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Carnet de route Namibie juillet-août 2011 English translation pending
by Ellobo · 2011-08-11 · 74 replies
Salut, plutôt qu'un carnet de routes, voici quelques lignes sur notre séjour écrites au jour le jour, sans aucun recul. A la fin je dresse un petit bilan à chaud. Il n'y a pas de photos (je filme). Sur mon site il y a plus de choses et notamment des photos, c'est ici. L'équipe : 7 personnes (4 adultes, 3 ados), deux 4*4. Dates : 19/07 au 09/08 Un grand merci à Vinnylove, Pierre 77, Fred XIII et aux autres qui m'ont aidé à construire ce projet.

Le carnet:

J1 :

Départ de Lyon pour Francfort avec Lufhtansa puis vol sur Windhoek avec Air Namibia. L'enregistrement des bagages malgré deux compagnies différentes a pu se faire à Lyon jusqu'au terminus sans avoir à les reprendre à Francfort. Cela paraît idiot, mais quand l'avion a du retard au départ, et cela a été le cas (je les collectionne les retards d'avion), cela évite de courir durant le transit.. Apparement ce n'est pas systématique, cela dépend de la personne au comptoir d'enregistrement du départ.

Vol sans soucis .

J2:

Arrivée à Windhoek. Un chauffeur de Camping Car Hire nous attend. La prise de possession de véhicule est longue car nous vérifions tout, mais aucun souci. En route vers le premier supermarché juste à côté. On trouve tout sauf un adaptateur avec une prise de terre. Je ne sais pas si cela existe du coup. Finalement avec un peu de bricolage on arrive à faire quelque chose qui va permettre de charger tout le matos.

On se fait à la conduite à gauche peu à peu. Direction le sud avec comme but Bagatelle Lodge dans le Kalahari. On arrive pour le game drive de 15h organisé par le lodge. C'est super, cela vaut le coup car cela permet de voir comment procède un guide pour pister des animaux et en plus c'est une bonne entrée en matière avec le règne animal. Le repas est bon et les chambres sont excellentes surtout après une nuit blanche en avion; On tombe comme des masses.

J3:

Nuit à Bagatelle Kalahari Game Ranch : Extraordinaire !

La nuit a vraiment été bonne. Un copieux petit déjeuner, un petit tour vers les guépards de la Cheetah Foundation (bof!) et c'est la route vers Mariental. Beaucoup d'arrêts photos au gré des rencontres animales. La route vers Maltahohe est assez monotone. Je pense que c'est encore plus droit qu'aux USA. Un arrêt à Maltahohe pour faire trois courses, et un premier choc culurel. On prend vite conscience de l'écart qui nous sépare. C'est une sacrée remise en question sur soi.

Route ensuite vers les montagnes Tsaris, avec encore pas mal d'arrêts pour des animaux ( des nouveaux). Arrivée au Zebra River Lodge. Très bon accueil, une petite promenade avec encore des observations d'antilopes. Un apéro, puis le repas dehors près du feu, en compagnie de nos hôtes. C'est sympa, c'est vraiment les vacances

J4:

Nuit à Zebra River Lodge : Le lieu est sympa, mais il nous paraît avoir une atmosphère d'apartheid au niveau des relations entre les propriétaires et les employés qui nous met mal à l'aise. Donc nous avons un sentiment mitigé sur le lieu.

Il était prévu le matin de faire l'Olive Trail, mais nous devons être trop cool, car il nous semble que les temps de route annoncés par Google Map sont trop courts par rapport à notre façon de vivre le voyage!!! Du coup, nous faisons une promenade dans les Tsaris Mountains, d'environ 2 heures, magnifique, et cela nous permet de gagner un peu de temps sur la suite du programme. Route vers Sesriem, et là encore on met plus de temps que prévu. Ce n'est pas grave, car on se régale. Arrivée au camping à l'intérieur du parc, achat du ticket d'entrée, pour une nuit, et donc cela va nous permettre de visiter aujourd'hui et demain. Ensuite, route vers Sesriem Canyon. C'est assez sympa, c'est frais, et nous ne sommes pas nombreux. Ensuite nous choisissons d'aller voir le coucher de soleil, sur la dune Elim, d'après ce que ce qui était dit, était assez simple !!! Mauvaise pioche, car surement que nous sommes partis un peu tard, mais le soleil se couchait plus vite, que ce que nous marchions. Au bout d'un moment, voyant que nous n'arriverions pas à voir ce satané coucher de soleil, nous nous sommes arrêtés, et en bon français que nous sommes, avons sortis l'apéro de nos sacs, et avons trinqué sur cette dune qui s'était refusé à nous. Cela reste, ma foi, un bon souvenir. La descente, tout droit dans la dune a été très sympa. Ensuite, rapidement, nous avons rejoint notre campement, et pour la première fois avons monté les tentes. Bon, il faisait nuit, et on n'a pas été les meilleurs, mais enfin on y est arrivés. Au départ, j'avais promis un resto avec un buffet plein de viandes, mais oubli du nom du dit resto( Sossusvlei Lodge, juste à côté du camping à pied, mais à l'extérieur du parc) et on s'est retrouvé au restaurant du camping. Finalement pas si mal, mais un temps d'attente qui dépasse les records établis. Ensuite direction les tentes pour un premier dodo en camping ( je rappelle que c'est une première pour nous!!!)

J5 :

Nuit à Sesriem Campsite : Difficile de donner un avis objectif sur ce camping, car cela a été nuit blanche. Qu'il est dur de changer certaines habitudes !!!!!

Du coup, à 5h47, la grille du parc était franchie et fissa vers la dune 45. On était parmi les premiers un peu involontairement !! Une escalade assez rapide du tas de sable (aurait dit ma fille) et le spectacle commença. Waouh les changements de couleurs ! La descente n'est pas mal non plus. Chacun son style (tout droit, avec un planté de bâton, en roulé-boulé, sauts de cabri, etc …), mais en tout cas il ne faut pas hésiter. Le petit déjeuner au pied de la dune n'est pas mal du tout.

Route ensuite vers Sossusvlei et Dead Vlei et le fameux passage en 4x4. Encore une première pour moi! Au gré des rencontres, chacun m'avait donné son avis, dégonfler les pneus, faire ci, faire ça. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai vaincu. Ce n'est pas la mer à boire, je ne me permettrai pas de donner un conseil technique, mais par contre il ne faut pas hésiter. ( le retour a d'ailleurs été encore plus simple). Marche ensuite vers Dead Vlei et là, le choc. C'est splendide. A l'origine du voyage, je voulais voir les dunes les plus hautes du monde. SERVI ! Je crois que je n'ai pas assez de vocabulaire pour décrire les lieux. Tout le monde est conquis. Le fait de commencer tôt permet d'éviter la chaleur, car cela tape très vite. Le retour vers Sesriem permet d'admirer le paysage avec des couleurs différentes et de faire quelques arrêts photos, dont la classique de l'oryx devant une dune. Route vers Camp Gecko, avec la pause à Solitaire. Du classique apparemment au vu des carnets de voyage, mais c'est sympa.

Installation du campement à Eagle Tent avec une vue du tonnerre de feu. Toilettes ouvertes sur la savane ainsi que la salle de bain. Il faut demander cet emplacement. Après un barbecue de qualité, en avant pour une deuxième nuit en camping. J'ai aperçu gorgui 78 et sa famille, mais pas assez de temps pour faire connaissance en direct live.

J6:

Nuit donc Camp Gecko; Cadre fantastique, mais c'est dur de dormir en camping !! On ne peut pas dire que l'accueil de Heidi ait été très amical. Au vu des carnets de route précédents, je m'attendais à mieux. C'était client/affaire: rien à redire mais sans plus !!

Route vers Walvis Bay, très très longue et monotone, si ce n'est une crevaison au Tropique du Capricorne (au moins c'est original). Arrivée dans la station balnéaire et promenade le long de la lagune. De très belles villas, mais point de flamands roses, dommage.

Repas au resto Lyon des sables tenus par des français, dont le chef vient d'être élu meilleur cuisinier de Namibie. Très grande qualité, à un prix normal. Nous avons ensuite beaucoup discuté avec lui et c'est vraiment un passionné.

Retour au lodge et dodo (avant un peu d'internet, c'est si rare)

J7:

Très bonne nuit à Lagoon Lodge, établissement tenu par des lyonnais. Ils sont super sympas, content de rendre service( Wilfried s'est chargé de ma roue crevée et tout et tout). C'est vraiment une excellente adresse, dans un cadre magnifique au bord de la lagune. Je recommande.

Aujourd'hui c'est une journée excursion croisière d'observation des mammifères et 4x4 dans les dunes de Sandwich Harbour.

Situé à 3 min du lodge, la société Mola Mola nous prend en charge, avec tout d'abord le spectacle de l'otarie qui monte à bord du bateau, puis c'est « la route » vers les dauphins. Il y en a un certain nombre qui nagent autour de nous pendant longtemps. Ma femme est ravie, ces bestioles sont vraiment son truc . Ensuite navigation vers Pelican Point et l'observation d'une immense colonie d'otaries. Cela sent pas mal, j'imagine donc à Skeleton Coast ! Au gré des flots nous voyons d'autres bestioles, dont beaucoup d'osieaux.Toutes ces observations d'animaux sont décrites par notre commandant de bord avec moultes explications sur leur mode de vie. Une de notre groupe parlant excellement l'anglais, c'est très instructif, sans avoir à forcer !!!

Le bateau nous dépose ensuite sur un ponton où nous attend Nico, son pote et les deux 4x4 pour la suite des aventures. A la première impression, je me dis, que ces gars là doivent complètement fous (dans le bon sens du terme) et qu'on va passer une journée d'enfer. La suite va me donner raison. Après une longue route au bord de la mer, avec plein de squelettes d'otaries mangées ou non par les chacals, après une observation de flamants roses, c'est un arrêt au point de départ de la piste entre dunes et mer, là ou les dunes géantes se jettent dans l'océan. Pas possible de passer aujourd'hui, mer trop haute, du coup Nico nous dit qu'on va observer par en haut. Là la folie commence, il se met à accélérer vers les dunes, les prendre de face, nous les faire descendre à toute allure, les sauter, tout un tas de trucs qu'on voit à la télé mais qu'on sait même pas que c'est possible. Un vrai fou !! Il nous dit que c'est son bureau ( le plus grand du monde), je pense plutôt que c'est vraiment son terrain de jeu. Après plusieurs moments d'émotion, il nous amène au lieu d'observation de Sandwich Harbour, et là c'est un autre choc. P..... que c'est beau ! Les dunes, l'océan, je ne m'en lasse pas. Ensuite re gymkhana dans les dunes pour se retrouver dans un endroit complètement désert, avec des dunes à perte de vue sur 360 °, le désert dont je rêvais. Là en 3 temps, 3 mouvements, il nous sortent tables chaises, champagne, huitres et diverses salades pour un repas dans un cadre d'une beauté sans nom. Boire une coupe de champagne sud af en plein milieu du désert …..ça fait quelque chose. On a presque envie de faire la sieste, mais on n'a pas le temps car Nico nous promène une nouvelle fois dans les dunes avec son style de conduite … un peu particulier. Tout au long de ce périple et sur le chemin du retour, nous observons plein d'animaux ( chacals, springboks, autruche, etc …) Comment vivent-ils dans ce désert ???? Mystère. Le retour passe par les marais salants de la plus grosse production d'Afrique.

Conclusion : Une chouette excursion, bien dans ce que nous recherchions.

Route ensuite vers Swakopmund après avoir récupéré ma roue au lodge. Wilfried s'est chargé de tout. Arrivée dans notre nouvelle pension, Cornerstone House est son nom. Nos amis sont logés un peu plus loin et le patron leur dit « Pas de soucis, vous allez faire waouh en voyant le lieu » Cela même été triple waouh. Un appartement de 80m² minimum, avec trois chambres, salon, salle à manger, bar, cuisine équipée, etc... On aurait pu tous tenir ici !!! Tous les matériaux utilisés sont d'un luxe incroyable. Qu'il est bon l'apéro que nous prenons avant d'aller au resto tout proche. Il s'appelle, La Jetée, se trouve au fond d'une jetée (!) en bois et sert beaucoup de sushis, tapas ou des poissons divers et variés. Une nouvelle fois, c'est très bon et peu onéreux dans un cadre splendide.

Retour au lodge, un peu d'internet avant longtemps et dodo.

J8:

Nuit à Cornerstone House : très bien aveec un accueil très chaleureux.

Avant de partir pour 7 nuits en camping, passage obligé au supermarché, puis petit tour de ville .Beaucoup de maisons dans le style allemand, mais avec le désert de dunes à côté. Quelques achats souvenirs et c'est la route vers le massif de Spitzkoppe. L'accueil au camping est simple, mais amical. Notre emplacement ? Il faut circuler dans le parc et choisir un coin qui va bien. C'est ce que l'on, fait et une fois les tentes montées, une promenade dans la savane et aussi sur les fameux rochers. Une nouvelle fois le cadre est somptueux, on est les rois du monde. Un apéro, un beau barbecue et un café auprès du feu afin d'observer les étoiles et surtout la voie lactée dont le nom prend tout son sens. Une bête, probablement un chacal rodant autour de nous, on va se coucher, bien qu'il soit encore tôt enfaisant bien attention de ne rien laisse trainer comme nourriture.

J9:

Nuit à Spitzkoppe Camp : C'est du camping très spartiate, car pas de commodités, pas d'eau, pas de douches. On le savait, on n'a pas été surpris. Rendez-vous avait été pris avec un guide local pour faire la visite du Bushman Paradise. Cele$a commence par une ascension d'un rocher à l'aide chaînes, puis c'est l'arrivée sur un joli site très riche en végétation, avec quelques peintures rupestres, et quelques animaux, dont des léopards qui ne sortent que la nuit. Profitant des connaissances de notre guide, je lui narre notre coucher un peu rapide de la veille, et il me répond :»Ici il n'a pas de chacal, c'était un léopard, prés de votre emplacement, c'est souvent» Gloups !!! Nous étions au numéro 1.

La visite se poursuit avec l'arche du parc qui n'est pas s'en rappeler Moab aux USA.

Bien entendu cette visite peut se faire sans guide, mais deux raisons encouragent à en prendre un. La première est sa connaissance du peuple Bushman, toutes ses explications sur les plantes, les racines, etc ...étaient intêréssantes et ne se voient pas sur les livres et la deuxième est que l'argent va à la communauté du village.

Route ensuite vers Twylfelfontein, avec un détour car une route est coupée à cause de l'eau (il a beaucoup plu cette année en Namibie) Durant notre pause repas, juste après Uis, à l'ombre d'un des seuls grands arbres rencontrés, nous étions à proximité d'un des petits stands qui jalonnent la route et dans lesquels des femmes vendent différents colliers. Nous voyant nous installer, avec tables, chaises, assiettes etc …, elles se sont mises à venir vers nous avec plein d'enfants. Malaise de notre part, ne voulant pas nous étaler devant eux, mais ne voulant pas non plus être ennuyés. Arrivés à une vingtaine de mètres de notre bazar, elles ont commencé à installer un stand avec toutes leurs babioles, sans rien demander avec aucune « agressivité commerciale » rencontrée dans d'autres pays. Bien entendu, nous sommes allés voir le stand, avons acheté, mais aussi avons pal discuté. Du coup, notre légère crainte d'une vente forcée, s'est transformée en un moment d'échange entre deux mondes complètement différents. Ces personnes avaient la classe !

Après un peu de route, arrivée sur le site rupestre de Twylfelfontein, où la visite se fait sous la conduite d'un guide. J'avais lu que c'était un peu la loterie sur le guide à cet endroit. PERDU! Elle s'appelait Annie, et elle avait un enthousiasme fou !!!!!! Au début de la visite, elle nous demanda quel circuit on voulait faire, celui de 30 ou celui de 45 minutes. Lorsque nous répondîmes celui de 45, un gros soupir de désappointement se fit entendre. Le lieu est superbe, Annie nous a récité sa leçon (certains guides accompagnant d'autres touristes donnaient l'impression de vivre à fond le truc), nous avons pris plein de photos, mais avons eu un sentiment d'inachevé. Heureusement que notre guide du matin était passionnant, car ses explications sur les bushman nous ont servi dans ce lieu. Un petit détour vers les orgues basaltiques, mais cela ne vaut pas tripette pour moi.

Route vers notre prochain lieu de dodo.

C'est un camping, très propre, très style européen ( les emplacements sont proches les uns des autres) avec des douches chaudes YES!!!

Nous battons notre record d'installation.3/4 d'heure pour monter les 4 tentes, prendre 7 douches, dresser la table, faire le feu. Du coup l'apéro commence plus tôt !!

Moins d'étoiles ce soir, un café au bar du camping et dodo

J10:

Nuit à Xaragu: C'est toujours du camping, même si on commence à s'habituer. Départ vers Khorixas, pour aller visiter la forêt pétrifiée, pour ensuite revenir sur nos pas, pour prendre la direction de Sesfontein. De Xaragu à la forêt pétrifiée est annoncée 30 km, or au bout de 12 km, un panneau annonce «forêt pétrifiée»/. Hésitation puis on continue, heureusement car tout le long de la route, on trouve de tels panneaux. Surement, ils doivent un morceau d'arbre pétrifié, et c'est devenu une forêt...La visite du site est guidée, concise mais cela va droit au but, donc cela va. Route ensuite vers Sesfontein, qui aurait du être relativement rapide, mais du fait des récentes et abondantes pluies, c'est très mauvais. De plus aucun animal jusqu'à Palmwag et sa barrière sanitaire. Aucun souci dans le sens Sud/Nord. La route est sympa ensuite, on aperçoit de loin des girafes, des zèbres. Un arrêt pique nique au milieu de nulle part et c'est attablé, que devant nous des zèbres font leur toilette dans le sable, que trois hyènes tachetées passent tranquillement et diverses antilopes rajoutent leur touche à ce fantastique tableau. Un but de route plus loin, c'est un troupeau de zèbres qui me barre la route et enfin à l'arrêt suivant ce sont des girafes qui nous attendent. Là il est décidé d'aller à leur rencontre, et donc nous voilà tous les sept en chemin dans la savane vers ces géantes. Nous avons pu bien nous approcher, et c'est avec un sentiment d'aventurier style Alan Quatermain que nous regagnons nos 4x4. La route continue tranquillement, lorsque c'est la crevaison du deuxième 4x4. Changement de roue rapide, et juste avant de tourner pour prendre la direction du camping, on voit des pneus, et une baraque qui annonce à grand coup de références publicitaires, un réparateur de pneus. Pas de soucis, et la réparation, va être un moment fort. Il faut absolument crever au moins une fois pour voir comment cela se passe au niveau réparation. Quel spectacle ! Petit à petit tout le village est venu, ce qui a permis aux enfants de communiquer avec les petits. La roue réparée, nous sommes montés au camping, et les tentes installées, une promenade au bord de la rivière longeant le camping, nous a permis de rencontrer un namibien, qui était là pour aider au développement des entreprises du secteur local. Pour le moment il était sur le camping communautaire, mais un des objectifs était de persuader les habitants proches de faire de l'élevage non pour «leur survie», mais pour essayer de vendre a viande aux lodges proches. Cette rencontre nous a permis de voir que certains «africaners» avaient envie que leur pays se développe, cela nous a changé par rapport à d'autres rencontres. Apéro, barbecue et dodo : cela devient une routine.

J11:

Nuit à Khowarib Camp. Un vent de tempête nous a bien dérangé. Mon dos commence vraiment à souffrir.

Route ce matin vers Purros. On le sait, 100 km, 4h de route et 4x4 obligatoire. La route est horrible, d'abord des gros cailloux, puis du sable comme à Sossusvlei, puis une tôle ondulée qui nous assourdit, re du sable dans le lit d'une rivière et enfin c'est l'arrivée au Purros campsite. Une fois les formalités remplies, le game drive pour la traque des éléphants réservé, on nous montre l'emplacement et on nous décline toutes les attitudes à avoir en cas de rencontre fortuite avec les dits éléphants. L'ambiance est donnée. Au moins 2 sur 7 ont très très peur. Un peu de repos et c'est l'heure d'aller voir les bébêtes pour lesquelles on a fait tant de mauvaise route. A peine sorti du camping, c'est la rencontre avec les pachydermes. Emotion, peur lorsque l'un d'eux à chargé sur les 4x4, extase, tout a été bien lors de cette activité. C'est un plus à faire absolument. Retour au camp, montage des tentes, douches chaudes comme partout, barbecue et dodo. Nous sommes deux à espérer fortement la visite cette nuit des grosses bébêtes

J12 :

Nuit à Purros Campsite : Pas de visites nocturnes, tant pis ! Le dos commence vraiment à se faire sentir, malgré les anti-douleurs.

Un petit tour du village de Purros, à voir, puis re mauvaise route, qui passe plus vite car, à l'aller nous avions vu le long de la route officielle, des chemins officieux qui étant moins empruntés, n'avaient pas le désavantage d'être en tôle ondulée. Arrivés à Sesfontein, nous devions aller à Warmquelle, à la fameuse source d'eau chaude. Un petit souci nous fait poser des questions. Demain c'est dimanche et nous n'avons plus rien à manger. Est ce qu'à Opuwo, lieu de passage obligé pour Epupa il y aura quelque chose d'ouvert ? Remplir notre estomac étant une chose importante, par rapport à une éventuelle baignade nous décidons de modifier notre programme. On dormira à Opuwo. A route est bonne, le Joubert Pass est franchi sans aucun souci, et l'arrivée à Opuwo est marquée par quelques enfants qui se jettent presque sous les voitures pour quémander. Essence + courses dans une atmosphère typiquement africaine. On sent dans cette ville le mal être de certains. Les regards ne sont pas les mêmes qu'ailleurs, mais aucun sentiment d'insécurité. La recherche d'un camping s'avère très facile, puisque le premier fut le bon. (tout était au départ réservé, donc sauf celui là). Cette improvisation nous a donc permis de faire une petite entorse au programme (j'aime bien) et aussi d'avancer sur la route. Bonnes douches chaudes, apéro, barbecue et dodo ( c'est d'un classique!)

J13;

Nuit au Kunene Village Rest camp. Mis à part la musique d'un dancing (c'est le responsable du camping qui nous l'a dit puisqu'il y allait), en plus agréable, la nuit a été correcte. A priori, et pour en avoir discuté avec J2P de VF, notre choix a été très bon, car lui était au camping du lodge d'Opuwo et c'était très européen (côté négatif). De plus, en partant sur Epupa Falls le matin, Opuwo était dans une tempête de vent et donc de poussière terrible, et notre camping était super bien abrité, une bonne adresse donc. Direction Epupa Falls, donc, route agréable, bonne, avec sur la fin les premiers baobabs. L'arrivée sur Epupa est splendide. Installation sur notre emplacement de camping, au bord de la rivière, avec une vue splendide sur le site et les montagnes de l'Angola, qui me fait dire que les premiers arrivés dans un camping sont les mieux servis. Une promenade le long de la rivière en aval des chutes pour un feu d'artifice d'eau!!! ces chutes sont magnifiques, surprenantes et très photogéniques.. Retour au camp, barbecue et dodo :On sent les habitudes.

J14:

Nuit à Omarunga Campsite : D classique avec en bruit de fond et permanent les chutes. A ce propos, il y a 3 possibilités de campement à Epupa. La première dans l'ordre de proximité des chutes est le camping communautaire qui m'a l'air très bien, la deuxième Omarunga (je vais en reparler et le 3ème Epupa Campsite, plus loin, après le village d'Epupa, à un quart à pied des chutes qui a l'inconvénient d'être un peu éloigné des chutes, mais pas le bruit, mais plus proches des crocodiles.

Comme beaucoup, nous passons deux jours à Epupa et des activités sont proposées par le campsite. Elles sont hors de prix :

Promenade le long des chutes au coucher de soleil : 15 € par personne, alors que cela se fait tout seul sans aucun souci.

