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Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral English translation pending
by Krikri6792 · 2015-04-05 · 40 replies
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte 😉

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Présentation

Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.

C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.

Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)

Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.

Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?

"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !

Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.

Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.

Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.

Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.

Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.

Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…

Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…

Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.

Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa

Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !

Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.

Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.

Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.

Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.

Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !

Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)

Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)

Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !

Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.

Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)

Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.

Les familiers de la propriété

Un rouge-gorge

Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.

Une chenille gloutonne

La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.

Un iguane sauvé des eaux

Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.

A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.

Un petit chat errant

Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.

Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !

Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"

Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.

Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.

Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.

Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.

Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.

Ça sent l'improvisation !

Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.

Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.

A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.

Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !

Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.

La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.

On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.

La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.

Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.

Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.

Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !

Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.

Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.

Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !

Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.

Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.

Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !

Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !

Sur la trace du Petit-Malendure



De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling

Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.

En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.

C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.

En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.

A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.

Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.

Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".

Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.

La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.

Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.

Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.

Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.

Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.

Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.

A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.

Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.

Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.

Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !

Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !

En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.

Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières

Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.

Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?

Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)

Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.

Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.

Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.

En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.

Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.

Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.

Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.

Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.

Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.

Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.

Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.

Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.

Gros paquebots au premier plan.

Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.

Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.

La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.

En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.

A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.

Nous n'irons pas plus loin.

Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.

Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !

L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.

Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières



Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis

Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).

Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.

La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.

Les deux Mamelles

Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.

Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.

On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.

Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.

Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.

Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.

Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.

Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?

Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.

Le Morne à Louis

A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.

Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.

A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.

Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses

Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.

Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.

Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.

Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.

D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.

Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.

Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.

La cascade aux Ecrevisses

C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)

La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !

La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude

Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.

Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.

Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.

Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.

Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.

Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !

Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?

Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.

Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !

Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…

Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata

Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.

Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.

Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.

Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !

Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !

Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…

Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon

Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.

C'est un festival de couleurs !

La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !

Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.

Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.

Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)

Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.

Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique

Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.

C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.

En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !

Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.

On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.

Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)

Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse

Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.

L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.

A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.

Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.

Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.

L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.

Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !

Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !

A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !

Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.

Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)

Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !

Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.

Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.

Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak

Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.

Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.

En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.

Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs

Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.

Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.

Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.

Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.

Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.

C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.

Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.

Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.

Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.

Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.

Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.

Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.

Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.

Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.

Les lieux restent néanmoins paradisiaques.

De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)

Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.

Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.

Instants magiques de communion avec la nature !

A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.

En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !

Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle

La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.

Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.

Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.

Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.

Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.

Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.

Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.

Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.

Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.

Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.

Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?

La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.

Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.

Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.

Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :

Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.

Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte

Hampe florale d'ananas jaune

Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles

Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.

Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.

Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.

C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.

Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.

J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !

Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.

De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.

En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.

Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.

Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.

De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.

Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.

Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.

En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !

En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.

A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.

Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.

Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !

C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.

Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne

Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.

Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.

Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.

Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.

Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !

La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.

Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.

Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.

Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.

Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.

Un peu partout, des pièges à crabes !

Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.

Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.

Ici sur un sentier bordé de catalpas.

Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.

Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…

… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.

De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.

Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.

Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)

Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.

En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.

Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.

Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.

Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.

Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !

Plage du Souffleur

Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel

Compte -rendu fait par Hervé

Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.

J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.

Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.

Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.

Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.

Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.

J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.

Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.

Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.

Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !

Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.

La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.

Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.

Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.

Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !

Fonds sous-marins

Le mot de la fin

Impressions générales

En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !

Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.

Des phénomènes normaux pour la saison ?

Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.

Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !

Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.

Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.

A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.

Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…

Nos coups de cœur

Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.

Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement

Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.

Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.

Les ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages papier

Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.

Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.

La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

Sites Internet :

Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :

Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.

Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.

Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.

Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.

Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !

Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.

Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉

Rose de porcelaine
Itinéraire Pérou - Bolivie en 3 semaines English translation pending
by Narcleet · 2015-04-01 · 10 replies
Bonjour,

Je finalise notre road trip de cet été et j'aimerais si possible avoir quelques retours sur les temps passés ici et là. Pour info, nous sommes un couple de 29 ans habitués à voyager. Nous ne passons pas par un Tour Opérateur, j'aime bien l'aventure :) Je suis gêné par le manque de temps, et certains éléments que je ne maitrise pas (exemple : les jours de départ des trains et/ou bus).

