Results for "Lac+et+Saint-Jean+|+128"
63477 results found.
Afrique du Sud 2012 - Safari English translation pending
Lorsque de retour du Canada j'ai commencé à réfléchir à notre destination estivale pour 2012, ma réflexion m'a tout d'abord porté vers les massifs andins d'Amérique du Sud. Après quelques recherches et consultation de la météo prévisionnelle, j'ai abandonné cette option. De plus, notre magnifique voyage en Namibie ressortait régulièrement lors de nos discussions. La Namibie... l'Afrique australe... Tiens, l'Afrique du Sud s'impose dans mon esprit. De beaux paysages, de nombreux animaux, des réserves, l'océan Indien... il semble que tout cela remplisse les conditions d'une belle aventure et d'un beau voyage.
Comme à notre habitude, je m'occupe de la préparation du voyage, Isa me faisant une confiance absolue sur ce point. 🙂
Je fait travailler pour partie Bel Africa qui s'occupe soigneusement de nos réservations dans les parc nationaux et sur quelques adresses. Merci à Gene.
Merci aussi à tous les intervenants sur VF qui m'ont donné à tour de rôle de précieux conseils. 🙂 Nos deux grands enfants ont d'autres projets pour l'été 2012, nous serons donc tout comme 23 ans auparavant, en couple. 🙂
Voici ci-dessous la carte de notre parcours.
Une boucle, de Johannesbourg à Johannesbourg

Vendredi 17 août 2012 - Johannesbourg-Thabazimbi - 226km
Ce soir, nous prenons l'avion pour Johannesbourg. Je travaille cette journée là et en milieu d'après-midi un collègue me dépose à l'aéroport de CDG 1 avec nos 40 kg de bagages, le sac photo, l'ordinateur et le sac contenant le roadbook et les cartes. Isa a passé la journée à la maison. Courses et frigo à remplir pour nos 2 enfants qui restent à la maison. Elle me rejoins en train. Nous enregistrons nos bagages au comptoir Swiss en direction de Zurich où nous attend notre A340 qui doit nous porter jusqu'à Johannesbourg, décollage à 22h30. La première partie du vol se passe parfaitement et nous nous reposons dans les fauteuils du splendide aéroport de Zurich en attendant notre vol nocturne.
1. Vue sur l'aéroport de Zurich

Notre vol de nuit se déroule sans encombre... comme un vol de nuit qui ne se fait pas en classe business ou en première... Je glisse tant bien que mal mes pieds sous le siège devant moi, soulève légèrement l'accoudoir qui me sépare d'Isa pour insérer ma cuisse et me permettre de déplier mes grands compas, applique autour de mon cou cette espèce de coussin cylindrique pour ne pas souffrir des cervicales. Je suis paré. Bref, le lendemain matin je porte sur le dessus du pied la marque de la barre centrale du siège devant moi, j'ai un bleu à la cuisse car Isa a appuyé toute la nuit sur l'accoudoir central et je souffre des cervicales. Du bonheur je vous dis les vacances... et quand je pense qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse. 😉
Samedi 18 Août 2012
Il est 9h30. Nous sortons de l'avion, récupérons nos bagages et trouvons sans peine la sortie pour prendre possession de notre véhicule. Nous avons loué auprès du prestataire habituel qui a réservé pour nous un véhicule chez Avis. Il y a peu de monde, la prise en charge est rapide. Nous héritons d'une KIA Sportage d'une couleur qui reste à définir... sur le contrat, il est noté Bronze. Bon ben bronze alors.
2. Le parking Avis et notre Kia Sportage... bronze!

Ayant prévu de faire de nombreux game drive, notre garde-robe se concentre sur des habits sans couleurs vives. La règle est le kaki, le brun, le marron. Là c'est gagné! Avec cette voiture! on est sûr, de ne pas passer inaperçus... 😇
Nous quittons l'aéroport en direction de Pretoria, route qui nous mènera vers notre première étape Thabazimbi au nord de l'Afrique du Sud via la N1. Comme d'habitude lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, on se paume un peu autour de Johannesbourg et de ses autoroutes à 2 fois 6 voies! Nous nous arrêtons dans un centre commercial à Irene où un client nous renseigne sur la direction à prendre. Nous le remercions chaleureusement et après quelques courses au Pick and Pay local joignons la bonne autoroute. En avant! Le ciel est gris, il fait 14°C mais nous sommes en chemin pour d'autres horizons!
3. L'autoroute N1 que nous empruntons jusqu'à Bela-Bela

Après un arrêt rapide pour déjeuner à Bela-Bela, nous arrivons en milieu d'après-midi à Thabazimbi où nous avons réservé une chambre...
4. L'arrivée à Thabazimbi

...au Maroela Guest house.
5. Vue depuis le balcon de Maroela Guest House - La ville à nos pieds, nous profitons de la douceur de la soirée

Dimanche 19 Août 2012 - Thabazimbi-Marakele - 40 km
Nous sommes réveillés de bonne heure dès 6h00 par les chants des oiseaux qui sont dans les arbres en contrebas (cela dit ils sont rarement dans les canalisations ou sur la descente de lit 😉) et attendons patiemment 8h00 pour descendre dans la salle à manger où nous sommes reçus pour le petit déjeuner. Nous sommes les 2 seuls hôtes présents mais il y 2 personnes en cuisine et une en salle pour s'occuper de nous. Après avoir échangés quelques propos et avalé ce délicieux petit déjeuner, nous partons en direction du parc de Marakele à quelques kilomètres de là. Nous présentons notre Wild Card achetée quelques jours plus tôt sur le site www.sanparks.org ainsi que notre réservation pour le Tiopi tented camp. L'agent d'accueil nous remet les clefs de la tente en nous recommandant de ne pas nous présenter avant 13h00, le personnel devant faire le ménage. Ca nous va bien; nous n'aurons pas à revenir au bureau et nous pouvons donc nous engager sur les pistes les plus lointaines à travers le parc.
6 . Entrée du parc National de Marakele

Immédiatement, nous sommes sur les pistes désertes du parc. Nos sens en éveil pour photographier le premier impala qui passera à proximité de nos objectifs!
7. Piste dans le Marakele

8. Autruche

9. Girafe

10. Couple de Zèbres

Après avoir roulé sur les du parc pistes durant toute la matinée, nous prenons la direction du Tiopi Tented camp où nous nous présentons à la tente N°1 "Plover"
11. Plover Tiopi Tented camp

Le déjeuner avalé et après un peu de repos, nous repartons sur les route en direction du massif de Krantzberg
12. Route en direction du massif de Krantzberg - Lenong drive

Avant la montée, la route est assez large mais sur les 6 derniers kilomètres il n'est pas question de se trouver nez à nez avec un autre véhicule 😮. Au grand désespoir d'Isa, Nous croisons néanmoins, nos deux roues gauches dans le vide deux autres véhicules. 😮. Ca passe!
13. Vue sur le panorama

Nous redescendons par la même route en croisant les doigts, espérant ne pas faire de rencontre sur cette route unique et si étroite puis nous empruntons une nouvelle piste qui nous offre une belle vue sur notre camp.
14. Tiopi Tented camp

Le safari recommence...
15. Chacal à dos noir

16. Zèbre avec en arrière plan le massif
17.Zèbre

De retour au camp, pendant que je gère la recharge des appareils photographiques, j'entends Isa appeler! Elle a posé, bien inconsciemment la mignonne, un paquet de gâteaux secs sur la table de la cuisine. Le temps d'ouvrir le réfrigérateur pour saisir une bouteille (d'eau je précise), un vervet subtilise le dit paquet et s'enfuit non sans lui lancer un regard moqueur! Le singe, installé dans l'arbre 5 mètres au-dessus de nous, se goinfre tous les gâteaux un à un sous le regard envieux de ses congénères et de notre regard désolé de nous être fait avoir par moins bête que nous.
18. Le voleur masqué par les branches dans l'acacia

Je lance quelques projectiles dans sa direction pour lui signifier mon mécontentement ce qui le fait reculer de quelques branches. Sans plus.
Il est l'heure de démarrer le braaï et de prendre un verre de vin blanc Sudaf' Il fait doux et le site est particulièrement calme. Seuls quelques babouins sur la rive opposée poussent des cris se disputant leurs territoires...l'instant est magique!
19. Vue depuis le deck

20. Nous...simplement

Lundi 20 Août 2012 - Marakele - Mapunbugwe - 500 km
Nous ouvrons nos jolis yeux à 6h00, toujours sous le chant des oiseaux. Une douche, un petit déjeuner et nous quittons notre tente pour retrouver l'entrée du camp. Après un premier game drive matinal, nous sommes "brocouille" comme on dit dans le bouchonnois. 😉. Nous sortons du parc et joignons Thabazimbi pour faire le plein de la voiture puis prenons la route en direction du parc de Mapungubwe. Celle-ci est assez longue 500km. De plus, des travaux à Lephalale nous obligent à ralentir et à faire un grand détour. Sur les 200 derniers kilomètres de nombreux nids de poule jalonnent la route. En fait il s'agit plutôt de nids d'autruche que j'appellerai dorénavant dans ce carnet de voyage "Potholes". Cette succession de potholes m'obligent à slalomer sur la voie et à opérer de brusques coups de frein! Nous arrivons en vue de Alldays, seule ville à proximité du parc (50km tout de même!). Courses, essence et nous reprenons notre chemin jusqu'à la Gate (au sud sur la carte)
Nous remplissons les formulaires administratifs caractéristiques rebroussons chemin jusqu'au Limpopo Forest camp qui se trouve dans la partie Nord-Ouest du parc.
21.Carte du Marakele National Park

Nous nous offrons une collation dans cette nouvelle tente et prenons la direction du hide de Maloutswa Pan. Le hide n'est séparé que de quelques kilomètres du camp. Le paysage est pauvre, c'est une grande étendue déserte. Soudain, nous apercevons nos premiers éléphants, au loin. Forcément nous faisons 278 photos d'eux au moins! Nous ne savons pas, à cet instant ce que nous réserve la soirée. 🙂
22. Premiers éléphants à Mapungubwe

Nous arrivons au hide et ouvrons les volets en bois qui ferment la cache. En position, le doigt sur le déclencheur et les jumelles rivées aux yeux, nous savourons la quiétude autour du point d'eau surveillé par un aigle pêcheur, majestueux
23. Aigle pêcheur

C'est un défilé d'animaux qui viennent s'abreuver à tour de rôle.
24. Impalas

25. Phacochère

Je vous passe les Outardes kori, girafes, Cobes des roseaux, Ouettes égyptiennes, etc.
Notre attention se porte sur un troupeau d'éléphants qui vient à son tour boire et s'asperger de boue et de poussière.
26. Les éléphants arrivent, ils passent sous nos yeux!
.
27. Eléphant au point d'eau

28.

Un dernier vol d'aigle et nous quittons le hide en nous promettant de revenir le lendemain matin 🙂
29. Aigle pêcheur

Le retour à la base est rapide. Braai, saucisses (Boerewors), salade et nous sommes au lit à 20h15!
Mardi 21 Août 2012 - Mapunbugwe - 60 km
Lever dès 6h00. Nous quittons à 7h00 la tente pour retourner au point d'eau qui nous a tant offert la veille. Sur le chemin, de nombreux impalas se régalent du fruit tombé des arbres.
30. Impalas

Nous arrivons au hide et observons un Cobe des roseaux et des girafes.
31. Cobe des roseaux

32. Girafe se désaltérant

Nous ne verrons pas mieux et nous reprenons la route de la veille pour retourner vers la Main Gate (va voir la carte ci-dessus pour bien suivre! 🙂)
33. Mapungubwe main gate

Les jeunes femmes au bureau nous remettent la clef de notre bungalow situé à Leokwe camp. Nous partons pour notre game drive mais cette partie du parc ne nous réserve pas beaucoup d'observation. 😕 Un arrêt à néanmoins retenu notre attention le Treetop hide. Après une marche d'environ 300m sur des passerelles en bois reliant à une hauteur de 10m un nouveau hide, nous nous trouvons sur la rive du Limpompo à la frontière du Botswana.
34. Accès au hide

35. Frontière entre l'Afrique du Sud et le Botswana

Nous nous rendons ensuite à Confluence View Point.
36. Quelques baobabs ponctuent la fôret et le bush

Confluence Point est l'endroit où se jette la rivière Shashe (qui marque la frontière entre le Botswana du Zimbabwe) dans la rivière Limpopo.
Nous faisons le tour du site et décidons d'y revenir dans l'après-midi pour réaliser des photos avec une plus belle lumière.
Nous allons au Leokwe camp et je m'offre une sieste réparatrice, écrasé de chaleur.
En début d'après-midi, après un saut à la piscine du camp où nous prenons un peu de frais dans l'eau, nous retournons au Treetop hide et au Confluence view point.
37. Piscine de Leokwe camp
Effectivement, le soir, le paysage à Confluence Point se pare de ses plus belles couleurs!
38. Cormoran Africain

39.

40. Vue sur le parc Mapungubwe
Mercredi 22 Août 2012 - Mapunbugwe-Punda Maria Kruger - 320 km
Nous avons passé une bonne nuit. Enfin... pas si bonne.
Isa, chuchotte: - Fred... - .... - Fredeu!... - ... - Fredeuuuu!!! - ...
Il est 1h00 du matin, Isa me secoue après m'avoir interpellé plusieurs fois sans réponse de ma part.
- Kes ki ya? (je parle pas très bien lorsqu'on me réveille brutalement) - Ya des bruits dehors et je vois des ombres Moi, in peto "ben vl'à autre chose" Je me lève, me dirige vers la fenêtre, entrouvre les rideaux et scrute la nuit. La lumière du bungalow identique au nôtre situé en face m'aveugle mais je n'entends ni ne vois rien. Je me recouche en rassurant Isa et invente une explication qui sur le coup me semble valable. Ne retrouvant pas le sommeil, je regarde la fenêtre et soudain je vois une masse en ombre chinoise qui se dessine sur les rideaux. M... c'est quoi ça? Je m'arme de mon courage à deux mains (une seule aurait suffit en fait) et ouvrant brutalement les rideaux je vois 2 éléphants en goguette brisant les acacias à quelques mètres du bungalow. Leur ombre est projetée sur la façade de notre bungalow grâce à la lumière de notre voisine! Je les observe de longues minutes et me régale de leur ballet nocturne. Je dis un petit mot à Isa m'excusant de ne pas l'avoir crue dans un premier temps (mais je l'ai eu cuite) et me recouche.
A 6h00, lorsque nous nous réveillons, un des deux éléphants rôde encore dans les parages.
41. Eléphant alentour de notre bungalow

Après un solide petit déjeuner dans notre bungalow de luxe, nous quittons le camp en direction du parc Kruger
42. Baobabs sur la route

Après un arrêt à Musina pour procéder au ravitaillement, nous arrivons à Pafuri Gate à 10h30.
43. Pafuri Gate

Nous achetons un guide en français comprenant la carte du parc et nous nous arrêtons sur le pont de la rivière Luvuvhu. A cet endroit, nous pouvons sortir du véhicule, nous en profitons pour faire des clichés.
44. Vue sur la rivière Luvuvhu

Nous nous rendons ensuite à Pafuri Picnic area. Le site est bien aménagé. Des tables, des sanitaires et des agents du parc qui louent des bouteilles de gaz avec des poëles métalliques pour le pique-nique, l'ensemble le long de la rivière. L'endroit est très agréable.
45. Pafuri Picnic area

Nous prenons ensuite la direction du camp de Punda Maria où nous procédons au check-in de notre tente. L'aménagement est remarquable encore une fois. C'est une constante!
46. Tente Punda Maria


En milieu d'après-midi, départ pour Mahonie loop. 25km au milieu des bois. Peu d'animaux. Des éléphants, des buffles, des koudous et des impalas.
Les paysages par contre sont superbes!
47. Mahonie loop

Jeudi 23 Août 2012 - Punda Maria - Shingwedzi Kruger - 100 km
Comme à l'habitude, nous quittons le camp de bonne heure pour bénéficier des premiers instants de la journée dans le parc. Nous prenons la direction de Dzundzwini loop pour la bonne réputation de ses paysages. Nous ne sommes pas déçus.
48. Dzundzwini loop

A part quelques animaux et un vautour, nous n'observons rien de particulier. Nous stoppons à Balabala puis empruntons la piste S56 qui ne nous apportera aucune émotion particulières.
Nous nous arrêtons à Shingwedzi pour pique-niquer sur l'aire réservée au visiteurs
49. Entrée de Shingwedzi

En fin de repas, une rumeur couvre la place. Il y a des fauves aux alentours. Sur les conseils d'une famille, nous retournons précipitamment sur les pistes pour voir des lions et des guépards qui nous ont été signalés à 2-3 kilomètres de là. L'avantage dans le parc Kruger c'est que les fauves sont signalés... par les voitures postées en bord de route dont les passagers épient les broussailles. Premier arrêt, 3 véhicules. Nous échangeons quelques mots avec le chauffeur de l'un d'eux qui nous indique l'emplacement où 2 lions sont tapis sous les arbres à une vingtaine de mètres. L'homme est à bord d'un gros 4x4. Il nous dit qu'il a vu les oreilles des fauves bouger par dessus les broussailles.... super... Ben nous, on voit rien m'sieur... on est trop près du sol!! On reprend la route en direction des guépards. Ils sont là, sous les arbres, à l'ombre. Après quelques manoeuvres pour se mettre bien en place et quelques échanges avec les voisins qui observent la scène, nous pouvons mitrailler les 3 félins.
50. Un des trois guépards (c'est vraiment une des rares photos exploitables 😊)

Nous retournons au camp pour prendre possession de notre bungalow et repartons sur les pistes en milieu d'après-midi. Nous envisageons de rejoindre Red Rocks par la S52
Nous roulons quelques kilomètres lorsque nous tombons nez à nez avec un troupeau de buffles. Combiens sont-ils? 200? 300? Difficile à dire. Ce qui est certain c'est que ces buffles sont au beau milieu de notre chemin et ne bougent pas. N ous patientons de longues minutes puis au bout d'un quart d'heure nous nous résignons à rebrousser chemin. Nous faisons demi-tour et reprenons la piste dans l'autre sens pour atteindre le point que nous nous étions fixés via la N16
51. Fermé pour cause de traversée de buffles!

Nous joignons finalement le point de vue de Red Rocks où nous pouvons sortir du véhicule pour nous dégourdir les jambes.
52. Red Rocks viewpoint

Nous reprenons la route pour retourner au camp lorsque nous voyons une hyène couchée sur la bas côté.
53. Hyène

elle est seule... puis un... non, deux et en fait 3 petits l'accompagne et sorte de leur tanière.
54. Hyène et ses 3 petits

Nous retournons au camp de Shingwedzi. En chemin, nous nous arrêtons pour regarder longuement les éléphants dans le lit de la rivière. Il est presque 18h00 et d'ici quelques minutes les portes d'accès au camp se fermeront. Nous hâtons le retour.
Vendredi 24 Août 2012 - Shingwedzi - Letaba Kruger - 163 km
Nous quittons le camp de Singwedzi par la "old main road" S144. Nous ne verrons rien de particulier à part le cul et le dos d'un ratel.
Toutefois, une petite troupe de Bucorve du sud, ce n'est pas si fréquent. 8 individus en goguette.
55. Bucorve du Sud

56. Corvinelle Noir et blanc

57. Choucador à oreillons bleu

On fait dans le piaf car côté grosses bêtes... on n'est pas vernis. 😐
58. Nous passons le Tropique du Capricorne

Arrivée à Letaba, nous déjeunons comme c'est devenu habituel sur la partie réservée aux voyageurs de passage. Nous nous garons entre deux bus scolaires dans lesquels les enfants nous font de grands signes amicaux. Sympa.
Le repas terminé, nous visitons le Musée de l'éléphant dédié aux éléphants en général et aux 7 plus gros pachydermes du parc Kruger, réputés pour la longueur de leurs défenses. Ils s'appellent "The Seven Magnificent" en référence au titre éponyme du fameux western. Le site est très intéressant et instructif. Ca coûte rien d'apprendre quelque chose en vacances 🙂. On se sent un peu moins béotien ensuite.
59. Musée de l'éléphant

Nous intégrons notre bungalow et après installation repartons dans notre flamboyant SUV.
60. Bungalow n°66

Nous prenons la route de Engelthard qui longe la rivière ce qui nous permet de voir de nombreux hippopotames. La piste est en bon état et de nombreux loops partent de celle-ci pour approcher la rivière en contrebas. Dans l'un de ceux-ci, nous débusquons une girafe toute aussi surprise que nous au détour d'un virage! Elle s'enfuie, gracieuse.
61. Le long de la rivière Letaba

62. Hide de Matambeni

63. Des guetteurs...

64. Crocodiles sur la rive

Samedi 25 août 2012 - Letaba - Olifants Kruger - 96 km
Ce jour, nous avons réservé un bushwalk au départ de Letaba. Réveil à 4h45 et après une rapide collation, nous nous rendons à l'entrée du camp qui sommeille. Le rendez-vous est fixé à 5h15. Nous partons à 5h45 en voiture en compagnie d'une jeune femme sud africaine et d'une famille de 3 personnes, des allemands. Nous sommes donc 6 pour deux guides. Après avoir roulé une demie-heure, le 4x4 s'arrête dans la bush. Il était temps, il fait très froid. Les deux guides Peter et Oscar nous donnent les recommandations de sécurité et de comportement. Nous devons marcher en file indienne, ne pas nous interpeller ou les appeler en criant mais en claquant des doigts ou sifflant doucement.
65. Oscar de dos

Parfois, les 2 hommes s'arrêtent et l'un d'eux nous explique le fonctionnement d'une termitière, nous montre des traces ou nous fait écouter les bruits pendant que l'autre veille à notre sécurité. Nous assistons aux premières heures de la journée. Le sentiment de liberté est forcément plus grand qu'en voiture. Le soleil levé, la température monte très vite et nous atteignons une douce chaleur. Nous ne croiserons pas d'animaux pendant les 2 heures et demie que dure la randonnée.
66. Un crâne de bufle

Après une pause café, nous repartons en direction de Letaba. Nous remercions nos guides d'une gratification qu'ils semblent apprécier.
Les valises remisées dans le coffre, nous pouvons continuer notre périple à travers le Kruger.
Quelques animaux croisés sur la piste et nous arrivons à Olifants où nous organisons des lessives à la laundry automatique. Les machines sont vieillottes et il faut les remplir avec de l'eau puisée au robinet voisin et déverser celle-ci dans le tambour. Une jeune femme du camp, Lilly nous aide et prend le commandement de notre corvée. Elle nous commande de la laisser faire et de revenir dans 2 heures, elle s'occupe de tout nous dit-elle. Ce sera fait et elle sera aussi gratifiée de quelques billets pour cette prestation qui n'est pas de son ressort.
Nous nous rendons au point de vue sur la rivière Olifants derrière le restaurant. Nous restons à admirer la vue lorsque une cinquantaine d'enfants arrivent en courant. Un car scolaire les a déposés et sous l'oeil de leurs professeurs ces écoliers en uniforme rigolards, bruyants, vivants tout simplement nous font des signes, nous prennent en photo avec leur portable, nous montrent du doigt. Nous échangeons des sourires et des regards de sympathie. Ils repartent quelques minutes plus tard tout aussi bruyamment.
67. des regards, des sourires

Nous repartons en milieu d'après-midi pour un nouveau game drive
68. La rivière Olifants

69. Vue depuis le pont Olifants

Nous voyons aussi depuis ce pont une girafe morte gisant dans l'eau se faire dévorer par des crocodiles.🏴☠️.
Les pistes fermées à cause de ponts détériorés et la chaleur (35°c) ne nous offrent pas de belles observations.
Qu'à ne cela tienne, nous rentrons de bonne heure et la soirée est placée sous le sceau de l'apéritif et du braai avec de succulentes brochettes de boeuf mariné!
Dimanche 26 août 2012 - Olifants Sabie - 307km
La nuit a été mauvaise. Il fait très chaud et nous quittons le camp vers 7h00. Nous nous arrêtons sur le pont Olifants. Seule la malheureuse girafe continue de se faire dévorer par 5 crocodiles.
La boucle S89 est toujours aussi triste mais dès que nous arrivons sur la route principale H1-4, c'est un festival! Impalas, girafes, zèbres, gnous, un troupeau de buffles, des phacochères. Enfin, nous voyons nos premiers rhinocéros. 🙂
70. Premier rhinocéros

71. Les paysages changent à l'approche de Orpen

Nous sortons du parc Kruger par la porte d'Orpen et roulons en direction de Klaserie pour joindre Sabie, prochaine étape.
Si la route est en bon état, il y a beaucoup de monde sur les bas-côtés. Nous sommes dimanche et les habitants font leurs courses et se rendent à l'église. Ca demande une grande attention et rend la route fatigante bien que jolie.
72. La route entre Haziview et Sabie

Après Haziview, nous arrivons à notre chambre d'hôte Porcupine Ridge Guesthouse. L'accueil est magnifique et nous nous sentons vraiment reçus comme des amis.
Nous repartons néanmoins assez vite en direction de Mac Mac pools pour pique-niquer. Le site est assez fréquenté. Nous sommes dimanche et les gens du coin aiment passer la journée dehors à faire griller des saucisses et morceaux de boeuf.
Nous retournons passer le reste de l'après-midi dans le jardin du Porcupine ridge guesthouse. Nous sommes les seuls visiteurs. 🙂.
John et Janet nos hôtes ont une charmante maison avec quelques chambres à 5 km de Sabie sur une colline. Verdure, fleurs, oiseaux, tout est propice au repos.
73. Porcupine guest house - Le jardin

74. Zosteros du Cap

Le soir, je fais une petite randonnée avec Janet, George et Alice les 32 golden retriever jusqu'à une cascade où l'été les habitants de Sabie se baignent.
75. Cascade

76. George et Alice 😛

Le soir, resto à Sabie au Wild fig tree. Bonne adresse!
Lundi 27 août 2012 - Sabie - Route des Panoramas - 191 km
Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route vers Sabie vers le nord. Nous avons prévu aujourd'hui de visiter la route des Panoramas. Il y a plusieurs sites à visiter tout au long de la route. Le concept est simple. Un parking payant (en 10 et 20 Rands) Des vendeurs de souvenirs Un accès parfois payant au site (entre 10 et 20 rands par personne)
Nous nous arrêtons tout d'abord à Pinnacle, un éperon rocheux.
77. Pinnacle

Nous poursuivons notre route jusqu'à God's Windows où la vue porte à des dizaines de kilomètres vers l'est.
78. God's window

Après une petite marche de 20 minutes nous traversons la Rain forest et toute l'Afrique du Sud s'ouvre à nous.
79. Vue depuis la Rain forest

Il faut marcher une petite vingtaine de minutes pour accéder à ce point de vue et peu de monde fait l'effort. La plupart des visiteurs rechignent à marcher un peu, qui plus est lorsque ça monte. Nous sommes récompensés. 80. La Rain forest

81. Les boutiques de souvenir

Ensuite, nous filons jusqu'àu site des Three Rondavels
Il y a plus de monde et il faut un peu jouer des coudes mais bon... faut pas exagérer, tout se fait gentiment... Dès que les 3 pénibles de service qui se mettent devant tout le monde en se photographiant avec en arrière plan le paysage sont partis tout va mieux! 😛 Et que je me mets de profil et que je me mets de face et que je me mets de dos(!!). J'ai envie d'en aider un à se prendre en photo en train de chuter mais ça ne se fait pas! 😇
82. Les Three Rondavels

83. Les boucles de la Blyde river

Nous croisons à nouveau des écoliers qui descendent d'un car scolaire.
84. Regarde l'oeil et le sourire de cet élève!

Ces enfants illuminent les lieux. 🙂
Nous quittons les lieux et nous nous rendons à Bourke's Luke Potholes pique-niquer.
Notre repas avalé, nous partons visiter cette partie de la route des Panoramas. C'est très beau.
85. Bourke's Luke Potholes

86. Bourke's Luck Potholes

Nous allons jusqu'au bout du site (au moins jusqu'à l'endroit où les visiteurs ont le droit de se rendre)
87.

Nous repartons et faisons un stop rapide à Lisbon Falls
88.

