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Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1 English translation pending
Big 5 pour small 4 ou l’Afrique Australe en famille : Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1
La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.
Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.
Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.
L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.
En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.
29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.
30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».
Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay
Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"
31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.
1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.
Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach
Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...
Maison, que tu es loin, c'est si bon...
Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance
Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive
2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.
Une cellule collective dans la prison de Robben Island
La cellule de Nelson Mandela
3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.

Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniforme
Retour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.
4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.
Au loin, les Montagnes du Naukluft
Premier camping : le bonheur !
5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…
L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir
Le sommet est proche
Le désert à perte de vue
6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.
L'imposante dune "Big Daddy"
Vue du sommet de "Big Daddy"
Lever de soleil sur Dead Vlei
Au coeur de Dead Vlei
La traversée de Dead Vlei
Après un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…
La photo parle d'elle-même...
Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ?
7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.
Là encore, la légende est superflue
8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.
Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay
L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...
Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.
Tout plein de flamands dans le lagon
Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc
une petite chance de rester stable.
9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.
On se croirait effectivement en Allemagne
Une église Luthérienne !
10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.
Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4
Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...
11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a propos�� cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.
Sur les routes du Damaraland...
Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"
12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.
De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse,
c'est un peu surréaliste
Natacha passe en premier : l'expérience est unique
Bataille de gros chats dans un jardin namibien
Le dîner des guépards en semi-liberté
Les bébés du printemps dernier
13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.
Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.
La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.
Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.
Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.
L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.
En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.
29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.
30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».
Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay
Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.
1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.
Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach
Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...
Maison, que tu es loin, c'est si bon...
Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance
Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.
Une cellule collective dans la prison de Robben Island
La cellule de Nelson Mandela3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.

Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniformeRetour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.
4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.
Au loin, les Montagnes du Naukluft
Premier camping : le bonheur !5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…
L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir
Le sommet est proche
Le désert à perte de vue6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.
L'imposante dune "Big Daddy"
Vue du sommet de "Big Daddy"
Lever de soleil sur Dead Vlei
Au coeur de Dead Vlei
La traversée de Dead VleiAprès un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…
La photo parle d'elle-même...
Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ? 7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.
Là encore, la légende est superflue8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.
Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay
L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...
Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.
Tout plein de flamands dans le lagon
Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc
une petite chance de rester stable.9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.
On se croirait effectivement en Allemagne
Une église Luthérienne !10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.
Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4
Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a propos�� cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.
Sur les routes du Damaraland...
Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.
De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse,
c'est un peu surréaliste
Natacha passe en premier : l'expérience est unique
Bataille de gros chats dans un jardin namibien
Le dîner des guépards en semi-liberté
Les bébés du printemps dernier13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.
Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.
La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
Équateur et Galapagos en août 2008 English translation pending
Bonjour, nous sommes deus familles et 8 personnesàpartir. Nous aimerions en 3 semaines et demi faire un coktail équateur avec les galapagos en pime. l'idée et de stationner trois quatre jours à chaque endroit et de rayonner pour voir les andes, l'amazonie et donc les galapagos. Est ce possible? que me conseillez vous sachant que nous aimerions être accueillis en communauté, notamment pou les andes cela a l'air vatse et il faut faire des choix et l'amazonie question de voir faune et flore hors des sentiers battus.
Pour les galapagos que pouvons nous faire et voir sans forcemmentpayer une croisière, on m'a parlé d'isabella comme un bon lieu pour voir l'essentiel, est ce accessible et que peut on voir?
Beaucoup de questions mais c'est une destination lointaine et chère donc pas envi de se rater.
enfin les prix d'avion que je vois en ce moment m'inquiétent, 1300 euros, cela va t'il baisser?
Précision les enfants les plus jeunes ont 10 et 11 ans
merci de vos conseils
Naples et sa région (avril 2007) English translation pending
Je profite d'une journée de calme...pendant que mes élèves passent le bac pour poster le compte rendu de notre voyage familial dans la région de Naples...
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!



Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena



On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!




Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena




On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Itinéraire Afrique du Sud en septembre English translation pending
Bonjour
Notre projet et itinéraire de voyage en famille (petite de 20 mois) en septembre en Afrique du Sud se concrétise (26 jours sur place) mais quelques hésitations demeurent voici une ébauche de notre itinéraire :
09/09 Arrivée 9h55 JOHANNESBOURG Rte vers Pilanesberg
10-11 PILANESBERG
12 Route vers Golden gates NP
13 Golden Gate NP + route vers Royal Natal NP
14-15-16 Drakensbergl NP
17 Rte vers Underberg
18 Route vers Wild Coast (Coffee bay ou autre destination ??)
19-20 Wild Cost
21 Rte vers Addo
22 Addo NP
23 Rte Tsitsikamma NP
24 Tsitsikamma NP
25 Rte vers Wilderness / Visite
26 Wilderness
27 Rte Outdshoorn / Visite
28 Boucle Col Meiringspoort + Swartberg retour oudtshoorn
29 Route Montagu si possible vers Cap Aghudas
30 Rte vers Hermanus
1 Hermanus
2 Rte vers Capetown
3-4-5 Capetown
5 Départ CAP 23h00
Voici mes interrogations :
Sur le Drakensberg à la base je comptais passer 2 jours au Royal Natal NP et un jour ailleurs (où ?). On souhaiterait faire un peu de rando mais trop ardue car on aura la petite sur le dos (sac à dos porte bébé). Où bien je me demandais si il ne serait pas judicieux de loger à un seul endroit (Bergville ?) pour rayonner (bien que les camps dans les parcs Thendele ou Didima ont l’air particulièrement sympas…) Seconde hésitation sur la Wild coast, on voudrait dormir à Underberg pour couper le trajet mais je ne suis pas décidé sur la destination : Port saint john me tente moins du coup ça serait Coffee Bay, Mmorgan’s Bay ou un coin un peu plus isolés (ce qui me botte bien mais quid de la route....) comme Bulungula ou Mdumbi. L’idée serait d’être au bord de l’océan, se reposer, randonner un peu. J’ai compté 2 jours plein mais peut être que 3 jours serait bien (pas mal de route avant et après). L’itinéraire par la suite (Addo jusqu’au Cap) vous parait-il correct dans le temps qu’il reste ? Je n’ai pas mis de Hoop Nature Reserve qui me tentait mais à priori pas le temps ?
Faut il tout booker à l’avance (on a pas trop l’habitude de faire comme ça mais on aimerait réserver au moins quelques jours avant de toute façon comme on a la petite) Si vous avez des hébergements fétiches sur notre route n'hésitez à me conseiller (plutôt budget serré comme on voyage sur 4 semaines)
Merci d’avance pour vos réponses
Voici mes interrogations :
Sur le Drakensberg à la base je comptais passer 2 jours au Royal Natal NP et un jour ailleurs (où ?). On souhaiterait faire un peu de rando mais trop ardue car on aura la petite sur le dos (sac à dos porte bébé). Où bien je me demandais si il ne serait pas judicieux de loger à un seul endroit (Bergville ?) pour rayonner (bien que les camps dans les parcs Thendele ou Didima ont l’air particulièrement sympas…) Seconde hésitation sur la Wild coast, on voudrait dormir à Underberg pour couper le trajet mais je ne suis pas décidé sur la destination : Port saint john me tente moins du coup ça serait Coffee Bay, Mmorgan’s Bay ou un coin un peu plus isolés (ce qui me botte bien mais quid de la route....) comme Bulungula ou Mdumbi. L’idée serait d’être au bord de l’océan, se reposer, randonner un peu. J’ai compté 2 jours plein mais peut être que 3 jours serait bien (pas mal de route avant et après). L’itinéraire par la suite (Addo jusqu’au Cap) vous parait-il correct dans le temps qu’il reste ? Je n’ai pas mis de Hoop Nature Reserve qui me tentait mais à priori pas le temps ?
Faut il tout booker à l’avance (on a pas trop l’habitude de faire comme ça mais on aimerait réserver au moins quelques jours avant de toute façon comme on a la petite) Si vous avez des hébergements fétiches sur notre route n'hésitez à me conseiller (plutôt budget serré comme on voyage sur 4 semaines)
Merci d’avance pour vos réponses
Une journée à Epupa et visite de villages himbas (Namibie) English translation pending
Bonjour,
Je reviens vers vous après avoir bouclé les principales étapes de notre voyage, grâce vos précieux conseils .
Nous louons des 4x4 et laissons l'agence Tourmaline s'occuper des réservations de campings.
L'agence nous propose deux activités sur Epupa, une marche guidée ainsi qu'une visite de village Himbas'
En avez vous fait l'expérience?
Est-ce possible de trouver un guide Himbas par nous même ?
En connaissez vous?
D'autre part nous envisagions de s'offrir une nuit dans un lodge A Moremi ou A chobe en connaissez vous qui ne soient pas trop cher moins de 100€ la double?
Merci de vos conseils.
D'autre part nous envisagions de s'offrir une nuit dans un lodge A Moremi ou A chobe en connaissez vous qui ne soient pas trop cher moins de 100€ la double?
Merci de vos conseils.
Borneo: Kuching et environs English translation pending
Bonjour a tous
11 petits jours en Malaisie, Sarawak + Perhensians en aout prochain, et quelques questions subsistent malgre un passage au crible assidu sur Internet... A vot' bon coeur !
1. Apres une decouverte de la Malaisie peninsulaire avec Penang et Langkaoui (gros coup de coeur), nous pensions nous rendre au nord de Borneo et au mithyque Sipadan entre autres, mais nous avons rectifie "le tir" apres avoir pris connaissance des recents troubles et enlevements dans la region de Sandakan. Le sud a votre avis presente-t-il un risque accru egalement ?
2. Nous souhaiterions articuler la visite du centre de Semenggoh et du village Annah Rais (long house) dans la meme journee en louant les services d'un taxi. A, cette pratique se fait-elle au depart de Kuching, louer un taxi a la journee ? B, sur le site du village il est conseille d'arriver tot (avant 9h30), les activites de demonstration commencant a 10 h, or j'ai aussi lu qu'il etait preferable de se rendre a Semenggoh tot (ouverture a 8 h), bon on a pas encore le don d'ubiquite, donc village le matin + Semenggoh l'aprem avec le nourrissage de nos grands cousins a 15 h, ca vous semble comment ? C, question bete : (il en faut une...), y a t il une possibilite de dejeuner au village Annah Rais ? Ou a Semenggoh ?
3. Si possible nous voudrions avoir un chauffeur 2 jours, un pour Annah Rais + Semenggoh, l'autre pour le cultural village. Nous avons consulte les offres des agences locales pour ces visites, pas donne ! (Dans les 150 e pour 2 par jour), si nous souhaitions donner un petit plus a notre driver, quel serait a votre avis un montant de pourboire digne sans pour autant se ruiner ?
4. Y a t il des specialites culinaires a Borneo qu'on serait bien inspires de gouter ? (On es des gros gourmands).
Voila, terima kasih everybody !
