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Une belle trouvaille à Hanoi English translation pending
by Larsay · 2015-03-26 · 18 replies
A un bloc au sud du lac Hoan Kiem, au 22A Hai Ba Trung, vous entrez dans un passage couvert et débouchez dans un endroit étonnant, un grand patio entouré de vieux immeubles coloniaux d'un étage ; à droite, un petit hotel pour jeunes artistes désargentés, l'hotel des Artistes ; en face, la cinémathèque de Hanoi, gérée par un américain qui a accumulé plus de 4000 films et fait venir les nouveautés du monde entier ; au premier étage gauche, deux belles galeries d'art, la Cuci Fine Arts et la Maison des Arts ; et surtout, dans le patio, un café en plein air et à gauche, une superbe salle avec colonnes en bois de fer et mezzanine abritant un délicieux restau, le Ciné, les 2 gérés par la très classe et très francophone Mme Thu Hien ; cuisine viet et française à prix doux comme on dit. C'est vraiment à voir (et à manger !)
Circuit entre Death Valley et Yosemite English translation pending
by Aljerry · 2015-03-25 · 22 replies
Bonjour,

Je pars en Californie début Juin avec des amis et on bloque à mort sur cette partie du voyage. On est très short sur le temps du coup j'aimerais connaitre les avis sur ce mini planning:

J1: on part très tôt de las Vegas (5h30) pour arriver à Death Valley On compte quitter Death Valley vers 11h-midi ==> est-ce réalisable?

Puis direction Lone Pine (Alabama Hills) où on prévoit de rester jusqu'à 15h (on mange la bas + balades) Puis direction Devils Postpile où on restera 1h-1h30 avant d'aller à notre hôtel qui est à Mammoth Lake pour y passer la nuit

J2: debout très tôt pour attaquer Mono Lake et Bodie dans la matinée Retour au début de la tioga pass road vers 14h J'ai lu que traverser la tioga + arrêts prenait 4h ... J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur cette fameuse route, et je ne sais pas du coup si elle permet d'accéder aux sites de Yosemite (El capitan, les chutes, tuolumne deadows etc...) ?? Si oui, est ce qu'on peut faire tout ça (tioga + sites à voir de Yosemite) de 14h au coucher du soleil? (20h) Car ensuite on voulait prendre un hôtel après la sortie ouest de la tioga (logements dans yosemite trop chers pour nous)

J3: mariposa grove + sequoia national park jusqu'a 13h-14 pour y manger Et ensuite on trace jusqu'à San Francisco (5h donc) pour rendre notre voiture au soir à l'agence de location ...

Qu'en pensez-vous? Est ce que tout ça est faisable en mode "tranquillou" ? (histoire de profiter du voyage quand même et pas courir !) Sinon que nous conseillez-vous de zapper pour nous dégager du temps ?

Dernière question HS: y a t il souvent des contrôles de voiture ?? :D (on a qu'un conducteur confirmé, l'autre a moins d'un an de permis mais on voudrait qu'il conduise mais il sera pas enregistré au niveau de l'agence de location...)

Un GRAND merci par avance
Visa d'un mois et trajet Tananarive - Diego Suarez English translation pending
by Fouinette39 · 2015-03-22 · 13 replies
Bonjour, nous partons du 01 avril au 30 avril à Mada. J'aimerais avoir des précisions sur le visa. Pour le visa moins d'un mois qui est gratuit, est-ce moins de 30 jours ? moins d'un mois ? les infos dans les guides ne sont pas claires... cela m'ennuierait de payer un visa parce que je dépasse d'un jour... De plus, nous arrivons à Tana le soir. Nous aimerions vite rejoindre la région de Diego (nous apportons des affaires scolaires pour une assoc à Ramena) en taxi brousse. Je suis allée à Mada, il y'a 10 ans et je me souviens qu'on pouvais réserver des taxis brousse (minibus) via la poste. Est ce toujours possible ? Pouvons nous réserver alors que nous ne sommes pas sur place ? Ce trajet peut il se faire en une seule fois ou faut il faire une halte ? Connaissez vous le tarif ? Cela fait beaucoup de questions... j'avoue que j'angoisse un peu car c'est la première fois que je pars à l'arrache... pas eu le temps de préparer ce voyage.... Je ne sais pas si on va rester un mois ds le nord... cela me parait long mais je sais que les déplacements sont longs et lents à Mada... Est il poss de trouver un bateau pour rejoindre Majunga ?? merci à tous pour vos infos Fouinette
Planning road trip Floride 9 jours English translation pending
by Marinou27 · 2015-03-21 · 8 replies
Bonjour à tous !

