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Retour d'Italie, dont un mois à Rome English translation pending
1er jour : jeudi 23 avril 2015
Départ 7 h 10 de Genève, 49'254 km au compteur...
Nombreux travaux sur l'autoroute, faudra pas être pressé...
Lausanne 7 h 50
Sion 8 h 50
Viège 9 h 30, arrêt station Coop essence, etc. 15 min. essence super sans plomb à 1.52 frs le litre = 40 frs 2 croissants = 1.90 frs
On passe par Glis, pour voir un magasin de brocante, on traîne un peu...
10 h 30, on sort de Brigue et on monte au Simplon, travaux, feux rouges, etc.
11 h 00, on est au col
11 h 30, Gondo, douane, enfin débarrassés de 3 camions qui n'avançaient pas.
On continue sur la SS33 et on va manger à Omegna, arrivée 12 h 20 2 menus à 10 euros + 1 coca = 22 euros. Très simple, penne à la viande, spaghetti à l'ail, 2 côtes de porc, 1 pomme vapeur, 1 salade, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés...
Départ vers 13 h 30, on passe par Baveno, Stresa, Arona, toujours un plaisir de revoir le lac quand il fait beau...
Sesto Calende, Vergiate et Somma Lombardo vers 15 h où nous avons réservé à l'hôtel Tre Leoni, chambre 103, avec petit déjeuner, 50 euros, 2 grands lits séparés, parking gratuit devant l'hôtel ou dans la rue devant l'hôtel. WIFI gratuit. Restaurant dans l'hôtel.
Vers 15 h 30, on part à pied voir le château (extérieur seulement, l'intérieur ne se visite que le samedi et dimanche), puis la vieille ville à l'arrière de l'église San Vito. L'église San Vito elle-même (surtout l'arrière et l'extérieur, l'intérieur n'a rien d'exceptionnel).
2 glaces en route = 6 euros
Puis, on part à pied sur la SS33 en direction de Gallarate et de Milan voir le centre commercial Il Gigante et alentours, rien d'extraordinaire.
On revient à l'hôtel vers 18 h, petit pique nique avec ce que nous avions emporté de Genève, repos un moment.
2 cafés dans un bar près de l'hôtel, 2 euros.
Retour vers 20 h.
On entend au loin quelques avions de Malpensa, mais bruit très lointain; en revanche, pas mal de gesticulations dans l'hôtel. Petits déjeuners de 4 h à 10 h pour ceux qui vont prendre l'avion à Malpensa, on espère qu'il n'y aura pas trop de mouvements et bruits dans les couloirs demain à 4 h du matin... bon, on a le sommeil lourd...
2e jour : vendredi 24 avril 2015
Aucun bruit ce matin, ouf !
Petit déjeuner buffet correct et départ de l'hôtel vers 7 h 15
On s'égare un peu autour de Malpensa, Gallarate, Busto Arsizio, Magenta et on arrive à la Chartreuse de Pavie vers 9 h 20, on s'approche pour vérifier les horaires pour cet après-midi, OK pour 14 h 30 comme prévu.
Valise à l'Hôtel Certosa, chambre 203, 60 euros avec petit déjeuner, très grand lit double, balcon, grande douche, parfait. Parking dans la cour fermée ou à côté dans la rue. WIFI gratuit. Restaurant et pizzeria dans l'hôtel.
On retourne en voiture à Pavie et on se gare gratuitement via Tageo vers 10 h 25.
On repasse le canal à pied, on voit les 3 tours médiévales, la place du Broletto avec la vierge, le Duomo, l'église Santa Maria del Carmine, le marché rue XX Septembre et place Pétrarque. Il est midi, juste temps, ils ferment l'église del Carmine.
On coupe à travers le parc pour voir l'extérieur du château et on rejoint le bord du canal (rue Bigny).
Vers 12 h 40, on trouve l'Osteria della Darsena (sur la Piazzetta Morosi), très joli, ancien, terrasse, avec menu du jour à 10 euros.
2 pennes avec jambon/petits pois, 2 brochettes avec salade rampon, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 20 euros. Très bien pour un menu de midi. L'endroit est plein d'habitués visiblement...
On retourne à la voiture et directement à la Chartreuse où on arrive à 14 h 35. Parcomètre 3 euros de l'heure, on met 6 euros pour être tranquille...
Visite de la Chartreuse, vue sur le petit cloître et de la partie musée ouverte cet après-midi justement, Belles copies anciennes en plâtre de parties de la façade, ce qui permet de les voir en gros plan, vue depuis la partie musée sur le grand cloîtres (cellules avec cheminées, très beau). Dans ce bâtiment, vente de tisanes, etc.
WC dans la cour centrale si nécessaire.
On reste finalement environ 1 h 30, retour à l'hôtel, repos un moment, on repart avec la voiture vers 17 h. pour retourner à Pavie.
Nous passons vers le pont couvert, prenons le pont suivant et allons nous garer gratuitement sur l'autre rive, tout près du pont couvert.
Nous le passons à pied, puis allons voir la basilique San Michele, façade romane, intérieur magnifique; puis l'église San Teodoro, romane, en brique, mais fermée.
On rejoint les rives du Ticino et on s'arrête en face du pont couvert, café Il Ponte, ça tombe bien "aperitivo", comme on n'a pas très faim..., 2 aperitivo, 2 cocas light, 2 cafés = 10 euros.
Nous retraversons le pont couvert à pied, reprenons la voiture et rentrons à l'hôtel vers 19 h 40.
3e jour : samedi 25 avril 2015
Jour férié en Italie.
Petit déjeuner vers 7 h 15, très copieux..., trop même, on en renvoie la moitié...
Départ vers 8 h.
Nous contournons Pavie, direction Voghera, puis route pour Piacenza.
Essence sans plomb 95 à 1.529 euro le litre à Piacenza = 20 euros
10 h 30, arrêt 15 min. à la sortie de Piacenza pour 2 cafés = 2 euros
Nous continuons sur la SS9 pour Parme, Reggio Emilia et nous arrêtons à midi à Rubiera avant Modena.
On connaît déjà, un petit tour, pas facile pour un resto car jour férié...
12 h 30, on a trouvé Restaurant-Pizzeria Oceania. 2 pizzas aux bolets, 2 salades mêlées, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, 2 couverts = 30.30 euros. Pizzas pas au feu de bois, mais excellentes.
Départ avec la voiture vers 13 h 40, on passe Modena, on trouve sans se tromper la route de contournement de Bologne et la SS64 qui mène à Poretta Terme...
15 h 30, on arrive à Poretta. Quelques problèmes de fléchage pour trouver la route qui mène à Castel di Casio où j'ai réservé un studio pour ce soir...
Donc, il faut aller derrière la gare de Poretta Terme, prendre la route SP40, au bout d'environ 5 km, il faut tourner à droite (et surtout pas à gauche pour suivre Castel di Casio à 4 km), 2 km après, on arrive à la pizzeria-hôtel La Prossima. C'est une route de montagne avec virages à éviter pour ceux qui ont peur...
Il y avait un fléchage pour tourner à droite, mais nous avons voulu suivre Castel di Casio quand même... l'horreur, il y a plusieurs hameaux, un éboulement de chaussée, mais on peut passer quand même, etc. On a fini par trouver La Prossima par bison futé, mais ce fut pénible.
16 h 15, on y est enfin ! Studio Annabella, très bien, on n'entend pratiquement aucun bruit en provenance de la pizzeria au dessous. 48 euros sans petit déjeuner, que je règle tout de suite pour pouvoir partir tôt demain matin en laissant la clef dans le studio...
De nombreuses randonnées fléchées dans le secteur pour les amateurs...
A 17 h, nous redescendons à Poretta Terme nous garer à l'arrière de la gare, en ligne directe 7 km, une dizaine de minutes...
Nous montons voir les anciens thermes abandonnés, la ville, puis allons vers les nouveaux thermes qui semblent assez déserts (fermés ?).
Nous revenons en ville où se tient place Massarenti un rassemblement de voitures ayant subi un tunning, gros bruits (moteurs, musiques...). Pas fâchés finalement de ne pas avoir d'hôtel sur cette place par ex.
Sur la place, une tavola calda, La Romagnola, cela va faire l'affaire... 2 couverts, 2 jambons du pays, 4 tomates provençales, quelques aubergines, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 24.70 euros.
C'est très bien pour une fin d'après-midi, mais je n'y séjournerais pas une semaine...
Nous reprenons la voiture et arrivons à l'hôtel vers 19 h 45. Le parking et la pizzeria commencent à se remplir...
4e jour : dimanche 26 avril 2015
Pas de bruit venant de la pizzeria au dessous de la chambre, ouf !
Départ 6 h 45 pour Poretta Terme.
Arrêt devant la gare. 2 cafés et 2 croissants = 4.20 euros Départ vers 7 h 15
Route jusqu'à Pistoia et Prato.
Près de Prato, essence super sans plomb 95 à 1.512 euros, le seul de la région... = 35 euros.
Comme c'est dimanche, peu de trafic, on entre dans Florence, on retrouve le parc de la Cascine et la route pour Scandici, je voulais passer par le nouveau tunnel menant à la via Senese et à Galluzzo. Un peu déçue, le tunnel est très court, je pensais qu'il allait plus loin en direction de Scandici, mais bon... on l'a vu terminé...
On poursuit jusqu'à Sienne, on prend la route de contournement Sienne Ouest, puis Sienne Sud.
10 h 35, arrêt 10 min. pour 2 cafés à Isola d'Arbia = 2 euros
11 h 30, on m'appelle sur mon portable pour me dire que l'hôtel Iris réservé à Chianciano pour ce soir était fermé et que nous devions aller dans un autre hôtel qui s'appelle hôtel Massarelli...
On poursuit jusqu'à Pienza où on arrive à 11 h 50, énormément de monde, c'est dimanche... Parking payant, 4 euros, on est tranquille jusqu'à 14 h 35.
Petit tour en ville, église, cour de 2 palais, assez pénible vu le monde... Toujours aussi jolie cette ville...
On s'arrête au restaurant La Mensa del Conte, où il ne reste de la place que sur la terrasse extérieure...
2 pici à l'aglione, 2 salades mêlées, 1 verre de Montepulciano, 1 coca light, 2 couverts = 32 euros.
On retraverse la ville et on retourne à la voiture, départ vers 14 h.
On va à Montepulciano, arrêt à l'église San Biaggio quelques minutes, puis on va se garer près de la ville.
2 cafés au Café Stella près du parking = 2 euros
Vers 14 h 40, on monte à pied en ville, ça monte pas mal, mais moins de monde qu'à Pienza, balade et départ vers 16 h 30. Très beau également mais on préfère Pienza quand il y a moins de monde...
16 h 45, on est à Chianciano Terme, on se renseigne où se trouve l'hôtel Massarelli, OK près des thermes, donc pas du tout comme l'hôtel Iris...
17 h, on a trouvé, parking gratuit à l'hôtel, chambre 225 avec balcon, simple, très correct, il y a un 3e lit dans la chambre qui est très grande. Ici, la version est différente, l'hôtel Iris n'est pas fermé, mais plein, ça sent le surbooking... 3 bus dans le secteur d'ailleurs... WIFI ne fonctionne que dans l'entrée, pas dans les chambres.
17 h 30, on repart à pied voir Chianciano et la vieille ville, environ 3 km entre l'hôtel et la vieille ville... On passe par le parc thermal, la via Roma, la place d'Italie et à 18 h 45 on est à l'extrémité de la vieille ville. La ville est déjà mieux que Poretta Terme, pas grand monde en revanche...
19 h, on trouve à l'entrée de la vieille ville le café Central avec aperitivo. 2 aperitivo avec 2 cocas light = 6 euros, puis 2 cafés = 3 euros.
19 h 30, on attaque courageusement le retour en passant par le viaduc cette fois-ci, un poil plus court... On arrive vers 20 h 30 à l'hôtel...
5e jour : lundi 27 avril 2015
Il pleut... mais cela va cesser dès le départ...
Je trouve la personne qui m'a téléphoné hier; 3e version, l'hôtel Iris est fermé et a été mis en vente depuis que j'ai réservé la chambre en décembre... Bon, on s'en fiche à vrai dire...
Je règle 40 euros, le prix qui était prévu pour l'hôtel Iris + 2 taxes de séjour = 1.80 euro pour les 2 personnes.
Petit déjeuner buffet, assez lent car 1 car entier de touristes allemands sur place...
Départ vers 8 h pour Chiusi après manoeuvre du car allemand devant la sortie du parking... pour que je puisse sortir...
Chiusi, arrêt au bas de la ville hors ZTL vers 8 h 15. On monte faire un tour, cela mériterait d'y revenir comme on est tôt et lundi matin, plusieurs choses fermées, musée étrusque, cathédrale, etc...
Près du parking au bas de la ville, on a vu une albergo 1 étoile "La Sfinge" qui semblait assez correcte.
2 cafés = 2 euros
Départ vers 9 h 30, on passe au dessus du lac de Chiusi, très beau, en direction de Castiglione del Lago, on trouve la SS71 pour Orvieto, on s'égare un peu, on la retrouve en allant à Citta della Pieve.
Orvieto Scalo vers 11 h 40, parking gratuit.
2 tickets pour le funiculaire = 2.60 euros
Petite balade dans Orvieto, on retourne voir le Duomo, 2 entrées à 3 euros.
Près du duomo, vers 12 h 20, repas dans un restaurant self service "Al San Francesco", via Cerreti 10. Très bien pour un self service.
1 gnocchi aux bolets, 1 tagliatelle aux bolets, 2 tranches de veau, 1 laitue, 1 aubergine, 1 coca light, 1 eau minérale = 30.50 euros.
Départ vers 13 h, cela devient bruyant suite à l'arrivée d'une troupe d'ados... on prendra le café ailleurs...
On va jusqu'à la place de la République et on revient par le Corso Cavour.
2 cafés en route = 3 euros.
On redescend avec le funiculaire, 2 billets = 2,60 euros.
Dèpart avec la voiture vers 14 h 10 pour Todi, puis route 2x2 voies jusqu'à Terni, puis route jusqu'à Rieti où on arrive vers 16 h 15.
Hôtel-restaurant Pantagruel au sud de Rieti sur la SS4 Salaria pour Rome, au km 69.
La réception/bar se trouve à l'entrée du restaurant. A côté de la réception, 2 gâteaux et des biscuits secs sous cloche en verre, on en reparlera plus tard...
Chambre 6, 50 euros, avec petits déjeuners négociés à 7 h 30 demain matin. Parking pour hôtel et restaurant devant. WIFI. Il n'y a que 6 chambres. Pas d'ascenseur.
Très grande chambre avec terrasse, pourrait être bruyant en été si fenêtres ouvertes car toutes les chambres donnent sur la route devant (à 50 mètres). Grand lit. Les chambres semblent avoir été refaites récemment. Il y a une clim réversible, sauf qu'il faut récupérer les piles de la télécommande de la TV pour les transférer sur la télécommande de la clim afin de mettre le chauffage, ça fonctionne très bien, de toute façon la TV, on ne l'utilise pas...
Il se met à pleuvoir, on attend un moment, puis on retourne à Rieti vers 18 h.
Arrêt près de la Porta Romana.
Pas très faim, 2 panini, 1 coca light dans une pizzeria "Il Pappamondo" près du pont romain = 10 euros
A côté, 2 cafés dans le bar Cavour = 1.80 euros.
Retour à l'hôtel vers 19 h 45, il recommence à pleuvoir...
Le restaurant est très beau, immense cheminée (dans laquelle on peut cuisiner)
6e jour : mardi 28 avril 2015
Il a plu toute la nuit et il pleut à verse encore ce matin...
7 h 30, on descend pour le petit déjeuner... personne en vue... on s'installe dans 2 fauteuils et on attend... on pourrait piquer des dizaines de bouteilles de vin, personne n'y verrait rien !
Vers 7 h 40, apparaît quelqu'un qui s'excuse de son retard. On s'installe sur une table devant la réception, on nous sert 2 expresso et on nous prie de nous servir des fameux gâteaux dont j'ai parlé hier... un peu l'impression qu'on finit les restes... on reprend 2 expresso supplémentaires quand même, un peu bizarre le petit déjeuner...
8 h 15, on part sous un déluge de flotte en direction de Tivoli.
On s'égare bien sûr, on arrive à rejoindre péniblement Tivoli par bison futé... en passant par Mentana, Guidonia...
Guidonia, une station service, essence sans plomb super 95 à 1.549 euros, prix assez étonnant comparé à ce que l'on a vu dans la région jusque là, ça tombe bien... = 44 euros.
Après quelques errements entre Tivoli et Tivoli Terme (dus à l'absence d'écriteau dans un giratoire), on arrive à l'hôtel à Tivoli Terme à 10 h 20.
La chambre n'est pas prête, ce qui est normal à cette heure-ci. On attend à la réception, de toute façon, il pleut encore...
Hôtel-restaurant Il Grottino, chambre 201, 50 euros par nuit avec le petit déjeuner. Je règle les 100 euros.
Vers 11 h, c'est prêt, on s'installe. Pas d'ascenseur. La chambre est petite, le lit est assez grand, c'est très simple, mais propre et calme. Parking en face, disons dans le jardin d'une petite villa. La gare de Bagni di Tivoli (Tivoli Terme) est très proche, on pourrait y aller facilement à pied.
Petits déjeuners de 7 h 15 à 10 h. le matin. WIFI qui fonctionne très bien.
Il y a un menu dégustation affiché à 25 euros pour la partie restaurant-pizzeria.
Pour la clim, même chose qu'hier, on transfère les piles, c'est une mode dans le secteur... ?!
Vers 11 h 20, on repart dans l'idée d'aller manger à Tivoli, puis de visiter la villa Adriana, il ne pleut pratiquement plus. Embouteillages, etc. On monte à Tivoli, c'est assez pénible, on abandonne et on redescend à Villa Adriana.
Parking dans une rue arrière à la via Tiburtina, il y a une tavola calda, parfait.
1 spaghetti aux fruits de mer, 1 rigatoni lard/truffes, 1 boulette de viande, petits pois, patates, 1 escalope de veau avec épinard, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 25.50 euros. Très bon et très frais.
Vers 13 h 20, on part à pied en direction de la villa Adriana (à env. 1 km).
2 entrées = 16 euros. (Possibilité d'audio guide à 5 euros si intéressé) Si nécessaire, parking devant, voiture = 3 euros par jour
On y reste de 13 h 40 à 16 h 40, pratiquement personne, c'est l'idéal...
On redescend récupérer la voiture, 2 cafés en route = 1.60 euros
Re-embouteillages sur la via Tiburtina, c'est même pire que ce matin...
Repos à l'hôtel entre 18 h et 19 h environ.
Pas très faim, on ressort manger un petit quelque chose.
Dans le bar "Cavallino rosso", 2 tramezzini, 1 gâteau aux pommes, 1 coca light, 2 cafés = 7.80 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h.
7e jour : mercredi 29 avril 2015
Petit déjeuner buffet, simple, mais correct vers 7 h 20.
8 h, départ pour Subiaco où on arrive à 9 h 10.
On suit les panneaux "Monasteri".
Avant d'arriver aux monastères, nous voyons sur la gauche une partie des restes de la villa de Néron. C'est fermé mais sur le parking il y a un schéma montrant que cette villa était bien plus grande qu'on pourrait le penser en voyant les ruines au bord de la route, qu'il y avait un pont et une suite de l'autre côté de la rivière.
On se gare d'abord à l'arrière du monastère de Santa Scholastica vers 9 h 20.
Il faut reculer de 100 mètres à pied pour la visite. Ce faisant, on voit une première cour permettant l'accès à la bibliothèque (si intéressé, ouverte dès 8 h 30, il faut sonner). Dans cette cour, WC sur la droite et vue sur le campanile roman.
On continue et on arrive à l'entrée proprement dite.
Visite guidée à 9 h 30, on doit laisser ce que l'on veut au guide à la fin.
Le matin, seulement guide en italien, l'après-midi en anglais.
Une charmante guide nous montre les 3 cloîtres, le campanile, l'église, etc. L'architecture est intéressante, quelques fresques, mais il y en aura bien davantage dans le monastère de San Benedetto.
Enormément de pierres, de colonnes, etc. ont été prélevées de la villa de Néron et réutilisées dans la construction de ce monastère.
Nous ressortons à 10 h 10 et laissons 10 euros.
Nous reprenons la voiture pour monter visiter le monastère de San Benedetto. Du parking où nous étions, il existe un chemin piétonnier qui y monte également.
Il existe d'ailleurs un chemin de 150 km entre le monastère de San Benedetto à Subiaco et le monastère de Monte Cassino, = le cammino di San Benedetto
http://www.camminodibenedetto.it/percorso.html
Vers 10 h 15, nous sommes garés au dessous du monastère de San Benedetto. Il semble exister un petit train pour touristes qui attend sur le parking.
On monte à pied un chemin de 100 mètres pour arriver au monastère, visite gratuite, nombreuses fresques, plusieurs églises "superposées", la grotte de Saint Benoît, vraiment magnifique.
On ne peut pas redescendre par le chemin utilisé pour monter à pied (sens interdit !); en descendant par l'autre chemin fléché, terrasse avec magnifique vue sur la région.
On repart avec la voiture vers 11 h 15, on retraverse Subiaco et on va au couvent de Saint-François, à l'entrée de la ville. On se gare devant l'entrée vers 11 h 30; là aussi, on peut y aller à pied, notamment depuis l'ancien pont.
Il faut sonner pour qu'on nous ouvre... (ça ferme à 12 h)... On finit par nous ouvrir la porte du cloître, duquel on peut accéder à l'église (fresques, tableaux, stalles). Dans le cloître, peintures... (et WC si nécessaire). La porte s'est ouverte automatiquement, on ne verra donc personne...
Vers 12 h, on a quitté les lieux et on est retourné se garer à Subiaco, près de la rivière (marché le samedi matin).
On remonte à pied en direction de l'arc de Triomphe et du vieux pont. Entre les deux, on trouve une pizzeria/tavola calda, corso Battisti 24, parfait.
1 poisson, 1 assiette pommes de terre/artichauts, 1 veau, 1 assiette pommes de terre/épinards, 1 coca light, 1 eau minérale = 19.60 euros. Simple, très frais et bon.
En face, dans un bar, 4 cafés et 2 tartelettes au fruit = 5.60 euros.
On va voir le vieux pont de près, l'eau de la rivière semble extrêmement propre; puis l'arc de triomphe, on monte jusqu'au centre de la ville, sans aller voir la Rocca et la cathédrale, on redescend prendre la voiture, départ vers 14 h.
On retourne à Tivoli, on se gare au bas de la ville vers 14 h 40.
On va à pied voir la Rocca (de loin), quelques magasins de souvenirs en face et la Villa d'Este où on arrive vers 15 h 15.
2 entrées = 16 euros.
Visite des salles, surtout fresques, puis du magnifique jardin.
On y reste environ 1 h 30.
On retourne à la voiture, il y a un Carrefour Market, 2 tramezzini et 1 litre d'eau = 5 euros. Suffisant pour ce soir...
Départ avec la voiture vers 17 h 15, moins d'embouteillages qu'hier, on arrive à l'hôtel environ 30 min. après.
Repos, rangement, 2 cafés dans le bar à côté de l'hôtel = 1.60 euros.
8e jour : jeudi 30 avril 2015
Petit déjeuner buffet, simple, mais correct vers 7 h 10.
Journée de transition et d'installation à Rome...
Départ vers 7 h 45 pour rejoindre l'appartement réservé à Rome par Airbnb pour 1 mois à la rue C. Bertinazzi. 895 euros pour 1 mois.
On ne se perd pas et on arrive vers 8 h 30. On se gare dans le quartier, nous avons rendez-vous à 13 h avec la personne qui doit nous remettre les clefs.
On part à pied voir le centre commercial Porta di Roma (à environ 1.5 km de là).
Cafétéria Flunch à l'entrée, bus 80 pour y aller (devant l'immeuble où se trouve notre appartement).
Petit tour dans le centre dont les boutiques ouvrent de 10 h à 22 h tous les jours, dimanche compris. Le grand magasin Auchan lui ouvre à 9 h.
2 cafés = 2 euros
On achète 2 tickets de bus au magasin de tabac dans le centre commercial, 2 tickets à 1.50 euros (valables 100 minutes).
On prend le bus 38 pour se rendre à Conca d'Oro au métro, il y a là un boutique ATAC où nous allons pouvoir acheter un abonnement mensuel.
2 guichets, ça n'avance pas très vite, il faut remplir un questionnaire (en italien) et fournir le numéro de son passeport (ou de sa carte d'identité), pas de photo.
abonnement pour le mois de mai = 35 euros par personne
en comparaison, une carte pour 7 jours = 24 euros (ces cartes peuvent s'acheter aux appareils ou dans les magasins de tabac en revanche)
on rachète 2 billets à 1.50 euros pour rentrer à 13 h.
Sur la place Conca d'Oro, avant de rentrer, dans la pizzeria Lo Sfizio 2, 2 quarts de poulet, 2 pommes de terre, 2 brocolis, 1 coca light = 10.40 euros. A côté, 2 cafés = 1.80 euros
On retourne vers l'appartement avec le bus 80, on vient avec la voiture. A 13 h, nous pouvons entrer garer la voiture dans la copropriété et rentrer dans l'appartement.
Installation et rangements...
On repart vers 14 h 45 à pied en suivant le 80, on trouve un bar qui vend les billets de bus, on en rachète 4 pour aller-retour cet après-midi = 6 euros.
On va jusqu'au terminus du 80, Plaza Venezia, on poursuit à pied dans le sens du retour du bus. Trajet du bus entre l'appartement et la plaza Venezia environ 40 minutes.
Achat 1 plan de Rome = 1.50 euros
Achat 1 plan des bus, métros et trams = 6 euros
A Barberini, vers 18 h, 1 salade/kebab, 1 rigatoni bolognaise, 2 salades de fruits, 1 coca light = 21.50 euros.
On remonte la Via Veneto.
2 cafés au Harrys Bar sur la terrasse = 12 euros, je pensais que ce serait même pire...
On redescend la via Veneto pour prendre le 80 au bas pour rentrer vers 19 h 15.
20 h, nous sommes à l'appartement.
9e jour : vendredi 1er mai 2015
Fête du Travail ce jour...
8 h 30, on a un bus 80 qui arrive après 15 min. d'attente.
Vers 9 h 10, on descend à Barberini
4 cafés, 2 croissants = 15 euros
On va revoir la piazza del Popolo et l'église, on se fait virer juste avant 10 h (messe)
On va voir le petit marché sur la place à côté, devant le départ du train pour Viterbo.
On prend ensuite le tram 2 pour aller voir le Ponte Milvio.
Un peu avant le pont, il y a sur la droite un marché (tous les vendredi matin), on descend et on va voir. Notamment plusieurs stands de pulls en cachemire et de perles/colliers. Au bout du marché, quelques stands avec d'assez belles chaussures.
Ensuite, nous revenons vers le tram et allons à pied jusqu'au pont, on le franchit.
Vers 12 h, repas dans une trattoria juste après le pont. 2 salades pâtes/tomates/mozzarella et 2 salades mêlées avec thon, 1 coca light, 2 cafés = 26 euros.
Nous poursuivons jusqu'au pont suivant et montons à gauche sur la via Cassia, dans l'idée de prendre le bus 201 pour aller voir la Tombe de Néron.
Vers 13 h 40, nous sommes à l'arrêt du bus, qui est annoncé dans 2 minutes... A 14 h 15, nous y sommes encore, on renonce, pensant qu'il y a des problèmes avec le 1er mai.
On revient en arrière, on franchit le pont pour voir de loin le Ponte Milvio, on longe le Tibre jusqu'au pont de la Musique et on coupe pour rejoindre le tram de ce matin, qui semble lui aussi ne plus exister cet après-midi...
Bon, on espère que le métro fonctionne encore, on longe la voie de tram pour rejoindre Flaminia.
2 cafés avant d'arriver à Flaminia = 7 euros
Vers 16 h 50, on prend le métro pour Termini, il prend 15 min. pour démarrer... mais on y arrive.
A Termini, on prend le métro pour Jonio où on arrive vers 17 h 30.
Les bus semblent rouler à nouveau dans le secteur, ouf !
On s'arrête à une trattoria ouverte sur la Piazzale Jonio. 1 ravioli, 1 aubergine, 1 veau, 1 salade verte, 2 coca light, 2 cafés = 18.20 euros
On se trompe et on prend le bus 80 dans le mauvais sens... bon, on s'en rend compte tout de suite. On descend à Conca d'Oro et on le reprend dans l'autre sens (en attendant 20 minutes...).
19 h, on est à l'appartement, ouf !
10e jour : samedi 2 mai 2015
Bus 80 vers 8 h 15 pour Conca d'Oro
A Conca d'Oro, 2 cafés, 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Saint-Jean de Latran
De 9 h 30 à 11 h 30, marché via Sannio
Puis, visite de Saint-Jean de Lattran et du baptistère à l'arrière.
Vers 12 h 45, repas, rue Laterano, cafétéria 800. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 omelette, 1 salade mêlée, 1 coca light = 24.50 euros
On se rend à Santa Maria Maggiore par la via Merulana.
En route, dans la pâtisserie Ornelli, 1 profiterolle, 1 gâteau à la crème, 2 cafés = 6.50 euros.
On passe devant Santa Prassede, mais pas ouverte.
Visite de Santa Maria Maggiore.
On retourne à Termini prendre le métro jusqu'à Conca d'Oro et le bus 80.
Arrivée à l'appartement à 17 h, repos jusqu'à 18 h
On reprend le bus 80 pour aller au centre commercial Porta di Roma. Il y a un caddie à commissions dans l'appartement, ça va nous arranger, on l'embarque...
Arrêt au Flunch vers 18 h 30. 1 spaghetti tomate, 1 poulet panné/épinards, 1 bouteille d'eau = 1 menu = 9 euros 1 merlu/épinard et 1 coca light = 7.80 euros
Commissions chez Auchan pour les prochains repas à l'appartement = 42 euros
On reprend le bus 80 et on arrive à l'appartement à 20 h.
11e jour : dimanche 3 mai 2015
Premier dimanche du mois, donc musées gratuits, + week-end prolongé du 1er mai, on va éviter le centre...
Aujourd'hui, journée sportive...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 30
Métro à Conca d'Oro, on arrive à Termini vers 8 h 10.
Petit tour, place de la République, basilique Santa Maria de Angelis, on n'entre pas dans les thermes de Dioclétien (ouverture à 9 h de toute façon), on en fait le tour extérieur à pied.
Via Volturno, 2 cafés (debout au bar), 1 croissant = 3 euros
On retourne à Termini pour prendre le train régional à 9 h 54 jusqu'à Capanelle (d'ailleurs dernière station de cette ligne comprise dans notre abonnement mensuel).
Sur notre gauche, du train, nous voyons le parc des Aqueducs.
10 h 05, nous sommes dehors de la gare à Capanelle, on longe l'hippodrome, marché paysan le dimanche au croisement avec la via Appia Nuova, on traverse la Via Appia Nuova, un petit pont, on continue tout droit jusqu'à ce que l'on croise la via Appia Antica qu'on prend à droite, en direction du centre ville.
Le dimanche, seulement piétons et vélos (quelques voitures quand même... mais très peu)
A 10 h 35, nous avons atteint la via Appia Antica, pavée.
On est parti pour un footing... Plusieurs tombes en route, catacombes, mausolées... Magnifique promenade pour un beau dimanche ensoleillé, mais heureusement pas trop chaud.
On est entré en route voir le petit musée à Cave Bovo (entrée gratuite).
Depuis là, de plus en plus de voitures, ce n'est plus trop agréable de marcher sur la via Appia...
Puis le mausolée de Cecilia Metella, gratuit ce jour, sinon billet combiné avec les Thermes de Trajan.
On est entré voir la situation aux catacombes de St Sebastiano (fermées le dimanche) et dans l'église adjacente.
On est également entré voir la situation aux catacombes de Callixte (fermées le mercredi), entrée 8 euros, mais il était déjà 13 h 30, ouverture à 14 h. Pas envie aujourd'hui, de toute façon, on peut revenir, bus 118 devant...
1 bouteille d'eau au passage dans une machine, ça tombe bien, = 0.70 ct
Vers 14 h. repas en route dans un snack, l'Incontro. 2 sandwiches, 2 salades pâtes/tomates/thon 1 coca light, 2 cafés = 22.60 euros. Ca fait du bien de s'asseoir un moment, mais quatuor de Suisses allemands bruyants à côté, finalement je préfère encore le "bruit italien" !
On poursuit la via Appia, porte de San Sebastiano, Arc de Drusius et on arrive aux Thermes de Trajan vers 15 h 15. Repos sur un banc.
Thermes de Trajan, entrée gratuite ce jour (sinon 9 euros), mosaïques...
On poursuit jusqu'au métro à côté du Circus Maximus.
Métro jusqu'à Conca d'Oro, bus 80 et on arrive à l'appartement à 17 h 30.
Petit repas, on est fatigué, pieds endoloris..., on ne bouge plus pour ce jour...
12e jour : lundi 4 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h
Arrêt à Conca d'Oro
2 cafés, 2 croissants = 3.40 euros
On prend le métro pour s'arrêter au Colisée où nous arrivons à 8 h 55.
C'est déjà la foire d'empoigne et la queue pour les billets...
Nous avions tenté de réserver les billets pour le Domus Aurea et pour le Colisée avec visite du sous-sol sur le site officiel : http://www.coopculture.it/en/colosseo-e-shop.cfm
Pour le Domus Aurea, cela fonctionnait mal chez moi à la fin de la réservation. Je leur ai envoyé un mail et ils m'ont répondu instantanément de recommencer, ce que j'ai fait et cela a fonctionné, donc j'ai payé et reçu un document à présenter le jour où nous ferons la visite.
Pour le Colisée, un autre jour, j'ai eu les mêmes problèmes en fin de réservation, mais personne n'a jamais répondu à mes 2 mails sur le sujet, donc on ne savait même pas si cela avait fonctionné ou non... J'avais tenté de réserver pour ce jour à 15 h.
Ce matin, à 9 h, je suis entrée directement par la file des personnes ayant une réservation effective et suis allée au guichet no 7. Là, après vérification sur le PC, ils n'avaient à mon nom que la réservation pour le Domus Aurea.
On m'a vendu alors 2 billets à 12 euros pour Colisée et Forum et 2 réservations pour 12 h 40 ce jour à 9 euros chacune (visite en italien), total 42 euros (contre 50 euros si effectuée par internet). On a une certaine chance, cela se termine plutôt bien...
Vers 9 h 20, nous sommes ressortis de la caisse et allons au Forum romain que nous visitons jusqu'à midi.
Comme les billets sont valables 2 jours, il aurait peut-être été plus intelligent de faire autre chose ce matin, de visiter le Colisée à 12 h 30 et d'aller au Forum demain matin, on aurait eu davantage de temps pour mieux le visiter, la fin surtout...
A la sortie, 2 sandwiches et 1 coca light = 14 euros
12 h 30, nous sommes dans le Colisée, devant le point de rendez-vous pour la visite guidée à 12 h 40.
Nous voyons avec la guide la partie souterraine, puis on monte d'étage en étage, jusqu'à 1 étage plus haut que les personnes sans visite guidée. Plusieurs escaliers, parfois assez inégaux. La visite est intéressante et dure environ 1 h 20. Malgré le monde, on est quand même assez isolé, c'est agréable. Ensuite, la guide nous laisse terminer seuls la visite ou sortir.
Vers 14 h 20, nous sortons et allons boire 2 cocas light dans un rue à l'arrière du Colisée = 6 euros. Faut dire qu'il fait assez chaud ce jour...
A 15 h, nous sommes à l'église Saint Cosme et Damiano (elle rouvre à 15 h).
Puis, nous longeons les divers forums et allons sur la via Corso.
Petit détour au McDonald du coin. 2 Mcdo, 1 frites, 1 coca light = 12.90 euros.
On retrouve l'arrêt du bus 80 et rentrons à l'appartement où nous arrivons à 17 h 30.
Grande salade dans la soirée... pour compléter nos 2 "repas" pris sur le pouce vu les circonstances...
13e jour : mardi 5 mai 2015
Il était annoncé hier que ce jour il y avait deux cortèges (deux manifestations) qui perturberaient le parcours d'une trentaine de lignes de bus... On va donc essayer de rester en centre ville à pied...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 45
8 h 30, on descend à Barberini
2 cafés et 2 croissants au Pepy's Bar = 8.80 euros
Les manifestations se préparent, il y a des flics partout...
On part à pied vers la fontaine de Trevi, toujours en travaux..., puis en direction du Panthéon, de l'église de la Minerva et du Largo Argentina...
A 12 h, repas dans un self service sur le Largo Argentina, Il Delfino. 2 fettucine aux champignons, 2 dindes avec haricots, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 31 euros. Les pâtes étaient excellentes, le reste, rien d'extraordinaire.
Départ vers 12 h 45, on va voir le Campo dei Fiori, puis la piazza Navona, ensuite on essaie d'aller voir le palais Montecitorio (chambre des députés), mais la place est bouclée par les flics, on ne passe pas...
On contourne par l'arrière...
1 glace en route, ici : http://www.dellapalma.it/en/ = 4.50 euros Excellente... et il y a du choix dans les parfums !
Il fait de plus en plus chaud...
On rejoint le Corso, la via Condotti et la Piazza di Spagna, sans monter à Trinita dei Monti toujours en travaux.
On rejoint Barberini.
En route, 1.5 litres de coca light dans une épicerie = 4 euros
Avant de reprendre le bus 80, on va voir l'église du couvent des Capucins (sans entrer dans le musée et la crypte)
Vers 15 h 50, bus et retour à l'appartement à 16 h 30.
Toujours chaud et fort vent dans les arbres devant le balcon, on dirait qu'il va y avoir un orage mais il n'en n'est rien...
Petit repas tranquille dans l'appartement.
14e jour : mercredi 6 mai 2015
Ce jour, 5 ou 6 bateaux de croisière dans le port de Civitavecchia, on va se diriger vers le Trastevere et le Janicule, et éviter le Vatican notamment...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 45.
8 h 30, on s'arrête juste avant la Piazzale Venezia et on va à pied au Largo Argentina.
Dans le même bar/self service qu'hier, Il Delfino, 2 croissants et 4 cafés = 5.20 euros.
On passe chez un cordonnier proche repéré hier pour déposer une paire de chaussures, talons à refaire = 20 euros.
On part en direction du Tibre, on s'égare un peu, on voit la fontaine des Tortues, le théâtre Marcello,
visite de Santa Maria in Carcere+ sous-sol (3 euros par personne),
puis visite de l'église San Giorgio in Velabro (avec arc des Argentiers)
on poursuit et on visite l'église Santa Maria in Cosmedin (plus crypte 1 euro par personne), on sort par l'entrée réservée aux personnes venant de la Bocca de la Verita, juste pour la revoir, pendant que les Japonais faisaient la queue pour la toucher et faire la photo...
On longe le Tibre et on passe par l'Isola Tiberina avec rapide visite de l'église.
Vers 12 h 15, on arrive au début du Trastevere.
Arrêt à la Taverne Piscinula, piazza Piscinula, il n'y a personne, terrasse agréable et pizzas au feu de bois.
2 pizzas, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, service 3.20 euros = 35.20 euros
Délicieuses pizzas, minces comme on les aime...
Vers 13 h 15, on poursuit dans le Trastevere, avec un petit crochet pour aller voir le pont Sisto, on va visiter l'église Santa Maria in Trastevere.
Santa Maria in Cosmedin et Santa Maria in Trastevere sont vraiment les plus belles à nos yeux, pavement et mosaïques surtout...
Il fait à nouveau chaud, on s'encourage pour monter au Janicule... on coupe carrément par un escalier fermé au public (éboulement de quelques pierres), place Garibaldi, vue sur Rome, repos dans le parc à l'ombre un moment, on redescend vers l'hôpital des enfants.
On passe le pont Principe Amedeo.
16 h 30, arrêt à l'angle du Corso V. Emmanuel, 2 cocas light sur une terrasse = 6 euros
On passe la via Coronari pour voir les antiquaires notamment, on s'égare un peu près de la Piazza Navona... Un supermarché, on profite, 1.5 litre de coca light = 1.55 euros.
On attrape un bus 64 qui va à la Piazzale Venezia.
17 h 45, on quitte la place dans le bus 80 qui n'avance pas (circulation...) et on finit par arriver à l'appartement à 18 h 40.
Petit repas et repos.
15e jour : jeudi 7 mai 2015
Départ vers 7 h 45, on essaie de prendre le 80 devant l'immeuble en direction de Porta di Roma pour voir son trajet après le centre commercial. Il va jusqu'au parc des Sabines, terminus de plusieurs lignes. On aurait pu en descendre et prendre le premier 80 qui attendait dans la file des bus, on est resté dans le nôtre...
On finit par arriver à Conca d'Oro à 8 h 15.
4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On prend le métro pour Termini et le métro pour la Place d'Espagne.
Vers 9 h 30, on sort en direction de la Villa Borghese, on coupe sur la gauche, on va voir la vue sur Rome à côté de la villa Médicis, l'Obélisque, on revient en direction de la Gallerie Borghese.
On sort du parc et on va voir la place Verdi, confirmation du marché aux puces le 4e dimanche du mois.
Vers 12 h 15, repas dans une trattoria/tavola calda, 25 rue G. d'Arezzo.
2 linguine au pesto, 1 seiche avec artichauts/patates, 1 steak hâché avec petits pois/patates, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 32.40 euros.
On revient tranquillement dans le parc Borghese, repos à l'ombre, il fait chaud, pluie/neige de pollens, les allergiques doivent souffrir...
A 14 h 30, on va retirer nos billets pour 15 h (j'avais réservé par téléphone) = 2 x 11 euros (dont 4 euros de frais de réservation) payés à l'avance avec ma carte de crédit.
On peut rester maximum 2 h. Nous avons fini vers 16 h 15 et partons à pied par la Via Po, place de Buenos Aires (brève visite de l'église, peu intéressante), puis passage par via Dora et place Mincio (immeubles art nouveau). Effectivement très beaux immeubles assez originaux.
On rejoint notre bus 80 Corso Trieste.
Arrivée à l'appartement vers 17 h 40.
16e jour : vendredi 8 mai 2015
Départ avec le bus vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés, 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'à Termini, puis on change jusqu'à Ottaviano.
Petite marche jusqu'au Vatican, arrivée latérale dans la file d'attente déjà très longue, on s'immisce... En 5 minutes, on est dans la basilique, il est 9 h 30.
Visite de la basilique et du musée (entrée 7 euros par personne pour le musée). On ne monte pas sur la coupole (déjà fait).
A l'entrée de la basilique, il y a un bureau qui vend des tickets coupe-file pour le musée du Vatican, ceux que je n'ai jamais réussi à acheter sur le site officiel du Vatican (qui semble ne pas aimer le navigateur Google Chrome...). Sur internet = 20 euros par personne (16 euros l'entrée + 4 euros taxe de réservation). Ici, 20 euros + 5 euros de taxe de réservation, ça ira très bien. On réserve pour ce jour 13 h 45, ce qui autorise une entrée réelle entre 13 h 15 et 14 h 15. Je suis presque sûre qu'on pourrait entrer cet après-midi sans trop d'attente, mais pas trop envie de prendre le risque...
Vers 11 h 15, on ressort et on s'éloigne un peu pour trouver un resto.
12 h, on en trouve un avec un menu du genre menu pour touriste à 13 euros, sans les boissons. La Caravella, rue des Scipion, agréable terrasse à l'ombre. 1 spaghetti ail/huile, 1 cannelloni bolognaise, 1 foie de veau, frites/salade, 1 côtelette de veau frites/salade, 2 salades de fruits, 2 coca light, 2 cafés = 36 euros.
A 13 h 15, nous entrons dans le musée du Vatican avec notre réservation, il n'y a effectivement aucune queue apparente aux guichets sans réservation...
Nous voulions essentiellement revoir la chapelle Sixtine après rénovation n'y étant plus retourné depuis...
Dans la chapelle, il y a du monde, mais supportable, on s'assied au moins 30 min. sans problème.
Au fond à droite de la chapelle, il y a la porte qui permet aux groupes de passer dans la basilique... certains ont essayé de suivre un groupe, mais les guides se sont interposés et une fois aussi, un gardien. Certains sont arrivés à passer, d'autres pas...
Vers 15 h 15, nous sortons, descendons en direction du château Saint-Ange, qu'on ne va pas visiter, on y est allé assez récemment.
Achat 2 cartes postales = 40 ct et 2 timbres italiens pour la Suisse = 1.90 euros
A côté, bus 40 pour Largo Argentina, on fait un saut chez le cordonnier pour récupérer les chaussures, on reprend le bus 40 pour la Piazzale Venezia.
A 16 h 10, bus 80 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h.
Repos un moment.
