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Trek au Maroc en mai: choisir Toubkal ou M'Goun? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Maroc du 18 au 27 mai. Je compte faire un trek de 8 jours aux alentours du Toubkal + ascension ou aux alentours du M'goun + ascension (si possible car neige dans les 2 cas). Apparemment le M'goun via la "vallée heureuse" et tout aussi bien que le TRES fameux Toubkal... j'hésite... Je connais déjà l'Atlas via voitures de locations et 4x4 mais pas en randonnée trek
Avez-vous des expériences/conseils à me faire partager concernant ces 2 destinations?
D'avance merci,
Julien
Je pars au Maroc du 18 au 27 mai. Je compte faire un trek de 8 jours aux alentours du Toubkal + ascension ou aux alentours du M'goun + ascension (si possible car neige dans les 2 cas). Apparemment le M'goun via la "vallée heureuse" et tout aussi bien que le TRES fameux Toubkal... j'hésite... Je connais déjà l'Atlas via voitures de locations et 4x4 mais pas en randonnée trek
Avez-vous des expériences/conseils à me faire partager concernant ces 2 destinations?
D'avance merci,
Julien
Centre Rouge en Australie: liaison West Macdonnell - Kings Canyon en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Nous serons en camping car avec nos enfants dans cette région en Octobre 2010;Arrivant d'Alice nous souhaitons aller au Glen Helen Gorge, nous souhaiterions éviter de retourner à Alice pour gagner Kings Canyon. La Mereenie Loop Road a t'elle été goudronnée? Autre question concernant les Finke Gorge : le site est il accessible en camping car de location (je précise par rapport à l'impossibilité d'utiliser les routes non goudronnées).
Merci
Nous serons en camping car avec nos enfants dans cette région en Octobre 2010;Arrivant d'Alice nous souhaitons aller au Glen Helen Gorge, nous souhaiterions éviter de retourner à Alice pour gagner Kings Canyon. La Mereenie Loop Road a t'elle été goudronnée? Autre question concernant les Finke Gorge : le site est il accessible en camping car de location (je précise par rapport à l'impossibilité d'utiliser les routes non goudronnées).
Merci
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°2) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS
Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.
Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.
Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.
Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.
Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛

D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.
Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.
En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.


Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !


C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).




Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».
Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !
Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.
On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.
Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.






John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !

Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…


… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.



J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.
La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂
Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.
Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.
Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…
JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH
Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).
Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.
Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.




Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.



Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.
La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.
En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.


Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…

D’autres se regroupent sur une colline…

… où prennent la forme d’un arbre…

… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…

… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :

Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.
En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..

Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :

Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).


Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :

Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.

Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.
Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).
Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.
Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.

Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠
Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.
Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.
Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.
Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.
En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.



De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.

Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).
Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.

Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…

… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.

Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).
Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.
JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY
Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.
Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.

Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.

Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.
Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.


Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.
Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.

Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.
Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.
J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.
Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.

Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.


Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.
Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.


D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.

La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.

L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.


Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.

L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.

Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.

Je repère la dernière ruine du site…


… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.

Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.

Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.
Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.
Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).
Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.

Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.

Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.
Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.

Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.
Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.
Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.

Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.

Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.

Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.



Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.

Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.


Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.
De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.




Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.

Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.
Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.

Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.


Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.
Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.




Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.
Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS
Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.
Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.
Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.
Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.
Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛

D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.
Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.
En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.


Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !


C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).




Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».
Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !
Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.
On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.
Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.






John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !

Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…


… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.



J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.
La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂
Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.
Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.
Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…
JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH
Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).
Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.
Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.




Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.



Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.
La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.
En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.


Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…

D’autres se regroupent sur une colline…

… où prennent la forme d’un arbre…

… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…

… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :

Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.
En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..

Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :

Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).


Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :

Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.

Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.
Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).
Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.
Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.

Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠
Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.
Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.
Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.
Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.
En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.



De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.

Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).
Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.

Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…

… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.

Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).
Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.
JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY
Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.
Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.

Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.

Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.
Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.


Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.
Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.

Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.
Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.
J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.
Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.

Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.


Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.
Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.


D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.

La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.

L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.


Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.

L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.

Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.

Je repère la dernière ruine du site…


… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.

Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.

Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.
Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.
Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).
Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.

Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.

Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.
Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.

Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.
Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.
Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.

Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.

Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.

Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.



Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.

Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.


Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.
De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.




Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.

Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.
Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.

Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.


Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.
Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.




Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.
Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Séjour de dix jours dans l'Ouest américain, faisable ou pas? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouveau et je me permet de vous soumettre mon programme pour les vacances D'avril. J'aurai voulu savoir si ce planning était possible ou beaucoup trop dense
Merci d'avance
Jour 2(11/04) 10:30 Départ en direction de Flagstaff, AZ 12:30 Arrivée à Gallup, NM pour le repas de midi 13:10 Départ pour Winslow, AZ 15:00 Arrêt à Winslow, AZ 15:30 Départ pour Flagstaff, AZ 16:00 Arrivée à Flagstaff, AZ 16:10 Prise de la chambre au Motel 6 16:20 Départ pour Sedona, AZ en passant par Oak Creek Canyon, AZ 17:00 Arrivée à Oak Creek Canyon, AZ, ballade en voiture 17:20 Départ pour Sedona, AZ 17:30 Arrivée à Sedona, visite de la ville en voiture 18:00 Départ pour Jerome, AZ 18:45 Arrivée à Jerome, AZ, visite de la ville 19:30 Retour à Flagstaff 21:00 Arrivée à Flagstaff, diner puis visite de la ville de nuit( diner possible à Sedona également)
Jour 3(12/04) 10:00 Départ hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ pour Grand Canyon National Park 12:40 Arrivée au Grand Canyon, visite du versant sud, collation sur place 13:10 Après visite du village, départ en direction de Hermits Rest par la route panoramique «Hermit Road» 14:30 Départ de grand canyon village en direction Williams, AZ 16:00 Arrivée a Williams, AZ, visite de la ville 17:00 Départ pour Kingman, AZ 19:00 Arrivée a Kingman, AZ, prise de la chambre au Motel 6 19:30 Visite de la ville et repas de soir
Jour 4(13/04) 10:00 Départ Hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ de Kingman, AZ en direction du barrage Hoover Dam 11:30 Arrivée à Hoover Dam, visite de l’extérieur du barrage 13:45 Départ pour Las Vegas, NV en passant par la route panoramique Lakeshore Rd longeant le lac Mead 15:00 Arrivée à Las Vegas, NV 15:10 Prise de la chambre au Motel 6 15:30 Début de la visite de la ville 19:00 Diner sur place Jour 5/6 (14/04 - 15/04) Pas de programme défini, excepté la visite de la ville et du Red Rock Canyon durant la journée
Jour 7(16/04) 10:00 Départ du Motel 6 10:10 Petit déjeuner 10:40 Départ en direction de Barstow, CA 13:30 Arrivée à Barstow, visite de la ville et légère collation 14:00 Départ de la ville en direction de Los Angeles, CA 16:00 Arrivée à L.A 16:15 Prise de la chambre à Hollywood au Motel 6 16:30 Départ de l'hôtel et début de la visite de la ville 19:30 Diner en ville
Jour 8/9/(17/04 - 18/04) Pas de programme particulier défini, visite de la ville et de ses environs, ainsi que des nombreuses attractions et lieux touristiques de la ville.
Jour 10(19/04) 10:00 Départ Hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ de Los Angeles, CA en direction de Lake Havasu City, AZ 12:40 Arrêt pour le repas à Barstow, CA 13:30 Départ en direction de Mojave National Preserve, visite du parc 14:30 Départ en direction de Needles, AZ 16:30 Arrêt à Needles, AZ, et visite de la ville 17:30 Départ en direction de Lake Havasu City, AZ 18:30 Arrivée à Lake Havasu city, AZ, prise de la chambre au Motel 6 19:00 Repas en ville et visite de la ville
Jour 11(20/04) 10:00 Départ de l’hôtel 10:10 Petit-Déjeuner 10:40 Départ en direction de Flagstaff, AZ 14:00 Arrivée à Flagstaff, repas de midi en ville 15:00 Départ pour Holbrook, AZ 16:50 Arrivée à Holbrook, AZ, prise de la chambre au Motel 6 17:00 Départ pour Petrified Forest National Park 17:30 Arrivée à la Petrified Forest National Park, visite du parc 19:00 Retour sur Holbrook, diner sur place
Jour 12(21/04) 10:00 Départ Hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ en direction d’Albuquerque, NM 12:30 Halte repas à GNM, Gallup, visite rapide de la ville 14:00 Départ en direction d’Albuquerque, NM 16:10 Arrivée à Albuquerque, NM 16:30 Retour voiture de location chez Thryfty
Je suis nouveau et je me permet de vous soumettre mon programme pour les vacances D'avril. J'aurai voulu savoir si ce planning était possible ou beaucoup trop dense
Merci d'avance
Jour 2(11/04) 10:30 Départ en direction de Flagstaff, AZ 12:30 Arrivée à Gallup, NM pour le repas de midi 13:10 Départ pour Winslow, AZ 15:00 Arrêt à Winslow, AZ 15:30 Départ pour Flagstaff, AZ 16:00 Arrivée à Flagstaff, AZ 16:10 Prise de la chambre au Motel 6 16:20 Départ pour Sedona, AZ en passant par Oak Creek Canyon, AZ 17:00 Arrivée à Oak Creek Canyon, AZ, ballade en voiture 17:20 Départ pour Sedona, AZ 17:30 Arrivée à Sedona, visite de la ville en voiture 18:00 Départ pour Jerome, AZ 18:45 Arrivée à Jerome, AZ, visite de la ville 19:30 Retour à Flagstaff 21:00 Arrivée à Flagstaff, diner puis visite de la ville de nuit( diner possible à Sedona également)
Jour 3(12/04) 10:00 Départ hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ pour Grand Canyon National Park 12:40 Arrivée au Grand Canyon, visite du versant sud, collation sur place 13:10 Après visite du village, départ en direction de Hermits Rest par la route panoramique «Hermit Road» 14:30 Départ de grand canyon village en direction Williams, AZ 16:00 Arrivée a Williams, AZ, visite de la ville 17:00 Départ pour Kingman, AZ 19:00 Arrivée a Kingman, AZ, prise de la chambre au Motel 6 19:30 Visite de la ville et repas de soir
Jour 4(13/04) 10:00 Départ Hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ de Kingman, AZ en direction du barrage Hoover Dam 11:30 Arrivée à Hoover Dam, visite de l’extérieur du barrage 13:45 Départ pour Las Vegas, NV en passant par la route panoramique Lakeshore Rd longeant le lac Mead 15:00 Arrivée à Las Vegas, NV 15:10 Prise de la chambre au Motel 6 15:30 Début de la visite de la ville 19:00 Diner sur place Jour 5/6 (14/04 - 15/04) Pas de programme défini, excepté la visite de la ville et du Red Rock Canyon durant la journée
Jour 7(16/04) 10:00 Départ du Motel 6 10:10 Petit déjeuner 10:40 Départ en direction de Barstow, CA 13:30 Arrivée à Barstow, visite de la ville et légère collation 14:00 Départ de la ville en direction de Los Angeles, CA 16:00 Arrivée à L.A 16:15 Prise de la chambre à Hollywood au Motel 6 16:30 Départ de l'hôtel et début de la visite de la ville 19:30 Diner en ville
Jour 8/9/(17/04 - 18/04) Pas de programme particulier défini, visite de la ville et de ses environs, ainsi que des nombreuses attractions et lieux touristiques de la ville.
Jour 10(19/04) 10:00 Départ Hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ de Los Angeles, CA en direction de Lake Havasu City, AZ 12:40 Arrêt pour le repas à Barstow, CA 13:30 Départ en direction de Mojave National Preserve, visite du parc 14:30 Départ en direction de Needles, AZ 16:30 Arrêt à Needles, AZ, et visite de la ville 17:30 Départ en direction de Lake Havasu City, AZ 18:30 Arrivée à Lake Havasu city, AZ, prise de la chambre au Motel 6 19:00 Repas en ville et visite de la ville
Jour 11(20/04) 10:00 Départ de l’hôtel 10:10 Petit-Déjeuner 10:40 Départ en direction de Flagstaff, AZ 14:00 Arrivée à Flagstaff, repas de midi en ville 15:00 Départ pour Holbrook, AZ 16:50 Arrivée à Holbrook, AZ, prise de la chambre au Motel 6 17:00 Départ pour Petrified Forest National Park 17:30 Arrivée à la Petrified Forest National Park, visite du parc 19:00 Retour sur Holbrook, diner sur place
Jour 12(21/04) 10:00 Départ Hôtel 10:10 Petit-déjeuner 10:40 Départ en direction d’Albuquerque, NM 12:30 Halte repas à GNM, Gallup, visite rapide de la ville 14:00 Départ en direction d’Albuquerque, NM 16:10 Arrivée à Albuquerque, NM 16:30 Retour voiture de location chez Thryfty
Où passer nos vacances en juin étant six copains? English translation pending
Bonjour à tous,
Désolé si je ne poste pas dans la bonne section mais je n'ai rien trouvé se rapportant à ma recherche ...
Si je me permets de poster sur ce forum c'est parce que je ne suis pas un expert en recherche de vacances et surtout que je me manque un peu d'inspiration!
Je vous explique donc mon problème.
Nous sommes un équipe de copains, 6 pour être exact, qui désirerait partir en vacance durant le moi de juin. Pour cela nous avons un budget tournant autour des 600€ (soit 3600€) par personne. Ces 600€ (plus ou moins) seraient réservé pour le transport (avion). Nous habitons en france et nous souhaiterions quitter le territoire. On a une petit penchant pour le mexique mais à notre grand regret je n'arrive pas à trouver quelque chose dans notre budget et c'est pourquoi je m'adresse à vous!!! Nous serions donc intéressé par une formule tout comprit incluant le voyage aller/retour l'hôtel et la demie pension ou bien simplement par un vol aller/retour et une location de villa (moyenant un léger apport financier supplémentaire si nécessaire).
Bien entendu nous sommes ouvert à toutes destinations se rapprochant du Mexique et à toutes propositions! En gros ce que l'on recherche c'est un lieu où il fait beau où il y a de jolies plages (accessoirement les jolie filles qui vont avec) et où nous pourrions faire la fête!
Je m'en remet donc à vous pour nous aiguiller sans quoi nous serons encore une fois condamnés à passer nos vacances dans notre bon vieux bar 😕.
En vous remerciant d'avoir prit le temps de me lire et en espérant quelques réponses intéressantes!
Merci
Désolé si je ne poste pas dans la bonne section mais je n'ai rien trouvé se rapportant à ma recherche ...
Si je me permets de poster sur ce forum c'est parce que je ne suis pas un expert en recherche de vacances et surtout que je me manque un peu d'inspiration!
Je vous explique donc mon problème.
Nous sommes un équipe de copains, 6 pour être exact, qui désirerait partir en vacance durant le moi de juin. Pour cela nous avons un budget tournant autour des 600€ (soit 3600€) par personne. Ces 600€ (plus ou moins) seraient réservé pour le transport (avion). Nous habitons en france et nous souhaiterions quitter le territoire. On a une petit penchant pour le mexique mais à notre grand regret je n'arrive pas à trouver quelque chose dans notre budget et c'est pourquoi je m'adresse à vous!!! Nous serions donc intéressé par une formule tout comprit incluant le voyage aller/retour l'hôtel et la demie pension ou bien simplement par un vol aller/retour et une location de villa (moyenant un léger apport financier supplémentaire si nécessaire).
Bien entendu nous sommes ouvert à toutes destinations se rapprochant du Mexique et à toutes propositions! En gros ce que l'on recherche c'est un lieu où il fait beau où il y a de jolies plages (accessoirement les jolie filles qui vont avec) et où nous pourrions faire la fête!
Je m'en remet donc à vous pour nous aiguiller sans quoi nous serons encore une fois condamnés à passer nos vacances dans notre bon vieux bar 😕.
En vous remerciant d'avoir prit le temps de me lire et en espérant quelques réponses intéressantes!
Merci
Croatie avec échapées dans d'autres pays d'ex-Yougoslavie English translation pending
Description du sejour :ex pays de la yougoslavie, la croatie presente trois secteurs tres distincts. la peninsule d'istrie, la cote dalmate avec la province de dubrovnik separée par le bras d'acces a la mer de la bosnie, et la partie continentale.
la cote croate se caracterise par la centaine d'iles qui la borde. c'est une cote rocheuse, la montagne arrivant directement dans l'adriatique. ne chercher pas les immenses plages de sable il n'y en a pas, mais la beautee est partout a chaques detour de la route. si vous voulez vous baigner dans les eaux limpides de ce pays n'oubliez pas les sandales platiques.
en croatie il faut de bonnes chaussures partout pour pouvoir profiter de ses parcs superbes de son patrimoine exeptionel (des villes toutes plus belles les unes que les autres, mais pour cela il va vous faloire marcher et le pays n'est pas plat!
des secteurs entiers dans des campagnes reculees portent encore les stigmates du dernier conflit.
les gens de ce pays sont extremement serviables, par deux fois ayant besoin de monnaie pour payer le stationement, il m'a été payé par des croates me disant que tout allait bien. demandant notre chemin , la personne ne sachant pas s'est mis a telephonner un peu partout pour essayer d'avoir notre renseignement. et j'oublie probablement pleins d'autres exemples.
eviter si vous le pouvez l'été il y a enormement de monde et les routes ne sont pas adaptées occasionant d'enormes bouchons., de plus il faisait dejas tres chaud au mois de mai alors l'été...
sur la route n'oubliez pas de respecter le code (meme si les croates ne le font pas vraiment) la police vous demandera de vous acquiter de votre pv immediatement (n'est ce pas jofaro)
la nouriture est delicieuse, fraiche. pas de varieté dans les poissons mais il viennent d'etre pecher.
vous trouverez des chambres a louer un peu partout
nous avions opté pour le camping et mis a part le premier, tous prenaient les camping cheques
http://www.campingcheque.fr/
pour preparer ce voyage j'ai largement utilisé les albums des membres de vacanceo dejas en ligne, et plus particulierement les carnets de vancouver et nicoviet, je les remercie pour le partage.
pour les camping j'ai utilisé ce site
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/
si vous avez un camping car prevoyez un velo ou un scooter vous aurez des dificultees pour vous garer en centre villes ou se trouve les points interessants
le camping sauvage est strictement interdit en croatie
DESCRIPTION DU VOYAGE
jour 1 nous sommes partis avec notre voiture, de gap il nous a fallu 10h pour arrver au camping orsera a vrsar ou nous devions passer les trois premieres nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/istrie/camping-orsera-105181/
jour 2 apres un arret au fjord de lim nous sommes partis pour pula ou nous avons fait une breve visite car beaucoup de dificultees pour le stationement nous avons continué sur la pointe de kamenjack lieux ou vous pouvez faire des ballades a pied ou en velo, un vrai regal; nous y avons mangé au safari bar endroit tres sympa que je vous recommande. puis nous somme revenu sur rovinj que nous avons beaucoup aimé deuxieme nuit a vrsar
jour 3 nous n'avons fait qu'un village de la route des village perchés, celui de groznjan puis retour sur la cote pour la visite de porec en fin d'apres midi visite du village de vrsar en partant a pied du camping troisieme nuit a vrsar
jour 4 route pour rejoindre la cote dalmate. nous avions prevu une etape apres riijeka mais etant encore tot dans la journee nous avons préféré continuer sur zadar afin d'y consacrer plus de temps 2 nuit au camping peros a zaton ou nous avons fait la connaissance de jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/zadar/autocamp-peros-113270/
jour 5 visite de nin puis nous roulons jusque l'ile de pag, nous n'allons pas plus loin ayant peur de manquer d'essence visite de zadar avant d'aller vagabonder sur la cote deuxieme nuit au camping peros
jour 6 nous rejoignons sibenik ou nous nous installons pour deux nuits au camping solaris
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/%8aibenik/camping-solaris-101020/
l'apres midi nous partons visiter sibenik
jour 7 parc de krka, avant le depart j'avais entendu dire si vous allez a plivic inutile d'aller a krka et bien je ne suis pas d'accord ce parc est superbe diferent de plivic et si vous avez le temps prenez le temps d'aller visiter les parties hautes du parc deuxieme nuit au camping solaris
jour8 split n'est pas loin mais nous choississons tout de meme de changer de camping afin de ne pas faire trop de navettes; larret a primosten charmant petit village puis a trogir trop de monde pour manger a trogir comme nous avions prevu nous allons donc jusqu'au camping storbec a split ou nous avons la plaisir de retrouver jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/split-dalmatie/camping-stobrec-split-117869/
apres midi, visite de split
