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Météo de nuit au Grand Canyon entre début juin et début septembre? English translation pending
🙂 bonjour à tous! J'aurais souhaitée connaître la temperature durant l'été au grand canyon! Je part debut juin jusqu'au debut septembre! Je serai de temps en temps en haut en de temps en temps en bas du canyon! Donc je veut connaître la méteo afin d'en deduire le duvet ideale qu'il me faut!😇
merci de vos reponses!!!😎
Route Asisal - Aït Boughemez (Maroc) English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs,
savez-vous si la route entre Asilal et la vallée heureuse (80 km) des ait Bou ghemez est praticable fin déc et début jan. Elle se situe autour des 2000m alt? Bien sur, cela dépend de l'enneigement, mais la déneigent-ils? Enfin, les gites ou autres modes d'acceuil sont-ils ouverts? Quelques conseils en la matière?
merci pour vos réponses.
Mal aigu des montagnes (M.A.M.) English translation pending
Namaste amis trekkers !!!
Je suis au Nepal depuis plus de 2 mois maintenant. Je suis venue ici pour realiser un vieux reve : voir l'Everest et connaitre la population Nepalaise. Par ailleurs, j adore crapahuter dans la montagne, alors j' ai enchainer le tour des Annapurnas avec le trek du camp de base de l Everest, dont je reviens juste. Pour moi qui ai l habitude de craputer dans nos Alpes, ou sur le GR20, je dois dire, que ce qu il y a de plus difficile ici, c est l ALTITUDE !!!! et oui, autant sur le tour des Annapurnas, la montee se fait progressivement, autant sur celui de l Everest, on se retrouve apres 2 jours seulement de marche a + de 3000 m ( Namche 3440m ) et que tout le reste du trek ne se situe pas en dessous !!! Il est donc imperatif de prendre le temps de s acclimater. Pour cela il est recommander de toujours dormir dans un lieu plus bas que l endroit le plus haut ou lon a marche dans la journee. Il faut savoir aussi, que d un individu a l autre, le temps necessaire a l acclimatation peut varier, il faut laisser le temps a l organisme de s, habituer. De meme, ce n est pas parce que l on est un sportif aguerri que l on est immuniser contre le MAM !!!! Ca peut arriver a tout le monde !!!!! Il faut boire beaucoup, aller doucement, bien prendre le temps de s acclimater, rester une journee de plus au meme endroit si c est necessaire !!! Bien sur, ( c est dommage, mais bon..) bon nombre de personne organise un trek dans l hymalaya avec un timing a respecter ce qui ne laisse guere de marge de securite au cas ou....et pourtant !!!! cest tellement plus facile et agreable de prendre le temps!!!
En ce qui concerne la medication, pour avoir assister a 2 conference des medecin de l Hymalyan Rescue association ( a Manang et a Dingboche), voila ce qu ils disent : " HRA ne recommande pas de prendre des medicaments dans l espoir que le MAM sera evite ( diamox par ex) il vaut mieux planifier une ascension progressive et lente comportant des palier d acclimatation, comme en plongee. " De plus, cela pourrait masquer les symptomes du MAM...
En fait, il faut etre pret a se reposer ou a redescendre a temps lorsque les symptomes se presentent. Le MAM peut survenir a n importe qu elle altitude au dessus de 2000m et toucher n importe qui.Le MAM est cause par l accumulation de liquide ds certaines parties du corps ; les poumons, le cerveau, ou encore les reins. Les 1er symptomes peuvent etre des maux de tete, une fatigue inhabituelle/ a l effort fourni, , des oedemes des extremites, la perte d appetit, insomnies, essoufflement au moindre effort voire au repos. Lorsque les 1er symptomes benins se manifestent, il faut rester a la meme altitude jusqu a ce qu ils disparaissent . Il ne faut jamais continuer l ascension lorsqu l on a ressenti l un de ces symptomes. En principe, ils disparaissent apres 1 ou 2 jours de repos. Si les symptome persistent ou s aggravent, il faut redescendre !!!! L' H.R.A a etabli un tableau simple pour aider a s auto evaluer et prendre la bonne decision : il suffit de comptabiliser les points en fonction des symptomes ; Cephalee, migraines, nausees, anorexie, perte d apetit, sensation de vertiges, insomnies, oedemes localises ( extremite) = 1 point Cephale ne cedant pas a l aspirine ou au paracetamol, vomissement, , essoufflement anormal a l effort = 2 points Troubles du comportement, baisse de la diurese (plus envie d uriner), fatigue anormale ou importante meme au repos ( essoufflement sans effort) = 3 points
Si vous avez un score de : 1 a 6 : MAM leger, prendre de aspirine ou paracetamol et rester a la meme altitude pdt 24h 3 a 6 : MAM modere, repos, medicaments, stopper l ascencion, reevaluer les symptome au repos, si score =, redescendre. sup a 6 : MAM severe, descente+++++, caisson si possible.
