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Botswana - Privatisation des camps English translation pending
Bonjour,
J'ai reçu aujourd'hui par deux biais une explication à la particulière difficulté de réserver les camps dans les parcs au Botswana cette année (Chobe, Moremi…) : les camps sont privatisés avec effet immédiat ! Première conséquence (négative) : le prix par nuit et par personne bondit à 50 USD !!! Deuxième conséquence (positive) : les réservations pour 2010 devraient redevenir possibles bientôt.
Voir ici.
Si vous avez d'autres infos…
J'ai reçu aujourd'hui par deux biais une explication à la particulière difficulté de réserver les camps dans les parcs au Botswana cette année (Chobe, Moremi…) : les camps sont privatisés avec effet immédiat ! Première conséquence (négative) : le prix par nuit et par personne bondit à 50 USD !!! Deuxième conséquence (positive) : les réservations pour 2010 devraient redevenir possibles bientôt.
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Si vous avez d'autres infos…
Itinéraire de vingt et un jours au Botswana et en Namibie en juillet-août 2010 English translation pending
Bonjour,
De notre premier voyage en 2008 nous gardons une envie très forte de retourner là-bas… Avec deux buts plutôt contradictoires : Vic Falls, Chobe et l'Okavango au Botswana et un tour un peu plus approfondi du Kaokoland.
À priori le voyage était plutôt prévu pour 2011, mais un contact sur VF avec une famille cherchant un 2ème 4x4 pour les accompagner dans le Kaokoland en 2010 à mis le feu aux poudres à la maison. Rien de certain encore pour cette année mais je commence à regarder comment on pourrait goupiller ça sur 3 semaines, mon idée étant d'arriver par Vic Falls et de repartir par Windhoek (NB. 2 adultes et 2 enfants 10 et 12 ans).
Ça pourrait donner à peu près ça : J01 : Vic Falls J02 : Vic Falls J03 : Récupération 4x4 puis Kasane, Chobe Safari Lodge J04 : Chobe Safari Lodge J05 : Moremi North Gate (voire Xakanaxa) (Chobe / Moremi, faisable dans la journée ?) J06 : Moremi South Gate J07 : Maun (Mokoro ? Avion ?) J08 : Maun (Mokoro ? Avion ?) J09 : Harnas foundation (Gobabis) J10 : Windhoek ou plutôt à proximité (Dan Viljoen ? Gross Barmen ?) J11 : Outjo J12 : Grootberg Lodge J13 : Sesfontein J14 : Purros J15 : Purros J15 : Bivouac vers Orupembe J17 : Camp Syncro (Marienfluss) J18 : Camp Syncro (Marienfluss) J19 : Opuwo (par Rooidrum, pas Van Zyl's, ça peut se faire dans la journée ?) J20 : Quelque part entre Opuwo et Windhoek J21 : Windhoek
Ça fait des bornes, je sais ! Quels sont vos avis là-dessus ? Jouable ? Tous les conseils sont les bienvenus. 😎 🙂
De notre premier voyage en 2008 nous gardons une envie très forte de retourner là-bas… Avec deux buts plutôt contradictoires : Vic Falls, Chobe et l'Okavango au Botswana et un tour un peu plus approfondi du Kaokoland.
À priori le voyage était plutôt prévu pour 2011, mais un contact sur VF avec une famille cherchant un 2ème 4x4 pour les accompagner dans le Kaokoland en 2010 à mis le feu aux poudres à la maison. Rien de certain encore pour cette année mais je commence à regarder comment on pourrait goupiller ça sur 3 semaines, mon idée étant d'arriver par Vic Falls et de repartir par Windhoek (NB. 2 adultes et 2 enfants 10 et 12 ans).
Ça pourrait donner à peu près ça : J01 : Vic Falls J02 : Vic Falls J03 : Récupération 4x4 puis Kasane, Chobe Safari Lodge J04 : Chobe Safari Lodge J05 : Moremi North Gate (voire Xakanaxa) (Chobe / Moremi, faisable dans la journée ?) J06 : Moremi South Gate J07 : Maun (Mokoro ? Avion ?) J08 : Maun (Mokoro ? Avion ?) J09 : Harnas foundation (Gobabis) J10 : Windhoek ou plutôt à proximité (Dan Viljoen ? Gross Barmen ?) J11 : Outjo J12 : Grootberg Lodge J13 : Sesfontein J14 : Purros J15 : Purros J15 : Bivouac vers Orupembe J17 : Camp Syncro (Marienfluss) J18 : Camp Syncro (Marienfluss) J19 : Opuwo (par Rooidrum, pas Van Zyl's, ça peut se faire dans la journée ?) J20 : Quelque part entre Opuwo et Windhoek J21 : Windhoek
Ça fait des bornes, je sais ! Quels sont vos avis là-dessus ? Jouable ? Tous les conseils sont les bienvenus. 😎 🙂
Retour sur un circuit de trois semaines en Namibie English translation pending
Bonjour,
Nous revenons d'un voyage de 3 semaines en Namibie. Comme j'ai pas mal utilisé les infos de ce forum pour préparer le voyage, je me devais de faire un petit retour avec qques infos qui pourront j'espère être utiles aux futurs voyageurs vers ce pays magnifique.La voiture, 4x4 or not 4x4 ? J'ai vu des discussions partagées sur les pro 4x4 et les gens qui disaient qu'une voiture classique passait très bien. Je dirais que ça dépend bien sûr du circuit que l'on veut faire, mais si on s'en tient aux circuits "classiques" type agences de voyage (pas de pistes en pointillé sur la carte), et bien je dirais que: - le côté 4 roues motrices ne sert à rien sauf à Sesriem pour s'amuser dans le sable sur 4 kms (il y a des navettes mais pas tôt le matin) - au passage pas besoin de dégonfler les pneus, ça passe tout seul et personne ne le fait - par contre, le côté surelevé et robuste permet un certain droit à l'erreur sur les pistes et un certain confort + de l'espace de coffre: après coup on n'aurait pas imaginer faire 5000 kms en véhicule classique Bref, l'idéal économique serait une 2 roues motrices surélevée et robuste, mais c'est dur à trouver ça, donc on va dire que le bon vieux pickup 4x4 reste à mon avis le meilleur choix même pour un circuit classique, votre dos vous en remerciera ! Autre avantage, on va plus vite sur les gravel roads avec un 4x4 (80 à 100 km/h sans pbs à conditions d'être attentif à la route), ce qui permet, même si on est en vacances, d'écourter un peu le temps des longues lignes droites de gravier...(je pense que je n'aurais pas dépassé le 60-80 en voiture classique, sur 5000 kms ça joue qd même)Roof tent or not roof tent ?Avantage: on déplie-replie très vite (15-20 minutes pour remballage de tout l'intérieur + pliage en gros) + à l'abris des bêbêtes pour les âmes sensibles + moins de poussière Inconvénient: une fois la tente dépliée, ben on peut plus bouger la voiture: il faut donc parfois replier tôt le matin et déplier tard le soir. Au final: nous on a trouvé que les inconvénients étaient largement compensés par les avantages, tout est juste une question d'organisation après ! Petite remarque: on a pris un matelas gonflable avec nous, c'est LA bonne idée, top confort dans la tente avec ça ! (penser au gonfleur électrique Decathlon, gonflage en 30s royal).To book or not to book ?Des collègues et des internautes m'avaient fortement incité à tout réserver à l'avance au niveau des campings (pas bcp de places, grandes distances, ...). Je dirais que ce n'est pas la peine, du moins au mois de Septembre ça sert à rien sauf à des endroits stratégiques comme Sesriem et à la limite Etosha même si il y a bcp de place. Pour le reste, réserver c'est se contraindre à rester à un endroit même si il n'y a pas grand chose à faire. Heureusement, certaines résas se font sans CB, donc on a pu avoir un peu de flexibilité et modifier notre parcours. A noter que décaler d'un jour en avance une résa ne crée pas de pénalité (heureusement !) dans le cas où on a donné sa CB à la résa. Pour les lodges, la situation est peut être différente. Pour conclure, je conseille de réserver là où la CB n'est pas demandée, ou de faire des pré-réservations (notre place était réservée même sans avoir communiqué nos coordonnées). C'est un bon compromis tranquilité - flexibilité.Le circuitVoici mon retour sur plusieurs questions que nous nous sommes posées:
- Epupa falls or not Epupa falls ? Nous avions hésité à aller tout au Nord à Epupa falls comme toutes les agences proposent de faire (j'ai basé notre circuit sur les propositions que j'avais reçu d'agence, mais nous avons tout organisé nous même pour finir car gain de 30 à 50% sur le prix). Epupa était un point d'orgue du séjour pour certains, un passage sans intérêt pour d'autres. Je dirais que l'endroit est sympa pour buller une journée, mais que ça fait bcp de piste pour pas grand chose. En même temps, nous n'avons pas fait la visite Himbas par crainte d'une visite un peu trop artificielle (suite à un mauvais souvenir en Bolivie....). On s'est limité à marcher le long de la rivière (1 croco observé) et à grimper au point de vue juste à côté. En conclusion, pour moi on peut zapper Epupa si on cherche à gagner 2 jours ailleurs. Sinon si on a le temps, y aller.
- Fish river canyon or not Fish river canyon ? Même question que pour Epupa, fallait il aller autant au sud ? Pareil, les gens étaient partagés. Je dirais que le Grand Canyon est plus beau que le Fish River Canyon pour ceux qui l'on vu, mais que la grande différence entre ces 2 canyons c'est que au grand canyon on peut facilement descendre au fond et remonter, et donc passer une journée à l'apprécier sous différents angles. Au fish river, on passe 45 min sur 3 points de vue, et interdiction de descendre. En conclusion, je dirais que tant que la visite se limite à ces points de vue, faire autant de route pour le fish river est un peu dommage. Pareil, si on a besoin de qques jours pour faire autre chose, peut être une étape à zapper. Cela dit, nous avons dormi à Ai-Ais, avec bains aux sources chaudes, ce qui permet de buller un peu une après midi. Encore une fois, si on a du temps, c'est pas non plus inintéressant !Les activités phares à conseiller:- le night drive à Etosha: morning et evening drives ont peu d'intérêt car on peut se les faire nous mêmes, par contre le night drive c'est vraiment à conseiller: on a vu des rhinos, un troupeau d'éléphants, des lions, un léopard, tout ça dans le calme et le silence de la nuit...
- le safari en mer à Swakop: rigolo les otaries qui montent sur le bateau ! Vu aussi des dauphins (mais on en avait vu plein dans un autre voyage), et il y a parfois des baleines (à partir d'octobre).
- le scenic flight au dessus du Namib: un peu cher mais ça vaut le coup c'est énorme ! Plaisure flights était un bon choix, les tarifs sont les mêmes partout à peu près.
- les levers/coucher de soleil à Sesriem: pas tant de monde que ça sur la dune 45 au coucher (on était 6 dispersés sur la dune), et au lever du soleil sur le Deadvlei on était 4 ! Là le 4x4 sert, car pas de navette pour parcourir les 4 kms de sable tôt le matin. Camping de Sesriem cher (600$ pour 2 la nuit !) et globalement sale et peu entretenu (douches sans pommeau, portes cassées, éviers sales, douches sales, ...)
- une morning walk à Hobatere: le guide (Steve) est super, il connait tout sur les plantes et les animaux, c'est impressionnant. On voit les animaux de plus loin qu'en voiture, mais dans le calme. Et on peut étudier le travail de termites, les plantes, les déjections, les traces d'animaux...Bref complémentaire d'Etosha ! Lodge un peu chère mais le camping est bon marché et dans un cadre magique (un peu rustique à première vue, mais on s'y fait vite).
- les guépards de la Queevertree forest: certes ils sont en semi captivité (question éthique c bof mais il parait qu'on n'en trouve pas en liberté car top de dégats sur les troupeaux), mais voir un gros chat de tout près c'est énorme !Les activités phares "bof":Avis personnel bien sûr: - Twyfelfontein: les gravures sont un peu décevantes, surtout de la manière dont la visite est organisée. On a une une guide qu'il fallait suivre en courant: pas le temps de lire les panneaux, peu d'explications, pas aimable, ... Bref on n'est aussi pas très bien tombé je pense. La white lady est plus sympa on a trouvé, même si ce n'est pas la même chose c'est sûr.
- Seisfontein: on a zappé l'étape, pas grand chose à faire d'après nous. Peut être mieux sur Purros, mais c'est de la piste 4x4 je pense. Le Kaokoland ne nous a pas ébloui en fait par ses paysages, le Damaraland bcp plus par contre.
- Mariental: rien à faire, on a été plus à l'est à l'Auob lodge, sympa pour buller mais si c'est pas sur le chemin ça sert à rien d'y aller !
- Aus: étape utile pour couper la route, mais on n'a pas vu grand chose à faire. Camping sympa néanmoins à Klein Aus Vista.
- Brandberg: le camping Brandberg White Lady lodge avant la White Lady est à éviter: j'avais lu qu'il était sympa, mais en fait il n'est pas entretenu (bref, y a des bêbêtes dans le sable à la tombée de la nuit: scorpions, araignées, ...) et les sanitaires sont dans un sale état. La lodge avait l'air mieux. La (petite) ville d'Uis nous a parut calme et accueillante, à notre avis meilleur choix pour dormir. Permet de couper la route Palmwag - Swakop.
CONCLUSION:
Un de nos voyages préférés c'est sûr, si ce n'est le numéro 1. Les grands espaces sont dignes du désert d'Uyuni en Bolivie (le top pour bcp de gens qui ont voyagé plus que nous), les animaux sauvages c'est une expérience énorme (nous n'avions jamais fait de safari), et c'est un pays relativement sûr (rester sur ses gardes tout de même) et facile à visiter (supermarchés, campings, routes en bon état, ...). Point à regretter: c'est relativement cher par rapport à l'Asie ou l'Amérique du Sud (même par rapport aux USA d'ailleurs), mais ça vaut le coup !
Nous revenons d'un voyage de 3 semaines en Namibie. Comme j'ai pas mal utilisé les infos de ce forum pour préparer le voyage, je me devais de faire un petit retour avec qques infos qui pourront j'espère être utiles aux futurs voyageurs vers ce pays magnifique.La voiture, 4x4 or not 4x4 ? J'ai vu des discussions partagées sur les pro 4x4 et les gens qui disaient qu'une voiture classique passait très bien. Je dirais que ça dépend bien sûr du circuit que l'on veut faire, mais si on s'en tient aux circuits "classiques" type agences de voyage (pas de pistes en pointillé sur la carte), et bien je dirais que: - le côté 4 roues motrices ne sert à rien sauf à Sesriem pour s'amuser dans le sable sur 4 kms (il y a des navettes mais pas tôt le matin) - au passage pas besoin de dégonfler les pneus, ça passe tout seul et personne ne le fait - par contre, le côté surelevé et robuste permet un certain droit à l'erreur sur les pistes et un certain confort + de l'espace de coffre: après coup on n'aurait pas imaginer faire 5000 kms en véhicule classique Bref, l'idéal économique serait une 2 roues motrices surélevée et robuste, mais c'est dur à trouver ça, donc on va dire que le bon vieux pickup 4x4 reste à mon avis le meilleur choix même pour un circuit classique, votre dos vous en remerciera ! Autre avantage, on va plus vite sur les gravel roads avec un 4x4 (80 à 100 km/h sans pbs à conditions d'être attentif à la route), ce qui permet, même si on est en vacances, d'écourter un peu le temps des longues lignes droites de gravier...(je pense que je n'aurais pas dépassé le 60-80 en voiture classique, sur 5000 kms ça joue qd même)Roof tent or not roof tent ?Avantage: on déplie-replie très vite (15-20 minutes pour remballage de tout l'intérieur + pliage en gros) + à l'abris des bêbêtes pour les âmes sensibles + moins de poussière Inconvénient: une fois la tente dépliée, ben on peut plus bouger la voiture: il faut donc parfois replier tôt le matin et déplier tard le soir. Au final: nous on a trouvé que les inconvénients étaient largement compensés par les avantages, tout est juste une question d'organisation après ! Petite remarque: on a pris un matelas gonflable avec nous, c'est LA bonne idée, top confort dans la tente avec ça ! (penser au gonfleur électrique Decathlon, gonflage en 30s royal).To book or not to book ?Des collègues et des internautes m'avaient fortement incité à tout réserver à l'avance au niveau des campings (pas bcp de places, grandes distances, ...). Je dirais que ce n'est pas la peine, du moins au mois de Septembre ça sert à rien sauf à des endroits stratégiques comme Sesriem et à la limite Etosha même si il y a bcp de place. Pour le reste, réserver c'est se contraindre à rester à un endroit même si il n'y a pas grand chose à faire. Heureusement, certaines résas se font sans CB, donc on a pu avoir un peu de flexibilité et modifier notre parcours. A noter que décaler d'un jour en avance une résa ne crée pas de pénalité (heureusement !) dans le cas où on a donné sa CB à la résa. Pour les lodges, la situation est peut être différente. Pour conclure, je conseille de réserver là où la CB n'est pas demandée, ou de faire des pré-réservations (notre place était réservée même sans avoir communiqué nos coordonnées). C'est un bon compromis tranquilité - flexibilité.Le circuitVoici mon retour sur plusieurs questions que nous nous sommes posées:
- Epupa falls or not Epupa falls ? Nous avions hésité à aller tout au Nord à Epupa falls comme toutes les agences proposent de faire (j'ai basé notre circuit sur les propositions que j'avais reçu d'agence, mais nous avons tout organisé nous même pour finir car gain de 30 à 50% sur le prix). Epupa était un point d'orgue du séjour pour certains, un passage sans intérêt pour d'autres. Je dirais que l'endroit est sympa pour buller une journée, mais que ça fait bcp de piste pour pas grand chose. En même temps, nous n'avons pas fait la visite Himbas par crainte d'une visite un peu trop artificielle (suite à un mauvais souvenir en Bolivie....). On s'est limité à marcher le long de la rivière (1 croco observé) et à grimper au point de vue juste à côté. En conclusion, pour moi on peut zapper Epupa si on cherche à gagner 2 jours ailleurs. Sinon si on a le temps, y aller.
- Fish river canyon or not Fish river canyon ? Même question que pour Epupa, fallait il aller autant au sud ? Pareil, les gens étaient partagés. Je dirais que le Grand Canyon est plus beau que le Fish River Canyon pour ceux qui l'on vu, mais que la grande différence entre ces 2 canyons c'est que au grand canyon on peut facilement descendre au fond et remonter, et donc passer une journée à l'apprécier sous différents angles. Au fish river, on passe 45 min sur 3 points de vue, et interdiction de descendre. En conclusion, je dirais que tant que la visite se limite à ces points de vue, faire autant de route pour le fish river est un peu dommage. Pareil, si on a besoin de qques jours pour faire autre chose, peut être une étape à zapper. Cela dit, nous avons dormi à Ai-Ais, avec bains aux sources chaudes, ce qui permet de buller un peu une après midi. Encore une fois, si on a du temps, c'est pas non plus inintéressant !Les activités phares à conseiller:- le night drive à Etosha: morning et evening drives ont peu d'intérêt car on peut se les faire nous mêmes, par contre le night drive c'est vraiment à conseiller: on a vu des rhinos, un troupeau d'éléphants, des lions, un léopard, tout ça dans le calme et le silence de la nuit...
- le safari en mer à Swakop: rigolo les otaries qui montent sur le bateau ! Vu aussi des dauphins (mais on en avait vu plein dans un autre voyage), et il y a parfois des baleines (à partir d'octobre).
- le scenic flight au dessus du Namib: un peu cher mais ça vaut le coup c'est énorme ! Plaisure flights était un bon choix, les tarifs sont les mêmes partout à peu près.
- les levers/coucher de soleil à Sesriem: pas tant de monde que ça sur la dune 45 au coucher (on était 6 dispersés sur la dune), et au lever du soleil sur le Deadvlei on était 4 ! Là le 4x4 sert, car pas de navette pour parcourir les 4 kms de sable tôt le matin. Camping de Sesriem cher (600$ pour 2 la nuit !) et globalement sale et peu entretenu (douches sans pommeau, portes cassées, éviers sales, douches sales, ...)
- une morning walk à Hobatere: le guide (Steve) est super, il connait tout sur les plantes et les animaux, c'est impressionnant. On voit les animaux de plus loin qu'en voiture, mais dans le calme. Et on peut étudier le travail de termites, les plantes, les déjections, les traces d'animaux...Bref complémentaire d'Etosha ! Lodge un peu chère mais le camping est bon marché et dans un cadre magique (un peu rustique à première vue, mais on s'y fait vite).
- les guépards de la Queevertree forest: certes ils sont en semi captivité (question éthique c bof mais il parait qu'on n'en trouve pas en liberté car top de dégats sur les troupeaux), mais voir un gros chat de tout près c'est énorme !Les activités phares "bof":Avis personnel bien sûr: - Twyfelfontein: les gravures sont un peu décevantes, surtout de la manière dont la visite est organisée. On a une une guide qu'il fallait suivre en courant: pas le temps de lire les panneaux, peu d'explications, pas aimable, ... Bref on n'est aussi pas très bien tombé je pense. La white lady est plus sympa on a trouvé, même si ce n'est pas la même chose c'est sûr.
- Seisfontein: on a zappé l'étape, pas grand chose à faire d'après nous. Peut être mieux sur Purros, mais c'est de la piste 4x4 je pense. Le Kaokoland ne nous a pas ébloui en fait par ses paysages, le Damaraland bcp plus par contre.
- Mariental: rien à faire, on a été plus à l'est à l'Auob lodge, sympa pour buller mais si c'est pas sur le chemin ça sert à rien d'y aller !
- Aus: étape utile pour couper la route, mais on n'a pas vu grand chose à faire. Camping sympa néanmoins à Klein Aus Vista.
- Brandberg: le camping Brandberg White Lady lodge avant la White Lady est à éviter: j'avais lu qu'il était sympa, mais en fait il n'est pas entretenu (bref, y a des bêbêtes dans le sable à la tombée de la nuit: scorpions, araignées, ...) et les sanitaires sont dans un sale état. La lodge avait l'air mieux. La (petite) ville d'Uis nous a parut calme et accueillante, à notre avis meilleur choix pour dormir. Permet de couper la route Palmwag - Swakop.
CONCLUSION:
Un de nos voyages préférés c'est sûr, si ce n'est le numéro 1. Les grands espaces sont dignes du désert d'Uyuni en Bolivie (le top pour bcp de gens qui ont voyagé plus que nous), les animaux sauvages c'est une expérience énorme (nous n'avions jamais fait de safari), et c'est un pays relativement sûr (rester sur ses gardes tout de même) et facile à visiter (supermarchés, campings, routes en bon état, ...). Point à regretter: c'est relativement cher par rapport à l'Asie ou l'Amérique du Sud (même par rapport aux USA d'ailleurs), mais ça vaut le coup !
Mon avis sur un loueur de voitures (4x4) en Namibie English translation pending
Bonjour,
Je viens de rentrer d’un voyage de deux semaines en Namibie. Cela faisait la 5ème fois que je louais un 4x4 dans ce magnifique pays et je viens malheureusement de tomber sur un loueur à éviter. Il s’agit de « Okavango Car Hire ». Je m’étais tourné vers cette compagnie pour les raisons suivantes : appartenance à CARAN (l’association des loueurs namibiens), location de Defender diesel et tarifs intéressants. Je n’avais pas trouvé beaucoup de commentaires sur ce loueur et j’espère que le mien va en dissuader plus d’un !
Nous avions loué deux defender pour 8 personnes. Tous les échanges de mails s’étaient très bien passés. Lors de la réception des voitures nous avons déjà remarqué l’attention portée par le responsable à la moindre cuillère du set de camping. Nous avons passé 2h à tout compter et à faire le tour des voitures, il nous a montré ou se trouve le levier de vitesse, les pédales…. J’exagère un peu mais on n’était pas loin de croire qu’il pensait que nous n’avions jamais conduit de voiture !
Nous avons débuté notre voyage qui a été magnifique. Nous avons notamment bivouaqué une semaine dans la damaraland (Huab river, doros crater, guantagab river, ugab river messum crater, contournement ouest puis nord du brandberg, omaruru river vers Spitkoppe)
Nous avons fait très attention aux deux véhicules qui se sont de plus révélés très confortables sur pistes et sable (plus que les modèles Toyota que j’avais précédemment loués) Notre grande surprise a été lors de la restitution des véhicules. Nous sommes arrivés à 10h et ayant l’avion à 14h nous souhaitions partir à 11h pour l’aéroport. Les voitures n’avaient pas une seule bosse, le matériel de camping était au complet et pas abimé. Nous avons commencé à douter en voyant le responsable (enfin des employés, lui ne doit pas souvent faire de l’exercice !) laver l’un des defenders qui avait une peinture métallisée verte. Cela m’avait effectivement surpris de voir un véhicule de location pas blanc mais nous avons appris après qu’il a été acheté d’occasion le jour avant notre arrivée (50 000Km)….. … verdict, il y a des « scratches » sur la carrosserie… il ne voulait pas en démordre qu’elles étaient déjà la au début. Il est vrai que nous n’avions pas compté le nombre exacte lors de la réception de la voiture et nous avions simplement indiqué « small scratches » sur le papier d’état des lieux. Selon le responsable elles n’étaient plus « small » !! Il nous a ensuite trouvé une bosse sur le par buffle qui était déjà là au début j’en mettrais ma main à couper ! Nous étions chauffés à blanc avec le souci de pouvoir encore nous faire conduire à l’aéroport par le loueur ! Nous avons tous les 8 râlé et expliqué notre point de vue, cela n’a servi à rien.
