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Choisir Page ou Capitol Reef? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
J'ai vu sur le forum un joli carnet de voyages avec des photos de Capitol Reef. J'avais envisagé :
J1 : Gd Canyon en fin d'après midi J2 : survol GC puis Page (coucher soleil lac Powell mais pas promenade bateau car trop cher) J3 : Antelope + horse shoe bend, puis direction Monument Valley 3 nuits à Moab et une journée pour faire la scenic driveway 12 et arriver au coucher du soleil à Bryce.
Mais je me demande si je ne rate pas qq chose en ne passant pas plus de temps sur la scenic driveway 12 et en ne voyant pas quelques sites de Capitol Reef (nous serons en SUV), comme Cathedral valley par ex et pourquoi pas Kodachrom basin.
D'autant que nous passerons peu de temps à Zion.
Qu'en pensez-vous ? Combien de temps faut il pour aller de Moab à Bryce sur cette jolie route ? Merci de votre aide.
J'ai vu sur le forum un joli carnet de voyages avec des photos de Capitol Reef. J'avais envisagé :
J1 : Gd Canyon en fin d'après midi J2 : survol GC puis Page (coucher soleil lac Powell mais pas promenade bateau car trop cher) J3 : Antelope + horse shoe bend, puis direction Monument Valley 3 nuits à Moab et une journée pour faire la scenic driveway 12 et arriver au coucher du soleil à Bryce.
Mais je me demande si je ne rate pas qq chose en ne passant pas plus de temps sur la scenic driveway 12 et en ne voyant pas quelques sites de Capitol Reef (nous serons en SUV), comme Cathedral valley par ex et pourquoi pas Kodachrom basin.
D'autant que nous passerons peu de temps à Zion.
Qu'en pensez-vous ? Combien de temps faut il pour aller de Moab à Bryce sur cette jolie route ? Merci de votre aide.
Location de plaques de sable à Marrakech? (en 4x4) English translation pending
Je suis en train de préparer une virée de 7 jours en 4x4 de location à partir de Marrakech. Où puis je trouver à la location des plaques de désensablage à Marrakech. Les étapes seraient Marrakech-Taroudan-Tafraoute-Amtoudi (Id Aïssa)-Tissint (lac Iriki)-Erg Chegaga -Adzt-Marrakech.Nous n'aurons qu'un seul véhicule, et je voudrai aussi savoir si sur cette zone les portables passent partout. Merci de vos conseils éclairés et avisés.
Idée de trek en milieu sauvage en France ou Belgique? English translation pending
Salut à tous,
J'aimerais organiser un trek d'environs 10 jours avec des amis mais je n'ai aucune idée de l'endroit ou on pourrait le faire, on recherche à faire une grande randonnée dans un endroit sauvage (forêt, pleine, lac, montagne, ... bref paysage varié), ou il serait possible de bivouaquer toutes les nuits, soit en France, ou Belgique (dans les Ardennes possible?), ... Voila auriez-vous des propositions à nous faire? Merci!
J'aimerais organiser un trek d'environs 10 jours avec des amis mais je n'ai aucune idée de l'endroit ou on pourrait le faire, on recherche à faire une grande randonnée dans un endroit sauvage (forêt, pleine, lac, montagne, ... bref paysage varié), ou il serait possible de bivouaquer toutes les nuits, soit en France, ou Belgique (dans les Ardennes possible?), ... Voila auriez-vous des propositions à nous faire? Merci!
Trek autour de Lalibella en Éthiopie et Dallol (volcan) English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de réaliser un trek autour de Lalibella avec possibilité d'hébergement chez l'habitant sans passer par l'association TESFA. Avez-vous des infos sur ce sujet?
Autre question, concernant le Dallol et le lac Assalé (pas le volcan ni le lac Afrera). Nous souhaiterions y aller à cinq personnes. Combien faut-il de véhicules et quel en serait le tarif? Connaissez vous des agences qui pratiquent des prix raisonnables car cela semble très cher?
merci pour vos réponses.
Circuit au Québec avec deux enfants: moustiques en août? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons faire un circuit dans la province de Quebec du 5/08 au 26/08/11 avec nos 2 filles 16 et 12 ans. Les étapes principales de ce circuits seront : Montreal, Trois Rivières Le parc Mauricie et Lac St Jean, Le Fjord du Saguenay et Tadoussac, La région de Charlevoix Quebec Montréal et retour en France.
Notre circuit se fera en voiture de location et logement chez l'habitant (gites du passant..) Nous avons besoin d'information sur les moustiques à cette période de l'années. Tous les guides de voyage émettent des recommandations. Notre fille de 12 ans est trés sensible et elle fait des réactions de type allergique aux piqures. Y a t'il des régions à éviter en août ?
Faut'il privilégier la Gaspésie ou le parc de la Mauricie?
Merci de votre aide
Nous souhaitons faire un circuit dans la province de Quebec du 5/08 au 26/08/11 avec nos 2 filles 16 et 12 ans. Les étapes principales de ce circuits seront : Montreal, Trois Rivières Le parc Mauricie et Lac St Jean, Le Fjord du Saguenay et Tadoussac, La région de Charlevoix Quebec Montréal et retour en France.
Notre circuit se fera en voiture de location et logement chez l'habitant (gites du passant..) Nous avons besoin d'information sur les moustiques à cette période de l'années. Tous les guides de voyage émettent des recommandations. Notre fille de 12 ans est trés sensible et elle fait des réactions de type allergique aux piqures. Y a t'il des régions à éviter en août ?