Game walk à la recherche des crocos : 30 € par pers, là aussi il suffit de marcher le long de la rive.

Visite de village Himba :39 € par pers ( on en a déjà parlé) !!!!!

Il est vrai qu'Epupa est éloigné de tout, mais pratiquer de tels tarifs me paraît un mauvais calcul

Du coup, nous choisissons d'aller traquer les crocos par nous même, en voyons un seul (des français qui avaient pris la visite avec le lodge en ont vu un seul aussi). Il semblerait que la rivière ne soit pas aussi infestée que cela des crocodiles. Quelques singes, une visite à l'épicerie et au bar du village (épique!) constituent la suite de notre matinée.

Après un moment de détente à la piscine, nous retournons à la chasse aux crocodiles, et en voyons un autre plus gros et plus proche de nous.

Ensuite re-promenade vers les chutes pour le coucher de soleil et c'est déjà la fin de journée.

Grâce à J2P rencontré sur le site, nous allons demain, visiter un village Himba avec un guide apparement super : ils étaient enchantés. On verra cela.

J15:

Deuxième nuit à Omarunga. Petit souci concernant ce campsite, les douches sont chauffées grâce à des panneaux solaires : bonne idée. Premier problème : ils sont situés à un endroit à l'ombre toute la journée : moins bon déjà et deuxièmement, le cumulus est de 300L. Il y a en moyenne 40 personnes qui campent, cela fait pas beaucoup d'eau chaude par personne. Donc voilà pour ce camping, qui ne nous aura pas plu énormément malgré son emplacement exceptionnel.

Ce matin, visite donc avec un guide d'un village Himba. Tout d'abord il faut passer à l'épicerie pour acheter des cadeaux nourrissants pour le village. Ensuite nous allons en auto avec le guide, celui ci nous présente au chef et nous explique toutes les fonctions des différentes parties du village. Il y a un sentiment bizarre qui nous envahit. On sent que les Himbas ont envie de communiquer avec nous, mais le problème de langue est difficile à surmonter. On arrive malgré tout à échanger, en parlant de nos familles respectives. Notre guide nous explique le rôle de chacun dans le village, les traditions et plein de choses intéressantes. Bien entendu une séance de maquillage est effectuée, pas trop quand même. On ne ressent pas trop le truc à touristes, car les Himbas posent quelques questions sur nous, veulent savoir des choses. Bien entendu, et c'est de bonne guerre, ils nous proposent quelques objets artisanaux et c'est le moment de se quitter. Notre guide nous propose de nous montrer une école primaire, ce que nous acceptons volontiers. L'accueil est très sympa, on discute très librement avec les enfants et l'instit. Beaucoup sont fiers de nous montrer leur cahier. Un vrai moment d'échange. Enfin avant de se quitter, notre guide nous montre un cimetière Himba et c'est fini ! Une visite à priori classique, mais vraiment enrichissante. Plein de questions nous viendront ensuite et nous n'avons pas fini de nous intéresser à cette culture si différente de nous. Route ensuite vers l'étape suivante, une nouvelle crevaison, mes pneus ne sont pas vraiment tops.

Arrivée au Kunene River Lodge. C'est un petit paradis, avec un confort que l'on n'avait pas eu pendant 7 nuits. De plus nous choisissons de faire la petite excursion en barque pour le coucher de soleil. Un must !!! Un guide très cultivé, très sympa avec des yeux qui détectent les animaux avant tout le monde. On était un peu déçu des crocodiles à Epupa, et bien là ce fut un festival, avec comme point d'orgue une femelle énorme couvant ses oeufs. Un fois, la rivière remontée, un apéro sur le bateau et notre skipper a fait demi tour et nous a laissé dériver au gré des courants avec comme seul bruit celui de la nature et face à nous un soleil qui se couchait doucement. Du pur bonheur. On enchaîne avec le repas et là aussi un délice, notamment une viande à tomber par terre.

Une vraie nuit dans un vrai lit!!!

J16:

Nuit donc au Kunene River Lodge : très bien même si l'accès sur les 5 derniers km est très très difficile.

Route vers Opuwo, pour des courses et un essai de réparation de pneu: impossible Kaput !

Route vers Kamanjab, goudronnée (cela fait du bien au dos), passage de la barrière sanitaire à 80 km au nord de Kamanjab: pas de soucis et arrivée dans la foulée à Kavita Lion Lodge. Pas le temps d'arriver, que l'on nous propose un game drive. Mon voucher indiquant FB: Full Board, soit les repas et activités, on fonce décidé à tout faire. Ce game drive a été décevant, peu d'animaux et surtout pas les fameux lions pour lesquels on avait choisi ce lodge. Une fois rentrés, nous avons la mauvaise nouvelle d'apprendre que pour le lodge activités était en fait une seule activité et que si l'on voulait voir les lions, il fallait payer. Après un petit moment de stupeur, et fort de ce qui était écrit sur notre programme et avec tout honnêteté, nous discutons avec le responsable du lodge, qui nous dit qu'il y a eu maldonne et que demain nous pourrons faire l'activité sans frais supplémentaire.

Repas sympa et dodo.

J17:

Nuit au Kavita Lion Lodge: Des chambres très spacieuse, un bon accueil.

Réveil matinal car visite aux lions. Cela commence par un cours sur les lions et les problèmes rencontrés avec ceux-ci. Notre guide est un ancien chasseur repenti, qui est devenu le grand maître de la protection des lions en Namibie. Son discours est passionnant et donne encore plus envie de les voir. Après x recommandations, un peu trop cérémoniales à mon goût, nous arrivons à un stand et découvrons les lions. C'est vrai ils sont près de nous, notre guide nous dit qu'ils sont sauvages, mais je ne peux m'empêcher de faire une comparaison avec un zoo. C'est donc un sentiment mi-figue mi-raisin que me laisse cette visite.

Route ensuite vers Kamanjab, ravitaillement au supermarché et ensuite direction Etosha, via les petites pistes et non par le goudron via Outijo. Arrivée sur Etosha, les formalités (il n'y a pas qu'en France que l'administration est pesante), installation au camping d'Okakuejo et route vers un point d'eau (Okondeka). Beaucoup de ruminants, vus de loin, mais rien d'exceptionnel. Retour au camping, et en fait le spectacle est au point d'eau: éléphants au coucher de soleil, rhinocéros ensuite, et autres bestioles se relaient pour notre plus grand plaisir.

Dodo plus tardif avec comme bruit de fond, les chacals qui se font un malin plaisir d'explorer les poubelles ( j'en suis sur, je les ai vu, il y en a plein)

J18:

Nuit à Okakuejo:si le point d'eau vaut le coup, le camping est le moins bon de tout ceux que nous avons fait. Les sanitaires ne sont pas vraiment propres, l'emplacement pour camper sont petits et il y a beaucoup de bruit, hormis les chacals, qui eux peuvent facilement s'emparer des poubelles (rien n'est fait contre).

Lever matinal pour essayer de voir quelques bébêtes. Hormis, ceux qui au fil sont devenus habituels (éléphants, zèbres, girafes, antilopes diverses), deux hyènes tachetées ouvrent le bal, ensuite une antilope inconnue au bataillon, des sortes de blaireau, bien mais rien d'exceptionnel. R<etour au camp vers 8h30 pour un copieux petit dej. Un tour au point d'eau où des centaines de zèbres sont là. Le nombre est vraiment impressionnant. Route vers différents point d'eau, avec comme objectif d'arriver vers 13h à Hallali. Peu de nouveaux animaux, si ce n'est un Bubale et une grosse émotion où sur une piste je me suis retrouvé non pas nez à nez, mais trompe à pare chocs avec un éléphant. Aucune agressivité chez lui, mais il a fallu reculer car il ne voulait pas varier sa route. On l'a vraiment vu de très près. Déjeuner au camping, un tour au point d'eau où un rhino a la bonne idée de passer. J'ai donc pu le filmer ce que je peux faire soir. Vers 16h30, je décide d'aller au point d'eau de Goas. Seul mon fils m'accompagne. On y arrive, se place face à deux éléphants pour une belle image dans le soleil couchant, quand on entend dans le bus de touristes à côté de nous : «lions» Effectivement un jeune lion est là. On prend le temps de le regarder, un deuxième arrive, re perte de temps, photo du coucher de soleil, quand je juge qu'il faut y aller. Je décide de rouler un peu vite, quand devant moi est arrêté le bus à touristes, car devant lui un énorme éléphant bloque la route. On attend et quand le pachyderme décide que l'on peut le doubler, le guide du car m'apostrophe et me dit de la suivre car elle vient de prévenir que l'on est en retard. Les 14 km de retour sont faits dans la nuit tombante, et c'est devant la grille fermée que nous arrivons au camp un peu penauds, mais hyper contents. Le temps de narrer notre histoire et nous retournons au point d'eau pour voir un léopard en train de chasser un lapin. C'est ce dernier qui a gagné !!!

Si on fait les comptes de la journée : hyène, éléphant, rhino, lion et léopard, le big five namibien est réalisé ( par rapport au célèbre Big Five africain, le buffle est remplacé par la hyène, à ce qu'il paraît dixit un namibien).

Dodo.

J19:

Nuit à Hallali : Du camping, moins de bruit que le précédent, un point d'eau tranquille,

Une nouvelle journée de safaris débutée par un petit matinal sans rien de transcendant (je deviens exigeant), Faut dire que maintenant c'est la recherche de fauves qui nous excite. Les paysages varient un peu, puisque nous nous dirigeons vers Namutoni, Le pan est plein d'eau, moi qui pensait voir des croutes de sel !!! On passe de points d'eau en points d'eau sans voir de fauves (grrr!!), mais par contre que de rencontres avec des éléphants. Déjeuner au camp et re-game drive en fin d'après midi, en faisant gaffe de rentrer à l'heure. Toujours pas de fauves. Une journée donc magnifique si on relativise, mais décevante dans notre recherche de fauves,

Dodo.

J20:

Nuit à Namutoni : Dernière nuit sous la tente. Les emplacements sont biens, il y a de l'herbe au sol, donc moins de poussière.

Un dernier game drive matinal: toujours pas de fauves, mais un rhinocéros nous fait ses adieux de façon magistrale. Route vers le sud, arrêt essence à Tsumeb (on peut payer par CB) et arrêt pour la dernière nuit à Epako. Un peu de repos, rangement des affaires, observation au point d'eau du lodge (deux rhinocéros blancs) et dernier game drive, celui organisé par le lodge. On pourrait dire que cela en fait un de plus, mais nous sommes seuls avec le guide et lui expliquons que nous avons vu beaucoup d'animaux, mais que l'on voudrait voir des plus originaux. A défaut de fauves (il y en a pas dans cette réserve privée), il nous trouve des waterbucks, des diks diks, un aigle martial parmi les animaux que nous n'avions pas vu, de loin on aperçoit des élans d'Afrique (immenses!!), Bien sur parmi les chouchous du parc se trouvent les rhinocéros et donc nous passons un agréable moment près d'un couple et de son bébé (celui-ci taitera sa mère). Enfin, et c'était pour faire plaisir à mon fils dont c'est l'animal favori, il y a un enclos avec des guépards et on assiste au repas des fauves. Bon, c'est touristique, mais enfin on les voit bien, c'est annoncé, il y a moins de cinéma qu'à Kavita, on ne nous fait pas croire que ceci ou cela. Tout le monde est content.

Un dernier coucher de soleil avec un verre de sangria et retour au lodge pour un très bon diner.

J21:

Nuit à Epako Game Lodge : Très bien, très bon accueil, site reposant. Oscar la girafe semi-apprivoisée vient nous rendre visite au matin. Le petit déjeuner est pantagruélique.

Route ensuite vers Okahandja et son marché artisanal de bois. C'est rigolo, on achète des petits trucs, les derniers cadeaux et route vers Windhoek et Camping Car Hire pour la restitution du véhicule (j'en parlerai plus tard), vol sans pb (enregistrement des bagages comme à l'aller) pour Francfort, puis pour Lyon. C'est fini.

Un petit bilan :

Un prestataire :

J'ai choisi de réserver à l'avance mes nuits. Pour cela j'ai utilisé les services de Bel Africa : Mon interlocuteur a été très efficace, de plus j'ai eu la chance de le rencontrer, puisqu'il n'habite pas trop loin de chez moi. Le contact a été très vite bon, ses conseils ont été précieux. Il m'a un peu modifié le parcours que j'avais fait au départ et cela à juste titre. Les réservations étaient Ok, le choix des lodges excellents. Petit bémol, dans le road book très largement détaillé, les temps de parcours (surement par google maps) étaient sous estimés au départ. Est-ce sa faute ? Je n'en suis pas certain puisqu'à la fin, nous les respections, mais je crois qu'au début d'un séjour en Namibie, pour des gens n'ayant jamais fait de pistes auparavant, on roule plus doucement, on s'arrête à la moindre bestiole. Ceci doit expliquer cela.

Le choix du couchage:

Nous avons très vite opté pour le mélange camping/lodge. Aucun spécialiste du camping, donc ce fut un peu difficile au début. Mais les arrivées au lodges étaient tellement agréables ... Si c'était à refaire, je crois que je mettrais des tentes au sol plutôt que sur le toit du 4*4. Je pense qu'il n'y a aucun risque et que l'on pourrait mettre un matelas plus épais et surtout, avec les tentes sur le toit, quand c'est monté on ne peut plus bouger !

Les hébergements:

Tous les campings choisis, à l'exception des trois d'Etosha avaient un caractère particulier, un petit côté exceptionnel. Vraiment pour cela je ne regrette pas mon choix de couchage en dépit de mon mal au dos.

Coup de coeur pour Camp Gecko, Spitzkoppe et Khowarib pour les sites exceptionnels.

Au niveau des lodges, c'était super. Coup de coeur pour le premier très "Out of Africa" Bagatelle kalahari et pour le dernier Epako très reposant.

Le 4*4 et le kit camping:

Bel Africa s'est chargé de la réservation auprès de Camping Car Hire. Je n'ai que ma propre expérience, je ne vais donc pas porter un jugement sur cette compagnie, mais il y a des choses à savoir.

Au niveau du kit camping: parfait, tout y est, il n'y a rien besoin de rajouter. Ce qui manque se trouve dans les campings.

Au niveau du véhicule: j'en ai parlé le long du carnet, les pneus de mon 4*4 n'étaient pas top, ça peut arriver. Par contre ce qu'il faut savoir et cela nous a fortement déplu, c'est qu'au départ on a beau être vigilant (avec une nuit passée en avion), ils essaient d'aller le plus vite possible pour faire l'état des lieux. J'ai du insister pour faire démonter mes deux tentes (mon pote n'a pu en faire démonter qu'une et comme par hasard, l'autre avait un souci de fermeture de moustiquaire). Par contre au retour l'état des lieux dure beaucoup plus longtemps. Ils mettent les véhicules sur un pont pour tout vérifier (je ne pense pas qu'au début ils l'auraient fait) et donc voient des choses qu'on ne peut contredire, mais dont on n'est pas sur que ce soit nous qui les ayons faites. Je ne crois pas en la malhonneté mais il faut le savoir. Une autre erreur que nous avons fait, sur les pneus, cela a été de regarder la structures, si la gomme n'était pas trop usée. Eux ont surtout regardé les flancs, sur l'extérieur et sur l'intérieur (chose que l'on ne peut pas faire sans mettre une voiture sur un pont). Bien entendu au vu de notre parcours, et au vu de l'état des pneus de mon 4*4, ils nous ont facturés quelques trucs. Sur les 12 pneus pour les deux véhicules (4 + 2 de secours), un seul était neuf au départ (une de mes roues de secours), je l'ai très vite utilisé, cela a été le seul à ne pas avoir de "reproches". Bizarre non ? En clair, si vous pouvez le faire, exigez des pneus neufs ou presques!!!

Nous avons pu malgré cela discuter, car il n'y avait pas d'agressivité mais cela marque quand même.

Le parcours :

TB, on s'en est mis plein les yeux

Sécurité, nourriture, santé:

Jamais senti un sentiment d'insécurité, même si certaines fois on se sentaient mal à l'aise, cela n'était pas par peur, mais plus parce qu'on ne se sentait pas forcément à notre place.

On a bien mangé, bien bu (les cubi de rouge sont biens), certaines fois c'était folklo de chercher à manger dans certains petites supérettes, mais sympa. La viande est très bonne et l'eau potable presque partout où on est passé excepté près de la rivière Kunene

Mis à part le mal au dos du un peu à des antécédents, beaucoup au camping et aux pistes, ras. Nous avions fait le choix de prendre de la Malarone, on s'est fait piquer par des petites bêtes, je ne pense pas que ce soit des moustiques (pas de bruit), mais aucun souci.

Les routes:

C'est parfois bien agréable de rouler sur du goudron, après il y a de tout, du sable, des rochers, du gravier et des trous. C'est une bonne expérience.

Points + et -:

Du négatif, je n'en vois pas. Des choses que l'on n'aurait pas fait exactement comme cela si on avait su oui, mais rien de négatif.

Du positif : L'articulation du voyage était bonne avec une première partie très paysage, une seconde très rencontre avec la population et une troisième très safari. D'ailleurs je conseille vraiment à tout le monde de tourner dans ce sens. Nous avons rencontré des gens qui tournaient dans l'autre sens et après une première semaine merveilleuse au niveau des animaux, ils étaient déçus d'en voir si peu, alors que de notre côté cela a été crecendo.

Après la Namibie est un pays merveilleux à découvrir absolument et qui ne laisse pas indifférent. Il y aura un avant et un après.

Les coups de coeur:

L'excursion dans les dunes de Sandwich Harbour

La rencontre avec les Himbas

La promenade en bateau au Kunene River Lodge

Les animaux avec toutes les émotions

et plein d 'autres choses.

En tout cas un fantastique voyage et je ne sais pas s'il y a un proverbe comme en Egypte (qui a bu de l'eau du Nil en reboira), mais j'ai envie de dire, qui a bu du vin en Namibie en reboira.😛

N'hésitez pas à me solliciter pour que je puisse vous apporter de l'aide même si elle sera modeste par rapport à d'autres spécialistes.
Retour des Etats-Unis: trois semaines de Denver à Seattle English translation pending
by Globetrekkie · 2011-08-09 · 29 replies
Et nous voilà de retour en France, il est temps de remercier tout le monde pour les conseils pré-départ, et de relater notre voyage de 3 semaines aux US !! Un temps magnifique pendant tout le séjour, et 6000 kms au compteur !

Mercredi 13 Juillet 2011 - CHAPITRE 1 - L'attaque de l'escalope volante

En temps normal, j’aurai commencé le résumé des vacances le jour de notre départ, le Jeudi 14 Juillet cette année. Mais là, un petit épisode fun qui nous est arrivé la veille vaut le coup d’être raconté : on couche comme d’hab à l’hôtel Ibis CDG, pour être à l’aéroport tôt le lendemain. Jusqu’ici, nothing new. On dîne à Sud et Cie, un des restaus de l’hôtel Ibis. Et là, c'est l’attaque de l’escalope volante !! une serveuse un peu speedée, aux semelles visiblement non antidérapantes, fait un vol plané en sortant des cuisines, avec une escalope panée et une assiette de frites à la main. Et c’est qui qu’est à la table juste à la sortie des cuisines ? ben nous of course !! l’escalope finit à nos pieds, les frites ont valsé devant nos yeux ébahis, et il s’en est fallu d’un cheveu pour que la serveuse finisse sa dégringolade au milieu de notre table… Encore heureux , le destinataire de l’escalope n’avait pas commandé une soupe ou un plat en sauce, on aurait eu l’air malin ! voilà, plus de peur que de mal pour ce chapitre 1, vivement la suite… On aura droit à quoi au petit déj ?? l’envol de la tortilla ??

On a noté également l’anglais excellent d’une serveuse qui voulut expliquer à une mamie indienne, les règles d’hygiène en vigueur chez Ibis, selon lesquelles dès que quelqu’un tâte quelque chose dans le buffet, il faut le prendre, car sinon ils n’auront d’autre choix que de jeter la chose en question. Donc, quand la mamie s’est saisie d’un pain, l’a reniflé et la remis dans la corbeille, la serveuse a pris le pain, et en le montrant à la mamie, ça a donné ça : « you touche, poubelle ». Touche prononcé « toushe » of course… Bon, le français a encore des progrès à faire en anglais, hein…

Jeudi 14 Juillet 2011 - CHAPITRE 2 - Bye Bye Samsonite Beige et North Face Jaune !

Pour une fois, on a obéi à tout le monde qui nous dit que ça ne sert à rien de venir à l’aéroport 3H avant, surtout quand on s’est déjà enregistré sur le vol. Ok, mais moi, ça me rassure. J’ai quand même pris sur moi, et après un petit dej copieux chez Ibis, c’est seulement 2H avant qu’on arrive au dépose bagages. Il faut quand même qu’on s’enregistre sur le vol Atlanta Denver, donc on utilise les bornes prévues à cet effet. 1ere tentative , je scanne mon passeport : « vous n’êtes pas sur ce vol » me rétorque la borne, allez voir un guichet. Bon, ça commence mal tout ça, surtout qu’au guichet, il n’y a qu’un gars qui doit répondre à une horde de touristes qui sont dans le même cas. Steph fait la queue au guichet, je fais une 2e tentative avec le passeport de Steph, la la borne me dit qu’elle ne reconnaît pas le passeport, et qu’il faut aller à un guichet. OK, on veut bien, mais la personne au guichet a disparu. 3e tentative, j’essaie d’amadouer la borne avec le numéro Flying blue plutôt qu’avec le scan du passeport. Et là, miracle, la borne daigne nous reconnaître, et tout est en ordre, on arrive à imprimer les cartes d’embarquement jusqu’à destination finale. Leçon numéro 1 : Plutôt que scanner les passeports, entrer directement le numéro de résa ou le numéro flying blue dans la borne, ça a plus de chances de fonctionner. Bon, y a plus qu’à faire la queue au dépose bagages, et il y a du monde, ça prend un temps certain. L’hôtesse nous précise que les bagages sont enregistrés jusqu’à Denver, mais qu’il faut les récupérer à Atlanta.

Délestés de Samsonite beige et de North Face jaune nos fidèles compagnons de route, on fait la queue pour la douane, et là aussi, il y a du monde au terminal E, sans compter les gens qui grugent pour passer devant (on est toujours en France…). Pour la 1ere fois, on doit prendre une navette automatique pour rejoindre notre porte d’embarquement, la E65. On s’y rend, et on accède à un terminal apparemment neuf, avec plein de boutiques sympas. Enfin, elles ont l’air sympa. Dès qu’on met les pieds dans le terminal, on entend les hauts parleurs annoncer que l’embarquement de notre vol a déjà débuté. Voilà ce que c’est que d’arriver 2H avant, même pas le temps de flâner pour quelques achats, on prend place à bord. Le vol part à l’heure, et est sans histoires ou presque... Steph est malade dès les 5 1eres minutes, il devient blanc, avec la nausée et mal à la tête. Il se couche pour environ 5H d’affilée, je ne le reverrais pas émerger avant, il ne mange donc pas. Il a pu s’allonger, personne à nos côtés, c’est plutôt cool pour lui.

On arrive à Atlanta à l’heure, et faisons une queue interminable pour la douane. Pas parce qu’il y a du monde, mais parce que chaque personne doit scanner sa paume droite, pouce droit, paume gauche, pouce gauche, et expliquer à l’agent pourquoi on est là . Ici, pas question de gruger, on est plus en France ! On s’extirpe enfin de ce bourbier, et devons récupérer les bagages. Pas de problème, ils sont bien là (ça va pas durer) et on les remet sur le tapis où on nous dit de les mettre pour le transfert. Ensuite, c’est navette automatique pour le terminal E où on chope le vol intérieur Delta pour Denver. Nous sommes impressionnés par ce hub immense qu’est Atlanta, le nombre de vols est incroyable. Au moment de scanner les cartes d’embarquement pour monter à bord de l’appareil, ben il y en a un qui passe pas, c’est le mien !! c’est vite réglé, et on s’installe à nos places. Là, pas de VOD, c’est plus rustique que sur le vol international. On part avec 30 minutes de retard qui seront rattrapées, car on arrive à Denver à 17H30.