Le responsable a fini par appeler un garagiste qui est venu pour évaluer les travaux de polish de la voiture. Je n’aurais pas été étonné de devoir payer entre 2000 et 3000 NAD (200 à 300 €). Il nous a sorite 300 NAD….30€ ! Toute cette discussion, l’énervement et l’attente pour 30€ ! Bon on était content mais à quoi cela lui a servi ? Il a perdu un client plus une partie de ceux qui vont lire mes avis sur les forums de voyage français et étrangers ! On s’est dit que nous avions de la chance de devoir partir à 11h sinon il aurait désossé la voiture pour nous trouver autre chose. Au final on s’est dit qu’il savait avant qu’on arrive ou chercher. Sur une voiture verte métallisée les rayures se voient évidemment beaucoup mieux que sur le defender blanc qui devait avoir les mêmes éraflures.
Pour finir ce sont deux employés locaux qui nous ont conduits à l’aéroport et le comble s’est que voyant ce qui s’était passé, ils ont tous les deux déballé leur sac sur leur employeur. En résumé ils sont sous payés, il n’y a aucune reconnaissance de leur travail, l’un doit nettoyer la piscine tous les jours 7/7, personne ne se baigne et s’il ne le fait pas c’est déduit de son salaire, une petite égratignure sur un véhicule c’est déduit du salaire, un retard c’est déduit du salaire mais les heures sup sont oubliées.
En résumé : mauvaise fois, antipathique, manque cruel de professionnalisme (il nous a rattrapé au super marché juste après avoir quitté la location après réception des voitures parce qu’il avait oublié de nous faire signer les reçus de CB pour la caution), radins (location d’une pompe à main, et des sacs de couchage en plus).
Vincent
Je viens de rentrer d’un voyage de deux semaines en Namibie. Cela faisait la 5ème fois que je louais un 4x4 dans ce magnifique pays et je viens malheureusement de tomber sur un loueur à éviter. Il s’agit de « Okavango Car Hire ». Je m’étais tourné vers cette compagnie pour les raisons suivantes : appartenance à CARAN (l’association des loueurs namibiens), location de Defender diesel et tarifs intéressants. Je n’avais pas trouvé beaucoup de commentaires sur ce loueur et j’espère que le mien va en dissuader plus d’un !
Nous avions loué deux defender pour 8 personnes. Tous les échanges de mails s’étaient très bien passés. Lors de la réception des voitures nous avons déjà remarqué l’attention portée par le responsable à la moindre cuillère du set de camping. Nous avons passé 2h à tout compter et à faire le tour des voitures, il nous a montré ou se trouve le levier de vitesse, les pédales…. J’exagère un peu mais on n’était pas loin de croire qu’il pensait que nous n’avions jamais conduit de voiture !
Nous avons débuté notre voyage qui a été magnifique. Nous avons notamment bivouaqué une semaine dans la damaraland (Huab river, doros crater, guantagab river, ugab river messum crater, contournement ouest puis nord du brandberg, omaruru river vers Spitkoppe)
Nous avons fait très attention aux deux véhicules qui se sont de plus révélés très confortables sur pistes et sable (plus que les modèles Toyota que j’avais précédemment loués) Notre grande surprise a été lors de la restitution des véhicules. Nous sommes arrivés à 10h et ayant l’avion à 14h nous souhaitions partir à 11h pour l’aéroport. Les voitures n’avaient pas une seule bosse, le matériel de camping était au complet et pas abimé. Nous avons commencé à douter en voyant le responsable (enfin des employés, lui ne doit pas souvent faire de l’exercice !) laver l’un des defenders qui avait une peinture métallisée verte. Cela m’avait effectivement surpris de voir un véhicule de location pas blanc mais nous avons appris après qu’il a été acheté d’occasion le jour avant notre arrivée (50 000Km)….. … verdict, il y a des « scratches » sur la carrosserie… il ne voulait pas en démordre qu’elles étaient déjà la au début. Il est vrai que nous n’avions pas compté le nombre exacte lors de la réception de la voiture et nous avions simplement indiqué « small scratches » sur le papier d’état des lieux. Selon le responsable elles n’étaient plus « small » !! Il nous a ensuite trouvé une bosse sur le par buffle qui était déjà là au début j’en mettrais ma main à couper ! Nous étions chauffés à blanc avec le souci de pouvoir encore nous faire conduire à l’aéroport par le loueur ! Nous avons tous les 8 râlé et expliqué notre point de vue, cela n’a servi à rien.
Le responsable a fini par appeler un garagiste qui est venu pour évaluer les travaux de polish de la voiture. Je n’aurais pas été étonné de devoir payer entre 2000 et 3000 NAD (200 à 300 €). Il nous a sorite 300 NAD….30€ ! Toute cette discussion, l’énervement et l’attente pour 30€ ! Bon on était content mais à quoi cela lui a servi ? Il a perdu un client plus une partie de ceux qui vont lire mes avis sur les forums de voyage français et étrangers ! On s’est dit que nous avions de la chance de devoir partir à 11h sinon il aurait désossé la voiture pour nous trouver autre chose. Au final on s’est dit qu’il savait avant qu’on arrive ou chercher. Sur une voiture verte métallisée les rayures se voient évidemment beaucoup mieux que sur le defender blanc qui devait avoir les mêmes éraflures.
Pour finir ce sont deux employés locaux qui nous ont conduits à l’aéroport et le comble s’est que voyant ce qui s’était passé, ils ont tous les deux déballé leur sac sur leur employeur. En résumé ils sont sous payés, il n’y a aucune reconnaissance de leur travail, l’un doit nettoyer la piscine tous les jours 7/7, personne ne se baigne et s’il ne le fait pas c’est déduit de son salaire, une petite égratignure sur un véhicule c’est déduit du salaire, un retard c’est déduit du salaire mais les heures sup sont oubliées.
En résumé : mauvaise fois, antipathique, manque cruel de professionnalisme (il nous a rattrapé au super marché juste après avoir quitté la location après réception des voitures parce qu’il avait oublié de nous faire signer les reçus de CB pour la caution), radins (location d’une pompe à main, et des sacs de couchage en plus).
Vincent
Avis sur itinéraire et logement pour dix-huit jours en Namibie? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi partons en Namibie du samedi 21 novembre au lundi 7 décembre soit 15 nuits sur place. Nous avons déjà les billets d'avion et il reste le plus dur faire l'itinéraire. A priori, on dormira en lodge ou bungalow donc pas de 4x4 avec tente sur le toit.
Voici mon ébauche d'itinéraire et j'aurais besoin de vos conseils sur un certain nombre de points.
Ma première demande concerne le jour 3, notre premier vrai jour en Namibie. Nous avons le Tok Tokkie Trail le jour 4 et on ne sait pas trop quoi faire le jour 3: cela vaut-il le coup d'aller dans le désert du Kalahari ou il vaut mieux faire directement Sesriem (prévu en jour 5)?
Ma deuxième demande concerne les jours 8 à 12: on aimerait faire le damaraland mais on arrive pas à faire quelque chose de logique, de cohérent... On est tenté de faire Epupa Falls, mais je pense que ce sera trop court si on veut pas faire le damaraland en courant. Qu'en pensez-vous? Quelles suggestions pour ces quelques jours?
Ma troisième demande concerne le dernier jour: a-t-on intérêt à raccourcir les jours 8 à 12 pour gagner une nuit pour faire Gross Barmen (journée détente) le dernier jour?
Ma dernière question est plus généraliste: connaissez-vous des loges moins chers que ceux sélectionnés?
Je suis également preneuse de conseils sur le reste de l'itinéraire. Je vous remercie d'avance de vos conseils
Jour 1 – 21 nov : vol Strasbourg – Johannesburgh. Départ à 18h50. Nuit dans l’avion. Jour 2 – 22 nov : Johannesburgh - Windhoek . Arrivée à 16h20. Récupérer la voiture de location + faire quelques courses. Nuit à Londiningni Guest House – B&B = N$630
Jour 3 – 23 nov : Windhoek – Bagatelle Kalahari game ranch. 270km. 3h.
Départ dans la matinée pour être au Bagatelle Kalahari ranch dans l’après midi et faire une des activités proposés (sundowner drive/game viewing…) = N$ 195*2 = N$ 390. Nuit à Bagatelle Kalahari game ranch – DB&B = N$800 * 2 =N$ 1 600 (garden court room – la moins chère// pour être dans les dunes : N$ 1 200pp). Option moins chère mais 55 chambres et pas dans les dunes: DB&B Kalahari Anib Lodge = N$ 740 * 2 = N$1 440.
Jour 4 – 24 nov: Bagatelle Kalahari game ranch – ferme Tok Tokkie trail. . env. 2h30 de route.
Départ dans la matinée pour être à la ferme à 13h au plus tard pour le trail. Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 5 – 25 nov : Tok Tokkie trail.
Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 6 – 26 nov : Tok Tokkie trail – Sesriem. env. 2h de route.
Arrivée du Tok Tokkie trail en fin de matinée. Route vers Sesriem. Coucher de soleil sur la dune Elim è nuit dans le parc. Nuit en DB&B Sossus Dune Lodge = N$ 1 800 * 2 = N$ 3 600
Jour 7 – 27 nov : Sesriem – Walvis Bay. 360 km. 6h.
Lever du soleil dans les dunes (si on a le courage de se lever !!) : Dead Vlei puis Sossusvlein puis dune 45. Route vers Walvis Bay. Nuit au B&B Free Air Guesthouse = N$ 750
Jour 8 – 28 nov:
Jour 9 - 29 nov :
Jour 10 – 30 nov :
Jour 11 – 1er déc :
Jour 12 – 2 déc:
Jour 13 – 3 déc: Etosha – Okaukuejo.
Nuit à Okaukejo Restcamp en B&B waterhole chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 14 – 4 déc : Etosha – Halali.
Nuit à Halali Restcamp en B&B bush chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 15 – 5 déc : Etosha – Namutoni.
Nuit à Namutoni Restcamp en DB&B Double room 2 bed = 900N$ * 2 = 1 800 N$
Jour 16 – 6 déc : Etosha – Windhoek. 5h30.
Route vers Windhoek. Arrêt au marché de okahandja
Jour 17 – 7 déc : Windhoek – Johannesburgh
Jour 18 – 8 déc : Johannesburgh - Strasbourg
Eventuellement passer 1 nuit à Gross Barmen au lieu de faire la route direct Etosha- Windhoek.
Mon mari et moi partons en Namibie du samedi 21 novembre au lundi 7 décembre soit 15 nuits sur place. Nous avons déjà les billets d'avion et il reste le plus dur faire l'itinéraire. A priori, on dormira en lodge ou bungalow donc pas de 4x4 avec tente sur le toit.
Voici mon ébauche d'itinéraire et j'aurais besoin de vos conseils sur un certain nombre de points.
Ma première demande concerne le jour 3, notre premier vrai jour en Namibie. Nous avons le Tok Tokkie Trail le jour 4 et on ne sait pas trop quoi faire le jour 3: cela vaut-il le coup d'aller dans le désert du Kalahari ou il vaut mieux faire directement Sesriem (prévu en jour 5)?
Ma deuxième demande concerne les jours 8 à 12: on aimerait faire le damaraland mais on arrive pas à faire quelque chose de logique, de cohérent... On est tenté de faire Epupa Falls, mais je pense que ce sera trop court si on veut pas faire le damaraland en courant. Qu'en pensez-vous? Quelles suggestions pour ces quelques jours?
Ma troisième demande concerne le dernier jour: a-t-on intérêt à raccourcir les jours 8 à 12 pour gagner une nuit pour faire Gross Barmen (journée détente) le dernier jour?
Ma dernière question est plus généraliste: connaissez-vous des loges moins chers que ceux sélectionnés?
Je suis également preneuse de conseils sur le reste de l'itinéraire. Je vous remercie d'avance de vos conseils
Jour 1 – 21 nov : vol Strasbourg – Johannesburgh. Départ à 18h50. Nuit dans l’avion. Jour 2 – 22 nov : Johannesburgh - Windhoek . Arrivée à 16h20. Récupérer la voiture de location + faire quelques courses. Nuit à Londiningni Guest House – B&B = N$630
Jour 3 – 23 nov : Windhoek – Bagatelle Kalahari game ranch. 270km. 3h.
Départ dans la matinée pour être au Bagatelle Kalahari ranch dans l’après midi et faire une des activités proposés (sundowner drive/game viewing…) = N$ 195*2 = N$ 390. Nuit à Bagatelle Kalahari game ranch – DB&B = N$800 * 2 =N$ 1 600 (garden court room – la moins chère// pour être dans les dunes : N$ 1 200pp). Option moins chère mais 55 chambres et pas dans les dunes: DB&B Kalahari Anib Lodge = N$ 740 * 2 = N$1 440.
Jour 4 – 24 nov: Bagatelle Kalahari game ranch – ferme Tok Tokkie trail. . env. 2h30 de route.
Départ dans la matinée pour être à la ferme à 13h au plus tard pour le trail. Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 5 – 25 nov : Tok Tokkie trail.
Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 6 – 26 nov : Tok Tokkie trail – Sesriem. env. 2h de route.
Arrivée du Tok Tokkie trail en fin de matinée. Route vers Sesriem. Coucher de soleil sur la dune Elim è nuit dans le parc. Nuit en DB&B Sossus Dune Lodge = N$ 1 800 * 2 = N$ 3 600
Jour 7 – 27 nov : Sesriem – Walvis Bay. 360 km. 6h.
Lever du soleil dans les dunes (si on a le courage de se lever !!) : Dead Vlei puis Sossusvlein puis dune 45. Route vers Walvis Bay. Nuit au B&B Free Air Guesthouse = N$ 750
Jour 8 – 28 nov:
Jour 9 - 29 nov :
Jour 10 – 30 nov :
Jour 11 – 1er déc :
Jour 12 – 2 déc:
Jour 13 – 3 déc: Etosha – Okaukuejo.
Nuit à Okaukejo Restcamp en B&B waterhole chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 14 – 4 déc : Etosha – Halali.
Nuit à Halali Restcamp en B&B bush chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 15 – 5 déc : Etosha – Namutoni.
Nuit à Namutoni Restcamp en DB&B Double room 2 bed = 900N$ * 2 = 1 800 N$
Jour 16 – 6 déc : Etosha – Windhoek. 5h30.
Route vers Windhoek. Arrêt au marché de okahandja
Jour 17 – 7 déc : Windhoek – Johannesburgh
Jour 18 – 8 déc : Johannesburgh - Strasbourg
Eventuellement passer 1 nuit à Gross Barmen au lieu de faire la route direct Etosha- Windhoek.
Carnet de voyage d'un mois en Namibie (16 avril-17 mai 2009) English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).
Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.
J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.
J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)
AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).
J4 : Désert du KALAHARI
Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental
J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground
J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)
Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)
Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)
J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)
Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)
J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)
Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel
J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)
Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)
J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)
Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)
J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)
Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).
J13 : SESRIEM
Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)
J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)
Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....
J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h
J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).
Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.
J17 : SWAKOPMUND
Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h
Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue
J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)
J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)
Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)
J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)
Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)
J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)
Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)
J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.
J23 : OPUWO
Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)
Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).
J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.
J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)
J27 : ETOSHA
Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).
J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.
J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)
J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».
J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)
Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.
J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.
Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….
Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie
Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.
Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil
Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420
Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)
* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)
Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)
Nos photos : http://picasaweb.google.fr/cdfglg
Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.
Laurence
Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).
Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.
J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.
J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)
AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).
J4 : Désert du KALAHARI
Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental
J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground
J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)
Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)
Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)
J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)
Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)
J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)
Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel
J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)
Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)
J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)
Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)
J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)
Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).
J13 : SESRIEM
Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)
J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)
Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....
J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h
J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).
Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.
J17 : SWAKOPMUND
Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h
Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue
J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)
J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)
Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)
J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)
Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)
J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)
Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)
J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.
J23 : OPUWO
Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)
Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).
J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.
J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)
J27 : ETOSHA
Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).
J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.
J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)
J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».
J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)
Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.
J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.
Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….
Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie
Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.
Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil
Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420
Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)
* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)
Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)
Nos photos : http://picasaweb.google.fr/cdfglg
Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.
Laurence
Notre projet de parcours de vingt-deux jours en Namibie au mois de septembre 2009 English translation pending
Bonjour,
Cela fait plusieurs mois que je lis ce forum. c'est une mine d'infos. Les carnets de voyage sur la Namibie sont magnifiques et nous ont vraiment décidé à découvrir ce pays. Ce sera notre voyage de noces : 3 semaine fin septembre, début octobre. On va louer un 4x4 double cab avec tente sur le toit.
Est ce une période touristique? est nécessaire de réserver (Mis à part sesriem et Etosha)? Quelles sont les températures la nuit en général fin septembre? Le soleil se lève et se couche à quelle heure durant cette période? Voili voilou pour mes premères interrogations!
Merci pour votre avis critique et expert ! Bonne soirée
Jour 1 : arrivée à Windhoek à 07h du matin nuit entre Windhoek et sesriem! Camping au "camp Gecko"
Jour 2 Nuit au camp Gecko
Jour 3 camping Sesriem (Olive trail dans la journée)
Jour 4 camping sesriem
Jour 5 Walvis Bay "Lagoon Lodge"
Jour 6 Walvis bay "Lagoon Lodge" sortie Mola Mola dans la journée
Jour 7 Spizkoppe
Jour 8 Mowani Mountain camp (camping)
Jour 9 Palmwag Lodge (camping)
jour 10 Purros
Jour 11 Warmquelle (Ongongo campsite)
Jour 12 Lodge à Opuwo
Jour 13 Epupa (camping)
Jour 14 Epupa
Jour 15 Opuwo lodge (camping)
Jour 16 Kamanjab ? pas d'idée d'hébergement!
Jour 17 Okaukuejo camping
Jour 18 Halali camping
Jour 19 Namutoni camping
jour 20 Nuit entre Etosha et Windhoek ?
jour 21 WINDHOEK en lodge Londiningi
jour 22 départ
Cela fait plusieurs mois que je lis ce forum. c'est une mine d'infos. Les carnets de voyage sur la Namibie sont magnifiques et nous ont vraiment décidé à découvrir ce pays. Ce sera notre voyage de noces : 3 semaine fin septembre, début octobre. On va louer un 4x4 double cab avec tente sur le toit.
Est ce une période touristique? est nécessaire de réserver (Mis à part sesriem et Etosha)? Quelles sont les températures la nuit en général fin septembre? Le soleil se lève et se couche à quelle heure durant cette période? Voili voilou pour mes premères interrogations!
Merci pour votre avis critique et expert ! Bonne soirée
Jour 1 : arrivée à Windhoek à 07h du matin nuit entre Windhoek et sesriem! Camping au "camp Gecko"
Jour 2 Nuit au camp Gecko
Jour 3 camping Sesriem (Olive trail dans la journée)
Jour 4 camping sesriem
Jour 5 Walvis Bay "Lagoon Lodge"
Jour 6 Walvis bay "Lagoon Lodge" sortie Mola Mola dans la journée
Jour 7 Spizkoppe
Jour 8 Mowani Mountain camp (camping)
Jour 9 Palmwag Lodge (camping)
jour 10 Purros
Jour 11 Warmquelle (Ongongo campsite)
Jour 12 Lodge à Opuwo
Jour 13 Epupa (camping)
Jour 14 Epupa
Jour 15 Opuwo lodge (camping)
Jour 16 Kamanjab ? pas d'idée d'hébergement!
Jour 17 Okaukuejo camping
Jour 18 Halali camping
Jour 19 Namutoni camping
jour 20 Nuit entre Etosha et Windhoek ?
jour 21 WINDHOEK en lodge Londiningi
jour 22 départ
Avis sur itinéraire de dix-sept jours en 4x4 en Namibie? English translation pending
😉bonjour, je suis nouveau sur le site 😎 mais j'espere y trouver de bonnes infos 🙂. Voila j'ai parcouru les pages du forum et je me suis fait l'itineraire suivant pour ce mois d'aout (rien reserver encore).
Day 1: Windhoek (Cardboard box hotel) Day 2: Camp Gecko (namib) Day 3: Sesriem camping (namib) Day 4: Bullsport Camping (namib) Day 5: Hotel Villa Wiese (swakopmund) Day 6:Ugab Wilderness camping (brandberg) Day 7: Aba Huab Campsite (twylfontein) Day 8: Palmwag Lodge Camping Day 9: Khowarib Camp (Sesfontein) Day 10: Purros Camping Day 11: Still under investigation (orupembe en savauge) Day 12: Still under investigation (marienfluss okahumbo campsite ?) Day 13: Kunene Village Camping (opuwo) Day 14: Namutomi Camping (route par le nord d'etosha ? la mieux ?) Day 15: Halali Camping Day 16: Okaukuejo Camping Day 17: Gross Barmen Day 18: retour france avion à 14H...
si vous avez des meilleurs choix en camping je suis preneur... sur l'itinéraire tt les commentaires sont bons à prendre ! 😉
Seb
Day 1: Windhoek (Cardboard box hotel) Day 2: Camp Gecko (namib) Day 3: Sesriem camping (namib) Day 4: Bullsport Camping (namib) Day 5: Hotel Villa Wiese (swakopmund) Day 6:Ugab Wilderness camping (brandberg) Day 7: Aba Huab Campsite (twylfontein) Day 8: Palmwag Lodge Camping Day 9: Khowarib Camp (Sesfontein) Day 10: Purros Camping Day 11: Still under investigation (orupembe en savauge) Day 12: Still under investigation (marienfluss okahumbo campsite ?) Day 13: Kunene Village Camping (opuwo) Day 14: Namutomi Camping (route par le nord d'etosha ? la mieux ?) Day 15: Halali Camping Day 16: Okaukuejo Camping Day 17: Gross Barmen Day 18: retour france avion à 14H...
si vous avez des meilleurs choix en camping je suis preneur... sur l'itinéraire tt les commentaires sont bons à prendre ! 😉
Seb
Temps de trajet de Swakopmund à Twyfelfontein? (Namibie) English translation pending
bonjour
je vais faire un voyage en namibie en autotour début juillet
j ai besoin d information sur le trajet en temps et km entre deux étapes
et aussi de savoir sur cette étape quel est le meilleur trajet possible
le véhicule que j ai loué n'est pas un 4x4
l"étape va de swakopmund à twyfelfontein
1-trajet-swakopmund-hentiesbaai- uis-khorixas-twyfelfontein
2-trajet-swakopmund-hentiesbaai--c35-à 67 km nord de uis à droite sur d 2612-twyfelfontein
3-trajet-swakopmund-hentiesbaai--cape cross-30 km au nord à droite sur la d2303-bradberg west mine-au nord vers doros-twyfelfontein
je n 'arrive pas à trouver ces informations avec les outils présent sur la toile si quelqu un peux avoir l information j en serai très heureux merci d 'avance🙂
je n 'arrive pas à trouver ces informations avec les outils présent sur la toile si quelqu un peux avoir l information j en serai très heureux merci d 'avance🙂
Itinéraire Namibie - Botswana - Chutes Victoria 4x4 + camping en 20 jours English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaiterais avoir votre avis sur un itinéraire de voyage que je projette de faire en octobre 2009 (dans le cadre d'une lune de miel 😉).
L'idée serait, en une vingtaine de jours, de pouvoir profiter des plus beaux coins de Namibie et du Botswana en terminant par les chutes Victoria.
Le voyage se ferait en 4x4 équipé camping.
Ne connaissant pas encore ces pays, je me suis adressé à une agence locale afin d'avoir une idée d'itinéraire.
Voilà ce qu'on me propose :
J01 - Arrivée à Windhoek 🙂 J02 - Windhoek --> Sesriem (320km) J03 - Sesriem J04 - Sesriem --> Swakopmund (300km) J05 - Swakopmund J06 - Swakopmund --> Brandberg (220km) J07 - Brandberg --> Palmwag (250km) J08 - Palmwag --> Etosha (300km) J09 - Etosha J10 - Etosha J11 - Etosha --> Rundu (450km) J12 - Rundu --> Shakawe (250km) J13 - Shakawe J14 - Shakawe --> Kongola (300km) J15 - Kongola --> Kasane (250km) J16 - Kasane J17 - Kasane --> Livingstone J18 - Livingstone --> France 🙁
Qu'en pensez-vous ?
Si j'ai bien compris l'itinéraire, ça me ferait passer par la bande de Caprivi. Est-ce que ça ne serait pas plus intéressant de descendre un peu plus au Botswana et de reonter via Moremi et Chobe ?
Le tracé est fait à main levée, juste pour avoir une idée de l'itinéraire...
Je suis preneur de tout conseil ou information !
Merci pour votre aide 😎
Pantoufle.
EDIT : Je n'ai pas encore bien compris comment classer les messages dans les différentes rubriques de ce forum... Ca se fait tout seul en fonction de mots-clés c'est bien ça ? 😊
Je souhaiterais avoir votre avis sur un itinéraire de voyage que je projette de faire en octobre 2009 (dans le cadre d'une lune de miel 😉).
L'idée serait, en une vingtaine de jours, de pouvoir profiter des plus beaux coins de Namibie et du Botswana en terminant par les chutes Victoria.
Le voyage se ferait en 4x4 équipé camping.
Ne connaissant pas encore ces pays, je me suis adressé à une agence locale afin d'avoir une idée d'itinéraire.
