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Circuit Californie du Nord en 15 jours English translation pending
by Germaine93 · 2014-08-22 · 22 replies
Bonjour,

Voici une première ébauche de ce à quoi pourrait ressembler (notre plan B) d'un circuit dans le Nord de la Californie. (Au cas où, notre premier circuit SF-Phoenix plan A nous coûte trop cher)

J'ai piqué des idées sur beaucoup de carnets (Zitounet & Steph8535 entre autre😛) et me rend compte que cela a son utilié de laisser un retour après coup

J 1 Paris - SF J 2 à 4 SF Prise de la voiture en fin de J4 J 5 SF - Inverness Marin headland, Muir Woods, Point Reyes J 6 Inverness - Mendocino ou Fort Bragg Bodega Bay, Côte californienne, Mendocino J 7 Mendocino ou Fort Bragg - Fortuna Chandelier tree, Humboldt J 8 Fortuna - Red Bluff Lassen Volcanic Park J 9 Lassen Volcanic Park Lassen Volcanic Park J 10 Red Bluff - Tahoe city Nord du Lake Tahoe, Carson city J 11 Tahoe city - Lee Vining Mono Lake, Bodie J 12 Lee Vining - Oakhurst ou environ Tioga road, point de vue Half Dôme J 13 Yosemite Mariposa Grove le matin & balades Yosemite J 14 Monterey Peut-être voir Carmel aussi J 15 Monterey – SF vol retour

Comme d'habitude, j'attends vos avis éclairés sur des modifications/rajout possibles de cette boucle. Si on peut rajouter une nuit, où pourrait-on l'insérer à vos yeux ?

Bonne journée à tous🙂
Compte rendu: 25 jours au Kirghizistan English translation pending
by Belgarath · 2014-08-07 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je reviens de 25 jours au Kirghizistan (du 12 Juillet au 6 Août 2014), et je me livre à un petit compte rendu, pour étoffer ce forum déjà riche en informations, dont je me suis largement servi pour préparer mon voyage. Je donnerai surtout des informations pratiques, plus que des ressentis.

Mais globalement, je peux dire que je reviens enchanté de ce voyage. Les paysages étaient magnifiques, variés, les gens accueillants, l’atmosphère dépaysante, je ne me suis jamais senti en insécurité, et j’ai trouvé qu’il était très simple d’y voyager.

Ma copine et moi sommes arrivés avec Turkish Airlines à Bichkek. On y est resté 2 jours, avant d’aller à Karakol. On a effectué un trek de 6 jours dans la région, puis on est remonté à Karakol, on a longé la rive Sud du lac Issyk Kul, nuit à Tosor, puis trajet direct jusqu’à Kochkor. De là, on est allé au Lac Song Kol, qu’on a quitté à pied pour Kara Keche (Sud-Ouest du lac), Chayek, Aral, Kyzyl Oi, Suusamyr. Enfin, de Suusamyr, on est allé au Sud du col d’Ala Archa, et on a rejoint Bichkek en un trek de 3 jours.

TRANSPORTS

On a trouvé qu’il était très simple de se déplacer. Il y a pas mal de minibus pour relier les villes, et les taxis sont nombreux en ville. Ils sont de plus assez bon marché (environ 150 soms la course de taxi à Bichkek, 400-500 pour relier l’aéroport à la ville). On a fait du stop à plusieurs reprises, ça marchait bien. Une minorité des conducteurs nous ont demandé des sous pour le service rendu. Les fois où on a voulu aller dans des zones reculées, on a trouvé sans mal un taxi (pour aller de Suusamyr au Sud du canyon d’Ala Archa (50 km, 1500 soms), et pour aller de Kochkor au village de Kyzart (1800 soms)).

CHEVAL

Deux fois, on a voulu louer des chevaux, et ça a été simple à chaque fois. - La première fois, au Sud de Jetti Oghuz, on a demandé dans une yourte au hasard, et ils ont été OK (400 soms/pers pour 3h, avec guide). - La 2e fois, au village de Kyzart (pas au col, au village), même chose. Pour 2 jours de cheval (un pour rejoindre le lac Song Kol, un pour en faire le tour d’Est en Ouest), avec guide, on a payé 2750 soms par personne (le CBT nous proposait des pris 1,5 fois plus cher pour la même offre). A noter qu’on était 4 pour cette rando. On dormait dans nos tentes, et on avait notre propre nourriture, qu’on partageait avec le guide le midi (le soir il mangeait et dormait en yourte). On avait 6 chevaux : 4 pour nous, un pour le guide, et un pour porter nos 4 sacs de 20 kg chacun.

RANDONNEE

Comme signalé sur le forum, à Bichkek, on trouve des cartes (magasin Geoid, pas facile à trouver, j’ai acheté des cartes qui coutaient entre 200 et 400 soms chacune), et des bouteilles de gaz (Red Fox, 500 soms). On a vu par la suite les mêmes bouteilles de gaz à 200 ou 300 soms au CBT de Karakol. J’avais téléchargé toutes les cartes du KG du site
http://maps.vlasenko.net/soviet-military-topographic-map/ , et les avais mises sur ma tablette. Elles ne sont plus à jour, et sont en cyrillique, mais c’est mieux que rien. Les cartes de Geoid sont d’ailleurs souvent identiques à celles-ci.

Notre 1ère rando partait de Jetti Oghuz (au Sud-Ouest de Karakol), et se terminait à Teploklyuchenka (à l’Est de Karakol), en passant par le col de Teleti, le lac d’Ala Kol et Altyn Arashan. On l’a fait en 6 jours, mais c’est possible en 5. Jour 1 : départ de Jetti Oghuz, le sentier suit une piste large où pas mal de 4x4 nous doublaient. On a dépassé un gros camp de yourtes, on a continué à monter un peu, et on a planté la tente à une intersection de vallée. C’était une toute petite journée de marche. Jour 2 : le matin, on a loué deux chevaux dans une yourte, en s’adressant directement aux habitants. On a payé 400 soms par personne pour cheval + guide, rando de 3 heures. L’aprem, on a marché jusqu’au pied du col de Telety. Là aussi, on a peu marché dans la journée, on aurait pu faire les deux premiers jours en 1. Jour 3 : camp de base de Telety – Camp dans la vallée de Karakol. Attention, depuis le col de Telety, on commence par descendre rive gauche du torrent, puis il faut traverser et finir rive droite ! Un chemin continue rive gauche mais descend très très raide. Jour 4 : camp dans la vallée de Karakol – Lac Ala Kol. Trois jours avant notre passage (mi-Juillet donc), il y avait apparemment une tempête de neige. Pour nous, c’était grand soleil. Jour 5 : Lac Ala Kol – Altyn Arashan. A Altyn Arashan, on vous propose des bains chauds dans des baraques en bois (il paraît que c’est bof, et c’est payant). Sinon, depuis le village, montez la piste vers le Nord, puis après quelques centaines de mètres, bifurquez à gauche, sur un chemin qui longe la rivière. Après environ 20 minutes de marche depuis le village, on arrive à une sorte de baignoire en hauteur, où l’eau est chaude. Jour 6 : Altyn Arashan – Teploklyuchenka. Une longue piste défoncée. On a dû marcher 3 heures sans croiser une voiture, puis la première à nous doubler nous a ramené à Karakol.

Notre 2e rando : joindre la rive Ouest du lac de Song Kol au col de Kara Keche. 20 à 25 km de steppe, tout plat, tout droit. Assez monotone, mais très drôle car inhabituel. Quelques yourtes en chemin, où les habitants nous ont parfois proposé thé et kumys.

3e rando : de Suusamyr, on a pris un taxi pour nous amener 50 km à l’Est, au Sud du col d’Ala Archa (2300m d’altitude). Jour 1 : remontée de la vallée vers le Nord, rive Ouest d’abord, puis rive Est. Campement à 3100m. Jour 2 : franchissement du col d’Ala Archa (3900m). Beaucoup de pierriers dans la montée, pas très agréable, mais un joli lac. Du col, on n’a pas vu de chemin pour redescendre sur la face Nord, car c’était un glacier. On a passé des heures dans un amas de roches, vraiment pas agréable, mais on aurait peut-être pu trouver un meilleur passage. Jour 3 : redescente de la vallée. On a suivi la piste principale (ancienne piste 4x4 ?), rive Ouest d’abord, puis rive Est. Mais à un certain point, elle était coupée par des torrents infranchissables. On a du remonter la rivière, repasser rive Ouest, et un chemin permet de la descendre jusqu’au bout, mais il traverse encore quelques pierriers. Moralité : restez rive Ouest tout le long ! Une fois à l’hôtel d’Ala Archa, il y avait des centaines de voitures, on est rentré en stop sans problème.

Pour l’eau, on n’a jamais trop eu de problèmes, sauf à l’Ouest du lac Song Kol où c’était vraiment très sec (on devait prendre de l’eau dans le lac, au milieu des bouses). Micropur indispensable !

Pour la nourriture, on n’a pas forcément le choix. Le magasin Caravan de Karakol proposait pas mal de truc sympas en rando (confiture en sachets, charcuterie, fruits sec etc.).

Niveau neige et climat, on était quasiment toujours entre 3000 et 4000m, et on n’a vu des flocons qu’une fois. Il n’a pas trop plu. On n’a presque pas eu à marcher dans la neige. La nuit, on avait des duvets synthétiques confort 1°C (Cat’s Meow), et ça suffisait, même s’il ne faisait pas très chaud.

HEBERGEMENT

A Bichkek, on a dormi 5 nuits dans la Sakura’s Guesthouse, 1100 soms la chambre double. C’est pas mal. A Karakol, Teskey Guesthouse, 1000 soms la chambre double avec petit déj, tout à fait correct. Puis Turkestan Yurt Camp, je dirais 350 soms/pers mais j’en suis plus sûr. Les trois endroits cités ci-dessus possèdent connexion Wifi, coin pour cuisiner, salle commune… A Tosor, on a dormi dans un camp de yourtes au bord du lac, le cadre était super, très reposant !

Le reste du temps, on a dormi « chez l’habitant ». Des fois, c’était chez des gens habitués à héberger, des fois par des gens rencontrés comme ça (en faisant du stop par exemple). Dans tous les cas, on a été très bien reçu, on partageait les repas avec la famille, c’était super. Il fallait compter environ 500 soms/pers la nuit avec petit déj, et 250 soms par repas (déjeuner, diner). Chez des gens non habitués à héberger, ça pouvait être deux fois moins cher (mais plus spartiate, du genre douche à la rivière).