Voila, je ne suis pas medecin, mais ces infos sont tirees d une brochure editer par Hymalayan Rescue Association. Pourquoi cette demarche de ma part? 1erement, parce que j ai ete moi meme victime, sur le Throng Pass d un MAM leger, a quelques centaines de metre du sommet. Cela m est tombe dessus presque d un coup : vertige, nausee, grosse fatigue, je n arrivais quasiment plus a mettre un pied devant l autre. On m a soulager de mon sac, et j ai pu arriver au dessus, et le fait de redescendre directement apres sur Muktinath a enrayer le MAM, qui, d apres les points que j avais comptabilise se revelait etre leger. J" ai malheuresement ete confronte, a Gorak Shep, a un evenement plus tragique : le deces d' un medecin allemand age de 48 ans. Celui ci logeait dans la meme lodge que moi et avait probablement comme tous les trekkers presents ce jour la dans la lodge, gravit le Kala patar qui culmine a + de 5500 m, le matin meme. Dans l' am, ce dernier est alle au toilettes, le malheureux n en ai jamais ressortit. Il a ete decouvert vers 19h par des sherpas.... Est il decede du MAM ? je n en sais rien, je me dis simplement que c est bien possible.... en tout cas, cela fait reflechir.... A mon retour a Baktapur, j ai rencontrer 2 Francais qui revenaient du trek de l Annapurnas avec encore de sombres nouvelles : 2 francais, un homme et une jeune femme avaient egalement trouver la mort, au Thorong pass, ainsi qu un Anglais. La jeune femme serait dcd dans son sommeil, a Muktinath, soit juste apres avoir passer le col. Quant a l homme il serait mort au col . Celui ci souffrait a priori d'un MAM assez important, puisqu il aurait ete mis dans un caisson . N etant pas en etat de marcher, il aurait fait l ascencion du col sur le dos d une mule et il serait deceder au sommet .... Les fait on ete diffuse a la tv locale et il a ete rapporte qu il etait mort de froid.... Quand bien meme !!! je m interroge sur l acharnement que peuvent mettre les gens a continuer alors que le bon sens voudrait que l on sache renoncer quand il faut !!! Voila pourquoi j ecris ces lignes, certes pas rejouissantes, mais porteuses d un message realiste. 2 de nos compatriotes sont morts ici, un allemand, un anglais ! c est bcp trop et tout cela aurait sans doute pu etre eviter si les gens avaient su s arreter a temps, si ils avaient su admettre, accepter que leur organisme n etait pas pret!!!
Je ne veux pas ici, jeter la psychose sur ces magnifiques treks que sont le tour des Annapurnas et l Everest, je veux juste que les gens prennent conscience que le MAM est une affaire serieuse, qu on peut en mourrir, que ca peut nous tomber dessus n importe quand, et qu il vaut mieux renoncer a voir l Everest et rester en vie, plutot que le contraire.... a moins que pour certain ce soit l aboutissement d'une vie ?
Voila, si certain d entre vous veulent apporter leur temoignage, leur remarque, je pense que ce forum est la pour ca!!! je suis toujours au Nepal, je ne sais donc pas comment la presse a relate ces deux deces, mais je serais interesse de savoir ce qui a ete rapporte et si c est bien le MAM qui est a l origine de ces morts.