Voilà ce qu'on me propose :
J01 - Arrivée à Windhoek 🙂 J02 - Windhoek --> Sesriem (320km) J03 - Sesriem J04 - Sesriem --> Swakopmund (300km) J05 - Swakopmund J06 - Swakopmund --> Brandberg (220km) J07 - Brandberg --> Palmwag (250km) J08 - Palmwag --> Etosha (300km) J09 - Etosha J10 - Etosha J11 - Etosha --> Rundu (450km) J12 - Rundu --> Shakawe (250km) J13 - Shakawe J14 - Shakawe --> Kongola (300km) J15 - Kongola --> Kasane (250km) J16 - Kasane J17 - Kasane --> Livingstone J18 - Livingstone --> France 🙁
Qu'en pensez-vous ?
Si j'ai bien compris l'itinéraire, ça me ferait passer par la bande de Caprivi. Est-ce que ça ne serait pas plus intéressant de descendre un peu plus au Botswana et de reonter via Moremi et Chobe ?
Le tracé est fait à main levée, juste pour avoir une idée de l'itinéraire...
Je suis preneur de tout conseil ou information !
Merci pour votre aide 😎
Pantoufle.
EDIT : Je n'ai pas encore bien compris comment classer les messages dans les différentes rubriques de ce forum... Ca se fait tout seul en fonction de mots-clés c'est bien ça ? 😊
Carnet de route sur la Namibie en été 2008 avec deux enfants de 6 et 10 ans English translation pending
Merci beaucoup à Voyage forum grace à qui j'ai pu réaliser un voyage fabuleux pour toute la famille............ j'essaie d'être la plus précise possible concernant l'état des routes, les prix, le materiel et tous les petits détails qui interessent les familles sur le départ, je n'arrive pas à glisser mes photos je commence donc par les textes................bonne lecture à tous
VIE PRATIQUE :
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d’antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d’antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un ap��ro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un ap��ro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Retour de Namibie, carnets de photos en ligne English translation pending
😊 Re - oups !
Cette contribution bien modeste a failli l'être bien plus que ce que je pensais !
Voici donc cette fois-ci le lien vers notre site picasaweb :
Les fonctions de liens étant apparemment hors service, je sais maintenant pourquoi l'adresse ne s'est pas affichée sur le premier post 😛.
donc : http://picasaweb.google.fr/colibry68
Voilà, Joss
Quelques clichés, oh la la tous les souvenirs !
Cette contribution bien modeste a failli l'être bien plus que ce que je pensais !
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Les fonctions de liens étant apparemment hors service, je sais maintenant pourquoi l'adresse ne s'est pas affichée sur le premier post 😛.
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Voilà, Joss
Quelques clichés, oh la la tous les souvenirs !
Itinéraire Namibie-Bostwana en 4x4 English translation pending
Bonsoir à tous,
suite à l'élaboration un peu au dernier moment d'un circuit en Namibie-Bostwana, j'aurais une question aux Vforumistes qui veulent bien m'aider...
Nous aurons un 4x4 avec tente et après les 10 premiers jours en Namibie, nous voudrions passer par le Bostwana. Il nous restera pour cela encore 8 jours (au depart d'Etosha). Pensez vous que l'un ou l'autre des itineraires suivants soit faisable (en temps et en fonction du fait que nous n'avons pas de reservation pour les campings) et selon vous quel est le plus interessant:
1) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Ngoma - Ihaha camp dans le Chobe J4: Ihaha - Tchinga camp dans le Chobe J5: Tchinga - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
2) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Mahango le matin - Zone de Tsodilo Hills (par exemple Guma Lagoon Camp) J4: Guma Lagoon Camp - Maun J5: Maun - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
En fait l'idée est de faire Moremi et un peu du Chobe si cela en vaut la peine... mais ça parait serré vu comme ça. Cela dit je ne me rends pas compte du temps que ces trajets prennent, je l'ai fait avec Mapsource et les cartes t4a...
Merci de votre aide !!!! A bientot j'espere...
PS: quelqu'un saurait me dire plus ou moins combien coute de dormir dans ces campings au Bostwana, est-ce vraiment beaucoup plus cher que la Namibie?
suite à l'élaboration un peu au dernier moment d'un circuit en Namibie-Bostwana, j'aurais une question aux Vforumistes qui veulent bien m'aider...
Nous aurons un 4x4 avec tente et après les 10 premiers jours en Namibie, nous voudrions passer par le Bostwana. Il nous restera pour cela encore 8 jours (au depart d'Etosha). Pensez vous que l'un ou l'autre des itineraires suivants soit faisable (en temps et en fonction du fait que nous n'avons pas de reservation pour les campings) et selon vous quel est le plus interessant:
1) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Ngoma - Ihaha camp dans le Chobe J4: Ihaha - Tchinga camp dans le Chobe J5: Tchinga - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
2) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Mahango le matin - Zone de Tsodilo Hills (par exemple Guma Lagoon Camp) J4: Guma Lagoon Camp - Maun J5: Maun - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek
En fait l'idée est de faire Moremi et un peu du Chobe si cela en vaut la peine... mais ça parait serré vu comme ça. Cela dit je ne me rends pas compte du temps que ces trajets prennent, je l'ai fait avec Mapsource et les cartes t4a...
Merci de votre aide !!!! A bientot j'espere...
PS: quelqu'un saurait me dire plus ou moins combien coute de dormir dans ces campings au Bostwana, est-ce vraiment beaucoup plus cher que la Namibie?
Namibie: traitement anti-palu, travellers chèques, essence English translation pending
Salut, à tous
Je pars bientôt pour la namibie, le mois de juillet. Il y a quelques question qui me trote dans la tête tel que: faut il reellement prendre un anti-paludique ? Les travellers chèques ou pas ? Faut il, avoir une jerricane d'essence, même si nous faisons les lignes principales?
J'ai déja quelques réponses mais elles sont toutes contradictoire. Alors je me suis dit une petite discusion sur le sujet m'eclairera un peu plus
Merci à tous
J'ai déja quelques réponses mais elles sont toutes contradictoire. Alors je me suis dit une petite discusion sur le sujet m'eclairera un peu plus
Merci à tous
Itinéraire de trois semaines en Namibie English translation pending
Bonjour,
D’abord merci à toutes et tous pour vos précieux conseils. Ce site est une véritable mine d’informations, on ne le répétera jamais assez. Je l’ai dévoré d’un bout à l’autre. Restent quand même quelques questions.
Nous allons cet été en Namibie en 4*4 camping- deux adultes et deux enfants (8 et 10 ans). Notre choix s’est porté sur le 4*4 camping pour deux raisons : plus de souplesse dans le parcours + plus de proximité avec la nature.
Voici l’itinéraire que nous envisageons. Nous avons délibérément choisi d’écarter le Sud et la bande de Caprivi afin de ne pas multiplier les kilomètres déjà très nombreux et de privilégier le Koakoland (cela fait aussi bcp de voiture, mais plus facile à raccourcir si beoin.)
J1 : arrivée Windhoek. Nuit à Windhoek. J2 : départ Sesriem. Nuit Sesriem. J3 : visite Sossusvlei. Nuit proximité Naukluft- J4 :balade Naukluft (matin). Trajet vers Walvis Bay. Nuit Walvis Bay. J5 : excursions Walvis Bay. ( à définir). Nuit Walvis Bay. J6 : cape cross. Trajet Spitzkoppe. Trajet camping à Spitzkoppe. J7 : visite Spitzkoppe. Brandberg (? ?). trajet Twyfelfontein. nuit Twyfelfontein J8 :visite Twyfelfontein. Trajet. Sesfontein. Nuit Warmquelle J9 : trajet pour Purros. Nuit à Purros. J10 : retour Sesfontein. Nuit à Sesfontein. J11 : trajet Opuwo. Nuit à Opuwo. J12 : trajet Epupa falls. Nuit Epupa falls. J13 : deuxième nuit à Epupa falls. J14 : trajet Hobatere. Nuit à Hobatere. J15 : trajet Kajambab. Guépards. Nuit Kajambab. J16 : Estosha. Nuit Estosha. J17 : Estosha. Nuit Estosha. J18 : Estosha. Nuit Estosha. J19 : trajet Windhoek. Nuit à Windhoek. J20 : avion.
Les questions maintenant : sur les ballades dans le naukluft, malgré les nombreuses discussions sur le forum, je n’arrive toujours pas à cerner si l’olive trail avec des enfants de 10 et 8 ans (+ une mère sujette au vertige mais passons) c’est faisable. Est-il envisageable de faire une partie waterloof trail (que je pense être lui trop long) en revenant sur nos pas après ? et surtout est-ce que cela vaut le coup ? J7 : visite Spitzkoppe. Brandberg ( ? ?). trajet Twyfelfontein. nuit Twyfelfontein ; Est-ce faisable en envisageable de visitant une partie des sites de Twyfelfontein le même jours ? vaut-il mieux « passer» Brandberg pou visiter Twyfelfontein en fin d’après-midi et libérer du tps pour autre chose après? j’ai des interrogations sur l’articulation des jours 8 à11. : cela nous fait passer deux nuits à Sesfontein. N’est-il pas possible de comprimer deux jours : pour faire soit Twyfelfontein- Purros (ce qui suppose alors sans doute d’avoir visiter Twyfelfontein la veille) soit Purros- Opuwo en un jour ? ce qui permettrait par exemple de passer deux nuits à Purros ? combien de temps pour Twyfelfontein- Sesfontien ? Sesfontein - Opuwo ? ou alors remonter de Purros par Orupembe en deux jours (nous ne serons a piori qu’une voiture) ? Opuwo- Epupa : 2 heures 30/3 heures en 4 *4 ; est-ce bien cela (en étant raisonnablement prudent) ? nous souhaitons rester deux nuits à epupa pour faire une coupure et se poser un peu : des recommandations sur ce qui peut être fait à Epupa ? rencontre avec les Himbas : plutôt à partir d’Opuwo ou de Epupa ? auriez vous des contacts à recommander ? Kajambab : le choix d’un arrêt à Hobatere est dicté par l’impérieuse nécessité d’être à Kajambab à 15 heures pour la visite des guépards ; absolument incontournable: nous avons avec nous un méga-fan de guépards dont c’est l’animal fétiche (parce que c’est l’animal qui court le plus vite au monde….). Il y aurait-il une autre option (à part faire la boucle dans l’autre sens, ce que nous ne souhaitons pas afin que les enfants ne soient pas blasés des animaux croisés sur la route après Etosha) ? La visite des guépards (y compris la nourriture des semi-sauvages ) est-elle bien ouverte aux enfants (je crois me souvenir avoir lu quelque part que ce n’était pas le cas mais peut être s’agissait-il des plus petits) ? d’autres endroits où rencontrer des guépards ? quid des game drive du lodge d’Hobatere : interêt ? encore faisables après le parcours Epupa-Hobatere ? quels prix ? combien de temps Opuwo-Hobatere ? Hobatere-les guépards ? retour Estosha –Windhoek ; est-ce bien faisable en une journée ? même en s’arrêtant au marché de Okahandja ? Windhoek dernière nuit :plutôt dans la ville ou à l’extérieur ? auriez-vous des conseils, dans ce dernier cas?
D’abord merci à toutes et tous pour vos précieux conseils. Ce site est une véritable mine d’informations, on ne le répétera jamais assez. Je l’ai dévoré d’un bout à l’autre. Restent quand même quelques questions.
Nous allons cet été en Namibie en 4*4 camping- deux adultes et deux enfants (8 et 10 ans). Notre choix s’est porté sur le 4*4 camping pour deux raisons : plus de souplesse dans le parcours + plus de proximité avec la nature.
Voici l’itinéraire que nous envisageons. Nous avons délibérément choisi d’écarter le Sud et la bande de Caprivi afin de ne pas multiplier les kilomètres déjà très nombreux et de privilégier le Koakoland (cela fait aussi bcp de voiture, mais plus facile à raccourcir si beoin.)
J1 : arrivée Windhoek. Nuit à Windhoek. J2 : départ Sesriem. Nuit Sesriem. J3 : visite Sossusvlei. Nuit proximité Naukluft- J4 :balade Naukluft (matin). Trajet vers Walvis Bay. Nuit Walvis Bay. J5 : excursions Walvis Bay. ( à définir). Nuit Walvis Bay. J6 : cape cross. Trajet Spitzkoppe. Trajet camping à Spitzkoppe. J7 : visite Spitzkoppe. Brandberg (? ?). trajet Twyfelfontein. nuit Twyfelfontein J8 :visite Twyfelfontein. Trajet. Sesfontein. Nuit Warmquelle J9 : trajet pour Purros. Nuit à Purros. J10 : retour Sesfontein. Nuit à Sesfontein. J11 : trajet Opuwo. Nuit à Opuwo. J12 : trajet Epupa falls. Nuit Epupa falls. J13 : deuxième nuit à Epupa falls. J14 : trajet Hobatere. Nuit à Hobatere. J15 : trajet Kajambab. Guépards. Nuit Kajambab. J16 : Estosha. Nuit Estosha. J17 : Estosha. Nuit Estosha. J18 : Estosha. Nuit Estosha. J19 : trajet Windhoek. Nuit à Windhoek. J20 : avion.
Les questions maintenant : sur les ballades dans le naukluft, malgré les nombreuses discussions sur le forum, je n’arrive toujours pas à cerner si l’olive trail avec des enfants de 10 et 8 ans (+ une mère sujette au vertige mais passons) c’est faisable. Est-il envisageable de faire une partie waterloof trail (que je pense être lui trop long) en revenant sur nos pas après ? et surtout est-ce que cela vaut le coup ? J7 : visite Spitzkoppe. Brandberg ( ? ?). trajet Twyfelfontein. nuit Twyfelfontein ; Est-ce faisable en envisageable de visitant une partie des sites de Twyfelfontein le même jours ? vaut-il mieux « passer» Brandberg pou visiter Twyfelfontein en fin d’après-midi et libérer du tps pour autre chose après? j’ai des interrogations sur l’articulation des jours 8 à11. : cela nous fait passer deux nuits à Sesfontein. N’est-il pas possible de comprimer deux jours : pour faire soit Twyfelfontein- Purros (ce qui suppose alors sans doute d’avoir visiter Twyfelfontein la veille) soit Purros- Opuwo en un jour ? ce qui permettrait par exemple de passer deux nuits à Purros ? combien de temps pour Twyfelfontein- Sesfontien ? Sesfontein - Opuwo ? ou alors remonter de Purros par Orupembe en deux jours (nous ne serons a piori qu’une voiture) ? Opuwo- Epupa : 2 heures 30/3 heures en 4 *4 ; est-ce bien cela (en étant raisonnablement prudent) ? nous souhaitons rester deux nuits à epupa pour faire une coupure et se poser un peu : des recommandations sur ce qui peut être fait à Epupa ? rencontre avec les Himbas : plutôt à partir d’Opuwo ou de Epupa ? auriez vous des contacts à recommander ? Kajambab : le choix d’un arrêt à Hobatere est dicté par l’impérieuse nécessité d’être à Kajambab à 15 heures pour la visite des guépards ; absolument incontournable: nous avons avec nous un méga-fan de guépards dont c’est l’animal fétiche (parce que c’est l’animal qui court le plus vite au monde….). Il y aurait-il une autre option (à part faire la boucle dans l’autre sens, ce que nous ne souhaitons pas afin que les enfants ne soient pas blasés des animaux croisés sur la route après Etosha) ? La visite des guépards (y compris la nourriture des semi-sauvages ) est-elle bien ouverte aux enfants (je crois me souvenir avoir lu quelque part que ce n’était pas le cas mais peut être s’agissait-il des plus petits) ? d’autres endroits où rencontrer des guépards ? quid des game drive du lodge d’Hobatere : interêt ? encore faisables après le parcours Epupa-Hobatere ? quels prix ? combien de temps Opuwo-Hobatere ? Hobatere-les guépards ? retour Estosha –Windhoek ; est-ce bien faisable en une journée ? même en s’arrêtant au marché de Okahandja ? Windhoek dernière nuit :plutôt dans la ville ou à l’extérieur ? auriez-vous des conseils, dans ce dernier cas?
Préparatifs d'itinéraire "self drive" en Namibie et au Botswana English translation pending
Bonjour à tous,
Par 2 fois j’ai tenté de faire ce post et, presque à la fin, le texte est parti dans les limbes des méandres de mon ordi, sans nul doute grâce à mon extrême compétence en la matière. Je retente une 3ème fois, l’angoisse au bout des doigts.🏴☠️
Ayant énormément apprécié les commentaires, aides, conseils et bons plans en tout genre de ce super forum, je me devais contre vents et marées d’y apporter ma modeste contribution.
Je vous livre mes péripéties préparatoires à l’aventure tant attendue du mois d’août prochain.
Le premier enseignement a en tirer, c’est que pour un tel voyage " self drive en Afrique Australe ", il faut s’y prendre tôt à l’avance, presque un an je dirai, principalement pour les meilleurs prix des billets d’avion (plus c’est tôt moins c’est cher), et pour la difficulté certaine à obtenir des places de camp site dans les incontournables must que sont Sesriem, Etosha, Chobe et Chutes victoria…. La palme revenant au camp d’Ihaha à Chobe pour lequel j’ai envoyé des dizaines de mails avant d’avoir des places. Pour ces sites là, le fully book n’est peut être plus une légende.🤪
L’équation de départ était de faire en 26 jours : la Namibie du sud au nord, Chobe et les Chutes Victoria avec un budget non extensible à souhait. Après les premières estimations, nous avons opté pour un départ et arrivée depuis Johannesbourg en Afrique du Sud. L’économie réalisée sur le poste avion et location 4x4 " fully equiped " était d’environ 1800 euros. De plus les mauvais retours sur les mésaventures des disparitions inquiétantes de bagages entre Jo’burg et Windhoek ne me disaient rien qui vaille. Il a fallu sacrifier deux jours sur le voyage pour les longues distances du départ et du retour, ainsi que deux sites sans aucun doute remarquables : le Pays des Himbas et l’Okavengo (mais en deux jours cela n’aurait pas été possible non plus) Peut- être une autre fois….. Les participants au voyage sont : ma femme, junior (12 ans) et votre serviteur.
Pourtant quelques déboires sont venus gripper la machine et ont revu à la baisse les économies projetées : 🙁🙁
Nous avions initialement réservé et payé nos billets via Vivacances : pour un vol Paris-Doha-Jo’burg sur la Qatar airways, départ le 31/07 de Paris arrivée le 01/08 à Jo’Burg pour un tarif de 2300 euros. Nous avions contact avec un loueur de 4X4 (www.southafrica4x4.co.za ) qui nous proposait les 26 jours de loc, sans excess, avec tout le barda et le GPS en prime pour 20000 zar : Nous n’avions encore rien payé. Début janvier tout semblait être réglé, les principaux camp sites et lodges ou B&B d’étapes bookés et la plupart payés (ou arrhes envoyés).
Lorsque patatra, la scoumoune est arrivée : 😠😠 Mi janvier, un petit mail tombe : la Qatar a modifié des horaires de vols. Le transit de 4H00 a Doha se transforme en 24H00 et l’arrivée ne se fait que le 2 août à Jo’burg. Coup d’oeil sur le planning, soit il faut zapper Fish river canyon, soit il faut tout retenter les résas. Je sais déjà que Sesriem est totalement complet (depuis plus de deux mois) et que vu la galère pour Ihaha…. De plus 24H00 à Doha dans l’aéroport…….. Nous avons annulé le vol, et pris d’autres billets par Emirates. Bilan : un surcoût de 500 euros ! ! ! et toujours pas de remboursement des premiers (il faut compter 3-4 mois dit Vivacances) Autre gros soucis, mon loueur de 4x4, pourtant si aimable et prolixe en novembre et début décembre, ne donne plus signe de vie. Depuis mi-décembre et malgré les relances de mails avec accusé de réception : Nada ! Silence radio ! Je ne me vois pas d’ici un ou deux mois à rechercher un autre loueur et m’entendre dire qu'il n'y a plus de disponibilité. Après une ultime tentative il y 3 semaines (toujours sans réponse), je me suis résigné à rechercher un autre loueur. J'ai trouvé celui là qui me semble bien: www.bushtrackers.co.za et qui a de bons feed back sur le net. Surcoût entre 2500 et 5500 zar, si j’arrive à obtenir la petite ristourne que je pensais qu’il faisait.
Enfin bon, quand je lis Grisemote et l’épisode de l’attaque de la diligence, je me dis que l’aventure Afrique Australe doit se mériter…..😉
Alors voici mon itinéraire avec les étapes.
31/07 : Décollage Charles de Gaulles 15H30
01/08 : Atterrissage Jo’burg 10H50 prise en compte du 4X4, courses diverses et nuit dans les environs (peut être là http://www.dalberryguesthouse.co.za )
02/08 : Longue route jusqu'à Upington et arrêt là : http://www.places.co.za/html/7740.html
03/08 : Route jusqu’à Fish River Canyon, nuit au camps de hobas
04/08 : Fish River Canyon nuit au camps de Hobas http://www.namibweb.com/canyon.htm
05/08 : Route pour Aus direction Sesriem peut- être nuit là: http://members.fortunecity.com/neisiprest/neisiphome.
06/08 : Direction Sesriem par route 707 nuit là : http://www.natron.net/tsauchab (camp de Sesriem déjà plein dès octobre)
07/08 : Sesriem nuit au camp ! !
08/08 : Sesriem nuit au camp ! ! http://www.namibian.org/travel/lodging/sesriem.
09/08 : Sesriem Walvis Bay par la piste nuit là: http://www.natron.net/tour/kleines-nest/main.
10/08 : Walvis bay (excursion Mola Mola prévue). Nuit au Kleines Nest
11/08 : Spitzkoppe et nuit sur place
12/08 : Cape Cross et nuit dans le Brandberg
13/08 : Direction Etosha passage à la Cheeta farm Otjitotongwe http://www.cheetahparknamibia.com
14/08 : Etosha nuit à Okaukuejo Camp
15/08 : Etosha nuit à Halali Camp
16/08 : Etosha nuit à Namutoni Camp
17/08 : Longue route via Rundu direction Caprivi nuit sur Bagani (peut ête là : http://www.ngepicamp.com
18/08 : Bagani à Chutes Victoria (en passant pas la Zambie) nuit là : http://www.safpar.com/waterfront
19/08 : Chutes Victoria . Nuit au Zambezi waterfront
20/08 : Chutes Victoria à Chobe nuit au camp Ihaha
21/08 : Chobe, nuit à Ihaha
22/08 : Chobe, nuit là http://www.kubulodge.net (bungalow)
23/08 : Chobe, nuit au Kubu Lodge (camp site)
24/08 : Longue route Chobe à Palapaye nuit là : http://www.palapye.com/CampItumela
25/08 : Palapaye à Waterberg (Afrique du Sud) et nuit dans les environs
26/08 : Retour Jo’burg, restitution du 4X4 et décollage à 22H50.
27/08 : Arrivée Paris à 20H20….
N’hésitez pas à m’indiquer des bons plans pour les couchers non précisés et vos adresses coups de cœurs (resto, magasins, …)😎
Voilà ouf j’y suis arrivé….j’ai sauvegardé plein de fois ! ! !😉
Par 2 fois j’ai tenté de faire ce post et, presque à la fin, le texte est parti dans les limbes des méandres de mon ordi, sans nul doute grâce à mon extrême compétence en la matière. Je retente une 3ème fois, l’angoisse au bout des doigts.🏴☠️
Ayant énormément apprécié les commentaires, aides, conseils et bons plans en tout genre de ce super forum, je me devais contre vents et marées d’y apporter ma modeste contribution.
Je vous livre mes péripéties préparatoires à l’aventure tant attendue du mois d’août prochain.
Le premier enseignement a en tirer, c’est que pour un tel voyage " self drive en Afrique Australe ", il faut s’y prendre tôt à l’avance, presque un an je dirai, principalement pour les meilleurs prix des billets d’avion (plus c’est tôt moins c’est cher), et pour la difficulté certaine à obtenir des places de camp site dans les incontournables must que sont Sesriem, Etosha, Chobe et Chutes victoria…. La palme revenant au camp d’Ihaha à Chobe pour lequel j’ai envoyé des dizaines de mails avant d’avoir des places. Pour ces sites là, le fully book n’est peut être plus une légende.🤪
L’équation de départ était de faire en 26 jours : la Namibie du sud au nord, Chobe et les Chutes Victoria avec un budget non extensible à souhait. Après les premières estimations, nous avons opté pour un départ et arrivée depuis Johannesbourg en Afrique du Sud. L’économie réalisée sur le poste avion et location 4x4 " fully equiped " était d’environ 1800 euros. De plus les mauvais retours sur les mésaventures des disparitions inquiétantes de bagages entre Jo’burg et Windhoek ne me disaient rien qui vaille. Il a fallu sacrifier deux jours sur le voyage pour les longues distances du départ et du retour, ainsi que deux sites sans aucun doute remarquables : le Pays des Himbas et l’Okavengo (mais en deux jours cela n’aurait pas été possible non plus) Peut- être une autre fois….. Les participants au voyage sont : ma femme, junior (12 ans) et votre serviteur.
