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Tour d'Amérique du Sud English translation pending
by Jimmy66 · 2012-09-04 · 5 replies
Bonjour, Je suis homme 54 ans voyageant seul et avec le sac à dos. Cette année, je penche pour l'Amérique du sud. (Après Australie, NZ en 2009, Asie du sud est 3 mois en 2010/11, 4 mois en 2011/12). Je n'ai pas de limite de temps, je pars..... 4,6,12 mois...Je verrai bien au fur et à mesure. Je ne fais que rarement des itinéraires à l'avance, je vais suivant mes envies avec simplement une logique de déplacement. Mon désir est simple, partir de Rio, et faire le tour le l'Amérique Latine dans le sens de l'aiguille d'une montre en passant par Ushuaïa. Peut on arriver en Amérique Latine, Brésil, Argentine, Paraguay, Chili, Pérou et autres sans billet retour ? En prenant son temps hors des sentiers battus et en passant aussi voir les « immanquables visites touristiques » style Iguazu, est ce que 6 mois est un délai raisonnable ? Que pourriez vous me dire et me conseiller ? Il est sûr que le sujet est vaste, mais allez y, lâchez vous, je suis preneur de toutes expériences. 😉
Retour de croisière sur l'Horizon du 22 au 25 avril 2012 English translation pending
by Barriaux · 2012-04-27 · 22 replies
Bonjour à tous, je m'y mets enfin 😉

Comme vous le savez tous ici, Louna et moi avons passé une semaine pas très agréable suite aux comptes rendus de la première croisière j'avoue que je ne suis partie enjouée comme d'habitude quand je pars en vacances ...

J'avais bien fait de ne pas en parler à François mon époux car nous avons eu des bonnes surprises et les problèmes techniques qui subsistent encore ne nous ont pas gaché la croisière.

Nous sommes partis samedi pour manger chez "fonfon" à Marseille au vallon des auffes sans faire de pub, super restau de poisson, personnel super sympa Nous avons dormi au Novotel vieux port qui à cette période de l'année était abordable (122 €) pour un 4 étoiles, très bien aussi. Le dimanche matin nous avons pu profiter du spa qui est gratuit et très bien.

Bon, tout ça me direz vous on s'en f...t, on veut savoir pour le bateau, ça vient ...

On arrive à l'embarquement vers 14h15, on dépose nos valises puis montons à l'étage pour l'embarquement, beaucoup de monde, nous avons fait la queue 1 heure !

Nous pouvons enfin monter sur le bateau Nous arrivons par le pont 5 où se situe la réception, on nous indique notre cabine, nous y allons on regarde quand même sur le plan et on se rend compte que ce n'est pas là, on rebrousse chemin et trouvons le bon couloir C'est avec un peu d'apréhension que j'ouvre la cabine et là, surprise je la trouve d'une taille tout à fait correcte et même plus grande que les intérieures du gem que nous connaissons

Nous avons 2 lits séparés et comme notre cabinier se présente à ce moment la, nous lui demandons de rapprocher les lits, aussitôt dit aussitôt fait ! Il se prénomme Santos et vient de République dominicaine et ne parle pas un mot de français, juste bonjour, bonsoir, nous parlerons avec lui en anglais ou espagnol

En ce qui concerne le personnel, en fait c'est surtout le personnel d'encadrement qui est français (15 personnes seulement), le chef cuisinier, le responsable hébergement, les magagers, le directeur ... Au niveau de la restauration par contre, ils comprennent très bien le français, dans les bars aussi !

Bon, nous partons faire la visite du bateau, en rentrant dans un bar, je crois reconnaitre louna et son fils, j'appelle louna, puis Marie, elle n'entend pas, j'insiste, elle se retourne alors, les présentations sont faites, elle aussi est satisfaite de sa cabine et semble rassurée

Nous mangeons un morceau à la cafet, repartons vider les valises et a 19 h30 c'est le rendez vous fv avec bien sur louna et 3 autres couples. Bonjour à tous, pas trop dur le retour à la vie quotidienne ?

Les présentations se font, on décide de continuer autour d'un verre, avec le tout inclus , c'est pratique La carte est très complète, mon mari l'a prise en photo, j'essayerais de la mettre plus tard si elle est lisible .... Nous prenons 2 ou 3 cocktails chacun , c'est le 1er soir ! c'est vrai qu'ils mettent pas mal de glace pour mettre moins d'alcool, c'est pas plus mal, même si à la fin du verre ça a moins de gout !

Arrive l'heure du repas , 21h30 Nous décidons de manger ensemble et allons voir le maitre d'hôtel Eric de Besançon, très sympa Ce sera fait pour le lendemain, une table de 10 Repas très bon mais un peu light à mon gout (je suis une grosse mangeuse !)

Nous partons ensuite à la discothèque, c'est les années 80 et une ambiance du tonnerre sans de rendre compte c'est 2 heures !

Allez au dodo
Je me suis fait agresser dans le parc national de Bogota English translation pending
by Olivi · 2012-04-25 · 193 replies
Bonjour à tous Je voudrais raconter ici que je me suis fait aggressé lors de mon voyage en Colombie. Cela s'est passé dans la ville de Bogota le jeudi 12 avril au mileu de l'après midi. Je rentre juste et je suis plutôt un peu sous le choc. En fait, c'était un gars armé avec un autre qui était vraiment un gosse de peut-être 13 ans. Le petit m'a abordé comme pour demander une pièce ou demander l'heure, et l'autre est apparu par derrière. Ils avaient un pistolet chacun mais je sais pas si le gosse c'était un vrai vu qu'il l'a rangé vite dès que j'ai levé les mains en l'air pour me dépouiller. C'est le petit qui m'a dépouillé et l'autre qui disait "rapido ! rapido!" et menaçait. Il faut peut-être faire attention à pas trop se promené seul comme c'était mon cas. C'était dans le parc national de la ville de Bogota ou je m'étais arreté pour lire un peu et profité d'une éclaircie et j'ai pas fait gaffe qu'il y avait personne autour de moi. Premier voyage en Colombie et ça restera le dernier. Avant j'étais en Costa Rica et Panama et c'était super. Pas détesté la Colombie mais le souvenir est bien dur. On m'avait beaucoup dit de pas y aller pour la sécurité et j'avais envie quand même et je dirais pas que j'ai eu tord mais tout le monde me dit ça maintenant au retour. C'est juste pour informer tout le monde de bien faire gaffe si vous êtes seul surtout.
Préparatifs de croisière Sole Mio chez Croisière de France en avril 2012 English translation pending
by Ericat1505 · 2012-03-23 · 71 replies
Bonjour,

J'ouvre un post en vue de notre prochaine croisière sur l'Horizon 2012 de roisière de France en avril 2012.

A toute fin utile, le tarif (en photo jointe) et le descriptif des excursions qui seront proposés sur le bateau pour cette croisière :

SOLE MIO

Marseille 09:00 17:00

Livourne 9:00 20:00

Sta Margherita 8:00 18:00

Marseille 9:00 17:00

LIVOURNE

LE MEILLEUR DE FLORENCE

* Inclut des visites à l’intérieur de monuments religieux. L’entrée est interdite aux personnes ayant genoux et épaules découverts, en particulier pour les femmes

* Longs trajet en bus

Excursion indispensable de cette « ville – musée » qui a été le berceau de la Renaissance. Vous vous enfoncerez dans le cœur de Florence par sa zone piétonne, où vous serez accompagnés par un guide local. Ensuite, vous visiterez sa fameuse Cathédrale Sainte-Marie Dei Fiori, la Basilique de Santa Croce, le Ponte Vecchio, la Place de la Signoria.

Vous disposerez de temps libre pour déjeuner, réaliser vos achats ou pour visiter quelques-uns de ses intéressants musées.

(Durée environ 8 heures et 30 minutes.)

FLORENCE A VOTRE GUISE

* Longs trajet en bus

Cette excursion a été créée pour ceux qui ont déjà visité Florence et qui souhaitent la visiter par eux mêmes. Vous serez accompagnés jusqu'à un point proche de la zone piétonnière, où l’on vous fournira un plan et quelques informations pour passer une agréable journée. À Florence vous disposerez de temps libre jusqu'à l'heure indiquée par votre guide. Retour au port.

(Durée environ 8 heures et 30 minutes.)

FLORENCE – PISE

* Inclut des visites à l’intérieur de monuments religieux. L’entrée est interdite aux personnes ayant genoux et épaules découverts, en particulier pour les femmes

* Longs trajet en bus

Excursion indispensable pour découvrir ces deux fameuses villes de la belle Italie. Vous partirez en autocar avec votre accompagnateur en direction de la ville de Florence où vous rencontrerez votre guide locale. Vous commencerez la visite pour connaitre ses principaux monuments, comme l’extérieur de la Cathédrale Santa Maria dei Fiori, le Ponte Vecchio ou la Place de la Signoria. Vous disposerez ensuite de temps libre pour déjeuner ou pour réaliser vos achats. A l’heure convenue avec le guide, vous vous dirigerez vers Pise. Vous visiterez la magnifique Place des Miracles, formée par la Cathédrale, le Baptistère et la fameuse tour penchée où Galilée réalisait ses expériences. Vous visiterez la Cathédrale et le Baptistère, pour ensuite disposer de temps libre.

Retour au port.

(Durée environ 9 heures et 30 minutes)

PISE

* Inclut des visites à l’intérieur de monuments religieux. L’entrée est interdite aux personnes ayant genoux et épaules découverts, en particulier pour les femmes

* Longs parcours à pied il est donc conseillé d’emporter des chaussures confortables

Départ du port de Livourne en autocar pour rejoindre la ville de Pise. Vous vous dirigerez à pied vers la Place des Miracles, ou vous rencontrerez votre guide local. Vous découvrirez l’histoire des monuments les plus reconnus : La Tour Penchée (visite extérieure), le Baptistère, le cimetière Monumental et la Cathédrale décorée avec du marbre et des chaires spectaculaires de Bonanno et de Nicola Pisano. A la fin de la visite vous disposerez de temps libre, pour profiter des nombreux petits marchés ou acheter un souvenir, ou tout simplement réaliser vos plus belles photos.

(Durée environ 4 heures et 30 minutes.)

PISE ET LES VINS DE TOSCANE

* Longs parcours à pied il est donc conseillé d’emporter des chaussures confortables

Avec cette excursion vous découvrirez la très agréable ville de Pise avec la dégustation d’une sélection raffinée de vins de toscane. Vous disposerez de temps libre à Pise pour visiter seul la magnifique Place des Miracles avec sa tour penchée et réaliser vos achats. Ensuite vous partirez en direction des collines de la Toscane de la province de Lucques. Ici, se produisent quelques uns des meilleurs vins au monde, parmi eux le fameux chianti. Vous assisterez à une scène typique de ce petit village de Lucques. Vous pourrez découvrir comment se produisent le vin et l’huile en visitant les vignobles. Vous apprécierez une dégustation de ces produits typiques et vous disposerez de temps libre pour pouvoir acheter les meilleurs vins.

(Durée environ 5 heures et 30 minutes)

SANTA MARGHERITA (Portofino)

PORTOFINO

* Longs parcours à pied il est donc conseillé d’emporter des chaussures confortables

Débarquement en tender et rencontre avec le guide sur le quai de Santa Margherita. Départ en bateau vers Portofino, le célèbre village rendez-vous du jet set international. De la « Piazzetta » une agréable promenade guidée nous fait grimper du port de pêche jusqu’ á l’église de Saint Georges. Perchée dramatiquement sur la falaise, l’église a un intérieur dégagé qui souligne les vues pintoresques du promontoire.

Un temps libre nous permettra de nous promener le long du port avec ses nombreuses boutiques de luxe et de nous relaxer a la terrasse de l’ un des cafés en admirant la promenade et le va et viens des bateaux.

Retour en bateau au quai de Santa Margherita.

(Durée environ: 3 heures et 30 minutes)

IMAGES DE LA RIVIERA

* Inclut des visites à l’intérieur de monuments religieux. L’entrée est interdite aux personnes ayant genoux et épaules découverts, en particulier pour les femmes

* Longs parcours à pied il est donc conseillé d’emporter des chaussures confortables

Débarquement en tender et rencontre avec le guide sur le quai de Santa Margherita. Embarquement sur le bateau pour le transfert á l’abbaye médiévale de San Fruttuoso, située dans une profonde baie du Promontoire de Portofino. Visite intérieure de la construction et temps libre pour apprécier le charmant bourg de pêcheurs.

