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Traverser la Loire à St Nazaire par le pont English translation pending
bonjour a tous, pour notre tour de france nous pensons traverser la loire a st nazaire par le pont, est-il facilement accesible pour notre tandem et sa remorque?le vent n'est-il pas trop fort la-haut?merci de vos reponses.🏴☠️
Parcours de huit jours Johannesburg - Blyde River Canyon - parc Kruger - Johannesburg English translation pending
Bonjour,
je recherche de l'aide sur notre parcours en afrique du sud. Nous y passerons 15 jours dont 8 jours sur Kruger pour filer après sur le Botswana. Nous faisons un tour du monde, donc notre budget pour l'Afrique du Sud sera la réservation de camping.
Nous arrivons le 14 mars au matin et pensons récupérer notre votre de location pour filer directement sur Blyde Canyon au Panorama Rest Camp ou nous passerons notre première nuit. Nous aurons donc l'apres-midi de la première journée ainsi que le lendemain pour visiter Blyde.
Ensuite, c'est la que ça se corse: - Soit nous passons une seconde nuit au Panorama Rest Camp pour filer ensuite directement sur Kruger en entrant par Orpen Gate (2 heures de route) et de la, le parcours dans Kruger serait:3eme nuit a Satara4 eme nuit a Olifant (Balule camping)5 eme nuit a Skukuza6 eme nuit a Lower Sabie7 eme nuit entre Kruger et Johannesburg (mais je ne sais pas ou car il faut qu'on rende la voiture avant 11h du matin)- Soit nous passons une seconde nuit près de Phalaborwa (mais je n'ai pas trouve de camping) pour pouvoir entre tôt le matin a Kruger par cette même porte puis le parcours serait le suivant:3 eme nuit a Letaba4 eme nuit a Satara5 eme nuit a Skukuza6 eme nuit a Lower Sabie7 eme nuit entre Kruger et Johannesburg (en sortant par Crocodile Bridge gate) (mais toujours avec le même problème qu'auparavant)Questions:Quel itinéraire conseillez-vous?Y a-t-il un camping dans un endroit sympa ou l'on pourrait passer la 7 eme nuit sans avoir a se lever a 3h du matin pour rejoindre Joburg dans la matinée?Connaissez-vous des agences qui louent du matériel de camping? Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur. Pour info, j'ai déjà passé quelques heures sur voyage forum à lire pas mal de posts.Merci d'avance,
Jacques
je recherche de l'aide sur notre parcours en afrique du sud. Nous y passerons 15 jours dont 8 jours sur Kruger pour filer après sur le Botswana. Nous faisons un tour du monde, donc notre budget pour l'Afrique du Sud sera la réservation de camping.
Nous arrivons le 14 mars au matin et pensons récupérer notre votre de location pour filer directement sur Blyde Canyon au Panorama Rest Camp ou nous passerons notre première nuit. Nous aurons donc l'apres-midi de la première journée ainsi que le lendemain pour visiter Blyde.
Ensuite, c'est la que ça se corse: - Soit nous passons une seconde nuit au Panorama Rest Camp pour filer ensuite directement sur Kruger en entrant par Orpen Gate (2 heures de route) et de la, le parcours dans Kruger serait:3eme nuit a Satara4 eme nuit a Olifant (Balule camping)5 eme nuit a Skukuza6 eme nuit a Lower Sabie7 eme nuit entre Kruger et Johannesburg (mais je ne sais pas ou car il faut qu'on rende la voiture avant 11h du matin)- Soit nous passons une seconde nuit près de Phalaborwa (mais je n'ai pas trouve de camping) pour pouvoir entre tôt le matin a Kruger par cette même porte puis le parcours serait le suivant:3 eme nuit a Letaba4 eme nuit a Satara5 eme nuit a Skukuza6 eme nuit a Lower Sabie7 eme nuit entre Kruger et Johannesburg (en sortant par Crocodile Bridge gate) (mais toujours avec le même problème qu'auparavant)Questions:Quel itinéraire conseillez-vous?Y a-t-il un camping dans un endroit sympa ou l'on pourrait passer la 7 eme nuit sans avoir a se lever a 3h du matin pour rejoindre Joburg dans la matinée?Connaissez-vous des agences qui louent du matériel de camping? Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur. Pour info, j'ai déjà passé quelques heures sur voyage forum à lire pas mal de posts.Merci d'avance,
Jacques
Trek à Bukit Lawang, parc de Gunung Leuser, Sumatra English translation pending
Bonjour ,
Nous serons à Bukit lawang mi février et nous voudrions faire un trek de 2 jours , une nuit dans la jungle , essayant d'apercevoir des ourangs outangs , notamment . J'ai essayé de joindre des hotels sur place pour organiser ces quelques jours, avec un guide .( Indra inn , Rainforest ....) Sans réponse, je m'adresse a la communauté . Quelqu'un surement a fait cette expérience , avec quel guide ou hôtel , avez vous des coordonnées de guide , quel tarifs?????? Merci d'avance , à 3 semaines du départ !!!!!
Nous serons à Bukit lawang mi février et nous voudrions faire un trek de 2 jours , une nuit dans la jungle , essayant d'apercevoir des ourangs outangs , notamment . J'ai essayé de joindre des hotels sur place pour organiser ces quelques jours, avec un guide .( Indra inn , Rainforest ....) Sans réponse, je m'adresse a la communauté . Quelqu'un surement a fait cette expérience , avec quel guide ou hôtel , avez vous des coordonnées de guide , quel tarifs?????? Merci d'avance , à 3 semaines du départ !!!!!
Voyage en Polynésie-Française, contacts English translation pending
BONSOIR, mon nom est gigi et le 30 janvier prochain je ferai le voyages de mes rêves le plus attendu et je ne suis pas entrain de rêver c'est vrai. Depuis 10 ans que j'essayais dit aller. Je serai à Papeete, Moorea, Bora Bora, WWWWWOW. y t'il une personne qui est de la bas et qui pourrait me dire un allo ou quoi. Il y a deux ans de cela j'avais bien faillie mourir suite à un voyages qui avait mal tourné en République Dominicaine j' avais bus de l'eau local et bien faillie partir dans l'autre monde sans avoir eu la chance de faire LE VOYAGES DE MES RÊVES. Mais la c'est fait. Je n'ai pas beaucoup de sous mais j'ai trouvé moyen.
Paris: le métro avec enfants et bagages et les Gaulois English translation pending
Bonjour,
nous sommes une petite famille de Québec et nous prévoyons allez à Paris pour la relâche scolaire, début mars. Il s'agit de notre premier voyage dans la capitale, nous avons de nombreuses interrogations mais voici les plus précises auxquels nous n'avons pas trouvés de réponses:
1- mon garçon de 6ans est un maniaque des transport, et il veut aller à Paris pour prendre le métro qui va sous terre et dans les airs. Vous avez un trajet intéressant à nous proposer?
2- nous prévoyons faire le trajet de l'aéroport CDG jusqu'aux Halles pour nous rentre à notre appartement, est-ce faisable avec des valises à roulettes?
3 - malheureusement le Parc Astérix sera fermé, mais pour mon grand de 8ans, Paris = Lutèce, vous connaissez un endroit, une visite, un guide où il est question des gaulois?
aussi:
4- si je visite le Louvre dans la journée, est-ce que je peux y retourner avec le même billet en soirée?
5- je crois que c'est aussi les vacances scolaires pour la "zone C" à vote avis, est-ce que nous sommes mieux d'acheter les billets longtemps d'avances (Louvre, Villette, Eiffel...) ou nous pouvons improviser selon la météo avec un temps de file raisonnable?
merci de votre aide!
Marie
nous sommes une petite famille de Québec et nous prévoyons allez à Paris pour la relâche scolaire, début mars. Il s'agit de notre premier voyage dans la capitale, nous avons de nombreuses interrogations mais voici les plus précises auxquels nous n'avons pas trouvés de réponses:
1- mon garçon de 6ans est un maniaque des transport, et il veut aller à Paris pour prendre le métro qui va sous terre et dans les airs. Vous avez un trajet intéressant à nous proposer?
2- nous prévoyons faire le trajet de l'aéroport CDG jusqu'aux Halles pour nous rentre à notre appartement, est-ce faisable avec des valises à roulettes?
3 - malheureusement le Parc Astérix sera fermé, mais pour mon grand de 8ans, Paris = Lutèce, vous connaissez un endroit, une visite, un guide où il est question des gaulois?
aussi:
4- si je visite le Louvre dans la journée, est-ce que je peux y retourner avec le même billet en soirée?
5- je crois que c'est aussi les vacances scolaires pour la "zone C" à vote avis, est-ce que nous sommes mieux d'acheter les billets longtemps d'avances (Louvre, Villette, Eiffel...) ou nous pouvons improviser selon la météo avec un temps de file raisonnable?
merci de votre aide!
Marie
Choix d'hôtel et excursions intéressantes au Panama? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.
Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.
Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.
Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂
Merci et bonne journée!
Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.
Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.
Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.
Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂
Merci et bonne journée!
Itinéraire d'un mois en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
nous partons en afs pour 31 jours du 8 juillet au 8 aout 2013
nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 9 et 11 ans
après avoir parcouru le forum
j'aimerais avoir un avis sur l'itinéraire que j'envisage et éventuellement des conseils pour des activités avec les enfants
j'ai déjà vu pour les vols intérieurs par kulula ainsi que la résa du véhicule pour 31 jours , départ du cap et retour à JNB
je précises que j'habites sur la réunion (rapport aux horaires d'avion)
8 juillet:Réunion JNB, vol intérieur Le Cap 9 ,10 ,11,12 : le Cap et environs 13 : route des vins 14 : Hermanus , Gansbaai (plongée requin blanc) 15 : Oudtshoorn 16 : Mossel bay, Wilderness 17: Kysna 18 : Robberg NR 19 : Nature Valley 20 :Tsitsikamma dois consacrer 5 jours à la garden route ? 21 : Port Elizabeth 22 : Addo elephant Park Soit 23,24,25 Tiffindel histoire d' aller gouter la neige (celà vaut il le cout ?) soit le dragensberg 26 :Durban 27,28 : Sainte lucie, Cap Vidal 29:hluhluwe 30 : Swaziland Hlane park 31 swaziland Mlilwane 1 Aout : blyde river canyon 2 : route des cascades 3,4,5,6,7 : Kruger entrée par phalaborwa et sortie par numbi gate 8 : route Kruger JNB aéroport (avion à 18h)
Merci de me donner vos avis et conseils sur cet itinéraire est il possible pour le dernier jour de rejoindre JNB en partant tôt du kruger ? dois je consacrer plus de jours à une région par rapport à une autre ?
julien
8 juillet:Réunion JNB, vol intérieur Le Cap 9 ,10 ,11,12 : le Cap et environs 13 : route des vins 14 : Hermanus , Gansbaai (plongée requin blanc) 15 : Oudtshoorn 16 : Mossel bay, Wilderness 17: Kysna 18 : Robberg NR 19 : Nature Valley 20 :Tsitsikamma dois consacrer 5 jours à la garden route ? 21 : Port Elizabeth 22 : Addo elephant Park Soit 23,24,25 Tiffindel histoire d' aller gouter la neige (celà vaut il le cout ?) soit le dragensberg 26 :Durban 27,28 : Sainte lucie, Cap Vidal 29:hluhluwe 30 : Swaziland Hlane park 31 swaziland Mlilwane 1 Aout : blyde river canyon 2 : route des cascades 3,4,5,6,7 : Kruger entrée par phalaborwa et sortie par numbi gate 8 : route Kruger JNB aéroport (avion à 18h)
Merci de me donner vos avis et conseils sur cet itinéraire est il possible pour le dernier jour de rejoindre JNB en partant tôt du kruger ? dois je consacrer plus de jours à une région par rapport à une autre ?
