Results for "Camon+|+127"
13027 results found.
Tanger - Laayoune à vélo en décembre prochain English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire un voyage en vélo entre Tanger et Laayoune (ou Dakhla) au mois de Décembre prochain. Avez-vous des expériences sur une partie de ce trajet ? (en particulier entre Laayoune et Dakhla ??) Me conseillez-vous de le faire dans un sens en particulier: Laayoune -> Tanger ou Tanger -> Laayoune ? Petite question pratique: si par exemple je termine mon itinéraire à Laayoune, est-il facile de rejoindre Casablanca avec mon vélo en bus ? Ou dois-je prévoir une autre solution?
Merci d'avance pour toute info, belle journée! Cédric
J'envisage de faire un voyage en vélo entre Tanger et Laayoune (ou Dakhla) au mois de Décembre prochain. Avez-vous des expériences sur une partie de ce trajet ? (en particulier entre Laayoune et Dakhla ??) Me conseillez-vous de le faire dans un sens en particulier: Laayoune -> Tanger ou Tanger -> Laayoune ? Petite question pratique: si par exemple je termine mon itinéraire à Laayoune, est-il facile de rejoindre Casablanca avec mon vélo en bus ? Ou dois-je prévoir une autre solution?
Merci d'avance pour toute info, belle journée! Cédric
Traversée du tunnel de Bielsa à vélo (Espagne) English translation pending
Bonjour,
je compte dans quelques jours, relier La Rochelle à Barcelone à vélo. Qui pourrait me dire si, dans les Pyrénnées, la traversée du tunnel de Bielsa, est possible à vélo. Je sais qu'il y a eu des travaux importants sans fermeture à la circulation voiture. Mais qu'en est il pour les vélos ? Merci pour vos réponses.
je compte dans quelques jours, relier La Rochelle à Barcelone à vélo. Qui pourrait me dire si, dans les Pyrénnées, la traversée du tunnel de Bielsa, est possible à vélo. Je sais qu'il y a eu des travaux importants sans fermeture à la circulation voiture. Mais qu'en est il pour les vélos ? Merci pour vos réponses.
Séjour sur l'Ouest américain du 1er au 21 septembre 2012 English translation pending
Bonjour à vous tous,
C'est la 1ère fois que je viens discuter sur le site, d'habitude je lis les messages des uns et des autres et là, j'aurai besoin de conseils.. Avec mon mari, nous partons aux USA du 1er septembre au 21/09 2012 dans tout juste un mois. Arrivée Los Angeles retour par Los Angeles (location de voiture). - -Seulement nous n'avons absolument pas préparer notre voyage, donc ni réservé d'hôtel ni d'entrée dans les parcs (ne sachant pas comment organiser notre séjour en arrivant le soir à Los Angeles) seulement feuilleté le guide du routard et depuis 2 jours lu les messages sur le forum. - -Est ce vraiment un souci de ne faire aucune réservation pour les hôtels et les parcs? nous pensions emmener duvets et matelas pour éventuellement dormir en camping? Nous aimerions voir: Death Valley, désert de Mojave, 1nuit à Las Végas, Plateau du Colorado: Grand Canyon, Monument Valley, Yellowstone si c'est possible, revenir en longeant la côte passer 2 jours à San Francisco puis Los Angeles et pouvoir y rester 2jours aussi avant de rendre le véhicule. Si l'un d'entre vous est déjà parti 20 jours, pourrait-t'-il me conseiller un peu sur le meilleur circuit à faire, et si oui ou non c'est vraiment galère de n'avoir fait aucune réservation. Merci pour votre aide, car là je commence à m'inquiéter😕 ( il serait temps!!) Cordialement, Any
C'est la 1ère fois que je viens discuter sur le site, d'habitude je lis les messages des uns et des autres et là, j'aurai besoin de conseils.. Avec mon mari, nous partons aux USA du 1er septembre au 21/09 2012 dans tout juste un mois. Arrivée Los Angeles retour par Los Angeles (location de voiture). - -Seulement nous n'avons absolument pas préparer notre voyage, donc ni réservé d'hôtel ni d'entrée dans les parcs (ne sachant pas comment organiser notre séjour en arrivant le soir à Los Angeles) seulement feuilleté le guide du routard et depuis 2 jours lu les messages sur le forum. - -Est ce vraiment un souci de ne faire aucune réservation pour les hôtels et les parcs? nous pensions emmener duvets et matelas pour éventuellement dormir en camping? Nous aimerions voir: Death Valley, désert de Mojave, 1nuit à Las Végas, Plateau du Colorado: Grand Canyon, Monument Valley, Yellowstone si c'est possible, revenir en longeant la côte passer 2 jours à San Francisco puis Los Angeles et pouvoir y rester 2jours aussi avant de rendre le véhicule. Si l'un d'entre vous est déjà parti 20 jours, pourrait-t'-il me conseiller un peu sur le meilleur circuit à faire, et si oui ou non c'est vraiment galère de n'avoir fait aucune réservation. Merci pour votre aide, car là je commence à m'inquiéter😕 ( il serait temps!!) Cordialement, Any
Argentine-Chili mi-janvier mi-février en cinq semaines à vélo English translation pending
Bonjour à ceux qui ne sont pas en vacances
nous souhaitons faire une partie de l'Argentine en cinq semaines à partir de mi janvier
rouler des kms avec le vent de face pour arriver à Ushuaïa ne nous intéresse pas
ce que nous souhaitons c'est voir le maximum de chose en peu de temps en galérant moyennement.
grands espaces et le dépaysement.
nous pensions à la région de Jujuy , Salta
Merci pour les infos quelle quelle soit
a+😎
Israël: délivrance de passeport retardé, que faire? English translation pending
Bonsoir !!
Je dois partir pour Israël ce Mardi 7 août et mon passeport dont la demande a été faite début juillet n'arrivera que début de semaine prochaine (comprendre 6/7/8 août soit un mois de délai au lieu de 7 jours initialement annoncé par ma mairie).
Au moment où j'écris ces lignes on est le 1er août, il me reste donc 3 jours ouvrable pour obtenir ce passeport !
Quel recours j'ai pour accélérer le processus ? (quitte à payer des frais supplémentaires!)
Je peux pas déplacer mon vol car il faudrait repayer un billet, étant étudiant, j'en plus trop les moyens...
Merci de m'aider, je suis désespéré !!
Je dois partir pour Israël ce Mardi 7 août et mon passeport dont la demande a été faite début juillet n'arrivera que début de semaine prochaine (comprendre 6/7/8 août soit un mois de délai au lieu de 7 jours initialement annoncé par ma mairie).
Au moment où j'écris ces lignes on est le 1er août, il me reste donc 3 jours ouvrable pour obtenir ce passeport !
Quel recours j'ai pour accélérer le processus ? (quitte à payer des frais supplémentaires!)
Je peux pas déplacer mon vol car il faudrait repayer un billet, étant étudiant, j'en plus trop les moyens...
Merci de m'aider, je suis désespéré !!
Discussion autour du concours du mois d'août sur le thème "Nocturne dans le monde" English translation pending
Le concours photos d'Août est lancé: Nocturne dans le monde
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎
Pour participer au concours, c'est ici : Concours photo Août 2012 : Nocturne dans le monde
Diaporama : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎
Pour participer au concours, c'est ici : Concours photo Août 2012 : Nocturne dans le monde
Diaporama : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
À la découverte de la Tunisie en janvier 2013 English translation pending
Bonjour!
Comme ceci est mon premier message, je vais d'abord me présenté, je m'appel Jason et je suis un Canadian Français vivant au Québec et j'ai dans la mi-trentaine. Depuis mon premier voyage avec ma petite famille à Disney World en 2008, j'ai attrapper la piqûre des voyages et j'ai depuis fait quelque escapades ici et la, New-York, Mexique (Riviera Maya), le tour de la Gaspésie au Québec, le Costa Rica, Toronto et Nigara Fall et cet été, j'ai fait la Côte-Nord + un petit séjours nature sur l'Ile d'Anticosti. Comme nous ne sommes pas très riche et que je sais que je ne pourrai pas aller partout ou je voudrais sur la planète, je me suis trouvé un genre d'exécutoire avec le Canal Evasion (poste de télévision au Québec). J'y ai découvert l'émission Embarquement Immédiat (Départures) ou on n'y voit 2 Canadians faire le tour du globe à la recherche d'aventure et de connaissance. J'ai adoré cet émission et s'en est suivi les magnifiques émissions D'Ushuaia et Vue du Ciel. Finalement, je suis devenue accroc au Canal Evasion.
Maintenant, ma prochaine destination sera possiblement la Tunisie et se même si la France rode pas très loin dans ma tête. Bizzarement et contrairement à ma conjointe, je ne suis pas un amateur de soleil et de chaleur, je préfère de loin les climats frais et couvert. Évidement, je ferai un exception pour la Tunisie car il y a 5 ans, j'ai découvert que beaucoup de scènes de deux de mes films fétiches (Star Wars et Raiders of the Lost Ark) y ont été tourné et je me suis juré qu'un jour d'aller sur les trace de ses lieux de tournage. Par contre, comme mes points d'intérest ont un peu changé depuis et que je voyage avec ma conjointe et notre fille, je vais plutôt faire moitié moitié car j'aimerais bien faire aussi la fameuse excuirsion à dos de chameau et me baigner dans la Méditerrané. J'aurais environ 10 jours seulement pour en voir le maximum. Nous détestons les voyages organisés et les voyages de groupe, nous préferons être maître à bord. En voyage, nos journées commencent toujours très tôt, 5H00 6H00 du matin et se finisse tard, de la notre force pour faire le maximum de chose en peu de temps. Nous n'avons pas peur non plus de faire beaucoup de voiture ou de marche pour se rendre à un point d'intérest.
Je vais énumérer se que j'aimerais faire et vous pourez me donné votre opinion car même si je suis assez débrouilliard, je suis embêtrer sur plusieurs point, location auto où camion? réservez à l'avance où pas les hôtels? Prendre un guide ou pas?
J'aimerais voir les lieux de tournage de Star Wars pres de Nafta et en même temps y voir les Oasis. Il y a aussi dans le même coin, le canyon de Sidi Bouhlel que je ne veux pas rater. Comme, j'aurai descendu dans le sud, j'aurais aimé voir les maison troglodyte mais se n'est pas une priorité. Je veux passer au moin une demi-journée a Kairouan et plus précisément dans la Médina pour y voir la scène de poursuite à pied vue dans Raiders. J'aimerais finir sur la coté Méditerrannienne pour pouvoir profité un peu de la mer mais j'aimerais ne pas être trop loin de Tunis prêt pour le retour. Je veux absoluemt inclure un excursion à dos de chameau. Je ne sais pas trop comment fignoler tous cela et c'est pour cela que je fait appel à vous car j'ai lu plusieurs messages sur le forum et j'ai vue qu'il y avait plusieurs connaiseur et même des Tunisiens qui avait l'air de connaitre beaucoup leur pays.
Évidement, comme je voyage avec mon enfant, je me pose la fameuse question à savoir si c'est sécuritaire de sortir à l'extérieur des tout inclus. Lorsque je suis aller au Costa Rica, nous avions acheter un voyage qui incluais le véhicule et les hôtel étais résever, il nous restais seulement à se promener et arrêter la ou bon nous semble et j'ai adorer se genre de voyage contrairement au Mexique qui étais un tout inclus, j'ai vraiment pas apprécier le fait d'être obligé de suivre un groupe pour faire des excursions.
