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Quelle croisière choisir en Alaska? English translation pending
Bonjour! Pour mes 50 ans 🙂 mon mari m'offre une croisière en Alaska. J'aimerais savoir entre la route des glaciers direction nord, direction sud ou passage intérieur laquelle est la mieux. Merci.
Idées de route pour quinze jours à vélo en Allemagne? English translation pending
Bonjour!
Je cherche des idées de route pour un voyage d'environ 15 jours pour l'Allemagne.
merci
Je cherche des idées de route pour un voyage d'environ 15 jours pour l'Allemagne.
merci
Vietnam et travellers English translation pending
Bonjour à tous
Je pars mardi 7 octobre pour un circuit au Vietnam; j' ai pris des travellers en dollars et séjournerai dans des hôtels de qualité moyenne à bonne. Peut on comme en Inde y échanger les travellers?
Merci de vos conseils
Kayak en famille au Groenland, août 2008 English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Kayak en famille au Groenland, août 2008
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...
et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)

si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)
si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Hôtel Sofitel Imperial: prix des repas English translation pending
Bonjour
Je vais passer quelques jours à l'Ile Maurice et parmi le nombreux choix d'hotels proposés, je suis très intéressée par le Sofitel Imperial sur Flic en Flac. D'après tous les avis lus sur l'île, cela a l'air d'être une des plus belle plage.
Sur l'offre que j'ai vue, il y a un supplément pour la demi-pension qui me para'it assez élevé et j'hésite à la prendre car cela explose un peu mon budget. 🙁
Est-ce quelqu'un peut-me dire si les repas dans les différents restaurants de l'hotel sont chers ou si cela vaut la peine de prendre la demi-pension ? Y'a t'il d'autres restaurants à proximité de l'hotel ?
Je vous remercie de m'aider sur ce choix et me réjouis de lire vos réponses 😎
Phil
Je vais passer quelques jours à l'Ile Maurice et parmi le nombreux choix d'hotels proposés, je suis très intéressée par le Sofitel Imperial sur Flic en Flac. D'après tous les avis lus sur l'île, cela a l'air d'être une des plus belle plage.
Sur l'offre que j'ai vue, il y a un supplément pour la demi-pension qui me para'it assez élevé et j'hésite à la prendre car cela explose un peu mon budget. 🙁
Est-ce quelqu'un peut-me dire si les repas dans les différents restaurants de l'hotel sont chers ou si cela vaut la peine de prendre la demi-pension ? Y'a t'il d'autres restaurants à proximité de l'hotel ?
Je vous remercie de m'aider sur ce choix et me réjouis de lire vos réponses 😎
Phil
Hôtel tout-inclus en Jamaïque ou à Riviera Maya? English translation pending
Bonjour je veux partir en janvier 2009 et j'hésite beaucoup entre jamaique ou
riviera maya. Je pars avec mon conjoint et on aimerait voir une belle eau claire
des caraibes et avoir de la chaleur. On aime aussi faire des excursions pour
voir la végétation et les gens comment qu'ils vivent alors si vous avez vus
les 2 endroits et que vous pouvez m'aider j'apprécierais avoir des suggestions.
Si vous avez aussi des suggestions pour les hotels ce serait appréciés.
Voyage Allemagne-Autriche en camping-car English translation pending
L'été prochain, j'envisage de partir en Allemagne et en Autriche en camping car fin juillet - début août. Avez-vous des infos sur ces 2 pays ? En Autriche nous devons aller dans le Tyrol au pied du Zugzpitze.
Merci
Week-end à l'hôtel Manganao English translation pending
😠 Etes vous déjà allé à la Guadeloupe dans un super hotel "all inclusive" alors que votre séjour débute en même temps que la grève du personnel? Nous, nous sommes 300 envoyés par Nouvelles frontières à avoir vécu cette expérience.Aucune activité, aucune ambiance, repas juste assurés et rapatriement en catastrophe au bout de deux jours et demi!!!Presque autant d'avion que de séjour!Et NF ne veut pas pour l'instant entendre parler de remboursement mais seulement d' avoirs au prorata!!Bravo NF, bravo la Guadeloupe! Et malheureusement ce n'est pas, parait il, la première fois.Mipote😠😠😠
À ne pas manquer en Suisse? English translation pending
Bonjour...