Continuation en bateu vers Camogli, un autre charmant village dont le nom signifie « maisons des femmes », parceque les façades multicolores des maisons aidaient les pêcheurs à reconnaitre la côte et à rentrer au port même par mauvais temps.. Promenade le long du front de mer, avec ses splendides maisons paintes en trompe l’oeil. Départ en bus vers Rapallo, le village le plus important de cette partie de la Riviera, une gracieuse station balnéaire de la fin du siècle XIX, embellie par le chataeau médiéval qui garde le port. La belle promenade est toujours mouvementée, et après une visite d’orientation vous pourrez vous relaxer dans l’uns des cafés. Retour á Santa Margherita et au bateau.

(Durée environ: 7 heures)

GÊNES LA SUPERBE

* Inclut des visites à l’intérieur de monuments religieux. L’entrée est interdite aux personnes ayant genoux et épaules découverts, en particulier pour les femmes

* Longs parcours à pied il est donc conseillé d’emporter des chaussures confortables

Départ en bus á travers la Riviera di Levante pour rejoindre Gênes. L’ancienne rivale de Venise dans le domaine du commerce mondial est une ville d’une beauté oute particulière, presque sécrète qu’il faut découvrir en marchant à travers les differents quartiers monumentaux.

Notre promenade commence par l’historique Via Garibaldi, anciennement connue comme « Via Aurea », la rue d’or, l’orgueuil de la ville. Cette rue est flanquées par les opulents palais des anciens marchands et nobles de la ville, comme les célèbres Palazzo Rosso et Palazzo Bianco ( palais rouge et palais blanc) et l’ ancienne résidence des Dori Tursi, qui aujourd’hui abrite la Maison Municipale et oú sont éxposés des réliques de la ville tel qu le violon de Paganini et des manuscits de Cristophe Colomb. Visite intérieure des palais et rafraichissement.

Continuation vers la place De Ferrari, ou se trouvent l’ Opéra Carlo Felice et le Palais Ducal, ancienne résidence des doges Gênois. Continuation par les tipiques ruelles du centre historique jusqu’ á la Cathedrale de S. Laurence et visite intérieure, vavant de rejoindr le quartier restructuré du port ancien, avec le plus grand Aquarium d’ Europe et l’Expo de Renzo Piano.

De retour au bus nous allons rejoindre le quartier de Castelletto pour avoir une vue panoramique de la vieille ville et nous continuoNs le tour en bus avec le Corso Italia, la promenade, en passant l´abbaye de St Julien du XII siècle et l’élégant quartier d’Albaro avec ses belles villas du XVI siècle. Retour à Santa Margherita.

Notes : Les passagers doivent pouvoir marcher confortablement pour environs une heure et demie et monter environs 30 marches. Dans la Cathédrale de St. Laurent le code d’habillement est strictement respecté. Shorts, mini jupes et épaules découvertes ne sont pas acceptés. Les Dimanches et fête religieuses seule la visite individuelle sans explication de groupe est permise.

(Durée environ: 7 heures)

SAVEURS DE LA RIVIERA

Débarquement en tender et rencontre avec le guide sur le quai de Santa Margherita.

Embarquement sur le bateau pour une belle croisière côtière jusqu’ á la station balnéaire de Rapallo, une charmante ville de la Riviera italienne que nous déouvrirons avec une belle promenade guidée et un temps libre pour profiter de l’animation. Ensuite vous rejoindrez Guido Porrati, un chef renommé, dans sa cuisine pour une experience mémorable qui vous conduira á la découverte des gouts uniques de cette région italienne. Une expérience énologique et culinaire conduite en français et tissue d’histoires et anecdotes tirés de la tradition locale. Les ingrédients et les plats sont encadrés dans la tradition de façon à en apprecier non seulement le goût, mais aussi la valeur et l’histoire. Un menu souvenir et un guide des vins locaux sont inclus dans l ´excursion.

(Durée environ : 6 heures)

LES CINQ TERRES

* Longs parcours à pied il est donc conseillé d’emporter des chaussures confortables

Départ en bateau public du quai de Santa Margherita : vous apprécierez la sauvage côte du Lévant avant d’apprécier la beauté des Cinq Terres. Vpous passerez la journée en promenade entres ces uniques villages, pérchés sur les collines, allongés entre les rochers et la mer.

Chaque village est unique et ils ne sont que a quelques minutes l’un de l’autre.

En arrivant á Riomaggiore vous allez commecer vôtre marche par la « Via dell’ Amore » (chemin de l’amour) jusqu´á Manarolaou vous visiterez la marina et le village. Ensuite vous aborderez le petit train pour Vernazza, pinturesque village de pêcheurs ou vous aurez un temps libre. Aucune visite des Cinq Terres ne peut se dire complète sans visiter Monterosso, probablement le plus fameux des villages. Vous y arriverez par bateau et vous aurez un temps libre pour déjeuner et découvrir les minuscules boutiques. Retour en Bus á Santa Margherita.

NOTE : En cas de mauvais temps ou mer agitée l’allée en bateau peut être substituée par un transfert en bus.

(Durée environ: 8 heures)
Circuit pour une quinzaine de jours en camping-car au Portugal? English translation pending
by Mamigigi · 2012-03-04 · 13 replies
😎 Bonjour,

Nous désirerions découvrir le Portugal une quinzaine de jours à partir de la 3ème semaine de Juillet. Comment s'y prendre pour l'organisation? quel circuit préférer? comment l'organiser? Y a-t-il de l'insécurité? Merci à tous ceux qui pourront me donner un max d'infos et d'expériences portugaises. Cordialement
Vivre au Pérou: coût de la vie? English translation pending
by Sizo · 2012-01-05 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je vais surement avoir la chance de partir pour un stage au Perou pour quelques mois (5 mois tout au plus) et j'aurais aimé savoir si vous connaissiez le cout de la vie la bas, au niveau des appartements, nourriture etc.. car je ne sais pas du tout a quoi m'attendre et je dois rapidement commencer a faire quelques economies..

Je vous remercie d'avance pour vos reponses

SiZo
Croisière sur le Celebrity Infinity de Buenos Aires à Valparaíso le 2 janvier 2012 English translation pending
by Migrateurs · 2011-12-11 · 71 replies
bonjour, nous faisons la croisiere sur le celebity infinity le 2/01/2012 de Buenosaires à valparaiso et cherchons d'autres passagers francophones pour organiser des escursions en commun et des infos sur les organismes à contacter pour reserver à l'avance.
Compte rendu de croisière sur le Costa Victoria "De l'Adriatique à la Grèce" English translation pending
by Olivierrhone · 2011-08-21 · 197 replies
Bien le bonjour chèrs amis du forum,

"ciao, ciao, ciaoooooooo...benvenuti a tutti sul costa victoria, vi pregiamo, gentili ospiti......"😎😎😎

Arrete 2 secondes, olivier, t'es plus sur le costa victoria là, t'es redescendu sur terre.😕😕😕

"n'oubliez pas, à 16h00, vous avez rendez vous au théatre avec votre hotesse gaelle, pour la réunion francophone..."😉😉

Et oui, c'était déjà il y a une semaine.😕😕😕

Alors pret, c'est parti.

A ce soir😛😛😛
Changement de croisière pour "Mer des Caraïbes" sur le Costa Luminosa English translation pending
by Virginie1978 · 2011-08-09 · 252 replies
Bonjour à tous,

Et ben voilà, après avoir appris hier, l'annulation de l'escale en Egypte 😕 pour notre croisière du 30 avril 2012 nous avons décidé de changer d'itinéraire de peur que, comme cette année, l'Israël aussi soit annulé et que l'on se retrouve avec plus grand chose en commun avec l'itinéraire initial 🤪

Ce sera donc, en principe (rien n'est encore signé) : Mer des Caraïbes à bord du Costa Luminosa. Départ le 27 avril 2012.

Cette croisière va nous permettre de voir la soeur de Mr Virginie qui vit en Guadeloupe 🙂🙂.

Me voilà donc avec de nouvelles escales à "préparer".... Moi qui avait posé tellement de questions sur le Costa Pacifica et les escales de la croisière Terre Sainte 🤪😊

Je vais de ce pas voir la discussion d'Alcati 😉 sur les bateaux afin de découvrir le Luminosa.

Si quelqu'un a déjà fait cette croisière, merci de me donner vos impressions et bons conseils 🙂😉
Croisière de France le 27 mai 2012 English translation pending
by Guyto974 · 2011-07-26 · 17 replies
bonjour j'ai l'intention e faire une croisière avec "horizon" de croisière de France le 27 mai 2012 avec escale a santa marrgherita- rome- salerne- trapani- malte . depart et retour marseilles . je ne trouve nulle part les tarifs de ces excursions . quelqu'un peut il me dire ce qui est intéressant a faire soi même ou prendre l'excursion du bateau ? et les tarifs svp merci d'avance
Organisation d'un voyage au Brésil avec un bébé de 18 mois English translation pending
by Petitpoussin · 2011-07-25 · 3 replies
Bonjour, Nous planifions de partir au Brésil en février prochain avec notre fille qui aura alors 18 mois. Le voyage va se faire en 2 parties: une semaine à Sao Paulo où mon mari travaille et 10 jours de voyage itinérant. Je me pose quelques questions concernant l'organisation pratique d'un tel voyage:Quel circuit effectuer au départ de Sao Paulo (sachant que nous avons déjà fait Rio, Ilha Grande, etc en voyage de noce, je voulais tenter le Nordeste ou Bahia)Faut-il voyager avec un lit parapluie, que je trouve très lourd? Est-ce indispensable?Comment fait-on le soir pour sortir ou manger un bout au resto? Pour le 2e point, j'ai bien une idée, on prend la poussette et hop, tout le monde à l'heure brésilienne et la petite s'endort dans la poussette. Mais si on veut faire un tour dans les bars? Comment s'organise le baby sitting là bas? On voit ca avec l'hotel? Quid si on décide de crecher dans un appart ou petite maison qu'on louerait? Parce que si on reste à l'hotel c'est resto tous les soirs, et ca ce n'est pas souhaitable.En cas de voyage en bus ou voiture, comment sécuriser le bébé? Pas trop envie de partir avec un énorme siège autoPour la nourriture, à 18 mois elle pourra manger +/- la même chose que nous et l'eau on achètera ca en bouteille, pas de problème.Que faire à Sao Paulo pendant une semaine avec une petite de 18 mois? Est-ce qu'il y a des parcs, des animations, des trucs sympas à faire? Cette partie du voyage m'angoisse un peu vu que je serai seule la journée avec la puceIdée d'hotel ou d'appart sympas à louer à Sao Paulo? idéalement avec une piscine?Merci à vous tous pour vos précieux conseils et je ne manquerai pas de vous faire partager cette belle expérience et notre du Brésil!
Croisière sur le Costa Pacifica: "Islande et Nord Extrême" English translation pending
by Cove70 · 2011-07-03 · 73 replies
bonjour, je tenais à laisser un commentaire sur la croisiere que nous venons de vivre mon mari et moi même durant 18 jours "Islande et Nord Extreme" sur le Costa Pacifica. Nous avons vécu une magnifique croisiere, tout était parfait: un bateau luxueux sur le théme de la musique avec un personnel toujours souriant, à notre écoute et à nos petits soins, qui se pli en quatre pour satisfaire notre bien être; la restauration digne des trés bons restaurants avec une nourriture trés variée et équilibrée; Nous avions une cabine avec fenêtre, là encore rien à redire, spacieuse, confortable, faite 3-4 fois par jours; des spectacles dynamiques, trés variés, haut en couleurs avec parfois des artistes époustoufflants; Les excursions sont trés biens organisées, nous conseillons toute fois de les réservées chez soi par internet bien à l'avance car elles sont trés prisées et vous risqueriez de ne plus rien avoir le jour J. Pour ce qui est du théme de notre croisiere l'islande et nord extreme, il n'y a pas de mots assez grand pour décrire ces paysages grandioses, cette nature à nous couper le souffle, je recommande fortement cette croisiere à tous ceux qui adore comme moi les pays nordique et en plus durant quelques jours nous vivons une expérience hors du commun puisque le soleil ne se couche pas, il fait jour 24h sur 24 on est completement déconnecté, le cerveau ne sait plu où il en est, on est un peu comme les nouveaux nés qui confondent le jour et la nuit. Si vous avez des questions je suis à votre disposition, je me ferais un plaisir de vous répondre le plus rapidement possible.
Patagonie australe: El Fin del Mundo ou le Pays du vent English translation pending
by Kashtin · 2011-06-19 · 160 replies
Voyage en Patagonie australe, du 22 novembre 2010 au 31 décembre 2011.

La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):

www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html



Lundi 22 novembre

Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.

Mardi 23

Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.

