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Choisir un camping-car et une société de location pour l'Ouest américain English translation pending
Bonjour, je suis en train de prévoir un tour de l'ouest des Etats-Unis en partie en CC et l'autre partie voiture + hotels.
Pour les habitués du CC aux States, j'ai eu plusieurs propositions de prix pour la location d'un camping car pour 7-8 jours ; pouvez vous me dire ce que vous en pensez et surtout si vous connaissez la société Campingcar-online ?
Campingcar-online me propose un 29-31 avec 1000 miles inclus, frais de préparation, kit équipement, GPS, assurance (SLI Supplément Liability - RC locataire =$1M) pour 1560€. Les autres me proposent (pour comparaison), pour Cruise America pour à peu près 1300€ assurances tous risques avec franchise de $1000 un C30; pour Moturis, à peu près 1400€ pour un S27 avec convenience kit, 1000 miles, générateur illimité, all insurance (CDW, SLI and VIP), a deductible of $1000 applies. J'attends également un devis de EL MONTE.
Les prix se tiennent à peu près, mais par contre j'ai quand même l'impression que les CC de Cruise America sont moins confortables que les autres, non ? De plus Cruise America indique que les passagers ne sont pas assurés de voir avec une autre compagnie, c'est le cas pour toutes les agences ou uniquement pour eux ? comment avez vous donc fait ? Selon vous est-il utile de prendre le générateur en illimité ?
Merci d'avance de votre aide, Emilie
Pour les habitués du CC aux States, j'ai eu plusieurs propositions de prix pour la location d'un camping car pour 7-8 jours ; pouvez vous me dire ce que vous en pensez et surtout si vous connaissez la société Campingcar-online ?
Campingcar-online me propose un 29-31 avec 1000 miles inclus, frais de préparation, kit équipement, GPS, assurance (SLI Supplément Liability - RC locataire =$1M) pour 1560€. Les autres me proposent (pour comparaison), pour Cruise America pour à peu près 1300€ assurances tous risques avec franchise de $1000 un C30; pour Moturis, à peu près 1400€ pour un S27 avec convenience kit, 1000 miles, générateur illimité, all insurance (CDW, SLI and VIP), a deductible of $1000 applies. J'attends également un devis de EL MONTE.
Les prix se tiennent à peu près, mais par contre j'ai quand même l'impression que les CC de Cruise America sont moins confortables que les autres, non ? De plus Cruise America indique que les passagers ne sont pas assurés de voir avec une autre compagnie, c'est le cas pour toutes les agences ou uniquement pour eux ? comment avez vous donc fait ? Selon vous est-il utile de prendre le générateur en illimité ?
Merci d'avance de votre aide, Emilie
Projet de voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 adultes et prévoyons un voyage de 15 jours en septembre 2011 dans l'Ouest et les Parcs, pouvez vous nous dire ce que vous pensez de l'itinéraire que nous prévoyons. Merci d'avance. Nous avons un problème pour trouver un hébergement sympa à Moab pouvez-vous nous aider et quelqu'un connait-il le Moab Valley Resort ?
jour 1 : Paris- San Francisco jour 2 : San Francisco jour 3 : San Francisco jour 4 : San Francisco - Las Vegas en avion et location de la voiture à Las Vegas jour 5 : Las vegas (vallée de la Mort) jour 6 : Las Vegas - Bryce Canyon jour 7 : Bryce Canyon jour 8 : Bryce Canyon - Moab jour 9 : Moab jour 10 : Moab jour 11 : Moab - Monument Valley et Page ( départ tôt de Moab et arrivée vers 20h à Page) jour 12 : Page ( lac Powell- Antelope Canyon) jour 13 : Grand Canyon jour 14 : Grand Canyon (Flagstaff dans la soirée) jour 15 : Flagstaff - Phoenix et retour
Merci pour vos réponses
Nous sommes 4 adultes et prévoyons un voyage de 15 jours en septembre 2011 dans l'Ouest et les Parcs, pouvez vous nous dire ce que vous pensez de l'itinéraire que nous prévoyons. Merci d'avance. Nous avons un problème pour trouver un hébergement sympa à Moab pouvez-vous nous aider et quelqu'un connait-il le Moab Valley Resort ?
jour 1 : Paris- San Francisco jour 2 : San Francisco jour 3 : San Francisco jour 4 : San Francisco - Las Vegas en avion et location de la voiture à Las Vegas jour 5 : Las vegas (vallée de la Mort) jour 6 : Las Vegas - Bryce Canyon jour 7 : Bryce Canyon jour 8 : Bryce Canyon - Moab jour 9 : Moab jour 10 : Moab jour 11 : Moab - Monument Valley et Page ( départ tôt de Moab et arrivée vers 20h à Page) jour 12 : Page ( lac Powell- Antelope Canyon) jour 13 : Grand Canyon jour 14 : Grand Canyon (Flagstaff dans la soirée) jour 15 : Flagstaff - Phoenix et retour
Merci pour vos réponses
Le Caire, Le Nil, Le Steam Ship Sudan, le Lac Nasser, le Kasr Ibrim et Abou Simbel English translation pending
L’Egypte, j’en rêve depuis si longtemps. Le Grand petit à petit a été conquis par mon rêve.
En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.
23 septembre
Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.
Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.
Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.
Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !
Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».
L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.
Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…
On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…
Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.
A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :


Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.
Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…
Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.
24 septembre
Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).
Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.
En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.
A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…
Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.
Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.
On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».
Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X

Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.
Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…
Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.
Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.
La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.

Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :

Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.

Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.
Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.
Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.
Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.

Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !
Le résultat est là :

Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.


Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.

Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.
A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !
Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.

Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.
Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.
Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.
Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪
Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :

Les rives du Nil sont un peu protégées

Il y a de beaux palais

et des quartiers misérables accablés par la pollution
(Photo Elodie)
On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.
Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.
Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?
Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…
On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…
A demain Ninou
En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.
23 septembre
Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.
Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.
Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.
Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !
Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».
L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.
Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…
On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…
Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.
A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :


Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.
Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…
Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.
24 septembre
Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).
Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.
En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.
A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…
Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.
Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.
On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».
Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X

Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.
Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…
Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.
Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.
La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.

Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :

Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.

Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.
Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.
Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.
Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.

Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !
Le résultat est là :

Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.


Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.

Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.
A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !
Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.

Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.
Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.
Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.
Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪
Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :

Les rives du Nil sont un peu protégées

Il y a de beaux palais

et des quartiers misérables accablés par la pollution
(Photo Elodie)On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.
Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.
Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?
Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…
On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…
A demain Ninou
Californie en Harley Davidson: circuit d'une semaine? English translation pending
Bonjour,
Fin août-début septembre 2011 nous avons 10 jours de vacances. Prévoyons un circuit en Harley en Californie. Aurons donc 8 jours à disposition sur place. Est-ce quelqu'un aurait une proposition de circuit? Je n'ai aucune idée de ce qui est réaliste au niveau des kilomètres journaliers et des heures passées sur la moto.
Merci de votre aide.
Une bikeuse helvétique
Fin août-début septembre 2011 nous avons 10 jours de vacances. Prévoyons un circuit en Harley en Californie. Aurons donc 8 jours à disposition sur place. Est-ce quelqu'un aurait une proposition de circuit? Je n'ai aucune idée de ce qui est réaliste au niveau des kilomètres journaliers et des heures passées sur la moto.
Merci de votre aide.
Une bikeuse helvétique
Faire une location de véhicule aux États-Unis depius la France? English translation pending
bonsoir
je voudrais une voiture style chez hertz ou rent a car mais le soucis cest quil n'y a rien de marquer au niveau des frais d'abandon ou assurance multi risque
cest mieux que j'aille ds une agence pres de chez moi ???? par le net mais cest mal expliké
qui a deja loué par un agence en france ?
je voudrais une voiture style chez hertz ou rent a car mais le soucis cest quil n'y a rien de marquer au niveau des frais d'abandon ou assurance multi risque
cest mieux que j'aille ds une agence pres de chez moi ???? par le net mais cest mal expliké
qui a deja loué par un agence en france ?
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (3ème Partie et Fin) English translation pending
Debout les filles, il est temps de quitter Kokopelli... et revenir à la dure réalité.... vers vos maris et compagnons...ou autres....
le voyage continue....
Le 23 juin
Shellfishes & Petrified Wood
Enfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.
Mais les Bisti Badlands nous attendent.
Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.
Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.
Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.
La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?

Et de plus près, c’est mieux !

et nous partons admirer les Craked Eggs

Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!

Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!

Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.

Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.

Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.

Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.



Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)
Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !
Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?
Le 24 juin
Reels & Threads
Nous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.
Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).


Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.




autre moyen de transport
Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!
Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.
Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.


Une autre facette de l’ouest.
Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.

Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention


Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"

eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine

Une petite visite de la Cascade Falls...
Le 25 juin
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi &
SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia
Aujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !
D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.
Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.
Ça promet, et la promesse est tenue.
Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.
Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.
Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)
Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.

Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.




KING'S CROWN Rhodiola integrifolia
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala
ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia
Pour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.

Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?
(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»
Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.
Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !
Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.


Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.

Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.
Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !
Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...
Le 26 juin
Perles d'eau
Une petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.
Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.
Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!

Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !
La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)

Non, mais .. moi aussi che faire .. !
Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.
Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.

Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.


Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.
Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.

Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.
Le 27 juin

Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.
Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.

Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.
L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.
Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.
En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.
Le 28 juin
Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.




Puis nous pensons à notre retour vers la France.
Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.
Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!
20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!
Nos conclusions
Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .
Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .
Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !
Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .
Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.
Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.
Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...
Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..
Patrick & Laurence

le voyage continue....
Le 23 juin
Shellfishes & Petrified WoodEnfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.
Mais les Bisti Badlands nous attendent.
Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.
Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.
Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.
La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?

Et de plus près, c’est mieux !

et nous partons admirer les Craked Eggs

Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!

Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!

Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.

Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.

Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.

Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.



Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)
Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !
Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?
Le 24 juin
Reels & ThreadsNous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.
Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).


Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.




autre moyen de transport
Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.
Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.


Une autre facette de l’ouest.
Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.

Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention


Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"

eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine

Une petite visite de la Cascade Falls...
Le 25 juin
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi &
SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifoliaAujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !
D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.
Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.
Ça promet, et la promesse est tenue.
Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.
Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.
Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)
Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.

Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.




KING'S CROWN Rhodiola integrifolia
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala
ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifoliaPour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.

Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?
(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»
Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.
Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !
Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.


Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.

Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.
Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !
Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...
Le 26 juin
Perles d'eauUne petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.
Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.
Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!

Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !
La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)

Non, mais .. moi aussi che faire .. !
Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.
Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.

Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.


Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.
Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.

Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.
Le 27 juin

Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.
Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.

Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.
L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.
Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.
En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.
Le 28 juin
Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.




Puis nous pensons à notre retour vers la France.
Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.
Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!
20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!
Nos conclusions
Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .
Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .
Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !
Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .
Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.
Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.
Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...
Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..
Patrick & Laurence

Achat de billet d'avion pour les Etats-Unis pour l'été 2011? English translation pending
Bonjour,
Nous avons programmé un séjour dans l'ouest américain du 26/07/2011 au 16/08/2011 avec un passage à New York de 3 nuits à l'aller à 4 (2 adultes, 2 ados 17 et 14 ans).
J'ai simulé sur les sites internet en multi destination et en vol sec et le moins cher que j'ai pour le moment est 4950 euros ce qui est au dessus de notre budget.
Le vol le plus cher est celui du retour par San Francisco ou même Los Angeles et Paris, entre 3000 et 5600 euro le vol aller. Ça m'affole un peu....
Le trajet serait :
Paris - New York
New-York - Los Angeles ou San Francisco
San Francisco ou Los Angeles - Paris
Auriez-vous des tuyaux à me donner pour avoir des billets au meilleur prix ? Faut-il attendre encore un peu ?
Merci de vos réponses
Ouest USA: Erosion Fusion Passion English translation pending
SEGO LILY Calochortus nuttalliiL’Ouest USA… voyage forum.. .carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens.
Vos carnets ont été une grande source d’inspiration pour la construction de notre voyage… qui sera tout en randonnées et pour la réalisation de ce carnet-souvenir... qui sera tout en simplicité.
De ces lectures sont nés des désirs, des souhaits et même des certitudes suscitées par les vagues d’enthousiasme échappées de vos écrits ou de vos clichés révélateurs de sublimes paysages.
Ce carnet sera celui de nos souvenirs communs , un voyage à deux issu d’une relation amoureuse et d’un intérêt partagé et passionné pour ces contrées sauvages et lointaines.
Nous vous souhaitons bonne lecture, beaucoup de plaisir au moins autant que nous en avons eu pour l’écrire et l’imager.
Nous remercions de tout cœur Fred XIII, Isap29, Kashtin, Krikri, Mlefevre, Mokahlki, Oliv2019, PSI, Sedonax, Veileen, Vnoa, Wavemaster.
Merci aussi à tous les autres forumeurs qui ont eu la patience de répondre à nos questionnements ciblés dans le Post « Itinéraire de 29 jours : Colorado Utah Arizona Nouveau-Mexique Colorado »
Sincèrement et personnellement notre révérence va droit à Philippe ( Sedonax ) sous le signe « Sa passion et une patience d’Ange ».
Puis vers Pascale ( Kashtin ) pour son travail minutieux - correction de mon identification du bouquet garni de petites fleufleurs - et sa grande sympathie.
C’est parti mes amis et bon voyage…
Voici notre programme définitif avec sa carte itinéraire:


Le 1er Juin – Région Moab & Arches NP
ASTER Erigeron utahensis De Denver à Moab… Arrivée par la 128 et là nous baignons dans l’ambiance Colorado, ses flots calmes nous bercent dans nos souvenirs respectifs et notre premier contact est un instant magique.

Nous filons ensuite à Corona Arch, empressés que nous sommes. Patrick, attiré par les arches en tout genre en retrouve de suite la trace; nous admirons ensemble cette structure naturelle, sa ligne épurée et sa couleur rouge/rosée si tendre à nos cœurs.


Puis les Arches du NP nous rappelle à elles.. nous traversons tout le parc, là aussi notre mémoire s’active; direction Marching Men... la piste de tôle ondulée donne une impression désagréable et me fait avancer avec prudence, le 4X4 chasse nous sommes déçus du peu de perf du Grand Cherokee mais ne vous y fiez pas, notre désarroi sera de courte durée !
Patrick, au retour comprendra… le problème se résorbe à minima en accélérant.
Nous sommes résolument seuls lors de cette journée et cela le sera pour la majorité de nos trails et pour notre plus grand plaisir.
La douceur du crépuscule nous envahit et nous rafraîchit après la chaleur excessive de ce jour. La marche devient agréable et sympa.
Mais les Marching Men se font attendre et je partage mon sentiment: les beaux sites de l’Ouest s’offrent à nous après un jeu de cache-cache , on les cherche, on les devine puis à un détour sans qu’on s’y attende, ils se donnent enfin d’une façon majestueuse et toujours avec splendeur.
Impressionnants ces drôles de bonhommes... tous devant et tous derrière...