Faut'il privilégier la Gaspésie ou le parc de la Mauricie?
Merci de votre aide
Traversée des Alpes françaises via le GR5 English translation pending
Bonjour à tous.
Voilà, cet été (au mois d'Août plus précisément), je voudrais faire la traversée des alpes françaises via GR5 du Lac Léman à Nice et en 20 jours. Pensez-vous que c'est réalisable ?
Faut-il une grosse condition physique ou pas ?
Merci d'avance.
Philippe
Voilà, cet été (au mois d'Août plus précisément), je voudrais faire la traversée des alpes françaises via GR5 du Lac Léman à Nice et en 20 jours. Pensez-vous que c'est réalisable ?
Faut-il une grosse condition physique ou pas ?
Merci d'avance.
Philippe
Douze jours sur le Yunnan en septembre 2010 English translation pending
Quelques impressions de notre séjour sur le Yunnan en sept dernier, circuit basique en peu de temps (12 jours) avec voiture chauffeur;
arrivée sur Canton, nuit puis envol sur Dali; petite ville (!) avec beaucoup de charme, très calme, peu de touristes occidentaux; balade sur le lac, pêche aux cormorans, visite de la petite église catholique, le temple des trois pagodes; avons dormi à l'hôtel landscape, bon hôtel mais nourriture standard.
puis départ vers lijiang, ouf très vite étouffés par le monde, le bruit (le karaoké la nuit ca déménage !) beaucoup trop de monde et surtout plus tellement de charme à mon gout, toutes les maisons sont des récipients à souvenirs, on a vite fait un tour et on s'est concentrés sur la visite du petit village de xizhou, le village de Yuhu (tout petit petit) , les fresques de baisha et le fameux camélia millénaire.
départ vers Zhongdian via le saut du tigre, impossible de faire le trek beaucoup trop d'éboulement, le fleuve était en partie en crue qui plus est, donc balade le long du sentier aménagé; dommage car blindé de touristes chinois, ca se bouscule, les tuk tuk se bousculent aussi, heureusement de magnifiques couleurs ocre et gris, et un chahut liquide impressionnant.
petite visite de la vieille ville de Zhongdian, un peu déçue car c'est tout petit, on part ensuite sur le monastere de songzanlin, tres majestueux et reposant. Nous avons dormi à l'hotel Songtsam (notre folie budget) on ne le regrette pas car d'excellentes prestations, situé juste en contrebas de l'enceinte du monastère, près du village. Très calme et reposant ;)
puis enfin nous allons sur Baishuitai ! Alors 3h de route aller, 3h retour, par route de montagne (on passe les 3000m) , brouillard, la route est mauvaise et tortueuse, nous échappons de peu à un éboulement sur un pont (plus tard, on croisera un camion ayant subi la chose); le "parc" de baishuitai est peu étendu, l'avantage Number 1 :aucun touriste!!! mais aucun de chez aucun. Nous faisons une petite balade, jusqu'au site où un vieil homme nous fait bruler de l'encens. Dommage car l'irrigation a dévié l'eau de la montagne, et beaucoup de vasques se sont asséchées et ont noirci (calcaire). Mais enfin, il faut bien que les gens du village mangent. Pour ceux qui connaîtraient les terrasses de Pammukale en Turquie, peut-être Baishuitai n'a pas grand intérêt, mais pour moi, c'était très joli, et je n'ai pas regretté la route !
enfin, sur le retour, nous nous arrêtons au monastere de Ringha, on commence à être essoufflés avec toutes ces marches ! monastere calme et désert, quelques chèvres et deux moines, rien à voir avec Songzanlin. on croise des petits cochons sauvages, puis retour à l'hôtel.
Bref, beau voyage, nous avons continué sur l'expo à Shanghai, et vraiment quel dépaysement ! i LOVE CHINA 😉
arrivée sur Canton, nuit puis envol sur Dali; petite ville (!) avec beaucoup de charme, très calme, peu de touristes occidentaux; balade sur le lac, pêche aux cormorans, visite de la petite église catholique, le temple des trois pagodes; avons dormi à l'hôtel landscape, bon hôtel mais nourriture standard.
puis départ vers lijiang, ouf très vite étouffés par le monde, le bruit (le karaoké la nuit ca déménage !) beaucoup trop de monde et surtout plus tellement de charme à mon gout, toutes les maisons sont des récipients à souvenirs, on a vite fait un tour et on s'est concentrés sur la visite du petit village de xizhou, le village de Yuhu (tout petit petit) , les fresques de baisha et le fameux camélia millénaire.
départ vers Zhongdian via le saut du tigre, impossible de faire le trek beaucoup trop d'éboulement, le fleuve était en partie en crue qui plus est, donc balade le long du sentier aménagé; dommage car blindé de touristes chinois, ca se bouscule, les tuk tuk se bousculent aussi, heureusement de magnifiques couleurs ocre et gris, et un chahut liquide impressionnant.
