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Passage Tadjikistan - Xinjiang? (Chine) English translation pending
by Againgouin · 2010-04-11 · 14 replies
Bonjour,

Je suis actuellement en voyage pour plusieurs mois entre l'Asie centrale, la Chine, la Mongolie et la Russie. Les passages de frontières, les paperasseries concernant les demandes de visas changeant régulièrement, j'aurais aimé avoir des infos un peu fraiches. - Est-il possible de passer du Tadjikistan au Xinjiang ? Y a-t-il un point de passage ouvert aux étrangers (ni Tadjiks, ni Chinois) ? On m'a parlé de la possibilité, en dernier recours, de contacter une agence qui pouvait s'occuper de nous fournir un document permettant de franchir la frontière. - Peut-on obtenir un visa chinois sans trop de difficultés à Dushambé ? - Où peut-on obtenir un visa russe d'un mois : Ulan Bator, Urumqi, Dushambé, Tashkent ?

Si quelqu'un a fait la route récemment, je serais donc ravi d'avoir quelques précisions. Merci d'avance,

André
Dons aux Cubains English translation pending
by Fof75 · 2010-04-07 · 78 replies
Bonjour, je me rends à Cuba pour une dizaine de jours, jaimerais savoir ce que je peux ramener d'utile pour les Cubains, merci d'avance !
Nordest brésilien avec des enfants English translation pending
by Linoleiduf · 2010-03-30 · 12 replies
Bonjour à tous Je suis entrain de préparer notre dernier voyage de 4 semaines au Brésil dans le Nord Est. nous avons trois enfants de 13, 11 et 10. On voudrait arriver à Belem ou Sao Luis et descendre jusqu'à Maceio. Je n'arrive pas à savoir s'il faut visiter l'amazonie sachant qu'on aura fait le pantanal en avril? J'ai l'impression en lisant les guides qu' on ne voit pas grand chose et que les enfants se lassent très vite et deviennent vite très fatigants! Pour le trajet au début on voulait le faire en voiture, mais les prix sont exorbitants de Sao Luis à Maceio 4300 Réais pour 30 jours de location avec l'amende (1 real par km) car on ramène la voiture à un endroit différent. Les billets via Gol sont moins chers que le bus! Donc on arrive à Sao Luis on fait les lençois, on reste 6 jours, ensuite vol pour Fortaleza on reste 8 jours, (jericoara, plus les sites incontournables autour), Ensuite vol pour natal 8 jours, et les plages incontournables, ensuite bus pour Maceio 8 jours et les sites incontournables. Etant donné notre budget limité (car tout est multiplié par 5, famille nombreuse, famille heureuse🤪!), nous ne pouvons pas louer une voiture pour la semaine pour echapper à la grande ville, l'idée est quand arrive à la grande ville, prendre un bus ou taxi pour aller se poser dans un petit village tranquille pas trop touristique donc pas trop cher, avec plage pas trop loin pour les enfants, et de ne louer une voiture que pour les trois derniers jours pour faire les visites ville, intérieur des terres... Est ce que vous connaissez des petits villages sympas pas trop touristiques et si vous avez des adresses familiales pas trop chères aux alentours des villes où on va arriver vous me seriez d'une grande aide? Merci et au plaisir de vous lire
Hôtel NH Real Arena (Mirage concierge) English translation pending
by Clamaka · 2010-03-25 · 15 replies
Bonjour, je part le 11 avril prochain pour le Nh Real Arena, Punta Cana en formule Mirage concierge. J'aimerais avoir des informations pertinentes sur ces inclusions (Mirage concierge). Dans la revue, on parle de chambres plus spacieuses, les + près de la plage et ou piscine... Il s, agirait de quel bloc selon vous? Ces gens portent ils le bracelet vert ou rose? Ces chambres sont elles celles qui ont la salle de bain ouverte à la chambre? c'est à dire, l'ouverture dans le mur qui fait en sorte que lorsque nous sommes ds celle ci, nous somme ;a la vue de ceux qui sont ds la chambre? Avez vous eu tel que promis ds la brochure, vos 5 reservations à la carte garanties? vos serviettes de plage, peignoirs et pantoufles ds la chambre à votre arrivée? Avez vous eu également le service de préparation pour la nuit? On defait votre lit etc?Avez vous eu votre corbeille de fruit et votre bouteille de rhum aussi? je pose toute ces q uestions car mon dernier voyage remonte en 2008 au gran bahia principe, d'ou je n'avait pas été décue du tout...et que pour avoir à peu pres la meme chose au NH j'ai pris ce quil yavait de mieux excluant les master suites biensur... Si vous avez toute autre information, ca me ferait plaisir de vous lire à ce sujet. Aussi si vous partez en date du 11 avril avec Air Transat TS 392, le vol de 14:00 , bien faite moi signe😉

à ne pas confondre les inclusion Mirage et Mirage concierge, merci à l'avance

J'aimerais aussi qu'on me renseigne sur les pourboires, ds les resto à la carte, au abords des piscines, vous donnez à chaques consommations? mettez moi à jour svp😏

J'aimerais aussi avoir des info sur Dolphins island, vs connaissez ou vs avez vécu l'expérience?

merci pour tout !!
Croisière dans les fjords norvégiens: excursion avec bateau spécial? English translation pending
by Croisi · 2010-03-23 · 13 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis très intéressé par une croisière dans les fjords style "Terre des Vikings" de Costa, mais je me pose une question : voit-on les fjords depuis le bateau tout au long du voyage ou est-on obligé d'acheter les excursions pour pouvoir les visiter avec des bateaux spéciaux (qui seraient, je suppose, plus petits) ?

Merci de vos réponses.
Entrer dans le KTP (parc de Kgalagadi) par la Namibie et Mata Mata (Afrique du Sud) en camping-car English translation pending
by Tomsmh · 2010-03-18 · 29 replies
Bonjour, je pars au mois d'août en Namibie en famille, nous avons reservé un camping car à Cape Town, nous comptions ( au départ) remonter jusqu'à la frontière namibienne à Vioolsdrif, passer à Keetmanshoop (le tout en 2 jours), puis en empruntant les pistes C17 et C15 rejoindre le poste frontière de Mata Mata pour rentrer dans le KTP puis rester dans le camp pour 2 nuits avant de ressortir par la Mata Mata gate. Je dis que nous avions planifié cet itinéraire car nous venons de lire dans les conditions générales de vente de notre loueur qu'il refusait que ses véhicules non 4x4 roule sur les pistes du KTP... Je leur ai écrit que nous souhaitions seulement rester à Mata Mata rest camp pour prendre des game drives à la journée, mais apparemment ils n'acceptent pas non plus. Est-ce que ce sont les pistes C17 et C15 de Keetmanshoop à Mata Mata qui sont en mauvais état, ou est-ce que c'est la piste qui mène au camp, si quelqu'un est déjà entré dans le KTP par Mata Mata ? Quel risque j'encourt si je ne respecte pas leur exigence, est-ce que c'est à l'entrée du parc que je vais me faire refouler ?

Merci d'avance pour vos réponses.

Thomas.
Location de moto en Malaisie? English translation pending
by Mustik · 2010-03-15 · 4 replies
Bonjour

J aimerais savoir si il est possible de louer des motos dans les villes en Malaisie.

Merci
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2010-03-12 · 28 replies
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )

LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)

Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708



(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Deuxième partie

Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island

Mardi 26 mai

En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.

Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.

De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.

Mercredi 27 mai

Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.

Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !

Jeudi 28 mai

Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.

Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.

Vendredi 29 mai

Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...

Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.

Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.

La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…

Samedi 30 mai

Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.

A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.

Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.

Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...

Dimanche 31 mai

La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.

La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.

Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.

Lundi 1er juin

A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...

Mardi 2 juin

La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.

Mercredi 3 juin

C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...

Mercredi 3 juin (suite)

Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!

Mercredi 3 juin (suite)

Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...

Jeudi 4 juin (suite)

C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.

Jeudi 4 juin (suite)

A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.

Vendredi 5 juin

Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).

Samedi 6 juin

Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.

Samedi 6 juin (suite)

UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.

Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!

Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !

Dimanche 7 juin

Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).

Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.

Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.

Lundi 8 juin

Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Séjour seule en Crète: hébergements, lieux à ne pas manquer et bonnes adresses? English translation pending
by E3o5i47y8 · 2010-03-04 · 24 replies
Bonjour,

j'envisage un séjour d'une semaine en crête à la fin du mois (du 27 mars au 3 avril), j'hésite encore sur la formule (je voyage seule) autotour sur 7 jours ou bien séjour dans une seule ville ?

Quels sont les lieux à ne surtout pas manquer sur l'ile ? Suis preneuse de bonnes adresses aussi pour les hébergements

Merci pour vos conseils !
Birmanie en février 2010: notre récit et informations pratiques pour préparer votre séjour English translation pending
by Nicofre · 2010-03-02 · 10 replies
Dollars obtenus en déc 2009 dans un money changer de Paris au très bon taux de 1€ = 1,44$.... Demander impérativement des billets neufs, non pliés, non déchirés, non tachés… Les anciens billets (têtes des présidents plus petites) ne sont pas acceptés… Certaines series de billets (A et B je crois) sont refusées car bcp de faux dans ces séries… Attention, le taux de change est bien meilleur pour le billets de 100$ (même pour les 50$ le taux est moins bon)… Changer assez en kyatts mais pas trop car on peut payer pas mal de choses directement en dollars

Ne pas partir qu’avec des euros… On peut les échanger à bon taux mais les guesthouses par exemple ne se paient qu’en dollars (on ne peut ni les payer en Kyats ni en euros)

Et toujours pas de distributeur de billets en Birmanie

Janv / Fév 2010 : Taux de change à Yangoon : 1$ = 1000 kyats ; 1€ = 1400 Kyats

Attention aux arnaques à Yangon notamment autour de la pagode Sule : on t’annonce un très bon taux ; tu recomptes tes liasses de billets et tout semble bon… pourtant une fois à l’hotel tu découvres qu’on t’a arnaqué de plusieurs dizaines de dollars (c’est arrivé à plein ; c’est dommage car partout ailleurs les gens sont si honnêtes…)

Moi je me suis adressé à une des nombreuses bijouteries du Scott Market… On t’amène quand même dans une arrière boutique mais aucun soucis pr nous…

Attention plus difficile de changer ailleurs ; toutefois j’ai trouvé un bon taux (1$ = 1000 kyatts ) dans une bijouterie près du marché Zegyo à Mandalay

Pour l’ensemble de notre séjour, nous avons eu besoin de 180 dollars échangés en Kyats pour 2… pour payer les repas, le bus, certains taxis (certains veulent des dollars), le bateau sur le lac Inle…

Penser à garder un billet de 10 dollars en TRES TRES bon état pour la taxe de départ du Myanmar….

