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Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
Briançon Nice
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beaut�� du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beaut�� du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Le jeu des photos par milliers English translation pending
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Allez, en voilà une nouvelle. Qui trouvera où c'est et ce que c'est ?

Allez, en voilà une nouvelle. Qui trouvera où c'est et ce que c'est ?

Destination pour une fille et sa mère en voyage en Europe à l'été 2009? English translation pending
Bonjour,
Ma mère et moi prévoyons un voyage en Europe pour l'été 2009. L'ennui, c'est que l'on arrive pas a décider des destinations. En fait, nous voulons visiter Paris bien évidamment. Mais par la suite on hésite a choisir les autres endroits a visiter(par de la chaleur surtout car nous venons du nord de Québec et les été Européens sont généralement très chaud...)J'aurais besoin de conseil, d'anecdotes, de propositions pour une combinason de destination a visiter. Nous prévoyons rester 3 semaines et visiter plus de un pays est une possibilité.
Merci beaucoup de votre aide
une jeune miss impatiente de faire son voyage
Ma mère et moi prévoyons un voyage en Europe pour l'été 2009. L'ennui, c'est que l'on arrive pas a décider des destinations. En fait, nous voulons visiter Paris bien évidamment. Mais par la suite on hésite a choisir les autres endroits a visiter(par de la chaleur surtout car nous venons du nord de Québec et les été Européens sont généralement très chaud...)J'aurais besoin de conseil, d'anecdotes, de propositions pour une combinason de destination a visiter. Nous prévoyons rester 3 semaines et visiter plus de un pays est une possibilité.
Merci beaucoup de votre aide
une jeune miss impatiente de faire son voyage
Loueur de voiture au Québec English translation pending
Bonjour,
je compte louer une voiture 16j au Québec, j'ai trouvé le site www.dollar.com qui semble moins cher que autoescape...
Quelqu'un connait-il ce site?
Merci de vos réponses
je compte louer une voiture 16j au Québec, j'ai trouvé le site www.dollar.com qui semble moins cher que autoescape...
Quelqu'un connait-il ce site?
Merci de vos réponses
Sur la route entre Los Angeles et San Francisco English translation pending
Bonjour,
J'espère ne pas faire de doublon, mais je n'ai pas trouvé de réponses à mes questions dans les posts existants.
Je pars en californie du 19 juillet au 5 août avec mon copain. On passera les 10 premiers jours à San Diego, puis le reste en remontant en voiture à L.A. et jusqu'à San Francisco. Je connais SD et SF mais pas/peu los angeles, ni la route de LA à SF. Ca se fait en 1 jour non stop. Mais j'aimerais prendre le temps de visiter les différentes villes en chemin pendant 2 à 4 jours. Il y a une route qui longe la côte, ça doit être magnifique. J'aimerais aussi voir les villes de rêve comme santa monica, santa barbara, Beverly Hills, Santa Cruz, Palm Springs, etc...
J'aimerais voir de beaux paysages, faire de jolies photos et voir des choses drôles sans passer par des tours operators ou autres (villas de stars, lieux de tournages, plages typiquement californiennes, etc...) M'amuser quoi! Il me restera SD et SF pour la culture:)
Donc, que me recommandez vous ? Choses à voir, à faire, lieux par lesquels passer??
Je vous remercie d'avance! En échange je suis incollable sur san diego si vous avez besoin d'idées:)
J'espère ne pas faire de doublon, mais je n'ai pas trouvé de réponses à mes questions dans les posts existants.
Je pars en californie du 19 juillet au 5 août avec mon copain. On passera les 10 premiers jours à San Diego, puis le reste en remontant en voiture à L.A. et jusqu'à San Francisco. Je connais SD et SF mais pas/peu los angeles, ni la route de LA à SF. Ca se fait en 1 jour non stop. Mais j'aimerais prendre le temps de visiter les différentes villes en chemin pendant 2 à 4 jours. Il y a une route qui longe la côte, ça doit être magnifique. J'aimerais aussi voir les villes de rêve comme santa monica, santa barbara, Beverly Hills, Santa Cruz, Palm Springs, etc...
J'aimerais voir de beaux paysages, faire de jolies photos et voir des choses drôles sans passer par des tours operators ou autres (villas de stars, lieux de tournages, plages typiquement californiennes, etc...) M'amuser quoi! Il me restera SD et SF pour la culture:)
Donc, que me recommandez vous ? Choses à voir, à faire, lieux par lesquels passer??
Je vous remercie d'avance! En échange je suis incollable sur san diego si vous avez besoin d'idées:)
Itinéraire de mon voyage de juin dans l'Ouest américain English translation pending
1er jour Paris / Las Vegas
Départ Roissy Arrivée Las Vegas 22h30 Prise de la voiture Départ pour l’hôtel Four Quenns
2 ème jour Las Vegas / Sedona
Petit déjeuné à l’hôtel puis ballade dans Las Vegas
Départ dans l’après midi pour Sédona Recherche d’hôtel sur place Ballade dans Sedona
3ème jour Sedona/ grand Canyon Ballade autour de Sedona Slide rock Park Visite de Oak creek canyon Reed rock Bell Rock, le vortex le + connu ( on ne sait jamais ? ) et la chapelle Holy Cross . Départ pour Grand Canyon milieux ou fin après midi Distance 185km 2h30 de trajet Dans la soirée installation au Best Western grand canyon squire Inn Voir coucher de soleil sur g canyon si pas trop tard
4ème jour Journée G Canyon Descente south kaibaid jusqu'à tipoff et remonté par le Bright Angel trail Visite hermit rest road Ballade sur le Canyon Rim Nature Trail Visite de West rim drive ( tous les points de vue) Retour hôtel Ballade pour voir le coucher de soleil Nuit à Grand Canyon au Best Western grand canyon squire Inn
5ème jour Grand Canyon /PAGES Départ pour PAGES Sur la route détour à Lee Ferry (voir le Colorado) et Horse shoebend. ¾ de miles à pied à faire le matin pour avoir le soleil dans le dos. Arrivé sur PAGE début d’après midi. Visite Antelope Canyon avec soleil haut. Visite Upper Antelope Canyon Visite Cathedrale Wasch Dîner en ville spectacle country Horseshoebend. Nuit à l’hotel Best Western lac Powell
6ème jour Pages/Monument valley Départ pour Monument valley Pour la fameuse vue des 3 pitons de Monument Valley, il faut monter sur la terrasse du Visitor Center Seul inconvénient : le matin, le soleilest en face et impossible de vraiment en profiter ou prendre une photo potable. C'est pour cela que toutes les images correspondent à des soleils couchants !!. Ballade sur sentier de découverte à l’entrée Sandai trail valley drive .A faire avec voiture circuit de 18 kms.2h30 de trajet sur piste Le premier point John Ford Point. Le matin est vraiment idéal. La lumière est dans la bonne direction, il ne fait pas encore trop chaud et les bus arriveront + tard. Au point three sister ballade possible à cheval avec Navajo 40 dollars. Goosenecks State Park Blanding, à côté de MEXICAN Nuit à l’hôtel à Mexican Hat
7ème jour MEXICAN HAT /MOAB Avant Moab Canyonland sur the needles A1.5 km accueil route secondaire de 2.4 km au Cave spring trail boucle de 1 km facile amusante et varié Pothole point trail boucle 1km facile Slickorck boucle de 4 km Depuis squaw flat campround grimpez brievement e long du squaw canyon trail vue superbe sur the needles Ballades Nexispaper rock sur la route Rordside rain, Cave spring (camp cowboy) Blanding Edge of the cedars Needles Overlook .au bout de 20 mn ( là où il y a un embranchement vers la fin, prendre à gauche ), tu arrives au bout du plateau et ce que tu as devant les yeux est à peine + petit que le Grand Canyon .... et encore !! Retour et arrive sur Moab Si du temps ballade à Death Horse point state parc ou balade et baignade à MILL CREEK CANYON à MOAB Nuit à Moab
8ème jour MOAB Départ pour Canyonland Rando à Island in the ski par ut 313 (Van et marche à pied) Le Mesa arch natural trail sentier facile de 800m White rim overlook trail sentiert facile Grand view point overlook sentiert facile
Rafting facile dans Westwater canyon Nuit à Moab
9ème jour MOAB Départ pour Arches National Park ... Parking de Landscape Arch Balanced Rock defi à la pesanteur à14.5km de l’entrée boucle de 500m Windos section plusieur sarches spectaculaires Double arch trail et Windos trail rando faciles permet d’admirer les arches les plus étonnantent On atteint Landscape Arch au bout de 30mn. Il est désormais interdit d'aller en dessous depuis qu'un bloc de 180 tonnes s'est détaché en 1990 ! Elle est tellement fine maintenant qu'au prochain incident, elle disparaîtra ...
Delicate Arch ... C'est elle, la star incontestée du parc !!! C'est d'ailleurs le symbole de l'Utah. 3kms de marche mais en montant et en plein soleil . Il faut faire cette excursion le soir de préférence.
Dead horse point Petit pac méritant un détour de 35km De très belles vues sur le Colorado
10ème jour MOAB/TORREY CAPITOL REEF Les fischers torrey moab et arche sur ut28 Goosenecks méandre de sulphircreek à droite de Torrey Le + populaire des sentiers facile et pentu En 1 mile la plus grande arche du parc Rando à Cohat canyon trait 2h00 Sunset point 15mn 1km avant d’arriver à Torrey (piste) La scenic drive à faire. Chymney Rock trail.Voir scenic Rod en bord de route CAPITOL REEF, arrêt ferme bio, pétroglyph, cueillette abricot oasis Fruita, rando grand wash canyon, scenic road.
Nuit à Torrey
11ème jour TORREY/BRYCE CANYON La plus belle route de l’Ouestla snenic drive Torrey/Red canyon Les environs de Calf creek recréation une merveille avantEscalant Exploration de Red canyon Ballade à Kodachrome basin
BRYCE CANYON 3h00 de rando allez jusqu'à Grosvenorach 4points de vue Sunrise sunset, inspiration bryce sont concentrés sur à peine 2 kms. Voir le coucher de soleil du snow point Nuit à Bryce canyon
12ème jour BRYCE CANYON Ballade dans Bryce Canyon Vous allez voir des paysages de dentelles minérales avec des couleurs à couper le souffle. Il ne faut pas hésiter à descendre par les chemins pour se retrouver au milieu de ces sculptures. On n’est pas obligé de faire toute la balade, mais juste être en bas pour profiter d'un autre point de vue. Selon l’heure, prévoir de faire Sunrise pour le déjeuner ... Aire de pique-nique avec un "General Store" très bien achalandé. Les points de vue sont l'occasion de voir une autre marque d’écureuil ... les Chipmunks. des fameux Tic et Tac. Dèpart pour Kanab Kanab centre touristique le petit Hollywood 100 westerns tournés Nuit à Kanab
13ème jour BRYCE/ Zion National Park
Ballade cralpink sand dunes state parc ZION Riverside walk 1h30 /Middle emerald pool 2h00 Emerald pools Randonnée sympa et accessible au plus grand nombre. upper emerald pools se termine en cul de sac où les falaises vertigineuses de grès vous impressionneront 1h30 Nuit à ZION
14ème jour ZION Angel's Landing 4 h00 l'incontournable Virgin Rivers Narrows Nuit à ZION
15ème jour ZION/DEATH VALLEY Passage par Valley of fire ballade de 30mn DEATH VALLEY Y arriver dans l’après midi pour y voir les points classiques La piste de twentymule canyon. Badwater et en fin d’arés midi Artistedrive et palette de l’artiste, puis pour terminer par la ballade de Golden canyon jusqu'à Red cathedral. Panorama du Dante view
16ème jour DEATH VALLEY/LAS VEGAS Zabriskie point Aller aux Dunes stovepipe wells.Départ pour Las vegasInstallation au Four Queens Soirée en ville.