petite visite de la vieille ville de Zhongdian, un peu déçue car c'est tout petit, on part ensuite sur le monastere de songzanlin, tres majestueux et reposant. Nous avons dormi à l'hotel Songtsam (notre folie budget) on ne le regrette pas car d'excellentes prestations, situé juste en contrebas de l'enceinte du monastère, près du village. Très calme et reposant ;)
puis enfin nous allons sur Baishuitai ! Alors 3h de route aller, 3h retour, par route de montagne (on passe les 3000m) , brouillard, la route est mauvaise et tortueuse, nous échappons de peu à un éboulement sur un pont (plus tard, on croisera un camion ayant subi la chose); le "parc" de baishuitai est peu étendu, l'avantage Number 1 :aucun touriste!!! mais aucun de chez aucun. Nous faisons une petite balade, jusqu'au site où un vieil homme nous fait bruler de l'encens. Dommage car l'irrigation a dévié l'eau de la montagne, et beaucoup de vasques se sont asséchées et ont noirci (calcaire). Mais enfin, il faut bien que les gens du village mangent. Pour ceux qui connaîtraient les terrasses de Pammukale en Turquie, peut-être Baishuitai n'a pas grand intérêt, mais pour moi, c'était très joli, et je n'ai pas regretté la route !
enfin, sur le retour, nous nous arrêtons au monastere de Ringha, on commence à être essoufflés avec toutes ces marches ! monastere calme et désert, quelques chèvres et deux moines, rien à voir avec Songzanlin. on croise des petits cochons sauvages, puis retour à l'hôtel.
Bref, beau voyage, nous avons continué sur l'expo à Shanghai, et vraiment quel dépaysement ! i LOVE CHINA 😉
Itinéraire en Birmanie avec nos deux filles: votre avis? English translation pending
Bonjour, nous sommes au 9eme moi de notre TDm avec nos 2 filles de 3 et 6 ans>
Nous venons d` arriver ce matin et je n` ai pas eu le temps de preparer notre itineraire.
Dans quel ordre faire les visites , pour que cela soit le plus judicieux?
Bien sur il y aura les incontournables Yangoon, Bago, rocher d`or, Bagan, Mandalay, lac Inle, mais nous voulons aussi sortir des sentiers battus , nous aimons avoir des contacts avec la population. Je pense que nous allons emprunter les transports locaux , peut etre faire un vol en avion, quel est le trajet a privilegier en avion? Peut etre aussi prendre 1 ou 2 fois une voiture privee, mais cela a l` air d`etre assez cher, si vous avez aussi des infos a ce niveau ?
Que pouvez vous me conseiller?
Le trajet en bateau Mandalay Bagan n` est il pas trop difficile pour les enfants?
Sinon quel autre trajet en bateau vaut vraiment le coup?
Nous resterons 36 jours en Birmanie , mais avec les enfants nous avons un rythme lent.
Qulqu`un a t il une info tres recente sur la prolongation du visa, jusqu`a present , il suffisait de payer a la sortie du pays, mais apparament cela n` est plus le cas , il faut faire la prolongation avant?
Merci pour votre aide precieuse
Qulqu`un a t il une info tres recente sur la prolongation du visa, jusqu`a present , il suffisait de payer a la sortie du pays, mais apparament cela n` est plus le cas , il faut faire la prolongation avant?
Merci pour votre aide precieuse
Itinéraire en Amérique du Sud: supprimer le Pérou au profit du Sud Lipez ou le contraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année, j'aimerais découvrir l'Amérique du Sud
Cependant par rapport aux circuits proposés et qui me tente, il y a deux choix:
- la Bolivie et le Chili (santiago, valparaiso, désert d'atacama, arica, putre, geyser del tatio, laguna colorada et verde, uyuni, la paz, lac titicaca, tiwanaku, sucre, potosi)
- ou bien la Bolivie et le Pérou (Lima, Cuzco, Machu pichu, Pisac, Puno, Lac titicaca, juliaca, la paz, oruro, sucre, potosi, uyuni)
Choix très difficile...C'est pour cela que je me rapproche de vous pour connaître vos opinions.
Merci d'avance de votre aide Isa
- la Bolivie et le Chili (santiago, valparaiso, désert d'atacama, arica, putre, geyser del tatio, laguna colorada et verde, uyuni, la paz, lac titicaca, tiwanaku, sucre, potosi)
- ou bien la Bolivie et le Pérou (Lima, Cuzco, Machu pichu, Pisac, Puno, Lac titicaca, juliaca, la paz, oruro, sucre, potosi, uyuni)
Choix très difficile...C'est pour cela que je me rapproche de vous pour connaître vos opinions.
Merci d'avance de votre aide Isa
Destination pour faire des photos de nature presque sauvage? English translation pending
Bonjour à tous,
tout nouveau sur ce site, je ne sais pas si je poste au bon endroit. J'habite à Paris et j'aimerai partir 5 jours (du 25 au 30 mars) quelque part pour faire des photos. J'étais intéressé par le Groenland mais ça semble bien trop cher... ! Je suis à la recherche de nature, de roche, de lac, de mer, de montagnes.
Je me suis dit que la Finlande pourrait être une destination intéressante ?
Le principe est d'arriver facilement dans un endroit plutôt vierge, presque sauvage... juste un hôtel simple et la possibilité de voir de grands espaces.
A voir si c'est en Finlande que je pourrais trouver ça ou sinon ailleurs? Dans un petit budget évidemment...
J'espère que vous pourrez me renseigner :)
tout nouveau sur ce site, je ne sais pas si je poste au bon endroit. J'habite à Paris et j'aimerai partir 5 jours (du 25 au 30 mars) quelque part pour faire des photos. J'étais intéressé par le Groenland mais ça semble bien trop cher... ! Je suis à la recherche de nature, de roche, de lac, de mer, de montagnes.
