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Pâques 2009 en Vendée: l'Afrique que nous aimons English translation pending
by Archimade · 2008-11-28 · 536 replies
Bonjour à tous ...😉

Cette discussion faisant suite à...

" Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique...",

je vous informe qu'il reste encore quelques places disponibles pour cette rencontre qui se déroulera du 10 au 15 Avril 2009, et dont voici la liste actuelle des participants...

Les couples... Jipi et sa charmante bretonne Gérard (Cartagho) et son épouse

- Karakory et sa compagne

Les autres personnes ayant plutôt choisi le Wend en célibataire... Jean Marc Lionel Guylaine Valérie Pierre Yves Alex Patou Lisane Artchi

Et en attente de confirmation... Acer PoteaunoirMadafrance

Total 18 personnes dont 3 en attente de confirmation !!!

Bienvenue à tous...😎

Afin de respecter les règles de VoyageForum, je rappelle que les post "gadget" pouvant s'apparenter à du chat ainsi que la publicité dans les échanges sont strictement interdits...!!!

Pour toutes informations complémentaires, n'hésitez pas à me poser vos questions en mode "messages privés".

Très belle journée ...!!!
Travailler à Walt Disney World en Floride English translation pending
by Ore095 · 2008-11-24 · 11 replies
bonsoir !

je vais m'inscrire pour partir travailler à disney world l'été prochain et j'ai vue qu'il demande d'être étudiant. Est ce que la carte étudiante permet de justifier notre statut ou faut-il des certificats de scolarité? qu'est ce qu'ils demandent au niveau de l'inscription pour prouver qu'on est étudiant ? merci pr vos réponses 😉
Petits taxis de plus en plus chers sur Marrakech English translation pending
by Jcaud · 2008-11-24 · 96 replies
Pour info: Depuis quelques temps, les petits taxis qui attendent les touristes aux alentours de la place Jemaa el Fna demandent des prix faramineux pour se rendre dans Guéliz ou ailleur, certains conducteurs n'hésitent pas à demander 60 Dh soit 5 euro 50 pour effectuer environ 2 km . Ils ne veulent même plus prendre les Marocains, ces derniers ne les intéressent plus car ils sont obligé de mettre le compteur, mais, pour les Européens, pas besoin de compteur, le prix de la course est forfaitaire et à la tête du client. Ne vous laissez pas avoir, et si vous avez un problème prenez le N° du macaron qui se trouve sur le taxi et rendez vous à la police touristique qui se trouve pès de la place Jeema el Fna pour signaler le probème . les chauffeurs seront convoqués et il devront rendre y des comptes et peut être sanctionnés Cordialement Jc
3 semaines dans l'ouest des USA en octobre – décompte et compte rendu English translation pending
by Yvéclo · 2008-11-23 · 3 replies
Introduction 1 / 4

A notre tour de faire part de notre expérience et d’en faire profiter les autres comme nous en avons profité. Inutile de dire que tout cela est fort beau, d’autres l’ont dit à satiété et l’ont montré en postant des photos. Que tout soit clair, nous revenons enchantés de notre voyage, pas la moindre ombre au tableau. Je voudrais simplement me contenter de considérations plus terre à terre de manière à venir en aide aux candidats voyageurs. Pour rappel, les indications déjà relevées ici sur le forum ou dans les guides sur le mode de vie et de conduite des Américains ont été très intéressantes et ont évité certainement l’un ou l’autre mécompte, je pense notamment aux feux rouges, règles de stationnement, limites de vitesse, ... Revenons au début. Pas de destination claire il y a un an lors du choix de la nouvelle destination de vacances. Des considérations familiales nous ont fait reporter celui-ci. Au printemps, l’appréciation de l’Euro a donné à penser que ce pouvait être l’année du départ vers les US. On verra plus tard ce qu’il en aura été. La décision a été prise début mai pour des vacances en juillet. Il est vite apparu que sans réservation, le projet était quelque peu illusoire et qu’il était bien tard pour s’y mettre et comme nous n’aimons pas ce qui est trop programmé et contraignant, le projet semblait compromis. Une simulation plus tard et les billets d’avion en octobre se faisaient environ 350 € moins cher, argument à prendre en considération couplé avec ceux sur les conditions climatiques. Pas de problème en ce qui me concernait, je prenais ma retraite le 1er septembre et Clo obtenait rapidement le laisser-partir pour le 11 octobre. Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes plus très jeunes, pas encore vieux non plus, en bonne forme pour notre âge, modérément sportifs, pas lève-tôt, nous n’avons pas d’ambition de luxe et nous satisfaisons d’un logement correct et suffisamment confortable. La journée commence difficilement avant 9 h ½ et se termine avant la nuit, soit vers 18 h, a fortiori en automne. Avec le vol, nous louerons la voiture, solution en l’espèce moins coûteuse, soit à peu près 1500 € pour les vols pour 2 et la voiture. Comme nous arrivons le 11 à 19 h et repartons le 1er novembre à 8 h 30’, nous réservons par internet 4 nuits à SF et une à San Bruno (Ramada Inn) pour 320 € les 5 nuits. 3 changements successifs d’horaire feront que nous arriverons le 11 à 13 h et repartirons le 1er à 12 h 30’ : tout bénéfice, nous gagnerons une après-midi à SF. Nous nous sommes laissés dire qu’un SUV ou 4x4 ou tout autre chose du genre serait largement superflu pour un programme classique : nous optons pour le plus petit modèle proposé, la « Chevrolet Cobalt or similar », ce sera donc une Kia Spectra, petite voiture là-bas, moyenne ici (3 volumes, 4 portes). Elle ne nous empêchera pas, du tout, de faire une 100aine de km hors macadam sans souci (2 x 10 pour Bodie, 17 miles pour la Valley of the Gods, idem pour Monument Valley, le Twenty Mule Team Canyon et autres petits tronçons par-ci, par-là). Pour les anciens, il suffit de rappeler que, sur la tôle ondulée, il faut trouver la vitesse suffisamment rapide qui élimine l’essentiel des vibrations (cfr. « Le salaire de la peur »), pour nous c’était entre 20 et 25 miles/h. A part pour un confort supérieur, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre, pour avoir plus de place ou pour sortir vraiment des chemins battus, je ne comprends pas le choix d’autres engins. Et si on veut se donner des vraies sensations, il y a toujours moyen de se faire une location Jeep ou quad pour des parcours extrêmes comme à Moab par exemple. La préparation a été assez sommaire : dans les 15 jours qui ont précédé le départ, je me suis enfin décidé à parcourir les guides achetés, soit le Routard des parcs et le Lonely de l’Ouest des E-U, ainsi que certains posts du forum, j’en ai même imprimé des extraits pour les relire au fur et à mesure. Merci à tous ces contributeurs, c’est ce qui justifie ma démarche aujourd’hui. Clo, elle, n’avait pas le temps, elle allait se laisser guider. L'idée était de rester 3 jours à San Francisco, puis d'aller vers le Yosemite et la Death Valley avant d'atteindre Las Vegas, ensuite de faire le grand cercle dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Grand Canyon, Page, Monument, Moab, Bryce, Zion et retour LV puis SF. Quelques jours avant le départ, il m’est apparu que le voyage pouvait se faire en sens inverse à partir de LV avec la possibilité, en n’y repassant pas, de faire à la place un bout de la Route 66. J’ai découvert en même temps qu’il y avait des risques de fermeture du Tioga Pass, ce qui m’a conforté dans mon refus de trop prévoir le périple. Voilà pour les prolégomènes.
Anti-moustique naturel pour le Burkina Faso? English translation pending
by Syl2o · 2008-11-19 · 30 replies
Salut, j'envisage le Burkina pour Fevrier et voulais savoir s'il existait un anti moustique naturel afin d'éviter le palu.Au Maroc par exemple, je me suis soigné contre la tourista avec thym, girofle et laurier. Oui je suis un peu contre les médicaments, d'autant plus que j'ai entendu dire que les effets secondaires de la savarine ne sont pas très desirables. Sauriez vous m'aiguiller?

Merci d'avance

Sylvain
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-11-19 · 31 replies
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴‍☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html

Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.

Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.

Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.



01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…

Première partie

De Los Angeles à Grand Canyon

Jeudi 1er mai

Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !

Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.

Vendredi 2 mai

Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.



Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!





Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.

Samedi 3 mai

Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?

Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.







Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.



Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant









et nous installons pour la nuit.



Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.

Dimanche 4 mai

A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.







Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...







Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.











Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...



et leurs fruits ne sont pas mal non plus...



Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.



Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.

Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.

Lundi 5 mai

Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).





Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.





Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.



Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.



Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.



Avec toujours les palos verdes en fleur...



et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).





A baby...



Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…

Mardi 6 mai

Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.



Je m’arrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.

Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.

A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...







Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.



Mercredi 7 mai

La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.



Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.











Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…





Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.







En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...



C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.













En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».



Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.

Jeudi 8 mai

En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...



et à la petite gare juste à côté.





Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,



avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.

Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.

West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.









Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…

Vendredi 9 mai

Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…

Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.





Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.



Kent...





Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.

Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.

Samedi 10 mai

Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.





Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…

Dimanche 11 mai

A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.



Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.







L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.





Vie et mort d'une agave...





Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.

Lundi 12 mai

Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.





Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.

Mardi 13 mai

Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !



Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,



rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,









seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.



Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.



L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…



Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.





Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.

Mercredi 14 mai

Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim



et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.



La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…



La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Quoi emmener dans le sac à dos pour deux mois en Inde? English translation pending
by Dobrasil · 2008-11-18 · 64 replies
Bonjour à tous,

je pars en Inde la semaine prochaine pour deux mois, je suis en train de penser à ce que je vais y emmener. Je vais voyager en routard, dormir dans des hôtels pas cher. Ma route me ménera de Mumbai jusqu'au sud de l'Inde. Je compte me rendre dans une réserve naturelle, passer quelques temps sur la côte. Je souhaite y aller qu'avec un petit sac à dos peu encombrant, que me conseillez vous d'emmener dans mon petit sac?

Merci Michael
Où être tranquille dans le désert du Maroc? English translation pending
by Mimi785nono · 2008-11-17 · 37 replies
Bonjour,

Bon, j'ose poser cette question, en reboutant les réponses des habitués, mais malgré mes nombreuses recherches, je suis toujours dans le floue (c'est pas facile faut dire de s'y retrouver parmis 7000 posts 😠).

Alors voilà mon problème, je prévois de partir au Maroc en mai prochain. Je prévois comme visite Marrakach, Ourzazate, Vallée de la Draa et donc, le désert.

Faut-il éviter de se rendre du côté de Zagora, Mergouza ou M'hamid? Et dans ce cas, où aller? Ou est-il possible d'être pénard si on s'éloigne de quelques kilomètres des centres de ces villes? Je voudrais juste que l'on soit tranquille (sans faux-guides qui viennent nous voir toutes les 20min par exemple), profiter des paysages et du calme du désert. J'ai vécu 9 mois en Namibie et tout cela me manque !

Coté transport, je verrais selon mon parcours final. Si il faut louer une voiture pour mieux en profiter, ben on le fera.

Merci de votre aide
Oman, au rythme du soleil English translation pending
by Genevois · 2008-11-16 · 12 replies
Récit d’un voyage effectué à deux couples (Laurent/Dominique et Fabrice/Michèle) du 29 octobre au 9 novembre.