Merci d avoir pris le temps de me lire. Bon trek a tous ! Anthesyte
Je suis au Nepal depuis plus de 2 mois maintenant. Je suis venue ici pour realiser un vieux reve : voir l'Everest et connaitre la population Nepalaise. Par ailleurs, j adore crapahuter dans la montagne, alors j' ai enchainer le tour des Annapurnas avec le trek du camp de base de l Everest, dont je reviens juste. Pour moi qui ai l habitude de craputer dans nos Alpes, ou sur le GR20, je dois dire, que ce qu il y a de plus difficile ici, c est l ALTITUDE !!!! et oui, autant sur le tour des Annapurnas, la montee se fait progressivement, autant sur celui de l Everest, on se retrouve apres 2 jours seulement de marche a + de 3000 m ( Namche 3440m ) et que tout le reste du trek ne se situe pas en dessous !!! Il est donc imperatif de prendre le temps de s acclimater. Pour cela il est recommander de toujours dormir dans un lieu plus bas que l endroit le plus haut ou lon a marche dans la journee. Il faut savoir aussi, que d un individu a l autre, le temps necessaire a l acclimatation peut varier, il faut laisser le temps a l organisme de s, habituer. De meme, ce n est pas parce que l on est un sportif aguerri que l on est immuniser contre le MAM !!!! Ca peut arriver a tout le monde !!!!! Il faut boire beaucoup, aller doucement, bien prendre le temps de s acclimater, rester une journee de plus au meme endroit si c est necessaire !!! Bien sur, ( c est dommage, mais bon..) bon nombre de personne organise un trek dans l hymalaya avec un timing a respecter ce qui ne laisse guere de marge de securite au cas ou....et pourtant !!!! cest tellement plus facile et agreable de prendre le temps!!!
En ce qui concerne la medication, pour avoir assister a 2 conference des medecin de l Hymalyan Rescue association ( a Manang et a Dingboche), voila ce qu ils disent : " HRA ne recommande pas de prendre des medicaments dans l espoir que le MAM sera evite ( diamox par ex) il vaut mieux planifier une ascension progressive et lente comportant des palier d acclimatation, comme en plongee. " De plus, cela pourrait masquer les symptomes du MAM...
En fait, il faut etre pret a se reposer ou a redescendre a temps lorsque les symptomes se presentent. Le MAM peut survenir a n importe qu elle altitude au dessus de 2000m et toucher n importe qui.Le MAM est cause par l accumulation de liquide ds certaines parties du corps ; les poumons, le cerveau, ou encore les reins. Les 1er symptomes peuvent etre des maux de tete, une fatigue inhabituelle/ a l effort fourni, , des oedemes des extremites, la perte d appetit, insomnies, essoufflement au moindre effort voire au repos. Lorsque les 1er symptomes benins se manifestent, il faut rester a la meme altitude jusqu a ce qu ils disparaissent . Il ne faut jamais continuer l ascension lorsqu l on a ressenti l un de ces symptomes. En principe, ils disparaissent apres 1 ou 2 jours de repos. Si les symptome persistent ou s aggravent, il faut redescendre !!!! L' H.R.A a etabli un tableau simple pour aider a s auto evaluer et prendre la bonne decision : il suffit de comptabiliser les points en fonction des symptomes ; Cephalee, migraines, nausees, anorexie, perte d apetit, sensation de vertiges, insomnies, oedemes localises ( extremite) = 1 point Cephale ne cedant pas a l aspirine ou au paracetamol, vomissement, , essoufflement anormal a l effort = 2 points Troubles du comportement, baisse de la diurese (plus envie d uriner), fatigue anormale ou importante meme au repos ( essoufflement sans effort) = 3 points
Si vous avez un score de : 1 a 6 : MAM leger, prendre de aspirine ou paracetamol et rester a la meme altitude pdt 24h 3 a 6 : MAM modere, repos, medicaments, stopper l ascencion, reevaluer les symptome au repos, si score =, redescendre. sup a 6 : MAM severe, descente+++++, caisson si possible.
