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Afrique du Sud 2019: retour en terres africaines et premier road-trip en famille English translation pending
by Pir971 · 2020-04-03 · 112 replies
Heureux de retrouver le forum d’Afrique australe pour me replonger dans notre voyage de l’été dernier et le partager avec vous.

Bien que ce fut déjà mon 4ème voyage en Afrique du Sud celui-ci eut, dès la préparation, une saveur toute particulière puisque ça allait être notre premier voyage en famille depuis une éternité, et cette fois-ci les rôles étaient inversés puisque c’est moi qui allais faire découvrir à mes parents ma destination de cœur, l’Afrique. 🙂

La concordance des temps dans cette dernière phrase m’a achevé… Ce carnet s’annonce compliqué. 😄

C’est un voyage que nous avons donc réalisé à 5, mes parents, mes 2 jeunes frères et moi-même. Ma sœur n’ayant pas pu se joindre à nous et Alison, ma copine, ayant gardé ses congés pour notre voyage de Septembre en Tanzanie.

C’est un rêve qui, enfin, se réalisait puisque cela faisait plusieurs années que j’essayais d’organiser quelque chose en famille et c’est en rentrant d’Alaksa en Aout 2018 que mes parents se sont motivés pour visiter l’Afrique du Sud. J’ai donc eu quasiment 1an pour préparer ce magnifique voyage en parallèle de celui en Tanzanie avec Alison.

Le circuit se voulait tant classique que magnifique. 24 jours à travers l’Afrique du Sud, à mes yeux le plus beau pays du monde, de Joburg à Capetown.

J0 (06/07/19) : Paris -> Madrid -> Johannesburg J1 (07/07/19) : OR Tambo Int Airport -> Forever Blyde Canyon J2 (08/07/19) : Blyde River Canyon J3 (09/07/19) : Forever Blyde Canyon –> Kruger National Park J4 (10/07/19) : Kruger National Park J5 (11/07/19) : Kruger National Park J6 (12/07/19) : Kruger National Park J7 (13/07/19) : Kruger National Park J8 (14/07/19) : Kruger National Park -> Santa Lucia J9 (15/07/19) : Isimangaliso wetland Park J10 (16/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi J11 (17/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi J12 (18/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi -> Golden Gate NP J13 (19/07/19) : Golden Gate NP J14 (20/07/19) : Golden Gate NP -> Mountain Zebra NP J15 (21/07/19) : Mountain Zebra NP J16 (22/07/19) : Mountain Zebra NP J17 (23/07/19) : Mountain Zebra NP ->Cambedoo NP J18 (24/07/19) : Cambedoo NP -> Addo Elephant NP J19 (25/07/19) : Addo Elephant NP -> De Hoop NR J20 (26/07/19) : De Hoop NR J21 (27/07/19) : De Hoop NR - Capetown J22 (28/07/19) : Capetown J23 (29/07/19) : Capetown J24 (30/07/19) : Capetown - Johannesburg J25 (31/07/19) : Soweto – Départ



Étant 5 grands gabarits la question du véhicule était délicate puisque c’est dans ce véhicule que nous allions passer le plus de temps, en safari ou sur la route. Nous avons finalement opté pour la location d’un Hyundai H1 chez Budget, option la plus économique et la plus confortable avec 7 places et une plus haute garde au sol pour mieux voir les animaux et le paysage.

Après 11 mois d’attente, début des vacances scolaires et départ de Guadeloupe le vendredi 5 Juillet, pour mes parents et mes frères que je rejoindrai sur Paris le lendemain avant de décoller pour Madrid puis Joburg, tous ensemble, le samedi 6 au soir.

See you in the bush ! (Bilan conseils et budget en fin de carnet.)
Quand la nation arc-en-ciel t'emporte au septième ciel! English translation pending
by Solene40 · 2019-04-14 · 178 replies
Bon ben avec un titre pareil, si j'attire pas le chaland quand même 😉

Coucou à tous donc,

Nous voici, mon jules et moi, de retour de 3 semaines en Afrique du Sud en Mars 2019.

J'avoue que quand j'ai commencé à préparer ce voyage, je pédalais dans la choucroute grave : Sanpark, Game drive, morning walk, Drakensberg, Kwazulu Natal, Biltong... la liste des mots dont le sens m'échappait était hallucinante ! Finalement après des heeeeeures de préparation, on a fini par y arriver !

Le carnet que vous allez lire est celui que je fais en live pour nos proches, proches qui pour la plupart, ne connaissent absolument rien à ce pays. Les grands amoureux de l'AFS liront donc beaucoup d'évidences mais ceux qui préparent leur 1er voyage là bas y trouveront leur compte normalement.

Aller, j'arrête ici mon préambule et en avant toute 😏

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Bon ben voilà, bientôt le grand départ !

Chouchou et Loulou s'apprête à vivre un de leurs plus grands rêves( oui oui, rien que ça 😉).

Parce qu'il faut bien le dire, les chats, les poules, les moutons, les pintades et les canards c'est bien, mais ça va un moment 😉 Cette fois ci on avait envie de gnous, de zèbres, de Koudous, d'éléphants, de girafes, d'autruches, d’hippopotames, de phacochères, d'impalas, de rhinocéros, de hyènes, de pingouins, de guépards et de crocodiles ( non non, aucune erreur dans cette liste 😛).

Et où qu'est ce qu'on peut voir tout ça sans avoir besoin de faire un crédit sur 10 ans et tout seuls comme des grands avec une voiture de location ???? Un seul choix dans le monde (ou presque) : l'Afrique du Sud .

À vrai dire, ça fait déjà des semaines que je me balade dans ce pays, dans son histoire en tout cas, qui est aussi passionnante qu'affligeante !! La lecture du livre de Dominique Lapierre "un arc en ciel dans la nuit" m'a un peu retourné les tripes notamment (me connaissant, j'aurais peut être dû le lire au retour celui là !)

Alors évidement nous sommes très impatients de vivre notre rêve "Out of Africain" mais pour une fois, j'avoue avoir une grosse pointe d'appréhension concernant cette question raciale qui va forcément nous sauter à la gueule !!!

Ouf, j'ai trouvé mon antidote pour me réconcilier avec les Afrikaners !!

Si ce Jonnhy là n'est plus du tout à la mode, je peux vous dire que la lecture de sa biographie renvoie très très loin l'image de "guignol exotique" que certains en ont !!

RV à 2min40 😉 👍👍👍👍👍😍😍😍😍😍😍 et à bientôt pour l'atterrissage

https://youtu.be/BGS7SpI7obY
In Search of Warmth in California, Utah, and Arizona in February
by Marati · 2019-03-14 · 245 replies
It all started last December, after another price alert from Gilou for United/Lufthansa flights at 250 € from Paris to San Francisco. Meanwhile, I was planning to spend a week alone with our three kids (Maxime, 14, Rachel, 12, and Timéo, 8) somewhere in France for the February break.

But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.

Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...

I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!

Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!

Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...

On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!

Here’s the theoretical itinerary:

Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1

That’s the plan, at least...

In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.

So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇

A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).

Now, for the story...
Avec les enfants dans la fournaise de l’Ouest: un voyage en juillet 2016 aux USA English translation pending
by Daniel1200 · 2016-11-12 · 185 replies
Avant toute chose, je tiens à remercier les participants de VoyageForum qui postent régulièrement dans la rubrique Etats-Unis. Je ne vais pas tenter de tous les énumérer, je serais sûr d’en oublier! C’est grâce à vous que j’ai trouvé ces lieux intéressants, qui sortent un peu des sentiers battus. Je vous rend hommage avec ce carnet et j’espère qu’il inspirera d’autres à aller découvrir cette superbe région.

Aussi, veuillez m’excuser d’avance pour mes tournures de phrases bizarres et autres fautes de français. Je ne suis pas très doué avec les mots; je préfère écrire avec la lumière :-)

Pour les présentations, nous sommes 4: ma femme, nos 2 filles de 8 et 11 ans, et moi-même. Nous sommes des citadins, mais on aime beaucoup la nature… enfin, moi surtout! Ma femme et les filles aiment bien les villes et le shopping; il en faut donc pour tout le monde. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais prévu que des randos dans des sites de rêve, de préférence tôt le matin ou tard le soir pour prendre de magnifiques photos. Je suis fan de photo, et surtout de paysages.

En juillet 2015, nous avons réalisé un vieux rêve: parcourir quelques parcs nationaux de l’ouest des USA en camping car (appelé RV là-bas). Ne cherchez pas le carnet, il n’a pas encore été écrit…

Au retour de ce voyage (nous avions fait les grands classiques), nous étions tellement tous enchantés par ces beautés de la nature, qu’il fallait absolument retourner pour voir d’autres choses. Mais comme le budget n’est pas illimité (surtout pour les vols à 4 pendant les vacances d’été), j’avais mis ce projet de côté, en attendant de remplir la tirelire.

Pour l’été 2016, on s’était dit qu’on resterait en Europe. Mais secrètement, je regardais régulièrement pour des billets d’avion bon marché pour les Etats-Unis. L’an dernier on était arrivé/parti de San Francisco (via Istanbul avec Turkish Airlines), donc je visais une autre ville cette fois. Et un beau jour d’avril, voilà que je tombe sur une offre qu’on ne refuse pas: 430€ pour Las Vegas en juillet. Le seul souci: il faut partir de Francfort. Après (brève) discussion, on réserve. Petit conseil d’ailleurs: si vous trouvez ce genre de prix, foncez! L’offre n’était plus disponible 3 jours plus tard.

Et là c’est le stress! On a moins de 3 mois pour tout planifier (j’aime bien savoir ou on va, et être sûr d’avoir un hôtel). Camping car ou pas camping car? Choix difficile; tout le monde avait bien aimé le camping car, mais c’est quand même très contraignant pour les emplacements. On ne peut pas s’arrêter n’importe où; et les réservations de campings, c’est comme les hôtels dans les parcs: ça part très rapidement. Je vérifie quelques campings dans Yellowstone: tous complets. Pareil dans Bryce Canyon. Bon, voilà, le choix par défaut est fait: pas de camping car cette année.

Du coup je me dis qu’on pourrait bien louer un 4x4 et faire des pistes. Visiter des lieux hors des sentiers battus. En lisant les carnets et les sites webs, je note des endroits sympas à voir… mais il y en a tellement! Il faut faire des choix. Ma femme voudrait aller à Yellowstone. Je regarde sur la carte, mais c’est bien loin de Las Vegas! Sans compter qu’elle veut aussi aller à San Diego… le grand-écart quoi :-) On n’a pas 3 mois sur place, seulement un peu moins de 3 semaines… les choix sont cornéliens…

Le parcours final ressemble à une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Au programme:

-Las Vegas -Kanarra Creek -Bryce Canyon NP -Willis Creek -Hole In the Rock Road -Burr Trail Road -Strike Valley Overlook -Cathedral Valley -Capitol Reef NP -Little Wild Horse -Goblin Valley SP -Arches NP -Canyonlands NP -Dead Horse Point SP -Sedona -Imperial Sand Dunes -San Diego -Knott’s Berry Farm -Las Vegas

..ça c’était le programme initial. On verra que la réalité sera légèrement différente 😉

Je vous mets une petite photo pour patienter. Une classique, mais qui demande de se lever tôt en été.

Premier voyage seule en Inde en janvier 2010 English translation pending
by Mariespagne · 2016-10-10 · 7 replies
PREMIER VOYAGE EN INDE SEULE J’y suis allée avant mais en groupe et n’ai pas fait de récit.

NAMASTE! Lundi 18 janvier 2010 Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre! Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont atterri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule. Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquin et dit aimer la difficulté. Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuné loupé. Mardi 19 janvier 2010: La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « lingam » de Shiva, tant vénéré des hindous. A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nandi et le om3. En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les Brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles séchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde. Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture. Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux. Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde… A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans. Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuisent les chappattis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une Tanjore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbés! Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jamal masdjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jamal masdjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge. Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur! Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel. Puis bonne douche et gros dodo. Mercredi 20 janvier 2010: Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée. Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier. Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghât », lieu de crémation de Gandhi. Nous y visitons le petit musée dédié à Gandhi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelas est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Gandhi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Nehru allumait le bûcher étant donné que Gandhi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit. Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de rickshaw nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs! Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmènera toutes les deux chez Chhavi. A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gingembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chappattis »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux. En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poêle à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant massala. Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi. Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal! A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié. Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé. Jeudi 21 janvier 2010: C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons. J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème. Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle. Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Gandhi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahatma et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat. Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètres à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise. Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs. Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour. Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fus invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu. J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizâm-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures. Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrandes au Saint. En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut. Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir. Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Gandhi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne! Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxis prépaies. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu. Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kali ghât » où se trouve le temple de « Kali ». C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mêlent misère et richesse. Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout. Samedi 23 janvier 2010: Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kali ghât » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pèlerinage depuis 1809. Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée. Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pèlerinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent. Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sens gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux. Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous. Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échoppes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même. Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elle reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les Brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Ils me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants. Un soi-disant guide me conduit vers le ghât où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr. Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec. A la sortie du vrai quartier kali ghât, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais. A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952. Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi. Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ». Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62. Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la bâtisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mêlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine. La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place! Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir. En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mendiant. Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration. En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents. Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer. Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve. Dimanche 24 janvier 2010: Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante bâtisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent. On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptienne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée. En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc », qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est installée sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures. Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Sahbi Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dis que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier. J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestations et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur. Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque. Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisanale également. Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique. Il fait maintenant nuit. Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance. Lundi 25 janvier 2010: Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « lobby room  ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée. Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site. Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture. L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du Gange d’où on verra au bord des ghâts les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghâts mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare! Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir. Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20. Je récupère mes bagages au « lobby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier. Mardi 26 janvier 2010: J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Vârânasî car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénarès. En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaie mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de riskshaw me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénarès. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghât » qui est le ghât principal de Bénarès, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghât en prenant un cyclo-riskshaw. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghât, des Brahmans se préparant pour la cérémonie. Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance. Mercredi 27 janvier 2010: A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour contempler le paysage et la quiétude du moment. Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses. Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Bénarès Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention. Sanjou me conduit au « temple de Bhârat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Gandhi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions. Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickshaw pour tout l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou. Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent sâdhus, vendeurs de bois et d’encens, où arrivent les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghât », le principal ghât où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mendiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Sâdhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghât, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me ré imprégner de l’ambiance de Vârânasî; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit bouiboui où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait. Jeudi 28 janvier 2010: Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickshaw est là; je le prends. J’arrive au même ghât de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghât de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrandes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja. J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu bouddhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné. Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Bouddha prêcha son premier sermon devant quelques disciples il y a 2500 ans. Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Bouddha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gayâ. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus! Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévus de faire. Un cyclo-rickshaw va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Vârânasî. Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Vârânasî, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite. Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant. Je termine ma visite avec le rickshaw en passant par « Harishchandra Ghât », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit! Vârânasî est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Vârânasî est connue pour un microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituent un réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pèlerinage. Chaque année a lieu un grand pèlerinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours. Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus. Je terminerai ma dernière soirée à Vârânasî par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « lingam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur de la « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénarès. Vendredi 29 janvier 2010: L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Vârânasî avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai… Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses amis parlant un peu le français. Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est inondé; incroyable… Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux. Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai. Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie. Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain. Samedi 30 janvier 2010: J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajurâho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme. Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il! Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié à Vishnu, Parvati et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil. Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil. J’ai très faim; je commande un chappattis cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange. Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du Kâma-Sûtra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations? Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice.       Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués. Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puits, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme. La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre John, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajurâho dans le but de le rénover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile. Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva. Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboire que je lui donne mais il n’a pas mérité plus. Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajurâho puisque j’y achète mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV.       Dimanche 31 janvier 2010: Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhansi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux. Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce aux tourismes, attirés par les restes des palais et des temples anciens. Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière. Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir! J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus… Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi! Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal. Lundi 1er février 2010: Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afghan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pèlerinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans. La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un rickshaw, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite. Je commence par la mosquée « jama Masdjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol. A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles. Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflétant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front  je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres. Après la remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavillon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur. Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickshaw; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique. Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis. Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix. A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est le mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jahangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jehan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mêlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles. La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée. Mardi 2 février 2010: J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajurâho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby Taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard! Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. Le Taj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Geronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution. En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le «  Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jehan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé. A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites. Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée. J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même. Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières. La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH » dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « Boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses. Dans la chambre funéraire, il y a le cénotaphe d’Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cénotaphes de la famille. C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature. Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants. Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ». Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé. Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg »  est construit pour JAHANGIR. On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jehan qui tout en marbre blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masdjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte, on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal. Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marbre blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857. Je passerai aussi devant « Moti Masdjid,  » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs. J’aperçois aussi « Mina Masdjid » qui est la mosquée privée de l’empereur. Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin. Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui. En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masdjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.

Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pèlerinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en riskshaw; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beaux « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelas un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-rickshaw. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parce que je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-riskshaw pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais, 15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est chaotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa sœur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul riskshaw à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au rickshaw avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaie mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-riskshaw, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dis. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne doive pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petits-fils.

Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encouragé à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010. MARIE "Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
Circuit de 18 jours en Thaïlande avec 2 adolescents English translation pending
by Tidounou · 2016-07-09 · 15 replies
😉 Bonjour à toutes et à tous, je suis novice dans les forums mais pas dans les voyages. Néanmoins, j'aimerais avoir un avis objectif sur un circuit de 18 jours en thailande. j'ai établi un premier jet mais je pense qu'il y a une faille dans le projet. Départ aéroport avec loc de voiture : BKK ==> Khorat Khorat ==> Nong Kai Nong Kai ==> Phitsanulok Phitsanulok ==> Chiang Mai (2 jours) Chiang Mai ==> Chiang Rai / Mae Sai Chiang Rai == > Mae Sot / Umphang (2 jours) Mae Sot ==> Lopburi Lopburi ==> Bangkok (3 jours) Bangkok ==> Hua Hin (2 jours) Hua Hin ==> Kanchanaburi (2 jours) Kanchanaburi ==> BKK

Voilà pour le circuit. Je suis ouvert à toute proposition, tout en sachant que je cherche des guest house dans chaque endroit et que nous sommes quatre deux adultes et deux ados. Merci par avance de vos réponses et de votre aide sur ce circuit. Mes dates de départ sont pour janvier. Merci à vous. Tid
Nord du Gujarat English translation pending
by Chris70 · 2016-03-19 · 298 replies
C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet. Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur. Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent. Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus … Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place… Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS. Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon ! Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure … A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après... La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.





Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...
Pondichéry et les villages environnants English translation pending
by Mariespagne · 2016-02-04 · 8 replies
PONDICHERY ET SES ENVIRONS

J'arrive le 5 janvier à 8H30 à Chennai. Le vol au départ de Bruxelles jusqu’à Dubaï a duré 6H30. J'ai me suis endormie en regardant un film que j'ai dû repasser dix fois.... une escale de 2H50 dans l'immense aéroport de Dubaï puis 4H de vol vers Chennai. Ce dernier vol fut pénible car j'ai eu le syndrome des jambes sans repos (pieds qui chauffent et font mal); je devais les bouger sans cesse.... Une bonne heure pour les formalités d'arrivée et récupérer mes bagages....ha oui, pour une fois, ils m'ont suivie! A la sortie, le taxi m'attendait avec une pancarte à mon nom il m’emmène à la Swades guest-house à Pondichéry dans le quartier musulman. Je suis accueillie par Ilyas et son épouse. Je prends possession de ma petite chambre puis prends une douche avant de m'endormir deux heures. J'ai déjà pris rendez-vous dans le centre Kerala pour un massage ayurvédique pratiqué par deux masseuses afin qu'il soit fait en harmonie; je ressens immédiatement un bien-être (1000 roupies/14 euros). Je rentre en tuc-tuc. Petite parenthèse: là en écrivant, je lève les yeux et vois un écureuil sur le mur. En soirée, je vais manger dans un endroit idéal à Pondichéry: resto Séagulls. Face au golf du Bengale. (500 roupies/7€) pour une bière et un byriari riz-poisson. Je rentre à la GH par mes propres moyens en suivant mon plan, munie de ma lampe de poche. Inutile de dire que j'ai dû quand-même demander trois fois mon chemin!Pas douée... Je vais dormir et passe une très bonne nuit.

Mercredi 6 janvier, je commence la journée en rangeant ma chambre qui est déjà un foutoir! Je prends le café sur la terrasse en discutant avec d'autres touristes. Je me rends dans une crèche à 4 km de Pondichéry afin de remettre un sac d'habits. Pour les plus grands, ils seront déposés dans une église pour les orphelins. Au retour, j'achète une carte de téléphone (à savoir qu'ici, c'est comme si on demandait un visa....copie du passeport, du visa, photo! rebelote pour l'activation en redemandant par tél toutes mes coordonnées y compris le nom de mon père). Balade dans la ville. Le soir, massage ayurvédique et pasta-champignons crème.

Jeudi 7 janvier. Ce matin, je vois un médecin ayurvédique pour mon épaule il me prescrit un traitement adapté par massage aux herbes médicinales, sirop et capsules. En rentrant, j’achète des fruits au marché. Fin d'après-midi, je vais marcher le long de la mer sur l'étroite bande de sable. Les vagues sont énormes et se jettent sur les rochers; c'est impossible de s'y baigner. Je bois mon premier thaï masala depuis trois ans sur la promenade puis visite du temple de Ganesh.

Vendredi 8 janvier. Je débute par mon soin ayurvédique à l'épaule et rentre à pied. Après la sieste, balade dans une grande artère commerçante et visite de l'église de l'Immaculée conception. Les indiens catholiques vénèrent la vierge et Jésus à la mode hindoue. C’est marrant! Le soir, je rentre dans le noir avec ma lampe de poche au beau milieu du trafic intense.....

Les jours suivants se ressembleront: grosse fatigue, soins ayurvédiques pour mon épaule, repos, balade, manger..... J'ai passé un bon séjour à la Swades GH. L'ambiance y était conviviale. 1000 à 1500 roupies selon la chambre. Mon séjour à Pondichéry a passé très vite! à ne rien faire juste décompresser. Ce qui n'est déjà pas mal… Bonne petite adresse, sympa !

Mardi 12 janvier: début du circuit avec un chauffeur de Monsieur Murali, patron de l’agence locale Southvieuw.tours. Mr. Murali parle français, ce qui m’arrange bien. Le chauffeur, par contre, parle l’anglais et le tamoul…. Départ à 10 h. Destination: Chidambaram. Il commence bien, il recule dans une moto et pète son phare arrière. Il est jeune, sympa et tout mignon… Nous arrivons à Chidambaram vers 13 H en passant par des petits villages. Le chauffeur, dont je ne maîtrise pas encore le prénom (finalement, je vais l’appeler Raj), arrête en chemin pour me montrer comment on fabrique des cordes à la main... impressionnant ! Nous continuons la route au milieu des rizières. Je loge au The grand Park (réservé avec agoda à 30€ la nuit, pet-déj compris). La chambre est impeccable, propre, climatisée. La nourriture est bonne. J'ai mangé mon premier talli du voyage: riz servi sur une feuille de bananier avec un chappattis (genre de crêpe de pain) et d'une sorte de gros chips...le tout entouré de petits pots de sauce diverses, souvent épicées....il y en a pour tous les goûts. Je me souviens en avoir mangé un talli avec ma maman chez les Krishna à Durbuy en Belgique et elle avait adoré mais c'était moins "spicy". Petite pensée pour toi maman qui me suit de là-haut. Je vais visiter Natarajar comprenant le grand temple de Mâhârâja (Shiva), celui de Kamasundari et le temple Mukuruni Vinayaka (Ganèche) à Chidambaram. Je passe trois heures à déambuler d'un bout à l'autre, de gopuram en gopuram (ce sont les quatre entrées). A 18H30, j'assiste à l'Artî (cérémonie du soir, marquant la fin de la journée) au son des cloches, cymbales et tout ce qui fait du bruit. Les nombreux fidèles lèvent les bras, tapent dans les mains, se tapotent les joues pendant que le Brahman (prêtre) fait la cérémonie du feu. Je suis ensuite sortie croyant que c'était fini mais des tas de pèlerins arrivaient encore...alors, je ne sais pas...je n'y suis pas retournée....peut-être demain soir.

Mercredi 13 janvier. Je dois choisir entre le temple de Gangaikondacholapuram ou la réserve de Pichavaram car je n'aurais pas le temps de faire les deux vu mon rythme lent. J’ai choisi la réserve. Départ à 10H. Je pars en barque à travers la forêt par les petits canaux. Après deux heures, le bout de la plage s'annonce. J'ai le droit d'y faire une halte d'une heure mais je n'aurais pas le droit de me baigner. grrr… Les femmes n'ont pas ce droit dans ce lieu! Retour en barque. Le tout aura duré quatre heures pour 1100 roupies (16€). Nous rentrons à Chidambaram. Je pars seule visiter un coin de la ville; je galère pour retrouver l’hôtel! J'ai faim; j’achète des chips au chili, grandeur démesurée, un verre de jus de bambou et des ananas que je mangerai plus tard.

Jeudi 14 janvier. Nous démarrons à 9 H direction Sirkhali. Dans ce village, il y un un temple de Shiva, bien entendu déserté totalement par les touristes. Mais, c'était bien le but du circuit de sortir des sentiers battus. Le temple m'a beaucoup plu je reste plus d'une heure à le visiter et à y traîner. Le must se trouve à l'étage où se trouve 2 colossales statues de Shiva et Parvati... Une vingtaine de km plus loin, je visite le temple de Tiruvengadu (seule touriste aussi...j'adore)! Il est assez grand et on trouve des statues de beaucoup de Dieu hindous. On y trouve 63 petites statues habillées, en plus des grandes statues. Dans la cour, l'entrée du temple comporte de magnifiques peintures au plafond. On y vénère un arbre (un banyan) de 2000 ans mais je ne suis pas sûr que ce soit celui que j'ai vu étant donné mon incompétence en botanique. Direction Pompular en bord de mer. Le chauffeur me dit qu'il y a des bateaux. Je fais quelques centaines de mètres pour y arriver comptant bien faire un tour en mer. Sur place, je suis déçue de ne voir que bateaux et barques de pêcheurs. Avec mon savoir-faire légendaire (hum), j'ai réussi à me faire embarquer sur une barque de pêcheurs avec quelques uns d'entre-deux pour faire mon petit tour en mer et gratuit en plus. J'étais contente et le driver a rigolé quand je lui ai raconté. Il est 15H quand nous arrivons à la destination finale du jour à Thirukkadaiyur. Hôtel Mookanbigai residency (14€). Plutôt sommaire. En début de soirée, je me rends au Abirami temple Amirthakadeshwarar, consacré à Shiva, qui a la particularité de célébrer des cérémonies de remariage. Les couples âgés viennent de tous les coins pour y renouveler leur mariage après 40, 50 ou 60 ans. Le soir, je mange un chapatti. Il n'y a pas trop le choix ici car c'est un petit bled. Par contre, la bourgade commence à s'agiter car demain, c'est la fête....

Vendredi 15 janvier. Aujourd'hui, débute la fête de Pongal qui commence pour trois jours. C'est le nouvel an tamoul et la fête des moissons; fête importante en Inde du sud. Le premier jour s'appelle Bhogi Pongal; ils décorent les maisons avec des dessins devant la porte, des branches de cannes à sucre, des fleurs et des fruits. Ils achètent des nouveaux vêtements et brûlent les anciens pour commencer une nouvelle vie. Cette tradition ne peut pas être pratiquée par tous! Départ à 9H direction Vélankani, une ville de pèlerinage catholique comme Lourdes mais avec des pèlerins indiens. Il y a une cathédrale et une basilique. Les deux premières étapes seront Thillaiyadi et Erukkattachery, deux anciens temples dédiés à Ganèche. Je suis la seule visiteuse (j’adore). Ensuite, Traquebar qui est une ville côtière avec son temple en bord de mer. J’y prends un café et l'air marin avant de m'enfoncer dans les petits chemins de terre voir les maisons de paille. Je pense qu'il ne doit pas avoir beaucoup de touristes à s'aventurer dans ces lieux. Je fais une photo de la petite maison de mes rêves.... Nous accélérons pour arriver une trentaine de km plus loin au temple de Thyagaraja à Tiruvavur. Les temples ferment de 13 à 16H. Il me sera donc accordé 30 minutes pour faire la visite de ce beau temple ; j'assiste à la cérémonie de fermeture. Il n'est pas possible de faire le suivant qui est sur le chemin à cause de l'heure donc tout droit vers l'hôtel Clinton Parc Inn (luxe à Vélankana - 53 € la nuit sans le petit déj). A 16H30, départ pour le temple de Tiruchenkatengudi que je voulais absolument voir. Nous passons dans des bleds que le chauffeur ne connaissait pas il doit demander le chemin à maintes reprises. Il m'avouera que ce n'est pas un circuit ordinaire, qui n'est jamais demandé par les touristes....Mais voilà, je ne suis pas une touriste ordinaire et il le comprend bien. En fait, je voulais faire les villages au maximum et je suis comblée ! Ça me rappelle un gars de voyage forum qui m'a demandé si c'était une blague quand j'ai annoncé mon parcours...et bien non!!!! Bref, j'arrive au temple, situé en pleine pampa, juste à temps pour la cérémonie de fin de journée qui est identique à celle de Chidambaram mais avec nettement moins de peuple (lol)... Je suis contente de ma journée et de mon programme. Malgré tout, je suis obligée de supprimer des destinations par manque de temps.