Nous nous concertons et décidons de ne pas nous rendre à Pilgrim rest et préférons nous balader en ville à Graskop. Quelques vendeurs à la sauvette, des boutiques de souvenirs plutôt chères et des restaurants. La ville est paisible mais manque de charme.
Nous sommes de retour à Sabie où nous achetons des fruits et faisons quelques courses.
Petit break et rafraîchissements dans la chambre puis nous dînerons à nouveau en ville ce soir.
Mardi 28 août 2012 - Sabie -Motswari - 290 km
Ce matin, je me suis levé avec une boule au ventre, une appréhension. L'impression qu'il y a quelque chose qui va foirer. J'en touche un mot à Isa. Nous prenons notre petit déjeuner et faisons nos adieux à John et Janet, les remerciant de leur délicieux accueil.
Nous devons remonter vers le nord pour nous rendre dans la réserve privée de Motswari à Timbavati. Plutôt que de reprendre la route de l'aller par Hazyview, nous décidons de partir par la route des Panoramas et de traverser les villes de Graskop Leboeng et Hoedspruit. Lorsque nous traversons Sabie, Isa me m'avertit: "Attention au stop". Je marque le stop et redémarre... Pas de chance un flic est au milieu de la route. Il m'arrête et me dit que je n'ai pas marqué le stop. 😠 Bon... la v'la la boule au ventre. Heureusement, j'ai une technique bien particulière lorsque je croise un flic dans un pays étranger. Je prends mon meilleur accent français et explique au type que j'ai bien marqué le stop mais que je regrette de ne pas l'avoir assez marqué, etc. Je me confonds en excuses. Le flic ne veut rien entendre et me met sous le nez un document sur lequel je lis que ne pas marquer un stop va me coûter 750 Rands (75€). Isa commence à se fâcher... faut pas. Le type me demande si on est en vacances. Ben oui. en moi je pense qu'il le sait bien. Il y a un macaron gros comme ça sur la pare-brise de la voiture indiquant que nous sommes à bord d'un véhicule de location. Cible facile. L'agent, me propose alors de ne payer que 600 Rands car nous sommes touristes. Combien? 500 je lui demande? Non 600! P... il fait ch... ce c... Non seulement il est de mauvaise foi mais en plus il veut m'arnaquer et s'en mettre plein les poches. Je pèse le pour et le contre. Finalement je cède et lui verse l'argent. Heureusement il ne me fait pas la morale en plus! On reprend la route Isa et moi en bougonnant. Ca nous gâche le plaisir.
Le temps est couvert et nous sommes heureux d'avoir bénéficié d'un beau soleil la veille.
Arrivés à Hoedspruit, nous faisons quelques courses avant de nous engager dans la réserve privée de Timbavati.
89. Borne routière dans Timbavati
Nous nous acquittons des droits d'entrée (120R) et parcourons à petite vitesse la quarantaine de kilomètres qui nous mènent au Motswari lodge.
Nous arrivons vers 13h00 et là, commencent 2 journées magiques où nous sommes pris en charge du matin jusqu'au soir. 🙂. Une limonade à l'accueil, les recommandations d'usage concernant la sécurité et nous prenons possession de notre bungalow.
A 14h30, le déjeuner est servi. Salades, fruits, fromages, nous tournons autour de ces agapes avec les autres invités du lodge.
90. La salle de restaurant!

Après ce premier repas, le rendez-vous est fixé à 15h30 pour un départ en game drive.
91. Le Range Rover

Nous sommes 6 passagers dans le Range Rover. Un couple d'allemands et un couple de suisses. Le guide Chad et le tracker Moussa
92. Voici la vue que l'on a depuis le Range Rover. Moussa le tracker et Chad le guide

93. Traversée d'une rivière

94. Jabiru d'Afrique

95. Autour Chanteur

Après quelques kilomètres de pistes à traquer les animaux, nous nous rendons à l'endroit où des lions ont tué un buffle 2 jours plus tôt. Les lions sont toujours là. La scène est paisible mais l'odeur pestilentielle est insoutenable. 🤪
96. Des vautours nous signalent la scène comme des panneaux indicateurs

97. Une lionne après le festin

98. Il y a des restes

Pour arriver jusqu'au lieu, nous avons traversé des endroits improbables. Là, le game drive en réserve privée prend tout son sens. Les guides vont où bon leur semble sans limites, excepté les difficultés rencontrées par le véhicule.
Nous regagnons dans le froid le camp à la nuit tombée vers 19h00. Nous nous rafraîchissons dans notre chambre avant de rejoindre le bar où nous buvons un verre avant de dîner. La salle à manger en plein air autour d'un grand feu est magnifique et digne d'un 4 étoiles quant à la qualité de la cuisine et d'une centaine de millions d'étoiles en ce qui concerne la décoration.
99. Salle à manger Motswari

Il est 21h lorsque nous finissons de dîner. Nous rentrons escortés à notre bungalow. Nous sommes enchantés et repus. Je ne me souviens pas m'être allongé pour me coucher dans mon lit...
Mercredi 29 aout 2012 - Motswari
... Pourtant je me réveille sans problème à 4h50 lorsque notre guide toque à notre porte. "Y dors jamais çui là?" 😉 Nous nous levons en sursaut. Pas question d'être en retard pour un rapide collation et pour notre premier game drive matinal. Départ à 6h00. Petit café rapide et nous reprenons les pistes avec notre couple d'allemands. Ulla et Siegfried. une girafe...quelques éléphants,
100. Un jeune éléphanteau accompagné de sa mère

101. Un guépard

Le ton est donné. 🙂
Vers 8h00 nous prenons un café au bord d'un point d'eau
102. Pause café

Puis nous nous rendons à une retenue d'eau où des Cobes des roseaux s'abreuvent sous le regard d'hippopotames
103. Nénuphars

104. Rollier à longs brins

Nous retournons à la base vers 10h00 où nous prenons un solide petit déjeuner (faut bien tenir jusqu'au repas de midi...) 😇
105.

Soudain, un troupeau d'éléphants traverse le lit de la rivière jouxtant notre salle à manger...
106.

Nous assistons longuement à la scène et prenons beaucoup de plaisir à les regarder vivre.
107. Eléphants s'abreuvant

Entre le petit déjeuner (de 10h00) et le repas du midi (de 14h30), les hôtes vaquent à leurs occupations. Sieste, lecture, piscine.
108. Des phacochères investissent le camp sous nos yeux

Avant le déjeuner, nous choisissons de suivre une conférence organisée par un guide sur la vie sauvage et le métier de tracker. Nous ne saisissons pas tout mais la passion qui anime l'homme est indéniable.
Le rythme de la veille reprend. Déjeuner et départ pour le game drive de l'après-midi.
Cette sortie nous réserve une belle surprise. Tout d'abord, au point d'eau nous observons des koudous, cobes, girafes, et un saurien.
109. Crocodile

Nous repartons sur les chemins et notre guide aperçoit un léopard. Malheureusement celle -ci (il s'agit d'une femelle) est située assez loin de nous et n'est pas vraiment visible à travers les frondaisons. Qu'a ne cela ne tienne, nous faisons demi-tour et au prix de quelques acrobaties en Range Rover nous nous retrouvons dans le lit sablonneux de la rivière à chercher un accès.
110. Chad cherche un passage

Après quelques aller-retours, nous nous trouvons cette fois en contrebas du rocher où trône la léoparde!!
111. Léoparde M'Pali

Au bout de quelques minutes, elle descend et traverse devant nous sans nous jeter un seul regard.
112.

113. Elle longe la rivière

...et s'en va en aval puis sur l'autre rive pour disparaître dans les fourrés.
114.

Nous sommes vraiment heureux et privilégiés. Quatre touristes avec 2 guides rien que pour nous. De vrais efforts de notre guide pour nous amener vers une belle vue. Fantastique!
Nous quittons le site pour rôder sur les pistes de la réserve. L'oeil exercé du tracker Moussa aperçoit un rhinocéros dans les frondaisons. Après encore une fois des tours et des détours à travers la forêt dense pour éviter rochers et fossés, nous approchons le rhinocéros. Il s'agit en fait d'une mère et de son petit. Ce dernier à 8 mois. Il est né en janvier. Il est amusant de le voir avec des gestes patauds imiter sa mère en grattant le sol avec sa corne ou en s'essayant à descendre et monter dans un fossé.
115. Rhinocéros et sa mère

Je regrette secrètement que ces rhinos ne se soient pas placés dans le soleil couchant, la photo aurait été meilleure 😛
Retour à Motwari, apéritif, dîner sous les étoiles avec une bouteille de vin sudaf en compagnie de notre couple d'allemand avec qui nous avons sympathisé. Nous nous couchons, vannés, et nous endormons de suite.
Jeudi 30 aout - Motswari - Skukuza Kruger - 240 km
Comme la veille, Chad nous réveille à 4h45. Nous le retrouvons autour des muffins et du café ainsi que Moussa et toujours nos allemands. Chad nous demande de nous dépêcher afin de ne pas partir trop tard.... effectivement, au lieu de quitter le camp à 6h00 nous sommes sur les pistes et dans le froid dès 5h45 🙂. Nous tournons sur les chemins depuis trois quarts d'heure lorsque Moussa voit des lions. Soyons clairs: Sans le guide ou le tracker (peut-être même les deux) on ne verrait rien par nous même. Il est extraordinaire de constater que ces gens déchiffrent dans la nature ce que nous ne verrions pas même sous nos yeux. En cela un séjour en réserve privée reste incomparable.
Il y a là un buffle tué la nuit dernière avec un clan de lions. Un mâle, 2 lionnes et un jeune mâle. Ils sont tous les 4 repus, le ventre plein autour de la carcasse. Nous approchons en Range Rover lorsque soudain une lionne se lève subitement en grognant. Le guide n'a pas vu le signe du tracker assis à l'avant de notre véhicule et nous sommes entrés dans l'espace vital du clan! (Si vous avez vu Dirty Dancing, vous savez que chacun a un espace... et ben les lions c'est pareil 😛)
116. La lionne, aux aguets nous surveillant

Une prompte marche arrière d'une dizaine de mètres et chacun se détend. La lionne et Moussa le tracker à l'avant de la voiture. Nous observons de longues minutes la scène
116. Jeune lion jouant avec la carcasse du buffle

117. On ne joue pas avec la nourriture!

118. L'oeil attentif du mâle

Le mâle quitte le groupe pour s'abreuver au point d'eau tout proche
119. Mâle se désaltérant

Nous repartons lorsqu'à nouveau un léopard est signalé. Ce dernier game drive se termine en apothéose. 🙂🙂
Nous nous plaçons en attente et la léoparde traverse devant nous.
120.

Nous la suivons à travers le bush puis elle disparaît dans la nature. Elle a néanmoins eu le bon goût de se placer dans la lumière du soleil matinal pour que nous puissions faire de belles photos.
121. Léopard dans le soleil matinal

Nous retournons au camp pour la dernière fois, prenons notre petit déjeuner et quittons avec grands regrets le Motswari à 11h00 en direction du parc Kruger et de Skukuza.
La route se passe bien et entrons dans le parc vers 14h00 et après avoir parcouru 35 km nous faisons le check-in et restons au bungalow pour un temps de repos.
122. Bungalow Skukuza

Nous repartons ensuite pour notre game drive de l'après-midi mais en solo cette fois et en restant sur les pistes! Plus question de traverser des forêts d'acacias! Des babouins, des girafes, des impalas... on redescend d'un cran. Plus de fauves. Qu'importe, nous prenons aussi du plaisir à voyager tous les deux à notre rythme.
Le soir j'ai prévu un petit braai tout simple. Après avoir mangé et bu pendant 2 jours, un peu de diète nous fait du bien! J'ouvre le coffre de la voiture et me rend compte qu'il ne me reste que 2 malheureuses bûches. Ca va être dur de faire des braises avec ça. Un voisin me voyant en peine (je fais bien le mec qui n'y arrive pas) m'offre le complément en bois. Ca nous permet de faire griller correctement les saucisses Sudafs (Worns).
123. Braai

Vendredi 31 aout - Skukuza Berg-En-Dal Kruger - 172 km
Nous quittons notre bungalow après avoir pris notre douche comme chaque matin. La route empruntée est la S114 qui est magnifique car elle longe de gros rochers. Par contre, nous croisons peu d'animaux!
124. La piste S114

125. Des Ouettes d'Egypte (ainsi nommées pour leur maquillage similaire aux anciens égyptiens)

Comme à l'accoutumé, nous voyons des girafes, des élephants, des impalas et 3 rhinocéros. Lorsque nous remontons la H3 vers Afsaal, nous voyons un lion couché en travers de la chaussée. Il respire avec difficulté. Nous ne savons pas comment réagir. Photo? Pas de photo? Appeler les secours? Interroger les autres passagers des véhicules? Quelques-uns ont un téléphone à l'oreille, on fait une photo volée et on reprend notre chemin vers le nord où nous stoppons à Afsaal. Nous nous offrons un bon café et une gaufre
126.

127. La piste S25, de superbes couleurs ocres et rouges

Nous arrivons à notre ultime étape dans le Parc Kruger et pique-niquons avant d'aller à notre bungalow faire un peu de lessive et quelques courses. Nous déjeunons avec la rivière en contrebas sous le regard envieux des babouins. Je remarque ce jour que les babouins les plus agés savent ouvrir les poubelles pour aller chercher les restes des friandises ou des repas dont nous nous débarrassons. Les plus jeunes parient sur le vol.
Le game drive de l'après-midi ne nous offrira rien de grandiose. Un léopard et des lions au loin qui ne nous émeuvent pas, touristes blasés que nous sommes devenus depuis notre séjour à Motswari! (Mais non... les fauves étaient trop loin! 😛)
128. Girafe alentour de Berg-En-Dal

129. Des rhinocéros au point d'eau
Retour au camp à 17h50. Apéro et dîner au resto de Berg-En-Dal. Pas génial. 😕.
Samedi 1er septembre - Berg-En-Dal Kruger Santa Lucia- 644 km
Aujourd'hui, nous avons une longue étape à faire et nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude à 5h45. Petit déjeuner vite avalé, une douche, le chargement de la voiture fait, nous quittons le camp avant 7h00 en direction de Santa Lucia sur la côte.
Nous sortons à Malelane Gate qui se situe à l'extrême sud du parc Kruger et empruntons la N4 jusqu'à Kaapmuiden en nous acquittant au passage de divers péages.
Ensuite nous joignons Barbeton, Badplass et prenons la direction de Lochiel.
Les paysages se succèdent
130. Ici, des Bougainvilliers

Après Badplass, nous traversons une ville qui n'est pas sur la carte 😮. Nous sommes samedi et la ville est bondée!
131.
Nous évitons les nombreux piétons et les véhicules et continuons notre route mais tout d'abord sur une route moins large, puis des pistes larges et enfin des pistes étroites. Je pense que nous nous sommes trompés. Lorsque nous croisons un de ces minibus qui transporte les habitants, je m'arrête et interpelle le chauffeur. Je lui demande la direction de Lochiel et il m'annonce que je dois faire demi-tour puis prendre à gauche dans la ville que nous avons traversé 20 minutes plus tôt.
Aussitôt renseignés, nous faisons demi-tour et reprenons le chemin. Effectivement, la destination de Lochiel est indiquée mais nous le n'avions pas vue lors de notre premier passage car nous étions trop préoccupés à faire attention aux piétons et aux feux.
Nous continuons notre périple vers Lochiel puis Piet relief où nous marquons une pause pour trouver de l'argent. Pas de chance, tous les distributeurs de la ville sont vides. La suite du voyage nous fait passer par Pongola où nous nous arrêtons pour déjeuner et trouvons enfin de l'argent.
Nous reprenons la route mais au fûr et à mesure que la côte approche, le ciel se sali et quelques ondées marquent le pare-brise. Nous joignons Santa Lucia peu avant 16h00. Nous avons prévu de rester 2 nuits à Santa Lucia Guesthouse. Nous avions hier environ 30°C et sommes descendus à 17°C avec des nuages. Nous ne le savons pas encore mais les grosses chaleurs, c'est terminé pour nous cette année!
Santa Lucia est une petite station balnéaire très calme et très jolie. Comme d'habitude le clivage est très marqué entre la population noire et blanche. Les barbelés sur les clotures des maisons, les barreaux aux fenêtres, les chiens derrière les grilles. 😕.
Nous dînons au Ocean's Basket, excellent restaurant de fruits de mer. Je recommande l'adresse. Prix doux et belle carte des vins!
dimanche 2 septrembre - Santa Lucia - 93km
C'est dimanche et nous faisons la grasse matinée jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner est servi à 8h00 et nous partons en direction de la réserve de Ismangaliso Wetland Park et Cape Vidal. Nous payons l'entrée 120 R, la Wildcard nationale ne fonctionne pas pour ce parc.
132. L'entrée de Cape Vidal

Après le passage de la gate, nous empruntons Vlei loop. Nous serpentons au milieu des dunes entre points d'eau, forêts et paysages magnifiques.
133. Vlei loop

Nous observons de nombreux Koudous puis nous nous rendons à Mission Rocks Lookout qui offre un somptueux point de vue sur la partie ouest du parc.
134. Mission Rocks Outlook

Un peu plus loin, nous avons accès à l'océan. Un panneau indique à l'entrée du parking que le nombre de véhicule autorisé en stationnement est d'une vingtaine (de mémoire). J'ignorai cela. Fort heureusement, il n'y a qu'une quinzaine de voitures parquées et nous pouvons nous arrêter à cet endroit. Une courte marche nous mène vers l'océan. Nous pouvons enfin toucher l'eau.
135. L'océan Indien
Il y a de nombreux pêcheurs sur le rivage armés de matériel de pointe.
136.

La température est douce et nous profitons de ce moment pour marcher sur les rochers entre les crabes
137.

Le bout du parc est proche et nous arrivons au point nommé Cape Vidal. Il y a toute une station balnéaire à cet endroit. Parkings, village de tentes et bungalows, sanitaires, etc. L'ensemble sous les pins. Nous allons jusqu'à la plage où les Sud-africains passent leur dimanche.
138. Cap Vidal

139. La plage de Cap Vidal

Le retour se fait via le loop de grassland. Après avoir roulé au beau milieu d'une plaine entre les points d'eau
140. Pélicans à Catalina Bay

141. Hippopotame

Nous nous trouvons entre les dunes avec des koudous, des Cobes des roseaux et quelques buffles.
142. Les dunes de Cape Vidal

143. Les dunes de Cap Vidal

144. Zèbres et Cobe des roseaux sur le même cliché

145. Rhinocéros

Ce parc a été un de nos grands coup de coeur! Nous avons dans la journée vu des palmiers, des dunes, l'océan et des animaux que nous observons habituellement dans des paysages désertiques.
Nous sommes de retour au B&B à 15h30 et après un peu de repos et un café, décidons de partir à pied faire le tour de la ville sur les conseils de notre hôte. La marche est longue et nous la faisons assez vite car la nuit tombe vite et nous n'avons pas envie de nous trouver nez à nez avec un hippopotame dont les balades nocturnes à travers la ville sont fréquentes.
Nous partons en direction de l'est vers la rivière Imfolozi et Ocean view Point.
146. Nous sommes prévenus!

147. Accès à Ocean viewpoint par l'est (les arbres sont en permanence penchés par le vent absent ce jour là)

148. Ocean View Point

149. Parking de Ocan View Point à l'ouest

Nous rentrons à la guesthouse au pas de course et finissons notre balade quasiment dans la nuit. Nous retournons au restaurant de la veille car le choix de poissons est énorme. Il nous aurait fallu encore une soirée pour goûter tout ce qui nous aurait fait envie. Accompagné d'un Chardonnay Chenin Blanc, la journée se termine en beauté!
Lundi 3 septembre - Santa Lucia Kosi forest lodge - 230 km
Rendez-vous est pris avec nos hôtes pour prendre le petit déjeuner de bonne heure car nous avons de la route à faire pour joindre Manguzi au fin fond du Kwazulu-Natal où nous devons passer les 2 prochaines journées. La route se déroule sans accroc et c'est après avoir passé de nombreux ralentisseurs sur une route toute neuve que nous arrivons à Manguzi. Comme d'habitude, la ville grouille de monde. Musique à fond, femmes, enfants, hommes, tout le monde s'affaire.
150. Manguzi

Nous avons rendez-vous avec la navette du Kosy Forest lodge car celui-ci n'est joignable qu'en 4x4, gage de solitude. A midi, notre guide se présente à la station service où le rendez-vous a été fixé et nous laissons notre propre véhicule sur le parking d'un lodge avec lequel le Kosi Foret lodge a des accords de gardiennage. Nous transbordons nos bagages dans le Range Rover de Jerom notre guide et partons en direction du camp où nous arrivons une demie-heure plus tard. Entre un accès "paumatoire" et la difficulté de la piste, le 4x4 s'impose comme moyen de locomotion!
Nous faisons le check-in et intégrons notre tente. Le Kosi Forest lodge se situe dans les étendues sauvages de Ismangaliso Westland reconnu patrimoine mondial. Les suites sont construites en bois et recouvertes de toiles de tente, les salles de bain à ciel ouvert. nous sommes sur la rive du lac Shengeza.
151. Notre tente

152. La salle de bains

Nos repères pris, nous déjeunons sur le deck prévu à cet effet. Nous sommes en compagnie d'un couple d'anglais. Puis nous partons pour un bushwalk de 2 heures dans la forêt de rafia à la recherche de l'aigle palmé. Si la balade est sympa, le vent, violent, et la fraîcheur de la température nous fatiguent assez vite. Peu d'animaux, pas d'oiseaux ou presque, je suis déçu. 😕. Le guide fort heureusement nous explique la façon dont vivent les villageois aux alentours et la façon dont ils utilisent la forêt et ses ressources pour vivre. Le peuple habitant de part et d'autre de la frontière avec le Mozambique sont les Tsonga dont est issu notre guide.
153. Palmiers rafia

154. Forêt de palmier rafia

Nous retournons à nos cabanes sur pilotis et dînons. Nous rencontrons un couple de français alsaciens. Très sympas. Ils sont comme nous à la fin de leur séjour et nous les retrouverons par hasard à l'aéroport dans quelques jours. A noter qu'au Kosi Forest lodge la cuisine est la meilleure de tout ce que nous avons goûté tout au long de notre séjour! 🙂🙂🙂
Mardi 4 septembre - Kosi Forest lodge - 0 km
La seule activité prévue dans le cadre de notre séjour est une balade en canoë. Le personnel du lodge essaie bien de nous vendre une excursion d'une journée sur le lac mais le mauvais temps et le froid nous en dissuadent. Nous partons après le petit déjeuner avec Jerom sur le deuxième lac. La balade est sympa et nous observons cette fois plus d'oiseaux que la veille le vent étant tombé.
155. Martin pêcheur géant

156. Anhingas

157. Anhingas

158. Aigle pêcheur

159. Vue depuis le canoë

Nous sommes de retour à midi pour déjeuner et passons l'après-midi au bord de la piscine un livre à la main et les polaires sur les épaules. Il fait gris, il fait froid, il pleuviote... bref, c'est pas des vacances...🙁.
Nous dînons d'un splendide repas et allons nous coucher
Mercredi 5 septembre - Kosi forest lodge - Imfolozi - 302 km
Il a commencé à pleuvoir vers 4 heures cette nuit.Nous sortons de la tente pour prendre une douche. Il fait approximativement 10°C et la salle de bain extérieure à sacrément perdu de son charme 😕. Le petit déjeuner pris, nous décidons de quitter le site pour retrouver notre voiture plus tôt que prévu car il n'y a rien d'autre à faire que prendre la route.
La route est bonne bien que faite sous la pluie. Nous arrivons au parc de Imfolozi où nous devons dormir au camp de Mpila.
160. Imfolozi

Ces dernières semaines le parc a brûlé sur une grande partie. Je te laisse imaginer l'opération: pluie + paysage brulé + brouillard + froid = mal de tête² x déprime Nous parcourons la route entre l'entrée du parc et le camp à vitesse réduite mais les paysages bouchés n'offrent que peu de visibilité. 🤪
161.

J'espérais beaucoup de ce parc mais il ne nous a pas offert grand chose. Même le camp de Mpila si réputé est désespérant de tristesse. 😕
162. Mpila

Il fait froid dans le bungalow. Nous ressortons faire un game drive sur les pistes nord du parc.
Quelques rhinocéros, quelques girafes et c'est tout. Il pleut toujours. une pluie forte, épaisse qui mouille!
163.

Nous retournons au chalet. Le morceau de viande acheté sur la route ne pourra pas se faire griller au braai, nous le ferons au four.
Heureusement, demain sera un autre jour! 🙂
jeudi 6 septembre - imfolozi - Winterton 571 km
Il a plu toute la nuit. Toute la nuit? Oui!
Nous quittons le parc de bonne heure et après avoir aperçu 3 rhinocéros, nous prenons la route en direction du Drakensberg. Mtubatuba puis Empangeni puis la route des batailles Merlmoth, Nqutu Dundee et Ladysmith J'aurai aimé m'arrêter visiter un site mais la route est très difficile car la pluie continue, le brouillard et les dépassements de véhicules lents sont épuisants. L'attention est très importante. Il y a de gros travaux routiers autour de la N3 qui relie Durban à Johannesbourg à hauteur de Ladysmith. Nous en profitons pour nous égarer un petit peu vers Colenso. Une charmante conductrice nous voyant sur le bas côté en train de déchiffrer notre carte routière s'arrête et nous indique la bonne direction. Ne vous fiez pas au panneaux, allez tout droit! effectivement nous arrivons (sous la pluie) à Winterton. Nous passons au syndicat d'initiative qui nous trouve une chambre. Au passage la préposée nous prend 10% de commission ce qui porte le prix de la piaule à 770 R au lieu de 700 😮.
Le Swallows Nest B&B est tenu par Molly. Une femme de 70 ans très sympathique qui vit au mileu de meubles et de tapisserie aussi âgés qu'elle. Notre chambre est vieillote mais le principal est d'avoir trouvé un toit pour passer la nuit. Plus tard dans l'après-midi nous roulons vers Champagne Castle Valley. Pluie, brouillard, etc. Les paysages sont mornes et nous faisons demi-tour pour reprendre des forces à la chambre. Un bain, du repos et nous ressortons dîner au Thokosiza. Restaurant correct sans plus. Je profite de la liaison internet pour regarder la meteo sur mon mobile. La prévision pour le lendemain n'est pas bonne mais heureusement meilleure pour le samedi. On Verra bien... il pleut toujours.
Vendredi 7 septembre - Royal natal 127 km
Nous faisons notre toilette dans la baignoire, il n'y a pas de douche. Pas évident pour se laver les cheveux. Molly nous a fait préparer le petit déjeuner. Correct sans plus. Par contre le café est imbuvable et finit dans le lavabo de la chambre. nous croisons à table ce matin là des techniciens de cinéma qui tournent un film sur Nelson Mandela. Amateurs de cinéma nous aurions aimé parler avec eux mais leur mutisme n'incita pas à la conversation. Ce matin, la solution qui s'offre à nous consiste à visiter Cathedral Peak et pourquoi pas y randonner. Peine perdue. Il fait froid (9°C) il pleut encore et toujours.
164.

165. Champagne Castle

Nous nous rendons jusqu'à Didima et visitons le musée Didima Rock Art Center. Au moins nous y serons au chaud. Nous allons au guichet où une employée frigorifiée nous prévient que les films diffusés dans l'auditorium ne fonctionnent pas. comme le chauffage d'ailleurs. Bon..ok... nous serons à l'abri alors! Il y a tout de même quelques fuites dans le toit de chaume du musée mais globalement nous sommes au sec. Nous visitons les salles d'exposition et repartons en direction du Royal Natal où j'ai réservé un hôtel proche du parc. Le Tower of Pizza.
166. Village du Drakensberg

Nous arrivons vers 13h00 et prenons possession de notre chalet. J'achète du bois pour faire flamber dans la cheminée.
167. Tower of Pizza

Il pleut, il fait froid. On se fait un après-midi cinéma sur l'ordinateur et nous allons le soir à la pizzeria. La salle est chauffée par une cheminée d'angle qui réchauffe les clients situés à moins de 2,50 mètres. nous sommes à 8 mètres. Il fait froid. 🏴☠️ . Décidément...
Samedi 8 septembre - Royal natal 33 km
Dernière chance pour aller randonner dans le Drakensberg. Ce matin il ne pleut plus. 🙂. Nous allons enfin pouvoir profiter de ces paysages extraordinaires. Nous avalons vite fait notre petit déjeuner dans la grande salle de la pizzeria que réchauffe un soleil qui perce les nuages!
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Tugela Gorge. 14 km aller retour et une marche de 6 heures.
Nous prenons la direction du camp de Thendele situé à 1580m alt et nous nous garons sur le parking réservé aux randonneurs. Il y a là quelques véhicules. 4 ou 5 tout au plus.
Nous nous enregistrons sur le cahier destiné à cet effet et quittons la place en direction du sentier.
168.

Nous nous sentons revivre sous le soleil et la montée progressive mais constante vers les gorges est facile. Les mollets inactifs depuis plusieurs semaines ne souffrent pas.
169. Thukela River

Les paysages se succèdent. Tantôt arides, tantôt dans le plus pur style "rain forest"
170.

Au bout de 2 heures, nous devons traverser la rivière qui est assez haute. Si avec mes grandes jambes et mon agilité naturelle (😮 silence au fond) je franchis tel un cabri la difficulté en utilisant les rochers, Isa tourne, retourne, détourne, cherche un passage de longues minutes avant de se résigner à se déchausser et à franchir le torrent les pieds dans l'eau glacée! Par trois fois, elle renouvellera l'opération.
171. en tirant la langue pour un meilleur équilibre!

Ensuite nous escaladons une échelle, dernière difficulté avant d'atteindre la chute d'eau.
172.

Ce n'est pourtant pas la dernière difficulté. Il faut ensuite escalader entre racines et pitons métalliques fixés dans les rochers sur une hauteur d'une dizaine de mètres. Pour le coup, Isa reste en bas et je m'élance seul à l'assaut. Arrivé en haut, la forêt est traversée par un chemin qui mène à une toute fine chute d'eau. La fameuse chute Tugela qui est la plus haute du monde (ou un truc comme ça). Je n'ai pas d'appareil photo mais croyez moi, ce n'est pas à la hauteur de la difficulté que nous avons eu sur cette dernière heure. Nous redescendons l'échelle d'acier et pique-niquons le long de la rivière. Nous avons mis 4 heures.
173.

Nous repartons en sens inverse en direction du camp Thendele. La descente est plus fatigante que la montée, il faut toujours retenir son poids et les genoux (les miens surtout) morflent.
174. Eastern Buttress 3011 m

175.