11 petits jours en Malaisie, Sarawak + Perhensians en aout prochain, et quelques questions subsistent malgre un passage au crible assidu sur Internet... A vot' bon coeur !
1. Apres une decouverte de la Malaisie peninsulaire avec Penang et Langkaoui (gros coup de coeur), nous pensions nous rendre au nord de Borneo et au mithyque Sipadan entre autres, mais nous avons rectifie "le tir" apres avoir pris connaissance des recents troubles et enlevements dans la region de Sandakan. Le sud a votre avis presente-t-il un risque accru egalement ?
2. Nous souhaiterions articuler la visite du centre de Semenggoh et du village Annah Rais (long house) dans la meme journee en louant les services d'un taxi. A, cette pratique se fait-elle au depart de Kuching, louer un taxi a la journee ? B, sur le site du village il est conseille d'arriver tot (avant 9h30), les activites de demonstration commencant a 10 h, or j'ai aussi lu qu'il etait preferable de se rendre a Semenggoh tot (ouverture a 8 h), bon on a pas encore le don d'ubiquite, donc village le matin + Semenggoh l'aprem avec le nourrissage de nos grands cousins a 15 h, ca vous semble comment ? C, question bete : (il en faut une...), y a t il une possibilite de dejeuner au village Annah Rais ? Ou a Semenggoh ?
3. Si possible nous voudrions avoir un chauffeur 2 jours, un pour Annah Rais + Semenggoh, l'autre pour le cultural village. Nous avons consulte les offres des agences locales pour ces visites, pas donne ! (Dans les 150 e pour 2 par jour), si nous souhaitions donner un petit plus a notre driver, quel serait a votre avis un montant de pourboire digne sans pour autant se ruiner ?
4. Y a t il des specialites culinaires a Borneo qu'on serait bien inspires de gouter ? (On es des gros gourmands).
Voila, terima kasih everybody !
Retour de 16 jours en Namibie English translation pending
Bonjour,
Après un magnifique voyage en couple en Namibie, je voulais partager avec vous notre parcours pour que vous puissiez voir ce qui est faisable en ce laps de temps ! Notre voyage a donc duré 16 jours en octobre – novembre 2014.
J1 Paris – Windhoek Trajet par British Airways, donc escale à Londres puis Johannesburg. Les bagages ne sont pas à l’arrivée, tant pis, ils arriveront 4 jours après ! Heureusement qu’on nous avait recommandé de prendre quelques affaires dans notre bagage à mains… Location du 4X4 avec tente sur le toit puis hébergement au Bougainvilla, où nous sommes bien seuls ! L’hôtel est un peu défraîchi mais nous sommes très bien accueillis. Repas au Jack’s Beer où nous mangeons de la très bonne viande !
J2 Windhoek – Etosha (Namutoni) Bon petit déjeuner à l’hôtel puis courses au Spar du coin. Route longue et peu intéressante (6 h) vers le nord et plein à Tsumeb. Entrée dans le parc où nous voyons déjà quantité d’animaux, notamment des éléphants et un rhino ! Découverte du camp fermé, on ressort du parc avant la tombée de la nuit pour une petite balade en 4X4. Le vent souffle fort, dîner camping et repos bien mérité. Nos voisins sont un peu bruyants !
J3 Namutoni – Okaukuejo On s’entraîne à replier la tente ! Départ à l’ouverture du portail, de points d’eau en points d’eau, où nous avons à chaque fois de nouvelles surprises, hyènes, éléphants, dik-diks, autruches, ruminants divers et variés…Beaucoup d’éléphants à Halali, mais le fait de les voir derrière une barrière nous laisse un peu sur notre faim, ça fait plus zoo. Moins d’animaux dans la journée, il vaut mieux partir tôt le matin et ressortir avant la tombée de la nuit. Le point d’eau d’Okaukuejo attire de nombreux animaux. Superbe journée.
J4 Okaukuejo – Kamanjab Lever très matinal, déjeuner autour du point d’eau, mais moins d’animaux que la veille. On continue la tournée des points d’eau. Certains sont vides d’eau, d’autres regorgent d’animaux de tous types, cela nous a laissé un souvenir incroyable car nous étions bien souvent tout seuls. Nous voyons aussi des phacochères et des éléphants s’approchent bien près de nous : petite poussée d’adrénaline ! Arrivée au Dolomite Camp, plein (enfin pas pendant la journée !). L’endroit est chouette, perchés sur son piton rocheux. Rafraichissement puis nous sortons du parc, bien tristes. On retrouve le bitume vers Kamanjab et le Toko Lodge où nous sommes encore une fois tout seuls ! L’endroit est très sympa. La chambre est très belle, et on mange très bien dans ce Lodge.
J5 Kamanjab – Epupa 3 heures de route vers Opuwo, un peu oppressant de voir tout ce monde et la mendicité car nous n’avions plus l’habitude. La ville est très surprenante avec les femmes Himba et Herrero qui vont au supermarché avec nous ! On fait le plein et quelques courses. Départ pour l’ « Eden Aride », soit 180 km de piste vers Epupa. Heureusement que les rivières sont à sec ! Arrivée à Epupa, petite bourgade le long de la Kunene, avec les lodges et camping au bord de la rivière et les habitations en arrière. Nous sommes encore une fois tout seuls à l’Omarunga Camp, dans de jolis bungalows au bord de la rivière. Les hôtes allemands sont très sympas et prennent bien soin de nous. Petite marche pour aller voir les chutes d’en bas, c’est beau de voir cet oasis de verdure au milieu du désert. Remontée sous le chaud soleil et dîner au Lodge.
J6 Epupa Copieux petit déj puis départ avec un guide vers un village himba, où nous rencontrons des femmes et des enfants à cette heure de la journée. La tenue traditionnelle est impressionnante. Nous passons un peu plus d’une heure avec eux, un excellent souvenir, le guide traduit nos questions. Départ ensuite pour l’école où nous restons pas loin d’une heure également. Sur le retour, les enfants viennent avec nous dans le véhicule et chantent tout le long du trajet retour, des chants patriotiques notamment. Très bon souvenir ! De retour à Epupa, nous remontons la rivière, mais il n’y a pas grand-chose à voir, surtout un gros orage ! Il n’y a pas d’hippopotames comme nous le croyions et les alligators sont en période de reproduction. Tant pis !
J7 Epupa – Camp Aussicht On repasse par Opuwo, puis direction Sesfontein. Nous quittons ensuite la piste pour 5 km de piste très cahoteuse vers le Camp, émaillée de panneaux ironiques (« Désolé pour l’état de la route »…). Le camp est complètement isolé, il n’y a qu’un seul autre couple avec nous. Nous sommes entourés de désert à perte de vue. Pas d’électricité et tout à l’eau de pluie. Nous faisons un tour dans la mine de dioptase du propriétaire, cette pierre bleue. On voit surtout des chauve-souris ! Après-midi détente au camping et repas version camping.
J8 Aussicht – Grootberg Pas un bruit dans la nuit, c’est assez étrange, et le moindre bruit est inquiétant ! On reprend le 4X4, passage par le beau Joubert Pass et plein à Palmwag. Plein d’animaux au bord de la route. On vient nous chercher au col, arrivés en haut du Grootberg, le cadre est magnifique, donnant sur un grand cirque. Après-midi détente au Lodge, en profitant de la piscine ! Très bon repas sur place, le personnel est aux petits oignons.
J9 Grootberg Lever 5h, départ pour la mémorable traque au rhino avec un autre couple, un guide et deux traqueurs. 2 heures de route un peu frisquette pour atteindre notre point de recherche. Nous quittons le véhicule après des consignes de sécurité (« Si vous avez un lion en face de vous, ne fuyez pas ! »). Au total, nous descendrons à 3 reprises et aurons la chance de rencontrer 5 rhinos noirs, dont 4 tout proches de nous, à nous toiser. De l’adrénaline, et un sacré souvenir !
J10 Grootberg – Twyfelfontein Un lion a rugi près de notre bungalow dans la nuit ! Deux heures de route vers Twyfelfontein. Le paysage est différent ici dans le Damaraland. Nous arrivons au Grand Country Lodge, un grand complexe de 60 chambres, nous n’avions plus l’habitude de voir autant de touristes ! Départ pour un des sites de gravures rupestres, bien conservées mais pas très bien présentées et mises en valeur. Passage ensuite par les Organ Pipes et Burnt Mountain, sans grand intérêt. De retour au lodge, dîner buffet pas mal. Pas la journée la plus intéressante, après la journée rhinos !
J11 Twyfelfontein- Spitzkoppe Départ par des petites routes vers Spitzkoppe. On aide un autre couple qui s’est enlisé dans le sable avec un SUV. Le paysage est plus rocailleux. Nous arrivons au camping communautaire très étendu, au pied du Spitzkoppe. Déjeuner au petit restaurant du camping et repos avec les suricates. Balade guidée sans grand intérêt dans le domaine mais les couleurs et les contrastes sont magnifiques. Quelques peintures rupestres. Douche spartiate solaire et dîner camping dans notre emplacement « secret »
J12 Spitzkoppe – Swakopmund Départ pour la côte, le temps se couvre, les paysages ne sont pas intéressants et très mornes. Direction Cape Cross dans le brouillard, avec sa colonie impressionnante d’otaries, très odorante ! Un peu cher tout de même. Direction Swakopmund, plein et excellent accueil à la très belle Sea Breeze Guesthouse. Balade dans le centre-ville teinté d’Allemagne, un peu étrange ici ! Quelques courses et vue sur la plage inhospitalière. Dîner au Wreck, excellent poisson !
J13 Swakopmund – Sesriem Départ pour Walvis Bay sous la grisaille, sans grand intérêt. Retour vers l’intérieur des terres, paysage sans grand intérêt et dépourvu d’animaux. Passage par le canyon de Kuiseb et de curieuses formations géologiques. Escale à Solitaire, puis arrivée au camping à l’intérieur du parc. Visite du canyon de Sesriem, départ pour Elim Dune au coucher du soleil, nous sommes quasiment seuls. Pas mal de nuages, mais la vue est belle, et le sable…rouge !
J14 : Sesriem Nous sommes réveillés par des gemsboks qui viennent s’abreuver dans la piscine J. Lever tôt pour replier la tente et être à la sortie du camping à 5h15, ouverture du portail. 70 km de route, la plupart décident de s’arrêter à la dune 45, mais il y a trop de nuages, nous décidons d’aller jusqu’au parking 4X2, seuls. La navette nous emmène jusqu’au départ de la montée vers « Big Daddy », cette immense dune de 300 mètres qui surplombe Dead Vlei. La montée est rude et éprouvante dans le sable, mais cela en valait grandement la peine. Nous restons plus de 2 heures tout seuls en haut à contempler le paysage qui change de couleur au fur et à mesure que le ciel se dégage. Au moins une centaine de personnes est sur la dune en contrebas, nous avons bien fait de venir là ! Redescente dans le sable qui chante sous nos pas, puis traversée du beau Vlei vers les acacias fossilisés. Les contrastes sont incroyables…Direction ensuite Sossusvlei, un peu moins belle, et surtout le vent se lève. La navette nous remmène au 4X4 puis retour au camp. Une très belle journée !