Samedi 16 janvier. Je passe la journée complète à Vélankani. Deuxième jour de fête qui s'appelle Surya Pongal. C'est le jour le plus important, dédié au Dieu Soleil (Surya). Les gens se rendent visite et échangent leurs vœux. Les femmes font bouillir du riz avec du lait et du sucre brun pour confectionner des desserts et laissent déborder ce mélange, signe d'une prochaine récolte abondante. Je débute ma matinée avec un mal de nuque, de tête et d'épaule. Je prends le temps avant de démarrer en lisant un extrait de mon nouveau livre de chevet de Sri Aurobindo et en faisant un peu de méditation. Je profite aussi de ce jour de l'an indien pour arrêter de fumer. Ceci étant dit, je sors de l'hôtel à 10H30 pour me rendre directement à la majestueuse Basilique d'un blanc immaculé. Je suis un peu à l'avance pour la messe ce qui me permet d'avoir l'ultime place assise au sol avec (Dieu soit loué) une colonne derrière moi sans quoi je n'aurais pas tenu les deux heures. Les cars arrivent par dizaine toute la journée et il y a des milliers de pèlerins. La Basilique comporte plusieurs annexes. On peut faire bénir des objets (photos pour ma part)! Il y a une salle à l'étage où l'on peut se recueillir. En redescendant, j'entre dans une autre salle où l'on célèbre aussi une messe à laquelle j'assiste aussi. En sortant, il y a une magnifique galerie représentant la vie du Christ; à la sortie, une énorme statue du Christ sous une cascade. Un peu plus loin, il y a une salle de méditation où je passe un peu de temps. Puis s'ensuit un long chemin de croix en plein air d'env. 1 km aller/retour que les pèlerins choisissent de faire à genoux dans l'allée de sable. Je me contente de marcher à leur côté sur le bitume. Au bout de l'allée, on offre de l'eau bénite (bon, le mec ouvre un robinet et voilà quoi...). Sur le côté droit, il y a la cathédrale dont l'autel est d'une splendeur à en couper le souffle. La messe va commencer mais je sors avant. Je reviens donc sur mes pas empruntant le chemin de croix pour quitter l'enceinte religieuse et aller me reposer à la plage, 500 mètres plus loin. Déjà pour y arriver, il faut se faufiler dans la rue noire de monde. Je n'ai pas été la seule à avoir eu l’idée d’aller à la plage...il y a des milliers de personnes. Je bois un jus de noix de coco, fait quelques photos, flâne d'échoppes en échoppes avant de prendre le chemin du retour. Je fini ma sortie par un bon resto (le Kerala, en face de l’hôtel/conseillé par mon driver). Poulet rôti, noddles légumes et eau pour 3€), délicieux. J'ai encore succombé à ma folie: achat d'un sac ....Pas de cigarettes aujourd'hui.

Dimanche 17 janvier. Direction Tanjore. En cours de route, je visite plusieurs temples. La première grande étape sera Kumbakonam en commençant par le Mahamakam (bassin sacré) où tous les 12 ans, il y a un grand pèlerinage ; il est bordé de 16 templions mais le bassin est vide pour rénovation. Ensuite, ce sera le temple Sirangapani, dédié à Vishnu. Puis le temple de Nageswara Swami. Enfin, le temple Kumbeshvara, dédié à Shiva (le Dieu qui détruit tout pour mieux le reconstruire). Très beau temple; j'assiste à la cérémonie de la fin de matinée. Avant d'y entrer, je suis invitée par le peuple à manger une coupe de riz au lait vanillé, préparé pour Pongal. Délicieux. La deuxième grande étape sera Dharasuram, immense parc qui entoure le temple. Les gens sont assis par terre dans ce parc, la plupart des familles avec enfants. C'est un temple Chola (bâti entre 1150 et 1175), donc rien à voir avec les temples très colorés vu auparavant. Aujourd'hui, c’est le troisième jour de Pongal. On décore les bêtes avec des colliers de fleurs, les cornes des vaches sont colorées. J'ai croisé un cortège de vaches, moutons, chiens, ânes… et le tout en musique ! J'arrive enfin au temple de Swamimalai, on y honore Netra Vinayaka ici on prie Ganèche qui est réputé pour redonner la vue. Tanjore pointe enfin son nez. Je loge chez l'habitant où je suis servie au même titre qu'une reine au point que c'est un peu gênant. Ce petit vieux couple est adorable. Le repas est fait maison et je me régalé (maison d'hôte de Râjâ, ami de Mr Murali: 22€/nuit, pet.déj inclus). Le soir, je vais voir le grand temple de Brihadishvarza pour le voir illuminé. J'y retournerai demain en journée. C'est la foire foraine et je retombe en enfance le temps de quelques instants... L'avantage ici, c'est qu'on ne se ruine pas en s'amusant sur les attractions! J'en profite car j'adore ça...

Lundi 18 janvier. Ce matin, je vais visiter le Marata Palace (palais et musée). La visite coûte 300 roupies (env. 5€). La première partie consiste à voir un film sur Tanjore, le palais et le temple. La clim est à fond et je suis obligée de me coincer dans un trou à l'arrière. Visite des restes du palais mais on voit encore quelques illustrations aux murs. Il y a énormément de statues de tous les Dieux Hindous. Après, je me rends au marché pour y acheter des légumes que mon hôtesse me cuisinera à l'indienne. Car il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de légumes dans leurs plats donc j'ai été me servir. Je rentre me reposer un peu avant d'aller revisiter le grand temple. J'irai ensuite voir comment on fabrique les statues avec un alliage de cinq éléments. Puis, je tente péniblement de me faufiler dans des échoppes pour y voir les tissus. En rentrant, mon hôtesse avait préparé mes cinq légumes différemment de notre cuisine et avais en plus rajouté du riz, des nouilles, des oignons et un chappatti sans compter le dessert. C'était un réel délice; pas du tout épicé mais avec des tas de saveurs. Il y avait donc huit plats à table pour moi seule. Ils restent tous les deux debout à côté de moi et à la moindre bouchée, ils me resservent jusqu'au moment où, sans vouloir les vexer, je leur fait comprendre que je n'en peux plus. Je béni cette adresse !

Mardi 19 janvier. Départ dans le Chettinad. J'ai très mal dormi car j'ai encore eu le syndrome des jambes sans repos, ce qui empêche de dormir. Le petit couple me conseille d'acheter un produit ayurvédique....je vais tester ça ce soir. Départ quand même mais je dors la moitié du chemin. Je vois des petits villages entre deux sommes et m’arrête au village d'Elangunipatti... Pour accéder au temple minuscule, il y a une allée de statues de chevaux bien abimés. J'arrive dans le Chettinad dont le petit village où je dors s'appelle Kanadukathan. Il y a un beau palais qui n'est plus habité depuis la mort du Maharadja. Quel gâchis! Je pense revenir faire le tour du village à pied après-midi mais je m’écroule sur mon lit jusqu'au souper.... je suis à l'hôtel Chettinadu Mansion (60€ la nuit, pet.déj compris). J'espère avoir repris de l'énergie pour demain.

Mercredi 20 janvier. C'est bon, j'ai repris des forces grâce à une bonne nuit. Départ à 10H vers le village de Pillayarpatti où je suis éblouie par le grand Ganèche doré qu'on vénère dans ce temple. J'assiste à une cérémonie mais n'en voyant pas la fin voyant avec les pots, marmites, mélanges d'épices, de fleurs, d'encens, des vas et viens sans cesse, la chaleur ambiante, je quitte avant le sacrifice ils faisaient un grand feu à l'intérieur d'un bâtiment annexé au temple puis jetait de l'huile et des fleurs dedans, en chantant. Direction l'école de danse à Koviloor. Je visite l'école mais pas de danse uniquement pendant les fêtes (pourquoi école alors?). J'ai le droit de voir ce bâtiment merveilleux et un musée avec les photos des danseuses pratiquant les danses si magnifiques ici. Il y a un mariage à la mairie, je jette un coup d’œil. Mon chauffeur me propose d'aller à la petite école je fais plein de photos avec les enfants qui sont ravis; l'institutrice leur fait dire quelques mots d'anglais pour l'occasion...du coup, ils en savaient plus que moi! Beau petit temple aussi avec un bassin devant et un autre petit temple au milieu. Nous allons à Karaikudi au centre commercial et visiter une de ces belles demeures du Chettinad. Je dois expliquer que ces grandes demeures de cette région sont liées au fait qu'au 19eme siècle, de riches marchands, appelés les Chettiars, voyagèrent à l'étranger et y firent fortune. Mais n'oubliant pas leur région natale, ils firent construire celles-ci. Maintenant, elles sont fort abimées et les héritiers ne viennent qu'aux vacances. Elles sont richement décorées. L'hôtel où je réside est une de ces demeures. On dirait que ce sont des minis palaces. Une fois rentrée au village, je visite une usine de coton et bien entendu, j'achète un foulard...je me suis faite avoir pour le prix mais tant pis...il est beau! (9€). En rentrant, je sympatise avec quatre françaises. Nous faisons le tour du village en char tiré par deux zébus. La balade dure une heure. On repasse devant le Palace et le temple. Là, je vais voir un autre petit temple à côté de celui face au bassin. Le gardien me montre le Dieu (j'ai oublié lequel) dans la cella puis me montre le lit du Dieu dans un placard où il est placé pour dormir chaque soir... J'avais déjà assisté à ce type de cérémonie lors d'un autre voyage. Pour terminer la journée, je me promène une heure à pied, seule, dans le village.

Jeudi 21 janvier. Départ vers Trichy. Nous allons directement voir le temple de Viramalai. Après avoir gravi les 180 marches indiquées sur mon programme, je ne trouve rien de mes indications. Soit, ce n'était pas le temple Subrahmânya, soit j’ai loupé la moitié.... je devais voir un grand Nandi (le taureau) de 6 mètres: pas vu; aussi un grand Lingam: pas vu... je ne comprends pas où est l'erreur… J’ai néanmoins participé aux préparations d'un sacrifice (poulet) mais c'était tellement long que je n'ai pas pu attendre. La, par contre, ça correspond au sanctuaire de la Dévi. Donc, ça doit quand même être le bon temple. Je redescends les marches un peu déçue de ne pas avoir vu tout ce que je m’étais établi sur mon programme de deux pages. Il devait y avoir plusieurs entrées, c’est la seule explication… Nous revenons sur nos pas à Chittannavasal pour aller voir les grottes Jaïns creusées dans une grosse colline abrupte. Il y avait trois statues du 16, 17 et 18emes siècles. En fait, je n'en ai visité qu'une ...les autres étaient trop hautes et j'étais sous le soleil de midi. Pour terminer, je passe un moment à regarder les bébés singes jouer. Ensuite, je me rends vers le petit temple de Natharmalai qui était fermé vu l'heure. J'ai juste vu les gens manger et d'autres dormir à terre. Le dernier temple que je visite se trouve à Kudumiyamalai. Nous y arrivons par une petite route médiocre mais qui vaut le détour car elle serpente au milieu des collines arrondies. Le temple de Sikhanathaswami est adossé à une de ces collines. Le gardien a bien voulu m'ouvrir les portes, malgré l'heure de fermeture, sauf celle de la Cella. Ensuite, je fais le tour du mini village à pied poursuivie par des chiens errants et accompagnées de brebis dont les mamans nourrissaient leurs petits. Les singes étaient de la partie. Sympa mais chaud chaud chaud.... J'arrive vers 16 H sur l'Ile de Shrinangam à 7 km de Trichy. C'est le bout du monde. Dans ma chambre, un lézard et dans la salle de bain un crapaud. J'ai bien tenté de l'attraper mais il allait plus vite que moi. J'ai appellé le chauffeur qui lui a appellé le garçon de la maison....ça y est, il est sorti dit-il..... Le petit lézard reste là près de mon lit; son copain plus gros vient le rejoindre... Je fais la connaissance d'un couple de canadiens et nous allons manger chez l'habitant ensemble. Nous rentrons rapidement pour être en forme demain matin. Attendez de voir la suite..... Après ma douche, je me couche et éteint. Ne sachant m'endormir, j'allume et là...horreur une grosse araignée. Je la rate... résultat, elle est partie se cacher. Il est 5 H et je ne dors pas. Ca va être dur pour le festival.....dans quelques heures!

Vendredi 22 janvier. 7H30. Debout, déjeuner et départ pour la visite du bassin où viennent se recueillir les pèlerins et faire des rituels. Bien entendu, je fais un rituel... Avec les canadiens et un guide, nous visitons le grand temple de Sri Ranganathaswami à Srirangam (24000m2), dédié à Vishnu. Je ne rentrerai pas dans les détails car il y a des guides pour ça. Nous voyons le cheval en statue dorée où sera installé Vishnu et qui sera tirée, ce soir en procession, par des hommes (festival). A18H, nous assistons à ce festival spectaculaire. Nous avons de la chance, un ami de Monsieur Murali accepte de nous installer sur sa terrasse. Fabuleux! A la fin du spectacle, ça grouillait en-bas. Quel chance d'avoir eu Murali qui est très sympa c’est intéressant de parler avec lui. Il est venu nous voir. Sympa, hein! Nous rentrons manger chez l'habitant mais n'apprécions pas vu la fatigue.

Samedi 23 janvier. A 7H, départ pour le festival du chariot qui pèse 80 tonnes et est tiré avec d'énormes cordes par 1800 hommes qui se relayent. Ils ont fait le tour du temple de 24000 mètres carré. Spectacle extraordinaire. Des milliers de personnes sont présentes mais grâce, encore, à Murali, nous avons encore une place d'honneur. La foule est délirante comme lors de toutes les fêtes indiennes! Après, je gravis les 437 marches taillées dans la roche qui mènent au Rock Fort temple d'où on jouit d'une vue époustouflante sur Trichy. La montée n'est pas difficile. A mi-parcours, il y a un temple dédié à Shiva. Le temple au-dessus est dédié à Ganèche. Après-midi, je reste un moment à la GH pour papoter avec l'épouse de Raja, le proprio. Ensuite, je vais me balader dans le village, le long de la rivière et au parc des papillons. Ça ressource!

Dimanche 24 janvier. Départ pour Tiruvanamalai. J'arrive à 13H à l'Ashram Ashok Tree. (Ashram: sorte de monastère hindou). Il se trouve à 15 km de Tiruvannamalai et on y arrive par de toutes petites routes. Je suis un peu désorientée en arrivant; ça fait un peu secte. Je pensais y faire une petite cure ayurvédique mais c'est trois plus cher qu'à Pondichéry.... j'abandonne l'idée. Je pensais faire du yoga mais c'est en anglais et d'un haut niveau (pas pour débutant sauf en individuel et là, c'est trop cher); donc j'abandonne. J'avais prévu de faire le Pradakshina ou Girivaram en tamoul (tour de la colline Arunachala à pieds nus, 14 km). Le grand Saint Ramana Maharishi l'aurait fait plusieurs fois lorsqu'il s'est installé à Tiruvannāmalai. Ensuite, ses dévots ont continué. Celui qui fait ce tour, c'est comme s'il faisait le tour du monde... Le jour de la pleine lune, des foules viennent de toute l'Inde. Aujourd'hui, jour de chance, c'est la pleine lune; j'abandonne l'idée de cette circumambulation..! Donc, je suis ici pour trois jours. Il me reste le repos, la méditation et la lecture ....tout ce que je n'arrive pas à faire.......Allez, je travaille là-dessus. Mon chauffeur doit s'embêter royalement par contre.....

Lundi 25 janvier. Visite du temple Arunachaleswarar de Tiruvannāmalai à 15 km de mon ashram. C'est un des plus grands temples de l'Inde du Sud (24 ares). Il est vieux d'environ 2000 ans et les principales tours datent du 7ème siècle lors de l'époque des rois Chola. J'assiste à une puja (cérémonie de prières). C'est très folklorique la religion hindoue. C'est pour cette raison que je l'aime. Et l'Athée que je suis se prend au jeu des rituels et des prières, comme à chaque fois que je viens en Inde! Après la visite du temple qui a duré deux bonnes heures, je fais le tour de la montagne sacrée Arunachala, en voiture... je sais mon karma ne sera si bon! Le chemin est parsemé de plusieurs petits temples et même en journée, beaucoup de personnes et des sâdhus font le chemin à pied. J'achète mes médicaments ayurvédiques pour finir ma cure de deux mois et prends rendez-vous pour un massage ayurvédique demain (90 minutes, avis médical et traitement local pour 1700 roupies - 24€). Je rentre à l'ashram, prends le thé et me détends le restant de l'après-midi en attendant le souper. La nourriture préparée ici provient à 80% de leur récolte et tout est préparé à la main.

