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Lanzarote, la perle noire... English translation pending
by Santéa · 2012-11-25 · 12 replies
Il y a deux ans, nous cherchions une destination pas trop cher, pour passer une semaine sur la plage et sous le soleil avant de reprendre le travail. Cette fin d’été, nous l’avons passée sur l’île de Lanzarote, la plus orientale des îles Canaries, une île volcanique aux nombreuses facettes … (Vous pouvez également suivre ce carnet de voyage sur mon blog : samiharrat.wordpress.com )

Episode 0 : Itinéraires et Préparatifs

Lorsque l’on décide de voyager aux Canaries, il faut d’abord choisir quelle île rejoindre. La plus connue et la plus grande est Ténérife, avec son volcan le Teïde de plus de 3000 mètres de haut, elle est le point culminant d’Espagne. Cette île rassemble de nombreux atouts mais, une grande partie de sa côte à été bétonnée et envahie par des hordes de touristes. Juste à côté, sa petite soeur Gran Canaria, (la Grande Canarie) est considérée comme un continent en miniature ; rassemblant beaucoup de paysages différents sur un très petit espace. Elle accueille la capitale et plus grande ville de l’archipel : Las Palmas. Comme sa voisine, le problème majeur de Gran Canaria est sa surpopulation en période estivale et son littoral largement défiguré (excepté à l’extrème sud dans les dunes de Maspalomas). Plus à l’est se trouvent deux autres îles où le tourisme est bien développé : Fuerteventura, plate, ventée et pleine de sable et bien-sûr Lanzarote, volcanique et île la mieux préservée du tourisme de masse. C’est pour cette raison que notre choix c’est porté sur cette dernière. La deuxième chose à choisir lors d’un voyage aux Canaries c’est la manière de voyager. 90% des gens réservent une formule tout compris comprenant vol et hôtel en tout inclus. La plupart des gens ne sort pas de leurs hôtels et passent une semaine au bord de la piscine. Préférant garder une liberté d’action et cherchant également à faire quelques économies substantielles, nous avons préféré réservé notre voyage différemment. D’un côté un vol sur Transavia (filiale d’Air France-KLM) et de l’autre un hôtel de la chaîne Iberostar en bord de mer et en demi pension à Playa Blanca. Nous avons également pris une voiture de location depuis la France pour tous nos déplacements à travers l’île durant cette semaine canarienne. Une fois sur place, nous avons essayé de découvrir le plus de facettes possible de cette île aux paysages lunaires en bougant au moins une fois par jour. Cette dernière est d’une taille propice à la découverte (environ 60km de long) qui permet d’en faire le tour sans problème dans la journée. Le choix de la ville de Playa Blanca pour séjourner s’explique par la proximité des plus belles plages, du parc national de Timanfaya tout en étant éloigné des grands centres urbains : Arrecife et Puerto del Carmen. Voici ci-dessous les différentes excursions que nous avons fait au cours de notre semaine à Lanzarote.

Etapes : - 20 août 2010 : 1. Aéroport d’Arrecife ; 2. Lagune d’El Golfo ; 3. Salinas de Janubio ; 4. Playa Blanca - 21 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 22 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Marché de Teguise et Castillo de Santa Barbara ; 3. Jameos del Agua ; 4. Jardin de Cactus ; 5. Playa de Famara ; 6. Timanfaya - 23 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 24 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa Quemada ; 3. Playa de Papagayo - 25 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Timanfaya - 26 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Mirador del Rio ; 3. Playa de Orzola - 27 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Aéroport d’Arrecife

Lors d’un voyage à Lanzarote, il y a certains incontournables. Parmi eux, les réalisations de l’artiste canarien César Manrique doivent être en tête de liste. Cet amoureux de Lanzarote, artiste peintre, sculpteur et architecte à, toute sa vie durant, bataillé pour la préservation de son île. Il a fait en sorte que les paysages soient respectés tout comme l’architecture traditionnelle de l’île. C’est pourquoi on ne trouve pas d’immeubles sur Lanzarote, seulement des constructions de faible hauteur rappelant les anciennes maisons de pêcheur.

Cesar Manrique a bâti plusieurs réalisations sur Lanzarote dont les plus connues sont les Jameos del Agua, une piscine artificielle et son jardin bâtis dans une dépression volcanique, le Mirador del Rio : un observatoire caché au sommet d’une colline. le Jardin de Cactus : un jardin rassemblant des variétés de Cactus venant du monde entier, l’une des seule flore s’accommodant de l’absence de pluviométrie sur l’île et enfin le restaurant El Diablo d’où partent les excursions dans le parc national de Timanfaya.

Enfin, la plage de Papagayo près de Playa Blanca, la plus belle de l’île est elle aussi à ne pas manquer.
Voyage de trois semaines Pérou - Bolivie English translation pending
by Zamoure · 2012-11-21 · 10 replies
Bonjour,

Nous aimerions partir environ 3 semaines au pérou et en bolivie au mois d'août. Nous avons fait le tour des agences de voyage spécialisées et nous arrivons toujours à la même conclusion : le budget est énorme! (plus de 8000euros).

Nous envisageons donc d'organiser notre voyage nous même c'est à dire prendre un vol sec et de nous débrouiller sur place par contre problème nous ne parlons pas espagnol...

Pensez vous qu'il est possible de tout réserver de france notamment les hôtels et avion? Ou alors y à t-il des agences de guide privé sur place?

Quel budget faut il prévoir pour un tour de 3semaines?

Merci d'avance pour votre aide
Février 2012: Lanzarote entre farniente et volcans English translation pending
by Bluequark · 2012-11-08 · 40 replies
Cette année, pour diverses raisons, les enfants ne souhaitaient pas aller à la neige pendant les vacances de février. Leur père leur a vendu un nouveau type de vacances, encore inconnu de notre famille : séjour dans une destination où il fait assez chaud pour se baigner, dans un hôtel où l'on peut avoir accès à différentes types d'activités style tennis et mini-golf. Mmmm, pas vraiment sur que cela me plaise... mais comme je leur ai prévu un programme avec quelques randos l'été suivant, il faut bien que chacun fasse des efforts.

Subrepticement, j'ai dévoyé, en partie seulement, le concept en suggérant que ce serait quand même bien de retenir un endroit où l'on puisse aussi faire quelques visites et balades. Après quelques hésitations, notre choix s'est porté sur Lanzarote. J'avais découvert Lanzerote grâce au carnet de Marie et m'étais aperçue par la même occasion que Les Canaries ne se résumait pas à la plage et aux barres bétonnées. Lanzarote a pour elle d'offrir de somptueux paysages volcaniques – 300 cratères sur un territoire plus petit qu'un département – avec de jolis villages blancs aux volets verts. C'est aussi un destination culturelle et artistique avec les œuvres de Manrique. Enfant de l'île revenu au bercail après avoir connu le succès international, il a parsemé l’île de ces œuvres : maison construite dans un champ de lave, mobiles qui ornent les ronds-points, promontoire, restaurant, musée... Bref, depuis que j'avais lu le carnet de Marie, je rêvais d'aller à Lanzarote. Voilà donc la destination qui permettait de concilier les envies des uns et des autres.

Pour rester dans l'idée du concept de départ, nous avons, après avoir épluché les avis sur Internet, réservé une semaine à Costa Teguise au Grand Mélias Salinas, dont l'architecte n'est pas moins que le fameux Manrique. Disons le tout de suite, même si le cadre est fort joli avec un grand jardin intérieur et s'il reste fort correct, l'hôtel n'est pas à la hauteur de ces X étoiles et du prix payé : chambres un peu défraîchies mais surtout service de qualité médiocre (pour ce genre d’hôtels, j'entends). Mais enfin, avec le piscine – bien fraîche au mois de février – le tennis et le minigolf, les enfants étaient contents. C’est déjà ça. Le buffet du petit-déjeuner était aussi très complet et bon. Personnellement, à tout prendre je préfère de loin louer un gîte qui, outre le prix moins élevé, permet une plus grande autonomie.





Sur place, nous avons adopté un rythme cool : levé tardif, petit-déjeuner à la limite de l'heure autorisée suivi de wifi et autres joyeusetés ce n'est qu'en fin de matinée que nous commencions à nous activer vraiment. Un peu frustrant, mais cela faisait partie du deal.

J1 - Trajet Paris-Madrid J2 - Arrivée à Arrecife J3 - Teguise et Fondation Manrique J4 -El Frisco et le nord de l’île (trajet rouge) J5 - Cuerva de Los Verdes et Jameos del Agua J6 - Parc national de Timanfaya - Yaza - Salinas de Janubios - Piscines Naturelles et Geria (trajet bleu) J7 - Montana Blanca -El Golfo - Los Hervideros - Salinas de Janubio (trajet vert) J8 - Hôtel J9 -Jardin de cactus- Promenade en chameaux – Avion pour Madrid. J10 - Arrivée Paris



Maintenant place au récit.
Encore un projet de voyage dans l'Ouest américain, été 2013 English translation pending
by Saintvit · 2012-10-12 · 36 replies
Bonjour à tous,

A mon tour de soumettre un projet (de plus !) de voyage dans l'ouest américain pour l'été 2013. Je parcoure ce forum depuis quelques semaines et je ne résiste pas à soumettre notre projet.

Nous sommes une famille de 5 (les parents, nous quoi, et les 3 enfants d'âge espacé : 18, 12 et 7 ans). mon mari et mon fils (18 ans) sont dingues de photo et au moins mon mari, n'y va que pour ça (ou presque, les outlets aussi...). Nous avons acquis les livres Photographiing the southwest, un guide papier, geovoyage de juin dernier, et ça y est, la liste des sites que nous "voudrions" voir est élaborée. mais j'ai déjà changé pas mal de fois le parcours, le sens... et avec les desiderata du photographe amateur en chef, j'ai tout modifié ce WE.

Autre chose : les vols : c'est très cher, même si ça a l'air de baisser un peu depuis quelques jours, ou alors je m'améliore dans mes recherches... Un élément de poids : j'ai peur de l'avion (pas les autres !), mais je le prends quand même, ce sera donc très long et pénible pour moi.

Les tarifs intéressants le sont souvent avec American airlines, et je m'interroge sur cette compagnie, placée sous la loi des faillites depuis l'an dernier, et dont les derniers echos ne sont pas bons, existera t'elle encore, elle sera sans doute reprise, mais dans ce cas, si je choisis aujourd'hui un vol, l'été prochain, tout risque de changer, horaires, annulation, bref, je suis perplexe et me tourne vers d'autres compagnies, mais je ne veux pas plus d'une escale (oh 2 décollages, ce sera dur), pas un trajet de plus de 24 heures non plus.

Nos enfants marchent bien et ont déjà voyagé, j'ai l'habitude de faire un planning très chargé (new York il y a 3 ans a été intense, mon mari dit s'être reposé durant les 4 h de son marathon !) mais je crains la chaleur, surtout pour la plus petite qui supporte assez mal en général. Londres cet été était l'idéal pendant les JO : pluie !

Voilà le projet : J1 : vols vers Phoenix (pas nécessairement depuis Paris, cher, nous sommes dans l'Est, je regarde aussi Geneve et Milan et même Londres), prise voiture location, nuit. J2 : route et visite de petrified forest et painted desert (incontournable pour mon mari) nuit sur place Hollbrook J3 : route vers le grand canyon, south rim, et visite, passage par Meteor crater (incontournable pour mon mari), éventuellement sunset creater, nuit dans le parc de préférence J4 : re visite grand canyon, route pour Page, éventuellement bateau en fin de journée. nuit à Page J5 : Antelope canyon, sans doute lower (upper en photographe tour éventuellement) ; horse shoe bend si pas fait la veille ; route pour monument valley, arrivée fin de journée, nuit sur place J6 : lever de soleil à Monument valley, puis route vers Moab, en passant par goosenecks et valley of the gods, peut être the needles overlook , nuit à Moab J7 : moab : arches ; nuit à Moab J8 : Moab : Canyonlands, island in the sky, nuit entre moab et Torrey J9 : vers Bryce, via goblin, capitol reef, nuit à Bryce J10 : visite Bryce, route vers Zion, nuit vers Zion J11 : visite Zion si on est encore en état, si trop fatigué, marre, trop de monde..., en plus risque d'être rapide, puis route vers Las Vegas J12 : Las vegas, départ dans l'après-midi pour Death Valley (incontournable pour mon mari, moi j'appréhende la chaleur, les pannes de voiture...), visite le soir et nuit sur place J13 : lever de soleil, puis route vers Las Vegas ; remise de la voiture, vol intérieur vers San Francisco, location voiture, nuit J14 : San Fransisco J15 : San Francisco J16 : départ pour le Sud, passage éventuel par outlets, route vers Monterrey, 17 miles drive, point lobos... Salinas (incontournable), Big Sur ; nuit vers san Simeon J17 : Hearst Castle puis direction los Angeles, via Santa Barbara, les plages... Nuit à Los Angeles J18 : Los Angeles (universal) J19 : Los Angeles J20 : Los Angeles ou départ

Voilà, pas mal de discussions pour se mettre d'accord, je n'aurais pas forcément choisi tout ça, Las Vegas est trop court, j'avais au départ fait une boucle (big tour), Las Vegas, las vegas, manque une nuit à mon avis, Death Valley m'effraie, mais tout le monde me le recommande ; et je pensais le faire dans l'autre sens, terminer par Monument valley et Grand Canyon, j'ai peur qu'une fois qu'on a vu ça, ça nous "déçoive", mais il parait que pas du tout, il y a trop de monde dans ces parcs, les autres ont une âme... je schématise... les parcs "verts" (Yosemite, sequoia, seront pour une autre fois, avec Yellowstone), on ne peut pas tout faire, là, c'est les parcs "rouges". On tient à la côte californienne également.

La prochaine étape sera de surveiller les vols, et dès que les vols sont choisis (d'ici un mois ou 2), je réserve les hôtels des parcs au moins. pour l'instant, les vols sont plutôt delta et air france (je rêve du vol L.A. PARIS, en A 380, plus abordable depuis Milan). Swiss et lufthansa sont encore hors de prix ; pas de bons souvenirs de british airways (bagages perdus, retard...), mais peut-être pas de chance. le vol intérieur pourra être réservé plus tard.

Tout est dit, si vous avez des critiques ou des commentaires, je suis à l'écoute de vos conseils avisés, merci

Anne
Boucle de quinze jours: Los Angeles - San Diego - Las Vegas - San Franscisco - Los Angeles English translation pending
by Fancho29 · 2012-07-31 · 61 replies
Bonjour,

Tout d'abord merci pour votre site qui est une mine d'information impressionnante. Nous sommes 2 bretons qui partent bientôt sur la cote Ouest des Etats-Unis (2ème quinzaine de septembre) Je suis en train de finaliser notre parcours afin de faire nos réservations de logement (Je sais on ne s'y prend pas très tôt)

Notre avion est déjà réservé, nous faisons un aller-retour Los Angeles Paris.

Concernant les logements, nous pensons faire du camping au maximum pour limiter les coûts, mais aussi tout simplement car ça nous plait plus que les hôtels. Il n'est par contre pas évident d'avoir beaucoup d'info sur les camping (Présence de douche notamment ?)

Nous voulons voir un maximum de chose (comme tout le monde) (Un peu de ville, la cote, un peu de parcs) mais sans trop se presser non plus pour profiter de la mer et se poser un peu. Ce doit être le 1001 ème Road trip en Californie qu'on vous demande de commenter ! Voici donc ce que j'ai prévu pour le moment. J’ai déjà enlever le Grand Canyon, que je voulais voir, car ça me semblais un peu chargé, mais j’aimerai bien lui trouver une petit place quand même.

Jour 1 : Arrivé à Los Angeles vers 19h Nuit à LA

Jour 2 : Visite LA Nuit à LA

Jour 3 : Visite LA Nuit à LA

Jour 4 : Route vers San Diego, Visite San Diego Nuit à San Diego

Jour 5 : Visite San Diego Nuit à San Diego

Jour 6 : Route vers Las Vegas Soit on reste à San diego le matin, ou alors on part tôt pour arriver à Las vegas en milieu d’après midi , Visite de Las Vegas de nuit Nuit à Las vegas

Jour 7 : Visite de Las Vegas de jour puis route vers Furnace Creek Arrivée avant le coucher du soleil pour voir Zabriskie Point et si on a le temps Bad water et Artists palette (Sinon ce sera pour le lendemain) Nuit à Furnace Creek

Jour 8 : Death valley puis Bishop / Mammoth lake / Mono lake Nuit à Lee vining

Jour 9 : Visite de Bodie puis route vers Yosemite village via Tiago pass. Visite de Yosemite Nuit à Yosemite

Jour 10 : Route vers San Franscico Suivant la motivation et l’envie du moment, un peu de visite de Yosemite le matin, puis route vers SF puis on se pose sur la cote dans l’après-midi Nuit à San Franscisco

Jour 11 : Visite de San Franscisco Nuit à San Franscisco

Jour 12 : Route jusqu’à Big Sur Avec visite de Monterey, Carmel, Point Lobos… Nuit à Big Sur

Jour 13 : Route jusquà Morro Bay, Santa Maria ou Santa Barbara où nous passerons la nuit

Jour 14 : Route jusquà Malibu ou Santa Monica où nous passerons la nuit

Jour 15 : Visite LA Nuit à LA Jour 16 : Départ pour la France le matin
Avis sur voyage de vingt-trois jours dans l'Ouest américain en famille? English translation pending
by Kmf66 · 2012-07-22 · 61 replies
Bonjour

Les vacances portant conseils, nous avons revu notre parcours pour notre voyage l'été 2013.

Petit rappel : nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants de 12 à 10 ans).

J1 arrivée sur San Francisco

J2 San francisco

J3 San francisco

J4 San francisco à Monterey, nuit à Monterey

J5 Monterey à Morro Bay, nuit à Monterey

J6 Morro Bay à LA, nuit à LA

J7 LA (hollywood, venice beach ...)

J8 LA (universal studios)

J9 LA à San Diego (plages), nuit à San Diego

J10 San Diego (seaword) nuit à San Diego

J11 San Diego à Palm Spring, nuit à Palm Spring

J12 Palm Spring à Vegas, nuit à Vegas

J13 Vegas

J14 Vegas à Williams (via Flagstaff) pour voir des trains si trains il y a 😉, nuit à Williams dans waggon

J15 Williams à Grand Canyon, nuit à GC

J16 GC à Page, nuit à Page

J17 journée à Page, Antelope,

J18 Page à Monument Valley, nuit à MV

J19 MV à Mesa Verde (visite) nuit à Durango

J20 Train de Durango (je pense faire l'aller en train et le retour en bus), nuit à Durango

J21 Durango à Santa fe, nuit à Santa fe

J22 Santa fe à Alburquerque, nuit à Alburquerque

J23 départ

Que voir d'autre sur ce trajet ? Des idées pour les enfants ? Comme nous n'irons plus à Bryce ... y a t'il sur ce parcours des rodéos à voir ?

Merci pour vos commentaires ... j'apprécie🙂 Katia
Croisière sur le Paloma (Horizon) le 20 mai 2012 English translation pending
by Mzizou44 · 2012-02-24 · 20 replies
BONJOUR A TOUS,

J' effectue ma première croisière sur le Paloma ( Horizon 2012) le 20 05 12 en Méditerrannée.

J' aimerai savoir si des croisièristes prendront la mer ce jour là.