Nous sommes de retour à 15h30 au parking soit 6h30 après le départ.
Une boisson gazeuse avalée au visitor center et nous retournons le coeur léger et les jambes lourdes à notre bungalow.
Le soleil a finalement fait son grand retour la veille de notre départ et nous ne resterons pas sur une note négative.
176. Entrée Tower of Pizza

177. Le repos d'un des deux "héros"

Dimanche 9 septembre - Royal natal- Johannesbourg 416 km
Dernier jour en Afrique du Sud! Nous quittons sans nous presser notre chambre et prenons la route en direction de Johannesbourg. Nous arrivons à l'aéroport au bout de 4 heures de route et enregistrons nos bagages. Un arrêt à Zurich, l'arrivée à Paris le lundi matin. Le mardi nous reprenons le travail.
178.

Le bilan en chiffres
5300 km 45 kg de bagages enregistrés 2700 photos 1 heure de vidéo 1300 litres d'eau de pluie sur notre chemin 😛 des tonnes de bons souvenirs
Le bilan coup de coeur
Nous avons été agréablement surpris de nos rapports avec les sud africains. Nous nous attendions à des relations tendues, il n'en a jamais été question. La qualité des hébergements et le nombre de ceux-ci sont au-dessus de la moyenne. Les prix sont bas vis-à-vis de notre pouvoir d'achat européen. Inaccessible pour les habitants.
Nous avons aimé l'Afrique du Sud. Les paysages, les animaux, les gens, les routes, l'océan.
Isa et FredXIII 🙂
Merci aussi à tous les intervenants sur VF qui m'ont donné à tour de rôle de précieux conseils. 🙂 Nos deux grands enfants ont d'autres projets pour l'été 2012, nous serons donc tout comme 23 ans auparavant, en couple. 🙂
Voici ci-dessous la carte de notre parcours.
Une boucle, de Johannesbourg à Johannesbourg

Vendredi 17 août 2012 - Johannesbourg-Thabazimbi - 226km
Ce soir, nous prenons l'avion pour Johannesbourg. Je travaille cette journée là et en milieu d'après-midi un collègue me dépose à l'aéroport de CDG 1 avec nos 40 kg de bagages, le sac photo, l'ordinateur et le sac contenant le roadbook et les cartes. Isa a passé la journée à la maison. Courses et frigo à remplir pour nos 2 enfants qui restent à la maison. Elle me rejoins en train. Nous enregistrons nos bagages au comptoir Swiss en direction de Zurich où nous attend notre A340 qui doit nous porter jusqu'à Johannesbourg, décollage à 22h30. La première partie du vol se passe parfaitement et nous nous reposons dans les fauteuils du splendide aéroport de Zurich en attendant notre vol nocturne.
1. Vue sur l'aéroport de Zurich

Notre vol de nuit se déroule sans encombre... comme un vol de nuit qui ne se fait pas en classe business ou en première... Je glisse tant bien que mal mes pieds sous le siège devant moi, soulève légèrement l'accoudoir qui me sépare d'Isa pour insérer ma cuisse et me permettre de déplier mes grands compas, applique autour de mon cou cette espèce de coussin cylindrique pour ne pas souffrir des cervicales. Je suis paré. Bref, le lendemain matin je porte sur le dessus du pied la marque de la barre centrale du siège devant moi, j'ai un bleu à la cuisse car Isa a appuyé toute la nuit sur l'accoudoir central et je souffre des cervicales. Du bonheur je vous dis les vacances... et quand je pense qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse. 😉
Samedi 18 Août 2012
Il est 9h30. Nous sortons de l'avion, récupérons nos bagages et trouvons sans peine la sortie pour prendre possession de notre véhicule. Nous avons loué auprès du prestataire habituel qui a réservé pour nous un véhicule chez Avis. Il y a peu de monde, la prise en charge est rapide. Nous héritons d'une KIA Sportage d'une couleur qui reste à définir... sur le contrat, il est noté Bronze. Bon ben bronze alors.
2. Le parking Avis et notre Kia Sportage... bronze!

Ayant prévu de faire de nombreux game drive, notre garde-robe se concentre sur des habits sans couleurs vives. La règle est le kaki, le brun, le marron. Là c'est gagné! Avec cette voiture! on est sûr, de ne pas passer inaperçus... 😇
Nous quittons l'aéroport en direction de Pretoria, route qui nous mènera vers notre première étape Thabazimbi au nord de l'Afrique du Sud via la N1. Comme d'habitude lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, on se paume un peu autour de Johannesbourg et de ses autoroutes à 2 fois 6 voies! Nous nous arrêtons dans un centre commercial à Irene où un client nous renseigne sur la direction à prendre. Nous le remercions chaleureusement et après quelques courses au Pick and Pay local joignons la bonne autoroute. En avant! Le ciel est gris, il fait 14°C mais nous sommes en chemin pour d'autres horizons!
3. L'autoroute N1 que nous empruntons jusqu'à Bela-Bela

Après un arrêt rapide pour déjeuner à Bela-Bela, nous arrivons en milieu d'après-midi à Thabazimbi où nous avons réservé une chambre...
4. L'arrivée à Thabazimbi

...au Maroela Guest house.
5. Vue depuis le balcon de Maroela Guest House - La ville à nos pieds, nous profitons de la douceur de la soirée

Dimanche 19 Août 2012 - Thabazimbi-Marakele - 40 km
Nous sommes réveillés de bonne heure dès 6h00 par les chants des oiseaux qui sont dans les arbres en contrebas (cela dit ils sont rarement dans les canalisations ou sur la descente de lit 😉) et attendons patiemment 8h00 pour descendre dans la salle à manger où nous sommes reçus pour le petit déjeuner. Nous sommes les 2 seuls hôtes présents mais il y 2 personnes en cuisine et une en salle pour s'occuper de nous. Après avoir échangés quelques propos et avalé ce délicieux petit déjeuner, nous partons en direction du parc de Marakele à quelques kilomètres de là. Nous présentons notre Wild Card achetée quelques jours plus tôt sur le site www.sanparks.org ainsi que notre réservation pour le Tiopi tented camp. L'agent d'accueil nous remet les clefs de la tente en nous recommandant de ne pas nous présenter avant 13h00, le personnel devant faire le ménage. Ca nous va bien; nous n'aurons pas à revenir au bureau et nous pouvons donc nous engager sur les pistes les plus lointaines à travers le parc.
6 . Entrée du parc National de Marakele

Immédiatement, nous sommes sur les pistes désertes du parc. Nos sens en éveil pour photographier le premier impala qui passera à proximité de nos objectifs!
7. Piste dans le Marakele

8. Autruche

9. Girafe

10. Couple de Zèbres

Après avoir roulé sur les du parc pistes durant toute la matinée, nous prenons la direction du Tiopi Tented camp où nous nous présentons à la tente N°1 "Plover"
11. Plover Tiopi Tented camp


Le déjeuner avalé et après un peu de repos, nous repartons sur les route en direction du massif de Krantzberg
12. Route en direction du massif de Krantzberg - Lenong drive

Avant la montée, la route est assez large mais sur les 6 derniers kilomètres il n'est pas question de se trouver nez à nez avec un autre véhicule 😮. Au grand désespoir d'Isa, Nous croisons néanmoins, nos deux roues gauches dans le vide deux autres véhicules. 😮. Ca passe!
13. Vue sur le panorama

Nous redescendons par la même route en croisant les doigts, espérant ne pas faire de rencontre sur cette route unique et si étroite puis nous empruntons une nouvelle piste qui nous offre une belle vue sur notre camp.
14. Tiopi Tented camp

Le safari recommence...
15. Chacal à dos noir

16. Zèbre avec en arrière plan le massif
17.Zèbre 
De retour au camp, pendant que je gère la recharge des appareils photographiques, j'entends Isa appeler! Elle a posé, bien inconsciemment la mignonne, un paquet de gâteaux secs sur la table de la cuisine. Le temps d'ouvrir le réfrigérateur pour saisir une bouteille (d'eau je précise), un vervet subtilise le dit paquet et s'enfuit non sans lui lancer un regard moqueur! Le singe, installé dans l'arbre 5 mètres au-dessus de nous, se goinfre tous les gâteaux un à un sous le regard envieux de ses congénères et de notre regard désolé de nous être fait avoir par moins bête que nous.
18. Le voleur masqué par les branches dans l'acacia

Je lance quelques projectiles dans sa direction pour lui signifier mon mécontentement ce qui le fait reculer de quelques branches. Sans plus.
Il est l'heure de démarrer le braaï et de prendre un verre de vin blanc Sudaf' Il fait doux et le site est particulièrement calme. Seuls quelques babouins sur la rive opposée poussent des cris se disputant leurs territoires...l'instant est magique!
19. Vue depuis le deck

20. Nous...simplement

Lundi 20 Août 2012 - Marakele - Mapunbugwe - 500 km
Nous ouvrons nos jolis yeux à 6h00, toujours sous le chant des oiseaux. Une douche, un petit déjeuner et nous quittons notre tente pour retrouver l'entrée du camp. Après un premier game drive matinal, nous sommes "brocouille" comme on dit dans le bouchonnois. 😉. Nous sortons du parc et joignons Thabazimbi pour faire le plein de la voiture puis prenons la route en direction du parc de Mapungubwe. Celle-ci est assez longue 500km. De plus, des travaux à Lephalale nous obligent à ralentir et à faire un grand détour. Sur les 200 derniers kilomètres de nombreux nids de poule jalonnent la route. En fait il s'agit plutôt de nids d'autruche que j'appellerai dorénavant dans ce carnet de voyage "Potholes". Cette succession de potholes m'obligent à slalomer sur la voie et à opérer de brusques coups de frein! Nous arrivons en vue de Alldays, seule ville à proximité du parc (50km tout de même!). Courses, essence et nous reprenons notre chemin jusqu'à la Gate (au sud sur la carte)
Nous remplissons les formulaires administratifs caractéristiques rebroussons chemin jusqu'au Limpopo Forest camp qui se trouve dans la partie Nord-Ouest du parc.
21.Carte du Marakele National Park

Nous nous offrons une collation dans cette nouvelle tente et prenons la direction du hide de Maloutswa Pan. Le hide n'est séparé que de quelques kilomètres du camp. Le paysage est pauvre, c'est une grande étendue déserte. Soudain, nous apercevons nos premiers éléphants, au loin. Forcément nous faisons 278 photos d'eux au moins! Nous ne savons pas, à cet instant ce que nous réserve la soirée. 🙂
22. Premiers éléphants à Mapungubwe

Nous arrivons au hide et ouvrons les volets en bois qui ferment la cache. En position, le doigt sur le déclencheur et les jumelles rivées aux yeux, nous savourons la quiétude autour du point d'eau surveillé par un aigle pêcheur, majestueux
23. Aigle pêcheur

C'est un défilé d'animaux qui viennent s'abreuver à tour de rôle.24. Impalas

25. Phacochère
Je vous passe les Outardes kori, girafes, Cobes des roseaux, Ouettes égyptiennes, etc.
Notre attention se porte sur un troupeau d'éléphants qui vient à son tour boire et s'asperger de boue et de poussière.
26. Les éléphants arrivent, ils passent sous nos yeux!
.

27. Eléphant au point d'eau

28.

Un dernier vol d'aigle et nous quittons le hide en nous promettant de revenir le lendemain matin 🙂
29. Aigle pêcheur

Le retour à la base est rapide. Braai, saucisses (Boerewors), salade et nous sommes au lit à 20h15!
Mardi 21 Août 2012 - Mapunbugwe - 60 km
Lever dès 6h00. Nous quittons à 7h00 la tente pour retourner au point d'eau qui nous a tant offert la veille. Sur le chemin, de nombreux impalas se régalent du fruit tombé des arbres.
30. Impalas

Nous arrivons au hide et observons un Cobe des roseaux et des girafes.
31. Cobe des roseaux

32. Girafe se désaltérant

Nous ne verrons pas mieux et nous reprenons la route de la veille pour retourner vers la Main Gate (va voir la carte ci-dessus pour bien suivre! 🙂)
33. Mapungubwe main gate

Les jeunes femmes au bureau nous remettent la clef de notre bungalow situé à Leokwe camp. Nous partons pour notre game drive mais cette partie du parc ne nous réserve pas beaucoup d'observation. 😕 Un arrêt à néanmoins retenu notre attention le Treetop hide. Après une marche d'environ 300m sur des passerelles en bois reliant à une hauteur de 10m un nouveau hide, nous nous trouvons sur la rive du Limpompo à la frontière du Botswana.
34. Accès au hide

35. Frontière entre l'Afrique du Sud et le Botswana

Nous nous rendons ensuite à Confluence View Point.
36. Quelques baobabs ponctuent la fôret et le bush 
Confluence Point est l'endroit où se jette la rivière Shashe (qui marque la frontière entre le Botswana du Zimbabwe) dans la rivière Limpopo.
Nous faisons le tour du site et décidons d'y revenir dans l'après-midi pour réaliser des photos avec une plus belle lumière.Nous allons au Leokwe camp et je m'offre une sieste réparatrice, écrasé de chaleur.
En début d'après-midi, après un saut à la piscine du camp où nous prenons un peu de frais dans l'eau, nous retournons au Treetop hide et au Confluence view point.
37. Piscine de Leokwe camp

Effectivement, le soir, le paysage à Confluence Point se pare de ses plus belles couleurs!
38. Cormoran Africain

39.

40. Vue sur le parc Mapungubwe
Mercredi 22 Août 2012 - Mapunbugwe-Punda Maria Kruger - 320 kmNous avons passé une bonne nuit. Enfin... pas si bonne.
Isa, chuchotte: - Fred... - .... - Fredeu!... - ... - Fredeuuuu!!! - ...
Il est 1h00 du matin, Isa me secoue après m'avoir interpellé plusieurs fois sans réponse de ma part.
- Kes ki ya? (je parle pas très bien lorsqu'on me réveille brutalement) - Ya des bruits dehors et je vois des ombres Moi, in peto "ben vl'à autre chose" Je me lève, me dirige vers la fenêtre, entrouvre les rideaux et scrute la nuit. La lumière du bungalow identique au nôtre situé en face m'aveugle mais je n'entends ni ne vois rien. Je me recouche en rassurant Isa et invente une explication qui sur le coup me semble valable. Ne retrouvant pas le sommeil, je regarde la fenêtre et soudain je vois une masse en ombre chinoise qui se dessine sur les rideaux. M... c'est quoi ça? Je m'arme de mon courage à deux mains (une seule aurait suffit en fait) et ouvrant brutalement les rideaux je vois 2 éléphants en goguette brisant les acacias à quelques mètres du bungalow. Leur ombre est projetée sur la façade de notre bungalow grâce à la lumière de notre voisine! Je les observe de longues minutes et me régale de leur ballet nocturne. Je dis un petit mot à Isa m'excusant de ne pas l'avoir crue dans un premier temps (mais je l'ai eu cuite) et me recouche.
A 6h00, lorsque nous nous réveillons, un des deux éléphants rôde encore dans les parages.
41. Eléphant alentour de notre bungalow

Après un solide petit déjeuner dans notre bungalow de luxe, nous quittons le camp en direction du parc Kruger
42. Baobabs sur la route

Après un arrêt à Musina pour procéder au ravitaillement, nous arrivons à Pafuri Gate à 10h30.
43. Pafuri Gate

Nous achetons un guide en français comprenant la carte du parc et nous nous arrêtons sur le pont de la rivière Luvuvhu. A cet endroit, nous pouvons sortir du véhicule, nous en profitons pour faire des clichés.
44. Vue sur la rivière Luvuvhu

Nous nous rendons ensuite à Pafuri Picnic area. Le site est bien aménagé. Des tables, des sanitaires et des agents du parc qui louent des bouteilles de gaz avec des poëles métalliques pour le pique-nique, l'ensemble le long de la rivière. L'endroit est très agréable.
45. Pafuri Picnic area

Nous prenons ensuite la direction du camp de Punda Maria où nous procédons au check-in de notre tente. L'aménagement est remarquable encore une fois. C'est une constante!
46. Tente Punda Maria


En milieu d'après-midi, départ pour Mahonie loop. 25km au milieu des bois. Peu d'animaux. Des éléphants, des buffles, des koudous et des impalas.
Les paysages par contre sont superbes!
47. Mahonie loop

Jeudi 23 Août 2012 - Punda Maria - Shingwedzi Kruger - 100 km
Comme à l'habitude, nous quittons le camp de bonne heure pour bénéficier des premiers instants de la journée dans le parc. Nous prenons la direction de Dzundzwini loop pour la bonne réputation de ses paysages. Nous ne sommes pas déçus.
48. Dzundzwini loop

A part quelques animaux et un vautour, nous n'observons rien de particulier. Nous stoppons à Balabala puis empruntons la piste S56 qui ne nous apportera aucune émotion particulières.
Nous nous arrêtons à Shingwedzi pour pique-niquer sur l'aire réservée au visiteurs49. Entrée de Shingwedzi

En fin de repas, une rumeur couvre la place. Il y a des fauves aux alentours. Sur les conseils d'une famille, nous retournons précipitamment sur les pistes pour voir des lions et des guépards qui nous ont été signalés à 2-3 kilomètres de là. L'avantage dans le parc Kruger c'est que les fauves sont signalés... par les voitures postées en bord de route dont les passagers épient les broussailles. Premier arrêt, 3 véhicules. Nous échangeons quelques mots avec le chauffeur de l'un d'eux qui nous indique l'emplacement où 2 lions sont tapis sous les arbres à une vingtaine de mètres. L'homme est à bord d'un gros 4x4. Il nous dit qu'il a vu les oreilles des fauves bouger par dessus les broussailles.... super... Ben nous, on voit rien m'sieur... on est trop près du sol!! On reprend la route en direction des guépards. Ils sont là, sous les arbres, à l'ombre. Après quelques manoeuvres pour se mettre bien en place et quelques échanges avec les voisins qui observent la scène, nous pouvons mitrailler les 3 félins.
50. Un des trois guépards (c'est vraiment une des rares photos exploitables 😊)

Nous retournons au camp pour prendre possession de notre bungalow et repartons sur les pistes en milieu d'après-midi. Nous envisageons de rejoindre Red Rocks par la S52
Nous roulons quelques kilomètres lorsque nous tombons nez à nez avec un troupeau de buffles. Combiens sont-ils? 200? 300? Difficile à dire. Ce qui est certain c'est que ces buffles sont au beau milieu de notre chemin et ne bougent pas. N ous patientons de longues minutes puis au bout d'un quart d'heure nous nous résignons à rebrousser chemin. Nous faisons demi-tour et reprenons la piste dans l'autre sens pour atteindre le point que nous nous étions fixés via la N16
51. Fermé pour cause de traversée de buffles!

Nous joignons finalement le point de vue de Red Rocks où nous pouvons sortir du véhicule pour nous dégourdir les jambes.
52. Red Rocks viewpoint

Nous reprenons la route pour retourner au camp lorsque nous voyons une hyène couchée sur la bas côté.53. Hyène

elle est seule... puis un... non, deux et en fait 3 petits l'accompagne et sorte de leur tanière.
54. Hyène et ses 3 petits

Nous retournons au camp de Shingwedzi. En chemin, nous nous arrêtons pour regarder longuement les éléphants dans le lit de la rivière. Il est presque 18h00 et d'ici quelques minutes les portes d'accès au camp se fermeront. Nous hâtons le retour.
Vendredi 24 Août 2012 - Shingwedzi - Letaba Kruger - 163 km
Nous quittons le camp de Singwedzi par la "old main road" S144. Nous ne verrons rien de particulier à part le cul et le dos d'un ratel.
Toutefois, une petite troupe de Bucorve du sud, ce n'est pas si fréquent. 8 individus en goguette.
55. Bucorve du Sud

56. Corvinelle Noir et blanc

57. Choucador à oreillons bleu

On fait dans le piaf car côté grosses bêtes... on n'est pas vernis. 😐
58. Nous passons le Tropique du Capricorne

Arrivée à Letaba, nous déjeunons comme c'est devenu habituel sur la partie réservée aux voyageurs de passage. Nous nous garons entre deux bus scolaires dans lesquels les enfants nous font de grands signes amicaux. Sympa.
Le repas terminé, nous visitons le Musée de l'éléphant dédié aux éléphants en général et aux 7 plus gros pachydermes du parc Kruger, réputés pour la longueur de leurs défenses. Ils s'appellent "The Seven Magnificent" en référence au titre éponyme du fameux western. Le site est très intéressant et instructif. Ca coûte rien d'apprendre quelque chose en vacances 🙂. On se sent un peu moins béotien ensuite.
59. Musée de l'éléphant

Nous intégrons notre bungalow et après installation repartons dans notre flamboyant SUV.
60. Bungalow n°66

Nous prenons la route de Engelthard qui longe la rivière ce qui nous permet de voir de nombreux hippopotames. La piste est en bon état et de nombreux loops partent de celle-ci pour approcher la rivière en contrebas. Dans l'un de ceux-ci, nous débusquons une girafe toute aussi surprise que nous au détour d'un virage! Elle s'enfuie, gracieuse.
61. Le long de la rivière Letaba

62. Hide de Matambeni

63. Des guetteurs...
64. Crocodiles sur la rive

Samedi 25 août 2012 - Letaba - Olifants Kruger - 96 km
Ce jour, nous avons réservé un bushwalk au départ de Letaba. Réveil à 4h45 et après une rapide collation, nous nous rendons à l'entrée du camp qui sommeille. Le rendez-vous est fixé à 5h15. Nous partons à 5h45 en voiture en compagnie d'une jeune femme sud africaine et d'une famille de 3 personnes, des allemands. Nous sommes donc 6 pour deux guides. Après avoir roulé une demie-heure, le 4x4 s'arrête dans la bush. Il était temps, il fait très froid. Les deux guides Peter et Oscar nous donnent les recommandations de sécurité et de comportement. Nous devons marcher en file indienne, ne pas nous interpeller ou les appeler en criant mais en claquant des doigts ou sifflant doucement.
65. Oscar de dos

Parfois, les 2 hommes s'arrêtent et l'un d'eux nous explique le fonctionnement d'une termitière, nous montre des traces ou nous fait écouter les bruits pendant que l'autre veille à notre sécurité. Nous assistons aux premières heures de la journée. Le sentiment de liberté est forcément plus grand qu'en voiture. Le soleil levé, la température monte très vite et nous atteignons une douce chaleur. Nous ne croiserons pas d'animaux pendant les 2 heures et demie que dure la randonnée.
66. Un crâne de bufle

Après une pause café, nous repartons en direction de Letaba. Nous remercions nos guides d'une gratification qu'ils semblent apprécier.
Les valises remisées dans le coffre, nous pouvons continuer notre périple à travers le Kruger.
Quelques animaux croisés sur la piste et nous arrivons à Olifants où nous organisons des lessives à la laundry automatique. Les machines sont vieillottes et il faut les remplir avec de l'eau puisée au robinet voisin et déverser celle-ci dans le tambour. Une jeune femme du camp, Lilly nous aide et prend le commandement de notre corvée. Elle nous commande de la laisser faire et de revenir dans 2 heures, elle s'occupe de tout nous dit-elle. Ce sera fait et elle sera aussi gratifiée de quelques billets pour cette prestation qui n'est pas de son ressort.
Nous nous rendons au point de vue sur la rivière Olifants derrière le restaurant. Nous restons à admirer la vue lorsque une cinquantaine d'enfants arrivent en courant. Un car scolaire les a déposés et sous l'oeil de leurs professeurs ces écoliers en uniforme rigolards, bruyants, vivants tout simplement nous font des signes, nous prennent en photo avec leur portable, nous montrent du doigt. Nous échangeons des sourires et des regards de sympathie. Ils repartent quelques minutes plus tard tout aussi bruyamment.
67. des regards, des sourires

Nous repartons en milieu d'après-midi pour un nouveau game drive
68. La rivière Olifants

69. Vue depuis le pont Olifants

Nous voyons aussi depuis ce pont une girafe morte gisant dans l'eau se faire dévorer par des crocodiles.🏴☠️.
Les pistes fermées à cause de ponts détériorés et la chaleur (35°c) ne nous offrent pas de belles observations.
Qu'à ne cela tienne, nous rentrons de bonne heure et la soirée est placée sous le sceau de l'apéritif et du braai avec de succulentes brochettes de boeuf mariné!
Dimanche 26 août 2012 - Olifants Sabie - 307km La nuit a été mauvaise. Il fait très chaud et nous quittons le camp vers 7h00. Nous nous arrêtons sur le pont Olifants. Seule la malheureuse girafe continue de se faire dévorer par 5 crocodiles.
La boucle S89 est toujours aussi triste mais dès que nous arrivons sur la route principale H1-4, c'est un festival! Impalas, girafes, zèbres, gnous, un troupeau de buffles, des phacochères. Enfin, nous voyons nos premiers rhinocéros. 🙂
70. Premier rhinocéros

71. Les paysages changent à l'approche de Orpen

Nous sortons du parc Kruger par la porte d'Orpen et roulons en direction de Klaserie pour joindre Sabie, prochaine étape.
Si la route est en bon état, il y a beaucoup de monde sur les bas-côtés. Nous sommes dimanche et les habitants font leurs courses et se rendent à l'église. Ca demande une grande attention et rend la route fatigante bien que jolie.
72. La route entre Haziview et Sabie

Après Haziview, nous arrivons à notre chambre d'hôte Porcupine Ridge Guesthouse. L'accueil est magnifique et nous nous sentons vraiment reçus comme des amis.
Nous repartons néanmoins assez vite en direction de Mac Mac pools pour pique-niquer. Le site est assez fréquenté. Nous sommes dimanche et les gens du coin aiment passer la journée dehors à faire griller des saucisses et morceaux de boeuf.
Nous retournons passer le reste de l'après-midi dans le jardin du Porcupine ridge guesthouse. Nous sommes les seuls visiteurs. 🙂.
John et Janet nos hôtes ont une charmante maison avec quelques chambres à 5 km de Sabie sur une colline. Verdure, fleurs, oiseaux, tout est propice au repos.
73. Porcupine guest house - Le jardin

74. Zosteros du Cap

Le soir, je fais une petite randonnée avec Janet, George et Alice les 32 golden retriever jusqu'à une cascade où l'été les habitants de Sabie se baignent.
75. Cascade

76. George et Alice 😛

Le soir, resto à Sabie au Wild fig tree. Bonne adresse!
Lundi 27 août 2012 - Sabie - Route des Panoramas - 191 km
Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route vers Sabie vers le nord. Nous avons prévu aujourd'hui de visiter la route des Panoramas. Il y a plusieurs sites à visiter tout au long de la route. Le concept est simple. Un parking payant (en 10 et 20 Rands) Des vendeurs de souvenirs Un accès parfois payant au site (entre 10 et 20 rands par personne)
Nous nous arrêtons tout d'abord à Pinnacle, un éperon rocheux.
77. Pinnacle

Nous poursuivons notre route jusqu'à God's Windows où la vue porte à des dizaines de kilomètres vers l'est.
78. God's window

Après une petite marche de 20 minutes nous traversons la Rain forest et toute l'Afrique du Sud s'ouvre à nous.
79. Vue depuis la Rain forest

Il faut marcher une petite vingtaine de minutes pour accéder à ce point de vue et peu de monde fait l'effort. La plupart des visiteurs rechignent à marcher un peu, qui plus est lorsque ça monte. Nous sommes récompensés. 80. La Rain forest

81. Les boutiques de souvenir

Ensuite, nous filons jusqu'àu site des Three Rondavels
Il y a plus de monde et il faut un peu jouer des coudes mais bon... faut pas exagérer, tout se fait gentiment... Dès que les 3 pénibles de service qui se mettent devant tout le monde en se photographiant avec en arrière plan le paysage sont partis tout va mieux! 😛 Et que je me mets de profil et que je me mets de face et que je me mets de dos(!!). J'ai envie d'en aider un à se prendre en photo en train de chuter mais ça ne se fait pas! 😇
82. Les Three Rondavels

83. Les boucles de la Blyde river

Nous croisons à nouveau des écoliers qui descendent d'un car scolaire.
84. Regarde l'oeil et le sourire de cet élève!

Ces enfants illuminent les lieux. 🙂
Nous quittons les lieux et nous nous rendons à Bourke's Luke Potholes pique-niquer.
Notre repas avalé, nous partons visiter cette partie de la route des Panoramas. C'est très beau.
85. Bourke's Luke Potholes

86. Bourke's Luck Potholes


Nous allons jusqu'au bout du site (au moins jusqu'à l'endroit où les visiteurs ont le droit de se rendre)
87.

Nous repartons et faisons un stop rapide à Lisbon Falls
88.

