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Guesthouse à Chiang Mai? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle venue sur VF. Je vis a Bangkok depuis 1mois avec mon ami qui bosse a Chonburi. Et forcément, nous sommes partis dans la découverte de la Thailande. Nous envisageons de partir à Chiang Mai du 5 au 6/02/09. Nous avons appris après coup que c'était la fête de la fleur. On m'a dirigé vers sarabu guesthouse. Quelqu'un connait-il? A la base je voulais aller à Julie guesthouse mais ils ne pourront me dire leur dispo que la veille de notre départ, un peu short vu la fête qui s'annonce. Non? Je voudrais avoir des avis sur cette guesthouse ou d'autres adresses sympas et cheap. Merci d'avance à ceux qui me répondront. Johanna
Je suis nouvelle venue sur VF. Je vis a Bangkok depuis 1mois avec mon ami qui bosse a Chonburi. Et forcément, nous sommes partis dans la découverte de la Thailande. Nous envisageons de partir à Chiang Mai du 5 au 6/02/09. Nous avons appris après coup que c'était la fête de la fleur. On m'a dirigé vers sarabu guesthouse. Quelqu'un connait-il? A la base je voulais aller à Julie guesthouse mais ils ne pourront me dire leur dispo que la veille de notre départ, un peu short vu la fête qui s'annonce. Non? Je voudrais avoir des avis sur cette guesthouse ou d'autres adresses sympas et cheap. Merci d'avance à ceux qui me répondront. Johanna
Bali: comment règle-t-on les hôtels sur place? English translation pending
Bonjour,
j'ai finalement décidé de réserver mes hôtels depuis la France avant mon départ. j'ai sélectionné ceux là : à Jimbaran : Puri Bambu à Ubud : swasti cottage, honeymoon guets house à Amed : le Santai, le Life in à Padang Bai : le damuahbali à Sanur :le purigobali
il me reste encore l'hôtel sur les îles Gili (Air surement plutpot que Meno).
mais je demandais : quand on réserve à l'avance, faut il payer par internet, ou bien on règle sur place? je m'interroge notamment concernant les prix affichézs en dollars, puisque par exemple la chambre deluxe au Puri Bambu est à 70 $, il va sans dire que je préfère régler en dollars sur place (52 € environ).
enfin voilà, si vous pouviez me dire comment ça s'est passé pour vous. au passage, si vous avez des remarques sur les hotels sélectionnés, je suis preneuse! merci
j'ai finalement décidé de réserver mes hôtels depuis la France avant mon départ. j'ai sélectionné ceux là : à Jimbaran : Puri Bambu à Ubud : swasti cottage, honeymoon guets house à Amed : le Santai, le Life in à Padang Bai : le damuahbali à Sanur :le purigobali
il me reste encore l'hôtel sur les îles Gili (Air surement plutpot que Meno).
mais je demandais : quand on réserve à l'avance, faut il payer par internet, ou bien on règle sur place? je m'interroge notamment concernant les prix affichézs en dollars, puisque par exemple la chambre deluxe au Puri Bambu est à 70 $, il va sans dire que je préfère régler en dollars sur place (52 € environ).
enfin voilà, si vous pouviez me dire comment ça s'est passé pour vous. au passage, si vous avez des remarques sur les hotels sélectionnés, je suis preneuse! merci
Pays d'Asie du Sud-Est pour un mois avec 1200 euros? English translation pending
salut tous le monde
quelqu'un pourrais me dire quel est en asie sud est le pays le plus approprier pour tripper 1 mois avec mon frangins.
voyager avec le sac, stop, bus, plage de paradis, case bon marché, locaux sympa accueillant, faune extraordinaire, petit village touristique mais pas trop ou se sentir chez sois mais déconnecté comme au costa rica ( montezuma ),
bref un trip d'un mois inoubliable, avec 1200 euro chacun vol compris.
désolé je connais pas du tous l'asie, et je préfère demander a ceux qui savent.
merci a tous.
moi j'ai pas encore de citation que j'aime bien, alors on va dire: quand on a pas la technique on y va a la zob. je dirai pas d'où ça vient les fan sauront
merci a tous.
moi j'ai pas encore de citation que j'aime bien, alors on va dire: quand on a pas la technique on y va a la zob. je dirai pas d'où ça vient les fan sauront
Vivre à Hua Hin en Thaïlande? English translation pending
NOUS VENONS D'ACHETER 2 RAI à HUA HIN à DES AMIS FRANCAIS, NOUS VOULONS CONSTRUIRE ET Y VIVRE 6 MOIS PAR AN, NOUS AIMERIONS AVOIR DES AVIS SUR CETTE REGION
Quel travail possible pour un expatrié français en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!
Voila pour faire court, j'ai envie d'aller vivre en Thailande pour monter un projet qui ma toujour tenu à coeur : monter une auberge. Je suis conscien de tous les papiers et autres réglementations concernant l'aquisition de terre pour un expat.
Après être parti labas 1 mois pour des vacances, j'ai l'intention d'y retourner afin de voir la réalité en bossant quelques temps, d'acquérir un visas et un work permis. Cependant après mettre renseigné un peut partout il est dit que beaucoup de métiers sont réservés exclusivement aux Thailandais. Que peut on faire en tant qu'expat?
J'ai comme compétence : bepa aménagement paysager, Bac STAE, Bts production horticole, bts commerciale dans le végétale et license proffessionel commercialisation des végétaux et produit connexe. nivo bac+3
Ayant travaillé 1 an à CARREFOUR et sachant que cette entreprise est implanté en Thailande et notamment à Bangkok je pense que ça pourrait être une bonne opportunité de départ. Je ne sais pas du tous si un Français pourrait être embauché dans cette entreprise?
Je fais appel à vous afin de connaitre les différents djob qu'un expat peut avoir labas? Vous qu'avez vous fait comme boulot de départ?
Mon but serait de travailler quelques temps sur bangkok pour voir la réalité des choses et me permettre d'apprendre le Thaï dans une école dès que j'ai un peut de temps libre.
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Cordialement Yvan
Après être parti labas 1 mois pour des vacances, j'ai l'intention d'y retourner afin de voir la réalité en bossant quelques temps, d'acquérir un visas et un work permis. Cependant après mettre renseigné un peut partout il est dit que beaucoup de métiers sont réservés exclusivement aux Thailandais. Que peut on faire en tant qu'expat?
J'ai comme compétence : bepa aménagement paysager, Bac STAE, Bts production horticole, bts commerciale dans le végétale et license proffessionel commercialisation des végétaux et produit connexe. nivo bac+3
Ayant travaillé 1 an à CARREFOUR et sachant que cette entreprise est implanté en Thailande et notamment à Bangkok je pense que ça pourrait être une bonne opportunité de départ. Je ne sais pas du tous si un Français pourrait être embauché dans cette entreprise?
Je fais appel à vous afin de connaitre les différents djob qu'un expat peut avoir labas? Vous qu'avez vous fait comme boulot de départ?
Mon but serait de travailler quelques temps sur bangkok pour voir la réalité des choses et me permettre d'apprendre le Thaï dans une école dès que j'ai un peut de temps libre.
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Cordialement Yvan
Delhi -Varanasi-Agra: trains de nuit ou de jour? English translation pending
Bonjour les gens,
J'arrive à Delhi un matin de février. Je ne compte pas m'attarder, je visiterai avant de repartir. J'ai donc la possibilité, en arrivant le matin, de prendre un train de nuit pour Varanasi et économiser une nuit de GH. Mais n'est-il pas mieux de prendre un train de jour afin de profiter des paysages ? Ou bien aucun intérêt ? Pareil de Vara jusqu'à Agra : nuit ou jour ?
Entre Delhi et Vara, puis entre Vara et Agra, y a-t-il des stops incontournables ?
J'arrive à Delhi un matin de février. Je ne compte pas m'attarder, je visiterai avant de repartir. J'ai donc la possibilité, en arrivant le matin, de prendre un train de nuit pour Varanasi et économiser une nuit de GH. Mais n'est-il pas mieux de prendre un train de jour afin de profiter des paysages ? Ou bien aucun intérêt ? Pareil de Vara jusqu'à Agra : nuit ou jour ?
Entre Delhi et Vara, puis entre Vara et Agra, y a-t-il des stops incontournables ?
Villes européennes incontournables pour voyageurs sans voitures? English translation pending
Bonjour!