Entre 18 h 30 et 20 h, bus pour le centre commercial Porta di Roma,
Cafétéria Flunch, pas très faim, 1 profiterolles, 1 plat de légumes, 1 petit pain, 1 eau minérale = 6.80 euros
Courses chez Auchan = 44 euros.
20 h 15, de retour à l'appartement.
17e jour : samedi 9 mai 2015
Départ avec le bus vers 8 h
Conca d'Oro, 2 croissants + 4 cafés = 5 euros
On prend le métro jusqu'à l'arrêt Cavour.
On rejoint à pied l'église Santa Prassede (dans la rue éponyme). Magnifiques mosaïques. 2 x 1 euro pour les 2 éclairages des mosaïques, on ne s'en lasse pas...
On repasse brièvement dans Santa Maria Maggiore et on reprend le métro à Termini pour San Giovanni afin de revoir la Scala Sacra (fermée l'autre jour), puis on revient en métro à Termini.
On descend la rue Cavour à pied et on monte voir San Pietro in Vincoli (notamment la statue de Moïse). On arrive à 11 h 45 et l'église ferme à 12 h 20...
Nous continuons en direction du parc Colle Oppio et trouvons un bar Giorgio's, largo della Polveriera, où on peut avoir un buffet légumes/pâtes, etc. (assiette buffet à 10 euros), très bien comme il fait chaud...
2 assiettes buffet à choix, 1 macédoine de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 37.40 euros.
Vers 13 h 30, on part à pied dans le parc Colle Oppio, thermes de Trajan (extérieur visible seulement, ne se visite pas), puis repos à l'ombre sur un banc avant d'aller visiter la Domus Aurea.
J'avais réservé sur internet (obligatoire) pour 15 h 30, visite en anglais, à 12 euros par personne, déjà réglés avec ma carte de crédit.
Se présenter 10 min. avant pour changer le voucher contre un badge à coller indiquant l'heure de la visite et la langue. On vous remet un casque (en cas de chute de pierre...)
WC disponibles à l'entrée.
La visite guidée (obligatoire) dure 1 h. environ.
On peut certes difficilement comparer les deux choses, mais j'ai trouvé beaucoup plus intéressante cette visite que celle du sous-sol du Colisée...
16 h 40, on reprend le métro au Colisée
On descend à Conca d'Oro, on reprend le bus 80.
A 17 h 30, nous sommes à l'appartement.
18e jour : dimanche 10 mai 2015
Fête des mères...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 45
On en descend à Via Nizza pour prendre le tram 3 en direction de la Porta Portese.
A Pyramide, on doit descendre du tram 3 et prendre un bus 3B qui continue le voyage jusqu'à la Porta Portese où nous descendons. Ce bus 3B poursuit son chemin et va jusqu'à la station de train de Roma Trastevere.
A 9 h 05, nous y sommes et visitons le marché, on farfouille... et on ne fera que la moitié du marché, on reviendra dimanche prochain et on recommencera par l'autre bout du marché. Pour ce faire, soit on procède comme aujourd'hui, mais en descendant du bus 3B à la station de train Roma Trastevere ou un arrêt avant, soit on va avec le 80 jusqu'à Piazza Venezia et on prend le tram 8, en descendant juste avant la station de train Roma Trastevere. Sûrement la 2e possibilité...
Vers 11 h 45, arrêt à la via Portuense 131, snack C'Era une Volta la Pizza, avec terrasse à l'ombre. 1 poulet, courgettes, pâtes et 1 part pizza et de courgettes, 1 coca light, 1 eau minérale = 10.40 euros.
On poursuit jusqu'à la fin du marché sans visiter les stands. Fin du marché, rue des Stradivari. On va brièvement voir le pont du Testaccio et on revient en arrière dans la via del Trastevere.
Vers 13 h, 2 cafés au Number One Caffe sur la terrasse à l'ombre = 1.60 euros, on y reste 3/4 d'heure, il fait chaud au soleil, mais très agréable à l'ombre avec petit vent.
Ensuite, nous poursuivons dans la rue et tournons à droite pour aller voir l'église Saint-François a la Ripa (notamment statue du Bernin). On attend 15 min. car elle réouvre à 14 h 30.
Puis, nous allons vers la basilique Santa Cecilia in Trastevere, là, elle ne réouvre qu'à 16 h. On va se ballader dans le quartier en attendant, 2 glaces = 6 euros.
16 h, on peut y entrer. Belle mosaïque dans le choeur + visite du sous-sol, aire archéologique (domus) et crypte (entrée pour le sous-sol = 2.50 euros par personne)
On rejoint la via del Trastevere, on prend le tram 8 pour Piazzale Venezia vers 17 h. et le bus 80 pour rentrer.
Arrivée à l'appartement vers 18 h 10.
19e jour : lundi 11 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10
Arrêt à Conca d'Oro, 4 cafés, 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'à EUR, petit tour vers le plan d'eau, on fait le tour du complexe sportif, on redescend, peu convaincus... Visite des stands de marché autour des 2 stations de métro.
On reprend le métro pour aller visiter la basilique Saint-Paul hors les murs où on arrive vers 11 h 15, faut avouer que cela nous intéresse davantage...
Magnifiques mosaïques, colonne et visite du cloître (cosmatesque) et musée. 2 entrées à 4 euros pour cloître et musée. Superbe.
On passe sous le métro pour trouver un resto.
Vers 13 h, Miami Café 2 tagliatelle aux champignons, 1 énorme salade mêlée, 2 cocas light, 2 cafés = 18.60 euros
Il fait assez chaud et on décide d'aller en métro prendre l'air de la mer à Lido di Ostia (après Ostia Antica où nous irons un autre jour).
Ballade en bord de mer, délicieux petit vent... on respire...
2 grosses glaces = 10 euros
1 pain dans un Carrefour Market = 0.80 euros.
Départ à 16 h 30 avec le métro, on change à EUR Magliana pour prendre un autre métro pour Conca d'Oro où nous arrivons à 17 h 25, puis bus 80 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 55.
Repos bien mérité !
20e jour : mardi 12 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 15
Arrêt à Conca d'Oro, 2 croissants et 4 cafés = 5 euros
Métro jusqu'à Termini où on arrive vers 9 h 30
On va visiter l'Eglise du Gesu.
Ensuite, de 10 h à 12 h 15, les thermes de Dioclétien, billet groupé à 10 euros avec 3 autres musées (Musée National Romain, Palais Altemps, crypte Balbi), billet valable 3 jours.
Le bâtiment en lui-même est intéressant, sinon, nombreuses statues, sarcophages, mosaïques, nécropoles transférées sur place, 2 cloîtres.
Nous nous écartons ensuite en direction du Palais du Viminal (siège du ministère de l'Intérieur) pour chercher un resto.
On trouve le restaurant-pizzeria Holiday, rue A. Depretis. Menus à 12 euros (eau minérale comprise). 1 spaghetti carbonara, 1 penne arabiata, 1 saltimboca/ patates, 1 escalope au citron/patates, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés, 10 % de service = 33 euros.
Départ vers 13 h 30, les Italiens, eux, arrivent pour manger...
14 h, on est au Musée national Romain. Le bâtiment en lui-même n'est pas spécialement intéressant, pièces de monnaie, statues, sarcophages, nombreuses mosaïques et fresques (surtout au 3e étage)
Départ vers 16 h 30, on passe devant les bouquinistes sur la place en face du musée.
Place de la République, on jette un oeil à l'intérieur du Grand Hôtel, puis rue du XX Septembre, église Santa Maria della Vittoria (statue du Bernin, en restauration depuis mars, mais visible en grande partie), Ambassade d'Angleterre, Porta Pia, on rejoint le métro à Castro Pretorio vers 17 h 15.
Métro jusqu'à Conca d'Oro, puis bus, on arrive à l'appartement à 18 h.
21e jour : mercredi 13 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10
Arrêt à Barberini.
4 cafés et 2 croissants dans un bar près de la via dei Tritoni = 9 euros
On passe vers la fontaine de Trevi et on va voir la place devant le Quirinal.
On passe vers le Panthéon, petite visite à l'église Sainte Eustache
11 h 15, musée Crypte Balbi, près du Largo Argentina (avec le billet groupé acheté hier)
On visite le musée au dessus de la crypte.
A 12 h, un gardien nous ouvre la crypte, ce n'est pas une visite guidée. Il faut avoir de bonnes connaissances d'archéologie pour distinguer les diverses strates superposées...
Nous décidons de retourner au self service du Largo Argentina où nous étions l'autre jour pour manger.
12 h 30, restaurant Il Delfino (menu 10.80 euros) + 2 boissons à 2 euros chacune + 2 cafés à 0.90 ct chacun. 1 spaghetti tomate, 1 lasagne, 2 saucisses avec épinards = 27.40 euros
13 h 30, nous prenons la fuite devant l'arrivée d'une quarantaine de gamins assez agités...
Nous allons au Palais Altemps (avec le billet groupé acheté hier). Le bâtiment en lui-même est intéressant + magnifiques sculptures. On y reste entre 14 h et 15 h 30 environ.
Puis, via della Scrofa, 2 grosses glaces assis sur une terrasse à l'ombre = 14 euros Il fait à nouveau chaud, mais pas de vent comme hier...
On va voir la tombe d'Auguste, sans entrer (en plus, il y a une exposition qui ne nous intéresse pas), on en fait le tour extérieur.
16 h 10, on repère un bus 913 qui va à Lepanto, on le prend.
Place Cavour au passage.
On retrouve le métro à Lepanto et on descend à Barberini pour prendre le bus 80.
Il y a certainement plus simple et plus court comme trajet, mais pas envie de chercher...
Retour à l'appartement à 17 h 30.
22e jour : jeudi 14 mai 2015
Ascension, mais pas jour férié en Italie...
Départ avec le bus 80 à 7 h 35
On reste dans le bus jusqu'au terminus, Plazza Venezia, arrivée à 8 h 20
4 cafés et 2 croissants dans le bar Baretto Night, via Celsa, presqu'en face de la crypte Balbi = 5 euros.
On va visiter le musée capitolin (ouverture 9 h 30), 2 billets combinés avec la Centrale Montemartini à 16 euros par personne, valables 7 jours. (Le billet pour le musée capitolin seul coûterait 15 euros).
Sous-sol (avec vues sur le forum, etc.), sculptures, statues, tableaux au dernier étage. Jamais trouvé la terrasse panoramique et la cafétéria en revanche, mais pas grave...
On monte voir Santa Maria in Aracoeli assez rapidement, puis on passe sur la terrasse du monument à Victor Emmanuel. Possibilité d'ascenseur panoramique à 7 euros, on n'y va pas. Restaurant sur la terrasse où nous nous trouvons. On redescend, musée sur le Risorgimento payant (5 euros), on n'y va pas, cela ne nous intéresse pas. En bas, au niveau de la rue, 1 salle avec des objets consacrés à la marine, 1 musée sur l'émigration italienne, tous deux gratuits si intéressé.
On traverse la rue et on va encore voir la mosaïque du choeur de l'église Saint Marc. Illumination possible avec une pièce d'un euro.
Il fait chaud et lourd, on saute dans le tram 8 pour 1 arrêt et on retourne au self service au Largo Argentina, Il Delfino,
1 pâte aux asperges, 1 penne à la crème, 1 veau avec carottes/courgettes, 1 saucisse avec laitue, 1 fraises, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 26.20 euros.
On va à pied visiter la synagogue.
En passant, rue Caetani 32, une magnifique cour intérieure...
13 h 30, musée hébraïque, 2 entrées à 11 euros par personne (audioguide compris si intéressé). Visite de quelques salles individuellement, puis visite guidée de la synagogue à 14 h 15 (en anglais).
Vers 15 h 15, nous reprenons le bus 80 à la Piazza Venezia et sommes à l'appartement à 16 h
Repos un moment.
Entre 18 h et 20 h, bus pour aller au centre commercial Porta di Roma.
Cafétéria Flunch, 3 salades, 1 crème catalane, 1 fraises, 1 coca light = 20 euros
Achats quelques provisions chez Auchan = 24.20 euros.
23e jour : vendredi 15 mai 2015
On nous annonce une grève des bus/métros entre 8 h 30 et 12 h 30... on se méfie un peu...
Départ plus tôt à 7 h avec le bus 80, à Conca d'Oro, métro jusqu'à Termini, puis métro jusqu'à Flaminio et tram 2.
Vers 8 h 15, nous sommes près du marché que nous désirons revoir.
Dans la Via Flaminia, on prend 4 cafés et 2 croissants au bar Rocchi = 5.60 euros
Visite du marché.
Vers 10 h 50, on voit un tram passer au loin, donc certains circulent encore malgré la grève... on ne va pas essayer d'aller à la Tombe de Néron ce jour...
On attend le tram 2 à l'arrêt où nous sommes descendus pour faire la boucle au terminus et revenir à Flaminio... Il en arrive un vers 11 h 10.
On s'écarte de la place del Popolo pour trouver un resto...
Vers 12 h, Green Bar, via C Beccaria 9. 2 farfalle au gorgonzola, 1 veau/petits pois, 1 veau/haricots, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 26.10 euros. Très bon et très frais.
On retraverse la place del Popolo et on retourne voir le Caravage dans l'église, puis on va voir l'intérieur de Trinita dei Monti, puis magasins et maisons rues Babuino et Sistina.
On rejoint Barberini, nous avons remarqué que les stations de métro étaient fermées et il est question de grève jusqu'à 17 h, puis d'une reprise, et de la poursuite de la grève dès 20 h jusqu'à demain matin. On ne va donc pas essayer d'attendre 17 h pour rentrer...
A 14 h 10, on attend le bus 80 au bas de la Via Veneto... Certains bus circulent... Il y a des 80 dans l'autre sens... Vers 15 h, apparaît un 80, bondé. Bon, on pousse, on force, on arrive à entrer dans la boîte à sardines... qui mettra 55 min. pour arriver jusque devant notre immeuble...
16 h. arrivée à l'appartement, douche et repos bienvenus !
24e jour : samedi 16 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 50, temps plus frais ce jour, on apprécie après les chaleurs des derniers jours...
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à San Giovanni
9 h marché via Sannio, on farfouille...
Départ à pied vers 10 h 30 pour aller voir l'église Santa Maria alla Navicella, surtout mosaïque IXe siècle et fontaine devant l'église; puis l'église San Sebastiano, fresques et mosaïque du Ve siècle. 2 magnifiques églises que nous ne connaissions pas.
On poursuit à pied via Celiamontana
12 h, restaurant pizzeria Luzzi, rue Saint-Jean de Latran 88, terrasse agréable. Les plats servis sont excellents, la pizza bonne, mais sans plus, si je devais y retourner, je prendrais un plat et non une pizza.
1 tagliatelle aux bolets, 1 veau avec patates, 1 pizza, 2 cocas light, 1/4 de Montepulciano = 26.50 euros
Il n'y a pas de café dans le restaurant...
Pour les pizzas, ça ne va pas vite..., le garçon annonce 20 min. d'attente, disons 40 plutôt... Le lieu semble connu, file d'attente dès 12 h 45.
Départ vers 13 h 30.
On va vérifier les horaires pour la basilique San Clemente proche, fermée jusqu'à 15 h, on repassera...
On rejoint la station de métro Colisée et on prend le métro jusqu'à Garbatella pour aller visiter la Centrale Montemartini (billet groupé avec celui du musée capitolin)
Un peu la zone entre le métro et la via Ostiense où se situe le musée...
2 cafés dans un bar à côté du musée = 1.80 euros
Centrale thermoélectrique restaurée avec machines et outils d'époque et statues anciennes, assez curieux le mélange, mais pourquoi pas ? Les adeptes de photos s'en donnent à coeur joie. Une magnifique mosaïque également.
On y reste environ 1 h.
On reprend le métro pour rentrer à Conca d'Oro où on arrive vers 16 h.
Petit footing alentour pour trouver un pain, pas évident, mais on y arrive.
1/2 pain = 50 ct
Retour avec le bus 80, on est à l'appartement à 17 h.
25e jour : dimanche 17 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 35
On va jusqu'à Piazza Venezia et on prend le tram 8 jusqu'à la gare du Trastevere (1 arrêt avant la gare) pour refaire le marché de la Porta Portese en commençant par l'autre bout pas vu dimanche dernier...
On arrive vers 8 h 30, 4 cafés et 2 croissants dans un bar = 4.80 euros
8 h 45, on commence à farfouiller dans le marché, davantage de brocanteurs de ce côté-là...
12 h 15, on fatigue...
Arrêt au même restaurant que la dernière fois, terrasse à l'ombre, avec un peu de vent, il fait déjà très chaud... 1 assiette tranche de dinde/pâtes/brocolis, 1 assiette boulettes/pâtes/brocolis, 1 eau minérale, 1 coca light = 14.40 euros.
Vers 13 h, on repart et on visite encore quelques stands jusqu'à la fin du marché...
14 h, on est près de la gare du Trastevere, 2 cafés = 1.80 euros
On reprend le tram 8 en direction de Casaletto pour voir les 4 ou 5 arrêts restants, rien de notoire et on revient avec le même tram jusqu'à la piazza Venezia.
On prend le bus 80 et on arrive à Conca d'Oro vers 15 h 20.
On descend et on s'arrête pour 2 grosses glaces = 8 euros
On remonte dans le bus 80 et on arrive à l'appartement vers 16 h, il fait très chaud, repos au frais sur le balcon...
26e jour : lundi 18 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 05
Quelqu'un fait remarquer aux personnes présentes à l'arrêt de bus habituel qu'il y a un panneau indiquant que l'arrêt n'était plus desservi dès ce jour... un petit footing sur 200 m environ jusqu'à l'arrêt suivant... le chauffeur de bus est sympa, il attend ceux qui arrivent en courant...
On descend au croisement avec la rue Regina Margherita .
Dans un bar proche, 4 cafés, 2 croissants = 7.20 euros
On prend le tram 3 pour aller voir l'église San Lorenzo hors les murs.
On va jusqu'à la Porta Maggiore d'abord. On y arrive à 9 h 45, un petit marché-souk peut-être pas très légal est en train de s'organiser... Chaussures, etc. On jette un oeil, on fait le tour de la porte pour reprendre le tram 3 en sens inverse jusqu'à San Lorenzo (devant le cimetière du Verano). Une voiture de flics passe, les vendeurs ne bougent pas, bizarre...
Petit coup d'oeil dans le cimetière, puis visite de San Lorenzo, en se faufilant entre 2 enterrements successifs...
Essentiellement, façade, sarcophages, mosaïque, ambon cosmatesque, sol de l'église et cloître en brique. Il a fallu demander au curé entre les 2 enterrements l'autorisation de traverser la sacristie pour visiter le cloître, mais on y est arrivé...
Vers 11 h 20, après 20 min. d'attente, tram 19 jusqu'au bord du Tibre.
On recule à pied en passant près du tombeau d'Auguste.
Vers 12 h 30, arrêt au café Monte d'Oro, sur la place du même nom. 2 pâtes aux légumes/gorgonzola, 1 grosse salade, 2 macédoines de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale = 17 euros
On part à pied via de la Scrofa et on arrive vers 14 h à l'église Saint-Louis des Français.
Il fait chaud, on s'assied sur les marches à l'ombre et on attend sa réouverture à 15 h.
Essentiellement 3 tableaux du Caravage.
On poursuit à pied et on vérifie l'heure de réouverture de l'église Sant'Andrea della Valle, 16 h 30, on abandonne.
Via Baullari, près du Campo dei Fiori, 2 grosses glaces = 8 euros.
Puis 2 cafés via Monserrato = 3 euros.
A 16 h 45, on est devant le Palais Farnèse où j'ai réservé la visite en italien à 17 h pour mon mari. Il n'y avait plus de place pour moi ce jour, donc j'avais réservé un autre jour une visite en anglais pour moi. Comme 2 personnes ne se présentent pas, le policier de l'ambassade accepte que je rentre ce jour, ce qui nous arrange...
La visite dure 1 heure et coûte 5 euros par personne; je les ai payés lors de la réservation par carte de crédit.
La guide est intéressante et le palais magnifique.
On ressort à 18 h et on tente de prendre le bus 116 pour rejoindre Barberini.
Vers 18 h 20, il en arrive un... qui va au terminal Janicule... A mon avis, le panneau à l'arrêt devait être faux car j'avais bien vérifié qu'on partait dans le bon sens..., bref, passons... on nous fait monter dans un autre 116 là-bas, on y traîne 15 min. et on repart...
19 h, on arrive Largo Chigi, on descend car on peut prendre le bus 80 aussi à cet endroit. On l'attend 5 min., on arrive même à s'asseoir et on parvient à l'appartement à 20 h. Ouf, cet arrêt-ci n'a pas été déplacé...
Douche et repos salvateur après cette chaleur !
27e jour : mardi 19 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 05
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'au Colisée.
Tiens, il est fermé ce matin... réunion syndicale de 8 h 30 à 11 h 30 paraît-il... certains vont être contents...
9 h 30, nous sommes à la basilique San Clemente, rue Saint-Jean de Lattran. Magnifique mosaïque du choeur, pavement, fresques. Nous visitons également la basilique souterraine, bien mise en valeur, 5 euros par personne.
Nous faisons le tour de la basilique et revenons par la rue Labicana vers le Colisée, escalier et rue en direction du Quirinal, puis rue Leontina. Très joli quartier.
Vers 12 h, repas au restaurant Ragno d'Oro, rue Leontina. Menus à 16 euros sans boissons 2 spaghetti tomate, 1 côtelette porc/frites/salade, 1 tranche poulet/frites/salade, 1 macédoine de fruit, 1 glace citron, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 38 euros. Les 2 viandes étaient très bonnes. Un groupe d'environ 30 élèves d'une école avait réservé plusieurs tables vers 13 h., la salle intérieure est assez grande pour ce faire.
On repasse vers le Quirinal, parc du Quirinal, puis angle avec les 4 fontaines. Il est 15 h, on peut entrer dans l'église San Carlo alle Quattro Fontane, faite par Borromini. Visite du cloître et de la crypte (pas très intéressante la crypte...)
On poursuit jusqu'à la Place de la République. Juste avant, église Santa Susana, fermée pour restauration, on regarde San Bernardo en face, pas très intéressante.
On rejoint Termini pour reprendre notre métro.
16 h 20, on est à Conca d'Oro.
2 grosses glaces = 8 euros
Bus 80 et on arrive à 17 h 05 à l'appartement.
28e jour : mercredi 20 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10.
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Piazza di Spagna. Le métro est bondé à Termini, on attend le suivant... vers 9 h 45, on arrive Place d'Espagne, on refait un petit tour de la place.
On prend l'ascenseur au fond du Vicolo del Bottino pour arriver près de Trinita dei Monti et on tourne à gauche pour aller visiter la villa Médicis.
Il y a une visite guidée en français à 11 h. On ne peut pas visiter sans visite guidée. On ne peut pas acheter les billets avant 10 h 30 (ni réserver pour un autre jour). On attend 10 h 30, puis 1 billet plein tarif = 12 euros et 1 billet demi-tarif = 6 euros (pour les personnes de 60 ans et plus, personne n'a vérifié la date de naissance sur le passeport...).
On attend dans le hall jusqu'à 11 h. La visite guidée dure 1 h 30. Guide très sympathique. On visite essentiellement le jardin, un ou deux pavillons dans le jardin et la chambre à coucher de Ferdinand de Médicis. Très agréable visite, sans courir, qui se termine à la cafeteria où les visiteurs ont le droit de manger (très belle cafeteria avec des prix tout à fait corrects).
Nous ressortons vers 13 h et prenons la via della Croce.
Nous nous arrêtons pour manger au bar Gambero Due. 1 spaghetti carbonara, 1 fusilli tomate, 1 grosse salade mêlée, 1 gâteau à la vanille, 1 glace, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34.50 euros.
Nous poursuivons la via della Croce et prenons la via del Corso ensuite en direction de la Place de Venise.
Petite visite au passage de la Basilique San Carlo sur le Corso (tiens, elle est ouverte à 14 h !). Rien de notoire à nos yeux...
On poursuit jusqu'à Piazza Venezia, le théâtre Marcello et Santa Maria in Cosmedin. Avant de descendre en direction du théâtre Marcello, il y a un Carrefour Market assez bien achalandé, on profite pour acheter un pain = 45 ct. A côté du Carrefour Market, il y a un petit magasin qui vend de belles reproductions de statues de toute l'Italie et quelques belles mosaïques.
Nous montons à l'arrière de Santa Maria in Cosmedin pour aller visiter Santa Sabina, qu'on n'a pas trouvée très intéressante dans l'ensemble, puis le jardin des Orangers à côté (avec vue sur Rome).
Nous allons ensuite à Santa Prisca, rien de notoire, le mithreum sous l'église est fermé actuellement.
On redescend, on jette un oeil au Roseto, jolie roseraie à l'emplacement d'un ancien cimetière israélite. A cette époque, roses en fleur, superbe. En haut du Roseto, petit bâtiment circulaire ocre avec WC si nécessaire...
On rejoint le métro au Circo Massimo; à 16 h 40, il y en a un pour Jonio. Nous sortons à Conca d'Oro où un bus 80 arrive à l'instant. A 17 h 10, nous sommes à l'appartement, un record de vitesse... !
Depuis 16 h 20, il tombe quelques gouttes et, selon la météo, le temps va se rafraîchir les prochains jours, ouf !
29e jour : jeudi 30 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à EUR Magliana et train jusqu'à Ostia Antica où nous arrivons à la gare vers 9 h 45.
On passe la passerelle piétonne au dessus de la via Ostiense, puis on va toujours tout droit.
A 10 h. on est à la billetterie, une douzaine d'Anglais devant nous payant chacun leur billet et des profs accompagnant de nombreuses classes... 1 seul guichet ouvert... ça n'avance pas...
Entrée 10 euros par personne. 1 plan du site à 2 euros.
A 10 h 20, nous arrivons enfin à entrer sur le site.
Magnifique promenade en ce jour ensoleillé mais frais sur ce site où nous sommes déjà venus, mais que nous avons toujours plaisir à revoir.
Vers 13 h, nous ressortons et allons voir le château à côté à Ostia Antica (fermé pour restauration) et l'église (plafond avec poutres peintes), puis nous nous arrêtons chez un vendeur de pizzas... avec une table dans le magasin...
2 pizzas, 1 coca light, 1 eau minérale = 13.80 euros
Puis 2 cafés sur la place = 2 euros
14 h 30, on reprend le train jusqu'au terminus (Piazza Porta San Paolo), à côté de la station de métro Piramide.
15 h, nous sortons revoir la Porta San Paolo, en faisons le tour, puis la Pyramide, nous longeons la route extérieure entre le métro et la station de train Roma Ostiense. Petit coup d'oeil sur le marché-souk le long de la rue...
A Roma Ostiense, nous profitons pour acheter 2 allers-retours en train régional à Viterbo = 5 euros par trajet par personne = 20 euros.
Nous retournons à la station de métro Piramide via le souterrain depuis Roma Ostiense, compter une dizaine de minutes sans courir.
16 h 05 métro jusqu'à Conca d'Oro, puis bus 80 qui arrive tout de suite, nous sommes à l'appartement avant 17 h.
Repos un moment
Entre 18 h 15 et 19 h 15, nous allons à pied au supermarché In-Coop (via Bettini 85).
Achats nourriture = 36.40 euros.
Retour à l'appartement vers 19 h 20.
30e jour : vendredi 22 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 50
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Flaminia
Petit coup d'oeil au marché-souk à Flaminia
Tram 2 pour retourner au marché le long de la via Flaminia, nous y sommes vers 9 h 10.
On farfouille...
On reprend le tram pour aller à son terminus, place Mancini, où nous arrivons vers 11 h 40.
2 pains dans une boulangerie = 80 ct
On va voir où se trouve le bus 201 qui nous intéresse pour tout à l'heure, très facile à trouver sur cette place où tous les bus sont alignés en rang d'oignon...
On fait un petit tour pour chercher un resto.
On trouve un restaurant "Art Gallery", via Francesco Gai 8, qui fait restaurant self-service à midi en sous-sol.
1 risotto aux fruits de mer, 1 salade de pâtes, 1 poissons/légumes, 1 boulettes/légumes, 2 coupes de fraises, 1 coca light, 1 eau minérale = 21 euros.
Pour un self-service, tout était très bon et très frais, à recommander !
Vers 13 h, on prend le bus 201 qui parcourt la via Cassia pour aller voir la Tombe de Néron (qui n'est d'ailleurs pas la sienne... !). C'est le 3e essai pour y aller, la première fois pas de bus car 1er mai, la 2e fois, grève des bus, on va y arriver cette fois-ci !
On décide d'aller d'abord de toute façon au terminus du bus pour voir un peu le secteur.
Quelques collines, certaines maisons doivent avoir une belle vue au loin sur la campagne romaine. On passe notamment par La Storta (où il y a un arrêt de train près du bus).
A 14 h, on atteint le terminus et le bus repart tout de suite.
14 h 35, on descend à l'arrêt "Tomba di Nerone", assez près de l'hôpital.
La tombe est au bord de la via Cassia, on la trouve aisément. Il est vrai que le monument est assez curieux.
Ensuite, 2 cafés et 2 gâteaux dans une boulangerie = 4.60 euros
Il commence à pleuvoir et il fait moins chaud. La pluie s'arrête assez rapidement, et recommencera de pleuvoir ce soir.
Vers 15 h, on prend le bus 223 qui va à la gare de Termini où on arrive à 15 h 55.
Puis le métro jusqu'à Conca d'Oro où on arrive à 16 h 25.
Puis le bus 80 et on arrive à l'appartement à 16 h 45.
Assez de bus pour cet après-midi, heureusement, on a toujours pu s'asseoir !
31e jour : samedi 23 mai 2015
Week-end de Pentecôte, il pleuvra surtout cet après-midi, ça commence mal pour ceux qui ne viennent que pour le week-end...
Départ avec le bus 80 vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On reprend le bus 80 jusqu'à Piazza Venezia, puis le tram 8.
On descend du tram après avoir passé le pont sur le Tibre, on va voir la rue Garibaldi, on revient en arrière pour aller visiter la villa Farnesina, entrée 6 euros par personne, on y reste de 10 h à 10 h 45 environ. C'est petit, mais magnifiques fresques de Rafael (et d'autres).
On continue le long du Tibre et on passe le pont suivant, on va tout droit, enfin presque parce qu'on est freiné par la construction d'un parking souterrain... et on va visiter la Chiesa Nuova (= Santa Maria in Vallicella). Sur la place devant, fontaine de la Terrina.
Belles peintures dans les chapelles latérales, chapelle de Saint Philippe Néri avec les restes du saint, fresques de Pierre de Cortona, peinture de Rubens au dessus de l'autel. Possibilité d'audioguide si intéressé (on laisse ce qu'on veut comme don pour le prêt).
Certains jours, il est possible de visiter les appartements privés de Saint Philippe Néri.
On revient à pied en direction du Largo Argentina.
Il n'est pas encore midi, on peut entrer dans l'église Sant Andrea della Valle. Tombes de 2 papes, plafond et coupole. On trouve le tout assez triste, on ne reste pas longtemps...
12 h 15, on retourne manger à la cafeteria Il Delfino au Largo Argentina
1 pâtes carbonara, 1 spagheti tomate, 1 veau/légumes, 1poulet olives/patates,2 portions de melon, 2 cafés = 26.60 euros
Départ vers 13 h. On va à la Piazza Venezia, on longe les forums, on tourne à gauche dans la via Cavour.
Un petit arrêt pour 2 grosses glaces à la "Dolce Vita" = 8 euros. Excellentes les glaces...
On continue toujours tout droit jusqu'à la place Victor Emmanuel.
Petit tour des stands de brocantes et autres sous les arcades et visite de l'intérieur de la place (avec petits restes archéologiques du Nymphée d'Alexandre et de la Porte Magique).
On prend la rue Santa Croce de Jérusalem, il recommence à pleuvoir...
15 h 45, on arrive à l'église Santa Croce, faut faire vite car il y a un mariage dans un quart d'heure... Fresques du choeur, copie du suaire de Turin, chapelle, et on nous vire de l'église...
On retourne à la Porta Maggiore où l'on prend le tram 5 pour la gare de Roma Termini, puis le métro pour Conca d'Oro et le bus 80.
On arrive à 18 h. à l'appartement. Il ne pleut plus, mais il ne fait pas très chaud...
32e jour : dimanche 24 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10
On descend à l'intersection avec via Regina Margherita et on prend le tram 5 jusqu'à la via Liegi où on arrive à 8 h 40.
Place de Hongrie, un café ouvert... 4 cafés et 2 croissants = 5.60 euros
On passe rue G. d'Arezzo pour rejoindre la place Verdi et le marché de brocante du 4e dimanche du mois.
Rien à l'horizon... On ne comprend pas et on s'en va. Ce soir, je verrai sur internet que le marché n'a pas lieu en mai et reprendra en juin... !
Bon, on décide de prendre le tram 3 via Liegi et de retourner au marché de la Porta Portese. On change à Piramide pour le bus 3B et on arrive à 10 h 10 à la porta Portese...
Tour dans le marché, on farfouille...
Vers 12 h 30, on trouve le restaurant Roadhouse, piazza I. Nievo, cela fera l'affaire... 1 picanha/haricots, 1 salade avec filets viande, 1 frites, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, service = 37.90 euros. A 13 h 45, on part, le restaurant est plein... beaucoup semblent intéressés par une action du dimanche, une seule sorte de viande à volonté (ribs) pour 10 euros... A mon avis, rien d'extraordinaire dans ce restaurant de chaîne, on mange mieux dans un Courtepaille par ex...
Un Japonais très égaré à la recherche de tickets de bus, on l'emmène au bureau de tabac en face, on lui montre le logo ATAC sur la porte, etc, on lui explique quel bus prendre...
2 cafés à côté dudit bureau de tabac = 1.60 euros.
Vers 14 h 10, on prend le tram 8 pour aller Piazza Venezia. Là, on prend le bus 80 et on descend à Sant Agnese/Annibaliano.
Quand on se trouve sur la place Sant Agnese/Annibaliano, on voit, sur la gauche, un mur circulaire qui est le reste d'une ancienne basilique (basilique Costantiniana) et on voit, sur la droite, le mausolée de Santa Costanza, on ne voit pas l'église Saint Agnès cachée par les arbres.
On monte la rue Sant Agnese et à 15 h on est au Mausolée de Santa Costanza qui ouvre à 15 h justement, grosse averse...
Fantastiques mosaïques du IVe siècle, éclairage possible avec 40 ct. minimum
Puis, on va visiter l'église Saint Agnès à côté, avant un baptème à 16 h... Surtout pour la mosaïque du choeur (VIIe siècle).
Dans la cour, billets pour visite accompagnée des catacombes, 8 euros par personne. Visite de 15 h 30 à 16 h environ pour nous deux seulement (en italien ou en anglais). Très intéressant, nous ne retournerons pas aux catacombes de Callixte plus grandes.
Nous montons sur la via Nomentana, jolie fontaine face à l'église, il y a également une entrée sur cette rue pour visiter l'église et le mausolée.
Nous redescendons la rue Saint Agnès.
Achat de 2 pains et 1 coca au magasin Conad = 3 euros.
On reprend le bus 80 à l'arrêt Istria et on arrive à 17 h 30 à l'appartement, grand soleil et il fait chaud...
33e jour : lundi 25 mai 2015
Lundi de Pentecôte, pas férié en Italie.
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10.
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'à l'arrêt Policlinico, puis le tram 19 pour aller à l'arrêt Lepanto.
On va d'abord jusqu'au terminus, Place Risorgimento, à côté de la via Ottaviano. Il y a déjà énormément de monde qui se rend au Vatican...
Le tram reste env. 10 min. au terminus et on s'arrête à Lepanto.
Nous allons vers la place Mazzini, on jette un coup d'oeil en passant à un petit marché dans une rue sur la droite (via Tito Speri), à la fontaine de la place Mazzini, puis nous allons voir un magasin rue Monte Zebio.
Nous poursuivons cette rue jusqu'au Tibre et le longeons jusqu'au pont Cavour.
Il est 11 h 30, nous allons en direction de la Place Cavour pour chercher un restaurant dans les petites rues.
Vers 12 h, café 700, rue Dionigi, 2 tomates farcies au riz, 1 poulet panné/épinards, 1 poulet/aubergines, 1 macédoine de fruits, 2 cafés = 36.50 euros.
Départ vers 13 h, on rejoint le Tibre, façade du Palais de Justice, on passe devant le château Saint-Ange (fermé le lundi, de toute façon, on ne souhaite pas y retourner).
Pont Victor Emmanuel et rue des Coronari pour revoir les antiquaires...
Petite visite à l'église San Salavatore in Lauro, notamment reliques de Padre Pio, sinon, rien d'exceptionnel.
Dans la rue Coronari, vers 14 h 30, 2 grosses glaces à la Gelateria des Teatro = 12 euros.
On poursuit jusqu'à Piazza Navona en entrant également dans l'église Santa Maria dell'Anima au curieux clocher (église allemande de Rome). Intérieur très baroque.
Vers 15 h 30, on est devant l'église Sant'Agnese in Agone, sur la place Navona, fermée le lundi selon internet et ouverte tous les jours selon le panneau sur le monument... Apparemment, c'est internet qui avait raison, ne s'ouvre pas, on capitule vers 15 h 40...
On poursuit, on passe devant le Panthéon et on va visiter l'église Saint-Ignace, ouverte.
Baroque très chargé, beaucoup d'animation car répétition pour une messe tout à l'heure (chorale, danse, etc.)... La place devant l'église est belle également.
Vers 16 h 30, on a rejoint le Largo Chigi et on prend le bus 80 pour rentrer.
17 h 15, nous sommes à l'appartement.
Vers 19 h, match de football entre 2 équipes romaines, de nombreux cris de tifosi dans le quartier...
34e jour : mardi 26 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 55
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On reprend le bus 80 jusqu'à Piazzale Venezia, arrivée 9 h 30
Dans le monument à Victor Emmanuel, on profite pour aller voir une exposition temporaire sur les bois taillés en Macédoine. Une vingtaine de pièces assez exceptionnelle.
On prend le tram 8 jusqu'à Piazza Cairoli, on coupe par l'arrière jusqu'à Piazza Navona.
Eglise Sant'Agnese in Agone. Très baroque... On a vu la tête de la sainte après avoir vu le reste de ses reliques dans l'autre église hier, à Sant'Agnese/Annibaliano...
On traverse la place et on entre brièvement dans l'Eglise Notre Dame du Sacré Coeur, rien d'extraordinaire...
On retourne Piazza Venezia, on descend à l'arrière du Capitole, Place de la Consolation, un petit coup d'oeil dans l'église, rien de notoire, puis on longe le forum pour le voir d'en haut. Visite de l'église orthodoxe San Teodoro, surtout mosaïque du VIe siècle (pas éclairée malheureusement). On revient Place de la Consolation.
Ensuite, rue Monte Tarpea pour voir la Roche Tarpéenne, on fait tout le tour comme les voitures et on arrive à coté du monument à Victor Emmanuel.
On rejoint notre self-service habituel au Largo Argentina, Il Delfino, il est 13 h.
1 pâte aux artichauts, 1 spaghetti tomate, 1 veau/épinards, 1 calamars/frites, 1 coupe de fraises, 2 cafés = 26.40 euros.
Vers 14 h, on prend le bus 87 pour aller à Saint-Jean-de-Latran, puis le bus 218 pour aller voir le Mausolée des Fosses Ardéatines. On aurait dû en descendre devant les catacombes de Callixte et faire encore 100 mètres à pied sur la droite pour les trouver...
On n'a pas compris et on est resté trop longtemps dans le bus... on a atterri très loin au terminus, devant une école vers 15 h. 10... mal partis...
Le chauffeur dit qu'un autre conducteur va venir prendre le bus, départ à 15 h 30. On attend, finalement, c'est un autre bus qui vient, départ 15 h 45...
16 h 10, on descend au bon arrêt, mais on nous envoie dans la fausse direction... On fait env. 500 mètres, on atterrit dans un hôtel, lequel nous renvoie au point de départ...
Bon, finalement à 16 h 25, on y arrive, entrée gratuite, WC disponibles sur place si nécessaire. On visite la grotte, on voit les tombes et le petit musée adjacent. Triste épisode de guerre, un de plus...
Vers 16 h 55, on est de retour à l'arrêt de bus, un 218 arrive tout de suite, une chance.
Saint-Jean-de-Latran, métro jusqu'à Barberini, là un bus 80 arrive aussi tout de suite.
Retour à l'appartement à 18 h 15, un peu crevés, il fait chaud en plus dans le bus...
Vers 19 h, petite pluie bienvenue qui va rafraîchir l'atmosphère...
35e jour : mercredi 27 mai 2015
Pas fermé l'oeil de la nuit, douleurs, etc, je me recouche...
Mon mari ira à pied faire quelques achats au supermarché Porta di Roma et revoir les magasins, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros courses = 6.70 euros
A 11 h 30, nous partons en bus et métro jusqu'à la Piazza Bologna, histoire de bouger un peu et de voir cette place, rien de spécial d'ailleurs.
12 h, nous y sommes et allons manger dans la rue du XXI Avril, magasin traiteur avec tables et chaises, Mercuri. 2 veaux avec champignons, 1 portion de patates, 1 portion de fraises, 1 portion de melon = 23 euros. Très bon et très frais.
Nous revenons Piazza Bologna, puis via Ravenna, quelques stands de marché, via Arezzo, via Padova ou nous prenons 2 cafés sur une terrasse vers 13 h 30, délicieux petit vent... = 2.40 euros. Le quartier est agréable.
Ensuite, Piazza Lecce, Piazza Salerno, on continue en direction de Castro Pretorio, le temps se couvre.
14 h 20, angle rue Lancisi, il commence à pleuvoir, on se planque dans un café, il tonne, il pleut, il grêle... Finalement, cela a duré 2 heures... !
On abandonne toute velléité de continuer en direction de Castro Pretorio et de Termini pour rejoindre au plus vite la station de métro Policlinico en profitant d'une légère accalmie vers 16 h 15.
Métro jusqu'à Conca d'Oro et bus 80.
A 17 h, au sec à l'appartement ! Il y a des jours comme celui-ci où rien ne va...
36e jour : jeudi 28 mai 2015
Départ avec le bus vers 7 h10
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à la station Piramide, on va à pied jusqu'à la gare de Roma Ostiense où l'on arrive vers 8 h 30.
Devant la gare de Roma Ostiense, parking en surface à 5 euros par jour.
Train pour Viterbo à 8 h 52, affiché voie 15 (au lieu de 14). On avait déjà acheté les billets de train régional l'autre jour (10 euros aller retour par personne)
On monte à l'intérieur dès son arrivée (vers 8 h 40), il part et arrive exactement à l'heure.
Viterbo (gare Porta Romana), 10 h 45.
On sort de la gare, on tourne à droite, on passe la Porta Romana, petite visite à l'église San Sisto, via Garibaldi, Fontana Grande, via Cavour, Piazza del Plebiscito, Palais des Prieurs (+ vue depuis sa terrasse arrière), via San Laurenzo, on arrive sur la place avec le duomo (San Lorenzo) et le palais des Papes qu'on voulait visiter, pas pu la dernière fois...
11 h 50, dernière visite guidée du matin, 9 euros par personne (pas possible de visiter sans visite guidée). On nous explique la Loge, la salle du conclave, puis, dans le duomo, visite de la sacristie (plafond notamment) et de l'arrière du choeur actuel (choeur ancien), puis on peut aller seuls visiter le petit musée adjacent. On sort vers 13 h 15. Très intéressante visite guidée.
Nous partons en direction du quartier ancien et visitons Santa Maria Nuova, sans le cloître (fermé à cette heure-là).
Nous trouvons un restaurant avec salle à arcades voûtées, l'Osteria del Vicolo. A midi, menu à prix fixe à 15 euros avec boissons et café. Excellente cuisine, accueil agréable, à recommander.
2 assiettes d'antipasti, avec charcuterie, 1 tagliatelle aux champignons, 1 ravioli al pesto, 1 hambourger, 1 côte de porc, 1 salade, 1 patates, 1 coca light, 1 litre d'eau, 1/4 de vin, 2 cafés = 30 euros.
Nous ne mangerons rien ce soir après ceci... !
Départ vers 14 h 30, nous revenons place du Plebiscite, via Roma, place aux herbes, corso Italia, place Verdi, la basilique Santa Rosa est fermée, nous allons place de la Rocca, on voit la Porta Fiorentina (l'autre gare de Viterbo se trouve à l'arrière de cette porte), puis Basilique San Francisco, nous arrivons juste à visiter rapidement entre 2 enterrements... surtout les tombes des papes (avec cosmatesques), retour à la place Verdi, via Marconi, place des Martyrs de Hongrie, on remonte sur la place du Plébiscite, on retourne à la gare via la rue Cavour, rue Garibaldi.