Mercredi 29 octobre

Lever tôt, vers les 05h00. Petit-déj’ rapide et à 05h45, Fabrice est là pour nous emmener à l’aéroport. Nous enregistrons nos sacs sans souci et nous embarquons dans un 737 de la Lufthansa qui va nous conduire à Francfort, où notre connexion pour Doha et finalement Muscat décolle. 2h30 de transit plus tard dans cet aéroport gigantesque aux contrôles poussés, nous nous présentons à la porte pour le vol suivant. Premier couac au moment de monter dans l’avion pour Doha sur un vol Qatarairways, le système informatique ne reconnaît pas nos billets électroniques. 2o minutes d’énervement pour le personnel au guichet, un peu de stress pour nous quand même, et nous sommes les derniers à monter dans l‘A330. Avion neuf, écran perso avec grand choix de films sur chaque siège, personnel aimable, le vol de 5h45 sera sans histoire. A Doha, l’escale est courte, à peine une heure. Juste le temps de constater que l’aéroport est moderne, bien mieux que celui d’Amman où nous avions transité pour aller en Thaïlande cet été. Une autre A330 nous amène à Muscat en 1h10, il est à moitié vide. Nous posons à l’heure, vers 23h00, et la température est bien agréable (env. 28 °). Vu que nous avions obtenu notre visa au consulat omanais à Genève, nous n’avons pas besoin de faire la longue queue des passagers qui débarquent sans ce tampon dans leur passeport. Nous passons donc rapidement les contrôles douaniers et récupérons nos sacs. A la sortie, taxi. Nous récupérerons notre véhicule de location demain. Il y a un comptoir où vous annoncez votre destination, vous payez et recevez un reçu et le préposé appelle un chauffeur. Les prix sont fixes. Pas de compteur, pas de négociation, pas d’arnaque. Pour 10 RO (tarif de nuit, le jour c’est 7 RO), on nous conduit au Al-Bahjah Hotel, à 20 minutes environ de l’aéroport dans la petite ville de Seeb. C’est un des hôtels les plus proches de l’aéroport à un prix qui nous convenait (30 RO la nuit avec le petit-déj’). Nous étions attendus, vu que j’avais réservé 2 chambres depuis la Suisse afin d’être sûr de pouvoir être logés la première nuit. Un camion qui livre du fuel en pleine nuit juste sous notre fenêtre, de même que l’appel à la première prière vers 04h30 fera que la nuit sera un peu perturbée…

Jeudi 30 octobre

Lever vers les 07h00 et après le petit-dèj’, nous reprenons un taxi direction l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location réservée via le site internet de Qatarairways. Nous effectuons les formalités d’usage et nous touchons une Toyota Landcruiser avec quelque 220'000 km au compteur. Elle sera parfaite tout au long du voyage. Les premiers instants de conduite seront en direction du centre commercial Carrefour, à quelques km de l’aéroport sur l’autoroute qui longe la côte en direction du Nord. On y fait les courses, on achète le matériel de camping dont nous avons besoin (réchaud, jerrycan, grill, charbon, bonbonnes de gaz, etc..). Enfin, le voyage peut commencer ! Direction Nakhal par d’excellentes routes. Nos inquiétudes s’évaporent, il est facile de conduire à Oman. Bon, nous n’avons pas encore testé les pistes … Une fois dans cette ville, nous visitons le splendide fort et nous poussons encore aux sources chaudes de Towarah. Le site n’est pas extraordinaire, mais reste tout de même à voir pour les gens du coin qui le fréquentent. Ils viennent y pique-niquer et s’y baigner dans un petit bassin spécialement aménagé à la sortie de la source. L’eau est chaude et claire, mais il faudrait remonter le cours de ce Wadi pour se retrouver un peu seul. Départ ensuite direction Ar Rustaq pour notre premier Wadi. En chemin, nous prenons notre premier repas dans un restaurant indo-pakistanais à Al Awabi, en face de la station service. Au menu, salade de crudités (ce sera toujours le cas par la suite), poulet frit et riz pour 3, 60 RO pour les 4 ! Comme nous le constaterons par la suite, la quasi-totalité des restaurants dans le Sultanat sont tenus soit par des Indiens, soit par des Pakistanais. Cela tombe bien, nous aimons cette cuisine, faite d’épices ! Continuation pour le Wadi As Sahta. On sort des routes goudronnées pour goûter à nos premières pistes. L’entrée du Wadi est magnifique et le 4x4 n’est pas encore vraiment indispensable. C’est juste plus pratique et plus prudent vu que la piste est faite de gros gravier qui gicle si on roule un peu vite. La nuit tombant rapidement, vers 17h30, il nous faut trouver un coin pour notre première nuit en camping. C’est là que notre guide « Oman Off-Road » va être très utile. Grâce aux indications qui y figurent, on découvre un endroit bien plat, avec le sol souple pour planter nos sardines, sur la route qui monte vers Al Hob, en contrebas sur la gauche, bien après l’école et le terrain de foot. On monte donc le camp, on ramasse du bois pour faire un feu. Ce soir, ce sera grillades d’agneau et tomates, avec du pain omanais (qui ressemble au pain libanais). L’endroit est évidemment calme, vu son isolement, avec ciel étoilé magnifique. Vers 21h00, tout le monde se couche, la journée a été longue. Il fait assez chaud pour dormir hors du sac et pour ne mettre que la première « couche » de notre tente.

Vendredi 31 octobre

Le réveil se fera avec l’arrivée du jour et le lever du soleil, vers les 06h00. Les couleurs de l’imposante paroi rocheuse qui nous fait face sont splendides, d’abord dans les tons roses puis orangés. On met le thé à chauffer, puis on prend le premier repas de la journée fait de pain et de miel, avant de replier le camp. Départ direction Yasab, par une route incroyable. Si la piste est assez conventionnelle au départ, elle prend assez vite une déclinaison impressionnante. Là, pas le choix, la montée se fera en première et avec le 4x4 enclenché. La route n’est pas large, on ne croiserait pas un autre véhicule. Près de la fin de la montée, la piste longe une falaise verticale de plusieurs centaines de mètres (côté montagne, pas côté vallée pour ceux qui auraient un peu peur de conduire dans ces conditions). Il n’y a pas de barrière protectrice côté vallée, juste un petit rebord de terre. Après un col depuis lequel le point de vue est saisissant, la route redescend vers le village de Yasab, tout au bout d’un canyon. Quelques maisons, les habitants dans des cultures, c’est la vie d’un autre temps. On part faire un tour à pied et quelques ados nous rejoignent vêtus de maillots de foot de Barcelone ! Le foot est une deuxième religion dans ce pays, surtout les clubs espagnols, Real Madrid et Barcelone, ou anglais avec Chelsea. Vive la télévision par satellite ! En redescendant, la déclinaison est encore plus impressionnante et il convient d’être prudent au volant. Je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru une telle route, et pourtant nous habitons près des Alpes ! Nous prenons la direction d’un autre Wadi, le Bani Awf. La piste principale est bien indiquée, mais quelques embranchements sans indication nous font douter. Finalement, nous ne perdons pas notre chemin. Le Oman Off-Road est très précis avec le kilométrage. Il faut donc souvent remettre le compteur journalier à zéro pour pouvoir se repérer. Avec cette technique, nous n’avons jamais perdu notre chemin. En arrivant sur l‘embranchement avec le Ban Awf, nous constatons que l’essence est au quart. Pas question de partir dans les Wadis sans le plein. Il y a une station à Al Awabi, à 15 km. Nous faisons ce détour pour assurer. L’essence est vraiment bon marché, à 0.120 RO le litre. Heureusement, car le 4x4 consomme tout de même pas mal. Hasard, nous mangeons au même resto que la veille, vu que nous avions été satisfaits. Puis retour dans le Wadi. On remonte la gorge et en fonction des « Highlights » fournis par notre guide (papier, pas humain), nous nous arrêtons devant l’entrée du Little Snake Canyon. Nous partons à pied dans la gorge et nous devons escalader des roches pour descendre le long du ruisseau. Il y a là quelques mares, mais sans suffisamment d’eau pour se baigner. Dans l’une d’elles, Fabrice voit 2 serpents nager, il arrive même à les prendre en photos ! Après 45 min. de marche, la gorge se resserre et là, il y a un peu plus d’eau, jusqu’à la taille. La gorge se prolonge encore, mais on ne voit pas si il y a de l’eau ou non. Fabrice et moi partons explorer cette partie du canyon. Nous aurons bien fait, car peu après, il y a une énorme gouille, toute en longueur, avec du fond. Nous nageons entre les parois de la gorge dans une eau fraîche et propre. Magique ! Au retour vers la voiture, Dominique se retrouve tout près d’un autre serpent. A son arrivée, il part se cacher sous un caillou que je soulève. Je trouve là visiblement une vipère, vu sa tête triangulaire. Apparemment, le nom de ce canyon n’a pas été choisi au hasard ! Nous reprenons la piste qui devient étroite et pentue, vers le Snake Canyon (un autre, pas le LITTLE Snake). Nous ignorons la bifurcation pour le village de Balat Sayt et nous continuons encore un petit bout. Sur notre droite, nous trouvons l’entrée d’une étroite gorge qui mène justement à ce village, à pied. Il y a là quelques terrasses au milieu des palmiers. Ce sera parfait pour la nuit. Nous commençons à monter le camp, lorsque 4 ados nous rejoignent. Ils nous aident à monter les tentes et finalement mis en confiance par ce geste, nous ne voyons pas qu’ils nous volent 2 lampes de poche… Il y a assez de bois ici et nous préparons un bon feu. Au menu ce soir, poivrons grillés, pâtes et melon pour le dessert. Le thé sera de rigueur, comme toujours. Bizarrement on ne trouve que du thé en sachet (principalement du Lipton) et non pas du thé comme en Turquie. Quant à l’alcool, Oman étant un pays musulman pratiquant, il est interdit dans tout le pays. Seuls quelques hôtels accueillant des visiteurs étrangers ont le droit d’en vendre ou d’en servir. Le ciel s’est couvert, nous avons presque eu peur de la pluie. Peur sans fondement, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser la place à un magnifique ciel étoilé.

Samedi 1er novembre

Réveil habituel avec le jour et le soleil au lever. Rangement du camp, préparation du thé, brin de toilettes avec des serviettes humides. Nous voilà prêts, on charge la voiture. Avant de reprendre la route, visite du village de Balad Sayt. Nous empruntons l’étroite gorge par un petit chemin sur la droite. Il y a des marches qui ne se voient pas bien au début et qui mènent jusqu’au village. Aucune difficulté majeure donc malgré que la gorge reste assez impressionnante, étroite et verticale. Il y a eu de l’eau ici. En 15-20 minutes, nous arrivons au bas du village, à la hauteur des cultures en terrasse. Une tour domine les habitations et nous y parvenons en parcourant les ruelles. Depuis là-haut, la vue s’offre sur 360 ° sur tous les alentours. Nous voyons des villageois qui nous font des signes de la main. Aucun signe de rejet ou d’agressivité, l’hospitalité musulmane … En redescendant vers la palmeraie, nous nous dirigeons vers un groupe de femmes qui font la lessive à la main, avant le rinçage dans le falaj (canal d’irrigation) qui se fait en piétinant le linge. Puis nous traversons les cultures en marchant sur les bordures qui séparent les parcelles pour reprendre la gorge et finalement rejoindre notre voiture. La montée du Wadi bani Awf direction Al Hamra sera rude et il faut de nouveau mettre le 4x4 et rouler en première. La route est loin d’être plate, cela secoue pas mal. Mais aucun danger. On prend vite de l’altitude et la vue sur les montagnes et vallées environnantes devient splendide. Au bout de la montée, un col, une route goudronnée et neuve. L’air est frais. Le versant descendant est plus doux et la conduite sur l’asphalte plus confortable. Nous prenons la direction de Nizwa, par de grandes routes larges. Nous avons appelé la Majan GH et 2 chambres nous sont réservées. Arrivant de Al Amra, nous traversons la ville de Nizwa et après 5 km direction Muscat, nous trouvons l’hôtel sur la gauche. Grandes chambres, propres et surtout une douche ! Au tarif de 25 RO la nuit. Après un lavage à fond, nous allons visiter Nizwa et sa magnifique mosquée au cœur de la ville. Nous trouvons notre traditionnel resto indo-pakistanais pour le repas de midi. Curry de mouton, poulet masala, galettes de pain. Les prix sont inversement doux par rapport à la force des épices ! On peut manger avec les doigts, chaque resto et pourvu d’un coin spécial pour se laver les mains après le repas. Nous visitons ensuite le splendide fort, qui jouxte la mosquée. En attendant que les souks s’animent (ils ouvrent dans tout le pays à 16h30 pour l’après-midi, sinon le matin), je vais chez le barbier, une tradition lorsque je voyage dans les pays musulmans. Je ne réussis pas à convaincre Fab d’en faire autant. Rasage, massage de la tête et de la nuque, craquement des doigts et de la nuque, 30 minutes de plaisir pour 1.5 RO. Retour aux souks, mais peu de stands sont ouverts. Il y a néanmoins un souk aux poissons, dont des thons et des espadons de taille plus que respectable. Nous nous posons ensuite sur la terrasse d’un resto turc entre la ville et la GH pour d’abord quelques parties de cartes et ensuite notre repas du soir (4.8 RO pour les 4). Retour à l’hôtel pour une nuit calme et réparatrice.