Je m'en vais au mois de mai faire un voyage en Europe...
Mon voyage est dejà bien organisé, mais j'ai décidé d'aller faire un petit tour en Suisse 3 jours..À la toute fin!
Je ne connais vraiment pas ce pays...Je voudrais savoir ou je dois absolument aller..Les belles places à voir..
J'aurai une passe de train pour L'Europe..qui inclue la Suisse....Alors pour les déplacements...il ne devrait pas y avoir de problèmes!😉
J'aimerais faire une belle randonnée d'une journée..J'adore les villages dans les vallée ou sinon me promener un peu dans les Alpes...Je suis moins du type ville...
Alors qui peut m'aider à passer 3 belles journées là-bas??
Merci d'avance!!
Allemagne en août: Konstanz, Oder ou Berlin? English translation pending
🙂 Bonjour à tous,
Je suis actuellement en plein dilemne, je souhaite partir en Allemagne pour la premiére quinzaine d'aout, et j'hésite encore sur la destination....BerlinKonstanz et aprés avoir parcourus ce forum, je suis tombée sur quelques messages faisant l'Apologie d'autres villes, telle que Hambourg et Munich. J'avais dans un premier temps pensé faire une semaine à konstanz puis une semaine à Berlin, mais le prix de trajet est, ma foi, particuliérement lourd pour le petit budget que je m'accorde. Je souhaite donc, que l'on puisse me renseigner sur ces villes, qu'en pensez vous? Ou iriez vous, dans le but de passer d'exellentes vacances, de faire la fête....De rencontrer beaucoup de monde.... Voila voila, merci pour vos futures réponses!!!
bye
Je suis actuellement en plein dilemne, je souhaite partir en Allemagne pour la premiére quinzaine d'aout, et j'hésite encore sur la destination....BerlinKonstanz et aprés avoir parcourus ce forum, je suis tombée sur quelques messages faisant l'Apologie d'autres villes, telle que Hambourg et Munich. J'avais dans un premier temps pensé faire une semaine à konstanz puis une semaine à Berlin, mais le prix de trajet est, ma foi, particuliérement lourd pour le petit budget que je m'accorde. Je souhaite donc, que l'on puisse me renseigner sur ces villes, qu'en pensez vous? Ou iriez vous, dans le but de passer d'exellentes vacances, de faire la fête....De rencontrer beaucoup de monde.... Voila voila, merci pour vos futures réponses!!!
bye
La fascination des frontières English translation pending
J'ai toujours été fasciné par les zones frontalières et à vrai dire je ne sais pas pourquoi. Ou plutot si, chez moi ça évoque l'idée de voyages à l'étranger ou dans une autre région se traduit par un passage obligatoire par ce trait qui sépare 2 pays. Ces zones où en quelques metres on passe d'une culture à une autre, où d'un coup on oublie tous ces soucis alors qu'on va se plonger dans une autre ambiance ou une autre atmosphère. Mais surtout j'envie les gens qui habitent ces frontières qui leur permet parfois de trouver moins cher à l'étranger (alors que c'est à quelques mètres de chez eux), de partager avec le pays voisin une autre langue ou une autre culture, d'autres paysages aussi. D'ailleurs j'invite les frontaliers du forum à me faire partager leur sentiment là-dessus. Finalement ne deviennent-ils pas sédentaires à force de voir "le pays étranger et leur cohorte de touristes" défiler sous leur nez, par lassitude ? N'est-ce pas un inconvénient au final ?
Pour info, je vous aurais bien conseillé un site internet sur ce sujet avec plein de photos étonnantes mais il serait infecté par un virus ("des frontières en Europe").
Nord de l'Italie, Slovénie, Croatie, Albanie, Grèce, Turquie: quel itinéraire à vélo? English translation pending
Bonjour !