Voila, je vous remercie à l'avance pour vos infos et conseils.
Ah oui, j'allais oublié, nous prévoyions y aller en janvier car c'est le seul temps que nous pourrons y aller l'an prochain.
Encore Merci!
Jason
Comme ceci est mon premier message, je vais d'abord me présenté, je m'appel Jason et je suis un Canadian Français vivant au Québec et j'ai dans la mi-trentaine. Depuis mon premier voyage avec ma petite famille à Disney World en 2008, j'ai attrapper la piqûre des voyages et j'ai depuis fait quelque escapades ici et la, New-York, Mexique (Riviera Maya), le tour de la Gaspésie au Québec, le Costa Rica, Toronto et Nigara Fall et cet été, j'ai fait la Côte-Nord + un petit séjours nature sur l'Ile d'Anticosti. Comme nous ne sommes pas très riche et que je sais que je ne pourrai pas aller partout ou je voudrais sur la planète, je me suis trouvé un genre d'exécutoire avec le Canal Evasion (poste de télévision au Québec). J'y ai découvert l'émission Embarquement Immédiat (Départures) ou on n'y voit 2 Canadians faire le tour du globe à la recherche d'aventure et de connaissance. J'ai adoré cet émission et s'en est suivi les magnifiques émissions D'Ushuaia et Vue du Ciel. Finalement, je suis devenue accroc au Canal Evasion.
Maintenant, ma prochaine destination sera possiblement la Tunisie et se même si la France rode pas très loin dans ma tête. Bizzarement et contrairement à ma conjointe, je ne suis pas un amateur de soleil et de chaleur, je préfère de loin les climats frais et couvert. Évidement, je ferai un exception pour la Tunisie car il y a 5 ans, j'ai découvert que beaucoup de scènes de deux de mes films fétiches (Star Wars et Raiders of the Lost Ark) y ont été tourné et je me suis juré qu'un jour d'aller sur les trace de ses lieux de tournage. Par contre, comme mes points d'intérest ont un peu changé depuis et que je voyage avec ma conjointe et notre fille, je vais plutôt faire moitié moitié car j'aimerais bien faire aussi la fameuse excuirsion à dos de chameau et me baigner dans la Méditerrané. J'aurais environ 10 jours seulement pour en voir le maximum. Nous détestons les voyages organisés et les voyages de groupe, nous préferons être maître à bord. En voyage, nos journées commencent toujours très tôt, 5H00 6H00 du matin et se finisse tard, de la notre force pour faire le maximum de chose en peu de temps. Nous n'avons pas peur non plus de faire beaucoup de voiture ou de marche pour se rendre à un point d'intérest.
Je vais énumérer se que j'aimerais faire et vous pourez me donné votre opinion car même si je suis assez débrouilliard, je suis embêtrer sur plusieurs point, location auto où camion? réservez à l'avance où pas les hôtels? Prendre un guide ou pas?
J'aimerais voir les lieux de tournage de Star Wars pres de Nafta et en même temps y voir les Oasis. Il y a aussi dans le même coin, le canyon de Sidi Bouhlel que je ne veux pas rater. Comme, j'aurai descendu dans le sud, j'aurais aimé voir les maison troglodyte mais se n'est pas une priorité. Je veux passer au moin une demi-journée a Kairouan et plus précisément dans la Médina pour y voir la scène de poursuite à pied vue dans Raiders. J'aimerais finir sur la coté Méditerrannienne pour pouvoir profité un peu de la mer mais j'aimerais ne pas être trop loin de Tunis prêt pour le retour. Je veux absoluemt inclure un excursion à dos de chameau. Je ne sais pas trop comment fignoler tous cela et c'est pour cela que je fait appel à vous car j'ai lu plusieurs messages sur le forum et j'ai vue qu'il y avait plusieurs connaiseur et même des Tunisiens qui avait l'air de connaitre beaucoup leur pays.
Évidement, comme je voyage avec mon enfant, je me pose la fameuse question à savoir si c'est sécuritaire de sortir à l'extérieur des tout inclus. Lorsque je suis aller au Costa Rica, nous avions acheter un voyage qui incluais le véhicule et les hôtel étais résever, il nous restais seulement à se promener et arrêter la ou bon nous semble et j'ai adorer se genre de voyage contrairement au Mexique qui étais un tout inclus, j'ai vraiment pas apprécier le fait d'être obligé de suivre un groupe pour faire des excursions.
Voila, je vous remercie à l'avance pour vos infos et conseils.
Ah oui, j'allais oublié, nous prévoyions y aller en janvier car c'est le seul temps que nous pourrons y aller l'an prochain.
Encore Merci!
Jason
Retour sur trois semaines en Argentine English translation pending
Salut tous,
Ca fait presque 3 semaines que je suis en Argentine, les gens formidables des paisages a coupe le souffle maissss
avec la devaluation del peso notre monait soit Euro ou Dolar americain vaut rien .
vaut mieux venir ici avec le US parceque avec l Euro c difficil a changer a Buenos Aires, so dans une autre ville impossible pis pasde travel cheques (oublie ca)
Dans ce moment tous les Argentins ns dissent que c tres difficil pour les touristes , on dirait que je suis dans un pays communiste
dommage
Je voyage avec le LONELY PLANET et le prix indiques ...AUCUNE RAPPORT les prix ici sont 3 fois et demi plus cherrrr
Exemple;
Prix autobus; Buenos aires-Puerto madryn (LONELY PLANET 270pesos) le vrai pric C 750pesos
Donc ici les prix augmentent chaque mois.
plus des infos ...
1dollar cest 4,45 pesos
1 euro cest 5,45 pesos
La bouffee hypercherrrr
Premier voyage camping-car au Maroc English translation pending
Bonsoir....🙂
Je connais bien le MAROC... pour y aller régulièrement chaque année (1 mois... dès fois 2...) .
Mes voyages se faisaient en voiture... et pour les trois dernières années en petit 4x4 (bien sur.. avec les guide Gandini "Pistes du Maroc").... j'ai vraiment vu beaucoup de choses... rencontré des gens très sympathique partout où je suis passé.. mais toujours à l'écart des grandes villes (Marrakech, Casablanca, Agadir) que j'ai connu il y bien longtemps.
Par contre... CETTE ANNEE, j'y vais en camping-car (tout le mois d'Octobre)... et j'aimerais avoir des CONSEILS éclairés de campings-caristes qui ont visité le MAROC ... Je dis bien VISITE... je ne parle pas de ceux qui s'agglutinent 😐 dans le Sud du Pays et qui ne bougent pas pendant des jours et des jours.....
Merci... à ceux qui voudront bien me filer quelques "tuyaux" : choses qu'il ne faut faire ou ne pas faire en camping-car... etc...
😉 à plus
Mon Working Holiday Visa et mes conseils au futurs arrivants (Nouvelle-Zélande) English translation pending
Salut à tous!
Voila, j'ai passé 6 mois en Nouvelle Zélande cette année, alors si je peux apporter des conseils aux nouveaux arrivants par mon histoire de NZ.
Après un stage en Australie, j'ai décidé de me faire un WH visa in New Zealand !!! Un anglais correct, sans plus, mais qui me permet de me faire bien comprendre. Je veux donc l'améliorer grâce à ce séjour.
Billet d'avion: Beaucoup de personnes prennent un aller simple (environ 700 à 900€), et en prennent un pour le retour. Moi j'ai pris un aller retour sur Emirates (déja pris pour aller en Australie, super compagnie) au prix de 1200€, avec une option de modification de la date de retour pour 100���. Le vol est long, mais confortable et avec escale. Ne surtout pas acheter de l'alcool à Dubai si vous avez une escale à Singapour ou en Australie !! ça ne passera pas la douane.
IRD Number: Voici la première chose à faire. Trouver un Inland revenue office, et faire une demande d'IRD (vous en avez besoin pour bosser).
Bank Account: Je vous recommande d'ouvrir un bank account à la Kiwibank (la poste quoi). Yen a partout, site très bien fait pour consulter ses comptes sur intrenet, et 100% gratuit si vous ne retirez pas aux ATM d'autres banques.
L'hébergement: Backpackers pour les courts séjours ou pour les boulots instables. De 15 à 25$ la nuit. Ne pas hésiter, surtout en ville, à réserver sur booking.com et avoir parfois jusqu'a 5$ de réduction la nuit. J'ai beaucoup aimé le Nomad backpackers de Wellington, et surtout le Eco Lodge de Hastings. J'ai commencé au Te Kohanga Lodge de Hastings.. n'y allez jamais !!! Pas cher (100$/semaine) mais la patronne est une alcoolique notoire et lunatique.. un soir elle vous dit que vous êtes de bons gars que qu'elle va vous trouver du boulot, et le lendemain elle vous dit que non vous n'aurez pas de boulot. Une cinglée. La seule satisfaction que j'en tire c'est d'avoir réussit à l'enfumer pour une semaine de loyer, 100$ d'économisés! Le Eco Lodge est génial.. John (proprio) est super gentil, nous avions une maison pour nous (environ 12 personnes). Il n'est pas chiant sur la boisson et la fumette tant que ça reste discret et poli. 115$/semaine. Pour les séjours "longs", louez des maisons !!! vous pouvez en trouver pour 80$ la semaine si vous êtes au moins 6/7 à y entrer !
Les transports: Sur les longues distances, Le bus sans hésiter (nackedbus or intercity lines), ou l'avion si c'est un trajet Nord/Sud (jetstar, compagnie low cost, ou ANZ, compagnie nationale) Les transports en communs sont quasi inexistants !! Le pays repose sur le tout voiture !!! Incroyable, vraiment incroyable à quel point la voiture est le nerfs de la guerre! Pour ceux qui arrivent à 2/3, l'achat d'une voiture peut s'envisager. Evitez tout en dessous de 1000$, en éviter au dessus de 2500$. Si possible, achetez à un local, les backpackers saignent trop les voitures (ou alors à des asiats, qui font toujours tout réparer au garage car mauvais en mécanique)
La conduite: Attention, rien à voir! Déja à gauche, bon ça ça rentre vite, par contre certaines règles. En NZ, dépasser sur un Zebra n'est pas un problème, donc toujours surveiller en face ! Ensuite, les excès de vitesse sont déconseillés.. la marge laissée est en 10km/h maxi ! Egalement, si vous roulez à 80/90 pour 100 (la limitation), oubliez ce fameux truc de français qui est de ce dire "on s'en fou on est pas pressé, les autres attendront", car en NZ, si vous roulez sous la limitation et qu'une voiture vous rattrape, si il n'y a pas d'endroit pour dépasser, vous dever faire le "pull over", tout simplement se ranger sur le coté pour laisser passer les plus rapides. ça peut en changer certains.. Faites pas les cons non plus, les voitures que vous aurez auront 15/20 ans d'âge, donc le moindre choc vous emmènera loin.. j'ai perdu un ami argentin dans un accident avec un camion de nuit.
Le travail: Mon 1er boulot était le "weeding", autrement dit le déserbage de pieds de myrtilliers. Horrible.. passer sa journée à 4 pattes pour arracher des mauvaises herbes, dans la gadoue quand il pleuvait, sous le soleil agressif quand il faisait beau. J'ai pris mes 1er coups de soleil ici 😎. Mais au bout de 4 jours j'ai dit qu'on s'en allait, car nos doigts et genoux commençaient à saigner le soir après le boulot, et nous avions 30 minutes de vélo pour rentrer à l'auberge.