Nous nous concertons et décidons de ne pas nous rendre à Pilgrim rest et préférons nous balader en ville à Graskop. Quelques vendeurs à la sauvette, des boutiques de souvenirs plutôt chères et des restaurants. La ville est paisible mais manque de charme.
Nous sommes de retour à Sabie où nous achetons des fruits et faisons quelques courses.
Petit break et rafraîchissements dans la chambre puis nous dînerons à nouveau en ville ce soir.
Mardi 28 août 2012 - Sabie -Motswari - 290 km
Ce matin, je me suis levé avec une boule au ventre, une appréhension. L'impression qu'il y a quelque chose qui va foirer. J'en touche un mot à Isa. Nous prenons notre petit déjeuner et faisons nos adieux à John et Janet, les remerciant de leur délicieux accueil.
Nous devons remonter vers le nord pour nous rendre dans la réserve privée de Motswari à Timbavati. Plutôt que de reprendre la route de l'aller par Hazyview, nous décidons de partir par la route des Panoramas et de traverser les villes de Graskop Leboeng et Hoedspruit. Lorsque nous traversons Sabie, Isa me m'avertit: "Attention au stop". Je marque le stop et redémarre... Pas de chance un flic est au milieu de la route. Il m'arrête et me dit que je n'ai pas marqué le stop. 😠 Bon... la v'la la boule au ventre. Heureusement, j'ai une technique bien particulière lorsque je croise un flic dans un pays étranger. Je prends mon meilleur accent français et explique au type que j'ai bien marqué le stop mais que je regrette de ne pas l'avoir assez marqué, etc. Je me confonds en excuses. Le flic ne veut rien entendre et me met sous le nez un document sur lequel je lis que ne pas marquer un stop va me coûter 750 Rands (75€). Isa commence à se fâcher... faut pas. Le type me demande si on est en vacances. Ben oui. en moi je pense qu'il le sait bien. Il y a un macaron gros comme ça sur la pare-brise de la voiture indiquant que nous sommes à bord d'un véhicule de location. Cible facile. L'agent, me propose alors de ne payer que 600 Rands car nous sommes touristes. Combien? 500 je lui demande? Non 600! P... il fait ch... ce c... Non seulement il est de mauvaise foi mais en plus il veut m'arnaquer et s'en mettre plein les poches. Je pèse le pour et le contre. Finalement je cède et lui verse l'argent. Heureusement il ne me fait pas la morale en plus! On reprend la route Isa et moi en bougonnant. Ca nous gâche le plaisir.
Le temps est couvert et nous sommes heureux d'avoir bénéficié d'un beau soleil la veille.
Arrivés à Hoedspruit, nous faisons quelques courses avant de nous engager dans la réserve privée de Timbavati.
89. Borne routière dans Timbavati
Nous nous acquittons des droits d'entrée (120R) et parcourons à petite vitesse la quarantaine de kilomètres qui nous mènent au Motswari lodge.Nous arrivons vers 13h00 et là, commencent 2 journées magiques où nous sommes pris en charge du matin jusqu'au soir. 🙂. Une limonade à l'accueil, les recommandations d'usage concernant la sécurité et nous prenons possession de notre bungalow.
A 14h30, le déjeuner est servi. Salades, fruits, fromages, nous tournons autour de ces agapes avec les autres invités du lodge.90. La salle de restaurant!

Après ce premier repas, le rendez-vous est fixé à 15h30 pour un départ en game drive.
91. Le Range Rover

Nous sommes 6 passagers dans le Range Rover. Un couple d'allemands et un couple de suisses. Le guide Chad et le tracker Moussa
92. Voici la vue que l'on a depuis le Range Rover. Moussa le tracker et Chad le guide

93. Traversée d'une rivière

94. Jabiru d'Afrique

95. Autour Chanteur

Après quelques kilomètres de pistes à traquer les animaux, nous nous rendons à l'endroit où des lions ont tué un buffle 2 jours plus tôt. Les lions sont toujours là. La scène est paisible mais l'odeur pestilentielle est insoutenable. 🤪
96. Des vautours nous signalent la scène comme des panneaux indicateurs

97. Une lionne après le festin

98. Il y a des restes

Pour arriver jusqu'au lieu, nous avons traversé des endroits improbables. Là, le game drive en réserve privée prend tout son sens. Les guides vont où bon leur semble sans limites, excepté les difficultés rencontrées par le véhicule.
Nous regagnons dans le froid le camp à la nuit tombée vers 19h00. Nous nous rafraîchissons dans notre chambre avant de rejoindre le bar où nous buvons un verre avant de dîner. La salle à manger en plein air autour d'un grand feu est magnifique et digne d'un 4 étoiles quant à la qualité de la cuisine et d'une centaine de millions d'étoiles en ce qui concerne la décoration.
99. Salle à manger Motswari

Il est 21h lorsque nous finissons de dîner. Nous rentrons escortés à notre bungalow. Nous sommes enchantés et repus. Je ne me souviens pas m'être allongé pour me coucher dans mon lit...
Mercredi 29 aout 2012 - Motswari
... Pourtant je me réveille sans problème à 4h50 lorsque notre guide toque à notre porte. "Y dors jamais çui là?" 😉 Nous nous levons en sursaut. Pas question d'être en retard pour un rapide collation et pour notre premier game drive matinal. Départ à 6h00. Petit café rapide et nous reprenons les pistes avec notre couple d'allemands. Ulla et Siegfried. une girafe...quelques éléphants,
100. Un jeune éléphanteau accompagné de sa mère

101. Un guépard

Le ton est donné. 🙂
Vers 8h00 nous prenons un café au bord d'un point d'eau
102. Pause café

Puis nous nous rendons à une retenue d'eau où des Cobes des roseaux s'abreuvent sous le regard d'hippopotames
103. Nénuphars

104. Rollier à longs brins

Nous retournons à la base vers 10h00 où nous prenons un solide petit déjeuner (faut bien tenir jusqu'au repas de midi...) 😇
105.

Soudain, un troupeau d'éléphants traverse le lit de la rivière jouxtant notre salle à manger...
106.

Nous assistons longuement à la scène et prenons beaucoup de plaisir à les regarder vivre.
107. Eléphants s'abreuvant

Entre le petit déjeuner (de 10h00) et le repas du midi (de 14h30), les hôtes vaquent à leurs occupations. Sieste, lecture, piscine.
108. Des phacochères investissent le camp sous nos yeux

Avant le déjeuner, nous choisissons de suivre une conférence organisée par un guide sur la vie sauvage et le métier de tracker. Nous ne saisissons pas tout mais la passion qui anime l'homme est indéniable.
Le rythme de la veille reprend. Déjeuner et départ pour le game drive de l'après-midi.
Cette sortie nous réserve une belle surprise. Tout d'abord, au point d'eau nous observons des koudous, cobes, girafes, et un saurien.
109. Crocodile

Nous repartons sur les chemins et notre guide aperçoit un léopard. Malheureusement celle -ci (il s'agit d'une femelle) est située assez loin de nous et n'est pas vraiment visible à travers les frondaisons. Qu'a ne cela ne tienne, nous faisons demi-tour et au prix de quelques acrobaties en Range Rover nous nous retrouvons dans le lit sablonneux de la rivière à chercher un accès.
110. Chad cherche un passage

Après quelques aller-retours, nous nous trouvons cette fois en contrebas du rocher où trône la léoparde!!
111. Léoparde M'Pali

Au bout de quelques minutes, elle descend et traverse devant nous sans nous jeter un seul regard.
112.

113. Elle longe la rivière

...et s'en va en aval puis sur l'autre rive pour disparaître dans les fourrés.
114.

Nous sommes vraiment heureux et privilégiés. Quatre touristes avec 2 guides rien que pour nous. De vrais efforts de notre guide pour nous amener vers une belle vue. Fantastique!
Nous quittons le site pour rôder sur les pistes de la réserve. L'oeil exercé du tracker Moussa aperçoit un rhinocéros dans les frondaisons. Après encore une fois des tours et des détours à travers la forêt dense pour éviter rochers et fossés, nous approchons le rhinocéros. Il s'agit en fait d'une mère et de son petit. Ce dernier à 8 mois. Il est né en janvier. Il est amusant de le voir avec des gestes patauds imiter sa mère en grattant le sol avec sa corne ou en s'essayant à descendre et monter dans un fossé.
115. Rhinocéros et sa mère

Je regrette secrètement que ces rhinos ne se soient pas placés dans le soleil couchant, la photo aurait été meilleure 😛
Retour à Motwari, apéritif, dîner sous les étoiles avec une bouteille de vin sudaf en compagnie de notre couple d'allemand avec qui nous avons sympathisé. Nous nous couchons, vannés, et nous endormons de suite.
Jeudi 30 aout - Motswari - Skukuza Kruger - 240 km
Comme la veille, Chad nous réveille à 4h45. Nous le retrouvons autour des muffins et du café ainsi que Moussa et toujours nos allemands. Chad nous demande de nous dépêcher afin de ne pas partir trop tard.... effectivement, au lieu de quitter le camp à 6h00 nous sommes sur les pistes et dans le froid dès 5h45 🙂. Nous tournons sur les chemins depuis trois quarts d'heure lorsque Moussa voit des lions. Soyons clairs: Sans le guide ou le tracker (peut-être même les deux) on ne verrait rien par nous même. Il est extraordinaire de constater que ces gens déchiffrent dans la nature ce que nous ne verrions pas même sous nos yeux. En cela un séjour en réserve privée reste incomparable.
Il y a là un buffle tué la nuit dernière avec un clan de lions. Un mâle, 2 lionnes et un jeune mâle. Ils sont tous les 4 repus, le ventre plein autour de la carcasse. Nous approchons en Range Rover lorsque soudain une lionne se lève subitement en grognant. Le guide n'a pas vu le signe du tracker assis à l'avant de notre véhicule et nous sommes entrés dans l'espace vital du clan! (Si vous avez vu Dirty Dancing, vous savez que chacun a un espace... et ben les lions c'est pareil 😛)
116. La lionne, aux aguets nous surveillant

Une prompte marche arrière d'une dizaine de mètres et chacun se détend. La lionne et Moussa le tracker à l'avant de la voiture. Nous observons de longues minutes la scène
116. Jeune lion jouant avec la carcasse du buffle

117. On ne joue pas avec la nourriture!

118. L'oeil attentif du mâle

Le mâle quitte le groupe pour s'abreuver au point d'eau tout proche
119. Mâle se désaltérant

Nous repartons lorsqu'à nouveau un léopard est signalé. Ce dernier game drive se termine en apothéose. 🙂🙂
Nous nous plaçons en attente et la léoparde traverse devant nous.
120.

Nous la suivons à travers le bush puis elle disparaît dans la nature. Elle a néanmoins eu le bon goût de se placer dans la lumière du soleil matinal pour que nous puissions faire de belles photos.
121. Léopard dans le soleil matinal

Nous retournons au camp pour la dernière fois, prenons notre petit déjeuner et quittons avec grands regrets le Motswari à 11h00 en direction du parc Kruger et de Skukuza.
La route se passe bien et entrons dans le parc vers 14h00 et après avoir parcouru 35 km nous faisons le check-in et restons au bungalow pour un temps de repos.
122. Bungalow Skukuza

Nous repartons ensuite pour notre game drive de l'après-midi mais en solo cette fois et en restant sur les pistes! Plus question de traverser des forêts d'acacias! Des babouins, des girafes, des impalas... on redescend d'un cran. Plus de fauves. Qu'importe, nous prenons aussi du plaisir à voyager tous les deux à notre rythme.
Le soir j'ai prévu un petit braai tout simple. Après avoir mangé et bu pendant 2 jours, un peu de diète nous fait du bien! J'ouvre le coffre de la voiture et me rend compte qu'il ne me reste que 2 malheureuses bûches. Ca va être dur de faire des braises avec ça. Un voisin me voyant en peine (je fais bien le mec qui n'y arrive pas) m'offre le complément en bois. Ca nous permet de faire griller correctement les saucisses Sudafs (Worns).
123. Braai

Vendredi 31 aout - Skukuza Berg-En-Dal Kruger - 172 km
Nous quittons notre bungalow après avoir pris notre douche comme chaque matin. La route empruntée est la S114 qui est magnifique car elle longe de gros rochers. Par contre, nous croisons peu d'animaux!
124. La piste S114

125. Des Ouettes d'Egypte (ainsi nommées pour leur maquillage similaire aux anciens égyptiens)

Comme à l'accoutumé, nous voyons des girafes, des élephants, des impalas et 3 rhinocéros. Lorsque nous remontons la H3 vers Afsaal, nous voyons un lion couché en travers de la chaussée. Il respire avec difficulté. Nous ne savons pas comment réagir. Photo? Pas de photo? Appeler les secours? Interroger les autres passagers des véhicules? Quelques-uns ont un téléphone à l'oreille, on fait une photo volée et on reprend notre chemin vers le nord où nous stoppons à Afsaal. Nous nous offrons un bon café et une gaufre
126.

127. La piste S25, de superbes couleurs ocres et rouges

Nous arrivons à notre ultime étape dans le Parc Kruger et pique-niquons avant d'aller à notre bungalow faire un peu de lessive et quelques courses. Nous déjeunons avec la rivière en contrebas sous le regard envieux des babouins. Je remarque ce jour que les babouins les plus agés savent ouvrir les poubelles pour aller chercher les restes des friandises ou des repas dont nous nous débarrassons. Les plus jeunes parient sur le vol.
Le game drive de l'après-midi ne nous offrira rien de grandiose. Un léopard et des lions au loin qui ne nous émeuvent pas, touristes blasés que nous sommes devenus depuis notre séjour à Motswari! (Mais non... les fauves étaient trop loin! 😛)
128. Girafe alentour de Berg-En-Dal

129. Des rhinocéros au point d'eau
Retour au camp à 17h50. Apéro et dîner au resto de Berg-En-Dal. Pas génial. 😕.Samedi 1er septembre - Berg-En-Dal Kruger Santa Lucia- 644 km
Aujourd'hui, nous avons une longue étape à faire et nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude à 5h45. Petit déjeuner vite avalé, une douche, le chargement de la voiture fait, nous quittons le camp avant 7h00 en direction de Santa Lucia sur la côte.
Nous sortons à Malelane Gate qui se situe à l'extrême sud du parc Kruger et empruntons la N4 jusqu'à Kaapmuiden en nous acquittant au passage de divers péages.
Ensuite nous joignons Barbeton, Badplass et prenons la direction de Lochiel.
Les paysages se succèdent
130. Ici, des Bougainvilliers

Après Badplass, nous traversons une ville qui n'est pas sur la carte 😮. Nous sommes samedi et la ville est bondée!
131.
Nous évitons les nombreux piétons et les véhicules et continuons notre route mais tout d'abord sur une route moins large, puis des pistes larges et enfin des pistes étroites. Je pense que nous nous sommes trompés. Lorsque nous croisons un de ces minibus qui transporte les habitants, je m'arrête et interpelle le chauffeur. Je lui demande la direction de Lochiel et il m'annonce que je dois faire demi-tour puis prendre à gauche dans la ville que nous avons traversé 20 minutes plus tôt.
Aussitôt renseignés, nous faisons demi-tour et reprenons le chemin. Effectivement, la destination de Lochiel est indiquée mais nous le n'avions pas vue lors de notre premier passage car nous étions trop préoccupés à faire attention aux piétons et aux feux.Nous continuons notre périple vers Lochiel puis Piet relief où nous marquons une pause pour trouver de l'argent. Pas de chance, tous les distributeurs de la ville sont vides. La suite du voyage nous fait passer par Pongola où nous nous arrêtons pour déjeuner et trouvons enfin de l'argent.
Nous reprenons la route mais au fûr et à mesure que la côte approche, le ciel se sali et quelques ondées marquent le pare-brise. Nous joignons Santa Lucia peu avant 16h00. Nous avons prévu de rester 2 nuits à Santa Lucia Guesthouse. Nous avions hier environ 30°C et sommes descendus à 17°C avec des nuages. Nous ne le savons pas encore mais les grosses chaleurs, c'est terminé pour nous cette année!
Santa Lucia est une petite station balnéaire très calme et très jolie. Comme d'habitude le clivage est très marqué entre la population noire et blanche. Les barbelés sur les clotures des maisons, les barreaux aux fenêtres, les chiens derrière les grilles. 😕.
Nous dînons au Ocean's Basket, excellent restaurant de fruits de mer. Je recommande l'adresse. Prix doux et belle carte des vins!
dimanche 2 septrembre - Santa Lucia - 93km
C'est dimanche et nous faisons la grasse matinée jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner est servi à 8h00 et nous partons en direction de la réserve de Ismangaliso Wetland Park et Cape Vidal. Nous payons l'entrée 120 R, la Wildcard nationale ne fonctionne pas pour ce parc.
132. L'entrée de Cape Vidal

Après le passage de la gate, nous empruntons Vlei loop. Nous serpentons au milieu des dunes entre points d'eau, forêts et paysages magnifiques.
133. Vlei loop

Nous observons de nombreux Koudous puis nous nous rendons à Mission Rocks Lookout qui offre un somptueux point de vue sur la partie ouest du parc.
134. Mission Rocks Outlook

Un peu plus loin, nous avons accès à l'océan. Un panneau indique à l'entrée du parking que le nombre de véhicule autorisé en stationnement est d'une vingtaine (de mémoire). J'ignorai cela. Fort heureusement, il n'y a qu'une quinzaine de voitures parquées et nous pouvons nous arrêter à cet endroit. Une courte marche nous mène vers l'océan. Nous pouvons enfin toucher l'eau.
135. L'océan Indien
Il y a de nombreux pêcheurs sur le rivage armés de matériel de pointe.136.

La température est douce et nous profitons de ce moment pour marcher sur les rochers entre les crabes
137.

Le bout du parc est proche et nous arrivons au point nommé Cape Vidal. Il y a toute une station balnéaire à cet endroit. Parkings, village de tentes et bungalows, sanitaires, etc. L'ensemble sous les pins. Nous allons jusqu'à la plage où les Sud-africains passent leur dimanche.
138. Cap Vidal

139. La plage de Cap Vidal

Le retour se fait via le loop de grassland. Après avoir roulé au beau milieu d'une plaine entre les points d'eau
140. Pélicans à Catalina Bay

141. Hippopotame

Nous nous trouvons entre les dunes avec des koudous, des Cobes des roseaux et quelques buffles.
142. Les dunes de Cape Vidal

143. Les dunes de Cap Vidal

144. Zèbres et Cobe des roseaux sur le même cliché

145. Rhinocéros

Ce parc a été un de nos grands coup de coeur! Nous avons dans la journée vu des palmiers, des dunes, l'océan et des animaux que nous observons habituellement dans des paysages désertiques.
Nous sommes de retour au B&B à 15h30 et après un peu de repos et un café, décidons de partir à pied faire le tour de la ville sur les conseils de notre hôte. La marche est longue et nous la faisons assez vite car la nuit tombe vite et nous n'avons pas envie de nous trouver nez à nez avec un hippopotame dont les balades nocturnes à travers la ville sont fréquentes.
Nous partons en direction de l'est vers la rivière Imfolozi et Ocean view Point.
146. Nous sommes prévenus!

147. Accès à Ocean viewpoint par l'est (les arbres sont en permanence penchés par le vent absent ce jour là)

148. Ocean View Point

149. Parking de Ocan View Point à l'ouest

Nous rentrons à la guesthouse au pas de course et finissons notre balade quasiment dans la nuit. Nous retournons au restaurant de la veille car le choix de poissons est énorme. Il nous aurait fallu encore une soirée pour goûter tout ce qui nous aurait fait envie. Accompagné d'un Chardonnay Chenin Blanc, la journée se termine en beauté!
Lundi 3 septembre - Santa Lucia Kosi forest lodge - 230 km
Rendez-vous est pris avec nos hôtes pour prendre le petit déjeuner de bonne heure car nous avons de la route à faire pour joindre Manguzi au fin fond du Kwazulu-Natal où nous devons passer les 2 prochaines journées. La route se déroule sans accroc et c'est après avoir passé de nombreux ralentisseurs sur une route toute neuve que nous arrivons à Manguzi. Comme d'habitude, la ville grouille de monde. Musique à fond, femmes, enfants, hommes, tout le monde s'affaire.
150. Manguzi

Nous avons rendez-vous avec la navette du Kosy Forest lodge car celui-ci n'est joignable qu'en 4x4, gage de solitude. A midi, notre guide se présente à la station service où le rendez-vous a été fixé et nous laissons notre propre véhicule sur le parking d'un lodge avec lequel le Kosi Foret lodge a des accords de gardiennage. Nous transbordons nos bagages dans le Range Rover de Jerom notre guide et partons en direction du camp où nous arrivons une demie-heure plus tard. Entre un accès "paumatoire" et la difficulté de la piste, le 4x4 s'impose comme moyen de locomotion!
Nous faisons le check-in et intégrons notre tente. Le Kosi Forest lodge se situe dans les étendues sauvages de Ismangaliso Westland reconnu patrimoine mondial. Les suites sont construites en bois et recouvertes de toiles de tente, les salles de bain à ciel ouvert. nous sommes sur la rive du lac Shengeza.
151. Notre tente

152. La salle de bains

Nos repères pris, nous déjeunons sur le deck prévu à cet effet. Nous sommes en compagnie d'un couple d'anglais. Puis nous partons pour un bushwalk de 2 heures dans la forêt de rafia à la recherche de l'aigle palmé. Si la balade est sympa, le vent, violent, et la fraîcheur de la température nous fatiguent assez vite. Peu d'animaux, pas d'oiseaux ou presque, je suis déçu. 😕. Le guide fort heureusement nous explique la façon dont vivent les villageois aux alentours et la façon dont ils utilisent la forêt et ses ressources pour vivre. Le peuple habitant de part et d'autre de la frontière avec le Mozambique sont les Tsonga dont est issu notre guide.
153. Palmiers rafia

154. Forêt de palmier rafia

Nous retournons à nos cabanes sur pilotis et dînons. Nous rencontrons un couple de français alsaciens. Très sympas. Ils sont comme nous à la fin de leur séjour et nous les retrouverons par hasard à l'aéroport dans quelques jours. A noter qu'au Kosi Forest lodge la cuisine est la meilleure de tout ce que nous avons goûté tout au long de notre séjour! 🙂🙂🙂
Mardi 4 septembre - Kosi Forest lodge - 0 km
La seule activité prévue dans le cadre de notre séjour est une balade en canoë. Le personnel du lodge essaie bien de nous vendre une excursion d'une journée sur le lac mais le mauvais temps et le froid nous en dissuadent. Nous partons après le petit déjeuner avec Jerom sur le deuxième lac. La balade est sympa et nous observons cette fois plus d'oiseaux que la veille le vent étant tombé.
155. Martin pêcheur géant

156. Anhingas

157. Anhingas

158. Aigle pêcheur

159. Vue depuis le canoë

Nous sommes de retour à midi pour déjeuner et passons l'après-midi au bord de la piscine un livre à la main et les polaires sur les épaules. Il fait gris, il fait froid, il pleuviote... bref, c'est pas des vacances...🙁.
Nous dînons d'un splendide repas et allons nous coucher
Mercredi 5 septembre - Kosi forest lodge - Imfolozi - 302 km
Il a commencé à pleuvoir vers 4 heures cette nuit.Nous sortons de la tente pour prendre une douche. Il fait approximativement 10°C et la salle de bain extérieure à sacrément perdu de son charme 😕. Le petit déjeuner pris, nous décidons de quitter le site pour retrouver notre voiture plus tôt que prévu car il n'y a rien d'autre à faire que prendre la route.
La route est bonne bien que faite sous la pluie. Nous arrivons au parc de Imfolozi où nous devons dormir au camp de Mpila.
160. Imfolozi

Ces dernières semaines le parc a brûlé sur une grande partie. Je te laisse imaginer l'opération: pluie + paysage brulé + brouillard + froid = mal de tête² x déprime Nous parcourons la route entre l'entrée du parc et le camp à vitesse réduite mais les paysages bouchés n'offrent que peu de visibilité. 🤪
161.

J'espérais beaucoup de ce parc mais il ne nous a pas offert grand chose. Même le camp de Mpila si réputé est désespérant de tristesse. 😕
162. Mpila

Il fait froid dans le bungalow. Nous ressortons faire un game drive sur les pistes nord du parc.
Quelques rhinocéros, quelques girafes et c'est tout. Il pleut toujours. une pluie forte, épaisse qui mouille!
163.

Nous retournons au chalet. Le morceau de viande acheté sur la route ne pourra pas se faire griller au braai, nous le ferons au four.
Heureusement, demain sera un autre jour! 🙂
jeudi 6 septembre - imfolozi - Winterton 571 km
Il a plu toute la nuit. Toute la nuit? Oui!
Nous quittons le parc de bonne heure et après avoir aperçu 3 rhinocéros, nous prenons la route en direction du Drakensberg. Mtubatuba puis Empangeni puis la route des batailles Merlmoth, Nqutu Dundee et Ladysmith J'aurai aimé m'arrêter visiter un site mais la route est très difficile car la pluie continue, le brouillard et les dépassements de véhicules lents sont épuisants. L'attention est très importante. Il y a de gros travaux routiers autour de la N3 qui relie Durban à Johannesbourg à hauteur de Ladysmith. Nous en profitons pour nous égarer un petit peu vers Colenso. Une charmante conductrice nous voyant sur le bas côté en train de déchiffrer notre carte routière s'arrête et nous indique la bonne direction. Ne vous fiez pas au panneaux, allez tout droit! effectivement nous arrivons (sous la pluie) à Winterton. Nous passons au syndicat d'initiative qui nous trouve une chambre. Au passage la préposée nous prend 10% de commission ce qui porte le prix de la piaule à 770 R au lieu de 700 😮.
Le Swallows Nest B&B est tenu par Molly. Une femme de 70 ans très sympathique qui vit au mileu de meubles et de tapisserie aussi âgés qu'elle. Notre chambre est vieillote mais le principal est d'avoir trouvé un toit pour passer la nuit. Plus tard dans l'après-midi nous roulons vers Champagne Castle Valley. Pluie, brouillard, etc. Les paysages sont mornes et nous faisons demi-tour pour reprendre des forces à la chambre. Un bain, du repos et nous ressortons dîner au Thokosiza. Restaurant correct sans plus. Je profite de la liaison internet pour regarder la meteo sur mon mobile. La prévision pour le lendemain n'est pas bonne mais heureusement meilleure pour le samedi. On Verra bien... il pleut toujours.
Vendredi 7 septembre - Royal natal 127 km
Nous faisons notre toilette dans la baignoire, il n'y a pas de douche. Pas évident pour se laver les cheveux. Molly nous a fait préparer le petit déjeuner. Correct sans plus. Par contre le café est imbuvable et finit dans le lavabo de la chambre. nous croisons à table ce matin là des techniciens de cinéma qui tournent un film sur Nelson Mandela. Amateurs de cinéma nous aurions aimé parler avec eux mais leur mutisme n'incita pas à la conversation. Ce matin, la solution qui s'offre à nous consiste à visiter Cathedral Peak et pourquoi pas y randonner. Peine perdue. Il fait froid (9°C) il pleut encore et toujours.
164.

165. Champagne Castle

Nous nous rendons jusqu'à Didima et visitons le musée Didima Rock Art Center. Au moins nous y serons au chaud. Nous allons au guichet où une employée frigorifiée nous prévient que les films diffusés dans l'auditorium ne fonctionnent pas. comme le chauffage d'ailleurs. Bon..ok... nous serons à l'abri alors! Il y a tout de même quelques fuites dans le toit de chaume du musée mais globalement nous sommes au sec. Nous visitons les salles d'exposition et repartons en direction du Royal Natal où j'ai réservé un hôtel proche du parc. Le Tower of Pizza.
166. Village du Drakensberg

Nous arrivons vers 13h00 et prenons possession de notre chalet. J'achète du bois pour faire flamber dans la cheminée.
167. Tower of Pizza

Il pleut, il fait froid. On se fait un après-midi cinéma sur l'ordinateur et nous allons le soir à la pizzeria. La salle est chauffée par une cheminée d'angle qui réchauffe les clients situés à moins de 2,50 mètres. nous sommes à 8 mètres. Il fait froid. 🏴☠️ . Décidément...
Samedi 8 septembre - Royal natal 33 km
Dernière chance pour aller randonner dans le Drakensberg. Ce matin il ne pleut plus. 🙂. Nous allons enfin pouvoir profiter de ces paysages extraordinaires. Nous avalons vite fait notre petit déjeuner dans la grande salle de la pizzeria que réchauffe un soleil qui perce les nuages!
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Tugela Gorge. 14 km aller retour et une marche de 6 heures.
Nous prenons la direction du camp de Thendele situé à 1580m alt et nous nous garons sur le parking réservé aux randonneurs. Il y a là quelques véhicules. 4 ou 5 tout au plus.
Nous nous enregistrons sur le cahier destiné à cet effet et quittons la place en direction du sentier.168.

Nous nous sentons revivre sous le soleil et la montée progressive mais constante vers les gorges est facile. Les mollets inactifs depuis plusieurs semaines ne souffrent pas.
169. Thukela River

Les paysages se succèdent. Tantôt arides, tantôt dans le plus pur style "rain forest"
170.

Au bout de 2 heures, nous devons traverser la rivière qui est assez haute. Si avec mes grandes jambes et mon agilité naturelle (😮 silence au fond) je franchis tel un cabri la difficulté en utilisant les rochers, Isa tourne, retourne, détourne, cherche un passage de longues minutes avant de se résigner à se déchausser et à franchir le torrent les pieds dans l'eau glacée! Par trois fois, elle renouvellera l'opération.
171. en tirant la langue pour un meilleur équilibre!

Ensuite nous escaladons une échelle, dernière difficulté avant d'atteindre la chute d'eau.
172.

Ce n'est pourtant pas la dernière difficulté. Il faut ensuite escalader entre racines et pitons métalliques fixés dans les rochers sur une hauteur d'une dizaine de mètres. Pour le coup, Isa reste en bas et je m'élance seul à l'assaut. Arrivé en haut, la forêt est traversée par un chemin qui mène à une toute fine chute d'eau. La fameuse chute Tugela qui est la plus haute du monde (ou un truc comme ça). Je n'ai pas d'appareil photo mais croyez moi, ce n'est pas à la hauteur de la difficulté que nous avons eu sur cette dernière heure. Nous redescendons l'échelle d'acier et pique-niquons le long de la rivière. Nous avons mis 4 heures.
173.

Nous repartons en sens inverse en direction du camp Thendele. La descente est plus fatigante que la montée, il faut toujours retenir son poids et les genoux (les miens surtout) morflent.
174. Eastern Buttress 3011 m

175.