J - 50... Nous partons faire un petit tour d'Europe, mais je galère grave pour trouver l'itinéraire idéal. Pour le moment nous n'avons que les grandes lignes : à l'aller : depuis Paris, traversée du nord de l'Italie, longer la côte en Slovénie, puis en Croatie, au Monte Negro, en Albanie, traverser ensuite puis rejoindre la Grèce vers Thessalonique, la longer par le nord, enfin rejoindre la Turquie jusqu'à Istanbul. Au retour, départ d'Istanbul, traverser un bout de Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l'Autriche, puis l'Allemagne.
Ce post est donc un appel au s'couuuuuurs !!!! 🤪
Si quelqu'un peut nous filer des informations sur les meilleures routes à prendre, concernant le Nord de l'Italie (faut-il traverser au milieu des montagnes, ou bien est-ce que c'est joli aussi si on passe en plaine (plus facile...) ?) Pareil, on cherche des infos sur la partie Croate : vaut-il mieux passer par les îles ou bien par la côte continentale ? On est également super en manque d'infos sur l'Albanie... et sur tous les autres pays qu'on traverse ! Bref, je suis preneuse de tout bon plan, tuyau, info sur l'état des routes et du traffic (dangereux ou pas dangereux ?)
A vot' bon coeur, m'sieurs dames !!!!
J - 50... Nous partons faire un petit tour d'Europe, mais je galère grave pour trouver l'itinéraire idéal. Pour le moment nous n'avons que les grandes lignes : à l'aller : depuis Paris, traversée du nord de l'Italie, longer la côte en Slovénie, puis en Croatie, au Monte Negro, en Albanie, traverser ensuite puis rejoindre la Grèce vers Thessalonique, la longer par le nord, enfin rejoindre la Turquie jusqu'à Istanbul. Au retour, départ d'Istanbul, traverser un bout de Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l'Autriche, puis l'Allemagne.
Ce post est donc un appel au s'couuuuuurs !!!! 🤪
Si quelqu'un peut nous filer des informations sur les meilleures routes à prendre, concernant le Nord de l'Italie (faut-il traverser au milieu des montagnes, ou bien est-ce que c'est joli aussi si on passe en plaine (plus facile...) ?) Pareil, on cherche des infos sur la partie Croate : vaut-il mieux passer par les îles ou bien par la côte continentale ? On est également super en manque d'infos sur l'Albanie... et sur tous les autres pays qu'on traverse ! Bref, je suis preneuse de tout bon plan, tuyau, info sur l'état des routes et du traffic (dangereux ou pas dangereux ?)
A vot' bon coeur, m'sieurs dames !!!!
Blood diamond English translation pending
voilà, je me lance...
J'ai beaucoup aimé ce film 🙂
J'ai un peu hésité à aller voir une production pur jus hollywood sur ce thème là : les diamants de sang ... j'avais peur d'être déçu par le message final (Bon la fin ce n'est pas ce qu'il y a de mieux car trop américain mais alors tout le reste ... ouah !!) et puis j'ai lu la critique d'Africulture (http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=4705) et... j'ai pris mon billet.
Tout d'abord, les acteurs sont prodigieux, Caprio et Djimon Hounsou forment un duo dès plus crédibles, dans la finesse et l'exactitude, j'ai un peu moins adhéré au jeu de l'actrice qui est sans ambiguité.
Les paysages ... époustouflants... d'ailleurs je ne sais pas où c'est tourné, est-ce en Sierra Léone ou en Afrique du Sud, si quelqu'un peut m'éclairer ce serait super ! 😉
Le thème qui n'est vraiment pas évident à traiter sans basculer dans la course poursuite hollywoodienne. La guerre civile, ses horreurs, sa violence, son absurdité... la première heure m'a laissée accrocher à mon siège, stressée, le souffle court... impossible de quitter les yeux de l'écran. La violence n'est pas sanguinolante mais morale... c'est pire, plus dur à gérer, je trouve, en sortant de la salle.
Bref, même si je n'ai pas adhéré à tout (réalisation notamment et fin du film),
je ne connais pas l'Afrique et ce que je viens d'en voir m'a chamboulé.