La nuit est là et Tower Arch nous nargue... la prudence l’emporte sur l’envie de continuer... nous reprenons le chemin en sens inverse, il nous reste tellement à découvrir !
Le 2 Juin
BUCKWHEAT Eriogonum ovalifoliumLevés à l’aube 4h30 pour un RDV avec le sunrise de Mesa Arch. Tout simplement, raté.
Mesa Arch est certes toujours aussi belle et irrésistible mais aujourd’hui elle s’amuse de nous et de 2 autres photographes… pas de soleil... il se camoufle sous un coton épais de nuages.

La False Kiva mérite bien qu’on s’y attarde; nous nous imprégnons de l’ambiance dans cette ruine indienne et méditons dans l’alcôve et là inespérée la lumière du soleil jaillit sur les méandres de la Green River et les vues en sont immédiatement métamorphosées.

Comme la journée a commencé très tôt nous prenons le temps de trailer à Aztec Butte où la vue sur Taylor Canyon est un peu décevante après False Kiva.
Quelques granaries Anasazi le long du parcours… greniers de stockage de provisions... alors nous poussons, l‘adrénaline et le Cherokee jusqu’à la Shafer Trail; je suis impatiente et légèrement crispée, c’est une première pour moi et si attendue; Patrick lui l’a dévalée l’an passé en VTT avec brio et péripétie.
Elle est extra cette piste – très cassante par endroits alors prudence- et notre 4X4 se révèle être enfin un compagnon de route fidèle et à la hauteur... High Clearance... de nos attentes !

Puis nous avançons vers Musselman Arch, elle m’impressionne énormissime ! Elle se présente comme une traverse de pierre d’environ 3 mètres de large avec le vide des 2 côtés. J’avais l’intention de la traverser mais le vertige m’a cloué sur place ! elle a su me résister ! Je l’aurai un jour !!! je l’aurai !!
L’environnement désertique mélange de falaises / mésas / piliers rocheux est fascinant et à perte de vue.


Retour à Moab.
Une petite sieste méritée et bienfaitrice au Kokopelli Lodge de Moab nous conduit tout droit et en forme au Moabrewery en soirée. Eh ! oui nous sommes des nostalgiques des ambiances et rencontres VF 09 Madseb, Floyd et notre Tigre .
Et attention, ce soir un RDV de toute importance nous attend, il s’agit de Sedonax avec qui nous passons une fin de soirée fort agréable – il nous en raconte des choses, toujours pertinent et intéressant ce Philippe !
Le 3 juin
LUPINE Lupinus pusillusHorseshoe Canyon se situe à l’ouest de Canyonlands dont il fait partie intégrante malgré l’éloignement géographique – 2h30 de Moab au parking du trail
La piste s’avère longue et sans problème particulier.
La rando quant à elle est pénible: 5 heures de marche uniquement dans un wash et dans du sable sous une chaleur excessive.
La 1ère et 3ème galerie (dénommée Great Galery) de Petroglyphs sont magnifiques, exceptionnelles; la 2ème l’étant moins à mes yeux.



Au retour, le dernier ¼ de mile se présente en montée raide dans un sable profond; là je perds pied: mes jambes flageolent, le sol se dérobe , mes yeux se voilent sous le regard inquiet et médusé de Patrick… Où sont les sels ? Sapristi !
Finies les ambitions… prouesse à la baisse. Nous redéfinissons les règles surtout celui de notre Tempo, le rythme de marche sera en fonction de Bibi Lolo !! 1ère et dernière manifestation de faiblesse, l’honneur est sauf !
Direction la piste menant au trail de Five Hole Arch , nous prenons le nord de la Lower San Rafael et la 1ère piste sur sa droite et sommes pris de suite dans les tourments d’un chemin dont le sable très profond ne donne aucun signe de passage récent et pas de possibilité de marche arrière. Foncer est ma seule devise pour éviter l’enlisement.
Sans conteste notre Cherokee se défend bien (la conductrice aussi !) et dorénavant nous le couvrons d’éloges et ce jusqu’au dernier mile du trip.
Sauf que notre erreur est démasquée enfin la mienne... retour sur la bonne voie 2ème piste à droite (cette fois c’est la bonne et trop fastoche) après la jonction avec la Lower San Rafael mais la luminosité faiblit, le crépuscule guette, adieu le sunset sur Five Hole Arch.
Nous gardons ce trail pour demain car dans l’immédiat une nouvelle expérience nous attend : première nuit dans le 4X4 et dans le wilderness, j’ai adoré cette solitude à deux, le décor s’y prêtait bien.

Douce soirée et nuit chaude !!!
Hum ! hum ! Petits et petites coquines, pas toujours bien placées vos idées !
Le 4 juin
Sticks & RocksLa journée commence très tôt - la lumière du jour nous réveille aux aurores - par la rando de Five Hole Arch une rando comme je les affectionne particulièrement, tous les ingrédients sont réunis: marche sur du slickrock, de l’orientation au GPS et un fabuleux spot de 5 belles arches donnant sur un panorama splendide de la Green River rive ouest.
Cette rando reste un très bon souvenir pour nous.
Trail de 2h15 en A/R

Crocodile Rock

Five Hole


Green River

Nous partons dans la région de San Rafael Swell avec son canyon de Little Wild Horse très prisé pour 3 raisons essentielles: il est facile d’accès, amusant et beau.
Of course, nous y croiserons beaucoup de touristes mais il vaut le détour.
Sans faire la boucle complète nous y resterons 2h en A/R.

Arrivés à Goblin Valley State Park la chaleur nous suffoque, l’air est irrespirable et notre balade à travers ces étranges créatures y sera écourtée.

Allez, allez on se ressaisit… et on se rattrape vite avec Crack Canyon pour lequel nous avons littéralement craqué tous les deux. Histoire de feeling !
Quelques difficultés à trouver la bonne piste me pousse à vous donner une indication:
Sur la Temple Mt Road laisser sur votre gauche la route pour Goblin Valley & Little Wild Horse Canyon continuer tout droit et compter environ 2 miles de cette jonction à celle de Crack Canyon prendre alors à gauche la piste menant au waypoint du parking indiqué sur ouestusa.
Le trail jusqu’à l’accès au site est sans intérêt juste un peu d’escalade et de repère avant de se jeter dans le Crack Canyon. 2 h en A/R (on marche le temps qu’on veut dans le canyon)
Un extraordinaire travail d’Erosion nous projette des années en arrière, certainement des millions d’années de labeur avant cet incroyable résultat. La roche est creusée de toute part, de nombreuses cavités - des p’tits trous, des p’tits trous encore des… et des passages tunnel façonnés et modelés par les pluies torrentielles et l’écoulement saisonnier de l’eau.
Sensationnel !


Le 5 Juin
CLARET CUP CACTUS Echinocereus Triglochidiatus & ASTER Erigeron ConcinnusFactory Butte nous était totalement inconnu avant sa découverte dans le carnet de Mokalkhi – merci pour le petit détour vers ce colosse nuancé de gris et d’ocre, posé sur son tapis fleuri jaune.

Si, si .. le tapis est bien jaune !

Puis à l’approche de Capitol Reef en venant de Hanksville mon émerveillement est à son comble, j’ai encore droit aux petites moqueries de Patrick m’imitant « Oh ! c’est beau »
Ces dômes rocheux aux teintes douces se déclinant du rose au violine surplombant le blanc cassé/beige me surprennent et me scotchent sur place le temps de m’imprégner et d’imprimer dans la case mémoire.

Pourtant le sentier de Cassidy Arch nous attend et son dénivelé annonce déjà le ton , nous approchons de l’arche en bufflant.
Grimpette de 2h30 en A/R, nous l’avons prolongée en poussant de 2 miles vers le Cohab Trail.
Le Waterpocket étant le lieu privilégié de refuge du hors- la- loi redouté et de sa bande de malfrats. Pas vu, pas pris…

Vers 16h un petit passage au Visitor Center de Capitol Reef où les rangers nous confirment ce que nous pensions déjà : tout est OK ! L‘état de la piste et la météo étant les 2 atouts majeurs pour l’accès à Cathedral Valley.
Nous sommes prêts pour notre petite expédition; la traversée de la Fremont River ne pose aucun souci vu son faible débit et sa profondeur.
Juste après le gué nous apercevons un 4X4 stoppé et un homme filmant notre traversée.
Ni une, ni deux nous faisons connaissance avec Serge et Elina, 2 américains ; nous bavardons slowly very slowly vu notre épouvantable anglais et échangeons nos E-mail pour l’envoi de la vidéo .
Serge, jusqu’à ce jour n’a pas tenu sa parole… Soit, nous sommes très patients, Serge !
Je vous laisse admirer ces fabuleux déserts où ne poussent seulement que quelques éparses mais somptueuses cathédrales dans un décor de rêve.
Lower South Desert Overlook
Vues du primitive campground : Cathedral Valley OverlookUn vrai délice ! A la tombée de la nuit...
Une nuit au primitive campground largement inspirée par vos suggestions. Thanks à Fred, Kashtin et Krikri
Sunset, Sunrise…Satisfaction, Stupefaction...
Waouh! Du campground et à ma grande stupeur naïve nous devinons les contours de Factory Butte ! Encore, Elle !
Le 6 Juin
PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia PhaeacanthaRéveil très tôt… sunrise oblige… puis nous entamons notre retour par la Caineville Wash Road, nous trailons 1 petite heure aux Monoliths puis un arrêt quasi obligatoire s’impose aux Temple of the Moon & of the Sun et son Glass Mountain pour lequel je suis interrogative.
Comment cet amas de mille morceaux de verre imbriqués les uns dans les autres (gypsum) a-t-il pu se former et qui plus est, parader à cet endroit stratégique ? Encore un Grand mystère de l’Ouest… Encore une vue de toute beauté sur Capitol Reef

Un petit bonjour au Visitor Center du parc et nous nous préparons maintenant pour la rando de Sulphur Creek qui est une one way.
Nous laisserons donc le véhicule sur le parking du Visitor Center mais il nous faut trouver un conducteur allant vers Torrey et voulant bien nous déposer en face de Chimney Rock, départ de notre trail.
Après 2 ou 3 tentatives avortées (beaucoup partent dans l’autre sens) je m’adresse à une jolie américaine qui accepte d’emblée la proposition. Ca tombe bien ils y sont allés la veille et nous livrent quelques conseils pour bien appréhender les waterfalls.
Nous descendons dans le lit de la rivière, la Sulphur Creek, elle vient grossir la Fremont River à Fruita.
Le trail consiste à suivre le cours d’eau et à contourner les obstacles, 3 cascades de 2 à 3 mètres de hauteur environ . Difficilement négociables même avec les recommandations de notre américaine, elles nous font hésiter et réfléchir…

Fort sympa, je vous confie la solution aux énigmes : les 2 premières cascades se descendent par la droite et la dernière à son départ par la droite et après un saut de biche au-dessus de la cascade vous serez alors à sa gauche longer la falaise et les efforts sont presque terminés pour rejoindre le Visitor Center.
Une des randonnées préférées de Patrick…
Le trail est fun presque toujours les pieds dans l’eau mais assez acrobatique, des senteurs florales s’échappent du Russian Olive et aiguisent mon odorat très fin et me rappelle l’odeur de notre mimosa.
RUSSIAN OLIVE Elaeagnus angustifoliaLe 7 Juin
GLOBE MALLOW Sphaeralcea Parvifolia & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRIDGES PENSTEMON Penstemon RostriflorusNous quittons Capitol Reef avec le regret et la sensation de ne pas avoir approfondi notre connaissance du parc.
En sortant de la piste de Cathedral Valley...Soit, nous piquons vers Escalante et le GSENM en suivant le WaterpocketFold et sa gigantesque déchirure sur plus de 100 miles. Les lacets des Switchbacks me transportent déjà, je suis subjuguée et le serai encore plus devant Stricke Valley Overlook même après une 3ème fois…
Ici, The Notom Road

Puis les Switchbacks

Toujours saisissante et énigmatique cette pliure tectonique aux mille couleurs , superposition de couches rocheuses colorisées et les Henry Mountains se dressent fièrement en arrière plan de peur d’être oubliés de notre champ de vision.



La Wolverine Loop nous offre ses forêts boisées où cohabitent pins pignons et genévriers ; nos regards sont captivés par les étendues de champs aux teintes orangées.
Les Globemallow se pavanent sans retenue et à notre plus grand plaisir. Pas mon Spartiate, vous dis-je ! Les Globemallow… Il vient de perdre son image de marque, son bouclier et sa sarisse! S'en remettra t-il un jour? Suite au prochain épisode...

Nouvelle explosion de teintes ..Inespérées.. Inattendues…au détour de la Wolverine RoadLe 8 Juin
LUPINE Lupinus Caudatus & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRICKELLBUSH Brickellia longifoliaNous roulons le long de la Hole in the Rock et nous descendons dans le wash Dry Fork & Coyotte Gulch; nous enchaînons les 3 slots canyon en enfilade en commençant par Dry Fork le plus à gauche histoire de ne pas le désavantager, juste une petite incursion de ½ mile.
S’ensuit le Peek-a-boo en A/R et son entrée acrobatique et l’on distingue de suite ses 2 belles arches ocres et rougies par la lumière du jour perçant dans le slot canyon. Trop Top !
Se hisser, se pousser, s’entraider, s’agripper, se glisser… Très sportif et très beau le Peek-a-boo et bien sûr assez fréquenté.
Nous terminerons par Spooky dont les parois sont criblés de picots noirs, il est extrêmement étroit et sinistre, il y fait sombre et là anybody.
Se faufiler, se désarticuler, rentrer le ventre ou le poitrail et s’adapter aux formes de la paroi pendant quelques mètres juste pour satisfaire la curiosité du lieu... des entrailles du Spooky


Et la journée se poursuit, nous continuons sur la piste Hole in the Rock vers le sud, elle est interminable, cassante et accidentée à sa fin.
Pour atteindre le trailhead de Broken Bow Arch prendre à gauche la CO 276 (seule indication) par le Willow Gulch trailhead. Compter 3 h en A/R.