A Viterbo, chaque 3 septembre au soir, cortège pour Santa Rosa, voir http://vacanzeintuscia.blogspot.it/2014/09/trasporto-macchina-di-santa-rosa-3.html
On arrive à la gare à 16 h 35, le train pour Rome est à 16 h 55.
Il partira à l'heure, mais arrivera à Roma Ostiense avec 24 minutes de retard vers 19 h 05...
Métro pour Conca d'Oro depuis la station Piramide, on attend un moment le bus 80 et on arrivera à l'appartement à 20 h 15.
37e jour : vendredi 29 mai 2015
Départ avec le bus vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Flaminia.
Tram 2 et visite du marché du vendredi matin.
Tram 2 jusqu'à Mancini et repas à 12 h. dans le même self-service que la semaine passée (Art Gallery), toujours très bon et frais...
2 salades pâtes/tomates/thon/olives, 2 veaux avec brocolis, 2 coupes d'ananas, 1 eau minérale, 1 coca light = 20 euros
Départ vers 12 h 45 avec le tram 2, puis on prend le tram 19 et on s'arrête près du Vatican, place du Risorgimento.
On contourne large la place pleine de monde... Puis, via della Fornaci, en route 2 cafés = 2.80 euros.
On poursuit jusqu'au parc Villa Pamphili, pavillon à l'entrée et maison (théâtre actuellement), nous restons 30 min. à l'ombre sur un banc à l'air frais... puis on passe les murs de la ville, porta San Pancrazio (musée), on poursuit via Garibaldi, on repasse devant la fontaine et la vue sur Rome, puis devant le mausolée de l'ossuaire garibaldien.
On arrive à l'église San Pietro in Montorio à 16 h. Juste le temps de jeter un coup d'oeil à l'intérieur, début d'un mariage... et, dans la cour à côté, le petit temple (tempietto) de Bramante, charmant...
On poursuit la descente, on traverse le pont Sisto, de nombreux magasins de bijoux dans la rue qui le suit. 2 grosses glaces = 8 euros.
puis Largo Argentina et Piazza Venezia.
Bus 80 à 17 h 15, on arrive à l'appartement à 18 h 10.
38e jour : samedi 30 mai 2015
Mardi prochain, jour férié, donc certains font un pont depuis aujourd'hui jusqu'à mardi...
Rangement, ménage, valises...
Départ avec le bus 80 vers 8 h 30
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Saint-Jean de Latran
9 h 50, marché via Sannio, on farfouille...
Vers 11 h 30, départ à pied vers la basilique et on prend la via San Giovanni Laterano pour retourner au restaurant qui nous avait plu.
12 h, restaurant pizzeria Luzzi, rue Saint-Jean de Latran 88, terrasse agréable. 1 tagliatelle al ragu, 1 tagliatelle aux bolets, 1 salade verte, 1 salade tomates, 2 macédoines de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale = 28.50 euros, toujours aussi bon... Vers 12 h 45, restaurant plein. Départ vers 13 h.
On passe à l'arrière du forum d'Auguste, on voit le Marché de Trajan, musée, on n'entre pas, juste un oeil sur le hall.
Puis, on va visiter Santa Maria di Loreto (extérieur en travaux) à 15 h. Une mosaïque du XVe siècle qui ne nous emballe pas vraiment, plusieurs statues et fresques.
Ensuite, visite de la basilique Santi Apostoli, essentiellement crypte peinte assez spéciale, tombeaux de 2 papes, chapelle du cardinal Bessarion
On se rapproche de la fontaine de Trevi.
Juste avant, rue San Vincenzo, 2 grosses glaces = 10 euros
Tout près est fléché ceci, on va voir, mais on n'a pas envie d'y aller... http://www.romasotterranea.it/insula-del-vicus-caprarius.html
On passe devant la fontaine de Trevi, 3 Japonais au m2... fuite...
On continue est on rejoint Barberini où l'on prend le bus 80 vers 16 h 30.
17 h 05, on est à l'appartement.
39e jour : dimanche 31 mai 2015
Fin du rangement, on laisse les clefs dans l'appartement.
Départ avec la voiture vers 8 h 05, on rejoint le GRA, vers 8 h25, on en ressort pour suivre la SS1 Aurelia
9 h, 4 cafés et 2 croissants dans le bar d'une station service vers Ladispoli = 5.60 euros
9 h 45, Civitavecchia, 3 ou 4 bateaux de croisières et/ou ferries dans le port...
Il y a des travaux sur plusieurs kilomètres à la sortie de Civitavecchia, apparemment travaux pour continuer la 2x2 voies qui va à Grossetto.
11 h, après Orbetello, essence super sans plomb 95 à 1,579 euros le litre = 25 euros
12 h 30, on va à Cecina.
12 h 45, repas sur la terrasse du restaurant Drugstore, piazza Gramsci, petit vent, délicieux.
2 spaghetti avec morceaux de tomates, 1 escalope au citron, 1 escalope milanaise, 1 frite, 1 salade mêlée, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés, 2 services = 44 euros. Correct, sans plus.
Départ vers 14 h, on va encore voir les stands du marché à la brocante...
On quitte Cecina vers 15 h 15.
A 16 h 30, on est à Viareggio. On tourne un peu autour de l'hôtel pour se garer. Parcomètre (même le dimanche) de 17 h à 20 h = 4.30 euros.
17 h, hôtel Quatro Assi, rue Léonard de Vinci, chambre 4, 1er étage sans ascenseur, petite mais confortable et donne sur l'arrière (calme), réservée sur Booking = 50 euros avec petit déjeuner. Apparemment, pas de climatisation. Je suppose que c'est 1 étoile car pas d'ascenseur, mais cela vaut 2 étoiles.
L'hôtel vend des cartes de parking à 3 euros par jour pour stationner dans le secteur (zone C).
Rangement, repos un moment, puis on ressort faire la Passagiata le long de la mer, magasins, maisons et bains de mer Belle Epoque... Il y a du monde, mais supportable.
En route, 2 grosses glaces = 8 euros
Vers 19 h, 2 formules aperitivo sur une terrasse = 12 euros.
Les 4e et 5e dimanches du mois, ainsi que les samedis les précédant, brocante sur la place face au Grand Café.
On rentre à l'hôtel vers 21 h.
40e jour : lundi 1er juin 2015
Petit déjeuner très copieux à l'hôtel à 8 h.
Départ avec la voiture vers 8 h 40, on longe la route côtière jusqu'à Sarzana pour y prendre l'autoroute vers 9 h 50.
En route, essence sans plomb 95 à 1.579 euro le litre = 27 euros
11 h on arrive à Gênes, 1.5 km avant la sortie pour l'aéroport de Pegli, sur le grand pont, bouchon...
11 h 50, on se traîne, fin du bouchon avant la sortie de Pegli. En fait, il semble qu'un camion de récupération de verre usagé ait semé sa cargaison sur 100 mètres de long sur la voie de droite de l'autoroute, on passe sur une file à gauche en remontant cette déchetterie improvisée... le camion a dû être évacué, on ne le voit plus en tout cas...
12 h, on sort à Voltri, péage 12.50 euros.
On prend la SS456 en direction d'Ovada pour aller à Acqui Terme où j'ai réservé un hôtel pour ce soir.
Pas mal de choses fermées, on est lundi, en plus certains doivent faire le pont avec le 2 juin.
Vers 12 h 40, arrêt à l'entrée de Campo Ligure, hôtel-restaurant Turchino. D'habitude, menu à 12 euros, mais ce lundi est spécial, donc à la carte.
2 polenta avec sauce tomates et bolets, 2 brochettes agneau avec salade, 1 tarte à la crème, 1 mousse aux fraises, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 couverts, 2 cafés = 49.50 euros. Très bon et très frais.
Départ vers 14 h. En passant, joli pont ancien et château à Campo Ligure.
Traversée d'Ovada et on va à Acqui Terme.
L'hôtel est à l'entrée de la ville, sur la SS 456, avant le pont et les restes d'aqueduc.
En face de l'hôtel ou presque, aire ombragée payante pour camping cars.
15 h 30, parking devant l'hôtel, le long des anciens thermes. Hôtel Restaurant Belvédère, chambre 26, 2e étage sans ascenseur. Très bien et très propre. 50 euros avec petit déjeuner. La route 456, latérale à l'immeuble, risque d'être un peu bruyante si les fenêtres sont ouvertes. Apparemment, pas de climatisation.
Vers 16 h 15, on repart à pied, aqueduc, pont, magasins, cathédrale, château (musée fermé le lundi), fontaine avec eau à 74 degrés, église romane (fermée), on fait le tour de la ville... C'est très joli, faudra qu'on revienne...
En route, 2 grosses glaces = 6 euros
Avant de retourner à l'hôtel, dans une boulangerie, 2 parts de pizza, 1 eau minérale, 1 coca light = 5 euros. Puis 2 cafés sur une terrasse = 2 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
41e jour : mardi 2 juin 2015
Fête nationale italienne, jour férié...
Petit déjeuner correct à l'hôtel à 7 h 30 (possible dès 7 h)
Vers 8 h, départ pour Alba, magnifique route dans le vignoble jusqu'à Nizza Monferrato.
Vers 9 h 30, on est garé place Grassi à Alba (gratuit car jour férié, sinon parcomètre)
Promenade en ville, jolies maisons, visite du Duomo, de quelques autres églises, dont Saint-Dominique splendides fresques. Les magasins sont ouverts, il y a des touristes, essentiellement Italiens.
12 h, repas Cafetteria Maestra, rue Victor Emmanuel, sur terrasse. 2 ravioli au beurre de sauge, 2 veaux avec patates, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 37.50 euros. Simple, mais correct.
Départ d'Alba vers 14 h. A 15 h, on est à Moncalieri, on cherche l'hôtel que j'avais réservé.
15 h 30, on est installé, hôtel Cavour, 3 étoiles, chambre 201, au premier étage, 55 euros sans petit déjeuner. Il y a un parking intérieur, mais nous avons laissé la voiture devant dans la rue. Un 3 étoiles sans ascenseur, avec de l'eau chaude uniquement dans la douche pas dans le lavabo, des fenêtres en hauteur grillagées comme une prison... bizarre. Un bâtiment qui ne devait peut-être pas être un hôtel auparavant et qui a été transformé ?
Repos un moment.
Ensuite, on veut aller à Turin.
Bus devant l'hôtel (no 45 notamment), mais tabac fermé en face pour acheter les tickets car jour férié et on ne les vend pas dans le bus...
Bon, on va à la gare, à 10 min. à pied. Le seul appareil accessible vendant les billets est en panne... On monte dans le train de 16 h 36, le contrôleur n'a pas de monnaie, on ne paie donc pas (sinon 8.70 euros avec une majoration de 2 euros pour billets pris dans le train selon lui).
16 h 49, Turin Porta Susa, on part à pied revoir un peu la Porte Palatine, le Château, etc. et surtout viser où est l'entrée pour aller voir le Saint Suaire car j'ai réservé pour demain matin à 8 h 30 (gratuit). Pas facile de trouver l'entrée... Via San Maurizio.
En route, 2 grosses glaces = 7 euros.
On revient par le chemin qu'on fera demain, place du Château, via P. Mica, tout droit jusqu'à Porta Susa.
En route, 2 aperitivo à 5 euros par personne à 19 h. Encore 28 degrés, pénible...
Retour à la gare vers 19 h 45, le prochain train pour Moncalieri est à 20 h 31...
Achat billets pour retour ce soir et pour allers retours demain à 1.90 euro par personne par trajet. 11.40 euros.
Le train est à l'heure, on arrive à 20 h 43 à Moncalieri, retour à l'hôtel à 21 h.
42e jour : mercredi 3 juin 2015
Vers 6 h 45, départ à pied pour la gare, après avoir posé nos valises dans la voiture.
On attrape juste le train de 7 h 06, à 7 h 19 on est à Turin Porta Susa.
En face de la gare, 4 cafés et 3 croissants = 7 euros
7 h 40, on part à pied d'un pas soutenu pour aller voir la suaire de Turin (Sindone). On arrive à l'entrée vers 8 h 10. J'avais réservé pour 8 h 30. On n'est pas au bout de nos peines, scanner des sacs, etc. et encore au moins 500 mètres à parcourir sur un chemin couvert par des tentes, certains râlent... A 8 h 28, on arrive enfin dans une salle où on nous rassemble pour un bref diaporama d'explication (en plusieurs langues), puis on peut pénétrer dans le duomo et rester env. 10 min. devant le suaire où il est récité une prière en italien. Ensuite, on est prié de sortir pour laisser la place aux suivants... On ne peut pas visiter le reste du duomo, sauf à ressortir et faire la queue. En effet, ceux qui n'ont pas réservé peuvent entrer dans le duomo et voir le suaire de plus loin, disons 20 à 30 mètres... la queue est longue...
8 h 50, on revient vers la gare de Porta Susa, en jetant encore un oeil au passage sur un marché.
On attrape juste un train vers 9 h 45 pour retourner à Moncalieri où on arrive à 10 h.
1 bouteille d'eau au passage devant une épicerie = 60 ct.
On récupère la voiture garée devant l'hôtel, départ vers 10 h 25.
On prend la tangenziale en direction de l'aéroport, puis la route pour Ivrea.
Ivrea, 11 h 50, arrêt à la sortie face à l'endroit où se tient un grand marché le vendredi matin.
Trattoria dei Tigli, vialie Monte Stella. menu du jour à 12 euros. 2 fusilli au thon, 2 côtelettes de porc, 1 salade de patates, 1 salade verte, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, 2 couverts = 26 euros. Simple, mais correct.
Départ vers 13 h avec la voiture, on va à Aoste.
On aurait voulu passer le col du Grand Saint-Bernard, mais encore fermé...
Tunnel du Grand Saint-Bernard = 27.90 euros aller simple
Sembrancher, essence à station Coop, essence sans plomb 95 à 1.58 frs le litre = 44 frs.
Martigny, arrêt vers 16 h 10 pour aller voir un magasin, départ à 16 h 30, on prend l'autoroute.
De notre côté, pas de problème sur l'autoroute, en face, pas mal de bouchons, accident, etc.
Arrivée à Genève vers 18 h 10.
Km au compteur de la voiture 51.943.
Départ 7 h 10 de Genève, 49'254 km au compteur...
Nombreux travaux sur l'autoroute, faudra pas être pressé...
Lausanne 7 h 50
Sion 8 h 50
Viège 9 h 30, arrêt station Coop essence, etc. 15 min. essence super sans plomb à 1.52 frs le litre = 40 frs 2 croissants = 1.90 frs
On passe par Glis, pour voir un magasin de brocante, on traîne un peu...
10 h 30, on sort de Brigue et on monte au Simplon, travaux, feux rouges, etc.
11 h 00, on est au col
11 h 30, Gondo, douane, enfin débarrassés de 3 camions qui n'avançaient pas.
On continue sur la SS33 et on va manger à Omegna, arrivée 12 h 20 2 menus à 10 euros + 1 coca = 22 euros. Très simple, penne à la viande, spaghetti à l'ail, 2 côtes de porc, 1 pomme vapeur, 1 salade, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés...
Départ vers 13 h 30, on passe par Baveno, Stresa, Arona, toujours un plaisir de revoir le lac quand il fait beau...
Sesto Calende, Vergiate et Somma Lombardo vers 15 h où nous avons réservé à l'hôtel Tre Leoni, chambre 103, avec petit déjeuner, 50 euros, 2 grands lits séparés, parking gratuit devant l'hôtel ou dans la rue devant l'hôtel. WIFI gratuit. Restaurant dans l'hôtel.
Vers 15 h 30, on part à pied voir le château (extérieur seulement, l'intérieur ne se visite que le samedi et dimanche), puis la vieille ville à l'arrière de l'église San Vito. L'église San Vito elle-même (surtout l'arrière et l'extérieur, l'intérieur n'a rien d'exceptionnel).
2 glaces en route = 6 euros
Puis, on part à pied sur la SS33 en direction de Gallarate et de Milan voir le centre commercial Il Gigante et alentours, rien d'extraordinaire.
On revient à l'hôtel vers 18 h, petit pique nique avec ce que nous avions emporté de Genève, repos un moment.
2 cafés dans un bar près de l'hôtel, 2 euros.
Retour vers 20 h.
On entend au loin quelques avions de Malpensa, mais bruit très lointain; en revanche, pas mal de gesticulations dans l'hôtel. Petits déjeuners de 4 h à 10 h pour ceux qui vont prendre l'avion à Malpensa, on espère qu'il n'y aura pas trop de mouvements et bruits dans les couloirs demain à 4 h du matin... bon, on a le sommeil lourd...
2e jour : vendredi 24 avril 2015
Aucun bruit ce matin, ouf !
Petit déjeuner buffet correct et départ de l'hôtel vers 7 h 15
On s'égare un peu autour de Malpensa, Gallarate, Busto Arsizio, Magenta et on arrive à la Chartreuse de Pavie vers 9 h 20, on s'approche pour vérifier les horaires pour cet après-midi, OK pour 14 h 30 comme prévu.
Valise à l'Hôtel Certosa, chambre 203, 60 euros avec petit déjeuner, très grand lit double, balcon, grande douche, parfait. Parking dans la cour fermée ou à côté dans la rue. WIFI gratuit. Restaurant et pizzeria dans l'hôtel.
On retourne en voiture à Pavie et on se gare gratuitement via Tageo vers 10 h 25.
On repasse le canal à pied, on voit les 3 tours médiévales, la place du Broletto avec la vierge, le Duomo, l'église Santa Maria del Carmine, le marché rue XX Septembre et place Pétrarque. Il est midi, juste temps, ils ferment l'église del Carmine.
On coupe à travers le parc pour voir l'extérieur du château et on rejoint le bord du canal (rue Bigny).
Vers 12 h 40, on trouve l'Osteria della Darsena (sur la Piazzetta Morosi), très joli, ancien, terrasse, avec menu du jour à 10 euros.
2 pennes avec jambon/petits pois, 2 brochettes avec salade rampon, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 20 euros. Très bien pour un menu de midi. L'endroit est plein d'habitués visiblement...
On retourne à la voiture et directement à la Chartreuse où on arrive à 14 h 35. Parcomètre 3 euros de l'heure, on met 6 euros pour être tranquille...
Visite de la Chartreuse, vue sur le petit cloître et de la partie musée ouverte cet après-midi justement, Belles copies anciennes en plâtre de parties de la façade, ce qui permet de les voir en gros plan, vue depuis la partie musée sur le grand cloîtres (cellules avec cheminées, très beau). Dans ce bâtiment, vente de tisanes, etc.
WC dans la cour centrale si nécessaire.
On reste finalement environ 1 h 30, retour à l'hôtel, repos un moment, on repart avec la voiture vers 17 h. pour retourner à Pavie.
Nous passons vers le pont couvert, prenons le pont suivant et allons nous garer gratuitement sur l'autre rive, tout près du pont couvert.
Nous le passons à pied, puis allons voir la basilique San Michele, façade romane, intérieur magnifique; puis l'église San Teodoro, romane, en brique, mais fermée.
On rejoint les rives du Ticino et on s'arrête en face du pont couvert, café Il Ponte, ça tombe bien "aperitivo", comme on n'a pas très faim..., 2 aperitivo, 2 cocas light, 2 cafés = 10 euros.
Nous retraversons le pont couvert à pied, reprenons la voiture et rentrons à l'hôtel vers 19 h 40.
3e jour : samedi 25 avril 2015
Jour férié en Italie.
Petit déjeuner vers 7 h 15, très copieux..., trop même, on en renvoie la moitié...
Départ vers 8 h.
Nous contournons Pavie, direction Voghera, puis route pour Piacenza.
Essence sans plomb 95 à 1.529 euro le litre à Piacenza = 20 euros
10 h 30, arrêt 15 min. à la sortie de Piacenza pour 2 cafés = 2 euros
Nous continuons sur la SS9 pour Parme, Reggio Emilia et nous arrêtons à midi à Rubiera avant Modena.
On connaît déjà, un petit tour, pas facile pour un resto car jour férié...
12 h 30, on a trouvé Restaurant-Pizzeria Oceania. 2 pizzas aux bolets, 2 salades mêlées, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, 2 couverts = 30.30 euros. Pizzas pas au feu de bois, mais excellentes.
Départ avec la voiture vers 13 h 40, on passe Modena, on trouve sans se tromper la route de contournement de Bologne et la SS64 qui mène à Poretta Terme...
15 h 30, on arrive à Poretta. Quelques problèmes de fléchage pour trouver la route qui mène à Castel di Casio où j'ai réservé un studio pour ce soir...
Donc, il faut aller derrière la gare de Poretta Terme, prendre la route SP40, au bout d'environ 5 km, il faut tourner à droite (et surtout pas à gauche pour suivre Castel di Casio à 4 km), 2 km après, on arrive à la pizzeria-hôtel La Prossima. C'est une route de montagne avec virages à éviter pour ceux qui ont peur...
Il y avait un fléchage pour tourner à droite, mais nous avons voulu suivre Castel di Casio quand même... l'horreur, il y a plusieurs hameaux, un éboulement de chaussée, mais on peut passer quand même, etc. On a fini par trouver La Prossima par bison futé, mais ce fut pénible.
16 h 15, on y est enfin ! Studio Annabella, très bien, on n'entend pratiquement aucun bruit en provenance de la pizzeria au dessous. 48 euros sans petit déjeuner, que je règle tout de suite pour pouvoir partir tôt demain matin en laissant la clef dans le studio...
De nombreuses randonnées fléchées dans le secteur pour les amateurs...
A 17 h, nous redescendons à Poretta Terme nous garer à l'arrière de la gare, en ligne directe 7 km, une dizaine de minutes...
Nous montons voir les anciens thermes abandonnés, la ville, puis allons vers les nouveaux thermes qui semblent assez déserts (fermés ?).
Nous revenons en ville où se tient place Massarenti un rassemblement de voitures ayant subi un tunning, gros bruits (moteurs, musiques...). Pas fâchés finalement de ne pas avoir d'hôtel sur cette place par ex.
Sur la place, une tavola calda, La Romagnola, cela va faire l'affaire... 2 couverts, 2 jambons du pays, 4 tomates provençales, quelques aubergines, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 24.70 euros.
C'est très bien pour une fin d'après-midi, mais je n'y séjournerais pas une semaine...
Nous reprenons la voiture et arrivons à l'hôtel vers 19 h 45. Le parking et la pizzeria commencent à se remplir...
4e jour : dimanche 26 avril 2015
Pas de bruit venant de la pizzeria au dessous de la chambre, ouf !
Départ 6 h 45 pour Poretta Terme.
Arrêt devant la gare. 2 cafés et 2 croissants = 4.20 euros Départ vers 7 h 15
Route jusqu'à Pistoia et Prato.
Près de Prato, essence super sans plomb 95 à 1.512 euros, le seul de la région... = 35 euros.
Comme c'est dimanche, peu de trafic, on entre dans Florence, on retrouve le parc de la Cascine et la route pour Scandici, je voulais passer par le nouveau tunnel menant à la via Senese et à Galluzzo. Un peu déçue, le tunnel est très court, je pensais qu'il allait plus loin en direction de Scandici, mais bon... on l'a vu terminé...
On poursuit jusqu'à Sienne, on prend la route de contournement Sienne Ouest, puis Sienne Sud.
10 h 35, arrêt 10 min. pour 2 cafés à Isola d'Arbia = 2 euros
11 h 30, on m'appelle sur mon portable pour me dire que l'hôtel Iris réservé à Chianciano pour ce soir était fermé et que nous devions aller dans un autre hôtel qui s'appelle hôtel Massarelli...
On poursuit jusqu'à Pienza où on arrive à 11 h 50, énormément de monde, c'est dimanche... Parking payant, 4 euros, on est tranquille jusqu'à 14 h 35.
Petit tour en ville, église, cour de 2 palais, assez pénible vu le monde... Toujours aussi jolie cette ville...
On s'arrête au restaurant La Mensa del Conte, où il ne reste de la place que sur la terrasse extérieure...
2 pici à l'aglione, 2 salades mêlées, 1 verre de Montepulciano, 1 coca light, 2 couverts = 32 euros.
On retraverse la ville et on retourne à la voiture, départ vers 14 h.
On va à Montepulciano, arrêt à l'église San Biaggio quelques minutes, puis on va se garer près de la ville.
2 cafés au Café Stella près du parking = 2 euros
Vers 14 h 40, on monte à pied en ville, ça monte pas mal, mais moins de monde qu'à Pienza, balade et départ vers 16 h 30. Très beau également mais on préfère Pienza quand il y a moins de monde...
16 h 45, on est à Chianciano Terme, on se renseigne où se trouve l'hôtel Massarelli, OK près des thermes, donc pas du tout comme l'hôtel Iris...
17 h, on a trouvé, parking gratuit à l'hôtel, chambre 225 avec balcon, simple, très correct, il y a un 3e lit dans la chambre qui est très grande. Ici, la version est différente, l'hôtel Iris n'est pas fermé, mais plein, ça sent le surbooking... 3 bus dans le secteur d'ailleurs... WIFI ne fonctionne que dans l'entrée, pas dans les chambres.
17 h 30, on repart à pied voir Chianciano et la vieille ville, environ 3 km entre l'hôtel et la vieille ville... On passe par le parc thermal, la via Roma, la place d'Italie et à 18 h 45 on est à l'extrémité de la vieille ville. La ville est déjà mieux que Poretta Terme, pas grand monde en revanche...
19 h, on trouve à l'entrée de la vieille ville le café Central avec aperitivo. 2 aperitivo avec 2 cocas light = 6 euros, puis 2 cafés = 3 euros.
19 h 30, on attaque courageusement le retour en passant par le viaduc cette fois-ci, un poil plus court... On arrive vers 20 h 30 à l'hôtel...
5e jour : lundi 27 avril 2015
Il pleut... mais cela va cesser dès le départ...
Je trouve la personne qui m'a téléphoné hier; 3e version, l'hôtel Iris est fermé et a été mis en vente depuis que j'ai réservé la chambre en décembre... Bon, on s'en fiche à vrai dire...
Je règle 40 euros, le prix qui était prévu pour l'hôtel Iris + 2 taxes de séjour = 1.80 euro pour les 2 personnes.
Petit déjeuner buffet, assez lent car 1 car entier de touristes allemands sur place...
Départ vers 8 h pour Chiusi après manoeuvre du car allemand devant la sortie du parking... pour que je puisse sortir...
Chiusi, arrêt au bas de la ville hors ZTL vers 8 h 15. On monte faire un tour, cela mériterait d'y revenir comme on est tôt et lundi matin, plusieurs choses fermées, musée étrusque, cathédrale, etc...
Près du parking au bas de la ville, on a vu une albergo 1 étoile "La Sfinge" qui semblait assez correcte.
2 cafés = 2 euros
Départ vers 9 h 30, on passe au dessus du lac de Chiusi, très beau, en direction de Castiglione del Lago, on trouve la SS71 pour Orvieto, on s'égare un peu, on la retrouve en allant à Citta della Pieve.
Orvieto Scalo vers 11 h 40, parking gratuit.
2 tickets pour le funiculaire = 2.60 euros
Petite balade dans Orvieto, on retourne voir le Duomo, 2 entrées à 3 euros.
Près du duomo, vers 12 h 20, repas dans un restaurant self service "Al San Francesco", via Cerreti 10. Très bien pour un self service.
1 gnocchi aux bolets, 1 tagliatelle aux bolets, 2 tranches de veau, 1 laitue, 1 aubergine, 1 coca light, 1 eau minérale = 30.50 euros.
Départ vers 13 h, cela devient bruyant suite à l'arrivée d'une troupe d'ados... on prendra le café ailleurs...
On va jusqu'à la place de la République et on revient par le Corso Cavour.
2 cafés en route = 3 euros.
On redescend avec le funiculaire, 2 billets = 2,60 euros.
Dèpart avec la voiture vers 14 h 10 pour Todi, puis route 2x2 voies jusqu'à Terni, puis route jusqu'à Rieti où on arrive vers 16 h 15.
Hôtel-restaurant Pantagruel au sud de Rieti sur la SS4 Salaria pour Rome, au km 69.
La réception/bar se trouve à l'entrée du restaurant. A côté de la réception, 2 gâteaux et des biscuits secs sous cloche en verre, on en reparlera plus tard...
Chambre 6, 50 euros, avec petits déjeuners négociés à 7 h 30 demain matin. Parking pour hôtel et restaurant devant. WIFI. Il n'y a que 6 chambres. Pas d'ascenseur.
Très grande chambre avec terrasse, pourrait être bruyant en été si fenêtres ouvertes car toutes les chambres donnent sur la route devant (à 50 mètres). Grand lit. Les chambres semblent avoir été refaites récemment. Il y a une clim réversible, sauf qu'il faut récupérer les piles de la télécommande de la TV pour les transférer sur la télécommande de la clim afin de mettre le chauffage, ça fonctionne très bien, de toute façon la TV, on ne l'utilise pas...
Il se met à pleuvoir, on attend un moment, puis on retourne à Rieti vers 18 h.
Arrêt près de la Porta Romana.
Pas très faim, 2 panini, 1 coca light dans une pizzeria "Il Pappamondo" près du pont romain = 10 euros
A côté, 2 cafés dans le bar Cavour = 1.80 euros.
Retour à l'hôtel vers 19 h 45, il recommence à pleuvoir...
Le restaurant est très beau, immense cheminée (dans laquelle on peut cuisiner)
6e jour : mardi 28 avril 2015
Il a plu toute la nuit et il pleut à verse encore ce matin...
7 h 30, on descend pour le petit déjeuner... personne en vue... on s'installe dans 2 fauteuils et on attend... on pourrait piquer des dizaines de bouteilles de vin, personne n'y verrait rien !
Vers 7 h 40, apparaît quelqu'un qui s'excuse de son retard. On s'installe sur une table devant la réception, on nous sert 2 expresso et on nous prie de nous servir des fameux gâteaux dont j'ai parlé hier... un peu l'impression qu'on finit les restes... on reprend 2 expresso supplémentaires quand même, un peu bizarre le petit déjeuner...
8 h 15, on part sous un déluge de flotte en direction de Tivoli.
On s'égare bien sûr, on arrive à rejoindre péniblement Tivoli par bison futé... en passant par Mentana, Guidonia...
Guidonia, une station service, essence sans plomb super 95 à 1.549 euros, prix assez étonnant comparé à ce que l'on a vu dans la région jusque là, ça tombe bien... = 44 euros.
Après quelques errements entre Tivoli et Tivoli Terme (dus à l'absence d'écriteau dans un giratoire), on arrive à l'hôtel à Tivoli Terme à 10 h 20.
La chambre n'est pas prête, ce qui est normal à cette heure-ci. On attend à la réception, de toute façon, il pleut encore...
Hôtel-restaurant Il Grottino, chambre 201, 50 euros par nuit avec le petit déjeuner. Je règle les 100 euros.
Vers 11 h, c'est prêt, on s'installe. Pas d'ascenseur. La chambre est petite, le lit est assez grand, c'est très simple, mais propre et calme. Parking en face, disons dans le jardin d'une petite villa. La gare de Bagni di Tivoli (Tivoli Terme) est très proche, on pourrait y aller facilement à pied.
Petits déjeuners de 7 h 15 à 10 h. le matin. WIFI qui fonctionne très bien.
Il y a un menu dégustation affiché à 25 euros pour la partie restaurant-pizzeria.
Pour la clim, même chose qu'hier, on transfère les piles, c'est une mode dans le secteur... ?!
Vers 11 h 20, on repart dans l'idée d'aller manger à Tivoli, puis de visiter la villa Adriana, il ne pleut pratiquement plus. Embouteillages, etc. On monte à Tivoli, c'est assez pénible, on abandonne et on redescend à Villa Adriana.
Parking dans une rue arrière à la via Tiburtina, il y a une tavola calda, parfait.
1 spaghetti aux fruits de mer, 1 rigatoni lard/truffes, 1 boulette de viande, petits pois, patates, 1 escalope de veau avec épinard, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 25.50 euros. Très bon et très frais.
Vers 13 h 20, on part à pied en direction de la villa Adriana (à env. 1 km).
2 entrées = 16 euros. (Possibilité d'audio guide à 5 euros si intéressé) Si nécessaire, parking devant, voiture = 3 euros par jour
On y reste de 13 h 40 à 16 h 40, pratiquement personne, c'est l'idéal...
On redescend récupérer la voiture, 2 cafés en route = 1.60 euros
Re-embouteillages sur la via Tiburtina, c'est même pire que ce matin...
Repos à l'hôtel entre 18 h et 19 h environ.
Pas très faim, on ressort manger un petit quelque chose.
Dans le bar "Cavallino rosso", 2 tramezzini, 1 gâteau aux pommes, 1 coca light, 2 cafés = 7.80 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h.
7e jour : mercredi 29 avril 2015
Petit déjeuner buffet, simple, mais correct vers 7 h 20.
8 h, départ pour Subiaco où on arrive à 9 h 10.
On suit les panneaux "Monasteri".
Avant d'arriver aux monastères, nous voyons sur la gauche une partie des restes de la villa de Néron. C'est fermé mais sur le parking il y a un schéma montrant que cette villa était bien plus grande qu'on pourrait le penser en voyant les ruines au bord de la route, qu'il y avait un pont et une suite de l'autre côté de la rivière.
On se gare d'abord à l'arrière du monastère de Santa Scholastica vers 9 h 20.
Il faut reculer de 100 mètres à pied pour la visite. Ce faisant, on voit une première cour permettant l'accès à la bibliothèque (si intéressé, ouverte dès 8 h 30, il faut sonner). Dans cette cour, WC sur la droite et vue sur le campanile roman.
On continue et on arrive à l'entrée proprement dite.
Visite guidée à 9 h 30, on doit laisser ce que l'on veut au guide à la fin.
Le matin, seulement guide en italien, l'après-midi en anglais.
Une charmante guide nous montre les 3 cloîtres, le campanile, l'église, etc. L'architecture est intéressante, quelques fresques, mais il y en aura bien davantage dans le monastère de San Benedetto.
Enormément de pierres, de colonnes, etc. ont été prélevées de la villa de Néron et réutilisées dans la construction de ce monastère.
Nous ressortons à 10 h 10 et laissons 10 euros.
Nous reprenons la voiture pour monter visiter le monastère de San Benedetto. Du parking où nous étions, il existe un chemin piétonnier qui y monte également.
Il existe d'ailleurs un chemin de 150 km entre le monastère de San Benedetto à Subiaco et le monastère de Monte Cassino, = le cammino di San Benedetto
http://www.camminodibenedetto.it/percorso.html
Vers 10 h 15, nous sommes garés au dessous du monastère de San Benedetto. Il semble exister un petit train pour touristes qui attend sur le parking.
On monte à pied un chemin de 100 mètres pour arriver au monastère, visite gratuite, nombreuses fresques, plusieurs églises "superposées", la grotte de Saint Benoît, vraiment magnifique.
On ne peut pas redescendre par le chemin utilisé pour monter à pied (sens interdit !); en descendant par l'autre chemin fléché, terrasse avec magnifique vue sur la région.
On repart avec la voiture vers 11 h 15, on retraverse Subiaco et on va au couvent de Saint-François, à l'entrée de la ville. On se gare devant l'entrée vers 11 h 30; là aussi, on peut y aller à pied, notamment depuis l'ancien pont.
Il faut sonner pour qu'on nous ouvre... (ça ferme à 12 h)... On finit par nous ouvrir la porte du cloître, duquel on peut accéder à l'église (fresques, tableaux, stalles). Dans le cloître, peintures... (et WC si nécessaire). La porte s'est ouverte automatiquement, on ne verra donc personne...
Vers 12 h, on a quitté les lieux et on est retourné se garer à Subiaco, près de la rivière (marché le samedi matin).
On remonte à pied en direction de l'arc de Triomphe et du vieux pont. Entre les deux, on trouve une pizzeria/tavola calda, corso Battisti 24, parfait.
1 poisson, 1 assiette pommes de terre/artichauts, 1 veau, 1 assiette pommes de terre/épinards, 1 coca light, 1 eau minérale = 19.60 euros. Simple, très frais et bon.
En face, dans un bar, 4 cafés et 2 tartelettes au fruit = 5.60 euros.
On va voir le vieux pont de près, l'eau de la rivière semble extrêmement propre; puis l'arc de triomphe, on monte jusqu'au centre de la ville, sans aller voir la Rocca et la cathédrale, on redescend prendre la voiture, départ vers 14 h.
On retourne à Tivoli, on se gare au bas de la ville vers 14 h 40.
On va à pied voir la Rocca (de loin), quelques magasins de souvenirs en face et la Villa d'Este où on arrive vers 15 h 15.
2 entrées = 16 euros.
Visite des salles, surtout fresques, puis du magnifique jardin.
On y reste environ 1 h 30.
On retourne à la voiture, il y a un Carrefour Market, 2 tramezzini et 1 litre d'eau = 5 euros. Suffisant pour ce soir...
Départ avec la voiture vers 17 h 15, moins d'embouteillages qu'hier, on arrive à l'hôtel environ 30 min. après.
Repos, rangement, 2 cafés dans le bar à côté de l'hôtel = 1.60 euros.
8e jour : jeudi 30 avril 2015
Petit déjeuner buffet, simple, mais correct vers 7 h 10.
Journée de transition et d'installation à Rome...
Départ vers 7 h 45 pour rejoindre l'appartement réservé à Rome par Airbnb pour 1 mois à la rue C. Bertinazzi. 895 euros pour 1 mois.
On ne se perd pas et on arrive vers 8 h 30. On se gare dans le quartier, nous avons rendez-vous à 13 h avec la personne qui doit nous remettre les clefs.
On part à pied voir le centre commercial Porta di Roma (à environ 1.5 km de là).
Cafétéria Flunch à l'entrée, bus 80 pour y aller (devant l'immeuble où se trouve notre appartement).
Petit tour dans le centre dont les boutiques ouvrent de 10 h à 22 h tous les jours, dimanche compris. Le grand magasin Auchan lui ouvre à 9 h.
2 cafés = 2 euros
On achète 2 tickets de bus au magasin de tabac dans le centre commercial, 2 tickets à 1.50 euros (valables 100 minutes).
On prend le bus 38 pour se rendre à Conca d'Oro au métro, il y a là un boutique ATAC où nous allons pouvoir acheter un abonnement mensuel.
2 guichets, ça n'avance pas très vite, il faut remplir un questionnaire (en italien) et fournir le numéro de son passeport (ou de sa carte d'identité), pas de photo.
abonnement pour le mois de mai = 35 euros par personne
en comparaison, une carte pour 7 jours = 24 euros (ces cartes peuvent s'acheter aux appareils ou dans les magasins de tabac en revanche)
on rachète 2 billets à 1.50 euros pour rentrer à 13 h.
Sur la place Conca d'Oro, avant de rentrer, dans la pizzeria Lo Sfizio 2, 2 quarts de poulet, 2 pommes de terre, 2 brocolis, 1 coca light = 10.40 euros. A côté, 2 cafés = 1.80 euros
On retourne vers l'appartement avec le bus 80, on vient avec la voiture. A 13 h, nous pouvons entrer garer la voiture dans la copropriété et rentrer dans l'appartement.
Installation et rangements...
On repart vers 14 h 45 à pied en suivant le 80, on trouve un bar qui vend les billets de bus, on en rachète 4 pour aller-retour cet après-midi = 6 euros.
On va jusqu'au terminus du 80, Plaza Venezia, on poursuit à pied dans le sens du retour du bus. Trajet du bus entre l'appartement et la plaza Venezia environ 40 minutes.
Achat 1 plan de Rome = 1.50 euros
Achat 1 plan des bus, métros et trams = 6 euros
A Barberini, vers 18 h, 1 salade/kebab, 1 rigatoni bolognaise, 2 salades de fruits, 1 coca light = 21.50 euros.
On remonte la Via Veneto.
2 cafés au Harrys Bar sur la terrasse = 12 euros, je pensais que ce serait même pire...
On redescend la via Veneto pour prendre le 80 au bas pour rentrer vers 19 h 15.
20 h, nous sommes à l'appartement.
9e jour : vendredi 1er mai 2015
Fête du Travail ce jour...
8 h 30, on a un bus 80 qui arrive après 15 min. d'attente.
Vers 9 h 10, on descend à Barberini
4 cafés, 2 croissants = 15 euros
On va revoir la piazza del Popolo et l'église, on se fait virer juste avant 10 h (messe)
On va voir le petit marché sur la place à côté, devant le départ du train pour Viterbo.
On prend ensuite le tram 2 pour aller voir le Ponte Milvio.
Un peu avant le pont, il y a sur la droite un marché (tous les vendredi matin), on descend et on va voir. Notamment plusieurs stands de pulls en cachemire et de perles/colliers. Au bout du marché, quelques stands avec d'assez belles chaussures.
Ensuite, nous revenons vers le tram et allons à pied jusqu'au pont, on le franchit.
Vers 12 h, repas dans une trattoria juste après le pont. 2 salades pâtes/tomates/mozzarella et 2 salades mêlées avec thon, 1 coca light, 2 cafés = 26 euros.
Nous poursuivons jusqu'au pont suivant et montons à gauche sur la via Cassia, dans l'idée de prendre le bus 201 pour aller voir la Tombe de Néron.
Vers 13 h 40, nous sommes à l'arrêt du bus, qui est annoncé dans 2 minutes... A 14 h 15, nous y sommes encore, on renonce, pensant qu'il y a des problèmes avec le 1er mai.
On revient en arrière, on franchit le pont pour voir de loin le Ponte Milvio, on longe le Tibre jusqu'au pont de la Musique et on coupe pour rejoindre le tram de ce matin, qui semble lui aussi ne plus exister cet après-midi...
Bon, on espère que le métro fonctionne encore, on longe la voie de tram pour rejoindre Flaminia.
2 cafés avant d'arriver à Flaminia = 7 euros
Vers 16 h 50, on prend le métro pour Termini, il prend 15 min. pour démarrer... mais on y arrive.
A Termini, on prend le métro pour Jonio où on arrive vers 17 h 30.
Les bus semblent rouler à nouveau dans le secteur, ouf !
On s'arrête à une trattoria ouverte sur la Piazzale Jonio. 1 ravioli, 1 aubergine, 1 veau, 1 salade verte, 2 coca light, 2 cafés = 18.20 euros
On se trompe et on prend le bus 80 dans le mauvais sens... bon, on s'en rend compte tout de suite. On descend à Conca d'Oro et on le reprend dans l'autre sens (en attendant 20 minutes...).
19 h, on est à l'appartement, ouf !
10e jour : samedi 2 mai 2015
Bus 80 vers 8 h 15 pour Conca d'Oro
A Conca d'Oro, 2 cafés, 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Saint-Jean de Latran
De 9 h 30 à 11 h 30, marché via Sannio
Puis, visite de Saint-Jean de Lattran et du baptistère à l'arrière.
Vers 12 h 45, repas, rue Laterano, cafétéria 800. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 omelette, 1 salade mêlée, 1 coca light = 24.50 euros
On se rend à Santa Maria Maggiore par la via Merulana.
En route, dans la pâtisserie Ornelli, 1 profiterolle, 1 gâteau à la crème, 2 cafés = 6.50 euros.
On passe devant Santa Prassede, mais pas ouverte.
Visite de Santa Maria Maggiore.
On retourne à Termini prendre le métro jusqu'à Conca d'Oro et le bus 80.
Arrivée à l'appartement à 17 h, repos jusqu'à 18 h
On reprend le bus 80 pour aller au centre commercial Porta di Roma. Il y a un caddie à commissions dans l'appartement, ça va nous arranger, on l'embarque...
Arrêt au Flunch vers 18 h 30. 1 spaghetti tomate, 1 poulet panné/épinards, 1 bouteille d'eau = 1 menu = 9 euros 1 merlu/épinard et 1 coca light = 7.80 euros
Commissions chez Auchan pour les prochains repas à l'appartement = 42 euros
On reprend le bus 80 et on arrive à l'appartement à 20 h.
11e jour : dimanche 3 mai 2015
Premier dimanche du mois, donc musées gratuits, + week-end prolongé du 1er mai, on va éviter le centre...
Aujourd'hui, journée sportive...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 30
Métro à Conca d'Oro, on arrive à Termini vers 8 h 10.
Petit tour, place de la République, basilique Santa Maria de Angelis, on n'entre pas dans les thermes de Dioclétien (ouverture à 9 h de toute façon), on en fait le tour extérieur à pied.
Via Volturno, 2 cafés (debout au bar), 1 croissant = 3 euros
On retourne à Termini pour prendre le train régional à 9 h 54 jusqu'à Capanelle (d'ailleurs dernière station de cette ligne comprise dans notre abonnement mensuel).
Sur notre gauche, du train, nous voyons le parc des Aqueducs.
10 h 05, nous sommes dehors de la gare à Capanelle, on longe l'hippodrome, marché paysan le dimanche au croisement avec la via Appia Nuova, on traverse la Via Appia Nuova, un petit pont, on continue tout droit jusqu'à ce que l'on croise la via Appia Antica qu'on prend à droite, en direction du centre ville.
