attrapons quand même de jolis coups de soleil. Nous retournons ensuite à notre hôtel… et nous découvrons notre petit bungalow… climatisation, moustiquaire, eau chaude, propre, bien situe le top pour seulement 140 RM. (« C’est moi qui l’ai trouvé ! ») Le midi nous allons manger chez MAMA, un petit restaurant de plage à côté de nos bungalows. Nous mangeons pour 31 RM, les prix sont un peu plus élevés que sur le continent mais cela reste abordable. L’après midi, re-baignade dans la petite crique du matin, nous avons vu de jolis petits poissons clowns qui se trouvent dans leur anémones de mer !! C’était très joli à voir ! (« Le monde de Némo en vrai !) Je me suis fait également piqué par une sorte d’anémone qui se trouvait sur les rochers et attaqué par un tout petit poisson qui se jetait sur mes jambes. lol, je devais très certainement être trop prêt de lui et de son domicile lol, et il ne devait pas apprécier …. Le soir nous dinons au corail View, face à la mer !!! Génial, nous voulons rester là toute notre vie !!! C’est vraiment le paradis ici !! Nous allons nous coucher avec des images plein la tête. 9 éme jour : Ce matin nous allons faire du snorkelling en bateau, c’est une excursion qui était proposé par un hôtel afin d aller voir les requins et les tortues… Nous avions rendez vous pour 10 heures. Pour ma part, l’heure me parait trop tardive pour pouvoir observer et avoir la chance de pouvoir apercevoir de tels animaux marins… Bref nous allons donc au rendez et là « surprise », il fallait nous en douter, nous sommes une bonne vingtaine a s’entasser dans un bateau, nous sommes serrés comme des sardines, quoi de plus normal pour le milieu marin…pff la sortie commence bien. (« J’ai vraiment pas aimé ça être entassé dans un petit bateau, on peut à peine bouger pour enlever son gilet ») Donc le snorkelling trip commence par la baie de Tetek, baie situé à 10 min en bateau en allant vers le sud. Arrivé, nous nous mettons a l eau, parmi déjà plusieurs autres groupes sont présents. Nous apercevons un bébé requin et un adulte, c’est tout. (« Oui c’est tout enfin c’est quand même génial, c’est la première que l’on nage avec un requin, ça fait une drôle de sensation même s’ils sont petits ces requins de récifs et qu’ils sont appelés Stupid sharks ! »)Le bateau nous emmène ensuite vers une autre baie pour y faire du snorkelling, et là aussi rien d extraordinaire, le site de snorkelling face au corail View est bien mieux. Nous nageons une petite demi-heure et là nous pensons qu’il nous emmène dans une troisième baie pour peut- être apercevoir des tortues…. Et là nous nous dirigeons vers notre lieu d embarquement et le bateau tourne a environ 300 mètres de la plage. Bon chose positive, le pilote trouve une tortue sur le fond, tout le monde se jette à l eau et nous apercevons entre les palmes, les pieds, l’écume et les tonnes de chair cramoisie par le soleil, une tortue qui n’apprécie pas trop le spectacle et décide de partir rapidement… Conclusion, pas top du tout cette sortie en bateau… le prix était de 30 RM /pers car nous avions notre masque et tuba. Nous aurions dû nous en douter, ce n’est pas notre premier voyage et nous ne sommes plus des débutants, mais l’envie de voir des requins et des tortues était bien plus forte que notre raison lol. Le midi nous dinons de nouveau au corail View. Fort de notre expérience du matin et nous voulions aussi changer d’endroits pour faire du snorkelling, nous demandons a un taxi, le meilleur endroit pour donc assouvir notre passion… il nous parle de Tuttle Beach. Une plage qui se trouve au nord. Je regarde dans le Lonely et il n en parle pas ! Bref, nous faisons confiance à ce taxi… Il nous emmène donc sur une plage de sable blanc, on dirait de la neige, personne aux alentours, ni sur la plage, ni dans l eau…une plage déserte rien que pour nous !! Déjà le cadre est splendide … il nous dépose sur la plage et nous ne perdons pas un instant pour nous mettre a l eau. Et là, l’extase. une eau translucide et pure, pas la moindre particule en suspension, le fond est tapissé de sable blanc, sur le coté gauche des rochers entassés s’enfoncent doucement dans la mer.des poissons multicolores nous entourent, nous suivons la découpe de la cote et chaque rocher passé , nous fait découvrir a chaque fois un paysage magnifique, des tombants ou des dizaines de poissons sont collés a la paroi, des anémones de mer habitées par des poissons clowns, des bénitiers géants aux couleurs mauves, verts, oranges, des coraux gigantesques sous lesquels les poissons se cachent..Nous ne savons pas où regarder tellement nous sommes entourés d’une faune et d’une flore extraordinaire. Nous apercevons ce qui doit être des barracudas (euh non peut-être pas, c’est méchant ça ! »), une raie pastenague, et des requins… nous sommes dans un aquarium géant. (« Le pied, j’ai adoré, je serai restée des heures dans l’eau à regarder ces magnifiques paysages sous-marins ! ») Toute chose à une fin et le bateau revient nous rechercher beaucoup trop tôt !lol Nous avons passé une après midi idyllique dans une baie magnifique, et le comble aucun guide n’en parle, ou peut-être est-ce mieux !!! Nous rentrons de cette baignade avec des centaines de photos sous marines, que du bonheur. 10 éme jour : Nous nous levons tôt pour notre dernière journée sur les Perhentians. Fort de notre expérience de la veille, nous décidons de nous mettre a l'eau très tôt, afin peux être d apercevoir par notre propre moyen des tortues… Le soleil est levé depuis 30 min que nous sommes déjà dans l eau…le plaisir de ne se fait pas attendre, au bout de 5 min, nous apercevons une tortue posé a environ 3 mètres de fond en train de prendre son petit déjeuner composé je pense d algues… rencontre inoubliable… elle s arrête de manger, nous regarde un long moment, elle nous observe comme nous l observions, communion de deux mondes différents, puis après 5 min de communication visuelle , elle se lève du fond et commence a nager.. nous la suivons une bonne dizaine de minutes…c’est un instant précieux que nous sommes en train de vivre….personne d autre dans ce paradis aquatique que la tortue , Céline et moi…., puis nous la laissons s enfoncer dans les profondeurs et nous revenons doucement a la réalité, la tête rempli d image… Et la le spectacle n est pas terminé, nous apercevons cette fois, sous nos pieds, 5 requins qui nagent tranquillement sur le fond ! (Moi je n’ai pas vu les 5, j’en ai vu un quand j’étais seule, Laurent était bien devant et ça m’a fait une drôle de sensation, j’ai eu un peu peur et je suis repartie vers la plage ! ») Céline décide de repartir sur la plage car nous sommes les seuls dans l eau vu l heure matinale. Je continue à nager et j’aperçois cette fois une raie blanche à pois jaunes. Elle file entre les rochers, pas assez rapide pour que je puisse la suivre… Les requins sont toujours là, ils partent, reviennent, et repartent, puis pour finir restent en dessous de moi en formant des cercles….. 5 requins ca devient impressionnants et n étant pas Rahan, je décide de regagner le rivage également, même si ces requins sont inoffensifs .lol Notre séjour sur les Perhentians se termine bientôt sur c est rencontre fabuleuse que nous venons de vivre… Le cœur lourd, nous allons prendre notre douche et faire notre sac pour quitter notre petit bungalow… La baignade de ce matin nous a creusés le ventre, et nous décidons d aller prendre un petit déjeuner de champion…nous ne déjeunons pas souvent le matin, mais là nous nous lâchons, café, thé, pain perdu, céréales, toast, saucisses, lard, croquette de pommes de terre, confiture, jus d orange œuf brouillé et au plat… et nous mangeons tout !lol Puis le bateau arrive et nous devons quitter ce paradis terrestre…. De retour sur le continent, nous reprenons la voiture et nous payons 30 RM de parking. Direction Cherating, prochaine escale, nous en profitons pour y voir les lucioles… balade en barque sur la rivière tout les deux en amoureux, personne, c’est génial, des milliers de lucioles se trouvent dans les arbres, et le guide pour les faire venir agite une lampe à la lumière rouge, cela les attire… (« Oui d’ailleurs, j’ai bien ri car Laurent a quand même dit : euh les lucioles pas trop près quand même ! Il a eu peur de ces pauvres petites bêtes ! MDR ! ») Cette excursion nous revient à 40 RM et la location du bungalow à 50RM Le soir nous dinons dans un petit restaurant à l’entrée de Cherating. J’ai commandé une soupe Tom Yam, cela restera le meilleur Tom Yam que j’aurais mangé en Malaisie, un peu épicé lol mais terriblement délicieux…mais ne regardons de trop prés l état de la cuisine du restaurant !!Lol 11 éme jour : Nous reprenons la route très tôt pour Padang Endau. C‘est le port le plus proche pour embarquer pour les iles Tioman. Le tarif pour le ferry est de 35 RM/pers et par aller. Il nous faudra deux heures de bateau pour rejoindre l’île. Arrivée à Tioman, il ne fait pas très beau, le ciel est gris et la mer houleuse. Le chalet que nous avons réservé est pas mal il s agit du Bamboo Hill. Accroché à la falaise et entouré de bougainvilliers, il domine la mer du bout de la plage. Mais tout semble fermé ici, le soir nous avons même du mal à trouver un restaurant d ouvert. Nous