Mercredi 24

La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?

Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...

En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.

Jeudi 25

J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...

Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.

En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:

www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html

Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!

Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!

16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.

Vendredi 26

A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.

Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.

Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...

Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...

Samedi 27

Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.

Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...

A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...

145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.

Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...

Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... 
 Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.

Dimanche 28

Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.

Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.

16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.

19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...

Lundi 29

Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.

Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.

Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...

Mardi 30

En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.

Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.

La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.

Mercredi 1er décembre

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...

Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...

Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...

Jeudi 2

Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.

9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...

Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...

Vendredi 3

Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.

Samedi 4

Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.

Dimanche 5

Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...

El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.

Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.

Lundi 6

Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...

Mardi 7

Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissi��re en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).

Mercredi 8

J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.

Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!

Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.

Jeudi 9

5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!

7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.

12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).

(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)

Vendredi 10

5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits.
Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.

Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...

Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.

Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.

Samedi 11

A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.

16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...

Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls �� dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:

si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.

Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...

Dimanche 12

Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.

Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...

A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.

Lundi 13

Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.

Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.

Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.

Mardi 14

On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.

Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.

20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.

Mercredi 15

Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.

En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.

Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...

Jeudi 16

Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...

Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.

Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...

Vendredi 17

Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!

A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.

La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.

Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.

Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.

Samedi 18

Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.

Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.

Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!

Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...

Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...

Dimanche 19

La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...

Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!

Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.

Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…

Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!

Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk

Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!

A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.

Lundi 20

Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...

Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…

Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.

14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.

Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…

Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.

Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!

Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.

Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21

Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !

Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.

Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!

En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...

Mercredi 22

Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…

Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.

Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.

Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.

Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.

Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.

Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.

Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...

Jeudi 23

Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.

Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.

La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
Condensé des activités et visites à faire à Porto English translation pending
by Larazou · 2011-05-25 · 71 replies
Bonjour De retour d'un nouveau voyage au Portugal, j'en profite pour enrichir et actualiser au 1.avril 2019 mon précédent post "condensé des visites et activités à faire" dans la belle ville de PORTO, à l'instar de celui que j'ai déjà posté sur LISBONNE et que je partage avec les futurs visiteurs de cette ville.

1- LIENS DE QUELQUES SITES INTERNET DONNANT DES INFORMATIONS SUR PORTO: www.portugalmania.com/ www.visitportugal.com/...s/fr-FR/default.html www.portoturismo.pt/ www.portoxxi.com/ www.visitporto.travel/...Paginas/default.aspx www.douronet.pt/

2-TRANSPORTS URBAINS: 2.1- L'aéroport est relié au centre ville: - en métro:www.metrodoporto.pt/ station "aéroporto" à la sortie du terminus desservant le centre ville dont trinidade en 30 mn.:rame toutes les 20 mn de 7h à 22h.coût zone 4:1.95€. - en bus:www.itinerarium.net/...;lang=en&op=STCP le bus N°601 relie l'aéroport à la praça do cordoaria toutes les 20mn de 5h.10 à 1h.20 du matin en 50mn de trajet.tarif 1.90€. - l'aéroport dispose d'une consigne à bagage ainsi que de 2 parkings de voitures (courte et longue durée) Pour plus d'infos:tél:+351 229 410 787.

2.2-Je vous conseille Dès votre arrivée, de prendre auprès d'un guichet de tourisme, une carte de la ville, celle du métro, les brochures"rotas touristicas" et "I-porto": - à l'aéroport:8h-23h. - à l'office de tourisme centro:25 rua club dos fenianos.9h-vers 18h.métro aliados. - à l'office de tourisme ribeira:63 rua do infante henrique.métro sao beneto.9h vers 18h.

2.3- carte ANDANTE TOUR: Pour une utilisation intensive des transports: métro:www.metrodoporto.pt/...Gen.aspx?SYS_PAGE_ID= bus:www.stcp.pt/en/travel/ il est conseillé d'acheter une carte"andante tour":www.linhandante.com/ valable sans limite pour le metro-bus, et pour toutes les zones sans distinction. A acheter au guichet de la station centrale-trinidade ou aux guichets des 2 gares ferroviaires (ou à bord des bus pour la andante 1): * Andante tour 1 jour (valable 24h après validation):coût 7€. couvre toutes les zones :non rechargeable * andante tour 3 jours (valable 76h après validation):coût 15€. couvre toutes les zones :non rechargeable.

2.4-porto card: Pour ceux qui envisagent de faire de nombreux visites, il est conseillé d'acheter la "porto card" qui offre l'accès gratuit aux transports publics, l'entrée gratuite ou à tarif réduit aux musées et des réductions aux croisières, circuits et certains restaurants et magasins. A acheter auprès de l'office de tourisme au tarif de:1jour :13.00€2jours:20.00€3jours:25.00€

2.5-autres formules, tarifs et transports: - carte andante 24h:carte support:0.60€.valable 1 an.+recharge pour la zone 2:4.15€, pour la zone 3:5.35€ Celle à 4.15€ couvre la zone la plus importante en métro, bus et non valable pour les trams et le funiculaire. - Carte andante azul:carte support:0.60€.valable pour le métro seulement (6h-1h du matin). ticket de métro pour un voyage en zone 2:1.20€, en zone 3:1.55€, en zone 4:1.95€. il donne droit également à des correspondances gratuites pendant une heure dans les bus publics. l'achat d'un carnet avec la carte andante azul de 10 tickets en zone 2 à 12€ donne droit à un ticket supplémentaire gratuit. - bus "stp" (6h-21h):tarifs zone T1.billet acheté dans le bus:1 trajet (1.90€..), billet chargé sur carte andante azul:zone 2:1 trajet (1.20€). - trams:trams:tarif.3.00€ le trajet : ticket pour utilisation durant 2 jours dans tous les trams:tarif:10€ pour les adultes et 5€ pour les enfants de moins de 12 ans.tram 1:superbe balade de cais infanteà passeio alegre à l'embouchure du douro.tram 18 (9h15 à 19h):du funiculaire (guindais)à carmotram 22 (9h15 à 19h):de carmo à museu do carro electrico - funiculaire:8h-20h (à 22h de juin à septembre et minuit vendredi/samedi toute l'année). tarif:2.50€ le trajet. Circule entre la ville haute et cais riberira:de rua de augustto rosa à ponte louis I et retour. Gardez les reçus pour justification auprès d'un guichet en cas de défaut de fonctionnement d'un des supports.

2.6- bateau:ATC-porto TOURS: et d'autres compagnies organisent des tours sur le douro:1h à 12.50€ et jusqu'à 90€ pour un tour complet en amont du douro: stations sur les quais de la ribeira ou en face sur les rives de vila nova de gaia.

3-GARES FERROVIAIRES ET STATIONS ROUTIERES: 3.1-gares ferroviaires: www.cp.pt/...CM1000007b01a8c0RCRD - gare sao bento :métro sao bento:trains pour le nord et l'intérieur du portugal. - gare campanha.métro campanha :dessert le sud et l'international. - consignes automatiques à bagages: on trouve des consignes dans les stations "campanha et sao bento

3.2-stations routières de bus: - rod.beira litoral garagem atlantico "rede expresso": 364 rua alexandre herculano:www.rede-expressos.pt/default.aspx. Couvre en principe toutes destinations.métro proche": sao bento" - renex:37 campo dos martires da patria: renex.pt/. métro proche:sao bento :destination lisbonne et braga et l'algarve via lisbonne. - rodonorte:www.rodonorte.pt/ : travessa passos manuel: dessert partiellement le nord, bragança et amarante entre autres. - transdev-norte:praça reguio magauanha:dessert braga et guimaraes. - A.v.minho.avminho.pt/ rua doc. alfredo magalhes.métro trinidade: dessert également une partie du nord dont viana do castelo via vila de conde - eurolines :rua capitao henrique calvao:www.eurolines.fr/FRA/ Relie l'espagne et la france. - internorte:rua capitao henrique calvao:www.internorte.pt/ liaison avec plusieurs villes de portugal ainsi que d'autres pays européen.

4-HEBERGEMENTS: 4.1-HOTELS CONFORTABLES AU CENTE: - castelo santa catarina (charme):pk gratuit 1347 rua santa caterina. www.castelosantacatarina.com.pt/ métro marques - grand hotel do porto (charme): rua santa catherina. métro bolhao (parking payant). www.hotelclub.fr/Grande-Hotel-Do-Porto/. - hotel ibis porto centro: 25 rua alegria métro bolhao. parking 6.00€.les 24 h. www.accorhotels.com/...o-centro/index.shtml : - quality inn -praça batalha: (parking payant) www.qualityinn.com/...porto-portugal-PT025 - Hotel Mercure Porto Centro Praca da Batalha 116: métro bolhao. (parking payant) www.accorhotels.com/...o-centro/index.shtml) - hotel B.B.porto centro: (charme):32 praça batalha.métro bolhao.parking 7€ les 24h. www.hotelbb.pt/ - hotel america :1018 rua santa caterina www.hotel-america.net/ (parking gratuit) bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - hotel seculo:1256 rua santa caterina. www.seculohotel.com. (parking gratuit). bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - hotel internacional:rua do armada.tél:+351 222 005 032.www.hi-porto.com. métro:aliados.parking 12€ - residencia do vice-rei:779 rua julio denis :tél.+351 225 430 120.parking 8.50€. métro casa da musica. www.hotelvicerei.com/...run=homepage&l=1 - hotel ibis porto sao joao (à petit budget):Rua Doutor Plácido da Costa. tél:+351 22 551 3100:parking extérieur gratuit.se trouve à l'intérieur d'un centre commercial, métro:ipo à la sortie du centre. www.ibis.com/...sao-joao/index.shtml# - hotel costa do sol:1432 rua santa caterina. (parking gratuit). bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - grand hotel de paris :27 rua da fabrica:tel.+351 222 073 140 métro aliados - hotel pao de açucar.262 rua do almada.métro aliados www.residentialpaodeacucar.com - hotel eurostars das artes:www.eurostarshotels.com/EN/hotels-oporto.html - alojamento local duas naçoes:59 praça guilherme gomes fernandes. métro aliados. www.duasnacoes.com.pt/ - residential sao marino:59 praça carlos alberto tel.+351 223 325 499. metro aliados. - albergaria miradouro:rua alegria 598: métro bolhao. albergariamiradouro.pai.pt/?index=123.parking gratuit. - Hotel Sao Jose Rua da Alegria 172:métro bolhao.parking payant www.saojosehotelporto.com/ - hotel do norte.579 rua fernandes tomas: parking:13€ www.hoteldonorte.com/ - vera cruz porto hotel:14 Rua Ramalho Ortigão.+351 22 332 3396. parking 12€ www.veracruzportohotel.com/fr et bien d'autres.

4.2-AUTRES HOTELS CONVENABLES DE BON RAPPORT QUALITE/PRIX: - residencial rex::métro lapa.parking gratuit. www.activehotels.com/...ncial-rex-porto.html : - solar residencial st.gabriel:98 rua da alegria.tel.+351 223 323 932.métro bolhao. www.residencialsgabriel.com/eng/instaleserv.htm (parking gratuit) - pensao mira d'aire:197 rua alvares cabral.tel.222083113 métro lapa. parking payant. www.hotel-ami.pt/...n-porto.htm%23bilder - pensao estoril:www.pensaoestoril.com/location.asp?Lang=2 - residencial santo andre.112 rua santo lldefenso :tel:+351 22 200 0115 www.residencialsantoandre.pt/ - o poto city centre appt:275 rua santa catarina.métro bolhao. www.oportocitycenterapartments.com/fr/ et beaucoup d'autres.

5-RESTAURANTS: 5.1- divers restaurants: - Bons et pas chers autour du mercado bolhao et la rua sa da bandeira. - Une spécialité de porto:la francesinha. www.portugalmania.com/...omie/francesinha.htm

5.2- formules pas chers: - Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné, (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande rouge, ou poisson grillé ou poulet grillé:un délice (spécialité du sud"frango piri piri"). - de délicieux sandwiches:bifana.

5.3-les "en cas" (acepipes): pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et qui ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: il s'agit des" en cas "déposés d'office sur votre table:pain, beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas. Les restos touristiques du cais ribeira ont tendance à abuser de cette pratique.