Voici ce que cela donnerait :

Samedi 08 Aout : Départ France - Arrivée Lima soir.

Dimanche 09 Aout : Visite Lima

Lundi 10 Aout : Vol Lima - Arequipa + visite l'après midi.

Mardi 11 Aout : Visite Matin + bus Arequipa - Chivay.

Mercredi 12 Aout : Cabanaconde - Sangalle (nuit sur place)

Jeudi 13 Aout : Remontée a Cabanaconde - Chivay

Vendredi 14 Aout : Départ de Chivay en Bus le matin (uniquement mercredi/vendredi) - Arrivée a cusco vers 17h. Nuit a Cusco

Samedi 15 Aout : Visite Vallée Sacrée, nuit Aguas Calientes.

Dimanche 16 Aout : Maccu Picchu

Lundi 17 Aout : Cusco - Puno (bus) + nuit sur place.

Mardi 18 Aout : Lac Titicaca / Copa cabana

Mercredi 19 Aout : Puno - La paz + visite

Jeudi 20 Aout : Visite La paz

Vendredi 21 Aout : Trajet La Paz - Oruro -/TUpiza (les trains ne partent que le mardi/ vendredi)

Samedi 22 Aout : Excursion 1er Jour Sud Lipez

Dimanche 23 Aout : Excursion 2e jour Sud Lipez

Lundi 24 Aout : Excursion 3e jour du lipez

Mardi 25 Aout : Excursion 4e jour sud lipez

Mercredi 26 Aout : Uyuni - Potosi. Nuit sur place

Jeudi 27 Aout : Potosi - Sucre. Nuit sur place

Vendredi 28 Aout : Vol Sucre - Lima

Samedi 29 Aout : Départ de Lima vers la France.

J'imagine que le sujet a déjà été abordé mais je suis embêté par le peu de temps passé a Cusco/Maccu Pichu.. Mais j'ai du mal à voir où je peux gagner du temps. J'ai pensé a retirer la partie Puno et aller directement à la Paz depuis Cusco. Vos avis sont les bienvenus ! :)

Merci !
Y a-t-il un contrôle papiers si on se rend à Bucarest en bus? English translation pending
by MoonLight5 · 2015-03-23 · 5 replies
Salut, je souhaite me rendre à Roumanie ( Bucarest ). J'ai visa Schengen mais une seule entrée, j'avais prévu de voyager à Rome et puis à Bucarest mais on m'as dis puisque que Roumaine ne fais pas partie de l'espace Schengen que je peux rencontrer quelques problèmes dans le passage par avion du coup je me demande si ça sera possible de passer par les frontières sans contrôle de papier ? ça me dérange pas si c'est possible de prendre l'avion directe à Roumanie, ou je sais pas qui peut me proposer une idée ou une solution ? et surtout est ce qu'il y a contrôle de papier ( passeport et tout .. ) en franchisant les frontières de Roumaine par bus ?
2 mois et demi en Afrique Australe English translation pending
by Annma000 · 2015-03-22 · 7 replies
Bonjour !

Un ami cherche à partir 2 mois en Afrique Australe en commençant par l'Afrique du Sud. En 2 mois et demi, que me conseillez-vous côté destination (il voudrait faire plus d'un pays!). Il préférerait ne pas louer de voiture puisqu'il est seul. Il à 25 ans, aime le dépaysement, nature et avec un budget raisonnable.

Tout les conseils sont le bienvenue !
8 jours au Maroc, arrivée et départ par Fez English translation pending
by Ale75 · 2015-03-09 · 4 replies
Salut! J'aimerais bien partir la derniere semaine de mars a Fez et je voudrais savoir des choses a visiter aussi autour la ville et de façon la plus economique. J'adore la nature et marcher, une combinaison de belle architecture et nature c'est le but de ce voyage, en utilisant les transports les moins chers et avec de logements pas chers non plus. Quelque idee d'itineraire pour 8 jours? Merci beaucoup!!
Nouvelle carte Flying Blue English translation pending
by Mrkeiko · 2015-03-09 · 8 replies
Bonjour à tous,

Savez-vous quand nous recevrons nos prochaines cartes FB ? Pour les habitués c'est plutôt mi-mars, fin mars.... ?