trouvons une petite gargote de plage.je commande un tom Yam épicé bien sur lol et la j’ai la chance d avoir dans mon plat une charmante petite fourmi ailée qui faisait une brasse coulée…sympa, bon ici, on enlève et on continue à manger, nous ne sommes pas en France avec nos règles sur l hygiène, sinon on ne finirait pas rien manger et des fois il ne vaut mieux pas savoir !!! Le soir nous dormons très bien dans notre petit bungalow … 12 éme jour : Ici les gens sont « space » nous réservons la veille pour faire un snorkelling trip, afin de ce rendre sur une ile proche et de passer la journée en bateau. L organisateur nous demande de venir a 9h pour savoir si nous pouvons aller en mer, vu l’état de la météo. Nous arrivons donc a 9h, personne, nous attendons une demi heure, un autre couple était arrivée entre temps pour également faire du snorkelling. Le pilote arrive donc a 9h30 et ne sait toujours pas si nous pouvons faire le trip.il nous demande de revenir a 10h.nous décidons d aller déjeuner pendant ce temps. Nous allons dans un restaurant où nous demandons un jus d orange…. A cette heure nous attendons toujours notre jus d’orange. Nous partons donc et repassons pour le trip… et là le mec passe devant nous sans rien nous dire et il s en va…….super l organisation…nous partons, nous n'allons pas leur courir derrière pour savoir si nous pouvons le faire ou pas….. La journée commence bien. La pluie fait son apparition, nous décidons malgré tout de partir randonner dans la jungle… Nous prenons le sentier pour nous rendre à la Monkey Beach. Le chemin n est pas simple, le début est assez escarpé et des sections doivent se faire a l’aide d’une corde. Apres 10 minutes de marche, nous arrivons à un hôtel avec des pontons en bois, de charmants petits bungalows accrochés a la falaise et avec une vue fantastique sur la mer bleu limpide et un ponton en bois défraichi par l air marin. Mais le charme est présent. Nous décidons de prendre notre troisième nuit sur l’ile de Tioman à cet hôtel. Nous réservons une chambre, le prix est de 20 RM de plus pour le week end mais cela reste abordable. Nous prenons une suite de luxe avec vue sur la mer » autant se faire plaisir ». Puis nous reprenons notre randonnée en direction de notre plage…le sentier ne fait que monter et descendre a travers une végétation luxuriante, les bruits de la jungle sont omniprésents, et les senteurs exaltent nos sens…le plus dur c’est l humidité ambiante, nous sommes trempés. J’ouvre le chemin pour que Céline puisse suivre et j’aperçois donc en premier toutes sortes de lézards…et je vois furtivement sur un tronc le temps d’une ou deux secondes ce qui semble être, une araignée. Elle a, à peu prés la taille de ma paume de main, elle est marron et très velue. N'étant pas un expert, je pense que cela doit être une mygale ou une tarentule. Elle m aperçoit et ce glisse sous un tas de feuilles jouxtant le coté gauche du sentier. Je ne dis rien a Céline, mais je lui dis de passé a droite car le coté gauche est glissant. Elle ne me croit pas, et ensuite passé elle me pose des questions, je lui dis ce que j’ai vu, et la je me rends compte que j ai fait une erreur, j aurais jamais du le lui dire…la pauvre, elle déteste ca, et elle me fait une crise de nerf en pleine jungle…. (« Il me dit qu’il a vu une mygale et que je suis passée à côté ! En ayant une phobie des araignées, comment voulait-il que je réagisse ???? ») Elle se calme difficilement et nous reprenons notre route…mais je l’entends régulièrement gémir durant le trajet … Apres de tels efforts et de telles émotions, nous arrivons enfin à notre plage tant attendu la Monkey Beach. Nous n'attendons pas un instant pour nous baigner. L eau est un peu plus fraiche, mais le cadre est magnifique, plage de sable blanc, déserte, entourée d’une jungle émeraude et à chaque extrémité, des rochers se jettent dans l eau. Apres notre petite baignade, nous déjeunons, petit gâteau au fromage et chips sont au programme. On ne mange pas beaucoup et nous décidons de nous re-baigner. J'y vais le premier, le temps que Céline range le reste dans un sac plastique qu'’elle dépose derrière nos sacs a dos. Elle n’a pas le temps de rentrer dans l eau entièrement, que des singes, descendent des arbres, se jettent sur le sac et se sauvent en nous le volant. Elle court, et là trop tard, le sac contenant la nourriture tant convoitée par les singes a été dérobée. Tout le temps que nous avons mangé, nous ne les avons pas vus, ni entendus. Et là des que nous avons déposé le sac, ils se sont jeté dessus ….ce sont des petits filous… heureusement que nous n'avons pas remis la nourriture dans un sac à dos…ils auraient pris le sac a dos également lol Pour retourner à l’hôtel, nous devons retraverser la jungle et refaire le chemin dans le sens inverse, mais Céline n’étant pas très motivée, elle arrive à choper un taxi boat, qui nous reconduira à notre hôtel pour 50 RM pour nous deux. (« Je n’avais pas envie de recroiser une autre mygale ou même un serpent »)
13 éme jour : Nous nous levons sous un soleil magnifique, un petit singe vient nous dire bonjour sur la terrasse et dans le même temps, nous voler un bonbon au miel « normal lol » nous pensions que la journée allait très bien se passée, la suite va nous prouver que non. Nous libérons la chambre pour 8h30 car le bateau du Panuba Inn Resort doit venir nous chercher a 9h00, mais avant il faut payer la location du bungalow au bamboo Hill. Bien sur personne a la réception, alors qu'’elle devrait être ouverte depuis 8h30. Nous attendons le bateau a proximité de la plage, mais aucun bateau ne vient, le temps presse car a 10h, nous avons rendez-vous pour faire un snorkelling trip avec l hôtel Panuba. 9h20, n’ayant toujours personne à la réception du Bamboo Hill et toujours pas de bateau a l’horizon, nous décidons de traverser la jungle pour aller par notre propre moyen a notre location suivante. Sur 4 sacs à dos que nous avons, j’en prends 3, les 2 plus gros bien sur .sympa non, la randonnée avec Céline !!!! Baroudeuse du dimanche, et malgré cela elle se retrouve quand même derrière moi !!Lol (« Oui ben je suis pas Tomb Raider moi) Nous arrivons à l’hôtel, trempés. 20 min après que nous soyons arrivés, le réceptionniste reçoit un coup de fil , certainement du pilote du bateau qui devait venir nous chercher, il dit que personne n était sur la plage a attendre la bateau…normal, il doit être 9h40 , et le bateau devait venir nous chercher à 9h, c’est un peu normal que ne soyons pas a attendre sur la plage… nous l expliquons a l accueil, et il s’en excuse, bref , nous voilà arrivés, on a juste le temps de prendre une douche, de se changer et direction le bateau pour notre snorkelling trip. On se retrouve a 5 dans un bateau, cool, nous deux et trois australiennes. Ici, il ne mélange pas les groupes et juste avant, ils ont fait partir un bateau d asiatique bien plus nombreux que nous, tant mieux, nous avons plus de place !! Au programme, nous allons nous baigner à Corail Bay, très jolie ile au large de Tioman, un peu de monde, il y a plus de japonais se baignant avec leur gilet de sauvetage, que de poissons dans l eau. Drôle de spectacle à voir lol Ensuite nous nous dirigeons sur paya Bay, une autre petite crique tranquille, l eau est chaude, mais pas beaucoup de poissons. Nous voila arrivés a l heure du déjeuner, et nous allons sur la plage de Salang, très jolie plage de sable blanc, plus vivante que la plage d’ABC. Nous mangeons les pieds dans le sable et nous allons ensuite faire quelques emplettes .un t-shirt pour moi et un sarong pour Céline. Reprise du snorkelling, cette fois nous nous arrêtons le long d un promontoire rocheux, c’est le meilleur endroit pour patauger avec les poissons, une petite mouette qui a du regarder un peu trop le film « les oiseaux », décide de m attaquer en ras motte une bonne vingtaine de fois !!Lol Nous avions également acheté du pain à la plage précédente, afin de nourrir les dizaines de poissons qui nageaient autour de nous. Ils s adorent ca, ils se jetaient sur le pain, il y en a même un qui m’a chopé le doigt et un autre l’épaule lol. Il est temps de rentrer avant de rencontrer un requin, vu la chance que j’ai avec les animaux aujourd’hui ! Puis nous finissons notre circuit par la Monkey Beach, plage que nous connaissons, puisque nous sommes venus la veille ici. Le pilote nous demande de remonter car le temps change très vite et la pluie arrive… nous avons juste le temps de rentrer a l hôtel, quand une pluie tropicale et diluvienne s’abat sur l ile. Pour rentrer a notre bungalow, nous empruntons le ponton en bois, qui par l effet de la pluie, le rend très glissant, et je m en aperçois très rapidement. Je me suis vautré en beauté sur ce ponton… assez mal au pied d ailleurs…lol Nous finissons notre journée sous la pluie, mais le dos brulé par le soleil, malgré la protection solaire que nous avions mise ! 14 éme jour : Nous quittons aujourd’hui les iles Tioman.., notre bateau est prévu a l embarcadère de la plage d’ABC. Le bateau du Panuba Inn Resort, nous y emmène pour 11h car nous devons régler la facture du précédent logement. Sur le ponton, le monde arrive de plus en plus. Plusieurs bateaux accostent appartenant à la compagnie de ferry qui effectue les trajets mais aucun ne prend de passagers. Bizarre. 