Je serai heureuse de faire votre connaissance sur le bâteau.

A très bientôt.....

😊
Vaut-il mieux faire les parcs américains en semaine? English translation pending
by Nakata · 2012-01-13 · 34 replies
Bonjour,

Je suis en pleine finalisation d'itinéraire dans l'ouest américain en juillet-août. Je sais qu'il vaut mieux éviter Yosemite le week-end à cause de la foule, mais je me pose la question pour les autres parcs : - Mesa Verde - Monument Valley - Canyonlands/Arches - Yellowstone/Grand Teton - Bryce/Zion - Grand Canyon - Antelope Canyon

Pour l'instant, j'ai conçu mon itinéraire de façon à ne pas tomber sur l'un de ces "musts" en plein week-end (et pour être le dimanche matin à SLC, si la chorale des mormons vaut le coup). Mais est-ce vraiment nécessaire ? Pour l'instant, j'ai juste Antelope Canyon qui tombe un dimanche...

Je me pose la question en particulier pour Monument Valley et pour Mesa Verde. En effet, j'hésite entre : mercredi : Flagstaff > Petrified Forest > Chelly jeudi : Chelly vendredi : Chelly > Valley of the Gods > Monument Valley samedi : Monument Valley > Navajo NM > 4 corners > Durango dimanche : Durango Train lundi : Durango > Mesa Verde > Monticello

OU :

mercredi : Flagstaff > Chelly jeudi : Chelly > Durango vendredi : Durango Train samedi : Durango > Mesa Verde > Cortez dimanche : Cortez > Valley of the Gods > Monument Valley lundi : Monument Valley > Navajo NM > Monticello

Autre question, vous voyez que je dors à Monument Valley, soit proche de Navajo NM, pour pouvoir faire la rando guidée de Betatakin de 8h15. Mais j'ai vu que pour cette rando, il faut s'inscrire avant. Peut-on s'inscrire simplement en téléphonant de Monument Valley la veille au soir ?

Enfin, je garde le Grand Canyon pour la fin de mon voyage, parce que j'ai peur que les autres parcs m'apparaissent comme moins impressionnants si je les fais après : est-ce que je me fais des idées ?

Merci d'avance, nak
Circuit boucle dans l'Ouest américain en septembre: avis sur l'itinéraire? English translation pending
by Emily131 · 2012-01-09 · 27 replies
Bonjour à tous ! Ceci est mon tout premier post sur le forum donc je pense qu'une petite présentation de notre projet est de rigueur : Je m'appelle Emilie , j'ai 21 ans , étudiante en école d'architecture a Strasbourg. Moi et mon petit ami ( 22 ans ) avons pour projet de faire un "autotour" en Californie et de manière plus large dans l'Ouest Americain. Nous connaissons déja un peu les Etats Unis pour y etre allés en avril dernier, a New York.

C'est donc notre premier circuit tout seul et une foule de questions de toute sorte se presse dans ma tête ! Voila notre ébauche d'itinéraire , qui est encore susceptible d'être modifiée :

- JOUR 1 : Départ samedi 8 septembre de Zurich arrivée à 16 h heure locale a San Francisco - JOUR 2, 3 et 4 : San Francisco - JOUR 5 : retrait de la voiture de location , départ vers Yosemite ( 3h45 ), nuit à Yosemite - JOUR 6 : matinée à Yosemite , départ début d'après-midi vers Sequoia NP ( 3h30 ) , nuit à Sequoia - JOUR 7 : matinée à Sequoia , départ début d'après-midi vers Death Valley ( 6h30 ), nuit à Death Valley - JOUR 8 : matin départ vers Las Vegas ( 2h30 ) , après-midi et nuit à Las Vegas - JOUR 9 : matin départ vers Lake Powell (4h45 ) fin d'après midi départ vers Monument Valley ( 2h30 ), nuit à Monument Valley - JOUR 10 : matinée à Lake Powell , après midi départ vers Grand Canyon ( 3h30 ), nuit à Grand Canyon - JOUR 11 : matinée à Grand Canyon, après midi départ vers Las Vegas ( 4h40 ) , nuit à Las Vegas - JOUR 12 et 13 : Las Vegas - JOUR 14 : après midi départ vers Los Angeles ( 4h45 ) , nuit à Los Angeles - JOUR 15,16, 17, 18 : Los Angeles - JOUR 19 : matinée départ vers Monterey par la US 1 ( 5h45 ) , nuit à Monterey - JOUR 20 : journée à Monterey, fin d'après midi retour à San Francisco ( 2h30 ), nuit à San Francisco - JOUR 21 : dernière journée à San Francisco , retour vers Zurich

A savoir : - nous prenons les billets d'avion par l'intermédiaire d'un ami steward, nous n'avons donc pas le choix : l'arrivée et le retour doit se faire à San Francisco. - nous ne prévoyons pas de grandes randonnées dans les parcs, simplement voir les points de vue principaux. - j'ai prévu exprès assez de temps pour visiter les grandes villes car étant étudiante en architecture, le programme va être chargé !

Mes questions sont donc les suivantes :

- Les temps de route que j'ai indiqué entre parenthèses sont ceux qu'une agence de voyage m'a indiqué dans un devis ( auquel je ne donnerais pas suite car trop cher ) : vous semblent-ils corrects ? - Trouvez-vous une étape impossible à réaliser/absurde/pas indispensable ? - J'aurais voulu savoir également si la route entre Sequoia et Las Vegas pouvait se faire d'une seule traite ( j'ai lu que c'était assez long mais cela nous permettrait d'économiser une nuit a Death Valley ) ? Pour des jeunes inexpérimentés en matière de conduite aux USA , nous conseillez-vous plutôt de passer par Death Valley sans s'y arrêter ou de contourner par l'autre côté du massif ? Ou bien tout simplement maintenir cette étape dans Death Valley ? - J'aurais bien aimé voir Bryce Canyon : a quel moment puis-je l'inclure dans le programme ? - J'ai lu que la route US 1 était plus pratique à faire du Nord au Sud , car les points d’arrêts sont du bon côté ... Me conseillez-vous de faire le trajet à l'envers ?

Voila, j'espère avoir été assez claire dans mes propos et désolée encore pour la masse de questions ! Malgré mes inquiétudes , j'attends avec impatience ce grand voyage !

Merci à tous et bonne soirée Emilie
Itinéraire de quinze jours au Costa Rica English translation pending
by Caillou007 · 2011-10-31 · 26 replies
Nous partons au CR en février et je suis rendu à réserver les hotels. Notre fin de voyage se termine à La Fortuna près du volcon Arenal nous y passons 4 nuits. J'aimerais savoir combien de temps pour se rendre de La Fortuna à l'aéroport de San José SJO. La route est-elle belle style autoroute car notre vol de retour est à 18h00. Serait-il mieux de se rendre à San José la journée avant?? Je ne sais plus! Merci beaucoup!

Voici mon itinéraire: Jour 1; Arrivée Jour 2: Volcan Poas et La Paz waterfall Jour 3: Volcan Irazu et san José Jour 4: Route vers la Parc Manuel Antonio Jour 5: Visite du Parc Jour 6; Visite des alentours Jour 7: Route vers Montezuma (Ferry 'a Punterenas) Jour 8: Repos et visite des alentours Jour 9: Route vers playa Grande Jour 10: Playa Grande et alentours Jour 11-12-13-14: La Fortuna Jour 15: Depart a 18h00

Pas le temps pour la cote caraibe!!

Caroline 🙂
C'est quoi pour vous un beau petit village en Amérique? English translation pending
by Mousseliine · 2011-08-01 · 52 replies
Question qui peut paraître bizarre... mais je remarque que les critères diffèrent énormément d'une personne à l'autre. Et souvent je lis des trucs du genre... ce village est pas beau trop touristique ou encore ce village est pas beau car c'est un trou perdu...

alors c'est quoi un beau petit village en Amérique ? On pourrait même en répertorier quelques-uns.
Quatre jours à Belem ou Manaus? English translation pending
by Maaeva33 · 2011-04-30 · 9 replies
Bonjour,

Je vis au Brésil et en juin je dispose d'un WE de 4 jours. Je sais que c'est court, mais j'aimerais découvrir une de ces villes.

Que me conseillez-vous, Manaus ou Belem ?

Merci d'avance
Comment choisir entre le Nord-Ouest argentin et le Pérou? English translation pending
by Diamina · 2011-03-26 · 13 replies
Salut, J'ai passé un mois en Argentine en août 2010 ( B.A., chutes d'iguazu, el Calafate, el Chalten, Ushuaia), j'ai fait une incursion au Chili au park torres del paine. Pour 2012, je n'arrive pas à me décider. Que choisir entre le Pérou et le reste de l'Argentine (le nord ouest, la région de la péninsule de valdès) ou je ne suis pas allé du tout. D'autre part peut-on sans risque aller au Pérou, sans prendre un voyage organisé? J'attends vos avis.

Merci et à bientôt.
Votre avis sur itinéraire de trente-deux jours au Pérou en mai 2011? English translation pending
by Columbus27 · 2010-12-10 · 11 replies
Bonjour à tous !

Premièrement je tiens à remercier tous ceux qui s'impliquent sur ce forum, car les informations que vous y laissez sont extrêmement utiles pour la préparation de notre voyage. J'aurais maintenant besoin de votre avis sur l'itinéraire suivant! Ne vous gênez surtout pas pour des conseils ou des suggestions de modifications que je devrais apporter selon vous. Alors voilà :

JOUR 1 : 3 mai Arrivée à Lima : 4 :00 AM, Bus vers Pisco(Paracas), Visiter la réserve nationale de Paracas

JOUR 2 : 4 mai Visiter Islas Ballestas + Bus pour Ica+taxi ou combi pour Huacachina+ voir coucher de soleil dans les dunes

JOUR 3 : 5 mai Visiter l’oasis+ faire un tour de buggy dans les dunes + bus de nuit pour Arequipa

JOUR 4 : 6 mai Arrivée à Arequipa en bus le matin + Visiter Arequipa toute la journée (Plaza de armas, Museo Santury, Monasterio de Santa Catalina)

JOUR 5 : 7 mai Départ pour Cabanaconde en bus +Descendre dans le canyon de colca+ dormir à l’oasis ou ailleurs

JOUR 6 : 8 mai Marcher dans le canyon+ le remonter +dormir à Cabanaconde

JOUR 7 : 9 mai Se lever tôt pour marcher jusqu’à Cruz del Condor + Observer les condors + retourner à Arequipa et revisiter un peu

JOUR 8 : 10 mai Départ tôt le matin pour Puno + Marchander le séjour pour le lac titicaca et les iles flottantes+ Visiter la ville

JOUR 9 : 11 mai Visite de Los Uros + Visite et dodo chez une famille d'Amantani

JOUR 10 : 12 mai Visite Ile taquile + retour à Puno

JOUR 11 : 13 mai Partir en bus touristique pour Cuzco + Marchander trek Salkantay (5J4N) pour le plus tôt possible +Marchander l’agence pour Puerto Maldonado (3J2N) et acheter les billets d'avion+visiter Cuzco + les environs (quartier San blas) + Saqsaywaman

JOUR 12 : 14 mai Visiter plus en profondeurs et plus loin de Cuzco (Q’enqo, Pukapukara, Tambomachay, Ville de Pisac et ses ruines

JOUR 13-17 : 15-19 mai Trek Salkantay + Aguas Calientes + Machu picchu :D

JOUR 18 : 20 mai Visite Ollantaytambo + Village Urubamba + Salinas + terrasses de Moray

JOUR 19-21 : 21-23 mai Départ pour Puerto Maldonado + Activités dans la jungle et dodo dans des lodges+ Retour en avion directement à Lima + Bus de nuit vers Huaraz/Caraz

JOUR 22 : 24 mai Arrivée à Huaraz/Caraz + Marchander trek Santa Cruz + Visites aux alentours

JOUR 23 : 25 mai Chavin de Huantar Circuit 1 journée

JOUR 24-27 : 26-29 mai TrekSanta Cruz

JOUR 28 : 30 mai Yungay et lagunas llanganuco Circuit 1 journée

JOUR 29 : 31 juin Caraz et laguna Paron Circuit 1 journée

JOUR 30 : 1 juin Caraz et Puya raimondii + Nevado Pastoruri Circuit 1 journée + retour à Lima en bus de nuit

JOUR 31-32 : 2-3 juin Visiter Lima + Vol de retour pour le Québec le 3 juin à 11:00 PM Alors voilà ! Est-ce que le tout est trop condensé ? Quelque chose de trop ou de manquant dans notre itinéraire? Les deux journées à Lima et les 4 journées en circuit une journée à Huaraz/Caraz ne sont pas nos priorités et pourraient servir de journées de dépannage si nous avons besoin de plus de temps à Cuzco (Puisque le Salkantay ainsi que le séjour dans la jungle seront réservés sur place, il y aura peut-être des délais...)

Merci beaucoup de votre aide

Benoit et Donna
Transport terrestre au Pérou English translation pending
by Altana · 2010-10-25 · 44 replies
bonjour je prépare un voyage pour 07/2011 au perou et je me déplace acvec ma femme et ma fille (14 ans) type sac à dos lorsque je regarde les prix des compagnies privées, j'en suis vite à 20€ par trajet ( lima vers ica puis arequipa, puis titicaca, cuzco) mes questions sont 1) possible de faire cela en colectivos ? si oui, comment les trouver à lima, comment acheter billets, couts, etc quels sont les horaires ? les retards, 2) je me demandais si ce ne serai pas plus simple de louer une voiture à 20€ la journée ...

merci a tous ceux qui peuvent me tuyauter
Visite du sud de la Sardaigne (côté Cagliari) English translation pending
by Billy0013 · 2010-09-21 · 11 replies
bonjour ami(e)s voyageuses et voyageurs.

Je reviens de 3 jours à Cagliari (départ de Marseille avec Ryanair) à l'hotel Idea Hotel Santa Maria à Cagliari (proche de la voie rapide qui va vers le nord de l'île) et pas excessif en dehors des périodes scolaire (50 euros la nuit pour 2 avec petit dejeuner et 69 euros toujours pour 2 avec le petit dejeuner le week-end).

A Cagliari, on vous conseille pour manger une très bonne pizza (large choix et la meilleure de l'île paraît-il) à Il Fantasmo à la via Santa-Domenico (il y a aussi quasi en face, il fantasmo II...même proprio et même pizza) pour pas cher et vraiment bon ! Gouter aussi le tiramisu trop bon !

Maintenant que l'on s'est bien restauré...partons en visite dans le sud de l'île (je suis parti avec ma compagne et on est pas très musée mais plutôt balade plage)

On a loué une voiture à l'aeroport à notre arrivée (145 euros pour 3 jours avec km illimité et essence comprise) pour être autonome. CAGLIARI

Quartiers :

§ Castello (pour le panorama)

§ Stampace (amphithéâtre romain et la Piazza Yenne qui au centre de la ville)

§ Marina

Il castello, citadelle médiévale avec :

Ø Torre di San Pancrazio

Ø Torre dell’Elefante

Bastione San Remy : fortification la plus importante de Cagliari

Place Yenne (centre ville de Cagliari)

Istituto di Architettura e disegno : voûte

Cattedrale di Santa Maria

Chiesa di Sant’Efisio : église baroque

Cripta di Santa Restituta (grotte)

Chiesa di San Michele

Palazzo Civico : Mairie de Cagliari

Marina èChiesa di San’Eulalia : voie romaine

Poetto et la Sella del Diavola : plages de Cagliari (6 km)

Marina Piccola

Musée archéologique national

Les remparts

Eglise de San Saturno

Eglise de San Domenico

Basilique de Bonaria

Ville de Carbonia

Eglise de Santa Maria

Musée archéologique Villa Sulcis

Quitter Cagliari par la Viale Lungomare del Golfo puis la Viale Leonardo Da Vinci ==> route sur le front de mer A l’EST DE CAGLIARI (SARDAIGNE DU SUD EST)

- Mari Pintau (en venant de Cagliari, avant Geremeas) : plages

- Torre delle Stelle : magnifiques plages

- Solanas : plages La ville Villasimius Musée archéologique

Capo Carbonara à l’ouest de la péninsule

Tour espagnole fortezza vecchia

Spiaggia Del Riso

Spiaggia del Simius : eaux turquoises

- Notteri : Porto Giunco

- Stagno notteri (côté est de la péninsule) : les flamants rose

25 km de Villasimius :

Spiaggia Cala Sinzias

Spiaggia Costa Rei

Spiaggia Piscina Rei

Muravera Torre Salinas

Stagno dei Colostrai : flamants rose

Spiaggia Torre delle Saline A L’OUEST DE CAGLIARI (SARDAIGNE DU SUD OUEST)

Costa Verde / Costa Del Sud /

- Barumini : Nutaghe Su Nuraxi (tour de pierre) => monument classé à l'UNESCO

La ville de Iglesias

Baies d’Iglesiente

- Domusnovas à 10 km d’Iglesias

Ø Grotta di San Giovanni

- Nebida

§ Belvédère

§ Scoglio Pan di Zucchero (rocher de pain de sucre)

§ Laveria La Marmora

- Fluminimaggiore : Temple de Antas (Tempio di Antas)

- Portixeddu

Spiaggia Portixeddu (3 km de plage)

- Costa Verde prendre à Portixeddu la SS126 vers Arbus et Guspini

- Villacidro :

§ Cascata su spendula (ne pas y aller l'été ou en septembre / octobre car pas d'eau !)

§ Spiaggia di Piscinas

§ Torre del Corsari

- Costa del Sud

§ Spiaggia Porto Pino proche de Sant’Anna Arresi

§ Spiaggia Piscinni

§ Cala Teuradda couleur vert émeraude

- Tour et plage de Chia

ð Spiaggia Sa Colonia

ð Spiaggia Su Portu

La route entre Chia et Porto Teulada (magnifiques plages à côté de Teulada)

- Santa Margherita di Pula

- Terme al mare

A Pula il y a le site archéologique de Nora (ruines romaines en bord de mer) 4 km au sud de Pula quand on vient de Teulada...pour entrer sans payer, passer par le long du port et de la plage... 😉 on l'a fait involontairement (on ne savait pas par où rentrer et surtout si c'était payant)

Piaggia à Pula

- Nora et son port

Laguna di Nora :

ð Spiaggia di Nora

ð Spiaggia Su Fuventeddu

- Uta

ð Chiesa di Santa Maria

Voilà, j'espère que ça vous aidera un peu et vous donnera des idées de visite !

Prochaine étape pour nous le nord !

@+ 😛
Voyage de vingt-quatre jours Pérou-Bolivie avec un petit budget en septembre English translation pending
by Fragglec · 2010-07-03 · 32 replies
Bonjour,

Nous partons en septembre pour un peu plus de 3 semaines au Pérou (& Bolivie) pour la 1ère fois. Nous souhaitons visiter le Sud du Pérou et la Bolivie (Lac titicaca, Salar). Nous avons bien sur "investi" dans le lonely planet, mais je trouve très intéressant de pouvoir échanger ici avec des VRAIS gens (ce que nous avions fait pour l'Inde pour l'année dernière et qui nous permis de découvrir des adresses fantastiques).

Nous souhaitons faire un voyage "petit budget" si possible. Nous avons regardé les prix des vols intérieurs qui sont hors de prix et avons donc plutôt privilégié les bus comme moyen de transports Nous ne rendons absolument pas compte des distances à parcourir et si c'est "faisable". Nous allons bien évidemment au plus vite tenter de construire l'itinéraire (sachant qu'on ne veut pas "courir", on préfère voir moins mais mieux), mais je prends toutes les propositions. Nous recherchons le budget par jour moyen en voyageant donc petit budget ??