La lampe torche est l’instrument à ne pas oublier.. Les coupures de courant sont quotidiennes au Myanmar…

1- Arrivée à Yangon … Heinhtet, un représentant de l’agence White Lotus (whitelotus@myanmar.com.mm ; www.whitelotus.fr) nous attends… J’ai pré-réservé nos billets d’avion avec eux par email… Vu qu’aucune transaction financière n’est possible avec le Myanmar, les billets sont seulement pré-réservés… Heinhtet nous conduit gratuitement en taxi à son agence pour effectuer le paiement… Super accueil de Mme Win avec super petit déjeuner… Les billets nous serons livrés à 18 heures ce jour à la guesthouse… Très très fiable et sérieux…

Prix des vols : Yangon/Hého : 82$ ; Hého/Mandalay : 40$ ; Bagan/Yangon : 82$

Heinhtet nous négocie alors le taxi à 3500 kyats pour rejoindre le centre ville et la Garden Guesthouse (que je n’avais pas réservé)…

La Garden Guesthouse (d’où on a la plus belle vue sur la Sule Pagoda ; 441 Mahadandoola Street à Yangon , 95 – 1 – 253779 ; pas d’email) , est très bien située; quartier autour très sympa , guesthouse plutot propre bien que vieillotte; accueil moyen - chambre simple à 4$ sans salle de bain, 6$ avec Salle de bain ; 10 $ la double)

Après une tentative d’arnaque autour de la padgode Sule, nous allons échanger de l’argent au Scott Market ou il faut aussi se méfier parait il…

Après midi : visite de la sublime pagode Schwedagon (5$ l’entrée)

Retour à la Guesthouse en taxi (1500k pour 3)

Réservation du taxi avec la Garden Guesthouse pr aller le lendemain 5h à l’aéroport (6$) prendre notre vol pr Hého (lac Inle)

2 – Vol Hého – Pick up à 3000k par personne pour rejoindre Nyaungshwe – incroyable vu que partout sur les forums on annoncait une mafia organisée à cet aéroport pr le taxi (au moins 30$ pr le taxi était annoncé)… Etant sortis les derniers de l’aéroport, tous voulaient nous avoir…

3 dollars à payer en arrivant à Nyaungshwe que ça soit en bus, en taxi, à pieds, en bateau…

Le pick up nous dépose devant la guesthouse de notre choix … Le Queen Inn était malheureusement complet donc il nous amène à une autre guesthouse, la Teckwood guesthouse (20$ pour 3 après négociation ferme avec la mère et la fille, aussi détestables l’une que l’autre…c’était pareil 4 ans avant…). Les chambres sont toutefois très bien et le petit déj très bon…

Balade à pieds en suivant le coté du canal menant au lac inle (le coté avant le pont , opposé à la guesthouse Queen Inn …) ne pas hésiter à traverser les villages… même si on se demande parfois si on n’est pas dans la cour d’une maison…c’est très sympa…

Réservation en soirée d’un tour en bateau sur le lac Inle pour le lendemain avec Mr Win Maung (95 – 081-209- 468), sexagénaire rencontré le midi au bord du canal…

3 - Tour sur la Lac Inle avec Mr Win : Départ 7h15 ; retour 17h

Il nous avait promis un tour hors des zones touristiques ; respect de cet engagement à 200%...Extras le tour comparé à celui tout ficelé organisé par les petites agences… La journée avec les agences est à 12000k qque soit le nombre de personne sur le bateau… Mais c’est un petit tour sur le lac Inle uniquement (je l’avais fait 4 ans auparavant ; visite de plein de boutiques…)

Nous avions opté avec Mr Win pour un circuit menant à un marché juste avant le deuxième lac, le Sankar Lake (sinon il faut payer une droit d’entrée de 10$ si on franchit de Sankar et à priori rien de plus)… un régal… marché superbe et peu touristique (mais tous les 5 jours seulement comme tous les autres marchés (il exite un site internet anglais précisant les jours des marchés du lac ;
http://www.journeysmyanmar.com/5_days_market.htm )… La ballade sur le canal entre le lac Inle et le Sankar lake est superbe… Ensuite le programme du reste de la journée a été décidé entre Mr Win et nous (village de potiers, fabrique d’alcool de riz, d’une fabrique de Cheerots, ballade à travers plusieurs villages du lac Inle et à travers plusieurs zones de jardins flottants…)

4 – Les femmes du Teckwood sont tellement peu sympa que nous avons réservé la veille un bungalow au Queen Inn (queen.inle@gmail.com ; 095-81-209544)… Wouah… Il est tenu par 2 sœurs (Ko Myo et Ma Sue) à la gentillesse et à la générosité sans pareilles…incroyable… Le Queen Inn donne direct sur le canal (animation permanente +++ ; certes le bruit des moteurs des bateaux très tôt le matin… mais le Queen Inn offre tant à coté de ce petit désagrément; et avec des bonnes boules quies…)… Bungalow à 18$ pr 3 (5 à 7$ la chambre single) ; petit déjeuner dément avec jus de fraise, pancakes à volonté… une boisson fraiche (lassi à l’avocat…) quand vous rentrez de balade…

Quant au set dîner à 2500 kyats : j’en parle même pas… plus que délicieux et copieux…

Un lieu à ne pas louper en Asie… On peine à les quitter…

Après notre installation au Queen Inn, nous filons pour le sublime marché de Nyaungshwe qui a lieu également ts les 5 jours (les autres jours il y a toutefois qques stands… mais rien à voir avec le grand marché qui se tient ts les 5 jours)

L’après midi , balade à pieds en prenant le chemin derrière la guesthouse Queen Inn… aller au gré de son inspiration… Plus sympa de le faire sans doute à vélo… quoi que certains ponts en bambou ne sont pas faciles à traverser à vélo…

Le soir spectacle de marionnettes traditionnelles (3$) chez l’adorable Mr Aung que j’avais déjà rencontré 4 ans auparavant… Tjs un bon moment : tant le spectacle que de discuter avec lui…

5- Nouveau tour de bateau négocié avec Mr Win… Je veux absolument retourner au site d’Indeen que j’avais adoré 4 ans auparavant (éviter de le faire le jour du marché d’Indeen qui est devenu à priori hyper touristique…)… Les agences proposent le tour ficelé incluant Indeen à 15000k ; nous payons 18000k avec Mr Win mais là encore il nous propose un tour sur mesure… Le tour sera finalement effectué par son neveu qui se révèlera encore mieux… Nous commençons comme convenu par l’observation des différents métiers du lacs (différentes techniques de pêche, récolte des algues pour consolider les jardins…)… Ils nous amène à Indeen quand les touristes venus avec les agences en repartent… Nous avons le site pour nous seuls… Il nous laisse y aller seuls… Ne pas louper de monter sur la colline derrière le site (vue extra ; les gamins du village peuvent pr qques Kyats vous montrer le chemin)… Au retour nous nous baladons le long de la belle rivière verte …

Ensuite notre souhait était de visiter un atelier de tissage de la fibre de lotus, puis de nous balader encore dans diverses zones de jardins flottants… là encore respect total de nos souhaits… il coupe à de nombreuses reprises le moteur pour nous laisser savourer la beauté et la magie des lieux… wouah…

6 – Matinée errance dans les (qques) rues qui constituent Nyuangswhe…avant de prendre notre taxi à 13h pr l’aéroport d’Hého… Petit coucou comme promis au marionnettiste

13h : notre taxi réservé avec le Queen Inn (16000k) nous offre la possibilité de qques arrêts en route pour l’aéroport … Arrêt très sympa au superbe monastère de teck à 2 ou 3 km de Nyaungshwe… Vol pour Mandalay

Taxi aéroport/centre ville de Mandalay (négocié à 15000k ; 46km)… Installation à Mandalay à l’hotel AD1 (02-34505) ; 5$ par pers ; rien de spécial à part le bruit des générateurs qui fait vibrer l’hotel et les salles de bain destroy; le quartier où se situe l’hotel est agréable… Le petit dej est très correct sur une agréable terrasse !

7 – Mandalay : nous marchons sur la 26ème street jusqu’au fleuve Irrawady… Ensuite nous marchons le long du fleuve… Furieuse animation mais quelle pauvreté…

Nous cherchons ensuite un taxi le long du fleuve… Y en a pas ou peu… Nous tombons finalement sur un taxi bleu mais le chauffeur ne parle pas un mot d’anglais… Un gentil monsieur (Myint Thein, ancien Richsaw Man) d’une maigreur absolue nous propose son aide pour la traduction… Il nous aide à organiser la suite de la journée avec le chauffeur de taxi… (Pagode Mahamudi à 3km ou il n’y a plus les 4$ de droit d’entrée mais 2$ si on veut prendre des photos… ; fabrique des feuilles d’or (ça sera très intéressant même si c’est Zola); dépôt devant l’ancien palais d’où nous voulons rentrer à pieds…) … Il est à l’écoute… négocie le prix pour nous avec le chauffeur… nous demande si 2000k par personne ça ne fait pas trop… Il nous demande ce que nous faisons le lendemain… Je lui explique que j’aimerai visiter les anciennes capitales autour de Mandalay mais que payer tous ces droits d’entrée au gouvernement m’ennuie… Il me propose de nous accompagner avec le même taxi driver… et d’emprunter le nouveau pont qui nous évitera les 4$ par personne pour la colline de Sagaing… ; par contre il n’a aucune solution pour contourner le racket sur l’ile d’Ava… Quand je lui demande son tarif ; après discussion avec taxi driver il me dit « 15000k la journée pr le taxi driver et pour moi ce que vous voudrez… je veux juste aider mon ami le taxi driver à réaliser votre tour.. » J’insiste pour avoir un ordre d’idée pour son accompagnement (il me dit : je ne sais pas ; 2000k par pers si vous voulez)… Ca sera sans doute notre deuxième plus belle rencontre en Birmanie à égalité avec les filles du Queen Inn et les parents de Pyisone à Bagan… mais des belles rencontres il n’y a quasiment que ça en Birmanie si on exclut les rapaces de la Teckwood Guesthouse et les changeurs de monnaie arnaqueurs.

8 – Super tour des anciennes capitales avec Myint Thein…, d’une gentillesse et d’une zenitude extrêmes, attentionné et surtout très intéressant… En concertation permanente pour connaître nos souhait, il nous a fait un tour du tonnerre

- Visite du grandiose monastère de Shwe in Bin à la sortie de Mandalay +++

- Déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandhayon d’Amarapura ; et une fois les groupes de touristes partis, visite des coulisses de ce monastère (les cuisines, les quartiers des moines…) ++

- Visite intéressante d’un atelier de tissage

- Colline de Sagaing en échappant au droit d’entrée ++

- Visite d’Ava que nous lui demandons finalement ++… En fait on prendra le bac pour traverser la rivière (1000k par pers A/R); calèche négociée à 6000k pr 3 (normalement c’est 5000k pr 2 maxi ; c’est carrément affiché sur le parking des calèches) et nous nous contenterons de la ballade en campagne et autour des monuments (sinon c’est 10$ pr le billet groupé)… Nous réussissons toutefois à visiter gratuitement le monastère de Maha Aung Mye Bon Zah, seul monument qui m’intéressait vraiment (et effectivement très beau et original puisque tout en briques) en prétextant, à la guérite vendant les billets, ne pas vouloir entrer mais juste longer ses murs extérieurs…

- Pont d’U Bein au coucher de soleil… +++

9 – Taxi à 7:00am pour la station de bus pr prendre le bus Mandalay/Bagan de 8 am

taxi 5000k avec l’hotel AD1 ; billet 8000k par pers avec l’hotel AD1 (7500k à la station mais c’est à 11km du centre)

Trajet Mandalay/Bagan effectué en 6h… Quasi plus de goudron sur la route mais trajet pas trop éprouvant…