Nous partons en couple en Floride en mai prochain (arrivée et départ à l'aéroport de Miami) Je suis en pleine réflexion concernant notre planning pour les 9 jours que nous allons passer. Voici ma première ébauche, :

Jeudi soir : arrivée à Miami (nuit à Miami) Vendredi : matinée à Miami/ Après-midi : en route vers Key West (nuit à KW) Samedi : Key West (Nuit à KW) Dimanche : KW, route vers Everglades avec arrêts Key Largo... (Nuit près des Everglades : Florida City?) Lundi : journée aux Everglades (Même logement que la veille) Mardi : route vers Orlando avec arrêts (j'aurais voulu longer la côte ouest de la Floride) (Nuit à Orlando) MercrediJournée dans un parc à Orlando (Nuit à Orlando) Jeudi : retour vers Miami (nuit à Miami) Vendredi : Journée à Miami (nuit à Miami) Samedi : Journée à Miami puis décollage pour Paris à 17h

Qu'en pensez-vous ? - Notamment, je ne sais pas si le détour jusqu'à Orlando pour passer une journée dans un des parcs est vraiment utile car cela nous prendrait presque 3 jours complets. - Une journée complète aux Everglades, est-ce suffisant ? Nous aimerions aller à l'Aligator Farm. - Cela ferait également deux nuits à Key West, j'ai lu qu'il était difficile d'y loger, et cher. Qu'en dites-vous ? Avez-vous d'autres solutions ? - Eventuellement, des conseils pour la location de voiture ? Nous avons moins de 25ans, donc nous allons devoir payer le supplément ...

Je vous remercie d'avance pour votre aide!! Elle sera, sans aucun doute, très précieuse, car je ne sais pas quoi faire!!

Merci :D 🙂😉
Vol Jet Airways pour Bangkok avec transit à Mumbai English translation pending
by Merodine · 2015-03-16 · 11 replies
Bonjour,

Je pars vendredi avec Jet Airways pour Bangkok avec un transit à Mumbai.

Pouvez-vous me dire si le contrôle pour le transit est rapide ? ou " fouilles minutieuses" des bagages à main alors qu'on sort de l'avion ?

Merci pour vos réponses.
Cycling trips—how old is too old?
by 178jules · 2015-03-13 · 197 replies
It's all in the title—I'm 70, and I've been traveling by bike (tent and camp stove) for five years now. Statistically, how many more years do I have left to plan my destinations and see (almost) everything? Question is half realistic, half humorous. To keep it simple: how old are you, fellow senior cyclists still on the road? And what are your biggest challenges? Personally, I'm in good physical shape, though my cruising speed has dropped from 3–4 km/h over the past five years. But arthritis (hip) is starting to make it tricky to swing my leg over the frame.
Sri Lanka: 1000 km, seul et à vélo English translation pending
by Pierre · 2015-03-12 · 80 replies
Bonsoir, voici le compte-rendu de mon dernier périple à vélo au Sri Lanka...

Un vélo chargé, une carte détaillée, des plantations de thé, des temples bondés, des plages ensoleillées, des rencontres par milliers, des villes embouteillées, des bus pressés, des chiens affamés, la chaleur à supporter… Récit en mots et en photos d’un périple de 1000 km, seul et à vélo, sur les routes du Sri Lanka …
Le Toubkal le 6 avril 2015 English translation pending
by Provencheres · 2015-03-12 · 30 replies
bonjour , je souhaite decouvrir IMLIL .LE TOUBKAL et environs 3 ou 4 jours en debut avril 2015 , je suis 1 femme de 56 ans en bonne conditions phisyque , j ai laisse 1 mail au bureau des guides d imlil pr definir 1 programme , avez vous des tuyaus a me donner ? merci
Transit de 30 minutes à l'aéroport de Riga English translation pending
by Moushika · 2015-03-09 · 13 replies
Bonjour,

Je me demande si l'aéroport de Riga est petit . Pourquoi ? Parce que j'ai un vol Tallinn-Riga , qui arrive à Riga à 16h05,

puis un deuxième vol Riga-Bruxelles à 16h35 . Donc très, très juste .....trop juste ?

Si l'aéroport est petit, je pense que c'est faisable , sinon pas . Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Vietnam: paludisme, trousse médicaments, sécurité English translation pending
by Papillon83 · 2015-03-08 · 89 replies
Bonjour

nous partons mi avril au vietnam 2 semaines avec comme circuit montagnes du nord sapa, bac ha etc hanoi, les baies d'along, hoi an et hue

sur le forum plusieurs discussions sur le paludisme comme beaucoup j'essaie d'éviter les vaccins mais pas au point d'attraper une maladie s'il y a un gros risque le guide du routard dit qu'il n'est pas utile sauf dans certaines régions l'institut pasteur parle que le vietnam est classé type 3 mais dans certaines régions

alors sans qu'il y ait une polémique sur mon post ce n'est pas le but d'un forum quel site médical peut confirmer qu'on doit ou pas en prendre et si oui lequel

en thailande y'a 20 ans j'avais pris le lariam mais gros effets secondaires et au sri kanka bah comme j'étais enceinte nivaquine pas malade mais j'avoue j'avais pris un risque

sinon que conseillez vous d'avoir comme médicaments avec soi quel anti moustique est super efficace et autres médocs : j'imagine qu'il faut aussi du micro pure pour l'eau

enfin sur mon assurance de ma carte bleue ils disent qu'il faut savoir si le pays où on voyage a une convention avec la sécurité sociale le savez vous ?

