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De retour du Kurdistan d'Irak English translation pending
De retour de 3 semaines de ballade au Kurdistan d'Iraq, voici quelques infos utiles je l'espère à ceux/celles qui voudraient se rendre dans cette région, car elle est magnifique (nature sauvage, hautes montagnes, vallées, gorges, torrents, ... ce pourrait donc être le royaume de la randonnée/trekking).
Arrivée (via Vienne/Austrian Airways) à l'aéroport tout neuf d'Erbil, la capitale (également appelée "Hawler") du Kurdistan. Visa gratuit de 10 jours automatiquement attribué, dont l'extension se fait facilement et gratuitement dans les centres d'Iqama (résidence) tant à Erbil qu'à Soulaymaniyeh par ex. Sécurité renforcée à l'aéroport, d'où navette de bus à prendre pour récupérer un taxi etc. à qq kms de là. A visiter notamment : la citadelle, les mosquées, les parcs, le bazar. Noter que ce visa n'est valable que pour le Kurdistan proprement dit (aux frontières qq peu indéfinies...), et donc qu'aller en Iraq proprement dit est supposé interdit (j'ai néanmoins fait le trajet Erbil/Sulaymaniyeh en taxi collectif via Kirkouk sans pbs).
Circulation/s'y déplacer : très facile, le pays est petit, de nombreuses routes et/ou autoroutes en bon état. Taxis collectifs pour toutes les directions ou presque. Malgré une mauvaise réputation en matière de conduite automobile, n'y ai croisé qu'un seul accident grave. De très très nombreux check-points, absolument partout : le touriste y est bien accueilli, son passeport et son trajet parfois demandés. Le gouvernement du Kurdistan autonome est assez obsédé par la sécurité.
D'une façon générale, le Kurdistan regorge de sites chrétiens exceptionnels (églises, monastères, couvents, ... notamment à Karakosh, Al Qosh/Raban Hormez, ... ) d'une grande beauté et relevant de divers courants (chaldéen, syriaque, catholique romain, ...) où l'on parle le syriaque, le chaldéen, et l'araméen ; en sus de quelques sites clairement zoroastriens.
Le Kurdistan autonome est devenu une terre d'accueil pour les chrétiens d'Iraq (également pour les musulmans chiites comme sunnites d'Iraq, comme aussi pour bcp de Kurdes d'Iran venus s'y réfugier aussi). C'est donc, du fait de la stabilité politique et sécuritaire actuelle, une mosaïque de peuples d'origine et de religion et de langues diverses (kurde, arabe, farsi, ...), vivant apparemment en bonne intelligence. Deux partis politiques tiennent littéralement le pays : le PDK de Barzani, et l'UPK de Talabani. Un 3ème parti, le Gorran, tente de renverser cet état de fait (d'où près de 2 mois de manifs parfois violentes à Sulaymaniyeh).
Les régions les plus belles sont selon moi les suivantes : - les montagnes et vallées entourant Suleymaniyeh (où est d'ailleurs localisée une ONG très active s'occupant, pour tout l'Iraq, de préservation de la nature, faune et flore, et oiseaux avec les meilleurs ornithologistes de l'Iraq - www.natureiraq.org). Malheureusement, les Kurdes -- qui adorent les piques-nique -- jettent leurs ordures partout, ce qui gâche quand même sérieusement les paysages, les cascades, les torrents etc. (il a beaucoup plu pendant mon séjour, les fleuves et rivières étaient gonflées, et l'herbe haute couverte de fleurs de toutes couleurs -- c'était donc magnifique). - la région de Zakho/Amadia au nord. - toute la région le long de la frontière iranienne : zone de Qandil tenue par le PKK turc qui peut d'ailleurs être interdite d'accès, puis route remontant vers Rowanduz, et route allant jusqu'au point frontière de Hajj Omran avec l'Iran et de laquelle on a une vue sublime sur la chaîne de montagnes enneigées. - la région de Barzan au nord, transformée en réserve naturelle depuis des années (sortes de chamois que nous n'avons pas vus, oiseaux de proie, ...), hautes falaises, gorges, etc.
Les Kurdes sont généralement plutôt accueillants, quoique assez réservés. A défaut de parler le kurde, parler l'arabe est un avantage malgré un contexte politique peu favorable. L'anglais y est un peu pratiqué surtout chez les jeunes, et de nombreux Kurdes ont fait de longs séjours en France (ref. période Danielle Mitterrand/Kouchner etc). La barrière de la langue peu malgré tout être problématique.
Les taxis respectent les tarifs locaux. La nourriture y est bonne et fraîche (viandes, salades, etc), et assez peu onéreuse, et les alcools en vente libre. Le problème majeur partout rencontré se focalise sur les hôtels : les villes etc. regorgent d'hôtels, construits à la va-vite et tous aussi moches et peu accueillants les uns que les autres, pratiquant des prix absolument prohibitifs quotés en dollars U.S. Le prix de la moindre chambre d'hôtel, moche etc. mais généralement propre, démarre à 50 $, sinon 70 ou 80. Un bon hôtel à Erbil sera à 150 $... Le tout en raison d'une économie, me semble-t-il, en devenir sinon factice car découlant de la rente pétrolière perçue par le Kurdistan (les abords des villes sont donc constellés de constructions en tout genre, y compris tours gigantesques, dont les travaux sont clairement arrêtés, mais qui ont définitivement gâché le paysage et l'environnement).
Dernier point : c'est une région sans touristes... (n'ai recontré qu'un seul couple de touristes !).
Voilà ! Si besoin d'infos complémentaires, ne pas hésiter à me les demander.
Arrivée (via Vienne/Austrian Airways) à l'aéroport tout neuf d'Erbil, la capitale (également appelée "Hawler") du Kurdistan. Visa gratuit de 10 jours automatiquement attribué, dont l'extension se fait facilement et gratuitement dans les centres d'Iqama (résidence) tant à Erbil qu'à Soulaymaniyeh par ex. Sécurité renforcée à l'aéroport, d'où navette de bus à prendre pour récupérer un taxi etc. à qq kms de là. A visiter notamment : la citadelle, les mosquées, les parcs, le bazar. Noter que ce visa n'est valable que pour le Kurdistan proprement dit (aux frontières qq peu indéfinies...), et donc qu'aller en Iraq proprement dit est supposé interdit (j'ai néanmoins fait le trajet Erbil/Sulaymaniyeh en taxi collectif via Kirkouk sans pbs).
Circulation/s'y déplacer : très facile, le pays est petit, de nombreuses routes et/ou autoroutes en bon état. Taxis collectifs pour toutes les directions ou presque. Malgré une mauvaise réputation en matière de conduite automobile, n'y ai croisé qu'un seul accident grave. De très très nombreux check-points, absolument partout : le touriste y est bien accueilli, son passeport et son trajet parfois demandés. Le gouvernement du Kurdistan autonome est assez obsédé par la sécurité.
D'une façon générale, le Kurdistan regorge de sites chrétiens exceptionnels (églises, monastères, couvents, ... notamment à Karakosh, Al Qosh/Raban Hormez, ... ) d'une grande beauté et relevant de divers courants (chaldéen, syriaque, catholique romain, ...) où l'on parle le syriaque, le chaldéen, et l'araméen ; en sus de quelques sites clairement zoroastriens.
Le Kurdistan autonome est devenu une terre d'accueil pour les chrétiens d'Iraq (également pour les musulmans chiites comme sunnites d'Iraq, comme aussi pour bcp de Kurdes d'Iran venus s'y réfugier aussi). C'est donc, du fait de la stabilité politique et sécuritaire actuelle, une mosaïque de peuples d'origine et de religion et de langues diverses (kurde, arabe, farsi, ...), vivant apparemment en bonne intelligence. Deux partis politiques tiennent littéralement le pays : le PDK de Barzani, et l'UPK de Talabani. Un 3ème parti, le Gorran, tente de renverser cet état de fait (d'où près de 2 mois de manifs parfois violentes à Sulaymaniyeh).
Les régions les plus belles sont selon moi les suivantes : - les montagnes et vallées entourant Suleymaniyeh (où est d'ailleurs localisée une ONG très active s'occupant, pour tout l'Iraq, de préservation de la nature, faune et flore, et oiseaux avec les meilleurs ornithologistes de l'Iraq - www.natureiraq.org). Malheureusement, les Kurdes -- qui adorent les piques-nique -- jettent leurs ordures partout, ce qui gâche quand même sérieusement les paysages, les cascades, les torrents etc. (il a beaucoup plu pendant mon séjour, les fleuves et rivières étaient gonflées, et l'herbe haute couverte de fleurs de toutes couleurs -- c'était donc magnifique). - la région de Zakho/Amadia au nord. - toute la région le long de la frontière iranienne : zone de Qandil tenue par le PKK turc qui peut d'ailleurs être interdite d'accès, puis route remontant vers Rowanduz, et route allant jusqu'au point frontière de Hajj Omran avec l'Iran et de laquelle on a une vue sublime sur la chaîne de montagnes enneigées. - la région de Barzan au nord, transformée en réserve naturelle depuis des années (sortes de chamois que nous n'avons pas vus, oiseaux de proie, ...), hautes falaises, gorges, etc.
Les Kurdes sont généralement plutôt accueillants, quoique assez réservés. A défaut de parler le kurde, parler l'arabe est un avantage malgré un contexte politique peu favorable. L'anglais y est un peu pratiqué surtout chez les jeunes, et de nombreux Kurdes ont fait de longs séjours en France (ref. période Danielle Mitterrand/Kouchner etc). La barrière de la langue peu malgré tout être problématique.
Les taxis respectent les tarifs locaux. La nourriture y est bonne et fraîche (viandes, salades, etc), et assez peu onéreuse, et les alcools en vente libre. Le problème majeur partout rencontré se focalise sur les hôtels : les villes etc. regorgent d'hôtels, construits à la va-vite et tous aussi moches et peu accueillants les uns que les autres, pratiquant des prix absolument prohibitifs quotés en dollars U.S. Le prix de la moindre chambre d'hôtel, moche etc. mais généralement propre, démarre à 50 $, sinon 70 ou 80. Un bon hôtel à Erbil sera à 150 $... Le tout en raison d'une économie, me semble-t-il, en devenir sinon factice car découlant de la rente pétrolière perçue par le Kurdistan (les abords des villes sont donc constellés de constructions en tout genre, y compris tours gigantesques, dont les travaux sont clairement arrêtés, mais qui ont définitivement gâché le paysage et l'environnement).
Dernier point : c'est une région sans touristes... (n'ai recontré qu'un seul couple de touristes !).
Voilà ! Si besoin d'infos complémentaires, ne pas hésiter à me les demander.
Dure dure l'intégration English translation pending
Coucou
Actuellement en Irlande, c'est ma première experience professionnelle en dehors de la France, et même si mon anglais n'est pas trop mauvais, je me sens vraiment ridicule, pendant mes sorties.. Sans compter que la plupart du temps, à chaque fois que j'ai discuté avec des gens, ils parlent souvent au moins trois langues .. Bref, j'suis dans un état emotionnel très partagé, entre l'excitation et la joie d'être ici, et la frustration de ne pas être tout à fait moi, car en France j'vais beaucoup plus facilement vers les gens, et je m'intègre très vite à un groupe .. Là j'me sens tout simplement ridicule, pour ne pas dire une m**** ! Lol
Les Irlandais sont pourtant très amicaux, et très bavards, même si c'est un peu difficile de se comprendre parfois ..
Alors voilà, merci de me raconter un peu votre état d'esprit pendant vos voyages, s'il vous arrive de ne pas vous sentir tout à fait vous-même, si vous pensez qu'à force de sorties et de rencontres, ça ira mieux pour moi .. Et quel est en moyenne le délai pour se sentir à l'aise dans un nouveau pays ..
Merci beaucoup ..
Actuellement en Irlande, c'est ma première experience professionnelle en dehors de la France, et même si mon anglais n'est pas trop mauvais, je me sens vraiment ridicule, pendant mes sorties.. Sans compter que la plupart du temps, à chaque fois que j'ai discuté avec des gens, ils parlent souvent au moins trois langues .. Bref, j'suis dans un état emotionnel très partagé, entre l'excitation et la joie d'être ici, et la frustration de ne pas être tout à fait moi, car en France j'vais beaucoup plus facilement vers les gens, et je m'intègre très vite à un groupe .. Là j'me sens tout simplement ridicule, pour ne pas dire une m**** ! Lol
Les Irlandais sont pourtant très amicaux, et très bavards, même si c'est un peu difficile de se comprendre parfois ..
Alors voilà, merci de me raconter un peu votre état d'esprit pendant vos voyages, s'il vous arrive de ne pas vous sentir tout à fait vous-même, si vous pensez qu'à force de sorties et de rencontres, ça ira mieux pour moi .. Et quel est en moyenne le délai pour se sentir à l'aise dans un nouveau pays ..
Merci beaucoup ..
S'alimenter à bon marché au Québec? English translation pending
Bonjour,
Je suis étudiant français et je viens d'arriver à Québec (Lévis plus précisément) où je vais rester pour une période de 3 mois. Je suis enchanté du cadre, malgré le froid actuel mais il y a encore quelque chose qui me turlupine au niveau de l'alimentation.
En fait j'ai fait des courses dans une grande surface (Metro) et je suis ressortis en ayant l'impression d'avoir payer vraiment très cher le peu de nourriture que j'ai acheté. Je travail au Cégep de Lévis-Lauzon et pareil, j'ai trouvé que la plupart des repas pour le moins consistant ne descendait pas en des 7$ (soit 5€ chez nous, sachant que le Restau Universitaire en France vaut 3€). Les fastfood ont l'air bon marché mais ça me fait qu'a moitié rêver de manger quotidiennement chez McDonald sachant que je suis très habitué à me faire de la nourriture, mais vu le prix des courses que je me suis faite j'ai du mal à me convaincre de la rentabilité de la chose et je ne pense pas que je vais longtemps continuer ainsi.
Alors je me demande quels peuvent être les moyens pour s'alimenter à bon marché quand on est au Canada ? Est-ce qu'il existe des grandes surfaces type discount ? Les fastfood/restaurant sont ils si peu cher pour être vraiment considéré comme un endroit où manger quotidiennement ?
Je n'ai pas encore trouvé le compromis, j'essai de trouver un endroit où manger pour moins de 6$ par repas plus ou moins. Est-ce si inenvisageable que ça ?
D'avance merci :)
Adrien
Je suis étudiant français et je viens d'arriver à Québec (Lévis plus précisément) où je vais rester pour une période de 3 mois. Je suis enchanté du cadre, malgré le froid actuel mais il y a encore quelque chose qui me turlupine au niveau de l'alimentation.
En fait j'ai fait des courses dans une grande surface (Metro) et je suis ressortis en ayant l'impression d'avoir payer vraiment très cher le peu de nourriture que j'ai acheté. Je travail au Cégep de Lévis-Lauzon et pareil, j'ai trouvé que la plupart des repas pour le moins consistant ne descendait pas en des 7$ (soit 5€ chez nous, sachant que le Restau Universitaire en France vaut 3€). Les fastfood ont l'air bon marché mais ça me fait qu'a moitié rêver de manger quotidiennement chez McDonald sachant que je suis très habitué à me faire de la nourriture, mais vu le prix des courses que je me suis faite j'ai du mal à me convaincre de la rentabilité de la chose et je ne pense pas que je vais longtemps continuer ainsi.
Alors je me demande quels peuvent être les moyens pour s'alimenter à bon marché quand on est au Canada ? Est-ce qu'il existe des grandes surfaces type discount ? Les fastfood/restaurant sont ils si peu cher pour être vraiment considéré comme un endroit où manger quotidiennement ?
Je n'ai pas encore trouvé le compromis, j'essai de trouver un endroit où manger pour moins de 6$ par repas plus ou moins. Est-ce si inenvisageable que ça ?
D'avance merci :)
Adrien
Itinéraire à petit budget dans le sud du Maroc English translation pending
bonjour
nous partons au maroc pour la premiere fois en janvier, trois semaines avec mon mari et mon fils de deux ans. j 'aimerai savoir quels sont les coins sympa a connaitre dans le sud, car en janvier on va essayer de se rapprocher un peu de la chaleur. on a pas un gros budget, mais l'interet pour nous c 'est plutot de connaitre le pays, la campagne, des villages sans forcement visiter plein de trucs touristiques. on arrive a casablanca, et j'aimerai savoir, quels endroits peuvent etre interessant au niveau du paysage et de l'authenticité, donc plutot des coins loins des grandes villes. ca m'interesse meme si y a pas un attrait touristique. voila, donc j'attend vos conseils
au fait, les prix des hotels changent si c 'est hors saison? par ex on part tou le mois de janvier
une autre question. je sais pas si c 'est un mythe, c 'est entendu parlé qu'il faut un acte de mariage pour avoir une chambre double dans un hotel ??
merci d'avance
aurore
nous partons au maroc pour la premiere fois en janvier, trois semaines avec mon mari et mon fils de deux ans. j 'aimerai savoir quels sont les coins sympa a connaitre dans le sud, car en janvier on va essayer de se rapprocher un peu de la chaleur. on a pas un gros budget, mais l'interet pour nous c 'est plutot de connaitre le pays, la campagne, des villages sans forcement visiter plein de trucs touristiques. on arrive a casablanca, et j'aimerai savoir, quels endroits peuvent etre interessant au niveau du paysage et de l'authenticité, donc plutot des coins loins des grandes villes. ca m'interesse meme si y a pas un attrait touristique. voila, donc j'attend vos conseils
au fait, les prix des hotels changent si c 'est hors saison? par ex on part tou le mois de janvier
une autre question. je sais pas si c 'est un mythe, c 'est entendu parlé qu'il faut un acte de mariage pour avoir une chambre double dans un hotel ??
merci d'avance
aurore
Y en a marre du «vrai»! English translation pending
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Recherche une école coranique francophone en Malaisie ou en Égypte English translation pending
voila je suis a la recherche d'une ecole coranique francophone ou on peut apprendre l'arabe et le Saint Coran, mais je ne conné pas du tout la malaisie et je ne cest donc pas ou aller et ou sont les meilleur ecoles alors j'ai besoin de votre aide.🤪
Merci d'avance a tous. 😉
Compte rendu de voyage au Japon: 15 jours - 13 nuits English translation pending
Voyage Japon : 15 jours - 13 nuits Tokyo - Kyoto - Osaka - Kurashiki - Hiroshima - Tokyo
Jour 1 : avion Départ de France en début d’après midi.
Jour 2 : Tokyo Arrivée à Tokyo vers 7h00 du matin après une nuit en avion. Nous n’avons pas assez dormi dans l’avion et voila que nous attend une dure journée, chaude et humide. Nous allons récupérer notre chambre d’hôtel et poser nos affaires. Impossible de résister à une sieste qui ne demande qu’à durer, mieux vaut se forcer à se lever et à s’activer pour faire une bonne nuit le soir venu et s’adapter plus vite au décalage horaire. L’hôtel type européen est un très bon choix pour ne pas être trop dépaysé les premiers jours, avec douche et lit façon française. Nous aurons le temps par la suite de tester les manières de vivre à la japonaises. Nous récupérons nos JR pass valable 15 jours (c’est du budget mais indispensable et relativement optimisé pour notre voyage itinérant, un bon compromis entre pris et simplicité car jongler avec tous les trains pour économiser très peu prend beaucoup de temps et un changement de planning est vite arrivé). Visite autour de l’hôtel.
Jour 3 : Tokyo - Kamakura - Tokyo Nous faisons l’aller-retour Tokyo-Kamakura dans la journée. La visite vaut le coup, c’est vraiment à voir. La ville est très agréable. Nous visitons temples et jardins et assistons à une cérémonie du thé.
Jour 4 : Tokyo - Kyoto Nous partons pour Kyoto. Nous testons les beaux trains japonais qui sont incroyablement à l’heure et très confortables avec beaucoup d’espace pour les jambes. Arrivée à Kyoto, nous cherchons longtemps notre hotel Yamato Ryokan : il y a 2 hôtels qui ont presque le même nom (enfin un s’appelle Ryokan Yamato, et l’autre Yamato Ryokan…la nuance est subtile et nous nous faisons avoir L ). Ce ryokan est excellent, avec un très bon petit déjeuner et bien placé. C’est une très bonne occasion pour tester les bains japonais car petits et donc pas trop intimidants pour une première fois (pour les femmes, possibilité d’être 2 ou 3 en même temps, pour les hommes, difficile d’être 2 dans le bain). L’eau est très chaude quand on n’est pas habitué. Nous visitons le Kyomizudera (perché sur la coline, il offre une très belle vue de la ville, c’est un des plus beaux temples car beaucoup d’autres ne sont que des pavillons de bois ou milieu de beaux jardins). La rue qui monte au temple est un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs (diversité et qualité). Nous finissons la journée par la visite de Fushimi Inari ou il y a de nombre Tori qui tracent des parcours dans la colline. Le soir, un petit tour dans Gion et un autre quartier vivant le soir, le long de la rivière, avec beaucoup de restaurants.
Jour 5 : Kyoto - Nara - Kyoto Une belle visite de Nara avec ses parcs et ses musées. Possibilité de toucher les biches pas farouches du tout ! Si vous achetez des biscuits pour leur donner, elles viendront se servir sans que vous les invitiez quitte à vous effrayer par leur détermination. Nous visitons le parc de Nara et le temple Todaiji avec une statue de Bouddha qui est le plus grand édifice en bois du monde. Nous envisagions de visiter le temple Horyuji à l'extérieur de Nara mais nous n’avons pas pris le temps.
Jour 6 : Kyoto Nous visitons de nombreux temples, heureusement que les jardins sont de vrais havres de paix qui permettent de nous ressourcer. D’ailleurs visiter un temple consiste à faire un tour dans un très beau jardin… et même si tous les jardins sont différents, il me semble inutile de trop insister à vouloir voir tous les temples. Nous visitons le temple en or, le jardin secs zen et le jardin lunaire et jardin sec Ryuanji, le pavillon d’argent et empruntons le chemin de la philosophie (très agréable pour changer un peu des temples). Nous envisagions de visiter le temple Byodoin à Uji et faire une cérémonie du thé, mais nous n’avons pas pris le temps. Ca semble valoir le coup d’œil d’après quelques photos vues sur internet et quelques commentaires lus.
Jour 7 : Kyoto - Koya San Nous voilà partis pour Koya San, le voyage est très agréable, avec un petit train qui grimpe dans la colline au milieu d’une forêt très dense puis un funiculaire et un bus pour enfin arriver dans Kyoa San. Nous allons récupérer nos chambres à l’hôtel Eko-In. Seul inconvénient, c’est que le diner est servi très tôt ce qui ne nous laisse pas beaucoup de temps pour visiter. Bain commun avant un bon diner servi royalement dans la chambre : la nourriture est bonne mais un peu particulière. Nous visitons le cimetière Okunoin dans la forêt de cèdres et le temple des lanternes. Attention aux moustiques qui nous dévorent ! Pensez à vous couvrir jambes et bras, même si vous trouvez qu’il fait chaud !
Jour 8 : Koya San - Osaka La journée commence très tôt pour assister aux cérémonies du feu et à une autre cérémonie. Les 2 s’enchainent. Puis retour dans la chambre ou un petit déjeuner très particulier est servi. Des légumes très salés et des nouilles ça change des croissants français ! Départ pour Osaka en milieu de matinée. Passage à l’hôtel et visites. Nous nous habituons au bain japonais et l’eau nous semble tiède… Nous visitons l’Umeda Sky Building, vraiment beau et moderne ! Visite dans la ville et du quartier Dotonburi ou il y a de bons restaurants. Nous découvrons une spécialité d’Hiroshima : l’okonomiyaki, une sorte d’omelette, cuisinée sur des plaques devant vos yeux : très bon et en plus je sais comment ils font les vaguelettes sur le dessus des gâteaux type mille-feuille maintenant, vu qu’ils passent une sorte de sauce et qu’ils font le même style de dessin sur ces omelettes. Une ville très belle et agréable, nous aurions du y rester au moins une journée et une nuit de plus !
Jour 8 : Osaka - Chikutei pour Ryokan avec onsen en plein air perdu dans une station d’hiver… Une étape repos pour nous détendre et nous éloigner des hordes de touristes. La réservation pour cet endroit a été très difficile car pas d’information sur internet, il a fallu que de japonais au japon nous fasse la réservation (même un japonais en France n’a pas pu faute d’adresse ou de numéro de téléphone au japon…). Nous prenons un petit train (un seul wagon automoteur qui peut rouler dans les 2 sens) pour nous rendre à cet hôtel. Dans le village ou nous effectuons notre changement, nous en profitons pour aller manger un gros bol de nouilles. Le restaurateur n’a pas l’habitude de voir des étrangers ni même les autres personnes du village, toutes très accueillantes et aimables. Le restaurateur nous offre le café ! Une étape inoubliable pas sa simplicité et sa tranquillité en comparaison avec les lieux très touristiques recommandés dans tous les voyages. Nous arrivons à notre hôtel haut de gamme (le plus beau de notre séjour et le plus cher). L’objectif était de « nous mettre au vert » pour souffler un coup et surtout profiter d’un onsen, en plein air, avec les pierres et les bambous….missions accomplies, 3 bains en une journée et une nuit ! En prime un énorme dîner que nous n’avons pu finir une sorte de fondue de bœuf tranché finement, dans une chambre magnifique. Et pour renforcer l’idée des contradictions de ce pays, une télé à tube cathodique dont aucune chaine n’est réglée et qui grésille, tout ça dans le plus bel hôtel de notre séjour…vive la technologie japonaise.