Mardi 26 janvier. Départ pour la visite de deux anciens temples. Le premier Pachaiammam Koil. Il doit être vieux de 1000 ans. C'est dans ce temple, éloigné de la ville, qu'en 1905, Ramana est venu passer six mois pour fuir l'épidémie de peste qui sévissait à Tiruvannāmalai. Le temple est petit mais j'ai aimé ce lieu d'où il émane une bonne énergie. Le lieu est propice à la méditation avec belle vue sur la colline Arunachala. Plus éloigné encore, le temple Adi Annamalai. C'est le plus vieux temple autour d'Arunachala. Le temple actuel date d'il y a 1200 ans mais aurait déjà existé en bois auparavant ; on estime donc qu'il serait vieux de 2000 ans. Le gopuram (tour de la colline) daterait de 1200 ans. Je n'ai pas bien su profiter du temple vu qu'il fermait à midi et il était 11H50! Par contre, je fais le tour extérieur du temple en admirant encore et toujours la colline sacrée. J'ai un peu de temps avant mon massage donc je visite un ashram dont j'ai oublié le nom. Mercredi 27 janvier. Je démarre ce matin visiter l'ashram de Ramana Maharishi, ce grand Saint qui a partagé sa vie à propager la paix et la sérénité. Il est né le 30/12/1879 près de Madurai. Il est mort le 15/04/1950; selon son enseignement, son corps est parti, pas son âme.. Adolescent, il a quitté sa mère pour partir à Arunachala lui laissant un mot de ne pas chercher à le retrouver et de ne pas se soucier pour lui. Il fit une partie du voyage en train mais n'ayant pas assez d'argent, il dû descendre à mi-chemin et continua à pied. Le bâtiment le plus visité est le Old hall c’est là qu’il enseignait et clamait que la meilleure façon de nettoyer son esprit est la méditation. Il y est enterré. Je continue donc à visiter l'ashram où il y a beaucoup de monde....quand je pense que normalement, c'est là que je devais aller dormir!!!! Heureusement que j'ai changé d'avis. Je me trouve très bien dans celui-ci qui est plus petit, hors de la ville et où il y a moins de peuple! Après la visite de l'ashram de Ramana, je suis une flèche qui indique une cave (grotte creusée dans la montagne où a dormi Ramana). Je monte en chaussettes pour aller voir cette cave mais ça n'en finissait pas. Je pense avoir fait les trois-quarts de la montagne. Un singe blanc à tête noire m'a attrapé la jambe. Je suis restée figée comme je sais le faire dans ces cas là; il ne m'a pas mordu ni griffé... ouf... Je ne sais pas pourquoi il a fait ça! J'ai été méditer un moment dans la grotte et admirer la vue sur le grand temple et Tiruvannāmalai. J'entame la descende aussi laborieuse car il fait de plus en plus chaud, je fatigue et je commence à avoir mal aux pieds avec ces gros cailloux. Je vais refaire un massage avant de rentrer raconter mon périple à l'ashram.

Jeudi 28 janvier. Départ pour Mammallapuram mais avant je fais un passage à Védantangal. C’est une réserve ornithologique qui vaut le détour. Je suis dans la bonne saison car de novembre à février, les oiseaux migrateurs viennent s'y nicher. On y trouve des cigognes, des ibis, des grues et plusieurs autres espèces. Fin d'après-midi, j'arrive à la Silver Moon guest-house (1300 roupies/18,50€ la chambre de luxe mais 400 roupies/6,70€ en supplément pour la clim). Il y a des chambres économiques à 800 roupies/11€. Mammallapuram veut dire " le village du grand sacrifice ".

Vendredi 29 janvier. Le chauffeur doit venir sonner à ma chambre car il est 10H45 et voilà 3/4 d'heure qu'il m’attend. Moi je dors! C'est la fatigue de mon escapade en montagne... A midi, je suis fraîche et en forme pour aller visiter (c'est malin en pleine cania de midi) le temple du rivage (le Store temple) qui est vieux de 12 siècles, joli mais abimé à cause du vent et de la pluie. Il se situe en bord de mer. Une digue de rocher a été aménagée pour assurer sa protection contre les marées et l'érosion marine. A l'intérieur, il y a un beau grand Vishnu allongé que j'ai beaucoup apprécié. Le ticket d'entrée est de 250 roupies/3,60€ mais est valable pour la visite des cinq rathas / dans la même journée. Tout en dégoulinant sous mon parapluie qui me sert d'ombrelle, je ne baisse pas les bras et vais de ce pas visiter les 5 rathas (chars qui, en fait, ici n'en sont pas car ils n'ont pas de roues, ce sont plutôt de petits temples mais quand même, on les appelle rathas. Ils sont groupés comme sur un parking. Ils sont creusés dans la roche. On voit d'ailleurs que celui du sud est plus grand et deviennent de plus en plus petits au nord. J'ai aimé cet endroit serein, sans trop de visiteurs. Je vais maintenant faire un massage ayurvédique puis j'ai une grande chance car c'est le festival de danse et ce soir, j'assiste à trois danses de 45 min: la Silambattam, ce qui me semble une danse tribale de Vellore avec une douzaine de danseurs, la Kathak avec deux danseuses et la Kuchipudi avec une danseuse; ces deux dernières danses sont de New Delhi. Je suis au premier rang. Le festival dure dix jours. Je fais ensuite les boutiques puis je me rends chez un tailleur qui va me confectionner deux blouses en soie pour 1400 roupies/20€. Du coup, les restaurants sont fermés. J'aurai donc jeûné aujourd'hui.

Samedi 30 janvier. Je viens enfin de trouver mes cartes postales: direction poste. Il est temps… le dernier jour!.... Visite d'Arjuna : grand complexe de plusieurs petits temples creusés dans la roche, appelé aussi la descente du Gange ou pénitence d'Arjuna. C'est très vaste. Il y a un énorme rocher posé comme une boule sur la roche. C’est naturel. Une merveille de la nature. Je renonce à aller visiter la grotte du tigre contre une visite à la ferme des crocodiles à 20 km. A faire vraiment si on a le temps et qu'on n'a jamais vu de crocodiles. Celle de Djerba est plus belle! Après-midi, petit massage de relaxation et ce soir, festival de danse en oubliant pas d'aller manger cette fois. Quoique je dois encore passer chez le tailleur avant donc ce n'est pas encore dans la poche le souper! Et mes blouses, j'aurais déjà bien peur de voir le résultat....jen ai fait faire une fois à Hampi et j'avais dit jamais plus... c'était raté....ben voilà.... quelques heures plus tard, j'ai mon résultat: raté. Il va me les retoucher......j'attends demain! La danse de ce soir, n’est pas si bien: marionnettes avec histoire en tamoul.... Je me suis fait un petit extra au resto pour mon dernier soir mais pas très réussi après mon jour de jeûne....malade! J’ai abusé.....comme je sais le faire!

Dimanche 31 janvier. Dernière journée. Je ne suis pas contente car je dois changer de chambres pour quelques heures; je suis énervée pour ma journée. De plus, je repasse chez le tailleur qui a fait une catastrophe. Je réessaie et attends une heure! Le chauffeur vient me chercher à Mammallapuram à 21H30. L'avion est à 3H30 du matin et il n'y a qu'une heure de trajet. Je suis effectivement trop tôt, je rentre quand même dans le terminal mais il fait glacial avec la clim à fond. Je préfère ressortir et bien plus moyen... Ici quand on rentre, on ne sort plus. Voilà donc longue attente en vue! Finalement ça passe assez vite; la file pour l'enregistrement puis la file pour la sécurité puis essai de mettre un film sur ma tablette via mon adaptateur sans jamais y parvenir......Voilà donc le temps d'embarquer. J'ai mon ticket avec ma place enregistrée Numéro 24. Quand j'embarque, je ne sais pour quelle raison on me donne un autre ticket à mon nom Numéro 6. Je suis en surclassement, donc me retrouve en première classe chez Emirates avec le fauteuil-lit, le champagne, le menu sélectionné, le vin.....bref, que du bonheur jusqu'au moment où tout cela me tourne sur l'estomac (après un mois de régime végétarien et pas d'alcool). A Dubaï, je passe mon escale dans les toilettes.....Je sais, vous allez me dire "charmant comme fin de récit"........

Allez maintenant encore 7H30 d'avion mais plus en surclassement.....

Oserais- je dire que c'était mon dernier voyage en Inde.......Y aura t'il un dixième..... Impossible à dire pour l'instant....je me dis oui, je me dis non.... Ces derniers mots pour résumé : bon voyage!

Le 1er février 2016 Marie

Ps : A l’heure où je corrige ce récit, je peux dire qu’une des blouses s’est trouée complètement dans tous les sens au premier lavage.
À la recherche d'un monde meilleur English translation pending
by MrThib · 2015-09-28 · 52 replies
Bonjour à tous!

Je suis en ce moment plus que prêt à voyager, et plus motivé et déterminé que jamais...

J'en ai déjà parlé dans un précédent article resté sans réponse à ce jour, mais voilà, je ne sais pas où aller ...

Comme je le disais, je cherche un pays où les gens sont heureux, où l'on dit bonjour à son voisin, aux passants en rue, où on hésite pas à aller vers l'autre et à l'aider sans attendre nécessairement de retour, où les gens râlent pas parce que ce matin un pigeon à volé de travers, ...

J'ai autour de moi pas mal de gens ayant voyagé, me vantant beaucoup les mérites du Canada et de la Nouvelle Zélande (et aussi un peu de l'Amérique du Sud, même si apparemment, il y a quelques coins vraiment dangereux...) à ce niveau là, en ce point que les gens semblent chaleureux, ...

Mais je voulais aussi, avant de faire mon choix, avoir vos avis...

Lequel, selon vous des pays parmi lesquels vous avez voyagé vous semble le plus heureux, le plus hospitalier?

Merci beaucoup!

P.S. : Même s'ils sont clairement un plus, la beauté du paysage, et le niveau de vie m'importent pas du tout!
Itinéraire Inde du Nord - 4/5 semaines - Départ fin octobre 2014 English translation pending
by Gayzou · 2014-07-18 · 28 replies
Bonjour a tous,

Je suis en train de preparer un itineraire en Inde pour 2 mois depuis le Nepal. Je pars seul et devrais arriver en Inde autour du 25 octobre 2014 afin d'assister a Diwali a Varanasi; l'objectif du voyage est de decouvrir des paysages/architecture/culture differente; mode guest house. J'ai prepare cet itineraire a l'aide des nombreux posts sur ce forum et d'une carte mais s'agissant de ma premiere fois en Inde il se peut que mon itineraire ne soit pas optimise en fonction des routes entre chaque ville, aussi votre aide me serait tres precieuse ! Je compte voyager en bus de jour et trains de nuit:

Pokhara (Nepal) Gorakhpur (etape entre Pokhara et Varanasi) Varanasi, 3 jours, voirSarnath a 15mn Chitrakoot via Allahabad, Ram Ghat Khajuraho, temples, sculptures Gwalior via Kulpahar, citadelle Agra 2j: Fatehpur Sikri a cote Delhi : Passez une journée et demie dans la ville pour visiter le temple du lotus, le tombeau de Humayun, le Fort rouge et la mosquée Jama Masjid. Amritsar 2j: Golden Temple.Dormir dans le dortoir du temple Jaipur via Delhi, 3j : city Palace, forteresse rose d'Amber Pushkar, Lake Bundi Bikaner 2j: le fort de Junagarth, Karni Mata Temple (rats). Jaisalmer, 2j, Vieille-ville fortifiée Jodhpur, 2j, et le Fort de Meherangarh, planté sur une falaise à plus de 100 m de haut. Ranakpur, Temple jain Udaipur, 2-3j, temples Dilwara , parc national de Keoladeo Chittorgarh, fort

En gras les villes que j'avais prevu de visiter, en non gras les villes qui ont ete conseillees ca et la; j'aimerais avoir votre avis. L'objectif est de passer un gros mois (5 semaines) dans les villes ci-dessus pour ensuite rejoindre le Kerala (surement par avion vu la distance) et remonter jusqu a Chennai (2-3 semaines dans le coin) pour rentrer chez moi (Hong Kong). Je planifierai l'itineraire du Sud plus tard. Je compte remettre Mumbai, Goa et leur region a un autre voyage, celui-ci comprend deja assez de temps dans les transports.

Est-ce que cet itineraire vous semble realisable ? Merci d'avance pour vos conseils ! Bonne journee,

Antoine
Astana, la nouvelle capitale surgie des steppes English translation pending
by Carassou · 2014-06-10 · 3 replies
Je ne suis pas très douée en informatique...je n 'ai pas de blog mais des sortes de gazettes ...J'en ai extirpé une celle écrite après un court séjour à Astana...Elle est parue dans le magazine ABM en novembre. C'est ma contribution aux carnets de VF. Il faut que j'apprenne à installer les photos à l'origine en argentique mais scannées...cela pourrait prendre un certain temps

Astana la capitale surgie des steppes

La valse des capitales et de leurs noms au Kazakhstan Il était une fois à l'époque des tsars une petite ville de forteresse militaire qui s'était établie autour d'un tumulus au pied de la rivière ICHIM dans les steppes de l'Asie Centrale . On l'appela AKMOLA( tombe blanche en kazakh) .Elle grandit très lentement avec des hivers plus froids qu'ailleurs balayés par un vent glacial . Dans les années 1950 l'URSS décida de la mise en valeur des steppes : du blé fut semé pour rentabiliser les sols inexploités .Sous KROUCHTCHEV la ville devint TSELINOGRAD ce qui signifie en russe la ville des terres vierges et elle comptait déjà 300 000 habitants .

A l'éclatement de l 'URSS en 1991 naquit 15 nouveaux états correspondant aux républiques socialistes dont le KAZAKHSTAN . En tant que la plus peuplée, la plus dynamique aux niveaux économique et culturel ALMA ATA fut choisie comme capitale du nouvel état. Par la suite son nom fut simplifié en ALMATY. Et TSELINOGRAD retrouva son ancien nom d'AKMOLA... Le nouveau président de cette jeune république NAZARBAIEK, un ancien apparatchik de l'URSS critiqua vite ALMATY : la ville était trop excentrée dans cet immense pays grand comme 5 fois la France, soumise à de fortes secousses sismiques et incapable d'extension économique trop proche des monts TIAN SHAN. Pensant qu'à« nouvel état nouvelle capitale « il décida que la capitale devait être AKMOLA beaucoup plus centralisatrice ; ainsi pourrait-il mettre en chantier ses idées de grandeur. On chuchotait par derrière que ce serait impossible dans un tel lieu marécageux au climat hostile et que cette »tombe blanche» serait sa tombe politique . Dans un élan il imposa qu'AKMOLA soit rebaptisée ASTANA coupant courtaux rumeurs car ASTANA signifie capitale en langue kazakh C'est ainsi qu'ALMATY perdit son rôle de capitale.