J15 : Sesriem – Anib Lodge Lever une nouvelle fois très matinal pour la montgolfière. Un moment magique au-dessus du désert, peu de vent donc nous ne nous déplaçons pas beaucoup. 1 heure de vol ; petit déjeuner royal à l’atterrissage, près d’acacias morts, un souvenir inoubliable. Départ pour Mariental, 3 heures de route, dont la moitié goudronnée. Arrivée au Anib Lodge, une réserve privée. La chambre est sympa. Balade dans la réserve, on se prend un bel orage qui donne des couleurs incroyables au paysage, un arc-en-ciel en prime. C’est la dernière soirée, malheureusement !
J16 : Anib Lodge – Paris C’est l’heure du retour ! Encore un peu plus de 2 heures de route jusqu’à Windhoek, puis avion vers Johannesburg, Londres et enfin Paris. Voilà, c'est la fin de ce très beau voyage, n'hésitez pas à me contacter pour toute question!
Bon voyage!
Après un magnifique voyage en couple en Namibie, je voulais partager avec vous notre parcours pour que vous puissiez voir ce qui est faisable en ce laps de temps ! Notre voyage a donc duré 16 jours en octobre – novembre 2014.
J1 Paris – Windhoek Trajet par British Airways, donc escale à Londres puis Johannesburg. Les bagages ne sont pas à l’arrivée, tant pis, ils arriveront 4 jours après ! Heureusement qu’on nous avait recommandé de prendre quelques affaires dans notre bagage à mains… Location du 4X4 avec tente sur le toit puis hébergement au Bougainvilla, où nous sommes bien seuls ! L’hôtel est un peu défraîchi mais nous sommes très bien accueillis. Repas au Jack’s Beer où nous mangeons de la très bonne viande !
J2 Windhoek – Etosha (Namutoni) Bon petit déjeuner à l’hôtel puis courses au Spar du coin. Route longue et peu intéressante (6 h) vers le nord et plein à Tsumeb. Entrée dans le parc où nous voyons déjà quantité d’animaux, notamment des éléphants et un rhino ! Découverte du camp fermé, on ressort du parc avant la tombée de la nuit pour une petite balade en 4X4. Le vent souffle fort, dîner camping et repos bien mérité. Nos voisins sont un peu bruyants !
J3 Namutoni – Okaukuejo On s’entraîne à replier la tente ! Départ à l’ouverture du portail, de points d’eau en points d’eau, où nous avons à chaque fois de nouvelles surprises, hyènes, éléphants, dik-diks, autruches, ruminants divers et variés…Beaucoup d’éléphants à Halali, mais le fait de les voir derrière une barrière nous laisse un peu sur notre faim, ça fait plus zoo. Moins d’animaux dans la journée, il vaut mieux partir tôt le matin et ressortir avant la tombée de la nuit. Le point d’eau d’Okaukuejo attire de nombreux animaux. Superbe journée.
J4 Okaukuejo – Kamanjab Lever très matinal, déjeuner autour du point d’eau, mais moins d’animaux que la veille. On continue la tournée des points d’eau. Certains sont vides d’eau, d’autres regorgent d’animaux de tous types, cela nous a laissé un souvenir incroyable car nous étions bien souvent tout seuls. Nous voyons aussi des phacochères et des éléphants s’approchent bien près de nous : petite poussée d’adrénaline ! Arrivée au Dolomite Camp, plein (enfin pas pendant la journée !). L’endroit est chouette, perchés sur son piton rocheux. Rafraichissement puis nous sortons du parc, bien tristes. On retrouve le bitume vers Kamanjab et le Toko Lodge où nous sommes encore une fois tout seuls ! L’endroit est très sympa. La chambre est très belle, et on mange très bien dans ce Lodge.
J5 Kamanjab – Epupa 3 heures de route vers Opuwo, un peu oppressant de voir tout ce monde et la mendicité car nous n’avions plus l’habitude. La ville est très surprenante avec les femmes Himba et Herrero qui vont au supermarché avec nous ! On fait le plein et quelques courses. Départ pour l’ « Eden Aride », soit 180 km de piste vers Epupa. Heureusement que les rivières sont à sec ! Arrivée à Epupa, petite bourgade le long de la Kunene, avec les lodges et camping au bord de la rivière et les habitations en arrière. Nous sommes encore une fois tout seuls à l’Omarunga Camp, dans de jolis bungalows au bord de la rivière. Les hôtes allemands sont très sympas et prennent bien soin de nous. Petite marche pour aller voir les chutes d’en bas, c’est beau de voir cet oasis de verdure au milieu du désert. Remontée sous le chaud soleil et dîner au Lodge.
J6 Epupa Copieux petit déj puis départ avec un guide vers un village himba, où nous rencontrons des femmes et des enfants à cette heure de la journée. La tenue traditionnelle est impressionnante. Nous passons un peu plus d’une heure avec eux, un excellent souvenir, le guide traduit nos questions. Départ ensuite pour l’école où nous restons pas loin d’une heure également. Sur le retour, les enfants viennent avec nous dans le véhicule et chantent tout le long du trajet retour, des chants patriotiques notamment. Très bon souvenir ! De retour à Epupa, nous remontons la rivière, mais il n’y a pas grand-chose à voir, surtout un gros orage ! Il n’y a pas d’hippopotames comme nous le croyions et les alligators sont en période de reproduction. Tant pis !
J7 Epupa – Camp Aussicht On repasse par Opuwo, puis direction Sesfontein. Nous quittons ensuite la piste pour 5 km de piste très cahoteuse vers le Camp, émaillée de panneaux ironiques (« Désolé pour l’état de la route »…). Le camp est complètement isolé, il n’y a qu’un seul autre couple avec nous. Nous sommes entourés de désert à perte de vue. Pas d’électricité et tout à l’eau de pluie. Nous faisons un tour dans la mine de dioptase du propriétaire, cette pierre bleue. On voit surtout des chauve-souris ! Après-midi détente au camping et repas version camping.
J8 Aussicht – Grootberg Pas un bruit dans la nuit, c’est assez étrange, et le moindre bruit est inquiétant ! On reprend le 4X4, passage par le beau Joubert Pass et plein à Palmwag. Plein d’animaux au bord de la route. On vient nous chercher au col, arrivés en haut du Grootberg, le cadre est magnifique, donnant sur un grand cirque. Après-midi détente au Lodge, en profitant de la piscine ! Très bon repas sur place, le personnel est aux petits oignons.
J9 Grootberg Lever 5h, départ pour la mémorable traque au rhino avec un autre couple, un guide et deux traqueurs. 2 heures de route un peu frisquette pour atteindre notre point de recherche. Nous quittons le véhicule après des consignes de sécurité (« Si vous avez un lion en face de vous, ne fuyez pas ! »). Au total, nous descendrons à 3 reprises et aurons la chance de rencontrer 5 rhinos noirs, dont 4 tout proches de nous, à nous toiser. De l’adrénaline, et un sacré souvenir !
J10 Grootberg – Twyfelfontein Un lion a rugi près de notre bungalow dans la nuit ! Deux heures de route vers Twyfelfontein. Le paysage est différent ici dans le Damaraland. Nous arrivons au Grand Country Lodge, un grand complexe de 60 chambres, nous n’avions plus l’habitude de voir autant de touristes ! Départ pour un des sites de gravures rupestres, bien conservées mais pas très bien présentées et mises en valeur. Passage ensuite par les Organ Pipes et Burnt Mountain, sans grand intérêt. De retour au lodge, dîner buffet pas mal. Pas la journée la plus intéressante, après la journée rhinos !
J11 Twyfelfontein- Spitzkoppe Départ par des petites routes vers Spitzkoppe. On aide un autre couple qui s’est enlisé dans le sable avec un SUV. Le paysage est plus rocailleux. Nous arrivons au camping communautaire très étendu, au pied du Spitzkoppe. Déjeuner au petit restaurant du camping et repos avec les suricates. Balade guidée sans grand intérêt dans le domaine mais les couleurs et les contrastes sont magnifiques. Quelques peintures rupestres. Douche spartiate solaire et dîner camping dans notre emplacement « secret »
J12 Spitzkoppe – Swakopmund Départ pour la côte, le temps se couvre, les paysages ne sont pas intéressants et très mornes. Direction Cape Cross dans le brouillard, avec sa colonie impressionnante d’otaries, très odorante ! Un peu cher tout de même. Direction Swakopmund, plein et excellent accueil à la très belle Sea Breeze Guesthouse. Balade dans le centre-ville teinté d’Allemagne, un peu étrange ici ! Quelques courses et vue sur la plage inhospitalière. Dîner au Wreck, excellent poisson !
J13 Swakopmund – Sesriem Départ pour Walvis Bay sous la grisaille, sans grand intérêt. Retour vers l’intérieur des terres, paysage sans grand intérêt et dépourvu d’animaux. Passage par le canyon de Kuiseb et de curieuses formations géologiques. Escale à Solitaire, puis arrivée au camping à l’intérieur du parc. Visite du canyon de Sesriem, départ pour Elim Dune au coucher du soleil, nous sommes quasiment seuls. Pas mal de nuages, mais la vue est belle, et le sable…rouge !
J14 : Sesriem Nous sommes réveillés par des gemsboks qui viennent s’abreuver dans la piscine J. Lever tôt pour replier la tente et être à la sortie du camping à 5h15, ouverture du portail. 70 km de route, la plupart décident de s’arrêter à la dune 45, mais il y a trop de nuages, nous décidons d’aller jusqu’au parking 4X2, seuls. La navette nous emmène jusqu’au départ de la montée vers « Big Daddy », cette immense dune de 300 mètres qui surplombe Dead Vlei. La montée est rude et éprouvante dans le sable, mais cela en valait grandement la peine. Nous restons plus de 2 heures tout seuls en haut à contempler le paysage qui change de couleur au fur et à mesure que le ciel se dégage. Au moins une centaine de personnes est sur la dune en contrebas, nous avons bien fait de venir là ! Redescente dans le sable qui chante sous nos pas, puis traversée du beau Vlei vers les acacias fossilisés. Les contrastes sont incroyables…Direction ensuite Sossusvlei, un peu moins belle, et surtout le vent se lève. La navette nous remmène au 4X4 puis retour au camp. Une très belle journée !
J15 : Sesriem – Anib Lodge Lever une nouvelle fois très matinal pour la montgolfière. Un moment magique au-dessus du désert, peu de vent donc nous ne nous déplaçons pas beaucoup. 1 heure de vol ; petit déjeuner royal à l’atterrissage, près d’acacias morts, un souvenir inoubliable. Départ pour Mariental, 3 heures de route, dont la moitié goudronnée. Arrivée au Anib Lodge, une réserve privée. La chambre est sympa. Balade dans la réserve, on se prend un bel orage qui donne des couleurs incroyables au paysage, un arc-en-ciel en prime. C’est la dernière soirée, malheureusement !
