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ESTA for a departure from Miami
Hi there,
I just applied for an ESTA since I’m leaving in February on MSC, and my request was approved.
I just noticed I put “transit” (we arrive from France the day before and spend one night at the hotel before boarding) instead of “stay.”
Does this matter, and I don’t know how to change it?
Thanks for shedding some light on this!
Best regards to everyone
Vous avez des choses à raconter! English translation pending
Bonjour à tous et encore merci de partager vos expériences.
J'aimerais savoir si parmi vous quelqu'un peut m'orienter vers un site où sont regroupés des récits de voyage.
C'est très utile de connaitre le parcours de ceux qui ont déjà vécut des expériences ou des aventures.
Merci!
Oman entre montagne, désert et wadis English translation pending
Voyage organisé d’1 semaine en 4x4 et bivouacs
Samedi 26 janvier 2019 : Grosse frayeur avant de partir, dû fait du visa. Le site officiel pour obtenir ce foutu visa n’est pas super top. Il fallait indiquer tous nos prénoms. Comme mon troisième prénom est Robert, j’avais inscrit R, comme sur ma carte d’identité. J’avais envoyé la demande 3 semaines avant de partir. Au bout de 3 jours, j’ai reçu une réponse automatique « no valid » sans préciser le pourquoi. Après 3 mails de demande de renseignements, je me suis rendu au consulat qui ne comprenait pas pourquoi ils me l’avaient refusé, mais ne pouvait pas intervenir.
Seul un coup de fil à la police douanière Omanaise a pu m’aider. Encore fallait ils pouvoir les joindre à des heures acceptables, cad localement entre 8 et 9h du matin d’après le consulat, sinon ils ne décrocheraient pas. Ok mais avec le décalage horaire ça fait entre 5 et 6h du mat. Sachant aussi qu’entre le vendredi midi et dimanche c’est off pour les administrations. On est à 4 jours du départ. Le mercredi essai mais aucune réponse. Idem le jeudi. Ca commence à me stresser. Et miracle le vendredi, soit la veille du départ j’ai enfin un interlocuteur. Je ne comprend qu’à moitié son Anglais. Il me dit que la photo est ok mais après des minutes interminables, on tombe sur l’erreur. Je dois réenvoyer une demande sur le site. Ouf j’ai pu obtenir le visa à 11h, à 1h de la deadline…
Départ de Bruxelles à 12.30 vers Mascate avec transit par Istanbul. Arrivée à 1h du matin à Mascate. Passage de 0° à Bruxelles à 20 degrés en pleine nuit ici. notre guide nous attend ainsi que les autres membres du groupe. On sera 10 au total, répartis dans 3 4x4. Direction l’hotel pour un dodo bien mérité
Ci-dessous le circuit: 1:Mascate- Wadi Bani Awf 2:Wadi bani Awf- Djebel Shams 3:djebel Shams- Nizwa 4:Nizwa- Wahiba desert 5:Wahiba desert- Wadi bani khaled 6:Wadi bani khaled- wadi shaab 7:Wadi shaab- Mascate
Samedi 26 janvier 2019 : Grosse frayeur avant de partir, dû fait du visa. Le site officiel pour obtenir ce foutu visa n’est pas super top. Il fallait indiquer tous nos prénoms. Comme mon troisième prénom est Robert, j’avais inscrit R, comme sur ma carte d’identité. J’avais envoyé la demande 3 semaines avant de partir. Au bout de 3 jours, j’ai reçu une réponse automatique « no valid » sans préciser le pourquoi. Après 3 mails de demande de renseignements, je me suis rendu au consulat qui ne comprenait pas pourquoi ils me l’avaient refusé, mais ne pouvait pas intervenir.
Seul un coup de fil à la police douanière Omanaise a pu m’aider. Encore fallait ils pouvoir les joindre à des heures acceptables, cad localement entre 8 et 9h du matin d’après le consulat, sinon ils ne décrocheraient pas. Ok mais avec le décalage horaire ça fait entre 5 et 6h du mat. Sachant aussi qu’entre le vendredi midi et dimanche c’est off pour les administrations. On est à 4 jours du départ. Le mercredi essai mais aucune réponse. Idem le jeudi. Ca commence à me stresser. Et miracle le vendredi, soit la veille du départ j’ai enfin un interlocuteur. Je ne comprend qu’à moitié son Anglais. Il me dit que la photo est ok mais après des minutes interminables, on tombe sur l’erreur. Je dois réenvoyer une demande sur le site. Ouf j’ai pu obtenir le visa à 11h, à 1h de la deadline…
Départ de Bruxelles à 12.30 vers Mascate avec transit par Istanbul. Arrivée à 1h du matin à Mascate. Passage de 0° à Bruxelles à 20 degrés en pleine nuit ici. notre guide nous attend ainsi que les autres membres du groupe. On sera 10 au total, répartis dans 3 4x4. Direction l’hotel pour un dodo bien mérité
Ci-dessous le circuit: 1:Mascate- Wadi Bani Awf 2:Wadi bani Awf- Djebel Shams 3:djebel Shams- Nizwa 4:Nizwa- Wahiba desert 5:Wahiba desert- Wadi bani khaled 6:Wadi bani khaled- wadi shaab 7:Wadi shaab- Mascate
Road trip aux États-Unis début juillet (Brussel Airlines) English translation pending
Bonjour,
nous avons prévus d'aller aux USA du coté des grands parcs (Yellowstone, Grand téton et Mont Rushmore) pour un départ le 3 juillet à destination de Denver (via Montréal par Air canada affrété par Brussels airlines) et un retour le 22 juillet (idem par air canada-brussels airlines). Nous avons acheté nos billets sur gotogate et nous ne savons pas si nous allons pouvoir partir ou pas, nous n'avons aucune informations quand aux fermetures des frontières qui évoluent de jours en jours ! Sur le site de gotogate nous n'avons pas beaucoup d'infos et sur brussel airlines comme nous n'avons pas acheté directement chez eux, ils nous disent qu'il faut se tourner vers le prestataire qui nous a vendu les billets à savoir Gotogate, j'ai lu que plusieurs personnes essayaient déséspérement d'avoir un avoir ou un remboursement en vain ! Que devons-nous faire ? vers qui se retourner ? Faut-il encore attendre le 15 juin, car le gouvernement ne sais pas encore s'il vont réouvrir les frontières jusqu'à cette date. Nous sommes perdus nous aimerions reporter notre voyage d'un an si possible. Nous espérons récupérer l'argent mis dans les billets (plus de 2200 euros). Merci par avance de votre aide !
poutsouch60
Croisière sur le Sovereign de la compagnie Pullmantur English translation pending
y a t'il des personnes qui prévoient une croisière sur le sovereign de la Compagnie Pullmantur
le 26 juin 2020
Refaire sa rétho aux États Unis à 19 ans English translation pending
Bonjour,
Ma situation est là suivante :
Mon souhait depuis longtemps était de partir refaire ma rétho aux États Unis, à l’époque je ne me sentais pas capable de partir autant de temps. C’est un souhait qui m’est très cher, vraiment très important pour moi.
Il y’a quelques mois de cela je me suis renseigner auprès d’un organisme pour partir en ayant 19 ans. La réponse que l’on m’a donné était que ce n’était pas possible. J’ai donc arrêté mes recherches, en avalant difficilement la nouvelle.
Mais il y’a quelques semaines j’ai trouvé plusieurs organismes qui proposaient des années en lycée, exactement le programme que je souhait, en famille d’accueil, dans un lycée, ect
Le seul hic était les prix exhorbitant, ne pouvant pas me permettre de payer un tel prix, j’ai chercher après de nombreuses solutions mais en vain. Je continue à chercher des organismes qui proposent des programmes similaires dans des prix raisonnable, mais malheureusement à ce jour je n’ai toujours rien trouvé. On m’a proposé d’autres types de programme qui ne m’intéressent pas, mon rêve, est vraiment d’étudier dans un lycée américain et non un séjour linguistiques ou dans un collège.
Je suis consciente qu’il est tard pour s’inscrire, j’aurais du chercher plus loin après mon premier rendez vous avec le premier organismes mais cela m’avait vraiment démoralisée. J’espère néanmoins que vous pourrez m’apporter quelques réponses, aides, points positifs.
Quelques infos : je suis actuellement âgée de 19 ans (donc dernière année possible pour s’inscrire) mon anniversaire est fin novembre, j’ai du refaire ma 3ème maternelle sur des is on de mes parents (car trop jeune pour entrer en primaire) **je ne sais pas si cela peut influencer.
Je poste donc ce message pour savoir si une ou plusieurs personnes pourrait m’aider, connaissent des moyens de financer mon projet, des organismes avec des prix abordable, ou si il y’a possibilité de s’inscrire dans un lycée publique sois même, trouver une famille d’accueil, ect ? (Je me suis déjà informer sur toutes les formalités style visa, ect)
Je vous remercie d’avance pour vos réponses.
Elisa B.
Ma situation est là suivante :
Mon souhait depuis longtemps était de partir refaire ma rétho aux États Unis, à l’époque je ne me sentais pas capable de partir autant de temps. C’est un souhait qui m’est très cher, vraiment très important pour moi.
Il y’a quelques mois de cela je me suis renseigner auprès d’un organisme pour partir en ayant 19 ans. La réponse que l’on m’a donné était que ce n’était pas possible. J’ai donc arrêté mes recherches, en avalant difficilement la nouvelle.
Mais il y’a quelques semaines j’ai trouvé plusieurs organismes qui proposaient des années en lycée, exactement le programme que je souhait, en famille d’accueil, dans un lycée, ect
Le seul hic était les prix exhorbitant, ne pouvant pas me permettre de payer un tel prix, j’ai chercher après de nombreuses solutions mais en vain. Je continue à chercher des organismes qui proposent des programmes similaires dans des prix raisonnable, mais malheureusement à ce jour je n’ai toujours rien trouvé. On m’a proposé d’autres types de programme qui ne m’intéressent pas, mon rêve, est vraiment d’étudier dans un lycée américain et non un séjour linguistiques ou dans un collège.
Je suis consciente qu’il est tard pour s’inscrire, j’aurais du chercher plus loin après mon premier rendez vous avec le premier organismes mais cela m’avait vraiment démoralisée. J’espère néanmoins que vous pourrez m’apporter quelques réponses, aides, points positifs.
Quelques infos : je suis actuellement âgée de 19 ans (donc dernière année possible pour s’inscrire) mon anniversaire est fin novembre, j’ai du refaire ma 3ème maternelle sur des is on de mes parents (car trop jeune pour entrer en primaire) **je ne sais pas si cela peut influencer.
Je poste donc ce message pour savoir si une ou plusieurs personnes pourrait m’aider, connaissent des moyens de financer mon projet, des organismes avec des prix abordable, ou si il y’a possibilité de s’inscrire dans un lycée publique sois même, trouver une famille d’accueil, ect ? (Je me suis déjà informer sur toutes les formalités style visa, ect)
Je vous remercie d’avance pour vos réponses.
Elisa B.
Problème avec Thai Airways pour Bali English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai un soucis en ce moment avec la compagnie Thai Airways.
J'ai acheté mes billets d'avion pour Bali sur leur site en octobre dernier
Ils m'ont déjà changé les horaires à plusieurs reprises, mais la dernière modification m'a laissé les bas tombé.
Je suis sensé revenir de Bali le 9 août avec une escale à Bangkok, puis Bruxelles.
Malheureusement, il ont annulé mon vol denpasar-Bangkok et modifié la date, tout en confirmant le vol Bangkok-Bruxelles pour le 9 août.
Le problème, c'est que la modif prévoit que je pars de Bali le 11 août. Comment puis prendre mon avion à Bangkok le 9 août si je démarre le 11 août de Bali ?. Cela fait 3 semaines que j'essaye de les contacter par téléphone plusieurs fois par jours en vain.
Je ne reçois aucune réponse à mes mails non plus.
Je n'imagine même pas si j'étais dans la situation en fin de séjours la veille du départ avec ce genre de problème.
Si quelqu'un pouvais m'aider à trouver une solution ou me conseiller au mieux pour résoudre ce problème, cela me rassurerait
Plus de 30 ans que je voyage, et jamais connu ce genre de mésaventure.
Merci d'avance à chacun de me venir en aide.
Nouvelles formalités administratives du visa pakistanais English translation pending
Bonjour,
Suite à la mise en place du E-visa pour le Pakistan, je ne trouve pas certaines informations.
1 - Peut-on rester seulement 1 mois sur le sol Pakistanais, ou 3 mois ?
2 - Le liste des documents à fournir semble s'être allégée. On nous demande une copie du passeport, une photo et, me semble-t-il, le détail des réservations d'hôtels.
Donc, plus besoin de montrer une copie de son relevé de comptes, ni d'obtenir une attestation employeur indiquant la profession ainsi que les dates de congés du voyageur, ou d'une attestation d'une agence de voyage certifiant que nous faisons partie d'un voyage organisé, et pas d'assurance obligatoire ?
3 - Le coût est-il bien de 35 USD ? (pour combien de temps ?)
Merci à ceux qui pourront apporter des réponses 🙂
Suite à la mise en place du E-visa pour le Pakistan, je ne trouve pas certaines informations.
1 - Peut-on rester seulement 1 mois sur le sol Pakistanais, ou 3 mois ?
2 - Le liste des documents à fournir semble s'être allégée. On nous demande une copie du passeport, une photo et, me semble-t-il, le détail des réservations d'hôtels.
Donc, plus besoin de montrer une copie de son relevé de comptes, ni d'obtenir une attestation employeur indiquant la profession ainsi que les dates de congés du voyageur, ou d'une attestation d'une agence de voyage certifiant que nous faisons partie d'un voyage organisé, et pas d'assurance obligatoire ?
3 - Le coût est-il bien de 35 USD ? (pour combien de temps ?)
Merci à ceux qui pourront apporter des réponses 🙂
Obtenir un visa birman à Chiang Mai English translation pending
Informations à jour le 7 février 2020, date de dépôt de ma demande de visa
Le visa birman peut s'obtenir au Consulate General of the Republic of the Union of Myanmar chercher "Consulate-General of Myanmar" ou "The General Consulate of the Republic of the Union of Myanmar" sur Google Maps adresse complète : Maneenopparat Soi 3, Chang Phueak, Mueang Chiang Mai adresse simplifiée : Maneenopparat Soi 3
Pour s'y rendre à pied, remonter - c'est-à-dire prendre à contresens - l'avenue Manee Nopparat, dépasser KFC et Pizza Hut, puis prendre à droite en direction de l'Icon Park Hotel, et à ce niveau tourner à gauche et marcher jusqu'au consulat
Visa : Application (dépôt) : 9h00 - 12h00 Collection (retrait) : 15h30 - 16h30
Contrairement à Bangkok, pas de formule "visa express" (obtention le jour même ou le lendemain). L'obtention se fait donc sous deux jours ouvrés. Par conséquent, un passeport déposé vendredi matin sera récupéré avec le visa mardi après-midi.
Le papier suivant m'a été remis, listant les pièces à fournir :
" TOURIST VISA
1. (2) Photos with White Background 2. One of Copy Passport 3. Original Passport 4. One copy of Hotel Booking (Print Out) 5. Contact No. or E-mail 6. One copy of Air/Bus Ticket (Print Out)
Valid Date - 3 months Duration of Stay - 28 days
TOURIST VISA"
Soit : - 2 photos d'identité sur fond blanc - une copie du passeport - le passeport - une copie (imprimée) d'une réservation d'hôtel cf. (1) et (2) - un numéro de téléphone ou une adresse de courriel - une copie (imprimée) d'un billet d'avion ou de bus cf. (1) et (3) - ...et 1600 bahts
(1) : il est possible d'imprimer les réservations à l'Hôtel Icon Park, situé à 150 mètres environ, en leur envoyant les documents en pièces dans un courriel adressé à info@iconparkhotel.com ; les employés sont très agréables et serviables, l'impression est gratuite, n'oubliez pas la boîte à pourboires située sur le comptoir... (2) : face à cette contrainte, j'ai réservé un hôtel au Myanmar sans règlement d'avance et proposant l'annulation gratuite par le biais de Booking, c'est très facile à trouver, et une fois visa en poche ...j'ai annulé ma réservation (3) : j'ai tenté de présenter mon billet d'avion Bangkok-Lyon, mais ça n'a pas fait l'affaire... une réservation de billet de bus (voucher) Mae Sot-Bangkok, non annulable mais obtenue immédiatement via 12Go Asia, a convenu; un aller d'une ville de Thaïlande vers Mae Sot aurait également suffi, selon le préposé qui m'a renseigné.
On vous remet un récépissé avec votre nom et un numéro de dossier, qui permettra le retrait du passeport. Pensez à conserver une copie de votre passeport pour les hôtels, le change, etc.
Donc aucun souci pour l'obtention d'un visa pour le Myanmar à Chiang Mai. Très peu de monde, pratiquement pas d'attente (NB : j'étais présent vendredi à 9h00 pour le dépôt, et le mardi suivant à 15h30 pour le retrait)
Le visa birman peut s'obtenir au Consulate General of the Republic of the Union of Myanmar chercher "Consulate-General of Myanmar" ou "The General Consulate of the Republic of the Union of Myanmar" sur Google Maps adresse complète : Maneenopparat Soi 3, Chang Phueak, Mueang Chiang Mai adresse simplifiée : Maneenopparat Soi 3
Pour s'y rendre à pied, remonter - c'est-à-dire prendre à contresens - l'avenue Manee Nopparat, dépasser KFC et Pizza Hut, puis prendre à droite en direction de l'Icon Park Hotel, et à ce niveau tourner à gauche et marcher jusqu'au consulat
Visa : Application (dépôt) : 9h00 - 12h00 Collection (retrait) : 15h30 - 16h30
Contrairement à Bangkok, pas de formule "visa express" (obtention le jour même ou le lendemain). L'obtention se fait donc sous deux jours ouvrés. Par conséquent, un passeport déposé vendredi matin sera récupéré avec le visa mardi après-midi.
Le papier suivant m'a été remis, listant les pièces à fournir :
" TOURIST VISA
1. (2) Photos with White Background 2. One of Copy Passport 3. Original Passport 4. One copy of Hotel Booking (Print Out) 5. Contact No. or E-mail 6. One copy of Air/Bus Ticket (Print Out)
Valid Date - 3 months Duration of Stay - 28 days
TOURIST VISA"
Soit : - 2 photos d'identité sur fond blanc - une copie du passeport - le passeport - une copie (imprimée) d'une réservation d'hôtel cf. (1) et (2) - un numéro de téléphone ou une adresse de courriel - une copie (imprimée) d'un billet d'avion ou de bus cf. (1) et (3) - ...et 1600 bahts
(1) : il est possible d'imprimer les réservations à l'Hôtel Icon Park, situé à 150 mètres environ, en leur envoyant les documents en pièces dans un courriel adressé à info@iconparkhotel.com ; les employés sont très agréables et serviables, l'impression est gratuite, n'oubliez pas la boîte à pourboires située sur le comptoir... (2) : face à cette contrainte, j'ai réservé un hôtel au Myanmar sans règlement d'avance et proposant l'annulation gratuite par le biais de Booking, c'est très facile à trouver, et une fois visa en poche ...j'ai annulé ma réservation (3) : j'ai tenté de présenter mon billet d'avion Bangkok-Lyon, mais ça n'a pas fait l'affaire... une réservation de billet de bus (voucher) Mae Sot-Bangkok, non annulable mais obtenue immédiatement via 12Go Asia, a convenu; un aller d'une ville de Thaïlande vers Mae Sot aurait également suffi, selon le préposé qui m'a renseigné.
On vous remet un récépissé avec votre nom et un numéro de dossier, qui permettra le retrait du passeport. Pensez à conserver une copie de votre passeport pour les hôtels, le change, etc.
Donc aucun souci pour l'obtention d'un visa pour le Myanmar à Chiang Mai. Très peu de monde, pratiquement pas d'attente (NB : j'étais présent vendredi à 9h00 pour le dépôt, et le mardi suivant à 15h30 pour le retrait)
Prendre l'Oriental Desert Express de Oujda à Bouarfa au Maroc (train) English translation pending
Bonjour.
Quelqu’un sait-il comment on peut emprunter l’Oriental Desert Express, cette ligne de chemin de fer qui relie Oujda à Bouarfa SANS passer par une agence de voyage comme Train Maroc ou Supratravel qui proposent des circuits. Je souhaite simplement voyager à bord de ce train. Déjà merci à tous pour vos bons plans.
Quelqu’un sait-il comment on peut emprunter l’Oriental Desert Express, cette ligne de chemin de fer qui relie Oujda à Bouarfa SANS passer par une agence de voyage comme Train Maroc ou Supratravel qui proposent des circuits. Je souhaite simplement voyager à bord de ce train. Déjà merci à tous pour vos bons plans.
Itinéraire pour quinze jours à vélo au sud du Vietnam English translation pending
Bonjour, je suis à la recherche d'un itinéraire vélo d'une quinzaine de jours au départ de Saigon. Delta du Mékong exclu car je l'ai déjà visité. Je souhaiterais faire des étapes d'environ 80 km/jour
Merci par avance pour vos propositions
Sergio
Renouvellement d'ESTA pour les USA English translation pending
Bonjour.
Mon ESTA se termine le 14 mars 2020, je compte voyager début février pour les USA. Quelle est la meilleure solution : renouveler mon ESTA ou bien voyager avec l'actuelle qui va bien s'expirer, surtout que je vais rester au delà de la date de validité c'est à dire après le 14 mars.
Merci à vous
Craintes pour le visa pour la Birmanie (à l'arrivée) English translation pending
bonjour les voyageurs
angoisse à 1 semaine de partir (thaïlande/birmanie/laos/ vietnam nord) pr 3 mois
j'ai lu et relu ce forum et autres blogs
persuadée que pr la birmanie on pouvait obtenir le visa à l'arrivée avec l'approval letter
en relisant des infos je m'aperçois qu'il est mieux que l'avoir par internet ?!
je ne sais plus à quel saint me vouer?!
on a déjà nos approval letter , nous partons mercredi prochain, est ce que je me prends la tête pour avoir l'e-visa ou bien j'attends l'arrivée en birmanie à mandalay le 24 janvier?
que me conseillez vous?
anne
Refus d'embarquement sur vol pour Saint-Pétersbourg et e-Visa English translation pending
bonjour je viens partager ma mauvaise expérience une de plus!
nous n'avons pas pu monter dans l'avion hier pour aller à st Petersbourg
nous avion scrupuleusement rempli le document pour notre visa après avoir lu les mauvaises expériences des voyageurs donc a prioris pas de problème le détail qui nous a échapé c'est qu'il est valable si vous arrivez directement à st petersbourg depuis l'espace Schengen ! nous avions une courte escale à Moscou et là ça ne marche pas!
voilà donc fini le voyage! bonne année et billet surement pas remboursés nous étions d'après le monsieur qui nous a informé les 50 tiemes personnes depuis lyon sur ces derniers jours !
voilà soyez prudent et je regrette pour economiser un vrai visa de perdre une semaine de r^ève !
Permis de conduire thaï pour conduire une moto au Vietnam? English translation pending
Le permis de conduire thaï est-il valable pour conduire 1moto, au VietNam ?
Cordialement
FerDex
Cordialement
FerDex
Ouverture d'un Carrefour à Ouarzazate English translation pending
Bonjour ,
Depuis le 24 octobre Carrefour a ouvert un super marché à Ouarzazate. Direction Marrakech en bas de l'avenue Mohammed V près de la mosquée.
Depuis le 24 octobre Carrefour a ouvert un super marché à Ouarzazate. Direction Marrakech en bas de l'avenue Mohammed V près de la mosquée.
"Tu te crois libre parce que tu pars, et tu emportes tes pantoufles." English translation pending
Ah oui, je crois que c’est juste, ne serait-ce pour assurer les besoins vitaux, respirer, dormir, boire, manger, éliminer et, très vite s’établissent les petits rituels qui s’empilent au fil des jours…
J’ai trouvé ma liste de petits gestes quotidiens et j’crois que beaucoup ont les mêmes, il y en a tant des petits gestes rituels en voyage.
Un p’tit florilège pas prise de tête ! :
- Entrer dans la chambre ou le lieu réservé dans la journée ou arriver par hasard et se dire : « tidiou, c’est super beau » ou « tidiou, c’est crade et vachement précaire, heureusement qu’on y reste qu’une nuit » - Vérifier le niveau de carburant, soit le soir avant l’étape, soit le matin avant de démarrer la journée. - Laver sa petite culotte et parfois la remettre encore humide (beurq !)
- Etaler sa serviette qui pue sur un dossier de chaise (rebeurq !)
- Chercher en vain cette petite paire de ciseaux, ce bout d’ongle qui accroche fait vraiment mal - Trouver la p’tite épicerie pour acheter ce qui s’apparentera à un pique-nique et qui doit tenir dans la sacoche de réservoir.
- Refaire le sac en défroissant du plat de la main l’unique change qu’on mettra demain. - Appuyer très fort sur le flacon de shampooing pour en attraper les dernières gouttes, heureusement il reste le bloc de savon multi-usage ( wow les beaux cheveux !)
- Faire sécher les fringues mouillées sur tout support existant - Ne pas trouver le code-wifi et se sentir exaspérée - Planter la tente et tordre les sardines dans les cailloux - Trouver un p’tit coin sympa et discret pour déféquer et n’avoir rien pour s’essuyer si ce n’est des herbes coupantes. - Chercher ses moufles et comme d’habitude n’en trouver qu’une - Etre sure d’avoir mis le passeport là, exactement là dans cette poche de blouson et défaire tout le barda pour enfin le retrouver dans la poche zippée du pantalon - Démarrer la journée avec un mal de dos fracassant et n’avoir plus aucun antalgique - Taper la destination envisagée dans le gps le matin - Photographier chaque énorme gâteau que je vois (envoyer la photo à la bonne date, avec un mot pour chaque enfant et petit-enfant et ami dont c’est l’anniversaire). Tous les pays ont leurs pâtisseries.
- Remonter les jambes du pantalon, tenir entre les dents le blouson encombrant et, en équilibre précaire et instable trouver sa position sur des toilettes à la turc où l’odeur d’ammoniaque soulève le coeur . - Regarder dans le porte-monnaie si on a assez de pépètes pour deux, trois jours - Lire le soir, enfin couchée, les trucs sympas qu’on peut voir dans le coin, s’enthousiasmer et se dire le lendemain : « on va plus loin, rien à fiche de ce musée ou de ce château ou de ce resto ou de cette randonnée facile » - Bien crevée, bien gelée, sous la pluie se dire « qu’est-ce que je fous ici » - Se dire qu’on a un bol incroyable de voir de tels paysages.
Et se sentir les rois du monde chaque jour parce qu’on réussit à dépasser les difficultés, parce que la journée a été exceptionnelle, parce qu’on se sent profondément heureux d’être ensemble et de vivre l’aventure dont on avait tant rêvé.
P'têtre que vous aussi z'avez des gestes quotidiens en voyage, en vacances ?
Un p’tit florilège pas prise de tête ! :
- Entrer dans la chambre ou le lieu réservé dans la journée ou arriver par hasard et se dire : « tidiou, c’est super beau » ou « tidiou, c’est crade et vachement précaire, heureusement qu’on y reste qu’une nuit » - Vérifier le niveau de carburant, soit le soir avant l’étape, soit le matin avant de démarrer la journée. - Laver sa petite culotte et parfois la remettre encore humide (beurq !)
- Etaler sa serviette qui pue sur un dossier de chaise (rebeurq !)
- Chercher en vain cette petite paire de ciseaux, ce bout d’ongle qui accroche fait vraiment mal - Trouver la p’tite épicerie pour acheter ce qui s’apparentera à un pique-nique et qui doit tenir dans la sacoche de réservoir.
- Refaire le sac en défroissant du plat de la main l’unique change qu’on mettra demain. - Appuyer très fort sur le flacon de shampooing pour en attraper les dernières gouttes, heureusement il reste le bloc de savon multi-usage ( wow les beaux cheveux !)
- Faire sécher les fringues mouillées sur tout support existant - Ne pas trouver le code-wifi et se sentir exaspérée - Planter la tente et tordre les sardines dans les cailloux - Trouver un p’tit coin sympa et discret pour déféquer et n’avoir rien pour s’essuyer si ce n’est des herbes coupantes. - Chercher ses moufles et comme d’habitude n’en trouver qu’une - Etre sure d’avoir mis le passeport là, exactement là dans cette poche de blouson et défaire tout le barda pour enfin le retrouver dans la poche zippée du pantalon - Démarrer la journée avec un mal de dos fracassant et n’avoir plus aucun antalgique - Taper la destination envisagée dans le gps le matin - Photographier chaque énorme gâteau que je vois (envoyer la photo à la bonne date, avec un mot pour chaque enfant et petit-enfant et ami dont c’est l’anniversaire). Tous les pays ont leurs pâtisseries.
- Remonter les jambes du pantalon, tenir entre les dents le blouson encombrant et, en équilibre précaire et instable trouver sa position sur des toilettes à la turc où l’odeur d’ammoniaque soulève le coeur . - Regarder dans le porte-monnaie si on a assez de pépètes pour deux, trois jours - Lire le soir, enfin couchée, les trucs sympas qu’on peut voir dans le coin, s’enthousiasmer et se dire le lendemain : « on va plus loin, rien à fiche de ce musée ou de ce château ou de ce resto ou de cette randonnée facile » - Bien crevée, bien gelée, sous la pluie se dire « qu’est-ce que je fous ici » - Se dire qu’on a un bol incroyable de voir de tels paysages.
Et se sentir les rois du monde chaque jour parce qu’on réussit à dépasser les difficultés, parce que la journée a été exceptionnelle, parce qu’on se sent profondément heureux d’être ensemble et de vivre l’aventure dont on avait tant rêvé.
P'têtre que vous aussi z'avez des gestes quotidiens en voyage, en vacances ?
L'Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography"? English translation pending
L’Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography’ ? …
Dans un vaste échange précédent très ouvert Fabhyene a fait des remarques judicieuses qui m’ont paru mériter un petit développement …
‘’’ C'est marrant parce que certains se demandent pourquoi sur internet on trouve une telle fascination pour la rouille et les ruines. Sans remonter aux textes bibliques (tu es poussière et tu retourneras poussière), c'est oublier que les ruines étaient déjà fascinantes pour les Romantiques au 19ème siècle (à relier aussi à la thématiques des cités englouties)... et c'est aussi oublier la tradition dans la peinture occidentale des "vanités", ces représentations allégoriques de la mort, du temps qui passe et du caractère vain de toute activité humaine, vouée à la mort et la destruction... Plus récemment, c'est aussi une thématique qui s'est développée d'une revanche de la nature sur les hommes... Je pense qu'aux USA cela renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine... ‘’’ …
Le sujet est en effet assez fascinant quand on y réfléchit….
Chez les Romains qui ont dû leur Empire pour une bonne part à la maîtrise du fer mais qui n’avaient pas les moyens de comprendre l’oxydation, la rouille était un acte des dieux compensant la facilité avec laquelle le nouvel armement permettait de tuer l’ennemi … en tous cas c’est ce qu’ aurait écrit un certain Pline l’Ancien (🙂) en parlant de ferrum corrumpitur ( pas besoin de traduire). Cette interprétation force d’ailleurs le rapprochement avec la fiction développée dans La mort du fer(1931) de S.S. Held oû ce n’est pas une force divine mais une maladie venue de l’espace la sidérie encore appelée Mal bleu qui détruit la civilisation industrielle. La sidérie aurait bien sûr été introduite sur terre par une Sidérite …
Au Moyen Age et sous les latitudes humides on imagine le travail que çà devait être de maintenir l’armure hors rouille. Heureusement le Chevalier avait son fidèle Ecuyer qui s’en chargeait en frottant consciencieusement ladite armure avec du sable fin puis de l’huile de poisson, à ce qu’on lit chez les historiens! Cependant quand l’écuyer n’est plus là les choses peuvent mal tourner… on raconte d’un Chevalier Normand, en Angleterre, frappé par la Grâce divine ou pour échapper à l’ennemi, se réfugie dans la forêt et en signe de pénitence décide d’y vivre en ermite et ne plus jamais quitter son armure … de mauvaise langues disent qu’en réalité il ne pouvait plus l’ôter tant elle était rouillée. …...
Bon… passons sur les ponts effondrés à cause de la rouille des boulonnages de poutres acier ou du ferraillage interne, la plus récente étant celle du béton armé du pont Morandi de Gênes Alors, effectivement aux Etats Unis l’attrait contemporain de la rouille ‘’ renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine…’’
mais pas seulement….
Aux Etats Unis, en Australie et plus récemment au Royaume Uni se sont développés depuis une trentaine d’années un intérêt voire une passion pour ‘’la rouille’’ largement et d’abord associés à son esthétisme On peut probablement trouver un repère important dans l’introduction vers 1983 par le magazine Hemmings Motor News d’un calendrier thématique sur les voitures abandonnées dont voici la dernière édition :
L’art s’est donc emparé de la rouille : en peinture, en photographie, dans l’art textile oû c’est souvent tout simplement un objet de fer rouillé qui, posé pour un certain temps sur le tissu, imprime en rouille le canevas de l’oeuvre (textile rust dye) ..
Parlons photo et vieux trucks rouillés...
Il y a une douzaine d’années, ou un peu plus, une jeune architecte d’intérieur de la Côte Est, un peu pour s’amuser, met en vente dans une boutique quelques photos de vieux trucks abandonnés et rouillés prises à l’occasion d’un voyage dans l’Ouest. Elle s’aperçoit alors qu’elles partent toutes en un clin d’oeil et que les gens en redemandent. Stupeur : il y avait donc un marché pour çà !
Lors d’un interview de 2015 trucks & rust - Nancy "Weezy"Forman devait en effet déclarer :
“ A little bell went off in my head, ” Forman said. “I realized it was something people were loving, artistically, automotively and nostalgically.”
C’est ainsi qu’elle devient photographe spécialisée en RUSTOGRAPHY et qu’elle parcourt le pays, en particulier l’Ouest et le Sud Ouest, à la recherche de nouveaux sujets, mue par un sens artistique opportun puisque, incidemment, elle vend ses photos à partir de 250 et jusqu’à 2500 à 3000 dollars pour décorer les murs de votre cuisine, de votre bureau, de votre salle de séjour ou même de votre chambre…
Pour elle au moins l’expression ‘’beau comme un camion’’ a pris un sens concret !
Un autre photographe, Wayne Stadler, à peu près en même temps crée le groupe Rustography
S’il existe donc maintenant indiscutablement un rust art en anglophonie (à défaut d’un art de la rouille en francophonie) c’est à dire en fin de compte un art associé à l’oxydation du fer on peut en retracer l’origine loin… très loin en arrière, au paléolithique quand maîtrise du feu (= charbon de bois) et prise en compte des oxydes de fer (ocre etc..) ont permis l’art pariétal avec en premier lieu l’impression de mains positives ou négatives comme à La Grotte Chauvet-Pont d'Arc ( 36000 ans)
Le fer joue décidément un rôle capital dans l’histoire de la Terre et dans celle de l’humanité qu’elle porte.
Il a d’abord permis à la vie de se développer et de se maintenir grâce au puissant champ magnétique généré par le noyau externe (du fer liquide) au centre du globe qui la protège d’un excès de rayonnements et de particules solaires et cosmiques potentiellement léthales. Si un jour, le noyau s’étant suffisamment refroidi, le fer liquide arrêtait de ‘’bouger’’ sous nos pieds, le champ magnétique terrestre disparaissant alors, nous n’aurions plus à nous soucier de changement climatique…Nous disparaîtrions aussi, probablement complètement irradiés… mais çà n’est pas pour demain !
je m’égare un peu…...
Parlons ‘’rust’’ et paysages….
En peinture je me demande si ce n’est pas Georgia O'Keeffe elle-même qui n’aurait pas, la première, associé le terme ‘’rust’ à la peinture interprétative des paysages du sud ouest américain avec ‘’rust red hills’’. De ceci je ne suis pas sûr... quoiqu’il en soit le rust painting est maintenant bien établi
En francophonie on ne trouve pas un tel engouement. Cependant on peut citer au Quebec L'Art de la rouille de Jean-Pierre Tremblay (2016) et en France Rust-Art ou l'art de la rouille by AYRAULT BRIGITTE de Nantes (2015) dont le patronyme est bien celui auquel vous pensez . Son livre disponible chez l’ Américain Blurb, Inc. est payable en dollars. En en pied de couverture : ‘’ Rust in photo is an artistic and philosophic subject ‘’.
Au fait et la sculpture ?
Il existe bien sûr depuis des décennies des sculptures, constructions métalliques d’art plus ou moins rouillées ou plus ou moins potentiellement rouillées mais qui ne sont ni dédiées à la rouille ni construits avec elle . Superbe exemple avec Anza Borrego !
Par contre l’an dernier (2018) à Pittsburg ville qui semble avoir surmonté la crise de la Rust Belt issue du déclin industriel amorcé à la fin des années 70 le Carnegie Museum of Art a inauguré une œuvre dédiée à l’histoire industrielle passée, aux ouvriers, afro-américains entre autres qui l’ont fait vivre et à la musique jazz qui en est sortie. Occupant 185 m², constituée à partir de 11 tonnes de ferraille rouillée récupérée sur une friche industrielle et arrangée sur du charbon (en principe, peut-être une lave volcanique noire tenant lieu de charbon) et sur du verre pilé, l’oeuvre évoque par sa géométrie un ‘’sand painting’’ Navajo , ce qui n’est pas fortuit les auteurs étant trois Amérindiens de l’Ouest (dont un Navajo d’Albuquerque). From Smoke and Tangled Waters We Carried Fire Home est le titre complet de l’oeuvre que l’on peut admirer ... ou simplement voir ici :
From Smoke and Tangled Waters
Mais la rouille au sens large, c’est à dire l’oxydation du fer est à l’origine de bien d’autres beautés…..
Sans l’oxydation du fer , sans la ‘’rouille’’ le sud ouest américain serait à peu près monochrome et les formes mêmes des sédiments du plateau du Colorado (bof!) plus cohérents, seraient moins découpées, beaucoup moins spectaculaires parce que de la même manière que l’oxydation du ferraillage contribue à la désagrégation du béton des ponts elle contribue à celle des couches géologiques en créant des hétérogénéités. Le Plateau du Colorado ne serait qu’une masse d’une monotonie accablante. Déprimante perspective !
Rust et imagination
C’est un fait que les épaves abandonnées çà et là dans le désert, les ghost-towns, ou la forêt … çà titille l’imagination et on peut rêver un instant devant chacune d’entre elles. Le mystère est d’autant plus prégnant que, au milieu de nulle part, l’abandon semble avoir été brutal et imprévu.
L’exemple le plus médiatisé , le plus photographié depuis que les touristes affluent en Utah est probablement celui de la foreuse d’eau de Cathedral Valley (cathedral valley abandoned drill rig). On y voit un vieux truck de la marque INTERNATIONAL des années 50, reconnaissable à sa calandre, dont la peinture verte (comme c’était courant chez INTERNATIONAL à l’époque) est encore visible. On imagine qu’il a été pris dans une coulée de boue suite à un flash flood, que l’équipage ( de la Compagnie J. Pinkerton) a fuit, n’ayant plus tard jamais été en mesure de l’extirper de sa gangue. Peu à peu le sable, le recouvrant, il se fossilise pour...les archéologues du futur, tel un dinosaure de l’ère moderne ! Pour eux il portera aussi témoignage de l’une des Gun cultures les plus affirmées de notre temps puisque, comme beaucoup d’autres épaves, il a servi de cible aux ‘’ trigger happy’’ de la région en devenant un exemple d’une variante du ‘’rust art’’... à savoir le '’bullet ridden rusty car ‘’ dont voici un autre classique :
et dont un autre exemple fameux est bien sûr le véhicule dans lequel Bonnie and Clyde furent mitraillés libéralement ( Bonnie and Clyde's bullet riddled "death car" ). Assez morbide !
Si la foreuse sur camion est encore en batterie, tour dressée, matériel éparpillé tout autour, l’effet est encore plus saisissant. On dirait alors que le temps s’est figé.. comme à Pompéi ... sans les cendres. Mais là nous sommes dans l’ouest et, pendant une seconde, une idée va vous traverser la tête…. l’équipage aurait-il dû fuir pour échapper à une attaque d’ Apaches irréductibles descendus des montagnes. Que diable a-t-il bien pu survenir en effet à l’équipage de cette foreuse fantomatique abandonnée là, en urgence (sud de l’Arizona du côté de la San Pedro valley)….