Jour 10 : Chikutei pour Ryokan avec onsen - Himeji - Kurashiki Nous repartons avec une halte à Himeji pour voir son magnifique château qui vaut le détour. Puis nous enchainons pour aller passer la nuit à Kurashiki ou nous arrivons en fin d’après midi. Manque de chance, tous les articles que nous avons lus nous recommandaient cet endroit à visiter le soir, mais après 18h00, c’est une ville morte (du moins pour notre période début aout) !!! C’est très dommage car c’est vraiment mignon et ça vaut le détour, promenade le long de canaux et visite de boutiques avec artisanat local, très différent de ce qu’on trouve à Kyoto et très joli. Les boutiques communiquent entre elles…l’endroit est super mais il faudrait essayer d’y être pour le repas de midi et visiter dans la journée….mauvais timing.
Jour 11 : Kurashiki - Hiroshima Nous arrivons la veille des commémorations du 6 août… Nous visitons le parc de la paix, le musée Peace Memorial avec le dôme de la bombe A. Nous faisons vite le tour de la ville, qui ne mérite pas d’y passer trop longtemps. Il y a quand même beaucoup d’émotion et un magnifique message de paix pour revendiquer la non prolifération des armes nucléaires : un bel exemple à suivre !
Jour 12 : Hiroshima Jour des commémorations, il y a beaucoup de monde. Nous complétons quelques visites…
Jour 13 : Hiroshima - Miyajima - Tokyo Nous partons visiter l’ile de Miyajima. Ce n’est pas une étape indispensable mais elle m’a permis de gouter des huitres frites avec un plat de pâtes ! Peut être est ce du à la fin de notre voyage avec la fatigue liée à notre séjour itinérant, mais rien ne nous à marqué même si c’est joli…Nous rentrons sur Tokyo. Nous avions envisagé de visiter les gorges de Sandankyo mais il aurait fallu passer une nuit de plus à Hiroshima ou du moins ne pas rentrer jusqu’à Tokyo.
Jour 14 : Tokyo 14 jours au Japon et presque aucun passé à Tokyo, il y a de quoi faire pourtant…il aurait fallu mieux nous renseigner avant le voyage pour profiter des endroits à visiter. A noter une cependant une rue avec beaucoup de jeunes et plein de boutiques, pas très loin du parc ou d’autres jeunes aux looks de manga attendent à l’entrée du parc (enfin seulement 3 costumes dans notre cas…), une belle avenue comparée aux Champs Elysées, un centre commercial haut standing et un endroit touristique idéal pour compléter les cadeaux…
Jour 15 : avion Renseignez vous avant pour les horaires de train pour aller à l’aéroport car il n’est pas à côté et il faut du temps pour y aller. Le train est bien chargé... Vérifiez si vous devez réserver une place ou non et dans quelle classe…
Conclusion :
Il nous a fallu beaucoup de temps pour planifier ce voyage. Il y a forcément des avantages et des inconvénients : plus de liberté, niveau d’hôtel moindre que sur un gros tour, plus d’originalité, cout plus faible…Il faut remarquer que le japon est un pays où il est possible d’improviser sur place (au risque de ne trouver que des hôtels très chers suivant la période) ou de faire des réservations depuis la France avec internet. Nous avons organisé ce voyage en fonction de ce que nous avions pu lire et de nos envies, en comparant différents tours et autres commentaires de voyages au japon. Nous avons essentiellement fait des étapes touristiques qui apparaissent dans plusieurs tours, avec d’autres étapes parfois peu touristiques et originales. En discutant avec d’autres touristes, il nous semble que nous n’avons pas trop oublié d’endroits à voir et même certains nous ont félicités d’être allés dans des endroits importants pas toujours prévus dans les tours (Kamakura et Kurashiki entre autres). Malgré des commentaires de certaines personnes comme quoi Koya San ne vaut pas le détour, nous le recommandons car c’est une étape qui nous a marqué et que nous avons appréciée. Ca change des temples et des grandes villes et le voyage est agréable. Nous avons eu un mauvais timing pour Kurashiki L et nous aurions pu nous dispenser de Miyajima et, peut être, remplacer par les gorges de Sandakyo. Nous aurions pu passer une journée de moins à Hiroshima pour passer une journée de plus à Osaka qui est la grande ville que nous avons le plus aimé. Une journée et une nuit dans un endroit qui n’apparait dans aucun tour et dont personne ne parle (Chikutei) est une de nos fiertés et un excellent souvenir, encore faut-il réussir à réserver...
J’ai mon fichier excel à disposition si vous êtes intéressés pour les hôtels, journées, adresses et les visites essentielles à faire que j’ai pu regrouper avant le voyage.
PS: 1 an et demi après notre voyage je fais ce post pour donner des idées, pour répondre au concept d'entraide mutuelle et pour tenir mon engagement lors de mon inscription sur le forum (mieux vaut tard que jamais). Bon voyage!
Jour 1 : avion Départ de France en début d’après midi.
Jour 2 : Tokyo Arrivée à Tokyo vers 7h00 du matin après une nuit en avion. Nous n’avons pas assez dormi dans l’avion et voila que nous attend une dure journée, chaude et humide. Nous allons récupérer notre chambre d’hôtel et poser nos affaires. Impossible de résister à une sieste qui ne demande qu’à durer, mieux vaut se forcer à se lever et à s’activer pour faire une bonne nuit le soir venu et s’adapter plus vite au décalage horaire. L’hôtel type européen est un très bon choix pour ne pas être trop dépaysé les premiers jours, avec douche et lit façon française. Nous aurons le temps par la suite de tester les manières de vivre à la japonaises. Nous récupérons nos JR pass valable 15 jours (c’est du budget mais indispensable et relativement optimisé pour notre voyage itinérant, un bon compromis entre pris et simplicité car jongler avec tous les trains pour économiser très peu prend beaucoup de temps et un changement de planning est vite arrivé). Visite autour de l’hôtel.
Jour 3 : Tokyo - Kamakura - Tokyo Nous faisons l’aller-retour Tokyo-Kamakura dans la journée. La visite vaut le coup, c’est vraiment à voir. La ville est très agréable. Nous visitons temples et jardins et assistons à une cérémonie du thé.
Jour 4 : Tokyo - Kyoto Nous partons pour Kyoto. Nous testons les beaux trains japonais qui sont incroyablement à l’heure et très confortables avec beaucoup d’espace pour les jambes. Arrivée à Kyoto, nous cherchons longtemps notre hotel Yamato Ryokan : il y a 2 hôtels qui ont presque le même nom (enfin un s’appelle Ryokan Yamato, et l’autre Yamato Ryokan…la nuance est subtile et nous nous faisons avoir L ). Ce ryokan est excellent, avec un très bon petit déjeuner et bien placé. C’est une très bonne occasion pour tester les bains japonais car petits et donc pas trop intimidants pour une première fois (pour les femmes, possibilité d’être 2 ou 3 en même temps, pour les hommes, difficile d’être 2 dans le bain). L’eau est très chaude quand on n’est pas habitué. Nous visitons le Kyomizudera (perché sur la coline, il offre une très belle vue de la ville, c’est un des plus beaux temples car beaucoup d’autres ne sont que des pavillons de bois ou milieu de beaux jardins). La rue qui monte au temple est un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs (diversité et qualité). Nous finissons la journée par la visite de Fushimi Inari ou il y a de nombre Tori qui tracent des parcours dans la colline. Le soir, un petit tour dans Gion et un autre quartier vivant le soir, le long de la rivière, avec beaucoup de restaurants.
Jour 5 : Kyoto - Nara - Kyoto Une belle visite de Nara avec ses parcs et ses musées. Possibilité de toucher les biches pas farouches du tout ! Si vous achetez des biscuits pour leur donner, elles viendront se servir sans que vous les invitiez quitte à vous effrayer par leur détermination. Nous visitons le parc de Nara et le temple Todaiji avec une statue de Bouddha qui est le plus grand édifice en bois du monde. Nous envisagions de visiter le temple Horyuji à l'extérieur de Nara mais nous n’avons pas pris le temps.
Jour 6 : Kyoto Nous visitons de nombreux temples, heureusement que les jardins sont de vrais havres de paix qui permettent de nous ressourcer. D’ailleurs visiter un temple consiste à faire un tour dans un très beau jardin… et même si tous les jardins sont différents, il me semble inutile de trop insister à vouloir voir tous les temples. Nous visitons le temple en or, le jardin secs zen et le jardin lunaire et jardin sec Ryuanji, le pavillon d’argent et empruntons le chemin de la philosophie (très agréable pour changer un peu des temples). Nous envisagions de visiter le temple Byodoin à Uji et faire une cérémonie du thé, mais nous n’avons pas pris le temps. Ca semble valoir le coup d’œil d’après quelques photos vues sur internet et quelques commentaires lus.
Jour 7 : Kyoto - Koya San Nous voilà partis pour Koya San, le voyage est très agréable, avec un petit train qui grimpe dans la colline au milieu d’une forêt très dense puis un funiculaire et un bus pour enfin arriver dans Kyoa San. Nous allons récupérer nos chambres à l’hôtel Eko-In. Seul inconvénient, c’est que le diner est servi très tôt ce qui ne nous laisse pas beaucoup de temps pour visiter. Bain commun avant un bon diner servi royalement dans la chambre : la nourriture est bonne mais un peu particulière. Nous visitons le cimetière Okunoin dans la forêt de cèdres et le temple des lanternes. Attention aux moustiques qui nous dévorent ! Pensez à vous couvrir jambes et bras, même si vous trouvez qu’il fait chaud !
Jour 8 : Koya San - Osaka La journée commence très tôt pour assister aux cérémonies du feu et à une autre cérémonie. Les 2 s’enchainent. Puis retour dans la chambre ou un petit déjeuner très particulier est servi. Des légumes très salés et des nouilles ça change des croissants français ! Départ pour Osaka en milieu de matinée. Passage à l’hôtel et visites. Nous nous habituons au bain japonais et l’eau nous semble tiède… Nous visitons l’Umeda Sky Building, vraiment beau et moderne ! Visite dans la ville et du quartier Dotonburi ou il y a de bons restaurants. Nous découvrons une spécialité d’Hiroshima : l’okonomiyaki, une sorte d’omelette, cuisinée sur des plaques devant vos yeux : très bon et en plus je sais comment ils font les vaguelettes sur le dessus des gâteaux type mille-feuille maintenant, vu qu’ils passent une sorte de sauce et qu’ils font le même style de dessin sur ces omelettes. Une ville très belle et agréable, nous aurions du y rester au moins une journée et une nuit de plus !
Jour 8 : Osaka - Chikutei pour Ryokan avec onsen en plein air perdu dans une station d’hiver… Une étape repos pour nous détendre et nous éloigner des hordes de touristes. La réservation pour cet endroit a été très difficile car pas d’information sur internet, il a fallu que de japonais au japon nous fasse la réservation (même un japonais en France n’a pas pu faute d’adresse ou de numéro de téléphone au japon…). Nous prenons un petit train (un seul wagon automoteur qui peut rouler dans les 2 sens) pour nous rendre à cet hôtel. Dans le village ou nous effectuons notre changement, nous en profitons pour aller manger un gros bol de nouilles. Le restaurateur n’a pas l’habitude de voir des étrangers ni même les autres personnes du village, toutes très accueillantes et aimables. Le restaurateur nous offre le café ! Une étape inoubliable pas sa simplicité et sa tranquillité en comparaison avec les lieux très touristiques recommandés dans tous les voyages. Nous arrivons à notre hôtel haut de gamme (le plus beau de notre séjour et le plus cher). L’objectif était de « nous mettre au vert » pour souffler un coup et surtout profiter d’un onsen, en plein air, avec les pierres et les bambous….missions accomplies, 3 bains en une journée et une nuit ! En prime un énorme dîner que nous n’avons pu finir une sorte de fondue de bœuf tranché finement, dans une chambre magnifique. Et pour renforcer l’idée des contradictions de ce pays, une télé à tube cathodique dont aucune chaine n’est réglée et qui grésille, tout ça dans le plus bel hôtel de notre séjour…vive la technologie japonaise.
Jour 10 : Chikutei pour Ryokan avec onsen - Himeji - Kurashiki Nous repartons avec une halte à Himeji pour voir son magnifique château qui vaut le détour. Puis nous enchainons pour aller passer la nuit à Kurashiki ou nous arrivons en fin d’après midi. Manque de chance, tous les articles que nous avons lus nous recommandaient cet endroit à visiter le soir, mais après 18h00, c’est une ville morte (du moins pour notre période début aout) !!! C’est très dommage car c’est vraiment mignon et ça vaut le détour, promenade le long de canaux et visite de boutiques avec artisanat local, très différent de ce qu’on trouve à Kyoto et très joli. Les boutiques communiquent entre elles…l’endroit est super mais il faudrait essayer d’y être pour le repas de midi et visiter dans la journée….mauvais timing.
Jour 11 : Kurashiki - Hiroshima Nous arrivons la veille des commémorations du 6 août… Nous visitons le parc de la paix, le musée Peace Memorial avec le dôme de la bombe A. Nous faisons vite le tour de la ville, qui ne mérite pas d’y passer trop longtemps. Il y a quand même beaucoup d’émotion et un magnifique message de paix pour revendiquer la non prolifération des armes nucléaires : un bel exemple à suivre !
Jour 12 : Hiroshima Jour des commémorations, il y a beaucoup de monde. Nous complétons quelques visites…
Jour 13 : Hiroshima - Miyajima - Tokyo Nous partons visiter l’ile de Miyajima. Ce n’est pas une étape indispensable mais elle m’a permis de gouter des huitres frites avec un plat de pâtes ! Peut être est ce du à la fin de notre voyage avec la fatigue liée à notre séjour itinérant, mais rien ne nous à marqué même si c’est joli…Nous rentrons sur Tokyo. Nous avions envisagé de visiter les gorges de Sandankyo mais il aurait fallu passer une nuit de plus à Hiroshima ou du moins ne pas rentrer jusqu’à Tokyo.
Jour 14 : Tokyo 14 jours au Japon et presque aucun passé à Tokyo, il y a de quoi faire pourtant…il aurait fallu mieux nous renseigner avant le voyage pour profiter des endroits à visiter. A noter une cependant une rue avec beaucoup de jeunes et plein de boutiques, pas très loin du parc ou d’autres jeunes aux looks de manga attendent à l’entrée du parc (enfin seulement 3 costumes dans notre cas…), une belle avenue comparée aux Champs Elysées, un centre commercial haut standing et un endroit touristique idéal pour compléter les cadeaux…
Jour 15 : avion Renseignez vous avant pour les horaires de train pour aller à l’aéroport car il n’est pas à côté et il faut du temps pour y aller. Le train est bien chargé... Vérifiez si vous devez réserver une place ou non et dans quelle classe…
Conclusion :
Il nous a fallu beaucoup de temps pour planifier ce voyage. Il y a forcément des avantages et des inconvénients : plus de liberté, niveau d’hôtel moindre que sur un gros tour, plus d’originalité, cout plus faible…Il faut remarquer que le japon est un pays où il est possible d’improviser sur place (au risque de ne trouver que des hôtels très chers suivant la période) ou de faire des réservations depuis la France avec internet. Nous avons organisé ce voyage en fonction de ce que nous avions pu lire et de nos envies, en comparant différents tours et autres commentaires de voyages au japon. Nous avons essentiellement fait des étapes touristiques qui apparaissent dans plusieurs tours, avec d’autres étapes parfois peu touristiques et originales. En discutant avec d’autres touristes, il nous semble que nous n’avons pas trop oublié d’endroits à voir et même certains nous ont félicités d’être allés dans des endroits importants pas toujours prévus dans les tours (Kamakura et Kurashiki entre autres). Malgré des commentaires de certaines personnes comme quoi Koya San ne vaut pas le détour, nous le recommandons car c’est une étape qui nous a marqué et que nous avons appréciée. Ca change des temples et des grandes villes et le voyage est agréable. Nous avons eu un mauvais timing pour Kurashiki L et nous aurions pu nous dispenser de Miyajima et, peut être, remplacer par les gorges de Sandakyo. Nous aurions pu passer une journée de moins à Hiroshima pour passer une journée de plus à Osaka qui est la grande ville que nous avons le plus aimé. Une journée et une nuit dans un endroit qui n’apparait dans aucun tour et dont personne ne parle (Chikutei) est une de nos fiertés et un excellent souvenir, encore faut-il réussir à réserver...
J’ai mon fichier excel à disposition si vous êtes intéressés pour les hôtels, journées, adresses et les visites essentielles à faire que j’ai pu regrouper avant le voyage.
PS: 1 an et demi après notre voyage je fais ce post pour donner des idées, pour répondre au concept d'entraide mutuelle et pour tenir mon engagement lors de mon inscription sur le forum (mieux vaut tard que jamais). Bon voyage!
Trouver un guichet à l'aéroport de Bangkok et où prendre un bus de nuit? English translation pending
hello... voila juste une question..
ce coup ci j'atteri a bkk a 6h50 du matin... est ce que le guchet thai airways ou air asia est ouvert a cet heure là?
j dois choper un vol pour krabi (pour le lendemain?) je sais pas encore trop...
en gros je dois faire un passage au lumpinee chercher du matos... et je suppose que le magasin sera pas ouvert a 8h du mat...
donc idéallement j aurai pris mon billet pour ensuite me taper dans un guest et revenir le lendemain a l'aeroport...
et dans le pire des cas, je me fous dans un guest pour dormir le matin je vais au lumpinee et ensuite bus de nuit mais il se prend ou? il demarre a quelle heure?
y'a t il une consigne bagage a l'aeroport (je l avais chercher la derniere fois mais pas trouvé et vu que je speach pas english) car au pire j fous mes bagages là et je prend le risque d aller du matin au shop du lumpinee en fonction de l'heure a laquelle ca ouvre retour a l'aeroport en esperant trouver un billet (a bon prix) pour krabi...
(je sais un peu brouillon ma question lol mais j'suis perdu entre les differents choix)
ce coup ci j'atteri a bkk a 6h50 du matin... est ce que le guchet thai airways ou air asia est ouvert a cet heure là?
j dois choper un vol pour krabi (pour le lendemain?) je sais pas encore trop...
en gros je dois faire un passage au lumpinee chercher du matos... et je suppose que le magasin sera pas ouvert a 8h du mat...
donc idéallement j aurai pris mon billet pour ensuite me taper dans un guest et revenir le lendemain a l'aeroport...
et dans le pire des cas, je me fous dans un guest pour dormir le matin je vais au lumpinee et ensuite bus de nuit mais il se prend ou? il demarre a quelle heure?
y'a t il une consigne bagage a l'aeroport (je l avais chercher la derniere fois mais pas trouvé et vu que je speach pas english) car au pire j fous mes bagages là et je prend le risque d aller du matin au shop du lumpinee en fonction de l'heure a laquelle ca ouvre retour a l'aeroport en esperant trouver un billet (a bon prix) pour krabi...
(je sais un peu brouillon ma question lol mais j'suis perdu entre les differents choix)
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Savoir vivre English translation pending
Entendu de multiples fois lors de mes voyages au Viet Nam :
" Respectez l'autre... Et vous vous repecterez vous-même !
Je dédie ceci à bien des voyageurs français que j'ai vu - HÉLAS !!! - se comporter commes de véritables rustauds, et le qualificatif reste faible, tant le spectacle fut " ad nauseam " ; quant à la trace laissée... je ne vous explique même pas !
Cordialissimes amitiés voyageuses de Vietalier.
PS : un hochement de la tête pour dire bonjour, des mains jointes devant le visage pour remercier ; tout ceci est bien simple et ouvre bien des portes, même à celles et ceux qui ne parlent pas la langue du Pays qui les accueille. PENSEZ-Y.
PS : un hochement de la tête pour dire bonjour, des mains jointes devant le visage pour remercier ; tout ceci est bien simple et ouvre bien des portes, même à celles et ceux qui ne parlent pas la langue du Pays qui les accueille. PENSEZ-Y.
Restaurants sympathiques et pas très chers dans l'Ouest américain? English translation pending
bonsoir,
voila le depart approche ( je compte les jours le 09) et je suis toujours en train de chercher ou bien manger a savoir que je recherche pas du gastro mais qq chose de sympa et pas tres cher si apres vos experiences vous avez des idees sympa je suis preneuse merci beaucoup . je vous met mon parcours a bientot
J1(10) : Vol pour SFO nuit majestic J2 (11): SFO nuit sfo majestic J3 (12): SFO nuit majestic J4(13) : SFO - Yosemite nuit curry village J5 (14): Yosemite nuit cury village J6 (15): YOSEMITE - Bodie - Lee Vining. nuit au virginia creek J7 (16): Lee Vining - Death Valley nuit au strovepipe J8 (17): Death Valley- Las Vegas nuit au super8 J9(18) : Las Vegas IDEM J10(19) : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à glendale J11 (20): Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Bryce J12(21) : Bryce Canyon- Torrey J13 (22): Torrey- Capitol Reef - Moab J14(23) : Moab J15 (24): Moab - (Gooseneck, Valley of Gods ) -Monument Valley J16 (25): Monument Valley – Page:Upper Antelope Canyon à 11H(si vous partez tôt de Monument Valley) + Horseshoe Bend J17 (26): Page - Marble Canyon, Lees Ferry, Little Colorado - Grand Canyon (points de vue côté est) J18 (27): Grand Canyon J19 (28): Grand Canyon - LA J20 (29): LA (Universal Studios J21(30) : Retour
voila le depart approche ( je compte les jours le 09) et je suis toujours en train de chercher ou bien manger a savoir que je recherche pas du gastro mais qq chose de sympa et pas tres cher si apres vos experiences vous avez des idees sympa je suis preneuse merci beaucoup . je vous met mon parcours a bientot
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Inspirez-moi un voyage English translation pending
Parce que nous ne sommes plus des découvreurs, on peut douter du voyage.
Ces deux dernières années j'ai, chaque été, voyagé en Italie.
Mais cette année je ne fais rien car rien ne me vient.
Inspirez moi.
Action humanitaire au Cameroun et en Afrique English translation pending
Je constate de plus en plus que l'on sollicite de nouveaux bénévoles dans des ONG pour des missions de plus de trois mois et que ces Dites ONG ne font pas beaucoup d'efforts pour motiver leurs bénévoles. Ainsi, sans aucune rémunération, sans aucune prise en charge de leurs frais de transports et de papiers (passeports, visas, vaccinations), les bénévoles se retrouvent souvent à agir comme du 'personnel prêté gratuitement'. Beaucoup d'Associations ne le donnent même pas le gite et le couvert, c'est regrettable de prendre ainsi des bénévoles pour des canards sauvages ( les prendre pour des cons)
J'ai même vu des offres où les stagiaires devaient encore régler 250 euros de frais par semaine pour être logés et nourris simplement : une escroquerie montée à l'échelle internationale, sachant qu'un blanc qui se nourrit de nourriture locale ne coute pas plus de 2 euros par jour, pourquoi proposer une facturation quotidienne si 'salée' tandis que le cout réel mensuel n'atteint même pas le dixième ?
Si vous souhaitez être bénévoles au Cameroun et que cela vous tente vraiment d'en faire partie, contactez moi rapidement, car je compte repartir de France d'ici 5 ans, et j'aimerai monter une ONG locale mais il faut créer auparavant une association. Ainsi, une fois montée, financée par des dons et des cartes de membres, nous pourrions créer une ONG installée au Sud de Yaoundé, et mon beau père nous mettrait à disposition, une parcelle de terre d'environ 500 mètres carrés , 5 ares; afin d'installer le centre logistique. Mission souhaitée : intervenir sur la population ayant des soucis de motricité : apports d'aliments, apports de soins d'urgences lors de la distribution, cours et soutiens scolaires et tout cela en effectuant des missions et des tournées de deux jours, partant du camp le lundi matin, rentrant le mardi soir, et ainsi faire deux tournées par semaine avec une assistance médicale le vendredi et samedi matin. (si ce n'est mon beau père, ce sera moi qui prêterait le terrain à l'association humanitaire dont j'en ferai partie (gestion) : je me débrouillerai d'acquérir une parcelle dans la région de Zoatoupsi
Aux premiers calculs, il faut compter pour un encadrement, y compris mm, le chauffeur, le mécano, l'aide soignante-l'infirmier, payés sur la base 'vies', 450 euros par mois, pour les expatriés, et autres salaires locaux, environ 2000 euros de salaire et 500 euros de frais de gestion et alimentation du personnel en mission, et environ 1500 euros de dépenses diverses dont environ 300 euros en carburant et 200 euros en frais de péage, et 1000 euros en aliments locaux et médicaments distribués à la population : paralysés, invalides, infirmes, aveugles
Le budget de fonctionnement de la première année hors achat du véhicule , serait de l'ordre de 48 000 euros dont 12 000 investis en médicaments et en nourritures (pas d'alcool) et un véhicule d'occasion utilitaire + toyota simple doivent se trouver à moins de 12000 euros d'occasion mais l n'a pas été mis dans le budget
Le budget prévisionnel de second année, doit se maintenir à un cout mensuel de 4500 euros , salaires et charges étant stables à 2000 euros, 1000 euros de frais de gestion et télécomm / taxes et péages et environ 1500 euros pour la distribution aux civils concernés. Ainsi, l'estimation annuelle serait d'environ 54000 euros.
Tout cela tenant compte de trois VIES, et de trois salaires locaux. Les estimations sont dans la fourchette haute, s'il y a moins de personnel VIES et que c'est du Personnel local à 120 euros, cela réduit d'autant , les dépenses mensuelles estimées à 3700 et 4200 euros soit 45000 et 51000 euros annuels