Pourtant quelques déboires sont venus gripper la machine et ont revu à la baisse les économies projetées : 🙁🙁
Nous avions initialement réservé et payé nos billets via Vivacances : pour un vol Paris-Doha-Jo’burg sur la Qatar airways, départ le 31/07 de Paris arrivée le 01/08 à Jo’Burg pour un tarif de 2300 euros. Nous avions contact avec un loueur de 4X4 (www.southafrica4x4.co.za ) qui nous proposait les 26 jours de loc, sans excess, avec tout le barda et le GPS en prime pour 20000 zar : Nous n’avions encore rien payé. Début janvier tout semblait être réglé, les principaux camp sites et lodges ou B&B d’étapes bookés et la plupart payés (ou arrhes envoyés).
Lorsque patatra, la scoumoune est arrivée : 😠😠 Mi janvier, un petit mail tombe : la Qatar a modifié des horaires de vols. Le transit de 4H00 a Doha se transforme en 24H00 et l’arrivée ne se fait que le 2 août à Jo’burg. Coup d’oeil sur le planning, soit il faut zapper Fish river canyon, soit il faut tout retenter les résas. Je sais déjà que Sesriem est totalement complet (depuis plus de deux mois) et que vu la galère pour Ihaha…. De plus 24H00 à Doha dans l’aéroport…….. Nous avons annulé le vol, et pris d’autres billets par Emirates. Bilan : un surcoût de 500 euros ! ! ! et toujours pas de remboursement des premiers (il faut compter 3-4 mois dit Vivacances) Autre gros soucis, mon loueur de 4x4, pourtant si aimable et prolixe en novembre et début décembre, ne donne plus signe de vie. Depuis mi-décembre et malgré les relances de mails avec accusé de réception : Nada ! Silence radio ! Je ne me vois pas d’ici un ou deux mois à rechercher un autre loueur et m’entendre dire qu'il n'y a plus de disponibilité. Après une ultime tentative il y 3 semaines (toujours sans réponse), je me suis résigné à rechercher un autre loueur. J'ai trouvé celui là qui me semble bien: www.bushtrackers.co.za et qui a de bons feed back sur le net. Surcoût entre 2500 et 5500 zar, si j’arrive à obtenir la petite ristourne que je pensais qu’il faisait.
Enfin bon, quand je lis Grisemote et l’épisode de l’attaque de la diligence, je me dis que l’aventure Afrique Australe doit se mériter…..😉
Alors voici mon itinéraire avec les étapes.
31/07 : Décollage Charles de Gaulles 15H30
01/08 : Atterrissage Jo’burg 10H50 prise en compte du 4X4, courses diverses et nuit dans les environs (peut être là http://www.dalberryguesthouse.co.za )
02/08 : Longue route jusqu'à Upington et arrêt là : http://www.places.co.za/html/7740.html
03/08 : Route jusqu’à Fish River Canyon, nuit au camps de hobas
04/08 : Fish River Canyon nuit au camps de Hobas http://www.namibweb.com/canyon.htm
05/08 : Route pour Aus direction Sesriem peut- être nuit là: http://members.fortunecity.com/neisiprest/neisiphome.
06/08 : Direction Sesriem par route 707 nuit là : http://www.natron.net/tsauchab (camp de Sesriem déjà plein dès octobre)
07/08 : Sesriem nuit au camp ! !
08/08 : Sesriem nuit au camp ! ! http://www.namibian.org/travel/lodging/sesriem.
09/08 : Sesriem Walvis Bay par la piste nuit là: http://www.natron.net/tour/kleines-nest/main.
10/08 : Walvis bay (excursion Mola Mola prévue). Nuit au Kleines Nest
11/08 : Spitzkoppe et nuit sur place
12/08 : Cape Cross et nuit dans le Brandberg
13/08 : Direction Etosha passage à la Cheeta farm Otjitotongwe http://www.cheetahparknamibia.com
14/08 : Etosha nuit à Okaukuejo Camp
15/08 : Etosha nuit à Halali Camp
16/08 : Etosha nuit à Namutoni Camp
17/08 : Longue route via Rundu direction Caprivi nuit sur Bagani (peut ête là : http://www.ngepicamp.com
18/08 : Bagani à Chutes Victoria (en passant pas la Zambie) nuit là : http://www.safpar.com/waterfront
19/08 : Chutes Victoria . Nuit au Zambezi waterfront
20/08 : Chutes Victoria à Chobe nuit au camp Ihaha
21/08 : Chobe, nuit à Ihaha
22/08 : Chobe, nuit là http://www.kubulodge.net (bungalow)
23/08 : Chobe, nuit au Kubu Lodge (camp site)
24/08 : Longue route Chobe à Palapaye nuit là : http://www.palapye.com/CampItumela
25/08 : Palapaye à Waterberg (Afrique du Sud) et nuit dans les environs
26/08 : Retour Jo’burg, restitution du 4X4 et décollage à 22H50.
27/08 : Arrivée Paris à 20H20….
N’hésitez pas à m’indiquer des bons plans pour les couchers non précisés et vos adresses coups de cœurs (resto, magasins, …)😎
Voilà ouf j’y suis arrivé….j’ai sauvegardé plein de fois ! ! !😉
Location de voiture à Windhoek en Namibie English translation pending
nous avons réservé une voiture avec la compagnie Budget ( enfin c'est l'agence chaméléon qui a fait la résa) pour notre périple de 3 semaines en namibie en juillet-aout prochain . Les agences de location ( pour récupérer le véhicule ) sont elles à l'aéroport ou bien en ville ???
comme notre avion arrive à 18 heures, je me dis que si je dois récupérer la voiture à l'aéroport, écouter toutes les explications, faire tous les papiers, on va arriver à une heure très avancée dans la soirée à chaméléon backpakers .... or, circuler de nuit dans windhoek ne m'emballe pas trop ( certains récits refroidissent un peu !!!)
ne vaut-il pas mieux aller en taxi à l'hotel et louer le lendemain matin en ville ( idem au retour). en plus ça nous ferait gagner un jour de location de voiture, ce qui n'est pas négligeable ( environ 85 euros)
combien coute un aller en taxi aéroport -windhoek pour 2 adultes, 2 enfants et 5 bagages ? !
merci pour ces précisions d'ordre pratique
timlulu
Caresser un guépard au Cheetah guest farm en Namibie English translation pending
La construction de mon voyage en Namibie progresse beaucoup grâce à tous vos messages. Il me reste les détails. J'ai une fille de 12 ans qui fêtera son anniversaire en Namibie. J'aimerais lui faire plaisir en ayant l'occasion de caresser un guépard. J'ai trouvé Cheetah guest farm près de Otjikondo, mais voila la visite est à 15H (durée =?)et de là je dois aller à Palmwag (170KM à vue de nez).
Mon circuit est le suivant: Swakopmund-Brandberg (avec le cap cross + white lady) logement à Brandberg
Brandberg- Xaragu (petrified forest- organ pipes) je ne vais pas à Twyfelfontein logement à Xaragu
Xaragu-Palmwag: je voulais passer par Khorixas - Fransfontein puis D3236 pour Otjikondo puis Kamanjab ...etc
Cela ne va pas, donc je voulais supprimer Brandberg ou Xaragu, dormir à la place à Otjikondo et ensuite repartir à Palmwag.
Problème: mon organisateur(Tourmaline safaris) ne veut pas réserver pour moi Cheetah guest farm, ils ont eu des problèmes avec eux et ils ne me le conseillent pas (trop de monde pour la visite). J'ai des doutes, je n'ai déjà pas pu me débarrasser de Palmwag lodge, Sesfontein étant complet...
Qui peut me donner un avis sur ce lieu? où puis je voir des guépards apprivoisés en cours de journée?
Et en même temps un avis sur Tourmaline safaris....
Vallée d'Hartman en Namibie English translation pending
Bonjour aux baroudeurs,
Nous rendant dans le Kaokoland en Namibie fin décembre, nous irons visiter Marienfluss, mais je ne sais pas si la vallée d'Hartman est accessible aisément. Si quelqu'un peut me donner des infos précises sur la façon de s'y rendre et jusqu'où on peut aller (points GPS appréciés!).
Merci par avance
JJBOY
Nous rendant dans le Kaokoland en Namibie fin décembre, nous irons visiter Marienfluss, mais je ne sais pas si la vallée d'Hartman est accessible aisément. Si quelqu'un peut me donner des infos précises sur la façon de s'y rendre et jusqu'où on peut aller (points GPS appréciés!).
Merci par avance
JJBOY
Namibie: location de matériel et véhicule? English translation pending
bonsoir a tous,
nous voudrions partir en Namibie au mois aout 2008, et on aimerait connaitre les démarches a suivre pour reserver une voiture (voiture ou 4x4 ou 4x4 avec tente sur toit?) et le materiel pour camper ainsi que les camping .
pouvez vous nous aider afin de mieux organiser notre voyage!!!
merci d'avance !
Circuit de quinze jours en Namibie English translation pending
Nous venons d'etablir un circuit autotour pour la Namibie pour fin avril2008 et nous aimerions remarques conseils et suggestions.😉
Jour 1 et 2
Arrivee a WINDHOEK le matin et depart immediat pour SESRIEM(350kms 5heures???) 2nuits au Sossuslvlei Lodge.
Jour 3 et 4
SESRIEM WALVIS BAY (350kms 5heures???) 2nuits au Lagoon Lodge.
Jour 5
WALVIS BAY CAPE CROSS(120kms 2h30???) nuit au Lodge
Jour 6
CAPE CROSS environs de KHORIXAS (300kms 5heures???) Khorixa camp1nuit
Jour 7 et 8
KHORIXAS KAMANJAB (150kms???) Khavita Lion Lodge 2 nuits
Jour 9 et 10
KAMANJAB ETOSHA EST (220kms 4 heures???) Mushara Lodge 2 nuits
Jour 11 et 12
ETOSHA EST ETOSHA OUEST (120kms???) safari camp 1 nuit
Jour 13
ETOSHA OUEST WINDHOEK (450 kms 6heures???)
Quel est le prix de l'essence? Tous les conseils pour la location de voiture et les hebergements seront les bienvenues Merci d'avance
Quel est le prix de l'essence? Tous les conseils pour la location de voiture et les hebergements seront les bienvenues Merci d'avance
Avis sur itinéraire en Namibie English translation pending
Bonjour,
Je viens d'écrire un message avec un itinéraire en faisant un copier coller, mais le résultat est pratiquement illisible. Je le refais donc.
Nous pensons partir en septembre prochain en Namibie. Nous n'avons pas d'impératif en ce qui concerne la durée du voyage. Notre vol sera sur Windhoek à moins que la différence de prix soit très sensible, mais il faut compter les kms en plus...
Notre itinéraire est pour le moment le suivant, mais je le soumets à l'approbation des lecteurs de VF car plus j'avance, plus je me pose des questions.
Itinéraire
Jours Villes et N° de route
1 Paris Windhoek
2 Arrivée Windhoek - repères dans la ville
3 Récupération du 4x4 et route vers Mariental (B1) 267 km
4 Mariental (B1) Keetmanshoop - Seeheim (C12) 270 km
5 Holoog (601)Hobas(324)Ai Ais et Fish river canyon 230 km
6 Fish river canyon (c10/d707/c27)Seeheim(B4)Goageb -Aus 435 km
7 Aus - Kolmanshop - Luderitz - Aus 250 km
8 Aus (C13/D707/C27) Namib réserve 250 km
9 Désert du Namib
10 Namib réserve (C27) Sesriem 120 km
11 Sesriem Sossusvlei Deathvlei Sesriem olive trail 250 km
12 Sesriem
13 Sesriem (C19)Solitaire(C14)GaubPass-KuisebPass Walvis Bay 330 km
14 Walvis Bay (B2) Swakopmund (C34) Cape Cross 150 km
15 Cape Cross(C34)Ugab Gate - huabmond - Twyfelfontein
Spitzkopp 250/300 km
OU
16 Cape Cross (C34) Henties Bay (C35) Uis - Khorixas (C39)
Twyfelfontein sur 2 j 400 km
17 Twyfelfontein
18 Twyfelfontein (piste Aba Huab) (C43)Palmwag - Warmquelle
Sesfontein 300 km
19 Sesfontein (D3707)Puros - Sesfontein Opuwo et les environs 320 km
OU
Sesfontein (D3707) Puros Orupembe Otjiu Otavi Opuwo 360 km
20 Opuwo et les environs
21 Opuwo
22 Opuwo
23 Opuwo (C43) - Epupa 180 km
24 Epupa (C46) Oshakati - Ondangwa 330 km
25 Ondangwa (B1/D3610/D3445/B8 - Rundu 484 km
Ou
Epupa - Opuwo - Kamanjab - Outjo 535 km
Outjo - Otavi - Groofontein - Rundu 495 km
26 Rundu (B8) Bagani - Kongola 400 km
27 Kongola (B8) Katima Mulilo - Ngoma - Chobe forest et parc 300 km
OU
Kongola(B8) Katima Mulilo - Kasangula - Kasane - Parc Chobe 360 km
28 Chobe
29 Retour Chobe - Rundu par le delta D'okawango 380 km
30 Retour chobe - Rundu Okawango sur 2 jours 380 km
OU REVENIR PAR MAUN
31 Rundu (B8) - Groofontein (C42) Tsumeb (B1/C38 Manutoni
420km
32 Parc d'Etosha
33 Parc d'Etosha - Halali
34 Parc d'Etosha - Okaukuejo
35 Okaukuejo - Outjo - Otjiwarongo - Okahanja - Windhoek
36 Windhoek
37 Vindhoek
Je trouve quelques étapes longues. Je me pose surtout des questions sur les itinéraires suivants : la route de Fish river canyon Cape cross - Spitzkopp Sesfontein Puros et Opuwo Bande de Caprivi Parc de chobe et le Delta de l'Okanwango
Le sens du voyage est-il bien ? Sud ou nord en premier ? Est-il judicieux de visiter la Namibie et le Botswana durant le même séjour ? Merci de prendre un peu de temps pour me dire vos impressions et toutes mes excuses pour toutes ces questions. Robinette
Ro
Je trouve quelques étapes longues. Je me pose surtout des questions sur les itinéraires suivants : la route de Fish river canyon Cape cross - Spitzkopp Sesfontein Puros et Opuwo Bande de Caprivi Parc de chobe et le Delta de l'Okanwango
Le sens du voyage est-il bien ? Sud ou nord en premier ? Est-il judicieux de visiter la Namibie et le Botswana durant le même séjour ? Merci de prendre un peu de temps pour me dire vos impressions et toutes mes excuses pour toutes ces questions. Robinette
Ro
Retour de Namibie (août-septembre 2007) English translation pending
Informations de voyage en Namibie - 16 Aout - 8 Septembre 2007. Tout seul, en couple. Infos générales : - Il faut obligatoirement le permis de conduire internationnal. Le loueur de voiture (asco) le demande pour délivrer la voiture. - Beaucoup de vols et de "pertes" de bagages sur SAA. dixit notre organisateur de voyage ( " vous avez vos quatre bagages, c'est un miracle" ), selon plusieurs personnes rencontrées (bris de cadenats, vols...), et selon notre propre expérience au retour : manque deux bagages sur quatre (les vêtements et autres souvenirs). Il semblerait qu'il soit préférable de passer par Frankfurt pour arriver directement à Windhoek. Pour info aussi, le prix du kilo supplémentaire sur SAA est de 23 euro. (nous 6 kilos = 138 euros ! ! ! ! ). On aurait du réaménager nos bagages et nos sacs cabine ! ! ! - Le plan pneu est à connaitre avant de partir. Le plus important à savoir est que un pneu crevé et réparé n'est pas accepté par Asco Car Hire. En cas de crevaison, même s'il est réparé, le pneu sera refusé par Asco qui veut un pneu neuf. Alors soit vous l'achetez vous même (env 220 euros), soit ils vous calculent un prix prorata pour le remplacer : prix du neuf (380 euros ! ! ! ! ) divisé par 11 millimètres d'un pneu neuf (même si vous êtes partis avec des pneus déjà usagés) et multiplié par les millimètres usés manquants. En résumé, chez Asco, chaque pneu crevé doit revenir... neuf. Il est impératif de se faire écrire ces conditions (si possible en français) dans vos demandes de devis. Nous avons demandé à notre départ de pouvoir partir avec des vrais pneus 4x4, car les pneus montés d'origine sur les 4x4 neufs ne tiennent pas le choc sur les Gravels namibiennes (même s'ils sont plus costauds que les pneus de voitures "normales"). Mais Asco n'a rien voulu savoir. On a donc crevé "que" deux fois parce que on a roulé doucement : en fait il faut glisser le moins possible, donc beaucoup ralentir avant les virages et/ou les creux et les bosses et/ou les tôles ondulées très glissantes, si non on glisse sur un cailloux pointu et c'est la crevaison assurée. NB : l'assurance Zéro excess ne prend pas en compte les pneus évidemment ! - 4x4 ou pas 4x4 ? Tente sur le toit ? Sur les Gravels, pour nous y a pas photo. Il n'aurait pas été concevable, surtout en voyageant seul, de partir avec une "simple" voiture (genre petite Nissan ressemblant à une Clio) : ils roulent à 30 - 50 Km/h, les pneus sont trop fragiles, et à la moindre bosse on peut facilement casser un amortisseur (plus costaud sur les 4x4). Mais bon, chacun fait comme il veut ou comme il peut biensur. Nous on a roulé de 60 - 80 Km/h (Opuwo - Seisfontein) à 80 - 100 km/h ailleurs sur les Gravels (85% de notre trajet). Je ne sais pas me prononcer sur les Condor (genre petit minibus surélevé). Sauf que les pneus ne sont toujours pas adaptés. De même, la tente sur le toit pour le camping est très appréciable : moins salissant qu'une tente au sol, les bestioles (lézards) vues dans les douches ne savent pas monter à l'échelle. Le seul inconvénient de la tente sur le toit, c'est qu'il faut apprendre à ne pas boire le soir, parce que se lever la nuit (froide fin aout) et courir aux toilettes à l'autre bout du camping, c'est vraiment très dur... L'autre inconvénient de la tente sur le toit c'est que c'est écrit "TOURISTE" quand on arrive en ville et que ça attire... - on n'a pas vu de moustique fin Aout à Epupa (dans le nord). Soit il n'y en avait pas, soit la bombe anti moustique et le porte clé vibra-son (Nature et Découverte) ont fonctionné. - Température (du 15 Aout au 7 septembre) Nous n'avons jamais eu besoin plus que les sacs polaires emportés en supplément des couettes assez chaudes fournies par le loueur. Petite laine obligatoire pour les soirées dans le sud (à partir de 17h00). Pour les matins, on n'a jamais voulu tester les températures "de l'aube" puisque même à Sossusvlei on a visité en fin d'après midi (un couché de soleil vaut bien un levé non ?). Donc on se levait vers 6h30 - 7h00 et avec la même petite laine que celle du soir, ça a été. "évidemmment" la petite laine de ma petite femme était plus épaisse que la mienne et enfilée plus tôt... ! hihihi. - Petites Bestioles On n'a pas vu de scorpion, pas vu de serpent, pas d'araignée sauf des jolies araignées qui ressemblent à des scarabés à Sesriem camp site. On a juste vu des petits lézards deux fois dans les douches, et des plus gros jolis tout plein au bord de la Kunene. - Grosses bestioles. Pas vu de Léopard, pas vus d'hippo. Mais les autres étaient là : lions, éléphants, rhino, et tout le reste de la ménagerie en pagaille... - T-O : On avait tout réservé par Tourmaline qui n'ont pas été très prolixe en conseils sur l'itinéraire que j'avais longuement préparé grace à tous vos précieux conseils. J'aurais pu aller à Puros s'ils m'avaient bien conseillé. Je pense que c'est mieux de passer par un organisateur SUR PLACE parce que j'ai voulu réserver un Camping (Etosha safari camp) par moi même, mais Namibia Widle Resort m'a fait plein de soucis car ils ne voulaient pas de transfert en euros. Ma banque pouvait faire un transfert en Rand (pas en $N évidemment), mais me prenait beaucoup de frais. J'ai fini par faire un tranfert de 15 euros au lieu de 12... ! pour que NWR accepte... ! (+ 17 euros de frais bancaires ... !). Alors que Tourmaline a reçu mon transfert de banque et a payé presque tout y compris le loueur de voiture (pas les parcs, pas certains campings : betta, warmquelle....). En fait j'aurais pu m'occuper seul de la location de la voiture mais je n'ay aurais rien gagner sauf les précisions sur les pneus et la location d'un téléphone satellite que Tourmaline a raté. - Camping vs Lodges. Certes le camping de Hobatéré (par exemple) très sommaire ne souffre pas la différence avec le Lodge magnifique du même nom. Mais ce n'est pas comme ça partout. Le prix du camping (env 15 euros en général) fait aussi la différence avec celui d'un Lodge (Hobatéré par exemple : 190 euros pour deux : lodge, dinners, petit déj, game drive inclus. et franchement ça les valait : lions, lionnes, éléphants, lion qui se croque une gazelle le matin, éléphant qui vient nous respirer à 10 mètres...). Par contre exemple, le camping de Anib Lodge étant super classe (douche perso), il n'y avait pas lieu de prendre le Lodge. Nous on a fait 14 nuits en camping (tente sur le toit du 4x4), 3 nuits en bungalows, et 3 nuits en lodge et 2 nuits en hotel à Windhoek. Pas de camping en bord de mer (Swakopmund, Walvis bay) parce que arrivé du désert (Messum crater) à 32 degrés et plonger à 12 degrés en plein après-midi en arrivant à Henties bay, c'est décourageant. - Itinéraire. N'ayant pas eu d'infos suffisemment claires sur les durées de trajet entre les différents points d'intérêt, j'avais organisé de petites étapes de 200 kms en moyenne. La plus grosse de 280 Kms. J'ai tracé et relevé tous mes points GPS sur Google Earth. Ca a été surtout indispensable pour la petite piste désertique qui arrive (de UIS) et qui repart de Messum Crater vers Henties bay. Ce qui fait que, grace aux 4x4, nous avons roulé en général moins de 3h30 par jour. On partait en général vers 8h30 et on arrivait vers 11h30 au point suivant, toutes pauses photo incluses. Le reste de la journée était ainsi consacrée aux game drives, point d'eau, visites, rencontres avec les gens... et 8 à 10 heures de sommeil par nuit : des vraies vacances. De même, voyageant à un seul véhicule, je n'ai pas tanté ma chance du côté de Orupembe - Puros - Rivière Huab où les pistes semblaient plus hardues. Dommage, on reviendra. - itinéraire détaillé : * Windhoek : Uhland Lodge BB Très bien. Dinner chez Joes (très bon) * Waterberg : Camping Très bien. Electricité. * Etosha - Manutoni : Camping. Bien. Beaucoup de monde donc bruyant. Electricité. * Etosha - Halali : Camping. Bien. Beaucoup de monde donc bruyant. Electricité. * Etosha - Okaukuejo en travaux --> camping à la sortie sud : Etosha Safari Camp. Correct sans plus. Pas d'ombre. Electricité payante 50 $N. * Hobatéré : camping réservé, on a switché sur le lodge et on n'a pas regretté du tout, mais alors pas du tout... * Kunene River Lodge : Bangalow * Epupa : Camping. Au bord de la rivière. Super classe. Douche en lein air... ! * Opuwo : on a négocié le switch du camping (trop chaud) vers le lodge. Très bien. Vue magnifique. Piscine très froide. * Warmquelle - Ongongo : camping. Attention aux habitants de la rivière qui font la fête toutes les nuits. * Twyfelfontein. Camping à Aba Huab River Camp Site. Super. On a espéré voir des éléphants. * Henties bay : Hotel de Duine + dinner. Très bien. * Spitzkope : Camping autonome. Douche à l'autre bout du camp (5 km). Superbe endroit. * Walvis Bay : Lagoon Lodge. Très bien. Pas de repas (sauf sur demande à l'avance). Dinner Red House - restau espagnol très bien. * Kuangukuangu : 2 nuits. Braai Pack, Lunch Pack, Table d'hôte. Kuangukuangu c'est super-super. * Sesriem : Sesriem Camp Site (essayer d'obtenir une place 11 à 21, avec vue sur les dunes), à l'intérieur du parc, avant la porte d'accès à Sossusvlei. Piscine. Très bien. * Betta : Bungalow tout neuf (pas d'eau froide, que de l'eau brulante qu'il fallait fermer avec une pince énorme..) et super sympa. Piscine impossible car eau marron. * Klein Aus Vista : Camping. Très bien. * Anib Lodge : Camping extra : Douche et WC persos, électricité, Braai... Dinner au restau. Game drive cool. * Windhoek : Hotel Londiningi : Ca veut dire "lieu d'accueil et de protection"... Merci Nathalie... BB + Dinner - Ce que l'on retient : * On a aimé, on a beaucoup aimé... C'est vraiment différent de l'afrique occidentale. * on reviendra à deux voitures pour faire Puros, plus de temps sur la Kunene (entre Epupa et Swartboisdrift), peut être Marienfluss ou Hartmann Valley * on reviendra pour faire le Botswana : Chobe, Maun-Okavango, et Victoria Falls. Pour faire peut être aussi Kruger et autres jolis endroits en AFS malgré nos appréhensions sur la sécurité dans ce pays. Je tiens à remercier ici les acteurs-actrices principaux de ce forum dont les messages m'ont beaucoup aidé depuis 8 mois pour préparer ce voyage. Maintenant je vais tacher de rendre un peu la pareille : n'hésitez pas à me poser vos questions. Bons voyages à tous.