A Bagan installation à l’hotel Myn Kha Ba (061- 60304 ou 061-60907) ; personnel très sympa ; belle chambre pr 18$ ; bon petit déj bien copieux

Nous terminons la journée en flanant dans Nyaung Oo, bien reposant après Mandalay

10 – Journée calèche sur le site de Bagan… (ça permet de rayonner large…) avec Zaw Myint qui travaille en // à l’hotel Myn Kha Ba… Il n’est pas hyper sympa mais correct… Ses tarifs sont très compétitifs (12000k la journée pr 3 ds la calèche) et son tour est bien conçu avec qques explications sur les différents temples où il nous arrête…

Le midi nous mangeons dans une gargote près du musée d’archéologie dans le vieux Bagan… Le Santhidar, gargote des parents de Pyisone rencontré il y a 4 ans n’existe plus … mais il se trouve que la gargote ou nous nous arrêtons est tenue par la tante adorable de Pyisone… Elle nous explique que ses parents tiennent à présent un resto appelé aussi Santhidar à Myn Kha Ba… Je demanderai au chauffeur de calèche de nous y conduire car j’ai très envie de les revoir…Il le fera après nous avoir fait visiter qques temples et une superbe fabrique de laques à Myn Kha Ba ou la fille des patron parle un français remarquable…

Retrouvailles très sympas avec Pyisone et sa famille qui nous invitent à diner le lendemain soir… La tata doit déjà nous préparer un repas traditionnel birman le lendemain midi…

11- Pick up (500k par pers) pour Old Bagan… Balade à pieds à partir du temple d’Ananda…

Visite de la superbe pagode Ananda , puis nous allons voir la vue depuis le temple de Schwesandaw ; délicieux repas chez la tante de Pyisone et son fils Thuya ; re-balade autour des temples puis jusqu’au fleuve Irrawady et la pagode Mahadodi … Marche jusqu’à Myn Kha ba ou les parents de Pyisone nous ont préparé un super diner… Retour à Nyaung Oo avec la calèche des voisins de Pyisone… N’hésitez pas à aller manger à leur resto le Santhidar juste en arrivant à Myn Kha Ba (super bon et pas cher)

12 – Marché de Nyaung Oo… Toujours beau et intéressant mais plus touristique qu’il y a 4 ans…Visite de la superbe pagode Shwezigon à Nyuang Oo

Pick up vers 16h pr Old Bagan (Temple d’Ananda) pour aller voir le coucher de soleil depuis le temple de Schwesandaw… Toujours autant de monde pour le coucher de soleil…

Nous avons prévu de reprendre un pick up pr le retour mais un Koréen qui réside à notre hotel nous propose de partager sa calèche car à priori il n’y aurait plus de pick up à cette heure… La calèche nous dépose tous à la pagode Shwezigon illuminée et tout aussi superbe le soir…

13 – Notre vol pr Yangon est à 17h30 … Ballade ds Nyuang Oo , retour à la Shwezigon , balade jusqu’au port de Nyaung Oo

taxi pr l’aéroport (5000k avec l’hotel May Kha Lar qui propose aussi des tarifs interessant pr les billets d’avion)…

Pour le vol Bagan/Yangon avec Air Bagan se mettre impérativement du coté gauche dans l’avion car ils font un survol du vieux bagan et de ses temples… Nous étions à droite.. très dommage…

Taxi aéroport Yangon / Centre ville : 6000k … Installation à la Garden Guesthouse que nous avions réservé par tél depuis Bagan car arrivée tardive à Yangon…

14 – Yangon : quartier sympa de la Garden Guesthouse ; temple Indien de Kali et marché indien couvert (++) ; Scott Market , Parc Kawankadi (2$ l’entrée mais il fait tellement chaud à Yangon que nous voulons un peu de vert ; parc pas grandiose mais reposant)… Marche jusqu’à l’autre pagode voisine de la Shwedagon (entrée gratuite)… Taxi pr rentrer à l’hotel (1500k pr 3)

Superbe quartier chinois le soir… en plus durant le nouvel an chinois…animation débordante…

15 – Yangon : balade de l’autre coté de la pagode Sule… Visite intérieure du Strand Hotel… Sieste l’après midi car trop chaud… Revisite des quartier autour de la pagode sule (vendeurs de pierres précieuses) ; retour dans le quartier chinois…

Réservation du taxi avec la garden guesthouse pr aller à l’aéroport le lendemain 6am (7000k cette fois)

16 – Vol Yangon / Bangkok
Turquie: trek en Cappadoce en semi autonomie? English translation pending
by Maguy05 · 2010-03-01 · 16 replies
Bonjour à tous et notamment aux amoureux de la Turquie. Mon amie et moi partons 3 semaines en Turquie (fin Mai, début Juin) avec une grande partie du séjour en Cappadoce, une bonne semaine. Nous souhaiterions découvrir les Turcs dans ces régions montagneuses, leur vie, leur histoire, leur paysage, leur quotidien, leur culture...à travers une itinérance pédestre. Nous habitons dans les Hautes Alpes (Gap), je suis accompagnateur en moyenne montagne et nous avons donc une petite expérience des randonnées, des treks, de l'orientation, du dénivelé...Si notre budget et nos envies nous poussent vers un brin d'autonomie nous avons vraiment à coeur d'être au contact des Turcs. Le but n'est pas de s'isoler en pleine nature et marcher non stop!

Pour résumé, nous sommes à la recherche de conseils avisés sur les possibilités de trek en semi autonomie (présence d'un guide difficilement envisageable) où les étapes relieraient des villages (demi pension):Itinéraires déjà réalisés (distance, dénivelé, ravitaillement...)?Cartes topo ou schématiques disponibles?Densité des chemins de randonnée et balisage?Facilité du STOP avec des sacs à dos? Bon plans?Commentaires?Après avoir commencé à potasser, il semble que la zone autour de Göreme est assez dense en village avec de nombreuses petites excursions. Y a t-il des possibilités de vadrouiller plusieurs jours dans alentours en reliant les différentes randonnées mentionnées dans les bouquins (vallée blanche, du miel, de la rose...)?

Plus sud, la région semble moins densifié avec le parc Ala Daglar. Est il possible de traverser le parc (Nord-Sud /Est-Ouest)? y a til des chemins? Comment est le relief à l'Ouest, entre la vallée d'Ihlara et le parc? Existe il des villages, hameaux de montagne pour faire des étapes.

En regardant la zone de la cappadoce, une belle boucle nous tape à l'oeil: Point de base Göreme et ses alentours-dir SO vers la vallée d'Ihlara-Dir SE vers le parc d'Ala Daglar-Remonter NNE vers Kayseri!! une grosse semaine sous le coude...a faire murir avec vos informations.. Ca fait déjà beaucoup de blabla...

Merci pour vos réponses
Club Jumbo Djerba, anciennement l'hôtel Homere, en juillet English translation pending
by Emilie50 · 2010-03-01 · 37 replies
bonjour nous devons partir pour djerba du 2 au 9 juillet 2010 Et j'aimerai avoir des renseignements sur cet hotel malgré qui soit en cours de renovations mais aussi sur les alentours nous sommes deja allé au sun club l'an dernier qui est situé entre houmt souk et midoum alors que celui-ci et situé en dessous de midoum donc ballades etc.. sachant qu'on a deux enfants donc un qui viendra d'avoir 2 ans

merci pour vos reponses 😉
Séjour de deux à trois semaines aux Seychelles en octobre 2010: budget, itinéraire...? English translation pending
by Lebeben · 2010-02-28 · 20 replies
bonsoir,

nos souhaiterions partir en octobre 2 à 3 semaines mais voila nous ne savons pas quoi choisir:

- soit par nos propres moyens - soit en sejour tout organisé

si quelqu'un a deja fait ceci par ses propres moyens ceci nous interesserait avec le detail.(budget, itineraire...)

nous hesitons avec un sejour sur l'ile Maurice et Rodrigues.

merci pour vos conseils et retours 🙂
Australie: faire du snorkeling à la grande barrière de corail ou Ningaloo Reef? English translation pending
by Lapinous · 2010-02-25 · 20 replies
Nous allons passer un mois et demi à deux mois en Australie en Juillet et Août prochains, et on hésite, on hésite... Grande Barrière ou Ningaloo Reef ? Queensland ou Western Australia ?

On est mordus de plongée, que ce soit avec bouteilles ou en simple snorkeling. Et au départ on se disait qu'aller en Australie sans plonger sur la Grande Barrière, c'était une hérésie. Donc plutôt partis pour le Queensland. Mais plus on en parle autour de nous, plus on nous avertit qu'on risque d'être déçus par la Grande Barrière, surtout en ayant déjà vu à quoi ressemblaient les récifs des îles du Pacifique auparavant (Nouvelle-Calédonie, îles Cook...). Beaucoup de bateaux usines, très cher, récif abimé et pas si extraordinaire... ces critiques reviennent souvent. Alors que penser ?

D'autant que le récif de Ningaloo sur la côte Ouest nous fait de plus en plus de l'oeil, ses requins-baleines aussi je crois qu'on y serait à la bonne période, mais on a assez peu de retours sur ce coin-là, fréquentation, coût des plongées, fonds marins, pratique du snorkeling et facilité d'accès...

En fait on aimerait assez le point de vue de plongeurs, ou voyageurs adeptes du palmes-masque-tuba, ayant déjà vu les deux pour nous orienter un peu dans notre choix 🤪 Sachant aussi qu'en dehors de la plongée, on est nettement plus attirés par les étendues sauvages et tranquilles que les stations balnéaires animées...
Visiter le Tiger Temple par ses propres moyens? (Thaïlande) English translation pending
by Nagalotus · 2010-02-20 · 30 replies
Bonjour,

Je voudrais visiter le fameux Tiger Temple et je suis à Bangkok. Mais toutes les agences me proposent 500baths pour faire l'aller retour en minivan et ne rester que 2h30. Sachant que je dois payer en plus l'entrée qui est de 500Baths. Soit le total 1000 Baths, je trouve ca cher. Est-il possible d'y aller par d'autres moyens soit de Bangkok, soit de Ayutthaya, ou d'une autre ville à côté pour moins cher?

Et est-ce que ça en vaut vraiment la peine? Car je voyage en petit budget. Merci.
Sri Lanka, retour et informations pratiques (28 janvier au 17 février 2010) English translation pending
by Genevois · 2010-02-19 · 31 replies
De retour de 3 semaines splendides passées au Sri Lanka (du 28 janvier au 17 février 2010), voici quelques infos pratiques sur ce merveilleux pays :

Arrivée à l’aéroport international de Colombo :

Premier souci, retirer de l’argent. Pas de DAB sur place, mais quelques agences bancaires qui pourront changer vos Euros, toutes au même taux. Vous serez ensuite assailli par les tours-opérateurs, puis les chauffeurs de tuk-tuk pour un transport à votre hébergement. Arranger votre prise en charge par votre premier lieu de séjour (Negombo par exemple) ne revient pas plus cher qu'un taxi ou tuk-tuk et votre hôte vous attendra à la sortie avec un panneau et votre nom. Des bus rejoignent également Colombo.