julien
Tour des Annapurnas en avril 2012 (deux semaines), partie 1 English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a 1 an, je préparais mon voyage au Népal en Avril, pour notamment effectuer le trek du tour des Annapurnas. Et grâce à ce forum, j'avais pu glaner beaucoup d'informations qui se sont avérées assez utiles..et d'autres m'ont manquées... Alors avec quelques mois de retard, et pour ceux qui à leur tour prépareraient cet itinéraire dans les semaines à venir, peut être mon retour d'expérience pourra informer certaines personnes...😎
Quelques informations d'ordre général:Nous sommes parti avec un ami la 2e quinzaine d'avrilLes grandes lignes de notre itinéraire: 1 journée à Kathmandou, transfert en bus à Bulbhule et trek sur la 1ère partie du circuit des Annapurnas, de Bhulbule à Muktinah. De Muktinah, plusieurs bus pour rejoindre Tatopani, et trek de 2 jours Tatopani -> Poon Hill -> Naya Pull, puis 1 journée à PokharaNous avons voyagé avec Lufthansa (2 escales à Frankfort + Delhi), pour un billet à 690€ l'A/R par personneSur place, notre budget a été de 400€/p, qui comprend: le visa, les permis de trek, le retour en avion de Pokhara à Kathamndou une nuit en Hotel++ 0 Kathmandou, les transports, et les nuits/repas en lodge le long du trekJ1 Après quasiment 24h de vols/transit (dont celui à Delhi qui paraissait interminable, en plus des moustiques dans l'aéroport!), nous arrivons un peu crevé à Kathmandou vers 8AM. On galère un peu pour obtenir les visas, puis on retrouve le van de l'Hotel Ganesh, que j'avais réservé à l'avance. Bien qu'un peu cher pour Kathmandou (17$), l'endroit est vraiment paisible alors qu'il est situé en plein centre ville. On en profite donc pour se détendre un peu dans la cour intérieur très sympa. Après le dej, on passe notre après midi à obtenir les permis de trek nécessaires pour les Annapurnas (prévoyez vos photos à l'avance c'est plus simple!), tout en se promenant dans les rues de KTM qui sont particulièrement tumultueuses. A l’hôtel, le manager nous propose d'organiser le transport de demain jusque Besi Sahar: au lieu de prendre un bus public direct pas très confortable, il nous conseille plutôt de prendre un bus "VIP" (plus cher...) jusque Dumre et ensuite de récupérer un van local jusque Besi Sahar. On se laisse convaincre (ce qui ne sera pas forcement une excellent idée...). Le soir, ballade dans les rues commerçantes de KTMJ2 On rejoint le terminal des bus. Nous retrouvons le nôtre, qui ne nous parait pas particulièrement plus VIP que les autres... Nous arrivons à Dumre aux alentours de 1PM...C'est un vrai bazar!! On a l'impression d'être les seuls occidentaux à être déposés là! On essaye de trouver un van pour Bulbhule, tout en évitant les gros pièges à touristes. On en trouve finalement un, mais il faut attendre 30mn...En attendant, on nous fait attendre dans une salle de resto où bien évidemment on nous pousse à la conso (mais bon..c'est l'jeu ma pauv lucette!). Nous ne sommes plus seuls, 2 japonais attendent comme nous...ils ne parlent pas un mot d'anglais, et ont l'air encore plus méfiant que nous! Finalement, après 2h d'attente, notre carosse est prêt...un bus plus que local, bondé à rabords, 35° à l'intérieur , poules et enfants qui braillent et la musique à fond. Le voyage va être long... L'objectif du jour était d'aller jusque Bulbule et ainsi d'économiser le trajet a priori sans intérêt de Basi Sahar à Bulbhule. Nous ne sommes déjà pas en avance, mais à quelques km de Besi Sahar...le bus crève!! 1H plus tard nos repartons. Arrivée à Besi Sahar, nous sommes sur le point de nous lancer au pas de course pour les 2h de marche jusque Bulbhule, mais on abandonne l'idée avec l'arrivée d'un orage! Comme nous avions prévu d'être le lendemain soir à Tal, cad 2 étapes plus loin. On se dit que l'on prendra demain une jeep entre Bhulbule et Syange pour rattraper le retard...J3 Cà y'est c'est enfin le grand départ, beaucoup d'incertitudes et d’excitations... On se lève aux aurores et partons dès 6h de Besi Sahar à pied. La journée s'annonce très belle! Nous avons fait le choix de faire cette partie à pied, plutôt que d'attendre les premières jeep. Le trajet n'a certes rien d'extraordinaire, mais il permet d'apprécier de très loin les premières cimes à plus de 6000m, et nous ne sommes qu'à 800m!! Il faut dire qu'à cette heure là, nous ne sommes pas embêtés par le ballet poussiéreux des jeep. On arrive à Bhulbule pour une pause ptit dej méritée, nous avons fait ces 2h de marche au pas de course (et ce n'est pas fini!!). Le village a vraiment un côté très bucolique et paisible, on regrette de ne pas y avoir pu passer la nuit! On part ensuite se renseigner sur la jeep reliant Bhulbule à Syange...on annonce un prix démentiel, pour a priori 1h en moins... On fait nos calculs et on se dit que en se dépêchant, on peut relier Syange en 4h, puis Tal en 4h, donc a priori 8 h de marche...ahah! Naïfs que nous sommes! Si la 1ère partie est assez facile (plate et à l'ombre), les difficulté apparaissent aux alentours de Bahundanda, le chemin est en montagne russe, et la t° commence à grimper! Qui plus est, tout notre équipement est dans notre sac, et nos rations d'eau sont au max, les sacs sont assez lourd! On arrive exténuer vers 1PM à Syange. J'ai déjà les épaules ont miettes, et mon ami ressent quelques douleurs au genou... Et nous sommes censés faire 4h de marche de plus pour atteindre à 1700m...700m de dénivelé plus haut... On repart, mais on se rend vite à l'évidence que nous ne saurons pas aller plus loin que Jagat...1300m et à 2,5h de Tal. Pour ma part, je suis au bord de l'épuisement, et j'ai quelques signes de nausées (à 1300m déjà le mal aigu des montagnes???). On prend donc du retard sur cette 1ere étape, nous ne le rattraperons que 2 jours plus tard. Nous avions vraiment été trop optimistes en voulant faire ces 2 étapes en 1, d'autant qu'il s'agissait de notre toute 1ère étape, et sous une chaleur importante! Nos organismes ont donc bien été mis dans le bain! Côté paysages, après une vallée assez ouverte et verdoyante jusque Syange, celle ci se transforme en gorges très profondes dont on ne distingue pas le haut. par la suite. Jagat est un petit village situé sur un promontoire rocheux, on a l'impression qu'il est accroché à la montagne. A partir de 13/14h, le temps s'est couvert et devient menaçant, mais ce sera ainsi souvent le cas tout le reste du séjour. On loge dans une petite GH sans prétention, mais agréable. On se couche exténué, mais contents au final d'être bien lancé! Petite remarque budgétaire ici: on l'avait plus ou moins senti à Besi Sahar et aussi avec le prix de la jeep (que nous n'avons pas pris!), mais les prix pratiqués ont connu une belle inflation que ceux indiqués dans mon Guide Book (pourtant assez récent): si le prix de la chambre est réglementé et donc toujours aux ~de 1€, les repas eux ne sont pas réglementé, et les prix s'avèrent 2x plus cher que prévu. Rien de démentiel bien évidemment (surtout au regard de notre PA), mais il n'y a aucun DAB sur le parcours, et nous devons donc tenir avec ce que nous avons, et même si nous avions prévu du rab, il va donc falloir qu'on fasse attention à nos dépenses. Par la suite, on est même aller jusqu'à négocier 0,5€ sur le prix de la chambre! Radins que nous sommes!!!J4 Aie aie!! On est tendu de chez tendu au réveil!! Ça tire de partout!! Objectif du jour: Dharapani en pessimiste, Danakyu en réaliste..ou Timang en très optimiste! On reprend donc la chemin dans les gorges. Le départ est difficile pour les organismes, mais les douleurs disparaissent au fur et à mesure, et on atteint assez rapidement Chamje, en ayant emprunté un itinéraire bis plus sauvages et permettant de contempler de magnifiques cascades! Après un petite halte, nous repartons en direction de Tal. On commence aussi à croiser pas mal de sherpa avec leur ânes sur le chemin, mais pas encore beaucoup de touristes à ce stade. Les gorges se ressèrent à l'approche de Tal, et avant l'arrivée au village, nous avons la premier gros dénivelé avec un escarpement rocheux de 250m de déniv qu'il faut grimper. Dans la montée on croise quelques militaires, et un camp est installé juste en haut, une certaine agitation semble animer les lieux...on se demande pourquoi et on le comprendra plus tard! Une fois la montée effectué, nous arrivons à Tal, qui se situe au début d'une long plateau dans une vallée qui s'est bien élargie. On fait une halte pour reposer les épaules dans le village. Tal devait être notre village étape de la veille, et on regrette là aussi de ne pas y passer la nuit car le village est très sympa. A défaut, on décide d'y déjeuner, on choisit un lodge à la sortie du village, conseillé dans mon guide book pour ses quelques mets succulents! Et on ne sera pas déçu! Mais alors que l'on profite du déjeuner, une énorme déflagration a lieu! Sur le coup on est vraiment surpris et on se demande de quoi il s'agit. Un gigantesque nuage de poussière se forme et remplit toute la valet, on est obligé de rentrer pour ne pas être dérange, un vrai Sirocco!! On apprend qu'il s'agit en fait des militaires qui font péter des pans de montagnes à la dynamite, pour la construction de la future route carrossable menant à Manang! Heureusement que nous n'étions pas à proximité quand tout çà a pété! Après cette pause dej pétaradante, on repart en direction de Dharapani. On doit d'abord longer la rivière sur un long plat assez fatigant car dans un pierrier important et avec des bourrasques de vents. Avant Nache, la vallée se ressère à nouveau, et le chemin se fait aérien par endroit, avec des passages assez humides sur des cascades en plein milieu du chemin. La particularité du chemin dans cette vallée et qu'il change régulièrement de rive, on traverse donc assez régulièrement des des ponts suspendus, et parfois accompagnés de troupeaux d'ânes. On avance assez bien finalement, et vers 15h nous arrivons à Dharapani, célèbre notamment pour être le point de départ/arrivée de trek du Manaslu. On est en meilleure forme qu'hier, on décide donc de prolonger l'étape au moins jusque Danakyu. Petit passage obligé au check point pour pointer nos permis avant de repartir. La montée vers Dankyu est un peu plus soutenu...ou bien c'est nous qui sommes plus fatigués...ou les 2? A partir de Dharapani, le paysage se transforme: alors que jusqu'ici la flore se voulait surtout subtropicale, on passe désormais d'avantage vers un univers alpin, avec l'apparition d'arbres épineux. Après 1h30 de marche, on arrive à l'entrée de Danakyu, mais le lodge que nous voulions se situe dans la partie supérieure du village, et on marche quasi 30mn de plus pour y arriver, et là çà commence à devenir difficile!! On arrive donc assez épuisé au final! En voyant ce qui nous attend demain matin, on se dit que dans tous les cas, nous n'aurions pas été capable de continuer plus loin auj: une belle montée de 500m de déniv jusqu'à Timang! On restera bien là pour la nuit. Après s'être couvert dans l'ap midi, le temps se dégage pour le couché de soleil, et on aperçoit les premières cimes enneigées en surplomb sûrement aux alentours de 6000m (!!!). Petit luxe du lodge, on peut prendre une "douche" chaude. La dernière remontait à 48h, avec la poussière sur les chemins, on commençait à se sentir poisseux! L'avantage de stopper dans des villes intermédiaires, comme Danakyu plutôt que dans les villes étapes plus "officielles" (Tal, Chame, etc..) c'est qu on y rencontre moins de touriste et un peu plus d'authenticité! C'est l'avantage que l'on se trouve dans le retard pris depuis le 1er jour...Le soir, on dine en compagnie de jeunes locaux particulièrement excité, et proches de la bagarre..ambiance!!J5 On a bien dormi! Encore une fois le ciel est bien dégagé, et c'est dans une vallée ensoleillé et verdoyante que nous repartons. L'objectif initial du jour est Dukhur Pokhari, mais finalement nous comblerons notre retard jusque Pisang après une très longue journée! On démarre très fort, puisque comme on l'avait vu hier, la montée au prochain village, Timang 2550m, nécessite une montée de 500m sur un chemin sinueux, à travers falaises, cascades, sapins, et rhododendrons. Cette montée, bien que physiquement difficile, est entouré d'un cadre enchanteresse. Tout semble si paisible. En milieu de montée, on se fait doubler par un jeune couple, et sans bâtons qui plus est! Mon ego en prend un coup, mais mon ego à mal au dos aussi! On atteint Timang au bout de 1,5h de montée exténuante. Et dire que nous ne sommes qu'à 2500m!! Timang est un village vraiment rustique, très peu d'infrastructure. Du village .On ne s'y arrête pas et on continue en direction de Chame. Sur le chemin, on a une vue imprenable à l'est sur le Manaslu, 8e sommet au monde tout de même.. Juste après Timang, on passe un pont suspendu assez impressionnant. Faut pas avoir le vertige, près de 100m de vides sous nos pieds... On continue ensuite vers une vallée assez ouverte, une sorte de plateau d'alpages avec bon nombre d'élevages, et notamment de chevaux. On approche Chame, la capitale administrative de la vallée, et avec Chame, nous apercevons notre premier 7000! Il s'agit de l'Annapurna IV. Quand vous voyez un pic de plus de 7000m depuis 2600m, çà fait une drôle d'impression! On se sent vraiment, vraiment petit! On arrive à Chame pil poil pour la pause dej! Mais on est dejà un peu sur les rotules! On prend donc une longue pause de 2h dans un resto du village. Chame possède quelques boutiques Internet&Tél, on en profite donc pour se brancher au monde quelques instants (modernité quand tu nous tiens!!). Après nos 2h de pause, on repart un peu tendu en direction de Dukhur Pokhari (3240m), 800m de dénivelé et 3h de marche au programme de l'après midi. Après une montée rude vers Bhratang, la pente se fait un peu plus douce mais sûr tout de même. On pert un peu de temps à la sortie de Bhratang, car le chemin principal est fermé à cause des travaux d’aménagements, et on a un peu de mal à trouver le chemin alternatif. Après Bhrathang, la vallée bifurque plein nord et on marche face à montagne très impressionnant géologiquement parlant, qui forme un virage en forme de toboggan incurvée haut de 1000m. Les locaux lui ont donné un nom dont je ne suis plus sur, mais qui ressemblait à qqchose comme "Stairway to Heaven" (ou qqchose comme çà...et non non je ne suis pas fan de de groupe de rock!:p)...bref très impressionnant. Comme d'hab, le temps se grise, et aujourd'hui on sent clairement que l'on approche la haute montagne, le vent s'est levé et la t° a baissé, on enfile d’ailleurs pour la 1ère fois notre polaire. Nous arrivons finalement à Dukhur vers 4PM...Et on n'hésites... Même si on est crevé, Pisang n'est qu'à une grosse heure de marche, et sans vraiment de dénivelé, et mon guide book parle d'n resto qui fait de très bonnes pizzas...et l'ambiance à Dukhur est un peu morose. Qui plus est cela nous permettrait d'enfin rattraper notre retard initial, puisque Pisang devait être notre arrivée du jour. On prend donc notre courage à 2 mains (enfin à 2 pieds...) et on repart en direction de Pisang. 2 villages existent en fait: Lower Pisang à 3150m avec des lodges de bonnes catégories, et Upper Pisang à 3300m avec des logements plus basiques mais bénéficiant de vues panoramiques. Étant donné notre état de fatigue, on opte plutôt pour Lower Pisang (tant pis pour la vue on l'aura demain!) alléchés par cette histoire de pizzas....mais 30mn après Dukhur, on commence à se poser des questions...on a l’impression de monter monter, alors que le village est plus bas...Et on arrive bien à Pisang...mais à Upper! Bon qu'à cela ne tienne pour notre pizzas, au moins c'est fait, et il est vrai que la vue décoiffe même si le ciel est vraiment couvert et que la nuit tombe. Avec l'arrivée à Upper Pisang, c'est aussi l'arrivée en territoire d'influences tibétaines, l'architecture s'est clairement modifié, et de nombreux drapeaux à prières ornent les villages. On choisit une lodge des plus basiques qui nous fait même la chambre gratos..pour peu que l'on dine chez elle (ahh on est bien français tien!). On nous prépare un sceau d'eau chaude pour que nous prenions notre "douche", qui en réalité se situe dans les toilettes...du grand luxe! Une fois la nuit tombée, on sent vraiment que l'on a passé un cap auj, la nit est vraiment fraîche et on dort avec un ts cette nuit! Mais on finit cette soirée avec un sentiment d'effort accompli! J6 Aujourd'hui est un grand jour, on entre enfin dans le domaine de la haute montagne et nous allons faire toute une journée avec un panorama permanent sur la chaine des Annapurnas. Contrairement aux autre matin, il fait certes plutôt beau, mais il y a un léger voile dans le ciel, qui durera une bonne partie de la journée. La journée débute par une rude montée au village de Ghyaru à 3620m. 300m de dénivelé de lacets infernaux qui montent abruptement. Ghyaru est un village célèbre bon son temple. Tout comme Upper Pisang, Ghyaru est dans la pure tradition tibétaine. On s'arrête 15mn pour reprendre notre souffle, le temps également de discuter avec l'instituteur de l'école du village, qui nous explique comment fonctionne son école. Après Ghyaru, le chemin suit le flan de la montagne avec une vue panoramique extraordinaire sur les massif des Annapurnas. Le spectacle est littéralement grandiose!! On poursuit donc tranquillement jusque Ngawal, où nous nous arrêtons pour la pause dej. On trouve un resto très sympa, où l'on déjeune sur le toit face aux montagnes, dément!! le vent souffle en bourrasque, mais cela a eu pour effet de chasser les nuages. L'étape de l'après midi s'annonce assez pénard puisqu'il s'agit dune descente vers Bragha, on prend donc notre temps le midi en se reposant au soleil et profitant du panorama. La fin de l'étape se fait donc assez rapidement par une descente rapide sur Bragha, 250m plus bas à 3450m. Après l’accalmie du midi, le ciel se recouvre à nouveau et on a même droit à quelque gouttes! Mais l'arrivée à Bragha est somptueuse: l'ancien village est situé au cœur d'une cirques de rochers sculptés par le vent, et le mélange entre les lumières du couché de soleil et l'ombre menaçant des nuages et de ces rochers créent un paysages d'un contraste saisissant! Les lodges du village sont un peu à l'écart. On choisi le plus huppé, avec pâtisserie et accès internet (mais qui ne fonctionnera pas faute de satellites!). Thomas est un peu crevé à l'arrivée et me laisse donc aller visité le village tout seul, village qui nécessite une petite grimpette, qui fait un peu mal aux jambes! mais quel plaisir de se promener au milieu d'un tel panorama! Arrivée dans la village, je passe devant le temple, et une vieille dame me propose d'entrer...un peu sceptique au départ (...je crois à une démarche commerciale..), je la suis tout de même...et heureusement car il s'agira d'un de mes moments préférés du séjour. En effet, cette vieille dame n'était autre que la gardienne du temple, et elle a opéré tout une cérémonie, rien que pour moi..et sans rien n'attendre en retour...moment magique coincé dans le temps... à la fin de la cérémonie, elle me marque le Tilak sur le front, signe porte bonheur! Je sors de là un peu déboussolé, conscient que je viens d'assister à un moment unique. Je redescend en oubliant la marque que j'ai sur le front...du coup Thomas se demande ce qu'il m'est arrivée!! Ahah, ben t'aurais du venir!! La soirée se termine tranquillement. Demain est censé être une journée de repos avec seulement une très courte étape pour atteindre Manang, mais si je suis en forme, je compte bien m'acclimater et faire un aller retour au View Point à 4000m!