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Retour déçu de Chiang Khan en Thaïlande English translation pending
by Banthat · 2010-03-09 · 15 replies
La province de Loei est une des plus vastes de Thaïlande et regorge de quantité de sites à visiter. Or les guides ne parlent quasiment toujours que de la petite ville de Chiang Khan. En fait ce village dispose d'une rue touristique bordant le Mekong. Cette rue regroupe un ensemble de vieille maisons traditionnelles en bois où les "home stay", "guesthouse", petits restos et boutiques de souvenirs se succèdent sur quelques centaines de mètres. Rien n'est proposé si ce n'est la location de vélos et de motos. Pas l'idéal pour une province de 11.500 kilomètres carrés dont les principales attractions se situent à l'intérieur et non pas sur les berges du Mekong. Ce qui est encore plus décevant c'est qu'ils ont un peu pèté les plombs dans cette rue depuis que la télévision est venue il y a six mois amenant par la suite son flot de touristes thaïs pour les week end. Tout le monde s'est mis à faire de la location touristique et les prix on été multiplié par trois pour une qualité qui laisse souvent bien à désirer. Déjà qu'à la base je trouvais les gens un peu froids dans cette rue mais maintenant c'est vraiment devenu n'importe quoi. De plus à 21H00 à tout cassé vous risquez de déambulmer dans des rues désertes et vide de la moindre animation. Donc pour ma part je déconseille vivement de loger là bas, cela n'a plus rien à voir avec ce que les guides lonely ou routard décrivent. Préférez de loin la ville de Loei où vous pourrez trouver des hôtels très corrects à partir de 380 bahts (il y a même un hôtel du groupe "amari" avec grande piscine et des chambres à 800 bahts). Pour ce qui est du village de Chiang Khan faites juste le crochet au cours d'une excursion, éventuellement pour voir le soleil se coucher sur le Mekong. Ensuite retour sur la ville de Loei où vous avez quantité de restaurants ainsi que quelques bars avec animation musicale.
Sumatra la belle English translation pending
by Borneo · 2010-03-08 · 17 replies
je quitte Malacca et rellie sumatra en indonésie a bord d'un ferry et en arrivant au port de Dumai.......fallait pas avoir les 2 pieds dans le même sabot!!!! Pour commencer, l'efficace service de l'immigration me fait poiroter plus d'une heure pour un simple coup de tampon sur le passeport. Ensuite, je bataille ferme dans la rue pour fixer le prix correct du taxi...en vain, alors j'opte pour un ojek(taxi moto) pour rallier le terminal bus. Ayant également besoin de faire du change, ce dernier me dépose dans le seul money changer de la ville, ...un commercant escroc qui m'en demande 30% en dessous du cours actuel.donc rapé !!! Il s'en suit 2 arrêts chez ses potes dans des agences de voyage qui fixent des tarifs de bus digne d'un deluxe. je dois alors me fâcher pour qu'il respecte ce que je lui demande....le terminal bus !!! Et on y arrive enfin........mais le taxi driver trop gourmand a mon gout augmente subitement le prix de la course, ....désolé mon pote, mais le deal...c'est le deal!!!! Il faut aussi et surtout que je me renseigne sur le prix réel du bus, celui que paient les autochtones mais je n'ai à faire qu'a des locaux menteurs et évidemment tous de mêche..... De plus, ...j'ai deux lourds-dingues qui me filent et dont leur seul objectif est de me mettre des bâtons dans les roues. difficile de savoir, très difficile!!!!! j'achète finallement ce précieux ticket de bus et vais manger dans un bui-bui, ...et la encore, tu te dis que c'est pas ta journée et que demain sera forcément meilleur...... je cherchais un peu de calme a table.....mais un gugus carrément barré ne cèsse de me solliciter du coude pour entamer toute conversation. Problème de taille.....on ne parle pas le même language, ..mais lui ne s'en est jamais rendu compte.........OH LE LOURD !!!!! ........et le bus arriva.....euh, un minibus, charge a mort, ils étaient 22 a l'interieur, ..et bien ..on est 23 maintenant!!!! en france, 9 serait un chiffre correct!!!! Et bien comme le minibus ne ressemble en rien a la photo que l'on m'avait auparavant montré, ...je renégocie le prix, je ne suis plus a ça près!!! Discrètement auprès des occupants du bus, je parviens a obtenir le prix exact a payer, mais des types veulent m'expulser du bus....je tiens bon et fini par payer le prix que je désirais!!! que ce fut chaud!!!!! Le bus de nuit,13h au total, n'est pas une partie de plaisir.J'ai les genoux bloqués sur le siège de devant et les coudes du voisin dans les côtes.Je ne compte pas les frequents bonds hors du siege grâce a notre bon vieux pilote de formule 1. Notre pilote.....c'est le genre de type qui accélère tout le temps....et qui freine brusquement mais trop tard, alors on finit sur la banquette, frôle les autres véhicules ou prend les nids de poule a plein régime.....et la...on saute!!!! C'est aussi celui qui klaxonne a tout va comme si la route....enfin le chemin, lui appartenait, ou qui double tout le monde même dans les virages.Vraiment j'ai douté qu'on puisse finir le trajet avec ce bus. Autant dire pour finir, que ce fut une nuit blanche ou j'ai été secoué dans tous les sens avec un bon mal au cul!!!! A 4h du mat, nous voila enfin arrivé a parapat.....ou je reprends quasi immédiatement un autre bus pour me déposer a l'embarcadère, et a 7h du mat', je prends le bateau pour l'ile de samosir au milieu du lac toba. Toba est un super volcan qui a crée une glaciation un millénaire durant et failli causer la disparition de l'être humain il y a 70000 ans. l'erruption créea une immense caldeira qui s'est remplit d'eau, formant ainsi le lac toba, d'une profondeur allant jusqu'a 450m. c'est la plus grande caldeira sur terre. L'ile est magnifique, alternant jungle et rizières posées sur des montagnes glissants dans le lac. Je passe la première journée a crapahuter parmi ces fabuleux paysages a la rencontre des dayaks, peuples aux traditions très interessantes. Le vélo est aussi un bon moyen de locomotion, et apres 650m de dénivelé, je parviens a un petit village perché dans les montagnes.j'en ai bavé et faut bien le dire quand même, ce sont pas nos v.t.t..... la gueule du vélo!!!! Mais en descente...je me fais plaisir........ Aujourd'hui, grosse marche mais paisible..... je reprends la route du nord pour grimper un volcan, le sibayak...qu'un géologue a manado m'a conseillé. j'arrive a barastagi au pied du volcan après quelques heures de bateau et bus, trouve a dormir chez l'habitant puis grimpe le volcan sibayak. Après une bonne douche a l'arrivée, je file ensuite prendre un bus pour Médan (4h) puis dans la foulée un autre bus de nuit (13h) pour rallier banda aceh. Banda aceh semble redevenu calme, les problèmes dans la region concernaient les militaires et les acehtistes qui désiraient leur independance.Le tsunami a semble t'il bien arrangé le gouvernement de jakarta, supprimant ainsi bon nombre d'entre eux. La region est intégriste et l'islam est plus marquée ici que dans le reste de l'indonésie Pour traverser sumatra .... faut s'imaginer la largeur d'une départementale sur 4000km de long (je n'en ferai que la moitié...A ceci, Il faut y défoncer le bitume , y ajouter des portions de montagne donc de nombreux virages , des véhicules qui n'avancent pas, une circulation dense(motos, camions, bus, voitures), et des fous du volant qui essaient tant bien que mal en zigzaguant , d'éviter les plus gros nids de poule. ....ainsi, il faut un temps fou pour rellier 2 points qui semblent proche sur une carte.... Finallement, le bus pour Banda aceh tombe en panne a 4H, nous devons donc en changer , et c'est ensuite l'arrêt a la mosquée et l'appel a la prière, alors....tout le monde descend!!!! enfin...pas moi, j'ai pas bougé....... Une demi heure de taxi moto(ojek) est encore nécessaire pour joindre l'embarcadère et prendre le ferry(1h) afin de rallier pulau weh, un petit joyau dans l'océan indien. Arrivé a weh,1h d'ojek supplementaire me permettent enfin d'arriver dans ce petit paradis, , , enfin!!!! Mon bungalow sur pilotis surplombe l'océan indien, ...un petit passage pierreux m'y conduit. Assez sommaire mais toutefois equipé d'une moustiquaire et d'un ventilo, il me privilégie néanmoins par sa terrasse en bois et son hamac, d'une vue absolument fantastique.L'océan, calme et cristalin, offre d'étonnants dégradés de bleus et de verts ou coraux et poissons se laissent apprécier comme si l'eau n'y était pas. A 100 mêtres devant, s'épanouit l'ile de rubiah, cernée d'un massif de corail baigné dans des eaux turquoises. Cette dernière présente également de magnifiques plages de sables blancs et des flancs escarpés recouverts d'une dense végétation. Derrière moi la montagne, et autour la jungle ou des cigales de temps a autres rompent le silence. Des macaques peu farouches profiteraient bien d'une inatention de ma part pour me chiper quelques biens. voila le décors pour 2 euros la nuit....vraiment incroyable!!!! Dire qu'hier, je grimpais le volcan sibayak.....j'ai du mal a réaliser d'être déja sur place. Aujourd'hui repos dans le hamac et petite nage tranquille cet apres midi...... je passe une semaine de pur bonheur avec une top ambiance routarde......randos a pied, en moto, farniente, tours en bateau , swimming et snorkling a gogo dans un véritable aquarium. Hier pour la dernière 'plongée' , tortues et requins étaient de sortie.....fabuleux moment !!!!