jour 9 route pour dubrovnik apres avoir visiter le camping kate qui ne nous plait pas nous nous instalons au camping solitudo pour deux nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/dubrovnik-neretva/camping-camping-solitudo-105275/
apres midi visite de dubrovnik visite des remparts en fin d'apres midi, je vous recomande d'y aller tot la matin ou en fin de journee a cause de la chaleure
jour 10 petit tour au montnegro abolument pas preparé je ne savais meme pas quelle etait la monaie nous sommes alles jusque kotor atention si vous etes en voiture vous devrez vous aquiter d'une taxe ecologique a la frontiere. retour au camping solitudo
jour 11 nous boulversons notre programe; nous demontons la tente avec dans l'iddee de visiter la presqu'ile de peljesac avec ses huitres et son vin reputés pyis continuer jusqu'au plus pres de la frontiere de bosnie; nous decidons de ne pas choisir le camping et de prendre le premier venu; nous le trouverons dans le delta de la meretva, un camping completement a l'abandon mais pleins de charme ou nous avons l'impression de faire du camping sauvage . nous y trouvons la seule plage de sable que nous ayons vu en croatie mais pa tres propre. un petit coin de paradi tout de meme ce camping n'as pas de lien internet et ne prend pas non plus les camping cheques.
jour 12 bosnie herzegovine chute da kravica bagaj mostar un coup de coeur pour ce pays ou du moin la partie herzegovine que nous avons vue. nuit a mostar dans la pension rose (beaucoup de chambres a mostar et je vous recommande 'y passer une soiree ou l'ambiance devient plus intime la journee etant envahie de touristes
http://reservations.bookhostels.com/chambramie.com/hostel.php?HostelNumber=19791
jour 13 retour en croatie et route pour plivic par la montagne instalation pour deux nuits au camping korana
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/karlovac/autocamp-korana-105229/
jour 14 parc de plivic
jour 15 retour
diaporamas en musique
istrie
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5082.php
la cote dalmate
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5382.php
les parcs de la krka et de plivic
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5377.php
bosnie herzegovine
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4937.php
la cote croate se caracterise par la centaine d'iles qui la borde. c'est une cote rocheuse, la montagne arrivant directement dans l'adriatique. ne chercher pas les immenses plages de sable il n'y en a pas, mais la beautee est partout a chaques detour de la route. si vous voulez vous baigner dans les eaux limpides de ce pays n'oubliez pas les sandales platiques.
en croatie il faut de bonnes chaussures partout pour pouvoir profiter de ses parcs superbes de son patrimoine exeptionel (des villes toutes plus belles les unes que les autres, mais pour cela il va vous faloire marcher et le pays n'est pas plat!
des secteurs entiers dans des campagnes reculees portent encore les stigmates du dernier conflit.
les gens de ce pays sont extremement serviables, par deux fois ayant besoin de monnaie pour payer le stationement, il m'a été payé par des croates me disant que tout allait bien. demandant notre chemin , la personne ne sachant pas s'est mis a telephonner un peu partout pour essayer d'avoir notre renseignement. et j'oublie probablement pleins d'autres exemples.
eviter si vous le pouvez l'été il y a enormement de monde et les routes ne sont pas adaptées occasionant d'enormes bouchons., de plus il faisait dejas tres chaud au mois de mai alors l'été...
sur la route n'oubliez pas de respecter le code (meme si les croates ne le font pas vraiment) la police vous demandera de vous acquiter de votre pv immediatement (n'est ce pas jofaro)
la nouriture est delicieuse, fraiche. pas de varieté dans les poissons mais il viennent d'etre pecher.
vous trouverez des chambres a louer un peu partout
nous avions opté pour le camping et mis a part le premier, tous prenaient les camping cheques
http://www.campingcheque.fr/
pour preparer ce voyage j'ai largement utilisé les albums des membres de vacanceo dejas en ligne, et plus particulierement les carnets de vancouver et nicoviet, je les remercie pour le partage.
pour les camping j'ai utilisé ce site
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/
si vous avez un camping car prevoyez un velo ou un scooter vous aurez des dificultees pour vous garer en centre villes ou se trouve les points interessants
le camping sauvage est strictement interdit en croatie
DESCRIPTION DU VOYAGE
jour 1 nous sommes partis avec notre voiture, de gap il nous a fallu 10h pour arrver au camping orsera a vrsar ou nous devions passer les trois premieres nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/istrie/camping-orsera-105181/
jour 2 apres un arret au fjord de lim nous sommes partis pour pula ou nous avons fait une breve visite car beaucoup de dificultees pour le stationement nous avons continué sur la pointe de kamenjack lieux ou vous pouvez faire des ballades a pied ou en velo, un vrai regal; nous y avons mangé au safari bar endroit tres sympa que je vous recommande. puis nous somme revenu sur rovinj que nous avons beaucoup aimé deuxieme nuit a vrsar
jour 3 nous n'avons fait qu'un village de la route des village perchés, celui de groznjan puis retour sur la cote pour la visite de porec en fin d'apres midi visite du village de vrsar en partant a pied du camping troisieme nuit a vrsar
jour 4 route pour rejoindre la cote dalmate. nous avions prevu une etape apres riijeka mais etant encore tot dans la journee nous avons préféré continuer sur zadar afin d'y consacrer plus de temps 2 nuit au camping peros a zaton ou nous avons fait la connaissance de jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/zadar/autocamp-peros-113270/
jour 5 visite de nin puis nous roulons jusque l'ile de pag, nous n'allons pas plus loin ayant peur de manquer d'essence visite de zadar avant d'aller vagabonder sur la cote deuxieme nuit au camping peros
jour 6 nous rejoignons sibenik ou nous nous installons pour deux nuits au camping solaris
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/%8aibenik/camping-solaris-101020/
l'apres midi nous partons visiter sibenik
jour 7 parc de krka, avant le depart j'avais entendu dire si vous allez a plivic inutile d'aller a krka et bien je ne suis pas d'accord ce parc est superbe diferent de plivic et si vous avez le temps prenez le temps d'aller visiter les parties hautes du parc deuxieme nuit au camping solaris
jour8 split n'est pas loin mais nous choississons tout de meme de changer de camping afin de ne pas faire trop de navettes; larret a primosten charmant petit village puis a trogir trop de monde pour manger a trogir comme nous avions prevu nous allons donc jusqu'au camping storbec a split ou nous avons la plaisir de retrouver jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/split-dalmatie/camping-stobrec-split-117869/
apres midi, visite de split
jour 9 route pour dubrovnik apres avoir visiter le camping kate qui ne nous plait pas nous nous instalons au camping solitudo pour deux nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/dubrovnik-neretva/camping-camping-solitudo-105275/
apres midi visite de dubrovnik visite des remparts en fin d'apres midi, je vous recomande d'y aller tot la matin ou en fin de journee a cause de la chaleure
jour 10 petit tour au montnegro abolument pas preparé je ne savais meme pas quelle etait la monaie nous sommes alles jusque kotor atention si vous etes en voiture vous devrez vous aquiter d'une taxe ecologique a la frontiere. retour au camping solitudo
jour 11 nous boulversons notre programe; nous demontons la tente avec dans l'iddee de visiter la presqu'ile de peljesac avec ses huitres et son vin reputés pyis continuer jusqu'au plus pres de la frontiere de bosnie; nous decidons de ne pas choisir le camping et de prendre le premier venu; nous le trouverons dans le delta de la meretva, un camping completement a l'abandon mais pleins de charme ou nous avons l'impression de faire du camping sauvage . nous y trouvons la seule plage de sable que nous ayons vu en croatie mais pa tres propre. un petit coin de paradi tout de meme ce camping n'as pas de lien internet et ne prend pas non plus les camping cheques.
jour 12 bosnie herzegovine chute da kravica bagaj mostar un coup de coeur pour ce pays ou du moin la partie herzegovine que nous avons vue. nuit a mostar dans la pension rose (beaucoup de chambres a mostar et je vous recommande 'y passer une soiree ou l'ambiance devient plus intime la journee etant envahie de touristes
http://reservations.bookhostels.com/chambramie.com/hostel.php?HostelNumber=19791
jour 13 retour en croatie et route pour plivic par la montagne instalation pour deux nuits au camping korana
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/karlovac/autocamp-korana-105229/
jour 14 parc de plivic
jour 15 retour
diaporamas en musique
istrie
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5082.php
la cote dalmate
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5382.php
les parcs de la krka et de plivic
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5377.php
bosnie herzegovine
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4937.php
Formalités pour faire venir une Thaïlandaise en France? English translation pending
Bonjour à tous,
Après de nombreux voyages en Thaïlande, bien que j'étais un célibataire endurci, ce qui devait arriver arriva... cela fait deux ans, par intervals de 3 mois, que je retrouve LA femme de ma vie dans l'Issan. Les séparations plus que déchirantes à l'aéroport de BKK... C'est plus possible... D'autant que ma chère et tendre attend un Bébé (c'est tout récent...) Il faut absolument que je trouve un moyen pour qu'elle vienne en france au moins quelques mois. J'ai la chance de travailler pour une compagnie aérienne, et le prix des billets d'avion n'est pas un problème. D'après mes recherches, il semblerait qu'un mariage en thaîlande soit la meilleur des solutions. L' ambassade de France ayant délégué l'attribution des visas à "TLSCONTACT"... Je ne suis vraiment pas convaincu par leurs services. Tous les poste que j'ai pu lire datent de 2006 ou 2007 !!! Qu'en est il en 2010 ? Si je me marie en Thaïlande, ma douce pourra elle venir en france avec moi ? Au secours !!! Merci pour votre aide car là, c'est pas la joie...
Amicalement, Scientifik.
Après de nombreux voyages en Thaïlande, bien que j'étais un célibataire endurci, ce qui devait arriver arriva... cela fait deux ans, par intervals de 3 mois, que je retrouve LA femme de ma vie dans l'Issan. Les séparations plus que déchirantes à l'aéroport de BKK... C'est plus possible... D'autant que ma chère et tendre attend un Bébé (c'est tout récent...) Il faut absolument que je trouve un moyen pour qu'elle vienne en france au moins quelques mois. J'ai la chance de travailler pour une compagnie aérienne, et le prix des billets d'avion n'est pas un problème. D'après mes recherches, il semblerait qu'un mariage en thaîlande soit la meilleur des solutions. L' ambassade de France ayant délégué l'attribution des visas à "TLSCONTACT"... Je ne suis vraiment pas convaincu par leurs services. Tous les poste que j'ai pu lire datent de 2006 ou 2007 !!! Qu'en est il en 2010 ? Si je me marie en Thaïlande, ma douce pourra elle venir en france avec moi ? Au secours !!! Merci pour votre aide car là, c'est pas la joie...
Amicalement, Scientifik.
Où descendre à Chiang Mai et logement? English translation pending
Juste vous demander SVP si vous auriez des adresses d'hotêls/guest house à Chiang Mai que vous auriez essayé, et que vous pourriez éventuellement me recommander SVP.
Un endroit pas trop cher et confortable SVP?
Egalement j'en profite pour vous demander les endroits incontournables et à ne pas manquer à Chiang Mai : j'y passerai 1 à 2 journées donc je voudrai être sûre de ne rien manquer. J'arriverai de Bangkok (en bus ou train) donc c'est pour ça que je ne sais pas encore combien de jours il me restera à passer à Chiang Mai même ; cela dépendar du temps pris pour faire le trajet Bangkok-Chiang Mai.....-)
Merci d'avance à Tous pour toutes vos recommandations!
Egalement j'en profite pour vous demander les endroits incontournables et à ne pas manquer à Chiang Mai : j'y passerai 1 à 2 journées donc je voudrai être sûre de ne rien manquer. J'arriverai de Bangkok (en bus ou train) donc c'est pour ça que je ne sais pas encore combien de jours il me restera à passer à Chiang Mai même ; cela dépendar du temps pris pour faire le trajet Bangkok-Chiang Mai.....-)
Merci d'avance à Tous pour toutes vos recommandations!
Kirghizistan en août 2010: visa et bons plans? English translation pending
Bonjour,
Nous partons un mois en asie centrale cet été, avec un bref passage au Kazakhstan, 2 semaines et demie au Kirghizistan et une semaine en Ouzbekistan.
La question principale pour l'instant est : mais quel est donc le tarif en 2010 du visa kirghize à l'aéroport de Bishkek ? J'ai vu sur pas mal de site qu'il y avait eu une augmentation dans les ambassades et les agences de voyage, cela s'est-il répercuté sur place ?
En fait, nous commençons par Almaty, donc soit on obtient un visa avant le départ et on rejoint le kirghizistan par la route, soit on prend l'avion jusqu'à Bishkek et on fait faire un visa à l'aéroport. Pour l'instant le plus simple que nous ayons trouvé pour obtenir un visa avant le départ c'est Visaexpress, mais ce n'est pas donné (80 euros plus les frais de poste). Apparemment on peut aussi obtenir un visa kirghize à l'ambassade française du Kazakhstan, mais là non plus, les tarifs ne sont pas indiqés sur le site (et ils sont difficiles à joindre !). Donc si quelqu'un a des infos récentes "cuvée 2010" je prends !
Autre petite question, est-il possible de faire des randos en solo sans être des caïds de la boussole ? A priori je pense qu'on fera un trek de 3-4 jours en passant par une agence avec guide, mais pour faire des randos à la journée, je suppose qu'on ne va pas trouver de chemins balisés ! 😉 Faut il obligatoirement se faire accompagner pour être sûr de ne pas se perdre ? Peut on trouver des cartes suffisemment détaillées avant de partir (ou sur une fois sur place ?).
Merci à vous ! Au vu de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici, je sens que ce voyage va être inoubliable !
Nous partons un mois en asie centrale cet été, avec un bref passage au Kazakhstan, 2 semaines et demie au Kirghizistan et une semaine en Ouzbekistan.
La question principale pour l'instant est : mais quel est donc le tarif en 2010 du visa kirghize à l'aéroport de Bishkek ? J'ai vu sur pas mal de site qu'il y avait eu une augmentation dans les ambassades et les agences de voyage, cela s'est-il répercuté sur place ?
En fait, nous commençons par Almaty, donc soit on obtient un visa avant le départ et on rejoint le kirghizistan par la route, soit on prend l'avion jusqu'à Bishkek et on fait faire un visa à l'aéroport. Pour l'instant le plus simple que nous ayons trouvé pour obtenir un visa avant le départ c'est Visaexpress, mais ce n'est pas donné (80 euros plus les frais de poste). Apparemment on peut aussi obtenir un visa kirghize à l'ambassade française du Kazakhstan, mais là non plus, les tarifs ne sont pas indiqés sur le site (et ils sont difficiles à joindre !). Donc si quelqu'un a des infos récentes "cuvée 2010" je prends !
Autre petite question, est-il possible de faire des randos en solo sans être des caïds de la boussole ? A priori je pense qu'on fera un trek de 3-4 jours en passant par une agence avec guide, mais pour faire des randos à la journée, je suppose qu'on ne va pas trouver de chemins balisés ! 😉 Faut il obligatoirement se faire accompagner pour être sûr de ne pas se perdre ? Peut on trouver des cartes suffisemment détaillées avant de partir (ou sur une fois sur place ?).