En réalité l’affaire remonte à la fin des années 50 quand nombre de prospecteurs ont commencé à forer pour le pétrole dans le coin et sans beaucoup de succès… certains qui avaient vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et emprunté pour payer leur matériel ont simplement dû couper court à leur aventure de manière en effet brutale... Mais qu’en est-il de ce mystérieux porte-voitures encore chargé de ses 4 voitures, lui aussi des années 50… ?
... Si vous avez une idée….lâchez vous !
Pour conclure sur une note d’humour tout en poursuivant votre réflexion métaphysique et si vous passez par là, visitez donc, en Oregon : The Rust Age - Zymoglyphic Museum
p.s. inutile de chercher Zymoglyphic dans le Merriam-Webster il n’y est pas encore ! Bonne journée !
Dans un vaste échange précédent très ouvert Fabhyene a fait des remarques judicieuses qui m’ont paru mériter un petit développement …
‘’’ C'est marrant parce que certains se demandent pourquoi sur internet on trouve une telle fascination pour la rouille et les ruines. Sans remonter aux textes bibliques (tu es poussière et tu retourneras poussière), c'est oublier que les ruines étaient déjà fascinantes pour les Romantiques au 19ème siècle (à relier aussi à la thématiques des cités englouties)... et c'est aussi oublier la tradition dans la peinture occidentale des "vanités", ces représentations allégoriques de la mort, du temps qui passe et du caractère vain de toute activité humaine, vouée à la mort et la destruction... Plus récemment, c'est aussi une thématique qui s'est développée d'une revanche de la nature sur les hommes... Je pense qu'aux USA cela renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine... ‘’’ …
Le sujet est en effet assez fascinant quand on y réfléchit….
Chez les Romains qui ont dû leur Empire pour une bonne part à la maîtrise du fer mais qui n’avaient pas les moyens de comprendre l’oxydation, la rouille était un acte des dieux compensant la facilité avec laquelle le nouvel armement permettait de tuer l’ennemi … en tous cas c’est ce qu’ aurait écrit un certain Pline l’Ancien (🙂) en parlant de ferrum corrumpitur ( pas besoin de traduire). Cette interprétation force d’ailleurs le rapprochement avec la fiction développée dans La mort du fer(1931) de S.S. Held oû ce n’est pas une force divine mais une maladie venue de l’espace la sidérie encore appelée Mal bleu qui détruit la civilisation industrielle. La sidérie aurait bien sûr été introduite sur terre par une Sidérite …
Au Moyen Age et sous les latitudes humides on imagine le travail que çà devait être de maintenir l’armure hors rouille. Heureusement le Chevalier avait son fidèle Ecuyer qui s’en chargeait en frottant consciencieusement ladite armure avec du sable fin puis de l’huile de poisson, à ce qu’on lit chez les historiens! Cependant quand l’écuyer n’est plus là les choses peuvent mal tourner… on raconte d’un Chevalier Normand, en Angleterre, frappé par la Grâce divine ou pour échapper à l’ennemi, se réfugie dans la forêt et en signe de pénitence décide d’y vivre en ermite et ne plus jamais quitter son armure … de mauvaise langues disent qu’en réalité il ne pouvait plus l’ôter tant elle était rouillée. …...
Bon… passons sur les ponts effondrés à cause de la rouille des boulonnages de poutres acier ou du ferraillage interne, la plus récente étant celle du béton armé du pont Morandi de Gênes Alors, effectivement aux Etats Unis l’attrait contemporain de la rouille ‘’ renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine…’’
mais pas seulement….
Aux Etats Unis, en Australie et plus récemment au Royaume Uni se sont développés depuis une trentaine d’années un intérêt voire une passion pour ‘’la rouille’’ largement et d’abord associés à son esthétisme On peut probablement trouver un repère important dans l’introduction vers 1983 par le magazine Hemmings Motor News d’un calendrier thématique sur les voitures abandonnées dont voici la dernière édition :