Je n'ai pas vu The Constant Gardener, ni The Lord of war ou Hotel Rwanda, après Blood Diamond, lequel me conseillerez-vous ?
Merci
M
Téléphoner à Cuba English translation pending
quelqu'un peut me conseiller sur des tarifes moin cheres pour appeller cuba? merci d'avance
Retour de l'hôtel Majestic Colonial à Punta Cana English translation pending
Bonjour
Je reviens le 20 janvier 07 de cet hotel...
je vous donne mes impressions
Coté chambre: très belle chambre spacieuse, décu 2 lits 3/4....
Coté ménage, elles viennent a des heures très variable, le vendredi elle est venu a 17 hrs, je n'étais pas contente du tout...Leur sourire laisse a désirer, jamais de fleurs laissé malgré les pourboires...
Coté bouffe: restaurant a la carte très bon MAIS le buffet tout est froid et toujours la meme chose, j'ai été très decu
Coté mer: beaucoup d'algue dans l'eau et plusieurs roches...Eau chaude
Ambiance: Très bonne, les gens sont souriant meme au bar, bon service...Très belle piscine mais L, eau très froide pas grand baigneur...
Les Shows:Nous avons bien ri avec le couple idéale et très bon show de Mickeal jackson Mai s les autres je ne suis pas rester longtemps plate....
Je suis allé l'an passé pas au Occflamenco qui est rendu Occ grand punta cana et j'ai beaucoup plus aimé... Pour un séjour de 7 nuits pour 3, 500$ je suis plutot décu Je n'y retournerais pas L'an prochain Cuba a Cayo Coco, si vous avez quelque chose a me dire.... Sylvie
Je suis allé l'an passé pas au Occflamenco qui est rendu Occ grand punta cana et j'ai beaucoup plus aimé... Pour un séjour de 7 nuits pour 3, 500$ je suis plutot décu Je n'y retournerais pas L'an prochain Cuba a Cayo Coco, si vous avez quelque chose a me dire.... Sylvie
Chemin de halage Meuse-Semoy-canal des Ardennes praticable en VTC? English translation pending
Qui peut me renseigner:sur la Meuse: je voudrais savoir si le chemin de halage est praticable en VTC entre Monthermé et Revin, entre Charleville et Sedan puis Mouzon. Sur le canal des Ardennes: de pont à Bar vers Chemery et le Chesne. Sur la Semoy: de Monthermé à les Hautes-Rivières. Grand merci.🙂
Lyon-Vienne(Autiche)en mars par la Suisse et le Tyrol English translation pending
J'envisage de ralier Vienne en traversant la Suisse et le Tyrol en début mars 2007.Je crains d'avoir des difficultés de routes en raison des cols fermés et des risques de chutes de neige.J'ai peur aussi d'avoir des problèmes pour mes nuits sachant qu'habituellement je pratique le camping sauvage.Puis-je compter sur l'hospitalité suisse?Pensez-vous qu'il est possible de faire ce trajet par les montagnes dès début mars en vélocampeur?Amis suisses et les autres, merci de vos réponses
Quel hôtel choisir à Hammamet? English translation pending
Bonjour... Je sais, le sujet revient souvent, mais je reste perplexe...les avis sont parfois anciens, et très différents..
Nous voulons partir à Hammamet en mars 2007, Hôtel confortable, propre, calme, all in, budget moyen...nous ne sommes pas trop difficiles...
Auriez-vous un avis récent sur les Hôtels Marillia, Coralia Club, Iberostar Phenicia, Carribean World Beach, ou autre... (c'est ce que nous porposent les T.O. belges, au départ de Bruxelles...) Habitant à 30 km de Lille, nous pourrions aussi partir de là...
Mon avis sur: Sousse : Hôtel Marabout (décembre 2003, plus disponible):hôtel O.K., calme, propre, plage.... mais personnel pas agréable, clientèle allemande à 90%... avantage: près de la ville où nous allions chaque jour à pied en longeant la plage... super.. Visite à Kairouan, Port El Kantaoui (trop artificiel à mon goût!)... T.O. Jet Air, service parfait... Départ Bruxelles. Zarzis: (2005 décembre)Hôtel Vincci Star (orthographe?): très bien... loin de tout, mais reposant, plage... personnel souriant... clientèle parlant français... repas bien. Visites inoubliables : Matmata, Chénini. Ile de Djerba.T.O. Jet Air... rien à dire... @+ merci...