Concernant le Machu Picchu, j'ai du mal à m'y retrouver dans les divers forums et sur le prix "véritable" (qui dépend bien évidemment du choix pour y accéder). Nous ne souhaitons pas nous lancer dans le trek du chemin de l'inca et pensons y accéder par Ollantaytambo.

Une autre question : comment on fait pour gérer l'altitude (et le vertige) :-)

Et une dernière question (oui je sais, ça fait beaucoup !!) : une bonne adresse d'hébergement à Lima ????

Merci merci merci, par avance pour vos contributions.
Préparatif d'un voyage en Californie et dans les parcs de l'Ouest américain en juillet 2010 English translation pending
by Kiki1 · 2009-10-18 · 28 replies
Nous envisageons de partir 4 semaines, voire 5, afin de découvrir l'ouest américain. Nous aimerions visiter San Francisco, les parcs les plus marquants et peut être descendre un peu le sud pour des journées plus farniente. Ma fille m'a parlé d'Antelope Canyon, Monument valey et MOAB, Death valey et valey of god, arch canyon etc...je suis un peu perdue.

Quel circuit et étapes nous conseillez vous ? Quelle location de voiture ? Faut il en changer pour faire les pistes des parcs ? Ou camper ou bien loger ? Un camping-car peut il être intéressant bien qu'en ville se soit parfois génant ? Faut il réserver les hébergements dans les parcs à cette période de l'année ? Est il interessant de descendre en direction du mexique ? Enfin quel budget doit on prévoir pour 4 personnes, (parents et 2 grands enfants de 16 et 24 ans) ? Merci de vos suggestions.
Hôtel Mélia Las Dunas English translation pending
by Frisinette · 2009-09-05 · 25 replies
Bonjour à vous! Je ne crois pas me tromper en disant que c'est un très bel hotel. Notre choix (On est 2 couples) s'était arrêtés sur le Sol Cayo Santa Maria mais en voyant la différence de prix qui est pas très grande entre les 2 hotels, on s'est dit qu'on devrait opter pour le Las Dunas et avoir une "coche" de plus... j'aimerais avoir le pouls de quelqu'un qui est déjà allé et qui pourrait nous donner trucs et conseils. Est-il vrai qu'il y a un manque de chaise longue à la plage? Comment se fait les réservations de restaurant à la carte? Peut-on en avoir plus que 3 par semaine comme ils indique dans la brochure? Faut-il un adapteur pour le 110 volts? Les meilleurs restos? La plage, je pense que tous sont unaniment, c'est très bien mais j'ai déjà lu qu'il y avait beaucoup de jellyfish, est-ce vrai? La réunion de l'arrivée faut-il vraiment y assister? On a jusqu'à quelle heure pour réserver les restaurants? Faut-il faire ca très tot le matin? Bon! Ouff! Je sais que c'est beaucoup de questions à la fois mais aussi bien le faire et avoir les réponses. Une petite dernière, 😊 Le prix, nous aurions aimé l'avoir en bas de 1500 $ pour une semaine pensez-vous que c'est possible? on aimerait partir vers le 19, 20....23 mars 2010 (ou environ ) Merci beaucoup de prendre le temps de répondre! 😉 Bonne journée!
Itinéraire de vingt-cinq nuits au sud du Pérou English translation pending
by Caminuz · 2009-08-27 · 6 replies
Bonjour,

Afin d'organiser mon futur voyage au Pérou, en compagnie de mon chéri, j'ai besoin de vos derniers updates ! Nous partons entre le 1er et le 26 novembre prochain!!

Les billets d'avion ne sont pas encore achetés mais ça na saurait tarder! Nous optons pour un vol de nuit via Madrid & Lima jusqu'à Cusco... - --> c'est un seul billet donc en principe, les bagages suivent jusqu'au bout. on peut me confirmer ou faut-il sortir les bagages et les réenregistrer même avec un seul et même billet?

Voici un bref aperçu de notre itinéraire (le sud, circuit classique):

J1 - arrivée à Cusco vers 11h00 J2 - Cusco J3 - Excursion Vallée sacrée + retour Cusco (3N) J4 - Route jusqu'à Ollantaytambo, visite puis train jusqu'à Aguas J5 - MP puis retour en fin d'aprem à Aguas (2N) J6 - Retour jusqu'à Cusco en train (3N) J7 - Excursion Vallée sacrée + retour Cusco J8 - Cusco - -- J9 - Bus jusqu'à Puno (7h30 - 17h00) J10 - Puno J11 - Titicaca (iles Uros + Taquile), retour à Puno - trajets bateau express (3N) J12 - Puno puis vers 22h bus de nuit jusqu'à Arequipa - 5 à 7h de route? (1N en bus) - - J13 - arrivée +visite d'Arequipa (2N) J14 - Arequipa J15 - Excursion Colca (1N bivouac) J16 - Colca + Cruz del Condor retour à Arequipa J17 - Arequipa (2N) J18 - Arequipa + bus de nuit jusqu'à Nazca (1N en bus) - - J19 - arrivée à Nazca + excursion lineas + cimetière + continuation en bus pour Paracas... (4N) J20 - Paracas J21 - Excursion Ballestas + Paracas J22 - Paracas + sandboarding J23 - bus jusqu'à Lima puis repos ou musée (2N) J24 - Visite du centre historique J25 - Vol retour, départ vers 11h

Que pensez-vous du temps passé sur chaque site/ville? Nous ne souhaitons pas un voyage trop speed ! le J19 vous paraît trop chargé?

Que pensez-vous des moyens de transport... et les distances? Faut-il que je réserve le train dès maintenant (J4 et 6)?

Paracas vaut-elle la peine d'y passer 4N? d'autres sites sur cette côte? Nous évitons au maximum Lima...pas fans des grandes villes! mais je crois que le centre historique est inévitable, non?!

Pour les logements, je n'ai pas encore regardé mais si vous avez de bonnes adresses... budget : 15-20$ /N (Jusqu'à 100$/N à Aguas ou Cusco dans un très bon hôtel...)

- -- Nous attendons avec impatience vos conseils, idées et astuces ! De antemano, muchas gracias! caminuz
Circuit San Francisco - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles English translation pending
by Vioetalex · 2009-08-13 · 17 replies
Bonjour,

Mon ami et moi partons le 25 août pour San Francisco, et nous souhaiterions avoir l'avis de personnes ayant déjà fait l'itinéraire San Francisco Las Vegas Grand Canyon Los Angeles San Francisco, en termes de temps de trajet, points d'intérêt, où passer la nuit... Je précise que nous sommes plus intéressés par les paysages que par les villes, et que nous savons qu'en peu de temps nous ne pourrons pas tout voir...

Voici notre programme : Jour 1: arrivée à SF vers midi - repos et visite Jour 2: visite de SF Jour 3: visite de SF Jour 4: départ pour Yosemite pour la journée et nuit à Mammoth Lakes (une adresse?) Jour 5: journée de route Mammoth Lakes / Las Vegas via Death Valley (pas de visite prévue) et nuit vers Las Vegas (des conseils ?) Jour 6: 1/2 journée de visite de Las Vegas et départ vers le Grand Canyon. Nuit aux alentours (où?) Jour 7: visite Grand Canyon et nuit à Flagstaff ou Seligman ou autre endroit à environ 2h de route, qui nous avancerait plutôt vers Los Angeles (je sais que Flagstaff est à l'opposé, mais la ville a l'air sympa pour passer la nuit) Jour 8: route vers Los Angeles, nuit à Barstow ou à Los Angeles ou ailleurs ? Jour 9: visite Los Angeles, Beverly Hills, Hollywood (nous voulons aller vite). Nous souhaitons passer la nuit à un endroit agréable, à environ 3h de Los Angeles vers le Nord: que nous conseillez-vous? Jour 10 et 11: route près de la côte en passant par Hearst Castle, Big Sur, Carmel, Salinas et retour à San Francisco Jour 12: visite San Francisco Jour 13: visite San Francisco Jour 14: retour à Paris

Nous avons bien conscience que nous allons un peu tout voir au pas de course, mais nous voulions privilégier San Francisco et réduire un peu le budget location de voiture. Quels sont vos conseils ? Vos bonnes adresses de motels, hôtels ou b&b sur notre itinéraire ?

Merci d'avance!

Violaine & Alex
Quoi voir en Argentine en quinze jours? English translation pending
by Clemjop · 2009-03-25 · 23 replies
Bonjour, Avec mon ami nous partons en Argentine 2 semaines à partir du 25/04/2009. Nous arrivons à Buenos Aires et souhaitons connaitre les tuyaux, savoir ce qu'il y a à voir, quel itinéraire suivre, sachant que nous souhaitons voir les chutes d'Iguaçu. Nous comptons louer une voiture sur place et suivre notre propre itinéraire. Nous aimerions aussi savoir quels types de logements peuvent s'offrir à nous, les tarifs, les disponibilités (réservations ou pas) etc... Merci par avance pour vos bons conseils ! Clem
Traversée des Pyrénées à pied, seul English translation pending
by Lucbertrand · 2009-02-23 · 8 replies
Traversée des Pyrénées juin 2006

Je vais avec plus de deux ans de recul relater ma traversée des Pyrénées effectuée sur 22 jours, essentiellement au mois de juin, commencée à Banyuls et terminée début juillet à Cambo-les-Bains.

Comme souvent cette aventure a commencé par un trajet en train au départ de Lyon. Pour me laisser le temps, tout en prévoyant un programme très ambitieux, j'avais dit à ma famille que je partais pour deux mois. N'ayant pas essuyé de reproches directs quant à cette durée somme toute longue surtout en été, j'ai cependant bien vu dans certains regards de l'étonnement et peut-être aussi un peu de peur. Pourquoi grand dieu a-t-il besoin de partir seul dans les montagnes? L'absence de question évite toute justification. D'ailleurs quelle est la justification au fait de partir seul? Y en a-t-il une ou plusieurs? Je ne saurais donner de réponse certaine car les idées restent assez confuses dans mon cerveau. Peut-être à la cinquantaine se prouver que le corps est encore jeune, vivre une aventure tout en restant dans des normes connues, n'avoir à s'occuper que de soi, une recherche relative de solitude? Probablement un mélange de tout cela. Bien sûr avant de partir, j'éprouve des doutes et aussi des remords, car je sais que certaines personnes ressentent ces moments du départ avec douleur, à la manière d'un abandon. Mais inexorablement j'essaie de durcir ma carapace et de ne pas trop réfléchir. Puis le premier pas étant effectué, le cœur devient plus léger.

Le trajet en train, direction le sud, permet de m'absorber d'une part dans une lecture intéressante en espagnol, car le gros de ma traversée je compte la faire dans le pays de Don Quichotte, et d'autre part dans la contemplation du paysage et tout spécialement du Rhône. Ce fleuve exerce sur moi une véritable attirance. De grands écrivains, comme Bosco ou Clavel, en ont fait des descriptions époustouflantes et y ont situé certains de leurs romans. Je me souviens aussi des parties de pêche effrénées avec mon frère dans notre jeunesse, où nous attrapions toutes sortes de poissons en particulier de gros brochets, pêchés de façon tout à fait irrégulière. En effet dans le port Edouard Herriot à Lyon pendant les grandes chaleurs de l'été de gros poissons s'immobilisaient à la surface. Traîtreusement, avec des cannes au lancer équipées de gros hameçons triples, après avoir bien visé nous les crochetions en travers du corps, pas très académique comme procédé mais très efficace. Heureusement ces poissons avaient pratiquement toujours la vie sauve, car leur chair sentait horriblement le pétrole. Il nous arrivait parfois de les ramener à la maison et de squatter la baignoire où durant quelques jours ces habitants du Rhône se trouvaient emprisonnés à la grande colère de notre mère et dans la joie dissimulée de notre père. Puis un jour les bornes ont été dépassées, le nombre de gros brochets et autres carnassiers attrapés étant tel, que nous sommes allés dérober mon frère et moi un fût de deux cents litres vide, qui se trouvait sur le chantier dans la rue au pied de notre appartement. Nous l'avons installé au milieu de ma chambre, rempli d'eau et y avons mis nos gros poissons. Sans doute attiré par nos exclamations de joie, notre père est entré dans la chambre et a marqué l'arrêt devant ce gros bidon rouge pour le moins pas très propre. Puis rapidement reprenant ses esprits, contrairement à la baignoire qui le faisait rire, dans le cas présent son visage exprimait plutôt de la colère et de la consternation devant la stupidité de ses enfants. Nous eûmes l'ordre impératif et exécutoire dans les plus brefs délais de rapporter notre aquarium sur son chantier et de nettoyer par la même occasion la grosse tache de goudron ou d'hydrocarbure qui marquait le centre de la chambre. Tous ces souvenirs de lecture ou d'histoires vécues me permettent de m'éloigner par la pensée des miens et d'oublier ma culpabilité en les abandonnant.

Contrairement à l'année dernière le trajet se passe sans problème. En effet au cours du mois de septembre 2005, j'avais accompli une randonnée d'une semaine à partir de ce joli petit port méditerranéen. J'avais loupé la correspondance en gare de Béziers, à cause de ce que l'on appelle pudiquement un accident de personne. Deux heures d'attente, que j'avais mises à profit pour me promener dans la ville. Il est étrange de penser que l'on profite d'une opportunité de découvrir un lieu parce qu'une personne qui n'avait plus la force ou l'envie de vivre s'est jetée sous un train. Me voilà donc vers les 13 heures en gare de Banyuls. Bien que la première étape soit longue pour un après-midi, je prends mon temps. Je descends sur la plage et vais au contact de l'eau. J'y trempe la main et les pieds mais n'ai pas le courage de me baigner. On ressent toujours une impression étrange, mélange d'appréhension de doute et d'excitation, au moment de partir seul dans un projet d'une certaine ampleur. Surtout, comme je l'ai, dit mon plan est assez ambitieux. Je compte suivre la HRP jusque vers Puigcerda, puis mettre le cap sur la Serra des Cadi et musarder par la suite dans certains massifs espagnols comme le Cotiella, puis rattraper la HRP du côté de Gavarnie et je projette même de remonter la plage de la frontière jusqu'à Arcachon. Mais rapidement, ce que je n'avais pas anticipé, c'est que pour le moral, indépendamment du temps qui souvent n'a pas été de la partie, j'ai besoin de voir sur ma carte la distance se creuser derrière moi et diminuer en direction de l'Atlantique. Toute ma vie j'ai été conditionné pour ne pas prendre le temps et on ne change pas facilement. J'ai presque honte de dire que durant cette traversée, ma plus grande joie bien souvent consistait à visualiser sur ma carte routière au 1 000 000 le trajet de la journée et de constater que cela représentait un espace très significatif à cette échelle d'un pays. Donc progressivement, me trouvant un certain nombre d'excuses, le temps, la famille, mes parents, mon fils qui commençait un stage à Lyon vers le 10 juillet, ce fut la ligne droite ou presque qui dicta mon itinéraire. Ce mode de pensée ne s'est pas imposé immédiatement mais s'est insinué lentement au cours de la première semaine.

Premier jour GR 10 de Banyuls au refuge au pied du Pic Neulos

Vers les 14 heures je démarre. Cet après-midi je compte rejoindre le refuge au pied du Pic Neulos en suivant le GR 10. Je connais l'itinéraire pour l'avoir suivi l'an dernier. Aujourd'hui le temps est beau et stable alors que la fois précédente rapidement je fus pris dans le brouillard et la pluie. J'avais trouvé la cabane à la nuit tombante, alors que se déclenchait un orage d'une violence extrême. J'apprendrai plus tard que cette nuit de septembre 2005, les départements environnants avaient été mis en vigilance rouge. Un grand arbre avait été fracassé par la foudre à proximité de l'abri. Dire qu'il s'en était fallu de peu que je le trouve, alors que j'errais dans le brouillard, la nuit et la pluie. Cette étape est longue, plus de mille mètres de dénivelé et il me faut 6 heures à un bon rythme pour y parvenir. A part un couple doublé, que je reverrai trois jours plus tard sur le Canigou, je ne rencontre personne. Une fois arrivé, croyant que le couple me rejoindrait pour la nuit je m'installe dans un coin. Personne ne vient. Je suis et resterai seul, avec une vue magnifique sur la Méditerranée qui s'étale à l'infini. Au cours de cette traversée ce sera la seule nuit où je n'aurai pas de compagnie. Bien souvent, lors de grandes étapes les journées se dérouleront dans la solitude mais le soir il y aura toujours une âme qui vive avec qui discuter, sauf pour cette première étape. La fois précédente, la nuit de l'orage, il y avait cinq personnes, quatre jeunes Hollandais et un saltimbanque qui terminait la traversée des Pyrénées par le GR 10. Son périple avait duré deux mois avec un sac de 20 kilogrammes. Il s'arrêtait dans les villages pour présenter des spectacles et se faire quelque argent pour continuer son voyage. Nous avions passé une nuit merveilleuse à se raconter une multitude d'histoires vécues, et le matin chacun était reparti sur son chemin, de brouillard et de pluie pour une semaine en ce qui me concernait. Maintenant un an plus tard, la nuit est paisible, troublée par nul bruit.