Je pars pour Paris vers la fin mai avec un cousin pour visiter de la famille, et nous nous sommes dit que tant qu'à être sur place, pourquoi ne pas visiter un peu le Vieux Continent! Nous serons là pour environ 4-5 semaines, et nous aimerons voir des villes/sites "incontournables" de l'Europe. Seulement, nous sommes étudiants, donc le budget n'est pas super fameux; de plus, nous ne possédons pas de permis de conduire, donc le voyage se fera sans voiture. J'aimerai avoir quelques suggestions de villes à visiter à partir de Paris et qui se visitent à pieds ou par transport en commun. C'est très vague, mais comme je ne connais pas beaucoup l'Europe, je suis pas mal ouverte a tout! J'ai déja visité Bruxelles, Amsterdam, Köln et Paris précedemment.
Coté budget, je ne veux pas depenser des sommes astronomiques, mais toutes les suggestions sont de bienvenue. En fait, si une destination plus chère nous attire plus, nous couperons sur celles qui sont moins chères hihi 😎 Coté logement, à Paris nous legeront chez une tante, donc pas besoin de payer, mais pour le reste, idéalement une ville ou il y a des auberge jeunesse ou hotels pas chers.
Je parle Anglais et Français, aec un minuscule soupcon d'Allemand, donc idéalement des endroits ou je pourrais survivre avec ces langues 😉
Merci beaucoup!!
Je pars pour Paris vers la fin mai avec un cousin pour visiter de la famille, et nous nous sommes dit que tant qu'à être sur place, pourquoi ne pas visiter un peu le Vieux Continent! Nous serons là pour environ 4-5 semaines, et nous aimerons voir des villes/sites "incontournables" de l'Europe. Seulement, nous sommes étudiants, donc le budget n'est pas super fameux; de plus, nous ne possédons pas de permis de conduire, donc le voyage se fera sans voiture. J'aimerai avoir quelques suggestions de villes à visiter à partir de Paris et qui se visitent à pieds ou par transport en commun. C'est très vague, mais comme je ne connais pas beaucoup l'Europe, je suis pas mal ouverte a tout! J'ai déja visité Bruxelles, Amsterdam, Köln et Paris précedemment.
Coté budget, je ne veux pas depenser des sommes astronomiques, mais toutes les suggestions sont de bienvenue. En fait, si une destination plus chère nous attire plus, nous couperons sur celles qui sont moins chères hihi 😎 Coté logement, à Paris nous legeront chez une tante, donc pas besoin de payer, mais pour le reste, idéalement une ville ou il y a des auberge jeunesse ou hotels pas chers.
Je parle Anglais et Français, aec un minuscule soupcon d'Allemand, donc idéalement des endroits ou je pourrais survivre avec ces langues 😉
Merci beaucoup!!
Voyage en Thaïlande pour la première fois English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Bangkok dans 10 jours; programme, deux jours à Bangkok, 8 jours à Phuket, puis de nouveau 24h à Bangkok.
Pour Phuket, nous pensons trouver un Hôtel sur place, qu'en pensez vous? mieux vaut réserver par le Net??
Et évidement, ce serait super si vous pouviez nous donner des idées de visites, d'endroits à ne pas manquer...
Merci d'avance et Bonne Année !!!
Merci d'avance et Bonne Année !!!
Séjour en Thaïlande au mois d'août 2009 English translation pending
Pour commencer bonjour et bonne année à tous!!!!!😉
Mon mari, ma fille et moi nous pensons nous rendre en Thailande du 31 juillet au 17 aout 2009.Nous y sommes déja allé il ya a 2 an, nous avons été à Bangkok une semaine et à patong une semaine également. J'ai énormément apprécié Bangkok car c'est une ville vivante pleine d'animation mais franchement patong c'était pas top, il y avait pas grand chose à faire et c'était pas si beau que ça..... Pour notre prochain voyage je pensais commençais par Bangkok (shopping...) puis d'aller à Koh Samui pour le soleil et la mer. Seulement je voudrais des renseignements concernant des hébergement sur Bangkok pas trop cher mais assez confortable (car petite fille de 4ans) et surtout dans le centre pour être à proximité de tout, l'année où nous y somme allés on logeait au sofitel Silom et c'était parfait mais trés cher....donc vos adresses sont les bienvenues..... Ensuite je voulais savoir si mon choix pour koh Samui et plus précisement pour Lamai était bien? Est ce qu'il ya des activités intéressantes et est ce que vous connaissez des adresses pours loger toujours pas trop cher😛 près de la plage..... Voilà je crois que c'est tout...................................;🤪 Merci à tous de vos réponse..... Bisous😉 Séverine
Ah oui j'allais oublier comment se passe le transfert de BKK à Koh samui????
Mon mari, ma fille et moi nous pensons nous rendre en Thailande du 31 juillet au 17 aout 2009.Nous y sommes déja allé il ya a 2 an, nous avons été à Bangkok une semaine et à patong une semaine également. J'ai énormément apprécié Bangkok car c'est une ville vivante pleine d'animation mais franchement patong c'était pas top, il y avait pas grand chose à faire et c'était pas si beau que ça..... Pour notre prochain voyage je pensais commençais par Bangkok (shopping...) puis d'aller à Koh Samui pour le soleil et la mer. Seulement je voudrais des renseignements concernant des hébergement sur Bangkok pas trop cher mais assez confortable (car petite fille de 4ans) et surtout dans le centre pour être à proximité de tout, l'année où nous y somme allés on logeait au sofitel Silom et c'était parfait mais trés cher....donc vos adresses sont les bienvenues..... Ensuite je voulais savoir si mon choix pour koh Samui et plus précisement pour Lamai était bien? Est ce qu'il ya des activités intéressantes et est ce que vous connaissez des adresses pours loger toujours pas trop cher😛 près de la plage..... Voilà je crois que c'est tout...................................;🤪 Merci à tous de vos réponse..... Bisous😉 Séverine
Ah oui j'allais oublier comment se passe le transfert de BKK à Koh samui????
Thaïlande: les "rouges" contre-attaquent (29 décembre 2008) English translation pending
En espérant que ce ne soit pas reparti pour un tour et menacer a nouveau la stabilité du pays deja bien vacillante... et si on laissait Abhisit gouverner et montrer de quoi il est capable pour sortir la Thailande de l'ornière politique ou elle s'est embourbée avant que ce ne soit un gouffre? 😕
Des milliers de manifestants thaïlandais, favorables au dirigeant déchu Thaksin Shinawatra, ont contraint lundi matin le nouveau Premier ministre Abhisit Vejjajiva à repousser son premier discours devant le Parlement. Lire la suite l'article.
Des milliers de manifestants thaïlandais, favorables au dirigeant déchu Thaksin Shinawatra, ont contraint lundi matin le nouveau Premier ministre Abhisit Vejjajiva à repousser son premier discours devant le Parlement. Lire la suite l'article.
Quelle déception cette Thaïlande... English translation pending
Salut a toutes et tous, n'avez vous pas remarqué une forte dégradation de ce pays qui était pourtant si bien il y a encore peu de temps?Habitué a y aller au moins 2 fois par an, j'y ai remarqué une forte prise de grosse tête de la population locale, très habitué de voir toute l'année des touristes en masse...tout augmente à vu d'œil tous les an jusqu'à doubler d'une année sur l'autre!Le dernier exemple, la soirée de la half moon, un "pack" qui était jusqu'à présent proposé partout a Samui pour 350thb, et qui il y a 2 semaine était a 700(???)et sans l'entrée sur place!Cette party est a bannir tant elle est désolante de f... de gueule!Un attrape touriste de plus qui l'année prochaine sera peut être proposé a 1200thb, pourquoi pas après tout...mais entonnement pas bcp de touriste dans cette soirée, les gens auraient il compris de la supercherie (encore une)?1 ère fois et dernière...et la full moon?Des flics playmobil sur le ponton de l'embarcadère a racketter les touristes de 100thb parce que c'est le soir de la full...dépitant.Tout est devenu racket dans ce pays, c'est pour cela que les gens commence de plus en plus a le déserter...Un verre au Green Mango?En plus de la encore de la (forte) inflation, ces messieurs les serveurs vous servent une dose mesquine comme il maitrisent bien, si bien que votre vodka red bull, et bien ce n'est que de la red bull car la vodka est coupé a l'eau!expérience faite que j'ai gouté la vodka avant de verser la red...mesquin et arnaqueur jusque là...vraiment navrant...et tout est comme ça, sans parler qu'ils vous parlent de plus en plus comme de la merde, limite provocateurs...c'était la cerise sur la gâteau, on devait rester une semaine de plus, on est finalement rentré a Paris, trop c trop, mais ils sont devenu très très c...rare sont ceux qui vous sourit maintenant...Pays du sourire pouarf!!touristes inconscients que ceux qui le pense...sourire car ces gens la vous la mettent bien comme il faut, oui la ils vous sourit!!Pourtant habitué, une 10aines de fois quand même, donc très accoutumé, c'est un pays dont je ne retournerai plus, cause foutage de g*****!