Argent :

De nombreuses banques ont des DAB (ATM au Sri Lanka) et les cartes bancaires internationales sont acceptées sans souci (Maestro, Visa, Mastercard, etc...). Nous avons privilégié cette manière de faire, retirant au coup par coup les sommes dont nous avions besoin. Attention de garder un maximum de petites coupures (10,20, 50 et 100 Roupies), souvent les petits commerçants, les chauffeurs de tuk-tuk, les vendeurs de billets de bus, n’ont pas la monnaie pour rendre sur les grosses coupures de 1000 ou 2000 Roupies.

Cuisine :

Pas possible d’éviter les Rice and Curry. Il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts. Attention plus l’aspect est foncé, plus c’est fort. Les curry végétariens (courge, haricots, patates, okras) sont très bons et moins épicés que ceux au poulet ou au poisson. Les petits restos locaux proposent toujours du rice and curry à midi, fait à l’avance et visible dans des plats. Mais c’est épicé pour des Srilankais... Orgie de fruits, papayes (à choisir mure et à arroser d'un filet de jus de lime), ananas, pastèque, bananes (goûter aux petites banana-lemon), très bon marché dans les étals où il faut absolument entrer. Poissons et fruits de mer sur les côtes, notamment crevettes géantes et langoustes. Plein de petits beignets, fourrés à divers ingrédients (oignons, curry, etc...). A tester, le curd : du lait caillé de bufflonne, style fromage frais ou yaourt nature, dans des plats en terre cuite. A déguster avec du miel liquide ou des rondelles de banane. Bref, de quoi varier les plats, la liste n’est pas exhaustive. Pas eu de souci gastrique majeur en 3 semaines, juste une petite alerte.

Faune et flore :

Nombreux animaux en liberté vivant près des habitations (singes, varans, biches et cerfs, oiseaux splendides, paons, etc...). Nombreux chiens errants, tous plus crasseux les uns que les autres, mais jamais agressifs. De toute façon, on n’a pas envie de les toucher. Pour la flore, l’île est verte, si verte... Un dicton srilankais dit : «plante un parapluie dans le sol le soir avant d’aller te coucher, tu auras un arbre demain». Tout pousse, les fleurs sont splendides.

Fréquentation :

Etait-ce la proche fin du conflit, la tenue des élections ou toute autre raison, mais il n’y avait que très peu de touristes sur place. Les GH étaient souvent vides, les sites pas surchargés. Tant mieux pour nous, mais les Srilankais ont besoin du tourisme. Nous n’avons jamais été pris dans le tourisme de masse.

Guide ou pas guide ?

Il est parfaitement possible de visiter tout le Sri Lanka sans l’aide d’un guide. Les explications fournies dans le LP, respectivement le Routard, sont souvent suffisantes pour apprécier les lieux touristiques. Personnellement, nous avons privilégié cette voie et nous ne la regrettons pas. Avantages du guide : compléments d’informations, gain de temps et de confort dans les transports, possibilité de faire des arrêts-photos à la demande, sentiment de sécurité pour ceux qui en ont besoin. Désavantages du guide : compatibilité pas toujours évidente, voyage en vase clos, pas de mixité avec la population locale et peu de contacts, manque d’indépendance, on passe à côté d’expériences fabuleuses comme le train ou les rencontres. Chacun fera son choix. Néanmoins, nous pouvons fournir les coordonnées d’un jeune guide anglophone, d’une efficacité et d’une honnêteté exemplaires. Très débrouillard, il pourra vous faire sortir des sentiers battus et vous construire un itinéraire sur mesure, tout en respectant vos choix d’hébergements si besoin. Son nom est Raja et il est atteignable au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.

Hébergement :

On trouve de tout au Sri Lanka, de la chambre luxueuse à 150 USD ou la piaule miteuse à 800 Roupies. Pour obtenir une chambre correcte, propre, avec douche-WC et moustiquaire, compter entre 1200 et 2500 Roupies selon l’endroit. Il est toujours possible de visiter plusieurs chambres avant de faire son choix. Dans tous les cas, vérifier l’état de la moustiquaire. Comme toujours en voyage, nous avons privilégié les hébergements simples, mais propres et fonctionnels (avec douche et WC dans la chambre). Quelques coups de coeurs : Shangrila GH à Kandy : accueil très chaleureux, cuisine délicieuse, prix doux, belle chambre, (tél. 081-222-22-18 et nandanalankan@hotmail.com) Bananaa Rest à Sigiriya : accueil très chaleureux, délicieuse cuisine, en pleine nature avec le chant des oiseaux, chambre simple et fonctionnelle ou plus «luxueuse» (tél. 060-366-50-55) Dephani GH à Negombo : bon accueil, sur la plage, demander les chambres avec balcon et vue sur la plage, pratique en arrivant ou en repartant du Sri Lanka, propose la prise en charge à l’aéroport (tél. 031-223-43-59 et dephanie@slt.lk) cuisine moyenne. Srilak View à Haputale : bon accueil, demander les chambres 7 ou 8 qui ont une vue splendide étendue sur des km, excellente cuisine. Et le meilleur pour la fin, chez Séverine à Tangalle : 2 bungalows «pieds dans l’eau» au bord de la plage, excellent lit, au milieu du jardin, bonne cuisine à l’Ibis GH voisine, idéal pour se reposer en fin de parcours. On n’avait plus envie de partir ... (tél. 775-40-26-79 et swydler@hotmail.com).

Hospitalité :

Si la Thaïlande est le pays du sourire, alors le Sri Lanka est le pays du méga-sourire. La question magique que vous entendrez des centaines de fois : «Hello, where are you from ?». Et c’est parti pour des discussions, des contacts fabuleux. Les Srilankais respirent d’une joie de vivre intense, cela se se voit, se sent, se ressent. Un véritable coup de coeur pour la gentillesse de ce peuple.

Lieux :

Bien sûr, destinations «bateaux», mais il faut y aller : Kandy (merci à Nandana de Shangrila GH pour les randos dans les montagnes environnantes), son parc botanique, son marché, son temple, Sigiriya, la montée sur le rocher (attention à ceux qui vous proposent de l’aide et qui ne vous lâchent plus), parfois impressionnantes dans les derniers mètres, Dambulla, pour ses splendides fresques (attention aux singes assez agressifs si vous exhibez de la nourriture), Adam’s Peak, une sacré expérience. 3 heures environ de montée, par des marches souvent inégales, mais quelle récompense une fois en haut pour le lever du soleil (pour les chanceux, certains ont les nuages et le brouillard...). C’est la descente qui tue ... A ne pas manquer, la veille de l'ascension . aller vers la rivière au fond du village de Dalhousie où les pèlerins se baignent et se lavent dans l’eau fraîche. Belles scènes de vie. Toute la région montagneuse et ses plantations de thé, belles balades (Lipton’s Seat vers Haputale), Horton’s Plains (tôt le matin pour voir les animaux et la brume depuis World’s End), Yala Park, un safari où on voit plein d’animaux (éléphants, mangoustes, crocodiles, buffles sauvages, sangliers, cerfs et biches, paons, aigles, martin-pêcheurs, etc... et si vous avez de la chance, des léopards). Un bon chauffeur-guide : Sarath de Moongose Safari (tél. 077-711-41-72), Tangalle et sa plage quasi déserte. Attention aux vagues et aux courants, mais suffisamment d’endroits protégés pour se baigner quand même. Nous n’avons pas été emballés par Polonnaruwa, peut-être aurions-nous dû aller à Anuradhapura ? Colombo ? Bof...

Météo :

Une seule averse tropicale, le dernier jour à Colombo. Le reste du temps, soleil ou temps parfois brumeux ou légèrement nuageux. Température diurne d’environ 35 ° (à l’ombre), pas beaucoup moins la nuit. Attention dans les montagnes, il peut faire frais le soir, nous avons supporté un pull à Haputale.

Sécurité :

Quelques barrages routiers pour des contrôles d’identité, mais cela ne concerne que les Srilankais. Aucun sentiment d’insécurité durant tout le séjour. Nous ne nous sommes pas approchés des zones du Nord, touchées par la guerre qui vient de prendre fin. Apparemment, il est à nouveau possible de se rendre du côté de Jaffna, mais peu d’infrastructures sur place selon les locaux. Pour ceux qui hésitent encore, IL FAUT Y ALLER.

Télécommunications :

Possibilité d’acheter une carte SIM srilankaise dans les nombreux magasins des différents opérateurs locaux (Dialog, Airtel, Mobitel, etc...), en laissant une photocopie de son passeport. Pour notre part, nous avons gardé notre numéro suisse pour être atteint en cas d’urgence, et avons utilisé Skype (quasi tous les cybercafés en sont équipés, avec casque et micro) pour les appels vers notre pays. Pour les appels locaux, il y a plein de petites échoppes qui mettent à disposition des téléphones depuis lesquels on peut appeler à l’intérieur du pays à des coûts très faibles. Faciles et pratiques. Les cybercafés sont moins nombreux que dans certains autres pays d’Asie, mais nous avons toujours réussi à en trouver un.

Transports :

Bus, train, tuk-tuk, vélo, bref, il y a du choix. Les bus et les trains sont très bon marchés. Pour les bus, le billet se prend à l’intérieur (prévoir des petites coupures) en donnant sa destination au préposé. Attention, si votre sac prend une place, vous payez pour lui aussi (en principe un sac 60 litres passe sous le siège ou possibilité de le laisser à côté du chauffeur). Tous les chauffeurs de bus sont fous, certains plus que d’autres... Nous avons toujours voyagé à l’arrière (un peu plus d’air grâce à la porte qui reste ouverte et on ne voit pas la route, donc moins de frissons...). Pour les trains, les billets se prennent au guichet de la gare. Pas besoin de prendre les wagons panoramiques, ils n’apportent pas grand chose de plus. La 2ème classe est un peu plus «confortable» que la 3ème (les trains datent de la guerre, et pas forcément de la dernière). Un must : Colombo-Kandy et Kandy-les montagnes du centre, des trajets au coeur de paysages inoubliables. D’innombrables vendeurs circulent tant dans les bus que les trains. Dans les deux cas, les rencontres sont garanties, de supers moments. Pour les tuk-tuk, il est plus prudent de demander le prix de la course avant de monter. Bien plus cher proportionnellement que le bus ou le train, mais idéal pour des courses locales. Un ENORME coup de coeur à Kandy pour Chintah, conducteur de tuk-tuk : honnête, serviable, ponctuel, souriant, à utiliser sans modération pour toutes les courses sur place, disponible à la journée (tél. 077-782-37-40). Location de vélos à Negombo et Polonnaruwa. Attention, les distances sont courtes au Sri Lanka, mais compter une faible moyenne vu l’état des routes ou des voies de chemin de fer.

Conclusion :

Un véritable coup de coeur pour ce petit pays qui a tant à offrir à ses visiteurs.

Une hospitalité et une gentillesse exceptionnelle, des sourires éclatants, des femmes habillées de sarees aux couleurs vives, des contacts chaleureux, on n’en repart pas forcément indemne ...

Pour ceux qui veulent suivre notre périple, «sentir» ce que nous avons vécu, obtenir d'autres détails, notre compte-rendu en cliquant ICI.
Retour de l'hôtel Gran Club Santa Lucia English translation pending
by Sunmoon77 · 2010-02-12 · 11 replies
Wow quel beau voyage j'ai fait!