Merci à tous pour vos réponses
Mots clés à savoir pour comprendre le journal de bord English translation pending
by Anseembarque · 2015-02-25 · 5 replies
Bonjour,

J'aimerai savoir s'il y a une place ou on aller voir pour les mots important a savoir pour notre croisière. C'est surtout pour comprendre le journal de bord. Nous partons dans 6 jours en croisière on a vraiment hâte.

Merci pour votre

Lynn
Traversée du Mozambique pour rejoindre l'Afrique du Sud English translation pending
by Maximewath · 2015-02-22 · 2 replies
Bonjour a tous,

Je suis en voyage en Afrique australe depuis quelques mois, aujourd'hui a Harare Zimbabwe, et je me demande quel itineraire prendre pour rejoindre Durban en Afrique du Sud ou un volontariat m'attend. J ai une semaine devant moi, soit je pars directement a Joburg, soit je passe par le Mozambique, ce qui me tente plus et semble couter quasi le meme prix.

Seulement une fois a Mutare, la frontiere je suis un peu perdue pour la suite.

Quelqu un aurait une idee d intineraire a me conseiller ?

Par exemple, une fois a Chimoio je ne trouve aucun moyen en transport en commun de relier Tofo ou Inhambane.

Ou a me dire si ca vaut le coup ou non finalement, pour ceux qui l auraient fait.

Merci par avance !

Bonne journee
Gorilles à Rushaga (Ouganda) English translation pending
by Travel71 · 2015-02-18 · 24 replies
Bonjour je projette un séjour en Ouganda en août prochain. Bien évidemment je voudrais aller voir les gorilles, mais après avoir parcouru les forums je pensais que le site de Nkuringo qui n'est accessible qu'en 4X4 présente un trek apparemment assez difficile. N'étant pas forcément des grands champions je me rabattais sur Rushaga pour être plus sûr que tout le monde y arrive sans trop de mal. Certains ont ils fait cette étape et avez vous des camps d'hébergement possibles et des infos en tout genre sur ce trek et la possibilité d'y faire un trek en forêt le lendemain ? Je suis également preneur d'infos sur d'autres bonnes adresses envisageant un petit parcours entre 12 et 15 jours entre Ziwa rhino sanctuary, Kibale forest pour les chimpanzés plutôt que le parc de Murchinson falls et la forêt de Bwindi. Merci pour vos infos Philippe
Trajet entre Los Angeles et Las Vegas English translation pending
by Francefranco · 2015-02-08 · 4 replies
bonjour a tous

nous voulons savoir s il existe un guide pour un trajet en vr entre san francisco et las vegas bien sur napa valley et sonoma valley

merci de m aider

franco🙂
MSC Orchestra aux Caraïbes 2015 - 2016 English translation pending
by 69lolo · 2015-02-03 · 84 replies
Bonjour, J'ouvre cette discussion afin que nous puissions échanger et préparer cette super croisière et ses excursions. Toutes vos informations et vos questions sont les bienvenues A Bientôt
Louer une voiture à Rio de Janeiro English translation pending
by Steph523 · 2015-01-27 · 17 replies
Bonjour! Je souhaite louer une voiture durant 7 a 10 jours depuis Rio, rejoindre ouro preto et redescendre par la cote. Nous avons 3 enfants avec nous et aucune envie de leur faire prendre plus de risque que nécessaire. Nous n allons évidemment pas nous promener de nuit ni visiter des quartiers de Rio, juste quitter l aéroport et faire un tour plus au nord. J ai lu certain commentaires qui disent que c est très dangereux de rouler, gros risques d accidents, agression, problème avec la police, etc... Est ce vraiment le cas? On nous avait déjà fait peur a propos du Mexique et tout c'était bien passé, mais nous n avions pas les enfants donc moins d inquiétude ;-) Bref, que me conseilliez vous? Le réseau de bus est pas mal mais... Merci, bonne journée à tous!
Compagnies aériennes Cuba - Nordeste du Brésil English translation pending
by Yeshedreulma · 2015-01-26 · 5 replies
Bonjour,

