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Voyage d'une dizaine de jours en Inde du Nord: que voir? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec mon amie une dizaine de jours au moins de janvier; nous atterrissons à New Delhi. Ayant relativement peu de temps devant nous et désirant voir le maximum sans pour autant faire de la visite express, nous tentons de planifier un itinéraire qui nous permettra de trouver les éléments que nous espérons y voir: authenticité et pas d'infrastructures dénaturées par le tourisme, paysages, culture et une alternance entre la frénésie des villes et la nature.
Nous pensons ne nous arrêter que le minimum nécessaire à Delhi et visiter Jaipur, Jodhpur, peut-être le parc de ranthambore, udaipur et idéalement soit Jaisalmer soit Bikaner (laquelle vaut le plus la peine?). D'autre park, Ranakpur et d'autre plus petits endroits semblaient aussi attirants.
Avis aux connaisseurs: ceci vous paraît-il réaliste et lesquels de ces lieux semblent (in)dispensables, ou avez-vous d'autres suggestions?
Nous sommes bien évidemment aussi disposés à ne pas faire que le Rajasthan ou à aller dans une autre direction mais à part certains endroits importants mais touristiques comme Benares, l'Uttar Pradesh semblait avoir moins de caractère. Enfin, peut-être que certains d'entre vous auront des conseils. Tout sera le bienvenu.
Merci d'avance
Raphaël
Je pars avec mon amie une dizaine de jours au moins de janvier; nous atterrissons à New Delhi. Ayant relativement peu de temps devant nous et désirant voir le maximum sans pour autant faire de la visite express, nous tentons de planifier un itinéraire qui nous permettra de trouver les éléments que nous espérons y voir: authenticité et pas d'infrastructures dénaturées par le tourisme, paysages, culture et une alternance entre la frénésie des villes et la nature.
Nous pensons ne nous arrêter que le minimum nécessaire à Delhi et visiter Jaipur, Jodhpur, peut-être le parc de ranthambore, udaipur et idéalement soit Jaisalmer soit Bikaner (laquelle vaut le plus la peine?). D'autre park, Ranakpur et d'autre plus petits endroits semblaient aussi attirants.
Avis aux connaisseurs: ceci vous paraît-il réaliste et lesquels de ces lieux semblent (in)dispensables, ou avez-vous d'autres suggestions?
Nous sommes bien évidemment aussi disposés à ne pas faire que le Rajasthan ou à aller dans une autre direction mais à part certains endroits importants mais touristiques comme Benares, l'Uttar Pradesh semblait avoir moins de caractère. Enfin, peut-être que certains d'entre vous auront des conseils. Tout sera le bienvenu.
Merci d'avance
Raphaël
Plages sauvages et petits villages en Guadeloupe English translation pending
Nous sommes allés il y a bien longtemps aux Antilles, la Guadeloupe a été notre premier voyage en famille un peu loin, de très bons souvenirs. Mais quelle ambiance dans cette île aujourd'hui ? Nous avons depuis beaucoup voyagé en Asie, continent dont nous sommes amoureux, sans vouloir comparer car rien n'est comparable et tout intéressant, allons-nous trouver de belles plages sauvages ? des petits villages avec des marchés sympas ? est-ce possible de faire de belles randos ? La nature est-elle belle ? le tourisme de "masse" n'a-t-il pas trop abîmé cette île ? c'est notre grande question, on a horreur des "all inclusives" et il paraît qu'il y en a pas mal maintenant ? En gros que les amoureux de la Guadeloupe nous donnent de bonnes raisons de nous laisser tenter par cette destination. On a entendu beaucoup de points négatifs, du genre : des embouteillages, des endroits abîmés, laissés à l'abandon, des locaux qui en ont marre des touristes qui ne respectent rien donc de l'agressivité (on comprends si c'est le cas car nous aussi certains comportements de touristes nous énerve).
Merci à tous,
Costa Rica: volcans, Tortuguero, rafting English translation pending
Bonjour,
Je planifie un road trip au Costa Rica pour fin Novembre, on sera 16 jours entiers sur place. Je précise que je pars avec 3 personnes n'ayant jamais voyagé dont 2 personnes de 55-60 ans (habitués à la marche mais non sportifs en dehors de ça).
J'hésite encore pas mal sur le circuit... en particulier sur le ou les volcans que nous irons voir.
Je sais qu'on parle en général de l'Arenal en premier, mais puisqu'il est éteint, est-il encore un must ? J'ai lu que les environs n'avaient pas forcément grand intérêt... Ceci dit on va forcément passer par Monte Verde et/ou Santa Elena, donc on sera à côté alors bon...
J'ai pensé au Rincon de la Vieja, mais j'ai lu que son accès était interdit à cause d'une reprise d'activité ? On peut voir de la lave ou c'est juste de la fumée ? En gros cette reprise d'activité est-elle un bonus ou au contraire une gêne ?
Enfin, j'avoue que je penche vers le Poas a priori... Il a l'air d'être un bon paliatif à l'Arenal...
Bref, que me conseillez-vous ? J'aimerais pouvoir faire une randonnée sympa jusqu'à voir un cratère, et avoir un panorama sympa aux alentours.
A côté de ça, j'hésite pas mal à aller ou non au Torguero. Notre voyage est vers fin novembre, j'ai lu que c'était une mauvaise période pour voir des tortues là bas, et qu'il faisait très humide voire souvent pluvieux. Est-ce que ce parc vaut le détour sans tortues et sous la pluie ? Est-ce qu'il y pleut vraiment dans cette période ?
Concernant les parcs nationaux, nous ferons Manuel Antonio bien sûr, mais j'avais envie de pousser jusqu'au Corcovado. J'ai lu qu'il était très sympa mais nettement plus difficile d'accès. Est-il raisonnable d'y aller avec des gens n'ayant pas l'habitude des voyages et des randonnées un peu "sauvages" ?
Enfin, j'avais envie de faire un baptême de rafting. Je rappelle que je serai entre autre avec 2 personnes de 55-60 ans, pas particulièrement en recherche de sensations fortes, donc il me faudrait un circuit avec de jolis paysages et un courant plutôt tranquille. J'ai lu des bons avis sur le rio Pacuare ou le rion Reventazon, mais je n'arrive pas à savoir lequel offre des circuits plutôt calmes et des belles vues, ni d'où partir.
Merci beaucoup !
Je planifie un road trip au Costa Rica pour fin Novembre, on sera 16 jours entiers sur place. Je précise que je pars avec 3 personnes n'ayant jamais voyagé dont 2 personnes de 55-60 ans (habitués à la marche mais non sportifs en dehors de ça).
J'hésite encore pas mal sur le circuit... en particulier sur le ou les volcans que nous irons voir.
Je sais qu'on parle en général de l'Arenal en premier, mais puisqu'il est éteint, est-il encore un must ? J'ai lu que les environs n'avaient pas forcément grand intérêt... Ceci dit on va forcément passer par Monte Verde et/ou Santa Elena, donc on sera à côté alors bon...
J'ai pensé au Rincon de la Vieja, mais j'ai lu que son accès était interdit à cause d'une reprise d'activité ? On peut voir de la lave ou c'est juste de la fumée ? En gros cette reprise d'activité est-elle un bonus ou au contraire une gêne ?
Enfin, j'avoue que je penche vers le Poas a priori... Il a l'air d'être un bon paliatif à l'Arenal...
Bref, que me conseillez-vous ? J'aimerais pouvoir faire une randonnée sympa jusqu'à voir un cratère, et avoir un panorama sympa aux alentours.
A côté de ça, j'hésite pas mal à aller ou non au Torguero. Notre voyage est vers fin novembre, j'ai lu que c'était une mauvaise période pour voir des tortues là bas, et qu'il faisait très humide voire souvent pluvieux. Est-ce que ce parc vaut le détour sans tortues et sous la pluie ? Est-ce qu'il y pleut vraiment dans cette période ?
Concernant les parcs nationaux, nous ferons Manuel Antonio bien sûr, mais j'avais envie de pousser jusqu'au Corcovado. J'ai lu qu'il était très sympa mais nettement plus difficile d'accès. Est-il raisonnable d'y aller avec des gens n'ayant pas l'habitude des voyages et des randonnées un peu "sauvages" ?
Enfin, j'avais envie de faire un baptême de rafting. Je rappelle que je serai entre autre avec 2 personnes de 55-60 ans, pas particulièrement en recherche de sensations fortes, donc il me faudrait un circuit avec de jolis paysages et un courant plutôt tranquille. J'ai lu des bons avis sur le rio Pacuare ou le rion Reventazon, mais je n'arrive pas à savoir lequel offre des circuits plutôt calmes et des belles vues, ni d'où partir.
Merci beaucoup !
Récit - Yellowstone et Glacier NP English translation pending
Bonjour,
Cette année, nous avons décidé de visiter 2 parcs nationaux des USA : Yellowstone et Glacier National Park. Ce dernier est peu connu (pour cause, nous ne l'avons trouvé dans quasiment aucun guide de voyage français). Ce choix en grande partie motivé par le récit de HOHL qui était partie, comme nous, l'année dernière dans les rocheuses canadiennes et avait fait un crochet par ce parc (les photos nous avaient beaucoup plu) et un récent voyage de mes parents à Yellowstone.
Nous avons été enchantés par ce voyage. Le parc Yellowstone regorge de merveilles !
N'hésitez pas à poser des questions si besoin 🙂
Samedi 24 août : trajet Bruxelles => Amsterdam => Minneapolis => Great Falls (Montana)
Nous avions choisi d'atterrir dans un aéroport proche des 2 parcs plutôt que devoir faire beaucoup de voiture.
Glacier NP est situé dans le Montana, à la frontière avec le Canada.
Nous avons atterri à 19h10 heures. Après avoir récupéré les bagages, nous avons pris la navette de l'hôtel situé en centre ville : le Town House Inn
Dimanche 25 août :
Après un petit déjeuner bien copieux, nous avons repris la navette pour l'aéroport afin de récupérer notre voiture de location. Puis nous sommes allés directement jusqu'au Glacier NP, entrée nord est par la ville de Babb (au nord de l'entrée « St Mary ») (164 miles - 3 heures) Nous avons logé 3 nuits au Swiffcurrent Motel Inn .
Nous sommes allés faire un petit tour dans les environs et notamment au lac Swiffcurrent où se trouve un énorme hôtel juste au bord du lac. Là, nous réservons le bateau pour la rando du Grinell Glacier. Les disponibilités du lendemain ne nous conviennent pas trop (départ tardif) donc nous réservons pour le mardi, 2ème départ de la journée car le 1er était déjà complet). Nous avons également entamé une rando mais avons rebroussé chemin car il n'y avait personne et nous avions vu une pancarte alertant de la présence d'ours...
Quelques mots sur l'hôtel : Le Swiffcurrent Motel Inn a l'avantage d'être situé au cœur du parc et à proximité de points de départ de plusieurs randos et cela se paye ! Nous n'avions plus la possibilité de prendre une petit « cabin » quand nous avions réservé et avons donc pris une chambre avec 2 lits doubles à 128$ la nuit (sans taxes). La chambre était très petite et très sommaire. Pas de frigo ni micro-ondes, pas de TV. Une petite salle d'eau avec WC et douche. C'était propre mais nous étions donc limités pour ce qui est de la nourriture. Il n'y a pas de wifi, uniquement dispo dans le lobby Pour résumer : cher pour ce que c'est mais situation idéale !
L'hôtel dispose d'un petit magasin (souvenirs + nourriture) avec vente de café/thé (pratique pour le matin). Il ouvre à 7h00 et ferme à 21h00. Ce sont des prix de petite épicerie mais encore raisonnables je trouve.
Lundi 26 août :
Pour ce 1er jour dans le parc, le temps est très beau. Nous décidons de faire la randonnée allant jusqu'au Iceberg Lake (7,9 km aller, retour par le même chemin) Nous sommes partis à 8h30 et avons fini à 13h40 pause picnic comprise. C'est une randonnée très sympa, en partie dans la forêt. Dès le début, on a vue sur de très beau panoramas. Au cours du chemin, peu de temps avant le lac, un ours déboule sur le sentier! nous nous stoppons et restons plantés là quelques secondes, l'ours semble nous avoir remarqués mais décide de continuer son chemin en suivant le sentier à notre opposé (ouf!) Nous avions pourtant un grelot attaché au sac à dos mais cela ne l'a pas fait fuir. Après avoir attendu quelques instants pour voir si d'autres randonneurs nous rejoignaient, nous décidons de reprendre la rando tout en faisant un maximum de bruit avec les bâtons de rando. A l'arrivée, un panorama magique, grandiose avec en premier plan de belles fleurs jaunes. Le glacier n'est pas très grand cette année, il y a peu « d'icebergs » dans l'eau mais qu'importe, le paysage est sublime.
Nous avions eu pas mal de vent dans Glacier NP, ce qui était assez agréable pour randonner en plein soleil.
Le soir, nous décidons de manger au restau de l'hôtel. Nous avions lu sur ce forum que l'attente était longue donc y sommes allés tôt vers 18h45 il me semble. En fait, il y a un système de liste d'attente et les serveurs vous appellent dans le lobby de l'hôtel où il y a quelques canapés pour patienter. Le menu est assez simple mais nous avons bien mangé : pizza, hamburger, plat de pâtes... Le prix est plutôt raisonnable, surtout avec un taux de change en notre faveur.
Mardi 27 août :
Nous sommes au rdv du départ du bateau (en bas de l'hôtel Many Glacier) pour un départ à 9h00. Première traversée du lac Swiffcurrent, petite marche de 10 min puis deuxième bateau pour traverser le lac Josephine. Les paysages sont très beaux.
De là, nous partons pour la rando de Grinell Glacier. Bonne montée. Très beaux panoramas. Malheureusement, mon mari ayant le vertige, il stoppe en cours de route. Je décide de continuer un peu mais nous ne savons pas à quel niveau de la rando nous nous situons. Je croise plusieurs personnes très sympathiques notamment un groupe d'américains à qui je demande combien de temps de parcours il reste. J'avais monté une demie heure et on me dit qu'il faut encore une demie heure pour arriver au lac du coup je rebrousse chemin car en tout cela m'aurait pris 2h environ alors que mon mari m'attendait sur le bord du sentier...

Nous redescendons vers notre point de départ et décidons d'aller jusqu'au Grinell Lake. La balade se fait dans les buissons et les arbres. La vue en bas du lac est superbe avec les chutes d'eau.
Retour vers le bateau. Nous pic-niquons à l'ombre et reprenons le bateau de 14h45.
Cette année, nous avons décidé de visiter 2 parcs nationaux des USA : Yellowstone et Glacier National Park. Ce dernier est peu connu (pour cause, nous ne l'avons trouvé dans quasiment aucun guide de voyage français). Ce choix en grande partie motivé par le récit de HOHL qui était partie, comme nous, l'année dernière dans les rocheuses canadiennes et avait fait un crochet par ce parc (les photos nous avaient beaucoup plu) et un récent voyage de mes parents à Yellowstone.
Nous avons été enchantés par ce voyage. Le parc Yellowstone regorge de merveilles !
N'hésitez pas à poser des questions si besoin 🙂
Samedi 24 août : trajet Bruxelles => Amsterdam => Minneapolis => Great Falls (Montana)
Nous avions choisi d'atterrir dans un aéroport proche des 2 parcs plutôt que devoir faire beaucoup de voiture.
Glacier NP est situé dans le Montana, à la frontière avec le Canada.
Nous avons atterri à 19h10 heures. Après avoir récupéré les bagages, nous avons pris la navette de l'hôtel situé en centre ville : le Town House Inn
Dimanche 25 août :
Après un petit déjeuner bien copieux, nous avons repris la navette pour l'aéroport afin de récupérer notre voiture de location. Puis nous sommes allés directement jusqu'au Glacier NP, entrée nord est par la ville de Babb (au nord de l'entrée « St Mary ») (164 miles - 3 heures) Nous avons logé 3 nuits au Swiffcurrent Motel Inn .
Nous sommes allés faire un petit tour dans les environs et notamment au lac Swiffcurrent où se trouve un énorme hôtel juste au bord du lac. Là, nous réservons le bateau pour la rando du Grinell Glacier. Les disponibilités du lendemain ne nous conviennent pas trop (départ tardif) donc nous réservons pour le mardi, 2ème départ de la journée car le 1er était déjà complet). Nous avons également entamé une rando mais avons rebroussé chemin car il n'y avait personne et nous avions vu une pancarte alertant de la présence d'ours...
Quelques mots sur l'hôtel : Le Swiffcurrent Motel Inn a l'avantage d'être situé au cœur du parc et à proximité de points de départ de plusieurs randos et cela se paye ! Nous n'avions plus la possibilité de prendre une petit « cabin » quand nous avions réservé et avons donc pris une chambre avec 2 lits doubles à 128$ la nuit (sans taxes). La chambre était très petite et très sommaire. Pas de frigo ni micro-ondes, pas de TV. Une petite salle d'eau avec WC et douche. C'était propre mais nous étions donc limités pour ce qui est de la nourriture. Il n'y a pas de wifi, uniquement dispo dans le lobby Pour résumer : cher pour ce que c'est mais situation idéale !
L'hôtel dispose d'un petit magasin (souvenirs + nourriture) avec vente de café/thé (pratique pour le matin). Il ouvre à 7h00 et ferme à 21h00. Ce sont des prix de petite épicerie mais encore raisonnables je trouve.
Lundi 26 août :
Pour ce 1er jour dans le parc, le temps est très beau. Nous décidons de faire la randonnée allant jusqu'au Iceberg Lake (7,9 km aller, retour par le même chemin) Nous sommes partis à 8h30 et avons fini à 13h40 pause picnic comprise. C'est une randonnée très sympa, en partie dans la forêt. Dès le début, on a vue sur de très beau panoramas. Au cours du chemin, peu de temps avant le lac, un ours déboule sur le sentier! nous nous stoppons et restons plantés là quelques secondes, l'ours semble nous avoir remarqués mais décide de continuer son chemin en suivant le sentier à notre opposé (ouf!) Nous avions pourtant un grelot attaché au sac à dos mais cela ne l'a pas fait fuir. Après avoir attendu quelques instants pour voir si d'autres randonneurs nous rejoignaient, nous décidons de reprendre la rando tout en faisant un maximum de bruit avec les bâtons de rando. A l'arrivée, un panorama magique, grandiose avec en premier plan de belles fleurs jaunes. Le glacier n'est pas très grand cette année, il y a peu « d'icebergs » dans l'eau mais qu'importe, le paysage est sublime.
Nous avions eu pas mal de vent dans Glacier NP, ce qui était assez agréable pour randonner en plein soleil.Le soir, nous décidons de manger au restau de l'hôtel. Nous avions lu sur ce forum que l'attente était longue donc y sommes allés tôt vers 18h45 il me semble. En fait, il y a un système de liste d'attente et les serveurs vous appellent dans le lobby de l'hôtel où il y a quelques canapés pour patienter. Le menu est assez simple mais nous avons bien mangé : pizza, hamburger, plat de pâtes... Le prix est plutôt raisonnable, surtout avec un taux de change en notre faveur.
Mardi 27 août :
Nous sommes au rdv du départ du bateau (en bas de l'hôtel Many Glacier) pour un départ à 9h00. Première traversée du lac Swiffcurrent, petite marche de 10 min puis deuxième bateau pour traverser le lac Josephine. Les paysages sont très beaux.
De là, nous partons pour la rando de Grinell Glacier. Bonne montée. Très beaux panoramas. Malheureusement, mon mari ayant le vertige, il stoppe en cours de route. Je décide de continuer un peu mais nous ne savons pas à quel niveau de la rando nous nous situons. Je croise plusieurs personnes très sympathiques notamment un groupe d'américains à qui je demande combien de temps de parcours il reste. J'avais monté une demie heure et on me dit qu'il faut encore une demie heure pour arriver au lac du coup je rebrousse chemin car en tout cela m'aurait pris 2h environ alors que mon mari m'attendait sur le bord du sentier...