Mon voyage m'a coûté 685$ et avec mon surclassement sur place ça m'a coûté en tout 745$ taxes incluses et je suis très satisfaite de mon séjour!

D'abord nous avions la chambre 1008. J'avais vu des commentaires sur les chambres standards et effectivement, c'était assez ordinaire. Je sais qu'on ne passe normalement pas beaucoup de temps dans la chambre mais nous avons bien fait de nous surclasser en suite junior car début janvier, c'était +/- chaud (18 en moyenne) et venteux (nord, nord-est) donc nous étions bien content d'avoir une chambre avec balcon pour profiter de la vue de la mer à l'abri du vent!

Le lendemain de notre arrivée, dès le matin nous sommes allé au lobby pour trouver une nouvelle chambre. Le préposé, Lassaro, parle bien anglais et un peu français. Il disait qu'il allait essayer de nous en trouver une vers midi, sans succès, puis vers 15h, encore sans succès. Il faut comprendre un peu la mentalité cubaine. Parfois ça peut prendre du temps avant qu'on réponde à nos demandes. Dans ce temps là, il faut faire preuve d'un peu de débrouillardise et je vous conseille de faire le tour vous-même du complexe. Dans l'après-midi, vous verrez des femmes de chambres faire le ménage. Nous avons trouvé un endroit qui nous plaisait et nous avons demandé à la femme de ménage si la chambre était disponible et si nous pouvions la visiter. Elle a téléphoné au lobby et voilà, c'était fait!!!

Nous avions finalement eu la chambre standard 328 (les chambres paires sont au 2eme étage) et nous avons été bien content! C'est le seul bloc où il n'y a pas de bungalows en face donc belle vue sur la mer! À cet endroit, ils ont replantés des bébés palmiers (à cause de l'oragan Icke). Moins de végétation luxuriante à cet endroit mais s'il y avait eu de gros palmiers, nous n'aurions pas pu voir la mer donc, ça faisait notre affaire! C'était tranquille, à part un groupe d'Ontarien qui faisaient la fête jusqu'à des heures impossibles mais j'avais prévu le coup (vive les bouchons). Désolé, je n'ai pourtant rien contre les ontariens mais partout où je vais, il y en a toujours qui dérangent en gueulant très tard (ou tôt le matin).

Un petit repère pour les chambres. Si vous voulez un bungalow (1 seul chambre), ce sont les # dans les 100. Dans les 200, ce sont des chambres avec 1 ou 2 portes patio, souvent avec coin salon séparé et dans les 300 c'est normalement 1 balcon ou terrasse sans porte-patio. J'ai remarqué que dans certains blocs, les réservoirs à eau chaude tait sur le toit et avec le peu de soleil qu'il y a eu pendant notre séjour, je présume qu'il n'y avait pas beaucoup d'eau chaude (ou pas longtemps) mais dans notre cas, elle était situé à l'intérieur donc aucun problème de ce côté, ni avec l'air climatisé.

L'entretien de la chambre: #1! Les mobiliers sont simples mais tout est propre. Les draps sont changés chaque jour (pas toujours le cas ailleurs) et une décoration différente en serviette tous les jours, décoré de fleurs. Aucun insecte ou fourmis (étais-ce parce que nous étions au 2e?)...

Le complexe n'est pas trop grand, donc où on était on n'avait pas besoin de marcher 10 minutes pour se rendre à la plage, à la piscine ou aux restaurants. C'était quand même plaisant de marcher le soir et surtout très sécuritaire (même en sortant du complexe).

Je ne peux pas vraiment parler des excursions car on s'est beaucoup reposé mais j'ai entendu de bons commentaires sur la plongée et sur la visite à Camaguay. Vous pouvez aussi vous promener en vélo (gratuit), en calèche pas cher) ou louer un scooter.

On a fait une promenade à cheval (6CUC). C'était dommage que le guide ne parle pas bien l'anglais ni français car j'aurais aimé en savoir plus sur l'histoire mais il faisait des efforts et il était sympathique. Nous voulions aller voir la colonie de flamands roses mais malheuseusement, la température était fraiche donc il n'y en avait très peu. Je ne peux pas dire que le paysage était paradisiaque car on devait passer par les lagunes et le petit village (assez pauvres) et en arrière scène c'était assez sale, plein de déchets, genre de dépotoirs à ciel ouvert mais bon... c'est quand même intéressant de voir les habitations du peuple... c'est aussi ça, Cuba! À cheval, on se fait moins solliciter qu'à pied.

Côté bouffe, les mets sont un peu répétitifs mais c'est Cuba... Il ne faut pas s'attendre à de la haute gastronomie. Mais au moins, il ne manquait de rien. Je suis déjà allée dans un 4* et il fallait se dépêcher car sinon il ne restait plus rien. Au moins là bas, le buffet est ravitaillé plusieurs fois, pas besoin d'y aller tôt. On peut aussi faire griller des viandes (porc, poisson, boeuf, poulet) et il y a toujours des pâtes. J'ai eu aussi de belles surprises: l'agneau était excellent!!!

Vous aurez aussi la possibilité d'aller au buffet du Brisas 1 fois pendant la semaine. Il parait qu'il y a plus de choix mais comme nous étions satisfaits, nous n'y sommes pas allés.

Je n'ai pas essayé le resto cubain car il est en plein air et avec les soirées fraiches qu'on a eu, on s'en est passé mais l'italien et le mexicain était bons. Le menu est déjà tout fait pour l'italien. Au resto mexicain, j'ai prit des brochettes (kebab) et c'était très bon mais mon conjoint a été déçu de ses fajitas. Parcontre, un couple nous a dit que le poisson avait été très bon! Au moins, ça n'a pas été difficile de réserver aux restos à la carte, comparé à mon séjour dans un autre complexe, où seul ceux qui donnaient du pourboire au préposé à la réservation pouvaient réserver.

L'animation... SUPER! J'avais lu beaucoup de bons commentaires là-dessus et je craignais même de me faire harceler à tous moments pour faire quelque chose car je voulais me reposer mais finalement j'ai été enchantée! Si vous voulez vous reposer, vous dites non et c'est tout et on ne vous dérange pas si vous faites un petit somme. Mais finalement, je me suis laissé tentée et je me suis bien amusée: leçon de danse sur la plage, aquaforme dans la mer, spectacle pour les enfants qui sont très sympathiques à voir, spectacles pour les adultes, animateur (trice) très chaleureux, les barman aussi. Service un peu plus tiède au buffet mais encore là, cela dépend des serveurs.

Vraiment un bel endroit à passer en famille. Beaucoup d'activités pour les petits et grands! J'avais lu beaucoup de bons commentaires sur l'animateur Froggy et j'ai comprit pourquoi. Il est très aimé des enfants et on le voit tout le temps sur le site. C'est drôle de l'entendre parler français au micro "Aweye à' maison"!!! :)

Quel peuple généreux! J'ai donné un pourboire à notre jardinier. Il ne parlait pas bien anglais mais quand on le voyait, il nous donnait des petites leçons d'espgnol et nous d'anglais et de français. À notre départ, il nous même a même attendu pour nous donner un cadeau!

J'ai senti que les cadeaux que nous avions apporté avaient été très appréciés, beaucoup plus que lors de mon séjour à Cayo Coco. Pensez aussi aux jardiniers car ils n'en ont pas souvent. J'avais malheureusement oublié d'apporter des gants de travail mais je crois que ça leur serait utile car aucun d'eux en avait et pourtant, ils passent le rateau et gratte tous les jours. Notre jardinier était particulièrement content de la tasse thermos que nous lui avons donné en partant!!!

La plage est belle et l'eau cristalline. Les petites algues (on dirait du papier, ce n'est pas visqueux) sont ramassées tous les jours. Le sable est fin et blanc. Il y a aussez de chaises pour tout le monde et elles sont en bon état.

C'est aussi un endroit pour les célibataires. J'avais entendu parler de prostitution, il y en a effectivement mais il n'y a pas de sollicitation. On n'a vu que 3 vieux "coqs" qui se pavanaient avec des jeunes filles (dans la vingtaines) mais pas des mineures. Ceux-ci les avaient habillés très sexy mais sinon, ça ne parait pas trop. Je ne pense pas que des enfants s'en rendraient compte. Parcontre, à d'autres hôtels voisins, il parait qu'on y accepte des filles plus jeunes, ce que je trouve malheureux.

On y voit des habitués qui se sont même mariés à des gens de là bas et c'est un des rares endroits où ils peuvent se retrouver en attendant leur venue ici (car les cubains ne sont pas acceptés dans la majorité des hôtels). Dans les commentaires lu avant mon départ, j'avais vu que certains se plaignaient qu'ils dévalisaient tout dans le buffet lors de leur arrivée le week-end mais comme j'ai mentionné, il n'a manqué de rien malgré leur présence sauf du beurre à 1 ou 2 reprises mais bon... Il faut comprendre que ce peuple ne vit pas dans le luxe comme nous! C'est un peuple très sympathique alors je n'ai pas du tout été importunés par la présence des cubain(es) à l'hôtel, prostitués ou pas. Selon moi, pourvu qu'il n'y aille pas de prostitutions ou de gestes déplacés...

Si vous voulez acheter des souvenirs, ne le faites pas au Amigo car tout était plus cher qu'ailleurs. Par exemple: une carte de cuba en cuir coutait 30$ alors que nous en avons eu d'aussi belles à 9$ chaque au Brisas. Il y a quelques artisans sur place qui veulent bien marchander mais il y a un peu plus de choix au Brisas (à côté).

Je me suis prit d'affection pour une petite chienne beige. J'avais mit une petite serviette dehors et elle revenait tous les soirs dormir sur le balcon! Si vous êtes de passage au Gran Club, donnez-lui un peu d'affection, elle est très attachante! :) En passant, il est interdit de nourrir les animaux devant le buffet (donc faite-le discrètement).

Le gros soleil n'a été au rendez-vous que 2 jours, à part ça, gros nuages presque tout le temps mais ce fût la même chose en Jamaïque et au Mexique au même moment. C'était quelques jours avant le tremblement de terre d'Haiti (nous sommes revenus le 12 janvier).

Je suis certaine que vous apprécierez votre séjour au Gran Club. La seule chose que j'ai trouvé dommage c'est l'heure et demi de bus à faire à partir de l'aéroport et le vol de nuit mais ça a valu la peine!!!
Sur la route del Sur (étape 5: extrême sud de l'Argentine et du Chili) English translation pending
by Chouhibou · 2010-02-11 · 11 replies
Je ferme les yeux, j'imagine une mappemonde: je suis là, tout en bas, sur la route de Punta Arenas.

Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !

Ca donne ça:

Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)

Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)

Moi: - Si si, oun Ricard con agua

Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?

Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)

Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.

Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !

24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.

Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.

El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.

Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.

C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.

Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.

Et ça, c'est pour demain.

Chouette !
Quelques nouvelles de La Havane English translation pending
by MarieOll · 2010-02-09 · 36 replies
le platanar est toujours de Bartolo, la charanga pique toujours les paroles de ses chansons mais ce nouveau mois passé à la Havane, ou du moins pas très loin, a quand même été l’occasion de voir et d’entendre quelques petits changements ! au son des radios on peut entendre que la capitale a changé de gardien (peut être que gente de zona se prend aujourd’hui pour le roi de la Havane) et toujours selon la Charanga on se marre dans la ville au milles colonnes pendant que d’autres pleurent à Miami (bah tiens !).