Nous sommes de retour à 15h30 au parking soit 6h30 après le départ.
Une boisson gazeuse avalée au visitor center et nous retournons le coeur léger et les jambes lourdes à notre bungalow.
Le soleil a finalement fait son grand retour la veille de notre départ et nous ne resterons pas sur une note négative.
176. Entrée Tower of Pizza

177. Le repos d'un des deux "héros"

Dimanche 9 septembre - Royal natal- Johannesbourg 416 km
Dernier jour en Afrique du Sud! Nous quittons sans nous presser notre chambre et prenons la route en direction de Johannesbourg. Nous arrivons à l'aéroport au bout de 4 heures de route et enregistrons nos bagages. Un arrêt à Zurich, l'arrivée à Paris le lundi matin. Le mardi nous reprenons le travail.
178.

Le bilan en chiffres
5300 km 45 kg de bagages enregistrés 2700 photos 1 heure de vidéo 1300 litres d'eau de pluie sur notre chemin 😛 des tonnes de bons souvenirs
Le bilan coup de coeur
Nous avons été agréablement surpris de nos rapports avec les sud africains. Nous nous attendions à des relations tendues, il n'en a jamais été question. La qualité des hébergements et le nombre de ceux-ci sont au-dessus de la moyenne. Les prix sont bas vis-à-vis de notre pouvoir d'achat européen. Inaccessible pour les habitants.
Nous avons aimé l'Afrique du Sud. Les paysages, les animaux, les gens, les routes, l'océan.
Isa et FredXIII 🙂
Rechercher un endroit à partir de cette photo! English translation pending
Bonjour,
Ma grand mere est une grande collectionneuse de carte postale & elle a trouvée celle ci sans légende ni rien. Quelqu'un saurait ou ce trouve ce chateau vraisemblablement européen/francais ?
Merci d'avance!
Itinéraire de vingt-six jours en Polynésie en juillet-août 2013 English translation pending
Bonjour,
J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.
Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)
J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua
J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea
J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine
J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa
J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora
J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa
J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau
J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi
J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti
Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?
je vous remercie pour votre aide et vos conseils
J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.
Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)
J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua
J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea
J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine
J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa
J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora
J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa
J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau
J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi
J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti
Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?
je vous remercie pour votre aide et vos conseils
Maroc: vacances réussies! Merci au forum! English translation pending
Arrivée à Marrakech sous le soleil!Dépaysement total dès la sortie de l'aéroport.
La place Djemma El F Na dès le 1er soir:étourdis par les bruits, les odeurs, le monde entier qui va et qui vient parmi les Marocains.Quelle ambiance!
Nuit à l'hôtel Toulousain, accueil et services très gentils, chambres propres et petit déjeuner copieux servi sous l'oranger du patio.
Le lendemain, visite des souks, promenade dans la médina, visite de la médersa(magnifique), la place des ferblantiers avec ses cigognes et retour à l'hôtel, épuisés mais tellement contents!
Une bonne nuit et on réceptionne la voiture(logan de chez Medloc)et direction les cascades d'Ouzoud.Impressionnantes cascades vues d'en haut et vues d'en bas.Traversée en empruntant le petit bac pittoresque, décoré à la marocaine.Très sympa!
Puis en route pour Imi N Ifri, étonnante arche naturelle au-dessus de l'oued.Nuit au gite d'étape Thami.Bien accueillis, bien nourris et bien reposés, on repart le lendemain matin pour la vallée de la Tessaout en direction de Skoura.Sublimes paysages de montagnes.Aucune circulation.Mais des petits écureuils qui traversent la route de temps en temps.Arrivés à Skoura en fin d'après-midi et installation au gite-kasbah LA PALMERAIE.Accueil chaleureux de toute la famille dans cette grande maison en bordure de la palmeraie.Dès le lendemain, après un super petit déjeuner pris sur la terrasse où on a mangé nos premiers baghirs(crêpes 1000 trous), on s'en va avec Mohamed, notre hôte, pour une promenade-découverte de la palmeraie, des différentes kasbahs(berbères, juives, arabes), Mohamed nous explique le partage de l'eau si précieuse ici, les cultures, la vie dans une palmeraie.On visite même une vieille kasbah encore occupée par une famille, on y découvre le caravansérail, les logements, la partie réservée aux animaux, les outils...Une vraie découverte pour nous!A midi, repas au jardin;tajine aux amandes et aux pruneaux, délicieux!L'après-midi, on va voir le village d'Afra et ses jardins(très intéressants) et au retour on s'arrête chez Mohamed le potier de la palmeraie, tout en sourire et en gentillesse lui aussi.Il fait des merveilles(cheminées par exemple)avec trois fois rien.Dîner sur la terrase de la kasbah, Ghislane a préparé des pizzas berbères.Le lendemain, direction la vallée des amandiers après le petit déjeuner(crêpes messemens).En chemin, on visite la mine de sel, des conditions de travail qu'on n' imagine pas...Arrêts-photos nombreux:villages de terre, oueds géants, ruchers collectifs, scènes de vie...Pique-nique au bord de l'eau, sandwich au fromage de Skoura...
Randonnée à pied à travers les jardins et les ruisseaux.Super!Au retour, on se régale d'un délicieux couscous, et on découvre la technique des boulettes de semoule de couscous!Mais trop compliqué pour nous!ça demande un peu d'entraînement!Le lendemain, Mohamed propose de nous emmener dans la vallée des roses et d'aller rendre une visite aux bergers-nomades.On y sera très gentiment accueillis.C'est un peu délicat, on ne veut pas imposer notre présence et déranger mais on nous offre le thé, le pain et l'huile et les enfants sont heureux de nous montrer leurs animaux.On leur laisse un peu d'argent pour les remercier.A notre départ, ils s'en vont avec les ânes pour la corvée d'eau.Leur vie n'est pas facile et c'est peu de le dire!L'hiver doit être compliqué!Le soir, on ne couche à l'Hôtel Awayou, bien au calme, on est les seuls ce soir-là.
A Bientôt pour la suite...Je suis trop bavarde...
Voyager seul, pourquoi? English translation pending
Bonsoir,
J'ai pu voir qu'il y avait un sujet sur "voyager seul, sauter le pas" qui soulevait la question d’où aller en voyageant seul ...
J'aime beaucoup voyager et autant dire qu'en ce moment ça me démange, mais je ne m'imagine pas faire ça en solo ni avec une personne inconnue (encore que je commence à l'envisager!) et ça m’intéresserait beaucoup de savoir ce qui vous a motivé à partir seul(e) la première fois (enfin toutes les fois d'ailleurs!)
^^
Budget pour 25 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Budget pour 25 j dans l'ouest américain
Bonjour,
Ca y est, c'est décidé !!! Nous souhaitons partir à deux, dans l'ouest américain en septembre 2012 pour plus de 3 semaines. Avant d'acheter nos billets d'avion, nous étudions le budget pour savoir à combien de jours nous avons "droit" sur place. Nous avons choisi de faire une boucle "papillon" au départ de San Francisco, dont les nuits sont réparties ainsi :
3 à San Francisco 1 à San Luis 2 à Los Angeles 1 Las Vegas (hors we) 2 Grand canyon 2 Page 3 Moab 1 Capitol Reef 2 Bryce 1 Zion 2 Las vegas (hors we) 1 Death valley 1 Mammoth Lake 1 Yosemite 1 San Francisco
Hotels : Des agences de voyages me disent que le budget hôtel est sous évalué. Evidemment, c'est leur commerce. J'ai consulté le forum et j'ai donc tablé sur 25 j répartis ainsi : 4 nuits à San Francisco + disons 6 nuits dans des hôtels bien situés dans les parcs à 80 eur/nuit et le reste (14 j) à 50 eur/nuit dans des Motel6 ou Super8, ce qui donne un total de 1500 eur. Nous voulons réserver dès maintenant. Pensez-vous que c'est vraiment sous évalué, surtout pour septembre ? J'ai vraiment trouvé de tout sur ce forum, donc si vous pouviez me rassurer...
Location de voiture : Nous louerons une voiture le 3e jour à SF, donc 23 j. Budget environ 1000 eur (Monsieur veut une décapotable) + Essence 300 eur
Avion environ 1600 eur à 2.
Total = 4400 eur mais pour moi on est "large". Alors le but est de ne pas dépasser 5000 eur à deux. Nous ne sommes pas de gros mangeurs, style pique nique à midi et petit restau le soir et nous ne ferons pas de "folies". Qu'en pensez-vous ? Si vous avez des suggestions, je suis preneuse.
Ca y est, c'est décidé !!! Nous souhaitons partir à deux, dans l'ouest américain en septembre 2012 pour plus de 3 semaines. Avant d'acheter nos billets d'avion, nous étudions le budget pour savoir à combien de jours nous avons "droit" sur place. Nous avons choisi de faire une boucle "papillon" au départ de San Francisco, dont les nuits sont réparties ainsi :
3 à San Francisco 1 à San Luis 2 à Los Angeles 1 Las Vegas (hors we) 2 Grand canyon 2 Page 3 Moab 1 Capitol Reef 2 Bryce 1 Zion 2 Las vegas (hors we) 1 Death valley 1 Mammoth Lake 1 Yosemite 1 San Francisco
Hotels : Des agences de voyages me disent que le budget hôtel est sous évalué. Evidemment, c'est leur commerce. J'ai consulté le forum et j'ai donc tablé sur 25 j répartis ainsi : 4 nuits à San Francisco + disons 6 nuits dans des hôtels bien situés dans les parcs à 80 eur/nuit et le reste (14 j) à 50 eur/nuit dans des Motel6 ou Super8, ce qui donne un total de 1500 eur. Nous voulons réserver dès maintenant. Pensez-vous que c'est vraiment sous évalué, surtout pour septembre ? J'ai vraiment trouvé de tout sur ce forum, donc si vous pouviez me rassurer...
Location de voiture : Nous louerons une voiture le 3e jour à SF, donc 23 j. Budget environ 1000 eur (Monsieur veut une décapotable) + Essence 300 eur
Avion environ 1600 eur à 2.
Total = 4400 eur mais pour moi on est "large". Alors le but est de ne pas dépasser 5000 eur à deux. Nous ne sommes pas de gros mangeurs, style pique nique à midi et petit restau le soir et nous ne ferons pas de "folies". Qu'en pensez-vous ? Si vous avez des suggestions, je suis preneuse.
Berlin, histoire écrite à 4 mains English translation pending
Le 8 avril 2012, jour de mon anniversaire, je me suis retrouvée dans un avion en partance pour Berlin sans l'avoir prévu, ni préparé. Katelolo, mon amie et compagne de voyage m'a donné un livret contenant la discussion VF sur ce voyage. De fait, tous ceux qui ont participé à ce topic, ont été associés à mes amis qui m'ont préparé cette merveilleuse surprise. Je vous remercie toutes et tous du temps que vous avez pris à donner ces précieux conseils que nous avons suivi tout au long de notre séjour.🙂
Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

Visa à la frontière Ouganda/Rwanda English translation pending
Bonjour à tous,
Je ne trouve pas vraiment de réponses récentes (voir contradictoires) à ces questions alors les voici:
Tout d'abord, peut on faire son visa pour le rwanda à la frontiere ouganda/rwanda ou meme n'importe ou ailleurs en Ouganda (entebbe, kampala) ? Ensuite, j'ai contacté ce matin l'ambassade de l ouganda pour avoir des infos et l'on m a envoyé un mail indiquant que deux pages vierges de passeport face a face étaient necessaire pour le visa est ce bien le cas ? et en est t il de meme pour le rwanda ? (Je vous pose cette question car je n'ai plus qu'une page vierge sur mon passeport et que je vais etre juste en temps pour le refaire...)
Merci d'avance pour vos réponses et n'hésitez pas non plus si vous avez des suggestions de visites eventuelles ou sur ce qui vous a le plus marqué la bas (en évitant de ma parler des gorilles car c'est hors budget pour moi)
A bientot sur vos routes
Je ne trouve pas vraiment de réponses récentes (voir contradictoires) à ces questions alors les voici:
Tout d'abord, peut on faire son visa pour le rwanda à la frontiere ouganda/rwanda ou meme n'importe ou ailleurs en Ouganda (entebbe, kampala) ? Ensuite, j'ai contacté ce matin l'ambassade de l ouganda pour avoir des infos et l'on m a envoyé un mail indiquant que deux pages vierges de passeport face a face étaient necessaire pour le visa est ce bien le cas ? et en est t il de meme pour le rwanda ? (Je vous pose cette question car je n'ai plus qu'une page vierge sur mon passeport et que je vais etre juste en temps pour le refaire...)
Merci d'avance pour vos réponses et n'hésitez pas non plus si vous avez des suggestions de visites eventuelles ou sur ce qui vous a le plus marqué la bas (en évitant de ma parler des gorilles car c'est hors budget pour moi)
A bientot sur vos routes
Voyage en Inde: qui connaît cette agence? English translation pending
Bonjour à tous,
Je devrais partir en inde en septembre avec l'agence falbulous indian tour, agence qui met à notre disposition une voiture, un chauffeur (vikas) et réserve pour nous les hôtels que nous avons préalablement choisis à partir d'une liste proposée par ville que nous avons sélectionnée pour notre parcours
Quelqu'un connaît-il cette petite agence et me dire ce que vous en pensez ? Je ne me suis pas encore engagée et je voudrai être sur de mon choix
Merci d'avance de vos réponses 😉
Quelqu'un connaît-il cette petite agence et me dire ce que vous en pensez ? Je ne me suis pas encore engagée et je voudrai être sur de mon choix
Merci d'avance de vos réponses 😉
Amérique du Sud à vélo d'avril à juillet 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
De partir, bientôt mon tour aussi ! J'entreprends un trip de 3,5 mois en Amérique latine à partir du 3 avril 2012. Chili, Argentine, Bolivie, Pérou. J'arriverais à Santiago le 3 avril où je resterais jusqu'au 7 pour m'envoler à nouveau, sur l'île de Paques. Soit je laisse le vélo à Santiago, soit je le prends avec moi, à voir.. Puis de retour à Santiago le 13/04, je remonterai la côte chilienne jusque Antofagasta. De là, je ferai un angle à 90° pour rejoindre Salta en Argentine latine. Je pense y être vers mi mai. Ensuite, direction la Bolivie que je traverserai en passant par le salar d'Uyuni et La Paz (Bolivie en juin). Ensuite, je remonterai vers Lima (jusqu'au 19 juillet) en passant par les andes et la cote.
Je sais que vous allez me prendre pour un fou, mais j'entreprends ce périple avec un vélo pliable (Dahon Speed TR). On verra bien ce que cela donnera, je me dis qu'au pire puisqu'il est pliable, il pourra se caser dans un coin de bus...
Ceci étant dit, n'hésitez pas à me faire vos remarques : - coins où il faut passer - itinéraires à éviter - précautions à prendre... - et surtout me dire si vous êtes dans le coin pour partager un bout de route !!
De partir, bientôt mon tour aussi ! J'entreprends un trip de 3,5 mois en Amérique latine à partir du 3 avril 2012. Chili, Argentine, Bolivie, Pérou. J'arriverais à Santiago le 3 avril où je resterais jusqu'au 7 pour m'envoler à nouveau, sur l'île de Paques. Soit je laisse le vélo à Santiago, soit je le prends avec moi, à voir.. Puis de retour à Santiago le 13/04, je remonterai la côte chilienne jusque Antofagasta. De là, je ferai un angle à 90° pour rejoindre Salta en Argentine latine. Je pense y être vers mi mai. Ensuite, direction la Bolivie que je traverserai en passant par le salar d'Uyuni et La Paz (Bolivie en juin). Ensuite, je remonterai vers Lima (jusqu'au 19 juillet) en passant par les andes et la cote.
Je sais que vous allez me prendre pour un fou, mais j'entreprends ce périple avec un vélo pliable (Dahon Speed TR). On verra bien ce que cela donnera, je me dis qu'au pire puisqu'il est pliable, il pourra se caser dans un coin de bus...
Ceci étant dit, n'hésitez pas à me faire vos remarques : - coins où il faut passer - itinéraires à éviter - précautions à prendre... - et surtout me dire si vous êtes dans le coin pour partager un bout de route !!
Comment trouver des fonds pour l'agriculture si on dispose des terres? English translation pending
bonjour,
j'aimerai avoir des propositions dans mon projet agricole, puisque depuis là je piétine sur place depuis plus de 3 ans, je ne fais que des maigres récoltes, la foret étant encore viège.
Itinéraire définitif dans l'Ouest américain? (1er août au 29 septembre 2012) English translation pending
Salut à tous
J'ai bien suivi tous les conseils depuis 1 semaine de tous ceux qui ont répondu à mon 1er message (ITAT, PITIMERGUEZ, JJACQUES01, et ISAP29 encore merci)
J'ai essayé de le peaufiner et ça donne ça
01 aout : banff (nuit lake louise ou banff ?) 02 aout : banff (nuit lake louise ou banff ?) 03 aout : Route des Glaciers + Jasper (nuit Jasper) 04 aout : Jasper (nuit Jasper) 05 aout : Jasper (nuit Jasper) 06 aout : route pour Vancouver (nuit Vancouver) 07 aout : Vancouver (nuit Vancouver) 08 aout :Traversier vers Vancouver island + route vers Telegraph Cove (nuit Telegraph Cove) 09 aout :Telegraph Cove (baleines) + route vers Tofino (nuit Tofino) 10 aout : Pacific Rim (nuit Pacific Rim) 11 aout : Route + traversier vers Vancouver (nuit Vancouver) 12 aout : Route vers Seattle + route vers Missala (nuit Missala) 13 aout : Route vers Yellowstone (nuit Yellowstone) 14 aout : Yellowstone 15 aout : Yellowstone 16 aout : Yellowstone 17 aout : Yellowstone 18 aout : Route vers antelope island (nuit antelope island) 19 sept : Route vers Arches (fisher's tower) (nuit fisher's tower) 20 aout : Arches NP + Dead Horse point (nuit Dead Horse Point) 21 aout : Canyonland (island in the sky) (nuit willow flat) 22 aout : Canyonland in the sky (white rim road) (nuit willow flat ou shafer) 23 aout : Route vers The Needles via Shafer trail et potash road + Musselman arch + Chesler park trail (nuit the needles) 24 aout : Route vers Monument Valley (Nuit Monument Valley) 25 aout : Route vers Hanksville + Goosenecks + Muley Point + Valley of Gods (nuit Hanksville) 26 aout : Little Egypt (nuit Hanksville) 27 aout : Little wild horse canyon + Fruita (nuit Fruita) 28 aout : Capitol Reef (cathedral valley) (nuit cathedral valley) 29 aout : Retour Fruita (nuit Fruita) 30 aout : Capitol Reef (Waterpocket fold via burr trail road) + upper muley twist canyon (nuit Boulder) 31 aout : Hole in the rock road (peek a boo + spooky gulch) (nuit sur place ?) 01 sept : Hole in the rock road (the volcano) (nuit sur place ?) 02 sept : Hole in the rock road (coyote gulch) (nuit sur place) 03 sept : Hole in the rock road (coyote gulch) + retour Escalante (nuit Escalante) 04 sept : Route vers Bryce Canyon + Bryce et Mossy cave (nuit Bryce) 05 sept : Bryce Canyon (nuit Bryce) 06 sept : Route vers Zion (angel's landing trail) (nuit zion) 07 sept : Zion (The Narrows) (nuit zion) 08 sept : Route vers Wire pass + Buckskin gulch (nuit paria) 09 sept : The Wave (si tiré au sort) + route vers lake Powell (nuit alstrom point) 10 sept : Antelope Canyon ou Secret canyon + staircase canyon + passage canyon (nuit page) 11 sept : Route vers Grand Canyon (nuit grand canyon) 12 sept : Bright angel's trail (nuit dans le canyon) 13 sept : Bright angel's trail + route vers Las Vegas via Route 66 (nuit Las Vegas) 14 sept : Las Vegas +valley of fire + route vers Death Valley (nuit furnace creek) 15 sept : Death Valley (nuit the racetrack playa) 16 sept : Route vers Sequoia NP (nuit Sequoia) 17 sept : Sequoia NP (nuit Sequoia) 18 sept : Route vers Yosemite + Half dome trail (nuit Yosemite) 19 sept : Yosemite + Panorama trail (nuit Yosemite) 20 sept : Route vers Mono Lake via Tioga Road + Travertine hot Springs (nuit trumbull lake camp) 21 sept : Bodie + route vers San Francisco (nuit SF) 22 sept : San Francisco (nuit SF) 23 sept : San Francisco (nuit SF) 24 sept : San Francisco (nuit SF) 25 sept : Route vers San Simeon + point-lobos + pfeiffer big sur + julia pfeiffer burns (nuit San Simeon) 26 sept : Route vers Los Angeles (nuit Los Angeles) 27 sept : Los Angeles (nuit Los Angeles) 28 sept : Los Angeles (nuit Los Angeles) 29 sept : Départ
J'ai qques questions sur les lieux d'hébergement:
- Le camping sauvage à Fisher tower est-il possible ?? - Ou dormir à Hanksville ? - Ou dormir à Boulder ? - Ou dormir en tente sur la Hole in the Rock Road ?? - Ou dormir à Paria ? - Ou dormir à Page ??
D'avance un immense merci pour votre aide
Philippe
J'ai bien suivi tous les conseils depuis 1 semaine de tous ceux qui ont répondu à mon 1er message (ITAT, PITIMERGUEZ, JJACQUES01, et ISAP29 encore merci)
J'ai essayé de le peaufiner et ça donne ça
01 aout : banff (nuit lake louise ou banff ?) 02 aout : banff (nuit lake louise ou banff ?) 03 aout : Route des Glaciers + Jasper (nuit Jasper) 04 aout : Jasper (nuit Jasper) 05 aout : Jasper (nuit Jasper) 06 aout : route pour Vancouver (nuit Vancouver) 07 aout : Vancouver (nuit Vancouver) 08 aout :Traversier vers Vancouver island + route vers Telegraph Cove (nuit Telegraph Cove) 09 aout :Telegraph Cove (baleines) + route vers Tofino (nuit Tofino) 10 aout : Pacific Rim (nuit Pacific Rim) 11 aout : Route + traversier vers Vancouver (nuit Vancouver) 12 aout : Route vers Seattle + route vers Missala (nuit Missala) 13 aout : Route vers Yellowstone (nuit Yellowstone) 14 aout : Yellowstone 15 aout : Yellowstone 16 aout : Yellowstone 17 aout : Yellowstone 18 aout : Route vers antelope island (nuit antelope island) 19 sept : Route vers Arches (fisher's tower) (nuit fisher's tower) 20 aout : Arches NP + Dead Horse point (nuit Dead Horse Point) 21 aout : Canyonland (island in the sky) (nuit willow flat) 22 aout : Canyonland in the sky (white rim road) (nuit willow flat ou shafer) 23 aout : Route vers The Needles via Shafer trail et potash road + Musselman arch + Chesler park trail (nuit the needles) 24 aout : Route vers Monument Valley (Nuit Monument Valley) 25 aout : Route vers Hanksville + Goosenecks + Muley Point + Valley of Gods (nuit Hanksville) 26 aout : Little Egypt (nuit Hanksville) 27 aout : Little wild horse canyon + Fruita (nuit Fruita) 28 aout : Capitol Reef (cathedral valley) (nuit cathedral valley) 29 aout : Retour Fruita (nuit Fruita) 30 aout : Capitol Reef (Waterpocket fold via burr trail road) + upper muley twist canyon (nuit Boulder) 31 aout : Hole in the rock road (peek a boo + spooky gulch) (nuit sur place ?) 01 sept : Hole in the rock road (the volcano) (nuit sur place ?) 02 sept : Hole in the rock road (coyote gulch) (nuit sur place) 03 sept : Hole in the rock road (coyote gulch) + retour Escalante (nuit Escalante) 04 sept : Route vers Bryce Canyon + Bryce et Mossy cave (nuit Bryce) 05 sept : Bryce Canyon (nuit Bryce) 06 sept : Route vers Zion (angel's landing trail) (nuit zion) 07 sept : Zion (The Narrows) (nuit zion) 08 sept : Route vers Wire pass + Buckskin gulch (nuit paria) 09 sept : The Wave (si tiré au sort) + route vers lake Powell (nuit alstrom point) 10 sept : Antelope Canyon ou Secret canyon + staircase canyon + passage canyon (nuit page) 11 sept : Route vers Grand Canyon (nuit grand canyon) 12 sept : Bright angel's trail (nuit dans le canyon) 13 sept : Bright angel's trail + route vers Las Vegas via Route 66 (nuit Las Vegas) 14 sept : Las Vegas +valley of fire + route vers Death Valley (nuit furnace creek) 15 sept : Death Valley (nuit the racetrack playa) 16 sept : Route vers Sequoia NP (nuit Sequoia) 17 sept : Sequoia NP (nuit Sequoia) 18 sept : Route vers Yosemite + Half dome trail (nuit Yosemite) 19 sept : Yosemite + Panorama trail (nuit Yosemite) 20 sept : Route vers Mono Lake via Tioga Road + Travertine hot Springs (nuit trumbull lake camp) 21 sept : Bodie + route vers San Francisco (nuit SF) 22 sept : San Francisco (nuit SF) 23 sept : San Francisco (nuit SF) 24 sept : San Francisco (nuit SF) 25 sept : Route vers San Simeon + point-lobos + pfeiffer big sur + julia pfeiffer burns (nuit San Simeon) 26 sept : Route vers Los Angeles (nuit Los Angeles) 27 sept : Los Angeles (nuit Los Angeles) 28 sept : Los Angeles (nuit Los Angeles) 29 sept : Départ
J'ai qques questions sur les lieux d'hébergement:
- Le camping sauvage à Fisher tower est-il possible ?? - Ou dormir à Hanksville ? - Ou dormir à Boulder ? - Ou dormir en tente sur la Hole in the Rock Road ?? - Ou dormir à Paria ? - Ou dormir à Page ??
D'avance un immense merci pour votre aide
Philippe
Choix entre deux itinéraires dans l'Ouest américain English translation pending
Hello à tous,
J'avais soumis il y a quelques temps un itinéraire de voyage ralliant San Francisco à Yellowstone, en passant par l'Oregon et l'Idaho en un peu plus de trois semaines : http://voyageforum.com/...3;page=unread#unread
J'ai bien repotassé le sujet, en partie sur les conseils de membres du forum, et je reviens don avec une nouvelle ébauche. Je lance un nouveau post pour 2 raisons :
- l'itinéraire envisagé est sensiblement différent
- à force de lire certains carnets, j'hésite avec un autre itinéraire... je reviendrais là dessus un peu plus loin.
Pour dresser le tableau, nous sommes une famille de 5, dont enfants "tous terrains" de 11, 10 et 4 ans au moment du voyage. Nous avons déjà plusieurs voyages dans l'ouest américain à l'actif, mais ce sera la première fois qu'on emmène le plus petit. Nous adorons les randos en pleine nature. Cette fois, nous envisageons (je devrais plutôt dire j'envisage car madame n'est pas encore au courant 🤪) de passer une bonne partie des nuits en camping, sauf à Crater Lake et Yellowstone. Yellowstone où ce sera notre deuxième visite, et plébiscité par toute la famille. Nous louerons un 4x4, ayant pas mal de piste au programme dans l'"Oregon Outback"
J'ai fait des choix, dont celui de supprimer san Francisco (déjà fait) et la côte (les Redwoods on verra une autre fois) pour avoir plus de temps à consacrer à l'intérieur de l'Oregon, très rarement cité, mais qui ne manque pourtant pas de trésors insoupçonnés hors sentiers battus... Grandes étapes : Bend et sa région, Crater Lake, les Steens Mtn et le désert d'Alvord, John Day, Hells Canyon, Craters of the Moon et Yellowstone. Voici donc ce que cela donne :
J1 : vol -> Portland J2 : Portland - Mt Hood Scenic Byway - Warm Springs - Bend / 160 mi J3 : Bend - McKenzie & Santiam Pass - Bend J4 : Bend - High Desert Museum - Newberry NVM - Bend J5 : Bend - Cascades Lakes Hwy - Crater Lake / 130 mi J6 : Crater Lake (Mt Scott Trail) J7 : Crater Lake - Lakeview - Hart Mtn Antelope Refuge Frenchglen (longue étape...) / 271 mi J8 : Frenchglen - Steens Loop Rd - Fields (camping sauvage sur la "playa" de l'alvord desert ?) J9 : Fields - East Steens Scenic Byway - John Day / 197 mi J10 : John Day - John Day Fossils Bed (Painted Hills & Sheep Rock) - John Day J11 : John Day - Whitney (ville fantôme) - Sumpter Valley Dredge - Oregon Trail Interpretive Center - Baker City / 90 mi J12 : Baker City - La Grande - Enterprise ou Joseph / 107 mi J13 : Enterprise - Hat Point - Halfway / 166 mi J14 : Halfway - Hells Canyon (Jet boat) - Halfway J15 : Halfway - Succor Creek & Leslie Gulch (envie de camper sur place, mais j'ai lu que les crotales y "abondaient" alors bon...) / 219 mi J16 : Leslie Gulch - Craters of the Moon / 266 mi J17 : Craters of the Moon - West Yellowstone / 174 mi J18 : West Yellowstone - Yellowstone NP J19 : Yellowstone NP J20 : Yellowstone NP J21 : Yellowstone NP J22 : Yellowstone NP J23 : Yellowstone - Salt Lake City ou Denver (via Flaming Gorge) J24 : vol retour
Sur une carte :
Je commence donc à avoir une idée assez précise de l'itinéraire et les visites, cependant, comme évoqué un peu plus haut, j'avoue hésiter avec un tout autre itinéraire, pour plusieurs raisons :
J1 vol -> Denver J2 Denver - Flaming Gorge J3 Flaming Gorge - Yellowstone J4 à 8 Yellowstone J9 Yellowstone - Craters of the Moon J10 Craters - Salt Lake City J11 Salt Lake City J12 Salt Lake City - Torrey J13 Torrey J14 Torrey - Moab J15 à 18 Moab J19 Moab - Monument Valley J20 MV J21 MV - Durango J22 Mesa Verde J23 Durango - Great Sand Dunes (1J sur place ?) J24 Great Sand Dunes - Denver J25 vol retour
Beaucoup plus classique, je sais, ce circuit ne manquera pas de susciter (et je l'espère) de nombreux commentaires. Néanmoins, je m'interroge quant à la pertinence de se rendre dans la région de Moab avec plus jeune, tout volontaire qu'il soit...
A vos commentaires !
Xavier
Pour dresser le tableau, nous sommes une famille de 5, dont enfants "tous terrains" de 11, 10 et 4 ans au moment du voyage. Nous avons déjà plusieurs voyages dans l'ouest américain à l'actif, mais ce sera la première fois qu'on emmène le plus petit. Nous adorons les randos en pleine nature. Cette fois, nous envisageons (je devrais plutôt dire j'envisage car madame n'est pas encore au courant 🤪) de passer une bonne partie des nuits en camping, sauf à Crater Lake et Yellowstone. Yellowstone où ce sera notre deuxième visite, et plébiscité par toute la famille. Nous louerons un 4x4, ayant pas mal de piste au programme dans l'"Oregon Outback"
J'ai fait des choix, dont celui de supprimer san Francisco (déjà fait) et la côte (les Redwoods on verra une autre fois) pour avoir plus de temps à consacrer à l'intérieur de l'Oregon, très rarement cité, mais qui ne manque pourtant pas de trésors insoupçonnés hors sentiers battus... Grandes étapes : Bend et sa région, Crater Lake, les Steens Mtn et le désert d'Alvord, John Day, Hells Canyon, Craters of the Moon et Yellowstone. Voici donc ce que cela donne :
J1 : vol -> Portland J2 : Portland - Mt Hood Scenic Byway - Warm Springs - Bend / 160 mi J3 : Bend - McKenzie & Santiam Pass - Bend J4 : Bend - High Desert Museum - Newberry NVM - Bend J5 : Bend - Cascades Lakes Hwy - Crater Lake / 130 mi J6 : Crater Lake (Mt Scott Trail) J7 : Crater Lake - Lakeview - Hart Mtn Antelope Refuge Frenchglen (longue étape...) / 271 mi J8 : Frenchglen - Steens Loop Rd - Fields (camping sauvage sur la "playa" de l'alvord desert ?) J9 : Fields - East Steens Scenic Byway - John Day / 197 mi J10 : John Day - John Day Fossils Bed (Painted Hills & Sheep Rock) - John Day J11 : John Day - Whitney (ville fantôme) - Sumpter Valley Dredge - Oregon Trail Interpretive Center - Baker City / 90 mi J12 : Baker City - La Grande - Enterprise ou Joseph / 107 mi J13 : Enterprise - Hat Point - Halfway / 166 mi J14 : Halfway - Hells Canyon (Jet boat) - Halfway J15 : Halfway - Succor Creek & Leslie Gulch (envie de camper sur place, mais j'ai lu que les crotales y "abondaient" alors bon...) / 219 mi J16 : Leslie Gulch - Craters of the Moon / 266 mi J17 : Craters of the Moon - West Yellowstone / 174 mi J18 : West Yellowstone - Yellowstone NP J19 : Yellowstone NP J20 : Yellowstone NP J21 : Yellowstone NP J22 : Yellowstone NP J23 : Yellowstone - Salt Lake City ou Denver (via Flaming Gorge) J24 : vol retour
Sur une carte :