Je quitte pulau weh sans trop en avoir envie....mais il faut bien avancer, et rejoins en bateau Banda aceh puis lhoknga.Ce village fût complètement rasé par le tsunami et seule la mosquée a résisté !!!! 4000 des 5000 habitants du village périrent sous une vague de 30m de haut.Les survivants eurent le temps de rejoindre la montagne ou étaient alors en déplacement lors du chaos. Une bombe atomique n'aurait pas pu faire pire!!!! Ici, ...la mer s'est retirée soudainement et extrèmement rapidement sur 1 km, laissant les poissons a même le sable avant que la vague vienne tout broyer. Les témoignages sont poignants. Chacun ici a perdu la plupart des membres de sa famille.La vieille dame qui tenait les bungalows a weh m'a avoué avoir perdu toute sa famille, soit une cinquantaine de membres.Sa nouvelle famille , comme elle dit, ce sont les jeunes de banda aceh qui viennent le week end réserver ses bungalow...... Je décide de visiter le musée du tsunami a banda aceh en y revenant et.....ca prend les tripes !!!! Un paquebot de 70m de long sur 20 de large, déposé dans le centre de banda aceh a 1km des côtes, résume a lui seul la puissance de la nature.A banda aceh, la vague mesurait 20m de haut par endroit.....Je reste scotché un bon moment devant le paquebot.......comment cela est il possible??? Les locaux sont d'une extrême gentillesse, comment font ils pour toujours garder le sourire après tout ce qu'ils endurent??? C'est en tous cas une bonne lecon de vie, .....ainsi je prends la dose maxi de sourire et de bonne humeur avant de rentrer en france car je sais qu'en me croisant dans la rue ......les têtes resteront basses de peur de dire bonjour !!!!

ce soir je file sur Médan en bus(12h au programme) puis reprendrai un autre bus pour bukit lawang avec sa jungle et ses orangs outans. Bukit lawang est une grosse bourgade assez calme ou la seule attraction est la jungle et ses orangs outangs, ou les guides fourmillent, essayant gentillement de se récupérer des touristes. Mais j'ai entendu parler d'un type qui n'ait pas guide et que les locaux appellent tarzan, ayant vécu la plus claire partie de sa vie dans la jungle.De surcroit il manipule les serpents. Tarzan, ...on ne pas le louper !!!!! Des cheveux longs, un pagne a la ceinture, des dents de mammifères au cou, et des morsures de serpents aux bras dont une de cobra lui mutilant la moitié de l'avant bras. Je lui propose alors de m'amener dans la jungle, et pars avec lui. il ne possede aucune licence de guide mais maitrise la jungle comme personne ici. quel régal ces 2 jours.... orangs outans, macaques, gibbons, thomas leaf monkey etaient au rendez vous.......que c'est magnifique l'obsevation d'animaux sauvages sans barreaux et qu'ils sont plus heureux!!! Avec les orangs outans....c'est simple, tu les vois, tu les suis, ...et arrive le moment ou tu dois savoir partir...en courant !!!! Ces 2 jours, la jungle nous a fourni racines, tubercules, plantes, fougères, fruits et légumes pour la composition de nos repas, soigneusement cueilli et préparé par tarzan...... J'ai ces jours, rencontré la spécialiste mondiale de l'argile.Elle travaille sur les bienfaits de ce minéral sur le corps.fascinant !!! Egalement, sur la plateforme de réhabilitation des orangs outans , elle aide les rangers en communiquant avec les animaux.Elle parvient en quelques heures a obtenir des résultats alors que des spécialistes échouent depuis des années. bon...je file faire un foot pour le 2 ème jour d'affile, malgre de grosses empoules aux pieds... Le terrain de foot est un vrai champ de patate.De temps en temps, on doit prier une vache de retourner un peu plus loin, éviter aussi les bouses et utiliser un baton pour récupérer le ballon qui flotte dans des mares a la sortie de touche.

Bon , je fais mon petit tour habituel au marché faire mes emplettes puis retour paris via abu dhabi. (photos a venir)
Retour de Paris English translation pending
by Lola1234 · 2010-03-02 · 39 replies
bonjour j etais vraiment deçu de voir ce nombre de mendiants et SDF dans cette superbe ville que j adore tellement et ce qui m a etonné c est qu ils ont envahient meme les places les plus chics dans cette ville et meme il ya des gens qui veulent arnaquer les tourists comme ce qui m est arrivé avec un homme sur la place VENDOM qui voulait me faire croire qu il a trouve une bague sur mon chemin et il voulait me l offrire mais devant mon refus il a finit par me demander de l argent;et pour moi qui croyais que ce sont des immigres qui défuguraient la beaute de cette merveilleuse bijou du monde j ai su aprés des conversations avec certains qu il etaient bien des français de pére en fils moi je ne sousestime pas ces gens , mais j espere que la france trouvera des solutions aidant a ameliorer leur situations lola
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010 English translation pending
by Madikéra · 2010-03-01 · 1063 replies
Bonjour,

Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.

Bonne prochaine venue dans nos îles.
Voyager en autonomie en Tanzanie English translation pending
by Mimi67 · 2010-02-28 · 49 replies
Bonjour, Nous cherchons à finaliser un projet de voyage pour cet été en Juillet 2010. Nous prévoyons d'arriver au Kenya, y louer un 4x4 équipé camping avec tente sur le toit et partir à la découverte de la Tanzanie. Après de nombreuses recherches sur internet, il n'apparaît pas clairement que ce type de voyage soit possible, notamment le voyage "sans guide" et "sans ranger" dans les parcs nationaux.