Merci à vous ! Au vu de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici, je sens que ce voyage va être inoubliable !
Bon logiciel de cartographie de la Sibérie? English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet d'aller faire un tour en Siberie (jusqu'à Magadan). Mon problème est de trouver les diverses routes qui existent, pour connaitre les options qui sont possibles. J'ai vu qu'il existe des Atlas des routes mais j'aimerais savoir si vous connaissez un bon logiciel de cartographie? J'ai Microsoft Mappoint mais les routes russes ne sont pas visible.
Merci
Thibaut
J'ai pour projet d'aller faire un tour en Siberie (jusqu'à Magadan). Mon problème est de trouver les diverses routes qui existent, pour connaitre les options qui sont possibles. J'ai vu qu'il existe des Atlas des routes mais j'aimerais savoir si vous connaissez un bon logiciel de cartographie? J'ai Microsoft Mappoint mais les routes russes ne sont pas visible.
Merci
Thibaut
Projet de voyage au Canada à 18 ans: budget, équipement...? English translation pending
Bonjour à tous.
Je me présente Thomas, 17ans habite le sud de la France, en étude préparatoire.
Je suis passionné d'aéronautique, de voyage et de photographie ( ça va bien ensemble ! ).
Depuis toujours je m'étais juré l'été de mes 18 ans ( j'aurais 18 ans le 15 juin 2010 ) de partir au Canada avec mon sac à dos pendant les deux mois de grande vacances.
J'ai déjà voyagé avec mes parents deux fois au Québec et visité plusieurs autres pays, et le voyage, c'est mon truc !!
Je sais cette idée est un peu folle pour un jeunot de 18 ans, je m'attend à dormir dehors certaines nuits, pas manger grand chose certain jour ... Mais j'en ai trop envie.
Je lis ce super forum pour voir un peu le budget à prévoir et surtout l'équipement ! ( quelle température au Canada en juillet ? ) j'aimerais plus aller du coté anglais du Canada ( pour ameliorer ma langue de shakespear !), donc ouest voir au nord ou je sais pas ... Mais j'ai pas envie de me prévoir un itinéraire ! Vivre au jour le jour, rencontrer des gens la bas et pourquoi pas continuer une partie du trip avec eux !
Pour le moment j'ai pas trop préparé le trip, je pense me poser a montreal pour une question de coup du vol, je prendrais un appareil photo numérique ( j'aimerais bien changer d' apn ! ), je prendrais un GPS ( iPhone ), et un chargeur solaire pour le tout. Le reste, 2-3 caleçon et tee shirt, une gourde, un bon sac et un peu de sous et roule lucette :)
Voilà si vous avez des conseils précieux je suis preneur, mais c'était surtout pour raconter ma vie, et vous ramener des photos après mon trip.
Je rajouterais des infos dans ce post par la suite.
Bye bye les voyageurs.
Voilà si vous avez des conseils précieux je suis preneur, mais c'était surtout pour raconter ma vie, et vous ramener des photos après mon trip.
Je rajouterais des infos dans ce post par la suite.
Bye bye les voyageurs.
Le parcours de la manif des Rouges à Bangkok le 14 mars English translation pending
http://www.bangkokpost.com/news/local/170534/udd-announces-venues-of-mass-rally
http://thainews.prd.go.th/newsenglish/index_en.php
Bonjour, Les leaders rouges ont confirmé ce jour la manifestation prévue pour le 14 mars. Comme prévu, elle se déroulera à Sanam Luang, au coeur du Bangkok historique. Le rassemblement débutera le 12 mars. L'un des leaders déclare:"La manifestation ne finira pas avant notre victoire, c'est-à-dire la dissolution du Parlement".
Les autorités ont indiqué qu'elles mettaient en place des checkpoints autour de la capitale, car il serait question que les fermiers tentent de relier la capitale en... tracteurs. Elles ne prévoient pas de violences pendant la démonstration, mais le trafic dans la capitale pourrait être largement perturbé.
http://thainews.prd.go.th/newsenglish/index_en.php
Bonjour, Les leaders rouges ont confirmé ce jour la manifestation prévue pour le 14 mars. Comme prévu, elle se déroulera à Sanam Luang, au coeur du Bangkok historique. Le rassemblement débutera le 12 mars. L'un des leaders déclare:"La manifestation ne finira pas avant notre victoire, c'est-à-dire la dissolution du Parlement".
Les autorités ont indiqué qu'elles mettaient en place des checkpoints autour de la capitale, car il serait question que les fermiers tentent de relier la capitale en... tracteurs. Elles ne prévoient pas de violences pendant la démonstration, mais le trafic dans la capitale pourrait être largement perturbé.
Tour de l'Amérique du Sud à vélo couché English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.
La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.
Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...
Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.
Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Grégory
J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.
La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.
Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...
Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.
Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Grégory
Idée sur un déroulé de quinze jours au Japon et sur les façons de se déplacer? English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 24 avril au 9 mai avec ma femme au Japon.
Comme la golden week tombe en plein milieu de nos vacances (du 29 au 5 mai si je ne me trompe pas), on essaie de tout caler à l'avance et faire en sorte d'être à Tokyo pendant cette période (j'ai cru comprendre sur le forum que c'était le mieux à faire).
Que pensez vous de notre planning :
25 avril : arrivée à Tokyo à 10h00 / visite / nuit à Tokyo (1 jour)
26 avril au 1er mai (6 jours) : visite du kansai - départ pour Osaka et enchaine sur Koyasan - Train pour Kyoto - Visite de Kyoto et alentours (Nara) - retour en train et arrêt à Hakoné (si ca vaut le coup pour le Fuji San ?)
du 2 mai au 5 Mai (3 jours) : visite de Tokyo et région - Visite des quartiers de Tokyo - Visite de Nikko
du 5 mai au 8 Mai (4 jours) - Ishigaki pour la plongée (on est des plongeurs avertis...)
Et enfin retour sur Tokyo / départ
Quel est le meilleur pass à prendre ?
J'ai sur une semaine en train : 1 aller Tokyo - Osaka 1 aller-retour Koyasan 1 aller osaka - Kyoto 1 aller retour Nara 1 aller Kyoto - Hakoné 1 aller Hakoné - Tokyo
Je sais que le pass JR n'est pas valable pour le shinkansen Nozomi, mais est ce quand même intéressant pour moi de le prendre si je prends un autre shinkansen ? Et surtout, est ce que je dois réserver (je pense à la golden week) ? Et comment réserver ? Pour les îles, pour Jal, j'ai vu un tarif SAKITOKU. Y avons nous accès en tant qu'étranger ? Faut il réserver dès maintenant ?
Enfin, j'ai vu qu'il y avait des combat de sumos en mai. Mais où ? Dans un lieu en particulier ? A quelle période exactement ?
Désolé pour cette demande assez dense !
Vadim
Que pensez vous de notre planning :
25 avril : arrivée à Tokyo à 10h00 / visite / nuit à Tokyo (1 jour)
26 avril au 1er mai (6 jours) : visite du kansai - départ pour Osaka et enchaine sur Koyasan - Train pour Kyoto - Visite de Kyoto et alentours (Nara) - retour en train et arrêt à Hakoné (si ca vaut le coup pour le Fuji San ?)
du 2 mai au 5 Mai (3 jours) : visite de Tokyo et région - Visite des quartiers de Tokyo - Visite de Nikko
du 5 mai au 8 Mai (4 jours) - Ishigaki pour la plongée (on est des plongeurs avertis...)
Et enfin retour sur Tokyo / départ
Quel est le meilleur pass à prendre ?
J'ai sur une semaine en train : 1 aller Tokyo - Osaka 1 aller-retour Koyasan 1 aller osaka - Kyoto 1 aller retour Nara 1 aller Kyoto - Hakoné 1 aller Hakoné - Tokyo
Je sais que le pass JR n'est pas valable pour le shinkansen Nozomi, mais est ce quand même intéressant pour moi de le prendre si je prends un autre shinkansen ? Et surtout, est ce que je dois réserver (je pense à la golden week) ? Et comment réserver ? Pour les îles, pour Jal, j'ai vu un tarif SAKITOKU. Y avons nous accès en tant qu'étranger ? Faut il réserver dès maintenant ?
Enfin, j'ai vu qu'il y avait des combat de sumos en mai. Mais où ? Dans un lieu en particulier ? A quelle période exactement ?
Désolé pour cette demande assez dense !
Vadim
Maroc: cours de conduite 4x4 et apprentissage à l'usage du GPS? English translation pending
Apres des années de ballades à travers le Maroc et la Tunisie mais toujours sur du goudron ou des pistes connues et reconnues nous partons en Sept mettre "nos roues" hors goudon sur le sable de Mahamid .....et d'ailleurs ( piste de liason du Gandini par etc ...)
Qui aurait des adresses ou contatcs serieux sur quelques cours ou notions conduite sable caillasse et surtout une bonne connaissance de l'usage du GPS en piste ( et hors pistes ou cas ou ?)
Remerciements
Jean
Jean
Problème sur le bateau de croisières Louis Magesty ce jour (3 mars 2010) English translation pending
🙂 Ma maman vient de me joindre du Louis Magesty qui après avoir du changer de cap , vient à nouveau de faire demi tour pour regagner Barcelone ou tous les passagers vont être débarqués
En raison du mauvais temps une vitre du bateau s'est brisée il y a certainement d'autres problèmes qui font qu'actuellement le bateau est envahi par l'eau à plusieurs niveaux avec impossibilité pour les passagers de retourner dans leurs cabines , tout le monde est confiné sur certains ponts, ma maman a pu me tel ce soir pour m'indiquer que le bateau semblait assez atteint et qu'il y aurait des blessés mais cette info reste au conditionnel.
A ceux qui partent cette fin de semaine prenez contact avant avec la compagnie afin de vérifier si le départ est maintenu pour vous éviter des déplacements inutiles, certainement que demain les journaux spécialisés "mer" en parleront
Visite de Pattaya pour trois jours English translation pending
Bonjour
Je vais partir en Thailande et j'aurai trois jours pour visiter pattaya. pourriez vous m'indiquer si des îles sont proches pour que nous les visitions, si il y a des bons plans pour des activités, des sorties à faire, enfin ce qu'il faut absolument voir ou faire avec malgré peu de moyen compte tenu que nous partons 12 jours. Merci de vos réponses à tous
babouna
Je vais partir en Thailande et j'aurai trois jours pour visiter pattaya. pourriez vous m'indiquer si des îles sont proches pour que nous les visitions, si il y a des bons plans pour des activités, des sorties à faire, enfin ce qu'il faut absolument voir ou faire avec malgré peu de moyen compte tenu que nous partons 12 jours. Merci de vos réponses à tous
babouna
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010 English translation pending
Bonjour,
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Avant apprenti-sorcier, maintenant pilote, c'est le retour à Hanoï English translation pending
Comme trois points en suspension, je suis dans une perplexitude folle.
L'appareil photo manque à l'appel de la revue de paquetage et ce n'est pas réjouissant.
Comment est-ce que j'ai pu passer en six mois de temps de celui qui a la tête bien perchée sur les épaules à celui qui sans le vouloir sème à tout vent l'ensemble de ses affaires? Je continue pourtant à employer la même routine qui consiste à toujours vérifier que je n'oublie rien derrière moi mais force est de constater que ça ne suffit plus. Peut-être va-t-il falloir que j'emploie la manière forte qui consisterait à nouer chacune de mes affaires à une cordelette que j'attacherait aussi à ma cheville ou à mon poignet!
Mais on en est pas encore là, pour l'appareil photo, il reste une infime chance...
La première des choses pour dissiper les doutes est de se lever aux aurores pour demander au plus tôt aux tenanciers de la GH s'il n'ont pas récupéré mon précieux bien. En plus, ça tombe bien, la responsabilité du réveil matinal ne m'incombe pas complètement puisqu'avec Jo et Dani, on avait déjà prévu de lever le camp rapidement de Sapa étant donné qu'on a près de 200km de route de montagne à dévaler en ce jour du 19 avril. On parvient donc à émerger avant 7h. Dans la même seconde, je suis déjà à la réception la bave au lèvre tant j'ai la rage. Là, toute la famille est déjà sur le qui-vive, tous répartis dans cette pièce qui leur sert de salon en train de prendre la pose. En train de prendre la pose car le père de famille tient entre ses mains l'objet de mon désir et prend des centaines de photos de sa femme et de ses enfants. Fais comme chez toi mon gars, c'est à moi que ça fait plaisir. Le stress laisse la place au soulagement. Je récupère l'appareil et poursuit la scéance photo avec toute la famille dans le cadre avant de décharger toutes les photos sur leur ordinateur. Tout le monde il est beau, tout le monde il est content!!
Et pendant ce temps, Jo et Dani ont été super efficaces et sont déjà dans les starting blocks pour le grand départ du jour à tel point qu'ils m'enjoignent déjà de me presser car la bécane n'attend pas. Il n'en fallait pas plus pour que je stresse à nouveau, il est 7h15 et apparemment, je suis en retard!! Je boucle donc mon sac en quatrième vitesse en gromelant car il faut quand même pas déconner... Telle une tornade, je quitte la chambre mon paquetage sur le dos. Les moteurs de Dani et Jo tournent déjà. La route n'attend plus, nous sommes partis. Première étape du jour : Bac Ha. C'est à une cinquantaine de kilomètres et c'est là qu'on prévoit de prendre le petit déjeuner, car comme on est dimanche, c'est là-bas jour de marché. Et le marché local de Bac Ha, ça promet car toutes les tribus des alentours viennent y faire leur shopping hebdomadaire dans une féérie de couleur.
On y arrive peu après 9h. On parque les motos dans un parking où on nous remet à chacun un numéro sur un bout de carton correspondant à notre emplacement. Ensuite, guidés par nos estomacs réclamant leur dû après deux heures de conduite, on rejoint le marché où comme prévu, en plus de s'en mettre plein la panse, nos yeux ne savent plus où donner de la tête tant ça explose de couleurs de toutes parts. Tous les locaux, malgré le fait qu'il fait déjà dans les 30°, sont habillés de dizaines de pièces de vêtements de toutes les couleurs. Et comme chaque tribu a sa propre tenue, c'est un festival de mode folklorique qui n'a rien à envier à la semaine de la mode parisienne. On reste à déambuler dans les allées pendant plus d'une heure à se repaître de patisseries locales et de fruits juteux, à prendre les plus beaux clichés possibles, chacun vacant à sa guise pour plus de liberté. On se retrouve ensuite vers 10h30 pour reprendre le chemin du parking, tous charmés par cette expérience en terre paysanne bigarrée. En cours de route, on passe devant un temple construit à flanc de colline. C'est tellement beau qu'on s'accorde un nouveau petit intermède le temps d'en faire le tour. On grimpe donc la colline jusqu'à se retrouver dans la batisse qui surplombe toutes les autres. La vue est spectaculaire et l'ambiance qui émane du lieu est d'une sérénité folle. On est tellement charmé qu'on commence à tous les trois s'assoir. Le piège. Cinq minutes plus tard, la position assise s'est mue en position allongée. Cinq minutes plus tard, on s'est tous laissé aller à plonger dans un sommeil aussi soudain que merveilleux. Moins d'une heure après, Jo est le premier à ouvrir les yeux et s'empresse de battre le rappel rappelant qu'on est pas venu ici pour faire les clochards mais reconnaissant aussi sans mal que ça en valait la peine.