Dimanche 2 novembre

On prend le rythme : réveil à 06h15. On fait les sacs avant le premier repas du jour. Puis, on retourne aux souks, guère plus animés que la veille. On achète tout de même des dattes et quelque chose d’inconnu pour nous, du sirop de dattes. C’est excellent avec un yaourt. Vient ensuite l’épisode ravitaillement. Nous n’avons rien à manger pour ce soir et nous devons trouver un supermarché. De plus, nous voulons acheter de quoi nous asseoir, car manger par terre dans la poussière, ce n’est pas vraiment le top. On trouvera facilement 2 tapis de sol et 4 petits tabourets en plastique. Mais par contre, pour trouver de la viande, rien, sauf du congelé. On fera Nizwa de long en large, rien, rien, rien ! Finalement, on se rabat sur un resto et on achète des poulets grillés à l’emporter. Le serveur nous rajoute encore des crudités, pour un total de 3 RO. En fait, tous les restos pratiquent la vente à l’emporter. La destination du jour est le plateau de Sayq. Nous descendons donc jusqu’à Birkat al Mawz où la bifurcation pour la montée se prend. Après quelques km, il y a un check-point policier où il faut montrer son permis de conduire. Toute la vallée est utilisée par l’armée, cela doit être la raison de ce contrôle. Le policier note le nombre de personnes qui montent, le type de véhicule en s’assurant que nous avons un 4x4. Les autres types de voiture n’ont pas d’accès. Bizarre, car la route est goudronnée et pas si pentue que cela, en tous les cas bien moins que ce que nous avons déjà vu. Les paysages sont à nouveau splendides. Tout d’un coup, on aperçoit une petite ville, au milieu de nulle part, dans la montagne. Nous nous rendons au Diana Viewpoint à Sayh Qutnah où nous avons l’intention de camper. Il y a là quelques endroits parfaits pour planter sa tente. Le site est sur le bord d’une falaise rocheuse qui offre une vue spectaculaire et exceptionnelle sur les environs. Il est encore tôt dans l’après-midi et nous partons faire une balade à pied sur le chemin mentionné W18A. Il s’agit d’un sentier qui relie des villages entre eux, à flancs de coteaux et longeant ou traversant les cultures en terrasse. Des systèmes d’irrigation (falaj) assurent l’arrivée d’eau. Nous croisons un paysan qui plante à la main des gousses d’ail. Quel travail de titan d��avoir construit toutes ces terrasses avec des pierres, le long d’une pente importante. Nous traversons 2 villages, mais Dominique a mal au genou, les montées et descentes d’escaliers la font souffrir et nous rejoignons la route principale qui surplombe le sentier pour retourner à notre point de départ. Nous aurons tout de même vu quelques touristes qui ont un peu triché en suivant un falaj, et donc en évitant de descendre dans les cultures pour remonter plus loin. La balade aura duré 2 bonnes heures. Nous partons ensuite monter notre camp, à l’extrême gauche du site, tout en mettant de l’eau à bouillir pour le traditionnel thé. Nous sommes pile à l’heure pour assister au coucher de soleil sur les montagnes. Les couleurs du ciel sont splendides et nous prenons de nombreuses photos. Exceptionnels paysages … De nombreux buissons secs nous fourniront du bois pour le feu du soir qui nous réchauffera. Il faut dire que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et que l’air est frais. Nous avions pris une polaire, ce sera le seul soir où nous la sortirons. Ce soir, nous dormirons dans nos sacs ! Avant d’aller se coucher, nous rangerons comme d’habitude le camp, en rentrant poubelle et nourriture dans la voiture afin d’éviter que des animaux viennent se servir pendant notre sommeil.

Lundi 3 novembre

La nuit a été fraîche. Le lever du soleil vers 06h15 est également très beau, offrant une luminosité et des couleurs splendides. Thé, petit-déjeuner, puis rangement du camp. Dès que le soleil monte dans le ciel, la température prend l’ascenseur et redevient agréable. Aujourd’hui, direction la mer ! On redescend en plaine, pas de contrôle policier à la sortie. Une belle autoroute gratuite nous ramène vers Muscat et l’aéroport. Nous retraversons toute la ville avec des autoroutes. Les directions sont bien indiquées, par quartier. Muscat est une ville très étendue, divisée en quartiers. Il faut dire que la partie ouest de la ville est construite au milieu de collines et chaque espace permettant de construire est utilisé. C’est le cas à Ruwi, Muttrah et Muscat. Selon les indications du Oman Off-Road, nous trouvons presque du premier coup la route pour nous rendre à Yiti, plage distante d’une 15 de km où nous avons l’intention de nous poser pour la nuit. Il y a là un petit village de pêcheurs et une longue plage déserte, mis à part quelques locaux. L’eau est chaude et limpide. Malheureusement, ce site ne va pas rester intact. Un grand chantier est en cours et le bal des camions est impressionnant. Une marina est en train de se construire et la suite sera des hôtels de luxe, un golf, des spa, bref tout pour le tourisme aisé. Le village de pêcheurs va sans doute disparaître … A la fin de la route goudronnée, il ne faut pas hésiter à partir dans le sable en suivant les traces existantes. On peut aller jusqu’au bout de la plage. On peut facilement planter sa tente ici. L’endroit est trouvé, mais nous réalisons que nous n’avons pas de quoi manger ce soir. Alors retour sur Muscat, au magasin Carrefour City Center le long de l’autoroute avant d’arriver sur Ruwi. Une fois le plein de victuailles fait, on reprend le chemin de Yiti. Baignade, soleil, on passe le reste de l’après-midi à la plage. Le coucher de soleil ne se fera pas dans la mer, mais les couleurs du ciel sont toujours magnifiques. Des pêcheurs ramènent des petits poissons qu’ils font immédiatement cuire après les avoir épicés d’une poudre qui décoiffe ! Vu qu’on leur avait fourni des allumettes, ils nous offrent quelques-unes de leurs prises. C’est bon, mais les lèvres brûlent un peu ! Il faut dire que ces pêcheurs, comme beaucoup de gens vivant de métiers peu rémunérés, sont de souche indienne. D’autres gens du coin improvisent des parties de foot sur le sable dur vu la marée descendante. Le foot est une institution dans ce pays, il y a partout des terrains, des fois même en gravier grossier. Il ne doit faire bon d’être gardien de but … Finalement, nous sortons notre grill pour les saucisses achetées chez Carrefour. A un moment donné, en allant chercher quelque chose à la voiture, ma lampe de poche éclaire deux yeux dans la nuit. Un fennec ! L’animal nous observe à une trentaine de mètres, sans aucun doute attiré par la nourriture. Nous le verrons souvent grâce à nos lampes qui font briller ses yeux. Il sera même rejoint par un complice. La tente est montée dans le sable face à la plage, un peu au vent ce qui la fera bien bouger. Fabrice a assurée en se mettant un peu en retrait, plus à l’abri. Il fait chaud, on pourra dormir hors du sac.

Mardi 4 novembre

Le vent s’est levé pendant la nuit et la tente a été sacrément secouée. Au réveil, surprise : les chaussures que nous avions laissées devant notre petit 4 * ont disparu ! On voit clairement des traces de chat (ou de fennec…) venir jusque devant la tente, en faire le tour. Une petite recherche dans les environs nous permettra de retrouver nos godillons éparpillés dans les environs. Un des nu-pieds de Dominique a par contre été suffisamment rongé pour qu’elle puisse en racheter d’autres … Après ces péripéties, on profite encore un peu de l’ombre pour prendre le thé du matin et plier le camp. Dès que le soleil pointe, la température grimpe immédiatement. Nous retournons au Carrefour de Muscat faire le plein de courses. Sur place, il y a un ou deux vrai coffee shop et on ne résiste pas à l’appel d’un véritable Espresso. Mais avec le prix de 4 Espresso, on prend un repas dans une de nos échoppes indo-pakistanaises… Le but du jour sera le Wadi Dayqah et le Wadi As Sawayh. Nous prenons donc la direction de Qurayat, juste après le Carrefour en revenant vers Ruwi. Avec les indications toujours aussi précises du Oman Off-Road, nous trouvons facilement notre chemin. Première déception : il n’est désormais plus possible de remonter le Wadi Dayqah, un barrage est en cours de construction (et bientôt terminé apparemment) et bloque l’accès à la vallée. Nous nous rabattons donc sur le As Suwayh. Quelques dizaines de mètres avant le village, il y a une grande piscine naturelle, entourée de rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau (env. 10-12 mètres de haut). Mais avant d’y piquer une tête, nous décidons de remonter le Wadi à pied pour une belle balade. En regardant le village, il y a deux falaj qui amènent de l’eau, un sur la droite, l’autre sur la gauche des versants. Celui de droite (en regardant le fond de la vallée) est bien plus pratique, car il va plus loin. Ainsi, on marche à plat sans devoir escalader les rochers. Nous ne l’aurons remarqué qu’au retour … puisqu’on remonte le Wadi par la gauche ! Bref, deuxième déception, il n’y a que peu d’eau et donc pas de piscine pour se baigner. Après 2 bonnes heures de promenade dans un cadre grandiose, entouré de montagnes sauvages, on revient donc à l’entrée du village. Et là, baignade dans une eau chaude et douce. Des gens du village viennent nous voir, petites discussions. L’un d’entre eux nous amène dans sa maison pour un café omanais (parfumé à la cardamome) et des dattes. Son père, aveugle et apparemment bien usé par la vie, est là. Il nous explique qu’il devrait l’emmener chez le docteur, mais que cela coûte cher, etc.. Apparemment, il sollicite de l’argent mais sans le dire vraiment. Un peu plus tard, de retour vers notre voiture, nous ferons un don discret. L’endroit sera parfait pour camper cette nuit, donc nous montons les tentes, juste avant la tombée de la nuit. Nous avons acheté une nouvelle lampe à gaz ce matin, elle nous éclaire pour nos parties de carte dans cet endroit de bout du monde.

Mercredi 5 novembre

Y a-t-il encore besoin de le dire, nous nous levons avec le soleil vers 06h15. Avant de prendre le thé du matin, une petite douche naturelle dans la rivière. Il y a un petit bassin avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses qui fait bien l’affaire. Trempette, un peu de savon, re-trempette et voilà ! Petit-déjeuner, paquetage et nous voilà prêts pour le départ, en direction du sud. Nous rejoignons la côte vers Dibbha où la route redevient goudronnée. Pour une fois, nous manquons un site : le Sinkhole (un trou dans le sol avec de l’infiltration d’eau de mer dans lequel on peut se baigner). Nous nous en rendons compte trop loin pour faire demi-tour et nous continuons donc notre route. Un petit stop à White Beach, une large plage au sable blanc. Aucune ombre, quelques déchets sur la plage, l’endroit est beau, mais pourrait être mieux conservé. Il y a bien des poubelles, mais les détritus sont surtout à côté … Apparemment, le Sultan Qaboos développe son pays à la vitesse grand V, amenant des routes, de l’électricité, des écoles, dans les coins les plus reculés. Mais il a encore du boulot avec la propreté et l’environnement. La route du bord de mer est en réfection et nous n’avançons pas vite. Une nouvelle autoroute s’est construite un peu plus haut, nous prenons une piste qui nous y conduit et là on pourra rouler sur du velours … avant de se rendre compte que nous avançons à 100 km/h sur une portion en construction et fermée à la circulation ! Arrivée finalement à Sur, ville côtière. Nous baladons sur la Corniche, d’où on peut admirer le splendide phare. Les bleus du ciel et de l’eau sont magnifiques. Dommage, là-aussi les détritus sont nombreux au bas du muret qui délimite la plage. Nous prenons notre repas, un excellent Fish mix grill, au Sur Beach Restaurant, puis départ vers Jas-al-Jinz où nous espérons planter nos tentes sur les plages où les tortues viennent pondre. A la réserve où les tortues sont visibles la nuit, il n’est désormais plus possible de camper. Une sorte de complexe a été construit, avec chambres, restaurant, etc… au prix de 120 RO la nuit !!!!! Oman va concurrencer Dubaï avec ces prix-là. Nous repartons donc chercher un autre endroit et nous constatons qu’il est difficile de camper dans cette région. En plus, il faudrait laisser le campement pour aller voir les tortues. Bref, ce soir ce sera hôtel. Nous trouvons le Turtle Beach Resort (suivre les indications au rond-point à l’entrée de Jas-al-Hadd). Très bien, avec une belle plage de sable et une eau limpide. Nous logeons dans de petites huttes, les toilettes et douches, propres, sont communes. Le prix : 42 RO pour une chambre double, le repas du soir et celui du matin (formule buffet). La réserve aux tortues n’est qu’à 15 minutes en voiture. Pas d’hésitation, on reste. Après-midi de plage, de parties de carte, avant le repas du soir. Vers 21h00, nous sommes à la réserve où nous payons notre droit d’entrée de 3 RO par personne. Il y a bien une centaines de personnes, mais répartie en plusieurs groupes d’environ quinze. Chaque groupe a 2 guides qui délivrent des informations très intéressantes sur les tortues. Nous aurions bien voulu les voir de manière plus individuelle, mais ce n’est plus possible. Départ donc pour la plage, avec des lampes de poche à lumière douce et rouge. Les photos sont interdites, surtout les flash. La plage est parsemée de cratères, apparemment l’endroit est vraiment fréquenté. Très rapidement, nous trouverons 3 tortues. Leur taille est impressionnante. La première est en train de recouvrir le trou dans lequel elle vient de pondre, avec ses pattes. En se tenant juste derrière (il ne faut pas aller devant elle pour ne pas la stresser), on se prend des giclées de sable. Quelle vigueur dans le geste ! La deuxième que nous verrons a fini son labeur et retourne tranquillement à la mer. Et là, la chance passe par ce coin et nous découvrons une tortue en train de pondre. Elle a creusé son trou et elle dépose au fond une bonne centaine d’œufs, souples et blancs. Spectacle de la vie et de la conservation de l’espèce. Cette tortue a dû faire des milliers de km pour trouver cette plage, et nous sommes là à contempler ce moment simple, pas spectaculaire, mais tellement émouvant. Nous sommes de retour à notre resort vers les 23h00. La nuit est étoilée comme d’habitude et il y a un petit vent du bord de mer qui nous fera passer une bonne nuit.