Deuxième Jour GR 10 du refuge au pied du Pic Neulos aux Illas

Lever matinal, temps superbe, l'étape du jour me conduira aux Illas. L'humeur est au beau fixe, s'éveiller dans cette cabane aux quatre vents sans un bruit, seul avec le soleil distillant déjà sa chaleur bienfaisante. Je contourne le Pic Neulos par une trace plus qu'une sente. Seules quelques vaches paissent tranquillement dans ce terrain raide et broussailleux. Une fois sur la crête comme l'année précédente je me fais entraîner sur ce qui me semble un détournement de GR pour passer devant un gîte. A six heures du soir le détour qui invite à l'arrêt très bien, mais à sept heures du matin c'est moins agréable. En effet cet itinéraire détourné me force à suivre sur plusieurs kilomètres une route goudronnée. Heureusement il est possible par endroits de couper directement à travers la forêt. Donc me voilà pour une bonne distance sur la route, comme consolation cela permet d'étalonner le podomètre. Le mien est pas mal, à vingt mètres près il correspond aux bornes kilométriques, et cela sur presque dix kilomètres. Seul agrément je passe deux sources bien fraîches auxquelles je me désaltère avec bonheur. Arrivée au col du Perthus, que de monde!!! De véritables files d'autobus s'entassent sur les parkings, desquels se déverse une multitude se ruant sur cigarettes et alcools. Dans un gigantesque supermarché je m'achète deux petites boîtes et quelques fruits pour mon repas de midi. En effet, ce soir aux Illas je compte aller au restaurant du bourg dont je garde un très bon souvenir. Vite je reprends mon chemin, ça grimpe dur dans les ruelles. Enfin je suis sorti et emprunte une petite route qui passe au pied du fort de Bellegarde. Un petit cimetière m'interpelle, j'y entre par un portillon qui grince. Comme il est étrange! Les tombes, toutes très vieilles, sont alignées le long du mur d'enceinte, laissant de ce fait un immense espace libre, comme si le lieu n'avait pas encore servi ou presque. Les tombes sont presque toutes surmontées de hautes et maigres croix auxquelles sont accrochées des cocardes tricolores. Mon étonnement est grand lorsque je constate que les dates indiquées remontent à la révolution et manifestement la plupart des défunts sont des militaires. Quelques tombes sont minuscules et dévoilent la présence d'enfants. Que ce lieu est étrange et calme, si proche cependant de la folie consommatrice. Je quitte l'endroit quelque peu songeur. Un peu plus loin j'aperçois des ruines. Il s'agit de la voie romaine qui allait en Espagne. De nombreux vestiges sont visibles, très bien conservés pour certains. Le plus impressionnant, ce sont les traces de roues de char encore bien visibles sur le rocher. En moins d'un kilomètre deux sites exceptionnels méritent une visite. Je m'arrête, mange mes boîtes de sardines et mes fruits. Le chemin pour aller jusqu'aux Illas n'est pas très agréable, large piste serpentant à flanc, succession de montées dans la poussière. L'arrivée au village se fait par une grande descente en lacets, cela semble interminable. Le gîte est loué à un groupe, donc ce sera camping sur un petit terrain communal, où je serai seul. La douche je la prendrai sous le pont du village, là où la rivière fait une petite mare. Le lieu est assez discret, de plus il n'y a pas grand monde. Cette traversée des Pyrénées qui va me prendre vingt deux jours, je ne pensais pas y rencontrer si peu de monde. En effet à part quelques sites connus comme le Canigou, les Aiguilles Tortes ou la vallée d'Ordesa, les étapes seront très souvent solitaires, et si elles ne le sont pas complètement, les humains rencontrés se comptent sur les doigts de la main. Ceux qui me marqueront, ce sont les marcheurs solitaires. J'en croiserai cinq, quatre qui traversent les Pyrénées dans l'autre sens, trois Anglais et un Français, et le cinquième un vieil Allemand qui emprunte la voie du Somport vers Saint Jacques de Compostelle. Ces rencontres sont toujours des moments de grande émotion. J'aurai l'occasion d'y revenir. Il est étonnant comme ces trajets, seul, à travers les montagnes laissent une marque profonde en soi. En effet cela fait maintenant plus de deux ans que j'ai effectué ce périple, et bien, le fait de le dérouler en l'écrivant, une multitude de sensations et de détails me reviennent à l'esprit. Je suis stupéfait de voir que malgré le recul du temps, le fil ténu et éphémère mais de plus de sept cents kilomètres, de ma trace dans ces montagnes s'est incrusté à ce point en mon esprit. L'exercice d'écriture est d'autant plus difficile, que je n'ai pratiquement pas fait de photos. En effet, ces dernières sont un outil prodigieux pour la narration d'un récit. Mais c'est peut-être un peu tricher, car longtemps après, écrit-on par rapport aux sensations que ces photos évoquent à l'instant où on les regarde, ou bien font-elles réellement remonter le vécu et la perception au moment de leur prise? Sans doute un peu des deux. Mais si on n'en possède pas, le fil d'Ariane de la piste fait ressurgir les émotions du moment de l'action, le récit en est sans doute plus véridique. Donc comme prévu, petit repas gastronomique aux Illas dans une auberge à la salle grande et bien aménagée, une ancienne grange restaurée de main de maître. Après cet agréable moment, je fais un tour pour localiser le chemin du lendemain. Je repère un monument à la mémoire des personnes qui rejoignaient l'Angleterre via l'Espagne durant la deuxième guerre mondiale, car le village était l'un des lieux de passage, cela me remémore de nombreux livres et films.

Troisième jour Les Illas, frontière espagnole, Pic de France, Arles-sur-Tech

L'étape sera longue, je compte remonter la belle forêt qui domine le village, passer en Espagne, rejoindre le Roc de France par l'ermitage de la Salinas puis terminer l'étape à Arles-sur- Tech. La montée en sous-bois est magnifique tôt le matin lorsque les rayons du soleil sont encore obliques. Début juin, les feuilles sont encore toutes jeunes et présentent un joli vert tendre. Je ne peux m'empêcher de scruter les touffes de mousse, car je verrais bien des giroles s'y cacher. Une fois en Espagne, une piste large et de bonne inclinaison conduit à l'ermitage. Il est désert mais plus embêtant, la source est tarie et moi qui comptais m'y ravitailler … Tant pis, direction le Rocher de France. Après quelques petites hésitations dans les broussailles, je n'ai pour le moment que la carte au cent millième de l'IGN, je tombe sur un bon chemin qui me conduit sur le petit sommet à 1450 mètres. J'en profite pour me restaurer en contemplant le versant qui doit me conduire à l'étape du soir. Il a l'air immense et plein de replis. En effet cette descente jusqu'à la petite rivière, le Tech, est interminable. Heureusement en pleine chaleur de l'après-midi je rencontre une source qui suinte d'un rocher, que cette eau fraîche est agréable. Cela donne un bon coup de fouet au moral. J'arrive dans la ville d'Amélie-les-bains. Ce fond de vallée est très chaud, le goudron fond. Je commence par suivre la route, mais rapidement du fait de la chaleur et du trafic important je rejoins le lit de la rivière et continue à même les galets. Le rivage par endroits présente de véritables murs de végétation, il me faut donc marcher dans l'eau heureusement peu profonde. Cela procure une sensation étrange de se dire que l'on est en train de traverser les Pyrénées à pied et de se traîner à un rythme d'escargot à glisser sur des pierres moussues en essayant de ne pas piquer une tête. Je finis par abandonner et pars à la perpendiculaire à travers les fourrés à la recherche d'un chemin. Rapidement je tombe sur une multitude de traces praticables. A l'entrée de Arles-sur-Tech je retrouve le GR 10. Cette petite cité est superbe, le chemin se faufile dans des lieux pittoresques, en particulier des petits jardins potagers. Halte dans un camping dans le haut du village, il n'y a presque personne. Le mois de juin ce n'est pas encore les vacances. Je mets mes sandales et retourne me promener dans le village. J'y fais quelques emplettes et vais m'installer à la terrasse d'un restaurant à l'architecture superbe, une ancienne bâtisse en pierre rénovée. La soirée sera nostalgique, car durant l'après-midi mon maudit portable m'a appris la mort d'une personne qui m'était chère. Il y a des moments dont on se souvient toute sa vie eh bien je me souviendrai toujours exactement du lieu et de l'instant où cette triste nouvelle m'a atteint. Je mange cependant avec appétit une gigantesque pizza suivie d'une grosse glace. Je remonte à mon camping sous l'orage qui menace et rapidement m'endors.

Quatrième jour GR 10 de Arles au refuge de Bonne-Aigue

Lever matinal, pas un bruit, petit déjeuner froid englouti rapidement et tout de suite l'immense dénivelé de la journée commence. J'ai l'intention de rejoindre la HRP en passant par le Serra del Roc Nègre à 2714 mètres alors que mon point de départ se situe juste à 300 mètres. Je chemine par des chemins qui se faufilent parmi les restes de vieilles mines, excavations et charpentes métalliques en ruines. Rapidement la chaleur est suffocante, le temps est à l'orage. Je dénivelle rapidement mais je souffre. Le sac me semble pesant, les crêtes apparaissent lointaines, et cela d'autant plus que l'air est saturé d'humidité et prend un aspect laiteux qui augmente l'impression d'éloignement. Le sentiment d'avoir vu trop grand pour la journée commence à m'effleurer. Cependant le rythme rapide me permet de garder le moral. Toujours cette horrible habitude d'avoir les yeux rivés sur la montre et l'altimètre et en déduire des dénivelés horaires. Au moins cela a la vertu d'occuper l'esprit. J'envie ce garçon qui lorsqu'il part pour de grands périples ne s'encombre d'aucun instrument même pas d'une montre, quelle liberté il doit éprouver! Mais pourquoi je n'arrive pas à en faire autant ? La végétation change, des prairies parsemées de jolies fleurs remplacent la garrigue. Un petit ruisseau que je longe, et hop! une jolie truite détale. J'atteins la route qui conduit au col de Cirière. Au gîte en réfection un peu en-dessous je me ravitaille en eau et me renseigne sur l'évolution du temps pour l'après-midi. Rien de rassurant, mais rien d'étonnant, des orages violents sont attendus. S'engager sur les crêtes ne serait pas raisonnable. Je décide donc de rester sur le GR10 et me lancer dans le contournement du Canigou. Le col est rapidement rejoint. Ensuite le chemin s'accroche au versant nord-est de la montagne. Que le lieu est impressionnant ! Le Canigou est vraiment la sentinelle des Pyrénées bien avancée dans les plaines. Les flancs sont très raides et travaillés. Par endroits je traverse de petites gorges au fond desquelles coulent des ruisseaux. Par temps de grosse pluie le passage ne doit plus être praticable sans risque. J'arrive à une petite bâtisse devant laquelle se trouve une magnifique fontaine. J'aurais pu éviter de transporter mes deux ou trois litres d'eau. Un peu plus loin je rejoins le couple vu la première journée, je ne les avais pas reconnus, eux par contre me remettent bien. Il y a quelques promeneurs sur ce magnifique sentier. Je double deux femmes qui me cèdent leur énorme chien blanc, genre Patou, pas méchant mais très collant. Bivouaquer en se serrant dans son poil volumineux doit être agréable, mais je n'en ai pas l'intention. Arrive un croisement de chemins, où le refuge des Cortalets est indiqué par deux itinéraires. Je choisis le plus haut. Alors que je remonte une crête vers les 2300 mètres, un orage violent s'abat. Je dépasse un couple de Belges qui s'abrite dans une petite anfractuosité et mon gros Patou décide de rester avec eux. Une très violente averse de grêle me force à m'arrêter sous le premier sapin et à mettre mon sac à dos sur ma tête. Le tonnerre gronde autour de moi, quelques arbres foudroyés montrent que l'endroit est malsain. Mais la grosseur des grêlons est telle que je n'ose bouger malgré le risque lié à la foudre. L'averse est si violente que mon arbre ne me protège pas vraiment et les morceaux de glace rebondissent dans tous les sens et m'attaquent par le bas. Très rapidement, n'étant pas très habillé la déperdition de chaleur est importante et je commence à me sentir en danger si cela devait durer. Je décide malgré la tourmente de repartir en courant au mieux, car au moins je produirai un peu de chaleur. Heureusement quelques minutes plus tard aussi rapidement qu'elle était apparue la grêle s'arrête. Il était temps, cela a duré une vingtaine de minutes. La montagne est magnifique dans son hostilité, sur les sommets environnants le tonnerre roule en faisant vibrer jusqu'au sol. Après la traversée de quelques pierriers instables et glissants j'arrive au refuge. Une foule immense s'y trouve. En effet c'est la fête des feux de la Saint Jean. Demain tout ce beau monde montera son bois au sommet du Canigou pour faire un immense feu de joie. Les Catalans sont comme les Basques, le bois ils aiment ça, et ils se mettent à plusieurs pour monter des bûches énormes. Très vite je me rends compte que je n'ai pas du tout envie de passer la nuit ici. Il n'est que quatre ou cinq heures, je continue donc jusqu'au refuge de Bonne-Aigue petite cabane qui doit être moins peuplée. On me conseille cependant de prendre de l'eau car la source de Bonne-Aigue, contrairement à son nom, n'est pas toujours bonne fille et peut se montrer avare, ce qui sera le cas. Encore une ou deux heures de chemin escarpé, durant lesquelles je chemine presque accroché au ciel en dominant la plaine, située très loin en-dessous. Enfin au détour d'un pli du terrain le petit abri se dévoile sur son éperon. J'y suis seul. Une vue magnifique sur le sommet du Canigou s'offre au regard. Heureux d'arriver, ce sera l'une des plus longues étapes de ma traversée et la plus éprouvante, à cause du temps d'abord étouffant et puis cet orage très impressionnant. Je cherche la source et la découvre enfin juste devant le refuge, mais elle est à sec. J'ai été bien inspiré de prendre trois litres d'eau au refuge précédent. Je m'installe, fais un feu dans le fourneau et me cuisine une grosse purée et bien au chaud dans mon duvet je poursuis la lecture de Croisières et Caravanes d'Ella Maillard. C'était quand même autre chose quand elle traversait dans les années trente l'Asie à pied en dormant deux semaines durant dehors en hiver dans l'Himalaya, en ayant pour tout refuge le flanc de son chameau. Je me dis que mes petites souffrances c'est de la rigolade. Alors qu'il fait encore bien jour, j'entends du bruit. Je ne serai pas seul cette nuit. Un couple de jeunes gens arrive. Voyant l'exiguïté des lieux, ils décident d'aller planter leur tente sur un replat à proximité. Après s'être installés ils viennent me chercher et m'invitent à partager une bouteille de blanquette de Limoux. Assis dans l'herbe à côté de leur tente nous avons une discussion animée. Incroyable, lui vient de faire une thèse sur les mafias albanaises. Je ne dirais pas que je suis très fort sur ce sujet mais j'ai habité trois ans en Albanie et donc le thème m'intéresse. Cette soirée mémorable et très sympathique me revigore et me laissera un souvenir impérissable. La nuit tombée depuis un bon moment, nous rejoignons chacun notre sac de couchage.

Cinquième jour GR 10 du refuge de Bonne-Aigue au hameau du Mantet

Après une bonne nuit, je me sens en pleine forme, la longue marche d'hier n'a laissé aucune trace. Mes amis dorment toujours, je laisse un petit mot de remerciements sur l'un de leurs sacs et leur souhaite une bonne montée au Canigou. Comme toujours lorsque je suis un GR, je pars bille en tête sans rien regarder, sauf dans le cas présent, un dernier regard à ce minuscule refuge agrémenté d'une petite tente. Rapidement je traverse un éboulis et fais détaler toute une harde d'isards. Le chemin pénètre en forêt. Il semble peu utilisé, bizarre pour un GR. Mais l'ambiance est tellement extraordinaire et mystérieuse que pris par l'envoûtement du lieu je m'y enfonce toujours plus profondément. De plus en plus de branches obstruent la sente de plus en plus étroite. Je finis par perdre toute trace. De toute évidence je ne suis plus sur le chemin. Cependant ma carte au 100 000 ne me dit pas si je me situe au-dessus ou au-dessous de mon itinéraire . Le plus simple, faire marche arrière jusqu'à ce que je retrouve la sacro-sainte trace rouge et blanche. En effet je n'aurais pas dû traverser la zone d'éboulis. Le chemin à cet endroit monte une petite crête très raide et poursuit en pente très soutenue. Mais comme souvent, cette erreur m'a permis d'abord de voir de très près ces beaux animaux que sont les isards et de passer une heure dans une forêt mystérieuse très peu fréquentée. J'atteins un collet haut perché que je distinguais très bien du refuge, et je bascule sur un autre versant de la montagne, toujours aussi joli et aérien. Rapidement je rejoins l'un des itinéraires qui conduisent au point culminant. De ce fait je croise de nombreuses personnes qui s'y rendent. Le refuge de Mariailles apparait. Je suis un peu déçu, il a l'air d'être jeté à même le bord du chemin. J'en avais une idée magnifique, ayant lu un article particulièrement élogieux sur sa gardienne, ce qui tout naturellement me rendait le lieu très sympathique. Je ne m'y arrête pas et descends à un bon rythme jusqu'à Farga. Que ce petit hameau est accueillant, des fleurs partout, des champs remplis d'immenses herbes bien vertes, et une fontaine. Une eau fraîche agréable à boire, mais il serait préférable qu'elle soit plus chaude, car on en absorbe plus facilement une grande quantité, et lorsqu'on fait des efforts c'est par litre qu'il faut s'hydrater. Ensuite par une grosse chaleur je remonte au col de Mantet. 900 mètres de dénivelé en zigzaguant avec la route goudronnée par des petits raidillons. Le col fait très pelé, le village du même nom est blotti quelques centaines de mètres plus bas. Un gîte très agréable m'accueille. La soirée est particulièrement exquise. L'hôtesse cuisine très bien, et à quatre, un couple étant présent, nous refaisons le monde jusque tard dans la nuit. Je rejoins un lit moelleux et je tombe sur un livre de Troyat, dont je ne me souviens plus du titre, mais il me passionne tellement que j'en lis les trois quart avant de m'endormir.

Sixième jour GR 10 du Mantet aux Planes

Le temps semble beau, après un petit déjeuner copieux me voilà parti à travers les alpages. Le paysage est très différent de ce que j'ai vu sur le tour du Canigou. On retrouve la moyenne montagne que je qualifierai de classique. Rapidement je passe le col del Pal, qui domine le village de 900 mètres. Je redescends au refuge de la Carança. Il est au confluent de plusieurs vallées, et les vaches innombrables l'assaillissent littéralement. On m'avait prévenu que la source pouvait être contaminée du fait du grand nombre de bovins. Je constate que j'ai perdu l'une de mes superbes sandales, achetées 70 euros au Vieux Campeur. Je suis très mécontent, je les ai attachées sur mon sac. Alors s'est-elle décrochée ou dans la précipitation du départ l'ai-je oubliée au gîte? Cela me perturbe, comme quoi il ne faut pas grand chose. Alors dans ma colère à partir du refuge j'accélère et remonte un joli vallon. Je ne croise pas grand monde puis viennent face à moi des pêcheurs. Tiens c'est bizarre! Mon itinéraire de la journée ne comporte pas de lac. Je leur demande d'où ils arrivent. Bien évidemment de l'étang de la Carança. C'est le bouquet, je n'ai pas pris la bonne vallée. Il faudrait bien que je finisse par prendre l'habitude de regarder la carte de temps en temps de façon plus rigoureuse. En effet je suis juste sous le lac j'ai bien dû faire quatre cents mètres de dénivelé. Pas de panique, c'était très joli. Je m'arrête donc et commence à casser la croûte. Au moment de reprendre le chemin du refuge un autre pêcheur descend. Nous engageons la conversation et j'aurai droit à un superbe cours sur la truite fario de souche pyrénéenne. Il m'explique tout sur sa reproduction et sa pêche. Encore une fois l'erreur est très bénéfique. De retour au refuge je reprends mon chemin qui est franchement très évident. Le col se situe 600 mètres plus haut. Son accès est raide, coupant en permanence une piste qui fait de grands détours. Une fois arrivé, un vent froid et désagréable m'enlève toute envie de faire une pause. Ce temps pour le moins pas très agréable, je vais le subir quasiment jusqu'à l'Atlantique. Je prends cependant le temps de regarder ma carte et de constater que le Gr fait une immense boucle en fond de vallée. Je décide de traverser directement et de rejoindre le chemin sur le mouvement de terrain suivant. Je visualise l'itinéraire que je veux suivre et c'est parti. Arrivé en fond de vallon, j'attaque directement la pente en face et après une bonne suée je retrouve les traces rouges et blanches. Il ne me reste plus qu'à me laisser conduire au village de Planes. Le gîte est ouvert. Je bois une bière en compagnie d'un habitué de la région. Il me raconte une histoire étonnante qui corrobore ce que j'ai vécu trois jours auparavant. Il me fait part de son expérience des chutes de pression très brutales du côté du Pic de Costabonne. Effectivement lorsque j'étais près du Pic de France, mon altimètre affichait des variations d'altitude très brusques et importantes. J'ai tout de suite pensé qu'il ne fonctionnait plus. Eh bien non, il s'agissait du phénomène que l'on me décrit. Pas étonnant, m'a-t-il dit, que j'ai subi un orage aussi violent sur le Canigou. Le repas du soir sera moins raffiné que celui de la veille. Je me trouve avec un Canadien qui finit ses vacances et qui repart le lendemain. Il éclate de rire quand il constate que je n'ai qu'une sandale et un pied nu. Nous passons la soirée devant la télévision, coupe du monde oblige. La France va gagner, et ce n'est pas le dernier match que je regarderai.