Mon avis sur: Sousse : Hôtel Marabout (décembre 2003, plus disponible):hôtel O.K., calme, propre, plage.... mais personnel pas agréable, clientèle allemande à 90%... avantage: près de la ville où nous allions chaque jour à pied en longeant la plage... super.. Visite à Kairouan, Port El Kantaoui (trop artificiel à mon goût!)... T.O. Jet Air, service parfait... Départ Bruxelles. Zarzis: (2005 décembre)Hôtel Vincci Star (orthographe?): très bien... loin de tout, mais reposant, plage... personnel souriant... clientèle parlant français... repas bien. Visites inoubliables : Matmata, Chénini. Ile de Djerba.T.O. Jet Air... rien à dire... @+ merci...
Sur la sécurité des femmes seules à l'étranger English translation pending
🙂 No comment ! le texte est assez claire :
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Source :
Le Matin de Paris 4 mai 1978
Seule à l'étranger DESSINER une géographie de voyages de femmes seules à l'étranger serait ridicule. Quelle que soit la latitude, pas de surprise, les hommes sont partout ; tous pareils dans la confusion grisâtre de l'anonymat et des foules, tous pétris, à des degrés divers, d'une supériorité inventée dans la caverne. En voyage (comme à la maison) pour faire admettre un semblant d'égalité, il faut du temps et vous n'en avez pas. Il est donc obligatoire de finasser avec cette espèce de mouche permanente qu'est l'homme. La règle du Jeu est la suivante, elle est mondiale : a) Dès le coucher du soleil, la femme qui n'est pas garée entre quatre murs est à prendre. b) L'étrangère qui erre, seule, sur les routes sans motif autre que voir, écouter, comprendre, est une proie. Tant que les hommes des villes et ceux des champs ne s'habitueront pas à rencontrer des femmes seules, cela ne changera pas. Mes sœurs, il faut partir ! La faculté de voyager seule est proportionnelle à la finance et à la ruse. Argent égale indépendance. Voyage-mendicité devient vite, hélas, voyage-trottoir. Coucher au bord d'une route turque, atterrir dans un hôtel de passe ougandais ou se faire héberger par un Afghan célibataire, c'est chercher la bagarre. Le problème n'est nullement géographique, la Turquie peut être remplacée par l'Ouganda ou les États-Unis, et l'Afghan par un Brésilien. Plus l'argent manque, plus la dépendance est grande et plus les risques sont aigus. Donc ne jamais partir sans un pécu-le convenable. Reste la ruse. Tous les moyens sont bons, tous les coups sont permis. A com-mencer par le caméléonisme vestimentaire. Éviter avant tout la provocation : ici c'est la nuque, là une cheville, là encore un avant-bras qui déchaîne les vibrations sexuelles Dans tous les cas, avoir de bonnes chaussures pour cou-rir vite. Lorsque le public est important, ne rien laisser passer et ne pas hésiter à faire un scandale si l'on vous a man-qué de respect. Sans témoin, conserver une impassibilité marmoréenne ou fuir à toute allure. Pour voyager seule, il suffit d'être une bonne comédienne et de ne jamais montrer que l'on a peur. Le climat de riva-lité et d'exclusivité savam-ment orchestré depuis des millénaires par les hommes exclut encore toute possibilité de solidarité spontanée entre, les femmes. Il est plutôt rare qu'une femme vous invite- chez elle, de son propre chef, après dix minutes de rencontre, et les moyens féministes sont souvent difficiles à pis-ter. Donc, il faut toujours avoir l'air de savoir exacte-ment ce que vous faites, où vous allez et pourquoi. Inventez-vous, selon les cir-constances, un métier ou un gros mari. Se rappeler que le « ma-cho » est particulièrement éveillé au bord de la Méditerranée, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Ailleurs, les inconvénients ne sont pas plus terribles qu'en France. Soyez convaincues de votre droit au voyage même si les clairs de lune en solitaire sont encore périlleux.