· J7 Levé à 6h, il fait un temps magnifique, idéal a priori pour l’objectif du jour, un point de vue en surplomb à 4000m, 600m plus haut. Le side trip complet consiste à aller au Ice Lake à 4600m, cad 1200m plus haut, mais sur le coup, cela me parait assez compliqué. J’ai ressenti quelques douleurs au genou en fin de journée hier, il ne faut donc pas trop prendre de risques…çà, c’est ce que je me dits !! Au-delà de l’intérêt visuel, le but est d’acclimater le corps à l’altitude en vue des prochaines étapes. Après avoir retraversé à nouveau le village, la montée débute fort en lacets pour rejoindre un replat à 3800m. Grosse différence ce matin, je n’ai pas de sac de rando, seulement un petit sac pour l’eau, et je le ressent clairement dans les jambes. La montée se fait très tranquillement à un bon rythme, je dépasse même la plupart des groupes parti jusqu’à 1h avant moi. Après le replat, une montée assez vertigineuse le long d’une crête aérienne permet d’atteindre le fameux View Point à 4000m…Que j’atteins donc au bout de 1,5h, au lieu des 3h escomptés… Et je me sens très bien, je me dis donc que je peux pousser encore un peu… Au final, et 1h plus tard, j’arrive au Ice Lake à 4600m sans réelle difficulté. Je suis assez étonné, et optimiste du coup pour la suite, du peu de symptômes ressentis ! Je suis par ailleurs le 1er à arriver sur les lieux, les prochains rares randonneurs n’arriveront que 30mn après. Du coup, un sentiment se totale solitude m’envahit : je suis à 4600m, au pied d’un pic à 6000m qui me parait si proche, et en face de moi, le plus beaux panoramas de mon trek, avec l’ensembles des Annapurna et un ciel complètement dégagé. A 4600m, j’ai l’impression d’être à hauteur du glacier du Gangapurna juste en face moi. C’est le genre de décor que je ne pourrais admirer que peu de fois dans ma vie. L’Ice Lake est un lieu très paisible, il n’y a aucun bruit aucun son, je suis seul face au gigantisme de la nature. Sur les bords du lac, seul un petit monument religieux tibétain est présent, ce qui confère un côté très spirituel au lieu. Il fait par contre assez froid, et au bout de 20mn, je commence en plus à ressentir un petit début de maux de tête (je viens de passer de 3400 à 4600m en 2,5h…). Je fais donc un tour rapide de l’Ice Lake, me recharge en eau dans le lac (si elle n’est pas pur ici, elle ne le sera nulle part !), et reprend l’itinéraire en sens inverse. Au moment de partir, les randonneurs dépassés dans la montée arrivent seulement. Je descends assez rapidement, mais en faisant tout de même attention à ne pas trop forcer sur les genoux. Je suis d’autant plus satisfait que le temps se gâte, et que les randonneurs qui ne montent que maintenant ne jouiront pas du même panorama (hihihi). Dans la descente, je croise le couple qui nous avons dépassé 2 jours plus tôt, et que nous avions revu dès l’arrivée à Upper Pisang. Contrairement à nous, ils ne se sont pas installés à Bragha, mais juste plus haut à Manang, là où nous irons aujourd’hui. On les rejoindra d’ailleurs au même lodge un peu plus tard dans la journée. Je reviens vers 12h à Bragha. Thomas fait bronzette au soleil (même s’il commence à se voiler !) en m’attendant. Le temps de remettre les sacs sur le dos, et nous partons de Braga, pour juste 30mn de marche assez simple jusque Manang, qui est le cœur de la vallée de la Marsyangdi. Il existe même un petit aérodrome ! Pour certains, Manang est un peu trop développé. Mais il faut y voir des bons côtés. Cela permet de profiter de quelques plaisirs (bon lodges, resto, pâtisserie, et même un petit cinéma très…folklo !) avant les prochaines étapes beaucoup plus rudes. On s’installe dans un lodge à bonne réputation grâce à ces pâtisseries, qui s’avérera donc être le même que celui de notre couple avec qui l’on va sympathiser dans la soirée, et qui s’avéreront donc ne pas être un couple mais 2 amis suisses de Genève, dont la fille a pas mal d’expérience en randonnée (c’est donc ça !! Mon égo est rassuré !). Après un bon repas, où nous n’avons pas pu nous empêcher de gouter au hamburger local, on part au Tourism Center pour se renseigner sur les conditions d’accès au Tilicho Lake. Nous voulons en effet faire ce side trip, qui nécessite 2 jours de plus sur l’itinéraire habituel. Mais les conditions d’accès sont réputées assez compliquées et l’on va donc se renseigner. Mais la réponse nous sera apportée quelques heures plus tard. En effet, cette fois ci, si le temps se dégrade, cela va au-delà du ciel couvert, puisqu’il se met à neiger à gros flocon !! On est tout de même à 3400m et en plein cœur d’un des plus hauts massifs au monde… Problème, la neige n’est pas que provisoire, et elle tombe toute l’après-midi jusque dans la soirée. Cela remet évidemment en question notre détour au Tilicho Lake. Nous nous renseignons auprès des locaux, qui nous déconseillent d’y aller, le chemin sera encore plus que d’habitude sujet au glissement de terrain. On ne peut qui plus est pas se permettre de perdre une journée. On discute aussi avec le couple suisse qui eux aussi veulent faire l’étape au Tilicho. Ils ont un peu plus de marche de manœuvre que nous, et peuvent donc se permettre éventuellement de prendre 1 journée supplémentaire si le parcours est difficile. Résignés, et vraiment déçus, je prends la décision qui apparait plus sage(pourtant ça ne me ressemble pas !) en continuant sur le chemin normal montant au col de Thorung La. L’avantage est que notre parcours sera un peu plus serein : le side trip au Tilicho devait être fait au pas de course et sans marche de manœuvre, c’était donc un peu tendu. Au moins la neige nous règle le problème. Autre problème, nous ne sommes qu’à 3400m, s’il neige comme cela, dans quelles conditions sera le col à 5416m ! Nous avions fait le choix de ne prévoir qu’un équipement léger, et je crains de ne pas être bien équipé ! C’est donc un peu déçu et avec quelques doutes que l’on se couche ! Dehors, le ciel est à nouveau dégagé, c’est déjà ça…
FIN DE LA 1ERE PARTIE! (suite ici ==> http://voyageforum.com/...ost=5767645;#5767645)
Il y a 1 an, je préparais mon voyage au Népal en Avril, pour notamment effectuer le trek du tour des Annapurnas. Et grâce à ce forum, j'avais pu glaner beaucoup d'informations qui se sont avérées assez utiles..et d'autres m'ont manquées... Alors avec quelques mois de retard, et pour ceux qui à leur tour prépareraient cet itinéraire dans les semaines à venir, peut être mon retour d'expérience pourra informer certaines personnes...😎
Quelques informations d'ordre général:Nous sommes parti avec un ami la 2e quinzaine d'avrilLes grandes lignes de notre itinéraire: 1 journée à Kathmandou, transfert en bus à Bulbhule et trek sur la 1ère partie du circuit des Annapurnas, de Bhulbule à Muktinah. De Muktinah, plusieurs bus pour rejoindre Tatopani, et trek de 2 jours Tatopani -> Poon Hill -> Naya Pull, puis 1 journée à PokharaNous avons voyagé avec Lufthansa (2 escales à Frankfort + Delhi), pour un billet à 690€ l'A/R par personneSur place, notre budget a été de 400€/p, qui comprend: le visa, les permis de trek, le retour en avion de Pokhara à Kathamndou une nuit en Hotel++ 0 Kathmandou, les transports, et les nuits/repas en lodge le long du trekJ1 Après quasiment 24h de vols/transit (dont celui à Delhi qui paraissait interminable, en plus des moustiques dans l'aéroport!), nous arrivons un peu crevé à Kathmandou vers 8AM. On galère un peu pour obtenir les visas, puis on retrouve le van de l'Hotel Ganesh, que j'avais réservé à l'avance. Bien qu'un peu cher pour Kathmandou (17$), l'endroit est vraiment paisible alors qu'il est situé en plein centre ville. On en profite donc pour se détendre un peu dans la cour intérieur très sympa. Après le dej, on passe notre après midi à obtenir les permis de trek nécessaires pour les Annapurnas (prévoyez vos photos à l'avance c'est plus simple!), tout en se promenant dans les rues de KTM qui sont particulièrement tumultueuses. A l’hôtel, le manager nous propose d'organiser le transport de demain jusque Besi Sahar: au lieu de prendre un bus public direct pas très confortable, il nous conseille plutôt de prendre un bus "VIP" (plus cher...) jusque Dumre et ensuite de récupérer un van local jusque Besi Sahar. On se laisse convaincre (ce qui ne sera pas forcement une excellent idée...). Le soir, ballade dans les rues commerçantes de KTMJ2 On rejoint le terminal des bus. Nous retrouvons le nôtre, qui ne nous parait pas particulièrement plus VIP que les autres... Nous arrivons à Dumre aux alentours de 1PM...C'est un vrai bazar!! On a l'impression d'être les seuls occidentaux à être déposés là! On essaye de trouver un van pour Bulbhule, tout en évitant les gros pièges à touristes. On en trouve finalement un, mais il faut attendre 30mn...En attendant, on nous fait attendre dans une salle de resto où bien évidemment on nous pousse à la conso (mais bon..c'est l'jeu ma pauv lucette!). Nous ne sommes plus seuls, 2 japonais attendent comme nous...ils ne parlent pas un mot d'anglais, et ont l'air encore plus méfiant que nous! Finalement, après 2h d'attente, notre carosse est prêt...un bus plus que local, bondé à rabords, 35° à l'intérieur , poules et enfants qui braillent et la musique à fond. Le voyage va être long... L'objectif du jour était d'aller jusque Bulbule et ainsi d'économiser le trajet a priori sans intérêt de Basi Sahar à Bulbhule. Nous ne sommes déjà pas en avance, mais à quelques km de Besi Sahar...le bus crève!! 1H plus tard nos repartons. Arrivée à Besi Sahar, nous sommes sur le point de nous lancer au pas de course pour les 2h de marche jusque Bulbhule, mais on abandonne l'idée avec l'arrivée d'un orage! Comme nous avions prévu d'être le lendemain soir à Tal, cad 2 étapes plus loin. On se dit que l'on prendra demain une jeep entre Bhulbule et Syange pour rattraper le retard...J3 Cà y'est c'est enfin le grand départ, beaucoup d'incertitudes et d’excitations... On se lève aux aurores et partons dès 6h de Besi Sahar à pied. La journée s'annonce très belle! Nous avons fait le choix de faire cette partie à pied, plutôt que d'attendre les premières jeep. Le trajet n'a certes rien d'extraordinaire, mais il permet d'apprécier de très loin les premières cimes à plus de 6000m, et nous ne sommes qu'à 800m!! Il faut dire qu'à cette heure là, nous ne sommes pas embêtés par le ballet poussiéreux des jeep. On arrive à Bhulbule pour une pause ptit dej méritée, nous avons fait ces 2h de marche au pas de course (et ce n'est pas fini!!). Le village a vraiment un côté très bucolique et paisible, on regrette de ne pas y avoir pu passer la nuit! On part ensuite se renseigner sur la jeep reliant Bhulbule à Syange...on annonce un prix démentiel, pour a priori 1h en moins... On fait nos calculs et on se dit que en se dépêchant, on peut relier Syange en 4h, puis Tal en 4h, donc a priori 8 h de marche...ahah! Naïfs que nous sommes! Si la 1ère partie est assez facile (plate et à l'ombre), les difficulté apparaissent aux alentours de Bahundanda, le chemin est en montagne russe, et la t° commence à grimper! Qui plus est, tout notre équipement est dans notre sac, et nos rations d'eau sont au max, les sacs sont assez lourd! On arrive exténuer vers 1PM à Syange. J'ai déjà les épaules ont miettes, et mon ami ressent quelques douleurs au genou... Et nous sommes censés faire 4h de marche de plus pour atteindre à 1700m...700m de dénivelé plus haut... On repart, mais on se rend vite à l'évidence que nous ne saurons pas aller plus loin que Jagat...1300m et à 2,5h de Tal. Pour ma part, je suis au bord de l'épuisement, et j'ai quelques signes de nausées (à 1300m déjà le mal aigu des montagnes???). On prend donc du retard sur cette 1ere étape, nous ne le rattraperons que 2 jours plus tard. Nous avions vraiment été trop optimistes en voulant faire ces 2 étapes en 1, d'autant qu'il s'agissait de notre toute 1ère étape, et sous une chaleur importante! Nos organismes ont donc bien été mis dans le bain! Côté paysages, après une vallée assez ouverte et verdoyante jusque Syange, celle ci se transforme en gorges très profondes dont on ne distingue pas le haut. par la suite. Jagat est un petit village situé sur un promontoire rocheux, on a l'impression qu'il est accroché à la montagne. A partir de 13/14h, le temps s'est couvert et devient menaçant, mais ce sera ainsi souvent le cas tout le reste du séjour. On loge dans une petite GH sans prétention, mais agréable. On se couche exténué, mais contents au final d'être bien lancé! Petite remarque budgétaire ici: on l'avait plus ou moins senti à Besi Sahar et aussi avec le prix de la jeep (que nous n'avons pas pris!), mais les prix pratiqués ont connu une belle inflation que ceux indiqués dans mon Guide Book (pourtant assez récent): si le prix de la chambre est réglementé et donc toujours aux ~de 1€, les repas eux ne sont pas réglementé, et les prix s'avèrent 2x plus cher que prévu. Rien de démentiel bien évidemment (surtout au regard de notre PA), mais il n'y a aucun DAB sur le parcours, et nous devons donc tenir avec ce que nous avons, et même si nous avions prévu du rab, il va donc falloir qu'on fasse attention à nos dépenses. Par la suite, on est même aller jusqu'à négocier 0,5€ sur le prix de la chambre! Radins que nous sommes!!!J4 Aie aie!! On est tendu de chez tendu au réveil!! Ça tire de partout!! Objectif du jour: Dharapani en pessimiste, Danakyu en réaliste..ou Timang en très optimiste! On reprend donc la chemin dans les gorges. Le départ est difficile pour les organismes, mais les douleurs disparaissent au fur et à mesure, et on atteint assez rapidement Chamje, en ayant emprunté un itinéraire bis plus sauvages et permettant de contempler de magnifiques cascades! Après un petite halte, nous repartons en direction de Tal. On commence aussi à croiser pas mal de sherpa avec leur ânes sur le chemin, mais pas encore beaucoup de touristes à ce stade. Les gorges se ressèrent à l'approche de Tal, et avant l'arrivée au village, nous avons la premier gros dénivelé avec un escarpement rocheux de 250m de déniv qu'il faut grimper. Dans la montée on croise quelques militaires, et un camp est installé juste en haut, une certaine agitation semble animer les lieux...on se demande pourquoi et on le comprendra plus tard! Une fois la montée effectué, nous arrivons à Tal, qui se situe au début d'une long plateau dans une vallée qui s'est bien élargie. On fait une halte pour reposer les épaules dans le village. Tal devait être notre village étape de la veille, et on regrette là aussi de ne pas y passer la nuit car le village est très sympa. A défaut, on décide d'y déjeuner, on choisit un lodge à la sortie du village, conseillé dans mon guide book pour ses quelques mets succulents! Et on ne sera pas déçu! Mais alors que l'on profite du déjeuner, une énorme déflagration a lieu! Sur le coup on est vraiment surpris et on se demande de quoi il s'agit. Un gigantesque nuage de poussière se forme et remplit toute la valet, on est obligé de rentrer pour ne pas être dérange, un vrai Sirocco!! On apprend qu'il s'agit en fait des militaires qui font péter des pans de montagnes à la dynamite, pour la construction de la