13h est passé, et nous commençons a nous poser des questions. Un couple à coté de nous attend également le bateau, nous leur demandons pour quelle destination, eux repartent sur Mersing, mais ils attendent depuis un moment car leur bateau était prévu pour 11h45 et qu'’il doit être 13h30. Un nouveau bateau a l horizon, il accoste et il s avère que c est le notre, avec seulement 45 min de retard, ca va, nous sommes content de pouvoir embarquer…. Le soulagement va bientôt faire place a un énervement, car le bateau que nous prenons et qui part bien pour Padang Endau, va faire la navette entre les différentes plages de l ile pour finir par revenir a la plage d ABC… Nous apprendrons par la suite qu'’il a pris un groupe de passagers qui aurait du retourner a Mersing et qui a très probablement raté le bateau… super, au lieu de partir à 13h comme prévu, nous partons a 16h, 3h de retard !!! La suite de notre planning est tout chamboulée et va remettre en cause notre visite de Malacca… D ailleurs nous allons arriver à Malacca le soir à 21h. Nous trouvons notre hôtel sans aucune difficulté, il s agit de l’hôtel PURI. Il est installé dans un ancien manoir colonial, des que l’on franchit le seuil de la porte, on a l impression de remonter le temps, le hall d entrée est magnifique, au mur il y a des gravures chinoises accompagnées de très anciens meubles gravés style chinois, dans une autre pièce, un carrosse du 18e siècle habille la pièce, les chambres sont propres et spacieuses, on se sent très bien dans cet endroit. Le personnel est très serviable et vous avez même un portier qui gère votre véhicule. Nous ne perdons pas de temps et partons manger dans la jongle walk, une rue animée ou se déroule un immense marché de nuit, à peine 1 minute de l hôtel. Nous nous attablons dans un « Street Food », sans attendre car nous avons très faim, je ne prends aucun risque, je prends un MEI LEW, c’est un plat chinois, mais je le vois en photo, donc pas de soucis, et Céline, qui pourtant parle mieux anglais que moi, commande des ‘ skins brochette » lol, ce qui veux dire peau lol Son plat arrive, et elle se rend compte qu’elle vient de commander des brochettes de peau de poulet, Mdr !! Avec l’air dépité car elle a très faim, elle me regarde et dit « ce sont des peaux de poulet « lol et en plus c’est brochettes sont très cher !!14 RM pour 6, elle les mange quand même lol (« J’étais dégouttée ! Et Laurent s’est bien foutu de moi ! ») Nous nous promenons dans le marché, et nous reprenons des bouchées chinoises, un vrai délice….tellement bon qu’on en reprend une deuxième fois en repassant devant !!! Nous visitons un peu la ville avec le peu de temps que nous avons… nous sommes dégouttés de ne pas pouvoir profiter pleinement de notre visite de Malacca, a cause du ferry !!! 15 éme jour : Ce matin, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel, dans une cour intérieure qui donne sur un très joli jardin. Il y a de tout à profusions, nous nous régalons Puis nous reprenons la route a 7h40 pour l aéroport, nous nous devons rendre la voiture a 8h.je crois que nous allons être un peu en retard !!Lol Nous arrivons vers 9h30, le loueur nous remet notre caution sans faire le tour du véhicule… puis nous prenons le bus pour KUALA LUMPUR, 10 RM /pers.il nous dépose a la gare centrale, et de là nous prenons un taxi pour l hôtel que nous avions réservé avant notre départ. Coût du trajet 12 RM Nous tombons sur un « connard de taxi » bref L’hôtel que Céline a réservé est magnifique, dans le style balinais, calme, proche des grand sites touristique de la capitale. Nous nous installons et nous partons visiter la ville sous la pluie, nous décidons d aller manger en attendant la fin de la pluie qui ne tarde pas à venir. Pour la première fois du voyage, nous allons manger japonais, un restaurant japonais comme jamais nous l’avons fait en France. Les maitres sushi sont devant nous et confectionnent les sushis sur demande ou alors pour gagner du temps, ils placent les sushis qu'’ils préparent sur un tapis roulant qui serpente entre les convives…génial, nous nous régalons, pour 6 makis California en France, nous payons 6 euros, la nous sommes a environ 50 cts d euros. Nous prenons tout ce qui nous fait plaisir et nous nous régalons. Puis direction Chinatown pour faire des emplettes. Nous prenons le monorail qui nous dépose a proximité de Chinatown…. Les routes et les plans ne correspondant à rien, je me plante en beauté, et je nous emmène pendant une bonne demi heure dans l autre sens… je m énerve et c’est Céline qui retrouve la route et nous emmène a Chinatown…. (Oui heureusement que j’étais là enfin je me suis fait remballée aussi parce que pour une fois j’avais trouvé la route et Loulou était vexé que ce soit moi qui trouve ! Gamin !! LOL ») Nous visitons donc Chinatown, JLN Petaling, marché central, Merkeda Square, jolie place avec une pelouse immense, c’est l endroit ou se réunit le peuple pour les grands événements, et nous flânons ensuite dans les rues…nous reprenons ensuite le monorail pour nous rendre au marché de nuit de CHOW KITT, pas exceptionnel… Retournons a l’hôtel pour prendre une bonne douche et ressortons pour aller diner dans le quartier voisin, ou il y a plein d échoppes de nourriture. Ca pue le durian dans la rue lol Puis retour à l hôtel, ou une bonne nuit nous attend…, 16 éme jour : Nous nous levons tôt, et partons voir les tours Petronas, nous mettons a pied 40 min pour nous y rendre, car rien n’est fait pour les piétons, du moins nous ne l avons pas encore découvert lol donc on se dirige a travers des gratte ciel en ayant toujours les tours en vue. On arrive a leur pied, elles sont immenses, en dessous d’elles, se trouve un immense centre commercial sur plusieurs étages. Nous allons dans le parc pour une séance photo… les tours mesures 452 mètres alors que la tour Eiffel ne mesure que 324 mètres. Nous n avons pas encore déjeuné et Céline a de nouveau faim, nous nous faisons un petit déjeuner de roi dans un bar des tours Petronas, 22 RM /pers pour un buffet… Apres avoir bien déjeuné, nous retournons a l hôtel pour libérer notre chambre. Nous demandons a l hôtel, si ils peuvent garder nos bagages, il accepte et nous leur demandons également si nous pouvons reprendre un douche le soir vers 18h avant d aller a l aéroport, il accepte également… Super, nous allons pouvoir nous promener dans KUALA LUMPUR tout l après midi… Donc pour cette dernière après midi, nous nous dirigeons vers le parc de papillon, il se trouve a l est de la ville est la plus proche station de métro est Chinatown, le reste du chemin devra être fait a pied !! Vu l orientation ici, nous nous doutons de la dangerosité de la chose. Nous finissons quand même par arriver à destination. Des milliers de papillons volent dans une serre immense, puis avant la sortie, une collection insecte épinglé assez complète est exposé sur les murs. Un joli cadre rempli d araignées, nous indique que les ¾ des araignées épinglés ici, viennent des camerons Highlands !!Lol Puis nous poursuivons la visite, par celle du magasin bien sur, ou nous achetons pour seul cadeau un cadre avec un très joli papillon. Continuons dans le même quartier, par la visite du jardin d orchidées, gratuit celui la. Repassons ensuite une dernière fois dans Chinatown avant de retourner à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre notre douche. Céline épuisée, décide de prendre un taxi jusqu'à la gare afin de prendre le bus !! 20 RM pour la course, nous ne négocions même pas !! Nous arrivons au terme du voyage… (Oui allez comme à chaque fois, une chose à dire : vivement le prochain ! »)
2 éme jour : Nous reprenons la même route sinueuse et montagneuse qu' hier. 2h30 de route pour rejoindre l’embarcadère pour Pulau Pangkor. Prix du bateau pour les iles 10 RM/pers soit 2,5 euros Nous louons un scooter beaucoup trop cher 40 RM. Nous nous faisons avoir…ca arrive lol En plus, pratiquement pas de frein…sympa la balade Nous partons déjeuner sur la plus belle plage de l’ile, Corail Bay, ou nous nous baignons également… (Là ça commençait à être le paradis avec le sable blanc, la mer bleu et le calme) Nous reprenons le bateau pour nous rendre à Ipoh. Arrivés sur Ipoh, nous recherchons notre hôtel que nous avons sélectionné dans le Lonely Planet, mais aucun plan ne correspond, nous ne mettons pas loin d’une heure pour le trouver… Apres l’avoir trouvé enfin, nous ressortons pour aller manger en ville. Nous trouvons une petite place remplie de restaurants en plein air…de petites échoppes qui font leur cuisine en plein rue… Nous prenons plein de choses différentes et nous goutons à tout. Certains plats se révèlent délicieux alors que d autres sont tout bonnement infectes… Apres avoir mangé un peu trop…. Nous allons nous balader dans le marché de nuit…. La vie nocturne ici est très développée, les malais vivent la nuit et nous nous en apercevrons tout au long de notre voyage… (Et ça j’adore, ça fait partie de l’ambiance des vacances) 3 éme jour : Ce matin avant de quitter Ipoh, nous aimerions visiter deux temples bouddhistes….. Le Sam Po Tog et le Perak ….mais jamais nous ne les avons trouvés….aucune indication n existe, aucun