5.4-restaurants recommandés: - O commercial:rua fereira borges:www.monnuage.fr/...t-o-comercial-a55851 - Restaurante Escondidinho :Rua Passos Manuel 144. www.frommers.com/...ns/port/D49510.html - restaurante abadia:rua do Ateneu Comercial do Porto, 22. tel: +351 222-200-87-57 - restaurant transmontana:132 rua condido do reis à nova gaia. tel.+351223759792 bus 900-901-906 - restaurant beira rio: 64 rua condido do reis à nova gaia. tel.+351916469191. bus 900-901-906 - elebe baixa: Rua St. Ildefonso, 118 tél:+351 222 032 455.métro bolhao - solar moinho do vento:rua de sa noronha. métro aliados - cozinha dos loios:sert du cochon de lait et plat du jour entre autres: 28 rua dos caldeireiros. métro sao bento. - Barrete encarnado :travessa da bainharia 24 tel.+351222059876.cais Ribeira - Adega São Nicolau-Rua São Nicolau, nº1, Ribeira.bus 900-901-906. - porto à noite :170 rua dos mercadores.ribeira tel.+351222010774 bus 900-901-906. fado le samedi et le dimanche soir. - galeria de paris:56 rua galeria de paris.métro aliados.jolie décor et bonne ambiance. Bon buffet au déjeuner. - oystras et coisas:rua da fabrica.fruits de mer

5.5- restaurant typique: -nouveau concept de restauration (à l'instar de ceux de lisbonne mercado da ribeira et mercado campo ourique) situé dans le mercado bom successo: mercadobomsucesso.com praça bom successo, près de boa vista. métro casa da musica. horaires:produits frais:de 9h à 20h: (sauf dimanche), restaurants:de 10h à 23h.Plusieurs stands de restaurations de qualité à l'intérieur du marché dont entre autres:leitao do ze:spécialité de cochon de lait à moda bairrada.arte:cuisine portugaisemarisquaria:fruits de mer.oquay:sushi -churrascao gaucho:313 av.boa vista.tel.+351226901734:cuisine bresilienne rodizio (à volonté) de qualité dans un jolie cadre. www.churrascoes.pt/Website/pt/gaucho.html -kyodai:36 rua dos mercadores.tél:+351 936 335 483 :très bon restaurant japonais -nelson dos leitao:restaurant de leitao assado (cochon de lait)spécialité de bairrada, installé au 1° étage du marché de bolhao.N°14.

5.6-Autres bons et pas chers. - igarai churrasqueira:121 rua da bandeira.métro bolhao - pedro do frangos:209 rua do bom jardim.très populaire.bons plats de tripes et poulets grillets au feu de bois.métro balhao - conga 314 rua bom jardim. très populaire.bonne bifana.métro bolhao - a tasquiha:rua do carmo-23.métro aliados. - novo mondo 73 rua dos caldeireiros. métro sao beneto - les 3 restos à l'interieur du marché bolhao (midi uniquement) - a grade:9 rua da sao nicolau. - caé santiago:226 rua passos manuel.primé plusieurs années comme confectionnant la meilleure "francesinha" de porto.la durée d'attente peu être longue pour avoir une table: métro bolhao et bien d'autres.

5.7-restaurants dans les environs de porto: - A Afurada: taberna sao pedro.84 rua agostino albano:très bons poissons et fruits de mer. Bus 500 jusqu'à la station gais puis barque à moteur jusqu'à alfurada. - A foz do douro:casa de pasto de palmeira:450 rua de passeo alegre.

- A motosinhos:A mariqueira:très bons fruits de mer.Rua Roberto Ivens 717 tél:+351 229 381 763serpa pinto:très bon restaurants de poissons et fruits de mer. 43 avenida serpa pinto.tél.+351 229 380 593.métro mercadorei da sardina assada:rua sul (au début de la rua serpa pinto) et d'autres restaurants dans cette rue.métro mercado

- A vila do conde:salitre:Avenida dos Banhos 10. Bon restaurant de poisson et crustacés. www.restaurantesalitre.com/adega gavina:Cais das Lavandeiras, 56.Tél:+ (351)917834517.très bon restaurant de poisson.praia mar: Av. Infante D. Henrique, 58. tél:+351252644523.www.praiamar.net/ très bon restaurant de poisson et fruits de mer.adega do testa:Rua Comendador Antonio Fernandes da Costa 63. très bon restaurant de poisson et fruits de mer. www.netmenu.pt/adegadavila/

6-CAFES-patisseries-glaciers: - confeteira do bolaho:une institution.rua formosa-métro bolaho - café majestic:une institution:rua santa catarina-métro balaho - cafe guarany:89 avenida dos aliados.métro aliados - café a brasileira:rua sa da bandeira-métro bolaho (actuellment fermé) - paderinha doce:46 rua augusto rosa.excellente patisserie. - confeteira imperio:149 rua santa catherina - la rota do cha:rua miguel bombarda - cafe progresso:5 rua actor joao guedes. métro aliados - petit bar au 1°étage de la célèbre "librairia lello e irmao" 144 rua carmelita.métro aliados - santini:largo dos loios.les meilleurs glaces italiennes de porto.

7-QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER (A ne pas manquer): - Mercado do balhao:rua fermosa:métro bolaho - librairie lello e irmao (3° plus belle librairie du monde): 44 rua das camelitas.métro aliados - praça da ribeira et le quartier ribeira avec ses dédales de ruelles (à partir de r.s.das verdades) et ses quais:métro sao beneto:praça da ribeira-rua da roboleira-rua dos mercadores..... - cais ribeira et cais vila nova gaia.bus 900-901-906 ou funiculaire guindais - église sao francisco:rua infante dom henrique.ribeira - palacio da bolsa (superbe salle arabe):rua fereira borges.ribeira - gare sao bento (superbe azuléjo):praça almeida garrett.ribeira.métro sao bento - ponto don louis I:funiculaire à cais ribeira - cathédrale se:ribeira. métro sao bento - l'avenida dos aliados - igreja et torre dos clerigos:rua dos clerigos. ribeira.métro sao bento - igreja da misericordia:5 rua das flores.métro sao bento - rua santa caterina et ses commerces. - capela das almas:rua santa caterina:métro bolhao - praça da batalha et igreja de santo ildefonso:métro bolhao - jardim da cordoria. - igreja do carmo:praça gomes teixeira - palacio de cristal:rua dom manuel 2 - casa da musica:métro casa da musica - parque de serralves:bus 78 ou 21 - Faire un tour en tram N° 1 qui longe le douro depuis l'arrêt mossarelos. - balade d'1 h.en bateau sur le douro sur le trajet des 6 ponts et retour:15.00€: départ cais ribeira ou en face sur les quais de vila nova de gaia - tour de 5 mn en téléphérique de jardim do mouro à cais da ribeira: tarif:5€ le trajet,8€ l'aller et retour.Enfants (5-12ans): 2,50€ le trajet et 4,00€ l'aller et retour.

8-MUSEES ET EXPOS: - centro portugues de fotografia:campo martires da patria métro sao bento - museu national soares dos reis::rua dom manuel II-44 bus 3-6-20-78 - museu des arte comtemporaena:rua dom joao do castro 210 bus 207 - casa da musica:métro casa da musica - museo romantico:rua entre quintas 220:bus 200 et 207 - bibliothèca municipal almeida garrett:rua dom manuel II - museo do vino do porto:rua do monchique 45 - museo do carro electrico:alameda basilio teles 51 - musée militaire:329 rua dos heroismos.métro: heroismos

9- LES MARCHES POPULAIRES: -marché de bolhao (fermé le dimanche) -le marché et complexe de restauration "mercado bom sucesso".métro casa da musica. -mercado ferreira borges (près de la bourse et cais ribeira) -la grand marché qui se tiend tous les jeudis matin à barcelo à 58 km de porto -le marché du mercredi à amarante.

10- LES PLUS BELLES VUES: -pont D.louis I -sur le parcours du funiculaire -torre dos clerigos -terreiro da sé -bevédère nova senhora da serra do pilar:à pied depuis le pont D.louis I ou métro jardim do morro (la plus belle vue) -belvédère santa catherina -depuis les bateaux de croisière. -depuis le téléphérique reliant jardim do morro à cais de gaia.

11- FETES: -fête de sao joao le 23 juin: intense dans le quartier ribeira -les romarias de la mi-aout et en septembre dans divers quartiers.

12- SHOPPING: - dans la rua santa catarina et les ruelles avoisinantes - dans la rua das flores - dans les rua do loureiro et da cima da vila - dans la rua de cidelita - praça carlos alberto et la rua piètonnière "rua de cedofeita" - dans les grands centres commerciaux (grandes marques et autres-restos-cafés-cinés): +norte shopping center.métro sete bicas +dolce vita:métro dragao +via caterina shopping center:rua santa catarina:métro bolaho - fnac:rua santa caterina:métro bolaho

13- SORTIR: 13.1- fado de lisbonne et coimbra: +restaurante o fado:largo sao joao novo.ribeira :tel:+351 222 026 937 +restaurante mal cozinhado :rua outerinho 11.ribeira +la casa da mariquinhas:25 rua sao sebastao Eviter de diner dans ces restaurants ;c'est cher: venir tard et se contenter de prendre une consommation.

13.2- BARS ET DISCOS: Vie nocturne animée dans les rua galeria de paris, candido dos reis, conde de vizela, de cedofeita...et praça de parada lentao. +vinologia:46 rua do sao joao +pitch:34 rua passos manuel.métro aliados +industria:843 av.do brasil.bus 500 et M1 (de nuit) +vila:64 travessa dos congredados +bazaar:rua do monchique +aniki-bobo:rua fonte taurina.ribeira. +pipa velha:rua das oliveiras 76 +el senero:292 rua alves redol +praça:praça dona filipa de lencastre. +b-flat (jazz):251 rua los feirreira +hot five jazz et blues:51 largo actor dias. +voice;rua de boa viagem-massarelos +via rapida à motosinho +mau-mau à motosinho

14- PLAGES: - vers castelo do queijo.plusieurs plages aménagées entre foz do douro et le castelo accessible par le bus 500 - A foz do douro:bus 1-24-37 ou 78 - praia de lavadores:bus 906 - praia de Salgueiros située du coté Vila Nova de Gaia. - praia madalena:par train ou bus 57 - les belles plages de vila do conde (à 33 km):praia da forno et la praia da nossa senhora da guia. - la praia estrela do mar.très belle plage.prendre le bus 902 de boavista à lavadores, descendre au passage piéton et continuer à pied sur environ 800m

15- VISITES DANS LES ENVIRONS: 15.1-diverses visites: - vila nova de gaia.De l'autre coté du fleuve avec ses caves, restos, bars, discos. Bons restaurants sur les quais moins touristiques et moins chers avec une belle vue le soir sur la ribeira. bus 900-901-906 - promenade le long des rives de l'océan par tram 1 ou bus 500 jusqu'au fort. - la ville de matoshinhos à 8 km, animée le weekend, bons restaurants de poisson et et fruits de mer: mérite une visite. bus 500 ou métro et descendre à la station "mercado" - afurada:petite localité de pêcheurs proche de l'embouchure du douro. Pour y aller prendre le tram de ribeira ou le bus 500 et descendre après le ponte da arrabida-arrêt: gas. puis ensuite en face de l'arrêt prendre un petit ferry jusqu'à afurada: toutes les 15 mn tarif:environ 1€ le trajet. - vila do conde (à 33 km) et ses belles plages, accessible par métro linha B. - amarante:jolie petite ville à env.60 km de porto. - guimaraes:très belle ville médiévale reliée par train plusieurs fois par jour. - barcelos à 58 km de porto (très grand marché tous les jeudi) dans une jolie ville médiévale. - pour ceux qui viennent en voiture au portugal via ourense en espagne, un superbe itinéraire à travers le manifique "parque national de peneda geres": de Melgaço prendre la N202 pour lamas de mouro puis nova senora de peneda (beau sanctuaire au pied d'une falaise), roucas, mezio, soajo et ses extraordinaires "espigueiros", lindoso son château et ses surprenants espigueiros encore en activité, ponte da barca, ponte da lima (charmante petite ville), la jolie viana do castelo et porto.

15.2-visite en train de la vallée de douro: - visite par train du haut douro depuis porto-campanha à la pittoresque gare et village de pinhao: Environ 5 trains au long de la journée:compter 2 heures 15 de trajet et environ 25.00€.aller/retour. trains de sao bento vers 7h05 et 9h15, retour vers 14h: moyen le plus reposant et le plus agréable, par trains confortables et pas chers, d'effectuer la randonnée, en suivant réellement le lit du Douro. (ce qui n'est pas souvent le cas en voiture). - visite du haut douro par train interregional de pinhao à pocinho, empruntant un beau parcours. www.cp.pt/...CM1000007b01a8c0RCRD 5 trains par jour depuis pinhao au tarif d'environ 5€ le trajet et vice versa. 1°départ à 9h16-arrivée à pocinho à 10h31. - superbe balade par train à vapeur longeant le douro entre peso da regua et tua. Train tous les samedis de juin à octobre.Départ de peso à 14h45-arrivée à pinhao à 15h22 pour une halte de 20 mn. Arrivée à tua à 16h04.retour de tua à 17h06. Arrivée à peso da regua à 18h22. Tarif:environ.45€ aller et retour et enfants:env.25€. Depuis porto, on peut combiner une visite de peso da regua et la balade par train à vapeur dans la même journée. Départ de porto campanha pour regua à 9h15- arrivée à 11h10.visite d'une quinta et déjeuner dans la quinta ou en ville. Ensuite se rendre à la gare de regua pour prendre le train à vapeur à 14h45.