Jeudi 6 novembre

Le lever du soleil est juste splendide avec des couleurs pastel. Pas de stress ce matin, pas de camp à ranger. Nous prenons le buffet du petit-déjeuner, avant de piquer une tête dans la mer chaude et limpide. Une douche et un peu de toilette plus tard, nous voilà prêts pour la suite du périple. Direction le Wadi Bani Khalid et les dunes de sable du Wahiba Sands. Nous retournons direction Sur, puis Al Kamil par d’excellentes routes goudronnées. La montée jusqu’au bout du Wadi est facile, pas de piste. En arrivant sur les lieux, nous voyons tout de suite que l’endroit est moins sauvage que d’habitude, il y a beaucoup de véhicules sur le parking. Il y a du monde, mais quasi aucun touriste. Nous ne voyons aucune femme. Les hommes pique-niquent, se baignent, discutent. Les grills fument et la viande dégage une odeur alléchante. L’endroit est splendide, avec une énorme piscine naturelle, un petit pont en fer qui enjambe l’eau, quelques constructions pour faire de l’ombre. On peut sauter dans l’eau depuis plusieurs rochers, l’eau est chaude et propre. Nos femmes restent habillées pour se baigner (t-shirts et bermudas), mais elles sont néanmoins dévisagées, pas par agressivité. Les femmes omanaises arrivent enfin, en groupe, accompagnées des enfants. Mais aucune d’entre elles n’ira dans l’eau. Nous profitons du site. Baignade en eau de mer le matin, en eau douce l’après-midi, belle journée … Pas de possibilité de camper ici, il nous faut bouger. Nous redescendons du site et nous arrêtons dans un resto … indien dans le premier village. Ce sera excellent comme d’habitude. La piste qui part dans le Wahiba Sands n’est qu’à quelques km, ce sera parfait pour y arriver avant la nuit. Dès notre entrée sur la piste, nous sommes abordés par un bédouin qui nous dit avoir un campement peu après et qu’il peut nous conduire dans les dunes. Nous hésitons car nous nous voulons rester indépendants. Nous le suivons tout de même pour voir, et à peine sortis de la piste, nous comprendrons rapidement que partir seul et inexpérimenté dans les sables peut vite devenir compliqué. En effet, la conduite dans les sables souples est difficile et le risque de rester bloquer très important. Bref, nous négocions avec ce bédouin, pour qu’il nous conduise dans les dunes, quelque part où nous serons seuls pour installer notre campement. Il prend le volant de notre Land-Cruiser après avoir bien dégonflé les pneus pour augmenter la portance. Il prend de la vitesse et grimpe une dune d’une déclivité incroyable. Le tout en riant comme un fou. Très impressionnant. Il parcourt ensuite les dunes, jouant avec le terrain, les montées, les descentes, avant de trouver un endroit assez plat, où il y a même du bois sec. Ce sera notre camp pour la nuit. Nous sommes isolés au milieu des sables, la piste principale est plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. Notre bédouin part à pied avec l’heure du rendez-vous pour demain matin afin qu’il nous ressorte de là. Sans lui, nous serions restés en bas, près de la circulation, sans vue, ni le sentiment d’espace que nous avons là. Après la montée des tentes, nous assistons au coucher de soleil, donnant au sable des couleurs orangées et ocre, des ombres, des variations de couleur magnifiques. Malheureusement, un vent fort se lève. Les sardines ne tiennent pas dans le sable et nous devons consolider nos tentes. Nous nous mettons à l’abri derrière un monticule de sable pour manger. Nous ramassons le bois sec et avons de quoi faire un bon feu. Le vent ne durera que 2 heures avant de se calmer et disparaître. Nous restons au clair de lune et à la lumière de notre lampe à gaz. Ce sera notre dernière nuit en camping, au milieu des sables du fond de la péninsule arabique.

Vendredi 7 novembre

Nuit très calme, sans mosquée pour nous réveiller. Nous nous levons pour assister au lever du soleil sur les dunes. Comme d’habitude, Michèle sera toujours la première à être debout et à pouvoir voir le spectacle, alors que comme d’habitude, je serai le dernier et je manque toujours la sortie de l’astre. Les couleurs sont plus douces que celles du soir, mais restent grandioses. Comme prévu, notre bédouin, accompagné d’un enfant, arrive à pied pour nous reconduire sur la piste principale. Une fois le camp plié, nous lui confions le volant et il repart dans les dunes, prenant des chemins que nous n’aurions pas osé emprunter. Il maîtrise facilement les difficultés du terrain et passe là où nous n’aurions pas pensé que cela soit possible. Nous nous arrêtons à leur campement où un café omanais nous attend, avec une purée de dattes. Une femme, portant un masque sur le visage est là et nous présente des créations faites de sa main à l’aide d’un métier à tisser. Nous achèterons quelques « babioles », telles que des bracelets, des garde-pages pour des livres, bref un peu d’artisanat local. Nous reprenons la direction de Muscat, qui se trouve à quelque 200 km. En chemin, nous nous arrêtons à Ibra, où nous ne voyons aucun touriste. Il y a un petit souk local, très typique. Nous voyons des artisans travailler le bois, avec des outils basiques, et réaliser des gravures splendides notamment sur des portes, la grande spécialité de tout le pays. Nous arrivons finalement sur Muscat du côté de l’aéroport. Nous commençons à connaître un peu les voies d’accès aux différents quartiers et nous nous retrouvons assez facilement sur la Corniche de Muttrah. Nous avions réservé par téléphone la nuit au Corniche Hôtel (30 RO), juste en face du marché aux poissons. L’établissement aurait bien besoin d’une rénovation, mais bon, pour une nuit cela ira. Après une bonne douche, nous prenons notre traditionnel repas pakistanais sur une terrasse en face du souk aux poissons. Comme d’habitude, ce sera excellent, bon marché. Personne n’aura connu de problèmes gastriques durant ce voyage. Puis, nous faisons toute la Corniche à pied, une splendide balade qui dure quelques km aller-retour. En revenant sur l’hôtel, les souks se sont animés (ils sont ouverts le matin, puis reprennent vers 16h30), et nous les visitons. Il y a surtout de l’artisanat et des habits. On y voit quelques touristes. C’est intéressant, mais cela n’a rien d’exceptionnel, rien à voir avec les souks d’autres pays. Nous avions vu dans le « Petit Futé » l’adresse d’un resto qui sert des spécialités omanaises dans le quartier de Ruwi. Plutôt que de risquer de se perdre avec notre véhicule dans le flot de la circulation, nous optons pour le taxi. Il y a devant le marché aux poissons des minibus qui font office de taxi collectif en direction du quartier de Ruwi. Démarrage quand c’est plein pour 100 Baisal par personne. C’est local, ça fonctionne, départ. Le taxi nous pose vers la gare routière qui est à environ 300 mètres du resto. Facile ! nous allons donc au Bin Ateeq Restaurant où nous mangerons dans un « salon » privé (en fait une pièce avec tapis au sol), par terre, avec des coussins pour nous caler. Il y a différents menus et nous optons pour celui à 7 RO par personne qui est composé de bien 10 plats différents. C’est bon, mais pas vraiment éloigné de ce que nous avons déjà mangé jusqu’à présent. Nous sommes donc un peu déçus, surtout vu le prix par rapport aux autres établissements. Pour rentrer sur la Corniche, on reprend un taxi collectif. Cela ne doit pas être si souvent que des touristes les empruntent, vu les regards amusés des clients et des chauffeurs. La nuit sera bonne dans un vrai lit.

Samedi 8 novembre

Après le petit-déj’, nous partons visiter le plus beau monument du pays, la mosquée Sultan Qaboos. Elle se visite du samedi au mercredi et de 08h00 à 11h00, attention donc à cet horaire. Le site est exceptionnel, à ne manquer sous aucun prétexte. L’extérieur est déjà magnifique, tout en perspective, avec une architecture islamique moderne. La salle des prières est juste incroyable, avec des lustres, des céramiques, des couleurs dans les tons verts. Il est écrit que cette salle peut accueillir jusqu’à 20'000 fidèles. Nous profitons de ces lieux solennels, avant de retourner aux marchés aux poissons de Muttrah. Autre ambiance ! Mais néanmoins à voir aussi. Il y a là de belles pièces, des thons, des espadons, de petits requins et bien d’autres encore. Des « artisans » préparent les poissons dans un coin du marché pour pouvoir les présenter ensuite sur les étals. Ils leur coupent la tête, les queues, lèvent les filets, très intéressant et parfois spectaculaire. Surtout qu’ils font cela à mains nues et avec des couteaux visiblement bien effilés. Direction ensuite le quartier de Muscat, sur la continuité de la Corniche. L’endroit est certes beau, mais il n’y a rien de vraiment spécial à notre goût. Nous partons finalement sur Seeb où nous avons réservé notre dernière nuit omanaise au Al-Bahjah Hotel. C’est le milieu de l’après-midi, la ville est morte, il n’y a personne dans les rues. Nous peinons même à trouver un restaurant d’ouvert. Finalement, nous mangerons dans un … resto pakistanais. C’est toujours aussi excellent et dépaysant car tous les clients sont des gens du crû. Nous nous régalons de curry pour un prix vraiment modique (5, 2 RO pour 4). Il nous faut maintenant penser à ramener notre 4x4 à l’aéroport. Les femmes resteront à l’hôtel pendant que Fab et moi allons faire le plein et laver la voiture. Les car-wash sont très nombreux, il y en a dans presque toutes les stations services. Un employé lave d’abord le véhicule avec un karscher, puis un autre vient le sécher avec une serviette, un troisième s’occupe de l’intérieur (chiffon et aspirateur). Ils lustrent même le bord extérieur des pneus avec un produit pour les rendre brillants. Apparemment, les Omanais sont pointilleux avec la propreté des voitures ! Tous les employés sont des Indiens, une fois de plus, le métier de laveur de voitures ne devant figurer dans les hautes couches sociales du pays. La restitution du véhicule se fera sans souci à l’aéroport et nous revenons à Seeb avec un taxi. La nuit est tombée, les trottoirs se sont remplis, il y a maintenant du monde à l’extérieur. Fab et moi allons chez le barbier nous faire raser une dernière fois avant notre rentrée en Suisse. Nous nous baladons ensuite dans les rues où les magasins de bijoux (en or) et de vêtements pour femme sont très nombreux. On y voit des robes très décolletées, des couleurs vives et aussi de la lingerie fine. Sous leur robe noire pour sortir dans la rue, les Omanaises doivent finalement être assez coquettes. Nous jouons une partie de cartes sur une terrasse et, mauvaise surprise, 2 personnes viennent nous réclamer de l’argent. C’est la 1ère fois que nous sommes confrontés à la mendicité dans ce pays. Dernier repas. Nous aurons vraiment testé la cuisine indo-pakistanaise. A la fin, nous avons abandonné le riz pour le pain, cuit au feu de bois et toujours présenté sous forme de galette. Nous nous sommes aussi habitués à manger avec les doigts (de la main droite). Retour à l’hôtel, dernière partie de cartes, paquetage des sacs, avant une courte nuit.