Le dimanche, seulement piétons et vélos (quelques voitures quand même... mais très peu)
A 10 h 35, nous avons atteint la via Appia Antica, pavée.
On est parti pour un footing... Plusieurs tombes en route, catacombes, mausolées... Magnifique promenade pour un beau dimanche ensoleillé, mais heureusement pas trop chaud.
On est entré en route voir le petit musée à Cave Bovo (entrée gratuite).
Depuis là, de plus en plus de voitures, ce n'est plus trop agréable de marcher sur la via Appia...
Puis le mausolée de Cecilia Metella, gratuit ce jour, sinon billet combiné avec les Thermes de Trajan.
On est entré voir la situation aux catacombes de St Sebastiano (fermées le dimanche) et dans l'église adjacente.
On est également entré voir la situation aux catacombes de Callixte (fermées le mercredi), entrée 8 euros, mais il était déjà 13 h 30, ouverture à 14 h. Pas envie aujourd'hui, de toute façon, on peut revenir, bus 118 devant...
1 bouteille d'eau au passage dans une machine, ça tombe bien, = 0.70 ct
Vers 14 h. repas en route dans un snack, l'Incontro. 2 sandwiches, 2 salades pâtes/tomates/thon 1 coca light, 2 cafés = 22.60 euros. Ca fait du bien de s'asseoir un moment, mais quatuor de Suisses allemands bruyants à côté, finalement je préfère encore le "bruit italien" !
On poursuit la via Appia, porte de San Sebastiano, Arc de Drusius et on arrive aux Thermes de Trajan vers 15 h 15. Repos sur un banc.
Thermes de Trajan, entrée gratuite ce jour (sinon 9 euros), mosaïques...
On poursuit jusqu'au métro à côté du Circus Maximus.
Métro jusqu'à Conca d'Oro, bus 80 et on arrive à l'appartement à 17 h 30.
Petit repas, on est fatigué, pieds endoloris..., on ne bouge plus pour ce jour...
12e jour : lundi 4 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h
Arrêt à Conca d'Oro
2 cafés, 2 croissants = 3.40 euros
On prend le métro pour s'arrêter au Colisée où nous arrivons à 8 h 55.
C'est déjà la foire d'empoigne et la queue pour les billets...
Nous avions tenté de réserver les billets pour le Domus Aurea et pour le Colisée avec visite du sous-sol sur le site officiel : http://www.coopculture.it/en/colosseo-e-shop.cfm
Pour le Domus Aurea, cela fonctionnait mal chez moi à la fin de la réservation. Je leur ai envoyé un mail et ils m'ont répondu instantanément de recommencer, ce que j'ai fait et cela a fonctionné, donc j'ai payé et reçu un document à présenter le jour où nous ferons la visite.
Pour le Colisée, un autre jour, j'ai eu les mêmes problèmes en fin de réservation, mais personne n'a jamais répondu à mes 2 mails sur le sujet, donc on ne savait même pas si cela avait fonctionné ou non... J'avais tenté de réserver pour ce jour à 15 h.
Ce matin, à 9 h, je suis entrée directement par la file des personnes ayant une réservation effective et suis allée au guichet no 7. Là, après vérification sur le PC, ils n'avaient à mon nom que la réservation pour le Domus Aurea.
On m'a vendu alors 2 billets à 12 euros pour Colisée et Forum et 2 réservations pour 12 h 40 ce jour à 9 euros chacune (visite en italien), total 42 euros (contre 50 euros si effectuée par internet). On a une certaine chance, cela se termine plutôt bien...
Vers 9 h 20, nous sommes ressortis de la caisse et allons au Forum romain que nous visitons jusqu'à midi.
Comme les billets sont valables 2 jours, il aurait peut-être été plus intelligent de faire autre chose ce matin, de visiter le Colisée à 12 h 30 et d'aller au Forum demain matin, on aurait eu davantage de temps pour mieux le visiter, la fin surtout...
A la sortie, 2 sandwiches et 1 coca light = 14 euros
12 h 30, nous sommes dans le Colisée, devant le point de rendez-vous pour la visite guidée à 12 h 40.
Nous voyons avec la guide la partie souterraine, puis on monte d'étage en étage, jusqu'à 1 étage plus haut que les personnes sans visite guidée. Plusieurs escaliers, parfois assez inégaux. La visite est intéressante et dure environ 1 h 20. Malgré le monde, on est quand même assez isolé, c'est agréable. Ensuite, la guide nous laisse terminer seuls la visite ou sortir.
Vers 14 h 20, nous sortons et allons boire 2 cocas light dans un rue à l'arrière du Colisée = 6 euros. Faut dire qu'il fait assez chaud ce jour...
A 15 h, nous sommes à l'église Saint Cosme et Damiano (elle rouvre à 15 h).
Puis, nous longeons les divers forums et allons sur la via Corso.
Petit détour au McDonald du coin. 2 Mcdo, 1 frites, 1 coca light = 12.90 euros.
On retrouve l'arrêt du bus 80 et rentrons à l'appartement où nous arrivons à 17 h 30.
Grande salade dans la soirée... pour compléter nos 2 "repas" pris sur le pouce vu les circonstances...
13e jour : mardi 5 mai 2015
Il était annoncé hier que ce jour il y avait deux cortèges (deux manifestations) qui perturberaient le parcours d'une trentaine de lignes de bus... On va donc essayer de rester en centre ville à pied...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 45
8 h 30, on descend à Barberini
2 cafés et 2 croissants au Pepy's Bar = 8.80 euros
Les manifestations se préparent, il y a des flics partout...
On part à pied vers la fontaine de Trevi, toujours en travaux..., puis en direction du Panthéon, de l'église de la Minerva et du Largo Argentina...
A 12 h, repas dans un self service sur le Largo Argentina, Il Delfino. 2 fettucine aux champignons, 2 dindes avec haricots, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 31 euros. Les pâtes étaient excellentes, le reste, rien d'extraordinaire.
Départ vers 12 h 45, on va voir le Campo dei Fiori, puis la piazza Navona, ensuite on essaie d'aller voir le palais Montecitorio (chambre des députés), mais la place est bouclée par les flics, on ne passe pas...
On contourne par l'arrière...
1 glace en route, ici : http://www.dellapalma.it/en/ = 4.50 euros Excellente... et il y a du choix dans les parfums !
Il fait de plus en plus chaud...
On rejoint le Corso, la via Condotti et la Piazza di Spagna, sans monter à Trinita dei Monti toujours en travaux.
On rejoint Barberini.
En route, 1.5 litres de coca light dans une épicerie = 4 euros
Avant de reprendre le bus 80, on va voir l'église du couvent des Capucins (sans entrer dans le musée et la crypte)
Vers 15 h 50, bus et retour à l'appartement à 16 h 30.
Toujours chaud et fort vent dans les arbres devant le balcon, on dirait qu'il va y avoir un orage mais il n'en n'est rien...
Petit repas tranquille dans l'appartement.
14e jour : mercredi 6 mai 2015
Ce jour, 5 ou 6 bateaux de croisière dans le port de Civitavecchia, on va se diriger vers le Trastevere et le Janicule, et éviter le Vatican notamment...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 45.
8 h 30, on s'arrête juste avant la Piazzale Venezia et on va à pied au Largo Argentina.
Dans le même bar/self service qu'hier, Il Delfino, 2 croissants et 4 cafés = 5.20 euros.
On passe chez un cordonnier proche repéré hier pour déposer une paire de chaussures, talons à refaire = 20 euros.
On part en direction du Tibre, on s'égare un peu, on voit la fontaine des Tortues, le théâtre Marcello,
visite de Santa Maria in Carcere+ sous-sol (3 euros par personne),
puis visite de l'église San Giorgio in Velabro (avec arc des Argentiers)
on poursuit et on visite l'église Santa Maria in Cosmedin (plus crypte 1 euro par personne), on sort par l'entrée réservée aux personnes venant de la Bocca de la Verita, juste pour la revoir, pendant que les Japonais faisaient la queue pour la toucher et faire la photo...
On longe le Tibre et on passe par l'Isola Tiberina avec rapide visite de l'église.
Vers 12 h 15, on arrive au début du Trastevere.
Arrêt à la Taverne Piscinula, piazza Piscinula, il n'y a personne, terrasse agréable et pizzas au feu de bois.
2 pizzas, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, service 3.20 euros = 35.20 euros
Délicieuses pizzas, minces comme on les aime...
Vers 13 h 15, on poursuit dans le Trastevere, avec un petit crochet pour aller voir le pont Sisto, on va visiter l'église Santa Maria in Trastevere.
Santa Maria in Cosmedin et Santa Maria in Trastevere sont vraiment les plus belles à nos yeux, pavement et mosaïques surtout...
Il fait à nouveau chaud, on s'encourage pour monter au Janicule... on coupe carrément par un escalier fermé au public (éboulement de quelques pierres), place Garibaldi, vue sur Rome, repos dans le parc à l'ombre un moment, on redescend vers l'hôpital des enfants.
On passe le pont Principe Amedeo.
16 h 30, arrêt à l'angle du Corso V. Emmanuel, 2 cocas light sur une terrasse = 6 euros
On passe la via Coronari pour voir les antiquaires notamment, on s'égare un peu près de la Piazza Navona... Un supermarché, on profite, 1.5 litre de coca light = 1.55 euros.
On attrape un bus 64 qui va à la Piazzale Venezia.
17 h 45, on quitte la place dans le bus 80 qui n'avance pas (circulation...) et on finit par arriver à l'appartement à 18 h 40.
Petit repas et repos.
15e jour : jeudi 7 mai 2015
Départ vers 7 h 45, on essaie de prendre le 80 devant l'immeuble en direction de Porta di Roma pour voir son trajet après le centre commercial. Il va jusqu'au parc des Sabines, terminus de plusieurs lignes. On aurait pu en descendre et prendre le premier 80 qui attendait dans la file des bus, on est resté dans le nôtre...
On finit par arriver à Conca d'Oro à 8 h 15.
4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On prend le métro pour Termini et le métro pour la Place d'Espagne.
Vers 9 h 30, on sort en direction de la Villa Borghese, on coupe sur la gauche, on va voir la vue sur Rome à côté de la villa Médicis, l'Obélisque, on revient en direction de la Gallerie Borghese.
On sort du parc et on va voir la place Verdi, confirmation du marché aux puces le 4e dimanche du mois.
Vers 12 h 15, repas dans une trattoria/tavola calda, 25 rue G. d'Arezzo.
2 linguine au pesto, 1 seiche avec artichauts/patates, 1 steak hâché avec petits pois/patates, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 32.40 euros.
On revient tranquillement dans le parc Borghese, repos à l'ombre, il fait chaud, pluie/neige de pollens, les allergiques doivent souffrir...
A 14 h 30, on va retirer nos billets pour 15 h (j'avais réservé par téléphone) = 2 x 11 euros (dont 4 euros de frais de réservation) payés à l'avance avec ma carte de crédit.
On peut rester maximum 2 h. Nous avons fini vers 16 h 15 et partons à pied par la Via Po, place de Buenos Aires (brève visite de l'église, peu intéressante), puis passage par via Dora et place Mincio (immeubles art nouveau). Effectivement très beaux immeubles assez originaux.
On rejoint notre bus 80 Corso Trieste.
Arrivée à l'appartement vers 17 h 40.
16e jour : vendredi 8 mai 2015
Départ avec le bus vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés, 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'à Termini, puis on change jusqu'à Ottaviano.
Petite marche jusqu'au Vatican, arrivée latérale dans la file d'attente déjà très longue, on s'immisce... En 5 minutes, on est dans la basilique, il est 9 h 30.
Visite de la basilique et du musée (entrée 7 euros par personne pour le musée). On ne monte pas sur la coupole (déjà fait).
A l'entrée de la basilique, il y a un bureau qui vend des tickets coupe-file pour le musée du Vatican, ceux que je n'ai jamais réussi à acheter sur le site officiel du Vatican (qui semble ne pas aimer le navigateur Google Chrome...). Sur internet = 20 euros par personne (16 euros l'entrée + 4 euros taxe de réservation). Ici, 20 euros + 5 euros de taxe de réservation, ça ira très bien. On réserve pour ce jour 13 h 45, ce qui autorise une entrée réelle entre 13 h 15 et 14 h 15. Je suis presque sûre qu'on pourrait entrer cet après-midi sans trop d'attente, mais pas trop envie de prendre le risque...
Vers 11 h 15, on ressort et on s'éloigne un peu pour trouver un resto.
12 h, on en trouve un avec un menu du genre menu pour touriste à 13 euros, sans les boissons. La Caravella, rue des Scipion, agréable terrasse à l'ombre. 1 spaghetti ail/huile, 1 cannelloni bolognaise, 1 foie de veau, frites/salade, 1 côtelette de veau frites/salade, 2 salades de fruits, 2 coca light, 2 cafés = 36 euros.
A 13 h 15, nous entrons dans le musée du Vatican avec notre réservation, il n'y a effectivement aucune queue apparente aux guichets sans réservation...
Nous voulions essentiellement revoir la chapelle Sixtine après rénovation n'y étant plus retourné depuis...
Dans la chapelle, il y a du monde, mais supportable, on s'assied au moins 30 min. sans problème.
Au fond à droite de la chapelle, il y a la porte qui permet aux groupes de passer dans la basilique... certains ont essayé de suivre un groupe, mais les guides se sont interposés et une fois aussi, un gardien. Certains sont arrivés à passer, d'autres pas...
Vers 15 h 15, nous sortons, descendons en direction du château Saint-Ange, qu'on ne va pas visiter, on y est allé assez récemment.
Achat 2 cartes postales = 40 ct et 2 timbres italiens pour la Suisse = 1.90 euros
A côté, bus 40 pour Largo Argentina, on fait un saut chez le cordonnier pour récupérer les chaussures, on reprend le bus 40 pour la Piazzale Venezia.
A 16 h 10, bus 80 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h.
Repos un moment.
Entre 18 h 30 et 20 h, bus pour le centre commercial Porta di Roma,
Cafétéria Flunch, pas très faim, 1 profiterolles, 1 plat de légumes, 1 petit pain, 1 eau minérale = 6.80 euros
Courses chez Auchan = 44 euros.
20 h 15, de retour à l'appartement.
17e jour : samedi 9 mai 2015
Départ avec le bus vers 8 h
Conca d'Oro, 2 croissants + 4 cafés = 5 euros
On prend le métro jusqu'à l'arrêt Cavour.
On rejoint à pied l'église Santa Prassede (dans la rue éponyme). Magnifiques mosaïques. 2 x 1 euro pour les 2 éclairages des mosaïques, on ne s'en lasse pas...
On repasse brièvement dans Santa Maria Maggiore et on reprend le métro à Termini pour San Giovanni afin de revoir la Scala Sacra (fermée l'autre jour), puis on revient en métro à Termini.
On descend la rue Cavour à pied et on monte voir San Pietro in Vincoli (notamment la statue de Moïse). On arrive à 11 h 45 et l'église ferme à 12 h 20...
Nous continuons en direction du parc Colle Oppio et trouvons un bar Giorgio's, largo della Polveriera, où on peut avoir un buffet légumes/pâtes, etc. (assiette buffet à 10 euros), très bien comme il fait chaud...
2 assiettes buffet à choix, 1 macédoine de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 37.40 euros.
Vers 13 h 30, on part à pied dans le parc Colle Oppio, thermes de Trajan (extérieur visible seulement, ne se visite pas), puis repos à l'ombre sur un banc avant d'aller visiter la Domus Aurea.
J'avais réservé sur internet (obligatoire) pour 15 h 30, visite en anglais, à 12 euros par personne, déjà réglés avec ma carte de crédit.
Se présenter 10 min. avant pour changer le voucher contre un badge à coller indiquant l'heure de la visite et la langue. On vous remet un casque (en cas de chute de pierre...)
WC disponibles à l'entrée.
La visite guidée (obligatoire) dure 1 h. environ.
On peut certes difficilement comparer les deux choses, mais j'ai trouvé beaucoup plus intéressante cette visite que celle du sous-sol du Colisée...
16 h 40, on reprend le métro au Colisée
On descend à Conca d'Oro, on reprend le bus 80.
A 17 h 30, nous sommes à l'appartement.
18e jour : dimanche 10 mai 2015
Fête des mères...
Départ avec le bus 80 vers 7 h 45
On en descend à Via Nizza pour prendre le tram 3 en direction de la Porta Portese.
A Pyramide, on doit descendre du tram 3 et prendre un bus 3B qui continue le voyage jusqu'à la Porta Portese où nous descendons. Ce bus 3B poursuit son chemin et va jusqu'à la station de train de Roma Trastevere.
A 9 h 05, nous y sommes et visitons le marché, on farfouille... et on ne fera que la moitié du marché, on reviendra dimanche prochain et on recommencera par l'autre bout du marché. Pour ce faire, soit on procède comme aujourd'hui, mais en descendant du bus 3B à la station de train Roma Trastevere ou un arrêt avant, soit on va avec le 80 jusqu'à Piazza Venezia et on prend le tram 8, en descendant juste avant la station de train Roma Trastevere. Sûrement la 2e possibilité...
Vers 11 h 45, arrêt à la via Portuense 131, snack C'Era une Volta la Pizza, avec terrasse à l'ombre. 1 poulet, courgettes, pâtes et 1 part pizza et de courgettes, 1 coca light, 1 eau minérale = 10.40 euros.
On poursuit jusqu'à la fin du marché sans visiter les stands. Fin du marché, rue des Stradivari. On va brièvement voir le pont du Testaccio et on revient en arrière dans la via del Trastevere.
Vers 13 h, 2 cafés au Number One Caffe sur la terrasse à l'ombre = 1.60 euros, on y reste 3/4 d'heure, il fait chaud au soleil, mais très agréable à l'ombre avec petit vent.
Ensuite, nous poursuivons dans la rue et tournons à droite pour aller voir l'église Saint-François a la Ripa (notamment statue du Bernin). On attend 15 min. car elle réouvre à 14 h 30.
Puis, nous allons vers la basilique Santa Cecilia in Trastevere, là, elle ne réouvre qu'à 16 h. On va se ballader dans le quartier en attendant, 2 glaces = 6 euros.
16 h, on peut y entrer. Belle mosaïque dans le choeur + visite du sous-sol, aire archéologique (domus) et crypte (entrée pour le sous-sol = 2.50 euros par personne)
On rejoint la via del Trastevere, on prend le tram 8 pour Piazzale Venezia vers 17 h. et le bus 80 pour rentrer.
Arrivée à l'appartement vers 18 h 10.
19e jour : lundi 11 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10
Arrêt à Conca d'Oro, 4 cafés, 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'à EUR, petit tour vers le plan d'eau, on fait le tour du complexe sportif, on redescend, peu convaincus... Visite des stands de marché autour des 2 stations de métro.
On reprend le métro pour aller visiter la basilique Saint-Paul hors les murs où on arrive vers 11 h 15, faut avouer que cela nous intéresse davantage...
Magnifiques mosaïques, colonne et visite du cloître (cosmatesque) et musée. 2 entrées à 4 euros pour cloître et musée. Superbe.
On passe sous le métro pour trouver un resto.
Vers 13 h, Miami Café 2 tagliatelle aux champignons, 1 énorme salade mêlée, 2 cocas light, 2 cafés = 18.60 euros
Il fait assez chaud et on décide d'aller en métro prendre l'air de la mer à Lido di Ostia (après Ostia Antica où nous irons un autre jour).
Ballade en bord de mer, délicieux petit vent... on respire...
2 grosses glaces = 10 euros
1 pain dans un Carrefour Market = 0.80 euros.
Départ à 16 h 30 avec le métro, on change à EUR Magliana pour prendre un autre métro pour Conca d'Oro où nous arrivons à 17 h 25, puis bus 80 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 55.
Repos bien mérité !
20e jour : mardi 12 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 15
Arrêt à Conca d'Oro, 2 croissants et 4 cafés = 5 euros
Métro jusqu'à Termini où on arrive vers 9 h 30
On va visiter l'Eglise du Gesu.
Ensuite, de 10 h à 12 h 15, les thermes de Dioclétien, billet groupé à 10 euros avec 3 autres musées (Musée National Romain, Palais Altemps, crypte Balbi), billet valable 3 jours.
Le bâtiment en lui-même est intéressant, sinon, nombreuses statues, sarcophages, mosaïques, nécropoles transférées sur place, 2 cloîtres.
Nous nous écartons ensuite en direction du Palais du Viminal (siège du ministère de l'Intérieur) pour chercher un resto.
On trouve le restaurant-pizzeria Holiday, rue A. Depretis. Menus à 12 euros (eau minérale comprise). 1 spaghetti carbonara, 1 penne arabiata, 1 saltimboca/ patates, 1 escalope au citron/patates, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés, 10 % de service = 33 euros.
Départ vers 13 h 30, les Italiens, eux, arrivent pour manger...
14 h, on est au Musée national Romain. Le bâtiment en lui-même n'est pas spécialement intéressant, pièces de monnaie, statues, sarcophages, nombreuses mosaïques et fresques (surtout au 3e étage)
Départ vers 16 h 30, on passe devant les bouquinistes sur la place en face du musée.
Place de la République, on jette un oeil à l'intérieur du Grand Hôtel, puis rue du XX Septembre, église Santa Maria della Vittoria (statue du Bernin, en restauration depuis mars, mais visible en grande partie), Ambassade d'Angleterre, Porta Pia, on rejoint le métro à Castro Pretorio vers 17 h 15.
Métro jusqu'à Conca d'Oro, puis bus, on arrive à l'appartement à 18 h.
21e jour : mercredi 13 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10
Arrêt à Barberini.
4 cafés et 2 croissants dans un bar près de la via dei Tritoni = 9 euros
On passe vers la fontaine de Trevi et on va voir la place devant le Quirinal.
On passe vers le Panthéon, petite visite à l'église Sainte Eustache
11 h 15, musée Crypte Balbi, près du Largo Argentina (avec le billet groupé acheté hier)
On visite le musée au dessus de la crypte.
A 12 h, un gardien nous ouvre la crypte, ce n'est pas une visite guidée. Il faut avoir de bonnes connaissances d'archéologie pour distinguer les diverses strates superposées...
Nous décidons de retourner au self service du Largo Argentina où nous étions l'autre jour pour manger.
12 h 30, restaurant Il Delfino (menu 10.80 euros) + 2 boissons à 2 euros chacune + 2 cafés à 0.90 ct chacun. 1 spaghetti tomate, 1 lasagne, 2 saucisses avec épinards = 27.40 euros
13 h 30, nous prenons la fuite devant l'arrivée d'une quarantaine de gamins assez agités...
Nous allons au Palais Altemps (avec le billet groupé acheté hier). Le bâtiment en lui-même est intéressant + magnifiques sculptures. On y reste entre 14 h et 15 h 30 environ.
Puis, via della Scrofa, 2 grosses glaces assis sur une terrasse à l'ombre = 14 euros Il fait à nouveau chaud, mais pas de vent comme hier...
On va voir la tombe d'Auguste, sans entrer (en plus, il y a une exposition qui ne nous intéresse pas), on en fait le tour extérieur.
16 h 10, on repère un bus 913 qui va à Lepanto, on le prend.
Place Cavour au passage.
On retrouve le métro à Lepanto et on descend à Barberini pour prendre le bus 80.
Il y a certainement plus simple et plus court comme trajet, mais pas envie de chercher...
Retour à l'appartement à 17 h 30.
22e jour : jeudi 14 mai 2015
Ascension, mais pas jour férié en Italie...
Départ avec le bus 80 à 7 h 35
On reste dans le bus jusqu'au terminus, Plazza Venezia, arrivée à 8 h 20
4 cafés et 2 croissants dans le bar Baretto Night, via Celsa, presqu'en face de la crypte Balbi = 5 euros.
On va visiter le musée capitolin (ouverture 9 h 30), 2 billets combinés avec la Centrale Montemartini à 16 euros par personne, valables 7 jours. (Le billet pour le musée capitolin seul coûterait 15 euros).
Sous-sol (avec vues sur le forum, etc.), sculptures, statues, tableaux au dernier étage. Jamais trouvé la terrasse panoramique et la cafétéria en revanche, mais pas grave...
On monte voir Santa Maria in Aracoeli assez rapidement, puis on passe sur la terrasse du monument à Victor Emmanuel. Possibilité d'ascenseur panoramique à 7 euros, on n'y va pas. Restaurant sur la terrasse où nous nous trouvons. On redescend, musée sur le Risorgimento payant (5 euros), on n'y va pas, cela ne nous intéresse pas. En bas, au niveau de la rue, 1 salle avec des objets consacrés à la marine, 1 musée sur l'émigration italienne, tous deux gratuits si intéressé.
On traverse la rue et on va encore voir la mosaïque du choeur de l'église Saint Marc. Illumination possible avec une pièce d'un euro.
Il fait chaud et lourd, on saute dans le tram 8 pour 1 arrêt et on retourne au self service au Largo Argentina, Il Delfino,
1 pâte aux asperges, 1 penne à la crème, 1 veau avec carottes/courgettes, 1 saucisse avec laitue, 1 fraises, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 26.20 euros.
On va à pied visiter la synagogue.
En passant, rue Caetani 32, une magnifique cour intérieure...
13 h 30, musée hébraïque, 2 entrées à 11 euros par personne (audioguide compris si intéressé). Visite de quelques salles individuellement, puis visite guidée de la synagogue à 14 h 15 (en anglais).
Vers 15 h 15, nous reprenons le bus 80 à la Piazza Venezia et sommes à l'appartement à 16 h
Repos un moment.
Entre 18 h et 20 h, bus pour aller au centre commercial Porta di Roma.
Cafétéria Flunch, 3 salades, 1 crème catalane, 1 fraises, 1 coca light = 20 euros
Achats quelques provisions chez Auchan = 24.20 euros.
23e jour : vendredi 15 mai 2015
On nous annonce une grève des bus/métros entre 8 h 30 et 12 h 30... on se méfie un peu...
Départ plus tôt à 7 h avec le bus 80, à Conca d'Oro, métro jusqu'à Termini, puis métro jusqu'à Flaminio et tram 2.
Vers 8 h 15, nous sommes près du marché que nous désirons revoir.
Dans la Via Flaminia, on prend 4 cafés et 2 croissants au bar Rocchi = 5.60 euros
Visite du marché.
Vers 10 h 50, on voit un tram passer au loin, donc certains circulent encore malgré la grève... on ne va pas essayer d'aller à la Tombe de Néron ce jour...
On attend le tram 2 à l'arrêt où nous sommes descendus pour faire la boucle au terminus et revenir à Flaminio... Il en arrive un vers 11 h 10.
On s'écarte de la place del Popolo pour trouver un resto...
Vers 12 h, Green Bar, via C Beccaria 9. 2 farfalle au gorgonzola, 1 veau/petits pois, 1 veau/haricots, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 26.10 euros. Très bon et très frais.
On retraverse la place del Popolo et on retourne voir le Caravage dans l'église, puis on va voir l'intérieur de Trinita dei Monti, puis magasins et maisons rues Babuino et Sistina.
On rejoint Barberini, nous avons remarqué que les stations de métro étaient fermées et il est question de grève jusqu'à 17 h, puis d'une reprise, et de la poursuite de la grève dès 20 h jusqu'à demain matin. On ne va donc pas essayer d'attendre 17 h pour rentrer...
A 14 h 10, on attend le bus 80 au bas de la Via Veneto... Certains bus circulent... Il y a des 80 dans l'autre sens... Vers 15 h, apparaît un 80, bondé. Bon, on pousse, on force, on arrive à entrer dans la boîte à sardines... qui mettra 55 min. pour arriver jusque devant notre immeuble...
16 h. arrivée à l'appartement, douche et repos bienvenus !
24e jour : samedi 16 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 50, temps plus frais ce jour, on apprécie après les chaleurs des derniers jours...
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à San Giovanni
9 h marché via Sannio, on farfouille...
Départ à pied vers 10 h 30 pour aller voir l'église Santa Maria alla Navicella, surtout mosaïque IXe siècle et fontaine devant l'église; puis l'église San Sebastiano, fresques et mosaïque du Ve siècle. 2 magnifiques églises que nous ne connaissions pas.
On poursuit à pied via Celiamontana
12 h, restaurant pizzeria Luzzi, rue Saint-Jean de Latran 88, terrasse agréable. Les plats servis sont excellents, la pizza bonne, mais sans plus, si je devais y retourner, je prendrais un plat et non une pizza.
1 tagliatelle aux bolets, 1 veau avec patates, 1 pizza, 2 cocas light, 1/4 de Montepulciano = 26.50 euros
Il n'y a pas de café dans le restaurant...
Pour les pizzas, ça ne va pas vite..., le garçon annonce 20 min. d'attente, disons 40 plutôt... Le lieu semble connu, file d'attente dès 12 h 45.
Départ vers 13 h 30.
On va vérifier les horaires pour la basilique San Clemente proche, fermée jusqu'à 15 h, on repassera...
On rejoint la station de métro Colisée et on prend le métro jusqu'à Garbatella pour aller visiter la Centrale Montemartini (billet groupé avec celui du musée capitolin)
Un peu la zone entre le métro et la via Ostiense où se situe le musée...
2 cafés dans un bar à côté du musée = 1.80 euros
Centrale thermoélectrique restaurée avec machines et outils d'époque et statues anciennes, assez curieux le mélange, mais pourquoi pas ? Les adeptes de photos s'en donnent à coeur joie. Une magnifique mosaïque également.
On y reste environ 1 h.
On reprend le métro pour rentrer à Conca d'Oro où on arrive vers 16 h.
Petit footing alentour pour trouver un pain, pas évident, mais on y arrive.
1/2 pain = 50 ct
Retour avec le bus 80, on est à l'appartement à 17 h.
25e jour : dimanche 17 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 35
On va jusqu'à Piazza Venezia et on prend le tram 8 jusqu'à la gare du Trastevere (1 arrêt avant la gare) pour refaire le marché de la Porta Portese en commençant par l'autre bout pas vu dimanche dernier...
On arrive vers 8 h 30, 4 cafés et 2 croissants dans un bar = 4.80 euros
8 h 45, on commence à farfouiller dans le marché, davantage de brocanteurs de ce côté-là...
12 h 15, on fatigue...
Arrêt au même restaurant que la dernière fois, terrasse à l'ombre, avec un peu de vent, il fait déjà très chaud... 1 assiette tranche de dinde/pâtes/brocolis, 1 assiette boulettes/pâtes/brocolis, 1 eau minérale, 1 coca light = 14.40 euros.
Vers 13 h, on repart et on visite encore quelques stands jusqu'à la fin du marché...
14 h, on est près de la gare du Trastevere, 2 cafés = 1.80 euros
On reprend le tram 8 en direction de Casaletto pour voir les 4 ou 5 arrêts restants, rien de notoire et on revient avec le même tram jusqu'à la piazza Venezia.
On prend le bus 80 et on arrive à Conca d'Oro vers 15 h 20.
On descend et on s'arrête pour 2 grosses glaces = 8 euros
On remonte dans le bus 80 et on arrive à l'appartement vers 16 h, il fait très chaud, repos au frais sur le balcon...
26e jour : lundi 18 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 05
Quelqu'un fait remarquer aux personnes présentes à l'arrêt de bus habituel qu'il y a un panneau indiquant que l'arrêt n'était plus desservi dès ce jour... un petit footing sur 200 m environ jusqu'à l'arrêt suivant... le chauffeur de bus est sympa, il attend ceux qui arrivent en courant...
On descend au croisement avec la rue Regina Margherita .
Dans un bar proche, 4 cafés, 2 croissants = 7.20 euros
On prend le tram 3 pour aller voir l'église San Lorenzo hors les murs.
On va jusqu'à la Porta Maggiore d'abord. On y arrive à 9 h 45, un petit marché-souk peut-être pas très légal est en train de s'organiser... Chaussures, etc. On jette un oeil, on fait le tour de la porte pour reprendre le tram 3 en sens inverse jusqu'à San Lorenzo (devant le cimetière du Verano). Une voiture de flics passe, les vendeurs ne bougent pas, bizarre...
Petit coup d'oeil dans le cimetière, puis visite de San Lorenzo, en se faufilant entre 2 enterrements successifs...
Essentiellement, façade, sarcophages, mosaïque, ambon cosmatesque, sol de l'église et cloître en brique. Il a fallu demander au curé entre les 2 enterrements l'autorisation de traverser la sacristie pour visiter le cloître, mais on y est arrivé...
Vers 11 h 20, après 20 min. d'attente, tram 19 jusqu'au bord du Tibre.
On recule à pied en passant près du tombeau d'Auguste.
Vers 12 h 30, arrêt au café Monte d'Oro, sur la place du même nom. 2 pâtes aux légumes/gorgonzola, 1 grosse salade, 2 macédoines de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale = 17 euros
On part à pied via de la Scrofa et on arrive vers 14 h à l'église Saint-Louis des Français.
Il fait chaud, on s'assied sur les marches à l'ombre et on attend sa réouverture à 15 h.
Essentiellement 3 tableaux du Caravage.
On poursuit à pied et on vérifie l'heure de réouverture de l'église Sant'Andrea della Valle, 16 h 30, on abandonne.
Via Baullari, près du Campo dei Fiori, 2 grosses glaces = 8 euros.
Puis 2 cafés via Monserrato = 3 euros.
A 16 h 45, on est devant le Palais Farnèse où j'ai réservé la visite en italien à 17 h pour mon mari. Il n'y avait plus de place pour moi ce jour, donc j'avais réservé un autre jour une visite en anglais pour moi. Comme 2 personnes ne se présentent pas, le policier de l'ambassade accepte que je rentre ce jour, ce qui nous arrange...
La visite dure 1 heure et coûte 5 euros par personne; je les ai payés lors de la réservation par carte de crédit.
La guide est intéressante et le palais magnifique.
On ressort à 18 h et on tente de prendre le bus 116 pour rejoindre Barberini.
Vers 18 h 20, il en arrive un... qui va au terminal Janicule... A mon avis, le panneau à l'arrêt devait être faux car j'avais bien vérifié qu'on partait dans le bon sens..., bref, passons... on nous fait monter dans un autre 116 là-bas, on y traîne 15 min. et on repart...
19 h, on arrive Largo Chigi, on descend car on peut prendre le bus 80 aussi à cet endroit. On l'attend 5 min., on arrive même à s'asseoir et on parvient à l'appartement à 20 h. Ouf, cet arrêt-ci n'a pas été déplacé...
Douche et repos salvateur après cette chaleur !
27e jour : mardi 19 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 05
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'au Colisée.
Tiens, il est fermé ce matin... réunion syndicale de 8 h 30 à 11 h 30 paraît-il... certains vont être contents...
9 h 30, nous sommes à la basilique San Clemente, rue Saint-Jean de Lattran. Magnifique mosaïque du choeur, pavement, fresques. Nous visitons également la basilique souterraine, bien mise en valeur, 5 euros par personne.
Nous faisons le tour de la basilique et revenons par la rue Labicana vers le Colisée, escalier et rue en direction du Quirinal, puis rue Leontina. Très joli quartier.
Vers 12 h, repas au restaurant Ragno d'Oro, rue Leontina. Menus à 16 euros sans boissons 2 spaghetti tomate, 1 côtelette porc/frites/salade, 1 tranche poulet/frites/salade, 1 macédoine de fruit, 1 glace citron, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 38 euros. Les 2 viandes étaient très bonnes. Un groupe d'environ 30 élèves d'une école avait réservé plusieurs tables vers 13 h., la salle intérieure est assez grande pour ce faire.
On repasse vers le Quirinal, parc du Quirinal, puis angle avec les 4 fontaines. Il est 15 h, on peut entrer dans l'église San Carlo alle Quattro Fontane, faite par Borromini. Visite du cloître et de la crypte (pas très intéressante la crypte...)
On poursuit jusqu'à la Place de la République. Juste avant, église Santa Susana, fermée pour restauration, on regarde San Bernardo en face, pas très intéressante.
On rejoint Termini pour reprendre notre métro.
16 h 20, on est à Conca d'Oro.
2 grosses glaces = 8 euros
Bus 80 et on arrive à 17 h 05 à l'appartement.
28e jour : mercredi 20 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10.
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Piazza di Spagna. Le métro est bondé à Termini, on attend le suivant... vers 9 h 45, on arrive Place d'Espagne, on refait un petit tour de la place.
On prend l'ascenseur au fond du Vicolo del Bottino pour arriver près de Trinita dei Monti et on tourne à gauche pour aller visiter la villa Médicis.
Il y a une visite guidée en français à 11 h. On ne peut pas visiter sans visite guidée. On ne peut pas acheter les billets avant 10 h 30 (ni réserver pour un autre jour). On attend 10 h 30, puis 1 billet plein tarif = 12 euros et 1 billet demi-tarif = 6 euros (pour les personnes de 60 ans et plus, personne n'a vérifié la date de naissance sur le passeport...).
On attend dans le hall jusqu'à 11 h. La visite guidée dure 1 h 30. Guide très sympathique. On visite essentiellement le jardin, un ou deux pavillons dans le jardin et la chambre à coucher de Ferdinand de Médicis. Très agréable visite, sans courir, qui se termine à la cafeteria où les visiteurs ont le droit de manger (très belle cafeteria avec des prix tout à fait corrects).
Nous ressortons vers 13 h et prenons la via della Croce.
Nous nous arrêtons pour manger au bar Gambero Due. 1 spaghetti carbonara, 1 fusilli tomate, 1 grosse salade mêlée, 1 gâteau à la vanille, 1 glace, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34.50 euros.
Nous poursuivons la via della Croce et prenons la via del Corso ensuite en direction de la Place de Venise.
Petite visite au passage de la Basilique San Carlo sur le Corso (tiens, elle est ouverte à 14 h !). Rien de notoire à nos yeux...
On poursuit jusqu'à Piazza Venezia, le théâtre Marcello et Santa Maria in Cosmedin. Avant de descendre en direction du théâtre Marcello, il y a un Carrefour Market assez bien achalandé, on profite pour acheter un pain = 45 ct. A côté du Carrefour Market, il y a un petit magasin qui vend de belles reproductions de statues de toute l'Italie et quelques belles mosaïques.
Nous montons à l'arrière de Santa Maria in Cosmedin pour aller visiter Santa Sabina, qu'on n'a pas trouvée très intéressante dans l'ensemble, puis le jardin des Orangers à côté (avec vue sur Rome).
Nous allons ensuite à Santa Prisca, rien de notoire, le mithreum sous l'église est fermé actuellement.
On redescend, on jette un oeil au Roseto, jolie roseraie à l'emplacement d'un ancien cimetière israélite. A cette époque, roses en fleur, superbe. En haut du Roseto, petit bâtiment circulaire ocre avec WC si nécessaire...
On rejoint le métro au Circo Massimo; à 16 h 40, il y en a un pour Jonio. Nous sortons à Conca d'Oro où un bus 80 arrive à l'instant. A 17 h 10, nous sommes à l'appartement, un record de vitesse... !
Depuis 16 h 20, il tombe quelques gouttes et, selon la météo, le temps va se rafraîchir les prochains jours, ouf !
29e jour : jeudi 30 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à EUR Magliana et train jusqu'à Ostia Antica où nous arrivons à la gare vers 9 h 45.
On passe la passerelle piétonne au dessus de la via Ostiense, puis on va toujours tout droit.
A 10 h. on est à la billetterie, une douzaine d'Anglais devant nous payant chacun leur billet et des profs accompagnant de nombreuses classes... 1 seul guichet ouvert... ça n'avance pas...
Entrée 10 euros par personne. 1 plan du site à 2 euros.
A 10 h 20, nous arrivons enfin à entrer sur le site.
Magnifique promenade en ce jour ensoleillé mais frais sur ce site où nous sommes déjà venus, mais que nous avons toujours plaisir à revoir.
Vers 13 h, nous ressortons et allons voir le château à côté à Ostia Antica (fermé pour restauration) et l'église (plafond avec poutres peintes), puis nous nous arrêtons chez un vendeur de pizzas... avec une table dans le magasin...
2 pizzas, 1 coca light, 1 eau minérale = 13.80 euros
Puis 2 cafés sur la place = 2 euros
14 h 30, on reprend le train jusqu'au terminus (Piazza Porta San Paolo), à côté de la station de métro Piramide.
15 h, nous sortons revoir la Porta San Paolo, en faisons le tour, puis la Pyramide, nous longeons la route extérieure entre le métro et la station de train Roma Ostiense. Petit coup d'oeil sur le marché-souk le long de la rue...
A Roma Ostiense, nous profitons pour acheter 2 allers-retours en train régional à Viterbo = 5 euros par trajet par personne = 20 euros.
Nous retournons à la station de métro Piramide via le souterrain depuis Roma Ostiense, compter une dizaine de minutes sans courir.
16 h 05 métro jusqu'à Conca d'Oro, puis bus 80 qui arrive tout de suite, nous sommes à l'appartement avant 17 h.
Repos un moment
Entre 18 h 15 et 19 h 15, nous allons à pied au supermarché In-Coop (via Bettini 85).
Achats nourriture = 36.40 euros.
Retour à l'appartement vers 19 h 20.
30e jour : vendredi 22 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 50
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Flaminia
Petit coup d'oeil au marché-souk à Flaminia
Tram 2 pour retourner au marché le long de la via Flaminia, nous y sommes vers 9 h 10.
On farfouille...
On reprend le tram pour aller à son terminus, place Mancini, où nous arrivons vers 11 h 40.
2 pains dans une boulangerie = 80 ct
On va voir où se trouve le bus 201 qui nous intéresse pour tout à l'heure, très facile à trouver sur cette place où tous les bus sont alignés en rang d'oignon...
On fait un petit tour pour chercher un resto.
On trouve un restaurant "Art Gallery", via Francesco Gai 8, qui fait restaurant self-service à midi en sous-sol.
1 risotto aux fruits de mer, 1 salade de pâtes, 1 poissons/légumes, 1 boulettes/légumes, 2 coupes de fraises, 1 coca light, 1 eau minérale = 21 euros.
Pour un self-service, tout était très bon et très frais, à recommander !
Vers 13 h, on prend le bus 201 qui parcourt la via Cassia pour aller voir la Tombe de Néron (qui n'est d'ailleurs pas la sienne... !). C'est le 3e essai pour y aller, la première fois pas de bus car 1er mai, la 2e fois, grève des bus, on va y arriver cette fois-ci !
On décide d'aller d'abord de toute façon au terminus du bus pour voir un peu le secteur.
Quelques collines, certaines maisons doivent avoir une belle vue au loin sur la campagne romaine. On passe notamment par La Storta (où il y a un arrêt de train près du bus).
A 14 h, on atteint le terminus et le bus repart tout de suite.
14 h 35, on descend à l'arrêt "Tomba di Nerone", assez près de l'hôpital.
La tombe est au bord de la via Cassia, on la trouve aisément. Il est vrai que le monument est assez curieux.
Ensuite, 2 cafés et 2 gâteaux dans une boulangerie = 4.60 euros
Il commence à pleuvoir et il fait moins chaud. La pluie s'arrête assez rapidement, et recommencera de pleuvoir ce soir.
Vers 15 h, on prend le bus 223 qui va à la gare de Termini où on arrive à 15 h 55.
Puis le métro jusqu'à Conca d'Oro où on arrive à 16 h 25.
Puis le bus 80 et on arrive à l'appartement à 16 h 45.
Assez de bus pour cet après-midi, heureusement, on a toujours pu s'asseoir !
31e jour : samedi 23 mai 2015
Week-end de Pentecôte, il pleuvra surtout cet après-midi, ça commence mal pour ceux qui ne viennent que pour le week-end...
Départ avec le bus 80 vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On reprend le bus 80 jusqu'à Piazza Venezia, puis le tram 8.
On descend du tram après avoir passé le pont sur le Tibre, on va voir la rue Garibaldi, on revient en arrière pour aller visiter la villa Farnesina, entrée 6 euros par personne, on y reste de 10 h à 10 h 45 environ. C'est petit, mais magnifiques fresques de Rafael (et d'autres).
On continue le long du Tibre et on passe le pont suivant, on va tout droit, enfin presque parce qu'on est freiné par la construction d'un parking souterrain... et on va visiter la Chiesa Nuova (= Santa Maria in Vallicella). Sur la place devant, fontaine de la Terrina.
Belles peintures dans les chapelles latérales, chapelle de Saint Philippe Néri avec les restes du saint, fresques de Pierre de Cortona, peinture de Rubens au dessus de l'autel. Possibilité d'audioguide si intéressé (on laisse ce qu'on veut comme don pour le prêt).
Certains jours, il est possible de visiter les appartements privés de Saint Philippe Néri.
On revient à pied en direction du Largo Argentina.
Il n'est pas encore midi, on peut entrer dans l'église Sant Andrea della Valle. Tombes de 2 papes, plafond et coupole. On trouve le tout assez triste, on ne reste pas longtemps...