15.3-visite en voiture de la basse vallée du douro: www.douroazul.com/Default.aspx 15.3.1-un itinéraire de visite en voiture à partir de porto pour faire une superbe balade dans la vallée de douro, complétée par la visite de matheus- guimares-vila do conde et retour à Porto: belle balade avec en perspective les beaux spectacles de vendanges en septembre/octobre :

A-Prendre la N108 jusqu'à "entre os rio", puis la N.224 pour "castelo de paiva, puis la N.222 pour:resende-barro-le miradouro boa visa (superbe vue sur la vallée) lamego-peso da regua-pinhao, la N323 pour sabrosa (très beau parcours), matheus, la IP4 pour vila real-amarante-la N101 pour guimares-la IC5 pour vila do conde et la IC1 pour porto.

B-autre itinéraire plus court, empruntant une concentration des plus beaux sites: de porto prendre la N 108 longée de pittoresques villages jusqu'à "peso da regua" via "entre os rio", puis la N 222 jusqu'à pinhao, puis la N 323 pour sabrosa et la IP4 pour villa real, amarante et porto. Ces 2 itinéraires sont pour les voyageurs non pressés.En effet la N108 qui suit le Douro de Porto à Regua, est sinueuse longée par de nombreux villages, très fréquentée par les camions durant la période des vendanges (4 heures au minimum pour faire 120 km), nonobstant le fait qu'elle s'éloigne du douro de "torao" à "measo frio" et que la partie la plus spéctaculaire se situe entre "messa frio (où démarrent les champs de vigne en terrasse) à peso da regua à pinhao via lemego.

15.3.2-Pour les voyageurs disposant de peu de temps, privilégier le circuit suivant par la voie directe: De porto à amarante par l'autoroute A4/IP4 puis avant vila real, prendre la N101 pour mesao frio, la N108 peso da regua et la N2 pour lamego par des routes sinueuses dont la N108 qui serpentent la serra de Marão (superbes paysages). 2 choix pour le retour: A-de lamego retour sur la N2 continuation par la N222 sur la rive droite du douro pour pinhao (charmant "hotel douro" près de la gare), puis la N323 pour sabrosa, (détour éventuellement pour matheus) et la N322 pour vila real (à contourner), la IP4 pour amarante -la N101 pour guimares-la A7 et A3 pour porto. B-ou à Amarante, revenir directement à Porto par la IP 4.

15.3.3-autre itinéraire complet d'environ 330 km faisable en 2 jours pour visiteurs non pressés empruntant des routes secondaires sinueuses et pittoresques avec de superbes paysages:de porto à penafiel à amarante par la IP4:60 kmde amarante à mesao frio par la N101:40 kmde mesao frio à peso da regua par la N108:15 kmde peso da regua à pinhao par la N2 et la N222:25 kmde pinhao à sabrosa par la N323 à mateus à villa real par la N322:35 kmde villa real à peso da regua par IP4 et N2 (via sta martha de penaguiao):25 kmde pesa da regua à lamego par la N2:15 kmde lamego à cinfaes à castelo paiva à entre os rios par la N222:70 kmde entre os rios à porto par la N108:45 km

15.4-Visite en voiture de la haute vallée de douro: Pour ceux qui accèdent au portugal via la ville de zamora, un superbe itinéraire par des routes peu fréquentées offrant de magnifiques paysages, permettant de visiter les gorges du douro à miranda do douro et à picota: Prendre à miranda do douro la N 221 pour barca de alva via mogadouro, freixo de espada à cinta, continuation par la N221 jusqu'à figueira de castelo rodrigo, la N332 suivi de la N222 pour vila nova de foz goa et continuation par la N222 pour Pinhao.Rejoindre ensuite porto via l'un des circuits précités consacrés à la basse vallée de douro.

15.5- croisières en bateau: -plusieurs compagnies proposent des croisières allant de 1-3 à 8 jours dont: www.douroazul.com/ www.douroacima.pt Il y a l'embarras du choix. -magnifique croisière en 1j.de barca d'alva (départ à 10h30) - près de la frontière espagnole -à peso da regua (arrivée 19h) via pinhao:cout environ.60€ en semaine et 75e.le week end. -croisière en 1 jour de porto à pinhao: www.cruzeiros-douro.pt/ +départ par train et retour en bateau: jour:mardi et jeudi:gare porto campanha :durée 7h à 19h tarif:environ:79€ ou 69€ suivant date de départ enfants:jusqu'à 4 ans:gratuit;de 4 à 11 ans:50°/° +ou départ en bateau et retour par train (meilleure option) www.douroazul.com/...ProductID=PROD134246 fréquence:lundi-mercredi et vendredi départ:cais vila nova de gaia à 8h. retour gare sao bento:20.55h tarif :jusqu'au 31 aout:environ 82€ par personne, à partir du 1 sept.72€ enfant 0 à 4 ans :gratuit de 4 à 11 ans :50)°/° du tarif précité.

15.6-parque natural d'arouça-passadiços do paiva:



Superbe randonnée à faire dans les environs d'arouça par un remarquable sentier écologique.Il s'agit d'un circuit de 8 km longeant le Rio do paiva et ses escaliers, ses impressionnantes passerelles (passadiços do paiva) et ponts suspendus dans une ambiance fantastique: bio diversité du site, géosites, cascade etc... Randonnée de peu de difficultés faisable en 2h30 depuis Areinho à Espiunca et vice versa. Outre les plages fluviales à vau et à espiunca, il est possible de pratiquer du rafting, canoë, kayak, escalade, VTT.etc... Pour y aller: -1° possibilité:en voiture, depuis Porto : prendre l’A1, sortie sur la R326 pour Arouca/Feira/S.João da Madeira/Vale de Cambra. Traverser Nogueira do Cravo, Carregosa et Chão de Ave avant d’arriver à Arouca ensuite la R326.1 pour areinho et passadiços do paiva. Durée approximative du trajet de 75 km :1h.30 -2°possibilité:en voiture depuis porto prendre l'A1, l'A29, l'A32, la N222, la n224, la M502, la CM1138 et la R326.1 jusqu'à areinho et passadiços do paiva. durée approximative du trajet de 74 km:1h.15 -3°possibilité:démarrer la randonnée depuis espiunca:En voiture depuis porto, prendre la A1, la A29, la A32, la N222; la N224, la M502, la CM1138 et la R326.1 jusqu'à espiunca.durée approximative du trajet de 67 km:1h.10. -4°possibilité:depuis passadiços da paiva, il est possible de rejoindre la vallée de douro via lamego par la N321 et la A24. Circuit de 75 km faisable en 1h.15. Au 2 extrémités du parc, on trouve un parking, des cafés servant des repas rapide et des taxis pour revenir à votre lieu de départ de la randonnée. Il y a des possibilités d'hébergements à arouça, alvarenga, paradinha et castelo da paiva.

www.passadicosdopaiva.pt/fr

www.google.fr/...biw=1517&bih=708

16-PARKING GARDES: - Pour ceux qui voyages en voiture, il vaut mieux choisir un hotel avec parking gratuit (voir une sélection ci dessus). -parque central:29 rua alegria.tel.+351222080058.mitoyen à l'hotel ibis porto centro. Tarif:6€ les 24h pour les clients ibis et 8.50€ pour les autres:métro bolhao. -parking sous terrain praça dos poveiros: (donnant sur la rua da alégria, rua formosa, rua de passos manuel..).métro bolhao.tarif 9.50€ les 24h. -parking éléphant:140 rua alégria.tél:+351 223 390 400.métro bolhao.10€les 24h. ouvert de 7h à 21h30. -parking marques:praça marques pombal.métro marques.tel.+351258813265 et +351225093323.tarif:environ 10€ les 24 h. -parking rua de passos manuel:rua de passoso manuel.ouvert de 7h.à 22h.tarif;12€ les 24h. -2 parkings de voitures à l'aéroport de porto (courte et longue durée). Pour plus d'infos:tél:+351 229 410 787.

17- SECURITE: Pas de souci dans l'ensemble mais vigilance dans les métros, trams, bus quand ils sont bondés et le soir dans les ruelles du quartier ribeira, autour de la gare sao bento et de la cathédrale.

17.1- quartiers à éviter à pied tard la nuit: -Eviter de s'aventurer très tard la nuit dans les ruelles autour de la gare sao bento, de la cathédrale-bairro da sé, bairro da lada- et du quartier ribeira.

17.2- Quelques Conseils: - changer de place si une personne vous serrent de près, dans les transports ou au milieu des foules amassées pour assister à un spectacle de rue ou spectacle organisé ou manifestations. - pas de portefeuille, de valeurs, de carte de credit, de passeport dans les poches-arrière, les sacs à dos et à main:de préférence mettre le sac à dos côté poitrine. - pas d'appareils photos et de mobile dans les poches extérieures et sac à dos. - dans les transports ne pas sortir sans portefeuille pour récupérer le ticket à estampiller ou la monnaie pour l'achat du titre de transport: avoir le ticket ou la monnaie séparément dans une poche. - utilisez de préférence une pochette en coton, dotée de 2 compartiments zippés pour conserver:passeport, billets d'avion, carte de crédit, argent à porter sous les vêtements

17.3- police touristique: En cas d'arnaque de vol ou d'agression, faire une déclaration à "policia da segurança publica" à côté de l'office de tourisme centro (municipio):tel.351 222 08 18 33. (8h à 2h du matin):métro aliados.

Voila pour l'essentiel. Bon séjour dans ce superbe pays.
Compte rendu de croisière transatlantique Costa Serena du 16 mars 2011 English translation pending
by Henri21 · 2011-04-12 · 26 replies
Transatlantique brésilienne du 16/03/2011- Costa - Sérena. 1. Transfert Sao Paolo à Santos. (Bus français B.A. + Alitalia) – Note : 3/10 - · Arrivée à 06h, (vol B.A. via Londres) embarquement à 14h30/15h. · Attente de 6h à 8h30 des français venant par le vol Alitalia via Rome. · Petit déj. Au César de Sao Paolo et départ vers Santos à 10h. · Durée du transfert de 2H30 et, entrée du port de Santos (12h30) fermé par un bus ayant accroché un poteau (palabres pour trouver solution). · Interdiction de débarquer à pieds pour franchir les 200 mètres nous séparant de l’accueil embarquement.(proposition des apssagers). Passagers isolés du chauffeur par porte verrouillée (éviter agression du chauffeur), obligés de manifester pour réclamer un peu de clim (intermittente) et à boire (en vain). · Manœuvres diverses pour trouver une solution et, second tour du port pour revenir à la même entrée, enfin libérée! · Changement de quais à plusieurs reprises avant de pouvoir descendre (enfin) et embarquer. · Guide nul, (affilié à la municipalité de Santos) 1. Repas à bord. (2è services Vesta) · Fortes dégradations par rapport à une croisière en 2009. Avis unanime de plusieurs passagers français. · Croisière brésiliennes. Personnel de service admirable et sympathique, mais communications en français très difficile. · Mauvaise traduction sur les menus, ou alors, la Costa a perdu ses notions de bases en gastronomie : entrecôte de bœuf = entame de braisé sec et immangeable – Contre filet de bœuf = tranche de paleron. Manque évident de rigueur dans l’encadrement ! · Chef de rang aux diners, compréhensif et à l’écoute, faisant le nécessaire pour donner satisfaction à ses Clients. · Nouveau restaurant : « Le Bacco », où pour 30 $, vous avez droit à plus de considération. Le service est attentionné, les plats mieux présentés, mais la côte de bœuf n’était pas des plus tendre. Si vous n’êtes pas invité, et sans dollars superflus, à éviter. A chacun de voir, mais vous changez de classe ! 2. Excursions. (excursion « Must of Grand Canarie – bus N°2) · Nulle – (regret de mes 72 $ x2) – Guide obsédé par son impératif de nous ramener à 15h30 au bateau. · Amener au déjeuner à 10h30. (on a pas faim). Repas : petites patates en robe, cuites à l’eau et croquette de ? On dit au serveur que ce n’est « pas bon », il nous en ramène une ‘’couche’’ !!!! · Découverte d’un site magnifique (grand Canyon selon le guide) : obligé de manifester pour obtenir un arrêt photos.(accordé vu qu’on est en avance sur l’horaire) · Visite des dunes de sable à Los Palomas. On nous débarque devant un shop center. Arrêt 40mn, les dunes, c’est la bas, à côté du phare. Voulant les voir, ce sera une marche effrénée, ma femme démissionnant, retour au car limite. · Arrivée au bateau, pile poil à 15h30, le guide a rempli son contrat. Satisfaction des clients ? · CONCLUSION PERSONNELLE : plus jamais d’excursion de ce genre. 3. Lisbonne. On a vanté un tram N° 28. Economiser vos 18 € et ne prenez pas cette bêtise ! 4. Transfert Marseille/ Gare St Charles. · Taxi 4 personnes avec 4 grosses valises (ne passent pas dans une Mercédès, mais rentre dans une Skoda), payés 26 € tout inclus (valises et pourboires). · 25 € par personnes demandés par Costa est un peu exagéré, sans tenir compte du temps du service. 5. Bateau. Beau bateau, que nous retrouvons avec plaisir, mais grand, avec beaucoup de passagers, ce qui implique une gestion difficile. Je crois qu’il faut arrêter et voir plus petit. 6. Les Italiens. Moins nombreux que dans nos précédentes croisières au départ de Savone, mais fidèles à eux-mêmes. Bruyants et seuls sur la mer ! « Un Italiens quitte son groupe, suite à un appel, et vient s’exprimer à haute voix près de nous. Je fais une simulation à plus haute voie, et ce monsieur, évacue ». Un jour, peut-être, apprendront-ils le respect d’autrui et la discrétion! 7. La Costa. On l’aime bien et on espère naviguer encore avec. Le prix est attractif, mais il faut voir la concurrence et les prestations offertes. Depuis que Carnival a pris le contrôle, ça baisse d’année en année. Où sont passé les petits drapeaux de la proue à la poupe. On voudrait bien qu’elle reste européenne !