merci de vos réponses et pas de réglement de compte sur mon post svp comme on en voit hélas parfois sur ce forum ce n'est pas très agréable
Trajet de Manille vers les rizières du Nord: jeepney privé? English translation pending
by Tnica77 · 2015-03-01 · 9 replies
Bonjour, Nous partons en famille (3 enfants de 2,5 à 8 ans) aux Philippines et souhaiterions commencer par qq jours dans le nord, Batad etc. Comme le trajet s'annonce long et sinueux, nous nous interrogeons sur la possibilité de prendre un jeepney privé pour qu'il aille à notre rythme avec plusieurs arrêts etc. (nous avins pensé louer une voiture mais bon...) >>> auriez-vous des conseils et une idée de tarifs ? >>> est-il possible de ne faire qu'un petit treck pour découvrir les beaux paysages sans décourager les enfants ? >>> je suis preneuse de toutes suggestions !

Par avance merci pour vos conseils,

Aline
Treks et visites au Ladakh English translation pending
by Mireille6 · 2015-02-22 · 16 replies
Bonjour, Avec mon mari nous voulons partir cet été 3 semaines et demie au ladakh pour faire des treks et visiter. Nous sommes sportifs et en bonne condition physique. J'ai pas mal de questions : 1) J'ai déjà acheté deux guides, mais j'ai du mal à choisir un trek. Nous recherchons de très beaux paysages. Pouvez-vous nous conseiller? 2) L'an dernier, au Pérou, nous avions un guide avec des ânes, et il nous faisait la cuisine. Par contre nous avions notre matériel pour camper. Nous étions seul avec lui. Peut-on faire de même au Ladakh? où trouver des personnes de confiance? Peut-on avoir une idée des tarifs? Nous préférerions éviter de prendre une agence. 3) Peut-on faire des randos d'acclimatation à l'altitude sans guide depuis Leh? Vaut-il mieux choisir un village plus loins? 4) Nous aimerions aussi nous poser un peu et découvrir la culture du Ladakh. Y-a-t-il des destinations à ne pas manquer? (Nous n'aimons pas trop les grandes villes très bruillantes et très polluées...) Merci beaucoup pour vos réponses, j'ai toujours eu de très bons renseignements sur ce forum. A bientôt, Mireille.
Prêt à embarquer dans l'aventure de l'Ouest américain 27 jours English translation pending
by VirtualFly · 2015-02-21 · 36 replies
Bonjour chers membres de Voyage Forum,

Et voilà les tickets d'avions sont bookés...l'aventure de l'ouest américain se concrétise 😉

J'ai eut un prix correct chez British Airways en world Traveller (Economy) pour BRU-LHR et LHR-LAX. Passionné d'aéronautique, je voulais voler dans un vol commercial de l'A380. J'ai put approcher des FTV lors de sa conception mais il n'y avait pas encore tout le confort à bord :)

Air France était plus cher et de Bruxelles on devait prendre le thalys pour Charles de Gaule. Je préfère un petit vol en A320 😉

J'ai fait une pré-reservation sur les hotels car c'est déjà un peu tard pour s'y prendre mais du à des petits soucis de santé je n'était pas certain de pouvoir partir cette année.

J'ai eut la chance de pouvoir séjourner de nombreuses fois aux USA depuis mon adolescence (loisirs et professionnel) et certaines fois pour de séjours d'au moins trois mois.

Je discutais avec un ami américain sur le fait que j'avais fait plus de la moitié des étoiles du drapeau américain alors que de son coté il était sorti trois au quatre fois de son état d'origine.

Tout cela pour dire que je connais assez bien les USA et ses coutumes pour y circuler sans trop de soucis.

Cela sera mon troisième séjours en californie. Une fois seul, la deuxième avec mon épouse en 2001 et cette fois -ci avec ma fille en plus. Ca y est la famille au complet 😉

En 2001 , on a volé le 11 août sur l'appareil qui devrait s'être craché sur le pentagon😕 ..

En 2012, on a fait New-York jusqu'à Key West en voiture et on est remonté par la cote ouest de la floride ensuite direction Washington et retour new-york.

Pour la partie Arizona, Nevada, Utah cela sera une première pour ma femme et ma fille. En ce qui me concerne cela fait un temps certains (1989) donc les souvenirs sont un peu viellot 🤪

Je compte sur vous pour me raffraichir la mémoire sur ce qu'il ne faut pas manquer sur notre trajet et sur les aspects pratique (Endroit pour manger, ce qu'il faut prévoir pour se balader dans les parcs etc...)

J'ai basé mon circuit sur mes souvenirs en essayant de ne pas faire de trop grosse étape (pas encore complétement rétabli) et aussi que ma fille de 13 ans puisse suivre. On voulait aussi souffler coté plage avant de repartir.

On aurait pu se passer de la visite de LA mais comme ma fille ne l'a pas fait ... difficile de lui gommer cette étape.