Itinéraire de trois semaines en Namibie English translation pending
bonjour à tous,
voici l'itinéraire que nous projetons : départ de windhoeck vers Swakopmund, cape croos, le damaraland et les peintures rupestres, Twyfelfontain, opuwo, le parc d'etosha, rumdu, bande de caprivi, sepupa, le delta, katina mulilo, kasane, chobé, victoria falls et retour vers Windhoeck.........
🤪 est ce réalisable ?
nous ne voulons pas non plus passer tout notre temps à rouler....
voici l'itinéraire que nous projetons : départ de windhoeck vers Swakopmund, cape croos, le damaraland et les peintures rupestres, Twyfelfontain, opuwo, le parc d'etosha, rumdu, bande de caprivi, sepupa, le delta, katina mulilo, kasane, chobé, victoria falls et retour vers Windhoeck.........
🤪 est ce réalisable ?
nous ne voulons pas non plus passer tout notre temps à rouler....
Déplacements et hébergement en Namibie English translation pending
Bonjour à tous.
Je n'ai pas retrouvé ma première tentative de message dans le forum : erreur technique de ma part, probablement.
Je la réitère donc :
Nous sommes deux personnes, heureuses détentrices de billets d'avions pour la Namibie. Nous partons la dernière quinzaine d'août, qui est une bonne saison, je crois. La question que nous nous posons (désolé si elle a peut être déjà été traitée) est celle du mode de déplacement et d'hébergement. A priori, nous souhaitons louer une voiture, une berline, plutôt qu'un 4x4, nettement plus cher, et ne prévoyons pas de faire de camping. Est-ce raisonnable, d'un point de vue pratique? Que perdons nous à ne pas utiliser de 4x4? Est-il indispensable de faire du camping? Si non, faut-il se préoccuper de réserver dès maintenant? Merci à tous ceux qui nous apporterons même des bouts de réponse.
A toutes fins utiles, j'ai voyagé ces dernières années, notamment en Asie (Inde du sud, Thaïlande, Cambodge, Bali), aux USA (parcs de l'Ouest et Chicago), en Amérique du sud (Vénézuela et Equateur) mais aussi en Islande et dans les Cyclades. Si je peux donner quelques infos à montour...
Je la réitère donc :
Nous sommes deux personnes, heureuses détentrices de billets d'avions pour la Namibie. Nous partons la dernière quinzaine d'août, qui est une bonne saison, je crois. La question que nous nous posons (désolé si elle a peut être déjà été traitée) est celle du mode de déplacement et d'hébergement. A priori, nous souhaitons louer une voiture, une berline, plutôt qu'un 4x4, nettement plus cher, et ne prévoyons pas de faire de camping. Est-ce raisonnable, d'un point de vue pratique? Que perdons nous à ne pas utiliser de 4x4? Est-il indispensable de faire du camping? Si non, faut-il se préoccuper de réserver dès maintenant? Merci à tous ceux qui nous apporterons même des bouts de réponse.
A toutes fins utiles, j'ai voyagé ces dernières années, notamment en Asie (Inde du sud, Thaïlande, Cambodge, Bali), aux USA (parcs de l'Ouest et Chicago), en Amérique du sud (Vénézuela et Equateur) mais aussi en Islande et dans les Cyclades. Si je peux donner quelques infos à montour...
En Namibie avec quatre enfants... English translation pending
Allez....je me lance! Un peu intimidée de partager ces écrits, mais je me suis tellement régalée des votres que je me dis que ça peut en intéresser certains.
Voilà le récit d'un mois en juillet dernier en Namibie, avec mes trois enfants et ma nièce, une expérience inoubliable pour moi comme pour eux, pendant laquelle ont commencé à murir les rêves d'un itinéraire plus long dans le temps. Rêves qui se concrétisent doucement....
Namibie..... Un pays de poussière, ou même les petits noirs sont blancs, enfin...surtout les miens! Un pays dans lequel on arrive omnivore et dont on repart carnivore Un pays où l’on vit à l’heure du soleil, où se coucher à 21h relève de la nuit blanche Un pays où l’on s’enquille 6000 km de voiture en un mois sans problème Un pays où croiser des zèbres est d’une banalité sans nom..mais où croiser un Namibien est un exploit! Un pays où le barbecue est un sport national Un pays où chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement, qui donnent envie d'aller à l'horizon...
Dimanche 9 juillet 2006 Après des mois et des mois de préparatifs, de rêves, et plus récemment de nuits blanches, l’aventure imaginée devient réalité… Embarquement pour Johannesburg. À L’atterrissage sur le tarmac de la mégapole, Ambroise, notre grand spécialiste de la faune, hurle dans l’avion : « Maman, je viens de voir une autruche !! » On n’a pas fini de rire à la découverte des animaux africains… Une chape de brume marron recouvre l’horizon : poussière ? pollution ? Stress à l’idée qu’on peut galérer pour retrouver Margot, mais tout se déroule comme prévu. Mes premiers mots en anglais avec le douanier sont plutôt concluants : on se comprend !!! Je téléphone à l’hôtel pour qu’on vienne nous chercher : idem, le gars semble me répondre ! (Merci Anna pour tes cours d’anglais cette année). L’ambiance locale est plus cool que ce que je craignais, les gens sympas, l’aéroport clean, et pas si grand (ou bien je n’ai pas tout vu ?).On ne se fait pas harceler. Petit hic en arrivant à l’hôtel, ils ne prennent pas la CB. Je suis bonne pour refaire un A-R à l’aéroport pour faire du change. Le prix d’un taxi un dimanche après midi, quoi….. Fin de journée à buller. Les filles chargent le MP3, les gars se salissent dans les jeux du jardin, et moi… Je ne fais rien, que c’est bon ! On commande des repas, Mac’do pour les uns, pizzas ou pâtes pour les autres, coca, Sprite et bière : on n’est pas en Afrique, on est aux States ! Et ce soir, c’est la finale !! La TV est allumée dans la chambre, et l’ordinateur va assurer le baby- sitting avec « sauvez Willy ». La vie est douce, la décompression arrive, même si je sais qu’elle ne sera effective qu’arrivés en Namibie. ….En fait je nous ai surestimés ! on n’a même pas tenu la première mi-temps… Le sommeil nous a rattrapé.
Lundi 10 juillet 06 Mal dormi cette nuit. Les gars se sont réveillés tôt. Nous avons eu droit à une partie de rediffusion du match France-Italie au petit dej’. Bref, on a perdu. Ambiance « strange » au petit dej’ : feu de cheminée, toasts, et foot. Puis départ rapide pour l’aéroport. Les guichets d’enregistrement annoncés ne correspondent pas, on galère un peu à trouver, mais sans stress vu qu’on est tôt. Petit vol de 2 heures, on survole l’Afrique australe, c’est beau. Arrivée sur Windhoek. (On ne dit pas « ouinedok » mais « vin’t’ouk », c’est bon à savoir) . Sortie de l’avion magique, l’air est limpide, l’horizon clair, c’est magnifique. On a l’impression d’être dans du « pur ». L’air par contre est très sec. Nous sommes attendus par le loueur de voitures. Embarquement en groupe, en bus, pour aller chercher nos véhicules. Trois heures de paperasse, discussions, découverte du véhicule. C’est étonnant et fatigant en même temps. Les enfants trouvent le temps long. Merlin trouve tous ces gens bizarres de ne pas savoir parler français. Cela me demande un effort d’attention énorme pour comprendre tout en anglais, je fais répéter, je répète à ma façon pour être sûre que j’ai bien compris. Le 4X4 est énorme, et pas tant que ça finalement quand on y case tous nos bagages. Il est flambant neuf, 13 200 Km au compteur. Volant à droite, conduite à gauche, cela aussi demande un effort et procure du stress. Enfin ça dépend pour qui : les enfants rient comme des baleines à chaque fois que je mets l’essuie-glace pour tourner à droite, ou à gauche. Je demande à tout le monde d’être vigilant en même temps que moi pour être sûrs que je ne me trompe pas de chaussée, dans les carrefours ! Dernier stress de la soirée : reprendre la voiture pour aller faire des courses. Finalement, je trouve que ça rentre assez vite, et l’on y arrive plutôt bien en fin de parcours ! Soirée au back-packers. L’ambiance y est cool, l’accueil sympathique. On est crevés et les enfants n’arrivent pas à attendre l’heure du repas. Ils s’endorment dans les canapés. Le décalage horaire et l’air frais font leur effet. Je ne vaux guère mieux, à 20H30, je suis au lit.
Mardi 11 juillet 06 Première vraie journée de « baroude ». Après encore une nuit agitée et de mauvais sommeil, je me réveille tôt. Je réorganise les valises pour que ce soit plus pratique dans le 4X4 car nous sommes hyper chargés et il n’y a pas de rab de place dans le coffre. Petit dej’ ambiance backpackers avec d’autres personnes. J’ai une touche avec un pasteur sud-africain, puis un voyageur solitaire Lyonnais ! je crois que je plais aux vieux...ils n'ont sans doute pas vu le restant de mon équipage!! Puis mise au point du tour avec Christine, derniers petits détails… Je lui demande comment elle est arrivée ici : « l’amour », me répond-elle. Ah… L’amour…. Nous prenons donc la route à 10h du matin. Je comprends ici l’expression « ruban » quand on parle de route…J’essaie de faire des photos pour le décrire mieux. Une route droite comme un I jusqu’à l’horizon, tout le temps. La route est bonne, il n’y a pas beaucoup de trafic, et les voitures que nous croisons sont toutes des 4X4 ou des camions. Pique-nique sur le bord de la route, je suis contente d’avoir si bien prévu le voyage. Les gamins sont aux anges entre les curiosités extérieures, les bouquins, les bonbons, le micro, ils sont cools pendant le voyage. Pour ce qui est des curiosités extérieures, la première super surprise pour tous est une famille de babouins sur le bord de la route. On ralentit, on s’arrête, on rit, on observe, on prend des photos. Ah, le rire et l’enthousiasme d’Ambroise font chaud au cœur. On en rencontrera à plusieurs reprises, et l’effet sera toujours aussi excellent ! Passage du tropique du capricorne, là aussi, pause photos. Le paysage évolue doucement, vers le désert du KalaHari où nous nous arrêterons ce soir. Nous sommes accueillis au campement, où l’on nous propose un « game-drive » pour ce soir. Le temps que je comprenne de quoi il s’agit, que je demande leur avis aux gosses (réponse : ouais, youpi ! »), on a juste une heure pour monter notre camp et en route pour de nouvelles aventures. Au bas mot, chaque emplacement de camping a un hectare de savane pour lui tout seul… On ne se gène pas entre voisins… Au passage, les nanas chronomètrent leur exploit de montage de tente à 13’40’’ : le record ne sera pas difficile à battre !! Le game-drive : excursion en 4X4 aménagé pour un groupe de 6 à 8 personnes, sur des bancs en plein air, dans la savane à la rencontre des animaux. Pas un seul francophone, les guides expliquent tout en anglais rapide, résultat, les enfants font le souc… Mais pour une première excursion, on est gâtés : oryx, springbok, autruches, écureuils, renard, et même une splendide girafe. Apéro au coucher de soleil avec la girafe en toile de fond, lever de pleine lune dans un décor de rêve, vraiment, que je suis contente de pouvoir nous offrir tout cela. On en a plein les yeux. Retour au camp à la nuit tombée, il est 18h30, la mise en route du feu par Cassandre et Margot n’est pas concluante, on ne peut pas être doué partout ! Pas grave, on se rabat sur la bouteille de gaz ! Extinction des feux à 20H30… Quelle folie !
Mercredi 12 juillet 2006 Lever à 6h pour les uns, grasse matinée pour les autres jusqu’à 7h15 !! Il fait un froid de canard, mais la nuit a été bonne pour tout le monde. Margot a entendu gronder des animaux dans la nuit…J’espère que ce n’est pas moi qui ronfle. Après un petit déj’ qui réchauffe les troupes, le soleil commence à nous réchauffer doucement et voilà le moment de lever le camp. Les filles au rangement des tentes, moi à la vaisselle et aux valises à boucler, les gars à chercher des écureuils… Et là, le record de temps au démontage sera encore moins difficile à battre que celui du montage, vu qu’elles ont galéré, ayant laissé les couettes à l’intérieur, les tentes étaient trop épaisses pour être fermées, on recommence, jusqu’à coincer un bout de toile dans une fermeture éclair….36 minutes plus tard, on est au Lodge à demander de l’aide à un gentil monsieur qui avec des pinces et beaucoup de force finira par nous dépanner. 3 heures de route dans le désert. Nous voilà dans le Quiver Tree, où l’accueil laisse un peu à désirer, mais le camp est sympa. Ballade au milieu de gros rochers, puis dans la forêt de cocker boom trees. Magnifiques. Le temps est beau et doux, c’est très agréable. 16h : les fermiers donnent à manger aux « cheetah » : guépards en captivité. Cela fait un peu piège à touristes (et à guépards...) Mais c’est intéressant de voir de près ces magnifiques félins. Puis les enfants découvrent un immense trampoline : partie de rires assurée, d’autant qu’ils sont à un moment surpris par un phacochère (domestique !). Et même s’il n’a pas l’air agressif, il est curieux et « sniffe » les baskets et les pulls restés à côté du trampo.(Ambroise ne voudra pas remettre son pull avant que je l’aie lavé !). C’est une scène à mourir de rire ; les enfants en tas au milieu du trampo et le cochon qui fait connaissance autour. Retour au camp pour un magnifique coucher de soleil. Puis à nouveau, on s’attaque au feu… On doit faire pitié aux voisins qui viennent nous aider. Ouf…. Puis c’est à notre tour d’aider ceux de l’autre côté : un marmaille s’est fendu sur le front…L’infirmière gère cela en 2 temps 3 mouvements, improvise des stéristreep et le tour est joué. La première vraie grillade est bonne ce soir. Et comme d’hab, nous serons tous couchés à 20h30…
Jeudi 13 juillet 2006 Toujours dans le même ordre, les levers s’échelonnent de 6h à 7h15…Et toujours dans le même ordre, petit déj’, et rangement du camp. Les filles font des progrès époustouflants, les tentes sont pliées en 23’. Un dernier petit tour de trampoline avant de partir (15 minutes maxi, et si vous êtes sages, 1/4 d’heure !), nous fait rencontrer une bande de suricates. Après Pumba hier, c’est Timon ce matin, vivement Simba ! Petit coup de tel sat pour rassurer les parents Salomé de la bonne santé de leur progéniture : les textos ne passent pas. Et nous voilà repartis joyeusement pour 3h de route. Du désert pour changer. Arrêt dans un magasin pour faire des courses, des petits enfants nous demandent de garder la voiture contre une pièce. Ambroise a du mal à comprendre… En fin de parcours, nous nous arrêtons pour prendre en photo des panneaux de signalisations indiquant le probable passage …d’autruches, de zèbres, ou de gazelles ! Cinq minutes plus tard, nous croisons des autruches !! Arrivés à Fish River Canyon, nous faisons les formalités d’usage, remplissons les formulaires d’identité, et nous acquittons de l’entrée dans le parc national. Puis nous allons regarder les différents points de vue et pique niquer dans la nature : un petit écureuil pas timide vient nous dire bonjour, les enfants essaient de voir ce que ça mange : pas des oranges, pas des pommes, pas des chips, mais des…Spéculos !!! Bon à savoir, les écureuils namibiens sont « spéculivores ». Nous observons au fond de la vallée à la jumelle des babouins. Retour au camp, très joli encore une fois, les filles sont décidément trop fortes et pulvérisent encore leur record. Le feu à mettre en route devient un jeu d’enfant. Le vent est frais ce soir.
Vendredi 14 juillet 2006 Fête nationale… On est loin de ça ici. Nous devions faire l’aller-retour à Aï Aïs aujourd’hui, environ 70 Km de route. Je demande à l’entrée du parc si on peut aller dormir ce soir là-bas avec notre passe : aucun problème. Nous reprenons donc la route pour 1h, et arrivons dans une mini station balnéaire, plein de monde, resto, boutique, c’est l’hallu ! J’ai un peu les boules (on s’habitue vite à la vie de sauvage) mais je me reprends vite, car Cass’ trouve ça super (on se croirait en France !!) et il y a une immense piscine d’eau chaude, issue de sources chaudes (brûlantes, même) juste à côté. Elle fait au moins 37°, et vu que le vent est frais, on y passe une bonne partie de l’aprèm, c’est rêvé pour les enfants. Ce soir, ils ont eu leur dose, 19h30 au lit !! Je prends les gars avec moi sous la tente, car il y a eu des crises ce matin, Merlin ayant bougé énormément pendant la nuit dernière avec les filles. Les textos sont impossibles à passer. J’en reçois par contre…Je n’ai pas tout compris.
Samedi 15 juillet 2006 Nous levons le camp de bonne heure pour rejoindre Aus. La route se fait sans problème, et nous arrivons dans un site merveilleux où nous sommes pratiquement les seuls. Il fait du vent, mais le soleil nous réchauffe. Nous nous installons et décidons d’aller faire une petite rando de 4km, point de vue magnifique sur le début du désert. Les enfants en rentrant décident de grimper le mont qui jouxte le camp, et veulent que je les prenne en photo, d’en bas. Ils ressemblent à des fourmis d’ici. Ambroise n’ira pas jusqu’en haut, n’ayant pas envie de mourir ! Quand l’ombre arrive sur le camp, un vent glacial nous saisit, le temps de prendre une douche et de s’habiller comme des esquimaux, nous ne ferons pas notre barbecue ce soir, j’offre le resto, il fait trop froid ! On s’y rend à pied, les enfants sont crevés et frigorifiés. On mange bien, on retrouve nos amis allemands qui avaient fait le game-drive avec nous il y a trois jours, et rencontrons les premiers français de notre séjour. On mange bien, et le patron nous remmène dans une voiture ouverte (gla-gla), ce qui nous évite le Km de marche au retour. Vite sous la couette, le vent souffle, c’est de loin la soirée la plus froide depuis le début des vacances.
Dimanche 16 juillet 2006 Aujourd’hui nous restons dans le même camp, mais devons quand même plier les tentes pour aller du côté de Lüderitz. Une heure de route où nous entrons dans le désert de sable. C’est magnifique. Première étape à Kolmanskop, ville diamantifère aujourd’hui à l’abandon. Le guide est en anglais, ce qui ne facilite pas la tâche, mais l’ambiance est là. On visite les maisons dont le sable a pris possession. On se croirait dans les décors d’un film. Etrange. Le guide nous prévient qu’une hyène est ici depuis quelque temps. Effectivement nous trouvons des traces fraîches et tentons de les suivre. C’est excitant, mais l’hyène est plus maline que nous et nous ne la trouvons pas ! En route ensuite pour Lüderitz. Après avoir cherché un moment un spot pour pique-niquer, nous nous rabattons sur le front de mer où sont installés des jeux d’enfants. Les petits s’éclatent et une fois de plus ne veulent pas quitter le lieu. Nous partons à la recherche des flamants roses… Tentons de demander notre chemin à des locaux qui apparemment ne me comprennent pas. Je suis donc obligée de … Mimer les flamants roses devant les 4 enfants morts de rire dans la voiture ! mais je me suis fait comprendre !!!le monsieur très gentil nous emmène sur le site. Nous sommes un peu déçus car les flamants sont loin et sont…blancs. Nous arrivons ensuite sur les lieux d’un accident de voiture avec trois blessés. Trois jeunes sud-africains gèrent les premiers secours… Je demande s’ils ont besoin d’aide, ils me demandent des gants, je n’en ai pas. Ils ont l’air d’assurer. Cela ne sert à rien de rester là avec les enfants, nous filons à Agathe Bay. Grande plage venteuse avec en toile de fond les dunes de sable : c’est splendide. Promenade sur la plage, dans le vent. Il est temps de prendre le chemin du retour car nous voulons avant de retourner au camp aller voir les chevaux sauvages. Nous ne sommes pas déçus : quand nous arrivons, il y en a plus d’une cinquantaine, et la lumière de fin de journée rajoute à ce tableau une ambiance chaleureuse. C’est magnifique. Retour au camp à la nuit tombante, il fait moins froid qu’hier, les filles pulvérisent leur record pour le montage. Nous nous habillons chaudement pour aller à notre deuxième soirée resto : oryx et tarte au fromage et caramel : de quoi faire peur mais tout est très bon. Ce soir c’est fête, extinction des feux à 20h45 !
Lundi 17 juillet 06 Aujourd’hui, nous avons fait une très longue route, l’itinéraire nous annonçait 5h mais il me semble qu’on en a bien fait 6 ! il y avait 100km de piste toute droite, j’ai proposé à Margot de conduire. Qu’elle ait au moins l’expérience de la conduite à gauche ! ça ne l’a pas démontée plus que ça, elle a conduit nickel. Il faut dire qu’ici, on croise une voiture toutes les 3h et que la route est plus que droite ! Nous sommes arrivés à Sesriem, avons trouvé facilement des places dans le camping, bien qu’on n’ait pas pu réserver à l’avance parce qu’il était soi-disant plein. Le temps de faire une reconnaissance des lieux, et nous voilà partis pour escalader une dune dans le parc national. Instant incroyable. C’est d’une beauté inouïe, on est seuls, le vent fait chanter le sable. Malheureusement Margot est prise de maux de ventre, et bien qu’elle parvienne à monter, elle ne profitera pas comme les autres des glissades et autres dégringolades dans les dunes. La dune est très difficile à grimper, cela demande un effort intense. On rame dans le sable, le vent essouffle. Mais quelle récompense une fois là-haut ! On redescend au triple galop, retour au camp, barbecue, et un max de rangement pour être prêts au plus tôt demain matin, … Si Margot est en forme !
Mardi 18 juillet 2006 Lever aux aurores, même avant les aurores pour aller à Sossusvlei. « C’est le coucher de soleil qui se lève ? » dixit Ambroise… Margot n’a plus mal au ventre et a bien dormi. On embarque les petits en pyj sous la couette dans la voiture. Arrivés à 5km de la dune, la piste est sableuse, et il y a la possibilité de prendre un transport pour nous amener à bon port. Je ne me sens pas de risquer un ensablement avec toute ma petite troupe dans la voiture, on joue la sécurité. Et nos voilà partis à crapahuter dans les dunes pendant 3 heures. La lumière est splendide, le paysage grandiose. Je prends des photos qui bien sûr ne rendront pas comme en nature, mais, qui donneront une idée. Moi je mets tout ça dans un coin de ma tête…. Retour sur cette belle route, avec encore un arrêt sur une dune pour jouer encore, et arrivés au camp, notre place est prise par un couple, qui a le même emplacement que nous attribué par le bureau. Je retourne au bureau et le monsieur me dit qu’on peut aller s’installer à côté des toilettes. Je vais voir avec les enfants, personne n’est enthousiaste, alors on décide à l’unanimité de se barrer de là. Ils ne veulent pas nous rembourser notre nuit pré payée ? On s’en fout, on se casse ! Je ne veux pas me faire parasiter mes vacances par des ondes négatives de gens pas sympas. Et l’on a bien fait… Nous tentons notre chance sur notre prochaine étape, Naukluft, avec une journée d’avance. L’accueil est super sympa, le camp tout calme, le long d’une rivière. C’est génial. J’en profite pour laver du linge : ce sera décidément cette corvée qui sera la plus galère des vacances. Et il faut tout ranger : il paraît que les babouins sont là et fouillent partout. Pour ce soir, on ne les a pas vus. La soirée est douce. On est bien, ici.
Mercredi 19 juillet 2006 Aujourd’hui, grasse matinée ! Margot est contente ! On se la joue farniente, petit déj’ au soleil, mise en route piam-piam, et l’on se décide pour une ballade à pied dans la rivière afin de trouver des piscines naturelles. En fait on se trompe de chemin, et l’on se fait un bon bout avant de trouver des piscines, mais la route est jolie, on voit des sortes de marmottes (dassie) et des perruches. Il y a plein d’oiseaux dans ce pays. Les gars font des courses de petits bâtons dans les cascades, les filles bullent. Le retour est un peu laborieux et nous vaut la gueule de Cassandre… Retour pique-nique, lessive (eh oui, on n’avait pas tout fait hier !) et pendant que les unes bullent et que les gars jouent encore dans la rivière, je vais à pied au bureau (1km) chercher de l’eau, de la viande et des boissons. Je croiserai en chemin des traces de zèbres, (mais pas de zèbres…) Et des babouins qui crient dans la montagne. Barbecue lancé à 17h, fin du repas à 19h, on range au maximum ce soir pour essayer de démarrer tôt demain. Une journée de pause ne fait pas de mal : je trouve les enfants facilement de mauvaise humeur aujourd’hui.
Jeudi 20 juillet 06 On lève le camp d’assez bonne heure ce matin, réveillés par les cris des babouins. Et dans les premiers Km de route, nous aurons la chance de croiser de zèbres, des kudus, et des dromadaires. Nous nous arrêtons dans un endroit improbable : Solitaire, au milieu de nulle part dans le désert, une station-service doublée d’une cafétéria, ambiance « Bagdad café », où un gros Allemand avec queue-de-cheval, à l’allure de biker, sert un apple-pie à vous faire tomber par terre. On arrive au bout de 4 heures à Walvis Bay. C’est une ville résidentielle calme qui borde la mer, avec des rues larges, toutes propres, et un lagon que se partagent pélicans, flamants roses et mouettes. Nous en faisons le tour histoire de faire le plein d’essence, d’argent, de bouffe, et de bons plans pour les trois jours à venir. Ballade en bord de mer, nous ramassons des plumes de flamants roses, les enfants leur courent derrière pour les faire s’envoler, nous assistons à un superbe coucher de soleil. Nous finissons la soirée dans un B&B, bien mérité après ces 10 jours de brousse et de désert, tout poussiéreux que nous sommes. La douche brûlante et la couette toute douce et toute chaude nous font le plus grand bien.