Le Kazakhstan est un pays riche Le pays naquit presque sur » un plateau d 'argent » : ses richesses sont inouïes .On venait de découvrir dans les fonds et sur les bords de la mer Caspienne des zones pétrolifères offrant des réserves dignes de celles de l'Irak .Ce qui représente actuellement plus de la moitié de ses exportations .A cela s'ajoute encore la présence de fer, d'aluminium, de manganèse , de cuivre et surtout d'uranium .L'état contrôle presque totalement les compagnies d'exploitation .Des oléoducs envoient le pétrole en Russie et en Europe via la Georgie et la Turquie .Le pays est donc riche très riche . NAZARBAIEV réélu très régulièrement président avec des pourcentages dignes de l'époque communiste voulut qu'ASTANA soit le « Dubaï dessteppes » .Il fit appel à des architectes de renommée internationale pour établir les plans de la nouvelle capitale et en entamer la construction , projet fort réalisable grâce aux revenus de cet état richissime.

Premiers pas dans Astana En sortant de l'aéroport vers 22 heures je décidais de prendre le bus pour me rendre à l'hôtel que j'avais réservé. Après avoir suivi une large route bien éclairée etsans ornière le bus a traversé la ville neuve scintillante de lumières et toutes ses fontaines ruisselantes...mais la nuit cache bien des imperfections . Je logeais dans la vieille ville enfin la moins récente celle où tout a été revu et corrigé pour faire bonne impression. Les façades des austères immeubles, HLM de l'époque communiste ont été ravalées, leurs horribles balcons ont été dissimulés sous de la tôle ondulée, le tout badigeonné de blanc ; les rez de chaussées ont été prolongés par des structures pour former des commerces de proximité. Les rues sont nettes, les trottoirs balayés et les bus fréquents.

Le Millenium Axe : le boulevard administratif et la tour BAYTEREK

Le lendemain un bus urbain m'emmena dans le MILLENIUM AXE construit dans le nouvel Astana au milieu duquel s'élève la Tour BAYTEREK de 97 mètres point de mire d'Astana, son symbole et celui de tout le Kazakhstan .C'est une colonne en treillis métallique qui évase son extrémité pour saisir un globe doré. Ce globe représente un œuf d'or pondu par SAMRUK (un oiseau d'une légende kazakh) en haut d'un arbre inaccessible aux humains .Cet œuf renfermerait les secrets desdésirs et du bonheur des hommes . Un ascenseur achemine les visiteurs jusque dans l’œuf, un vaste salon où trône un piédestal en malachite avec l'empreinte en or de la main du président NAZERBAIEV .Les visiteurs font la queue pour placer leur main dans cette empreinte , un œil fixé sur le palais présidentiel, l 'autre sur un objectif photo...tout en faisant un vœux , la combinaison or- malachite dégageant assez d'énergie pour la réalisation des vœux... Toutes les informations m'ont été données dans un anglais bien maitrisé par AIMAN , l'hôtesse d'accueil du salon au strict tailleur rouge, partisane de son cher président ; Elle précisa que que la ville n'est pas achevée, elle le sera dans les années 2030 et comptera alors un million d'habitants (actuellement 800 000 habitants).D'autres projets sont en attente , une Mini Venise sillonnée de canaux , un village arabe .Le plan de métro est quasiment prêt; une ceinture d'arbres à la périphérie commence à être plantée...il y a de la place, on aperçoit la steppe juste derrière les dernières constructions .Le président a des idées, il les soumet aux architectes qui doivent faire des miracles sur les terrains marécageux peu susceptibles de supporter des tours d'une hauteur vertigineuse .

De la haut la vue est bien dégagée .Des plates bandes de pétunias et d œillets d 'Inde se déroulent comme des tapis orientaux entre lesquels flânent quelques badauds .Au fond de la perspective au nord est : le Palais présidentiel AK ORDA réplique de la Maison Blanche de Washington avec les même colonnes mais avec un dôme bleu .A côté un immense bâtiment en arc de cercle, la maison des ministères (qui héberge 16ministères ), l a COUR SUPREME, le SENAT, et le MAJILIS (nom de l'Assemblée)… tous ces bâtiments administratifs sans originalité si ce n'est leurs fenêtres aux vitres cuivrées (triple vitrage pour lutter contre le froid) . Deux autres tours massives coniques et tronquées ( baptisées« lescannettes de bière « par les locaux) aux parois vieil-or : les TWIN GOLDEN TOURS abritent d'autres ministères . Derriere, l'AUDITORIUM SUPREME (3500 places pour les concerts classiques) comme une « énorme fleur », épanouit ses pétales bleus pour évacuer rapidement la neige hivernale .

En se retournant au sud ouest: quelques tours futuristes se font face.Les 2 TOURS EMERALD sont originales avec des sommets qui s'évasente en livres ouverts , leurs murs sont un patchwork de verre en camaïeux de tons verts émeraudes ; de l'autre côté s'élèvent les NORTHERNLIGHTS (les lumières du nord) 3 tours aux contours ondulés de couleur vert amande . Le ministère des transports et communications dresse sa silhouette élancée en verre fumé ce qui lui a valut le surnom de briquet .Les autres bâtiments sont d'architecture hétérogène et leur unique point commun est leur couleur bleue turquoise, celle du drapeau kazakh .

La tente de KHAN SHATYR Au delà du boulevard administratif a été dressée une tente asymétrique de 102 mètres de haut, une référence aux origines nomades du pays .Par un système complexe ses parois transparentes laissent passer la lumière et absorbent la chaleur pour la restituer et la conserver à l'intérieur ; en plein hiver à -35° C il règne à l 'intérieur une douce chaleur de 22°C .Cette tente abrite plusieurs niveaux de boutiques chics , unjardin botanique avec des palmiers et au dernier étage une piscine à vagues avec du sable importé des Maldives fréquentable toute l'année même l'hiver...et pour petits et grands un monorail en hauteur, des toboggans, un golfe...les visiteurs sont nombreux.. . Et encore ?

Le président a pensé à tout m'a confié AIMAN , il y a encore un cirque, un oceanarium (avec repas des requins) un stade national de 30000 places (homologué FIFA ), une mosquée géante (avec la bénédiction du Qatar) inaugurée en juillet 2012 , une Pyramide de la Paix , haute de 62m , en granite enserré dans des triangles métalliques, qui accueille les 15 religions mondiales (pas de chance impossible de la visiter le congre inter-religieux triennal coïncidait avec les dates de mon séjour) , une cathédrale catholique Notre Dame d'Astana... des universités avec un institut d'Art comme un volcan bleu à vaste cratère ... Au hasard de mes balades j'ai pu encore apercevoir un bâtiment analogue à celui des «7 sœurs de Staline» de Moscou (un clin d 'œil à l'époque communiste) et une tour finalisée par une pagode à toits bleus (c'est un hôtel chinois), un bâtiment en construction , sa façade déjà achevée est digne du Parthénon avec des colonnes doriques et un fronton triangulaire .Astana est une une ville sans monotonie, le regard devant s'étonner sans cesse Les styles asiatique, occidental , soviétique et futuriste s'y mêlent traduisant les influences de l'orient comme de l'occident, le rêve eurasien du président !

Les habitants d'Astana La grande majorité de la population de type asiatique à la peau claire , aux yeux bridés est très jeune (moyenne d'âge de 32 ans parait-il) ; beaucoup travaillent dans les services comme les restaurants, les espaces verts ou en tant qu'assistants de bus.... Certaines femmes portent le foulard islamique souvent de couleur dégageant le visage .Des femmes d'une soixantaine d'années sont vêtues de longues jupes et d'un foulard blanc noués derrière la tête , unetenue de l'époque soviétique... Les jeunes citadines exhibent des jambes interminables dans leurs jeans encore mises en valeur par des talons hyper-compensés . Peu d 'anglophones, j'ai dû me servir des quelques mots russes appris, cette langue étant parlée autant que la langue kazakh, une langue turcophone qui a été convertie en cyrillique .

Que penser d'une telle ville ? Bien sûr ASTANA est la ville d'un homme dirigeant au pouvoir qui veut qu'elle soit SA CAPITALE , un peu comme SAINT PETERSBOURG fut la ville de PIERRE LE GRAND . On pourrait aussi comparer ASTANA et DUBAI,2 villes surgies de conditions hostiles grâce aux richesses du pétrole ...un gâchis financier et écologique sans doute , mais les habitants sont fiers d'habiter dans ces villes malgré les inconvénients climatiques : les températures plongeant jusqu'à-35°C du long hiver venteux d'ASTANA ou la chaleur grimpant jusqu'à 50°C la moitié de l 'année à DUBAI .

Une exposition internationale aura lieu à Astana en 2017 sur lethème »l'énergie du futur » La décision date du 22novembre 2012 et Astana a été préférée à Liège .

Françoise

24 au 29 Août 2012
Alerte Bali: attaques aux touristes en scooter English translation pending
by Davalou · 2014-06-02 · 24 replies
Bonjour, Je souhaite alerter les voyageurs en partance pour Bali. Depuis plusieurs semaines des touristes en scooter se sont fait attaquer avec beaucoup de violence par des bandes de très jeunes indonésiens pour être détroussé. Il y a quelques semaines une jeune femme italienne expatriée a été attaque, elle est actuellement dans le coma. Il y a deux semaines de cela, deux coréennes on subi le même sort, l'une est décédée et l'autre restera paralysée, tout cela pour environ 7€. Un homme c'est également fait attaqué le lendemain. Les médias et les autorités locales le passe sous silence... Alors soyez vigilant, même sur ce petit coin de paradis...
Patagonie sans agence English translation pending
by Sapho · 2014-04-16 · 42 replies
J'aimerais connaître l'expérience de voyageurs ayant voyagé en Patagonie. Est-ce possible de partir sans agence, sans encadrement.
La Birmanie à petit prix: c'est possible English translation pending
by CwillF · 2013-11-11 · 31 replies
A la lecture des discussions sur ce forum, j'avais peur de me ruiner pendant ce voyage. Mais après 16 jours en Birmanie du 24 octobre au 9 Novembre voilà mon retour d'expérience : -les hôtels ne sont pas si cher que ça : 12 $ à Mandalay, 8$ à Bagan (6 possible en dortoirs) et 7 $ à Indawgyi . Et les autres voyageurs rencontrés n'ont pas payé plus cher à Inle ou à kalaw. Je n'ai jamais réservé à l'avance. On peut éviter certaines nuits d'hôtels avec les bus et trains de nuit. - les transports en train ne sont pas cher (3 $ pour Mandalay Bagan et 11 $ pour Mandalay Hochin) si on insiste pour être en ordinary class. Et on peut éviter pas mal de frais de taxi grâce au réseau de bus à Yangon même depuis l'aéroport (20min de marche pour rejoindre Pyay Road) - il est possible de faire du couchsurfing chez des expats, en particulier à Yangon - on peut manger pour moins d'1 dollar dans la rue et c'est très bon. - même si je n'ai pas testé, il semble que le stop soit possible. Un ami birman m'a parlé de deux colombiens qui avaient voyagé dans tout le pays pour moins de 7$ (information non vérifiée et je crains non vérifiable) - il est possible de visiter certains sites touristiques sans acheter les multipass (Bago, Mandalay, Bagan) si on a la chance de ne pas se faire contrôler. C'est parfois même certains "guides" qui le suggère et connaissent les "autres" entrées

Bref, mon budget final de 16 jours sur place a été de 350$ dont au moins 50 $ dispensables (souvenirs, cadeaux, bières)
Complément d'enquête Air France / Emirates English translation pending
by Macaron95 · 2013-03-16 · 160 replies
bonjour

avez vous regardé jeudi ?

qu'en avez vous pensez ?

j'ai trouvé la réaction de De Juniac un peu risible, avec son sens du déni...

dire que le lit plat existe chez AF sur la première alors qu'on lui pose la question du lit déjà présent en Affaires chez la concurrence ou dire que S4 est l'un des meilleurs salons au monde... il doit pas souvent voyager sur sa propre compagnie lui 😇

pareil quand il dit qu'AF-KLM offrira les meilleurs avions d'ici 2 ans 😄
À ne pas rater en Martinique? English translation pending
by Bob08 · 2013-03-02 · 19 replies
Ns partons en martinique mi avril, que ne faut il pas rater pendant notre sejour??? pour info on va louer une voiture pour faire le tour de l'ile
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
by Kashtin · 2012-12-28 · 484 replies
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

Égypte du 27 avril au 10 mai English translation pending
by Bonjourciao · 2012-10-26 · 56 replies
Bonjour, me re-voici à vous demander votre aide pour un nouveau voyage, cette fois-ci en Egypte prévu du 27 avril au 10 mai prochain.

Particularité : ce voyage sera composé de 2 adultes (ma sœur et moi) et 5 enfants (ils auront alors 17, 11, 6 ans pour ma sœur, et 13 et 9 ans pour les miens).

Evidemment, on aurait bien aimé tout faire…évidemment, va falloir faire des choix. L’idéal aurait été d’arriver à goupiller 2-3 jours en mer Rouge à la fin, et une mini-croisière de 2-3 jours max, sauf que je n’arrive pas à tout faire coller (à moins d’inventer un mois inexistant jusqu’à présent entre le 27 avril et le 10 mai... pffff…)

Alors si vous pouviez m’aider à goupiller ce planning, ce serait cool ! Parce que vu notre nombre, je ferais mieux cette fois-ci de presque tout prévoir plutôt que d’attendre de voir sur place au feeling… et ce planning, bah le voici, vous allez vite comprendre mon problème.

Sam. 27/04 : Décollage de Paris (CDG) à 15h45 - Arrivée au Caire à 20h20. (durée du vol 4h35). 1ère nuit au Caire

Dim. 28/04 : Le Caire : Guizeh le matin + musée du Caire l’après-midi. Le soir : sons et lumières aux pyramides. 2ème nuit au Caire

Lun. 29/04 : Le Caire : Saqqarah – Dachour – Memphis. 3ème nuit au Caire

Mar. 30/04 : Avion Le Caire (12h40) arrivée à Louxor (13h50). Repos. 1ère nuit à Louxor

Mer. 1er/05 : Visite vallée des rois, vallée des reines, temple d’Hatchepsout (visite en ½ journée). Puis repos. 2ème nuit à Louxor

Jeu. 02/05 : Le matin : temple de Karnak (+ souk ?). L’après-midi : repos puis temple de la momification (visite en 45 mn environ) et temple de Louxor à la nuit tombée. 3ème nuit à Louxor

Ven. 03/05 : Le matin : traversée du Nil pour la visite de la rive ouest : Colosses de Memnon, temple de Médinet Habou, tombes des artisans (Deir el medina), Ramesseum , tombes des nobles (visite en une grande ½ journée). 4ème nuit à Louxor

Sam. 04/05 : Option 1 Train entre Louxor et Assouan (3h). Bus entre Assouan et Abou Simbel (départ 17h, arrivée 21h). Visite du site fin de matinée. Après midi piscine chez Seti Lake Resort. Son et lumières à 19H, dîner et nuit à Eskaleh. Option 2 : prendre un car jusqu’à Esna (à 60 km au sud de Louxor)... là je suis larguée... 1ère nuit à Abou Simbel.

Dim. 05/05 : Avion d’Abou Simbel à Assouan. Départ mini croisière. 1ère nuit en bateau.

Lun. 06/05 : Mini croisière. 2ème nuit en bateau.

Mar. 07/05 : Arrivée à Kom Ombo (je vous l'ai dit : je suis larguée...). Trajet pour Hurghada 1ère nuit à Hurghada

Mer. 08/05 : Repos – snorkelling. 2ème nuit à Hurghada

Jeu. 09/05 : Repos – snorkelling. Dernière nuit au Caire.