Une fois dans le canyon la randonnée est très sympa, nous zigzaguons parmi les saules et autre végétation au gré du ruisseau; puis nous atteignons la fulgurante et jolie courbe de l’arche Brocken Bow. J’étais loin de m’imaginer une telle beauté et massivité dans ce coin si reculé. Quelle magnifique surprise !
Sur le retour, un ru m’attire, je m’agenouille pour y tremper casquette et visage et là surprise, je suis interloquée : 1.. 2.. 3… écrevisses …barbotent à cet instant sur le cours d’une fontaine naturelle d’eau. J’hallucine ou quoi !
Etonnement, puis splatch à l’eau, la Lolo.. c’est bas l’eau… Fous rires à gogo..
Petits conseils pour une journée comme celle-ci : - le 4X4 sans être 4WD doit être obligatoirement high clearance sans aucun doute - Ne pas négliger et plaisanter avec les réserves d’eau (3 L /personne minimum), la chaleur est extrême
Et voilà, le projet de passer la nuit dans le 4X4 s’amenuise petit à petit : nous manquons misérablement et bêtement d’eau, si nous prenons en compte que le lendemain nous envisageons Neon Canyon & Golden Cathedral.
Bon, d’accord je vous donne des conseils en eau …. mais c’est de bonne augure !
Décision finale: Nous faisons une halte à Dance Hall Rock (là, où nous devions dormir), très bel amphithéatre de grès rouge, lieu de repos et de danse des pionniers, que nous arpentons nu-pieds en soirée en contournant les potholes (énormes trous clairsemés d’arbre isolé) puis nous passons la nuit à Escalante.
Très sage …comme solution finale !

L’accès à l’arrière du Hall

l'arrière du décor

Le 9 juin

La rivière Escalante et son Neon Canyon nous réserve ici une petite perle, la Cathédrale d’Or, elle brille de mille feux sous le soleil …tout en mouvance …mais avant nous devons y laisser quelques gouttes de sueur.
« Suivre le cap du Round Dome » OK, Philippe! Aucun souci !
sauf que nous suivons les traces du trail Fence Canyon sans bien sûr descendre dans le canyon.
L’expérience malheureuse de Krikri et Hervé nous revient en mémoire et nous en dissuade. Non, aux Deer Flies (les taons sont voraces et n’épargneront personne !)
Nous restons sur le Rim de Fence Canyon. Très joli ! Aucun regret même avec la rallonge en miles ! Nous devons absolument trouver le passage dans les dunes de sable. A droite, toute !
Ca y est nous y sommes ; nous nous créons un point de repère et jetons notre dévolu sur 1 pin rabougri mais bien repérable pour le retour.
Maintenant, nous nous frayons notre chemin dans la végétation d’arbustes à l’approche de la rivière presque en face du défilé Neon Canyon mais l‘Escalante est bien trop profonde, trop de débit et les berges ensablées sont infranchissables.
Nous cherchons encore puis bifurquons sur la gauche pendant environ 100 mètres et là nous pouvons la traverser sans aucun risque et se faufiler à travers une végétation identique jusqu’à l’entrée du Canyon.
Invités par le chant harmonieux des oiseaux nous avançons comme happés et nous sentons une arrivée en apothéose . Les falaises de grès rouge sont zébrées comme entachées de vernis noir contrastant avec le vert tendre des arbres à coton.
Merveilleuse et enchanteresse Golden Cathedral … Une grotte géante percée de 2 grands trous permettant aux rais du soleil et de la lumière de se refléter dans une étendue d’eau verte.
La magie du lieu se bonifie avec les effets divers et variés tels un stroboscope sur la voûte lors d’un jet de pierre dans l’eau.
Incroyablement pittoresque , un spectacle naturel en Or à savourer seuls presque religieusement.
Séquence Emotion avec:
Effets prodigieux de stroboscope et de kaléidoscope sur la voûte de Golden Cathedral




Petits conseils: - la piste est très cassante, 4x4 high clearance obligatoire - le trail est exigeant, exténuant à cause des T° élevées et de la marche dans le sable - 7 h en A/R . Le Camelback d’une contenance de 3 litres était juste pour moi ce qui a conforté notre sage décision de la veille. - notre trail le plus difficile du séjour.
Le 10 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalis & PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia PhaeacanthaUn gigantesque cratère de volcan débordant de sable dont la couleur Sahara (de mon invention !) s’harmonise parfaitement aux teintes rose/blanc cassé des roches incurvées lui servant de mur-forteresse et le protégeant des agressions extérieures.
Les paysages sur la 2ème partie du trail sont magnifiques, les vues s’étendent à perte de vue sur la région des canyons formés par l’Escalante River.
Le soleil, aujourd’hui encore (13 ème jour sous ses rayons) nous inonde de sa lumière et de ses rais brûlants.
The Volcano est un site très atypique et nous confère une impression d’irréalisme ou de s’être trompé de planète.
La marche se fait en 5 h en A/R et demande une orientation au GPS pour une 1ère approche.
Conseil: 2 solutions s’offrent à nous en longeant et en se repérant à la falaise sur la droite - On l’effleure et on marche alors sur du slickrock la plupart du temps - On randonne plus sur la gauche et on grimpe et on dévale une multitude de sablons/dunes comme des montagnes russes.
Souvenez-vous, je préfère le pied ferme sous la chaussure aussi nous choisissons la 1ère option, elle me plait bien.
Prendre toujours le cap de cette vue ressemblant étrangement au Volcano mais méfiance…

Ce n’est pas toujours celui qu’on pense... gaffe, ce n’est pas lui …
Alors remonter la barrière de barbelés jusqu’en haut, l’escalader (aucune complication) et là virer de cap... à droite toute…
Environ 1 H plus tard nous distinguons la lèvre supérieure du volcano et arrivons devant le beau précipice. Des rafales de vent nous dissuadent de descendre dans les abysses du volcan par les petites marches creusées dans la roche. C’est tout de même assez vertigineux et impressionnant !

Nous sommes déjà comblés par le lieu et le spot. Merci, Marie.

Don't disturb... my Spartiate prend les mesures du Giant et voici ses conclusions: 25 m de profondeur et 30 de diamètrePas encore finie cette journée !
Arrivés au parking du trailhead de Upper Calf Creek Falls, nous entamons la descente sur un terrain pierreux dont le dénivelé négatif est important.
Pas le pied !!!! et c’est peu de le dire ! Mes orteils sont douloureux comme une sensation d’étau en bout de chaussure. Je dérape.. mon corps parle... et n’en peut plus pour ce jour-là.
D’un commun accord, nous stoppons l’aventure et vivement le surplus de repos à Escalante !… Bien joué la Lolo !!
Le 11 Juin
YELLOW EVENING PRIMROSE Oenothera flava & COLUMBINE Aquilegia micrantha & EVENING PRIMROSE Oenothera pallidaRevigorés, nous débutons la matinée avec la balade très reposante
de Willis Creek, prenant sa source dans le parc de Bryce Canyon
et affluent de la Paria River.
Le slot Canyon se caractérise par son cours d’eau aux eaux transparentes sinuant dans les gorges étroites de grés et de calcaire, agrémenté de beaux spots.
La T° a baissé, il se dégage une note de fraîcheur et une atmosphère calme et apaisante.



La rencontre fortuite avec des cavaliers nous surprend mais accentue la bonne note dédiée à ce trail.
2 h de marche… enfin, comme dans de nombreux canyons, libre à vous de marcher le temps désiré..
Tiens ! et si on allait saluer la Grovenor Arch située au nord de la Cottonwood Road, elle n'est vraiment pas loin d’ici.
L’arche ne parvient pas à se détacher du ciel bien tristounet, ses couleurs manquent de panache alors que le ciel devient très menaçant au sud de la piste vers Page.

Nous quittons la Cottonwood Road tout en sachant que nous la retrouverons mais côté sud lorsque nous serons à Page.
C’était mal vu…. car nous ne pourrons le jour prévu la faire par manque de temps !!! Adieu le Yellow Rock (m’en fiche, déjà arpenté en 08)
Patrick, lui non...
Aussi, il sera sûrement relisté car du coup nous ne connaissons ni l’un ni l’autre la partie colorée de la Cottonwood Road et sans aucun doute je referai le Yellow Rock avec beaucoup de plaisir… partagé !
Patrick s’émerveille , normal nous nous approchons en douceur de Bryce Canyon et nous y voilà ..
Moi, je suis dépitée après 3 années consécutives… plus de magie plus de sensation de la découverte...
Est-ce possible de devenir insensible à la beauté de ce Canyon ? Ce sentiment me gêne.
Un regain d’espoir devant Bryce Point & Sunrise Point, mes 2 points de vue préférés.

Un manque d’enthousiasme et la pluie qui maintenant tombe en averses intermittentes nous incitent à faire l’impasse sur le Peekaboo Loop.
Désolé, Bryce !!!!!!!

Pourtant tu te décarcasses, à en voir ta végétation s’enraciner pour préserver le site !!
Le 12 juin
PENSTEMON Penstemon eatonii & ASPEN Populus tremuloides & ENGELMANN SPRUCE Picea engelmanniiDes millions d'années d'érosion et de soulèvement ont sculpté cet immense amphithéatre de couleur pourpre mordorée
Le Cedar Breaks NM est très fascinant sous sa parure semi hivernale, ses parois de terre rouge sont drainées de coulées neigeuses blanches, quelques épicéas se dégagent de l’épaisseur nuageuse et cotonneuse; les flocons tombent maintenant puis se transforment en pluie fine.
Contraste saisissant des teintes… sur Sunset View



Nous sommes transis de froid, en 2 jours la température est descendue de 26° (de 29° à 2,8°). La contemplation du Sunset View sera intense et de courte durée et nous préférons traîner nos galoches au sec. Adieu, Spectra Point et son Ramparts Trail !
Nous traversons tour à tour la forêt nationale de Dixie plantée de sapins, d’épicéas et de trembles puis des régions de lacs - Panguitch Lake et Navajo Lake – nous apprécions beaucoup la diversité des paysages; la pluie a cessé, les nuages plus tenaces s’accrochent en fond de ciel.
L’entrée East de Zion National Park par l’UT 9 (Mt Carmel) est jalonnée de formations rocheuses arrondies, striées dont les vues sont spectaculaires. La route étroite et sinueuse alterne entre de nombreux lacets et tunnels. Décidément , Zion NP m’a séduit en 08 et là il me le rend encore; nous sommes sidérés par tant de splendeur jusqu’à en oublier de photographier !
Heu… autre excuse, il est difficile de se garer… c’est balot !
Le temps variable oscille entre pluie et rais timides du soleil explosant alors les rouges du grès Navajo et les verts arbustifs.
La Virgin River, petite rivière tranquille en vallée, prend sa source à 2600m d’altitude et se jette dans le Colorado 1500m plus bas avec difficulté et force de caractère au regard du Zion Canyon très profond et creusé depuis des siècles et des siècles.
La mauvaise météo nous barrera la route, aucun shuttle ne circule ce jour jusqu’au Temple de Sinawava d’où nous devions rejoindre le trail The Virgin Narrows.
Nous nous consolons au Visitor Center en obtenant nos permis pour The Subway, gagnés 3 mois plus tôt à la loterie sur le Net.
Les prévisions météorologiques sont favorables pour le lendemain: nous jubilons
Le 13 Juin
HORSETAILS Equisetum hyemale & COLUMBINE Aquilegia micrantha & SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellumEn route par la Kolob Terrace Road et plus précisément pour le trail par la partie basse des abords de la rivière Left Fork North Creek que nous remonterons...
La partie haute est réservée au canyoning , elle est nettement plus technique et hors de nos compétences physiques.
Les 2 options au final débouchent au fond d’un canyon dans « The Subway »
J’ai adoré cette rando et ne peux m’empêcher d’en vanter les mérites rarement signalés ou décrits et laissée pour compte au détriment du point d’orgue final
et pourtant... Ma préférence à moi !
De-ci, de-là nous ondulons au rythme de la rivière, nous esquivons les rochers puis traversons le cours d’eau pour atteindre l’autre rive
Nous alternons escalades, glissades, évitements d’obstacles...
les berges quant à elles s‘enorgueillissent d’une végétation très riche et florissante – des sous-bois de fougères, diverses variétés d’érables – puis de part et d’autre nous serpentons entre un tapis de verdure ou de fleurs ou de roseaux érectiles.
HORSETAILS Equisetum arvense & Equisetum Hyemale

RED MAPLE Acer glabrum &Wood Fern & Grassfern
SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum
CARDINAL MONKEY FLOWERS Mimulus cardinalis Thanks à Pascale, alors!La température de l’air est clémente 20°, un temps idéal pour la marche.
Des senteurs parfumées nous chatouillent le bout du nez, mélange tout en douceur d’odeurs agréables de pin, pain d’épice et anis.
Nous suivons presque à la lettre les traces laissées par les piétinements des randonneurs évitant ainsi l’accumulation de fatigue; la rando s’avère longue et difficile…
Elle a beau me plaire, faudrait pas en rajouter tout de même !
Surviennent alors, à petits pas de velours, les 1ères cascades..
Plus haut, elles s’élargissent, prennent de l’aisance et enfin toute la largeur du Left Fork North Creek.
C’est beau, très joli

Les eaux transparentes se déversent sur les terrasses de grès rouge, les arbres et épicéas arborent leur nuance de vert allant de l’acidulé au malachite et au vert sombre et profond du sapin.
la rigole naturelle annonciatrice de l’arrivée au fabulous SUBWAYLa végétation est luxuriante et rafraîchissante, ici .
En amont, elle y est absente, l’environnement devient froid… un souffle glacial nous surprend juste à l’entrée du tube… du tunnel… de la bouche de métro…
… du SUBWAY, quoi !..

Des teintes métalliques et plombées colorent la roche en contraste avec les eaux bleutées et cristallines des piscines naturelles …
En rêve !!! Oh ! la menteuse..
Les orages et les pluies de la veille en ont modifiés à coup sûr l’aspect et la tendance artistique.
L’eau est brouillée, beigeasse, hésitante.

Nos pieds sont glacés et se crispent, tant pis pour eux…. nous profitons de cet endroit sublime enveloppé d’un halo de mystère.