On a aussi souvent été invités à boire le thé ou le kumys, par des gens à côté de chez qui on passait, des gens qui nous prenaient en stop etc. A refaire, j’aurais pris des trucs de France pour les partager (caramels, bonbons, biscuits, crème de marron, que sais-je !).

SECURITE

Jamais eu de problème de ce côté-là.

ARGENT

On a vu des distributeurs de billets à Bichkek et Karakol, mais il n’y en a pas partout, il faut être prévoyant ! Comme vous l’avez vu, la vie n’est pas très chère, on a dépensé environ 12 €/jour/pers là-bas (tout compris : nourriture, transports, chevaux, hébergement etc), mais on se contentait d’un confort très limité.

A Bichkek, et autour de Karakol (y compris dans notre rando), on a croisé pas mal de touristes (enfin, c’est pas non plus l’autoroute !). Dans la suite par contre (Tosor, Ouest du Song Kol, Aral, Kyzyl Oi, Suusamyr, Ala Archa…), on pouvait passer une semaine sans en voir un seul.

Ce qui a été agréable dans ce voyage, c’est la possibilité de partir un peu au hasard avec son sac à dos et son matériel de rando (à condition de prévoir assez de provisions, évidemment), de combiner marche et autostop, de dormir chez l’habitant si le soleil se couche alors qu’on est dans un village, ou en tente sinon, bref, de pouvoir aller de paysage en paysage et de rencontre en rencontre sans trop planifier. Ceci dit, ce mode de voyage fonctionnerait sans doute moins bien dans des zones plus désertiques du pays…

J’oublie certainement de dire beaucoup de choses, mais vous pouvez me contacter si vous avez une question ! Après seulement 25 jours là-bas, je ne prétends pas bien connaître le pays, mais je ferai de mon mieux pour vous répondre !

A plus,

Florent
Conseils itinéraire Pérou - Bolivie. Amazonie ou pas? English translation pending
by Nicoco53 · 2014-07-18 · 28 replies
Bonjour à tous !

Mon amie et moi partons pour un voyage de 3 semaines en septembre au Pérou et en Bolivie 😏. Pour l'instant seul les billets d'avions depuis Paris sont réservés (Arrivée Cuzco retour La Paz).

J'étais parti pour un itinéraire plutôt classique Cuzco, Vallée sacré, Machu Picchu, Titicaca, La Paz, Sucre, Potosi, Tupiza & Sud Lipez sauf que j'ai maintenant découvert qu'il était assez facile de passer quelques jours en Amazonie...

Au vue des avis concernant Puerto Maldonado et sa région, on aimerait y passer 3 jours et 2 nuits. On se dit qu'après tout on ne reviendra pas de si tôt si proche de l’Amazonie et qu'il serait dommage de passer à coté quitte à supprimer quelques étapes du parcours initial.

Je sollicite donc vos avis et vos expériences pour savoir si ce nouvel itinéraire serait jouable 🙂 .

J1 : Arrivée Cuzco 6h20 départ Cuzco - Puerto Maldonado à 10h avec Star Perou. Première journée du circuit 3 jours et 2 nuits avec le lodge Corto Maltes.

J2 : Deuxième journée du circuit

J3 : Retour Cuzco 12h30 / Visite de la ville l'après midi

J4 : Vallée sacrée (Sacsayhuaman, Pisac marché + ruines)

J5 : Vallée Sacrée (Chinchero, Moray Salinas, Ollantaytambo) train Ollantaytambo Aguas Callente et nuit AC pour être le plus tôt possible au Machu Picchu le lendemain matin.

J6 : montée de Wayna Picchu le plus tôt possible, visite du site et montée jusqu'à la porte du soleil pour finir ( Faisable en une journée ?) Retour et nuit Cuzco.

J7 : Trajet Cuzco - Puno ( Aller retour aux îles flottantes Los Uros si possible) Est il possible de faire le trajet directement Cuzco Copacabana en une seule journée ?

J8 : Trajet Puno - Copacabana (Nuit Isla del Sol)

J9 : Isla del Sol + Copacabana nuit Copacabana ou La Paz en fonction de notre timming.

J10 : La Paz / journée tampon

J11 : C'est la que l'itinéraire change vraiment. On zappe malheureusement Sucre et Potosi et on irait directement à Tupiza. Ce sera un dimanche donc bus de 4h jusqu'à Oruro puis train Wara Wara départ 19h arrivée à Tupiza 8h30 le lendemain. C'est la journée transport un peu chiante du voyage à ne pas louper car il n'y a pas de train le samedi ni le lundi. Existe t'il un autre moyen d'aller à Tupiza depuis La Paz d'ailleurs ?

J12 : Tupiza (repos + balade à cheval)

J13 J14 J15 J16 : Circuit 4 jours 3 Nuits Sud Lipez avec Tupiza tours ou l'agence de l’hôtel Los Salares ou celle de l’hôtel La Torre. (Laquelle choisir ?) Retour à Uyuni puis avion ou bus de nuit pour retourner à La Paz.

J17 : La Paz / Journée tampon

J18 : Vol La Paz Lima arrivée Lima 9h05 Visite de la ville

J19 : Lima Paris

Voila, l'idéal serait évidemment de partir plus longtemps mais comme toujours il faut faire des choix.

Est ce que la région de Puerto Maldonado vaut le coup de sacrifier les villes de Sucre et Potosi qui semblent avoir beaucoup de charme ? Est ce qu'avec cet itinéraire ça ne sera pas trop la course ?

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et de vos bons plans.😉 Nicolas.
Louer un VR au Québec ou pas? English translation pending
by Moomin · 2014-07-13 · 9 replies
Bonjour,

Mon mari et moi partons au Québec pour deux semaines du 20 septembre au 4 octobre 2014. Nous allons d'abord passer quasiment une semaine à Montréal car il y a pas mal de choses à faire, mon mari connaît la ville pour y avoir fait six mois d'études il y a quelques années, et il a des amis là-bas, à qui nous allons rendre visite. Ensuite et c'est là que nous avons besoin de vos conseils. Nous pensions faire un tour du côté de Québec, Réserve faunique des Laurentides, Lac Saint-Jean, cela pendant 7, 8 jours.... oui ça n'est pas beaucoup mais c'est déjà ça.

D'habitude nous faisons du camping en tente, sauf que là on a un peu peur des ours. Je pense que si je vois l'ombre d'un ours à côté de la tente pendant la nuit je fais une attaque! Du coup on s'était dit qu'on allait se rabattre sur la location d'une voiture et les nuit en gîtes, chambres d'hôtes. Mais ça coûte assez cher et c'est un peu contraignant. On ne pourra par exemple pas dormir dans les parcs à moins de louer un "chalet" à 150.- $. Nous avons ensuite pensé à louer un minibus aménagé sauf que c'est visiblement pas trop leur truc au Canada. Je n'ai trouvé qu'une agence qui en loue et c'est plutôt cher pour ce que c'est 700.-$ la sem. avec seulement 100km par jour inclus. En allant du côté des véhicules récréatifs, j'ai également constaté que ça n'était pas donné et que ces trucs c'est des monstres! Me balader en semi-remorque ça me dit moyen....

Bref j'ai finalement trouvé une agence où l'on pourrait louer un petit VR de 5 mètres de long pour 900$ la semaine avec 1200km inclus. Ce qui est intéressant car ça nous coûterait moins cher que voiture + hotel et on pourrait de temps en temps se faire à manger ce qui permet aussi quelques économies. Sauf que le but du VR c'est aussi d'être libres et là je ne sais pas trop si on le sera où non. Il me semble que les avis diverges à ce sujet. Car si l'on doit passer toutes les nuits en camping et payer 40$ à chaque fois ça ne vaut pas le coup. Qu'en pensez-vous? Pourrons-nous passer nos nuits dans des endroits tranquilles (pas au bord d'une route ou sur le parking d'un super marché) sans avoir de problèmes? Et qu'en est-il des parcs? Devrons-nous forcément nous arrêter dans les campings? D'autant plus que j'ai lu que ces derniers fermaient la plus part du temps début septembre. J'ai lu qu'il y avait dans ces derniers des aires d'arrêt pour les VR gratuites, est-ce bien exact? Et qu'en est-il des villes? Est-ce facile de s'y garer? Car chez nous la plus part des parkings en ville ont des barres à 2mètres de hauteur à l'entrée pour empêcher ce genre de véhicules de s'y garer.

Je remercie déjà les gens expérimentés du voyage en VR au Canada pour leurs réponses, qui nous seront certainement très utiles.
La Loire à vélo en tandem English translation pending
by Stinson · 2014-07-02 · 17 replies
Bonjour,

Ma copine et moi comptons parcourir un bout de la Loire à vélo en tandem, cet été entre le 14 et le 21 août.

Nous voulons rallier Orléans à Nantes.

Nos étapes envisagées sont les suivantes :

Orléans - Blois

Blois - Tours

Tours - Azay-le-rideau

Azay-le-rideau - Saumur

Saumur - Angers

Angers - St-Florent

St-Florent - Nantes (en se réservant le dernier jour pour visiter Nantes)

Ma copine fait du vélotaf quotidiennement, et je suis plutôt sportif, mais notre expérience du Tandem se résume à une journée dans la ville de Bruges.

Nous avons vu "Détour de Loire" pour la location du tandem, avec certainement une remorque. On compte prendre le tandem à Orléans et le rendre à Nantes. Peut-être y a-t-il meilleur prestataire ?

Pour l’hébergement, notre idée de départ était le camping, mais nous avons une tente 3 secondes Queshua difficile à caser, puis finalement un bon lit à l’hôtel avec une bonne douche c'est pas mal non plus.

Si je poste ce message c'est pour avoir des témoignages de personnes ayant réalisées la Loire à vélo en tandem ou même en vélo.

Y a-t-il des difficultés à ne pas sous-estimer ? Un mauvais balisage à certains endroits ? Des routes à fortes circulations ? Un tandem avec une remorque passe t-il aisément sur la Loire à Vélo ?

Bref, vos conseils seront les bienvenus !

Merci !
Carnet de voyage - un mois en Islande, août 2013 English translation pending
by Corina25 · 2014-06-18 · 21 replies
Bonjour a tous les amateurs de recits de voyage et aux amoureux de l'Islande,

Nous sommes une famille (avec 2 enfants de 7 et 9 ans au moment de ce voyage) qui aime voyager et s'extasier devant la beauté du monde. Le temps des vacances, nous cherchons la nature la plus vierge possible, les échanges interhumains les plus simples, loin du matéralisme du quotidien. En 2011-2012 nous avons fait un grand voyage de 13 mois en Amérique du Sud, auquel nous avons consacré notre site, www.geonautesaunouveaumonde.eu . ll nous a donné plus que jamais le goût de la liberté, que nous allons chercher cette fois-ci sur une petite "île de glace et de feu".