17ème jour LAS VEGAS/MONTREAL/PARIS Départ aéroport Voiture à rendre à ALAMO
Départ Roissy Arrivée Las Vegas 22h30 Prise de la voiture Départ pour l’hôtel Four Quenns
2 ème jour Las Vegas / Sedona
Petit déjeuné à l’hôtel puis ballade dans Las Vegas
Départ dans l’après midi pour Sédona Recherche d’hôtel sur place Ballade dans Sedona
3ème jour Sedona/ grand Canyon Ballade autour de Sedona Slide rock Park Visite de Oak creek canyon Reed rock Bell Rock, le vortex le + connu ( on ne sait jamais ? ) et la chapelle Holy Cross . Départ pour Grand Canyon milieux ou fin après midi Distance 185km 2h30 de trajet Dans la soirée installation au Best Western grand canyon squire Inn Voir coucher de soleil sur g canyon si pas trop tard
4ème jour Journée G Canyon Descente south kaibaid jusqu'à tipoff et remonté par le Bright Angel trail Visite hermit rest road Ballade sur le Canyon Rim Nature Trail Visite de West rim drive ( tous les points de vue) Retour hôtel Ballade pour voir le coucher de soleil Nuit à Grand Canyon au Best Western grand canyon squire Inn
5ème jour Grand Canyon /PAGES Départ pour PAGES Sur la route détour à Lee Ferry (voir le Colorado) et Horse shoebend. ¾ de miles à pied à faire le matin pour avoir le soleil dans le dos. Arrivé sur PAGE début d’après midi. Visite Antelope Canyon avec soleil haut. Visite Upper Antelope Canyon Visite Cathedrale Wasch Dîner en ville spectacle country Horseshoebend. Nuit à l’hotel Best Western lac Powell
6ème jour Pages/Monument valley Départ pour Monument valley Pour la fameuse vue des 3 pitons de Monument Valley, il faut monter sur la terrasse du Visitor Center Seul inconvénient : le matin, le soleilest en face et impossible de vraiment en profiter ou prendre une photo potable. C'est pour cela que toutes les images correspondent à des soleils couchants !!. Ballade sur sentier de découverte à l’entrée Sandai trail valley drive .A faire avec voiture circuit de 18 kms.2h30 de trajet sur piste Le premier point John Ford Point. Le matin est vraiment idéal. La lumière est dans la bonne direction, il ne fait pas encore trop chaud et les bus arriveront + tard. Au point three sister ballade possible à cheval avec Navajo 40 dollars. Goosenecks State Park Blanding, à côté de MEXICAN Nuit à l’hôtel à Mexican Hat
7ème jour MEXICAN HAT /MOAB Avant Moab Canyonland sur the needles A1.5 km accueil route secondaire de 2.4 km au Cave spring trail boucle de 1 km facile amusante et varié Pothole point trail boucle 1km facile Slickorck boucle de 4 km Depuis squaw flat campround grimpez brievement e long du squaw canyon trail vue superbe sur the needles Ballades Nexispaper rock sur la route Rordside rain, Cave spring (camp cowboy) Blanding Edge of the cedars Needles Overlook .au bout de 20 mn ( là où il y a un embranchement vers la fin, prendre à gauche ), tu arrives au bout du plateau et ce que tu as devant les yeux est à peine + petit que le Grand Canyon .... et encore !! Retour et arrive sur Moab Si du temps ballade à Death Horse point state parc ou balade et baignade à MILL CREEK CANYON à MOAB Nuit à Moab
8ème jour MOAB Départ pour Canyonland Rando à Island in the ski par ut 313 (Van et marche à pied) Le Mesa arch natural trail sentier facile de 800m White rim overlook trail sentiert facile Grand view point overlook sentiert facile
Rafting facile dans Westwater canyon Nuit à Moab
9ème jour MOAB Départ pour Arches National Park ... Parking de Landscape Arch Balanced Rock defi à la pesanteur à14.5km de l’entrée boucle de 500m Windos section plusieur sarches spectaculaires Double arch trail et Windos trail rando faciles permet d’admirer les arches les plus étonnantent On atteint Landscape Arch au bout de 30mn. Il est désormais interdit d'aller en dessous depuis qu'un bloc de 180 tonnes s'est détaché en 1990 ! Elle est tellement fine maintenant qu'au prochain incident, elle disparaîtra ...
Delicate Arch ... C'est elle, la star incontestée du parc !!! C'est d'ailleurs le symbole de l'Utah. 3kms de marche mais en montant et en plein soleil . Il faut faire cette excursion le soir de préférence.
Dead horse point Petit pac méritant un détour de 35km De très belles vues sur le Colorado
10ème jour MOAB/TORREY CAPITOL REEF Les fischers torrey moab et arche sur ut28 Goosenecks méandre de sulphircreek à droite de Torrey Le + populaire des sentiers facile et pentu En 1 mile la plus grande arche du parc Rando à Cohat canyon trait 2h00 Sunset point 15mn 1km avant d’arriver à Torrey (piste) La scenic drive à faire. Chymney Rock trail.Voir scenic Rod en bord de route CAPITOL REEF, arrêt ferme bio, pétroglyph, cueillette abricot oasis Fruita, rando grand wash canyon, scenic road.
Nuit à Torrey
11ème jour TORREY/BRYCE CANYON La plus belle route de l’Ouestla snenic drive Torrey/Red canyon Les environs de Calf creek recréation une merveille avantEscalant Exploration de Red canyon Ballade à Kodachrome basin
BRYCE CANYON 3h00 de rando allez jusqu'à Grosvenorach 4points de vue Sunrise sunset, inspiration bryce sont concentrés sur à peine 2 kms. Voir le coucher de soleil du snow point Nuit à Bryce canyon
12ème jour BRYCE CANYON Ballade dans Bryce Canyon Vous allez voir des paysages de dentelles minérales avec des couleurs à couper le souffle. Il ne faut pas hésiter à descendre par les chemins pour se retrouver au milieu de ces sculptures. On n’est pas obligé de faire toute la balade, mais juste être en bas pour profiter d'un autre point de vue. Selon l’heure, prévoir de faire Sunrise pour le déjeuner ... Aire de pique-nique avec un "General Store" très bien achalandé. Les points de vue sont l'occasion de voir une autre marque d’écureuil ... les Chipmunks. des fameux Tic et Tac. Dèpart pour Kanab Kanab centre touristique le petit Hollywood 100 westerns tournés Nuit à Kanab
13ème jour BRYCE/ Zion National Park
Ballade cralpink sand dunes state parc ZION Riverside walk 1h30 /Middle emerald pool 2h00 Emerald pools Randonnée sympa et accessible au plus grand nombre. upper emerald pools se termine en cul de sac où les falaises vertigineuses de grès vous impressionneront 1h30 Nuit à ZION
14ème jour ZION Angel's Landing 4 h00 l'incontournable Virgin Rivers Narrows Nuit à ZION
15ème jour ZION/DEATH VALLEY Passage par Valley of fire ballade de 30mn DEATH VALLEY Y arriver dans l’après midi pour y voir les points classiques La piste de twentymule canyon. Badwater et en fin d’arés midi Artistedrive et palette de l’artiste, puis pour terminer par la ballade de Golden canyon jusqu'à Red cathedral. Panorama du Dante view
16ème jour DEATH VALLEY/LAS VEGAS Zabriskie point Aller aux Dunes stovepipe wells.Départ pour Las vegasInstallation au Four Queens Soirée en ville.
17ème jour LAS VEGAS/MONTREAL/PARIS Départ aéroport Voiture à rendre à ALAMO
Bons plans pour Samana en République Dominicaine? English translation pending
j'apprécierais vraiment tout commentaires sur cette destination, activités, devises, en fait tout ce qui se rapporte a se qui semble etre un superbe endroit pour nos futures vacances.merci a l'avance...🙂
Circuit en 4x4 à Madagascar début septembre English translation pending
bonjour, je viens de m'inscrire, et ne sais si je suis dans la bonne rubrique. J'envisage un voyage sur madagascar début septembre 2008 d'un mois environ. Je n'ai rien trouvé sur fort dauphin, je voulais simplement savoir si de Tana à fort dauphin et ensuite fort dauphin - tuléar par la route c'était faisable, en cette saison. Bien évidemment je pense louer un 4x4 (sans chauffeur) . Nous saurons 3, et avons l'habitude de faire des raids en 4x4 (avec les nôtre, mais de les emmener sur mada, hors de prix) Donc un seul 4x4 est ce possible au mois de septembre? les conseils seront les bien venus, ainsi que d'éventuels itiniraires. Merci d'avance
Séjour aux îles Canaries English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je viens de m'inscrire sur le forum.
Je voulais savoir si l'un d'entre vous à déjà voyager aux iles Canaries. Je souhaiterais y partir.
Avez vous des infos à me donner ( avec quel to partir? hôtel à me conseiller?)
Merçi d'avance pour vos réponses!
A bientôt
Votre plus beau voyage en France... English translation pending
Bonjour tout le Monde !!!🙂!!!
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Trouver de bonnes agences locales et excursions au Vietnam? English translation pending
Bonjour
Je suis en train de préparer mon voyage au Vietnam pour cet été, et à la lecture du Routard et du Lonely Planet, je suis un peu embrouillé... Il semble que pour les excursions avec les agences locales on puisse tomber sur le meilleur et le pire. Comment s' y fier ? Si vous avez déjà expérimenté des agences locales pour les excursions baie d' Along, Hoi Han au départ de Danang, croisière Rivière des Parfums à Hué ou delta du Mekong en deux jours-1 nuit, pouvez-vous me dire avec quelle agence vous les avez faites et si vous en êtes satisfait ? Je préfère payer un petit peu plus cher mais être sûr de la qualité des prestations. Merci par avance à qui voudra bien me faire part de son expérience et de ses conseils. Thierry
Endroits à choisir pour un voyage en Guadeloupe cet été? English translation pending
Bonjour
nous souhaiterions peut etre partir en guadeloupe cet été (juillet 2008) alors quelqu'un peut il nous conseiller sur les endroits a choisir ? Ou doit on poser nos valises ? Ou sont les plus belles plages et les choses a ne pas manquer ? Aussi pouvez vous nous dire quel serait le budget pour 2 personnes pour une dizaine de jours pour la vie la bas (nourriture, visites vers les autres iles etc) sans compter l'avion ?
merci d'avance
nous souhaiterions peut etre partir en guadeloupe cet été (juillet 2008) alors quelqu'un peut il nous conseiller sur les endroits a choisir ? Ou doit on poser nos valises ? Ou sont les plus belles plages et les choses a ne pas manquer ? Aussi pouvez vous nous dire quel serait le budget pour 2 personnes pour une dizaine de jours pour la vie la bas (nourriture, visites vers les autres iles etc) sans compter l'avion ?
merci d'avance
Petit tour chez les berbères... (Maroc) English translation pending
Ce voyage au Maroc s’est décidé en quelques minutes. L’envie de partir est pressante, pas trop loin car peu de jours de libre, et surtout, l’envie d’emmener encore une fois Jacotte, ma p’tite mère de 75 ans, qui bien qu’encore en forme, compte sans doute les voyages qui lui restent à faire sur les doigts de la main contrairement à nous autres voyageurs. A nos âges, on n’a que l’embarras du choix, on sent qu’on a encore toute la vie pour en profiter. Qu’en sera-t-il dans quelques décennies ? Chaque voyage ne risquera t’il pas d’être le dernier ? La soif de découvertes grandit certainement avec les années. Jacotte est insatiable et intarissable. Tout l’intéresse.
En février, juste une question : « que fais-tu à Pâques, rien ? On part au Maroc ? ». Dans la seconde qui suivait, c’était un grand « Ok ». Alors en quelques heures, je regarde un itinéraire faisable en 10 jours, réserve les billets et les nuits pour être sûre de ne pas la faire coucher dehors … et on n’en a plus reparlé.
Le temps est passé vite, très vite, et on s’est retrouvé un beau matin à l’aéroport de Toulouse à l’enregistrement. J’adore ces moments là. C’est seulement à cet instant que je sais qu’on va partir, même si l’avion a du retard. Maman est heureuse, elle adore partir, aller à la rencontre de l’inconnu même si le Maroc reste une destination sans trop de surprises.
Juste 2h30 de vol. Un dernier regard sur nos Pyrénées, sieste au dessus de l’Espagne pour se réveiller à l’approche du Maroc. Survol du Moyen Atlas, aperçu de quelques parcelles d’une agriculture relativement intensive … et voilà Marrakech. Ville faite de bâtiments très bas, tous ocre, entourée de grandes étendues qui semblent très sèches et poussiéreuses, et de quelques palmeraies. Au loin, les montagnes du Haut Atlas couronnées d’encore un peu de neige.

L’arrivée dans une ville comme Marrakech procure toujours une émotion intense, celle de « l’ailleurs ». En quelques heures, les repères ont changé. Les parfums très forts, les femmes drapées de leur voile, les rues avec leur circulation intense, le bruit assourdissant des klaxonnes, les trottoirs défoncés ou inexistants, les petits restos en bordure de rues où les brochettes cuisent sous les yeux, les vendeurs de tout et de rien, les ruelles où aucune voiture ne peut s’infiltrer, les mendiants au regard souvent vide … et des hordes de touristes déambulant bruyamment et court vêtus.
J’avais découvert cette ville il y a 20 ans, et plus récemment il y a 10 ans. Marrakech a peu vieilli depuis. Sauf le nombre de touristes qui semble avoir considérablement augmenté, le nombre de marocains marchant le portable collé à l’oreille … et le nombre impressionnant de paraboles sur les toits.
Autre chose quand même qui a aussi changé, c'est l'ambiance assez sereine qui règne malgré l’activité intense. Les gamins ne nous suivent plus sans cesse pour servir de guide dans les dédales de la médina, ou qui veulent à tout prix 1 dirham et nous ont à l’usure. Mais la Koutoubia est toujours bien à sa place, le souk dans la médina est toujours aussi animé, les charmeurs de serpents avec leurs joues gonflées à bloc attendent toujours le touriste sur Jamee El Fna.