Au retour au parking, Jo donne son ticket numéroté, suivi de Dani qui l'imite. Moi, je regarde dans mes poches, dans mon sac, dans mon casque, rien, plus de ticket. Mais ça ne peut pas être un drame, je sais où est ma moto, et l'absence de mon bout de carton ne peut en aucun cas être considéré par qui que ce soit comme la fin du monde. Et comme je me trompais!! Je fais signe au préposé car mon ticket a pris la poudre d'escampette. Le drame!! Là-dessus, je vois que mon interlocuteur se décompose comme si j'avais perdu son fils, sa bataille, fallait pas qu'elle s'en aille!! Et puis, il retrouve vite ses marques et me demande de dédomager le parking pour la perte de mon ticket pour un prix qui pourrait aisément me permettre de devenir acquéreur de toute la parcelle qu'occupe le parking! Le type me prend vraiment pour un neuneu!! En lieu et place de lui donner les millions qu'il réclame, je sors de mon sac un petit bout de papier sur lequel j'écris conciencieusement le numéro dont je me souviens encore, 157, et lui donne, accompagné d'un petit billet bien loin de ce qu'il demande. Sur ce, mon petit bonhomme devient tout rouge et commence à s'énerver pour de vrai! Il me menace de représailles, note mon numéro de plaque d'immatriculation et disparait dans un nuage de poussière en tournant les talons. Comme il a quand même pris la peine de prendre mon petit billet, je ne vais pas attendre qu'il revienne et nous considère quite. Je monte sur ma moto, démarre et disparais à mon tour dans une nuage de poussière. Il était temps, il est midi.
A partir de maintenant, plus question de s'arrêter. On a encore dans les 160km de route ce qui ne serait rien si on était en Europe mais ici, c'est le bout du monde!! En chemin, Dani et Jo m'agace un petit peu. Ils conduisent un peu n'importe comment. En gros, dès que j'en double un ou les deux, ceux-ci font tout pour repasser devant dans des manoeuvres pas très catholiques ce qui fait que je suis tout le temps derrière à bouffer la poussière qu'ils soulèvent et leurs gazs d'échappement. En plus, dès qu'ils sont devant, ils se remettent à conduire comme des grands-pères ce qui est bien frustrant quand tu es derrière à poireauter en sachant que si je les double, ils vont se transformer à nouveau en bête sauvage et tenter tout ce qui est possible pour repasser devant. Il faut donc faire une mise au point, ça ne peut plus durer. Aujourd'hui est notre dernier jour de roulage sans la perspective d'arriver à Hanoï le soir même. C'est donc sensé être une journée de plaisir routier ce que je ne peux pas satisfaire au rythme où vont les choses. On convient donc que je passe devant et que les irresponsables de la route me laisse un peu d'avance pour que je puisses profiter de ces derniers tours de roues campagnards. On retrouve ainsi plus ou moins la configuration qu'on avait lors de la montée du Tran Ton Pass, le col juste avant Sapa. Et comme à cette occasion, je n'ai qu'une envie : tracer la route sans me soucier de rien hormi le fait qu'il serait dommage que je vois les autres dans mes rétroviseurs après quelques kilomètres. J'enchaine donc les virages et les courbes avec assurance et détermination. 120km de bonheur intégral après lesquels je me décide enfin à les attendre pour qu'on termine cette journée ensemble. Il est 17h. Ils arrivent quinze minutes plus tard, tous fous car ils sont tombés quelques kilomètres plus tôt sur un accident qui a vu une moto passer sous un camion. Moi, je n'ai rien vu de tel donc ça doit être tout frais. A la vue de l'accident, Jo et Dani ont tout de suite pensé que ça pouvait être moi sous le camion et ils sont bien soulagés quand ils me rejoignent enfin! On double alors cet instant de soulagement en ingurgitant quelques boissons fraiches et en laissant reposer nos postérieurs qui hurlent à la mort, torturés par des heures de conduite sur nos selles qui nous paraissent de bois.
Et puis on repart. Seulement une trentaine de minutes nous séparent de Yen Bai où on passe la nuit. On a pas de mal à y trouver un hotel car ils sont nombreux à l'inverse des touristes qui sont introuvables à cette période creuse de l'année. Aidés des frères négociateurs Dani et Jo, on obtient même un tarif préférenciel qui incluera le prix du dîner qui au final s'avère superflu puisqu'immangeable. Au retour en chambre, je veux recharger la batterie de mon appareil photo et la remplacer par ma deuxième batterie que j'ai toujours en réserve et qui doit être pleine. Je me mets donc à la recherche du chargeur et de la batterie. Je vide à nouveau mon sac pour me rendre compte au final que dans la précipitation qui m'a été imposée ce matin, je les ai oubliés tous les deux... Ambiance... Le résultat, c'est que je n'ai plus assez d'énergie pour prendre de nouvelles photos jusqu'au retour à Hanoï et que je vais devoir m'acquitter d'un achat que je n'avais pas vu venir. Ambiance... Du fait donc, d'une part, de cette nouvelle tragique qui n'incite pas à la fête, et d'autre part, qu'on tombe comme des mouches terrassés par cette journée à vive allure sur la route, on s'endort tôt ce qui change et n'est pas, pour une fois, pour me déplaire.
Le lendemain, c'est le retour à la civilisation pour peu qu'on considère Hanoï et son traffic de fourmilière sous acide comme un endroit civilisé. Au menu des réjouissances : 200km pour passer de routes désertes à des avenues bondées. On reste donc en ordre serré, histoire de ne pas se perdre de vue dans tout ce bordel. En effet, au fur et à mesure, les camions et leur conduite kamikaze, les voitures et leur conduite suicidaire, les motos et leur conduite hasardeuse se multiplient. Les trente derniers kilomètres se font sur une large autoroute où, portés par une assurance construite ces douze derniers jours, on se révèle les rois du slalom. On avance donc bon train sauf quand Jo tombe en panne d'essence. Une première fois où il prendra de l'essence dans mon réservoir. Puis une deuxième fois dix minutes plus tard où on perd Dani dans l'opération étant donné qu'il conduisait devant. Ce n'est en plus pas l'endroit idéal puisqu'on est installé en double file le long d'une autoroute à cinq voies!! Bonjour les vapeurs toxiques et bon courage pour trouver une pompe!! On décide alors que Jo reste à sa moto pendant que je vais essayer de remplir un bidon d'essence et trouver Dani au milieu des milliers de deux roues qui nous entourent. Peine perdue : Dani est introuvable et j'ai beau faire pas loin de dix bornes, impossible de trouver une pompe. Je retourne donc auprès de Jo qui m'attend sagement contraint et forcé. A son tour de tenter sa chance sur ma moto en espérant qu'il ne tombe pas encore en panne. Moi, cette fois-ci, je reste auprès de sa monture à sec et sors mon I-pod. Dans l'attente, je suis rejoints par un viet qui passait par là et qui est d'abord bien enclin à me faire la conversation puis qui, une fois que je lui mets mes écouteurs sur les oreilles pour ne pas avoir à prétendre que je suis super content d'être bloqué le long de l'autoroute, ne veut plus les lacher et me propose de m'échanger tout jusqu'à son slip pour qu'il s'en porte acquéreur. Vivement qu'on rentre à Hanoï et à notre hotel!! Sérieusement, vivement!!!!! Et comme ça fait au total la quatrième fois que Jo tombe en panne d'essence et que ça ne nous est jamais arrivé ni à Dani, ni à moi, il va être temps pour lui de payer sa tournée car il ne faut quand même pas abuser!!! Il finit enfin par revenir après un lapse de temps qui m'a paru une éternité. Et comble de bonheur et de démerde, il a trouvé de l'essence et Dani qui s'était lui aussi mis à notre recherche.
On est donc enfin tous les trois, tous avec assez d'essence pour rentrer, il était temps!
On retourne à l'hotel pour poser nos sacs avant de rejoindre enfin le garage pour rendre les motos. Pour moi, ça se fera en deux temps car j'ai laissé dans mon sac la clé du cadenas!! Il faut donc que je retourne à l'hotel tout seul avec la crainte évidente de me perdre comme ça s'est déjà produit tant de fois... Heureusement, cette fois-ci quand même, je suis en moto ce qui prend beaucoup moins de temps qu'à pieds pour faire le tour de toutes les rues du quartier afin de boucler ma quête de cadenas. De retour au garage, je peux enfin dire que ça y est, on l'a fait!!!
Je me souviens encore que douze jours auparavant, j'étais un vrai bleu-bite de la conduite... Mais maintenant, à force de percévérance, de pilotage sur des chemins pas vraiment prévus pour nos gros cubes routières, de circuler dans des rues aussi bondées que celles d'Hanoï, je peux aisément ajouter une nouvelle ligne à mon CV de voyageur. A la rubrique "peux conduire", la mention "moto" trone maintenant en lettres capitales!! Je suis vivant et les embrayages n'ont plus de secrets pour moi pour peu qu'on ne me fasse pas démarrer sur une piste noire dans le sens de la montée, ou qu'on ne me fasse pas franchir une mer de pierres. Un vrai pro du bitume que je suis devenu, qui l'eut cru????
Quand on retourne enfin définitivement à la chambre, il est temps pour nous de faire le bilan de cette boucle, temps fort parmi les temps forts de mon voyage. Ca se passe en deux phases comme autant de concours. Le premier est un concours de marques de T-shirt. Dani, l'allemand à la peau de porcelaine gagne haut la main. Ses bras sont d'un bon teint hallé ce qui contraste avec son buste qui est d'un blanc immaculé. Le deuxième concours est un concours de brulures. A travers l'asie du Sud-est, quand on regarde les jambes des touristes, on peut sans faillir reconnaitre ceux qui ont fait l'expérience de la moto puisque tous ceux-là ont une marque rouge sur la jambe droite qui correspond à la ligne d'impact avec le pot d'échappement brulant qui se trouve aussi de ce coté. Et là encore, Dani gagne haut la main chaud la jambe. 8 par 4cm, voilà l'étendu des dégats sur son mollets ce qui nous bat à plate couture Jo et moi. Félicitations Daniel, C'est une vraie razzia sur les médailles d'or!!
Et qui dit médailles et podium, dit aussi sabrage de champagne et arrosage de la foule en délire. Sachant qu'en plus, Jo rentre en Belgique le lendemain, ça promet d'en envoyer sévère du côté du zinc!! Dans les faits, on quittera l'hotel sur les coups de 20h pour une soirée que j'imagine quand même assez tranquille étant donné qu'on est quand même bien cassé. Peine perdue, c'est à 4h du mat' que ça se finit pour moi qui suis le premier à rentrer. Sur le retour, je passe devant une authentique boulangerie ouverte 24h/24 et me fais fort de les dévaliser. Je suis rejoint à l'hotel par les deux affreux trente minutes plus tard. Tout le monde a un sacré bon coup dans le nez et une fringalle à ne pas mettre un poulet dehors. On se fait donc une orgie de patisserie jusqu'à 5h30, heure à laquelle on tombe de fatigue avec Dani. Jo, quant à lui, attendra 6h du matin sans dormir et la navette qui l'amène à l'aéroport. En partant, il nous réveille mais on est pas vraiment étanche pour des aux-revoirs à la hauteur des quelques semaines que l'on a passées ensembles. Qu'à cela ne tienne, à la prochaine, c'est tout ce qu'on peut se souhaiter.
L'itinérance motocycliste est arrivée à son triste terme. Le rythme auquel nous avons été confronté à son contact n'est plus qu'un remuant souvenir. Et il va s'agir de ne pas trop s'en éloigner pour ne pas s'apesantir maintenant qu'il faut retourner à des journées où nos jambes, à Dani et à moi, sont nos uniques moteurs.
En ce sens ça commence bien mal. Etant donné qu'on a recommencé à se coucher bien plus proche du lever que du coucher du soleil, les réveils sont à l'inverse bien plus proches du coucher de soleil que de son pendant matinal. Comme en plus, on est plus que deux rescapés de notre bande initiale de cinq trublions, la mention "plus on y de fous, plus on rit" s'est muée en "moins on est de fous, moins on en fait".
Aujoud'hui par exemple, jour où Jo nous a quitté à 6h du matin la tête tangante sous des flots alcoolisés, on est que très moyennements efficaces. Dani et moi profitons de la journée pour reprendre un contact prolongé avec internet, s'abandonner sous la douche chaude de notre chambre et, quand la faim se fait sentir, manger des kebabs... Ca ne fait pas très vietnamien comme programme mais comme on a déjà vu tout ce qu'on avait envie de voir à Hanoï et que la seule chose qui manque à notre palmarès de visites, c'est le mausolée d'Ho Chi Minh qui n'ouvre ses portes que le matin, on ne peut faire autrement que de ne pas culpabiliser à l'idée d'enfin faire de vraies nuits pleines de sommeil et de vraies journées pleines d'avachissements.
Le lendemain, c'est sensiblement la même chose, à la différence près qu'on achète nos billets de bus pour quitter la ville le lendemain soir. Tu auras compris, c'est pas très compliqué au niveau mathématique, que ça nous laisse encore 24 heures à nous remettre de nos émotions et éventuellement rendre enfin visite à l'oncle Ho si on s'en donne la peine, ce qui n'est pas gagné si l'on considère tous les lapins que sa dépouille nous a déjà posés. Même si on reste quelque peu motivé par le fait de lui rendre visite, le bougre nous a déjà mis tellement de batons dans les roues que c'est l'arlésienne! On s'efforce donc de se coucher tôt pour voir ce que cela donnera le lendemain matin.
Et quand on arrive au jour suivant au matin, il est 10h15 quand on émerge. On pourrait alors choisir de sprinter ce qui ne garantirait même pas qu'on arrive à nos fins à l'heure ou on peut aussi bien se remettre dans une position confortable et replonger quelques temps dans un snooze time royal. Qui plus est, dehors il pleut averse et le ciel est bouché comme si une éruption volcanique était en cours ce qui indique que ça ne risque pas de s'arranger! Alors? Solution A ou solution B? Solution B bien sur! C'est quelque part très dommage qu'on ait pas fait un tour concluant au mausolée vu qu'on a quand même au total passé près d'une semaine à Hanoï. Mais bon, aller voir un cadavre dans une boite en verre entouré d'un blockhaus de béton... C'est aussi bien de le voir comme ça. Et puis comme le voyage continue, même si on ne verra pas la dépouille d'Ho Chi Minh, on a encore quelques rendez-vous croustillant en terre vietnamienne pour compenser le manque à commencer par la ville d'Hué.
On passe en fait tout l'après-midi à n'être pas productif. Dehors, c'est toujours le festival de l'eau. A 19h, on est pris en charge à notre hotel et convoyé vers le bus couchette dans lequel on va passer la nuit. Alors qu'on attend ce dernier dans le bureau d'une agence de voyage, une touriste italienne se prend d'affection pour nous n'ayant personne d'autre à qui parler, et entreprend de nous raconter sa vie depuis le premier jour. Après un quart d'heure, je suis déjà mort. Elle débite les phrases à la façon d'une mitrailleuse. Je ne peux d'ailleurs tellement pas cacher mon ennui profond, que la dame entreprend d'elle même de changer de sujet et de nous parler de son voyage en Asie du Sud-est minute par minute. Elle agrémente même la conversation de diffusion de vidéos ce qui pourrait être salvateur si elle n'en avait pas près de cinq mille dans la mémoire de son caméscope. En fait, à chaque fois qu'elle devrait prendre une photo, elle fait un film d'une minute. Vous imaginez la gueule du Braïce... On dirait qu'on a retrouvé le soldat Jean-Pierre!!! Après de déjà trop longues minutes, ma patience est à bout, je sors de l'officine sans même m'excuser et allume une cigarette puis deux jusqu'à l'arrivée du bus; enfin!!!