Frais dit : « Hôtel service charge » En janvier 2005 (du 20 au 30/01), alors que nous étions sur le Magica, on a voulu nous imposer les frais de séjour à bord, à la place des « enveloppes pourboires » distribuées, selon nos préférences, et notre bon vouloir, aux personnes du service. Certains ont acceptés, d’autres ont refusés, le choix nous ayant finalement été donné, vu que ce n’était pas prévu au contrat. Le but annoncé étant, d’avoir une meilleur équité dans la répartition des pourboires entre le personnel, en plus de leur rémunération. (Explication de notre correspondante et de l’accueil). Depuis ces frais sont imposés au contrat. J’espère que la destination est conservée. La déviance étant parfois trop facile dans le temps !!! Petit calcul d’approche : Pour 18 jours de cette croisières, nous avons donné pour « hôtel service charge » 153 $ x2. Ce qui représente avec 3000 passagers : 459.000 $ soit env. 328 000 €. Sur 1100 membres d’équipages, considérons 1000 membres, les officiers n’ayant pas le besoin d’un « tip ». Cela implique que la moyenne s’évalue à 328 € de pourboire pour cette croisière de 18j par membre équipage bénéficiaire, répartis, je l’espère, de façon inversement proportionnelle au grade et salaire.

Bon vent et bonne navigation à Tous les amoureux des croisières en espérant que LA COSTA saura nous apporter d’autres satisfactions.
Retour de transatlantique Brésil - France en mars 2011 English translation pending
by Rcoucou · 2011-04-05 · 91 replies
Compte rendu croisière Brésil France 15 mars 2 avril 2011

Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.

Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.

A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.

Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation

Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.

Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.

Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.

Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛

La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.

Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.

Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊

Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.

Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.

Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.

Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊

Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕

Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.

Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏

Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏

Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.

Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.

Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.

Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪

Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre

(((((((((((((((((((((((( )))))))))))))))))))))))

Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.

Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.

Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)

En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .

Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.

Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠

Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)

Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.

A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?

Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.

Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.

En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.

Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.

Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.

à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Voyage de deux mois et demi en Amérique Centrale (de Mexico à Panama) English translation pending
by Mariaeva89 · 2011-01-26 · 13 replies
Bonjour a tous, Je sais qu'il existe déjà plein de forums concernant ce genre de circuit mais puisque la plupart ne sont pas actuels, j'ai désiré en partir un nouveau! Alors voilà, mon copain et moi voulons découvrir l'Amérique Centrale au maximum. Je sais que deux mois et demi ce n'est pas énorme mais c'est tout ce que nous avons pour l'instant...en fait c'est plutôt le budget qui nous restreint que le temps! En fait, pour vous aider à mieux comprendre et pouvoir ainsi mieux nous aider, nous partons 2 mois et demi en Amérique Centrale et 1 mois en Amérique du Sud ( Colombie, Pérou et petit passage en Équateur). Nous prévoyons un budget de 5000$ chacun pour ce voyage de plus ou moins 3 mois et demi ( les billets de vols internationaux sont une dépense à part à ne pas déduire du 5000). Je vais commencer par vous expliquer notre itinéraire pour ensuite poser mes questions afin que tout soit plus clair! Sachez aussi que notre voyage se fera en backpack et nous coucherons le plus souvent dans des auberges jeunesse, cabanas...voyage petit budget et même si le budget le permetterai, nous préférons de loin ce genre de voyage! Nous prévoyons partir en début décembre 2011 du Mexique, plus précisément à Playa del Carmen ( puisque j'y ai vécu plusieurs mois et que je connais bien alors je voudrais pouvoir le montrer à mon copain qui lui ne connait pas)! On passerait que deux jours à Playa surtout que c'est pas trop ce dont on recherche comme ''lieux à visiter''. Ensuite, direction Tulum un autre deux jours pour s'en aller à Palenque un 2-3 jours ( Palenque je n'ai pas pu y aller dans mes voyages au Mexique et tous m'ont dit que c'était extraordinaire) et on termine le voyage mexicain en arrêtant à San Cristobal de las Casas en Chiapas! Personnelement, j'ai adorée San Cris, l'ambiance est cool, les gens sont sympa, jeunes, font attention à l'environnement et à la consommation, etc. En plus, c'est entourée de montagnes! MAGNIFIQUE! Ensuite, direction Guatemala, Antigua en bus depuis San Cristobal. On y passe environ 5 jours! Depuis Antigua, bus en direction de las Ruinas Copan, Honduras! ( J'ai oubliée de mentionner que mon copain est hondurien et qu'il a vécu presque toute sa vie au Honduras donc terrain connu pour le Honduras et nous y passerons plus de temps afin d'être avec sa familles et amis). On passe environ 3 jours aux ruines Copan. Direction Comayagua pour le jour de Noël car toute sa famille sera là et pour le Nouvel An, Las islas de la bahia ( UTILA) durant une semaine! Évidemment, nous en profiterons pour prendre notre cours de diving! Ensuite, on retourne à Comayagua environ deux semaines pour donner un peu de notre temps ( volontariat). Beaucoup de sa famille habite Comayagua, petite ville coloniale, donc pour l'hébergement il n'y aura pas de dépenses...ou du moins peu! Retour sur Tegucigalpa, ville natale de mon amoureux et aussi capitale du pays pour quelques jours avant de prendre un bus pour Managua, Nicaragua! Au Nicaragua on ne veut pas trop y rester longtemps, moins d'une semaine! On pense arriver à Managua, découvrir les environs et aller à Isla Ometepe, petite iles formée d'un volcan si j'ai bien compris d'après le LonelyPlanet. De là, ou de Managua évidemment, on reprend le bus et on se rend à San Jose, Costa Rica! Par contre, là on ne s'est pas encore trop où aller! Vers le pacifique? Vers l'est? Du moins, nous savons que nous ne voulons pas y rester plus qu'une semaine environ! Dernièrement, on désire se rendre au Panama, plus précisément à Panama city! On y resterait quelques jours afin de se reposer et connaître un peu les environs et puis on se rendrait à Portobelo, Panama pour de là, prendre un bateau et se rendre à Cartagena, Colombie tout en passant par les iles San Blas.

Et voilà donc ça ressemblerait plus ou moins à notre itinéraire mais évidemment nous sommes ouverts aux idées et il est fort possible que nous restions plus longtemps à un endroit ou même que nous changions complètement de trajectoire! Nous voulons improviser aussi...mais j'aime bien planifier et savoir ou je m'en vais! :P Récapitulatif approximatif avant les questions: - Mexique : un peu moins de 15 jours ( juste la partie Quintana Roo, Yucatan et Chiapas) - Guatemala: 5 jours ( juste Antigua) - Honduras : 5 semaines car c'est le pays de mon chéri et toute sa famille y sera donc bien que le Honduras est un pays difficile, je ne m'en fais pas trop car je sais que je serai bien protégée et surtout avec des gens qui connaissent le coin. Nicaragua: Moins d'une semaine donc peut-être aussi 5 jours...( Managua, Isla de Ometepe) Costa Rica: 1 semaine ( San José y ...??) Panama: Si on calcule le trajet en bateau plus ou moins au total 1 semaine et demi d'après ce que j'ai lu. ( Panama City, Portobelo, Islas San blas y mar del Caribe hasta Cartagena)

Maintenant les questions :) - Croyez-vous que cet itinéraire est faisable? Trop long pour le peu de temps?

- Où pouvons-nous aller au Costa Rica, s'en trop non plus nous éloigner de San José étant donné que nous voulons qu'y rester une semaine?

- Y-a-t'il des villes ou des lieux que vous nous recommenderiez plus que d'autres à visiter?

- Pour le passage du Panama à la Colombie, Croyez-vous que ce soit un bon plan? Sécuritaire? Sinon autres idées mise à part un vol de Panama city à Bogota!? Je sais que le faire en bateau est dispendieux mais je crois que notre budget pourrait p-e nous le permettre?! C'est environ 300-400 par personne mais ça dure 5-6 jours nourriture comprise et puis ça doit être magnifique...traverser un pays à l'autre ainsi...WOW!

- Concernant le budget, croyez-vous autant que moi que 5000$ CAN chacun est sufisant pour voyager du Mexique au Pérou durant un peu plus de 3 mois considérant que durant 5 semaines ( Honduras) nous paierons quasiment pas l'hébergement, sauf p-e pour Utila et que le reste du temps nous irons chez l'habitant ou auberge jeunesse? Évidemment, il y a 3 gros cadeaux que nous voulons nous faire durant ce voyage de fou et qui sont dispendieux : 1- Cours de plongée à Utila ( les moins chers en AC) environ 200-300$ pour ton certificat. Ensuite, le voyage Panama-Colombie en bateau 300-400$ et dernièrement, le parcours du Macchu Piccu en 4 jours au Pérou environ 300-400$. C'est des grosses dépenses mais sinon nous ne devrions pas faire d'autres folies comme ça! Les bus en AC coûte quasiment rien! La nourriture non plus! Qu'en pensez-vous?

Désolé, j'ai écris un roman mais je voulais bien vous mettre en contexte! :) Je ferai un autre texte dans la catégorie Amérique du Sud pour le mois qui reste en Colombie, Équateur et Pérou!