Vendredi 21 juillet 2006 Une nuit confortable !!! nous déjeunons ce matin en faisant chauffer nos bols dans un four micro-ondes !!! puis nous nous préparons pour une sortie en mer. C’est l’Atlantique, ici ! dès le départ, l’ambiance est là car des otaries sautent sur le bateau. C’est très sympa comme animal, les gens du cirque ne doivent pas faire grand chose pour les éduquer, tellement c’est vif et ça semble comprendre vite. On rencontre aussi sur notre chemin des pélicans, imposants, des dauphins, beaucoup plus gros que ceux que l’on voit à la Réunion. On s’amuse beaucoup avec les otaries ! retour à terre au bout de 4 heures qui nous ont semblé bien courtes. Et cet après-midi, nous nous mettons en chasse de timbres, d’une laverie pour laver les draps qui sont trop poussiéreux du désert, et d’un cybercafé pour envoyer des news et tchater un peu. Et l’on arrive à tout faire !! c’est la civilisation, ici ! Ce soir, nous partons pour Swakopmund, la ville voisine, où nous attend un « bungalow » pour deux jours, vu que le temps ici est glacial et très venteux, il n’était pas conseillé de faire du camping. Nous allons au resto : un resto africain qu’on nous avait conseillé, c’est délicieux, pour tout le monde ! encore une bonne journée qui s’achève, les troupes sont fatiguées mais il faut dire qu’il est tard ce soir : 21heures !! J’allume l’ordinateur à notre retour pour écrire le journal quotidien, et à ma stupéfaction il y a du réseau dans ce B&B !!!je vais en profiter pour mettre quelques mails car je ne suis pas sûre d’avoir correctement envoyé ceux d’hier dans le cybercafé.
Samedi 22 juillet. Je crois qu’on est à la moitié des vacances. À la fois ça passe vite et l’on en a déjà tellement vu et fait… Ce matin, c’était Versailles. Petit déj’ hyper varié et complet, œufs, bacon, jus, fromages, fruits, céréales…… Puis départ pour Cape cross, là où se trouve la plus grande colonie d’otaries du monde. J’ai compris aujourd’hui l’expression « ça pue le phoque ». c’est une odeur épouvantable qu’une tribu pareille. On s’est amusé un bon moment à les observer évoluer. On a vu des chacals qui rodaient. Et l’on est rentrés, la tête pleine de souvenirs et la voiture pleine d’odeurs…. Et cet après-midi, nous sommes allés visiter l’aquarium, sans grand intérêt. La seule chose amusante a été l’immersion d’un plongeur dans le grand bassin pour nourrir les poissons et les tortues. On a fini par traîner sur la plage (comme d’hab’, en pull et en écharpes !). Et le repas s’est passé au même endroit qu’hier, tout le monde ayant été si content qu’on a eu envie de recommencer ! Ce soir, je profite de la connexion pour passer quelques messages et tchater un peu. C’est hallucinant de pouvoir communiquer si facilement, alors qu’on est si loin physiquement. Du coup je traîne !!!
Dimanche 23 juillet 2006 Nous nous refaisons ce matin encore un petit déj’ gargantuesque, puis derniers au revoirs sur le tchat et c’est reparti pour 15 jours de brousse ! Rappro d’essence et de bouffe. La Namibie est un pays dans lequel on ne vend pas d’alcool le dimanche…Donc je n’aurai pas de bière !. Le compteur kilométrique passera ce matin les 3000km depuis notre départ ! le temps estimé pour cette étape nous crée une bonne surprise, nous roulons 1H45, alors qu’on avait prévu 3 heures ! c’est super ! Nous arrivons au milieu de nulle part, Spitkoppe, des énormes rochers de granit dans le désert. Une fois de plus nous sommes émerveillés ! les formes, les lumières sont de toute beauté. Les filles montent le camp, puis nous allons faire les lézards en maillots, sur un rocher, crème solaire, bouquins…. Les premiers voisins dans le camping sont à 1km… Ici, l’espace n’est pas un luxe. Les enfants jouent aux cartes, je vais faire un tour, méditer sur un gros rocher. Il y a vraiment une belle énergie dans ce pays. À mon retour, nous escaladons le rocher qui surplombe notre camp, prenons de jolies photos, puis redescendons pour l’apéro et la mise en route du feu, moment habituel maintenant de nos soirées d’aventuriers.
Lundi 24 juillet 2006 On reprend le rythme montage-démontage, après ces quelques jours de B&B. Et comme hier, une bonne surprise nous attend : alors qu’il était prévu 4H30 de route, notre étape est faite en 2 heures. Nous prenons connaissance des lieux et avant de monter le camp, allons visiter le site de peintures rupestres de Twyfelfontein. Un étonnant édifice tout en bidons de métal fait office d’accueil, puis un guide nous montre les dessins vieux de 2000 ou 5OOO ans. Le camp est monté le long d’une rivière, à sec, vu la saison. On nous dit que les éléphants sont dans cette région. Il n’en faut pas plus aux deux filles pour aller se balader dans le lit de la rivière…À la recherche des pachydermes ! (pourvu qu’elles ne les rencontrent pas, je ne sais pas comment ils réagissent devant d’aussi jolies jeunes filles !). Le camp est peuplé de plein d’oiseaux de toutes sortes, il y a des perroquets, des…, des …, il faut que je regarde les noms dans le guide !!
Mardi 25 juillet 2006 Peu de route ce matin, on arrive dans un camp sympa, la dame de l’accueil nous prévient qu’un éléphant était dans le camp la nuit dernière, que s’il revient, il suffit de se mettre sous la tente calmement, qu’on peut le prendre en photo …Mais sans flash ! (cf. Tintin au Congo !!) Nous installons le camp, et je profite d’avoir un peu de temps et de l’eau chaude pour laver du linge. Puis à 15h30, nous partons en game-drive avec le secret espoir de croiser des rhinos, des éléphants et des lions. Nous croiserons des zèbres, des oryx et des springboks… Mais aurons un guide originaire de cette région (le Damara) et qui parle en « cliquant » (Cf. les dieux sont tombés sur la tête !) il nous apprend donc à parler en cliquant, c’est très difficile, surtout pour des « déglu primaires » de notre espèce. Il nous montre également comment s’écrivent ces sons. Margot achèvera cette séance d’anthropologie en enregistrant le monsieur sur son portable !! Sera-ce sa prochaine sonnerie ???
Mercredi 26 juillet 2006 Ce matin c’est le spectacle ! le fameux éléphant d’hier est dans la rivière à quelques mètres de nous. Il mange tranquillement de l’herbe et se laisse photographier. C’est un mâle, il vit en indépendance du reste du groupe. Nous partons sans oublier de faire le plein d’essence, et sans aucune appréhension prenons la route…Pour s’apercevoir 50 Km plus loin que nous avons pris une mauvaise direction !! Dur dur ! après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre et de changer le projet de ce soir, nous irons dormir à Opuwo. La route est longue, 5 heures, le câble de recharge de l’ordinateur fait des siennes, mais nous finissons par arriver à bon port, chez un français à l’accent du sud. C’est sympa de pouvoir échanger un peu !! Les alentours du camp me font penser à une Afrique que je connais, sèche, herbeuse, plutôt sale, grouillante de monde et d’animaux. Nous allons avec Margot à pied au supermarché voisin. Pour cela, nous traversons un petit marché Himba, animé, les femmes sont teintes de rouge, torse nu, pleines de bijoux, des « rastas » de terre rouge, des jupettes en peau de chèvre. Elles sont impressionnantes, plutôt rondelettes et très jolies de visage. Et surprenant aussi de se retrouver à la queue aux caisses de supermarché derrière une de ces femmes, et devant une de leurs homologues habillée à l’européenne. De retour au camp, les enfants jouent avec le fils du propriétaire des lieux, un peu plus jeune qu’eux, ils se baignent, l’eau ne doit pas dépasser les 15° !! Après ils chahutent ensemble autour de la piscine, et le petit Freddy tombe à l’eau, tout habillé, il ne sait pas nager ! Je le sèche et le ramène à sa maman…Nous ne le reverrons pas de la soirée !
Jeudi 27 juillet 2006 Il fait doux dans cette région, le repli du camp n’est pas trop dur ce matin, les filles d’ailleurs continuent de parfaire leurs scores au timing du montage (3’52’’) et du démontage (7’59’’). Il est temps de dire au revoir à Jacky (1h30 !!) et nous voilà repartis. Cette fois c’est de la piste possible uniquement aux 4X4, jusqu’à Epupa Falls ! j’angoisse un peu. Et finalement, ce n’est pas si terrible, et comparées aux pistes malgaches, les pistes namibiennes sont des autoroutes !! Nous arrivons dans un endroit splendide, paradisiaque ; d’ailleurs Ambroise ne s’y trompe pas, c’est ici qu’il vivra quand il sera grand ! Le camp est à la hauteur du reste, magnifique. Nous calons ici cet après-midi. Une grosse dame vient me voir et me dit en anglais « I’m a washing machine !! » je saute sur l’occasion pour lui donner un bon paquet de linge ! Nous prenons aussi RV avec un guide pour demain matin. Les enfants jouent, je lis. Tout va bien. Il fait très chaud, c’est assez rare pour le faire remarquer ! Je vais discuter un peu avec nos jeunes voisins de camp qui sont français. Agnès, Anne-Lise, Sandra, Aurélien et Michaël. Nous buvons l’apéro ensemble, ils sont très sympas.
Vendredi 28 juillet 2006 Grasse matinée aujourd’hui, nous avons RV avec le guide à 9h… Nous allons visiter un village himba. Nous achetons un sac de farine pour eux, ce qui est dans les habitudes, et nous partons avec notre guide, John, qui fera la traduction. Le « chef » nous accueille, un vieux monsieur de 75 ans, et nous visitons leur petit camp, un parc à veaux et à chevreaux au centre, 4 cases à chaque point cardinal autour de ce parc : une pour le « chef », et une pour chacune de ses trois femmes. Entre ces huttes d’autres petites huttes : celles de ses filles et de ses petits-enfants. Il n’y a pas grand monde : les hommes sont avec le bétail dans la brousse, les femmes sont en dehors du camp, avec une dizaine de garçonnets, circoncis depuis avant-hier. Il est de coutume de les laisser en dehors du camp, jusqu’à la cicatrisation complète. Nous allons les visiter ensuite. Ils sont tous beaux et semblent en bonne santé. Je me renseigne sur leur alimentation de base : lait de chèvre et viande. Ils ont tous de très belles dents. Tout ce monde a l’air très calme, peu d’activités au cours de la journée, rythmée toujours de la même façon : cuisine, recherche de bois et d’eau pour les femmes, garde du bétail pour les hommes. Nous restons deux heures en leur compagnie. J’ai le temps de traiter un peu le vieux qui souffre du genou ! Et nous prenons le chemin du retour en fin de matinée : en effet, nous devons aller « rafter » cet après-midi !!. nous mangeons dare-dare, et repartons avec un autre guide, Lucas. Les enfants sont partagés entre l’excitation et la peur : la rivière est pleine de crocodiles !! Après quelques instants de pagaye, et après avoir croisé de loin deux ou trois crocos qui s’avèrent avoir plus peur que nous, toute appréhension a disparu et tout le monde se régale ! Enthousiasme général pour petits et grands. Nous naviguons sur la Kunene River, qui fait frontière avec l’Angola que nous avons sur la rive droite. Pas mal de crocodiles en effet, nous ne verrons par contre aucun babouin ni aucun singe. Nous invitons le guide à boire un coup ce soir au camp, nous avons aussi invité les français d’hier soir. Petite ballade en fin de journée sur les hauteurs pour admirer les chutes, c’est un spectacle grandiose que toutes ces chutes qui tombent dans cette rivière. Nous ne regrettons pas notre escapade ! De retour au camp, nous partageons comme prévu l’apéro avec les français, Lucas n’est pas venu, tant pis. Puis chacun retourne à son camp pour l’habituelle grillade, et c’est le coucher 20h45. À ce moment-là, Cassandre m’appelle dans mon lit pour me dire « maman, le guide vient d’arriver avec une bouteille de bière !! ». Je ne suis pas en tenue pour le recevoir, je lui explique de mon lit (je dévore la fin des « cerfs-volants de Kaboul »), que nous devons lever le camp tôt demain matin et que nous sommes déjà couchés ! Merlin est tout déçu, il s’était bien entendu avec lui cet après-midi
Samedi 29 juillet 2006 Aujourd’hui est une journée un peu spéciale car nous avons beaucoup de route à faire et donc ce sera une étape pour rejoindre Etosha. Les 6 heures de route se passent plutôt bien et nous arrivons dans le joli camp de Hobatere, qui jouxte la frontière ouest d’Etosha. Chacun vaque, lecture, jeux de cartes, et l’après midi s’écoule comme ça. Une bonne douche, chauffée au feu de bois, fait du bien à tous les crasseux qui n’avaient pas vu l’eau depuis un moment ! Et puis au repas, c’est fête ! Nous attaquons l’apéro avec des cacahuètes, puis tentons la recette chutney au fromage : ce sont de toutes petites courges toutes rondes et très dures, dont nous vidons les pépins pour les remplacer par du fromage (fêta et gouda), puis on remet « le chapeau », on emballe dans de l’aluminium et on le met à cuire dans les braises. C’est bon ! Nous finissons par un kilo de yaourt aux fruits des bois : c’est l’orgie !! Nous avions fait les courses tous ensemble ce matin, et du coup, chacun a eu un peu de ce qu’il aime !
Dimanche 30 juillet 2006 Départ pour quatre jours à Etosha ! nous tentons une entrée du parc par l’ouest, mais n’avons pas de permis pour la réserve. Nous sommes dons obligés de faire trois heures de route pour rejoindre l’entrée sud, à Aukokuedjo. Et à partir de là c’est le feu d’artifice !! les points d’eau sont de véritables fourmilières de zèbres, de springboks, d’oryx, etc… Nous allons balader en dehors du « village » en voiture : interdiction formelle de descendre de voiture. Du coup c’est un peu long pour les gars qui chahutent et me perturbent la conduite. Il faudra qu’on trouve une idée de divertissement pour avoir « la paix » demain !! le soir, à la nuit tombée, au point d’eau du camp éclairé par des projecteurs, nous pouvons admirer la toilette d’un éléphant, et le passage d’une hyène.
Lundi 31 juillet 2006 Aujourd’hui première galère au repli des tentes, une des deux est coincée et ne veut pas se refermer… Il nous faudra l’aide d’un gentil voisin musclé pour la forcer un peu, et ensuite, notre perspicacité, notre astuce et notre persévérance pour trouver les boulons qui déconnent, trouver la boîte à outils, trouver les bons outils et enfin faire ce qu’il faut faire !!!nous avons trouvé un super jeu pour intéresser tout le monde pendant le voyage ! Les filles ont déterminé la valeur de chaque animal, en fonction de leur fréquence de rencontre, et Cassandre, meneuse du jeu, comptera qui voit quoi !! Le score final sera en ordre décroissant d’âge… Aujourd’hui encore nous sommes gâtés : éléphants sur la route, rhino au point d’eau, nous croiserons des italiens qui auront la patience d’attendre trois heures devant un bosquet pour qu’une hyène sorte chasser un springbok pour ses trois petits. On les retrouve le soir au camp pour partager leurs photos !! Le soir au point d’eau : toilette de 9 éléphants, et passage de trois rhinos… Cette réserve est vraiment une merveille pour qui aime observer et « traquer » les animaux. Je me régale au moins autant que les enfants !
Mardi 1er août 2006 Repli des tentes sans hâte ce matin, et une fois de plus petit problème : la fermeture des housses de tentes déraille. Il me semble que la poussière y est pour quelque chose… Il nous faudra l’aide d’un monsieur qui passe pour nous en sortir ! Puis nous prenons la route direction du camp suivant : Halali. En nous promenant, un 4X4 nous fait des signes : le coffre s’est ouvert ! Je suis obligée de sortir de la voiture « maman attention au lion !! » pour aller fermer : manque de bol, les serrures sont faussées maintenant ; il nous faut ré-ouvrir la boîte à outil pour essayer de les redresser ! j’arrive à peu près, on fignolera au camp. De retour au camp, nous nous installons et partons au point d’eau, éléphants et rhinos, et nous rencontrons une française très sympa, qui voyage seule. Nous papoterons un bon moment avant de rentrer pour le repas. Margot fait la lecture à voix haute à Cassandre : « vous revoir » de Marc Lévy. Cela plait à Cassandre, d’autant qu’elle a fini depuis longtemps tous les bouquins qu’elle s’était emmenée.
Mercredi 2 août 2006 Nous avons entendu cette nuit les rugissements d’un lion, sans doute au point d’eau. C’est étonnant la puissance de ce cri. Il fait très froid ce matin, nous avons du mal à nous mettre en route, la tente bloque toujours un peu à la fermeture. Cassandre kidnappe le livre d’hier, pour le finir dans son coin !! Nous repartons pour une matinée de ballade en voiture, pour ne pas voir grand chose, mis à part une famille de phacochères, c’est la première fois que nous en croisons à l’état sauvage. À notre retour, un monsieur, voisin de notre camp, vient demander si une femme qui voyage seule avec des enfants n’a pas peur…Nous blaguons un instant, avec sa femme. Décidément, je plais aux vieux sud-af !! Les enfants en ayant marre de la voiture, ils ne veulent pas repartir ce soir encore pour une ballade. Qu’à cela ne tienne, nous irons au point d’eau du camp, et nous ne serons pas déçus : 15 éléphants viennent boire, avec un tout petit. C’est très intéressant à observer : l’utilisation de la trompe, la communication entre eux, la réaction des autres animaux autour. J’oblige aujourd’hui les enfants à se laver…Cela fait au moins trois jours qu’ils n’ont pas vu d’eau !!! et chance pour eux, c’est leur premier (et seul je pense) bain namibien.il fallait bien cela pour les dépoussiérer… Mais tout sera à refaire à peine sortis de la salle de bains, le sol ici n’est que poussière, et quel beau jeu pour deux petits avec des bâtons, on peut faire des circuits, des nuages, et tout un tas d’autres choses merveilleuses…. De retour au camp, nous rediscutons avec Peter le voisin et sa femme, une tente de toit « tip-top » coûte 11000 N$... Je me plais à rêver, à m’inventer une remontée de l’Afrique avec mes enfants… Nous discutons vins, bouchons, capsules, agrafes, je pose mes cartes pour Fred. Pas de problème, Peter travaillait dans l’industrie du vin, il est maintenant à la retraite, mais il attend Fred pour lui présenter du monde ! il me laisse sa carte, et comme j’ai mis du collyre à sa femme qui a une conjonctivite, il nous donne de la viande et des légumes! Et des petits pois, des carottes, et patates douces préparées au barbecue, je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont fait cette expérience !on fait des rencontres étonnantes en voyage ! Les filles en fin d’après-midi se décident à remonter le camp (3’17), et Cassandre par je ne sais quel moyen, se casse la figure de l’échelle…Plus de peur que de mal, mais elle quand même mal au coccyx…
Jeudi 3 août 2006 Hier soir en nous couchant, nous avons entendu un éléphant barrir, sans doute au point d’eau. Mais entre le froid saisissant et les gars crevés, nous avons préféré rester au lit. Ce matin, Peter nous raconte qu’il a vu une rixe entre éléphants et rhino hier soir, un éléphant s’étant vu refuser l’accès au point d’eau par deux rhino, il a appelé à la rescousse ses potes qui sont venus à …19 !! Et qui ont poussé les rhinos dans l’eau ! On a loupé le spectacle ! Nous sommes repartis pour la Waterberg. La route est longue. Arrivés là-bas, le paysage est splendide, le camping sympa. Nous voulons faire une balade qui arrive au point de vue de la région, mais Cassandre a mal au coccyx et les gars préfèrent courir après les mangoustes et les pintades. Qu’à cela ne tienne, nous montons avec Margot. Et ça vaut le coup ! De retour au camp, apéro, jeux, et tout va bien. Nous savons que c’est notre dernière nuit sous la tente….
Vendredi 4 août 2006 Ce matin nous ne sommes pas pris par le temps car il ne restera plus beaucoup de route pour clore notre tour. Nous démarrons doucement. Je traîne au lit pour finir mon bouquin (vous revoir), et Cassandre a la très bonne idée de mettre en route le petit déj’. Je ne me lève donc que pour aller en profiter ! petite promenade dans la forêt avant de reprendre la route. Nous nous arrêtons au marché artisanal de Okahandja. J’avais oublié ce que c’est fatigant d’avoir toujours à parler, à discuter, à négocier les prix. Deux heures dans cette ambiance, j’en ressors lessivée ! Mais nous avons des petits cadeaux à rapporter. Entre nous, l’artisanat local n’a rien d’exceptionnel. Arrivés à Windhoek, nous faisons halte dans une galerie commerciale pour acheter une valise pour Margot car la sienne n’a pas supporté le mois ! en passant, une boutique d’intérieur nous tend les bras, j’en profite pour acheter deux superbes housses de couette et des serviettes de toilette. Nous arrivons au Chaméléon en fin d’après-midi. Nous retrouvons alors nos « copains » de Epupa Falls. Le temps de refaire un peu les valises, le rangement de la voiture, et nous partons avec eux dans un resto pour passer notre dernière soirée namibienne. Nous passons une super soirée, ils sont adorables, on chante, on rit, l’ambiance est détendue. Ce soir c’est fête, on se couche à 23h !!
Samedi 5 août 2006 Pour reprendre une expression de Georges : « même les bonnes choses ont une fin », et aujourd’hui ça sent la fin ! Nous traînons au Chaméléon ce matin, les enfants jouent avec les amis d’hier soir, qui les emmènent même en courses ! Margot trie et nomme les photos, et moi j’essaie de tout faire rentrer dans les valises. Je fais aussi le point du mois avec Christine. Puis nous allons rendre la voiture, tout est nickel, aucun problème au check-up. Ensuite nous partons en minibus à l’aéroport, toujours avec nos copains français qui prennent l’avion suivant le nôtre. Tout le monde chante des chansons débiles dans le bus, ça rigole sec ! Nous prendrons un dernier pot ensemble à l’aéroport, avant de nous quitter, en nous échangeant nos mails. Le vol se passe bien, nous arrivons sans problème au « backpakers » à Johannesburg. Commande de « nuggems » pour les enfants, séance d’épilation pour Margot qui : 1) retrouve Marco demain et 2) espère pouvoir trouver un peu plus de chaleur à Groix, et donc montrer ses jambes !! Avoir chaud en Bretagne, c’est peut-être plus facile qu’en Namibie au mois de juillet, mais ce n’est pas gagné quand-même !
Dimanche 6 août 2006 Nous voilà dans l’avion, la boucle est bouclée… Ce matin, nous avons profité des derniers rayons du soleil sud-africain, à jouer aux cartes avec Margot ; Et puis ces interminables heures dans le hall de l’aéroport, où l’on sait qu’il va bientôt falloir se dire au revoir, mais où l’on fait comme si on ne le savait pas… Et puis l’heure de la séparation arrive, et l’on se dit qu’on se revoit bientôt, qu’on a de la chance, Noël ce n’est pas si loin…et vite on tourne la tête pour ne pas laisser voir ses yeux qui rougissent… C’est vrai, Noël c’est pas si loin… Nous voilà donc dans l’avion, les enfants jouent et j’alterne le temps entre mon livre « les âmes grises », et une sorte de bilan du mois écoulé. Au final, nous aurons perdu… deux chapeaux malgaches, une basket, deux savates, une écharpe, et nous aurons gagné… tant de bons moments passés ensemble, de rencontres insolites, d’images à couper le souffle, de souvenirs pour les soirées d’hiver….
Namibie..... Un pays de poussière, ou même les petits noirs sont blancs, enfin...surtout les miens! Un pays dans lequel on arrive omnivore et dont on repart carnivore Un pays où l’on vit à l’heure du soleil, où se coucher à 21h relève de la nuit blanche Un pays où l’on s’enquille 6000 km de voiture en un mois sans problème Un pays où croiser des zèbres est d’une banalité sans nom..mais où croiser un Namibien est un exploit! Un pays où le barbecue est un sport national Un pays où chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement, qui donnent envie d'aller à l'horizon...