Seule à l'étranger DESSINER une géographie de voyages de femmes seules à l'étranger serait ridicule. Quelle que soit la latitude, pas de surprise, les hommes sont partout ; tous pareils dans la confusion grisâtre de l'anonymat et des foules, tous pétris, à des degrés divers, d'une supériorité inventée dans la caverne. En voyage (comme à la maison) pour faire admettre un semblant d'égalité, il faut du temps et vous n'en avez pas. Il est donc obligatoire de finasser avec cette espèce de mouche permanente qu'est l'homme. La règle du Jeu est la suivante, elle est mondiale : a) Dès le coucher du soleil, la femme qui n'est pas garée entre quatre murs est à prendre. b) L'étrangère qui erre, seule, sur les routes sans motif autre que voir, écouter, comprendre, est une proie. Tant que les hommes des villes et ceux des champs ne s'habitueront pas à rencontrer des femmes seules, cela ne changera pas. Mes sœurs, il faut partir ! La faculté de voyager seule est proportionnelle à la finance et à la ruse. Argent égale indépendance. Voyage-mendicité devient vite, hélas, voyage-trottoir. Coucher au bord d'une route turque, atterrir dans un hôtel de passe ougandais ou se faire héberger par un Afghan célibataire, c'est chercher la bagarre. Le problème n'est nullement géographique, la Turquie peut être remplacée par l'Ouganda ou les États-Unis, et l'Afghan par un Brésilien. Plus l'argent manque, plus la dépendance est grande et plus les risques sont aigus. Donc ne jamais partir sans un pécu-le convenable. Reste la ruse. Tous les moyens sont bons, tous les coups sont permis. A com-mencer par le caméléonisme vestimentaire. Éviter avant tout la provocation : ici c'est la nuque, là une cheville, là encore un avant-bras qui déchaîne les vibrations sexuelles Dans tous les cas, avoir de bonnes chaussures pour cou-rir vite. Lorsque le public est important, ne rien laisser passer et ne pas hésiter à faire un scandale si l'on vous a man-qué de respect. Sans témoin, conserver une impassibilité marmoréenne ou fuir à toute allure. Pour voyager seule, il suffit d'être une bonne comédienne et de ne jamais montrer que l'on a peur. Le climat de riva-lité et d'exclusivité savam-ment orchestré depuis des millénaires par les hommes exclut encore toute possibilité de solidarité spontanée entre, les femmes. Il est plutôt rare qu'une femme vous invite- chez elle, de son propre chef, après dix minutes de rencontre, et les moyens féministes sont souvent difficiles à pis-ter. Donc, il faut toujours avoir l'air de savoir exacte-ment ce que vous faites, où vous allez et pourquoi. Inventez-vous, selon les cir-constances, un métier ou un gros mari. Se rappeler que le « ma-cho » est particulièrement éveillé au bord de la Méditerranée, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Ailleurs, les inconvénients ne sont pas plus terribles qu'en France. Soyez convaincues de votre droit au voyage même si les clairs de lune en solitaire sont encore périlleux.
Carte des pistes cyclables de la Pointe de Grave jusque le nord de Bayonne English translation pending
Afin d'organiser une prochaine randonnée à VTC, je suis à la recherche de cartes des pistes cyclables de la pointe de Grave jusque le nord de Bayonne en longeant l'Atlantique, je souhaite passer par les étangs d'Hourtin, Lacanau, bassin d'Arcachon, Biscarosse, etc...ensuite rejoindre le canal de la Garonne et remonter vers Toulouse. Cela existe-t-il et où puis-je me les procurer?
Thierryjean
Endroits à visiter à Francfort-sur-le-Main et Stuttgart? (Allemagne) English translation pending
Bonjour,
je pars à Francfort et Stuttgart ce soir, je voulais savoir les endroits sympas quà ne pas rater dans ces deux villes. merci
je pars à Francfort et Stuttgart ce soir, je voulais savoir les endroits sympas quà ne pas rater dans ces deux villes. merci
Sécurité et conseils pour la Pologne en camping-car en juillet? English translation pending
Nous partons dans 8 jours en camping car direction la Pologne nous voudrions quelques conseils surtout au niveau sécurité, nous avons entendu
parler de vol de C.C. quand est t'il ? merci de vos conseils.