Pourquoi l'Islande? Une fois n'est pas coutume, pour notre grand voyage familial 2013 nous restons en Europe. Notre destination est à moins de 4 heures d'avion de Bruxelles, Paris ou Amsterdam. Il n'y a pas de grands monuments des civilisations du passé, et pourtant les superlatifs fusent. Car en Islande, c'est la nature qui fait le spectacle! Et surtout, c'est vide. Le pays entier est moins habité qu'une ville moyenne de par chez nous. Cela tombe bien, c'est ce que nous cherchons: à nous émerveiller, mais si le spectacle est privé ou presque, ce n'est certainement pas pour nous déplaire...

Comment voyage-t-on? Pour être au plus près de la nature, mais aussi pour alléger le budget, car l'Islande est un pays cher, on dort en camping ou bivouac. On ne pensait pas avoir le profil du vieux campeur avant de goûter au plaisir du silence et du ciel étoilé en pleine nature en Amérique du Sud. Maintenant on le sait: peu importe que la maison soit petite (une tente), si le jardin est grandiose et les voisins ouverts et sympas. Pour garder toute notre liberté de mouvement, nous allons nous déplacer en voiture de location. Pour quitter le sentier le plus battu (dans ce cas la route circulaire qui fait le tour de l'île), ce sera un 4x4. Après l'Amérique du Sud, la piste ne nous fait pas peur, les gués et les côtes on connaît, voir les désensablements et les désembourbements. Nous on sait c'est que c'est de rouler à 20km/h sur la tôle ondulée, et si c'est au milieu de beaux paysages, on aime ça!

Après quelques jours à Reykjavik, nous avons parcouru 4000 km en trois semaines de voyage itinérant, dans le sens des aiguilles d'une montre.

Les posts suivants vous raconteront nos differentes etapes et impressions.

voici une carte avec notre itineraire:



A tout a l'heure pour la premiere etape,

Corina pour les Geonautes
4 semaines en Polynésie en août, campings English translation pending
by Icarem · 2014-06-02 · 15 replies
Bonjour tout le monde, iaorana aux polynésiens, Nous partons avec mon compagnon pendant 4 semaines en Polynésie avec un budget petit, certe mais un budget. Nous comptons camper et avons déjà une bonne idée des campings où nous rendre. Nous aimerions prendre le pass Inter-îles d'Air Tahiti et passer par : Moorea, Huaine, Raiatea/Tahaa, Bora Bora, Rangiroa et Fakarava. Nous aimons découvrir les pays à pieds, la plongée avec tuba ou autre, le bateau et la pèche, la gastronomie locale et la culture locale en générale. Nous sommes peu préoccupé de nos conditions de confort étant randonneurs, c'est surtout ce qui nous entoure qui nous intéresse donc pas de SPA, LUXE etc... Quelques personnes connaissant bien le pays pourraient-elles nous conseiller sur la répartition de ces 4 semaines par îles avec une grosse pensée pour notre amour de la marche à pieds et quelques expériences de plongée si possible ?

En vous remerciant tous. Erica & Matthieu
Séjour cet automne au Québec English translation pending
by Foriri · 2014-05-18 · 22 replies
bonsoir comme je ne réussis pas à actualiser mon précédent message (c'est là: http://voyageforum.com/v.f?post=6417409#6417409) je relance ici pour un avis sur l'itinéraire que j'ai concocté c'est frustrant même en restant un bon mois!!! les options de départ sont sans doute location de voiture (covoiturage peut être entre Montréal et Quebec) parfois bus... rester un peu plus longtemps dans des endroits où plusieurs choses sont intéressantes et surtout pas de longs trajets quotidiens, rencontrer du monde aussi malgré le parcours rapide.... mais vos suggestions m'aideront certainement à voir plus clair :) alors voici mon itinéraire et d'avance merci pour vos avis m@rtine

Jour 1 : 10 septembre PARIS : 13h05 arrivée 14h25 (1) MTRL (dormir) J2 midi vers QBC (d) J3 visite QBC J4 QBC, le soir à Beaupré (d) J5 Beaupré : Ile d’Orléans, chutes Montmorency, ile aux oies… J6 Baupré autres visites alentours J7 départ vers Fjord Saguenay - Anse st jean (d) J8 Saguenay (Ste Rose), Baie Ste Catherine Tadoussac (ou gdes bergeronnes) J9 région Tadoussac (bergeronne escoumins) J10 region tadoussac J11 vers la Gaspésie : 3 pistoles J12 parc du Bic J13 le Bic et environs J14 Matane J15 St Anne des monts J16 st Anne des monts J17 Anse pleureuse J18 Anse pleureuse J19 petite vallée J20(30/09) anse aux griffons J21 anse aux griffons, forillon, cap des rosiers J22 gaspé & percé J23 anse beaufils chandler J24 baie des chaleurs : paspébiac ou bonaventure J25 Maria J26 parc de miguasha matapedia J27 Amqui (ou ailleurs juste pour étape) J28 jardins de métis J29 le bic (juste dormir) J30 Rivière-du- loup J31 traversier, la Malbaie J32 QBC J33 MTRL J34 (13/10) départ 20h55
Red Rocks 2014 English translation pending
by Veileen · 2014-05-11 · 151 replies
Notre 6ème et 5ème dans l’ouest américain : cette fois nous sommes seuls (sans les garçons) et prévoyons plein de nouvelles découvertes sans compter quelques pincées de wilderness. Un périple de 5500 km en 3 semaines.

1er avril 2014 : les vols fantômes de Delta Airlines :

6 mois auparavant : vol Nice NYC Las Vegas : AR réservés direct sur le site Delta Airlines. 3 mois plus tard, avis de changement : Le NYC de l’aller s’est transformé en Paris+Détroit… D’ailleurs, je cite :

« Mme, dès que vous avez cliqué sur votre achat, c’était déjà Paris Détroit à l’aller »

--????? « Mais, j’ai réservé et imprimé avec n° de vol et tout et tout pour un seul stop à NYC… »

« Ben ce vol n’existe pas »…

Nous arrivons à Detroit et nous nous pressons pour le dernier vol pour Las vegas.

« Désolée mais vous avez raté l’avion » -- « Heu, mais il ne part que dans une heure…. » « Non, ce vol n’existe pas ; vous étiez prévus sur le précédent mais vous l’avez raté » -- « ???? Heu, mais c’était impossible de le prendre puisqu’on vient seulement d’arriver et à l’heure prévue en plus » « Vous prendrez le suivant qui est dans 3h » ! --« Ha bon… »

Cette fois, nous sommes arrivés. Entre les 3 h à Paris, les 3 à Detroit plus la longueur des vols, je n’en peux plus. Je me fais la réflexion que j’en ai ras le bol et que ça ne peux pas être pire ! Mais si, mais si vous verrez au retour !

Enfin une bonne nouvelle ! Nous sommes au Car rental chez Alamo et l’absence de 4x4 dans le rayon SUV nous consterne. Le gars est sympa quand je lui explique que je cherche un 4WD ou minimum AWD. Il s’informe si quelque véhicule de ce genre est en cours de préparation. Rien. Nous luis disons que nous préférons attendre. Du coup, il part dans la catégorie Full size et reviens avec un Nissan Pathfinder AWD et nous tend les clés genre « allez, disparaissez de ma vue avant que je ne change d’avis ».Yes ! Nous arrivons au Siver Seven Hôtel and Casino et après quelques tentatives, arrivons à abaisser les 2 séries de sièges à l’arrière de manière relativement plane, ce qui va nous permettre d’aménager l’arrière en chambre d’appoint quand nous souhaiterons camper.

2 avril

Une promo sur un site de réservation m’a fait payer la nuit pour 2 à 17 € avec le petit déjeuner inclus que nous prendrons le matin à l’ouverture du buffet (jet lag oblige). Quelques courses au Walmart plus tard, et c’est parti en direction de Cameron AZ. Nous traversons une tempête de neige qui commence à nous donner quelques inquiétudes mais la neige ne tient pas au sol. Nous nous installons au Trading Post puis nous cherchons le Visitor Center mais il est fermé. Nous dînons sur place. Correct sans plus.

Un peu plus tard, en me connectant à ma boîte mail, je trouve un message de ma banque qui m’informe d’une « possible » tentative de piratage de ma CB. Après plusieurs coups de fils et mails à ma famille (compliqués par le décalage horaire), finalement c'est résolu : ils voulaient simplement contrôler que j’étais bien à l’origine de la première utilisation aux USA de ma CB. Mais tout de même, ils l’avaient bien pressenti car à mon retour et malgré le fait que je n’ai jamais quitté des yeux ma carte, un prélèvement frauduleux de 1095 euros plus les frais sera prélevé une dizaine de jours plus tard. J’en attends le remboursement. Piratage sans doute par copie des informations au moment où vous passez la carte dans le sabot pour paiement. Imparable !!!

3 avril

Récupération des permis au Visitor Center (ils n’ont même pas compris où nous nous rendons…)

En route pour quelques jolies formations rocheuses. L’accès par la piste est plus facile que nous ne pensions. Toutefois, une jolie grimpette m’oblige à m’y reprendre à 2 reprises pour la dépasser, (oui, comme d’habitude, c’est moi qui conduit la totalité du parcours, pistes incluses). Des trous, des bosses, des roches coupantes : je crains pour les pneus du SUV qui ne sont pas vraiment adaptés mais ça passe. Ensuite, un passage dans le sable : la voiture semble nager mais mètres après mètres, nous passons. Dans le 4x4, nous avons prévu la pelle et 2 morceaux de plastiques longs étroits sensés faire office de plaques de désensablage (mais je préfère ne pas devoir tester…). Un petit passage sur le slick rock puis la piste reprend pour nous permettre de retrouver un joli lieu totalement désert où nous nous promènerons pour profiter de jolies formations rocheuses découvertes sur des sites web de photographes. Ma préférée sera celle de l’aiguille très photogénique.

















Nous recherchons également une formation intéressante, (du moins qui le semblait) repérée sur google earth mais sur place, ce n’était apparemment qu’un jeu d’ombres. Un peu déçus car nous avions pas mal fantasmé, nous décidons departir malgré le permis camping.