Il y a tant de pays a faire et des gens qui sont près a nous accepter comme il se doit et pas que pour le fric!!Ce ne sont pas vous ni moi qui voyez, c'est un billet!!STOP
Salutations.
Thaïlande: visa non-immigrant d'un an à multiples entrées English translation pending
Bonjour
Je n'ai rien trouve dans les outil de recherche.
Il semble qu'il existe un visa non immigrant de 1 an multiple entree ? (pour les Americains, en tout caset il leur coute 150$) Je ne trouve rien sur les sites francais et thais Quel est ce visa ? Existe-t-il pour les francais ? Peut ont le prendre a Penang, a Kuala Lumpur ? A Ventiane ? Qui peut me renseigner ?? Bye
Il semble qu'il existe un visa non immigrant de 1 an multiple entree ? (pour les Americains, en tout caset il leur coute 150$) Je ne trouve rien sur les sites francais et thais Quel est ce visa ? Existe-t-il pour les francais ? Peut ont le prendre a Penang, a Kuala Lumpur ? A Ventiane ? Qui peut me renseigner ?? Bye
Mode de paiements au Laos? English translation pending
Hello
Je pars bientot au Laos, je suis plutot mefiant quant au mode paiement a savoir, si il est preferable de payer en dollars, Euros ou bien en Baths Thailandais, je crois ce qui n est pas tres commode de payer en kips ( pour 100 euros ca fait un paquet de kips!!) d autre part si je pose cette question ce qui n est arrive aussi ( comme bcp de personnes sejournant pour la 1 ere fois) les petites arnaques au Cambodge ( la bas a eviter de changer en monnaie locale il est preferable de payer en dollars, att surtout pas en Euros, parce que si vous payez pour 1 euro, si comme vous payer 1 Dollar) sans compter qu il oublient (entre guillemet) de rendre la petite monnaie
Est ce la meme chose au Laos ?
Si vous avez deja voyage dans ce pays, merci de me donner qq conseils et trucs, je vous en remercie d avance
Je pars bientot au Laos, je suis plutot mefiant quant au mode paiement a savoir, si il est preferable de payer en dollars, Euros ou bien en Baths Thailandais, je crois ce qui n est pas tres commode de payer en kips ( pour 100 euros ca fait un paquet de kips!!) d autre part si je pose cette question ce qui n est arrive aussi ( comme bcp de personnes sejournant pour la 1 ere fois) les petites arnaques au Cambodge ( la bas a eviter de changer en monnaie locale il est preferable de payer en dollars, att surtout pas en Euros, parce que si vous payez pour 1 euro, si comme vous payer 1 Dollar) sans compter qu il oublient (entre guillemet) de rendre la petite monnaie
Est ce la meme chose au Laos ?
Si vous avez deja voyage dans ce pays, merci de me donner qq conseils et trucs, je vous en remercie d avance
Sortir des sentiers battus en Thaïlande? English translation pending
🙂 D'abort JOYEUX NOEL A TOUS . 😇 Voilà, c'est bientot mon 6ème voyage en THAILAND( janvier-fevrier 2009). Je pense que certains vont comprendre... je cherche 1 plan, voir plusieurs pour sortir des sentiers battus de ce magnique pays. Làeeo phop-kan mày nàn khràp ( à bientot ) ... Merci
Situation du tourisme au Vietnam et plan de relance (25 décembre 2008) English translation pending
Hanoï - De France ou des États-Unis, les touristes étrangers, touchés de plein fouet par la crise économique, se font déjà plus rares au Vietnam, qui pourrait bien manquer son objectif de cinq millions de visiteurs en 2008, mettent en garde des responsables du secteur.
Les hôtels et agences de voyage taillent déjà dans les tarifs. Ces derniers mois, ils ont été confrontés à la plus forte baisse du nombre de touristes depuis 2003, quand l'épidémie de pneumonie atypique (Sras) a frappé l'Asie, vite suivie par une résurgence de la grippe aviaire.L'an prochain, le secteur du tourisme risque d'enregistrer une croissance nulle et pourrait même voir ses performances reculer, a récemment averti le ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Hoang Tuan Anh.
Pour relancer les affaires, grâce notamment à des campagnes publicitaires, l'Administration nationale du tourisme du Vietnam (VNAT) a demandé une aide de 20 à 30 millions de dollars au gouvernement.
Selon l'organisation, l'industrie emploie plus de 10 % de la force de travail de ce pays de 86 millions d'habitants, représente 4, 5 % de son économie et devait lui rapporter 3, 7 milliards de dollars cette année.
«Le nombre d'arrivées internationales est en baisse depuis des mois, mais la situation s'est sérieusement dégradée depuis octobre», explique Vu The Binh, haut responsable de la VNAT.
En octobre, moins de 300 000 étrangers se sont rendus au Vietnam, une baisse de près de 12 % sur un an selon l'administration.
En novembre, la baisse s'explique aussi par la fermeture plusieurs jours du hub aéroportuaire de Bangkok. Le nombre des visiteurs a chuté de 22 % par rapport à l'année précédente.
Et malgré de forts taux de croissance en début d'année, seuls 3, 87 des 5 millions de touristes espérés sur l'ensemble de 2008 ont foulé le sol vietnamien entre janvier et novembre, selon le ministère du Tourisme.
«Nous nous attendons à ce que les arrivées en 2009 chutent de 20 à 30 % comparé à 2008 en raison de la crise économique internationale», indique M. Binh. «Alors nous avons besoin d'investir davantage dans les produits du tourisme pour faire revenir (les gens) fin 2009 et en 2010».
Du côté des opérateurs, le son de cloche est le même.
«Nos clients des États-Unis et d'Europe - en particulier de France, d'Angleterre et d'Allemagne - ont fortement reculé depuis le milieu de l'année», affirme, depuis l'ancienne capitale impériale de Hué, Nguyen Hang Quy, de l'agence de voyage Huong Giang.
«C'est à cause du ralentissement mondial», poursuit-il. «Et 2009 sera encore plus difficile. Nous essayons maintenant de viser d'autres marchés en Asie - même en Thaïlande, au Laos et au Cambodge».
Au début du mois lors d'un forum économique, un groupe de spécialistes du secteur a aussi conseillé au Vietnam une simplification des procédures de visa, qui empêchent les voyages de dernière minute dans le pays communiste. Et lui font perdre, pour des week-ends improvisés, des clients au profit de Singapour, Macao, Bali en Indonésie ou Phuket en Thaïlande.
Par Le Thang Long - Agence France Presse - 15 décembre 2008
Les hôtels et agences de voyage taillent déjà dans les tarifs. Ces derniers mois, ils ont été confrontés à la plus forte baisse du nombre de touristes depuis 2003, quand l'épidémie de pneumonie atypique (Sras) a frappé l'Asie, vite suivie par une résurgence de la grippe aviaire.L'an prochain, le secteur du tourisme risque d'enregistrer une croissance nulle et pourrait même voir ses performances reculer, a récemment averti le ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Hoang Tuan Anh.
Pour relancer les affaires, grâce notamment à des campagnes publicitaires, l'Administration nationale du tourisme du Vietnam (VNAT) a demandé une aide de 20 à 30 millions de dollars au gouvernement.
Selon l'organisation, l'industrie emploie plus de 10 % de la force de travail de ce pays de 86 millions d'habitants, représente 4, 5 % de son économie et devait lui rapporter 3, 7 milliards de dollars cette année.
«Le nombre d'arrivées internationales est en baisse depuis des mois, mais la situation s'est sérieusement dégradée depuis octobre», explique Vu The Binh, haut responsable de la VNAT.
En octobre, moins de 300 000 étrangers se sont rendus au Vietnam, une baisse de près de 12 % sur un an selon l'administration.
En novembre, la baisse s'explique aussi par la fermeture plusieurs jours du hub aéroportuaire de Bangkok. Le nombre des visiteurs a chuté de 22 % par rapport à l'année précédente.
Et malgré de forts taux de croissance en début d'année, seuls 3, 87 des 5 millions de touristes espérés sur l'ensemble de 2008 ont foulé le sol vietnamien entre janvier et novembre, selon le ministère du Tourisme.
«Nous nous attendons à ce que les arrivées en 2009 chutent de 20 à 30 % comparé à 2008 en raison de la crise économique internationale», indique M. Binh. «Alors nous avons besoin d'investir davantage dans les produits du tourisme pour faire revenir (les gens) fin 2009 et en 2010».
Du côté des opérateurs, le son de cloche est le même.