Sinon c’est toujours la lutte pour les taxis depuis les restrictions sur les licences et l’augmentation des prix de l’année dernière s’est maintenue dans ce secteur (tu peux toujours tenter d’hurler ta question : chauffeur à 10, à 10 ?? tu vas voir les vents que tu te prends.. pour sortir de la Havane et se rendre à Alamar c’est 20 ou tu prends le bus !).

Les bruits de la rue disent que Nestlé devrait quitter l’île (qui va fournir les glaces industrielles ?? même si elles sont hors de prix pour les cubains..) et que le temps de libération pour les professions de santé passerait de 5 à 7 ans. D’ailleurs plus généralement des lois plus restrictives concernant les professionnels diplômés universitaires sont attendues (la fuite des cerveaux commence à peser on dirait..).

Il semble aussi que le métier de chauffeur ne fasse plus rêver, et plus de chauffeur pour ramener le gaz = 10h de queue pour tenter de récupérer ta bombonne sans laquelle tu peux plus cuisiner !

Ca a aussi été l’occasion de croiser une star du net puisque depuis le balcon d’une maison du Vedado on a vu passer Panfilo dans la rue ! Une bonne partie des jeunes cubains avec qui j’étais est descendu pour prendre des photos et il a assuré le spectacle en nous jouant son fameux ‘Jama !’ en direct. L’un des cubains disaient que les USA lui aurait offert un visa.. en tout cas en janvier il sévissait encore dans le Vedado !
Un an après la crise à Madagascar... English translation pending
by Acer · 2010-02-07 · 38 replies
Depuis 30 ou 40 ans il y en a eu des soubresauts, des grandes épingles à cheveux tournés clairement à gauche, du Néo libéralisme à la chinoise, de la malgachisation ou vice versa et depuis un an il y a une crise politique qui s’enlise.

L’écrasante majorité de a population est totalement indifférente aux changements politiques passés, présents et à venir, leurs priorités sont celles d’une population pauvre, rurale en très grande partie et peu instruite. Des crises ils ont en vu d’autres et à chaque fois la famille se resserre, se débrouille avec les moyens à leur disposition. Certains cultivent plus, varient les cultures annexes, transforment une partie de leur récolte pour les vendre, d’autres se débrouillent en inventant un tas de petits métiers invraisemblables, d’autres cherchent à s’en sortir ailleurs, loin de chez eux. En abandonnant par la même occasion leur femme et leurs enfants. Souvent ils recommencent à « construire provisoirement » une autre famille la où ils se trouvent.

D’autres se tournent vers la criminalité, la hausse est visible depuis un an.

Ils font tous partie des dégâts collatéraux de la crise, ils sont tous victimes du manque d’éducation, ils sont livrés à eux-mêmes dans un pays qui est le leur. Les aides des pays riches se font rares depuis un an, l’étau se resserre et ça se ressent.
Meilleure compagnie aérienne pour se rendre à Tel Aviv en classe "affaires"? English translation pending
by Poseidon · 2010-02-06 · 19 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je dois me rendre à TLV au mois de mars pour un voyage professionnel, et j'hésite quant à la Compagnie à prendre, n'arrivant pour l'heure pas à trouver satisfaction avec l'offre existante.

Les Compagnies proposant des petits modules (donc pas de vraie Classe Affaires) étant d'emblée exclues.

LH : avec FRA-TLV en 744. J correcte mais sans plus à mon goût. => Décollage de CDG à 06h40 à l'aller et 05h30 au retour... Ce qui ne m'enchante pas particulièrement.

LX : avec ZRH-TLV en 343. J correcte mais sans plus à mon goût. => Idem, décollage de CDG à 07h05 à l'aller, et à 05h30 au retour.

BA : avec LHR-TLV en 763. Je ne connais pas du tout le produit, mais un layout 2-2-2 sur 763 me laisse sceptique. Quelqu'un a -t- il déjà essayé ? => Horaires plus convenables : décollage à 19h20 à l'aller, et 07h30 au retour.

LY : avec CDG-TLV en 772. Quelqu'un a -t- il déjà testé ? => Les horaires me conviennent parfaitement, et le service n'a pas l'air mauvais, mais j'ai eu des retours très négatifs de collègues au sujet des interrogatoires poussés effectués avant décollage à CDG.

Qu'en pensez-vous ? Autres idées ?
Île Maurice ou Seychelles? English translation pending
by Lausau33 · 2010-02-04 · 18 replies
Bonjour, j'envisage de partir au mois d'avril soit à l'ile maurice, soit aux seychelles. Que pouvez vous me conseiller?plage, eau temps en avril, excursions à faire, quel hotel choisir (un avec de l'animation si possible).Merci
Apporter de la boisson et du vin à bord d'une croisière Princess? English translation pending
by Ptitnouveau · 2010-02-03 · 35 replies
Bonjour Seulement une mise-a-jour pour notre information. Quel est la politique actuellement chez Princess pour apporter de la boisson ou du vin a bord du bateau au depart ou en escale. Nous prenons bientot le Coral Princess pour le canal de Panama. Parfois la politique change d'un bateau a l'autre. Pour la biere il y avait pas de probleme, pour le vin le prepose m'a demande ce qu'il y avait dans mon sac et je lui ai dit de l'eau. Disons que j'ai menti a moitie. Peut-on appporter du rhum a travers les bagages? Ils scannent les sacs mais apres un certain temps, ils deviennent plus tolerant.
Retour du Mali English translation pending
by Didi3r · 2010-02-03 · 5 replies
Bonjour à tous,

Après une 20taines de jours passés en terre africaine et plus spécifiquement le Mali, j'avais envie de partager avec vous ma petite expérience malienne!! Profitant que mes parents soit expat à Bamako, je me suis dit que ça serait une première expérience pour moi en Afrique. De prime à bord, quand on pense Afrique, on ne pense pas forcément au Mali.....et je peux dire à tord. C'est un pays qui regorge de beauté caché et les gens sont d'une gentillesse inimaginable! Grosso-modo, voici le trajet que nous avons fait: - Bamako 2 jours histoire de papoter et de visiter la ville avec mes parents - Ensuite nous avons préparé le 4x4 et nous voila partis sur Routes et Piste - Djenné, Segou et Mopti....on a pris une journée pour visiter les villes, voir un peu plus pour Mopti - De Mopti, nous sommes allés au pays Dogon. Nous y sommes restés 5 jours. Nous sommes d'abord allé à Douenza en passant par Sanga, Bamba, Kassa. Ensuite nous sommes revenus sur Bandiagara - De la nous avons fait pas mal de villages, dont les noms m'échappent, mais je me souviens de Dourou, Endé, Telly et le fameux village Tellem. Bref, du séjour la falaise de Bandiagara restera à jamais gravé dans ma mémoire......j'avais le souffle coupé à quasiment chacun de mes pas! - Ensuite nous sommes restés à Bankass, car après nous sommes passés par le Burkina. Nous sommes restés 1 journée à Ouaga et ensuite, nous sommes allés à Boromo pour essayer d'apercevoir les Eléphants (que nous avons eu la chance de voir) et de Boromo, nous sommes allés à Banfora pour voir les falaises de Karfiguela au milieu des champs de canne à sucre. Nous sommes également allés au Pic du Sindou. Le lendemain matin, nous sommes allés sur le lac de Terengala afin d'apercevoir les hyppos à une distance de sécurité plus que raisonnable! - Retour au Mali en passant par Sikasso et finalement retour à Bamako. - Le reste des jours, nous en avons profité pour aller à Siby afin de voir l'arche. C'est un très bel endroit pas très loin de Bamako. Ensuite, le reste du temps, mes parents m'ont montré les moindres recoin de la ville.....de la vue panoramique du point G en passant par un petit tour en Pinasse sur le Niger

Bref, j'ai passé 21 jours extraordinaires au Mali, un pays tout de même où les contrastes sont assez marqués. Les gens ont le coeur sur la main et cette gentillesse est carrement touchante. Quand on revient dans son petit confort européen, on a un autre regard sur le monde et surtout on apprend à se détacher du temps, et de laisser le temps au temps.

Inch allah mes amis

Didi3r
Hôtel IFA Bavaro Village à Punta Cana English translation pending
by Nickbonin · 2010-02-01 · 174 replies
Bonjour à tous..J'aimerais avoir des renseignements au sujet du IFA Bavaro Village en République Dominicaine (LA SECTION VILLAGE ) Pas Ocean ou Villas.. Apparemment que toutes les chambres de cette section auraient été renovées dernièrement..??? est-ce vrai ??? Et la nourrriture ??? Le personnel ???

Merci beaucoup...Nicole..
Rencontre du troisième type et du 7ème art dans la 4ème dimension (expérience mystique en Islande) English translation pending
by Zanax · 2010-01-16 · 7 replies
« Bonjour ! Où allez vous ? »

« Peu importe, et vous ? »

« Olafsvik ! »

« Parfait »

Je dis souvent que j’aime l’Islande comme j’aime les femmes, mais là, elle exagère, quatre jours qu’elle pleure sans interruption cette gonzesse là. Le ciel gris et bouché crache son trop plein de solitude et mon taux d’hydratation frôle les cent pour cent, tant ce chagrin me pénètre de toute part.

Je suis sur la péninsule des Snaefellenes, qui est à l’Islande ce que la Bretagne est à la France, mythes et légendes compris.

« Sale temps, hein ! »

« Ouais, comme vous dites ! »

« Français ? »

« Atchoum !! »

Il roule vite avec sa voiture rouge sur cette piste de cendres noires.

« Je vous dépose ici ? »

« Génial ! Merci encore, au revoir ! »

LE LENDEMAIN

Bientôt une demi-journée que je poireaute dans ce fast-food trop kitch où l’on me regarde d’un sale œil. A trois euros le café, je ne vais pas m’en jeter un tous les quart d’heures, non plus !

C’est dans ce lieu de débauche où les islandais(es) se goinfrent à longueur de journées, de hot dogs caoutchouteux et de sodas qui font roter (sachant que les journées durent vingt quatre heures en cette période, je vous laisse imaginer la somme de calories englobées) qu’hier, j’ai retrouvé par hasard, Pascal et Ludivine (Sagnier de son nom, l’égérie de François Ozon, la fée clochette de Paul Hogan) avec qui j’ai trecké du Landmannalaugar jusqu’à Thörsmörk, trois jours durant, bravant froid, neige, pluie, blizzard, brouillard, torrents, norvégiens et norvégiennes.

La pluie fait semblant de cesser, j’en profite pour marcher jusqu’à la sortie du village d’où je pourrai mimer la position de l’auto-stoppeur désespéré. Je n’essaye même plus de slalomer entre les gouttes et, pour des raisons liées au réchauffement de mon corps, j’évite la position statique et progresse d’un pas soutenu, avec pour point de mire, un soleil invisible caché sous trente six couches de nuages de diverses épaisseurs et de multiples textures.

En France sur le bord des routes, on trouve des hérissons décédés, en Islande ce sont des poissons qui parfois jonchent le talus. Ne me demandez pas comment ils atterrissent jusqu’ici, peut-être tombent-ils du ciel.

Ou des camions.