L’art s’est donc emparé de la rouille : en peinture, en photographie, dans l’art textile oû c’est souvent tout simplement un objet de fer rouillé qui, posé pour un certain temps sur le tissu, imprime en rouille le canevas de l’oeuvre (textile rust dye) ..
Parlons photo et vieux trucks rouillés...
Il y a une douzaine d’années, ou un peu plus, une jeune architecte d’intérieur de la Côte Est, un peu pour s’amuser, met en vente dans une boutique quelques photos de vieux trucks abandonnés et rouillés prises à l’occasion d’un voyage dans l’Ouest. Elle s’aperçoit alors qu’elles partent toutes en un clin d’oeil et que les gens en redemandent. Stupeur : il y avait donc un marché pour çà !
Lors d’un interview de 2015 trucks & rust - Nancy "Weezy"Forman devait en effet déclarer :
“ A little bell went off in my head, ” Forman said. “I realized it was something people were loving, artistically, automotively and nostalgically.”
C’est ainsi qu’elle devient photographe spécialisée en RUSTOGRAPHY et qu’elle parcourt le pays, en particulier l’Ouest et le Sud Ouest, à la recherche de nouveaux sujets, mue par un sens artistique opportun puisque, incidemment, elle vend ses photos à partir de 250 et jusqu’à 2500 à 3000 dollars pour décorer les murs de votre cuisine, de votre bureau, de votre salle de séjour ou même de votre chambre…
Pour elle au moins l’expression ‘’beau comme un camion’’ a pris un sens concret !
Un autre photographe, Wayne Stadler, à peu près en même temps crée le groupe Rustography
S’il existe donc maintenant indiscutablement un rust art en anglophonie (à défaut d’un art de la rouille en francophonie) c’est à dire en fin de compte un art associé à l’oxydation du fer on peut en retracer l’origine loin… très loin en arrière, au paléolithique quand maîtrise du feu (= charbon de bois) et prise en compte des oxydes de fer (ocre etc..) ont permis l’art pariétal avec en premier lieu l’impression de mains positives ou négatives comme à La Grotte Chauvet-Pont d'Arc ( 36000 ans)
Le fer joue décidément un rôle capital dans l’histoire de la Terre et dans celle de l’humanité qu’elle porte.
Il a d’abord permis à la vie de se développer et de se maintenir grâce au puissant champ magnétique généré par le noyau externe (du fer liquide) au centre du globe qui la protège d’un excès de rayonnements et de particules solaires et cosmiques potentiellement léthales. Si un jour, le noyau s’étant suffisamment refroidi, le fer liquide arrêtait de ‘’bouger’’ sous nos pieds, le champ magnétique terrestre disparaissant alors, nous n’aurions plus à nous soucier de changement climatique…Nous disparaîtrions aussi, probablement complètement irradiés… mais çà n’est pas pour demain !
je m’égare un peu…...
Parlons ‘’rust’’ et paysages….
En peinture je me demande si ce n’est pas Georgia O'Keeffe elle-même qui n’aurait pas, la première, associé le terme ‘’rust’ à la peinture interprétative des paysages du sud ouest américain avec ‘’rust red hills’’. De ceci je ne suis pas sûr... quoiqu’il en soit le rust painting est maintenant bien établi
En francophonie on ne trouve pas un tel engouement. Cependant on peut citer au Quebec L'Art de la rouille de Jean-Pierre Tremblay (2016) et en France Rust-Art ou l'art de la rouille by AYRAULT BRIGITTE de Nantes (2015) dont le patronyme est bien celui auquel vous pensez . Son livre disponible chez l’ Américain Blurb, Inc. est payable en dollars. En en pied de couverture : ‘’ Rust in photo is an artistic and philosophic subject ‘’.
Au fait et la sculpture ?
Il existe bien sûr depuis des décennies des sculptures, constructions métalliques d’art plus ou moins rouillées ou plus ou moins potentiellement rouillées mais qui ne sont ni dédiées à la rouille ni construits avec elle . Superbe exemple avec Anza Borrego !
Par contre l’an dernier (2018) à Pittsburg ville qui semble avoir surmonté la crise de la Rust Belt issue du déclin industriel amorcé à la fin des années 70 le Carnegie Museum of Art a inauguré une œuvre dédiée à l’histoire industrielle passée, aux ouvriers, afro-américains entre autres qui l’ont fait vivre et à la musique jazz qui en est sortie. Occupant 185 m², constituée à partir de 11 tonnes de ferraille rouillée récupérée sur une friche industrielle et arrangée sur du charbon (en principe, peut-être une lave volcanique noire tenant lieu de charbon) et sur du verre pilé, l’oeuvre évoque par sa géométrie un ‘’sand painting’’ Navajo , ce qui n’est pas fortuit les auteurs étant trois Amérindiens de l’Ouest (dont un Navajo d’Albuquerque). From Smoke and Tangled Waters We Carried Fire Home est le titre complet de l’oeuvre que l’on peut admirer ... ou simplement voir ici :
From Smoke and Tangled Waters
Mais la rouille au sens large, c’est à dire l’oxydation du fer est à l’origine de bien d’autres beautés…..
Sans l’oxydation du fer , sans la ‘’rouille’’ le sud ouest américain serait à peu près monochrome et les formes mêmes des sédiments du plateau du Colorado (bof!) plus cohérents, seraient moins découpées, beaucoup moins spectaculaires parce que de la même manière que l’oxydation du ferraillage contribue à la désagrégation du béton des ponts elle contribue à celle des couches géologiques en créant des hétérogénéités. Le Plateau du Colorado ne serait qu’une masse d’une monotonie accablante. Déprimante perspective !
Rust et imagination
C’est un fait que les épaves abandonnées çà et là dans le désert, les ghost-towns, ou la forêt … çà titille l’imagination et on peut rêver un instant devant chacune d’entre elles. Le mystère est d’autant plus prégnant que, au milieu de nulle part, l’abandon semble avoir été brutal et imprévu.
L’exemple le plus médiatisé , le plus photographié depuis que les touristes affluent en Utah est probablement celui de la foreuse d’eau de Cathedral Valley (cathedral valley abandoned drill rig). On y voit un vieux truck de la marque INTERNATIONAL des années 50, reconnaissable à sa calandre, dont la peinture verte (comme c’était courant chez INTERNATIONAL à l’époque) est encore visible. On imagine qu’il a été pris dans une coulée de boue suite à un flash flood, que l’équipage ( de la Compagnie J. Pinkerton) a fuit, n’ayant plus tard jamais été en mesure de l’extirper de sa gangue. Peu à peu le sable, le recouvrant, il se fossilise pour...les archéologues du futur, tel un dinosaure de l’ère moderne ! Pour eux il portera aussi témoignage de l’une des Gun cultures les plus affirmées de notre temps puisque, comme beaucoup d’autres épaves, il a servi de cible aux ‘’ trigger happy’’ de la région en devenant un exemple d’une variante du ‘’rust art’’... à savoir le '’bullet ridden rusty car ‘’ dont voici un autre classique :

et dont un autre exemple fameux est bien sûr le véhicule dans lequel Bonnie and Clyde furent mitraillés libéralement ( Bonnie and Clyde's bullet riddled "death car" ). Assez morbide !
Si la foreuse sur camion est encore en batterie, tour dressée, matériel éparpillé tout autour, l’effet est encore plus saisissant. On dirait alors que le temps s’est figé.. comme à Pompéi ... sans les cendres. Mais là nous sommes dans l’ouest et, pendant une seconde, une idée va vous traverser la tête…. l’équipage aurait-il dû fuir pour échapper à une attaque d’ Apaches irréductibles descendus des montagnes. Que diable a-t-il bien pu survenir en effet à l’équipage de cette foreuse fantomatique abandonnée là, en urgence (sud de l’Arizona du côté de la San Pedro valley)….

En réalité l’affaire remonte à la fin des années 50 quand nombre de prospecteurs ont commencé à forer pour le pétrole dans le coin et sans beaucoup de succès… certains qui avaient vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et emprunté pour payer leur matériel ont simplement dû couper court à leur aventure de manière en effet brutale... Mais qu’en est-il de ce mystérieux porte-voitures encore chargé de ses 4 voitures, lui aussi des années 50… ?