Je vais effectuer un vol de Cuba vers le nordeste du Bresil. Quelles compagnies pour un meilleur prix? cela ne me derange pas de faire escale, meme plusieurs jours, dans un pays en transit si cela me permet d, effectuer des vols reguliers a un meilleur prix... Ex: la havanne - panama Panama-Manaus ou havanne-caracas ou Medellín et caracas- brasilia... ou salvador de bahia... je vais vers fortaleza donc le plus pres, le mieux.

Quels sont les vols reguliers pour quitter cuba vers l'amerique du sud? Les compagnies aeriennes les plus actives dans cette zone? Une idee d'un trajet au mieux pour ce déplacement?

Merci! Bien a vous, Stéphanie
France-Mexique-France-États-Unis en moins de 2 mois/Waiver English translation pending
by Chamia · 2015-01-21 · 6 replies
Bonjour,

Je pose ma question ici puisque le sujet s'y prete. Voila je fais souvent des A/R France-Etats Unis , j'essaie d'espacer au minimum de 6 mois mes voyages. La derniere fois que j'ai passé la douane, j'ai eu la malchance de me faire interroger dans une pièce avec d'autres personnes pendant 45 min, ils ont suspecté que j'avais un copain étant donné que je revenais dans la même ville, pas malin de ma part je reconnais. Je précise aussi que j'avais un nouveau passeport et non plus l'ancien bardé de tampons ce qui n'a pas arrangé les choses et pour l'instant je n'ai qu'un seul tampon et c'est celui des Etats Unis. Ceci dit, j'ai le projet de partir au Mexique fin février pendant 3 semaines, rentrer en France et revenir passer 2 mois aux Etats-Unis en mai. Mon inquiétude c'est que le Mexique fait partie de l'Amérique du nord administrativement parlant. Donc si je reviens aux Etats Unis apres seulement moins de 2 mois avoir quitté le Mexique, je me demande si ça risque d'être compliqué. Bref, je sais que le passage dépend aussi beaucoup de l'humeur de l'agent mais si vous pouvez m'éclairer n'hésitez pas. Au pire je remettrais le Mexique à plus tard pour limiter les problemes d'entrée aux Etats Unis en mai. Merci🙂
Pérou en passant par l'Équateur English translation pending
by Chantal65 · 2015-01-17 · 2 replies
Bonjour, ma fille part pour l'Equateur pour un voyage humanitaire en mai prochain avec 3 amis. Ils veulent après se rendre au Pérou faire entre autres, le machu pichu. J'imagine que la meilleure façon de s'y rendre est l'avion mais ils se demandent si c'est possible en train ou autobus. Une autres question, dans çe voyage, il veulent se rendre en Amazonie. Sont-ils mieux d'y aller à partir de l'Equateur ou du Pérou. Merci beaucoup
Aller simple Colombie, billet retour remboursable? English translation pending
by Eliza85 · 2015-01-17 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je me rends en Colombie le 5 février prochain avec un aller simple. En épluchant le forum, la solution à mon problème (à savoir la possibilité d'un refus d'embarquement sans justifier d'un billet retour) serait de prendre un billet retour remboursable.

Quelles compagnies proposent ce type de billets sans passer par la case assurance de voyages ou l'on doit souvent justifier d'un état de santé ne nous permettant pas de prendre l'avion....