A l'intérieur, c'est trois rangées de lits qui s'étirent d'avant en arrière du bus avec deux étages comme pour des lits superposés. Au total, on doit pouvoir fourrer une trentaine de personnes à l'intérieur ce qui assure un bon confort dont personne ne se plaint sauf Dani qui a de l'eau qui lui tombe continuellement sur le visage en provenance direct du système de climatisation. En effet, on peut rêver mieux. Heureusement pour lui quand même, le bus n'est pas plein et il a tout loisir de pouvoir déménager vers une couchette plus au sec une fois que le bus a démarré pour échapper à la vigilance du cerbère qui attribue les places dans le bus. Au milieu de la nuit, à une heure indéterminé, le bus s'arrête pour nous permettre de nous sustenter au milieu de nulle part dans un restaurant situé le long de la route. Avec Dani, on ne se fait pas prier pour dévorer tout ce qui nous passe sous la main sauf la soupe dont on sait déjà que, comme elle n'est pas liquide, on a déjà vu mieux... Au retour dans le bus, Dani retourne à sa couchette et, alors qu'on repart, il est rejoint par le controleur dont j'ai déjà parlé plus haut. Et comme le type a un radar dans la tête, il se rend vite compte que Dani n'est pas à la place qu'il lui a été attribuée. Dans son vietnemien natal, il commence à dire à l'ami allemand qu'il faut qu'il reprenne son lit initial parce qu'autrement, ça va chauffer pour son matricule. Dani, qui ne parle pas un mot de viet, tente alors de faire entendre raison à son interlocuteur en lui expliquant tant bien que mal que là-bas, de l'eau lui tombe dessus et que de toute façon, personne n'est là pour prendre ce lit dans lequel il dort depuis plus de trois heures. Mais le vietnamien est tenace et peu coopératif comme de nombreux voyageurs nous l'ont déjà expliqué à grand renfort d'histoires tordues. Le type de la compagnie de bus n'en a rien, mais alors rien à faire des arguments de la défence, et on le voit qui commence à se relever les manches avant de physiquement menacer Dani de lui apprendre sur le tard les rudiments des arts martiaux à grands renforts de torgnoles dans le pif. Dani qui est un gars qui fait dans les 1m90 pour 80kg, (c'est un beau bébé) n'a alors comme solution de repli que de satisfaire à la "requête" du petit nerveux. Sauf que maintenant, il est énervé à son tour, bon courage pour dormir... Quant au petit nerveux, c'est sûr que s'il revient à la charge pendant le reste de la nuit, il va à coup sûr gouter aux tartes d'outre-Rhin ce qui risque de lui faire tout drole!! Pour ma part, j'ai eu l'impression de visionner cinq minutes d'un bon film, je suis bien diverti et peux retourner à ma nuit. A demain, A Hué.
Des étreintes, Des baisers.
La première des choses pour dissiper les doutes est de se lever aux aurores pour demander au plus tôt aux tenanciers de la GH s'il n'ont pas récupéré mon précieux bien. En plus, ça tombe bien, la responsabilité du réveil matinal ne m'incombe pas complètement puisqu'avec Jo et Dani, on avait déjà prévu de lever le camp rapidement de Sapa étant donné qu'on a près de 200km de route de montagne à dévaler en ce jour du 19 avril. On parvient donc à émerger avant 7h. Dans la même seconde, je suis déjà à la réception la bave au lèvre tant j'ai la rage. Là, toute la famille est déjà sur le qui-vive, tous répartis dans cette pièce qui leur sert de salon en train de prendre la pose. En train de prendre la pose car le père de famille tient entre ses mains l'objet de mon désir et prend des centaines de photos de sa femme et de ses enfants. Fais comme chez toi mon gars, c'est à moi que ça fait plaisir. Le stress laisse la place au soulagement. Je récupère l'appareil et poursuit la scéance photo avec toute la famille dans le cadre avant de décharger toutes les photos sur leur ordinateur. Tout le monde il est beau, tout le monde il est content!!
Et pendant ce temps, Jo et Dani ont été super efficaces et sont déjà dans les starting blocks pour le grand départ du jour à tel point qu'ils m'enjoignent déjà de me presser car la bécane n'attend pas. Il n'en fallait pas plus pour que je stresse à nouveau, il est 7h15 et apparemment, je suis en retard!! Je boucle donc mon sac en quatrième vitesse en gromelant car il faut quand même pas déconner... Telle une tornade, je quitte la chambre mon paquetage sur le dos. Les moteurs de Dani et Jo tournent déjà. La route n'attend plus, nous sommes partis. Première étape du jour : Bac Ha. C'est à une cinquantaine de kilomètres et c'est là qu'on prévoit de prendre le petit déjeuner, car comme on est dimanche, c'est là-bas jour de marché. Et le marché local de Bac Ha, ça promet car toutes les tribus des alentours viennent y faire leur shopping hebdomadaire dans une féérie de couleur.
On y arrive peu après 9h. On parque les motos dans un parking où on nous remet à chacun un numéro sur un bout de carton correspondant à notre emplacement. Ensuite, guidés par nos estomacs réclamant leur dû après deux heures de conduite, on rejoint le marché où comme prévu, en plus de s'en mettre plein la panse, nos yeux ne savent plus où donner de la tête tant ça explose de couleurs de toutes parts. Tous les locaux, malgré le fait qu'il fait déjà dans les 30°, sont habillés de dizaines de pièces de vêtements de toutes les couleurs. Et comme chaque tribu a sa propre tenue, c'est un festival de mode folklorique qui n'a rien à envier à la semaine de la mode parisienne. On reste à déambuler dans les allées pendant plus d'une heure à se repaître de patisseries locales et de fruits juteux, à prendre les plus beaux clichés possibles, chacun vacant à sa guise pour plus de liberté. On se retrouve ensuite vers 10h30 pour reprendre le chemin du parking, tous charmés par cette expérience en terre paysanne bigarrée. En cours de route, on passe devant un temple construit à flanc de colline. C'est tellement beau qu'on s'accorde un nouveau petit intermède le temps d'en faire le tour. On grimpe donc la colline jusqu'à se retrouver dans la batisse qui surplombe toutes les autres. La vue est spectaculaire et l'ambiance qui émane du lieu est d'une sérénité folle. On est tellement charmé qu'on commence à tous les trois s'assoir. Le piège. Cinq minutes plus tard, la position assise s'est mue en position allongée. Cinq minutes plus tard, on s'est tous laissé aller à plonger dans un sommeil aussi soudain que merveilleux. Moins d'une heure après, Jo est le premier à ouvrir les yeux et s'empresse de battre le rappel rappelant qu'on est pas venu ici pour faire les clochards mais reconnaissant aussi sans mal que ça en valait la peine.
Au retour au parking, Jo donne son ticket numéroté, suivi de Dani qui l'imite. Moi, je regarde dans mes poches, dans mon sac, dans mon casque, rien, plus de ticket. Mais ça ne peut pas être un drame, je sais où est ma moto, et l'absence de mon bout de carton ne peut en aucun cas être considéré par qui que ce soit comme la fin du monde. Et comme je me trompais!! Je fais signe au préposé car mon ticket a pris la poudre d'escampette. Le drame!! Là-dessus, je vois que mon interlocuteur se décompose comme si j'avais perdu son fils, sa bataille, fallait pas qu'elle s'en aille!! Et puis, il retrouve vite ses marques et me demande de dédomager le parking pour la perte de mon ticket pour un prix qui pourrait aisément me permettre de devenir acquéreur de toute la parcelle qu'occupe le parking! Le type me prend vraiment pour un neuneu!! En lieu et place de lui donner les millions qu'il réclame, je sors de mon sac un petit bout de papier sur lequel j'écris conciencieusement le numéro dont je me souviens encore, 157, et lui donne, accompagné d'un petit billet bien loin de ce qu'il demande. Sur ce, mon petit bonhomme devient tout rouge et commence à s'énerver pour de vrai! Il me menace de représailles, note mon numéro de plaque d'immatriculation et disparait dans un nuage de poussière en tournant les talons. Comme il a quand même pris la peine de prendre mon petit billet, je ne vais pas attendre qu'il revienne et nous considère quite. Je monte sur ma moto, démarre et disparais à mon tour dans une nuage de poussière. Il était temps, il est midi.
A partir de maintenant, plus question de s'arrêter. On a encore dans les 160km de route ce qui ne serait rien si on était en Europe mais ici, c'est le bout du monde!! En chemin, Dani et Jo m'agace un petit peu. Ils conduisent un peu n'importe comment. En gros, dès que j'en double un ou les deux, ceux-ci font tout pour repasser devant dans des manoeuvres pas très catholiques ce qui fait que je suis tout le temps derrière à bouffer la poussière qu'ils soulèvent et leurs gazs d'échappement. En plus, dès qu'ils sont devant, ils se remettent à conduire comme des grands-pères ce qui est bien frustrant quand tu es derrière à poireauter en sachant que si je les double, ils vont se transformer à nouveau en bête sauvage et tenter tout ce qui est possible pour repasser devant. Il faut donc faire une mise au point, ça ne peut plus durer. Aujourd'hui est notre dernier jour de roulage sans la perspective d'arriver à Hanoï le soir même. C'est donc sensé être une journée de plaisir routier ce que je ne peux pas satisfaire au rythme où vont les choses. On convient donc que je passe devant et que les irresponsables de la route me laisse un peu d'avance pour que je puisses profiter de ces derniers tours de roues campagnards. On retrouve ainsi plus ou moins la configuration qu'on avait lors de la montée du Tran Ton Pass, le col juste avant Sapa. Et comme à cette occasion, je n'ai qu'une envie : tracer la route sans me soucier de rien hormi le fait qu'il serait dommage que je vois les autres dans mes rétroviseurs après quelques kilomètres. J'enchaine donc les virages et les courbes avec assurance et détermination. 120km de bonheur intégral après lesquels je me décide enfin à les attendre pour qu'on termine cette journée ensemble. Il est 17h. Ils arrivent quinze minutes plus tard, tous fous car ils sont tombés quelques kilomètres plus tôt sur un accident qui a vu une moto passer sous un camion. Moi, je n'ai rien vu de tel donc ça doit être tout frais. A la vue de l'accident, Jo et Dani ont tout de suite pensé que ça pouvait être moi sous le camion et ils sont bien soulagés quand ils me rejoignent enfin! On double alors cet instant de soulagement en ingurgitant quelques boissons fraiches et en laissant reposer nos postérieurs qui hurlent à la mort, torturés par des heures de conduite sur nos selles qui nous paraissent de bois.
Et puis on repart. Seulement une trentaine de minutes nous séparent de Yen Bai où on passe la nuit. On a pas de mal à y trouver un hotel car ils sont nombreux à l'inverse des touristes qui sont introuvables à cette période creuse de l'année. Aidés des frères négociateurs Dani et Jo, on obtient même un tarif préférenciel qui incluera le prix du dîner qui au final s'avère superflu puisqu'immangeable. Au retour en chambre, je veux recharger la batterie de mon appareil photo et la remplacer par ma deuxième batterie que j'ai toujours en réserve et qui doit être pleine. Je me mets donc à la recherche du chargeur et de la batterie. Je vide à nouveau mon sac pour me rendre compte au final que dans la précipitation qui m'a été imposée ce matin, je les ai oubliés tous les deux... Ambiance... Le résultat, c'est que je n'ai plus assez d'énergie pour prendre de nouvelles photos jusqu'au retour à Hanoï et que je vais devoir m'acquitter d'un achat que je n'avais pas vu venir. Ambiance... Du fait donc, d'une part, de cette nouvelle tragique qui n'incite pas à la fête, et d'autre part, qu'on tombe comme des mouches terrassés par cette journée à vive allure sur la route, on s'endort tôt ce qui change et n'est pas, pour une fois, pour me déplaire.
Le lendemain, c'est le retour à la civilisation pour peu qu'on considère Hanoï et son traffic de fourmilière sous acide comme un endroit civilisé. Au menu des réjouissances : 200km pour passer de routes désertes à des avenues bondées. On reste donc en ordre serré, histoire de ne pas se perdre de vue dans tout ce bordel. En effet, au fur et à mesure, les camions et leur conduite kamikaze, les voitures et leur conduite suicidaire, les motos et leur conduite hasardeuse se multiplient. Les trente derniers kilomètres se font sur une large autoroute où, portés par une assurance construite ces douze derniers jours, on se révèle les rois du slalom. On avance donc bon train sauf quand Jo tombe en panne d'essence. Une première fois où il prendra de l'essence dans mon réservoir. Puis une deuxième fois dix minutes plus tard où on perd Dani dans l'opération étant donné qu'il conduisait devant. Ce n'est en plus pas l'endroit idéal puisqu'on est installé en double file le long d'une autoroute à cinq voies!! Bonjour les vapeurs toxiques et bon courage pour trouver une pompe!! On décide alors que Jo reste à sa moto pendant que je vais essayer de remplir un bidon d'essence et trouver Dani au milieu des milliers de deux roues qui nous entourent. Peine perdue : Dani est introuvable et j'ai beau faire pas loin de dix bornes, impossible de trouver une pompe. Je retourne donc auprès de Jo qui m'attend sagement contraint et forcé. A son tour de tenter sa chance sur ma moto en espérant qu'il ne tombe pas encore en panne. Moi, cette fois-ci, je reste auprès de sa monture à sec et sors mon I-pod. Dans l'attente, je suis rejoints par un viet qui passait par là et qui est d'abord bien enclin à me faire la conversation puis qui, une fois que je lui mets mes écouteurs sur les oreilles pour ne pas avoir à prétendre que je suis super content d'être bloqué le long de l'autoroute, ne veut plus les lacher et me propose de m'échanger tout jusqu'à son slip pour qu'il s'en porte acquéreur. Vivement qu'on rentre à Hanoï et à notre hotel!! Sérieusement, vivement!!!!! Et comme ça fait au total la quatrième fois que Jo tombe en panne d'essence et que ça ne nous est jamais arrivé ni à Dani, ni à moi, il va être temps pour lui de payer sa tournée car il ne faut quand même pas abuser!!! Il finit enfin par revenir après un lapse de temps qui m'a paru une éternité. Et comble de bonheur et de démerde, il a trouvé de l'essence et Dani qui s'était lui aussi mis à notre recherche.
On est donc enfin tous les trois, tous avec assez d'essence pour rentrer, il était temps!
On retourne à l'hotel pour poser nos sacs avant de rejoindre enfin le garage pour rendre les motos. Pour moi, ça se fera en deux temps car j'ai laissé dans mon sac la clé du cadenas!! Il faut donc que je retourne à l'hotel tout seul avec la crainte évidente de me perdre comme ça s'est déjà produit tant de fois... Heureusement, cette fois-ci quand même, je suis en moto ce qui prend beaucoup moins de temps qu'à pieds pour faire le tour de toutes les rues du quartier afin de boucler ma quête de cadenas. De retour au garage, je peux enfin dire que ça y est, on l'a fait!!!
Je me souviens encore que douze jours auparavant, j'étais un vrai bleu-bite de la conduite... Mais maintenant, à force de percévérance, de pilotage sur des chemins pas vraiment prévus pour nos gros cubes routières, de circuler dans des rues aussi bondées que celles d'Hanoï, je peux aisément ajouter une nouvelle ligne à mon CV de voyageur. A la rubrique "peux conduire", la mention "moto" trone maintenant en lettres capitales!! Je suis vivant et les embrayages n'ont plus de secrets pour moi pour peu qu'on ne me fasse pas démarrer sur une piste noire dans le sens de la montée, ou qu'on ne me fasse pas franchir une mer de pierres. Un vrai pro du bitume que je suis devenu, qui l'eut cru????
Quand on retourne enfin définitivement à la chambre, il est temps pour nous de faire le bilan de cette boucle, temps fort parmi les temps forts de mon voyage. Ca se passe en deux phases comme autant de concours. Le premier est un concours de marques de T-shirt. Dani, l'allemand à la peau de porcelaine gagne haut la main. Ses bras sont d'un bon teint hallé ce qui contraste avec son buste qui est d'un blanc immaculé. Le deuxième concours est un concours de brulures. A travers l'asie du Sud-est, quand on regarde les jambes des touristes, on peut sans faillir reconnaitre ceux qui ont fait l'expérience de la moto puisque tous ceux-là ont une marque rouge sur la jambe droite qui correspond à la ligne d'impact avec le pot d'échappement brulant qui se trouve aussi de ce coté. Et là encore, Dani gagne haut la main chaud la jambe. 8 par 4cm, voilà l'étendu des dégats sur son mollets ce qui nous bat à plate couture Jo et moi. Félicitations Daniel, C'est une vraie razzia sur les médailles d'or!!