J16 : Anib Lodge – Paris C’est l’heure du retour ! Encore un peu plus de 2 heures de route jusqu’à Windhoek, puis avion vers Johannesburg, Londres et enfin Paris. Voilà, c'est la fin de ce très beau voyage, n'hésitez pas à me contacter pour toute question!
Bon voyage!
Itinéraire de trois semaines en groupe en Afrique du Sud en août English translation pending
Bonjour, je participe en tant qu'animatrice à une colonie de 3 semaines en Afrique du Sud de mi juillet à début aout.
Nous aurons 3 véhicules (pour 16 personnes) et nous arrivons à Johannesbourg pour repartir au Cap (on compte 19 jours sur place, hors avion.
Nous ne pouvons pas prendre de vol intérieur.
J'ai essayé de planifier un itinéraire, merci de me dire ce que vous en pensez !
J1 : arrivée, découverte de Johannesbourg (muée de l'apartheid) et visite de Soweto (dans un sens ou dans l'autre suivant le lieu de la nuit). Nuit à Soweto ou Joha ?
J2 : route et visite du Blyde River Canyon (nuit au forever resort)
J3 : de bon matin, rallier le parc Kruger puis le visiter (une nuit, à voir suivant les réservations encore possibles)
J4 : visite du parc (sortie côté swaziland), nuit juste au bord du parc.
(niveau budget, soit on passe deux jours dans le kruger, en self drive, soit une seule journée dans le parc avec les rangers, qu'est ce qui est le mieux pour vous?)
J5 : traversée du Swaziland jusqu'à la vallée d'Ezulwini (mini safari dans l'aprem ?)
J6 : route pour santa lucia et hippo tour.Nuit à santa lucia.
J7 : balade de 13km (vue sur un site) à santa lucia + route jusqu'à Durban
j8 : visite de Durban (mosquée, marché indien...)
j9 : route et plage jusqu'à Port st John
j10 : route jusqu'à east london
j11 : route jusqu'à port elizabeth (avec éventuellement addo park si on veut les entendre la nuit ?)
j12 : port elisabeth / mossel bay (avec 2 randos courtes dans park tsitsikamma + jeffreys bay et le surf et plages pour voir els dauphins ?
j13 : mossel bay / outdshorm (visite ferme autruche +spéléo dans les caves connue) / + cap aiguilles et nuit à Hermanus
j14 : balade sur les falaises, excursion en bateau et plage
j 15 : hermanus/ simon's town par la plage de Muizenberg, celle de Boulder beach
j16: simon's town / le cap : via cape point et cap de bonne espérance + chapman route + houth bay village
j 17 : le cap : musée sur robben island + montée à la Table + panorama à la silvermine?
j 18 : le cap : marché aux puces, visite en bus, waterfront, derniers achats...
( a priori on va réserver tous les hébergements depuis la france, donc on pense plutôt prévoir une journée de plus au cap, au cas où...)
beaucoup de route, mais je ne vois pas comment organiser autrement le voyage, sans faire 10h de route d'affilée...
y-a-t-il des activités marquantes que j'ai oublié ?
j'attends vos commentaires, positifs ou négatifs ! Merci d'avance !
j'attends vos commentaires, positifs ou négatifs ! Merci d'avance !
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka
Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge
Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !
Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes
Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba
Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva
Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or
Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry
Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia
Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Camél��on et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon
L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro
Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7
En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Camél��on et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7

En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Vivre et bosser au Québec English translation pending
Bonjour
je sais qu il existe plusieurs discussions sur ce sujet mais toute son ancienne.
Voila mon projet :
Mon fiancé 26 ans et moi même 23 ans aimerions partir vivre au Quebec et plus précisement a Montréal mais également travailler la-bas.
J'ai déja regardé les démarches a faire. Elle ne sont plus cas remplir et a envoyer mais j'ai besoin d'être rassurée.
Trouve t on facilement du travail sur place?? Nous avons le projet de partir 3 semaines en reconnaissant avec des cv mais peut etre c'est trop tot car nous n'avons pas encore fait la demande pour les visa alors doit on attendre ou non??
Est il possible de trouver du travail a longue distance??
Et vous comment avez vous fait??
Merci
je sais qu il existe plusieurs discussions sur ce sujet mais toute son ancienne.
Voila mon projet :
Mon fiancé 26 ans et moi même 23 ans aimerions partir vivre au Quebec et plus précisement a Montréal mais également travailler la-bas.
J'ai déja regardé les démarches a faire. Elle ne sont plus cas remplir et a envoyer mais j'ai besoin d'être rassurée.
Trouve t on facilement du travail sur place?? Nous avons le projet de partir 3 semaines en reconnaissant avec des cv mais peut etre c'est trop tot car nous n'avons pas encore fait la demande pour les visa alors doit on attendre ou non??
Est il possible de trouver du travail a longue distance??
Et vous comment avez vous fait??
Merci
Trouver un guide local sur place à Tambacounda ou Kédougou? (Sénégal) English translation pending
Bonjour,
Je voulais me renseigner si cést possible et faisable de se rendre a Tambacounda ou kedougou par soie même et trouver un guide local sur place pour faire une excursion de 3 ou 4 jours par le pays Bassari et visiter les tribus, les montagnes...
Merci
Je voulais me renseigner si cést possible et faisable de se rendre a Tambacounda ou kedougou par soie même et trouver un guide local sur place pour faire une excursion de 3 ou 4 jours par le pays Bassari et visiter les tribus, les montagnes...
Merci
Voyage de quinze jours Seattle-Portland: parcours, incontournables et parcs aux alentours? English translation pending
Bonjour,
Je vais rejoindre ma copine à Seattle du 10 août au 25 août 2010. J'aimerais faire un tour à Portland étant donné que je souhaite partir étudier un an là bas. Je suis assez citadin mais j'aimerais quand même visiter quelques lieux "champêtres" ^^ (je sais marcher, mais je ne suis pas du genre à faire des randonnées pendant 3 jours). Donc avez-vous des idées de parcours, notamment de choses incontournables à visiter à Seattle et Portland (à part le Space Needle ^^) et des parcs aux alentours. Nous louerons théoriquement une voiture pour aller à Portland et revenir sur Seattle. Cela vaut-il le coup de monter à Vancouver avant de descendre sur Portland?
Je vise un budget de 600 € pour l'hébergement, 400 pour la voiture, et 400 de repas, est ce raisonnable?
Si vous avez des questions pour pouvoir me répondre plus précisément, je suis là ^^
Merci d'avance.
Je vais rejoindre ma copine à Seattle du 10 août au 25 août 2010. J'aimerais faire un tour à Portland étant donné que je souhaite partir étudier un an là bas. Je suis assez citadin mais j'aimerais quand même visiter quelques lieux "champêtres" ^^ (je sais marcher, mais je ne suis pas du genre à faire des randonnées pendant 3 jours). Donc avez-vous des idées de parcours, notamment de choses incontournables à visiter à Seattle et Portland (à part le Space Needle ^^) et des parcs aux alentours. Nous louerons théoriquement une voiture pour aller à Portland et revenir sur Seattle. Cela vaut-il le coup de monter à Vancouver avant de descendre sur Portland?
Je vise un budget de 600 € pour l'hébergement, 400 pour la voiture, et 400 de repas, est ce raisonnable?
Si vous avez des questions pour pouvoir me répondre plus précisément, je suis là ^^
Merci d'avance.
Avis et conseils sur circuit en Afrique du Sud Johbourg-Le Cap English translation pending
Bonjour ! 🙂
Après avoir lu divers guides, vos réponses aux questions des voyageurs ainsi que l'aide personnelle de certains d'entre vous (de bbirdy tout particulièrement) je viens enfin, après pas mal de questionnements, soumettre notre itinéraire à votre avis, vos conseils pour ce circuit à deux ( mon mari et moi-même)!
Tout d'abord quelques préalables : durée :3 grosses semaines . époque: fin septembre-octobre arrivée à Johannesbourg, retour depuis Le Cap vol intérieur de Durban->Le Cap probablement en 4x4 pour la 1ère partie (visibilité, sécurité et accès à certains endroits) logements : hors lodges et hôtels super-luxueux- et, lorsque c'est possible, le plus près de la nature (tente safari) pour autant qu'il y ait un restaurant ! éviterons de loger dans les grandes villes (comme lors de tous nos voyages car principalement mon mari y est allergique ! ) exception faite du Cap. recherchons les animaux, les paysages et le côté nature "sauvage" du pays bien que nous soyons conscients que ce sera bien éloigné de l'ambiance de la Namibie que ns avons visitée en septembre 2006...
Première mouture de notre itinéraire : j 1 et 2 : Johbourg -> Pilanesberg nuits 1et2 au Pilanesberg ou environs proches
j 3 et 4 : route "Pila" -> Mapungubwe N.P.-visite du parc nuit 3et4 au Mapungubwe
j 5 : route Mapungubwe-Kruger N nuit 5 à Punda Maria
j 6 (+7): route Punda Maria -> Olifants nuit 6 à Olifants ou Letaba (?) ds ce camp il y a des safari-tents... visite du centre du Kruger nuit 7 : ds le même camp que la veille ou à Satara pour une meilleure position pour rayonner ? ?
j 8 :quittons 1 journée le Kruger pour le circuit Blide River Canyon ->Sabie nuit 8 : ds les environs de Sabie ? ( un endroit qui en vaut vraiment la peine ? ) ou Lower Sabie (safari-tents aussi !) (est-ce possible question temps ?)
j 9 : visite du centre S et du S du Kruger nuit 9 : Lower Sabie
J 10 :route Lower Sabie -> Swaziland nuit 10: ds une (laquelle ? ) des réserves du Swazi
j 11(+12) :route Swazi -> kosi Bay (pour la nature pas pour la plongée !)nuits 11 et 12 à Kosi B
j 13 : route Kosi Bay -> Hluhluwe-Umfolozi j14 : visite de la réserve nuits 13+14 ds le parc
j 15 :fin de visite du parc + route -> Sta Lucia et rég.Cap Vidal nuit 15 à Sta Lucia
j 16 :route vers les Drakensbergs mais dilemme -aidez-moi svp ! :commencer par le nord /route Richards Bay (R34 puis R68)-Dundee -Ladysmith (afin de ne pas faire la visite S-N et retour par la même route) ? ou commencer par le S ? nuit 16 : à ? dans le Royal Natal N.P. ou Bergville (suivant la durée du trajet)
j+ nuit 17 : visite du R Natal NP
j 18 :route vers Drakensbergs du S nuit 18 :à Underberg ou Himeville (faut-il tout 1 J pour ce trajet ? )
j 19 :route a-r Sani Passnuit 19 : idem 18 ou endroit intermédiaire afin de se rapprocher de Durban(ou on espère ne pas devoir loger !) ? ?
j 20 :route -> Durban aéroport ( durée ? ? de vos réponses dépendra que l'on loge à Durban avant de ns envoler pour Le Cap), remise voiture et vol (kulala)-> Cap Town -prise nouvelle voiture : est-ce possible sans arriver après 17 h? nuit 20 :au N de Cap Town vers Milnerton ? pour sa vue sur La table...
