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Voyage d'une vingtaine de jours en Namibie en 2009 English translation pending
by Pasgil · 2008-12-01 · 14 replies
Bonjour a tous, sommes ma femme et moi en train de preparer notre voyage d'une vingtaine de jours du 31 janvier 22H30 Francfort - Windhoek au 20 fevrier avec les etapes suivantes : Jour 1 Windhoek nuit : Londiningi b&b jour 2 Waterberg nuit : Nwr Waterberg jour 3 Etosha nuit : Aoba lodge jour 4 Etosha nuit : Nwr Halali jour 5 Etosha nuit : Nwr Aukokuejo jour 6 Grootberg nuit : Grootberg lodge jour 7 Twyfelfontein nuit : Doro nawas jour 8 Omaruru nuit : Erongo wilderness lodge jour 9 Swakopmund nuit : The Stitlz jour 10 Swakopmund nuit : The Stiltz jour 11 Naukluft nuit : Gecko camp jour 12 - 13 Sesriem nuit : Desert Homestead jour 14 Naukluft nuit : Zebra river lodge jour 15 Mariental nuit : Bagatelle Kalahari jour 16 Windhoek nuit : Londiningi jour 17 - 18 - 19 depart avion pour Maun Delta Okavango nuit : Gunn's camp jour 20 avion Maun pour Windohek et retour... Nous avons cette proposition de Tourmaline, avec location de 4X4 chez African Tracks, merci de nous donner vos avis sur ce periple et sur les endroits ou nous dormirons, en ce qui concerne la photo, un zoom 18-200 avec mon Nikon D300 sera suffisant? Merci de vos réponses
Visiter Rangiroa et Tikehau ou Fakarava et Toau? (atolls de l'archipel des Tuamotu, Polynésie-Française) English translation pending
by Costarico32 · 2008-11-30 · 8 replies
Ia orana à tous !

J'ai déjà laissé plusieurs messages car nous préparons notre VDN de 3 semaines en juillet aout 2009. Nous avons réservé les vols et les pensions sur les îles de la société mais nous nous posons encore une question sur les Tuamotus.

Nous allons y passer 6 jours et nous voulons faire un grand atoll et un petit. Les objectifs : plongée (mais niveau 1 seulement), PMT dans une passe dérivante, dauphins si possible, cadre le plus sauvage possible (plus près des paumotus que des autres touristes) !!! Ca paraît très exigeant ... mais on peut rêver !

1ère idée : RANGIROA (PMT dans la passe de tiputa, lagon bleu) et TIKEHAU (plongée dans la passe, trou aux tortues et journée sur motu désert) mais ça à l'air assez fréquenté ...

2ème idée : FAKARAVA (nord) et TOAU (plongées avec TE AVA NUI) : ça à l'air plus sauvage (surtout TOAU !) mais les plongées sont à priori plus difficiles ... et nous n'auront qu'une dizaine de plongée d'expérience ... ce qui est peu pour FAKARAVA d'après ce que j'ai lu ici et là, encore plus pour TOAU qui à l'air difficile !

Nous attendons vos remarques pour boucler notre voyage ! Merci d'avance pour vos témoignages qui vont être décisifs dans notre choix !
Formalités pour faire venir une Ivoirienne en France? English translation pending
by Gille2 · 2008-11-29 · 24 replies
Bonjour à tous, je suis nouveaux sur le site, voila je voudrai faire venir mon amie de côte d'ivoire, qui pourrait me dire si une ivoirienne aprés avoir eut son visa et passeport et obligé d'avoir un TRAVEL CHEQUE de 2300 euros pour venir en france.Cela me parrai bizarre.je remerci d'avance ceux qui pourrai m'informer.
Pâques 2009 en Vendée: l'Afrique que nous aimons English translation pending
by Archimade · 2008-11-28 · 536 replies
Bonjour à tous ...😉

Cette discussion faisant suite à...

" Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique...",

je vous informe qu'il reste encore quelques places disponibles pour cette rencontre qui se déroulera du 10 au 15 Avril 2009, et dont voici la liste actuelle des participants...

Les couples... Jipi et sa charmante bretonne Gérard (Cartagho) et son épouse

- Karakory et sa compagne

Les autres personnes ayant plutôt choisi le Wend en célibataire... Jean Marc Lionel Guylaine Valérie Pierre Yves Alex Patou Lisane Artchi

Et en attente de confirmation... Acer PoteaunoirMadafrance

Total 18 personnes dont 3 en attente de confirmation !!!

Bienvenue à tous...😎

Afin de respecter les règles de VoyageForum, je rappelle que les post "gadget" pouvant s'apparenter à du chat ainsi que la publicité dans les échanges sont strictement interdits...!!!

Pour toutes informations complémentaires, n'hésitez pas à me poser vos questions en mode "messages privés".

Très belle journée ...!!!
Vivre et travailler au Maroc English translation pending
by Dspmar · 2008-11-27 · 38 replies
BONJOUR NOUS SOMMES UN COUPLE AVEC UNE PETITE FILLE DE 3 ANS ET AVONS L'OPPORTUNITé DE PARTIR VIVRE au maroc a casablanca . Ma femme a une proposition d'embauche en contrat local, avec un salaire d'environ 50000 dhirams par moi net d'impots non logé . NOUS NOUS POSONS ENORMEMENT DE QUESTIONS EST IL FACILE DE CE LOGER LAS BAS ? QUEL EST LE COUT DE LA VIE ? ESt ce que ce salaire suffi pour se loger et vivre confortablement tous les 3. Quand est il des ecoles pour notre petite fille.Quels sont les droits des salariés au maroc? EST IL FACILE DE TROUVER UN BOULOT POUR MOI dans la securité ou autre SACHANT QUAND FRANCE JE SUIS SAPEUR POMPIER PROFESSIONNEL. NOUS ATTENDONS TOUTES VOS REPONSES QUI POURRAIS NOUS ETRE UTILE CAR NOUS SOMMES UN PEU PERDUS ET NOUS NE SAVONS PAS QUELLE DECISION PRENDRE.
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
by Montmagny · 2008-11-26 · 76 replies
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.

Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.

Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.

J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.

Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...

merci beaucoup
D'autres photos à découvrir English translation pending
by Chinois · 2008-11-26 · 481 replies
la question sera donc :

qui est ce ?.

😛
Programme de fidélité d'Air France: miroir aux alouettes? English translation pending
by Trois14 · 2008-11-24 · 93 replies
Je voudrais vous faire part de mon désarroi : il devient aujourd'hui de plus en plus difficile (sinon impossible) d'utiliser les primes du programme FlyingBlue, dans des conditions intéressantes, c.a.d. en réservant des billets en classe affaire, au barème "classic" pour des destinations pour lesquelles cela était possible jusqu'à récemment.