... Si vous avez une idée….lâchez vous !
Pour conclure sur une note d’humour tout en poursuivant votre réflexion métaphysique et si vous passez par là, visitez donc, en Oregon : The Rust Age - Zymoglyphic Museum
p.s. inutile de chercher Zymoglyphic dans le Merriam-Webster il n’y est pas encore ! Bonne journée !
Compagnies de bus entre Tana et Diego Suarez English translation pending
Nous serons à Madagascar mi septembre et nous envisageons de remonter de Tana à Diego en bus.
Nous nous sommes renseignées sur les compagnies qui pourraient proposer ce trajet mais nous peinons à trouver des informations précises.
Si des personnes ont plus d'informations, elles seront les bienvenues. 🙂
D'avance merci et à bientôt
D'avance merci et à bientôt
Informations sur les îles Marquises English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi revenons d'un mois aux Iles Marquises (et un peu Moorea), si vous avez besoin d'infos, n'hésitez pas ! Nous avons été enchantés !
Béa
15 jours en Slovénie English translation pending
Nous sommes partis un mercredi matin depuis Berne, direction le Tessin, pour se rendre dans le Val Cama, car une amie était sur l’alpage Alp de Lagh pendant 2 mois à s’occuper de chèvres.
Arrivée à Cama, nous faisons un pic-nique sous quelques gouttes d’un orage passé, puis montons pendant 2:30 dans la forêt pour atteindre ce petit vallon merveilleux. La montée est belle, très belle: les arbres sont denses, châtaigniers et sapins de côtoient, la mousse verte luxuriante s’étale partout, sur les pierres et les rochers de calcaire. Les ruines de maisons en pierres abandonnées donnent un charme à ce valon aux grandes promesses. Les châtaignes de l’année dernière sont encore parterre, les nouvelles pendent en l’air, les feuilles de l’automne ensevelissent la forêt et cachent mille trésors. Nous cueillons des champignons, les chanterelles d’été pointent leur tête par centaines, beaucoup d’autres champignons nous sont inconnus. Arrivés en haut, nous sommes accueillis par un lac à l’effet miroir, impressionnant, envoûtant. Un bleu azur, dans lequel plongent les montagnes l’entourant. Nous voyons l’alpage, rénové en 2013, dont une partie date même de 2017. 130 chèvres y logent pendant l’été, 5 femmes s’occupent d’elles et de l’agrotourismo, pouvant loger jusqu’à 10 personnes. On y fait aussi du fromage de chèvre, en cinq variations. Un délice. Et on y mange bien, les ingrédients biologiques sont privilégiés. On reçoit de la tresse pour le 1er août, de la confiture de myrtilles cueillies dans les bois environnants, du fromage de l’alpage.

Nous partons le lendemain pour un petit lac de montagne, encore plus haut, encore plus beau. Un vrai miroir des montagnes. On remplit nos poches de myrtilles, pour le muesli du lendemain matin - nous a-t-on demandé. On se baigne nus dans le lac du Val Cama, se faisant mordiller les peaux mortes des pieds par les petits poissons. Nous dormons une deuxième nuit à l’alpage, très orageuse, un mariage de pluie et de grêle s’invite et fait peur aux chèvres pâturant: il faut les rentrer dans l’étable - jamais elles n’auront aussi bien suivi que cette nuit-là. Le lendemain matin est ensoleillé, le ciel bleu et les nuages noirs bien loin. Nous descendons dans la vallée après avoir fait nos aurevoirs et rempli notre estomac de bons petits mets.

Un nouvel orage nous surprend une fois nos fesses posées dans la voiture, orage qui nous suivra jusqu’en Italie, jusqu’à Como, où nous dînons en vieille ville, trop touristique à notre goût.
Nous partons direction la Slovénie. Nous ne savons pas où nous dormirons le soir, vers Venise ou vers Trévise, sur un parking ou un camping? Finalement nous sortons de l’autoroute à Portogruaro, soupons dans un restaurant inscrit dans le guide des Osterie d’Italia de Slow Food, et dormirons près de la mer. Notre première nuit en camping sauvage, dans un espace a priori interdit au camping, pourtant avec un parking utilisé par de nombreux campeurs et utilisateurs de l’application park4night. Nuit un peu agitée, pluie et bruits, voitures qui passent, nous attendons la police. Elle ne viendra pas. Le lendemain matin, grand soleil, trois autres camping-cars sont à nos côtés. Les voitures arrivent, avec les seaux pour jouer dans le sable et les parasols. Nous marchons jusqu’à la mer à travers la réserve naturelle, Sascha s’y baigne avec le chien, je les regarde les pieds dans l’eau. Déjeuner. Petites courses en ville. Pharmacie pour les piqûres de moustiques (car il y a en avait beaucoup!!). Épicerie bio. Nous roulons direction la Slovénie.
Nous y arrivons dans l’après-midi, après quelques ralentissements sur la route. Nous n’avons pas acheté de vignette pour les autoroutes en Slovénie, nous n’en avons pas trouvé (et peu cherché). Nous arrivons dans le Karst, cette région viticole. Nous roulons vers deux vignerons différents pour y déguster des vins en biodynamie et oranges (Simcic et Movia, à Ceglo) (ces vins blancs fermentés sans levures additionnelles, et dans lesquelles les peaux des raisins trempent avec le jus pendant plusieurs années - un délice en accord avec la nature). Gros échecs. Les deux vignerons sont fermés et en vacances. Nous allons donc vers le château de Dobrovo, où nous pouvons déguster des vins de la région. Nous commençons par une balade dans les vignes, quelle chaleur! Et nous atterrissons dans le village de Medana avec son vigneron Klinec: petit restaurant, petite carte, vins oranges. Que souhaitions-nous de plus? Nous y dégustons deux vins l’après-midi, réservons pour souper le soir (on recommande!), dégustons d’autres vins et achetons finalement 12 bouteilles. Excellent repas avec des petits plats traditionnels, de produits locaux, très bien cuisinés, avec une touche de modernité. Accessible, sympa, service très gentil, on reviendrait! Nous dormons à Dobrovo, sur le parking d’un supermarché, à l’abri des regards, entourés d’arbres, aucune interdiction en vue. Douce nuit en perspective.
Lendemain serein, nous partons pour Tolmin. Nous y faisons une partie des gorges du même nom, mais sur la route asphaltée, jusqu’au petit hameau Cadrg, tout en haut. Une vue exceptionnelle sur une vallée intérieure, puis redescende à pied. Parce que nous sommes dans le parc national, nous ne voulons pas prendre de risques avec du camping sauvage et dormons dans le camping Gabrje, très très grand, très nature, au bord de la Soca, nous avons de la place et nous ne nous sentons pas dans un camping. On recommande.
Nous partons dans la matinée suivante pour Bovec (nous laissons de côté Kobarid et la rivière Idrija, apparement deux beaux endroits) pour faire les courses, puis le village Soca, pour se parquer et débuter le Soca Trail: nous remontons la rivière jusqu’à sa source, une randonnée longue en kilomètres, peu de dénivelé, mais longue. Très belle, au bord de l’eau. Nous avions anticipé une décision spontanée de dormir en haut, et oui, finalement nous resterons en haut. Nous dormons au pied de la source de la Soca, dans la petite auberge qui a dix lits, nous y mangeons une cuisine typique slovène, le service et l’accueil est excellent, ils aiment les chiens, Odin dort donc même avec nous dans la chambre. Le lendemain, nous montons jusqu’à la cabane au pied du Spicek à pied, une ascension inoubliable, la vue est à couper le souffle et les paysages de calcaire incomparables. Nous y mangeons une soupe de choucroute, pois et pommes de terre - et redescendons jusqu’à l’auberge, puis jusqu’au village Soca. Très longue randonnée, nous sommes fatigués, le chien aussi. Je demande au couple de personnes âgées qui habitent en face d’où nous étions parqués pendant deux jours si nous pouvons passer la nuit sur leur parking, nous évitant de chercher un camping en fin de journée. Les campings dans la région sont bien remplis d’ailleurs. Après quelques hésitations et toutes les recommandations possibles, ils nous laissent dormir chez eux. Merci! Nous nous baignons dans la Soca (quelques 10 degrés) après deux jours intensifs, cuisinons sur place, sous quelques gouttes de pluie, et dormons paisiblement.
Nous partons le lendemain de l’autre côté du Triglav, la plus haute montagne de Slovénie. Nous traversons un pass et nous nous retrouvons dans une station touristique, Kranjska Gora. Nous passons à la poste et chez le coiffeur, ainsi que dans un magasin de sport, mais la ville ne vaut pas un détour selon nous. Emplettes, et direction Bled! Un village hyper touristique qu’il faudrait éviter (bouchons pour y rentrer et y sortir, en voiture), s’il n’y avais pas ce merveilleux lac. Nous dormons finalement en dehors du village, après quelques recherches de campings, à Radovlijka, dans un camping avec piscine. Rien de spécial mais bien pratique. Nous mangeons chez Gostlina Kunstelj, un très bon repas slovène, accompagné d’un vin orange absolument merveilleux. Très bons conseils du serveur et sommelier qui connaît bien le vigneron.
Nous partons après une nuit interrompue par les bruits du camping (une première) à nouveau vers Bled, pour faire le tour du lac à pied, en montant sur la colline renommée pour la vue imprenable sur l’île, et celle du château. Achats chez Merkator pour le repas du soir, qui est pris à Bohinjska, départ pour notre prochaine (et dernière?) randonnée vers les 7 lacs. Dodo au campement pour les camping cars au bord des voies vers la gare de Bohinjska, car tous les campings sont plein. Peu adéquat au premier abord, il s’avère paisible et très peu cher (15.- par voiture), sans infrastructures toutefois (vaisselle, toilettes simples, chimiques). L’astuce: remplir son bidon ou tank d’eau dans un cimetière! Tous les cimetières ont une fontaine avec de l’eau et un robinet avec assez de place pour y glisser un gros bidon dessous (et pas un arrosoir).
Nous partons le lendemain vers les chutes d’eau Savica, touristiques, et démarrons une randonnée difficile mais accessible (bonnes chaussures !), vers les 7 lacs. Première partie très difficile, mais les lacs sont d’une pure beauté. Nous ne les faisons pas tous, car il faudrait dormir à la cabane le soir (aucun lit de libre en ce vendredi soir), et continuer le lendemain. Belle balade dans les montagnes. Beaucoup de forêt. Nous reprenons le même chemin en retour et après une glace bien méritée, nous roulons direction la capitale Ljubljana.
A Ljubljana, nous avons réservé une chambre, avec chien, pas chère (la capitale est onéreuse!), dans un ancien internat, qui fait auberge de jeunesse. Buffet petit déjeuner complet et correct, mais pas de grande gastronomie. Grosse maison, donc c’est un peu l’industrie. Mais c’est pratique (Hostel DIC). Nous passons le week-end à Ljubljana, flânons dans les petites rues du quartier alternatif, et dans les grandes rues de la vieille ville. Promenades sur les quais, au bord de la rivière. On s’y sent bien, c’est agréable, propre, tranquille. Nous faisons le château, les pièces intérieures, quelques cafés (affiliés à la speciality coffee association - on est plutôt sûr d’avoir de la qualité), des petits magasins, nous prenons l’apéro chez Movia, qui a un bar dans la capitale. Nous goûtons les vins qui nous intéressent et iront les acheter directement chez le vigneron quelques jours plus tard. Il y a des concerts et des marchés, on recommande cette belle ville!
Nous décidons de ne pas aller dans l’Est du pays et nous partons vers le sud. Nous visitons le château impressionnant Predjama, incorporé dans une falaise géante. Et nous faisons les grottes et caves inscrites au patrimoine de l’UNESCO, Skocjan: beaucoup de monde, un peu d’attente, mais la visite guidée reste l’une des plus belles choses que nous avons faites pendant ces vacances. Une cave énorme (ÉNORME!!) avec des stalagmites et stalactites partout. Informations claires et réponses aux questions, organisation optimale, en anglais.
Nous dormons en route sur le parking d’un restaurant où nous avons mangé, puis allons le lendemain visiter des anciennes salines, aujourd’hui petit musée et minuscule exposition. Ils font encore du sel selon une méthode bien ancienne, en utilisant des bactéries du sol, pour créer des bassins imperméables où le sel se forme, par l’eau stagnante: Museo dei Salinai, près de Secovlje, juste à la frontière de la Croatie. Et c’est un peu le hic: nous sommes pendant 30 minutes dans les bouchons avec toutes les voitures qui veulent passer la frontière entre la Slovénie et la Croatie. L’entrée du musée se trouve juste entre les deux passages des frontières. On y va car on aime marcher, on découvre la tradition de fabrication du sel et on discute beaucoup avec le monsieur présent sur place. Sans lui, le musée est plutôt petit et peu intéressant.
Nous partons ensuite vers Piran, où nous mangeons et passons tout l’après-midi. Nous dormons en dehors, sur un camping (voir l’application park4night). Piran nous a beaucoup plu, une belle petite ville où l’on se parque sur un parking extérieur, au bord de la mer, avec des dizaines de petits restaurants et de minuscules ruelles dans lesquelles déambuler.
Le lendemain nous allons à Koper, sympa aussi, avec un marché extérieur et intérieur.
Le lendemain, nous faisons Trieste, qui vaut absolument le détour. Une belle grande ville aux bâtiments imposantsdatant de l’époque de l’empire austro-hongrois. On y vit à l’italienne (on est en Italie à nouveau!) et on apprécie les terrasses.
Parce que nous aimons le vin, nous repartons depuis Trieste vers Ceglo, où nous étions au début de nos vacances. Nous mangeons dans un restaurant réputé (la meilleure femme cuisinière slovène qui cuisine en... Italie! Juste à la frontière!), dormons sur place sur une aire aménagée, puis allons le lendemain chez Movia acheter beaucoup (trop) de vins. On nous en offre 4 bouteilles, et on passe un agréable moment.
Nous partons pour la Suisse, nous nous arrêterons au Tessin à Lugano pour une nuit, avant de rentrer.
Arrivée à Cama, nous faisons un pic-nique sous quelques gouttes d’un orage passé, puis montons pendant 2:30 dans la forêt pour atteindre ce petit vallon merveilleux. La montée est belle, très belle: les arbres sont denses, châtaigniers et sapins de côtoient, la mousse verte luxuriante s’étale partout, sur les pierres et les rochers de calcaire. Les ruines de maisons en pierres abandonnées donnent un charme à ce valon aux grandes promesses. Les châtaignes de l’année dernière sont encore parterre, les nouvelles pendent en l’air, les feuilles de l’automne ensevelissent la forêt et cachent mille trésors. Nous cueillons des champignons, les chanterelles d’été pointent leur tête par centaines, beaucoup d’autres champignons nous sont inconnus. Arrivés en haut, nous sommes accueillis par un lac à l’effet miroir, impressionnant, envoûtant. Un bleu azur, dans lequel plongent les montagnes l’entourant. Nous voyons l’alpage, rénové en 2013, dont une partie date même de 2017. 130 chèvres y logent pendant l’été, 5 femmes s’occupent d’elles et de l’agrotourismo, pouvant loger jusqu’à 10 personnes. On y fait aussi du fromage de chèvre, en cinq variations. Un délice. Et on y mange bien, les ingrédients biologiques sont privilégiés. On reçoit de la tresse pour le 1er août, de la confiture de myrtilles cueillies dans les bois environnants, du fromage de l’alpage.

Nous partons le lendemain pour un petit lac de montagne, encore plus haut, encore plus beau. Un vrai miroir des montagnes. On remplit nos poches de myrtilles, pour le muesli du lendemain matin - nous a-t-on demandé. On se baigne nus dans le lac du Val Cama, se faisant mordiller les peaux mortes des pieds par les petits poissons. Nous dormons une deuxième nuit à l’alpage, très orageuse, un mariage de pluie et de grêle s’invite et fait peur aux chèvres pâturant: il faut les rentrer dans l’étable - jamais elles n’auront aussi bien suivi que cette nuit-là. Le lendemain matin est ensoleillé, le ciel bleu et les nuages noirs bien loin. Nous descendons dans la vallée après avoir fait nos aurevoirs et rempli notre estomac de bons petits mets.