Alors voyons un peu ce circuit:

Jour 1 / 16 juillet : Arrivée vers les 13H00 à Los Angeles ==> immigration , prendre la voiture et direction hotel. On ne prevoit rien on verra notre état à l'arrivée

Jour 2: Visite LA (les classiques.. Hollywood, beverly, université etc... soir Griffith Park)

Jour3 : Park Universal

Jour 4 : direction laughlin via barstow (Bagdad café)

Jour 5 : Direction Grand Canyon village via Old route 66

Jour 6 : Grand canyon - Helico , visite South Rim/ logement grand canyon village pou le coucher/lever de soleil

Jour 7 : sortie par l'est (arrêt point de vue ) direction Page. upper Antelope, horsehoe bend ...

Jour 8 : Direction Monument valley pour visite des points de vue et retour au soir à Page

Jour 9: Direction Bryce Canyon - visite park et logement sur place

Jour 10: Direction Las Vegas en passant par Zion National Park

Jour 11 :Visite Vegas et nuit sur place

Jour 12 : Visite Vegas et nuit sur place

Jour 13: Direction Lone Pine et point de vue Death Valley

Jour 14: Direction Monolake via mammoth lake et visite Bodie nuit lee vining ou mammoth lake

Jour 15: Direction Yosemite entrée via Tioga Road ensuite Big Oak Road et canyon village. lower yosemite fall (pas gros debit en été mais ..) ensuite curry village pour un petit tour de bus et ensuite direction Oakhurst pour la nuit .. Faudra peut-être alléger ..)

Jour 16: Direction SF via nappa valley (juste pour y passer on ne va pas faire toute les caves) j'aimerais arriver par le golden gate et s'arrêtter à muir Woods national monument et Golden conzelman Road pour le point de vue...

Jour 17: Visite SF . La dernière fois on n' a pas prévu assez de temps alors ...cela fera plaisir à Durandale2😉

Jour 18: Visite SF

Jour 19: Visite SF

Jour 20: Visite SF

Jour 21: direction Cambria via Big Sur et highway one... Arrêt cambria car j'aime ce patelin et pour ne pas faire une grande étape pour essayer de profiter de big sur.

Jour 22: Direction Pismo Beah et profiter de la plage :) j'ai decouvert ce coin lors de ma première visite et j'adore:)

Jour 23: Profiter de Pismo Beach

Jour 24: Direction Hermosa Beach (LA)

Jour 25: Profiter de la plage et peut-être visite sur LA

Jour 26: profiter de la plage et des environs

Jour 27: Bye bye USA... Avion à 15H35 et retour vers la belgique

Merci d'avance pour vos commentaires pratiques et constructifs 😉 et soyez indulgent pour un nouveau inscrit 😊
Adaptation difficile pour ma fille de 4 ans au Cambodge English translation pending
by Mickalenkooo · 2015-02-21 · 4 replies
Bonjour, jaimerais des avis: je suis actuellement au Cambodge avec ma fille de 4 ans. Nous y sommes depuis deux jours et elle a beaucoup de mal a s'adapter... Malgré des vêtements longs, de la crème anti moustique local et de l'air coimatisee elle se fait constamment piquer par les moustiques, elle se plaint d'avoir mal aux pieds et ne veut pas marcher... Et est très impressionner, même un peu effrayé par ce qu'elle voit. Nous sommes théoriquement en Asie pour 3 mois alors du coup je flippe un peu... Avez vous un plan de secours si cela se passe mal: un endroit ou louer pour quelques semaines qui serait peut être plus " facile"?
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
by Abcdm · 2015-02-20 · 9 replies
CHAPITRE 1 : Le projet J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.

(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)

C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !

Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.

L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.

Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.

Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant

Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.

CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.

William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !

CHAPITRE 3 : En route vers Majunga



Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga

Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.

Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB

Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …

Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga

Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.

Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.

Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …

CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.

Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.

CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !

Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…

Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)

Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !

Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !

Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !

Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb

CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !

Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!

Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs

CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».

Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.

CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.

Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !

Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala

Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.

En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).

Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB

CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.

Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)

Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !

CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.

Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche

Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…

Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs

CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.

La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?

Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.

Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster

CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !

Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.

CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran

Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….

Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied

CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.

Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !

Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !



Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha

CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.

CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.

Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.

Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !

Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.

A vous de jouer !
Tour du Mont Blanc English translation pending
by Jassminn · 2015-02-16 · 6 replies
bonjour,

je souhaite avec mon ami faire le tour du mont blanc au mois d aout. Nous avons que 9 jours. J ai plusieurs questions :

GUIDE GLOBAL?j ai essayé de trouver un topo guide mais j ai eu l'impression qu'il tracait differentes petites boucles en 2 et 4 jrs mais pas de grande boucle... savez vous si je peux trouver GUIDE LIVRE ET CARTE IGN QUI FASSE LE TOUR TOTAL? FRANCE ET ITALIE?

-NIVEAU RECQUIS POUR LE TOUR EN 9 JOURS?....je suis sportive et lui motivé, maislui ne sera pas du tout entrain né (trop de travail..) et nous comptons dormir en refuge mais etre autonome en nourriture. les sacs seront assez lourds, est ce que vous pensez que nous devrons sauter une etape en prendre un bus? si oui LAQUELLE?ou?... (nous avons fait l 'ete dernier 4 jours en mercantour, vallee des merveilles avec les memes sacS, en 4 jours, et les 4 5 heures de marche avec les pauses nous ont suffit...or ici je vois 5 6 heures sans pause...j ai un peu peur !