Je me suis dit que la Finlande pourrait être une destination intéressante ?
Le principe est d'arriver facilement dans un endroit plutôt vierge, presque sauvage... juste un hôtel simple et la possibilité de voir de grands espaces.
A voir si c'est en Finlande que je pourrais trouver ça ou sinon ailleurs? Dans un petit budget évidemment...
J'espère que vous pourrez me renseigner :)
Faire le Sud Lipez avec un détour au Chili ou simplement un détour au Pérou? English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année, j'aimerais découvrir l'Amérique du Sud🙂
Cependant j'hésite entre visiter :
- la Bolivie et le Chili (santiago, valparaiso, désert d'atacama, arica, putre, geyser del tatio, laguna colorada et verde, uyuni, la paz, lac titicaca, tiwanaku, sucre, potosi)
- ou bien la Bolivie et le Pérou (Lima, Cuzco, Machu pichu, Pisac, Puno, Lac titicaca, juliaca, la paz, oruro, sucre, potosi, uyuni)
Quel choix feriez-vous à ma place?
Merci d'avance de votre aide😊
Cette année, j'aimerais découvrir l'Amérique du Sud🙂
Cependant j'hésite entre visiter :
- la Bolivie et le Chili (santiago, valparaiso, désert d'atacama, arica, putre, geyser del tatio, laguna colorada et verde, uyuni, la paz, lac titicaca, tiwanaku, sucre, potosi)
- ou bien la Bolivie et le Pérou (Lima, Cuzco, Machu pichu, Pisac, Puno, Lac titicaca, juliaca, la paz, oruro, sucre, potosi, uyuni)
Quel choix feriez-vous à ma place?
Merci d'avance de votre aide😊
Evo Morales: quelle situation politique en Bolivie? (début 2011) English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu un séjour en amérique latine pour quelques semaines et nous allons passer par la Bolivie (via le Perou) avec le lac titicaca, La Paz, Salar Uyuni, etc... mais la situation actuelle ne semble pas évidente avec l'annonce d'augmentation de 50% sur le gasoil d'Evo Morales. (On peut comprendre les boliviens...) 😕
Est-ce que certaines régions son à éviter? Les boliviens valent-ils les français question grèves? Car nous devons repartir de La Paz fin mars et je crains des annulations de vols et autres mauvaises surprises.
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Nous avons prévu un séjour en amérique latine pour quelques semaines et nous allons passer par la Bolivie (via le Perou) avec le lac titicaca, La Paz, Salar Uyuni, etc... mais la situation actuelle ne semble pas évidente avec l'annonce d'augmentation de 50% sur le gasoil d'Evo Morales. (On peut comprendre les boliviens...) 😕
Est-ce que certaines régions son à éviter? Les boliviens valent-ils les français question grèves? Car nous devons repartir de La Paz fin mars et je crains des annulations de vols et autres mauvaises surprises.
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane
Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.
Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.
Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.
Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.
La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.
Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.
Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.
Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !
Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.
Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !
Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.
Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !
Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.
Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.
Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.
La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.
Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.
Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.
Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.
Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.
Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.
Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.
Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.
Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.
Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.
Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.
Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.
La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu��une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.
Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.
La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.
Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.
Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.
Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.
Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.
Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.
Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.
Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.
Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.
La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.
Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.
La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.
Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.
Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.
Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.
Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.
Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.
Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.
La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.
Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.
Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.
Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !
Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.
Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !
Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.
Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !
Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.
Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.
Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.
La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.
Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.
Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.
Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.
Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.
Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.
Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.
Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.
Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.
Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.
Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.
Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.
La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu��une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.
Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.
La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.
Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.
Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.
Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.
Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.
Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.
Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.
Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.
Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.
La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.
Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.
La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.
Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.
Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.
Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Météo au Pérou de février à mars? English translation pending
Bonjour,
nous souhaitions partir au Perou mi fevrier à mi mars mais nous sommes un peu inquiets au niveau météo. c'est la saison des pluies et je crains que ça rende difficile les trajets et les visites de cusco, macchu picchu, vallée sacrée et peut etre aussi lac titicaca. avez vous des infos ou experiences sur le sujet (2010 semble avoir été tres pluvieux à cause du phenomene el nino)
sinon nous envisagions de partir une 20aine de jour avec donc les sites de la vallée sacrée, puis le lac titica, arequipa et ses environs. et eventuellment selon le temps (qui passe), le budget et l'envie, huaraz.
est ce facile d'organiser des randos autour d'arequipa et huaraz. quel budget faut il prevoir ? il semble possible de louer des voitures ou motos ?
merci pour vos conseils
Sorties à la journée depuis Nairobi et Mombasa? English translation pending
hello a tous,
avant toute chose meilleurs voeux a tous pr 2011... et surtout pleins de voyages...
je suis actuellement au kenya et j'ai qqes questions pr ceux qui connaissent le pays...
1. que pensez vous de ces circuits a la journee depuis nairobi? Lac Magadi Parc Hell's Gate Parc Longonot Parc de nairobi je serai sur nairobi du 07 janv au 11 janv -enfin 10 inclus car le 11 au matin je prends l'avion du retour- Comment sont ses excursions? Est ce que ca vaut le coup? Par quelle agence passer a nairobi? Quels prix dois je envisager pr ces journees?