Merci de vos conseils avisés, Michèle
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Risques de paludisme en Namibie? English translation pending
by Caml · 2010-02-26 · 52 replies
Bonjour a tous, Parmis les chanceux qui partirons dans les prochaines semaines, qq a t il eu l'ocase de passer a Pasteur pour des infos sur les regions impaludees en Namibie ? Sur leur site, j'ai Le paludisme, principalement à P. falciparum, est présent de novembre à juin dans les régions suivantes : Ohangwena, Omaheke, Omusati, Oshana, Oshikoto et Otjozondjupa. Il est résent toute l’année le long de la rivière Kunene et dans les régions de Caprivi et de Kavango.

C'est toujours le cas, il y a t il de nouvelles regions ?

Bonne journee Alexis
Récit de voyage au Vietnam en janvier 2010 English translation pending
by Peeweeonline · 2010-02-14 · 11 replies
Compte rendu de notre périple asiatique du 10 janvier au 02 février 2010 Merci aux contributeurs (particulièrement Abalone) de ce forum qui nous ont grandement facilité notre voyage.

Les différents liens du texte pointent vers les photos qui sont ici :
http://picasaweb.google.com/...rangina/MiniVietnam# ou les vidéos également disponibles sur cette page : http://www.youtube.com/peeweeonline#g/u

Jour 1 Paris, Roissy Charles de Gaulle. 2°



C’est un pays habillé d’un long manteau blanc que nous quittons ce dimanche matin. Notre vol vers Singapour est sur l’A380 en pont supérieur. Une position avantageuse avec des rangées à 2 passagers côté hublot, et cela même en classe économique. Le confort en vol, les repas et surtout les hôtesses ;-) sont vraiment au top sur Singapore Airlines. Et même s’il manque quelques degrés d’inclinaison aux sièges pour une vrai bonne sieste, c’est dans de bonnes conditions que nous débarquons à Changi Airport à Singapore. 31°

Jour 2 Singapour, Siem Reap (Cambodge)



5 heures d’escale, tout juste le temps pour nous d’aller voir le Singapore Flyer via le shuttle gratuit de l’aéroport. Ce premier aperçu de la ville est sympa et nous nous réjouissons du stop over programmé au retour. Nous atterrissons en fin d’après midi à l’aéroport de Siem Reap Angkor, bel ouvrage Khmer, sous un superbe soleil. Après un retrait en dollars US, on embarque à bord de notre premier tuk tuk (cher payé !) qui nous transporte…non…disons qui nous trimballe, dans une chambre au confort spartiate mais très bon marché, 6 dollars, soit 4.50 de nos euros…

Jour 3 Siem Reap, Angkor l’ancienne capitale Khmer



Voilà nous sommes fins prêts, les blousons sont fourrés au fond de la valise, on a sorti les tongs et maintenant en avant ! Notre tableau de marche prévoyait la visite d’Angkor en vélo, romantique non ? L’étendue du site, 82 ha, nous ramène vite les pieds sur terre (où plutôt dans le tuk tuk) et c’est finalement l’option Angkor avec chauffeur qui est retenue. C’est donc à l’aube, après une nuit perturbée par le seul chien insomniaque de Siem Reap, que notre chauffeur nous charge et nous conduit à l’entrée du site pour assister au lever du soleil. Le complexe archéologique d’Angkor est vraiment très vaste et seuls 3 sites ont été privilégiés dans notre tour; Angkor Vat, Angkor Tom et Ta Prom. Ce dernier, littéralement dévoré par la végétation est fascinant. La nature y a repris ses droits avec force et fracas, genre Jayce et les monstroplantes pour les connaisseurs ;-) L’une des hypothèses de l’effondrement de cette civilisation serait le sous dimensionnement de son réseau hydraulique face à l’augmentation exponentielle de ses habitants…” Tiens tiens, ça rappelle Las Vegas ;—)

Jour 4 Siem Reap – Phnom Penh, bus local



C’est en bus local que nous rallions Phnom Penh, la capitale à 300 km au sud. Il est vraiment plein comme un œuf et ici on optimise vraiment le remplissage, j’ai des enfants dans les cheveux et des mobylettes dans les pattes ! A l’arrêt sur un marché écrasé par la chaleur, nous découvrons que la tarentule et la sauterelle grillée ne sont pas des attractions pour les touristes. D’ailleurs tout le bus en achète et ça grignote sec autour de nous ! (eh oui, même le petit derrière moi, il en croque de la sauterelle !)

Jour 5 Phnom Penh – Cantho



C’est à Phnom Penh capitale du Cambodge, que nous prenons la mesure de l’omniprésence des mobylettes dans le trafic routier. La circulation est complètement anarchique et traverser une chaussée relève du numéro d’équilibriste… Arrivés sans réservation nous trouvons malgré tout une chambre assez bien placée dans le centre ville. Le musée national et le palais royal sont de superbes édifices qui sont à deux pas de notre hôtel. Notre visite de la ville est vietnam (400) ponctuée par un somptueux repas au Romdeng, (non, ce n’est pas un gitan qui perdu la boule)où nous goûtons le Amok, plat national cambodgien. Nous pensions trouver un bus direct vers Cantho notre prochaine étape, mais cela s’avère plus compliqué que prévu... Ce sera finalement bus, puis bateau jusqu’au poste frontière de Vinh Xuong, changement de bateau jusqu’à Chau Doc au Vietnam, Moto taxi et enfin crazy bus ! (“crazy” est tout à fait approprié quand les dépassements sont faits à l’intimidation et au klaxon !) Nous arrivons finalement à Cantho vers 20h30, fatigués et affamés !!! Un bon Ban Bao et au lit dans une petite chambre aveugle de notre guesthouse très familiale.

Jour 6 Cantho – Delta du Mékong



La visite des marchés flottants de Cantho est convenue avec le propriétaire de la Guesthouse (un drôle de personnage !) dès notre arrivée. Notre guide bredouille à peine l’anglais mais nous sommes seuls sur une petite barque et nous nous immisçons facilement au coeur des marchés de Caï Rang (grossistes) et Phong Dien. Dans l’après midi nous retrouvons par hasard Simon et sa mère, rencontrés la veille sur le bateau pour Chau Doc, que le monde est petit ! (Cantho c’est pas très grand non plus ;—)

Jour 7 Cantho – Rach Gia – Phu Quoc



Avec eux nous passons une agréable soirée au restaurant So Hôm dans l’ancien marché (serpent au curry) Un dernier Caphé Sua Da sur les quais et au lit ! Le lendemain matin, le bus pour Rach Gia est aussi dingue que le précédent ! En plus, il ne veut rien savoir du petit mot en viêt que la patronne de la guesthouse a préparé à son attention “déposez ces touristes au ferry pour Phu Quoc” (où bien c’était autre chose ;—) Résultat, encore une motobike de liaison. C’est pas que c’est cher, mais je suis pas rassuré de voir Flo avec notre valise de 30 kg entre ses jambes et le pilote de cette petite pétrolette. Elle me dit qu’elle aime bien, que c’est marrant ! Faudrait pas qu’elle se tire avec un de ses chauffeurs de motobike !!! On embarque à 13h sur un bateau rapide pour rejoindre l’île de Phu Quoc où nous nous installons pour un break balnéaire…

Jour 8 Phu Quoc Maï House Hôtel, long Beach



Les seules nuits réservées avant notre départ étaient sur Phu Quoc island (peak season oblige) Nous ne sommes pas déçus de notre choix, le Maï House hotel, le cadre est magnifique et notre bungalow, confortable et aménagé avec goût. Notre premier jour sur l’île est marqué par une vilaine turista qui après une journée d’errance entre le bungalow et la plage, m’achève le soir au restaurant où je perds carrément connaissance. Petit malaise vagal sans gravité.