Finalement nous avons le temps de rejoindre en fin d’après-midi, une autre et cette fois réelle et très belle formation rocheuse. C’est d’ailleurs une excellente idée de mon mari car nous avons le temps d’en profiter un peu avec la belle lumière du soir.









Nous dormons sur place et nous avons bien fait car le lendemain, le ciel est voilé et beaucoup plus triste. Nous attendons le coucher de soleil en organisant notre première nuit dans la voiture, seuls, au pied du superbe château de ce Blue Canyon. J’ai bien fait d’acheter cette résistance pourchauffer l’eau grâce à l’allume cigare. Le soir, nous l’utiliserons pour les nouilles chinoises, et le matin pour le thé chaud. C’est assez long mais efficace. En attendant le soleil se couche sans nous faire l’aumône d’un splendide ciel de feu que nous n’aurons d’ailleurs quasiment jamais de tout le voyage. Cette nuit, le froid nous réveille et nous remettons pantalons, chaussettes et bonnet pour moi dans nos duvets sans compter la couverture polaire. Mais c’est magique quand même !

4 avril

L’aube nous réveille. Le temps d’un bon thé et nous attrapons les appareils photo pourparcourir le site car ce canyon est de toute beauté et assez grand.



redimensionnement sauvage de VF car l'original n'est pas coupé et il y a même pas mal de marge !



L'ours











Sécurité au Kirghizistan English translation pending
by Fanste · 2014-02-21 · 24 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en Aout prochain au Kirghizistan et nous souhaiterions avoir des infos concernant :

- Sécurité dans le pays sachant que nous voyagons avec nos 3 filles 7-7 et 10 ans) - une idée concernant les différents iténéraires possibles et adaptés avec enfants - Les villes à visiter - Le type d'équipement à prévoir pour ce type de voyage

Merci d'avance de vos réponses....

A bientot.😉
Malaisie: 6 semaines sur la péninsule et Bornéo English translation pending
by Lemnos · 2014-02-07 · 28 replies
Bonjour, Nous sommes deux couples, la soixantaine et voyageons petit budget! Nous sommes sensibles aux beaux paysages, aux rencontres avec les locaux, aux endroits non surpeuplés.... nous aimons faire du snorkeling et nous voudrions voir un maximum d'animaux... Nous voulons faire des balades mais pas longs trecks difficiles et avons besoin de vos conseils! Le fait de devoir réserver les vols à l'avance nous oblige à programmer un minimum! Nous pensons passer une bonne quinzaine de jours sur la péninsule avant de rejoindre Bornéo. Nous arriverons le 24 juin à 22H40 à Kuala Lumpur où nous passerons une seule nuit avant de prendre l'avion pur Kota Bahu pour les Perenthians pour 4 ou 5 jours. Pouvez nous conseiller pour rejoindre la ville à cette heure tardive et pour le choix d'un petit hôtel petit budget! Concernant le choix d'une des îles, Besar ou Kecil? Connaissez vous Fatimah Chalets sur Coral Beach?J'ai lu de bons retours sur cet endroit qui semble aussi intéressant pour le snorkeling. Puis nous aimerions faire une autre île, Tioman ou Kapas, dur de se décider, avez vous un avis? Y a t il des sandflies sur la côte ouest de Tioman? Nous souhaiterions faire Cameron Highlands, peut-on louer facilement des scooters, nous n'aimons pas les visites en groupe organisé! Après nous hésitons sur plusieurs endroits car nous avons lu des avis contradictoires: le lac Chini, Chérating, Taman Negara ...Y a t-il des endroits à ne pas manquer sur la péninsule? Il nous resterait trois bonnes semaines + ou - pour Bornéo. Le sarawak, Kuching, le parc de Bako, Semmengoh, après je suis perdue, Y a t il d'autres endroits à ne pas manquer dans le Sarawak?d Puis état de Sabah, mais là visiblement, les prix s'envolent. Quelles sont les activités qui valent le coup et ne coutent pas un bras! J'ai lu des avis très divergents concernant la rivière Kinabatangan et me demande si cela vaut l'effort financier. Puis concernant Sipidan où j'aurais bien aimé aller mouiller mes palmes, mais là c'est vraiment trop cher! Par contre, se rendre a Mabul pour faire snorkeling, vaut-il le coup ou pouvons nous trouver aussi bien du côté de KK? Connaissez vous Pulau Mantanani qui semble intéressante pour le snorkeling avec des hébergement à un prix correct? Par ailleurs, je me posais la question de louer une voiture pour sillonner certaines régions, pensez vous que cela vaille la peine et quelle région? Je ne voudrais pas me faire de centaines de KM de palmiers à huile! Que penser de Labuk bay, Tawau, Crocker Range.... D'avance, merci à tous de votre aide, je sis un peu perdue!!! A+

D'avance merci pour tous vos consels et remarques. A+
Visite de Casablanca et circuit à partir de Marrakech avec enfants English translation pending
by Fabienne77 · 2014-02-03 · 17 replies
Bonjour,

Fin avril, nous partons avec nos 3 enfants de 5, 8 et 10 ans au Maroc.🙂 Nous allons d'abord rester une semaine chez ma soeur à Casablanca. Nous souhaitons savoir ce qu'il y a à visiter à Casa et aux alentours, les balades à faire.. Puis nous allons aller à Marrakech, d'où nous souhaitons faire un circuit de 4-5 jours. Quel circuit nous conseillez-vous? Nous souhaitons aller à la rencontre de la population, découvrire la culture locale, les paysages...Merci de nous indiquer des adresses où l'on pourra dormir.

Nous partons pendant les vacances scolaires, pensez-vous qu'il nous faut réserver?

Merci beaucoup pour vos réponses.
USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
by YeahMax · 2014-01-27 · 131 replies
Aouh les amis Voyageforumers !

Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...

Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.

L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...



Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.

Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...



On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.



Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...

Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.

La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...



Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.



Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.



Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...



Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !



Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...



Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.



Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !



Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...



Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.



Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...



Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.



... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Trekking au Pérou de Choquequirao à Machu Picchu English translation pending
by Adlinepr · 2014-01-23 · 56 replies
Moi et mon mari nous partons au Perou le 24 avril prochian, avec l'intention de faire au moins un trekking. On aimerait bien visiter Choquequirao et continuer de Choquequirao jusqu'à Machu PIcchu. Nous avons vu bien des propositions sur Internet, et nous avons remarqué que la durée de ce trek varie en fonction de parcours différents. Nous préférons la durée la moins prolongée possibile (4- 5 jours maximum) pour avoir le temps de voir d'autres sites. Quelqu'un a fait ce trek? Par quelle agence? Journées ? Couts ? Suggestions? Difficultés? Est-il judicieux d'organiser le trek á Cusco directement? Merci pour votre aide!
Meilleure période/itinéraire à vélo au Pérou English translation pending
by Foris · 2013-12-25 · 30 replies
Bonjour,

On souhaite partir en tandem en Amérique du Sud et notamment au Pérou/bolivie. On pense partir en fin d'année prochaine. Une question que l'on a du mal à résoudre, c'est le climat sur les hauts plateaux au Perou ?? Il me semblait que l'été la bas (d'octobre a mars) etait plutot sec et beau sur toute la vallée de Cusco au sud jusqu'a La Oroya plus au Nord. Mais après recherches, j'ai l'impression que pendant l'été c'est plutot pluie...

Est ce que certains d'entre vous ayant déjà été peuvent m'orienter ?

et pareil pour la Bolivie, sur les hauts plateaux, de Lapaz a Uyuni, quel est le climat pendant l'été (oct a Mars) la bas ?

et question itinéraire, on pensait faire Lima -- La Oyora -- Cusco, mais a voir si la route ets pas trop fréquentée/raide de ce coté la ?

Merci à tous des réponses qui permettront de faire avancer le projet ! Boris
Notre traversée du Sud Lipez à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2013-12-03 · 39 replies
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013

Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.

Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.

1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Voyage au Népal 2014 English translation pending
by Jane91490 · 2013-11-18 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous!

Alors voilà nous nous sommes enfin décidés! L'année prochaine c'est destination: Le Népal Mon conjoint et moi-même partirions pour une durée d'un mois! N'ayant aucuns enfants nous avons, évidemment, décidés de partir hors vacances scolaires.

Ce que nous allons faire là-bas? Eh bien nous allons nous ressourcer, découvrir de nouvelles coutumes, visiter de splendides paysages, essayer de dépasser un peu nos limites sur un trek de plusieurs jours et surtout rencontrer ce peuple merveilleux dont on entend parler si souvent!

N'ayant jamais été dans ce pays j'aimerais poser quelques questions aux personnes ayant déjà fait le voyage:

- D'abord nous voulons partir en voyage sac à dos c'est à dire que nous ne prendrons pas d'hôtel fixe, nous essaierons de nous balader le plus possible de guests house en guests house ou de dormir à la belle étoile en montagne. Déjà est-ce possible de poser son paquetage n'importe où sans avoir de problème? Est-il possible de faire un feu? (Cela parait banal comme questions mais nous revenons d'un road trip en Italie de 3 semaines et parfois cela a été très difficile de trouver un coin pour poser notre tente).

-Ensuite en ce qui concerne le mois ou nous voudrions partir on nous a conseillé le mois d’Octobre est-ce bien judicieux ? Nous voudrions quand même avoir beau temps vu que nous dormirions assez souvent en tente.

-En ce qui concerne les treks : Je vous avoue que je ne suis pas sportive mais j’ai l’envie de découvrir et si je décide de partir au Népal forcément c’est que j’ai envie de pousser un peu mes limites. Donc en gros je ne veux pas faire le trek le plus facile mais je ne veux pas non plus faire le plus difficile. Alors que me conseillez-vous ? Vu que nous ne partons pas en voyage organisé, je souhaiterais aussi savoir comment ça se passe sur place pour faire un trek. Faut-il obligatoirement prendre un guide ou nous pouvons prendre notre carte, notre boussole et partir à l’aventure ? Et au niveau des papiers ; demande-t-il des documents spécifiques ? Car j’ai déjà regardé sur plusieurs sites et je vous avoue que nombres de choses sont dites mais sont-elles vraies ? (Comme par exemple une carte de trekkeurs obligatoire).

- Pour le budget : Sans compter le billet d’avion combien nous faudrait-il à peu près pour un séjour d’un mois en comptant le logement, l’alimentation, le prix d’un trek et quelques loisirs comme du canyoning ou achats souvenirs.