plan ne correspond….après 1h30 de recherche infructueuse, nous quittons Ipoh sans une certaine irritation pour prendre la direction de Taiping. (Un peu déçue mais nous avons tout tenté pour les trouver) Nous prenons cette fois un hôtel avec piscine dans la jungle… sympa. Première chose, nous allons nous baigner… Dans l après midi, nous allons à Kuala Sepetang afin de visiter la Matang Mangrove Forest Reserve. C’est un parc qui serpente dans la mangrove grâce à des pontons en bois qui sillonnent la foret. Nous apercevons parmi les arbres gigantesques des pics verts, des calaos, un varan, des martins-pêcheurs, des écureuils et des singes…d’ailleurs ces derniers étaient dans les arbres à une bonne cinquantaine de mètres de nous quand nous sommes passés la première fois… Puis quand nous avions fini notre petit tour dans la réserve, et que nous avions fait demi-tour pour repartir à la voiture, ils se trouvaient sur les passerelles à une dizaine de mètres de la sortie… Donc nous avançons pour sortir, ils s écartent tous, sauf un qui boitait…. Il se retourne, nous crache dessus et s’avance vers nous menaçant…nous reculons doucement …. Nous attendons donc qu’il parte de lui même de la passerelle et pendant ce temps, je décide de prendre une photo d’un singe qui se trouve dans les arbres… La foret est très sombre et pour pouvoir prendre la photo, le flash se déclenche…. Et le singe n’a pas du tout aimé cela, il est descendu de son arbre, a sauté sur la passerelle .Il était a moins de 2 mètres de nous. D’un air menaçant, crachant, grognant, et s’avançait vers nous en montrant les dents….. Céline paniquée était derrière moi (« il y avait de quoi être paniquée, il voulait vraiment nous attaquer »), j’avais pris mon sac à dos dans la main et le tenant par les sangles, j’étais prêt à lui balancer dans la tête s’ il s’avançait de plus prés… Dans le même temps, l autre singe boiteux, revenait vers nous en crachant également…nous étions pris en tenaille par deux singes. Céline était collée à moi en ayant assez peur, puis j’ai cherché dans mon sac quelque chose à leur jeter afin de les occuper pour que nous puissions partir sans les quitter des yeux……..Le singe avançait sans cesse et ‘ arrêtait des que je criais « NON ».Et Céline a eu cette phrase géniale avec un ton paniqué « balance lui un nurofen, balance lui un nurofen » lol (Oui dans ces moments là, l’important c’est de sauver sa peau !). J’ai enfin trouvé un bonbon dans le sac !!! Je leur ai jeté et ils se le sont disputé…et nous avons pu partir mais pas dans la bonne direction, nous avons donc du faire le grand tour dans la mangrove afin de rejoindre la voiture…. Apres cette péripétie, nous retournons à l hôtel et nous allons nous baigner. Le soir nous partons faire le safari de nuit dans le zoo de Taiping. Nous sommes seul dans le zoo, expérience sympa, nous apercevons des animaux qui ne bougent jamais la journée ; nous voyons les lions jouer ensemble, nous entendons les tigres vêler. Les ours qui courent dans l herbe… très belle initiative d ouvrir le parc la nuit…pour une somme dérisoire, nous avons payé 4 euros par personne. La faim se fait sentir et nous allons à Taiping manger. Nous nous installons dans un Street Food, qui se trouve dans une rue fermée a la circulation, nous sommes les seuls occidentaux sur place… l’ambiance de l Asie est là, et nous nous sentons bien dans cette ville qui n est pas du tout touristique… Nous mangeons local et nous goutons à plein de bonnes choses. 4 éme jour : Nous prenons la route et nous allons sur Pulau Penang. Nous visitons la ville de Georgetown… Très belle ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ville avec des influences chinoise et indiennes…mais c’est son passé colonial qui s’impose… Nous visitons Chinatown, ainsi que le temple Hainan, temple bouddhiste chinois de couleur rouge entouré de colonnes noires sculptées de signes chinois. Il est aussi doté d une magnifique cour en pierre Nous visitons aussi le temple Tua Pek Tong, c’est un temple de couleur rouge et or, avec de magnifiques colonnes polies noires et un mobilier ancien verni…on a l impression d être revenu au siècle passé et de voir surgir un moine shaolin pour nous faire une démonstration de Kung Fu. Il est l heure de manger et nous trouvons un petit resto chinois dans l avenue principale de Chinatown…bonne cuisine, simple, correct, propre et pas cher. Après ce petit en-cas, nous partons visiter Little India, résolument plus bruyante et plus vivante que Chinatown… c’est aussi plus coloré, des magasins mettent de la musique indienne à fond, des couleurs plus éclatantes parent les tenues portées par les indiens, des voitures se faufilent entre les gens qui sont dans la rue, l ambiance est beaucoup moins zen… ce n’est décidément pas la même culture… Avec la chaleur qui envahit la ville, nous décidons d’aller nous baigner et retournons à notre bungalow qui se trouve a Batu Ferringi… Petite baignade dans la mer en face de notre logement et location d un scooter des mers pour une demi heure… La réglementation est bien loin de celle de la France, aucun permis ne nous fut demandé pour louer le scooter….. Nous finissons notre journée sur la plage à regarder le coucher de soleil… Le soleil nous offre un très joli spectacle, le ciel se change en couleur vive, le bleu du ciel se mêle au rouge naissant du coucher de soleil, sans oublier le orange qui englobe la mer … Une barque passe au loin, et a comme toile de fond le coucher de soleil, cela me permet de faire une très jolie photo. Ce spectacle terminé, nous allons en ville pour diner. Ici l ambiance est vraiment celle des vacances, nous pourrions comparer cela a une ville française de bord de mer, avec ses marchés, ses échoppes, ses restaurants et ses rabatteurs pour que nous allions diner chez eux…. Apres avoir fait notre petit tour dans le marché nocturne, nous allons manger dans un petit Street Food au bout de la rue commerçante… Beaucoup de touristes et une ambiance bien moins authentique que celle de Taiping…nous découvrons ici malgré tout, le white coffee, c’est un mélange de café, de lait concentré sucré, et de glace. C’est très bon et assez rafraichissant, il y a la même déclinaison avec le thé. Nous apercevons également un restaurant assez particulier. Dans le hall de ce restaurant, se trouve des dizaines d’aquariums remplis de poissons plus ou moins gros et plus ou moins bizarres. En fait il n’y a pas de carte pour commander, le menu est dans les bassins. On choisit le poisson que l’on désire manger et on le paye au kilo… Nous avons adoré Georgetown et surtout Chinatown. Logement sur Batu Ferigni. Nous logeons chez Ismael, chambre a 100 RM , positionné sur la plage, patron très sympa, climatisation mais le soucis était les araignees, la chambre était rempli d araignees….. 5 éme jour : Ce matin nous sommes réveillés dans un premier temps par une araignée qui se balade sur ma tête (« Une petite faucheuse, pas de quoi devenir hystérique non plus ! Et c’est moi qui dit ça ! »), réveil éclair pour moi brrr et ensuite par des bruits qui viennent de dehors …un bruit de choses qui tombent sur notre toit… nous pensons que c’est le vent qui fait tomber les amandes de l arbre… Et non ce sont de jolis petits singes qui s amusent à lancer des amandes du haut de leur perchoir !!!Lol Route vers Pulau Langkawi. Nous arrivons a Kuala Kedah vers 10h00, pour nous garer, nous avons de la chance, le parking se trouve juste devant l’embarcadère et nous prenons la dernière place…mais pour le bateau, celui de 10h30 est complet, nous devons donc attendre celui de 12h00… Nous prenons donc le suivant par un temps très agréable et une mer très calme. Arrivés sur l’île nous prenons un taxi pour nous emmener jusqu’ ‘à AB Motel qui se trouve sur la plage de Pantai Cenang. Hôtel confortable, nous prenons les bungalows qui se trouvent de l autre coté de la route, bien moins chers et tout aussi propres.80 RM Nous louons une voiture pour 1 jour et demi juste à côté de l’hôtel. 100 RM soit 25 euros. Après négociation bien sur lol Nous ne perdons pas un instant, petite douche, on prépare notre sac et on part pour une après midi de visite sous un soleil radieux On commence notre périple par prendre le cable car qui nous emmène au point culminant de l ile pour nous permettre d avoir un joli point de vue sur l ile, les plages environnantes et sur la Thaïlande. Nous nous trouvons à environ 800 mètres de hauteur sur des plateformes conçues exclusivement pour les piétons. Ensuite nous allons à pied voir les Seven Falls, petite montée d’une demi-heure, la foret alentour est remplie de singe. Arrivé en haut rien d exceptionnel. Nous nous dirigeons ensuite vers la plus belle plage de l ile, la plage de Tanjung Rhu au nord de l ile. Nous arrivons vers 17h45, et là un garde nous fait comprendre que nous ne pouvons plus emprunter la route qui mène a la plage après 17h30 car, c’est une plage privée…. Et oui cette plage est privatisée après 17h30 pour les clients des hôtels luxueux qui bordent cette plage… dégouttés nous repartons avec la ferme intention de revenir demain… Nous retraversons l’île et allons donc nous baigner à la plage de Pantai Koi. Jolie plage également où des voiliers au loin jetaient l’ancre à proximité d’un îlot. Le soir, nous dinons sur Pantai Cenang, dans un resto Thaïlandais… Plat très pimenté, malgré le fait que Céline demande "No Spicy "!!! (Oui là-bas cela ne sert à rien de demander no spicy car ils répondent non et c’est toujours pimenté ! ») 6 éme jour : Des le lever, nous sommes allés nous baigner, nous allons sur la plage de Pantai Cenang, pas beaucoup de monde dans l’eau et aucun touriste… Ensuite direction le sommet de l’île accessible en voiture, mais là après 30 min de voiture, déception…on ne peut pas y accéder…zone militaire et zone privée, aucun intérêt donc à y monter… Cette fois nous comptons bien profiter de Tanjung Rhu, nous arrivons donc sur la plage après avoir passé le poste de garde et avoir rempli une fiche avec notre nom prénom etc.