Jour 9 Phu Quoc Archipel An Toï Baï Sao Beach



Après une journée de diète, le breakfast du Maï house apprend à me connaitre ! (crêpes au chocolat, omelette, fruits et viennoiseries) Nous visitons aujourd’hui l’archipel d’An Toî au sud de l’île puis Bai Sao Beach, la plus belle plage de la côte Est. Elle est (presque) paradisiaque… Du sable blanc, des eaux turquoise… malheureusement gâchés par des détritus qui jonchent les abords… La plage est publique et c’est peut-être le prix à payer pour qu’elle le reste… Phu Quoc pourrait devenir le futur Phuket vietnamien avec la création d’un aéroport international. Ce n’est pas du goût de Gérard et Maï les propriétaires de notre hôtel, qui souhaitent que leur île reste confidentielle…. On le comprend aisément. Un dernier coucher de soleil sur le golfe de Thaïlande et notre séjour au paradis s’achève, place maintenant à la furia d’Ho Chi Minh City !

Jour 10 Phu Quoc vol vers Saigon



Le vol interne Phu Quoc – Saïgon s’effectue sur Vietnam Airlines. Les avions sont neufs, à l’heure et les hôtesses sexy (eh oui, Flo c’est les motobike, moi c’est les hôtesses !) Pendant le vol nous découvrons l’étendue des rizières sur le delta du Mékong. Ce fleuve de 5000 km traverse 6 pays et par un étrange phénomène voit son courant s’inverser à la mousson. 17h00, atterrissage pluvieux à Saïgon, la grande capitale du sud rebaptisée Ho Chi Minh ville par les communistes en 1976.

Jour 11 Saïgon Musée de la guerre, Poste centrale



Cette deuxième journée à Saïgon débute au musée des souvenirs de guerre autrefois appelé, musée des crimes de guerre américains. Le ton est donné dès l’entrée où des portraits de militaires US sont légendées des horreurs qu’ils ont commises lors du conflit. Ce n’est pas impartial et c’est assez troublant. La suite n’est que photos atroces des conséquences de l’agent orange, napalm, défoliant déversés par les américains. Au 2ème étage on trouve un historique du conflit illustré de magnifiques photos. Dans l’après midi, après un bon “Pho” nous écrivons nos cartes postales sous la bienveillance de l’oncle Ho dans la magnifique poste centrale de la ville. Notre guesthouse Giang Son, est à Pham Ngù Lao le quartier routard de Saïgon, dans une petite ruelle très calme. C’est très chaleureux, à proximité d’un grand parc animé où des gamins jouent au Da Cau (une sorte de tennis ballon avec un ressort à plume) En soirée les kiosques du parc se transforment en piste de danse populaire où Boney. M et Abba font encore un tabac !

Jour 12 Saïgon – Cu Chi tunnels, le district 1



Réseau souterrain d’environ 250 km au nord de Saïgon, les tunnels de Cu Chi sont le symbole de la déroute américaine au Vietnam. Nous visitons le site avec un très bon guide du Sinh Café, très fier de la résistance et de l’ ingéniosité de son peuple face à l’ennemi. Nous parcourons une centaine de mètres dans les souterrains (élargis pour les touristes) et on imagine la détermination nécessaire pour résister dans de telles conditions… Sur place, démonstration des pièges particulièrement sadiques des Viet Kong. De retour sur Saïgon, nous nous promenons vietnam (680) dans le district 1 où le centre historique de la ville est localisé, nous visitons l’opéra, l’hôtel de ville, la poste centrale et la cathédrale Notre Dame. A proximité, le Sheraton est l’endroit idéal pour une vue panoramique de la ville. C’est d’ici que nous admirons le coucher de soleil, devant une Pina Colada (x 2 en happy hour ;—) Pour les iphone addict, la photo ci-contre a été réalisée avec l’appli photo-stich !

Jour 13 Saïgon – Cholon, le quartier chinois



Comme l’annonce cet immense décompte publicitaire de l’aéroport, la fête du têt, le nouvel an lunaire, c’est dans 27 jours ! Dans le quartier chinois de Cholon les étalages sont remplis de magnifiques décos liées à l’évènement. Nous visitons le marché Binh-Tay et les pagodes de Ha Chuong, Thien Hau et Nghia An. De retour sur Pham Ngu Lao, je dépose Flo au confortable Highlands coffee, où elle dévore le livre des tunnels de Cu Chi … mais aussi quelques mignardises ! Pour moi c’est quartier libre et je profiter de mon statut de millionnaire en dong ! (1 euro = 26000 dongs)

Jour 14 Saïgon–Danang in the night train



Nous embarquons à 23h dans un train de nuit vers Danang. Un voyage de 17 heures en couchettes “luxe” : matelas mou / air conditionné. Je vous laisse imaginer la classe: siège dur, sans clim ! Même si nous ne dormons pas très bien (arrêts chaotiques), ça reste une expérience vraiment sympa. Le réveil dans une gare/restaurant où les échoppes ne sont là que pour notre train, à 5h du mat ! En toile de fond, des chapeaux coniques en plein labeur, dans des rizières verdoyantes à perte de vue…

Jour 15 Hoi An, site classé par l’UNESCO



Notre transfert en bus de la gare de Danang vers Hoi An se déroule de manière assez rocambolesque. L’engin ne s’arrête quasiment pas… Il roule doucement pendant qu’un gugusse nous fait signe de monter à bord. Un autre s’empare de notre valise pour la jeter entre 2 cages à poules dans le couloir central ! Quelques minutes avant l’arrivée, le gugusse de la valise se poste devant nous en montrant son tas de billets d’un air déterminé ! Résultat, nous payons 100 000 dongs (4 euros) le double du vrai tarif … mais bon, c’est le jeu ma pauv Lucette !

Hoi An est à la hauteur de nos attentes. Rare ville épargnée par la guerre, ses petites maisons aux toitures colorées sont intactes. Les façades pastels défraichies confèrent au lieu un charme authentique. Ville réputée pour ses tailleurs, on en trouve tous les 20 mètres ! Il est très facile de se faire tailler un costume ou une robe de soirée à partir d’une simple photographie. Au hasard d’une ruelle nous découvrons un atelier où des petites mains s’afférent sur des machines à coudre… Combien gagnent ces couturières dans un pays où le salaire moyen est de 70 dollars par mois ? En début de soirée la ville s’éclaire de petits lampions chinois et nous prenons notre diner à l’étage d’un petit restaurant avec une vue splendide sur le port. Le lendemain matin, nous louons des vélos pour aller à la plage de Cua Daï à quelques kms au nord de Hoï An. Sur la route, de superbes affiches de propagandes dans le plus pur style communiste, au programme: travail, famille et patrie !

Jour 16 Hué, les mausolées, la cité impériale.



Nous remontons vers le nord du pays en passant la fameuse barrière climatique nord/sud. Nous n’empruntons pas le col des nuages qui matérialise cette séparation de climat, mais un tunnel routier qui renforce encore plus le contraste. En arrivant à Hué la température est du coup beaucoup moins douce (15°) et le lendemain nous adaptons nos tenues pour les visites du jour : les mausolées de Tu Duc, Ming Mang, Kai Dinh et dans l’après midi la cité impériale. En 1947 un incendie à malheureusement détruit la cité pourpre interdite dont la complète restauration devrait être achevée 2035 (nous reviendrons en famille !)

Jour 17, Hanoï, visite de la ville.



