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Northwest Airlines ou American Airlines pour un vol Honolulu - San Francisco? English translation pending
by Hortensia8 · 2009-11-15 · 6 replies
Bonjour, Pour ceux qui connaissent et sont passionnés par les avions.

Mon intérêt principal: La sécurité-Sureté puis eventuellement le confort par la suite.

Pour une liaison Honolulu-San Francisco en janvier 2010:

Northwest Airlines par Boeing 753 OU American Airlines par Boeing 757

Merci
Train Balkan Express Zagreb-Belgrade-Sofia-Istanbul-Thessalonique et retour English translation pending
by Jackkathi · 2009-11-15 · 17 replies
Bonjour, Après 3 semaines en déplacement , nous avons enfin terminé ce voyage plutôt pénible ! En effet, côté confort et lenteur, ce train doit battre tous les records ! Il y a des travaux partout les retards se comptent en heures et le confort et la propreté c'est du passé ! dans le wagon lit Bulgare (entre Sofia et Istanbul) c'est chauffé au charbon et ca sent mauvais même nous avons presque suffoqué tant les relents de la cheminée nous ont incomodés ! Et la saleté ? les toilettes ? Rien à boire dans ce train ... c'est l'horreur ...il ne manque plus que le crime (Aghata Christie , le crime de l'orient express) Comment ces pays n'ont ils pas investit dans cette infrastructure si essentielle ? Sofia ? Rien à voir sinon des chaussées défoncée, rien ... passez votre chemin ...Istanbul ? Ouais un peu de culture les "classiques" bien manger et on repars pour Thessalonique 1-2 musées et on repars pour Belgrade ...bof ! Rien à voir ici , sauf de bons restos... ! Zagreb ? Belle ville intéressante Un jour suffit .... Le + ' Oui, les gens , le peuple, ils sont partout très sympa . Rien à redire sauf à Istanbul : l'arrogance prime dans le quartier d'Aya Sofia et de la mosquée Bleue on vous arnaque partout même dans les restos... Le Turque à été le moins accueillant mais surtout dans ce quartier envahi de touristes... Thessaloniqie ? Sympa bonne bouffe, et encore une fois Le Grecque est bien plus sympa que son voisin Turque et le sourire en plus .... Bon courage à ceux qui tentent l'aventure ! J'ai vu , j'ai payé , l'affaire est liquidée , on oublie... Ah ! Paris !
Meilleure compagnie pour un vol Montréal-Paris? English translation pending
by Jessy2222 · 2009-11-01 · 6 replies
S.v.p. donnez -moi des suggestions de compagnies aériennes dont vous êtes fiers d'avoir voyagé avec autant du côté confort, bouffe etc... Parmi celles dont j'aimerais particulièrement avoir des commentaires figurent Air France, Corsair, Lufthansa, KLM. Merci
Le pays où le noir est couleur English translation pending
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Vol Los Angeles - Honolulu par Northwest Airlines English translation pending
by Hortensia8 · 2009-10-07 · 16 replies
Je recherche des avis sur la liaison Honolulu-Los Angeles par la compagnie Northwest. Fiabilité et sérieux de la compagnie, sécurité, confort, services, ...Un grand merci!
Compagnies pour le vol Paris-Bangkok? English translation pending
by Damdiane · 2009-09-30 · 30 replies
Je cherche un vol paris bankok pour fèvrier à un tarif intéressant. Mes critéres : un minimum de confort ( 60 ans + problèmes de rhumatismes) et une escale pas trop longue. J'hésite surtout entre EMIRATES et ETIHAD mais il y a aussi Aéroflot, Qatar etc.. Y a t- il des compagnies à proscrire ? Merci d'avance...
Singapore Airlines: le top! English translation pending
by Missoz · 2009-09-18 · 16 replies
C'est the best des compagnie. Serieux elle est génial: 10/10

10/10 -accueil 10/10 confort 10/10 repas 10/10 activités (flims, musique)

Emirates : mais moins bien au niveau de l'accueil : 7/10 CathayPacifique: ça peut aller, je donnerais 6.5/10 AirFRance, oh Mon Dieu : 5/10, juste la moyenne

Et vous que pensez-vous des compagnies. S'il fallait mettre une note laquelle donneriez vous?