Par exemple, pour été-automne 2009 : Pratiquement aucun billet n'est proposé en prime "classic" affaire pour LAX ou pour SFO, sur les vols directs AF (c'est nouveau, car auparavant, en étant un peu souple, cela ne posait aucun pb, même en s'y prenant plus tard) ; pour PPT, c'est encore pire : aucun billet prime classic affaire du tout n'est proposé dans toute l'année qui vient ! On trouve seulement, et de temps à autre, des disponibilités en First, mais pour un coût en miles devenu prohibitif depuis l'augmentation du barème (150000 miles pour un AR France-USA, contre 100000 il y a quelques semaines). On ne veut plus de nous ?

En fait, je constate que les décisions successives prises ces derniers temps par AF rendent le programme FlyingBlue de moins en moins attractif, au point de se demander si aujourd'hui, ce n'est pas de l'arnaque pure, ou au moins un miroir aux alouettes (compte tenu de l'impossibilité pratique d'obtenir des billets primes). Faut-il voler AF et être fidèle dans le but d'accumuler des miles dans un programme de moins en moins avantageux, miles qu'il devient de toute façon pratiquement impossible d'utiliser intelligement ? Ou ne vaut-il pas mieux refuser de se laisser éblouir par ce programme trompe-l'oeil, et choisir systématiquement la compagnie la moins chère pour la destination recherchée. Les économies ainsi réalisées seront bien réelles et permettront, de manière beaucoup plus probable, de "se payer" les voyages gratuits que FlyingBlue n'offre plus.

La fidélitè, cela devrait jouer dans les deux sens, et avec AF, je trouve que ce n'est plus le cas. Le point de vue des Frequent Flyers les plus importants m'intéresse.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-11-24 · 21 replies
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴‍☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html

Deuxième partie

De Canyonlands NP à la Paria Station via Dinosaur NM

1re partie : http://voyageforum.com/...ost=2142246;#2142246

Avant d’arriver à Bluff nous prenons la piste de Valley of the Gods aux alentours de 17 heures. Les monolithes de grès rouge sont vraiment magnifiques dans la lumière du soleil couchant, le ciel bleu traversé par des cumulus des plus photogéniques. Toujours les Pricklepoppies aux grandes fleurs blanches de pavot, comme du papier crépon.













Church Rock, le long de la Hwy 191, et les La Sal Mountains en arrière-plan... Dans les années 20, les fidèles du culte de Marie Ogden s'étaient mis en tête d'en faire une église et donc d'en creuser entièrement l'intérieur (d'où l'ouverture qu'on aperçoit à sa base)!! Le projet fut définitivement abandonné en 1949, alors qu'il ne restait plus que huit membres...



Bluff, 18 h 45, nous voici au Desert Rose Inn pour la troisième fois. Nous sommes cette fois-ci sur l’arrière et la falaise ocre-rouge. Belle chambre (110 $), mais ni réfrigérateur ni micro-ondes.

Jeudi 15 mai

Pas de petit déjeuner au motel… Nous avalons un thé et une banane et partons sous un ciel gris et un froid toujours polaire. On ne se croirait vraiment pas dans l’Ouest au mois de mai. A Monticello, le vent violent nous oblige à enfiler pulls et blousons polaires pour aller faire quelques courses au Blue Mountain Foods, le supermarché du coin. L’essence est de plus en plus chère : de 3, 45 $ en Arizona (contre 3, 69 en Californie), elle est passée à 3, 89 $ en Utah. Les Needles ne sont pas tout près de Bluff, environ 150 kilomètres, et en prenant notre temps nous arrivons à la cahute des rangers en fin de matinée. Au passage nous remarquons que le petit camping est déjà plein. Le ciel à présent dégagé est parcouru de gros cumulus blancs. Le « sentier » de Chesler Park (sentier est un bien grand mot du moins à son début puisque uniquement indiqué par des cairns) sinue au milieu des colonnes de grès rouge sombre chapeautées de blanc.







Rencontre imprévue avec un ptérodactyle...



et un monstre marin...



C’est très beau malgré la lumière écrasante du milieu de journée, là encore peu propice à la photo. La piste monte et descend, nombreux genévriers, sable orange, si fin qu’il glisse entre les doigts comme de l’eau.



Nous gravissons le dernier passage dans les rochers, Flat Man’s Misery, avant de découvrir la plaine vaguement herbeuse en cette saison qui s’étend de l’autre côté, plantée de monolithes striés.



Sur le chemin du retour nous pique-niquons bien à l’abri du vent sur de longs rochers plats et, nous nous en apercevrons plus tard, oublions en partant le Laguiole d’Alain… Retour au petit parking vers 16 heures



où nous regardons galérer les 4 x 4 qui tentent de passer les cinquante premiers mètres de la piste d’Elephant Hill. Après vingt bonnes minutes pendant lesquelles les pneus ont eu le temps de fumer abondamment, les carrosseries de crier grâce et les occupants de perdre un bon kilo à suer, souffler, pousser et donner mille conseils aux conducteurs, personne n’est découragé… il y a pourtant une plate-forme dans le deuxième virage permettant de revenir à la raison, mais non… Au motel de Moab où nous dormirons, l’Inca Inn (très bien, 67 $), à la sortie nord, une vidéo nous permettra de découvrir la suite de la piste et les difficultés monumentales qui la caractérisent : passages au millimètre près entre deux parois, crevasse qu'il faut aborder en crabe, etc.

Nous faisons réchauffer dans le micro-ondes de l’office du saumon acheté au City Market et mangeons une salade, après avoir fait un tour-souvenir dans Mountain View Drive, la rue de Dave et Kay. Il y a une voiture du Colorado devant la maison.

Vendredi 16 mai

Bon « pain suisse maison » au petit déjeuner de l’Inca Inn. Nous allons prendre de l’essence au City Market (3, 75 $) et un calendrier pour Philippe et Babeth au Visitor Center, passons à la poste puis prenons la 191 North pour voir les pétroglyphes de Sego Canyon à la sortie 185… qui est en fait la 187 ! Je suis vraiment déçue de les avoir ratés… Nous sortons à Loma et prenons la 64 North pour Dinosaur. Là, tout change subitement, nous sommes dans le Colorado, herbe verte, fermes et montagnes. La route qui sur la carte paraissait traverser un paysage de plaine est en fait montagneuse, étroite, déserte et très belle. Un arrêt à White Hands qui nous laisse dubitatifs sur l’âge des pétroglyphes que l’on dirait ripolinés de neuf…



Puis The Guardian, surmonté de nids d'hirondelles...



et The Birds, moins beaux en haut de leur petit chemin.