J 21 :tour de la péninsule et visite "rapide "de Groot Constantia nuit 21 : Simon's Town (le Rocklands b&b semble si bien situé !)
j 22 :matinée au Cap et -> sommet de La Table - route vers Hermanus et ses baleines 😎! nuit 22 : Hermanus (ou environs proches)
j 23 : environs d'Hermanus- route Cap Agulhas -route vers Montagu nuit 23 ds les environs de Montagu si nos amis qui se partagent entre l'Afr.du S et la Hollande sont là sinon idem que 22
j 24 :dernière journée au Cap nuit 24 ds l'avion
Voilà notre première ébauche !
Comme vous pouvez le constater il reste encore pas mal de ? - ns comptons justement sur vous pour les combler !😉
Tous vos avis, conseils seront les bienvenus ainsi que vos suggestions d'ajouter ou retirer un j, de suivre un autre trajet entre 2 endroits, un lieu à visiter alors que ns l'aurions oublié ou au contraire un à zapper ... Nous aimerions ne pas trop "avalerer"de km (comme ce fut le cas pour la Namibie si grande !) S'il faut ajouter 1 ou 2 j à cet itinéraire pour être plus cool : aucun problème, dites-le nous ! Je suis impatiente de recevoir vos retours, déjà merci ! 🙂
Première mouture de notre itinéraire : j 1 et 2 : Johbourg -> Pilanesberg nuits 1et2 au Pilanesberg ou environs proches
j 3 et 4 : route "Pila" -> Mapungubwe N.P.-visite du parc nuit 3et4 au Mapungubwe
j 5 : route Mapungubwe-Kruger N nuit 5 à Punda Maria
j 6 (+7): route Punda Maria -> Olifants nuit 6 à Olifants ou Letaba (?) ds ce camp il y a des safari-tents... visite du centre du Kruger nuit 7 : ds le même camp que la veille ou à Satara pour une meilleure position pour rayonner ? ?
j 8 :quittons 1 journée le Kruger pour le circuit Blide River Canyon ->Sabie nuit 8 : ds les environs de Sabie ? ( un endroit qui en vaut vraiment la peine ? ) ou Lower Sabie (safari-tents aussi !) (est-ce possible question temps ?)
j 9 : visite du centre S et du S du Kruger nuit 9 : Lower Sabie
J 10 :route Lower Sabie -> Swaziland nuit 10: ds une (laquelle ? ) des réserves du Swazi
j 11(+12) :route Swazi -> kosi Bay (pour la nature pas pour la plongée !)nuits 11 et 12 à Kosi B
j 13 : route Kosi Bay -> Hluhluwe-Umfolozi j14 : visite de la réserve nuits 13+14 ds le parc
j 15 :fin de visite du parc + route -> Sta Lucia et rég.Cap Vidal nuit 15 à Sta Lucia
j 16 :route vers les Drakensbergs mais dilemme -aidez-moi svp ! :commencer par le nord /route Richards Bay (R34 puis R68)-Dundee -Ladysmith (afin de ne pas faire la visite S-N et retour par la même route) ? ou commencer par le S ? nuit 16 : à ? dans le Royal Natal N.P. ou Bergville (suivant la durée du trajet)
j+ nuit 17 : visite du R Natal NP
j 18 :route vers Drakensbergs du S nuit 18 :à Underberg ou Himeville (faut-il tout 1 J pour ce trajet ? )
j 19 :route a-r Sani Passnuit 19 : idem 18 ou endroit intermédiaire afin de se rapprocher de Durban(ou on espère ne pas devoir loger !) ? ?
j 20 :route -> Durban aéroport ( durée ? ? de vos réponses dépendra que l'on loge à Durban avant de ns envoler pour Le Cap), remise voiture et vol (kulala)-> Cap Town -prise nouvelle voiture : est-ce possible sans arriver après 17 h? nuit 20 :au N de Cap Town vers Milnerton ? pour sa vue sur La table...
J 21 :tour de la péninsule et visite "rapide "de Groot Constantia nuit 21 : Simon's Town (le Rocklands b&b semble si bien situé !)
j 22 :matinée au Cap et -> sommet de La Table - route vers Hermanus et ses baleines 😎! nuit 22 : Hermanus (ou environs proches)
j 23 : environs d'Hermanus- route Cap Agulhas -route vers Montagu nuit 23 ds les environs de Montagu si nos amis qui se partagent entre l'Afr.du S et la Hollande sont là sinon idem que 22
j 24 :dernière journée au Cap nuit 24 ds l'avion
Voilà notre première ébauche !
Comme vous pouvez le constater il reste encore pas mal de ? - ns comptons justement sur vous pour les combler !😉
Tous vos avis, conseils seront les bienvenus ainsi que vos suggestions d'ajouter ou retirer un j, de suivre un autre trajet entre 2 endroits, un lieu à visiter alors que ns l'aurions oublié ou au contraire un à zapper ... Nous aimerions ne pas trop "avalerer"de km (comme ce fut le cas pour la Namibie si grande !) S'il faut ajouter 1 ou 2 j à cet itinéraire pour être plus cool : aucun problème, dites-le nous ! Je suis impatiente de recevoir vos retours, déjà merci ! 🙂
Logement chez l'habitant sur les rives du lac Titicaca et randonnées dans le nord du Pérou English translation pending
Je découvre ce site et c'est vraiment super !
Nous préparons notre premier grand voyage. Nous sommes deux couples.
du 1 au 15 aout Pérou sauf Lima
du 16 au 28 aout: Lima
Est-il possible de trouver un logement chez l'habitant sur les rives du lac Titicaca?
Quelles randonnées sont conseillées dans le nord?
Merci de vos réponses.
Cinq jours à Nador et ses environs English translation pending
je pars en avril 5 jours a nador, que me conseillez vous? oujda, saidia, ..???
je pense louer une voiture à l'aeroport
Circuit New York et itinéraire Québec - Gaspésie English translation pending
Bonjour,
Cela fait un moment que je tourne en rond pour la préparation d'un nouveau road trip pour l'année prochaine.
Alors voila...au risque de générer des réactions épidermiques pour certains "forumeurs", et je pense que je vais me prendre quelques remarques désagréables...je me lance à poster ce sujet.
Nous avions fait en famille (4 personnes dont 2 enfant de 6 et 13 ans à l'époque), l'ouest USA en 23 jours en juillet 2016, et étions revenus avec des étoiles plein les yeux (SF, Yosemite, Highway 1, Bryce, Zion, MV, GC, .....). Le circuit était très varié et alterné villes et nature avec des endroits exceptionnels. Nous avions adoré les paysages, les pique niques nature, et les endroits magiques que nous avions traversé.
Alors je me suis dit.....faisons un roadtrip sur la cote est en 2018 ! De Washington à Boston sur environ 20 jours. Puis en lisant, creusant le sujet, et en discutant avec des amis ayant fait l'expérience, j'ai été refroidit et eu peur que ce soit un road trip trop "urbain" pour nous. Bien que NY nous fasse vraiment envie....
En second projet je me suis penché sur le Yellowstone. Ce parc répondrait bien à nos gout et critères "nature"...encore un parc pour en mettre plein les yeux. Mais le fait qu'il soit excentré des autres lieux sympas de l'ouest m'a un peu fait hésiter. J'avais même imaginé un combiné NY et Yellowstone avec vol interne mais au final je pense que le Yellowstone et vraiment trop éloigné et mal desservie depuis NY. Je me suis donc construit un parcours Denver, Rocky Moutains, Cheyenne, Mont rushmore, Rapid City, Cody, Yellowstone, Grand Teton et SLC....Aurions nous le même effet Waouh qu'avec l'ouest américain ? Je garde pour l'instant ce circuit sous le coude car rien n'est encore décidé pour 2018.
En fin, j'ai concocter un tout nouveau roadtrip qui pourrait bien concilier toutes nos attentes. Un circuit combinant NY avec un itinéraire Quebec - Gaspesie. Ce circuit le voici (sur 21 jours).
New York New York New York New York New York New York Montreal Montreal Rivière du loup -Bas saint laurent Rimouski -Parc du bic Rimouski -Parc du bic Clapperton -Baie des chaleurs Percé Percé Forillon NP Forillon NP Parc de la Gaspesie Tadoussac Tadoussac Quebec Quebec Montreal
Est-ce que ce dernier circuit est un bon compromis villes / nature ? Est-il cohérent ? Devrions nous reconsidérer le circuit Yellowstone ou le circuit "Cote Est des USA" ? Je suis ouvert à toute remarque et bon conseils....
Merci à ceux qui peuvent comprendre mes hésitations....et pour les autres faites vous plaisir sur la place publique....
Cela fait un moment que je tourne en rond pour la préparation d'un nouveau road trip pour l'année prochaine.
Alors voila...au risque de générer des réactions épidermiques pour certains "forumeurs", et je pense que je vais me prendre quelques remarques désagréables...je me lance à poster ce sujet.
Nous avions fait en famille (4 personnes dont 2 enfant de 6 et 13 ans à l'époque), l'ouest USA en 23 jours en juillet 2016, et étions revenus avec des étoiles plein les yeux (SF, Yosemite, Highway 1, Bryce, Zion, MV, GC, .....). Le circuit était très varié et alterné villes et nature avec des endroits exceptionnels. Nous avions adoré les paysages, les pique niques nature, et les endroits magiques que nous avions traversé.
Alors je me suis dit.....faisons un roadtrip sur la cote est en 2018 ! De Washington à Boston sur environ 20 jours. Puis en lisant, creusant le sujet, et en discutant avec des amis ayant fait l'expérience, j'ai été refroidit et eu peur que ce soit un road trip trop "urbain" pour nous. Bien que NY nous fasse vraiment envie....
En second projet je me suis penché sur le Yellowstone. Ce parc répondrait bien à nos gout et critères "nature"...encore un parc pour en mettre plein les yeux. Mais le fait qu'il soit excentré des autres lieux sympas de l'ouest m'a un peu fait hésiter. J'avais même imaginé un combiné NY et Yellowstone avec vol interne mais au final je pense que le Yellowstone et vraiment trop éloigné et mal desservie depuis NY. Je me suis donc construit un parcours Denver, Rocky Moutains, Cheyenne, Mont rushmore, Rapid City, Cody, Yellowstone, Grand Teton et SLC....Aurions nous le même effet Waouh qu'avec l'ouest américain ? Je garde pour l'instant ce circuit sous le coude car rien n'est encore décidé pour 2018.
En fin, j'ai concocter un tout nouveau roadtrip qui pourrait bien concilier toutes nos attentes. Un circuit combinant NY avec un itinéraire Quebec - Gaspesie. Ce circuit le voici (sur 21 jours).