Ven. 10/05 : Décollage du Caire à 9h35 – arrivée à Paris (CDG) à 14h25.

Je sais : à partir de Louxor, c'est du N'IMPORTE QUOI !!! mais je compte sur votre aide, hein ?!

Je compte sur vous pour toute l’aide que vous pourriez m’apporter !
Séjour libre à Istanbul, guide pour les excursions, croisière sur le Bosphore English translation pending
by Cassiopée66 · 2012-08-12 · 20 replies
Bonsoir,

Nous sommes 2 dames françaises, âgées de 68 et 78 ans, très toniques et désireuses de découvrir, et redécouvrir (pour moi🙂 ) cette merveilleuse ville. Mon premier voyage en Turquie était "all inclusive". Par la suite j'ai visité la Turquie en formule libre , sans revenir à Istanbul Je parlais relativement bien anglais , mais ne le pratique plus, hélas ! Par contre , mon amie pas du tout...😕

Nous avons opté pour un séjour libre de 6 jours-5 nuits sur place en septembre - avec juste un combiné avion -hôtel. Nous privilégions la liberté et le contact avec les gens.

Nous serons logées au Barin Hôtel, dans le quartier Laleli, pas loin de la mosquée bleue, Topkapi, et le grand Bazar. Je ne sais pas encore si des visites sont proposées au départ de notre l'hôtel....

Nous recherchons des agences locales avec guide francophone, pour des forfaits type croisière sur le Bosphore, et/ou visite du palais Dolmabahce, ou le musée Topkapi (harem). Si ce n'est guère possible, peut-on soi-même, acheter les tickets d'embarquements, et effectuer librement les visites? Pour les mosquées on se débrouillera sur place avec les guides écrits. par ailleurs, dans les principaux sites, existe t-il des audio guides?

Tout ce que vous pourriez m'apporter comme information me sera d'une précieuse utilité. Je vous remercie d'avance

🙂
SunWing et sa limite de bagage English translation pending
by Utilisat65 · 2012-08-11 · 45 replies
SunWing est de loin la compagnie qui applique la politique la plus restrictive en terme de limite de poids pour les bagages, Je fais référence ici spécifiquement à l'itinéraire Montréal - Cuba (car la dite limite peut varier selon les destinations) - Or, il me semble que avec une limite de 5kg (bagage de cabine) et 15kg (bagage de soute) pour un total ne devant pas excéder 20kg cette compagnie se démarque clairement des autres par sa mesquinerie sur ce point. Ajoutez à cela que c'est également une des compagnie qui va vous charger le plus cher par kg d'excédent et ils n'hésitent pas à le faire. Soyez bien informé, car dans ces conditions il pourrait être beaucoup plus économique de laisser sur place la bouteille de rhum et les quelques souvenirs que vous auriez aimé rapporter de Cuba ...

Je dois ajouter que j'ai voyagé souvent avec cette compagnie qui tant qu'a moi a toujours respecté ses horaires de vol et offert un service à bord dont je n'ai jamais eu à me plaindre, alors n'interprétez pas mal mes propos, mais il reste que leur politique de poids-bagage est un irritant inutile. Alors que toutes les compagnies permettent un bagage de soute de 20kg (et parfois plus) chez Sunwing on orbite à l'extérieur du système solaire avec un chiche 15kg et j'ai toujours eu l'impression qu'on m'attendait au détour pour me charger un excédent. Comme on est dans le domaine de la libre concurence, je vais éviter cette commpagnie à l'avenir et en même temps me libérer du stress de voyager avec des valises qui sont toujours ¨limites¨ avec ce transporteur - Dommage!
Bornéo: destination devenue très chère? English translation pending
by Karukerah · 2012-06-25 · 16 replies
Bonsoir à tous !

Mon ami et moi-même sommes en train de recueillir des informations sur Bornéo afin d'organiser un peu le périple que nous souhaitons y faire pendant 3 semaines au mois d'août. Nous avons déjà pris nos billets et nous arrivons le 3 août à KL d'où nous pensions prendre un vol avec Air Asia pour Kuching. Seulement nous sommes en plein désenchantement (le mot est un peu fort... ;)) car nous nous aperçevons que tout est très cher et difficilement faisable en s'organisant seulement une fois arrivés sur place (hôtels déjà bien bookés autour de Sipadan, packages 3 jours - 2 nuits tournant autour de 1000€ pour des treks dans la vallée de Danum et dans le bassin de Maliau, journée à 750RM soit environ 180€ pour plongée à Sipadan, package à 800€ pour le Mont Kinabalu...!).

Peut-être nous y prenons nous mal dans nos recherches ! Nous sommes donc très preneurs de votre expérience : - doit-on absolument réserver en avance nos séjours au Mt Kinabal, au bassin de Maliau, à la vallée de Danum ou peut-on s'organise une fois sur place ? Les tarifs sont-ils plus intéressants sur place? - y a t il des hôtels / guesthouses agréables et sympathiques autour de Sipadan sans que ce soit non plus le gros resort et à des tarifs abordables (certains sont à des prix à la limite du décent... 800€ pour 3 jours - 2 nuits...).

En bref, est-ce envisageable d'inclure le Mt Kinabal, Sipadan, la vallée de Danum et le bassin de Maliau avec un budget d'environ 1500€/pers. hors billets d'avion?

Nous sommes preneurs de toutes les bonnes adresses / bons plans que vous pourriez nous communiquer. Et de tous vos conseils aussi 🙂.

Vraiment désolée pour la longueur du message! J'ai eu un peu de mal à faire court pour le coup 😄

Merci beaucoup pour vos réponses / commentaires / suggestions!

Vanessa
Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises English translation pending
by Jemaflor · 2012-06-19 · 32 replies
Dès que vous entendez parler de cette île de Saint-Barthélemy, (St Barth pour les initiés !), il vous vient peut-être à l’esprit des clichés d’une île des tropiques réservée à une certaine élite privilégiée avec ses yachts, son luxe et son ambiance bling-bling ! Evidemment, vous êtes un peu (beaucoup ?) dans le vrai !

Mais pour autant, cette île située au nord des petites Antilles ne se résume pas seulement à un ghetto de stars. Le voyageur attentif et curieux peut y découvrir des paysages de rêve, des criques paradisiaques et des plages tranquilles où le sable clair ne disparaît pas totalement sous un alignement de transats. Et puis, il y a ce passé historique original avec une présence suédoise (1785-1878) dont il reste encore quelques souvenirs visibles, ils guideront ma visite de Gustavia, la minuscule capitale de l’île. Ou bien encore, la présence de cette population presque uniquement blanche originaire de Normandie, du Poitou ou de Bretagne, arrivée ici au 17-18 ème et dont le nom du hameau de Lorient est un témoignage.

J’avais découvert St Barth il y a déjà de nombreuses années, mais trop rapidement, lors d’une excursion d’une journée depuis l’île de Saint-Martin … entre deux bateaux, avec à peine le temps de faire le tour de l’île, comme un voyageur pressé ! L’envie d’y retourner un jour ne m’avait pas quitté depuis … mais cette fois en y séjournant quelques jours, histoire de profiter pleinement du charme insulaire de cet original bout de Caraïbe.



Avant même de débarquer sur le quai du port de Gustavia, je suis à nouveau séduit. Quel plaisir de retrouver ce décor d’opérette avec toutes ces coquettes maisons de poupées aux toits colorés ! Dans la rade, les voiliers ou catamarans traditionnels côtoient quelques somptueux yachts, c’est çà St Barth … Ensuite, me voilà flânant parmi les ruelles de cette « capitale » où il est difficile d’échapper aux vitrines des nombreuses boutiques de luxe. Toutes les grandes marques internationales y sont représentées, plutôt que d’en citer quelques unes, je vous en présente un aperçu sous forme d’un patchwork photographique, c’est plus parlant qu’une longue liste … !

La ville est un port franc où règne un shopping duty free. On peut se laisser tenter et y faire, paraît-il, quelques affaires … à condition bien entendu de mettre sa carte de crédit à contribution ! Il n’y a pas seulement des montres ou bijoux à acheter … quelques devantures exposent aussi des vêtements aux griffes locales (sweat, polos, tee shirts …), certains arborent en forme de clin d’œil un amusant « St Barth attitude ». Ici on se doit d’être cool tout autant que chic ! Poursuite de la balade. Quelques mètres après le café « Le Select », une vraie institution locale qui n’en a finalement que le nom, l’ambiance y est très décontractée, style bar-snack pour marins et voileux … Donc, après ce café disais-je, un drapeau puis une enseigne attirent mon regard.



Le drapeau qui vole au vent, c’est celui de la Suède avec sa croix jaune sur fond bleu, l’enseigne, c’est celle du « Swedish Design Center of Saint Barthelemy». La Suède à St Barth ? Voilà une vieille et curieuse histoire … En guise d’explications, faisons un rapide saut dans le passé. C’est suite à un échange que la France céda cette île des tropiques au roi de Suède, Gustave III. En compensation, la France obtint un droit d’entrepôt dans le port de commerce de Göteborg. Chaque Etat y trouva son compte : une ouverture commerciale aux Antilles pour la Suède et pour la France, des ambitions d’affaires vers la Scandinavie. Nous sommes en 1785 ; quelques signatures et le traité est vite ratifié : Saint-Barthélemy devint de ce fait un territoire suédois d’outremer. Quant au village et port de l’île, on lui donna un nouveau nom en l’honneur de sa Majesté Gustaf … ce fut donc Gustavia !

Après une première nuit sur l’île, il est temps ce matin de continuer la visite. Le fil conducteur de ma balade dans Gustavia ? Le passé suédois du lieu avec le passage devant quelques bâtiments ayant résisté à l’usure du temps, aux cyclones et aux incendies … c'est-à-dire très peu ! Le plus emblématique monument suédois est sans conteste le clocher de l’ancienne église luthérienne (1800). Sur les hauteurs de la cité, le fameux « clocher suédois » est facilement repérable, il domine les toitures et semble émerger de la végétation alentour, tout pimpant avec ses teintes rouge et verte. Une rénovation réussie … cependant il ne rythme plus la vie locale comme autrefois, sa grosse cloche, fabriquée à Stockholm, ne sonne plus depuis les années 30 … En effet, elle a été remplacée par une horloge. C’est plus précis mais moins traditionnel !

Proche du clocher, un autre bâtiment date de la période suédoise. De solides murs en moellons, un large escalier et un drapeau français qui claque au vent. La bâtisse a pris des galons au cours des décennies : utilisée comme prison à l’époque suédoise, elle est devenue Préfecture française ! Quant à l’ancien presbytère du pasteur, il est transformé en restaurant, pas de spécialités nordiques … mais vietnamiennes, là, on s’éloigne un peu

Quelques autres maisons présentent également un intérêt historique comme celle faisant l’angle formé par la rue Oscar ll et la rue de la Suède. C’était l’ancienne Maison du Gouverneur et aussi le siège de la Compagnie suédoise des Indes Occidentales. On parle de créer ici un Centre Culturel suédois … Citons encore deux maisons situées près des quais : la maison en briques et la maison en bois.

Une construction en briques était un vrai signe de richesse à l’époque. Pièces à vivre à l’étage, commerce au rez-de-chaussée … comme actuellement. Une agence immobilière y est installée, à voir les photos de villas de luxe présentées dans les vitrines, on imagine que les transactions ne sont pas à la portée de toutes les bourses ! Le contraste est saisissant avec la maison (en bois) située juste à côté. Même si elle a résisté depuis sa construction en 1850, il faut bien avouer qu’elle paraît un peu terne … surtout si on la compare à quelques autres maisons de bois, joliment peintes que l’on peut voir également dans Gustavia.



Amusante cette boîte aux lettres, très couleur locale. Du bleu et du jaune … mais ce sont les couleurs du drapeau suédois qui ornent ce studio de photographe !

Encore un détail qui fait honneur à la période suédoise, le double nom des rues. Un en français, l’autre en Suédois ou vice versa … Pas besoin de pratiquer la langue nordique pour vite se rendre compte que la traduction n’est pas vraiment littérale ! Rue de la Suède ne doit pas se traduire par « Artilleriegatan » ? Et « Nygatan » n’est certainement pas en Français : Rue de la France !



Ma balade me mène maintenant à l’extrémité de Gustavia, face au port et à la mer, là où est situé l’Hôtel de la Collectivité. Un imposant édifice entouré de massifs abondamment fleuris devant lequel flottent plusieurs drapeaux : ceux de la France et de Saint-Barthélemy mais également celui de la Suède … il y aussi celui de l’Union Européenne, de quoi y perdre le nord ! Depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint Barthélemy est devenue une Collectivité d’Outremer. Les quelques 8398 habitants (recensement 2006) ont obtenu ainsi une plus grande autonomie pour leur territoire de 24 kilomètres carrés (îlets compris). Heureux St Barths (habitants de l’île), un environnement de rêve, 27°C de température moyenne annuelle, pas d’impôts, 22 plages … Bon, l’éloignement et l’insularité ont aussi leurs revers, les produits de luxe sont peut être détaxés, certes, mais les marchandises de consommation courante subissent le coût supplémentaire du transport aérien ou maritime (métropole à 6000 km, Guadeloupe à 200 km et île de Saint-Martin à 25 Km …).



Les vues panoramiques sont toujours appréciées des visiteurs, de plus elles sont souvent photogéniques ce qui n’est pas pour me déplaire. Depuis le Fort Gustav on bénéficie d’un point de vue exceptionnel sur l’ensemble de la ville, sur le port et sur l’horizon marin, que demander de plus ? Les suédois avaient particulièrement bien choisi ce lieu afin de protéger la rade d’éventuels assaillants, guerriers mais surtout corsaires ! Deux canons rouillés sont le témoignage de cet ancien poste de garde. De nos jours, depuis ce morne, ce sont plutôt des touristes bardés d’appareils photos et surtout des météorologues avec leurs instruments de mesures qui assurent la surveillance … la station météo de l’île est bâtie sur ce versant perché !



A l’opposé de ce premier fort visité, on trouve un autre poste défensif de l’époque suédoise, le Fort Karl. Les ruines se résument à … pratiquement rien, juste quelques pierres au sommet d’une colline située face à la mer. Principal intérêt de la visite ? Le point de vue panoramique sur Gustavia (on ne s’en lasse pas) et de l’autre côté sur une crique bordée d’eaux bleu turquoise, une véritable invitation à la baignade, difficile de résister à l’envie …



Au bas du morne, il faut passer l’école maternelle pour arriver directement à cette plage de sable et de coquillages de Shell Beach. Une plage en ville où l’on voit apparaître à la sortie des classes quelques mamans avec leurs bambins. Le bain et le goûter à la sortie de l’école, sympa la vie d’écolier à St Barth !

Quittons maintenant la « ville » et prenons la route afin de parcourir l’île. Un maillage de routes, souvent étroites, permet de parcourir St Barth presque dans ses moindres recoins. Ici, on longe la côte découpée et là, dans l’intérieur, on serpente parmi les pentes et les descentes de mornes (collines) qui donnent l’impression d’être en montagne … ô, l’île n’est pas immense mais paraît finalement bien plus grande que la réalité de ses dimensions officielles, environ 10 km sur 4 ! De plus, on roule lentement à St Bath. D’une part, les routes ressemblent fréquemment à des pistes bétonnées avec leur lot d’ornières et de bas-côtés irréguliers et puis, il faut le reconnaître, le trafic est assez dense, la rançon du succès de la destination ! Petits véhicules utilitaires, 4x4, jeeps et beaucoup de Mini Cooper. « Elles plaisent beaucoup aux vacanciers, surtout aux parisiens » me signale en souriant une loueuse de voitures.