…. Nous nous baignons dans un endroit idyllique sans personne autour, nous avons la plage pour nous seul !!! Retour a l hôtel pour manger et l après midi balade dans le centre de l ile. Retour sur Tanjung Rhu. Nous décidons de faire un petit tour en bateau pour aller voir les aigles…. Et nous avons bien fait d attendre cette après midi… Ce matin quand nous sommes passés, le tarif qui nous était proposé était de 250 RN pour 1 heure, et ce soir sans aucune négociation, nous payons 170 pour deux heures de balades et plus de prestation et de visite….au lieu de 350…pas mal !!Non ? Lol Lors de notre tour en bateau, nous allons visiter une ferme Fish ou des poissons assez dangereux (genre barracudas) sont cantonnés dans des bassins entourés de filets mais sans aucune protection, il serait très facile de tomber dedans !!! Nous continuons ensuite notre périple pour aller voir les aigles chasser. Ce sont des aigles qui chassent les poissons.il y en a des dizaines, c’est magnifique. Puis direction une cave remplie de chauves souris, suivi d un tour dans la mangrove et d’un tour en mer pour finir, nous n’avons pas vu le temps passer, Le bateau nous dépose sur la plage de Tanjung Rhu pour que nous puissions assister au coucher de soleil…petit baignade bien sur en attendant le fameux coucher !!! Il est 19h, le soleil n’est pas tout a fait coucher, et un garde nous demande de partir, car c’est l heure ou les touristes qui ne résident pas a l hôtel doivent quitter la plage… Même pas pus voir le coucher de soleil jusqu’ au bout !!! De nouveau dégoutés et excédés nous quittons donc cette magnifique plage et retournons sur Pantai Cenang. 7 éme jour : Journée de route, trajet de Pulau Langkawi a Kota Bharu. Route sinueuse de montagne, pas beaucoup de monde, et la route est très bonne. Arrivés sur Kota Bharu, nous cherchons un hôtel qui n existe plus !! Nous allons finalement au cristal Lodge, un hôtel qui ne se trouve pas loin du centre-ville, pas cher, chambre de luxe à 150 RM au lieu de 200 RM avec petit déjeuner inclus, c’est la seule chambre qui leur restait. Le soir nous allons nous balader en ville, Les gens ici sont sympas, beaucoup nous sourient et nous disent bonjour. Cette ville est une étape dortoir pour aller ensuite sur les Perhentians. 8 éme jour : Le prix de la chambre d’hôtel comprend également le petit déjeuner. Mais arrivé a la salle du petit déjeuner, surprise, quasiment que de la bouffe salée et chinoise le matin. Dur d’avaler un plat de riz le matin, on trouve quand même dans un coin de la salle de quoi se nourrir, lait, céréales, confiture etc. ouf ! Ensuite direction Kuala Besut, embarcadère pour les iles Perhentians. Nous garons donc la voiture dans un parking gardé, et achetons également les billets pour le transport en speed boat. On a de la chance, pas besoin d attendre, un speed boat est prêt à nous emmener tout de suite. Aller retour par personne 70 RM Bateau rapide mais pas confortable et pas très sécurisé. Heureusement la mer est calme…on n’imagine pas par mauvais temps… On arrive a proximité des iles, la couleur de la mer se change pour un bleu turquoise, aux eaux translucides, des plages de sable blanc se jettent dans la mer, entourés par une végétation luxuriante a la couleur vert émeraude, tout cela baigné par un ciel bleu azur, aucun nuage a l horizon… un paradis sur terre, nous avons enfin trouvé notre éden… Le bateau nous dépose face au Reef Chalet, nous avions réservé avant de venir… La plage est magnifique, l eau transparente, la chaleur douce brassée par un air marin et les bungalows ou nous allons logés sont placés a l ombre, a une bonne vingtaine de mètre du rivage, ils sont placés en arc de cercle, dans un petit jardin qui nous apporte ombre et fraicheur. Le Reef hôtel est très bien situé, propre, agréable, personnel sympa à l inverse de ce que nous avons pu lire sur le guide Lonely. Etant donné que nous arrivons un peu tôt, nous allons visiter les plages alentours et décidons de nous baigner dans une toute petite crique face a l hôtel Corail View. C’est un endroit génial pour faire du snorkelling, l’eau y est transparente, il y a plein de coraux dans l’eau, et surtout aucun bateau ne peut accéder car une ligne de flottaison limite l’accès et protège les baigneurs. Nous nous mettons à l’eau dans une eau très chaude, à peine avons-nous mis nos masques et tubas, que nous sommes envahis par des hordes de poissons multicolores. Tous aussi beaux les uns que les autres. C’est vraiment magnifique. Nous ne voyons pas passer le temps et nous restons ici environ deux heures à nager et à admirer la faune et la flore marine… malgré la protection 50 UV, nous attrapons quand même de jolis coups de soleil. Nous retournons ensuite à notre hôtel… et nous découvrons notre petit bungalow… climatisation, moustiquaire, eau chaude, propre, bien situe le top pour seulement 140 RM. (« C’est moi qui l’ai trouvé ! ») Le midi nous allons manger chez MAMA, un petit restaurant de plage à côté de nos bungalows. Nous mangeons pour 31 RM, les prix sont un peu plus élevés que sur le continent mais cela reste abordable. L’après midi, re-baignade dans la petite crique du matin, nous avons vu de jolis petits poissons clowns qui se trouvent dans leur anémones de mer !! C’était très joli à voir ! (« Le monde de Némo en vrai !) Je me suis fait également piqué par une sorte d’anémone qui se trouvait sur les rochers et attaqué par un tout petit poisson qui se jetait sur mes jambes. lol, je devais très certainement être trop prêt de lui et de son domicile lol, et il ne devait pas apprécier …. Le soir nous dinons au corail View, face à la mer !!! Génial, nous voulons rester là toute notre vie !!! C’est vraiment le paradis ici !! Nous allons nous coucher avec des images plein la tête. 9 éme jour : Ce matin nous allons faire du snorkelling en bateau, c’est une excursion qui était proposé par un hôtel afin d aller voir les requins et les tortues… Nous avions rendez vous pour 10 heures. Pour ma part, l’heure me parait trop tardive pour pouvoir observer et avoir la chance de pouvoir apercevoir de tels animaux marins… Bref nous allons donc au rendez et là « surprise », il fallait nous en douter, nous sommes une bonne vingtaine a s’entasser dans un bateau, nous sommes serrés comme des sardines, quoi de plus normal pour le milieu marin…pff la sortie commence bien. (« J’ai vraiment pas aimé ça être entassé dans un petit bateau, on peut à peine bouger pour enlever son gilet ») Donc le snorkelling trip commence par la baie de Tetek, baie situé à 10 min en bateau en allant vers le sud. Arrivé, nous nous mettons a l eau, parmi déjà plusieurs autres groupes sont présents. Nous apercevons un bébé requin et un adulte, c’est tout. (« Oui c’est tout enfin c’est quand même génial, c’est la première que l’on nage avec un requin, ça fait une drôle de sensation même s’ils sont petits ces requins de récifs et qu’ils sont appelés Stupid sharks ! »)Le bateau nous emmène ensuite vers une autre baie pour y faire du snorkelling, et là aussi rien d extraordinaire, le site de snorkelling face au corail View est bien mieux. Nous nageons une petite demi-heure et là nous pensons qu’il nous emmène dans une troisième baie pour peut- être apercevoir des tortues…. Et là nous nous dirigeons vers notre lieu d embarquement et le bateau tourne a environ 300 mètres de la plage. Bon chose positive, le pilote trouve une tortue sur le fond, tout le monde se jette à l eau et nous apercevons entre les palmes, les pieds, l’écume et les tonnes de chair cramoisie par le soleil, une tortue qui n’apprécie pas trop le spectacle et décide de partir rapidement… Conclusion, pas top du tout cette sortie en bateau… le prix était de 30 RM /pers car nous avions notre masque et tuba. Nous aurions dû nous en douter, ce n’est pas notre premier voyage et nous ne sommes plus des débutants, mais l’envie de voir des requins et des tortues était bien plus forte que notre raison lol. Le midi nous dinons de nouveau au corail View. Fort de notre expérience du matin et nous voulions aussi changer d’endroits pour faire du snorkelling, nous demandons a un taxi, le meilleur endroit pour donc assouvir notre passion… il nous parle de Tuttle Beach. Une plage qui se trouve au nord. Je regarde dans le Lonely et il n en parle pas ! Bref, nous faisons confiance à ce taxi… Il nous emmène donc sur une plage de sable blanc, on dirait de la neige, personne aux alentours, ni sur la plage, ni dans l eau…une