«Nos clients des États-Unis et d'Europe - en particulier de France, d'Angleterre et d'Allemagne - ont fortement reculé depuis le milieu de l'année», affirme, depuis l'ancienne capitale impériale de Hué, Nguyen Hang Quy, de l'agence de voyage Huong Giang.
«C'est à cause du ralentissement mondial», poursuit-il. «Et 2009 sera encore plus difficile. Nous essayons maintenant de viser d'autres marchés en Asie - même en Thaïlande, au Laos et au Cambodge».
Au début du mois lors d'un forum économique, un groupe de spécialistes du secteur a aussi conseillé au Vietnam une simplification des procédures de visa, qui empêchent les voyages de dernière minute dans le pays communiste. Et lui font perdre, pour des week-ends improvisés, des clients au profit de Singapour, Macao, Bali en Indonésie ou Phuket en Thaïlande.
Par Le Thang Long - Agence France Presse - 15 décembre 2008
Bon restaurant pour le déjeuner du 25 décembre à Bangkok? English translation pending
Bon je sais, je ne m’y prends vraiment pas à l’ avance mais voila : je ne sais pas où déjeuner pour le déjeuner du 25 décembre. Pour une fois je veux manger "western style" (voir français) ce n’est pas dans mes habitudes mais pour Noel je veux quand même marquer le coup un minimum. Bien sur je pourrai aller dans un bon hôtel avec un super buffet à thb2500++, mais cette année, je n’ai pas d’argent donc je ne peux pas me le permettre.
Alors que pouvez-vous me conseiller pour le déjeuner du 25 décembre, cuisine western style, buffet ou à la carte (si à la carte alors entrée, plat principale, dessert), à moins de 3000 bahts pour deux personnes (pas de vin cette année, pas les moyens !) ?
Alors que pouvez-vous me conseiller pour le déjeuner du 25 décembre, cuisine western style, buffet ou à la carte (si à la carte alors entrée, plat principale, dessert), à moins de 3000 bahts pour deux personnes (pas de vin cette année, pas les moyens !) ?
Retirer l'argent sur place ou partir avec des travellers chèques en Thaïlande? English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Je pars seul en Thaïlande du 7 janvier au 6 février prochain. Cela fait un moment que je glâne des infos sur VF, différents blogs etc...Je suis en train de relire tout ce que j'ai noté pour faire un tri et j'en suis au "rayon" pognon : Apparemment, pas besoin de dollars (même dans les campagnes, ceux cis ne sont-ils pas plus appréciés que les euros ?...). Je me demande quel est le meilleur rapport : sachant que je compte dépenser autour des 1000 euros pour ce mois (d'après ce que j'ai pu lire..), je compte partir avec 100 à 200 euros en billets dans l'avion (bonne idée ?..). Pour, info, je compte rester quelques jours à Bangkok, faire un périple puis passer les derniers jours à bangkok (ce sera mon anniversaire le 5 février donc bon restau et bon hôtel ...). Vaut il mieux retirer de l'argent là-bas dans une banque et le changer ou partir avec des travellers d'ici pour les changer au fur et à mesure là-bas ou mixer les deux ? Merci d'avance pour vos réponses, Dim.
Je pars seul en Thaïlande du 7 janvier au 6 février prochain. Cela fait un moment que je glâne des infos sur VF, différents blogs etc...Je suis en train de relire tout ce que j'ai noté pour faire un tri et j'en suis au "rayon" pognon : Apparemment, pas besoin de dollars (même dans les campagnes, ceux cis ne sont-ils pas plus appréciés que les euros ?...). Je me demande quel est le meilleur rapport : sachant que je compte dépenser autour des 1000 euros pour ce mois (d'après ce que j'ai pu lire..), je compte partir avec 100 à 200 euros en billets dans l'avion (bonne idée ?..). Pour, info, je compte rester quelques jours à Bangkok, faire un périple puis passer les derniers jours à bangkok (ce sera mon anniversaire le 5 février donc bon restau et bon hôtel ...). Vaut il mieux retirer de l'argent là-bas dans une banque et le changer ou partir avec des travellers d'ici pour les changer au fur et à mesure là-bas ou mixer les deux ? Merci d'avance pour vos réponses, Dim.
Les atrocités de l'armée birmane dans l'état Shan English translation pending
Ceci est pour repondre a la reflexion absolument revoltante du denomme Karolus ("Le point de vue occidental est un peu trop unilatéral : la bonne Suu Kyi vs le méchant Than Swhe") au sujet duquel les mots me manquent pour lui exprimer mon mepris et mon degout.
Il y a, cachee dans la jungle thaie du cote de Chiang Mai, une femme admirable, a mon avis futur Prix Nobel de la paix, qui joue sa vie a essayer de sortir les femmes Shan qui se refugient en Thailande, souvent apres avoir ete violees, des bordels ou les enc... de thais les mettent sous menace d'etre refoulees en Birmanie (et oui, les thais si gentils avec leur beau sourire, que certains encensent tellement!) Elle a ecrit un livre, publie par l'association patronnee par Mme Mitterrand, dont le titre est eloquent: "Licence to rape"; 125 pages d'horreurs que j'ai traduites gratuitement en francais, un de mes nombreuses contributions a la resistance birmane (entre parenthese, je ne me suis pas planque comme l'auront fait certains, la trado, je l'ai signee de mon nom!). Tout y est parfaitement documente: sur les pages de gauche: nom du village, jour et heure du crime, nom des victimes, ou elles se trouvaient et ce qu'elles faisaient au moment du crime; en regard sur la page de droite: le No des regiments, souvent le nom des officiers, le crime, l'action entreprise par les habitants locaux (quand cela etait possible et au peril de leur vie) et ses resultats. Le 1er jour de la trado, j'ai ete oblige de m'arreter au bout de 4 heures, je ne pouvais plus!! Voici quelques extraits des pages de droite de ce livre, dont j'ai traduit le titre par "Permis de violer" (les soldats ont en effet ordre de repandre par la terreur par les deplacements de village, le portage forcee 9dont les victimes ne reviennent que rarement du voyage!), et le viol systematique):
15 soldats du SLORC basés à Kho Lam- Violée et abattue
Ont laissé son enfant de 2 ans seul dans la forêt. Ont emmené les 2 bœufs à Kho Lam pour être mangés Soldats du SLORC de la base de Kho Lam-basé Violée et abattue
Lorsque des membres de sa famille ont demandé la permission de l’enterrer, les soldats ont répondu: “Elle doit rester où elle est comme exemple pour vous Shan. Si vous l’enterrez, vous mourrez avec elle” Section de soldats du SLORC, 519e BIL, menée par le sergent Hla Phyu, basée au village de Sop Sim Ont violé les femmes de sept maisons
Soldats du SLORC Fille violée et tuée, père torturé
Village déplacé de force. Les soldats ont attaché son père, suspendu à une poutre de la cabane avec une corde, et allumé un feu en dessous pour le faire rôtir. Il est mort quelques jours plus tard. Sa mère, témoin du viol et de la torture, est tombée folle. 424e BIL, major Maung Kyaw Tun, basé à Kun Hing- Violée Le chef du village et ses habitants ont confronté le major qui a tout nié, a battu la jeune fille, et a infligé 10 000 kyats d’amende à la famille pour accusations mensongères
26 soldats du SLORC conduits par le major Myint Lwin du 424e BIL basé à Kun Hing Violées collectivement
Village déplacé de force. Les soldats ont incendié toutes les maisons du village 45e BI, mené par le major Aung Lwin Violée, frappée à la figure jusqu’à ce qu’elle soit complètement enflée A tout raconté au chef du village qui n’a rien pu faire
Soldats du SLORC Violée et brûlée vive
Les habitants du village ont retrouvé ses restes 378e BIL (amené de l’Etat Arakan) 1 capitaine et 3 soldats Ont violé la femme, battu et tué son mari en lui poignardant la poi trine, le ventre, et le cou
Questionnaient l’homme sur le mouvement de résistance Shan dans la région 50 soldats du SLORC, 64e BI basé à Lai Kha, conduits par le major Khin Than Aye Le major l’a violée, les soldats ont violé sa mère et battu son père jusqu’à évanouissement
Village déplacé de force 1 soldat du SLORC, battallion de mortiers basé à Murng Sart Violée Le commandant du camp a battu le soldat et l’a fait mettre en prison
50 soldats du SLORC, 44e BI, basé à Kun Hing, conduits par le major Than Oo Violée et tuée. Ont laissé le père attaché jour et nuit
Soldats du 424e BIL conduits par le major Myint Than, accompagnésde 35 porteurs de Laikha et de 36 chariots à boeufs Violée et tuée
Ont volé du fer, du bois de construction, du bétail, et ont incendié les 36 maisons du village 519e BIL commandé par le major Min Sein Volée, violée, et tuée. Père battu à mort
Soldats du SLORC, 520e BLI bqsé à Murng Pan, conduits par le major Than Maung Violées collectivement toute la nuit, au point que certaines ne pouvaient plus marcher. Un des chefs du village a été ensuite battu à mort
Village déplacé de force 250 soldats du SLORC, 524e BIL, conduits par le major Htun Mya. Ont ravagé la région de Kaeng Lom . Violées pendant 3-4 jours avant d’être tuées.