-derniere question : je mesure un metre 57 et pese 47 kilo, j ai bcp de mal a trouver un sac qui puisse contenir 50 60 et qui soit reglable assez petit...certaine ont elle le meme probleme? (oblique de mettre des pulls autour de la taille pour que ca serre)

merci merci merci !!!
Des conseils pour les sièges Club World sur British Airways? English translation pending
by Crazybib · 2015-02-15 · 7 replies
Bonjour à tous,

D'habitude je suis fidèle à AF, mais un peu fatigué des menaces de grèves récurrentes en périodes de vacances, j'ai décidé pour mon prochain périple touristique aux USA de partir de LYS (au lieu de CFE) à destination d'Austin. Sur la British Airways, compagnie que je n'ai pas prise depuis quelques années déjà. Et jamais à l'époque en Business.

Les connaisseurs éclairés pourraient-ils me dire quels sièges offrent le maximum de "privacy" en Club World sur les B 787 (que je prend sur le tronçon LHR>AUS) et sur les B 777 que je prends au retour sur la tronçon IAH>LHR ?

Je profiterai de ce voyage pour faire un comparatif entre les produits Business d'AF et de BA, sachant qu'au niveau tarif, le combo LYS>LHR>AUS - IAH>LHR>LYS sur BA m'a couté 900 € de moins que le combo CFE>CDG>ATL>AUS - IAH>CDG>CFE sur AF/DL.

Voilà, merci d'avance de vos réponses !

🙂
Perte de bagages Air Europa Paris-Miami English translation pending
by Nunu93320 · 2015-02-13 · 4 replies
Bonjour a tous Je viens vous apportez mon expérience avec la compagnie AIR EUROPA., nous avons vécu un vrai cauchemar avec cette compagnie et nos vacances ont été gâchées!! Nous avons réservé un vol A/R Paris/MIAMI avec une escale à Madrid du 28 novembre 2014 au 8 décembre 2014 . Nous avons choisi cette compagnie car c’était la moins cher. Nous avons voyagé avec un bébé de 4 mois et au autre de 18 mois, un voyage qui n'a pas été de tout repos je tiens a le préciser. Nous somme arrivé à destination sans aucun retard et le vol et la correspondance se sont bien passés; L’équipage était très gentil et attentifs. Nous avons atterrit à l’aéroport de Miami, et c est la que commence les emmerdes! Nous avions enregistrés 3 bagages en soute et lorsque nous sommes allé au comptoir des bagages nous avons retrouvé qu un bagage sur les 3 enregistrés. Nous avons fait une réclamation au comptoir d'air europa pour leur signaler le retard des bagages et ils nous ont dit que cela arrivait souvent que les bagages soient retardés. Nous devions faire un road trip et explorer miami mais à cause de ce retard nous avons du modifier notre programme. Nous n'avions qu'un seul bagage et ne savions pas quand est ce que les 2 autres bagages allaient nous être livrés. Nous avons beaucoup galéré face à cette situation, car nous avions tous les produits de soins des bébés, les vêtements, sous vêtements, tout le nécessaire de toilette, dans les bagages perdus. Nous avons perdu 2 jours dans les centre commerciaux à racheter tout ce qui nous manquaient. Nous avons perdu 7 jours a essayer de contacter leur service pour savoir quand nous allions revoir nos bagages, sans compter les hors forfaits , tout notre budget vacances s en est allé aux achats obligatoires sans compter les soucis que ça nous a causé, nos vacances n'avaient plus aucun gout, nous avons profité de rien. Nos vacances ont eu un gout amer. Donc en conclusion nous sommes resté toute la durée de notre voyage sans nos bagages! 1 semaine après notre retour en France, nous avons été contacté par leur service nous disant qu ils avait retrouvé un bagage. (le plus petit des bagages) et à ce jour l'autre bagage est considéré comme perdu et ils nous propose un dédommagement de 800€. Alors que nous avons déclaré la perte d' une valeur de 1400€ sans compter les frais de 1ere nécessité qui s’élevait a 400€ et tout le préjudice moral qu on a subi. c est vraiment scandaleux! PLus jamais avec air europa!!
Shopping au Sri Lanka pour les souvenirs English translation pending
by Caro2015 · 2015-02-13 · 3 replies
Bonjour! Je suis présentement au Si Lanka et c'est ma dernière journée ici demain! Je serai à Colombo et j'aimerais savoir les meilleurs endroits pour acheter des Saris, sarongs, des statuettes d'eben, thé, épices etc à des prix "moins touristique" ☺️ Il y a des marchés mieux que d'autres à Colombo?

Merci beaucoup !
Et si on allait aux Phil's? English translation pending
by Genevois · 2015-02-12 · 46 replies
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.

Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.

Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.

Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?

Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.

L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.

Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.

Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.

Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.

Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.

Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.

Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.

Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.

Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.

Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !

Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Compagnie aérienne pour un vol Paris - New York English translation pending
by LittleAx · 2015-02-11 · 37 replies
Bonjour, j'aimerais que l'on me conseil une bonne compagnie aérienne, pour un premier vol qui va durer 8h à destination de Paris (cdg) à New York (jfk)
Voyage en Turquie de 15 jours English translation pending
by Zakariaalami · 2015-02-02 · 5 replies
Salut chers voyageurs ; je vous sollicite dans ce poste pour m'aider a élaborer un voyage en Turquie du 20 juillet au 5 août (15 jrs) .

A part Istanbul j'ai vraiment aucune idée sur le reste du pays , ni les moyens de transports les moins chers et les plus pratiques entre villes ;

Je compte rester 5 Jrs sur Istanbul est ce suffisant ??

j'ai lus sur le forum plusieurs circuit mais presque tous différents les un les autres , que me proposeriez vous pour un premier voyage ?

Prendre le train ou le bus ou un autre moyen de transport ??

Il y'as t'il des "must do , Must see " dans ce voyage vers la Turquie ? si oui quoi ?

J'ai bcp bcp d'autres questions mais je me contente de ses questions on premier et Merci :)
Objectif Tamron 16-300mm: fiabilité? English translation pending
by LucasComp · 2015-01-30 · 21 replies
Bonjour,

Je pars au Vietnam cet été 2015 et je prépare mon voyage avec un peu d'impatience je dois l'avouer ! 🙂 Je possède un Canon EOS 70D et j'aimerai acheter un objectif avec un grand angle ! Un ami m'a recommandé le Tamron 16-300mm (celui-là) !

Apparemment en 300mm il reste donc très bon grâce à la VC. Il est hyper réactif avec le système autofocus PZD et la prise de vue à courte distance pour des photos prise à 40cm, fonction "macro" 1:3 donne de très bon résultats.

Qu'en pensez-vous ? J'aimerai avoir d'autres avis avant de me lancer !

Merci d'avance pour vos réponses !
Récupérer nos valises à l'aéroport ou sur le bateau? English translation pending
by Jany95 · 2015-01-29 · 24 replies
Bonjour,

Je pars en croisière "perles des antilles" sur le costa Magica le 31 janvier. J'ai réservé mes vols avec Costa et je vole avec XL airways au départ de Roissy. J'aimerais savoir si je récupère mes valises soute à l'aéroport de Point à Pitre ou sur le bateau ? C'est un vol costa mais je suppose qu'il y aura d'autres personnes à bord de l'avion qui ne font pas de croisière d'ou ma question😉 Ca me paraissait logique de les récupérer à bord du bateau mais mon mari m'a semé le doute🤪 Merci de me répondre rapidement car je pars dans 2 jours😎
Cambodge et Vietnam août 2015 English translation pending
by Michoi · 2015-01-28 · 17 replies
Bonsoir

Je cherche un challenger pour faire tranquillement le Cambodge et peut être un bout du vietnam à Velo alternant auberge et camping, 1 mois pour le mois D Aout

J'ai 32 ans, J Habite Paris, sociable et facile à vivre.

Bonne soirée
Voyage à 8 adultes, boucle Las Vegas - Las Vegas English translation pending
by Jannigout · 2015-01-28 · 8 replies
Bonjour,

Nous avons l'intention de partir à 8 adultes en avril 2016 dans l'ouest américain: 2 semaines en boucle au départ et à l'arrivée de Las Vegas ( location d'un Van sur place) Nous avons des idées d'itinéraire mais je suis preneuse d'autres itinéraires en passant par Las Vegas-San Franscisco- Los Angeles- Kingman- Monument Valley- Antelope Canyon- Las Vegas. De plus, je suis preneuse aussi d'adresses de restos pas cher et copieux ( nous aimons mangé.....), d’hôtels propres et pas chers non plus... et d'activités. Des astuces pour ces voyages en groupe sont les bienvenues aussi Merci
San Francisco en 3 jours/4 nuits English translation pending
by PepperPotts · 2015-01-25 · 7 replies
Hello!!

Petite question pratique: nous serons à SF du lundi 13/04 au vendredi 17/04. (avion fin de journée le 13).

j'avais pensé structuré mes visites de la manière suivante:

Mardi 14: Financial district/chinatown/north beach/telegraph hill Mercredi 15: Fisherman/nob hill/russian hill/alamo square jeudi 16: japapese tea garden/GGB/Sausalito/House boat/muir woods (si posisble) vendredi 17: coit tower puis départ vers la PCH vers midi au plus tard

Qu'en pensez-vous? est-ce jouable? Dois-je m'orienter vers un billet 3jours de hoponhoppff ou à pied c'est faisable?

D'avance merci!!!
Parcours Afrique du Sud août et septembre English translation pending
by Laureray · 2015-01-25 · 9 replies
Bonjour à tous,

Mon mari et moi prévoyons un séjour de 3 semaines en Afrique du Sud. Je connais déjà pour avoir fait de nombreux voyages en Afrique Australe mais il y a de nombreux endroits que je ne connais pas et c'est la première fois que je pars sans mon père. Je me demande si certains arrêts valent le coup, comme par exemple le Blyde River Canyon et si en terme de distance à faire entre les étapes je suis réaliste.