Nous décollons de Hué dans la soirée en rentrant de la cité impériale. Nous avons réservé une chambre pour 2 nuits au Hanoï Holiday Hotel par Internet juste avant le départ. Le jeune réceptionniste est sympa mais la chambre pas terrible :—( On profite quand même du laundry service pour laver 3kg de linge (4 euros avec repassage) Notre visite d’Hanoï débute par le quartier des 36 corporations, tout proche de notre hôtel. Le nom des rues correspond à une profession. Par exemple : nous logeons à Hàng Manh (stores en bambou) secteur beaucoup plus calme que Hàng Bac (les graveurs sur marbre !) Flo vérifie sur la carte s’il n’existe pas un Hàng Nutella ! ;—) Dans le quartier routard nous réservons chez Ocean Tours nos excursions à venir et dans la même rue, nous investissons sur un Van Gogh et un Lichtenstein (des copies bien sûr, nous ne sommes millionnaires qu’en dongs Viêt !)

Nous remontons ensuite vers le nord de la ville vers le musée Ho Chi Minh et son mausolée, qui est malheureusement fermé. Nous planifions sa visite pour le jour de notre départ… comme un adieu au Vietnam et à l’oncle Ho ! Avides de nouvelles expériences culinaires nous avions une adresse pour gouter un bon morceau de chien en ville du côté du lac de l’ouest ! Après quelques recherches on s’installe finalement dans une gargote pour y déguster une belle brochette de “Tît Cho” …et contre toute attente, la viande est tendre, légèrement prononcée entre la chèvre et le porc mais pas mauvaise du tout ! Alors gare à vos toutous à notre retour :—) Avec nos 30 millions d’amis on est pas prêt de crever de faim…

Jour 18, Hanoï Ninh Binh, Hoa Lu, Tam Coc



Surnommée “Baie d’Ha Long terrestre" en raison de la similitude de ses paysages montagneux à ceux de la huitième merveille du monde, Tam Cốc (3 grottes en vietnamien), est l’un des plus beaux sites du Nord Vietnam. Ceux qui ont vu “Indochine” se souviendront de ce lieu magique où Vincent Perez et Linh Dam Pham viennent s’abriter. Malgré les messages d’attention du routard, pas de ventes forcées sur notre petite barque, sans doute grâce à la présence de Tuân, notre guide très sympa. Dans la soirée nous assistons aux spectacle de marionnettes sur eau, près du lac Hoan Kiem.

Jour 19, Baie d’Ha Long, croisière jonque Baï tho



Pour le point d’orgue de notre voyage, la mythique baie d’Ha Long, c’est à bord d’une jonque traditionnelle que nous embarquons pour un croisière de 2 jours / 1 nuit. Après un rafraichissement en cabine, un repas soigné et très copieux est servi. Dans l’après midi nous pagayons une petite heure au milieu des rochers karstiques de la baie. La légende dit qu’un dragon se débâtant dans l’eau aurait créé ses formes en taillant les montagnes avec sa queue.

Jour 20, Baie d’Ha Long, grotte Sung Sot



Nous faisons la connaissance de 2 québécois très sympas qui nous font voyager un peu plus avec leur irrésistible accent. Au réveil, de la fenêtre de notre cabine nous pouvons voir le jour se lever sur la baie. Nous visitons dans la matinée “Sung Sot cave” une des plus vastes grottes de la baie. 2 salles gigantesques aux éclairages multicolores. A la sortie, l’une des plus belles vues de la baie s’offre à nous. Au retour sur Hanoï, nous achetons nos derniers souvenirs, parmi lesquels de succulents bonbons chinois au yoghourt, au maïs et au riz de printemps !

Jour 21, Hanoï - Singapour



Ce matin direction le mausolée d’Ho Chi Minh père de la nation, mort en 1969. Le site est vraiment sous haute surveillance… si bien qu’on se fait reprendre de volée par un garde lorsque Flo me chuchote à l’oreille… Eh oui, les bras croisés, chuchotements et sourires sont interdits au passage devant le corps embaumé de l’oncle Ho. Nous quittons aujourd’hui le Vietnam direction Singapour, où nous nous installons pour un stop d’une longue journée…

Jour 22, 30 heures à Singapour



Qu’est ce qu’on a fait de nos 30 heures dans cette ville ULTRA clean, moderne, étonnante ? Inventaire : On perd nos toiles de maître à l’aéroport, on s’installe au 13ème étage du Peninsula Excelsior, on admire le skyline de la marina, on achète de jolies baguettes dans le quartier chinois et des stylos colorés dans Little India, à Sentosa on trempe nos pieds à Siloso Beach et on s’envoie en l’air dans le Tiger Sky Tower (en tout bien tout honneur !). On boit une drôle de boisson avec des boulettes flottantes, on flâne sur Orchard Road au milieu des gigantesques Mall, on goûte un double Mac Spicy vraiment spicy, on cherche des papiers qui trainent dans cette ville super propre… mais on n’en trouve pas ! On traverse le mythique Raffles Hôtel et pis, et pis, c’est déjà pas mal ! A 23h55, on retrouve nos toiles de maître (merci Singapore Airlines !) et on embarque en tongs dans notre 380 direction CDG et son froid polaire !

Jour 23, Paris – Lyon, choc thermique, fin du trip !



Roissy Charles de Gaulle, 06h40, on attend fébrilement nos valises (forcément en chemise et en tongs !) ensuite c’est TGV jusqu’à Part Dieu, métro et bus ! Des 31° de Singapour au –1° de Limonest, c’est le grand écart ! Notre carcasse supporte le choc mais il faut vite rallumer la chaudière pour trier les 1300 photos, le linge et les souvenirs de voyage. Nous pensons déjà au prochain qui s’est peut-être décidé dans le little India de Singapour…

Les logements, transports, budget et bons plans sur chaque étapes… A titre indicatif le budget global de ce voyage est de 1550 euros /personne tout compris, vols, hôtels, faux frais, visas etc. VOLS INTERNATIONAUX images Singapore Airlines: 750 euro aller le 10.01 retour 31.01

Paris – Singapore Singapore – Siem Reap Hanoï –Singapore Singapore – Paris

(CDG 11.15 - SIN 07.00) (SIN 14.35 - REP 15.45) (SGN 13.25 - SIN 16.25) (SIN 23.55 - CDG 06.40)

Achat en ligne sur le site de la Cie en mode multi-ville pour bénéficier du stop over de 24 heures à Singapour.

SINGAPOUR Pour une escale courte (-de10h) s’adressez au bureau d’accueil Singapore visitor center pour un free shuttle gratuit vers le centre ville.

SIEM REAP Golden Takeo : chambre double 6 dollars, Prom le gérant est très sympa et il parle bien anglais, voir avec lui pour le bus vers Phnom Penh (5 dollars environ), petit déjeuner en face chez Mother home Guesthouse. Tuk tuk à la journée sur Angkor 13 dollars pour les principaux sites : Angkor, Vat, Tom et Prom. Bus local :

PHNOM PENH Sokha Heng Guesthouse : chambre double 20 dollars, très bon emplacement proximité du palais royal et du musée national. Restaurant le Romdeng pour gouter le plat national le Amok dans un Ets qui réhabilite des enfants des rues, très classe, très bon… Bateau lent vers Chau Doc : 30 dollars /pers. bus local de Chau Doc vers Cantho : en arrivant à Chau direction la gare routière : 50000 dongs

CANTHO Hien Guesthouse : Chambre aveugle au RDC 6 dollars, au coeur de l’appartement des propriétaires dans une petite ruelle très étroite. Douches communes avec la famille. L’excursion sur le Mékong vendu par le propriétaire (60 dollars) n’est pas très pro, si vous avez le temps chercher par une agence. Bus vers Rach Ghia : 50 000 dongs Prepaid simcard Vinaphone pour votre téléphone portale 2 euros environ, plusieurs appels vers la France et une dizaine d’appels locaux.