Je commence donc à avoir une idée assez précise de l'itinéraire et les visites, cependant, comme évoqué un peu plus haut, j'avoue hésiter avec un tout autre itinéraire, pour plusieurs raisons :
J1 vol -> Denver J2 Denver - Flaming Gorge J3 Flaming Gorge - Yellowstone J4 à 8 Yellowstone J9 Yellowstone - Craters of the Moon J10 Craters - Salt Lake City J11 Salt Lake City J12 Salt Lake City - Torrey J13 Torrey J14 Torrey - Moab J15 à 18 Moab J19 Moab - Monument Valley J20 MV J21 MV - Durango J22 Mesa Verde J23 Durango - Great Sand Dunes (1J sur place ?) J24 Great Sand Dunes - Denver J25 vol retour
Beaucoup plus classique, je sais, ce circuit ne manquera pas de susciter (et je l'espère) de nombreux commentaires. Néanmoins, je m'interroge quant à la pertinence de se rendre dans la région de Moab avec plus jeune, tout volontaire qu'il soit...
A vos commentaires !
Xavier
Dix jours dans les villes impériales du nord du Maroc English translation pending
Mardi 8 Mars 2011
Départ pour Fès depuis Beauvais avec ryanair. 110 € pour 2 avec un bagage enregistré (réservé 3 mois à l’avance). Il y a maintenant deux terminaux à Beauvais (proches à pied : 300m). Décollage un peu en retard, arrivée à l’heure à Fès. Nous prenons un taxi (120DH prix officiel) pour l’hôtel Batha devant lequel nous devrions trouver le propriétaire de notre « Riad » en fait une maison fassie dans la médina qui fait partie d’une association (les Ziyarates (merci le routard)) dont le but est de maintenir les familles dans leurs maisons en louant des chambres d’hôtes : 350DH pour 2 personnes avec salle de bains petit dèj compris. Nous avons une grande et belle chambre au dernier étage avec terrasse « privée »et accès à la terrasse qui domine le centre de la Médina. Nous avons réservé pour 4 nuits et payons en arrivant. Il s’agit de la famille Tazi dans le quartier Guerniz. Accueil très agréable, nous avons choisi notre chambre étant les premiers, thé à la menthe, et nous décidons de manger là ce soir. Ensuite nous rejoignons la rue Talaa seghira (ou souikat ben safi el hajer) puis la rue Chérabliyn (ou Talaa kebira) et arrivons devant la Médersa Attarine que nous visitons (entrée 10DH/p). Elle est restaurée et c’est une pure merveille. Nous prenons un thé à la menthe avec des pâtisseries marocaines (30DH service compris) mangeons des amandes (20DH) et après avoir résisté à maintes sollicitations nous faisons baratiner dans une boutique berbère ou nous n’achetons rien au grand déplaisir du vendeur. Nous passons place Seffarine, jetons un coup d’œil aux extérieurs de la bibliothèque Karaouiyne (jolis escaliers), passons dans le souk des teinturiers, apprécions les aménagements en cours de la place R’Cif, passons dans le souk R’Cif et rentrons dans notre jolie chambre. Le repas (commandé) nous est servi dans le patio (couvert) et pour 100DH nous avons un excellent et (très) copieux couscous poulet, avec de l’eau et en dessert abondance d’oranges (épluchées) et de fraises. Sur la terrasse supérieure de notre chambre il y a le « wifi » d’un hôtel voisin (Sofitel palais Jamaï) ; Excellente nuit très au calme. Mercredi 9 Petit dèj(inclus) très bon : jus d’orange pressées, « pancakes », pains frais et chaud sortant du four du quartier à 50m, café, thé, confiture, beurre, olives…. Puis nous remontons vers la porte Bab bou jeloud et redescendons la rue principale. Visite de la médersa bou inania (10DH/p): superbe, balade dans les différents fondouks ou souks : tambours, peaussiers, hennés… Nous faisons quelques modestes achats en marchandant mais n’arrivons pas à marchander sur les sandales. Nous mangeons chez « Claudus » rue Talaa sghira (ou souikat ben safi el hajer) vers le bas de celle-ci sur la gauche en face d’une mosquée. Excellent accueil en terrasse et excellents Tagines, thé et amuses bouches pour 170 Dh pour 2 avec le pourboire.. Nous allons ensuite jeter un œil aux tanneurs Sidi moussa et visitons le remarquable musée et fondouk Nejjarine(20DH/p). Puis balade autour de Moulay Idriss et dans la kissariya. Nous mangeons au Café clock (en face de la medersa Bou inania) dans Talaa Kebira ; 155DH pour 2 (plat et eau) cadre et accueil sympa nourriture bonne. jeudi 10 Après un excellent petit dèj nous allons aux tanneries Chouara (il faut y aller le matin si l’on veut voir les ouvriers travailler et prendre conscience de la dureté de leur travail) où nous passons un bon moment, n’achetons rien dans la boutique et allons à la mosquée Andalous et à la medersa Sahrij. Celle-ci n’est pas restaurée, et parait modeste après bou inania ou Attarine, mais elle a du charme de ce fait. Un coup d’œil depuis la terrasse de la « maison de la police française » juste derrière pour admirer une jolie vue sur la Médina. Nous retournons manger chez Claudus (excellents couscous aux légumes parfaitement cuits pour le même tarif qu’hier) Nous montons au musée Batha (10Dh/p) joli jardin mais le musée aux vitrines mal éclairées fait tache par rapport au fondouk Nejjarine sur des sujets assez voisins. Nous retrouvons à la pension Campini notre propriétaire qui nous a organisé un rdv avec un loueur de voitures : voyages my idriss 97 avenue des F.A.R. 450 Dh /j sur 5 jour pour une Dacia Logan. On doit pouvoir trouver moins cher mais on n’a eu qu’à venir signer et ils nous laissent la voiture dès ce soir. Ensuite nous allons visiter le dar Glaoui superbe mais plus ou moins à l’abandon (les héritiers ne sont pas d’accord et comme c’est privé…). Cela laisse une étrange impression de gâchis car nous n’avons vu que 2 cours sur17 mais quelle beauté si c’était entretenu….. Nous laissons 50DH à la charmante dame qui nous a fait une visite privée et ouvert ou fermé je ne sais combien de portes. Le palais Mokri serait fermé ??? ; la vieux palais Mokri serait en restauration(?, voir plus loin au 16 Mars), en tous cas on n’a pas pu y entrer, un cerbère nous en empêchant, mais le Ryad Mokri vaut le voyage : par ses intérieurs, par la vue superbe sur la médina et par le jardin en contrebas (20Dh/p). Il nous restait 200m pour rentrer chez nous et profiter de la terrasse. Diner au Medina Café (dans la rue à gauche avant Bab Boujloud) : excellent Kliah (viande séchée confite) 150Dh pour 2 Jeudi 11 Nous partons pour le moyen atlas, la circulation est facile mais nous trouvons la pluie en route. Nous allons faire le circuit des cèdres (cèdre Gouraud très moche mais tous les autres autour sont superbes) piste ensuite (très faisable même sous la pluie) vers le circuit des cèdres en passant par le lac Afenourir , bien indiqué depuis la route. Route sous la pluie qui reste très belle que ce soit la forêt les déserts de pierres ou le lac, une espèce de romantisme un peu sauvage…. Nous retournons à Azrou où nous mangeons au restaurant les Cèdres, très bien pour 180Dh à 2 plat, thé, dessert et faisons ensuite le « circuit » des lacs. Un certain charme ici aussi : les lacs au milieu de ces « champs très rocailleux » en particulier le Dayet Ifrah plus ou moins bien fléché mais dans un beau paysage. Le tout sous la pluie. Retour presqu’au sec. Bel orage à 19H. Nous mangeons « chez nous » 150DH/p 4 salades très « variées » un tagine petits pois fonds d’artichauts et une soupe de fruits frais, le tout excellent et très copieux. Nous sommes ravis de la famille Tazi et nous y revenons les 15 et 16 avant de reprendre l’avion. Samedi 12 Départ pour Volubilis et Fès La route nationale 6 puis 4 est superbe, à cette saison après les orages d’hier les champs sont verts et à chaque virage un nouveau paysage se découvre à nos yeux, y compris un lac. Ah les plantations d’oliviers sur un tapis de soucis oranges ! Après de multiples arrêts admiratifs nous arrivons à Volubilis sous le soleil. Entrée 10DH/p, dérisoire. Il me semble qu’un tarif pour étrangers (50 ?) pourrait s’appliquer comme dans certains pays (Cambodge, Guatemala). Nous commençons par le sud et la villa d’Orphée : superbe mosaïque avec un bleu lapis pour les plumes du canard ….. Continuons par le forum, la basilique et le Capitole, la porte de Trajan et puis les villas du Nord en particulier la villa de Vénus avec 2 mosaïques superbes. Inconvénient, il faut quasiment grimper sur les murs pour en profiter ( !) et la plupart des mosaïques plus ordinaires sont couvertes de terre ou de boue (il s’est mis à pleuvoir au milieu de notre visite mais ainsi elles brillent plus !). Deux heures plus tard, nous allons manger au Volubilis Inn seuls dans la salle à manger 2 bons plats autour de 100DH chaque, nous nous offrons une ½ de bon rosé (Guerrouane) premier alcool en 5 jours(une vraie désintox !) à 50Dh. Puis nous allons jeter un œil à Moulay Idriss et arrivons vers 4h à Fès où nous faisons le tour de la ville sans le vouloir pour trouver la porte Bab Mansour et nous garer juste à côté sur la place Lalla Aouda. De là en 5 minutes nous sommes à notre Riad El Ma dans la médina. Accueil charmant thé et gâteaux, cadre superbe. Chambre bleue (la moins chère) pour 50€ par nuit. Wifi. Tiens il pleut.. Petite balade dans la médina qui parait toute petite après Fès, sur la place El Hédime et dans le marché couvert (nourriture) et le souk extérieur. Et il pleut…. Nous mangeons au Riad très bien, entrée, plat, dessert eau, thé pour 150Dh/p Samedi 13 Excellent petit Dèj très complet. Nous visitons ensuite le mausolée de Moulay Idriss (10Dh/p) superbe et calme entre deux groupes guidés bruyamment. Musée Dar Jamaï (10Dh/p) très belle maison et les objets exposés ne sont pas inintéressants. Nous mangeons très correctement pour 150Dh pour 2 (tagine et eau) au café restaurant place Lahdim au coin Nord de la place el Hédime sur une des 2 terrasses qui dominent la place et au soleil ! Ensuite nous apprécions énormément la medersa Bou Inania très belle et l’on peut y visiter les cellules des étudiants et monter sur la terrasse (10Dh/p). Avec la voiture nous allons au bassin de l’Agdal longé par les promeneurs du dimanche, et visitons Dar el Ma et les greniers de Moulay IsmaÏl : impressionnant ! (10Dh//p). Faisons le tour des remparts ; bof… (à part entre Bab Mansour et L’Agdal) Nous mangeons à l’Oumnia (au bout de la rue Rouamzine près des remparts) très bien (cuisine originale et excellente, cadre sympa et bon accueil) 2 menus potage, plat, gâteaux thé pour 190Dh pour 2. Il aura fait beau toute la journée (une première (et dernière ?)). lundi 14 mars 2011 Nous partons pour Rabat, sortons sans difficultés de la ville, prenons la nationale 6 jusqu’à Khemisset puis l’autoroute roulante et agréable. Péage 15Dh. Allons directement assez facilement à la Kasbah des Oudaïas. Garés en face, nous commençons par l’agréable jardin, puis le musée bien présenté (10Dh/p), joli patio. Ensuite nous faisons toutes les rues et impasses ; on a adoré, même sans soleil (mais sans pluie !). Tout au nord la vue sur l’estuaire, la mer et Salé est superbe. Nous faisons une balade dans la médina sol uniforme et agréable à marcher, 0 touriste, tous les commerces classiques en activité, intéressant et joli. Nous allons voir la tour Hassan et le mausolée mais l’enceinte est fermée et il y a abondance de flics en attente de ??? (Peut être Michèle Alliot Marie !!!!). Ca à l’air joli…. Je terminerai par le mini musée archéologique (Claude pas motivée), 10Dh/p, où il y a quelques bronzes superbes grands et petits et pas grand-chose d’autre. Retour sans pb en moins de 2h, manif près de Bab Mansour…..syndrome tunisien ?? Sous une pluie battante nous allons manger au Collier de la colombe (depuis la rue Rouamzine il faut monter plusieurs escaliers et sinon cela donne sur la rue Driba. Vue superbe (mais de nuit, moins d’intérêt, plats autour de 80, 90 dh excellents, service impeccable, alcool…. mardi 15 mars 2011 Nous commençons après le petit dèj par visiter le Riad ; chaque chambre est arrangée avec goût. La maison a 2 siècles mais les décos du patio datent de 100 ans et n’ont été que très peu restaurées. De fait il a été rajouté un entresol pour créer des chambres. l‘accueil est vraiment agréable. Nous allons faire un tour dans le nord de la médina (0 touriste) et nous trouvons le souk « alimentaire » dans les rues et pour moins de 20 Dh nous achetons notre repas ; pain, tomates, olives, oranges, bananes et eau. Ensuite route nationale vers Fès en tournant vers Moulay Yacoub (20 km à l’ouest de Fès), nous nous arrêtons 3 km avant le village pour jouir d’une vue superbe sur les collines en dégustant notre coûteux pique nique et allons aux thermes Sothermy (nouvelle station thermale) pour une séance de détente. Pour 320Dh Bain bouillonnant, douche avec ou sans pression, vaporarium et piscine chaude. Pour 180 Dh de plus une demi-heure d’un excellent massage à l’huile suivi d’une douche. Détente assurée. Reprenons la route de Fès, allons aux tombeaux Mérinides pour admirer la Médina sous le dernier rayon de soleil avant la pluie. Rendons la voiture à côté de la place Batha (c’est mieux qu’à l’agence) et regagnons notre Ziyarate « famille Tazi » sous les dernières gouttes de pluie en pataugeant dans les ruelles transformées en ruisseaux. Nous aurons eu le même genre de temps que Pierre Loti lorsqu’il est venu à Fès en 1889 (lire son livre « au Maroc ») mais le progrès c’est que la boue des ruelles a été remplacée par des pavés. C’est beaucoup mieux pour les roulettes des valises…. Nous retrouvons notre chambre sur la terrasse, mais la température a descendu et il ne fait que 13° dans la chambre, sans chauffage, mais avec couverture…..La chambre sur la terrasse n’a pas encore la clim mais les autres l’ont, on y a pensé un peu tard….(le matin de notre départ) Allons manger à nouveau au Café clock (il y a le wifi) cuisine originale, cadre convivial, excellent accueil. mercredi 16 mars 2011 Il pleut, après le petit déj et la pluie nous descendons vers Karaouyine prendre de l’argent et remontons vers la porte Ftouh ou nous prenons un taxi (10 dh) pour nous amener chez un potier ou nous voyons toute la chaine depuis le tour jusqu’à la décoration et aux Zelliges, très intéressant. La boutique est chère, dans la fabrique d’à côté c’est un peu moins cher, mais il est devenu assez difficile de marchander convenablement. Retour en taxi (12Dh) place Batha et café clock où il y a le wifi et il fait chaud autres plats toujours bons et très abordables (35 à 70dh). Nous voulons visiter Dar Adigel mais nous sommes tout juste tolérés quelques instants dans le patio, ce qui semble exagéré : la maison a été restaurée avec des fonds italiens… Sous la pluie nous visitons le vieux palais Mokri avec le frère du neveu (gardien du palais) d’une dame qui « squattait » dans le palais (2x20Dh+5 dont on ne sait pas dans quelle poche ils iront) mais bon c’est ouvert, assez délabré on voit les jardins abandonnés et un patio en assez bon état avec de très belles décos, l’intérêt en est de voir aussi du pas restauré. Nous cherchons en vain le Palais Mokri qui serait fermé à la visite.. ???? (tout cela sous la pluie) Ce soir couscous dans la maison d’hôtes (100DH/p). Bon avec soupe de fruits de saison.. Nous aurons eu de la pluie battante de 17h à 20h jeudi 17 mars 2011 Il fait soleil Petit dèj (toujours copieux jamais le même type de gâteau). Nous allons à Fès el jedid. Nous visitons d’abord le jardin Jnan Sbil qui a été très joliment restauré et est maintenant ouvert. Puis nous marchons dans les 2 rues commerçantes, celle de Moulay Abdallah : souk alimentaire, celle de jedid : beaucoup d’habillement enfin dans le Mellah surprenant avec tous ses balcons délabrés beaucoup de bijoutiers et des dentistes-prothésistes. Beaucoup d’animation, mais rien d'exceptionnel. Nous passons un moment au café Noria, cadre très agréable, nourriture correcte : menu de 80Dh (testé) à plus. Re balade dans le jardin Jnan Sbil, retour à la maison Tazi, puis Taxi (réservé par notre hôte) pour l’aéroport (nous donnons 120Dh, tarif affiché, mais il réclame (vainement) 150 depuis la place Batha). Embarquement et vol à l’heure. Il y a de l’alcool au duty free.
Départ pour Fès depuis Beauvais avec ryanair. 110 € pour 2 avec un bagage enregistré (réservé 3 mois à l’avance). Il y a maintenant deux terminaux à Beauvais (proches à pied : 300m). Décollage un peu en retard, arrivée à l’heure à Fès. Nous prenons un taxi (120DH prix officiel) pour l’hôtel Batha devant lequel nous devrions trouver le propriétaire de notre « Riad » en fait une maison fassie dans la médina qui fait partie d’une association (les Ziyarates (merci le routard)) dont le but est de maintenir les familles dans leurs maisons en louant des chambres d’hôtes : 350DH pour 2 personnes avec salle de bains petit dèj compris. Nous avons une grande et belle chambre au dernier étage avec terrasse « privée »et accès à la terrasse qui domine le centre de la Médina. Nous avons réservé pour 4 nuits et payons en arrivant. Il s’agit de la famille Tazi dans le quartier Guerniz. Accueil très agréable, nous avons choisi notre chambre étant les premiers, thé à la menthe, et nous décidons de manger là ce soir. Ensuite nous rejoignons la rue Talaa seghira (ou souikat ben safi el hajer) puis la rue Chérabliyn (ou Talaa kebira) et arrivons devant la Médersa Attarine que nous visitons (entrée 10DH/p). Elle est restaurée et c’est une pure merveille. Nous prenons un thé à la menthe avec des pâtisseries marocaines (30DH service compris) mangeons des amandes (20DH) et après avoir résisté à maintes sollicitations nous faisons baratiner dans une boutique berbère ou nous n’achetons rien au grand déplaisir du vendeur. Nous passons place Seffarine, jetons un coup d’œil aux extérieurs de la bibliothèque Karaouiyne (jolis escaliers), passons dans le souk des teinturiers, apprécions les aménagements en cours de la place R’Cif, passons dans le souk R’Cif et rentrons dans notre jolie chambre. Le repas (commandé) nous est servi dans le patio (couvert) et pour 100DH nous avons un excellent et (très) copieux couscous poulet, avec de l’eau et en dessert abondance d’oranges (épluchées) et de fraises. Sur la terrasse supérieure de notre chambre il y a le « wifi » d’un hôtel voisin (Sofitel palais Jamaï) ; Excellente nuit très au calme. Mercredi 9 Petit dèj(inclus) très bon : jus d’orange pressées, « pancakes », pains frais et chaud sortant du four du quartier à 50m, café, thé, confiture, beurre, olives…. Puis nous remontons vers la porte Bab bou jeloud et redescendons la rue principale. Visite de la médersa bou inania (10DH/p): superbe, balade dans les différents fondouks ou souks : tambours, peaussiers, hennés… Nous faisons quelques modestes achats en marchandant mais n’arrivons pas à marchander sur les sandales. Nous mangeons chez « Claudus » rue Talaa sghira (ou souikat ben safi el hajer) vers le bas de celle-ci sur la gauche en face d’une mosquée. Excellent accueil en terrasse et excellents Tagines, thé et amuses bouches pour 170 Dh pour 2 avec le pourboire.. Nous allons ensuite jeter un œil aux tanneurs Sidi moussa et visitons le remarquable musée et fondouk Nejjarine(20DH/p). Puis balade autour de Moulay Idriss et dans la kissariya. Nous mangeons au Café clock (en face de la medersa Bou inania) dans Talaa Kebira ; 155DH pour 2 (plat et eau) cadre et accueil sympa nourriture bonne. jeudi 10 Après un excellent petit dèj nous allons aux tanneries Chouara (il faut y aller le matin si l’on veut voir les ouvriers travailler et prendre conscience de la dureté de leur travail) où nous passons un bon moment, n’achetons rien dans la boutique et allons à la mosquée Andalous et à la medersa Sahrij. Celle-ci n’est pas restaurée, et parait modeste après bou inania ou Attarine, mais elle a du charme de ce fait. Un coup d’œil depuis la terrasse de la « maison de la police française » juste derrière pour admirer une jolie vue sur la Médina. Nous retournons manger chez Claudus (excellents couscous aux légumes parfaitement cuits pour le même tarif qu’hier) Nous montons au musée Batha (10Dh/p) joli jardin mais le musée aux vitrines mal éclairées fait tache par rapport au fondouk Nejjarine sur des sujets assez voisins. Nous retrouvons à la pension Campini notre propriétaire qui nous a organisé un rdv avec un loueur de voitures : voyages my idriss 97 avenue des F.A.R. 450 Dh /j sur 5 jour pour une Dacia Logan. On doit pouvoir trouver moins cher mais on n’a eu qu’à venir signer et ils nous laissent la voiture dès ce soir. Ensuite nous allons visiter le dar Glaoui superbe mais plus ou moins à l’abandon (les héritiers ne sont pas d’accord et comme c’est privé…). Cela laisse une étrange impression de gâchis car nous n’avons vu que 2 cours sur17 mais quelle beauté si c’était entretenu….. Nous laissons 50DH à la charmante dame qui nous a fait une visite privée et ouvert ou fermé je ne sais combien de portes. Le palais Mokri serait fermé ??? ; la vieux palais Mokri serait en restauration(?, voir plus loin au 16 Mars), en tous cas on n’a pas pu y entrer, un cerbère nous en empêchant, mais le Ryad Mokri vaut le voyage : par ses intérieurs, par la vue superbe sur la médina et par le jardin en contrebas (20Dh/p). Il nous restait 200m pour rentrer chez nous et profiter de la terrasse. Diner au Medina Café (dans la rue à gauche avant Bab Boujloud) : excellent Kliah (viande séchée confite) 150Dh pour 2 Jeudi 11 Nous partons pour le moyen atlas, la circulation est facile mais nous trouvons la pluie en route. Nous allons faire le circuit des cèdres (cèdre Gouraud très moche mais tous les autres autour sont superbes) piste ensuite (très faisable même sous la pluie) vers le circuit des cèdres en passant par le lac Afenourir , bien indiqué depuis la route. Route sous la pluie qui reste très belle que ce soit la forêt les déserts de pierres ou le lac, une espèce de romantisme un peu sauvage…. Nous retournons à Azrou où nous mangeons au restaurant les Cèdres, très bien pour 180Dh à 2 plat, thé, dessert et faisons ensuite le « circuit » des lacs. Un certain charme ici aussi : les lacs au milieu de ces « champs très rocailleux » en particulier le Dayet Ifrah plus ou moins bien fléché mais dans un beau paysage. Le tout sous la pluie. Retour presqu’au sec. Bel orage à 19H. Nous mangeons « chez nous » 150DH/p 4 salades très « variées » un tagine petits pois fonds d’artichauts et une soupe de fruits frais, le tout excellent et très copieux. Nous sommes ravis de la famille Tazi et nous y revenons les 15 et 16 avant de reprendre l’avion. Samedi 12 Départ pour Volubilis et Fès La route nationale 6 puis 4 est superbe, à cette saison après les orages d’hier les champs sont verts et à chaque virage un nouveau paysage se découvre à nos yeux, y compris un lac. Ah les plantations d’oliviers sur un tapis de soucis oranges ! Après de multiples arrêts admiratifs nous arrivons à Volubilis sous le soleil. Entrée 10DH/p, dérisoire. Il me semble qu’un tarif pour étrangers (50 ?) pourrait s’appliquer comme dans certains pays (Cambodge, Guatemala). Nous commençons par le sud et la villa d’Orphée : superbe mosaïque avec un bleu lapis pour les plumes du canard ….. Continuons par le forum, la basilique et le Capitole, la porte de Trajan et puis les villas du Nord en particulier la villa de Vénus avec 2 mosaïques superbes. Inconvénient, il faut quasiment grimper sur les murs pour en profiter ( !) et la plupart des mosaïques plus ordinaires sont couvertes de terre ou de boue (il s’est mis à pleuvoir au milieu de notre visite mais ainsi elles brillent plus !). Deux heures plus tard, nous allons manger au Volubilis Inn seuls dans la salle à manger 2 bons plats autour de 100DH chaque, nous nous offrons une ½ de bon rosé (Guerrouane) premier alcool en 5 jours(une vraie désintox !) à 50Dh. Puis nous allons jeter un œil à Moulay Idriss et arrivons vers 4h à Fès où nous faisons le tour de la ville sans le vouloir pour trouver la porte Bab Mansour et nous garer juste à côté sur la place Lalla Aouda. De là en 5 minutes nous sommes à notre Riad El Ma dans la médina. Accueil charmant thé et gâteaux, cadre superbe. Chambre bleue (la moins chère) pour 50€ par nuit. Wifi. Tiens il pleut.. Petite balade dans la médina qui parait toute petite après Fès, sur la place El Hédime et dans le marché couvert (nourriture) et le souk extérieur. Et il pleut…. Nous mangeons au Riad très bien, entrée, plat, dessert eau, thé pour 150Dh/p Samedi 13 Excellent petit Dèj très complet. Nous visitons ensuite le mausolée de Moulay Idriss (10Dh/p) superbe et calme entre deux groupes guidés bruyamment. Musée Dar Jamaï (10Dh/p) très belle maison et les objets exposés ne sont pas inintéressants. Nous mangeons très correctement pour 150Dh pour 2 (tagine et eau) au café restaurant place Lahdim au coin Nord de la place el Hédime sur une des 2 terrasses qui dominent la place et au soleil ! Ensuite nous apprécions énormément la medersa Bou Inania très belle et l’on peut y visiter les cellules des étudiants et monter sur la terrasse (10Dh/p). Avec la voiture nous allons au bassin de l’Agdal longé par les promeneurs du dimanche, et visitons Dar el Ma et les greniers de Moulay IsmaÏl : impressionnant ! (10Dh//p). Faisons le tour des remparts ; bof… (à part entre Bab Mansour et L’Agdal) Nous mangeons à l’Oumnia (au bout de la rue Rouamzine près des remparts) très bien (cuisine originale et excellente, cadre sympa et bon accueil) 2 menus potage, plat, gâteaux thé pour 190Dh pour 2. Il aura fait beau toute la journée (une première (et dernière ?)). lundi 14 mars 2011 Nous partons pour Rabat, sortons sans difficultés de la ville, prenons la nationale 6 jusqu’à Khemisset puis l’autoroute roulante et agréable. Péage 15Dh. Allons directement assez facilement à la Kasbah des Oudaïas. Garés en face, nous commençons par l’agréable jardin, puis le musée bien présenté (10Dh/p), joli patio. Ensuite nous faisons toutes les rues et impasses ; on a adoré, même sans soleil (mais sans pluie !). Tout au nord la vue sur l’estuaire, la mer et Salé est superbe. Nous faisons une balade dans la médina sol uniforme et agréable à marcher, 0 touriste, tous les commerces classiques en activité, intéressant et joli. Nous allons voir la tour Hassan et le mausolée mais l’enceinte est fermée et il y a abondance de flics en attente de ??? (Peut être Michèle Alliot Marie !!!!). Ca à l’air joli…. Je terminerai par le mini musée archéologique (Claude pas motivée), 10Dh/p, où il y a quelques bronzes superbes grands et petits et pas grand-chose d’autre. Retour sans pb en moins de 2h, manif près de Bab Mansour…..syndrome tunisien ?? Sous une pluie battante nous allons manger au Collier de la colombe (depuis la rue Rouamzine il faut monter plusieurs escaliers et sinon cela donne sur la rue Driba. Vue superbe (mais de nuit, moins d’intérêt, plats autour de 80, 90 dh excellents, service impeccable, alcool…. mardi 15 mars 2011 Nous commençons après le petit dèj par visiter le Riad ; chaque chambre est arrangée avec goût. La maison a 2 siècles mais les décos du patio datent de 100 ans et n’ont été que très peu restaurées. De fait il a été rajouté un entresol pour créer des chambres. l‘accueil est vraiment agréable. Nous allons faire un tour dans le nord de la médina (0 touriste) et nous trouvons le souk « alimentaire » dans les rues et pour moins de 20 Dh nous achetons notre repas ; pain, tomates, olives, oranges, bananes et eau. Ensuite route nationale vers Fès en tournant vers Moulay Yacoub (20 km à l’ouest de Fès), nous nous arrêtons 3 km avant le village pour jouir d’une vue superbe sur les collines en dégustant notre coûteux pique nique et allons aux thermes Sothermy (nouvelle station thermale) pour une séance de détente. Pour 320Dh Bain bouillonnant, douche avec ou sans pression, vaporarium et piscine chaude. Pour 180 Dh de plus une demi-heure d’un excellent massage à l’huile suivi d’une douche. Détente assurée. Reprenons la route de Fès, allons aux tombeaux Mérinides pour admirer la Médina sous le dernier rayon de soleil avant la pluie. Rendons la voiture à côté de la place Batha (c’est mieux qu’à l’agence) et regagnons notre Ziyarate « famille Tazi » sous les dernières gouttes de pluie en pataugeant dans les ruelles transformées en ruisseaux. Nous aurons eu le même genre de temps que Pierre Loti lorsqu’il est venu à Fès en 1889 (lire son livre « au Maroc ») mais le progrès c’est que la boue des ruelles a été remplacée par des pavés. C’est beaucoup mieux pour les roulettes des valises…. Nous retrouvons notre chambre sur la terrasse, mais la température a descendu et il ne fait que 13° dans la chambre, sans chauffage, mais avec couverture…..La chambre sur la terrasse n’a pas encore la clim mais les autres l’ont, on y a pensé un peu tard….(le matin de notre départ) Allons manger à nouveau au Café clock (il y a le wifi) cuisine originale, cadre convivial, excellent accueil. mercredi 16 mars 2011 Il pleut, après le petit déj et la pluie nous descendons vers Karaouyine prendre de l’argent et remontons vers la porte Ftouh ou nous prenons un taxi (10 dh) pour nous amener chez un potier ou nous voyons toute la chaine depuis le tour jusqu’à la décoration et aux Zelliges, très intéressant. La boutique est chère, dans la fabrique d’à côté c’est un peu moins cher, mais il est devenu assez difficile de marchander convenablement. Retour en taxi (12Dh) place Batha et café clock où il y a le wifi et il fait chaud autres plats toujours bons et très abordables (35 à 70dh). Nous voulons visiter Dar Adigel mais nous sommes tout juste tolérés quelques instants dans le patio, ce qui semble exagéré : la maison a été restaurée avec des fonds italiens… Sous la pluie nous visitons le vieux palais Mokri avec le frère du neveu (gardien du palais) d’une dame qui « squattait » dans le palais (2x20Dh+5 dont on ne sait pas dans quelle poche ils iront) mais bon c’est ouvert, assez délabré on voit les jardins abandonnés et un patio en assez bon état avec de très belles décos, l’intérêt en est de voir aussi du pas restauré. Nous cherchons en vain le Palais Mokri qui serait fermé à la visite.. ???? (tout cela sous la pluie) Ce soir couscous dans la maison d’hôtes (100DH/p). Bon avec soupe de fruits de saison.. Nous aurons eu de la pluie battante de 17h à 20h jeudi 17 mars 2011 Il fait soleil Petit dèj (toujours copieux jamais le même type de gâteau). Nous allons à Fès el jedid. Nous visitons d’abord le jardin Jnan Sbil qui a été très joliment restauré et est maintenant ouvert. Puis nous marchons dans les 2 rues commerçantes, celle de Moulay Abdallah : souk alimentaire, celle de jedid : beaucoup d’habillement enfin dans le Mellah surprenant avec tous ses balcons délabrés beaucoup de bijoutiers et des dentistes-prothésistes. Beaucoup d’animation, mais rien d'exceptionnel. Nous passons un moment au café Noria, cadre très agréable, nourriture correcte : menu de 80Dh (testé) à plus. Re balade dans le jardin Jnan Sbil, retour à la maison Tazi, puis Taxi (réservé par notre hôte) pour l’aéroport (nous donnons 120Dh, tarif affiché, mais il réclame (vainement) 150 depuis la place Batha). Embarquement et vol à l’heure. Il y a de l’alcool au duty free.
Road trip de trois mois États-Unis - Canada en 2012: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous !
Je fais appel à vos conseils bien avisés pour un road-trip que j'ai l'intention de faire de mi-mai à mi-août 2012 (oui je sais c'est loin!), sûrement à 3 personnes. On partirait de Calgary après y avoir passé un an en PVT, et ce sera un trip des plus économiques ! (camping la plupart du temps, très peu de restos, ...). Donc si vous avez des avis sur ce circuit (que j'ai tourné et retourné des dizaines de fois, en m'aidant du forum of course), si vous voyez des incohérences, des visites inutiles, trop longues (ça m'étonnerait 😕), trop courtes (ça m'étonnerait moins... 😛), ... n'hésitez surtout pas à m'en faire part !
J-1: Calgary > Glacier National Park (329 km/4 heures): (là déjà j'ai un doute, est-ce que Glacier vaut le coup en mai, pas trop de neige?) Arrivée vers midi, l'après-midi Hidden Lake Trail. J-2: Glacier National Park : Iceberg Lake Trail J-3: Glacier National Park : Grinnel Lake Trail J-4: Glacier > Yellowstone (706 km/8 heures): Visite de Fort Yellowstone en fin de journée si pas trop fatiguées J-5: Yellowstone : Lower Terraces/Upper Terraces/Norris Basin puis route vers Canyon Yellowstone J-6: Yellowstone : Canyon Yellowstone J-7: Yellowstone : Hayden Valley, puis Lake Yellowstone, Mud Volcano, West Thumb Basin. Route vers Old Faithful area. J-8: Yellowstone : Old Faithful area (Upper Geyser Basin, ...) J-9: Yellowstone > Grand Teton (147 km/2 heures): fin de Old Faithful area, ou retourner à un lieu qui nous a plu, ou... ? Puis route jusqu'à Grand Teton en fin de journée. J-10: Grand Teton : Jenny Lake Trail J-11: Grand Teton > Dinosaur National Monument (561 km/6h30): journée de route. J-12: Dinosaur NM J-13: Dinosaur > Colorado Springs (548 km/6h30): je sais c'est la journée la plus inutile, et qui nous fait faire un grand détour pour rien ^^ mais c'est aussi histoire de voir un petit bout de Colorado (state j'entends) J-14: Colorado Springs > Mesa Verde (577 km/7h) J-15: Mesa Verde J-16: Mesa Verde > Monument Valley (259 km/3h): matin tranquille, puis départ pour MV en début d'après-midi J-17: Monument Valley > Canyonlands (184 km/2h30): Chesler Park J-18: Canyonlands: Mesa Aztec Butte, Murphy Point, Grandview Point au coucher du soleil J-19: Canyonlands > Arches: lever du soleil à Dead Horse Point, puis route vers Arches: Balanced Rock, Windows, Double Arch, coucher de soleil à Delicate Arch J-20: Arches: Broken Arch, Skyline, Devils Garden Trail J-21: Arches > Capitol Reef (262 km/3h): route le matin. Puis Strike Valley l'après-midi. Nuit à Fruita J-22: Capitol Reef > Bryce Canyon (213 km/3h): en prendre plein les yeux sur la Scenic Byway 12, tranquilou, puis Sunset Point à Bryce J-23: Bryce Canyon: Sunrise Point, puis Queens Garden/Peekaboo loop J-24: Bryce > Zion (138 km/2h): balade dans les Narrows J-25: Zion: Angels' landing J-26: Zion > Page (196 km/2h30): départ tranquillement pour Page en fin de matinée. Horseshoe Bend dans l'après-midi J-27: Page: fingers crossed for the Wave... sinon Antelope Canyon J-28: Page > Grand Canyon (223 km/3h): fingers crossed for the Wave bis, ou Antelope Canyon (si Wave la veille), ou...? Départ pour Grand Canyon en fin d'après-midi. Sunset at Hopi Point J-29: Grand Canyon: Bright Angel Trail le matin, les points de vue de la Rim l'après-midi. J-30: Grand Canyon > Las Vegas (445 km/5h): route tranquille. Strip le soir J-31: Las Vegas: visite de Fremont Street l'après-midi, re-Strip le soir. J-32: Las Vegas > Lone Pine (403 km/4h30): départ tôt de LV, visite de Death Valley, pause à Furnace Creek jusqu'en fin d'après-midi (que faire?), puis re-visite de DV et nuit à Lone Pine. J-33: Lone Pine > Mono Lake > Bodie > Yosemite (400 km/5h30): pique-nique au Mono Lake, visite de Bodie dans l'après-midi J-34: Yosemite: Panorama Trail J-35: Yosemite: on récupère de la veille 😛, quelques points de vue en voiture, puis Mariposa Grove l'après-midi J-36:Yosemite > Point Reyes > Sausalito > San Francisco (404 km/5h30): balade à Point Reyes, puis visite de Sausalito l'après-midi. Coucher de soleil à Sausalito. J-37: San Francisco: Presidio Park, Marina, Lombard Street, Fisherman's Wharf, Alcatraz, Russian Hill, Pacific Heights, Japantown J-38: San Francisco: Golden Gate Park, Alamo Square, Castro, Ashbury Heights, Twin Peaks J-39: San Francisco: Coit Tower, Washington Square, Chinatown, Financial District, Maritime Park J-40: San Francisco > Monterey (189 km/2h): 49 miles le matin, puis départ en début d'après-midi pour Monterey (ou plus tard si on veut profiter un peu plus de SF) J-41: Monterey > Santa Maria (268 km/3h30): côte Pacifique J-42: Santa Maria > Los Angeles (269 km/3h): Santa Monica, Venice, Beverly Hills, Sunset Boulevard, Mulholland Drive J-43: Los Angeles > Palm Springs (182 km/2h): Hollywood Boulevard, Chinese Theater, Griffith Park puis route vers Palm Springs en fin de journée. J-44: Palm Springs > Saguaro National Park (652 km/7h): visite de Saguaro en fin de journée J-45: Saguaro > White Sands (493 km/5h): visite de White Sands en fin de journée J-46: White Sands > Carlsbad Caverns (313 km/4h): visite des Caverns dans l'après-midi J-47: Carlsbad Caverns > Bandera (675 km/7h): visite de Bandera en fin de journée J-48: Bandera > San Antonio (80 km/1h): Fort Alamo, El Mercado, Riverwalk J-49: San Antonio > Kingsville (247 km/3h): Mission San Jose, visite Kingsville J-50: Kingsville > Corpus Christi > Houston (414 km/4h30): journée détente à Corpus Christi, puis route vers Houston dans l'après-midi (ville étape) J-51: Houston > Lafayette (353 km/4h): route le matin, puis visite New Iberia, St Martinville, Lafayette J-52: Lafayette > New Orleans (218 km/2h30): visite Breaux Bridges, Atchafalaya J-53: New Orleans: French Quarter, cemetery St Louis, Canal Street, Bourbon Street, ... J-54: New Orleans > Natchez (318 km/4h): Laura plantation, Oak Alley plantation, Natchez J-55: Natchez > Memphis (472 km/5h30): Peabody Hotel, Beale Street J-56: Memphis > Mt Vernon (417 km/4h30): Lorraine Motel, Overton Park. (on est pas fans du King 🤪). Mt Vernon pour ville étape. J-57: Mt Vernon > Chicago (450 km/4h30): Magnificient Mile, Hancock Tower, balade autour du Lac Michigan J-58: Chicago: Museum Campus, Union Station, Loop, Millennium Park, Navy Pier J-59: Chicago: Lincoln Park, Armitage Street, Andersonville J-60: Chicago > Toledo (396 km/4h30): Oak Park le matin, puis route ville étape l'après-midi J-61: Toledo > Washington (758 km/8h30) J-62: Washington: Arlington, Washington Monument, White House (pas de visite), Mount Vernon J-63: Washington: National Mall, Reflecting Pool, Lincoln Memorial J-64: Washington: Georgetown, Capitol, Library (si pas trop de monde) J-65: Washington > Philadelphie (222 km/2h30): quartier historique (Independence Hall, Liberty Bell, ...) J-66: Philadelphie > New York (157 km/2h): Philly: Reading Terminal Hall, City Hall, Museum of Art; NY: Brooklyn Bridge et Times Square by night J-67: New York: Ground Zero, Wall Street, Ferry jusqu'à Staten Island, Pier 17, City Hall, Chinatown, Little Italy, Spring Street J-68: New York: Greenwhich, Flatiron Building, Empire State Building (pas de visite), Grand Central, Rockefeller Center (Top of the Rock), 5th Avenue, Central Park J-69: New York: (un dimanche): Harlem, Columbia University, Central Park, musée (Natural History, MET, MoMA, ...?) J-70: New York: Brooklyn, Coney Island, Queens J-71: New York: ce qu'on aura pas eu le temps de faire ou nos coups de coeur J-72: New York > Boston (346 km/4h): route le matin; Prudential Center, Back Bay, Public Garden, Boston Common J-73: Boston: Freedom Trail J-74: Boston: Harvard, Cambridge, Black Heritage, Beacon Hill J-75: Boston > Québec (639 km/6h30): rue St Jean J-76: Québec: Vieux Québec, Plaines d'Abraham, Château Frontenac, Grande Allée, rue St Louis J-78: Québec > Tadoussac (255 km/4h30): Chute de Montmorency, Ile d'Orléans J-79: Tadoussac > Saguenay (129 km/2h): croisière aux baleines, visite de Ste Rose du Nord sur la route J-80: Saguenay > St Félicien (130 km/2h): visite Saguenay, balade Lac St Jean J-81: St Félicien > Mauricie (324 km/4h30): visite St Félicien (+ 1 jour si on décide de visiter le zoo, mais vaut-il le coup par rapport à celui de Calgary?) J-82: Mauricie J-83: Mauricie J-84: Mauricie > Montréal (218 km/3h): Mont-Royal, Boulevard St Laurent, Ste Catherine J-85: Montréal: centre-ville, Vieux Montréal J-86: Montréal > Ottawa (200 km/2h30): Biodôme, Tour Olympique le matin; Parlement, Canal Rideau l'après-midi J-87: Ottawa > Kingston (199 km/2h): Musée des Civilisations à Ottawa, visite de Kingston J-88: Kingston > Toronto (261 km/3h): croisière des Mille-Îles; balade autour du Lac Ontario J-89: Toronto: CN Tower, Roger Center, Financial District, Chinatown, Little Italy, Little Portugal, University J-90: Toronto > Niagara > Toronto (254 km/3h): Niagara Falls
And this is the end, eventually ^^ Merci pour votre courage d'avoir (tout) lu 😛, et merci pour vos avis à venir 🙂
J-1: Calgary > Glacier National Park (329 km/4 heures): (là déjà j'ai un doute, est-ce que Glacier vaut le coup en mai, pas trop de neige?) Arrivée vers midi, l'après-midi Hidden Lake Trail. J-2: Glacier National Park : Iceberg Lake Trail J-3: Glacier National Park : Grinnel Lake Trail J-4: Glacier > Yellowstone (706 km/8 heures): Visite de Fort Yellowstone en fin de journée si pas trop fatiguées J-5: Yellowstone : Lower Terraces/Upper Terraces/Norris Basin puis route vers Canyon Yellowstone J-6: Yellowstone : Canyon Yellowstone J-7: Yellowstone : Hayden Valley, puis Lake Yellowstone, Mud Volcano, West Thumb Basin. Route vers Old Faithful area. J-8: Yellowstone : Old Faithful area (Upper Geyser Basin, ...) J-9: Yellowstone > Grand Teton (147 km/2 heures): fin de Old Faithful area, ou retourner à un lieu qui nous a plu, ou... ? Puis route jusqu'à Grand Teton en fin de journée. J-10: Grand Teton : Jenny Lake Trail J-11: Grand Teton > Dinosaur National Monument (561 km/6h30): journée de route. J-12: Dinosaur NM J-13: Dinosaur > Colorado Springs (548 km/6h30): je sais c'est la journée la plus inutile, et qui nous fait faire un grand détour pour rien ^^ mais c'est aussi histoire de voir un petit bout de Colorado (state j'entends) J-14: Colorado Springs > Mesa Verde (577 km/7h) J-15: Mesa Verde J-16: Mesa Verde > Monument Valley (259 km/3h): matin tranquille, puis départ pour MV en début d'après-midi J-17: Monument Valley > Canyonlands (184 km/2h30): Chesler Park J-18: Canyonlands: Mesa Aztec Butte, Murphy Point, Grandview Point au coucher du soleil J-19: Canyonlands > Arches: lever du soleil à Dead Horse Point, puis route vers Arches: Balanced Rock, Windows, Double Arch, coucher de soleil à Delicate Arch J-20: Arches: Broken Arch, Skyline, Devils Garden Trail J-21: Arches > Capitol Reef (262 km/3h): route le matin. Puis Strike Valley l'après-midi. Nuit à Fruita J-22: Capitol Reef > Bryce Canyon (213 km/3h): en prendre plein les yeux sur la Scenic Byway 12, tranquilou, puis Sunset Point à Bryce J-23: Bryce Canyon: Sunrise Point, puis Queens Garden/Peekaboo loop J-24: Bryce > Zion (138 km/2h): balade dans les Narrows J-25: Zion: Angels' landing J-26: Zion > Page (196 km/2h30): départ tranquillement pour Page en fin de matinée. Horseshoe Bend dans l'après-midi J-27: Page: fingers crossed for the Wave... sinon Antelope Canyon J-28: Page > Grand Canyon (223 km/3h): fingers crossed for the Wave bis, ou Antelope Canyon (si Wave la veille), ou...? Départ pour Grand Canyon en fin d'après-midi. Sunset at Hopi Point J-29: Grand Canyon: Bright Angel Trail le matin, les points de vue de la Rim l'après-midi. J-30: Grand Canyon > Las Vegas (445 km/5h): route tranquille. Strip le soir J-31: Las Vegas: visite de Fremont Street l'après-midi, re-Strip le soir. J-32: Las Vegas > Lone Pine (403 km/4h30): départ tôt de LV, visite de Death Valley, pause à Furnace Creek jusqu'en fin d'après-midi (que faire?), puis re-visite de DV et nuit à Lone Pine. J-33: Lone Pine > Mono Lake > Bodie > Yosemite (400 km/5h30): pique-nique au Mono Lake, visite de Bodie dans l'après-midi J-34: Yosemite: Panorama Trail J-35: Yosemite: on récupère de la veille 😛, quelques points de vue en voiture, puis Mariposa Grove l'après-midi J-36:Yosemite > Point Reyes > Sausalito > San Francisco (404 km/5h30): balade à Point Reyes, puis visite de Sausalito l'après-midi. Coucher de soleil à Sausalito. J-37: San Francisco: Presidio Park, Marina, Lombard Street, Fisherman's Wharf, Alcatraz, Russian Hill, Pacific Heights, Japantown J-38: San Francisco: Golden Gate Park, Alamo Square, Castro, Ashbury Heights, Twin Peaks J-39: San Francisco: Coit Tower, Washington Square, Chinatown, Financial District, Maritime Park J-40: San Francisco > Monterey (189 km/2h): 49 miles le matin, puis départ en début d'après-midi pour Monterey (ou plus tard si on veut profiter un peu plus de SF) J-41: Monterey > Santa Maria (268 km/3h30): côte Pacifique J-42: Santa Maria > Los Angeles (269 km/3h): Santa Monica, Venice, Beverly Hills, Sunset Boulevard, Mulholland Drive J-43: Los Angeles > Palm Springs (182 km/2h): Hollywood Boulevard, Chinese Theater, Griffith Park puis route vers Palm Springs en fin de journée. J-44: Palm Springs > Saguaro National Park (652 km/7h): visite de Saguaro en fin de journée J-45: Saguaro > White Sands (493 km/5h): visite de White Sands en fin de journée J-46: White Sands > Carlsbad Caverns (313 km/4h): visite des Caverns dans l'après-midi J-47: Carlsbad Caverns > Bandera (675 km/7h): visite de Bandera en fin de journée J-48: Bandera > San Antonio (80 km/1h): Fort Alamo, El Mercado, Riverwalk J-49: San Antonio > Kingsville (247 km/3h): Mission San Jose, visite Kingsville J-50: Kingsville > Corpus Christi > Houston (414 km/4h30): journée détente à Corpus Christi, puis route vers Houston dans l'après-midi (ville étape) J-51: Houston > Lafayette (353 km/4h): route le matin, puis visite New Iberia, St Martinville, Lafayette J-52: Lafayette > New Orleans (218 km/2h30): visite Breaux Bridges, Atchafalaya J-53: New Orleans: French Quarter, cemetery St Louis, Canal Street, Bourbon Street, ... J-54: New Orleans > Natchez (318 km/4h): Laura plantation, Oak Alley plantation, Natchez J-55: Natchez > Memphis (472 km/5h30): Peabody Hotel, Beale Street J-56: Memphis > Mt Vernon (417 km/4h30): Lorraine Motel, Overton Park. (on est pas fans du King 🤪). Mt Vernon pour ville étape. J-57: Mt Vernon > Chicago (450 km/4h30): Magnificient Mile, Hancock Tower, balade autour du Lac Michigan J-58: Chicago: Museum Campus, Union Station, Loop, Millennium Park, Navy Pier J-59: Chicago: Lincoln Park, Armitage Street, Andersonville J-60: Chicago > Toledo (396 km/4h30): Oak Park le matin, puis route ville étape l'après-midi J-61: Toledo > Washington (758 km/8h30) J-62: Washington: Arlington, Washington Monument, White House (pas de visite), Mount Vernon J-63: Washington: National Mall, Reflecting Pool, Lincoln Memorial J-64: Washington: Georgetown, Capitol, Library (si pas trop de monde) J-65: Washington > Philadelphie (222 km/2h30): quartier historique (Independence Hall, Liberty Bell, ...) J-66: Philadelphie > New York (157 km/2h): Philly: Reading Terminal Hall, City Hall, Museum of Art; NY: Brooklyn Bridge et Times Square by night J-67: New York: Ground Zero, Wall Street, Ferry jusqu'à Staten Island, Pier 17, City Hall, Chinatown, Little Italy, Spring Street J-68: New York: Greenwhich, Flatiron Building, Empire State Building (pas de visite), Grand Central, Rockefeller Center (Top of the Rock), 5th Avenue, Central Park J-69: New York: (un dimanche): Harlem, Columbia University, Central Park, musée (Natural History, MET, MoMA, ...?) J-70: New York: Brooklyn, Coney Island, Queens J-71: New York: ce qu'on aura pas eu le temps de faire ou nos coups de coeur J-72: New York > Boston (346 km/4h): route le matin; Prudential Center, Back Bay, Public Garden, Boston Common J-73: Boston: Freedom Trail J-74: Boston: Harvard, Cambridge, Black Heritage, Beacon Hill J-75: Boston > Québec (639 km/6h30): rue St Jean J-76: Québec: Vieux Québec, Plaines d'Abraham, Château Frontenac, Grande Allée, rue St Louis J-78: Québec > Tadoussac (255 km/4h30): Chute de Montmorency, Ile d'Orléans J-79: Tadoussac > Saguenay (129 km/2h): croisière aux baleines, visite de Ste Rose du Nord sur la route J-80: Saguenay > St Félicien (130 km/2h): visite Saguenay, balade Lac St Jean J-81: St Félicien > Mauricie (324 km/4h30): visite St Félicien (+ 1 jour si on décide de visiter le zoo, mais vaut-il le coup par rapport à celui de Calgary?) J-82: Mauricie J-83: Mauricie J-84: Mauricie > Montréal (218 km/3h): Mont-Royal, Boulevard St Laurent, Ste Catherine J-85: Montréal: centre-ville, Vieux Montréal J-86: Montréal > Ottawa (200 km/2h30): Biodôme, Tour Olympique le matin; Parlement, Canal Rideau l'après-midi J-87: Ottawa > Kingston (199 km/2h): Musée des Civilisations à Ottawa, visite de Kingston J-88: Kingston > Toronto (261 km/3h): croisière des Mille-Îles; balade autour du Lac Ontario J-89: Toronto: CN Tower, Roger Center, Financial District, Chinatown, Little Italy, Little Portugal, University J-90: Toronto > Niagara > Toronto (254 km/3h): Niagara Falls
And this is the end, eventually ^^ Merci pour votre courage d'avoir (tout) lu 😛, et merci pour vos avis à venir 🙂
Avis positifs sur le Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
L'an dernier, au mois d'avril-mai, je suis partie avec mon ami en Thailande. Nous avons voyagé en bus et avons fait pas mal de chose... Nous sommes revenus PLUS QUE RAVIS! La nourriture, les gens, les paysages, la flore, la faune... Après avoir vu pas mal de pays, c'était pour nous: NOTRE PLUS BEAU VOYAGE (3 semaines).
Nous voulions cette année, partir au Vietnam... Pour avoir vu des reportages fabuleux, nous étions prêt à prendre les billets d'avion... Auparavant, j'ai regardé les avis sur le net... Certes il y a de tout et il faut faire attention à ce que les gens écrivent, mais j'ai été étonnée de voir que de nombreuses personnes en reviennent déçues: habitants peu aimables, sites décevants, etc...
Je voulais alors avoir des avis objectifs, de ceux qui ont fait la Thailande et le Vietnam, pour me rassurer et continuer à me donner envie... Il est vrai que ces 2 pays sont différents au niveau de l'histoire et paysages, mais bon... p.s: j'ai écarté le fait d'aller au Laos car je pensais le faire une prochaine fois, via Chang mai...
Merci pour vos avis! Elodie
L'an dernier, au mois d'avril-mai, je suis partie avec mon ami en Thailande. Nous avons voyagé en bus et avons fait pas mal de chose... Nous sommes revenus PLUS QUE RAVIS! La nourriture, les gens, les paysages, la flore, la faune... Après avoir vu pas mal de pays, c'était pour nous: NOTRE PLUS BEAU VOYAGE (3 semaines).
Nous voulions cette année, partir au Vietnam... Pour avoir vu des reportages fabuleux, nous étions prêt à prendre les billets d'avion... Auparavant, j'ai regardé les avis sur le net... Certes il y a de tout et il faut faire attention à ce que les gens écrivent, mais j'ai été étonnée de voir que de nombreuses personnes en reviennent déçues: habitants peu aimables, sites décevants, etc...
Je voulais alors avoir des avis objectifs, de ceux qui ont fait la Thailande et le Vietnam, pour me rassurer et continuer à me donner envie... Il est vrai que ces 2 pays sont différents au niveau de l'histoire et paysages, mais bon... p.s: j'ai écarté le fait d'aller au Laos car je pensais le faire une prochaine fois, via Chang mai...
Merci pour vos avis! Elodie
Vols en Amérique du Sud: quelle formule? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 8/10 mois faire le tour de l'Amérique du sud en 2014 (je prend de l'avance!). J'ai pas mal regardé dans les différents topics, et je n'ai pas trouvé la solution pour me déplacer à moindre prix sur le continent. Les billet tour du monde sont intéressant mais pas adaptés pour un seul continent. J'ai bien trouvé aussi ce lien de one world (http://fr.oneworld.com/enfr/ow/air-travel-options/single-continent-fares/visit-south-america) , mais à vrai dire j'ai pas compris comment cela fonctionnait.
J'ai essayé d'écrire un mail à one world mais son succès
Mon soucis est que je ne vais pas prendre l'avion souvent, mais jamais du même aéroport:
un pour y aller (france/brésil, ou si moins cher angleterre/brésil) un pour revenir vers le brésil après avoir vadrouiller pendant plusieurs mois (ex: venezuela /Brésil rio de janeiro) Puis un pour rentrer encore après avoir vadrouillé (ex : Argentine/France)
Si je peux même prendre l'avion davantage pour me déplacer dans le continent, ca me sera surement utile!
Quelle est la solution la plus avantageuse ?🤪 Est il possible de faire une simulation pour avoir une idée du prix?
Merci 😄
Je pars 8/10 mois faire le tour de l'Amérique du sud en 2014 (je prend de l'avance!). J'ai pas mal regardé dans les différents topics, et je n'ai pas trouvé la solution pour me déplacer à moindre prix sur le continent. Les billet tour du monde sont intéressant mais pas adaptés pour un seul continent. J'ai bien trouvé aussi ce lien de one world (http://fr.oneworld.com/enfr/ow/air-travel-options/single-continent-fares/visit-south-america) , mais à vrai dire j'ai pas compris comment cela fonctionnait.
J'ai essayé d'écrire un mail à one world mais son succès
Mon soucis est que je ne vais pas prendre l'avion souvent, mais jamais du même aéroport:
un pour y aller (france/brésil, ou si moins cher angleterre/brésil) un pour revenir vers le brésil après avoir vadrouiller pendant plusieurs mois (ex: venezuela /Brésil rio de janeiro) Puis un pour rentrer encore après avoir vadrouillé (ex : Argentine/France)
Si je peux même prendre l'avion davantage pour me déplacer dans le continent, ca me sera surement utile!
Quelle est la solution la plus avantageuse ?🤪 Est il possible de faire une simulation pour avoir une idée du prix?
Merci 😄
Alaska! English translation pending
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Moyeu Rohloff (vélo): n'a-t-il que des qualités? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis étonné de voir dans le forum la quantité de louanges à l'égard de ce produit, un moyeu à vitesses intégrées, et de cette marque, Rohloff.
Je m'apprête à changer mon vélo de fond en comble (pour des randos au long cours) et reste assez sceptique devant le brouhaha d'unanimité (apparente).
La seule vraie critique, hormis son prix, je l'ai trouvée sur ce lien : http://mapage.noos.fr/ptis.trucs.sympas/moyeu_Rohloff.htm
On parle de certaines difficultés à changer les 7 dernières vitesses, ou de rapports trop larges, ou de passage intempestif de la 7 à la 11.
Certains auraient-ils une expérience solide sur cet objet ? Merci.
Je suis étonné de voir dans le forum la quantité de louanges à l'égard de ce produit, un moyeu à vitesses intégrées, et de cette marque, Rohloff.
Je m'apprête à changer mon vélo de fond en comble (pour des randos au long cours) et reste assez sceptique devant le brouhaha d'unanimité (apparente).
La seule vraie critique, hormis son prix, je l'ai trouvée sur ce lien : http://mapage.noos.fr/ptis.trucs.sympas/moyeu_Rohloff.htm
On parle de certaines difficultés à changer les 7 dernières vitesses, ou de rapports trop larges, ou de passage intempestif de la 7 à la 11.
Certains auraient-ils une expérience solide sur cet objet ? Merci.
L'ouest américain - Octobre 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait plusieurs mois que je me rends sur ce forum ainsi que sur le forum Sunset bld pour pouvoir préparer mon voyage qui se déroulera en octobre. D'ailleurs les "forumeurs" se trouvant sur les 2 forums retrouveront sûrement mon message sur Sunset bld. J'y ai trouvé de nombreuses informations et je souhaiterai maintenant soumettre mon parcours aux spécialistes.
Quelques explications d'abord. Cela fait 4 ans qu'avec mon copain nous rêvons de partir dans l'ouest américain. Cette année, nous nous sommes enfin décidé, grâce à sa carte American Express qui nous a permis de ne payer que les taxes d'aéroport pour les billets d'avion. C'est pour cela que nous sommes obligés d'arriver à LA et de repartir de LA (pas assez de miles pour prendre des billets qui nous ferais repartir d'une autre ville). Pour le parcours il a fallu faire des choix car le budget était restreint et notre boulot ne nous permettais pas de partir plus de 15 jours. Voici donc ce fameux parcours :
J1 : Arrivée Los Angeles vers 16h J2 : LA - San Simeon J3 : San Simeon - San Francisco J4 : San Francisco J5 : San Francisco J6 : San Francisco - Yosemite J7 : Yosemite - Death Vallée J8 : Death Vallée - Las Vegas J9 : Las Vegas J10 : Las Vegas - Grand Canyon - Nuit à Williams J11 : Williams - Los Angeles (via route 66 pour une partie) J12 : Los Angeles J13 : Los Angeles J14 : Los Angeles J15 : Retour vers Paris
Quelques questions sur le parcours : - Je sais que la route 1 est mieux à faire de San Francisco à Los Angeles mais nous ne le savions pas lorsque nous avons fait notre parcours et c'est vrai que nous nous sommes habitués à le voir dans ce sens. Est-ce vraiment si important que cela ? - Le jour 11 est-il faisable ou cela vous semble t'il trop difficile à faire en 1 journée ?
Toutes les remarques sont les bienvenues.
Je sais qu'il y a beaucoup d'autres choses à voir dans l'ouest américain (notamment les parcs au départ de Las Vegas), mais nous ne voulions pas trop nous pressés ni faire trop de route, d'autant plus qu'il n'y a qu'un seul conducteur. Les parcs feront donc l'objet d'un futur voyage.
Merci d'avance pour vos réponse et merci à ces deux forums qui sont de vrais mines d'informations (et de BONNES informations 😉).
Cela fait plusieurs mois que je me rends sur ce forum ainsi que sur le forum Sunset bld pour pouvoir préparer mon voyage qui se déroulera en octobre. D'ailleurs les "forumeurs" se trouvant sur les 2 forums retrouveront sûrement mon message sur Sunset bld. J'y ai trouvé de nombreuses informations et je souhaiterai maintenant soumettre mon parcours aux spécialistes.
Quelques explications d'abord. Cela fait 4 ans qu'avec mon copain nous rêvons de partir dans l'ouest américain. Cette année, nous nous sommes enfin décidé, grâce à sa carte American Express qui nous a permis de ne payer que les taxes d'aéroport pour les billets d'avion. C'est pour cela que nous sommes obligés d'arriver à LA et de repartir de LA (pas assez de miles pour prendre des billets qui nous ferais repartir d'une autre ville). Pour le parcours il a fallu faire des choix car le budget était restreint et notre boulot ne nous permettais pas de partir plus de 15 jours. Voici donc ce fameux parcours :
J1 : Arrivée Los Angeles vers 16h J2 : LA - San Simeon J3 : San Simeon - San Francisco J4 : San Francisco J5 : San Francisco J6 : San Francisco - Yosemite J7 : Yosemite - Death Vallée J8 : Death Vallée - Las Vegas J9 : Las Vegas J10 : Las Vegas - Grand Canyon - Nuit à Williams J11 : Williams - Los Angeles (via route 66 pour une partie) J12 : Los Angeles J13 : Los Angeles J14 : Los Angeles J15 : Retour vers Paris
Quelques questions sur le parcours : - Je sais que la route 1 est mieux à faire de San Francisco à Los Angeles mais nous ne le savions pas lorsque nous avons fait notre parcours et c'est vrai que nous nous sommes habitués à le voir dans ce sens. Est-ce vraiment si important que cela ? - Le jour 11 est-il faisable ou cela vous semble t'il trop difficile à faire en 1 journée ?
Toutes les remarques sont les bienvenues.
Je sais qu'il y a beaucoup d'autres choses à voir dans l'ouest américain (notamment les parcs au départ de Las Vegas), mais nous ne voulions pas trop nous pressés ni faire trop de route, d'autant plus qu'il n'y a qu'un seul conducteur. Les parcs feront donc l'objet d'un futur voyage.
Merci d'avance pour vos réponse et merci à ces deux forums qui sont de vrais mines d'informations (et de BONNES informations 😉).
Voyage routier de vingt-deux jours dans l'Ouest américain en septembre 2011 English translation pending
Bonjour, je viens vers vous pour vous proposer mon parcours , que je souhaite effectuer avec ma copine à la fin de l'été 2011(septembre).
Nous aurons respectivement 21 et 24 ans.
Je souhaite avoir votre avis, les changements que l'on pourrait y faire afin de l'optimiser le mieux possible, en sachant que nous voulons mixer a 50/50 (a peu près) parcs et villes ...
J1 : ARRIVEE SAN FRANCISCO J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet SF --> YOSEMITE + randonnée et repérage J5 : YOSEMITE J6 : BRIDGEPORT / BODIE / MONO LAKE J7 : DEATH VALLEY avec nuit en camping J8 : Trajet DEATH VALLEY --> LAS VEGAS J9 : LAS VEGAS ( GRAND CANYON en Hélico avec Quad ou rafting, Mariage par ELVIS ) J10 : Trajet LAS VEGAS --> ZION avec Randonnée J11 : Trajet ZION --> BRYCE CANYON J12 : Trajet BRYCE CANYON --> LAKE POWELL , nuit à PAGE J13 : LAKE POWELL , nuit à PAGE J14 : Trajet LAKE POWELL --> MONUMENT VALLEY J15 : Trajet MONUMENT VALLEY --> FLAGSTAFF --> KINGMAN (nuit à KINGMAN) J16 : ROUTE 66 ( KINGMAN --> OATMAN --> SAN BERNARDINO) J17 : ROUTE 66 ( SAN BERNARDINO --> SANTA MONICA ) puis après midi plage, farniente, VENICE BEACH, MALIBU BEACH J18 : UNIVERSAL STUDIOS + HOLLYWOOD BOULEVARD en soirée J19 : Visite de LA, BEVERLY HILLS + Shopping J20 : MAGIC MOUNTAIN (Maybe) J21 ou 22 : Retour de LA à Paris