Trail de 6 heures en A/R.
Surtout ne vous engouffrer pas « sauvagement » dans The Subway sans profiter pleinement des avantages de la Nature de ce trail…. !
Nous prolongeons la journée et suivons plein nord la Kolob Terrace Road (conseil de Philippe) sur environ 10 miles d’où nous contemplons les belles vues jusqu’au Lava Point Overlook et au-delà…
Le 14 juin
Lizzard & CactusAprès une halte ravitaillement à Spingdale en prévision de notre nuit au Atlatl Rock campground, nous filons vers les Kolob Canyons Viewpoint puis vers Red Cliffs d’où nous sommes refoulés pour cause de travaux et impossible même en forçant le passage pourtant nous étions pratiquement arrivés au but…Grrr..
On brûle …on brûle… à l’approche du Valley of Fire , State Park attenant à la rive ouest du Lake Mead où se jette justement la Virgin River et tant d’autres cours d’eau et rivières
et la rencontre avec le Colorado a lieu ici, quand même !
Nous patientons à Overton: trop, trop chaud à l’extérieur…. et trop, trop froid à l’intérieur (genre Mac Do). Encore un des paradoxes de nos amis américains !
Vers 17h, nous osons nous jeter dans la braise de Valley of Fire à la découverte de Elephant Rock juste en bordure de route, superbe mimétisme à l’animal.

Fusion de la Roche ….
EVENING PRIMROSE Oenothera caespitosaUne fois de plus nous nous stimulons pour nous extraire du 4x4 climatisé et trailer à la recherche de Fire Canyon que nous pensions être
cecialors que nous voyons
celà.... après 1 h en A/R de marche à en suffoquer. Petite déception…
Rainbow Vista nous gratifie de ses splendides vallons et rochers aux multiples formes et teintes surtout au sunset mais auparavant nous nous baladons dans Whites Domes ... trail de 1h en Loop avec une diversité de paysages incroyables: falaise blanche, canyon, petites arches, rochers aux formes étranges taraudées par les temps, et vues très colorées. Flamboyant en soirée.


Retour vers Around Rainbow Vista et là nous capitulons – seating d’1h – admiratifs et en contemplation devant le spectacle du sunset. Les roches s’embrasent, s’enflamment tout près de nous tandis qu’au loin des images quasi-hallucinatoires, fictives miroitent dans notre fonds d’œil ou bien est-ce juste notre imagination /imaginaire en recrudescence … Trop beau !
Tout près….

Et au loin …

Valley of Fire est à son paroxysme à la tombée de la nuit ; elle dévoile son secret de façon ostentatoire à ce moment-là.
Oui , nous dégustons avec délice ce gâteau géant aux mille couleurs dégoulinant de nuances somptueuses - des jaune, rose, mauve, violine, vert/gris, chocolat, terre de sienne – Variations

Cette dégustation fine et savoureuse annonce une douce nuit étoilée au campground Atlatl Rock où la douche coulera à flot pour notre bien-être corporel.
Ah ! j’oubliais de vous préciser en guise de dégustation non imagée celle-ci, il s’agira seulement de sandwichs bien américains et de quelques fruits à se mettre sous la dent ! ! Notre paradoxe, à nous, celui-ci !
Le 15 juin
CATCLAW ACACIA Acacia greggii entouré de CACTUS Opuntia polyacanthaLa matinée commence par le déchiffrage du panel d’art indien sur l’Atlatl Rock et nous suivons le Scenic Loop à la recherche de Arch Rock, Piano Rock et plus loin Panorama Rock.

Une triste nouvelle est tombée susurrée par Philippe lors de notre rencontre à Moab: l’ Ephemeral Arch n’existe plus.
Si fragile, si éphémère qu’elle n’est plus et ne sera plus jamais... elle a chuté une certaine nuit de fin mai 2010.
Soit, ma curiosité insatiable me titille, je formule:
- Et si nous allions en voir les vestiges ?
Regard interrogatif de Patrick ..
Serait-elle devenue folle ?
WHY ?
Avant le 31 maiWHY NOT ?
Après le 31 mai Let’s go…
Rando d’ 1 h 15 avec la hantise de revenir bredouille et c’était sans compter le côté organisationnel américain... Un panneau indiquant l’info était bien évidemment planté au sol, il nous restait juste à lever le bout de nez pour faire l’état du lieu et la constatation suivante: ce trail risque fort d’être déserté sans Ephemeral Arch.
Nous quittons le désert de Valley of Fire pour Colorado City et le trail de Watercanyon.
Très appréciable cette randonnée d’1 h en A/R , un peu de fraîcheur et de végétation avant d’apercevoir
ce joli petit canyon que j’aime surnommer « le petit Subway » et ses cascades.
Puis sur le chemin du retour, nous assistons à la baignade façon mormon.

Très surprenant ! Comme une apparition au pays des Elfes..
Nous reprenons la route vers la région du Vermilion Cliffs où l'on s'attardera à Old Paria par la piste signalée par l'indication "Paria Townsite".
Tout le plaisir est pour nous... c’est un régal de plus, les couleurs -violine et crayeux- sur la roche nous ravissent, des rubans aux tons dégradés sont posés les uns sur les autres sur une enfilade de montagnes... avec copie conforme en face et sur des dizaines de miles.