Voilà pour les première questions car je pense que suivant vos réponse d’autres viendront ^^

Je vous remercie par avance du temps que vous pourrez consacrer à me répondre.

Jane.
Itinéraire de 20 jours San Francisco - Los Angeles en août 2014 English translation pending
by Nanane25 · 2013-10-24 · 36 replies
Bonjour,

Depuis un petit moment, je lis pas mal de blogs, comptes rendus de voyages dans l'ouest américain et l'envie de m'y rendre se fait de plus en sentir. J'aimerais donc y aller en août 2014 (pas le choix de partir à cette période car entreprise fermée 3 semaines). Nous sommes 1 famille de 2 adultes et 2 enfants (5 ans 1/2 et 8 ans au moment du voyage).

Différents sites m'ont bien aidé à trouver mon itinéraire "idéal" mais j'aimerais vraiment avoir vos avis dessus et sur les visites prévues en prenant en compte des enfants. Je n'ai pas encore regardé le prix des hôtels, voiture. Concernant les billets d'avions, je pense en avoir pour 1000€/pers mais pensez-vous qu'un budget total de 7000-8000€ soit faisable ? Je serais bien tentée par le camping dans les parcs mais je ne sais pas si c'est faisable avec des enfants et si oui, comment s'organiser.

Je pense avoir poser les principales questions qui me viennent à l'esprit. J'en aurai surement d'autres.

Il est temps de vous présenter mon itinéraire :

DATE DEPART ARRETS PREVUS ARRIVEE DUREE NUIT 03/08/14 PARIS ESCALE SAN FRANCISCO -

04/08/14 SAN FRANCISCO JOURNEE A SF : Twin Peaks, Mission, , Coït Tower, Golden Gate SAN FRANCISCO -

05/08/14 SAN FRANCISCO JOURNEE A SF : Alamo Square, Chinatown, Lombard Street SAN FRANCISCO -

06/08/14 SAN FRANCISCO 9H Arrivée vers 12h30 : Points de vue + Mariposa Grove YOSEMITE 3H30

07/08/14 YOSEMITE 8H Arrivée vers 10h30 à Bodie - Mono lake – Les Dunes à Death Valley DEATH VALLEY 4H30

08/08/14 DEATH VALLEY tôt Zabriskie point – Artist's palet - Devil's golf course - Badwater - Dante's view – Départ pour Las Vegas LAS VEGAS 2H30

09/08/14 LAS VEGAS Visite du Strip LAS VEGAS -

10/08/14 LAS VEGAS Downtown (Freemont Street) – MM'S – Coca Cola LAS VEGAS -

11/08/14 LAS VEGAS 9H Valley of Fire vers 10h – Fire Wave balade 1h – Pic nic à Seven Sisters – Elephant Rock – Départ pour Zion (2h45) ZION 4H

12/08/14 ZION Points de vue en navette – Emerald Pool trail (2h) – Canyon Overlook trail (1h) – départ pour Bryce Canion - coucher de soleil à Sunset Point BRYCE CANYON 1H30

13/08/14 BRYCE CANYON Lever de soleil à sunrise point – Prendre la scenic drive jusqu'à Yovimpa Point puis remonter (navettes gratuites) pour voir les points de vue – Queen's garden trail + Navajo Loop trail (3h) BRYCE CANYON -

14/08/14 BRYCE CANYON 9H Lower Antelope Canyon (2h) – Horseshoe bend (1h30) – Lake Powell PAGE 3H

15/08/14 PAGE 9H Valley Drive (3h) – Wild cat trail (2h) - Point de vue du Visitor Center pour coucher de seoleil sur les Buttes – Nuit à Mexican Hat (1/2h de Monument Valley) MONUMENT VALLEY 2H30

16/08/14 MEXICAN HAT 9H Desert View Point – Desert view drive en voiture jusqu'à Bright Angel Trailhead - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermit Rests et retour (arrêts aux différents points de vue) – Hopi point pour coucher du soleil GRAND CANYON 3H

17/08/14 GRAND CANYON 9H Trail of Time (1h) - Williams - Seligman NEEDLES 4H sur partie route 66

18/08/14 NEEDLES 9H Bagdad Café à Newberry Springs – Barstow (outlet) LOS ANGELES 4H30 sur partie route 66

19/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -

20/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -

21/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -

22/08/14 LOS ANGELES ESCALE PARIS -

Quelques points me questionnent : 3 jours pleins à Los Angeles, est-ce trop ? Si oui, où pourrais-je rajouter 1 journée ? J'ai lu également qu'il valait mieux éviter les weeks end dans les grandes villes car prix des hôtels + élevés mais que je fasse dans le sens SF-LA ou LA-SF, on dort à Las Vegas le week end. Du coup, j'y pense en écrivant : rajouter 1 j à San Francisco ou 1 j à Yosemite (pour avoir le temps de bien visiter Bodie et Mono Lake) et enlever 1 j à Los Angeles pourrait résoudre ce problème.

Voilà à peu près tout pour le moment.

Merci de m'avoir lue.

J'attends avec impatience vos suggestions.

Emmanuelle
3 semaines en Namibie en camping-car - août 2013 English translation pending
by Welwyn · 2013-09-15 · 14 replies
Bonjour,

Noue revenons d'un voyage de trois semaines en Namibie en camping-car. C'était superbe. On a adoré. Des paysages magnifiques, des immensités, des animaux en quantité, la nature. Et les gens sont sympas. J'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparer ce voyage. Que d'heures passées les dimanches d'hiver à lire vos récits, chercher des informations, rêver devant vos photos. J'y ai trouvé les réponses à toutes les questions que je me posais. Je vais donc apporter ma contribution et raconter ce que nous avons fait. Beaucoup a déjà été dit mais c'est toujours une expérience de plus. En espérant que cela aidera un peu les prochains qui partiront Je commence par les détails pratiques puis le récit jour par jour avec quelques photos (
http://site.etienne.free.fr/).

Nous étions trois, mes deux filles, 20 et 18 ans et moi-même. Nous sommes partis du 3 au 25 août 2013.

L'itinéraire d'abord : J1 arrivée à Windhoek. Camping Arebush àWindhoek J2 Ravitaillement à Windhoek, route B1 jusqu'à Otjiwarongo, visite du CCF (Guépards) J3 Visite de l'école le l'association Peri-Naua. Camping à Tsumeb J4 Etosha par von Lindequist Gate. Camping à Namutoni J5 Etosha. Camping à Halali J6 Etosha. Camping à Outjo J7 C40. C35. Opuwo. C43. Camping à Epupa Falls J8 Epupa Falls. Randonnées. Camping à Epupa Falls. J9 C43. Opuwo. Sesfontein. Camping Top Camel à Sesfontein. J10 C43. Visite de Twyfelfontein (gravures). D2612. Camping à Uis. J11 Visite du Brandberg (peintures). C35. Camping à Hentiesbaai. J12 Cape Cross (otaries). D1918. Spitzkoppe. Camping du NWR au Spitzkoppe J13 Ballade au Spitzkoppe. B2. Camping à Swakopmund. J14. Swakopmund. Welwitschia Drive. Camping à Walwys Bay J15 Excursion à Sandwich Harbor. C14. Camping au Rostock Ritz. J16 Solitaire. C14. Naukluft. Randonnée Olive Trail. Camping NWR Naukluft. J17 Sesriem. Dunes. Sossusvlei. C19. Camping Little Sossusvlei. J18 C19. Mariental. B1 Camping à Grünau. J19 C10. Ai-Ais. Rivière. Fish Rivier Canyon. Camping NWR au Fish River Canyon. J20 Fish River Canyon. Keetmanshoop. Quivertree Forest. C17. Gochas. Camping Auob. J21 C15. C23. Windhoek. Tour en ville. Camping Arrebush. J22 Départ. C'est fini ! Total 5250Km Et 3300 photos !



Le voyage : Nous avions pris les billets Paris – Windhoek via Johannesburg chez Air France. Pour nous Roissy est accessible en RER. Paris-Johannesburg en Airbus A380 (vraiment silencieux cet avion) et Johannesburg – Windhoek effectué par British Airways en Boeing 737. Le vol partait le 3 août à 23h de Roissy et on arrive à 13h le lendemain à Windhoek. Pour le retour départ à 14h de Windhoek le 25 août et on arrive à 6h le lendemain matin à Roissy (et on a été sur-classés pour le vol en A380, sympa !). Prix 1465€ par personne pour ces dates (août). J'avais réservé les vols fin décembre 2012.

Le véhicule : Nous avions choisi la formule camping-car. J’avais lu sur ce forum que ça marche bien en Namibie et c'est vrai que ça a été. Nous on aime bien le camping-car, nous l'avons déjà fait pour d'autres voyages en Europe (Grèce, Italie, Croatie, Espagne) et aux USA. On aime bien le confort et la flexibilité. On est toujours « installé ». Ce n'est pas un 4x4 et en Namibie, ils nous demandent de rester sur les routes C mais pour un premier voyage dans ce pays on peut déjà voir pas mal d'endroits. Et certaines D sont meilleures que certaines C d'ailleurs. C'est vrai que sur certaines pistes ça remue mais ça a été. On ne regrette pas. On avait un six places pour nous trois, ce qui permet d'avoir chacun son lit et de l'espace pour vivre. Nous avions réservé chez Bobo Camper fin décembre 2012. Le camping-car était en bon état et bien équipé. Prix N$35860 pour 22 jours plus l'assurance Maxi (N$ 6820), les transferts de et vers l'aéroport et une surcharge pour arrivée et départ un dimanche (je n'avais pas vu cela avant de réserver mon vol!) soit un total de N$43785 (3512€). Nous avons eu une crevaison au total et le pneu et la réparation nous ont été remboursés par Bobo Camper. Ils ont été sympa à l'arrivée comme lors de la restitution. Pas d'histoires lorsqu'on a rendu le camping-car. C'est vrai que la grande majorité des touristes que nous avons croisés étaient en 4x4 avec tentes sur le toit. Quelques uns en voiture normale et tente au sol. Nous n'avons croisé que quelques petits camping-cars sur 4x4 et un seul comme notre. Mais comme je l'ai déjà dit, le camping-car ça a été pour nous.

Cartes et guides J'avais acheté la carte Reise know-how et le guide Bradt chez la www.lacompagniedescartes. La carte était bien, elle indique les stations essence et les campings et s'est avérée correcte. Nous n'avions pas de GPS mais avec notre itinéraire « classique » ça a été.