Un nouvel orage nous surprend une fois nos fesses posées dans la voiture, orage qui nous suivra jusqu’en Italie, jusqu’à Como, où nous dînons en vieille ville, trop touristique à notre goût.
Nous partons direction la Slovénie. Nous ne savons pas où nous dormirons le soir, vers Venise ou vers Trévise, sur un parking ou un camping? Finalement nous sortons de l’autoroute à Portogruaro, soupons dans un restaurant inscrit dans le guide des Osterie d’Italia de Slow Food, et dormirons près de la mer. Notre première nuit en camping sauvage, dans un espace a priori interdit au camping, pourtant avec un parking utilisé par de nombreux campeurs et utilisateurs de l’application park4night. Nuit un peu agitée, pluie et bruits, voitures qui passent, nous attendons la police. Elle ne viendra pas. Le lendemain matin, grand soleil, trois autres camping-cars sont à nos côtés. Les voitures arrivent, avec les seaux pour jouer dans le sable et les parasols. Nous marchons jusqu’à la mer à travers la réserve naturelle, Sascha s’y baigne avec le chien, je les regarde les pieds dans l’eau. Déjeuner. Petites courses en ville. Pharmacie pour les piqûres de moustiques (car il y a en avait beaucoup!!). Épicerie bio. Nous roulons direction la Slovénie.
Nous y arrivons dans l’après-midi, après quelques ralentissements sur la route. Nous n’avons pas acheté de vignette pour les autoroutes en Slovénie, nous n’en avons pas trouvé (et peu cherché). Nous arrivons dans le Karst, cette région viticole. Nous roulons vers deux vignerons différents pour y déguster des vins en biodynamie et oranges (Simcic et Movia, à Ceglo) (ces vins blancs fermentés sans levures additionnelles, et dans lesquelles les peaux des raisins trempent avec le jus pendant plusieurs années - un délice en accord avec la nature). Gros échecs. Les deux vignerons sont fermés et en vacances. Nous allons donc vers le château de Dobrovo, où nous pouvons déguster des vins de la région. Nous commençons par une balade dans les vignes, quelle chaleur! Et nous atterrissons dans le village de Medana avec son vigneron Klinec: petit restaurant, petite carte, vins oranges. Que souhaitions-nous de plus? Nous y dégustons deux vins l’après-midi, réservons pour souper le soir (on recommande!), dégustons d’autres vins et achetons finalement 12 bouteilles. Excellent repas avec des petits plats traditionnels, de produits locaux, très bien cuisinés, avec une touche de modernité. Accessible, sympa, service très gentil, on reviendrait! Nous dormons à Dobrovo, sur le parking d’un supermarché, à l’abri des regards, entourés d’arbres, aucune interdiction en vue. Douce nuit en perspective.
Lendemain serein, nous partons pour Tolmin. Nous y faisons une partie des gorges du même nom, mais sur la route asphaltée, jusqu’au petit hameau Cadrg, tout en haut. Une vue exceptionnelle sur une vallée intérieure, puis redescende à pied. Parce que nous sommes dans le parc national, nous ne voulons pas prendre de risques avec du camping sauvage et dormons dans le camping Gabrje, très très grand, très nature, au bord de la Soca, nous avons de la place et nous ne nous sentons pas dans un camping. On recommande.
Nous partons dans la matinée suivante pour Bovec (nous laissons de côté Kobarid et la rivière Idrija, apparement deux beaux endroits) pour faire les courses, puis le village Soca, pour se parquer et débuter le Soca Trail: nous remontons la rivière jusqu’à sa source, une randonnée longue en kilomètres, peu de dénivelé, mais longue. Très belle, au bord de l’eau. Nous avions anticipé une décision spontanée de dormir en haut, et oui, finalement nous resterons en haut. Nous dormons au pied de la source de la Soca, dans la petite auberge qui a dix lits, nous y mangeons une cuisine typique slovène, le service et l’accueil est excellent, ils aiment les chiens, Odin dort donc même avec nous dans la chambre. Le lendemain, nous montons jusqu’à la cabane au pied du Spicek à pied, une ascension inoubliable, la vue est à couper le souffle et les paysages de calcaire incomparables. Nous y mangeons une soupe de choucroute, pois et pommes de terre - et redescendons jusqu’à l’auberge, puis jusqu’au village Soca. Très longue randonnée, nous sommes fatigués, le chien aussi. Je demande au couple de personnes âgées qui habitent en face d’où nous étions parqués pendant deux jours si nous pouvons passer la nuit sur leur parking, nous évitant de chercher un camping en fin de journée. Les campings dans la région sont bien remplis d’ailleurs. Après quelques hésitations et toutes les recommandations possibles, ils nous laissent dormir chez eux. Merci! Nous nous baignons dans la Soca (quelques 10 degrés) après deux jours intensifs, cuisinons sur place, sous quelques gouttes de pluie, et dormons paisiblement.
Nous partons le lendemain de l’autre côté du Triglav, la plus haute montagne de Slovénie. Nous traversons un pass et nous nous retrouvons dans une station touristique, Kranjska Gora. Nous passons à la poste et chez le coiffeur, ainsi que dans un magasin de sport, mais la ville ne vaut pas un détour selon nous. Emplettes, et direction Bled! Un village hyper touristique qu’il faudrait éviter (bouchons pour y rentrer et y sortir, en voiture), s’il n’y avais pas ce merveilleux lac. Nous dormons finalement en dehors du village, après quelques recherches de campings, à Radovlijka, dans un camping avec piscine. Rien de spécial mais bien pratique. Nous mangeons chez Gostlina Kunstelj, un très bon repas slovène, accompagné d’un vin orange absolument merveilleux. Très bons conseils du serveur et sommelier qui connaît bien le vigneron.
Nous partons après une nuit interrompue par les bruits du camping (une première) à nouveau vers Bled, pour faire le tour du lac à pied, en montant sur la colline renommée pour la vue imprenable sur l’île, et celle du château. Achats chez Merkator pour le repas du soir, qui est pris à Bohinjska, départ pour notre prochaine (et dernière?) randonnée vers les 7 lacs. Dodo au campement pour les camping cars au bord des voies vers la gare de Bohinjska, car tous les campings sont plein. Peu adéquat au premier abord, il s’avère paisible et très peu cher (15.- par voiture), sans infrastructures toutefois (vaisselle, toilettes simples, chimiques). L’astuce: remplir son bidon ou tank d’eau dans un cimetière! Tous les cimetières ont une fontaine avec de l’eau et un robinet avec assez de place pour y glisser un gros bidon dessous (et pas un arrosoir).
Nous partons le lendemain vers les chutes d’eau Savica, touristiques, et démarrons une randonnée difficile mais accessible (bonnes chaussures !), vers les 7 lacs. Première partie très difficile, mais les lacs sont d’une pure beauté. Nous ne les faisons pas tous, car il faudrait dormir à la cabane le soir (aucun lit de libre en ce vendredi soir), et continuer le lendemain. Belle balade dans les montagnes. Beaucoup de forêt. Nous reprenons le même chemin en retour et après une glace bien méritée, nous roulons direction la capitale Ljubljana.
A Ljubljana, nous avons réservé une chambre, avec chien, pas chère (la capitale est onéreuse!), dans un ancien internat, qui fait auberge de jeunesse. Buffet petit déjeuner complet et correct, mais pas de grande gastronomie. Grosse maison, donc c’est un peu l’industrie. Mais c’est pratique (Hostel DIC). Nous passons le week-end à Ljubljana, flânons dans les petites rues du quartier alternatif, et dans les grandes rues de la vieille ville. Promenades sur les quais, au bord de la rivière. On s’y sent bien, c’est agréable, propre, tranquille. Nous faisons le château, les pièces intérieures, quelques cafés (affiliés à la speciality coffee association - on est plutôt sûr d’avoir de la qualité), des petits magasins, nous prenons l’apéro chez Movia, qui a un bar dans la capitale. Nous goûtons les vins qui nous intéressent et iront les acheter directement chez le vigneron quelques jours plus tard. Il y a des concerts et des marchés, on recommande cette belle ville!
Nous décidons de ne pas aller dans l’Est du pays et nous partons vers le sud. Nous visitons le château impressionnant Predjama, incorporé dans une falaise géante. Et nous faisons les grottes et caves inscrites au patrimoine de l’UNESCO, Skocjan: beaucoup de monde, un peu d’attente, mais la visite guidée reste l’une des plus belles choses que nous avons faites pendant ces vacances. Une cave énorme (ÉNORME!!) avec des stalagmites et stalactites partout. Informations claires et réponses aux questions, organisation optimale, en anglais.
Nous dormons en route sur le parking d’un restaurant où nous avons mangé, puis allons le lendemain visiter des anciennes salines, aujourd’hui petit musée et minuscule exposition. Ils font encore du sel selon une méthode bien ancienne, en utilisant des bactéries du sol, pour créer des bassins imperméables où le sel se forme, par l’eau stagnante: Museo dei Salinai, près de Secovlje, juste à la frontière de la Croatie. Et c’est un peu le hic: nous sommes pendant 30 minutes dans les bouchons avec toutes les voitures qui veulent passer la frontière entre la Slovénie et la Croatie. L’entrée du musée se trouve juste entre les deux passages des frontières. On y va car on aime marcher, on découvre la tradition de fabrication du sel et on discute beaucoup avec le monsieur présent sur place. Sans lui, le musée est plutôt petit et peu intéressant.
Nous partons ensuite vers Piran, où nous mangeons et passons tout l’après-midi. Nous dormons en dehors, sur un camping (voir l’application park4night). Piran nous a beaucoup plu, une belle petite ville où l’on se parque sur un parking extérieur, au bord de la mer, avec des dizaines de petits restaurants et de minuscules ruelles dans lesquelles déambuler.
Le lendemain nous allons à Koper, sympa aussi, avec un marché extérieur et intérieur.
Le lendemain, nous faisons Trieste, qui vaut absolument le détour. Une belle grande ville aux bâtiments imposantsdatant de l’époque de l’empire austro-hongrois. On y vit à l’italienne (on est en Italie à nouveau!) et on apprécie les terrasses.
Parce que nous aimons le vin, nous repartons depuis Trieste vers Ceglo, où nous étions au début de nos vacances. Nous mangeons dans un restaurant réputé (la meilleure femme cuisinière slovène qui cuisine en... Italie! Juste à la frontière!), dormons sur place sur une aire aménagée, puis allons le lendemain chez Movia acheter beaucoup (trop) de vins. On nous en offre 4 bouteilles, et on passe un agréable moment.
Nous partons pour la Suisse, nous nous arrêterons au Tessin à Lugano pour une nuit, avant de rentrer.
Médicaments réfrigérés pour les États-Unis English translation pending
Bonjour,
Nous avions tout planifié pour notre périple de 4 semaines dans les parcs de l’ouest américains...
Malheureusement, je viens d’apprendre que je dois suivre un traitement dont les seringues doivent impérativement être conservées entre 2 et 8 degrés ...
Nous serons en camping et nous n’aurons qu’une glacière avec glaçons à disposition...
A un mois du départ c’est le gros stress... j’aimerai avoir si possible des retours d’expérience avant d’annuler notre voyage...
1/ comment se passe l’entrée aux USA ? Faut-il impérativement traduire l’ordonnance française, avoir une attestation médicale ?...
2/ Compte tenu des temperature en juillet et août le type de glacière est-ce suffisant ?
Je suis preneuse de toute information qui pourrait sauver notre aventure !!! Et je vous remercie par avance de votre aide.
Problème "check-in" en ligne Iberia English translation pending
Bonjour,
Je souhaite écrire sur ce forum pour avoir de l'aide et des conseils par rapport à un vol que j'ai acheté et que je dois effectuer avec IBERIA normalement le 20 juin (Paris-Madrid-Bogota)
Tout d'abord, j'avais fait l'erreur d'acheter mon billet d'avion avec une carte virtuelle (en avril). Cependant en mai, j'ai du changer mon billet d'avion. J'ai appelé le service client, qui m'a notamment grondé car j'avais utilisé une carte virtuelle. J'ai changé le billet en utilisant ma vraie carte. D'ailleurs quand je les appelle, ils semblent avoir l'information seulement de ma carte bancaire réelle.
Cependant, je suis très angoissé, en effet, tout d'abord, dans le mail envoyé pour confirmer le paiement du changement de billet (EMD) il y a marqué "1A NOT VALID FOR TRAVEL". De plus, il m'est impossible de faire le check in en ligne, ils me demandent de présener la carte bancaire qui a servi au paiement afin de faire l'enregistrement.
Normalement, ils devraient seulement me demander ma carte réelle lors de l'enregistrement vu qu'au téléphone, c'est le numéro de carte qu'ils m'ont dit avoir, ce qui dans ce cas ne pose pas de problème, Mais étant donné que le prix payé avec cette carte ne correspond pas au vrai prix du billet (puisque j'ai payé seulement le changement avec cette carte) je suis très inquiet qu'ils puissent me refuser l'enregistrement... De plus j'avoue que cete mention "not valid for travel" dans le mail de confirmation de l'achat du changement m'angoisse encore plus.
Qu'en pensez vous ? Pourriez vous m'aider svp ? Pensez vous qu'il faille que je rachète un billet ou alors que je prenne mon mal en patience et que normalement il n'y aura pas de problème ?
Je me permet de poster ici car honnêtement, le service client d'IBERIA n'est pas d'une grande aide, pas vraiment le genre à essayer de vous rassurer...
Je vous remercie d'avance. Yannos
Je souhaite écrire sur ce forum pour avoir de l'aide et des conseils par rapport à un vol que j'ai acheté et que je dois effectuer avec IBERIA normalement le 20 juin (Paris-Madrid-Bogota)
Tout d'abord, j'avais fait l'erreur d'acheter mon billet d'avion avec une carte virtuelle (en avril). Cependant en mai, j'ai du changer mon billet d'avion. J'ai appelé le service client, qui m'a notamment grondé car j'avais utilisé une carte virtuelle. J'ai changé le billet en utilisant ma vraie carte. D'ailleurs quand je les appelle, ils semblent avoir l'information seulement de ma carte bancaire réelle.
Cependant, je suis très angoissé, en effet, tout d'abord, dans le mail envoyé pour confirmer le paiement du changement de billet (EMD) il y a marqué "1A NOT VALID FOR TRAVEL". De plus, il m'est impossible de faire le check in en ligne, ils me demandent de présener la carte bancaire qui a servi au paiement afin de faire l'enregistrement.
Normalement, ils devraient seulement me demander ma carte réelle lors de l'enregistrement vu qu'au téléphone, c'est le numéro de carte qu'ils m'ont dit avoir, ce qui dans ce cas ne pose pas de problème, Mais étant donné que le prix payé avec cette carte ne correspond pas au vrai prix du billet (puisque j'ai payé seulement le changement avec cette carte) je suis très inquiet qu'ils puissent me refuser l'enregistrement... De plus j'avoue que cete mention "not valid for travel" dans le mail de confirmation de l'achat du changement m'angoisse encore plus.
Qu'en pensez vous ? Pourriez vous m'aider svp ? Pensez vous qu'il faille que je rachète un billet ou alors que je prenne mon mal en patience et que normalement il n'y aura pas de problème ?
Je me permet de poster ici car honnêtement, le service client d'IBERIA n'est pas d'une grande aide, pas vraiment le genre à essayer de vous rassurer...
Je vous remercie d'avance. Yannos
Demande de visa au consulat de Nantes et délai de validité English translation pending
BONJOUR
Je vous demande de laide car je dois demander un visa pour l'Algérie d'environ un mois. Je dois aller me marier la bas en juillet. Le problème c'est que je ne suis pas là en juin (Quand je devrais normalement demander le visa ) et j'aimerais avoir le visa avant juin !! Pour juillet ducoup. Je membrouille avec les dates de validité du visa 🤪 -Je dois rentrer des dates sur mon visa mais il est valide à partir du moment où il est délivré ...??? L'autre problème c'est que j'appelle EN VAIN le consulat d'Algérie a Nantes et qu'ils ne répondent ni par email ni par téléphone (vous pouvez aller voir les commentaire sur Google par vous même. Impossible à joindre ) donc pas de réponses à mes questions. Je nai jamais fait de visa et je suis perdue mais je dois faire vite pour être sûre davoir un visa pour juillet.
Avez vous des informations sur toutes ces formalités ??? Ou sur le consulat ?
Je suis française et mon conjoint est algérien, nous venons de recevoir le CCAM qui signifie que nous pouvons nous marier alors si le visa est refusé ça va nous embêter...🙁 Je prends toute les infos bonnes pour nous aider dans cette aventure!!
A bientôt et merci j'attends vos réponses et avis !
Sarah
Je vous demande de laide car je dois demander un visa pour l'Algérie d'environ un mois. Je dois aller me marier la bas en juillet. Le problème c'est que je ne suis pas là en juin (Quand je devrais normalement demander le visa ) et j'aimerais avoir le visa avant juin !! Pour juillet ducoup. Je membrouille avec les dates de validité du visa 🤪 -Je dois rentrer des dates sur mon visa mais il est valide à partir du moment où il est délivré ...??? L'autre problème c'est que j'appelle EN VAIN le consulat d'Algérie a Nantes et qu'ils ne répondent ni par email ni par téléphone (vous pouvez aller voir les commentaire sur Google par vous même. Impossible à joindre ) donc pas de réponses à mes questions. Je nai jamais fait de visa et je suis perdue mais je dois faire vite pour être sûre davoir un visa pour juillet.
Avez vous des informations sur toutes ces formalités ??? Ou sur le consulat ?
Je suis française et mon conjoint est algérien, nous venons de recevoir le CCAM qui signifie que nous pouvons nous marier alors si le visa est refusé ça va nous embêter...🙁 Je prends toute les infos bonnes pour nous aider dans cette aventure!!
A bientôt et merci j'attends vos réponses et avis !
Sarah
Réservation en ligne obligatoire pour les lacs de Plitvice? English translation pending
Bonjour,
Pour information, la personne chez qui nous allons louer un logement cet été au parc de Plitvice vient de nous informer que dorénavant les tickets d'entrée sont exclusivement vendu par internet, qu'ils sont en nombre limité et disponible que jusque 2 jours avant la visite prévue.
Donc si vous planifiez la visite, il faut vous rendre sur le site de vente : https://ticketing.np-plitvicka-jezera.hr
Pour information, la personne chez qui nous allons louer un logement cet été au parc de Plitvice vient de nous informer que dorénavant les tickets d'entrée sont exclusivement vendu par internet, qu'ils sont en nombre limité et disponible que jusque 2 jours avant la visite prévue.
Donc si vous planifiez la visite, il faut vous rendre sur le site de vente : https://ticketing.np-plitvicka-jezera.hr
D'Aswan à Khartoum, janvier 2019 English translation pending
Pour éviter de faire 2 fois la route et pour voir Philae que nous n'avions pas visité lors de notre 1ère venue à Aswan en 2011 où nous avions pris une felouque pour descendre le Nil jusque Edfou( génial ) j'ai décidé de remonter le Nil depuis l'Egypte .
Ma canne anglaise ayant franchi les contrôles sans trop de Pb nous voici à Asw à l'hôtel Keylani , modeste mais propre . Petit dej modeste également , puis discussion avec un voyagiste local convoqué à ma demande pour organiser notre voyage jusqu'à Wadi-Halfa porte d'entrée au Soudan . J'avais passé un temps fou pour l'organiser depuis la France : en vain. Là en trois coups de cuillère à pot c'était réglé . Le car pour les touristes part à 4h du mat.!!!J'ai jamais été foutu de me lever si tôt sauf urgence ; en fait le car part en convoi militaire . je discute dur et j'apprends qu'il y a un bus local qui part à 8h30 à moitié prix sans convoi adopté ! Puis nous partons à Philae avec Geffrey , un Ecossais rencontré à l_' hôtel . Première surprise une présence policière incroyable avec cabanons de béton tous les 500m et automitrailleuses à l'abri du soleil à côté . Le taxi nous fait passer par la grande digue sans intérêt mais payante . Enfin arrivée au débarcadère (pas un touriste ) où Geffrey marchande comme un fou la traversée et où nous récupérons un espagnol muy sympatico . Philae pour nous seuls ou presque vraiment chouette . Retour à Asw où Geffrey nous propose d'aller en felouque visiter les îles . O.K. remarchandage forcené . La felouque se traine et finit par s'arrêter faute de vent vers l'autre côté du Nil . Pas vu les îles mais nous assistons à un coucher de soleil splendide . Un collègue de nos marins d'eau douce , motorisé , nous remorque jusqu'à la rive . Je hèle un taxi collectif qui nous amène au " Salah ed Din " , repéré dans le petit Fûté , pour nous remettre de nos émotions : excellent et mérité . Retour à l'hôtel tout proche par le souk où en passant j'achète un superbe jean , égyptien garanti .
Groenland en ski / pulka: fjord d'Uummannaq - péninsule de Nugssuaq English translation pending
Fin décembre 2018 : c’est la période de préparation de la randonnée en ski nordique et pulka du mois de mars. Il faut constituer l’équipe, choisir la destination, réunir le matériel… L’examen des cartes des glaces montre que tout le réseau de fjord dans la région d’Uummannaq sur la côte Ouest du Groenland est relativement bien pris. Les montagnes de la presqu’île de Nugssuaq semblent être un bon terrain de jeu : à l’intérieur de la presqu’île, un système de larges vallées et de lacs permet de rejoindre le fond du fjord d’Uummannaq. Une boucle en ski nordique/pulka entre montagnes et banquise se dessine peu à peu sur le papier et pendant les vacances de Noël nous prenons nos billets pour Qaarsut, petit village au sud d’Uummannaq. Pour l’équipe cela sera assez simple : nous partirons à deux. Nous nous connaissons depuis 2 ans et avons déjà effectué ce type de voyage. Nous avons cherché en vain d’autres personnes pour être trois ou quatre ou plus mais entre le budget, la disponibilité et le matériel spécifique, réunir un groupe est vraiment l’étape la plus compliquée du voyage ! Dommage, à deux, que ce soit au niveau de la sécurité et de l’entente collective la marge est plutôt réduite…
Nous organisons au fil des semaines le voyage et le trajet. Depuis Qaarsut, nous gagnerons Uummanaq en ski pour nous ravitailler. Puis, nous franchirons les montagnes de Nugssuaq par un col glaciaire à 1300 m. Depuis la mer et en début de séjour avec les pulkas pleines cette ascension constitue la principale incertitude du parcours. Grâce à Google Earth et des images aériennes piochées dans un reportage de Faut pas Rêver dans la région, nous pouvons bien préparer cette étape glaciaire : la pente flirte avec les 10° en moyenne et les crevasses sont visiblement peu nombreuses. Nous sommes quand même contraints de prendre tout le matériel spécifique : cordes, baudriers, matériel de mouflage…
Après le glacier, le parcours sera plus plat et plus tranquille, à l’intérieur de Nugssuaq un chapelet d’immenses lacs nous ramènera sur la piste reliant les villages d’Ikerasak et de Qaqertaq, cette dernière débouche ensuite sur le fjord d’Uummanaq. Une fois sur le fjord, selon l’avance, soit nous rentrerons sur Qaarsut au plus court, soit nous poursuivrons le voyage dans les multiples bras de mer. L’engagement reste limité, le parcours est encadré de villages que ce soit au sud ou au nord de plus la banquise est largement parcourue par les pêcheurs et les habitants des villages. D’après la carte au 1/250 000 de la région, quelques cabanes ponctuent le parcours notamment sur la banquise, nous verrons sur place si elles existent encore et disposent d’un moyen de chauffage, nous comptons davantage sur la tente que sur ces abris.
Les ours sont apparemment peu nombreux dans la région mais chaque année quelques uns sont quand même signalés sur le fjord d’Uummannaq. Emporter un fusil et un système d’alarme semble être prudent. Nous contactons l’agence UummannaqSeasafaris basée à Uummanaq et gérée par Paaluk, natif de la région. Il nous loue donc un fusil pour les quinze jours de notre périple.
Nous trouvons quelques récits de rando en été sur Nugssuaq mais pas grand-chose en hiver (à part un recit de Marc Breuil sur l’île d’Upernivik plus au nord). Toutefois grâce à Paaluk et à d’autres habitants d’Uummannaq nous savons que la banquise sera excellente, cette année dès mi janvier le fjord est praticable en traineau.
Du fait des contraintes professionnelles, nous partons les 15 premiers jours de mars. Ce n’est pas une date optimale : c’est la période la plus froide de l’année et la durée du jour bien qu’augmentant rapidement est relativement courte. En début de séjour, dès 18h, dans la tente nous aurons besoin de la frontale. De plus, le rayonnement solaire est plutôt faible : nous constaterons qu’à 14h en plein soleil, la température est presque identique (comprendre tout aussi basse) qu’à 7h du matin à l’ombre. Partir fin mars/début avril est une option plus confortable pour profiter de la chaleur du soleil….
J-30 Afin de limiter un peu les excédents aériens nous tentons d’envoyer un colis de 10kg de nourriture avant notre arrivée à Uummannaq via la poste française. Paaluk accepte de réceptionner le colis à une seule condition : qu’il contienne à son attention 6 bières Heineken. Le colis est envoyé depuis la poste de Chorges (05) avec de la semoule, des pates et les 6 bières pour 30 euros (presque 6 fois moins cher que l’excédent aérien)
J-15 Surprise dans la boite aux lettres : le colis est revenu, aucune explication n’est donnée, tant pis nous achèterons tout sur place.
28 février Jour de départ. Après le boulot nous partons pour Marignane pour la première partie du voyage : se rendre à Copenhague avec un vol Air France via Paris où nous avons le lendemain notre vol Air Greenland pour Qaarsut. C’est l’étape critique du voyage, les billets Marseille-Copenhague et Copenhague-Qaarsut sont complètements indépendants et une perte ou retard des bagages serait compliquée à gérer d’autant que le vol n’est pas direct, nous avons une escale à Roissy. Mais à l’atterrissage à 23h, avec soulagement nous constatons que tout notre barda est sur le tapis de l’aéroport de Copenhague. Nous filons à l’hôtel.
1er mars Au matin, nous voilà à la pesée des bagages : entre les skis, les pulkas, le matériel grand froid, 4 kilos de semoule et 2 kilos de pâtes, nous ne sommes finalement pas si mal : 45 kilos en tout pour 40 kilos autorisés. L’excédent de 5 kilos à payer est raisonnable. Dans sa course à la modernisation le Groenland a oublié un facteur essentiel dans le développement du tourisme nature : vendre de la semoule dans ses supermarchés. Il faut à chaque fois l’emmener de France et à 17 euros le kilo d’excédent, cette dernière a une saveur bien particulière. Nos bagages à mains ne sont pas pesés… Cette étape passée, il nous reste 3 escales groenlandaises (Kangerlussuaq Aasiaat, Ilulissat) avant d’atteindre notre destination. Le dernier tronçon entre Ilulissat et Qaarsut survole la péninsule de Nugssuaq et pour notre plus grand bonheur nous observons presque l’intégralité de notre parcours et constatons que tous les voyants sont aux verts : l’enneigement semble correct, les crevasses bouchées et aucune tâche grise ne souille la banquise. Avec nostalgie j’observe également mon tour de l’île Arve Princess effectué en kayak en Aout 2018. A 15h20 comme prévu nous voilà à Qaarsut. Dès l’arrivée, le contre la montre est lancé lorsque nous apprenons par l’agent de sécurité que le magasin situé à quelques kilomètres ferme à 16h30. Nous n’avons pas de nourriture ni pour ce soir ni pour rallier Uummanaq le lendemain. Nous déballons au mieux les pulkas et je file à skis au plus vite vers le village et entre dans le magasin à 16h30. J’entends le caissier qui me dit « It’s closing » et je prends en vrac comme je peux : salami, eau, biscuits, tortillas. Ouf, nous avons à manger. Entre temps les employés ont fermé la porte, je dois leur faire rouvrir pour sortir… Bien fatigués par le décalage, nous montons la tente en bordure du village et enfin prenons le temps de regarder le décor des 15 prochains jours : dans toutes les directions des falaises de 1000m ou plus, entourées de glace et d’icebergs.
Nous sommes déjà comblés alors que notre périple n’a pas commencé !
2 mars -18°C au réveil, il fait plutôt beau même si une petite brume voile certains sommets. Lors du démontage de la tente nous sommes ravis d’une amélioration technique sur les arceaux qui va révolutionner nos randonnées nordiques (rien que ça) : nous avons enduit de graisse mécanique les parties mâles et femelles des arceaux : ils sont donc très faciles à déboiter (ils avaient tendance à se coincer sous l’effet du givre). A 5h45 nous sommes sur les skis direction Uummannaq que l’on distingue 20 km plus à l’est. Pour nous, cette étape n’est pas anodine puisqu’elle s’effectue entièrement sur la banquise et à plusieurs kilomètres du rivage. Notre expérience de la banquise se limite à de la banquise de fond de fjord bien uniforme. Ici le fjord est large de plusieurs dizaines de kilomètres, la banquise n’est pas lisse mais comporte de nombreuses petites zones de pression chaotique mais avec soulagement nous constatons qu’elle est sillonnée de traces et même parcourue en voiture par les locaux… Nous prenons conscience de l’immensité du fjord quand, après 2h de ski, Qaarsut semble toujours aussi proche de nous et Uummannaq toujours aussi loin.
Comme nous n’avons qu’un jour de nourriture à tirer, les pulkas sont légères, nous avançons rapidement et rejoignons Uummanaq vers 13h. Nous sommes donc au pied de la fameuse montagne en forme de cœur que nous avons vue en photos des dizaines de fois. L’île d’Uummannaq est vraiment majestueuse et une bonne partie du séjour nous distinguerons au loin cette belle montagne.
A 14h, nous voilà devant le Pilersuisoq de la ville pour nous ravitailler et pour notre plus grand déplaisir nous constatons qu’il ferme dans une heure (fermeture à 15 h le samedi sinon 16h30 les autres jours, fermé le dimanche) or nous avons 15 jours complets de nourriture à acheter. Se tromper dans les quantités dans un sens comme dans l’autre serait dommageable. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin : muesli, cruesli, pain noir, tortillas, fromage, salami, confiture, beurre, biscuits mais seulement 2 litres d’essence C alors qu’il nous en faudrait 8. Nous avons également acheté 4 litres d’alcool à brûler (Sprit) pour nous chauffer un peu sous la tente grâce à un bruleur à alcool. A Qaarsut comme à Uummannaq, de l’alcool à brûler était disponible en grande quantité en rayon, nous regrettons grandement de ne pas avoir pris deux réchauds à alcool bien plus fiables et faciles d’utilisation que nos deux réchauds à essence. Dehors, toujours par -18°C avec un petit vent, nous rempaquetons nos vivres dans des sacs de congélation afin de s’alléger des multiples emballages. Statiques et sans les gants nous sommes glacés.