L’essence est désormais à 4 $ dans le village de Dinosaur… Le réservoir étant à moitié plein, nous n’en prenons pas et filons droit sur le Visitor Center où à l’entrée un panneau avertit le visiteur, histoire de le détendre en randonnant, du danger relatif à un puma qui rôde vers Harper’s Corner Loop Trail. Le parc est non payant.

La route monte… monte…



8000 pieds, de la neige sur l’herbe rase du plateau, un petit lac,



une vue superbe à 360° sur les failles rouges au-dessous, pas un chat à l’horizon.









Harper’s Corner Loop Trail. Pas un chat ici non plus mais peut-être le puma... On emprunte le sentier un peu crispés, même si on se dit qu’on ne risque rien, que ces gros chats sont plus friands des petits enfants que de leurs parents, etc., puis cent mètres plus loin on l’a déjà oublié. Lorsqu’on arrive au bout on a vraiment l’impression d’être à la proue d’un navire. La Green River coule paresseusement tout en bas à bâbord, ses eaux gris-vert renvoyant des reflets métalliques,



lèche la proue,



tandis qu'à tribord un canyon se faufile à travers la roche dorée.



Au retour, rencontre une perdrix rouge à qui notre présence ne coupe pas l'appétit.



La piste qui mène à Echo Park, très pentue au début, garde les traces d’une bataille sévère entre la bentonite mouillée et des pneus de 4 x 4. Tout est sec à présent, mais on considère d’un autre œil les nuages qui se baladent au-dessus de nous… Collines d’argile marron-rouge sur la gauche, veloutées,





puis la piste descend dans un canyon de limestone, Pool Creek Canyon, qui abrite les péthroglyphes du même nom dispersés sur une falaise lisse comme la main – beau pointillisme sur grès –...





Whispering Cave et son courant d’air glacial, et nous débouchons dans la magnifique clairière d’Echo Park surplombée par de hautes parois verticales. Il y a juste deux emplacements de pris, loin l’un de l’autre. L’un, sous les arbres, est occupé depuis semble-t-il un certain temps si on en croit le binz qui entoure le site par un homme à la mine plutôt patibulaire… On fait un tour, puis deux, et on s’installe près de l’entrée à gauche.





Nous faisons du thé puis réchauffons de la soupe, avant de préparer la voiture pour la nuit et de nous glisser dans nos sacs de couchage, toujours sans les Therm-a-Rest que nous avons définitivement abandonnés au profit de la moquette du TrailBlazer. La nuit tombe, la lune presque pleine éclaire les falaises et inonde l’habitacle d’une lumière blanche. L’avantage d’être dans la voiture plutôt que sous la tente, c’est que l’on peut s’endormir le nez dans les étoiles… en attendant de pied ferme les pumas qui ne manqueront pas, nous l’espérons, de venir rôder autour du site.

Samedi 17 mai

Réveil à 5 heures. Tiens, c’est ma fête… Nuit entrecoupée mais belle. La lumière de la lune dessinait au sommet des falaises trois grosses têtes qui veillaient sur nos rêves. Nombreux chants d’oiseaux. Dans la lumière rosée du petit matin, deux cerfs-mulets broutent tout près de la voiture, l’un pas vraiment tranquille, et on le comprend : par intermittence, les cris des coyotes qui se répondent brisent le silence. Des dizaines d’hirondelles volent dans les falaises du soleil levant, tandis qu’un colibri vient picorer les insectes collés sur la carrosserie. C’est à cette occasion que nous découvrirons avec étonnement que lescolibris ne dédaignent pas les protéines animales et que la petite brosse de leur langue balaie aussi bien les insectes que le nectar. Ces oiseaux sont fascinants et c’est toujours un émerveillement de les apercevoir. Leurs battements d’ailes incroyablement rapides, jusqu’à près de 80 fois par seconde, les transforment en petits hélicoptères à plume, leur permettant de faire du sur-place ou de se déplacer de haut en bas ou de droite à gauche, sans oublier la marche arrière ! Ce primitive campground parsemé de genévriers aux baies bleu clair est vraiment idéal, si tranquille, à une bonne cinquantaine de kilomètres du Visitor Center.



C’est ce matin en déjeunant, jour de ma fête donc, que nous nous apercevons que nous avons perdu le laguiole d’Alain, très probablement aux Needles. Premier accroc à cette journée qui s’annonçait si bien…

En nous baladant au pied des falaises...



nous avons la surprise de découvrir une large courbe de la Green River qui mêle ses eaux toujours aussi vertes à celles de la Yampa River, juste là, derrière le bosquet d’arbres.



Nous reprenons la piste en sens inverse mais sous une autre lumière, pétroglyphes, Whispering Cave, puis la route jusqu’à Dinosaur.



Nous voulions couper par la 16 – la Blue Mountain road –, mais on ne savait pas s’il y aurait de l’essence à Jensen et le réservoir n’était pas assez plein pour la partie Utah de Dinosaur. On a donc fait le plein à 3, 99 $ alors qu’à Jensen il y en avait bien et qu’elle était à 3, 72 $.



Le Dinosaur Quarry Visitor Center est installé dans un bâtiment en préfabriqué, l’ancien site, un peu au-dessus, ayant été évacué pour cause de glissement de terrain. Il faut dire qu’il a été curieusement bâti sur les badlands, qui sont tout sauf stables. Contre toute attente, la chaleur est aujourd’hui torride, les locaux nous disent que c’est exceptionnel et que les jours précédents il faisait froid et il pleuvait. Nous crapahutons sur les petits sentiers tracés dans les badlands voisines à la recherche d’un os de dinosaure, mais les seuls que nous ayons vus se trouvent sur les brochures. Comme nous avons la flemme de retourner à la voiture jeter pour la énième fois un œil sur le Photographing the Southwest, nous nous informons auprès d’une ranger de la difficulté de Sound of Silence et de Desert Voices. Elle nous dit que toutes les deux sont very easy and very short. En fait, Sound of Silence est donnée modérée sur les infos des rangers et très difficile en plein cagnard lorsqu’il fait chaud (mais on a vu ça après). A 2 heures, sous une chaleur torride au départ du sentier, la boîte des mini-guides est vide. On lit tout de même les conseils affichés sur les pancartes, toujours les mêmes: un gallon d’eau par jour et par personne. Nous voici donc partis pour environ un mile, avec un simple petit litre d’eau dans le sac à dos, alors que le soleil brûlant est à la verticale… L’endroit est magnifique. Des collines comme de grosses baleines blanches échouées là un jour lointain et désormais fossilisées alternent avec la roche aux couleurs toujours si chaudes qui aujourd’hui contrastent encore plus violemment sur le ciel bleu.