Itinéraire et logement en Europe de l'Est en juillet 2006 English translation pending
Salut !
Nous sommes deux filles de 21 ans, et on a decidé de faire les pays dEurope de l'est (cracovie, prague, budapest, bratislava et vienne et plus ou moins selon affinités) cet été .
Si vous avez fait un circuit de la sorte, et que vous etes comme nous etudiant et que vous avez des infos sur comment et ou dormir pas cher (mais qd meme pas sur un banc avec une couverture de survie 😛 )
ça nous interesse, ainsi que de savoir s'il faut reserver avant ou pas, et connaitre vos itineraires et des coins sympa dont vous avez fait l'experience.
On a basé notre circuit à partir des capitales mais rien n'est fixé, on tournera un peu dans les pays selon les infos qu'on aura trouvé avant de partir .
Nous prenons toute info sur vos experiences (bonnes ou mauvaises)
Merci d'avance
emi😇 et sab😉
Merci d'avance
emi😇 et sab😉
Projet humanitaire au Népal-Tibet English translation pending
Salut à tous
Avec 2 amis, nous aimerions partir l'été prochain au Népal ou au Tibet dans un projet humanitaire. Nous sommes agé de 19, 20 & 21 ans et sommes très motivé pour faire quelque chose de différent, enrichissant et utile tant pour cette région que pour nous. Si vous avez des sugestions... ca nous aiderait beaucoup car nous n'avons pas encore trouvé un projet adéquat. Les dates sont à convenir mais ce serait pour une durée d'un mois pendant juillet-août.
Merci d'avance
Jox
Avec 2 amis, nous aimerions partir l'été prochain au Népal ou au Tibet dans un projet humanitaire. Nous sommes agé de 19, 20 & 21 ans et sommes très motivé pour faire quelque chose de différent, enrichissant et utile tant pour cette région que pour nous. Si vous avez des sugestions... ca nous aiderait beaucoup car nous n'avons pas encore trouvé un projet adéquat. Les dates sont à convenir mais ce serait pour une durée d'un mois pendant juillet-août.
Merci d'avance
Jox
Que visiter en Bavière (Allemagne) et Vienne (Autriche) English translation pending
Bonjour à tous,
je découvre votre forum qui est vraiment sympa!
J'ai une plusieurs petites questions à vous poser : nous partons à 4/5 en voiture à Budapest et nous pensons faire deux arrêts d'une durée de 2 à 4 jours en Bavière et à Vienne.
1)Que faire en Bavière? En fait on est assez tenté pour faire un musée, voir les "immanquables" et une ortie dans un bar ou une boîte ou toute autre soirée... Sachant qu'on est tous étudiants et pas pleins aux as...
2)Idem à Vienne...
3)Pour le trajet que nous effectuerons en voiture, il me semble que c'est mieux d'éviter les autoroutes qqun peut-il confirmer?... Et les camping? J'en ai trouvé à 4€ la nuit, est-ce cher? La carte d'identité suffit-elle ou faut-il un passeport?
(ça fait beaucoup je sais, mas c'est mon premier voyage de ce type et je ne sais pas trop par quel bout attraper les choses...)
En vous remerciant pour votre attention et vos réponses. Schimilimili.
J'ai une plusieurs petites questions à vous poser : nous partons à 4/5 en voiture à Budapest et nous pensons faire deux arrêts d'une durée de 2 à 4 jours en Bavière et à Vienne.
1)Que faire en Bavière? En fait on est assez tenté pour faire un musée, voir les "immanquables" et une ortie dans un bar ou une boîte ou toute autre soirée... Sachant qu'on est tous étudiants et pas pleins aux as...
2)Idem à Vienne...