Il faut bien savoir que j'envisage donc d'effectuer des tournées, deux tournées par semaine et ainsi d'effectuer la semaine suivante deux autres itinéraires ; ainsi, si la tournée Ebolowo débute le Lundi - mardi 1 et 2 Avril, il faut savoir qu'on effectuera la prochaine mission 15 jours plus tard. Ainsi, en planifiant, nous pourrions organiser 4 tournées d'interventions de deux jours par quinzaine, tout le personnel étant embarqué le lundi matin, revenant de mission le Mardi soir, nourri et logé et prét à repartir le Mercredi matin pour revenir le jeudi Soir. Le vendredi et samedi matin étant réservés aux travaux administratifs et à la révision du véhicule, de soins locaux au dispensaire, du réapprovisionnement, et au repos du personnel en Après midi et en Pose à compter de Samedi 13h à Lundi Matin 6H précises pour reprendre la route .
L'embauche d'un chauffeur-mécanicien local parlant les langues locales est obligatoire ainsi que celle d'une aide soignante pour effectuer les soins de base. Ils seront payés en argent Local et aux conditions salariales de la grille de salaire camerounais. Les agents VIES, seront rémunérés aux conditions VIES assurant 450 euros mensuels, et le gite et l'hébergement, et la possibilité de télecom par internet durant leur séjour.
Je tiens à préciser que la population locale a vraiment besoin d'assistance mais qu'il faut être vigilent et avoir aussi du personnel sérieux et compétent, qui puisse aussi servir d'interprète et de conciliateur. Que vivre et faire du social est difficile et que pour le moment, tout ceci est un projet et qu'il n'y a aucune garantie actuelle pour le financement, mais que même sans financements, ceux qui veulent créer cette ONG à Zoatoupsi, m'écrivent
IL Y A TANT DE CHOSES à faire dans ce pays Il n'est et ne sera jamais trop tard pour arranger les choses et rendre la vie des gens en difficulté plus simple et plus belle. A tout de suite
Si vous souhaitez être bénévoles au Cameroun et que cela vous tente vraiment d'en faire partie, contactez moi rapidement, car je compte repartir de France d'ici 5 ans, et j'aimerai monter une ONG locale mais il faut créer auparavant une association. Ainsi, une fois montée, financée par des dons et des cartes de membres, nous pourrions créer une ONG installée au Sud de Yaoundé, et mon beau père nous mettrait à disposition, une parcelle de terre d'environ 500 mètres carrés , 5 ares; afin d'installer le centre logistique. Mission souhaitée : intervenir sur la population ayant des soucis de motricité : apports d'aliments, apports de soins d'urgences lors de la distribution, cours et soutiens scolaires et tout cela en effectuant des missions et des tournées de deux jours, partant du camp le lundi matin, rentrant le mardi soir, et ainsi faire deux tournées par semaine avec une assistance médicale le vendredi et samedi matin. (si ce n'est mon beau père, ce sera moi qui prêterait le terrain à l'association humanitaire dont j'en ferai partie (gestion) : je me débrouillerai d'acquérir une parcelle dans la région de Zoatoupsi
Aux premiers calculs, il faut compter pour un encadrement, y compris mm, le chauffeur, le mécano, l'aide soignante-l'infirmier, payés sur la base 'vies', 450 euros par mois, pour les expatriés, et autres salaires locaux, environ 2000 euros de salaire et 500 euros de frais de gestion et alimentation du personnel en mission, et environ 1500 euros de dépenses diverses dont environ 300 euros en carburant et 200 euros en frais de péage, et 1000 euros en aliments locaux et médicaments distribués à la population : paralysés, invalides, infirmes, aveugles
Le budget de fonctionnement de la première année hors achat du véhicule , serait de l'ordre de 48 000 euros dont 12 000 investis en médicaments et en nourritures (pas d'alcool) et un véhicule d'occasion utilitaire + toyota simple doivent se trouver à moins de 12000 euros d'occasion mais l n'a pas été mis dans le budget
Le budget prévisionnel de second année, doit se maintenir à un cout mensuel de 4500 euros , salaires et charges étant stables à 2000 euros, 1000 euros de frais de gestion et télécomm / taxes et péages et environ 1500 euros pour la distribution aux civils concernés. Ainsi, l'estimation annuelle serait d'environ 54000 euros.
Tout cela tenant compte de trois VIES, et de trois salaires locaux. Les estimations sont dans la fourchette haute, s'il y a moins de personnel VIES et que c'est du Personnel local à 120 euros, cela réduit d'autant , les dépenses mensuelles estimées à 3700 et 4200 euros soit 45000 et 51000 euros annuels
Il faut bien savoir que j'envisage donc d'effectuer des tournées, deux tournées par semaine et ainsi d'effectuer la semaine suivante deux autres itinéraires ; ainsi, si la tournée Ebolowo débute le Lundi - mardi 1 et 2 Avril, il faut savoir qu'on effectuera la prochaine mission 15 jours plus tard. Ainsi, en planifiant, nous pourrions organiser 4 tournées d'interventions de deux jours par quinzaine, tout le personnel étant embarqué le lundi matin, revenant de mission le Mardi soir, nourri et logé et prét à repartir le Mercredi matin pour revenir le jeudi Soir. Le vendredi et samedi matin étant réservés aux travaux administratifs et à la révision du véhicule, de soins locaux au dispensaire, du réapprovisionnement, et au repos du personnel en Après midi et en Pose à compter de Samedi 13h à Lundi Matin 6H précises pour reprendre la route .
L'embauche d'un chauffeur-mécanicien local parlant les langues locales est obligatoire ainsi que celle d'une aide soignante pour effectuer les soins de base. Ils seront payés en argent Local et aux conditions salariales de la grille de salaire camerounais. Les agents VIES, seront rémunérés aux conditions VIES assurant 450 euros mensuels, et le gite et l'hébergement, et la possibilité de télecom par internet durant leur séjour.
Je tiens à préciser que la population locale a vraiment besoin d'assistance mais qu'il faut être vigilent et avoir aussi du personnel sérieux et compétent, qui puisse aussi servir d'interprète et de conciliateur. Que vivre et faire du social est difficile et que pour le moment, tout ceci est un projet et qu'il n'y a aucune garantie actuelle pour le financement, mais que même sans financements, ceux qui veulent créer cette ONG à Zoatoupsi, m'écrivent
IL Y A TANT DE CHOSES à faire dans ce pays Il n'est et ne sera jamais trop tard pour arranger les choses et rendre la vie des gens en difficulté plus simple et plus belle. A tout de suite
Voyage au Japon avec une petite fille de 5 mois: décalage horaire English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes à considérer un voyage au Japon en octobre avec notre fille qui aura alors 5 mois. Du Québec, on parle de 12h de décalage horaire et 15-20h de voyage. J'y suis allé seul par affaire il y'a quelques années et je me souviens avoir été plutôt déboussolé au retour.... je me réveillais dans la nuit vers les 2h du matin et plus moyen de dormir. Ça nous inquiète donc un peu avec un bébé si jeune... en fait, on a peur qu'elle arrête de nous faire de longues nuits et de revenir à la case départ pendant plusieurs semaines. Si je me souviens bien, au retour on quitterait Tokyo en fin d'après-midi et on arriverait à Montréal en fin de soirée de la même journée, après 18h de voyage. Donc on se sentirait le matin mais ce serait l'heure de dormir.
Quelles sont vos expériences?
Merci
Fred
Nous sommes à considérer un voyage au Japon en octobre avec notre fille qui aura alors 5 mois. Du Québec, on parle de 12h de décalage horaire et 15-20h de voyage. J'y suis allé seul par affaire il y'a quelques années et je me souviens avoir été plutôt déboussolé au retour.... je me réveillais dans la nuit vers les 2h du matin et plus moyen de dormir. Ça nous inquiète donc un peu avec un bébé si jeune... en fait, on a peur qu'elle arrête de nous faire de longues nuits et de revenir à la case départ pendant plusieurs semaines. Si je me souviens bien, au retour on quitterait Tokyo en fin d'après-midi et on arriverait à Montréal en fin de soirée de la même journée, après 18h de voyage. Donc on se sentirait le matin mais ce serait l'heure de dormir.
Quelles sont vos expériences?
Merci
Fred
Sécurité pour se rendre seule en Algérie? English translation pending
😎 Bonjour à tous,
À défaut d'avoir l'air très cliché, voici mon histoire:
Depuis 3 ans, je parle à un homme vivant en Algérie plus précisément de Tlemcen, nous sommes pratiquement du même âge, nous avons appris à nous connaître après tout ce temps dans les limites de l'internet évidemment qui ne reflète pas totalement la réalité quotidienne, j'en suis bien consciente.
Je suis âgée de 29 ans, je n'ai jamais voyagé de ma vie et je compte me rendre à Alger au mois de septembre pour rencontrer cette personne. Elle me rejoindra à l'aéroport et nous nous rendons à Tlemcen par la suite.
Évidemment, j'ai tous ces coordonnés, j'ai déjà vu plusieurs des membres de sa famille via internet, ma mère est au courant et je compte bien m'inscrire au programme du gouvernement pour assurer ma sécurité advienne que celle-ci soit menacée, ce qui me surprendrait beaucoup....
Je sais que je vais dans un pays musulman...alors EXCessivement contrastre au Québec d'ou je viens...que me conseillez-vous? Que me faut-il pour assurer un bon déroulement de mon voyage? Merci milles fois.
À défaut d'avoir l'air très cliché, voici mon histoire:
Depuis 3 ans, je parle à un homme vivant en Algérie plus précisément de Tlemcen, nous sommes pratiquement du même âge, nous avons appris à nous connaître après tout ce temps dans les limites de l'internet évidemment qui ne reflète pas totalement la réalité quotidienne, j'en suis bien consciente.
Je suis âgée de 29 ans, je n'ai jamais voyagé de ma vie et je compte me rendre à Alger au mois de septembre pour rencontrer cette personne. Elle me rejoindra à l'aéroport et nous nous rendons à Tlemcen par la suite.
Évidemment, j'ai tous ces coordonnés, j'ai déjà vu plusieurs des membres de sa famille via internet, ma mère est au courant et je compte bien m'inscrire au programme du gouvernement pour assurer ma sécurité advienne que celle-ci soit menacée, ce qui me surprendrait beaucoup....
Je sais que je vais dans un pays musulman...alors EXCessivement contrastre au Québec d'ou je viens...que me conseillez-vous? Que me faut-il pour assurer un bon déroulement de mon voyage? Merci milles fois.
Kurdistan iranien: hébergement et transports? English translation pending
Salam aux explorateurs expérimentés de l'Iran
Je prévois de traverser le Kurdistan iranien fin juillet, et quelques conseils pratiques me permettraient d'anticiper de possibles difficultés.
Q1 A lire des carnets de voyage et les appréciations du Lonely Planet, il semble que les hébergements hôteliers du Kurdistan iranien ne soient pas tous recommandables. Lesquels recommandriez-vous à Sanandaj et à Marivan ?
Q2 Quelles sont les possibilités de transport entre Howraman-at-Takht et Paveh par la vieille route (celle de Selin), hors affrètement d'un 4x4 depuis Biya Kaya comme suggéré par le Lonely Planet ? En particulier, y a t-il des transports collectifs de type minibus ou savari partagé ? A défaut, le trafic est-il suffisant pour espérer être pris en autostop, y compris un vendredi ?
Comme je prévois d'explorer la région, de Sanandaj vers Kermanshah, entre les 27 et 29 juillet prochains, reste aussi la possibilité de partager le transport avec des VFistes qui seraient dans les parages ;-)
D'avance merci pour vos conseils.
Khoda Hafez
Fabrice
Je prévois de traverser le Kurdistan iranien fin juillet, et quelques conseils pratiques me permettraient d'anticiper de possibles difficultés.
Q1 A lire des carnets de voyage et les appréciations du Lonely Planet, il semble que les hébergements hôteliers du Kurdistan iranien ne soient pas tous recommandables. Lesquels recommandriez-vous à Sanandaj et à Marivan ?
Q2 Quelles sont les possibilités de transport entre Howraman-at-Takht et Paveh par la vieille route (celle de Selin), hors affrètement d'un 4x4 depuis Biya Kaya comme suggéré par le Lonely Planet ? En particulier, y a t-il des transports collectifs de type minibus ou savari partagé ? A défaut, le trafic est-il suffisant pour espérer être pris en autostop, y compris un vendredi ?
Comme je prévois d'explorer la région, de Sanandaj vers Kermanshah, entre les 27 et 29 juillet prochains, reste aussi la possibilité de partager le transport avec des VFistes qui seraient dans les parages ;-)
D'avance merci pour vos conseils.
Khoda Hafez
Fabrice
Choisir un voyage au Tibet ou au Népal? English translation pending
Bonjour, j'aimerais faire un voyage bientot et j'aime beaucoup les pays
d'Asie alors j'ai optée pour le Tibet ou le Népal, mais je ne sais
vraiment pas quoi choisir, j'aimerais bien allée au Tibet, au moin une
fois dans ma vie, mais ce n'est pas un pays libre et je me demandais si
il y avais encore de la culture tibétaine, parce c'est ca que j'aime et que
je veux voir.Alors j'ai optée aussi pour le Népal, mais bon...
Mes question sont les souvente:Quel sont les pour et les contre pour le
Tibet et le Népal?
- Es ce qu'ont peux encore voir de la culture tibétaine au Tibet?
- Es ce que le tibetain est encore présent et peut-ont encore le parler?
- Peux-t'on camper comme les nomades, a la places des hotels?
l'inconfort ne me dérenge pas, je suis souple, mais je voudrais juste
pouvoir peut-etre y rester longtemps...
Aidez-moi svp
d'Asie alors j'ai optée pour le Tibet ou le Népal, mais je ne sais
vraiment pas quoi choisir, j'aimerais bien allée au Tibet, au moin une
fois dans ma vie, mais ce n'est pas un pays libre et je me demandais si
il y avais encore de la culture tibétaine, parce c'est ca que j'aime et que
je veux voir.Alors j'ai optée aussi pour le Népal, mais bon...
Mes question sont les souvente:Quel sont les pour et les contre pour le
Tibet et le Népal?
- Es ce qu'ont peux encore voir de la culture tibétaine au Tibet?
- Es ce que le tibetain est encore présent et peut-ont encore le parler?
- Peux-t'on camper comme les nomades, a la places des hotels?
l'inconfort ne me dérenge pas, je suis souple, mais je voudrais juste
pouvoir peut-etre y rester longtemps...
Aidez-moi svp
Cuba: la jeunesse canadienne se défoule... English translation pending
depuis quelques semaines de nombreux canadiens sous l'effet de l'alcool (et autres substances)sément "la panique" dans les hotels près de Moron.Selon une source policière "Parece que vienen aqui a hacer lo que en Canada no les permiten".......elle est belle la jeunesse canadienne!!!!
Augmentation de prix pour le visa algérien English translation pending
Le visa a destination de l'Algérie vient d'augmenter , il passe de 30€ par mois de séjour a 100€, en plus il faudra imperativement venir déposer et retirer son visa soi même avec cinq jours d'intervalle . Perdre 100 € et 2 demi journées de travail, voila de quoi demotiver bien des touristes, comme l'Algérie en a pas besoin, ça tombe bien !!
On ira sans doute ailleurs
Ps, début d'application immediate selon les journaux algériens
Recherche contacts pour expatriation future aux alentours d'Agadir English translation pending
Bonjour à tous
Nous aimerions rentrer en contact avec des locaux d'agadir , pour convenir d'un futur déménagement.
Nous nous posons des questions:
est-il facile de s'expatrier au maroc?
nous aimerions avoir des contacts avec des personnes s'étant installées depuis plus d'un an pour nous guider dans les démarches administratives et donc faciliter l'installation
nôtre projet se concrétiserait pour l'année 2011 nous envisageons de venir en éclaireur courant 2010
Merci d'avance de votre futur soutien
PS: notre réel motivation est de fuire cette nation française qui dégénère dans un monde de partie d'échec à l'américaine ce monde capitaliste ne nous intéresse plus et dans toute logique même si cette nation changeait de parti la dégradation est si importante depuis ces 12 dernières années qu'il faudrait au minimum 1/2 siècle pour remonter ce qui avait été réussi par nos générations antérieures et pourtant nous l'avons respectée et avons favorisée à sa croissance mais la faim de pouvoir nous répugne...
PS: notre réel motivation est de fuire cette nation française qui dégénère dans un monde de partie d'échec à l'américaine ce monde capitaliste ne nous intéresse plus et dans toute logique même si cette nation changeait de parti la dégradation est si importante depuis ces 12 dernières années qu'il faudrait au minimum 1/2 siècle pour remonter ce qui avait été réussi par nos générations antérieures et pourtant nous l'avons respectée et avons favorisée à sa croissance mais la faim de pouvoir nous répugne...
Des lieux publics interdits aux thais en Thaïlande! English translation pending
Bonjour a tous et a toutes !
Incroyable mais vrait ! j'ai l'impression de rever😐 !
Je suis moi-meme d'origine franco-thai et j'ai ete tres choque par les refus des entrees de certains des lieux 😠( discotheques exempl :"INSOMNIA", "Tony" ou "Marina Disco"dans le walking street Pattaya .Encore si, j'ete causeur de trouble je comprendrai mais la ! j'ignore la raison ? et certains hotels : la chaine "Sawadee" a kao San Road Bangkok aux thais malgres que j'ai les deux nationalitees ! et aussi des commercants qui refusent de me vendre leurs produits ! ou des taxi qui refusent de vendre leur services aux thais !!! prioritaire aux touristes !!!
Interdit aux thais ca veut dire interdit au Roi de Thailande aussi !!! A vous les Amis !
Interdit aux thais ca veut dire interdit au Roi de Thailande aussi !!! A vous les Amis !
12 janvier 2010: séismes en Haïti English translation pending
Bonsoir,
Vers 17 heures, aujourd'hui(12 janvier 2010) trois séïsmes dont un de magnétude 7.3 ont secoué Haïti. Des répliques sont toujours en cours. Une pensée pour tous ses habitants et leurs proches.
Pas d'alerte au tsunami (car le mouvement a été horizontal), contrairement à ce qui est parfois annoncé dans certains médias. http://www.bondamanjak.com/monde/65-a-la-une/8795-tremblement-de-terre-de-magnitude-70-haiti-alerte-au-tsunami-.html
Vers 17 heures, aujourd'hui(12 janvier 2010) trois séïsmes dont un de magnétude 7.3 ont secoué Haïti. Des répliques sont toujours en cours. Une pensée pour tous ses habitants et leurs proches.
Pas d'alerte au tsunami (car le mouvement a été horizontal), contrairement à ce qui est parfois annoncé dans certains médias. http://www.bondamanjak.com/monde/65-a-la-une/8795-tremblement-de-terre-de-magnitude-70-haiti-alerte-au-tsunami-.html
Frais bancaires (retrait DAB) coûteux pour un tour du monde English translation pending
Bonjour a tous !!
Je viens de faire un tour du monde et de faire les comptes des frais bancaires lors d'opérations de retrait dans les dabs
Total des opérations 1200€ de frais bancaire pour 11mois , je trouve la pilule amère.
Une seule possibilité autre, pour diminuer ces frais de retirer en une seule fois, à chaque fois dans les pays .
Bien à vous
Je viens de faire un tour du monde et de faire les comptes des frais bancaires lors d'opérations de retrait dans les dabs
Total des opérations 1200€ de frais bancaire pour 11mois , je trouve la pilule amère.
Une seule possibilité autre, pour diminuer ces frais de retirer en une seule fois, à chaque fois dans les pays .
Bien à vous
Belgique: interdiction de fumer dans les cafés et autres tavernes en 2012 English translation pending
Alors que la majorité des pays européens ont intérdits de fumer dans tous les lieux publics, mon pays, celui de la biére , aurait l'intention d'interdire l'usage du tabac en 2012 dans les cafés et autres tavernes, je vous donne donc RDV en 2012 pour déguster une bonne trapiste sans fumée...🏴☠️
Patience ...🤪
Patience ...🤪
Bakchich à la douane marocaine English translation pending
Bonjour,
Je vais venir prochainement au Maroc avec des cadeaux que nous allons donner a une famille. Plusieurs personnes passant régulièrement la douane m' ont informé que pour passer sans ennuis j' ai intérêt de mettre un billet de 100 dhm dans le passeport que je présente au douanier , est-ce vrai ou est-ce une plaisanterie ?
Faire du stop en Amérique Latine, sécurité pour une fille seule? English translation pending
Salut,
ici, quelques questions sécurité pour le Perou, Equateur, Bolivie. Peut-être que certains d' entre vous pourront m' éclairer. * J imagine que ds ces pays le stop ne se fait pas ou est peu recomendé? (pour une fille seule ) De ce que j' ai lu en Bolivie, apparemment c est pas sure, arnaque assuré ou retour avec les touristes, au Perou ca se fait , y a t il des zones à risques? ou au contraire de bonnes zones? et en Equateur ça a pas l air top non plus! Si toute fois y a des trajet faisable ( de passage ) ou que quelqu un s y est risqué... n' hésite pas! :-) D ailleurs je demande qu a ceux qui on pris le risque!! Par curiosité je me demande si on attire pas la poisse aux locaux niveau vol, agression! car je m' en voudrais si c' était le cas, quoique dans ce cas ils doivent te laisser au bord de la route! lol enfin si je dois me faire voler, c' est pas si grave, tant qu' on me retire pas la vie! bizare cette question! Sure, dans les bus touristique c est plus probable ( deplus en plus ces dernieres années ) selon les regions et si le trajet est de nuit!( et que les références sont fiables!lol)
* j ai lu également qu il y avait des zones à risques dans le nord de la foret Amazonienne (entre autre) au Pérou a cause de la drogue, connaissez-vous les coins auxquels je devrais renoncer a cause de cela? (là parcontre si tu es au mauvais endroit, je pense qu'ils n' hésites pas à te tirer dessus!) bon je vous demande ça, mais je sais que le truc à faire c est de se renseigner avant le départ pour chaque région bon c est vrai que ca m evite aussi de trop chercher, quelle fainéante! bah on pourrais me comparer à une mule, la différence serait pas loin! lol Bin alors donner moi un site intéressant à ce sujet si vous en avez un sous la main, je chercherais de mon coté.. ;) - Je parlais de réferences, plus haut, justement concernant le site des ministères étrangère je ne suis pas fan... ils sont tellement alarmant que c est limite si c est pas fait pour vous dissuader de partir et surtout je leur fait PAS CONFIANCE. JE NE LANCE PAS UN DEBAT C' EST POUR CA QUE JE NE DEVELOPPE MEME PAS MA PENSEE JE DIT JUSTE CE QUE JE PENSE ET CHERCHE D AUTRES SITE SUR LE PLAN SECURITE ET LES GUIDES C EST BIEN MAIS C EST PAS LA VOIE UNNIVERSELLE!!
MERCI DE COMPRENDRE (en espérant avoir quelques réponses fructueuses!!)
A+
ici, quelques questions sécurité pour le Perou, Equateur, Bolivie. Peut-être que certains d' entre vous pourront m' éclairer. * J imagine que ds ces pays le stop ne se fait pas ou est peu recomendé? (pour une fille seule ) De ce que j' ai lu en Bolivie, apparemment c est pas sure, arnaque assuré ou retour avec les touristes, au Perou ca se fait , y a t il des zones à risques? ou au contraire de bonnes zones? et en Equateur ça a pas l air top non plus! Si toute fois y a des trajet faisable ( de passage ) ou que quelqu un s y est risqué... n' hésite pas! :-) D ailleurs je demande qu a ceux qui on pris le risque!! Par curiosité je me demande si on attire pas la poisse aux locaux niveau vol, agression! car je m' en voudrais si c' était le cas, quoique dans ce cas ils doivent te laisser au bord de la route! lol enfin si je dois me faire voler, c' est pas si grave, tant qu' on me retire pas la vie! bizare cette question! Sure, dans les bus touristique c est plus probable ( deplus en plus ces dernieres années ) selon les regions et si le trajet est de nuit!( et que les références sont fiables!lol)
* j ai lu également qu il y avait des zones à risques dans le nord de la foret Amazonienne (entre autre) au Pérou a cause de la drogue, connaissez-vous les coins auxquels je devrais renoncer a cause de cela? (là parcontre si tu es au mauvais endroit, je pense qu'ils n' hésites pas à te tirer dessus!) bon je vous demande ça, mais je sais que le truc à faire c est de se renseigner avant le départ pour chaque région bon c est vrai que ca m evite aussi de trop chercher, quelle fainéante! bah on pourrais me comparer à une mule, la différence serait pas loin! lol Bin alors donner moi un site intéressant à ce sujet si vous en avez un sous la main, je chercherais de mon coté.. ;) - Je parlais de réferences, plus haut, justement concernant le site des ministères étrangère je ne suis pas fan... ils sont tellement alarmant que c est limite si c est pas fait pour vous dissuader de partir et surtout je leur fait PAS CONFIANCE. JE NE LANCE PAS UN DEBAT C' EST POUR CA QUE JE NE DEVELOPPE MEME PAS MA PENSEE JE DIT JUSTE CE QUE JE PENSE ET CHERCHE D AUTRES SITE SUR LE PLAN SECURITE ET LES GUIDES C EST BIEN MAIS C EST PAS LA VOIE UNNIVERSELLE!!
MERCI DE COMPRENDRE (en espérant avoir quelques réponses fructueuses!!)
A+
États-Unis Dream 2009 suite et fin English translation pending
Pour la première partie, c'est ici
8/07
Arches au programme ! Il fait très beau, très chaud et nous avons intérêt à partir assez tôt. Après un arrêt au Visitor center où, comme d’habitude, j’achète quelques magnets pour le frigo, nous attaquons les points de vue. Je ne cesse d’observer les alentours dans l’espoir de voir quelques bighorns puisque la veille, nous en avions aperçu un qui faisait le curieux dans un endroit très escarpé en passant devant le parc. Nada.
Spectacle majestueux. La lumière du matin donne des ombres. Comme d’habitude, nous ne pouvons nous empêcher de donner des ressemblances à toutes ces roches. j’ai l’impression d’être devant des bas-reliefs égyptiens d’une hauteur démesurée.