future route carrossable menant à Manang! Heureusement que nous n'étions pas à proximité quand tout çà a pété! Après cette pause dej pétaradante, on repart en direction de Dharapani. On doit d'abord longer la rivière sur un long plat assez fatigant car dans un pierrier important et avec des bourrasques de vents. Avant Nache, la vallée se ressère à nouveau, et le chemin se fait aérien par endroit, avec des passages assez humides sur des cascades en plein milieu du chemin. La particularité du chemin dans cette vallée et qu'il change régulièrement de rive, on traverse donc assez régulièrement des des ponts suspendus, et parfois accompagnés de troupeaux d'ânes. On avance assez bien finalement, et vers 15h nous arrivons à Dharapani, célèbre notamment pour être le point de départ/arrivée de trek du Manaslu. On est en meilleure forme qu'hier, on décide donc de prolonger l'étape au moins jusque Danakyu. Petit passage obligé au check point pour pointer nos permis avant de repartir. La montée vers Dankyu est un peu plus soutenu...ou bien c'est nous qui sommes plus fatigués...ou les 2? A partir de Dharapani, le paysage se transforme: alors que jusqu'ici la flore se voulait surtout subtropicale, on passe désormais d'avantage vers un univers alpin, avec l'apparition d'arbres épineux. Après 1h30 de marche, on arrive à l'entrée de Danakyu, mais le lodge que nous voulions se situe dans la partie supérieure du village, et on marche quasi 30mn de plus pour y arriver, et là çà commence à devenir difficile!! On arrive donc assez épuisé au final! En voyant ce qui nous attend demain matin, on se dit que dans tous les cas, nous n'aurions pas été capable de continuer plus loin auj: une belle montée de 500m de déniv jusqu'à Timang! On restera bien là pour la nuit. Après s'être couvert dans l'ap midi, le temps se dégage pour le couché de soleil, et on aperçoit les premières cimes enneigées en surplomb sûrement aux alentours de 6000m (!!!). Petit luxe du lodge, on peut prendre une "douche" chaude. La dernière remontait à 48h, avec la poussière sur les chemins, on commençait à se sentir poisseux! L'avantage de stopper dans des villes intermédiaires, comme Danakyu plutôt que dans les villes étapes plus "officielles" (Tal, Chame, etc..) c'est qu on y rencontre moins de touriste et un peu plus d'authenticité! C'est l'avantage que l'on se trouve dans le retard pris depuis le 1er jour...Le soir, on dine en compagnie de jeunes locaux particulièrement excité, et proches de la bagarre..ambiance!!J5 On a bien dormi! Encore une fois le ciel est bien dégagé, et c'est dans une vallée ensoleillé et verdoyante que nous repartons. L'objectif initial du jour est Dukhur Pokhari, mais finalement nous comblerons notre retard jusque Pisang après une très longue journée! On démarre très fort, puisque comme on l'avait vu hier, la montée au prochain village, Timang 2550m, nécessite une montée de 500m sur un chemin sinueux, à travers falaises, cascades, sapins, et rhododendrons. Cette montée, bien que physiquement difficile, est entouré d'un cadre enchanteresse. Tout semble si paisible. En milieu de montée, on se fait doubler par un jeune couple, et sans bâtons qui plus est! Mon ego en prend un coup, mais mon ego à mal au dos aussi! On atteint Timang au bout de 1,5h de montée exténuante. Et dire que nous ne sommes qu'à 2500m!! Timang est un village vraiment rustique, très peu d'infrastructure. Du village .On ne s'y arrête pas et on continue en direction de Chame. Sur le chemin, on a une vue imprenable à l'est sur le Manaslu, 8e sommet au monde tout de même.. Juste après Timang, on passe un pont suspendu assez impressionnant. Faut pas avoir le vertige, près de 100m de vides sous nos pieds... On continue ensuite vers une vallée assez ouverte, une sorte de plateau d'alpages avec bon nombre d'élevages, et notamment de chevaux. On approche Chame, la capitale administrative de la vallée, et avec Chame, nous apercevons notre premier 7000! Il s'agit de l'Annapurna IV. Quand vous voyez un pic de plus de 7000m depuis 2600m, çà fait une drôle d'impression! On se sent vraiment, vraiment petit! On arrive à Chame pil poil pour la pause dej! Mais on est dejà un peu sur les rotules! On prend donc une longue pause de 2h dans un resto du village. Chame possède quelques boutiques Internet&Tél, on en profite donc pour se brancher au monde quelques instants (modernité quand tu nous tiens!!). Après nos 2h de pause, on repart un peu tendu en direction de Dukhur Pokhari (3240m), 800m de dénivelé et 3h de marche au programme de l'après midi. Après une montée rude vers Bhratang, la pente se fait un peu plus douce mais sûr tout de même. On pert un peu de temps à la sortie de Bhratang, car le chemin principal est fermé à cause des travaux d’aménagements, et on a un peu de mal à trouver le chemin alternatif. Après Bhrathang, la vallée bifurque plein nord et on marche face à montagne très impressionnant géologiquement parlant, qui forme un virage en forme de toboggan incurvée haut de 1000m. Les locaux lui ont donné un nom dont je ne suis plus sur, mais qui ressemblait à qqchose comme "Stairway to Heaven" (ou qqchose comme çà...et non non je ne suis pas fan de de groupe de rock!:p)...bref très impressionnant. Comme d'hab, le temps se grise, et aujourd'hui on sent clairement que l'on approche la haute montagne, le vent s'est levé et la t° a baissé, on enfile d’ailleurs pour la 1ère fois notre polaire. Nous arrivons finalement à Dukhur vers 4PM...Et on n'hésites... Même si on est crevé, Pisang n'est qu'à une grosse heure de marche, et sans vraiment de dénivelé, et mon guide book parle d'n resto qui fait de très bonnes pizzas...et l'ambiance à Dukhur est un peu morose. Qui plus est cela nous permettrait d'enfin rattraper notre retard initial, puisque Pisang devait être notre arrivée du jour. On prend donc notre courage à 2 mains (enfin à 2 pieds...) et on repart en direction de Pisang. 2 villages existent en fait: Lower Pisang à 3150m avec des lodges de bonnes catégories, et Upper Pisang à 3300m avec des logements plus basiques mais bénéficiant de vues panoramiques. Étant donné notre état de fatigue, on opte plutôt pour Lower Pisang (tant pis pour la vue on l'aura demain!) alléchés par cette histoire de pizzas....mais 30mn après Dukhur, on commence à se poser des questions...on a l’impression de monter monter, alors que le village est plus bas...Et on arrive bien à Pisang...mais à Upper! Bon qu'à cela ne tienne pour notre pizzas, au moins c'est fait, et il est vrai que la vue décoiffe même si le ciel est vraiment couvert et que la nuit tombe. Avec l'arrivée à Upper Pisang, c'est aussi l'arrivée en territoire d'influences tibétaines, l'architecture s'est clairement modifié, et de nombreux drapeaux à prières ornent les villages. On choisit une lodge des plus basiques qui nous fait même la chambre gratos..pour peu que l'on dine chez elle (ahh on est bien français tien!). On nous prépare un sceau d'eau chaude pour que nous prenions notre "douche", qui en réalité se situe dans les toilettes...du grand luxe! Une fois la nuit tombée, on sent vraiment que l'on a passé un cap auj, la nit est vraiment fraîche et on dort avec un ts cette nuit! Mais on finit cette soirée avec un sentiment d'effort accompli! J6 Aujourd'hui est un grand jour, on entre enfin dans le domaine de la haute montagne et nous allons faire toute une journée avec un panorama permanent sur la chaine des Annapurnas. Contrairement aux autre matin, il fait certes plutôt beau, mais il y a un léger voile dans le ciel, qui durera une bonne partie de la journée. La journée débute par une rude montée au village de Ghyaru à 3620m. 300m de dénivelé de lacets infernaux qui montent abruptement. Ghyaru est un village célèbre bon son temple. Tout comme Upper Pisang, Ghyaru est dans la pure tradition tibétaine. On s'arrête 15mn pour reprendre notre souffle, le temps également de discuter avec l'instituteur de l'école du village, qui nous explique comment fonctionne son école. Après Ghyaru, le chemin suit le flan de la montagne avec une vue panoramique extraordinaire sur les massif des Annapurnas. Le spectacle est littéralement grandiose!! On poursuit donc tranquillement jusque Ngawal, où nous nous arrêtons pour la pause dej. On trouve un resto très sympa, où l'on déjeune sur le toit face aux montagnes, dément!! le vent souffle en bourrasque, mais cela a eu pour effet de chasser les nuages. L'étape de l'après midi s'annonce assez pénard puisqu'il s'agit dune descente vers Bragha, on prend donc notre temps le midi en se reposant au soleil et profitant du panorama. La fin de l'étape se fait donc assez rapidement par une descente rapide sur Bragha, 250m plus bas à 3450m. Après l’accalmie du midi, le ciel se recouvre à nouveau et on a même droit à quelque gouttes! Mais l'arrivée à Bragha est somptueuse: l'ancien village est situé au cœur d'une cirques de rochers sculptés par le vent, et le mélange entre les lumières du couché de soleil et l'ombre menaçant des nuages et de ces rochers créent un paysages d'un contraste saisissant! Les lodges du village sont un peu à l'écart. On choisi le plus huppé, avec pâtisserie et accès internet (mais qui ne fonctionnera pas faute de satellites!). Thomas est un peu crevé à l'arrivée et me laisse donc aller visité le village tout seul, village qui nécessite une petite grimpette, qui fait un peu mal aux jambes! mais quel plaisir de se promener au milieu d'un tel panorama! Arrivée dans la village, je passe devant le temple, et une vieille dame me propose d'entrer...un peu sceptique au départ (...je crois à une démarche commerciale..), je la suis tout de même...et heureusement car il s'agira d'un de mes moments préférés du séjour. En effet, cette vieille dame n'était autre que la gardienne du temple, et elle a opéré tout une cérémonie, rien que pour moi..et sans rien n'attendre en retour...moment magique coincé dans le temps... à la fin de la cérémonie, elle me marque le Tilak sur le front, signe porte bonheur! Je sors de là un peu déboussolé, conscient que je viens d'assister à un moment unique. Je redescend en oubliant la marque que j'ai sur le front...du coup Thomas se demande ce qu'il m'est arrivée!! Ahah, ben t'aurais du venir!! La soirée se termine tranquillement. Demain est censé être une journée de repos avec seulement une très courte étape pour atteindre Manang, mais si je suis en forme, je compte bien m'acclimater et faire un aller retour au View Point à 4000m!· J7 Levé à 6h, il fait un temps magnifique, idéal a priori pour l’objectif du jour, un point de vue en surplomb à 4000m, 600m plus haut. Le side trip complet consiste à aller au Ice Lake à 4600m, cad 1200m plus haut, mais sur le coup, cela me parait assez compliqué. J’ai ressenti quelques douleurs au genou en fin de journée hier, il ne faut donc pas trop prendre de risques…çà, c’est ce que je me dits !! Au-delà de l’intérêt visuel, le but est d’acclimater le corps à l’altitude en vue des prochaines étapes. Après avoir retraversé à nouveau le village, la montée débute fort en lacets pour rejoindre un replat à 3800m. Grosse différence ce matin, je n’ai pas de sac de rando, seulement un petit sac pour l’eau, et je le ressent clairement dans les jambes. La montée se fait très tranquillement à un bon rythme, je dépasse même la plupart des groupes parti jusqu’à 1h avant moi. Après le replat, une montée assez vertigineuse le long d’une crête aérienne permet d’atteindre le fameux View Point à 4000m…Que j’atteins donc au bout de 1,5h, au lieu des 3h escomptés… Et je me sens très bien, je me dis donc que je peux pousser encore un peu… Au final, et 1h plus tard, j’arrive au Ice Lake à 4600m sans réelle difficulté. Je suis assez étonné, et optimiste du coup pour la suite, du peu de symptômes ressentis ! Je suis par ailleurs le 1er à arriver sur les lieux, les prochains rares randonneurs n’arriveront que 30mn après. Du coup, un sentiment se totale solitude m’envahit : je suis à 4600m, au pied d’un pic à 6000m qui me parait si proche, et en face de moi, le plus beaux panoramas de mon trek, avec l’ensembles des Annapurna et un ciel complètement dégagé. A 4600m, j’ai l’impression d’être à hauteur du glacier du Gangapurna juste en face moi. C’est le genre de décor que je ne pourrais admirer que peu de fois dans ma vie. L’Ice Lake est un lieu très paisible, il n’y a aucun bruit aucun son, je suis seul face au gigantisme de la nature. Sur les bords du lac, seul un petit monument religieux tibétain est présent, ce qui confère un côté très spirituel au lieu. Il fait par contre assez froid, et au bout de 20mn, je commence en plus à ressentir un petit début de maux de tête (je viens de passer de 3400 à 4600m en 2,5h…). Je fais donc un tour rapide de l’Ice Lake, me recharge en eau dans le lac (si elle n’est pas pur ici, elle ne le sera nulle part !), et reprend l’itinéraire en sens inverse. Au moment de partir, les randonneurs dépassés dans la montée arrivent seulement. Je descends assez rapidement, mais en faisant tout de même attention à ne pas trop forcer sur les genoux. Je suis d’autant plus satisfait que le temps se gâte, et que les randonneurs qui ne montent que maintenant ne jouiront pas du même panorama (hihihi). Dans la descente, je croise le couple qui nous avons dépassé 2 jours plus tôt, et que nous avions revu dès l’arrivée à Upper Pisang. Contrairement à nous, ils ne se sont pas installés à Bragha, mais juste plus haut à Manang, là où nous irons aujourd’hui. On les rejoindra d’ailleurs au même lodge un peu plus tard dans la journée. Je reviens vers 12h à Bragha. Thomas fait bronzette au soleil (même s’il commence à se voiler !) en m’attendant. Le temps de remettre les sacs sur le dos, et nous partons de Braga, pour juste 30mn de marche assez simple jusque Manang, qui est le cœur de la vallée de la Marsyangdi. Il existe même un petit aérodrome ! Pour certains, Manang est un peu trop développé. Mais il faut y voir des bons côtés. Cela permet de profiter de quelques plaisirs (bon lodges, resto, pâtisserie, et même un petit cinéma très…folklo !) avant les prochaines étapes beaucoup plus rudes. On s’installe dans un lodge à bonne réputation grâce à ces pâtisseries, qui s’avérera donc être le même que celui de notre couple avec qui l’on va sympathiser dans la soirée, et qui s’avéreront donc ne pas être un couple mais 2 amis suisses de Genève, dont la fille a pas mal d’expérience en randonnée (c’est donc ça !! Mon égo est rassuré !). Après un bon repas, où nous n’avons pas pu nous empêcher de gouter au hamburger local, on part au Tourism Center pour se renseigner sur les conditions d’accès au Tilicho Lake. Nous voulons en effet faire ce side trip, qui nécessite 2 jours de plus sur l’itinéraire habituel. Mais les conditions d’accès sont réputées assez compliquées et l’on va donc se renseigner. Mais la réponse nous sera apportée quelques heures plus tard. En effet, cette fois ci, si le temps se dégrade, cela va au-delà du ciel couvert, puisqu’il se met à neiger à gros flocon !! On est tout de même à 3400m et en plein cœur d’un des plus hauts massifs au monde… Problème, la neige n’est pas que provisoire, et elle tombe toute l’après-midi jusque dans la soirée. Cela remet évidemment en question notre détour au Tilicho Lake. Nous nous renseignons auprès des locaux, qui nous déconseillent d’y aller, le chemin sera encore plus que d’habitude sujet au glissement de terrain. On ne peut qui plus est pas se permettre de perdre une journée. On discute aussi avec le couple suisse qui eux aussi veulent faire l’étape au Tilicho. Ils ont un peu plus de marche de manœuvre que nous, et peuvent donc se permettre éventuellement de prendre 1 journée supplémentaire si le parcours est difficile. Résignés, et vraiment déçus, je prends la décision qui apparait plus sage(pourtant ça ne me ressemble pas !) en continuant sur le chemin normal montant au col de Thorung La. L’avantage est que notre parcours sera un peu plus serein : le side trip au Tilicho devait être fait au pas de course et sans marche de manœuvre, c’était donc un peu tendu. Au moins la neige nous règle le problème. Autre problème, nous ne sommes qu’à 3400m, s’il neige comme cela, dans quelles conditions sera le col à 5416m ! Nous avions fait le choix de ne prévoir qu’un équipement léger, et je crains de ne pas être bien équipé ! C’est donc un peu déçu et avec quelques doutes que l’on se couche ! Dehors, le ciel est à nouveau dégagé, c’est déjà ça…
FIN DE LA 1ERE PARTIE! (suite ici ==> http://voyageforum.com/...ost=5767645;#5767645)
Florès à moto English translation pending
Bonjour,
Nous avons finalement décidé de prendre beaucoup plus de temps à Flores et de louer une moto. J'ai lu quelques blogs sur internet et plein d'infos différentes. Nous partirions et reviendrions à lubuanbajo. Sachant que l'on veut passer par ruteng, bajawa et riung et se rendre jusqu'à Moni, quelles sont les meilleures routes à emprunter? Je croyais faire LB - ruteng - bajawa - moni (3 jours de transport et surement une journée de visite a bajawa et une a moni) avec retour par la route qui fait Ende - Riung (Supposée etre en bon état sur une bonne partie) et arret a riung. De riung, et sachant que l'on veut se rediriger vers LB, est-ce que c'est mieux de: - rebrousser chemin (retourner en direction d'ende donc est puis sud - d'aller à bajawa (route très mauvaise parait-il!) - d'aller vers Ruteng en passant par Pota (ouest puis sud?)