Merci pour votre aide 🙂
Croisière MSC Musica aux Caraïbes English translation pending
by Tinetine91 · 2015-01-09 · 12 replies
Nous partons le 1er février 2015 pour une croisière (ce sera notre première) dans les Caraibes : République Dominicaine (La Romana) , Tortola, Antigua et Barbuda, Martinique, Sainte Lucie, Guadeloupe , St Martin et retour à la Romana. Es ce que quelqu'un part à la même période? Nous ne pensons pas faire les escursions MSC. Je suis preneuse de tous les bons plans (en individuel ) dans chaque escale. Merci d'avance
Comment dépasser ses peurs de partir vivre à l'étranger? English translation pending
by Alignment · 2015-01-08 · 60 replies
Depuis longtemps (toujours !) je rêve de vivre à l'étranger. Maintenant, mon compagnon veut partir. C'est une chance ! Mais soudain j'ai peur et toutes les peurs me font oublier mon envie de partir. Peur de ne pas être à la hauteur d'un travail, peur de ne pas trouver de travail, de manquer d'argent, peur qu'on se dispute là-bas pour des broutilles, peur que Paris me manque, que ma famille me manque, etc...

Si vous avez vécu cela aussi, pouvez-vous m'en parler pour m'aider ? Merci
Compagnies domestiques sur Panama English translation pending
by Fkb · 2015-01-07 · 4 replies
Bonjour je prepare un voyage sur le Panama en mars et j'aimerai savoir si quelqu'un peu me renseigner sur les ou la compagnie domestique au panama ainsi que les tarifs pratiqués sur les vols internes. Panama-David Panamas-Boscas Panama-Coiba. De plus voyageant beaucoup en Asie, c'est la premiere fois que je viens dans un pays d'Amerique centrale, j'aimerais savoir si comme en Asies on peut louer facilement des scooters sur place ou si cela ne se fait pas. Merci
Voyage au Guatemala English translation pending
by CAR14 · 2014-12-08 · 19 replies
Bonjour à tous,

Qui peut me renseigner sur le Guatemala ? Meilleure période pour s'y rendre ? (nov ?) Vie sur place ? Prix chambres, etc.. Itinéraires... Projet en cours pour 2015 Merci à ceux qui me répondront 😏 MC
Aventures cyclo-touristiques nord-américaines de Normand et Hélène English translation pending
by Rikimiki · 2014-12-06 · 6 replies
Retraité depuis la fin juillet 2013, nous avons entrepris une succession de randonnées cyclo-touristiques à travers les routes d’Amérique, dont voici le résumé : · Aout 2013 : Beloeil (au Québec) à New-York City et retour : 1,061 kilomètres, en famille avec nos deux adolescents (16 et 13 ans à cette date). · Octobre – novembre 2013 : Blue Ridge Parkway (virginie), Carolines, Georgie et Floride jusqu’à Key West : 3,057 km ; En solo avec mon copain Dominique. · 5 mai 2014 au 7 octobre 2014 : 118 jours de vélo de Beloeil (au Québec) à Seaside, Oregon, Les USA d’est en ouest avec quelques zigzags ! 9,373 km parcourus er 72,386 mètres d’ascension ; En tandem avec Hélène, ma compagne de vie … et d’aventures !

Durant nos pérégrinations cyclistes, nous nous sommes plu à rédiger nos aventures (avec cartes et photos) à travers un blog sur le site de Crazyguyonabike.com. L'écriture de ce blog fut une aventure de longue haleine, autant que le vélo lui-même! Commencée au début de l'hiver 2014, alors que nous débutions la préparation de notre grande aventure américaine, nous avons élaboré la structure de notre texte (Parties, sections, etc), créé des cartes pour chaque section, fouillé Internet, Wikipedia et Voyageforum.com pour choisir nos destinations. Une fois sur la route, il nous restait à y compiler nos nombreuses statistiques quotidiennes, ajouter des photos et rédiger nos aventures de la journée! Au cumulatif, notre blog totalise 148 jours de voyage dont 118 jours de vélo, 216 pages, plus de 125 cartes topographiques, et 2,216 photos! A ce jour, c'est de loin notre rédaction conjointe la plus importante!