plage déserte rien que pour nous !! Déjà le cadre est splendide … il nous dépose sur la plage et nous ne perdons pas un instant pour nous mettre a l eau. Et là, l’extase. une eau translucide et pure, pas la moindre particule en suspension, le fond est tapissé de sable blanc, sur le coté gauche des rochers entassés s’enfoncent doucement dans la mer.des poissons multicolores nous entourent, nous suivons la découpe de la cote et chaque rocher passé , nous fait découvrir a chaque fois un paysage magnifique, des tombants ou des dizaines de poissons sont collés a la paroi, des anémones de mer habitées par des poissons clowns, des bénitiers géants aux couleurs mauves, verts, oranges, des coraux gigantesques sous lesquels les poissons se cachent..Nous ne savons pas où regarder tellement nous sommes entourés d’une faune et d’une flore extraordinaire. Nous apercevons ce qui doit être des barracudas (euh non peut-être pas, c’est méchant ça ! »), une raie pastenague, et des requins… nous sommes dans un aquarium géant. (« Le pied, j’ai adoré, je serai restée des heures dans l’eau à regarder ces magnifiques paysages sous-marins ! ») Toute chose à une fin et le bateau revient nous rechercher beaucoup trop tôt !lol Nous avons passé une après midi idyllique dans une baie magnifique, et le comble aucun guide n’en parle, ou peut-être est-ce mieux !!! Nous rentrons de cette baignade avec des centaines de photos sous marines, que du bonheur. 10 éme jour : Nous nous levons tôt pour notre dernière journée sur les Perhentians. Fort de notre expérience de la veille, nous décidons de nous mettre a l'eau très tôt, afin peux être d apercevoir par notre propre moyen des tortues… Le soleil est levé depuis 30 min que nous sommes déjà dans l eau…le plaisir de ne se fait pas attendre, au bout de 5 min, nous apercevons une tortue posé a environ 3 mètres de fond en train de prendre son petit déjeuner composé je pense d algues… rencontre inoubliable… elle s arrête de manger, nous regarde un long moment, elle nous observe comme nous l observions, communion de deux mondes différents, puis après 5 min de communication visuelle , elle se lève du fond et commence a nager.. nous la suivons une bonne dizaine de minutes…c’est un instant précieux que nous sommes en train de vivre….personne d autre dans ce paradis aquatique que la tortue , Céline et moi…., puis nous la laissons s enfoncer dans les profondeurs et nous revenons doucement a la réalité, la tête rempli d image… Et la le spectacle n est pas terminé, nous apercevons cette fois, sous nos pieds, 5 requins qui nagent tranquillement sur le fond ! (Moi je n’ai pas vu les 5, j’en ai vu un quand j’étais seule, Laurent était bien devant et ça m’a fait une drôle de sensation, j’ai eu un peu peur et je suis repartie vers la plage ! ») Céline décide de repartir sur la plage car nous sommes les seuls dans l eau vu l heure matinale. Je continue à nager et j’aperçois cette fois une raie blanche à pois jaunes. Elle file entre les rochers, pas assez rapide pour que je puisse la suivre… Les requins sont toujours là, ils partent, reviennent, et repartent, puis pour finir restent en dessous de moi en formant des cercles….. 5 requins ca devient impressionnants et n étant pas Rahan, je décide de regagner le rivage également, même si ces requins sont inoffensifs .lol Notre séjour sur les Perhentians se termine bientôt sur c est rencontre fabuleuse que nous venons de vivre… Le cœur lourd, nous allons prendre notre douche et faire notre sac pour quitter notre petit bungalow… La baignade de ce matin nous a creusés le ventre, et nous décidons d aller prendre un petit déjeuner de champion…nous ne déjeunons pas souvent le matin, mais là nous nous lâchons, café, thé, pain perdu, céréales, toast, saucisses, lard, croquette de pommes de terre, confiture, jus d orange œuf brouillé et au plat… et nous mangeons tout !lol Puis le bateau arrive et nous devons quitter ce paradis terrestre…. De retour sur le continent, nous reprenons la voiture et nous payons 30 RM de parking. Direction Cherating, prochaine escale, nous en profitons pour y voir les lucioles… balade en barque sur la rivière tout les deux en amoureux, personne, c’est génial, des milliers de lucioles se trouvent dans les arbres, et le guide pour les faire venir agite une lampe à la lumière rouge, cela les attire… (« Oui d’ailleurs, j’ai bien ri car Laurent a quand même dit : euh les lucioles pas trop près quand même ! Il a eu peur de ces pauvres petites bêtes ! MDR ! ») Cette excursion nous revient à 40 RM et la location du bungalow à 50RM Le soir nous dinons dans un petit restaurant à l’entrée de Cherating. J’ai commandé une soupe Tom Yam, cela restera le meilleur Tom Yam que j’aurais mangé en Malaisie, un peu épicé lol mais terriblement délicieux…mais ne regardons de trop prés l état de la cuisine du restaurant !!Lol 11 éme jour : Nous reprenons la route très tôt pour Padang Endau. C‘est le port le plus proche pour embarquer pour les iles Tioman. Le tarif pour le ferry est de 35 RM/pers et par aller. Il nous faudra deux heures de bateau pour rejoindre l’île. Arrivée à Tioman, il ne fait pas très beau, le ciel est gris et la mer houleuse. Le chalet que nous avons réservé est pas mal il s agit du Bamboo Hill. Accroché à la falaise et entouré de bougainvilliers, il domine la mer du bout de la plage. Mais tout semble fermé ici, le soir nous avons même du mal à trouver un restaurant d ouvert. Nous trouvons une petite gargote de plage.je commande un tom Yam épicé bien sur lol et la j’ai la chance d avoir dans mon plat une charmante petite fourmi ailée qui faisait une brasse coulée…sympa, bon ici, on enlève et on continue à manger, nous ne sommes pas en France avec nos règles sur l hygiène, sinon on ne finirait pas rien manger et des fois il ne vaut mieux pas savoir !!! Le soir nous dormons très bien dans notre petit bungalow … 12 éme jour : Ici les gens sont « space » nous réservons la veille pour faire un snorkelling trip, afin de ce rendre sur une ile proche et de passer la journée en bateau. L organisateur nous demande de venir a 9h pour savoir si nous pouvons aller en mer, vu l’état de la météo. Nous arrivons donc a 9h, personne, nous attendons une demi heure, un autre couple était arrivée entre temps pour également faire du snorkelling. Le pilote arrive donc a 9h30 et ne sait toujours pas si nous pouvons faire le trip.il nous demande de revenir a 10h.nous décidons d aller déjeuner pendant ce temps. Nous allons dans un restaurant où nous demandons un jus d orange…. A cette heure nous attendons toujours notre jus d’orange. Nous partons donc et repassons pour le trip… et là le mec passe devant nous sans rien nous dire et il s en va…….super l organisation…nous partons, nous n'allons pas leur courir derrière pour savoir si nous pouvons le faire ou pas….. La journée commence bien. La pluie fait son apparition, nous décidons malgré tout de partir randonner dans la jungle… Nous prenons le sentier pour nous rendre à la Monkey Beach. Le chemin n est pas simple, le début est assez escarpé et des sections doivent se faire a l’aide d’une corde. Apres 10 minutes de marche, nous arrivons à un hôtel avec des pontons en bois, de charmants petits bungalows accrochés a la falaise et avec une vue fantastique sur la mer bleu limpide et un ponton en bois défraichi par l air marin. Mais le charme est présent. Nous décidons de prendre notre troisième nuit sur l’ile de Tioman à cet hôtel. Nous réservons une chambre, le prix est de 20 RM de plus pour le week end mais cela reste abordable. Nous prenons une suite de luxe avec vue sur la mer » autant se faire plaisir ». Puis nous reprenons notre randonnée en direction de notre plage…le sentier ne fait que monter et descendre a travers une végétation luxuriante, les bruits de la jungle sont omniprésents, et les senteurs exaltent nos sens…le plus dur c’est l humidité ambiante, nous sommes trempés. J’ouvre le chemin pour que Céline puisse suivre et j’aperçois donc en premier toutes sortes de lézards…et je vois furtivement sur un tronc le temps d’une ou deux secondes ce qui semble être, une araignée. Elle a, à peu prés la taille de ma paume de main, elle est marron et très velue. N'étant pas un expert, je pense que cela doit être une mygale ou une tarentule. Elle m aperçoit et ce glisse sous un tas de feuilles jouxtant le coté gauche du sentier. Je ne dis rien a Céline, mais je lui dis de passé a droite car le coté gauche est glissant. Elle ne me croit pas, et ensuite passé elle me pose des questions, je lui dis ce que j’ai vu, et la je me rends compte que j ai fait une erreur, j aurais jamais du le lui dire…la pauvre, elle déteste ca, et elle me fait une crise de nerf en pleine jungle…. (« Il me dit qu’il a vu une mygale et que je suis passée à côté ! En ayant une phobie des araignées, comment voulait-il que je réagisse ???? ») Elle se calme difficilement et nous reprenons notre route…mais je l’entends régulièrement gémir durant le trajet … Apres de tels efforts et de telles émotions, nous arrivons enfin à notre plage tant attendu la Monkey Beach. Nous n'attendons pas un instant pour nous baigner. L eau est un peu plus fraiche, mais le cadre est magnifique, plage de sable blanc, déserte, entourée d’une jungle émeraude et à chaque extrémité, des rochers se jettent dans l eau. Apres notre petite baignade, nous déjeunons, petit gâteau au fromage et chips sont au programme. On ne mange pas beaucoup et nous décidons de nous re-baigner. J'y vais le premier, le temps que Céline range le reste dans un sac plastique qu'’elle dépose derrière nos sacs a dos. Elle n’a pas le temps de rentrer dans l eau entièrement, que des singes, descendent des arbres, se jettent sur le sac et se sauvent en nous le volant. Elle court, et là trop tard, le sac contenant la nourriture tant convoitée par les singes a été dérobée. Tout le temps que nous avons mangé, nous ne les avons pas vus, ni entendus. Et là des que nous avons déposé le sac, ils se sont jeté dessus ….ce sont des petits filous… heureusement que nous n'avons pas remis la nourriture dans un sac à dos…ils auraient pris le sac a dos également lol Pour retourner à l’hôtel, nous devons retraverser la jungle et refaire le chemin dans le sens inverse, mais Céline n’étant pas très motivée, elle arrive à choper un taxi boat, qui nous reconduira à notre hôtel pour 50 RM pour nous deux. (« Je n’avais pas envie de recroiser une autre mygale ou même un serpent »)