Les campings J'avais uniquement réservé les deux nuits à Etosha (courant juin) et rien d'autre. Et ça a toujours bien été en arrivant en fin d'après-midi. A part à Etosha, les campings n'étaient pas très pleins. On était même quelques fois quasi-seuls. Dans l'ensemble les campings étaient bien. En pleine nature, ça c'est sympa. C'était de temps en temps un peu limite pour l'eau chaude mais rien de très gênant. Au total nous aurons dépensé N$6217 (515€) à trois pour 21 nuits. Je donne quelques avis sur les différents campings dans le récit.

Gas-oil Le prix moyen est d'environ N$11-12 par litre de diesel. Comme je l'avais lu sur ce forum, c'est vrai qu'il faut anticiper un peu et ne pas hésiter à faire le plein dès qu'on voit une station et qu'on est en-dessous des ¾. Il n'y a pas de stations tous les 50km ! Mais ça a été, on ne s'est jamais trouvé en situation inquiétante, et les stations-service étaient indiquées sur notre carte. Une seule fois à Okaukuejo dans Etosha, il n'y avait plus de diesel et on a du aller à Outjo à 109 km de là. Attention, l'essence se paie toujours en liquide et pas par carte.

Argent Liquide J'avais acheté des Rands Sud-Africains en France avant de partir (chez Amex). Ils ont la même valeur que les Dollars Namibiens et on peut les utiliser partout en Namibie. De même on peut utiliser ses Dollars Namibiens à l'aéroport de Johannesburg. Il y a des distributeurs dans toutes les villes même petites. Dans les distributeurs isolés, le montant que l'on peut retirer est souvent limité (500 voire 80 N$) mais dans les distributeurs situés à une banque on peut retirer normalement (j'y ai retiré 1500-3000 N$).

Nourriture Les prix en supermarché sont semblables ou un peu supérieurs à ce qu'on paie en Europe. Pas beaucoup de fruits et légumes et pas très murs. Par contre les viandes sont très bonnes, on mange du gibier local (Kudu, Orix, etc….) Hum ! Et on trouve toutes sortes de viandes séchées, j'ai bien aimé ça aussi.

Températures C'était l'hiver austral. Il faisait très bon la journée (22 à 30°C) et il y toujours du soleil qui nous chauffe. Sauf au bord de l'océan où il peut y avoir du brouillard et toujours du vent frais et donc plutôt 12-15°C la journée sur la plage. Par contre les nuits sont partout froides, on avait en général 5-6 °C le matin au réveil (et une fois -1°C) ! Prévoir polaires, grosses chaussettes et bonnets pour le petit-déjeuner. Et des duvets chauds, nous avions aussi des draps de soie dans les duvets. On est presque tout le temps à 1000-1500m d'altitude, et le ciel est sans nuages.

Les routes C'est de la piste à part les quelques grands axes goudronnés qui partent de Windhoek. On ne roule pas très vite, 80km/h max quand c'est lisse car ça reste de la terre sans forte adhérence. Et quand c'est défoncé, en « tôle ondulée » ou plein de cailloux, il faut adapter la vitesse au confort voulu ! Par contre les pistes sont larges. C'est correctement signalé, il y a des panneaux à chaque intersection (peu fréquentes) avec le n° de la route et la direction. Avec une bonne carte il n'est pas trop difficile de ne pas se tromper. Par contre on mange plein de poussière, elle pénètre partout, dans les coffres, sur nous, sur nos affaires, sur nos vêtements. Et il n'y vraiment pas beaucoup de circulation.

La foule Il n'y en a pas en Namibie ! On est seuls, tranquilles. Mêmes aux endroits les plus connus et réputés fréquentés, ça reste très faible. Aux points d'eau à Etosha, lorsqu'on y reste quelque temps il y a entre 0 et 5 autres voitures. Pareil à Dune 45 à Sossusvlei. A Deathvlei, les 2 seules autres personnes étaient à plusieurs centaines de mètres de nous. Et ailleurs, personne ! On a des fois croisé une seule voiture en 100km. Pendant la balade de l'Olive Trail au Naukluft Park, nous n'avons vu personne.

Le rythme des journées Il fait nuit tôt à cette époque (août), un peu avant 18h et le matin il fait jour un peu avant 6h. Et comme tout se fait de jour, admirer les paysages, voir les animaux, etc..., nous avons vite pris le rythme de se lever tôt et de se coucher tôt. On s'arrêtait tous les jours vers 17h-17h30 max.

Budget. 3 personnes, 22 jours Vols : 4395€ (3x1465€) Camping-car : N$35860 / 3512€ (22 jours, avec assurances maxi, transferts aéroport, prise et remise le dimanche). Aucun sur-coût lors de l'état des lieux au retour. La crevaison m'a été remboursée. Gas-oil : N$7728 / 652€ Campings : N$6217 / 515€ Entrées des parcs, excursions : N$6576 / 557€ (dont N$2700 pour Sandwhich Harbour) Nourriture : N$7890 / 620€ Divers, faux-frais : N$1830 / 156€ La conversion N$/€ correspond à ce qui m'a été réellement appliqué par ma banque pour les retraits et achats par carte.

Récit : http://site.etienne.free.fr/

Conclusion : C'était vraiment très beau. Les paysages, les immensités, la nature. Et tous ces animaux sauvages. J'ai bien aimé partout mais Etosha c'est génial, Sossussvlei c'est vraiment très beau et j'ai bien aimé le Nord-Ouest (Kaokoland, Damaraland) jusqu'à Epupa, il y a des villages, des gens, c'est quand même sympa quand c'est vivant. Un seul regret, c'était trop court, en fait il faudrait plusieurs mois pour bien visiter la Namibie, voir tous les coins qu'on a pas vus et passer plus de temps à profiter de ceux qu'on a vus. On a envie d'y retourner.

Bon voyage à vous si vous partez prochainement en Namibie!
Salar de Tara en solo (Chili) English translation pending
by Mexique40 · 2013-08-28 · 59 replies
Bonjour,

nous voudrions aller voir fin novembre les cathédrales de Tara en solo avec un 4X4, mais nous ne trouvons pas d'infos ou beaucoup mais en tour organisé. Impossible d'installer Google Earth sur mon PC car ma carte graphique n'en veut pas. Donc, je serais intéressée par vos conseils, coordonnées GPS ... Peut-on faire le tour du Salar ou est-ce déconseillé ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez me communiquer.
Retour sur notre voyage au Kirghizistan (avis sur le CBT) English translation pending
by Madoce · 2013-08-24 · 17 replies
Bonjour! Un petit topo sur notre voyage... Nous revenons juste de 3 semaines au kirghistan. Pays magique. Très facile de voyager. Peu d'infrastructures touristiques mais le réseau d'assos d'éco-tourismes permettent de voyager partout en toute simplicité. Cela rend les choses très faciles. Partout où vous allez, vous savez ou trouver un interlocuteur parlant anglais!

Notre parcours en très bref:

Arrivée à Bichkek. 1 journée . Pensez a réserver votre logement. On a galéré. Très peu d’hôtels, tous pleins ou hors de prix. Issyk Ata: petite rando, bain dans la piscine d'eau chaude. Kochkor, 3 jours de treck à pied vers song kul au départ de kyzart. (avec guide et nuit sous yourte, avec sheperd's life) Naryn, une nuit et une journée a tash rabat, rando sans guide jusqu’à tash rabat pass, vue sur chatyr kul . Trajet via kazarman et via jala abad jusqu’à arslanbob. 2 jours dans la montagne, une journée de cheval, repos... Och, 2 jours. Bazar, bière-brochettes... Trajet jusqu’à Kyzyl kul et 3 jours de treck a pied vers sary chelek (avec guide, nuit sous tente et cheval porteur d'affaires (parce que la bonbonne de gaz géante qu'ils nous on loué, je l'aurais mal vue sur notre dos!!!) (via CBT) trajet pour biskek, dernière journée (achat, sauna...)

Notre avis sur les assos (CBT, Sheperd's life): Pour le treck a song kul, nous sommes passés par sheperd's life qui proposent EXACTEMENT les même prestations que le CBT, pour un prix moindre!!! très très content du sheperd's life, vraiment!!

Nous avons ensuite eu des mauvaises experiences avec le CBT. Attention à la coordinatrice de Naryn qui semble un peu louche, héberge les touristes chez elle sous prétexte que toutes les autres chambres sont occupées. Nous avons pris un chauffeur avec le CBT pour 2 jours une nuit. Elle ne l'a pas informé de nos plan (le pauvre chauffeur s'attendait a repartir le matin, il nous a attendu toute la journée...) et aurait gardé une bonne partie de l'argent qu'on lui avait donné pour sa poche.... Apparemment ce n'est pas la première fois. Nous l'avons signalé.

Le coordinateur de Och... nous ne l'avons jamais vu en 2 jours.... et il nous a donné des fausses info par téléphone....

Globalement, le CBT, le principe est extra, mais on pense que chaque coordinateur fait un peu l'acceuil à sa sauce et l'abus est permis. Donc faites attention!!!!

Voila. si vous avez des questions, on est tout disposé a vous répondre, a nous replonger dans le voyage. Camille et Baptiste
Tanzanie et Kenya: visas English translation pending
by Papaludo · 2013-08-22 · 16 replies
Bonsoir,

Je pars de Toulouse pour Nairobi au mois de janvier 2013, puis je prends un bus pour Arusha en tanzanie, ou je reste une dizaine de jours avant de refaire le trajet inverse et de repartir de Nairobi pour toulouse Me faut-il les deux visas, Kenya et Tanzanie ? Visas seulement à une entrée ?

Merci de vos réponses
Pèlerinage du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle English translation pending
by Tétette · 2013-08-14 · 15 replies
Bonjour tout le monde

Je projette, dans environ 3 semaines, de réaliser le pèlerinage du Puy à St Jacques de Compostelle. Pour cela, j'aimerais savoir si quelqu'un veut se "débarrasser" de son miam miam dodo ( me les vendre ou les prêter), qui est apparemment les livres indispensable pour trouver les hébergements. Il est grand temps de préparer les affaires !!! Merci à vous et bonne journée.
Velkomin til Íslands! English translation pending
by Nicoco53 · 2013-08-11 · 37 replies
Bonjour tout le monde, Mon amie et moi sommes rentrés d'Islande il y a 1 mois. Je crois qu'on a du dire "Whouaa" à peu près 2254 fois tellement on en a pris plein les yeux !! 😉

Pour résumer, ces 10 jours passés à travers le sud et l’intérieur des terres ont été fantastiques. Il vaut mieux visiter la péninsule de Reykjanes dès les premiers jours au risque d’être déçu si on le fait à la fin du voyage.