Le soir venu, se frayer un passage au milieu de la foule est un pari difficile. Tout le monde veut profiter de la tiédeur venue et on ne sait plus où se situe la limite entre la rue les trottoirs et la place avec les vélos, les voitures et les scooters qui envahissent à leur tour l’espace.
Cette immersion dès le premier jour dans la vie marocaine fait un bien fou … mais très vite, on ressent le besoin de quitter cette ville et de partir plus au sud, là où la vie est plus calme.
En février, juste une question : « que fais-tu à Pâques, rien ? On part au Maroc ? ». Dans la seconde qui suivait, c’était un grand « Ok ». Alors en quelques heures, je regarde un itinéraire faisable en 10 jours, réserve les billets et les nuits pour être sûre de ne pas la faire coucher dehors … et on n’en a plus reparlé.
Le temps est passé vite, très vite, et on s’est retrouvé un beau matin à l’aéroport de Toulouse à l’enregistrement. J’adore ces moments là. C’est seulement à cet instant que je sais qu’on va partir, même si l’avion a du retard. Maman est heureuse, elle adore partir, aller à la rencontre de l’inconnu même si le Maroc reste une destination sans trop de surprises.
Juste 2h30 de vol. Un dernier regard sur nos Pyrénées, sieste au dessus de l’Espagne pour se réveiller à l’approche du Maroc. Survol du Moyen Atlas, aperçu de quelques parcelles d’une agriculture relativement intensive … et voilà Marrakech. Ville faite de bâtiments très bas, tous ocre, entourée de grandes étendues qui semblent très sèches et poussiéreuses, et de quelques palmeraies. Au loin, les montagnes du Haut Atlas couronnées d’encore un peu de neige.

L’arrivée dans une ville comme Marrakech procure toujours une émotion intense, celle de « l’ailleurs ». En quelques heures, les repères ont changé. Les parfums très forts, les femmes drapées de leur voile, les rues avec leur circulation intense, le bruit assourdissant des klaxonnes, les trottoirs défoncés ou inexistants, les petits restos en bordure de rues où les brochettes cuisent sous les yeux, les vendeurs de tout et de rien, les ruelles où aucune voiture ne peut s’infiltrer, les mendiants au regard souvent vide … et des hordes de touristes déambulant bruyamment et court vêtus.

J’avais découvert cette ville il y a 20 ans, et plus récemment il y a 10 ans. Marrakech a peu vieilli depuis. Sauf le nombre de touristes qui semble avoir considérablement augmenté, le nombre de marocains marchant le portable collé à l’oreille … et le nombre impressionnant de paraboles sur les toits.

Autre chose quand même qui a aussi changé, c'est l'ambiance assez sereine qui règne malgré l’activité intense. Les gamins ne nous suivent plus sans cesse pour servir de guide dans les dédales de la médina, ou qui veulent à tout prix 1 dirham et nous ont à l’usure. Mais la Koutoubia est toujours bien à sa place, le souk dans la médina est toujours aussi animé, les charmeurs de serpents avec leurs joues gonflées à bloc attendent toujours le touriste sur Jamee El Fna.



Le soir venu, se frayer un passage au milieu de la foule est un pari difficile. Tout le monde veut profiter de la tiédeur venue et on ne sait plus où se situe la limite entre la rue les trottoirs et la place avec les vélos, les voitures et les scooters qui envahissent à leur tour l’espace.
Cette immersion dès le premier jour dans la vie marocaine fait un bien fou … mais très vite, on ressent le besoin de quitter cette ville et de partir plus au sud, là où la vie est plus calme.
Quoi faire à Mont Tremblant, Québec? English translation pending
Je suis en train de peaufiner mon parcours qui débute le 1er juin.
Je voulais savoir que il y a t-il reelement à faire et à voir à Mont tremblant ?
Est pas mieux de ne pas y aller et garder un jour de plus pour la réservé faunique Ashuapmushuan ?
Ou est ce que cela vaut le détour de passer une journée à Mont tremblant quand même?
Merci.
Je voulais savoir que il y a t-il reelement à faire et à voir à Mont tremblant ?
Est pas mieux de ne pas y aller et garder un jour de plus pour la réservé faunique Ashuapmushuan ?
Ou est ce que cela vaut le détour de passer une journée à Mont tremblant quand même?
Merci.
Itinéraire pour l'Écosse du 5 au 15 juin 2008 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!
Je planifie un voyage en solo en Écosse du 5 au 15 juin 2008. Comme je suis en provenance du Québec, je compte voyager en bus et dormir en AJ, ce qui me semble le plus raisonnable côté budget. Je souhaite faire beaucoup de randonnées et admirer le paysage, plutôt que de passer beaucoup de temps dans les villes, villages ou musées.
Mon itinéraire ressemble à:
Loch Lomond (1 nt) Glen Coe (1 nt) Fort William (1 nt) Ile de Skye (2 nts) Inverness (1 nt) Pitlochry (1 nt) Edimburgh (2 nts)
Avez-vous des conseils concernant l'itinéraire? Est-ce que le bus procure suffisamment de liberté? Y a-t-il des voyageurs parmi vous qui y serez durant la même période?
Merci de vos commentaires!
Emilie
Je planifie un voyage en solo en Écosse du 5 au 15 juin 2008. Comme je suis en provenance du Québec, je compte voyager en bus et dormir en AJ, ce qui me semble le plus raisonnable côté budget. Je souhaite faire beaucoup de randonnées et admirer le paysage, plutôt que de passer beaucoup de temps dans les villes, villages ou musées.
Mon itinéraire ressemble à:
Loch Lomond (1 nt) Glen Coe (1 nt) Fort William (1 nt) Ile de Skye (2 nts) Inverness (1 nt) Pitlochry (1 nt) Edimburgh (2 nts)
Avez-vous des conseils concernant l'itinéraire? Est-ce que le bus procure suffisamment de liberté? Y a-t-il des voyageurs parmi vous qui y serez durant la même période?
Merci de vos commentaires!
Emilie
Pérou (avril-mai 2008) English translation pending
Bonjour à tous,
Je rentre d'un magnifique voyage de près de 3 semaines au Pérou. J'ai fait le circuit classique (Lima, Arequipa, Puno et les iles, Cusco) et dans ma préparation, j'ai eu très souvent recours à ce site, riche en informations. J'avais envie de vous faire partager mon expérience, même si elle n'apportera pas beaucoup de nouveautés, sachant que je me suis beaucoup inspirée de ce site et du routard :).
Allez, c'est parti....
Samedi 19 avril : Arrivée à Lima
Ca y est, c'est le grand jour, départ tant attendu pour le Pérou !! Métro, bus, on arrive à Orly. On embarque pour Madrid, 5h d'attentes puis départ pour Lima. Le vol est long mais surtout à cause de l'impatience qui me ronge, j'ai hâte de découvrir ce pays. On arrive à Lima à 23h (soit 6h en France), la journée commence à être très longue. L'attente à l'immigration est très longue (1h30) et arrivés à la récupération des bagages, on apprend qu'elles sont restées à Madrid. Comme on est en vacances et qu'il faut positiver, on se dit que ce n'est pas grave, on sera moins chargés ce soir ! J'avais réservé une chambre à l'hôtel Espana (47 soles) dans le centre de Lima et un gars est venu nous chercher à l'aéroport. Le pauvre attend depuis 2 bonnes heures. On monte dans un taxi avec lui, il manque un phare à la voiture mais apparemment c'est normal. Il faut dire qu'on se rendra vite compte que la circulation dans la capitale est assez sportive et hasardeuse, mais là comme c'est la nuit, tout se passe bien. L'hôtel est très sympa, déco un peu trop surchargée mais c'est ce qui fait le charme de l'endroit.
Dimanche 20 avril : Visite de Lima
Avec le décalage horaire, on est réveillés assez tôt. On prend le petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel (4, 5 soles), le serveur est très sympa. A la réception, ils se proposent de nous réserver nos billets de bus pour le trajet de nuit vers Arequipa mais il ne reste plus de place en couchettes. 13h30 de bus en semi incliné, ne nous enchante pas trop, on réserve donc à la place des billets d'avion avec la compagnie Aérocondor, 100 dollars environ chacun. On visite le couvent San Francisco (5 soles), la guide est très bien. Vers 11h45, on file a la plaza mayor pour la relève de la garde. J'ai été un peu déçue, on ne voit pas grand chose et des CRS entourent le palais, c'est un peu too much. Le midi on déjeune dans une polleria dans la rue très commerçante qui part de la place, repas tout à fait correct. On se balade dans la rue et on part vers l'aéroport prendre notre vol interieur. 1h30 plus tard, on attérit à Arequipa, on prend un taxi (assez cher, 30 soles) qui nous emmène à la Casa de Tintin. Notre chambre (numéro 9) est très spacieuse et elle a un petit balcon qui offre une magnifique vue (rivière avec en arrière plan des monts enneigés).
Lundi 21 avril : Visite d'Arequipa
Le petit déjeuner très copieux est servi dans une salle à manger très cosy. On part vers le centre ville à pied, le trajet dure environ 20 minutes mais avec l'altitude c'est assez long. On croise plein de coccinelles, ca a l'air d'être LA voiture typique. La ville est très jolie, on s'y sens vite à l'aise, bien plus qu'à Lima qui est gigantesque. Pour notre première visite, on choisit El mundo Alpaca. C'est une petite ferme et une ancienne usine située tout en haut de la rue Santa Catalina. On y voit quelques lamas et alpagas et une personne nous fait visiter l'ensemble, on nous explique comment les animaux sont tondus et le processus pour obtenir des tissages. L'entrée est gratuite et il y a un magasin, Sol Alpaca, qui est une chaine de magasins (il y en a au moins un autre à Arequipa et à Cusco), si on veut acheter quelque chose. On visite ensuite le couvent Santa Catalina qui vaut vraiment son prix d'entrée (30 soles par personnes). C'est magnifique, comme une petite ville très colorée (rouge, bleu, blanc). Le midi on déjeune au restaurant la Quinta sur une petite terrasse ombragée. On choisit un doble, assortiment de plat typique, 20 soles. Après, on fait le tour des agences pour trouver un trek pour le canyon del Colca. C'est vrai qu'on peut le faire seul, mais l'avantage d'un guide est qu'il peut nous apprendre des choses sur le mode de vie des habitants que ne nous apprennent pas forcément les livres. Pour en revenir aux agences, elles proposent toutes quasiment la même chose pour un prix pas trop différent. On fait affaire avec Colonial Tour, rue Santa Catalina, trek de 3 jours pour 135 soles par personnes. On part ensuite en taxi vers le quartier de Yanahuara, belle vue sur la ville et le volcan. Au coucher du soleil (très tôt, il fait nuit à 18h), on va boire un verre à la terrasse au 3ème étage d'un bar donnant sur la plaza de armas (cf. le routard pour le nom). On a une très jolie vue, les jus de fruits sont très bons et comme il commence à faire un peu frais, on nous prête même des ponchos !! On dine à la crêperie Zig Zag, deux crêpes : avocat-poulet et provencale-thon, c'est très bien mais plus de place pour le dessert. On rentre en taxi à l'hôtel (3 soles) où on retrouve avec plaisir nos bagages enfin arrivés!
Mardi 22 avril : Encore une journée à Arequipa
Visite du musée Sanctuario Andinos (15 soles). On nous passe d'abord un petit film sur les sacrifices humains et sur la découverte des momies puis Cecilia, notre agréable guide, nous commente la visite du musée. C'est très interessant et voir à quel point les momies sont bien conservées est impressionnant. Le midi, on retourne à la crêperie Zig Zag pour gouter leurs crêpes sucrées. Leurs salades sont bonnes et leurs crêpes délicieuses... (framboises et glace à la vanille ainsi que mangue-citron). L'après midi est consacré à se balader dans la ville et à acheter du matériel pour le canyon (chapeau, casquette, serviettes de bain et lampe électrique). Pour les serviettes, on s'en est fait découper au marché, ca faisait très bien l'affaire, surtout qu'on ne comptait pas les ramener en France. Le soir, on a été chercher des sandwichs à la Canasta, une boulangerie.
NB : Cette journée à Arequipa était peut etre de trop car ce n'est pas une très grande ville, elle se visite assez vite. On aurait pu aller visiter las Salinas.