Tout le trajet se fera en voiture louée à SAN FRANCISCO et rendue à LOS ANGELES. J'aimerais savoir comment l'on fait aussi pour réserver un vol Aller-retour PARIS/SF , LA/PARIS , car sur les sites des compagnies on ne peut que réserver un vol aller retour PARIS/SF SF/PARIS ou PARIS/LA LA/PARIS ou sinon réserver des vols simples (mais au prix exorbitants) Pratiquement toutes les nuits se feront en Hôtel ou Môtel mis à part pour les Parks où ce sera en plein air dans une tente je pense. J'aimerais y voir au moins UNE course dragsters ou/et un rodéo. Donc j'aimerais savoir ce que l'on peut supprimer ou rajouter ( est ce intéressant de passer autant de temps sur la ROUTE 66 ou sur LA ? etc ...) Voilà, si je peux vous donner des détails, je suis à votre disposition. Je vous remercie pour vos futures réponses
ROMAIN
J1 : ARRIVEE SAN FRANCISCO J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet SF --> YOSEMITE + randonnée et repérage J5 : YOSEMITE J6 : BRIDGEPORT / BODIE / MONO LAKE J7 : DEATH VALLEY avec nuit en camping J8 : Trajet DEATH VALLEY --> LAS VEGAS J9 : LAS VEGAS ( GRAND CANYON en Hélico avec Quad ou rafting, Mariage par ELVIS ) J10 : Trajet LAS VEGAS --> ZION avec Randonnée J11 : Trajet ZION --> BRYCE CANYON J12 : Trajet BRYCE CANYON --> LAKE POWELL , nuit à PAGE J13 : LAKE POWELL , nuit à PAGE J14 : Trajet LAKE POWELL --> MONUMENT VALLEY J15 : Trajet MONUMENT VALLEY --> FLAGSTAFF --> KINGMAN (nuit à KINGMAN) J16 : ROUTE 66 ( KINGMAN --> OATMAN --> SAN BERNARDINO) J17 : ROUTE 66 ( SAN BERNARDINO --> SANTA MONICA ) puis après midi plage, farniente, VENICE BEACH, MALIBU BEACH J18 : UNIVERSAL STUDIOS + HOLLYWOOD BOULEVARD en soirée J19 : Visite de LA, BEVERLY HILLS + Shopping J20 : MAGIC MOUNTAIN (Maybe) J21 ou 22 : Retour de LA à Paris