Reste le problème de l’essence. Il n’y plus qu’une seule solution : la pompe à essence du port. Un groenlandais nous débloque d’une situation qui aurait pu durer : pour sélectionner la pompe à essence sur l’interface de paiement, il faut d’abord retirer la carte bleue... Nous remplissons de super (benzin) 3 bouteilles de 2 litres d’eau préalablement vidées. Nous nous salissons bien les mains et les gants lors de cette opération et une odeur d’essence nous accompagnera tout le séjour… Nous sommes un peu inquiets quand à la qualité de l’essence surtout que nos bouteilles d’eau n’étaient pas sèches, l’essence contient des petits cristaux de glace… Alors que nous appelons Paaluk pour le fusil, ce dernier vient à notre rencontre en voiture avec le fusil et les cartouches qu’il nous remet sur le parking du magasin. Nous voilà donc fin prêts avec notre nourriture, le carburant et notre fusil à pompe calibre 12. Toujours bien fatigués par le voyage et le décalage nous montons la tente sur la mer à côté de la ville. Seuls quelques centimètres de neige recouvre la banquise et faire des ancrages solides pour la tente n’est pas facile... A notre campement, Jimmy, un musher français au Groenland pour la saison vient à notre rencontre et nous prévient qu’un ours a été signalé « par là » en nous montrant pile la direction de l’étape de demain… Nous montons donc l’alarme dès cette nuit : tout fonctionne, les 4 détecteurs de mouvements se déclenchent correctement dès que quelque chose entre dans leur périmètre de détection. Dans la tente, nous essayons les réchauds, tout fonctionne aussi. Lors de l’allumage, la phase de préchauffage est effectuée avec de l’alcool à brûler versé directement dans la coupelle du réchaud. Cela est bien plus commode qu’avec de l’essence liquide qui une fois en feu, produit dans un nuage de vapeur et de suie, de hautes flammes jaunes qui encrassent le réchaud… Nous nous endormons, détendus, après ces deux journées où en bons européens nous avons toujours été pressés par le temps dans ce pays où il est censé s’arrêter !
3 mars Réveil à 5h45, -15°C, beau temps mais une épaisse brume stagne sur le fjord ne laissant que quelques centaines de mètres de visibilité. Sans repère sur la banquise, l’orientation est compliquée et le GPS nous aide franchement pour gagner l’entrée de la vallée glaciaire située à 20 km au sud-est de la ville. A14h, la brume se dissipe, il fait beau. Peu à peu nous entrons dans la vallée où le fameux glacier et ses 1300 m de dénivelé nous attendent. L’accès à la langue du glacier se fait par une rivière gelée recouverte de neige, c’est très commode par rapport à la montagne de cailloux et d’éboulis déneigés qui bordent les rives.
Le mur frontal du glacier qui nous inquiétait est raide mais sans difficultés majeures même si sur les 150 premiers mètres il faut tirer bien fort sur les harnais. Ensuite la pente s’adoucit, nous nous enfonçons dans le cirque. Après 300 m d’ascension nous montons la tente sur le glacier vers 17h. Cette fois nous pouvons le dire : l’ambiance est exceptionnelle, la vue sur le fjord porte loin et 2 immenses murailles de 800 m entourent la tente. Il n’y a plus aucune trace humaine.
4 mars Réveil à 6h, -18°C, nuageux mais de belles éclaircies permettent de deviner le ciel bleu notamment en direction du col à franchir ce qui nous décide à poursuivre l’ascension. Nous progressons dans ce cirque de glace et de roches, nous sommes surplombés par des aiguilles et des cathédrales de granit de plusieurs centaines de mètres de hauteur.
L’enneigement dans la région est plutôt faible (200 mm de précipitation par an à Uummannaq) et peut constituer un obstacle au ski nordique et sur le glacier une petite couche de 10 cm seulement recouvre la glace mais c’est suffisant pour se passer des crampons. Le rythme de montée est plutôt bon : 200 mètres à l’heure et nous sommes rapidement devant le ressaut terminal à 900 mètres. Comme vu sur Google Earth, ce dernier est protégé par une barre de crevasses et de séracs mais en rive gauche un passage beaucoup moins exposé est effectivement présent. Nous nous encordons mais attirés par une contre pente saine nous nous éloignons de l’itinéraire prévu. C’était une erreur puisque nous nous retrouvons dans une zone de crevasses invisibles du bas. Heureusement le passage est court, peut être une centaine de mètres, et nous retrouvons rapidement un endroit plus sûr. Vers 1100 m, par un petit vent glacial, nous nous accordons une pause pique- nique de… 10 minutes tellement il fait froid. La côte 1300 mètres est atteinte et nous sommes enfin sur le plateau sommital large et long de plusieurs kilomètres. Cette zone plate nous permet de souffler un peu après cette longue montée.
Les sommets sont bouchés et le plafond nuageux menace de s’abattre sur nous. N’ayant aucune envie de nous retrouver sans visibilité sur le glacier nous traçons de plus belle vers la pente de sortie. Nous entamons la descente en fin d’après midi, sans les peaux de phoque c’est avec plaisir que nous voyons défiler les kilomètres et les dénivelés sur une pente idéale pour la pulka. Le camp est monté sur le glacier à quelques centaines de mètres du mur terminal. Il fait un peu plus froid que les jours précédents : -20°C et les détecteurs de mouvement sonnent en permanence : pas le choix il va falloir se passer d’alarme. Comme tous les soirs nous envoyons notre position à l’aide d’une balise SPOT.
5 mars -18°C encore, et réveil à 6h pour poursuivre la descente. Le glacier se termine par une succession de magnifiques murs bleus de glace vive mais en rive droite un passage facile permet de rejoindre la rivière exutoire. Contrairement à sa jumelle de la rive nord, de l’eau s’écoule sur la glace la rendant impraticable et c’est dans les langues de neiges des pierriers morainiques que nous nous frayons tant bien que mal un chemin.
La neige est tellement légère que même dans les zones d’accumulation, 50 cm de neige ne permettent pas d’éviter les rochers sous jacents. L’immense vallée intérieure de Nugssuaq est désormais devant nos spatules, la partie glaciaire est franchie, nous envisageons la suite du voyage beaucoup plus sereinement… L’entrée dans la vallée donne l’impression de pénétrer un sanctuaire tout est blanc, grand, silencieux et sans aucune trace.