New York New York New York New York New York New York Montreal Montreal Rivière du loup -Bas saint laurent Rimouski -Parc du bic Rimouski -Parc du bic Clapperton -Baie des chaleurs Percé Percé Forillon NP Forillon NP Parc de la Gaspesie Tadoussac Tadoussac Quebec Quebec Montreal
Est-ce que ce dernier circuit est un bon compromis villes / nature ? Est-il cohérent ? Devrions nous reconsidérer le circuit Yellowstone ou le circuit "Cote Est des USA" ? Je suis ouvert à toute remarque et bon conseils....
Merci à ceux qui peuvent comprendre mes hésitations....et pour les autres faites vous plaisir sur la place publique....
Itinéraire en Gaspésie et dans la région de Tadoussac English translation pending
Bonjour,
Après 2 beaux étés passés dans les parcs de l’ouest des USA (merveilleux voyages grâce notamment à de nombreux avis récoltés sur ce forum), nous avons décidé de partir au Canada l’été prochain (mon mari voulait un endroit moins chaud). Nous y sommes déjà allés plusieurs fois, notamment à Montréal, Québec et Tadoussac. Nous avons également déjà fait une boucle venant de la Nouvelle Angleterre, passant par le Nouveau Brunswick, et revenant par Québec, Montréal… et une autre boucle avec Toronto, Sudbury, Ottawa, Montréal… Nous sommes donc attirés par la Gaspésie que nous ne connaissons pas du tout. Notre première idée était de faire une boucle passant par la Gaspésie, et de redescendre vers Bar Harbour pour remonter vers Montréal par les White Mountains. En essayant de faire l’itinéraire, il m’a semblé que nous allions beaucoup rouler et ne pas profiter des endroits traversés. J’ai donc tenté une boucle plus petite me concentrant sur la Gaspésie, avec des étapes dépassant rarement 300 km. Les vols sont réservés. Le voyage se fera en juillet-août (pas le choix, je suis prof). Nous voyageons à deux (couple d’une bonne cinquantaine d’années), aimons marcher (mais nous ne sommes pas de grand randonneurs), la nature, les bons hôtels. Je suis très fan des phares et des ponts couverts (donc je peaufinerai mon itinéraire pour ne pas en louper). Voici où j’en suis pour le moment. Je pense que nos étapes précises se décideront en fonction des logements que nous trouverons (selon nos préférences). J’ai remis quelques jours dans la région de Tadoussac, parce que je l’aime beaucoup, mais je peux facilement en retirer un pour le mettre ailleurs (parc Forillon ?). Voilà, qu’en pensez-vous ? Une de mes questions est : faut-il privilégier le traversier de Matane à Baie-Cormeau et redescendre une partie de cette rive là ou descendre vers Trois Pistoles et traverser là ? J’ai aussi hésité entre ce trajet ou l’inverse : monter d’abord de Montréal vers Tadoussac et puis faire la Gaspésie. J’hésite encore… Par contre je n’hésite pas sur le sens de la boucle en Gaspésie : sachant que mon mari (le conducteur) s’arrête rarement lorsque nous roulons, je tiens à avoir l’eau à ma droite pour prendre des photos (eh oui, c’est une autre passion, la photo). Voici donc l’itinéraire prévu pour le moment :
J1 : vol Bruxelles – Montréal nuit Montréal J2 : route Montréal vers, par exemple Levis (pour couper la route vers Rimouski) J3 : route vers Rimouski, visite phare, nuit Rimouski J4 : visite parc du Bic, nuit Rimouski J5 : route vers Ste Flavie, Amqui… (ponts couverts) Nuit Amqui ou Causapscal J6 : route vers quelque part dans la baie des chaleurs (Carleton, New Richmond, Bonaventure …) Tour d'observation de St André de Restigouche. J7 : nuit au même endroit pour visiter plusieurs endroits dans la baie des chaleurs J8 : Route vers Percé, nuit Percé J9 : excursion vers île Bonaventure, anse à Beaufils, nuit Percé J10 : route vers Gaspé, rivière aux émeraudes, nuit Gaspé J11 : Parc Forillon, phare, sentier des graves, cap bon ami, nuit Cap des Rosiers ? J12 : Parc Forillon, nuit au même endroit. J13 : route vers Ste Anne des Monts, loger là (ou dans le parc de la Gaspésie) J14 : Parc de la Gaspésie, même logement J15 : Parc de la Gaspésie, même logement J16 : route vers Matane, musée du phare, nuit Matane J17 : Traversier Trois Pistoles vers les Escoumins, nuit Les Escoumins J18 : soit nuit les Escoumins, soit route vers Tadoussac, nuit Tadoussac ou Ste Rose du Nord J19 : même logement, croisière sur le Saguenay si possible J20 : même logement, Cap Bon Désir, Tadoussac… J21 : toujours région de Tadoussac J22 : Traversier vers Baie Ste Catherine, loger vers St Siméon (autre rive du Saguenay) J23 : Route vers Baie St Paul ou la Malbaie, loger là J24 : Route vers Québec, nuit Québec J25 : visite de Québec, nuit Québec J26 : route Québec vers Montréal, nuit Montréal J27 : Montréal J28 : vol vers Bruxelles.
Merci à tous pour vos idées, vos conseils.
Après 2 beaux étés passés dans les parcs de l’ouest des USA (merveilleux voyages grâce notamment à de nombreux avis récoltés sur ce forum), nous avons décidé de partir au Canada l’été prochain (mon mari voulait un endroit moins chaud). Nous y sommes déjà allés plusieurs fois, notamment à Montréal, Québec et Tadoussac. Nous avons également déjà fait une boucle venant de la Nouvelle Angleterre, passant par le Nouveau Brunswick, et revenant par Québec, Montréal… et une autre boucle avec Toronto, Sudbury, Ottawa, Montréal… Nous sommes donc attirés par la Gaspésie que nous ne connaissons pas du tout. Notre première idée était de faire une boucle passant par la Gaspésie, et de redescendre vers Bar Harbour pour remonter vers Montréal par les White Mountains. En essayant de faire l’itinéraire, il m’a semblé que nous allions beaucoup rouler et ne pas profiter des endroits traversés. J’ai donc tenté une boucle plus petite me concentrant sur la Gaspésie, avec des étapes dépassant rarement 300 km. Les vols sont réservés. Le voyage se fera en juillet-août (pas le choix, je suis prof). Nous voyageons à deux (couple d’une bonne cinquantaine d’années), aimons marcher (mais nous ne sommes pas de grand randonneurs), la nature, les bons hôtels. Je suis très fan des phares et des ponts couverts (donc je peaufinerai mon itinéraire pour ne pas en louper). Voici où j’en suis pour le moment. Je pense que nos étapes précises se décideront en fonction des logements que nous trouverons (selon nos préférences). J’ai remis quelques jours dans la région de Tadoussac, parce que je l’aime beaucoup, mais je peux facilement en retirer un pour le mettre ailleurs (parc Forillon ?). Voilà, qu’en pensez-vous ? Une de mes questions est : faut-il privilégier le traversier de Matane à Baie-Cormeau et redescendre une partie de cette rive là ou descendre vers Trois Pistoles et traverser là ? J’ai aussi hésité entre ce trajet ou l’inverse : monter d’abord de Montréal vers Tadoussac et puis faire la Gaspésie. J’hésite encore… Par contre je n’hésite pas sur le sens de la boucle en Gaspésie : sachant que mon mari (le conducteur) s’arrête rarement lorsque nous roulons, je tiens à avoir l’eau à ma droite pour prendre des photos (eh oui, c’est une autre passion, la photo). Voici donc l’itinéraire prévu pour le moment :
J1 : vol Bruxelles – Montréal nuit Montréal J2 : route Montréal vers, par exemple Levis (pour couper la route vers Rimouski) J3 : route vers Rimouski, visite phare, nuit Rimouski J4 : visite parc du Bic, nuit Rimouski J5 : route vers Ste Flavie, Amqui… (ponts couverts) Nuit Amqui ou Causapscal J6 : route vers quelque part dans la baie des chaleurs (Carleton, New Richmond, Bonaventure …) Tour d'observation de St André de Restigouche. J7 : nuit au même endroit pour visiter plusieurs endroits dans la baie des chaleurs J8 : Route vers Percé, nuit Percé J9 : excursion vers île Bonaventure, anse à Beaufils, nuit Percé J10 : route vers Gaspé, rivière aux émeraudes, nuit Gaspé J11 : Parc Forillon, phare, sentier des graves, cap bon ami, nuit Cap des Rosiers ? J12 : Parc Forillon, nuit au même endroit. J13 : route vers Ste Anne des Monts, loger là (ou dans le parc de la Gaspésie) J14 : Parc de la Gaspésie, même logement J15 : Parc de la Gaspésie, même logement J16 : route vers Matane, musée du phare, nuit Matane J17 : Traversier Trois Pistoles vers les Escoumins, nuit Les Escoumins J18 : soit nuit les Escoumins, soit route vers Tadoussac, nuit Tadoussac ou Ste Rose du Nord J19 : même logement, croisière sur le Saguenay si possible J20 : même logement, Cap Bon Désir, Tadoussac… J21 : toujours région de Tadoussac J22 : Traversier vers Baie Ste Catherine, loger vers St Siméon (autre rive du Saguenay) J23 : Route vers Baie St Paul ou la Malbaie, loger là J24 : Route vers Québec, nuit Québec J25 : visite de Québec, nuit Québec J26 : route Québec vers Montréal, nuit Montréal J27 : Montréal J28 : vol vers Bruxelles.
Merci à tous pour vos idées, vos conseils.
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015) English translation pending
Bonsoir,
De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :

Écosse: De retour p'tit compte rendu et impressions English translation pending
Bonjour,
Voyage de 12 jours du 13/07 au 25/07 3 personnes
Vol Bâle-Mulhouse / Edimbourg
Location de voiture à l'aéroport
Appartement à Edi ensuite B and B
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions et donner des conseils, sans quoi ce séjour n'aurait pas été aussi réussi.
La météo : il a plu au moins une fois par jour, température moyenne 15° sauf à Edi, la seule fois ou nous avons pu nous balader en t-shirt. Nous étions plutôt bien équipés (coupe-vent, polaire), sauf pour les chaussures ou je conseille vraiment des chaussures de marche imperméables !
A Edi, nous sommes restés 3 jours complets, nous avons eu un bon aperçu de la ville, avons pu faire quelques musées. Coup de coeur, la balade à Arthur's seat, magnifiques points de vues à faire en fin d'après-midi.
A l'arrivée à l'aéroport, nous avons pris le bus 35, assez long mais 1,50 £ par personne seulement. Au départ, retour à l'aéroport en taxi, pour chercher la voiture. Je conseille Central Taxis, prix Leith-aéroport à 8h00 le matin 26 £ pour 3 (prix inférieur au devis demandé par mail). J'ai réservé sur le site internet et payé en espèces.