Le 2eme boulot (après noel) était dans la même ferme. Picker! Ramasser les fruits mures. Absolument pas fatiguant, mais nul pour la paie. Nous étions payés 2$/kg.. et donc dans les meilleurs jours, environ 60$ pour 10h de boulot, et dans les pires jours (pluie ou arbres médiocres) parfois 20$ en 8h de travail sans aucune pause !! La loi oblige à payer au salaire minimum si celui ci n'est pas atteint au rendement, mais non appliqué, car en payant moins cher les étrangers, les produits agricoles de NZ deviennent compétitifs dans le monde entier, donc les autorités ferment les yeux.. business business 😕. Au bout de 15 jours, au revoir !!
3eme boulot: Apple picking! On a demandé à des gars du Vanuatu de demander à leur boss pour nous. Hop, embauchés le lundi suivant. Payés 30$ la caisse de pommes. C'est physique, certains ont mal au dos, moi non, mais le panier irrite avec les sangles. 1ere semaine à 60$/jour environ, puis le lundi suivant j'arrive à faire 90$.. le patron me dit qu'il est content, et 2 jours plus tard il me dit "il faut maintenant faire 120$". Gentillement je descend de l'escabot, je lui dit que je fini ma caisse et que je me barre. J'ai bien été payé, pas de souci.
4eme boulot: Je viens donc de me barrer du taf, je rentre, et je vois une offre pour un autre apple picking. J'avais d'autres pistes de jobs, mais je me suis dit je vais me faire passer pour un débutant en apple picking, comme ça j'aurais la paix et je ferais mes caisses tranquillement. Je suis pris, je viens avec un pote le lendemain, pas de pb il peut venir bosser aussi. 70$ dans la journée, et à la fin, on lui dit non merci on ne vient pas demain.
5eme boulot: Un anglais de ma chambre vient et me dit, demain matin 7h tu viens avec moi on va travailler pour mon "contractor". Hop, le lendemain dans les vignes. j'ai travaillé avec 18 argentin(e)s (dont certaines créatures magnifiques!!), j'ai donc commencé à apprendre l'espagnol en plus de l'anglais, c'était cool. Salaire normaux, des journée à 100$ nets, une ambiance sympathique. Je suis resté un peu plus d'une semaine dans ce travail.
6eme boulot: J'ai laché le 5eme pour celui là. Ouvrier à la chaîne chez Heinz !! Tous mes potes étaient déja la bas. shift de 14h à 22h. Je bossais avec des français, allemandes, argentins, chiliens... Travail nul, ils sont à fond dans le taylorisme/fordisme, mais au moins un travail fixe. nous y sommes resté 4 semaines. Par contre aucune majoration que vous restiez en heures sup (12 heures par jour parfois) ou le dimanche. Avec le salaire c'était la folie. J'arrivais à mettre 40% de coté après le logement, la bouffe et la boisson !
J'ai donc fait mes 6 premiers boulots à Hastings!!
7eme boulot: Vendanges à Blenheim. Nul à chier, on a travaillé pour un chinois (je suis désolé, mais les patrons chinois de NZ ils cherchent à arnaquer sur les salaires), ils étaient pas sympa, toujours à dire "vite vite vite ou on vous vire" ou encore "pardon monsieur le patron, c'est mes employés qui sont nuls" et au patron du vignoble de répliquer "non ils sont super, je leur paye une bière à tous à la fin de la journée"... Blenheim n'est pas une ville sympa, sauf Rarangi au nord est qui est une super plage. L'auberge de jeunesse ou nous étions était nul, mais nous allions dans des chambres discrètement pour payer moins cher, on a du économiser 80$ en 2 semaines comme ça..
8eme boulot: Asbestos remover! Ne le faite juste JAMAIS ! Retirer des poussières d'amiante avec des vieux masques et parfois sans gants!! la vie vaut plus cher que ça. 3 jours et au revoir.
9eme boulot: Vendanges (au black) chez un grand domaine avec des vins de luxe. Super famille, très gentille, on a travaillé 35h en 3 jours, ils nous offraient le repas, du vin de fou (Riesling 1995 d'Alsace etc etc..). Nous dormions en tente au camping d'a coté pour 5$/nuit
10eme boulot: Docker. Déchargement de palettes.. au bout de 5 minutes tu deviens chef de quain, tu manipule les grues qui déchargent des navires venus d'Ukraine, tu fais des palettes avec des sacs de 30kg de poudre de poisson (ça pue 😄). Courte mission d'intérim.
11eme boulot: Ouvrier du BTP: environ 60h/semaine avec un patron super cool qui rigolait avec nous et nous offrait à manger! En contrepartie, nous travaillons vraiment dur et sans compter les heures.. des journées de 7h30 à 21h parfois..
12eme boulot: Employé de décharge! Les pieds dans la merde pour ramasser les déchets.. Mais pas mal payé, et avec des gens sympa
J'ai oublié quel fût mon 13eme boulot dans la liste.. 😮
Pour les boulots 7 8 10 11 et 12 je suis passé par l'agence d'intérim Allied Workforce.
La nourriture: En arrivant, on est vite fait choqué par les prix qu'on trouve élevé, et l'absence de bouffe à la française 😄. Rapidement, on s'y fait, et on profite d'un attout de la NZ, l'abondance de viande peu chere et très bonne!! En faisant les courses à plusieurs, et en prêtant attention au promotions de Countdown ou Pack&Save, nous mangions, sans luxe mais avec de très bon repas équilibrés, entre 25 et 35£ par personne et par semaine. Le fast food ne coute rien en NZ.. surtout le MC Do, mais également les fish & chips qui produisent avec du poisson frais ou des burgers à moins de 3$ ! Faire un sandwich seul coute plus cher!
L'alcool: Très très cher, mais une fois qu'on travaille, on s'habitue, on ne compare plus en €, on pense en $. En bar, comparable à la France je pense, sauf Queenstown qui offre une abondance pour des prix très bas.
La drogue: Très cher, mais abondant.. on vous en proposera dans les rayons des supermarchés, au milieux de la rue, quand vous ferez votre commande au fish&chips.. Chacun ses envie, chacun prendra ses responsabilités ensuite. Il est déconseiller de fumer si vous n'avez pas de boulot, certains d'entre eux demandent de passer des "drug test".
Les soirées: La NZ est très calme la semaine. Le vendredi et le samedi par contre, on se lâche, tout est toléré. Les filles en jupes plus que mini qui vous abordent très facilement (elles adorent les français..).. Les soirées en bar sont sympa, mais tout ferme tôt genre 2h, donc ne pas hésiter à ensuite aller des les soirées des sud américains ou des français dans les maisons louées.. ça ne ferme qu'a partir du 2eme passage de la police. des soirées avec 200 personnes dans la même baraque, et des filles magnifiques!
La Police: Très pro et sympa. Ils arriveront toujours vers vous avec le gilet par balle et la lampe torche. Mais ensuite, ils arrivent poliement, discutent avec vous, et vous laissent tranquille si vous n'êtes pas en train de foutre de bordel ou si vous avez l'air sympa. Ne pas jouer au plus fort/con avec eux, sinon par contre ce sont des transformers, et vous finissez direct au poste. Nombreux contrôles de vitesse (pas besoin de radar, juste à l'oeil il peuvent vous verbaliser) et d'alcoolémie. J'insiste sur ce dernier point. Moi même j'ai fait des soirée de folie, et ensuite fait du "drunk driving", et je suis passé entre les mailles du filet. Néanmoins, je ne le referais plus (d'ailleurs sur la fin, je ne le faisait plus du tout..).
Les gens en général: Super gentils. Ils convient donc d'être respecteux avec la pays qui vous accueil. Dans la rue, quand on croise qqun, on dit bonjour!! Pas moins d'idiots qu'en France, mais pas de "méchants". Aucune embrouille en 6 mois malgré des soirées arrosées, des coins louches et des multitudes d'endroits visités. Les gens se font un plaisir de vous aider à trouver un endroit ou dormir ou autres.. Au supermarché, la caissière demandera toujours "comment ça va".. répondez lui, c'est le minimum, surtout que pas mal d'entre elles sont des jeunes du coin, on ne sait jamais, dès fois qu'elles aiment elles aussi les français ;)
Enfin voila, vous allez découvrir quelque chose de vraiment différent. Ne pas venir pour calquer sa vie de France en NZ, mais plutôt venir ouvert d'esprit et s'adapter.
Si vous avez nimporte quelle autre question, n'hésitez pas!!
Voila, j'ai passé 6 mois en Nouvelle Zélande cette année, alors si je peux apporter des conseils aux nouveaux arrivants par mon histoire de NZ.
Après un stage en Australie, j'ai décidé de me faire un WH visa in New Zealand !!! Un anglais correct, sans plus, mais qui me permet de me faire bien comprendre. Je veux donc l'améliorer grâce à ce séjour.
Billet d'avion: Beaucoup de personnes prennent un aller simple (environ 700 à 900€), et en prennent un pour le retour. Moi j'ai pris un aller retour sur Emirates (déja pris pour aller en Australie, super compagnie) au prix de 1200€, avec une option de modification de la date de retour pour 100���. Le vol est long, mais confortable et avec escale. Ne surtout pas acheter de l'alcool à Dubai si vous avez une escale à Singapour ou en Australie !! ça ne passera pas la douane.
IRD Number: Voici la première chose à faire. Trouver un Inland revenue office, et faire une demande d'IRD (vous en avez besoin pour bosser).
Bank Account: Je vous recommande d'ouvrir un bank account à la Kiwibank (la poste quoi). Yen a partout, site très bien fait pour consulter ses comptes sur intrenet, et 100% gratuit si vous ne retirez pas aux ATM d'autres banques.
L'hébergement: Backpackers pour les courts séjours ou pour les boulots instables. De 15 à 25$ la nuit. Ne pas hésiter, surtout en ville, à réserver sur booking.com et avoir parfois jusqu'a 5$ de réduction la nuit. J'ai beaucoup aimé le Nomad backpackers de Wellington, et surtout le Eco Lodge de Hastings. J'ai commencé au Te Kohanga Lodge de Hastings.. n'y allez jamais !!! Pas cher (100$/semaine) mais la patronne est une alcoolique notoire et lunatique.. un soir elle vous dit que vous êtes de bons gars que qu'elle va vous trouver du boulot, et le lendemain elle vous dit que non vous n'aurez pas de boulot. Une cinglée. La seule satisfaction que j'en tire c'est d'avoir réussit à l'enfumer pour une semaine de loyer, 100$ d'économisés! Le Eco Lodge est génial.. John (proprio) est super gentil, nous avions une maison pour nous (environ 12 personnes). Il n'est pas chiant sur la boisson et la fumette tant que ça reste discret et poli. 115$/semaine. Pour les séjours "longs", louez des maisons !!! vous pouvez en trouver pour 80$ la semaine si vous êtes au moins 6/7 à y entrer !