Nous progressons seuls au monde sur une large zone plate en direction du premier grand lac : le Sarqap taserssua. Un vent relativement fort nous oblige à rajouter des couches. Au loin quelques rennes fuient à notre approche. Lors de la montée du camp en face de l’île centrale du lac il fait désormais -25°C.
La nuit est glaciale et je dois me lever pour enfiler d’autres couches. Je dors avec 2 grosses polaires, la gore tex et un masque sur le visage : ça va beaucoup mieux. Vers 1h du matin un bruit de bâche nous réveille et il faut sortir pour lever le doute, ni ours ni renard, sûrement le bruit de la tente.
6 mars 6h, -28°C dans la tente et grand soleil. J’enfile d’autres couches au niveau des jambes et ma tenue sera identique ou presque de jour comme de nuit pour les 10 prochains jours. En bas, par-dessus mon sous-vêtement, un caleçon en laine, un caleçon polaire et un pantalon de ski de rando (coupe vent) en haut un T-shirt manche longue en laine, une grosse polaire, une autre grosse polaire et la gore tex pour la tête, tour de cou en laine, cagoule en soie, toque canadienne et masque néoprène sur le visage pour les mains, moufles en laine, sur-moufles coupe-vent et parfois le matin sur-moufles fourrées pour les pieds, chaussures de ski nordique, semelles en laine et deux paires de chaussettes en laine. La doudoune n’est utilisée que pour les pauses ou les arrêts. Nous poursuivons sur le lac où il fait maintenant -30°C avec un petit vent, le seul moyen de se réchauffer est d’accélérer…
A midi en plein soleil il fait toujours -30 (mais le vent s’est calmé), nous quittons le premier lac et montons le camp à l’extrémité est du deuxième : le Tasingortaq.
7 mars 6h, -29°C, beau temps, comme chaque jour nous mettons 1h45 à lever le camp et avant 8h nous sommes donc en route pour la traversée du Uigordeq, le dernier lac du chapelet avant une partie un peu plus montagneuse. La jonction pour rallier le lac est en neige profonde et la vitesse de progression ralentie considérablement nous laissant perplexes quant aux 15 kilomètres de la traversée.

Heureusement, sur le lac, le vent a fait son travail et la neige porte enfin. La température remonte au fil des heures, -20°C, -15°C et -10°C à la pause pique- nique. Nous atteignons le bout du lac où 200 mètres de remontée nous attendent avec au milieu de la pente un ressaut pierreux et neigeux dont le franchissement semble problématique même si ce dernier ne fait même pas 30 m de haut. Nous longeons la congère en quête d’un passage et c’est finalement en revenant sur nos pas complètement à notre droite qu’une écharpe de neige nous parait skiable entre les cailloux. Après un fort coup de reins nous sommes au sommet de l’obstacle sous un temps presque tempétueux mais comme il fait -5°C, le vent est largement supportable. Nous avons gagné 25 °C en quelques heures. Plus loin, sous la muraille de la montagne Majoriarssuatsiaq nous retrouvons la piste qui relie Ikerasak et Qeqertaq : les premières traces d’activité humaine après 4 jours de solitude. Nous voyons même passer un traîneau puis des motoneiges lors de la montée du camp. Après 7 jours consécutifs de bivouac en tente, les duvets commencent à être bien englacés et nous espérons demain déboucher sur le fjord ou apparemment une cabane avec un poêle serait présente.
8 mars Grand soleil et retour du froid (-20°C) après l’après midi de répit de la veille.
Nous nous mettons en route pour une étape descendante vers le fjord. Pas de problème d’orientation pour choisir la gorge de descente, il suffit de suivre les traces. Après un premier ressaut assez raide, la piste rejoint le lit d’une rivière, très encaissée et dépourvue de neige : nous évoluons sur son lit de glace vive et les crampons s’imposent pour poursuivre vers le fjord. Cette partie est toutefois très jolie, la glace offrant des couleurs et des formes très variées.
Le fjord apparait peu à peu et à l’estuaire de la rivière le toit d’une cabane se dessine. Le poêle est encore tiède et il fait 10°C à l’intérieur. Ni une ni deux nous suspendons les duvets sur un fil et profitons d’une pause pique-nique au chaud bien assis sur la banquette. L’après midi je monte seul au cap Eqaluit qaqat. Sans la pulka j’ai l’impression de voler. A presque 400 m au dessus de la mer je regarde le soleil se coucher sur le fjord, les couleurs sont magnifiques.
De retour à la cabane, nous voyons arriver assez tard dans la soirée deux pêcheurs. Pour notre plus grand bonheur ils remplissent le réservoir de pétrole et démarrent le poêle. La température monte et dépasse les 25°C. Toutes nos affaires sèchent ! Nous sommes un peu honteux de ne pas avoir rapporté de la glace à fondre après avoir préparé notre propre repas. Dehors des aurores pâlichonnes sortent derrière la cabane. Nous dormons déjà tandis que les pêcheurs préparent leur palangre de plusieurs centaines d’hameçons.
9 mars Nous sommes au fond du fjord d’Uummannaq à 55 km à vol d’oiseau de la ville et il nous reste 10 jours complets de vacances. Nous allons pouvoir ralentir l’allure et s’offrir des journées de skis sans les pulkas. Nous commençons donc dès aujourd’hui et partons en direction du front du glacier de Qarajaqs à l’est de la cabane.
A l’ombre des murailles de falaises il fait assez froid : -25°C. Nous approchons le cap Nugarssuk où nous comptons prendre de la hauteur pour dominer le front côtier du glacier mais la progression se complique à cause des crêtes de pression sur la banquise.
A quelques centaines de mètres du cap il faut renoncer, devant nous c’est un enchevêtrement de blocs de glaces et d’icebergs.
Nous tirons vers le fjord de Qarassapima en direction d’une cabane figurant sur la carte que nous apercevons aux jumelles. Elle est occupée par un pêcheur qui, sans gants par -20°C, appâte les hameçons de ses lignes. Il parle un peu anglais et nous apprenons que le flétan du fin fond du fjord d’Uummanaq est attrapé grâce à des calamars argentins (dont les boites en cartons spécifient même qu’il doit être conservé à -18°C). En milieu d’après-midi nous rentrons à notre cabane avec en chemin l’arrêt fusil. Notre expérience en arme à feu est très limitée et comme nous abordons la partie banquise du séjour nous nous essayons au tir contre un iceberg. Dire que c’est un échec serait insuffisant. Je rate l’iceberg qui doit faire un bon mètre cube alors que je suis à 5 m et Eric échappe le fusil qui lui gicle des mains lors du coup de feu. Bon, il faut dire que viser avec un fusil à pompe est assez dur et que le recul est énorme ! Cette fois, nous nous arrêtons prendre de la glace d’iceberg pour les pêcheurs et nous mais nous peinons à récolter de misérables petits blocs avec le piolet en aluminium. A notre arrivée devant la cabane, nous constatons qu’ils avaient déjà déposé 3 énormes bouts de glace…
Le poêle est resté allumé toute la journée et le thermomètre atteint 40°C ! Les pêcheurs arrivent dans la soirée, nous comprenons à force de geste qu’ils viennent de Qeqertaq pour pêcher dans le fjord d’Uummannaq quelques jours. Ils iront vendre le poisson à Ikerasak le lendemain.
10 mars -20°C, temps grisâtre, peu engageant. Nous quittons notre cabane sauna au petit jour avec les pulkas. A tort ou à raison nous craignons les ours puisque nous serons maintenant sur la banquise pour les prochains jours et plus dans les montagnes de Nugssuaq. Nous avons beau nous répéter qu’ils sont très rares dans le coin mais la nuit, sans alarme, nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles. Pour la suite du séjour nous visons donc soit les villages soit les cabanes afin que les nuits soit reposantes. Nous partons pour Ikerasak dont la montagne est presque la jumelle de celle d’Uummannaq. Nous entrons dans le village en milieu d’après midi. Il y a une belle ambiance : nous sommes dans un village de carte postale de pêcheurs du bout du monde. Le Pilersuisoq est fermé en ce dimanche (sinon 9h-12h/13h30-16h30) mais une autre superette est ouverte et nous achetons des Wasa pour changer du pain noir. Le caissier nous montre la pompe à eau qui, dans les villages du Groenland, est une petite cahute bleue. Le camp est monté sur la banquise au milieu des chiens. La routine est bien en place : la tente est installée rapidement et la préparation du repas du soir suit un rituel rodé. D’abord la fonte de neige pour l’eau des 4 thermos du lendemain. Les deux réchauds sont allumés dans la tente sur une planche, la neige ou la glace d’iceberg est également stockée à l’intérieur dans une bassine pliante.
Puis vient ensuite la fonte de l’eau du soir pour le repas et la boisson. En parallèle, dans deux boites à glaces nous préparons 250 g de semoule ou de pâtes, 125 g de salami, 150 g de fromage, une lichette de beurre, le tout agrémenté d’une sauce en poudre. Après 5 minutes à tremper dans l’eau bouillante, ce plat est exquis avec ses 2 cm d’huiles en tout genre qui surnagent au dessus de la semoule. Nous le prenons à la chaleur du brûleur à alcool. Entre le moment où nous décidons de nous arrêter et le moment où nous entrons dans les duvets, il s’écoule en général 3h ou 3h30. Pour assurer notre confort et être à l’aise nous avons une tente 4 places.
J-30 Afin de limiter un peu les excédents aériens nous tentons d’envoyer un colis de 10kg de nourriture avant notre arrivée à Uummannaq via la poste française. Paaluk accepte de réceptionner le colis à une seule condition : qu’il contienne à son attention 6 bières Heineken. Le colis est envoyé depuis la poste de Chorges (05) avec de la semoule, des pates et les 6 bières pour 30 euros (presque 6 fois moins cher que l’excédent aérien)
J-15 Surprise dans la boite aux lettres : le colis est revenu, aucune explication n’est donnée, tant pis nous achèterons tout sur place.
28 février Jour de départ. Après le boulot nous partons pour Marignane pour la première partie du voyage : se rendre à Copenhague avec un vol Air France via Paris où nous avons le lendemain notre vol Air Greenland pour Qaarsut. C’est l’étape critique du voyage, les billets Marseille-Copenhague et Copenhague-Qaarsut sont complètements indépendants et une perte ou retard des bagages serait compliquée à gérer d’autant que le vol n’est pas direct, nous avons une escale à Roissy. Mais à l’atterrissage à 23h, avec soulagement nous constatons que tout notre barda est sur le tapis de l’aéroport de Copenhague. Nous filons à l’hôtel.
1er mars Au matin, nous voilà à la pesée des bagages : entre les skis, les pulkas, le matériel grand froid, 4 kilos de semoule et 2 kilos de pâtes, nous ne sommes finalement pas si mal : 45 kilos en tout pour 40 kilos autorisés. L’excédent de 5 kilos à payer est raisonnable. Dans sa course à la modernisation le Groenland a oublié un facteur essentiel dans le développement du tourisme nature : vendre de la semoule dans ses supermarchés. Il faut à chaque fois l’emmener de France et à 17 euros le kilo d’excédent, cette dernière a une saveur bien particulière. Nos bagages à mains ne sont pas pesés… Cette étape passée, il nous reste 3 escales groenlandaises (Kangerlussuaq Aasiaat, Ilulissat) avant d’atteindre notre destination. Le dernier tronçon entre Ilulissat et Qaarsut survole la péninsule de Nugssuaq et pour notre plus grand bonheur nous observons presque l’intégralité de notre parcours et constatons que tous les voyants sont aux verts : l’enneigement semble correct, les crevasses bouchées et aucune tâche grise ne souille la banquise. Avec nostalgie j’observe également mon tour de l’île Arve Princess effectué en kayak en Aout 2018. A 15h20 comme prévu nous voilà à Qaarsut. Dès l’arrivée, le contre la montre est lancé lorsque nous apprenons par l’agent de sécurité que le magasin situé à quelques kilomètres ferme à 16h30. Nous n’avons pas de nourriture ni pour ce soir ni pour rallier Uummanaq le lendemain. Nous déballons au mieux les pulkas et je file à skis au plus vite vers le village et entre dans le magasin à 16h30. J’entends le caissier qui me dit « It’s closing » et je prends en vrac comme je peux : salami, eau, biscuits, tortillas. Ouf, nous avons à manger. Entre temps les employés ont fermé la porte, je dois leur faire rouvrir pour sortir… Bien fatigués par le décalage, nous montons la tente en bordure du village et enfin prenons le temps de regarder le décor des 15 prochains jours : dans toutes les directions des falaises de 1000m ou plus, entourées de glace et d’icebergs.

Nous sommes déjà comblés alors que notre périple n’a pas commencé !
2 mars -18°C au réveil, il fait plutôt beau même si une petite brume voile certains sommets. Lors du démontage de la tente nous sommes ravis d’une amélioration technique sur les arceaux qui va révolutionner nos randonnées nordiques (rien que ça) : nous avons enduit de graisse mécanique les parties mâles et femelles des arceaux : ils sont donc très faciles à déboiter (ils avaient tendance à se coincer sous l’effet du givre). A 5h45 nous sommes sur les skis direction Uummannaq que l’on distingue 20 km plus à l’est. Pour nous, cette étape n’est pas anodine puisqu’elle s’effectue entièrement sur la banquise et à plusieurs kilomètres du rivage. Notre expérience de la banquise se limite à de la banquise de fond de fjord bien uniforme. Ici le fjord est large de plusieurs dizaines de kilomètres, la banquise n’est pas lisse mais comporte de nombreuses petites zones de pression chaotique mais avec soulagement nous constatons qu’elle est sillonnée de traces et même parcourue en voiture par les locaux… Nous prenons conscience de l’immensité du fjord quand, après 2h de ski, Qaarsut semble toujours aussi proche de nous et Uummannaq toujours aussi loin.

Comme nous n’avons qu’un jour de nourriture à tirer, les pulkas sont légères, nous avançons rapidement et rejoignons Uummanaq vers 13h. Nous sommes donc au pied de la fameuse montagne en forme de cœur que nous avons vue en photos des dizaines de fois. L’île d’Uummannaq est vraiment majestueuse et une bonne partie du séjour nous distinguerons au loin cette belle montagne.

A 14h, nous voilà devant le Pilersuisoq de la ville pour nous ravitailler et pour notre plus grand déplaisir nous constatons qu’il ferme dans une heure (fermeture à 15 h le samedi sinon 16h30 les autres jours, fermé le dimanche) or nous avons 15 jours complets de nourriture à acheter. Se tromper dans les quantités dans un sens comme dans l’autre serait dommageable. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin : muesli, cruesli, pain noir, tortillas, fromage, salami, confiture, beurre, biscuits mais seulement 2 litres d’essence C alors qu’il nous en faudrait 8. Nous avons également acheté 4 litres d’alcool à brûler (Sprit) pour nous chauffer un peu sous la tente grâce à un bruleur à alcool. A Qaarsut comme à Uummannaq, de l’alcool à brûler était disponible en grande quantité en rayon, nous regrettons grandement de ne pas avoir pris deux réchauds à alcool bien plus fiables et faciles d’utilisation que nos deux réchauds à essence. Dehors, toujours par -18°C avec un petit vent, nous rempaquetons nos vivres dans des sacs de congélation afin de s’alléger des multiples emballages. Statiques et sans les gants nous sommes glacés.

Reste le problème de l’essence. Il n’y plus qu’une seule solution : la pompe à essence du port. Un groenlandais nous débloque d’une situation qui aurait pu durer : pour sélectionner la pompe à essence sur l’interface de paiement, il faut d’abord retirer la carte bleue... Nous remplissons de super (benzin) 3 bouteilles de 2 litres d’eau préalablement vidées. Nous nous salissons bien les mains et les gants lors de cette opération et une odeur d’essence nous accompagnera tout le séjour… Nous sommes un peu inquiets quand à la qualité de l’essence surtout que nos bouteilles d’eau n’étaient pas sèches, l’essence contient des petits cristaux de glace… Alors que nous appelons Paaluk pour le fusil, ce dernier vient à notre rencontre en voiture avec le fusil et les cartouches qu’il nous remet sur le parking du magasin. Nous voilà donc fin prêts avec notre nourriture, le carburant et notre fusil à pompe calibre 12. Toujours bien fatigués par le voyage et le décalage nous montons la tente sur la mer à côté de la ville. Seuls quelques centimètres de neige recouvre la banquise et faire des ancrages solides pour la tente n’est pas facile... A notre campement, Jimmy, un musher français au Groenland pour la saison vient à notre rencontre et nous prévient qu’un ours a été signalé « par là » en nous montrant pile la direction de l’étape de demain… Nous montons donc l’alarme dès cette nuit : tout fonctionne, les 4 détecteurs de mouvements se déclenchent correctement dès que quelque chose entre dans leur périmètre de détection. Dans la tente, nous essayons les réchauds, tout fonctionne aussi. Lors de l’allumage, la phase de préchauffage est effectuée avec de l’alcool à brûler versé directement dans la coupelle du réchaud. Cela est bien plus commode qu’avec de l’essence liquide qui une fois en feu, produit dans un nuage de vapeur et de suie, de hautes flammes jaunes qui encrassent le réchaud… Nous nous endormons, détendus, après ces deux journées où en bons européens nous avons toujours été pressés par le temps dans ce pays où il est censé s’arrêter !
3 mars Réveil à 5h45, -15°C, beau temps mais une épaisse brume stagne sur le fjord ne laissant que quelques centaines de mètres de visibilité. Sans repère sur la banquise, l’orientation est compliquée et le GPS nous aide franchement pour gagner l’entrée de la vallée glaciaire située à 20 km au sud-est de la ville. A14h, la brume se dissipe, il fait beau. Peu à peu nous entrons dans la vallée où le fameux glacier et ses 1300 m de dénivelé nous attendent. L’accès à la langue du glacier se fait par une rivière gelée recouverte de neige, c’est très commode par rapport à la montagne de cailloux et d’éboulis déneigés qui bordent les rives.