Dimanche 9 juillet 2006 Après des mois et des mois de préparatifs, de rêves, et plus récemment de nuits blanches, l’aventure imaginée devient réalité… Embarquement pour Johannesburg. À L’atterrissage sur le tarmac de la mégapole, Ambroise, notre grand spécialiste de la faune, hurle dans l’avion : « Maman, je viens de voir une autruche !! » On n’a pas fini de rire à la découverte des animaux africains… Une chape de brume marron recouvre l’horizon : poussière ? pollution ? Stress à l’idée qu’on peut galérer pour retrouver Margot, mais tout se déroule comme prévu. Mes premiers mots en anglais avec le douanier sont plutôt concluants : on se comprend !!! Je téléphone à l’hôtel pour qu’on vienne nous chercher : idem, le gars semble me répondre ! (Merci Anna pour tes cours d’anglais cette année). L’ambiance locale est plus cool que ce que je craignais, les gens sympas, l’aéroport clean, et pas si grand (ou bien je n’ai pas tout vu ?).On ne se fait pas harceler. Petit hic en arrivant à l’hôtel, ils ne prennent pas la CB. Je suis bonne pour refaire un A-R à l’aéroport pour faire du change. Le prix d’un taxi un dimanche après midi, quoi….. Fin de journée à buller. Les filles chargent le MP3, les gars se salissent dans les jeux du jardin, et moi… Je ne fais rien, que c’est bon ! On commande des repas, Mac’do pour les uns, pizzas ou pâtes pour les autres, coca, Sprite et bière : on n’est pas en Afrique, on est aux States ! Et ce soir, c’est la finale !! La TV est allumée dans la chambre, et l’ordinateur va assurer le baby- sitting avec « sauvez Willy ». La vie est douce, la décompression arrive, même si je sais qu’elle ne sera effective qu’arrivés en Namibie. ….En fait je nous ai surestimés ! on n’a même pas tenu la première mi-temps… Le sommeil nous a rattrapé.
Lundi 10 juillet 06 Mal dormi cette nuit. Les gars se sont réveillés tôt. Nous avons eu droit à une partie de rediffusion du match France-Italie au petit dej’. Bref, on a perdu. Ambiance « strange » au petit dej’ : feu de cheminée, toasts, et foot. Puis départ rapide pour l’aéroport. Les guichets d’enregistrement annoncés ne correspondent pas, on galère un peu à trouver, mais sans stress vu qu’on est tôt. Petit vol de 2 heures, on survole l’Afrique australe, c’est beau. Arrivée sur Windhoek. (On ne dit pas « ouinedok » mais « vin’t’ouk », c’est bon à savoir) . Sortie de l’avion magique, l’air est limpide, l’horizon clair, c’est magnifique. On a l’impression d’être dans du « pur ». L’air par contre est très sec. Nous sommes attendus par le loueur de voitures. Embarquement en groupe, en bus, pour aller chercher nos véhicules. Trois heures de paperasse, discussions, découverte du véhicule. C’est étonnant et fatigant en même temps. Les enfants trouvent le temps long. Merlin trouve tous ces gens bizarres de ne pas savoir parler français. Cela me demande un effort d’attention énorme pour comprendre tout en anglais, je fais répéter, je répète à ma façon pour être sûre que j’ai bien compris. Le 4X4 est énorme, et pas tant que ça finalement quand on y case tous nos bagages. Il est flambant neuf, 13 200 Km au compteur. Volant à droite, conduite à gauche, cela aussi demande un effort et procure du stress. Enfin ça dépend pour qui : les enfants rient comme des baleines à chaque fois que je mets l’essuie-glace pour tourner à droite, ou à gauche. Je demande à tout le monde d’être vigilant en même temps que moi pour être sûrs que je ne me trompe pas de chaussée, dans les carrefours ! Dernier stress de la soirée : reprendre la voiture pour aller faire des courses. Finalement, je trouve que ça rentre assez vite, et l’on y arrive plutôt bien en fin de parcours ! Soirée au back-packers. L’ambiance y est cool, l’accueil sympathique. On est crevés et les enfants n’arrivent pas à attendre l’heure du repas. Ils s’endorment dans les canapés. Le décalage horaire et l’air frais font leur effet. Je ne vaux guère mieux, à 20H30, je suis au lit.
Mardi 11 juillet 06 Première vraie journée de « baroude ». Après encore une nuit agitée et de mauvais sommeil, je me réveille tôt. Je réorganise les valises pour que ce soit plus pratique dans le 4X4 car nous sommes hyper chargés et il n’y a pas de rab de place dans le coffre. Petit dej’ ambiance backpackers avec d’autres personnes. J’ai une touche avec un pasteur sud-africain, puis un voyageur solitaire Lyonnais ! je crois que je plais aux vieux...ils n'ont sans doute pas vu le restant de mon équipage!! Puis mise au point du tour avec Christine, derniers petits détails… Je lui demande comment elle est arrivée ici : « l’amour », me répond-elle. Ah… L’amour…. Nous prenons donc la route à 10h du matin. Je comprends ici l’expression « ruban » quand on parle de route…J’essaie de faire des photos pour le décrire mieux. Une route droite comme un I jusqu’à l’horizon, tout le temps. La route est bonne, il n’y a pas beaucoup de trafic, et les voitures que nous croisons sont toutes des 4X4 ou des camions. Pique-nique sur le bord de la route, je suis contente d’avoir si bien prévu le voyage. Les gamins sont aux anges entre les curiosités extérieures, les bouquins, les bonbons, le micro, ils sont cools pendant le voyage. Pour ce qui est des curiosités extérieures, la première super surprise pour tous est une famille de babouins sur le bord de la route. On ralentit, on s’arrête, on rit, on observe, on prend des photos. Ah, le rire et l’enthousiasme d’Ambroise font chaud au cœur. On en rencontrera à plusieurs reprises, et l’effet sera toujours aussi excellent ! Passage du tropique du capricorne, là aussi, pause photos. Le paysage évolue doucement, vers le désert du KalaHari où nous nous arrêterons ce soir. Nous sommes accueillis au campement, où l’on nous propose un « game-drive » pour ce soir. Le temps que je comprenne de quoi il s’agit, que je demande leur avis aux gosses (réponse : ouais, youpi ! »), on a juste une heure pour monter notre camp et en route pour de nouvelles aventures. Au bas mot, chaque emplacement de camping a un hectare de savane pour lui tout seul… On ne se gène pas entre voisins… Au passage, les nanas chronomètrent leur exploit de montage de tente à 13’40’’ : le record ne sera pas difficile à battre !! Le game-drive : excursion en 4X4 aménagé pour un groupe de 6 à 8 personnes, sur des bancs en plein air, dans la savane à la rencontre des animaux. Pas un seul francophone, les guides expliquent tout en anglais rapide, résultat, les enfants font le souc… Mais pour une première excursion, on est gâtés : oryx, springbok, autruches, écureuils, renard, et même une splendide girafe. Apéro au coucher de soleil avec la girafe en toile de fond, lever de pleine lune dans un décor de rêve, vraiment, que je suis contente de pouvoir nous offrir tout cela. On en a plein les yeux. Retour au camp à la nuit tombée, il est 18h30, la mise en route du feu par Cassandre et Margot n’est pas concluante, on ne peut pas être doué partout ! Pas grave, on se rabat sur la bouteille de gaz ! Extinction des feux à 20H30… Quelle folie !
Mercredi 12 juillet 2006 Lever à 6h pour les uns, grasse matinée pour les autres jusqu’à 7h15 !! Il fait un froid de canard, mais la nuit a été bonne pour tout le monde. Margot a entendu gronder des animaux dans la nuit…J’espère que ce n’est pas moi qui ronfle. Après un petit déj’ qui réchauffe les troupes, le soleil commence à nous réchauffer doucement et voilà le moment de lever le camp. Les filles au rangement des tentes, moi à la vaisselle et aux valises à boucler, les gars à chercher des écureuils… Et là, le record de temps au démontage sera encore moins difficile à battre que celui du montage, vu qu’elles ont galéré, ayant laissé les couettes à l’intérieur, les tentes étaient trop épaisses pour être fermées, on recommence, jusqu’à coincer un bout de toile dans une fermeture éclair….36 minutes plus tard, on est au Lodge à demander de l’aide à un gentil monsieur qui avec des pinces et beaucoup de force finira par nous dépanner. 3 heures de route dans le désert. Nous voilà dans le Quiver Tree, où l’accueil laisse un peu à désirer, mais le camp est sympa. Ballade au milieu de gros rochers, puis dans la forêt de cocker boom trees. Magnifiques. Le temps est beau et doux, c’est très agréable. 16h : les fermiers donnent à manger aux « cheetah » : guépards en captivité. Cela fait un peu piège à touristes (et à guépards...) Mais c’est intéressant de voir de près ces magnifiques félins. Puis les enfants découvrent un immense trampoline : partie de rires assurée, d’autant qu’ils sont à un moment surpris par un phacochère (domestique !). Et même s’il n’a pas l’air agressif, il est curieux et « sniffe » les baskets et les pulls restés à côté du trampo.(Ambroise ne voudra pas remettre son pull avant que je l’aie lavé !). C’est une scène à mourir de rire ; les enfants en tas au milieu du trampo et le cochon qui fait connaissance autour. Retour au camp pour un magnifique coucher de soleil. Puis à nouveau, on s’attaque au feu… On doit faire pitié aux voisins qui viennent nous aider. Ouf…. Puis c’est à notre tour d’aider ceux de l’autre côté : un marmaille s’est fendu sur le front…L’infirmière gère cela en 2 temps 3 mouvements, improvise des stéristreep et le tour est joué. La première vraie grillade est bonne ce soir. Et comme d’hab, nous serons tous couchés à 20h30…
Jeudi 13 juillet 2006 Toujours dans le même ordre, les levers s’échelonnent de 6h à 7h15…Et toujours dans le même ordre, petit déj’, et rangement du camp. Les filles font des progrès époustouflants, les tentes sont pliées en 23’. Un dernier petit tour de trampoline avant de partir (15 minutes maxi, et si vous êtes sages, 1/4 d’heure !), nous fait rencontrer une bande de suricates. Après Pumba hier, c’est Timon ce matin, vivement Simba ! Petit coup de tel sat pour rassurer les parents Salomé de la bonne santé de leur progéniture : les textos ne passent pas. Et nous voilà repartis joyeusement pour 3h de route. Du désert pour changer. Arrêt dans un magasin pour faire des courses, des petits enfants nous demandent de garder la voiture contre une pièce. Ambroise a du mal à comprendre… En fin de parcours, nous nous arrêtons pour prendre en photo des panneaux de signalisations indiquant le probable passage …d’autruches, de zèbres, ou de gazelles ! Cinq minutes plus tard, nous croisons des autruches !! Arrivés à Fish River Canyon, nous faisons les formalités d’usage, remplissons les formulaires d’identité, et nous acquittons de l’entrée dans le parc national. Puis nous allons regarder les différents points de vue et pique niquer dans la nature : un petit écureuil pas timide vient nous dire bonjour, les enfants essaient de voir ce que ça mange : pas des oranges, pas des pommes, pas des chips, mais des…Spéculos !!! Bon à savoir, les écureuils namibiens sont « spéculivores ». Nous observons au fond de la vallée à la jumelle des babouins. Retour au camp, très joli encore une fois, les filles sont décidément trop fortes et pulvérisent encore leur record. Le feu à mettre en route devient un jeu d’enfant. Le vent est frais ce soir.
Vendredi 14 juillet 2006 Fête nationale… On est loin de ça ici. Nous devions faire l’aller-retour à Aï Aïs aujourd’hui, environ 70 Km de route. Je demande à l’entrée du parc si on peut aller dormir ce soir là-bas avec notre passe : aucun problème. Nous reprenons donc la route pour 1h, et arrivons dans une mini station balnéaire, plein de monde, resto, boutique, c’est l’hallu ! J’ai un peu les boules (on s’habitue vite à la vie de sauvage) mais je me reprends vite, car Cass’ trouve ça super (on se croirait en France !!) et il y a une immense piscine d’eau chaude, issue de sources chaudes (brûlantes, même) juste à côté. Elle fait au moins 37°, et vu que le vent est frais, on y passe une bonne partie de l’aprèm, c’est rêvé pour les enfants. Ce soir, ils ont eu leur dose, 19h30 au lit !! Je prends les gars avec moi sous la tente, car il y a eu des crises ce matin, Merlin ayant bougé énormément pendant la nuit dernière avec les filles. Les textos sont impossibles à passer. J’en reçois par contre…Je n’ai pas tout compris.
Samedi 15 juillet 2006 Nous levons le camp de bonne heure pour rejoindre Aus. La route se fait sans problème, et nous arrivons dans un site merveilleux où nous sommes pratiquement les seuls. Il fait du vent, mais le soleil nous réchauffe. Nous nous installons et décidons d’aller faire une petite rando de 4km, point de vue magnifique sur le début du désert. Les enfants en rentrant décident de grimper le mont qui jouxte le camp, et veulent que je les prenne en photo, d’en bas. Ils ressemblent à des fourmis d’ici. Ambroise n’ira pas jusqu’en haut, n’ayant pas envie de mourir ! Quand l’ombre arrive sur le camp, un vent glacial nous saisit, le temps de prendre une douche et de s’habiller comme des esquimaux, nous ne ferons pas notre barbecue ce soir, j’offre le resto, il fait trop froid ! On s’y rend à pied, les enfants sont crevés et frigorifiés. On mange bien, on retrouve nos amis allemands qui avaient fait le game-drive avec nous il y a trois jours, et rencontrons les premiers français de notre séjour. On mange bien, et le patron nous remmène dans une voiture ouverte (gla-gla), ce qui nous évite le Km de marche au retour. Vite sous la couette, le vent souffle, c’est de loin la soirée la plus froide depuis le début des vacances.
Dimanche 16 juillet 2006 Aujourd’hui nous restons dans le même camp, mais devons quand même plier les tentes pour aller du côté de Lüderitz. Une heure de route où nous entrons dans le désert de sable. C’est magnifique. Première étape à Kolmanskop, ville diamantifère aujourd’hui à l’abandon. Le guide est en anglais, ce qui ne facilite pas la tâche, mais l’ambiance est là. On visite les maisons dont le sable a pris possession. On se croirait dans les décors d’un film. Etrange. Le guide nous prévient qu’une hyène est ici depuis quelque temps. Effectivement nous trouvons des traces fraîches et tentons de les suivre. C’est excitant, mais l’hyène est plus maline que nous et nous ne la trouvons pas ! En route ensuite pour Lüderitz. Après avoir cherché un moment un spot pour pique-niquer, nous nous rabattons sur le front de mer où sont installés des jeux d’enfants. Les petits s’éclatent et une fois de plus ne veulent pas quitter le lieu. Nous partons à la recherche des flamants roses… Tentons de demander notre chemin à des locaux qui apparemment ne me comprennent pas. Je suis donc obligée de … Mimer les flamants roses devant les 4 enfants morts de rire dans la voiture ! mais je me suis fait comprendre !!!le monsieur très gentil nous emmène sur le site. Nous sommes un peu déçus car les flamants sont loin et sont…blancs. Nous arrivons ensuite sur les lieux d’un accident de voiture avec trois blessés. Trois jeunes sud-africains gèrent les premiers secours… Je demande s’ils ont besoin d’aide, ils me demandent des gants, je n’en ai pas. Ils ont l’air d’assurer. Cela ne sert à rien de rester là avec les enfants, nous filons à Agathe Bay. Grande plage venteuse avec en toile de fond les dunes de sable : c’est splendide. Promenade sur la plage, dans le vent. Il est temps de prendre le chemin du retour car nous voulons avant de retourner au camp aller voir les chevaux sauvages. Nous ne sommes pas déçus : quand nous arrivons, il y en a plus d’une cinquantaine, et la lumière de fin de journée rajoute à ce tableau une ambiance chaleureuse. C’est magnifique. Retour au camp à la nuit tombante, il fait moins froid qu’hier, les filles pulvérisent leur record pour le montage. Nous nous habillons chaudement pour aller à notre deuxième soirée resto : oryx et tarte au fromage et caramel : de quoi faire peur mais tout est très bon. Ce soir c’est fête, extinction des feux à 20h45 !
Lundi 17 juillet 06 Aujourd’hui, nous avons fait une très longue route, l’itinéraire nous annonçait 5h mais il me semble qu’on en a bien fait 6 ! il y avait 100km de piste toute droite, j’ai proposé à Margot de conduire. Qu’elle ait au moins l’expérience de la conduite à gauche ! ça ne l’a pas démontée plus que ça, elle a conduit nickel. Il faut dire qu’ici, on croise une voiture toutes les 3h et que la route est plus que droite ! Nous sommes arrivés à Sesriem, avons trouvé facilement des places dans le camping, bien qu’on n’ait pas pu réserver à l’avance parce qu’il était soi-disant plein. Le temps de faire une reconnaissance des lieux, et nous voilà partis pour escalader une dune dans le parc national. Instant incroyable. C’est d’une beauté inouïe, on est seuls, le vent fait chanter le sable. Malheureusement Margot est prise de maux de ventre, et bien qu’elle parvienne à monter, elle ne profitera pas comme les autres des glissades et autres dégringolades dans les dunes. La dune est très difficile à grimper, cela demande un effort intense. On rame dans le sable, le vent essouffle. Mais quelle récompense une fois là-haut ! On redescend au triple galop, retour au camp, barbecue, et un max de rangement pour être prêts au plus tôt demain matin, … Si Margot est en forme !
Mardi 18 juillet 2006 Lever aux aurores, même avant les aurores pour aller à Sossusvlei. « C’est le coucher de soleil qui se lève ? » dixit Ambroise… Margot n’a plus mal au ventre et a bien dormi. On embarque les petits en pyj sous la couette dans la voiture. Arrivés à 5km de la dune, la piste est sableuse, et il y a la possibilité de prendre un transport pour nous amener à bon port. Je ne me sens pas de risquer un ensablement avec toute ma petite troupe dans la voiture, on joue la sécurité. Et nos voilà partis à crapahuter dans les dunes pendant 3 heures. La lumière est splendide, le paysage grandiose. Je prends des photos qui bien sûr ne rendront pas comme en nature, mais, qui donneront une idée. Moi je mets tout ça dans un coin de ma tête…. Retour sur cette belle route, avec encore un arrêt sur une dune pour jouer encore, et arrivés au camp, notre place est prise par un couple, qui a le même emplacement que nous attribué par le bureau. Je retourne au bureau et le monsieur me dit qu’on peut aller s’installer à côté des toilettes. Je vais voir avec les enfants, personne n’est enthousiaste, alors on décide à l’unanimité de se barrer de là. Ils ne veulent pas nous rembourser notre nuit pré payée ? On s’en fout, on se casse ! Je ne veux pas me faire parasiter mes vacances par des ondes négatives de gens pas sympas. Et l’on a bien fait… Nous tentons notre chance sur notre prochaine étape, Naukluft, avec une journée d’avance. L’accueil est super sympa, le camp tout calme, le long d’une rivière. C’est génial. J’en profite pour laver du linge : ce sera décidément cette corvée qui sera la plus galère des vacances. Et il faut tout ranger : il paraît que les babouins sont là et fouillent partout. Pour ce soir, on ne les a pas vus. La soirée est douce. On est bien, ici.
Mercredi 19 juillet 2006 Aujourd’hui, grasse matinée ! Margot est contente ! On se la joue farniente, petit déj’ au soleil, mise en route piam-piam, et l’on se décide pour une ballade à pied dans la rivière afin de trouver des piscines naturelles. En fait on se trompe de chemin, et l’on se fait un bon bout avant de trouver des piscines, mais la route est jolie, on voit des sortes de marmottes (dassie) et des perruches. Il y a plein d’oiseaux dans ce pays. Les gars font des courses de petits bâtons dans les cascades, les filles bullent. Le retour est un peu laborieux et nous vaut la gueule de Cassandre… Retour pique-nique, lessive (eh oui, on n’avait pas tout fait hier !) et pendant que les unes bullent et que les gars jouent encore dans la rivière, je vais à pied au bureau (1km) chercher de l’eau, de la viande et des boissons. Je croiserai en chemin des traces de zèbres, (mais pas de zèbres…) Et des babouins qui crient dans la montagne. Barbecue lancé à 17h, fin du repas à 19h, on range au maximum ce soir pour essayer de démarrer tôt demain. Une journée de pause ne fait pas de mal : je trouve les enfants facilement de mauvaise humeur aujourd’hui.
Jeudi 20 juillet 06 On lève le camp d’assez bonne heure ce matin, réveillés par les cris des babouins. Et dans les premiers Km de route, nous aurons la chance de croiser de zèbres, des kudus, et des dromadaires. Nous nous arrêtons dans un endroit improbable : Solitaire, au milieu de nulle part dans le désert, une station-service doublée d’une cafétéria, ambiance « Bagdad café », où un gros Allemand avec queue-de-cheval, à l’allure de biker, sert un apple-pie à vous faire tomber par terre. On arrive au bout de 4 heures à Walvis Bay. C’est une ville résidentielle calme qui borde la mer, avec des rues larges, toutes propres, et un lagon que se partagent pélicans, flamants roses et mouettes. Nous en faisons le tour histoire de faire le plein d’essence, d’argent, de bouffe, et de bons plans pour les trois jours à venir. Ballade en bord de mer, nous ramassons des plumes de flamants roses, les enfants leur courent derrière pour les faire s’envoler, nous assistons à un superbe coucher de soleil. Nous finissons la soirée dans un B&B, bien mérité après ces 10 jours de brousse et de désert, tout poussiéreux que nous sommes. La douche brûlante et la couette toute douce et toute chaude nous font le plus grand bien.
Vendredi 21 juillet 2006 Une nuit confortable !!! nous déjeunons ce matin en faisant chauffer nos bols dans un four micro-ondes !!! puis nous nous préparons pour une sortie en mer. C’est l’Atlantique, ici ! dès le départ, l’ambiance est là car des otaries sautent sur le bateau. C’est très sympa comme animal, les gens du cirque ne doivent pas faire grand chose pour les éduquer, tellement c’est vif et ça semble comprendre vite. On rencontre aussi sur notre chemin des pélicans, imposants, des dauphins, beaucoup plus gros que ceux que l’on voit à la Réunion. On s’amuse beaucoup avec les otaries ! retour à terre au bout de 4 heures qui nous ont semblé bien courtes. Et cet après-midi, nous nous mettons en chasse de timbres, d’une laverie pour laver les draps qui sont trop poussiéreux du désert, et d’un cybercafé pour envoyer des news et tchater un peu. Et l’on arrive à tout faire !! c’est la civilisation, ici ! Ce soir, nous partons pour Swakopmund, la ville voisine, où nous attend un « bungalow » pour deux jours, vu que le temps ici est glacial et très venteux, il n’était pas conseillé de faire du camping. Nous allons au resto : un resto africain qu’on nous avait conseillé, c’est délicieux, pour tout le monde ! encore une bonne journée qui s’achève, les troupes sont fatiguées mais il faut dire qu’il est tard ce soir : 21heures !! J’allume l’ordinateur à notre retour pour écrire le journal quotidien, et à ma stupéfaction il y a du réseau dans ce B&B !!!je vais en profiter pour mettre quelques mails car je ne suis pas sûre d’avoir correctement envoyé ceux d’hier dans le cybercafé.
Samedi 22 juillet. Je crois qu’on est à la moitié des vacances. À la fois ça passe vite et l’on en a déjà tellement vu et fait… Ce matin, c’était Versailles. Petit déj’ hyper varié et complet, œufs, bacon, jus, fromages, fruits, céréales…… Puis départ pour Cape cross, là où se trouve la plus grande colonie d’otaries du monde. J’ai compris aujourd’hui l’expression « ça pue le phoque ». c’est une odeur épouvantable qu’une tribu pareille. On s’est amusé un bon moment à les observer évoluer. On a vu des chacals qui rodaient. Et l’on est rentrés, la tête pleine de souvenirs et la voiture pleine d’odeurs…. Et cet après-midi, nous sommes allés visiter l’aquarium, sans grand intérêt. La seule chose amusante a été l’immersion d’un plongeur dans le grand bassin pour nourrir les poissons et les tortues. On a fini par traîner sur la plage (comme d’hab’, en pull et en écharpes !). Et le repas s’est passé au même endroit qu’hier, tout le monde ayant été si content qu’on a eu envie de recommencer ! Ce soir, je profite de la connexion pour passer quelques messages et tchater un peu. C’est hallucinant de pouvoir communiquer si facilement, alors qu’on est si loin physiquement. Du coup je traîne !!!
Dimanche 23 juillet 2006 Nous nous refaisons ce matin encore un petit déj’ gargantuesque, puis derniers au revoirs sur le tchat et c’est reparti pour 15 jours de brousse ! Rappro d’essence et de bouffe. La Namibie est un pays dans lequel on ne vend pas d’alcool le dimanche…Donc je n’aurai pas de bière !. Le compteur kilométrique passera ce matin les 3000km depuis notre départ ! le temps estimé pour cette étape nous crée une bonne surprise, nous roulons 1H45, alors qu’on avait prévu 3 heures ! c’est super ! Nous arrivons au milieu de nulle part, Spitkoppe, des énormes rochers de granit dans le désert. Une fois de plus nous sommes émerveillés ! les formes, les lumières sont de toute beauté. Les filles montent le camp, puis nous allons faire les lézards en maillots, sur un rocher, crème solaire, bouquins…. Les premiers voisins dans le camping sont à 1km… Ici, l’espace n’est pas un luxe. Les enfants jouent aux cartes, je vais faire un tour, méditer sur un gros rocher. Il y a vraiment une belle énergie dans ce pays. À mon retour, nous escaladons le rocher qui surplombe notre camp, prenons de jolies photos, puis redescendons pour l’apéro et la mise en route du feu, moment habituel maintenant de nos soirées d’aventuriers.