Cool, on prend donc une navette automatique qui nous amène au baggage claim, tapis 4. Et là, au bout de 30 minutes, c’est qui les deux péquenauds qui restent devant le tapis roulant ?? Ben c’est nous, pas moyen de mettre la main sur Samsonite beige et North Face jaune, apparemment, ils n’ont pas suivi !! on se dirige vers le guichet des réclamations pour en avoir le cœur net: le préposé scanne nos tickets, et nous dit que nos bagages sont toujours à Atlanta !! Ben merde alors, il y avait pourtant largement le temps de les transférer à Denver… Pas de chance pour nous, c’est un peu le cauchemar du voyageur. L’agent nous donne un papier de perte, prend notre adresse pour la nuit, et nous dit que les bagages nous seront peut être livrés pendant la nuit s’ils les identifient à Atlanta et qu’ils les remettent sur un vol en partance pour Denver. Pas très rassurant, surtout que demain, on est censés quitter Denver...

Pas d’autre choix que d’aller récupérer la voiture de loc sans nos précieux bagages. Par chance, on chope une navette National immédiatement. Là, on se fait plaisir, et on upgrade notre résa pour 500 USD de plus, pour un SUV , ce qui sera plus sage sur les routes de montagne. Steph choisit un Hyundai Tucson argenté avec 16362 Miles au compteur. Après, pas de problème pour notre chambre au Days Inn situé à quelques Miles de l’aéroport. On dîne au Ruby Tuesday à 2 blocs de là. Il y a eu apparemment de sérieux orages puisque les trottoirs sont encore bien imbibés. Chicken parmesan pasta pour moi, shrimp pasta bien épicé pour Steph, arrosé d’une Sam Adams. Et là, on se dit qu’on a bien fait de ne pas s’asseoir à la table en face : une bière est servie à un monsieur, qui la brandit, et le verre lui pète dans les mains, il se coupe en 2, la bière se répandant sur ses genoux et sa chemise. Décidément dans les restos, après l’escalope, c’est la révolte de la bière…

Pendant la nuit, je n’arrive pas à fermer l’œil, la perte des bagages me stresse trop. Tous les scenarii défilent dans ma tête, c’est à dire retourner à l’aéroport le lendemain, ou même envisager qu’on ne reverra plus nos bagages et qu’il faut tout racheter. Et dire qu’on avait mis tellement de soin à choisir tous nos équipements les plus légers et appropriés possibles, si ça se trouve, on aura fait tout ça pour rien. Je me retourne dans le lit pendant que Steph ronfle du sommeil du juste. Ma tête est prête à exploser, et mon cœur bat à mille à l’heure : l’altitude fait des siennes, et la Sam Adams n’a sans doute rien arrangé. C’est décidé, tant qu’on est en altitude, plus d’alcool pour moi, c’est plus sûr. A 5H, je n’en peux plus de me tourmenter à propos des bagages, je passe une tête à la réception vérifier s’ils sont arrivés, et là miracle, j’aperçois Samsonite beige et North Face jaune, le soulagement est immense… Cela veut surtout dire que l’on va pouvoir initier notre programme prévu sans délai. Gros ouf !!
Préparation d'un road trip aux États-Unis du 18 septembre au 6 octobre: vos critiques? English translation pending
by Touz · 2011-08-08 · 31 replies
Bonjour à tous les passionnés, les amoureux de l’ouest des USA.

Après des heures et des heures de magnifiques lectures grâce à tous les topics et carnets de voyage, je post notre parcours de l’ouest Américain prévu du 18 septembre au 06 octobre 2011.

Toutes mes lectures m’ont permis de programmer notre road trip dans les moindres détails, et donc je vous post ce qui est prévu pour que les passionnés que vous êtes puissent y aller de ses précieux conseils.

Vols, hôtels, voitures, vols hélico GC sont les éléments déjà réservés, et donc sans modifications possibles. Mais des critiques sont quand même les bienvenues, «un homme averti en vaut deux... »

Pour le reste, je vous laisse me donner tous vos bons conseils et choses à savoir. Merci d’avance !

Nous partons en couple pour notre lune de miel (Mariés depuis juillet 2011) réaliser mon rêve (j’ai embarqué ma femme dans mon projet). Nous n’avons jamais voyagé hors de la France, donc c’est une grande première pour la totalité de notre périple. Je prépare tout ça depuis bientôt 1 an.

Voici l’itinéraire global :

J1 : Départ de Genève/ Arrivée vers midi à SF

J2, J3, J4, J5 : découverte de SF

J6 : trajet SF-LA en voiture par l’autoroute, puis découverte LA

J7 : Studio universal, puis découverte LA

J8 : Découverte LA

J9 : Studio Warner, puis départ pour LV

J10 : LV

J11 : Trajet vers Zion ( Valley of Fire ???)

J12 : Trajet vers Bryce

J13 : Trajet vers Page

J14 : Page

J15 : Trajet vers Monument Valley

J16 : Trajet vers GC

J17 : Trajet vers LV

J18 : LV puis départ pour Genève à 20h.

On a essayé de concilier Villes et Parcs, en sacrifiant certains parcs pour pouvoir profiter correctement de ceux que l’on verra.

Itinéraire détaillé :

J1 : Vol + SF

Vol avec British Airways, départ Genève avec escale à Londres.

Hotêl : Stratfort Hotel, Union Square (le même pendant 5 jours).

J2 à J5: SF (Déplacement en transports en commun)

Pour SF, j’ai du mal à organiser la visite de cette ville pour qu’elle soit pratique. Je sais ce qu’on veut globalement faire, mais pas dans quel ordre...Si quelqu’un peut m’aider...

- Alcatraz (Visite de jour) que je vais réserver sur internet.

- Chinatown

- Fisherman's Wharf

- Pier 39

- Lombard Street

- Coit tower

- twin peaks

- Alamo Square

- Downtown et ses gratte-ciels

- Civic Center

- Sausalito, Waldo Point au Nord de Sausalito av ses maisons flottantes

- Traversée Golden Gate Bridge (Vélo, à pieds ?)

Dites moi si j’ai oublié quelque chose d’important, sachant qu’on a 4 jours pleins à SF...

J6 : Trajet en voiture de location (Dollar) prise à SF le matin (Catégorie Mid-Size)

Trajet par la route la plus rapide (Route 5)

Arrivée prévue vers 17h, puis visite LA.

Hôtel: travelodge santa monica picoboulevard ( 3nuits)

J7 : Universal studio

Il y aura peut-être moins de monde que le lendemain qui est un dimanche...

On pense prendre le Front Line Pass, mais on ne sait pas si l’investissement vaut la peine ou non...Si quelqu’un à un avis la-dessus...

Puis nous visiterons surement les plages de Venice beach ensuite, et ses environs.

J8 : visite de la ville

- Rodéo drive

- walk of fame

- Sunset bld

- Beverly Hills

- Hollywood sign

- Griffith observatory

- Mulholland drive.

Je pense que nous ne pourrons pas tout faire ces endroits en si peu de temps, donc c’est encore un truc à réfléchir au niveau de l’organisation. A bon entendeur...

J9 : visite le matin des Studio Warner puis départ pour LV.

Arrivée LV prévu vers 18-19h. Visite du Strip.

Hôtel Flamingo (2 nuits)

J10 : visite du Strip + spectacle le soir

Le choix du spectacle reste à faire... Choix entre « Le Rêve » ou « Ka », le spectacle « ô » ne donnant pas de représentation ce soir là. Vos avis m’intéressent...

J11 : Trajet vers Zion. La question se pose : Détour par valley of fire ou pas ?

Hotêl : Zion Lodge à l’intérieur du parc.

Quelle rando ? Je ne sais pas encore ! On n’est pas non plus des grands marcheurs...

J12 : Trajet vers Bryce

Hotêl : Best Western Ruby’s Inn

Quelle rando ? Je ne sais pas encore!

J13 ; Trajet vers Page

Hôtel Quality Inn Lake Powell (2 nuits)

Visite Lake Powell

J14: Page

- Antelope Canyon, Upper ou lower, le choix est encore à définir

- Horseshoe bend.

- Barrage de Glen Canyon

- Navajo Bridge

J15: Trajet vers Monument Valley, Valley of the god et/ou Goosenecks (A voir…)

Hôtel Goulging’s Lodge (The View n’était plus dispo quand j’ai voulu réserver en janvier…)

The Valley Drive et ses différents points de vue.

On entend pleins de choses pour le type de voitures à MV... Faut-il absolument un SUV pour faire la Valley Drive ?

J16 : Trajet vers Grand Canyon Village.

Hôtel Kachina Lodge

Visite de la rive sud

J17 : Vol hélico avec Papillon, déjà réservé pour moins de soucis la bas. (Problème météo possible, je sais, mais c’est un risque qu’on a pris en connaissance de cause.)

Puis retour vers LV, avec arrêts :

- Barrage de Hoover Dam

- Williams

- Seligman

Et route 66 oblige.

- Fremont Street si pas trop fatigués une fois arrivés à LV

Nuit au MGM Grand.

J18 : Dernier tour dans LV, dépôt de la voiture et décollage vers Genève aux alentours de 20h...

Voilà ce qui pour l’instant est prévu, pas mal de préparations mais aussi pas mal de questions non résolues...C’est là que vous intervenez normalement...

Je sais que mettre ce post avant de réserver les différentes choses aurait permis de modifier les éléments qui ne sont peut être pas idéals...Trop tard.

Je vous laisse commenter, analyser, critiquer sans retenue, cela pourra peut-être contribuer à rendre notre voyage encore plus merveilleux...

Merci d’avance.
Retour de l'Ouest américain: Californie et Montana English translation pending
by Cath13 · 2011-08-08 · 22 replies
Bonjour à tous !

Nous voici de retour des Etats-Unis ! C'était EXTRAORDINAIRE ! Nous avons découvert essentiellement 2 états: la Californie et le Montana. En Californie, nous avons vu Los Angeles, Beverly Hills, Santa Monica, Venice Beach, Malibu, San Francisco, Laguna Beach, Huntington Beach, Newport, Dana Point. Dans le Montana, nous avons fait le parc du Grand Glacier et Yellowstone. On a aussi vu Las Vegas et le Grand Canyon.

Nous sommes partis 3 semaines.

Les deux premières nous étions tous les trois et les 5 derniers jours notre fille est allée rejoindre une amie américaine au Nouveau-Mexique.

Voici le détail de notre petit périple:

J1 : Mercredi 13 juillet 2011 : ( Vol Marseille/Los Angeles Location d’une voiture chez Alamo à l’aéroport. (Hôtel Pico Travelodge à Santa Monica pour les jours 1 à 3 : très bien)

J2 : Hollywood Studios (Sympa : les attractions des Simpsons et Waterword sont géniales) + Beverly hills: Rodeo drive (Au milieu des touristes, quelques nanas branchées sortent des boutiques, les bras chargés de paquets à la « Pretty Woman », le chauffeur est là pour les recueillir ! Pourquoi s’embêter à chercher une place, trouver la monnaie pour payer le parking et porter ses paquets encombrants jusqu’à la voiture ?)

J3 : Venice beach : Plage magnifique, des sportifs font leur footing ou de la muscu et plusieurs boutiques vendent de l’herbe. Les petites cabanes des lifeguards jalonnent toutes les plages. Les sauveteurs ne quittent pas des yeux les nageurs. + Santa Monica ( Plage magnifique avec son pier aux nombreuses boutiques, snacs et attractions pour enfants) + Malibu (Les plages sont pour la plupart peu accessibles car les maisons sont collées les unes contre les autres. Les plages accessibles ne sont pas larges comparées à celles de Venice et Santa Monica).

J4 : Départ en voiture de Santa Monica en direction de la Death Valley en passant par Red Rock Canyon (celui qui est à l’ouest de la Death Valley.) Magnifique paysage dans lequel on imagine le périple de ceux qui ont conquis l’ouest … (Hôtel Furnace Creek Ranch pour le jour 4 : très bien)

J5 : Lever à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur ce site extraordinaire. Repos au bord de la piscine dans ce cadre fantastique. Départ en voiture en direction de Las Vegas. Découverte au bout d’une route, d’un point de vue extra qu’on a regretté de ne pas avoir découvert la veille pour admirer le soleil couchant : Dante’s view. Arrivée à Las Vegas, déposer les valises à l’hôtel, découverte impressionnante du Strip longé d’hôtels démesurés et un petit tour de shopping à l’outlet nord. Ensuite on rend la voiture chez Alamo : elle est inutile pour la visite de cette ville. Le soir spectacle fabuleux « Lion King » (et pourtant je déteste les comédies musicales …). (Hôtel Caesars Palace pour le jour 5 et 6, très bien placé pour visiter à pied LV).

J6 : Lever matinal : une navette vient nous chercher à l’hôtel à 6h30 pour nous mener à Boulder Airport. De là on prend un petit avion qui nous dépose sur le site du Grand Canyon. Puis, on survole en hélicoptère le Grand Canyon qui se pose sur les rives du Colorado. Pour couronner cette magie, petit tour en bateau sur le fleuve. C’est féerique ! Retour ensuite à Las Vegas où l’on assiste au spectacle des fontaines du Bellagio, au volcan du Mirage. La nuit, LV c’est encore plus impressionnant !

J7 : ( Départ en avion pour San Francisco. Arrivée vers midi. Il fait beau ! On en profite pour louer des vélos aussitôt les bagages déposés à l’hôtel. Pour aller chez le loueur de vélo, on prend le « cable car » : on est immédiatement plongés dans l’ambiance ! On pédale sur le fameux pont de San Francisco : le Golden Gate … c’est extra ! J’en rêvais depuis des siècles : j’ai le sourire jusqu’aux oreilles. On arrive sur Sausalito : c’est vraiment charmant puis retour en ferry. On passe devant Alcatraz et on a une vue magnifique sur SF au soleil couchant. (Hôtel des Arts sur Bush Street pour les jours 7 à 9, bien placé mais pas très confortable).

J8 : Promenade dans les différents quartiers : Chinatown, Nob Hill, Russian Hill : Lombard St (superbe). A midi Match de Base Ball à l’At&T park : Los Angeles Dodgers contre les San Francisco Giants. Super pour se plonger dans l’ambiance et l’univers américain. On termine l’après-midi par une promenade sur le Pier 39 sur lequel se prélassent quelques otaries.

J9 : Promenade dans les différents quartiers. Pour commencer, visite de Mission et ses peintures murales, puis on prend le bus 33 dans la 18ème rue pour voir la fameuse « maison bleue » chantée par Maxime le Forestier. Ensuite, on comptait aller à Twin Peaks pour avoir une vue sur SF, mais un américain nous conseille de nous rendre sur une colline (Tank Hill Park), plus près et plus accessible. Les américains sont adorables, très accueillants, souriants, toujours prêts à nous aider ou nous conseiller. Puis nous redescendons pour voir le Golden Gate Park et visiter l’académie des sciences (on aurait pu supprimer cette étape car en Espagne on avait visité la cité des arts et des sciences de Valence qui était 100 fois mieux). Enfin, on descend Haight Street (le quartier hippies). Au 1452 des jambes sortent d’une boutique « Piedmont Boutique» et on admire les jolies maisons : les « Painted Ladies » au 142 Central Av, celle de Janis Joplin (112 Lyon Street) puis les « Seven Painted Ladies » sur Alamo Square. Enchantés et vannés, on retourne à l’hôtel.

J10 : ( Départ en avion pour le Montana. Arrivée à 11h30 à Missoula. Location d’une voiture chez Alamo à l’aéroport. Petit tour rapide en voiture dans Missoula et en route pour Kalispell (situé à 3h15 de l’aéroport). En chemin, on s’arrête au « National Bison Range ». On passe par l’ouest de Flathed Lake. Les paysages sont magnifiques. (Hôtel Hampton Inn à Kalispell pour les jours 10 à 12 : très bien).

J11 : Journée dans le Grand Glacier Park (Avalanche Creek). Après 1h45 de marche environ, on découvre Avalanche Lake : GRANDIOSE ! J’ai peur de croiser un ours : plusieurs traces fraîches montrent qu’ils ne sont pas loin … Heureusement, on n’est pas seuls : de nombreux promeneurs sillonnent le chemin, certains avec des clochettes. Tous parlent de « bears ». En sortant du parc on s’arrête dans un parc où l’on peut voir des ours bruns en toute sécurité (bien à l’abri dans la voiture).

J12 : Journée dans le Grand Glacier Park (Many Glacier). C’est beaucoup plus loin. En voiture, il faut compter 3h (aller) en partant de Kalispell, mais la route est splendide, on longe des forêts et des lacs. Il y a encore de la neige à Logan Pass. On arrive au Many Glacier Hôtel qui domine le Swiftcurrent Lake. Il est trop tard pour aller à l’Iceberg Lake (promenade de 15km aller/retour). On choisit donc la deuxième option prévue : Grinnell Lake. On prend un bateau qui nous fait traverser 2 lacs : Swiftcurrent Lake et Lake Josephine. Quel cadre merveilleux ! Sur la rive, un élan nous observe paisiblement. On apprend que la promenade pour Grinnell Glacier est interdite aujourd’hui car des rangers ont vu ce matin des ours dans ce secteur. Notre promenade est juste en dessous : ça devrait aller … Après un peu de marche (1 mile) on peut contempler Grinnell Lake : MAGNIFIQUE !

J13 : Départ en voiture de Kalispell en direction de Bozeman en passant l’est de Flathed Lake. (Hôtel Residence Inn à Bozeman pour le jour 13: très bien).

J14 : Journée dans le Yellowstone Park (côté ouest). Mammoth Hot Spring, Norris Geyser Basin, Lower Geyser Basin, Midway Geyser Basin, Old Faithful Geyser. Des couleurs et un spectacle à couper le souffle mais des odeurs de souffre désagréables. Yellowsone Lake : on voit deux cerfs et plus loin des biches et leur faon traverser tranquillement la route. (Hôtel Shoshone Lodge&Guest Ranch juste après la sortie est du parc: très typique).

J15 : Journée dans le Yellowstone Park (côté est). Mud Volcano, Tower Falls : chutes d’eau impressionnantes ainsi que les traces de griffes sur les troncs qui jalonnent le chemin pour nous y rendre. C’est d’autant plus préoccupant que sur la route en venant, des panneaux indiquaient qu’il était interdit de se garer car des ours avaient été aperçus dans la zone. Cependant de nombreux touristes ne semblent pas s’en inquiéter et nous croisons 2 rangers qui ne nous disent rien. Puis, Grand Canyon of Yellowstone et juste après on aperçoit un grizzli en train de manger tranquillement sans se préoccuper des touristes qui se garent hâtivement (certains un peu trop) pour le prendre en photo. Enfin, Lamar Valley : on y voit de nombreux bisons en troupeaux. Certains traversent la route sous nos yeux. (Hôtel Days inn and suites à Bozeman pour le jour 15: bien).

J16 : ( Aujourd’hui nos routes se séparent : notre fille s’envole pour le Nouveau Mexique afin d’y rejoindre son amie américaine tandis que Jean-Marc et moi, nous nous envolons pour Laguna Beach. Arrivée à 16h à l’aéroport de Santa Anna. Location d’une voiture chez Alamo à l’aéroport. On apprécie un peu de relaxation au bord de la piscine entourée de bougainvilliers magnifiques. (Hôtel Laguna Hills Lodge pour les jours 16 à 20: très bien).

J17 à J21 : Après 15 jours à parcourir sans relâche l’ouest américain, on se repose un peu sur les plages immenses de Laguna Beach et Huntington Beach ou à la piscine de l’hôtel. Un après-midi à Hollywood : Walk of Fame et les célèbres étoiles des stars ainsi que les empreintes de célébrités comme Whoopi Goldberg, Johnny Depp ou Donald Duck ! Une soirée au Kodak Theatre pour voir le nouveau spectacle du Cirque du Soleil : Iris. Visite de Dana point, Newport Beach, et Huntington Beach où se déroule l’open US de surf. Pendant que les champions cherchent la vague, sur le pier, les journalistes traquent avec leurs zooms les surfers et les pêcheurs les poissons. Soudain, on voit un pêcheur qui s’affaire particulièrement : c’est un requin qu’il remonte fièrement !

J21 : Mardi 2 août 2011 : ( Vol Los Angeles/Marseille. J22 : Arrivée à Marseille ! Retour en France pour tous les trois. Quelles vacances extraordinaires !!!
Road trip de quatorze jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by SnakeJO93 · 2011-08-07 · 39 replies
Bonjour à toutes et à tous!! Tout d'abord, merci aux personnes ayant publié leur tour en détail, ça aide pas mal pour se rendre compte de la boucle, des distances etc. Cependant, je tiens à créer mon propre post afin de personnaliser au mieu mon voyage. Alors déja, nous sommes 2, moi et ma copine, nous avons tous les deux 28 ans, et nous vivons près de Paris. Nous souhaitons faire nous même notre road trip plutot que de passer par une agence. Nous nous débrouillons assez bien en milieu hostile lol ayant moi même fait déja plusieur fois le brésil. Nous souhaitons faire une boucle classique. Nous arriverons le 1er sept à 19h à LAX, et le retour se fera le 15 à 8h de LAX. Bien entendu nous ne passerons pas à côté des visites de LA, San Francisco, Las vegas (poker :-). Mais certains choses me tiennent à coeur: Location d'un Harley une journée à La ou SF? Rando pédestre light, rando cheval dans un park, location d'une vieille mustang. Nous regardons bcp de sites, de sujets sur les boucles éventuelles, et c'est très dur à se décider. J'ai en effet du mal à me projeter, et programmer tout à l'avance... Faire des réservations comme ça en planifiant tout, ne laisse finalement plus place à l'imprévu, et à la liberté de rester plus lontemps dans un endroit "coup de coeur". Je me demande donc si nous ne pourrions pas reserver au fur et à mesure de nos envie, en s'y prenans étape par étape. Bien entendu, pour l'arrivé à LA, j'ai déja vu quelques hotels sympa. Concernant la voiture, pour 15j il faut compter 500e environs. Mon choix: Ford escape ou Jeep Grand Cherokee. La jeep me conviendrait plus. Je penses louer en arrivant pour avoir le choix du modèle, car il est hors de question que je réserve une Jeep et qu'au final il me passe un Hyundai...J'imagine bien qu'il vont pas me faire visiter leur park auto, mais qu'au moins je sache ce qu'il leur reste en stock pour me décider. Nous souhaitons aussi dormir dans un très belle hotel à Las vegas, styla Bellagio etc. Et de ce fait, nous devrions y passer en semaine pour avoir le meilleur prix. Bref, vous voyez peut-etre un peu le style de road trip que l'ont veut, préparé mais pas trop. Je me demande également si nous devrions nous attarder sur le retour SF-LA par la côte...? est-ce forcément à voir celon vous?

Pour le moment je compte faire: Le 1er (un jeudi): Arrivé à LAX 18H43, douane...20h, location auto. Direction Hotel pour un gros dodo.

Le 2: Visite des studio Universal. Je place délibérement cette visite d'entrée de jeu par rapport au jour (moins d'affluence un vendredi??)

Le 3 :Debout à l'aube, visite de LA en Harley après location si cela est possible sans réservation. La moto sera un atout pour la mobilité en ville, la facilité de se garer, je pense. Balade sur le strip, Hollywood bvd, et divers. Restitution de la moto.

Le 4 (dimanche): Départ très tot pour prendre la route 66. Impensable de ne pas en prendre un maximum. J'adore conduire, et je préfère faire des détour à la limite sur des belles routes, que d'aller au plus vite en prenant l'autoroute. Mon Gps tomtom, vient d'avoir sa carte US, donc nous auront déja ça pour nous guider.