Et qui dit médailles et podium, dit aussi sabrage de champagne et arrosage de la foule en délire. Sachant qu'en plus, Jo rentre en Belgique le lendemain, ça promet d'en envoyer sévère du côté du zinc!! Dans les faits, on quittera l'hotel sur les coups de 20h pour une soirée que j'imagine quand même assez tranquille étant donné qu'on est quand même bien cassé. Peine perdue, c'est à 4h du mat' que ça se finit pour moi qui suis le premier à rentrer. Sur le retour, je passe devant une authentique boulangerie ouverte 24h/24 et me fais fort de les dévaliser. Je suis rejoint à l'hotel par les deux affreux trente minutes plus tard. Tout le monde a un sacré bon coup dans le nez et une fringalle à ne pas mettre un poulet dehors. On se fait donc une orgie de patisserie jusqu'à 5h30, heure à laquelle on tombe de fatigue avec Dani. Jo, quant à lui, attendra 6h du matin sans dormir et la navette qui l'amène à l'aéroport. En partant, il nous réveille mais on est pas vraiment étanche pour des aux-revoirs à la hauteur des quelques semaines que l'on a passées ensembles. Qu'à cela ne tienne, à la prochaine, c'est tout ce qu'on peut se souhaiter.
L'itinérance motocycliste est arrivée à son triste terme. Le rythme auquel nous avons été confronté à son contact n'est plus qu'un remuant souvenir. Et il va s'agir de ne pas trop s'en éloigner pour ne pas s'apesantir maintenant qu'il faut retourner à des journées où nos jambes, à Dani et à moi, sont nos uniques moteurs.
En ce sens ça commence bien mal. Etant donné qu'on a recommencé à se coucher bien plus proche du lever que du coucher du soleil, les réveils sont à l'inverse bien plus proches du coucher de soleil que de son pendant matinal. Comme en plus, on est plus que deux rescapés de notre bande initiale de cinq trublions, la mention "plus on y de fous, plus on rit" s'est muée en "moins on est de fous, moins on en fait".
Aujoud'hui par exemple, jour où Jo nous a quitté à 6h du matin la tête tangante sous des flots alcoolisés, on est que très moyennements efficaces. Dani et moi profitons de la journée pour reprendre un contact prolongé avec internet, s'abandonner sous la douche chaude de notre chambre et, quand la faim se fait sentir, manger des kebabs... Ca ne fait pas très vietnamien comme programme mais comme on a déjà vu tout ce qu'on avait envie de voir à Hanoï et que la seule chose qui manque à notre palmarès de visites, c'est le mausolée d'Ho Chi Minh qui n'ouvre ses portes que le matin, on ne peut faire autrement que de ne pas culpabiliser à l'idée d'enfin faire de vraies nuits pleines de sommeil et de vraies journées pleines d'avachissements.
Le lendemain, c'est sensiblement la même chose, à la différence près qu'on achète nos billets de bus pour quitter la ville le lendemain soir. Tu auras compris, c'est pas très compliqué au niveau mathématique, que ça nous laisse encore 24 heures à nous remettre de nos émotions et éventuellement rendre enfin visite à l'oncle Ho si on s'en donne la peine, ce qui n'est pas gagné si l'on considère tous les lapins que sa dépouille nous a déjà posés. Même si on reste quelque peu motivé par le fait de lui rendre visite, le bougre nous a déjà mis tellement de batons dans les roues que c'est l'arlésienne! On s'efforce donc de se coucher tôt pour voir ce que cela donnera le lendemain matin.
Et quand on arrive au jour suivant au matin, il est 10h15 quand on émerge. On pourrait alors choisir de sprinter ce qui ne garantirait même pas qu'on arrive à nos fins à l'heure ou on peut aussi bien se remettre dans une position confortable et replonger quelques temps dans un snooze time royal. Qui plus est, dehors il pleut averse et le ciel est bouché comme si une éruption volcanique était en cours ce qui indique que ça ne risque pas de s'arranger! Alors? Solution A ou solution B? Solution B bien sur! C'est quelque part très dommage qu'on ait pas fait un tour concluant au mausolée vu qu'on a quand même au total passé près d'une semaine à Hanoï. Mais bon, aller voir un cadavre dans une boite en verre entouré d'un blockhaus de béton... C'est aussi bien de le voir comme ça. Et puis comme le voyage continue, même si on ne verra pas la dépouille d'Ho Chi Minh, on a encore quelques rendez-vous croustillant en terre vietnamienne pour compenser le manque à commencer par la ville d'Hué.
On passe en fait tout l'après-midi à n'être pas productif. Dehors, c'est toujours le festival de l'eau. A 19h, on est pris en charge à notre hotel et convoyé vers le bus couchette dans lequel on va passer la nuit. Alors qu'on attend ce dernier dans le bureau d'une agence de voyage, une touriste italienne se prend d'affection pour nous n'ayant personne d'autre à qui parler, et entreprend de nous raconter sa vie depuis le premier jour. Après un quart d'heure, je suis déjà mort. Elle débite les phrases à la façon d'une mitrailleuse. Je ne peux d'ailleurs tellement pas cacher mon ennui profond, que la dame entreprend d'elle même de changer de sujet et de nous parler de son voyage en Asie du Sud-est minute par minute. Elle agrémente même la conversation de diffusion de vidéos ce qui pourrait être salvateur si elle n'en avait pas près de cinq mille dans la mémoire de son caméscope. En fait, à chaque fois qu'elle devrait prendre une photo, elle fait un film d'une minute. Vous imaginez la gueule du Braïce... On dirait qu'on a retrouvé le soldat Jean-Pierre!!! Après de déjà trop longues minutes, ma patience est à bout, je sors de l'officine sans même m'excuser et allume une cigarette puis deux jusqu'à l'arrivée du bus; enfin!!!
A l'intérieur, c'est trois rangées de lits qui s'étirent d'avant en arrière du bus avec deux étages comme pour des lits superposés. Au total, on doit pouvoir fourrer une trentaine de personnes à l'intérieur ce qui assure un bon confort dont personne ne se plaint sauf Dani qui a de l'eau qui lui tombe continuellement sur le visage en provenance direct du système de climatisation. En effet, on peut rêver mieux. Heureusement pour lui quand même, le bus n'est pas plein et il a tout loisir de pouvoir déménager vers une couchette plus au sec une fois que le bus a démarré pour échapper à la vigilance du cerbère qui attribue les places dans le bus. Au milieu de la nuit, à une heure indéterminé, le bus s'arrête pour nous permettre de nous sustenter au milieu de nulle part dans un restaurant situé le long de la route. Avec Dani, on ne se fait pas prier pour dévorer tout ce qui nous passe sous la main sauf la soupe dont on sait déjà que, comme elle n'est pas liquide, on a déjà vu mieux... Au retour dans le bus, Dani retourne à sa couchette et, alors qu'on repart, il est rejoint par le controleur dont j'ai déjà parlé plus haut. Et comme le type a un radar dans la tête, il se rend vite compte que Dani n'est pas à la place qu'il lui a été attribuée. Dans son vietnemien natal, il commence à dire à l'ami allemand qu'il faut qu'il reprenne son lit initial parce qu'autrement, ça va chauffer pour son matricule. Dani, qui ne parle pas un mot de viet, tente alors de faire entendre raison à son interlocuteur en lui expliquant tant bien que mal que là-bas, de l'eau lui tombe dessus et que de toute façon, personne n'est là pour prendre ce lit dans lequel il dort depuis plus de trois heures. Mais le vietnamien est tenace et peu coopératif comme de nombreux voyageurs nous l'ont déjà expliqué à grand renfort d'histoires tordues. Le type de la compagnie de bus n'en a rien, mais alors rien à faire des arguments de la défence, et on le voit qui commence à se relever les manches avant de physiquement menacer Dani de lui apprendre sur le tard les rudiments des arts martiaux à grands renforts de torgnoles dans le pif. Dani qui est un gars qui fait dans les 1m90 pour 80kg, (c'est un beau bébé) n'a alors comme solution de repli que de satisfaire à la "requête" du petit nerveux. Sauf que maintenant, il est énervé à son tour, bon courage pour dormir... Quant au petit nerveux, c'est sûr que s'il revient à la charge pendant le reste de la nuit, il va à coup sûr gouter aux tartes d'outre-Rhin ce qui risque de lui faire tout drole!! Pour ma part, j'ai eu l'impression de visionner cinq minutes d'un bon film, je suis bien diverti et peux retourner à ma nuit. A demain, A Hué.
Des étreintes, Des baisers.
Voyager en autonomie en Tanzanie English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons à finaliser un projet de voyage pour cet été en Juillet 2010. Nous prévoyons d'arriver au Kenya, y louer un 4x4 équipé camping avec tente sur le toit et partir à la découverte de la Tanzanie.
Après de nombreuses recherches sur internet, il n'apparaît pas clairement que ce type de voyage soit possible, notamment le voyage "sans guide" et "sans ranger" dans les parcs nationaux.
Merci de vos conseils avisés, Michèle
Merci de vos conseils avisés, Michèle
Avis sur itinéraire de quatre semaines en Inde du Nord? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir en octobre prochain 4 semaines en Inde du Nord, et je souhaiterais avoir un avis sur l'itinéraire que j'ai programmé. J'ai particulièrement étudié les modes et horaires de déplacements d'après mon guide (à part de Vanarasi à Calcutta où les infos restent obscurs), et sur le papier, le trajet ci-dessous est réalisable, mais j'ai tout de même un doute sur sa faisabilité.
J1: Départ de France (Arrivée à Delhi dans la nuit) J2: Trajet en train vers Jaipur. J3 & 4: Jaipur J5: Train vers Ajmer - AM à Ajmer J6: Pushkar J7: Bus vers Jodhpur J8 & 9: Jodhpur J10: Bus vers Udaipur J11 & 12: Udaipur - Trajet de nuit en train vers Agra J13: Arrivée à Agra - AM: Agra J14: Agra J15: Bus vers Khajuraho J16: Khajuraho J17: Matin à Khajuraho - AM: Bus vers Satna J18: Train vers Varanasi J19 & 20: Varanasi J21: Trajet vers Bodhgaya (en bus?!) J22: Bodhgaya J23: Trajet vers Calcutta (bus? train?) J24 & 25: Calcutta J26: Train vers Delhi (ou 1 journée supp à Calcutta) J27: Delhi (ou avion vers Delhi) J28: Delhi J29: Delhi - Vol international la nuit
Qu'en pensez-vous?
Je prévois de partir en octobre prochain 4 semaines en Inde du Nord, et je souhaiterais avoir un avis sur l'itinéraire que j'ai programmé. J'ai particulièrement étudié les modes et horaires de déplacements d'après mon guide (à part de Vanarasi à Calcutta où les infos restent obscurs), et sur le papier, le trajet ci-dessous est réalisable, mais j'ai tout de même un doute sur sa faisabilité.
J1: Départ de France (Arrivée à Delhi dans la nuit) J2: Trajet en train vers Jaipur. J3 & 4: Jaipur J5: Train vers Ajmer - AM à Ajmer J6: Pushkar J7: Bus vers Jodhpur J8 & 9: Jodhpur J10: Bus vers Udaipur J11 & 12: Udaipur - Trajet de nuit en train vers Agra J13: Arrivée à Agra - AM: Agra J14: Agra J15: Bus vers Khajuraho J16: Khajuraho J17: Matin à Khajuraho - AM: Bus vers Satna J18: Train vers Varanasi J19 & 20: Varanasi J21: Trajet vers Bodhgaya (en bus?!) J22: Bodhgaya J23: Trajet vers Calcutta (bus? train?) J24 & 25: Calcutta J26: Train vers Delhi (ou 1 journée supp à Calcutta) J27: Delhi (ou avion vers Delhi) J28: Delhi J29: Delhi - Vol international la nuit
Qu'en pensez-vous?
Mariage en Thaïlande et transcription pour la France English translation pending
Bonjour, voila mon cas: Je suis allemand je vive en France. Ma future femme est tha��landaise. On va se marier en Thaïlande de que je reçois mon CCM (allemand). Maintenant, pour faire venir ma femme en France il faut le VISA long séjour. Pour la demande de ce VISA il faut la transcription de l'acte de mariage thaïlandais en français. Si j'ai bien compris ce n'est pas simple il faut envoyer cela en France/Nantes et cela peut prendre 2 mois.
- question 1: Est ce que c'est vrai, il faut faire la démarche en France pour la transcription et cela prends longtemps? On ne peut pas faire cela à l'ambassade de France à Bangkok?
- question 2: (pas facile je l'avoue): Si je fais la transcription non en français mais en allemand (apparemment beaucoup plus simple), est ce que cela va être reconnu par la France et est ce que cela suffira pour la demande du VISA pour la France?
Ensuite, une dame de OFII ma confirmé que ma femme pourra passer le test du français une fois arrivé en France. Comme l'examen médicale. Mais ce site http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F11170.xhtml ne dit pas la même chose.
Merci pour vos réponses même si je doute que ces réponses vont être facile à trouver...
- question 1: Est ce que c'est vrai, il faut faire la démarche en France pour la transcription et cela prends longtemps? On ne peut pas faire cela à l'ambassade de France à Bangkok?
- question 2: (pas facile je l'avoue): Si je fais la transcription non en français mais en allemand (apparemment beaucoup plus simple), est ce que cela va être reconnu par la France et est ce que cela suffira pour la demande du VISA pour la France?
Ensuite, une dame de OFII ma confirmé que ma femme pourra passer le test du français une fois arrivé en France. Comme l'examen médicale. Mais ce site http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F11170.xhtml ne dit pas la même chose.
Merci pour vos réponses même si je doute que ces réponses vont être facile à trouver...
Vénézuela pendant la semaine sainte English translation pending
Bonjour,
j'envisage de partir une dizaine de jours au vénézuela mais je n'ai pas le choix du moment, en gros ce serait du 27 mars 2010 au 7 avril. Or j'ai cru voir que c'était la semaine sainte et que ca pouvait être problématique de voyager à cette période car tout est complet et que les prix explosent. est-ce exact? de plus j'avais pensé aller vers canaima puis à Los Roques pour plongée. est-ce raisonnable à votre avis ??? si j'ai bien compris, 100 bolivar = 17 €. est-ce bien ca? combien au change officieux environ? peut-on changer dans les magasins? (plus sûr que dans la rue !!). j'ai aussi lu su VF que le trip de 3 jours pour salto angel coutait 450€ !!! est-ce bien ca??? est-il facile de loger à los roques sans réserver à l'avance?
merci d'avance pour vos réponses Olivier
j'envisage de partir une dizaine de jours au vénézuela mais je n'ai pas le choix du moment, en gros ce serait du 27 mars 2010 au 7 avril. Or j'ai cru voir que c'était la semaine sainte et que ca pouvait être problématique de voyager à cette période car tout est complet et que les prix explosent. est-ce exact? de plus j'avais pensé aller vers canaima puis à Los Roques pour plongée. est-ce raisonnable à votre avis ??? si j'ai bien compris, 100 bolivar = 17 €. est-ce bien ca? combien au change officieux environ? peut-on changer dans les magasins? (plus sûr que dans la rue !!). j'ai aussi lu su VF que le trip de 3 jours pour salto angel coutait 450€ !!! est-ce bien ca??? est-il facile de loger à los roques sans réserver à l'avance?
merci d'avance pour vos réponses Olivier
Avis sur itinéraire au Kerala? English translation pending
Bonjour,
ça y est on decolle dans 7 jours pour l'Inde. Notre itinéraire est presque planifié mais il reste encore quelque points noirs à éclaircir. Pour cela je vous remercie d'avance de votre aide et de vos experience!!
Nous allons faire Chennai-Bombai en 3 semaines :
1: Chennai arrivé à 23h30, on y passe juste la nuit après un vol de journée pour se reposer 2,3,4 : Mahabalipuram en bus depuis Chennai . 4,5,6: le 4 depart pour Pondicherry. 2 jours 6 : le 6 dans la nuit, train pour Madurai 7,8,9 : arrivée à Madurai le 7 au matin.
Jusque là c'est à peu près clair pour moi...
Nous avons contacter Moksha pour réserver une voiture pour 6 jours, mon programme est le suivant :
9, 10 : Depart Madurai-periyar le 9 . Nous comptions rester une nuit et profiter de l'apres midi du 9 et le matin du 10 pour la réserve, mais Rajesh de Moksha nous dis de rester 2 nuits sinon c'est pas la peine! 11 : Periyar-Munnar. Ici nous voulions passer 2 nuits pour profiter du calme et de belles promenades dans le vert, mais Si l'étape Periyar nous mange une nuit, il faudrait réduire à 1 nuit à Munnar pour continuer dans les temps! 12 : Munnar Kottayam Alappuzha, juste une nuit 13 : Alappuzha - Cochin 14 : Cochin . Fin de notre visite au Kerala 15 : vol a 8h30 pour Goa,