43 femmes et 53 hommes ont été battus, torturés, questionnés, et accusés d’apporter nourriture et informations aux rebelles Shan. 2-3 jours plus tard, les soldats ont mis un sac en plastique sur leur tête et l’ont serré autour du cou jusqu’à étouffement. Ils ont ensuite jeté les corps dans la Nam Parng. 80 Soldats du SLORC du 246e BI, conduits par le major Too Nyeing Violées de nombreuses fois pendant 5 jours consécutifs. Averties de ne rien rapporter sous peine de 6 mois d’empriso-nement
4 hommes du même village ont été accusés de ravitailler les soldats Shan et ont été conduits à la base de Kho Lam. Là, ils ont été battus, torturés, et ensuite asphyxiés avec des sacs en plastique 60 soldats du SLORC, 43e BI, conduits par le capitaine Ohn Myint, . Ont dévasté le village Huay Karn
Volées, violées, battues, et brûlées vive
Le chef du village a été questionné sur l’armée Shan. Battu jusqu’à évanouissement Nombreuses valeurs volées, 37 maisons incendiées 120 Soldats du SLORC of LBI 524 conduits par Capitaine. Htun Mya Violées collectivement pendant 2 jours et 2 nuits, et ensuite tuées
Tous les habitants du village (57 hommes et 42 femmes) tués. Soldats du SLORC, 277e BI, conduits par le capitaine Khin Maung Nyunt, basés à Murng Ton Violée toute la nuit S’est plainte au commandant du camp, le colonel Aye Thant, qui a fait aligner ses hommes pour identification. 15 000 kyats pour diffamation après qu’elle n’ait pu reconnaître les coupables.
80 Soldats du SLORC, 515e BLI, conduits par le commandant Maung Maung Htwe Violées collectivement par les soldats pendant 3 jours et 2 nuits. 3 habitants du village abattus
57 maisons incendiées 25 Soldats du SLORCm, 333e BLI basé à Murng Sart. Déguisés en soldats Shan mais porteurs d’armes birmanes Violées pendant le déplacement de leur village
Pendant le déplacement forcé Soldats du SLORC, 277e BLI, conduits par le major Aye Thant Violées l’une après l’autre pendant 3 jours; relâchées après le paiement d’une rançon de 2000 kyats chacune
Accusées d’être les femmes de soldats Shan 100 soldats du 246e BI et 250 soldats du 524e BIL 3 violées et tuées. 1 violée et blessée
2 hommes également abattus Soldats du 513e BIL basé à Pang Long, conduits par le major Kooma Violée collectivement et tuée Les soldats ont appelé la police pour dire qu’ils avaient trouvé le corps d’une femme morte. Ont pris des photos.
120 soldats du 524e BIL conduits par le commandant Htun Mya ; accompagnés de 20 porteurs et 5 chevaux Violées jusqu’au soir par tous les soldats et ensuite tuées
Une femme a pu s’échapper avec l’aide d’un officier d’une minorité ethnique 3 soldats du SPDC, 225e BI, basé à Murng Ton, conduits par le capitaine Aung Zaw
Violée pendant 2 heures
Maison saccagée; parents faussement accusés de vendre des amphétamines et punis de 500 kyats d’amende. Soldats du SPDC, 66e BI, conduits par le comman- dant Htun Myint Le commandant et ses officiers ont violé les femmes et attaché 4 hommes à des arbres pendant 2 jours et 2 nuits
2000 kyats d’amende à chaque victime pour contribution à la destruction de la forêt. Soldats du SPDC conduits par l’officier Aung Myint Forcées à travailler et violées
115 soldats from Lai Kha-basé, LBI 515 conduits par Major Soe Hpyu Violée, abattue aisni que son père et le reste de sa famille, maison incendiée
Père abattu après avoir asssommé le major avec une bûche. Maison saccagée, valeurs volées. Maison du chef de village incendiée
Vous en voulez d'autres, Karolus? J'en ai 60 pages a votre disposition!!!! (le reste, c'est un rapport general ecrasant sur ce qui se passe, les 60 pages etant incluses comme preuve que ce ne sont pas des inventions "d'occuidentaux un peu trop unilateraux"). Je vous laisse le droit, sur ce forum, de m'envoyer un document DETAILLE sur les atrocites des partisans de Mme SUU Kyi, suite a quoi je reconnaitrais que l'on est "un peu trop unilateral". Si vous etes incapable de le faire, je vous laisse le droit de la fermer!
Il y a, cachee dans la jungle thaie du cote de Chiang Mai, une femme admirable, a mon avis futur Prix Nobel de la paix, qui joue sa vie a essayer de sortir les femmes Shan qui se refugient en Thailande, souvent apres avoir ete violees, des bordels ou les enc... de thais les mettent sous menace d'etre refoulees en Birmanie (et oui, les thais si gentils avec leur beau sourire, que certains encensent tellement!) Elle a ecrit un livre, publie par l'association patronnee par Mme Mitterrand, dont le titre est eloquent: "Licence to rape"; 125 pages d'horreurs que j'ai traduites gratuitement en francais, un de mes nombreuses contributions a la resistance birmane (entre parenthese, je ne me suis pas planque comme l'auront fait certains, la trado, je l'ai signee de mon nom!). Tout y est parfaitement documente: sur les pages de gauche: nom du village, jour et heure du crime, nom des victimes, ou elles se trouvaient et ce qu'elles faisaient au moment du crime; en regard sur la page de droite: le No des regiments, souvent le nom des officiers, le crime, l'action entreprise par les habitants locaux (quand cela etait possible et au peril de leur vie) et ses resultats. Le 1er jour de la trado, j'ai ete oblige de m'arreter au bout de 4 heures, je ne pouvais plus!! Voici quelques extraits des pages de droite de ce livre, dont j'ai traduit le titre par "Permis de violer" (les soldats ont en effet ordre de repandre par la terreur par les deplacements de village, le portage forcee 9dont les victimes ne reviennent que rarement du voyage!), et le viol systematique):
15 soldats du SLORC basés à Kho Lam- Violée et abattue
Ont laissé son enfant de 2 ans seul dans la forêt. Ont emmené les 2 bœufs à Kho Lam pour être mangés Soldats du SLORC de la base de Kho Lam-basé Violée et abattue
Lorsque des membres de sa famille ont demandé la permission de l’enterrer, les soldats ont répondu: “Elle doit rester où elle est comme exemple pour vous Shan. Si vous l’enterrez, vous mourrez avec elle” Section de soldats du SLORC, 519e BIL, menée par le sergent Hla Phyu, basée au village de Sop Sim Ont violé les femmes de sept maisons
Soldats du SLORC Fille violée et tuée, père torturé
Village déplacé de force. Les soldats ont attaché son père, suspendu à une poutre de la cabane avec une corde, et allumé un feu en dessous pour le faire rôtir. Il est mort quelques jours plus tard. Sa mère, témoin du viol et de la torture, est tombée folle. 424e BIL, major Maung Kyaw Tun, basé à Kun Hing- Violée Le chef du village et ses habitants ont confronté le major qui a tout nié, a battu la jeune fille, et a infligé 10 000 kyats d’amende à la famille pour accusations mensongères
26 soldats du SLORC conduits par le major Myint Lwin du 424e BIL basé à Kun Hing Violées collectivement
Village déplacé de force. Les soldats ont incendié toutes les maisons du village 45e BI, mené par le major Aung Lwin Violée, frappée à la figure jusqu’à ce qu’elle soit complètement enflée A tout raconté au chef du village qui n’a rien pu faire
Soldats du SLORC Violée et brûlée vive
Les habitants du village ont retrouvé ses restes 378e BIL (amené de l’Etat Arakan) 1 capitaine et 3 soldats Ont violé la femme, battu et tué son mari en lui poignardant la poi trine, le ventre, et le cou
Questionnaient l’homme sur le mouvement de résistance Shan dans la région 50 soldats du SLORC, 64e BI basé à Lai Kha, conduits par le major Khin Than Aye Le major l’a violée, les soldats ont violé sa mère et battu son père jusqu’à évanouissement
Village déplacé de force 1 soldat du SLORC, battallion de mortiers basé à Murng Sart Violée Le commandant du camp a battu le soldat et l’a fait mettre en prison
50 soldats du SLORC, 44e BI, basé à Kun Hing, conduits par le major Than Oo Violée et tuée. Ont laissé le père attaché jour et nuit
Soldats du 424e BIL conduits par le major Myint Than, accompagnésde 35 porteurs de Laikha et de 36 chariots à boeufs Violée et tuée
Ont volé du fer, du bois de construction, du bétail, et ont incendié les 36 maisons du village 519e BIL commandé par le major Min Sein Volée, violée, et tuée. Père battu à mort
Soldats du SLORC, 520e BLI bqsé à Murng Pan, conduits par le major Than Maung Violées collectivement toute la nuit, au point que certaines ne pouvaient plus marcher. Un des chefs du village a été ensuite battu à mort
Village déplacé de force 250 soldats du SLORC, 524e BIL, conduits par le major Htun Mya. Ont ravagé la région de Kaeng Lom . Violées pendant 3-4 jours avant d’être tuées.