Septième jour Les Planes à Puigcerda et village de Ger par chemins et route (N260)

L'étape du jour doit me conduire en Espagne, pays dans lequel je resterai jusqu'au pays Basque. L'itinéraire remonte le vallée de Mont Louis jusqu'à la frontière. Manifestement j'ai une baisse de moral, pourtant tout va bien physiquement. Le chemin parcouru jusqu'à présent était très beau, la marche agréable, les haltes du soir toujours bonnes et souvent pleines de surprises. Eh bien non, malgré ces 6 jours prometteurs d'une belle traversée je suis envahi par un coup de blues. Le plus étrange, c'est que je ne sais pas pourquoi. Allez, ne pas se poser de question et marcher, on verra après. J'abandonne le GR 10 à partir d'aujourd'hui pour ne le retrouver que vers Saint-Jean-Pied-de-Port. La marche en forêt est plaisante. De l'autre côté de la vallée j'aperçois le fameux four solaire d'Odeillo. Ayant coupé mon téléphone portable depuis hier matin, je l'ouvre, des fois que ma famille s'inquiète en ne pouvant me contacter. J'ai effectivement un message d'un camarade qui me propose des activités professionnelles à Lyon et Paris. De toute évidence cela attendra mon retour. Je savoure l'immense privilège que cela représente de ne plus être soumis au dictat de devoir gagner sa vie et de vivre sans peur excessive du lendemain. Après tout, cela dépend aussi de ses envies et du niveau auquel on fixe ses besoins. Mais la contrepartie de ne plus se sentir tendu vers un but professionnel, c'est peut-être de devoir occuper son temps libre. C'est sans doute là que se niche une partie de mon vague à l'âme. L'allure n'est pas très rapide. Je fais une halte à même le tapis d'aiguilles de pins et engage une longue conversation téléphonique avec une personne qui m'est chère et qui me connait bien. Sans doute suis-je à la recherche d'un appui dans la signification de la traversée que je fais? En tout cas la discussion porte ses fruits. Je trouve une interlocutrice qui est un avocat sans concession de la poursuite de l'entreprise. Plus de doute, debout et marche. Je m'arrête dans le village de Eyne et mange la boîte de thon que je traîne depuis Tech. C'est pénible car on se met de l'huile partout et ensuite il faut trouver une poubelle, car pas question de remettre dans le sac cette boîte de conserve toute dégoulinante. N'en voyant pas dans les environs, je mets le tout dans un sac plastique que j'accroche sur le sac à dos. Dans ce village, l'année précédente, j' avais pris le fameux train jaune, expérience très intéressante. J'étais le seul voyageur sur le quai, le train est arrivé à faible allure et s'arrêta. Le chauffeur sortit la tête et me demanda si je voulais monter. Je lui répondis par l'affirmative et il m'enguirlanda presque en me faisant remarquer que normalement le train ne marque l'arrêt en gare que si on lui fait signe, et qu'il n'est pas devin et ne peut connaître mes intentions. Je devais donc m'estimer heureux qu'il se soit arrêté car de plus c'était le dernier de la journée. Après ce rappel de mes souvenirs, je repars. Avec la journée qui avance, la chaleur augmente. Après m'être perdu dans des champs cultivés, qui de toute évidence se sont appropriés le chemin, n'osant pas couper directement parmi les épis de blé, je fais moult détours. J'arrive enfin à Bourg Madame et passe la frontière. Manifestement les douaniers regardent les gens, est-ce dû au contrôle de l'immigration clandestine en Europe ? A Piugcerda je m'arrête et me mets à l'ombre dans un café. Pour ce sacro-saint moral à retrouver et à consolider, je sens qu'il faut que j'avance un grand coup, comme cela je serai irrémédiablement lancé dans l'aventure. Donc première décision, je laisse tomber le long détour par la Serra de Cadi et je file directement sur La Seu d'Urgel, en partie sur la route et en partie par des chemins qui traversent de petites villes un peu désaxées. L'important c'est qu'il n'y ait pas trop de montées et que le mouvement vers l'ouest soit significatif. A la sortie de l'agglomération, je distingue très nettement à une vingtaine de kilomètres au sud la barre impressionnante de la Serra des Cadi, sur une trentaine de kilomètres elle se lève d'est en ouest en une vague toujours au-dessus des 2000 mètres, et même pour sa moitié ouest toujours au-dessus des 2500 mètres. Résolument je m'engage sur la route à grande circulation, je vois un panneau qui indique 60 km alors que ma carte en indique un peu plus de 50 pour la ville de La Seu D'Urgel. Un super marché, j'achète une bouteille de banga de deux litres que je descends presque d'un coup, cela fait repas et boisson. Sur le goudron c'est une véritable canicule, avec la réverbération de la chaleur, les 35 degrés sont à mon avis atteints. Un grand magasin de chaussures dans une zone commerciale, j'en profite pour m'acheter des tongs pour remplacer mes sandales. Il y a des soldes, j'ai deux paires pour 7 euros mais je n'en veux qu'une. Dans mon espagnol hésitant j'explique qu'une seule suffit et que je ne désire pas en porter deux jusqu'à l'Atlantique. La charmante vendeuse finit par m'en vendre une paire pour 4 euros. Je retourne dans la fournaise avec l'intention de bien avancer avant le soir. Après une dizaine de kilomètres je me laisse tenter par le joli village de Ger qui domine la route, et pars à la recherche d'un logement. Le bistrot, dans lequel j'entre, loue des chambres certes à des prix non-modiques, mais de qualité. Pour une journée sans moral l'étape a été cependant importante. Je me promène dans cette petite cité toute en pente et termine dans un petit estanco. On est bien en Espagne et l'ambiance est très sympathique.

Huitième jour Principalement route de Ger N260 direction ouest

Au réveil, il fait presque nuit, cela ne provient pas de l'heure matinale mais de l'épaisseur des nuages. Je reprends la route à grande circulation sur une dizaine de kilomètres et me dirige vers la petite ville de Bellver de Cerdanya. Jolie agglomération à l'architecture de cachet avec ses belles maisons en pierre, ses magasins bien achalandés et sa foule qui se presse dans les rues. Une brume épaisse tombe, assortie d'une bruine tenace. Une route très peu fréquentée me permet de gagner dix kilomètres loin du raffut de la circulation. Cela me donne l'occasion de découvrir la belle église de Santà Eugènia de Nerellà. Vers les treize heures, retour sur la grand route à l'entrée de la ville de Martinet. Dans un bistrot comme on en trouve dans toutes les grandes cités européennes je profite d'une accélération des précipitations pour faire une pause. Sensation étonnante que de faire de longues distances à pied le long de grands axes routiers. Je pense à tous ces récits de voyage où durant des semaines voire plus l'itinéraire se déroule dans le souffle et les aspersions des camions lancés à toute allure. Je me remémore en particulier un pèlerin parti de Lyon pour Jérusalem et qui avait traversé une bonne partie de l'Italie dans ces conditions, ou encore Bernard Ollivier qui au cours de sa longue marche appréhendait la traversée des tunnels non éclairés quelque part au fond de l'Asie. Ma carte au 50 000 me permet de voir qu'un petit chemin se faufile entre la montagne et la rivière sur la rive opposée à la route, encore quelques kilomètres de gagnés loin des monstres d'acier puants et bruyants. Ensuite, après un bref retour sur cette N260 apparaît un camping à même le bord de la route. Bien qu'il ne soit pas tard je décide de m'y arrêter. Le temps s'est amélioré et rapidement la chaleur sèche le sol. Manifestement il n'y a pas grand monde, à tel point qu'il est impossible d'acheter quoique ce soit, le restaurant et l'épicerie étant fermés, donc ce soir mon réchaud me servira pour chauffer ma purée soupe, habituelle dans ces circonstances. C'est très simple à faire, c'est comestible, ça cale sérieusement, que demander de plus? Je m'installe au bord de la rivière sous un rayon de soleil et je m'y trouve très bien. J'observe les petits verrons qui farfouillent les gravillons dans quelques centimètres d'eau un peu à l'écart du courant principal du cours d'eau. Soudain, sortant des profondeurs agitées par le courant, une belle truite fait un passage rapide mais ne réussit pas à attraper une proie. Être le témoin d'une scène de ce type, somme toute banale dans la nature, me remplit de joie, et c'est très bon pour le moral.

Neuvième jour N260 jusqu'à la Seu D'Urgel puis GR7 jusqu'à la Farga des Moles

L'étape de ce jour doit me conduire au moins à La Seu D'Urgel. Afin de continuer à bien avancer tout se fera par la route. D'ailleurs, vu l'endroit où je me trouve, il n'y a pas d'autre choix. La vallée est encaissée, la route domine d'assez haut, aucune possibilité de progression près de la rivière et le versant raide ne permet pas de prendre des chemins en amont. Donc je me lance sur le bitume, tôt le matin peu de circulation et température clémente. Surprenant je trouve du plaisir à avancer comme cela sur une route nationale. D'ailleurs par endroits les points de vue sont magnifiques. Un seul tunnel se présente, évitable par l'ancienne route. Par endroits l'espace derrière le rail de sécurité ne permet pas de marcher, car il y a presque directement le vide. J'avance donc sur la route bien collé au bord métallique, m'immobilisant lorsque un camion arrive, ou même j'enjambe le rail et attends qu'il soit passé pour revenir sur le goudron. A un moment, marchant sur la chaussée, je vois arriver face à moi un cycliste et derrière lui à vive allure un camion survient. Vu l'étroitesse des lieux je réalise que si le vélo fait un écart pour m'éviter, il court un grand risque de se faire écraser par le bolide lancé à 100 à l'heure. Je saute précipitamment le rail, le cycliste y reste collé et le camion le frôle dans un grondement. Vers les onze heures j'atteins la petite ville désirée depuis avant-hier. L'entrée se fait le long de belles allées verdoyantes qui longent le cours d'eau. Je traverse cette agglomération qui s'étale sur un bon kilomètre, puis près de la sortie je fais une halte dans un restaurant. Il se situe à un carrefour particulièrement passant, en effet l'une des routes remonte directement au Pas de la Case. Bien qu'ayant bu deux bières et mangé comme un boa, je repars sous le cagnard. J'emprunte le GR7 sur une dizaine de kilomètres. Bien que remontant la vallée qui conduit au Pas de la Case, le trafic n'est pas gênant, le chemin étant souvent à bonne distance de l'asphalte. Un embranchement de vallées apparaît, et là se niche la Farga de Moles et son camping. Site agréable dans un décor verdoyant. Le mois de juin est une période propice à la balade car les fonds de vallées ne sont pas encore brûlés par les chaleurs et les sécheresses de l'été. Ce soir, encore un match de foot, je ne me souviens plus quelles étaient les équipes en compétition.

Dixième jour petite route et hors chemin balisé jusqu'au village de Tirvia

Aujourd'hui l'aventure reprend. En effet je vais essayer de rejoindre au mieux le Val D'aran en dehors de tout itinéraire balisé. Pour corser la chose, il me manque un bout de carte sur une bonne distance. Mais de la fin de ma première carte je devrais voir une montagne caractéristique qui se trouve sur la seconde. Tout commence par une petite route qui serpente dans une vallée étroite. Un gros chien décide de m'accompagner, il me suivra deux bonnes heures. Passé un premier village, j'arrive à Civis et prends une sente qui monte raide. Alors je dis à mon compagnon à quatre pattes de retourner chez lui. Il n'en fallait pas plus pour qu'il fasse demi-tour, à moins que de lui-même il ait décidé de s'arrêter à la fin du goudron. Le chemin suit des flancs arides et escarpés, la solitude est vraiment présente. Le col de Confluent est atteint, un peu plus de 2000 mètres d'altitude, et je suis en bout de carte. Très bien, est-ce que mon pronostic s'avère exact ? Effectivement, une vallée se présente avec un large débouché vers la gauche et une montagne sur la droite avec un petit col, qui doit correspondre à celui que je compte rejoindre. Dans la partie manquante je rencontre même un hameau désert, mais équipé d'une belle fontaine, qui est la bienvenue car je manque d'eau depuis plusieurs heures. Une fois près d'une rivière je repars à l'assaut du versant opposé vers le col identifié. Étant dans la forêt sur le flanc de la montagne, évidemment mon lieu de passage désiré disparaît du champ de vision. Il me faut partir à l'estime, dans un immense versant encombré d'arbres abattus à enjamber. J'ai le sentiment que je ne vais pas y arriver. Je me traîne de tronc en tronc en essayant de les escalader le plus rapidement possible sans dépenser trop d'énergie et sans me blesser. Après un moment qui me semble une éternité, les troncs s'espacent et je pressens la fin du calvaire. J'atteins une prairie encaissée dans un vallon, au fond duquel court un ruisseau. Je décide de le suivre, en effet il monte c'est bien et de plus le cheminement est dégagé. Ce sont déjà des éléments très favorables. Mais est-ce que de plus ce vallon aura le bon goût de conduire là où je veux aller ? En tout cas après le supplice que je viens de vivre, avancer à bonne vitesse sur une herbe souple procure un grand plaisir. Certes la pente est raide et irrégulière d'où un champ de vision très restreint. La direction me semble bonne, et de fait après une petite heure de montée je tombe pile sur un collet qui se découvre au tout dernier moment. Je sors ma nouvelle carte et miracle, ce que je vois devant moi correspond exactement à ce qui est décrit. Dans la vallée tout en bas deux villages Burg et Tirvia. Ce dernier aux environs des 900 mètres, donc quelques 1400 mètres en aval. A vol d'oiseau la distance est de l'ordre de huit kilomètres. Ma carte n'indique qu'une vague piste en pointillé, que je ne trouve pas. Mais la descente se fait à travers prés et broussailles. Toujours un passage se découvre au dernier moment, un vrai bonheur, une petite trace de ci delà laissée par des animaux sauvages ou domestiques et hop quelques mètres de gagnés. Au détour d'une ruine noyée dans de grandes herbes, une grosse couleuvre me détale dans les pieds. L'après-midi est beau, quelques petits nuages épars signe de stabilité, pas d'orage à craindre, le vent froid qui m'accompagne un jour sur deux est absent. Cette étape avec son caractère particulier est l'une de celles qui me laissera un des meilleurs souvenirs. Sur la trentaine de kilomètres, voire plus, parcourus, je n'ai rencontré qu'une femme le matin en passant un premier village. Nos montagnes européennes, dès que l'on sort des grands axes de randonnée à la mode, sont presque désertes. J'aurai l'occasion de le constater encore au cours d'étapes à venir dans des variantes du GR 11. Arrivée au village de Tirvia, écrasé sous la chaleur de milieu d'après-midi. Euréka!! Il y a un petit hôtel à la façade sympathique qui donne sur la place centrale. Je commence par boire une bonne bière, car l'eau a été rare aujourd'hui. En effet, j'ai évité de faire le plein à la rivière, n'utilisant les cachets qu'à la dernière extrémité. L'eau en montagne, je la bois sans traitement lorsqu'elle sort de terre ou de la roche, considérant que le passage dans le sol est un filtre. De même je la bois à l'air libre lorsqu'elle court au-dessus de la zone de végétation si elle ne provient pas d'un lac. Soirée agréable, menu de qualité, il faut dire qu'après un effort comme celui d'aujourd'hui tout aliment a la saveur de ce que Bocuse vous propose. Le propriétaire est tout étonné de ma réponse lorsqu'il me demande où je vais. De toute évidence je suis en dehors des routes habituelles de la traversée des Pyrénées.

Onzième jour de Tirvia hors chemin puis route et chemin jusqu'à Espot

De l'hôtel, je distingue très bien en face, de l'autre côté de la vallée le début de mon étape. Ma carte m'indique qu'une sente conduit au petit pic qui nous domine fièrement. D'abord rejoindre le fond de la vallée. Soit suivre la route qui fait un détour ou couper directement dans la pente qui donne directement sur la rivière. Je m'avance au bout du plateau sur lequel se trouve le village pour me faire une idée de la praticabilité d'un passage direct. Une grosse centaine de mètres dans une pente très raide, mais de nombreux arbres. L'affaire semble jouable. En effet la végétation et le sol meuble me permettent de rejoindre le lit de la rivière facilement. Une fois en bas pas d'autre possibilité que de traverser, heureusement la profondeur et le courant sont faibles. La petite zone à la confluence de quatre vallées est prestement traversée et je m'engage dans la forêt qui doit me conduire au Pic de l'Orri, quelques six cents mètres plus haut. De toute évidence ce sentier n'attire pas les foules. De temps à autre une vague trace, mais le plus souvent la progression est conduite par les zones de moindre résistance végétale. Je débouche à un collet, j'y laisse mon sac et continue. J'ai un peu l'impression d'être le premier à fouler ce sommet modeste qui culmine à 1444 mètres. Je découvre un vaste panorama. Mon belvédère est de tout premier ordre pour visualiser le reste de mon étape du jour. Cela commence par plusieurs kilomètres à flanc parmi buissons et épines sans cheminement bien établi. Au gré des zones aérées je zigzague avec par endroits de petits soucis, car ça pique vite et fort. Pourvu que je ne soit pas obligé de rebrousser chemin. En effet je distingue bien une route dans la vallée bien plus bas, mais la descente directe me semble particulièrement exposée sur des terrains raides où la chute serait sans doute mortelle. Donc persévérer sur cet immense pente de montagne. J'aperçois un reste de chemin creusé à même la roche. Je l'atteins en me hissant à travers piquants et ronces. Je le suis quelques dizaines de mètres et soudain au niveau d'une gorge, il n'est plus praticable et toute progression est interdite. Demi-tour dans cette jungle. Je sens que le village aperçu du sommet n'est plus très loin, il y a forcément un passage, car je constate de nombreuses traces d'ovins et de bovins. En effet, une rupture de pente de quelques mètres me donne accès au fond de cette petite gorge escarpée, et rapidement sur l'autre versant un bon chemin s'amorce et me conduit en quelques centaines de mètres au centre d'un joli bourg bien restauré. Je fais une pause au lavoir, bien au frais. Mon horizon s'éclaircit. Une route aérienne descend lentement vers la grande vallée que je dois remonter quelque temps avant de rejoindre sur le versant opposé la station estivale d'Espot, l'un des points d'entrée dans ce magnifique parc national d'Aigüestortes. Encore quelques heures de marche sans histoire mais fort agréables avant d'arriver à Espot. J'en profite pour m'acheter un bâton, qui malheureusement n'est pas très solide malgré son prix, et qui ne durera que le temps d'une étape un tiers. Je le garderai cependant bien qu'ayant perdu le quart inférieur. A la sortie du village, un camping accueillant presque désert, même dans des endroits touristiques comme celui-là au mois de juin ce n'est pas encore les vacances. Avec la majorité des quinquas européens à la retraite je m'attendais à trouver plus de monde. Le camping dans ces conditions de faible affluence est une activité très supportable même agréable. Seul petit ennui, ma tente est mono-paroi et la condensation est importante même toute ouverte, donc cela nécessite durant la journée de guetter un rayon de soleil pour faire sécher le tout. En été cela ne pose généralement pas de problème.