Mes coups de cœur vont sans conteste aux paysages de l’intérieur des terres, les Kerlingarfjoll en tête. La randonnée Hveradalir ("la vallée des sources chaude") sous le soleil restera notre meilleur souvenir (moins pour nos vêtements et nos chaussures couverts de boue !! 😛 )

Les randonnées faites au Landmannalaugar étaient magnifiques également : -la traversée du champ de lave Laugahraun,

-la monté de Brennisteinsalda ("la montagne aux couleurs rouges")

-& celle de Blahnukur

Ce qui fait le charme du Landmannalaugar ce sont aussi les routes pour y accéder : -La F225 et ses paysages apocalyptiques de cendres noires recouvertes de mousses vertes.



-La F208 sud et ses nombreux gués à traverser tous plus stressant les uns que les autres (en Jimny) ainsi que les reflets des montagnes dans le lac Kylingavatn

On a adoré aussi les fameux geysers : Vik et sa plage de sable noir

La montée de Reynisfjara et de Dyrholaey à la recherche des macareux moines

Pour finir mes coups de cœur, il reste évidemment le Jokulsarlon et ses "icebergs" aux reflets bleus qui se jettent dans la mer.



Mon itinéraire était en gros : J1 : Péninsule de Rekjanes / nuit camping Reykjavik J2 : Cercle d'or + Kerid / nuit camping Geysir J3 : Kerlingarfjoll / nuit camping Geysir J4 : Journée Tampon (Heureusement que j'avais prévu une journée de libre sur mon itinéraire car on a rien pu faire de cette journée pourrie tellement il pleuvait !! 🙁 ) / nuit camping Hella J5 : F225+Landmannalaugar / nuit camping Landmannalaugar J6 : Landmannalaugar + F208sud / Nuit Klaustur J7 : Skaftafell - Fjallsarlon - Jokulsarlon / nuit Klaustur J8 : Klaustur - Vik - Hveragerdi / nuit Hveragerdi J9 : Reykjavik / nuit camping Reykjavik J10 : Blue Lagoon / départ

J'avais tout planifié moi même avant le départ en ayant réservé uniquement un 4x4 (Suzuki Jimny) chez Blue Car Rental et le matériel de camping avec l'agence Iceland Camping Equipment à retirer à Reykjavik.

A la base c'est pas vraiment l'itinéraire que j'avais prévu, le gros avantage du camping c'est de ne pas avoir d'endroit défini ou dormir du coup j'improvisais sur place en fonction du temps. Je me connectais tous les jours sur le site de la météo Islandaise Vedur.is (super précis et fiable ) et j'allais la où il faisait beau. Je ne me suis pas trop mal débrouillé au final car a part une journée complète de pluie que je n'ai pas pu éviter, je n'ai eu que du beau temps dans l'ensemble.🙂

Trajet : Difficile de se rendre compte des distances entre telle ville et telle ville avant le départ malgré l'outil map de google pour aider à faire l'itinéraire. Je me suis beaucoup aidé de la carte routière Freytag, tout y est détaillé (routes praticables uniquement avec 4x4, camping, gués, cascades, station essence, hotels, points de vue, 2eme carte plus détaillée sur Reykjavik, etc) Cette carte est indispensable. Une fois sur place je me suis vite rendu compte que j'allais passer plus de temps sur les routes que prévu pour pleins de raisons : - Les arrêts photos incessants !!! 😄 - Le temps : impossible de rouler à 90km/h par mauvais temps - Les travaux : plusieurs fois on a été ralenti à cause de travaux sur la route. Pensez régulièrement à vérifier l'état des routes sur Vegagerdin, en juin encore beaucoup de routes ne sont pas ouvertes. ( La F208 sud qui relie le Landmannalaugar à Klaustur n'a été ouverte que le 29 juin !! ) - Les routes de montagne : n'ayant jamais conduit de 4x4 auparavant je ne faisais pas trop mon malin quand l'état de la piste était trop mauvais (par moment j'ai du rouler à 20 ou 30 km/h pendant 1h 😕 ) - Les moutons : ils sont partout en Islande et traversent régulièrement les routes donc prudence...😛

Avec cet itinéraire on faisait en moyenne 3h de route par jour et c'était bien assez. J'avais pensé un moment faire le tour de l’île en 10 jours et bien je ne regrette absolument pas de m’être concentré uniquement sur le sud et l’intérieur des terres pour passer moins de temps sur la route.

BUDGET : Comme tout le monde le sait L'Islande coûte très cher. A la base on est pas fan du tout du camping mais quand on a vu les prix des logements on a pas eu le choix. Et on en garde un bon souvenir au final même si monter une tente sous la pluie peut s’avérer assez galère !! 🙂 En gros pour dix jours , on en a eu pour à peu près 1600e chacun TOUT COMPRIS (train de Caen à Paris , avions, logement, 4x4, nourriture, etc)

Le 4x4 Nous avions un tout petit Suzuki Jimny essence (comparé aux monstrueux 4x4 des islandais...😮 ) loué chez Blue car rental (l'agence locale la moins cher que j'ai trouvé) Sur leur site tu as le choix entre un model Jimny récent neuf ou un "old model". La différence de prix étant assez importante j'ai opté pour le modèle ancien sans trop savoir à quoi m'attendre. Ce modèle datait en fait de 2006 donc pas si ancien que ca et je n'ai eu aucun soucis avec donc c'est vraiment un bon plan. Prix : 806euros assurances comprises pour 10 jours complets (en sachant qu'aucune assurance ne couvre les dégâts pour la traversée des gués et pour le hors piste) Le loueur m'avait proposé une assurance complémentaire au retrait du 4x4 contre les tempêtes de sable de 15e / jour que je n'ai pas pris. (Je me suis dit que si jamais je voyais une tempête j'allais faire demi tour illico presto pour mettre le 4x4 à l'abri 😉) Le 4x4 en soit nous a complètement satisfait. Pas forcement très confortable et spacieux (suffisant pour deux mais pas plus) mais il se conduit très facilement.

Pour la traversée des gués et terrains difficiles j'appréhendais un peu car je n'avais jamais conduit de 4x4 mais tout s'est bien passé malgré quelques frayeurs sur les gués de la f208 sud qui étaient vraiment costauds.🤪

Avant le passage de la rivière : - Toujours descendre vérifier la profondeur, le débit, la nature du fond et le sens du courant quitte à prendre ses tongues et traverser à pieds (attention quand même car ça caille !! ) Avec le Jimny on peut traverser 40 bons centimètres de profondeur. - se mettre au point mort puis une simple pression sur le bouton "4WD" et les 4 roues motrices s'activent. - se mettre en 1ere lente et garder une accélération assez soutenue pour ne surtout pas caler. - rouler de préférence dans le sens du courant légèrement en diagonale

ESSENCE : Prix équivalent à la France. On a dépensé entre 200 et 250e pour 1650km parcourus.

AVION : Aller Retour avec Iceland air pour 781e à deux, bagages compris. (en ayant réservé assez tard genre 2 mois à l'avance) Aucun soucis avec cette compagnie, on a même eu le droit à un repas trop bon !! 😇 )

NOURRITURE : - le matin : café (avec dosette classique dans de l'eau chauffée au réchaud puis ce qui nous restait on le mettait dans un Thermos et ca nous faisait la journée) + Gâteaux et brioches achetés au BONUS. - le midi : c'était restau tous les midis (ceux conseillés par le Lonely Planet). Dans la plupart des restau il y a toujours une soupe du jour ou un burger frite classique (souvent très bon) ) pas trop cher (+ ou - 10e) Pour les "vrais" plats les prix sont assez cher ( autour de 20/30e ) mais qu'est ce que c'était bon !!😇 - le soir on utilisait le réchaud pour nos plats lyophilisés ou pour manger des pâtes.

Campings : On a loué tout notre matériel dans une agence tenue par un couple de français très sympathique à Reykjavík. (Tente 3 places, réchaud, 2 casseroles, 1 poelle, 2 duvets température 0°, 2 matelas, 1 couverture le tout pour 230euros ) Pour les emplacements de tente je n'ai plus les prix exacts mais c'est plus ou moins 10/15euros à chaque fois.

Liste des campings où l'on a dormi :

Reykjavik : (bien) Très grand, bien équipé, cuisine équipé à l’abri, douches gratuites, wifi gratuit près de l’accueil, possibilité de recharger ses batteries grâce aux nombreuses multiprises qui se baladent un peu partout.

Geysir : (moyen) Camping propre et bien entretenu, douches payantes, pas de cuisine ni de coin pour manger à l’abri, lave linge, l’électricité pour payer ses batteries est payante. Wifi disponible uniquement dans le resto qui gère le camping mais qui est de l’autre coté de la route. Apparemment il est possible de profiter de la piscine de l’hôtel restaurant à coté mais elle était malheureusement hors service quand on y était… Bon comme ça çà donne pas trop envie mais le gros avantage de ce camping c’est la proximité avec les geysers !! On est vraiment juste à coté et c’est génial de retourner voir les geysers le soir avec une meilleure lumière pour les photos et surtout sans les hordes de touristes présentes la journée.

Hella : (Top) Comme pour geysir c’est le restau à coté qui fait office d’accueil. Camping bien entretenu, assez boisé donc nickel pour se protéger du vent, douche gratuites, coin cuisine (avec plaques chauffantes) + salle pour manger à l’abri et au chaud, possibilité de recharger ses batteries gratos, wifi dans le resto à coté.

Landmannalaugar : (Top pour beauté du lieu) -Grand camping bien équipé, douches payantes, pas de wifi ni d’électricité , c'est un peu le bordel dans les sanitaires quand le camping est bondé il n'y a pas assez de WC/douches et ça devient vite un peu sale malgré les efforts du personnel. -Difficile de planter ses sardines vu la qualité du terrain du coup il faut utiliser des gros cailloux mis à disposition pour fixer la tente -On peut acheter des sandwichs, prendre un café ou autres dans une sorte d’épicerie bien pratique qui a été aménagé dans un bus -Pourtant bien équipé, on a eu assez froid pendant la nuit (il a même neigé). Mais ce camping possède un charme fou, il est situé au pied d’une ancienne coulée de lave et à seulement 100m on peut aller se baigner dans une rivière chaude. Même si la nuit a été difficile ça restera une super expérience d’avoir dormi dans un lieu aussi grandiose.