Au bout d’un moment, un doute commence à s’insinuer; on ne fait pas de boucle et pourtant on est à plus d’un mile de l’entrée. Or on n’a déjà plus qu’un demi-litre d’eau car je bois comme un trou... Petit à petit l’angoisse commence à m’attraper, je ne dis rien mais je pense que l’avertissement du début, sur les panneaux, de boire un gallon par jour, annonçait peut-être une longue rando. Le sentier plonge sous le couvert des peupliers et ressort par un étroit passage au milieu de badlands tellement proches les unes des autres qu’on n'a par endroits même pas la place de mettre les deux pieds l’un à côté de l’autre.



La chaleur qui est renvoyée est de plus en plus forte, la vue totalement bouchée, on déambule au milieu de ce labyrinthe d’argile sans en voir la fin, je n’ose plus boire... On finit par sortir avant d’être complètement rôtis et notre horizon s’élargit subitement sur un très beau panorama essentiellement minéral. Pendant ce temps Alain, lui, est toujours zen, essaie de me rassurer, me fait asseoir à l’ombre d’un genévrier. Quelques minutes de répit pour prendre deux ou trois photos…





A un moment, alors qu’on se croit assez près de la route où est garée la voiture, on escalade une pente rocheuse et on l’aperçoit effectivement mais… dans le lointain ! Catastrophe! On continue, on continue, on passe un petit col et juste avant Alain me certifie que juste derrière on verra de nouveau la voiture, beaucoup plus près cette fois. En fait on ne voit rien du tout, sauf encore et encore d’autres « collines » rocheuses, des passages de slick rocks... J’ai horriblement soif mais pour le moral je n’ose pas finir l’eau et je veux surtout qu’on la partage, cette eau. J’ai la langue comme du carton, je respire un air brûlant, j’ai des maux de tête et des palpitations, le visage en feu et je sais que ces symptômes ne sont pas bon signe, ce qui en rajoute.







Quand enfin en passant un petit col on aperçoit la plaine en contrebas, c’est une véritable délivrance ! La vue de la voiture et surtout l’idée du gallon d’eau nous donnent subitement des ailes. De nouveau en forme, on poursuit la route jusqu'au bout, à Josie Morris Cabin. On retrouve un temps la Green River



et les badlands qui la dominent, comme d’immenses peintures de sable navajos,



nous passons près de la Split Mountain aperçue dans Photographing the Southwest,





nous arrêtons pour voir quelques beaux pétroglyphes,



avant de garer la voiture à l'ombre des arbres devant le ranch de Josie, à l'entrée de Box Canyon. Balade sous les arbres.





Pour finir, le soir, à Vernal, nous dormons dans le pire Days Inn de tous les US. Quasi vide alors qu’il est immense, cinq ou six voitures seulement sont garées devant les portes. Sale, délabré, une piscine vide… Nous rendons immédiatement la première chambre où traînent outils et tout ce qu’on veut, avec un couvre-lit à moitié rabattu. On nous propose alors une deuxième chambre « mais avec la barre de douche cassée » ! Merci, vous pouvez la garder ! La troisième enfin nous paraît mieux, il faut croire que nous n’avons plus les yeux en face des trous. Elle n’a jamais dû voir une femme de ménage, les fauteuils dans lesquels nous nous asseyons manquent de s’effondrer sous notre poids pourtant modéré, les w-c sont mobiles, c’est original, les draps ont un fumet tout particulier… mais nous la garderons quand même. Après avoir hésité à dormir dans nos sacs de couchage, j’ai senti et ressenti les draps, on aurait dit un chien de chasse, et me suis persuadée qu’ils étaient quand même peut-être propres… Seul point positif, l’accueil aimable du tout jeune gérant. Philippe nous avait conseillé l’Econolodge, mais la quinzaine de gros bikers installés devant les portes des chambres qui m’ont immédiatement lorgnée d’un œil douteux lorsque on s’est arrêtés en face du motel ne nous ont pas engagés à descendre là. Et le Best Western était trop cher : 125 $.

Dimanche 18 mai

Nous quittons avec plaisir ce crasseux Day’s Inn et filons sur Castle Dale par la 191 Ouest, sans intérêt, puis la 10 Sud. A partir de Castle Dale, nous prenons le CR 401 pour aller voir le très beau Wedge Overlook, petit Colorado (Grand Canyon) de l’Utah. La lumière est crue et l’horizon blanchâtre, dommage, car la vue est superbe sur l’immense canyon qu’a creusé la San Rafael River. Il n’y a absolument personne et nous nous installons à une table pour pique-niquer, à l’ombre d’un arbre, six cents pieds au-dessus de l’eau.







Retour sur le 401. Nous prenons à droite et environ deux miles plus loin nous trouvons le BLM 332 qui mène au magnifique Buckhorn Wash Pictograph Panel. Surprise, dans cet endroit éloigné de tout, il y a bien une quinzaine de personnes en admiration devant ces longues silhouettes pourpre.













A la fin de la piste grise et poussiéreuse, I-70 puis sortie Hanksville et la Hwy 24 pour Goblin Valley. Une petite cabane de rangers au milieu de la route, 16 $ l’entrée. Le camping est cette fois-ci très moche, à l’aplomb de rochers qui eux sont magnifiques, mais comme dit Alain ça ressemble à Berck-Plage (où nous ne sommes jamais allés…). Les emplacements sont très proches les uns des autres et sans végétation, et il y a quelques cahutes au toit de tôle, sans murs, juste quatre piquets, des ramadas modernes, sans doute. Le site pour groupes est quasi désert : un trailer à gauche, une petite tente à droite, trois Allemandes, et au milieu un très grand emplacement couvert avec tables et bancs. Les rochers commençant à se cuivrer, nous partons pour les Goblin, qui font penser à une armée de petits nains pétrifiés, peut-être parce que ces curieux monolithes trapus ressemblent à de gros champignons. Ici encore l’érosion a fait des merveilles… et le soleil rasant recouvre le tout d’une poussière d’or rose.







Heu... un peu cochon de lait, non?





La nuit, la lueur blanche et crue de la lune inonde la voiture et les alentours d’un jour en négatif. Je reste longtemps l’œil rivé sur elle, comme un papillon de nuit attiré irrésistiblement par la lumière du lampadaire auquel il se brûlera les ailes. C’est très beau, et tellement calme… Toute une vie doit s’agiter au ras du sol, tout ce qui rampe, saute, court sort de son trou et part en chasse, heureusement nous sommes hors de portée.