43 femmes et 53 hommes ont été battus, torturés, questionnés, et accusés d’apporter nourriture et informations aux rebelles Shan. 2-3 jours plus tard, les soldats ont mis un sac en plastique sur leur tête et l’ont serré autour du cou jusqu’à étouffement. Ils ont ensuite jeté les corps dans la Nam Parng. 80 Soldats du SLORC du 246e BI, conduits par le major Too Nyeing Violées de nombreuses fois pendant 5 jours consécutifs. Averties de ne rien rapporter sous peine de 6 mois d’empriso-nement
4 hommes du même village ont été accusés de ravitailler les soldats Shan et ont été conduits à la base de Kho Lam. Là, ils ont été battus, torturés, et ensuite asphyxiés avec des sacs en plastique 60 soldats du SLORC, 43e BI, conduits par le capitaine Ohn Myint, . Ont dévasté le village Huay Karn
Volées, violées, battues, et brûlées vive
Le chef du village a été questionné sur l’armée Shan. Battu jusqu’à évanouissement Nombreuses valeurs volées, 37 maisons incendiées 120 Soldats du SLORC of LBI 524 conduits par Capitaine. Htun Mya Violées collectivement pendant 2 jours et 2 nuits, et ensuite tuées
Tous les habitants du village (57 hommes et 42 femmes) tués. Soldats du SLORC, 277e BI, conduits par le capitaine Khin Maung Nyunt, basés à Murng Ton Violée toute la nuit S’est plainte au commandant du camp, le colonel Aye Thant, qui a fait aligner ses hommes pour identification. 15 000 kyats pour diffamation après qu’elle n’ait pu reconnaître les coupables.
80 Soldats du SLORC, 515e BLI, conduits par le commandant Maung Maung Htwe Violées collectivement par les soldats pendant 3 jours et 2 nuits. 3 habitants du village abattus
57 maisons incendiées 25 Soldats du SLORCm, 333e BLI basé à Murng Sart. Déguisés en soldats Shan mais porteurs d’armes birmanes Violées pendant le déplacement de leur village
Pendant le déplacement forcé Soldats du SLORC, 277e BLI, conduits par le major Aye Thant Violées l’une après l’autre pendant 3 jours; relâchées après le paiement d’une rançon de 2000 kyats chacune
Accusées d’être les femmes de soldats Shan 100 soldats du 246e BI et 250 soldats du 524e BIL 3 violées et tuées. 1 violée et blessée
2 hommes également abattus Soldats du 513e BIL basé à Pang Long, conduits par le major Kooma Violée collectivement et tuée Les soldats ont appelé la police pour dire qu’ils avaient trouvé le corps d’une femme morte. Ont pris des photos.
120 soldats du 524e BIL conduits par le commandant Htun Mya ; accompagnés de 20 porteurs et 5 chevaux Violées jusqu’au soir par tous les soldats et ensuite tuées
Une femme a pu s’échapper avec l’aide d’un officier d’une minorité ethnique 3 soldats du SPDC, 225e BI, basé à Murng Ton, conduits par le capitaine Aung Zaw
Violée pendant 2 heures
Maison saccagée; parents faussement accusés de vendre des amphétamines et punis de 500 kyats d’amende. Soldats du SPDC, 66e BI, conduits par le comman- dant Htun Myint Le commandant et ses officiers ont violé les femmes et attaché 4 hommes à des arbres pendant 2 jours et 2 nuits
2000 kyats d’amende à chaque victime pour contribution à la destruction de la forêt. Soldats du SPDC conduits par l’officier Aung Myint Forcées à travailler et violées
115 soldats from Lai Kha-basé, LBI 515 conduits par Major Soe Hpyu Violée, abattue aisni que son père et le reste de sa famille, maison incendiée
Père abattu après avoir asssommé le major avec une bûche. Maison saccagée, valeurs volées. Maison du chef de village incendiée
Vous en voulez d'autres, Karolus? J'en ai 60 pages a votre disposition!!!! (le reste, c'est un rapport general ecrasant sur ce qui se passe, les 60 pages etant incluses comme preuve que ce ne sont pas des inventions "d'occuidentaux un peu trop unilateraux"). Je vous laisse le droit, sur ce forum, de m'envoyer un document DETAILLE sur les atrocites des partisans de Mme SUU Kyi, suite a quoi je reconnaitrais que l'on est "un peu trop unilateral". Si vous etes incapable de le faire, je vous laisse le droit de la fermer!
Prix des activit��s sur Patong (Phuket)? English translation pending
Départ pour patong prévu début fevrier je voudrais savoir un peu quelles sont les activitées presente sur patong en particulier mais aussi sur toute l'ile (jet ski, peche aux gros etc etc...).Si vous avez aussi les prix cela marrengerait je vous avouerez lol mais nhesitez pas toute les activitée sont bonne a savoir...Je voudrais aussi savoir le prix de la vie sur cette ile a touriste, le prix d'une conso?d'un repas?une entrée en boite si c payant ?location de scooter ou autre ?souvenir ?nhesitez pas jatten vos reponse merci ...
Quartier pour un hôtel près du centre de Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour Bangkok du 25 janvier au 7 février avec ma soeur, on a juste pris les billets paris-bangkok. On arrive à l'aéroport de SUVARNABHUMI et on voudrait pouvoir réserver un hôtel sur internet, qui se situerait non loin du centre MBK. Pourriez vous me dire quel est le nom de ce quartier et surtout quel hôtel me conseiller svp ?
on va y rester une nuit à l'aller et une au retour, car le reste du séjour on ira sur Phuket, et d'ailleurs si vous avez des conseils ou suggestions à me donner sur des hôtels pas trop cher du côté de kata beach, j'en serais comblée!!!!
merci d'avance à toutes et à tous pour vos réponses!!! 🙂 Kary
merci d'avance à toutes et à tous pour vos réponses!!! 🙂 Kary
Plongée au Mexique: lieux les plus jolis? English translation pending
Bonjour,
Je demande à tous ceux qui aiment et ont déjà plongé au Mexique :
quels sont les lieux les plus jolis pour plonger ?
J'ai dans l'idée qu'il y a Acapulco et Playa del Carmen ou Cozumel mais je n'en sais pas plus.
Merci de votre aide.
Tepoztlan
Thaïlande: baisse de cinquante pour cent de touristes prévus en 2009 English translation pending
Voilà ce qu’ils annoncent ??!!! de 14 millions la Thaïlande passerait à 6 millions en 2009…
Est-ce que vous y croyez ???
Est-ce qu’on connaît à ce jour le taux de chute suite aux événements ??
Est-ce que vous y croyez ???
Est-ce qu’on connaît à ce jour le taux de chute suite aux événements ??
De retour de Thaïlande avec l'avion du gouvernement English translation pending
Bonjour a tous je suis de retour de Bangkok avec l'avion du gouvernement qui a atteri hier soir.
On a fait un vol direct avec escale a Vienne causse de malade.
Merci Gulf Air qui nous à bien laissé tomber a Bangkok.😏
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Ouverture des aéroports de Bangkok annoncée dans 24 heures (2 décembre 2008) English translation pending
rassurez vous cela semble s'arranger. enfin! la crise dans les aéroport, pour le reste?????
les autorités annoncent l'ouverture des deux aéroports dans les 24H, le fret semble déjà ouvert
alors croisons les doigts, moi aussi je part bientôt
les autorités annoncent l'ouverture des deux aéroports dans les 24H, le fret semble déjà ouvert
alors croisons les doigts, moi aussi je part bientôt
Français bloqués à Bangkok English translation pending
Bonjour a tous
Etant donnee l'attitude des autorites Francaises qui se defaussent sur les compagnies aeriennes, elles memes non reactives depuis le 26 novembre, nous creons ce message afin de recenser les Francais bloques a Bangkok et rassembler les diverses informations obtenues par chacun.