13 éme jour : Nous nous levons sous un soleil magnifique, un petit singe vient nous dire bonjour sur la terrasse et dans le même temps, nous voler un bonbon au miel « normal lol » nous pensions que la journée allait très bien se passée, la suite va nous prouver que non. Nous libérons la chambre pour 8h30 car le bateau du Panuba Inn Resort doit venir nous chercher a 9h00, mais avant il faut payer la location du bungalow au bamboo Hill. Bien sur personne a la réception, alors qu'’elle devrait être ouverte depuis 8h30. Nous attendons le bateau a proximité de la plage, mais aucun bateau ne vient, le temps presse car a 10h, nous avons rendez-vous pour faire un snorkelling trip avec l hôtel Panuba. 9h20, n’ayant toujours personne à la réception du Bamboo Hill et toujours pas de bateau a l’horizon, nous décidons de traverser la jungle pour aller par notre propre moyen a notre location suivante. Sur 4 sacs à dos que nous avons, j’en prends 3, les 2 plus gros bien sur .sympa non, la randonnée avec Céline !!!! Baroudeuse du dimanche, et malgré cela elle se retrouve quand même derrière moi !!Lol (« Oui ben je suis pas Tomb Raider moi) Nous arrivons à l’hôtel, trempés. 20 min après que nous soyons arrivés, le réceptionniste reçoit un coup de fil , certainement du pilote du bateau qui devait venir nous chercher, il dit que personne n était sur la plage a attendre la bateau…normal, il doit être 9h40 , et le bateau devait venir nous chercher à 9h, c’est un peu normal que ne soyons pas a attendre sur la plage… nous l expliquons a l accueil, et il s’en excuse, bref , nous voilà arrivés, on a juste le temps de prendre une douche, de se changer et direction le bateau pour notre snorkelling trip. On se retrouve a 5 dans un bateau, cool, nous deux et trois australiennes. Ici, il ne mélange pas les groupes et juste avant, ils ont fait partir un bateau d asiatique bien plus nombreux que nous, tant mieux, nous avons plus de place !! Au programme, nous allons nous baigner à Corail Bay, très jolie ile au large de Tioman, un peu de monde, il y a plus de japonais se baignant avec leur gilet de sauvetage, que de poissons dans l eau. Drôle de spectacle à voir lol Ensuite nous nous dirigeons sur paya Bay, une autre petite crique tranquille, l eau est chaude, mais pas beaucoup de poissons. Nous voila arrivés a l heure du déjeuner, et nous allons sur la plage de Salang, très jolie plage de sable blanc, plus vivante que la plage d’ABC. Nous mangeons les pieds dans le sable et nous allons ensuite faire quelques emplettes .un t-shirt pour moi et un sarong pour Céline. Reprise du snorkelling, cette fois nous nous arrêtons le long d un promontoire rocheux, c’est le meilleur endroit pour patauger avec les poissons, une petite mouette qui a du regarder un peu trop le film « les oiseaux », décide de m attaquer en ras motte une bonne vingtaine de fois !!Lol Nous avions également acheté du pain à la plage précédente, afin de nourrir les dizaines de poissons qui nageaient autour de nous. Ils s adorent ca, ils se jetaient sur le pain, il y en a même un qui m’a chopé le doigt et un autre l’épaule lol. Il est temps de rentrer avant de rencontrer un requin, vu la chance que j’ai avec les animaux aujourd’hui ! Puis nous finissons notre circuit par la Monkey Beach, plage que nous connaissons, puisque nous sommes venus la veille ici. Le pilote nous demande de remonter car le temps change très vite et la pluie arrive… nous avons juste le temps de rentrer a l hôtel, quand une pluie tropicale et diluvienne s’abat sur l ile. Pour rentrer a notre bungalow, nous empruntons le ponton en bois, qui par l effet de la pluie, le rend très glissant, et je m en aperçois très rapidement. Je me suis vautré en beauté sur ce ponton… assez mal au pied d ailleurs…lol Nous finissons notre journée sous la pluie, mais le dos brulé par le soleil, malgré la protection solaire que nous avions mise ! 14 éme jour : Nous quittons aujourd’hui les iles Tioman.., notre bateau est prévu a l embarcadère de la plage d’ABC. Le bateau du Panuba Inn Resort, nous y emmène pour 11h car nous devons régler la facture du précédent logement. Sur le ponton, le monde arrive de plus en plus. Plusieurs bateaux accostent appartenant à la compagnie de ferry qui effectue les trajets mais aucun ne prend de passagers. Bizarre. 13h est passé, et nous commençons a nous poser des questions. Un couple à coté de nous attend également le bateau, nous leur demandons pour quelle destination, eux repartent sur Mersing, mais ils attendent depuis un moment car leur bateau était prévu pour 11h45 et qu'’il doit être 13h30. Un nouveau bateau a l horizon, il accoste et il s avère que c est le notre, avec seulement 45 min de retard, ca va, nous sommes content de pouvoir embarquer…. Le soulagement va bientôt faire place a un énervement, car le bateau que nous prenons et qui part bien pour Padang Endau, va faire la navette entre les différentes plages de l ile pour finir par revenir a la plage d ABC… Nous apprendrons par la suite qu'’il a pris un groupe de passagers qui aurait du retourner a Mersing et qui a très probablement raté le bateau… super, au lieu de partir à 13h comme prévu, nous partons a 16h, 3h de retard !!! La suite de notre planning est tout chamboulée et va remettre en cause notre visite de Malacca… D ailleurs nous allons arriver à Malacca le soir à 21h. Nous trouvons notre hôtel sans aucune difficulté, il s agit de l’hôtel PURI. Il est installé dans un ancien manoir colonial, des que l’on franchit le seuil de la porte, on a l impression de remonter le temps, le hall d entrée est magnifique, au mur il y a des gravures chinoises accompagnées de très anciens meubles gravés style chinois, dans une autre pièce, un carrosse du 18e siècle habille la pièce, les chambres sont propres et spacieuses, on se sent très bien dans cet endroit. Le personnel est très serviable et vous avez même un portier qui gère votre véhicule. Nous ne perdons pas de temps et partons manger dans la jongle walk, une rue animée ou se déroule un immense marché de nuit, à peine 1 minute de l hôtel. Nous nous attablons dans un « Street Food », sans attendre car nous avons très faim, je ne prends aucun risque, je prends un MEI LEW, c’est un plat chinois, mais je le vois en photo, donc pas de soucis, et Céline, qui pourtant parle mieux anglais que moi, commande des ‘ skins brochette » lol, ce qui veux dire peau lol Son plat arrive, et elle se rend compte qu’elle vient de commander des brochettes de peau de poulet, Mdr !! Avec l’air dépité car elle a très faim, elle me regarde et dit « ce sont des peaux de poulet « lol et en plus c’est brochettes sont très cher !!14 RM pour 6, elle les mange quand même lol (« J’étais dégouttée ! Et Laurent s’est bien foutu de moi ! ») Nous nous promenons dans le marché, et nous reprenons des bouchées chinoises, un vrai délice….tellement bon qu’on en reprend une deuxième fois en repassant devant !!! Nous visitons un peu la ville avec le peu de temps que nous avons… nous sommes dégouttés de ne pas pouvoir profiter pleinement de notre visite de Malacca, a cause du ferry !!! 