Allons vite chez Susan et Steeve chez qui nous passerons 3 nuits au B&B Outpost of Paria
Point de Susan mais un gentil mot collé à la porte avec les recommandations d’usage
... Rencontre fortuite avec deshawn de VF . Discutaillons... il est seul et a besoin de compagnie...
Tiens, me voici arrivée à la moitié du voyage (J 15)... je passe donc la main à Patrick pour la bonne parité/équité dans le couple !!!!! D’ac les filles ! Bali-Balot !
Et bien sûr à très bientôt....
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Découvrir les États-Unis en un mois? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir à la découverte des etats unis au prix le plus bas!!! bien sûr!!
Merci d'avance pour vos bons plans !!!
je souhaite partir à la découverte des etats unis au prix le plus bas!!! bien sûr!!
Merci d'avance pour vos bons plans !!!
Autotour en Floride courant mars 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Avec des amis, nous avons décidé de partir en Floride courant mars 2011, avec une formule autotour. Toutefois, afin de calculer à peu près le prix de notre voyage, nous souhaiterions savoir quel budget prévoir par personne pour la nourriture, les frais d'essence notamment.
De plus est-il facile de circuler sur les routes de Floride car ce sera notre premier voyage en individuel dans ce pays ?
Merci pour vos réponses et éventuellement vos autres suggestions auxquelles nous n'avons pas pensé.
Avec des amis, nous avons décidé de partir en Floride courant mars 2011, avec une formule autotour. Toutefois, afin de calculer à peu près le prix de notre voyage, nous souhaiterions savoir quel budget prévoir par personne pour la nourriture, les frais d'essence notamment.
De plus est-il facile de circuler sur les routes de Floride car ce sera notre premier voyage en individuel dans ce pays ?
Merci pour vos réponses et éventuellement vos autres suggestions auxquelles nous n'avons pas pensé.
L'Ouest canadien oublié des Québécois? English translation pending
Bonjour aux Quebecois et d'avance merci à tous ceux qui me répondront.
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Ne pas emmener ses enfants en voyage English translation pending
Bonjour,
Je ne sais pas si je suis sur la bonne partie du forum mais j'ai une question.
A noël dernier, nous avons emmener nos 3 enfants (13, 10 et 4 1/2 ans) à New York. Ce fût notre 1er grand voyage!
Même si le voyage s'est relativement bien passé, on ne peut pas en dire autant du séjour 😕 Désinteressement total, nombreux conflits entre eux (et nous) mais ça c'est pas nouveau 😮, ils râlaient sans cesse, en avaient marre de marcher, avaient faim, avaient froid, étaient fatigués, bref que du bonheur! 🤪 Et ce n'est pas QUE à New York, quand on va à Disneyland ou n'importe où ailleurs, ils ralent toujours et ne sont jamais content!!! Quand on leur demande si c'était bien, il répondent "mouais bof 😕" ou quand on leur dit que la prochaine fois on ne les emmènera pas, ils disent "tant mieux" 😠
Aujourd'hui, nous désiront retourner à NY, peut être en avril, à voir, et nous ne désiront emmener que le petit qui aura presque 6 ans! Mes 2 grands sont issus d'une première union et ils iraient chez leur père comme à toutes les vacances scolaire! Le petit étant issus de mon union actuelle et étant bien plus facile que mes 2 grands, nous l'emmènerions!
Mais voilà, je culpabilise 🙁 Je me dis que c'est pas juste, ne serait-ce que par rapport au petit! Seulement, quand je repense à notre séjour et les nombreuses sorties que nous avons effectués ensemble et que rien ne leur plait ou qu'ils ne profitent de rien, je me dis que je n'ai pas envie de pourrir les vacances avec des engueulades et des punitions à tout va! Les vacances c'est fait pour se reposer, se vider la tête et pas se la prendre!!!
Que pensez-vous de ça? Emmenez vous toujours vos enfants en voyage? Culpabilisez-vous?
merci de vos réponses!!
Je ne sais pas si je suis sur la bonne partie du forum mais j'ai une question.
A noël dernier, nous avons emmener nos 3 enfants (13, 10 et 4 1/2 ans) à New York. Ce fût notre 1er grand voyage!
Même si le voyage s'est relativement bien passé, on ne peut pas en dire autant du séjour 😕 Désinteressement total, nombreux conflits entre eux (et nous) mais ça c'est pas nouveau 😮, ils râlaient sans cesse, en avaient marre de marcher, avaient faim, avaient froid, étaient fatigués, bref que du bonheur! 🤪 Et ce n'est pas QUE à New York, quand on va à Disneyland ou n'importe où ailleurs, ils ralent toujours et ne sont jamais content!!! Quand on leur demande si c'était bien, il répondent "mouais bof 😕" ou quand on leur dit que la prochaine fois on ne les emmènera pas, ils disent "tant mieux" 😠
Aujourd'hui, nous désiront retourner à NY, peut être en avril, à voir, et nous ne désiront emmener que le petit qui aura presque 6 ans! Mes 2 grands sont issus d'une première union et ils iraient chez leur père comme à toutes les vacances scolaire! Le petit étant issus de mon union actuelle et étant bien plus facile que mes 2 grands, nous l'emmènerions!
Mais voilà, je culpabilise 🙁 Je me dis que c'est pas juste, ne serait-ce que par rapport au petit! Seulement, quand je repense à notre séjour et les nombreuses sorties que nous avons effectués ensemble et que rien ne leur plait ou qu'ils ne profitent de rien, je me dis que je n'ai pas envie de pourrir les vacances avec des engueulades et des punitions à tout va! Les vacances c'est fait pour se reposer, se vider la tête et pas se la prendre!!!
Que pensez-vous de ça? Emmenez vous toujours vos enfants en voyage? Culpabilisez-vous?
merci de vos réponses!!
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en été 2011? English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis le début d'année nous songeons partir en famille l'été 2011 pour 3 semaines dans l'ouest américain avec 2 ados 17 et 14 ans et des amis (2 adultes 3 ados 17,14 et 11 ans). Nous avons tester au mois d'avril l'organisation d'un voyage en Floride fait par nous même et tout s'est bien passé on peut donc y aller sans appréhension.
Je me suis renseignée sur ce forum et d'autres sites et blog sur le sujet.
L'interrogation me vient plutôt pour savoir dans quel sens effectuer ce périple avec les principaux sites à ne pas rater et surtout nous aimerions commencer le séjour par la visite de New York sur 3 nuits à la demande expresse des ados !!
Dates prévues du 26/07/2010 au 16/08/2010.
J'ai lu sur ce forum qu'il vaut mieux ne pas réserver trop tôt les billets d'avion, mais attendre à peu près 300 jours avant le départ ? est ce vrai surtout pour un trajet multi destination ?
Nous aimerions donc faire d'abord 3 nuits à New York puis vol intérieur jusqu'à San Franscico ou Los Angeles ou Phoenix ???? Grosse interrogation, sachant que nous souhaiterions faire :
- Yosemite
- Monument valley
- Death Valley
- Vegas
- Bryce
- Grand Canyon
- Moab
- Zion
- Lac powell
- Visite de San Fransico - Sausalito
- Visite de l'essentiel de Los angeles , avec peut être universal studio
Peut on également songer pendant le séjour faire san franscico - los angeles par la cote ? Est- ce réalisable.
Merci de m'aider à démarrer ce circuit par le bon bout en évitant de passer trop de temps en voiture tout en voyant le maximum de belles choses !!!!
Circuit sur la côte Est australienne, visites, budget? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce site et ne connais pas encore bien le fonctionnement..., Mais je suis à la recherche d'info pour organiser notre road trip prévu en septembre 2011 avec mon copain, donc si vous avez des infos, conseils, adresses, c cool de ns les communiquer 😉
Nous pensons soit : 1/ atterrir à Melbourne, acheter un Van et remonter la côte Est jusqu'à Cairns et pourquoi pas redescendre dans les terres. ou 2/ Atterrir à Cairns, acheter un Van, pour redescendre la côte est jusqu'à Melbourne
Après c road trip nous avons le projet de rester 3 à 4 mois à Melbourne pour apprendre l'anglais.
En combien de temps doit-on prévoir pour faire la côte Est ? Qu'est ce qui est bien de voir, et faire ? Faut il prévoir un gros budget ? ...
D'avance merci !!!!
Je suis nouvelle sur ce site et ne connais pas encore bien le fonctionnement..., Mais je suis à la recherche d'info pour organiser notre road trip prévu en septembre 2011 avec mon copain, donc si vous avez des infos, conseils, adresses, c cool de ns les communiquer 😉
Nous pensons soit : 1/ atterrir à Melbourne, acheter un Van et remonter la côte Est jusqu'à Cairns et pourquoi pas redescendre dans les terres. ou 2/ Atterrir à Cairns, acheter un Van, pour redescendre la côte est jusqu'à Melbourne
Après c road trip nous avons le projet de rester 3 à 4 mois à Melbourne pour apprendre l'anglais.
En combien de temps doit-on prévoir pour faire la côte Est ? Qu'est ce qui est bien de voir, et faire ? Faut il prévoir un gros budget ? ...
D'avance merci !!!!
Circuit de trois semaines dans l'Ouest américain avec deux enfants (10 et 7 ans) en août 2011 English translation pending
Bonjour à tous et merci d'avance pour vos avis, critiques, confirmations, concernant notre circuit en août 2011 dans l'Ouest américain. Nos billets d'avion seront réservés dans les prochains jours. Voici notre itinéraire en voiture de location.
Jour 1: Vol Bruxelles-San Francisco, prise de notre véhicule et logement dans les environs de l'aéroport.
Jour 2: Départ pour le Yosemite Park et logement.
Jour 3: Yosemite Park
Jour 4: En route pour la Death Valley et logement.
Jour 5: Death Valley, nous laissons de côté le Séquoia et le Kings Canyon
Jour 6: Death Valley vers Las Vegas
Jour 7: Las vegas: shopping, strip, spectacle.
Jour 8: Las Vegas (visite de Zion) arrivée à Brice Canyon.
Jour 9: Brice Canyon
Jour 10: Brice Canyon-Page
Jour 11: Page
Jour 12: Page-Moab
Jour 13: Moab
Jour 14: Moab
Jour 15: Direction Grand Canyon par Kayenta (Monument Valley).
Jour 16: Grand Canyon (survol hélico Papillon)
Jour 17: Las Vegas
Jour 18: Los Angeles
Jour 19: Los Angeles
Jour 20: Highway 1 (Santa Barbara, Hearst Castle)
Jour 21: Highway 1 (Big Sur, Carmel, Monterey)
Jour 22: San Francisco
Jour 23: San Francisco
Jour 24: San Franscisco
Jour 25: Retour à la capitale: Bruxelles
Merci pour vos avis, nous comptons faire nos réservations d'ici 15 jours. Bien à vous et au plaisir de vous lire.
Patrick
Jour 1: Vol Bruxelles-San Francisco, prise de notre véhicule et logement dans les environs de l'aéroport.
Jour 2: Départ pour le Yosemite Park et logement.
Jour 3: Yosemite Park
Jour 4: En route pour la Death Valley et logement.
Jour 5: Death Valley, nous laissons de côté le Séquoia et le Kings Canyon
Jour 6: Death Valley vers Las Vegas
Jour 7: Las vegas: shopping, strip, spectacle.
Jour 8: Las Vegas (visite de Zion) arrivée à Brice Canyon.
Jour 9: Brice Canyon
Jour 10: Brice Canyon-Page
Jour 11: Page
Jour 12: Page-Moab
Jour 13: Moab
Jour 14: Moab
Jour 15: Direction Grand Canyon par Kayenta (Monument Valley).
Jour 16: Grand Canyon (survol hélico Papillon)
Jour 17: Las Vegas
Jour 18: Los Angeles
Jour 19: Los Angeles
Jour 20: Highway 1 (Santa Barbara, Hearst Castle)
Jour 21: Highway 1 (Big Sur, Carmel, Monterey)
Jour 22: San Francisco
Jour 23: San Francisco
Jour 24: San Franscisco
Jour 25: Retour à la capitale: Bruxelles
Merci pour vos avis, nous comptons faire nos réservations d'ici 15 jours. Bien à vous et au plaisir de vous lire.
Patrick
Retour de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous
Nous voilà revenus depuis quelques jours, le jet lag se termine et c'est avec des images plein la tête et des étoiles plein des yeux que je viens vous dire un grand merci à tous pour tous les bons tuyaux que j'ai pu glaner ici et là sur le forum et les nombreux blogs des uns et des autres.
Ce fut THE voyage un truc de dingues et sans aucune fausse note. Voici notre itinéraire, au total 3800 km que nous avons à peine senti passer, et franchement si c'était à refaire je ne changerai rien sauf l'étape à Lone Pine bourgade sans aucun interet (avec la nuit au Confort inn qui me reste entre la gorge car nous avons payé aussi cher qu'à Sf pour des prestations minables). Franchement si vous faites cet itinéraire poussez jusqu'à Bodie c'est bien plus chouette.
Pour info à l'arrivée à NYC le passage à l'immigration + récupération des valises n'a duré que 25 minutes mais je pense que nous avons eu de la chance. Sur tous les vols que nous avons pris les seuls qui ont eu du retard : u départ de Montpellier (20 minutes ) et au départ de NYC au retour 1 heure mais récupérée pendant le vol.
Par ailleurs nous avions réservé chez Dollar une full size type Dogde charger avec GPS (payé 454 euros) nous étions 4 et 3 valises et il a fallu que nous passions en catégorie premium car les valises ne rentraient pas dans le coffre ce qui nous couté la modique somme de 335 euros supplémentaires, énervant .... Mais bon ca fait partie des "impondérables"...
Samedi 07/08 - Paris / New York (nuit) hotel Hampton inTimes square north 08 - NY (nuit) 09- NY (nuit) 10- NY (nuit) 11 depart pour Las Vegas - nuit à LV Hotel Planet Hollywood (location de voiture agence Dollar) 12 - Bryce Canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Hotel 13- Moab (nuit) - Hotel Best Western Canyonlands 14 - Moab (nuit) 15 -Monument valley (nuit) - hotel The View 16- Page (nuit) - Hotel Holiday inn Express 17 -Grand canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Canyon Squire inn 18 - Las Vegas (nuit) - Hotel The Mirage 19 - Las Vegas (nuit) 20 - Lone Pine (nuit) - Hotel Confort Inn 21 - yosemite (nuit) - Hotel Yosemite view Lodge 22 - yosemite (nuit) 23 -SF (nuit) - Hotel Parc 55 24 - SF (nuit) 25 - SF (nuit) 26 - SF (nuit) 27 - SF Depart - Vol pour Paris Samedi 28 - arrivée Paris
Je suis disponible pour répondre à mon tour à toutes vos questions, à toutes vos préoccupations concernant les hôtels et autres ... encore merci à tous de nous avoir permis de nous organiser un si chouette voyage. Christèle 😉 PS : sur le blog de l'un d'entre vous j'avais vu en photo un vieux monsieur avec une belle barbe blanche, un des rangers de Bodie. je suis désolée de vous informer que ce monsieur à l'air si sympathique est décédé le 10 aout dernier ... un hommage lui était rendu au musée de Bodie.
Ce fut THE voyage un truc de dingues et sans aucune fausse note. Voici notre itinéraire, au total 3800 km que nous avons à peine senti passer, et franchement si c'était à refaire je ne changerai rien sauf l'étape à Lone Pine bourgade sans aucun interet (avec la nuit au Confort inn qui me reste entre la gorge car nous avons payé aussi cher qu'à Sf pour des prestations minables). Franchement si vous faites cet itinéraire poussez jusqu'à Bodie c'est bien plus chouette.
Pour info à l'arrivée à NYC le passage à l'immigration + récupération des valises n'a duré que 25 minutes mais je pense que nous avons eu de la chance. Sur tous les vols que nous avons pris les seuls qui ont eu du retard : u départ de Montpellier (20 minutes ) et au départ de NYC au retour 1 heure mais récupérée pendant le vol.
Par ailleurs nous avions réservé chez Dollar une full size type Dogde charger avec GPS (payé 454 euros) nous étions 4 et 3 valises et il a fallu que nous passions en catégorie premium car les valises ne rentraient pas dans le coffre ce qui nous couté la modique somme de 335 euros supplémentaires, énervant .... Mais bon ca fait partie des "impondérables"...
Samedi 07/08 - Paris / New York (nuit) hotel Hampton inTimes square north 08 - NY (nuit) 09- NY (nuit) 10- NY (nuit) 11 depart pour Las Vegas - nuit à LV Hotel Planet Hollywood (location de voiture agence Dollar) 12 - Bryce Canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Hotel 13- Moab (nuit) - Hotel Best Western Canyonlands 14 - Moab (nuit) 15 -Monument valley (nuit) - hotel The View 16- Page (nuit) - Hotel Holiday inn Express 17 -Grand canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Canyon Squire inn 18 - Las Vegas (nuit) - Hotel The Mirage 19 - Las Vegas (nuit) 20 - Lone Pine (nuit) - Hotel Confort Inn 21 - yosemite (nuit) - Hotel Yosemite view Lodge 22 - yosemite (nuit) 23 -SF (nuit) - Hotel Parc 55 24 - SF (nuit) 25 - SF (nuit) 26 - SF (nuit) 27 - SF Depart - Vol pour Paris Samedi 28 - arrivée Paris
Je suis disponible pour répondre à mon tour à toutes vos questions, à toutes vos préoccupations concernant les hôtels et autres ... encore merci à tous de nous avoir permis de nous organiser un si chouette voyage. Christèle 😉 PS : sur le blog de l'un d'entre vous j'avais vu en photo un vieux monsieur avec une belle barbe blanche, un des rangers de Bodie. je suis désolée de vous informer que ce monsieur à l'air si sympathique est décédé le 10 aout dernier ... un hommage lui était rendu au musée de Bodie.
Circuit dans le grand Ouest américain English translation pending
Bonjours à tous,
Je pars donc en couple pour Août ou Septembre 2011 je viens donc solliciter votre aide ! J'ai acheté la carte il y a 2ans (Marco Polo USA WEST 1cm=20km)
Et je n'aimerais pas me précipiter comme la plupart de mes projets ! Finis l'utopie place à l'organisation !
Nous avons 18 Jours + 3 Jours D'avion = 21 Jours De Vacances (On peut pousser à 4semaines de CP si vraiment c'est le voyage de notre vie !) Nous sommes 2 conducteurs pour la voiture de location Nous avons pour le moment 10 points précis à visiter
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=201836Sans_titre_2.png
Si vous êtes disponible, pouvez-vous me consacrer du temps ?? La 1ère étape serait de me conseiller sur les routes de mes 10 étapes principales des lieux, monuments ou villes à visiter svp ? que je les rajoutent à ma carte afin d'obtenir un traçage adéquat !
Merci par avance
Je pars donc en couple pour Août ou Septembre 2011 je viens donc solliciter votre aide ! J'ai acheté la carte il y a 2ans (Marco Polo USA WEST 1cm=20km)
Et je n'aimerais pas me précipiter comme la plupart de mes projets ! Finis l'utopie place à l'organisation !
Nous avons 18 Jours + 3 Jours D'avion = 21 Jours De Vacances (On peut pousser à 4semaines de CP si vraiment c'est le voyage de notre vie !) Nous sommes 2 conducteurs pour la voiture de location Nous avons pour le moment 10 points précis à visiter
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=201836Sans_titre_2.png
Si vous êtes disponible, pouvez-vous me consacrer du temps ?? La 1ère étape serait de me conseiller sur les routes de mes 10 étapes principales des lieux, monuments ou villes à visiter svp ? que je les rajoutent à ma carte afin d'obtenir un traçage adéquat !
Merci par avance
L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Itinéraire de trois semaines en Louisiane (et environs) au mois d'octobre 2010 English translation pending
bonjour à tous ,
je commence mes recherches pour préparer notre voyage qui devrait demarrer le 9 oct ; pour ce faire je balaie toutes les infos que vous avez deja transmises sur le forum. notre idee premiere etait peut etre de faire aussi un tour au texas (juste houston pasadena galveston...) et en floride (pensacola st augustine savannah) car notre ns prevoyons d'arriver sur atlanta (et d'en repartir). sauf que qd je commence à lire tous vos posts, je me demande s'il ne vaut pas mieux passer plus de temps en louisiane et zapper peut etre texas et floride ... si qq un a un avis ?
qqun est il deja alle la bas au mois d'octobre ? (quid du climat)
je resume notre projet de circuit initial :
atlanta nashville memphis natchez natchitoches lafayette
houston pasadena galveston
houma baton rouge NO Mobile Pensacola Tallahassee jacksonville st augustine savannah charleston atlanta
merci de vos remarques
je commence mes recherches pour préparer notre voyage qui devrait demarrer le 9 oct ; pour ce faire je balaie toutes les infos que vous avez deja transmises sur le forum. notre idee premiere etait peut etre de faire aussi un tour au texas (juste houston pasadena galveston...) et en floride (pensacola st augustine savannah) car notre ns prevoyons d'arriver sur atlanta (et d'en repartir). sauf que qd je commence à lire tous vos posts, je me demande s'il ne vaut pas mieux passer plus de temps en louisiane et zapper peut etre texas et floride ... si qq un a un avis ?
qqun est il deja alle la bas au mois d'octobre ? (quid du climat)
je resume notre projet de circuit initial :
atlanta nashville memphis natchez natchitoches lafayette
houston pasadena galveston
houma baton rouge NO Mobile Pensacola Tallahassee jacksonville st augustine savannah charleston atlanta
merci de vos remarques
Beaucoup de touristes français aux Etats-Unis English translation pending
C'est un des faits m'ayant le plus marqué. Les touristes français sont massivement présents aux USA (je parle de l'Ouest) et semblent représenter, de très loin, le plus gros contingent (au bas mot, j'aurai tendance à dire plus de 50% des touristes).
On croise aussi pas mal d'italiens (trop souvent bruyants et, par contre, présents très rarement en camping), beaucoup d'asiatiques (jamais en camping par contre) mais finalement peu d'allemands (alors que ces derniers sont plutôt adeptes du camping itinérant).
Pourquoi autant de français ?
Pourquoi autant de français ?
En direct de l'enfer Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Je vous écris en direct du camping Thousand Lakes de Torrey où ma foi je suis bien, avec une belle vue sur les premières roches de Capitol Reef, seulement voila, hormis les parcs il n'y a rien à faire !! Je vous explique mon périple brièvement : Mardi j'ai visité Los Angeles, Hollywood Bd, Beverly hills, Santa Monica , Griffith observatory, rien de transcendant mais journée bien remplie, pas de soucis. Mercredi LA - Las Vegas, arret à Calico pour les enfants (9, 10 et 11 ans), chaud mais sympa, avec un bon 40° à LV.. Jeudi (et c'est là que ca se gate), je récupère le camping car chez Cruise America, courses au Walmart et file à Valley of Fire (je passe l'épisode du CC qui avance pas, et pleins de petits défaut qui énervent, normal il a 180 000 km le bestiau), j'arrive à VOF à 16h-16H30, trouve l'Atlatl rock Camp facilement mais voila, à 16H30 il fait 42° et pas moyen de se promener avec cette chaleur, je reste donc dans le RV à ne rien faire, la clim à fond faisant un bruit du tonnerre et rafraichissant autant que si j'étais assis sur les genoux d'une nonne. A 18h je me décide à aller faire la White domes trail de 1.2 miles (très sympa) mais un bon 37° au compteur à 20H. Je passe sur la nuit horrible avec le bruit de la clim et la chaleur + les guepes qui nous tournent autour quand on met un nez dehors... Jeudi, tout le monde se lève tôt et on prend la route de Zion où ne nous arreterons peu , c'était , on s'arrête au KOA de Glendale où il y a une piscine et...c'est tout ! Bilan de la journée, on a roulé, roulé et roulé mais rien vu. Vendredi, on décolle de Glendale sans regrêt et direction Bryce Canyon, là c'est magnifique, on fait la boucle Queen Gardens Trail / Navajo loop, tout le monde a aimé même si on a souffert et là c'est le drame... au départ on devait dormir à Escalante ou à Boulder mais au vu de la paumitude (sisi ça existe) de ces 2 bleds, je n'ai franchement pas envie de m'y arrêter et je pousse à Torrey, où je vous écrit qui ressemble à peu près à une ville. Bilan de la journée 320 bornes dans le désert et dans un CC qui se traine lamentablement (sauf au niveau de la conso qui tourne à 27/28 litres au 100 KM) et un moral pas dans les chaussettes mais pas loin.
Il y a sans doute quelque chose que j'ai pas compris dans le déroulement d'un séjour dans l'ouest mais j'étais loin d'imaginer que les viles que j'allais traverser allait être aussi pitoyables (en taille, en habitants). J'en suis à un point où j'ai carrément envie d'aller rendre cette merde et louer une voiture, modifier mon programme, inclure San Francisco et zapper ce qui me reste à faire de parcs (Arches, Canyonlands, MV, GC). Vous parliez d'attraper le virus du grand Ouest mais la je sens que c'est la déprime qui guette, et j'aurai jamais ô grand jamais envie de revenir ici (peut être ne suis pas assez vieux pour être en camping car) .
Cordialement, David.
Je vous écris en direct du camping Thousand Lakes de Torrey où ma foi je suis bien, avec une belle vue sur les premières roches de Capitol Reef, seulement voila, hormis les parcs il n'y a rien à faire !! Je vous explique mon périple brièvement : Mardi j'ai visité Los Angeles, Hollywood Bd, Beverly hills, Santa Monica , Griffith observatory, rien de transcendant mais journée bien remplie, pas de soucis. Mercredi LA - Las Vegas, arret à Calico pour les enfants (9, 10 et 11 ans), chaud mais sympa, avec un bon 40° à LV.. Jeudi (et c'est là que ca se gate), je récupère le camping car chez Cruise America, courses au Walmart et file à Valley of Fire (je passe l'épisode du CC qui avance pas, et pleins de petits défaut qui énervent, normal il a 180 000 km le bestiau), j'arrive à VOF à 16h-16H30, trouve l'Atlatl rock Camp facilement mais voila, à 16H30 il fait 42° et pas moyen de se promener avec cette chaleur, je reste donc dans le RV à ne rien faire, la clim à fond faisant un bruit du tonnerre et rafraichissant autant que si j'étais assis sur les genoux d'une nonne. A 18h je me décide à aller faire la White domes trail de 1.2 miles (très sympa) mais un bon 37° au compteur à 20H. Je passe sur la nuit horrible avec le bruit de la clim et la chaleur + les guepes qui nous tournent autour quand on met un nez dehors... Jeudi, tout le monde se lève tôt et on prend la route de Zion où ne nous arreterons peu , c'était , on s'arrête au KOA de Glendale où il y a une piscine et...c'est tout ! Bilan de la journée, on a roulé, roulé et roulé mais rien vu. Vendredi, on décolle de Glendale sans regrêt et direction Bryce Canyon, là c'est magnifique, on fait la boucle Queen Gardens Trail / Navajo loop, tout le monde a aimé même si on a souffert et là c'est le drame... au départ on devait dormir à Escalante ou à Boulder mais au vu de la paumitude (sisi ça existe) de ces 2 bleds, je n'ai franchement pas envie de m'y arrêter et je pousse à Torrey, où je vous écrit qui ressemble à peu près à une ville. Bilan de la journée 320 bornes dans le désert et dans un CC qui se traine lamentablement (sauf au niveau de la conso qui tourne à 27/28 litres au 100 KM) et un moral pas dans les chaussettes mais pas loin.
Il y a sans doute quelque chose que j'ai pas compris dans le déroulement d'un séjour dans l'ouest mais j'étais loin d'imaginer que les viles que j'allais traverser allait être aussi pitoyables (en taille, en habitants). J'en suis à un point où j'ai carrément envie d'aller rendre cette merde et louer une voiture, modifier mon programme, inclure San Francisco et zapper ce qui me reste à faire de parcs (Arches, Canyonlands, MV, GC). Vous parliez d'attraper le virus du grand Ouest mais la je sens que c'est la déprime qui guette, et j'aurai jamais ô grand jamais envie de revenir ici (peut être ne suis pas assez vieux pour être en camping car) .
Cordialement, David.
Itinéraire entre l'Arizona et le Nouveau-Mexique en novembre? English translation pending
hello,
pour vous raconter ma "life", il me reste 7 jours de congés à prendre et si je les pose entre le 2 et le 11 novembre, je peux avoir 15 jours de vacances 😎... donc la question du week end a été : on va où à cette période ?... et devinez de quoi j'ai envie ? 😛... ben oui, d'un petit itinéraire entre Arizona et Nouveau-Mexique, cf plus bas... mais est ce une bonne idée là à cette période ? ne vaut il pas mieux attendre le printemps (ie mars-avril) ?
pour tenter de faire un circuit, je me suis notamment inspirée des itinéraires de Bastinj (ici) et de Krikri6792 (là), agrémenté de notre envie de retourner à Sedona et Page...
donc, ça donnerait pour le moment (carte Google Maps) :
J1 (sa) : Bxl --> Phoenix J2 (di) : Phoenix --> Apache Trail --> Sedona J3 (lu) : Sedona J4 (ma) : Sedona J5 (me) : Sedona --> Page J6 (je) : Page J7 (ve) : Page J8 (sa) : Page --> Farmington J9 (di) : Farmington --> Los Alamos J10 (lu) : Los Alamos --> Santa Fe J11 (ma) : Santa Fe --> Las Cruces J12 (me) : Las Cruces --> Bisbee J13 (je) : Bisbee --> Tucson J14 (ve) : Tucson --> Phoenix J15 (sa) : avion Phoenix J16 (di) : retour
c'est encore un peu brouillon au niveau des sites à voir et comment organiser tout ça (et surtout si on fait ou non ce voyage à cette époque...), mais si vous avez déjà un avis, n'hésitez pas ! 😉
@+ Vnoa
pour vous raconter ma "life", il me reste 7 jours de congés à prendre et si je les pose entre le 2 et le 11 novembre, je peux avoir 15 jours de vacances 😎... donc la question du week end a été : on va où à cette période ?... et devinez de quoi j'ai envie ? 😛... ben oui, d'un petit itinéraire entre Arizona et Nouveau-Mexique, cf plus bas... mais est ce une bonne idée là à cette période ? ne vaut il pas mieux attendre le printemps (ie mars-avril) ?
pour tenter de faire un circuit, je me suis notamment inspirée des itinéraires de Bastinj (ici) et de Krikri6792 (là), agrémenté de notre envie de retourner à Sedona et Page...
donc, ça donnerait pour le moment (carte Google Maps) :
J1 (sa) : Bxl --> Phoenix J2 (di) : Phoenix --> Apache Trail --> Sedona J3 (lu) : Sedona J4 (ma) : Sedona J5 (me) : Sedona --> Page J6 (je) : Page J7 (ve) : Page J8 (sa) : Page --> Farmington J9 (di) : Farmington --> Los Alamos J10 (lu) : Los Alamos --> Santa Fe J11 (ma) : Santa Fe --> Las Cruces J12 (me) : Las Cruces --> Bisbee J13 (je) : Bisbee --> Tucson J14 (ve) : Tucson --> Phoenix J15 (sa) : avion Phoenix J16 (di) : retour
c'est encore un peu brouillon au niveau des sites à voir et comment organiser tout ça (et surtout si on fait ou non ce voyage à cette époque...), mais si vous avez déjà un avis, n'hésitez pas ! 😉
@+ Vnoa
USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota English translation pending
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON.
Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme.
Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...
Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...
Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :

Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !
2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal
La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.
Que des oiseaux British Airways sur le parking !...
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...
Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.
Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.
A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !
Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...
Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...

Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !

Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...

Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...

Et puis soudain de l'eau !

Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?
Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !
Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …
Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !
La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.
Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !






Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.
En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......
Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.
Ah, quel bonheur !
Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...
Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :

Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !
2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.
Que des oiseaux British Airways sur le parking !...Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...
Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.
Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.
A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !
Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...
Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...

Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !

Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...

Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...

Et puis soudain de l'eau !

Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !
Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …
Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !
La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.
Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !






Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.
En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......
Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.
Ah, quel bonheur !
L'Ouest américain c'est effectivement vraiment bien English translation pending
Pour ceux qu'une version plus photogénique intéresserait j'ai créé un blog en parallèle initialement destiné à la famille et aux amis, vous y êtes donc les bienvenus: "http://retourdelouest.blogspot.com/"
Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.
Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…
Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.
Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.
Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».
Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).
Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.
Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).
Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).
Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)
Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.
Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.
Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.
Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…
Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.
Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)
A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.
Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique.
Même les noms de rues sont sous-titrés
Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !
A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.
Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".
Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)


puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes,
Mes préférées en haut de Masonic
Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)
nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.
Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voitures
Diner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.
Et ça grimpe !!!
On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.
A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)

et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite.
Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beau
Ensuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.
Non ce n'est pas une navette spaciale
Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...
Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...
J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito
Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.
Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes
01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps
Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.
En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).

Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...
Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.
Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).
02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.
Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction
Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine.
Casse croûte tiré du sac sur le balcon.
Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.
Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.
Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes.
Belle vue non
Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°


Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.
Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité
03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques.
Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petite
Là je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.

Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.
Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.


Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.
Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉
ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.
Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…

Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.
Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.
Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).

Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.
Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)

A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.
Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.
04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)
Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.
Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.
J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).


Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.
Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.

Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.
Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.
Un cactus pour nous montrer la route...
Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top.
Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !
Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.
Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.
Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.
Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.
Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.

Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).

Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).
Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).
Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.
Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.
Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...
Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.
Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.
Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous
Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...
Jean-François
la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.
Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…
Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.
Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.
Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».
Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).
Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.
Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).
Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).
Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)
Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.
Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.
Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.
Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…
Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.
Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)
A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.
Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique.
Même les noms de rues sont sous-titrés
Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.

Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".
Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)



puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes,
Mes préférées en haut de Masonic
Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.
Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voituresDiner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.

Et ça grimpe !!!On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.
A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)


et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite.
Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beauEnsuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.
Non ce n'est pas une navette spaciale
Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...
Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito
Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.
Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes
01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps
Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.

En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).

Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.

Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).
02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.

Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction
Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine.
Casse croûte tiré du sac sur le balcon.Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.
Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.

Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes.
Belle vue non
Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°

Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.
Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité
03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques.
Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petiteLà je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.


Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.

Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.


Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.
Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉
ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…


Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.
Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.
Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).

Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.
Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)

A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.
Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.
04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)
Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.
Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.
J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).


Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.
Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.

Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.
Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.
Un cactus pour nous montrer la route...Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top.
Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.
Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.

Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.
Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.
Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.


Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).

Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).
Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).
Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.

Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.
Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.
Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.
Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous
Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...
Jean-François
la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
John Muir et les parcs nationaux English translation pending
John Muir et les parcs nationauxCet article est surtout un hommage à l'un des pionniers qui a, par sa ténacité et sa vision, compris qu'il fallait sauver certaines régions des Etats-Unis des effets d'une civilisation galopante.Quand vous visitez un parc, si bien organisé, ayez une pensée pour celui qui s'est battu pour garder ce lieu si magique. Quand vous entrez au Yosemite Park, n('oubliez pas que, sans John Muir, le parc n'existerait pas.Voyager de par le monde doit inclure ce genre de pensées envers celles ou ceux qui ont consacré leur vie à la défense de sites sacrés.Caltecor a choisi : l’île en deux est coupée.
La plaine et le plateau sont à l’agriculture. La partie sauvage, par la faune occupée, S’étend au Nord : elle est refuge et sépulture A tous les animaux qui librement s’ébattent, Chassent, tuent le gibier par instinct prédateur. Naturelle est leur mort : le froid, un coup de patte, Non la lâche visée dans un collimateur. Celui qui s’aventure au risque de sa vie Est responsable seul de son vaillant retour. Sans armes et sans poudre, il n’a de sa survie Pas toujours le destin : qu’il regarde alentour : Immense est la nature et l’homme par la ruse L’a souvent dominée et l’a même réduite A un charnier puant dont le spectacle accuse L’humanité de son exécrable conduite. Le danger va de pair avec la vraie beauté. La profonde forêt révèle à tous moments D’admirables profils qu’il soit peine d’ôter, Si grand serait le risque, aux soupirs des amants. Caltecor 5127, Vision XI 2, André Girod 1978
Quel plus bel hommage pourrait être rendu à un seul homme qui, par sa vision, son action, sa témérité et sa persévérance, transforma l’Amérique dans les années 1870. Un nom à retenir : John Muir, véritable naturaliste et écologiste par sa façon de voir la nature et de vivre en son sein.
« Only by going alone in silence, without bagage, can one truly get into the heart of the wilderness. All other travel is mere dust and hôtels and bagage and chatter. »
( C’est seul et dans le silence, sans bagage, que l’on peut aller dans le cœur de la nature sauvage. Tout autre voyage n’est que poussière et hôtels et bagage et bavardages.)
Radicalement influencé par le poète écossais Robbie Burns dont il lisait souvent les œuvres, puis plus tard par Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson dont il avait une copie dans son sac, John Muir va s’enfoncer, loin de toute civilisation, dans la forêt profonde. Il rappelle, bien qu’il en ait vaguement entendu parler, le parcours du philosophe suisse, Jean Jacques Rousseau. Si je dis suisse, c’est qu’à l’époque de John Muir, Rousseau était considéré comme un philosophe suisse de Genève. L’idée de s’accaparer de son œuvre par les Français, n’a jamais convaincu les anglo-saxons de la véritable identité de Jean Jacques !
John Muir aurait bien pu écrire, tout comme Rousseau dans les « Rêveries » :
« Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. » Ou : « Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi que dans les voyages que j’ai faits seul et à pieds. »
On est loin du raffut des hélicoptères, avions, équipes techniques, cirque Barnum des écologistes reporters de notre époque : imaginez Hulot et Arthus Bertrand, Pernoud et bien d’autres sauver la nature sans leurs cinq étoiles, voyages première classe, 4X4 tonitruants et armada de véhicules ! Pauvre John Muir, qui sans un sou, a réussi à faire plus pour sauver la nature et défendre les vastes étendues sauvages de l’Amérique que ne feront jamais nos pieds-nickelés verts ! Avec ses seuls carnets, ses crayons, ses jambes et son courage, il s’est dressé contre tous et a gagné. Son influence restera à jamais gravée dans le cœur des Américains !
Ce fut surtout le pionnier dans le domaine de la préservation de la beauté de Yosemite.
Né en Ecosse en 1838, il émigra aux Etats-Unis à l’âge de onze ans (1849). Sa famille s’installa dans une ferme dans le Wisconsin : « Fountain Lake Farm ». Puis il alla à l’université du Wisconsin à Madison et eut son premier cours de botanique :
« Ce petit cours m’a envoûté et m’a fait voler par-delà les forêts et les prairies avec un enthousiasme sauvage. »
Pas à la Yann Arthus-Bertrand, en hélicoptère et en avion mais spirituellement sans pollution !
En 1868, il arrive dans une magnifique vallée qu’il veut explorer : Yosemite Valley. Il est simplement subjugué par la vue et l’émotion le prend au corps :
« Aucun temple construit de la main de l’homme ne peut être comparé à Yosemite. » écrira-t-il dans son carnet de notes.
Mais les dangers rôdent : exploitation du bois, pâturages pour moutons qui détruisent tout sur leur passage, ignorance du grand public, cynisme et critiques des scientifiques et des politiques. Alors il prend une plume virulente et s’élève contre ceux qui, pour un appât de gains, détruisent les arbres millénaires à coups de dynamite :
« Any fool can destroy a tree.
Any fool can destroy trees. They cannot run away ; and if they could, they would still be destroyed – chased and hunted down as long as fun or a dollar could be got out their bark hides, branching horns or magnificent bole backbones. Few that fell trees plant them ; nor would planting avail much toward getting back anything like the noble primeval forests…. God has cared for these trees… but he cannot save them from fools – only Uncle Sam can do that. »
( N’importe quel idiot peut détruire un arbre : Ils ne peuvent pas se sauver et s’ils le pouvaient , ils seraient quand même détruits, chassés et poursuivis tant qu’un dollar peut être obtenu de leur peau en écorce, de leurs branches en forme de cornes, de leur magnifique colonne vertébrale. Peu de ceux qui abattent les arbres en replantent. Cela ne servirait à rien pour retrouver les nobles forêts primales. Dieu a pris soin de ces arbres mais il ne peut pas les sauver de ces idiots –seul l’oncle Sam peut le faire ! »
John Muir n’était pas du tout aveuglé par sa religion : il connaissait les limites de Dieu qui avait tout créé à ses yeux mais ne pouvait rien sauver !
Pourtant son courage et sa persévérance vont réussir à protéger ce paradis. En 1890, sur le modèle du premier parc national créé au monde: Yellowstone Park, une loi déclare Yosemite Valley, un parc national. C’est le deuxième en Amérique.
Grâce à une vision nouvelle de certains hommes explorateurs, la société va réfléchir à la défense de sites encore vierges et naturels, qui existent intacts sur terre depuis des millions d’années. La Nature dans toute sa splendeur et son aspect sauvage. L’Amérique était le seul pays à pouvoir le faire, l’Europe étant ravagé depuis des siècles par une civilisation rampante.
Pendant que Napoléon partait à la conquête sanglante de l’Europe en 1806, un homme se retrouvait seul dans un endroit encore inexploré des Etats-Unis : John Colter était le premier blanc d’origine européenne à observer les éléments géothermiques de la région : fumerolles, sources d’eau chaude, émanations de soufre, geysers. A la suite de nombreuses expéditions, le Président des Etats-Unis, Ulysses Grant signe le décret qui déclare Yellowstone, premier parc national, le 1er mars 1872.
Quant à John Muir, bien déterminé à sauver Yosemite des griffes des investisseurs et des forestiers, il se battra toute sa vie pour y parvenir. Avec succès surtout lorsqu’il passa une nuit à la belle étoile avec le président des Etats-Unis, Théodore Roosevelt. Ce dernier comprit l’importance de mettre de côté des pans du pays et les protéger d’une civilisation destructrice galopante.
Les parcs, à leur instauration, étaient encore des lieux sacrés, accessibles uniquement à des aventuriers qui avaient le courage de défier la nature : le froid, les animaux sauvages (ours, bisons, loups), la solitude, le risque d’accidents. John Muir était l’un d’eux. Il partait dans les coins les plus reculés de Yosemite, seul, sans armes, avec juste ses vêtements et un peu de pain dur. Il devait camper dans les forêts, entretenant un feu en se réveillant toutes les demi-heures. La pénétration de cette nature sauvage n’était pas le privilège des riches mais des téméraires, des hommes peu attachés aux choses matérielles.
Le dictionnaire Larousse de 1875, trois ans après l’instauration du premier parc américain, rappelle qu’aimer la nature, c’est faire comme Rousseau :
« Rousseau donne le premier exemple aux touristes par ses longs voyages pédestres en Suisse et en Italie (il est banni de France), qu’il accomplissait le sac au dos et le bâton à la main, se nourrissant de pain bis, de laitage et de cerises, en véritable enfant de la nature. »
Mais Rousseau, tout comme Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, est un doux rêveur, pas un homme d’action, comme le sera John Muir. Ce n’est pas avec de vagues réflexions sur son désarroi devant la société qu’il la changera. Quand Thoreau écrit ; « I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life. »
( Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre selon mon désir, n’affronter que les actes essentiels de la vie)
ou quand Emerson déclare : « Do not go where the path may lead, go instead where there is no path and leave a trail. »
( Ne va pas où mène le sentier, va plutôt où il n’y a pas de sentier et laisse ta trace. »
ce ne sont que des réflexions qui inspireront sans doute les autres mais ne changeront rien au comportement des hommes.
Au contraire, John Muir s’enfoncera dans la forêt, non pas uniquement pour fuir la société mais surtout pour la défendre des prédateurs qui commençaient à la dépecer. Et il y réussira brillamment, ce qui n’était nullement dans les intentions de nos pacifistes
« sauvages ».
Hélas, trois fois hélas ! C’est là que ma modeste personne entre en jeu !
Mais encore une fois parlons chiffres avant.
Le progrès envahit tout et n’a aucun respect pour ce qui peut être exploité. En 1880, une ligne de chemin de fer est construite à proximité de Yellowstone. Le reste du trajet se fait encore à cheval ou en diligence. Le nombre de visiteurs est donc restreint. On en a compté, dans l ‘année 1872, trois cents, un par jour à peine. L’itinéraire correspondait à une véritable expédition. Mais en 1883, la horde commence à apparaître, des touristes qui n’auraient jamais parcouru plus d’un kilomètre à pied. Ils sont plus de cinq mille en 1883. On fait pire pour améliorer le tourisme de masse : en 1908, une deuxième ligne est construite par la « Union Pacific Railroad » : elle conduit directement à l’entrée du parc. Ce sera la déferlante surtout qu’une route avait été taillée dans les parois de la vallée, la « Grand Loop Road », en 1905. Avec l’ère de la voiture, c’est un tsunami de métal et de caoutchouc qui submerge le parc. En 1915, plus de mille véhicules, pétaradant et polluant entrent dans le parc.
Rengaine, routine, suite prévisible de cette invasion. Il y a besoin de construire d’autres routes, des hôtels, des magasins, des restaurants, des aires de stationnement, des terrains de camping, des toilettes et les concessions se distribuent comme des pains bénits. Un village sera même construit en 1966 pour accommoder ce qui est devenu un torrent de roues. Maintenant, 3700 employés travaillent dans le parc, 2 238 chambres sont disponibles dans 9 hôtels. Les stations-services sont présentes. Tout ce trafic rapportait 80 millions de dollars au Parc en 2001, laissés par trois millions de visiteurs.
Mais la circulation et l’arrivée du tourisme de masse a fait inscrire le parc sur la liste du « patrimoine mondial en péril » en 1995. Et personne ne sait ou ne veut enrayer ce raz de marée.
Comme tout le long de ce livre, j’apporte un témoignage direct et vécu.
En 1960, ma femme et moi, après notre session au NDEA à l’université de Kansas en juillet et août 1960, décidâmes de nous rendre à San Francisco avant de partir pour l’Australie. A bord d’une Ford Falcon, nous nous dirigeâmes vers l’ouest en prenant des petites routes de traverse. A cette époque, une grande partie du réseau d’autoroutes fédérales n’était pas encore construite. Par la 30 puis la fameuse 66, nous approchâmes des Montagnes Rocheuses, site des plus beaux parcs nationaux : Grand Canyon, Yellowstone, Bryce Canyon, Yosemite, Sequoia park. L’un après l’autre, nous les explorâmes.
Je me rappelle ( voir Flammes du père inconnu, Publibook) que nous étions rentrés dans le Yellowstone, accueillis par une famille d’ours. La mère faisait la manche au bord de la route tandis que ses oursons, accrochés aux branches d’un arbre proche, surveillaient la scène. Quelques mètres plus loin, deux adultes fouillaient dans une poubelle. A la fin du séjour dans le parc, on ne s’est même plus arrêtés pour les photographier tellement ils étaient nombreux. Nous passâmes deux nuits inconfortables à dormir dans la voiture puisqu’il n’y avait pas d’accommodations en ce temps-là. Au milieu de la nuit, un bruit énorme nous réveilla : deux grizzlis se disputaient le contenu de bagages qu’un touriste inconscient avait retirés du coffre ! Puis ils vinrent rôder autour de notre véhicule et je pouvais distinguer nettement leur museau, leurs yeux et surtout leurs crocs !
Mais 1960 marque un tournant : la prospérité s’accélère, les autoroutes apparaissent, des aéroports sont construits à proximité et de quelques milliers en 1960, le nombre passera à trois millions de visiteurs en 2001.
Par la suite j’y retournai souvent, visite incontournable pour les enfants. En 1980, 1985, 2000, 2 001 et trois ans de suite en 2004, le parc s’était métamorphosé en cirque. L’été, il est parfois impossible de stationner dans les parkings prévus à cet effet et les gens s’arrêtent n’importe où. Les embouteillages valaient ceux de l’entrée à Paris un jour de semaine. Les queues sont partout : aux toilettes, dans les cafétérias, pour acheter une carte postale, une boisson. Même la file de voitures à l’entrée payante ( $ 20.00) du parc qui attendent le signal des rangers pour avancer. Ces derniers, par talkie walkie, attendent que des touristes ressortent à l’autre bout pour dégager la voie ! Les parcs étaient devenus les lieux de visite privilégiés des Américains : 80% des entrées. Evidemment une autre conséquence me saute aux yeux tout de suite : ceux qui vous accueillent portent un chapeau et sont munis de badges. Les ours, pendant tout le parcours, se cachent au fond des bois et il ne reste plus que quelques caribous de service, loin dans une vallée. La faune a totalement disparu. Je suis heureux d’avoir pu connaître les parcs, non comme Colter ou Muir mais au moins presqu’encore en privé. John Muir conclut sans illusion pourtant : « Devotees of ravaging commercialism, instead of lifting their eyes to the God of the mountains, lift them to the Almighty Dollar. » ( Ces dévoués de la commercialisation ravageuse, au lieu de lever les yeux vers le Dieu des montagnes, les lèvent vers le Dollar Tout-Puissant.)
Par la suite j’y retournai souvent, visite incontournable pour les enfants. En 1980, 1985, 2000, 2 001 et trois ans de suite en 2004, le parc s’était métamorphosé en cirque. L’été, il est parfois impossible de stationner dans les parkings prévus à cet effet et les gens s’arrêtent n’importe où. Les embouteillages valaient ceux de l’entrée à Paris un jour de semaine. Les queues sont partout : aux toilettes, dans les cafétérias, pour acheter une carte postale, une boisson. Même la file de voitures à l’entrée payante ( $ 20.00) du parc qui attendent le signal des rangers pour avancer. Ces derniers, par talkie walkie, attendent que des touristes ressortent à l’autre bout pour dégager la voie ! Les parcs étaient devenus les lieux de visite privilégiés des Américains : 80% des entrées. Evidemment une autre conséquence me saute aux yeux tout de suite : ceux qui vous accueillent portent un chapeau et sont munis de badges. Les ours, pendant tout le parcours, se cachent au fond des bois et il ne reste plus que quelques caribous de service, loin dans une vallée. La faune a totalement disparu. Je suis heureux d’avoir pu connaître les parcs, non comme Colter ou Muir mais au moins presqu’encore en privé. John Muir conclut sans illusion pourtant : « Devotees of ravaging commercialism, instead of lifting their eyes to the God of the mountains, lift them to the Almighty Dollar. » ( Ces dévoués de la commercialisation ravageuse, au lieu de lever les yeux vers le Dieu des montagnes, les lèvent vers le Dollar Tout-Puissant.)