Merci beaucoup pour votre aide les amis! Hasta luego!
Qui revient de Baru (Carthagène, Colombie)? English translation pending
by Rabais · 2011-01-04 · 36 replies
Qui revient de Baru, venez nous en parler s.v.p.
Circuit de Santiago du Chili à Buenos Aires en février-mars 2011 English translation pending
by MaguyGau · 2010-09-26 · 13 replies
Bonjour, Mon mari et moi avons 60 ans et sommes habitués aux périples de 5-6 semaines. Nous sommes bons marcheurs. Nous partons pour la Patagonie mi-février 2011 pour 5 semaines. Pourrions-nous avoir quelques avis sur notre programme : Arrivée à Santiago le matin (nous connaissons déjà cette ville !) - Bus de nuit pour Puerto Montt 1ère semaine : autour de Puerto Montt (Lac todos los Santos-Ensenada : 2-3 j- Ile Chiloé : 3 j) Est-il préférable de louer une voiture à Chiloé ou les transports en bus sont-ils suffisants ? Nous comptons nous baser à Castro. 4 j : Navimag de Puerto Montt à Puerto Natales (arrivée à Puerto Natales vers 12 h) - Formalités pour les jours suivants... 2-3 j : Torres del Paine (nous comptons aller vers le Glacier Grey et faire la Vallée Francès en couchant au Lodge Paine Grande 1 j : Puerto Natales - Ushuaia (transport bus) 1 j : Ushuaia : Parc National de la Terre de Feu 4 j : croisière Mare-Australis (notre "petite" ou "grosse folie" !) - Départ Ushuaia - Arrivée Punta Arenas - avec un bus le soir de l'arrivée pour Puerto Natales 1 j : Puerto-Natales - El Calafate (transport bus) 2 j : El Calafate - Glacier Perito Moreno 1 des 2 jours 1 j : El Calafate - El Chalten 2 j : El Chalten - La laguna de los Très - La Laguna Torre 1 j : El Chalten - Los Antiguos 1 j : Los Antiguos 1 j : transport vers Puerto Madryn (même en l'absence des baleines ?) 1 j - Puerto Madryn Voyage vers Buenos Aires et fin du voyage Ce programme vous semble-t-il réalisable du point de vue logistique (déroulement, temps de transport, etc) ? (Bien sûr la météo peut en décider autrement !) - Toute suggestion serait la bienvenue. Merci Maguy
Tour à pied du Cocuy en Colombie English translation pending
by Virji · 2010-09-18 · 39 replies
Bonjour,

Suis en train de chercher où partir pour 2 semaines en fevrier, la Colombie ca à l'air pas mal (ferait bien un trek plus plongée dans les caraibes) j'aurais besoin de quelques infos pour me rendre compte si ca peut correspondre à ce que je cherche

je voudrais faire un trek en colombie, le parc national du Cocuy m'a l'air bien, qui a fait un trek la bas ? combien de jours faut-il compter pour en faire le tour ? quel est le trek le plus interessant dans ce massif : faire le tour du Cocuy ou préférer l'ascention d'un sommet ?

le trek peut se faire sans guide ?

pour se rendre au départ du trek depuis bogota en bus c'est long, y aurait -il une ville plus pres qu'on peut rejoindre en avion ?

j'ai vu quelques photos de ce trek mais je veux bien en voir un peu plus pour me faire une idée plus précise

merci d'avance
Hôtel au Nicaragua, monter à cheval, excursions? English translation pending
by Pholane83 · 2010-08-12 · 7 replies
bonjour je me rends en amerique centrale cette année pour la premiere fois j'ai pas mal lu le forum et je crois que je vais allée au nicaragua si qu'elqu'un pouvait me donnée quelque plan d'hotel pas chere mis à part le barcelo et la siesta si l'on peut monter à cheval si il y a de belles excursions à faire et pour la mer je suis plus plongée que surf merci
Loueur de voitures idéal et le moins cher sur l'Argentine et le Chili English translation pending
by Kashtin · 2010-07-01 · 33 replies
Bonjour,

Après avoir galéré des semaines pour trouver LE loueur idéal et moins cher sur l'Argentine et le Chili, avoir demandé un devis à Autoescape, comme toujours, avoir consulté les compagnies locales, puis allemandes, etc., nous sommes tombés sur Argentina Excepcion. J'ai fait une recherche pour avis sur Internet, et comme ils étaient tous excellents, nous leur avons demandé un devis. Pour les assurances, le kilométrage illimité, le pass pour le Chili, etc., avec un parc "en constante rénovation, un interlocuteur d'une amabilité et d'un professionnalisme rares nous payons chez eux l'Opel Corsa cinq portes 1763 € pour 33 jours contre 3018 € chez Autoescape (par exemple).

http://www.argentina-excepcion.com/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=40

Location de voiture Catégorie E – Chevrolet Corsa 5 portes 33 jours de location

Inclus dans cette location : Km : Illimités Pass au Chili Impôts et taxes

Non inclus dans cette location : Impôts locaux : 1% de la valeur à régler sur place

Assurance : Le véhicule est assuré en responsabilité civile au tiers transportés et non transportés, dommages des biens, des choses et des personnes dans une limite de 3.000.000 Pesos (environ 1.000.000 usd). Protection en cas de heurt, vol, incendie et collision. Franchise à payer par le client uniquement en cas de vol et de tonneau.

Un permis de conduire national, européen, est suffisant pour conduire une voiture de location en Argentine comme au Chili. Conducteurs : Plusieurs personnes peuvent s’inscrire comme conducteur au moment de la prise du véhicule. Coût 45 usd pour la durée de la location

1) Assurance bris de glace et pneu. Vous êtes couvert par l’assurance si vous recevez sur une vitre ou le pare brise une pierre qui dans ce cas vous oblige à remplacer une de ces pièces. En revanche, si une personne vous casse volontairement une vitre pour vous voler un objet dans la voiture, dans ce cas l’assurance ne vous couvre pas. Si jamais il s’agit d’un vol et que l’autoradio est volé par exemple, vous devriez régler la vitre cassée plus l’autoradio. Concernant les pneus, l’assurance vous couvre si une des roues se casse durant votre trajet. En revanche, si vous crevez et que vous continuez à rouler le remplacement de la jante n’est pas couvert.

2) Roue de secours La roue de secours disponible dans les véhicules est de même diamètre que les 4 roues normales.

3) Catégorie de voiture En Argentine comme au Chili et en particulier en Patagonie, 80% du réseau routier est en piste. Ces accès sont en bon état et consolidées car ils sont utilisés par les patagoniens et ce sont les seuls moyens d’accès entre chaque ville. Les pistes ne sont pas plus dangereuses que des routes goudronnées, en revanche il ne faut pas dépasser les 70 km/heure et cela avec n’importe quel type de véhicule. Dans leur majorité les routes sont plates. La Chevrolet Corsa Ford est un véhicule très correct et vous pourrez tout à fait circuler sans problème sur l’ensemble du réseau routier. En revanche, d’une manière générale un 4x4 apporte confort, sécurité et liberté. Mais c’est aussi le véhicule le plus cher.

4) Conditions d’annulation • Plus de 96 heures avant le départ : 35 USD de frais de dossier déduit du montant global

• Moins de 96 heures avant le départ : 30% du prix de la location

Prix TTC de la location : 2.170 usd ou 1.763 euros - taux du jour pris sur http://fr.finance.yahoo.com/ (Taux du 16 Juin 2010 - 1 USD = 0,8123 EUR)

La suite de l'appréciation au retour...

Pascale
Condensé des visites et activités à faire à Lisbonne English translation pending
by Larazou · 2010-06-09 · 31 replies
Bonsoir. De retour d'un Nième voyage au Portugal, j'ai profité pour mettre à jour le résumé que j'ai posté auparavant dans ce forum, de ce qu'il faut faire et voir dans la belle ville de LISBONNE et que je partage avec les futurs visiteurs.

CONDENSE DE CE QU'IL FAUT FAIRE ET VOIR A LISBONNE :m.à.j. du 05.06.2010.

LIENS DE QUELQUES SITES internet DONNANT DES INFOS. SUR LISBONNE.

http://www.portugalmania.com/ http://www.visitlisboa.com/ http://www.askmelisboa.com/en http://www.cm-lisboa.pt/ http://www.luso.u-net.com/lisbon.htm http://www.golisbon.com/

TRANSPORTS URBAINS Je vous conseille dès votre arrivée: - de vous procurer une carte de lisbonne , un plan de métro et la brochure "follow me lisboa" auprès d'un guichet de tourisme. - d'acheter un ticket métro/bus valable 24 h.pour tous les transports:métro, bus, élevator santa justa, les 4 funiculaires . Tarif;4.20 eur les premiers 24 h et 3.70 eur chaque 24 h.suivantes. A acheter dans les stations de métros aux guichets automatiques(faites vous assister si possible par un employé de la station) ou de préférence dans les boutiques"CASA DA SORTE". Une se trouve à l'angle de praça rossio juste à coté de l'arrêt du bus 91(desservant l'aéroport), avec une autre entrée praça da figueira.

QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER: - praça do commercio(ou terreiro de paço)nouvellement aménagée avec accès au tage - Praça rossio et da figueira et les rues adjacentes , dont rua portas de santo antao(restos avec terrasse) - Baixa:rua da prata jusqu'à plaça do commercio et les rues avoisinantes - chiado:rua garrett et les rues avoisinantes - bairo alto:rua attalaia et les rues avoisinantes - Resturadores :de l'avenida da liberdade à praça marques de pombal et les jardins"parque edouard VII et estufa fria: métro: restauradores ou marques pombal - la cathédrale(se).tram 28 E - alfama:flâner dans le vieux quartier avec ses restos et boites à fado, en descendant depuis la puerta do sol jusqu'au cais santarem):tram 28 E. - castelo sao georges:accès à partir de la puerta do sol . tram 28 E - Graça :tram 28 E - monastère sao vicenté:graça.tram 28 e - ponteao national:graça.tram 28 e - feria da ladra:marché aus puces le samedi.graça:tram 28 e - mercado da ribeira:métro cais do sodre - Belem( mosterio dos jeronimos-pastelleria antigua do belem-torre do belem -padrao dos descubrimientos):tram 15 E. - Marina "docas santo amaro":Tram 15 E au retour de belem(ou le soir) - parque das naçoes: et son oceanario, pavillon de la connaissance... :métro oriente - Le zoo :métro:jardim zoologico - la gare Rossio.près de praça rossio:métro restauradores ou rossio

LES PLUS BELLES VUES(miradouros) : - Cacilhas:traverser le tage par ferry à prendre à la gare maritime "cais sodre" - miradouro igreja da gracia à graça :tram 28 E - miradouro senora do monte à graça(la plus belle vue de lisbonne):Tram 28 e - miradouro santa catherina:métro chiado ou élevator da gloria - miradouro castelo sao george .tram 28 E

ELEVATORS ET FENICULAIRES : - santa justa (superbe):rua do ouro près praça do rossio .métro rossio ou chiado - da bica (trés pittoresque):rua loreto et calhariz.metro.chiado ou tram 28 E - do lavra:rua portas de santo antao, près de plaça do rossio .métro restauradores - da gloria(pittoresque):restauradores, sur l'av.liberdade:métro restauradores

HEBERGEMENTS BON MARCHE DANS LE CENTRE: - residential coimbra et madrid:3 praça da figueira.tel.+351231421760.métro rossio - hospederia bom dias:25 calçada do carmo.tel.+351213471918.métro chiado - pensao galizia:50 rua do crucifixo.tel.+351213428430.métro rossio - pensao imperial.78 praça restauradores.tel.+351213420166(4° étage sans ascenceur).métro restauradores - albergue popular:121 rua da rosa.métro chiado ou tram 28 E - redential milanesa:Rua da Alegria n.º25. Telf.: +351 213 466 456 | Fax: +351 213 420 945. http://www.milanesa.pt/home.asp?lang=en&content=recepcao&versao=dois....métro:retauradores ou avenida et beaucoup d'autres.

HEBERGEMENTS CATEGORIE MOYENNE DANS LE CENTRE: - hôtel borges:108 rua garett.tel.351213461951.métro chiado(la meilleure situation) - hotel gat rossio:27 rua jardim do regedor:hotelgastrorossio@gatrooms.com. métro restauradores ou rossio - residental forescente:99 rua portas de san antao.tel.+351213425062.métro restauradores ou rossio - residential alegria:12 plaça da alegria.tel.+351213220670.metro restauradores. - pensao londres.53 rua dom pedro V.tel.+351213462203.Métro rossio - hotel americano:rua 1°decembre.tel.+351 213 474 976 .metro restauradores ou rossio - hotel duas naçoes:41 rua da victoria et rua augusta.tel.+351 213 460 710.métro rossio ou chiado - chambre d'hôte avec vue sur le tage:esthel ... plume.la.lune@gmail.com - lisbon lounge hostal:http://www.lisbonloungehostel.com/ :métro rossio location d'appartements meublés: - alfamatejo dans le quartier d'alfama:http://alfamatejo.com/ - autres appartements:http://www.feelathomeinlisbon.com/cgi-bin/fl/app.py?page=1&lang=1 - location également d'appart.dans le centre ou à la limite du bario alto au délà de la rua da rosa: http://www.golisbon.com/apartments/ et beaucoup d'autres.

RESTAURANTS: - bons et pas chers dans la rua dos sapateiros;baixa.métro rossio - dans les escaliers "esc.do duque" au dessus de la gare do rossio:, plusieurs restos sur des plateformes , avec le soir, une belle vue sur la ville et le castelo:métro rossio - dans le bairo alto le soir ou dans la rua loreto à l'extérieur du bairo alto. - Dans les grands centres commerciaux"vasco da gama(métro orienté) et colombo"(métro colégio militar luz):Une multitude de restos servant diverses spécialités avec des prix doux.

Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné , (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande: sardines grillées ou poisson bacalao ou daurade ou poulet grillé un délice(spécialité du sud"frango piri piri")ou viande rouge. Pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: les" en cas "déposés d'office sur votre table:beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas.