Douzième jour GR 11 de Espot au refuge du Montardo (Restanca)

Quelques gouttes durant la nuit ont claqué sur la toile, mais rien de grave. Ce matin le temps est correct. Départ matinal. Deux gentilles dames me proposent de me déposer au bout de la route, avec le sourire je refuse. Il faut bien reconnaître que cette piste de 4 ou 5 kilomètres qui conduit au parking de départ de randonnées magnifiques n'est pas des plus intéressantes, mais la traversée doit se faire intégralement à pied. Enfin arrive la barrière d'interdiction de passage des véhicules. Peu de distance après, le premier lac, il est de belle taille. Je le longe par la droite et vers le fond le chemin s'élève dans des escarpements. Ces zones granitiques où gros blocs et sapins alternent sont magnifiques. En une succession de montées et descentes je passe de nombreux lacs de toutes formes. Les petits cols que je franchis, sont à chaque fois de magnifiques points d'observation de cette région exceptionnelle. Au bord d'une étendue d'eau perchée je fais une halte, le site est vraiment extraordinaire, de toutes parts des lacs s'étalent. La zone est si vaste qu'il est facile de s'éloigner du chemin balisé et de se déplacer sur de larges plaques granitiques qui offrent un cheminement généralement aisé et qui permettent des vues plongeantes sur les plans d'eau. Une dernière montée raide avant de descendre sur le refuge de la Restanca, situé juste au pied du Montarto, magnifique montagne du sommet de laquelle on peut apercevoir jusqu'à 80 lacs. Il y a bien longtemps, j'y étais monté en hiver, tout était recouvert d'une épaisse couche de neige, je ne peux donc pas confirmer que l'on peut vraiment en compter 80. Le refuge est bondé, étant seul je suis accepté, par contre généralement en groupe l'hébergement demande de l'anticipation. Si j'étais courageux je me contenterais d'y manger et repartirais dormir plus haut sur un replat de la HRP. Mais le temps qui se couvre et la pluie qui s'annonce m'enlèvent tout courage et je vais choisir la nuit dans un petit dortoir bondé.

Treizième jour HRP puis GR 11 jusqu'à la cabane de Coronas (pied de l'Aneto)

Nuit difficile entre bruit de pluie violente et raclements de gorges multiples, au matin les désagréments de la surpopulation, malgré une envie pressante pas moyen de trouver des toilettes libres, donc courir à l'extérieur se cacher au moins mal et si possible au plus loin du refuge. Je fuis rapidement une fois le petit déjeuner pris. Sur cette portion de la HRP je suis seul car le temps n'est pas beau, il pleut mais la visibilité reste correcte. Une demi-heure après être parti je tombe sur mon premier solitaire en sens inverse. Il s'agit d'un Anglais qui vient de se faire saucer toute la nuit pratiquement sans matériel. Il est tellement trempé qu'il est en short et tee-shirt, mais ça le fait rigoler et sa volonté d'atteindre la Méditerranée n'est pas entamée. Nous discutons une dizaine de minutes et reprenons chacun notre chemin. Je suis plein d'admiration pour ces British que rien n'émeut. Le parcours de la HRP, c'est souvent magnifique. J'en connais quelques passages en particulier ceux d'Ariège vers le Mont Rouch, grandiose. Aujourd'hui ce tronçon par temps hostile fait ressortir toute la beauté de ce monde de pierre et d'eau. Les cairns sont assez nombreux et il n'y a aucun problème de cheminement, il faut dire que le fait de longer des lacs facilite l'orientation. Passage raide pour arriver à un col à 2510 mètres, la pluie s'intensifie. La descente est glissante, attention de ne pas aller trop vite. Encore des lacs et retour sur le Gr 11, où de nouveau je croise quelques groupes de randonneurs sous leur cape. Je constate que mon bâton est tordu et qu'il me manque la partie inférieure, tant pis il m'est toujours possible de m'y appuyer. Je longe le lac de Rius et m'engage dans une longue descente sous une forte pluie. Le fond de la vallée est atteint, le chemin débouche à proximité de l'entrée du tunnel de Viehla. Il n'est que midi ou un peu plus, vais-je rester dans cet endroit en attendant des conditions meilleures? Par ce temps il est exclu de continuer par la HRP, et le GR11 passe deux cols dont le plus haut est à 2720, ce qui fait pour l'après-midi un dénivelé cumulé de plus de 1800 mètres. J'hésite, vais visiter le refuge, et l'impatience me dominant, je décide de partir, il sera toujours temps de redescendre ou de m'arrêter dans le petit refuge d'Anglos perdu quelque part entre deux lacs à 2300 mètres. C'est parti, je descends la grand route jusqu'à un lac de barrage. A droite l'itinéraire escalade une forêt raide. Les nuages accrochent tous les reliefs, cependant la pluie cesse. Je quitte le goudron à treize heures trente, ce qui laisse de la marge avant la nuit. Immédiatement j'adopte un bon rythme sur ce sentier qui monte droit. Je me sens bien, l'air est frais, le cadre est grandiose et un peu mystérieux. En une heure j'abats plus de 600 mètres de dénivelé sans vraiment forcer, je commence à croire que je peux basculer ce soir du côté de Benasque. Sans que mon allure ne se modifie j'atteins le premier lac et je vois la petite cabane d'Anglos. Effectivement par temps de brouillard elle doit être difficile à trouver, mais cet après-midi on s'oriente vers une embellie. Je croise un couple de Hollandais. Ils viennent de faire une étape épuisante et espèrent rejoindre le fond de la vallée ce soir. Les lacs se succèdent, vu du haut ils ont des reflets lugubres à cause des nuages, et comme la pierre les entourant est sombre et mouillée l'ambiance est particulièrement austère. J'aborde la zone où seule la caillasse survit. Le premier col se présente. De ce lieu, je vois très nettement le second, pente de cailloux raide. Pour le rejoindre il me faut redescendre à un petit lac qui apparaît comme un trou noir. Que la montagne est belle dans ces conditions. Au niveau du lac une abondante source sourd de sous de grosses pierres, je m'abreuve longuement. La remontée pour atteindre le col de Ballibierna à 2720 mètres me demande presque une heure, la fatigue commençant à se faire sentir. La vue s'étend à un immense vallon dominé par l'Aneto. Les Pyrénées de toute évidence sont de hautes montagnes. Ce coin est très sauvage. Une pause bien méritée me permet de m'imprégner de l'esprit du lieu. Il n'y a rien de tel qu'un peu de stress engendré par des conditions douteuses pour déclencher le turbo. Maintenant retour au calme, pas de doute je dormirai dans la vallée qui conduit à Benasque. La descente promet d'être longue. Elle commence par un incroyable chaos de gros blocs qui obligent à de nombreux sauts. Attention de ne pas glisser sur la pierre détrempée car la chute est souvent très mauvaise et une fracture de la jambe ici risque d'être particulièrement inconfortable. Je contourne un lac toujours au milieu de ce chaos de blocs, presque de l'escalade au-dessus de l'eau. Avec un peu de neige le passage doit être scabreux. Enfin j'arrive sur un terrain un peu plus conforme à la randonnée, une immense descente commence. Ce versant sud de l'Aneto est très vaste et l'on ne prend pas bien conscience des distances. Je rentre dans une forêt de pins clairsemés. Sur le bord du chemin un couple de jeunes est assis, je leur demande si le refuge de Coronas est encore loin, ils me disent que j'y suis presque. Cependant il me faut encore un temps que je trouve interminable pour le rejoindre. Enfin, le voilà, il s'agit d'une cabane carrée sans aménagement aucun, mais au moins elle est propre. Souvent je passe de petits abris dans un état de saleté repoussant, encombrés d'une multitude d'objets hétéroclites, et il ne me viendrait pas à l'idée d'y dormir, à moins d'être confronté à des conditions apocalyptiques. Dans le cas présent rien de tel, le lieu est accueillant, deux Espagnols y sont déjà installés. Après les avoir salués, un petit tour à la rivière pour me laver et par chance juste sous un rayon de soleil réapparu. Un peu plus tard une bande de jeunes Français arrive. Demain ils veulent faire l'Aneto. La soirée sera agréable à discuter de choses et d'autres, en particulier d'études et de métiers. Je suis frappé par les remarques et la désillusion d'une fille d'une vingtaine d'années qui est sûre que ses études ne lui donneront aucun débouché dans la vie. Pourquoi avoir choisi cette filière et y persévérer ? Mystère !!!

Quatorzième jour GR 11 de la cabane de Coronas au gîte de Biados

Les Français partent très tôt pour leur ascension, un peu plus tard les Espagnols suivent le Gr11 en direction de l'est. Je me retrouve seul, vers les sept heures je reprends mon chemin. Tout d'abord une piste en fond de vallée me conduit jusqu'au Rio Esera. Un peu au-dessus de Benasque, arrêt dans un camping où il est possible de se ravitailler. Le chemin contourne par l'est et le nord l'impressionnant massif des Posets qui culmine à 3369 mètres. L'air est froid et le vent âpre. Quelques rares randonneurs croisés, la montagne a décidé d'être sinon hostile tout au moins désagréable. Apparaît le refuge d'Estos, j'y bois un coca-cola à l'abri du froid puis en avant direction le Puerto de Gistain. Les dernières centaines de mètres sont enneigées, mais la portance est bonne et l'allure n'est pas ralentie. Ce col perdu à plus de 2600 mètres a un petit air de lointain, mais les courants d'air ne me donnent aucune envie de m'attarder. Je me hâte de descendre au refuge de Biados. La carte présente une imprécision, en effet le chemin est indiqué rive gauche, alors je m'entête à progresser de ce côté mais la marche devient difficile et dangereuse, alors que de l'autre côté se trouve un beau sentier. Après avoir joué les funambules sur des roulements à billes pentus, je retourne traverser la rivière en amont et rejoins après quelques kilomètres le refuge de Biados. Il est temps d'arriver, un orage se déclenche. En face dans ces nuées, les Posets sont très impressionnants. L'accueil est sympathique le repas copieux et au diable la tempérance, je bois entièrement ma superbe bouteille de Rioja. Donc évidemment pour plusieurs raisons la nuit sera excellente, de plus je suis seul dans le dortoir.

Quinzième jour GR 11 de Biados à Bielsa puis route jusqu'à la vallée de Pineta

Départ de bonne heure par beau temps, l'air est frais et toujours cette bise désagréable. Je reste sur le GR11, le seul col de la journée se trouve 800 mètres au-dessus. Après avoir cheminé dans une forêt à l'abri du vent je me trouve de nouveau confronté à ses assauts. Le seul avantage, on n'a pas trop chaud, dans le fond le rythme doit en être amélioré. Au cours de la montée deux jeunes sont arrêtés pour se faire chauffer du thé. Ils sont en train de galérer sur la HRP, affublés de sacs énormes, et la nuit qu'ils viennent de vivre n'a pas été très confortable. Je leur souhaite bon courage pour la suite et me remets en route. A proximité du col je rencontre mon deuxième solitaire. Il s'agit d'un pur et dur. Bien qu'ayant dépassé la soixantaine il porte un sac de 20 kilogrammes et met un point d'honneur à passer toutes les nuits sous tente. Cette dernière est d'ailleurs particulièrement robuste et pèse dans les trois kilos. Nous entamons la conversation, ayant eu des métiers assez proches, nous nous découvrons des connaissances communes, le monde est petit. Il me met en garde concernant la variante qui passe dans le flanc sud-est du Mont Perdu. C'est justement là que j'espère passer. Il s'avérera que son évaluation était un peu alarmiste, tout du moins par temps correct. Nous envisageons même de casser la croûte ensemble, mais la fraîcheur ambiante nous rappelle vite à l'ordre. Nous reprenons donc chacun notre chemin. Le col, qui domine un petit lac, est vite atteint. Le lieu est austère. Je croise deux personnes et me dépêche dans la descente pour me réchauffer. 1000 mètres de dénivelé me mènent à la route de Bielsa pas très loin du tunnel frontière. En fond de vallée la température est plus clémente. Ne comptant pas faire tous les détours du GR, je prends la route jusqu'à Bielsa afin de rejoindre directement la vallée de Pineta. Durant cette dernière partie un automobiliste s'arrête et me propose de monter, je lui explique ma démarche, et le gratifie d'un grand merci. Même si je refuse cela fait toujours plaisir. Au milieu de cette magnifique vallée je m'arrête dans un camping. Après m'être installé et avoir pris une douche chaude, la première depuis quatre jours, je vais m'installer dans la grande salle de restauration. Là, rapidement, je comprends la raison de l'excitation générale, ce soir il y a Espagne France. Je constate que je suis le seul Français. Après avoir mangé, tout le monde se retrouve devant le poste de télévision. Je sens que ça va être chaud. Le match commence. Les Espagnols marquent le premier but, déclenchement de hurlements. Ça se calme, le match continue. Les Français égalisent, je marque ma joie en levant les bras. Une vingtaine de têtes à la mine sombre me regarde d'un air réprobateur, presque hostile. J'abandonne immédiatement mon sourire. Le match continue, les Français marquent une deuxième fois, toutes les têtes se tournent à nouveau vers moi, je fais bien attention de ne manifester aucun signe de joie. Le match continue, les Français mettent un troisième but, je fais comme si je ne l'avais pas vu, par contre tous les Espagnols s'en vont, il est vrai que nous sommes pratiquement en fin de partie. Lorsque presque tout le monde a déserté la pièce et que la partie s'achève effectivement, une vieille dame s'approche et me dit avec un fort accent belge «ah! c'est bien ils ont gagné». Il y avait donc au moins deux supporters dans la salle. Je rejoins ma tente tout joyeux, mais c'est sous une averse que je m'endors. Cela est un peu inquiétant, car l'étape de demain par mauvais temps cela risque d'être scabreux.

Seizième jour GR11 jusqu'au col de Niscles, variante pied Mont Perdu, vallée d'Ordesa

Je me lève avec le jour, ayant bien l'intention de profiter de la plus petite fenêtre de beau temps. Tout est calme, mais à l'humidité dans l'air on sent bien que cela n'est que provisoire. Le décor est fantastique, ces trois vallées que sont Pineta, Ordessa et la Niscle représentent pour moi parmi les sites de montagne les plus beaux que j'ai vus dans ma vie. Et justement l'étape de ce jour me permettra de les côtoyer toutes les trois, si la visibilité se maintient. Les cinq ou six kilomètres de goudron sont rapidement avalés, presque au pas de course. Au niveau du refuge de Pineta, 90 degrés gauche et direction l'immense paroi à remonter pour accéder au col de Niscle, 1300 mètres plus haut. Il me faut d'abord traverser le rio Cinca en enlevant mes chaussures, et la montée débute. Le sentier est époustouflant, la pente démarre raide pour ne faiblir qu'au col. Immense moment de bonheur que de parcourir ce chemin aérien avec le soleil qui apparaît à l'horizon, tout baigné de teintes rouges qui ne sont pas annonciatrices de beau temps. Je suis seul, depuis le réveil je n'ai vu personne, même sur les kilomètres de route pas une voiture. Heureusement d'ailleurs car je crois bien que je me serais laissé tenté, tant je suis pressé de passer avant la pluie, au moins arriver au refuge de Goriz. Le plaisir prend le dessus, par endroits il est obligatoire de mettre les mains pour progresser. Parfois en regardant au-dessus on reste perplexe quant à l'itinéraire tellement le flanc de la montagne est escarpé. Mais au fur et à mesure de la progression un chemin toujours tracé se dévoile. La montée est rapide et le panorama s'élargissant à vue d'œil procure une sensation très agréable. Arrivée au col vers les huit ou neuf heures du matin. Le décor d'un côté sur Pineta et de l'autre sur la Niscle est très impressionnant. Malgré le temps qui évolue, je marque un arrêt pour profiter de ce spectacle rare. Le Gr11 plonge directement, tandis que mon itinéraire part sur la droite pour aller se faufiler entre des barres rocheuses sur les flancs du Mont Perdu. D'ici cela semble vertigineux, mais je sais que l'équipement facilitera grandement la tâche. Un peu avant le câble je croise trois personnes, dont l'une de toute évidence a été très impressionnée. Je me hâte car le temps se couvre et par temps de brouillard sur le versant sud du Mont Perdu ça devient ''paumatoire''. J'arrive au fameux passage contre lequel mon solitaire d'hier m'avait mis en garde. J'y croise un groupe de Français, originaires du Puy-En-Velay, la veille ils ont gravi le Mont Perdu. Bien évidemment il n'est question que du match de foot d'hier, car au refuge ils se sont sentis très frustrés sans télévision. On en profite pour rigoler un grand coup, puis avec empressement nous reprenons notre chemin. J'aborde de grandes zones de pierriers dans lesquelles il est facile de perdre le sentier tout en gardant la bonne direction, lorsque la visibilité est bonne. Plus j'avance, pratiquement à niveau en tournant autour du Mont Perdu, plus la grande faille comme coupée d'un grand coup de sabre d'Ordesa prend de l'ampleur. Il me semble distinguer sur le versant droit de cette gorge grandiose la fameuse ''fara des flores'' sur laquelle je ne souviens avoir bivouaqué à côté d'un isard à moins que ce ne soit un bouquetin, en effet je garde le souvenir d'un animal de belle taille. Manifestement j'étais à un endroit qu'il affectionnait, car il ne voulait pas partir, à son corps défendant l'herbe était douce malgré l'altitude et le sol plat. Je me souviens aussi que dans ces grands à pics par endroits la densité d'édelweiss était telle qu'il n'était pas toujours possible d'éviter de les fouler. La pluie qui commence à marteler le sol me tire de ma rêverie. Me hâter d'arriver au refuge, pour le moment la visibilité est toujours bonne. Je prends réellement conscience que dans le brouillard dans ces parages, il faut coller à l'altimètre en espérant buter sur le refuge. Heureusement je ne suis pas acculé à ces extrémités. Enfin je l'aperçois. Je m'y engouffre, il est bondé. Il n'est pas loin de midi, je déjeune avec appétit, la matinée a été bien remplie. Le mauvais temps s'installe franchement, mais plus rien à craindre, un très bon chemin sans risque d'erreur va me permettre de descendre. J'espère ce soir être sorti de ce lieu magnifique mais très touristique. Je parcours une quinzaine de kilomètres entre cascades et parois géantes, le tout dans une foule presque compacte et sous des cataractes avec de temps en temps le tonnerre qui se répercute entre les montagnes. Enfin j'arrive au parking, incroyable, il y a des centaines de voitures et de cars. Il faut bien reconnaître que le site est époustouflant par son gigantisme. Malgré la pluie je n'ai pu m'empêcher de scruter sous tous ses angles ce miracle de la nature. Heureusement que le brouillard ne s'est pas mis de la partie, le spectacle en aurait été vraiment affecté, et j'en aurais ressenti une grande frustration. Une fois les aires de stationnement dépassées, vite m'éloigner, d'après ma carte un chemin se faufile sous la route. Je ne le trouve pas, donc encore 4 ou 5 kilomètres de goudron dans un trafic important. Une conductrice s'arrête pour me prendre et dans mon espagnol hésitant je lui répète que je veux aller de la Méditerranée à l'Atlantique uniquement à pied. Je la remercie et elle me gratifie d'un joli sourire. Une fois arrivé à la naissance de la vallée d'Ordesa, je tourne à droite direction le nord, et j'abandonne le gros du flot de touristes qui prend la direction opposée. D'un pas alerte je remonte une gorge encaissée. Et là je tombe sur mon troisième arpenteur solitaire. Il s'agit d'un Anglais plus très jeune, élégamment habillé à la langue parfaite d'Oxford ou de Cambridge. En tous cas il parle très distinctement et la langue de Shakespeare dans ces conditions c'est un vrai plaisir. Il a une connaissance encyclopédique des montagnes françaises, et il agrémente sa conversation de petits éclats de rire francs et sonores. Il ne fait pas vraiment dans le flegme. A regret je reprends ma route, j'aurais bien passé la soirée avec lui à l'écouter me conter ses aventures alpestres. Quelques kilomètres plus haut je tombe sur un petit camping très accueillant. Manifestement l'endroit a aussi eu sa ration d'eau aujourd'hui. Trouver une place pas complètement mouillée pour installer ma tente relève de la gageure. Pas grave, ma tente est bien étanche, trop d'ailleurs. Le restaurant est une merveille, le cadre et le menu ainsi que la gentillesse du personnel me ravissent. Quand je pense aux deux premiers solitaires rencontrés, je me rends compte que contrairement à eux je ne voyage pas à la dure et me laisse vite tenter par les petits plaisirs mis sur ma route. J'en aurai une autre preuve encore plus éclatante dans deux jours, en croisant un vieil Allemand. Je comprendrai toute la signification du mot Sparsamkeit (économie). Pour le moment sans complexe je m'empiffre de mets délicieux, charcuterie fine, légumes cuits juste ce qu'il faut, une magnifique côte bien épaisse et saignante, le tout arrosé d'un Rioja capiteux et fruité d'une belle longueur en bouche. Une fois le repas terminé, baigné d'une douce torpeur, j'essaie de me glisser dans ma tente sans trop me mouiller. Je m'endors sans doute vite, car je n'ai plus aucun souvenir de cette nuit.