Nous redescendons vers notre point de départ et décidons d'aller jusqu'au Grinell Lake. La balade se fait dans les buissons et les arbres. La vue en bas du lac est superbe avec les chutes d'eau.
Retour vers le bateau. Nous pic-niquons à l'ombre et reprenons le bateau de 14h45.
Préparation trip en Islande: rando / voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Nous projetons de nous rendre en Islande l'année prochaine et nous nous lançons dans les préparatifs avec beaucoup de questions en tête, en voici quelques unes et la manière dont nous imaginons ce voyage :
La durée : 10 jours en mai (en profitant des ponts) ou 7 jours fin juillet 2014. Selon vous quelle est la meilleure période ? Météo, Vent , pluie, durée d'ensoleillement Location d'une voiture une fois sur place : le 4x4 est il nécessaire ? y a t il une agence à privilégier ? Assurances nécessaires ?
Dormir sur place : Nous prévoyons de nous déplacer en autonomie et de bivouaquer au grès du voyage. Quel type de tente conseillez-vous (pour les connaisseurs je prévois de prendre une Quéchua Quickhiker)? Idem pour le sac de couchage, quelle est la température de confort conseillée ? Le bivouac hors camping est-il possible ?
Le voyage : nous aimerions avoir l'occasion de parcourir des espaces inhabités et sauvages, gravir qq volcans, voir des geysers, des sources chaudes, glacier, paysages diversifiés, etc
Le parcours : aucune idée. Compte tenu de la période (mai ou juillet), de notre mode de voyage et de nos envies quelle est la région à privilégier ? l'ouest, l'est, le nord...?
Merci par avance pour votre aides, vos trucs, astuces, recommandations ou tout simplement de bien vouloir partager vos expériences.
A bientôt
Cédric
Nous projetons de nous rendre en Islande l'année prochaine et nous nous lançons dans les préparatifs avec beaucoup de questions en tête, en voici quelques unes et la manière dont nous imaginons ce voyage :
La durée : 10 jours en mai (en profitant des ponts) ou 7 jours fin juillet 2014. Selon vous quelle est la meilleure période ? Météo, Vent , pluie, durée d'ensoleillement Location d'une voiture une fois sur place : le 4x4 est il nécessaire ? y a t il une agence à privilégier ? Assurances nécessaires ?
Dormir sur place : Nous prévoyons de nous déplacer en autonomie et de bivouaquer au grès du voyage. Quel type de tente conseillez-vous (pour les connaisseurs je prévois de prendre une Quéchua Quickhiker)? Idem pour le sac de couchage, quelle est la température de confort conseillée ? Le bivouac hors camping est-il possible ?
Le voyage : nous aimerions avoir l'occasion de parcourir des espaces inhabités et sauvages, gravir qq volcans, voir des geysers, des sources chaudes, glacier, paysages diversifiés, etc
Le parcours : aucune idée. Compte tenu de la période (mai ou juillet), de notre mode de voyage et de nos envies quelle est la région à privilégier ? l'ouest, l'est, le nord...?
Merci par avance pour votre aides, vos trucs, astuces, recommandations ou tout simplement de bien vouloir partager vos expériences.
A bientôt
Cédric
Compte rendu d'une croisière MSC en mer Noire, 20 septembre 2013 English translation pending
12e croisières et 2e via MSC. J'ai été déçue par le bateau : MSC MUSICA dont les équipements sont minimes par rapport à d'autres bateaux (Costa dont j'ai l'expérience) = salle de sport minuscule, piscine toujours ouverte, sauna payant ! (16€) et service par le personnel un peu olé olé ... bref ... voici les Escales faite lors de cette croisière :
ESCALES ET EXCURSIONS
KATAKOLON (9h-17h) SOIREE DE GALA Boutiques et restaurants à 5 minutes à pieds du port. Plages avec transats juste après les boutiques, chaises longues gratuites (et wifi) en contrepartie d’une consommation, bon plan quand il fait beau Excursions MSC : « Vignoble Magna Greci et Olympie », dure 4h (départ le matin, retour à 14h) – 69,9€/pers
ISTANBUL (8h-18h) =>> A ne pas manquer l’arrivée au port vers 7h … magnifique Nous avions pris l’excursion “Culture Art et Shopping” et nous avons été déçu par le temps laissé dans le Bazar turc. Nous avions terminé l’excursion à 13h du coup nous avons prévenu notre guide qu’on ne rentrerais pas avec elle au bateau et avons choisi de rester au Bazar (qui est sécurisant pour un souk et très bien rangé), après nos emplettes et un café turc nous sommes rentrés en taxi au bateau (10 € pour 2 négocié). Nous avions pris notre taxi vers 16h30 car pas mal d’embouteillages à Istanbul. Il y a des taxis partout sur la grande avenue donc vraiment facile (les passagers doivent être tous à bord 30 min avant le départ du bateau soit 17h30) Une amie avait pris l’excursion MSC « Visite de luxe d’Istanbul » et est revenue ravie, seul hic le tarif (157,90€/pers) Honnêtement Istanbul peut se faire seul … car la Mosquée Bleue, l’Eglise Ste-Sophie et le Grand Bazar se trouvent dans le même secteur. Mais à noter qu’il faut marcher … NB : Pour acheter dans le Bazar pensez à avoir des euros en petites coupures, pour ce faire allez au Casino du bateau de demander des petites coupures pour jouer ;o)) et vous aurez facilement des billets de 10 et 20 € pour marchander dans le Bazar
YALTA (1 3h-19h) Ville sans grand intérêt. Faire du change à terre si vous ne prenez pas d’excursion (bureau de change facile à trouver). Votre change pourra vous servir à Odessa le lendemain. Impossible de trouver une carte postale ! niet ! Les seules avec les timbres sont vendues à la sortie du bateau. Excursion MSC : « visite royale de Yalta » dure 4h -59,9 €
ODESSA (9h-17h) SOIREE DE GALA Ville très agréable. Peut se visiter seul sans excursion et à son rythme. Faire du change est le mieux car peu de commerçants prennent les euros Achetez vos cartes postales à la sortie du bateau + timbres. Le bateau arrive en face de l’escale de Poutemkine (192 marches) mais à faire à son rythme … Vue magnifique d’en haut. Ne ratez pas le parc avec son petit marché d’artisans et de peintres.
CONSTANTA (9h-17h) NE PAS RESTER A CONSTANCE ! DEPRIMANT ! Nous avons regretté de ne pas prendre une excursion Vous pouvez acheter vos cartes au pied de l'Opéra avec les timbres (plus jolies qu'en sortant du bateau), par des vendeurs ambulants. Excursion MSC : « Spectacle folklorique et dégustation de vin à Murfatlar » durée 4h (52,9€/pers)
DANS LA NUIT DU SAMEDI AU DIMANCHE Si vous pouvez vous levez vers 4h du matin ne ratez pas le passage dans le Bosphore et Istanbul illuminée … magique … la plus belle image de cette croisière.
GYTHION (8h-14h) SOIREE DE GALA Débarquement et réembarquement uniquement en Chaloupes (gratuites) au port de Gythion. Nous avions pris l’excursion à Mystras (beaucoup de marche). Le port est très mignon et une plage se trouve à proximité.
Le matin du débarquement, pas la peine d’aller au point de RDV (ça ne sert à rien, juste à « parquer les gens pour éviter les queues interminables pour sortir) Prenez vos derniers effets et sortez tout simplement, puis récupérez vos valises déchargées dans le hall à l’extérieur, rangées par couleur.
Voir Venise avant de partir : è =>> si vous avez pris les transferts avec MSC une navette vous ramène à l’aéroport directement donc pas possible hors excursion … sauf si vous lisez la suite (c’est pas compliqué) è =>> sinon ne prenez pas votre transfert !!! ... Voir Venise depuis le port est possible voici : navette gratuite depuis le bateau vers le « People Mover » à 5 minutes, c’est une sorte de tramway aérien et pour 1€ il vous amène à la Plazza Roma (prendre un ticket en bas des escalators). A la plazza roma vous avez une consignes à bagages (7€ par valise pour la journée), elle est facile à trouver, c’est tout petit et près de la sortie du People Mover. A côté de la consigne prenez donc d’ores et déjà votre ticket pour le retour en bus à l’aéroport (Plazza Roma->Aeroport Marco Polo 6 €) au guichet des bus ATVO. Les bus ATVO partent depuis la plazza roma (juste en face du guichet c’est très facile !) Regardez les horaires il y en a un toutes les 30 minutes. 14h20/14h50 …. Pour se balader prendre le vaporetto, les tickets ATCV du vaporetto coûte 7€ par trajet (un pass 12h 18€ me semble de mémoire) et tout cela est très facile franchement !!!! si si !! Si pas de ticket amende de 52€ !!!
Pour repartir à l’aéroport il faut compter que le vaporetto ne va pas vite + récupérer les bagages + 30 minutes de trajet depuis la plazza roma avec le bus ATVO. Ensuite arrivée à l’aéroport … départ …
Bonne croisière
Véronique
ESCALES ET EXCURSIONS
KATAKOLON (9h-17h) SOIREE DE GALA Boutiques et restaurants à 5 minutes à pieds du port. Plages avec transats juste après les boutiques, chaises longues gratuites (et wifi) en contrepartie d’une consommation, bon plan quand il fait beau Excursions MSC : « Vignoble Magna Greci et Olympie », dure 4h (départ le matin, retour à 14h) – 69,9€/pers
ISTANBUL (8h-18h) =>> A ne pas manquer l’arrivée au port vers 7h … magnifique Nous avions pris l’excursion “Culture Art et Shopping” et nous avons été déçu par le temps laissé dans le Bazar turc. Nous avions terminé l’excursion à 13h du coup nous avons prévenu notre guide qu’on ne rentrerais pas avec elle au bateau et avons choisi de rester au Bazar (qui est sécurisant pour un souk et très bien rangé), après nos emplettes et un café turc nous sommes rentrés en taxi au bateau (10 € pour 2 négocié). Nous avions pris notre taxi vers 16h30 car pas mal d’embouteillages à Istanbul. Il y a des taxis partout sur la grande avenue donc vraiment facile (les passagers doivent être tous à bord 30 min avant le départ du bateau soit 17h30) Une amie avait pris l’excursion MSC « Visite de luxe d’Istanbul » et est revenue ravie, seul hic le tarif (157,90€/pers) Honnêtement Istanbul peut se faire seul … car la Mosquée Bleue, l’Eglise Ste-Sophie et le Grand Bazar se trouvent dans le même secteur. Mais à noter qu’il faut marcher … NB : Pour acheter dans le Bazar pensez à avoir des euros en petites coupures, pour ce faire allez au Casino du bateau de demander des petites coupures pour jouer ;o)) et vous aurez facilement des billets de 10 et 20 € pour marchander dans le Bazar
YALTA (1 3h-19h) Ville sans grand intérêt. Faire du change à terre si vous ne prenez pas d’excursion (bureau de change facile à trouver). Votre change pourra vous servir à Odessa le lendemain. Impossible de trouver une carte postale ! niet ! Les seules avec les timbres sont vendues à la sortie du bateau. Excursion MSC : « visite royale de Yalta » dure 4h -59,9 €
ODESSA (9h-17h) SOIREE DE GALA Ville très agréable. Peut se visiter seul sans excursion et à son rythme. Faire du change est le mieux car peu de commerçants prennent les euros Achetez vos cartes postales à la sortie du bateau + timbres. Le bateau arrive en face de l’escale de Poutemkine (192 marches) mais à faire à son rythme … Vue magnifique d’en haut. Ne ratez pas le parc avec son petit marché d’artisans et de peintres.
CONSTANTA (9h-17h) NE PAS RESTER A CONSTANCE ! DEPRIMANT ! Nous avons regretté de ne pas prendre une excursion Vous pouvez acheter vos cartes au pied de l'Opéra avec les timbres (plus jolies qu'en sortant du bateau), par des vendeurs ambulants. Excursion MSC : « Spectacle folklorique et dégustation de vin à Murfatlar » durée 4h (52,9€/pers)
DANS LA NUIT DU SAMEDI AU DIMANCHE Si vous pouvez vous levez vers 4h du matin ne ratez pas le passage dans le Bosphore et Istanbul illuminée … magique … la plus belle image de cette croisière.
GYTHION (8h-14h) SOIREE DE GALA Débarquement et réembarquement uniquement en Chaloupes (gratuites) au port de Gythion. Nous avions pris l’excursion à Mystras (beaucoup de marche). Le port est très mignon et une plage se trouve à proximité.
Le matin du débarquement, pas la peine d’aller au point de RDV (ça ne sert à rien, juste à « parquer les gens pour éviter les queues interminables pour sortir) Prenez vos derniers effets et sortez tout simplement, puis récupérez vos valises déchargées dans le hall à l’extérieur, rangées par couleur.
Voir Venise avant de partir : è =>> si vous avez pris les transferts avec MSC une navette vous ramène à l’aéroport directement donc pas possible hors excursion … sauf si vous lisez la suite (c’est pas compliqué) è =>> sinon ne prenez pas votre transfert !!! ... Voir Venise depuis le port est possible voici : navette gratuite depuis le bateau vers le « People Mover » à 5 minutes, c’est une sorte de tramway aérien et pour 1€ il vous amène à la Plazza Roma (prendre un ticket en bas des escalators). A la plazza roma vous avez une consignes à bagages (7€ par valise pour la journée), elle est facile à trouver, c’est tout petit et près de la sortie du People Mover. A côté de la consigne prenez donc d’ores et déjà votre ticket pour le retour en bus à l’aéroport (Plazza Roma->Aeroport Marco Polo 6 €) au guichet des bus ATVO. Les bus ATVO partent depuis la plazza roma (juste en face du guichet c’est très facile !) Regardez les horaires il y en a un toutes les 30 minutes. 14h20/14h50 …. Pour se balader prendre le vaporetto, les tickets ATCV du vaporetto coûte 7€ par trajet (un pass 12h 18€ me semble de mémoire) et tout cela est très facile franchement !!!! si si !! Si pas de ticket amende de 52€ !!!
Pour repartir à l’aéroport il faut compter que le vaporetto ne va pas vite + récupérer les bagages + 30 minutes de trajet depuis la plazza roma avec le bus ATVO. Ensuite arrivée à l’aéroport … départ …
Bonne croisière
Véronique
Recherche d'hébergement sympas en Ouganda English translation pending
Bonjour,
Je continue à planifier mon voyage en Ouganda pour un départ en février.
Seulement, difficile de trouver des hôtels, lodges ou guesthouses qui ne coutent pas 300 euros la nuit...
J'ai quelques pistes et j'aurais aimé avoir les avis de ceux qui y sont déjà allé.
Voilà le planning :
- Entebbe : on arrive tard donc on va rester vers l'aéroport : Airport guesthouse ou Entebbe travellers lodge
- Kibale : Chimps Nest
- Queen Elizabeth : au nord Mweya lodge(cher mais la vue a l'air imprenable)
au sud à Ishasha Camp mais je ne trouve pas les tarifs. Wilderness Camp me semble trop cher.
- Bwindi : pas trop d'idées, en fouinant sur les forums je n'ai trouvé que des avis négatifs sur les différents hébergements.
Voilà, si certains d'entre vous ont des suggestions, je suis preneuse! Merci!
Voilà, si certains d'entre vous ont des suggestions, je suis preneuse! Merci!
Croatie: roadtrip 10 jours en septembre 2013 English translation pending
Hello,
Mon ami et moi avons fait un circuit en voiture de 10 jours en Croatie du 20 au 30 septembre 2013. En espérant que notre carnet de voyage puisse en aider d'autres à organiser leur voyage.
Je pense qu'il y a moyen de voir plus en 10 jours. Mais nous aimons voyager à notre aise, faire des grasses mat', profiter des terrasses au soleil pour boire un verre, faire des tas de halte photo et des arrêts dans des petits coins qu'on trouve sympas.
Notre itinéraire: J0: vol Bruxelles-Zagreb. Arrivée à Zagreb à 22h. Nuit à Zagreb J1: visite de Zagreb. Nuit à Zagreb. J2: Route Zagreb - île de Rab. Nuit à Rab. J3: Route Rab - Sibenik en passant par l'île de Pag. Nuit à Sibenik J4: visite Zadar et îles de Ugljian et Pasman. Nuit à Sibenik. J5: Parc Krka, route vers Split avec visite de Primosten. Nuit à Split. J6: visite Split. Nuit à Split. J7: visite Trogir et route de la Kastela. Nuit à Split. J8: route vers Plitvice par l'intérieur du pays. Nuit à Plitivica Selo. J9: parc Plitvice. Nuit à Plitvica Selo. J10: route vers Zagreb aéroport. Vol vers Bruxelles en fin d'après-midi.
Le budget: Avion: 520€ (vol Brusselsairlines, opéré par Croatian Airlines) Hébergement: 930€ (B&Bs) Voiture: 175€ pour la location via economycarrentals.fr Resto, ferries, essences, ....: 1'000€
Les tops: Le ferry vers l'île de Rab au coucher du soleil Les paysages de l'île de Pag La route vers le monastère sur l'île d'Ugljian Les petites criques sans personne le long de la côte Le parc Krka Les 2 nuits à Plitivica Selo
Ce qu'on a moins aimé: Il n'y a pas grand-chose... La Croatie est un pays splendide Zadar. Après Rab et Sibenik, la ville nous a paru sans charme et surbondée de touristes. Senj. Hors saison, tout était fermé et la vieille ville ne nous a pas charmée.
La suite pour très bientôt.
Mon ami et moi avons fait un circuit en voiture de 10 jours en Croatie du 20 au 30 septembre 2013. En espérant que notre carnet de voyage puisse en aider d'autres à organiser leur voyage.
Je pense qu'il y a moyen de voir plus en 10 jours. Mais nous aimons voyager à notre aise, faire des grasses mat', profiter des terrasses au soleil pour boire un verre, faire des tas de halte photo et des arrêts dans des petits coins qu'on trouve sympas.
Notre itinéraire: J0: vol Bruxelles-Zagreb. Arrivée à Zagreb à 22h. Nuit à Zagreb J1: visite de Zagreb. Nuit à Zagreb. J2: Route Zagreb - île de Rab. Nuit à Rab. J3: Route Rab - Sibenik en passant par l'île de Pag. Nuit à Sibenik J4: visite Zadar et îles de Ugljian et Pasman. Nuit à Sibenik. J5: Parc Krka, route vers Split avec visite de Primosten. Nuit à Split. J6: visite Split. Nuit à Split. J7: visite Trogir et route de la Kastela. Nuit à Split. J8: route vers Plitvice par l'intérieur du pays. Nuit à Plitivica Selo. J9: parc Plitvice. Nuit à Plitvica Selo. J10: route vers Zagreb aéroport. Vol vers Bruxelles en fin d'après-midi.
Le budget: Avion: 520€ (vol Brusselsairlines, opéré par Croatian Airlines) Hébergement: 930€ (B&Bs) Voiture: 175€ pour la location via economycarrentals.fr Resto, ferries, essences, ....: 1'000€
Les tops: Le ferry vers l'île de Rab au coucher du soleil Les paysages de l'île de Pag La route vers le monastère sur l'île d'Ugljian Les petites criques sans personne le long de la côte Le parc Krka Les 2 nuits à Plitivica Selo
Ce qu'on a moins aimé: Il n'y a pas grand-chose... La Croatie est un pays splendide Zadar. Après Rab et Sibenik, la ville nous a paru sans charme et surbondée de touristes. Senj. Hors saison, tout était fermé et la vieille ville ne nous a pas charmée.
La suite pour très bientôt.
Avis sur circuit 1 journée à Vinales depuis La Havane English translation pending
Bonjour,
Avant tout, je précise qu'il ne nous est pas possible de revoir l'idée de ce circuit sur 1 journée, pour ce 1er séjour à Cuba en décembre. Nous savons par exemple que nous aurions pu choisir de passer 1 nuit à Vinales, mais cela n'est pas possible pour cette fois. Nous allons obligatoirement partir de La Havane pour nous rendre dans la vallée de Vinales, et revenir à La Havane le soir.
Le circuit se fera en voiture avec chauffeur et guide local, et il est donc personnalisable.
Aussi, nous aurions souhaité pouvoir bénéficier de l'avis de voyageurs connaissant la région.
Notre idée de départ est la suivante : La Havane -> Las Terrazas -> Soroa -> Pinar des Rio -> Cayo Levisa -> La Havane
Que pensez-vous de ce circuit ? Faisable sur une journée, même chargée ? Des incontournables ? Des points à éviter ?
Merci pour vos conseils, Cordialement
Notre idée de départ est la suivante : La Havane -> Las Terrazas -> Soroa -> Pinar des Rio -> Cayo Levisa -> La Havane
Que pensez-vous de ce circuit ? Faisable sur une journée, même chargée ? Des incontournables ? Des points à éviter ?
Merci pour vos conseils, Cordialement
Espagne: mon premier voyage à vélo English translation pending
Bonjour à tous ! Je m'appelle Vincent, presque 40 ans, j'ai décidé de partir en autonomie en vélo pendant trois semaines en Octobre, c'est à dire départ d'ici 5jours.J'ai l'habitude de randonner plusieurs semaines en bivouac en montagne, donc materiel de montagne pour le bivouac et experience du velo quasi nulle.Je partirai seul .j'hésite entre deux envies:
1 traverser le pays basque puis continuer jusqu'à saint Jacques en allant marcher quelques jours dans les Picos de Europa (Asturies) mais le climat océanique est il propice au vélo en Octobre?
2 m'approcher en train (surement possible), puis visiter l'Andalousie, la cote et la Sierra Nevada et ses sites d'escalades(je prendrai peut être baudrier et chaussons dans mes sacoches) où la météo me parait plus douce.
J'imagine rentrer en train pour avoir plus de temps pour mes visites.
J'ai un vélo de voyage avec un volume de 70l de sacoches étanches et je récupère ce vélo à Toulouse.
Je serai très content de lire vos conseils
1 traverser le pays basque puis continuer jusqu'à saint Jacques en allant marcher quelques jours dans les Picos de Europa (Asturies) mais le climat océanique est il propice au vélo en Octobre?
2 m'approcher en train (surement possible), puis visiter l'Andalousie, la cote et la Sierra Nevada et ses sites d'escalades(je prendrai peut être baudrier et chaussons dans mes sacoches) où la météo me parait plus douce.
J'imagine rentrer en train pour avoir plus de temps pour mes visites.
J'ai un vélo de voyage avec un volume de 70l de sacoches étanches et je récupère ce vélo à Toulouse.
Je serai très content de lire vos conseils
Prévision d'un voyage dans l'Ouest américain avec 3 enfants, avril-mai 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Je lis depuis un moment avec attention et envie les témoignages et les récits de ce forum... et je me décide à solliciter votre avis sur un voyage que nous préparons dans l'Ouest américain, que je connais déjà un peu ; la nouveauté est que nous partons à deux adultes et trois enfants (6, 8 et 10 ans). Voici le parcours prévu (des ajustements sont possibles, rien n'est encore réservé). - arrivée vers le 20 avril à Las Vegas - Route 66 vers GC ; deux nuits à Grand Canyon (rando) - Antelope Canyon ; Monument Valley (1 nuit sur place) - 3 nuits minimum vers Moab, visite des alentours (Arches, Canyonlands ?... petites randos) - 2 ou 3 nuits à Bryce (randos) - 2 nuits à Zion - retour Las Vegas , 1 nuit minimum - vol LV-SF ; minimum 3 nuits à San Francisco - retour vers le 8 mai Il reste un peu de marge pour ajouter environ 4 jours visites.
Avez-vous des suggestions, des remarques ? En particulier je m'interroge sur la saison. Je pense que pour la partie désertique ce sera bien, mais pour les parties montagneuses je ne sais pas (Bryce, Zion ?)
Merci d'avance !!
Je lis depuis un moment avec attention et envie les témoignages et les récits de ce forum... et je me décide à solliciter votre avis sur un voyage que nous préparons dans l'Ouest américain, que je connais déjà un peu ; la nouveauté est que nous partons à deux adultes et trois enfants (6, 8 et 10 ans). Voici le parcours prévu (des ajustements sont possibles, rien n'est encore réservé). - arrivée vers le 20 avril à Las Vegas - Route 66 vers GC ; deux nuits à Grand Canyon (rando) - Antelope Canyon ; Monument Valley (1 nuit sur place) - 3 nuits minimum vers Moab, visite des alentours (Arches, Canyonlands ?... petites randos) - 2 ou 3 nuits à Bryce (randos) - 2 nuits à Zion - retour Las Vegas , 1 nuit minimum - vol LV-SF ; minimum 3 nuits à San Francisco - retour vers le 8 mai Il reste un peu de marge pour ajouter environ 4 jours visites.
Avez-vous des suggestions, des remarques ? En particulier je m'interroge sur la saison. Je pense que pour la partie désertique ce sera bien, mais pour les parties montagneuses je ne sais pas (Bryce, Zion ?)
Merci d'avance !!
Madagascar octobre-novembre 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 amis (un toulousain et une parisienne) à partir pour Madagascar du 22 octobre au 12 novembre, soit 3 semaines au total.
Nous arrivons et repartons depuis Tana. J'écris sur ce forum pour avoir des avis, conseils, retours d'expériences pour nous aider à choisir et finaliser notre parcours. ;-)
Nous sommes à 3 semaines du départ, déjà, et nous hésitons entre les 2 parcours suivants:
Parcours 1: le Nord - Tana - Diego Suarez (avion depuis Tana) - Alentours de Diego : Ramena / Mer d'emeraude / baie de Sakalava... - Parc national de la montagne d'Ambre - Tsingy rouges d'Irodo - Lac Antanavo - Parc national de l'Ankarana - Etapes par Ambilobe/Ambanja - Nosy Be / Nosy Komba...(ou bateau/pirogue) - Majanga - Tana (en bus)
Est-ce que ce parcours est ambitieux en 3 semaines? Les transports sont-ils faciles d'accès, réguliers, longs...?
Parcours 2: Le Sud (RN7) - Tana - Ambatolampy - Antsirabe - Fianrantsao - Ambalavao + massif Andringitra - Parc national de l'Isalo / Ranohira - Tuléar + Ifaty ? - retour à Tana (en bus)
Est-ce que ce parcours, plus classique, est facilement réalisable en 3 semaines?
Bref, pour un premier voyage à Mada, quel parcours vous nous conseillez de retenir ? nos critères de sélections seront la diversité des paysages, rencontres; les facilités d'accès, les infrastructures d'accueil et/ou transport, ...?
Si certains d'entre vous sont sur Madagascar sur la même période et souhaitent se joindre à nous pour un bout ou tout le chemin, ça sera avec plaisir! Le voyage c'est aussi le partage et les rencontres! ^^
Merci à tous ceux qui prendront un petit peu de leur temps pour nous aider dans ce beau voyage ;)
Amicalement voyageur,
Jé & Sy
Parcours 1: le Nord - Tana - Diego Suarez (avion depuis Tana) - Alentours de Diego : Ramena / Mer d'emeraude / baie de Sakalava... - Parc national de la montagne d'Ambre - Tsingy rouges d'Irodo - Lac Antanavo - Parc national de l'Ankarana - Etapes par Ambilobe/Ambanja - Nosy Be / Nosy Komba...(ou bateau/pirogue) - Majanga - Tana (en bus)
Est-ce que ce parcours est ambitieux en 3 semaines? Les transports sont-ils faciles d'accès, réguliers, longs...?
Parcours 2: Le Sud (RN7) - Tana - Ambatolampy - Antsirabe - Fianrantsao - Ambalavao + massif Andringitra - Parc national de l'Isalo / Ranohira - Tuléar + Ifaty ? - retour à Tana (en bus)
Est-ce que ce parcours, plus classique, est facilement réalisable en 3 semaines?
Bref, pour un premier voyage à Mada, quel parcours vous nous conseillez de retenir ? nos critères de sélections seront la diversité des paysages, rencontres; les facilités d'accès, les infrastructures d'accueil et/ou transport, ...?
Si certains d'entre vous sont sur Madagascar sur la même période et souhaitent se joindre à nous pour un bout ou tout le chemin, ça sera avec plaisir! Le voyage c'est aussi le partage et les rencontres! ^^
Merci à tous ceux qui prendront un petit peu de leur temps pour nous aider dans ce beau voyage ;)
Amicalement voyageur,
Jé & Sy
14 jours au Costa Rica pour un couple English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
je souhaite partir avec ma compagne 14 jours au costa rica, je suis photographe et passionné de nature randonnées.
nous hésitons entre janvier et février, le prix de l'avion y jouera je pense mais je veux bien vos avis sur cette période si une est meilleur que l'autre?
Nous n'aimons pas rester au même endroit donc nous allons louer une voiture et faire 2 jours la, 2e jours ici etc etc... ce n'est pas dangereux aparement avec les population locales ? Est il facile de trouver des hébergement sur place ( hotel ou chez l'habitant ) ou faut il réserver tout cela en avance ? je crois pas que cette période soit tres touristique d apres ce que j'ai vu et lu donc ca devrai être facile d'improviser?
Sinon je n'ai pas encore fait d 'itinéraire, mais niveau budget combien faut t il compter ( budget quotidien) pour 14 jours entre l hébergement les repas les visites et l essence et la voiture?
Merci d'avance !! David
Nous n'aimons pas rester au même endroit donc nous allons louer une voiture et faire 2 jours la, 2e jours ici etc etc... ce n'est pas dangereux aparement avec les population locales ? Est il facile de trouver des hébergement sur place ( hotel ou chez l'habitant ) ou faut il réserver tout cela en avance ? je crois pas que cette période soit tres touristique d apres ce que j'ai vu et lu donc ca devrai être facile d'improviser?
Sinon je n'ai pas encore fait d 'itinéraire, mais niveau budget combien faut t il compter ( budget quotidien) pour 14 jours entre l hébergement les repas les visites et l essence et la voiture?
Merci d'avance !! David
Itinéraire 17 jours au Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de partir 17 jours au Costa rica en Fevrier 2014 en louant un SUV ou 4X4 (15 jours plein sur place, 2 jours d'avion).
Nous sommes deux conducteurs et faire de la route ne nous dérange pas (sans passer non plus les vacances dans la voiture). Pour optimiser nous allons nous caller sur les heures de lever et coucher du soleil.
J'aimerais connaitre vos avis sur mon itinéraire. Est ce faisable tout d'abord et y a t'il des étapes à remplacer rallonger ou raccourcir par d'autres si plus intéressantes? (J'ai pris le parti de ne pas visiter la cote Caraïbe pour ce premier voyage donc les incontournables TORTUGUERO et CAHUITA ça sera pas pour cette fois ).
1 Jeudi : vol pour San jose 2 vendredi :San Jose ( ville puis volcan IRAZU ou TURRIALBA) Dans l'idéal j'aimerais faire du rafting mais problème de temps. 3 samedi: Depart vers le volcan POAS, nuit dans le coin 4 dimanche: départ vers le volcan ARENAL visite du volcan 5 Lundi : ARENAL, source chaude à la Fortuna 6 Mardi : Départ vers MONTEVERDE, tyrolienne... 7 Mercredi : MONTEVERDE 8 Jeudi : Départ vers SAMARA ( ou autre lieu sur la cote pour un arrêt SURF et snorkeling si ça si prête) 9 Vendredi : SAMARA 10 Samedi : départ de Samara pour Parc de Manuel ANTONIO 11 Dimanche : MANUEL ANTONIO 12 Lundi : départ vers PUERTO JIMENEZ 13 Mardi : CORCOVADO 14 Mercredi : CORCOVADO 15 Jeudi : CORCOVADO 16 vendredi : départ de CORCOVADO vers SAN JOSE 17 Samedi : SAN JOSE, VOL RETOUR POUR PARIS
Voila, qu'en pensez vous? J'ai déjà supprimé plusieurs lieux qui me tentait beaucoup à savoir le volcan RINJON DE LA VIEJA, l'ascension du CHIRRIPO (qui prend minimum 2 jours apparemment) et ISLA TORTUGA pour la plongée ou Snorkeling. Toute ces étapes sont modifiable mise à part le CORCOVADO qui j'espère sera le summum du voyage.
N'hésitez pas à me donner vos conseils, suggestions, mises en garde... faites vous plaisir, toute remarque est bienvenue :).
Merci d'avance pour vos réponses...
Stéphane.
J'envisage de partir 17 jours au Costa rica en Fevrier 2014 en louant un SUV ou 4X4 (15 jours plein sur place, 2 jours d'avion).
Nous sommes deux conducteurs et faire de la route ne nous dérange pas (sans passer non plus les vacances dans la voiture). Pour optimiser nous allons nous caller sur les heures de lever et coucher du soleil.
J'aimerais connaitre vos avis sur mon itinéraire. Est ce faisable tout d'abord et y a t'il des étapes à remplacer rallonger ou raccourcir par d'autres si plus intéressantes? (J'ai pris le parti de ne pas visiter la cote Caraïbe pour ce premier voyage donc les incontournables TORTUGUERO et CAHUITA ça sera pas pour cette fois ).
1 Jeudi : vol pour San jose 2 vendredi :San Jose ( ville puis volcan IRAZU ou TURRIALBA) Dans l'idéal j'aimerais faire du rafting mais problème de temps. 3 samedi: Depart vers le volcan POAS, nuit dans le coin 4 dimanche: départ vers le volcan ARENAL visite du volcan 5 Lundi : ARENAL, source chaude à la Fortuna 6 Mardi : Départ vers MONTEVERDE, tyrolienne... 7 Mercredi : MONTEVERDE 8 Jeudi : Départ vers SAMARA ( ou autre lieu sur la cote pour un arrêt SURF et snorkeling si ça si prête) 9 Vendredi : SAMARA 10 Samedi : départ de Samara pour Parc de Manuel ANTONIO 11 Dimanche : MANUEL ANTONIO 12 Lundi : départ vers PUERTO JIMENEZ 13 Mardi : CORCOVADO 14 Mercredi : CORCOVADO 15 Jeudi : CORCOVADO 16 vendredi : départ de CORCOVADO vers SAN JOSE 17 Samedi : SAN JOSE, VOL RETOUR POUR PARIS
Voila, qu'en pensez vous? J'ai déjà supprimé plusieurs lieux qui me tentait beaucoup à savoir le volcan RINJON DE LA VIEJA, l'ascension du CHIRRIPO (qui prend minimum 2 jours apparemment) et ISLA TORTUGA pour la plongée ou Snorkeling. Toute ces étapes sont modifiable mise à part le CORCOVADO qui j'espère sera le summum du voyage.
N'hésitez pas à me donner vos conseils, suggestions, mises en garde... faites vous plaisir, toute remarque est bienvenue :).
Merci d'avance pour vos réponses...
Stéphane.
Islande... le tour de l'île et plus encore! English translation pending
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !
La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :
sites.google.com/site/fabuleuxvoya...
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte et à + 🙂
_
Table des matières :
Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _
Présentation
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.
Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.
Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.
Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.
Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.
Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.
Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de pr��voir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !
J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !
J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie
J0 : Mercredi 27 juin 2013
Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.
Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !
Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?
A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.
Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.
A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !
Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !
J1 : Jeudi 28 juin 2013
Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !
Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !
A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.
Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !
Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.
La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.
Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !
Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !
C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.
Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.
A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !
C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)
Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.
Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !
Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !
Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !
Distance parcourue dans la journée : 220 km

Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013
Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !
Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !
Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.
Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.
En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.
Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.
Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.
Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.
Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.
En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.
Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.
Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.
Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.
Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.
Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.
C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.
En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)
En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.
Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !
Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.
Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.
En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208
J3 : Samedi 30 juin 2013
Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !
Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.
Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.
Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.
Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.
Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.
Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !
Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.
Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419
La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.
En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.
Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.
L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)
De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.
Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.
En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !
Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.
Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.
Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !
Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.
Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.
En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km

Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013
Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.
Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.
Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.
Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.
La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.
A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.
Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.
Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.
Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !
Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !
Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !
Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.
Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.
Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.
Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.
Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !
Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.
Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.
Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.
Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.
A retenir : première journée sans pluie !
Distance parcourue dans la journée : 150 km

Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013
Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.
Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.
800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.
C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.
En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.
Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.
Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !
Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.
Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).
Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !
En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.
Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années
Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.
Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.
Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.
Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.
Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !
Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !
L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.
Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !
Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !
Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.
Distance parcourue dans la journée :

Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013
Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.
En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.
Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.
Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.
Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !
Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.
Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.
Altitude de départ : 180 mètres
Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.
Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée
Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !
Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.
Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.
A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.
Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.
Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !
Altitude d'arrivée : 740 mètres
La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.
Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037
La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !
Fin d'après-midi à Vik.
D'abord sur la plage de Reynisdrangur.
Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.
Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !
Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).
Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.
Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.
A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 215 km

Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013
Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !
En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.
Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".
Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.
Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres
Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.
En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !
Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.
En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.
Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.
La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !
Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.
Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !
Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).
La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.
Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.
Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.
Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !
En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.
Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.
Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !
Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !
Distance parcourue dans la journée : 100 km.

Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013
Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.
Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.
Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?
En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.
Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.
A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres
La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.
11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.
Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.
Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.
A gauche, la facilité, �� droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?
En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.
Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.
Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.
Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.
Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !
De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.
Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)
Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.
En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.
L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.
Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.
Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !
Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !
Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.
Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.
Encore plus abstraite… à la Dali !
Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.
Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.
Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.
Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.
Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.
Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.
On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !
Distance parcourue dans la journée : 240 km.

Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013
Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.
Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.
La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.
Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).
Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !
Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.
Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.
On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.
Ici des eiders à duvet.
Là un arlequin plongeur.
Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.
La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !
Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.
Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.
Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.
Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.
Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.
Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km.
J10 : Samedi 6 juillet 2013
Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !
En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.
Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !
Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.
Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !
A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !
A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !
A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.
Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.
La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.
Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."
Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.
D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.
Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.
Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.
A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.
Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.
Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.
Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.
En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.
Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.
Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.
Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.
Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"
Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.
Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !
Distance parcourue dans la journée : 195 km

Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013
85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !
Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)
Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.
Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.
A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?
C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.
Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.
Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.
Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.
Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.
Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.
Altitude : un peu plus de 300 mètres.
Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.
C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !
Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.
Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)
Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…
En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !
Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !
Distance parcourue dans la journée : 30 km
J12 : Lundi 8 juillet 2013
Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.
En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.
Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.
La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !
Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.
Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.
Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.
Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.
Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".
Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.
D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.
Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.
En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.
Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.
Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.
Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !
Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !
Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.
Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.
La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…
Distance parcourue dans la journée : 140 km

Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013
100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.
Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.
A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.
Au début, il y encore un peu de vert !
Mais bientôt tout n'est plus que cendre…
Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.
Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.
Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.
Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !
Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.
Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.
Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !
Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.
Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.
Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.
A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).
Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.
Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.
Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.
A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.
La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.
Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.
Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.
Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.
Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.
Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.
Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.
Distance parcourue dans la journée : 335 km

Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013
Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).
Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !
Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.
En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.
Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.
Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.
Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.
Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.
Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !
Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.
Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).
Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.
En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.
Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.
En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.
En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.
Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !
Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.
Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !
Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.
Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !
Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !
Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.
Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.
Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !
Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013
Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !
Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.
Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.
Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.
Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !
Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !
Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.
Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !
Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.
Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.
Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !
15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.
Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.
Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.
Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)
Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique
En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.
Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.
Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.
En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.
D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.
Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !
Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.
La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.
Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.
Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013
9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.
A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.
En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…
Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !
Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.
J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !
Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.
Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !
Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !
Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.
Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.
A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.
Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.
Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.
Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.
Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !
Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.
Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J17 : Samedi 13 juillet 2013
Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.
Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.
Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.
Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)
Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.
Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.
Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !
C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !
Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.
Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !
Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.
Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.
C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !
Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.
C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.
Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !
Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.

Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013
Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.
Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.
Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.
Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.
Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.
Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !
Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.
Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.
Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !
Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?
Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?
Je lui laisse la parole :
Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.
La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.
L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.
Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.
Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.
Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.
Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.
Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.
Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.
Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !
Finalement nous annulons la deuxième plongée.
Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.
Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.
Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.
Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.
Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres
J19 : Lundi 15 juillet 2013
Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.
Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.
Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.
A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !
Alors, raconte…
Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.
Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.
L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.
Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement
Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.
Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !
Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.
Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.
Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !
Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.
Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.
Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :
… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.
Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.
Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.
Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !
Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.
Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.
Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.
A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.
Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !
Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !
Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres

Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013
Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…
En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.
On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.
A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.
Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.
Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.
Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.
A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.
Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.
Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.
Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.
Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.
Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.
C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.
Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".
Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.
Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.
Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".
Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.
Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.
Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.
Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !
On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.
En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !
La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !
Distance parcourue dans la journée : 185 km.

De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013
Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !
Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?
En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.
Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?
Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.
Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.
C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".
C'est indiscutablement notre cascade préférée !
Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.
Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.
Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.
Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.
Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !
Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.
A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !
Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.
Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.
Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.
Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).
La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.
Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.
Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !
Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)
Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.
Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.
On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet
Distance parcourue dans la journée : 285 km

Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013
"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !
Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.
280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.
Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.
Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.
Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.
La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.
Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !
A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.
Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.
La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.
"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !
Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.
Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.
Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.
Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.
Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.
Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.
Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.
En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.
Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !
Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres
J23 : Vendredi 19 juillet 2013
Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.
A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.
Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.
Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.
Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.
La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.
Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !
Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.
Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !
Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.
Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.
Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.
C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.
Une juste récompense après une journée difficile !
Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.
Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !
Tout est bien qui finit bien !
Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !

Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013
Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.
Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.
Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.
Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.
Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.
Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.
Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.
En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.
Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".
Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !
Bref, pas vraiment de chance, cette fois !
Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.
En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !
Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres
J25 : Dimanche 21 juillet 2013
Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.
A ce propos…
Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.
Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !
Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.
Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.
Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.
Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.
Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.
Ils surgissent bien de terre en bord de mer !
Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.
A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.
Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J
Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !
Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.
Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.
La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.
La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.
Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !
Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.
L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !
Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.
Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013
Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !
Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.
Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !
Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.
A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.
A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.
A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.
Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.
En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.
La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.
En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !
Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.
Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !
Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !
A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.
Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.
Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.
Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.
Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.
Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.
Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.
Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".
Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.
Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !
A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.
Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.
Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.

De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013
Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !
Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.
Je le laisse commenter sa matinée :
"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.
Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.
Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.
Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !
L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.
Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.
Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.
La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.
Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.
Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.
Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.
L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.
Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.
Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.
C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.
Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.
Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.
Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.
Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.
Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…
… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)
… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande
… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville
… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie
… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.
Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.
A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !

Le mot de la fin
Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.
Alors, qu'en est-il ?
A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.
Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.
Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.
En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.
Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.
Nos coups de cœur !
C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.
- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.
- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.
- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.
- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.
- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.
- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.
- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.
Ce qu'on a moins aimé :
- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.
- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.
Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !
A propos de l'itinéraire
Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.
Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.
En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.
A propos du véhicule
Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.
Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.
A propos des hébergements et des réservations
Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.
Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.
Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.
Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.
Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.
Faut-il réserver ou pas ?
La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.
Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).
Ouvrages et sites Internet utiles
Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000
Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :
* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677
* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home
* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...
* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/
* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...
* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/
* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/
* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html
Un dernier mot…
Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.
Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !
C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !
La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :
sites.google.com/site/fabuleuxvoya...
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte et à + 🙂
_Table des matières :
Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _
Présentation
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.
Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.
Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.
Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.
Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.
Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.
Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de pr��voir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !
J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !
J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie
J0 : Mercredi 27 juin 2013
Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.
Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !
Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?
A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.
Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.
A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !
Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !
J1 : Jeudi 28 juin 2013
Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !
Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !
A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.
Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !
Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.
La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.
Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !
Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !
C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.
Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.
A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !
C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)
Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.
Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !
Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !
Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !
Distance parcourue dans la journée : 220 km

Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013
Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !
Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !
Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.
Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.
En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.
Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.
Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.
Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.
Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.
En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.
Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.
Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.
Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.
Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.
Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.
C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.
En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)
En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.
Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !
Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.
Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.
En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208
J3 : Samedi 30 juin 2013
Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !
Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.
Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.
Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.
Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.
Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.
Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !
Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.
Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419
La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.
En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.
Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.
L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)
De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.
Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.
En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !
Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.
Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.
Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !
Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.
Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.
En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km

Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013
Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.
Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.
Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.
Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.
La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.
A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.
Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.
Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.
Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !
Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !
Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !
Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.
Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.
Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.
Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.
Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !
Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.
Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.
Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.
Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.
A retenir : première journée sans pluie !
Distance parcourue dans la journée : 150 km

Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013
Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.
Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.
800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.
C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.
En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.
Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.
Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !
Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.
Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).
Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !
En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.
Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années
Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.
Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.
Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.
Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.
Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !
Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !
L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.
Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !
Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !
Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.
Distance parcourue dans la journée :

Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013
Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.
En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.
Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.
Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.
Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !
Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.
Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.
Altitude de départ : 180 mètres
Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.
Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée
Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !
Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.
Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.
A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.
Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.
Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !
Altitude d'arrivée : 740 mètres
La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.
Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037
La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !
Fin d'après-midi à Vik.
D'abord sur la plage de Reynisdrangur.
Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.
Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !
Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).
Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.
Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.
A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 215 km

Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013
Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !
En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.
Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".
Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.
Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres
Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.
En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !
Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.
En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.
Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.
La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !
Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.
Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !
Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).
La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.
Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.
Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.
Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !
En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.
Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.
Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !
Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !
Distance parcourue dans la journée : 100 km.

Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013
Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.
Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.
Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?
En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.
Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.
A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres
La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.
11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.
Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.
Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.
A gauche, la facilité, �� droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?
En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.
Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.
Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.
Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.
Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !
De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.
Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)
Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.
En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.
L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.
Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.
Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !
Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !
Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.
Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.
Encore plus abstraite… à la Dali !
Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.
Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.
Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.
Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.
Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.
Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.
On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !
Distance parcourue dans la journée : 240 km.

Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013
Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.
Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.
La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.
Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).
Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !
Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.
Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.
On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.
Ici des eiders à duvet.
Là un arlequin plongeur.
Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.
La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !
Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.
Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.
Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.
Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.
Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.
Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km.
J10 : Samedi 6 juillet 2013
Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !
En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.
Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !
Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.
Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !
A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !
A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !
A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.
Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.
La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.
Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."
Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.
D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.
Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.
Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.
A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.
Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.
Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.
Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.
En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.
Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.
Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.
Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.
Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"
Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.
Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !
Distance parcourue dans la journée : 195 km

Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013
85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !
Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)
Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.
Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.
A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?
C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.
Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.
Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.
Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.
Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.
Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.
Altitude : un peu plus de 300 mètres.
Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.
C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !
Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.
Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)
Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…
En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !
Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !
Distance parcourue dans la journée : 30 km
J12 : Lundi 8 juillet 2013
Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.
En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.
Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.
La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !
Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.
Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.
Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.
Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.
Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".
Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.
D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.
Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.
En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.
Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.
Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.
Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !
Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !
Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.
Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.
La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…
Distance parcourue dans la journée : 140 km

Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013
100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.
Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.
A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.
Au début, il y encore un peu de vert !
Mais bientôt tout n'est plus que cendre…
Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.
Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.
Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.
Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !
Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.
Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.
Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !
Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.
Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.
Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.
A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).
Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.
Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.
Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.
A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.
La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.
Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.
Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.
Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.
Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.
Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.
Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.
Distance parcourue dans la journée : 335 km

Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013
Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).
Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !
Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.
En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.
Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.
Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.
Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.
Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.
Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !
Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.
Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).
Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.
En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.
Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.
En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.
En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.
Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !
Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.
Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !
Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.
Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !
Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !
Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.
Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.
Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !
Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013
Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !
Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.
Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.
Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.
Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !
Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !
Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.
Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !
Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.
Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.
Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !
15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.
Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.
Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.
Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)
Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique
En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.
Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.
Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.
En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.
D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.
Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !
Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.
La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.
Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.
Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013
9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.
A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.
En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…
Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !
Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.
J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !
Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.
Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !
Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !
Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.
Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.
A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.
Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.
Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.
Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.
Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !
Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.
Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J17 : Samedi 13 juillet 2013
Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.
Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.
Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.
Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)
Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.
Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.
Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !
C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !
Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.
Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !
Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.
Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.
C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !
Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.
C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.
Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !
Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.

Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013
Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.
Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.
Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.
Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.
Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.
Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !
Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.
Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.
Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !
Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?
Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?
Je lui laisse la parole :
Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.
La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.
L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.
Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.
Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.
Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.
Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.
Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.
Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.
Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !
Finalement nous annulons la deuxième plongée.
Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.
Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.
Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.
Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.
Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres
J19 : Lundi 15 juillet 2013
Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.
Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.
Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.
A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !
Alors, raconte…
Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.
Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.
L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.
Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement
Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.
Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !
Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.
Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.
Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !
Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.
Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.
Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :
… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.
Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.
Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.
Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !
Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.
Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.
Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.
A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.
Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !
Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !
Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres

Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013
Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…
En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.
On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.
A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.
Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.
Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.
Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.
A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.
Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.
Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.
Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.
Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.
Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.
C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.
Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".
Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.
Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.
Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".
Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.
Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.
Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.
Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !
On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.
En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !
La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !
Distance parcourue dans la journée : 185 km.

De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013
Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !
Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?
En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.
Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?
Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.
Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.
C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".
C'est indiscutablement notre cascade préférée !
Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.
Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.
Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.
Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.
Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !
Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.
A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !
Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.
Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.
Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.
Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).
La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.
Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.
Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !
Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)
Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.
Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.
On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet
Distance parcourue dans la journée : 285 km

Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013
"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !
Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.
280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.
Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.
Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.
Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.
La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.
Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !
A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.
Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.
La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.
"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !
Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.
Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.
Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.
Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.
Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.
Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.
Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.
En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.
Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !
Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres
J23 : Vendredi 19 juillet 2013
Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.
A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.
Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.
Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.
Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.
La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.
Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !
Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.
Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !
Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.
Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.
Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.
C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.
Une juste récompense après une journée difficile !
Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.
Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !
Tout est bien qui finit bien !
Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !

Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013
Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.
Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.
Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.
Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.
Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.
Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.
Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.
En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.
Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".
Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !
Bref, pas vraiment de chance, cette fois !
Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.
En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !
Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres
J25 : Dimanche 21 juillet 2013
Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.
A ce propos…
Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.
Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !
Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.
Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.
Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.
Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.
Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.
Ils surgissent bien de terre en bord de mer !
Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.
A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.
Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J
Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !
Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.
Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.
La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.
La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.
Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !
Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.
L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !
Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.
Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013
Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !
Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.
Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !
Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.
A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.
A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.
A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.
Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.
En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.
La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.
En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !
Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.
Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !
Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !
A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.
Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.
Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.
Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.
Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.
Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.
Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.
Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".
Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.
Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !
A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.
Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.
Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.

De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013
Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !
Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.
Je le laisse commenter sa matinée :
"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.
Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.
Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.
Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !
L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.
Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.
Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.
La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.
Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.
Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.
Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.
L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.
Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.
Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.
C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.
Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.
Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.
Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.
Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.
Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…
… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)
… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande
… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville
… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie
… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.
Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.
A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !

Le mot de la fin
Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.
Alors, qu'en est-il ?
A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.
Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.
Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.
En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.
Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.
Nos coups de cœur !
C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.
- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.
- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.
- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.
- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.
- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.
- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.
- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.
Ce qu'on a moins aimé :
- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.
- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.
Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !
A propos de l'itinéraire
Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.
Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.
En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.
A propos du véhicule
Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.
Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.
A propos des hébergements et des réservations
Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.
Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.
Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.
Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.
Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.
Faut-il réserver ou pas ?
La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.
Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).
Ouvrages et sites Internet utiles
Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000
Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :
* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677
* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home
* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...
* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/
* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...
* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/
* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/
* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html
Un dernier mot…
Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.
Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !
C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Road trip familial en Floride, mars 2014 English translation pending
Bonjour a tous, je me permet d'exposer mon séjour en floride, du 15 au 29 mars, pour avoir vos avis ou conseils.
Tout d'abord le vol ce fera sur air france en vol direct (les billets sont déjà reservé)
Nous serons 6, ma femme, mes 2 fils de 3 et 1 an, mes parents et moi.
Arriver a miami le 15 mars a 15h30.
Location de voiture chez dollar via ëelocationdevoiture. Un dodge gran caravan ou équivalent en 7 places.
Nous avons reverser les hotels via hotels.com. Le 1er est le Casanova on the beach a miami beach pour 3 nuits. Ensuite nos partirons sur Key west pour 2 nuits. Puis nous remonterons sur Aligator farm avec nuit a Weston, ville a priori sans trop d'intéré mais sur la route pour notre étape du lendemain.
Vendredi depart pour shark valley avec nuit a Naples.
Le lendemain depart pour Sanibel Island, nuit Sarasota.
Et enfin Dimanche nous remontons sur Orlando ( enfin Clermont ) pour 6 nuits et découverte des parc. Retour le samedi suivant pour miami via Palm beach je pence pour vol retour a 18h55.
Voila le résumé. Je vous remercie de m'avoir lu car j'écrie de mon téléphone portable et je ne suis pas trés fort en écriture.
Jérémy
Road trip de 2 semaines en Floride English translation pending
Hello à tous les forumeurs et forumeuses,
Je prépare un road trip de 2 semaine en Floride avec une amie. Mon amie à 23ans et moi 25ans.
Nous prendrons l'avion à Zurich le 23 novembre pour atterrir le même jour dans la soirée à Orlando et le retour se fera le 7 décembre de Miami à destination de Zurich.
Nous devrons récupérer la voiture que nous avons loué à Orlando à la compagnie de location Dollar le soir de notre arrivée. D'après mes recherches, le loueur se trouve dans l'enceinte de l'aéroport International. Est-ce que quelqu'un parmi vous peut me confirmer celà car je ne suis jamais allé à l'aéroport de Orlando merci.
Ensuite Je n'ai pas encore fait la feuille de route mais nous avons déjà pas mal d'idées des endroits que nous voulons visiter. Je vais vous faire une petite liste de ces activités.
SeaWorld Orlando, Universal City Orlando, la NASA à Cap Canaveral, parc des Everglades, allé voir Key West en faisant un arrêt à Bahia Honda Key, plages de Fort Lauderdale, Outlet de Saw Grass Mills, Little Havana, Little Haiti, tour dans le Downtown de Miami, Port de Miami, visite de Miami beach (c'est certainement là que nous allons prendre notre hotel), match de basketball à Miami et si nous avons encore du temps, visite du zoo de Miami.
Donnez moi vos avis s'il vous plait, si vous pensez que c'est trop de choses à voir ou si c'est faisable en 13 jours entiers que nous serons sur place.
Si vous avez également des adresses d'hotels petits budgets à Orlando dans le coin des parcs d'attractions sur International Drive ou autre, à Keys West et Miami je suis preneur. Je vais encore faire mes propres recherches sur internet pour ça mais je suis toujours ouvert à avoir vos avis et vos bonnes adresses.
Voila déja pour l'ébauche de ce voyage qui sera super je n'en doute pas et aussi nous n'aurons certainement pas trop de monde dans les files d'attente des parcs et sur les plages vu la période à laquelle nous voyageons.
Merci de tous les conseils et autres bons tuyaux que vous pourrez me donner et au plaisir de vous lire.
Je prépare un road trip de 2 semaine en Floride avec une amie. Mon amie à 23ans et moi 25ans.
Nous prendrons l'avion à Zurich le 23 novembre pour atterrir le même jour dans la soirée à Orlando et le retour se fera le 7 décembre de Miami à destination de Zurich.
Nous devrons récupérer la voiture que nous avons loué à Orlando à la compagnie de location Dollar le soir de notre arrivée. D'après mes recherches, le loueur se trouve dans l'enceinte de l'aéroport International. Est-ce que quelqu'un parmi vous peut me confirmer celà car je ne suis jamais allé à l'aéroport de Orlando merci.
Ensuite Je n'ai pas encore fait la feuille de route mais nous avons déjà pas mal d'idées des endroits que nous voulons visiter. Je vais vous faire une petite liste de ces activités.
SeaWorld Orlando, Universal City Orlando, la NASA à Cap Canaveral, parc des Everglades, allé voir Key West en faisant un arrêt à Bahia Honda Key, plages de Fort Lauderdale, Outlet de Saw Grass Mills, Little Havana, Little Haiti, tour dans le Downtown de Miami, Port de Miami, visite de Miami beach (c'est certainement là que nous allons prendre notre hotel), match de basketball à Miami et si nous avons encore du temps, visite du zoo de Miami.
Donnez moi vos avis s'il vous plait, si vous pensez que c'est trop de choses à voir ou si c'est faisable en 13 jours entiers que nous serons sur place.
Si vous avez également des adresses d'hotels petits budgets à Orlando dans le coin des parcs d'attractions sur International Drive ou autre, à Keys West et Miami je suis preneur. Je vais encore faire mes propres recherches sur internet pour ça mais je suis toujours ouvert à avoir vos avis et vos bonnes adresses.
Voila déja pour l'ébauche de ce voyage qui sera super je n'en doute pas et aussi nous n'aurons certainement pas trop de monde dans les files d'attente des parcs et sur les plages vu la période à laquelle nous voyageons.
Merci de tous les conseils et autres bons tuyaux que vous pourrez me donner et au plaisir de vous lire.
Marchés de Noël en Alsace English translation pending
Bonsoir,
Mon mari et moi aimerions aller en Alsace vers le 20 décembre pour les marchés de Noël. Nous pensons rester 3 ou 4 jours, mais faire les marchés de Noël pendant 4 jours on a peur que ça devienne un peu lassant... J'aimerais donc savoir ce qu'on pourrait faire d'autre en Alsace à cette période de l'année? Nous séjournerons certainement 2 jours à Strasbourg puis 2 jours à Colmar.
Merci pour vos avis!
Deux semaines sur Bangkok et Phuket English translation pending
Bonjour à tous,
Ma copine et moi partons en janvier 4 jours à Bangkok et 10 jours à Phuket et nous nous posons quelques questions....
Concernant BANGKOK: - Quels sont les endroits incontournables pour le Shopping à BKK ? - Que faut il absolument voir et visiter sur BKK ? - Au départ de BKK qu'il y a t'il de bien à voir ou à faire? ( sachant que nous restons seulement 4j )
Concernant PHUKET:
Nous avons choisi de passer nos 10j à KAMALA dans l'hôtel Kamala Beach Ressort. Nous souhaitons louer un scooter et chaque jour partir à la recherche de plages ou d'endroits paradisiaques...
Hormis les destinations connues tels que Koh Phi Phi, l'île des singes, l'ile de James Bond, Phang Nga bay, iles similan..... qu'il y a t'il de beau et de pas trop touristique à voir à proximité de Kamala?
Merci de vos conseils et de partager vos expériences de voyage :)
Michael
Ma copine et moi partons en janvier 4 jours à Bangkok et 10 jours à Phuket et nous nous posons quelques questions....
Concernant BANGKOK: - Quels sont les endroits incontournables pour le Shopping à BKK ? - Que faut il absolument voir et visiter sur BKK ? - Au départ de BKK qu'il y a t'il de bien à voir ou à faire? ( sachant que nous restons seulement 4j )
Concernant PHUKET:
Nous avons choisi de passer nos 10j à KAMALA dans l'hôtel Kamala Beach Ressort. Nous souhaitons louer un scooter et chaque jour partir à la recherche de plages ou d'endroits paradisiaques...
Hormis les destinations connues tels que Koh Phi Phi, l'île des singes, l'ile de James Bond, Phang Nga bay, iles similan..... qu'il y a t'il de beau et de pas trop touristique à voir à proximité de Kamala?
Merci de vos conseils et de partager vos expériences de voyage :)
Michael
Récit de voyage au Sri Lanka English translation pending
En introduction:
Nous sommes ravis de notre voyage. le Sri Lanka permet de profiter de différentes ambiances et activités (histoire, culture, paysages, plages), ce que nous recherchions pour nos vacances.
Les sri lankais sont en effet très accueillants. Ceci dit, ils ont bien compris (comme dans tout les pays) ce que représente un touriste. J'ai beaucoup lu sur le forum sur le fait de s'habiller d'une certaine manière pour éviter les regards insistants. je trouve qu'ils sont insistants de toute façon. j'y vois surtout de la curiosité. mais les premiers jours étaient un peu pesant. mais nous nous sommes habitués et la présence de notre chauffeur (que je recommande!!!!!) à faciliter la rencontre de personnes charmantes.
voilà un récit jour par jour de notre périple. vous constaterez facilement que nous ne sommes pas des backpackers, le voyage est tout de même rester dans le budget que nous avions prévu.
J1: Dur. Mais passage à la douane et récupération des bagages au top. Fasloon est bien la pour nous accueillir. Roadtrip to Anuradhapura trop marrant à moitié endormi. Sieste et tour de vélo dans la ville. Premier Rice and curry à Ceylan lodge. Lion beer. Pas cher. Première nuit sous la moustiquaire.
J2: Après une nuit entrecoupe de plombs qui saute, clim trop froide et insomnie, le réveil est un peu dur. Fasloon nous a un petit peu attendu... :) Visite de la ville et de ces nombreux site sacré et anciens. Intéressant mais pas transcendant. Rencontre de hordes de singes. certains se chamaillaient et se jetaient dans une piscine antiques de plusieurs mètre de haut. très amusantes ces petites bêtes.
J3: Réveil tôt. Route vers trincomalee. Arrêt a mihintale. Un site agréable à visiter. Bon guide. La route vers trincomalee à des allures de safari. Oiseaux. Mangoustes. Crocodile. Et une route défoncée en reconstruction totale sur les 150 km. Nous finissons à nilavali dans un hôtel au dessus de notre budget prévu et pas top. Mais vraiment juste sur la plage. Seaway hôtel. Alors on en profite une petite heure quand la température descend un peu. Dîner dans une petite bicoque à côté de l'hôtel. Ça coûte moins cher...
J4: Journée qui peut se résumer en un mot : plage. On a rien glandé! On s'est posé sous le seul parasol de l'hôtel et on a lu. Petit snack dans l'après-midi, des trucs frits et piquants. Quand le soleil commence à moins taper on se trouve une place sur la plage à l'ombre d'un palmier à l'écart de la masse impressionnante de sri lanka qui s'agglutinent au même endroit. Le soir nous retournons dans le même petit resto pour manger un gros poissons grillés!
J5: Lever tôt pour rejoindre Polonawura. En chemin nous testons le curd, yaourt local, avec du miel. Cela fait office de petit dej´. On prend un raccourci pour tenter de voir des éléphants. Toujours pas d'éléphants... Arrivée a Polo, la guesthouse fait bonne impression. Manel Guesthouse. Nous partons à vélo (vraiment le meilleur moyen pour) visiter les ruines qui font la renommer de cette ville. La balade sous le soleil éprouve les organismes mais cela en vaut la peine. Étendu sur plusieurs kilomètres, les sites se dévoilent les uns après les autres. La rencontre avec les trois bouddha taillés dans la roche est impressionnante. Belle visite. Au calme, au milieu des champs de riz, les Lion beer font beaucoup de bien. Le diner et les discussions avec nos amis de la soirée sont très agréable.
J6: En route vers sigirya. La route n'est pas trop longue. Ce gros rocher qui semble poser là, mérite les efforts à faire pour arriver en haut. La vue et les vestiges sont impressionnants. De retour en bas, nous décidons vu l'heure d'enchaîner avec le site de Dambulla a 1h de route. Encore des marches à grimper. Sous le soleil, on commence un peu a cramer. Arriver en haut, le petit short de Julie n'est pas adéquat. Elle s'offre donc un très jolie fichu pour se couvrir les jambes Les grottes de ce temple troglodyte sont maculées de représentations de bouddha en fresque en statue de toute taille et de toute sorte. Assis debout couche. Sieste réflexion et nirvana. Retour a la guesthouse, ou après une bonne douche, l'apéro est suivit pour un excellent dîner cuisiner par notre ami Fasloon. Encore une bonne journée.
J7: Trajet vers Kandy. Arrêt rapide a une plantation d'épices en tout genre ou on nous vante les capacités médicinales de ces baumes et potions... La première impression sur Kandy se confirme sur les jours suivant. C'est une ville très effervescente et polluée. Le lac au milieu sauve un peu les apparences. Nous en faisons le tour en mangeant des beignets bien épicés et allons découvrir holga's folly, un hôtel complètement déjanté tout droit sorti de la famille Adams. Retour a la guesthouse pour un bon dîner et une nuit paisible. Nature Walk Resort
J8: Réveil doux au lever du soleil. Un petit dej´ et nous partons au temple de la dent de bouddha , reliques vénéré par les sri lankais. Dès les premières marches, nous ressentons la ferveur des pèlerins. Ça se pousse, ça se bouscule, ça se passe devant. Femme, enfant et nourrissons. La montée vers la salle renfermant la relique se fait en piétinant. Nous abandonnons devant cette folie religieuse. Nous prenons un tuk-tuk pour un endroit plus calme: le parc botanique. Un endroit paisible où de nombreuses espèces ont été réunies. Les sri lankais comme les touristes y gambadent sous la chaleur du début d'après-midi. Le retour en tuk-tuk est toujours aussi difficile dans le trafic et les gaz d'échappement. Heureusement après s'être reposer à la guesthouse nous trouvons ce pub restaurant à la superbe vue sur le lac et les collines environnantes qui nous réconcilie presque avec cette ville trépidante. (Slightly Chilled)
J9: Départ matinal pour Nuwara Eliya. La route est belle et les premiers lacets découvrent les champs de thé. L'influence britannique est visible dans cette ville entouré de collines. Le lac semble être une activité de choix pour les locaux. Mais a 400 roupies ça fait cher la ballade. Un peu marre de payer pour tout et n'importe quoi. Et surtout de devoir le faire parce qu'on est étranger ou alors de payer 10 fois le prix pour les locaux. En rentrant on s'achète quelques rôti et samosa. Tellement gras que ça nous tiendra jusqu'au soir. Nous partons visiter une fabrique de thé construite en 1885. Visite intéressante. Puis petite balade pour profiter d'un point de vue sur les collines environnantes.
J10: Passage a Ella. Une petite balade nous permet de voir le panorama proposé par cette région. Mais mon genou me joue des tours. Et après un verre de jus de fruit nous décidons que cette petite bourgade ne vaut pas la peine de s'éterniser car très axé sur les randonnées à faire alentour. Nous partons donc directement vers Uda Walawe. En chemin nous observons le site de buduruwagala, des paons et notre premier éléphant sauvage. Arriver à la guesthouse a côté du parc au calme. Niwahana hotel. Et toujours pas trop de monde.
J11: À quoi servent des chaussettes dans un pays ou on met des tongs? À prendre de la place dans la valise. Lever 5h du mat pour être les premiers sur les pistes du parc national d'Uda Walawe. Un troupeau de buffles sauvages passent. Puis un autre. Puis un autre. Nous voulons voir les éléphants! Et au détour d'un chemin un grand mal solitaire. Puis une harde avec petits suivant leur mères. Animaux paisibles, mais un peu timides. Ils nous montrent souvent leur postérieurs. Mais outre ces rois de la savane cinghalaise, nous avons vu des aigles, des toucans, des crocodiles, des renards et pleins d'autres animaux à poils et à plumes, ou pas... Nous prenons ensuite la route direction la côte sud où nous découvrons une plage qui vaut la peine de s'arrêter un ou deux jours. Tangalle. Demain on fait rien!
J12: En fait nous sommes partis tôt pour aller au marcher de Tangalle avec Fasloon. Puis nous rencontrons sa famille. Beaucoup de sourires et de timidité. Départ pour un "blow hole" d'où la pression des vagues fait monter de l'écume à plusieurs mètres de hauteur. Un dernier petit temple plein de statues mises en scène. Retour chez notre hôte pour un dîner de poissons et de calamars riche en saveurs. Son hospitalité et son histoire nous touche. Encore plus au milieu de ses enfants et nièces qui courent partout et nous souris, intrigués. Retour a la guesthouse (Frangipani) au bord de la plage pour quelques bières en espérant avoir la possibilité d'aller voir les tortues de mers pondre sur la plage dans la nuit.
J13-14-15: Rendez-vous manqué avec les tortues de mer. On ne peut pas avoir de la chance pour tout. Nous n'avons pas encore eu une goutte de pluie. Est ce une bonne chose pour les cultures des sri lankais? Je ne sais pas. Mais pour le bronzage, c'est plutôt efficace. Car en ce jour nous partons pour la plage de Mirissa. Un peu a regret, car Tangalle nous a semblé confortable et accueillant avec la famille de notre hôte et la guesthouse très agréable au bord de la plage. Mais, quand bien même la guesthouse a Mirissa n'est pas aussi agréable et bien placée que celle de Tangalle, la plage compense largement. Une longue langue de sable fin et clair sur laquelle les vagues toujours aussi imprévisibles viennent s'étendre. Des bancs de sable un peu plus au large font cassées ces vagues à une certaine distance de la plage, rendant la baignade bien plus sûre. Ainsi la soirée et les deux jours suivant suivront le même schéma délicieusement répétitif. Après quelques heures sur la plage à jouer à cache-cache avec le soleil dans l'ombre des cocotiers, puis quelques partie de roulades et galipettes dans les vagues joueuses et toujours méritant de rester sur ces gardes, nous nous posons à une table de l'un des restaurant de la plage. Là, pour 2 milliers de roupies, nous profitons de poissons frais grillés et assaisonnés aux épices locales, agrémenté de bières du Lion bien fraîches. Tout cela au son des vagues déferlant sur la plage, baigne de la lumière du soleil couchant et des bougies posées sur les tables tout le long de la plage. Une bonne longue douche pour nous rincer de tout le sable, sel et crème sur notre peau est l'étape indispensable avant de se glisser sous la moustiquaire.