.restos recommandés: .cerveceria trinidad-rua nova da trinidad:magnifique cadre(ancien couvent) et bon rapport qualité/prix.métro chiado .casa do alentejo:rua portas de santo antao.métro rossio .chapito(restô):Costa do Castelo 7.terrasse panoramique avec vue exceptionnelle.tram 28 E .Paparucha:R. D. Pedro V, 18 .Tel: +351 213 425 333:superbe vue sur le castelo sao georges.Métro chiado ou féniculaire da gloria .Fogo de chao -13 avenida elias garcia.tel. +351 217 977 077Métro:campo pequeno ou saldanha. Pour les adeptes de buffets de salades et d'une douzaine de variétés de viande bresilienne à la broche servies à volonté dans votre assiette(rodizio); restaurant le meilleur de lisbonne dans sa catégorie. reservation obligatoire pour le soir.plusieurs formules:choisir le "rodizio traditional" à 15 euros.

CAFES ET PATISSERIES: - pasteleria antiga de belem à belem .tram 15 E ou bus 714 - cafe a brasileira (une institution;à voir et à revoir) .métro chiado - cafe suiça:praça rossio.métro rossio - cafe nicola:praça rossio.métro rossio - pasteleria versailles:(superbe cadre et patisseries)av.republica.métro saldanha - pasteleria national.praça da figueira .métro rossio

FETES IMPORTANTES: .principale fête de lisboa:fête de santo antao du 12 au 30 juin.animation de rue à baixa, alfama, madragoa.... .Noite magica:31 decembre

SORTIR: - Marina Docas santo amaro: restos, bars, live music(superbe mais cher) tram 15e et bus 714 - Docas du parque do naçoes, le week end:bars, discos, restos .Metro "oriente" - bairo alto(surtout le week end-bonne ambiance):bars discos, restos , fado : métro chiado - quartier d'alfama:restos, cafés, bars, et restos avec musique en live:fado, jazz.. .lautasco:7 beco de azinhal .restô:7 costa do castelo .Pois café:Rua São João da Praça 93 .Kuta bar:Travessa do Chafariz del Rey .onda jazz":7 arco de jesus :tel.+351 218 873 064 .Taborda:75 costa do castelo

- pour les boites, discos:

.lux:av.infante dom henrique.santa apolonia .kapital:68. av.24 julio .kremlin:5 escadina da praia.santos. .fragil:126 rua da atalaia dans le bairo alto. et d'autres.

- pour les boites de jazz: .Hot Clube de Portugal. Praça da Alegria, 39, 1250 Lisboa Tel: 213467369 / 213619740 Fax: 213619748. .Ateneu Café. Rua das Portas de Santo Antão, 110. Tel: 00351917231484. .onda jazz:7 arco de jesus.tel.+381 218 873 064

- Pour le fado: +aller le lundi ou le mercredi à "tasca chico" 39 rua dario da noticia, dans le bario alto: bonne ambiance et peu cher. +club de fado:94 rua s.joao da praça.près de la cathédrale.tel.+351 218852704 tram 28 e.chic et très cher il y a de bons petits restos avec progamme de fado dans l'alfama: .Parreirinha de alfama:tel.+351 218868209 .o pereira:tel.+351 218 877 299 .portal do fado:http://www.portaldofado.net/content/view/965/67/ .A baiuca:tel.351 939457098 .S.miguel d'alfama:tel.+351 96 8554422 .esquina de alfama:tel.+351 21 8870590 .Fado mayor:+351 21 8877508 et d'autres - éviter les restos à fado de bario alto, trés touristiques et surtout très chers(Luso-o faia-mesquita-machado...)

SHOPING: - Lisbonne est dotée de gigantesques centres commerciaux dont le plus beaux: .Colombo:métro colegio militar luz.plus de 300 magasins et une centaine de restos. .et vasco de gamma.métro oriente - dans les ruelles de baixa et rua garett(chic). - dans le quartier de saldanha:métro saldanha - dans le quartier autour de l'avenida de roma.métro roma

VISITES IMPORTANTES AUX ALENTOURS: - sintra .train toutes les 20 mn depuis la gare "rossio":métro rossio a voir:palacio da pena(superbe), palacio da sintra , castelo dos mouros, quinta da regaleira Un petit train vous permet d'aller de sintra visiter une belle plage de surfeurs "praia da maça". A 15 mn de marche de maça(ou par bus) on peut accéder à"azenhas do mar", superbe village à flan de falaise avec sa jolie plage. - Mafra et son palais:bus"mafrense" toutes les heures de campo grande à mafra - cascais et ses plages:belle plage "praia do guincho à 9 km de cascais.A voir également"boca do inferno" train toutes les 15 mn pour cascais depuis la gare "cais do sodre".un bus assure également la liaison de cascais à sintra en longeant d'abord la côte, ensuite une jolie route sinueuse. - costa da caparica et ses belles plages:bus N°153 depuis praça de espana ou 135 depuis cacilha ou train fertagus de la gare "entre campos" jusqu'à "pragal" et de là bus 124 ou 194 pour caparica. En été un petit train relie caparica à toutes les plages jusqu'à fonte de telha. - croisière sur le tage:départ cais do sodre ou cais da princesa.Lisboa vista do tejo.tel:+351 21 391 3030

MUSEES:(fermés le lundi pour la plupart) - calouste gulbenkian.Métro;sao sebastian ou plaça de espana - arts populaires:tram 15E ou bus 714 - del azulejo:bus 794 ou 18 ou 42 - centre culturel de belem:tram 15 e - del fado en bas d'alfama :bus 708-28-35-48 ... - oriente:doca de alcantara.tram 15 e - de la presidentia de la republica à belem:tram 15 e et bus 714 - museu national da coches:belem.tram 15 e et bus 714 - et d'autres

PARKINGS DE VOITURES LONGUE DUREE SURVEILLES 24HX 24H. - parking sous terrain"marque pombal:10.90 eur.les 24 h.métro;marques pombal.situé en bordure du parc "edouard VII". Pour y accéder en venant de" l"avenida da liberdad" ou de celle "avenida fontes pereira de melo", faire le tour du rond point "marques pombal"prendre la rua "joaquim antonio da aguilar", tourner dans la 2°rue à droite et suivre les indications. - parking sous la "gare oriente":7.50er.en semaine et 9.50 er.le W.E.les 24 h.Métro:oriente.l'accés se trouve à côté de la station de bus. - parking sous terrain"docas santo amaro" :3.65 eur.les 24 h. Il se trouve sous le pont du 25 avril, dans la marina "docas santo amaro", reputée pour ses restaurants. Pour y accéder à partir de la placça do commercio, prendre la direction"ponte sul"-"alcontara mar"-"torré do belem." Arrivé à l'indication, emprunter ensuite un pont à gauche qui surplombe la voie de trains.Faire le rond point puis, direction" torré de belem". Arrivé devant "new café"tourner à gauche" et revenir sur ces pas en longeant les bords du tage jusqu'au parking sous terrain. De là pour aller au centre il faut aller à pied((5mn)en passant par la marina, traverser la gare de train, "alcontara mar", par le passage sous terrain et à la sortie, prendre le tram 15e ou le bus 714 pour la praça da figueira.

Voilà pour l'essentiel. Attention aux pickpokets qui sévissent à lisbonne dans les trams 28e et 15e lorsqu'ils sont bondés.

Bon séjour dans ce superbe pays.
Vivre à Sao Paulo English translation pending
by Serginho · 2010-06-02 · 14 replies
Bonjour tous le monde,

Ma société me propose de travailler à Sao Paulo. Malheureusement ce ne sera pas un contrat d'expat!! =(

J'aimerais savoir ce qu'on peut considérer comme un bon salaire à SP?

Pour pouvoir vivre dans un quartier relativement paisible (voir totalement) =) =)

Merci pour vos réponses!!!

A très vite!!! =) =)
Avis sur mon itinéraire de six semaines en Argentine à la mi-décembre? English translation pending
by Reneerachel · 2010-04-26 · 41 replies
bonjour à tous,

je projète un voyage de 6 semaines en Argentine à la mi-décembre.

J'aimerais vous soumettre un premier jet d'itinéraire afin de vérifier si je ne suis pas trop ambitieuse ! J'aime prendre mon temps, en voir moins et le voir mieux !

Je voyage seule, en bus, sac à dos, petit budget. Pas très grandes villes, je préfère la campagne et prévilégie la rando en montagne et l'observation de la faune avière.

infos récents sur le budget quotidien, coût des transports et des excursions (trek 3/4 jours) dans les parcs seraient bienvenus.

Buenos Aires 4 jours - région Bariloche/El Bolton/Chos Malal 10 jours - région Mendoza/San Juan/La Rioja 9jours - région Salta/Jujuy 7 jours - région Corrientes/Misiones 7 jours - retour BA 3 jours.

J'ai accordé 1 jour de transport entre chaque région (non inclus dans le décompte). Il me resterait +/- 5 jours de battement pour une escapade côté Chilien. Je n'ai pas encore potassé sur cette éventualité, des suggestions ?!!

merci de votre attention

Renée
Itinéraire pour deux semaines au Nicaragua? English translation pending
by Er83400 · 2010-01-21 · 14 replies
salut a tous

nous passons en ce moment 2 mois au costa rica et nous envisagons de passer 2 semaines de notre sejour au nicaragua , plutot dans le sud pour eviter de trop longs trajets car nous sommes en bus (et petit budget)

avez vous des avis d itineraire?

Sinon est ce que ca vaut vraiment le detour d aller au panama qqes jours?

merci a tous
Préparatifs pour un voyage en Colombie English translation pending
by Vivaperu · 2009-12-15 · 61 replies
Hola a todos!!!

Je suis en train de préparer un voyages de 3 et1/2 por Colombia para el mes de Julio /agosto😉😉!! C'est vrai que c'est encore un peu tôt mais force est de constater qu'il n'y a pas foule de discussions 🙁concernant ce pays qui l'air pourtant de toute beauté.

Ayant déjà parcouru pas mal de pays sud-américains (Pérou, venez, équateur, Brésil, argentine...), je cherche vraiment à découvrir des paysages vraiment typiques de ce pays avec un budget relativement modeste. Donc j'ai pensé au parcours suivant: * Bogota et ses environs:3 J * Manizales-Salento: 3j * Santa Marta: cuidad perdida y parc Tayrona: 8 j * Catagena: 2j * Providencia: 5 j

Pensez-vous que ce parcours est complet compte tenu des éléments à prendre en compte (délais, transport, sécurité..) ou risquons-nous de passer à coté de quelquechose d'immanquable? Connaisseriez-vous des adresses d'agences locales (vols internes, excursions interessantes, ect...) qui pourraient nous donner un coup de main avec un budget modeste?

D'avance, je vous remecie pour tous vos conseils et suggestions🙂🙂!!!!

Hasta muy pronto!!

Benoît
Planning a bike trip?
by Janodou · 2009-11-29 · 721 replies
Who are you? Where are you from? Where are you going?

Like last year at this time, a post about bike travel ideas.

How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.

What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?

May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Colombie: sécurité en bus entre Bogotá et la côte des Caraïbes, et endroits à ne pas manquer? English translation pending
by Nouchka64 · 2009-09-30 · 7 replies
Bonjour à tous, Mon copain et moi comptons passer 15 jours sur la côte Caraïbes de Colombie en décembre avant de rentrer en France. On hésite un peu, surtout à cause de tout ce qu'on a pu lire sur l'insécurité dans ce pays. Le trajet Bogota-côte caraïbes est-il envisageable en bus sans se faire kidnapper? Y a t-il une compagnie de bus à privilégier? Sur la côte Caraïbes, quels sont les endroits les plus beaux, avez-vous des suggestions (endroits sympas, belles plages, auberges de jeunesse ou autres logements abordables...)? Bref, on est un peu perdus, alors si quelqu'un pouvait nous éclairer ça serait super! On compte arriver à Bogota en avion début décembre, après 1 mois au Pérou. Merci d'avance pour votre aide!
Voyage au Brésil pendant un mois et demi entre deux filles: sécurité et budget? English translation pending
by Pimpreunelle · 2009-09-15 · 17 replies
Bonjour,

Avec une amie, nous avons le projet de partir un mois et demi au Brésil... On voudrait faire un peu le tour du pays en passant par les incontournables (Rio, Brasilia, Sao Paulo) mais aussi en allant dans des contrés plus lointaines !! J'aurais aimé savoir si quelqu'un savait quel budget serait le plus adapté, sachant que moins c'est cher, mieux c'est (Abat la consommation à outrance !) De plus, nous sommes 2 filles, ce n'est pas trop risqué ?

merci de vos réponses

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