Quant à l'aventure par elle-même, ces 148 jours de voyage (presque 5 mois!) furent une fabuleuse aventure humaine, sportive et amoureuse, à travers cette Amérique que nous connaissions finalement bien peu!

Depuis notre retour au Québec à la mi-octobre. Nous avons complété les parties manquantes au blog : ajout de commentaires manquants à certaines photos, ajout des résumés de fins de sections et de fins de partie, ajout de nos post-mortems et d’une conclusion au voyage.

A cet effet, voici un résumé des thèmes abordés par Hélène à son post-mortem : Des milliers de kilomètres parcourus, des paysages fabuleux; Des rencontres inoubliables; Des gens d'une générosité émouvante ; Des sites de camping accueillants; Des aventures rocambolesques !
https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399541&a...

Bien difficile pour moi d'ajouter quelque chose de pertinent, après le post-mortem rédigé par Hélène, si complet et si intéressant! Alors que nous concluons notre voyage et notre blog, en ce début de décembre 2014, nous rêvons déjà à nos prochaines aventures cyclistes, que nous espérons encore plus longues, et qui pourraient nous mettre sur la route dès le début de l'été 2015!

Voici les liens vous donnant accès à nos textes, photos, cartes bref à notre blog! · La table des matières: http://www.crazyguyonabike.com/...cie-tdm-pion-g...

· Le post-mortem rédigé par Hélène: https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399541&a...

· Le post-mortem rédigé par Normand https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399542&a...

· Conclusion … et quelques statistiques! https://www.crazyguyonabike.com/....._id=399567&;...
Importation d'endives en Thaïlande English translation pending
by Gilleskata · 2014-12-03 · 7 replies
Salut a tous certains vont trouver ma question con tant pis je la pose quand meme.Je pars en thailande bientôt et un ami belge m'a demandé de lui ramener des endives je me marre rien qu'en tapant ça, enfin si quelqu'un a des infos sur l'importation d'endives en thailande je suis preneur.tout ça est sérieux merci d'avance.
Sécurité, formalités, et immanquables à Dubaï? English translation pending
by Claire1234 · 2014-12-01 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Australie avec un ami en janvier 2015. En chemin, nous faisons une escale à Dubai et nous avons choisi de rester 3 jours sur place, pour visiter et découvrir un peu cette ville.

Concernant les formalités, j'ai pu lire qu'avec le tampon sur le passeport à l'aéroport, on pouvait séjourner 30 jours sans problème. L'info est-elle toujours valable?

Niveau sécurité, Dubai a l'air d'être une ville très sécurisée, mais je m'interroge plutot sur le fait d'être une femme, si cela ne pose aucun problème (je suis du genre peau très claire et cheveux très blonds!), sachant bien sur que je vais éviter de porter des mini-jupes !

Pour le logement, je suis une adepte du couchsurfing, mais mon ami n'est pas très motivé. J'ai regardé des hotels à prix abordable (50-60€ pour 2), mais il y avait pas mal de commentaires sur la propreté qui laisse à désirer et la présence de cafards... Quelqu'un aurait-il un bon plan, une bonne adresse ? Et quel quartier privilégier pour se loger ? Et sachant que je viens avec un ami (qui n'est pas mon copain, et encore moins mon mari), cela risque t-il de poser problème pour réserver ensemble une chambre double?

Et enfin, pour un très court séjour dans cette ville, selon vous, quels sont les immanquables, les choses à voir absolument lorsqu'on vient à Dubai ?

Merci d'avance pour vos tuyaux :)

Claire
Transport de Panama City à David (pour atteindre Boquete) English translation pending
by Sunluver2 · 2014-11-30 · 6 replies
Bonjour,

Je chercher le meilleur moyen pour me rendre à David à partir de Panama city. L'avion me semblait un bon moyen mais les billets sont +\- 130$ avec Air Panama. Des conseils?