Mercredi 23 avril, jeudi 24 avril : randonnée dans le Colca
Un taxi avec le guide vient nous chercher à l'hôtel vers 5h30 pour nous emmener à la gare routière. On est un groupe de 4 : le guide, mon compagnon, un autre jeune homme et moi. On part en bus local jusqu'a Cabanaconde, on y déjeune et on commence notre descente dans le canyon. Les paysages sont fabuleux. On arrive vers 17h chez une mère et ses 3 filles. Elles sont adorables et font en sorte que notre séjour se passe le mieux possible. Le diner est très bon et copieux ; les chambres, simples mais très propres. Les toilettes et les douches sont à l'extérieur mais il y a de l'eau chaude et de l'électricité. On est réveillés le lendemain par le chant du coq. Au petit déjeuner, elles nous préparent des pancakes avec sucre et confiture ainsi que le traditionnel maté de coca, on aura besoin de beaucoup de forces pour ce qui nous attend aujourd'hui. Quand on nous a vendu le trek, l'agence nous a dit que l'ascension se ferait à 3h du matin le 3ème jour mais notre guide nous propose de le faire l'après midi après la pause à l'oasis car plus facile de le faire dans la journée et moins fatiguant quand on vient de se réveiller en pleine nuit. On accepte. Le matin, on traverse 2 petits villages et le midi on arrive à l'oasis. On se détend dans la piscine bien fraiche qui fait du bien !! On déjeune et on commence l'ascension. Dans l'oasis, on peut louer une mule (pour 30 ou 35 soles, je sais plus) pour la montée mais même si je ne suis pas une grande sportive, je vais le faire toute seule ! Notre guide m'a pris mon sac et m'a fabriqué un baton à l'aide d'un roseau et même comme ça c'était pas évident. Il faisait super chaud et l'eau manquait. Heureusement, il a commencé à faire plus frais et on a rencontré une vendeuse en chemin. On a finalement mis 4h pour remonter à Cabanacondé mais j'étais bien fière d'y être arrivée !! On a diné dans un petit resto a côté de la place et on dormi à l'hôtel municipal, pas top mais vu la fatigue accumulée pendant la journée, ca a très bien fait l'affaire.
Vendredi 25 avril : Cruz del Condor - Chivay
On a pris un bus pour Cruz del Condor, on y était vers 8h30 mais les condors n'étaient pas décidés à se montrer !! On a bien attendu une bonne heure et ca valait le coup, ils étaient 5-6 et volaient suffisamment bas pour qu'on puisse les admirer. On a pris un bus pour Chivay et dès qu'on est arrivés, on a pris un taxi pour les bains thermaux de la Callera (10 soles). C'était agréable mais un peu trop chaud à mon gout (39°C). On a déjeuner dans un resto très touristique sous forme de buffet mais qui s'est avéré bon et avec des specialités péruviennes. On a ensuite repris le bus direction Arequipa.
Notre guide s'appelle Roger, mais on l'appellait "Roy". Il est vraiment super sympa et ca a été super agréable de faire cette randonnée avec lui. Il est interessant et le contact se fait très facilement. Je le conseille fortement. Il bosse pour des agences mais peut également faire des excursions directement avec les personnes. Si vous souhaitez le contacter, voici son adresse mail : roger_munay@live.com
Je rentre d'un magnifique voyage de près de 3 semaines au Pérou. J'ai fait le circuit classique (Lima, Arequipa, Puno et les iles, Cusco) et dans ma préparation, j'ai eu très souvent recours à ce site, riche en informations. J'avais envie de vous faire partager mon expérience, même si elle n'apportera pas beaucoup de nouveautés, sachant que je me suis beaucoup inspirée de ce site et du routard :).
Allez, c'est parti....
Samedi 19 avril : Arrivée à Lima
Ca y est, c'est le grand jour, départ tant attendu pour le Pérou !! Métro, bus, on arrive à Orly. On embarque pour Madrid, 5h d'attentes puis départ pour Lima. Le vol est long mais surtout à cause de l'impatience qui me ronge, j'ai hâte de découvrir ce pays. On arrive à Lima à 23h (soit 6h en France), la journée commence à être très longue. L'attente à l'immigration est très longue (1h30) et arrivés à la récupération des bagages, on apprend qu'elles sont restées à Madrid. Comme on est en vacances et qu'il faut positiver, on se dit que ce n'est pas grave, on sera moins chargés ce soir ! J'avais réservé une chambre à l'hôtel Espana (47 soles) dans le centre de Lima et un gars est venu nous chercher à l'aéroport. Le pauvre attend depuis 2 bonnes heures. On monte dans un taxi avec lui, il manque un phare à la voiture mais apparemment c'est normal. Il faut dire qu'on se rendra vite compte que la circulation dans la capitale est assez sportive et hasardeuse, mais là comme c'est la nuit, tout se passe bien. L'hôtel est très sympa, déco un peu trop surchargée mais c'est ce qui fait le charme de l'endroit.
Dimanche 20 avril : Visite de Lima
Avec le décalage horaire, on est réveillés assez tôt. On prend le petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel (4, 5 soles), le serveur est très sympa. A la réception, ils se proposent de nous réserver nos billets de bus pour le trajet de nuit vers Arequipa mais il ne reste plus de place en couchettes. 13h30 de bus en semi incliné, ne nous enchante pas trop, on réserve donc à la place des billets d'avion avec la compagnie Aérocondor, 100 dollars environ chacun. On visite le couvent San Francisco (5 soles), la guide est très bien. Vers 11h45, on file a la plaza mayor pour la relève de la garde. J'ai été un peu déçue, on ne voit pas grand chose et des CRS entourent le palais, c'est un peu too much. Le midi on déjeune dans une polleria dans la rue très commerçante qui part de la place, repas tout à fait correct. On se balade dans la rue et on part vers l'aéroport prendre notre vol interieur. 1h30 plus tard, on attérit à Arequipa, on prend un taxi (assez cher, 30 soles) qui nous emmène à la Casa de Tintin. Notre chambre (numéro 9) est très spacieuse et elle a un petit balcon qui offre une magnifique vue (rivière avec en arrière plan des monts enneigés).
Lundi 21 avril : Visite d'Arequipa
Le petit déjeuner très copieux est servi dans une salle à manger très cosy. On part vers le centre ville à pied, le trajet dure environ 20 minutes mais avec l'altitude c'est assez long. On croise plein de coccinelles, ca a l'air d'être LA voiture typique. La ville est très jolie, on s'y sens vite à l'aise, bien plus qu'à Lima qui est gigantesque. Pour notre première visite, on choisit El mundo Alpaca. C'est une petite ferme et une ancienne usine située tout en haut de la rue Santa Catalina. On y voit quelques lamas et alpagas et une personne nous fait visiter l'ensemble, on nous explique comment les animaux sont tondus et le processus pour obtenir des tissages. L'entrée est gratuite et il y a un magasin, Sol Alpaca, qui est une chaine de magasins (il y en a au moins un autre à Arequipa et à Cusco), si on veut acheter quelque chose. On visite ensuite le couvent Santa Catalina qui vaut vraiment son prix d'entrée (30 soles par personnes). C'est magnifique, comme une petite ville très colorée (rouge, bleu, blanc). Le midi on déjeune au restaurant la Quinta sur une petite terrasse ombragée. On choisit un doble, assortiment de plat typique, 20 soles. Après, on fait le tour des agences pour trouver un trek pour le canyon del Colca. C'est vrai qu'on peut le faire seul, mais l'avantage d'un guide est qu'il peut nous apprendre des choses sur le mode de vie des habitants que ne nous apprennent pas forcément les livres. Pour en revenir aux agences, elles proposent toutes quasiment la même chose pour un prix pas trop différent. On fait affaire avec Colonial Tour, rue Santa Catalina, trek de 3 jours pour 135 soles par personnes. On part ensuite en taxi vers le quartier de Yanahuara, belle vue sur la ville et le volcan. Au coucher du soleil (très tôt, il fait nuit à 18h), on va boire un verre à la terrasse au 3ème étage d'un bar donnant sur la plaza de armas (cf. le routard pour le nom). On a une très jolie vue, les jus de fruits sont très bons et comme il commence à faire un peu frais, on nous prête même des ponchos !! On dine à la crêperie Zig Zag, deux crêpes : avocat-poulet et provencale-thon, c'est très bien mais plus de place pour le dessert. On rentre en taxi à l'hôtel (3 soles) où on retrouve avec plaisir nos bagages enfin arrivés!
Mardi 22 avril : Encore une journée à Arequipa
Visite du musée Sanctuario Andinos (15 soles). On nous passe d'abord un petit film sur les sacrifices humains et sur la découverte des momies puis Cecilia, notre agréable guide, nous commente la visite du musée. C'est très interessant et voir à quel point les momies sont bien conservées est impressionnant. Le midi, on retourne à la crêperie Zig Zag pour gouter leurs crêpes sucrées. Leurs salades sont bonnes et leurs crêpes délicieuses... (framboises et glace à la vanille ainsi que mangue-citron). L'après midi est consacré à se balader dans la ville et à acheter du matériel pour le canyon (chapeau, casquette, serviettes de bain et lampe électrique). Pour les serviettes, on s'en est fait découper au marché, ca faisait très bien l'affaire, surtout qu'on ne comptait pas les ramener en France. Le soir, on a été chercher des sandwichs à la Canasta, une boulangerie.
NB : Cette journée à Arequipa était peut etre de trop car ce n'est pas une très grande ville, elle se visite assez vite. On aurait pu aller visiter las Salinas.
Mercredi 23 avril, jeudi 24 avril : randonnée dans le Colca
Un taxi avec le guide vient nous chercher à l'hôtel vers 5h30 pour nous emmener à la gare routière. On est un groupe de 4 : le guide, mon compagnon, un autre jeune homme et moi. On part en bus local jusqu'a Cabanaconde, on y déjeune et on commence notre descente dans le canyon. Les paysages sont fabuleux. On arrive vers 17h chez une mère et ses 3 filles. Elles sont adorables et font en sorte que notre séjour se passe le mieux possible. Le diner est très bon et copieux ; les chambres, simples mais très propres. Les toilettes et les douches sont à l'extérieur mais il y a de l'eau chaude et de l'électricité. On est réveillés le lendemain par le chant du coq. Au petit déjeuner, elles nous préparent des pancakes avec sucre et confiture ainsi que le traditionnel maté de coca, on aura besoin de beaucoup de forces pour ce qui nous attend aujourd'hui. Quand on nous a vendu le trek, l'agence nous a dit que l'ascension se ferait à 3h du matin le 3ème jour mais notre guide nous propose de le faire l'après midi après la pause à l'oasis car plus facile de le faire dans la journée et moins fatiguant quand on vient de se réveiller en pleine nuit. On accepte. Le matin, on traverse 2 petits villages et le midi on arrive à l'oasis. On se détend dans la piscine bien fraiche qui fait du bien !! On déjeune et on commence l'ascension. Dans l'oasis, on peut louer une mule (pour 30 ou 35 soles, je sais plus) pour la montée mais même si je ne suis pas une grande sportive, je vais le faire toute seule ! Notre guide m'a pris mon sac et m'a fabriqué un baton à l'aide d'un roseau et même comme ça c'était pas évident. Il faisait super chaud et l'eau manquait. Heureusement, il a commencé à faire plus frais et on a rencontré une vendeuse en chemin. On a finalement mis 4h pour remonter à Cabanacondé mais j'étais bien fière d'y être arrivée !! On a diné dans un petit resto a côté de la place et on dormi à l'hôtel municipal, pas top mais vu la fatigue accumulée pendant la journée, ca a très bien fait l'affaire.
Vendredi 25 avril : Cruz del Condor - Chivay
On a pris un bus pour Cruz del Condor, on y était vers 8h30 mais les condors n'étaient pas décidés à se montrer !! On a bien attendu une bonne heure et ca valait le coup, ils étaient 5-6 et volaient suffisamment bas pour qu'on puisse les admirer. On a pris un bus pour Chivay et dès qu'on est arrivés, on a pris un taxi pour les bains thermaux de la Callera (10 soles). C'était agréable mais un peu trop chaud à mon gout (39°C). On a déjeuner dans un resto très touristique sous forme de buffet mais qui s'est avéré bon et avec des specialités péruviennes. On a ensuite repris le bus direction Arequipa.
Notre guide s'appelle Roger, mais on l'appellait "Roy". Il est vraiment super sympa et ca a été super agréable de faire cette randonnée avec lui. Il est interessant et le contact se fait très facilement. Je le conseille fortement. Il bosse pour des agences mais peut également faire des excursions directement avec les personnes. Si vous souhaitez le contacter, voici son adresse mail : roger_munay@live.com
Vingt-deux jours au Mali en avril English translation pending
22 jours au Mali en avril :
Le Mali en avril c’est chaud, chaud….. 43 degrés à la descente d’avion … Nous arrivons à Mopti avec le dernier vol point Afrique …j’aime bien point Afrique c’est pas trop cher et l’on est tout de suite dans l’ambiance …départ de paris à 6 h arrêt à Marseille, Atar en Mauritanie et enfin Mopti vers 15h … Cette année pas trop de programme et pas de véhicule. nous avons plus de temps… C’est donc en taxi que nous nous rendons à Sangha ( goudron jusqu’à Bandiagara et piste après ) notre ami Dogon Seydou nous hébergera au bord de la falaise, nous dormirons sur la terrasse même si la poussière s’insinue partout il y a un peu de vent. A l’intérieur c’est invivable pour nos organismes 35 ° à 20h.