Voilà ce que j'ai programmer pour le moment, la suite étant un peu floue... Je me demande si je dois prendre la 66 pour aller directement dans le GC, ou aller direct à Vegas. Et de Vegas, chaque jour faire une visite de park...

Si vous pouviez m'aider d'après vos expériences, je vous en serait reconnaissant!

Merci
Un mois dans l'Ouest américain (fin juin-juillet 2011) English translation pending
by Patbill · 2011-08-06 · 58 replies
Hi everyone ! Je lance en ligne notre trip dans l’ouest. Cette année on se concentre sur l’utah principalement, avec un bout de l’arizona, pour terminer par le Wyoming. Protagonistes : Patrick (52 ans, c’est moi) et Quentin dit « Q » mon fils de 20 ans. On a décidé cette année de louer un 4x4 afin de pouvoir visiter qq endroits moins courus, ainsi que de privilégier le camping. 1 mois donc, de Bruxelles à Las Vegas. 4 jours dans le nord de l’Arizona, puis 13 jours en Utah avant de prendre un avion vers le nord (4 jours idaho et 5 wyoming). On a pu faire la quasi-totalité de ce qu’on avait planifié ( voir notre post http://voyageforum.com/v.f?post=3991821;page=unread#unread ), malgré 2 couacs (je maintiens le suspense). Environ 2500 miles, dont 40 heures passées sur des pistes et 80 heures de randonnée.

Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas

Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.

survol du Groenland

Episode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.

Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff

Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.

On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !



De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.

il ne faut pas rater le tournant !

On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.



Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !

la suite ..plus tard
Circuit Yellowstone - Rocheuses canadiennes: votre avis? English translation pending
by Hawkesbury · 2011-08-05 · 83 replies
Bonjour a toutes et tous

Je suis en train de prevoir un sejour pour decouvrir yellowstone et les rocheuses canadiennes durant l'ete 2012 et j'ai travaillé sur un petit circuit qui me semble envisageable .....dans ma tête ! 😉

Mais j'aurais voulu avoir votre avis sur celui ci par rapport aux etapes prevues ...faisable? pas faisable ??

Sachant que nous serons 4, donc mes parents et que nous ne feront pas de grandes randonnées hors des sentiers battus !😛

Pourriez vous me dire si le temps prevu sur chaque zone est realiste ...et eventuellement si vous avez des tuyaux de petites rando agreable de 2h maxi dans les secteurs ou j'ai prevu de la marche ...je suis preneur. J'ai quelques infos la dessus par rapport aux sites officiels de ces parc mais rien ne vaut l'avis de la pratique .....de vous meme !🙂

JOUR1 : PARIS – JACKSON HOLES

Voyage aller et soiree à Jackson holes

JOUR 2 : JACKSON HOLES – OLD FAITHFULL YELLOWSTONE

Passage par Mormon row, puis route qui passé par jenny lake, puis string lake

Arret prévu pour petite marche sur environ string lake – environ 3h

Puis route vers la panorama de Signal moutain avant d’aller dans le secteur de Colter bay

Prevu arret de 2h pour petite marche sur colter bay

Puis route pour rejoindre Old faithfull

JOUR 3 : OLD FAITHFULL – YELLOWSTONE CANYON

Journee consacrée aux sites geothermiques de old faithfull , Upper et lower geayser basin(montée de la colline pour voir le grand prismatic, et celle qui surplombe le site de old faithfull)

Puis route pour rejoindre canyon village en fin de journee

JOUR 4 : YELLOWSTONE CANYON – CODY

Matinee complete aux canyon – petite marches, point observations

Puis milieu de journee route vers Cody en passant par hayden valley et yellowstone lake

En fonction du temps visite musée buffalo bill a cody sinon remis au lendemain matin

Soirée rodeo

JOUR 5 : CODY – COOKE CITY

Matinée a mon avis fin de visite du musée (billet sur 2 jours je crois?) et ensuite route vers cooke city en empruntant la chief joseph road. Decouverte de la beartooth road et arrivée a cooke city en fin d’apres midi

JOUR 6 : COOKE CITY – REGION DE BOZEMAN

On prendra la route qui passé par les plateaux au nord de Yellowstone pour aller au site de mamoth hot spring (arret 3 heures sur site environ)

Ensuite on ira vers les sites de noris si nous n’avons pas eut le temps lors de notre 1ere journee a yellowstone

Arrivée bozeman en fin de journee

JOUR 7 : BOZEMAN – BROWNING

Journee un peu grosse en « route » pour liaison avec le parc des glaciers. On passera par la route qui traverse la Lewis and clark forest puis great falls (par d’arret – fin de sejour)

JOUR 8 : BROWNING – WATERTON PARK (Canada)

Journee consacrée au parc des glaciers en passant par la route panoramique qui le traverse. Une petite randonnée prevue. Soir arrivée a Waterton park

JOUR 9 : WATERTON PARK – CANMORE

Matinéeet debut d’apres midi au parc de waterton. Depart vers 15h pour relier canmore a l’entree du park de banff

JOUR 10 : CANMORE – LAKE LOUISE

Journee decouverte secteur de banff (gondola et une petite marche) avant de rejoindre lake louise pour dormir

JOUR 11 : SECTEUR LAKE LOUISE

Journee pour decouvrir les environs de lake louise

Nuit a lake louise

JOUR 12 : LAKE LOUISE – JASPER

Passage par la icefield highway – decouverte sur la journee avec arret aux points panoramiques et voir peut etre une petite marche

JOUR 13 : SECTEUR JASPER

Secteur lac maligne – croisiere sur le lac entre autre

JOUR 14 : JASPER – CANMORE

Redescente sur canmore et arret-marche au parc de yoho (lac emerald et takkakaw falls)

Nuit a canmore

JOUR 15 : CANMORE – CALGARY – FORT MAC LEOD

Matinee a calgary et depart debut apres midi pour fort mac leod pour visite du buffalo jump et de son musée

Nuit dans ce secteur

JOUR 16 : FORT MAC LEOD – GREAT FALLS (USA)

Depart pour great falls et liaison sur la matinee pour arrivee debut d’apres midi

Visite du musée sur Lewis et clark de great falls

JOUR 17 : GREAT FALLS – France Depart de great falls pour la France avec escale a salt lake city

Sinon est ce que Salt lake city et antelop island merite le detour ? car je pensais eventuellement rajouter 2 jours pour ces zones là !

je vous remercie toutes et tous pour vos futur reponses et eclairages de voyageurs ...

A+

stephane
C'est quoi pour vous un beau petit village en Amérique? English translation pending
by Mousseliine · 2011-08-01 · 52 replies
Question qui peut paraître bizarre... mais je remarque que les critères diffèrent énormément d'une personne à l'autre. Et souvent je lis des trucs du genre... ce village est pas beau trop touristique ou encore ce village est pas beau car c'est un trou perdu...

alors c'est quoi un beau petit village en Amérique ? On pourrait même en répertorier quelques-uns.
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona - Partie 4 et fin English translation pending
by Jdakota · 2011-07-31 · 6 replies
5 septembre :

Le réveil est matinal, très matinal même tant je suis pressé de m'échapper de cette chambre immonde. C'est la première fois en cinq séjours que je tombe sur un tel cloaque. J'espère qu'il me faudra au moins cinq nouvelles années avant d'en retrouver un autre.

La rando de la matinée c'est "West fork of Oak Creek", sur le chemin de Sedona où je vais passer les trois derniers jours. C'est une jolie randonnée, facile et très fréquentée, dans le fond d'Oak Creek canyon. Pas aussi original que ce que j'ai pu admirer ces derniers jours, mais après une semaine de sable et de slickrock, c'est plutôt rafraichissant.





En partant assez tôt, j'ai évité le gros de l'affluence. Il faut dire que c'est 'une des ballades les plus populaires du southwest, spécialement parmi les familles à cause de son extrême facilité. Mon objectif est d'aller jusqu'à l'endroit où le canyon se rétrécit assez pour ne plus former qu'une sorte de tunnel. Pour ceux qui connaissent l'endroit, ça ressemble au fameux "Subway" dans le Zion national park.







Au moins deux heures de marches sont nécessaires pour en arriver là. Plus que je ne le pensais. J'en viens à me demander si je n'ai pas raté un embranchement. Et puis non, finalement j'arrive. La rivière emplit maintenant tout l'espace du tunnel. J'ai bien fait d'amener mes chaussures d'eau. Ca me permet de continuer à avancer et à profiter un peu de cet endroit étonnant. Mais juste un peu car l'eau devient vite assez profonde et je n'ai pas envie d'aller repêcher mon Canon EOS 450D et son objectif Tamron 17-50 dont la flotabilité est loin d'être la qualité principale













Je décide de garder mes chaussures d'eau pour le retour que je vais effectuer pour la plus grande part en marchant dans le lit de la rivière.

Je repars vers Sedona en début d'après midi. On est dimanche, le premier de septembre, celui du Labor day. On se croirait à l’arrivée du tour. On avance à deux à l’heure jusqu’au Slickrock state park, et pas beaucoup plus vite après. Nichée au cœur d'une magnifique région surnommée "the red rock country", la ville est harmonieusement disséminée sous une végétation particulièrement fournie. Seule la chaleur étouffante vous rappelle qu'on se trouve en plein centre de l'Arizona.



Après un bon repas régénérateur, je file rendre possession de ma chambre au Sugarloaf Motel qui sera mon asile pour les trois prochaines nuits. L'endroit qui m'a été conseillé par des amis forumeurs est parfait. Belle et vaste chambre, agréable piscine qui reste ouverte tard dans la nuit, voilà qui va me consoler de mon cloaque de la veille. Le proprio, belle chevelure blanche et petite moustache distinguée, me fait penser à Yann Arthus Bertrand.

Je commence ma visite des environs par un petit tour sur Airport Mesa, butte située près de l'aéroport et d'où l'on bénéficie d'un large point de vue sur la région. On n'y est pas tout seul, évidemment. Sedona étant l'un des lieux de villégiature préféré des Californiens, il va falloir faire une croix sur la bienheureuse exclusivité des sites de la semaine passée.







Je décide d’aller asister au coucher de soleil au Crescent Moom Ranch. Cathedral rock, la spectaculaire mesa que l'on peut admirer du ranch, passe pour être l'un des monuments naturels les plus photographiés d'Amérique. Du coup, Labor day oblige, c'est la foule des grands soirs.



Je passe les deux heures suivantes à arpenter le ranch pour trouver les meilleurs angles. Je commence par m'éloigner de la foule, puis je traverse la rivière, ce qui s'avère une périlleuse opération car j'ai oublié mes chaussures d'eau et il y a pas mal de courant. Je m'en tire sans dommages, mais entre les cailloux du fond de l'eau et les petites plantes piquantes qui m'attendent sur l'autre rive, je termine avec des écorchures plein les pieds. On dirait que je viens de m’évader du bagne. Mais bon, l'objectif est atteint. Il y a beaucoup moins de monde de ce côté là. Le soleil baisse lentement et la lumière rougit. Cathedral rock s'embrase peu à peu et c'est un sacré spectacle !



Puis je retourne de l'autre côté de la rivière. Encore une traversée à hauts risques, mais sans dégâts non plus.



Je continue à trainer dans le secteur en enchaînant les clichés. Par hasard, je finis par trouver l'endroit que je cherchais depuis le début : celui qui permet les prises de vue avec la rivière en premier plan. Un peu tard cependant, la nuit est presque tombée.

Là encore, il faut marcher dans l'eau, et en faisant gaffe car la roche est recouverte sous la surface par des sortes de petites algues sacrément glissantes. C'est en revenant à mon point de départ que je m'offre le gadin mouillé qui me pendait au nez. Un type m'aide en attrapant mon Canon que j'ai miraculeusement réussi à préserver d’un fatal engloutissement et le pose sur la berge. Thanks man !

Je reviens à l’hôtel. Une famille de touristes chinois a jeté l’embargo sur l’espace piscine. Les gamins font de gros ploufs en hurlant tandis que les adultes occupent le barbecue qui jouxte le bassin et nourissent des conversations forts animées. Ils sont une bonne douzaine au moins. Or, je n’aime la piscine que dans le silence, le calme et la volupté. Je passe mon tour.

6 septembre :

Je suis un peu inquiet car le ciel est très encombré ce matin, mais il se dégage peu à peu pour ne laisser subsister que quelques nuages très esthétiques.



Petite ballade matinale en voiture pour jusqu'à "Bell Rock", puis je vais m'offrir quelques pancakes au "Red Planet", diner décoré aux couleurs de la planète mars. J'en profite pour consulter mon guide "Sedona Hikes" et je me décide pour Devil's Bridge trail.

La piste qui y mène est censée être praticable pour des véhicules ordinaires. Pas d'accord. Du tout. Le chemin est dans un tel état que tous ceux qui s'y sont engagés se sont garés un peu partout sur les bas côtés sous peine de rester plantés ou de crever un pneu. Un vrai cimetière de bagnoles… Je fais pareil et je termine à pieds.





Le sentier qui monte à Devil's Bridge n'est pas facile non plus. Ca monte dur. Je me perds un peu sur la fin mais je parviens à retrouver le bon chemin grâce aux voix de ceux qui se sont montrés plus malins que moi. Le pont est très impressionnant. Je râle car un groupe de randonneurs occupe le dessus du pont et m’empêchent de prendre des clichés. Quelques semaines plus tard, chez moi, je constaterai que les photos avec les randonneurs sont finalement plus sympas que les photos sans. Sorry guys...



Pour ma seconde ballade de la matinée, j'opte pour Cibola Pass. Il s'agit de passer un petit col qui offre un point de vue intéressant sur des belles formations rocheuses. Sympa, sans être inoubliable.





Puis c'est le moment de se poser, histoire de grignoter un peu en laissant passer la chaleur du milieu de journée. Je rentre au motel terminer la pizza que j'ai prise chez Domino la veille au soir, puis je vais me rafraichir dans la piscine, déserte à cette heure. J’adore les piscines désertes. C’est le top du zen.

Je repars en milieu d'après midi. Je décide de me contenter d'une modeste visite à la célèbre "Chapel of the Holly Cross". Comme son nom l'indique, c'est une chapelle, mais bâtie sur le flan d'une montagne rouge.







L'endroit n’est pas désagréable et l'atmosphère d'un calme reposant. On peut apercevoir l'autre face de Cathedral Rock au loin.



Je me dirige ensuite vers Fay Canyon. C’est une ballade très courte et sur terrain plat, sauf sur la fin. Mais j'arrive trop tard au point de vue final car l'ombre a déjà obscurci le canyon. Pas de bonne photo possible dans ces conditions. N’empêche, l’endroit est très chouette. J’y reviendrai demain si je peux.



Pour le traditionnel coucher de soleil, je vais me placer sur le flanc d'une colline qui offre un point de vue très large sur la vallée de Cathedral rock. Somptueux panorama.



Je ne suis d'ailleurs pas seul. Les appareils photo cliquètent partout autour de moi, des amateurs avec compacts jusqu’aux quasis pros avec leur énormes réflex posés sur trépieds. Je n'ai pas pensé à prendre le mien mais je tente tout de même un panoramique qui s’avèrera assez réussi.

7 septembre :

Il pleut ce matin. Je me rends dans le centre pour prendre le petit déjeuner. Le resto que je choisis est tenu par une niçoise, installée ici depuis 37 ans. Elle se dit sûre de me revoir un jour quand je quitte l'endroit car, dit-elle : "On revient toujours à Sedona !".



Le ciel s'est un peu dégagé et je décide d'aller visiter "'Robber's roost". C'est une sorte de caverne naturelle cachée dernière un bloc rocheux et placée devant une vaste vallée colorée qui était utilisée par les brigands pendant la prohibition. Très chouette ballade et belle découverte.













L'après midi, je décide de recommencer ma ballade de la veille à Fay Canyon. D'abord parce que l'endroit m'avait beaucoup plu, ensuite parce que l'heure trop tardive rendait les photos impossibles.

Il faut marcher sous les arbres pendant une demi-heure, puis on arrive face à un éboulis que l'on doit grimper pendant quelques dizaines de mètres pour finalement se retourner et découvrir le panorama suivant :





La perspective permet de voir jusqu'à Bell Rock au loin.

Revenu vers le sud, je tente de faire du stop sur la Schnebbly road que je comptais emprunter, projet que la perte de ma jeep a rendu impossible. Sans succès Seules les Pink jeep et Red jeep semblent passer par là cet après midi. Je pourrais m'en offrir une mais il me semble que la direction de la lumière doit être meilleure le matin. Et puis si mon amie niçoise a dit juste, j'aurais certainement l'occasion de revenir dans le coin.

.

Pour conclure l'après midi, je me contente donc de gravir le Sugarloaf, une colline qui se trouve juste derrière mon motel et lui a probablement donné son nom.





Une vue magnifique m'attend au sommet. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil et projettent des ombres immenses qui courent sur les vallées alentours.







Cette dernière journée à Sedona à été bien remplie. Comme les nuages ont envahi la partie ouest du ciel, je décide d'aller passer la fin de journée à trainer dans le centre et à me trouver un resto sympa pour le soir.

C'est en sortant d'une galerie marchande que je découvre un spectacle peu commun. Juste en face, à la faveur d'une trouée dans les nuages, les derniers rayons de soleil couchant baignent les collines d'une incroyable lumière écarlate.







Cet extraordinaire spectacle vient conclure de la meilleure manière ce séjour à Sedona. Dès demain, ce sera le retour à Vegas et ma dernière journée pleine aux states pour cette année.

8 septembre :

Ca y est c'est la fin. Ou presque… Le dernier jour plein avant le départ.

Je quitte Sedona sous un ciel gris, direction Vegas. La route va être longue. Entre 4 et 5 heures selon la vitesse à laquelle on roule.

J’avale l’interstate 70, depuis Flagstaff jusqu'à Kingman, puis c'est la longue remontée vers le nord sur la désertique US93. Ca roule bien. On n’est pas gêné par la circulation. Je me trouve juste un peu ralenti au niveau du Hoover dam et de la nouvelle route toujours en travaux.

J'arrive en début d'après midi. Je prends mes quartiers au Tropicana. Superbe chambre, piscine gigantesque en forme de flaque d’eau, cette dernière journée s'annonce bien







C'est parti pour une énième ballade sur le Strip. Je prends un forfait bus pour la journée et me dirige vers les quelques casinos dans lesquels je ne suis encore jamais entré (il en y a !). Je commence par "Encore", frère presque jumeau du "Wynn". C'est le grand luxe et la thématique du papillon est présente à l'intérieur comme à l'extérieur.





Mes pas me conduisent ensuite au Treasure Island avec ses rutilants galions qui campent dans un lagon à la Disneyland. Je traverse le Mirage et son volcan puis je débouche devant le Caesar palace. J'entre un court moment dans son gigantesque centre commercial aux allures de panthéon. Je fais une pause devant le lac du Bellagio, qui prend sa source dans un puits naturel situé juste en dessous.











Il est temps de rentrer au Tropicana si je veux pouvoir profiter de ma piscine géante. J'y reste jusqu'à l'heure du diner que je prends au buffet de l'Excalibur, situé juste en face, et dans lequel je me goinfre littéralement.

Puis le temps est venu de l'inévitable promenade nocturne. J'assiste aux spectacles gratuits du Strip. Ca commence par les fontaines du Bellagio, puis j'enchaîne sur l'éruption volcanique du Mirage avant de gagner le ponton du Treasure Island pour la bataille navale et l'abordage du galion.







C'est raté pour celui là car un problème technique provoque l'annulation du spectacle de... 23h00. Diable ! Le temps file vite à Vegas. Surtout la nuit. Et dire que je m’étais promis de ne pas me coucher trop tard ! Le Tropicana étant de l'autre côté du strip, je me décide à rentrer aux environs de minuit. Le retour est interminable car le bus s'arrête devant chaque casino. Bonne journée au final, sûrement l'une de mes meilleures passées à Vegas.

9 septembre :

The last day.

Cette fois, c'est vraiment la fin. Je ramène ma voiture et je patiente les trois heures régulières en zone internationale.

L'avion décolle à l'heure. J'ai une fenêtre libre de chaque côté de ma rangée, j'en profite pour mitrailler à travers les hublots malgré l'interdiction d'utiliser tout appareil électronique durant la phase de décollage. J'imagine qu'on ne va pas me balancer dans la soute pour ça.





Je me livre à un jeu que j’adore et qui consiste à tenter de reconnaître les sites survolés, voire à les anticiper. Je découvre ainsi le Lake Mead et Valley of Fire au loin. Puis nous passons presque à la verticale du canyon de Zion.











Par un curieux hasard, le dernier site que je vais identifier est aussi le premier devant lequel je me suis arrêté 17 jours plus tôt : le spectaculaire Spotted Wolf canyon.



Je crois qu'on appelle ça boucler la boucle.

Bye. A l’année prochaine.
Itinéraire de vingt-deux jours dans l'Ouest américain pour quatre en mai 2012 English translation pending
by Bnito · 2011-07-27 · 17 replies
Bonjour, je suis en train de préparer notre itinéraire à la découverte de l'ouest pour fin avril/début mai 2012. J'ai repris un itinéraire de 21 jours de Phoenix vers LA présenté sur un sujet du forum. Je l'ai un peu modifié car j"imagine que la Tioga Road sera fermé à ce moment là, donc j'ai préféré obter jusqu'au Lake Tahoe pour ensuite passer par Sacramento. Si toute fois cette étape n'est pas indispensable et qu'une autre route est possible, n'hésitez pas à m'en faire part :) Voici donc l'itinéraire :

J1 - Samedi 21/04 : Vol pour Phoenix J2 - Dimanche 22/04 : Phoenix - Grand Canyon South Rim J3 - Lundi 23/04 : Grand Canyon J4 - Mardi 24/04 : Grand Canyon - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J5 - Mercredi 25/04 : Gooseneck, Valley of Gods - Page J6 - Jeudi 26/04 : Page - Bryce Canyon J7 - Vendredi 27/04 : Bryce J8 - Samedi 28/04 : Bryce Canyon - Zion J9 - Dimanche 29/04 : Zion - Las Vegas J10 - Lundi 30/04 : Las Vegas J11 - Mardi 01/05 : Las Vegas - Death Valley J12 - Mercredi 02/05 : Death Valley - Lee Vining J13 - Jeudi 03/05 : Lake Tahoe J14 - Vendredi 04/05 : Sacramento J15 - Samedi 05/05 : Sacramento - SFO J16 - Dimanche 06/05 : SFO J17 - Lundi 07/05 : SFO J18 - Mardi 08/05 : SFO - Monterey - Cambria J19 - Mercredi 09/05 : Cambria - LA J20 - Jeudi 10/05 : LA J21 - Vendredi 10/05 : LA - Parc d’attraction J22 - Samedi 10/05 : Vol retour

J'ai une question subsidiaire : j'ai l'impression que beaucoup de membres du forum louent des 4x4 ou des SUV pour se farcir des pistes dans les parcs. Est ce un indispensable pour découvrir les parcs, ou une berline suffira pour nous transporter confortablement avec mes 4 compères sur les routes des l'ouest ? Merci d'avance pour vos commentaires !
Ma petite tribu au "far west" américain English translation pending
by Missnine · 2011-07-27 · 84 replies
j'hésitais à faire part de nos 24 jours ds l'ouest américain mais les nombreux post et divers récits de voyage m'ont tellement aidée à organiser mon voyage que je me suis dit (enfin surtout mes enfants) que si ça pouvait aider je devais raconter notre périple certes très classique, mais pour une première fois, on commence par suivre les guides... et les touristes !!... donc tout d'abord je tiens à remercier tous les fidèles du forum, dont j'ai fidèlement et consciencieusement lu les posts et m'ont bien aidé à trouver mon chemin dans ce vaste continent, je ne les citerai pas tous mais le coeur y est !!! j'ai préparé ce voyage pdt 2 ans, nous devions partir en aout dernier mais un contretemps médical (mon fils Merlin a été découvert diabétique) nous a obligé à annuler le voyage à 4 jours du départ.... ce ne fut que partie remise et nous sommes partis le 30 juin... enfin !!! lyon-londres-Los angeles avec british airways (780€/ pers)voyage ss souci sauf que sur les centaines de passagers du vol le tirage au sort de la fouille est tombée sur moi, 3 douaniers pour moi et mon sac à dos pdt 25 minutes devant tout les passagers embarquant, ça a bcp fait rire mes enfants... mais c'est long !! par contre on a été surclassé en class world au premier rang ce qui veut dire de la place pour allonger ses jambes et basculer son siège..donc 25 mn de honte c'est vite passée pour avoir 12h de confort !! passage en douane sans trop de problème , sauf que ma fille fatiguée (bien sur c’était tellement plus tentant de passer 12 heures devant un écran avec Ashton Kutcher que de dormir) le ventre vide + la chaleur s'est prise de nausées juste devant le douanier (pas souriant du tout !!) elle était verte, mon mari l'a assise par terre , une gentille maman suisse dans la file d'attente m'a tendu un sac plastique "tenez ça peu servir mon fils a eu le même problème..." "-il a eu mal au coeur aussi ???" "- lui il a vomi sur l'hotesse !!" (et dire que ce métier fait parfois rêver !!) le douanier voyant qu'elle allait lui "redécorer" non seulement son comptoir mais aussi sa chemise, a accéléré son inspection, nous a rendu nos passeports et a complètement zappé mon fils !!!

arrivée 15h prise de la voiture de loc chez Dollar (via voituredelocation 970€ pour 24 jours un ford explorer qui a l'avantage d'etre un vrai 4x4) direction l'hotel saharan motor , rien à redire... on a voulu passer par Hollywood bvld complétement bouché par la première d'"horrible bosses"(sortie en france fin aout) et on appelle ça la chance du débutant toutes les stars du film ont traversé juste devant notre Ford pour aller signer des autographes: jamie foxx, jenifer Aniston, jason Bateman.... et quant on est à l'arrière et qu'on a 15 ans(et qu'on a plus du tout envie de vomir !!) c'est une TRES grand moment !!!!! après tant d’émotions, on a diner au Mel's diner et dodo !