Envoyez nous vos coordonnees : nom, prenom, email, compagnie aerienne, date de retour prevue, a l'adresse suivante : francaisbloquesabangkok@gmail.com Nous creons une mailing liste afin de vous tenir au courant.
Nous vous proposons de nous rencontrer demain matin lundi 1er decembre a 9 heures devant l'ambassade de France (35 avenue Charoen Krung). Venez nombreux.
Etant donnee l'attitude des autorites Francaises qui se defaussent sur les compagnies aeriennes, elles memes non reactives depuis le 26 novembre, nous creons ce message afin de recenser les Francais bloques a Bangkok et rassembler les diverses informations obtenues par chacun.
Envoyez nous vos coordonnees : nom, prenom, email, compagnie aerienne, date de retour prevue, a l'adresse suivante : francaisbloquesabangkok@gmail.com Nous creons une mailing liste afin de vous tenir au courant.
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Crise actuelle en Thaïlande et réponses du forum English translation pending
Lecteurs, et participants + ou - assidus de VF Thailande,
Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys désobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.
La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.
Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.
A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!
Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.
Ite misa est 😛
Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys désobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.
La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.
Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.
A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!
Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.
Ite misa est 😛
S'en sortir seul en Thaïlande, sans parler anglais? English translation pending
Bonjour à tous,
Je ne poste presque jamais sur le forum, et pourtant je lis énormément de messages, et j'ai l'impression de connaître la Thailande comme ma poche sans y avoir été. L'amour de la plupart des gens de ce forum pour ce pays m'a conquis.
J'avais un projet de partir avec un pote pour environ deux semaines dans ce pays, afin de découvrir Bkk et surtout les iles. Mais au final il semblerait qu'il se soit démotivé, donc du coup je pense à partir seul.
Le fait de partir seul ne me fais pas peur, c'est simplement les problème de communication. Je comprend un peu l'Anglais, mais vraiment limite, je le parle presque pas... Bon le thaï on va même pas se poser la question, j'ai jamais été en Thaïlande.
Donc ma question était de savoir si vous pensez qu'il est possible de s'en sortir en Thaïlande, si les Thaï font des efforts de compréhension ou non...
De plus je souhaite partir deux semaines je pense, avec juste un sac à dos. Pensez vous que ça suffit pour faire environ 2 jours Bkk et ensuite les iles? Je me doute que je ne verrais pas tout, mais je souhaite vivement découvrir la culture et la mentalité des gens de ce pays.
Merci à tous.
Je ne poste presque jamais sur le forum, et pourtant je lis énormément de messages, et j'ai l'impression de connaître la Thailande comme ma poche sans y avoir été. L'amour de la plupart des gens de ce forum pour ce pays m'a conquis.
J'avais un projet de partir avec un pote pour environ deux semaines dans ce pays, afin de découvrir Bkk et surtout les iles. Mais au final il semblerait qu'il se soit démotivé, donc du coup je pense à partir seul.
Le fait de partir seul ne me fais pas peur, c'est simplement les problème de communication. Je comprend un peu l'Anglais, mais vraiment limite, je le parle presque pas... Bon le thaï on va même pas se poser la question, j'ai jamais été en Thaïlande.
Donc ma question était de savoir si vous pensez qu'il est possible de s'en sortir en Thaïlande, si les Thaï font des efforts de compréhension ou non...
De plus je souhaite partir deux semaines je pense, avec juste un sac à dos. Pensez vous que ça suffit pour faire environ 2 jours Bkk et ensuite les iles? Je me doute que je ne verrais pas tout, mais je souhaite vivement découvrir la culture et la mentalité des gens de ce pays.
Merci à tous.
Conduire en Thaïlande English translation pending
Tuk-tuk et 4x4, c’est kif-kif…
À la lumière de ce que j’avais lu à droite et à gauche dans les discussions, j’avais l’impression qu’il fallait être kamikaze pour conduire en Thaïlande. Jusqu’ici, j’ai conduit en Europe, en Australie, au Brésil et en Malaisie, y compris à Bornéo ; donc, à droite et à gauche, des voitures allant de la 2 CV au 4x4, à boîte manuelle et à boîte automatique.
Nous venons de passer trois semaines en Thaïlande, et nous avons parcouru en tout 3665 kilomètres avec une Toyota Vios à moteur essence et à boîte automatique louée et rapportée à Chiang Mai. Initialement, nous avions pensé laisser la voiture ailleurs, mais c’était plus cher. Comme nous avions plus ou moins l’intention de finir notre périple à Chiang Mai, c’est cette option que nous avons retenue.
Côté prix, cette voiture était à 1100 bahts/jour (environ €25) contre 2500 bahts (environ €55) minimum pour un véhicule de type 4x4. N’ayant pas l’intention de faire de la piste, la Toyota était très bien. Dans les pays où on roule à gauche, plus qu’ailleurs, je préfère une boîte automatique. Quand on est pris dans un embouteillage ou qu’on doit se dégager rapidement, on risque moins de cafouiller. De plus, la Toyota avait beaucoup de reprise, ce qui s’est avéré parfois très utile. Enfin, toujours pour parler sous, nous avons dépensé en tout et pour tout €105 en essence. Une misère.
Pour ce qui est du parcours, il a été le suivant : Chiang Mai – Chiang Rai – Triangle d’Or – Chiang Saen – Tak – Sukhotai – Phitsanulok – Khon Kaen – Nakhon Ratchasima – Lopburi – Khampaeng Phet – Chiang Mai. Je passe sur le détail des excursions en dehors des grands axes.
Première constatation : la signalisation routière est dans l’ensemble plutôt bonne, y compris hors des grands axes. Les grands panneaux ronds portant le numéro de la route, que l’on voit aux croisements principaux, sont très pratiques pour savoir où on est. Les directions principales sont indiquées sur des panneaux verts, en thaï et en caractères latins. Ensuite, il y a les panneaux blancs portant le nom des localités les plus proches avec la distance restant à parcourir. Ces panneaux sont également en thaï et en caractères latins. Enfin, il y a les panneaux bleus indiquant les lieux présentant un intérêt pour le touriste, tels que temples, cascades, parcs nationaux… Certains panneaux sont exclusivement en thaï, mais ils n’intéressent manifestement pas le touriste. Enfin, les « super highways » (abusivement appelées autoroutes par les francophones, alors qu’il s’agit simplement de voies rapides) présentent la même particularité que les « dual carriageways » anglaises : les demi-tours (U‑turns). Il vaut mieux avoir ces panneaux à l’œil si vous roulez sur la voie de droite et lever le pied en arrivant à proximité. N’empêche, ces demi-tours sont très pratiques.
Deuxième constatation : l’état des routes est généralement plus que correct. Certes, nous avons rencontré quelques tronçons un tantinet cahoteux, en particulier sur la voie de gauche de certaines quatre-voies, mais il n’y a pas de quoi crier au loup. À un ou deux endroits, notamment sur la petite route qui longe la frontière du côté du Triangle d’Or, nous avons trouvé des nids de poule dans les virages. Avec une voiture de tourisme, il suffisait de lever le pied et d’être un peu vigilant. Pas besoin de louer un 4x4 pour si peu. J’ai vu bien pire au Brésil.
Troisième constatation, et ce n’est pas la moindre : contrairement à ce que j’avais lu ici ou là dans les forums, j'ai trouvé les Thaïlandais très courtois sur la route. On ne s’énerve jamais, tout s’arrange toujours avec un sourire. Bien entendu, l’Européen qui conduit pour la première fois là-bas peut être un peu désorienté par la conduite à gauche et le fait que la priorité reste à droite (ce qui est d’ailleurs bien moins dangereux à un carrefour à faible visibilité que dans un pays où on roule à droite), mais au bout d’une demi-heure on n’y pense déjà plus. Les deux-roues ? Effectivement, il y en a partout, et il faut être vigilant. Mais ce n’est pas pire qu’à Paris sur le périphérique. La règle d’or : ne jamais s’énerver derrière un deux-roues ou un véhicule plus lent. S’il faut rouler à quarante à l’heure, eh bien on roule à quarante à l’heure et personne ne vous klaxonne. Finalement, on roule beaucoup plus détendu.
Petite parenthèse : nous avons même roulé de nuit à une ou deux reprises. À aucun moment je ne n’ai eu les craintes que j’ai habituellement au Brésil.