Sangha : Nous y resterons une semaine, les touristes sont partis et nous nous intégrons très facilement à la vie du village, c’est la période des travaux collectifs, de la réfection des maisons avant la saison des pluies briques et banco un peu partout.. Ma participation à ces travaux est plutôt symbolique car le physique peine à s’adapter 5 à 6 bouteilles d’eau par jour au début …mais comme le dit un proverbe Dogon « même l’urine du crapaud participe à la quantité de la rivière » dixit Emmanuel P Le budget eau est important 500 la bouteille et dans les campements 1000 - Visite à moto du village de Kamba, du barrage de Marcel Griaule - marché de Sangha qui à lieu tous les 5 jours - Dans la semaine nous assisterons à une cérémonie avec des masques traditionnels sans doute une procession funéraire et une cérémonie des masques ( kanaga, maisons à étages, échasses…) organisé sur la place du village pour un groupe d’étudiantes de passage. on nous laissera prendre des photos sans problèmes… - repas le midi à la femme Dogon 2500 à 3000 très bonne ambiance sympa et décontractée
Bamba : Une fois par an se déroule une pêche sacrée à la mare de Bamba et nous sommes nombreux à vouloir nous y rendre …nous réservons les places en cabine d’un Toyota à 20.000 et les passagers sur le plateau font le trajet pour 3000 cela semble convenir à tout le monde.. Trajet très éprouvant la piste est longue, cabossée, il y a beaucoup de vent et nous nous ensablerons plusieurs fois. Mais chacun participe dans la bonne humeur. En route nous visitons le village peul de Madougou avec ses cases aménagées en étages et un rangement maxi à l’intérieur …arrêt aussi au village de Dinkabou et sa magnifique togouna aux piliérs sculptés. A midi enfin Bamba …les femmes ne peuvent assister à la pêche.. Ce n’est pas négociable aussi Jacqueline restera avec quelques autres femmes à nous attendre sous une togouna. La mare n’est pas très grande il y a un monde fou. Les gens sont regroupés autour torse nu avec une nasse à la main et après un long cérémonial qui m’échappera c’est la ruée dans un nuage de poussière. En quelques instant la mare est prise d’assaut et c’est tout couvert de boue que chacun ramènera un poisson qui portera chance toute l’année … (Voilà ce que j’en ai compris …quoi qu’il en soit nous avons mangé un bout du poisson qu’on nous a offert sur place et normalement c’est la baraca pour l’année..)Le reste de la journée c’est la fête : course de chevaux, défilé des chasseurs qui font tonnés leurs vieux fusils, marché très animé multi culturel. Journée superbe très riche en émotion mais épuisante la chaleur est terrible pour nos organismes c’est ici que nous prendrons la décision de laisser tomber notre visite aux éléphants du gourma, Tombouctou et Gao. ce sera pour une autre fois… Songho : sur la route de Sévaré un peu après Bandiagara nous quittons le goudron pour une bonne piste qui mène à Songho village bien organisé taxe d’entré 1000 et guide 2000 Village avec beaucoup de tisserands, visite du lieu de circoncision avec ses peintures rupestres. C’est d’ailleurs la période nous rencontrons sur la route beaucoup de groupe de jeunes circoncis. il est de coutume de donner quelque chose ( argent, nourriture ) pendant cette période ou ils vivent entre eux hors de leur cadre familial Mopti : Nous irons à l’hôtel « y a pas de problème » avec sa petite piscine, le doux rêve semble pas mal aussi .Nous traînons sur le port. Mopti est toujours très animé avec son bric à brac de marchandise, son mouvement permanent, son balaie de pinasses, ses femmes qui lavent le linge au bord du fleuve, ses vendeurs de plaques de sel, de calebasses…. le fleuve est pratiquement à sec et les villages Bozo se sont rapprochés Petite visite au chantier de construction de pinasses Nous louons une petite moto 10.000 pour nous balader dans la ville et les alentours Une bonne adresse pour les repas le bishap café avec ses petits plats africains.
Djenné :
C’est en taxi privé que nous nous rendrons à Djenné 25.000. La ville est un vrai labyrinthe tout en banco, sa mosquée est superbe. Nous irons en charrette visiter le village peul de Senoussa avec un couple d’autrichien baroudeur 15.000 Nuits au campement : ventilée à 15.000, menu à 4000. une très bonne adresse, le personnel est accueillant guide : Ba hamadou sympa est sérieux 10.000
Teriya bugu :
Ce matin départ à 6h en taxi brousse jusqu’au carrefour de Djenné sur le goudron, 9 dans la Peugeot et un militaire sur la galerie 1250+500 de bagage. Passage du bac ou l’on attend une éventuelle deuxième voiture qui ne viendra pas …le taxi brousse file sur Mopti et nous laisse sur le goudron, les premiers cars sont complets mais « on attend un peu un peu » comme on dit la bas (environ 2h) et le car bitar se pointe il nous déposera à Kémini vers 13 h pour 3000. trajet long, ponctué de nombreux arrêts au poste de police à péage…à chaque arrêt des vendeurs d’eau, de beignets, de carottes etc.…. Montent et commercent avant un nouveau départ. Les contacts avec les passagers sont sympas simples, sa discute ferme…rien avoir avec nos tristes mines dans les transports en commun de chez nous ? Coup de téléphone à tériya bugu et un 4x4 climatisé ( le luxe ) vient nous chercher pour 22500 quand même pour 30 kms de très bonne piste. Il y a peu de véhicule à Kémini mais peut être on peut trouver à se faire emmener ? Teriya Bugu c’est un havre de paix près du bani, un vrai jardin antillais l’idéal pour se refaire une santé. Beaucoup d’expatries viennent de Bamako pour s’y reposer le week-end. Pour nous c’est une parenthèse dans notre voyage, piscine et climatisation 25.000 repas 3000 de quoi repartir presque à neuf après 10 jours. Nous avons quand même pu nous rendre dans les alentours vers les villages de pêcheurs en louant la petite moto d’un employé pour 5000.le coin n’est pas touristique, il y a ici peu de gens qui parlent français, tout est tranquille.les pirogues passent sur le fleuve, les filets sèchent au soleil, les femmes font la vaisselle dans l’eau, les gamins se baignent. on nous fout une paix royale juste quelques petits signes de la main amicaux…un moment un peu magique qui justifie à lui seul cette étape…
Ségou : Teriya Bugu il faut en repartir… un guide de segou qui à une voiture part sur Djenné …nous ferons un arrangement…faire un arrangement, c’est se mettre d’accord sur une participation.. Il nous dépose au goudron à kémini on attend un peu un peu et revoilà le bitar qui pour 2000 nous dépose à ségou. Cette petite ville nous a vraiment beaucoup plu.nous y sommes restés 4 jours à l’hôtel de l’esplanade ou il y avait peu de clients nous avons négocié la clim. à 23.000…le petit resto a ras le Niger est super sympa C’est Almani dit petit Bozo que nous prendrons comme guide pour aller au village de potiers de Kalabougou la pinasse privative est assez cher 20.000 quel que soit le nombre de personne. Le village se trouve à environ 7 klms, la ballade est superbe, nous sommes dimanche et c’est le jour de cuisson des poteries dans le village …les femmes de forgerons fabriquent individuellement leurs poteries et la cuisson s’organise collectivement sur une grande place. Chacun dispose ses pièces dans un savant assemblage et de la paille et des petits branchages sont disposés dessus puis enflammé, les poteries sont ensuite retirées avec de grands crochets et trempés dans un bain d’écorce rouge qui donne cette coloration si particulière…là aussi c’est bien organisé, il faut remettre 3500 de taxe au chef du village et l’on peut se balader et prendre des photos ( pour les personnes toujours demander.. cela semble évident …) De tout le voyage nous avons eu très peu de refus aucune photo n’a été négociée financièrement. Il faut dire que nous faisons surtout des paysages…. Fidele à notre habitude nous avons reloué une petite moto a un jeune guide.. Arrangement on l’utilise dans la journée il la récupère chaque soir 5000 par jour. - marché le lundi très grand et très animé - visite de l’atelier de bogolan de Souleymane Coulibaly dans un super espace en banco, une dizaine d’artistes confectionnent des modèles de luxe qui partiront à l’exportation - Visite de l’ancien Ségou vieux village à 10 kms droit d’entré 2500 - Nous avons pris la pinasse publique pour le village en face sur l’autre rive, un super souvenir 150 au milieu des poules, des mangues, des motos…et à la grande surprise des maliens qui se gondolent en voyant des toubabs se caser difficilement au milieu de ce bric à brac. Petit tour sur l’autre rive puis retour…attention il faut avoir du temps pour cette petite excursion les pinasses partent que lorsque le piroguier décide que sa pinasse est pleine et la bas même archi complet il y a toujours une petite place pour une moto, une chèvre etc.…. - Petit tour dans le quartier mission catholique pour voir la confection de la bière de mil fabriquée par les femmes - dans ce même quartier la messe est très animée chants chorales et djembé - passage cher le couturier pour se faire confectionner des vêtements avec le tissu acheté au marché. - et puis flâner le long du Niger a l’heure ou le soleil se couche et voir toute cette vie qui s’organise le long du fleuve - un petit tour au casino pour perdre quelques pièces dans les bandits manchots pour les repas nous avons apprécié le soleil de midi près du goudron resto frais et animé ou l’on peut commander des petits plats typique tiep, tiga dégué, capitaine en brochette banane Plantin et riz au gras etc. Succulent et pas trop cher. à noter on retire facilement de l’argent à Ségou avec la carte bleue visa il y a même depuis peu un distributeur de billet qui fonctionne Bamako : Le frère du patron de l’esplanade a Ségou rentre sur Bamako il nous emmène avec lui, trajet rapide le goudron défile nous arrivons assez tôt à l’auberge Djamila quartier baladabougou près du lycée tiény Konaté chambre propre climatisée à 15.000 dans une maison style coloniale avec un petit jardin sympa et une grande tente libyenne avec ventilateur pour se reposer. Ambiance routard on peut dormir sur le toit pour pas cher. Nous avons beaucoup aimé cette adresse un peu en dehors de la cohue de la ville… - visite du musée national très intérressant - monter sur la colline proche de l’hôpital pour la vue sur la ville - un petit tour au marché des artisans pour les derniers cadeaux Mais la ville c’est pas trop notre truc aussi nous négocions avec bréhima chauffeur de taxi un ami de Seydou une virée dans le pays Mandingue pour 15000 jour plus l’essence. Repas dans les petites gargotes du quartier et au Da guido super pizzas dans le quartier hippodrome Siby : En route pour Siby la route n’est pas encore finie et c’est de la piste qui nous attends sur la route de la Guinée …il y a plus d’arbres, le paysage est plus vert. De nouveau nous retrouvons des falaises. Arret au campement puis départ en soirée pour l’arche de Kamadjan petite marche tranquille 2h avec les explications d’un petit guide local 2500.. La nuit fut agitée, il fait une chaleur terrible impossible de dormir dans les cases nous nous installons dehors avec la musique disco à fond jusqu’a trois heures c’est la fête au village ce soir. C’est donc crevé que nous repartirons le lendemain après avoir visité la petite fabrique de beurre de karité tenu par une coopérative de femmes.nous empruntons une petite piste sympa qui rejoins Bankoumana beaucoup de manguiers c’est vert et bien entretenu nous arrivons en soirée sur Bamako visite dans la famille d’abdoullaye un ami malien venu en France dans le cadre d’un échange…nous serons reçus à bras ouvert, il nous faut rester manger et nous échappons de justesse à une sortie en boite de nuit…car demain c’est le retour en France…. L’avion …paris …déjà …avec plein de souvenirs et d’images dans la tête et dans le cœur……
Un voyage tranquille, que l’on peut faire seul en prenant son temps… La patience, l’humour et le sourire reste les meilleurs passe partout …nous avons pu à maintes reprises vérifier l ‘ hospitalité des Maliens. Aussi merci à tous ceux qui nous ont accueillis, guidés, aidés dans la préparation et la réalisation de ce voyage. Jacqueline et Christian
Le Mali en avril c’est chaud, chaud….. 43 degrés à la descente d’avion … Nous arrivons à Mopti avec le dernier vol point Afrique …j’aime bien point Afrique c’est pas trop cher et l’on est tout de suite dans l’ambiance …départ de paris à 6 h arrêt à Marseille, Atar en Mauritanie et enfin Mopti vers 15h … Cette année pas trop de programme et pas de véhicule. nous avons plus de temps… C’est donc en taxi que nous nous rendons à Sangha ( goudron jusqu’à Bandiagara et piste après ) notre ami Dogon Seydou nous hébergera au bord de la falaise, nous dormirons sur la terrasse même si la poussière s’insinue partout il y a un peu de vent. A l’intérieur c’est invivable pour nos organismes 35 ° à 20h.