1/07 debout 4h pour ma part (première matinée de grande solitude d'une longue, très longue série !!) 6h30 prem's au petit dej avec 8 bikers avec ts les attributs et de très bonne humeur... je suis ds le bain! aujourd'hui ce sera beverly hills et venice beach/santa monica et je peux vous dire qu'à beverly hills à 8h du matin à part les jardiniers (qui ne semblent pas connaitre la crise vu le nombre) il n'y a pas grand monde ! on a rêvé dvt les maisons de luxe, fait une photo sous le célèbre panneaux, passé à rodéo drive, bu du vrai café au starbuck (parce que George et son "what else" il ne fait pas le malin aux states !!!), puis fait qq courses au westside pavilion (pas loin de berverly hills , sur la route de santa Monica )car on a des ados de 13 et 15 ans et on n’échappe pas à Abercrombie , hollister et autre aeropostale et AEO... quel chance c'est tt au même endroit ! puis Venice beach toujours aussi haut en couleurs (au parking hors de prix) franchement la nuit je ne serais pas rassurée ! mon mari n'a pas croisé de belles blondes en roller par contre on a vu que la marijuana thérapeutique etait à 40$....et la pas thérapeutique ??? bref on s'est baigné dans le Pacifique (trop heureux et même pas froide) puis on a fait un tour à Santa monica et nous sommes rentrés... ma fille voulait des palmiers, elle en a eu!

2/07 toujours debout avec le soleil... dc nous sommes partis Downtown (sur les conseil de virginath, et bien merci!!!) comme c'etait samedi matin, on s'est pris pour Will Smith ds "je suis une légende" , tellement il n'y avait personne ! le Disney concert hall est magnifique, ce downtown donne du cachet à une ville qui franchement n'en a pas beaucoup mais mérite largement d’être explorée et possède de très belles choses qd on sort un peu du traditionnel.. on a fait le tour, ne pas oublier le Bradbury building... surtout !!!

puis retour sur hollywood bvld avec au loin les lettres Hollywood (mais loin qd même !!) les étoiles les empreintes...les enfants étaient ravis , pour nous un peu trop touristique mais il faut le faire ! ma fille a les mêmes mains que Marilyn... et moi les pieds plus petits que Dark vador..(quelle chance !) bon L.A. on aime , ou pas, moi je dis qu'il faut prendre le temps de la connaitre (c'était une seconde fois pour moi ...) et surtout ne pas négliger les distances... c'est grand... très grand.... et ça prend du temps... bien savoir ce que l'on veut voir et un bon GPS! pas le genre du notre!

puis on a pris l'autoroute l'aventure commence !!!

2h de route pour quitter enfin la ville pour du désert et 110°F.....des cabanes au milieu de nulle part, ça sent un peu la misère..... on a pris la route 66 et fait halte à 18h à Kingman à la recherche d'un hôtel (l'un des 2 que je n'avais pas réservé)et bien croyez le ou non KIngman était complet !!! après 5 hôtels on a enfin trouvé une chambre au Motel6, et même avec une piscine....à coté de la voie ferrée et de ses trains qui passent toutes les heures, même la nuit, et klaxonnent 12 fois au cas ou on ne les verrait pas avec leur 100 wagons !!! mais moi j'ai trouvé Kingman sympa.. si on est sourd... il n'y a rien, mais c'est l'ouest ! diner au Calico avec la serveuse qui nous prend pour des allemands , nous lui disons que nous sommes français, pas de problème , elle nous parle en italien !!

3/07 en route pour le grand canyon !!! passage à Hackberry (vraiment à ne pas rater) on se croirait ds un film...on a bien discuté avec le propriétaire de l'unique bar resto souvenirs, avec son stetson et son colt , qui nous a montré son trophée (serpent à sonnette) qu'il avait tué la semaine précédente ds la corvette garée devant...disons qu’après on a fait attention ou l'ont mettait les pieds ! puis arrêt à Williams :charmante bourgade en plein préparatifs du 4 juillet avec exposition de tracteurs.

puis route pr le Grand canyon et là , magnifique orage qui nous a obligé à pique niquer ds la voiture et la température est passée de 92°F à 56... dc on a sorti les pulls! comme ça ne s'arrangeait pas on est allé à voir le film IMAX (bien mais pas extraordinaire selon moi...) et achat du pass (80$) pour les parcs. à l'arrivée sur le gd Canyon la pluie avait cessé (mais toujours très nuageux, on ne reverra pas le soleil, ce ne fut que le début du "pas de coucher de soleil pour cette année !!") on a donc commencé les points de vue et à part Mather point avec ses touristes en tongs , les autres points de vue étaient déserts...pour un début on était bluffé devant une telle immensité même si avec le recul ça ne restera pas le souvenir le plus marquant, par contre on s'est dit qu'on reviendrait en compagnie du soleil et faire la north rim...

diner et nuit au Maswick (très bien pour le prix et cafeteria pratique et aux tarifs très abordables) accompagnés de biches pas farouches du tout.

4/07 7h15 on est tous à Hopi point (les chipmunks en tête) pour le lever du soleil (qui traine derrière les nuages bas) on était 6 ds la navette !! c'est vraiment très beau et le calme rend cette immensité encore plus imposante... sauf que ma fille a le vertige (son frère c'est l'inverse il faut le retenir)! on enchainera ts les points de vue, tranquilles sous le soleil sur la rim est jusqu'à Cameron (grand view point est l'un de nos préférés ). je rajouterai juste qu'on a été très étonné du peu de "sécurité" du parc à part les qq points de vue les + touristiques, le reste du parc est à l’état brut (et c'est tant mieux) mais on s’étonne presque qu'il y ai si peu de morts par an !!

en route pour Page, assez magnifique désertique et vaste, le grand canyon se poursuit, c'est une route sublime , lunaire presque; ce n'est que le début de notre émerveillement. passage à Lee's ferry paysage vraiment très impressionnant (début des "photos qui courent" sous les mushrooms, on prendra le plus gros, et des touristes allemands le petit, normal ils ne sont que 2, et on courra tous aussi vite pour retrouver la clim de la voiture !) , on en prend plein les yeux et déjà on se dit qu'on reviendra pour prendre plus le temps...... on se trempe les pieds ds le colorado, qui est le plus fier des enfants ou du père... mais elle est fraiche !! mais à l’extérieur une chaleur à peine supportable... lee's ferry est vraiment à recommander pour son calme et sa beauté... le grand ouest est bien là et nous attend !!! checking au best western Arizona inn (qui a une magnifique vue de la salle du petit dej', pas cher et une piscine à18°C !!)... que dire de Page, souvent dénigrée... petite ville fondée en 1957, lors de la construction du barrage, un oasis au milieu de nulle part, ( et alors là vraiment NULLE PART !!!).... sa Main street..et au bout, bien alignées, ses 8 églises pour 8000 hab.!! certes pas beaucoup de cachet mais une vue magnifique et tellement de belles choses autour qu'on lui a trouvé plein de charme et qu'on reviendra c'est sur ! entre arizona et Utah on est allé se baigner sur la plage de Lone Rock au milieu des indiens qui étaient venus passer le W-E de la fête nationale et nous regardaient qq peu circonspects... le lac powell est magnifique... un vrai coup de coeur pour cette région. on reviendra et on fera du bateau..promis! eau nettement plus chaude que le colorado et vue magnifique!

il faut aller voir le point de vue aussi sur le chemin du retour. diner pizza au Stromboli ( parce qu'à Page il n'y a pas affluence de resto il faut l'avouer...) avec tous les touristes de Page (et tous les lecteurs du routard), puis feux d'artifice de 30 mn digne de celui de Paris ss exagérer!!) debout sur le capot de voiture comme tout les locaux !!

5/07 THIS IS MY DAY (mon cadeau d'anniversaire d'il y a 2 ans ) !!! enfin quand je me levée (à 4h) c’était pas trop bien partie , la clim avait eu raison de moi et j'avais une énorme rhinite, puis après le retour de petit dej' j'avais fait connaissance avec un énorme (selon les locaux) scorpion en villégiature sur la moquette du couloir, qui après mes cris, ceux de ma fille, ceux de 4 femmes de chambre, de la réceptionniste, fut délogé par un ado allemand de 15ans et d'un balai !! j'avais réservé ce gd jour depuis des mois: Coyote buttes south (à défaut d'avoir eu permis pour the waves)

et white pocket , c'est grâce à tous les fidèles et accro de l'ouest que j'ai d'abord découvert virtuellement ces sites si magiques... donc j'avais décidé que ce serait mon cadeau de 40 ans...et que ma tribu n'aurait qu'à suivre !! mais pour les novices il faut un permis , pris sur le site officiel 3 mois avant et que les premiers arrivés sont les premiers servis, donc grâce à ma rapidité et mes nombreux post-it, nous furent parmi les 20élus de la journée, à défaut d'avoir été tiré au sort pour the Wave, mais aucun regret !! pour ceux qui ont un peu eu vent de mes questions sur le forum, trouver un guide ne fut pas une mince affaire, les Dobson étant en vacances et ce genre d'excursion ne semble pas être monnaie courante dans la région....en fait c'est + à la réservation que ce fut compliqué... il a fallu trouver un outfitters en premier lieu, et on a comme "pas eu de choix", ce fut Kayak powell (les seuls dispo et ayant l'agrément) et ce ne fut que le début de nombreux e-mail avec Kyle de kayak powell après avoir encaissé nos 650$ a sous traité avec Antelope tours qui comme son nom l'indique fait les visites de Antelope canyon... j'ai dc eu multiples échanges de mails avec Carolyn Elkis qui ne semblait pas du tout connaitre Coyote buttes mais ravie et tout à fait prête à nous y conduire.....nos échanges étaient limite risibles tellement surnaturels !!! bref sur les conseils de Kyle on a pris rendez vous à 12h pour partir visiter CBS ( et avoir une belle lumière de fin journée) et white pocket avec notre guide, un indien nommé Elroy..... après une matinée off à me moucher( j'adore la clim, et elle me le rend bien !!) et regarder "maisons à vendre" version USA le temps restait couvert... 12h15 il était là.... c'est déjà ça !!! et nous voilà partis sans clim celine Dion à fond !!!! arrivés sur la piste, Elroy nous dit que si les nuages tournent on fera demi tour.....(en fait on suivait l'orage... et moi j'étais au bord des larmes !!!) mais non , coup de chance après une heure de piste l'orage est parti ds un sens et nous ds l'autre.... je demande à Elroy s'il vient souvent ds le coin... réponse "c'est la deuxième fois..."... "ah ????" "je suis déjà venu il y a 3 ans , avec steve Dobson....." (quand on sait que c'est presuqe 2h de no man's land , pistes sans aucune indication, un très grand RIEN mais un si beau rien.....) et bien nous aussi on aurait bien aimé venir avec steve Dobson...et revenir aussi !!! mon mari était mort de rire ! bref on est arrivé je ne sais comment et sans GPS à bon port ( ah oui il n'a non seulement pas de GPS mais surement un bon sens de l'orientation) mais pas de portable non plus...!! ..... ciel couvert , moyen pour les photos mais parfait pour la température.... c’était magique, vraiment magnifique , on a tous les 4 adoré et pour nous tout seul..... on s'est baladé tous les 4, Elroy faisait des photos... et nous a perdu !!!! au bout d'une heure ils nous a retrouvés, essoufflé et inquiet, nous pas du tout ! puis on a pris la route pour White Pocket toujours avec céline et sans GPS... mais pas de souci et la le soleil a fait son apparition et ce fut grandiose pour ma part encore plus beau que CBS mais tellement différent et avec le soleil de fin de journée, je crois que c'est mon plus beau souvenir.

pour clore les émotions de la journée en prenant le sentier retour on a croisé un magnifique serpent à sonnette! mais on avait de la chance c’était un gros, s'il nous mordait on mourrait pas tout de suite...on aurait 1h ou 2 devant nous... mais à white pocket, 2 heures ce n'est pas vraiment nécessaire, on meurt quand même, on souffre juste plus longtemps !!! mon mari l'a pris en photo...pour ma part j'étais hors service !

on est rentré à la voiture...on a mangé nos sandwichs, nos pommes assis sur la barrière, les pieds bien en hauteur et nous sommes rentrés au milieu des biches et des lapins la nuit tombante, et on se demande encore comment il a retrouvé son chemin de nuit, mais à 22h on était à l'hotel morts de fatigue mais avec tellement de belles images... je crois que c’était notre jour !!!

après réflexion on s'est dit qu'il nous envoyé Elroy parce que c'etait le seul a y être déjà allé... et qu'on a essuyé les plâtres, avec succès pour notre part.... par contre le lendemain on voulait aller voir horseshoes bend mais un touriste a eu le malheureuse idée de tomber et le site fut fermé pour la journée, donc je rassure Jacqueline, on ne peut pas gagner à tous les coups ! on reviendra !! ça reste l'un des moments forts de notre voyage qui récompense toutes les heures de préparation et nous rend humble . mes 3 co-voyageurs m'ont remerciée d'une si belle journée...

voilà dc je ne conseillerai pas kayak powell( qui s'appelle Vermillions cliffs d'ailleurs et avec un beau site internet !!) pour l'instant en attendant que la machine soit rodée... ou demander à y aller avec Elroy qui visiblement a un GPS ds la tête (et aime celine Dion !!)!!! par contre la fin de journée donne de très belles lumières et couleurs si le soleil fait son apparition, en revanche si le soleil plombe on meurt de chaud en début d'après midi... donc.....

6/07 Lower antelope canyon... pourquoi celui là plutôt que l'autre ??? parce qu'il fallait faire un choix (104$ à 4 ), parce que je voulais éviter un peu la foule, parce que je pensais que ce serait plus fun... dc je ne ferais aucune comparaison ne connaissant pas l'autre, mais c'etait super!! à 8h30 on etait 12 avec notre guide très sympa (à 10h ils étaient 40...) , on est resté 1h30 ds le canyon à notre rythme c’était super fun et MAGNIFIQUE, le plus beau souvenir de ma fille qui l'a même mis en fond d'écran sur son portable , et ça c'est pas rien !!!

d'ailleurs pour l'anecdote , au bout de 5 jours elle n'avait plus de crédit MAIS du réseau de partout même ds les endroits les + reculés alors que mois même à Vegas je n'ai eu que 2h de réseau puis plus rien jusqu'à San Francisco !!!)

pour en revenir à Lower :MAGIQUE !!!une pure merveille... par contre pour faire des photos il faut un pied de préférence... je pense que c'est notre plus beau souvenir...

puis on pensait faire horseshoe bend... et bien non, un accident a contrecarré nos projets, c'est pour nous faire revenir...donc on a fait le walmart...c'est autre chose.... pas mal non plus; on a rempli la glacière, acheté des fruits tout propres et épluchés ds leur barquette... et en route pour Monument Valley, dans un décors de western, mon mari retrouvait ses 8 ans, il était au anges ! franchement on s'attendait à être un peu déçu, forcement c'est des paysages que l'on connait.... et bien pas du tout dans le top 3 de nos préférences !! on est dans le film, mais en mieux !! on a pris la piste vers 18h sous un beau soleil avec un bel orage (un de plus) en toile de fond juste pour faire de magnifiques photos... on a croisé, allez, 10 voitures (dont des français), autant dire personne... on a fait des pauses, des photos, les enfants ont décoré la voiture de leurs empreintes de mains avec la terre rouge des indiens (elle a donc fait l'attraction jusqu'à vegas, où on du changer de carrosse mais c'est une autre histoire) bref on a passé un moment extraordinaire avec une lumière de rêve...

on a fait le tour en 2h30. on a fait pleins de photos, qui "courent " (si je veux être dans le paysage moi aussi !!) ou pas; parce que je suis multitâche : j'organise, je lis les cartes, je filme, je fais les photos, tiens un journal de bord..et même écris des cartes postales....!

la piste est un peu défoncée (ça dépend de la météo du moment) par contre très faisable en allant doucement, et éviter les "bus" touristique navajo (sauf pour ceux qui voyagent en camping car bien sur...) à moins de vouloir manger du sable pendant 2 heures.. c'est un choix ...

diner pique nique ds notre bungalow du camping du goulding lodge, que j'ai trouvé charmant , ma fille moins " ils savent qu'on n' a pas la taille des Barbie??" dixit... car vraiment petit, mais ça nous a fait rire, le cadre est super! encore une journée de rêve...

7/07 encore une nuit qui se termine à 4h pour moi... chic je vais aller voir le lever du soleil... et bien non... je vais attendre l'ouverture de la superette à 7h avec les scouts qui attendent pour prendre une douche (et bien nous on loge ds 7 m2 mais on a une douche !!) j’achète de quoi déjeuner et et je profite du calme, des écureuils, du soleil qui sort des nuages et des français qui rangent leur camping car... et je ne dirais qu'une chose (et je m'inclus) le français est bruyant !! j'admire ceux qui rangent leur tente et tt ce qui avec, en me disant "non décidément le camping n'est pas fait pour moi !!"

ce matin c'est Gooseneck , très beau mais sans soleil au départ, couleurs écrasées ce n'était sans doute pas le meilleur moment pour le faire) puis Valley of the gods (mais là sous le soleil!)avec multiples arrêts, photos de la route qui part de Monument valley , la lumière n'est pas la meilleure mais c'est sublime qd meme !!

et pour ceux qui hésitent.... n'hésitez plus: c'est à faire !!!! on a croisé une seule voiture, le soleil a fait son apparition, c'est super beau rien à rajouter sauf que pour nous ce fut un gd moment , enfin surtout pour mon fils car son père lui a laissé le volant sur toute la piste !!! est ce qu'il y a un mot plus fort que FIER ???? les filles à l'arrière on s'est assises sur les portières et profité à fond du paysage !!



puis remontée par Mokey dugway, trop géniale cette route, splendide (euh mon mari avait repris le volant.... au cas ou) on a pris la 261 ds un changement de décors avec enfin des arbres, mais toujours personne sur la route pourtant très belle.. dejeuner à Blanding ou Elijah nous a servi , ma fille était hypnotisée tellement il était beau avec ses yeux bleu et son sourire ultrabright, on a discuté d’où on venait quel était notre parcours et là, il nous a demandé si le grand canyon c’était beau??? il aimerait bien y aller.....??? et là mes enfants m'ont dit "mais on n'a pas de grand canyon en France???" - "mais non mon chéri il parle bien du grand canyon en Arizona celui qui est à250miles..." Elijah n'avait jamais quitté l'Utah.... ça remet certaines choses en place ce genre de conversation... puis re-route... vers Moab.