Lundi 24 août : Arrivée-nuit à Prétoria Mardi 25 : Départ pour le Blyde River Canyon Mercredi 26 : Visite du Blyde River Canyon Jeudi 27 : Park Kruger-Olifant Camp Vendredi 28 : Park Kruger-Olifant Camp Samedi 29 : Park Kruger-SataraCamp Dimanche 30 : Park Kruger-Lower SabieCamp Lundi 31: Park Kruger-Lower Sabie Camp Mardi 01: Swaziland Mercredi 02 : Tembe elephant Park ou Umfolozi ? Jeudi 03 : Tembe elephant Park ou Umfolozi ? Vendredi 04 : Santa Lucia Samedi 05 : Santa Lucia Dimanche 06 : Ballito ou Umhlanga ? Lundi 07 : Ballito ou Umhlanga ? Mardi 08 : Le cap (Vol Durban-> Le cap) Mercredi 09 : Le cap Jeudi 10 : Le cap Vendredi 11 : Le cap Samedi 12 : Le cap- Départ

Je pense avoir une préférence pour Tembe Elephant Park plutôt que Umfolozi. Faut il faire un arrêt au Swaziland ? Est ce que cela vaut le coup ? Si oui, où ? Si non, où s'arrêter avant d'atteindre Tembe Elephant Park ? Est ce que une voiture de tourisme est suffisante pour atteindre Tembe Elephant Park ? Faut il prévoir une étape à Richard Bay ? Pour l'observation des baleines, vaut il mieux le prévoir au cap ou à Richard Bay ? Ballito ou Umhlanga sont elles à vister ? En sachant, que j'aimerais faire un arrêt pour profiter de l'océan Indien.

J'espère que mon parcours est réalisable. Si vous avez des bonnes adresses, je suis preneuse.

J'ai déjà réservé le Kruger.

Merci d'avance pour vos retours.
De retour de voyage en sac à dos au Sri lanka English translation pending
by Lolibtz · 2015-01-23 · 16 replies
Bonjour à tous,

Tout d'abord je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidée grâce à leurs témoignages à préparer mon voyage, je viens tout naturellement à mon tour vous faire part de mon "périple" et ainsi aider d'autres personnes qui souhaitent découvrir ce merveilleux pays.

Je me suis rendue au Sri Lanka avec ma fille de 19 ans en sac à dos du 30 décembre 2014 au 12 janvier 2015.

Nous avons pris la SAUDIA AIRLINE (Compagnie d'Arabie Saoudite) avec escale à Djeddah. Rien à redire, avion ponctuel, hôtesses agréables, sièges spacieux et confortables, repas bon et copieux (vous avez même le choix entre deux plats), écrans individuels avec films en français...).

Après avoir lu de nombreux témoignages sur le regard insistants des sri lankais sur les femmes étrangères, je suis partie avec quelques a priori. Effectivement on vous regarde énormément de haut en bas de bas en haut (les hommes un peu plus c'est vrai) mais c'est tout le monde, y compris les femmes et les enfants, il suffit de leur sourire pour qu'ensuite la plupart du temps vous ayez droit aussi à un large sourire ! Le sri lankais est très curieux, il veut savoir d'où vous venez, ou vous allez et avec qui vous voyagez, lol ! Mais cela reste bon enfant...

Concernant les prises de courant, pas besoin d'adaptateur, il suffit d'avoir un stylo ! la prise sri lankaise se présente sous forme de 3 trous en triangle avec un tout petit interrupteur en haut à gauche. il suffit de mettre cet interrupteur hors tension de mettre un stylo dans le trou du haut et de brancher en même temps votre chargeur, sèche cheveux... ressortir le stylo et allumer l'interrupteur et ô miracle ça marche !

Nous avons pris que des bus locaux, prix dérisoire (moins d'un euro pour des trajets plus ou moins longs, bien demandé le prix avant de monter et demander confirmation aux personnes à l'intérieur, cela évite les mauvaises surprises au moment de payer) et l'on est essentiellement qu'avec des sri lankais donc c'est cool ! Il faut savoir que le pays est très bien desservi en bus et qu'il y a des départs fréquents vers toutes les destinations. Par contre les chauffeurs de bus conduisent très très vite même en montagne donc pour ceux qui sont malades prévoir ce qu'il faut ! Toujours demander à mettre les sacs dans la soute du bus sinon on risque de vous faire payer une place pour les bagages.

Nous avions réservé à l'avance les deux premiers hôtels mais pas d'inquiétude, il ya des Guest et hôtels partout, des personnes vous sollicitent systématiquement à la sortie du bus.

Attention le soleil tape très très fort ! Petit conseil pour les dames : prévoyez des tampons, il n'y en a pas ou très peu au Sri lanka !