Les transports: Sur les longues distances, Le bus sans hésiter (nackedbus or intercity lines), ou l'avion si c'est un trajet Nord/Sud (jetstar, compagnie low cost, ou ANZ, compagnie nationale) Les transports en communs sont quasi inexistants !! Le pays repose sur le tout voiture !!! Incroyable, vraiment incroyable à quel point la voiture est le nerfs de la guerre! Pour ceux qui arrivent à 2/3, l'achat d'une voiture peut s'envisager. Evitez tout en dessous de 1000$, en éviter au dessus de 2500$. Si possible, achetez à un local, les backpackers saignent trop les voitures (ou alors à des asiats, qui font toujours tout réparer au garage car mauvais en mécanique)
La conduite: Attention, rien à voir! Déja à gauche, bon ça ça rentre vite, par contre certaines règles. En NZ, dépasser sur un Zebra n'est pas un problème, donc toujours surveiller en face ! Ensuite, les excès de vitesse sont déconseillés.. la marge laissée est en 10km/h maxi ! Egalement, si vous roulez à 80/90 pour 100 (la limitation), oubliez ce fameux truc de français qui est de ce dire "on s'en fou on est pas pressé, les autres attendront", car en NZ, si vous roulez sous la limitation et qu'une voiture vous rattrape, si il n'y a pas d'endroit pour dépasser, vous dever faire le "pull over", tout simplement se ranger sur le coté pour laisser passer les plus rapides. ça peut en changer certains.. Faites pas les cons non plus, les voitures que vous aurez auront 15/20 ans d'âge, donc le moindre choc vous emmènera loin.. j'ai perdu un ami argentin dans un accident avec un camion de nuit.
Le travail: Mon 1er boulot était le "weeding", autrement dit le déserbage de pieds de myrtilliers. Horrible.. passer sa journée à 4 pattes pour arracher des mauvaises herbes, dans la gadoue quand il pleuvait, sous le soleil agressif quand il faisait beau. J'ai pris mes 1er coups de soleil ici 😎. Mais au bout de 4 jours j'ai dit qu'on s'en allait, car nos doigts et genoux commençaient à saigner le soir après le boulot, et nous avions 30 minutes de vélo pour rentrer à l'auberge.
Le 2eme boulot (après noel) était dans la même ferme. Picker! Ramasser les fruits mures. Absolument pas fatiguant, mais nul pour la paie. Nous étions payés 2$/kg.. et donc dans les meilleurs jours, environ 60$ pour 10h de boulot, et dans les pires jours (pluie ou arbres médiocres) parfois 20$ en 8h de travail sans aucune pause !! La loi oblige à payer au salaire minimum si celui ci n'est pas atteint au rendement, mais non appliqué, car en payant moins cher les étrangers, les produits agricoles de NZ deviennent compétitifs dans le monde entier, donc les autorités ferment les yeux.. business business 😕. Au bout de 15 jours, au revoir !!
3eme boulot: Apple picking! On a demandé à des gars du Vanuatu de demander à leur boss pour nous. Hop, embauchés le lundi suivant. Payés 30$ la caisse de pommes. C'est physique, certains ont mal au dos, moi non, mais le panier irrite avec les sangles. 1ere semaine à 60$/jour environ, puis le lundi suivant j'arrive à faire 90$.. le patron me dit qu'il est content, et 2 jours plus tard il me dit "il faut maintenant faire 120$". Gentillement je descend de l'escabot, je lui dit que je fini ma caisse et que je me barre. J'ai bien été payé, pas de souci.
4eme boulot: Je viens donc de me barrer du taf, je rentre, et je vois une offre pour un autre apple picking. J'avais d'autres pistes de jobs, mais je me suis dit je vais me faire passer pour un débutant en apple picking, comme ça j'aurais la paix et je ferais mes caisses tranquillement. Je suis pris, je viens avec un pote le lendemain, pas de pb il peut venir bosser aussi. 70$ dans la journée, et à la fin, on lui dit non merci on ne vient pas demain.
5eme boulot: Un anglais de ma chambre vient et me dit, demain matin 7h tu viens avec moi on va travailler pour mon "contractor". Hop, le lendemain dans les vignes. j'ai travaillé avec 18 argentin(e)s (dont certaines créatures magnifiques!!), j'ai donc commencé à apprendre l'espagnol en plus de l'anglais, c'était cool. Salaire normaux, des journée à 100$ nets, une ambiance sympathique. Je suis resté un peu plus d'une semaine dans ce travail.
6eme boulot: J'ai laché le 5eme pour celui là. Ouvrier à la chaîne chez Heinz !! Tous mes potes étaient déja la bas. shift de 14h à 22h. Je bossais avec des français, allemandes, argentins, chiliens... Travail nul, ils sont à fond dans le taylorisme/fordisme, mais au moins un travail fixe. nous y sommes resté 4 semaines. Par contre aucune majoration que vous restiez en heures sup (12 heures par jour parfois) ou le dimanche. Avec le salaire c'était la folie. J'arrivais à mettre 40% de coté après le logement, la bouffe et la boisson !
J'ai donc fait mes 6 premiers boulots à Hastings!!
7eme boulot: Vendanges à Blenheim. Nul à chier, on a travaillé pour un chinois (je suis désolé, mais les patrons chinois de NZ ils cherchent à arnaquer sur les salaires), ils étaient pas sympa, toujours à dire "vite vite vite ou on vous vire" ou encore "pardon monsieur le patron, c'est mes employés qui sont nuls" et au patron du vignoble de répliquer "non ils sont super, je leur paye une bière à tous à la fin de la journée"... Blenheim n'est pas une ville sympa, sauf Rarangi au nord est qui est une super plage. L'auberge de jeunesse ou nous étions était nul, mais nous allions dans des chambres discrètement pour payer moins cher, on a du économiser 80$ en 2 semaines comme ça..
8eme boulot: Asbestos remover! Ne le faite juste JAMAIS ! Retirer des poussières d'amiante avec des vieux masques et parfois sans gants!! la vie vaut plus cher que ça. 3 jours et au revoir.
9eme boulot: Vendanges (au black) chez un grand domaine avec des vins de luxe. Super famille, très gentille, on a travaillé 35h en 3 jours, ils nous offraient le repas, du vin de fou (Riesling 1995 d'Alsace etc etc..). Nous dormions en tente au camping d'a coté pour 5$/nuit
10eme boulot: Docker. Déchargement de palettes.. au bout de 5 minutes tu deviens chef de quain, tu manipule les grues qui déchargent des navires venus d'Ukraine, tu fais des palettes avec des sacs de 30kg de poudre de poisson (ça pue 😄). Courte mission d'intérim.
11eme boulot: Ouvrier du BTP: environ 60h/semaine avec un patron super cool qui rigolait avec nous et nous offrait à manger! En contrepartie, nous travaillons vraiment dur et sans compter les heures.. des journées de 7h30 à 21h parfois..
12eme boulot: Employé de décharge! Les pieds dans la merde pour ramasser les déchets.. Mais pas mal payé, et avec des gens sympa
J'ai oublié quel fût mon 13eme boulot dans la liste.. 😮
Pour les boulots 7 8 10 11 et 12 je suis passé par l'agence d'intérim Allied Workforce.
La nourriture: En arrivant, on est vite fait choqué par les prix qu'on trouve élevé, et l'absence de bouffe à la française 😄. Rapidement, on s'y fait, et on profite d'un attout de la NZ, l'abondance de viande peu chere et très bonne!! En faisant les courses à plusieurs, et en prêtant attention au promotions de Countdown ou Pack&Save, nous mangions, sans luxe mais avec de très bon repas équilibrés, entre 25 et 35£ par personne et par semaine. Le fast food ne coute rien en NZ.. surtout le MC Do, mais également les fish & chips qui produisent avec du poisson frais ou des burgers à moins de 3$ ! Faire un sandwich seul coute plus cher!
L'alcool: Très très cher, mais une fois qu'on travaille, on s'habitue, on ne compare plus en €, on pense en $. En bar, comparable à la France je pense, sauf Queenstown qui offre une abondance pour des prix très bas.
La drogue: Très cher, mais abondant.. on vous en proposera dans les rayons des supermarchés, au milieux de la rue, quand vous ferez votre commande au fish&chips.. Chacun ses envie, chacun prendra ses responsabilités ensuite. Il est déconseiller de fumer si vous n'avez pas de boulot, certains d'entre eux demandent de passer des "drug test".
Les soirées: La NZ est très calme la semaine. Le vendredi et le samedi par contre, on se lâche, tout est toléré. Les filles en jupes plus que mini qui vous abordent très facilement (elles adorent les français..).. Les soirées en bar sont sympa, mais tout ferme tôt genre 2h, donc ne pas hésiter à ensuite aller des les soirées des sud américains ou des français dans les maisons louées.. ça ne ferme qu'a partir du 2eme passage de la police. des soirées avec 200 personnes dans la même baraque, et des filles magnifiques!
La Police: Très pro et sympa. Ils arriveront toujours vers vous avec le gilet par balle et la lampe torche. Mais ensuite, ils arrivent poliement, discutent avec vous, et vous laissent tranquille si vous n'êtes pas en train de foutre de bordel ou si vous avez l'air sympa. Ne pas jouer au plus fort/con avec eux, sinon par contre ce sont des transformers, et vous finissez direct au poste. Nombreux contrôles de vitesse (pas besoin de radar, juste à l'oeil il peuvent vous verbaliser) et d'alcoolémie. J'insiste sur ce dernier point. Moi même j'ai fait des soirée de folie, et ensuite fait du "drunk driving", et je suis passé entre les mailles du filet. Néanmoins, je ne le referais plus (d'ailleurs sur la fin, je ne le faisait plus du tout..).
Les gens en général: Super gentils. Ils convient donc d'être respecteux avec la pays qui vous accueil. Dans la rue, quand on croise qqun, on dit bonjour!! Pas moins d'idiots qu'en France, mais pas de "méchants". Aucune embrouille en 6 mois malgré des soirées arrosées, des coins louches et des multitudes d'endroits visités. Les gens se font un plaisir de vous aider à trouver un endroit ou dormir ou autres.. Au supermarché, la caissière demandera toujours "comment ça va".. répondez lui, c'est le minimum, surtout que pas mal d'entre elles sont des jeunes du coin, on ne sait jamais, dès fois qu'elles aiment elles aussi les français ;)
Enfin voila, vous allez découvrir quelque chose de vraiment différent. Ne pas venir pour calquer sa vie de France en NZ, mais plutôt venir ouvert d'esprit et s'adapter.
Si vous avez nimporte quelle autre question, n'hésitez pas!!
Descente Tsiribihina + Tsingys en 4x4 et Morondava English translation pending
Bonjour,
Partons à Mada en septembre prochain. Au cours du voyage avons prévu (sommes 4) de descendre la Tsiribihina en pirogue, façon routard. Donc recherche d'un guide local à Miandrizavo ou Antsirabe. C'est ma 1ere question : je ne sais pas où cela vaut plus le coût ?
Ensuite, je ne sais pas s'il faut que je prenne une tente ou bien si l'on peut en louer une à notre guide ? HELP svp. 😐
Enfin, on aimerait bien descendre la rivière pdt 4 jours puis partir à destination des Tsingys.
Et là, je ne sais pas si l'on peut trouver un 4*4 facilement ou bien s'il faut réserver auprès du guide la descente + le 4*4 pour se rendre au parc. Avez-vous un plan pour la loc du 4*4 ?😉 Il faut compter combien svp ?
J'ai pu lire également qu'il fallait garder le 4*4 durant le séjour aux tsingys : ça a l'air d'être gigantesque !!! Peut-être est-ce pour aller des petits tsingys aux grands ??