Lundi 19 mai

Réveil à 6 h 10, heure de l’Utah. Petit déjeuner à une table, à angle droit des trois Allemandes qui se restaurent pour huit jours. Après avoir rangé la voiture, c’est-à-dire repassé derrière tout ce que nous avions mis la veille au soir sur les sièges avant afin de dégager la chambre à coucher – ce qui est bien plus vite fait que de replier la tente et surtout d’en nettoyer le tapis de sol et l’intérieur du sable fin comme de la farine qui colle et s’insinue partout –, en route pour Little Wild Horse Canyon. La route étroite qui y mène est bordée sur la droite de roches plissées et de badlands d’une infinité de couleurs.





A 8 heures on s’enregistre et nous voilà partis, avec la ferme intention de faire très attention à ne pas rater le canyon qui partira sur la droite et qui n’est pas très visible si l’on en croit le Photographing the Southwest.

Au début on suit le cours d’une rivière à sec, puis peu à peu le passage se rétrécit,







par moments même certains gros gabarits doivent rester coincés dans les ondulations du grès violet.



Nous croisons deux ou trois couples dont un assez âgé et avec des béquilles – ce qui ne risquerait pas d’arriver en France ! Deux heures plus tard nous commençons à nous poser des questions car il n’y a rien qui corresponde au guide. Décision est prise de faire demi-tour. Nous nous apercevrons que nous avons raté l’embranchement qui se voyait en fait beaucoup trop pour qu’on y fasse attention, d’autant qu’il faut presque des jumelles pour repérer le petit panneau indicateur en bois perché à plusieurs mètres de hauteur… Nous sommes en fait partis dans Bell Canyon qui, tout compte fait, n’était pas mal non plus, mais nous faisons quand même un tour d’une petite heure dans le beau slot canyon de LWH.



Hanksville, Boulder, toujours très belle Hwy 12 qui du désert grimpe à 9800 pieds à l’assaut des nuages dans les forêts d’aspens encore couvertes de neige. A Torrey, on s’arrête encore une fois au Capitol Reef Inn & Cafe pour manger une bonne salade et acheter du sel. La serveuse nous estourbit en inscrivant d’office 25 % de pourboire sur la note, mais les Français ont une telle réputation que pour cette fois nous ne disons rien. Il est déjà tard lorsque nous passons près du parking bourré de voitures de Calf Creek, trop tard pour descendre aux Lower Falls. Décidément… Il fait très chaud, nous nous baladons le long de la rivière dans laquelle un petit garçon latino se baigne sous le regard de sa mère, assise sur une roche au beau milieu de l’eau.

Très belle chambre Horizon au B & B de Catherine Barney. Un tour au RV Park pour laver du linge puis nous nous installons à une table du petit parc pour manger une soupe froide de maïs doux, du thon, des tomates et de la mayonnaise made in France, en regardant en face de nous les lamas déambuler d’une démarche impériale et lente, le regard perdu sur la ligne bleue des Vosges… sauf lorsqu’une lamasse passe à côté d’eux… Ils se mettent alors à trottiner en levant très haut chaque patte, comme s’ils étaient montés sur ressort, ignorant superbement notre fou rire.

Celui-là faisait bande à part...



Mardi 20 mai

Chez Catherine Barney le petit déjeuner est à 8 heures. Nous le prenons avec un couple d’Américains : tortilla bourrée d’une omelette, de fromage, champignons, tomates, maïs, etc., oups !... plus du thé et de délicieux muffins maison aux blueberries. J’aurais bien échangé ma tortilla contre toute la panière de muffins. Cette fois-ci, avant de reprendre la Cottonwood Canyon Road, nous faisons le détour par Kodachrome Basin même si la lumière n’est pas optimale pour les photos.





Il n’y a que nous sur le Grand Parade Trail. Très beau parc malgré un temps partiellement couvert et venteux.





Cheminées rougeoyantes, totems,



petits canyons encaissés, barrières de sandstone monumentales et chemin impossible qui grimpe le long d’une paroi à pic, l’Eagle’s View qui, une fois en haut, doit bien porter son nom. Mais pour l’heure il est fermé et donc interdit au randonneur. Autrefois, le bétail passait par là. On imagine que parfois certaines bêtes faisaient, comme à Grand Canyon celle de dix-sept secondes, la visite de cinq secondes…





Second arrêt à Grosvenor Arch, cette fois-ci sous le ciel bleu mais probablement pas pour longtemps,





derrière laquelle se cache un animal bizarre



La Cottonwood Canyon Road est toujours aussi belle et violemment colorée dans la première partie,





triste et monotone dans la dernière. Mais cette fois-ci elle nous paraît interminable malgré le désert couvert de fleurs jaunes sous le ciel devenu subitement anthracite, parce que nous voulons arriver avant la fermeture à la Paria Ranger Station. C’est raté encore une fois !



A deux miles de la Paria Station, le primitive campground de White House est très joli, au pied d’une falaise et tout près de la Paria River, et complètement désert.



Deux tentes sont montées, qui correspondent certainement aux deux 4 x 4 présents sur le parking, mais le permis placé derrière le pare-brise indique que leurs propriétaires sont partis pour une randonnée de plusieurs jours. Nous choisissons un emplacement, laissons nos gallons d’eau sur la table de pierre et partons explorer tout d’abord les rochers alentour puis le lit à sec de la Paria pour tenter de trouver de beaux cailloux. Il n’y a que l’embarras du choix, les galets sont magnifiques, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et nous en avons vite fait un tas que nous devrons, au risque de nous trouver transformés en bête de somme et la mort dans l’âme, abandonner aux futures crues de printemps. Je garde une minuscule tête de vautour, ou d’aigle, avec un œil noir qui me regarde… et l’enfourne illico dans ma poche. De retour au camping le vent brûlant dont nous étions un peu protégés dans le lit de la rivière est insupportable et soulève des nuages de sable ! Peu à peu, les gens arrivent, s’installent, dînent, comme nous. La nuit tombe...