RACH GHIA Ferry vers Phu Quoc : Superdong 1 : 250 000 dongs Attention aux restos sur le quai hygiène suspecte (Hey people, Ziss izz eu Turista Warning !)

PHU QUOC Maï House Hôtel: 55 dollars/nuit avec PTJ John’s Tour: 15 dollars/pers Phu Quoc – Saigon : Vietnam Airlines / 30 dollars Vols type Low Cost tarif aléatoire

SAIGON Giang Son Guesthouse : 20 dollars/nuit avec PTJ Sinh Café : Tunnels de Cuchi (très bons guides) Saigon – Danang ; SE2, 38 euros, achetez au guichet du service touristique de Saïgon sur Phang ngu Lao (pas de commission) info sur les trains au Vietnam www.seat61.com Restaurants : Pho 24, Pho Quyin (Phan Ngu Lao, Pho 2000

DANANG En descendant du train, si vous vous rendez vers Hoi An, demandez à être déposé à l’arrêt du bus local pour Hoi An où négociez un transport direct (mais pas plus de 10 dollars)

HOI AN Hotel Thanh Binh 1, 1 le Loi : 18 dollars avec PTJ très bien placé (mi chemin Sinh café et vieux quartier), PTJ au Thanh Binh 3 un buffet 3 étoiles. Before and now : Un bar /resto branché dont le propriétaire est un peintre qui réalise des tableaux magnifiques dans le style Wharol.

HUE Binh Minh Sunrise hôtel : 20 dollars, chambre, douche avec PTJ, bien placé dans le centre ville à 100m du Sinh Café (réservation en descendant du bus open tour à l’arrivée) Visite des mausolées et de la cité impériale, Sinh Café, 10 dollars / pers. Hue - Hanoi : Vietnam Airlines / 35 dollars Vols type Low Cost tarif aléatoire

HANOI Hanoï Holiday hotel : 18 dollars, 2 nuits, la chambre au dernier étage vraiment pas terrible ! Royal hôtel 2 : 1 nuit, 20 dollars, en face du Hanoï Holiday, très propre. Ocean tours : Ninh Binh - Hoa lu -Tam Coc : 49 dollars /pers Ocean tours : 2 jours 1 nuit baie Ha Long : 105 dollars/pers

SINGAPOUR SSH Singapore Stop Over Holiday : Package vendu par la Cie aérienne permettant d’obtenir 10% sur les hôtels sélectionnés mais surtout des entrées gratuites pour plusieurs attractions. Package 67 euros : chambre hôtel + hop-on bus (la ligne de bus touristique), les transferts, les entrées sur Sentosa, Tiger Sky Tower, jardin botanique et une carte Sim pour votre portable (quelques mn d’appel) Peninsula Excelsior Hotel : un 4* bénéficiant d’une vue superbe orientée pour certaine chambre sur Clarke Quay
Itinéraire de dix-huit jours en France, premier voyage en Europe English translation pending
by Natisa · 2010-02-14 · 75 replies
Bonjour, SVP donnez votre opinion sur l'itinéraire proposé. Premier voyage en Europe en mai 2010, couple soixantaine. Jour 1, 2, 3, 4 Paris Jour 5, 6 Bruges Jour 7 Rouen Jour 8, 9 Mont St. Michel Jour 10, 11 Blois Jour 12 Clermont Jour 13 Avignon Jour 14, 15, 16, 17 et 18 Nice et environs. Mon ancètre, Sébasrien Hervet fils de Gabriel Hervet et Marguerite Lorillo qui se sont mariés à St. Martin, Blois aux environs de 1660. Est-il possible de visiter ce village? Est-il onéreux de louer l'auto à Paris et la laisser à Nice? Merci de répondre Blaise
De Belgrade à Constanta en vélo English translation pending
by Celgar · 2010-02-14 · 30 replies
Salut les cyclos! Nous sommes une famille de cyclotouristes (2 enfants de 1 et 3 ans), l'an dernier, nous avons parcouru l'euroéloroute de nantes à Belgrade. Cet été, nous souhaitons la continuer de Belgrade au Delta du Danube). Plusieors questions : - Quelle compagnie aérienne pour nous rendre à Belgrade depuis la France, qui accepte nos deux vélos et remorque, sans trop les "maltraiter"? Même question pour le retour depuis Tulcea ou Constanta? - Qui a déjà parcouru ce tronçon, est il intéressant niveau paysage, pas trop de circulation sur la route? - Trouve t'on facilement des endroits pur faire du camping sauvage sur l'itinéraire (ou chez l'habitant?) Merci! www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com
Trek en Arménie et peut être aussi en Géorgie: vos conseils? English translation pending
by Caroluce · 2010-02-11 · 28 replies
Bonjour, Je suis en train de penser à partir à 2 personnes en armenie environ 2 semaines. Connaissez vous des randos de plusieurs jours en armenie ( ou a defaut en georgie ). Comme la durée est courte, je prefere eviter de m'eparpiller sur plusieurs pays, mais cela va dependre de vos conseils.

merci pour vos infos.

amicalement

caroluce
Raid à VTT dans le Haut Atlas (Maroc) English translation pending
by Frank38 · 2010-02-08 · 54 replies
je pars debut mai avec trois amis en vtt + sacoches et sans guide, decouvrir le haut atlas. les etapes ont ete choisis apres infos prisent sur: - le guide gandini - diverses discussions sur les forums - divers organismes specialises

le parcours devrait etre à peu de chose prés le suivant: - 1er etape demnate-imi n'ouaqqa - 2eme etape imi n'ouaqqa-agouti - 3eme etape agouti- zaouie ahanesal - 4eme etape ahanesal- la cathedrale - 5eme etape la cathedrale- ighem n'aît oughlad - 6eme etape ighem n'aît oughlad- agoudal - 7eme etape agoudal- memsrir - 8eme etape memsrir- boutharar - 9eme etape boutharar- toundoute - 10eme etape toundoute- ouarzazate, et retour sur marrackech. j'aurai aime savoir pour chacune de ses etapes, la proportion de piste et de goudron, car il parait qu'il avance très vite. de plus je n'ai pas trouvé(il parait qu'ily en a)de gite chez l'habitant a: - imi n'ouaqqa - ighem n'aît oughlad - toundoute

d'avance merci pour vos renseignements.
Croisière "Odyssée mauresque" sur le Louis Majestic English translation pending
by Chouchou13 · 2010-02-07 · 226 replies
Bonjour, 🙂

Je serais au départ de Marseille le 15/08/2010 à bord du Louis Majesty en route vers l'Odyssée Mauresque.

Je souhaiterais avoir des renseignements sur les escales à savoir :

- Palma , Alméria, Malaga, Tanger, Ibiza, Barcelone et Gênes.

J'ai déjà parcouru ce forum et trouvé des renseignements sur le bateau mais pas sur les escales. J'ai trouvé des escales de l'odysée mauresque mais à bord du coral et elles sont un petit peu différentes de celles du louis majesty.

Je fais ces recherches car je voudrais faire mes propres excursions et ne pas prendre celles du bateau qui sont assez cher je trouve.

Merci d'avance de vos réponses.😉
Comment compléter/ajuster mon itinéraire de Québec à Toronto en dix jours? English translation pending
by Spear · 2010-02-07 · 27 replies
Bonjour,

Courant Mai, j'emmène mon épouse au Québec, pour un itinéraire en voiture dans ce pays qui nous appelle depuis longtemps. Nous atterrirons à l'aéroport de la ville de Québec, et à la fin du dixième jour, nous prendrons le bus de nuit depuis Toronto pour aller à New-York (pendant 3 jours) pour repartir vers la France.

J'ai commencé à doucement " poser " un itinéraire, mais j'avoue que j'ai du mal à m'y retrouver, surtout sur le temps qu'il faut passer aux différents endroits, et j'ai quelques hésitations.