L'appartement : location par Airbnb : satisfaits
La location de la voiture : parfait Passés par BSP.com et traité par AVIS/Budget. Nous avons eu le choix entre 2 véhicules, nous avons eu une voiture flambant neuve. Nous avons rendu la voiture à 5h00, un employé est présent au contrôle. Nous avons rendu le véhicule avec un petit impact du à un gravillon sur une des portières, l'employé nous a laissé partir sans ennui, considérant le problème comme minime. Très professionnel. La conduite à gauche nous a donné quelques sueurs froides mais après 8 jours, nous roulions corresctement.
Ce que j'ai préféré : SKYE !! c'est très beau et sauvage, nous y avons passés 3 jours, à refaire je resterais au moins 1 j de plus !! Nous avons fait la balade à Old man storr et Quiraing.
J'ai beaucoup aimé Edi, Dunnotar castle, Eilan Donan castle, la visite de la distillerie à Dufftown, la route qui passe par Glencoe, les phoques de Dunvegan castle.
C'était un petit aperçu de l'Ecosse pour nous, nous pouvons envisagé un autre voyage plus ciblé cette fois dans des "endroits moins touristiques".
J'ajoute que pour la dernière nuit à Edi, j'avais réservé une chambre tout à côté de l'aéroport, à l'Ibis Budget, les chambres sont petites, certes mais fonctionnelles et c'est pratique. J'ai touvé l'hotel plutôt bien insonorisé et calme (pas entendu de portes claquées ni les voisins à toutes heures). Il y a des lapins qui gambadent dans l'herbe devant et un centre commercial tout à coté. Très bon rapport qualitè / prix 49 £ pour 3 (reservé 4 mois à l'avance).
J'ai oublié de parler de la soirée Ceilidh le mardi soir au Malones Bar à Edi, entrée 6£ avec une consommation. Vous pouvez danser en ligne sur le son d'un groupe live, 2 violons et une guitare. C'était super comme ambiance, il faut être 2, on vous apprend des pas simples et les danseurs se croisent, j'ai beaucoup aimé.
Bon voyage à tous
GRAND MERCI LAURE POUR VOTRE AIDE
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions et donner des conseils, sans quoi ce séjour n'aurait pas été aussi réussi.
La météo : il a plu au moins une fois par jour, température moyenne 15° sauf à Edi, la seule fois ou nous avons pu nous balader en t-shirt. Nous étions plutôt bien équipés (coupe-vent, polaire), sauf pour les chaussures ou je conseille vraiment des chaussures de marche imperméables !
A Edi, nous sommes restés 3 jours complets, nous avons eu un bon aperçu de la ville, avons pu faire quelques musées. Coup de coeur, la balade à Arthur's seat, magnifiques points de vues à faire en fin d'après-midi.
A l'arrivée à l'aéroport, nous avons pris le bus 35, assez long mais 1,50 £ par personne seulement. Au départ, retour à l'aéroport en taxi, pour chercher la voiture. Je conseille Central Taxis, prix Leith-aéroport à 8h00 le matin 26 £ pour 3 (prix inférieur au devis demandé par mail). J'ai réservé sur le site internet et payé en espèces.
L'appartement : location par Airbnb : satisfaits
La location de la voiture : parfait Passés par BSP.com et traité par AVIS/Budget. Nous avons eu le choix entre 2 véhicules, nous avons eu une voiture flambant neuve. Nous avons rendu la voiture à 5h00, un employé est présent au contrôle. Nous avons rendu le véhicule avec un petit impact du à un gravillon sur une des portières, l'employé nous a laissé partir sans ennui, considérant le problème comme minime. Très professionnel. La conduite à gauche nous a donné quelques sueurs froides mais après 8 jours, nous roulions corresctement.
Ce que j'ai préféré : SKYE !! c'est très beau et sauvage, nous y avons passés 3 jours, à refaire je resterais au moins 1 j de plus !! Nous avons fait la balade à Old man storr et Quiraing.
J'ai beaucoup aimé Edi, Dunnotar castle, Eilan Donan castle, la visite de la distillerie à Dufftown, la route qui passe par Glencoe, les phoques de Dunvegan castle.
C'était un petit aperçu de l'Ecosse pour nous, nous pouvons envisagé un autre voyage plus ciblé cette fois dans des "endroits moins touristiques".
J'ajoute que pour la dernière nuit à Edi, j'avais réservé une chambre tout à côté de l'aéroport, à l'Ibis Budget, les chambres sont petites, certes mais fonctionnelles et c'est pratique. J'ai touvé l'hotel plutôt bien insonorisé et calme (pas entendu de portes claquées ni les voisins à toutes heures). Il y a des lapins qui gambadent dans l'herbe devant et un centre commercial tout à coté. Très bon rapport qualitè / prix 49 £ pour 3 (reservé 4 mois à l'avance).
J'ai oublié de parler de la soirée Ceilidh le mardi soir au Malones Bar à Edi, entrée 6£ avec une consommation. Vous pouvez danser en ligne sur le son d'un groupe live, 2 violons et une guitare. C'était super comme ambiance, il faut être 2, on vous apprend des pas simples et les danseurs se croisent, j'ai beaucoup aimé.
Bon voyage à tous
GRAND MERCI LAURE POUR VOTRE AIDE
Retour d'une magnifique aventure d'un mois en Namibie et Botswana English translation pending
avec un peu de retard, nous tenons à faire un compte rendu de notre voyage effectué en Namibie et Botswana, qui nous a conduit pendant 1 mois à travers des paysages à couper le souffle, de belles rencontres humaines, animales...enfin un super voyage
Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.
Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014
Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ
A suivre, les étapes avec quelques photos..
Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.
Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014
Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ
A suivre, les étapes avec quelques photos..
Trois jours au Cap English translation pending
Bonjour,
En août 2015, nous projetons de passer les 3 derniers jours d'un voyage en Afrique australe, au Cap.
Pour avoir le plus de chance de voir des baleines, doit-on prendre une excursion en mer ou rester sur la cote est suffisant ?
La conduite à la nuit tombée (par exemple route d'Hermanus au Cap ou la péninsule) est-elle dangereuse ?
Et enfin, pour monter à la montagne de la table, est-il plus pratique d'y aller en taxi ou avec notre véhicule de location.
Merci de vos réponses
Sylvie
En août 2015, nous projetons de passer les 3 derniers jours d'un voyage en Afrique australe, au Cap.
Pour avoir le plus de chance de voir des baleines, doit-on prendre une excursion en mer ou rester sur la cote est suffisant ?
La conduite à la nuit tombée (par exemple route d'Hermanus au Cap ou la péninsule) est-elle dangereuse ?
Et enfin, pour monter à la montagne de la table, est-il plus pratique d'y aller en taxi ou avec notre véhicule de location.
Merci de vos réponses
Sylvie
Où loger à Cape Town et alentours? English translation pending
Bonjour à tous,
je prévois d'aller à Cape Town en novembre 2014 avec ma femme pour une dizaine de jours. Après avoir cherché un peu sur internet, nous aimerions visiter la ville, Table mountain, faire un tour au Cap de bonne espérance. On m'a aussi parlé de la route des jardins, la route des vins, Robben island et du parc Kruger.
Il me semble que nous n'ayons pas besoin de voiture pour visiter la ville en elle-même, mais nous en auront besoin pour aller un peu plus loin.
Quel serait le quartier idéal d'un point de vue pratique pour y passer les nuits ? Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider quant à l'ordre des visites, histoire de ne pas perdre trop de temps ?
Merci pour votre aide,
David.
je prévois d'aller à Cape Town en novembre 2014 avec ma femme pour une dizaine de jours. Après avoir cherché un peu sur internet, nous aimerions visiter la ville, Table mountain, faire un tour au Cap de bonne espérance. On m'a aussi parlé de la route des jardins, la route des vins, Robben island et du parc Kruger.
Il me semble que nous n'ayons pas besoin de voiture pour visiter la ville en elle-même, mais nous en auront besoin pour aller un peu plus loin.
Quel serait le quartier idéal d'un point de vue pratique pour y passer les nuits ? Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider quant à l'ordre des visites, histoire de ne pas perdre trop de temps ?
Merci pour votre aide,
David.
Programme/itinéraire en Namibie, mai 2014 English translation pending
Bonjour,
Avec monamie, nous partons 3 semaines en Namibie !! Nous arrivons à Windhoek le 2mai et repartons le 23 mai.
Concernantla location de voiture, nous voulions passer par l’agence « Advanced carhire » (http://www.advancedcarhire.com/ ).
Concernant levoyage, nous n’avons pas inclus les chutes victoria pour cause de temps et debudget mais cela peu encore évoluer… De même pour le fish river canyon mais, pour ce cas ci, c'est plus une volonté de notre part.
2mai :
- Arrivéeà Windhoek vers 15h, prise de connaissance de la ville et visite un peu
- Hébergement :Londighini lodge
3mai :
- Départpour omaruru , visite des environs et notamment de Philips Cave. Découverte desvignobles… J
- Hébergement :Erongo Wildnerness Lodge
4mai :
- Arrivéeà Etosha
- Hébergement :Namutoni Camp
5mai :
- Etosha
- Hébergement :Halali rest Camp
6mai :
- Etosha
- Hébergement :Okakueijo Rest Camp
7mai :
- Départpour Epupa Falls
- Hébergement :sur le site de Epupa Falls
9mai :
- Départpour Opuwo, visite de la ville
- Hébergement :Ohakane Lodge
10mai :
- Départpour khorixas : visite de forêt pétrifiée, gravure de twyfelfountein, Organ Pipes, Wondergat en fonction du temps disponible et décaler certaines deces activités pour le 11 mai
- Hébergement :Damara Mopane Lodge
11mai :
- DirectionBrandberg : Le matin, à voir en fonction des activités non effectuées le 10 mai. Puis directionwhite lady et le numas ravine
- Hébergement :Camping Xaragu
12mai :
- Matin, on reste du côté du brandbert puis arrivée à Swakopmund
- Hébergement :Pension à La Mer ou See Breeze Guesthouse ou Desert Breese Lodge
13mai :
- Swakopmund :départ pour cape cross
- Hébergement :Pension à La Mer ou See Breeze Guesthouse ou Desert Breese Lodge
14mai :
- Swakopmund :visite de la ville et de kristall Galley. On a aussi hésité à visiter sandwichharbour mais j’ai eu des échos négatifs (prix élevé et peu intéressant). Qu’enpensez-vous ?
- Hébergement :Pension à La Mer ou See Breeze Guesthouse ou Desert Breese Lodge
15mai :
- Solitaire :arrivée à solitaire en passant par la Moonlandscape ou le Welwethia Drive.
- Hébergement :Camping Gecko
16mai :
- Sessriem :Arrivée à sesriem, visite du canyon et de la dune Elim
- Hébergement :Sessriem Camp
17mai :
- Sossusvlei :Départ le matin pour Sossuvlei et sa dune 45, visite de Deathvlei
- Hébergement :Namib Desert Lodge
18mai :
- DirectionAus
- Hébergement :Klein Aus Vista
19mai :
- Luderitz :Visite de la ville et de la ville fantôme de Kolmanshop
- Hébergement :Shark Island Camp Site
20mai :
- Lematin à Luderitz puis direction Keetmanshop. Visite de Kokerboom Forest etQuiver Tree Forest.