Dimanche 9 novembre

Lever très tôt, tiens avant le soleil pour une fois, vers 04h00. Le taxi que nous avions commandé la veille à la réception de l’hôtel est à l’heure. Incroyable hasard, alors que les taxis sont si nombreux, c’est le même chauffeur que celui de notre arrivée qui nous reconduit à l’aéroport. Tout comme à Doha pour le voyage aller, nous avons un problème avec nos e-ticket. Qatarairways ? le système informatique ? Nous ne le saurons jamais. Du coup, nous sommes les derniers à embarquer dans l’A319 qui nous ramène à Doha. L’avion est plein. A peine une heure plus tard, nous avons un court transit à Doha, juste le temps de passer au Tax Free Shop, pour foncer à l’embarquement. Cette fois, de nombreux sièges sont vides dans l’A330. A nouveau des écrans personnels, un grand choix de films, le vol sera tranquille. Nous posons à l’heure prévue à Genève, nos bagages sont là. Un retour sans histoire.
Avis sur itinéraire en Floride en avril 2009 English translation pending
by Chanteperdri · 2008-11-13 · 27 replies
bonjour à tous merci de vos conseils que pensez vous de mon itinéraire pour avril 2009 arrivée miami visite de miami beach miami miami mùiami everglades everglade route fort lauderdale + shopping visite lauderdale route orlando + shopping universal studio animal kingdom autre parc mais lequel ? daytona beach orlando départ france fin d'après midi

je voudrais savoir si à miami il y a des taxis pour se déplacer et quelle tenue pour avril je vous remercie d'avance p
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
by Colybri · 2008-11-12 · 19 replies
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !

05 juillet – 22 juillet 2008

GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.

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VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».

· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !

Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.

Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.

Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : .........................

Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles

7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.

Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…

Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.

direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…

Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !

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La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées

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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .

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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...

Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…

Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.

Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …

...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ..........................

Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.

Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.

......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) .. ......



La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.

L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.

Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.

Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...

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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…

A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.

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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…

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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. .................................................................

Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.

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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…

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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.

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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…

.............. ............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube

L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.

Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.

Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...

.......... Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.

Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.

.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.

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L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…

La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !

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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.

Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.

Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !

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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.

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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.

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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.





A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .

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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.

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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.

Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.



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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.

Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.

A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.

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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .

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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.

Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.

Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.

Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.

Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.

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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.

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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.

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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.

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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.

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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!

Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.

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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !

Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.

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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.

Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.

Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.

Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.

......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière ! Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais… Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.

......................................................................Les perruches de Mowani camp...........

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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.

Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !

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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.



Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.

Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.

Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ........................................

........................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....

...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)

........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 ! .

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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.

Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊

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Voyage aux États-Unis de l'Ouest en septembre 2008 English translation pending
by Jacou13 · 2008-11-11 · 1 reply
Bonjour à tous, je vous présente le voyage que je viens de faire aux USA Ouest, comme certains m'avaient apporté de réels conseils dans son établissement, j'avais promis d'apporter au forum le maximum de détails en retour.

PERIODE DU VOYAGE

Du 10 au 29 Septembre 2008

QUELQUES ÉLÉMENTS PRATIQUES Voyagiste choisi : AVENTURIA-Agence de Marseille-Correspondante :Sèverine Coût total du voyage: 5384€ pour deux adultes (Aventuria:4184€ - Dépenses sur place :1200€) Détail des dépenses sur place :Essence :390$ (pour 5650km) - Restauration:926$ - Entrées Parcs :190$ -Divers achats et Pourboires :174$ ( avec les frais bancaires 1€ = 1, 40$ durant cette période)

PRESTATIONS AVENTURIA - Vols A/R Marseille-Denver par LufthansaToutes taxes comprises - Location véhicule catégorie C4 (Chevrolet Cobalt), 19 jours, Kilométrage illimité, Climatisation, CDW sans franchise, TTC. Loueur : ALAMO - Véhicule pris et remis à l'aéroport de Denver.

PROGRAMME DU VOYAGE :

10/09 Marseille-Denver (30km): Vol Marseille -Munich puis Munich - Denver avec escale à Washington. Atterrissage à Denver 19h26, récupération du véhicule et nuit au Red Lion Hotel Central à 30km de l'aéroport. 11/09 Denver-Cheyenne (250km ): Départ le matin vers 8h, visite de Rocky mountain NP ( route sud jusqu'à Bear lake, ballade à pieds jusqu'à Emerald Lake puis boucle nord par les routes 36 puis 34)- Arrivée à Cheyenne vers 19h installation à Holiday Inn. 12/09 Cheyenne-Keystone (515km ) : Arrivée dans le parc de Custer par la Highway 87, nous avons pu rencontrer de grands troupeaux de bisons. Les dindes et dindons sont nombreux dans le Parc. Visite de la partie supérieure du Parc zone des Needles par highway 87, visite du Mount Rushmore puis arrivée à Keystone par la route 244 vers 19heures - Installation à Mt Rusmore's Presidents View Resort. 13/09 Visite du Parc Custer et de Mount Rushmore (110km): Contrairement à la veille, trés beau temps, nous avons pu revisiter sous le soleil Mount Rushmore, les sculptures des quatre présidents valent réellement le détour .Visite de Crazy horse mémorial (sculpture titanesque de la montagne pour ériger le buste de Crazy horse) le projet envisagé autour de ce monument est tout aussi important; visite de Custer, sympathique village western, saloons typiques, bon resto, l'aprés-midi, nous avons fait un joli trail vers "cathedral spires" dans les Needles, 14/09 Keystone-Cody (750km) : Départ matinale pour effectuer cette longue étape. Arrêt à Devil's Tower; Aprés Sheridan, nous avons pris la 14 Alt qui passe par le col de Bighorn à plus de 3000 mètres. Du sommet, on découvre un panorama superbe. A l'arrivée à Cody en début d'aprés-midi, visite du Historic Museum Buffalo, passionnant, surtout pour les amateurs d'armes, çà mérite quand même la visite.Installation au Buffalo Bill Cabin village. 15/09 Cody- Yellowstone Mammoth hot springs (215km) : Paysages de toute beauté notamment avant l'arrivée à Yellowstone, nous avons pu rencontrer deux Grizzly qui pêchaient à l'entrée Est du parc. Aprés un arrêt à mud volcano et Sulphur caldron, sans intérêt par rapport à ce que l'on a vu plus tard, nous avons fait les trails de Upper and lower falls en amont de Canyon sur la Yellowstone river;il faut absolument se réserver 3 à 4 heures pour visiter ce coin (rive droite).Arrêt à Petrified Tree vers Tower -Roosevelt. Arrivée à Mammoth, où les cerfs étaient en période de rut en plein village, installation au seul et vieil hotel Mammoth hot Springs 16/09 Yellowstone Mammoth-Norris-Madison A/R(150km): Au départ, visite De Lower Terraces area à Mammoth, nombreux walking trails.Upper Terraces area visité en voiture est beaucoup moins interressant; A Norris, il faut faire tous les trails proposés (environ 5km) sources thermales aux couleurs somptueuses et geysers.A Madison, on peut voir les Firehole falls sur la firehole Canyon drive.Nous avons continué jusqu'à Fountain Paint pot et Great Fountain Geyser avant retour sur Mammoth. 17/09 Yellowstone Mammoth-Grant village (125km ) Direction Old Faithful et premier arrêt à Grand Prismatic Spring ( petite erreur car dans la fraîcheur du matin, la vapeur d'eau qui se dégage rend difficile les prises de photos). Comme à Norris, nécessité de faire tous les trails proposés pour admirer les magnifiques Geysers et sites thermaux.Old Faithful geyser, clou du spectacle de ce site, entre en éruption environ toutes les heures.Ce site rassemble le plus grand nombre de geysers actifs.Continuation vers Grant village et arrêt à West Thumb, la boucle prés du lac, de Central basin est interressante mais il serait préférable de la voir en premier tant les sites de Old Faithful et Norris sont grandioses. Installation à Grant village hotel. 18/09 Yellowstone Grant village (80km): Trail à Riddle lake puis à Natural bridge, dans l'espoir de voir des animaux mais sans succés.Nous avons pu rencontrer le long des routes dans Yellowstone de nombreux troupeaux de bisons et quelques coyotes 19/09 Yellowstone Grant village - Grand Teton NP (195km) Nous quittons Yellowstone par le sud pour entrer dans le parc moyen de Grand Teton. Devant la route le massif du grand Téton à plus de 4000mètres et majestueux. Nous prenons la Teton Park road et faisons un trail autour de Sting Lake aux pieds du massif de grand Teton, visite de la station de ski de Teton village ( sans intérêt) puis de Antelope flats road qui dévoile de superbes et sauvages paysages. Installation à Jackson au Days Inn 20/09 Jackson - Salt lake city (500km) Détour jusqu'à Marina pour voir Great Salt Lake, nuage de sel précédent un bon orage qui a salué notre arrivée à Salt lake city. Aprés l'orage, visite du centre ville où une habitante nous a accompagné à Temple Square et nous a confié à une soeur mormone qui nous a fait visité les différents édifices et expliqué sa religion. L'ensemble est austère avec des décors intérieurs riches mais n'ai pas dépourvu d'interêts. Installtion au Royal garden Inn 21/09 Salt Lake city - Vernal (375km) Route sans beaucoup d'intérêt. Visite du parc en entrant par Dinosaur Quarry visitor Center, visite des pétrogliphes le long de la route menant à Josie Morris Cabin. Découverte de la couche géologique Morrison dans laquelle on trouve la majeure partie des ossements de dinosaures.Malheureusement, nous n'avons pas pu visiter le musée fermé en cette période de l'année où une partie de la couche Morrison dégagée et aménagée permet d'observer un grand nombre d'ossements et de squelettes Installation au Best Western Antlers 22/09 Vernal - Moab ( 480km) Détour par Grand Junction pour visiter Colorado National Monument qui dévoile de magnifiques paysages découpés de profonds canyons. Les points de vue aménagés permettent de faire de sublimes photos.Ce site vaut réellement le détour. Continuation vers Moab et arrivée par Castle road où l'érosion met en évidence de superbes édices naturels.Installation à Super 8 Motel 23/09 Moab - Arches NP (95km) Ce parc est un joyau qui nécessite à lui seul une bonne journée de visite car de nombreuses arches ne sont accessibles qu'à pieds, mais à chaque fois le spectacle est au rendez-vous. 24/09 Moab - Canyonlands NP (210km) Deux sites se partagent le secteur Nord du parc Dead Horse Point State Park et Island in the sky qui fait partie de Canyonlands national Park. 'Il faut payer une entrée à Dead Horse car il ne fait pas partie du forfait à 80 dollars permettant de visiter l'ensemble des parcs nationaux. Le site est sublime et on peut s'y servir de l'eau potable au robinet ce qui est loin d'être négligeable dans cette région aride où l'on est obligé de trainer ces provisions d'eau pour les trails. Sur island in the sky, nous nous sommes rendus à Mesa Arch, GrandView Point Overlook, Green river Overlook, Upheaval Dome et fait les trails correspondants. Ces paysages sont grandioses.Bien que nous ne l'ayons pas mentionné jusqu'à présent, on trouve tous les trails sur les plans disponibles dans les Visitor Center où le personnel répond trés aimablement à toutes vos questions. 25/09 Moab - Durango (350km) Route plein sud par la 191 puis la 666 jusqu'à Cortez puis la 160 jusqu'à Mesa Verde où nous n'avons visité faute de temps que Chapin Mesa, Wetherill Mesa ne pouvant pas être visité soi-même. Aprés nous être rendus au Visitor Center de Far View, nous avons pris nos tickets pour la visite guidée de Cliff Palace. On apprend vraiment trés peu de choses dans cette visite guidée et les dépliants offrent beaucoup plus de renseignements.Il faut compter une bonne heure pour effectuer la visite guidée. Nous avons donc visité Le Chapin Mesa Museum en attendant notre visite guidée de Cliff Palace puis nous avons effectué le trail de Cliff Palace loop et visité Balcony house. De retour vers Visitor Center, nous avons fait le trail Petroglyph Point qui permet sur sa partie finale d'avoir une belle vue sur Spruce tree house. Nous avons terminé notre visite par Mesa top loop. Le soleil couchant donne à ces sites non seulement des couleurs sublimes mais aussi une ambiance où règne une grande spiritualité. C'est vraiment un endroit magique ! Arrivée à Durango, installation à Holiday Inn 26/09 Durango -Santa Fe(515km) Route 160 vers Pagosa Springs puis 84 jusqu'à Tierra Amarilla, traversée du canyon du Rio Grande ensuite direction Taos par la 64 avant de rejoindre Santa Fe.Visite des Pueblos de Taos puis de San Ildefonso.Si nous sommes tombés sous le charme de Mesa Verde, il en est pas de même pour ces villages ne dégageant ni charme ni âme; C'est tout au plus un attrappe touristes où tout est à vendre.Visite de Santa Fe dont le centre autour de sa plaza est trés agréable. Installation à Comfort Inn 27/09 Santa Fe - Denver(680km) Route directe par l'US25 via Las Vegas, Raton, Pueblo, Colorado Springs jusqu'à Denver Visite du centre ville de Denver; Installation au Red Lion Denver Central 28/09 Denver -Aéroport puis envol pour Marseille(25km) Restitution du véhicule chez Alamo à l'aéroport puis vol direct vers Munich avec Lufthansa. Arrivée à Munich à 7h55 puis longue escale en attendant le vol de correspondance pour Marseille arrivant à 16h20.