12 h 15, on retourne manger à la cafeteria Il Delfino au Largo Argentina
1 pâtes carbonara, 1 spagheti tomate, 1 veau/légumes, 1poulet olives/patates,2 portions de melon, 2 cafés = 26.60 euros
Départ vers 13 h. On va à la Piazza Venezia, on longe les forums, on tourne à gauche dans la via Cavour.
Un petit arrêt pour 2 grosses glaces à la "Dolce Vita" = 8 euros. Excellentes les glaces...
On continue toujours tout droit jusqu'à la place Victor Emmanuel.
Petit tour des stands de brocantes et autres sous les arcades et visite de l'intérieur de la place (avec petits restes archéologiques du Nymphée d'Alexandre et de la Porte Magique).
On prend la rue Santa Croce de Jérusalem, il recommence à pleuvoir...
15 h 45, on arrive à l'église Santa Croce, faut faire vite car il y a un mariage dans un quart d'heure... Fresques du choeur, copie du suaire de Turin, chapelle, et on nous vire de l'église...
On retourne à la Porta Maggiore où l'on prend le tram 5 pour la gare de Roma Termini, puis le métro pour Conca d'Oro et le bus 80.
On arrive à 18 h. à l'appartement. Il ne pleut plus, mais il ne fait pas très chaud...
32e jour : dimanche 24 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10
On descend à l'intersection avec via Regina Margherita et on prend le tram 5 jusqu'à la via Liegi où on arrive à 8 h 40.
Place de Hongrie, un café ouvert... 4 cafés et 2 croissants = 5.60 euros
On passe rue G. d'Arezzo pour rejoindre la place Verdi et le marché de brocante du 4e dimanche du mois.
Rien à l'horizon... On ne comprend pas et on s'en va. Ce soir, je verrai sur internet que le marché n'a pas lieu en mai et reprendra en juin... !
Bon, on décide de prendre le tram 3 via Liegi et de retourner au marché de la Porta Portese. On change à Piramide pour le bus 3B et on arrive à 10 h 10 à la porta Portese...
Tour dans le marché, on farfouille...
Vers 12 h 30, on trouve le restaurant Roadhouse, piazza I. Nievo, cela fera l'affaire... 1 picanha/haricots, 1 salade avec filets viande, 1 frites, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, service = 37.90 euros. A 13 h 45, on part, le restaurant est plein... beaucoup semblent intéressés par une action du dimanche, une seule sorte de viande à volonté (ribs) pour 10 euros... A mon avis, rien d'extraordinaire dans ce restaurant de chaîne, on mange mieux dans un Courtepaille par ex...
Un Japonais très égaré à la recherche de tickets de bus, on l'emmène au bureau de tabac en face, on lui montre le logo ATAC sur la porte, etc, on lui explique quel bus prendre...
2 cafés à côté dudit bureau de tabac = 1.60 euros.
Vers 14 h 10, on prend le tram 8 pour aller Piazza Venezia. Là, on prend le bus 80 et on descend à Sant Agnese/Annibaliano.
Quand on se trouve sur la place Sant Agnese/Annibaliano, on voit, sur la gauche, un mur circulaire qui est le reste d'une ancienne basilique (basilique Costantiniana) et on voit, sur la droite, le mausolée de Santa Costanza, on ne voit pas l'église Saint Agnès cachée par les arbres.
On monte la rue Sant Agnese et à 15 h on est au Mausolée de Santa Costanza qui ouvre à 15 h justement, grosse averse...
Fantastiques mosaïques du IVe siècle, éclairage possible avec 40 ct. minimum
Puis, on va visiter l'église Saint Agnès à côté, avant un baptème à 16 h... Surtout pour la mosaïque du choeur (VIIe siècle).
Dans la cour, billets pour visite accompagnée des catacombes, 8 euros par personne. Visite de 15 h 30 à 16 h environ pour nous deux seulement (en italien ou en anglais). Très intéressant, nous ne retournerons pas aux catacombes de Callixte plus grandes.
Nous montons sur la via Nomentana, jolie fontaine face à l'église, il y a également une entrée sur cette rue pour visiter l'église et le mausolée.
Nous redescendons la rue Saint Agnès.
Achat de 2 pains et 1 coca au magasin Conad = 3 euros.
On reprend le bus 80 à l'arrêt Istria et on arrive à 17 h 30 à l'appartement, grand soleil et il fait chaud...
33e jour : lundi 25 mai 2015
Lundi de Pentecôte, pas férié en Italie.
Départ avec le bus 80 vers 8 h 10.
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On prend le métro jusqu'à l'arrêt Policlinico, puis le tram 19 pour aller à l'arrêt Lepanto.
On va d'abord jusqu'au terminus, Place Risorgimento, à côté de la via Ottaviano. Il y a déjà énormément de monde qui se rend au Vatican...
Le tram reste env. 10 min. au terminus et on s'arrête à Lepanto.
Nous allons vers la place Mazzini, on jette un coup d'oeil en passant à un petit marché dans une rue sur la droite (via Tito Speri), à la fontaine de la place Mazzini, puis nous allons voir un magasin rue Monte Zebio.
Nous poursuivons cette rue jusqu'au Tibre et le longeons jusqu'au pont Cavour.
Il est 11 h 30, nous allons en direction de la Place Cavour pour chercher un restaurant dans les petites rues.
Vers 12 h, café 700, rue Dionigi, 2 tomates farcies au riz, 1 poulet panné/épinards, 1 poulet/aubergines, 1 macédoine de fruits, 2 cafés = 36.50 euros.
Départ vers 13 h, on rejoint le Tibre, façade du Palais de Justice, on passe devant le château Saint-Ange (fermé le lundi, de toute façon, on ne souhaite pas y retourner).
Pont Victor Emmanuel et rue des Coronari pour revoir les antiquaires...
Petite visite à l'église San Salavatore in Lauro, notamment reliques de Padre Pio, sinon, rien d'exceptionnel.
Dans la rue Coronari, vers 14 h 30, 2 grosses glaces à la Gelateria des Teatro = 12 euros.
On poursuit jusqu'à Piazza Navona en entrant également dans l'église Santa Maria dell'Anima au curieux clocher (église allemande de Rome). Intérieur très baroque.
Vers 15 h 30, on est devant l'église Sant'Agnese in Agone, sur la place Navona, fermée le lundi selon internet et ouverte tous les jours selon le panneau sur le monument... Apparemment, c'est internet qui avait raison, ne s'ouvre pas, on capitule vers 15 h 40...
On poursuit, on passe devant le Panthéon et on va visiter l'église Saint-Ignace, ouverte.
Baroque très chargé, beaucoup d'animation car répétition pour une messe tout à l'heure (chorale, danse, etc.)... La place devant l'église est belle également.
Vers 16 h 30, on a rejoint le Largo Chigi et on prend le bus 80 pour rentrer.
17 h 15, nous sommes à l'appartement.
Vers 19 h, match de football entre 2 équipes romaines, de nombreux cris de tifosi dans le quartier...
34e jour : mardi 26 mai 2015
Départ avec le bus 80 vers 7 h 55
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
On reprend le bus 80 jusqu'à Piazzale Venezia, arrivée 9 h 30
Dans le monument à Victor Emmanuel, on profite pour aller voir une exposition temporaire sur les bois taillés en Macédoine. Une vingtaine de pièces assez exceptionnelle.
On prend le tram 8 jusqu'à Piazza Cairoli, on coupe par l'arrière jusqu'à Piazza Navona.
Eglise Sant'Agnese in Agone. Très baroque... On a vu la tête de la sainte après avoir vu le reste de ses reliques dans l'autre église hier, à Sant'Agnese/Annibaliano...
On traverse la place et on entre brièvement dans l'Eglise Notre Dame du Sacré Coeur, rien d'extraordinaire...
On retourne Piazza Venezia, on descend à l'arrière du Capitole, Place de la Consolation, un petit coup d'oeil dans l'église, rien de notoire, puis on longe le forum pour le voir d'en haut. Visite de l'église orthodoxe San Teodoro, surtout mosaïque du VIe siècle (pas éclairée malheureusement). On revient Place de la Consolation.
Ensuite, rue Monte Tarpea pour voir la Roche Tarpéenne, on fait tout le tour comme les voitures et on arrive à coté du monument à Victor Emmanuel.
On rejoint notre self-service habituel au Largo Argentina, Il Delfino, il est 13 h.
1 pâte aux artichauts, 1 spaghetti tomate, 1 veau/épinards, 1 calamars/frites, 1 coupe de fraises, 2 cafés = 26.40 euros.
Vers 14 h, on prend le bus 87 pour aller à Saint-Jean-de-Latran, puis le bus 218 pour aller voir le Mausolée des Fosses Ardéatines. On aurait dû en descendre devant les catacombes de Callixte et faire encore 100 mètres à pied sur la droite pour les trouver...
On n'a pas compris et on est resté trop longtemps dans le bus... on a atterri très loin au terminus, devant une école vers 15 h. 10... mal partis...
Le chauffeur dit qu'un autre conducteur va venir prendre le bus, départ à 15 h 30. On attend, finalement, c'est un autre bus qui vient, départ 15 h 45...
16 h 10, on descend au bon arrêt, mais on nous envoie dans la fausse direction... On fait env. 500 mètres, on atterrit dans un hôtel, lequel nous renvoie au point de départ...
Bon, finalement à 16 h 25, on y arrive, entrée gratuite, WC disponibles sur place si nécessaire. On visite la grotte, on voit les tombes et le petit musée adjacent. Triste épisode de guerre, un de plus...
Vers 16 h 55, on est de retour à l'arrêt de bus, un 218 arrive tout de suite, une chance.
Saint-Jean-de-Latran, métro jusqu'à Barberini, là un bus 80 arrive aussi tout de suite.
Retour à l'appartement à 18 h 15, un peu crevés, il fait chaud en plus dans le bus...
Vers 19 h, petite pluie bienvenue qui va rafraîchir l'atmosphère...
35e jour : mercredi 27 mai 2015
Pas fermé l'oeil de la nuit, douleurs, etc, je me recouche...
Mon mari ira à pied faire quelques achats au supermarché Porta di Roma et revoir les magasins, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros courses = 6.70 euros
A 11 h 30, nous partons en bus et métro jusqu'à la Piazza Bologna, histoire de bouger un peu et de voir cette place, rien de spécial d'ailleurs.
12 h, nous y sommes et allons manger dans la rue du XXI Avril, magasin traiteur avec tables et chaises, Mercuri. 2 veaux avec champignons, 1 portion de patates, 1 portion de fraises, 1 portion de melon = 23 euros. Très bon et très frais.
Nous revenons Piazza Bologna, puis via Ravenna, quelques stands de marché, via Arezzo, via Padova ou nous prenons 2 cafés sur une terrasse vers 13 h 30, délicieux petit vent... = 2.40 euros. Le quartier est agréable.
Ensuite, Piazza Lecce, Piazza Salerno, on continue en direction de Castro Pretorio, le temps se couvre.
14 h 20, angle rue Lancisi, il commence à pleuvoir, on se planque dans un café, il tonne, il pleut, il grêle... Finalement, cela a duré 2 heures... !
On abandonne toute velléité de continuer en direction de Castro Pretorio et de Termini pour rejoindre au plus vite la station de métro Policlinico en profitant d'une légère accalmie vers 16 h 15.
Métro jusqu'à Conca d'Oro et bus 80.
A 17 h, au sec à l'appartement ! Il y a des jours comme celui-ci où rien ne va...
36e jour : jeudi 28 mai 2015
Départ avec le bus vers 7 h10
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à la station Piramide, on va à pied jusqu'à la gare de Roma Ostiense où l'on arrive vers 8 h 30.
Devant la gare de Roma Ostiense, parking en surface à 5 euros par jour.
Train pour Viterbo à 8 h 52, affiché voie 15 (au lieu de 14). On avait déjà acheté les billets de train régional l'autre jour (10 euros aller retour par personne)
On monte à l'intérieur dès son arrivée (vers 8 h 40), il part et arrive exactement à l'heure.
Viterbo (gare Porta Romana), 10 h 45.
On sort de la gare, on tourne à droite, on passe la Porta Romana, petite visite à l'église San Sisto, via Garibaldi, Fontana Grande, via Cavour, Piazza del Plebiscito, Palais des Prieurs (+ vue depuis sa terrasse arrière), via San Laurenzo, on arrive sur la place avec le duomo (San Lorenzo) et le palais des Papes qu'on voulait visiter, pas pu la dernière fois...
11 h 50, dernière visite guidée du matin, 9 euros par personne (pas possible de visiter sans visite guidée). On nous explique la Loge, la salle du conclave, puis, dans le duomo, visite de la sacristie (plafond notamment) et de l'arrière du choeur actuel (choeur ancien), puis on peut aller seuls visiter le petit musée adjacent. On sort vers 13 h 15. Très intéressante visite guidée.
Nous partons en direction du quartier ancien et visitons Santa Maria Nuova, sans le cloître (fermé à cette heure-là).
Nous trouvons un restaurant avec salle à arcades voûtées, l'Osteria del Vicolo. A midi, menu à prix fixe à 15 euros avec boissons et café. Excellente cuisine, accueil agréable, à recommander.
2 assiettes d'antipasti, avec charcuterie, 1 tagliatelle aux champignons, 1 ravioli al pesto, 1 hambourger, 1 côte de porc, 1 salade, 1 patates, 1 coca light, 1 litre d'eau, 1/4 de vin, 2 cafés = 30 euros.
Nous ne mangerons rien ce soir après ceci... !
Départ vers 14 h 30, nous revenons place du Plebiscite, via Roma, place aux herbes, corso Italia, place Verdi, la basilique Santa Rosa est fermée, nous allons place de la Rocca, on voit la Porta Fiorentina (l'autre gare de Viterbo se trouve à l'arrière de cette porte), puis Basilique San Francisco, nous arrivons juste à visiter rapidement entre 2 enterrements... surtout les tombes des papes (avec cosmatesques), retour à la place Verdi, via Marconi, place des Martyrs de Hongrie, on remonte sur la place du Plébiscite, on retourne à la gare via la rue Cavour, rue Garibaldi.
A Viterbo, chaque 3 septembre au soir, cortège pour Santa Rosa, voir http://vacanzeintuscia.blogspot.it/2014/09/trasporto-macchina-di-santa-rosa-3.html
On arrive à la gare à 16 h 35, le train pour Rome est à 16 h 55.
Il partira à l'heure, mais arrivera à Roma Ostiense avec 24 minutes de retard vers 19 h 05...
Métro pour Conca d'Oro depuis la station Piramide, on attend un moment le bus 80 et on arrivera à l'appartement à 20 h 15.
37e jour : vendredi 29 mai 2015
Départ avec le bus vers 8 h
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Flaminia.
Tram 2 et visite du marché du vendredi matin.
Tram 2 jusqu'à Mancini et repas à 12 h. dans le même self-service que la semaine passée (Art Gallery), toujours très bon et frais...
2 salades pâtes/tomates/thon/olives, 2 veaux avec brocolis, 2 coupes d'ananas, 1 eau minérale, 1 coca light = 20 euros
Départ vers 12 h 45 avec le tram 2, puis on prend le tram 19 et on s'arrête près du Vatican, place du Risorgimento.
On contourne large la place pleine de monde... Puis, via della Fornaci, en route 2 cafés = 2.80 euros.
On poursuit jusqu'au parc Villa Pamphili, pavillon à l'entrée et maison (théâtre actuellement), nous restons 30 min. à l'ombre sur un banc à l'air frais... puis on passe les murs de la ville, porta San Pancrazio (musée), on poursuit via Garibaldi, on repasse devant la fontaine et la vue sur Rome, puis devant le mausolée de l'ossuaire garibaldien.
On arrive à l'église San Pietro in Montorio à 16 h. Juste le temps de jeter un coup d'oeil à l'intérieur, début d'un mariage... et, dans la cour à côté, le petit temple (tempietto) de Bramante, charmant...
On poursuit la descente, on traverse le pont Sisto, de nombreux magasins de bijoux dans la rue qui le suit. 2 grosses glaces = 8 euros.
puis Largo Argentina et Piazza Venezia.
Bus 80 à 17 h 15, on arrive à l'appartement à 18 h 10.
38e jour : samedi 30 mai 2015
Mardi prochain, jour férié, donc certains font un pont depuis aujourd'hui jusqu'à mardi...
Rangement, ménage, valises...
Départ avec le bus 80 vers 8 h 30
Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros
Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Saint-Jean de Latran
9 h 50, marché via Sannio, on farfouille...
Vers 11 h 30, départ à pied vers la basilique et on prend la via San Giovanni Laterano pour retourner au restaurant qui nous avait plu.
12 h, restaurant pizzeria Luzzi, rue Saint-Jean de Latran 88, terrasse agréable. 1 tagliatelle al ragu, 1 tagliatelle aux bolets, 1 salade verte, 1 salade tomates, 2 macédoines de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale = 28.50 euros, toujours aussi bon... Vers 12 h 45, restaurant plein. Départ vers 13 h.
On passe à l'arrière du forum d'Auguste, on voit le Marché de Trajan, musée, on n'entre pas, juste un oeil sur le hall.
Puis, on va visiter Santa Maria di Loreto (extérieur en travaux) à 15 h. Une mosaïque du XVe siècle qui ne nous emballe pas vraiment, plusieurs statues et fresques.
Ensuite, visite de la basilique Santi Apostoli, essentiellement crypte peinte assez spéciale, tombeaux de 2 papes, chapelle du cardinal Bessarion
On se rapproche de la fontaine de Trevi.
Juste avant, rue San Vincenzo, 2 grosses glaces = 10 euros
Tout près est fléché ceci, on va voir, mais on n'a pas envie d'y aller... http://www.romasotterranea.it/insula-del-vicus-caprarius.html
On passe devant la fontaine de Trevi, 3 Japonais au m2... fuite...
On continue est on rejoint Barberini où l'on prend le bus 80 vers 16 h 30.
17 h 05, on est à l'appartement.
39e jour : dimanche 31 mai 2015
Fin du rangement, on laisse les clefs dans l'appartement.
Départ avec la voiture vers 8 h 05, on rejoint le GRA, vers 8 h25, on en ressort pour suivre la SS1 Aurelia
9 h, 4 cafés et 2 croissants dans le bar d'une station service vers Ladispoli = 5.60 euros
9 h 45, Civitavecchia, 3 ou 4 bateaux de croisières et/ou ferries dans le port...
Il y a des travaux sur plusieurs kilomètres à la sortie de Civitavecchia, apparemment travaux pour continuer la 2x2 voies qui va à Grossetto.
11 h, après Orbetello, essence super sans plomb 95 à 1,579 euros le litre = 25 euros
12 h 30, on va à Cecina.
12 h 45, repas sur la terrasse du restaurant Drugstore, piazza Gramsci, petit vent, délicieux.
2 spaghetti avec morceaux de tomates, 1 escalope au citron, 1 escalope milanaise, 1 frite, 1 salade mêlée, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés, 2 services = 44 euros. Correct, sans plus.
Départ vers 14 h, on va encore voir les stands du marché à la brocante...
On quitte Cecina vers 15 h 15.
A 16 h 30, on est à Viareggio. On tourne un peu autour de l'hôtel pour se garer. Parcomètre (même le dimanche) de 17 h à 20 h = 4.30 euros.
17 h, hôtel Quatro Assi, rue Léonard de Vinci, chambre 4, 1er étage sans ascenseur, petite mais confortable et donne sur l'arrière (calme), réservée sur Booking = 50 euros avec petit déjeuner. Apparemment, pas de climatisation. Je suppose que c'est 1 étoile car pas d'ascenseur, mais cela vaut 2 étoiles.
L'hôtel vend des cartes de parking à 3 euros par jour pour stationner dans le secteur (zone C).
Rangement, repos un moment, puis on ressort faire la Passagiata le long de la mer, magasins, maisons et bains de mer Belle Epoque... Il y a du monde, mais supportable.
En route, 2 grosses glaces = 8 euros
Vers 19 h, 2 formules aperitivo sur une terrasse = 12 euros.
Les 4e et 5e dimanches du mois, ainsi que les samedis les précédant, brocante sur la place face au Grand Café.
On rentre à l'hôtel vers 21 h.
40e jour : lundi 1er juin 2015
Petit déjeuner très copieux à l'hôtel à 8 h.
Départ avec la voiture vers 8 h 40, on longe la route côtière jusqu'à Sarzana pour y prendre l'autoroute vers 9 h 50.
En route, essence sans plomb 95 à 1.579 euro le litre = 27 euros
11 h on arrive à Gênes, 1.5 km avant la sortie pour l'aéroport de Pegli, sur le grand pont, bouchon...
11 h 50, on se traîne, fin du bouchon avant la sortie de Pegli. En fait, il semble qu'un camion de récupération de verre usagé ait semé sa cargaison sur 100 mètres de long sur la voie de droite de l'autoroute, on passe sur une file à gauche en remontant cette déchetterie improvisée... le camion a dû être évacué, on ne le voit plus en tout cas...
12 h, on sort à Voltri, péage 12.50 euros.
On prend la SS456 en direction d'Ovada pour aller à Acqui Terme où j'ai réservé un hôtel pour ce soir.
Pas mal de choses fermées, on est lundi, en plus certains doivent faire le pont avec le 2 juin.
Vers 12 h 40, arrêt à l'entrée de Campo Ligure, hôtel-restaurant Turchino. D'habitude, menu à 12 euros, mais ce lundi est spécial, donc à la carte.
2 polenta avec sauce tomates et bolets, 2 brochettes agneau avec salade, 1 tarte à la crème, 1 mousse aux fraises, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 couverts, 2 cafés = 49.50 euros. Très bon et très frais.
Départ vers 14 h. En passant, joli pont ancien et château à Campo Ligure.
Traversée d'Ovada et on va à Acqui Terme.
L'hôtel est à l'entrée de la ville, sur la SS 456, avant le pont et les restes d'aqueduc.
En face de l'hôtel ou presque, aire ombragée payante pour camping cars.
15 h 30, parking devant l'hôtel, le long des anciens thermes. Hôtel Restaurant Belvédère, chambre 26, 2e étage sans ascenseur. Très bien et très propre. 50 euros avec petit déjeuner. La route 456, latérale à l'immeuble, risque d'être un peu bruyante si les fenêtres sont ouvertes. Apparemment, pas de climatisation.
Vers 16 h 15, on repart à pied, aqueduc, pont, magasins, cathédrale, château (musée fermé le lundi), fontaine avec eau à 74 degrés, église romane (fermée), on fait le tour de la ville... C'est très joli, faudra qu'on revienne...
En route, 2 grosses glaces = 6 euros
Avant de retourner à l'hôtel, dans une boulangerie, 2 parts de pizza, 1 eau minérale, 1 coca light = 5 euros. Puis 2 cafés sur une terrasse = 2 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
41e jour : mardi 2 juin 2015
Fête nationale italienne, jour férié...
Petit déjeuner correct à l'hôtel à 7 h 30 (possible dès 7 h)
Vers 8 h, départ pour Alba, magnifique route dans le vignoble jusqu'à Nizza Monferrato.
Vers 9 h 30, on est garé place Grassi à Alba (gratuit car jour férié, sinon parcomètre)
Promenade en ville, jolies maisons, visite du Duomo, de quelques autres églises, dont Saint-Dominique splendides fresques. Les magasins sont ouverts, il y a des touristes, essentiellement Italiens.
12 h, repas Cafetteria Maestra, rue Victor Emmanuel, sur terrasse. 2 ravioli au beurre de sauge, 2 veaux avec patates, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 37.50 euros. Simple, mais correct.
Départ d'Alba vers 14 h. A 15 h, on est à Moncalieri, on cherche l'hôtel que j'avais réservé.
15 h 30, on est installé, hôtel Cavour, 3 étoiles, chambre 201, au premier étage, 55 euros sans petit déjeuner. Il y a un parking intérieur, mais nous avons laissé la voiture devant dans la rue. Un 3 étoiles sans ascenseur, avec de l'eau chaude uniquement dans la douche pas dans le lavabo, des fenêtres en hauteur grillagées comme une prison... bizarre. Un bâtiment qui ne devait peut-être pas être un hôtel auparavant et qui a été transformé ?
Repos un moment.
Ensuite, on veut aller à Turin.
Bus devant l'hôtel (no 45 notamment), mais tabac fermé en face pour acheter les tickets car jour férié et on ne les vend pas dans le bus...
Bon, on va à la gare, à 10 min. à pied. Le seul appareil accessible vendant les billets est en panne... On monte dans le train de 16 h 36, le contrôleur n'a pas de monnaie, on ne paie donc pas (sinon 8.70 euros avec une majoration de 2 euros pour billets pris dans le train selon lui).
16 h 49, Turin Porta Susa, on part à pied revoir un peu la Porte Palatine, le Château, etc. et surtout viser où est l'entrée pour aller voir le Saint Suaire car j'ai réservé pour demain matin à 8 h 30 (gratuit). Pas facile de trouver l'entrée... Via San Maurizio.
En route, 2 grosses glaces = 7 euros.
On revient par le chemin qu'on fera demain, place du Château, via P. Mica, tout droit jusqu'à Porta Susa.
En route, 2 aperitivo à 5 euros par personne à 19 h. Encore 28 degrés, pénible...
Retour à la gare vers 19 h 45, le prochain train pour Moncalieri est à 20 h 31...
Achat billets pour retour ce soir et pour allers retours demain à 1.90 euro par personne par trajet. 11.40 euros.
Le train est à l'heure, on arrive à 20 h 43 à Moncalieri, retour à l'hôtel à 21 h.
42e jour : mercredi 3 juin 2015
Vers 6 h 45, départ à pied pour la gare, après avoir posé nos valises dans la voiture.
On attrape juste le train de 7 h 06, à 7 h 19 on est à Turin Porta Susa.
En face de la gare, 4 cafés et 3 croissants = 7 euros
7 h 40, on part à pied d'un pas soutenu pour aller voir la suaire de Turin (Sindone). On arrive à l'entrée vers 8 h 10. J'avais réservé pour 8 h 30. On n'est pas au bout de nos peines, scanner des sacs, etc. et encore au moins 500 mètres à parcourir sur un chemin couvert par des tentes, certains râlent... A 8 h 28, on arrive enfin dans une salle où on nous rassemble pour un bref diaporama d'explication (en plusieurs langues), puis on peut pénétrer dans le duomo et rester env. 10 min. devant le suaire où il est récité une prière en italien. Ensuite, on est prié de sortir pour laisser la place aux suivants... On ne peut pas visiter le reste du duomo, sauf à ressortir et faire la queue. En effet, ceux qui n'ont pas réservé peuvent entrer dans le duomo et voir le suaire de plus loin, disons 20 à 30 mètres... la queue est longue...
8 h 50, on revient vers la gare de Porta Susa, en jetant encore un oeil au passage sur un marché.
On attrape juste un train vers 9 h 45 pour retourner à Moncalieri où on arrive à 10 h.
1 bouteille d'eau au passage devant une épicerie = 60 ct.
On récupère la voiture garée devant l'hôtel, départ vers 10 h 25.
On prend la tangenziale en direction de l'aéroport, puis la route pour Ivrea.
Ivrea, 11 h 50, arrêt à la sortie face à l'endroit où se tient un grand marché le vendredi matin.
Trattoria dei Tigli, vialie Monte Stella. menu du jour à 12 euros. 2 fusilli au thon, 2 côtelettes de porc, 1 salade de patates, 1 salade verte, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, 2 couverts = 26 euros. Simple, mais correct.
Départ vers 13 h avec la voiture, on va à Aoste.
On aurait voulu passer le col du Grand Saint-Bernard, mais encore fermé...
Tunnel du Grand Saint-Bernard = 27.90 euros aller simple
Sembrancher, essence à station Coop, essence sans plomb 95 à 1.58 frs le litre = 44 frs.
Martigny, arrêt vers 16 h 10 pour aller voir un magasin, départ à 16 h 30, on prend l'autoroute.
De notre côté, pas de problème sur l'autoroute, en face, pas mal de bouchons, accident, etc.
Arrivée à Genève vers 18 h 10.
Km au compteur de la voiture 51.943.
Road Trip côte Ouest août-septembre 2014 / (Ou comment nous sommes devenus "US Obsessed") English translation pending
Bonjour à toutes et à tous!
Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).
Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!
Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.
C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...
Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!
Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;
-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.
-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.
-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.
-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...
Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):
-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris
Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!
JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF
Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.


Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.
A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.

Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".

Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂
La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.
Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).
Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!
Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.
C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...
Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!
Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;
-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.
-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.
-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.
-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...
Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):
-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris
Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!
JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF
Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.


Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.
A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.

Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".

Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂
La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.
Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Amende excès vitesse non payée (États-Unis) English translation pending
Bonjour et bonne annee a tous au qu'elle vs réserve de beaux voyages
Mon sujet est un peux moins joyeux. Lors de nôtres dernier road tryp sur la cote west une fois en arizona NS avons fait la mauvaise rencontre en se faisant arrêté pr excès de vitesse en arrivant a Page 'sur le pont' vitesse réduite que ns n avons pas vu.. :-(
Bref j ai été pris a 63 au lieu de 45 et marque aussi 'also 60 in 35 and 47 un 25' sur la même portion
Le PB c est que je n ai jamais reçu d amende car ancienne adresse sur mon permis et l agent c est tromper dessus en l inscriant ..mon prenom est lui aussi mal orthographié. Ce PV date de novembre 2014
Aujourd'hui nous voulons retourner avec notre fille en Floride et ma femme me fait justement remarquer que c est sûrement risqué et que certain forum parle même de prison.amendes fortes...
Est ce que quelqu un pourrait me renseigner et ou aurait subis la même mésaventure.
Par avance merci
Mon sujet est un peux moins joyeux. Lors de nôtres dernier road tryp sur la cote west une fois en arizona NS avons fait la mauvaise rencontre en se faisant arrêté pr excès de vitesse en arrivant a Page 'sur le pont' vitesse réduite que ns n avons pas vu.. :-(
Bref j ai été pris a 63 au lieu de 45 et marque aussi 'also 60 in 35 and 47 un 25' sur la même portion
Le PB c est que je n ai jamais reçu d amende car ancienne adresse sur mon permis et l agent c est tromper dessus en l inscriant ..mon prenom est lui aussi mal orthographié. Ce PV date de novembre 2014
Aujourd'hui nous voulons retourner avec notre fille en Floride et ma femme me fait justement remarquer que c est sûrement risqué et que certain forum parle même de prison.amendes fortes...
Est ce que quelqu un pourrait me renseigner et ou aurait subis la même mésaventure.
Par avance merci
Pérou 3 semaines en mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je pars au Pérou pendant 3 semaines avec un ami en mai 2015 (vol sec et sac à dos)
Nous souhaiterions profiter de vos conseils.😉
Notre séjour + ou - établi est le suivant: Lima-Arequipa-Puno-Cuzco-Puerto Maldonado-Lima.
En effet même si nous avons déjà réservé 2 vols intérieurs entre Cuzco et Puerto Maldonado puis entre Puerto vers Lima.
Nous ne souhaitons pas rester sur Lima à notre arrivée mais repartir dès le lendemain vers Arequipa en bus de nuit: avez-vous des conseils sur la manière de gérer au mieux?: est il possible de réserver un bus le dimanche midi pour le soir même? le tarif, la durée?
De même nous souhaiterions des retours d'expérience sur les liaisons Arequipa- Puno puis Puno-Cuzco:: bus, train, .. tarifs, durée....
A ceci s'ajoute des recherches de conseils sur la façon de gérer au mieux une visite du lac Titicaca, del Machu Pichu (faut il séjourner à Aguas calientes??)et la vallée des Incas, , d'une possible excursion dans l'Amazonie depuis Puerto Maldonado, ....et bien sur tout ce que vous avez trouvé magnifique et qui ne demande qu'à être admiré...
au niveau "argent", quelle est la meilleure façon de procéder: change sur place, change avant le départ, retrait sur place...??
PS: je parle quelque peu espagnol et attends depuis l'enfance de pouvoir aller en Amérique du Sud 😄 et autre précision: nous ne cherchons pas les voyages 3 ou 4 ni même 5 étoiles...
Merci d'avance à toutes celles et ceux qui partagerons avec nous leurs conseils, retours d'expérience....
Mialeliam "Qui voyage ajoute à sa Vie"
Je pars au Pérou pendant 3 semaines avec un ami en mai 2015 (vol sec et sac à dos)
Nous souhaiterions profiter de vos conseils.😉
Notre séjour + ou - établi est le suivant: Lima-Arequipa-Puno-Cuzco-Puerto Maldonado-Lima.
En effet même si nous avons déjà réservé 2 vols intérieurs entre Cuzco et Puerto Maldonado puis entre Puerto vers Lima.
Nous ne souhaitons pas rester sur Lima à notre arrivée mais repartir dès le lendemain vers Arequipa en bus de nuit: avez-vous des conseils sur la manière de gérer au mieux?: est il possible de réserver un bus le dimanche midi pour le soir même? le tarif, la durée?
De même nous souhaiterions des retours d'expérience sur les liaisons Arequipa- Puno puis Puno-Cuzco:: bus, train, .. tarifs, durée....
A ceci s'ajoute des recherches de conseils sur la façon de gérer au mieux une visite du lac Titicaca, del Machu Pichu (faut il séjourner à Aguas calientes??)et la vallée des Incas, , d'une possible excursion dans l'Amazonie depuis Puerto Maldonado, ....et bien sur tout ce que vous avez trouvé magnifique et qui ne demande qu'à être admiré...
au niveau "argent", quelle est la meilleure façon de procéder: change sur place, change avant le départ, retrait sur place...??
PS: je parle quelque peu espagnol et attends depuis l'enfance de pouvoir aller en Amérique du Sud 😄 et autre précision: nous ne cherchons pas les voyages 3 ou 4 ni même 5 étoiles...
Merci d'avance à toutes celles et ceux qui partagerons avec nous leurs conseils, retours d'expérience....
Mialeliam "Qui voyage ajoute à sa Vie"
Compte rendu voyage Lake Tahoe/Las Vegas (Yosemite & Death Valley) English translation pending
Bonjour à tous...
Nous revenons tout juste de notre périple dans l'Ouest... en espérant pouvoir en faire bénéficier certains... voici le résumé du voyage...
28sept Départ de Montréal vers Reno... Hop debout à 4hrs am, évidemment, comme à nos fidèles habitudes, nous avons dormi environ 3heures, car malgré qu'on se dit "cette fois-ci, ce sera différent", on fini toujours par avoir plein de trucs à faire la veille du départ... Le vol quitte Montréal avec une demie-heure de retard... De plus, on survole Denver en tournant pendan plusieurs minutes avant d'atterir... Il nous reste env 40 minutes pour le transfert... mon copain a un mauvais pré-sentiment pour les bagages... Arrivée à Reno, vers 1hpm, nous récupérons les bagages (sauf un)... Ils ont laissés mon sac de golf à Denver... et nous jouons demain... De plus, on ne couche pas à Reno... Heureusement, le type de l'aéroport me dit qu'ils peuvent le livrer à notre hôtel à South Lake Tahoe (youppi), par contre, ce sera entre 3h et 6h am... Au moins, j'aurai mes trucs. On récupère la voiture (Ford Escape), et en route... La route est belle et on arrête prendre des photos à un joli point de vue sur le lac Tahoe. La région est magnifique, vraiment joli, je suis surprise de voir qu'il n'y a pas plus de gens sur le forum qui en parlent... Check in à l'hôtel, mon copain est sceptique, de l'extérieur, ce n'est pas très fort... Par contre dès que nous ouvrons la porte de notre chambre au Secrets Inn, nous sommes enchantés. Nous avons pris la chambre std donc petite mais très très bien (immense douche vitrée, grand bain tourbillon, réfrigérateur, chambre propre). À recommander, bon rapport qualité/prix. Voyage au supermarché et hop...Nous sommes tellement claqués que nous nous couchons tôt...
29 sept Au programme du jour... tour du Lake Tahoe en voiture et golf en après-midi (région de Genoa). À 9h, Nous partons vers l'ouest pour faire le tour ... oups! la route est fermée un peu avant Emerald Bay et jusqu'à Tahoe City car il y a un marathon... Elle ouvrira seulement à midi... arghhhh! La route altenative est... euhhh... en fait, c'est la même route mais de l'autre sens... Bon, marche arrière, retour vers South Lake Tahoe et direction Genoa... on ira au golf ce matin puis on fera le tour du lac ensuite (par contre, le golf nous coûtera 95$ au lieu de 55$ car le prix pm est plus bas), que voulez-vous, on ne contrôle pas la route. Nous ne sommes pas trop déçus car la route est très jolie... Arrivés à env à qq km du terrain de golf, route fermée car il y a un festival local à Genoa... faut contourner par Carson City... Finalement, on reprend la route vers le lac et on se dit qu'on ira jouer ailleurs. On fait le tour du lac d'Est en Ouest en effectuant plusieurs arrêts tout au long, c'est tout simplement magnifique. je me dis à plusieurs reprises que je vivrais bien dans cette région. Le plus beau point de vue d'ensemble se situe à env 5-6 km au nord de Incline Village, sur Mount Rose Highway... Wow, quelle vue d'ensemble sur Lake Tahoe. On continue notre route, arrêt à Squaw Valley pour le golf, photo avec la flamme olympique, etc... De retour vers l'hôtel via Emerald Bay, très jolie, mais nous y arrivons un peu tard, vers 18h, donc luminosité moyenne. En soirée, souper au restaurant italien Scusa, très bien.
30 sept Départ de l'hôtel, le copain veut déjeuner chez Denny's (???), on quitte South Lake Tahoe vers 9h30 en direction de Yosemite. Entrons dans le parc via la 120 Big Oak Flat road, mon copain qui adore les routes sinueuses en a pour son argent... wow, quelles vues. Nous effectuons qq arrêts photos en chemin, c'est plutôt désolant de voir l'étendue de dégâts de l'incendie. Stop à Merced Grove, mais finalement, marcher ds un sentier très semblable à ceux que nous avons tout près d'ici pour aller voir qq séquoias géants (de toute façon, on veut faire Kings Canyon et Séquoia park ds un autre voyage)...on rebrousse chemin. On se dirige à Crane flat lookout (???, je me pose tjrs la question de ce que nous sommes censés y voir). Route vers la vallée, arrêts à Bridalveil falls (petite marche, très jolie), et à Tunnel View, tout simplement WOW! Ensuite, direction Glacier Road... Encore une fois, le copain est gâté avec la route sinueuse. Nous effectuons qq arrêts photos, randonnée à Taft Point qui fut très bien pour nous qui ne sommes pas des randonneurs pros, sentier pas trop difficile et en tout avec le temps passé au bout, env 1h15 aller/retour. Nous continuons vers Glacier point qui nous offre une vue magnifique sur half dome et la vallée en bas... nous y demeurons jusqu'à ce qu'à la dernière lueur du soleil sur les montagnes, quel spectacle, nous nous sommes trouvés un pti coin isolé loin de la foule et avons pu admirer le spectacle en paix. Descente vers la vallée, check in au Yosemite Lodge... ils n'ont pas notre réservation ... Mais la dame me dit que c'est pcq nous sommes upgradés au Awhanee hotel . Ouf, j'ai eu peur! C'était correct mais JAMAIS je ne paierais les 400$ qu'il faut normalement... notre petit Secrets Inn de Tahoe était mieux, et honnêtement le Lodge avait l'air plus intéressant... au moins, il y avait un food court.
1er octobre On quitte l'hôtel vers 8h30, petit tour dans la vallée. On prend la Tioga, arrêts à Olmstead Point, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows et à qq autres endroits sur le bord de la route. Arrêt rapide pour lunch à Lee Vining (ville, ou plutôt village déprimant), arrêt photos à Mono Lake. Route vers Bodie, nous avons aimé la visite du ghost town, mais le gros "highlight" pour nous a été la route pour s'y rendre... nous sommes vraiment des amateurs de belles routes et nous y avons été gâtés à l'aller comme au retour car les points de vus diffèrent. Arrêt et courte rando à South tufa trail, j'ai bien aimé les rochers de tufa et surtout l'information donnée sur ces derniers et le bassin de Mono. Ensuite route vers Devil's Postpile en prenant le June Lake Loop (détour sans vraiment d'intérêt particulier). Encore une fois, pour se rendre à Devil's postpile, nous sommes gâtés avec la route sinueuse. Par contre, en arrivant tout en bas près de l'entrée, nous faisons façe à une barrière avec des feuilles blanches parlant d'un Government Shutdown... Nous n'avions pas entendu parler de ça car nous roulons la radio fermée et n'avions pas allumé la télé la veille. Bon... on continue la route et stop souper et dodo à Bishop. Nous sommes inquiets pour la prochaine étape Death Valley mais aprenons qu'au moins, la route est ouverte.
2 octobre On quitte l'hôtel vers 8h30, arrêts essence, supermarché, etc... direction Ancient Bristlecone pine forest. Comme à Bodie, nous avons apprécié le site, mais encore plus la route pour s'y rendre. Ensuite, direction Alabama hills... Pour les amateurs de cailloux comme nous, c'est super! Aussi, nous continuons la route vers Mount Whitney, ou en fait le plus près possible. Après une autre route de 13 miles, dont la dernière partie très sinueuse, nous prenons le lunch dans le parc près du pied de la montgne. L'environnement est très joli. La vue de la vallée et sur Alabama hills sur la route en redescendant est merveilleuse. Direction Death Valley... Arrêts photos et stop à Mesquite Sand Dunes, ensuite Zabriskie point, les autres endroits étant fermés suite au Shutdown. Installation à Furnace Creek Ranch où nous sommes très agréablement surpris de la chambre et de l'endroit en général.
3 octobre Au lever, on retourne à Zabriskie point, même si la vue du soir était bien, je préfère celle du matin. Ensuite, déjeuner et partie de golf avec de superbes décors en bonus. Puisque Badwater Road est fermée, nous quittons DV en direction de Las Vegas. Détour par Red Rock Road, arrêts photos. Nous ne pouvons pas accéder à certains endroits car il y a des rangers stationnés qui sont en poste. Nous arrivons à Las Vegas plus tôt que prévu autour de 17h. Check in et installation à l'hôtel Polo Towers, dont nous sommes très satisfaits. Bien situé et avec balcon et réfrigérateur/micro-ondes. En soirée, nous allons voir le spectacle Fantasy au Luxor = très ordinaire, c'est de la même qualité que ce qu'on retrouve dans un tout inclus dans le sud. Pour Vegas, on s'attendait à mieux.
4-5-6 octobre Séjour à Vegas avec incursion à Valley of Fire que nous avons trouvé très bien mais préférablement y aller vers 14h-15h. Nous y sommes arrivées vers 16h30 et plusieurs rochers étaient à l’ombre. Le 5 au matin, nous avons rapporté le Ford Escape chez Dollar à l’aéroport, 2 temps 3 mouvements, tout est fait et on nous rapporte avec le shuttle sur la strip. Comme à l’habitude à Vegas, nous avons marché marché et marché encore plus, nos pauvres petits pieds martyrisés en ont encore les cicatrices 🏴☠️ Même mon copain a les pieds massacrés malgré qu’il portait ses fameuses sandales Merrell siiiii confortables 😛 Nous avons préféré la section de la Strip située de Paris/Bellagio au Excalibur/MGM, qui était plus animée en général… L’autre partie hormis le volcan du Mirage et le show du Treasure Island, c’est plutôt calme, et très loin d’un endroit à l’autre. Le Ceasar’s Palace, Venetian, Palazzo, Wynn sont de beaux hôtels mais l’ambiance plus ordinaire même un samedi soir. À l’autre bout, Planet Hollywood, New-York, ça bougeait même le jeudi. Nous lisions des commentaires à l’effet que NY et MGM étaient excentrés… pour nous, ils sont parfaitement localisés car c’est notre secteur préféré. Circus Circus = vieillot, Flamingo & Bally’s = correct, nous cherchons encore la signification et le but du secteur Aria, Cosmopolitan, Vdara qui nous a bcp déçu, cela détonne complètement avec tout le reste de la Strip où nous retrouvons de la thématique partout… Vraiment raté ce coin! À recommander, prendre la passe de bus à 8$/24h ou 24$/3jours, ça vaut la peine, surtout utiliser le SDX Express, selon le trajet, on sauve parfois du temps, parfois peu mais ça plait aux pauvres petits pieds. Les Outlets = vraiment, à part les jeans (denim), pas vraiment de deals là, on trouve la plupart des trucs à des prix semblables ici lorsqu’il y a des soldes. Le Ceasar’s entertainment offre une passe valide pendant 24h pour 7 buffets différents dans Flamingo, Harrah’s, Bally’s, Paris, Ceasar’s, etc pour 49.95$ Resto Grand Wok au MGM, à recommander (surtout le Mongolian Beef, sublime) Nous avons bien apprécié les spectacles de Zumanity et Veronic Voices, Dieu merci que nous avions fait l’autre spectacle en premier, sinon la déception aurait été encore pire.