Je vais décrire ici mes idées, et mes interrogations, si quelques voyageurs ou cousins pouvaient m'apporter quelques éclaircissements, je leur en serai reconnaissant.

Je n'en suis qu'au début, et n'ai pas encore fait le tour des choses à voir sur place, donc ça ressemble pour l'instant plus à un itinéraire qu'autre chose.

Voici l'itinéraire : 1 - Arrivée à Québec - balade - nuit sur place dans le vieux Québec 2 - Journée à Québec et alentours (Ile d'Orléans, Frontenac ....), nuit sur place. 3 - Départ pour le parc de la Mauricie, et nuit sur place. 4 - Montréal 5 - Gatineau (musée des civilisations, parc Oméga) 6 - Toronto 7 - Chutes du Niagara 8 - Toronto et départ pour NYC.

Manquent 2 jours pour compléter ou rester plus longtemps à certains endroits. J'ai essayé de mettre des étapes où il n'y a jamais plus de 200 kms par jour.

Précisions : Au risque de passer pour un hurluberlu, Montréal et Toronto sont optionnels, les villes " à l'américaine ", ça n'est pas vraiment notre crédo pour le Québec, elles sont surtout là pour jalonner le parcours, je n'ai pas plus envie que celà d'y aller. Ce sont surtout les paysages, la nature, les québécois, l'histoire et la culture qui nous intéressent.

Interrogations & envies (dans l'idéal) : - Y-a t'il des choses à ne pas manquer au NORD de la ville de Québec ? J'ai fait tout l'itinéraire au départ de Québec, en descendant, mais s'il y a des incontournables au nord, c'est volontiers que je les ajouterai ! - J'aurais bien ajouté une " cabane au bord d'un lac ", pour une nuitée, mais j'avoue n'avoir pas encore cherché :) - L'idée de rencontrer des autochtones hurons ou d'approcher leur culture est très séduisante, mais j'ai lu beaucoup de " bof " sur Wendake qui ressemble à une attraction touristique pure et dure. Existe-t'il des endroits plus authentiques imprégnés de culture amérindienne ? - Une journée avec un trappeur serait une sortie super sympa également (mais je ne sais pas si c'est possible, et surtout où sont les grands sites géographiques de trappage).

Voilà en gros l'idée, et quelques pistes/rêveries à l'étude. Il y a sans doute une part de mythe que le maudit français :D que je suis souhaite approcher (les trappeurs, les amérindiens ...). Le seul mythe que je sois sûr d'approcher pour l'instant, au delà des paysages magnifiques, c'est la fameuse poutine qu'il me tarde de goûter :D

Merci d'avance pour tout conseil d'ajustement, s'il faut rester plus longtemps à un endroit donné, en éviter un autre, ou à tout prix passer par Montréal ou Toronto intra-muros, n'hésitez surtout pas !

Un dernier point, je suis dans le brouillard complet sur la partie Ontario. J'ai mis Kingston / Gananoque, mais je n'ai aucune idée de ce qu'il y a à voir / faire sur la route des chutes du Niagara, mes guides se limitant au Québec purement et simplement.

A bientôt,

Mat
La Thaïlande et son hymne National.... English translation pending
by ChristianC64 · 2010-02-01 · 41 replies
Le saviez-vous?

Voici que bien souvent au frontière, les policiers qui ont a interpelé une personne dans les limites de leur territoire afin d' être certain de leur identité (puisque de faux papier ...ils en existent...) Apres verfication s'ils ne sont pas sur!? Gentillement ... Ils demandent ....bon les papiers ont l'air d' être en règle ...

Chantez-moi notre hymne National pour le plaisirs de vous entendre cher compatriote! Et la si la personne ne sait pas...Allez!!! On vous ramène chez vous!!!z'allez nous dire d'où vous venez m'y Bouddha!

Très simple comme méthode ...non? Mais la ce qui m'intrigue c'est que ces Thais...charmant/simple/souriant/acceuillant et tout le tralala!!! Ont ceci comme hymne National...(paroles qui peuvent être traduite ainsi) :

La Thailande est l'union de sang et de corps Thai. Tout le pays appartient au peuple Thai. Préservant jusqu'ici la nation Thaie. Tout les Thais sont résolu a s'unir. Les Thailandais aiment la paix, mais n'ont pas peur de combattre. Ils ne laisseront jamais personne menacer leur indépendance. Ils sacrifieront chaque goutte de leur sang pour contribuer a la nation. Ils serviront leur pays avec fierté et prestige, plein de victoire.

Alors je me dis ...ils sont fière ces Thais ! Le sang, le corps, l'esprit, l'union fais la force; on est nombreux, on a pas peur, je vais me lyncher pour mon pays....nous gagnerons...y a personne qui va me marcher sur la petite orteille...tout ce qu'on veut c'est être tranquille...on est un peuple qui se tient....Attention, Attention!...Oyé! Oyé!...tous ensemble main dans la main...lalala!
Partir à Cuzco (Pérou) après les inondations? English translation pending
by Charimarc · 2010-01-27 · 42 replies
j' arrive le 7 février à Cuzco. Je viens d'apprendre l'état d'urgence suite aux inondation. Mais aucune infos filtrent. Les routes sont elles accessibles. Le train de cuszco au Macchu PIcchu est -il ouvert. Le site du Macchu picchu est -il lui aussi accessible. Comment vont les habitants, les habitations, l'état des eaux.... des infos svp...
Croisière sur le MSC Splendida le 11 février 2010 au départ de Gênes English translation pending
by Floolive2113 · 2010-01-27 · 47 replies
Nous embarquons mon mari et moi le 11 Février à Génes sur le SPLENDIDA qui part le même jour ?😉
Achat de bijoux ethniques et marionnettes à Delhi et au Rajasthan? English translation pending
by Purcell · 2010-01-25 · 17 replies
je pars pour Delhi et le Rajsthan. j'aimerai acheter des bijoux ethniques. J'aimerais acheter et ou voir des spectacles de marionnettes traditionnelles (authentiques).

Qui aurait des adresses à me donner? merci Sophie
Maroc en camping-car en février-mars 2010 English translation pending
by Desaudois · 2010-01-21 · 27 replies
NOUS DEVONS PARTIR EN PETIT CAMPING CAR WOLSWAGEN CALIFORNIA T 5 en février au Maroc. Quelle est la température à cette époque ? Ou faut-il acheter le billet AlgesirasCeuta ? Quelles sont les formalités administratives pour rentrer au Maroc? La-bas faut-il payer en dirham ou en euro (restaurant, marché) ?

Merci de me répondre.
Évolution du taux de change au Vénézuela English translation pending
by Alray04 · 2010-01-18 · 27 replies
Une info importante pour ceux qui s'apprêtent à partir.

Le taux de change fixé par le gouvernement est passé de 2, 15 à 4, 30 BsF pour 1 dollar, soit une dévaluation de 50 %. Donc l'euro qui valait environ 3 Bsf se retrouve à 6 Bsf

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ? Prenons un exemple : Supposons qu'un café dans un bar coûte 5 Bsf. En changeant au taux légal, il me coûtait donc 1, 6 euros et par ce coup de baguette magique il me coûte aujourd'hui 0, 8.

La nouvelle pourrait être bonne si il n'y avait pas un marché noir dont n'importe quel touriste un peu informé sait bien qu'il existe un change au marché noir qui avoisine environ les 8 Bsf pour 1 euro et se dit donc : "Que m'importe ce nouveau change car, au black, mon café me coûtait déjà à peine 0, 6 euro"

C'est juste ! Sauf qu'il convient d'attendre un peu de voir ce que l'avenir nous dira. D'un côté, le gouvernement entend mettre tous les moyens pour faire baisser le taux du marché noir et d'autre part, il faut aussi craindre qu'un certain nombre de domaines, dont celui des services, difficilement contrôlable, voient les prix s'envoler pour annuler l'effet de la dévaluation.