J'atterit a Panama city vers 14:00 le 16 janvier...

Merci!!!😉
Deuxième tentative visa B2 USA English translation pending
by Shloufinette · 2014-11-28 · 10 replies
Bonjour,

J'ai fait une demande de visa B2 (touriste) pour les Etats-Unis qui a été refusé sous la section 214 car je n'ai, selon eux, pas assez d'attaches en France.

Effectivement... j'en ai peu. J'ai passé plusieurs années au Canada où je suis résidente permanente. Je suis revenue en France il y a quelques mois et je vis chez mes parents. Je suis freelance... d'où le fait de rester chez mes parents pour un temps. J'ai fait ma demande de visa dans le but de rester 6 mois et rejoindre mon copain américain. (Ca je ne l'ai pas dit à l'ambassade bien sûr)

Mon visa a été refusé alors que j'ai assez d'économies pour tenir plus de 6 mois au Etats-Unis (j'avais même mis que je resterais seulement 5 mois d'ailleurs). Et j'avais mon relevé de compte bancaire français ET canadien. J'avais une lettre comme quoi mes parents allaient m'hébergé à mon retour et que je vivais actuellement chez eux. La nana n'a même pas voulu la lire.Mon problème, effectivement, c'est qu'en étant freelance depuis peu, j'ai peu de ressources fixes. Je pensais que cela allait quand même passer puisque certains sont étudiants ou sans emploi et arrivent à avoir le visa... mais non. Pas de bol ! :(

J'avais même fait un super itinéraire pour dire que je n'allais pas rester à une seule place. Et expliqué que je rejoignais des amies (du Canada pour une partie du voyage).

Bref... Est-ce que quelqu'un a été dans le même cas que moi ? Est-ce que quelqu'un a tenté de redemander le visa B2 et l'a eu la seconde fois ? Quels papiers apportés quand on est freelance ? J'ai l'impression que personne n'essaie de retenter le coup à vrai dire. Suis-je la seule à m'acharner?

Je pensais tellement que ça passerait... Maintenant je ne peux même plus demander l'ESTA... Si j'avais su, j'y serais aller pour 3 mois seulement... Mais maintenant, ce n'est même plus une option.
Parrainage d'une épouse cubaine ou achat d'une maison English translation pending
by Spip47 · 2014-11-24 · 12 replies
😐 Je voudrais parainer mon epouse Cubaine que je connais depuis plus de deux ans MAIS j'ai 40 ans de difference avec Elle (qui a 25ans ) Il parait que mes chances sont mince d'etre accepte par le CIC Qu'en pensez-vous ??? L, autre question c'est de savoir si je peux acheter une petite maison a Cuba, que j'acheterais en co-propriete avec un bon copain Est-ce possible?? Merci de repondre
Djerba avec un sac à dos English translation pending
by JetRos · 2014-11-19 · 8 replies
Bonjour, bonjour

Après avoir lu plusieurs conversations, surtout des derniers temps, autour de la Tunisie et de Djerba, je me lance enfin à la piscine et vous raconte un peu l'envie de voyage dont je vais pouvoir profiter, si tout va bien, du 5 au 10 décembre !

Déjà bien amoureuse de ce pays après deux passages d'un moi et une semaine, je me lance enfin à la découverte de l'île de Djerba avec mon copain. Comme nous voyageons au sac à dos et nous sommes intéressés pour s'immerger dans la mesure du possible dans la vie locale on a commencé à préparer le voyage selon ces principes.

Pour l'hébergement nous sommes partis sur l'idée du Couchsurfing, mais pour l'instant nous n'avons pas eu de réponses (peut être que les changements du site web y sont pour quelque chose, mais...) ; donc je me demandais si nous aurons la possibilité, si jamais on ne se fait pas accueillir, de trouver des auberges / hostels plutôt modestes et pas cher dans l'île.