Mais avec un vent pareil nous choisissons de dormir dans le 4 x 4, à l’écart, sous la lune toute ronde et plus brillante que jamais. A minuit nous ne dormons toujours pas à cause de la lumière de la lune qui tombe sur nos visages et de la chaleur étouffante ! Nous passons notre temps à entrouvrir, voire ouvrir complètement les portes pour nous rafraîchir, sortir la tête, les bras, les jambes dans la nuit lourde. Nous n’avons jamais eu aussi chaud…

Mercredi 21 mai

Réveil à 6 heures. Pressentant que faire chauffer de l’eau va relever de l’exploit avec le vent qui est toujours aussi fort, nous fabriquons un paravent de fortune avec l’emballage du réchaud. La température a chuté vertigineusement sur le matin, le temps est à la pluie ce qui est un peu dommage car nous espérons bien être tirés au sort pour The Wave. A 8 h 30 nous partons pour la loterie de 9 heures à la Paria Station, et alors que nous pensions être dans les premiers nous sommes très étonnés de voir qu’il y a déjà une foule considérable de voitures, une bonne soixantaine sur ce petit parking bourré à bloc. Les Allemands sont majoritaires, certains avec des dégaines d’enfer, notamment un homme relativement petit qui approche les soixante-dix ans, baroudeur de choc aux muscles à l’étroit sous son tee-shirt, longue moustache et cheveux blancs sous un chapeau de cuir marron, banane à la taille, sac sur le dos… Les numéros commencent à sortir (nous avons le 20)… 21, 22, 24, 25, 13, et c’est fini ! Seules dix personnes sont tirées au sort le matin en plus des dix qui ont obtenu leur permis sur Internet. Nous l’avons raté de peu mais raté quand même et nous sommes vraiment déçus, malgré le temps qui sera détestable pour ceux qui partent déjà vers la vague pétrifiée. Nous hésitons : nous avions prévu d’aller à Yellow Rock en cas d’échec mais les premières gouttes commencent à tomber, qui se transforment rapidement en… neige fondue !! il fait froid désormais, le changement est vraiment radical depuis la veille. Finalement, n’ayant rien réservé, ce qui nous donne une impression de liberté très agréable, nous décidons d’aller encore une fois à Zion.

La suite ici :http://voyageforum.com/...ost=2170396;#2170396
Pétra comme ma poche English translation pending
by Simplybrice · 2008-11-19 · 0 replies
Dimanche matin, pratiquement comme tous les dimanches, le réveil sonne avant que le coq ait une chance de chanter. Seulement ce dimanche, les autres tout comme moi, on est plus feignants que d'habitude. Je me lève malgré tout à l'heure pour prendre la température auprès de mes camarades, personne n'a envie de sortir de ses draps, on ira voir l'aube sur Petra le lendemain... On se rendort sans fixer le réveil, on verra bien de quel bois on se chauffe plus tard... La malédiction se poursuit, je suis encore le premier debout. C'est le moment d'en profiter, en plus de la douche quotidienne, je me rase pour la première fois depuis 3 semaines. Finie la barbe de la jungle. A 9h, je réveille les autres, pas question d'attendre plus longtemps. On arrive à Petra vers 10h30, c'est l'heure de pointe. Il va vraiment falloir qu'on en mette un coup le lendemain matin pour devancer le troupeau. On traverse le Siq. C'est toujours aussi impressionnant et sans aucun doute ce que je préfère à Petra. Il semblerait que pour le troupeau il en soit tout autre. Tous les gens ne voient les alentours que sur les écrans minuscules de leur appareil photo numérique. Ils semblent tous attendre de voir le Trésor pour déclencher les ostilités oubliant que le siq est une merveille géologique, un endroit sans pareil. En arrivant devant le trésor, comme la veille c'est la foule des grands jours. Martha et Jamal prennent quelques clichés mais impossible d'avoir le trésor dans le champ de la caméra sans avoir aussi le flot des touristes. Je me charge donc de faire la police de la photo sur la place surchargée. Le carton jaune dans une main, le carton rouge dans l'autre, je fais valoir mon autorité naturelle en brandissant mes sanctions de couleurs. Certains ne comprennent pas tout de suite ce qui leur arrive, le jaune se transforme en rouge. Les sourires se tranforment en hilarité générale chez mes coéquipiers. Moi je ne prends pas de photos, de toute façon, comme on sera les premiers le lendemain, rien ne presse. On quitte le Trésor sur ces bouffoneries. aujourd'hui (Samedi) il va falloir sortir du sentier principal et comme le site de Petra est immense, ça ne va pas être trop dur de trouver un itinéraire bis. Décision est prise de tenter l'ascension de l'Umm Al-Biyara. C'est une montagne aux allures infranchissables car ses flancs ne sont pas obliques mais se dressent aussi droits que mes cartons lorsque je les brandis.

La promenade commence par un chemin tranquille qui nous fait voir de nouvelles caves creusées dans la roche, certaines ne sont que des trous larges d'un mètre ou deux, d'autres sont encore de grande façades érodées. Grace au LP, on trouve notre chemin qui biffurque pour se diriger droit vers la paroi verticale. A vue d'oeil, c'est impossible d'aller plus loin. A vue de carte, c'est largement jouable. En effet, comme la veille pour se rendre au monastère, un chemin délicat composé de marches taillées dans la pierre se dresse presque à pic. L'ascension est longue et plus ou moins pénible selon qu'on soit physiquement en forme ou non. En ce qui me concerne, même si je transpire à grosses gouttes et que je porte dans mon sac à dos l'essentiel de notre pic-nic à venir (y compris 3 grandes bouteilles d'eau), je sème encore mes équipiers qui auront tôt fait de ne plus me considérer comme un fumeur apathique; c'est à mon tour de rigoler lorsque chaque fois qu'ils me rejoignent, ils passent 10 minutes à essayer de retrouver leur souffle. La montée dure une bonne heure uniquement sur ces escaliers fragiles et inégaux. Le plus souvent, d'un côté la montagne nous jauge de tout son haut, de l'autre c'est le vide à faire peur. On atteint le sommet en ordre dispersé autour de 13h. Là-haut, il n'y a personne, nous sommes seuls à profiter du spectacle ce qui exhale encore un peu plus le sentiment du devoir accompli. A 360°, pas un point plus haut que le notre, on domine Petra et les vallées alentours, superbe spectacle à l'heure du déjeuner. Menu du jour : Houmous, vaches qui rit, fruits et pain frais. en plus on a de quoi nourrir, au niveau quantité, un groupe d'une dizaine de personnes. Ce sera tout pour.nous, largement assez pour ce faire exploser la ceinture. A l'issue du repas, une sieste est même votée. et on a beau s'être recouchés ce matin, ce sommeil-là vient immédiatement et est on ne peut plus réparateur. Au réveil, la vue est toujours là, je me réjouis pour ne pas dire plus. L'après-midi, à ce rythme, avance sacrément vite et comme ici, il n'y a pas le moindre bédouin pour nous ramener à bon port, il faut partir pour être rentrer sans avoir à courir pour éviter de dormir dans la montagne ou tomber dans un gouffre en trébuchant sur une marche glissante. D'ailleurs, en parlant de trébucher, je vous épargne les détails mais en quittant notre lieu de villégiature de l'après-midi, je suis parti le premier pour soulager ma vessie. A un endroit, il fallait descendre un endroit qu'il faut escalader sur 2 mètres dans le sens de la montée. Pour descendre, tout grimpeur vous dira qu'il faut toujours faire face à la montagne pour avoir un meilleur contrôle. Je connais cela par coeur. Mais sur le moment, l'empressement urinaire était tel que je suis descendu dos à la montagne. Bien mal m'en a pris, à la retombé sur le sol, je suis un minimum déséquilibré, suffisamment pour que tout mon corps pivote et que le mouvement m'entraîne dans le vide. Heureusement pour moi, je sais me servir de mes bras. Mon bras droit saisit la montagne, je retrouve l'équilibre mais m'arrache la moitié des ongles dans l'opération. C'est mieux qu'autre chose même si il n'y a propablement pas de manucure à Wadi Musa. Je devrait m'en passer... Je me suis donc fait une belle frousse, même si 2 minutes plus tard, je n'y pense même plus, seul la vue de mes ongles martyrisés me rappellera la mésaventure jusqu'au passage au coupe-ongles.