2. quel hotel a nairobi dans un budget aux alentours de 40.50 euros? plutot en centre ville et securise pr femme seule
3. par quelle agence passer a mombasa pr faire une sortie sur shimba hills a la journee et une journee a l'ile de wasini?
merci a tous pr vos renseignements...
avant toute chose meilleurs voeux a tous pr 2011... et surtout pleins de voyages...
je suis actuellement au kenya et j'ai qqes questions pr ceux qui connaissent le pays...
1. que pensez vous de ces circuits a la journee depuis nairobi? Lac Magadi Parc Hell's Gate Parc Longonot Parc de nairobi je serai sur nairobi du 07 janv au 11 janv -enfin 10 inclus car le 11 au matin je prends l'avion du retour- Comment sont ses excursions? Est ce que ca vaut le coup? Par quelle agence passer a nairobi? Quels prix dois je envisager pr ces journees?
2. quel hotel a nairobi dans un budget aux alentours de 40.50 euros? plutot en centre ville et securise pr femme seule
3. par quelle agence passer a mombasa pr faire une sortie sur shimba hills a la journee et une journee a l'ile de wasini?
merci a tous pr vos renseignements...
Brimanie: choisir trois semaines en septembre ou décembre? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu sur des forums, guide de voyage que la meilleure période pour aller en Birmanie est à partir de décembre. Sachant que les fêtes du lac Inlé ont lieux selon les années en septembre ou octobre, je voulais savoir s'il valait mieux privilégier le climat ou bien voir les fêtes du lac Inlé et avoir de la pluie ? Je compte faire un voyage de trois semaines.
Merci de vos conseils et bonne année 2011.
Sophie.
J'ai lu sur des forums, guide de voyage que la meilleure période pour aller en Birmanie est à partir de décembre. Sachant que les fêtes du lac Inlé ont lieux selon les années en septembre ou octobre, je voulais savoir s'il valait mieux privilégier le climat ou bien voir les fêtes du lac Inlé et avoir de la pluie ? Je compte faire un voyage de trois semaines.
Merci de vos conseils et bonne année 2011.
Sophie.
Estimation du temps pour la visite des parcs nationaux en Tanzanie et au Kenya? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis sur le point de partir pour la Tanzanie, de la mi-janvier à la mi-février 2011. J'aimerais savoir, d'après vos expériences, combien de temps estimez-vous la durée pour la visite des points d'intérêts suivant :
- Parc National du Serengeti - Aire de conservation du Ngorongoro + Visite du Cratère de Ngorongoro - Parc National du Lac Manyara - Parc National de Tarangire - Réserve Nationale du Masai Mara - Ascention du Ol Doinyo Lengaï - Ascension du Kilimanjaro - Zanzibar
(Exemple : Serengeti = 2 jours, Ngorongoro = 3 jours, etc.)
Sachant que je serai en Tanzanie 4½ semaines, est-ce que vous croyez que j'aurai assez de temps pour tout faire?
Voici, comment que je prévoyais partager mon temps :
- 2½ semaines : Safari + Ascension du Ol Doinyo Lengaï + Lac Natron - 1 semaine : Kilimanjaro - 1 semaine : Zanzibar
Merci d'avance pour votre aide! Pascal 😉
Je suis sur le point de partir pour la Tanzanie, de la mi-janvier à la mi-février 2011. J'aimerais savoir, d'après vos expériences, combien de temps estimez-vous la durée pour la visite des points d'intérêts suivant :
- Parc National du Serengeti - Aire de conservation du Ngorongoro + Visite du Cratère de Ngorongoro - Parc National du Lac Manyara - Parc National de Tarangire - Réserve Nationale du Masai Mara - Ascention du Ol Doinyo Lengaï - Ascension du Kilimanjaro - Zanzibar
(Exemple : Serengeti = 2 jours, Ngorongoro = 3 jours, etc.)
Sachant que je serai en Tanzanie 4½ semaines, est-ce que vous croyez que j'aurai assez de temps pour tout faire?
Voici, comment que je prévoyais partager mon temps :
- 2½ semaines : Safari + Ascension du Ol Doinyo Lengaï + Lac Natron - 1 semaine : Kilimanjaro - 1 semaine : Zanzibar
Merci d'avance pour votre aide! Pascal 😉
Ébauche d'un circuit de vingt jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
J'aurais besoin de votre avis sur le voyage que je prépare pour Juillet 2010, j'ai du mal à me décider pour les sites et l'ordre dans lequel les aborder pour la partie Las Vegas ....Las Vegas
J1 J2 J3 J4 Seattle J5 J6 J7 San Francisco J8 Las Vegas (avion) J9 Bryce Canyon J10 Lac Powell J11 Page Antelope Canyon Cathedral Wash J12 Monument Valley J13 Grand Canyon North J14 Las Vegas J15 Départ pour NY J16 J17 J18 J19 NY J20 NY-Paris
Est ce faisable sans trop être à la course? Avez-vous des suggestions? Mes ados auraient aimé visiter Los Angeles , est ce qu'il y aurait une solution pour l'inclure dans ce périple? Dans ce cas quel site zapper? Les seuls billets d'avion réservés sont Paris-Seattle et NY-Paris, le reste est open!! Merci d'avance pour toutes vos remarques .