15 éme jour : Ce matin, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel, dans une cour intérieure qui donne sur un très joli jardin. Il y a de tout à profusions, nous nous régalons Puis nous reprenons la route a 7h40 pour l aéroport, nous nous devons rendre la voiture a 8h.je crois que nous allons être un peu en retard !!Lol Nous arrivons vers 9h30, le loueur nous remet notre caution sans faire le tour du véhicule… puis nous prenons le bus pour KUALA LUMPUR, 10 RM /pers.il nous dépose a la gare centrale, et de là nous prenons un taxi pour l hôtel que nous avions réservé avant notre départ. Coût du trajet 12 RM Nous tombons sur un « connard de taxi » bref L’hôtel que Céline a réservé est magnifique, dans le style balinais, calme, proche des grand sites touristique de la capitale. Nous nous installons et nous partons visiter la ville sous la pluie, nous décidons d aller manger en attendant la fin de la pluie qui ne tarde pas à venir. Pour la première fois du voyage, nous allons manger japonais, un restaurant japonais comme jamais nous l’avons fait en France. Les maitres sushi sont devant nous et confectionnent les sushis sur demande ou alors pour gagner du temps, ils placent les sushis qu'’ils préparent sur un tapis roulant qui serpente entre les convives…génial, nous nous régalons, pour 6 makis California en France, nous payons 6 euros, la nous sommes a environ 50 cts d euros. Nous prenons tout ce qui nous fait plaisir et nous nous régalons. Puis direction Chinatown pour faire des emplettes. Nous prenons le monorail qui nous dépose a proximité de Chinatown…. Les routes et les plans ne correspondant à rien, je me plante en beauté, et je nous emmène pendant une bonne demi heure dans l autre sens… je m énerve et c’est Céline qui retrouve la route et nous emmène a Chinatown…. (Oui heureusement que j’étais là enfin je me suis fait remballée aussi parce que pour une fois j’avais trouvé la route et Loulou était vexé que ce soit moi qui trouve ! Gamin !! LOL ») Nous visitons donc Chinatown, JLN Petaling, marché central, Merkeda Square, jolie place avec une pelouse immense, c’est l endroit ou se réunit le peuple pour les grands événements, et nous flânons ensuite dans les rues…nous reprenons ensuite le monorail pour nous rendre au marché de nuit de CHOW KITT, pas exceptionnel… Retournons a l’hôtel pour prendre une bonne douche et ressortons pour aller diner dans le quartier voisin, ou il y a plein d échoppes de nourriture. Ca pue le durian dans la rue lol Puis retour à l hôtel, ou une bonne nuit nous attend…, 16 éme jour : Nous nous levons tôt, et partons voir les tours Petronas, nous mettons a pied 40 min pour nous y rendre, car rien n’est fait pour les piétons, du moins nous ne l avons pas encore découvert lol donc on se dirige a travers des gratte ciel en ayant toujours les tours en vue. On arrive a leur pied, elles sont immenses, en dessous d’elles, se trouve un immense centre commercial sur plusieurs étages. Nous allons dans le parc pour une séance photo… les tours mesures 452 mètres alors que la tour Eiffel ne mesure que 324 mètres. Nous n avons pas encore déjeuné et Céline a de nouveau faim, nous nous faisons un petit déjeuner de roi dans un bar des tours Petronas, 22 RM /pers pour un buffet… Apres avoir bien déjeuné, nous retournons a l hôtel pour libérer notre chambre. Nous demandons a l hôtel, si ils peuvent garder nos bagages, il accepte et nous leur demandons également si nous pouvons reprendre un douche le soir vers 18h avant d aller a l aéroport, il accepte également… Super, nous allons pouvoir nous promener dans KUALA LUMPUR tout l après midi… Donc pour cette dernière après midi, nous nous dirigeons vers le parc de papillon, il se trouve a l est de la ville est la plus proche station de métro est Chinatown, le reste du chemin devra être fait a pied !! Vu l orientation ici, nous nous doutons de la dangerosité de la chose. Nous finissons quand même par arriver à destination. Des milliers de papillons volent dans une serre immense, puis avant la sortie, une collection insecte épinglé assez complète est exposé sur les murs. Un joli cadre rempli d araignées, nous indique que les ¾ des araignées épinglés ici, viennent des camerons Highlands !!Lol Puis nous poursuivons la visite, par celle du magasin bien sur, ou nous achetons pour seul cadeau un cadre avec un très joli papillon. Continuons dans le même quartier, par la visite du jardin d orchidées, gratuit celui la. Repassons ensuite une dernière fois dans Chinatown avant de retourner à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre notre douche. Céline épuisée, décide de prendre un taxi jusqu'à la gare afin de prendre le bus !! 20 RM pour la course, nous ne négocions même pas !! Nous arrivons au terme du voyage… (Oui allez comme à chaque fois, une chose à dire : vivement le prochain ! »)
Pourquoi toujours le Rajasthan? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me pose une question en voyant toutes les discussions : pourquoi " Inde du Nord " est-il si souvent vu comme " Rajasthan , peut-être un peu de Gujara en plus et aussi Bénarès et Agra, et puis c'est tout ?
Pour ma part, ce n'est que lors d'un 4e voyage en Inde que je suis allée à Agra . C'était beau, d'accord, mais il y a des tas d'autres beaux endroits en Inde...et dont la visite ne coûte rien ou si peu . Quant au Rajasthan, c'était aussi lors du 4e voyage . Honnêtement, si cela avait été mon premier voyage dans le pays, je n'y serais peut-être plus allée ensuite , car je n'avais pas aimé être tout le temps sollicitée pour acheter quelque chose , toutes les tentatives d'arnaques, petites ou grandes, ratées ou réussies , qui laissent au bout du compte beaucoup d'agacement. Les palais sont souvent beaux, mais franchement après en avoir vu deux, j'avais mon compte. La "spiritualité" y était hyper exploitée touristiquement et se trouvait du coup réduite à une parodie . Les forteresses sont de beaux exemples d'architecture défensive .
Mais quoi, ça vous intéresse tant que ça, les forteresses et les palais?
L'Himachal Pradesh, le Sikkim, le Bihar, le Bengale, l'Uttar Pradesh .... ça n'intéresse personne comme première approche de l'Inde? Les villes et villages, où on peut circuler tranquillement en étant respecté simplement comme un être humain normal ; les petits temples où vivent les croyances de tout un peuple qui n'essayera pas de vous convertir à quoi que ce soit ni à vous faire payer des pujas fantoches ; des sourires désintéressés ; des conversations désintéressées et interessantes, ça n' intéresse pas ?
Finalement, on dirait que c'est aller où tout le monde va , qui intéresse ....Quitte à être déçu puis conclure, à tort, qu'en Inde on n'est qu'un portefeuille à pattes .
Non, franchement, l'Inde, c'est autre chose, et pour percevoir cet autre chose, il faut s'y préparer, pas seulement en réservant des chambres ou des places en train et en faisant des itinéraires . C'est intérieurement qu'il faut d'abord s'y préparer .
Je ne veux m'en prendre à personne en particulier, mais je lis souvent des témoignages de gens déçus, et la plupart du temps, ils sont allés au Rajasthan. A tout ceux-là, je dis une seule chose : allez ailleurs . Faites des voyages d'où vous reviendrez heureux !
Je me pose une question en voyant toutes les discussions : pourquoi " Inde du Nord " est-il si souvent vu comme " Rajasthan , peut-être un peu de Gujara en plus et aussi Bénarès et Agra, et puis c'est tout ?
Pour ma part, ce n'est que lors d'un 4e voyage en Inde que je suis allée à Agra . C'était beau, d'accord, mais il y a des tas d'autres beaux endroits en Inde...et dont la visite ne coûte rien ou si peu . Quant au Rajasthan, c'était aussi lors du 4e voyage . Honnêtement, si cela avait été mon premier voyage dans le pays, je n'y serais peut-être plus allée ensuite , car je n'avais pas aimé être tout le temps sollicitée pour acheter quelque chose , toutes les tentatives d'arnaques, petites ou grandes, ratées ou réussies , qui laissent au bout du compte beaucoup d'agacement. Les palais sont souvent beaux, mais franchement après en avoir vu deux, j'avais mon compte. La "spiritualité" y était hyper exploitée touristiquement et se trouvait du coup réduite à une parodie . Les forteresses sont de beaux exemples d'architecture défensive .
Mais quoi, ça vous intéresse tant que ça, les forteresses et les palais?
L'Himachal Pradesh, le Sikkim, le Bihar, le Bengale, l'Uttar Pradesh .... ça n'intéresse personne comme première approche de l'Inde? Les villes et villages, où on peut circuler tranquillement en étant respecté simplement comme un être humain normal ; les petits temples où vivent les croyances de tout un peuple qui n'essayera pas de vous convertir à quoi que ce soit ni à vous faire payer des pujas fantoches ; des sourires désintéressés ; des conversations désintéressées et interessantes, ça n' intéresse pas ?
Finalement, on dirait que c'est aller où tout le monde va , qui intéresse ....Quitte à être déçu puis conclure, à tort, qu'en Inde on n'est qu'un portefeuille à pattes .
Non, franchement, l'Inde, c'est autre chose, et pour percevoir cet autre chose, il faut s'y préparer, pas seulement en réservant des chambres ou des places en train et en faisant des itinéraires . C'est intérieurement qu'il faut d'abord s'y préparer .
Je ne veux m'en prendre à personne en particulier, mais je lis souvent des témoignages de gens déçus, et la plupart du temps, ils sont allés au Rajasthan. A tout ceux-là, je dis une seule chose : allez ailleurs . Faites des voyages d'où vous reviendrez heureux !
Compte-rendu de croisière Splendida, août 2012 English translation pending
Valises et trajet jusqu’à Barcelone.
Départ de la région parisienne vers 8h, journée orange à rouge pour Bison futé.
Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.
Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.
Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎
2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.
Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.
Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.
Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎
2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.