J16: Fasloon passe nous prendre le matin pour aller vers notre dernières étapes, la ville fortifier de Galle. La fin de notre périple cinghalais est présente dans nos pensées. La petite ville nous dévoilent de jolie petite rue où il est agréable de flâner. Les remparts autour offrent de jolis panoramas. Après un jus de fruit à l'Indian Hut, nous décidons de partir pour Negombo. Fasloon nous le conseil pour éviter la circulation du matin autour de Colombo. 2h d'autoroute et nous voilà dans la banlieue de la plus grande ville de l'île. Et ce ne est pas triste, les piétons qui gênent les vélos, qui se déportent sur la route, dangereusement proche des tuk-tuk circulant dans le bon sens, ou pas. Les énormes bus aux fumées noir débordent sur la voie de droite, tandis qu'une camionnette est a l'arrêt sur cette file pour tourner, mais doit traverser les deux mêmes voies chaotiques allant dans le sens opposé. Fasloon multiplie les coup de Klaxons et les appels de phare, et se faufile dans cette folie de métal et de fumées. Et encore nous sommes dimanche, ce serait pire le lundi, nous dit il. Je suis bien content de ne pas faire cette route avec le stress d'attraper un vol. Tout cela se passe pour le mieux, car notre dernière soirée à Negombo est très plaisante, ponctuée par un excellent dîner dans un restaurant un peu cher mais justifiant la dépense par une excellente cuisine. (Lords)
J17: Départ pour l'aéroport, et nous laissons notre guide devant l'entrée, nous disons au revoir à notre ami.
J1: Dur. Mais passage à la douane et récupération des bagages au top. Fasloon est bien la pour nous accueillir. Roadtrip to Anuradhapura trop marrant à moitié endormi. Sieste et tour de vélo dans la ville. Premier Rice and curry à Ceylan lodge. Lion beer. Pas cher. Première nuit sous la moustiquaire.
J2: Après une nuit entrecoupe de plombs qui saute, clim trop froide et insomnie, le réveil est un peu dur. Fasloon nous a un petit peu attendu... :) Visite de la ville et de ces nombreux site sacré et anciens. Intéressant mais pas transcendant. Rencontre de hordes de singes. certains se chamaillaient et se jetaient dans une piscine antiques de plusieurs mètre de haut. très amusantes ces petites bêtes.
J3: Réveil tôt. Route vers trincomalee. Arrêt a mihintale. Un site agréable à visiter. Bon guide. La route vers trincomalee à des allures de safari. Oiseaux. Mangoustes. Crocodile. Et une route défoncée en reconstruction totale sur les 150 km. Nous finissons à nilavali dans un hôtel au dessus de notre budget prévu et pas top. Mais vraiment juste sur la plage. Seaway hôtel. Alors on en profite une petite heure quand la température descend un peu. Dîner dans une petite bicoque à côté de l'hôtel. Ça coûte moins cher...
J4: Journée qui peut se résumer en un mot : plage. On a rien glandé! On s'est posé sous le seul parasol de l'hôtel et on a lu. Petit snack dans l'après-midi, des trucs frits et piquants. Quand le soleil commence à moins taper on se trouve une place sur la plage à l'ombre d'un palmier à l'écart de la masse impressionnante de sri lanka qui s'agglutinent au même endroit. Le soir nous retournons dans le même petit resto pour manger un gros poissons grillés!
J5: Lever tôt pour rejoindre Polonawura. En chemin nous testons le curd, yaourt local, avec du miel. Cela fait office de petit dej´. On prend un raccourci pour tenter de voir des éléphants. Toujours pas d'éléphants... Arrivée a Polo, la guesthouse fait bonne impression. Manel Guesthouse. Nous partons à vélo (vraiment le meilleur moyen pour) visiter les ruines qui font la renommer de cette ville. La balade sous le soleil éprouve les organismes mais cela en vaut la peine. Étendu sur plusieurs kilomètres, les sites se dévoilent les uns après les autres. La rencontre avec les trois bouddha taillés dans la roche est impressionnante. Belle visite. Au calme, au milieu des champs de riz, les Lion beer font beaucoup de bien. Le diner et les discussions avec nos amis de la soirée sont très agréable.
J6: En route vers sigirya. La route n'est pas trop longue. Ce gros rocher qui semble poser là, mérite les efforts à faire pour arriver en haut. La vue et les vestiges sont impressionnants. De retour en bas, nous décidons vu l'heure d'enchaîner avec le site de Dambulla a 1h de route. Encore des marches à grimper. Sous le soleil, on commence un peu a cramer. Arriver en haut, le petit short de Julie n'est pas adéquat. Elle s'offre donc un très jolie fichu pour se couvrir les jambes Les grottes de ce temple troglodyte sont maculées de représentations de bouddha en fresque en statue de toute taille et de toute sorte. Assis debout couche. Sieste réflexion et nirvana. Retour a la guesthouse, ou après une bonne douche, l'apéro est suivit pour un excellent dîner cuisiner par notre ami Fasloon. Encore une bonne journée.
J7: Trajet vers Kandy. Arrêt rapide a une plantation d'épices en tout genre ou on nous vante les capacités médicinales de ces baumes et potions... La première impression sur Kandy se confirme sur les jours suivant. C'est une ville très effervescente et polluée. Le lac au milieu sauve un peu les apparences. Nous en faisons le tour en mangeant des beignets bien épicés et allons découvrir holga's folly, un hôtel complètement déjanté tout droit sorti de la famille Adams. Retour a la guesthouse pour un bon dîner et une nuit paisible. Nature Walk Resort
J8: Réveil doux au lever du soleil. Un petit dej´ et nous partons au temple de la dent de bouddha , reliques vénéré par les sri lankais. Dès les premières marches, nous ressentons la ferveur des pèlerins. Ça se pousse, ça se bouscule, ça se passe devant. Femme, enfant et nourrissons. La montée vers la salle renfermant la relique se fait en piétinant. Nous abandonnons devant cette folie religieuse. Nous prenons un tuk-tuk pour un endroit plus calme: le parc botanique. Un endroit paisible où de nombreuses espèces ont été réunies. Les sri lankais comme les touristes y gambadent sous la chaleur du début d'après-midi. Le retour en tuk-tuk est toujours aussi difficile dans le trafic et les gaz d'échappement. Heureusement après s'être reposer à la guesthouse nous trouvons ce pub restaurant à la superbe vue sur le lac et les collines environnantes qui nous réconcilie presque avec cette ville trépidante. (Slightly Chilled)
J9: Départ matinal pour Nuwara Eliya. La route est belle et les premiers lacets découvrent les champs de thé. L'influence britannique est visible dans cette ville entouré de collines. Le lac semble être une activité de choix pour les locaux. Mais a 400 roupies ça fait cher la ballade. Un peu marre de payer pour tout et n'importe quoi. Et surtout de devoir le faire parce qu'on est étranger ou alors de payer 10 fois le prix pour les locaux. En rentrant on s'achète quelques rôti et samosa. Tellement gras que ça nous tiendra jusqu'au soir. Nous partons visiter une fabrique de thé construite en 1885. Visite intéressante. Puis petite balade pour profiter d'un point de vue sur les collines environnantes.
J10: Passage a Ella. Une petite balade nous permet de voir le panorama proposé par cette région. Mais mon genou me joue des tours. Et après un verre de jus de fruit nous décidons que cette petite bourgade ne vaut pas la peine de s'éterniser car très axé sur les randonnées à faire alentour. Nous partons donc directement vers Uda Walawe. En chemin nous observons le site de buduruwagala, des paons et notre premier éléphant sauvage. Arriver à la guesthouse a côté du parc au calme. Niwahana hotel. Et toujours pas trop de monde.
J11: À quoi servent des chaussettes dans un pays ou on met des tongs? À prendre de la place dans la valise. Lever 5h du mat pour être les premiers sur les pistes du parc national d'Uda Walawe. Un troupeau de buffles sauvages passent. Puis un autre. Puis un autre. Nous voulons voir les éléphants! Et au détour d'un chemin un grand mal solitaire. Puis une harde avec petits suivant leur mères. Animaux paisibles, mais un peu timides. Ils nous montrent souvent leur postérieurs. Mais outre ces rois de la savane cinghalaise, nous avons vu des aigles, des toucans, des crocodiles, des renards et pleins d'autres animaux à poils et à plumes, ou pas... Nous prenons ensuite la route direction la côte sud où nous découvrons une plage qui vaut la peine de s'arrêter un ou deux jours. Tangalle. Demain on fait rien!
J12: En fait nous sommes partis tôt pour aller au marcher de Tangalle avec Fasloon. Puis nous rencontrons sa famille. Beaucoup de sourires et de timidité. Départ pour un "blow hole" d'où la pression des vagues fait monter de l'écume à plusieurs mètres de hauteur. Un dernier petit temple plein de statues mises en scène. Retour chez notre hôte pour un dîner de poissons et de calamars riche en saveurs. Son hospitalité et son histoire nous touche. Encore plus au milieu de ses enfants et nièces qui courent partout et nous souris, intrigués. Retour a la guesthouse (Frangipani) au bord de la plage pour quelques bières en espérant avoir la possibilité d'aller voir les tortues de mers pondre sur la plage dans la nuit.
J13-14-15: Rendez-vous manqué avec les tortues de mer. On ne peut pas avoir de la chance pour tout. Nous n'avons pas encore eu une goutte de pluie. Est ce une bonne chose pour les cultures des sri lankais? Je ne sais pas. Mais pour le bronzage, c'est plutôt efficace. Car en ce jour nous partons pour la plage de Mirissa. Un peu a regret, car Tangalle nous a semblé confortable et accueillant avec la famille de notre hôte et la guesthouse très agréable au bord de la plage. Mais, quand bien même la guesthouse a Mirissa n'est pas aussi agréable et bien placée que celle de Tangalle, la plage compense largement. Une longue langue de sable fin et clair sur laquelle les vagues toujours aussi imprévisibles viennent s'étendre. Des bancs de sable un peu plus au large font cassées ces vagues à une certaine distance de la plage, rendant la baignade bien plus sûre. Ainsi la soirée et les deux jours suivant suivront le même schéma délicieusement répétitif. Après quelques heures sur la plage à jouer à cache-cache avec le soleil dans l'ombre des cocotiers, puis quelques partie de roulades et galipettes dans les vagues joueuses et toujours méritant de rester sur ces gardes, nous nous posons à une table de l'un des restaurant de la plage. Là, pour 2 milliers de roupies, nous profitons de poissons frais grillés et assaisonnés aux épices locales, agrémenté de bières du Lion bien fraîches. Tout cela au son des vagues déferlant sur la plage, baigne de la lumière du soleil couchant et des bougies posées sur les tables tout le long de la plage. Une bonne longue douche pour nous rincer de tout le sable, sel et crème sur notre peau est l'étape indispensable avant de se glisser sous la moustiquaire.
J16: Fasloon passe nous prendre le matin pour aller vers notre dernières étapes, la ville fortifier de Galle. La fin de notre périple cinghalais est présente dans nos pensées. La petite ville nous dévoilent de jolie petite rue où il est agréable de flâner. Les remparts autour offrent de jolis panoramas. Après un jus de fruit à l'Indian Hut, nous décidons de partir pour Negombo. Fasloon nous le conseil pour éviter la circulation du matin autour de Colombo. 2h d'autoroute et nous voilà dans la banlieue de la plus grande ville de l'île. Et ce ne est pas triste, les piétons qui gênent les vélos, qui se déportent sur la route, dangereusement proche des tuk-tuk circulant dans le bon sens, ou pas. Les énormes bus aux fumées noir débordent sur la voie de droite, tandis qu'une camionnette est a l'arrêt sur cette file pour tourner, mais doit traverser les deux mêmes voies chaotiques allant dans le sens opposé. Fasloon multiplie les coup de Klaxons et les appels de phare, et se faufile dans cette folie de métal et de fumées. Et encore nous sommes dimanche, ce serait pire le lundi, nous dit il. Je suis bien content de ne pas faire cette route avec le stress d'attraper un vol. Tout cela se passe pour le mieux, car notre dernière soirée à Negombo est très plaisante, ponctuée par un excellent dîner dans un restaurant un peu cher mais justifiant la dépense par une excellente cuisine. (Lords)
J17: Départ pour l'aéroport, et nous laissons notre guide devant l'entrée, nous disons au revoir à notre ami.
15 jours en Afrique du Sud, du Drakensberg au Kruger (St Lucia, Hluhluwe et le Swaziland) English translation pending
Bonjour à tous!
Premier séjour en Afrique subsaharienne pour nous en juillet dernier.
On en conserve un souvenir extraordinaire.
La variété des paysages, la faune incroyable, le dépaysement de tous les instants, on n'a qu'une hâte: y retourner.
Merci aux forumeurs ayant pris de leur temps pour répondre à nos quelques questions. Merci aussi à ceux qui nous ont donné envie de ce voyage, à ceux qui ont posté ici leurs récits et donné tout un tas d'infos très utiles.
Niveau organisation:
- Air France Paris-Jo'burg. environ 1100€ aller-retour. Nettement plus cher que les vols avec escale, mais on ne se sentait de prendre ni Ethiopian Airlines, ni Egyptair. Voyage en A380, bien agréable.
- logement sur place: dans le Kruger, nuits réservées dans le parc au mois de mars. Olifants sympa, Skukuza un peu trop grand mais on n'avait plus trop le choix. Mars, c'est déjà très tard. Pour le reste, on s'est fié à tripadvisor pour réserver dans des lodges de bon rapport qualité-prix. On en a eu en moyenne pour 70€ par nuit à deux, petit-déjeuner compris. En général, on a été très bien accueilli et les lodges étaient très bien.
- restauration: peu onéreux et très bon en général. Le pire: les restos dans le Kruger, vraiment pas terrible. Le mieux: les restos de fruits de mer de St Lucia. On a dépensé en général 8-10€ par repas, sans se gaver ni se priver. La bière est particulièrement peu chère.
- voiture: 350€ les 15j chez Hertz pour une Kia. Pas de 4 x 4 donc. Ca se fait sans trop de souci, même si les routes sont parfois vraiment pas terribles (beaucoup de "potholes", nids de poule). L'essence est à environ 1€ le litre. Peu de péages mais ceux qui existent ne sont pas forcément donnés.
- climat: beau. Une matinée de pluie à St Lucia, une journée de pluie aussi dans le Kruger (il n'avait pourtant pas plu depuis des mois). Pour le reste, beau. Températures de 20°C dans le Drakensberg (4°C la nuit) à 28-29°C dans le Kruger, en passant par 25°C vers l'océan indien. Très agréable.
N'hésitez pas si vous avez des questions, ce sera avec plaisir que je vous répondrai, dans la limite de mes petites connaissances.
Pour le récit et les photos, ça commence ici:
http://frenchie-pop.blogspot.fr/2013/07/road-trip-afrique-du-sud-jour-1-de.html
En espérant que ça donne envie à certains.
Bonne lecture!
Premier séjour en Afrique subsaharienne pour nous en juillet dernier.
On en conserve un souvenir extraordinaire.
La variété des paysages, la faune incroyable, le dépaysement de tous les instants, on n'a qu'une hâte: y retourner.
Merci aux forumeurs ayant pris de leur temps pour répondre à nos quelques questions. Merci aussi à ceux qui nous ont donné envie de ce voyage, à ceux qui ont posté ici leurs récits et donné tout un tas d'infos très utiles.
Niveau organisation:
- Air France Paris-Jo'burg. environ 1100€ aller-retour. Nettement plus cher que les vols avec escale, mais on ne se sentait de prendre ni Ethiopian Airlines, ni Egyptair. Voyage en A380, bien agréable.
- logement sur place: dans le Kruger, nuits réservées dans le parc au mois de mars. Olifants sympa, Skukuza un peu trop grand mais on n'avait plus trop le choix. Mars, c'est déjà très tard. Pour le reste, on s'est fié à tripadvisor pour réserver dans des lodges de bon rapport qualité-prix. On en a eu en moyenne pour 70€ par nuit à deux, petit-déjeuner compris. En général, on a été très bien accueilli et les lodges étaient très bien.
- restauration: peu onéreux et très bon en général. Le pire: les restos dans le Kruger, vraiment pas terrible. Le mieux: les restos de fruits de mer de St Lucia. On a dépensé en général 8-10€ par repas, sans se gaver ni se priver. La bière est particulièrement peu chère.
- voiture: 350€ les 15j chez Hertz pour une Kia. Pas de 4 x 4 donc. Ca se fait sans trop de souci, même si les routes sont parfois vraiment pas terribles (beaucoup de "potholes", nids de poule). L'essence est à environ 1€ le litre. Peu de péages mais ceux qui existent ne sont pas forcément donnés.
- climat: beau. Une matinée de pluie à St Lucia, une journée de pluie aussi dans le Kruger (il n'avait pourtant pas plu depuis des mois). Pour le reste, beau. Températures de 20°C dans le Drakensberg (4°C la nuit) à 28-29°C dans le Kruger, en passant par 25°C vers l'océan indien. Très agréable.
N'hésitez pas si vous avez des questions, ce sera avec plaisir que je vous répondrai, dans la limite de mes petites connaissances.
Pour le récit et les photos, ça commence ici:
http://frenchie-pop.blogspot.fr/2013/07/road-trip-afrique-du-sud-jour-1-de.html
En espérant que ça donne envie à certains.
Bonne lecture!
La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure English translation pending
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité.
Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Trajet Botswana-Namibie English translation pending
Bonjour,
Après un séjour au Botswana, je désire regagner Windhoek en passant par la bande de Caprivi.
Première option : Effectuer ce trajet en 4 jours. Qui peut me donner des bons plans pour passer les trois nuits séparant Kasane et Windhoek.
J'ai aussi l'option de passer une nuit supplémentaire à Kasane et rentrer sur trois jours et dans ce cas faire deux haltes.
Ce voyage sera situé fin octobre début novembre.
Je connais bien la Namibie et le Botswana mais la dernière fois que je suis passé par la bande de Caprivi, c'était en 1996.
Merci d'avance pour vos précieux conseils
fifi
Cinq semaines en famille en juillet-août, Thaïlande et Malaisie (1) English translation pending
Salut à tous 🙂
On revient il y a deux semaines d'un beau voyage en Asie du Sud Est, avec ma femme et mes deux enfants qui ont 7 ans et 4 ans 1/2.
Un grand merci à tous les membres de ce forum grâce auxquels j'ai pu préparer ce périple !
Je me suis assez peu servi des guides papier. On m'avait prêté un "guide" du Routard, avec ses inévitables inexactitudes, voire ses bourdes massives, son ton franchouillard etc etc, mais quelques tuyaux par ci pas là qui m'ont servi. J'avais aussi emprunté le lonely planet Thaïlande îles et plages (pas terrible non plus). Pour le reste, et notamment pour la Malaisie, je n'avais que les infos du forum et de quelques blogs.
Je vais essayer de glisser les prix qu'on a notés, pour info.
Départ le 12 juillet : Narbonne - Toulouse - Milan - Muscate - Bangkok
Le train de nuit qu’on avait prévu de prendre ne circule plus, la SNCF ayant supprimé cette ligne (Espagne - Perpignan – Milan). On a donc réservé un vol esayjet de Toulouse à Milan (environ 400e / 4 pers), d’où part notre vol pour Bangkok (2030e / 4 pers). OMAN Air : rien à redire sur cette compagnie, que ce soit pour le confort, la nourriture, le service, c'était impecc ; et il y a pas mal de films doublés en français.
J1 : arrivée à BKK dans un aéroport flambant neuf 😮 Ca fait mal pour les aéroports européens🤪. Avec une mention spéciale pour Milan Malpensa, vieillot et inconfortable - et où c’est la première fois que je voyais des chariots payants : 2 euros non remboursables, tout un symbole.
On arrive le soir, et pour faire au plus simple après tout ce trajet on prend un taxi pour notre GH, à deux pas de la gare Hua Lompong, lequel nous coûtera 350 bahts. Au retour, on essayera le métro aérien. Your Place guest house, réservée par mail : 900 baht pour 4 personnes, petit dèj compris. Lieu roots et sympa avec des escaliers et des petites terrasses dans tous les sens. La chambre est au dernier étage et donne sur une terrasse de toit agréable.
J2 : On prend le taxi; et on constate qu’ils sont très très bon marché !, pour le petit marché flottant de Taling Chan. C’est dimanche. Une bonne petite sortie pour se mettre dans l’ambiance du pays, avec les enfants qui sautent dans le canal, les cuisinières qui s'activent sur leurs barques, les familles Thaï qui font leur sortie du dimanche, le train qui passe au dessus. Quelques touristes qui y viennent en bateau. Visite du Wat Pho. Impressionnant même si l’esthétique (beaucoup de brillant) n’est pas celle qui nous plaît le plus. Le bouddha couché, gigantesque, vaut à lui seul le déplacement. Et le soir on mange dans la rue un bon petit plat dans China town.
J3 : Quartier du MBK, impressionnant avec ses avenues et ses métros aériens en tous sens. Il y a un bureau SUPER RICH dans lun centre commercial mais on découvrira après que l’agence se situe derrière… Y a-t-il une différence de taux entre les deux ? ? En tous cas celui que nous avons eu n’est guère différent de celui pratiqué par les autres banques en ville. On visite la maison de Jim Thompson : bel endroit et quel contraste avec le quartier…
18h30, départ en train couchettes (réservées par thailand train ticket) pour Trang. 2e classe avec fan. Par contre la lumière empêche un peu de dormir dans la couchette du haut... A le refaire je prendrais 4 "lower"....
J4 : Une heure de retard seulement, le train entre en gare de Trang. Problème, il pleut. Du coup on se tâte d’aller s’isoler avec les enfants sur une petite île au cas où le temps ne s’améliorerait pas, ou la mer deviendrait mauvaise… Et on décide d’opter plutôt pour Ko Lanta. Après 2h30 de van on arrive au « Where else » à Klong Khong. Mais….l’endroit est endommagé et ils ont fermé. A côté, le Bee Bee, aussi en mauvais état, est ouvert. Un bungalow à étage avec 2 lits doubles nous coûtera la somme astronomique de…300 bahts (7,40 euros environ). Toute cette plage fait vraiment le triste effet d’être plus qu’en basse saison, désaffectée, en travaux (+ détritus sur la plage)... Il s’agit en fait des conséquences des tempêtes de la fin juin. Le resto à côté, « Sonya », est ouvert, bon marché et délicieux. Ouf il y a quelque chose qui fonctionne bien. Pourvu que le temps change et tout ira bien.