MOAB Jolie petite ville de l'ouest ou il fait bon vivre (un peu sportifs soixante-huitards..) entouré de belles montagnes bien rouges... on posera nos valises pour 3 jours au sleep inn , un peu excentré mais sympa avec une piscine à 35° toujours vide à nos heures de baignade, on fera une lessive...... et comme on n'est pas fatigués et qu'on a pas quitté la voiture, on va aller s'oxygéner et donc on repart à l'assaut de Delicate Arch ou j'ai cru voir ma dernière heure lors de l'ascension en plein soleil...... il faut l'avouer je suis une fille pas trop sportive, mais quand même, mais elle est raide...super raide !! une bonne pente sur une roche bien lisse et pas un brin d'ombre j'ai cru mourir, mon mari a même ralenti sa cadence histoire que je me sente moins seule, quand à mon fils il est arrivé 1h avant moi !! mais j'ai ressuscité en la voyant ! l'emblème de l'Utah !

pour ma part, elle est magnifique, c'est la plus belle du parc (mon mari a préféré landscape Arch) suspendue au milieu de nulle part, majestueuse... on est arrivé à 18h on était une bonne 20aine pas plus, on a fait des photos avec un beau soleil , admiré jusqu'à 19h30.. les nuages sont apparus (je le savais qu'on aurait pas de coucher de soleil... c'est juste une question d'habitude !!) on est donc redescendu en croisant 150 personnes cramoisies (dont en tong est sans eau, alors que nous on a bu 3 litres) venant admirer le coucher de soleil qu'ils ne verraient pas !! pour l'anecdote on a encore croisé des français qui m'ont encore fait honte en ne voulant pas que leur fils aille se mettre sous l'Arche pour faire une photos ...de peur qu'elle ne s'effondre !!! j'ai demandé à mon mari si on était aussi cons et qu'on s'en rendait pas compte?? il m'a répondu "t'inquiète c'est pas spécifique aux français seulement les autres on les comprends pas !!!" ouf rassurés !!! dc nous on est allé sous l'arch en parlant bien fort et on a fait 15 photos ds toutes les positions, le ridicule on connait pas !!!! elle reste un moment fort de mon voyage, même si j'ai préféré le parc de Canyonlands à celui d'Arches

, la suite si ça vous intéresse est pour plus tard !! mon linge fait la queue devant le sèche linge dc mon devoir 'd'organisatrice avant- pendant -après voyage m'attend !!

virginie au pays des lessives !
Utah + Yellowstone: retour d'informations English translation pending
by Max68 · 2011-07-27 · 262 replies
Bonhour tous,

CA Y EST ! Amérique nous revoilà, YEESSSS 😎😎😎

Je ne me rappelais plus que l’Amérique était si loin (ou est-ce la dérive des continents !) Petit retour sur notre voyage qui nous a amené à Paris ‘Plutôt que Francfurt) pour pouvoir y déposer notre fille à Orly. Elle ne nous accompagne pas cette année, elle préfère se rendre chez ses grands parents en Bretagne. Ensuite direction Roissy où nous passerons la nuit. Le lendemain matin nous prenons la navette pour l’aéroport à 7h15 pour un vol à 10h40. Vous me direz « c’est tout de même très tôt », et bien Air France, inquiet que nous nous ennuyons a trouvé un subterfuge pour que nous soyons bien occupé ; 4 hôtesses à l’enregistrement pour traiter environ 7 à 8 avions. Si vous rajoutez à cela tous les différents points où vous devez attendre : guichet électronique pour la carte d’embarquement qui s’amusent à la roulette russe en ne marchant que de temps en temps, guichet d’enregistrement, sécurité, douane, embarquement et j’en oublie, en tout on a attendu 6 fois plus ou moins longtemps…. Total on a même fini par courir dans les couloirs. Remarquez il y aurait aussi pu y avoir une grêve comme c’était annoncé pour fin de semaine. C’est décidé, à l’avenir, ce sera à nouveau Francfurt où nous n’avons jamais eu de problème. En revanche une fois dans l’avion Air France c’est le top, service à bord très bien, serviable, les repas seront les meilleurs que nous aurons pris dans un avion, pleins de films, même réçent, vraiment très bien. Cette année nous avons une escale à Atlanta. Ce qui nous rallonge encore le trajet (Paris – Atlanta 9h, escale 2h30, Atlanta Phoenix 4 h soit un total de 15h30 !!! c’est très très long). Sinon Atlanta c’est un des plus grand aéroport Américain, c’est peu dire. Mais là pas d’inquiétude à avoir, là où à Paris nous avions 4 personnes pour un avion, ici nous ils étaient des dizaines dont le seul but est que le trafic s’écoule le mieux possible et le plus vite possible. Vous avez moins de chance de vous perdre que dans un petit aéroport Français de province. Pour l’immigration, c’est comme au supermarché avec plein de caisse et c’est « un traducteur d’Espagnol est demandé pour la 22 », « un traducteur de Français pour la 16 et la 12 » et ainsi de suite donc aucune inquiétude c’est une affaire bien rodée. Après lorsque vous vous trouvez devant le préposé à l’immigration ayez toujours en tête sa préoccupation principale : « que vous ne soyez pas un alien qui souhaite venir travailler en Amérique ». Donc ce qui va l’intéresser : quel est votre métier, êtes-vous déjà venu aux Usa, quand pour quoi, que venez vous faire, où logez-vous ?, et surtout d’où et quand partez vous !. Petit détail, qui n’en n’ai pas un, à l’escale il faut que vous récupériez vos bagages, même si vous êtes en transit il ne vous suivront pas, il faut les prendre et les re-déposer sur un autre tapis pour qu’ils soient sûr que chaque bagage à son propriétaire. Arrivée à Phoenix : le four 38 à 40° ! , ça surprend toujours, surtout que ce sont des malades de la clim, alors il fait toujours frais dans les batiments. Ensuite en habitué que nous sommes (nous connaissons l’aéroport de Phoenix puisque c’était de la que nous étions reparti l’an dernier, et oui je suis en sentimental et l’idée de repartir du point où nous avions fini notre périple de l’an passé me plaisait) nous avons pris la navette pour le « Car rental center » où sont regroupé toutes les agences. Nous avions loué chez Hertz, pour l’enregistrement pas de problème tout va vite et bien, seulement pour le modèle c’est moins top, ils n’ont pas le modèle que je voulais, ni le 2ème choix, ni même le 3ème. Pour ceux qui veulent partir de Phoenix : ils n’ont que très peu de 4x4, d’ailleurs les seuls que nous avons vu étaient immatriculé au Colorado). Nous avons donc eu le choix entre un RAV4 de 37.000 miles avec enclenchement manuel du 4x4 mais pas de boite courte et un superbe GMC Acadia, intérieur cuir toutes options de 652 miles mais en 4x4 automatique, nous avons donc choisi … le RAV4, désolé pour les amoureux des gros Crossover Américains !. Le 4x4 à enclenchement manuel on y tenait et le fait que le véhicule ne soit pas trop grand devrait bien nous aider sur les pistes. Pour le reste rien à dire, pneus neufs, voiture impeccable. Petite astuce avec Hertz (mais je pense que c’est vrai pour les autres aussi), les préposés au guichet n’ont que peu de marge de décision, en revanche la « manager » du parking , elle, peut faire beaucoup plus de chose, sous réserve que vous ne changiez pas de catégorie elle peut sans aucun problème changer la voiture, c’est avec elle qui faut discuter si vous avez vu une voiture rouge à pois verts qui vous siérait à merveille à l’emplacement E32. Nous avions déjà fait ce constat à San Francisco, l’an passé. Aprés en route pour l’hôtel (le même que l’an passé également), dépôt des bagages et en route pour le « Fashion Center », et oui, cela fait 2 heures que nous sommes aux Us et déjà dans les magasins !!!. Ensuite petite collation (en fait un très bon restaurant) et au dodo à 22h heure locale, mort de fatigue après une journée de 32 heures !.

En conclusion, super heureux d’être de retour, même si ça n’a pas le côté magique de la première fois.

Si vous avez des questions d"hésitez pas

cordialement

Max
Vos avis sur circuit de quatorze jours Las Vegas et les parcs américains? English translation pending
by Thor34 · 2011-07-24 · 34 replies
Bonjour tout le monde, merci par avance d'avoir cliqué. Je planifie pour Mai ou Septembre 2012 un circuit dans l'Ouest Américain pour 2 et après avoir épluché le forum et ses carnets de voyages (parfois de véritables bijoux) je viens donc solliciter vos avis et vos réponses concernant mon circuit.

Tout d'abord je tiens à vous informer de notre état d'esprit sur ce voyage: - Etres libres: Location de voiture et aller ou bon nous semble quand bon nous semble. TO exclus donc. Economie sur voiture, une Focus c'est parfait par exemple. - Faire de la photo: Arrêts multiples, horaires importants pour la lumière. - Peu intéressés par l'hôtellerie: Les hôtels c'est juste pour avoir un matelas, une couette et une douche donc économie maximum sur ce point. Je préfère dormir dans des motels dans des bleds un peu à l'écart des parcs, quitte à faire un peu de voiture le matin pour se rendre aux parcs.

J1: Arrivée à LV: selon heure visite sommaire et nuit bon plan (Stratosphère a 29$ par exemple) J2: LV location de voiture bon plan, direction hoover dam, visite rapide puis trajet jusqu'a Flagstaff en flânant, Kingman, route 66, seligman. Nuit bon plan à Flagstaff ou environs. J3: Visite Sédona et alentours, nuit comme la veille si bon plan Conseils? J4: Direction Grand Canyon, visite, et nuit à Cameron ou tuba city. Visites souhaitées: Survol en hélico selon prix (?), South rim, vos conseils. J5: Direction Monument valley, visite, nuit à kayenta. J6: Direction Page, visites. J7: Page, visites, Nuit à Kanab. Visites souhaitées à Page: Antélope canyon, The Wave, Lac Powell. J8: Direction Bryce Canyon, visite, nuit bon plan aux alentours de Bryce J9: Visite Bryce Canyon, nuit comme la veille si bon plan. J10: Direction Zion, Visite, nuit bon plan. J11: Visite Zion puis Direction Vegas. J12: LV Farniente J13: LV eventuellement location Harley et ballade aux alentours (Conseils?), voir un spectacle. J14: LV

Voilà pour l'itinéraire, je ne suis pas à 1 jours près donc je peut rajouter une nuit ou deux... Peut-être Yosemite? Concernant les hôtels, est-il envisageable de partir sans rien réserver, sachant que nous souhaitons dormir dans de petits hotels ou motels à l'écart? Concernant le budget j'ai prévu pour 2: 1800€ d'avion, 900€ de logement (si je peux réduire au max ça me va...), 500€ de voiture, le reste en nourriture et frais de visite. Le tout se situant autant que possible au alentours de 4000€ Pour ces parcs là est-il rentable de prendre le pass "America the beautiful"?

Un grand merci de m'avoir lu, je suis preneur de tous conseils (si possible bon 😉)
Meilleure protection pour la tète dans l'Ouest américain en août: chapeau ou casquette? English translation pending
by Elvis95100 · 2011-07-21 · 17 replies
Encore moi pour une derniere question avant d'aller me coucher!!!! Je n'arrive pas a trouver de réponses. Tout simplement pour savoir au niveau de la protection contre le soleil, pour un trip en aout , direction l'ouest des états unis. Quel est la meilleur protection pour la tète? Dois-je acheter un chapeau ultra moche??????????? Ou une casquette suffit, car apparemment celle ci ne protège pas les oreilles et le coup. Et aussi , dois-je protéger mes bras ou je peux porter un t shirt sans manche avec crème indice 15000 Merci encore , car si je dois porter une chemise a manche longue , je vais mourirrrrrrrrrrrrrr
Rêves d'Amériques 2011: In the West again (mise à jour page 1 et suite page 4)! English translation pending
by Lanfeust77 · 2011-07-19 · 74 replies
Mai 2011...le grand retour dans l'ouest est proche.

Cette année nous avons recentré le périple, recadré nos objectifs, aux grandes virées véhiculées nous avons privilégiées les haltes prolongées dans des lieux stratégiques afin d'en découvrir les environs...mais à pied. Bon la voiture sera toujours présente pour l'accès à certains spots mais les semelles de nos chaussures de randos vont plus chauffer cette année et nous allons mouiller le maillot, c'est sûr... Forts des encouragement de multiples habitués de Vforum tels que Philippe (Sedonax), Notre Spartiate, ma petite belge préférée Val (bon ok je n'oublie pas non plus la VRAIE belge tellement sympathique et dynamique, Jacqueline 😄), Bern, ITAT, elTigrou, et autres...nous prenons le taxi pour Roissy en milieu de matinée. Les bonnes surprises se multiplient: enregistrement facile à l'arrivée, contrôles de douanes sans personnes, puis de sécurité sans sonner et à peine le temps de dire ouf (enfin un peu plus tout de même) et nous voilà devant notre "coucou" de l'année...Première carte de l "Aventure" 2011...😛



Après 08 heures de vol et quelques films de visualisés et nous voilà déjà à Detroit, MI notre "halte" de l'an passé. Nous avons de l'avance mais finalement nous serons retardés de 15 minutes car l'avion devant est toujours "amarré" au sas. Il est 16h00 heure locale, et nous ne sommes pas pressés, notre prochain vol étant à 19h46. Autre bonne surprise du jour: personne aux douanes!!! Nous passons en 10-15 minutes 😮 La jeune femme de l'immigration nous gratifie également d'un beau sourire et nous demande ce que nous avons prévu de visiter...!!!! Récupération des valises sans accroc et passage des douanes sans fouille des bagages! Nous voilà sur le sol Américain de nouveau, pour plus de 3 semaines!!! Nous prenons le petit train...





Et nous nous rendons au terminal A pour attendre notre prochain vol et pour nous habituer à l'heure locale, petit repas au restaurant Grill, très correct.

Nous embarquons finalement sur le "taxi" Delta Airlines pour rejoindre notre destination finale, Phoenix! Nous arrivons en Arizona à 21h10, il fait nuit mais très chaud. Nos valises ont bien suivi et nous les récupérons rapidement. En revanche première mauvaise surprise du jour: notre hôtel (le Radison Phoenix Airport) ne fait pas partie de ceux dont les numéros sont affichés sur l'écran pour appeler les navettes...et nous n'avons pas encore de téléphone...oups... Après discussion un vigile sympa prend son téléphone et appelle l'hôtel pour nous: une navette sera là dans 10 minutes. Great!!! Bon mais voilà après 30 minutes à patienter dehors (certes vu les 35°C du soir nous ne risquons pas de prendre froid) nous décidons de prendre finalement un taxi... 10 minutes plus tard et 20$ en moins 🏴‍☠️ nous voilà à l'hôtel où l'accueil n'est pas des plus jovial...comme le coup de la navette m'a déjà fait monter la tension, je décide de la relâcher en faisant entendre ma grosse voix en exprimant mon mécontentement après 20 heures de voyage...Le gérant fini par s'excuser, et il nous offre les petits déjeuner du lendemain pour compenser les soucis rencontrés 😛 Bon sinon l'hôtel est très bien, confortable et le petit déjeuner très bon.

Samedi 21 Mai:

Nous avons bien dormi, et nous nous réveillons, reposés, vers les 06h00 ce qui n'est pas un mauvais début! Après avoir pris la navette pour l'aéroport (je suis très content car nous avons déjà de l'avance sur notre planning), nous prenons celle pour l'agence Alamo, ou plutôt pour le Hall des Agences! Nous trouvons notre agence et notre conseiller... Et là patatrac...c'est là que tout bascule et que vous entrez...dans la quatrième dimension...celle des escrocs de tout vol où les véhicules SUV encore Mid (petits) l'année d'avant sont devenus Standard (traduisez Chevrolet Equinox) et où pour obtenir un véhicule digne de ce nom, vous devez rajoutez un supplément de pas moins de 19.9$ par jour (et encore offre du jour!!!) bref ni vu ni connu je t'entourloupe avec les taxes encore non payées et ce rajout nous avons une rallonge de 800$ à notre prix de départ...🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ galère... En plus nous avons perdu une heure en discussion inutile mais nous nous retrouvons au volant d'un excellent véhicule qui fera ses preuves le long de la route et des pistes: un Dodge Durango (équipé pour 7 personnes, autant dire qu'à deux;..)!!! Il fait déjà un bon 86°F et nous prenons la route, direction le quartier de Mesa où se trouve le Bass Pro Shop (un Outdoor World comme celui de l'an passé!!! Truffé de tout ce qu'il faut pour bien randonner, chasser, pêcher...). Nous allons quand même perdre un sacré temps pour: trouver le magasin (l'autoroute étant fermée juste à notre sortie 🏴‍☠️), faire le plein avec tout ce qu'il nous faut (chaussures waterproof, chaussettes de même utilité, ponchos, lampe frontale, habits de rando...), passer ensuite au Wall Mart pour complément alimentaire et glacière de survie...bref nous sommes de nouveau sur la route à 15h (j'entends déjà les habitués grincer des dents sur ce qu'il reste à parcourir...) et il fait maintenant 96°F (soit 36°C) et nous prenons plein est...vers Apache trail.

Nous sommes tout de suite plongé dans le bain avec un premier arrêt dans un musée peu avant Goldfield et un décor très...allez on peut le dire Far West...😄



Ne manque plus qu'un vautour sur ce cactus Saguaro...



Quelques centaines de mètres plus loin sur la droite nous prenons le petit chemin qui mène à Goldfield vraie fausse ville minière reconstituée, joyeux fourre tout des environs...mais c'est très amusant de se plonger dans cette petite ville et les vues de la montagne de la Superstition dans le fond sont magnifiques, surtout avec un ciel d'un bleu aussi profond...

Collection privée du coin...



L'église au fond et saloon au premier plan...un sacré mélange...



Nous déambulons dans LA rue principale de Goldfield...



Et toujours ce magnifique décors...



Ce n'est pas tout mais de la route nous attends, nous filons plus à l'est non sans avoir salué le train de Goldfield au passage...

A 16h55 nous sommes à Canyon Lake et prenons quelques clichés avant de poursuivre vers Tortilla Flat (17h15), 6 habitants, et son fameux saloon, le Superstition Saloon dont les toilettes valent le détour...



Mais surtout connu pour ses murs tapissés de billets de banque...et bien gardés!!!



Autres vues de la petite bourgade, autrefois relai de diligences...



Sa petite école...



Après le passage du très beau Apache Lake (à 18h25), nous parvenons enfin au Roosevelt Dam...il est 19h00 passé... Nous appelons nos logeurs à Sedona pour prévenir que nous arriverons deux heures plus tard...comptez plutôt 3 heures-3 heures 30 nous répond Ed...oups again...nous ne sommes pas rendus... Pour autant nous profitons tout de même des derniers instants de jour sur le lac et le pont...







Nous finissons notre route à 22h15. Nos hôtes du B&B Lantern Light Inn Ed et Kris nous attendaient...ils sont adorables mais nous les laissons bien vite aller se reposer. Nous faisons de même aprés cette première journée riche en évènements.

L'aventure commence fort!
Retour de notre voyage sur les pistes de l'Utah English translation pending
by Bastinj · 2011-07-19 · 150 replies
Bonjour tout le monde,

Me voici de retour sur le forum... Comme prévu, je n'ai pas donné des news en live lors de notre voyage, n’ayant pas vraiment l'occasion d'accéder à un des ordis des enfants... et puis , comme toujours, les journées étaient longues et bien remplies... donc, j'étais souvent l'une des 1ères endormies le soir... pendant que les enfants pianotaient tjs sur le clavier ou regardaient un film... (ô désespoir pour les faire lever tôt le lendemain matin...)

Voici donc un résumé succinct(finalement , après relecture... pas si succinct que cela!!...) de notre voyage qui s’est déroulé du 29 juin au 17 juillet

Le vol aller avec BA et la location de voiture à Denver se sont faits sans problème. On avait réservé un SUV 4x4 full-size chez Alamo pour 600 € pour 17 jours (directement via CarDelMar, donc sans passer par le service de locationdevoiture.fr, ce qui permet d’économiser +/- 150 €). Sur le parking d’Alamo, le préposé nous a proposé comme prévu, un Chevrolet Tahoe, mais comme les sièges de la 3ème rangée ne sont pas rabattables complètement, ns avons préféré prendre un autre full-size, le Ford Expedition (vrai 4x4, bonne clearance, très bons pneus, bonne roue de secours, 13000 mi au compteur). Donc, comme l’an dernier, services très pro chez Alamo à Denver (ce qui d’ailleurs se confirmera par la suite, avec nos problèmes de crevaison). Au passage pour ceux que cela intéresse, il y avait un large choix de vrais 4x4 en taille standart. Et pour tout dire, après calculs, ce Ford Expedition a consommé 14,3 litres /100Km, en moyenne (c'est-à-dire sur l’ensemble du circuit fait de routes goudronnées, mais aussi de bcp de Kms sur des pistes nécessitant l’enclenchement de la fonction 4x4, consommateur de plus d’essence)

Pour ce 4ème voyage, consacré principalement aux pistes de l’Utah, il nous fallait une météo favorable, sans orages, ni pluie… comparable à celle que ns avions connue lors de nos 3 voyages précédents. Statistiquement et au vu de nombreux voyageurs n’ayant pas la même chance que nous de voyager sous le soleil pendant plusieurs semaines, je craignais le pire. Bon, le pire n’est pas venu… heureusement… Mais le soleil a été moins généreux que ce que ns avions connu précédemment. Ns avons eu un temps orageux pendant presque 1 semaine... mais cela n'a guère entravé notre programme, car finalement, le plus souvent, il ne pleuvait que qq gouttes... Ns avons donc eu vraiment la chance de pouvoir randonner qd il faisait nuageux (donc pas trop trop chaud) et de voir poindre le soleil qd nous arrivions sur les sites-mêmes. Ns avons donc pu faire ttes les pistes et presque ttes les visites de slots canyons prévues (bien évidemment contre l'avis des rangers qui déconseillaient tout mon programme initial... Finalement, ns n'allions même plus leur demander conseil... ns ns faisions notre propre opinion en regardant les prévisions météo et le site internet qui renseigne sur le risque local de flash flood)

Sur un parcours de 2600 miles/4000Km (de Denver à Las Vegas), nous avons bien évidemment connu qq péripéties:

- 2 pneus crevés irréparables, dont un pris en charge totalement sans difficulté, par Alamo (alors que je n'avais pas souscrit l'assistance " roadside" )... c'est à dire un remboursement de 370$ (remplacement fait à Bryce)... (Sur une location totale de 600€, cela signifie qu’ils n’ont vraiment pas gagné grand-chose en nous louant une voiture…)... Vu le prix d’un pneu neuf, ns n'avons donc pas osé leur demander le remboursement pour le 2ème pneu (surtout qu'il s'agissait de 2 crevaisons en l'espace de 24H sur des pistes... ) Heureusement, ces crevaisons n’ont guère occasionné de perte de temps ds notre planning minutieusement établi ... car ns avons pu, les 2 fois, trouver un garage avec remplacement quasiment immédiat. - L'impossibilité, le 13 juillet, de faire les Narrows ds Zion malgré leur ouverture depuis le 1er juillet (1,5 m d'eau à 15°C, c'est à dire bien trop haute et trop froide que pour y rester 4 heures, pour rejoindre Orderville Canyon) - Contre tte attente (puisqu'il ne pleuvait pas sur place lors de notre rando), ns avons assisté à un flash flood ds Cathedral Wash...heureusement sans gravité... puisqu'il ne s'agissait pas d'un immense flash flood... mais avec un débit suffisant pour nous impressionner tout de même. Cela s’est passé lors de notre trajet retour vers le parking : ns avons entendu (avant de voir…) le bruit inattendu d'une rivière boueuse dévalant vers nous...Heureusement, ns n'étions pas ds la partie la plus étroite du canyon...et elle ne drainait pas des débris de roches ou d’arbres. Mais, du coup, le retour fut bcp plus long que prévu, puisque ns ne pouvions plus suivre le wash à pied... mais devions grimper et nous agripper aux parois alvéolées pour avancer et rejoindre notre voiture... Donc, de facile, cette rando est devenue subitement plus difficile...Mais quel souvenir!!... - Le raté complet à CBS/White Pocket pour cause d'embourbement spectaculaire du guide Kyle Walker de KayakPowell , un bien étrange et mystérieux personnage qui d'ailleurs ne serait plus à la tête de KayakPowell depuis qq semaines, puisqu'il aurait revendu son affaire pour se consacrer dorénavant uniquement aux randos sur terre... (et vu notre mésaventure avec lui, il n'est pas certain qu'il ait fait le bon choix...!!!.... ) et ayant obtenu pourtant son agréation du BLM depuis 12 ans, si on a bien tout compris..... Il nous a d’abord fallu plus d’une demi-heure à courir d’une boutique à l’autre de Page pour enfin trouver une personne réussissant à le joindre par téléphone... Il est enfin arrivé tout de blanc vêtu (comme pour aller à une partie de tennis), au volant d’une voiture full-size 4x4 pas plus équipé que le nôtre (donc sans compresseur pour regonfler les pneus, ni plaques de désensablement, ni téléphone-satellite). La piste n’était pas sableuse, mais plutôt rocailleuse avec de la terre boueuse (vu les orages récents). A la 1ère difficulté, il s’en est sorti sans problème en suivant de précédentes traces. Il a ensuite voulu contourner la 2ème difficulté (une importante flaque d’eau)… mais, comme un novice, a foncé, tête baissée, dans un tas de boue… alors qu’il aurait été plus judicieux de sortir de la voiture pour repérer le terrain… Evidemment en baskets blanches, il n’avait pas la tenue adéquate… A partir de là, il n’a plus rien dirigé… C’est nous qui avons suggéré des idées pour essayer de nous sortir du pétrin ds lequel il nous avait mis. Mais après plus d’une heure de vaines tentatives avec les moyens du bord (une pelle) et ramassage de sable, cailloux, rochers, écorces et verdure des petits arbustes …, il a bien fallu admettre que la journée était fichue et qu’il fallait trouver de l’aide extérieure. Ns ns sommes mis en route à pied, ds l’espoir de capter qq part, un réseau téléphonique avec un malheureux GSM classique. A chaque butte, Kyle grimpait… Heureusement, ça a très vite fonctionné…. Je n’ose imaginer de quoi aurait été faite notre fin de journée, s’il n’avait pas réussi à joindre ses potes navajos… puisque personne n’est passé près de nous pendant ces 4 heures de panne. Malgré cette journée complètement perdue, loin de tout, en attendant les secours, il reste un bon souvenir de la rencontre avec Patbill et son fils, des parties de cartes (heureusement qu’Arnaud a tjs un jeu de cartes ds son sac à dos…) et des parties de pétanque avec les moqui-marbles du coin... et des fous-rires dus aux navajos arrivés en tongs et pataugeant ds la boue pour sortir la voiture de Kyle du pétrin ... - La difficulté d’obtenir le type de chambres pourtant réservées sur le site internet même des hôtels (donc sans passer par un intermédiaire du type booking.com) et parfois même payées des semaines, voire des mois à l’avance. Ns n’avions pas connu cela lors de nos 3 voyages précédents. Il est vraiment désagréable de devoir « se battre » au desk des hôtels qd on y arrive en fin de journée, fatigués après de longues randos, et qu’on aspire plutôt à qq heures de repos-relax … Sur 10 réservations différentes, 4 n’ont pas été respectées : * 1ère déconvenue : au View de Monument Valley : malgré le fait d’avoir payé le 2ème prix le plus cher (catégorie room top floor pour avoir une très bonne vue sur les Buttes), on ns a attribué la chambre top floor, il est vrai…. mais la 1ère située juste à côté du resto… Résultat : vue nulle…. et énervements … Il a fallu aller rouspéter 3 fois au desk pour qu’enfin, la préposée navajo daigne comprendre que l’on désirait le contraire d’un up-grade… c'est-à-dire qu’elle nous attribue une chambre au prix le plus bas (au 1er étage ds le 2ème bâtiment, où la vue était nickel) tout en payant le prix fort quand même...puisque bien entendu, il était hors de question de parler d’un quelconque dédommagement…(elle a même osé nous menacer d’appeler la police parce qu’on commençait à élever le ton !....) Conclusion : il y a de l’arnaque ds l’air : ne croyez pas qu’en payant très cher, vs serez obligatoirement mieux placé que si vs aviez réservé une chambre au prix le plus bas… * 2ème déconvenue : au Circle D Motel : ns avons eu une chambre pourrie, avec gravas ds l’armoire de la sdb, porte sans chambranle, plafond percé d’humidité et sol complètement de travers (on avait l’impression de marcher sur une vague à plusieurs niveaux) Conclusion : Toutes les chambres de ce motel n’ont pas été rénovées…. * 3ème déconvenue : au BW Grand de Bryce : malgré le fait d’avoir réservé une chambre 2 queen-beds, on ns a attribué une chambre 1 king-bed. Mais le service a été impeccable… puisque malgré que l’hôtel soit complet, l’erreur a été rectifiée immédiatement… J’ai seulement l’impression que c’est une autre famille faisant son check-in plus tard, qui s’est retrouvée bernée…. * 4ème déconvenue : au Flamingo de Las Vegas : à nouveau, malgré le fait d’avoir réservé une chambre 2 queen-beds, on ns a attribué une chambre 1 king-bed + 1 sofa bed… vraiment pas confortable pour 4 adultes… Il a été impossible de changer puisque l’hôtel affichait complet pendant le WE où ns étions… Et ns n’avons même pas obtenu un quelconque dédommagement (genre bons gratuits pour un buffet ou boissons…ou internet gratuit). Qd à la vue sur les fontaines du Bellagio, depuis les chambres « go luxury with view », ce fut aussi une belle déception : sur les vitres, est collée un film publicitaire occasionnant une vue assez troublée empêchant par exemple, toute prise de photos du Strip… Et levez-vous tôt pour aller à la piscine avant 11h, si vs voulez trouver un fauteuil libre, et pouvoir nager, au lieu de devoir rester debout , un verre d’alcool à la main pour faire comme tout le monde, sans bouger, faute de place, et devoir vous farcir des dizaines de décibels d’une musique tonitruante… Les garçons n’ont pas trouvé cela déplaisant… forcément… mais pour moi, ce fut un vrai supplice… ce qui m’a obligé à me rabattre sur la pataugeoire des enfants pour trouver un semblant de tranquillité toute relative !! - 5 heures de retard en tout pour nos vols de retour (3-4 heures pour le 1er vol et encore 1-2 heures à Londres, pour le second vol où ns avions été pourtant replacés). Heureusement, ns n'avons pas trouvé le temps trop long ds le 1er vol qui faisait le trajet LV-Londres (écrans TV individuels et plein de films en français...). Et à Londres, ns avons pu bénéficier (après « rouspétage ») de nombreux tickets-repas gratuits pour s'offrir un bonne table aux frais de BA...