Arrêt le long des points de vue.
Nous sommes à contre-jour pour Balanced rock. Nous ne restons pas longtemps car je souhaite débuter rapidement la rando au parking de Devils Garden. Nous nous munissons de nombreuses petites bouteille d’eau. Direction Landscape Arch : magnifique !

Nous y arrivons si vite que je propose de continuer jusqu’à Double O Arch.


Tout le monde est d’accord. Parfait ! La ballade est superbe même s’il y a beaucoup de monde. Je me sens si bien ! Tous les 4 réunis, décor magnifique, ciel bleu, , chaleur (pour moi toujours synonyme de vacances). Nous sommes à un peu plus de la moitié du voyage mais il reste encore 11 jours devant nous. Que demande le peuple ! Quelques français se reposent sur la Double O Arch et nous demandons poliment qu’ils se poussent pour prendre quelques photos. Nous buvons beaucoup. Arrêt ensuite à Sand Dunes Arch que nous effleurons seulement car la rando fait plusieurs miles.



Il fait trop chaud et il est vraiment tard. Nous allons donc faire 2 courses au City Market de Moab. Nous découvrons avec plaisir le bar à salades : nous remplissons des containers de plastique qui seront ensuite payés au poids. J’entends avec délice les enfants réclamer de faire leur propre salade ! Ah tiens ! Finis les poulets fris, panés et autres trucs bien gras ??? Pas possible ! On le leur rappellera !!! Du coup, idem pour le soir car nous prévoyons la rando de Delicate Arch et nous ne savons pas à quelle heure nous rentrerons.
Nous déjeunons sur notre si agréable terrasse ombragée. Pendant que d’aucuns se reposent, j’ai pris mon zoom et je furète dans le jardin. Des colibris se jouent de moi. Rien à faire ! La chaleur est intense. Second départ pour Arches. Arrêt à Park Avenue : splendide et démesuré !

The Windows
Je suis impatiente d’admirer la délicate ! Nous attaquons la rando. Au parking, il n’y a presque plus de places.
Nous sommes en forme et dépassons rapidement beaucoup de touristes.



Je sens qu’il va y avoir foule. Le vent souffle très fort. Quand nous arrivons enfin, beaucoup de monde est déjà installé sur le haut de cette sorte d’amphithéâtre. Personne sous l’arche et une magnifique lumière. Même après l’avoir vue en photo si souvent, je la trouve sublime. En réel, nous prenons mieux compte des immenses proportions. Nous nous installons aussi et je commence à mitrailler. Finalement, un premier pecnot ose aller se placer sous l’arche pour la traditionnelle photo souvenir. Evidemment, suivent les moutons de panurge. Bon heureusement, j’en ai bien profité avant ce défilé. Le vent souffle si fort que les personnes ont du mal à arriver dessous et prennent un maximum de précaution sous l’arche pour se relever. Le soleil baisse. Certains se font huer par les photographes. Les ombres montent.




Mais au moment de se coucher, le soleil passera derrière des nuages et nous n’aurons pas les couleurs de feu que j’imaginais. Nous en avons bien profité quand même ! Au retour nous croisons encore des personnes qui montent, certaines avec des lampes. un père et son jeune fils surexcité courent à l’assaut de l’arche. Ils n’ont pas de sac à dos et une seule mini bouteille d’eau à moitié vide. Le soleil est couché mais vu la longueur et le dénivelé, je me demande jusqu’où ils iront !
Retour au B&B et nous profitons du jacuzzi sous les étoiles après notre délicieuse salade.
9/07
Pour une fois, nous prenons notre temps et après un dernier café quittons notre B&B. Ce matin, nous faisons La Sal Moutain loop Road.
C’est agréable après cette chaleur de se retrouver de nouveau dans la verdure.
Nous trouvons une indication pour Oowah Lake et décidons d’y déjeuner. Des pêcheurs fréquentent le lieu. A peine sortis de la voiture, mon mari se retrouve nez à nez devant un serpent ce qui calme rapidement nos ardeurs. Nous utilisons donc tranquillement les tables de pique-nique et chassons tous les insectes qui pullulent.

Un incendie a dévasté nombre d’arbre sur la dernière partie du trajet. Après en avoir entendu moult merveilles, je ne suis pas super emballée par cette route : agréable oui, mais pas exceptionnelle pour notre goût. Nous avons réservé encore un B&B : le Castle Valley Inn. Le lieu est délicieux et l’Anasazi Cabin très mignonne. De belles pelouses vertes et une jolie terrasse ! Nous avons le « tort » de nous installer là. C’est comme si d’un seul coup toute la fatigue du voyage nous retombait sur les épaules. Pourtant j’ai prévu de bien jolies ballades pour l’après-midi. Des colibris viennent s’abreuver et je passe de longs moments à essayer de les photographier. Ils sont si rapide que j’ai bien du mal !


Nous cueillons de nombreuses cerises avec l’accord du sympathique propriétaire Un faon passe et repasse dans le jardin.


Nathan se passionne pour une famille de putois. Nous sommes scotchés, et… nous ne partons pas. Nous finirons ce qu’il reste dans la glacière pour le dîner et apprécions infiniment de ne rien faire. Après tout, nous sommes quand même en vacances ! Dès que l’ombre arrive au jacuzzi situé un peu plus loin dans le jardin, nous l’utilisons. L’eau est si chaude que nous sommes obligés régulièrement de sortir pour nous refroidir. Nous marinons jusqu’au coucher de soleil.
Le soir, nous referons une autre séance tellement les garçons adorent. Nous aussi d’ailleurs… Nous sommes seuls, sous les étoiles à en profiter !
10/07
Un excellent petit-déjeuner, un des meilleurs sans doute de notre périple, nous est proposé sur la terrasse. Le proprio nous raconte comment il y a 3 ans environ, un ours est venu contempler un client tétanisé dans le jacuzzi vers 10h00 du soir, posant ses pattes sur le rebord du jacuzzi. Sans doute l’eau était trop chaude à son goût, car il est reparti au bout d’un moment, laissant sûrement des souvenirs indélébiles au pauvre gars. Gloups ! dire que nous aussi y étions à la même heure !
Aujourd’hui, nous commençons la première journée de notre montée à Yellowstone.
Nous passons devant l’embranchement pour Fisher Towers. Encore des roches rouges ! Les enfants commencent à saturer des roches rouges. C’était pourtant la ballade prévue la veille. Exit donc. Cela restera à faire pour une autre fois…
De toute façon, la route est longue aujourd’hui. Nous déjeunons dans un Subway. Adrien connaît cette franchise mais pas nous. Il y a du monde. Et nous voilà ensuite dans une très longue discussion pour choisir entre 5 pains différents, 5 fromages différents, plusieurs sortes de charcuterie, diverses salades. Bref, pour un sandwich, il faut 10mn de parlotte. Nous sommes arrivés juste à temps car après nous, l’équipe féminine de handball locale vient passer commande... Nous nous arrêtons ensuite à Dinosaur National Monument car je compte faire Harper’s Corner trail histoire de nous dégourdir les jambes. Je suis en train de me disputer avec Adrien et je n’ai pas remarqué que j’avais accéléré. Moi si prudente et respectueuse des limites de vitesse ! Evidemment, un ranger croise ma route à ce moment là, et comme dans les films, effectue un tête à queue assez sec, toutes lumières clignotantes. Ouh là là : tout ça pour moi ??? Evidemment je m’arrête et j’attends, longtemps d’ailleurs, avant que le ranger ne daigne sortir. J’ouvre la fenêtre, pas sereine du tout, c’est le moins que l’on puisse dire. Vais-je finir menottée sur le capot de la voiture devant les yeux éperdus de mon mari qui ne parle pas anglais et larmoyants de mes fils qui se demandent déjà où acheter les oranges ? “How are you today ?” me demande-t-il, attendant poliment la réponse. J’en perds mon anglais et bafouille direct quelques excuses. Bon dûment que l’on ne m’y reprend pas, pour cette fois, ça ira. 58 au lieu de 45 mph tout de même ! Allez, tout va bien. Nous repartons doucement. Nous trouverons cela très long d’arriver en haut du parc pour le début de la ballade. Elle est très agréable et finit sur effectivement un très beau point de vue.