Enfin, ensuite on se rend à Morondava pour l'allée des baobabs. Fin du voyage. Ce n'est pas la première fois que je visite mada en sac à dos mais cette fois je rame un peu pour recueillir les infos de voyage !
Merci de votre aide ! 🙂
Partons à Mada en septembre prochain. Au cours du voyage avons prévu (sommes 4) de descendre la Tsiribihina en pirogue, façon routard. Donc recherche d'un guide local à Miandrizavo ou Antsirabe. C'est ma 1ere question : je ne sais pas où cela vaut plus le coût ?
Ensuite, je ne sais pas s'il faut que je prenne une tente ou bien si l'on peut en louer une à notre guide ? HELP svp. 😐
Enfin, on aimerait bien descendre la rivière pdt 4 jours puis partir à destination des Tsingys.
Et là, je ne sais pas si l'on peut trouver un 4*4 facilement ou bien s'il faut réserver auprès du guide la descente + le 4*4 pour se rendre au parc. Avez-vous un plan pour la loc du 4*4 ?😉 Il faut compter combien svp ?
J'ai pu lire également qu'il fallait garder le 4*4 durant le séjour aux tsingys : ça a l'air d'être gigantesque !!! Peut-être est-ce pour aller des petits tsingys aux grands ??
Enfin, ensuite on se rend à Morondava pour l'allée des baobabs. Fin du voyage. Ce n'est pas la première fois que je visite mada en sac à dos mais cette fois je rame un peu pour recueillir les infos de voyage !
Merci de votre aide ! 🙂
Suivre un tour du monde avec ma classe de GS-CP English translation pending
Bonjour,
Je suis instit' en Mayenne (près de la bretagne). J'enseigne en maternelle et CP et n'aurai que 8 élèves à la rentrée (petite structure). Notre projet d'année est "le tour du monde". Je veux permettre à mes élèves de s'ouvrir sur le monde, d'aller à la rencontre de cultures différentes (habitat, climat, architecture, transports, artisanat, musique...). L'idée serait de suivre un ou des tourdumondistes qui emmeneraient la mascotte de la classe (une peluche) pour faire le lien. Si vous partez faire le tour du monde dans les semaines/mois qui suivent et que vous avez envie de faire partager votre expérience à des enfants, je suis super intéressée et super motivée par ce projet!
Merci Laetitia DUBOIS
Je suis instit' en Mayenne (près de la bretagne). J'enseigne en maternelle et CP et n'aurai que 8 élèves à la rentrée (petite structure). Notre projet d'année est "le tour du monde". Je veux permettre à mes élèves de s'ouvrir sur le monde, d'aller à la rencontre de cultures différentes (habitat, climat, architecture, transports, artisanat, musique...). L'idée serait de suivre un ou des tourdumondistes qui emmeneraient la mascotte de la classe (une peluche) pour faire le lien. Si vous partez faire le tour du monde dans les semaines/mois qui suivent et que vous avez envie de faire partager votre expérience à des enfants, je suis super intéressée et super motivée par ce projet!
Merci Laetitia DUBOIS
Appareil photo pour expédition par grand froid? English translation pending
Bonjour,
Est ce que quelqqu'un pourrait me dire quel appareil resiste aux temperatures très froides (-30/-40°) ? Je pars faire une expe, et je voudrais un appareil costaud qui ne me lache pas en cours de route. Comben de temps les batteries tiennent à ces temperatures ? (Sans faire bcp de photos) Merci de vos réponses. j'ai déjà cassé deux appareils avec des temperatures de -25° only !
Est ce que quelqqu'un pourrait me dire quel appareil resiste aux temperatures très froides (-30/-40°) ? Je pars faire une expe, et je voudrais un appareil costaud qui ne me lache pas en cours de route. Comben de temps les batteries tiennent à ces temperatures ? (Sans faire bcp de photos) Merci de vos réponses. j'ai déjà cassé deux appareils avec des temperatures de -25° only !
Où réserver une croisière, agence ou internet? English translation pending
Bobjour,
nous souhaiterions réserver une croisière pour l'été prochain. Que me conseillez-vous?
- de réserver par une agence
- ou par un site internet, j'ai remarqué que les prix sont parfois très intéressants, si oui, quels sites me conseillez-vous?
merci pour vos réponses.
Avion France-Patagonie: par Santiago ou par Buenos Aires? English translation pending
Nous envisageons d'aller en Patagonie (trek dans les Parcs Nationaux Torres del plaine + los Glacieros + Tierra de Fuego). Mes recherches de billets d'avion indiquent que le billet d'avion Paris-Buenos-Aires est nettement moins cher que le Paris-Santiago. Cependant, on m'a dit que le transport en Argentine est coûteux (pas l'hébergement) et l'hébergement au Chili de même (pas le transport). Les distances à parcourir dans chacun des deux pays sont quasi identiques pour se rendre à ces parcs (puisqu'on on oscille continuellement entre les 2 frontières). Difficile de trancher ! Selon vos expériences (je m'adresse là principalement à ceux qui sont allés trekker en Patagonie), quelle est la meilleure solution pour l'avion Paris- Patagonie ? Par Buenos Aires ? Par Santiago ?
État des routes/pistes dans l'Atlas marocain? English translation pending
salut a tous,
je projette un tour dans l'atlas en en septembre , partant des cascades d'ouzoud via azilal , la vallee heureuse la catedrale, pour finir a ain leuh et foret de cedres . avez vous et des infos sur l'etat des routes/pistes dans cette zone et des conseils sur des coins a voir .
salut robert
je projette un tour dans l'atlas en en septembre , partant des cascades d'ouzoud via azilal , la vallee heureuse la catedrale, pour finir a ain leuh et foret de cedres . avez vous et des infos sur l'etat des routes/pistes dans cette zone et des conseils sur des coins a voir .
salut robert
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.
Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !
Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.
Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.
Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.
Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.
Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.
Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.
Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.
Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.
Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.Transférer un petit camping-car de France vers le Canada English translation pending
Bonjours a tous !
Je commence un projet de tour du monde avec ma copine, et la premiere etape consiste a deplacer notre vehicule a travers l atlantique. Une etape bien compliquee ! J ai parcouru le forum de nombreuses fois et le sujet est souvent revenu. Mais beaucoup d informations datent, et j aurai besoin de mises a jour :)
Pour repondre tout de suite a la question "pourquoi emener le vehicule la bas plutot que d en acheter un sur place ?" la reponse est : le vehicule coute beaucoup moins cher en Angleterre qu au Canada, les vehicules sont en meilleur etat ici, et plus adaptes a la philosophie du voyage : un vehicule petit qui se faufile partout, comme dans un container. Car il faudra bien passe la frontiere Panama-Colombie, et le container semble souvent la solution la moins chere, et la plus securisee. On a donc opte pour un toyota hiace 4wd de 1994. Le vehicule est indestructible, et son age lui permet de franchir la limite des 15 ans a la frontiere Canadienne. Parmi toutes les societes de transport que j ai vu sur le forum, seul Long-Cours m a repondu, avec un devis de 2600 euros pour le transfert, incluant les frais de chargement et dechargement. Est ce que quelqu un aurait un meilleur tarif au passage ?
Et ma plus grande question est au niveau de l assurance auto au Canada, comment l assurer, car nous allons traverser la plupart des provinces, et nous pensons passer plus de temps du cote de Vancouver. Il y a trop de neige, et donc de sel au Quebec, ce qui abimera notre vehicule pendant l hiver..... (j ai deja passe un an a Montreal et j etais assure sur un vehicule canadien) Est il possible de garder une assurance auto francaise ? Existe t il une assurance quebecoise pour traverser les multiples provinces ? Nous comptons rester un an la bas en travaillant a Vancouver. Merci a tous de votre aide !
Je commence un projet de tour du monde avec ma copine, et la premiere etape consiste a deplacer notre vehicule a travers l atlantique. Une etape bien compliquee ! J ai parcouru le forum de nombreuses fois et le sujet est souvent revenu. Mais beaucoup d informations datent, et j aurai besoin de mises a jour :)
Pour repondre tout de suite a la question "pourquoi emener le vehicule la bas plutot que d en acheter un sur place ?" la reponse est : le vehicule coute beaucoup moins cher en Angleterre qu au Canada, les vehicules sont en meilleur etat ici, et plus adaptes a la philosophie du voyage : un vehicule petit qui se faufile partout, comme dans un container. Car il faudra bien passe la frontiere Panama-Colombie, et le container semble souvent la solution la moins chere, et la plus securisee. On a donc opte pour un toyota hiace 4wd de 1994. Le vehicule est indestructible, et son age lui permet de franchir la limite des 15 ans a la frontiere Canadienne. Parmi toutes les societes de transport que j ai vu sur le forum, seul Long-Cours m a repondu, avec un devis de 2600 euros pour le transfert, incluant les frais de chargement et dechargement. Est ce que quelqu un aurait un meilleur tarif au passage ?
Et ma plus grande question est au niveau de l assurance auto au Canada, comment l assurer, car nous allons traverser la plupart des provinces, et nous pensons passer plus de temps du cote de Vancouver. Il y a trop de neige, et donc de sel au Quebec, ce qui abimera notre vehicule pendant l hiver..... (j ai deja passe un an a Montreal et j etais assure sur un vehicule canadien) Est il possible de garder une assurance auto francaise ? Existe t il une assurance quebecoise pour traverser les multiples provinces ? Nous comptons rester un an la bas en travaillant a Vancouver. Merci a tous de votre aide !
Mad in Copenhague English translation pending
C'était comme une cerise sur un gâteau, histoire de finir en beauté un printemps relativement peu parisien. Après New York, Los Angeles, puis Dublin (et Londres) au mois de juin, j'ai eu la chance de partir tourner à Copenhague.
L'idée était de filmer des sortes de performances avec des grands chefs: pas chefs d'orchestre, pas chefs d'état-major, pas chefs d'entreprise (encore que), pas chefs-opérateurs, mais chefs cuisiniers. Car à Copenhague se réunissaient tout début juillet de nombreux chefs d'un peu partout, pour réfléchir ensemble à la cuisine contemporaine.
Il faut dire que dans ma grande ignorance d'un certain nombre de choses, d'éparpillements divers et de préoccupations laborieuses, j'avais raté quelques épisodes sur le sujet, malgré mon goût notoire pour les plaisirs de bouche.
Je ne savais pas que Copenhague était devenue la ville du meilleur resto du monde; que par voie de conséquence, la "nouvelle cuisine nordique" était le tenant de la cuisine d'avant-garde d'aujourd'hui, et que le chef du meilleur resto du monde, René Redzepi, non content d'être donc le meilleur chef du monde, organisait la deuxième édition d'un symposium consacré à la cuisine contemporaine, le MAD, où évidemment seraient présents un certain nombre d'autres grands chefs et de divers connoisseurs et acteurs de ce petit monde (petit mais très international).
Je savais pas tout ça! L'occasion de se mettre à la page, donc...
Un truc m'a frappé en arrivant à Copenhague: à l'aéroport, on pouvait choisir un taxi Danois ou un taxi Suédois. Un peu de géographie: mais oui, nous sommes tout proches de la Suède, à l'est complet du Danemark! Et donc l'aéroport le plus proche de Malmö en Suède, c'est Copenhague, au Danemark. Ok je sais, ça a rien de réellement incroyable, mais c'est le genre de détail qui m'intéresse, de ceux qui font entrevoir les contours des choses. Aussi parce que pour rejoindre la Suède, il faut emprunter un pont qui, s'il nexistait pas, obligerait un détour routier assez conséquent, passant par l'Allemagne, la Pologne, les pays Baltes, la Russie et la Finlande!!