Sangha : Nous y resterons une semaine, les touristes sont partis et nous nous intégrons très facilement à la vie du village, c’est la période des travaux collectifs, de la réfection des maisons avant la saison des pluies briques et banco un peu partout.. Ma participation à ces travaux est plutôt symbolique car le physique peine à s’adapter 5 à 6 bouteilles d’eau par jour au début …mais comme le dit un proverbe Dogon « même l’urine du crapaud participe à la quantité de la rivière » dixit Emmanuel P Le budget eau est important 500 la bouteille et dans les campements 1000 - Visite à moto du village de Kamba, du barrage de Marcel Griaule - marché de Sangha qui à lieu tous les 5 jours - Dans la semaine nous assisterons à une cérémonie avec des masques traditionnels sans doute une procession funéraire et une cérémonie des masques ( kanaga, maisons à étages, échasses…) organisé sur la place du village pour un groupe d’étudiantes de passage. on nous laissera prendre des photos sans problèmes… - repas le midi à la femme Dogon 2500 à 3000 très bonne ambiance sympa et décontractée
Bamba : Une fois par an se déroule une pêche sacrée à la mare de Bamba et nous sommes nombreux à vouloir nous y rendre …nous réservons les places en cabine d’un Toyota à 20.000 et les passagers sur le plateau font le trajet pour 3000 cela semble convenir à tout le monde.. Trajet très éprouvant la piste est longue, cabossée, il y a beaucoup de vent et nous nous ensablerons plusieurs fois. Mais chacun participe dans la bonne humeur. En route nous visitons le village peul de Madougou avec ses cases aménagées en étages et un rangement maxi à l’intérieur …arrêt aussi au village de Dinkabou et sa magnifique togouna aux piliérs sculptés. A midi enfin Bamba …les femmes ne peuvent assister à la pêche.. Ce n’est pas négociable aussi Jacqueline restera avec quelques autres femmes à nous attendre sous une togouna. La mare n’est pas très grande il y a un monde fou. Les gens sont regroupés autour torse nu avec une nasse à la main et après un long cérémonial qui m’échappera c’est la ruée dans un nuage de poussière. En quelques instant la mare est prise d’assaut et c’est tout couvert de boue que chacun ramènera un poisson qui portera chance toute l’année … (Voilà ce que j’en ai compris …quoi qu’il en soit nous avons mangé un bout du poisson qu’on nous a offert sur place et normalement c’est la baraca pour l’année..)Le reste de la journée c’est la fête : course de chevaux, défilé des chasseurs qui font tonnés leurs vieux fusils, marché très animé multi culturel. Journée superbe très riche en émotion mais épuisante la chaleur est terrible pour nos organismes c’est ici que nous prendrons la décision de laisser tomber notre visite aux éléphants du gourma, Tombouctou et Gao. ce sera pour une autre fois… Songho : sur la route de Sévaré un peu après Bandiagara nous quittons le goudron pour une bonne piste qui mène à Songho village bien organisé taxe d’entré 1000 et guide 2000 Village avec beaucoup de tisserands, visite du lieu de circoncision avec ses peintures rupestres. C’est d’ailleurs la période nous rencontrons sur la route beaucoup de groupe de jeunes circoncis. il est de coutume de donner quelque chose ( argent, nourriture ) pendant cette période ou ils vivent entre eux hors de leur cadre familial Mopti : Nous irons à l’hôtel « y a pas de problème » avec sa petite piscine, le doux rêve semble pas mal aussi .Nous traînons sur le port. Mopti est toujours très animé avec son bric à brac de marchandise, son mouvement permanent, son balaie de pinasses, ses femmes qui lavent le linge au bord du fleuve, ses vendeurs de plaques de sel, de calebasses…. le fleuve est pratiquement à sec et les villages Bozo se sont rapprochés Petite visite au chantier de construction de pinasses Nous louons une petite moto 10.000 pour nous balader dans la ville et les alentours Une bonne adresse pour les repas le bishap café avec ses petits plats africains.
Djenné :
C’est en taxi privé que nous nous rendrons à Djenné 25.000. La ville est un vrai labyrinthe tout en banco, sa mosquée est superbe. Nous irons en charrette visiter le village peul de Senoussa avec un couple d’autrichien baroudeur 15.000 Nuits au campement : ventilée à 15.000, menu à 4000. une très bonne adresse, le personnel est accueillant guide : Ba hamadou sympa est sérieux 10.000
Teriya bugu :
Ce matin départ à 6h en taxi brousse jusqu’au carrefour de Djenné sur le goudron, 9 dans la Peugeot et un militaire sur la galerie 1250+500 de bagage. Passage du bac ou l’on attend une éventuelle deuxième voiture qui ne viendra pas …le taxi brousse file sur Mopti et nous laisse sur le goudron, les premiers cars sont complets mais « on attend un peu un peu » comme on dit la bas (environ 2h) et le car bitar se pointe il nous déposera à Kémini vers 13 h pour 3000. trajet long, ponctué de nombreux arrêts au poste de police à péage…à chaque arrêt des vendeurs d’eau, de beignets, de carottes etc.…. Montent et commercent avant un nouveau départ. Les contacts avec les passagers sont sympas simples, sa discute ferme…rien avoir avec nos tristes mines dans les transports en commun de chez nous ? Coup de téléphone à tériya bugu et un 4x4 climatisé ( le luxe ) vient nous chercher pour 22500 quand même pour 30 kms de très bonne piste. Il y a peu de véhicule à Kémini mais peut être on peut trouver à se faire emmener ? Teriya Bugu c’est un havre de paix près du bani, un vrai jardin antillais l’idéal pour se refaire une santé. Beaucoup d’expatries viennent de Bamako pour s’y reposer le week-end. Pour nous c’est une parenthèse dans notre voyage, piscine et climatisation 25.000 repas 3000 de quoi repartir presque à neuf après 10 jours. Nous avons quand même pu nous rendre dans les alentours vers les villages de pêcheurs en louant la petite moto d’un employé pour 5000.le coin n’est pas touristique, il y a ici peu de gens qui parlent français, tout est tranquille.les pirogues passent sur le fleuve, les filets sèchent au soleil, les femmes font la vaisselle dans l’eau, les gamins se baignent. on nous fout une paix royale juste quelques petits signes de la main amicaux…un moment un peu magique qui justifie à lui seul cette étape…
Ségou : Teriya Bugu il faut en repartir… un guide de segou qui à une voiture part sur Djenné …nous ferons un arrangement…faire un arrangement, c’est se mettre d’accord sur une participation.. Il nous dépose au goudron à kémini on attend un peu un peu et revoilà le bitar qui pour 2000 nous dépose à ségou. Cette petite ville nous a vraiment beaucoup plu.nous y sommes restés 4 jours à l’hôtel de l’esplanade ou il y avait peu de clients nous avons négocié la clim. à 23.000…le petit resto a ras le Niger est super sympa C’est Almani dit petit Bozo que nous prendrons comme guide pour aller au village de potiers de Kalabougou la pinasse privative est assez cher 20.000 quel que soit le nombre de personne. Le village se trouve à environ 7 klms, la ballade est superbe, nous sommes dimanche et c’est le jour de cuisson des poteries dans le village …les femmes de forgerons fabriquent individuellement leurs poteries et la cuisson s’organise collectivement sur une grande place. Chacun dispose ses pièces dans un savant assemblage et de la paille et des petits branchages sont disposés dessus puis enflammé, les poteries sont ensuite retirées avec de grands crochets et trempés dans un bain d’écorce rouge qui donne cette coloration si particulière…là aussi c’est bien organisé, il faut remettre 3500 de taxe au chef du village et l’on peut se balader et prendre des photos ( pour les personnes toujours demander.. cela semble évident …) De tout le voyage nous avons eu très peu de refus aucune photo n’a été négociée financièrement. Il faut dire que nous faisons surtout des paysages…. Fidele à notre habitude nous avons reloué une petite moto a un jeune guide.. Arrangement on l’utilise dans la journée il la récupère chaque soir 5000 par jour. - marché le lundi très grand et très animé - visite de l’atelier de bogolan de Souleymane Coulibaly dans un super espace en banco, une dizaine d’artistes confectionnent des modèles de luxe qui partiront à l’exportation - Visite de l’ancien Ségou vieux village à 10 kms droit d’entré 2500 - Nous avons pris la pinasse publique pour le village en face sur l’autre rive, un super souvenir 150 au milieu des poules, des mangues, des motos…et à la grande surprise des maliens qui se gondolent en voyant des toubabs se caser difficilement au milieu de ce bric à brac. Petit tour sur l’autre rive puis retour…attention il faut avoir du temps pour cette petite excursion les pinasses partent que lorsque le piroguier décide que sa pinasse est pleine et la bas même archi complet il y a toujours une petite place pour une moto, une chèvre etc.…. - Petit tour dans le quartier mission catholique pour voir la confection de la bière de mil fabriquée par les femmes - dans ce même quartier la messe est très animée chants chorales et djembé - passage cher le couturier pour se faire confectionner des vêtements avec le tissu acheté au marché. - et puis flâner le long du Niger a l’heure ou le soleil se couche et voir toute cette vie qui s’organise le long du fleuve - un petit tour au casino pour perdre quelques pièces dans les bandits manchots pour les repas nous avons apprécié le soleil de midi près du goudron resto frais et animé ou l’on peut commander des petits plats typique tiep, tiga dégué, capitaine en brochette banane Plantin et riz au gras etc. Succulent et pas trop cher. à noter on retire facilement de l’argent à Ségou avec la carte bleue visa il y a même depuis peu un distributeur de billet qui fonctionne Bamako : Le frère du patron de l’esplanade a Ségou rentre sur Bamako il nous emmène avec lui, trajet rapide le goudron défile nous arrivons assez tôt à l’auberge Djamila quartier baladabougou près du lycée tiény Konaté chambre propre climatisée à 15.000 dans une maison style coloniale avec un petit jardin sympa et une grande tente libyenne avec ventilateur pour se reposer. Ambiance routard on peut dormir sur le toit pour pas cher. Nous avons beaucoup aimé cette adresse un peu en dehors de la cohue de la ville… - visite du musée national très intérressant - monter sur la colline proche de l’hôpital pour la vue sur la ville - un petit tour au marché des artisans pour les derniers cadeaux Mais la ville c’est pas trop notre truc aussi nous négocions avec bréhima chauffeur de taxi un ami de Seydou une virée dans le pays Mandingue pour 15000 jour plus l’essence. Repas dans les petites gargotes du quartier et au Da guido super pizzas dans le quartier hippodrome Siby : En route pour Siby la route n’est pas encore finie et c’est de la piste qui nous attends sur la route de la Guinée …il y a plus d’arbres, le paysage est plus vert. De nouveau nous retrouvons des falaises. Arret au campement puis départ en soirée pour l’arche de Kamadjan petite marche tranquille 2h avec les explications d’un petit guide local 2500.. La nuit fut agitée, il fait une chaleur terrible impossible de dormir dans les cases nous nous installons dehors avec la musique disco à fond jusqu’a trois heures c’est la fête au village ce soir. C’est donc crevé que nous repartirons le lendemain après avoir visité la petite fabrique de beurre de karité tenu par une coopérative de femmes.nous empruntons une petite piste sympa qui rejoins Bankoumana beaucoup de manguiers c’est vert et bien entretenu nous arrivons en soirée sur Bamako visite dans la famille d’abdoullaye un ami malien venu en France dans le cadre d’un échange…nous serons reçus à bras ouvert, il nous faut rester manger et nous échappons de justesse à une sortie en boite de nuit…car demain c’est le retour en France…. L’avion …paris …déjà …avec plein de souvenirs et d’images dans la tête et dans le cœur……
Un voyage tranquille, que l’on peut faire seul en prenant son temps… La patience, l’humour et le sourire reste les meilleurs passe partout …nous avons pu à maintes reprises vérifier l ‘ hospitalité des Maliens. Aussi merci à tous ceux qui nous ont accueillis, guidés, aidés dans la préparation et la réalisation de ce voyage. Jacqueline et Christian
Saint-Martin, Aruba, Barbade ou Bahamas pour nos vacances d'été? English translation pending
Bonjour,
J'hésite entre ces 4 endroits pour nos vacances d'été. Nous ne voulons pas faire que de la plage, mais visiter un peu. Quel endroit me conseillez-vous?
Merci!
J'hésite entre ces 4 endroits pour nos vacances d'été. Nous ne voulons pas faire que de la plage, mais visiter un peu. Quel endroit me conseillez-vous?
Merci!
Itinéraire de vingt-cinq jours en Indonésie (Bali/Java/Lombok): réaliste? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage en Indonésie pour le mois de Juillet avec mon amie. Nous sommes deux jeunes sans grande expérience de l'aventure et aurions besoin de vos lumières pour planifier notre séjour plus précisément. Après une étude active de nombreux posts sur ce forum, nous envisageons de diviser notre séjour en 3 parties: Java (~6j.), Bali (~12j.) et Lombok(~6j.). Pour l'instant, nous avons seulement pris nos billets A/R Paris - Jakarta et connaissons globalement les principaux sites sur lesquels nous désirons nous rendre sur chacune de ces îles: * Bali : On envisage de faire "le tour de l'île" avec au moins au programme le mont batur, les principaux temples, les rizières et des plages plus ou moins touristiques. * Java : Surtout attirés par les volcans et les temples, nous comptons nous rendre prioritairement au Bromo, à Kawa Ijen ainsi qu'à Borobudur, Prambanam et le plateau de Dieng. * Lombok : L'ascension du Rinjani et ses plages (apriori bien plus belles qu'à Bali?) pour se reposer -> Dreamland, Gili.