PS Je suis au courant que cela demandera un bon 6 jours sur la monture, dépendant des crevaisons, de si on se perd, la température, etc.
Quelqu'un a des approximations des temps de voyage en moto 110 cc?
Merci Bien!
Marylee
Nous avons finalement décidé de prendre beaucoup plus de temps à Flores et de louer une moto. J'ai lu quelques blogs sur internet et plein d'infos différentes. Nous partirions et reviendrions à lubuanbajo. Sachant que l'on veut passer par ruteng, bajawa et riung et se rendre jusqu'à Moni, quelles sont les meilleures routes à emprunter? Je croyais faire LB - ruteng - bajawa - moni (3 jours de transport et surement une journée de visite a bajawa et une a moni) avec retour par la route qui fait Ende - Riung (Supposée etre en bon état sur une bonne partie) et arret a riung. De riung, et sachant que l'on veut se rediriger vers LB, est-ce que c'est mieux de: - rebrousser chemin (retourner en direction d'ende donc est puis sud - d'aller à bajawa (route très mauvaise parait-il!) - d'aller vers Ruteng en passant par Pota (ouest puis sud?)
PS Je suis au courant que cela demandera un bon 6 jours sur la monture, dépendant des crevaisons, de si on se perd, la température, etc.
Quelqu'un a des approximations des temps de voyage en moto 110 cc?
Merci Bien!
Marylee
Cartes routières du nord de l'Espagne au 1:200,000? (vélo) English translation pending
Salut à tous,
Dans le cadre d'un voyage Tours - Saint-Jacques-de-Compostelle aller-retour à vélo, je suis à la recherche de cartes routières du nord de l'Espagne dont l'échelle serait inférieure ou égale à 1/200000. Pour information, j'envisage de prendre le « camino frances » à l'aller, et le « camino del norte » au retour.
Si quelqu'un a des pistes, je suis preneur!
Emmanuel
Dans le cadre d'un voyage Tours - Saint-Jacques-de-Compostelle aller-retour à vélo, je suis à la recherche de cartes routières du nord de l'Espagne dont l'échelle serait inférieure ou égale à 1/200000. Pour information, j'envisage de prendre le « camino frances » à l'aller, et le « camino del norte » au retour.
Si quelqu'un a des pistes, je suis preneur!
Emmanuel
Itinéraire Cancun - Acapulco en voiture, quel circuit faire? English translation pending
Bonjour
Merci d'avance pour vos conseils...
Donc, nous voulons faire un parcours au mexique, en finissant a Acapulco. Cette destination n'a rien d, intéressant vraiment pour nous, mais nos parents y sont a chaque année pendant 2-3 mois et veulent que nous y allions... Donc, pour ca que nous voulons finir par quelques jours a Acapulco...
Et pourquoi partir de cancun??
Nous sommes deja allé a riviera maya, visite tulum et xel-ha, mais sans enfant cela il y a plus de 10 ans... donc nous voudrions faire voir cela aux enfants... et nous ne sommes pas allé a chichen Itza ni a cozumel, et avons regretté.
Le billet d'avion sont presque pas plus cher de faire MTL-Cancun et acapulco-MTl, que de faire MTL-Mexico- aller retour... donc aussi bien faire un parcours sans retour sur nos pas non?!?!?
Mais si vous pensez que nous pouvons trouver des sites qui ressemble fortement a Chitchen Itza et XEl-ah et cozumel, et bien on pourra atterir a Mexico et se faire un parcours moins long...
bref nous sommes encore a l, élaboration.
Les autres sites que nous voulons faire en sachant que nos intérets sont: plages, monuments et architecture, faune et flore, cuisine: - palenque - chiapas - san cristobal - campeche - teotihuacan - oaxaca - monte alban - surement plein d'autre que j'oublie...
P.s. Si possible, pas mexico... de toute facon, nous retournerons p-etre a acapulco rejoindre mes parents une autre année, en atterissant a mexico, nous ferons alors la visite... mais pas cette année!
Ha oui et nous disposerons d'environ 4 semaines... en février ou mars ou avril... bref pas encore discuté avec mon patron de tout ca!!
Merci pour vos info, dites moi combien de temps passer a chaque endroit et quel genre de parcours vous feriez??
Merci d'avance pour vos conseils...
Donc, nous voulons faire un parcours au mexique, en finissant a Acapulco. Cette destination n'a rien d, intéressant vraiment pour nous, mais nos parents y sont a chaque année pendant 2-3 mois et veulent que nous y allions... Donc, pour ca que nous voulons finir par quelques jours a Acapulco...
Et pourquoi partir de cancun??
Nous sommes deja allé a riviera maya, visite tulum et xel-ha, mais sans enfant cela il y a plus de 10 ans... donc nous voudrions faire voir cela aux enfants... et nous ne sommes pas allé a chichen Itza ni a cozumel, et avons regretté.
Le billet d'avion sont presque pas plus cher de faire MTL-Cancun et acapulco-MTl, que de faire MTL-Mexico- aller retour... donc aussi bien faire un parcours sans retour sur nos pas non?!?!?
Mais si vous pensez que nous pouvons trouver des sites qui ressemble fortement a Chitchen Itza et XEl-ah et cozumel, et bien on pourra atterir a Mexico et se faire un parcours moins long...
bref nous sommes encore a l, élaboration.
Les autres sites que nous voulons faire en sachant que nos intérets sont: plages, monuments et architecture, faune et flore, cuisine: - palenque - chiapas - san cristobal - campeche - teotihuacan - oaxaca - monte alban - surement plein d'autre que j'oublie...
P.s. Si possible, pas mexico... de toute facon, nous retournerons p-etre a acapulco rejoindre mes parents une autre année, en atterissant a mexico, nous ferons alors la visite... mais pas cette année!
Ha oui et nous disposerons d'environ 4 semaines... en février ou mars ou avril... bref pas encore discuté avec mon patron de tout ca!!
Merci pour vos info, dites moi combien de temps passer a chaque endroit et quel genre de parcours vous feriez??
Retour d'expérience Dakar - Kedougou - Niokola Koba English translation pending
feedback début 2013 pour ces qqs jours au Sénégal Oriental
- Dakar/Tambacounda/Kedougou : difficile de partir tard le soir en 7 places (au contraire de Kolda), donc départ le matin vers 6h, Dakar Tambacounda en 8h, arrêt bouffe compris. Enchaînement direct pour Kedougou, 5h30 de trajet.
- logement chez Diao en centre ville , ok sans plus mais 8000CFA seulement (ventilateur, sdb privée, Wifi)
- lendemain, location vélo (6000 CFA) pour aller dans le pays bassari, seul et sans guide. Assez facile de trouver Bandafassi car il suffit de demander à Kedougou où partir puis suivre la piste. 1h de vélo a peu près plat.
J'ai quitté la piste Kedougou Salémata pour traverser Bandafassi, afin d'atteindre Landieni, un village peul en bas du village bédik d'Andiels. moins de 30 min de vélo pour y arriver. On fait le tour d'un morceau de montagne puis il faut quitter la piste principale (pas de panneau). Le plus sûr : il y a un moment un virage à 90° à gauche avec une très forte descente, commencez à la prendre puis prenez la piste qui part tout droit avant la fin de la descente. Vous arrivez rapidement à Landieni. De là, demandez Andiels (il faut traverser le village et remonter la vallée).
Une fois un puits dépassé, vous arrivez à un croisement, le village est à droite et il faut laisser le vélo. 5min de marche dans les rochers (là aussi, la piste est assez évidente).
Ensuite, demandez à voir le chef pour vous présenter et demander comment vous pouvez visiter le village. Donnez un ptit truc (j'ai donné 1500 CFA, ça peut aussi être des noix de kola). Emile m'a accompagné pour expliquer le village, belles vues d'en haut, artisanat sympa en roseau.
Retour en reprenant la piste Salémata-Kedougou (à droite en descendant du village, la piste se poursuit jusqu'à une antenne radio (10min). De là, vous pouvez revenir vers Bandafassi/Kedougou, ou poursuivre à droite vers Ibel etc..
- départ vers Wassadou et son campement le soir en 7 places, arrivée à 21h30 au village, ils sont venus me chercher sans pb (mieux vaut prévenir !).
- hotel avec emplacement sympa sur le bord du fleuve mais assez cher (surtout la bouffe, c'est vraiment abusé alors qu'on a pas trop le choix... la cuisine est tout à fait normale et petit dej simple mais on paye 7000 pr le soir et 2300 le matin ! Plein de singes dans le campement, possibliité de canoe (en autonomie, 3300 par pers) ou ballade en bateau à moteur (mm prix) pour aller voir les hippos. Ya des tours sur plusieurs jours, cf leur site. Ballade de 7km A/R vers le village, peu d'intérêt mais ça dégourdit.
- Excursion d'une journée au parc avec un guide et partagé à 4 max (en gros 33 000 par pers avec le pique nique du midi). Guide sympa mais pas très bavard, il faut poser toutes les questions pour avoir des infos. En janvier, herbe un peu haute et encore trop d'eau, donc visibilité moyenne. Avantage, il faisait frais, on a donc pu en voir jusqu'à assez tard le matin. Et finalement on a presque tt vu dans les principaux : phaco, hippo (super car en dehors de l'eau), diverses antilopes, singes vert, rouge, babouins + oiseaux. Le parc en soit n'est pas super joli car bcp de brulis et assez sec. Le tour peut être fait en moins de temps qu'une journée.
- retour le soir à Tambacounda : le guide m'a laissé à Dialakoto. Compliqué de trouver un transport, j'ai finalement été pris en stop par un camion malien... mais il y a pas mal de trafic, peu de chances de rester bloqué
- je voulais rejoindre Kolda le soir même, j'avais pris mon billet et attendait que le 7 places se remplisse. J'ai appris entre temps que la route Tambacounda / Kolda est fermée la nuit par les gendarmes au niveau de Dabo (pas loin de Kolda) et qu'il n'y a pas d'hotel là bas... Les gens passent donc la nuit dans le 7 places à attendre le lever du jour... Je me suis fait rembourser moyennant 1500CFA de perte et hotel à Tamba (Complexe Legal Pont, un peu éloigné, Wifi, sanitaires bof, 13000CFA, ambiance love hotel avec ampoule rouge et discothèque à côté + 500CFA de taxi, mais ça dépanne)
Envoyer un 4x4 de Vladivostok à Bangkok English translation pending
bonjour a tous
Je vais bientot partir pour l'asie central puis du sud est avec mon van ( mitsubishi L300 4wd) départ de suisse debut avril puis direction italie slovenie croatie montenegro albanie macedoine turquie azerbadjan turkmenistan taddjikistan kirgistan kazakstan russie mongolie russie puis l'asie du sud est tout est deja organier jussqu'a la russie le probleme que je rencontre actuelement et de trouver une companie de fret maritime qui puise prendre mon van depuis vlad jusqu'à BKK.. je pense etre dans les environ de vlad aux alentour du mois d'aout alors si quelqu'un a des info pour moi a se sujet ou qu'il veut partager un container pour diminuer les frais...... j'attend vos idées
merci d'avance les glob trotteur
Rocher d'or - nuitée au sommet (Birmanie) English translation pending
Bonjour,
Peut-on dormir en haut du rocher d'or, non pas dans un hotel mais sur le site lui même, enveloppé dans un sac de couchage ou une couverture ?
Il ne me semble pas avoir déjà vu cette question, alors peut être que c'est interdit, dangereux etc ?
J'aimerais avoir cette possibilité car je pense que les 2 hôtels au sommet sont déjà pris d'assaut et à mon avis trop chers pour mon budget... L'autre possibilité de monter pour le coucher du soleil puis redescendre puis remonter pour le lever du soleil puis redescendre, fait perdre du temps et surtout, j'ai peur que ce soit un peu dangeureux de monter/descendre sur le chemin la nuit, si je ne vois pas bien certains obstacles avec ma lampe torche, je peux me blesser. D'où la solution de dormir en haut...
Quelqu'un saurait svp ? Et quelle est la température approximative la nuit là haut fin janvier ?
Merci par avance.
Sabrina
Traverser la Mauritanie en voiture? English translation pending
bonjour à tous,
Je souhaite descendre au Sénégal par la route aux alentours de mars 2013, mais des amis Suisses qui voulait se rendre en Côte d'Ivoire, m'ont dit qu'il n'était actuellement pas possible d'obtenir de visas pour la Mauritanie. Quelqu'un pourrait-il me confirmer ou m'en dire plus sur la possibilité ou non de traversé la Mauritanie en voiture pour se rendre au Sénégal? merci d'avance bonnne journée à tous
Je souhaite descendre au Sénégal par la route aux alentours de mars 2013, mais des amis Suisses qui voulait se rendre en Côte d'Ivoire, m'ont dit qu'il n'était actuellement pas possible d'obtenir de visas pour la Mauritanie. Quelqu'un pourrait-il me confirmer ou m'en dire plus sur la possibilité ou non de traversé la Mauritanie en voiture pour se rendre au Sénégal? merci d'avance bonnne journée à tous
Où acheter un appareil photo en Malaisie? English translation pending
Selamat malam tout l'monde, 🙂
Je suis à Ipoh, et mon appareil photo vient finalement de rendre l'âme, après 5 ans de bons et loyaux services (plus de 150 000 photos).
Quelle serait la meilleure solution pour moi question prix ? - retourner à KL ? (trouve t-on des prix compétitifs à Low Yat Plaza?) - me tourner vers une autre ville du nord de la Malaisie, et laquelle ? - qu'en est-il de Langkawi ? J'ai entendu parler de duty free là-bas ? - la Thailande est-elle moins chère ? Au point que cela vaille le coup d'attendre d'y être ?
Merci beaucoup pour votre aide !
Je suis à Ipoh, et mon appareil photo vient finalement de rendre l'âme, après 5 ans de bons et loyaux services (plus de 150 000 photos).
Quelle serait la meilleure solution pour moi question prix ? - retourner à KL ? (trouve t-on des prix compétitifs à Low Yat Plaza?) - me tourner vers une autre ville du nord de la Malaisie, et laquelle ? - qu'en est-il de Langkawi ? J'ai entendu parler de duty free là-bas ? - la Thailande est-elle moins chère ? Au point que cela vaille le coup d'attendre d'y être ?