En terminant, je voudrais remercier tous pour vos conseils directement ou indirectement (avec la fonction recherche, bcp m’ont conseillé sans le savoir) et j’espère que ceci pourra en aider certain. Nous allons d’ici qq mois commencer à planifier le prochain voyage dans l’Ouest, pas certaine encore lequel : Rapid City/Salt Lake, Denver/Phoenix, San Francisco/Los Angeles… Entretemps, on se prévoit une autre tite escapade à Vegas car 3 jours furent nettement insuffisants pour tout voir et tout faire.
À bientôt, Johanne
Nous revenons tout juste de notre périple dans l'Ouest... en espérant pouvoir en faire bénéficier certains... voici le résumé du voyage...
28sept Départ de Montréal vers Reno... Hop debout à 4hrs am, évidemment, comme à nos fidèles habitudes, nous avons dormi environ 3heures, car malgré qu'on se dit "cette fois-ci, ce sera différent", on fini toujours par avoir plein de trucs à faire la veille du départ... Le vol quitte Montréal avec une demie-heure de retard... De plus, on survole Denver en tournant pendan plusieurs minutes avant d'atterir... Il nous reste env 40 minutes pour le transfert... mon copain a un mauvais pré-sentiment pour les bagages... Arrivée à Reno, vers 1hpm, nous récupérons les bagages (sauf un)... Ils ont laissés mon sac de golf à Denver... et nous jouons demain... De plus, on ne couche pas à Reno... Heureusement, le type de l'aéroport me dit qu'ils peuvent le livrer à notre hôtel à South Lake Tahoe (youppi), par contre, ce sera entre 3h et 6h am... Au moins, j'aurai mes trucs. On récupère la voiture (Ford Escape), et en route... La route est belle et on arrête prendre des photos à un joli point de vue sur le lac Tahoe. La région est magnifique, vraiment joli, je suis surprise de voir qu'il n'y a pas plus de gens sur le forum qui en parlent... Check in à l'hôtel, mon copain est sceptique, de l'extérieur, ce n'est pas très fort... Par contre dès que nous ouvrons la porte de notre chambre au Secrets Inn, nous sommes enchantés. Nous avons pris la chambre std donc petite mais très très bien (immense douche vitrée, grand bain tourbillon, réfrigérateur, chambre propre). À recommander, bon rapport qualité/prix. Voyage au supermarché et hop...Nous sommes tellement claqués que nous nous couchons tôt...
29 sept Au programme du jour... tour du Lake Tahoe en voiture et golf en après-midi (région de Genoa). À 9h, Nous partons vers l'ouest pour faire le tour ... oups! la route est fermée un peu avant Emerald Bay et jusqu'à Tahoe City car il y a un marathon... Elle ouvrira seulement à midi... arghhhh! La route altenative est... euhhh... en fait, c'est la même route mais de l'autre sens... Bon, marche arrière, retour vers South Lake Tahoe et direction Genoa... on ira au golf ce matin puis on fera le tour du lac ensuite (par contre, le golf nous coûtera 95$ au lieu de 55$ car le prix pm est plus bas), que voulez-vous, on ne contrôle pas la route. Nous ne sommes pas trop déçus car la route est très jolie... Arrivés à env à qq km du terrain de golf, route fermée car il y a un festival local à Genoa... faut contourner par Carson City... Finalement, on reprend la route vers le lac et on se dit qu'on ira jouer ailleurs. On fait le tour du lac d'Est en Ouest en effectuant plusieurs arrêts tout au long, c'est tout simplement magnifique. je me dis à plusieurs reprises que je vivrais bien dans cette région. Le plus beau point de vue d'ensemble se situe à env 5-6 km au nord de Incline Village, sur Mount Rose Highway... Wow, quelle vue d'ensemble sur Lake Tahoe. On continue notre route, arrêt à Squaw Valley pour le golf, photo avec la flamme olympique, etc... De retour vers l'hôtel via Emerald Bay, très jolie, mais nous y arrivons un peu tard, vers 18h, donc luminosité moyenne. En soirée, souper au restaurant italien Scusa, très bien.
30 sept Départ de l'hôtel, le copain veut déjeuner chez Denny's (???), on quitte South Lake Tahoe vers 9h30 en direction de Yosemite. Entrons dans le parc via la 120 Big Oak Flat road, mon copain qui adore les routes sinueuses en a pour son argent... wow, quelles vues. Nous effectuons qq arrêts photos en chemin, c'est plutôt désolant de voir l'étendue de dégâts de l'incendie. Stop à Merced Grove, mais finalement, marcher ds un sentier très semblable à ceux que nous avons tout près d'ici pour aller voir qq séquoias géants (de toute façon, on veut faire Kings Canyon et Séquoia park ds un autre voyage)...on rebrousse chemin. On se dirige à Crane flat lookout (???, je me pose tjrs la question de ce que nous sommes censés y voir). Route vers la vallée, arrêts à Bridalveil falls (petite marche, très jolie), et à Tunnel View, tout simplement WOW! Ensuite, direction Glacier Road... Encore une fois, le copain est gâté avec la route sinueuse. Nous effectuons qq arrêts photos, randonnée à Taft Point qui fut très bien pour nous qui ne sommes pas des randonneurs pros, sentier pas trop difficile et en tout avec le temps passé au bout, env 1h15 aller/retour. Nous continuons vers Glacier point qui nous offre une vue magnifique sur half dome et la vallée en bas... nous y demeurons jusqu'à ce qu'à la dernière lueur du soleil sur les montagnes, quel spectacle, nous nous sommes trouvés un pti coin isolé loin de la foule et avons pu admirer le spectacle en paix. Descente vers la vallée, check in au Yosemite Lodge... ils n'ont pas notre réservation ... Mais la dame me dit que c'est pcq nous sommes upgradés au Awhanee hotel . Ouf, j'ai eu peur! C'était correct mais JAMAIS je ne paierais les 400$ qu'il faut normalement... notre petit Secrets Inn de Tahoe était mieux, et honnêtement le Lodge avait l'air plus intéressant... au moins, il y avait un food court.
1er octobre On quitte l'hôtel vers 8h30, petit tour dans la vallée. On prend la Tioga, arrêts à Olmstead Point, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows et à qq autres endroits sur le bord de la route. Arrêt rapide pour lunch à Lee Vining (ville, ou plutôt village déprimant), arrêt photos à Mono Lake. Route vers Bodie, nous avons aimé la visite du ghost town, mais le gros "highlight" pour nous a été la route pour s'y rendre... nous sommes vraiment des amateurs de belles routes et nous y avons été gâtés à l'aller comme au retour car les points de vus diffèrent. Arrêt et courte rando à South tufa trail, j'ai bien aimé les rochers de tufa et surtout l'information donnée sur ces derniers et le bassin de Mono. Ensuite route vers Devil's Postpile en prenant le June Lake Loop (détour sans vraiment d'intérêt particulier). Encore une fois, pour se rendre à Devil's postpile, nous sommes gâtés avec la route sinueuse. Par contre, en arrivant tout en bas près de l'entrée, nous faisons façe à une barrière avec des feuilles blanches parlant d'un Government Shutdown... Nous n'avions pas entendu parler de ça car nous roulons la radio fermée et n'avions pas allumé la télé la veille. Bon... on continue la route et stop souper et dodo à Bishop. Nous sommes inquiets pour la prochaine étape Death Valley mais aprenons qu'au moins, la route est ouverte.
2 octobre On quitte l'hôtel vers 8h30, arrêts essence, supermarché, etc... direction Ancient Bristlecone pine forest. Comme à Bodie, nous avons apprécié le site, mais encore plus la route pour s'y rendre. Ensuite, direction Alabama hills... Pour les amateurs de cailloux comme nous, c'est super! Aussi, nous continuons la route vers Mount Whitney, ou en fait le plus près possible. Après une autre route de 13 miles, dont la dernière partie très sinueuse, nous prenons le lunch dans le parc près du pied de la montgne. L'environnement est très joli. La vue de la vallée et sur Alabama hills sur la route en redescendant est merveilleuse. Direction Death Valley... Arrêts photos et stop à Mesquite Sand Dunes, ensuite Zabriskie point, les autres endroits étant fermés suite au Shutdown. Installation à Furnace Creek Ranch où nous sommes très agréablement surpris de la chambre et de l'endroit en général.
3 octobre Au lever, on retourne à Zabriskie point, même si la vue du soir était bien, je préfère celle du matin. Ensuite, déjeuner et partie de golf avec de superbes décors en bonus. Puisque Badwater Road est fermée, nous quittons DV en direction de Las Vegas. Détour par Red Rock Road, arrêts photos. Nous ne pouvons pas accéder à certains endroits car il y a des rangers stationnés qui sont en poste. Nous arrivons à Las Vegas plus tôt que prévu autour de 17h. Check in et installation à l'hôtel Polo Towers, dont nous sommes très satisfaits. Bien situé et avec balcon et réfrigérateur/micro-ondes. En soirée, nous allons voir le spectacle Fantasy au Luxor = très ordinaire, c'est de la même qualité que ce qu'on retrouve dans un tout inclus dans le sud. Pour Vegas, on s'attendait à mieux.
4-5-6 octobre Séjour à Vegas avec incursion à Valley of Fire que nous avons trouvé très bien mais préférablement y aller vers 14h-15h. Nous y sommes arrivées vers 16h30 et plusieurs rochers étaient à l’ombre. Le 5 au matin, nous avons rapporté le Ford Escape chez Dollar à l’aéroport, 2 temps 3 mouvements, tout est fait et on nous rapporte avec le shuttle sur la strip. Comme à l’habitude à Vegas, nous avons marché marché et marché encore plus, nos pauvres petits pieds martyrisés en ont encore les cicatrices 🏴☠️ Même mon copain a les pieds massacrés malgré qu’il portait ses fameuses sandales Merrell siiiii confortables 😛 Nous avons préféré la section de la Strip située de Paris/Bellagio au Excalibur/MGM, qui était plus animée en général… L’autre partie hormis le volcan du Mirage et le show du Treasure Island, c’est plutôt calme, et très loin d’un endroit à l’autre. Le Ceasar’s Palace, Venetian, Palazzo, Wynn sont de beaux hôtels mais l’ambiance plus ordinaire même un samedi soir. À l’autre bout, Planet Hollywood, New-York, ça bougeait même le jeudi. Nous lisions des commentaires à l’effet que NY et MGM étaient excentrés… pour nous, ils sont parfaitement localisés car c’est notre secteur préféré. Circus Circus = vieillot, Flamingo & Bally’s = correct, nous cherchons encore la signification et le but du secteur Aria, Cosmopolitan, Vdara qui nous a bcp déçu, cela détonne complètement avec tout le reste de la Strip où nous retrouvons de la thématique partout… Vraiment raté ce coin! À recommander, prendre la passe de bus à 8$/24h ou 24$/3jours, ça vaut la peine, surtout utiliser le SDX Express, selon le trajet, on sauve parfois du temps, parfois peu mais ça plait aux pauvres petits pieds. Les Outlets = vraiment, à part les jeans (denim), pas vraiment de deals là, on trouve la plupart des trucs à des prix semblables ici lorsqu’il y a des soldes. Le Ceasar’s entertainment offre une passe valide pendant 24h pour 7 buffets différents dans Flamingo, Harrah’s, Bally’s, Paris, Ceasar’s, etc pour 49.95$ Resto Grand Wok au MGM, à recommander (surtout le Mongolian Beef, sublime) Nous avons bien apprécié les spectacles de Zumanity et Veronic Voices, Dieu merci que nous avions fait l’autre spectacle en premier, sinon la déception aurait été encore pire.
En terminant, je voudrais remercier tous pour vos conseils directement ou indirectement (avec la fonction recherche, bcp m’ont conseillé sans le savoir) et j’espère que ceci pourra en aider certain. Nous allons d’ici qq mois commencer à planifier le prochain voyage dans l’Ouest, pas certaine encore lequel : Rapid City/Salt Lake, Denver/Phoenix, San Francisco/Los Angeles… Entretemps, on se prévoit une autre tite escapade à Vegas car 3 jours furent nettement insuffisants pour tout voir et tout faire.
À bientôt, Johanne
Reflex: quel modèle choisir? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais investir dans un bon reflex car je m'apprête à voyager cette année. Je n'ai jamais eu de reflex du coup je ne m'y connais pas du tout mais j'aimerais investir dans un reflex d'une bonne qualité qui reste simple d'utilisation. J'ai commencé à me renseigner un peu mais je dois avouer que les vendeurs sont souvent un peu orienté "nikon possède les meilleurs modèles" ou "canon c'est parfait pour vous" sans vraiment vous expliquer pourquoi…d'autant que les modèles d'exposition ne sont pas utilisables.
Outre les critères de vitesse d'obturation, d'iso etc on m'a aussi parlé de boitier tropicalisé. Je vais voyager en Asie du Sud est mais je ne sais pas si cela est vraiment utile. Est-ce vraiment nécessaire?
Enfin, j'ai vu aussi des objectifs Tamron et Sigma apparemment ils sont plus compacts, plus faciles à transporter et ils évitent de devoir changer d'objectifs est-ce vrai?
Désolée pour toutes ces question mais j'avoue que l'idée de retourner à la FNAC pour croiser à nouveau un vendeur qui me prend de haut cela ne me donne pas vraiment envie J Mille mercis pour vos réponses.
Je voudrais investir dans un bon reflex car je m'apprête à voyager cette année. Je n'ai jamais eu de reflex du coup je ne m'y connais pas du tout mais j'aimerais investir dans un reflex d'une bonne qualité qui reste simple d'utilisation. J'ai commencé à me renseigner un peu mais je dois avouer que les vendeurs sont souvent un peu orienté "nikon possède les meilleurs modèles" ou "canon c'est parfait pour vous" sans vraiment vous expliquer pourquoi…d'autant que les modèles d'exposition ne sont pas utilisables.
Outre les critères de vitesse d'obturation, d'iso etc on m'a aussi parlé de boitier tropicalisé. Je vais voyager en Asie du Sud est mais je ne sais pas si cela est vraiment utile. Est-ce vraiment nécessaire?
Enfin, j'ai vu aussi des objectifs Tamron et Sigma apparemment ils sont plus compacts, plus faciles à transporter et ils évitent de devoir changer d'objectifs est-ce vrai?
Désolée pour toutes ces question mais j'avoue que l'idée de retourner à la FNAC pour croiser à nouveau un vendeur qui me prend de haut cela ne me donne pas vraiment envie J Mille mercis pour vos réponses.
États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
suite en page 4
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Itinéraire de soixante-neuf jours dans l'est et l'ouest des États-Unis English translation pending
Voyage de 69 jours aux États-Unis
Bonjour merveilleuse famille de voyageforum, je vous remercie encore une fois des remarques que vous m’avez proposé afin d’améliorer mon itinéraire. Cependant, les jours avance et je ne me sens pas en confiance pour certaines étapes de mon circuit. Donc, j’appel encore à l’aide à tous. Cette fois, j’ai décidé de diviser notre itinéraire en cinq étapes pour que sa soit plus claire et que vous puissiez critiquer selon votre expertise dans chacune des étapes. De plus, j’aimerai rappeler quelque fait sur notre façon de voyager.
Qui sommes-nous : Nos noms sont Michelle (30 ans) et Rémi (28 ans). Nous sommes canadiens français et nous sommes originaires d’une communauté de la province du Nouveau-Brunswick (la seule province officiellement bilingue au Canada) et notre ville Moncton (seule ville officiellement bilingue au Canada). Les francophones du nord-est et sud-est de la province son prénommés des Acadiens, afin de se rappeler nos racines ancestrales de la France. De plus, notre symbole qui représente le mieux les 350 000 Acadiens et Acadiennes dans le monde est notre drapeau, qui est en faite celui de la France bordé d’une étoile jaune, en haut à gauche, représentant la vierge marie.
Auto : Je suis indécis entre l’achat de trois véhicules, Ford Escape XLT, hyundai Santa fe ou Nissan XTerra. Le problème est que le XTerra est mon préféré mais il est plus dispendieux en argent et en essence. J’aimerai faire quelques piste 4x4 et j’ai peur que sa soit impossible avec l’un des deux véhicules cités ci-dessus.
PS : Nous privilégiions de nous lever vraiment tôt pour la majorité des journées de route. Nous sommes plutôt lève tôt. Par exemple, lors de la première journée de notre périple de 68 jours, nous allons partir de la maison à 5h00 pour être a New-York au alentour de 18 ou 19 heure.
Logement : Nous allons dormir de trois façons. (sur le dos, le ventre et le côté) je blague désoler à l’avance si elle n’est pas bonne. Plus sérieusement, Hôtel, Camping (sauvage et endroits appropriés) et dans notre voiture au endroit approprié et légal.
Nourriture : Nous allons la majorité du temps faire une petite épicerie afin de nous concocté divers repas. Nous possédons une glacière électrique (cependant je viens de réaliser que si nous le laissons branché pendant que nous ne sommes pas là, il risque de neutraliser ma batterie (mais je possède un boostpack pour recharger la batterie au cas où), je vais m’informer, si quelqu’un à une réponse ou une alternative (exemple brancher notre glacière électrique dans un autre engin qui offre de l’électricité emmagasiné pendant nos départ en rendonné) s’il vous plait me la partager.) Je possède aussi un petit réchaud colman au propane afin de faire bouillir, cuire ou griller nos repas. Par contre, nous allons quand même arrêter dans de bons restos et dans des restaurateurs rapides.
Budget : Nous avons jusqu’à maintenant 10 000$ canadien et 2000$ américain, le budget risque d’augmenter encore de 2 ou 3 milles dollars. Nous avons déjà notre pass pour les parcs de l’Ouest et nos billets de Céline Dion pour le 8 juillet. Nous allons aussi acheter nos billets pour Walt Disney World et Alcatraz la session de nuit. Avez-vous d’autre proposition d’achat de billets ou autres à faire à l’avance. Dès que notre itinéraire sera complété je vais procéder à la réservation de certain camping dans les parcs nationaux (lesquels se remplisse très vite selon vous et sont peut être déjà plein)
PS : Certaines étapes de notre itinéraire comme part exemple à Yesomite où j’ai placé beaucoup de chose à visiter n’est juste que des subjections pour nous même afin de nous donner du choix, nous savons que nous ne pouvons pas tous voir en si peu de temps. De plus, ils nous fait plaisir de recevoir vos suggestions de visite pour rajouter ou remplacer lès notre.
Les 5 étapes :
Nous demandons l’aide de toute la famille voyageforum afin critiquer les étapes de notre périple. Nous sommes ouverts plusieurs subjections et nous attendons avec impatience vos commentaires car nous considérons que la date de départ avance à très grand pas et j’aimerai pouvoir m’attarder à d’autres effectifs du voyage. Nous vous remercions d’avance pour les critiques et suggestions. Un très très grand MERCI de notre part.
Étape 1
Départ de chez nous, Moncton, Nouveau-Brunswick, Canada, jusqu’à San Antonio. Certaines personnes trouvent ridicule de faire autant de route dans la première étape. Nous avons prissent cette décision, car nous considérant qu’il est mieux de rouler plus longtemps sur certaine route afin de rajouter deux autres nuits dans l’étape numéro 2 et que nous ne vivons pas très loin, il serait toujours facile d’y revenir comparativement à l’Ouest du pays. Pour l’étape numéro un, aucune nuit doivent être rajouté, car je préfère privilégier la 2ième étape. Cependant, je suis ouvert pour la journée du 19 juin de ne pas coucher à Miami et de continuer mon chemin vers une destination autre (???) afin de me rapprocher de la Nouvelle-Orléan.
05 juin Moncton (Nouveau-Brunswick, Canada) - New-York (12h30 de route) 06 juin N-Y 07 juin N-Y 08 juin N-Y - Washington D.C (4H30 de route) 09 juin Washington D.C 10 juin Washington - Orlando (14h de route) 11 juin Orlando 12 juin Orlando 13 juin Orlando 14 juin Orlando 15 juin Orlando - Miami (4h15 de route) 16 juin Miami 17 juin Miami - Key West (3h15 de route) 18 juin Key West 19 juin Key West - Miami (3h15 de route) 20 juin Miami - Nouvelle-Orléan (15h de route) 21 juin Nouvelle-Orléan 22 juin Nouvelle-Oréan - Baton rouge (lunch) - Lafayette - San Antonio (10h)
Étape 2
La seconde étape nous transporte de San Antonio vers Las Vegas. Comme nous l’indiquons un peu plus haut. Nous aimerions rajouter deux nuits (du 23 juin aux 7 juillet) dans cette étape afin d’alléger certaines journées. Cependant, nous n’avons pas vraiment d’expérience et nous avons aucune idée à quel endroit qu’il serait meilleur de rajouté une nuit. Personnellement, nous croyons que les jours du 28 juin au 1 juillet est un peu saccadé et pourrait faire l’objet d’un rajout d’une nuit dans cette partie, qu’en pensez-vous?
23 juin San Antonio
24 juin San Antonio – Roswell (8h30 de route)
25 juin Roswell – Alamogordo (2h30 de route) - White Sands National monument
26 juin Alomogordo – Chaco Culture National Historic Park (8h de route)
27 juin Chaco Cult. – Farmington (3h05 de route)
- ShipRock
28 Juin Farmington – Four Corners Monument (40 mins ) – Mesa Verde National Park ( 45 mins)
29 juin Mesa Verde National Park – Valley of gods – Moki Dugway – Muley Point – Gooseneck – Mexican Hat
30 juin Monument Valley - Antelop Canyon – Page
01 juillet Page - Horseshoe Bend - Upper Entelop Canyon - Lower Entelop Canyon - Navajo Bridge - Lake Powel
02 juillet Page – Coyote Buttes – Grand Canyon National Park (4h30 de route) - Buckskin Gulch (sans permit argent dans l’enveloppe) - Wire Pass
03 juillet Grand Canyon National park - Desert View Drive - Sky Walk
(gros trou de 2 jours que nous devons rajouté du 23 juin au 7 juillet seulement) 06 juillet GCNP – Las Vegas, NV (4h45 de route)
07juillet Las Vegas
08 juillet Las Vegas
- Spectacle Céline Dion (Billet réservé)
Étape 3
Prochaine étape en cercle, Las Vegas vers Las Vegas. Nous croyons que cette étape est satisfaisante sauf sur deux points. Les arrêts entre Las Vegas et San Francisco est-ce réalisable ou non (Personnellement nous croyons que les journées 11, 12 et 13 juillet risquent d’être un peu serré, même si toutes les points de visites que nous avons énumérés ne sont que des choix à faire parmi ceux-ci et non de tous les faire. Et l’itinéraire entre San Francisco et Los Angeles est à refaire un peu, car nous ne sommes plus certain à quel endroit passer la nuit entre les deux destinations. De plus, quelle route devons nous privilégier entre San Francisco et LA pour être du côté de la mer (j’ai entendu parler de la route 1). Merci d’avance pour votre support.
09 juillet Las Vegas - Red Rock Canyon (1h30 de route) – Death Valley (3h de route) 10 juillet Death Valley - Zabriskie Point (Avant le lever du soleil) - Dante’s View - Golden Canyon - Mosaic Canyon - Devil’s god course 11 juillet Death Valley – Yesomite National Park (6h de route) - Artist Palette - Yesomite Falls - Mariposa Grove (Giant sequoias) - Fallen Monarch (en terre depuis des siècles) - California Tunnel Tree (taillé en 1985) - Faithful couple (2 sequoias pris ensemble) - Clothespin Tree - Wawona Point (vue extraordinaire) - Fallen Wawona Tunnel Tree - Tele Scope Tree 12 juillet Yesomite NP – San Francisco (4h20 de route) 13 juillet SF - Quartier Haight Ashburt (Mouvement Hippie) - Alamo Square (Maison Victorienne) - Russian Hill (Bombard Street) - Fisherman’s Warf & Pier 39 - Golden Gate - Alcatraz - North Beach (Quartier Italien) 14 juillet SF 15 juillet SF 16 juillet SF – Montery (2h10) - ??? (?? de route) 17 juillet ??? – Santa maria (???) – Santa Barbara (1h20) – Malibu (1h19 mins) – Santa Monica (36 mins) - Los Angeles (25 mins de route)
18 juillet LA 19 juillet LA – San Diego (2h05 de route) 20 juillet San Diego 21 juillet San Diego 22 juillet San Diego – La Vegas (5h30 de route)
Étape 4 :
Par la suite nous poursuivons notre trajet de Las Vegas vers Moab. Nous étions entrain d’analyser de ne pas coucher à Las Vegas le 22 juillet et de poursuivre notre périple jusqu’à Valley of Fire ou Zion NP afin de maximiser notre temps de visite. (Cela dépend de l’heure de départ de San Diego, mais qui sera sans doute très tôt car nous aurons eux amplement de temps de visité les choses importantes de la ville).
23 juillet Las Vegas – Valley of Fire (1 h 15 de route) – Zion National Park (2 h 45 de route) - Valley of fire, Raimbow vista (ViewPoint) - Fire Canyon (ViewPoint) - Elephant Canyon (ViewPoint) - Fire Wave (mini rendonné) 24 juillet Zion National Park - Canyon Overlook Trail (Avant midi \ 2km randonné 1h A|R) - Angel’s Landing - Checkerboard Mesa 25 juillet Zion National Park – Bryce Canyon (2 h 05 de route) - Bryce Point - White Dome - Seven Sister - ArcherRock & AtlatRock - Insparation Point - Fairyland Point - Para Point 26 juillet Bryce Canyon - Sunrise Point - Peekaboo loop + najavo trail + queen’s Garden (Avant Midi\ 10km randonné 3h30 A|R) - Sunset Point 27 juillet Bryce Canyon – Capitol Reef National Park (3 h 20 de route) - Cathedral valley (100km randonné 4x4 d’une journée) 28 juillet Capitol Reef – Canyon Lands National Park (5h45) 29 juillet CanyonLands - Mesa Arch (Matin prévoir 1h \ 1km randonnée) - Aztec Buttes trail - False Kiva (3 miles randonnée 2h) (GPS : N38 25 05.0 W109 55 07.0) - Vérifier shafer trail et potash - Grand View Point Overlook 30 juillet CanyonLands – Dead Horse -Arches National Park - Arches NP, Delicate Arch (5km randonnée 1h30 (A|R) (Sunset) - Balanced Rock - Windows & Turret Arch 31 juillet Arches NP - Dead Horse, La Great Galery (12 km randonnée 5h A|R) - Island in the sky
Étape 5 :
Nous entamons la dernière étape de notre voyage, donc de Moab vers le Mont Rush More. Première question, est-ce que nous devons passer la journée du 01 août dans les parcs de Moab ou nous diriger tôt le matin vers Salt Lake City. Est-ce que cette itinéraire comporte de grosse lacune, est-ce trop serré dans le timing. Pour terminer, après la visite du Mont Rush More selon nous le 11 août car je crois qu’une journée supplémentaire va sans doute être rajouté pendant la troisième étape du périple. Nous allons repartir vers notre point de départ Moncton N-B Canada et nous nous donnons 4 jours de route intense afin de retourner à la maison terminer nos 2 dernières semaines de vacance en famille.
01 août Arches NP – Salt Lake (4h30 de route)
02 aout Salt Lake City - Jackson (5h) - Grand Teton Canyon National Park (1h) 03 aout GTCNP - YellowStone National Park (??h de route) 04 aout YSNP 05 aout YSNP 06 aout YSNP 07 aout YellowStone National Park - Thermopolis (??h de route) - The Wyoming Dinosaur Center & Dig Sites 08 aout Thermopolis -BigHorn National Forest 09 Aout BHNF - Crook County - Rapid City (1h40 de route) - Devil's Tower National Monument 10 aout Rapid City - ? (Retour à la maison) - Mont Rush More
Nous remercions vraiment beaucoup, tous les membres de ce forum qui nous en filé des astuces afin que notre voyage soit le plus sensationnel possible. Bon voyage et journée à tous de la part de Michelle et Rémi encore merci.

Bonjour merveilleuse famille de voyageforum, je vous remercie encore une fois des remarques que vous m’avez proposé afin d’améliorer mon itinéraire. Cependant, les jours avance et je ne me sens pas en confiance pour certaines étapes de mon circuit. Donc, j’appel encore à l’aide à tous. Cette fois, j’ai décidé de diviser notre itinéraire en cinq étapes pour que sa soit plus claire et que vous puissiez critiquer selon votre expertise dans chacune des étapes. De plus, j’aimerai rappeler quelque fait sur notre façon de voyager.
Qui sommes-nous : Nos noms sont Michelle (30 ans) et Rémi (28 ans). Nous sommes canadiens français et nous sommes originaires d’une communauté de la province du Nouveau-Brunswick (la seule province officiellement bilingue au Canada) et notre ville Moncton (seule ville officiellement bilingue au Canada). Les francophones du nord-est et sud-est de la province son prénommés des Acadiens, afin de se rappeler nos racines ancestrales de la France. De plus, notre symbole qui représente le mieux les 350 000 Acadiens et Acadiennes dans le monde est notre drapeau, qui est en faite celui de la France bordé d’une étoile jaune, en haut à gauche, représentant la vierge marie.
Auto : Je suis indécis entre l’achat de trois véhicules, Ford Escape XLT, hyundai Santa fe ou Nissan XTerra. Le problème est que le XTerra est mon préféré mais il est plus dispendieux en argent et en essence. J’aimerai faire quelques piste 4x4 et j’ai peur que sa soit impossible avec l’un des deux véhicules cités ci-dessus.
PS : Nous privilégiions de nous lever vraiment tôt pour la majorité des journées de route. Nous sommes plutôt lève tôt. Par exemple, lors de la première journée de notre périple de 68 jours, nous allons partir de la maison à 5h00 pour être a New-York au alentour de 18 ou 19 heure.
Logement : Nous allons dormir de trois façons. (sur le dos, le ventre et le côté) je blague désoler à l’avance si elle n’est pas bonne. Plus sérieusement, Hôtel, Camping (sauvage et endroits appropriés) et dans notre voiture au endroit approprié et légal.
Nourriture : Nous allons la majorité du temps faire une petite épicerie afin de nous concocté divers repas. Nous possédons une glacière électrique (cependant je viens de réaliser que si nous le laissons branché pendant que nous ne sommes pas là, il risque de neutraliser ma batterie (mais je possède un boostpack pour recharger la batterie au cas où), je vais m’informer, si quelqu’un à une réponse ou une alternative (exemple brancher notre glacière électrique dans un autre engin qui offre de l’électricité emmagasiné pendant nos départ en rendonné) s’il vous plait me la partager.) Je possède aussi un petit réchaud colman au propane afin de faire bouillir, cuire ou griller nos repas. Par contre, nous allons quand même arrêter dans de bons restos et dans des restaurateurs rapides.
Budget : Nous avons jusqu’à maintenant 10 000$ canadien et 2000$ américain, le budget risque d’augmenter encore de 2 ou 3 milles dollars. Nous avons déjà notre pass pour les parcs de l’Ouest et nos billets de Céline Dion pour le 8 juillet. Nous allons aussi acheter nos billets pour Walt Disney World et Alcatraz la session de nuit. Avez-vous d’autre proposition d’achat de billets ou autres à faire à l’avance. Dès que notre itinéraire sera complété je vais procéder à la réservation de certain camping dans les parcs nationaux (lesquels se remplisse très vite selon vous et sont peut être déjà plein)
PS : Certaines étapes de notre itinéraire comme part exemple à Yesomite où j’ai placé beaucoup de chose à visiter n’est juste que des subjections pour nous même afin de nous donner du choix, nous savons que nous ne pouvons pas tous voir en si peu de temps. De plus, ils nous fait plaisir de recevoir vos suggestions de visite pour rajouter ou remplacer lès notre.
Les 5 étapes :
Nous demandons l’aide de toute la famille voyageforum afin critiquer les étapes de notre périple. Nous sommes ouverts plusieurs subjections et nous attendons avec impatience vos commentaires car nous considérons que la date de départ avance à très grand pas et j’aimerai pouvoir m’attarder à d’autres effectifs du voyage. Nous vous remercions d’avance pour les critiques et suggestions. Un très très grand MERCI de notre part.
Étape 1
Départ de chez nous, Moncton, Nouveau-Brunswick, Canada, jusqu’à San Antonio. Certaines personnes trouvent ridicule de faire autant de route dans la première étape. Nous avons prissent cette décision, car nous considérant qu’il est mieux de rouler plus longtemps sur certaine route afin de rajouter deux autres nuits dans l’étape numéro 2 et que nous ne vivons pas très loin, il serait toujours facile d’y revenir comparativement à l’Ouest du pays. Pour l’étape numéro un, aucune nuit doivent être rajouté, car je préfère privilégier la 2ième étape. Cependant, je suis ouvert pour la journée du 19 juin de ne pas coucher à Miami et de continuer mon chemin vers une destination autre (???) afin de me rapprocher de la Nouvelle-Orléan.
05 juin Moncton (Nouveau-Brunswick, Canada) - New-York (12h30 de route) 06 juin N-Y 07 juin N-Y 08 juin N-Y - Washington D.C (4H30 de route) 09 juin Washington D.C 10 juin Washington - Orlando (14h de route) 11 juin Orlando 12 juin Orlando 13 juin Orlando 14 juin Orlando 15 juin Orlando - Miami (4h15 de route) 16 juin Miami 17 juin Miami - Key West (3h15 de route) 18 juin Key West 19 juin Key West - Miami (3h15 de route) 20 juin Miami - Nouvelle-Orléan (15h de route) 21 juin Nouvelle-Orléan 22 juin Nouvelle-Oréan - Baton rouge (lunch) - Lafayette - San Antonio (10h)
Étape 2
La seconde étape nous transporte de San Antonio vers Las Vegas. Comme nous l’indiquons un peu plus haut. Nous aimerions rajouter deux nuits (du 23 juin aux 7 juillet) dans cette étape afin d’alléger certaines journées. Cependant, nous n’avons pas vraiment d’expérience et nous avons aucune idée à quel endroit qu’il serait meilleur de rajouté une nuit. Personnellement, nous croyons que les jours du 28 juin au 1 juillet est un peu saccadé et pourrait faire l’objet d’un rajout d’une nuit dans cette partie, qu’en pensez-vous?
23 juin San Antonio
24 juin San Antonio – Roswell (8h30 de route)
25 juin Roswell – Alamogordo (2h30 de route) - White Sands National monument
26 juin Alomogordo – Chaco Culture National Historic Park (8h de route)
27 juin Chaco Cult. – Farmington (3h05 de route)
- ShipRock
28 Juin Farmington – Four Corners Monument (40 mins ) – Mesa Verde National Park ( 45 mins)
29 juin Mesa Verde National Park – Valley of gods – Moki Dugway – Muley Point – Gooseneck – Mexican Hat
30 juin Monument Valley - Antelop Canyon – Page
01 juillet Page - Horseshoe Bend - Upper Entelop Canyon - Lower Entelop Canyon - Navajo Bridge - Lake Powel
02 juillet Page – Coyote Buttes – Grand Canyon National Park (4h30 de route) - Buckskin Gulch (sans permit argent dans l’enveloppe) - Wire Pass
03 juillet Grand Canyon National park - Desert View Drive - Sky Walk
(gros trou de 2 jours que nous devons rajouté du 23 juin au 7 juillet seulement) 06 juillet GCNP – Las Vegas, NV (4h45 de route)
07juillet Las Vegas
08 juillet Las Vegas
- Spectacle Céline Dion (Billet réservé)
Étape 3
Prochaine étape en cercle, Las Vegas vers Las Vegas. Nous croyons que cette étape est satisfaisante sauf sur deux points. Les arrêts entre Las Vegas et San Francisco est-ce réalisable ou non (Personnellement nous croyons que les journées 11, 12 et 13 juillet risquent d’être un peu serré, même si toutes les points de visites que nous avons énumérés ne sont que des choix à faire parmi ceux-ci et non de tous les faire. Et l’itinéraire entre San Francisco et Los Angeles est à refaire un peu, car nous ne sommes plus certain à quel endroit passer la nuit entre les deux destinations. De plus, quelle route devons nous privilégier entre San Francisco et LA pour être du côté de la mer (j’ai entendu parler de la route 1). Merci d’avance pour votre support.
09 juillet Las Vegas - Red Rock Canyon (1h30 de route) – Death Valley (3h de route) 10 juillet Death Valley - Zabriskie Point (Avant le lever du soleil) - Dante’s View - Golden Canyon - Mosaic Canyon - Devil’s god course 11 juillet Death Valley – Yesomite National Park (6h de route) - Artist Palette - Yesomite Falls - Mariposa Grove (Giant sequoias) - Fallen Monarch (en terre depuis des siècles) - California Tunnel Tree (taillé en 1985) - Faithful couple (2 sequoias pris ensemble) - Clothespin Tree - Wawona Point (vue extraordinaire) - Fallen Wawona Tunnel Tree - Tele Scope Tree 12 juillet Yesomite NP – San Francisco (4h20 de route) 13 juillet SF - Quartier Haight Ashburt (Mouvement Hippie) - Alamo Square (Maison Victorienne) - Russian Hill (Bombard Street) - Fisherman’s Warf & Pier 39 - Golden Gate - Alcatraz - North Beach (Quartier Italien) 14 juillet SF 15 juillet SF 16 juillet SF – Montery (2h10) - ??? (?? de route) 17 juillet ??? – Santa maria (???) – Santa Barbara (1h20) – Malibu (1h19 mins) – Santa Monica (36 mins) - Los Angeles (25 mins de route)
18 juillet LA 19 juillet LA – San Diego (2h05 de route) 20 juillet San Diego 21 juillet San Diego 22 juillet San Diego – La Vegas (5h30 de route)
Étape 4 :
Par la suite nous poursuivons notre trajet de Las Vegas vers Moab. Nous étions entrain d’analyser de ne pas coucher à Las Vegas le 22 juillet et de poursuivre notre périple jusqu’à Valley of Fire ou Zion NP afin de maximiser notre temps de visite. (Cela dépend de l’heure de départ de San Diego, mais qui sera sans doute très tôt car nous aurons eux amplement de temps de visité les choses importantes de la ville).
23 juillet Las Vegas – Valley of Fire (1 h 15 de route) – Zion National Park (2 h 45 de route) - Valley of fire, Raimbow vista (ViewPoint) - Fire Canyon (ViewPoint) - Elephant Canyon (ViewPoint) - Fire Wave (mini rendonné) 24 juillet Zion National Park - Canyon Overlook Trail (Avant midi \ 2km randonné 1h A|R) - Angel’s Landing - Checkerboard Mesa 25 juillet Zion National Park – Bryce Canyon (2 h 05 de route) - Bryce Point - White Dome - Seven Sister - ArcherRock & AtlatRock - Insparation Point - Fairyland Point - Para Point 26 juillet Bryce Canyon - Sunrise Point - Peekaboo loop + najavo trail + queen’s Garden (Avant Midi\ 10km randonné 3h30 A|R) - Sunset Point 27 juillet Bryce Canyon – Capitol Reef National Park (3 h 20 de route) - Cathedral valley (100km randonné 4x4 d’une journée) 28 juillet Capitol Reef – Canyon Lands National Park (5h45) 29 juillet CanyonLands - Mesa Arch (Matin prévoir 1h \ 1km randonnée) - Aztec Buttes trail - False Kiva (3 miles randonnée 2h) (GPS : N38 25 05.0 W109 55 07.0) - Vérifier shafer trail et potash - Grand View Point Overlook 30 juillet CanyonLands – Dead Horse -Arches National Park - Arches NP, Delicate Arch (5km randonnée 1h30 (A|R) (Sunset) - Balanced Rock - Windows & Turret Arch 31 juillet Arches NP - Dead Horse, La Great Galery (12 km randonnée 5h A|R) - Island in the sky
Étape 5 :
Nous entamons la dernière étape de notre voyage, donc de Moab vers le Mont Rush More. Première question, est-ce que nous devons passer la journée du 01 août dans les parcs de Moab ou nous diriger tôt le matin vers Salt Lake City. Est-ce que cette itinéraire comporte de grosse lacune, est-ce trop serré dans le timing. Pour terminer, après la visite du Mont Rush More selon nous le 11 août car je crois qu’une journée supplémentaire va sans doute être rajouté pendant la troisième étape du périple. Nous allons repartir vers notre point de départ Moncton N-B Canada et nous nous donnons 4 jours de route intense afin de retourner à la maison terminer nos 2 dernières semaines de vacance en famille.
01 août Arches NP – Salt Lake (4h30 de route)
02 aout Salt Lake City - Jackson (5h) - Grand Teton Canyon National Park (1h) 03 aout GTCNP - YellowStone National Park (??h de route) 04 aout YSNP 05 aout YSNP 06 aout YSNP 07 aout YellowStone National Park - Thermopolis (??h de route) - The Wyoming Dinosaur Center & Dig Sites 08 aout Thermopolis -BigHorn National Forest 09 Aout BHNF - Crook County - Rapid City (1h40 de route) - Devil's Tower National Monument 10 aout Rapid City - ? (Retour à la maison) - Mont Rush More
Nous remercions vraiment beaucoup, tous les membres de ce forum qui nous en filé des astuces afin que notre voyage soit le plus sensationnel possible. Bon voyage et journée à tous de la part de Michelle et Rémi encore merci.


D'une côte à l'autre des USA en Harley English translation pending
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Votre aide pour peaufiner notre second séjour de trois semaines en Utah-Arizona English translation pending
Hello,
Je poste ici notre nouveau projet, nous partons le 13/05/2012 pour Los Angeles, retour le 02/06/2012 depuis Las Vegas.
Il s’agit de notre 3ème voyage dans l’Ouest, les deux précédents nous ayant conduits à travers les parcs de la Californie, du Nevada, de l’Utah et de l’Arizona, puis les parcs du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Dakota du Sud et du Wyoming.
Lors de ce voyage-ci, nous souhaitons revoir (et parfois approfondir) les parcs que nous avons préférés et aussi découvrir des endroits un rien moins classiques, dont j’ai eu connaissance en lisant les nombreux posts et carnets de voyage sur les différents forums.
J1 > BRU – LAX (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J2 > Balade le long de la côte (Venice Beach / Santa Monica / Malibu) + Sunset Bld / Hoolywood Bld / West Hollywood / Panneau Hlloywood / Kodak Theater / Walk of Fame (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J3 > Route vers Red Rock Canyon (480 km / 5h) + Visite (3-4h), puis Route vers Las Vegas (60 km / 1h) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J4 > Route vers Valley of Fire SP (90 km / 1h10) : White Domes + Wave of Fire jusqu'au Sunset, puis Route vers Las Vegas (90 km / 1h10) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J5 > un peu de shopping (quand-même !) puis Route vers Little Finland (100 km / 1h) pour Gold Butte, puis Route vers Zion via GRAFTON GHOSTTOWN (180 km / 2h) (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J6 > Visite de Zion : East Mesa Trail to Observation Point : 11 km / 3h + Many Pools / Emerald Pools (lower and upper): 5km / 2h + Taylor Creek (Double Arch Alcove) : 8,6 km / 2h (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J7 > Visite de Zion : Angels Landing Hike : 7km / 3h + Orderville Canyon / Canyon Overlook : 2km / 1h, puis route vers Bryce (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J8 > Visite de Bryce : Peekaboo Loop + Navajo loop + Queens garden : 6,5 miles / 5h - Mossy Cave (1h de rando) + Sunset à Bryce Canyon (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J9 > Visite de Bryce : Fairyland loop : 13 km / 4h, puis Kodachrome State Park (15 km / 20 min) : Panorama Trail : 10 km / 3h, l'après-midi pour la lumière (Ballerine Spire, Hat Shop, Secret Passage) + Eagle's view : 2km / 1h (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J10 > Visite de Grand Staircase Escalante (via Escalante - 55 km / 40 min) : Hole in the Rock Road + Devil's Garden : 2h + Zebra slot : 10 km / 4h + Cedar Wash Arch + Broken Bow Arch (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J11 > Visite de Grand Staircase Escalante : White Gosts : 3h + Willis Creek : 6km / 2h + Yellow Rock : 2-3h (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J12 > Route vers Arches (410 km / 4h50) : Thousand Mountain + Wedge Overlook + Little Grand Canyon + Swinging bridge + Spotted Wolf Overlook + Crystal Geyser, puis visite à Arches : Delicate Arch au sunset : 5 km / 2h (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J13 > Visite de Canyonlands, Island in the Sky (40 km / 50 min x 2) : Mesa Arch (sunrise) : 0,5 miles / 30 min + Grand View Point trail : 2 miles / 1h + White Rim Overlook + Upheaval Dome : 1,8 miles / 1h + Murphy Point Overlook : 4 miles / 2h + Rim trail + Fort bottom + Taylor Canyon : Moses & Zeus + Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Road (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J14 > Visite Arches : Double O arch via Devil's Garden Trail + Primitive Trail : 7 km / 3h + Ring Arch dans Courthouse Wash : 2h AR + Tower Arch / Marching Men + Bow Tie / Corona Arch (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J15 > Visite de Canyonlands, The Needles : Joint Trail vers Chesler Park : 17,8 km - 6h + Druid Arch via Chesler Park (Nuit au Rodeway Inn à Monticello)
J16 > Route (120 km / 1h30) : Valley of the Gods, puis route (60 km / 1h) : Monument Valley, puis Route vers Page (200 km / 2h15) (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J17 > Loterie à Paria pour CBN, si OK (youpie !) : Coyote Buttes North (The Wave) : 6 miles / 3h OU Alternative, au Sud de Grand Staircase Escalante, via Paria Contact Station : Buckskin Gulch + House Rock Valley Road / White Pocket + Wire Pass + Stud Horse Point + Waterholes Canyon (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J18 > Loterie à Paria pour CBN, si pas OK la veille OU Coyote Buttes South : Cottonwood Cove : 2-3 miles / 4h + Cottonwood Canyon Road : Yellow Rock, Castle Rock, Red Top, Paw Hole : 2-3 miles / 2h (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J19 > Lower + Upper Antelope Canyon (Upper à 11h), Horse shoe Bend : 3km / 1h, puis route vers Las Vegas (460 km / 5h15) (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J20 > Piscine, shopping à Las Vegas, bagages (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J21 > LAS – BRU
Pour arriver à ce résultat, j’ai lu pas mal de carnets de voyage, parcouru le site ouestusa.fr (une mine d’or, bien sûr), lu de nombreux posts.