Mon mari qui devient difficile regrette qu’on ne puisse encore s’avancer pour avoir la vue à 360°, mais des rambardes sécurisent l’accès. Moi, je ne regrette vraiment pas la longueur du trajet voiture pour y accéder. Allez c’est reparti.
Etape suivant Flaming Gorges. En fait, j’ai un peu oublié d’imprimer la doc sur le coin. Je ne me fais guère de soucis, tout est si bien indiqué aux USA ! Finalement nous tombons d’abord sur notre logement pour la nuit. Le Flaming gorge Lodge où nous avons une suite car les chambres classiques n’étaient plus disponibles. Je n’avais pas réussi à réserver au Red Canyon Lodge bien plus joli et mieux situé : c’était complet alors que j’avais appelé le 7 janvier ! Et je le regrette. Si notre appartement est spacieux, l’ambiance est sombre, la moquette défraîchie, les chaises très sales, et c’est un peu l’usine à touristes. De plus nous sommes au 1er sans ascenseur et monter les bagages est assez pénible. Enfin, pour une nuit, ce n’est pas grave. Une fois de plus nous devons trouver la manip pour régler l’eau chaude, chaque robinet de chaque endroit ayant son propre système et fonctionnant plus ou moins bien. Celui-là n’est pas des plus simples. En fait, il est même complètement détraqué !
Les enfants fatigués restent sur place, mais nous, nous ressortons jusqu’au barrage en premier,


puis retour vers les points de vue qui donnent sur les gorges. Il fait gris, les photos ne rendent pas hommage à la beauté du site et ses falaises rouges tombant dans l’eau verte de Green River.
Nous devrons patienter très longtemps au restaurant mais nous mangeons correctement. Un immense fourrure d’ours est à l’entrée et nous demandons s’il s’agit d’une vraie car nous avons des doutes. L’employée ne nous répond pas mais nous sort une photo de son patron, fusil sous le bras et botte sur un ours qu’il vient de tuer la semaine dernière. La chasse est donc autorisée ? Oui, son patron a une licence spéciale qui donne droit à la chasse d’un ours par an !
11/07
Nous retournons bien entendu faire les points de vue de Flaming Gorges avant de reprendre une longue route..

A mi chemin, nous passons enfin devant un “lavomatic” américain. J’en cherchais un depuis un moment pour laver de nouveau le véhicule. Tout ceux vus précédemment étaient manuels. Vu la surface du 4x4, je n’y tiens guère. Histoire de faire plaisir à Adrien, nous prenons la version la plus chère. Vu le temps passé par le précédent véhicule, nous espérons bien avoir le “grand spectacle”. Dès que la machine a avalé goulument mes 12 dollars, un par un, (oui, nous n’avons peur de rien...), ça y est : c’est le grand jeu ! Débauche de machins tournant, avançant, reculant, une pression de folie, arc en ciel de mousse : une couleur différente par vitre... Finalement, c’est pas cher pour une séance pareille. 12mn plus tard. ne reste plus qu’à déjeuner sur le pouce. Mon mari déguste son premier hamburger. “L’effort du siècle !!” J’ai mémorisé cet instant exceptionnel sur mon portable...Nous arrivons finalement à Jackson Hole : bien jolie bourgade. Check-in au Rustic Inn. Une petite folie au niveau prix, déjà que la ville est réputée pour ses prix élevés. Le chalet est très mignon et luxueusement meublé. Normal vu les tarifs.. Dommage, il ne donne pas sur la petite rivière. La piscine est trop petite et pleine d’enfants surexcités. Nous l’ignorons donc. Ceci dit, nous sommes conquis. Seul le mitigeur de la douche nous donnera du souci. Une fois installés, nous sortons sur Jackson faire un peu les magasins. C’est très touristique et plutôt mignon. Mince, j’ai oublié l’appareil. Tant pis ! Je trouve enfin un magasin spécialisé photo ou je peux racheter le couvre-objectif que j’avais perdu à Coyottes Buttes Sud. Plusieurs photographes exposent et vendent. Le magasin de Thomas Mangelson attire plus particulièrement notre attention. Les photos sont si belles que nous entrons admirer. Je tombe en pamoison devant certaines éditions limitées, hors de prix pour nous bien sûr. Nous nous rattrapons tout de même avec quelques calendriers et cartes postales que nous ramènerons pour nous et nos proches.
Par contre l’hôtel ne fait pas restaurant. Le soir, nous sortons donc dîner en ville au Silver Dollar Bar&Grill. Très correct.
12/07
Enfin, j’ai du réseau ici ! Quelques coups de fils plus tard, et nous voilà prêts pour la séance de rafting sur la Snake River. Environ 13 miles sur la rivière, mais le truc cool juste pour observer la vie sauvage. Le lieu de rendez-vous est la porte à côté de l’hôtel. Tant mieux, cela nous laisse quelques minutes de sommeil en plus. Escortés en minibus après avoir signé la traditionnelle décharge, nous arrivons au point d’embarquement. De très longues explications dont cette fois, je ne comprends que le quart servent à nous détailler tout ce qu’il faut faire dans tel et tel cas. Je finis par demander vu les nombreux risques décrits, s’il est vraiment raisonnable de prendre mon appareil photo. Apparemment pas de problèmes ! Nous enfilons nos gilets de sauvetage et débutons la ballade. 2 rafts contiennent chacun une dizaine de personnes.

Pélicans

Un grèbe

2 guides s’occupent de nous et pilotent l’engin. Jolies vues sur les montagnes. Nous observons de nombreux bald eagles, aigles pêcheurs à la tête blanche.
Le décor est très agréable et nous apprécions la ballade. Vu que l’on ne marche pas, les garçons sont ravis et la matinée passe vite ! Nous aurons ensuite bien du mal à trouver un supermarché pour alimenter la glacière. Départ pour la visite de Grand Téton.
Après le passage au Visitor Center particulièrement bien fait, nous déjeunons au String Lake.
Nous avons demandé où voir des Mooses (wapitis ou orignal en français), Adrien y tenant beaucoup. Je remarque beaucoup d’arbres aux couleurs rousses au milieu des dégradés de vert. Nous avons l’impression d’être à l’automne avec ces teintes.


Le guide hier nous avait expliqué qu’il s’agit en fait d’une maladie. Ce n’est donc pas pour un bon motif. Nous revenons ensuite au Jenny’s Lake, prenons le shuttle boat pour faire la traversée car il est trop tard pour le faire à pied. Arrivés sur place nous commençons la rando de Hidden Falls et Inspiration Point.


Adrien est motivé. Il a décidé de voir des mooses, mais le temps tourne à l’orage et nous prenons quelques gouttes en admirant au loin, une pluie soutenue sur le lac et le shuttle en train de le traverser. Tout le monde tourne les talons à toute vitesse. Nous imaginons la queue pour le prochain shuttle et prenons notre temps.


Un grand pic nourrit son petit dont la tête rouge sort du nid. Un peu loin pour mon zoom.

Une marmotte bien dodue s’enfuie devant nous.



Effectivement, longue attente à l’embarquement. Quand c’est enfin notre tour, il n’y a plus de place sur le second shuttle. Il n’y a plus qu’à attendre la nouvelle rotation ;


il nous reste encore beaucoup de route pour l’entrée de Yellowstone. Nous avons réservé à Grant Village. La chambre est correcte et nous dînons ensuite dans le restaurant avec une belle vue sur le Lake et le coucher de soleil. C’est le moment de goûter le steak de bison. Très bon ! Encore une longue journée !
13/07
1ère journée à Yellowstone ! Je suis impatiente de commencer les visites. Quelques cookies plus tard, nous partons à West Thumb Geyser Basin. Nous enfilons les kway pour nous protéger d’une pluie fine et pénétrante mais qui aura le bon goût de s’arrêter peu après. Voici nos premières sources chaudes. Les couleurs sont sublimes. Une lumière encore rase et un ciel par moment chargé donne une atmosphère particulière.











Par contre les rayons créent des ombres et nous devons suivre le chemin sans possibilité de tourner autour des sources pour avoir un meilleur angle. Nous apprécions toutefois de marcher sur les passerelles de bois, beaucoup plus jolies et mieux intégrées que si cela avait été goudronné. Le site n’est pas très grand. En repartant, petite pause à la cascade Kepler.

Nous arrivons ensuite à Old Faithful et apercevons enfin nos 2 premier bisons. Un gros malin avec un tee-shirt rouge prend des photos à quelques mètres devant un gros mâle nonchalamment allongé. Quand on pense aux nombreux avertissements concernant la sécurité des personnes vis à vis des animaux sauvages ! On est pas dans un zoo ! Nous décidons que nous en verrons sûrement d’autres et progressons vers le centre.
Cette fois, il s’agit presque d’un petit village avec beaucoup de bâtiments encerclant un immense parking. Il y a beaucoup de monde, surtout devant le Geyser le plus proche de l’hôtel. Nous pensons tout de suite qu’il va y avoir une éruption sous peu. Bingo ! Elle commence pile sous nos yeux.

Nous apprécions le spectacle puis, après un rapide déjeuner, nous parcourons le circuit qui passe entre les différents geyser et sources chaudes et qui nous conduit jusqu’au Morning Glory Pool.













Là encore, c’est un régal pour les yeux et l’apprentie photographe que je suis. Ce dernier et Chromatic Pool sont vraiment un must !





Par contre, je rencontre plus d’indifférence chez mes 2 ados qui renaclent à marcher. C’est plutôt énervant !
Nous décidons ensuite de faire le check-in pour le Old Faithull Inn. Et dire que nous pensions ce matin qu’il y avait du monde. J’essaie un premier bâtiment pour me faire indiquer le chemin de mon hôtel. On me donne un plan. Mais là, vers 15 :00, cela devient horriblement difficile de circuler. Le plan n’est pas clair et il n’y a aucune indications pour trouver ce fichu hôtel. Cela devient si galère que nous reposons la voiture et décidons de faire le trajet à pied. Bon, nous finissons par y arriver et comprenons qu’en fait, avec la voiture il faut prendre une contre-allée et faire tout le tour par l’extérieur pour y arriver. Je récupère les clefs et allons enfin nous garer sur le parking à l’arrière de notre hôtel. Nous décidons de visiter la chambre et de chercher le meilleur accès pour les bagages. Allez, maintenant c’est galère pour trouver le bon couloir, le bon escalier. Nous sommes dans la partie ancienne de l’hôtel. La chambre est assez petite et l’ambiance un peu vieillotte. Pour les valises, ce n’est pas terrible et nous demandons au service bagages de s’occuper de nous les apporter. Je préfère un bon pourboire plutôt qu’une grosse suée ! Bref 1:00 de perdue pour faire tout ça, et ce n’est pas fini ! Nous nous installons et cherchons de suite le moyen d’éteindre la clim horriblement bruyante. Bizarre, car il n’y a aucun bouton. Mon mari m’annonce qu’il préfère dormir dans la voiture que supporter cela ! On est tous d’accord, il faut faire quelque chose ! Au check-in, on nous annonce que quelqu’un viendra d’ici 1/2h. Ponctuelle, une jeune femme arrive avec un ventilo, mais n’a aucune idée sur la façon d’éteindre la clim. Elle va chercher quelqu’un de la maintenance. Encore une autre demi-heure s’écoule. Cette fois, le gars arrive avec une clef et vient fermer directement au niveau de l’espère de gouttière qui parcourt le sol de la chambre. Cette gouttière est d’ailleurs toute démontée. Enfin nous ressortons. Direction le Visitor center. Adrien, toujours têtu sur l’idée de trouver des mooses me refait poser la question. Non, il n’y en a que très peu à Yellowstone et pas dans cette zone de toute façon. Re spectacle du Old Faithful en passant. Et dire que je trouvais qu’il y avait du monde ce matin !! C’est plein à craquer. L’hôtel aussi, le parking aussi ! Fatigant tout cela. Nous avons adoré les trails mais vraiment pas le complexe hôtelier : une vraie usine à touristes ! Tant pis pour le resto ou la cafétéria : 2 courses à l’épicerie et vivement ce soir qu’on se couche. La clim des voisins est si bruyante qu’elle nous gène aussi ! Cela nous confirme qu’avec la notre, il aurait été impossible de fermer l’œil. Soudain, un bruit. J’imagine qu’un des garçons s’est levé pour aller grignoter dans le sac où restent crackers et autre cookies. Je pose la question mais non… 5mn plus tard, rebelote ! Cette fois je mets la lumière : quelque chose bouge dans le fameux sac ! Finalement il s’agit d’une mignonne petite souris passée par la goulotte de la clim. Nous la récupérons avec le seau à glace et partons dans le jardin lui rendre sa liberté avant de tomber enfin dans un sommeil entrecoupé comme d’hab…
14/07 : Vite partons de cette usine avant qu’il n’y ait trop de monde ! Re service bagages. Une petite jeune fille arrive et soulève d’un air convaincu 2 énormes valises et s’engage dans l’escalier. Le reste dégage aussi rapidement ! Quelle santé ! Un bon pourboire vient adoucir son effort. Je lui raconte la petite visite nocturne. Elle me confirme que l’hôtel est infesté de souris et chauve-souris. Charmant !
Nous nous arrêtons à Fountain Paint Pot. Petit circuit. C’est toujours aussi beau.



Mais ça ralouille dans la voiture. « Y’en a marre des sources et des geysers, nous on veut voir des animeaux ! » . Du coup j’élude Lower Geyser Basin. Je n’avais pas fait le rapprochement que là était situé le fameux Grand Prismatic. Quelle idiote ! Je n’y repenserai que le jour du départ donc trop tard ! Evidement, ce sera mon grand regret sur Yellowstone !
Donc inconscients du loupé, nous continuons sur Norris. Le temps s’assombrit. Les garçons sont tout de même ok pour visiter cette zone là, car nous leur promettons une visite rapide vu le temps ! Geysers et sources se succèdent. Il y a peu de monde. Et puis soudains, un coyotte ! Il passe, genre jeune cadre dynamique se rendant à son rendez-vous. Zut ! Je n’ai que le 16-50. Tant pis, je n’ai pas le temps de changer. Au pire je ferai un crop.

Apparemment il vient de prendre son déjeuner car au grossissement, nous verrons que son poil est couvert de sang par endroit. Nous en profitons pour entamer la conversation avec nos voisins de promenade. Nous apprendrons vite qu’ils ont observé des ours à 2 reprises. Evidemment, nous sommes jaloux ! Quelques femelle Mule Deer, 2 bisons et 1 coyote : la moisson est maigre. Soleil timide et nuages se disputent. Ces derniers gagnent !




Mais quand la pluie devient vraiment plus insistante, nous n’insistons pas et repartons en direction de Mammoth. C’est vrai que l’on circule vraiment lentement dans le parc ! Cette fois l’hôtel est facile à trouver ! Il est tôt mais j’obtiens quand même les clefs. Passée la réception, les couloirs sont d’une infinie tristesse. Les lieux sont plus que vieillots et lugubres. La chambre est spacieuse, nous sommes au RDC. C’est calme ! Toujours ça de gagné ! Sous les fenêtres quantité de chiens de prairie s’égaient sur la pelouse couverte de monticules. Direction, le resto parce qu’il y en a marre des sandwichs !
Nous mangeons correctement. Puis direction Upper Terraces area. Arrivés à un parking nous partons à pied. J’accélère le pas car je voudrais rejoindre la zone de Canary springs. Sauf que je n’ai pas de plan et du coup je me dirige dans la mauvaise direction ; ce qui nous permet toutefois d’arriver à une magnifique formation .


Ne reste plus qu’à attendre qu’un rayon de soleil passe à travers les nuages. Quelques photos plus tard, mes 3 hommes renaclent à avancer encore sans savoir où l’on va. En fait nous sommes sur le loop one way. Je retourne donc chercher la voiture. Ils ont bien fait car effectivement la route est longue. Je trouve enfin les sources que je cherchais, juste à côté de la bifurcation ! Grrrr… Je vais vraiment jusqu’au bout de la passerelle comme me l’avait indiqué une autre forumeuse, et là, c’est tout simplement splendide ! Tant de couleurs sur fond de ciel orageux !






Avec encore une bonne dose de patience, les rayons de soleil finissent par traverser et débute un long shooting qui finira au moment où débarquent 2 bus de japonais charmants mais plutôt envahissants. Nous en croisons deux qui soulèvent une mamie toute heureuse de pouvoir aller contempler ces merveilles. Leur solidarité envers le 3ème âge est vraiment un exemple !
Retour à l’hôtel. Les enfants décident de prendre un bain dans l’antique baignoire à pieds de lion. Que faire d’autre en l’absence de douchette et en présence de 2 robinets pour l’eau chaude et froide ! Francesco et moi repartons pour les Lower Terraces et faisons une partie du circuit. Là encore, j’apprécie ce décor incroyable !






Au retour, nous faisons 2 courses à l’épicerie du Gift Shop qui est encore plus mal achalandé que les précédents. Quand nous revenons, le soleil décline et quand nous allumons la lumière dans la chambre, nous constatons que l’éclairage fait pitié. Mon mari veut se laver les dents et là nous remarquons également qu’il n’y a encore que 2 robinets séparés, également pour le lavabo. Donc, pour se laver les mains, il suffit de les passer alternativement et très rapidement du jet glacé au jet bouillant ! De mieux en mieux ! Là, mon mari perd définitivement son sens de l’humour ! Nous nous doucherons avec le seau à glace qui nous servira de mitigeur et douchette et déciderons de quitter cette horrible chambre pour y passer le moins de temps possible. Adrien veut voir des animaux et vers 19 :00, c’est plutôt la bonne heure pour cela. Quelques miles en direction de Canyon Village et nous voilà servis : un mule deer mâle avec de magnifiques bois broute tranquillement sur le bas côté. Un attroupement se forme aussitôt. Toute excitée, je change d’objectif et m’extirpe de la voiture si vite que j’en appuie malencontreusement sur le klaxon. Tout le monde me lance un regard surpris voire courroucé ! Shame on me ! Heureusement, le cerf n’a pas bronché. Et nous reprenons la séance de dédicace !


Quelques miles plus loin, Adrien me demande d’emprunter une piste pour augmenter nos chances de voir d’autres animaux. Au soleil couchant, le paysage est ravissant.

Arrivés presque à la fin, nous voici enfin devant le spectacle tant attendu : un ours ! Bon, il est très loin et avec le manque de lumière, pour les photos ce n’est pas le top.

Mais nous apprécions à sa juste valeur cet aperçu de la faune ! Nous rentrons tout excités et en oublions même la vétusté de ce qui nous sert de chambre d’hôtel. Un sandwich vite avalé et au dodo !
15/07
Allez, nous dégageons vite fait. Vous savez pourquoi ! Nous passons à Tower Roosevelt et là nous apprécions enfin la vue de 2 bisons. Petite séance photo. Puis direction Lamar Valley.

Un peu plus loin : le spectacle ! Encore un ours au loin ! Et celui-là décide de prendre son bain dans une marre, devant nos yeux écarquillés. C’est génial ! Et, comme je n’arrête pas de le répéter aux garçons, nous ne sommes pas dans un zoo ! Quel bonheur !


La zone est connue car de nombreux véhicules portant chacun leur lot de touristes suréquipés photo et trépieds, sont garés tout le long de cette très belle vallée. Nous voyons également des Bald Eagles, des bisons… bref des ptites bêtes puis des grosses…





Il est encore tôt. Je n’ai rien prévu pour le déjeuner et comme nous avons bien avancé, pourquoi ne pas sortir du Park et s’arrêter juste après à Cooke City histoire de faire le plein d’essence, reprendre des glaçons et quelque chose pour le déjeuner ?
Grossière erreur : D’abord les travaux : nous passons rapidement à l’aller mais 1/2h d‘attente pour le trajet inverse. Cooke fait un peu pitié, du moins pour le peu que nous en voyons. L’essence est plus chère qu’à l’intérieur du parc. Une minuscule épicerie, sombre et hors de prix, sans guère de choix ne nous laisse que peu d’alternative. Bref, tout ce temps perdu pour ça ! Les nerfs !