Merci beaucoup pour votre aide !
Circuit des parcs nationaux de l'Ouest américain en dix-huit jours? English translation pending
bonjour à tous
je compte aller dans l'ouest américain en aout 2013 continuer un voyage commencé il ya 10 ans; arrivée à denver puis circuit en louant une voiture : rocky mountains, chetenne , rapid city, badlands, deadwood, cody, yellowstone, grand têton, jackson, saltlake city puis torrey , moab et aspen;en 18 jours cela vous parait-il faisable?qu'est-ce qui ne vaut pas trop le détour? peut-on faire denver-cheyenne en visitant le nord des rocheuses en une journée?
merci d'avance et bonne fin d'année!
Concours des concours 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
La saison 2012 des concours photos se termine et il est temps de déterminer, comme l’an dernier, quelle est votre photo préférée de l'année. IL faut donc élire un nouveau podium à partir des 38 photos plébiscitées au cours de l’année écoulée (celles qui ont figuré sur les podiums), que vous pourrez voir sur le diaporama d'Heriklès ci joint:
https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
Rappel des thèmes: - janvier: insolite - février: la couleur jaune - mars: l'eau dans tous ses états - avril: vive la pub ! - mai: la route - juin: les reflets - juillet: l'amitié - août: nocturne dans le monde - septembre: la lecture dans le monde - octobre: les ponts du monde - novembre: la forêt et les Hommes - décembre: le sport dans le monde
Le vote, accompagné si possible d'un commentaire, se déroule sur le même principe : 3 points pour le premier 2 points pour le second 1 point pour le troisième
La photo gagnante sera celle qui aura récolté le plus de points. En cas d’exaequo, sera déclarée gagnante la photo qui aura obtenu le plus de premières places.
Le vote est ouvert à tous. Il débute le 30 décembre 2012 et se termine le 10 Janvier 2013 à 23h59, heure française.
Merci à l'inépuisable Erik 😇 pour le diaporama et à Lacalo 😇 pour le texte... En fait, je n'ai presque rien fait 😉
A vos claviers !
La saison 2012 des concours photos se termine et il est temps de déterminer, comme l’an dernier, quelle est votre photo préférée de l'année. IL faut donc élire un nouveau podium à partir des 38 photos plébiscitées au cours de l’année écoulée (celles qui ont figuré sur les podiums), que vous pourrez voir sur le diaporama d'Heriklès ci joint:
https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
Rappel des thèmes: - janvier: insolite - février: la couleur jaune - mars: l'eau dans tous ses états - avril: vive la pub ! - mai: la route - juin: les reflets - juillet: l'amitié - août: nocturne dans le monde - septembre: la lecture dans le monde - octobre: les ponts du monde - novembre: la forêt et les Hommes - décembre: le sport dans le monde
Le vote, accompagné si possible d'un commentaire, se déroule sur le même principe : 3 points pour le premier 2 points pour le second 1 point pour le troisième
La photo gagnante sera celle qui aura récolté le plus de points. En cas d’exaequo, sera déclarée gagnante la photo qui aura obtenu le plus de premières places.
Le vote est ouvert à tous. Il débute le 30 décembre 2012 et se termine le 10 Janvier 2013 à 23h59, heure française.
Merci à l'inépuisable Erik 😇 pour le diaporama et à Lacalo 😇 pour le texte... En fait, je n'ai presque rien fait 😉
A vos claviers !
Voyage en terre promise: Dans l'oeil de Pablo English translation pending
Carnets de voyage: Periple en stop sur Mindanao, dans l'oeil du typhoon Pablo, fin novembre 2012
Le Mt Apo me nargue, sommet le plus haut des Philippines, j’hésite à lui montrer qui est le patron ! Vaut-il le coup d’être surmonté? Prix et conditions climatiques me laissent incertain. La fierté de côté, j’abandonne cette idée aguichante.
J’arrive sur Davao, capital de la province de Mindanao, seconde ville du pays selon les régionalistes. Déambulant dans les rues l’esprit léger, une force étrange me pousse dans ce salon de coiffure sans envergure, j’allais enfin retrouver fier allure mais j’étais loin d’imaginer ce qu’ils se tramaient. Une équipe d’artistes étonnants se cachaient derrière chaque ciseau. Pour être coiffeur, il suffit de savoir faire vibrer les notes d’une guitare, la messe est dite ! Un p’tit bœuf est joué devant le salon, entre 2 coupes, ils se lâchent, jouant de bon cœur, en anglais comme en tagalo, on joue sur les aigus, « pinoy ako, pinoy tayo !!! »Ma petite guitare est plus utile dans leurs mains, mes oreilles s’ouvrent autant que mes yeux, ils grattent les cordes ouvrant les âmes, les passants passent, et trépassent dans cette voie bondée, sans prêter attention à ce jeu ajusté que se livrent « the barbershop band » . Ce qui se passe devient intime, le monde se ferme autour de nous, mon concert privé, je vis pour ces moments pris sur le fait, certes je ne suis pas un musicien mais je sais communiquer par cette voie, mon cœur et mon shaker les accompagnent dans cette ritournelle folle.
Obligé de les quitter, j’erre comme un vagabond à la recherche de son carton, où aller ? je ne sais pas où aller me rappelle le sage Tiken Jah. L’église fermer, c’est chez les frères musulmans que je me dirige.
Le Sundance m’accueille avec son capitaine Michel. Nouvo domicile pour les prochains jours, un catamaran amarré à la marina de l’ile de Samal, destination privilège des citadins de Davao. Michel est un homme simple, marrant, intéressant, pleins d’histoires, il a navigué sur quasiment toutes les mers du monde avec son voilier sans savoir parler l’anglais Un voilier qui lui sert de maison et d’outils de travail. Il le transforme à souhait, en bateau de plaisance, restos ou pouvant servant de muse pour écrivains en mal d’inspiration… A travers ces récits, je découvre une nouvelle face du rubixcube qu’est le voyage. Je me considère un peu à la Neruda comme « un marin aux pieds sur terre, naviguant sur l’océan des mots », bon j’en rajoute mais les montagnes m’attirent plus, elles ont plus de personnalité, elles dégagent un sentiment plus noble. Néanmoins ces « campings car » de la mer comme je les considère, inspirent et stimulent pour la suite bien sûr.
Une suite qui se poursuit chez Elouisa qui m’accueille chez sa mifa, elle me réconcilie avec l’hospitalité filipina. Je reprends l’aventure en stop, quittant Davao pour rejoindre le nord. Pas facile que d’armer son bras, la position statique en mode mannequin de vitrine ne fonctionne guère, obliger de marcher des kms durant sous un soleil de plomb et de prendre tt ce qui roule, camions, motos, tricycle, bacolod (buffle). À l’arrière d’une remorque assis sur un bric-à-brac semblable à une antiquité, on roule sur ces routes sinueuses slalomant entre les montagnes du parc de che plus koi… La brocante roulante nous fait des misères, les routes en travaux nous ordonne une pratique du rodéo
encore inconnu, sur des vieilleries qui me casse le uQ . La porte est ouverte, en grand, de quoi respirer cet air rural qui me remonte aux narines, les bicoques de merde défilent, les collines au gout coco se dessinent au loin… Le regard toujours et encore, de mes partenaires de route indique l’effarement et l’incompréhension, une incompréhension que je conçois dans un monde où le touriste est vu comme un verger fleuri des billets.
La nuit arrive si vite, le camion me dépose à la jonction de l’est et l’ouest sur Maramag, une ville minable, sans aromes, puant l’insécurité. Allons dormir ché vous ?! Trouvons un endroit salubre, afin d’y reposer en paix, sans crainte des bandidos et pk pas l’iglesia ni cristo ? Un signe franc-maçon sur la façade, j’arrive pile au moment de la fin de la messe. On m’emmène dans un bureau, une froideur s’en dégage annonçant un interlocuteur coriace, quelques photos de Jésus prône sur les murs et celle d’une personne arborant des médailles, félicitant hypocritement des visages sans nom. Derrière le bureau, l’administrateur de l’église me regarde, me décrypte, écoute mon p’tit speech de vagabond lui expliquant mon parcours et la raison de ma venue, puis il s’adresse à moi et me dit : « Désolé nous ne pouvons accepter, vous n’êtes pas membre ! » « Mais je suis membre de la race humaine ! » « Oui, mais vous n’êtes pas membre de l’église du Christ » « Mais ou sont donc passés les messages d’amour, de fraternité, de compassion et d’aide à son prochain que vous enseignez dans la bible, c bien l’église du Christ non ? » « Désole, ce sont les règles ! » « Les règles ? Les règles de Dieu ne prévalent-elles pas sur vos foutus règles ?! Allez ciao, hypocrite» Encore une fois, l’enseignement est loin d’être assimilé, il y a un fossé immense entre la théorie et la pratique, en haut de l’iceberg on se comporte comme de vrais fidèles alors qu’en dessous on pue la mascarade : « On est les élus de Dieu, tout ce qui ne sont pas des nôtres, sont différents et, promis à la damnation éternelle ». Les églises ne manquent pas aux Philippines, il y en a pour tous les gouts, du catholicisme classique, en passant par les orthodoxes, les protestants, les adventistes, les born again, les enfants de la trinité, les pentecôtistes, les témoins de Jéhovah, les Jesus sauve moi, les Plus que 100 jours avant l’arrivée du Messie… ca part dans tous les sens ; et enfin les baptistes. Oui, les baptistes, où je me rends après l’échec précédent, je tombe sur ce jeune Pasteur Richard. Jeune d’une vingtaine d’années à la chevelure Vidal Sassoon, dynamique, il lance à ces étudiants : « Ok, we have to help Radouane our brother for others parents. Did u eat? No, ok, bring him some foods, u can put your tent anywhere…” Nos discussions nous emmènent dans des contrées perdus, sur le territoire des différences. On s’y retrouve par le chemin du coeur, oui c’est ça l’importance le Coeur, un peu d’humanisme dans les religions et d’amour fraternel… « Pay your tribute to God », j’assiste au sermon de 4h du mat. Une quinzaine d’étudiants présents dans l’assemblée, la tête dans le uQ , on se lève tour à tour pour sortir des versets de la Bible. Le pasteur discoure tandis que le son de la guitare électrique glisse harmonieusement ses notes angéliques sur des chants à la gloire de Dieu. Il m’invite à discourir, plait il ! Je me sens plus dans un centre œcuménique :
« Vous m’avez accueilli chaleureusement dans votre église, selamat po, merci, un musulman qui sermonne des chrétiens dans une église, je suis émerveillé par le burlesque de la situation…Quelque soit ta couleur, tes origines, ta religion, ta sexualité, ton passé, ton présent…on efface les diversités, place au cœur, on parle souvent de religions et des messages qui en découlent, j’ai pu constater que certains ont en saisir l’essence mm, on partage et je vous en remercie, j’apprends tous les jours et de tous… »
Après cette interlude religieux, on remet ça, on est plus très loin de CDO, encore quelques kms, de motos en camions, de camions en tracteur, oui en tracteur pk pas ? Une main accroché à la barre de la cabine, mon conducteur, un petit gaillard solide m’honore de partager une dizaine de kms sur son engin jaune. On avance lentement sur cette route boisée, créant un bouchon énormissime, je regarde les conducteurs derrière, leur montrant avec un sourire narquois mon panneau pour CDO. Il insiste pour m’offrir un pot, on passe en trombe à sa baraque, biscuits salés et soda au menu, il me dit :
« quand je t vu, je me demandais pk tu marchais sur la route ? c’est pour ça que je t pris »
« A la bonheur! »
Cagayan de Oro, première nuit à tourner en compagnie de cet américain qui me raconte qui c fait alpaguer par une belle filipina sur facebook, un classique, il me lance:
« Depuis que je suis la, càd, 6 mois, j’ai dû claquer 600000 pesos (12000 eu), le pire c’est que je l’aime pas, je c pa pk je reste, enfin si »
Au lieu de me déposer à mon hôtel, on décide de faire la tournée du quartier rouge de la ville, ruelle sombre à converser avec les prostitués à peine âgés de 16 ans en fumant une clope, bar à hôtesses, connus comme le loup blanc où tous crient son nom, on termine dans le stripclub. La pauvre nana, sur scène suit tant bien que mal le rythme pop de la musik lancé par le DJ; la numéro 14 enchaine par la suite des mouvements minables de gymnastique. Une red horse à la main, les mecs assis aux premières discutent tout en jetant un œil et salivant au jeu pathétique des glorieuses sur scène. 2 jolies filles nous rejoignent à notre table, je suis présent sans l’être. Josh est à l’honneur, il rince pour tout le monde. Il a pas le physique d’un Brad Pitt mais le succès qu’il a avec les femmes ici, dépassent toutes ces attentes. Grand, mince, un nez à la Bergerac, des cheveux grisonnants, une tête de nerd, on lui jetterait surement des cailloux dans son oregon natal tellement qu’il est moche, mais ici il transpire la classe, c’est le playboy. Il tient à me parler, il en devient saoulant:
« Pk rester aux U.S ? Alors que j’ai toutes les femmes que je veux ici »
Triste destin de résumer le voyage à cette idée. Il parait heureux, à se faire dépouiller par des sangsues, tout cela fait partie du triste jeu de la vie.
La Cagayan river allonge son nid, ses rapides, pas rapide du tout, nous entraine dans un flot de joie. Les paysages sont encore une fois à couper le souffle, mes partenaires rayonnent de vie. Une journée pleine d’émotions où se créent des amitiés éternelles. Des nouveaux amis qui me permettent d’apprécier une ville sans grand charme. Parfois le coin n’a rien d’exceptionnel mais par les rencontres qu’on y fait, on y garde un souvenir impérissable gravant un cœur éponge. Me montrant leur vie dans la cité, retour sur les bancs de la fac, festival haut en couleur, on assiste au step up sur la petite scène installé sur le terrain de foot de l’université privé de CDO. A l’église, le gospel fait ravage, Alléluia la foule acclame la bande d’étudiant chantant en chœur. Un pyton albinos accroché au cou, je scrute la foule qui se prépare dehors aux feux d’artifice.
Sur une toile partiellement étoilée, les milliers de regard se fixent.
Boumbadaboum, une pluie de couleurs arrosent le ciel,
Boumbadaboum, les étoiles en devenaient jalouses,
Boumbadaboum la résonance atteignit Davao,
Boumbadaboum et par cette magie de couleur que le festoch se clôtura et ainsi mon séjour dans la ville.
On l’annonce comme la peste, il arrive, ce nom pourtant amicale fait trembler les êtres. On a encore en mémoire le désastre de l’an passé. Désolations et misères, des morts par milliers, un réaménagement territoriale de manière drastique, Sendong le cousin a laissé des traces fortes dans les esprits. Cette fois-ci, les autorités ont pris les devants, ils ne se laisseront pas surprendre et ont décidés d’évacuer tous les pauvres gens vivant près des cours d’eau. Quant à moi, je tente en vain de rejoindre la belle ile de Camingui. Le stop s’abime en mm tps que mes p’tits bras, obligé de marcher des bornes usant mes souliers. Le soleil me cogne à la Pacquiao me grillant les quelques neurones restant. Un camion ralentit, espoir, le passager me pointe un fusil à pompe, désespoir, levant les bras, je m’écarte de la route, pov con ! C’est ce journaleux qui me tirera de ce calvaire. Tel le paperboy il distribue les journaux aux forces armés, mais j’ai la fine impression qu’il me gronde:
« What are you doing here ? u know there is the guerilleros of the NPA here!” Don’t hitch in the middle of nowhere, stay at least in the village”
“Calm down papy, its not my fault if your people don’t understand what is a hitchhiker!”
“why do u have a piercing? In Filipinnes we are conservative!”