Voila, je ne suis pas medecin, mais ces infos sont tirees d une brochure editer par Hymalayan Rescue Association. Pourquoi cette demarche de ma part? 1erement, parce que j ai ete moi meme victime, sur le Throng Pass d un MAM leger, a quelques centaines de metre du sommet. Cela m est tombe dessus presque d un coup : vertige, nausee, grosse fatigue, je n arrivais quasiment plus a mettre un pied devant l autre. On m a soulager de mon sac, et j ai pu arriver au dessus, et le fait de redescendre directement apres sur Muktinath a enrayer le MAM, qui, d apres les points que j avais comptabilise se revelait etre leger. J" ai malheuresement ete confronte, a Gorak Shep, a un evenement plus tragique : le deces d' un medecin allemand age de 48 ans. Celui ci logeait dans la meme lodge que moi et avait probablement comme tous les trekkers presents ce jour la dans la lodge, gravit le Kala patar qui culmine a + de 5500 m, le matin meme. Dans l' am, ce dernier est alle au toilettes, le malheureux n en ai jamais ressortit. Il a ete decouvert vers 19h par des sherpas.... Est il decede du MAM ? je n en sais rien, je me dis simplement que c est bien possible.... en tout cas, cela fait reflechir.... A mon retour a Baktapur, j ai rencontrer 2 Francais qui revenaient du trek de l Annapurnas avec encore de sombres nouvelles : 2 francais, un homme et une jeune femme avaient egalement trouver la mort, au Thorong pass, ainsi qu un Anglais. La jeune femme serait dcd dans son sommeil, a Muktinath, soit juste apres avoir passer le col. Quant a l homme il serait mort au col . Celui ci souffrait a priori d'un MAM assez important, puisqu il aurait ete mis dans un caisson . N etant pas en etat de marcher, il aurait fait l ascencion du col sur le dos d une mule et il serait deceder au sommet .... Les fait on ete diffuse a la tv locale et il a ete rapporte qu il etait mort de froid.... Quand bien meme !!! je m interroge sur l acharnement que peuvent mettre les gens a continuer alors que le bon sens voudrait que l on sache renoncer quand il faut !!! Voila pourquoi j ecris ces lignes, certes pas rejouissantes, mais porteuses d un message realiste. 2 de nos compatriotes sont morts ici, un allemand, un anglais ! c est bcp trop et tout cela aurait sans doute pu etre eviter si les gens avaient su s arreter a temps, si ils avaient su admettre, accepter que leur organisme n etait pas pret!!!
Je ne veux pas ici, jeter la psychose sur ces magnifiques treks que sont le tour des Annapurnas et l Everest, je veux juste que les gens prennent conscience que le MAM est une affaire serieuse, qu on peut en mourrir, que ca peut nous tomber dessus n importe quand, et qu il vaut mieux renoncer a voir l Everest et rester en vie, plutot que le contraire.... a moins que pour certain ce soit l aboutissement d'une vie ?
Voila, si certain d entre vous veulent apporter leur temoignage, leur remarque, je pense que ce forum est la pour ca!!! je suis toujours au Nepal, je ne sais donc pas comment la presse a relate ces deux deces, mais je serais interesse de savoir ce qui a ete rapporte et si c est bien le MAM qui est a l origine de ces morts.
Merci d avoir pris le temps de me lire. Bon trek a tous ! Anthesyte
Hébergement de groupe à Calvi, Calizana, Vallée de Fongo (Corse) English translation pending
je suis à la recherche d'un hébergement de groupe à Calvi, Calizana ou la vallée du Fongo pour la période de février. le problème, c'est que la plupart d'entres eux sont fermer a partir de novembre, et pour loger 27 personne ça risque d'etre trés durrrr. Si vous avez des bon plan de pension en gites, merci de m'en dire un peu plus
Merci a tous Reine
Merci a tous Reine
Randonnée dans le Valais (Suisse) English translation pending
Bonjour,
Je suis nouveau et j'ai lu pas mal de bonnes choses sur le Valais.
Quelqu'un peut il m'aider afin de mettre sur pied une rando de 3 1/2 jours au départ de Siviez?
Nous serons 10 et sommes randonneurs confirmés.
Nous sommes partants pour des passages délicats mais sans verser dans l'alpinisme et l'escalade.
Nous désirons dormir en altitude ( refuge non gardé ou autre )
Nous aimons goûter aux recettes locales. 🙂
Bref un truc de Suisse pour des Belges!
Merci d'avance
Cordialement
François
PS: nous démarrons de Siviez car nous avons un pied à terre là bas.