Malgré tout, je ne suis certaine de rien, donc voici mes petites questions :
1/ est ce que ce parcours est cohérent ?
2/ est-ce que les randos prévues chaque jour ne sont pas trop ambitieuses (même si nous souhaitons marcher un maximum) ?
3/ est-ce que je n’ai pas oublié certains sites plus intéressants ?
4/ est-ce que j’ai prévu parfois trop de temps (ou pas assez) sur certains sites ?
5/ est-ce qu'il n'y a pas moyen d'optimiser J1 à J5 (Los Angeles - Las Vegas) ? idem pour J16 à J20 (de Moab à Las Vegas en passant par la région de Page )? une meilleure idée ?
Bref, qu’en pensez-vous ?!
Merci d’avance pour vos commentaires bienvenus. Notre premier voyage nous avait laissés un peu sur notre faim, nous n’avions fait que les principales randos dans les sites majeurs.
Par contre, je n’ai pas reprévu GCS (qui n’a pas été notre préféré), ni Capitol Reef.
À vous lire j’espère !
Stéphanie
Je poste ici notre nouveau projet, nous partons le 13/05/2012 pour Los Angeles, retour le 02/06/2012 depuis Las Vegas.
Il s’agit de notre 3ème voyage dans l’Ouest, les deux précédents nous ayant conduits à travers les parcs de la Californie, du Nevada, de l’Utah et de l’Arizona, puis les parcs du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Dakota du Sud et du Wyoming.
Lors de ce voyage-ci, nous souhaitons revoir (et parfois approfondir) les parcs que nous avons préférés et aussi découvrir des endroits un rien moins classiques, dont j’ai eu connaissance en lisant les nombreux posts et carnets de voyage sur les différents forums.
J1 > BRU – LAX (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J2 > Balade le long de la côte (Venice Beach / Santa Monica / Malibu) + Sunset Bld / Hoolywood Bld / West Hollywood / Panneau Hlloywood / Kodak Theater / Walk of Fame (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J3 > Route vers Red Rock Canyon (480 km / 5h) + Visite (3-4h), puis Route vers Las Vegas (60 km / 1h) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J4 > Route vers Valley of Fire SP (90 km / 1h10) : White Domes + Wave of Fire jusqu'au Sunset, puis Route vers Las Vegas (90 km / 1h10) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J5 > un peu de shopping (quand-même !) puis Route vers Little Finland (100 km / 1h) pour Gold Butte, puis Route vers Zion via GRAFTON GHOSTTOWN (180 km / 2h) (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J6 > Visite de Zion : East Mesa Trail to Observation Point : 11 km / 3h + Many Pools / Emerald Pools (lower and upper): 5km / 2h + Taylor Creek (Double Arch Alcove) : 8,6 km / 2h (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J7 > Visite de Zion : Angels Landing Hike : 7km / 3h + Orderville Canyon / Canyon Overlook : 2km / 1h, puis route vers Bryce (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J8 > Visite de Bryce : Peekaboo Loop + Navajo loop + Queens garden : 6,5 miles / 5h - Mossy Cave (1h de rando) + Sunset à Bryce Canyon (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J9 > Visite de Bryce : Fairyland loop : 13 km / 4h, puis Kodachrome State Park (15 km / 20 min) : Panorama Trail : 10 km / 3h, l'après-midi pour la lumière (Ballerine Spire, Hat Shop, Secret Passage) + Eagle's view : 2km / 1h (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J10 > Visite de Grand Staircase Escalante (via Escalante - 55 km / 40 min) : Hole in the Rock Road + Devil's Garden : 2h + Zebra slot : 10 km / 4h + Cedar Wash Arch + Broken Bow Arch (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J11 > Visite de Grand Staircase Escalante : White Gosts : 3h + Willis Creek : 6km / 2h + Yellow Rock : 2-3h (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J12 > Route vers Arches (410 km / 4h50) : Thousand Mountain + Wedge Overlook + Little Grand Canyon + Swinging bridge + Spotted Wolf Overlook + Crystal Geyser, puis visite à Arches : Delicate Arch au sunset : 5 km / 2h (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J13 > Visite de Canyonlands, Island in the Sky (40 km / 50 min x 2) : Mesa Arch (sunrise) : 0,5 miles / 30 min + Grand View Point trail : 2 miles / 1h + White Rim Overlook + Upheaval Dome : 1,8 miles / 1h + Murphy Point Overlook : 4 miles / 2h + Rim trail + Fort bottom + Taylor Canyon : Moses & Zeus + Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Road (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J14 > Visite Arches : Double O arch via Devil's Garden Trail + Primitive Trail : 7 km / 3h + Ring Arch dans Courthouse Wash : 2h AR + Tower Arch / Marching Men + Bow Tie / Corona Arch (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J15 > Visite de Canyonlands, The Needles : Joint Trail vers Chesler Park : 17,8 km - 6h + Druid Arch via Chesler Park (Nuit au Rodeway Inn à Monticello)
J16 > Route (120 km / 1h30) : Valley of the Gods, puis route (60 km / 1h) : Monument Valley, puis Route vers Page (200 km / 2h15) (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J17 > Loterie à Paria pour CBN, si OK (youpie !) : Coyote Buttes North (The Wave) : 6 miles / 3h OU Alternative, au Sud de Grand Staircase Escalante, via Paria Contact Station : Buckskin Gulch + House Rock Valley Road / White Pocket + Wire Pass + Stud Horse Point + Waterholes Canyon (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J18 > Loterie à Paria pour CBN, si pas OK la veille OU Coyote Buttes South : Cottonwood Cove : 2-3 miles / 4h + Cottonwood Canyon Road : Yellow Rock, Castle Rock, Red Top, Paw Hole : 2-3 miles / 2h (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J19 > Lower + Upper Antelope Canyon (Upper à 11h), Horse shoe Bend : 3km / 1h, puis route vers Las Vegas (460 km / 5h15) (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J20 > Piscine, shopping à Las Vegas, bagages (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J21 > LAS – BRU
Pour arriver à ce résultat, j’ai lu pas mal de carnets de voyage, parcouru le site ouestusa.fr (une mine d’or, bien sûr), lu de nombreux posts.
Malgré tout, je ne suis certaine de rien, donc voici mes petites questions :
1/ est ce que ce parcours est cohérent ?
2/ est-ce que les randos prévues chaque jour ne sont pas trop ambitieuses (même si nous souhaitons marcher un maximum) ?
3/ est-ce que je n’ai pas oublié certains sites plus intéressants ?
4/ est-ce que j’ai prévu parfois trop de temps (ou pas assez) sur certains sites ?
5/ est-ce qu'il n'y a pas moyen d'optimiser J1 à J5 (Los Angeles - Las Vegas) ? idem pour J16 à J20 (de Moab à Las Vegas en passant par la région de Page )? une meilleure idée ?
Bref, qu’en pensez-vous ?!
Merci d’avance pour vos commentaires bienvenus. Notre premier voyage nous avait laissés un peu sur notre faim, nous n’avions fait que les principales randos dans les sites majeurs.
Par contre, je n’ai pas reprévu GCS (qui n’a pas été notre préféré), ni Capitol Reef.
À vous lire j’espère !
Stéphanie
Bons restaurants à Las Vegas? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Voilà pour notre voyage de noces on va passer 5 nuits à Vegas au bellagio.
J'aurais voulu savoir quels sont les bons restaurants ( pas forcément gastronomique ).
Pour les buffets j'ai vu que les meilleurs étaient ceux du bellagio et du mirage.
Je pense également que pour notre dernière nuit on ira dans un très bon restaurant si vous avez des adresses je suis preneur.
En tout cas merci beaucoup et très bonne de journée et de week-end.
Retour de croisière sur le Queen Victoria de chez Cunard du 21 septembre au 3 octobre 2011 English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Je suis rentré hier soir de notre croisière "Mer Egée et merveilles du Monde Antique", le moins que l'on puisse dire c'est que nous rentrons enchantés de notre circuit. Que dire si ce n'est que tout nous a plu.
Le circuit: Venise, Split, Corfou, Athènes, Kusadasi, Istanbul, Rhodes, Santorin et Rome.
Pour nous que des premières sauf Venise et Rome, nous avons aimé ce circuit varié, j'y reviendrai plus en détail.
Le bateau: Magnifique, presque somptueux, beaucoup de place c'est un sister Ship du Luminosa et Délisiosa de Costa mais il n'y a que 2000 passagers.
La cabine : En taille, je pense qu' elles sont à peu près identiques aux autres compagnies sauf les grandes suites mais vu le prix, je n'y mettrais jamais les pieds. (Sauf pour visiter et faire des photos, à venir) la différence est dans le traitement. Bien sur roum service à toute heure et gratuit, service des couvertures et chocolats le soir, tous les produits pour la toilette, chaussons et peignoirs dans toutes les cabines.
La restauration: Alors là, rien à dire, au contraire que du bonheur et les papilles en ont eu pour leurs sous. Très variés et jamais deux fois le même plat.
Restaurant Gastronomique haut de gamme pour 30 dollars US mais qui un pur délice.
Cafétaria ouverte 24/24 avec une très très bonne qualité.
Hôtesses Francophones (et française) Edith joignable en permanence et Chritelle présente à la réception la nuit.
Petite parenthèse: Nous étions 30 francophones à bord dont 4 français et comme nous nous sommes présentés le premier jour et que nous avons eu un bon contact avec Edith, le soir du Cocktail du Commandant réservé aux clients les plus fidèle (Equivalant des Gold pearl et autres) Edith a eu la gentillesse de nous inviter. Je ne vous dit pas la tête que nous avions quand on a vu le peu d'invité qu'il y avait, je dirai une petite centaine de personne et que nous ne connaissions pas la raison de cette invitation. C'est une fois les présentations faites individuellement avec les officiers que nous avons vu Edith et que nous lui avons demandé l'explication de cette invitation. Edith, encore merci, nous avons passé un bon moment.
Commandant et Officiers: Très présent tout le long du voyage avec un petit mot à chaque fois qu'ils croisaient quelqu'un.
Très peu d'annonce dans les hauts parleurs, juste ce qu'il faut pour être au courant de ce qu'il se passe et ce que nous croisons. (Par exemple, heure de passage dans tel détroit et un peu d'histoire du lieu.)
Personnels de service: Très serviables et compétents, le tout avec le sourire, dès qu'ils nous entendaient parler français, il y en avait toujours un qui essayait de nous dire quelques mots.
La Compagnie CUNARD: Rien à redire.Très pro et efficace.
Nos compagnons de voyage: Bien sûr, la majorité de Grande Bretagne mais aussi, des Américains, des Canadiens anglais, des Australiens, des Néozélandais, des chinois de Hong Kong et de Singapour, des Espagnols, des Argentins et les 30 francophones. A aussi non, 4 enfants dont deux bébés. La moyenne d'age tournait pour la majorité dans les 55-65 ans avec bien entendu des gands seniors et quelques jeunes couples. ( Nous avons posait la question des enfants et Edith, nous a rassuré en nous affirmant qu'il y en avait beaucoup plus pendant les vacances scolaires.) En tous les cas, tout est prêt pour eux: Club ado, neurserie pour bébé, lieux dédiés. Je vais faire grincer les dents de certains mais nous avons bien apprécié le calme sur le bateau et ne croyait pas qu'il n'y a pas d'ambiance mais ne pas entendre brailler et chahuter autour des piscines et transat, c'est appréciable.
Bon voilà pour mes impressions à chaud, demain je vous détaillerai notre voyage.
Bonne soirée à tous.
Code la route aux Etats-Unis? English translation pending
bonjour à tous les membres du forum!
Je voulais en savoir un peu plus sur le code de la route aux états unis, puisque je m'y rend cet été et compte louer une voiture. Est ce que des points sur mon permis français peuvent être retirés en cas d'infraction aux états unis?
Merci d'avance et bonne journée! adrii
Je voulais en savoir un peu plus sur le code de la route aux états unis, puisque je m'y rend cet été et compte louer une voiture. Est ce que des points sur mon permis français peuvent être retirés en cas d'infraction aux états unis?
Merci d'avance et bonne journée! adrii
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco
Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara
Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal
De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza
Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada
On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !
Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !

Les cendres du volcan Puyehue affectent les vols en Argentine et au Chili (10 juin 2011) English translation pending
Información general Aerolíneas y Austral suspendieron los vuelos por la nube de cenizas No operan ni en Ezeiza ni en Aeroparque; el fenómeno afecta a otros 60 servicios del resto de las compañías; la Patagonia sigue en estado de emergencia.
Martes 07 de junio de 2011 | 01:50 (actualizado a las 10:12)
La nube volcánica se hizo más persistente esta tarde y afecta a varias localidades del sur - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia
La nube volcánica se hizo más persistente esta tarde y afecta a varias localidades del sur - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia
Los aeropuertos permanecen cerrados y siguen suspendidas las clases - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia
Sólo algunos comercios y bancos funcionan con normalidad - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia Foto 2 de 6 La enorme nube de cenizas, que ya alcanzó a diez provincias y amenaza con llegar a la Capital, provocó esta mañana cancelaciones y demoras de vuelos en Ezeiza y Aeroparque. Fuentes de Aeropuertos Argentina 2000 confirmaron a lanacion.com que tanto Aerolíneas Argentinas como Austral decidieron cancelar todos los arribos y las partidas previstas para la jornada frente al avance del fenómeno. En tanto, también indicaron que unos 30 vuelos de otras compañ��as áreas fueron suspendidos provisoriamente hasta media mañana. Está prevista una reunión del comité de crisis, integrado por la fuerza área y el Servicio Meteorológico Nacional, para determinar cómo seguir. Por su parte, en Ezeiza, fueron cancelados otros 32 vuelos de aerolíneas internacionales en forma preventiva. Además, fuentes de LAN señalaron a este medio que la empresa decidió cancelar todos los servicios de cabotaje hasta el mediodía. Se estima que una decena de vuelos será afectada con este medida, entre ellos, algunos con destino a Córdoba, Mendoza, Tucumán, Salta e Iguazú. El avance de la nube, . "Las cenizas se han notado hoy en Bahía Blanca, en Mendoza, La Pampa y de a poco van a transitar por la provincia y la ciudad de Buenos Aires, donde esperamos en el día de mañana que la nube pase sobre el distrito", explicó Luis Rosso, gerente del Servicio Meteorológico Nacional (SMN), según consignó la agencia DyN. En ese sentido, el funcionario añadió que "a medida que la nube va avanzando pierde densidad" por eso los porteños no las podrán observar "claramente" en el cielo. Sin embargo, el paso de la nube volcánica obligaría el cierre de los aeropuertos del área metropolitana. Si estás en la zona afectada, enviá tu reporte y fotos a reportes@lanacion.com.ar Sobre el fenómeno, la secretaría de Transporte, precisó en un comunicado que "la nube de cenizas alcanza los 12.000 metros de altura y se desplaza en sentido Sudoeste-Nordeste". El Consejo Provincial de Emergencias (CPE) bonaerense emitió ayer una serie de medidas de prevención para la población: utilizar barbijos o trapos humedecidos sobre vías respiratorias; anteojos o antiparras -evitar las lentes de contacto-; permanecer a resguardo; si se requiere manejar en vehículos, hacerlo con precaución; proteger a las mascotas y el alimento que consumen y, fundamentalmente, "mantener la calma en todo momento". En Buenos Aires, el fenómeno alcanzó los distritos de Bahía Blanca, Villarino, Puán, y se desplazaba por vientos con dirección noreste hacia Monte Hermoso, Coronel Rosales, Tornquist y Coronel Dorrego. Emergencia en el sur. La intensa precipitación grisácea provocada por la erupción en el complejo volcánico Puyehue- Cordón Caulle, en la Cordillera, continúa afectando al sur del país. En la madrugada de ayer, la ceniza volvió a caer sobre la ciudad de San Carlos de Bariloche, donde continúan afectados los caminos por tierra, en especial la ruta 40 Norte en dirección a Piedra del Águila por la escasa visibilidad. Hoy volverá la actividad en la administración pública, pero las clases seguirán suspendidas. En tanto, los comercios y bancos funcionan con normalidad. El intendente Marcelo Cascón señaló ayer que los servicios en Bariloche se prestan con normalidad a excepción de barrios ubicados en el alto de la ciudad, donde el agua potable proviene de arroyos o cursos de agua menores. Además, continúa el operativo de emergencia para levantar la gran cantidad de ceniza que cayó en la ciudad. La Junta de Defensa Civil de Bariloche informó ayer que es "probable" que durante la jornada de hoy vuelvan las precipitaciones de cenizas. Los aeropuertos de Bariloche, Neuquén, Esquel y San Martín de los Andes permanecen cerrados. En Villa La Angostura, la zona del país más afectada por la nube volcánica, continúa sin actividad escolar ni administrativa. En ese marco, las autoridades desplegaron un operativo de emergencia para limpiar las cenizas y repartir barbijos y agua potable. En Chubut, volverán a dictarse clases luego de que el mandatario Mario Das Neves decidiera ayer suspender la actividad en 20 localidades de esa provincia ante la expansión de la nube de cenizas. Además, el gobierno local anticipó que no habrá vuelos hasta hoy. Por su parte, el secretario de Salud de la provincia, Ignacio Hernández, manifestó que "hay que bajar la ansiedad de la gente, que sale rápidamente a comprar barbijos y agua a todos lados", en el marco de la llegada de las cenizas a diferentes puntos del Chubut. En este sentido, precisó que "la cantidad de ceniza caída es poca" y que apuntó a la necesidad de "tomar medidas de prevención". PARA CONSULTAS Aerolíneas Argentinas y Austral. La empresa estatal actualizará la información todos los días a través de un comunicado que se emitirá a las 14 en su página web: www.aerolineas.com . LAN. La evolución de las operaciones a todos los destinos podrá seguirse a través del sitio de Internet www.lan.com o telefónicamente al número 0810-9999-526 . Andes Líneas Aéreas. Se podrá consultar al 0810-777-26337 o en la Web: www.andesonline.com . Aeropuertos Argentina 2000. Informes: 5480-6111 Notas relacionadas La nube volcánica llegaría a la CapitalPoblados envueltos en una densa niebla de polvo grisContinúa la emergencia en Villa La AngosturaAlerta en Chile por gases tóxicosClaves para entender el alcance de la erupción del volcánQué riesgo implican las cenizas en la saludSe reanudan las clases en las escuelas de ChubutLas cenizas afectan a Buenos Aires y prevén que llegarían hoy a la Capital
La nube volcánica se hizo más persistente esta tarde y afecta a varias localidades del sur - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia
La nube volcánica se hizo más persistente esta tarde y afecta a varias localidades del sur - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia
Los aeropuertos permanecen cerrados y siguen suspendidas las clases - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia
Sólo algunos comercios y bancos funcionan con normalidad - Foto: lanacion.com Victor Ingrassia Foto 2 de 6 La enorme nube de cenizas, que ya alcanzó a diez provincias y amenaza con llegar a la Capital, provocó esta mañana cancelaciones y demoras de vuelos en Ezeiza y Aeroparque. Fuentes de Aeropuertos Argentina 2000 confirmaron a lanacion.com que tanto Aerolíneas Argentinas como Austral decidieron cancelar todos los arribos y las partidas previstas para la jornada frente al avance del fenómeno. En tanto, también indicaron que unos 30 vuelos de otras compañ��as áreas fueron suspendidos provisoriamente hasta media mañana. Está prevista una reunión del comité de crisis, integrado por la fuerza área y el Servicio Meteorológico Nacional, para determinar cómo seguir. Por su parte, en Ezeiza, fueron cancelados otros 32 vuelos de aerolíneas internacionales en forma preventiva. Además, fuentes de LAN señalaron a este medio que la empresa decidió cancelar todos los servicios de cabotaje hasta el mediodía. Se estima que una decena de vuelos será afectada con este medida, entre ellos, algunos con destino a Córdoba, Mendoza, Tucumán, Salta e Iguazú. El avance de la nube, . "Las cenizas se han notado hoy en Bahía Blanca, en Mendoza, La Pampa y de a poco van a transitar por la provincia y la ciudad de Buenos Aires, donde esperamos en el día de mañana que la nube pase sobre el distrito", explicó Luis Rosso, gerente del Servicio Meteorológico Nacional (SMN), según consignó la agencia DyN. En ese sentido, el funcionario añadió que "a medida que la nube va avanzando pierde densidad" por eso los porteños no las podrán observar "claramente" en el cielo. Sin embargo, el paso de la nube volcánica obligaría el cierre de los aeropuertos del área metropolitana. Si estás en la zona afectada, enviá tu reporte y fotos a reportes@lanacion.com.ar Sobre el fenómeno, la secretaría de Transporte, precisó en un comunicado que "la nube de cenizas alcanza los 12.000 metros de altura y se desplaza en sentido Sudoeste-Nordeste". El Consejo Provincial de Emergencias (CPE) bonaerense emitió ayer una serie de medidas de prevención para la población: utilizar barbijos o trapos humedecidos sobre vías respiratorias; anteojos o antiparras -evitar las lentes de contacto-; permanecer a resguardo; si se requiere manejar en vehículos, hacerlo con precaución; proteger a las mascotas y el alimento que consumen y, fundamentalmente, "mantener la calma en todo momento". En Buenos Aires, el fenómeno alcanzó los distritos de Bahía Blanca, Villarino, Puán, y se desplazaba por vientos con dirección noreste hacia Monte Hermoso, Coronel Rosales, Tornquist y Coronel Dorrego. Emergencia en el sur. La intensa precipitación grisácea provocada por la erupción en el complejo volcánico Puyehue- Cordón Caulle, en la Cordillera, continúa afectando al sur del país. En la madrugada de ayer, la ceniza volvió a caer sobre la ciudad de San Carlos de Bariloche, donde continúan afectados los caminos por tierra, en especial la ruta 40 Norte en dirección a Piedra del Águila por la escasa visibilidad. Hoy volverá la actividad en la administración pública, pero las clases seguirán suspendidas. En tanto, los comercios y bancos funcionan con normalidad. El intendente Marcelo Cascón señaló ayer que los servicios en Bariloche se prestan con normalidad a excepción de barrios ubicados en el alto de la ciudad, donde el agua potable proviene de arroyos o cursos de agua menores. Además, continúa el operativo de emergencia para levantar la gran cantidad de ceniza que cayó en la ciudad. La Junta de Defensa Civil de Bariloche informó ayer que es "probable" que durante la jornada de hoy vuelvan las precipitaciones de cenizas. Los aeropuertos de Bariloche, Neuquén, Esquel y San Martín de los Andes permanecen cerrados. En Villa La Angostura, la zona del país más afectada por la nube volcánica, continúa sin actividad escolar ni administrativa. En ese marco, las autoridades desplegaron un operativo de emergencia para limpiar las cenizas y repartir barbijos y agua potable. En Chubut, volverán a dictarse clases luego de que el mandatario Mario Das Neves decidiera ayer suspender la actividad en 20 localidades de esa provincia ante la expansión de la nube de cenizas. Además, el gobierno local anticipó que no habrá vuelos hasta hoy. Por su parte, el secretario de Salud de la provincia, Ignacio Hernández, manifestó que "hay que bajar la ansiedad de la gente, que sale rápidamente a comprar barbijos y agua a todos lados", en el marco de la llegada de las cenizas a diferentes puntos del Chubut. En este sentido, precisó que "la cantidad de ceniza caída es poca" y que apuntó a la necesidad de "tomar medidas de prevención". PARA CONSULTAS Aerolíneas Argentinas y Austral. La empresa estatal actualizará la información todos los días a través de un comunicado que se emitirá a las 14 en su página web: www.aerolineas.com . LAN. La evolución de las operaciones a todos los destinos podrá seguirse a través del sitio de Internet www.lan.com o telefónicamente al número 0810-9999-526 . Andes Líneas Aéreas. Se podrá consultar al 0810-777-26337 o en la Web: www.andesonline.com . Aeropuertos Argentina 2000. Informes: 5480-6111 Notas relacionadas La nube volcánica llegaría a la CapitalPoblados envueltos en una densa niebla de polvo grisContinúa la emergencia en Villa La AngosturaAlerta en Chile por gases tóxicosClaves para entender el alcance de la erupción del volcánQué riesgo implican las cenizas en la saludSe reanudan las clases en las escuelas de ChubutLas cenizas afectan a Buenos Aires y prevén que llegarían hoy a la Capital
Mariage à Las Vegas: chapel, hôtel et bons plans? English translation pending
Bonjour a tous et toutes, j'ai essayé de rechercher sur le forum mais il y a tellement de pages ... et je suis sur que vous avez ce que je vais demander dans vos favoris 😉
Voila en Juin 2012 nous allons nous marier a Las vegas, nous allons y séjourné 7 à 10 jours, nous serons accompagné de ma famille, belle famille et quelques amis proche.
Je vous demande juste si vous avez quelques liens sur les adresses de chapel, d'hotel, de bon plan ( réduction, offres a pas raté ... )
par avance MERCI
au plaisir de vous lire sam
Voila en Juin 2012 nous allons nous marier a Las vegas, nous allons y séjourné 7 à 10 jours, nous serons accompagné de ma famille, belle famille et quelques amis proche.
Je vous demande juste si vous avez quelques liens sur les adresses de chapel, d'hotel, de bon plan ( réduction, offres a pas raté ... )
par avance MERCI
au plaisir de vous lire sam
Soixante-quatorze jours dans l'Ouest américain du 29 mars au 11 juin English translation pending
Voyage Forum me demande de créer une nouvelle file parce que la précédente est trop longue. Donc, voici notre programme "à jour", jusqu'au 21 avril rien ne devrait plus bouger, au-delà ça peut encore évoluer.
Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.
1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas
2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff
3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona
4 - 1 avril - Sedona
5 - 2 avril - Sedona
6 - 3 avril - Sedona
7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman
8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield
9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West
10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands
11 - 8 avril - White Sands
12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)
13 - 10 avril - Guadalupe NP
14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)
15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe
16 - 13 avril - Santa Fe
17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture
18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands
19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)
20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly
21 - 18 avril - Canyon de Chelly
22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit
23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods
24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)
25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point
26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles
27 - 24 avril - The Needles
28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)
29 - 26 avril - Moab
30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky
31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)
32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil
33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim
34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch
35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon
36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville
37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef
38 - 5 mai - Capitol Reef
39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley
40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake
41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground
42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden
43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral
44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch
45 - 12 mai - Coyotte Gulch
46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin
47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin
48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin
49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road
50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point
51 - 18 mai - Page
52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set
53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall
54 - 21 mai - CBN
55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch
56 - 23 mai - Page
57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest
58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon
59 - 26 mai - Grand Canyon
60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman
61 - 28 mai - Seligman > Havasupai
62 - 29 mai - Havasupai
63 - 30 mai - Havasupai > Seligman
64 - 31 mai - Seligman > Zion
65 - 1 juin - Zion
66 - 2 juin - Zion > Toroweap
67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite
68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)
69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire
70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon
71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley
72 - 8 juin - Death Valley
73 - 9 juin - Death Valley
74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas
75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.
1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas
2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff
3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona
4 - 1 avril - Sedona
5 - 2 avril - Sedona
6 - 3 avril - Sedona
7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman
8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield
9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West
10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands
11 - 8 avril - White Sands
12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)
13 - 10 avril - Guadalupe NP
14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)
15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe
16 - 13 avril - Santa Fe
17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture
18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands
19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)
20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly
21 - 18 avril - Canyon de Chelly
22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit
23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods
24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)
25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point
26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles
27 - 24 avril - The Needles
28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)
29 - 26 avril - Moab
30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky
31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)
32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil
33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim
34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch
35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon
36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville
37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef
38 - 5 mai - Capitol Reef
39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley
40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake
41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground
42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden
43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral
44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch
45 - 12 mai - Coyotte Gulch
46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin
47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin
48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin
49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road
50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point
51 - 18 mai - Page
52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set
53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall
54 - 21 mai - CBN
55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch
56 - 23 mai - Page
57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest
58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon
59 - 26 mai - Grand Canyon
60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman
61 - 28 mai - Seligman > Havasupai
62 - 29 mai - Havasupai
63 - 30 mai - Havasupai > Seligman
64 - 31 mai - Seligman > Zion
65 - 1 juin - Zion
66 - 2 juin - Zion > Toroweap
67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite
68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)
69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire
70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon
71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley
72 - 8 juin - Death Valley
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74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas
75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
De retour de Seattle et sa région (septembre 2010) English translation pending
Ci-dessous mon carnet de voyage suite aux 14 jours passés dans la région de seattle, jusqu’au glacier national park en septembre 2010.
Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.
1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.
Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.
14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).
On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.
2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.
Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.
3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.
4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.
5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.
6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.
7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.
8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.
9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.
10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arrêtons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.
11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.
12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.
13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons à la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.
14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.
Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.
1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.
Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.
14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).
On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.
2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.
Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.
3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.
4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.
5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.
6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.
7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.
8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.
9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.
10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arrêtons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.
11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.
12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.
13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons à la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.
14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.
Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Transporter un vélo avec Air France? English translation pending
Bonjour a tous
Quelqu-un d'entre vous a t-il voyagé depuis le 28 mars sur un vol air France avec un velo.En effet , les informations glanéees ici et là ne me paraissent pas tres claires et le telephone reste desesperement muet.
Depuis le 28 mars 2010, Air France et KLM ont étendu sur l’ensemble de leur réseau les modalités de transport de bagages en soute déjà appliquées aux clients voyageant entre l’Europe, les Etats-Unis et le Canada.
QU'en est-il?? Merci de bien vouloir me faire beneficier de votre vecu.
Pour plus de precisions, je prepare un voyage en Aie du sud-est.
Retour de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous
Nous voilà revenus depuis quelques jours, le jet lag se termine et c'est avec des images plein la tête et des étoiles plein des yeux que je viens vous dire un grand merci à tous pour tous les bons tuyaux que j'ai pu glaner ici et là sur le forum et les nombreux blogs des uns et des autres.
Ce fut THE voyage un truc de dingues et sans aucune fausse note. Voici notre itinéraire, au total 3800 km que nous avons à peine senti passer, et franchement si c'était à refaire je ne changerai rien sauf l'étape à Lone Pine bourgade sans aucun interet (avec la nuit au Confort inn qui me reste entre la gorge car nous avons payé aussi cher qu'à Sf pour des prestations minables). Franchement si vous faites cet itinéraire poussez jusqu'à Bodie c'est bien plus chouette.
Pour info à l'arrivée à NYC le passage à l'immigration + récupération des valises n'a duré que 25 minutes mais je pense que nous avons eu de la chance. Sur tous les vols que nous avons pris les seuls qui ont eu du retard : u départ de Montpellier (20 minutes ) et au départ de NYC au retour 1 heure mais récupérée pendant le vol.
Par ailleurs nous avions réservé chez Dollar une full size type Dogde charger avec GPS (payé 454 euros) nous étions 4 et 3 valises et il a fallu que nous passions en catégorie premium car les valises ne rentraient pas dans le coffre ce qui nous couté la modique somme de 335 euros supplémentaires, énervant .... Mais bon ca fait partie des "impondérables"...
Samedi 07/08 - Paris / New York (nuit) hotel Hampton inTimes square north 08 - NY (nuit) 09- NY (nuit) 10- NY (nuit) 11 depart pour Las Vegas - nuit à LV Hotel Planet Hollywood (location de voiture agence Dollar) 12 - Bryce Canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Hotel 13- Moab (nuit) - Hotel Best Western Canyonlands 14 - Moab (nuit) 15 -Monument valley (nuit) - hotel The View 16- Page (nuit) - Hotel Holiday inn Express 17 -Grand canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Canyon Squire inn 18 - Las Vegas (nuit) - Hotel The Mirage 19 - Las Vegas (nuit) 20 - Lone Pine (nuit) - Hotel Confort Inn 21 - yosemite (nuit) - Hotel Yosemite view Lodge 22 - yosemite (nuit) 23 -SF (nuit) - Hotel Parc 55 24 - SF (nuit) 25 - SF (nuit) 26 - SF (nuit) 27 - SF Depart - Vol pour Paris Samedi 28 - arrivée Paris
Je suis disponible pour répondre à mon tour à toutes vos questions, à toutes vos préoccupations concernant les hôtels et autres ... encore merci à tous de nous avoir permis de nous organiser un si chouette voyage. Christèle 😉 PS : sur le blog de l'un d'entre vous j'avais vu en photo un vieux monsieur avec une belle barbe blanche, un des rangers de Bodie. je suis désolée de vous informer que ce monsieur à l'air si sympathique est décédé le 10 aout dernier ... un hommage lui était rendu au musée de Bodie.
Ce fut THE voyage un truc de dingues et sans aucune fausse note. Voici notre itinéraire, au total 3800 km que nous avons à peine senti passer, et franchement si c'était à refaire je ne changerai rien sauf l'étape à Lone Pine bourgade sans aucun interet (avec la nuit au Confort inn qui me reste entre la gorge car nous avons payé aussi cher qu'à Sf pour des prestations minables). Franchement si vous faites cet itinéraire poussez jusqu'à Bodie c'est bien plus chouette.
Pour info à l'arrivée à NYC le passage à l'immigration + récupération des valises n'a duré que 25 minutes mais je pense que nous avons eu de la chance. Sur tous les vols que nous avons pris les seuls qui ont eu du retard : u départ de Montpellier (20 minutes ) et au départ de NYC au retour 1 heure mais récupérée pendant le vol.
Par ailleurs nous avions réservé chez Dollar une full size type Dogde charger avec GPS (payé 454 euros) nous étions 4 et 3 valises et il a fallu que nous passions en catégorie premium car les valises ne rentraient pas dans le coffre ce qui nous couté la modique somme de 335 euros supplémentaires, énervant .... Mais bon ca fait partie des "impondérables"...
Samedi 07/08 - Paris / New York (nuit) hotel Hampton inTimes square north 08 - NY (nuit) 09- NY (nuit) 10- NY (nuit) 11 depart pour Las Vegas - nuit à LV Hotel Planet Hollywood (location de voiture agence Dollar) 12 - Bryce Canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Hotel 13- Moab (nuit) - Hotel Best Western Canyonlands 14 - Moab (nuit) 15 -Monument valley (nuit) - hotel The View 16- Page (nuit) - Hotel Holiday inn Express 17 -Grand canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Canyon Squire inn 18 - Las Vegas (nuit) - Hotel The Mirage 19 - Las Vegas (nuit) 20 - Lone Pine (nuit) - Hotel Confort Inn 21 - yosemite (nuit) - Hotel Yosemite view Lodge 22 - yosemite (nuit) 23 -SF (nuit) - Hotel Parc 55 24 - SF (nuit) 25 - SF (nuit) 26 - SF (nuit) 27 - SF Depart - Vol pour Paris Samedi 28 - arrivée Paris
Je suis disponible pour répondre à mon tour à toutes vos questions, à toutes vos préoccupations concernant les hôtels et autres ... encore merci à tous de nous avoir permis de nous organiser un si chouette voyage. Christèle 😉 PS : sur le blog de l'un d'entre vous j'avais vu en photo un vieux monsieur avec une belle barbe blanche, un des rangers de Bodie. je suis désolée de vous informer que ce monsieur à l'air si sympathique est décédé le 10 aout dernier ... un hommage lui était rendu au musée de Bodie.
Programme de huit jours à New York: votre avis? English translation pending
Bonjour je vous soumets mon planning afin que vous me donniez vos avis, vos conseils et les améliorations à y apporter:
Vendredi 2 Avril: Jour 1 Départ Paris = 13h35, arrivée New York = 15h35 Formalités douanes + récup bagages transfert JFK=}hotel (Murray hill inn) 1er pas dans NY, quartier de l'hotel: The Morgan Library Ballade sur Times Square
Samedi 3 avril: Jour 2 Matinée : Flatiron, Union Square, Grammery Park, Maison de Théodore Roosvelt, Madison Square, Museum of Sex. A-M: Coney Island, plage sud de Brooklyn anien quartier Russe avecc les vieux parcs d'attractions. Fin AM et Soirée: Empire State Building
Dimanche 4 Avril: Jour 3 Matin: Messe Gospel à la Canaan Baptist church (8h); Lower East Side (fin de matinée) pour le marché de rue. AM: Central Park, ballade en vélo et barque( en fonction du temps) et Metropolitan Museum of Art (sans le visiter) Soirée: Faire une croisière de nuit autour de Manhattan
Lundi 5 Avril: Jour 4 (lundi de paques) Matin: Rockefeller Center (rockefeller plaza, top of the rock, St Thomas Church), circuit des théatres historiques, St Patricks Catedral, hotel mythique 5è Avenue. TKTS pour réserver un billet pour la soirée AM: Staten Island Ferry Soirée: Comédie musicale ou spectacle sur Broadway
Mardi 6 Avril: Jour 5 Matin: Statue de la Liberté et Ellis Island + Battery Park AM: Trinity Church, Castle Clinton, Comprendre NY en allant autour de Ground Zéro, Financial District (Wall street et Toro bowling green), NYC Police museum Soirée: Match de NBA = Knicks contre les Boston Celtics + Boire un verre au MArriot (resto tournant)
Mercredi 7 Avril: Jour 6 Matin: Chinatown, Little Italy, Tribecca, et Soha. NY city fire museum AM: NY public library, bryant park, grand central terminal, chrysler building, telepherique de Roosvelt Island Soirée: Match de NHL contre Toronto
Jeudi 8 Avril: Jour 7 Matin: Chelsea (chelsea market, chelsea historic district, chelsea pier). Repas à l'Empire Diner AM: West village avec le meatpicking district (highline), historic greenwich village et east village. Fin AM, soirée: Manhattan bridge à l'aller et brooklyn bridge au retour + concert de Jazz ( ???)
Vendredi 9 Avril: Jour 8 Matin: Musée d'histoire naturelle et Balade Columbia University AM: Washington Square + NY university Soirée: ??? ou concert de jazz(???)
Samedi 10 Avril: Jour 9 Début matinée: Brooklyn bridge reste de la journée revoir se qui nous a le plus intéressé. départ: avion à 23h à JFK
Merci de me dire si cela est réalisable et peut être en fonction de chaque journée des choses importantes ou intéressantes à faire Merci Gaetan
Vendredi 2 Avril: Jour 1 Départ Paris = 13h35, arrivée New York = 15h35 Formalités douanes + récup bagages transfert JFK=}hotel (Murray hill inn) 1er pas dans NY, quartier de l'hotel: The Morgan Library Ballade sur Times Square
Samedi 3 avril: Jour 2 Matinée : Flatiron, Union Square, Grammery Park, Maison de Théodore Roosvelt, Madison Square, Museum of Sex. A-M: Coney Island, plage sud de Brooklyn anien quartier Russe avecc les vieux parcs d'attractions. Fin AM et Soirée: Empire State Building
Dimanche 4 Avril: Jour 3 Matin: Messe Gospel à la Canaan Baptist church (8h); Lower East Side (fin de matinée) pour le marché de rue. AM: Central Park, ballade en vélo et barque( en fonction du temps) et Metropolitan Museum of Art (sans le visiter) Soirée: Faire une croisière de nuit autour de Manhattan
Lundi 5 Avril: Jour 4 (lundi de paques) Matin: Rockefeller Center (rockefeller plaza, top of the rock, St Thomas Church), circuit des théatres historiques, St Patricks Catedral, hotel mythique 5è Avenue. TKTS pour réserver un billet pour la soirée AM: Staten Island Ferry Soirée: Comédie musicale ou spectacle sur Broadway
Mardi 6 Avril: Jour 5 Matin: Statue de la Liberté et Ellis Island + Battery Park AM: Trinity Church, Castle Clinton, Comprendre NY en allant autour de Ground Zéro, Financial District (Wall street et Toro bowling green), NYC Police museum Soirée: Match de NBA = Knicks contre les Boston Celtics + Boire un verre au MArriot (resto tournant)
Mercredi 7 Avril: Jour 6 Matin: Chinatown, Little Italy, Tribecca, et Soha. NY city fire museum AM: NY public library, bryant park, grand central terminal, chrysler building, telepherique de Roosvelt Island Soirée: Match de NHL contre Toronto
Jeudi 8 Avril: Jour 7 Matin: Chelsea (chelsea market, chelsea historic district, chelsea pier). Repas à l'Empire Diner AM: West village avec le meatpicking district (highline), historic greenwich village et east village. Fin AM, soirée: Manhattan bridge à l'aller et brooklyn bridge au retour + concert de Jazz ( ???)
Vendredi 9 Avril: Jour 8 Matin: Musée d'histoire naturelle et Balade Columbia University AM: Washington Square + NY university Soirée: ??? ou concert de jazz(???)
Samedi 10 Avril: Jour 9 Début matinée: Brooklyn bridge reste de la journée revoir se qui nous a le plus intéressé. départ: avion à 23h à JFK
Merci de me dire si cela est réalisable et peut être en fonction de chaque journée des choses importantes ou intéressantes à faire Merci Gaetan
Voyage de vingt jours dans l'ouest des États-Unis en juillet 2010 English translation pending
Bonjour a tous
Avec ma femme et 2 de mes enfants de 9 et 18 ans, nous allons effectuer le voyage aux usa dans l'ouest.
Nous disposons de 20 jour a partir du 5 Juillet.
Le problème, c'est que nous ne savons pas par quel bout commencer ce voyage, et franchement tout ce que je lis, me donne mal a la tête . En effet il faut commencer par LOS ou SF?
Quel parc prévilégier puisque nous n'avons pas tant de jours que cela. Los Angeles vaut il le coup d'y rester 2 jours, car il paraitrait que ce n'est pas la peine et qu'il vaux mieux rester 3 jours a SF.
Donc si vous avez des idées de boucle, je suis preneur.
Merci a vous. Alain
Avec ma femme et 2 de mes enfants de 9 et 18 ans, nous allons effectuer le voyage aux usa dans l'ouest.
Nous disposons de 20 jour a partir du 5 Juillet.
Le problème, c'est que nous ne savons pas par quel bout commencer ce voyage, et franchement tout ce que je lis, me donne mal a la tête . En effet il faut commencer par LOS ou SF?
Quel parc prévilégier puisque nous n'avons pas tant de jours que cela. Los Angeles vaut il le coup d'y rester 2 jours, car il paraitrait que ce n'est pas la peine et qu'il vaux mieux rester 3 jours a SF.
Donc si vous avez des idées de boucle, je suis preneur.
Merci a vous. Alain
Ouest américain: réservation d'hôtels sur Expedia English translation pending
Je voudrai savoir si lors de la réservation d'un hotel sur Expédia , la somme est retirée de suite ou juste qqs jours avant l'arrivée à l'hotel .
Je prépare mon voyage dans l'ouest américain pour 2010 , quel site utilisez vous pour reserver vos hotels.
merci
Voyage dans l'Ouest américain: partir en tour opérateur ou par nous mêmes? English translation pending
Bonjour,
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
Incendies en Californie (fin août 2009) English translation pending
Les incendies font actuellement rage en Californie, le feu est devenu incontrôlable et atteint le comté de Mariposa (Yosemite)...
Pour ceux qui étaient en californie dernièrement, comment est la situation? Votre séjour a-t-il été perturbé par cette catastrophe?
Circuit organisé de quatorze jours/douze nuits dans l'Ouest américain English translation pending
BONJOUR à tous,
Nous recherchons des AVIS de personnes qui sont partis avec JET TOURS en circuit organisé.
L'agence de voyage nous propose le circuit "TRESOR DE L'OUEST", départ le 15/09/09 retour le 28/09/09.