Tout le trajet se fera en voiture louée à SAN FRANCISCO et rendue à LOS ANGELES. J'aimerais savoir comment l'on fait aussi pour réserver un vol Aller-retour PARIS/SF , LA/PARIS , car sur les sites des compagnies on ne peut que réserver un vol aller retour PARIS/SF SF/PARIS ou PARIS/LA LA/PARIS ou sinon réserver des vols simples (mais au prix exorbitants) Pratiquement toutes les nuits se feront en Hôtel ou Môtel mis à part pour les Parks où ce sera en plein air dans une tente je pense. J'aimerais y voir au moins UNE course dragsters ou/et un rodéo. Donc j'aimerais savoir ce que l'on peut supprimer ou rajouter ( est ce intéressant de passer autant de temps sur la ROUTE 66 ou sur LA ? etc ...) Voilà, si je peux vous donner des détails, je suis à votre disposition. Je vous remercie pour vos futures réponses
ROMAIN
Itinéraire de trente-cinq jours en Iran: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai enfin déterminé quelles villes en Iran je veux visiter, en septembre ou octobre. Mon itinéraire est un peu long, idéalement il faudrait qu'il soit de moins d'un mois. J'ai besoin de votre avis pour l'amiliorer.
Je suis fascinée par le Kurdistan donc je veux y aller. Je pense que Meched est à voir, si on veut comprendre la culture iranienne, par contre une fois Téhéran faite, Meched se retrouve loin de tout😕
Dans chaque ville, j'ai besoin de deux choses: 1- un hôtel qui accepte les femmes voyageant seules 2- un cybercafé (histoire de donner des nouvelles à mes amis et ma famille tous les jours)
Si vous savez s'il y a des postes de contrôle sur mon trajet, cela m'aiderait aussi beaucoup.
Jours 1 à 5: Téhéran; j'ai plusieurs amis (es) à Téhéran, et passer mes premiers jours là-bas va m'aider à m'intégrer. Jours 6 à 8: Meched. Jours 9-10-11: Tabas. Bon en quittant Meched y a pas grand-chose, et il y a un grand désert. Alors je souhaite couper par Tabas, qui ne semble pas trop mal comme ville. Jours 12 à 15: Ispahan Jours 16-17-18-19: Shiraz et Persepolis. J'adore la poésie iranienne, la musique, donc arrêt obligé. Jours 20-21: je veux aller à Kermanshah, mais ça me semble un peu loin, donc arrêt à Ahwaz ? Jours 22 à 27: Kermanshah ! enfin ! Jours 28 à 31: Tabriz Jours 32 à 35: Téhéran
J'ai enfin déterminé quelles villes en Iran je veux visiter, en septembre ou octobre. Mon itinéraire est un peu long, idéalement il faudrait qu'il soit de moins d'un mois. J'ai besoin de votre avis pour l'amiliorer.
Je suis fascinée par le Kurdistan donc je veux y aller. Je pense que Meched est à voir, si on veut comprendre la culture iranienne, par contre une fois Téhéran faite, Meched se retrouve loin de tout😕
Dans chaque ville, j'ai besoin de deux choses: 1- un hôtel qui accepte les femmes voyageant seules 2- un cybercafé (histoire de donner des nouvelles à mes amis et ma famille tous les jours)
Si vous savez s'il y a des postes de contrôle sur mon trajet, cela m'aiderait aussi beaucoup.
Jours 1 à 5: Téhéran; j'ai plusieurs amis (es) à Téhéran, et passer mes premiers jours là-bas va m'aider à m'intégrer. Jours 6 à 8: Meched. Jours 9-10-11: Tabas. Bon en quittant Meched y a pas grand-chose, et il y a un grand désert. Alors je souhaite couper par Tabas, qui ne semble pas trop mal comme ville. Jours 12 à 15: Ispahan Jours 16-17-18-19: Shiraz et Persepolis. J'adore la poésie iranienne, la musique, donc arrêt obligé. Jours 20-21: je veux aller à Kermanshah, mais ça me semble un peu loin, donc arrêt à Ahwaz ? Jours 22 à 27: Kermanshah ! enfin ! Jours 28 à 31: Tabriz Jours 32 à 35: Téhéran
Jour 30, derniers préparatifs pour les États-Unis English translation pending
Bonjour !
J-30 ! le 1er juillet, ns ns envolons vers le far-west ! l'excitation est à son comble à la maison ! petits et grands ne parlent que de ça , et tout le monde tente de parler anglais même le plus jeune qui n'a que 5 ans ! "thank you ! you're welcome !"
J'ai cherché sans succès un sujet parlant des derniers préparatifs, les choses à ne pas oublier ! je n'ai pas trouvé, ms si qq1 connait un sujet déjà posté, je me ferai un plaisir d'aller le lire !
j'ai pas mal de questions en vrac ! - acheter 2 téléphones là-bas, pour communiquer entre ns, et téléphoner en france. quel prix, quelle formule ? - préparer un carnet de voyage ou un blog à l'avance, pour pouvoir commencer à le "remplir" là-bas de nos commentaires et nos photos pour notre famille qui aimerait bien venir avec ns virtuellement ! comment procéder ? - ns avons des dollars, ms pas assez pour tt le séjour ! ce serait mieux de prendre des traveller chèques en complément ? ( j'ai lu sur des sujets qu'il y a les pro et les anti , ms la donne a peut-être changé avec la baisse des taux de change ?! - cadenas "spéciaux" ? j'ai oublié le nom de ces sangles ? c'est vivement conseillé ? sans ça, faut-il laisser les valises ouvertes, sans serrures ? - quel cadeau français apporter à des amis de nos amis à los angeles ? (enfants de 6 et 12 ans ). qq chose qu'on ne trouve peut-être pas trop là-bas ( mais est-ce possible ?) voilà, le désordre de mes questions traduit le désordre qui opère aussi ds mon esprit, tandis que je travaille comme une acharnée avant mes vacances alors que my soul is in the USA ! thank you for your answers !
J'ai cherché sans succès un sujet parlant des derniers préparatifs, les choses à ne pas oublier ! je n'ai pas trouvé, ms si qq1 connait un sujet déjà posté, je me ferai un plaisir d'aller le lire !
j'ai pas mal de questions en vrac ! - acheter 2 téléphones là-bas, pour communiquer entre ns, et téléphoner en france. quel prix, quelle formule ? - préparer un carnet de voyage ou un blog à l'avance, pour pouvoir commencer à le "remplir" là-bas de nos commentaires et nos photos pour notre famille qui aimerait bien venir avec ns virtuellement ! comment procéder ? - ns avons des dollars, ms pas assez pour tt le séjour ! ce serait mieux de prendre des traveller chèques en complément ? ( j'ai lu sur des sujets qu'il y a les pro et les anti , ms la donne a peut-être changé avec la baisse des taux de change ?! - cadenas "spéciaux" ? j'ai oublié le nom de ces sangles ? c'est vivement conseillé ? sans ça, faut-il laisser les valises ouvertes, sans serrures ? - quel cadeau français apporter à des amis de nos amis à los angeles ? (enfants de 6 et 12 ans ). qq chose qu'on ne trouve peut-être pas trop là-bas ( mais est-ce possible ?) voilà, le désordre de mes questions traduit le désordre qui opère aussi ds mon esprit, tandis que je travaille comme une acharnée avant mes vacances alors que my soul is in the USA ! thank you for your answers !
Trouver un camping à Bora Bora? English translation pending
difficile même avec la fonction rechercher, de trouver un camping sur bora bora, j'ai entendu parler de chez celio ? faut il louer une voiture ou est ce inutile vu la dimension de l'île
merci pour tout vos conseils
Vol en hélicoptère au dessus du Grand Canyon English translation pending
Bonjour,
je vais reservé je penses sur Papillon.com un tour d'hélico au dessus du Grand Canyon. J'ai vu que leur tarif est a $159. Qu'en pensez vous et de Papillon et du tarif? Pour ceux qui l'on déjà fait en êtes vous content?
Pourrais je songer a réserver une fois sur place?
Je suis preneur de toutes vos expériences.
Merci
je vais reservé je penses sur Papillon.com un tour d'hélico au dessus du Grand Canyon. J'ai vu que leur tarif est a $159. Qu'en pensez vous et de Papillon et du tarif? Pour ceux qui l'on déjà fait en êtes vous content?
Pourrais je songer a réserver une fois sur place?
Je suis preneur de toutes vos expériences.
Merci
Une semaine pour découvrir le Cambodge, possible? English translation pending
Bonsoir,
Voilà du 29 mai au 15 juin (15 jours sur place) on part avec ma copine en thailande, pour notre second trip....
On envisage de faire le sud pour découvrir cette partie du pays et se détendre sur les plages...Finalement je me demande si ca ne pourrait pas être sympa de visiter un bout du cambodge, et d'aller se détendre à ko chang et donc de zapper le sud...
Je ne sais pas trop coment oragniser ce trip... IL y aurait du bangkok(juste en passage) et du ko chang pour la thailande et côté cambodgien, phom penh, siam reap, angkor peut etre tonle sap lake( j ai lu que les villages flottants valaient le coup ..) Mais je ne sais pas trop comment oragniser tout ca...pour ne pas perdre trop de temps dans les transports ! J'ai vu que les vols BKK - phon penh via air asi étaient très bon marché, environ 40€... Du coup il me serait possible d'arriver à BKK, de transiter de l'aéroport, de reprendre direct un vol pour phnom penh, petit trip cambodge(7-8j) , rentrer en thailand aller à koh chang (5j) puis retourner sur bangkok ( 1 ou 2j)et rentrer... cela peut il se faire assez facilement ( surtout au niveau transport) ?
Niveau visa.. pas de problème me suis renseigné sur le forum...( visa sur place à l'aéroport d'arrivée au cambodge et ensuite entrée teresstre en thailande avec un visa de 15j) ....
Mais si je reprends un vol quelques heures après être arrivé, dois je passer l'immagration ou je reste dans la zone internationale en attente de mon vol?
Merci à tous ...
Merci à tous ...
Arnaques à Delhi English translation pending
Bonjour,
de retour d'un voyage au Rajasthan, j'aimerais juste vous mettre en garde sur certaine arnaques qui se font à Delhi. Surtout pour ceux qui partent pour la première fois comme nous, pourtant avertis plus ou moins. Alors, voila tout d'abord, à l'aéroport Indira Gandhi, nous arrivons et retirons de l'argent dans un distributeur pour payer le taxi prépayé - pour éviter les chauffeurs de taxi malhonnêtes - . L'homme du comptoir nous a volé 6 euros. Bien sûr, sans nous en rendre compte, technique facile : on lui donne l'argent, il échange notre billet et nous dit que l'on s 'est trompé. N'imaginant pas que le monsieur soit malhonnête et en plus, tout juste arrivés, nous pensons que l'on s'est tout simplement trompés. C'était certainement pour nous souhaiter bienvenue en Inde!
Après, l'arnaque se situe à la gare du train. Si vous voulez comme nous acheter vos billets de trains par vous même à la gare et en toute liberté, sachez que c'est tout à fait possible. Tout le monde, y compris ceux qui travaillent à la gare vont vous dévier et vous inventer toutes sortes de mensonges " impossible, c'est complet pendant au moins 2 mois" , "le bureau de tourisme n'existe plus" .... et là ils nous ramènent vers les agences touristique. Notre expérience de train peut être lu ici : http://www.2backpacks.com/en-francais/le-train-en-inde
Tous ces rabatteurs salissent l'image de leur pays et on en vient à ne plus faire confiance à personne, ce qui est vraiment triste. Pourtant, le Rajasthan est une région magnifique avec des palais et des temples incroyables. Quelques photos sur notre site : http://www.2backpacks.com/photos/india
Voila, maintenant avertis, vous pouvez partir tranquille!
Bon voyage
Amandine et Felipe
de retour d'un voyage au Rajasthan, j'aimerais juste vous mettre en garde sur certaine arnaques qui se font à Delhi. Surtout pour ceux qui partent pour la première fois comme nous, pourtant avertis plus ou moins. Alors, voila tout d'abord, à l'aéroport Indira Gandhi, nous arrivons et retirons de l'argent dans un distributeur pour payer le taxi prépayé - pour éviter les chauffeurs de taxi malhonnêtes - . L'homme du comptoir nous a volé 6 euros. Bien sûr, sans nous en rendre compte, technique facile : on lui donne l'argent, il échange notre billet et nous dit que l'on s 'est trompé. N'imaginant pas que le monsieur soit malhonnête et en plus, tout juste arrivés, nous pensons que l'on s'est tout simplement trompés. C'était certainement pour nous souhaiter bienvenue en Inde!
Après, l'arnaque se situe à la gare du train. Si vous voulez comme nous acheter vos billets de trains par vous même à la gare et en toute liberté, sachez que c'est tout à fait possible. Tout le monde, y compris ceux qui travaillent à la gare vont vous dévier et vous inventer toutes sortes de mensonges " impossible, c'est complet pendant au moins 2 mois" , "le bureau de tourisme n'existe plus" .... et là ils nous ramènent vers les agences touristique. Notre expérience de train peut être lu ici : http://www.2backpacks.com/en-francais/le-train-en-inde
Tous ces rabatteurs salissent l'image de leur pays et on en vient à ne plus faire confiance à personne, ce qui est vraiment triste. Pourtant, le Rajasthan est une région magnifique avec des palais et des temples incroyables. Quelques photos sur notre site : http://www.2backpacks.com/photos/india
Voila, maintenant avertis, vous pouvez partir tranquille!
Bon voyage
Amandine et Felipe
Madagascar pourrait-elle devenir une destination à la mode dans les prochaines années à venir? English translation pending
Bonjour🙂
Voila, certaines personnes sur ce forum savent très bien que Madagascar est une super destination car très diversifiée dans pas mal de domaine, comme par exemple: le trekking, sa faune et sa flore toutes deux endémiques voir aussi les activités aquatiques, les plages paradisiaques et ces iles, la rencontre avec les malgaches qui est un point très fort et très enrichissant.
Ce que je me rends compte en fait c'est que malgré les évènements politiques et économiques dans ce pays, qui freinent la demande, bon nombre de personnes aimeraient y aller, et j'avoue, qu'il y a vraiment un manque à gagner pour les malgaches.
Madagascar pourrait en effet être une destination à la mode comme ce fut le cas de Maurice, la République Dominicaine ou d'autres destinations comme le Mali, la Mauritanie et bien d'autres encore.
Si les dirigeants prennent conscience du potentiel énorme et qui mettent en marche les infrastructures hôtelières et routières dans ce pays, et bien, le tourisme pourrait être une manne importante en devises pour son économie.
Mais, la réalité est bien là et rien ne laisse prévoir malheureusement une amélioration dans ce secteur pour cette année.
Amicalement
Voila, certaines personnes sur ce forum savent très bien que Madagascar est une super destination car très diversifiée dans pas mal de domaine, comme par exemple: le trekking, sa faune et sa flore toutes deux endémiques voir aussi les activités aquatiques, les plages paradisiaques et ces iles, la rencontre avec les malgaches qui est un point très fort et très enrichissant.
Ce que je me rends compte en fait c'est que malgré les évènements politiques et économiques dans ce pays, qui freinent la demande, bon nombre de personnes aimeraient y aller, et j'avoue, qu'il y a vraiment un manque à gagner pour les malgaches.
Madagascar pourrait en effet être une destination à la mode comme ce fut le cas de Maurice, la République Dominicaine ou d'autres destinations comme le Mali, la Mauritanie et bien d'autres encore.
Si les dirigeants prennent conscience du potentiel énorme et qui mettent en marche les infrastructures hôtelières et routières dans ce pays, et bien, le tourisme pourrait être une manne importante en devises pour son économie.
Mais, la réalité est bien là et rien ne laisse prévoir malheureusement une amélioration dans ce secteur pour cette année.
Amicalement
Voyage à moto autour de Saïgon English translation pending
Bonjour;
apres avoir cherché sur le forum j'ai pas trouvé mon bonheur alors je pose mes questions ici.
On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.
Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.
Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.
Merci bien
On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.
Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.
Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.
Merci bien
Autotour dans l'Ouest américain sans parler l'anglais? English translation pending
Est il possible de faire un circuit de 20 a22 jours (les parcs +la sf sd lv ) sans parler anglais mais en ayant malgre tout l'habitude des voyages en solo meme dans certains pays non francofones. Les vols la voiture les hotels le pass des parcs seraient reserves avant le depart en fonction des etapes que nous aurons decides de faire en utilisant les conseils avises de ce site tres interressant.je stresse un peu egalement a l'idee de conduire dans les grandes villes meme si je pense utiliser un gps.
que les personnes qui ont fait ce circuit me rassurent ou le contraire afin de prendre la decision sur le mode de voyage mais l'idee du bus et du voyage accompagne ne m'enchante pas. merci de vos avis et remarques.