Conclusion de ces déconvenues : le client n’est plus roi, comme autrefois … mais un pigeon qu’on berne sans scrupule…. Mais heureusement, les magnifiques paysages qu’offre l’ouest américain, font que notre voyage a été fabuleux, une fois de plus… Comme prévu (puisque c’était le thème de ce 4ème voyage), nous avons fait des dizaines, voire des centaines de Kms sur des pistes parfois très cahoteuses. Les garçons se sont régalés à y conduire. Virginie, à l’arrière de la voiture et qui aime profiter des trajets pour dormir, a bien évidemment moins apprécié… Elle était bien contente d’arriver enfin aux trailheads…. Nous avions bien repéré et encodé ts les points GPS des trails prévus… mais globalement, cela n’a pas été souvent très utile pour s’y retrouver… même si cet outil est bien sûr rassurant ! En effet, même nos randos sortant des sentiers battus, étaient souvent cairnées … et on y trouve un bon nombre de traces de pas. Donc, avec un bon sens de l’orientation, il est tout de même difficile de se perdre… Le GPS a surtout été utile pour trouver les spots intéressants sur les sites.

Voici les meilleurs souvenirs et les qq petites déceptions (qui, finalement, n'ont pas tjs été ceux et celles que je croyais au départ...):

J2 : Route de Denver à Moab (340Mi/6H) Finalement après avoir bcp hésité entre la rando Negro Bill Canyon et celle des Fisher Towers , ns avons opté pour celle des Marching Men/Tower Arch ds les Kondike Bluffs d’Arches NP. Seul problème : la piste qui paraît très longue pour y arriver… surtout après avoir parcouru les 340 miles depuis Denver et traversé tout le Arches NP sans beaucoup s’arrêter … Mais l’avantage : on y est seul au monde !!

J3 : Canyonlands NP : Island in the Sky... - Magnifique White Rim Overlook après une bonne heure A-R sur un trail très facile - Petite déception pour False Kiva: beaucoup d'efforts de descente et de grimpette, sous un soleil de plomb et fatigante ds des éboulis (ns avons mis presque 3h A-R), pour finalement une vue pas plus spectaculaire que les autres points de vues plus facilement accessibles de Island in the Sky... Mais c'est facile à trouver (il suffit de suivre les traces de pas et les cairns) - Shafer Trail (très facile) + White Rim (plus difficile) jusque Musselman Arch qui vaut ce détour!! - Corona et Bowtie Archs est à faire 2 heures avant le sunset (ns, ns y sommes allés pour le sunset et les arches étaient ds l'ombre... mais le coin est très beau… quoique infecté de moustiques… Protégez-vous !!) - Poison Spider Mesa: pas eu le temps de le faire! - Et enfin, très agréable rencontre organisée à la Moab Brewery, avec 2 couples de VF (Altair29 -Liliane et Théo- et Utafan- Anne et Jean-Michel- que ns rencontrerons encore plus tard à Page, cette fois par hasard à la terrasse d’un resto). Nous serions bien restés des heures à discuter tte la nuit. D’ailleurs, le serveur a eu du mal à prendre la commande des plats… puisque malgré son passage à plusieurs reprises, ns oublions constamment de lire le menu. D’ailleurs, en ce qui me concerne, mon choix s’est fait au hasard… et je me suis retrouvée à manger de la choucroute-saucisses avec des frites… Heureusement que l’intérêt de cette soirée était ailleurs que ds le choix de ce repas …. Pour parfaire cette soirée, il n’a manqué que la présence prévue de Jean-Pierre qui a dû écourter son séjour.

J4 : - La location de 3 quads à Moab, pour aller jusqu'à Hurrah Pass (vue spectaculaire, impossible à atteindre ds les derniers Kms, avec un SUV de location car la piste est très mauvaise) et une partie de Chicken Corner. Le quad de 2 personnes, l’une derrière l’autre(Virginie n'ayant pas encore de permis de conduire n'a pas pu louer un quad pour elle seule...) est très facile à manipuler... et j'y ai très vite pris goût (ns avons même fait une partie pourtant cotée difficile, ds Kane Creek Canyon). Nous ns sommes éclatés tous les 4 (même moi qui étais pourtant peu réceptive au départ...). Virginie qui est sous license d’apprentissage de conduite en Belgique, a bien évidemment voulu aussi prendre elle-même le guidon d’un des quads pour faire seule, qq kms. Sur le trajet qui a duré plus de 4 heures, on n’a rencontré qu’un autre groupe de quads et qq véhicules spécialisés de Moab. Donc, au final, très peu de monde…. La seule déception fut le manque de professionnalisme de la part du loueur (High Point Hummer & ATV). Nous avions convenu, par mail, d’une location démarrant à 8h (pour éviter au maximum la chaleur du temps de midi, et ns aménager une pause-piscine avant la rando de fin de journée), ainsi que de notre choix d’aller à Hurrah Pass. Qd ns ns sommes présentés, il n’y avait aucun quad réservé pour nous… et les seules disponibles étaient au départ d’un autre trail. Il a donc fallu insister et faire ramener des quads. Conclusion : ns démarrerons avec 2 heures de retard… et notre pause-piscine tombera à l’eau !! - A 16h, la rando guidée avec un ranger, de Fiery Furnace à faire sans hésiter. Les enfants ont très apprécié le côté ludique de cette rando, ainsi que les explications de la guide à propos de la faune, de la flore, de la géologie… Moi, malheureusement, je n’ai pas compris grand-chose à tout ce baratin fait en anglais … mais j’en ai profité pour rester à la traîne et ne pas restée collée continuellement au groupe de 25 personnes (ne pas oublier de réserver cette visite guidée très demandée à l’avance par internet et de retirer ses tickets 1 heure minimum à l’avance, au visitor center de Arches NP) - Sunset à Dead Horse Point - Retour à Moab par la Long Canyon Rd. Les enfants voulaient vraiment essayer cette piste pourtant réputée difficile sur VF. Résultat : un vrai bonheur… avec seulement 2 passages plus difficiles... mais passés sans encombre avec notre Ford Expedition. La vue sur Behind the Rocks est magnifique… Malheureusement, la nuit tombait et il faisait trop sombre pour en profiter réellement. Donc, pas de photos… et une envie d’y retourner lors d’un prochain voyage… en espérant que la piste soit aussi faisable (la veille , ns avions bien évidemment demandé sa faisabilité au ranger de Island in the Sky)

J5 : Départ de Moab, et route vers The Needles - Chesler Park : très beau... mais éprouvant sous la chaleur... même en n'allant seulement que jusqu'à l'overlook. Les enfants n'ont pas voulu se lever tôt... donc, on a quitté Moab vers 9h et on a randonné de 11 à presque 16h (soit presque 5 heures, aux heures les plus chaudes)... Pour moi, les 2 derniers kms au retour furent plus que pénibles.... - Passage au NewsPaper Rock et route Harts Draw Rd à travers les forêts au pied des Abajos Mountain pour rejoindre Monticello - Visite de Monument Valley en fin de journée, sous un ciel orageux (ça ns change de la visite d'il y a 2 ans...)... mais les photos ont aussi un autre cachet...

J6 : Le lendemain, le ciel a retrouvé le soleil... Très bon petit déjeuner au View qui finalement ne revient pas trop cher avec le bon de 5$/personne donné aux personnes passant la nuit à l’hôtel. Au programme: - Muley Point Overlook - Mule Canyon : cette-fois-ci, nous avons trouvé la belle House of Fire, ratée de peu en 2009, faute de GPS… - Natural Bridges NM avec les randos Sipapu et Owachomo. Bon… là... j’avoue…je me suis arrêtée à mi-chemin de la rando jusqu’au pont Sipapu … Arnaud a fait de même… pendant que Cédric et Virginie ont trouvé le courage de descendre jusqu’au fond. Il faisait très chaud… - Route 95, de Hite à Hanksville: MAGNIFIQUE (nombreux arrêts-photos)!! C'est bizarre qu'on en parle si peu sur VF. Arrêts à Hog Spring, Little Egypt et début de sunset au bout de la piste menant à Dirty Devil Overlook (magnifique aussi!). Sur la piste, ns avons eu la chance de croiser un pronghorn qui a failli finir ses jours sous les roues du 4x4…. Bon… là aussi… j’avoue… on roulait un peu vite, la piste étant nickel ! - Pas le temps de pousser jusqu’à la Factory Butte si ns voulions arriver à temps pour trouver encore un resto ouvert à Torrey…. Mais aucun regret puisque le ciel a à nouveau viré au gris, et que les nuages ont commencé à s’amonceler… Ce n’est pas de très bon augure pour notre programme du lendemain.... - Très bon repas (comme en 2009) au Cafe Diablo

J7 : Je me lève… il fait tout gris… Je finis de prendre ma douche…il commence à pleuvoir … Mince… Mince… et même M..DE… car aujourd’hui, c’est Cathedral Valley qui est au programme… - On commence donc la journée sans grand enthousiasme…surtout qu’au visitor center de Torrey ainsi qu’à celui de Capitol Reef, on nous déconseille fortement le programme du jour, à savoir Sulphur Creek (risque de flash flood) et donc Cathedral Valley (risque d’enlisement). En même temps, y avait pas besoin de demander l’avis des Rangers… je connaissais d’avance leur réponse…. On pousse qd même jusqu’au River Ford gué. La pluie a cessé... mais il fait tjs tout gris….Les garçons s’amusent à passer le gué plusieurs fois (peu d'eau... donc aucun risque...). Enfin, le soleil fait son apparition, on se risque donc à continuer la piste après le gué... et finalement, on fera la boucle complète...sous un ciel mi-nuageux, mi-ensoleillé... (mais il ne pleuvra plus... donc on a bien fait d'y aller... contre l'avis des rangers...) pendant +/- 6 heures. C'est là que ns avons crevé le 1er pneu (comme il s'agissait d'une crevaison très très lente.... ns avons fait tout le parcours, sans devoir mettre la roue de secours... D'ailleurs, à ce moment, on croyait tt simplement que le pneu manquait de pression) Puis, on est passé au garage (rudimentaire!!) de Torrey ...où le garagiste a décrété que le pneu était irréparable (t'as plus qu'à le croire!!!...), a mis la roue de secours sous les yeux des garçons qui scrutaient la manœuvre (ça leur servira d'expérience pour le surlendemain!!...), et a commandé un nouveau pneu pour le lendemain matin 10h (ça, c'était la bonne nouvelle... car je me voyais déjà coincée à Torrey plusieurs jours...). - On retourne au visitor center pour faire le début (ou plutôt la fin) de Sulphur Creek. Vu le temps qui est à nouveau redevenu incertain (grrrrr !!), on prévoit d'aller uniquement jusqu'à une seule cascade… sans pénétrer ds la partie des narrows (trop risqué en cas de pluie) Finalement… soudainement, le soleil réapparaît flamboyant... Le ciel redevient bleu pétant….Ravis, on prolonge donc cette rando magnifique (un des meilleurs souvenirs!)… et on finit par faire les narrows et les 3 cascades….où chacun finira mouillé de la tête aux pieds…. On fera donc une rando plus longue que prévue avec aller-retour depuis le visitor center (il aurait été plus court de la faire en one way depuis Chimney Rock) On est donc rentré à Torrey vers 21h30, pas très présentables.... et on s'est contenté d'une pizza au Rim Rock Patio... De toute façon, le Rim Rock Restaurant (aux plats plus sophistiqués) venait de fermer ses portes….

J8 : Suite au remplacement du pneu, départ de Torrey le lendemain vers 11h seulement (donc, bien plus tard que prévu!!). En même temps, cela nous permet de faire grasse-matinée… les enfants ne vont donc pas se plaindre…. Et route vers Escalante sous le soleil (ouf… car aujourd’hui, il y a encore besoin de temps sec pour concrétiser le programme prévu). Ns prenons qd même le temps d’admirer cette fameuse scenic Bwy 12 (que d’ailleurs j’apprécierai plus qu’en 2009… va savoir pourquoi ?) Puis nous entamons la HITRR toujours sous le soleil… chouette !! Nous ferons le trio de slots canyons : d’abord le Dry Fork, puis le magnifique Peekaboo à ne surtout pas rater. Avec l’aide des garçons et d’une corde achetée en prévision au Walmart , je réussirai à grimper le mur de 6m de franchissement. Je profiterai donc avec eux des magnifiques arches de ce slot canyon. J’en ressortirai par l’arrière avec Virginie… pendant que les garçons referont le parcours à l’envers pour revenir au point de départ. Puis ns pousserons jusqu’au trop étroit Spooky où ns ne resterons pas longtemps (même Cédric ne s’y est pas senti très à l’aise… sensation d’enfermement et de claustrophobie…) Ensuite, direction encore plus au sud sur la piste pour aller jusqu’au très bel endroit de Dance Holl Rock et ses magnifiques potholes à l’arrière. Le soleil commence à décliner et les couleurs sont resplendissantes… Au risque de se passer de repas du soir, nous prenons alors la décision de voir Sunset Arch ... qui, de fait, est sublime au sunset. C’est ainsi que ns sommes retournés jusqu’à Escalante ds la nuit noire, de plus sous un ciel à nouveau très orageux... Le ciel était zébré d’éclairs… Il semblait pleuvoir partout autour de nous... sauf sur la HITRR... heureusement pour nous!! Inutile de dire que ns avons roulé assez vite sur la piste pour rejoindre Escalante et que le temps nous a semblé long (1h15 à espérer que le ciel ne ns tombe pas sur la tête....) Evidemment, notre arrivée tardive à Escalante (22h15 !) nous privera d’un bon resto (nous devrons nous contenter de chips ds la chambre pour souper....) …Mais j’étais déjà contente de voir que le préposé du Circle D Motel nous attendait toujours et que ns pourrions donc prendre une douche et dormir ds un lit … même si la chambre ne fut pas à la hauteur de mes espérances (voir le début du compte-rendu)

J9 : Le lendemain: retour sur la HITRR sous le soleil, pour revoir Devil’s Garden (déjà vu en 2009), et faire le Zebra slot canyon : impression mitigée: très longue rando moche ds ses 2 premiers tiers... mais dont le dernier tiers est très beau, puis arrivée au slot après une pénible marche sous le soleil, ds le sable du wash. Le slot canyon est magnifique... mais très court!! Donc, j'hésiterais à le reprogrammer, au vu du prix à payer (5 h de rando A-R sans aucune ombre....donc pénibles en été!!... - dont 1 heure sur place, à l'ombre d'une falaise pour reprendre des forces... Les enfants ont réussi, à l'aide d'une corde, à se hisser jusqu'au bout du slot canyon.. mais ça n'en valait pas la peine, puisqu'au delà du gros obstacle à franchir, il y avait plein d'eau... et que c'était déjà la fin du canyon...) Re-crevaison… Cette-fois sur la HITRR , sur la partie pourtant réputée être la plus facile de la piste (et en plus, contrairement à la veille, on roulait lentement...) Cette fois, il s'agit d'une crevaison rapide.... En 1 minute, le pneu est à plat... Les enfants, ayant vu la manœuvre la veille, mettront le pneu de secours en un temps record..... Et route vers Bryce où le garage est plus imposant et où on espère faire rapidement une réparation ou un remplacement du pneu. Il est déjà presque 18h et l'apprenti du garagiste ns demande de revenir le lendemain 8h du matin. On reste donc ds le vague qd à la suite du programme (pas question d'emprunter la CCR sans bons pneus... surtout que le temps est tjs à l'orage!...) Ensuite tentative de rando jusqu’à Mossy Cave… mais la chute d’eau est déjà ds l’ombre à cette heure avancée de fin d’après-midi …Nous écourtons donc la promenade et retournons alors au Bryce Overlook sous le soleil (sans randonner comme prévu.... On est comme le pneu: crevés!!....Et puis, il s'agit de notre 2ème visite du parc, puisque déjà vu et arpenté en 2009...). Nous préférons nous détendre 1h ds la piscine du très bel hôtel récent BW Grand, avant d'aller manger un bon steak au Foster's...(il était temps... après nos soupers légers des 2 soirs précédents...)

La suite plus tard... Les lessives n'avancent pas.... et une odeur de linge souillé et renfermé commence à envahir la buanderie....

Jacqueline
Idées de voyage de trois semaines dans l'Ouest canadien (Alberta et Colombie-Britannique)? English translation pending
by Syl08 · 2011-07-11 · 90 replies
Bonjour,

De retour d'un mois d'un fabuleux voyage dans l'Ouest américain, nous projetons de partir l'an prochain dans l'Ouest Canadien afin de poursuivre notre découverte des Rocheuses.

Nous souhaiterions partir 3 semaines environ, louer un véhicule et parcourir les parcs nationaux de l'Alberta (Parcs de Banff, Jasper, Yoho, kootenay et du Glacier...) et leurs magnifiques lacs (Louise, Moraine, Maligne, Peyto, O'hara, Emeraude ...) et chutes (Takakkaw Falls, Athabasca Falls, ...)en empruntant l'Icefields Parkway (route de 230 km reliant le Lac Louise à Jasper).

Nous souhaiterions découvrir également Vancouver et sa région et prendre le ferry pour faire le Passage Intérieur reliant Port Hardy (île de Vancouver) à Prince Rupert. (15 heures, 499 km).

Ainsi, quel circuit me conseillez-vous au départ de Vancouver, sachant que nous voulons profiter au moins 2 nuits dans les parcs et faire les parcs et sites précités? Si des petits détours pour voir de belles choses sont à conseiller, n'héistez pas à nous en faire part.

Nous sommes des grands randonneurs et si vous connaissez des randos sympas dans les parcs, même des difficiles, nous sommes preneurs.

Devons nous louer un SUV ou un 4X4?

Enfin, nous souhaiterions partir en juin l'année prochaine. Est-ce une bonne période ? quelle est la meilleure période pour partir, sachant que nous voulons éviter juillet-août? Merci beaucoup pour vos réponses. Bonne journée

Sylvie
Ouest des Etats-Unis cet été: avis aux experts pour affiner les visites à faire! English translation pending
by Lilibulle007 · 2011-07-06 · 25 replies
Bonjour, Je pars avec 3 amis cet été aux USA (août). Le parcours est fait, les étapes hotels validées et réservées. Je suis désormais en train de peaufiner mon programme de visites, pour réserver si besoin les tickets. J'ai besoin de vos conseils d'experts sur quelques étapes : - Grand Canyon : nous voulons faire un survol (soit en hélico, soit en avion), mais le site qui a retenu mon attention (papillon) propose soit "Grand Canyon Park", soit "Grand Canyon West Rim". QUelle est la différence ? Est-ce par rapport au point de décollage ? QU'est-ce qui est le mieux selon vous ?

- Antelope Canyon : Je lis sur ce forum qu'il existe un "Upper" et un "lower" ? Quelle est la nuance ? Est-ce un park ou une réserve ? Doit-on obligatoirement réserver à l'avance et se fixer un créneau ? Ou bien peut-on se pointer dans le coin et visiter de façon autonome ?

- Monument Valley : Quelle est la meilleure façon de le visiter ? En voiture, de façon autonome ? En réservant un tour avec les Navajos ? Nous souhaitons aussi y faire une balade à cheval, au soleil couchant (Lucky Luke style !), mais je ne sais pas si ça existe ?

Merci mille fois pour vos conseils sur ces sujets, et bons plans !

lilibulle
Campings à Furnace Creek fin juillet: "premier arrivé, premier servi"? (États-Unis) English translation pending
by Pierre77N · 2011-06-30 · 19 replies
Salut !

À 2 semaines du départ, je viens de rebidouiller un peu la fin de notre itinéraire qui ne laissait pas assez de temps dans Death Valley et nous faisait passer par les sites intéressants en plein cagnard.