COUPS DE COEUR ET DECEPTIONS

Coups de coeur:

Arches et Canyonlands NP C'est superbe avec des paysages époustouflants Yellowstone: Site remarquable par la densité des sites thermaux (sources et geysers) aux couleurs remarquables, même si l'on a vu les sites de la région de Rotorua en Nouvelle Zélande, celui-ci est incontournable. Les Cayon falls sont à découvrir, superbes ballades à pieds où l'on peut rencontrer des bisons. Pour le reste de la faune, trés difficile de tomber nez à nez avec un loup ou un ours à moins d'être trés chanceux.Il paraît que c'est plus facile dans la zone de Lamar valley ( entre Tower-Roosevelt et Northeast Entrance) mais nous n'y sommes pas allés. Mesa Verde NP: Site superbe. Les villages sont bien restaurés, bien conservés, de nombreuses ballades à pieds permettent de découvrir le site sous un autre angle. Le soleil couchant baigne les villages dans une atmosphère mythique.

A voir :

Grand Téton Ce petit parc est loin de faire pâle figure à côté de son prestigieux voisin Yellowstone, les paysages de lacs et montagnes y sont somptueux, de trés nombreux trails permettent de le découvrir en symbiose avec la faune et la flore sauvage. Par contre, ne perdez pas de temps à aller voir Teton village, c'est une station de ski sans aucun intérêt. Mount Rushmore : Colossale travail accompli par Gutzon Borglum pour sculpter dans la montagne les bustes de quatre présidents qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de l'Amérique. On comprend toute l'émotion que peut ressentir le peuple américain, dans ce mémorial, sous le regard de ces illustres personnages. Custer State Park : Trés sympathique parc, on y rencontre de grands troupeaux de bisons, surtout en arrivant par la highway 87 depuis Hotsprings par le Sud.C'est dans cette région que l'ambiance western est à son apogée; les petits villages des Black Hill, comme Custer ou Keystone, nous baignent littéralement dans l'atmosphère des chercheurs d'or ou de l'écrivain Carrie Ingalls et de sa "petite maison dans la prairie". Un détour par Crazy Horse Memorial est indispensable, ne serait-ce que pour rendre hommage au sculpteur Korczak Ziolkowski dont la gigantesque sculpture du chef indien Crazy Horse commencée en 1949 continue toujours et doit s'intégrer dans un ambitieux projet à la mémoire du peuple indien. A éviter, le tour du mémorial en bus(attrape touristes) on voit trés bien la sculpture depuis le musée. Rocky Mountain NP : Bien que le beau temps n'était pas de la partie, nous avons pu faire un trés joli trail jusqu'à Emerald Lake, ce parc permet de faire de trés nombreuses ballades dans un environnement de hautes montagnes et même sans avoir vu les sommets enneigés, nous en gardons un trés bon souvenir.

Déceptions :

Dinausor national park : Il faut néanmoins nuancer car nous sommes déçus de ne pas avoir vu le musée de la couche Morisson qui fait la réputation du site. Donc, bien vérifier si ce musée est ouvert avant de faire le détour. Taos puebo : et d'une manière générale, tous les pueblos de cette région. Nous espérions trouver des petits villages typiques ayant gardé toute leur âme mais il n'en est rien, les aménagements ne sont pas effectués dans le style, l'entretien est nul mais tout est fait pour soutirer aux touristes quelques dollars, aucun charme, rien . A éviter

CONCLUSIONS :

Superbe voyage, encore une fois, excellente organisation de la part d'AVENTURIA (Agence de Marseille - Bravo à Sèverine et à toute l'équipe). Road book super, très complet avec cartes détaillées Hôtels et motels de bonne qualité ( exception de Mammoth hot springs-trés vieillot-mais il n'y a pas le choix dans Yellowstone). Nous pensons, qu'il est possible de réduire le coût global de la prestation en ne choisissant que des motels car ils sont d'excellente qualité (souvent de meilleur qualité que les hotels). Véhicule de location impeccable (Alamo). Nous conseillons néamoins de prendre l'option consistant à rendre le véhicule avec le plein d'essence, nous avions choisi, à tort, l'autre solution mais comme il est impossible de rendre le véhicule avec le réservoir vide, on se fait avoir compte tenu du fait que le forfait appliqué correspondant au volume du réservoir facturé au prix fort du carburant. Si nous avions à refaire ce voyage, nous éliminerions la dernière journée à Yellowstone (Grant village) et l'étape de Vernal ( Dinausor park) mais lui ajouterions une semaine pour revoir Bryce Canyon, Zion, toute la région comprise entre le sud de Cayonlands, et le grand Canyon que nous avions déjà vus, en partie, lors d'un précédent voyage en groupe mais que nous aurions aimé revoir par nous mêmes, à notre rythme, en faisant à chaque fois de beaux trails dans ces superbes sites. Pour ceux qui sont intéréssés, vous trouverez un grand nombre de photos sur mon webblog
http://jacou13.neufblog.com
Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
by LeTigre · 2008-11-11 · 747 replies
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎 En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Croisière sur le Carnival Miracle English translation pending
by JeanSandra · 2008-11-09 · 13 replies
Je pars en croisière, en décembre, avec le Carnival Miracle. J'ai déjà obtenu certaines réponses à mes interrogations mais il me manque certaines informations. Je lance donc une demande pour discuter du Carnival Miracle.

Merci de me répondre.
Hygiène au Vietnam avec deux enfants? (3 ans et 5 ans) English translation pending
by Balleyd · 2008-11-08 · 11 replies
Bonsoir, nous partons pour passer un mois au Viet Nam (dec Janv) avec nos deux petits gars (3 ans et 5 ans). Ils ont l'habitude de voyager, mais jusqu'à présent uniquement en europe. Pour ma part je connais bien l'Inde et un peu l'asie du sud est. Je suis sur d'aimer ce coin du monde, et très heureuse de faire partager cette découverte à toute ma famille. Mon seul petit souci est au niveau de l'hygiène. Est-ce facile de voyager avec des enfants en bas age au Viet nam? Quels sont les risques sanitaires ? est-ce facile de louer une maison a Hanoi (pour une semaine ou 10j) afin d'atterrir en douceur, est-ce une bonne idée ? Faut-il avoir recour à des guides pour se déplacer ou bien le train est un transport sur et confortable? Je suis prenante pour tous vos conseils de voyages, de bon plans, et meme de galère, sur place. Merci
Guide Bleu pour l'Inde et ailleurs? English translation pending
by Musahappy · 2008-11-07 · 50 replies
Bonjour tout le monde 🙂

Quid des guides bleus ? Pour le côté culturel bien sur. Quelqu'un a un avis/expérience ?
Quête du bonheur English translation pending
by Bankai · 2008-11-07 · 88 replies
Bonjour à tous, je m'appelle Pascaline, j'ai 26 ans, je suis mariée sans enfants. Je suis dans une situation de torture mentale depuis maintenant quelques années. Depuis toujours je rêve d'une vie d'aventurière mais je n'ai malheureusement jamais eu le courage de m'ouvrir à cette vie, je pense que j'ai été emportée par les tourments du quotidien, du moule dans lequel la société nous aspire sans que l'on s'en rende compte... Aujoud'hui je pense pouvoir dire que je ne suis pas heureuse, comme si quelque chose en moi ne cessait de marteler que je ne suis pas faite pour cette vie qui m'ennuie. J'aime mon mari mais il n'a pas du tout la même conception de l'existence que moi.Lui rêve d'une vie pépère, travailler, payer ses factures, faire les courses, avoir des enfants;je ne peux pas lui en vouloir car je n'ai pas à juger la vision de la vie que souhaite chacun d'entre nous. Mais plus le temps passe et plus je trouve que je mène une existence presque vide de sens. Suis je normale?Ais je donc une inaptitude au bonheur?Suis je trop exigeante? Parfois j'ai envie de tout plaquer, partir, et enfin assouvir ma soif de connaissance et de curiosité. Je voudrais me libérer des rouages de cette société que je n'ai jamais comprise, et dans laquelle je ne me suis jamais vraiment épanouie. Le monde m'ouvre ses bras mais aurais je le courage de l'embrassé? Peut être devrais me résigner comme je l'ai toujours fait et me contenter de ce que la vie veut bien me donner... Et puis je ne veux pas faire souffrir mon entourage, même si je tente parfois de faire comprendre ce que je ressens, ce n'est pas facile d'être une sorte de marginale aux yeux de ceux qui vous aiment. Peut être qu'un jour je déciderais de prendre mon destin en main et de mener la vie dont je rêve secrètement mais ce jour n'est pas encore arrivé trop de culpabilité me courbe l'échine. Merci à tous et j'éspère ne pas avoir été trop barbante . Merci de nous faire profiter de vos expèriences et de vos incroyables épopées.
Durée du voyage Ankify - Diego-Suarez en taxi? English translation pending
by GoodIdea · 2008-11-05 · 47 replies
Bonjour,

Nous nous apprêtons à partir à Nosy Be dans quelques jours et souhaiterions connaître la durée du voyage Ankify - Diego Suarez en taxi ? Ainsi que le prix à peu près ? Merci à ceux qui l'ont fait de nous aiguiller un peu ! Si vous pensez à d'autres endroits où nous pourrions aller sans trop s'éloigner d'Ankify, merci d'avance. Je pense à Ambanja, Ambilobe, ... cela vaut-il le détour ?

Merci
Femme prudente au Sénégal English translation pending
by Joemtl · 2008-11-02 · 29 replies
Bonjour, Je suis ambivalente à propos de l'accueil quotidien que je (femme de 20 ans) pourrait avoir au Sénégal, même si je suis avec un ami. J'aimerais avoir des opinions objectives puisque j'ai lu ce qui est sur le site et cela me semble très positif, si je reste prudente. Pourtant, deux amies habitants la majeure partie du temps là bas depuis 10 ans disent quelles se font toujours arnaquer, surtout financièrement. Je comprend pourquoi jusqu'à un certain point, mais est ce que ça peut être moins pire? Me trouver une amie sénégalaise là bas? Être sous l'insigne humanitaire? Est-ce vrai que c'est vraiment pire en ville (Dakar)?