J1 J2 J3 J4 Seattle J5 J6 J7 San Francisco J8 Las Vegas (avion) J9 Bryce Canyon J10 Lac Powell J11 Page Antelope Canyon Cathedral Wash J12 Monument Valley J13 Grand Canyon North J14 Las Vegas J15 Départ pour NY J16 J17 J18 J19 NY J20 NY-Paris
Est ce faisable sans trop être à la course? Avez-vous des suggestions? Mes ados auraient aimé visiter Los Angeles , est ce qu'il y aurait une solution pour l'inclure dans ce périple? Dans ce cas quel site zapper? Les seuls billets d'avion réservés sont Paris-Seattle et NY-Paris, le reste est open!! Merci d'avance pour toutes vos remarques .
Prix des bons restaurants en Birmanie? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Birmanie en janvier 2011. Afin de préparer le budget (nous avons déjà réservé et réglé les hôtels et vols intérieurs) pouvez-vous nous indiquer le prix moyen d'un repas correct (vin compris) dans un bon restaurant avec joli cadre pour le soir (nous allons à Rangoon, Mandalay, Bagan et Lac Inlé) ? n'hésitez pas de me communiquer des adresses. M😎erci
Nous partons en Birmanie en janvier 2011. Afin de préparer le budget (nous avons déjà réservé et réglé les hôtels et vols intérieurs) pouvez-vous nous indiquer le prix moyen d'un repas correct (vin compris) dans un bon restaurant avec joli cadre pour le soir (nous allons à Rangoon, Mandalay, Bagan et Lac Inlé) ? n'hésitez pas de me communiquer des adresses. M😎erci
Trois semaines au Pérou en mars: vos conseils? English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon amie pour la première fois en Amérique du sud, et nous avons choisi le Pérou.
Après visites des différents forums, je viens poser quelques questions.
Nous partons trois semaines au mois de mars 2011. nous avons idée d'aller à Nazca, Cuzco, Machu-Picchu, lac Titicaca...
Je me demandais cependant dans quel ordre était-il le plus simple de procéder? J'ai lu pas mal de posts où les gens partaient de Lima vers Cuzco en avion, puis allaient vers Machu Picchu. J'aimerais également, faire un tour dans la foret Amazonienne (genre promenade en bateau) Avez vous des conseils?
Merci à vous,
Nico
Nous partons avec mon amie pour la première fois en Amérique du sud, et nous avons choisi le Pérou.
Après visites des différents forums, je viens poser quelques questions.
Nous partons trois semaines au mois de mars 2011. nous avons idée d'aller à Nazca, Cuzco, Machu-Picchu, lac Titicaca...
Je me demandais cependant dans quel ordre était-il le plus simple de procéder? J'ai lu pas mal de posts où les gens partaient de Lima vers Cuzco en avion, puis allaient vers Machu Picchu. J'aimerais également, faire un tour dans la foret Amazonienne (genre promenade en bateau) Avez vous des conseils?
Merci à vous,
Nico
Boulanger recherché au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis propriétaire d'une boulangerie artisanale qui s'appel Le Croissant Doré. Nous sommes situé à Jonquière au Québec dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean et nous avons un URGENT besoin de boulanger.
Nous fesons des pain de toutes sorte (belge, baguette, blanc, multi-grain, etc) des viennoiseries, des croissants etc.
Nous recherchons quelqu'un d'autonome, avec expérience dans la confection de pain qui sait travaillé avec la machinerie en lien avec l'emploi (pétrin, four, etc.)
Possibilité d'offrir un logit et de négociation de salaire
Contactez nous rapidement: 1-418-542-5050 toubabou666@yahoo.ca Alain Tremblay, propriétaire
Je suis propriétaire d'une boulangerie artisanale qui s'appel Le Croissant Doré. Nous sommes situé à Jonquière au Québec dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean et nous avons un URGENT besoin de boulanger.
Nous fesons des pain de toutes sorte (belge, baguette, blanc, multi-grain, etc) des viennoiseries, des croissants etc.
Nous recherchons quelqu'un d'autonome, avec expérience dans la confection de pain qui sait travaillé avec la machinerie en lien avec l'emploi (pétrin, four, etc.)
Possibilité d'offrir un logit et de négociation de salaire
Contactez nous rapidement: 1-418-542-5050 toubabou666@yahoo.ca Alain Tremblay, propriétaire
Sulawesi: Makassar-Rantapeo, hôtels? English translation pending
Bonjour, 🙂
Nous partons à Sulawesi samedi et n'avons pas encore prevu d'hotels.
Nous arrivons a 3 heures de l'aprè'm et souhaitons dormir a une heure de Makassar au Nord sur le chemin de Rantapeo.
Connaissez-vous des endroits?
Ensuite nous visiterons les caves a Leang-Leang et continuerons la route vers le lac et y passerons sans doute une nuit.
La raison pour laquelle nous faisons des escales c'est parce que nous avons 2 bébés de 1 et de 2 ans.
Avez-vous des suggestions? 🙂
Au fait, on loue une voiture sans conducteurs 😊
Au fait, on loue une voiture sans conducteurs 😊
Climat, "saison des pluies" au Pérou en février-mars? English translation pending
Bonjour
Avec mon épouse, nous partons au Pérou (et Bolivie) fin janvier début février pour plus moins 5 semaines..
Nous souhaitons visiter différents sites de la Cordillère des Andes (Aréquipa , vallée de Colca, Cusco, Macchu picchu, Puno, lac titicaca, Salar d’Uyuni, etc) mais aussi profiter de la région côtière côte (Mancora, Trujilo, Lima, Nasca). Nous comptons nous déplacer par bus, taxi, collectivos, train.