La descente des marches se fait tout tranquillement, le soleil masqué par la montagne. Les jambes sont encore endolories par la montée du matin, mais j'ai encore la pêche. Une fois en bas, il faut encore marcher plus d'une heure pour rejoindre la sortie principale, ce n'est donc pas un mal d'avoir gardé un peu d'énergie. On repasse devant le Trésor dans la pénombre du soleil couchant, tous les veaux sont partis, c'est un bon avant-gout de ce qui nous attend le lendemain matin. Le Siq derrière nous, il fait enfin nuit, et ça y est, j'en ai plein les pattes, comme les autres... En sortant, les taxis tentent de nous extorquer des tarifs pour nouveaux venus. Mais on est là depuis deux jours, et chaque fois que le tarif est inapproprié et que le chauffeur ne consent pas à le baisser, il se voit adresser un carton jaune en retour. En s'éloignant un peu, on attrape finalement un taxi abordable pour rejoindre l'hotel. Le "all-you-can-eat-buffet" nous attend. Quatre assiettes seront encore nécessaires pour me rassasier. J'ai la sensation qu'en voyage, je pourrais manger sans m'arrêter et ne jamais avoir la sensation d'être plein.

Après dîner, des bédouins jouent de la musique, du oud, c'est charmant. Et comme ce soir là, je tourne à la bière fraiche, je finis par danser comme un dératé provoquant une nouvelle fois l'hilarité générale.

Ces nouveaux efforts auront vite fait de me renvoyer à mon lit. Il est quand même près de minuit lorsque je ferme les yeux. Le réveil est fixé à 5h45. Le site de Petra ouvrant à 6h, il s'agira de sauter dans nos pantalons pour attaquer une nouvelle journée fatigante mais gratifiante. En plus, aujourd'hui on a réservé nos places pour le lendemain soir assister au spectacle de Petra-by-night, le Siq et le Trésor éclairés de 1500 bougies, ça promet!!!! En attendant, place à la récupération.

Lundi matin, 5h45, le réveil sonne, il est l'heure d'aller bosser. Pas moyen de repousser l'échéance, c'est sans doute mon dernier jour à Petra. A l'instard d'un capitaine de soirée version matinée, je réveille mon petit monde. Les habits s'enfilent rapidement. Le temps de repasser par le supermarché déjà ouvert (tu crois quand même pas que j'allais écrire que j'allais repasser mes fringues à 6h du matin!!), on achète de quoi refaire un déjeuner efficace et nous voilà partis. Au poste de contrôle des billets, il n'y a pas grand monde. Il est 6h30 quand on s'y pointe et les gardiens sont encore dans le cirage, comme nous en somme... On retrouve le Siq pour la 3ème journée consécutive, on est comme chez nous. Le long du kilomètre de marche, on doit croiser 3 autres matinaux. Le silence est d'or et le plaisir décuplé. Le soleil est déjà levé mais on n'est pas en retard, le Siq est tellement étroit que de toute façon la lumière n'y pénètre jamais complêtement. Nos pas résonnent dans les lieux. A la fin du long corridor, la silouhette du Trésor se laisse entrevoir et, pour la première fois, pas l'ombre d'un bob pour gâcher la vue. L'endroit d'ordinaire bourdonnant est baigné de calme. Seuls une petite dizaine de personnes sont arrivées avant nous, mais à cette heure là, tout le monde est respectueux du plaisir des autres. Les cameliers ne proposent pas encore les ballades et nous laissent profiter du calme. Voir le Trésor à cette heure, c'est comme le voir pour la première fois, effet garanti. Les conditions resteront identiques pendant presque une heure, les gens arrivent au compte-gouttes. En plus, c'est le moment pendant lequel la lumière pénètre pour éclairer en partie l'auguste batiment. La lumière disparaît à 8h30, c'est à dire l'heure à laquelle le gros des troupeaux déboule. En 5 minutes, c'est rempli de visiteurs, de charioles, de vendeurs à la sauvette. Il est temps pour nous de lever le camp.

L'itinéraire du jour ne nous éloigne pas pour autant du Trésor, puisqu'en contournant le Siq par la droite, il est théoriquement possible de pouvoir dominer le Trésor depuis un point de vue à l'écart de la foule puisque nécessitant une nouvelle heure de grimpette. On profite de l'itinéraire pour en plus aller voir en détails des batiments que nous avions gardés non-visités pour cette occasion. En plus, on fait en sorte que tout le long, on devance la meute. On profite du plancher des chameaux une heure avant d'entamer la nouvelle ascension. Comme la veille et l'avant-veille, dès que le sentier entame la montée, le chemin se transforme en escaliers. Et comme d'habitude, on arrête spontanément de parler alors qu'on franchit les premières marches. L'effort est violent et le second souffle se fait attendre. Pas bien longtemps quand même, je grimpe maintenant comme un chamois. Alors qu'on approche du sommet, la vue en contrebas s'ouvre sur l'amphithéâtre de 4000 places, c'est beau et bienvenue pour faire une petite pause. Petite car le plat de résistance nous rappelle quand même à son bon souvenir. 3 backpackers sont déjà sur le chemin de la redescente et sont encore bouche bée du spectacle à suivre pour nous. On reprend les sacs et zou, quinze minutes de marche(s) plus tard, on se fraye un passage entre les rochers et le Trésor est là, 100 mètres en contrebas. Là où nous sommes seuls, encore, à profiter de la perspective. En dessous, devant le Trésor, ils ont des centaines à passer sans se douter qu'au dessus de leur tête trois cigales se dorent au soleil avec les yeux posés sur la même chose qu'eux mais en version aérienne. Comme en plus, on connait la technique, on mange comme des lions affamés tout le bardas que nous avions durement porté jusqu'à cette endroit reculé.