C’est sûr, on imagine que c’est fun de cheminer à travers l’île en Mini décapotée, cheveux au vent du large … Mais attention ! Le climat tropical est souvent versatile et les averses peuvent se transformer subitement en de véritables trombes d’eau sur le conducteur et les passagers d’une Mini décapotée … la douche antillaise est alors assurée, même si l’on essaye de refermer rapidement la capote ! Les loueurs locaux ont flairé le filon de cet engouement pour les mignonnes Mini, l’un d’entre eux s’est même spécialisé dans la marque !

Avec notre classique Hunday Atos … nous arrivons à présent à Corossol, un minuscule hameau de la côte sud ouest. Un lieu où résident des familles dont les ancêtres, essentiellement pêcheurs, étaient originaires de Bretagne ou de Normandie. Je me souviens de ma visite ici (il y a déjà de nombreuses années …), j’avais alors aperçu, dans l’embrasure d’une porte, une femme âgée portant encore la coiffe traditionnelle de sa région française d’origine … « Vous savez, les traditions se perdent … » me signale l’air désolé Bernard, un retraité en train de réparer un filet de pêche à l’ombre de sa case colorée. « C’est un épervier, ce filet … les jeunes maintenant ont moins l’habitude que moi de raccommoder les filets pour pêcher … je donne un coup de mains ! Pas de problème, vous pouvez me prendre en photo, on m’a déjà filmé pour des émissions … ». Merci Bernard !





Au bout du hameau, sur le rivage, quelques doris (bateaux de pêche) attendent de prendre la mer, quant aux casiers alignés en enfilade sur le quai, eux attendent de prendre des langoustes, enfin je suppose. Sur un promontoire rocheux dominant la crique, une statue de vierge protectrice a été placée, un hommage aux marins disparus. Comme dans toutes les bourgades de marins, les hommes partaient autrefois en mer et les femmes restaient au village, le travail quotidien ne manquait certes pas mais les habitantes de Corossol ont développé parallèlement une activité artisanale qui perdure encore … pour les touristes. Une pratique de la vannerie avec la confection de chapeaux ou d’objets décoratifs en feuilles de lataniers (palmiers) séchées et tressées. Quelques spécimens, joliment réalisés, sont disposés sur une murette, ils attendent d’être achetés comme souvenirs de voyage.

Poursuivant notre balade, nous parvenons au bord de la grande anse de la Baie Sain-Jean, un haut-lieux touristique de l’île. Le site est admirable : une large baie et deux plages, car au milieu de l’anse, une presqu’île rocheuse sépare le rivage sablonneux. Sur ces rochers trône un des hôtels parmi les plus anciens (1950) et les plus prestigieux de St Barth : l’Eden Rock. Ici, on en a vu défiler des célébrités tels les Rockfeller, les Rothschild, les Kennedy ou encore Mick Jagger, Tom Cruise, Brad Pitt, Kate Moss et très récemment la chanteuse Beyonce sans oublier notre Johnny (Hallyday)… Bon, il y a également des anonymes qui profitent de cette plage de Saint-Jean, farniente, bains et stand up paddle …



Plus encore qu’en milieu d’après-midi, moment où la plage commence à s’animer avec la venue des adeptes de bains de soleil et de mer, cette partie de plage vibre (musicalement) au coucher de soleil et en soirée. En effet, le bar de plage Nikki Beach est situé ici, à même le sable clair, l’adresse est très fréquentée par les amateurs d’ambiance musicale et de cocktails antillais, paille aux lèvres.

L’autre partie de la plage, celle située à gauche de L’Eden Rock, est elle aussi animée mais d’une manière très différente … Un spectacle y est donné tout au long de la journée : un ballet aérien. La piste de l’aéroport local s’achève sur le sable ! Et lorsque les avions atterrissent, il y a de quoi être impressionné … Pas possible ! Celui qui arrive maintenant va atterrir sur le sable ? Non, heureusement, le pilote maîtrise son avion et touche le tarmac juste au bon endroit !





Il faut une licence spéciale pour se poser ou décoller sur cette piste, c’est une des plus courtes au monde, seulement 515 mètres sont utilisables lors de l’atterrissage et les vents peuvent parfois être tourbillonnants ! On comprend la difficulté qu’ont eu les îliens pour trouver un terrain plat sur cette île constituée essentiellement de mornes accidentées, le défi a donc été relevé et une piste a été tracée ici sur l’unique terrain plat de St Barth. Autour de 200 000 passagers transitent chaque année par cet aéroport Gustav III, appelé ainsi en hommage à l’ancien roi de Suède. Selon l’orientation des vents, les atterrissages ont souvent lieu dans le sens opposé à celui que je viens d’observer et là aussi la vision à de quoi impressionner.



Me voici sur la route dominant la piste alors que surgit, accompagné d’un bruit assourdissant, un avion qui plonge littéralement vers la piste … tout en rasant la route, les voitures et les badauds (dont je suis) avides d’observations et de photos peu communes. Quel surprenant effet !

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Suite de la découverte dans le message suivant …
Bilan de notre séjour sur le Costa Serena en juin 2012 English translation pending
by Globtrot13 · 2012-06-17 · 18 replies
Bonjour tout le monde, Je viens partager ici, mon ressenti sur le séjour passé à bord du Costa serena (Savone, Rome, Olbia, Ibiza, Palma).

Nous sommes partis début Juin pour notre première croisière, en couple, sans les enfants. Je ne suis pas une grande adepte du voyage organisé mais j'avais tellement entendu d’écho positifs sur les croisières, que je me suis dit pourquoi pas tenter? En plus, les promo étaient inintéressantes (1300euros cabine avec hublot pour 2).

Donc me voilà partie pleine d'espoir et d’entrain...

La première déception fut le bateau: un engin énorme (ça, je m'y attendais) à la déco ostentatoire, kitch, plaqué or, à la limite du ridicule!

En suite les repas: bon petit déjeuner et repas de midi, varié et copieux sous forme de buffet... Mais le soir! un diner servi à table, où l'on met les petis plats dans les grands pour servir la même cuisine que le midi! Pour quoi autant de chichi?? Nous avons eu aucune explication sur le menu (comment choisir les plats, combien pouvons nous en choisir...) et on nous a quasi obligé à acheter une bouteille alors que l'eau en carafe est bonne...mais ça nous l'avons su plus tard. Les desserts sont vraiment pas bons, voir immangeables. 😕

Nous ne sommes jamais aller aux spectacles proposés...je ne peux donc pas me prononcer mais le peu que j'ai aperçu, était une animatrice italienne qui hurler dans un micro en 5 langues! 😮

Tous les bars sont fumeurs et non fumeurs séparer seulement par des écriteaux sur les tables...autant dire que quand le bar est bondé tout est enfumé! C'est bien dommage sur un bateau qui accueille les enfants!! Les cocktails proposés sont bons, tous les prix indiqués sont hors taxes mais relativement abordables dans l'ensemble (compter 7euros pour le cocktail avec alcool) Inutile de laisser un pourboire puisqu'à la fin du séjour on vous ponctionne de 7euros par jour et par personne pour le service...Bien sur, on ne le dit pas clairement à la réservation, il faut le lire en tout petit en bas du contrat...sinon c'est pas drôle! 😎

Les excursions sont très chères (mais ça, je le savais aussi) par contre, je suis trop naïve, et je pensais que sur le bateau on nous donnerait les bonnes infos pour pouvoir nous débrouiller seul! Mais queneni!! on nous a distribué un plan minable de Rome et Ibiza...et surtout on nous a donner de fausses info pour nous insister à prendre la navette payante (port/centre Ibiza) à 9euros par personne pour seulement 3km!😮😮

Heureusement que les endroits ou nous avons fait escale étaient vraiment magnifiques, surtout Ibiza, ou nous retournerons certainement.

Donc un bilan très mitigé, je ne comprends toujours pas pourquoi Costa croisière veut faire de leur bateau un pseudo palace en toc, alors que plus de simplicité et de sobriété seraient les bienvenus.

ha! J'allais oublié!...et voir ces philippins bossaient 16heures par jour me crevaient le cœur, surtout le jeune homme qui faisait notre chambre presque 3 fois par jour (totalement inutile!)...il était là quand on se levait à 7h30 et encore là au coucher à 23h!

...non vraiment...Costa croisière c'est pas pour nous.
Hôtel Be Live Las Morlas, Varadero (2 au 9 mars 2012) English translation pending
by Atommas · 2012-04-22 · 2 replies
Be Live Las Morlas, Varadero, Cuba

Ma femme et moi sommes allés à cet hôtel tout-inclus du 2 au 9 mars 2012. Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un 4 ni d’un 5 étoiles : 3 au gros max. L’Hôtel est avant tout amical et chaleureux, mais il est dû pour un coup de pinceau un peu partout. C’est vieux, mais intime : seulement 150 chambres. La clientèle venait surtout du Canada, de l’Allemagne, de la Russie, de la Croatie/Serbie et de l’Italie. Étant donné les bas prix des forfaits de l’hôtel, la clientèle est peu raffinée. Par contre, le Las Morlas n’est qu’à quelques minutes à pied du centre-ville de Varaderro. Voici donc nos observations.

Check in/out

Le check in s’est passé sans problème et rapidement. Le personnel nous a même laissé changer de chambre, car la première n’avait pas une belle vue. Par contre, au check out, nous avons trouvé que le personnel n’était pas en mesure de nous répondre précisément sur les procédures de départ. Un conseil : si vous voulez garder la chambre après les heures normales de check out lors de votre dernière journée, faites-le savoir le plus tôt possible au personnel, ce que nous n’avons pas fait… Le personnel de l’accueil était somme toute accueillant, sauf une dame en question qui n’avait aucune façon. Devant des problèmes, le personnel ne peu rarement faire quelque chose : les Cubains sont très procéduraux au niveau de l’administration et ne dérogent point pour accommoder les clients même si des solutions simples et gratuites pouvaient être appliquées. Au comptoir, on vous change rapidement 20$ can pour 18 ou 17 cuc.

Restos

Il n’y a qu’un autre resto hormis le buffet principal et il n’est pas toujours ouvert. Le buffet est simple, petit. La bouffe est peu variée (eh, vous êtes à Cuba!), ce qui ne nous dérangeait pas, mais par contre, elle était souvent tiède, voire froide. Il n’y pas de service le midi sauf celui de desserte de table : si vous voulez quelque chose, vous vous levez et vous servez! Vous allez même couler votre bière-pression à loisir, ce qui cause un problème d’hygiène quand les gens y retournent souvent sans changer de verre… Certains se présentent aux cuisines en camisoles sales et en sandales pleines de sable pour le repas du soir. Il n’y a pas de code vestimentaire pour aller manger, ce qui fait défaut selon moi. J’ai vu beaucoup de gens toucher à la nourriture et la remettre sur les plateaux devant le personnel de la cuisine qui ne bronchait pas.

Pour ce qui est du seul resto à la carte, c’est plus qu’ordinaire. Rien de spécial : steak, thon… Mais le service était bien.

Le snack bar de la plage n’est pas souvent ouvert, mais c’est bon : paella, porc, poulet, burgers, etc. Très bien avec une petite bière bien froide. Le chef grillardin est un spectacle en soi.

Chambre

Nous avons eu la chambre 239 au début, mais elle ne nous plaisait pas puisqu’elle était juste au-dessus de la ventilation des cuisines et que la vue du balcon était plus que moche. On nous a gentiment offert la 417; d’ailleurs, je vous recommande de prendre une chambre à cet étage si vous voulez avoir une belle vue sur la mer. Les chambres sont vieilles et petites, mais très propres. Notre femme de chambre, Sonia, était un ange et nous a très bien servis; nous lui laissions 2 cuc par jour. Les chambres régulières ont des lits jumeaux. Bien qu’il y ait un frigo, ce dernier est vide : vous devez aller à la réception pour le faire remplir et on vous y offre pour 10 cuc : 1 bouteille de rhum brun, 10 cannettes de bière Cristal, ce qui n’est pas cher. La chambre manque malgré tout d’équipement de base : horloge/réveille-matin, fer et planche à repasser, cafetière. Il s’agit de chambreur pour fumeur. La TV fonctionnait bien, l’air climatisé aussi et il y avait de l’eau chaude sans problème. La chambre manquait de luminosité. Aucune chambre n’est à l’abri de l’animation de soirée, mais, heureusement, celle-ci s'arrête à 22h et on peut dormir calmement. Le coffret de sûreté est offert avec la chambre.

Plage

Magnifique! Il y a assez de palapas et de transat s pour tous : pas besoin de se lever à 6h pour les réserver. Le sable est fin et doré. À marrée basse, on peut marcher 100m dans l’eau. L’eau est bleu et claire sauf évidemment quand le vent se lève. On peut faire de très longue marche sur la plage, c’est très agréable. Le life guard est actif, mais devient dérangeant quand il veut vous vendre des cigares… les vendeurs itinérants sous peu nombreux et pas harcelant du tout. Au snack bar dont je parlais dans le paragraphe des restos, il y a un petit bar qui s’appelle El Chiringuito et qui est ouvert de 10h à 17h tous les jours, contrairement au resto. Les barmans sont peu souriants et ne changent pas d’attitude même avec de généreux pourboires : j’ai donc cessé d’en donner et de faire comme les autre touristes. Dommage!

Je veux dénoncer les idiots, toutes nationalités confondues, qui ne respectent pas l’environnement et qui laissent sur le beau sable cubain, mégots, verres vides, papiers, pailles…

Bars

Celui du lobby s’appelle La Sirena. On y sert de très bons cafés et beaucoup de cocktails. Jorgue le barman est super. Celui de la piscine et du théâtre s’appelle La Ajugar. Il est correct, tout au plus. Ceux qui ont fréquenté la disco m’ont rapporté que le DJ offre aux clients de l’hôtel un souper aux langoustes chez lui pour 15 cuc. Plusieurs y sont allés et ont aimé.

Loisirs

Nous avons fait l’excursion à La Havane offerte par l’hôtel (67 cuc/pers), mais ne vous la recommandons pas, car il s’agit plutôt du tour d’endoctrinement officiel du parti. On ne visite que peu, on ne nous laisse que 20 min pour visiter un musée et on finit toujours par nous faire descendre là où il y a des boutiques de souvenirs ou des marchés aux puces. Si vous voulez voir La Havane, louez une auto à 4 et allez y pour une nuit.

Devant les hôtels de Varadero passe un autobus à 2 planchers : 5 cuc/pers pour toute la journée. C’est très agréable pour visiter, mais les bus du circuit sont souvent bondés. Il vous faudra près de 3 h pour faire le circuit aller-retour.

Si vous prenez un taxi, ne soyez pas étonné que le prix de la course change en chemin : ils ont toujours une explication pour vous dire que vous avez mal compris. Le mieux est de prendre un taxi à 4 ou à 5 : le chauffeur s’obstine moins.