La ville était paisible et plaisante en cette fin juin, ensoleillée juste ce qu'il faut pour profiter des pistes cyclables et prendre des couleurs sans s'en rendre compte. Une petite ville tranquille, avec beaucoup de ciel dans le paysage, de la place autour de soi, dans les bars ou sur les trottoirs. Seul indice de folklore local : des étudiants fraîchement diplomés déguisés en marins en train de se bourrer la gueule sur un camion, lequel roulait tranquillement dans les rues de Copenhague, plusieurs jours de suite. Nous l'avons croisé à intervalles irréguliers à différentes heures de la journée, comme un gimmick urbain plutôt sympathique vu qu'on ne comprenait rien à ce qu'ils brâmaient ni aux rengaines qu'ils massacraient allègrement.
Une particularité quand même : l'existence du quartier autoproclamé de Christiania. Cette expérience unique en Europe d'une communauté autogérée et pérenne ("fondée" en 1971) est une véritable curiosité. L'histoire de Christiania a été assez mouvementée et son sort est régulièrement remis en question par la société et le gouvernement danois, qui acceptent, tolèrent ou contraignent Chistiania et ses habitants. Le principe même d'autogestion ne va jamais de soi, et toutes les questions sociales, sanitaires, urbanistiques, politiques, culturelles, écologiques, se posent et se sont toujours posées à ses habitants, libertaires et "autonomes" comme on dit. Les Chistianiens ont dû faire des choix résolus bien que consensuels et se prendre en main pour que l'utopie survive, avec une monnaie distincte de la couronne danoise, un système de troc, et une "pusher street" où la vente de haschich est libre. Après les premières années sauvages, qui ont vu l'héroïne bannie de Chistiania après une série d'overdoses, le contrôle de la vente de cannabis dans Christiania même a toujours été un enjeu pour les dealers extérieurs à la communauté, ce qui a eu pour incidence des flambées de violence régulières et la mobilisation constante des habitants pour solutionner le problème, sans remettre en cause leux choix de société. Quartier sans voitures, il règne dans les quelques rues passantes une ambiance un peu fébrile, comme s'il se passait quelque chose, bien que ce quelque chose ne soit pas évident à percevoir. Un vieux hippie parle tout seul en arrangeant son stand de fripes, une femme assise par terre roule une clope précautionneusement, trois barbus débraillés boivent des bières devant l'épicerie bio en regardant les passants... Les feuilles de cannabis dessinées partout sont suffisamment explicites. Mais interdit de prendre des photos dans "pusher street", sans doute pour ne pas en rajouter dans le côté "visite de freaksland". Il est vrai que ce serait très réducteur, si on ne montrait pas le cinéma, les salles de concert, les diverses petites échoppes, les restaurants et les cafés: tout ce qui fait de cette "commune libre" un endroit qui mérite d'être défendu envers et contre tout par ses habitants. Christiania se parcourt à pied ou en vélo et à chaque virage, chaque petit chemin, on découvre une petite baraque de bric et de broc, assemblage de bois et de verre généralement, autour d'un ou de plusieurs arbres, sur pilotis au bord du lac ou en haut d'un promontoire, entouré de verdure. Un livre entier de photographies a été consacré à la fantaisie des hippies constructeurs qui avaient élu domicile à Christiania, ce que je comprends aisément.
L'autre particularité, temporaire celle-là, c'est donc ce rendez-vous de chefs. Du coup, je dois bien avouer, avec une certaine délectation, que l'angle gastronomique a prévalu sur tout le reste, comme on peut se l'imaginer... Le coup d'envoi, c'était le barbecue des chefs, après une première journée de conférences. Tout le monde a mis la main à la pâte, et c'était le pique-nique le plus raffiné du monde! Plutôt un resto improvisé en plein air! Boeuf mariné, agneau grillé et même ris de veau étaient au programme... Concoctés en toute simplicité par des cadors des fourneaux, venus d'Italie ou d'Espagne, de Nouvelle Zélande, du Mexique ou des USA. C'est après que ça a commencé à dérailler. Quelques camarades de ripaille nous ont emmenés sur leur bâteau, plutôt une sorte de barge, au nom évocateur: le Nordic Food Lab. Amarré en face du Noma, le restaurant de René, le Nordic Food Lab accueille pour plusieurs mois des jeunes gens d'un peu partout venant travailler sur des goûts nouveaux, qui figureront peut-être un jour au menu du Noma... Ou pas! Là ils étaient en mode insectes. Vivants bien entendu, ça croustille plus. Je me suis laissé tenter par une puce de sable, dédaignant les larves d'abeille, qui m'avaient l'air un peu grasses, et les fourmis, qui peuvent mordiller la langue si on les mâche pas assez rapidement! Comment résumer la "nouvelle cuisine nordique"? Une question un peu trop pointue pour moi, mais le premier adjectif qui me vient à l'esprit, c'est "fleuri". Je n'ai jamais mangé autant de fleurs que durant ces quelques jours. Influencée par l'esprit Slow Food, cette nouvelle cuisine là utilise au maximum les produits de saison et les produit locaux, dont les fleurs que l'on trouve au Danemark. C'est beau, et c'est frais! On mange aussi des fraises vertes, pas mûres, parfois servies tièdes, cuisinées comme des légumes; ou encore des pêches encore vertes, débarrassées de leur noyau et servies en tranches fines, accompagnées de réductions d'ortie par exemple. Pas mal d'asperges à ce moment là, aussi. Tous éléments utilisés dans des préparations sophistiquées et équilibrées, autour du légume.
Côté symposium, j'ai suivi quelques interventions, et discuté et écouté un peu autour de moi. C'était assez intéressant de voir que la cuisine française et ses grands chefs reste un étalon incontestable auquel se mesurer, avec lequel prendre ses distances aussi. Par delà les lettres de noblesse, il est vrai que l'avant garde s'est faite ailleurs, en Europe notamment chez Ferran Adria et sa cuisine moléculaire, qui a fait long feu. Nous sommes maintenant dans un après. Après les expérimentations et déconstructions diverses, après la médiatisation et la starification des grands chefs, après des prises de conscience éthiques et écologiques aussi. Et ça se concrétise par une grande inventivité, décomplexée et volontiers militante, redécouvrant et utilisant les variétés anciennes, assumant les influences des cuisines du monde, asiatiques notamment.
En revanche, durant ces quelques jours, je n'ai bu quasiment que du vin français, provenant des excellents bars à vins de la ville. Des trucs de connaisseurs, des petits cépages, des petits producteurs, des petites récoltes: là je crois que les français sont toujours au top.
Et pour ceux qui ne le connaîtrait pas, le jeune chef français qui a la cote et ce depuis quelques années, c'est Iñaki Aizpitarte et son restaurant le Chateaubriand à Paris. Je l'ai rencontré pour un film il y a quelques années, et le gars est réellement doué, ET cool.
Quelques liens pour aller plus loin: http://www.theworlds50best.com http://madfood.co/about.html http://noma.dk
Enfin, le film de Nanda Fernandez Brédillard, en collaboration avec Iñaki: http://vimeo.com/9735638
L'idée était de filmer des sortes de performances avec des grands chefs: pas chefs d'orchestre, pas chefs d'état-major, pas chefs d'entreprise (encore que), pas chefs-opérateurs, mais chefs cuisiniers. Car à Copenhague se réunissaient tout début juillet de nombreux chefs d'un peu partout, pour réfléchir ensemble à la cuisine contemporaine.
Il faut dire que dans ma grande ignorance d'un certain nombre de choses, d'éparpillements divers et de préoccupations laborieuses, j'avais raté quelques épisodes sur le sujet, malgré mon goût notoire pour les plaisirs de bouche.
Je ne savais pas que Copenhague était devenue la ville du meilleur resto du monde; que par voie de conséquence, la "nouvelle cuisine nordique" était le tenant de la cuisine d'avant-garde d'aujourd'hui, et que le chef du meilleur resto du monde, René Redzepi, non content d'être donc le meilleur chef du monde, organisait la deuxième édition d'un symposium consacré à la cuisine contemporaine, le MAD, où évidemment seraient présents un certain nombre d'autres grands chefs et de divers connoisseurs et acteurs de ce petit monde (petit mais très international).
Je savais pas tout ça! L'occasion de se mettre à la page, donc...
Un truc m'a frappé en arrivant à Copenhague: à l'aéroport, on pouvait choisir un taxi Danois ou un taxi Suédois. Un peu de géographie: mais oui, nous sommes tout proches de la Suède, à l'est complet du Danemark! Et donc l'aéroport le plus proche de Malmö en Suède, c'est Copenhague, au Danemark. Ok je sais, ça a rien de réellement incroyable, mais c'est le genre de détail qui m'intéresse, de ceux qui font entrevoir les contours des choses. Aussi parce que pour rejoindre la Suède, il faut emprunter un pont qui, s'il nexistait pas, obligerait un détour routier assez conséquent, passant par l'Allemagne, la Pologne, les pays Baltes, la Russie et la Finlande!!
La ville était paisible et plaisante en cette fin juin, ensoleillée juste ce qu'il faut pour profiter des pistes cyclables et prendre des couleurs sans s'en rendre compte. Une petite ville tranquille, avec beaucoup de ciel dans le paysage, de la place autour de soi, dans les bars ou sur les trottoirs. Seul indice de folklore local : des étudiants fraîchement diplomés déguisés en marins en train de se bourrer la gueule sur un camion, lequel roulait tranquillement dans les rues de Copenhague, plusieurs jours de suite. Nous l'avons croisé à intervalles irréguliers à différentes heures de la journée, comme un gimmick urbain plutôt sympathique vu qu'on ne comprenait rien à ce qu'ils brâmaient ni aux rengaines qu'ils massacraient allègrement.
Une particularité quand même : l'existence du quartier autoproclamé de Christiania. Cette expérience unique en Europe d'une communauté autogérée et pérenne ("fondée" en 1971) est une véritable curiosité. L'histoire de Christiania a été assez mouvementée et son sort est régulièrement remis en question par la société et le gouvernement danois, qui acceptent, tolèrent ou contraignent Chistiania et ses habitants. Le principe même d'autogestion ne va jamais de soi, et toutes les questions sociales, sanitaires, urbanistiques, politiques, culturelles, écologiques, se posent et se sont toujours posées à ses habitants, libertaires et "autonomes" comme on dit. Les Chistianiens ont dû faire des choix résolus bien que consensuels et se prendre en main pour que l'utopie survive, avec une monnaie distincte de la couronne danoise, un système de troc, et une "pusher street" où la vente de haschich est libre. Après les premières années sauvages, qui ont vu l'héroïne bannie de Chistiania après une série d'overdoses, le contrôle de la vente de cannabis dans Christiania même a toujours été un enjeu pour les dealers extérieurs à la communauté, ce qui a eu pour incidence des flambées de violence régulières et la mobilisation constante des habitants pour solutionner le problème, sans remettre en cause leux choix de société. Quartier sans voitures, il règne dans les quelques rues passantes une ambiance un peu fébrile, comme s'il se passait quelque chose, bien que ce quelque chose ne soit pas évident à percevoir. Un vieux hippie parle tout seul en arrangeant son stand de fripes, une femme assise par terre roule une clope précautionneusement, trois barbus débraillés boivent des bières devant l'épicerie bio en regardant les passants... Les feuilles de cannabis dessinées partout sont suffisamment explicites. Mais interdit de prendre des photos dans "pusher street", sans doute pour ne pas en rajouter dans le côté "visite de freaksland". Il est vrai que ce serait très réducteur, si on ne montrait pas le cinéma, les salles de concert, les diverses petites échoppes, les restaurants et les cafés: tout ce qui fait de cette "commune libre" un endroit qui mérite d'être défendu envers et contre tout par ses habitants. Christiania se parcourt à pied ou en vélo et à chaque virage, chaque petit chemin, on découvre une petite baraque de bric et de broc, assemblage de bois et de verre généralement, autour d'un ou de plusieurs arbres, sur pilotis au bord du lac ou en haut d'un promontoire, entouré de verdure. Un livre entier de photographies a été consacré à la fantaisie des hippies constructeurs qui avaient élu domicile à Christiania, ce que je comprends aisément.