3)Pour le trajet que nous effectuerons en voiture, il me semble que c'est mieux d'éviter les autoroutes qqun peut-il confirmer?... Et les camping? J'en ai trouvé à 4€ la nuit, est-ce cher? La carte d'identité suffit-elle ou faut-il un passeport?
(ça fait beaucoup je sais, mas c'est mon premier voyage de ce type et je ne sais pas trop par quel bout attraper les choses...)
En vous remerciant pour votre attention et vos réponses. Schimilimili.
Randonnée en Forêt Noire, Allemagne English translation pending
Après le Luxembourg, je me permets de vous recommander le sud de la Forêt Noire pour une prochaine randonnée. C'est un joli petit coin, de l'autre coté du Rhin avec de charmants villages et de beaux paysages. Il y a beaucoup de forets et il ne fait pas trop chaud. Les hébergements sont faciles à trouver et fréquents.
De plus, depuis cette année, en étant client des hotels, pour pouvez demander la carte Konus qui donne acces gratuit aux trains et bus afin de vous déplacer plus facilement.
Recherche de tandem ou de conseils English translation pending
Salut tandemeuse et tandemeur !
Nous recherchons un tandem à louer ou à acheter d'occasion. Nous souhaitons partir une semaine en itinérant cet été dans le Sud Ouest (genre Bordeaux-Biarritz par les pistes cyclables).
Nous sommes également ouverts à tout conseil matériel nous permettant de préparer au mieux notre séjour.
Merci d'entrer en discussion pour nous aider, ou encore partager votre expérience ou vos projets.
A très bientôt.
Nous recherchons un tandem à louer ou à acheter d'occasion. Nous souhaitons partir une semaine en itinérant cet été dans le Sud Ouest (genre Bordeaux-Biarritz par les pistes cyclables).
Nous sommes également ouverts à tout conseil matériel nous permettant de préparer au mieux notre séjour.
Merci d'entrer en discussion pour nous aider, ou encore partager votre expérience ou vos projets.
A très bientôt.
Carnet de passage en douane English translation pending
Je voyage en camionette depuis bientot 3 mois, et je viens de me faire refouler au passage frontiere de la republique islamique d'iran sous pretexte que je n'avais pas de carnet de passage en douane. Degoute!
Ma question est donc la suivante: Est-ce qu'il risque de m'arriver la meme chose au poste frontiere syrien et jordanien? de meme pour l'egypte et la lybie? tchao et bonne route!
Ma question est donc la suivante: Est-ce qu'il risque de m'arriver la meme chose au poste frontiere syrien et jordanien? de meme pour l'egypte et la lybie? tchao et bonne route!
Hôtel Royal Decameron English translation pending
Bonjour, je m'en vais au panama pour 2 semaines au royal decameron en janvier et j'aimerais savoir ce qui est le mieux de faire pour aller visiter les attaits touristiques. Est-ce que c'est mieux de prendre des tours organisés à l'hotel ou bien on s'arrange par nous mêmes et est-ce que c'est sécuritaire. Qu'est-ce qui est vraiment le plus interessant à faire la-bas?
Les métros English translation pending
Moi, j'aime bien un type de train un peu particulier, le métro.....🙂
Y'a-t-il ici d'autres amateurs de métros, lesquels aimez vous ? Les plus beaux ? Les plus agréables ? Les plus étendus ? Les plus drôles ? Les plus efficaces ? Les plus chics ? Les plus chers ? bon marchés ? Les sytèmes de tickets les plus intéressants ? Les plus plein d'avenir ? Vos anecdotes de métros un peu partout.... 😄 etc....
ET dans combien de villes du monde vous avez pris des métros?
Marseil.😏
Y'a-t-il ici d'autres amateurs de métros, lesquels aimez vous ? Les plus beaux ? Les plus agréables ? Les plus étendus ? Les plus drôles ? Les plus efficaces ? Les plus chics ? Les plus chers ? bon marchés ? Les sytèmes de tickets les plus intéressants ? Les plus plein d'avenir ? Vos anecdotes de métros un peu partout.... 😄 etc....
ET dans combien de villes du monde vous avez pris des métros?
Marseil.😏