Pour la suite nous prévoyons :
15,16,17, 18 Goa repos 19 : Depart le matin pour Bombay 20: Bombay Dans la nuit du 20 au 21 notre avion decolle à 3h30 du matin!
En clair C'est le trajet en voiture pour lequel j'ai le plus de doute: Ces 6 jours de Madurai à Cochin ne me semble pas bien optimisé , auriez vous des suggestions? Devrions nous passer l'étape Periyar et rester plus longtemps à Munnar ou visiter d'autres lieux plutot? ou rester sur l'etape Periyar et plutot aller directement à Cochin sans passer par Alappuzha?
Pour la suite, Nous comptons rester 4 jours à Goa, ce qui nous laisse juste le 19 et 20 pour Bombay...c'est peu mais j'ai 2 options : Partir le 18 pour Bombay et réduire de 1 jours notre séjour à Goa ou arriver à goa le 16 (consacrer donc que le 19 et 20 à Bombay)mais gagner 1 jours sur notre Sejours au Kerala et de ce fait rester 2 jours à Munnar et 2 jours à Periyar?
Des suggestions?? Merci d'avance
ça y est on decolle dans 7 jours pour l'Inde. Notre itinéraire est presque planifié mais il reste encore quelque points noirs à éclaircir. Pour cela je vous remercie d'avance de votre aide et de vos experience!!
Nous allons faire Chennai-Bombai en 3 semaines :
1: Chennai arrivé à 23h30, on y passe juste la nuit après un vol de journée pour se reposer 2,3,4 : Mahabalipuram en bus depuis Chennai . 4,5,6: le 4 depart pour Pondicherry. 2 jours 6 : le 6 dans la nuit, train pour Madurai 7,8,9 : arrivée à Madurai le 7 au matin.
Jusque là c'est à peu près clair pour moi...
Nous avons contacter Moksha pour réserver une voiture pour 6 jours, mon programme est le suivant :
9, 10 : Depart Madurai-periyar le 9 . Nous comptions rester une nuit et profiter de l'apres midi du 9 et le matin du 10 pour la réserve, mais Rajesh de Moksha nous dis de rester 2 nuits sinon c'est pas la peine! 11 : Periyar-Munnar. Ici nous voulions passer 2 nuits pour profiter du calme et de belles promenades dans le vert, mais Si l'étape Periyar nous mange une nuit, il faudrait réduire à 1 nuit à Munnar pour continuer dans les temps! 12 : Munnar Kottayam Alappuzha, juste une nuit 13 : Alappuzha - Cochin 14 : Cochin . Fin de notre visite au Kerala 15 : vol a 8h30 pour Goa,
Pour la suite nous prévoyons :
15,16,17, 18 Goa repos 19 : Depart le matin pour Bombay 20: Bombay Dans la nuit du 20 au 21 notre avion decolle à 3h30 du matin!
En clair C'est le trajet en voiture pour lequel j'ai le plus de doute: Ces 6 jours de Madurai à Cochin ne me semble pas bien optimisé , auriez vous des suggestions? Devrions nous passer l'étape Periyar et rester plus longtemps à Munnar ou visiter d'autres lieux plutot? ou rester sur l'etape Periyar et plutot aller directement à Cochin sans passer par Alappuzha?
Pour la suite, Nous comptons rester 4 jours à Goa, ce qui nous laisse juste le 19 et 20 pour Bombay...c'est peu mais j'ai 2 options : Partir le 18 pour Bombay et réduire de 1 jours notre séjour à Goa ou arriver à goa le 16 (consacrer donc que le 19 et 20 à Bombay)mais gagner 1 jours sur notre Sejours au Kerala et de ce fait rester 2 jours à Munnar et 2 jours à Periyar?
Des suggestions?? Merci d'avance
Visite des musées et monuments de Paris English translation pending
J'ai quelques questions à propos des différents musées et monuments de Paris...
1. Si j'achète un ticket pour une entrée au Louvre le matin, est-ce que je peux revenir le soir ?(nocturne du mercredi) 2. Quels sont les guichets du Louvre où l'attente n'est pas très longue? Et, est-ce qu'on peut acheter des tickets à l'avance? 3. Entre le Centre Georges Pompidou ou le musée du Quai Branly, lequel me conseillez-vous? (j'aime davantage les objets d'arts et les sculptures que les peintures) 4. La visite de La Conciergerie et des Tours de la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris valent-ils le coup? 5. Avez-vous d'autres musées à me proposer? 6. Y'a-t-il des réductions possibles dans les musées cités plus hauts pour des jeunes de moins de 25 ans?
merci à l'avance pour vos commentaires et conseils!
1. Si j'achète un ticket pour une entrée au Louvre le matin, est-ce que je peux revenir le soir ?(nocturne du mercredi) 2. Quels sont les guichets du Louvre où l'attente n'est pas très longue? Et, est-ce qu'on peut acheter des tickets à l'avance? 3. Entre le Centre Georges Pompidou ou le musée du Quai Branly, lequel me conseillez-vous? (j'aime davantage les objets d'arts et les sculptures que les peintures) 4. La visite de La Conciergerie et des Tours de la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris valent-ils le coup? 5. Avez-vous d'autres musées à me proposer? 6. Y'a-t-il des réductions possibles dans les musées cités plus hauts pour des jeunes de moins de 25 ans?
merci à l'avance pour vos commentaires et conseils!
Traverser de l'Inde à vélo: tuyaux? English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai eu une idée un peu folle celle de traverser l'Inde en vélo avec un ami. Quand je dis l'Inde je ne dis évidemment pas toute le pays mais une partie, sur une durée de 1 mois en juillet.
J'ai 19 ans et beaucoup voyagé mais jamais (vraiment) seul dans des pays moins surs que notre petit chez nous.
(J'avais que la qualification n'est ni très bonne ni très claire mais je pense que vous comprendrez).
J'ai des questions, sans doute plus bêtes les unes que les autres à vos yeux, mais je souhaiterais avoir de véritables opinions, de personnes qui l'ont vécu.
_ Est-ce franchement faisable? (vol des vélos, état des routes...)
_ Est-ce beaucoup trop dangereux?
_ Quelle distance est-il possible de parcourir?
_ Quelles précautions sont à prendre?
J'ai lu pas mal de messages sur le forum, et des personnes de ma connaissance ont fait le tour du monde. Ce que j'ai cru comprendre de tous ces témoignages c'est que l'Inde est un pays vraiment à l'opposé du notre, que les gens avaient une manière de pensée très différente de nous. Cela ne me fait pas vraiment peur (c'est même je dirai ce qui m'attire dans ce pays) mais j'aimerai savoir ce que vous en pensez aussi...
Voilà si vous pensez nécessaire d'ajouter quoique ce soit, conseils, recommandations, remontrances, je vous écoute et vous remercie par avance.
Retour de la croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Mediterranea du 6 au 13 février English translation pending
De retour de croisière nous sommes totalement enchanté par notre voyage.
Au niveau du bâteau (Costa Mediterranea) pas de surprise ; c'était notre 4ème croisière avec Costa et nous n'avons jamais été déçus par cette compagnie (bâteaux luxueux, propres, nourriture excellente, multi-activités ...)
En ce qui concerne la destination, elle nous a elle aussi emballée. Avec un point d'orgue pour la république dominicaine où les gens sont supers chaleureux. A noter, pour les amateurs de sensations et de franches rigolades, l'excursion en buggy à La Romana est géniale.
De plus, Costa assure dans toutes les situations : en ce qui nous concerne, lorsqu'on est rentré en Guadeloupe l'aéroport était fermé (cause : éruption du Montserra). Nous sommes donc repartis en bâteau jusqu'en Martinique afin de pouvoir décoller. Tout a été super bien géré par Costa. Seul bémol : le manque de communication.
Si vous êtes sur le point d'effectuer cette croisière et que vous avez des questions, n'hésitez pas ; nous nous ferons une joie d'y répondre.
Un peu déçus par les transports à Bangkok! English translation pending
bonjour a tous ...
Nous voilà revenus de notre sejour en thailande... et je voudrais juste vous faire part de notre tres grosse deception envers les taxis et tuk-tuk de bangkok ou nous sommes restés 4 jours. En réalité aucun taxi ne voulait nous enmener avec le "meter" sauf ceux qu'on a pris de l'aeroport. les 3 premiers tuk-tuk nous ont pris respectivement 100, 200 et 300 baths et quand on voulait en prendre d'autres et que l'on discutait le prix a l'avance ils s'enfuient tous et refusent de nous prendre.
du coup les 3 derniers jours nous avons pris le sky train a chaque fois et c'etait pas marrant car on avait norte petite(2ans) et la poussette qu'il fallait descendre avec les escaliers a chaque fois.
je me rappelle que le dernier jour on voulais prendre le taxi ou tuk-tuk car on avait fait des courses et acheté un grosse valise au MBK, et on aurait bien voulu avoir le luxe de nous poser dans le taxi ou le tuk-tuk mais aucun ne voulait nous prendre s'il fallait mettre le "compteur taxi" ou pour le tuk-tuk ct a chaque coup 300 ou250 baths!!! ils sont malades ou quoi !! meme le taxi de l'aeroport au centre ville il a couté 400 baths(alors le tuk_tuk 300 baths, heu.... c'est pas vouloir nous prendre pour des cons?)!!!nous etions tres deçus, et fatigués nous dumes encore porter valise et poussette dans les escaliers du sky train.
en tous cas je vous avoue que tout cela ne m'a pas donné envie de revenir sur bangkok et en tous cas a mon prochain voyage je n'y resterais pas aussi longtemps. voilà en tous cas , ce que j'ai ressenti sur cette ville qui ne me donne pas envie d'en faire la pub, c'est clair mais par contre j'ai ete tres enchentée pour le reste du voyage dans les iles.
du coup les 3 derniers jours nous avons pris le sky train a chaque fois et c'etait pas marrant car on avait norte petite(2ans) et la poussette qu'il fallait descendre avec les escaliers a chaque fois.
je me rappelle que le dernier jour on voulais prendre le taxi ou tuk-tuk car on avait fait des courses et acheté un grosse valise au MBK, et on aurait bien voulu avoir le luxe de nous poser dans le taxi ou le tuk-tuk mais aucun ne voulait nous prendre s'il fallait mettre le "compteur taxi" ou pour le tuk-tuk ct a chaque coup 300 ou250 baths!!! ils sont malades ou quoi !! meme le taxi de l'aeroport au centre ville il a couté 400 baths(alors le tuk_tuk 300 baths, heu.... c'est pas vouloir nous prendre pour des cons?)!!!nous etions tres deçus, et fatigués nous dumes encore porter valise et poussette dans les escaliers du sky train.
en tous cas je vous avoue que tout cela ne m'a pas donné envie de revenir sur bangkok et en tous cas a mon prochain voyage je n'y resterais pas aussi longtemps. voilà en tous cas , ce que j'ai ressenti sur cette ville qui ne me donne pas envie d'en faire la pub, c'est clair mais par contre j'ai ete tres enchentée pour le reste du voyage dans les iles.
Easyjet, c'est du vol! Un vrai cauchemar! English translation pending
Notre cauchemar avec Easyjet !
Réfusé à l'embarquement car mon enfant avait un plâtre !
Il y a quelques mois, nous nous sommes présentés à l'enregistrement avec mon enfant pour un vol national. Nous nous sommes présenté dès l'ouverture du guichet, soit plus de 2 heures avant l'embarquement.
On nous a enregistré sans problème.
Cependant, au moment de monter dans l'avion, on nous a refusé l'accès car mon enfant portait un plâtre (depuis plusieurs semaines).
On m'a dit qu'il fallait un certificat médical. Je leur ai dit que je n'étais pas au courant, et surtout, qu'ils auraient pu nous le dire au moment de l'enregistrement, et pas au moment de monter dans l'avions, nous aurions disposé de 2 heures pour contacter notre médecin et avoir le certificat (démarche que nous avons faites et qui nous a pris 30 min !).
Ils se réfugient derrière leurs conditions générales, comme d'habitude, où il y a 10 pages, écrite en petits caractères...mais bon, au moment de la réservation, mon enfant n'avait pas le bras cassé...
Au final, Easy jet nous a donc refusé l'embarquement et nous a prié de quitter la zone sans délais..
Mon enfant était en pleurs, nous nous faisions une joie de retrouver des amis pour une grande fête pour le week end.
Je déplore l'attitude du personnel au sol qui n'a montré aucuns signes de compassion, de compréhension, de sympathie envers nous, voir plutot du mépris !
On nous a dit simplement de ressortir, sans même nous proposer une solution alternative malgré mes demandes insistantes.
Je vous laisse imaginer la déplorable image que la compagnie a laissé aux autres passagers. Ils étaient tous dégoûtés de voir ça ! D'ailleurs, personne parmis les voyageurs n'était au courant de cette procédure.
Compagnie low cost, mais aussi low service.
Soyez vigilants !
Bien sur, j'ai ennvoyé une lettre de réclamation, et pas de nouvelle à ce jour.
En attendant, j'informe « la planete » de cette mésaventure, à défaut d'être indemnisé.
Réfusé à l'embarquement car mon enfant avait un plâtre !
Il y a quelques mois, nous nous sommes présentés à l'enregistrement avec mon enfant pour un vol national. Nous nous sommes présenté dès l'ouverture du guichet, soit plus de 2 heures avant l'embarquement.
On nous a enregistré sans problème.
Cependant, au moment de monter dans l'avion, on nous a refusé l'accès car mon enfant portait un plâtre (depuis plusieurs semaines).
On m'a dit qu'il fallait un certificat médical. Je leur ai dit que je n'étais pas au courant, et surtout, qu'ils auraient pu nous le dire au moment de l'enregistrement, et pas au moment de monter dans l'avions, nous aurions disposé de 2 heures pour contacter notre médecin et avoir le certificat (démarche que nous avons faites et qui nous a pris 30 min !).
Ils se réfugient derrière leurs conditions générales, comme d'habitude, où il y a 10 pages, écrite en petits caractères...mais bon, au moment de la réservation, mon enfant n'avait pas le bras cassé...
Au final, Easy jet nous a donc refusé l'embarquement et nous a prié de quitter la zone sans délais..
Mon enfant était en pleurs, nous nous faisions une joie de retrouver des amis pour une grande fête pour le week end.
Je déplore l'attitude du personnel au sol qui n'a montré aucuns signes de compassion, de compréhension, de sympathie envers nous, voir plutot du mépris !
On nous a dit simplement de ressortir, sans même nous proposer une solution alternative malgré mes demandes insistantes.
Je vous laisse imaginer la déplorable image que la compagnie a laissé aux autres passagers. Ils étaient tous dégoûtés de voir ça ! D'ailleurs, personne parmis les voyageurs n'était au courant de cette procédure.
Compagnie low cost, mais aussi low service.
Soyez vigilants !
Bien sur, j'ai ennvoyé une lettre de réclamation, et pas de nouvelle à ce jour.
En attendant, j'informe « la planete » de cette mésaventure, à défaut d'être indemnisé.
Budget pour sept nuit à Paris en été 2010? English translation pending
Bonjour, nous partons à Paris durant la dernière semaine de juin (7 nuits, 2 personnes) et nous avons fait un budget approximatif et nous aimerions savoir s'il s'avère réaliste en considérant la période de l'année.
1-Hôtel 2* ou 3* pour 7 nuits (occ. double, petit-déjeuner inclus): environ 1400$ CAD
2-Vol aller-retour Montréal-Paris: environ 1600$ CAD
3-Repas pour 7 jours(dîner/souper ou déjeuner/dîner pour les Européens!): environ 900$ CAD soit 65$ CAD
4-Transport: 97$ CAD - Pass Navigo Découverte zone 1-2: 52$ CAD - transport entre aéroport et hôtel: 45$ CAD
5-Paris Museum Pass 2 jours: 189$ CAD
6-Autres dépenses: 200$ CAD
total: 4500$ CAD environ
7-Si vous avez des conseils ou suggestions, ça serait très apprécié.
Merci!
1-Hôtel 2* ou 3* pour 7 nuits (occ. double, petit-déjeuner inclus): environ 1400$ CAD
2-Vol aller-retour Montréal-Paris: environ 1600$ CAD
3-Repas pour 7 jours(dîner/souper ou déjeuner/dîner pour les Européens!): environ 900$ CAD soit 65$ CAD
4-Transport: 97$ CAD - Pass Navigo Découverte zone 1-2: 52$ CAD - transport entre aéroport et hôtel: 45$ CAD
5-Paris Museum Pass 2 jours: 189$ CAD
6-Autres dépenses: 200$ CAD
total: 4500$ CAD environ
7-Si vous avez des conseils ou suggestions, ça serait très apprécié.
Merci!