“Who r u again? This is not your problem bro!”
Il me dépose sans grande conviction au checkpoint militaire. Pendant que les soldats occupés à travailler leur chorégraphie de « Beat it », j’arrive à Baligoan où l’on m’annonce que les ferrys à destination de Caminguin sont coupés jusqu’au départ de Pablo.
Putin ! 2 jours à attendre dans une ville de merde, un trou perdu, où les fourbes sortent leur crochet. Un civil du faux nom de Charlie me propose par « sécurité » (j’aime bien ce mot employé par la bouche d’un soldat de l’empire du cote obscur) d’installer ma tente à l’abri dans les locaux de la police. Je pense que la tente ne survivra pas au souffle de Pablo. Nichant parmi les rats, partageant la gamelle avec eux, on me questionne, on joue au chat et à la souris. Ça me saoule, je leur montre patte blanche, transparent comme un spectre,
je risque de me bruler les ailes. Caballero, c’est mon pote, on tourne lui et moi dans la batmobile, on roule et on rode, « caballero, on peut mettre les gyrophares », ils rigolent fort et les mets genre 10sec, tout le monde se fixe, et on se marre comme des fous. On attend patiemment l’arrivée du monstre. Je découvre malgré moi que Charlie m’a menti et qu’il est en fait le chef de police. Je me gêne pas pour lui dévoiler le fond de ma pensée :
« Charlie, si c ton vrai nom ?! Moi j’ai été correcte avec toi, et honnête, pk tu m’as mentis et tu m’as pas dit dès le début que tt le chef de la police ? »
« Par sécurité mon ami, tu connais la situation sur Mindanao, de nombreux étrangers musulmans viennent aux Philippines aider les moudjahidines. Maintenant si tu es au courant de qqch, il faut que tu me dises la vérité? »
Je commence rire jaune, je cache mon impatience derrière cet éternel sourire, je me sens insulté, il se croit plus malin que les autres ? il croit qu’il aura une promotion s’il découvre qqch ? mais decouvrir quoi au juste ?
« Au courant de quoi ? »
« Tu c, les bombes, les attentats, les armes ? »
« tu rigoles gsper ? je suis juste un voyageur, si j’avais qqch à me reprocher, pk j’irais me jeter dans la gueule du loup ? »
On prolonge la confrontation, dans le pays où l’on vénère les boxeurs, après les rounds d’observation et les attaques en dessous de la ceinture, je le titille à mon tour. Je lui mets des jabs dans sa face, traitant son gouvernement de corrompu, insultant son pays de dictature, lui envoie des crochets concernant la liberté de la presse, les problèmes de pauvreté, il est dans les cordes, il réplique, attaque les musulmans, le MILF, je prends position, réécrit l’histoire…Après des heures de discussion, une pluie torrentielle suivi de forte rafale nous interrompra.
Soudain l’électricité se coupe. Black-out total sur la ville, premier avertissement, premiers cris et premières peurs. La mémoire vive, les gens s’affolent pour sauver tt ce qui ya de valeur en cas d’inondation. Pablo va rentrer en scène, je l’avais vu dans le regard triste et profong de cette homme assis seul au bar, parlant à son serpent devant sa bière. La nuit durant, la pluie tombe tel des crachats bileux suintant un bouleversement immédiat, le vent qui se lève chasse les derniers badauds. La nuit s’efface lentement sous l’arrivée de cette force destructrice. Dès les premières lueurs de l’aube, Pablo entame son récital.
Dans la gueule de la bête, il nous regarde de son œil perçant, changeant et redessinant les lieux tel un paysagiste. Pablo est fort, il crie à tue-tête,
rougissant et soufflant comme on soufflerait en vain cette bougie qui ne veut s’éteindre. Les arbres en sont secoués, on se met à l’abri et on constate. C’est pas leur premier typhon, c’est le mien, eux ils continuent, la circulation est réduit mais pas absente. Pendant la tournée, un café chauffé au bois, je m’assieds au côté de ce petit vieux rural aux mains rugueuses. Pablo a besoin qu’on l’apaise et c’est les doigts gonflés du vieil homme qui s’en chargent. 77 piges, les aléas de la vie estampillent une carcasse usée. Il entame un air populaire, sa voix roque pleure sur les graves, il continue, « le tattoo de la rose ». Je ne sais pas si les feuilles des arbres ont oubliés Pablo et dansent désormais sur le rythme de cette ballade.
Doucement, il s’éloigne, il continue son chemin au sud, tel l’ange de la mort, récoltant les âmes perdues…
Le Mt Apo me nargue, sommet le plus haut des Philippines, j’hésite à lui montrer qui est le patron ! Vaut-il le coup d’être surmonté? Prix et conditions climatiques me laissent incertain. La fierté de côté, j’abandonne cette idée aguichante.
J’arrive sur Davao, capital de la province de Mindanao, seconde ville du pays selon les régionalistes. Déambulant dans les rues l’esprit léger, une force étrange me pousse dans ce salon de coiffure sans envergure, j’allais enfin retrouver fier allure mais j’étais loin d’imaginer ce qu’ils se tramaient. Une équipe d’artistes étonnants se cachaient derrière chaque ciseau. Pour être coiffeur, il suffit de savoir faire vibrer les notes d’une guitare, la messe est dite ! Un p’tit bœuf est joué devant le salon, entre 2 coupes, ils se lâchent, jouant de bon cœur, en anglais comme en tagalo, on joue sur les aigus, « pinoy ako, pinoy tayo !!! »Ma petite guitare est plus utile dans leurs mains, mes oreilles s’ouvrent autant que mes yeux, ils grattent les cordes ouvrant les âmes, les passants passent, et trépassent dans cette voie bondée, sans prêter attention à ce jeu ajusté que se livrent « the barbershop band » . Ce qui se passe devient intime, le monde se ferme autour de nous, mon concert privé, je vis pour ces moments pris sur le fait, certes je ne suis pas un musicien mais je sais communiquer par cette voie, mon cœur et mon shaker les accompagnent dans cette ritournelle folle.
Obligé de les quitter, j’erre comme un vagabond à la recherche de son carton, où aller ? je ne sais pas où aller me rappelle le sage Tiken Jah. L’église fermer, c’est chez les frères musulmans que je me dirige.
Le Sundance m’accueille avec son capitaine Michel. Nouvo domicile pour les prochains jours, un catamaran amarré à la marina de l’ile de Samal, destination privilège des citadins de Davao. Michel est un homme simple, marrant, intéressant, pleins d’histoires, il a navigué sur quasiment toutes les mers du monde avec son voilier sans savoir parler l’anglais Un voilier qui lui sert de maison et d’outils de travail. Il le transforme à souhait, en bateau de plaisance, restos ou pouvant servant de muse pour écrivains en mal d’inspiration… A travers ces récits, je découvre une nouvelle face du rubixcube qu’est le voyage. Je me considère un peu à la Neruda comme « un marin aux pieds sur terre, naviguant sur l’océan des mots », bon j’en rajoute mais les montagnes m’attirent plus, elles ont plus de personnalité, elles dégagent un sentiment plus noble. Néanmoins ces « campings car » de la mer comme je les considère, inspirent et stimulent pour la suite bien sûr.
Une suite qui se poursuit chez Elouisa qui m’accueille chez sa mifa, elle me réconcilie avec l’hospitalité filipina. Je reprends l’aventure en stop, quittant Davao pour rejoindre le nord. Pas facile que d’armer son bras, la position statique en mode mannequin de vitrine ne fonctionne guère, obliger de marcher des kms durant sous un soleil de plomb et de prendre tt ce qui roule, camions, motos, tricycle, bacolod (buffle). À l’arrière d’une remorque assis sur un bric-à-brac semblable à une antiquité, on roule sur ces routes sinueuses slalomant entre les montagnes du parc de che plus koi… La brocante roulante nous fait des misères, les routes en travaux nous ordonne une pratique du rodéo
encore inconnu, sur des vieilleries qui me casse le uQ . La porte est ouverte, en grand, de quoi respirer cet air rural qui me remonte aux narines, les bicoques de merde défilent, les collines au gout coco se dessinent au loin… Le regard toujours et encore, de mes partenaires de route indique l’effarement et l’incompréhension, une incompréhension que je conçois dans un monde où le touriste est vu comme un verger fleuri des billets.La nuit arrive si vite, le camion me dépose à la jonction de l’est et l’ouest sur Maramag, une ville minable, sans aromes, puant l’insécurité. Allons dormir ché vous ?! Trouvons un endroit salubre, afin d’y reposer en paix, sans crainte des bandidos et pk pas l’iglesia ni cristo ? Un signe franc-maçon sur la façade, j’arrive pile au moment de la fin de la messe. On m’emmène dans un bureau, une froideur s’en dégage annonçant un interlocuteur coriace, quelques photos de Jésus prône sur les murs et celle d’une personne arborant des médailles, félicitant hypocritement des visages sans nom. Derrière le bureau, l’administrateur de l’église me regarde, me décrypte, écoute mon p’tit speech de vagabond lui expliquant mon parcours et la raison de ma venue, puis il s’adresse à moi et me dit : « Désolé nous ne pouvons accepter, vous n’êtes pas membre ! » « Mais je suis membre de la race humaine ! » « Oui, mais vous n’êtes pas membre de l’église du Christ » « Mais ou sont donc passés les messages d’amour, de fraternité, de compassion et d’aide à son prochain que vous enseignez dans la bible, c bien l’église du Christ non ? » « Désole, ce sont les règles ! » « Les règles ? Les règles de Dieu ne prévalent-elles pas sur vos foutus règles ?! Allez ciao, hypocrite» Encore une fois, l’enseignement est loin d’être assimilé, il y a un fossé immense entre la théorie et la pratique, en haut de l’iceberg on se comporte comme de vrais fidèles alors qu’en dessous on pue la mascarade : « On est les élus de Dieu, tout ce qui ne sont pas des nôtres, sont différents et, promis à la damnation éternelle ». Les églises ne manquent pas aux Philippines, il y en a pour tous les gouts, du catholicisme classique, en passant par les orthodoxes, les protestants, les adventistes, les born again, les enfants de la trinité, les pentecôtistes, les témoins de Jéhovah, les Jesus sauve moi, les Plus que 100 jours avant l’arrivée du Messie… ca part dans tous les sens ; et enfin les baptistes. Oui, les baptistes, où je me rends après l’échec précédent, je tombe sur ce jeune Pasteur Richard. Jeune d’une vingtaine d’années à la chevelure Vidal Sassoon, dynamique, il lance à ces étudiants : « Ok, we have to help Radouane our brother for others parents. Did u eat? No, ok, bring him some foods, u can put your tent anywhere…” Nos discussions nous emmènent dans des contrées perdus, sur le territoire des différences. On s’y retrouve par le chemin du coeur, oui c’est ça l’importance le Coeur, un peu d’humanisme dans les religions et d’amour fraternel… « Pay your tribute to God », j’assiste au sermon de 4h du mat. Une quinzaine d’étudiants présents dans l’assemblée, la tête dans le uQ , on se lève tour à tour pour sortir des versets de la Bible. Le pasteur discoure tandis que le son de la guitare électrique glisse harmonieusement ses notes angéliques sur des chants à la gloire de Dieu. Il m’invite à discourir, plait il ! Je me sens plus dans un centre œcuménique :
« Vous m’avez accueilli chaleureusement dans votre église, selamat po, merci, un musulman qui sermonne des chrétiens dans une église, je suis émerveillé par le burlesque de la situation…Quelque soit ta couleur, tes origines, ta religion, ta sexualité, ton passé, ton présent…on efface les diversités, place au cœur, on parle souvent de religions et des messages qui en découlent, j’ai pu constater que certains ont en saisir l’essence mm, on partage et je vous en remercie, j’apprends tous les jours et de tous… »
Après cette interlude religieux, on remet ça, on est plus très loin de CDO, encore quelques kms, de motos en camions, de camions en tracteur, oui en tracteur pk pas ? Une main accroché à la barre de la cabine, mon conducteur, un petit gaillard solide m’honore de partager une dizaine de kms sur son engin jaune. On avance lentement sur cette route boisée, créant un bouchon énormissime, je regarde les conducteurs derrière, leur montrant avec un sourire narquois mon panneau pour CDO. Il insiste pour m’offrir un pot, on passe en trombe à sa baraque, biscuits salés et soda au menu, il me dit :
« quand je t vu, je me demandais pk tu marchais sur la route ? c’est pour ça que je t pris »
« A la bonheur! »
Cagayan de Oro, première nuit à tourner en compagnie de cet américain qui me raconte qui c fait alpaguer par une belle filipina sur facebook, un classique, il me lance:
« Depuis que je suis la, càd, 6 mois, j’ai dû claquer 600000 pesos (12000 eu), le pire c’est que je l’aime pas, je c pa pk je reste, enfin si »
Au lieu de me déposer à mon hôtel, on décide de faire la tournée du quartier rouge de la ville, ruelle sombre à converser avec les prostitués à peine âgés de 16 ans en fumant une clope, bar à hôtesses, connus comme le loup blanc où tous crient son nom, on termine dans le stripclub. La pauvre nana, sur scène suit tant bien que mal le rythme pop de la musik lancé par le DJ; la numéro 14 enchaine par la suite des mouvements minables de gymnastique. Une red horse à la main, les mecs assis aux premières discutent tout en jetant un œil et salivant au jeu pathétique des glorieuses sur scène. 2 jolies filles nous rejoignent à notre table, je suis présent sans l’être. Josh est à l’honneur, il rince pour tout le monde. Il a pas le physique d’un Brad Pitt mais le succès qu’il a avec les femmes ici, dépassent toutes ces attentes. Grand, mince, un nez à la Bergerac, des cheveux grisonnants, une tête de nerd, on lui jetterait surement des cailloux dans son oregon natal tellement qu’il est moche, mais ici il transpire la classe, c’est le playboy. Il tient à me parler, il en devient saoulant:
« Pk rester aux U.S ? Alors que j’ai toutes les femmes que je veux ici »
Triste destin de résumer le voyage à cette idée. Il parait heureux, à se faire dépouiller par des sangsues, tout cela fait partie du triste jeu de la vie.
La Cagayan river allonge son nid, ses rapides, pas rapide du tout, nous entraine dans un flot de joie. Les paysages sont encore une fois à couper le souffle, mes partenaires rayonnent de vie. Une journée pleine d’émotions où se créent des amitiés éternelles. Des nouveaux amis qui me permettent d’apprécier une ville sans grand charme. Parfois le coin n’a rien d’exceptionnel mais par les rencontres qu’on y fait, on y garde un souvenir impérissable gravant un cœur éponge. Me montrant leur vie dans la cité, retour sur les bancs de la fac, festival haut en couleur, on assiste au step up sur la petite scène installé sur le terrain de foot de l’université privé de CDO. A l’église, le gospel fait ravage, Alléluia la foule acclame la bande d’étudiant chantant en chœur. Un pyton albinos accroché au cou, je scrute la foule qui se prépare dehors aux feux d’artifice.
Sur une toile partiellement étoilée, les milliers de regard se fixent.
Boumbadaboum, une pluie de couleurs arrosent le ciel,
Boumbadaboum, les étoiles en devenaient jalouses,
Boumbadaboum la résonance atteignit Davao,
Boumbadaboum et par cette magie de couleur que le festoch se clôtura et ainsi mon séjour dans la ville.