Je suis à gauche sur la photo avec mon pote Magnum ( sommet de Chamechaude avec passage par le Jardin )
Recherche station de ski familiale en France ou en Europe entre Noël et le jour de l'An English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir avec mon ami quelques jours à la montagne entre Noël et le 1er de l'an. On recherche une petite station de ski familiale en France ou en Europe. Je sais que c'est assez vaste mais bon, on ne sait jamais. Merci d'avance pour vos réponses.
Provence à vélo en mars 2008 English translation pending
Salut a toutes et a tous !
Je m'en remets à vos conseils éclairés pour m'aider à prendre quelques décisions quant à mon prochain voyage, même si j'attends quelques docs des offices de tourisme. J'ai comme période disponible du 2 au 10 Mars prochain, et je vise comme région le sud de la France, plus particulièrement le Vaucluse, les Bouches du Rhône et le Var, avec une boucle à partir d'Avignon ou de Marseille (à définir). Etant originaire de la région Rhône-Alpes, j'aurais je pense l'occasion de revenir dans ces régions dans quelques temps pour du tourisme purement citadin. Le but de mon voyage est de trouver des températures clémentes, des paysages et des villages comme seule la provence sait en réserver. Du champetre au maximum si possible, à raison de 90 / 100 km par jour. Tous les cols sont les bienvenus.
Etant donné ceci, à vous de me dire : Qu'est-ce qui est pertinent de voir ? Qu'est-ce qui est à ne pas louper sous aucun prétexte ? Le passage par les Maures, l'Estérel, les Gorges du Verdon ou le Ventoux est-il déconseillé (trop froid, un peu moins beau en cette saison...) ? les routes à forte circulation les campings sympa ouverts a cette saison ?
Merci pour tout, et si vous avez des itinéraires de vos précédents périples, je suis preneur également. A très bientôt de vous lire.
Wirly
Je m'en remets à vos conseils éclairés pour m'aider à prendre quelques décisions quant à mon prochain voyage, même si j'attends quelques docs des offices de tourisme. J'ai comme période disponible du 2 au 10 Mars prochain, et je vise comme région le sud de la France, plus particulièrement le Vaucluse, les Bouches du Rhône et le Var, avec une boucle à partir d'Avignon ou de Marseille (à définir). Etant originaire de la région Rhône-Alpes, j'aurais je pense l'occasion de revenir dans ces régions dans quelques temps pour du tourisme purement citadin. Le but de mon voyage est de trouver des températures clémentes, des paysages et des villages comme seule la provence sait en réserver. Du champetre au maximum si possible, à raison de 90 / 100 km par jour. Tous les cols sont les bienvenus.
Etant donné ceci, à vous de me dire : Qu'est-ce qui est pertinent de voir ? Qu'est-ce qui est à ne pas louper sous aucun prétexte ? Le passage par les Maures, l'Estérel, les Gorges du Verdon ou le Ventoux est-il déconseillé (trop froid, un peu moins beau en cette saison...) ? les routes à forte circulation les campings sympa ouverts a cette saison ?
Merci pour tout, et si vous avez des itinéraires de vos précédents périples, je suis preneur également. A très bientôt de vous lire.
Wirly
A la découverte de la Bolivie, du Pérou, Kirghizistan, Ladakh... English translation pending
Bonjour à tous,
Le site Explore-photo.com vient d'être mis en ligne.
Venez découvrir les photos des montagnes et nomades du Kirghizistan, en Asie Centrale. Vous pourrez continuer par la visite de la Bolivie, du Chili et du Pérou, ou encore la grande traversée du Ladakh-Zanskar. Les amateurs de montagnes françaises trouverons leur bonheur dans la section des Alpes du Sud.
Bonne visite à tous !
Guillaume
Le site Explore-photo.com vient d'être mis en ligne.
Venez découvrir les photos des montagnes et nomades du Kirghizistan, en Asie Centrale. Vous pourrez continuer par la visite de la Bolivie, du Chili et du Pérou, ou encore la grande traversée du Ladakh-Zanskar. Les amateurs de montagnes françaises trouverons leur bonheur dans la section des Alpes du Sud.
Bonne visite à tous !