Banque

À 100m de l’hôtel, il y a une petite banque. N’y allez pas le lundi matin. Arrivez tôt, car il y a souvent une ligne à l’extérieur. J’ai eu 136 cuc pour 140$ can. En ville, il y aussi 3 autres banques dont 2 pour les touristes : le taux de change y est le même. La première est sise directement au coin de la 38e rue et de la Principale, la deuxième un peu plus au sud sur la 38e (les Cubains y ont accès et il y avait plus d’attente) et la dernière au coin de la 30e et le Principale.

Ne payez pas plus de 800$can / sem si vous y allez en basse saison.
Red Rocks 2011 English translation pending
by Veileen · 2012-03-07 · 133 replies
Bien méritées ces vacances là !!! Remarquez, les vacances, on les mérite toujours non ??...

Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.

Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.

J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.

Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!

Zou, c’est parti !

5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…

Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.

Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !

Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.

Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!

En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…

La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.

Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.

6 novembre :

Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.





Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.











Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.







Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.



Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!

7 novembre :

Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.



Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.



Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.



Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !











Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.



J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?













Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!

8 novembre :

Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :

Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…

Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!

Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.



Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.

Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »

















Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.









Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,



puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale



Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :

Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)

Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.

P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..

On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm

Quelle journée !!!
Mon dernier voyage en Tunisie English translation pending
by Albundy · 2011-12-12 · 180 replies
Bonjour, Je suis membre de VF de longue date et un adepte de la Tunisie, avec au moins 2 voyages par an depuis près de 15 ans. Mes derniers séjours remontaient à 11/2010, 02/2011 et 07/2011. J'avais déjà noté une évolution notable en juillet dernier, mais on pouvait mettre ceci sur l'actualité récentes des évènements. J'ai effectué un nouveau séjour en Tunisie de 2 semaines fin novembre/début décembre 2011. Toujours le même périple: Tunis/Sousse/Douz et retour avec une voiture de location prise à l'aéroport. Je vous livre mes impressions personnelles. A l'aéroport de Tunis/Carthage, rien n'a changé, et pour une fois la voiture Camelcar était récente et presque propre... Par contre, il m'a été trrès difficile de me rendre au centre de Tunis afin de pénétrer dans la médina. Les belles avenues sont occupées par des chars et chevaux de frise, ou à alors par des manifestants et par les forces de l'ordre... Plus on approche de la médina, et plus c'est devenu la cour des miracles... La circulation est de +en+ anarchique et plus personne ne respecte plus personne, ni les plus élémentaires règles de prudence. On s'approche de la circulation libanaise... A Sousse la plupart des hotels et restaurants sont fermés, faute d'activité. Bien plus que l'an dernier à la même époque! Les rares touristes sont des familles entières de Libyens fortunés qui semblent avoir déserté leurs pays depuis sa "libération"! Cela fait les affaires de certains hotels et des grands magasins (Monoprix) mais pas des petites commerçants. Le souk est encore animé, mais pas par les clients!

A Hammamet et Nabeul, c'est le désert total... J'ai compté 10 touristes occidentaux à la médina de Nabeul! Idem, pour Monastir et Madhia. A Kairouan, il n'ya même plus les habituels rabatteurs en mobylette... Sfax vit encore presque normalement, car ce n'est pas une ville touristique!

Douz semble de plus en plus perdu et dans un autre monde, les touristes de l'Est (qui étaient encore nombreux cet été) ont eux aussi abandonné...

Résultat, faute de travail, les hommes sont de +en+ nombreux au café, et les mendiants et fouilleurs de poubelles semblent se multiplier à la vitesse de la lumière...

La révolte gronde toujours à Kasserine et Sidibouzid, de nombreuses manifestations, presque quotidiennes.

Les tags "Bena Ali dégage" ont été remplacés par "laïcité dégage" et la "religion c'est tout". De nombreux lycées et universités sont en grève, soit du fait des élèves qui veulent la démissions des profs femmes non voilées, ou l'intégration du temps de prière pendant les cours, soit du fait des profs qui s'opposent aux demandes et agressions. La définition de la nouvelle constitution semble laborieuse, tout comme la nomination des hauts responsables qui cultivent eux aussi le culte de la personnalité avec des images et affiches un peu partout...

L'information et l'accès à une information objective devient aussi difficile car les articles négatifs se faisaient chaque jour plus discrets au bénéfice de discours à la gloire de la Constituante... (La Presse, le Temps, RTCI) Les Tunisiens du peuple sont toujours aussi accueillants, et désireux de bien faire, mais ils souffrent financièrement.

En résumé, je ne retrouve plus ce que j'aimais tant en Tunisie, et je ne peux que constater la dégradation économique du pays, et la montée vertigineuse de la pauvreté.

La Tunisie devient un pays de plus en plus religieux, et c'est normal. Cela semble être le choix des 50% de Tunisiens qui sont allés voter le 23/10, car les votants ont choisi le parti de frères musulmans pour près de 30% d'entre eux. C'est leur choix, et je le respecte.

Personnellement, je n'ai pas retrouvé pour ce dernier voyage, la "magie" de mes séjours antérieurs. C'est mon avis. Je ne programme donc pas un autre voyage en Tunisie pour les années à venir. Cela me désole.

J'insiste sur le fait que ce ressenti provient de mon vécu au cours d'un voyage en individuel. Je pense que ceux qui restent à la piscine de leur hotel, et ne font que quelques excursions en bus auront une vision différente. Je n'ai fait aucune critique sur les élections, ni sur la démocratie à la mode Tunisienne, ni sur la religion. Je ne veux donc pas rentrer sur une quelconque polémique sur ces sujets.
Retour d'une croisière sur le Costa Mediterranea du 20 au 29 octobre English translation pending
by Poupou10 · 2011-10-31 · 44 replies
c'etait ma 9 ème croisiere (5 eme costa, 1 MSC, 1 NCL, 2 RCI) itineraire "AU DELA DES COLONNES D HERCULE" du 20 au 29 octobre

la moins chere de toute nos croisieres car prix last minute soit 640 euros par personne pour une cabine balcon B4 et pour les 3 enfants, une cabine exterieure E2 pour 1000 euros en tout

JEUDI 20 OCTOBRE Nous arrivons en début d'apres midi, l'embarquement est prévu pour 15h30, on nous annonce un peu de retard à cause du vent qui retarde le bateau toujours pas arrivé... Finalement on embarque à l heure, comme je suis costa club, on embarque tout de suite, les cabines sont pretes on trouve corbeille de fruits et bouteille dans chaque cabine la cabine est assez semblable à celles des uatres bateaux hormis une TV de tres mauvaise qualité mais ça je m'en fous un peu 😉 on trouve notre carte du restaurant 2 eme service, comme on avait demandé le premier je vais de suite voir le maitre d hotel, l'affaire sera resolue dés le lendemain

VENDREDI 21 OCTOBRE SAVONE beau temps frais le matin 19 degres l apres midi là j'avoie que cette ville a plutot été une bonne surprise, je n'en navais pas lu beaucoup de bien et franchement c pas mal du tout une petite ville aux tonalités italiennes, petites ruelles sympathiques, des belles façades, un petit chateau, bref une promeande de 3h tres agreable exercice de sauvetage avant de partir ! quel progres !! on ne part plus en meme temps que l exercice cet exercice est serieux comparé aux autres compagnies ou ça ne ressemble pas à grand chose SAMEDI 22 OCTOBRE JOURNEE EN MER AGREABLE UN PEU FRAIS une tres mauvaise surprise ! aucune piscine n'est chauffée ! c'est la premeire fois sur nos 5 croisieres COSTA !!! voila qui me rappelle les manquements de MSC ET NCL je suis allée raler à la réception, ils m'ont dit aller faire des controles, ils m'ont meme rappeler dans ma cabine pour dire quelle allait etre chauffée ! eh bien je me demande a quelle temperat😠ure !!!! elle a été glaciale durant les 9 jours 😕 résultat presque personne evidemment dedans je suis allée a la salle de sport, au jacuzzi, promener sur les ponts a des quizz bref ça a passé tres vite surtout que le soir on s'est habillé pour la soirée du commandant

- toujours le cocktail et au restaurant chandelier et menus, bravo COSTA ce sont les seuls a s'appliquer pour la soirée du commandant au sujet de ce dernier, il n etait pas tres aimable ! 😕 DIMANCHE 23 OCTOBRE ESCALE A MALAGA TEMPS VARIABLE PLUTOT BEAU 22 DEGRES Nous avons pris l'excursion pour MIJAS, car peu de temps durant cette escale, le guide etait NUL et n'a servi a rien si on avait eu plus de temps on aurait pris un taxi MIJAS est un petit village blanc andalou preché a 500 m d altitude cela nous a valu un bel orage qui n'a duré heureusement que 20mn pour relaisser place au soleil le village est mignon, la visite vaut le coup, le guide pas necessaire

LUNDI 24 OCTOBRE ESCALE A CASABLANCA PLUIE ET VENT !!!!!!!! dommage j'en peste encore ! tres beau temps la veille et le lendemain mais le jour ou l'on fait escale du vent et de la pluie !!!😕 j'avais reservé un tour privé on etait à 7 (240 euros pour la journée) (mes parents et nous 5) voiture super ! on a de la place on est face à face, on part pour el JADIDA le matin la pluie est fine et l'on peut visiter les ruines protugaises d'el JADIDA c tres bien, on a visité la citerne et fait tout le tour des remparts ensuiten ormalement on devait aller a la medina, on a fait un peu de souk et la pluie s'est mise a tomber tres fort le chauffeur à proposer de nous emmener a SIDI BOUZID petite ville balneaire non loin de la, on a longé la cote mais arrivé sur place nous ne sommes sortis que 5mn tellement le vent et la pluie battait, on est revenu par la cote, il nous a fait voir ensuite un souk local ct HORRIBLE des poules maigres a vendre et par terre des morceaux de tete et d'autre chose, ils scalpaient les poules devant nous, je ne regrette de lavoir vu ceci dit !! c leur vrai souk et pas celui des touristes le chauffeur nous propose de finir par la mosquee de casa mais nous connaissons deja, on va du coup a la medina de CASA !! eh bien c MOCHE DE MOCHE !! nous rentrons frustres de cette journée gachée par le mauvais temps

MARDI 25 OCTOBRE CADIX BEAU TEMPS Apres CASABLANCA là c du bonheur ! DU BEAU TEMPS et une ville tres belle ! c tres bien fait, l'office de toursime vous donne un paln avec des circuits et les circuits pedestres sont tracés par couleur sur le sol. On a fait tous les circuits, on est rentré le midi 1h pour manger car le bateau est au centre ville, cathedrale, ruelles, places monuments , jardin MAGNIFIQUE, la plage !! ct vraiment tres beau, j'ai beaucoup aimé

MERCREDI 26 OCTOBRE LISBONNE MAUVAIS TEMPS Là c'est de nouveau la malchance ! super beau temps jusque la veille et l à il pleut !! 😕 le matin c supportable il pleuvine par intermitence, nous allons à pied jusque la place du commerce on prend un forfait tram bus puis direction le monastere JERONIMOS, c beau mais pas aussi beau que sur les photos ! la peinture s'ecaille 😕 nous avons visité egalement le cloitre tres beau nous nous dirigeons ensuite vers la tour de BELEM nous la visions a l interieure, elle vaut le coup il y a plein de cachettes 🙂 d'etages et une belle vue tres sympa

o, reprend le tram direction place du commerce puis direction quartier de l AFALMA c la que ça se gate, il pleut tres fort 🏴‍☠️ rapidement nous sommes mouillés et nous avons froid 🏴‍☠️ pas moyen de visiter le chateau, nous redescendons par des rues etroites et nous arrivons a hauteur du bateau, nous avons hate de rentrer car nous sommes frogorifiés avecl a pluie nous rentrons donc à 14h30 au lieu de 18h 😕

on nous impose un 2 eme exercice de sauvetage en fin de journée, c aussi la premeire fois que je vois ça

la soir alors que nous sommes dans la salle à manger une annonce que je n'avais jamais entendue... le commandant nous informe que les conditions en mer seront mauvaises et qu'il faut redoubler de vigilance lors de nos deplacements En effet le bateau bouge deja alors que nous sommes dans le port 1h apres le depart ils interdiront l acces au pont exterieur et la le bateau va bien bouger de 19h à 2h du mat !!! j'ai pris un cachet plusieurs personnes ont du quitter la salle a manger

JEUDI 27 OCTOBRE JOURNEE EN MER BEAU TEMPS Le beau temps est revenu, une journée qui passera encore bien vite ! entre a bronzette le jaccuzi la salle de sport, les boutiques....

VENDREDI 28 OCTOBRE VALENCE BEAU TEMPS COSTA PROPOSE DES NAVETTES POUR ALLER AU CENTRE VILLE 6 euros par persone, on prefere prendre un taxi, on paiera finalement 12,50 à laller 5,50 au retour pour 4 donc beaucoup plus interessant, en plus la navette imposait une heure de depart et de retour qui ne laissait que 3h en ville Valence est une tres belle ville ou il y a beaucoup de choses a voir la gare, de belles places les arenes, plein de ruelles des jardins un ancien marche MAGNIFIQUE ! bref nous ne sommes déçus les ponts sont aussi a voir, ils sont tres beaux, les facades sont jolies, bref une escale tres agreable

SAMEDI 29 OCTOBRE RETOUR A MARSEILLE BEAU TEMPS eh oui la j ai le cafard c'est deja la fin !! la seule chose qui est top c'est qu'on n'arrive que l'apres midi !! alors du ocup on a gardé la cabine jusque 11h30, puis on a laissé nos affaires à une consigne (tres bien organisée) j'ai encore pu aller a la salle de sports, au jaccuzi ! on est allé promener sur les ponts se faire bronzer et faire une partie de petanque avec les enfants 😉

A SUIVRE.... LE BATEAU LA NOURRITURE LE SERVICE LES ANIMATIONS ET SPECTACLES... 😉
BD (intégrale): Quinze jours dans le Kansai, Japon (août 2011) English translation pending
by Masterpo · 2011-08-22 · 124 replies
Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).

Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici.

Episode 1 - Osaka (les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)

Jour 0 - 31 juillet 2011



Vol direct Air France Paris - Osaka. Même si AF a ses détracteurs, service impeccable. 4 films visionnés : Battle Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité (vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)

Jour 1 - 1er Août 2011

Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai. Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba. On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes ! Mais bon, on est au Japon !

Découverte d'Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.



Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.

Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi. Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks. Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.



Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.

Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).



Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.

Jour 2 Et si on visitait le château ? Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !



Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.

Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.



Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux. Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins. il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester. On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.

Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h. Le moment de se rappeler qu'Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).

Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ? Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emmène gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie. L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.

Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.



Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré ! C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies ! Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.

En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore. Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?



Bon. À chaque jour, suffit sa peine. Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat). Et puis, dodo.

Jour 3 Dernier jour à Osaka. Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte. Mais cherchons l'originalité. Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?). Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.



Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.

Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...

Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan... Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures. L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'Osaka, hanté par les lolitas japonaises.



Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus. Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières). La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous. Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.

Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue, Espagne, Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent). Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.

Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu... (marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat) Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.

Jour 4 Le jour du départ. Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs. Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple. Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle). La moisson est bonne, deux chats.



Je peux quitter Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes. Il ne reste plus qu'à aller à Shin-Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.

À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...
Jeu des photos 59ème épisode English translation pending
by Colysee · 2011-04-08 · 512 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je vais vous proposer ce cliché en vous demandant : où peut on rencontrer ce genre d' habitation?

Il ne vous est pas interdit d' aller plus loin et de trouver la ville par ex ou tout au moins la région

Je mettrai une autre photo tout à l' heure

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