L’exception, car il y en a toujours une, ce sont les gros 4x4 du genre Toyota Vigo. Ils sont plus hauts que les 4x4 ordinaires et leurs propriétaires ont tendance à se comporter en gros butors. Sur les quatre-voies, ils slaloment volontiers entre les autres voitures. Ils veulent prouver qu’ils en ont une plus grosse ? Laissez-les donc faire : « Vigo dans le rétro, vas-y mollo » !
Les routiers sont en revanche beaucoup plus corrects. Sur les routes à deux voies, beaucoup appliquent la règle internationale : ils mettent le clignotant à gauche (bas-côté) pour indiquer qu’on peut dépasser quand on n’a pas de visibilité, et à droite (comme s’ils s’apprêtaient eux-mêmes à effectuer un dépassement) pour indiquer qu’il y a du monde en face.
En ville, c’est parfois un peu plus compliqué. À Chiang Mai, par exemple, les sens uniques sont un peu agaçants, mais on pige vite le système. La vieille ville étant un carré, on se repère facilement. À Nakhon Ratchasima, j’ai pas mal pesté contre la signalisation pour ainsi dire inexistante sur la voie rapide : pas moyen d’entrer en ville ! Il a fallu essayer deux ou trois sorties différentes avant de trouver la bonne. Je ne parlerai pas de Bangkok : je ne m’y suis pas encore risqué et ça risque d’attendre encore un certain temps…
Pour conclure, je dirai que ce tour de Thaïlande en voiture s’est avéré bien plus agréable que je ne l’aurais imaginé. Donc, si vous envisagez de découvrir ou redécouvrir ce pays en voiture, ne vous ruinez pas en louant un 4x4 (une voiture de tourisme est bien plus facile à garer !), gardez votre calme et accrochez les élastiques derrière les oreilles pour rester souriant en toute circonstance. Ça paraît bête comme recette, mais ça marche plutôt bien.
À la lumière de ce que j’avais lu à droite et à gauche dans les discussions, j’avais l’impression qu’il fallait être kamikaze pour conduire en Thaïlande. Jusqu’ici, j’ai conduit en Europe, en Australie, au Brésil et en Malaisie, y compris à Bornéo ; donc, à droite et à gauche, des voitures allant de la 2 CV au 4x4, à boîte manuelle et à boîte automatique.
Nous venons de passer trois semaines en Thaïlande, et nous avons parcouru en tout 3665 kilomètres avec une Toyota Vios à moteur essence et à boîte automatique louée et rapportée à Chiang Mai. Initialement, nous avions pensé laisser la voiture ailleurs, mais c’était plus cher. Comme nous avions plus ou moins l’intention de finir notre périple à Chiang Mai, c’est cette option que nous avons retenue.
Côté prix, cette voiture était à 1100 bahts/jour (environ €25) contre 2500 bahts (environ €55) minimum pour un véhicule de type 4x4. N’ayant pas l’intention de faire de la piste, la Toyota était très bien. Dans les pays où on roule à gauche, plus qu’ailleurs, je préfère une boîte automatique. Quand on est pris dans un embouteillage ou qu’on doit se dégager rapidement, on risque moins de cafouiller. De plus, la Toyota avait beaucoup de reprise, ce qui s’est avéré parfois très utile. Enfin, toujours pour parler sous, nous avons dépensé en tout et pour tout €105 en essence. Une misère.
Pour ce qui est du parcours, il a été le suivant : Chiang Mai – Chiang Rai – Triangle d’Or – Chiang Saen – Tak – Sukhotai – Phitsanulok – Khon Kaen – Nakhon Ratchasima – Lopburi – Khampaeng Phet – Chiang Mai. Je passe sur le détail des excursions en dehors des grands axes.
Première constatation : la signalisation routière est dans l’ensemble plutôt bonne, y compris hors des grands axes. Les grands panneaux ronds portant le numéro de la route, que l’on voit aux croisements principaux, sont très pratiques pour savoir où on est. Les directions principales sont indiquées sur des panneaux verts, en thaï et en caractères latins. Ensuite, il y a les panneaux blancs portant le nom des localités les plus proches avec la distance restant à parcourir. Ces panneaux sont également en thaï et en caractères latins. Enfin, il y a les panneaux bleus indiquant les lieux présentant un intérêt pour le touriste, tels que temples, cascades, parcs nationaux… Certains panneaux sont exclusivement en thaï, mais ils n’intéressent manifestement pas le touriste. Enfin, les « super highways » (abusivement appelées autoroutes par les francophones, alors qu’il s’agit simplement de voies rapides) présentent la même particularité que les « dual carriageways » anglaises : les demi-tours (U‑turns). Il vaut mieux avoir ces panneaux à l’œil si vous roulez sur la voie de droite et lever le pied en arrivant à proximité. N’empêche, ces demi-tours sont très pratiques.
Deuxième constatation : l’état des routes est généralement plus que correct. Certes, nous avons rencontré quelques tronçons un tantinet cahoteux, en particulier sur la voie de gauche de certaines quatre-voies, mais il n’y a pas de quoi crier au loup. À un ou deux endroits, notamment sur la petite route qui longe la frontière du côté du Triangle d’Or, nous avons trouvé des nids de poule dans les virages. Avec une voiture de tourisme, il suffisait de lever le pied et d’être un peu vigilant. Pas besoin de louer un 4x4 pour si peu. J’ai vu bien pire au Brésil.
Troisième constatation, et ce n’est pas la moindre : contrairement à ce que j’avais lu ici ou là dans les forums, j'ai trouvé les Thaïlandais très courtois sur la route. On ne s’énerve jamais, tout s’arrange toujours avec un sourire. Bien entendu, l’Européen qui conduit pour la première fois là-bas peut être un peu désorienté par la conduite à gauche et le fait que la priorité reste à droite (ce qui est d’ailleurs bien moins dangereux à un carrefour à faible visibilité que dans un pays où on roule à droite), mais au bout d’une demi-heure on n’y pense déjà plus. Les deux-roues ? Effectivement, il y en a partout, et il faut être vigilant. Mais ce n’est pas pire qu’à Paris sur le périphérique. La règle d’or : ne jamais s’énerver derrière un deux-roues ou un véhicule plus lent. S’il faut rouler à quarante à l’heure, eh bien on roule à quarante à l’heure et personne ne vous klaxonne. Finalement, on roule beaucoup plus détendu.
Petite parenthèse : nous avons même roulé de nuit à une ou deux reprises. À aucun moment je ne n’ai eu les craintes que j’ai habituellement au Brésil.
L’exception, car il y en a toujours une, ce sont les gros 4x4 du genre Toyota Vigo. Ils sont plus hauts que les 4x4 ordinaires et leurs propriétaires ont tendance à se comporter en gros butors. Sur les quatre-voies, ils slaloment volontiers entre les autres voitures. Ils veulent prouver qu’ils en ont une plus grosse ? Laissez-les donc faire : « Vigo dans le rétro, vas-y mollo » !
Les routiers sont en revanche beaucoup plus corrects. Sur les routes à deux voies, beaucoup appliquent la règle internationale : ils mettent le clignotant à gauche (bas-côté) pour indiquer qu’on peut dépasser quand on n’a pas de visibilité, et à droite (comme s’ils s’apprêtaient eux-mêmes à effectuer un dépassement) pour indiquer qu’il y a du monde en face.
En ville, c’est parfois un peu plus compliqué. À Chiang Mai, par exemple, les sens uniques sont un peu agaçants, mais on pige vite le système. La vieille ville étant un carré, on se repère facilement. À Nakhon Ratchasima, j’ai pas mal pesté contre la signalisation pour ainsi dire inexistante sur la voie rapide : pas moyen d’entrer en ville ! Il a fallu essayer deux ou trois sorties différentes avant de trouver la bonne. Je ne parlerai pas de Bangkok : je ne m’y suis pas encore risqué et ça risque d’attendre encore un certain temps…
Pour conclure, je dirai que ce tour de Thaïlande en voiture s’est avéré bien plus agréable que je ne l’aurais imaginé. Donc, si vous envisagez de découvrir ou redécouvrir ce pays en voiture, ne vous ruinez pas en louant un 4x4 (une voiture de tourisme est bien plus facile à garer !), gardez votre calme et accrochez les élastiques derrière les oreilles pour rester souriant en toute circonstance. Ça paraît bête comme recette, mais ça marche plutôt bien.
Thaïlande: aéroport de Suvarnabhumi fermé (25 novembre 22h00) English translation pending
juste l'info passer au journal Suvarnabhumi est fermer, ils exagerent vraiment la
http://nationmultimedia.com/...adlines_30089423.php
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