Guillaume
Voyage au ski en camping-car à Piau Engaly (France) English translation pending
Bonjour a tous
voila je souhaite partir le 18 janvier au ski a piau engaly c'est notre premier voyage au ski en camping car j'aimerai savoir si a cette periode il y a beaucoup de camping car sur le parking (reste de la place en general)car je doit louer le materiel de ski (je debute aussi le ski) et si la neige est au rendez vous a cette periode
merci d'avance a tous
Femme en Asie English translation pending
salut les filles! je par en asie pour un an d'ici 2 mois. jaimerais savoir si il y a des vetement que je suis mieu de ne pas porter, le topless est t-il permis est ce que jai le droit daborder un homme si non dans quel pays etc... etc.. et si vous avez d'autre conseil jaimerais bien les avoir merci bye
Destinations de montagne à vélo en mars? English translation pending
Salut !
Ca va bien ? Je recherche des destinations de montagne en vélo... j'ai 2 semaines de vacances en mars. J'aimerais faire du vélo sur des routes de montagnes.
J'attends vos suggestions SVP
DomBru
Ca va bien ? Je recherche des destinations de montagne en vélo... j'ai 2 semaines de vacances en mars. J'aimerais faire du vélo sur des routes de montagnes.
J'attends vos suggestions SVP
DomBru
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
Voyage en verticalité délitée
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Genève-Nice par les montagne: itinéraire? English translation pending
Salut!
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!
Des idées de cols? De coin de camping sauvage?
Merci d'avance pour votre aide! Vince
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!
Des idées de cols? De coin de camping sauvage?
Merci d'avance pour votre aide! Vince
Ivon's guesthouse à Arambol à Goa English translation pending
Je cherche le mail dela guesthouse Ivon's à Arambol. Qui pourra m'aider ? Je désire y passer une semaine début janvier.
Hébergement en famille pour l'Europe? English translation pending
J'aimerais me faire héberger par des gens local lors d'un séjour question de vivre plus dans une nouvelle culture et de pouvoir voir le plus de choses possible connu des gens local.
Projet au Japon en 2008 English translation pending
Bonjou jours à tous !
Avec mon chéri on prévoit de partir en octobre 2008 au Japon pour 3 semaines environ...
Voilà le projet d'itinéraire : Tokyo 9 jours avec visite du Mont Fuji, Hakone, Nikko Petit circuit au départ de Tokyo : Shirakawago, Matsumoto, Kanazawa 4 jours Puis Hiroshima et l'ile de Miyajima 2 jours Puis Osaka 2 jours Puis Kyoto avec visite de Nara 6 jours
Voilà quand pensez vous ?? Quelqu'un connait le ryokan Taito à Tokyo ? car les chambres sonr vraiment pas chères : 6000 yen à 2 !!! http://cyborgzen.com/taito-ryokan/
Si quelqu'un a des adresses pas chères de logement je suis preneuse !!! merci tout plein !! 😉
Voilà quand pensez vous ?? Quelqu'un connait le ryokan Taito à Tokyo ? car les chambres sonr vraiment pas chères : 6000 yen à 2 !!! http://cyborgzen.com/taito-ryokan/
Si quelqu'un a des adresses pas chères de logement je suis preneuse !!! merci tout plein !! 😉
Rencontre à Paris sur le thème de la randonnée le dimanche 14 octobre 2007 English translation pending
Bonjour tout le monde,
C'est la rentrée... et j'aimerais partager des idées de randonnée avec des volontaires pour découvrir la région parisienne (et oui ce n'est pas très exotique!). Nous pourrions nous retrouver dimanche 14 octobre dans un café ? Il suffit juste de trouver le café idéal. Dans l'attente de vous lire... Fabala 😛
C'est la rentrée... et j'aimerais partager des idées de randonnée avec des volontaires pour découvrir la région parisienne (et oui ce n'est pas très exotique!). Nous pourrions nous retrouver dimanche 14 octobre dans un café ? Il suffit juste de trouver le café idéal. Dans l'attente de vous lire... Fabala 😛
Lhassa-Pekin et Pekin-Moscou en train English translation pending
Salut je voudrais savoir combien peuvent couter un trajet en train lhasa-pékin et ensuite pékin-moscou et si il est préférable de passer par une agence ou si on peut se débrouiller seul pour trouver les billets ? est-ce que c'est sécuritaire ? je compte bien avoir du matériel de haute montagne(bottes crampons piolet etc...) dans mes bagages est-ce que je risque de me faire voler des trucs ? et pour la bouffe comment on fait le long du trajet ? Est-il préférable de faire le trajet d'un seul trait ou de s'arrêter un peu partout? Ensuite de moscou est-ce que c'est simple de trouver un train ou un bus pour Paris sans passer par tous ces pays qui demande un visa excessivement cher(bielorussie etc...) ?
merci de tout renseignements utiles !
merci de tout renseignements utiles !