Dans les guides je vois une auberge de jeunesse à Houmt Souk, ainsi que plusieurs hôtels (Erriadh, Sables d'Or, Marhala)... savez-vous s'ils sont aussi ouverts dans cette période et avez vous des expériences ou des conseils pour les partager avec nous ? Connaissez-vous d'autres endroits qui pourraient coller avec notre idée de voyage ?

Sinon, pour les déplacements dans l'île on pensait (peut être pas pour le départ de l'aéroport, mais...) à la possibilité de louer des vélos. Vue l'extension de l'île il nous paraît jouable, et apparemment on pourrait le faire chez Raïs Rentals si l'information est toujours valable... vous en pensez quoi ?

Et ben, peut être un dernier conseil à vous demander (en plus de toutes les informations qui vous auriez à bien nous offrir 😊 ) serait un hammam populaire, en gros, pas réservé aux touristes.

Bon, dès maintenant, merci beaucoup pour vos réponses ! J'espère pouvoir partager avec vous le récit de l'aventure au retour s'il y en a qui sont intéressées...
14 villes, 7 pays! English translation pending
by Jaydithejedi · 2014-11-09 · 2 replies
Bonjour à tous et toutes, Je suis nouvellement inscrit sur ce forum. Je sais qu'il existe une multitude de discussions concernant destinations et budgets, mais je n'ai pas trouvé toutes les réponses aux questions que je me pose et qui sont personnelles à mon voyage. Je dois vous avouer aussi que ce projet de voyager en Europe en est encore à son étape embryonnaire, alors toute info pourrait m'être utile !

Tout d'abord, voici les destinations (villes) que j'ai planifié visiter en 2017 avec mon copain (donc c'est tout de même dans un petit bout de temps). Je les ai mises dans l'ordre que je croyais le mieux pour faciliter le transport et éviter les dépenses. Encore là, je n'y connais strictement rien au transport en Europe, vous pourriez peut-être me suggérer quelque chose. Mon but étant de diminuer les coûts tout en nous évitant le plus de temps perdu dans les transports. Nous planifions partir pour un mois, mais je pourrais étirer jusqu'à 6 semaines.

Londres, Paris, Strasbourg, Genève, Barcelone, Rome, Florence, Venise, Vienne, Prague, Leipzig, Bonn, Amsterdam et Berlin.

J'ai 22 ans, je suis étudiant en Piano Classique, je prévois donc visiter les "capitales" de la musique classique (Paris, Vienne et Bonn entre autres) pour y savourer l'histoire de ma passion, mais je suis très intéressé aussi par l'art en général et les vues sublimes et paysages à couper le souffle.

Selon vous, est-ce que cet itinéraire semble être bien en prenant compte que nous avons 1 mois (6 semaines, au maximum) ? Y a t-il trop de destinations ? Comment organiser le transport ? Y a t-il des villes à ajouter, à remplacer ou tout simplement supprimer de ma liste ? Par exemple, est-ce qu'il est mieux de passer par Lyon à la place de Genève ? Feriez-vous quelque chose de différent ? Combien cela coûtera t-il en transport, en logement et en nourriture, selon vous ? Nous ne prévoyons pas nous payer le plus gros luxe, ni nécessairement manger dans des restaurant tous les soirs...

Pour finir, y a t-il des choses à éviter en Europe ? Des activités inopinées à faire absolument à l'une de ces destinations ? Quelque chose à ne pas manquer ?

Merci énormément à l'avance pour vos réponses, je le sais qu'elles me seront très très utiles.

À bientôt, Jaydithejedi
L'Azerbaïdjan veut devenir une grande destination touristique English translation pending
by VoyageForum · 2014-11-07 · 1 reply
Projets touristiques, évènements divers, amélioration du parc hôtelier et des dessertes aériennes, simplification des démarches d'obtention du visa, etc, Bakou et l'Azerbaïdjan se rêvent en destination touristique incontournable pour la région. Lire la suite...

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