L'autre particularité, temporaire celle-là, c'est donc ce rendez-vous de chefs. Du coup, je dois bien avouer, avec une certaine délectation, que l'angle gastronomique a prévalu sur tout le reste, comme on peut se l'imaginer... Le coup d'envoi, c'était le barbecue des chefs, après une première journée de conférences. Tout le monde a mis la main à la pâte, et c'était le pique-nique le plus raffiné du monde! Plutôt un resto improvisé en plein air! Boeuf mariné, agneau grillé et même ris de veau étaient au programme... Concoctés en toute simplicité par des cadors des fourneaux, venus d'Italie ou d'Espagne, de Nouvelle Zélande, du Mexique ou des USA. C'est après que ça a commencé à dérailler. Quelques camarades de ripaille nous ont emmenés sur leur bâteau, plutôt une sorte de barge, au nom évocateur: le Nordic Food Lab. Amarré en face du Noma, le restaurant de René, le Nordic Food Lab accueille pour plusieurs mois des jeunes gens d'un peu partout venant travailler sur des goûts nouveaux, qui figureront peut-être un jour au menu du Noma... Ou pas! Là ils étaient en mode insectes. Vivants bien entendu, ça croustille plus. Je me suis laissé tenter par une puce de sable, dédaignant les larves d'abeille, qui m'avaient l'air un peu grasses, et les fourmis, qui peuvent mordiller la langue si on les mâche pas assez rapidement! Comment résumer la "nouvelle cuisine nordique"? Une question un peu trop pointue pour moi, mais le premier adjectif qui me vient à l'esprit, c'est "fleuri". Je n'ai jamais mangé autant de fleurs que durant ces quelques jours. Influencée par l'esprit Slow Food, cette nouvelle cuisine là utilise au maximum les produits de saison et les produit locaux, dont les fleurs que l'on trouve au Danemark. C'est beau, et c'est frais! On mange aussi des fraises vertes, pas mûres, parfois servies tièdes, cuisinées comme des légumes; ou encore des pêches encore vertes, débarrassées de leur noyau et servies en tranches fines, accompagnées de réductions d'ortie par exemple. Pas mal d'asperges à ce moment là, aussi. Tous éléments utilisés dans des préparations sophistiquées et équilibrées, autour du légume.
Côté symposium, j'ai suivi quelques interventions, et discuté et écouté un peu autour de moi. C'était assez intéressant de voir que la cuisine française et ses grands chefs reste un étalon incontestable auquel se mesurer, avec lequel prendre ses distances aussi. Par delà les lettres de noblesse, il est vrai que l'avant garde s'est faite ailleurs, en Europe notamment chez Ferran Adria et sa cuisine moléculaire, qui a fait long feu. Nous sommes maintenant dans un après. Après les expérimentations et déconstructions diverses, après la médiatisation et la starification des grands chefs, après des prises de conscience éthiques et écologiques aussi. Et ça se concrétise par une grande inventivité, décomplexée et volontiers militante, redécouvrant et utilisant les variétés anciennes, assumant les influences des cuisines du monde, asiatiques notamment.
En revanche, durant ces quelques jours, je n'ai bu quasiment que du vin français, provenant des excellents bars à vins de la ville. Des trucs de connaisseurs, des petits cépages, des petits producteurs, des petites récoltes: là je crois que les français sont toujours au top.
Et pour ceux qui ne le connaîtrait pas, le jeune chef français qui a la cote et ce depuis quelques années, c'est Iñaki Aizpitarte et son restaurant le Chateaubriand à Paris. Je l'ai rencontré pour un film il y a quelques années, et le gars est réellement doué, ET cool.
Quelques liens pour aller plus loin: http://www.theworlds50best.com http://madfood.co/about.html http://noma.dk
Enfin, le film de Nanda Fernandez Brédillard, en collaboration avec Iñaki: http://vimeo.com/9735638
Travaux du pont de Normandie, passage pour les vélos? English translation pending
Bonsoir à toutes et tous !
en me renseignant sur le passage du Pont de Normandie (en venant du nord, de St Valéry en Caux), je viens de lire sur le site du Pont de Normandie qu'il y a des travaux entre le 4 juin et le 7 août. Période idéale pour faire cela n'est-ce pas ?! enfin bref, le résultat est que le Pont est interdit aux vélos pendant cette période 🙁
Cela règle le problème d'accès au pont, mais pas celui de la traversée...
Est-ce que l'un d'entre vous connaît un autre moyen, sans aller jusqu'au Pont de Tancarville ou Quillebeuf sur Seine pour le bac ?
J'avais prévu d'arriver via St Romain de Colbosc/Le Hode après une longue étape donc pas tellement envie de faire un gros détour (sachant que je fais étape près d'Honfleur).
Merci d'avance pour vos idées !
Christophe
en me renseignant sur le passage du Pont de Normandie (en venant du nord, de St Valéry en Caux), je viens de lire sur le site du Pont de Normandie qu'il y a des travaux entre le 4 juin et le 7 août. Période idéale pour faire cela n'est-ce pas ?! enfin bref, le résultat est que le Pont est interdit aux vélos pendant cette période 🙁
Cela règle le problème d'accès au pont, mais pas celui de la traversée...
Est-ce que l'un d'entre vous connaît un autre moyen, sans aller jusqu'au Pont de Tancarville ou Quillebeuf sur Seine pour le bac ?
J'avais prévu d'arriver via St Romain de Colbosc/Le Hode après une longue étape donc pas tellement envie de faire un gros détour (sachant que je fais étape près d'Honfleur).
Merci d'avance pour vos idées !
Christophe
Les indispensables en Irlande? English translation pending
Bonjour, aujourd'hui je vous contacte car l'été prochain, je pars en Irlande (Nord et Sud). Et je voulais savoir quels endroits étaient considéré, pour vous, comme des endroits à voir absolument! Certains sites sont connus comme Rock of Cashel, Giant Causeway, le Connemara, Dublin bien entendu, Skellig Mickaels ou les Wicklows Mountains mais ne connaissant pas trop (encore) l'île, j'ai du mal à m'y retrouver. Mais je vais bosser tout cela pour offrir à ma femme le plus beau des voyages de noces😛
Visa pour l'Ethiopie English translation pending
Bonjour,
nous partons en voyage à Madagascar jusqu'au 14 septembre 2012.
Après quoi, nous prenons l'avion et atterissons à Addis Abeba. Notre but est de faire une boucle dans le nord, aller à Djibouti puis retourner à Addis pour prendre l'avion direction le Sénégal.
Niveau visa, on a un couac! Voilà, l'ambassade nous dit que l'on doit faire un visa 3 mois multi-entrée. Hors, ce visa s'obtient en envoyant nos passeports à l'ambassade référente ( à Paris, sachant que l'on habite à la Réunion ), et que la date d'effet des 3 mois est immediate. En gros, si nous envoyons nos passeports maintenant pour obtenir le visa, il sera presque expiré lors de notre arrivée en Ethiopie.
L'employée de l'ambassade est peu coopérante voire désagréable, elle ne comprend pas le problème.
Savez-vous si l'on peut renouveller un visa touriste de 1 mois en passant par Djibouti? Quelles sont les solutions envisageables?
Je vous remercie de vos réponses!
nous partons en voyage à Madagascar jusqu'au 14 septembre 2012.
Après quoi, nous prenons l'avion et atterissons à Addis Abeba. Notre but est de faire une boucle dans le nord, aller à Djibouti puis retourner à Addis pour prendre l'avion direction le Sénégal.
Niveau visa, on a un couac! Voilà, l'ambassade nous dit que l'on doit faire un visa 3 mois multi-entrée. Hors, ce visa s'obtient en envoyant nos passeports à l'ambassade référente ( à Paris, sachant que l'on habite à la Réunion ), et que la date d'effet des 3 mois est immediate. En gros, si nous envoyons nos passeports maintenant pour obtenir le visa, il sera presque expiré lors de notre arrivée en Ethiopie.
L'employée de l'ambassade est peu coopérante voire désagréable, elle ne comprend pas le problème.
Savez-vous si l'on peut renouveller un visa touriste de 1 mois en passant par Djibouti? Quelles sont les solutions envisageables?
Je vous remercie de vos réponses!
Parcours traditionnel à Madagascar fin octobre English translation pending
bonjour
je compte partir fin octobre a mada et j aurais aimé avoir votre avis sur un parcours certes traditionnel mais pour commencer, est ce un bon choix?
partir de tana et faire le sud jusqu a tuléar puis remonter a nosy be pour finir 5 jours de plage
connaissez vous l agence "madabrousse"?
peux t on trouver sur place des vols interieurs moins cher que sur le net?
merci
Trajet/bus Chachapoyas - Cajamarca? English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement la partie nord de mon voyage au pérou et j'aurais besoin d'un conseil !
En fait, j'ai du mal à trouver des infos sur le trajet chachapoyas / cajamarca. Je lis partout que cette route est superbe mais que le trajet est compliqué / long. Je voudrais savoir concrètement combien de temps on met et quelle est la fréquence ou les horaires des bus ?
Si quelqu'un pouvait me renseigner, ca serait super !
Et ca complique peut-être les choses mais en fait on doit visiter kuelap, et je me disais, quitte à descendre vers le sud, pensez-vous que c'est possible de faire carrément tingo / cajamarca en une journée ou une nuit ? Ca nous économiserait environ 3h de voyage si j'ai bien compris...) mais peut-être que les bus ne s'arretent pas à tingo ?
Merci :)
Je prépare actuellement la partie nord de mon voyage au pérou et j'aurais besoin d'un conseil !
En fait, j'ai du mal à trouver des infos sur le trajet chachapoyas / cajamarca. Je lis partout que cette route est superbe mais que le trajet est compliqué / long. Je voudrais savoir concrètement combien de temps on met et quelle est la fréquence ou les horaires des bus ?
Si quelqu'un pouvait me renseigner, ca serait super !
Et ca complique peut-être les choses mais en fait on doit visiter kuelap, et je me disais, quitte à descendre vers le sud, pensez-vous que c'est possible de faire carrément tingo / cajamarca en une journée ou une nuit ? Ca nous économiserait environ 3h de voyage si j'ai bien compris...) mais peut-être que les bus ne s'arretent pas à tingo ?
Merci :)
Balade à dos d'éléphant sur Chiang Mai? English translation pending
SALUT !!