Rafting au Costa Rica English translation pending
J'ai lu sur le forum toutes les discussions sur le rafting au Costa Rica!!
Est-ce qu'il y a des gens qui en ont fait sur Le Rio General???
Est-ce que vous savez s'ils offrent des sorties de 3 à 4 jours???
Est-ce que vous connaissez les prix??
Y-a-t'il des gens au courant s'il y a des sorties de plus de 2 jours sur le Rìo Pacuare??
Je cherche des rapides surtout de classe IV et V!!
Merci beaucoup!!
Merci beaucoup!!
Destination pour voyage à vélo l'été 2008 en Europe English translation pending
j'ai fait cet été la rochelle biarritz à vélo, soit 500 km en 7j, 70km/j avec une entorse et attelle!!!!!
je voudrais renouveler l'expérience, car j'ai trouver cette expéreince trop simple d'un point de vue sportif!!!
je voudrais faire un mois de vélo l'été prochain, avec une moyenne d'au minimum 100km par jour.
pourquoi pas 100, 120, 140 par jour. masi je ne referais pas l'erreur de partir sans cycliste!!!aie!!!
j'aurais voulu avoir des coneil de destination au paysage eblouissant, itinéraire simpa, fraicheur estivale en europe.
que me conseiller vous???
racontez moi vos expériences!!!!!
je serais asez ttire par les pays nordique!!!!!
merci beaucoup!!
estelle
Randonner seule en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour a tous
Je risque de partir en nouvelle zelande et faire pas mal de rando pendant envron 2 mois. Je suis seule, j'ai encore du temps devant moi mais si je me retrouve seule je ne vais pas ne pas marcher parce que je suis seule. Je suis consciente du danger de randonner seule, car si chute ou autre accident, c'est la mouise. Qu'en pensez vous?
Je risque de partir en nouvelle zelande et faire pas mal de rando pendant envron 2 mois. Je suis seule, j'ai encore du temps devant moi mais si je me retrouve seule je ne vais pas ne pas marcher parce que je suis seule. Je suis consciente du danger de randonner seule, car si chute ou autre accident, c'est la mouise. Qu'en pensez vous?
Traîner une roulotte en Colombie-Britannique English translation pending
JE prévois traverser le canada jusqu'en c-b, j'ai une roulotte que je traine avec ma fourgonnette. Je me demande si rendu dans les rocheuses en alberta et en Colombie j'aurais de la difficulté à la trainer étant donné les cotes. J'aimerais avoir l'opinion de gens qui y sont déjà allé.
Tour du Manaslu à la marche en quinze jours? (Népal) English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Népal à la fin du mois d'octobre 2007 et nous aimerions faire le tour du Manaslu. Cependant, nous n'avons pas assez de temps pour faire le tour sur 21 jours. Une agence népalaise qui nous semble sérieuse, nous suggère de le faire en 15 ou 16 jours. Est-ce possible ou est-ce trop difficile? Nous marchons régulièrement dans les alpes en Suisse, balades de 5 à 7 heures avec des dénivelés moyens de +- 1000 m.
Merci
Merci
Long déplacement en République Dominicaine English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir en décembre pour Boca Chica. Nous allons également devoir nous déplacer dans la région de Cabarete et Sosua dans le but de visiter des maisons.
Quel est le meilleur moyen de me déplacer sur l'île, location de véhicule, bus... ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Premier décès humain de grippe aviaire à Bali English translation pending
😉 On vient d'apprendre qu'une JF indonésienne est morte
de la Grippe Aviaire à BALI hier dimanche . Sa fille est décédée de
la même maladie la semaine précédente . Selon les Agences de
Presse Internationale d'aujourd'hui . Nouvelle à suivre si vous
allez à BALI très prochainement ou si ... vous y êtes déjà !