J'ai de nombreuses questions à vous poser: 1) Est-ce réellement envisageable au niveau du timing ou est-ce trop serré? Quel budget prévoir sachant qu'on se contentera largement des losmens? 2) En bonne forme physique mais n'ayant jamais pratiqué de longues marches et encore moins de trekk, est-il sérieusement possible de faire l'ascension du Rinjani? Ne vaut-il mieux pas se contenter du Bromo et de Kawa Ijen? 3) Comme nous voulons nous déplacer beaucoup à Bali, nous pensons louer un scooter. Quelles sont les conditions de location (prix, cautions, durée) et est-il possible de louer et de rendre les scooters en des lieux différents? d'autres moyens de transports sont-ils plus adaptés? La circulation est-elle dangereuse? 4) Est-il risqué en cette période de l'année (Juillet) de partir avec seulement notre A/R Paris - Jakarta ou est-il conseillé de réserver nos vols intérieurs dès aujourd'hui?
Merci d'avance à ceux qui auront pris la peine de lire cette requête en entier...😉
Je prépare un voyage en Indonésie pour le mois de Juillet avec mon amie. Nous sommes deux jeunes sans grande expérience de l'aventure et aurions besoin de vos lumières pour planifier notre séjour plus précisément. Après une étude active de nombreux posts sur ce forum, nous envisageons de diviser notre séjour en 3 parties: Java (~6j.), Bali (~12j.) et Lombok(~6j.). Pour l'instant, nous avons seulement pris nos billets A/R Paris - Jakarta et connaissons globalement les principaux sites sur lesquels nous désirons nous rendre sur chacune de ces îles: * Bali : On envisage de faire "le tour de l'île" avec au moins au programme le mont batur, les principaux temples, les rizières et des plages plus ou moins touristiques. * Java : Surtout attirés par les volcans et les temples, nous comptons nous rendre prioritairement au Bromo, à Kawa Ijen ainsi qu'à Borobudur, Prambanam et le plateau de Dieng. * Lombok : L'ascension du Rinjani et ses plages (apriori bien plus belles qu'à Bali?) pour se reposer -> Dreamland, Gili.
J'ai de nombreuses questions à vous poser: 1) Est-ce réellement envisageable au niveau du timing ou est-ce trop serré? Quel budget prévoir sachant qu'on se contentera largement des losmens? 2) En bonne forme physique mais n'ayant jamais pratiqué de longues marches et encore moins de trekk, est-il sérieusement possible de faire l'ascension du Rinjani? Ne vaut-il mieux pas se contenter du Bromo et de Kawa Ijen? 3) Comme nous voulons nous déplacer beaucoup à Bali, nous pensons louer un scooter. Quelles sont les conditions de location (prix, cautions, durée) et est-il possible de louer et de rendre les scooters en des lieux différents? d'autres moyens de transports sont-ils plus adaptés? La circulation est-elle dangereuse? 4) Est-il risqué en cette période de l'année (Juillet) de partir avec seulement notre A/R Paris - Jakarta ou est-il conseillé de réserver nos vols intérieurs dès aujourd'hui?
Merci d'avance à ceux qui auront pris la peine de lire cette requête en entier...😉
Croisière Hurtigruten en Norvège au mois d'avril English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons une croisière Hurtigruten en Norvège (Bergen-Kirkenes-Bergen) par l'Express Côtier et ce pour 2009. Notre choix s'est porté sur la croisière demi-pension en avril, voire tout début mai. Nous aimerions avoir des infos sur ce voyage et la façon de l'aborder bien que nous ayons déjà contacté l'agence de voyage mais il est toujours intéressant d'avoir des avis extérieurs : excursions indispensables, possibilité de faire des visites lors des escales (hors excursion), etc ... enfin tout ce que vous pourrez nous dire sur cette destination et l'ambiance à bord, y compris les points négatifs. De plus, et dans la mesure du possible, nous souhaiterions être à bord d'un bateau de petite capacité.
Merci à tous ceux et celles qui pourront nous répondre.
Mireille0711
Circuit de New York à Montréal du 20 juin au 8 juillet English translation pending
Salut à tous!
Ca fait un moment que je "lurke" vos très intéressantes discussions, et hier nous avons passé le pas, Nous avons commandé les billets!
Aller: Marseille - New York le 20 juin (arrivée en fin de matinée) Retour: Montréal - Marseille le 8 juillet. (je part le 8 au soir)
(pour le modique somme de 620€
)
Je tiens à dire que c'est un véritable rêve qui se réalise, ça fait des années que j'y pense! "seulement" 19 jours, trop peu pour faire tout ce dont avons envie!
Je commence à construire mon circuit et noter les choses que j'aimerais faire, pour l'instant je pensais a çà:
4 jours et 3 nuits à NYC Puis Bus jusqu'à Niagara Falls le 4eme jours au soir, arrivée à 7hrs du mat! Nous pensons rester voir les chutes jusque dans l'aprem. Histoire de au moins prendre le bateau jusqu'au pied des chutes! Une fois les chutes vues (ce qui semble prendre 3-4hrs!), bus ou train pour Toronto. Nous passons La Nuit à Toronto, le lendemain visite de la ville et en fin de journée location de la voiture.
De là Direction la péninsule Bruce et Tobermory, nuit au camping et visite du coin le lendemain (Sentier Georgian Bay...). Je passerais peut-être une 2eme nuit, puis départ pour Algonquin Park.
Déjà une semaine de passé 🤪 🙁
A Algonquin il est prévu de faire du canoë-camping, pendant 3 jours. Il parait que c'est inoubliable! (avec de bon spray répulsif, sinon les moustiques vont vite devenir inoubliables eux aussi).
D'algonquin, prochaine étape Quebec city! (je délaisse Montreal volontairement pour le moment). Il semble qu'il s'agisse d'une GROSSE étape routière, peut-être 7 heures de route? Nous comptons passer 2 jours à Quebec. 🙂
De là, le Dilemme rive sud ou nord 😎 Enfait pas vraiment un dilemme, le plan est de visiter la Gaspésie en priorité. Mais j'aimerais au moins voir brièvement le Ford du Saguenay, donc je pensais remonter le rive du Saint Laurent jusqu'à Baie Sainte Catherine, puis après prendre le Traversier à Saint Siméon jusqu'à Rivière du Loup. Cette étape est facultative mais bon... Ensuite 6 jours pour visiter la Gaspesie et retourner sur Montreal avec une grosse étape routière, ou nous ne feront que passer ou presque hélas :/
Je peut faire quelques coupes, comme une journée au parc Algonquin, la péninsule de Tobermory...Et je n'ai pas casé les 1000 iles!
En résumé:
20 Arrivée NYC matinée 21 NYC 22 NYC 23 NYC puis le soir bus pour Niagara 24 Niagara puis bus toronto 25 toronto puis départ voiture Tobermory 26 Tobermory puis départ Algonquin 27 Algonquin 28 Algonquin 29 Algonquin puis départ Quebec 30 Quebec 1 Quebec 2 Quebec départ le matin Saguenay => Traversier Gaspesie 3 Gaspesie 4 Gaspesie 5 Gaspesie 6 Gaspesie 7 Gaspesie => retour Montreal 8 Depart Montreal le soir.
Qu'en pensez vous? Je vais mieux mettre en page cela, et détaillez un peu mieux les étapes de notre périple! Cela vous parait-il néanmoins faisable? Je précise que nous sommes plus branché visite des parcs naturels, rando, que visites des villes (mais si il en faut!)
Ca fait un moment que je "lurke" vos très intéressantes discussions, et hier nous avons passé le pas, Nous avons commandé les billets!
Aller: Marseille - New York le 20 juin (arrivée en fin de matinée) Retour: Montréal - Marseille le 8 juillet. (je part le 8 au soir)
(pour le modique somme de 620€
)Je tiens à dire que c'est un véritable rêve qui se réalise, ça fait des années que j'y pense! "seulement" 19 jours, trop peu pour faire tout ce dont avons envie!
Je commence à construire mon circuit et noter les choses que j'aimerais faire, pour l'instant je pensais a çà:
4 jours et 3 nuits à NYC Puis Bus jusqu'à Niagara Falls le 4eme jours au soir, arrivée à 7hrs du mat! Nous pensons rester voir les chutes jusque dans l'aprem. Histoire de au moins prendre le bateau jusqu'au pied des chutes! Une fois les chutes vues (ce qui semble prendre 3-4hrs!), bus ou train pour Toronto. Nous passons La Nuit à Toronto, le lendemain visite de la ville et en fin de journée location de la voiture.
De là Direction la péninsule Bruce et Tobermory, nuit au camping et visite du coin le lendemain (Sentier Georgian Bay...). Je passerais peut-être une 2eme nuit, puis départ pour Algonquin Park.
Déjà une semaine de passé 🤪 🙁
A Algonquin il est prévu de faire du canoë-camping, pendant 3 jours. Il parait que c'est inoubliable! (avec de bon spray répulsif, sinon les moustiques vont vite devenir inoubliables eux aussi).
D'algonquin, prochaine étape Quebec city! (je délaisse Montreal volontairement pour le moment). Il semble qu'il s'agisse d'une GROSSE étape routière, peut-être 7 heures de route? Nous comptons passer 2 jours à Quebec. 🙂
De là, le Dilemme rive sud ou nord 😎 Enfait pas vraiment un dilemme, le plan est de visiter la Gaspésie en priorité. Mais j'aimerais au moins voir brièvement le Ford du Saguenay, donc je pensais remonter le rive du Saint Laurent jusqu'à Baie Sainte Catherine, puis après prendre le Traversier à Saint Siméon jusqu'à Rivière du Loup. Cette étape est facultative mais bon... Ensuite 6 jours pour visiter la Gaspesie et retourner sur Montreal avec une grosse étape routière, ou nous ne feront que passer ou presque hélas :/
Je peut faire quelques coupes, comme une journée au parc Algonquin, la péninsule de Tobermory...Et je n'ai pas casé les 1000 iles!
En résumé:
20 Arrivée NYC matinée 21 NYC 22 NYC 23 NYC puis le soir bus pour Niagara 24 Niagara puis bus toronto 25 toronto puis départ voiture Tobermory 26 Tobermory puis départ Algonquin 27 Algonquin 28 Algonquin 29 Algonquin puis départ Quebec 30 Quebec 1 Quebec 2 Quebec départ le matin Saguenay => Traversier Gaspesie 3 Gaspesie 4 Gaspesie 5 Gaspesie 6 Gaspesie 7 Gaspesie => retour Montreal 8 Depart Montreal le soir.
Qu'en pensez vous? Je vais mieux mettre en page cela, et détaillez un peu mieux les étapes de notre périple! Cela vous parait-il néanmoins faisable? Je précise que nous sommes plus branché visite des parcs naturels, rando, que visites des villes (mais si il en faut!)
Plus beaux endroits à visiter en Belgique? English translation pending
Bonjour, je m'adresse aux gens ayant visité la Belgique a savoir les plus beaux endroits a voir! Je vais vivre a Paris 1 an avec ma copine et nous avons un grand intérets pour la Belgique....pouvez vous me diriger un peu dans mes démarches pour savoir qu'est-ce que je devrais vraiment voir!! Nous sommes plus du type paysage panoramique que du genre musée!!
Merci a l'avance!
Merci a l'avance!
Séjour en Guadeloupe: Marie-Galante ou La Désirade? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon séjour en Guadeloupe se rapproche à grands pas et je m'en réjouis😎😎!!!!
J'ai quand même 1000 et 1 questions qui trottent dans ma tête 😇....mais on va commencer tranquille!
Aujourd'hui, c'est les îles et îlets avoisinants.
Nous serons là bas 2 sem et aimerions visiter soit MG soit La Désirade durant 2j! (pas les deux, budghet oblige)
Chacune d'entre elles à ses charmes, mais nous avons du mal à nous décider. Pourrais-je avoir votre point de vue? Je suis preneur et avide de commentaires!! Nous souhaitons également effectuer un p'tit passage par les îles de Petite Terre: peut-on éventuellement louer un bateau, ou existe-t-il des désertes quotidiennes (j'ai mon permis et une solide expérience mais les passes et fonds sont tout de même bien connus par les locaux!!). De même pour l'îlet blanc et l'île Fajoux!
Pour info, nous partons pour découvrir une îles réputée mais aussi pour le kite....
Merci pour vos réponses.
Finaliser mon itinéraire sur le GR2 (Réunion) English translation pending
Je pars 3 semaines à la réunion en septembre, octobre et j'ai choisi de randonner pendant 12 jours.
J'aimerais savoir si nous avons fait les bons choix par exemple sur les îlets où nous avons choisi de faire étapes en fonction des temps de marche (au fait ceux du topoguide sont-ils bien évalués ? ), mais peut-être y a-t-il des coins plus agréables que d'autres pour s'arrêter ?J'ai aussi tenu compte des hébergements en privilégiant, lorsque cela était possible, un couchage en chambres de 2.