Merci
Houmous à la farine de pois chiche? English translation pending
by Natachapacha · 2008-11-02 · 15 replies
Bonjour à tous!!

y aurait-il de fervants connaisseurs en....houmous?!! je me pose une grave question existentielle:

est-il possible de faire du houmous à partir de farine de pois chiche??

merci de vos réponses et surtout....de votre soutien 😛!!!
Asie du Sud-Est en novembre: étapes hors des sentiers battus? English translation pending
by Jperez27 · 2008-10-30 · 34 replies
Bonjour,

Voila, on part en asie du sud est mi novembre pour 3 semaines...J'aurais aimé faire une arrivée sur bangkok puis direction le cambodge avec angkor notamment, Ho Chi Minh, Hue, Hoi an, Hanoi, Baie d Along, puis retour sur Chiang Mai Par le Laos, pour finir sur les plages du sud de la Thailande. Je sais ça fait des bornes et j aimerais faire un maximum de bus(de nuit tant qu'a faire). Qu'en pensez vous? Y a t il des étapes hors des sentiers battus que vous avez particulierement apprécié? Merci d'avance pour tous vos conseils
Choisir un vélo couché English translation pending
by Chablais · 2008-10-30 · 14 replies
Bonjour,

D'ici un an ou deux, j'espère pouvoir m'offrir un vélo couché (d'occasion). Cependant, je réfléchis encore à l'opportunité d'un tel achat. J'ai parcouru pas mal de sites internets et de discussions sur ce forum, et j'ai bien pu peser les pours et les contres du vélo couché. Du coup, je vais vous décrire un peu ma pratique du vélo pour éclairer un peu votre avis.

Je fais des sorties à la journée ou sur deux/trois jours, de 50 à 100 km/jour. Je fais des sorties sur terrain varié, plat et côtes. Habituellement, je monte un col (1000 à 1500m de dénivelé en général). Quand je monte un col, je ne recherche jamais la vitesse et la performance. D'ailleurs, mon vélo droit actuel pèse environ 13 kg avec la sacoche de guidon. Je suis rarement en danseuse, je mouline avec un plateau de 26 et un pignon de 30 voire 32. Je m'arrête souvent pour admirer le paysage et faire des photos. Pour vous donner une idée, j'ai monté l'Iseran depuis Bourg Saint Maurice en 6 ou 7 heures environ (en comptant les poses)...

La question que je me pose porte sur les performances du vélo couché en montée. Est-il réellement plus "lourd", moins efficace dans les cols? Vais-je sentir une différence notable, en mieux ou en pire?

Cerise sur le gâteau, y a-t-il un vélociste aux environs d'Annecy qui propose un vélo couché en essai ou en location, pour voir?
Appareils photo Canon G10 ou Panasonic LX3 pour un trek dans les montagnes? English translation pending
by Marji · 2008-10-29 · 17 replies
Bonjour,

J'hésite entre ces deux modèles : Canon powershot G10 ou Panasonic LX3, à priori.

L'utilisation prévue :beaucoup de paysages dont montagnes -> lequel a le meilleur grand angle ?beaucoup de portraits, souvent pris en instantané -> vitesse/netteté des photos dans ces conditions ?des macros, de faune et flore etc...il parait que la luminosité est meilleure chez Panasonic, est-ce important si de toute façon je retouche mes photos sur photoshop ensuite ?

En gros, lequel serait le plus polyvalent selon vous ? Avez-vous d'autres modèles à me conseiller ?

Sinon, je me demandais si la différence de qualité de l'image était vraiment importante en comparaison avec un bridge ??

Voilà........ Je crois que j'ai fait le tour de la question 😮

(mon APN actuel est un Canon powershot S70, je désire en changer notamment pour le grand angle, et pour avoir du matériel plus récent aussi bien sûr)

Merci pour vos avis ! 😉
Retour dix-huit jours dans l'Ouest américain (18 septembre-5 octobre 2008) English translation pending
by Monkiwi · 2008-10-29 · 14 replies
Bonjour à tous !

Alors voilà une petite bafouille sur mon voyage de 18 jours dans l'ouest américain., du 18 septembre (San Fancisco) au 5 octobre (Los Angeles). Je précise tout de suite pour éviter tout malentendu : ce sont mes impressions de voyage, je comprends très bien qu'elles ne soient pas partagées par tous alors SVP, évitez de me descendre si vous n'êtes pas d'accord...

Hum, par où commencer… Peut-être par les photos tout simplement ! Suivre ce lien pour voir une sélection de 66 photos, le reste sera mis en ligne plus tard sur mon site… C’est plus confortable à visionner en plein écran (F11)...

Continuons peut-être par la conclusion pour ceux qui sont pressés ! Pour les autres, ceux qui ont un peu de temps et que ça intéresse, je mets un descriptif jour par jour de mon voyage plus bas.

J'ai trouvé les américains très sympas et accueillants 🙂. Oh surprise, on se sent bien et en sécurité même dans les grandes villes, en tout cas dans les quartiers que j’ai parcouru. Sans doute n’en est-il pas de même partout, suivant les heures de sortie et les quartiers. C'est très agréable à vivre comme ambiance : si vous êtes arrêtés avec une carte à la main, on viendra rapidement vous demander si vous avez besoin d’aide ! C’est trop rarement le cas chez nous (mais bon, je ne me suis pas souvent perdu en France !). Comme souvent dit sur ce forum, circuler en auto est aussi un plaisir, le conducteur américain étant la plupart du temps très zen. Les paysages sont immenses bien entendu, à la dimension du pays, et c’est super cette impression d'être en permanence dans un film ! Il nous a été très facile de voir des animaux : plusieurs fois des mouflons (Capitol Reef, Grand Canyon), un coyote (GC), des cervidés (Bryce, GC), des condors (Zion), énormément d'écureuils... On pourrait très facilement s’adapter à cette vie américaine, nous petits français !!!

Mais on est resté quand même un peu sur notre fin en tant que touriste : le mode de vie à l'occidental, quand même proche de ce que l'on connait chez nous, fait que le dépaysement n’a pas été total. Comme en vacances chez nous, on prend la voiture puis le caddy pour aller faire les courses au Walmart du coin (au lieu d’un Carrefour) et on roule en ville sur de grands périphériques, on mange au resto, on va à la laverie pour le linge... Tout est plus gros, plus grand, un peu + fou et les américains se baladent tout le temps avec une boisson à la main (!) mais heureusement que le paysage était là pour me rappeler que j'avais changé de continent. C'est volontairement réducteur mais bon, je n’ai pas attrapé le virus US au point de vouloir y revenir régulièrement pour des vacances ! Il m’a manqué le décalage culturel que l'on peut avoir quand on va en Asie ou en Afrique où on prend une vraie leçon de vie. Cependant, je reviendrai sans doute aux EU dans quelques années pour voir Yellowstone...😉

Les + du voyage : _ l'impression d'être un film _ décontraction et sympathie des américains _ tout semble facile au quotidien _ c'est agréable de rouler en voiture, conduite cool ! _ les parcs et leurs paysages _ la propreté la plupart du temps _ les animaux faciles à voir _ un gâteau au chocolat de 450g en dessert !

Les - du voyage : _ la route est parfois monotone mais la 12 est magnifique ! _ pas de "choc" culturel ni de révolution dans le quotidien du touriste _ peu d'histoire ou de monuments (Madrid, Rome, Paris...). _ Las Vegas : nul, nul et nul. _ Mac Do pas bons (y compris petit-déj), pire qu'en France !

Les lieux visités, en bref :

SF : vraiment très bien, plusieurs jours indispensables. Old Sacramento : ne vaut pas la peine d'y aller spécialement mais détour sympa sur la route du lac Tahoe par exemple. LV : nul, débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine Hollywood Bd : bof. Zion : rando Angel Landing à faire. Joli parc. Bryce : superbe ! Arches NP : notre parc préféré ! Monument Valley : indispensable. Canyonland : Island on the sky. Sans doute The Needles eut été préférable... Grand Canyon : bien et impressionnant. Mais pas à sauter au plafond non plus. Antelope Canyon : magnifique, faire Lower et Upper ! Lake Powell : bateau (Navarro Cruise). Reposant. Palm Spings : arrêt symptahique (téléphérique). Joshua Tree : partie nord originale.

On a malheureusement zappé pas mal de chose : Cedar Canyon, Red Canyon (à côté de Bryce, c'est différent du Red Rock Canyon près de LV), Kodachrome, Goblin Valley… par faute de temps, on s’est attardé sur les « grands parcs ».

Voilà pour la première partie. Maintenant la suite pour les courageux 😏 (c'est déjà pas mal d'être arrivé jusque-là, bravo) :

J1 : arrivée à SF par Air France après une tentative manquée par le pilote : ça nous a permis de rester plus longtemps à observer la zone ! Direction l'hôtel avec une navette. Bagages laissées à l'accueil car ce n'est pas encore l'heure du check-in. Première balade sous un grand ciel bleu : la Marina jusqu'au Palace of Fine Arts Theatre et enfin les premières vues sur le Gloden Gate Bridge (c'est fou comme le Pont du 25 avril de Lisbonne, construit plus tard, lui ressemble) et déjà quelques belles maisons victoriennes dans certaines rues. Première impression surprenante par rapport à ce que l'on pouvait imaginer d'une ville américaine : c'est dans l'ensemble tranquille, calme. La balade est un vrai plaisir !

J2 : vélo sur la Marina et traversée du pont : 64 $ de location pour 2 vélos. A faire. Pas mal de monde sur la piste du pont ! Après midi, on fait chauffer les baskets : Chinatown, Coit Tower et continuation jusqu'au Pier 39 avec ses boutiques, ses restos, ses touristes et ses otaries. A 18h, départ pour Alcatraz avec une arrivée sur l’île de jour et un départ de nuit avec vue sur la ville éclairée. Nouveau passage au Pier 39 pour manger et cable-car pour rentrer !

J3 : petit-déj. au Lori's Dinner : ambiance "Happy days", super ! Le matin, petit tour jusqu'à l'Embarcado et Union Square et on récupère la voiture qui servira très peu dans SF. Après-midi, Alamo Square où on gare la voiture puis à pieds jusqu'au Gloden Gate Park (un bon bout de marche quand même !) qui lui même est immense... Plus de vélo à la location sur la park :-( on poursuit contrant et forcé à pieds. Les baskets ne chauffent plus, elles fondent... Le jardin botanique est à faire. On rentre en bus jusqu'à la voiture que l'on stationne loin de l'hôtel pour éviter de payer les parkings. On avait prévu Muir Woods en fin d'après-midi et un tour de nuit mais on l'oublie, envie de se (re)poser après autant de marche (+ de 5h).

J4 : à nouveau le Lori's Dinner pour le petit-déj. Un peu de marche pour se réveiller et messe Gospel de 11h à 12h30. On récupère les bagages, bus (+ de 30min d'attente !) et voiture direction Sacramento. On zappe Sausalito et on rate la sortie Richmond. Un peu la galère mais on se reprend... un peu par hasard. On tombe sur un péage et bien sûr le guichetier nous indique que l'on s'est planté de file, que ça va pour cette fois mais qu'il faut faire attention... On arrive à notre hôtel dans Old Sacramento en fin d'après-midi. Sympa les maisons avec les trottoirs en bois !

J5 : petit tour dans Old Sacramento puis départ pour l'aéroport pour un vol intérieur sans problème jusqu'à Las Vegas. Puis notre hôtel, le Luxor. On est surclassé ! Du coup, on a le droit à une super suite... Je suis redescendu à l'accueil pour vérifier s'il ne s'agissait pas d'une erreur mais non. On fera avec cet imprévu :-) ! Fin d'après-midi et visite du trip avec les principaux casino : 20h30 c'est l'heure d'admirer les fontaines du Bellagio. Taxi pour aller à Freemont Experience. Quand on se décide d'aller manger au Goldden Nuggets, c'est trop tard : on arrive à 22h08 alors que le restaurant ferme à 22h (ça je ne le savait pas !). On a payé cher pour faire cet AR : 20$ (aller) et 24$ (retour) sans les pourboires... On a détesté LV... Limite du débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine. Qu'en en pense à la quantité d'eau prélevée dans le Colorado et l’électricité nécessaire pour ce « parc d'attraction »... A voir quand même : décos du Venetian, du Paris et du Luxor. Freemont Experience ? Bof... Nous sommes restés une nuit au total (sur 2 prévues) et avons avancé notre départ vers Zion au J6, initialement prévu au J7... Soulagés de partir de LV !