C'est le 1er décès humain par ce virus transmis à l'homme sur l'Ile de BALI, Indonésie.
C'est le 1er décès humain par ce virus transmis à l'homme sur l'Ile de BALI, Indonésie.
Choix d'itinéraire en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous.
Je termine actuellement mes études en Australie et a la fin j'aimerai partir quelques temps en nouvelle zelande.
Etant toute seule j'ai choisi de partir par les bus et j'ai pour cela le choix entre 2 itinéraires de pass. Et je ne sais pas lequel choisir...
Le premier fait : Christchurch - Greymouth (transalpine) - Franz Josef - Queentown- Dunedin - Tekapo - Kaikoura - Wellington - Napier - Mt Maunganui - Auckland
Et le Second : Auckland - Rotura- Taupo - Wellington - Nelson - Greymouth - Franz Joseph - Queenstown - Dunedin - Tekapo - Christchurch.
J'ai mis les différences entre les 2 itinéraires en rouge... J'ai besoin d'aide je n'arrive vraiment pas a savoir lequel des 2 circuits choisir. Faire la traversée des alpes (Christchurch - Greymouth) entre train est il qqchose a faire? Je suis un petit peu perdue^^
Merci d'avance pour votre aide!
Le premier fait : Christchurch - Greymouth (transalpine) - Franz Josef - Queentown- Dunedin - Tekapo - Kaikoura - Wellington - Napier - Mt Maunganui - Auckland
Et le Second : Auckland - Rotura- Taupo - Wellington - Nelson - Greymouth - Franz Joseph - Queenstown - Dunedin - Tekapo - Christchurch.
J'ai mis les différences entre les 2 itinéraires en rouge... J'ai besoin d'aide je n'arrive vraiment pas a savoir lequel des 2 circuits choisir. Faire la traversée des alpes (Christchurch - Greymouth) entre train est il qqchose a faire? Je suis un petit peu perdue^^
Merci d'avance pour votre aide!
Songpan en Chine: trekking à cheval English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement a Xi'an et je pars demain soir pour Chengdu, je comptais faire le trekking a cheval (3/4 jours) qui semble vraiment sympa, dans le LP, le prix indique est de 100 Y mais comme ici les prix evoluent tellement vite je ne suis pas sure si il est exact.
Est-ce que quelqu'un a fait ce trekking cette annee et peut me confirmer le prix?.
Est-ce qu'il vaut vraiment la peine? J'avoue qu'apres 9 jours a visiter des villes, j'ai envie de nature.
J'ai vu aussi que certains auberges a Chengdu organisent un voyage de 5 jours pour 100 dolars sans inclure le billet retour.
Merci beaucoup de votre aide
J'ai vu aussi que certains auberges a Chengdu organisent un voyage de 5 jours pour 100 dolars sans inclure le billet retour.
Merci beaucoup de votre aide
Hébergements sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle entre Genève et Le Puy? English translation pending
bonjour,
je cherche des info sur les hébergements disponibles sur cette partie du chemin. Avez-vous des tuyaux
Merci
Cinq jours dans le sud de la France English translation pending
Bonjour à tous, je pars d'ici peu pour le Vieux Continent et je voulais savoir si vous pouviez me suggérer des arrêts intéressants dans le sud de la France pour mon trajet entre Italie et Barcelona. Je suis déjà allée à Nice, Monaco et Cannes, donc ce ne sont pas des arrêts obligatoires pour moi.
J'aurais environ 5 jours pour faire le trajet, idéalement je recherche des endroits avec de belles plages et beaux paysages!! Que me recommandez-vous?? Aussi quelles sont les plus belles plages aux alentours de Barcelona?
Merci d'Avance!!!🙂
Stéphanie
Cherche joueurs d'accordéon en Europe de l'Est English translation pending
Salut tout le monde,
je m'apprete à partir en camion vers les pays de l'est de l'europe (roumanie, serbie, croatie, bulgarie etc...) et je voudrais rencontrer des joueurs d'accordeon pour échanger quelques partitions et "affiner" mon style 😉
Donc si vous avez des infos (même si ce n'est pas d'ordre musical) sur ces destinations, n'hésitez pas.
Merci
Norel
Norel