Dix-septième jour variante GR 11 Sierras Turbon et Tendegnera, ville de Escarrill

Je me réveille bien reposé mais passablement humide, l'air étant tellement saturé en humidité que par capillarité ou autre phénomène physique il a imprégné tous les tissus. Pas de panique, ce n'est pas ce matin que je peux faire sécher mes affaires. Deux possibilités, soit vers midi je me trouve à un endroit bien ensoleillé et au cours d'une sieste d'une heure j'étale le tout, à moins d'arriver relativement tôt cet après-midi et tout aérer à ce moment. Le temps est très beau, le ciel limpide, il fait frais, de bons critères de beau temps. L'étape de ce jour va être particulière sauvage. Je vais longer par le nord les sierras Turbon et Tendegnera ( j'écris gn à la place de n avec tilde, car mon clavier ne comporte pas ce signe). Je ne vais pas voir une seule personne de toute la journée. A vrai dire pour être précis j'apercevrai dans le lointain deux personnes en train d'atteindre le pic de Tendegnera. Je commence par remonter la route une petite heure et je bifurque à gauche dans un magnifique vallon à l'herbe grasse et aux fleurs nombreuses. La fleur qui va m'accompagner tout au long de cette traversée c'est l'iris des Pyrénées au bleu mauve profond, sans oublier quelques exemplaires jaunes. Je suis encadré de belles faces rocheuses éclatantes parfois aux teintes très claires. Je distingue bien sur le bord droit du vallon le col que je veux atteindre. Je rejoins le petit refuge d'Otal, qui est un véritable taudis et à partir de là le chemin disparaît. Peu de temps auparavant j'ai bien vu quelques vagues traces rouges et blanches certes bien abimées mais bien réelles. Devant moi une pente raide de 500 mètres de dénivelé au-dessus de laquelle un replat semble conduire au col. J'attaque directement, l'herbe se met à glisser. Par endroits je rejoins de petites zones rocheuses qui me permettent de mieux me stabiliser, mais ce n'est jamais difficile bien que les cent derniers mètres deviennent très raides. Comme par miracle je débouche sur un petit replat où une sente mène au col. Un fois arrivé à ce lieu de passage, j'embrasse du regard toute la Sierra Tendegnera. Immenses parois calcaires sombres presque noires couvertes de stries horizontales, quelle austérité cette chaîne dégage ! Comme tout grimpeur j'essaie d'imaginer des itinéraires dans ces murs lugubres, rarement montagnes m'ont inspiré cette sorte d'effroi. Il fait bon, j'ai bien avancé je m'octroie une pause dans cet endroit enchanté entouré de roches de toutes les couleurs, cela me rappelle un lieu magique côtoyé comme dans un rêve en Afghanistan. Par un temps qui se maintient au beau fixe, j'entreprends la descente d'un immense vallon, d'abord à travers pierriers puis par une sente qui serpente dans l'herbe et les cailloux. Au-dessus de moi en permanence les grandes faces sombres striées en forme de pelles de la Sierra Tendegnera jettent un regard froid. Une petite stèle adossée à un rocher rappelle la mémoire d'un jeune Anglais qui a voulu dompter ses murs froids. Et toujours pas âme qui vive dans cette nature grandiose. Un petit refuge en bord de chemin montre le même état de saleté que ceux croisés jusqu'à maintenant. L'altitude diminue et la chaleur augmente. Vers les quatorze heures je quitte le royaume désert de la montagne pour me trouver subitement précipité dans le monde bruyant des hommes. Sans transition ou presque je passe des prairies fleuries à une grande carrière surchauffée dans laquelle de nombreux camions soulèvent des nuages de poussière. Me voilà sur le bitume et en quelques kilomètres sous une chaleur torride je rejoins la petite ville d'Escarrill. A l'entrée de l'agglomération je m'assois à l'abri dans le premier bistrot. Je commande une grande bière. Le serveur est un grand noir avenant, et bien évidemment la conversation s'engage au sujet du prochain match, France Brésil. Il est sceptique sur la capacité des Français à triompher de cette équipe mythique, bien qu'ils aient déjà joliment réussi cet exploit en 1998 par 3-0 en finale. On verra bien, l'épreuve se déroule dans deux jours. Pour le moment je reprends la marche et traverse cette petite ville endormie sous la chaleur d'un soleil vertical. A l'extrémité nord de cette cité, un grand camping étale sa multitude de mobilhomes et de grandes tentes. Une place m'est indiquée, j'y déploie mes affaires, qui vont sécher rapidement. Ma tente montée ressemble à un microbe au milieu de mastodontes.

Dix-huitième jour hors chemin balisé jusqu'au col de Escarra puis GR 11 vers Somport

Très bonne nuit, aucun bruit, le camping est presque désert, pourtant le mois de juillet n'est pas loin et vu les infrastructures nous sommes dans une région touristique. Peut-être cette ville sert-elle de dortoir au profit de la petite station de ski traversée hier ? Ce matin tout est très sec, ayant dormi tente grande ouverte la condensation est faible. Temps superbe, il me faudra vite quitter ce fond de vallée avant la chaleur. Le temps moyen et froid que j'ai eu jusqu'à présent m'a rendu l'entreprise plus facile. En effet, souvent au cours de narrations concernant le versant sud des Pyrénées ce qui ressort c'est la chaleur présentée comme un facteur de souffrance. Au moins je ne peux pas dire la même chose. Sac rapidement bouclé j'abandonne le camping encore endormi. En quelques centaines de mètres une piste matérialisée sur ma carte est atteinte. Elle suit une petite rivière au pied d'une barre rocheuse. Plein d'espoir sur la beauté des kilomètres à venir, à l'idée que le chemin passe en plein dans cette jolie falaise. Je traverse le cours d'eau sur un barrage. La sente devient minuscule et puis elle disparaît complètement. J'insiste, et commence à escalader des rochers moussus dans une forêt d'arbustes agressifs. Après une demi-heure de bagarre, trempé de sueur et constellé d'épines de toutes sortes je fais demi-tour. De toute évidence pas de chemin. En regardant la falaise qui me domine, je me dit que si un itinéraire s'y faufilait j'en verrais bien quelques traces. Quand on ne sent vraiment pas la chose il ne faut pas s'entêter et avoir le courage de tout reprendre à zéro. Donc je rebrousse chemin et me retrouve devant mon camping une heure plus tard. Une route étroite et tortueuse part à l'ouest et me permet d'avancer dans le flanc de montagne qui doit me donner accès à un grand lac. Donc pas de panique, en faisant un azimut brutal plein ouest je tombe forcément sur ce plan d'eau de belle dimension. La route bifurque au sud, je pars plein champs dans des pentes raides. Je rejoins le lit aride d'un petit torrent qui me permet de déniveler rapidement malgré l'instabilité du sol. J'atteins un collet, duquel un vaste panorama se découvre. Ouf! mon lac est bien là. Mais au fond presque à l'infini je distingue le col par lequel je compte passer. La distance m'apparait énorme, un instant de doute me saisit, d'autant plus que je dois commencer par faire le tour du lac, qui fait quelques kilomètres. Comme toujours dans ces moments de doute, en écartant les doigts sur la carte, je me rassure en constatant que mon col est à moins de dix kilomètres topo. Ce serait bien le diable si en trois heures de marche rapide je n'y arrivais pas. Le calvaire du contournement commence, pas trop mal, même plutôt bien jusqu'au barrage, où je m'arrête pour contempler quelques poissons. Mais une fois de l'autre côté une sente boueuse inclinée vers le lac et complètement défoncée par les troupeaux de vaches va me donner le plaisir d'une bonne partie de glissades et de ''tordages'' de chevilles, toujours avec le risque de piquer au mieux une tête dans la boue et au pire la bouse. Enfin le supplice prend fin. Le collado de Escarra du haut de ses deux mille trois cent et quelques mètres semble déjà plus près. En deux petites heures avec parfois des doutes sur l'itinéraire, j'y suis. La dernière demi-heure est interminable à me casser les mollets sur de grosses mottes de terre. Ces Sierras espagnoles sont absolument magnifiques, jaillissements minéraux sauvages. Aujourd'hui encore je n'ai pas aperçu un être humain, seulement de loin de nombreuses vaches, mais à part cela pas un être vivant mis à part quelques grands oiseaux. Des rochers aux formes étranges ornent les crêtes qui m'entourent. Le contraste entre les fonds de vallons verts et fleuris et ces crêtes arides et déchiquetées est frappant. La rapidité avec laquelle on passe d'une ambiance à l'autre est aussi source d'étonnement. Encore une immense vallée se présente à moi. Quelques deux kilomètres plus bas je retrouve le GR 11, mais pas plus de monde. La gorge se resserre en ondulant, ce qui est du meilleur effet esthétique. La grande vallée perpendiculaire conduisant au Somport n'est plus très loin. Un peu avant de la rejoindre, le Gr 11 d'après ma carte tourne à droite en restant en hauteur. J'en perds la trace et me dirige vers un petit fort gardé par des militaires en armes, afin de me renseigner. Ils n'ont pas l'intention de me parler et me signifient sans ambigüité de m'arrêter à distance. Assurent-ils la protection d'explosifs, me prennent-ils pour un représentant de l'ETA prêt à remplir mon sac de pains de dynamite? Le problème du terrorisme est bien réel en Espagne, j'obtempère immédiatement et m'éloigne. Mais alors où passer? Une route part plein sud rejoindre la vallée mais quel détour pour moi qui remonte au nord. Le fort est sur un terre-plein duquel en contre-bas je vois le Rio Aragon. En piquant directement, je peux le rejoindre en une centaine de mètres. Mais c'est raide et instable. Dans ma jeunesse j'étais champion de course sur pierriers pentus, c'est le moment de voir si j'ai perdu le sens de l'équilibre au milieu d'un flot de caillasses dégoulinantes. C'est parti, je reste debout et j'y mets tout mon honneur, car du haut de leurs remparts les militaires m'observent, donc il n'est pas question de m'étaler. Ça se maîtrise bien, de plus la taille des cailloux augmente, ce qui améliore les appuis et hop je me récupère en-bas, et les têtes sont toujours là-haut. Je leur tirerais bien la langue tout heureux de ne pas leur avoir donné la joie de m'étaler tout au long de cette pente sévère. Un sentier comme je les aime en bord de rivière, protégé du soleil me remet en direction du col du Somport. De temps à autre des raidillons en caillasses raides et brûlantes me font suer. Et là, dans un passage en plein soleil je rencontre mon quatrième solitaire. Il ne s'agit pas d'un ''traverseur'' de Pyrénées, mais d'un pèlerin vers Saint-Jacques de Compostelle par la voie du Somport. Il est d'âge avancé, à mon sens au moins soixante dix ans et de nationalité allemande. Son matériel semble dater de Mathusalem, et de toute évidence il peine sous la charge et la chaleur. Nous engageons la conversation, il m'explique sa démarche. Je perçois toute la force des mots Sparsamkeit et Armut (économie et pauvreté), lorsqu'elles sont subies volontairement. Cet homme dégageait une force et une sérénité dans son adversité, j'en suis resté tout chaviré. Manifestement nous ne faisons pas tous les mêmes voyages! Au contact de tels êtres j'ai presque honte de ce que je fais. Faut-il pratiquer le voyage en faisant vœu de pauvreté pour toucher au sublime, peut-être ? Cela demande-t-il beaucoup de courage ou une grande foi ? Peut-être les deux ? Ce contact restera gravé en moi de façon indélébile, pourtant nous n'avons pas parlé plus de cinq minutes. De la vertu des chemins que l'on ne trouve pas. Moi, le touriste pressé à la démarche stakhanoviste je repars un peu ébranlé. Plongé dans mes pensées, j'arrive devant un ouvrage de captation qui laisse couler un grand jet frais. Je m'en arrose et bois à satiété. Peu après, en faisant un court détour j'arrive à un petit camping perché, il est adorable et, comble de bonheur, je suis le seul client. Je m'installe dans l'herbe constellée de fleurs, que demander de plus ? Je rejoins le petit bistrot et le patron me raconte une multitude de choses, que j'écoute religieusement en descendant quelques bières. J'essaie de ne pas trop penser au vieil Allemand pour ne pas avoir mauvaise conscience, mais la bière fraîche c'est quand même bon. Dans la conversation, je lui demande s'il fait à manger. Il me répond par la négative mais il me vante la qualité du Parador qui se trouve un ou deux kilomètres plus bas. Entre ma purée soupe et une petite marche à pied, mon cœur ne balance pas longtemps, en avant. Ce monumental bâtiment de l'époque franquiste me fait penser à certains pays ex-communistes. L'accueil est très correct, le personnel stylé, le menu offre un large choix et la nourriture est de qualité et le Rioja toujours aussi facile à boire, le tout pour un rapport qualité-prix imbattable et sans doute introuvable en France, qui n'est pourtant pas loin. Donc une fois encore je m'en mets plein la lampe et, la nuit bien avancée, tout guilleret, je rejoins ma tente.

Dix-neuvième jour GR 11 du Somport à Zuriza

Les montagnes qui dominent le camping sur le versant opposé sont extraordinaires. Hier du fait du contre-jour, je ne les avais pas vraiment vues telles qu'elles sont. Aujourd'hui toutes éclairées par le soleil du matin, elles montrent une multitude de recoins, et leurs formes tourmentées et acérées montent à l'assaut du ciel. Jusqu'au col du Somport, c'est à dire durant une petite heure je suis sur le sentier de Compostelle en sens inverse. Je croise donc quelques pèlerins, dont un, un peu excentrique, qui commence à me questionner et à noter mes réponses. Aïe aïe aïe ! je suis loin de mon vieil Allemand économe entre autre de ses paroles. Les installations du col sont vastes, je les traverse et poursuis plein ouest par le Gr11. La marche est agréable. Le chemin fait un immense détour au fond d'une gorge boisée. Un peu avant le lac d'Estanes, je rencontre mon dernier solitaire. Encore un Anglais qui suit la HRP. La traversée du pays basque avec vingt mètres de visibilité dans un terrain sans point vraiment caractéristique lui a laissé un souvenir profond. Le contournement du lac est pittoresque et très agréable. Je débouche à un petit collet et pris par le rythme, mon attention focalise une trace qui va m'éloigner de l'itinéraire. Je traverse un pierrier sous une barre rocheuse. Il semble qu'une vire la parcoure une cinquantaine de mètres plus haut. Des fois on prend ses désirs pour des réalités. Le chemin doit être sur cette vire. Je remonte une pente caillouteuse raide et attaque la paroi. Les pieds sont en adhérence et il faut me tracter avec les bras, mais je continue. Une pierre siffle. Je lève la tête et vois une harde d'isards sur une pente à ma verticale qui me lance des pierres. Je reprends mes esprits. Mais qu'est-ce que je fais en train de faire de l'escalade à la recherche du GR ? Je fatigue !!! Je redescends en faisant attention. De toute évidence au collet j'ai loupé l'itinéraire qui devait plonger devant la grosse pierre que j'ai contournée. Mais je ne fais pas demi-tour. Je continue sur le pierrier précité et j'oblique vers la falaise au-dessus de laquelle je me trouve pour essayer d'y trouver un passage. Une gorge profonde et très pentue donne accès à la large plaine que je dois suivre. Les premiers mètres presque verticaux sont en terre avec quelques végétaux, puis j'aborde des rochers très raides mais d'excellente qualité, encore de l'escalade mais les prises sont franches. Un petit passage vertical et un dernier pas nécessitant de s'étirer au maximum, et pour moi qui ne suis pas souple c'est le calvaire, et enfin je prends pied au fond de cette gorge austère et rejoins l'herbe. Il serait temps que je fasse un peu plus attention, ne pas être capable de suivre un chemin somme toute bien balisé, il y a du souci à se faire. Là encore l'erreur m'a fait parcourir des recoins très jolis. Je descends cette large vallée, orientée au nord, peuplée de vaches s'égayant au milieu de zones marécageuses. Je croise de nombreux promeneurs. Coude à 90 degrés gauche vers l'ouest, un petit à pic et au-dessous une piste au terminus de laquelle de nombreuses voitures s'entassent. Durant cinq ou six kilomètres je la suis. Elle est poussiéreuse et exposée en plein soleil. Le rendement baisse et je fais un sérieux effort pour avancer. Arrivé au bout de cette vallée, le chemin part plein ouest. Je suis la route, orientée au sud, qui descend trois kilomètres plus bas à un camping. Un peu avant d'y arriver une source jaillit d'un rocher. Je me mouille la tête et bois largement. Une fois au camping, le coin est délabré et à l'abandon. Une très mauvaise sensation me submerge, ce lieu m'est très hostile. Bien qu'il soit seize ou dix-sept heures, marche arrière et je retourne chercher le chemin et pars directement sur l'étape suivante. Incroyable, l'esprit mobilisé par l'étape nouvelle, la fatigue disparaît et je me sens comme neuf. Une fois de plus je perds mon itinéraire, attiré dans le vallon qui conduit aux aiguilles d'Ansabère. Un berger me confirme l'erreur. En tirant directement dans la pente plein sud et en gardant le cap parfois à la boussole tellement ce vallon à tendance à me ramener trop à droite, je finis par retrouver le bon vallon et le col de Petraficha. La lumière est extraordinaire, le temps change, un orage se prépare, que la montagne est belle dans ces conditions, surtout lorsqu'on est seul. Du col, la Sierra d'Alano se dévoile dans toute la splendeur de ses multiples faces blanches. Je vis un grand dépaysement sur ce chemin. Je passe un petit refuge dans lequel un jeune couple se prépare à passer la nuit. Il est sordide et son état lamentable me dissuade de m'y arrêter. La pluie arrive, je presse le pas. Le village de Zuriza n'est plus qu'à quelques kilomètres. Je fonce tant que je peux sur la piste. La pluie s'accélère et à nouveau de véritables trombes. Je vais faire quelque chose à ne pas faire. Un petit pont, je m'abrite dessous. J'enlève mon sac mais je guette en amont si le flux d'eau n'augmente pas brusquement, ayant repéré une petite pente pour fuir à la première alerte. Effectivement le niveau monte mais de quelques centimètres seulement, enfin le déluge s'interrompt. Je reprends la piste et arrive dans le village. Je m'imaginais au bout du monde et bien non, une foule compacte se presse au camping. Mais d'où sortent-ils? En trois heures de marche je n'ai vu que quatre personnes en comptant le berger. De toute évidence c'est un lieu prisé des Espagnols. Une fois encore je m'installe sur un terrain complètement détrempé. Mais que la région est jolie, des près bien verts couverts de fleurs, et le tout entouré de magnifiques montagnes bien rangées en ligne, toutes brillantes de pluie sous le soleil du soir. Vite une télé, c'est France Brésil! Un chahut incroyable dans une immense salle, la plupart n'étant plus intéressés depuis l'élimination de l'Espagne, mais tout le monde passe et repasse les bras chargés de nourriture et de gros bocks de bière. Dans le fond j'aime bien ces foules bruyantes secouées de gros rires. Il n'est pas toujours facile de suivre dans ce mouvement permanent le déroulement de la partie.