Sur la route : un motard arrêté, look harley, fait des signes : Black Bear en vue ! Pas possible : cela porte à 3 le nombre d’ours observés ! Un ranger arrive rapidement et surveille la bête à la jumelle. L’attroupement est si important que cette fois, l’ours s’en rend compte et s’éloigne rapidement de lui-même.

Nous arrivons à Canyon Village. L’endroit est très sympathique et bien organisé. Autre chose que Old Faithfull !! J’essaie de nouveau de récupérer les clés avant l’heure de check-in, mais là sans succès. Il faudra repasser plus tard. Tant pis. Quelques courses et nous déjeunons sur une table du camping. Tout est calme et il fait très beau ! Nous repassons au gift shop et prenons un café, puis au Visitor Center très agréable. J’achète encore quelques magnets. Bon, cette fois est la bonne. Nous parcourons quelques miles pour arriver à notre unité « la Cascade ». J’avais choisi une chambre un peu plus haut de gamme. Effectivement, c’est plus cher, mais beaucoup mieux ! Muni d’un plan, direction Upper Falls : les chutes du canyon de Yellowstone. Dans un tournant, mon mari remarque une belette. Je descend et arrive à la prendre en photo car elle m’observe avec curiosité et j’en fait de même avec calme. Dès que d’autres touristes me rejoignent, elle s’éloigne. Jolie rencontre !

Arrivés au parking et après un point de vue magnifique et accessible à tous sur les Upper Falls, nous prenons le trail qui nous mènera à Artiste Point. Une belle ballade, sans plus personne, devant les rives à pic du canyon aux parois multicolores. Mon Pentax s’emballe.




Par contre il attendre demain matin pour les chutes elles-mêmes, car en cette fin d’après-midi, elles sont à contrejour. Artiste Point n’apporte pas un point de vue supplémentaire particulier. C’est la promenade en elle-même qui est à apprécier. Au retour, nous allons dîner. Sans réservation, il faut attendre au moins ¾ d’heures. Cependant, c’est très moderne vu que l’on nous munit d’un beeper qui vibrera dès qu’une place se libère. Ce qui arrivera beaucoup plus vite que prévu après de nouvelles petites courses au gift shop. Adrien me fait constamment dépenser pour obtenir de la monnaie et trouver des quarters des différents états. Nous avons commencé trop tard pour espérer en récolter de beaucoup d’états. Nous finirons quand même avec 14 quarters différents, ce qui en 4 jours est déjà pas mal ! 8 ou 9 autres supplémentaires lors de notre séjour à NYC seront encore récupérés (on avance !)
16/07
Dernier jour dans le parc ! Déjà ! Nous faisons le loop en voiture qui donne accès aux points de vue de la rive nord du Grand Canyon. Cette fois la lumière est bonne pour photographier les chutes.

Nous partons ensuite pour la Hayden Vallée, non sans oublier involontairement dans la chambre les cookies achetés pour mes collègues de travail, m’obligeant donc à en racheter d’autres en cours de route, et, volontairement, le fer à repasser à 10 $ dont nous ne ferons rien à notre retour en France. Magnifique ! Cette fois, le troupeau de bison est en partie en travers de notre route !


Un ranger essaie depuis sa voiture de faire dégager, à l’aide de sons enregistrés, un gros mâle qui ne s’en laisse pas compter et ne bouge pas d’un pouce. Je le contourne. La route est très belle.

A Fishing bridge, nous admirons 2 pélicans au loin et organisons un shooting pour une paire d’écureuils malicieux et véloces qui font la foire sur un vieux tronc !


Arrivés au Lake, nous trouvons de quoi grignoter.



Les moustiques commencent à être gênants. De nouveaux travaux nous immobilisent de très longs moments. La route est longue. Encore un stop à Mud volcano.



Un gros mâle prend son bain de vapeur :


Nous devons rejoindre Jackson Hole. Encore un arrêt pour quelques magnifiques chevaux.


Au Visitor Center de Grand Téton, nous redemandons une fois de plus où nous pouvons trouver des mooses, manquant à notre tableau de chasse photographique. Le ranger nous indique la route de Gros ventre, à Gros Ventre Junction, un peu après l’aéroport (en descendant), et de préférence en toute fin d’après-midi. Ok, c’est noté. Nous retournons au Rustic Inn et dînons de nouveau au Silver Dollar aussi agréablement que la première fois mais plus rapidement. Allez, c’est notre dernière chance ! La route de Gros Ventre ne s’approche pas tout le temps de la rivière, du moins suffisamment pour que l’on y accède facilement. Au premier point de vue, arrêt. Nous demandons à un couple sur place qui nous indique avoir vu des mooses 2:00 plus tôt. Mais, là rien. Nous poursuivons, toujours sans succès et abandonnons quand la route s’écarte trop de la rivière. Quand nous repassons au premier point de vue, plusieurs voitures sont garées ce qui nous donne de l’espoir. Yahoo !!!!! 1 superbe mâle moose broute, de l’autre côté de la rivière, inconscient de l’émoi qu’il provoque parmi les touristes.

Un autre le suivra peu après !

Nous avons pris place à un endroit stratégique, pile en face mais en pleine broussaille. Un sifflement que j’entends à peine : mon mari me prévient qu’il vaut mieux que je regarde à mes pieds que dans le viseur. Effectivement un serpent pas content du tout me prévient gentiment que si j’avance encore, c’est mauvais pour ma santé !

Bon un pas de côté pour moi, un glissement de l’autre pour lui et nous nous quittons en bons termes. Je reprends les photos en essayant de gérer au mieux la lumière du soleil couchant. Je remarque bien que Francesco, Adrien et Nathan se sont transformés en moulins à vent. Grands gestes et grosses claques se succèdent. Ben, qu’est ce qu’il y a ???? C’est là que je prends conscience que des moustiques voraces se sont occupés de moi pendant que je m’occupais des wapitis ! j’ai 8 piqures sur la joue gauche et, ne me demandez pas pourquoi : 0 sur la droite. Le soir, me voilà boursouflée ! Bon, dans l’énorme pharmacie que j’avais apportée et qui ne m’a heureusement servie à rien, je trouverai bien un truc pour ça.. Oui ! Mais au retour, tout le monde me demandera ce que j’ai à la joue gauche…
Retour à l’hôtel où des pelleteuses ont dévasé tout le jardin près de la petite piscine suite, apparemment, à une fuite des eaux usées. Mon mari va se réveiller en pleine nuit à cause de l’odeur nauséabonde malgré l’éloignement de notre petit chalet. Moi, pour une fois je dors ! Les enfants aussi…
17/07
Ouinnnnnn ! C’est la fin ! Petit déj copieux au Rustic Inn. Derniers morceaux de bacon grillés… La veille, j’ai appelé l’aéroport pour faire le point sur les vols de retour. J’avais bien fait puisque le décollage du premier vol était retardé d’une heure. A ce propos, l’hôtesse de l’aéroport s’était s'était payée une belle rigolade avec mon accent apparemment, me faisant répéter chaque fois et éclatant de rire quand elle comprenait quelque chose. Assez surprise car généralement, les américains apprécient plutôt l’effort fait pour s’exprimer dans leur langue et là, c'était assez désobligeant ! Bref… Nous abandonnons notre glacière rouge dans la chambre, refaisons les bagages pour faire tout rentrer dans les 4 valises et les 4 sacs à dos. Ayant utilisé un 5ème sac pour les chaussures, il a fallu faire des miracles pour recaler tout cela avec le linge sale qui n’est jamais plié comme il faut, bien sûr !
Départ pour l’aéroport. L’hôtesse de la veille m’avait avertie de venir rapidement pour rendre la voiture, le vendredi étant un jour chargé. Elle s’est encore fichue de moi vu qu’il n’y a personne. Nous rendons la voiture en 3mn chrono. (Alamo au retour nous facturera le surclassement en full size mais un coup de fil au service client de l’agence de Los Angeles et je serai remboursée 2 jours plus tard : heureusement vu le montant énorme du surcoût !). Quant aux rayures : je n'ai eu aucune suite.
Nous enregistrons les bagages (ouf : un bagage légèrement supérieur au poids réglementaire ne donnera pas lieu à dépassement). Premier vol pour Denver. Un très bel aéroport. Vol suivant pour Francfort. Impeccable ! Toujours le plein de films récents et en partie différents de l’aller. La pause suivante à Francfort est longue mais le temps est détestable et nous sommes cuits : après des km de couloirs parcourus, nous nous endormons dans la salle d’embarquement. Enfin, le départ pour Nice ! Il fait beau et chaud à notre arrivée. Pour les bagages, c’est si long que nous craignons le pire, mais non, ils arrivent ! Tout est allé comme sur des roulettes et nous passons la douane française sans nous faire contrôler. Mon père est là. Il a trouvé un véhicule assez grand pour nous ramener à bon port. J’ouvre donc la porte de chez moi, et voilà : je viens de me réveiller. Mon rêve vient de se terminer ! Un rêve de 4 semaines de pur bonheur mais parenthèse dans la dure réalité de tous les jours. Par contre, je me sens tellement plus zen …
Et puis, j’ai mes photos ! 8500 à trier donc beaucoup en double ou triple pour diverses raisons. Je vais sans doute réaliser un livre album. Et puis, ce carnet, histoire de garder tout cela en mémoire. Car chaque jour de ce périple est si intense, qu’on pense qu’on ne peut l’oublier mais le jour suivant tout aussi riche le relègue loin dans la mémoire !
Epilogue :
Un voyage largement à la hauteur de nos espérances
Quelques regrets ! (Grand Prismatic zappé, rando non faites à cause du temps)
Et l’envie de repartir ! Sauf que bien sûr, là, c’était une première fois. Et le goût de la première fois est toujours unique !
Mes fils ont particulièrement apprécié : les animaux vus à Yellowstone et Las Vegas.
Pour nous, les Coyotes Buttes nord et sud restent en tête de liste.
Un grand GRAND merci à Philippe pour son aide et son infinie patience !
Le site d’Ouestusa.fr de Thierry et du même Philippe ainsi que ce forum et certains de ses participants (ils se reconnaitront) ont vraiment aidé à rendre ce voyage réussi et inoubliable !
Ps : si vous m’avez lue jusque là sans vous endormir avant : Bravo !
Sinon, je vous aurai apporté au moins une heure de sommeil de bonne qualité ! 😉
8/07
Arches au programme ! Il fait très beau, très chaud et nous avons intérêt à partir assez tôt. Après un arrêt au Visitor center où, comme d’habitude, j’achète quelques magnets pour le frigo, nous attaquons les points de vue. Je ne cesse d’observer les alentours dans l’espoir de voir quelques bighorns puisque la veille, nous en avions aperçu un qui faisait le curieux dans un endroit très escarpé en passant devant le parc. Nada.
Spectacle majestueux. La lumière du matin donne des ombres. Comme d’habitude, nous ne pouvons nous empêcher de donner des ressemblances à toutes ces roches. j’ai l’impression d’être devant des bas-reliefs égyptiens d’une hauteur démesurée.


Arrêt le long des points de vue.

Nous sommes à contre-jour pour Balanced rock. Nous ne restons pas longtemps car je souhaite débuter rapidement la rando au parking de Devils Garden. Nous nous munissons de nombreuses petites bouteille d’eau. Direction Landscape Arch : magnifique !

Nous y arrivons si vite que je propose de continuer jusqu’à Double O Arch.


Tout le monde est d’accord. Parfait ! La ballade est superbe même s’il y a beaucoup de monde. Je me sens si bien ! Tous les 4 réunis, décor magnifique, ciel bleu, , chaleur (pour moi toujours synonyme de vacances). Nous sommes à un peu plus de la moitié du voyage mais il reste encore 11 jours devant nous. Que demande le peuple ! Quelques français se reposent sur la Double O Arch et nous demandons poliment qu’ils se poussent pour prendre quelques photos. Nous buvons beaucoup. Arrêt ensuite à Sand Dunes Arch que nous effleurons seulement car la rando fait plusieurs miles.



Il fait trop chaud et il est vraiment tard. Nous allons donc faire 2 courses au City Market de Moab. Nous découvrons avec plaisir le bar à salades : nous remplissons des containers de plastique qui seront ensuite payés au poids. J’entends avec délice les enfants réclamer de faire leur propre salade ! Ah tiens ! Finis les poulets fris, panés et autres trucs bien gras ??? Pas possible ! On le leur rappellera !!! Du coup, idem pour le soir car nous prévoyons la rando de Delicate Arch et nous ne savons pas à quelle heure nous rentrerons.
Nous déjeunons sur notre si agréable terrasse ombragée. Pendant que d’aucuns se reposent, j’ai pris mon zoom et je furète dans le jardin. Des colibris se jouent de moi. Rien à faire ! La chaleur est intense. Second départ pour Arches. Arrêt à Park Avenue : splendide et démesuré !

The Windows

Je suis impatiente d’admirer la délicate ! Nous attaquons la rando. Au parking, il n’y a presque plus de places.

Nous sommes en forme et dépassons rapidement beaucoup de touristes.



Je sens qu’il va y avoir foule. Le vent souffle très fort. Quand nous arrivons enfin, beaucoup de monde est déjà installé sur le haut de cette sorte d’amphithéâtre. Personne sous l’arche et une magnifique lumière. Même après l’avoir vue en photo si souvent, je la trouve sublime. En réel, nous prenons mieux compte des immenses proportions. Nous nous installons aussi et je commence à mitrailler. Finalement, un premier pecnot ose aller se placer sous l’arche pour la traditionnelle photo souvenir. Evidemment, suivent les moutons de panurge. Bon heureusement, j’en ai bien profité avant ce défilé. Le vent souffle si fort que les personnes ont du mal à arriver dessous et prennent un maximum de précaution sous l’arche pour se relever. Le soleil baisse. Certains se font huer par les photographes. Les ombres montent.





Mais au moment de se coucher, le soleil passera derrière des nuages et nous n’aurons pas les couleurs de feu que j’imaginais. Nous en avons bien profité quand même ! Au retour nous croisons encore des personnes qui montent, certaines avec des lampes. un père et son jeune fils surexcité courent à l’assaut de l’arche. Ils n’ont pas de sac à dos et une seule mini bouteille d’eau à moitié vide. Le soleil est couché mais vu la longueur et le dénivelé, je me demande jusqu’où ils iront !

Retour au B&B et nous profitons du jacuzzi sous les étoiles après notre délicieuse salade.
9/07
Pour une fois, nous prenons notre temps et après un dernier café quittons notre B&B. Ce matin, nous faisons La Sal Moutain loop Road.
C’est agréable après cette chaleur de se retrouver de nouveau dans la verdure.

Nous trouvons une indication pour Oowah Lake et décidons d’y déjeuner. Des pêcheurs fréquentent le lieu. A peine sortis de la voiture, mon mari se retrouve nez à nez devant un serpent ce qui calme rapidement nos ardeurs. Nous utilisons donc tranquillement les tables de pique-nique et chassons tous les insectes qui pullulent.


Un incendie a dévasté nombre d’arbre sur la dernière partie du trajet. Après en avoir entendu moult merveilles, je ne suis pas super emballée par cette route : agréable oui, mais pas exceptionnelle pour notre goût. Nous avons réservé encore un B&B : le Castle Valley Inn. Le lieu est délicieux et l’Anasazi Cabin très mignonne. De belles pelouses vertes et une jolie terrasse ! Nous avons le « tort » de nous installer là. C’est comme si d’un seul coup toute la fatigue du voyage nous retombait sur les épaules. Pourtant j’ai prévu de bien jolies ballades pour l’après-midi. Des colibris viennent s’abreuver et je passe de longs moments à essayer de les photographier. Ils sont si rapide que j’ai bien du mal !


Nous cueillons de nombreuses cerises avec l’accord du sympathique propriétaire Un faon passe et repasse dans le jardin.


Nathan se passionne pour une famille de putois. Nous sommes scotchés, et… nous ne partons pas. Nous finirons ce qu’il reste dans la glacière pour le dîner et apprécions infiniment de ne rien faire. Après tout, nous sommes quand même en vacances ! Dès que l’ombre arrive au jacuzzi situé un peu plus loin dans le jardin, nous l’utilisons. L’eau est si chaude que nous sommes obligés régulièrement de sortir pour nous refroidir. Nous marinons jusqu’au coucher de soleil.

Le soir, nous referons une autre séance tellement les garçons adorent. Nous aussi d’ailleurs… Nous sommes seuls, sous les étoiles à en profiter !
10/07
Un excellent petit-déjeuner, un des meilleurs sans doute de notre périple, nous est proposé sur la terrasse. Le proprio nous raconte comment il y a 3 ans environ, un ours est venu contempler un client tétanisé dans le jacuzzi vers 10h00 du soir, posant ses pattes sur le rebord du jacuzzi. Sans doute l’eau était trop chaude à son goût, car il est reparti au bout d’un moment, laissant sûrement des souvenirs indélébiles au pauvre gars. Gloups ! dire que nous aussi y étions à la même heure !
Aujourd’hui, nous commençons la première journée de notre montée à Yellowstone.

Nous passons devant l’embranchement pour Fisher Towers. Encore des roches rouges ! Les enfants commencent à saturer des roches rouges. C’était pourtant la ballade prévue la veille. Exit donc. Cela restera à faire pour une autre fois…
De toute façon, la route est longue aujourd’hui. Nous déjeunons dans un Subway. Adrien connaît cette franchise mais pas nous. Il y a du monde. Et nous voilà ensuite dans une très longue discussion pour choisir entre 5 pains différents, 5 fromages différents, plusieurs sortes de charcuterie, diverses salades. Bref, pour un sandwich, il faut 10mn de parlotte. Nous sommes arrivés juste à temps car après nous, l’équipe féminine de handball locale vient passer commande... Nous nous arrêtons ensuite à Dinosaur National Monument car je compte faire Harper’s Corner trail histoire de nous dégourdir les jambes. Je suis en train de me disputer avec Adrien et je n’ai pas remarqué que j’avais accéléré. Moi si prudente et respectueuse des limites de vitesse ! Evidemment, un ranger croise ma route à ce moment là, et comme dans les films, effectue un tête à queue assez sec, toutes lumières clignotantes. Ouh là là : tout ça pour moi ??? Evidemment je m’arrête et j’attends, longtemps d’ailleurs, avant que le ranger ne daigne sortir. J’ouvre la fenêtre, pas sereine du tout, c’est le moins que l’on puisse dire. Vais-je finir menottée sur le capot de la voiture devant les yeux éperdus de mon mari qui ne parle pas anglais et larmoyants de mes fils qui se demandent déjà où acheter les oranges ? “How are you today ?” me demande-t-il, attendant poliment la réponse. J’en perds mon anglais et bafouille direct quelques excuses. Bon dûment que l’on ne m’y reprend pas, pour cette fois, ça ira. 58 au lieu de 45 mph tout de même ! Allez, tout va bien. Nous repartons doucement. Nous trouverons cela très long d’arriver en haut du parc pour le début de la ballade. Elle est très agréable et finit sur effectivement un très beau point de vue.



Mon mari qui devient difficile regrette qu’on ne puisse encore s’avancer pour avoir la vue à 360°, mais des rambardes sécurisent l’accès. Moi, je ne regrette vraiment pas la longueur du trajet voiture pour y accéder. Allez c’est reparti.

Etape suivant Flaming Gorges. En fait, j’ai un peu oublié d’imprimer la doc sur le coin. Je ne me fais guère de soucis, tout est si bien indiqué aux USA ! Finalement nous tombons d’abord sur notre logement pour la nuit. Le Flaming gorge Lodge où nous avons une suite car les chambres classiques n’étaient plus disponibles. Je n’avais pas réussi à réserver au Red Canyon Lodge bien plus joli et mieux situé : c’était complet alors que j’avais appelé le 7 janvier ! Et je le regrette. Si notre appartement est spacieux, l’ambiance est sombre, la moquette défraîchie, les chaises très sales, et c’est un peu l’usine à touristes. De plus nous sommes au 1er sans ascenseur et monter les bagages est assez pénible. Enfin, pour une nuit, ce n’est pas grave. Une fois de plus nous devons trouver la manip pour régler l’eau chaude, chaque robinet de chaque endroit ayant son propre système et fonctionnant plus ou moins bien. Celui-là n’est pas des plus simples. En fait, il est même complètement détraqué !
Les enfants fatigués restent sur place, mais nous, nous ressortons jusqu’au barrage en premier,


puis retour vers les points de vue qui donnent sur les gorges. Il fait gris, les photos ne rendent pas hommage à la beauté du site et ses falaises rouges tombant dans l’eau verte de Green River.
Nous devrons patienter très longtemps au restaurant mais nous mangeons correctement. Un immense fourrure d’ours est à l’entrée et nous demandons s’il s’agit d’une vraie car nous avons des doutes. L’employée ne nous répond pas mais nous sort une photo de son patron, fusil sous le bras et botte sur un ours qu’il vient de tuer la semaine dernière. La chasse est donc autorisée ? Oui, son patron a une licence spéciale qui donne droit à la chasse d’un ours par an !
11/07
Nous retournons bien entendu faire les points de vue de Flaming Gorges avant de reprendre une longue route..