On l’annonce comme la peste, il arrive, ce nom pourtant amicale fait trembler les êtres. On a encore en mémoire le désastre de l’an passé. Désolations et misères, des morts par milliers, un réaménagement territoriale de manière drastique, Sendong le cousin a laissé des traces fortes dans les esprits. Cette fois-ci, les autorités ont pris les devants, ils ne se laisseront pas surprendre et ont décidés d’évacuer tous les pauvres gens vivant près des cours d’eau. Quant à moi, je tente en vain de rejoindre la belle ile de Camingui. Le stop s’abime en mm tps que mes p’tits bras, obligé de marcher des bornes usant mes souliers. Le soleil me cogne à la Pacquiao me grillant les quelques neurones restant. Un camion ralentit, espoir, le passager me pointe un fusil à pompe, désespoir, levant les bras, je m’écarte de la route, pov con ! C’est ce journaleux qui me tirera de ce calvaire. Tel le paperboy il distribue les journaux aux forces armés, mais j’ai la fine impression qu’il me gronde:
« What are you doing here ? u know there is the guerilleros of the NPA here!” Don’t hitch in the middle of nowhere, stay at least in the village”
“Calm down papy, its not my fault if your people don’t understand what is a hitchhiker!”
“why do u have a piercing? In Filipinnes we are conservative!”
“Who r u again? This is not your problem bro!”
Il me dépose sans grande conviction au checkpoint militaire. Pendant que les soldats occupés à travailler leur chorégraphie de « Beat it », j’arrive à Baligoan où l’on m’annonce que les ferrys à destination de Caminguin sont coupés jusqu’au départ de Pablo.
Putin ! 2 jours à attendre dans une ville de merde, un trou perdu, où les fourbes sortent leur crochet. Un civil du faux nom de Charlie me propose par « sécurité » (j’aime bien ce mot employé par la bouche d’un soldat de l’empire du cote obscur) d’installer ma tente à l’abri dans les locaux de la police. Je pense que la tente ne survivra pas au souffle de Pablo. Nichant parmi les rats, partageant la gamelle avec eux, on me questionne, on joue au chat et à la souris. Ça me saoule, je leur montre patte blanche, transparent comme un spectre,
je risque de me bruler les ailes. Caballero, c’est mon pote, on tourne lui et moi dans la batmobile, on roule et on rode, « caballero, on peut mettre les gyrophares », ils rigolent fort et les mets genre 10sec, tout le monde se fixe, et on se marre comme des fous. On attend patiemment l’arrivée du monstre. Je découvre malgré moi que Charlie m’a menti et qu’il est en fait le chef de police. Je me gêne pas pour lui dévoiler le fond de ma pensée :
« Charlie, si c ton vrai nom ?! Moi j’ai été correcte avec toi, et honnête, pk tu m’as mentis et tu m’as pas dit dès le début que tt le chef de la police ? »
« Par sécurité mon ami, tu connais la situation sur Mindanao, de nombreux étrangers musulmans viennent aux Philippines aider les moudjahidines. Maintenant si tu es au courant de qqch, il faut que tu me dises la vérité? »
Je commence rire jaune, je cache mon impatience derrière cet éternel sourire, je me sens insulté, il se croit plus malin que les autres ? il croit qu’il aura une promotion s’il découvre qqch ? mais decouvrir quoi au juste ?
« Au courant de quoi ? »
« Tu c, les bombes, les attentats, les armes ? »
« tu rigoles gsper ? je suis juste un voyageur, si j’avais qqch à me reprocher, pk j’irais me jeter dans la gueule du loup ? »
On prolonge la confrontation, dans le pays où l’on vénère les boxeurs, après les rounds d’observation et les attaques en dessous de la ceinture, je le titille à mon tour. Je lui mets des jabs dans sa face, traitant son gouvernement de corrompu, insultant son pays de dictature, lui envoie des crochets concernant la liberté de la presse, les problèmes de pauvreté, il est dans les cordes, il réplique, attaque les musulmans, le MILF, je prends position, réécrit l’histoire…Après des heures de discussion, une pluie torrentielle suivi de forte rafale nous interrompra.
Soudain l’électricité se coupe. Black-out total sur la ville, premier avertissement, premiers cris et premières peurs. La mémoire vive, les gens s’affolent pour sauver tt ce qui ya de valeur en cas d’inondation. Pablo va rentrer en scène, je l’avais vu dans le regard triste et profong de cette homme assis seul au bar, parlant à son serpent devant sa bière. La nuit durant, la pluie tombe tel des crachats bileux suintant un bouleversement immédiat, le vent qui se lève chasse les derniers badauds. La nuit s’efface lentement sous l’arrivée de cette force destructrice. Dès les premières lueurs de l’aube, Pablo entame son récital.
Dans la gueule de la bête, il nous regarde de son œil perçant, changeant et redessinant les lieux tel un paysagiste. Pablo est fort, il crie à tue-tête,
rougissant et soufflant comme on soufflerait en vain cette bougie qui ne veut s’éteindre. Les arbres en sont secoués, on se met à l’abri et on constate. C’est pas leur premier typhon, c’est le mien, eux ils continuent, la circulation est réduit mais pas absente. Pendant la tournée, un café chauffé au bois, je m’assieds au côté de ce petit vieux rural aux mains rugueuses. Pablo a besoin qu’on l’apaise et c’est les doigts gonflés du vieil homme qui s’en chargent. 77 piges, les aléas de la vie estampillent une carcasse usée. Il entame un air populaire, sa voix roque pleure sur les graves, il continue, « le tattoo de la rose ». Je ne sais pas si les feuilles des arbres ont oubliés Pablo et dansent désormais sur le rythme de cette ballade.Doucement, il s’éloigne, il continue son chemin au sud, tel l’ange de la mort, récoltant les âmes perdues…
Traversée en camping-car Sicile - Malte English translation pending
Bonjours
Je souhaite bénéficier d'infos si possible récentes sur la Compagnie et les prix pratiqués pour une traversée de Catane à Malte.
Merci
Adrien
Vos meilleures photos 2012 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Le développement de Koh Samui atteint un point critique English translation pending
Problèmes d’électricité, d’eau courante et d’évacuation des ordures : l’île est victime de son succès et plus encore, de son manque de planification.
http://asie-info.fr/2012/12/27/le-developpement-de-koh-samui-atteint-un-point-critique-515509.html
La troisième île de Thaïlande recevra cette année près d’un million de touristes et générera un revenu de 20 milliards de bahts (495 millions d’euros).
Mais la panne électrique qui l’a paralysée pendant trois jours début décembre l’a bien montré : Koh Samui vit désormais aux limites de ses capacités d’accueil. Selon une récente enquête du Nation, l’électricité ne constitue pas le seul problème auquel doit faire face celle que certains promoteurs rêvent de voir devenir une Boutique Island. Avec une production quotidienne d’ordures de 120 tonnes, elle est à la limite de la capacité de traitement de ses installations, estimée à 130 tonnes. La demande d’eau courante atteint elle aussi un point critique et devrait encore doubler ces prochaines années, passant de 500 à 1,100 mètres cubes par heure. Le système de drainage des eaux usées est, quant à lui, si vétuste que les inondations sont par endroits devenues endémiques. Mais l’électricité reste le point noir de l’île : la Provincial Electricity Authority a une capacité de seulement 95 mégawatts, alors qu’en haute saison touristique la demande atteint déjà 105 mégawatts.
Plus encore que le développement trop rapide de l’île, c’est son manque de planification qui est à l’origine de tous ces maux.
En 2006 déjà, un plan de réhabilitation avait été sérieusement évoqué… avant d’être oublié. La récente panne électrique permettra-t-elle de relancer le processus ? Pas si sûr : « Limiter le nombre de touristes n’est pas à l’ordre du jour mais des directives claires sur la manière d’en accueillir encore beaucoup plus doivent être établies », confie au Nation Ramnet Jaikwang, l’ancien maire de Samui.
La troisième île de Thaïlande recevra cette année près d’un million de touristes et générera un revenu de 20 milliards de bahts (495 millions d’euros).
Mais la panne électrique qui l’a paralysée pendant trois jours début décembre l’a bien montré : Koh Samui vit désormais aux limites de ses capacités d’accueil. Selon une récente enquête du Nation, l’électricité ne constitue pas le seul problème auquel doit faire face celle que certains promoteurs rêvent de voir devenir une Boutique Island. Avec une production quotidienne d’ordures de 120 tonnes, elle est à la limite de la capacité de traitement de ses installations, estimée à 130 tonnes. La demande d’eau courante atteint elle aussi un point critique et devrait encore doubler ces prochaines années, passant de 500 à 1,100 mètres cubes par heure. Le système de drainage des eaux usées est, quant à lui, si vétuste que les inondations sont par endroits devenues endémiques. Mais l’électricité reste le point noir de l’île : la Provincial Electricity Authority a une capacité de seulement 95 mégawatts, alors qu’en haute saison touristique la demande atteint déjà 105 mégawatts.
Plus encore que le développement trop rapide de l’île, c’est son manque de planification qui est à l’origine de tous ces maux.
En 2006 déjà, un plan de réhabilitation avait été sérieusement évoqué… avant d’être oublié. La récente panne électrique permettra-t-elle de relancer le processus ? Pas si sûr : « Limiter le nombre de touristes n’est pas à l’ordre du jour mais des directives claires sur la manière d’en accueillir encore beaucoup plus doivent être établies », confie au Nation Ramnet Jaikwang, l’ancien maire de Samui.
Où dormir à Delhi? English translation pending
Bonjour,
Quel quartier me conseillez-vous à Delhi pour choisir mon hôtel?
Je vois que Connaught Place est central avec restaus etc...
Merci de vos avis
Premiers avis sur la compagnie XL Airways vers la Martinique et Guadeloupe? English translation pending
Bonjour,
Les premiers vols avec xl airways ont commencés sur la martinique et la guadeloupe nous partirons avec cette compagnie du 10 au 23 janvier 2013 j'ai eu les billets a 392 euros d 'habitude nous partons avec air caraibes avec laquelle nous n'avons jamais été décu j'aurais voulu avoir les premiers avis des personnes qui ont pris cette compagnie
en vous remerciant de vos réponses
fred
Les premiers vols avec xl airways ont commencés sur la martinique et la guadeloupe nous partirons avec cette compagnie du 10 au 23 janvier 2013 j'ai eu les billets a 392 euros d 'habitude nous partons avec air caraibes avec laquelle nous n'avons jamais été décu j'aurais voulu avoir les premiers avis des personnes qui ont pris cette compagnie
en vous remerciant de vos réponses
fred
La 212 à vélo de Nong Khai jusqu'à Paksé English translation pending
Bonjour
Nous sommes preneur de renseignements sur la Né&é de Nong Khai le long de la frontière Laos jusqu'à Paksé
merci d'avance
Nous sommes preneur de renseignements sur la Né&é de Nong Khai le long de la frontière Laos jusqu'à Paksé
merci d'avance
Séjour en Andalousie en juin 2013, Estepona ou Torremolinos? English translation pending
Bonjour,
j envisage un séjour en Andalousie en juin 2013, j'hésite entre Estepona ou Torremolinos quelqu'un peut-il me renseigner sur ces 2 endroits et me conseiller ?
je cherche la tranquillité , de belles plages pour s'y promener, de beaux endroits à visiter,
en attendant , merci
Validité d'une invitation russe? English translation pending
Bonjour,
Nous avons programmé et réservé un voyage en individuel pour début Mai 2013.
Je compte demander mon visa au consulat fin mars/début avril.
Mon hôtel (booké) de St Petersburg me propose de me faire parvenir aujourd'hui l'Invitation, n'est-ce pas trop tôt ???
J'ai lu quelque part que l'invitation ne devait pas dater de plus de 45 jours avant l'entrée en Russie et pour un visa affaire. Est-ce la même règle pour un visa tourisme ?
Merci pour vos bons conseils.
Que choisir (Nikon)? English translation pending
Vaste question !!!.
Une chose est sûre ce sera du Nikon car nous avons déjà un Nikon D5000 et un D5100 avec 18-105 et 70-300 ... les classiques !!!.
On voudrait en acheter un autre pour l'HHOMME !!!. Il hésite un D7000 avec son coeff. multiplicateur et nos lentilles qui font (ainsi fonfonfon) ou un D600 plein format avec la possibilité de recadrer et dans ce sens quelle optique. Comme on ne va pas tous les ans en safari on oublie "la grosse bête" qui d'ailleurs ne sera pas dans nos prix !!!.
Merci de donner votre avis. Ils sont tous les bienvenus.
Ah au fait, que pensez-vous du Panasonic FZ200 pour la ville et les "zones sensibles" de certaines villes ou il vaut mieux se promener "léger" ?.
Idée de circuit entre Los Angeles et Las Vegas (parcs nationaux)? English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi souhaitons faire un circuit de 2 semaines de Los Angeles à Las Vegas.
L'idée est de louer une voiture à notre arrivée à Los Angeles et de terminer avec 2 jours à Las Vegas. Entre deux, nous voudrions faire le tour des parcs nationaux.
Auriez-vous une idée d'itinéraire?
D'avance merci pour vos réponses et expériences.
Mon amie et moi souhaitons faire un circuit de 2 semaines de Los Angeles à Las Vegas.
L'idée est de louer une voiture à notre arrivée à Los Angeles et de terminer avec 2 jours à Las Vegas. Entre deux, nous voudrions faire le tour des parcs nationaux.
Auriez-vous une idée d'itinéraire?
D'avance merci pour vos réponses et expériences.
Deux mois en vw California en Slovénie, Croatie , Grèce , sud de la Turquie, Istanbul English translation pending
Donc voilà Je vais donc partir seule avec mon petit vw california pendant deux mois ( Mai- Juin ) et alterner bivouac , camping , et peut être même hotel ou chambre d'hotes !
Je ne veux pas non plus d'un itinéraire trop chronométré car j'aime bien parfois la spontanéité du voyage ( c'est beau , je suis bien , je reste un peu... ça me plait pas , je continue )
Les pays que je voudrais visiter sont la slovenie , la Coatie , la Gréce , le sud de la Turquie en remontant vers Istambul !
Donc ma 1ere question : Je fais tout par la route : depart Lyon - Italie - Slovenie ( visite) - Croatie ( visite) - Grèce ( visite)- Turquie ( Istambul )( visite ) et retour par la Roumanie - Hongrie - Autriche - Allemagne - France ( sachant que le retour sera plus rapide car j'ai l'intention de revenir pour visiter ses pays de retour ) mais je trouve qu'en 2 mois ça fait beaucoup et que je n'aurai pas le temps d'approfondir mes visites
Je pense que je vais plutot choisir cette deuxieme solution : Lyon - Italie ( Ancome )- Ferry jusqu'en Grece ( Visite ) - Puis Ferry jusqu 'au sud de la Turquie ( visite ) puis remonter vers Istambul ( visite) et retour par la cote croatie ( visite) - Solenie (visite ) - Italle - France
Qu'en pensez vous ? Avez vous des infos quand aux compagnies de Ferry ( Itallie - Grece ) ( Grece - Turquie ) Je ne pense pas qu'il y ai une liaison : Italie - Turquie ? Merci pour vos conseils !
Les pays que je voudrais visiter sont la slovenie , la Coatie , la Gréce , le sud de la Turquie en remontant vers Istambul !
Donc ma 1ere question : Je fais tout par la route : depart Lyon - Italie - Slovenie ( visite) - Croatie ( visite) - Grèce ( visite)- Turquie ( Istambul )( visite ) et retour par la Roumanie - Hongrie - Autriche - Allemagne - France ( sachant que le retour sera plus rapide car j'ai l'intention de revenir pour visiter ses pays de retour ) mais je trouve qu'en 2 mois ça fait beaucoup et que je n'aurai pas le temps d'approfondir mes visites
Je pense que je vais plutot choisir cette deuxieme solution : Lyon - Italie ( Ancome )- Ferry jusqu'en Grece ( Visite ) - Puis Ferry jusqu 'au sud de la Turquie ( visite ) puis remonter vers Istambul ( visite) et retour par la cote croatie ( visite) - Solenie (visite ) - Italle - France
Qu'en pensez vous ? Avez vous des infos quand aux compagnies de Ferry ( Itallie - Grece ) ( Grece - Turquie ) Je ne pense pas qu'il y ai une liaison : Italie - Turquie ? Merci pour vos conseils !