J’ai lu beaucoup d’articles et commentaires sur le site de voyageforum (qui, soit dit en passant, est très pratique) et ceux-ci m’ont déjà fortement guidé dans l’organisation du voyage.
Néanmoins, je souhaiterais avoir quelques renseignements ou précisions supplémentaires.
D’après différents renseignements, à cette période, correspond à
- la saison des pluies dans la Cordillère des Andes🙁
- l'été chaud sur la côte
Je n’ai aucune expérience sur la saison des pluies. Selon certaines statistiques, il tombe mensuellement plus ou moins 8 à 10 cm d’eau dans la région de Cusco et de Puno.
1. Que signifie exactement « la saison de pluie »?
Est-ce que cela veut dire qu’il pleut tous les jours ou bien de temps en temps ?
Quand il pleut, est-ce pour toute la journée ou bien pour quelques heures uniquement ?
2. Est-ce que le programme n’est pas trop ambitieux ? Est-il faisable de faire tout en 4 à 5 semaines en se déplaçant en bus, train, taxi, collectivos?
3. Y a-t-il un membre qui a déjà visité le Pérou et la Bolivie en février mars et qui saurait nous faire profiter de son expérience. ?
Merci d’avance pour votre aide.
Avec mon épouse, nous partons au Pérou (et Bolivie) fin janvier début février pour plus moins 5 semaines..
Nous souhaitons visiter différents sites de la Cordillère des Andes (Aréquipa , vallée de Colca, Cusco, Macchu picchu, Puno, lac titicaca, Salar d’Uyuni, etc) mais aussi profiter de la région côtière côte (Mancora, Trujilo, Lima, Nasca). Nous comptons nous déplacer par bus, taxi, collectivos, train.
J’ai lu beaucoup d’articles et commentaires sur le site de voyageforum (qui, soit dit en passant, est très pratique) et ceux-ci m’ont déjà fortement guidé dans l’organisation du voyage.
Néanmoins, je souhaiterais avoir quelques renseignements ou précisions supplémentaires.
D’après différents renseignements, à cette période, correspond à
- la saison des pluies dans la Cordillère des Andes🙁
- l'été chaud sur la côte
Je n’ai aucune expérience sur la saison des pluies. Selon certaines statistiques, il tombe mensuellement plus ou moins 8 à 10 cm d’eau dans la région de Cusco et de Puno.
1. Que signifie exactement « la saison de pluie »?
Est-ce que cela veut dire qu’il pleut tous les jours ou bien de temps en temps ?
Quand il pleut, est-ce pour toute la journée ou bien pour quelques heures uniquement ?
2. Est-ce que le programme n’est pas trop ambitieux ? Est-il faisable de faire tout en 4 à 5 semaines en se déplaçant en bus, train, taxi, collectivos?
3. Y a-t-il un membre qui a déjà visité le Pérou et la Bolivie en février mars et qui saurait nous faire profiter de son expérience. ?
Merci d’avance pour votre aide.
Norvège: parc du Jostedalsbreen, meilleur point de vue sur les glaciers? English translation pending
Bonjour,
J'envisage d'aller cet été fiare du vélo en Norvège, je compte rejoindre le parc du Jostedalsbreen par le sud. Je voudrais savoir où ce trouve dans le parc les meilleurs points de vue sur les glaciers qui descendent jusqu'à un lac. Fjaerland est -ce le meilleur endroit pour appréhender le parc et avoir des beaux de points de vue ( je ne prévois pas de randonnée glacière) J' ai lu que le Boyabreen était plus spectaculaire que le Supphellebree. est-ce ce glacier qui est le plus joli ( je sais que c'est subjectif) Apparement les 2 s'abbordent depuis Fjaerland. Quelqu'un peut me le confirmer ?
J'envisage d'aller cet été fiare du vélo en Norvège, je compte rejoindre le parc du Jostedalsbreen par le sud. Je voudrais savoir où ce trouve dans le parc les meilleurs points de vue sur les glaciers qui descendent jusqu'à un lac. Fjaerland est -ce le meilleur endroit pour appréhender le parc et avoir des beaux de points de vue ( je ne prévois pas de randonnée glacière) J' ai lu que le Boyabreen était plus spectaculaire que le Supphellebree. est-ce ce glacier qui est le plus joli ( je sais que c'est subjectif) Apparement les 2 s'abbordent depuis Fjaerland. Quelqu'un peut me le confirmer ?
Louer une voiture en Thaïlande puis faire un détour au Cambodge? English translation pending
Idée peut etre irréalisable...... c'est pour cela que je viens vers vous..!!!
Est-il possible , (sans trop de problèmes) de louer une voiture en ThaIlande , pas trop loin de la frontière avec le Cambodge...... de passer la frontière.... d'aller vers Sisophon, faire le tour du Lac Tonlé Sap , environ , et de re-rentrer en Thailande...???
Combien de jour..??? combien d'euros... le tout..?? (environ..)