Le mur frontal du glacier qui nous inquiétait est raide mais sans difficultés majeures même si sur les 150 premiers mètres il faut tirer bien fort sur les harnais. Ensuite la pente s’adoucit, nous nous enfonçons dans le cirque. Après 300 m d’ascension nous montons la tente sur le glacier vers 17h. Cette fois nous pouvons le dire : l’ambiance est exceptionnelle, la vue sur le fjord porte loin et 2 immenses murailles de 800 m entourent la tente. Il n’y a plus aucune trace humaine.

4 mars Réveil à 6h, -18°C, nuageux mais de belles éclaircies permettent de deviner le ciel bleu notamment en direction du col à franchir ce qui nous décide à poursuivre l’ascension. Nous progressons dans ce cirque de glace et de roches, nous sommes surplombés par des aiguilles et des cathédrales de granit de plusieurs centaines de mètres de hauteur.

L’enneigement dans la région est plutôt faible (200 mm de précipitation par an à Uummannaq) et peut constituer un obstacle au ski nordique et sur le glacier une petite couche de 10 cm seulement recouvre la glace mais c’est suffisant pour se passer des crampons. Le rythme de montée est plutôt bon : 200 mètres à l’heure et nous sommes rapidement devant le ressaut terminal à 900 mètres. Comme vu sur Google Earth, ce dernier est protégé par une barre de crevasses et de séracs mais en rive gauche un passage beaucoup moins exposé est effectivement présent. Nous nous encordons mais attirés par une contre pente saine nous nous éloignons de l’itinéraire prévu. C’était une erreur puisque nous nous retrouvons dans une zone de crevasses invisibles du bas. Heureusement le passage est court, peut être une centaine de mètres, et nous retrouvons rapidement un endroit plus sûr. Vers 1100 m, par un petit vent glacial, nous nous accordons une pause pique- nique de… 10 minutes tellement il fait froid. La côte 1300 mètres est atteinte et nous sommes enfin sur le plateau sommital large et long de plusieurs kilomètres. Cette zone plate nous permet de souffler un peu après cette longue montée.

Les sommets sont bouchés et le plafond nuageux menace de s’abattre sur nous. N’ayant aucune envie de nous retrouver sans visibilité sur le glacier nous traçons de plus belle vers la pente de sortie. Nous entamons la descente en fin d’après midi, sans les peaux de phoque c’est avec plaisir que nous voyons défiler les kilomètres et les dénivelés sur une pente idéale pour la pulka. Le camp est monté sur le glacier à quelques centaines de mètres du mur terminal. Il fait un peu plus froid que les jours précédents : -20°C et les détecteurs de mouvement sonnent en permanence : pas le choix il va falloir se passer d’alarme. Comme tous les soirs nous envoyons notre position à l’aide d’une balise SPOT.
5 mars -18°C encore, et réveil à 6h pour poursuivre la descente. Le glacier se termine par une succession de magnifiques murs bleus de glace vive mais en rive droite un passage facile permet de rejoindre la rivière exutoire. Contrairement à sa jumelle de la rive nord, de l’eau s’écoule sur la glace la rendant impraticable et c’est dans les langues de neiges des pierriers morainiques que nous nous frayons tant bien que mal un chemin.

La neige est tellement légère que même dans les zones d’accumulation, 50 cm de neige ne permettent pas d’éviter les rochers sous jacents. L’immense vallée intérieure de Nugssuaq est désormais devant nos spatules, la partie glaciaire est franchie, nous envisageons la suite du voyage beaucoup plus sereinement… L’entrée dans la vallée donne l’impression de pénétrer un sanctuaire tout est blanc, grand, silencieux et sans aucune trace.

Nous progressons seuls au monde sur une large zone plate en direction du premier grand lac : le Sarqap taserssua. Un vent relativement fort nous oblige à rajouter des couches. Au loin quelques rennes fuient à notre approche. Lors de la montée du camp en face de l’île centrale du lac il fait désormais -25°C.

La nuit est glaciale et je dois me lever pour enfiler d’autres couches. Je dors avec 2 grosses polaires, la gore tex et un masque sur le visage : ça va beaucoup mieux. Vers 1h du matin un bruit de bâche nous réveille et il faut sortir pour lever le doute, ni ours ni renard, sûrement le bruit de la tente.
6 mars 6h, -28°C dans la tente et grand soleil. J’enfile d’autres couches au niveau des jambes et ma tenue sera identique ou presque de jour comme de nuit pour les 10 prochains jours. En bas, par-dessus mon sous-vêtement, un caleçon en laine, un caleçon polaire et un pantalon de ski de rando (coupe vent) en haut un T-shirt manche longue en laine, une grosse polaire, une autre grosse polaire et la gore tex pour la tête, tour de cou en laine, cagoule en soie, toque canadienne et masque néoprène sur le visage pour les mains, moufles en laine, sur-moufles coupe-vent et parfois le matin sur-moufles fourrées pour les pieds, chaussures de ski nordique, semelles en laine et deux paires de chaussettes en laine. La doudoune n’est utilisée que pour les pauses ou les arrêts. Nous poursuivons sur le lac où il fait maintenant -30°C avec un petit vent, le seul moyen de se réchauffer est d’accélérer…

A midi en plein soleil il fait toujours -30 (mais le vent s’est calmé), nous quittons le premier lac et montons le camp à l’extrémité est du deuxième : le Tasingortaq.
7 mars 6h, -29°C, beau temps, comme chaque jour nous mettons 1h45 à lever le camp et avant 8h nous sommes donc en route pour la traversée du Uigordeq, le dernier lac du chapelet avant une partie un peu plus montagneuse. La jonction pour rallier le lac est en neige profonde et la vitesse de progression ralentie considérablement nous laissant perplexes quant aux 15 kilomètres de la traversée.

Heureusement, sur le lac, le vent a fait son travail et la neige porte enfin. La température remonte au fil des heures, -20°C, -15°C et -10°C à la pause pique- nique. Nous atteignons le bout du lac où 200 mètres de remontée nous attendent avec au milieu de la pente un ressaut pierreux et neigeux dont le franchissement semble problématique même si ce dernier ne fait même pas 30 m de haut. Nous longeons la congère en quête d’un passage et c’est finalement en revenant sur nos pas complètement à notre droite qu’une écharpe de neige nous parait skiable entre les cailloux. Après un fort coup de reins nous sommes au sommet de l’obstacle sous un temps presque tempétueux mais comme il fait -5°C, le vent est largement supportable. Nous avons gagné 25 °C en quelques heures. Plus loin, sous la muraille de la montagne Majoriarssuatsiaq nous retrouvons la piste qui relie Ikerasak et Qeqertaq : les premières traces d’activité humaine après 4 jours de solitude. Nous voyons même passer un traîneau puis des motoneiges lors de la montée du camp. Après 7 jours consécutifs de bivouac en tente, les duvets commencent à être bien englacés et nous espérons demain déboucher sur le fjord ou apparemment une cabane avec un poêle serait présente.
8 mars Grand soleil et retour du froid (-20°C) après l’après midi de répit de la veille.

Nous nous mettons en route pour une étape descendante vers le fjord. Pas de problème d’orientation pour choisir la gorge de descente, il suffit de suivre les traces. Après un premier ressaut assez raide, la piste rejoint le lit d’une rivière, très encaissée et dépourvue de neige : nous évoluons sur son lit de glace vive et les crampons s’imposent pour poursuivre vers le fjord. Cette partie est toutefois très jolie, la glace offrant des couleurs et des formes très variées.

Le fjord apparait peu à peu et à l’estuaire de la rivière le toit d’une cabane se dessine. Le poêle est encore tiède et il fait 10°C à l’intérieur. Ni une ni deux nous suspendons les duvets sur un fil et profitons d’une pause pique-nique au chaud bien assis sur la banquette. L’après midi je monte seul au cap Eqaluit qaqat. Sans la pulka j’ai l’impression de voler. A presque 400 m au dessus de la mer je regarde le soleil se coucher sur le fjord, les couleurs sont magnifiques.

De retour à la cabane, nous voyons arriver assez tard dans la soirée deux pêcheurs. Pour notre plus grand bonheur ils remplissent le réservoir de pétrole et démarrent le poêle. La température monte et dépasse les 25°C. Toutes nos affaires sèchent ! Nous sommes un peu honteux de ne pas avoir rapporté de la glace à fondre après avoir préparé notre propre repas. Dehors des aurores pâlichonnes sortent derrière la cabane. Nous dormons déjà tandis que les pêcheurs préparent leur palangre de plusieurs centaines d’hameçons.
9 mars Nous sommes au fond du fjord d’Uummannaq à 55 km à vol d’oiseau de la ville et il nous reste 10 jours complets de vacances. Nous allons pouvoir ralentir l’allure et s’offrir des journées de skis sans les pulkas. Nous commençons donc dès aujourd’hui et partons en direction du front du glacier de Qarajaqs à l’est de la cabane.

A l’ombre des murailles de falaises il fait assez froid : -25°C. Nous approchons le cap Nugarssuk où nous comptons prendre de la hauteur pour dominer le front côtier du glacier mais la progression se complique à cause des crêtes de pression sur la banquise.

A quelques centaines de mètres du cap il faut renoncer, devant nous c’est un enchevêtrement de blocs de glaces et d’icebergs.

Nous tirons vers le fjord de Qarassapima en direction d’une cabane figurant sur la carte que nous apercevons aux jumelles. Elle est occupée par un pêcheur qui, sans gants par -20°C, appâte les hameçons de ses lignes. Il parle un peu anglais et nous apprenons que le flétan du fin fond du fjord d’Uummanaq est attrapé grâce à des calamars argentins (dont les boites en cartons spécifient même qu’il doit être conservé à -18°C). En milieu d’après-midi nous rentrons à notre cabane avec en chemin l’arrêt fusil. Notre expérience en arme à feu est très limitée et comme nous abordons la partie banquise du séjour nous nous essayons au tir contre un iceberg. Dire que c’est un échec serait insuffisant. Je rate l’iceberg qui doit faire un bon mètre cube alors que je suis à 5 m et Eric échappe le fusil qui lui gicle des mains lors du coup de feu. Bon, il faut dire que viser avec un fusil à pompe est assez dur et que le recul est énorme ! Cette fois, nous nous arrêtons prendre de la glace d’iceberg pour les pêcheurs et nous mais nous peinons à récolter de misérables petits blocs avec le piolet en aluminium. A notre arrivée devant la cabane, nous constatons qu’ils avaient déjà déposé 3 énormes bouts de glace…
Le poêle est resté allumé toute la journée et le thermomètre atteint 40°C ! Les pêcheurs arrivent dans la soirée, nous comprenons à force de geste qu’ils viennent de Qeqertaq pour pêcher dans le fjord d’Uummannaq quelques jours. Ils iront vendre le poisson à Ikerasak le lendemain.
10 mars -20°C, temps grisâtre, peu engageant. Nous quittons notre cabane sauna au petit jour avec les pulkas. A tort ou à raison nous craignons les ours puisque nous serons maintenant sur la banquise pour les prochains jours et plus dans les montagnes de Nugssuaq. Nous avons beau nous répéter qu’ils sont très rares dans le coin mais la nuit, sans alarme, nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles. Pour la suite du séjour nous visons donc soit les villages soit les cabanes afin que les nuits soit reposantes. Nous partons pour Ikerasak dont la montagne est presque la jumelle de celle d’Uummannaq. Nous entrons dans le village en milieu d’après midi. Il y a une belle ambiance : nous sommes dans un village de carte postale de pêcheurs du bout du monde. Le Pilersuisoq est fermé en ce dimanche (sinon 9h-12h/13h30-16h30) mais une autre superette est ouverte et nous achetons des Wasa pour changer du pain noir. Le caissier nous montre la pompe à eau qui, dans les villages du Groenland, est une petite cahute bleue. Le camp est monté sur la banquise au milieu des chiens. La routine est bien en place : la tente est installée rapidement et la préparation du repas du soir suit un rituel rodé. D’abord la fonte de neige pour l’eau des 4 thermos du lendemain. Les deux réchauds sont allumés dans la tente sur une planche, la neige ou la glace d’iceberg est également stockée à l’intérieur dans une bassine pliante.

Puis vient ensuite la fonte de l’eau du soir pour le repas et la boisson. En parallèle, dans deux boites à glaces nous préparons 250 g de semoule ou de pâtes, 125 g de salami, 150 g de fromage, une lichette de beurre, le tout agrémenté d’une sauce en poudre. Après 5 minutes à tremper dans l’eau bouillante, ce plat est exquis avec ses 2 cm d’huiles en tout genre qui surnagent au dessus de la semoule. Nous le prenons à la chaleur du brûleur à alcool. Entre le moment où nous décidons de nous arrêter et le moment où nous entrons dans les duvets, il s’écoule en général 3h ou 3h30. Pour assurer notre confort et être à l’aise nous avons une tente 4 places.
De Saïgon à Con Dao en bus + bateau English translation pending
Salut! La semaine prochaine je vais sur l île con dao. J'ai réservé un bus qui m'amène de Saigon à soc trang puis bateau superdong qui part de tran de. Apparemment il y a un mini bus de la compagnie de bateau à réserver qui va de la station de bus à l'embarcadère. sauf que le site superdong est en vietnamien et je ne trouve aucune info sur les forums! Et je veux absolument réserver cette navette car c'est la blinde apparemment si je prends le taxi. Concrètement je réserve comment? Merci pour vos réponses 🤗
Traductions des paroles de Yannick Noah "La voie des sages" English translation pending
Bonjour,
je joue dans un petit groupe de musique et je suis à la recherche des paroles de "La voix des sages" https://www.youtube.com/watch?v=pS3rkCJ-_Lo
Il y a deux partie :
à 1min13 : une voix qui pourrait être "bebebzan min'abé" d'après un post dans le forum be-fang@beti.fr (qui me dit au passage que la langue serait le Fang) à 2min14 : une voix et des choeurs, et là je n'ai rien.
J'ai recherché partout les paroles en vain, et je précise que je n'ai aucune connaissance ni culture africaine ou camerounaise (mes excuses si ce n'est pas du Fang ou même si la langue Fang n'existe pas...).
la dernière solution est de faire un relevé phonétique approchant, mais par respect pour la chanson, je souhaite connaître et comprendre les paroles :)
merci d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter.
julien
je joue dans un petit groupe de musique et je suis à la recherche des paroles de "La voix des sages" https://www.youtube.com/watch?v=pS3rkCJ-_Lo
Il y a deux partie :
à 1min13 : une voix qui pourrait être "bebebzan min'abé" d'après un post dans le forum be-fang@beti.fr (qui me dit au passage que la langue serait le Fang) à 2min14 : une voix et des choeurs, et là je n'ai rien.
J'ai recherché partout les paroles en vain, et je précise que je n'ai aucune connaissance ni culture africaine ou camerounaise (mes excuses si ce n'est pas du Fang ou même si la langue Fang n'existe pas...).
la dernière solution est de faire un relevé phonétique approchant, mais par respect pour la chanson, je souhaite connaître et comprendre les paroles :)
merci d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter.
julien
Réduction de tarifs des vols intérieurs avec Ethiopian Airlines English translation pending
Bonjour,
Je vous sollicite afin de savoir si les tarifs des vols intérieurs étaient moins élevés si ceux ci été achetés sur place (en Ethiopie) et à la dernière minute ?
Je sais qu'en prenant vol international avec Ethiopian airlines, les vols domestiques opérés par la même compagnie peuvent bénéficient de tarifs réduits. Ce qui n'est plus le cas si on y arrive via une compagnie autre que la compagnie nationale. Le hic, c'est que les billets proposés par Ethiopian sont en moyenne 200eur plus chers que ceux de la Lufthansa par exemple pour un trajet Paris/Addis Abeba. D'ou ma question :-)
Un grand merci à celles et ceux qui auront le temps et la gentillesse d'apporter quelques réponses.
Mamoudou
Je vous sollicite afin de savoir si les tarifs des vols intérieurs étaient moins élevés si ceux ci été achetés sur place (en Ethiopie) et à la dernière minute ?
Je sais qu'en prenant vol international avec Ethiopian airlines, les vols domestiques opérés par la même compagnie peuvent bénéficient de tarifs réduits. Ce qui n'est plus le cas si on y arrive via une compagnie autre que la compagnie nationale. Le hic, c'est que les billets proposés par Ethiopian sont en moyenne 200eur plus chers que ceux de la Lufthansa par exemple pour un trajet Paris/Addis Abeba. D'ou ma question :-)
Un grand merci à celles et ceux qui auront le temps et la gentillesse d'apporter quelques réponses.
Mamoudou