Voici notre itinéraire :

Jour 1 : Aeroport/Sigiriya - Il faut être patient pour récupérer ses bagages ! Le change n'est pas très avantageux, (1 e = 155 rps alors que partout ailleurs 1e = 160 rps) ms ca dépanne pour commencer ! Nous avons négocié un taxi pour nous avancer sur Kurunegala (2800 rps) car la circulation est lente dans le pays et nous voulions arriver avant la nuit et ensuite un bus jusqu' à la jonction Polonnaruwa/Siggiriya (a env 9 km à la sortie de Dambulla). Nous avons logé au Lakmini Lodge (3000 rps avec petit dej), chambre convenable, personnel agréable et vue magnifique sur le Rocher du Lion. Attention aux moustiques !!!

Jour 2 : Sigiryia/Dambulla - Départ de bonne heure (il fait chaud), entrée 25 e (c'est cher !!!) mais la montée du rocher vaut le coup et la vue en haut fantastique, il faut compter env 2h AR en prenant son temps. Nous avons pris un tuc tuc jusqu'à Dambulla (1000 rps) pour visiter le temple troglodyte (10 e l'entrée), prévoir des chaussettes car il faut se déchausser et de quoi se couvrir les jambes et les épaules ! Le site vaut le coup mais il faut monter bcp de marches avant d'y arriver. Consigne gratuite pour les sacs a dos à la caisse. Puis bus jusqu'à Kandy logement a St brigdet GH un petit paradis (3000 rps la nuit chambre avec balcon et 500 rps le pdj) JE RECOMMANDE !!!

Jour 3 et 4 - Kandy A faire : Visite du marché, aller au Muslin Hotel pour dégustation de Kotthu roti, à ne pas manquer le jardin botanique (une merveille ! 1250 rps, prendre le bus direction Peradeniya), tour du lac et visite de plusieurs temples dont le Temple de la Dent ( 1000 rps), y aller vers 18h30 pour la prière, très beau moment. Nous avons ADORE cette ville, malgré le bruit, le monde, il y règne une atmosphère spéciale !

Jour 5 - Nuwara ella/haputale Magnifique trajet en bus dans la montagne au milieu des plantations de thé et des cascades (le trajet en train valait le coup mais suite au mauvais temps juste avant notre arrivée les voies ferrées ont été endommagées). Halte a Nuwara Ella dite "la petite Angleterre", agréable village a près de 2000 m d'altitude. Puis trajet jusqu'à Haputale via bandarawela (Importante Station de bus), bus bondé et le chauffeur roule très vite ! Arrivée à Haputale, petit village de moyenne montagne (1500 m), principalement habitée par les Tamouls, ca caille vite le soir donc prévoir pull, blouson...Royal Top rest in (2500 rps avec petit déj), en plein centre, chambre un peu "glauque", on avait heureusement prévu des draps de soie, personnel adorable et leur rice & curry très bon .

Jour 6 - Ella Départ en bus vers Ella (changement à Bandarawela), petit village assez touristique par rapport à Haputale (et donc plus cher), les alentours sont magnifiques, ballades dans les plantations de thé, et ascension du Little Adam's peack (le sentier à prendre est à droite juste après le Ella Flower Garden), panorama à couper le souffle ! Les chutes de rawana, impressionantes ! Visite de l'usine Lipton (Dambatene tea factory), tuc tuc 1000 rps AR depuis Haputale

Jour 7 et 8 - Mirissa Long trajet en bus jusqu'à la côte sud (plus de 5h !). Mirissa, sympathique station balnéaire certes beaucoup moins authentique que dans les terres. Nombreux bars et restos sur la plage, bonne animation. Bord de mer agréable, peu agité (idéale pour les enfants), longue plage magnifique. Adana Beach Resort (5500 rps avec pdj vue mer avec grosse négociation), chambre spacieuse et confortable, accueil sympathique, bord de mer (route à traverser)

Jour 9 et 10 - Hikkaduwa Déception, station balnéaire envahie par les russes (tout est traduit en russe !), très chères (n achetez pas vos souvenirs la bas !) très peu de plages, c'est sale et la mer est agitée. Red Lobster (4300 rps avec pdj négocié), chambre spacieuse mais hôtel et alentour très bruyant, bonne nourriture. Location de scoot 1000 rps (prendre le permis international) A voir Galle surtout la ville fortifiée, ballade sur les remparts, il ya un petit marchand d'épices et thé au détail, très pratique pour ramener des petites quantités Visite d'un centre de sauvetage de tortues juste avant Bentota (env 500 rps), instructif et bonne action grâce à votre ticket d 'entrée.

jour 11 et 12 - Negombo Ville très animée et pas mal de touristes car près de l'aéroport. Sea Joy à Négombo Beach (2000 rps avec pdj négocié), chambre simple, vieillote, eau froide, nourriture très bonne. A faire le marché aux poissons (âmes sensibles aux odeurs s'abstenir !), la plage est agréable mais sale, ballade et sunset en compagnie des locaux.

Nous avons, par manque de temps, du zapper pas mal d'endroits mais 12 jours c'est très peu car il ya énormément de ballades, visites à faire. En espérant que cela puisse vous aider...

N'hésitez pas si vous avez des questions, je reste à votre disposition

Laure

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