Celui qui est sous le nez de mes pieds, je le trouve photogénique, il ressemble à un piranha desséché, l’œil vide et la gueule béante. Je déchausse mon sac à ventre qui contient mon matériel photographique. J’ajouterai son portrait à ma collection de photos morbides, il servira peut-être un jour pour illustrer une pochette de CD ou une couverture de fanzine.

Je discerne un point noir qui s’approche à la vitesse d’une voiture, les voitures sont si rares, il faut pourtant que je fasse ce cliché. Ce point noir grandit et à présent je le vois rouge. Aie !! pas la peine de sortir l’appareil, une voiture rouge c’est pour ma pomme. Cela fait onze jours aujourd’hui que je ne suis pas monté dans un véhicule d’une autre couleur, dans ce pays ils ne sont pourtant pas tous rouges, mais ceux qui s’arrêtent pour me charger, si ! »

« Arnarstapi ? »

« OK, monte ! »

silence

« Français? »

« Atchoum!! »

Cinquante années bien tassées, cheveux blancs apparemment propres, barbe de deux jours, le gars saisit un numéro sur son portable. Une étiquette dépasse du col de son pull-over. LAVAGE A LA MAIN UNIQUEMENT ; enfin j’imagine, l’islandais et moi ça fait deux, je sais juste dire takk, (merci) alors je dis takk à l’homme avec l’étiquette qui dépasse de son pull, pour le remercier d’être le propriétaire d’une voiture rouge.

« Je viens d’appeler ma femme, tu viens boire le café à la maison ! »

C’est un ordre ou une question ? Je m’entends répondre :

« Euh….merci, enfin..…takk ! »

En vérité dans ma tête je pense : Putain, génial, un café chaud chez des vrais gens, il y aura aussi des tartines, trois semaines que j’en rêve !

Quelques kilomètres plus loin, Hellisandur, le village le plus à l’ouest de l’Islande, donc de l’Europe et pourquoi pas du monde. Mon sympathique sauveur se prénomme Pàll, il vit dans un petit lotissement où les maisons sont si basses qu’on les croirait enterrées, elles se protègent ainsi de la promiscuité des bourrasques de vent qui inlassablement, maltraitent les côtes voisines. Chaque habitation de ce lotissement est cernée d’un jardinet exagérément entretenu, où les colonies de nains de jardin viennent se reproduire et nicher. La villa de mon hôte se différencie à sa manière, l’on s’imagine plus volontiers à Beyrouth-ouest que dans une histoire de Blanche Neige. Les cordonniers sont les plus mal chaussés, ce qui explique que Pàll soit paysagiste.

« Bonjour madame, enchanté ! »

Je me déchausse, passe sous l’arbre généalogique encadré dans le hall d’entrée et pénètre dans la petite cuisine, savourant du coin de l’œil la ribambelle de vivres, étalée sur la table en formica.

Hanna est une femme menue et un peu recroquevillée, sous ses cheveux ternes elle se force à sourire, je fais comme si de rien n’était et m’exécute volontiers lorsqu’elle m’invite à me servir. La conversation est limitée, l’on m’a appris à ne pas parler la bouche pleine. Tour à tour, ce sont des fruits frais, des pains croustillants garnis de miel de confiture ou de beurre, des tranches de gâteaux fait maison, qui font les frais de mon appétit.

Ils me présentent, par le biais de quelques photographies, leurs deux jeunes filles. Hanna m’offre un pot de confiture noirâtre, c’est paraît-il de la rhubarbe. Pàll apporte d’autres albums. Sur le premier je ne découvre que des clichés du Snaefelljökull, ce fameux glacier-volcan dans lequel Jules Verne fit pénétrer ses héros pour le Voyage au centre de la Terre.

Cette montagne mystique est à la pointe de la péninsule des Snaefellenes, donc tout près d’ici. Les photos sont laides, mal cadrées, bancales. Pourquoi donc un tel acharnement photographique ?

Le deuxième album qu’il me tend ne répond pas à ma question, mais confirme mon premier sentiment : Ces gens vouent un véritable culte à cette montagne légendaire. Reste à en connaître la raison !

Je m’applique à faire semblant de trouver intéressante cette séance de visionnage, avec la crainte de voir débarquer sous le bras de Pàll, un troisième album du même style, tandis que Hanna me tend un crayon et un carnet, afin que j’appose sur la page concernée, mes coordonnées postales en vue d’une future et prospère correspondance.

Alors que mon estomac se prosterne pour rendre grâce à l’hospitalité de monsieur et madame Ragnarsdottir, Pàll s’adresse à moi pour m’annoncer que lui et sa femme vont me conduire jusqu’à Arnarstapi, nous en profiterons ainsi pour visiter en chemin, les lieux dignes d’intérêts.

C’est vraiment très aimable de leur part de s’occuper ainsi de moi, j’imagine que leur vie doit être un peu monotone et les occasions de rencontrer un étranger plutôt rares, ce qui explique leur dévouement si spontané et leur envie de partager leurs connaissances au sujet leur majestique pays.

Mon sac à dos grimpe dans le coffre, moi sur la banquette arrière, tandis que Pàll et Hanna s’embarquent à leurs places respectives.

Je ne vais pas me lancer dans une description des paysages islandais, c’est volcanique certes, mais c’est esthétique avant tout. Suivant la météo, un champ de lave peut devenir inquiétant, mystérieux, hostile, attractif, captivant ou pire encore, ensorcelant.

Un rocher un peu plus haut que les autres et voici que Pàll se lance dans un récit invraisemblable avec trolls et trollettes à la clef. Il semble bien connaître le terrain et chaque excroissance naturelle est propice à un commentaire surnaturel.

Dans un virage je reconnais Jimmy. Il a une sale gueule, il ne s’est pas recoiffé depuis son accident d’hier et personne ne s’occupe de lui, mais après tout ce n’est pas si grave, Jimmy n’est qu’un 4x4 (rouge). Un de ses pneus a éclaté alors que Pascal et Ludivine médisaient à propos de Sophie Marceau, s’ensuivirent deux ou trois tonneaux, une brève visite à l’hôpital d’Olafsvik et des problèmes d’assurance à se taper la tête contre les murs.

Hanna me demande à présent si je connais Jean Michel Roux, un réalisateur français, qui semble t-il, vient de terminer un documentaire consacré aux mondes invisibles qui font de ces terres, une source intarissable d’histoires à dormir debout. Si je comprends bien, ils auraient témoigné eux mêmes dans ce film, je réponds toutefois par la négative à la question précédemment posée tout en mémorisant dans un coin de mon cerveau, l’identité de ce cinéaste en prévisions d’éventuelles recherches informatives sur ce sujet.

Alors que Pàll s’évertue à conduire prudemment, (surtout après la vision de Jimmy à l’agonie) Hanna se tourne à nouveau vers moi et le plus naturellement du monde, me pose la question suivante :

« Est ce que tu crois aux extra-terrestres ? »

J’ai l’intime conviction que l’abordage de ce sujet n’est pas anodin, je réponds tout de même que oui, en apportant ma pierre à l’édifice, sous forme d’un témoignage qui semble intéresser mes amis islandais. Je décris une observation faite au mois de novembre 1996 où j’ai observé pendant plusieurs minutes, deux objets métalliques rester en position stationnaire dans le ciel, puis soudainement filer à toute vitesse alors que l’un d’entre eux apparaissait, disparaissait, apparaissait, disparaissait.…

Après avoir contacté une association locale qui recueille les témoignages de ce genre, j’appris que notre région était souvent visitée de la sorte, car il semblerait que les OVNI viennent se recharger en énergie dans une espèce de source magnétique cachée au cœur des monts du Jura.

X-files livré à domicile !

Hanna hoche la tête tandis que Pàll aspire de grandes bouffées d’oxygène, il semble soudé au volant et cloué sur son siège, étrangement il a cessé de s’adresser à moi en anglais, il se contente de parler en islandais alors que sa femme gère la traduction lorsque ça l’arrange. Elle me raconte à peu près les mêmes choses que moi, au sujet du Snaefelljökull. Ici aussi des OVNI sont souvent observés et ils profitent de la puissance du champ magnétique logé à l’intérieur du volcan pour venir faire le plein des batteries en passant par un couloir intemporel qui servirait d’ascenseur entre les différentes dimensions.

Intéressant !

« Si tu n’as pas peur, nous pouvons entrer en contact avec eux aujourd’hui ! »

Je ravale ma salive.

Rentrer en contact avec qui ? Des êtres d’une autre planète ? Si je n’ai pas peur ? Ce qui sous entend qu’éventuellement je pourrais avoir peur ?

Non, je n’ai pas peur, enfin je sais pas, peut-être, oui, si finalement je crois que j’ai peur, oui, j’ai un peu peur quand même.

Où suis-je ? Parti en vacances en Islande, voici que des gens comme vous et moi me proposent le plus simplement du monde de serrer la paluche à des petits hommes verts-de-gris.

Je n’ai toujours pas répondu à la proposition d’Hanna, elle rajoute :

« Aujourd’hui la configuration nuageuse est idéale et propice à ce genre de contact, alors ? »

Ben alors, je sais pas moi, c’est tellement inattendu, ils auraient pu me prévenir, je me serais rasé, changé, j’aurais apporté des fleurs ou une bouteille de Bordeaux, j’aurais préparé une série de questions, je sais pas moi… vous êtes sûr… c’est pas dangereux ?

Les questions, en ce moment, elles se bousculent toutes seules et en désordre, dans mon cerveau.

« Et vous, êtes vous en contact avec eux ? » me hasarde-je.

Hanna se retourne une nouvelle fois vers moi et prononce d’une voix très aiguë, un « yeeeeesssssssssss » qui me glace le sang.

Répaticulons, heu…récapitulons, ça y est j’ai trouvé, ils doivent faire partie d’une secte, ils sont fous, ont ne peu pas rencontrer des extra-terrestres à la commande, sous prétexte que les nuages sont comme ceci ou comme cela. Et il m’inquiète de plus en plus, le Pàll avec ses bouffés d’oxygène qui le font ressembler au ressort central de la literie d’un vieux couple en plein effort copulatoire.

Nous tournons à droite, sur une piste qui rejoint une plage volcaniquement intéressante. Dans la voiture, règne un silence de mort, j’essaie de détendre l’atmosphère sans calculer les répercussions qu’engendrera la question qui s’apprête à jaillir de ma bouche.

« Et vous, vous êtes des extra-terrestres ? »

Pàll se raidit, Hanna regarde son mari qui se raidit en se raidissant elle même, et je les vois changer tout les deux de couleur. J’aurais démasqué un cambrioleur la main dans le sac, ou encore mieux, j’aurais arraché la cagoule de Spiderman, ils n’auraient pas eu une réaction moins différente.

« Vous le pensez vraiment ? »

« Heu… Je ne sais pas… Pourquoi pas… Peut-être… »

Sur un ton très autoritaire, Pàll s’exprime à nouveau dans sa langue maternelle, Hanna acquiesce; pour une raison que j’ignore, ils sont en colère, je n’ai pourtant rien dit de mal, c’est plutôt bon enfant de demander à des gens s’ils sont originaires d’une lointaine planète, peu importe laquelle, pourvu qu’ils se sentent sur la terre, aussi bien que chez eux, je ne suis pas humanoïdophobe moi.