Maintenant ça donne ça : - 31/07 - Las Vegas / Death Valley - Nuit Furnace Creek - 01/08 - Death Valley / Body - Nuit Bridgeport (Virginia Creek réservé) - 02/08 - Tioga Pass / Yosemite - Nuit Fish Camp (Narrow Gauge Inn réservé) - 03 et 04/08 - San Francisco…

Évidemment les hôtels de Furnace Creek sont complets, pas grave nous aurons une tente ! Les questions… - Tous les emplacements de camping sont en "first come, first served". À quelle heure faut-il arriver pour avoir une chance d'avoir un emplacement. - Fait-il une chaleur insupportable la nuit sous la tente ? - Si pas moyen de dormir à Furnace Creek, quelles sont nos chances à Lone Pine sans résa (hôtel, motel ou camping) ?

Merci !
De retour de 3 semaines dans le Nooooooord (Ouest) américain - Compte rendu rapide (avant carnet) English translation pending
by Itat · 2011-06-29 · 139 replies
Hello à tous!

Tout d'abord un grand remerciement à ceux qui ont répondu à mes questions pour préparer ce voyage et à ceux qui m'ont inspiré avec leurs posts et leurs carnets de voyages. Ils se reconnaitront 😉.

Alors que dire? Presque la perfection ce voyage! On n'a même pas crevés! Pour une fois! 😎 Pas de problème de pare-brise non plus... 😛

Les vols: Paris - Los Angeles et San Francisco - Paris sur A380 (oui Sabine, il est beaucoup plus silencieux que les autres avions qu'on a expérimenté 😉). Voyages sans histoires, juste 45 minutes de retard à l'aller à cause d'une grève du personnel de nettoyage à Roissy.

La voiture: on a décidé de se faire plaisir. On a eu une Jeep Grand Cherokee. Spacieuse. Neuve (à peine 2000 miles au compteur). Aucun pépin! Rendue sans une égratignure 😛. Et pas de soucis avec Alamo en passant par locationdevoiture.fr.

La rencontre: Ninou et Pat à Death Valley. Sympas, gentils, marrants! Ils nous ont converti à la Margarita. On aura partagé un repas et un petit déjeuner à Stovepipe Wells et une marche dans les dunes de Mesquite au coucher de soleil. Les photos sont superbes 😛. De façon coquasse, on aura fait sans le savoir plusieurs dizaine de miles l'un derrière l'autre sur la route de Panamint Springs à Stovepipe Wells. J'ai d'ailleurs une photo prise de notre voiture avec la voiture de Pat et Ninou et le paysage grandiose de Death Valley.

Le temps: que du beau, pas de pluie. Juste un ciel gris 2 jours sur 3 à LA et du brouillard sur la côte Nord Californienne et les Redwoods (magique). Bonnes températures partout sauf, chaud à Death Valley et venteux et très frais à San Francisco.

La bonne surprise: ouverture de la Tioga Pass le 18 juin, jour où on devait l'emprunter! 😎 Route sublime, mais pas de balades possibles à cause de la neige!

La neige...: qui nous aura empêché de faire Taft Point (pas de chemin, épaisseur de neige conséquente). Qui ne nous aura pas permis de marcher à Crater Lake, épaisseur de neige de plus de 2 mètres! Du coup on a annulé une nuit à Crater Lake (auprès de Xanterra, pas de soucis...) et on l'a reporté dans les Redwoods!

Les coups de cœur: presque tout...

Death Valley: immense! Et quel bonheur de dormir au cœur de la vallée! Un endroit vraiment particulier.

Sequoia: encore de la neige près de Giant Forest. Sublime de voir les sequoias géants dans la neige. La faune très présente. En une seule journée on aura croisé 3 ours noirs sur les trails! Donc autant dire à moins de 10 mètres de nous! Dont un au milieu des touristes sur le Congress Trail et qui a commencé à charger des photographes un peu imprudents! Moment de panique avec tout le monde courant sur les talus! Mais grand moment après coup 🙂. Les Tokopah Falls chargées à bloc! Magique!

Yosemite: les chutes chargées à bloc. Douche garantie. Le Mist Trail sublime jusqu'à Nevada Falls. Petite déception pour Mariposa Grove, largement moins impressionnant que la forêt de Sequoia NP. Par contre, beaucoup de monde dans la vallée, des embouteillages à n'en plus finir! Je comprends que les gens qui ne passent qu'une demi-journée dans le parc soient déçus! C'est un parc où il faut absolument marcher pour fuir les foules.

Lava Beds: parc absolument pas fréquenté. On était à chaque fois seuls dans les tubes de lave avec pour seul compagnon notre lampe torche fournie par le Visitor Center. Merci à Bern ne m'avoir indiqué cet endroit. C'est étrange, fascinant et vaut mieux pas être claustrophobe! Par contre difficile de faire des photos dons ne vous attendez pas à en avoir des dizaines dans le carnet 😛

Crater Lake: sous la neige! Impossible de rater une photo sous un ciel aussi bleu! Le lac est hallucinant de beauté! Malheureusement tout est fermé à cause de la neige... Donc on aura écourté le séjour. Aucun regret d'avoir fait autant de kilomètres pour voir ce lac.

Les Redwoods: radicalement différent de la forêt de Sequoias car plus humide. Dans le brouillard, ça donne un sentiment d'étrangeté.

Un bémol, mais c'est bien quand même 😛:

San Francisco: alors déjà le climat ne me convient pas du tout. 😏 15° au plus chaud de la journée alors que quelques kilomètres à l'intérieur des terres il fait le double... Puis ce brouillard toujours présent à un moment ou à un autre de la journée 🤪. Bref, mon pull et mes 2 vestes m'auront servi à quelque chose 😛. Alors, oui, quelques belles choses dans la ville: le Golden Gate mon coup de cœur! Et la vue depuis Twin Peaks. Pour le reste rien d'exceptionnel à mon goût mais je suis plus nature que ville 😉. Ah oui, les seuls coups de klaxon de notre séjour on les a entendus à San Francisco! Une circulation finalement plus pénible qu'à Los Angeles. J'ai finalement été heureux de loger en dehors du "centre".

Voilà pour le moment! Il y aura sans doute des rajouts par la suite car pour l'instant le brouillard de San Francisco est venu se loger dans ma tête à cause du décalage horaire! 😄

@++ 😉
Notre premier voyage: douze jours sur la côte ouest des États-Unis (San Francisco - Los Angeles - Denver) English translation pending
by Lilie021 · 2011-06-20 · 31 replies
Bonjour à tous !

Alors voilà, avec mon mari nous nous sommes enfin décidés à faire un beau voyage, hors des limites frontalières de notre beau pays qu est la France ;o) Le pays qui nous a toujours attiré est les USA. J'ai donc fait pas mal de recherches, et nous nous sommes finalement arrêtés sur la cote Ouest. Nous avons envie de bouger, de ne pas stagner dans une seule ville, de voir un peu de paysage et de jolies grandes villes.

Après pas mal d'heures de recherches j'ai défini un itinéraire sur 12 jours (nous sommes limités par le temps étant donnés que nous avons des enfants, mais ils ne partiront pas avec nous). J1 Arrivée San Francisco J2, J3, J4 Visite de San Francisco qui a l'air d'être une ville magnifique et très appréciée, et des américains, et des touristes J5 Nous allons longer la cote en passant par Santa Cruz, Monterey, Big Sur, San Luis Obispo où nous dormirons. J6 Nous continuons notre descente en passant par Santa Barbara et arrivée sur Los Angeles J7 et J8 Visite de LA J9 San Diego J10 Retour LA et vol pour Denver J11 et J12 Visite de Denver et départ pour Paris

Qu'en pensez vous ? Passons nous trop de temps à certains endroits et pas assez sur d'autres ??? Nous sommes complètement novices en la matière, alors il se peut que nous ne priorisons pas les bonnes choses. Y a t il des endroits que j'oublie de citer ? D autres villes interessantes a visiter sur mon parcours ? Je précise juste que Las Vegas n'est pas du tout notre priorité. Et Denver c'est une petite folie personnelle que je souhaite m'accorder, meme si ce n'est pas spécialement sur le chemin !

Avec tous mes remerciements par avance.

Amélie
Patagonie australe: El Fin del Mundo ou le Pays du vent English translation pending
by Kashtin · 2011-06-19 · 160 replies
Voyage en Patagonie australe, du 22 novembre 2010 au 31 décembre 2011.

La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):

www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html



Lundi 22 novembre

Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.

Mardi 23

Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.

Mercredi 24

La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?

Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...

En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.

Jeudi 25

J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...

Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.

En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:

www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html

Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!

Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!

16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.

Vendredi 26

A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.

Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.

Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...

Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...

Samedi 27

Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.

Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...

A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...

145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.

Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...

Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... 
 Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.

Dimanche 28

Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.

Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.

16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.

19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...

Lundi 29

Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.

Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.

Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...

Mardi 30

En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.

Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.

La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.

Mercredi 1er décembre

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...

Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...

Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...

Jeudi 2

Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.

9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...

Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...

Vendredi 3

Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.

Samedi 4

Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.

Dimanche 5

Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...

El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.

Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.

Lundi 6

Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...

Mardi 7

Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).

Mercredi 8

J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.

Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!

Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.

Jeudi 9

5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!

7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.

12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).

(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)

Vendredi 10

5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits.
Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.

Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...

Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.

Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.

Samedi 11

A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.

16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...

Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:

si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.

Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...

Dimanche 12

Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.

Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...

A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.

Lundi 13

Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.

Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.

Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.

Mardi 14

On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.

Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.

20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.

Mercredi 15

Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.

En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.

Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...

Jeudi 16

Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...

Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.

Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...

Vendredi 17

Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!

A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.

La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.

Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.

Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.

Samedi 18

Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.

Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.

Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!

Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...

Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...

Dimanche 19

La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...

Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!

Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.

Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…

Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!

Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk

Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!

A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.

Lundi 20

Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...

Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…

Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.

14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.

Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…

Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.

Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!

Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.

Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21

Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !

Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.

Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!

En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...

Mercredi 22

Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…

Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.

Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.

Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.

Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.

Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.

Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.

Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...

Jeudi 23

Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.

Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.

La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
Chaussures conseillées pour la marche "urbaine", au Japon? English translation pending
by Kotenshi · 2011-06-15 · 20 replies
Bonjour à tous

Je pars au Japon cet été pendant deux semaines. J'adore marcher et visiter et je suis du genre à faire du 8H-minuit non-stop (avec pauses repas bien sur). Lors de mes précédents voyages, je marchais soit en sandalettes ouvertes soit en bensimon donc en fin de journée, j'avais très mal aux pieds au dela du supportable parfois.

Pour ce voyage, je cherche des chaussures confortables et légères qui me permettent de marcher toute la journée sans problème (et sans douleur surtout!). je sais que les chaussures de rando ne sont pas conseillées dans ce type de marche urbaine et surtout j'aurais l'air maline avec ces énormes chaussures aux pieds au milieu de Tokyo.

Mon amie qui part avec moi a acheter des chaussures de sport pour le Japon (les nouvelles reebook qui font soi-disant mincir) mais je suis pas sure que ces chaussures soient le meilleur choix dans notre cas.

Je pense que je ne suis pas la seule à marcher beaucoup et longtemps alors conseillez moi: quelles chaussures prenez vous lors de vos voyages pour faire des longues marches sur du bitume?

Merci d'avance
17 jours dans l'Ouest Américain en août 2011 - San Francisco à Las Vegas English translation pending
by Jennyny · 2011-06-08 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce site et souhaiterai votre avis sur l'itinéraire suivant, je n'ai pas réussi à trouver un trajet correspondant sur le forum:

Les trajets se feront en voiture!

J1: Arrivé à San Francisco J2 et J3: Visite de San Francisco J4: Départ pour Yosemite et visite du Parc J5: Départ pour Monterey/Carmel puis visite de la ville J6: Départ pour San Luis Obispo tout en découvrant la côte J7: Départ pour Sequoia et visite du Parc J8: Départ pour Los Angeles J9 et J10: Visite et activités à Los Angeles J11: Départ pour San Diego J12 et J13: Visite de la ville de San Diego J14: Départ pour Grand Canyon, arrivée à Williams J15: Traversée du Grand Canyon et arrivée à Las Vegas en fin de journée. J16 et J17: Visite de Las Vegas

Notre objectif principal c'est de visiter du pays et surtout de voir beaucoup de paysages.

Est-ce que cet itinéraire vous semble faisable? Nous doutons de la traversée San Diego - Grand Canyon en une journée, c'est pourquoi je vous demande votre avis!

Je vous remercie mille fois de votre aide!😄
Voyage de trois semaines dans le "Pays du blues" (États-Unis) English translation pending
by Bluejack · 2011-06-02 · 15 replies
Bonjour a tous. Je pars faire un voyage de 3 semaines en aout au pays du blues. Houston-Natchez-Clarksdale-Memphis-Tupelo-Nouvelle orleans. C'est le voyage de ma vie, j'en reve depuis des années.

Mais avant d'y etre j'ai plein de questions concernant les bagages. Puis-je partir avec une petite valise d'habit, et revenir avec une ou deux valises d'habit, souvenir etc.... Le nombre et poids de bagage a l'aller et au retour doit-il etre le meme ?

L'idée est d'avoir le minimum au depart (pour 3 ou 4 jours), puis d'acheter t-shirt et quelques babioles "blues". Merci de vos reponses.
La Tioga Pass fermée: conseil pour nouvel itinéraire dans l'ouest des États-Unis! English translation pending
by Chupastar · 2011-05-29 · 17 replies
Bonsoir à tous.

J'avais bouclé mon itinéraire pour l'Ouest des Etats Unis, je pensais que tout allait être ok, mais non : je surveille l'ouverture de la Tioga Pass qui tard à venir, et il semble qu'elle ne sera pas ouverte de sitôt alors que mon voyage lui, approche à grands pas ! 🤪 (Ce site indique que la Tioga Pass risque de ne pas ouvrir avant juillet...)

Donc voilà ce que j'avais prévu (je sais, la journée du 17 est très chargée !) :

17 juin : Las Vegas (départ très tôt) > Death Valley (2h30) (traversé de Death Valley sans les arrêts = 1h30 > Bodie Ghost Town (4h depuis la sortie de Death Valley) (Sunset à 20h21) > nuit à Bridgeport

18 juin : Bridgeport - Visite de Bodie si pas le temps la veille - - > Yosemite par la Tioga Pass - > nuit à Midpines

Donc mon problème est le suivant, si la Tioga Pass est fermée il va falloir que j'envisage mon entrée par la porte sud du parc. Mais du coup je ne sais vraiment plus quoi faire, ou dormir, quelle alternative. Et j'ai besoin de vos avis éclairés...

Je pensais reserver un hôtel dans mon étape alternative au cas où la Tioga Pass était encore fermée vers le 15 juin et annuler mon hôtel réservé à Bridgeport et inversement si la Tioga Pass est enfin ouverte...

Au fait, tous mes hôtels sont actuellement réservés...

Merci pour votre aide.
Rapport sur un voyage de randonnée et marche en Arizona et dans le sud du Utah en avril-mai 2011 English translation pending
by Willemspie · 2011-05-18 · 21 replies
J'ecrirai ce rapport en plusieurs parties. Je commence ici par l'info prioritaire: mes meilleures randos au Grand Canyon et Sud Utah.

- Descente au fond du Grand Canyon: top priorite. A faire absolument. Essayer d'obtenir le permis backcountry pour camper au fond, soit en reservant (il faut le faire le 1er jour au matin de l'ouverture des reservations), soit a la derniere minute (j'ai obtenu le permis pour le lendemain; si vous attendez 2 ou 3 jours vous etes surs de l'avoir). Essayez de pouvoir camper a Clear Creek, sinon allez-y en une longue journee de Bright Angel Camping, pour sortir de la masse de touristes. Possible aussi dans la journee (beaucoup plus difficile en ete)

- Paria Canyon/Buckskin Gulch: le permis de rando (camping) se reserve sur le web. Facile. Canyons etroits et verticaux. Essayez de camper au minimum 1 nuit, mieux 2 nuits. De White Horse, permet de descendre au moins jusqu'au mile 12 de Paria River (la plus belle partie et les sources) et de remonter Buckskin Gulch sur au moins une heure. Avec 2 voitures ou en payant un transfert, possible de faire des traversees. Possible aussi en un jour mais long et moins bien (de While Horse au confluent de Buskskin Gulch et 30 minutes dans Buckskin Gulch)

- Coyote Gulch Canyon (a Escalante): a faire seulement en rando (une ou deux nuits de camping). Pas besoin de permis a l'avance. Facile. 1h30 de piste penible a 1h30 a pied avant d'arriver dans le canyon, mais alors idyllique, formations rocheuses, vegetation et petit ruisseau. (Pour marche d'un jour, choisir l'Escalante en amont depuis le pont)

- Fish and Owl Canyons, et/ou Grand Gulch (pres de Blanding). Possible en une longue journee, mais mieux en rando. Reservation a l'avance au telephone (BLM Monticello) ou sur place chez les rangers de Kane Gulch. Fish and Owl: 1 jour 1/2, circuit, tres beau, quasi personne. Grand Gulch: longs treks possibles mais il faut 2 voitures. Pour court trek, Bullit Canyon A/R moins beau naturellement que Fish and Owl mais ruines indiennes (Perfect Kiva, Jailhouse et 3 de plus si vous descendez jusqu'a Grand Gulch et tournez un peu a droite).

A SUIVRE
Trajet Los Angeles - Flagstaff? English translation pending
by Jefma · 2011-05-17 · 30 replies
Bonjour, nous partons en famille le 28 juillet 2011 pour 15 jours découvrir l'Ouest Américain et nous avons prévu le trajet LA-Flagstaff en une journée. Pouvez vous nous conseiller pour que cette journée (longue !!! on en a conscience) reste agréable : a savoir quelle portion de la 66 est à faire ? où peut on programmer nos pauses ? Merci d'avance pour vos conseils
Avis sur circuit de Portland à Los Angeles? English translation pending
by Elfine · 2011-05-16 · 17 replies
Bonjour à tous

Cela fait plusieurs années que je viens régulièrement sur ce site pour préparer mes circuits aux USA. C'est une mine de renseignements qui m'est bien utile. Je viens à vous aujourd'hui parce que je prépare un circuit de Portland à Los angeles. Je voudrais avoir des avis sur ceux qui connaissent cette région. Je connais déjà Las vegas, Grand canyon, Yellowstone. Je voudrais cette fois çi faire la côte du pacifique, qui est parait-il la plus belle du monde. Dites moi ce que vous en pensez. Merci à vous. 😉

2 M JOUR 1: FRANCE / PORTLAND

3 M JOUR 2: PORTLAND: Visite cascade three sisters wilderness area

Route historique de la rivière Columbia (Historic Columbia River Highway) de la Zone touristique nationale des gorges de la rivière Columbia (Columbia River Gorge National Scenic Area) (la première zone de la sorte du pays). stop pour faire des photos à Vista House à Crown Point et prenez les courts sentiers qui mènent aux Chutes Latourell (Latourell Falls) et aux Chutes Multnomah (Multnomah Falls) (l'hôtel pavillonnaire des chutes Multnomah est parfait pour une pause café).

Continuez vers l'est sur la Route historique (Historic Highway) et rejoignez l'autoroute inter-États 84. Prenez la sortie du Barrage de Bonneville (Bonneville Dam) et de l'écloserie (Fish Hatchery).

Retournez sur l'inter-États 84 Est et traversez la jolie ville de Hood River, (très bons restaurants). C'est aussi à Hood River que passe la Voie ferrée du Mont Hood (Mount Hood Railroad), qui propose des tours en train pittoresques à travers cette région spectaculaire.

Les vergers et les vues sur le Mont Hood laissent place à des forêts à feuillage persistant le long de l'autoroute 35, en se dirigeant vers le sud depuis la Rivière Hood (Hood River). Rejoignez l'autoroute 26 Ouest et suivez les panneaux du Timberline Lodge sur les flancs du plus haut sommet de l'Oregon, le Mont Hood (3424 mètres/11 235 pieds).

4 M JOUR 3: PORTLAND / BEND (161 miles 4h)

Crater Lake national park (lac de 572 m – le plus profond du pays.) Le parc est accessible au départ de l'Interstate 5 et est traversé par l'Oregon Route 62.

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5 M JOUR 4: BEN / ASHLAND (200 miles 4h15)

6 M JOUR 5: ASHLAND / CRESCENT CITY (123 miles 3h)

7 M JOUR 6 : VISITE PARK DU REDWOOD NATIONAL. Le parc national de Redwood

est 8 JOUR 7 : CRESCENT CITY / MENDOCINO (227 miles 4h30) en passant par EUREKA

9 MJOUR 8: MENDOCINO / SACRAMENTO / LAC TAHO (300 miles 6H)

Visite de Sacramento – dodo à Stateline

10JOUR 9 : LAC TAHO : Le tour complet du lac demandant une journée et la promenade en bateau à roue à aubes étant conseillée

Lak

11 JOUR 10: LAC TAHO / SAN FRANCISCO (190 miles 3h30)

12 JOUR 11 : VISITE POINT REYES NATIONAL SEASHORE (1h de SF) + MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT

-

- MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT : Forêt de séquoias a quelques kilomètres de SF

13 JOUR 12 : SAN FRANCISCO / MONTEREY (112 Miles 2h) En passant par San Francisco pour récupérer la California 1 qui longe l’océan pacifique jusqu’à LA –voir l’aquarium 0 Monterey _ Endroit magique avec la côte d’une totale beauté. A visiter aussi CARMEL. De monterez prendre la route « 17 miles drive » Ville avec eucalyptus géants, plage de sable blanc. Magnifique

14 JOUR 13 : PARK POINT LOBOS (a deux pas de Monterrey) (3h pour le parcourir)

Ballade dans cette réserve s'impose pour de sublimes points de vue sur l'océan autour d'une nature intacte et splendide et des animaux marins en nombre !

15 JOUR 14 : MONTEREY / SANTA CRUZ / SAN LUIS OBISPO (160 miles 3h)

(42 miles 50mm) coup d’œil à Carmel village

16 JOUR 15 : SAN LUIS OBISPO / SANTA BARBARA / LOS ANGELES: (200 miles 3h35)

17 JOUR 16: LOS ANGELES – Hollywood Studio

18 JOUR 17: LOS ANGELES / France

19 I JOUR 18 : + 1 jour

Sur le trajet de CARMEL / CAMBRIA plusieurs state Parks a visiter :

- julia pfeiller burns sp

- andrew molera sp

- pfeiller big

- point piedras blancas (elephant de mer)

- plage de sanddollar
Bryce Canyon: conseils sur randonnées? (États-Unis) English translation pending
by Syl08 · 2011-05-12 · 34 replies
Bonjour,

N'ayant pas obtenu de réponse dans la rubrique "voyage à pied" du forum (rubrique plus adaptée au sujet), je repose mes questions ici.

Lors de notre étape dans l'Ouest américain en juin 2011 (2 adultes), nous comptons faire deux randonnées dans le Parc de Bryce Canyon à savoir:

1/ Celle appelée "The Figure 8" combinant les randonnées Queen's Garden + Navajo + Peekaboo loop trail. (boucle de 10,2 km - 5h).

- Quel point de départ privilégier pour la faire entre Sunset point et Sunrise Point? - Quel sens privilégier pour faire la boucle du Peekaboo Loop au départ de Sunset Point: Sens horaire ( soit The Alligator-Bryce Point-The cathedral) ou sens inverse ?

2/ celle de Fairyland Loop ( 13 km).

- elle est considérée comme difficile mais comme étant la plus belle du parc. Qu'en est-il?

Ces deux randonnées valent-elles le coup d'être faites toutes les deux? Sont-elles différentes ou devons nous faire un choix entre les deux ?

En outre, nous pensons faire en option la randonnée de Mossy Cave, balade dite rafraichissante... vaut-elle le coup d'oeil?

Enfin, quel point de vue privilégier au lever du soleil: Sunrise Point ou Bryce Point?

En ce qui concerne le coucher du soleil, le Sunset Point n'apparaît pas forcément comme son nom l'indique, être le meilleur endroit (vite à l'ombre..). Ainsi, outre ce point, lequel me conseillez-vous au sunset?

Merci d'avance pour vos réponses. Bonne journée Sylvie

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