Connaissez-vous où aller faire une ballade a dos éléphant à Chian Mia et leurs tarifs? MERCI 😏
Connaissez-vous où aller faire une ballade a dos éléphant à Chian Mia et leurs tarifs? MERCI 😏
Poste-frontière Albanie-Monténégro et Grèce-Albanie et état des routes? English translation pending
Petit projet pour l'été 2013 :
La remontée de la côte adriatique depuis Igoumenitsa (Grèce) jusqu'en Suisse avec la traversée de l'Albanie, du Montenegro et de la Croatie notamment, le tout en moto.
Deux questions :
- Quel est le point d'entrée le plus pratique pour entrer en Albanie depuis Igoumenitsa ? Et accessoirement quel est l'état des routes dans le sud ? - La route qui mène de Shkoder au poste frontière de Sukobin est-elle en bon état ?
Je sais que le réseau routier albanais s'améliore rapidement, mais c'est le seul point qui nous fait hésiter à traverser l'Albanie vu que nous roulons en Harley avec une garde au sol assez basse.
J'ai pu lire que la route côtière est désormais asphaltée et refaite, le sud semble aussi parfaitement praticable, la seule interrogation concerne le trajet Shkoder-Sukobin, voire même Fier-Sukobin.
Quelqu'un a-t-il des infos à jour ?
Merci d'avance.
Laurent
La remontée de la côte adriatique depuis Igoumenitsa (Grèce) jusqu'en Suisse avec la traversée de l'Albanie, du Montenegro et de la Croatie notamment, le tout en moto.
Deux questions :
- Quel est le point d'entrée le plus pratique pour entrer en Albanie depuis Igoumenitsa ? Et accessoirement quel est l'état des routes dans le sud ? - La route qui mène de Shkoder au poste frontière de Sukobin est-elle en bon état ?
Je sais que le réseau routier albanais s'améliore rapidement, mais c'est le seul point qui nous fait hésiter à traverser l'Albanie vu que nous roulons en Harley avec une garde au sol assez basse.
J'ai pu lire que la route côtière est désormais asphaltée et refaite, le sud semble aussi parfaitement praticable, la seule interrogation concerne le trajet Shkoder-Sukobin, voire même Fier-Sukobin.
Quelqu'un a-t-il des infos à jour ?
Merci d'avance.
Laurent
Avis sur un circuit Namibie/Botswana/Victoria Falls? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais partir en Afrique Australe seul l'année prochaine (Automne 2013) pour 1 mois 1/2. J'aimerais arriver au CAP en Afrique du Sud (rester une semaine ou 10 jours pour visiter la ville et la région comme la région vignicolle et le cap de bonne espérance, enfin tout dépendant du budget bien sûr) mais sans TO. Avez-vous des conseils pour ce coin ? Ensuite, j'aimerais faire la Namibie, Botswana pour finir au chutes Victoria, mais là je ne veux pas y aller tout seul, donc je rejoindrais un petit groupe dans une circuit genre aventure. Karavaniers.com au Québec (J'habites Montréal) et son complice français Terresoubliées.com propose un circuit de 20 jours qui semble différent des autres. Par exemple, ils évitent Etosha (kms en moins et juste réserve d'eau) et la bande de Caprivi pour aller dans le Kalahari avec les Bushmen et se concentre plus sur le delta d'okavango. Voici donc leur circuit :
Jour 1 et 2 : voyage Jour 3 : Johannesburg - Windheok (Namibie)– Naukluft Jour 4 : Naukluft – Namib Jour 5 : Dunes de Sossusvlei Jour 6 : Sesriem – Swakopmund Jours 7 à Jour 9 : Damaraland : randonnées et observation de la faune. Jours 10 et 11 : Damaraland – Kalahari Jours 12 et 13 : Les Bushmen du Kalahari Jour 14 : Kalahari - Maun (Botswana) Jour 15 à Jour 18 : Delta de l’Okavango Jours 15 et 16 : Okavango, Réserve Nationale de Moremi Jours 16 et 17 : Au cœur du Delta de l’Okavango Jours 19 à 21 : Parc National de Chobe Jour 22 : Chutes Victoria Jour 23 et 24 : Voyage retour
Qu'en pensez-vous? Mais ce circuit n'est pas donné!!!! Mais nous sommes au maximum 8 personnes, donc pas dans un camion bondé d'une vingtaine de "moi"! Ce qui me plaît. Ce circuit part fin octobre (est-ce la bonne saison?)
Et ensuite, pour finir et me reposer avant de reprendre la vie de travail, j'aimerais passer 4 j. (à peu près) sur la plage de l'océan indien au Mozambique genre du coté de Vinlaculos, Les billets d'avions de Victoria Falls (via Johannesburg) sont-ils chèrs? Qu'en pensez-vous ? Cette extension va t-elle me revenir trop cher ?
Tout ce périple est-il trop lourd ? (bien sûr faut vraiment que je fasse mon budget).
Merci de m'aider à réaliser un superbe beau voyage (jamais été en Afrique).
Philippe
J'aimerais partir en Afrique Australe seul l'année prochaine (Automne 2013) pour 1 mois 1/2. J'aimerais arriver au CAP en Afrique du Sud (rester une semaine ou 10 jours pour visiter la ville et la région comme la région vignicolle et le cap de bonne espérance, enfin tout dépendant du budget bien sûr) mais sans TO. Avez-vous des conseils pour ce coin ? Ensuite, j'aimerais faire la Namibie, Botswana pour finir au chutes Victoria, mais là je ne veux pas y aller tout seul, donc je rejoindrais un petit groupe dans une circuit genre aventure. Karavaniers.com au Québec (J'habites Montréal) et son complice français Terresoubliées.com propose un circuit de 20 jours qui semble différent des autres. Par exemple, ils évitent Etosha (kms en moins et juste réserve d'eau) et la bande de Caprivi pour aller dans le Kalahari avec les Bushmen et se concentre plus sur le delta d'okavango. Voici donc leur circuit :
Jour 1 et 2 : voyage Jour 3 : Johannesburg - Windheok (Namibie)– Naukluft Jour 4 : Naukluft – Namib Jour 5 : Dunes de Sossusvlei Jour 6 : Sesriem – Swakopmund Jours 7 à Jour 9 : Damaraland : randonnées et observation de la faune. Jours 10 et 11 : Damaraland – Kalahari Jours 12 et 13 : Les Bushmen du Kalahari Jour 14 : Kalahari - Maun (Botswana) Jour 15 à Jour 18 : Delta de l’Okavango Jours 15 et 16 : Okavango, Réserve Nationale de Moremi Jours 16 et 17 : Au cœur du Delta de l’Okavango Jours 19 à 21 : Parc National de Chobe Jour 22 : Chutes Victoria Jour 23 et 24 : Voyage retour
Qu'en pensez-vous? Mais ce circuit n'est pas donné!!!! Mais nous sommes au maximum 8 personnes, donc pas dans un camion bondé d'une vingtaine de "moi"! Ce qui me plaît. Ce circuit part fin octobre (est-ce la bonne saison?)
Et ensuite, pour finir et me reposer avant de reprendre la vie de travail, j'aimerais passer 4 j. (à peu près) sur la plage de l'océan indien au Mozambique genre du coté de Vinlaculos, Les billets d'avions de Victoria Falls (via Johannesburg) sont-ils chèrs? Qu'en pensez-vous ? Cette extension va t-elle me revenir trop cher ?
Tout ce périple est-il trop lourd ? (bien sûr faut vraiment que je fasse mon budget).
Merci de m'aider à réaliser un superbe beau voyage (jamais été en Afrique).
Philippe
Votre avis sur certaines villes du Tamil Nadu? English translation pending
Bonjour, je serai la semaine prochaine au Tamil Nadu, puis j'irai dans le Karnataka.
J'ai déjà regardé et j'ai trouvé beaucoup d'endroits me parraissant intéressants, mais malheureusement, je ne pourrais pas les faire tous, à moins de passer mon temps dans les transports, ce qui n'est pas mon but.
J'aimerais donc vos avis sur certaines villes pour que je puisse faire des choix. J'aimerai surtout vos impressions sur les visites, et sur l'ambiance de la ville pour y rester quelques jours.
Pouvez-vous me donner votre avis sur : Pondichery, Chidambaram, Tanjore, Trichy, Rameswaram et Madurai.
Un grand merci pour vos réponses.
J'aimerais donc vos avis sur certaines villes pour que je puisse faire des choix. J'aimerai surtout vos impressions sur les visites, et sur l'ambiance de la ville pour y rester quelques jours.
Pouvez-vous me donner votre avis sur : Pondichery, Chidambaram, Tanjore, Trichy, Rameswaram et Madurai.
Un grand merci pour vos réponses.
Quel appareil photo étanche acheter? English translation pending
Bonjour à toutes et tous, 😉
Je souhaiterais acheter un appareil photo numérique étanche pour pouvoir l'emporter avec moi sans risque lors de sorties en canoë ou autre activité "à risques" pdt les vacances! (canyoning, cascades, snorkelling éventuellement...) Au début je pensais prendre un caisson pour appareil photo ou une housse étanche mais à la lecture de certains messages sur le forum j'avoue que j'hésite ! 😕 Les caissons universels sont-ils réellement adaptés à TOUS les appareils ? Les housses ne paraissent pas très pratiques...ou alors la solution est d'investir dans du bon matos !
Comme le budget est limité je me suis dit que finalement, en regardant sur le net, un petit appareil à moins de 100€ pourrait être un bon compromis..
J'ai trouvé un fujifilm en solde jusqu'à dimanche sur pix mania !! http://www.pixmania.com/fr/fr/12082251/art/fujifilm/xp30-orange.html Quelqu'un aurait-il cet appareil ?
Si parmi vous, certains utilisent des caissons, housses ou appareils photos numériques étanches ds mon budget pouvez vous me dire quel produit vous avez et quels avantages/inconvénients ?
Merci pour vos retours, 🙂
Je souhaiterais acheter un appareil photo numérique étanche pour pouvoir l'emporter avec moi sans risque lors de sorties en canoë ou autre activité "à risques" pdt les vacances! (canyoning, cascades, snorkelling éventuellement...) Au début je pensais prendre un caisson pour appareil photo ou une housse étanche mais à la lecture de certains messages sur le forum j'avoue que j'hésite ! 😕 Les caissons universels sont-ils réellement adaptés à TOUS les appareils ? Les housses ne paraissent pas très pratiques...ou alors la solution est d'investir dans du bon matos !
Comme le budget est limité je me suis dit que finalement, en regardant sur le net, un petit appareil à moins de 100€ pourrait être un bon compromis..
J'ai trouvé un fujifilm en solde jusqu'à dimanche sur pix mania !! http://www.pixmania.com/fr/fr/12082251/art/fujifilm/xp30-orange.html Quelqu'un aurait-il cet appareil ?
Si parmi vous, certains utilisent des caissons, housses ou appareils photos numériques étanches ds mon budget pouvez vous me dire quel produit vous avez et quels avantages/inconvénients ?
Merci pour vos retours, 🙂
Visite de la Grèce en camping-car en septembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous, je souhaite visiter la Grèce en cc en septembre cette année.
On lit de tout et son contraire et j'aimerais bien savoir si c'est un bon plan d'aller en Grèce cette année avec les évènements liés à la crise?
Quid du climat social? de la sécurité? des prix? J'ai vraiment envie d'y aller et les réponses objectives seront les bienvenues; merci à ceux qui répondront.
bonne journée