Qui a pris RYANAIR?
Prix des hôtels a Sainte Marie et tour de l'île? (Madagascar) English translation pending
by Lakana2 · 2009-09-03 · 13 replies
Bonjour, J'envisage un sejour de une semaine a Sainte Marie et voudrais connaitre le prix des hotels confort standard au village principal? Je voudrais aussi connaitre les possibiltés pour aller au Nord et a l'est de l 'ile. Merçi
Séjourner à l'hôtel Banglumpoo Place de Bangkok? English translation pending
by Roundtherock · 2009-07-31 · 4 replies
Bonjour, Quelqu'un a-t-il séjourné dans cet hôtel à Bangkok (quartier Banglumpoo) et quels sont vos avis sur leur prestation (confort, propreté, calme, accueil, etc.) Merci à tous!
Choix du sac de couchage pour la Bolivie en octobre? English translation pending
by Aymilya · 2009-07-31 · 19 replies
Je pars avec Terdav en octobre en Bolivie sur le séjour "Total Bolivie". Ils conseillent un sac de couchage cloisonné confort -10°. Avez-vous une expérience en la matière? Que me conseillez-vous d'acheter? Y-a-t'il de gros écarts d'une marque à l'autre? Merci.
Hôtel le long de la RN7 à Madagascar? English translation pending
by Andreatos · 2009-07-08 · 47 replies
Bonjour à tous les forumistes Pouvez vous me conseiller des hotels sur le long de la RN7. Je cherche un certain confort (sanitaire à l'intérieur).

vOICI Mon itinéraire

Antsirabe : hotel des thermes (déjà réservé) Ambositra Ranomafana Ambalavao Ranohira Anakao : longo vezo (déjà réservé)

Pour le reste, j'attends vos conseils

Andréa
Prendre un bus VIP de Vientiane à Paksé la nuit? English translation pending
by Pepeque · 2009-07-06 · 9 replies
Bonjour Quelqu'un a t-il pris un bus VIP de Vientiane à Paksé ou l'inverse. J'aimerais connaître le confort pour y passer une nuit (couchette ?) et les tarifs.

Merci pour vos infos
Hôtel à Mahabalipuram? English translation pending
by Olivier75015 · 2009-07-05 · 13 replies
Bonjour

Qui a connait hôtel "Mahab' s Hotel ou Inn " ? Quel est votre avis sur son confort et son calme etc...? Ou quel hôtel me conseiller à Mahalbalipuram Merci Olivier
Cherche équipier(ère), moyennement expérimenté(e), pour les îles Canaries, le Panama et les îles Marquises English translation pending
by Jackprudhomm · 2009-06-30 · 6 replies
Salut, en fonction du temps, Marseille-Canaries en navigation côtière sur un voilier neuf mètres rudimentaire, peu de confort, départ aussitôt que possible! Caraïbes (Saint-Barth), Panama, Les Marquises pour la suite... Femmes enceintes s'abstenir!

Jack.
Votre avis sur le vol LH452 de Munich-Los Angeles avec la Lufthansa English translation pending
by Chipek33 · 2009-06-30 · 3 replies
Bonjour,

Je pars la semaine prochaine dans l'ouest américain et j'aimerais connaitre le confort des vols lufthansa (LH452) au départ de munich et en direction de los angeles (place pour les jambes, écran individuel, film en français...?)

Merci d'avance Isabelle
Randonnée au Kirghizistan: bon duvet rapport qualité-prix? English translation pending
by Virji · 2009-06-14 · 7 replies
Je pars cet été au Khirghistan, je suis frileuse, je voudrais acheter un duvet donné pour un confort aux environ de - 10 °C le quel choisir ? est ce quelqu'un en a un a me conseiller ? (bon raport qualite prix ?) merci
Hôtels pas chers à Alep? (Syrie) English translation pending
by Chamss · 2009-06-10 · 9 replies
bonsoir