J6 : on récupère la voiture+GPS un peu plus tôt que prévu et, au lieu de visiter les curiosités initialement prévues autour de la ville et de rentrer sur LV, on prend la direction de Zion après avoir fait des courses dans un walmart.

J7 : Zion. Achat du pass à 80$. Angel's Landing : superbe, à faire. 40 min pour arriver au Scout Lookout c'est-à-dire à l'endroit où ça se complique pour ceux qui ont le vertige comme moi ! Je continue un peu sur West Rim au lieu de partir sur la partie vertigineuse. Retour dans la vallée, on fini la boucle du parc en navette et en route vers Bryce où l'on arrive à 18h00. Direction Sunset Point au coucher du soleil pour une première vision de ce qui nous attend le lendemain. Puis on plante la tente au camping et on aperçoit quelques cervidés rôder (idem le lendemain matin).

J8 : visite du parc en enchaînant les 2 balades Queens Garden et Navajo Loop à pieds (SunRise->Sunset->SunRise). Vraiment coloré et surprenant ce parc ! Magnifique. En continue ensuite à faire une partie de la route dans le parc vers des zones plus vertes. Panneau lumineux signalant un incendie, prudence demandée aux automobilistes. Finalement, on ne vas pas jusqu'à la pointe du parc (=Yovimpa Pint) et on sort pour aller à Torrey via la fameuse route 12. Les paysages sont souvent superbes. Petit problème à Torrey : notre chambre n'est pas disponible, la personne n'a pas de trace de notre réservation. Heureusement, j'ai imprimé le courriel de l'hôtel et la personne doit bien se rendre à l'évidence : ils se sont plantés. Du coup, ils appellent les autres hôtel pour nous dénicher, difficilement, un autre hébergement. Ouf... Le soir, on passe à une laverie pour refaire notre stock de linge propre ! Au passage, un petite anecdote : si vous voyez un panneau "Do not pass", même avec des drapeaux rouges dessus, faut pas s'arrêter... ça veut dire "ne pas doubler" et non « ne pas passer ». Nous on a pilé 😊 !

J9 : Direction Fruita puis la route panoramique du Capitol Reef. On prend à bord un couple d'américain pour les déposer un peu plus loin : ils vont faire la rando partant de Cassidy Arch et revenant à l'entrée du parc. Rando sur les hauteurs qui à l'air fort sympathique. De notre côté, on fait "The Narrows" sur le Grand Wash Trail et la balade après Capitol Gorge, vers "The Tanks". On y croisera des mouflons, le ranger indiquant qu'il n'en a pas vu de cet été. Youpi, ils sortent pour nous ! Ensuite, route pour Arches. En arrivant, nous partons direct pour Delicate Arches (17h40 en haut, bonne montée). On assiste au coucher du soleil et on redescend après 19h00. On a bien profité du spectacle !

J10 : journée consacrée à Arches NP que l'on quitte à 17h45, il fait 86 °F. On a fait les arches de Devils Garden sauf Private Arch. On est retourné voir Delicate Arch mais à partir du point de vue Upper Viewpoint cette fois-ci, près de la route. Puis Panorama Point, Double Arch, les Windows + Turret Arch, Balanced Rock, Park Avenue. Bref, on voulait voir Arches NP et on l'a bien vu ! Ce fut notre parc préféré. Nuit au Castle Valley Inn, B&B vraiment très sympa que je recommande ! Nous avons mangé au RedRock Lodge et pour une fois le service est compris dans la note !

J11 : départ tardif car le premier service petit-déjeuner du B&B se fait à 8h00 ! Au programme, Island on the Sky. Grand View Point Overlook, Green River Overlook... Là, un peu déçu : paysages immenses mais pas d'émotion particulière. On regrette du coup de ne pas avoir privilégié The Needles... Mais pour une fois, on arrive très tôt à l'hôtel (16h30 !) et on fait les boutiques de Moab. Le soir, j'ai commandé un gâteau au chocolat... d'une pound soit 450g...Sauvé par les Doggy Bag !

J12 : direction Monument valley ! Passage à Needles Overlook puis Bluff : arrêt à son fort et à la poste juste en face ! Attention : pas de supermarché à Bluff, si besoin il faut s'arrêter à Blanding. Puis détour sympathique par Valley of the Gods avec des paysages sympa, prémices de ce que l'on verra à MV. On monte à Moki Dugway que l’on redescend pour MV ; arrêt à Goosenecks State Park pour voir le méandre de la San Juan River. Puis c'est la fameuse piste De Monument Valley : c'est super de se retrouver dans des décors de westerns... La piste est pas mal défoncée quand même en certains endroits. On va même 2 fois au John Ford's point, la seconde pour y voir le coucher de soleil. Dodo dans une cabine du camping, pas de route à faire !

J13 : debout de bonne heure, et petit-déj pris à Kenyeta. On a "oublié" le musée du Goulding's Lodge juste à côté. Zut ! Faut dire que l'on s'est planté sur les horaires : on part pour Page et on pensait qu'il fallait compter une heure de + pour Page qu'à MV d'où un départ de bonne heure. Mais en fait c'est l'inverse : on récupère une heure... Etant donné que l'on a peu de route, on arrive assez tôt le matin à Page : on va à Glen Canyon Dam, on fait la scenic (?) road et Horseshoe Bend.

On a réservé un tour en bateau sur internet, donc direction la marina pour 3h de bateau (Navajo Tapestry Cruise) sur le lac : on va dans un canyon mais celui-ci devient tellement étroit que le bateau doit reculer (marche arrière !) puis faire demi-tour..

J14 : au programme de la matinée : Lower Canyon et Upper Canyon. C'est cher, c'est cher... On ne paye qu'une fois l'entrée du parking car on enchaîne les 2 sur la journée, c'est toujours ça de gagné. On réserve 2 places pour le départ de 11h15 pour l'upper. Et on débute par le lower à 8h40. C'est vraiment très sympa : pas beaucoup de monde, on n'est pas vraiment gêné pour les photos. Il est très ludique à faire, étroit, des échelles. Des couleurs souvent pastelles très agréables. On en ressort enchanté et direction l'upper où il y a plus de monde...Ce n'est pas la foule que j'ai pu parfois lire sur le forum mais il y a suffisamment de monde pour que prendre des photos s'avère parfois difficile ! Avec un peu de patience, j'y arrive. Notamment pour le rayon quand même présent à cette période de l'année, vers 12h00/12h15. Il est plus spectaculaire que le lower en raison de ce fameux rayon mais nous avons quand même eu un petit coup de coeur pour le lower ! L'après-midi, direction le Grand Canyon. On s'arrête à quelques points de vue, on croise un coyote et on va directement au Mather Campground planter la tente. Puis direction le village pour voir le coucher de soleil sur le canyon. Repas à l'Arizona Room, pas génial bien que le Routard le recommande.

J15 : randonnée Bright Angel jusqu'au deuxième point d'arrêt (Three-Mile Resthouse) où l'on aperçoit l'Indian Garden plus bas. Nous sommes de retour au sommet pour midi, la rando n'est finalement pas très fatigante. Au passage, quelques mouflons et cervidés vus de près durant cette rando. Puis c'est la route vers Lake Havasu en empruntant la route 66 : à part Williams et Selingman, c'est quasiment "mort" jusqu'à Kingman... En arrivant à Lake Havasu, il fait très très chaud : 99°F à 18h00. Peut-être plus mais le compteur de la voiture n'affiche que 2 chiffres ! On retrouve les t° de Las Vegas.

J16 : visite de Joshua Tree. La partie Mojave Desert (nord) est originale avec ses arbres de Josué, pas grand chose côté Colorado Desert (sud) si ce n'est un endroit avec des cactus. On s'arrête à Palm Springs : on emprunte le téléphérique jusqu’à 2600m. Beau point de vue sur la ville et le champ d'éolienne où l'on passe en arrivant en ville.

J17 : direction Long Beach : il y a foule sur les quais !!! Apparemment, une journée particulière car il y a des milliers de personnes, des stands, des navette bus, etc. On n'a pas su le pourquoi de toute cette agitation. On voulait visiter le Queen Mary mais certaines salles n'étaient pas accessibles en raison du tournage d'un film. On se contentera d'admirer le bateau d'en bas, pas la peine de dépenser de l'argent pour une mini-visite. On monte dans le sous-marin le Scorpio et on enchaîne sur l'observation des baleines en mer (whale watching). Le soir, on est un peu bouchonné en direction de Hollywood Bd (19h). Voiture stationnée sur un parking public (8$ jusqu’au lendemain). Bien entendu, on fait le Hollywood Walk of Fame (bof). On a mangé d’excellents burgers au Johnny Rocket.

J18 : un autre petit tour avant de prendre la route pour Griffith Park : on visite le Musée de l'ouest : on n'y trouve pas grand chose sur les indiens ; nous passons voir le manoir qui a servi au tournage de "Charmed" et le "Daily Planet" de Superman ! Puis direction l'aéroport pour rendre la voiture et s'envoler pour Paris. Cet aéroport est bien triste, peu de boutiques. Celui de Sacramento était bien plus sympa ! Décollage à l'heure prévue, 18h30...

The End !!!

Ha si, j’oubliais : total achats vêtements pour 2 personnes : 12$ (un tee-shirt)...
Avis sur ewdm.net pour le vol Manille-El Nido? English translation pending
by Chrischros · 2008-10-28 · 25 replies
Bonjour,

J'ai longtemps chercher sur internet un moyen de réserver des vols pour faire Manila - El Nido, et mon choix s'est très vite restreint à soit attendre d'être à manille pour voir sur place, soit réserver sur ce site: www.ewdm.net 1/ cette liaison est rare en vols secs 2/ les prix sont très interressants Seulement, le paiement en ligne ne marche pas. Après avoir échangé quelques mails avec un contact trouvé sur le site, on me propose de payer par western union, communiquer le numéro de transaction pour ensuite recevoir un recu et des numéros de billet. Seulement, il est coutume que western union soit utilisé par des personnes mal intentionnées...

Quelqu'un a t-il déjà eu à faire avec ce site? en paiement en ligne ou western union?

Avez vous des recommandations à me faire?

D'avance merci.
L'Afrique aurait-elle le syndrome de Stockholm? English translation pending
by Clermontoise · 2008-10-28 · 106 replies
Bonsoir à tous,

A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?

cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)

j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.

qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)

merci
Itinéraire de neuf jours à l'arrivée et départ de Fes? English translation pending
by AurélieMars · 2008-10-27 · 13 replies
Bonjour,

Je pars dans 10 jours pour une petite dizaine de jours. Pour l'instant je n'ai que le billet, rien d'autre ! Je ne m'inquiète pas quant à la facilité à se débrouiller sur place mais je suis cependant curieuse sur un idée de périple. Je n'ai pas encore pris le temps d'ouvrir un guide et je ne sais donc pas la facilité à se déplacer ni les centres d'intérêt aux environs de Fes. Je me dis qu'en 9 jours il faut quand même que je m'y mettes pour essayer d'optimiser !

Donc preneuse de toutes infos concernant les transports (plutôt bus ou train mais pourquoi pas loc si c'est vraiment plus facile et pas trop cher), le logement, les lieux à visiter. Bref ! Les bons plans.

Merci d'avance

Aurélie
Que faire pendant quatre jours à Chiang Mai? English translation pending
by Laprovence · 2008-10-26 · 24 replies
Je compte rester 4 jours a chiang mai .quelles sont les possibilites d'excurtions ? Est il possible d aller dans le triangle d or en si peu de temps? MCI
Les cinq villes les plus moches du monde English translation pending
by Moka27 · 2008-10-25 · 59 replies
Bonjour à tous et à toutes!

Quelqu'un a proposé de faire un top 5 des villes les plus moches du monde. J'ai pensé que ce serait peut-être intéressant de le faire. Je sais pas si la personne niaisait, mais en tout cas je me lance pareille. 😛

Alors, si vous voulez participer, allez-y. C'est un des sujets que je trouve intéressants, les genres de sondages comme ça. 😉

Let's go! 🙂

Au revoir tout le monde!

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