Klaustur (Top) : Tout simplement le meilleur camping qu’on ait fait. Grand, moderne et bien équipé, douches payantes, lave linge, coin cuisine avec plaques chauffantes, micro onde, bouilloire & vaisselle, possibilité de manger dans la salle à manger de la cuisine bien au chaud, prises électriques dispo un peu partout pour recharger téléphone & appareil photo. On s'y sentait tellement bien qu'on y a dormi deux nuits.😛

Hveragerdi (top) Bon camping, wifi gratuit, électricité à disposition, Coin cuisine avec vaisselle et plaques chauffantes, possibilité de manger à l’abri, douches gratuites

Voila j'oublie sans doute pleins de choses mais j'espère pouvoir aider un peu quelques personnes dans leur préparation de voyage mais surtout vous donner envie d'aller (ou de retourner) dans ce magnifique pays. 😉

Le reste de mes photos ici
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
by Kashtin · 2013-08-01 · 32 replies
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
La vallée de la Clarée: notre baptême des Alpes English translation pending
by Triztana · 2013-07-31 · 15 replies
Eh bien voilà, après l'an dernier un voyage dans les Lofoten où on s'est bien rendus compte qu'on était des novices assez boulets sur les bords, nous revoilà mon frère et moi repartis, sur les conseils de Marie31, cette fois moins loin : à Névache, dans la vallée de la Clarée. On est pas encore des oufs, on se fait doubler par des enfants et des personnes agées, mais on a bien mieux géré que l'an dernier !

Un petit récap en photos :-)

Je suis visiblement obligée de faire un post / jour parce qu'on peut pas insérer d'images dans le texte et si je les mets toutes à la fin ça n'a aucun sens... Ils auraient pu virer le petit bouton "insérer une image" plutôt que de dire ça une fois que t'as fini d'écrire ton truc 😠

Note bis : pour ceux que ça intéresse ci joint des cartes répères ^^, et pour ceux qui préfèrent lire en PDF v'la le lien mais c'est bien gros (ya déjà les cartes à la fin). CARNET ENTIER

14.07.2013 Après un repas en famille, nous prenons la route en début d'après midi pour Paris, où un train de nuit nous attend à 21h23 à Austerlitz. La gare est bien vide depuis l'accident de Brétigny il y a deux jours, mais par "chance" pour nous (si on peut dire...) seuls les trains de nuit vers le Sud-Est partent car ils ne passent pas par cette gare. Il fait chaud dans la capitale en ce jour de fête nationale et mon sandwich au camembert embaume la gare. Moyen bien placés dans le train, surtout pour Seb. Parfois c'est bien d'être naine...
Itinéraire 17 jours Bali-Lombok English translation pending
by Akhesaa · 2013-07-30 · 8 replies
Bonjour à tous !

Dans le cadre d'un tour du monde avec mon chéri, des amis nous rejoignent pour un peu plus de 2 semaines à Bali-Lombok de mi à fin aout. On va donc davantage speeder et organiser les choses pendant qu'ils seront là, ils n'ont pas 1 an devant eux contrairement à nous 🙂 En plus, on aura la chance de pouvoir revenir un peu plus tard sur Bali pendant notre périple...

J'aurai donc besoin de vos avis d'expert sur l'itinéraire, si vous pouvez donner votre avis et conseils ce serait top ! Sachant que malgré le temps limité, ils tiennent à aller à Lombok et surtout à grimper sur le Rinjani. On sera 5 jeunes adultes entre 25 à 30 ans.

Petite précision : on commence par Munduk dès le 1er jour car la 5e personne du groupe arrive à Denpasar 2 jours après les autres, elle n'en profitera donc pas, mais on doit etre de retour à Ubud pour l'accueillir ! Bref :

J1 : Départ pour Munduk en voiture de loc via Pura Luhur Batukau + Jatiluwih (+ Pura Ulun Danu Bratan si assez de temps ?). Nuit à Munduk.

J2 : Rando autour de Munduk vers rizière/cascade. Retour à Ubud (via Pura Batan si pas fait la veille). Nuit à Ubud (où on retrouve notre dernier acolyte).

J3 : Journée au Pura Tanah Lot + Pura Taman Ayun. Spectacle de danse à Ubud en soirée.

J4 : Gunung Kawi + Tirta Empul. Nuit à Toya Bungkah (pour prévoir l'ascension du Batur du lendemain avec l'hotel et éviter le harcèlement sur place...).

J5 : Ascension Batur. Retour à Ubud via Pura Kehen, puis route de l'st via Rendang, Sidemen, Semarapura (il parait que les routes valent le détour ?). Nuit à Ubud.

J6 : Visite Ubud (ville, monkey forest, balade, Goa Gajah, Yeh Pulu…). Route pour Padangbai en fin de journée. Nuit Padangbai.

J7 : Ferry pour Lombok (Lembar) puis route direct vers Kuta (quel est le meilleur moyen pour faire ce trajet ? Avez-vous une idée du temps et du tarif ?). Nuit à Kuta.

J8 : Kuta.

J9 : Kuta. Départ pour Sembalun Lawang (là encore, la question du transport (prix, moyen et temps...) se pose), nuit sur place.

J10>12 : Ascension Rinjani.

J13 : Route vers les Gili je ne sais comment (Gili T a priori, je suis preneuse de toute bonne adresse un peu éloignée de l'agitation du village mais pas trop, un peu plus confortable que la guest house de base, on est 5 donc un bungalow cosy sur la plage par exemple 😎). Nuit à Gili T.

J14>16 : Gili T.

J17 : Alors que nous restons sur les Gili pour passer le PADI, nos amis repartent vers Bali puis direction Paris....

Merci beaucoup pour le coup de main !
Circuit de 15 jours sur la côte ouest des USA English translation pending
by CeciliaetJB · 2013-07-25 · 30 replies
Bonjour,

Je viens vers vous car nous partons avec mon chéri du 24/08/2013 au 08/09/2013 sur la côte Ouest des USA.

Nous avons déjà tracé notre parcours et pour tout vous dire ca me semble difficilement réalisable sans être trop pressé par le temps et épuisés à la fin des vacances.

J'ai donc besoin de vos lumières, commentaires, rectifications, améliorations :):

1er jour (le 24/08/2013) : Arrivée à San Francisco aux alentours de 19h00 - nuit à San Francisco 2ème jour (le 25/08/2013) : Visite de SF - Prise d'une ligne de câble car - Promenade dans Lombard Streets - Golden Gate - Réservation d'une visite pour la prison d'alcatraz le lendemain - Juste après cette réservation: aller voir les lions de mer au bout du Pier 39 Nuit à San Francisco

3ème jour (le 26/08/2013) : Visite de SF - Visite de la prison d'Alcatraz - Faire l'autotour de 49 miles (Est ce faisable sur le reste de cette journee)

Départ de San Francisco pour Monterey - Nuit à Monterey

4ème jour (le 27/08/2013):on visite Monterey, on roule et on s'arrête pour la visite de -Carmel - Point Lobos - Cambria

Nuit à San Siméon

5ème jour (le 28/08/2013): On roule et on s'arrête pour la visite de - Cambria - Pfeiffer Big sur - Pfeiffer Beach - Cayucos - Santa Barbara Nuit à santa Barbara

6ème jour (le 29/08/2013) : Journée à Santa Barbara, j'ai lu que c'était la ville la plus chaude est ce vrai? à part la plage qui y'a t'il à voir et à ne pas louper? Départ de Santa Barbara vers Los Angeles Nuit à Los Angeles

7ème jour (le 30/08/2013): Visite de Los Angeles comprenant : - Universal studios - balade à Venice beach de jour car j'ai lu que la nuit c'était craignos - balade sur Hollywood boulevard avec les fameuses étoiles - Laguna Beach et que voir d'autres qui vaut le détour vu qu'on n'y reste qu'une journée?? Nuit à Los Angeles

8ème jour (le 31/08/2013): Route de LA jusqu'au Grand Canyon - Nuit au Grand Canyon

9ème jour (le 01/09/2013): Grand Canyon toute la journée - Nuit au Grand Canyon

10ème jour (le 02/09/2013): Départ tôt du Grand Canyon pour Monument Valley - Visite de Monument Valley jusqu'au coucher du soleil - Je me demande si c'est raisonnable de partir de Monument valley jusqu'à Las Vegas vers 18h00 ce qui nous ferait arriver vers LV de nuit déjà ce qui est recommandé pour avoir l'émerveillement de voir toutes ces lumières après le désert, mais je me demande si la route est assez bien pour rouler de nuit

11ème jour ( le 03/09/2013): Las Vegas - Nuit à Las Vegas

12ème jour (le 04/09/2013): Las Vegas- Nuit à Las Vegas

13ème jour (le 05/09/2013): Départ tôt de Las Vegas pour la Vallée de la Mort - milieu d'aprèm départ de la Vallée de la mort pour Yosemite - Nuit vers Yossemite

14ème Jour (le 06/09/2013): Journée à Yosemite, je pense que l'on va faire une excursion avec Yosemite Tour où l'on nous emmène sur les principaux points de vue, j'ai lu des avis très positif sur cet organisme

15ème jour ( le 07/09/2013): Matinée à Yosemite puis départ pour San Francisco

16ème jour (le 08/09/2013): Retour sur Paris

Voila, si vous pouvez me dire ce que vous en pensez, ce serait sympa.

Bonne journée à tous, à bientot

Avis sur circuit de dix-neuf jours en Inde du Nord en août? English translation pending
by Grispivoine · 2013-07-07 · 25 replies
Bonjour Voici notre projet de circuit en Aout. Nous avons zappé JALSAMER car avons peur d'avoir trop trop cahaud et que c'est loin. Qu'en pensez vous ceratines étapes sont elles trop longues? On voudrait faire un peu d'activité sur place marche velo on envisage de louer une voiture avec chauffeur.

Merci pour vos retours.

J1 nuit delhi j2 Delhi Jaipur J 3 et 4 jaipur j 5 Jaipur pushkar J 6 et 7 pushkar et amber J 8 Pushkar Bundi J 9 Bundi_Udapur J 10 et 11 udaipur J 12 udaipur - Mount abou J 13 et 14 trek nuit habitant J15 Mont abou Udaipur J16 udaipur varanesi en avion J17 Varanesi J18 Varanesi Agra en avion J19 Agra delhi en train en soirée
Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip English translation pending
by Carosly · 2013-07-01 · 101 replies
Bonjour à tous! Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain: - 3 semaines à Calgary avec échange de maisons. - 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie. - 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.

Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!

Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!

A bientôt.😉

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