je cherche des hotels a alep pas cher entre 15$ et20$ le double mais avec un minimum de confort salle d'eau , douche dans les chambres d alep on pense aller a lattéquié j'ai lu sur le forum que on peut prendre le train combien ça coute le trajet et vaut mieux le bus ou le train ? concernant l'hebergement a lattéquié qlq'un a une idée sur les hotels et leur coût merci d'avance
De retour de l'hôtel Cala Regina à Sciacca en Sicile (du 20 mai au 2 juin 2009) English translation pending
by Coudan · 2009-06-07 · 2 replies
Nous y avons passé un séjour très agréable du 20/05 au 02/06/2009. Confort, personnel très aimable partout, équipe d’animation franco-italienne très motivée (spectacles, aquagym, fléchettes, pétanque, beach-volley, danse, minigolf, tennis, ping-pong etc.), piscine thermale couverte chaude, piscine extérieure non chauffée, piano-bar et danses chaque soir, belles grandes chambres avec terrasse et vue sur mer, buffets variés et bons, repas sur la terrasse ou à l’intérieur. A recommander chaudement ! Voiture souhaitable (à louer d’avance et à prendre à l’aéroport de Trapani ou de Palerme), excursions organisées chères… Attention, les distances sont grandes, on ne roule pas vite et le code de la route est ignoré ;) Nous avons visité les sites à l’ouest et ferons un autre séjour à l’est.

Précisons que nous avons passé la 1ère nuit au Torre del Barone voisin (à cause d’un problème d’air conditionné et qu’il nous a paru nettement moins bien au niveau repas et ambiance).
Quelle compagnie aérienne comparable à Zoom Airlines? English translation pending
by Chatrel · 2009-06-05 · 10 replies
Bonjour, le titre dit tout, je voyageais avec zoom airlines , c'etais une bonne compagnie, tres economique et tres bien coté service et confort (mieux encore que air transat) Mais voila, toute bonne chose a une fin, la compagnie a fermé, fait faillite en faite...😐 J'ai beau chercher, je vois rien qui s'approche ...vous avez des tuyau ? car en fait, j avais trouver le lien de zoom ici sur ce forum, alors surement que quelqu un quelque part a un autre bon tuyau a nous donner??????

Alors, allez y de vos suggestions, donner moi, donnez nous de bonne adresse ...!!!!!!!

Merci d'avance, je compte sur vous tous!!!!!!!!!!!

chatrel
Bungalow bord de mer en Thaïlande English translation pending
by Enviedespace · 2009-05-24 · 2 replies
Bonjour a tous,

Je reve de passer quelques jours dans un bungalow (bon voir tres bon confort) en bord de mer sur une ile en thailande.😎 Que me conseillez vous ?

Merci de vos avis 🙂
Billet d'avion et trucs indispensables à ne pas oublier en Nouvelle-Zélande? English translation pending
by Bzhbaroudeur · 2009-05-01 · 6 replies
Bonjour,

Peut-on trouver des prix inférieur à 1000 e en billet d'avion (avec un certain confort, dvd français, ...) a/r Londres/nz en agence de voyage?, sachant qu'ils prennent une commission.

Nous pensons passer par une agence car nous pensons partir vers le 15 octobre 09 pendant un an. Ce qui veut dire retour modifiable vers la mi-octobre 2010 : nous trouvons des prix très intéresants sur internet mais il faut fixer une date précise et leur calendrier ne va pas au delà de 9 mois à la date actuelle.-- Nous avons également une autre question,

Nous nous rendons donc un an sur le territoire nz en octobre en sac à dos : pensons dormir dans des backpackers et woofing, helpexchange. Aussi, trouver du travail dans des restos, fruit picking, culture de la vigne.Bref, pensez-vous que l'on puisse être logé et nourri (Nous sommes un couple mignon, et "inséparable" 😊 )

Nous n'aurons pas forcément de lieu fixe et bougerons énormement: nous avons besoin de votre aide, de tous ceux qui sont parti à l'aventure : quelle chose ne pensons nous même pas mais qui sont indispensable.

Qu'avez-vous pris dans vote sac et qui vous a été utile?