Pàll se gare sur le bas coté, il descend de la voiture, ouvre le coffre, jette mon sac par terre et me fais signe d’en faire autant, il remonte dans la voiture, effectue un demi tour en faisant crisser les pneus et repart par où nous sommes arrivés. Je me risque à leur faire un signe d’adieu, Hanna me répond par un petit sourire désolé.

A ma place, qu’auriez vous à cet instant, pensé?

Vous, je ne sais pas, mais moi, à cet instant là, ma tête est vide.

Vide de chez vide.

Je m’ébroue, me pince, respire un bon coup et je dégaine mon petit carnet de note, pour y inscrire à chaud, ce que je viens de vivre.

Les embruns de l’océan ne pourront que me revivifier, je planque mon sac derrière un monstre de magma solidifié et je marche tête baissée, jusque sur la côte toute proche. J’escalade une armée de blocs de lave dressée comme une muraille hachurée avant d’arriver sur un petit promontoire dominant un terrain longitudinal et un peu enclavé. Sur le sol, tel un vestige de l’ère viking, se détache un labyrinthe circulaire. D’un diamètre inférieur à trois mètres, il est formé de pierres volcaniques soudées entre elles par un amalgame de mousse et de lichen. En son centre, un cairn insensible au vent, me toise ouvertement.

J’associe cette découverte avec les événements de ces dernières minutes. Peut-être ne devrais-je pas.

Si je me place face à l’entrée de ce labyrinthe, je remarque que celui ci a été érigé au cœur de la lande, dans un couloir naturel, avec droit dans l’axe, le Snaefelljökull, dissimulé aujourd’hui au cœur des nuages. Ce couloir est bien évidemment l’empreinte terrestre du couloir intemporel dont Hanna m’a parlé.

Qu’est-ce que les choses sont simples quand la description d’un fait, d’un objet ou d’un paysage, ne comporte aucune limite !

J’ôte ma parka, mon pull, pose mon sac photo, je me dois d’être léger et amovible. Je me sens envahi d’une mission, et guidé par mon instinct, je tente une expérience mystique. Je saisis une belle pierre digne de cet instant et pose un premier pied à l’intérieur du cercle.

Deux possibilités, deux directions, deux choix. Droite ou gauche. A l’est ou à l’ouest?

Concentration.

Observation.

Si je m’engage à droite, j’arrive directement au centre, trop facile, je pars donc à gauche.

Je tourne en rond et débouche dans une impasse. Je pourrais enjamber les pierres, mais à ce jeu là, je crois que l’on ne triche pas. Demi tour, case départ, toujours ma pierre dans la main, j’atteins le centre alors qu’un frisson électrique me parcourt de bas en haut.

Je dépose solennellement ma pierre au sommet du cairn. En direction du sud, j’ouvre mes bras comme pour enlacer le ciel en invoquant les éventuels messagers branchés sur le secteur et je guette tout faisceau de lumière apte à me soulever du sol et à me téléporter dans une dimension supérieure, dans un monde où les habitants, ni ne mangent de fromage, ni ne se battent entre eux simplement parce qu’ils n’ont pas le même dieu.

Je dois avoir l’air ridicule dans cette position de réceptacle. Qui peut cependant me voir ? Une sterne arctique ? Un grand méchant labbe ? trois moutons débonnaires? Ce seraient bien les seuls en tout les cas à me venir en aide pour me faire comprendre que ce n’est pas la peine d’insister. Je n’ai pas la bonne clef, ni le bon diapason.

Je suis un peu déçu, si proche du but.

Tant de phénomènes étranges accumulés par hasard en si peu de temps, et si le mot coïncidence n’existait pas, si ce jour devait être pour moi celui de la Vérité, si les membres du club très fermé des Mondes Invisibles avaient désiré faire ma connaissance simplement pour que je leur enseigne l’art et la manière de faire du bon pain bien rustique. Il se peut que je sois passé aujourd’hui, à coté de quelque chose qui me dépasse, ainsi en a décidé mon destin, je n’étais pas tout à fait prêt. Allez, ce n’est que partie remise.

Un des objectif de mon voyage était de ramener de ce pays, des images et des pensées pour la finalisation d’un court métrage traitant de l’homme vert. Cet homme vert qui sommeille en chacun de nous et que si peu de consciences découvrent. Je suis saturé de matière première, pourtant ce mini projet cinématographique est toujours resté à l’état larvaire, laissant place au désormais cultissime "Projet Qivitoq".

Je me rhabille et atteins enfin la dernière limite des terres. Ça fait du bien, le brame des vagues, le fumet du varech, l’appel du large.

Je longe la côte, à l’affût d’une tête de phoque surfant dans le roulis. Cette balade n’est pas de tout repos, il faut sans cesse faire de grands pas pour enjamber les nombreuses fissures et trous enclavés dans les coulées de lave qui se meurent sur la plage et dans lesquels stagne de l’eau de mer déposée par la marée haute. La plage est propre, si ce n’est les débris végétaux, animaux ou marins qui la peuplent.

Après quelques dizaines de mètres à crapahuter sur ces effleurements rocheux, je débusque une chose incroyable qui me laisse …Voltairien.

Dans l’un de ces trous aqueux isolé, se manifeste ostensiblement, quelque chose que j’ai bien du mal à décrire. Pour vous donner une vague idée, je définirais cela comme un serpent de lumière d’un rouge vif presque fluorescent. Ce ruban flotte entre deux eaux, il ne semble ni solide, ni liquide, peut-être gazeux.

Et si c’était cela la vie extra-terrestre, un impalpable filament rouge sang, noyé dans une cuvette d’eau de mer, une substance inorganique, écarlate comme une cuisse de nymphe émue, générant suffisamment d’énergie pour glisser d’une planète à l’autre en utilisant nulle autre technologie que les aspirations cosmiques et les trajectoires rigoureuses des super novas de service.

En appliquant simplement cette formule, je vous prouve que tout cela n’est pas utopique : w(z)=i



2

logsin



a

z = i



2

  n=

log(zna)

dw

dz

=i



2a

cot



a

z = i



2

  n=

1

zna

D’ailleurs, pourquoi toujours schématiser les êtres venus d’ailleurs en leur affublant des mains palmées à quatre doigts, des yeux sans pupilles et un front à la Barthez. Et si cette chose un peu visqueuse et légèrement mouvante n’était pas originaire de notre planète, et si par ce mouvement lascif, presque érotique, elle essayait de communiquer avec moi, et si j’écoutais ce qu’elle veut me dire, pas avec mes oreilles, non, avec le reste, avec mes yeux, avec mon esprit, avec ma conscience.

Je n’entends qu’une seule chose, une petite voix dans ma tête qui me dit : « Tu devrais faire une photo, quelque soit l’origine de ce truc, en plus d’être unique, c’est beau. Très beau. »

La preuve, lors de chaque exposition photographique, il s’agit de ce cliché qui recueille en priorité, les faveurs du public intrigué. Il n’est pas rare que l’on m’accuse de falsificateur et je me contente de répondre : « Prouvez le ! »

Je tire donc deux portraits de cette bête qui me fait désormais penser à une rose excentrique jalousée par les linaigrettes avoisinantes et je dépense mes ultimes forces pour rejoindre la route principale avant le passage de la dernière voiture rouge.

L’histoire ne s’arrête pas là. Le lendemain, l’esprit un peu plus clair et chaussé de mes groles humides, je tente une approche amicale envers le Snaefelljökull. J’ai entendu dire que les tibétains considèrent cette montagne comme l’un des centres vitaux du monde, ce qui explique peut-être aussi que l’attraction qu’elle exerce sur moi soit incontrôlable. Une autre rumeur, islandaise cette fois ci, raconte que chaque rocher qui hante cette île, est un troll pétrifié. Je ne vous avait pas menti, lorsqu’en première page j’écrivais : Mythes et Légendes compris.

Les flancs du volcan sont bien assez raides, je m’octroie une petite halte méritée, en posant mes fesses sur une belle pierre poreuse et tapissée de mousse épaisse. Dans la position du Penseur de Rodin, (rappelez vous de ça, c’est important) j’essaye de repérer parmi les éboulis de lave, où donc se cachent les trolls locaux. Avec un peu d’imagination, j’en rencontre des dizaines, aux corps tortueux et trapus, aux visages zoomorphes ou boursouflés, aux membres difformes et cabossés, aux pensées irrévérencieuses ou amicales.

Face à moi, j’en remarque un particulièrement troublant, il a une position qui m’est familière, il ressemble au…

…Penseur de Rodin.

Oups ! Je me lève précipitamment avant de subir le même sort que ces petits lutins empierrés et me frictionne les bras pour anéantir cette désagréable sensation de chair de poule qui soudainement s’est emparée de moi.

Les quatre jours suivants, je me découvre des dons de voyance. Ça fait bizarre la première fois. Et puis l’on s’habitue. J’ai cru en des coïncidences un peu perverses, mais non, je pense que mon esprit était positivement en alerte et surtout un peu en avance sur moi. J’ai eu des flashs de voyance, un point c’est tout.

Seize mois plus tard, lors d’une conversation téléphonique avec Jean Michel Roux (comme quoi mes recherches ne furent pas infructueuses) j’appris que Pàll était, et est toujours, un médium reconnu et respecté. Par le simple fait de le fréquenter, il m’aurait transmis (volontairement ? involontairement ?) une petite dose de ses pouvoirs surnaturels.

Je ne fus pas surpris non plus d’apprendre que le Snaefelljökull est un lieu surveillé de près par la secte Raël et pour de bonnes raisons, je soupçonne maintenant Sophie Marceau de faire partie de cette secte.
Hôtel Club Amigo Atlantico Guardalavaca English translation pending
by Ge25 · 2010-01-14 · 19 replies
Bonjour,

Nous avons réservé pour une chambre ''VILLA'' au club amigo guardalavaca pour le 5 Février.

Je suis dans les préparatifs et j'ai quelques questions:

- Y a t-il un séchoir à cheveux dans les chambres villa ou si je dois en apporter un? - Y a t-il des bouteilles d'eau fourni ou sinon, puis-je en acheté dans une quelquonque boutique à l'hotel? - J'ai lu sur un autre forum qu'ils avaient manqué de vin à cet hotel la semaine dernière, est-ce possible d'en acheter dans une boutique de l'hotel ou si je ferais mieux d'en apporter de chez moi (nous fêterons notre ann. de mariage et nous aimerions boire une bonne bouteille)

Merci de vos réponse!

Je suis ouverte à vos must see / do alors n'hésitez pas!
Téléphoner pas cher de Thaïlande vers notre douce France English translation pending
by Alain79 · 2010-01-11 · 29 replies
salut a tous, je viens de faire une decouverte et je tiens a en faire profiter tout le monde; j ai achete un telelphone portable neuf pour 850 baths (18 euros). bon il ne fait ni appareil photo ni lave linge, mais je m en fiche un peu. et ou ca devient incroyable: avec une carte sim Intersim de chez TRUEMOVE (disponible chez 7/eleven par exemple)) on telephone en france sur des fixes pour environ 1 bath la mn ( faisez le calcul, on arrive a peine a 2 euros de l heure. qui dit mieux?? )J ai teste pour vous.. Et la qualite est bien correcte, Apres faut voir quelle est la couverture sur le territoire....

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