Merci d'avance aux amis de VF
J-Pierre
Itinéraire Tadoussac - Gaspésie - Montréal au mois de juillet English translation pending
Bon, ça commence à prendre forme... mais je sollicite à nouveau votre aide. Voici où j'en suis :
8 juillet : Paris - Montréal via Air Transat
8-9-10 : Montréal
11 juillet : Montréal vers la Mauricie et logement en tipi à Saint Mathieu du Parc. Observation des ours et le lendemain matin obseravtion des origniaux et castors
12 juillet : cap sur le lac St Jean. logement en auberge à Mashteuiatsh
13 juillet : logement à Mashteuiatsh et visite du Val Jalbert et / ou du zoo St Félicien
14 juillet : Mashteuiatsh - Tadoussac (sacré coeur) et logement en à canopee lit. Passage par le secteur du Saguenay
15 juillet : baleines à Tadoussac / hydravion ?
J'en suis là... et c'est ici que les forumistes peuvent m'aider... Je souhaite alors mettre le cap sur la Gaspésie en partant de Tadoussac le 16 juillet et sachant que je souhaiteséjourner à Québec les nuits des 23 juillet (feux d'artifice à Montmorency), 24 juillet avant de reprendre l'avion à Montréal le 25 en fin de soirée. Que me conseillez vous comme parcours / activités ? Je crains de devoir faire le choix entre Gaspésie et Charlevoix... non ? A vous lire...😎
J'en suis là... et c'est ici que les forumistes peuvent m'aider... Je souhaite alors mettre le cap sur la Gaspésie en partant de Tadoussac le 16 juillet et sachant que je souhaiteséjourner à Québec les nuits des 23 juillet (feux d'artifice à Montmorency), 24 juillet avant de reprendre l'avion à Montréal le 25 en fin de soirée. Que me conseillez vous comme parcours / activités ? Je crains de devoir faire le choix entre Gaspésie et Charlevoix... non ? A vous lire...😎
Tour des Annapurnas en mai 2011: guide nécessaire? English translation pending
Bonjour, j'ai parcouru avec attention les sujets sur ce trek mais quelques questions restent sans réponse...
J'effectue ce trek avec un ami. Nous faisons la version courte (avion à Jomson) mais comptons faire l'extension du lac Tilicho.
- J'ai lu partout que le trek était faisable sans guide (nous comptons quand même prendre des porteurs) mais qu'en est-il de la portion vers le lac de Tilicho. Un guide est-il nécessaire? - Que pensez-vous de l'itinéraire en 4 jours que nous prévoyons pour le lac Tilicho? Manang/Khangsar Khangsar/CB Tilicho CB Tilicho/lac/CB Tilicho puis CB Tilicho/Yak Kharka - Quel budget prévoir en liquide avant de quitter KTM pour les 15 jours de trek (bus+lodges+nourriture) - Quel est le prix journalier RAISONNABLE pour un porteur
D'avance merci pour vos réponses!!!
- J'ai lu partout que le trek était faisable sans guide (nous comptons quand même prendre des porteurs) mais qu'en est-il de la portion vers le lac de Tilicho. Un guide est-il nécessaire? - Que pensez-vous de l'itinéraire en 4 jours que nous prévoyons pour le lac Tilicho? Manang/Khangsar Khangsar/CB Tilicho CB Tilicho/lac/CB Tilicho puis CB Tilicho/Yak Kharka - Quel budget prévoir en liquide avant de quitter KTM pour les 15 jours de trek (bus+lodges+nourriture) - Quel est le prix journalier RAISONNABLE pour un porteur
D'avance merci pour vos réponses!!!
Carnet de voyage de la route historique (Ethiopie) English translation pending
Carnet de voyage de la route historique en Éthiopie.
Au programme :
Eglises rupestres du Tigré - Axoum - Parc national du Simien - Gondar - Bahir Dar - Chutes du Nil Bleu - Lac Tana - Lalibela
Le tout est illustré de nombreuses photos.
Voici le lien : La route historique du Nord
Au programme :
Eglises rupestres du Tigré - Axoum - Parc national du Simien - Gondar - Bahir Dar - Chutes du Nil Bleu - Lac Tana - Lalibela
Le tout est illustré de nombreuses photos.
Voici le lien : La route historique du Nord
Projet de quatre semaines aux Philippines: votre avis? English translation pending
bonjour à tous .du 15/03/11 au 15/04/11 (dates approximatives ).en pleines étude du lonely et des forums un projet se dessine:
toulouse/cebu.bohol.dumaguete.siquior env 8 a 10j
cebu/palawan 10 a 12 j
pp/manille
banaue sagada manille env 5j .sommes pas des grands sportifs 2jours dans les rizieres est ce possible??
le lac taal si du temps devant nous!!!
EST CE REALISABLE??? merci de vos avis et conseil.
sommes couple cinquantaine, budget moyen .
merci pour tous vos bon plans hotel, resto, site, etc...
Page vaut-il vraiment le détour? (États-Unis) English translation pending
Bonsoir à tous,
Grâce à vous mon itinéraire de juin prochain prend forme mais je me demande si en venant du GCanyon et en allant sur Monument Valley, puis Moab, Page vaut vraiment la peine (beaucoup de monde à Antelope canyon, et en plus c'est cher (nous sommes 3), visite du lac chère en bateau (et est-ce que ça vaut vraiment le détour ? peut on voir le lac sans avoir recours à un bateau ?) Bref, à part le Horseshoe bend je ne suis sûre de rien.
Si vous pouviez m'éclairer j'en serais ravie.
Merci d'avance.
Si vous pouviez m'éclairer j'en serais ravie.
Merci d'avance.