Merci
Guest house la moins chère possible pour le festival d'Esala Perahera à Kandy? (Sri Lanka) English translation pending
by Musahappy · 2009-04-21 · 10 replies
Bonjour, nous serons à Kandy pour Esala Perahera. Auriez-vous une GH à nous conseiller ? Nous ne cherchons pas le confort, juste le moins cher possible car les prix seront redoutables à cette période. Merci… 🙂
Remorque vélo Croozer Duo pour voyager avec bébé? English translation pending
by Cetoin · 2009-04-12 · 7 replies
Bonjour à tous, Nous sommes des petits nouveaux dans le cyclo-rando avec bb, et nous avons quelques questions concernant le confort de bb dans sa chariotte... Nous avons investi dans une "croozer duo", après une premiére sortie, nous nous sommes rendus compte qu'il est un peu secoué et pas très confort pour les siestes. Nous pensons bidouiller l'interieur de la chariotte avec un transat pour que bb soit plus allongé et surtout moins exposé aux secousses; ( il a 8 mois). Nous ne voulons pas tout désosser, enfin pas trop l'abimer. Sur le forum on ne parle jamais de cette chariotte, qu'en pensez vous? Nous sommes a l'écoute de toutes infos que vous détenez peut etre et qui pourrai nous etre d'un grand secours. Merci d'avance.

Nous partons mi mai faire le tour du Luberon.
Autotour avec Nouvelle Frontières au Rajasthan English translation pending
by Carmenandern · 2009-04-12 · 3 replies
Bonjour a tous, Qui a deja effectué 1 autotour avec Nouvelle Frontières..."le berceau des Princes"dans le Rajasthan, votre ressenti, le confort des hôtels, les prestations offertes. Enfin savoir si ce voyagiste est autop, mille merci pour vos infos....j'oubliais 1 hôtel confort a Delhi 2 jours le tout en Septembre.Merci a tous😉
Voler avec AirAsia entre Kuala Lumpur et Londres? English translation pending
by Pascalos · 2009-04-09 · 20 replies
bonjour

je cherche des renseignements sur le vol airasia kuala lumpur, londres

la compagnie est elle fiable, le confort, la duree du vol, les taxes ect.....

merci pour vos reponses
Hôtel Ibis Patong Beach et bons plans? English translation pending
by Salamatpagi · 2009-04-04 · 2 replies
Bonsoir,

Pouvez vous me dire votre avis durant votre séjours sur Patong Beach sur l'hotel : Ibis (confort des chambres, qualité des petit-dejeuners...).

Concernant les bons plans, pouvez-m'indiquer des endroits sympas à ne pas manquer (bars, discothèques, resto thaie et francais !!! ou allez voir de la boxe thaie, enseignement de massage thaie).

Quel est le prix moyen d'un repas?

Quels sont les endroits à ne manquer sur Patong et aux alentours?

Quel est le prix d'une location d'une 125CC voir un scooter sur une journée, voir une semaine?

Séjours prévue sur octobre 2009.

A+
Meilleure compagnie pour un vol Nice-Shanghai? English translation pending
by Jancha · 2009-03-15 · 32 replies
Bonjour,

Quelle serait la meilleure compagnie pour aller de Nice à Shanghai, en tenant compte des paramètres : coût, confort, horaires, en classe Eco ? La compagnie la plus chère n'étant pas forcément la meilleure et la moins chère pas forcément la pire. Nous sommes deux vieux pas pressés, et nous ne recherchons pas vraiment un vol direct, car pour nous il est moins fatigant de faire un stop . Merci à qui pourra me répondre . Bonne journée.
Internet en camping-car English translation pending
by Catcar · 2009-02-23 · 9 replies
bonjour à tous, je réside définitivement en camping car, et je dois dire que c'est le top, pour y apporter plus de confort personnel, j'aimerais avoir des renseignements sur la réception internet en camping car, je sais qu'il existe la clé 3 G, cela me semble un peu cher pour la durée d'utilisation, existe t-il une antenne satellite pour une réception correcte et bien sur avec un prix correct, si vous des infos a me donner elles sont les bienvenues, bonne journée à tous.🙂
Hôtel à Rach Gia (Vietnam) English translation pending
by Delanaudière · 2009-02-20 · 2 replies
On cherche un petit hôtel sympa, près d'où ça se passe, à Rach Gia -- un peu de confort serait un plus, car un long trajet avec les enfants de HCMV jusqu'à la ville dans la même journée.

Choses d'intérêt sur place à voir, à faire ?

merci amis de la route et de l'aventure
Voler avec Qatar Airways? English translation pending
by Lamiral · 2009-02-09 · 11 replies
bonjour ayant voyage sur de nombreuses compagnies je sollicite votre avis sur qatar airways?? sur le confort securite....... merci

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