J5 : Le matin il fait très beau ! On loue une voiture pour parcourir la côte vers le sud. La route et les premières plages ont peu d’intérêt, mais tout au bout, il y a le « parc national » : une bien belle promenade en forêt, une très jolie plage, plein de singes peu farouches. C’est ce qu'on a préféré sur cette île. Il y a une autre plage très jolie aussi, en contrebas juste avant d’arriver au parc. Les gens à Ko Lanta m’ont paru différents par rapport au Centre et au Nord du pays ; un peu fatigués par l’épreuve du ramadan, pas forcément souriants quoique toujours corrects et agréables ; autre différence, on voit ici de jolis visages (sans vouloir froisser quiconque).
J6 : Tour en bateau. Un van nous amène à la ville de Ban Lanta (Lanta town) ; depuis l’embarcadère jolie vue sur le front de mer et ses maisons sur pilotis. Ko Maa : énorme rocher vertical, avec une mini plage entre les rochers. Le site est très beau. Après un arrêt snorkeling, on passe plusieurs heures sur Ko Ngai : plage splendide, le sable est très clair et de petits îlots émergent en face. Si on retourne un jour dans le sud de la Thaïlande, ce sera pour explorer les îles de Trang ! Bon, en juillet, le temps est trop incertain et la mer est quand même un peu agitée. On imagine bien le tableau idyllique en saison sèche. Ce sera peut-être pour une autre fois…
J7 : départ matinal pour Ko Phi Phi. On décide de fuir le « village » (Tonsai), laid et envahi – incroyable tout ce monde qui descend des ferries suivants 😕, - pour Rantee beach. Jolie plage isolée d’où on accède par un sentier au point de vue (et derrière, redescente possible à Tonsai). Quelques rochers à marée basse. Snorkeling moyen. A part ça l’endroit est très joli, et tranquille. La montée au point de vue est brève (25 minutes au rythme des enfants) mais raide. Belle vue sur l’isthme et les deux parties de l’île. La lumière ne met pas le paysage en valeur : il fait gris et cela « écrase » un peu le paysage, qui reste tout de même très beau.
J8 : Tour en bateau à Ko Phi Phi Leh. On voit bien que ces îles ont dû faire partie des plus belles du monde. On peut encore capter quelques effluves de cette magie, quoique flétrie depuis longtemps sous la pression du tourisme de masse 😕. Les falaises à pic sont très impressionnantes, le cadre de la Maya Bay est splendide, tant qu’on ne se rapproche pas trop de la plage. On peut accéder à cette dernière par derrière : on nage jusqu'à un cordage, on grimpe, on accède à un chemin qui aboutit à une promenade ultra bondée, le long d’une file de vedettes à 2 ou 3 moteurs garées les unes contre les autres. Aussi dépaysant que Palavas-les-flots au mois d’août. Ca, c’est fait. Bon, l’arrêt suivant consiste à trouver une place dans un lagon derrière cette baie, sillonné par lesdites vedettes (vroum, vroummm), et à imaginer quelle serait la beauté du lieu en faisant abstraction de ce passage incessant. L’ensemble serait aussi beau je pense que l’archipel de Bacuit à Palawan. Hélas la manière dont ce potentiel a été exploité empêche d’en ressentir la magie. Clou du spectacle, les promène-Chinois s’arrêtent tous à une petite plage portant le nom très authentiquement Thaï de « monkey beach », et là les guides s’emploient à jeter toutes sortes de fruits et de friandises aux singes, le tout filmé par X caméras et autres smartphones. La prochaine fois, si on allait au zoo du Lunaret, le billet sera moins cher ? Sauf que là ce sont des animaux ex-sauvages et ils sont rendus agressifs par ce traitement, et quiconque fait mine de descendre sur la plage sans nourriture se fait agresser. Quand les singes s’agrippent à la jambe de ma fille de 4 ans (qui ne s'était même pas avancée sur la plage), aucune réaction de leur part ; c’est vrai quoi on n’a qu’à rester sur les bateaux et les dénaturer à coup de bananes comme tout le monde. ARRGHHH 😠😠
J9 : Côte Est puis retour sur Krabi Il faut de toute façon payer le bateau pour rentrer sur Tonsai, autant payer un peu plus et explorer la côte jusqu’au "cape Thong". A part que le village bajau, on ne l’aura jamais trouvé et le boat man n’a pas l’air de le connaître. La côte n’a pas un grand intérêt, à part la très jolie plage de Pak Nam, assez semblable à Rantee (resort un poil plus cher), et celle de Ao Bakao dans une jolie baie très calme (mais un resort de luxe a « domestiqué » l’intérieur ; pas de forêt). De retour à Tonsai, on prend le ferry pour Krabi town et on file à la Chan Cha Lay GH ; on s’y loge avec deux chambres doubles, très propres (et les sanitaires tout autant) à 200 bahts / chambre. Il y a un petit marché de nuit très sympa juste en contrebas. Ne pas rater le papi et la mamie qui font des mimi crêpes délicieuses 😊
J10 : Krabi Songtheo pour le Wat Tham Sua. Bel endroit à quelques km de la ville. On commence par traverser le village des moines et à continuer (par erreur) et un moine nous emmène dans une combe improbable entre deux falaises, puis disparaît par des échelles métalliques vertigineuses !! Au retour, et après avoir essuyé une pluie torrentielle d’une demi heure à l’abri dans le « village », on s’attaque aux 1237 marches qui mènent au point de vue. C’est souvent très raide (faut voir la hauteur de certaines marches) mais qu’est-ce que c’est beau ! La forêt, la vue d’en haut, …la ferveur des Thaï chinois qui viennent au temple en bas, et l’absence de tours organisés, on respire. Les enfants sont littéralement couverts de petits cadeaux / friandises par les moines au point que ça en devient presque gênant. Enfin, il y a un deuxième circuit qui permet d’explorer la forêt et les grottes, dans une ambiance verte et humide, avec toujours des lieux sacrés, et des moines qui circulent dans cette étuve. Les enfants kiffent les grottes : ) Le soir à Krabi town, bon petit resto pas cher et très bien (Kotong) à côté du marché de nuit, lequel est désert à cause de la pluie. Bon, .......on a aimé cette journée 🙂
J 11 : Railey On prend le bateau pour Rayley. Arrivée côté mangrove, à marée (exceptionnellement ?) haute, même le quai / trottoir où on descend et où on cirecule le long de la « plage » est submergé ! Rayley Ouest, à 5 minutes à travers un itinéraire bétonné au milieu d’un resort : le cadre de falaises est tout aussi beau, mais avec une plage à la place de la mangrove. Seulement à marée haute elle est aussi submergée… Ao Phan Nga, à 10 minutes : belle plage avec un piton rocheux au large, une chouette baignade. Enfin, le point de vue : montée très raide dans la boue, avec racines et corde pour s’aider ; arrivé en haut (environ 10 minutes) la vue est magnifique sur les deux baies. Par contre je ne suis pas descendu jusqu’au petit lagon – je sais que les bains de boue c’est bon pour la peau mais j’avais ma petite famille qui m’attendait (en voilà un bon alibi ) Pour le retour on tente de passer par Ao Manao (le bateau part avant), puis de prendre un songtheo. Super idée à part qu’il faut savoir que le songtheo met une heure pour faire ces quelques km, car il passe par Ao Nang. Bon, on aura vu Ao Nang. Trop construit mais la mer a de belles couleurs. Belles averses encore. Et, …..re-marché de nuit et crêpes du papi 🙂
J 12 : Surat Thani Quelle chance, le bus part 15 minutes après notre arrivée à la gare routière ! Mais quelle chance, il met rien moins que 3h50 pour faire 146 km avec musique et mauvaise clim !!! Pour se consoler, direction le « 100 island » - hôtel de luxe au prix d’une GH ai-je lu ici même, et c’est vrai - - 900 bahts pour une belle chambre double avec sdb privée, eau chaude, clim, et une belle piscine entourée de végétation ; avec 2 x 50 bahts supplémentaires, les enfants bénéficient aussi du petit déjeuner ; lequel s’avère être un superbe buffet à volonté !!!! Pourquoi des prix si bas ? Honnêtement ? Je ne sais pas comment ils s’en sortent et en plus il n’y a pas grand monde…. Juste à côté du grand centre commercial Tesco Lotus.
Le lendemain on prend leur taxi pour l'aéroport, un peu cher mais faut voir le luxe du van 😮 Et on prend l'avion pour la Malaisie. Si je ne vous ai pas trop ennuyé ou bien si vous y allez bientôt vous pouvez lire la deuxième partie du compte rendu.
Merci de m'avoir lu 🙂 à bientôt pour la suite.
Edit : la suite ici : http://voyageforum.com/discussion/perhentian-kapas-cinq-semaines-en-famille-en-juillet-aout-thailande-malaisie-2-d6363824/
On revient il y a deux semaines d'un beau voyage en Asie du Sud Est, avec ma femme et mes deux enfants qui ont 7 ans et 4 ans 1/2.
Un grand merci à tous les membres de ce forum grâce auxquels j'ai pu préparer ce périple !
Je me suis assez peu servi des guides papier. On m'avait prêté un "guide" du Routard, avec ses inévitables inexactitudes, voire ses bourdes massives, son ton franchouillard etc etc, mais quelques tuyaux par ci pas là qui m'ont servi. J'avais aussi emprunté le lonely planet Thaïlande îles et plages (pas terrible non plus). Pour le reste, et notamment pour la Malaisie, je n'avais que les infos du forum et de quelques blogs.
Je vais essayer de glisser les prix qu'on a notés, pour info.
Départ le 12 juillet : Narbonne - Toulouse - Milan - Muscate - Bangkok
Le train de nuit qu’on avait prévu de prendre ne circule plus, la SNCF ayant supprimé cette ligne (Espagne - Perpignan – Milan). On a donc réservé un vol esayjet de Toulouse à Milan (environ 400e / 4 pers), d’où part notre vol pour Bangkok (2030e / 4 pers). OMAN Air : rien à redire sur cette compagnie, que ce soit pour le confort, la nourriture, le service, c'était impecc ; et il y a pas mal de films doublés en français.
J1 : arrivée à BKK dans un aéroport flambant neuf 😮 Ca fait mal pour les aéroports européens🤪. Avec une mention spéciale pour Milan Malpensa, vieillot et inconfortable - et où c’est la première fois que je voyais des chariots payants : 2 euros non remboursables, tout un symbole.
On arrive le soir, et pour faire au plus simple après tout ce trajet on prend un taxi pour notre GH, à deux pas de la gare Hua Lompong, lequel nous coûtera 350 bahts. Au retour, on essayera le métro aérien. Your Place guest house, réservée par mail : 900 baht pour 4 personnes, petit dèj compris. Lieu roots et sympa avec des escaliers et des petites terrasses dans tous les sens. La chambre est au dernier étage et donne sur une terrasse de toit agréable.
J2 : On prend le taxi; et on constate qu’ils sont très très bon marché !, pour le petit marché flottant de Taling Chan. C’est dimanche. Une bonne petite sortie pour se mettre dans l’ambiance du pays, avec les enfants qui sautent dans le canal, les cuisinières qui s'activent sur leurs barques, les familles Thaï qui font leur sortie du dimanche, le train qui passe au dessus. Quelques touristes qui y viennent en bateau. Visite du Wat Pho. Impressionnant même si l’esthétique (beaucoup de brillant) n’est pas celle qui nous plaît le plus. Le bouddha couché, gigantesque, vaut à lui seul le déplacement. Et le soir on mange dans la rue un bon petit plat dans China town.
J3 : Quartier du MBK, impressionnant avec ses avenues et ses métros aériens en tous sens. Il y a un bureau SUPER RICH dans lun centre commercial mais on découvrira après que l’agence se situe derrière… Y a-t-il une différence de taux entre les deux ? ? En tous cas celui que nous avons eu n’est guère différent de celui pratiqué par les autres banques en ville. On visite la maison de Jim Thompson : bel endroit et quel contraste avec le quartier…
18h30, départ en train couchettes (réservées par thailand train ticket) pour Trang. 2e classe avec fan. Par contre la lumière empêche un peu de dormir dans la couchette du haut... A le refaire je prendrais 4 "lower"....
J4 : Une heure de retard seulement, le train entre en gare de Trang. Problème, il pleut. Du coup on se tâte d’aller s’isoler avec les enfants sur une petite île au cas où le temps ne s’améliorerait pas, ou la mer deviendrait mauvaise… Et on décide d’opter plutôt pour Ko Lanta. Après 2h30 de van on arrive au « Where else » à Klong Khong. Mais….l’endroit est endommagé et ils ont fermé. A côté, le Bee Bee, aussi en mauvais état, est ouvert. Un bungalow à étage avec 2 lits doubles nous coûtera la somme astronomique de…300 bahts (7,40 euros environ). Toute cette plage fait vraiment le triste effet d’être plus qu’en basse saison, désaffectée, en travaux (+ détritus sur la plage)... Il s’agit en fait des conséquences des tempêtes de la fin juin. Le resto à côté, « Sonya », est ouvert, bon marché et délicieux. Ouf il y a quelque chose qui fonctionne bien. Pourvu que le temps change et tout ira bien.
J5 : Le matin il fait très beau ! On loue une voiture pour parcourir la côte vers le sud. La route et les premières plages ont peu d’intérêt, mais tout au bout, il y a le « parc national » : une bien belle promenade en forêt, une très jolie plage, plein de singes peu farouches. C’est ce qu'on a préféré sur cette île. Il y a une autre plage très jolie aussi, en contrebas juste avant d’arriver au parc. Les gens à Ko Lanta m’ont paru différents par rapport au Centre et au Nord du pays ; un peu fatigués par l’épreuve du ramadan, pas forcément souriants quoique toujours corrects et agréables ; autre différence, on voit ici de jolis visages (sans vouloir froisser quiconque).
J6 : Tour en bateau. Un van nous amène à la ville de Ban Lanta (Lanta town) ; depuis l’embarcadère jolie vue sur le front de mer et ses maisons sur pilotis. Ko Maa : énorme rocher vertical, avec une mini plage entre les rochers. Le site est très beau. Après un arrêt snorkeling, on passe plusieurs heures sur Ko Ngai : plage splendide, le sable est très clair et de petits îlots émergent en face. Si on retourne un jour dans le sud de la Thaïlande, ce sera pour explorer les îles de Trang ! Bon, en juillet, le temps est trop incertain et la mer est quand même un peu agitée. On imagine bien le tableau idyllique en saison sèche. Ce sera peut-être pour une autre fois…
J7 : départ matinal pour Ko Phi Phi. On décide de fuir le « village » (Tonsai), laid et envahi – incroyable tout ce monde qui descend des ferries suivants 😕, - pour Rantee beach. Jolie plage isolée d’où on accède par un sentier au point de vue (et derrière, redescente possible à Tonsai). Quelques rochers à marée basse. Snorkeling moyen. A part ça l’endroit est très joli, et tranquille. La montée au point de vue est brève (25 minutes au rythme des enfants) mais raide. Belle vue sur l’isthme et les deux parties de l’île. La lumière ne met pas le paysage en valeur : il fait gris et cela « écrase » un peu le paysage, qui reste tout de même très beau.
J8 : Tour en bateau à Ko Phi Phi Leh. On voit bien que ces îles ont dû faire partie des plus belles du monde. On peut encore capter quelques effluves de cette magie, quoique flétrie depuis longtemps sous la pression du tourisme de masse 😕. Les falaises à pic sont très impressionnantes, le cadre de la Maya Bay est splendide, tant qu’on ne se rapproche pas trop de la plage. On peut accéder à cette dernière par derrière : on nage jusqu'à un cordage, on grimpe, on accède à un chemin qui aboutit à une promenade ultra bondée, le long d’une file de vedettes à 2 ou 3 moteurs garées les unes contre les autres. Aussi dépaysant que Palavas-les-flots au mois d’août. Ca, c’est fait. Bon, l’arrêt suivant consiste à trouver une place dans un lagon derrière cette baie, sillonné par lesdites vedettes (vroum, vroummm), et à imaginer quelle serait la beauté du lieu en faisant abstraction de ce passage incessant. L’ensemble serait aussi beau je pense que l’archipel de Bacuit à Palawan. Hélas la manière dont ce potentiel a été exploité empêche d’en ressentir la magie. Clou du spectacle, les promène-Chinois s’arrêtent tous à une petite plage portant le nom très authentiquement Thaï de « monkey beach », et là les guides s’emploient à jeter toutes sortes de fruits et de friandises aux singes, le tout filmé par X caméras et autres smartphones. La prochaine fois, si on allait au zoo du Lunaret, le billet sera moins cher ? Sauf que là ce sont des animaux ex-sauvages et ils sont rendus agressifs par ce traitement, et quiconque fait mine de descendre sur la plage sans nourriture se fait agresser. Quand les singes s’agrippent à la jambe de ma fille de 4 ans (qui ne s'était même pas avancée sur la plage), aucune réaction de leur part ; c’est vrai quoi on n’a qu’à rester sur les bateaux et les dénaturer à coup de bananes comme tout le monde. ARRGHHH 😠😠
J9 : Côte Est puis retour sur Krabi Il faut de toute façon payer le bateau pour rentrer sur Tonsai, autant payer un peu plus et explorer la côte jusqu’au "cape Thong". A part que le village bajau, on ne l’aura jamais trouvé et le boat man n’a pas l’air de le connaître. La côte n’a pas un grand intérêt, à part la très jolie plage de Pak Nam, assez semblable à Rantee (resort un poil plus cher), et celle de Ao Bakao dans une jolie baie très calme (mais un resort de luxe a « domestiqué » l’intérieur ; pas de forêt). De retour à Tonsai, on prend le ferry pour Krabi town et on file à la Chan Cha Lay GH ; on s’y loge avec deux chambres doubles, très propres (et les sanitaires tout autant) à 200 bahts / chambre. Il y a un petit marché de nuit très sympa juste en contrebas. Ne pas rater le papi et la mamie qui font des mimi crêpes délicieuses 😊
J10 : Krabi Songtheo pour le Wat Tham Sua. Bel endroit à quelques km de la ville. On commence par traverser le village des moines et à continuer (par erreur) et un moine nous emmène dans une combe improbable entre deux falaises, puis disparaît par des échelles métalliques vertigineuses !! Au retour, et après avoir essuyé une pluie torrentielle d’une demi heure à l’abri dans le « village », on s’attaque aux 1237 marches qui mènent au point de vue. C’est souvent très raide (faut voir la hauteur de certaines marches) mais qu’est-ce que c’est beau ! La forêt, la vue d’en haut, …la ferveur des Thaï chinois qui viennent au temple en bas, et l’absence de tours organisés, on respire. Les enfants sont littéralement couverts de petits cadeaux / friandises par les moines au point que ça en devient presque gênant. Enfin, il y a un deuxième circuit qui permet d’explorer la forêt et les grottes, dans une ambiance verte et humide, avec toujours des lieux sacrés, et des moines qui circulent dans cette étuve. Les enfants kiffent les grottes : ) Le soir à Krabi town, bon petit resto pas cher et très bien (Kotong) à côté du marché de nuit, lequel est désert à cause de la pluie. Bon, .......on a aimé cette journée 🙂
J 11 : Railey On prend le bateau pour Rayley. Arrivée côté mangrove, à marée (exceptionnellement ?) haute, même le quai / trottoir où on descend et où on cirecule le long de la « plage » est submergé ! Rayley Ouest, à 5 minutes à travers un itinéraire bétonné au milieu d’un resort : le cadre de falaises est tout aussi beau, mais avec une plage à la place de la mangrove. Seulement à marée haute elle est aussi submergée… Ao Phan Nga, à 10 minutes : belle plage avec un piton rocheux au large, une chouette baignade. Enfin, le point de vue : montée très raide dans la boue, avec racines et corde pour s’aider ; arrivé en haut (environ 10 minutes) la vue est magnifique sur les deux baies. Par contre je ne suis pas descendu jusqu’au petit lagon – je sais que les bains de boue c’est bon pour la peau mais j’avais ma petite famille qui m’attendait (en voilà un bon alibi ) Pour le retour on tente de passer par Ao Manao (le bateau part avant), puis de prendre un songtheo. Super idée à part qu’il faut savoir que le songtheo met une heure pour faire ces quelques km, car il passe par Ao Nang. Bon, on aura vu Ao Nang. Trop construit mais la mer a de belles couleurs. Belles averses encore. Et, …..re-marché de nuit et crêpes du papi 🙂
J 12 : Surat Thani Quelle chance, le bus part 15 minutes après notre arrivée à la gare routière ! Mais quelle chance, il met rien moins que 3h50 pour faire 146 km avec musique et mauvaise clim !!! Pour se consoler, direction le « 100 island » - hôtel de luxe au prix d’une GH ai-je lu ici même, et c’est vrai - - 900 bahts pour une belle chambre double avec sdb privée, eau chaude, clim, et une belle piscine entourée de végétation ; avec 2 x 50 bahts supplémentaires, les enfants bénéficient aussi du petit déjeuner ; lequel s’avère être un superbe buffet à volonté !!!! Pourquoi des prix si bas ? Honnêtement ? Je ne sais pas comment ils s’en sortent et en plus il n’y a pas grand monde…. Juste à côté du grand centre commercial Tesco Lotus.
Le lendemain on prend leur taxi pour l'aéroport, un peu cher mais faut voir le luxe du van 😮 Et on prend l'avion pour la Malaisie. Si je ne vous ai pas trop ennuyé ou bien si vous y allez bientôt vous pouvez lire la deuxième partie du compte rendu.
Merci de m'avoir lu 🙂 à bientôt pour la suite.