A mi chemin, nous passons enfin devant un “lavomatic” américain. J’en cherchais un depuis un moment pour laver de nouveau le véhicule. Tout ceux vus précédemment étaient manuels. Vu la surface du 4x4, je n’y tiens guère. Histoire de faire plaisir à Adrien, nous prenons la version la plus chère. Vu le temps passé par le précédent véhicule, nous espérons bien avoir le “grand spectacle”. Dès que la machine a avalé goulument mes 12 dollars, un par un, (oui, nous n’avons peur de rien...), ça y est : c’est le grand jeu ! Débauche de machins tournant, avançant, reculant, une pression de folie, arc en ciel de mousse : une couleur différente par vitre... Finalement, c’est pas cher pour une séance pareille. 12mn plus tard. ne reste plus qu’à déjeuner sur le pouce. Mon mari déguste son premier hamburger. “L’effort du siècle !!” J’ai mémorisé cet instant exceptionnel sur mon portable...Nous arrivons finalement à Jackson Hole : bien jolie bourgade. Check-in au Rustic Inn. Une petite folie au niveau prix, déjà que la ville est réputée pour ses prix élevés. Le chalet est très mignon et luxueusement meublé. Normal vu les tarifs.. Dommage, il ne donne pas sur la petite rivière. La piscine est trop petite et pleine d’enfants surexcités. Nous l’ignorons donc. Ceci dit, nous sommes conquis. Seul le mitigeur de la douche nous donnera du souci. Une fois installés, nous sortons sur Jackson faire un peu les magasins. C’est très touristique et plutôt mignon. Mince, j’ai oublié l’appareil. Tant pis ! Je trouve enfin un magasin spécialisé photo ou je peux racheter le couvre-objectif que j’avais perdu à Coyottes Buttes Sud. Plusieurs photographes exposent et vendent. Le magasin de Thomas Mangelson attire plus particulièrement notre attention. Les photos sont si belles que nous entrons admirer. Je tombe en pamoison devant certaines éditions limitées, hors de prix pour nous bien sûr. Nous nous rattrapons tout de même avec quelques calendriers et cartes postales que nous ramènerons pour nous et nos proches.
Par contre l’hôtel ne fait pas restaurant. Le soir, nous sortons donc dîner en ville au Silver Dollar Bar&Grill. Très correct.
12/07
Enfin, j’ai du réseau ici ! Quelques coups de fils plus tard, et nous voilà prêts pour la séance de rafting sur la Snake River. Environ 13 miles sur la rivière, mais le truc cool juste pour observer la vie sauvage. Le lieu de rendez-vous est la porte à côté de l’hôtel. Tant mieux, cela nous laisse quelques minutes de sommeil en plus. Escortés en minibus après avoir signé la traditionnelle décharge, nous arrivons au point d’embarquement. De très longues explications dont cette fois, je ne comprends que le quart servent à nous détailler tout ce qu’il faut faire dans tel et tel cas. Je finis par demander vu les nombreux risques décrits, s’il est vraiment raisonnable de prendre mon appareil photo. Apparemment pas de problèmes ! Nous enfilons nos gilets de sauvetage et débutons la ballade. 2 rafts contiennent chacun une dizaine de personnes.

Pélicans

Un grèbe


2 guides s’occupent de nous et pilotent l’engin. Jolies vues sur les montagnes. Nous observons de nombreux bald eagles, aigles pêcheurs à la tête blanche.

Le décor est très agréable et nous apprécions la ballade. Vu que l’on ne marche pas, les garçons sont ravis et la matinée passe vite ! Nous aurons ensuite bien du mal à trouver un supermarché pour alimenter la glacière. Départ pour la visite de Grand Téton.
Après le passage au Visitor Center particulièrement bien fait, nous déjeunons au String Lake.

Nous avons demandé où voir des Mooses (wapitis ou orignal en français), Adrien y tenant beaucoup. Je remarque beaucoup d’arbres aux couleurs rousses au milieu des dégradés de vert. Nous avons l’impression d’être à l’automne avec ces teintes.


Le guide hier nous avait expliqué qu’il s’agit en fait d’une maladie. Ce n’est donc pas pour un bon motif. Nous revenons ensuite au Jenny’s Lake, prenons le shuttle boat pour faire la traversée car il est trop tard pour le faire à pied. Arrivés sur place nous commençons la rando de Hidden Falls et Inspiration Point.


Adrien est motivé. Il a décidé de voir des mooses, mais le temps tourne à l’orage et nous prenons quelques gouttes en admirant au loin, une pluie soutenue sur le lac et le shuttle en train de le traverser. Tout le monde tourne les talons à toute vitesse. Nous imaginons la queue pour le prochain shuttle et prenons notre temps.


Un grand pic nourrit son petit dont la tête rouge sort du nid. Un peu loin pour mon zoom.

Une marmotte bien dodue s’enfuie devant nous.



Effectivement, longue attente à l’embarquement. Quand c’est enfin notre tour, il n’y a plus de place sur le second shuttle. Il n’y a plus qu’à attendre la nouvelle rotation ;



il nous reste encore beaucoup de route pour l’entrée de Yellowstone. Nous avons réservé à Grant Village. La chambre est correcte et nous dînons ensuite dans le restaurant avec une belle vue sur le Lake et le coucher de soleil. C’est le moment de goûter le steak de bison. Très bon ! Encore une longue journée !
13/07
1ère journée à Yellowstone ! Je suis impatiente de commencer les visites. Quelques cookies plus tard, nous partons à West Thumb Geyser Basin. Nous enfilons les kway pour nous protéger d’une pluie fine et pénétrante mais qui aura le bon goût de s’arrêter peu après. Voici nos premières sources chaudes. Les couleurs sont sublimes. Une lumière encore rase et un ciel par moment chargé donne une atmosphère particulière.











Par contre les rayons créent des ombres et nous devons suivre le chemin sans possibilité de tourner autour des sources pour avoir un meilleur angle. Nous apprécions toutefois de marcher sur les passerelles de bois, beaucoup plus jolies et mieux intégrées que si cela avait été goudronné. Le site n’est pas très grand. En repartant, petite pause à la cascade Kepler.

Nous arrivons ensuite à Old Faithful et apercevons enfin nos 2 premier bisons. Un gros malin avec un tee-shirt rouge prend des photos à quelques mètres devant un gros mâle nonchalamment allongé. Quand on pense aux nombreux avertissements concernant la sécurité des personnes vis à vis des animaux sauvages ! On est pas dans un zoo ! Nous décidons que nous en verrons sûrement d’autres et progressons vers le centre.
Cette fois, il s’agit presque d’un petit village avec beaucoup de bâtiments encerclant un immense parking. Il y a beaucoup de monde, surtout devant le Geyser le plus proche de l’hôtel. Nous pensons tout de suite qu’il va y avoir une éruption sous peu. Bingo ! Elle commence pile sous nos yeux.

Nous apprécions le spectacle puis, après un rapide déjeuner, nous parcourons le circuit qui passe entre les différents geyser et sources chaudes et qui nous conduit jusqu’au Morning Glory Pool.













Là encore, c’est un régal pour les yeux et l’apprentie photographe que je suis. Ce dernier et Chromatic Pool sont vraiment un must !





Par contre, je rencontre plus d’indifférence chez mes 2 ados qui renaclent à marcher. C’est plutôt énervant !
Nous décidons ensuite de faire le check-in pour le Old Faithull Inn. Et dire que nous pensions ce matin qu’il y avait du monde. J’essaie un premier bâtiment pour me faire indiquer le chemin de mon hôtel. On me donne un plan. Mais là, vers 15 :00, cela devient horriblement difficile de circuler. Le plan n’est pas clair et il n’y a aucune indications pour trouver ce fichu hôtel. Cela devient si galère que nous reposons la voiture et décidons de faire le trajet à pied. Bon, nous finissons par y arriver et comprenons qu’en fait, avec la voiture il faut prendre une contre-allée et faire tout le tour par l’extérieur pour y arriver. Je récupère les clefs et allons enfin nous garer sur le parking à l’arrière de notre hôtel. Nous décidons de visiter la chambre et de chercher le meilleur accès pour les bagages. Allez, maintenant c’est galère pour trouver le bon couloir, le bon escalier. Nous sommes dans la partie ancienne de l’hôtel. La chambre est assez petite et l’ambiance un peu vieillotte. Pour les valises, ce n’est pas terrible et nous demandons au service bagages de s’occuper de nous les apporter. Je préfère un bon pourboire plutôt qu’une grosse suée ! Bref 1:00 de perdue pour faire tout ça, et ce n’est pas fini ! Nous nous installons et cherchons de suite le moyen d’éteindre la clim horriblement bruyante. Bizarre, car il n’y a aucun bouton. Mon mari m’annonce qu’il préfère dormir dans la voiture que supporter cela ! On est tous d’accord, il faut faire quelque chose ! Au check-in, on nous annonce que quelqu’un viendra d’ici 1/2h. Ponctuelle, une jeune femme arrive avec un ventilo, mais n’a aucune idée sur la façon d’éteindre la clim. Elle va chercher quelqu’un de la maintenance. Encore une autre demi-heure s’écoule. Cette fois, le gars arrive avec une clef et vient fermer directement au niveau de l’espère de gouttière qui parcourt le sol de la chambre. Cette gouttière est d’ailleurs toute démontée. Enfin nous ressortons. Direction le Visitor center. Adrien, toujours têtu sur l’idée de trouver des mooses me refait poser la question. Non, il n’y en a que très peu à Yellowstone et pas dans cette zone de toute façon. Re spectacle du Old Faithful en passant. Et dire que je trouvais qu’il y avait du monde ce matin !! C’est plein à craquer. L’hôtel aussi, le parking aussi ! Fatigant tout cela. Nous avons adoré les trails mais vraiment pas le complexe hôtelier : une vraie usine à touristes ! Tant pis pour le resto ou la cafétéria : 2 courses à l’épicerie et vivement ce soir qu’on se couche. La clim des voisins est si bruyante qu’elle nous gène aussi ! Cela nous confirme qu’avec la notre, il aurait été impossible de fermer l’œil. Soudain, un bruit. J’imagine qu’un des garçons s’est levé pour aller grignoter dans le sac où restent crackers et autre cookies. Je pose la question mais non… 5mn plus tard, rebelote ! Cette fois je mets la lumière : quelque chose bouge dans le fameux sac ! Finalement il s’agit d’une mignonne petite souris passée par la goulotte de la clim. Nous la récupérons avec le seau à glace et partons dans le jardin lui rendre sa liberté avant de tomber enfin dans un sommeil entrecoupé comme d’hab…
14/07 : Vite partons de cette usine avant qu’il n’y ait trop de monde ! Re service bagages. Une petite jeune fille arrive et soulève d’un air convaincu 2 énormes valises et s’engage dans l’escalier. Le reste dégage aussi rapidement ! Quelle santé ! Un bon pourboire vient adoucir son effort. Je lui raconte la petite visite nocturne. Elle me confirme que l’hôtel est infesté de souris et chauve-souris. Charmant !
Nous nous arrêtons à Fountain Paint Pot. Petit circuit. C’est toujours aussi beau.



Mais ça ralouille dans la voiture. « Y’en a marre des sources et des geysers, nous on veut voir des animeaux ! » . Du coup j’élude Lower Geyser Basin. Je n’avais pas fait le rapprochement que là était situé le fameux Grand Prismatic. Quelle idiote ! Je n’y repenserai que le jour du départ donc trop tard ! Evidement, ce sera mon grand regret sur Yellowstone !
Donc inconscients du loupé, nous continuons sur Norris. Le temps s’assombrit. Les garçons sont tout de même ok pour visiter cette zone là, car nous leur promettons une visite rapide vu le temps ! Geysers et sources se succèdent. Il y a peu de monde. Et puis soudains, un coyotte ! Il passe, genre jeune cadre dynamique se rendant à son rendez-vous. Zut ! Je n’ai que le 16-50. Tant pis, je n’ai pas le temps de changer. Au pire je ferai un crop.

Apparemment il vient de prendre son déjeuner car au grossissement, nous verrons que son poil est couvert de sang par endroit. Nous en profitons pour entamer la conversation avec nos voisins de promenade. Nous apprendrons vite qu’ils ont observé des ours à 2 reprises. Evidemment, nous sommes jaloux ! Quelques femelle Mule Deer, 2 bisons et 1 coyote : la moisson est maigre. Soleil timide et nuages se disputent. Ces derniers gagnent !




Mais quand la pluie devient vraiment plus insistante, nous n’insistons pas et repartons en direction de Mammoth. C’est vrai que l’on circule vraiment lentement dans le parc ! Cette fois l’hôtel est facile à trouver ! Il est tôt mais j’obtiens quand même les clefs. Passée la réception, les couloirs sont d’une infinie tristesse. Les lieux sont plus que vieillots et lugubres. La chambre est spacieuse, nous sommes au RDC. C’est calme ! Toujours ça de gagné ! Sous les fenêtres quantité de chiens de prairie s’égaient sur la pelouse couverte de monticules. Direction, le resto parce qu’il y en a marre des sandwichs !
Nous mangeons correctement. Puis direction Upper Terraces area. Arrivés à un parking nous partons à pied. J’accélère le pas car je voudrais rejoindre la zone de Canary springs. Sauf que je n’ai pas de plan et du coup je me dirige dans la mauvaise direction ; ce qui nous permet toutefois d’arriver à une magnifique formation .


Ne reste plus qu’à attendre qu’un rayon de soleil passe à travers les nuages. Quelques photos plus tard, mes 3 hommes renaclent à avancer encore sans savoir où l’on va. En fait nous sommes sur le loop one way. Je retourne donc chercher la voiture. Ils ont bien fait car effectivement la route est longue. Je trouve enfin les sources que je cherchais, juste à côté de la bifurcation ! Grrrr… Je vais vraiment jusqu’au bout de la passerelle comme me l’avait indiqué une autre forumeuse, et là, c’est tout simplement splendide ! Tant de couleurs sur fond de ciel orageux !






Avec encore une bonne dose de patience, les rayons de soleil finissent par traverser et débute un long shooting qui finira au moment où débarquent 2 bus de japonais charmants mais plutôt envahissants. Nous en croisons deux qui soulèvent une mamie toute heureuse de pouvoir aller contempler ces merveilles. Leur solidarité envers le 3ème âge est vraiment un exemple !
Retour à l’hôtel. Les enfants décident de prendre un bain dans l’antique baignoire à pieds de lion. Que faire d’autre en l’absence de douchette et en présence de 2 robinets pour l’eau chaude et froide ! Francesco et moi repartons pour les Lower Terraces et faisons une partie du circuit. Là encore, j’apprécie ce décor incroyable !






Au retour, nous faisons 2 courses à l’épicerie du Gift Shop qui est encore plus mal achalandé que les précédents. Quand nous revenons, le soleil décline et quand nous allumons la lumière dans la chambre, nous constatons que l’éclairage fait pitié. Mon mari veut se laver les dents et là nous remarquons également qu’il n’y a encore que 2 robinets séparés, également pour le lavabo. Donc, pour se laver les mains, il suffit de les passer alternativement et très rapidement du jet glacé au jet bouillant ! De mieux en mieux ! Là, mon mari perd définitivement son sens de l’humour ! Nous nous doucherons avec le seau à glace qui nous servira de mitigeur et douchette et déciderons de quitter cette horrible chambre pour y passer le moins de temps possible. Adrien veut voir des animaux et vers 19 :00, c’est plutôt la bonne heure pour cela. Quelques miles en direction de Canyon Village et nous voilà servis : un mule deer mâle avec de magnifiques bois broute tranquillement sur le bas côté. Un attroupement se forme aussitôt. Toute excitée, je change d’objectif et m’extirpe de la voiture si vite que j’en appuie malencontreusement sur le klaxon. Tout le monde me lance un regard surpris voire courroucé ! Shame on me ! Heureusement, le cerf n’a pas bronché. Et nous reprenons la séance de dédicace !


Quelques miles plus loin, Adrien me demande d’emprunter une piste pour augmenter nos chances de voir d’autres animaux. Au soleil couchant, le paysage est ravissant.

Arrivés presque à la fin, nous voici enfin devant le spectacle tant attendu : un ours ! Bon, il est très loin et avec le manque de lumière, pour les photos ce n’est pas le top.

Mais nous apprécions à sa juste valeur cet aperçu de la faune ! Nous rentrons tout excités et en oublions même la vétusté de ce qui nous sert de chambre d’hôtel. Un sandwich vite avalé et au dodo !
15/07
Allez, nous dégageons vite fait. Vous savez pourquoi ! Nous passons à Tower Roosevelt et là nous apprécions enfin la vue de 2 bisons. Petite séance photo. Puis direction Lamar Valley.

Un peu plus loin : le spectacle ! Encore un ours au loin ! Et celui-là décide de prendre son bain dans une marre, devant nos yeux écarquillés. C’est génial ! Et, comme je n’arrête pas de le répéter aux garçons, nous ne sommes pas dans un zoo ! Quel bonheur !


La zone est connue car de nombreux véhicules portant chacun leur lot de touristes suréquipés photo et trépieds, sont garés tout le long de cette très belle vallée. Nous voyons également des Bald Eagles, des bisons… bref des ptites bêtes puis des grosses…





Il est encore tôt. Je n’ai rien prévu pour le déjeuner et comme nous avons bien avancé, pourquoi ne pas sortir du Park et s’arrêter juste après à Cooke City histoire de faire le plein d’essence, reprendre des glaçons et quelque chose pour le déjeuner ?
Grossière erreur : D’abord les travaux : nous passons rapidement à l’aller mais 1/2h d‘attente pour le trajet inverse. Cooke fait un peu pitié, du moins pour le peu que nous en voyons. L’essence est plus chère qu’à l’intérieur du parc. Une minuscule épicerie, sombre et hors de prix, sans guère de choix ne nous laisse que peu d’alternative. Bref, tout ce temps perdu pour ça ! Les nerfs !


Sur la route : un motard arrêté, look harley, fait des signes : Black Bear en vue ! Pas possible : cela porte à 3 le nombre d’ours observés ! Un ranger arrive rapidement et surveille la bête à la jumelle. L’attroupement est si important que cette fois, l’ours s’en rend compte et s’éloigne rapidement de lui-même.

Nous arrivons à Canyon Village. L’endroit est très sympathique et bien organisé. Autre chose que Old Faithfull !! J’essaie de nouveau de récupérer les clés avant l’heure de check-in, mais là sans succès. Il faudra repasser plus tard. Tant pis. Quelques courses et nous déjeunons sur une table du camping. Tout est calme et il fait très beau ! Nous repassons au gift shop et prenons un café, puis au Visitor Center très agréable. J’achète encore quelques magnets. Bon, cette fois est la bonne. Nous parcourons quelques miles pour arriver à notre unité « la Cascade ». J’avais choisi une chambre un peu plus haut de gamme. Effectivement, c’est plus cher, mais beaucoup mieux ! Muni d’un plan, direction Upper Falls : les chutes du canyon de Yellowstone. Dans un tournant, mon mari remarque une belette. Je descend et arrive à la prendre en photo car elle m’observe avec curiosité et j’en fait de même avec calme. Dès que d’autres touristes me rejoignent, elle s’éloigne. Jolie rencontre !


Arrivés au parking et après un point de vue magnifique et accessible à tous sur les Upper Falls, nous prenons le trail qui nous mènera à Artiste Point. Une belle ballade, sans plus personne, devant les rives à pic du canyon aux parois multicolores. Mon Pentax s’emballe.




Par contre il attendre demain matin pour les chutes elles-mêmes, car en cette fin d’après-midi, elles sont à contrejour. Artiste Point n’apporte pas un point de vue supplémentaire particulier. C’est la promenade en elle-même qui est à apprécier. Au retour, nous allons dîner. Sans réservation, il faut attendre au moins ¾ d’heures. Cependant, c’est très moderne vu que l’on nous munit d’un beeper qui vibrera dès qu’une place se libère. Ce qui arrivera beaucoup plus vite que prévu après de nouvelles petites courses au gift shop. Adrien me fait constamment dépenser pour obtenir de la monnaie et trouver des quarters des différents états. Nous avons commencé trop tard pour espérer en récolter de beaucoup d’états. Nous finirons quand même avec 14 quarters différents, ce qui en 4 jours est déjà pas mal ! 8 ou 9 autres supplémentaires lors de notre séjour à NYC seront encore récupérés (on avance !)
16/07
Dernier jour dans le parc ! Déjà ! Nous faisons le loop en voiture qui donne accès aux points de vue de la rive nord du Grand Canyon. Cette fois la lumière est bonne pour photographier les chutes.

Nous partons ensuite pour la Hayden Vallée, non sans oublier involontairement dans la chambre les cookies achetés pour mes collègues de travail, m’obligeant donc à en racheter d’autres en cours de route, et, volontairement, le fer à repasser à 10 $ dont nous ne ferons rien à notre retour en France. Magnifique ! Cette fois, le troupeau de bison est en partie en travers de notre route !