Lundi 24 juillet 2006 On reprend le rythme montage-démontage, après ces quelques jours de B&B. Et comme hier, une bonne surprise nous attend : alors qu’il était prévu 4H30 de route, notre étape est faite en 2 heures. Nous prenons connaissance des lieux et avant de monter le camp, allons visiter le site de peintures rupestres de Twyfelfontein. Un étonnant édifice tout en bidons de métal fait office d’accueil, puis un guide nous montre les dessins vieux de 2000 ou 5OOO ans. Le camp est monté le long d’une rivière, à sec, vu la saison. On nous dit que les éléphants sont dans cette région. Il n’en faut pas plus aux deux filles pour aller se balader dans le lit de la rivière…À la recherche des pachydermes ! (pourvu qu’elles ne les rencontrent pas, je ne sais pas comment ils réagissent devant d’aussi jolies jeunes filles !). Le camp est peuplé de plein d’oiseaux de toutes sortes, il y a des perroquets, des…, des …, il faut que je regarde les noms dans le guide !!
Mardi 25 juillet 2006 Peu de route ce matin, on arrive dans un camp sympa, la dame de l’accueil nous prévient qu’un éléphant était dans le camp la nuit dernière, que s’il revient, il suffit de se mettre sous la tente calmement, qu’on peut le prendre en photo …Mais sans flash ! (cf. Tintin au Congo !!) Nous installons le camp, et je profite d’avoir un peu de temps et de l’eau chaude pour laver du linge. Puis à 15h30, nous partons en game-drive avec le secret espoir de croiser des rhinos, des éléphants et des lions. Nous croiserons des zèbres, des oryx et des springboks… Mais aurons un guide originaire de cette région (le Damara) et qui parle en « cliquant » (Cf. les dieux sont tombés sur la tête !) il nous apprend donc à parler en cliquant, c’est très difficile, surtout pour des « déglu primaires » de notre espèce. Il nous montre également comment s’écrivent ces sons. Margot achèvera cette séance d’anthropologie en enregistrant le monsieur sur son portable !! Sera-ce sa prochaine sonnerie ???
Mercredi 26 juillet 2006 Ce matin c’est le spectacle ! le fameux éléphant d’hier est dans la rivière à quelques mètres de nous. Il mange tranquillement de l’herbe et se laisse photographier. C’est un mâle, il vit en indépendance du reste du groupe. Nous partons sans oublier de faire le plein d’essence, et sans aucune appréhension prenons la route…Pour s’apercevoir 50 Km plus loin que nous avons pris une mauvaise direction !! Dur dur ! après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre et de changer le projet de ce soir, nous irons dormir à Opuwo. La route est longue, 5 heures, le câble de recharge de l’ordinateur fait des siennes, mais nous finissons par arriver à bon port, chez un français à l’accent du sud. C’est sympa de pouvoir échanger un peu !! Les alentours du camp me font penser à une Afrique que je connais, sèche, herbeuse, plutôt sale, grouillante de monde et d’animaux. Nous allons avec Margot à pied au supermarché voisin. Pour cela, nous traversons un petit marché Himba, animé, les femmes sont teintes de rouge, torse nu, pleines de bijoux, des « rastas » de terre rouge, des jupettes en peau de chèvre. Elles sont impressionnantes, plutôt rondelettes et très jolies de visage. Et surprenant aussi de se retrouver à la queue aux caisses de supermarché derrière une de ces femmes, et devant une de leurs homologues habillée à l’européenne. De retour au camp, les enfants jouent avec le fils du propriétaire des lieux, un peu plus jeune qu’eux, ils se baignent, l’eau ne doit pas dépasser les 15° !! Après ils chahutent ensemble autour de la piscine, et le petit Freddy tombe à l’eau, tout habillé, il ne sait pas nager ! Je le sèche et le ramène à sa maman…Nous ne le reverrons pas de la soirée !
Jeudi 27 juillet 2006 Il fait doux dans cette région, le repli du camp n’est pas trop dur ce matin, les filles d’ailleurs continuent de parfaire leurs scores au timing du montage (3’52’’) et du démontage (7’59’’). Il est temps de dire au revoir à Jacky (1h30 !!) et nous voilà repartis. Cette fois c’est de la piste possible uniquement aux 4X4, jusqu’à Epupa Falls ! j’angoisse un peu. Et finalement, ce n’est pas si terrible, et comparées aux pistes malgaches, les pistes namibiennes sont des autoroutes !! Nous arrivons dans un endroit splendide, paradisiaque ; d’ailleurs Ambroise ne s’y trompe pas, c’est ici qu’il vivra quand il sera grand ! Le camp est à la hauteur du reste, magnifique. Nous calons ici cet après-midi. Une grosse dame vient me voir et me dit en anglais « I’m a washing machine !! » je saute sur l’occasion pour lui donner un bon paquet de linge ! Nous prenons aussi RV avec un guide pour demain matin. Les enfants jouent, je lis. Tout va bien. Il fait très chaud, c’est assez rare pour le faire remarquer ! Je vais discuter un peu avec nos jeunes voisins de camp qui sont français. Agnès, Anne-Lise, Sandra, Aurélien et Michaël. Nous buvons l’apéro ensemble, ils sont très sympas.
Vendredi 28 juillet 2006 Grasse matinée aujourd’hui, nous avons RV avec le guide à 9h… Nous allons visiter un village himba. Nous achetons un sac de farine pour eux, ce qui est dans les habitudes, et nous partons avec notre guide, John, qui fera la traduction. Le « chef » nous accueille, un vieux monsieur de 75 ans, et nous visitons leur petit camp, un parc à veaux et à chevreaux au centre, 4 cases à chaque point cardinal autour de ce parc : une pour le « chef », et une pour chacune de ses trois femmes. Entre ces huttes d’autres petites huttes : celles de ses filles et de ses petits-enfants. Il n’y a pas grand monde : les hommes sont avec le bétail dans la brousse, les femmes sont en dehors du camp, avec une dizaine de garçonnets, circoncis depuis avant-hier. Il est de coutume de les laisser en dehors du camp, jusqu’à la cicatrisation complète. Nous allons les visiter ensuite. Ils sont tous beaux et semblent en bonne santé. Je me renseigne sur leur alimentation de base : lait de chèvre et viande. Ils ont tous de très belles dents. Tout ce monde a l’air très calme, peu d’activités au cours de la journée, rythmée toujours de la même façon : cuisine, recherche de bois et d’eau pour les femmes, garde du bétail pour les hommes. Nous restons deux heures en leur compagnie. J’ai le temps de traiter un peu le vieux qui souffre du genou ! Et nous prenons le chemin du retour en fin de matinée : en effet, nous devons aller « rafter » cet après-midi !!. nous mangeons dare-dare, et repartons avec un autre guide, Lucas. Les enfants sont partagés entre l’excitation et la peur : la rivière est pleine de crocodiles !! Après quelques instants de pagaye, et après avoir croisé de loin deux ou trois crocos qui s’avèrent avoir plus peur que nous, toute appréhension a disparu et tout le monde se régale ! Enthousiasme général pour petits et grands. Nous naviguons sur la Kunene River, qui fait frontière avec l’Angola que nous avons sur la rive droite. Pas mal de crocodiles en effet, nous ne verrons par contre aucun babouin ni aucun singe. Nous invitons le guide à boire un coup ce soir au camp, nous avons aussi invité les français d’hier soir. Petite ballade en fin de journée sur les hauteurs pour admirer les chutes, c’est un spectacle grandiose que toutes ces chutes qui tombent dans cette rivière. Nous ne regrettons pas notre escapade ! De retour au camp, nous partageons comme prévu l’apéro avec les français, Lucas n’est pas venu, tant pis. Puis chacun retourne à son camp pour l’habituelle grillade, et c’est le coucher 20h45. À ce moment-là, Cassandre m’appelle dans mon lit pour me dire « maman, le guide vient d’arriver avec une bouteille de bière !! ». Je ne suis pas en tenue pour le recevoir, je lui explique de mon lit (je dévore la fin des « cerfs-volants de Kaboul »), que nous devons lever le camp tôt demain matin et que nous sommes déjà couchés ! Merlin est tout déçu, il s’était bien entendu avec lui cet après-midi
Samedi 29 juillet 2006 Aujourd’hui est une journée un peu spéciale car nous avons beaucoup de route à faire et donc ce sera une étape pour rejoindre Etosha. Les 6 heures de route se passent plutôt bien et nous arrivons dans le joli camp de Hobatere, qui jouxte la frontière ouest d’Etosha. Chacun vaque, lecture, jeux de cartes, et l’après midi s’écoule comme ça. Une bonne douche, chauffée au feu de bois, fait du bien à tous les crasseux qui n’avaient pas vu l’eau depuis un moment ! Et puis au repas, c’est fête ! Nous attaquons l’apéro avec des cacahuètes, puis tentons la recette chutney au fromage : ce sont de toutes petites courges toutes rondes et très dures, dont nous vidons les pépins pour les remplacer par du fromage (fêta et gouda), puis on remet « le chapeau », on emballe dans de l’aluminium et on le met à cuire dans les braises. C’est bon ! Nous finissons par un kilo de yaourt aux fruits des bois : c’est l’orgie !! Nous avions fait les courses tous ensemble ce matin, et du coup, chacun a eu un peu de ce qu’il aime !
Dimanche 30 juillet 2006 Départ pour quatre jours à Etosha ! nous tentons une entrée du parc par l’ouest, mais n’avons pas de permis pour la réserve. Nous sommes dons obligés de faire trois heures de route pour rejoindre l’entrée sud, à Aukokuedjo. Et à partir de là c’est le feu d’artifice !! les points d’eau sont de véritables fourmilières de zèbres, de springboks, d’oryx, etc… Nous allons balader en dehors du « village » en voiture : interdiction formelle de descendre de voiture. Du coup c’est un peu long pour les gars qui chahutent et me perturbent la conduite. Il faudra qu’on trouve une idée de divertissement pour avoir « la paix » demain !! le soir, à la nuit tombée, au point d’eau du camp éclairé par des projecteurs, nous pouvons admirer la toilette d’un éléphant, et le passage d’une hyène.
Lundi 31 juillet 2006 Aujourd’hui première galère au repli des tentes, une des deux est coincée et ne veut pas se refermer… Il nous faudra l’aide d’un gentil voisin musclé pour la forcer un peu, et ensuite, notre perspicacité, notre astuce et notre persévérance pour trouver les boulons qui déconnent, trouver la boîte à outils, trouver les bons outils et enfin faire ce qu’il faut faire !!!nous avons trouvé un super jeu pour intéresser tout le monde pendant le voyage ! Les filles ont déterminé la valeur de chaque animal, en fonction de leur fréquence de rencontre, et Cassandre, meneuse du jeu, comptera qui voit quoi !! Le score final sera en ordre décroissant d’âge… Aujourd’hui encore nous sommes gâtés : éléphants sur la route, rhino au point d’eau, nous croiserons des italiens qui auront la patience d’attendre trois heures devant un bosquet pour qu’une hyène sorte chasser un springbok pour ses trois petits. On les retrouve le soir au camp pour partager leurs photos !! Le soir au point d’eau : toilette de 9 éléphants, et passage de trois rhinos… Cette réserve est vraiment une merveille pour qui aime observer et « traquer » les animaux. Je me régale au moins autant que les enfants !
Mardi 1er août 2006 Repli des tentes sans hâte ce matin, et une fois de plus petit problème : la fermeture des housses de tentes déraille. Il me semble que la poussière y est pour quelque chose… Il nous faudra l’aide d’un monsieur qui passe pour nous en sortir ! Puis nous prenons la route direction du camp suivant : Halali. En nous promenant, un 4X4 nous fait des signes : le coffre s’est ouvert ! Je suis obligée de sortir de la voiture « maman attention au lion !! » pour aller fermer : manque de bol, les serrures sont faussées maintenant ; il nous faut ré-ouvrir la boîte à outil pour essayer de les redresser ! j’arrive à peu près, on fignolera au camp. De retour au camp, nous nous installons et partons au point d’eau, éléphants et rhinos, et nous rencontrons une française très sympa, qui voyage seule. Nous papoterons un bon moment avant de rentrer pour le repas. Margot fait la lecture à voix haute à Cassandre : « vous revoir » de Marc Lévy. Cela plait à Cassandre, d’autant qu’elle a fini depuis longtemps tous les bouquins qu’elle s’était emmenée.
Mercredi 2 août 2006 Nous avons entendu cette nuit les rugissements d’un lion, sans doute au point d’eau. C’est étonnant la puissance de ce cri. Il fait très froid ce matin, nous avons du mal à nous mettre en route, la tente bloque toujours un peu à la fermeture. Cassandre kidnappe le livre d’hier, pour le finir dans son coin !! Nous repartons pour une matinée de ballade en voiture, pour ne pas voir grand chose, mis à part une famille de phacochères, c’est la première fois que nous en croisons à l’état sauvage. À notre retour, un monsieur, voisin de notre camp, vient demander si une femme qui voyage seule avec des enfants n’a pas peur…Nous blaguons un instant, avec sa femme. Décidément, je plais aux vieux sud-af !! Les enfants en ayant marre de la voiture, ils ne veulent pas repartir ce soir encore pour une ballade. Qu’à cela ne tienne, nous irons au point d’eau du camp, et nous ne serons pas déçus : 15 éléphants viennent boire, avec un tout petit. C’est très intéressant à observer : l’utilisation de la trompe, la communication entre eux, la réaction des autres animaux autour. J’oblige aujourd’hui les enfants à se laver…Cela fait au moins trois jours qu’ils n’ont pas vu d’eau !!! et chance pour eux, c’est leur premier (et seul je pense) bain namibien.il fallait bien cela pour les dépoussiérer… Mais tout sera à refaire à peine sortis de la salle de bains, le sol ici n’est que poussière, et quel beau jeu pour deux petits avec des bâtons, on peut faire des circuits, des nuages, et tout un tas d’autres choses merveilleuses…. De retour au camp, nous rediscutons avec Peter le voisin et sa femme, une tente de toit « tip-top » coûte 11000 N$... Je me plais à rêver, à m’inventer une remontée de l’Afrique avec mes enfants… Nous discutons vins, bouchons, capsules, agrafes, je pose mes cartes pour Fred. Pas de problème, Peter travaillait dans l’industrie du vin, il est maintenant à la retraite, mais il attend Fred pour lui présenter du monde ! il me laisse sa carte, et comme j’ai mis du collyre à sa femme qui a une conjonctivite, il nous donne de la viande et des légumes! Et des petits pois, des carottes, et patates douces préparées au barbecue, je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont fait cette expérience !on fait des rencontres étonnantes en voyage ! Les filles en fin d’après-midi se décident à remonter le camp (3’17), et Cassandre par je ne sais quel moyen, se casse la figure de l’échelle…Plus de peur que de mal, mais elle quand même mal au coccyx…
Jeudi 3 août 2006 Hier soir en nous couchant, nous avons entendu un éléphant barrir, sans doute au point d’eau. Mais entre le froid saisissant et les gars crevés, nous avons préféré rester au lit. Ce matin, Peter nous raconte qu’il a vu une rixe entre éléphants et rhino hier soir, un éléphant s’étant vu refuser l’accès au point d’eau par deux rhino, il a appelé à la rescousse ses potes qui sont venus à …19 !! Et qui ont poussé les rhinos dans l’eau ! On a loupé le spectacle ! Nous sommes repartis pour la Waterberg. La route est longue. Arrivés là-bas, le paysage est splendide, le camping sympa. Nous voulons faire une balade qui arrive au point de vue de la région, mais Cassandre a mal au coccyx et les gars préfèrent courir après les mangoustes et les pintades. Qu’à cela ne tienne, nous montons avec Margot. Et ça vaut le coup ! De retour au camp, apéro, jeux, et tout va bien. Nous savons que c’est notre dernière nuit sous la tente….
Vendredi 4 août 2006 Ce matin nous ne sommes pas pris par le temps car il ne restera plus beaucoup de route pour clore notre tour. Nous démarrons doucement. Je traîne au lit pour finir mon bouquin (vous revoir), et Cassandre a la très bonne idée de mettre en route le petit déj’. Je ne me lève donc que pour aller en profiter ! petite promenade dans la forêt avant de reprendre la route. Nous nous arrêtons au marché artisanal de Okahandja. J’avais oublié ce que c’est fatigant d’avoir toujours à parler, à discuter, à négocier les prix. Deux heures dans cette ambiance, j’en ressors lessivée ! Mais nous avons des petits cadeaux à rapporter. Entre nous, l’artisanat local n’a rien d’exceptionnel. Arrivés à Windhoek, nous faisons halte dans une galerie commerciale pour acheter une valise pour Margot car la sienne n’a pas supporté le mois ! en passant, une boutique d’intérieur nous tend les bras, j’en profite pour acheter deux superbes housses de couette et des serviettes de toilette. Nous arrivons au Chaméléon en fin d’après-midi. Nous retrouvons alors nos « copains » de Epupa Falls. Le temps de refaire un peu les valises, le rangement de la voiture, et nous partons avec eux dans un resto pour passer notre dernière soirée namibienne. Nous passons une super soirée, ils sont adorables, on chante, on rit, l’ambiance est détendue. Ce soir c’est fête, on se couche à 23h !!
Samedi 5 août 2006 Pour reprendre une expression de Georges : « même les bonnes choses ont une fin », et aujourd’hui ça sent la fin ! Nous traînons au Chaméléon ce matin, les enfants jouent avec les amis d’hier soir, qui les emmènent même en courses ! Margot trie et nomme les photos, et moi j’essaie de tout faire rentrer dans les valises. Je fais aussi le point du mois avec Christine. Puis nous allons rendre la voiture, tout est nickel, aucun problème au check-up. Ensuite nous partons en minibus à l’aéroport, toujours avec nos copains français qui prennent l’avion suivant le nôtre. Tout le monde chante des chansons débiles dans le bus, ça rigole sec ! Nous prendrons un dernier pot ensemble à l’aéroport, avant de nous quitter, en nous échangeant nos mails. Le vol se passe bien, nous arrivons sans problème au « backpakers » à Johannesburg. Commande de « nuggems » pour les enfants, séance d’épilation pour Margot qui : 1) retrouve Marco demain et 2) espère pouvoir trouver un peu plus de chaleur à Groix, et donc montrer ses jambes !! Avoir chaud en Bretagne, c’est peut-être plus facile qu’en Namibie au mois de juillet, mais ce n’est pas gagné quand-même !
Dimanche 6 août 2006 Nous voilà dans l’avion, la boucle est bouclée… Ce matin, nous avons profité des derniers rayons du soleil sud-africain, à jouer aux cartes avec Margot ; Et puis ces interminables heures dans le hall de l’aéroport, où l’on sait qu’il va bientôt falloir se dire au revoir, mais où l’on fait comme si on ne le savait pas… Et puis l’heure de la séparation arrive, et l’on se dit qu’on se revoit bientôt, qu’on a de la chance, Noël ce n’est pas si loin…et vite on tourne la tête pour ne pas laisser voir ses yeux qui rougissent… C’est vrai, Noël c’est pas si loin… Nous voilà donc dans l’avion, les enfants jouent et j’alterne le temps entre mon livre « les âmes grises », et une sorte de bilan du mois écoulé. Au final, nous aurons perdu… deux chapeaux malgaches, une basket, deux savates, une écharpe, et nous aurons gagné… tant de bons moments passés ensemble, de rencontres insolites, d’images à couper le souffle, de souvenirs pour les soirées d’hiver….
Une petite vie en Namibie English translation pending
EDIT : Voila, vous avez le lien en bas de lon post, le site est fini (enfin, il reste quelques details à revoir et surtout à corriger les fautes de frappes 😠)
@ votre service 🙂
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Randonnées à pied dans les parcs en Afrique du Sud et Namibie English translation pending
Bonjour, je désire passer 50 jours en Afrique du Sud et Namibie (eventuellemnt Botswana si cela en vaut la peine). Mais j'aimerais faire des randonnées dans des parcs à pied. Je voulais donc voire si il existe des parcs en AS et Namibie ou on peut ce promener non accompagné?
De plus je voulais savoir quels sont les beau parcs à voire en aout septembre (c'est surtout les paysages qui m'intéressent). Pour résumer je cherche donc des parcs ou je peux faire des randonnées seul (ou avec un compagnon de voyage) et aussi d'autres parcs que je ferais éventuellement avec un guide mais qui ont de beau paysages.
Merci d'avance
Guillaume
Ps; Si quelqu'un est intéressé de faire un petit bout de voyage avec moi, jai 20 ans, suis Belge et compte voyager sans trop dépenser (sous tente) en Afrique et Namibie du 01 Aout au 17 septembre.
De plus je voulais savoir quels sont les beau parcs à voire en aout septembre (c'est surtout les paysages qui m'intéressent). Pour résumer je cherche donc des parcs ou je peux faire des randonnées seul (ou avec un compagnon de voyage) et aussi d'autres parcs que je ferais éventuellement avec un guide mais qui ont de beau paysages.
Merci d'avance
Guillaume
Ps; Si quelqu'un est intéressé de faire un petit bout de voyage avec moi, jai 20 ans, suis Belge et compte voyager sans trop dépenser (sous tente) en Afrique et Namibie du 01 Aout au 17 septembre.
Itinéraire en Afrique du Sud en juillet English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Afrique du Sud en Juillet avec nos trois arsouilles (entre 2 et 6 ans) 😄 pour un mois. Pour que le voyage ne devienne pas un supplice pour les enfants (et donc pour nous) nous comptons parcourir la partie Est du pays (vive les Km ..). L'objectif est de voir un maximum de mammifères et d'oiseaux; nous comptons donc sillonner principalement les parcs (en mobilhome).
Pourriez-vous nous dire si l'itinéraire tient la route ? si nous ne passons pas à côté de quelque chose ? si cela vaut la peine de passer autant de temps au Kruger ?
Mille merci ! La famille Kiwi
date objectif du jour 07-juil-07 Arrivée à Jo'burg 08-juil-07 Pilanesberg 09-juil-07 Pilanesberg 10-juil-07 Pilanesberg 10-juil-07 Pietermaritzburg Montrose : coucou aux belges du bout du monde 11-juil-07 Drakensberg 12-juil-07 Drakensberg 13-juil-07 Drakensberg 14-juil-07 réserves au nord du Lesotho 15-juil-07 visite du Lesotho via Maseru 16-juil-07 visite du Lesotho 17-juil-07 visite du Lesotho 18-juil-07 Hluhluwe - Umfolozi 19-juil-07 Hluhluwe - Umfolozi 20-juil-07 St Lucia; Cape Vidal 21-juil-07 Cape Vidal; Sodwana Bay 22-juil-07 Sodwana Bay 23-juil-07 Kosi bay 24-juil-07 Kosi Bay 25-juil-07 Swaziland Mkhaya NR 26-juil-07 Swaziland Melolotja NR 27-juil-07 Kruger : Crocodile bridge 28-juil-07 Kruger : Skukuza - Sabie 29-juil-07 Kruger : Satara; Balule 30-juil-07 Kruger : Balule 31-juil-07 Blyde River Canyon 01-août-07 Blyde River Canyon 02-août-07 Kruger : Letoba 03-août-07 Kruger : Shingwezi 04-août-07 Kruger : Punda Maria 05-août-07 Kruger : Pafuri Gate - Crooks'Corner; sortie du Kruger en direction de Jo'burg 06-août-07 Jo'burg - aéroport, retour Bxl
Nous partons en Afrique du Sud en Juillet avec nos trois arsouilles (entre 2 et 6 ans) 😄 pour un mois. Pour que le voyage ne devienne pas un supplice pour les enfants (et donc pour nous) nous comptons parcourir la partie Est du pays (vive les Km ..). L'objectif est de voir un maximum de mammifères et d'oiseaux; nous comptons donc sillonner principalement les parcs (en mobilhome).
Pourriez-vous nous dire si l'itinéraire tient la route ? si nous ne passons pas à côté de quelque chose ? si cela vaut la peine de passer autant de temps au Kruger ?
Mille merci ! La famille Kiwi
date objectif du jour 07-juil-07 Arrivée à Jo'burg 08-juil-07 Pilanesberg 09-juil-07 Pilanesberg 10-juil-07 Pilanesberg 10-juil-07 Pietermaritzburg Montrose : coucou aux belges du bout du monde 11-juil-07 Drakensberg 12-juil-07 Drakensberg 13-juil-07 Drakensberg 14-juil-07 réserves au nord du Lesotho 15-juil-07 visite du Lesotho via Maseru 16-juil-07 visite du Lesotho 17-juil-07 visite du Lesotho 18-juil-07 Hluhluwe - Umfolozi 19-juil-07 Hluhluwe - Umfolozi 20-juil-07 St Lucia; Cape Vidal 21-juil-07 Cape Vidal; Sodwana Bay 22-juil-07 Sodwana Bay 23-juil-07 Kosi bay 24-juil-07 Kosi Bay 25-juil-07 Swaziland Mkhaya NR 26-juil-07 Swaziland Melolotja NR 27-juil-07 Kruger : Crocodile bridge 28-juil-07 Kruger : Skukuza - Sabie 29-juil-07 Kruger : Satara; Balule 30-juil-07 Kruger : Balule 31-juil-07 Blyde River Canyon 01-août-07 Blyde River Canyon 02-août-07 Kruger : Letoba 03-août-07 Kruger : Shingwezi 04-août-07 Kruger : Punda Maria 05-août-07 Kruger : Pafuri Gate - Crooks'Corner; sortie du Kruger en direction de Jo'burg 06-août-07 Jo'burg - aéroport, retour Bxl