Edit : la suite ici : http://voyageforum.com/discussion/perhentian-kapas-cinq-semaines-en-famille-en-juillet-aout-thailande-malaisie-2-d6363824/
Montréal - Val-d'Or - Chibougamau - Québec English translation pending
Bonjour ,
Je suis à la recherche de renseignements et de conseils pour faire ce tour :Montéal , Val-dOr , Chibougamau , Lac Saint-jean , Saguenay et pour terminer à Québec en septembre , la première partie en camping jusqu'à Val-dOr , hôtel et auberge de jeunesse .Je pense prendre la voiture à Montréal et la laisser à Québec .
Merci
Mes adresses au Cambodge English translation pending
Bonjour,
suite à la demande d'un ami allant au Cambodge, je partage avec vous mes adresses GH/restau/lieux que je lui ai indiqué. J'ai vécu 1 an et demi au Cambodge en 2007 et 2008. Bien que les choses ont du changer à vitesse grand V, ça peut toujours dépanner certains et peut-être mis à jour par d'autres voyageurs !
Phnom Pehn
- Musée du Génocide S-21, Palais Royale, Wat Phnom (temple), le marché central (Central Market avec plein de contre façon pas chères !), l'école des arts et de la danse (Apsara Arts Association) et l'île de la soie : Koh Dah.
- Pour sortir : Poontoon (bar peniche, dj electro, hip hop....), The Heart of Darkness (institution de la capitale !)
- Pour dormir : http://www.springguesthouse.hostel.com/
- Pour manger : les bouibouis de rues, sinon bon resto : The Tamarind (avec terrasse sur le toit) http://www.phnom-penh.biz/guide-cambodge/Phnom-Penh/Restaurant/the-tamarind
Avant il y avait un quartier routard sur les bords du Lac Boueng Kak, mais tout a été rasé, les familles expropriées et le lac asséché il y a 2 ans pour en faire un super quartier résidentiel !
Pour voyager entre Siem Reap et Phnom Penh prendre le bus qui s’arrête a Skuon, la ville des mygales ! spécialité culinaire locale !
Siem Reap
La ville des temples mais aussi des expats et des horde de touristes, c'est pas le Cambodge pour moi !
- les temples d’Angkor bien sur ! Ajouter le temple de Bantey Srey en granit rose, la cascade de Phnom Kulen
- Pour dormir : Babel Guesthouse (https://www.facebook.com/BabelSiemReap?ref=ts)
- Pour sortir : X Bar (bar sur un toit), Asana, et une vraie boite khmere : le Zone One !
- Pour manger : hors boui boui de rues qui sont excellents, le Silk Garden, le Singing Tree Café, le Khmer Kitchen
Mondolkiri
Région montagneuse isolée, tribus reculées, trecks - Aller au village de Sen Moronom, départ des excursions - Pour dormir : Long vibol guesthouse
Battambang
Ville 100% khmère - contacter Seth, il est chauffeur de moto taxi et guide et c’était un bon pote à moi, il est super sympa, ouvert, il aime partager ses connaissances du pays: https://www.facebook.com/peseth.pov
- Aller dans la campagne, les rizières, les vergers .... il y a un temple en haut d'une colline et surtout aller voir un spectacle de l’école de cirque Tini Tinou (ONG cambodgienne géniale qui récupère des enfants des rues et les forme aux métiers des arts du cirque), flâner dans les rues pleines de maisons coloniales et l'attraction Bamboo Train une experience locale !
- Pour dormir : Chhaya Hotel
- Pour manger : le white rose ! excellent, frais, 100% local et pas cher, parfait pour les ptis dej également
- Pour sortir : pas grand chose a part le Riverside Balcony Bar, ville calme sans trop de touristes ni d'expat, vraie ville khmère
Kampot
La ville du poivre
- De Kampot vous pouvez aller en bateau à Rabbit Island, petite ile calme.
- Sinon Kampot est juste une petite ville coloniale sympa car peu touristique, il y a la culture du poivre (réputé le meilleur au monde) et un parc national.
- Pour visiter les alentours, le tuk-tuk reste le plus utile. Avant il y avait une ancienne station climatique coloniale en haut d'une montagne Le Bokor, il y a avait un hôtel casino, église, un palais, des bâtiments en ruines (guerre khmers rouge et vietnam) ambiance shinning ! mais la encore tout a été rasé il y a 2 ans pour faire un complexe hôtelier luxueux ! http://www.google.fr/search?q=bokor&hl=fr&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=DwlSUJK9IoW2hAehtYCYBQ&ved=0CCwQsAQ&biw=1280&bih=685
Kep
Station balnéaire charmante mais pas grand chose à faire à part plage et farniente ou louer un vélo et flâner, découvrir les anciennes maisons coloniales abandonnées ....
- Pour manger : Kimly (prés du petit port) le meilleur crabe au poivre vert du monde ! Et un super endroit pour avoir des tuyaux par le patron sur les endroits a découvrir.
- Pour dormir : Vanna Bungalow
Sihanoukville (Kompong Som en khmer)
Plages, plongée, farniente
- Éviter la Chivas Guesthouse sur la plage c'est des escrocs et c'est sale (puces, rats) !
- Pour dormir : Shanti Shanti guesthouse (bungalows perchés sur pilotis 15 dollars pour 2pers) sur la plage de Otres Beach http://www.shantishanti.sitew.com/#Accueil.A
- Pour manger : plein de barbecues sur la plage
Voilà
suite à la demande d'un ami allant au Cambodge, je partage avec vous mes adresses GH/restau/lieux que je lui ai indiqué. J'ai vécu 1 an et demi au Cambodge en 2007 et 2008. Bien que les choses ont du changer à vitesse grand V, ça peut toujours dépanner certains et peut-être mis à jour par d'autres voyageurs !
Phnom Pehn
- Musée du Génocide S-21, Palais Royale, Wat Phnom (temple), le marché central (Central Market avec plein de contre façon pas chères !), l'école des arts et de la danse (Apsara Arts Association) et l'île de la soie : Koh Dah.
- Pour sortir : Poontoon (bar peniche, dj electro, hip hop....), The Heart of Darkness (institution de la capitale !)
- Pour dormir : http://www.springguesthouse.hostel.com/
- Pour manger : les bouibouis de rues, sinon bon resto : The Tamarind (avec terrasse sur le toit) http://www.phnom-penh.biz/guide-cambodge/Phnom-Penh/Restaurant/the-tamarind
Avant il y avait un quartier routard sur les bords du Lac Boueng Kak, mais tout a été rasé, les familles expropriées et le lac asséché il y a 2 ans pour en faire un super quartier résidentiel !
Pour voyager entre Siem Reap et Phnom Penh prendre le bus qui s’arrête a Skuon, la ville des mygales ! spécialité culinaire locale !
Siem Reap
La ville des temples mais aussi des expats et des horde de touristes, c'est pas le Cambodge pour moi !
- les temples d’Angkor bien sur ! Ajouter le temple de Bantey Srey en granit rose, la cascade de Phnom Kulen
- Pour dormir : Babel Guesthouse (https://www.facebook.com/BabelSiemReap?ref=ts)
- Pour sortir : X Bar (bar sur un toit), Asana, et une vraie boite khmere : le Zone One !
- Pour manger : hors boui boui de rues qui sont excellents, le Silk Garden, le Singing Tree Café, le Khmer Kitchen
Mondolkiri
Région montagneuse isolée, tribus reculées, trecks - Aller au village de Sen Moronom, départ des excursions - Pour dormir : Long vibol guesthouse
Battambang
Ville 100% khmère - contacter Seth, il est chauffeur de moto taxi et guide et c’était un bon pote à moi, il est super sympa, ouvert, il aime partager ses connaissances du pays: https://www.facebook.com/peseth.pov
- Aller dans la campagne, les rizières, les vergers .... il y a un temple en haut d'une colline et surtout aller voir un spectacle de l’école de cirque Tini Tinou (ONG cambodgienne géniale qui récupère des enfants des rues et les forme aux métiers des arts du cirque), flâner dans les rues pleines de maisons coloniales et l'attraction Bamboo Train une experience locale !
- Pour dormir : Chhaya Hotel
- Pour manger : le white rose ! excellent, frais, 100% local et pas cher, parfait pour les ptis dej également
- Pour sortir : pas grand chose a part le Riverside Balcony Bar, ville calme sans trop de touristes ni d'expat, vraie ville khmère
Kampot
La ville du poivre
- De Kampot vous pouvez aller en bateau à Rabbit Island, petite ile calme.
- Sinon Kampot est juste une petite ville coloniale sympa car peu touristique, il y a la culture du poivre (réputé le meilleur au monde) et un parc national.
- Pour visiter les alentours, le tuk-tuk reste le plus utile. Avant il y avait une ancienne station climatique coloniale en haut d'une montagne Le Bokor, il y a avait un hôtel casino, église, un palais, des bâtiments en ruines (guerre khmers rouge et vietnam) ambiance shinning ! mais la encore tout a été rasé il y a 2 ans pour faire un complexe hôtelier luxueux ! http://www.google.fr/search?q=bokor&hl=fr&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=DwlSUJK9IoW2hAehtYCYBQ&ved=0CCwQsAQ&biw=1280&bih=685
Kep
Station balnéaire charmante mais pas grand chose à faire à part plage et farniente ou louer un vélo et flâner, découvrir les anciennes maisons coloniales abandonnées ....
- Pour manger : Kimly (prés du petit port) le meilleur crabe au poivre vert du monde ! Et un super endroit pour avoir des tuyaux par le patron sur les endroits a découvrir.
- Pour dormir : Vanna Bungalow
Sihanoukville (Kompong Som en khmer)
Plages, plongée, farniente
- Éviter la Chivas Guesthouse sur la plage c'est des escrocs et c'est sale (puces, rats) !
- Pour dormir : Shanti Shanti guesthouse (bungalows perchés sur pilotis 15 dollars pour 2pers) sur la plage de Otres Beach http://www.shantishanti.sitew.com/#Accueil.A
- Pour manger : plein de barbecues sur la plage
Voilà
Maroc en novembre English translation pending
Bonjour,
Nous voulons partir au Maroc un mois (tout novembre) Nous partirons en fourgon aménager (Peugeot J9 ou fiat scudo les 2 100% autonome)
On hésiter de ou partir car le prix est presque identique après tout les calcul possible (autoroute - carburant)... et traverser l'Espagne bof trop dangereux et onéreux) Partir de Sète ou de Algésiras,
Notre but est de découvrir le pays autant dans les terre que les bord de mer, pourquoi pas un peux de piste ou on peux passer sans 4x4... aussi de distribuer des vêtement que nous avons récupérer par-ci, par-là ... (nouds avons une association humanitaire qui aide déjà la Mongolie, nous travaillons en solo sans aucune aide d'autre association et on ne veux pas passer par eu sauf pour nous dire ou on peux aller distribuer les vêtement)
on aime beaucoup les coins sympa, tranquille, avec les gens du pays sans trop de monde (surtout sans foule de touriste ou grand riche qui se la pette avec son cc a 200000 roro et qui fais du tord au gens normaux qui on des cc normaux (vu en Grèce et honteux))
nous sommes ouvert a toute proposition adresse de camping pas chère, parking ou aire, devant l'habitant, parc a visiter, gorge etc...
Quelque questions...
Ou prendre les billets les site comme a-ferries ou direct-ferries sont il a bannir ou les tarifs sont pareille que sur place? ou autre solution? Ou peux t'on faire de la grimpe ou via ferrata dans les montagne ou autre? de la marche montagne dessert, bord de mer Avez vous un bon plans pour louer et faire du kite surf Peut on faire camping du sauvage? est ce risquer? Ya t'il un des aire pour cc et service, parking sure, etc Ya t'il un guide ou autre pour cela que guide touristique et carte a acheter on a un vieux garmine de 2005 ou trouver des carte du Maroc
on se réjouit de vos conseille et réponse
merci A+
Nous voulons partir au Maroc un mois (tout novembre) Nous partirons en fourgon aménager (Peugeot J9 ou fiat scudo les 2 100% autonome)
On hésiter de ou partir car le prix est presque identique après tout les calcul possible (autoroute - carburant)... et traverser l'Espagne bof trop dangereux et onéreux) Partir de Sète ou de Algésiras,
Notre but est de découvrir le pays autant dans les terre que les bord de mer, pourquoi pas un peux de piste ou on peux passer sans 4x4... aussi de distribuer des vêtement que nous avons récupérer par-ci, par-là ... (nouds avons une association humanitaire qui aide déjà la Mongolie, nous travaillons en solo sans aucune aide d'autre association et on ne veux pas passer par eu sauf pour nous dire ou on peux aller distribuer les vêtement)
on aime beaucoup les coins sympa, tranquille, avec les gens du pays sans trop de monde (surtout sans foule de touriste ou grand riche qui se la pette avec son cc a 200000 roro et qui fais du tord au gens normaux qui on des cc normaux (vu en Grèce et honteux))
nous sommes ouvert a toute proposition adresse de camping pas chère, parking ou aire, devant l'habitant, parc a visiter, gorge etc...
Quelque questions...
Ou prendre les billets les site comme a-ferries ou direct-ferries sont il a bannir ou les tarifs sont pareille que sur place? ou autre solution? Ou peux t'on faire de la grimpe ou via ferrata dans les montagne ou autre? de la marche montagne dessert, bord de mer Avez vous un bon plans pour louer et faire du kite surf Peut on faire camping du sauvage? est ce risquer? Ya t'il un des aire pour cc et service, parking sure, etc Ya t'il un guide ou autre pour cela que guide touristique et carte a acheter on a un vieux garmine de 2005 ou trouver des carte du Maroc
on se réjouit de vos conseille et réponse
merci A+
Budget pour 17 jours entre Repentigny-Montréal-Québec-New York English translation pending
un voyage de 17 jours entre Repentigny-Montréal-Quebec-NY
Bonjour,
Nous envisageons de partir pour 17 jours au Canada, plus précisément à Repentigny ou nous serons logés (j'ai de la famille, donc un souci en moins) (à env 30 mn de Montréal en voiture). Je pars avec mon copain, nous sommes donc deux pour ce voyage et forcément tout qui est divisé par 2. Nous avons déjà nos billets, achetés chez air-transat ( plus 500 euros par pers), prix correcte. Nous avons le projet de visiter, dans la grande majorité de notre séjour, Montréal et ses environs. On veut également faire un petit détour par NY, 2 ou 3 jours avec un circuit en car (transport+logement+visites+déjeuner) comme Tours Amérique, Vacances Méritées, via Amérique ou encore Sinorama. Mais avec le circuit on a peur d'être restreint sur le temps et ne pas voir assez de temps hors du groupe, être libre tout simple et niveau prix je ne sais pas si faire notre propre circuit, ne nous reviendrait pas, au final, moins cher que les agences qui proposent ce genre de circuit. Pouvez-vous m'aider en ce sens?
Après ce périple NY, on aimerait visiter également la ville de Quebec. Ça fait pas mal de chose à voir (vouloir voir) lol.
Je recherche des informations concernant Montréal et le Quebec: quoi voir? Ou aller? Ou manger? Quelqu'un pourrait me renseigner éventuellement sur le trajet Repentigny-Montréal, le prix (j'ai regardé sur internet mais je ne comprends pas trop le fonctionnement), les moyens de transports (voiture ou bus) les moins coûteux?
Nous avons un budget d'environ 1600 dollars à nous 2 pour l'ensemble du séjour. Est-ce que cette somme peut convenir pour le séjour avec les activités citées plus haut et sans oublier les tips?
En attente de vos réponses.
Merci d'avance.
Juuddyy.
Bonjour,
Nous envisageons de partir pour 17 jours au Canada, plus précisément à Repentigny ou nous serons logés (j'ai de la famille, donc un souci en moins) (à env 30 mn de Montréal en voiture). Je pars avec mon copain, nous sommes donc deux pour ce voyage et forcément tout qui est divisé par 2. Nous avons déjà nos billets, achetés chez air-transat ( plus 500 euros par pers), prix correcte. Nous avons le projet de visiter, dans la grande majorité de notre séjour, Montréal et ses environs. On veut également faire un petit détour par NY, 2 ou 3 jours avec un circuit en car (transport+logement+visites+déjeuner) comme Tours Amérique, Vacances Méritées, via Amérique ou encore Sinorama. Mais avec le circuit on a peur d'être restreint sur le temps et ne pas voir assez de temps hors du groupe, être libre tout simple et niveau prix je ne sais pas si faire notre propre circuit, ne nous reviendrait pas, au final, moins cher que les agences qui proposent ce genre de circuit. Pouvez-vous m'aider en ce sens?
Après ce périple NY, on aimerait visiter également la ville de Quebec. Ça fait pas mal de chose à voir (vouloir voir) lol.
Je recherche des informations concernant Montréal et le Quebec: quoi voir? Ou aller? Ou manger? Quelqu'un pourrait me renseigner éventuellement sur le trajet Repentigny-Montréal, le prix (j'ai regardé sur internet mais je ne comprends pas trop le fonctionnement), les moyens de transports (voiture ou bus) les moins coûteux?
Nous avons un budget d'environ 1600 dollars à nous 2 pour l'ensemble du séjour. Est-ce que cette somme peut convenir pour le séjour avec les activités citées plus haut et sans oublier les tips?
En attente de vos réponses.
Merci d'avance.
Juuddyy.
Activités à Morondava et alentours English translation pending
Bonjour,
Je cherche a savoir quelles activités sont disponibles à Morondava et alentours et que faut-il voir absolument. Nous ne restons a Mada que 11j.
Vaut-il mieux nous diriger vers les Tsingys quitte a perdre pas mal de jours sur la route ou bien est-il préférable de visiter la reserve de Kirindy, la presqu'ile de Betania avec une descente vers Belo-sur-Mer et retour sur Morondava??
Je cherche a savoir quelles activités sont disponibles à Morondava et alentours et que faut-il voir absolument. Nous ne restons a Mada que 11j.
Vaut-il mieux nous diriger vers les Tsingys quitte a perdre pas mal de jours sur la route ou bien est-il préférable de visiter la reserve de Kirindy, la presqu'ile de Betania avec une descente vers Belo-sur-Mer et retour sur Morondava??
Préparer le voyage à Phuket et Ko Lanta English translation pending
Bonjour,
Avec deux amis nous prévoyons d'aller en Thaïlande cet hiver, du côté de Phuket pour passer une semaine à s'amuser.On prévoit également de passer peut-être quelques jours sur Ko Lanta pour le côté "traditionnel" et se détendre.
J'ai personnellement déjà été en Avril en famille pour la première fois et suis tombé sous le charme. Cependant, ce qui est attractif car rend les choses très simple est aussi un peu chiant... Le pays est trop touristique. J'ai passé une journée sur Ko Phi Phi et, même si j'ai adoré, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de monde !
C'est pourquoi j'aimerais savoir si vous connaissez des bons plans pour visiter des endroits paradisiaques un peu déserts, où l'on pourrait éventuellement faire des activités du genre escalade, plongée, jet ski etc... Pas forcément sur des plages, je viens de prendre connaissance par exemple de l'emerald pool qui à l'air intéressant à visiter.
Autre chose, on déteste prévoir les sorties à l'avance, je sais que c'est un peu contradictoire, mais je veux dire si c'est un sortie un peu loin et/ou que l'on doit dormir sur place, et donc réserver l'hôtel ce qui voudrai dire prévoir le jour de l'excursion à l'avance... Moyen quoi.
Au risque de paraître peut-être exigeant, si vos suggestions pouvaient être dans la zone de Krabi/Phuket ce serait super.
On aimerait louer des scooters et de tout faire avec (Phuket - Ko Lanta etc...), pensez vous que c'est faisable ? Il y a-t-il moyen de mettre de l'essence un peu partout ?
Si vous avez également des idées d'activités touristiques, pas forcément en lien avec la Thaïlande ou quoi (par exemple Karting, Parc d'attractions, Jet Ski, Parachute etc...) n'hésitez pas, on est ouvert à tous, on va essayer de profiter au max de ces vacances ^^
De même si vous avec des conseils et mises en garde à nous donner, étant novices, ils seront les bienvenus !
Merci d'avance !
Avec deux amis nous prévoyons d'aller en Thaïlande cet hiver, du côté de Phuket pour passer une semaine à s'amuser.On prévoit également de passer peut-être quelques jours sur Ko Lanta pour le côté "traditionnel" et se détendre.
J'ai personnellement déjà été en Avril en famille pour la première fois et suis tombé sous le charme. Cependant, ce qui est attractif car rend les choses très simple est aussi un peu chiant... Le pays est trop touristique. J'ai passé une journée sur Ko Phi Phi et, même si j'ai adoré, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de monde !
C'est pourquoi j'aimerais savoir si vous connaissez des bons plans pour visiter des endroits paradisiaques un peu déserts, où l'on pourrait éventuellement faire des activités du genre escalade, plongée, jet ski etc... Pas forcément sur des plages, je viens de prendre connaissance par exemple de l'emerald pool qui à l'air intéressant à visiter.
Autre chose, on déteste prévoir les sorties à l'avance, je sais que c'est un peu contradictoire, mais je veux dire si c'est un sortie un peu loin et/ou que l'on doit dormir sur place, et donc réserver l'hôtel ce qui voudrai dire prévoir le jour de l'excursion à l'avance... Moyen quoi.
Au risque de paraître peut-être exigeant, si vos suggestions pouvaient être dans la zone de Krabi/Phuket ce serait super.
On aimerait louer des scooters et de tout faire avec (Phuket - Ko Lanta etc...), pensez vous que c'est faisable ? Il y a-t-il moyen de mettre de l'essence un peu partout ?
Si vous avez également des idées d'activités touristiques, pas forcément en lien avec la Thaïlande ou quoi (par exemple Karting, Parc d'attractions, Jet Ski, Parachute etc...) n'hésitez pas, on est ouvert à tous, on va essayer de profiter au max de ces vacances ^^
De même si vous avec des conseils et mises en garde à nous donner, étant novices, ils seront les bienvenus !
Merci d'avance !