Un ranger essaie depuis sa voiture de faire dégager, à l’aide de sons enregistrés, un gros mâle qui ne s’en laisse pas compter et ne bouge pas d’un pouce. Je le contourne. La route est très belle.

A Fishing bridge, nous admirons 2 pélicans au loin et organisons un shooting pour une paire d’écureuils malicieux et véloces qui font la foire sur un vieux tronc !


Arrivés au Lake, nous trouvons de quoi grignoter.



Les moustiques commencent à être gênants. De nouveaux travaux nous immobilisent de très longs moments. La route est longue. Encore un stop à Mud volcano.



Un gros mâle prend son bain de vapeur :


Nous devons rejoindre Jackson Hole. Encore un arrêt pour quelques magnifiques chevaux.


Au Visitor Center de Grand Téton, nous redemandons une fois de plus où nous pouvons trouver des mooses, manquant à notre tableau de chasse photographique. Le ranger nous indique la route de Gros ventre, à Gros Ventre Junction, un peu après l’aéroport (en descendant), et de préférence en toute fin d’après-midi. Ok, c’est noté. Nous retournons au Rustic Inn et dînons de nouveau au Silver Dollar aussi agréablement que la première fois mais plus rapidement. Allez, c’est notre dernière chance ! La route de Gros Ventre ne s’approche pas tout le temps de la rivière, du moins suffisamment pour que l’on y accède facilement. Au premier point de vue, arrêt. Nous demandons à un couple sur place qui nous indique avoir vu des mooses 2:00 plus tôt. Mais, là rien. Nous poursuivons, toujours sans succès et abandonnons quand la route s’écarte trop de la rivière. Quand nous repassons au premier point de vue, plusieurs voitures sont garées ce qui nous donne de l’espoir. Yahoo !!!!! 1 superbe mâle moose broute, de l’autre côté de la rivière, inconscient de l’émoi qu’il provoque parmi les touristes.

Un autre le suivra peu après !

Nous avons pris place à un endroit stratégique, pile en face mais en pleine broussaille. Un sifflement que j’entends à peine : mon mari me prévient qu’il vaut mieux que je regarde à mes pieds que dans le viseur. Effectivement un serpent pas content du tout me prévient gentiment que si j’avance encore, c’est mauvais pour ma santé !

Bon un pas de côté pour moi, un glissement de l’autre pour lui et nous nous quittons en bons termes. Je reprends les photos en essayant de gérer au mieux la lumière du soleil couchant. Je remarque bien que Francesco, Adrien et Nathan se sont transformés en moulins à vent. Grands gestes et grosses claques se succèdent. Ben, qu’est ce qu’il y a ???? C’est là que je prends conscience que des moustiques voraces se sont occupés de moi pendant que je m’occupais des wapitis ! j’ai 8 piqures sur la joue gauche et, ne me demandez pas pourquoi : 0 sur la droite. Le soir, me voilà boursouflée ! Bon, dans l’énorme pharmacie que j’avais apportée et qui ne m’a heureusement servie à rien, je trouverai bien un truc pour ça.. Oui ! Mais au retour, tout le monde me demandera ce que j’ai à la joue gauche…
Retour à l’hôtel où des pelleteuses ont dévasé tout le jardin près de la petite piscine suite, apparemment, à une fuite des eaux usées. Mon mari va se réveiller en pleine nuit à cause de l’odeur nauséabonde malgré l’éloignement de notre petit chalet. Moi, pour une fois je dors ! Les enfants aussi…
17/07
Ouinnnnnn ! C’est la fin ! Petit déj copieux au Rustic Inn. Derniers morceaux de bacon grillés… La veille, j’ai appelé l’aéroport pour faire le point sur les vols de retour. J’avais bien fait puisque le décollage du premier vol était retardé d’une heure. A ce propos, l’hôtesse de l’aéroport s’était s'était payée une belle rigolade avec mon accent apparemment, me faisant répéter chaque fois et éclatant de rire quand elle comprenait quelque chose. Assez surprise car généralement, les américains apprécient plutôt l’effort fait pour s’exprimer dans leur langue et là, c'était assez désobligeant ! Bref… Nous abandonnons notre glacière rouge dans la chambre, refaisons les bagages pour faire tout rentrer dans les 4 valises et les 4 sacs à dos. Ayant utilisé un 5ème sac pour les chaussures, il a fallu faire des miracles pour recaler tout cela avec le linge sale qui n’est jamais plié comme il faut, bien sûr !
Départ pour l’aéroport. L’hôtesse de la veille m’avait avertie de venir rapidement pour rendre la voiture, le vendredi étant un jour chargé. Elle s’est encore fichue de moi vu qu’il n’y a personne. Nous rendons la voiture en 3mn chrono. (Alamo au retour nous facturera le surclassement en full size mais un coup de fil au service client de l’agence de Los Angeles et je serai remboursée 2 jours plus tard : heureusement vu le montant énorme du surcoût !). Quant aux rayures : je n'ai eu aucune suite.
Nous enregistrons les bagages (ouf : un bagage légèrement supérieur au poids réglementaire ne donnera pas lieu à dépassement). Premier vol pour Denver. Un très bel aéroport. Vol suivant pour Francfort. Impeccable ! Toujours le plein de films récents et en partie différents de l’aller. La pause suivante à Francfort est longue mais le temps est détestable et nous sommes cuits : après des km de couloirs parcourus, nous nous endormons dans la salle d’embarquement. Enfin, le départ pour Nice ! Il fait beau et chaud à notre arrivée. Pour les bagages, c’est si long que nous craignons le pire, mais non, ils arrivent ! Tout est allé comme sur des roulettes et nous passons la douane française sans nous faire contrôler. Mon père est là. Il a trouvé un véhicule assez grand pour nous ramener à bon port. J’ouvre donc la porte de chez moi, et voilà : je viens de me réveiller. Mon rêve vient de se terminer ! Un rêve de 4 semaines de pur bonheur mais parenthèse dans la dure réalité de tous les jours. Par contre, je me sens tellement plus zen …
Et puis, j’ai mes photos ! 8500 à trier donc beaucoup en double ou triple pour diverses raisons. Je vais sans doute réaliser un livre album. Et puis, ce carnet, histoire de garder tout cela en mémoire. Car chaque jour de ce périple est si intense, qu’on pense qu’on ne peut l’oublier mais le jour suivant tout aussi riche le relègue loin dans la mémoire !
Epilogue :
Un voyage largement à la hauteur de nos espérances
Quelques regrets ! (Grand Prismatic zappé, rando non faites à cause du temps)
Et l’envie de repartir ! Sauf que bien sûr, là, c’était une première fois. Et le goût de la première fois est toujours unique !
Mes fils ont particulièrement apprécié : les animaux vus à Yellowstone et Las Vegas.
Pour nous, les Coyotes Buttes nord et sud restent en tête de liste.
Un grand GRAND merci à Philippe pour son aide et son infinie patience !
Le site d’Ouestusa.fr de Thierry et du même Philippe ainsi que ce forum et certains de ses participants (ils se reconnaitront) ont vraiment aidé à rendre ce voyage réussi et inoubliable !
Ps : si vous m’avez lue jusque là sans vous endormir avant : Bravo !
Sinon, je vous aurai apporté au moins une heure de sommeil de bonne qualité ! 😉
Retour de cinq semaines en Malaisie et à Singapour (1e partie) English translation pending
ALLER OLIVIER PAULINE CLOE
Départ Easy Jet 3 juillet LYON / LONDRES Gatwick 10h20 / 10h55
EMIRATES
3 juillet LONDRES Gatwick Terminal N 21h15 / DUBAI Terminal 3 7H10
4 juillet DUBAI Terminal 3 10h15 / SINGAPOUR Changi Terminal 1 21h55
ALLER ODILE Départ Easy Jet 10 juillet LYON / LONDRES Gatwick 10h20 / 10h55 EMIRATES 10 juillet LONDRES Gatwick Terminal N 21h15 / DUBAI Terminal 3 7H10 11 juillet DUBAI Terminal 3 10h35 / SINGAPOUR Changi Terminal 1 21h55
RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 6 aout SINGAPOUR Changi Terminal 1 2h10 / DUBAI Terminal 3 5H20 6 aout DUBAI Terminal 3 8H05 / LONDRES Gatwick Terminal N 12h30 Easy Jet 7 aout LONDRES Gatwick LYON 18h15 / 20h55
Nous sommes partis 5 semaine à Singapour et en Malaisie. Seul avec les filles la première semaine, mon épouse nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes. Les prix indiqués et les activités tiennent compte de la configuration le notre famille soit 2 adultes et deux filles de 8 et 11ans.
Tous les bus : http://www.journeymalaysia.com/bus.htm
4 S Dubai Un stop non prévu de 24h a Dubai nous a laissé le temps de visiter un peu la ville (un peu car la chaleur est écrasante). Les gens se réfugient dans les centres commerciaux pour échapper à la chaleur et dépenser sans compter. Tout est climatisé même les arrêts de bus, l’arrosage marche jour et nuit, d’un point de vu écologique c’est un non sens. Emirates nous a fourni hôtel et repas après négociation car l’erreur venait de Oppodo et non d’eux.
5 D Enfin Singapour Arrivée à 21h55 hotel Fragrance Emerald 20.Lorong 6Geylang. MTR station Kallang. Lire P577. 35E pour trois personnes pas d’extra bed les filles ont du se serrer dans un lit une place. Le quartier un peu chaud est sympa bon resto chinois dans le coin, proche de la station MTR de Kalang.
6 L Singapour Mac Richie réservoir P510 balade. Nous avions prévu d’aller au canopy walk et de faire du canoë la pluie nous en a empêché. Attention le canopy est loin de l’entrée. Le parc et beau et les ballades agréables. En fin de journée le temps s’améliore donc piscine à la station de MTR Lavander propre et pas cher.
7 M Départ pour Kuala Lumpur 8h durée 6h 390km les compagnies de bus sont a la station MTR Lavander et les prix vont du simple au double il faut donc se renseigner S$28.
A KL pour les taxis faire mettre le compteur... course en ville 5/10 RM. Les transports en commun 0.50 et 2, 50 Rm que ce soit pour les bus, le monorail ou le KTM. Hotel China Town Inn P100 100RM pour trois avec extra bed. Cet hotel est confortable et pratique car il est au centre de china town, le bus pour le sunway lagoon est a 100m, celui pour les batu caves est a coté et il y a une piscine municipale à 5 mn de marche. Ballade et piscine.
8 M Kuala Lumpur FRIM P124 Canopy Walkway 5 Rm, cascade, marche. KTM plus taxi 15Rm, il faut bien se faire déposer en haut du parc et les taxis ne connaissent pas tous. Là, il y a le départ des ballades et l’office du tourime pour le canopy walk (bien prendre les billets avant de faire la marche). On peut se baigner ou plutôt se tremper dans la petite rivière, retour a KL, on attrape au vol un taxi dans le parc, puis métro.
De China town on va au park aux oiseaux, papillons et insectarium 8 Rm, il est préférable de commencer par le parc aux oiseaux 35 Rm(cher mais bien) puis en redescendant aller voir les papillons de là le retour à china town ou au métro se fait a pied.
9 J Kuala Lumpur Sunway Lagon bus 10 ou 13 P129 (Water Park+Amusement 10h/18h). Prendre le bus 10 ou 13 de china town 2 Rm 30mn. Pour des ados aventure parc doit être bien.
10 V Kuala Lumpur Activités au Koplex Budaya Kraf P98, possibilité de faire son propre batik pour 20 Rm l’activité est intéressante et les personnes qui vous enseignent prévenantes. Puis, nos batiks faits et encadrés, nous voila parti pour une petite visite de la ville et des Pétronas. Le Pétrosains au cinquième étage des tours est amusant pour les enfants il est sur les dinosaures. Interactif et ludique il s’adresse aux enfants 3 Rm. Ne pas oublier les maillots de bain car il y a la possibilité pour les enfants de se baigner dans le parc derrière les tours, il y a aussi un grand jardin d’enfants.
11 S Kuala Lumpur /Singapour La station des bus Puduraya est a coté de china town. Trajet 6h 39Rm.
Toujours l’hotel Fragrance Emerald 42E pour quatre personnes pas d’extra bed les filles ont du encore se serrer.
Arrivé à Singapour nous sommes allés au Singapour science centre P512 les attractions interactives sont
exceptionnelles pour leur diversité et leur qualité, les filles ont adorées... Arrivée De la maman 21h55.
12 D Singapour Matin descendre au métro china town puis visite a pied du Wet market du Chinatown centre P520, temple indou Sri Mariamman, chinois Thian hock keng, Taoiste Wak hai cheng bio Asian civilisation museum très beau, raffiné c’est un moment agréable. Puis le Merlion (bof, bof…), l’esplanade Bay théâtre et l’hôtel Raffles P501. Bateau 45mn P521 sympa mais cher 7E.
13 L Départ pour Malacca après avoir visité une chambre à l’hotel Hôtel Eastern Heritage guest house qui était tès sale, nous sommes allés au Travellers lodge 70 Rm la chambre de deux grandes, propres, personnel sympa et efficace, machine à 7Rm.Promenade à pied P236. Puis croisière sur la rivière 40mn P236. Nous avons testé le fish spa, c’est a faire pour 15 Rm les 15mn vous avez une multitude de petits poissons qui viennent vous grignoter les pieds et vous ressortez avec une peau de bébé…Ne pas rater les excellentes pâtisseries.
14 M Malacca fin de la visite de la ville et petit tour a la piscine municipale très propre 2 Rm. Malacca est une petite ville calme les balades se font à pied un jour peut suffire mais nous avons apprécié ce deuxième jour de flânerie.
Voila pour le moment,
La suite est à venir,
Olivier
ALLER ODILE Départ Easy Jet 10 juillet LYON / LONDRES Gatwick 10h20 / 10h55 EMIRATES 10 juillet LONDRES Gatwick Terminal N 21h15 / DUBAI Terminal 3 7H10 11 juillet DUBAI Terminal 3 10h35 / SINGAPOUR Changi Terminal 1 21h55
RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 6 aout SINGAPOUR Changi Terminal 1 2h10 / DUBAI Terminal 3 5H20 6 aout DUBAI Terminal 3 8H05 / LONDRES Gatwick Terminal N 12h30 Easy Jet 7 aout LONDRES Gatwick LYON 18h15 / 20h55
Nous sommes partis 5 semaine à Singapour et en Malaisie. Seul avec les filles la première semaine, mon épouse nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes. Les prix indiqués et les activités tiennent compte de la configuration le notre famille soit 2 adultes et deux filles de 8 et 11ans.
Tous les bus : http://www.journeymalaysia.com/bus.htm
4 S Dubai Un stop non prévu de 24h a Dubai nous a laissé le temps de visiter un peu la ville (un peu car la chaleur est écrasante). Les gens se réfugient dans les centres commerciaux pour échapper à la chaleur et dépenser sans compter. Tout est climatisé même les arrêts de bus, l’arrosage marche jour et nuit, d’un point de vu écologique c’est un non sens. Emirates nous a fourni hôtel et repas après négociation car l’erreur venait de Oppodo et non d’eux.
5 D Enfin Singapour Arrivée à 21h55 hotel Fragrance Emerald 20.Lorong 6Geylang. MTR station Kallang. Lire P577. 35E pour trois personnes pas d’extra bed les filles ont du se serrer dans un lit une place. Le quartier un peu chaud est sympa bon resto chinois dans le coin, proche de la station MTR de Kalang.
6 L Singapour Mac Richie réservoir P510 balade. Nous avions prévu d’aller au canopy walk et de faire du canoë la pluie nous en a empêché. Attention le canopy est loin de l’entrée. Le parc et beau et les ballades agréables. En fin de journée le temps s’améliore donc piscine à la station de MTR Lavander propre et pas cher.
7 M Départ pour Kuala Lumpur 8h durée 6h 390km les compagnies de bus sont a la station MTR Lavander et les prix vont du simple au double il faut donc se renseigner S$28.
A KL pour les taxis faire mettre le compteur... course en ville 5/10 RM. Les transports en commun 0.50 et 2, 50 Rm que ce soit pour les bus, le monorail ou le KTM. Hotel China Town Inn P100 100RM pour trois avec extra bed. Cet hotel est confortable et pratique car il est au centre de china town, le bus pour le sunway lagoon est a 100m, celui pour les batu caves est a coté et il y a une piscine municipale à 5 mn de marche. Ballade et piscine.
8 M Kuala Lumpur FRIM P124 Canopy Walkway 5 Rm, cascade, marche. KTM plus taxi 15Rm, il faut bien se faire déposer en haut du parc et les taxis ne connaissent pas tous. Là, il y a le départ des ballades et l’office du tourime pour le canopy walk (bien prendre les billets avant de faire la marche). On peut se baigner ou plutôt se tremper dans la petite rivière, retour a KL, on attrape au vol un taxi dans le parc, puis métro.
De China town on va au park aux oiseaux, papillons et insectarium 8 Rm, il est préférable de commencer par le parc aux oiseaux 35 Rm(cher mais bien) puis en redescendant aller voir les papillons de là le retour à china town ou au métro se fait a pied.
9 J Kuala Lumpur Sunway Lagon bus 10 ou 13 P129 (Water Park+Amusement 10h/18h). Prendre le bus 10 ou 13 de china town 2 Rm 30mn. Pour des ados aventure parc doit être bien.
10 V Kuala Lumpur Activités au Koplex Budaya Kraf P98, possibilité de faire son propre batik pour 20 Rm l’activité est intéressante et les personnes qui vous enseignent prévenantes. Puis, nos batiks faits et encadrés, nous voila parti pour une petite visite de la ville et des Pétronas. Le Pétrosains au cinquième étage des tours est amusant pour les enfants il est sur les dinosaures. Interactif et ludique il s’adresse aux enfants 3 Rm. Ne pas oublier les maillots de bain car il y a la possibilité pour les enfants de se baigner dans le parc derrière les tours, il y a aussi un grand jardin d’enfants.
11 S Kuala Lumpur /Singapour La station des bus Puduraya est a coté de china town. Trajet 6h 39Rm.
Toujours l’hotel Fragrance Emerald 42E pour quatre personnes pas d’extra bed les filles ont du encore se serrer.
Arrivé à Singapour nous sommes allés au Singapour science centre P512 les attractions interactives sont
exceptionnelles pour leur diversité et leur qualité, les filles ont adorées... Arrivée De la maman 21h55.
12 D Singapour Matin descendre au métro china town puis visite a pied du Wet market du Chinatown centre P520, temple indou Sri Mariamman, chinois Thian hock keng, Taoiste Wak hai cheng bio Asian civilisation museum très beau, raffiné c’est un moment agréable. Puis le Merlion (bof, bof…), l’esplanade Bay théâtre et l’hôtel Raffles P501. Bateau 45mn P521 sympa mais cher 7E.
13 L Départ pour Malacca après avoir visité une chambre à l’hotel Hôtel Eastern Heritage guest house qui était tès sale, nous sommes allés au Travellers lodge 70 Rm la chambre de deux grandes, propres, personnel sympa et efficace, machine à 7Rm.Promenade à pied P236. Puis croisière sur la rivière 40mn P236. Nous avons testé le fish spa, c’est a faire pour 15 Rm les 15mn vous avez une multitude de petits poissons qui viennent vous grignoter les pieds et vous ressortez avec une peau de bébé…Ne pas rater les excellentes pâtisseries.
14 M Malacca fin de la visite de la ville et petit tour a la piscine municipale très propre 2 Rm. Malacca est une petite ville calme les balades se font à pied un jour peut suffire mais nous avons apprécié ce deuxième jour de flânerie.
Voila pour le moment,
La suite est à venir,
Olivier
Circuit dans l'ouest des Etats-Unis en mai 2010: faisable? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 amies qui souhaitons s'offrir le rêve d'aller découvrir les Etats-Unis.
Nous avons d'abord pensé à un circuit en groupe chez une agence de voyage, mais en fait on se dit que c'est peut-être plus sympa d'organiser ça nous-même de façon à aller où on a envie, rester le temps qu'on veut aux endroits qui nous plaisent etc...
Nous envisageons partir 10 à 12 jours fin mai 2010 (avion inclus) et se faire l'ouest. Nous pensons arriver à Los Angeles pour finir à San Francisco (une de nous 4 en rêve), en faisant notre trajet à l'avance et en réservant les hôtels à l'avance + en louant une voiture.
Mais...
1/ Aucune de nous ne connait le pays
2/ Nous nous débrouillons mais notre maitrise de la langue est loin d'être parfaite.
3/ Notre budget est relativement limité (entre 1500 et 2000 euros chacune avion inclus, on a vu des tarifs qui sont grossièrement à 700€ A/R).
Est-ce jouable ? Avez-vous des conseils pour nous ? Merci d'avance !
Est-ce jouable ? Avez-vous des conseils pour nous ? Merci d'avance !
Quel argent emporter au Canada? English translation pending
Bonjour
Je pars au Canada et je ne sais pas quel argent emporter pour ne pas payer trop cher de commissions et autres. Je suis à la Société Génarale avec une carte Visa internationale. Merci pour votre aide