S'il arrive à faire baisser le marché noir, il est possible que la différence soit réduite au point que cela vaudra peut être le coup de changer au taux légal dans une agence plutôt que de changer au noir avec les risques que cela comporte. (c'est l'objectif recherché par le gouvernement), mais si les prix ont augmenté entre temps, alors ce sera une très mauvaise affaire pour le tourisme au Vénézuela qui est déjà cher.

S'il n'y arrive pas, le taux du marché noir grimpera à nouveau et rien n'aura vraiment changé à terme, sauf que nul ne sait encore combien de temps cela prendra et c'est peut être encore une mauvaise affaire à court ou moyen terme.

Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions mais je crains le pire sur le court terme, avec un marché noir en baisse et des prix en hausse.
Quizz sur les croisières English translation pending
by Alcati · 2010-01-16 · 889 replies
Bonjour à tous,

Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.

Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.

Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....

Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.

Tous les coups sont permis.

Qu'en pensez-vous ???

Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?

Bon jeu à tous.

JC
Cherche à partir en mission humanitaire en Haïti English translation pending
by Chezmichoux · 2010-01-14 · 117 replies
BONJOUR A TOUS,

JE DEMARRE UNE NOUVELLE DISUCSSION VU LA SITUATION PRESENTE EN HAITI .

JE SUIS UNE FEMME DE 38 ANS QUI AIMERAIS PARTIR POUR HAITI EN MISSION HUMANITAIRE DES FEVRIER 2010 ..ET A CE QUE JE CONSTATE SUR CE SITE JE NE SUIS PAS LA SEULE .

ALORS SI VOUS CONNAISSEZ DES ORGANISMES QUI ON BESOIN DE BENEVOLE INSCRIVEZ LES ICI SVP !

MERCI D AVANCE DE MA PART ET DE CEUX ET CELLES QUI DESIRE PLUS QUE TOUT S IMPLIQUER A AIDER HAITI.

MICHELLE
Organisation sérieuse pour partir aider l'Haïti? English translation pending
by Lilylatreill · 2010-01-13 · 37 replies
Avec tout les castastrophe des 2 dernier jour en haiti

jai un peu de misere a concevoir que sa prenne un dossier en beton avec etude specialiser....et experience pour aller aider ces gens...

je suis pas medecin mais jai travailler dans le domaine..de la sante comme preposer au beneficiaire dont je peux faire les soins de base... aider les gens soigner les blessure mineur pansement .. artelle.... soins pour les enfant.. netoyage de terrain... reconstruction.legere... bref nimporte quoi qui pourrais apporter de laide... pas besoin detre medecin ou president pour aider....

jai passer 3 mois en republique ds un village locaux donc je connais la pauvreter... et un peu le milieu.... meme si setais pas des haitien jai cotoyer des gens tres pauvre...

bref si vous connaiser une organisation serieuse.... ou je pourrais offrir mon aide... jen serais reconnaissante!

mon conjoint envisage de partir p-e avec moi il travail ds la construction.. on laisserais nos enfant a ses parent en republique dominicaine.. quelque temps pour donner de notre temps..
Recherche de nouvelles de l'orphelinat "Notre Dame de la Nativité" à Port-au-Prince, Haïti English translation pending
by Lionel205 · 2010-01-13 · 95 replies
Bonjour à tous, Ma cousine est en procédure d'adoption de Hannah, une petite Haïtienne qui vit encore actuellement dans la crèche "Notre la dame de la nativité", quartier Fontamara 27 au nord de Port au Prince. Nous sommes sans nouvelles de notre petite nièce et nous sommes très inquiets... Si vous avez des informations sur cette partie de la ville, merci de nous poster un message...
Six mois tranquilles en Thaïlande English translation pending
by Yagua · 2010-01-10 · 54 replies
Bonjour à tous,

D'ici une quinzaine de jours j'ai décidé de partir en Thailande, que je ne connais absolument pas, pour aller tranquillement à la découverte de ce pays pendant une première période de 6 mois . Si j'y suis heureux, je peux y rester plus longtemps puisque j'ai un visa OA. Alors, à vous qui connaissez bien la Thailande pour y vivre où y séjourner fréquemment, je viens vous demander quelques conseils pour démarrer ce voyage que je veux tranquille, loin des touristes mais surtout proche des Thailandais pour connaître leur vie. J'ai envie de commencer par le Nord et chercher des petites villes ou villages ou il fait bon vivre. Je me moque des plages car je veux de l'authentique ( quoique les plages peuvent l'être aussi parfois ). Je n'ai pas de problème de budget mais j'aime vivre simplement du moment que cela soit propre. J'ai la cinquantaine si cela peut avoir un intérêt et je voyage seul. N'est ce pas un problème de voyager seul dans ce pays ? Merçi à ceux qui voudront bien m'apporter quelques conseils.
Tremblement de terre lors d'un voyage dans l'Ouest américain? English translation pending
by FabienneCA · 2010-01-10 · 90 replies
Hello la compagnie😛

Cette nuit un tremblement de terre de magnitude 6.5 a touché le nord de la Californie, au large de Eureka, endroit très habituel pour ce genre de 'plaisir'... je me demandais si vous aviez déjà pensé à cette possibilité de catastrophe lors de vos voyages dans l'ouest??
Climat en Géorgie et en Arménie au mois de février? English translation pending
by Elcasaoui · 2010-01-09 · 21 replies
Je serai en visite ds ces 2 pays en février. Qui pourrait me dire si on ne souffre pas trop des rigueurs du climat en hiver ds ces 2 pays et si les chambres chez l habitant possèdent un minimum de chauffage
Retour d'Égypte English translation pending
by Arrawak · 2010-01-08 · 307 replies
😉bonjour et bonne année à tous je reviens de cette merveilleuse contrée qu'est l'Egypte.

Je commencerai par vous raconter mon voyage, donc décollage de Roissy prévu pour 2O heures, ce 26 décembre. Une demie heure avant, annonce, nous ne partirons qu'à 23 heures 30, pas d'explication pour le retard. Départ à minuit, arrivée sur le bateau à 6 heures 30, à Louxor. Le guide nous demande d'être prêts pour 8 heures, pour partir visiter le temple de Karnak. 🙁Donc, pas de valise défaite, pas le temps de changer de vêtement, ni de prendre une douche. Les yeux hagards, j'ai visité le temple, mais ne me demandez pas de vous en dire plus que ce que vous verrez sur les photos, j'étais dans les choux, et n'ai rien écouté.

J'ai juste regardé, mais heureusement quelques jours plus tard, j'ai assisté aux sons et lumières, la reconstitution de l'arrivée du pharaon dans la ville était superbe.

J'ai tout de même retenu que ce temple de Karnak, fut anciennement le grand centre religieux d'Egypte, et grand lieu de culte d'Amon.

Très séduit par l'allée des sphinx, et impressionné par les colonnes, les hièroglyphes et les peintures, conservées après tant d'années.

Photos jointes, la suite demain
Voyage de trois mois seule au Pérou English translation pending
by Toupetitigre · 2010-01-05 · 22 replies
bonjour à tous

je pars au Pérou seule pour 3 mois (mi-février, mi-mai) pour mes recherches de doctorat. Grosso modo, je vais passer un mois à lima, un mois à Ayacucho et un mois à Cuzco...

Si vous avez des conseils je suis preneuse!!! et si quelqu'un d'autre est au Pérou à des dates similaires...idem

merci

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