AJ-1 de verser 30% d'arrhes, j'aimerais beaucoup que quelqu'un qui à fait ce circuit ou circuit similaire avec JET TOURS.
C'est très important car ça doit changer d'un opérateur à l'autre, me donner des infos sur le temps passé sur les sites à visiter c'est dans l'ordre de 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure, 2 heures (ou plus!!!), les heures de départ des hôtels le matin, les heures d'arrivée dans les hôtels le soir (approximativement), si aux départs des différents hôtel le car fait du ramassage d'autres touristes pendant 2 heures ?.
Parcontre on a été bien renseignés sur le fait qu'il faut un adaptateur de prise de courant et qu'il faut de bonnes chaussures et des lainages.
Voici le circuit :
1er jour / arrivée Los Angelès
2ème jour / Los Angeles, matinée avec la visite des fameux Universal Studios, grands studios cinématographiques et superbe parc d'attractions aux shows inspirés des grands moments du cinéma hollywoodien déjeuner dans le parc diner et nuit à l'hôtel Hacienda.
3ème jour / Los Angeles / Laughlin / Matinée consacrée à la découverte de la cité des Anges et de ses quartiers mythiques, déjeuner et poursuite vers Laughlin avec un arrêt en cours de route au Bagdad Café, arrivée en fin d'après-midi dans cette ville située sur les rives du fleuve Colorado, diner et nuit à l'hôtel-Casino Colorado Belle.
4ème jour / Laughlin / Grand Canyon / Flagstaff / Premier arrêt à Selingman sur la mythique route 66 avant le parc du Grand Canyon, déjeuner et ballade sur la rive Sud (option survol en hélicoptère du Grand Canyon). Continuation sur Flagstaff dîner Navajo et logement à l'hôtel Days Inn.
5ème jour / Flagstaff / Monument Valley / Kanab / La réserve des indiens Navajos et Monument Valley visite de Hogan (option tour en jeep avec les indiens Navajos). Dans l'après-midi poursuite vers Page avec un arrêt sur les bords du superbe Lake Powel dîner Western avec musique Contry à Kanab, nuit au Mission Inn.
6ème jour / Kanab / Bryce Canyon / Las Vegas / Traversée des prairies en direction de Bryce Canyon, possibilité de descendre avec le guide à pied pour visiter la partie basse du parc (à confirmer sur place), déjeuner et continuation vers Saint-George, arrêt photo dans un "Truck Stop", arrivée à Las Vegas, dîner et nuit à l'hôtel Circus, situé sur le Strip.
7ème jour / Las Vegas et Death Valley / Traversée du désert du Névada pour rallier le parc national de Death Valley, déjeuner et visite du Borax Museum et arrêt au "Factory Outlet (Shopping) avant le retour à Las Vegas dîner et nuit au Circus Circus.
8ème jour / Las vegas /Calicos / Fresno / traversée des étendues du Sud-Ouest et déjeuner / arrêt à la ville de Calico. Poursuite vers Fresno pour le dîner et la nuit à l'hôtel Red Roof Inn.
9ème jour / Fresno / Yosemite / Modesto / Visite du Yosemit National Park, déjeuner léger dans le parc et route vers Modesto, dîner et nuit au Ramada Inn.
10ème jour / Modesto / San Fransisco / Visite guidée des principaux attraits de la ville et déjeuner à Chinatown. après midi de libre, dîner et nuit à l'hôtel Sam Wong.
11ème jour / San Fransisco / Monterey / Carmel / Lompoc / Côte sauvage déjeuner et visite puis rejoindre Lompoc dîner et nuit au Days Inn.
12ème jour / lompoc/ Santa Barbara / Los Angeles / Visite de la belle mission de Santa-Barbara déjeuner sur place . Poursuite vers la cité des Anges via la jolie plage de Santa Monica temps libre, diner et nuit à l'hôtel Hacienda.
13ème jour / Los Angeles / France / Matinée de libre et envol vers la France.
14ème jour / France.
Voici ce que l'on nous propose à faire du 15/09/09 au 28/09/09, pour 2 283 Euros par personne avec Jet Tours.
Quand nous partons en vacances, nous partons toujours par nos propres moyens, nous ne sommes jamais partis en circuit touristique, j'ai peur que l'on descende du car et de rater beaucoup de choses, à votre avis ? Nous ne pouvons pas partir (à notre avis) tous les deux, car nous ne parlons pas Anglais, mon ami le comprends un peu mais l'Américain et encore plus difficile à comprendre.
Que pensez-vous du programme ?
Nous devons donner une réponse demain samedi 1er Août à l'agence de voyages.
Pour les Passeports nous sommes allées les refaire samedi 25 juillet, c'était des passeports écrits en Manuscrits donc plus valables, nous avons fait des passeports Biométriques, nous devrions les avoir fin Août, je suis angoisée à savoir si ils vont être prêts à temps ?.
Merci encore, si vous avez d'autre info je suis preneuse.
Virginie.
Nous recherchons des AVIS de personnes qui sont partis avec JET TOURS en circuit organisé.
L'agence de voyage nous propose le circuit "TRESOR DE L'OUEST", départ le 15/09/09 retour le 28/09/09.
AJ-1 de verser 30% d'arrhes, j'aimerais beaucoup que quelqu'un qui à fait ce circuit ou circuit similaire avec JET TOURS.
C'est très important car ça doit changer d'un opérateur à l'autre, me donner des infos sur le temps passé sur les sites à visiter c'est dans l'ordre de 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure, 2 heures (ou plus!!!), les heures de départ des hôtels le matin, les heures d'arrivée dans les hôtels le soir (approximativement), si aux départs des différents hôtel le car fait du ramassage d'autres touristes pendant 2 heures ?.
Parcontre on a été bien renseignés sur le fait qu'il faut un adaptateur de prise de courant et qu'il faut de bonnes chaussures et des lainages.
Voici le circuit :
1er jour / arrivée Los Angelès
2ème jour / Los Angeles, matinée avec la visite des fameux Universal Studios, grands studios cinématographiques et superbe parc d'attractions aux shows inspirés des grands moments du cinéma hollywoodien déjeuner dans le parc diner et nuit à l'hôtel Hacienda.
3ème jour / Los Angeles / Laughlin / Matinée consacrée à la découverte de la cité des Anges et de ses quartiers mythiques, déjeuner et poursuite vers Laughlin avec un arrêt en cours de route au Bagdad Café, arrivée en fin d'après-midi dans cette ville située sur les rives du fleuve Colorado, diner et nuit à l'hôtel-Casino Colorado Belle.
4ème jour / Laughlin / Grand Canyon / Flagstaff / Premier arrêt à Selingman sur la mythique route 66 avant le parc du Grand Canyon, déjeuner et ballade sur la rive Sud (option survol en hélicoptère du Grand Canyon). Continuation sur Flagstaff dîner Navajo et logement à l'hôtel Days Inn.
5ème jour / Flagstaff / Monument Valley / Kanab / La réserve des indiens Navajos et Monument Valley visite de Hogan (option tour en jeep avec les indiens Navajos). Dans l'après-midi poursuite vers Page avec un arrêt sur les bords du superbe Lake Powel dîner Western avec musique Contry à Kanab, nuit au Mission Inn.
6ème jour / Kanab / Bryce Canyon / Las Vegas / Traversée des prairies en direction de Bryce Canyon, possibilité de descendre avec le guide à pied pour visiter la partie basse du parc (à confirmer sur place), déjeuner et continuation vers Saint-George, arrêt photo dans un "Truck Stop", arrivée à Las Vegas, dîner et nuit à l'hôtel Circus, situé sur le Strip.
7ème jour / Las Vegas et Death Valley / Traversée du désert du Névada pour rallier le parc national de Death Valley, déjeuner et visite du Borax Museum et arrêt au "Factory Outlet (Shopping) avant le retour à Las Vegas dîner et nuit au Circus Circus.
8ème jour / Las vegas /Calicos / Fresno / traversée des étendues du Sud-Ouest et déjeuner / arrêt à la ville de Calico. Poursuite vers Fresno pour le dîner et la nuit à l'hôtel Red Roof Inn.
9ème jour / Fresno / Yosemite / Modesto / Visite du Yosemit National Park, déjeuner léger dans le parc et route vers Modesto, dîner et nuit au Ramada Inn.
10ème jour / Modesto / San Fransisco / Visite guidée des principaux attraits de la ville et déjeuner à Chinatown. après midi de libre, dîner et nuit à l'hôtel Sam Wong.
11ème jour / San Fransisco / Monterey / Carmel / Lompoc / Côte sauvage déjeuner et visite puis rejoindre Lompoc dîner et nuit au Days Inn.
12ème jour / lompoc/ Santa Barbara / Los Angeles / Visite de la belle mission de Santa-Barbara déjeuner sur place . Poursuite vers la cité des Anges via la jolie plage de Santa Monica temps libre, diner et nuit à l'hôtel Hacienda.
13ème jour / Los Angeles / France / Matinée de libre et envol vers la France.
14ème jour / France.
Voici ce que l'on nous propose à faire du 15/09/09 au 28/09/09, pour 2 283 Euros par personne avec Jet Tours.
Quand nous partons en vacances, nous partons toujours par nos propres moyens, nous ne sommes jamais partis en circuit touristique, j'ai peur que l'on descende du car et de rater beaucoup de choses, à votre avis ? Nous ne pouvons pas partir (à notre avis) tous les deux, car nous ne parlons pas Anglais, mon ami le comprends un peu mais l'Américain et encore plus difficile à comprendre.
Que pensez-vous du programme ?
Nous devons donner une réponse demain samedi 1er Août à l'agence de voyages.
Pour les Passeports nous sommes allées les refaire samedi 25 juillet, c'était des passeports écrits en Manuscrits donc plus valables, nous avons fait des passeports Biométriques, nous devrions les avoir fin Août, je suis angoisée à savoir si ils vont être prêts à temps ?.
Merci encore, si vous avez d'autre info je suis preneuse.
Virginie.

Pérou: ayahuasca et session chamanique English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare actuellement un voyage à travers le pérou avec un départ début avril et ce pour une durée de trois mois. Je souhaites rencontrer un shaman, curanderos, et suivre un enseignement et des sessions. Je me beaucoup renseigné mais j'aimerai savoir si quelqu'un connaitrait un guérisseur sérieux, et isolé. Je souhaites surtout à éviter les pièges à touristes comme ceux que l'on trouve à Iquitos, c'est-à-dire le truc à touristes où on paye trop cher pour une seule session microdosée en plein jour....ce que je ne veux surtout pas quoi.
Je voudrais trouver quelque chose dans un village ou une petite ville avec tres peu de touristes. Si vous avez des contacts je vous remercie d'avance de l'aide que vous m'apporterez.🙂
Voyage de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis en juillet 2009 English translation pending
Bonsoir,
En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.
Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂
Voici le programme:
J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)
J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.
J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)
J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)
J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.
J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.
J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???
J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)
J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.
J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)
J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)
J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)
J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)
J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)
J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF
J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.
J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)
J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???
J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.
J20 29 Juillet: LA
J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.
Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.
Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉
@ bientôt.
Max
En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.
Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂
Voici le programme:
J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)
J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.
J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)
J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)
J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.
J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.
J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???
J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)
J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.
J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)
J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)
J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)
J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)
J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)
J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF
J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.
J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)
J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???
J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.
J20 29 Juillet: LA
J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.
Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.
Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉
@ bientôt.
Max
Quelques semaines dans l'est des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
La situation troublée sur les marchés financiers nous oblige, ma compagne et moi, à prendre du recul avec tout çà. Nous disposions donc de beaucoup de temps (AMHA au moins deux ans). c'est pourquoi, nous avons décidé de capitaliser ce temps pour le consacrer à notre passion : voyager.
Nous allons partir autour du début du mois de mars et revenir autour du 15 septembre. Nous achéterons les billets d'avions au dernier moment histoire de ne pas se heurter à une éventuelle faillite de compagnie américaine. Comme la situation économique des US est particulièrement compromise, nous ne réserverons aucun hôtel. Nous pensons que les gens n'auront pas trop la tête à faire du tourisme. Nous négocierons tout sur place. Etant donné le temps passé sur place et la chute spectaculaire des prix des voitures, nous achèterons une voiture sur place.
Le programme qui suit est exhautif. Il est amené à être modifier. Je compte sur vous pour m'aider à effectuer ces modifications en fonction de l'intérêt des divers site et lieux.
jour 1 Paris - Miami jour 2 Miami 0 Journée récupération décalage horaire et achat d'une voiture. jour 3 Miami 0 Quartier Art déco ***, plage jour 4 Miami 30 Villa Vizcaya ***, Coral Gables **, Venetian Pool **, Biltmore Hotel ** jour 5 Miami 80 Marina de Fort Lauderdale, plage jour 6 Miami - Key West 256 route des Keys *** jour 7 Key West 0 Pelican Path ***, Hemingway Home *, Mel Fisher Museum ** jour 8 Key West - Miami 256 Seaquarium * et Les marinas de Key Biscayne * jour 9 Miami - Naples 177 Journée dans les Everglades *** (Anhinga Trail *** ; Micosukee**) jour 10 Naples 0 Journée plage et farniente jour 11 Naples - Fort Myers 112 Journée à Sanibel Island * jour 12 Fort Myers - Sarasota 122 Journée plage et farniente jour 13 Sarasota - Orlando 203 Disneyworld (Animal Kindom Park ***) jour 14 Orlando - Cocoa Beach 70 Kennedy Space Center *** jour 15 Cocoa Beach 0 Journée plage et farniente jour 16 Cocoa Beach - Jacksonville 260 Passage à Daytona, journée à Sainte Augustine *** jour 17 Jaksonville - Jekyll Island 112 Journée à Jekyll Island * (Historic District ***) jour 18 Jekyll Island - Tallahassee 373 Visite de Tallahasee jour 19 Tallahassee - Panama City Beach 220 Route cotière (Scenic Drive **) jour 20 Panama City Beach - Mobile 168 Route cotière (Scenic Drive **), arrêt à Pensacola* jour 21 Mobile - New Orleans 360 Arrêt à Biloxi, traversée du Pontchartrain jour 22 New Orleans 0 Vieux Carré ***, mini-croisière sur le Mississipi **, jour 23 New Orleans 0 Audubon Aquarium ***, Garden District ** jour 24 New Orleans - Houma 70 Destrehan Plantation ***, 1/2 Journée dans le bayou (Lac des Allemands) ** jour 25 Houma - Lafayette - Houma 150 Le pays Cajun ** (Lafayette **) jour 26 Houma - Baton Rouge 150 La route des plantations *** (Oak Alley Plantation ***, Nottoway Plantation ***) jour 27 Baton Rouge - Natchez 150 La route des plantations autour de Saint francisville ** jour 28 Natchez 0 Journée à Natchez ** jour 29 Natchez - Jackson 184 Journée à Vicksburg jour 30 Jackson - Tupelo 276 Route d'Elvis jour 31 Tupelo - Memphis 161 Journée à Memphis jour 32 Memphis - Nashville 324 1/2 journée à Nashville jour 33 Nashville - Chattanooga 222 Chattannoga National Battlefield jour 34 Chattanooga - Atlanta 190 Journée à Atlanta jour 35 Atlanta 0 Journée à Atlanta jour 36 Atlanta 0 Journée farniente jour 37 Atlanta - Savannah 398 demi-journée à Savannah jour 38 Savannah - Charleston 0 Journée à Savannah jour 39 Charleston 176 Visite d'une plantation, 1/2 journée à Charleston jour 40 Charleston 0 Journée à Charleston jour 41 Charleston - Wilmington 275 Visite d'une plantation, Route cotière jour 42 Wilmington - Norfolk 438 Journée route jour 43 Norfolk - Richmond 155 Journée à Williamsburg jour 44 Richmond 0 Visite de Richmond jour 45 Richmond 0 Visite de Richmond jour 46 Richmond - Charlottesville 117 Journée à Monticello ** (demeure de Jefferson) jour 47 Charlottesville - Washington 200 Journée à Frederiksburg jour 48 Washington 0 Visite de Washington jour 49 Washington 0 Visite de Washington jour 50 Washington 0 Visite de Washington jour 51 Washington 0 Visite de Washington jour 52 Washington - Annapolis - Baltimore 96 Journée à Annapolis jour 53 Baltimore 0 Visite de Baltimore jour 54 Baltimore - Gettysburg - Lancaster 179 1/2 journée à Gettysburg, 1/2 journée à Dutch Country jour 55 Lancaster - Philadelphie 112 Journée dans le Dutch Country jour 56 Philadelphie 0 Visite de Philadelphie jour 57 Philadelphie 0 Visite de Philadelphie jour 58 Philadelphie 0 Visite de Philadelphie jour 59 Philadelphie - New York City 152 Visite de New York jour 60 New York City 0 Visite de New York jour 61 New York City 0 Visite de New York jour 62 New York City 0 Visite de New York jour 63 New York City 0 Visite de New York jour 64 New York City 0 Visite de New York jour 65 New York City 0 Visite de New York jour 66 New York City - Newport 294 Visite de Newport jour 67 Newport 0 Visite de Newport jour 68 Newport 0 Visite de Newport jour 69 Newport - Provincetown 196 Cote Nord de Cape Cod jour 70 Provincetown - Hyannis 50 Cote Sud de Cape Cod jour 71 Nantucket town 0 L'île de Nantucket jour 72 Nantucket town 0 L'île de Nantucket jour 73 Hyannis - Plymouth - Boston 120 Journée à Plymouth jour 74 Boston 0 Visite de Boston jour 75 Boston 0 Visite de Boston jour 76 Boston 0 Visite de Boston jour 77 Boston 0 Visite de Boston jour 78 Boston - Salem - Portmouth 91 Journée à Salem jour 79 Portmouth - Bath 142 Cote du Maine jour 80 Bath - Camden 86 Cote du Maine, visite de Camden jour 81 Camden - Saint John 393 Cote du Maine jour 82 Saint John 0 jour 83 Saint John 0 jour 84 Saint John - Edmunston 376 Traversée du New Brunswick jour 85 Edmunston - Rivière du loup - Tadoussac 191 Traversée du Saint Laurent jour 86 Tadoussac - Quebec 214 Route du Charlevoix jour 87 Quebec 0 Visite de Quebec jour 88 Quebec - Trois Rivières 127 Visite de Trois Rivières jour 89 Trois Rivières - Montréal 135 Visite de Montréal jour 90 Montréal 0 Visite de Montréal jour 91 Montral - Ottawa 194 Visite d'Ottawa jour 92 Ottawa - Toronto 450 1/2 journée à Toronto jour 93 Toronto 0 Visite de Toronto jour 94 Toronto - Niagara Falls 130 Journée aux chutes du Niagara jour 95 Niagara Falls - Detroit 380 1/2 journée à Détroit jour 96 Detroit 0 Visite de Détroit jour 97 Detroit - Chicago 452 1/2 journée à Chicago jour 98 Chicago 0 Visite de Chicago jour 99 Chicago 0 Visite de Chicago jour 100 Chicago 0 Visite de Chicago, revente de la voiture jour 100 Chicago - Las Vegas jour 101 Las Vegas, achat d'un 4x4 jour 102 Las Vegas visite du strip, soirée casino jour 103 Las Vegas - Kingman - Seligman - Williams 376 Old route 66 jour 104 Williams - Grand Canyon 88 Descente dans le canyon *** jour 105 Grand Canyon - Cameron 97Remontée du Canyon *** jour 106 Cameron - Sedona 131 Meteor Crater * (1 h.), Sedona (1/2 journée) ** jour 107 Sedona - Phoenix 184 Montezuma Castle * jour 108 Phoenix 20 Visite du Heard Museum *** (2 h.) jour 109 Phoenix 0 Journée farniente jour 110 Phoenix - Tucson 186 Casa Grande Ruins ** (2-3 h.), Sonora Desert Museum ** jour 111 Tucson 40 Saguaro NP ** (2-3 h.), Mission San Xavier *** (2 h.), El Presidio ** jour 112 Tucson - Bisbee 155 Tombstone (2-3 h.), Bisbee ** (1/2 journée) jour 113 Bisbee - Douglas - Las Cruces 384 Old Mesilla ** (1-2 h.) jour 114 Las Cruces - Alamogordo 123 White Sands ** (1/2 journée), Alamogordo (1-2 h.) jour 115 Alamogordo - Albuquerque 334 Salinas Pueblo Mission (2 h.) jour 116 Albuquerque 20 Old Town * (fin d'après-midi), Petroglyph NM ** (1-2 h.) jour 117 Albuquerque - Santa Fé 102 Route de la Turquoise * (1/2 journée), arrêt à Madrid ** jour 118 Santa Fé 0 Visite de la ville *** jour 119 Santa Fé - Chimayo - Taos - Espanola 224 Chimayo ** (1-2 h.), Taos Pueblo *** (3/4 journée) jour 120 Espanola - Los Alamos - Albuquerque 184 Bandelier NM ** (1/2 journée), Jemez Springs ** (2-3 h.) jour 121 Albuquerque - Gallup 244 Acoma Pueblo *** (1/2 journée), Trading Post à Gallup * jour 122 Gallup - Petrified Forrest - Ganado 280 Petrified Forrest NP ** (1/2journée), Hubell Trading Post * (30mn) jour 123 Ganado - Chinle - Shiprock 198 Journée au Canyon de Chelly *** jour 124 Shiprock - Farmington - Durango 220 Shiprock Pinacle * (1/2 journée), Aztec Ruins * (30 mn), Durango (1-2 h.) jour 125 Durango 0 Journée à Silverton * (aller en train à vapeur ***, retour en bus) jour 126 Durango - Cortez 83 Journée à Mesa Verde *** jour 127 Cortez - Mexican Hat 185 Four Corner (15 mn), Gooseneck ** (30 mn), Valley of the God * (2-3h.), jour 128 Mexican Hat - Page 224 Monument Valley ** (1/2 journée), Navajo NM * (Betatakin) (2-3 h.) jour 129 Page 15 Antelope Canyon ** (1 h.), Horseshoe Bend ** (30 mn), Navajo Village ** jour 130 Page - Bryce Canyon 243 Croisière sur le Lake Powell ** (1/2 journée) jour 131 Bryce Canyon 50 Journée à Bryce Canyon *** jour 132 Bryce Canyon - Escalante 81 Highway 12 ***, Kodachrome Basin * ( 2-3 h.), Escalante NP * (1 h 30) jour 133 Escalante - Boulder - Torrey 103 Highway 12 ***, Grand Staircase *** jour 134 Torrey - Moab 249 Journée à Capitol Reef ** (Fruita et Fremont Valley) jour 135 Moab 50 Journée à Canyonland NP *** jour 136 Moab 0 Journée farniente (cheval, Rafting …) jour 137 Moab 50 Journée à Arches NP *** jour 138 Moab - Grand Junction 155 Journée à Colorado NM ** jour 139 Grand Junction - Gunnison - Grand Junction 198 Black Canyon of the Gunnison ** (1/2 journée) jour 140 Grand Junction - Denver 364 visite de la ville * jour 141 Denver 0 visite de la ville * jour 142 Denver - Cheyenne 163 Rocky Mountain NP ** (1/2 journée), Terry Bison Ranch * (1-2 h.) jour 143 Cheyenne - Rapid City 493 Fort Laramie, Mont Ruchmore *** jour 144 Rapid City 50 Journée à Custer NP ** jour 145 Rapid City - Sheridan 392 Devil's Tower *, Traversée des Blacks Hills jour 146 Sheridan - Billings 193 Little Big Horn National Battlefield *** jour 147 Billings - Cody 170 Visite du musée de Buffalo Bill ***, soirée rodéo jour 148 Cody - West Thumb - Old Faithful 180 Journée à Yellowstone NP *** jour 149 Old Faithful - Norris - Mammoth 50 Journée à Yellowstone NP *** jour 150 Mammoth - Tower Roosevelt - Canyon Vil. 50 Journée à Yellowstone NP *** jour 151 Canyon village - Yellowstone Lake - Moran 50 Journée à Yellowstone NP *** jour 152 Moran - Jackson Hole - Idaho Falls 219 Journée à Grand Teton NP ** jour 153 Idaho Falls - Twin Falls 273 Journée Crater of the Moon NP *** jour 154 Twin Falls - Salt Lake City 478 Journée route vers Salt Lake City jour 155 Salt Lake City 0 Great Salt Lake *, Antelope Island NP * jour 156 Salt Lake City 0 Visite de la ville * jour 157 Salt Lake City - Cedar City 403 Cedar NP * (1/2 journée) jour 158 Cedar City - Springdale 142 Journée à Zion NP ** jour 159 Sprindale - Las Vegas 252 Valley of Fire SP, Après-midi farniente jour 160 Las Vegas 0 Journée Farniente jour 161 Las Vegas - Lone Pine 384 Traversée de Death Valley NP *** jour 162 Lone Pine - Lee Vining 195 Mono Lake ** (2 h.), Bodie ** (1/2 journée) jour 163 Lee Vining - Yosemite 50 Journée à Yosemite NP *** jour 164 Yosemite 50 Journée à Yosemite NP *** jour 165 Yosemite - Lee Vining 50 Journée à Yosemite NP *** jour 166 Lee Vining - South Lake Tahoe 180 Journée autour du Lake Tahoe ** jour 167 South Lake Tahoe - San Francisco 300 Journée dans le Marin County de Point Reyes *** à Sausalito *, Golden Gate *** jour 168 San Francisco 0 Marina * (2 h.), Fisherman Warf * (1-2 h.), Alcatraz *** (3 h.) jour 169 San Francisco 0 Nob Hill et Chinatown ***, Telegraph Hill **, Lombard Street **, Plages jour 170 San Francisco 0 Pacific Heights **, Plages jour 171 San Francisco - Monterrey 200 Aquarium de Monterrey ** (2-3 h.) jour 172 Monterrey - Carmel 40 17 Miles Drive ** (2-3 h.), Carmel Mission *** (1 h.), Plages jour 173 Carmel - Moro Bay 192 Traversée de Big Sur *** jour 174 Moro Bay - Santa Barbara 188 San Luis Obispo (La Purisima Mission **) (2 h.), rue de Santa Barbara * jour 175 Santa Barbara 0 Croisière Chanell Islands NP * jour 176 Santa Barbara - Los Angeles 153 Solvang, Mulholland Drive *, Venice Beach ** (1/2 journée) jour 177 Los Angeles 60 Getty Center *** (2-3 h.), Santa Monica *, Beverly Hills **, Hollywood jour 178 Los Angeles - San Diego 194 Journée plages jour 179 San Diego 20 Zoo *** jour 180 San Diego 20 Mission Bay, Journée plages jour 181 San Diego 20 Seaworld * jour 182 San Diego 100 Wild Animal Park ** (1/2 journée) jour 183 San Diego - Palm Springs 227 Journée dans les oasis d'Anza Borego Desert * jour 184 Palm Springs - Anaheim 250 Journée à Joshua Tree NP ** jour 185 Anaheim 0 Journée dans un parc d'attraction jour 186 Anaheim - Fresno 390 Sequoïa NP ** (1/2 journée) jour 187 Fresno - Sacramento 270 Old Sacramento ** (1/2 journée) jour 188 Sacramento - Santa Rosa 160 Journée dans la Napa * et la Sonoma Vallley ** jour 189 Santa Rosa - Mendocino 192 La cote de la Californie du Nord * jour 190 Mendocino 0 Journée farniente jour 191 Mendocino - Crescent City 363 Redwood Coast ** jour 192 Crescent City - Crater Lake NP 214 Journée à Crater NP ** jour 193 Crater Lake NP - Eugene - Côte de l'Oregon 214 La côte de l'Oregon * jour 194 Cote de l'Oregon 0 La côte de l'Oregon * jour 195 Cote de l'Oregon - Portland La côte de l'Oregon * jour 196 Portland - Seattle 278 jour 197 Seattle 100 Journée à Olympic NP ** jour 198 Seattle 100 Journée à Olympic NP ** jour 199 Seattle 0 Visite de la ville *, vente de la voiture. jour 200 Départ de Seattle vers Hawaï
Merci de m'avoir lu jusqu'ici.
La situation troublée sur les marchés financiers nous oblige, ma compagne et moi, à prendre du recul avec tout çà. Nous disposions donc de beaucoup de temps (AMHA au moins deux ans). c'est pourquoi, nous avons décidé de capitaliser ce temps pour le consacrer à notre passion : voyager.
Nous allons partir autour du début du mois de mars et revenir autour du 15 septembre. Nous achéterons les billets d'avions au dernier moment histoire de ne pas se heurter à une éventuelle faillite de compagnie américaine. Comme la situation économique des US est particulièrement compromise, nous ne réserverons aucun hôtel. Nous pensons que les gens n'auront pas trop la tête à faire du tourisme. Nous négocierons tout sur place. Etant donné le temps passé sur place et la chute spectaculaire des prix des voitures, nous achèterons une voiture sur place.
Le programme qui suit est exhautif. Il est amené à être modifier. Je compte sur vous pour m'aider à effectuer ces modifications en fonction de l'intérêt des divers site et lieux.
jour 1 Paris - Miami jour 2 Miami 0 Journée récupération décalage horaire et achat d'une voiture. jour 3 Miami 0 Quartier Art déco ***, plage jour 4 Miami 30 Villa Vizcaya ***, Coral Gables **, Venetian Pool **, Biltmore Hotel ** jour 5 Miami 80 Marina de Fort Lauderdale, plage jour 6 Miami - Key West 256 route des Keys *** jour 7 Key West 0 Pelican Path ***, Hemingway Home *, Mel Fisher Museum ** jour 8 Key West - Miami 256 Seaquarium * et Les marinas de Key Biscayne * jour 9 Miami - Naples 177 Journée dans les Everglades *** (Anhinga Trail *** ; Micosukee**) jour 10 Naples 0 Journée plage et farniente jour 11 Naples - Fort Myers 112 Journée à Sanibel Island * jour 12 Fort Myers - Sarasota 122 Journée plage et farniente jour 13 Sarasota - Orlando 203 Disneyworld (Animal Kindom Park ***) jour 14 Orlando - Cocoa Beach 70 Kennedy Space Center *** jour 15 Cocoa Beach 0 Journée plage et farniente jour 16 Cocoa Beach - Jacksonville 260 Passage à Daytona, journée à Sainte Augustine *** jour 17 Jaksonville - Jekyll Island 112 Journée à Jekyll Island * (Historic District ***) jour 18 Jekyll Island - Tallahassee 373 Visite de Tallahasee jour 19 Tallahassee - Panama City Beach 220 Route cotière (Scenic Drive **) jour 20 Panama City Beach - Mobile 168 Route cotière (Scenic Drive **), arrêt à Pensacola* jour 21 Mobile - New Orleans 360 Arrêt à Biloxi, traversée du Pontchartrain jour 22 New Orleans 0 Vieux Carré ***, mini-croisière sur le Mississipi **, jour 23 New Orleans 0 Audubon Aquarium ***, Garden District ** jour 24 New Orleans - Houma 70 Destrehan Plantation ***, 1/2 Journée dans le bayou (Lac des Allemands) ** jour 25 Houma - Lafayette - Houma 150 Le pays Cajun ** (Lafayette **) jour 26 Houma - Baton Rouge 150 La route des plantations *** (Oak Alley Plantation ***, Nottoway Plantation ***) jour 27 Baton Rouge - Natchez 150 La route des plantations autour de Saint francisville ** jour 28 Natchez 0 Journée à Natchez ** jour 29 Natchez - Jackson 184 Journée à Vicksburg jour 30 Jackson - Tupelo 276 Route d'Elvis jour 31 Tupelo - Memphis 161 Journée à Memphis jour 32 Memphis - Nashville 324 1/2 journée à Nashville jour 33 Nashville - Chattanooga 222 Chattannoga National Battlefield jour 34 Chattanooga - Atlanta 190 Journée à Atlanta jour 35 Atlanta 0 Journée à Atlanta jour 36 Atlanta 0 Journée farniente jour 37 Atlanta - Savannah 398 demi-journée à Savannah jour 38 Savannah - Charleston 0 Journée à Savannah jour 39 Charleston 176 Visite d'une plantation, 1/2 journée à Charleston jour 40 Charleston 0 Journée à Charleston jour 41 Charleston - Wilmington 275 Visite d'une plantation, Route cotière jour 42 Wilmington - Norfolk 438 Journée route jour 43 Norfolk - Richmond 155 Journée à Williamsburg jour 44 Richmond 0 Visite de Richmond jour 45 Richmond 0 Visite de Richmond jour 46 Richmond - Charlottesville 117 Journée à Monticello ** (demeure de Jefferson) jour 47 Charlottesville - Washington 200 Journée à Frederiksburg jour 48 Washington 0 Visite de Washington jour 49 Washington 0 Visite de Washington jour 50 Washington 0 Visite de Washington jour 51 Washington 0 Visite de Washington jour 52 Washington - Annapolis - Baltimore 96 Journée à Annapolis jour 53 Baltimore 0 Visite de Baltimore jour 54 Baltimore - Gettysburg - Lancaster 179 1/2 journée à Gettysburg, 1/2 journée à Dutch Country jour 55 Lancaster - Philadelphie 112 Journée dans le Dutch Country jour 56 Philadelphie 0 Visite de Philadelphie jour 57 Philadelphie 0 Visite de Philadelphie jour 58 Philadelphie 0 Visite de Philadelphie jour 59 Philadelphie - New York City 152 Visite de New York jour 60 New York City 0 Visite de New York jour 61 New York City 0 Visite de New York jour 62 New York City 0 Visite de New York jour 63 New York City 0 Visite de New York jour 64 New York City 0 Visite de New York jour 65 New York City 0 Visite de New York jour 66 New York City - Newport 294 Visite de Newport jour 67 Newport 0 Visite de Newport jour 68 Newport 0 Visite de Newport jour 69 Newport - Provincetown 196 Cote Nord de Cape Cod jour 70 Provincetown - Hyannis 50 Cote Sud de Cape Cod jour 71 Nantucket town 0 L'île de Nantucket jour 72 Nantucket town 0 L'île de Nantucket jour 73 Hyannis - Plymouth - Boston 120 Journée à Plymouth jour 74 Boston 0 Visite de Boston jour 75 Boston 0 Visite de Boston jour 76 Boston 0 Visite de Boston jour 77 Boston 0 Visite de Boston jour 78 Boston - Salem - Portmouth 91 Journée à Salem jour 79 Portmouth - Bath 142 Cote du Maine jour 80 Bath - Camden 86 Cote du Maine, visite de Camden jour 81 Camden - Saint John 393 Cote du Maine jour 82 Saint John 0 jour 83 Saint John 0 jour 84 Saint John - Edmunston 376 Traversée du New Brunswick jour 85 Edmunston - Rivière du loup - Tadoussac 191 Traversée du Saint Laurent jour 86 Tadoussac - Quebec 214 Route du Charlevoix jour 87 Quebec 0 Visite de Quebec jour 88 Quebec - Trois Rivières 127 Visite de Trois Rivières jour 89 Trois Rivières - Montréal 135 Visite de Montréal jour 90 Montréal 0 Visite de Montréal jour 91 Montral - Ottawa 194 Visite d'Ottawa jour 92 Ottawa - Toronto 450 1/2 journée à Toronto jour 93 Toronto 0 Visite de Toronto jour 94 Toronto - Niagara Falls 130 Journée aux chutes du Niagara jour 95 Niagara Falls - Detroit 380 1/2 journée à Détroit jour 96 Detroit 0 Visite de Détroit jour 97 Detroit - Chicago 452 1/2 journée à Chicago jour 98 Chicago 0 Visite de Chicago jour 99 Chicago 0 Visite de Chicago jour 100 Chicago 0 Visite de Chicago, revente de la voiture jour 100 Chicago - Las Vegas jour 101 Las Vegas, achat d'un 4x4 jour 102 Las Vegas visite du strip, soirée casino jour 103 Las Vegas - Kingman - Seligman - Williams 376 Old route 66 jour 104 Williams - Grand Canyon 88 Descente dans le canyon *** jour 105 Grand Canyon - Cameron 97Remontée du Canyon *** jour 106 Cameron - Sedona 131 Meteor Crater * (1 h.), Sedona (1/2 journée) ** jour 107 Sedona - Phoenix 184 Montezuma Castle * jour 108 Phoenix 20 Visite du Heard Museum *** (2 h.) jour 109 Phoenix 0 Journée farniente jour 110 Phoenix - Tucson 186 Casa Grande Ruins ** (2-3 h.), Sonora Desert Museum ** jour 111 Tucson 40 Saguaro NP ** (2-3 h.), Mission San Xavier *** (2 h.), El Presidio ** jour 112 Tucson - Bisbee 155 Tombstone (2-3 h.), Bisbee ** (1/2 journée) jour 113 Bisbee - Douglas - Las Cruces 384 Old Mesilla ** (1-2 h.) jour 114 Las Cruces - Alamogordo 123 White Sands ** (1/2 journée), Alamogordo (1-2 h.) jour 115 Alamogordo - Albuquerque 334 Salinas Pueblo Mission (2 h.) jour 116 Albuquerque 20 Old Town * (fin d'après-midi), Petroglyph NM ** (1-2 h.) jour 117 Albuquerque - Santa Fé 102 Route de la Turquoise * (1/2 journée), arrêt à Madrid ** jour 118 Santa Fé 0 Visite de la ville *** jour 119 Santa Fé - Chimayo - Taos - Espanola 224 Chimayo ** (1-2 h.), Taos Pueblo *** (3/4 journée) jour 120 Espanola - Los Alamos - Albuquerque 184 Bandelier NM ** (1/2 journée), Jemez Springs ** (2-3 h.) jour 121 Albuquerque - Gallup 244 Acoma Pueblo *** (1/2 journée), Trading Post à Gallup * jour 122 Gallup - Petrified Forrest - Ganado 280 Petrified Forrest NP ** (1/2journée), Hubell Trading Post * (30mn) jour 123 Ganado - Chinle - Shiprock 198 Journée au Canyon de Chelly *** jour 124 Shiprock - Farmington - Durango 220 Shiprock Pinacle * (1/2 journée), Aztec Ruins * (30 mn), Durango (1-2 h.) jour 125 Durango 0 Journée à Silverton * (aller en train à vapeur ***, retour en bus) jour 126 Durango - Cortez 83 Journée à Mesa Verde *** jour 127 Cortez - Mexican Hat 185 Four Corner (15 mn), Gooseneck ** (30 mn), Valley of the God * (2-3h.), jour 128 Mexican Hat - Page 224 Monument Valley ** (1/2 journée), Navajo NM * (Betatakin) (2-3 h.) jour 129 Page 15 Antelope Canyon ** (1 h.), Horseshoe Bend ** (30 mn), Navajo Village ** jour 130 Page - Bryce Canyon 243 Croisière sur le Lake Powell ** (1/2 journée) jour 131 Bryce Canyon 50 Journée à Bryce Canyon *** jour 132 Bryce Canyon - Escalante 81 Highway 12 ***, Kodachrome Basin * ( 2-3 h.), Escalante NP * (1 h 30) jour 133 Escalante - Boulder - Torrey 103 Highway 12 ***, Grand Staircase *** jour 134 Torrey - Moab 249 Journée à Capitol Reef ** (Fruita et Fremont Valley) jour 135 Moab 50 Journée à Canyonland NP *** jour 136 Moab 0 Journée farniente (cheval, Rafting …) jour 137 Moab 50 Journée à Arches NP *** jour 138 Moab - Grand Junction 155 Journée à Colorado NM ** jour 139 Grand Junction - Gunnison - Grand Junction 198 Black Canyon of the Gunnison ** (1/2 journée) jour 140 Grand Junction - Denver 364 visite de la ville * jour 141 Denver 0 visite de la ville * jour 142 Denver - Cheyenne 163 Rocky Mountain NP ** (1/2 journée), Terry Bison Ranch * (1-2 h.) jour 143 Cheyenne - Rapid City 493 Fort Laramie, Mont Ruchmore *** jour 144 Rapid City 50 Journée à Custer NP ** jour 145 Rapid City - Sheridan 392 Devil's Tower *, Traversée des Blacks Hills jour 146 Sheridan - Billings 193 Little Big Horn National Battlefield *** jour 147 Billings - Cody 170 Visite du musée de Buffalo Bill ***, soirée rodéo jour 148 Cody - West Thumb - Old Faithful 180 Journée à Yellowstone NP *** jour 149 Old Faithful - Norris - Mammoth 50 Journée à Yellowstone NP *** jour 150 Mammoth - Tower Roosevelt - Canyon Vil. 50 Journée à Yellowstone NP *** jour 151 Canyon village - Yellowstone Lake - Moran 50 Journée à Yellowstone NP *** jour 152 Moran - Jackson Hole - Idaho Falls 219 Journée à Grand Teton NP ** jour 153 Idaho Falls - Twin Falls 273 Journée Crater of the Moon NP *** jour 154 Twin Falls - Salt Lake City 478 Journée route vers Salt Lake City jour 155 Salt Lake City 0 Great Salt Lake *, Antelope Island NP * jour 156 Salt Lake City 0 Visite de la ville * jour 157 Salt Lake City - Cedar City 403 Cedar NP * (1/2 journée) jour 158 Cedar City - Springdale 142 Journée à Zion NP ** jour 159 Sprindale - Las Vegas 252 Valley of Fire SP, Après-midi farniente jour 160 Las Vegas 0 Journée Farniente jour 161 Las Vegas - Lone Pine 384 Traversée de Death Valley NP *** jour 162 Lone Pine - Lee Vining 195 Mono Lake ** (2 h.), Bodie ** (1/2 journée) jour 163 Lee Vining - Yosemite 50 Journée à Yosemite NP *** jour 164 Yosemite 50 Journée à Yosemite NP *** jour 165 Yosemite - Lee Vining 50 Journée à Yosemite NP *** jour 166 Lee Vining - South Lake Tahoe 180 Journée autour du Lake Tahoe ** jour 167 South Lake Tahoe - San Francisco 300 Journée dans le Marin County de Point Reyes *** à Sausalito *, Golden Gate *** jour 168 San Francisco 0 Marina * (2 h.), Fisherman Warf * (1-2 h.), Alcatraz *** (3 h.) jour 169 San Francisco 0 Nob Hill et Chinatown ***, Telegraph Hill **, Lombard Street **, Plages jour 170 San Francisco 0 Pacific Heights **, Plages jour 171 San Francisco - Monterrey 200 Aquarium de Monterrey ** (2-3 h.) jour 172 Monterrey - Carmel 40 17 Miles Drive ** (2-3 h.), Carmel Mission *** (1 h.), Plages jour 173 Carmel - Moro Bay 192 Traversée de Big Sur *** jour 174 Moro Bay - Santa Barbara 188 San Luis Obispo (La Purisima Mission **) (2 h.), rue de Santa Barbara * jour 175 Santa Barbara 0 Croisière Chanell Islands NP * jour 176 Santa Barbara - Los Angeles 153 Solvang, Mulholland Drive *, Venice Beach ** (1/2 journée) jour 177 Los Angeles 60 Getty Center *** (2-3 h.), Santa Monica *, Beverly Hills **, Hollywood jour 178 Los Angeles - San Diego 194 Journée plages jour 179 San Diego 20 Zoo *** jour 180 San Diego 20 Mission Bay, Journée plages jour 181 San Diego 20 Seaworld * jour 182 San Diego 100 Wild Animal Park ** (1/2 journée) jour 183 San Diego - Palm Springs 227 Journée dans les oasis d'Anza Borego Desert * jour 184 Palm Springs - Anaheim 250 Journée à Joshua Tree NP ** jour 185 Anaheim 0 Journée dans un parc d'attraction jour 186 Anaheim - Fresno 390 Sequoïa NP ** (1/2 journée) jour 187 Fresno - Sacramento 270 Old Sacramento ** (1/2 journée) jour 188 Sacramento - Santa Rosa 160 Journée dans la Napa * et la Sonoma Vallley ** jour 189 Santa Rosa - Mendocino 192 La cote de la Californie du Nord * jour 190 Mendocino 0 Journée farniente jour 191 Mendocino - Crescent City 363 Redwood Coast ** jour 192 Crescent City - Crater Lake NP 214 Journée à Crater NP ** jour 193 Crater Lake NP - Eugene - Côte de l'Oregon 214 La côte de l'Oregon * jour 194 Cote de l'Oregon 0 La côte de l'Oregon * jour 195 Cote de l'Oregon - Portland La côte de l'Oregon * jour 196 Portland - Seattle 278 jour 197 Seattle 100 Journée à Olympic NP ** jour 198 Seattle 100 Journée à Olympic NP ** jour 199 Seattle 0 Visite de la ville *, vente de la voiture. jour 200 Départ de Seattle vers Hawaï
Merci de m'avoir lu jusqu'ici.
Amendes à Los Angeles? English translation pending
Hello les ami(e)s,
Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.
J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉
Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.
Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?
J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.
Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.
Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.
Merci et bon week end !
A + 😎
Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.
J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉
Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.
Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?
J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.
Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.
Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.
Merci et bon week end !
A + 😎