Vingtième jour route, chemin non balisé et GR 11 de Zuriza à Ochagavia

Une journée magnifique s'annonce. Vite sur pied, c'est parti pour la journée. Mais d'où sortent tous ces gens. Au collet où je dois quitter la route à quelque distance du camping, de nombreuses voitures stationnent. Le chemin commence à grouiller de randonneurs. Bien que cette partie de l'itinéraire semble très jolie, une petite route à l'allure plus calme la contourne. Je n'hésite pas longtemps, et c'est comme cela que je parcours quelques kilomètres de goudron avant de plonger dans une jolie gorge en sous-bois, qui me conduit à la charmante petite ville d'Izaba. J'effectue un arrêt sur la place centrale, où des enfants s'amusent. La fontaine est la bienvenue. A la sortie de l'agglomération un sentier pentu mène à l'église ''Nusestra Senora de Idoia''. Nous sommes le premier dimanche de juillet, et c'est le jour de la procession annuelle. De nombreux croyants en habits traditionnels montent à la petite église. J'y pénètre et dépose mon obole. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que ma pièce provoque le déclenchement de la lumière, qui éclaire vivement l'espace qui sans cela reste sombre. Moi qui voulais passer inaperçu, c'est loupé. Je ne m'attarde pas. Dès que le mur d'enceinte est dépassé, comme par enchantement je retrouve la solitude qui m'a accompagné sur la majeure partie de ma traversée. Le chemin parcourt une magnifique forêt escarpée, composée d'arbres à feuilles caduques. Le col de Kakueta est atteint. Là, plus de doute le pays basque commence. D'un coup la fin me semble approcher. Les crêtes s'arrondissent et s'adoucissent. La vue se dégage presque jusqu'à l'infini. Le Pic d'Orhy, pyramide culminant à 2017 mètres, marque l'entrée dans la dernière ligne droite, signe psychologique fort que j'attends depuis le départ de Banyuls. Pour le moment il se situe au nord-ouest par rapport à ma position. Au cours d'une marche enthousiaste orientée à l'ouest le long d'une piste entourée de pinèdes, il va se positionner plein nord puis il se déplace vers l'est. Ce mouvement apparent du Pic d'Orhy que je dépasse me procure un immense plaisir, la vie dans le fond c'est pas trop compliqué! Une grande descente donne accès au village d'Ochagavia. Petite bourgade à l'architecture carrée. Les maisons sont magnifiques, massives et bien entretenues. Les portes souvent ouvertes laissent voir des intérieurs raffinés, de jolis meubles en bois et de magnifiques plafonds à la française, dont les poutres bien entretenues donnent un réel cachet à l'ensemble. Je demande si un magasin d'alimentation est ouvert, il m'est répondu «hoy domingo». J'avais oublié. De plus, pas de camping, alors c'est forcé et contraint (tout du moins ma conscience est sauve en pensant au vieil Allemand) que je me dirige vers un charmant petit hôtel au bord de la rivière près du centre. Il est bien dans le style des intérieurs aperçus, cossu et de très bon goût. Toutes les prestations sont de qualité et le prix modique. Un groupe d'Anglais lancés dans la traversée des Pyrénées à vélo y séjourne aussi.

Vingt-et-unième jour GR 11 de Ochagavia à la frontière, jonction et GR10 jusqu'à Estérençuby

Un petit jour triste et brouillardeux se lève. Je n'y couperai pas à la navigation au radar. De plus à partir d'aujourd'hui j'abandonne mes cartes confortables au 50 000 pour passer à la 100 000 de l'IGN numéro 69. Après un copieux petit déjeuner je m'enfonce dans les brumes. Tout relief a disparu. Sans difficulté je rejoins le monastère qui domine sur une petite crête. Puis en avant vers la Sierra de Abodi, vaste croupe orientée est ouest. Un large chemin non mentionné sur ma carte coupe cette montagne à mi-pente. Le Gr le suit. Mais après une bonne heure de marche cela me semble bizarre, j'aurais dû commencer à monter vers le sommet. De toute évidence je l'ai encore perdu. Je fais marche arrière jusqu'à un petit bois et là, la progression à la boussole commence. Les joies du pays basque. Je ne devrais pas tarder à intercepter la crête et en la suivant je devrais couper le chemin. Je n'aurai pas la peine d'atteindre le sommet, je tombe sur un piquet peint aux sacro-saintes couleurs rouge et blanche. Mais une fois de plus l'erreur m'aura été bénéfique. En effet dans un champ, je suis tombé sur des vautours. Au sol ils ressemblent à de gros dindons à long cou. Mais dès qu'ils déploient les ailes et prennent leur envol le spectacle est de toute beauté. Une fois au sommet de cette sierra, le brouillard se déchire par intermittence, ce qui me permet de voir l'immense pan de forêt à descendre. A nouveau le balisage m'échappe, ce n'est pas grave car une rivière et un grand lac doivent me servir de barrière d'arrêt. Dans mon sac, toutes mes affaires sont réparties dans des sachets de congélation de différentes tailles, je dois même pouvoir traverser une rivière à la nage sans mouiller grand chose, mais enfin si possible éviter et localiser le pont. Je retrouve la petite route qui conduit au point de franchissement. Je tombe dans une clairière sur une belle poussée de cèpes de Bordeaux, oui des vrais boletus edulis. Malheur, que faire ! Je ne peux les ramasser, durant la vingtaine de kilomètres que je compte encore parcourir ils seront réduits en bouillie. Il paraît que cru c'est bon, c'est l'occasion d'essayer. J'en repère un joli bien ferme et je le croque à pleines dents. Au début on sent bien ce fumet subtil et fort du cèpe, mais rapidement la consistance en bouche donne une sensation de mélasse un peu cartonneuse difficile à mâcher. Je n'aurais peut-être pas dû en engouffrer un si gros morceau. Mais j'arrive au bout de mon champignon, et en attaque un second. Là par contre, je vais déclarer forfait avant de l'avoir terminé. La mort dans l'âme j'abandonne le reste de la petite troupe à gros pieds. Je me dis qu'ils feront peut-être la joie d'un chercheur, s'il ne tarde pas trop. J'arrive au pont, traverse et longe la rivière jusqu'au lac. Je croise quelques promeneurs. Le brouillard retombe de plus belle. Le chemin suit un bras du plan d'eau, qui vient tangenter la frontière. Cinquante mètres de visibilité c'est rigolo, mais pas trop longtemps. Soit je reste sur le GR 11 et ses mille mètres d'altitude dans la purée de pois, soit je pique sur la France et rejoins le village d'Estérençuby dans la vallée. Option France, je passe par dessus une clôture à vaches et me retrouve sur un petit parking. Plusieurs voitures stationnent. Toutes les plaques d'immatriculation sont françaises, c'est le seul indice qui me confirme que j'ai changé de pays. Le brouillard, lui il s'en fout de la frontière. Par une petite route, encombrée de belles grosses vaches blanches, qui serpente au fond d'une petite dépression je progresse vers le nord. La visibilité baisse de plus en plus. Des points de repère caractéristiques de la carte à proximité de la route restent invisibles. Avec la multitude de courbes je ne me situe plus exactement et pourtant je voudrais bien intercepter le Gr10. Enfin je le vois. Sans encombre il me conduit au village. Par beau temps ce parcours sur de grosses bosses doit être sublime, mais cet après-midi les yeux rivés sur de l'herbe mouillée et glissante dans un paysage fantomatique, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Ne nous plaignons pas, l'ambiance n'en est pas moins superbe avec son petit côté mystérieux qui cache tout au regard. Imaginer sans voir laisse libre cours à tous les phantasmes. Arrivée dans le village, il fait sombre, les maisons serrées dans le brouillard sont presque lugubres. Un petit hôtel, je m'y précipite. Un pur et dur, qui commence une traversée s'est installé au bord de la route, je suis bien content de ne pas faire de même. Ce soir encore, une équipe de cyclistes, français cette fois, est engagée dans la traversée des Pyrénées. Ils espèrent mettre une semaine.

Vingt-deuxième jour route de Estérençuby à Cambo-les-Bains

La météo ne prévoit aucun changement pour les jours à venir, brouillard à partir de 600 mètres d'altitude. Pas de problème j'ai toujours rêvé longer la Nive, car cette rivière comme l'Adour m'a toujours intrigué. Donc je rejoins Saint-Jean-Pied-de-Port et de là je longe la rivière. Déception, pas de chemin, je suis acculé à rester sur la route jusqu'à Cambo-les-Bains. Et là, première semaine de juillet le flot des touristes a commencé. Dans un vacarme permanent je vais rejoindre cette station thermale et d'un coup l'envie s'en va pour de bon. J'ai vraiment quitté les Pyrénées. Rejoindre les plages, et les remonter au milieu des baigneurs avec mon piolet dans le dos, c'est une histoire à me faire mettre la camisole de force et terminer chez les fous. Dans le fond j'ai bien fait de ne pas ''gâcher'' cette superbe balade Biarritz Arcachon par le bord de mer, car je la ferai avec un camarade en février 2008 et nous passerons cinq jours superbes, le jour le long de plages désertes et la nuit durant des bivouacs sous la gelée blanche. L'étape jusqu'à Cambo est longue, le goudron ça finit par casser les pattes. Pour la première fois en trois semaines j'ai des courbatures. La fin du parcours se fait sous la pluie. Cette nuit encore l'hôtel, monter la tente sous des trombes je n'en ai pas envie. Un coup de téléphone pour consulter les horaires de train, et demain en trois changements je rentre chez moi.

En conclusion je dirai qu'en écrivant ce récit avec deux ans et demi de recul, je suis étonné de la fraîcheur des souvenirs que j'en conserve. Sans doute le fait d'être seul y est pour quelque chose. En effet en montagne sans compagnon, on est plus exposé aux aléas et l'accident peut être beaucoup plus lourd de conséquences. Instinctivement on intègre cette situation et les sens sont plus en éveil. Cette concentration accrue favorise un meilleur contact avec la nature, et nous imprègne au delà de ce que l'on pense. Bien sûr je ne ferai pas l'apologie de ce genre de pratiques, qui présentent leurs inconvénients, et qui sont souvent réprouvées, normes de sécurité obligent. Cependant ces grandes balades en solitaire en montagne apportent beaucoup. Partir seul et durant trois semaines, n'avoir à s'occuper que de soi et focaliser toute son attention au point de vue matériel uniquement autour de la dizaine de sacs de congélation que l'on transporte dans son sac à dos, représente un immense repos de l'esprit. Pas de voiture, pas de papiers envahissants, personne avec qui négocier, pas de perte de temps à retourner une masse d'affaires. On ne possède que le strict nécessaire, les déballages et les rangements ne prennent pas de temps. On se sent comme affranchi d'une dimension matérielle, tout en se sachant autonome. Si j'aime partager des joies en montagne devant des paysages fantastiques et faire découvrir les lieux que j'aime, m'y trouver seul m'apporte une émotion qui m'est vitale.
Hôtel Sirenis La Salina à Varadero English translation pending
by Carolafouine · 2008-10-17 · 89 replies
Bonjour !

Je partirai pour le Sirenis avec mon conjoint et mes deux enfants de 10 ans le 9 décembre prochain. Au départ, nous avions choisi cet hotel pour la glissade qu'il y a au centre de la piscine principale. Cependant, j'ai lu sur certains site Internet que la glissade était maintenant fermée.🙁

Y a-t-il une personne qui est allée récemment au Sirenis qui pourrait me faire savoir si cette information est véridique ou non ?

Avec tous les commentaires négatifs que nous lisons sur cet hotel, nous commençons à regretter un peu notre choix pour notre tout premier voyage... 😕

Merci beaucoup !!!
Argent pour le Pérou et souvenirs à rapporter? English translation pending
by Verosteph · 2008-08-17 · 9 replies
bonjour à tous,

nous partons du 11 au 23 octobre en voyage organisé au sud du Pérou... je voulais savoir combien d'argent il fallait prendre sachant que ce sera uniquement pour les souvenirs, les boissons, et éventuellement les lignes de Nazca qui sont en option ainsi que la taxe de sortie j'ai bien lu les articles de ce forum, nous prendrons des euros et j'ai une carte matercard. quels sont les souvenirs que l'on peut rapporter du Pérou ? et quels sont leurs couts ? une dernière chose quels sont les vétements que nous devons prendre, et quelle est le poid maximum par personne d'un bagage ?

merci pour vos infos😊
Itinéraire de deux semaines au Pérou et en Bolivie? English translation pending
by Jaibee · 2008-07-22 · 18 replies
Bonjour a tous-

Je prevois actuellement un voyage au Perou et en Bolivie pour les 2 dernieres semaines d'Octobre et nous en sommes a la phase strategique de definition d'itineraire. C'est la que j'ai besoin de vos conseils et avis. J'ai deja voyage au Bresil, en Argentine et en Uruguay mais les moyens de transport avaient l'air plus fiables qu'en Bolivie d'apres ce que je lis 🙂

Donc nous y voila: Day1: Arrivee a Lima tres tot - journee a Lima (pas de decallage horaire car on arrive des US) Day2: Matinee a Lima puis vol pour Cuzco dans l'apres-midi (ou soiree) Day3: Journee a Cuzco Day4: Train Cuzco-Machu Picchu. Apres-midi a Aguas Calientes (ou directement sur le site!) Day5: Matinee sur le site. Retour a Cuzco en fin de journee Day6: Bus Cuzco-Puno le matin. Apres-midi a Puno/lac Titicaca Day7: Lac Titicaca Day8: Bus Puno-La Paz - fin de journee a La Paz Day9: Journee a La Paz puis bus de nuit La Paz-Uyuni Day10: Salar d'Uyuni Day11: Salar d'Uyuni Day12: Salar d'Uyuni Day13: Salar d'Uyuni puis bus de nuit Uyuni-Sucre Day14: Journee a Sucre Day15: Vol Sucre-Santa Cruz Day16: Vol back home!

Tous les commentaires sont les bienvenus. Ca a l'air tres intense 😛 mais on ne peut malheureusement pas prendre plus de vacances et bien que retourner sur place soit l'ideal c'est beaucoup plus facile a dire qu'a faire ...

Merci d'avance!
S'installer en Répulique Dominicaine English translation pending
by Anyny93 · 2008-06-30 · 11 replies
bonjour je revien de vacance gt en rep dom a BAVARRO et je suis tomber amoureuse de l'ile malgré les probléme d'argent de travail que les gen rencontre et g vu aussi les probléme que le tourisque peut apporter malgrer tout g une reel envi de my installer jy retourne en fin aout pour 15 jours je vous cache pas que je suis rentré avec un certain ruan ds ma tete mais c pa sa ki me pousse a aller minstaller laba je voudrait savoir si il ya des personne qui y vive ou qui on deja habiter qui pourai me renseigner les demarche a suivre (travail, visa, etec...) je vous en remercie d'avance
Lieu paisible où se poser dans le Sud du Pérou? English translation pending
by Ribou · 2008-02-01 · 17 replies
Bonjour, Nous partons, pour une premiere aventure en Amerique du Sud fin avril.Ce sera le pérou! Un choix d'itineraire sur trois semaines s'avere un peu difficile, car nous sommes curieux de tout! Mais ce sera sans doute le Sud, pour cette premiere fois, même si nous avons bien compris qu'il s'agit de lieux surfréquentés! Sur notre sejour de trois semaines, nous aimerions nous poser plusieurs jours dans un village, une bourgade tranquille, où nous pourrions decouvrir le quotidien des habitants, leurs habitudes, où nous pourrions aussi rayonner à la journée à pieds(nous sommes des marcheurs!)ou en utilisant des transports locaux... Qui a eu un coup de coeur ?Qui a connu ce type d'endroit que l'on quitte avec regret? Est ce possible un havre de paix dans la vallee sacrée???Sinon? Merci pour les infos que nous lirons avec interet.
Vol interne au Pérou English translation pending
by Clementperou · 2007-08-09 · 12 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en voyage de noces au Pérou en décembre et je souhaite réserver des vols internes entre LIMA et AREQUIPA et entre CUSCO et LIMA.

Je vois sur le site de LAN PERU que le prix est de 61 dollars par personne, ce qui nous donne 40 €. Ce prix me semble bas...

Quelqu'un peut-il me dire si ces tarifs sont fiables et si ce mode de réservation l'est aussi ?

Quelqu'un sait-il pourquoi, au moment de réserver, j'ai le choix entre 3 tarifs (selon la flexibilité) ? Lequel faut-il choisir ?

Merci pour vos conseils!!

Clément
Lune de miel au Pérou! (3 semaines dans le sud du pays en juillet 2007) English translation pending
by Tokala · 2007-07-23 · 51 replies
Bonjour ! 🙂

Certains partent sur la plage sous les cocotiers, nous avons préféré passer notre lune de miel dans un pays qui nous fait rêver depuis notre enfance, lorsque nous regardions le Citées d'Or le mercredi après-midi ! Nous sommes partis 20 jours (en comptant les jours de voyages en avion) avec nos sacs à dos pour un circuit Lima - Arequipa - Puno - Cusco - Lima. Nous avons quelques petits regrets (nous n'avons pas eu le temps de voir les lignes de Nazca, ni de passer plus d'une journée à Lima) mais nous avons surtout passé des vacances exceptionnelles, rencontré des gens vraiment charmant (les Péruviens que nous avons rencontrés sont tous sans exception vraiment très gentils et prêt a rendre service!) et vécu quelques moments inoubliables (une après-midi avec une famille d'Amantani sur la Lac Titicaca, un petit déjeuner en regardant le soleil se lever sur le Machu Picchu...) Bref, nous n'avons qu'une envie, retourner au Pérou, il y a encore tellement de choses à voir et à découvrir dans ce pays... Je vais essayer de faire un compte-rendu détaillé de ces vacances, mais il y a tellement de choses à dire que j'en oublierai surement... Alors si ça vous interresse, n'hésitez pas à me poser des questions ! Ce récit sera divisé en 3, pour les 3 régions que nous avons visitées... Bonne lecture 😉

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