Circuit Canada de l'Est - Parcs, animaux et climat en juillet/août? English translation pending
Bonjour,
Je prépare (déjà) mon séjour pour l'an prochain en Ontario, au Québec et en Acadie. et j'ai quelques questions :
1) J'envisage un séjour au Saguenay car il y a un village vacances à petit Saguenay et je me dis que pour mes ados ça peut être sympa de faire des activités et rencontrer d'autres personnes. Qu'est-ce qu'il y a à voir et faire dans le parc même du Saguenay ? Pensez-vous que 6 jours sur place c'est trop long ?
2) Cette année nous n'avons malheureusement pas vu d'elans (orignaux) sauf dans les boutiques de souvenir. Dans quel coin du Québec ou du New Brunswick a t-on le plus de chance d'en rencontrer (en liberté bien sur) ?
3) J'ai vu qu'au Parc de la Mauricie, ils proposaient des balades pour aller voir les castors et les élans. Est-ce que le parc de la Mauricie vaut le coup de s'y arrêter si l'on va déjà 6 jours au Saguenay ou bien est-ce vraiment différent ?
4) 6 jours sur les îles de la Madeleine... est-ce que c'est trop ? Est-ce qu'il peut faire mauvais temps début aout ? et si oui, quand il pleut, j'imagine que ce doit pas être terrible ? 🤪 Quelle est votre expérience ?
5) Enfin , pour poursuivre, une dernière question qui me préoccupe : le temps. Quel temps fait-il généralement entre le 14 juillet et le 15 aout en Ontario, Québec, New Brunswick ? Est-ce que c'est plutôt chaud ou bien pluvieux ? Bref est-ce que je dois prévoir les maillots de bain ou bien les cirés ?
Je prépare (déjà) mon séjour pour l'an prochain en Ontario, au Québec et en Acadie. et j'ai quelques questions :
1) J'envisage un séjour au Saguenay car il y a un village vacances à petit Saguenay et je me dis que pour mes ados ça peut être sympa de faire des activités et rencontrer d'autres personnes. Qu'est-ce qu'il y a à voir et faire dans le parc même du Saguenay ? Pensez-vous que 6 jours sur place c'est trop long ?
2) Cette année nous n'avons malheureusement pas vu d'elans (orignaux) sauf dans les boutiques de souvenir. Dans quel coin du Québec ou du New Brunswick a t-on le plus de chance d'en rencontrer (en liberté bien sur) ?
3) J'ai vu qu'au Parc de la Mauricie, ils proposaient des balades pour aller voir les castors et les élans. Est-ce que le parc de la Mauricie vaut le coup de s'y arrêter si l'on va déjà 6 jours au Saguenay ou bien est-ce vraiment différent ?
4) 6 jours sur les îles de la Madeleine... est-ce que c'est trop ? Est-ce qu'il peut faire mauvais temps début aout ? et si oui, quand il pleut, j'imagine que ce doit pas être terrible ? 🤪 Quelle est votre expérience ?
5) Enfin , pour poursuivre, une dernière question qui me préoccupe : le temps. Quel temps fait-il généralement entre le 14 juillet et le 15 aout en Ontario, Québec, New Brunswick ? Est-ce que c'est plutôt chaud ou bien pluvieux ? Bref est-ce que je dois prévoir les maillots de bain ou bien les cirés ?
Itinéraire de dix-huit jours dans l'ouest des États-Unis avec deux enfants (7 et 10 ans) English translation pending
Bonjour, N'ayant pas de congés cette année, je commence déjà à essayer de planifier un itinéraire pour l'été prochain avec ma petite famille (y compris mes 2 enfants de 7 et 10 ans) aux Etats Unis. Initiallement je voulais centrer cet itinéraire sur les parcs de l'ouest + San Francisco mais après l'insistance de mes enfants je vais semble t il être contraint d'ajouter Los Angeles dans la boucle. Au final, après de longues recherches, je suis parvenu à planifier l'itinéraire suivant. Qu'en pensez vous ?Jours 1 et 2 : Paris – San FranciscoJours 3 à 5 : San FranciscoJours 6 : San Francisco -> Las Vegas (vol 1h30)Spectacle avec les enfants en soiréeJours 7 : Las Vegas -> Grand Canyon
Après une matinée shopping, route vers midi pour le Grand Canyon = Balade à dos de mule + Coucher du soleil + Logement dans le parc
Jour 8 : Grand Canyon – Monument Valley 290 Km (3h30)
Découverte de Monument Valley à cheval.
Jour 9 : Monument Valley – Page/Lake Powell 230 km (3h10) Départ tôt le matin pour arriver vers 10h à Antelope Canyon + visite vers midi Jour 10 : Lake Powell Journée repos avec enfants : location bateau sur le lac Jour 11 : Lake Powell – Bryce Canyon 250 km (3h10) Matin : route vers Bryce Canyon / après midi : découverte de Bryce Canyon à cheval Jour 12 : Bryce Canyon – Las Vegas 410 km (4h30) Matin : lever à l’aube pour assister au lever de soleil à Bryce Canyon vers 6h30 (arrivée sur site a prévoir pour 6h00) puis Ballade à cheval (1h30) dans Bryce Canyon. Vers Midi : route vers Las Vegas Jours 13 : Las Vegas Journée de Repos Piscine Las Vegas Jours 14 : Las Vegas – Los Angeles (Vol 1h30) Matin : vol pour Los Angeles et Arrivée LA. Après Midi : visite du Downtown Jours 15 à 17 : Los AngelesJour 15 : Visite Universal StudiosJour 16 : Venice Beach + Beverly Hills (avec un guide) + Après Midi et Soirée à Santa Monica Jour 17 : Hollywood Boulevard + Chinese theatre + Shopping Jour 18 : Vol international retour Paris
Mes questions sont les suivantes :
1- Ne suis je pas trop ambitieux à vouloir faire tout cela avec 2 enfants (bon, ils ont tout de même l'habitude des voyages...) ? Au besoin, nous pouvons ajouter quelques jours pour alléger le rythme.
2- Les temps de route estimés sont ils corrects ?
3- L'étape entre Bryce et LV me semble un peu longue mais visiblement ce parc vaut semble t il le coup et je n'ai pas trouvé d'autres alternatives....
Bref, je suis preneur de tous vos bon conseils, remarques ou avis.
Bien cordialement,
Fred
Jour 8 : Grand Canyon – Monument Valley 290 Km (3h30)
Découverte de Monument Valley à cheval.
Jour 9 : Monument Valley – Page/Lake Powell 230 km (3h10) Départ tôt le matin pour arriver vers 10h à Antelope Canyon + visite vers midi Jour 10 : Lake Powell Journée repos avec enfants : location bateau sur le lac Jour 11 : Lake Powell – Bryce Canyon 250 km (3h10) Matin : route vers Bryce Canyon / après midi : découverte de Bryce Canyon à cheval Jour 12 : Bryce Canyon – Las Vegas 410 km (4h30) Matin : lever à l’aube pour assister au lever de soleil à Bryce Canyon vers 6h30 (arrivée sur site a prévoir pour 6h00) puis Ballade à cheval (1h30) dans Bryce Canyon. Vers Midi : route vers Las Vegas Jours 13 : Las Vegas Journée de Repos Piscine Las Vegas Jours 14 : Las Vegas – Los Angeles (Vol 1h30) Matin : vol pour Los Angeles et Arrivée LA. Après Midi : visite du Downtown Jours 15 à 17 : Los AngelesJour 15 : Visite Universal StudiosJour 16 : Venice Beach + Beverly Hills (avec un guide) + Après Midi et Soirée à Santa Monica Jour 17 : Hollywood Boulevard + Chinese theatre + Shopping Jour 18 : Vol international retour Paris
Mes questions sont les suivantes :
1- Ne suis je pas trop ambitieux à vouloir faire tout cela avec 2 enfants (bon, ils ont tout de même l'habitude des voyages...) ? Au besoin, nous pouvons ajouter quelques jours pour alléger le rythme.
2- Les temps de route estimés sont ils corrects ?
3- L'étape entre Bryce et LV me semble un peu longue mais visiblement ce parc vaut semble t il le coup et je n'ai pas trouvé d'autres alternatives....
Bref, je suis preneur de tous vos bon conseils, remarques ou avis.
Bien cordialement,
Fred
Des nouvelles du Wyoming/Dakota/etc... (août 2010) English translation pending
Salut à tous les forumeurs.
Ca y est, on y est !
Avant de commencer, je tiens à remercier Itat, Sedonax, Vazyvite, Cendryon et bien d'autres qui m'ont aidé à construire mon voyage.
Je ne vais pas faire un carnet tel que Cendryon nous a fait il y a peu, car je n'ai pas ses capacités, mais en donnant des nouvelles j'espère pouvoir aider à construire d'autres projets .
Départ de Lyon pour Francfort puis Denver avec Lufthansa . Vol sans soucis avec une très très bonne compagnie.
Arrivée à Denver, passage de l'immigration assez rapide et direction Alamo avec une légère crainte vu les dernières discussions.
Bon j'avais vu un peu juste au niveau de l'auto et des bagages et eux n'ont pas fait de gros efforts. Donc après discussion j'ai pu changé de catégorie en négociant le prix ( je pensais pas cela possible aux USA)
Une fois la family chargée direction le centre et là le big orage avec de plus un gros bouchon. Pas ce que l'on souhaite après une telle journée; c'est pas grave, un bain en arrivant à la piscine de l'hôtel et hop dodo pour tout le monde.
A+
Avis sur itinéraire d'un mois entre New-York, Denver et l'Ouest américain avec 4 enfants? English translation pending
Bonjour à tous,
et déjà je voudrais remercier toutes les personnes qui font vivre ce site et tant d'autres, qui sont des sources inespèrées d'informations !
C'est géant de pouvoir se référer à des personnes "qui y sont déjà passées" avant de décider ; même quand on aime aller à l'aventure c'est toujours intéressant de savoir là où il faut aller et là où il faut pas aller, alors tout simplement MERCI A TOUS !
Bon tout est dans mon titre ; famille de 6 (eh oui c'est ça les familles recomposées, mais c'est tip-top quand même, que du bonheur, euhhhh non, aussi des choses moins drôles, mais l'un dans l'autre, c'est tip-top quand même !😉), 2 adultes, et 4 enfants de 17, 15 et demi, 6 et demi et 1 an (donc 18, 16 et demi, 7 et demi et 2 ans lors du voyage) nous aimerions partir en famille aux Etats-Unis. Et voici dans l'idéal ce que nous aimerions faire (j'ai commencé à créer notre parcours dans l'ouest, je vous en parlerais plus tard, mais si vous avez des idées, elles sont les bienvenus) : Marseille / New-York - A New-York faire un échange d'appartement, nous y resterions quelques jours histoire de voir un peu ; ensuite faire un vol interne New-York / Denver - J'ai un oncle à Denver, donc on y resterait également quelques jours ; De Denver on louerait soit un mini-van (vu le nombre que nous sommes !!!), soit un camping car ! Justement par rapport à ça, j'ai des questions, je mettrais mes questions à la fin ! Donc Denver, nous partirions pour notre périple grand ouest ! Je n'ai pas encore calculé exactement le nombre de jours, mais j'ai déjà noté (en furetant partout) les sites que j'aimerais qu'on visite ; les voici, les voila : ASPEN – FISHER TOWER – ARCHES NATIONAL PARK – DEAD HORSE POINT SP – CANYONLANDS SP - CAPITOL REEF – MONUMENT VALLAY – ANTELOPE CANYON – LAKE POWELL – HORSESHOE BEND - BRYCE CANYON – ZION NATIONAL PARK – GRAND CANYON – LAS VEGAS PAR ROUTE 66 (avec notre mariage officiel accompagné de nos enfants à Las Vegas 😊) – DEATH VALLEY NATIONAL PARK - SEQUOIA NATIONAL PARK & KINGS CANYON NATIONAL PARK – YOSEMITE NP - BODIE - SAN FRANCISCO - LA COTE - LOS ANGELES - et enfin retour en France, soit par San Francisco, soit par Los Angeles, je ne sais pas encore ça dépendra du parcours !
Bon voilà j'ai plein de questions, donc si vous pouvez, ce sera avec grand plaisir :
- Tout d'abord, pensez vous qu'un voyage tel que celui là soit faisable sur un mois ? - Avec des enfants de l'age indiqué c'est jouable (surtout pour le petit dernier) ? - Pour ceux qui l'ont fait, et à la vue de notre situation, quelle est la meilleure solution selon, camping-car ou minivan et dormir à l'hotel (coût, confort, ...) - Echanger sa maison ou son appart, certains l'ont-ils déjà fait ? Si oui merci de me faire part de vos expériences (sites utilisés, expérience vécues, ...) - Quels sont les sites incontournables que j'ai oublié de mettre dans mon parcours de l'ouest américain ? - Quelqu'un peut-il me conseiller "THE" parcours idéal au vue des sites que j'aimerais voir ? - Quel budget selon vous pour un voyage de ce type ? - Certains se sont-ils mariés à Las Vegas ? Mais un vrai mariage, reconnu en France !!! Que faut-il faire pour cela ?
Voilà j'ai lancé quelques questions qui me viennent comme ça, mais si vous pensez à d'autres choses primordiales, bien évidemment je suis preneuse et peut-être aurais-je d'autres questions au fur et à mesure de l'avancée du projet.
Merci d'avance pour votre aide Emilie, qui est toute excitée à l'idée de ce voyage en famille !
et déjà je voudrais remercier toutes les personnes qui font vivre ce site et tant d'autres, qui sont des sources inespèrées d'informations !
C'est géant de pouvoir se référer à des personnes "qui y sont déjà passées" avant de décider ; même quand on aime aller à l'aventure c'est toujours intéressant de savoir là où il faut aller et là où il faut pas aller, alors tout simplement MERCI A TOUS !
Bon tout est dans mon titre ; famille de 6 (eh oui c'est ça les familles recomposées, mais c'est tip-top quand même, que du bonheur, euhhhh non, aussi des choses moins drôles, mais l'un dans l'autre, c'est tip-top quand même !😉), 2 adultes, et 4 enfants de 17, 15 et demi, 6 et demi et 1 an (donc 18, 16 et demi, 7 et demi et 2 ans lors du voyage) nous aimerions partir en famille aux Etats-Unis. Et voici dans l'idéal ce que nous aimerions faire (j'ai commencé à créer notre parcours dans l'ouest, je vous en parlerais plus tard, mais si vous avez des idées, elles sont les bienvenus) : Marseille / New-York - A New-York faire un échange d'appartement, nous y resterions quelques jours histoire de voir un peu ; ensuite faire un vol interne New-York / Denver - J'ai un oncle à Denver, donc on y resterait également quelques jours ; De Denver on louerait soit un mini-van (vu le nombre que nous sommes !!!), soit un camping car ! Justement par rapport à ça, j'ai des questions, je mettrais mes questions à la fin ! Donc Denver, nous partirions pour notre périple grand ouest ! Je n'ai pas encore calculé exactement le nombre de jours, mais j'ai déjà noté (en furetant partout) les sites que j'aimerais qu'on visite ; les voici, les voila : ASPEN – FISHER TOWER – ARCHES NATIONAL PARK – DEAD HORSE POINT SP – CANYONLANDS SP - CAPITOL REEF – MONUMENT VALLAY – ANTELOPE CANYON – LAKE POWELL – HORSESHOE BEND - BRYCE CANYON – ZION NATIONAL PARK – GRAND CANYON – LAS VEGAS PAR ROUTE 66 (avec notre mariage officiel accompagné de nos enfants à Las Vegas 😊) – DEATH VALLEY NATIONAL PARK - SEQUOIA NATIONAL PARK & KINGS CANYON NATIONAL PARK – YOSEMITE NP - BODIE - SAN FRANCISCO - LA COTE - LOS ANGELES - et enfin retour en France, soit par San Francisco, soit par Los Angeles, je ne sais pas encore ça dépendra du parcours !
Bon voilà j'ai plein de questions, donc si vous pouvez, ce sera avec grand plaisir :
- Tout d'abord, pensez vous qu'un voyage tel que celui là soit faisable sur un mois ? - Avec des enfants de l'age indiqué c'est jouable (surtout pour le petit dernier) ? - Pour ceux qui l'ont fait, et à la vue de notre situation, quelle est la meilleure solution selon, camping-car ou minivan et dormir à l'hotel (coût, confort, ...) - Echanger sa maison ou son appart, certains l'ont-ils déjà fait ? Si oui merci de me faire part de vos expériences (sites utilisés, expérience vécues, ...) - Quels sont les sites incontournables que j'ai oublié de mettre dans mon parcours de l'ouest américain ? - Quelqu'un peut-il me conseiller "THE" parcours idéal au vue des sites que j'aimerais voir ? - Quel budget selon vous pour un voyage de ce type ? - Certains se sont-ils mariés à Las Vegas ? Mais un vrai mariage, reconnu en France !!! Que faut-il faire pour cela ?
Voilà j'ai lancé quelques questions qui me viennent comme ça, mais si vous pensez à d'autres choses primordiales, bien évidemment je suis preneuse et peut-être aurais-je d'autres questions au fur et à mesure de l'avancée du projet.
Merci d'avance pour votre aide Emilie, qui est toute excitée à l'idée de ce voyage en famille !