Voici l'itinéraire que j'ai prévu :
J1 LE BRULE ou MAMODE CAMP (s'il y a un bus ? )-GÎTE DE LA ROCHE ECRITE
J2 Sommet de la ROCHE ECRITE puis DOS D'ANE par le chemin de crête
J3 DOS D’ANE – ILET A BOURSE par la Rivière des Galets, Aurère et l’îlet à malheur
J4 ILET A BOURSE - ROCHE PLATE j'ai des infos contradictoire sur les horaires 7H ou 9H ? et pouvez-vous me conseiller un gite sympa à Roche Plate de préférence en chambre de 2 ?
J5 ROCHE PLATE - LA NOUVELLE en passant par les 3 Roches (baignade) et par la Plaine aux Sables
Mais peut-être n'est-il pas important de faire le détour par La Nouvelle (est-ce spécialement joli ?)et nous pourrions alors aller directement jusqu'à Marla ce qui ne devrait pas beaucoup rallonger cette étape et permettrait de raccourcir la suivante Qu'en pensez-vous ?
J6 LA NOUVELLE - COL DU TAÏBIT - CILAOS
7H40 d'après le topoguide alors que sur un autre guide j'ai vu 6H. Quelle est la bonne information ?
Et j'hésite pour la nuit entre le GÎTE de la Roche Merveilleuse (si c'est pas trop loin du centre ?) ou Le Clair de Lune (s'il y a des chambres de 2) ou TI Case Lontan.
J7 CILAOS - REFUGE DU PITON DES NEIGES avec visite en matinée de Cilaos.
J8 PITON DES NEIGES - HELL-BOURG avec le lever du soleil au sommet du Piton Là aussi, j'hésite pour la nuit : GÎTE La Mandoze ou refuge Salaozy ou Chez Madeleine Parisot (si chambre de 2 ?)
J9 HELL BOURG - BÉLOUVE avec la visite d'Hell Bourg dans la matinée ( Maison Folio). L'après-midi, montée au gîte forestier de Bélouve.
J10 BELOUVE-TROU DE FER- HELLBOURG - ST DENIS Randonnée au Trou de Fer. retour à Hell-Bourg puis bus pour ST ANDRE avec visite éventuelle de l'usine sucrière de Bois Rouge puis retour en bus sur ST DENIS. Cela vous semble-t-il possible ? A quelle heure passe le dernier bus ?
Comme il me semble difficile voire impossible de rejoindre le même jour à partir de Bélouve ou Hell-Bourg le gîte du volcan, j'ai donc choisi de retourner à Saint Denis et de là de commencer, en voiture, notre tour de l'île par l'est
puis à partir de St Pierre le J15 de monter au GÎTE DU VOLCAN après avoir visité la maison du volcan.
J16 LA FOURNAISE
Randonnée autour du volcan, là aussi j'ai besoin de votre avis : quelle est la plus belle randonnée, celle qui nous donne les meilleures vues et les plus belles sensations parmi celles possibles actuellement ( le Piton Kapor, Rivals ou Nez coupé de Ste Rose) ? Peut-être est-il possible d'en faire 2 dans la même journée ? Surtout qu'avec cette solution, on ne fera pas la descente à pied vers Basse Vallée. Mais si c'est vraiment dommage, dîtes le nous et on modifiera notre programme. Sinon les jours précédents on envisage de passer en voiture pour avoir de belles vues, que me conseillez-vous ?
Puis route en fin d’après midi vers Saint Gilles
Une autre solution consisterait à ne pas aller à Hell-Bourg (du moins à pied, on pourra y aller par la suite en voiture) et le mercredi après notre ascension du Piton des Neiges de rejoindre Bourg Murat en 8H15 et le lendemain d'aller au gite du volcan où nous passerions 2 nuits pour redescendre ensuite sur Basse Vallée (ou par le sentier du Tremblet ou la rivière Langevin, si c'est ouvert ?) c'est à dire en fait continuer la traversée classique par le GR2. Mais cela vaut-il vraiment le coup de faire toute cette traversée (de Bélouve au gîte du volcan, je veux dire) à pied ? Qu'en pensez-vous ? Ensuite il faut rejoindre St Denis, par bus, de toute façon pour reprendre nos affaires, louer une voiture et entreprendre le tour de l'île. C'est vraiment 2 options différentes. Et j'aurais besoin de conseils pour me décider et pouvoir réserver les gîtes Merci d'avance pour toutes vos suggestions.
Une autre solution consisterait à ne pas aller à Hell-Bourg (du moins à pied, on pourra y aller par la suite en voiture) et le mercredi après notre ascension du Piton des Neiges de rejoindre Bourg Murat en 8H15 et le lendemain d'aller au gite du volcan où nous passerions 2 nuits pour redescendre ensuite sur Basse Vallée (ou par le sentier du Tremblet ou la rivière Langevin, si c'est ouvert ?) c'est à dire en fait continuer la traversée classique par le GR2. Mais cela vaut-il vraiment le coup de faire toute cette traversée (de Bélouve au gîte du volcan, je veux dire) à pied ? Qu'en pensez-vous ? Ensuite il faut rejoindre St Denis, par bus, de toute façon pour reprendre nos affaires, louer une voiture et entreprendre le tour de l'île. C'est vraiment 2 options différentes. Et j'aurais besoin de conseils pour me décider et pouvoir réserver les gîtes Merci d'avance pour toutes vos suggestions.
Quel transport utiliser en Australie? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 adultes ( les 3 ont permis de conduite) et un bébé. Prévu de partir en Australie pour 1 mois. J'hésite entre location de camping-car et voyager par le car et l'avion. Je cherche le moins cher et si possible le plus pratique.
Si avec Camping-car, on dépense les essences+des courses à manger. Si avec le car et l'avion, on dépense les hotels+resto.
Itinéaire souhaité: Sydney Blues Mountains Melbourne Great Ocean Road Kangaroo Island Flinders Rangers Ayers Rock-Uluru- Mont Olga-Alice Springs Parc national de Kakadu Grande barrière de corail Whitsunday Island Brisbane
Merci de votre aide.
Une question: le mois de septembre est bonne période pour visiter et se baigner!!
Jen
Nous sommes 3 adultes ( les 3 ont permis de conduite) et un bébé. Prévu de partir en Australie pour 1 mois. J'hésite entre location de camping-car et voyager par le car et l'avion. Je cherche le moins cher et si possible le plus pratique.
Si avec Camping-car, on dépense les essences+des courses à manger. Si avec le car et l'avion, on dépense les hotels+resto.
Itinéaire souhaité: Sydney Blues Mountains Melbourne Great Ocean Road Kangaroo Island Flinders Rangers Ayers Rock-Uluru- Mont Olga-Alice Springs Parc national de Kakadu Grande barrière de corail Whitsunday Island Brisbane
Merci de votre aide.
Une question: le mois de septembre est bonne période pour visiter et se baigner!!
Jen
Islande en 4X4 English translation pending
Je vais en Islande 3 semaines cet été en 4X4. J'ai plusieurs motifs de préoccupation.
1/ La vie y est chère et nous ne sommes autorisés qu'à 3kg de produits alimentaires à l'importation. Cette règle est elle strictement appliquée ?
Quel sont les bons plans sur place pour économiser sur la nourriture ? Combien coûte le litre de gasoil ?
2/ La météo. Quel temps avez vous eu à la même époque (fin juillet - début août) ? Quels conseils donneriez vous ?
3/ Certains gués sont apparemment monstrueux. Quelles pistes peuvent être empruntées en relative sécurité ? Quelles pistes à ne prendre qu'à plusieurs ? Qui veut se joindre à nous ?
4/ Comment mettre à profit le séjour obligatoire aux Iles Féroe ? Que faut-il absolument voir ? faire ? manger ?
Merci d'avance et bons voyages à tous
Tour de Corse en voilier au début juillet English translation pending
Bonjour à toutes et tous!!!!!! 🙂
J’aurais besoin de quelques conseils de connaisseurs… 😉
Nous sommes 4 et nous louons un voilier de 10m cet été pour faire une croisière en Corse début juillet, pendant 2 semaines, au départ d'Ajaccio.
J'aimerais avoir quelques tuyaux sur les coins sympas, incontournables, les ports et les mouillages à ne pas rater.
J'aimerais aussi savoir s'il n'est pas trop ambitieux de vouloir faire le tour de Corse...???? En effet, mon père veut absolument en faire le tour mais il me semble que l'Est Corse est moins exceptionnel que l'Ouest (pas de Calanques, beaucoup de grandes plages). De plus, j'aimerais que l'on puisse profiter du soleil, des paysages et des lieux à notre rythme et j'ai peur que le fait de faire ce circuit ne laisse plus que de la place au sport qu'est la voile... des vacances speed quoi...
Merci à tous... j'attends vos réponses et vos reflexions...!!!! 😏
J’aurais besoin de quelques conseils de connaisseurs… 😉
Nous sommes 4 et nous louons un voilier de 10m cet été pour faire une croisière en Corse début juillet, pendant 2 semaines, au départ d'Ajaccio.
J'aimerais avoir quelques tuyaux sur les coins sympas, incontournables, les ports et les mouillages à ne pas rater.
J'aimerais aussi savoir s'il n'est pas trop ambitieux de vouloir faire le tour de Corse...???? En effet, mon père veut absolument en faire le tour mais il me semble que l'Est Corse est moins exceptionnel que l'Ouest (pas de Calanques, beaucoup de grandes plages). De plus, j'aimerais que l'on puisse profiter du soleil, des paysages et des lieux à notre rythme et j'ai peur que le fait de faire ce circuit ne laisse plus que de la place au sport qu'est la voile... des vacances speed quoi...
Merci à tous... j'attends vos réponses et vos reflexions...!!!! 😏
Météo au Québec en juin? English translation pending
nous partons au canada en juin, que faut il prendre en vêtements, quelle température allons nous rencontrer, nous allons de montreal, lac st jean, la gaspésie. merci
le vehicule, est il préférable de louer de france ou bien sur place,
nous aimerions aller le plus possible chez l'habitant, que nous conseillez vous
Visiter le Olympic National Park aux États-Unis English translation pending
Bonjour à Tous
Dans le cadre de notre voyage aux états-unis, nous projettons de visiter une partie de olympic national park. Nous ne savons pas trop quel temps à consacrer à ce parc. Je vous donne le planning de nos premières journées aux états-unis.
j1-arrivée à Seattle.première nuit près de Aberdeen où nous récupérons le camping car J2-Kalaloch J3-Hoh rain Forest J4-La Push J5-Makah indian reservation
Nous zappons volontairement la partie la plus montagneuse du parc. On hésite à passer tout ce temps sur ce parc, pensez-vous qu'il soit possible de supprimer un jour ( en fait ça nous arrangerait) mais on ne veut tout de même pas louper notre séjour à Olympic. Merci pour votre aide.
Dans le cadre de notre voyage aux états-unis, nous projettons de visiter une partie de olympic national park. Nous ne savons pas trop quel temps à consacrer à ce parc. Je vous donne le planning de nos premières journées aux états-unis.
j1-arrivée à Seattle.première nuit près de Aberdeen où nous récupérons le camping car J2-Kalaloch J3-Hoh rain Forest J4-La Push J5-Makah indian reservation
Nous zappons volontairement la partie la plus montagneuse du parc. On hésite à passer tout ce temps sur ce parc, pensez-vous qu'il soit possible de supprimer un jour ( en fait ça nous arrangerait) mais on ne veut tout de même pas louper notre séjour à Olympic. Merci pour votre aide.
Informations pratiques pour la Namibie en septembre? English translation pending
Bonjour,
Préparant un voyage en Namibie pour septembre, j'aurais qq questions à poser aux utilisateurs du forum.
Le super marché de Windhoëk est-il ouvert le dimanche. Apparemment OUI mais..
Est-il possible de faire en 1 journée Seeheim Holoog Hobas Fish River canyon ?
le lendemain la marche dans le canyon et de coucher à Aus ?
Le départ de l'Olive trail se fait-il à partir de Büllsport et est-il possible de faire la marche et rallier Walvis Bay le soir ?
Est-il possible de faire du camping sauvage entre solitaire et Walvis Bay ?
Durée du trajet pour rallier Spitzkoppe à Uis par la D1930 ?
Choix entre le Sptizkoppe et le Brandberg ? les 2 ?
Sesfontein Puros Orupembe Otavi Opuwo par la D3707 en 2 ou 3 jours, possibilité de camping sauvage ?
Combien de jours à Epupa ?
Epupa Ruacana ? Est-ce possible et par quelle piste ?
Lors de l'entrée dans le parc Etosha, que paie t-on ? une entrée pour la journée + l'emplacement du camping le soir ? S'il y a un ticket journée, il faut donc éviter d'y entrer l'après-midi.
Quel est la meilleure répartition pour 10 jours au Botswana (chutes, Chobe, Savuti, Moremi et Maun).
Merci d'avance pour vos réponses.