- Hébergement :Pension Gesert
21mai :
- DirectionMariental
- Hébergement :Lodge Bagatelle ou Bagatelle Kalahari Game Ranch
22mai :
- Retourà windhoek, retour de la voiture et visite de la ville
- Hébergement :Pension Steiner
23mai :
- Windhoek :Départ à 13h pour Bruxelles
Quelquesquestions en plus - Onhésite aussi à rester un jour de plus du côté de Sossuvlei et de supprimer soitKeetmanshop ou Mariental : qu’en pensez vous ?
- J’aientendu qu’il y avait un endroit où des télescopes étaient à disposition dansun parc… Mythe ou réalité?
- Pourla fin janvier, nous voulions réserver le véhicule et le logement à Etoshaainsi qu’à Sesriem / Sossuvlei. Est-ce assez ou doit-onencore réserver d’autres hébergements ?
- J’ailu aussi qu’à Okonkima, la fondation Africat est présente. Or, je n’ai trouvéaucune information sur un possible logement sur place. Avez-vous des retoursd’expérience sur cet endroit ?
Merci d'avance pour toutes les réponses.
Quelquesquestions en plus - Onhésite aussi à rester un jour de plus du côté de Sossuvlei et de supprimer soitKeetmanshop ou Mariental : qu’en pensez vous ?
- J’aientendu qu’il y avait un endroit où des télescopes étaient à disposition dansun parc… Mythe ou réalité?
- Pourla fin janvier, nous voulions réserver le véhicule et le logement à Etoshaainsi qu’à Sesriem / Sossuvlei. Est-ce assez ou doit-onencore réserver d’autres hébergements ?
- J’ailu aussi qu’à Okonkima, la fondation Africat est présente. Or, je n’ai trouvéaucune information sur un possible logement sur place. Avez-vous des retoursd’expérience sur cet endroit ?
Merci d'avance pour toutes les réponses.
Entrée des sites à Tulum et Coba au Mexique English translation pending
bonjour tout le monde , s'il vous plait je cherchais une mise à jour des prix actuel aux entrée de coba/tulum/chitchen itza/Uxmal
j'ai quelque question , j'ai verifié pour l'entrée de tulum (déjà c'est mieux d'aller avec un tour??1500 pesos ou bien y aller tout seul?) entrée est à 35-40 pesos puis on dit que pour utiliser un camescope faut payer un plus de (30pesos pq?)et pour arriver au site il y a un petit train qui vous ramene durant 1km (10pesos) , si vous avez une idées n'hésitez pas à partager. par contre pour coba j'ai pas trouver d'information là dessus. question : est ce qu'on peux faire Tulum + coba le meme jour? si oui comment se rendre de tulum à coba et par la suite de coba à playa del carmen? les colletivos ou les bus sont les moyens de transport pour aller à tulum ? mieux que les bus ADO ? et les prix des collectivos et bus? l'entrée de chitchen itza et uxmal ? on doit dedier une journée chaque site ou bien les deux sites en une journée aussi? je passe à merida quelque jour uniquement pour visiter chitchen itza et uxmal , est ce que on peux les visiter depuis playa del carmen?sinon il y a il plus de choses à voir à merida? merci pour vos réponses. deux derniéres question : - est ce qu'il y a moyen de negocier les prix ou bien ils sont fixes? sinon pour acheter des souvenir sans qu'on se fasse arnaquer faut negocier sinon s'il y a un coin recommandé n'hésitez pas à m'informer. - pour les hoteles 2 et 3 etoiles faut il reserver à l'avance pour la période d'avril(vu que j'ai pas de carte international pour payer sur le net) je ne sais pas comment faire , si j'arrive sur place on me donnerai une chambre si c'est libre?? merci infiniment pour vos réponses.
j'ai quelque question , j'ai verifié pour l'entrée de tulum (déjà c'est mieux d'aller avec un tour??1500 pesos ou bien y aller tout seul?) entrée est à 35-40 pesos puis on dit que pour utiliser un camescope faut payer un plus de (30pesos pq?)et pour arriver au site il y a un petit train qui vous ramene durant 1km (10pesos) , si vous avez une idées n'hésitez pas à partager. par contre pour coba j'ai pas trouver d'information là dessus. question : est ce qu'on peux faire Tulum + coba le meme jour? si oui comment se rendre de tulum à coba et par la suite de coba à playa del carmen? les colletivos ou les bus sont les moyens de transport pour aller à tulum ? mieux que les bus ADO ? et les prix des collectivos et bus? l'entrée de chitchen itza et uxmal ? on doit dedier une journée chaque site ou bien les deux sites en une journée aussi? je passe à merida quelque jour uniquement pour visiter chitchen itza et uxmal , est ce que on peux les visiter depuis playa del carmen?sinon il y a il plus de choses à voir à merida? merci pour vos réponses. deux derniéres question : - est ce qu'il y a moyen de negocier les prix ou bien ils sont fixes? sinon pour acheter des souvenir sans qu'on se fasse arnaquer faut negocier sinon s'il y a un coin recommandé n'hésitez pas à m'informer. - pour les hoteles 2 et 3 etoiles faut il reserver à l'avance pour la période d'avril(vu que j'ai pas de carte international pour payer sur le net) je ne sais pas comment faire , si j'arrive sur place on me donnerai une chambre si c'est libre?? merci infiniment pour vos réponses.
Combien de jours à Koh Lanta et quoi voir? English translation pending
Je dirais presque tout est dit dans le titre, je pense aller en Avril prochain (je sais pas encore debut ou fin mais je pencherai en fin du mois, en esperant que niveau meteo ca soit bon)
Combien de temps il faut rester pour a peu pres en faire le tour (en comptant un half day trip vers les iles alentours) ? Qu'y a t'il a y voir concretement en dehors des plages ?
Merci bien !
Combien de temps il faut rester pour a peu pres en faire le tour (en comptant un half day trip vers les iles alentours) ? Qu'y a t'il a y voir concretement en dehors des plages ?
Merci bien !
Botswana: où et comment dormir dans Chobe/Moremi? English translation pending
Bonjour, j'ai lu de nombreux posts de ce forum, fort instructifs, mais il me reste quelques trucs qui me chafouinent, si vous pouviez éclairer ma lanterne s'il vous plait, merci ;)
j'aimerais savoir comment cela se passe en pratique :
- Est il interdit de dormir à l'intérieur des parcs hors d'un camp/lodge, en pleine nature ? - hors des parcs, "juste passé la barrière", possibilité de camper sauvage ? - Si aucune réservation, il est tout de même permis d'entrer dans le parc le matin, et en ressortir le soir ? - droit d'entrée payable à l'entrée ou reservation préalable nécessaire à Maun/Kasane/ailleurs ? - Début octobre, réservation indispensable ou possibilité de trouver dans les camps les moins prisés ? - existe il une réelle différence de densité de faune, de beauté des paysages, entre l'intérieur de ces parcs et l'extérieur immédiat ? - on va dire 4 jours, 2 à Chobe 2 à Moremi, en changeant d'endroit, ou l'un de ces deux parcs vaut mieux que l'autre ?
j'aimerais savoir comment cela se passe en pratique :
- Est il interdit de dormir à l'intérieur des parcs hors d'un camp/lodge, en pleine nature ? - hors des parcs, "juste passé la barrière", possibilité de camper sauvage ? - Si aucune réservation, il est tout de même permis d'entrer dans le parc le matin, et en ressortir le soir ? - droit d'entrée payable à l'entrée ou reservation préalable nécessaire à Maun/Kasane/ailleurs ? - Début octobre, réservation indispensable ou possibilité de trouver dans les camps les moins prisés ? - existe il une réelle différence de densité de faune, de beauté des paysages, entre l'intérieur de ces parcs et l'extérieur immédiat ? - on va dire 4 jours, 2 à Chobe 2 à Moremi, en changeant d'endroit, ou l'un de ces deux parcs vaut mieux que l'autre ?
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010) English translation pending
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
1
Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
2
Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
4
Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
6
La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
9

Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
10

Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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14

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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
18

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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
26-27

Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
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On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux English translation pending
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Guide sur place au pays Bassari? (Sénégal) English translation pending
Bonjour à tous les connaisseurs du Sénégal oriental,
Voilà, j'ai envoyé des courriel aux quelques adresses fournies par le Lonely, j'ai fait de même avec les très rares adresses fournies par Voyage Forum, J'ai tenté de contacter le campement d'Elinkine (5 fois) sans aucune réponse de leur part.
Nous aimerions randonner (à pied) 5-6 jours dans le pays Bassari autour du 15 février 2011 (nous sommes 4) et il nous semblait opportun de contacter un guide sur place afin de nous entretenir avec lui, de préparer la randonnée et d'avoir une idée du budget.
Auriez-vous de pistes? Des noms à nous communiquer?
merci d'avance aux âmes de bonne volonté
Cambodge du 4 au 12 avril English translation pending
Bonjour!
Nous partons de BKK pour Siem Reap le 4 avril en avion pour 3 nuits. Jusque là, pas de pblm. Mes questions sont: De Siem Reap pour Phnom Penh, le bateau est-il encore possible en cette saison? J'ai lu partout que le bus était maintenant sur une route refaite mais le bateau avait qqchose de plus sympa, non? Après 2 nuits à PP, nous disposons de 4 jours -3nuits- avant de rallier l'île de Koh Mak en Thaïlande, via Trat - Koh Kong. Est-ce que ça vaut la peine de passer par Kompot? Faut-il lui préférer une autre escale? Est-ce facile de passer via Had Lek pour la frontière et si oui, en bus? Je sais que ça fait un peu décousu mais en fait nous avons un creux de seulement 4 jours au milieu sans bien savoir quel coin préférer avant de repartir pour la Thaïlande... Merci de votre aide et de vos conseils...😉
Nous partons de BKK pour Siem Reap le 4 avril en avion pour 3 nuits. Jusque là, pas de pblm. Mes questions sont: De Siem Reap pour Phnom Penh, le bateau est-il encore possible en cette saison? J'ai lu partout que le bus était maintenant sur une route refaite mais le bateau avait qqchose de plus sympa, non? Après 2 nuits à PP, nous disposons de 4 jours -3nuits- avant de rallier l'île de Koh Mak en Thaïlande, via Trat - Koh Kong. Est-ce que ça vaut la peine de passer par Kompot? Faut-il lui préférer une autre escale? Est-ce facile de passer via Had Lek pour la frontière et si oui, en bus? Je sais que ça fait un peu décousu mais en fait nous avons un creux de seulement 4 jours au milieu sans bien savoir quel coin préférer avant de repartir pour la Thaïlande... Merci de votre aide et de vos conseils...😉