la redescente est provoquée par l'arrivée de quelques personnes un peu bruyante à notre gout mais pas de crise, nous avons plus que largement squatté le point de vue pendant plus de 2h sans voir personne à notre étage. Lorsque nous atteignons le bas des marches, il est 14h. On peut maintenant dire qu'on a fait le gros des itinéraires sur le site de Petra. Reste maintrenant à attendre le soir même la découverte de Petra-by-night... Touit le monde entre à l'hotel pour dormir, profiter de la terrasse ensoleillée, ou écrire à ses ouailles. L'après-midi s'écoule enfin dans un calme relatif, c'est bon de pouvoir se poser un peu! Ca durera jusqu'au coucher du soleil que l'on partagera avec les nouveaux venus dans les murs, notre parole est celle d'anciens combattants pour qui Petra n'a plus de secrets, les nouveaux posent les questions et écoute religieusement les réponses d'autant que je pense qu'en 3 jours, on a bien obtimisé notre emploi du temps. Il fait nuit avant 18h, c'est pas qu'on est pressé mais autant ne pas être en retard. L'entrée de nuit est à 20h30, on quitte l'hotel à 19h. Le temps de manger dans le village, d'arriver à l'entrée principale, de s'inscrire sur le registre des visiteurs nocturnes, on est dans les startings-blocks à 20h comme prévu.

La foule s'agite, il est 20h25. Un guide vient faire l'inventaire de ce qu'il faut faire et ne pas faire. Les visiteurs qui sont au nombre de 300-400, doivent garder le silence durant toute la durée de la soirée (tant mieux). Tous devront marcher les uns derrières les autres dans le Siq pour que chacun puisse se satisfaire du plus grand angle de vue (re-tant mieux). A 20h30 sonnantes et trébuchantes, le convoi se met en place. Tout le monde reçoit l'ordre de se rendre devant l'entrée principale pour donner son billet et, plus important, prendre sa place dans la file. Ayant flairé le coup il y a de nombreuses minutes, le Braïce national a entraîner ses compagnons dans son sillage pour être parmi les premiers. Et devinez quoi? En arrivant à la grille, on EST les premiers!!!! Le guide qui sera tout seul pour faire transiter dans le Siq toute la caravane a malgré tout 3 amis avec lui. Bordel!!! Ils nous passent devant et on reste impuissants. Pas même un carton jaune à dresser, les potes du guide sont inattaquables. Nos positions dans la file sont donc N°4, 5 et 6, pas mal pour un coup d'essai. La ligne formée par les visiteurs se met en mouvement. Seul le bruit des pas se donne à notre écoute. De toutes façons, dès que quelqu'un a la mauvaise idée d'ouvrir la bouche, il est repris de volée par des "Chuuuuuuut" unanymes. Avant le Siq, les bougies se suivent tous les 10 mètres. Dans le Siq, elles sont de parts et d'autres éloignées de 5 mètres les unes des autres. Ce n'est pas assez pour qu'on puisse voir grand chose mais juste suffisant pour voir où on met les pieds sur le sol tantôt plat, tantôt pavé, tantôt rocailleux. Ceux qui mettent le nez pour la première fois dans le Siq ne doivent avoir aucune idée de ce qui les toise. Nous, en vieux de la vieille, on plane!! On marche comme ça à pas rapide jusqu'au Trésor. Ici, les bougies sont partout sur le sol; un véritable damier sauf qu'il y en a des centaines!! Toujours dans le silence, nous sommes invités à nous assoir sur de grands tapis installés en long à travers les rangées de mèches incandescentes. C'est confortablement installés qu'on pourra profiter du spectacle. Le reste de la meute finit par s'assoir aussi. Le trésor nous domine dans une quasi-obscurité. Un "quasi" qui fait une énoooorme différence. Des bédouins arrivent avec de grands plateaux, tout le monde se voit offrir en un temps record un thé chaud pas nécessaire car il fait encore une vingtaine de degrés mais c'est bienvenue quand même. Une fois tout le monde servi, un musicien arrive. Il tient dans sa main une sorte de petit violon dont il ne tarde pas à jouer. Toute l'audience a l'oreille rivée vers la mélodie mystérieuse et envoutante. Le bédouin musicien entame par moment également des chants ancestraux. C'est beau comme de voir Petra éclairée par des centaines de bougies. A l'issue de la performance, le flot des applaudissements vient rompre magistralement le silence donnant à tous une chair de poule pas piquée des hannetons. Lorsque les applaudissements s'interrompent, le son d'un fifre (petite flûte) sort des entrailles du trésor. La chair de poule est permanente. De l'unique immense porte du batiment sort un nouveau bédouin qui nous délivre de nouvelles ritournelles en marchant entre les spectateus assis. Le morceau est religieusement écouté. Les gens ont pour moitié les yeux rivés sur le musicien mouvant, les autres sur la façade immobile. Et alors que le musicien se stoppe, les appaudissements reviennent déchirer le silence. L'effet sonore est surpuissant et vaut à lui seul le détour. Les applaudissements finis, les gens comprennent que la représentation est terminée. 90% des auditeurs prennent alors le chemin de la sortie, pas nous. Nous, il faudra attendre qu'on nous dise de partir pour qu'on lève le camp, pas folle la bête! On dira donc un dernier au revoir à Petra parmi les derniers. Le Siq s'ouvre pour nous dans un dernier silence éclairé faiblement par l'éclat des bougies mais illuminé de dizaines de souvenirs vécus ici.

Inutile de dire que ces 3 jours resteront longtemps présents dans les coeurs de chacuns. Marche, découverte et contemplation. Programme exquis ponctué de repas gargantuesques. La dernière soirée sera du même accabi (orthographe accabi ?!?), et l'échange d'adresses e-mail solennel. Je serais le premier levé le lendemain matin à une heure que la pudeur matinale m'interdit de dévoiler. Les aux-revoirs et à bientôts se feront avant la fermeture des écoutilles.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-11-19 · 31 replies
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴‍☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html

Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.

Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.

Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.



01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…

Première partie

De Los Angeles à Grand Canyon

Jeudi 1er mai

Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !

Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.

Vendredi 2 mai

Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.



Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!





Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.

Samedi 3 mai

Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?

Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.







Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.



Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant









et nous installons pour la nuit.



Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.

Dimanche 4 mai

A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.







Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...







Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.











Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...



et leurs fruits ne sont pas mal non plus...



Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.



Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.

Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.

Lundi 5 mai

Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).





Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.





Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.



Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.



Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.



Avec toujours les palos verdes en fleur...



et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).





A baby...



Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…

Mardi 6 mai

Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.



Je m’arrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.

Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.

A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...







Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.



Mercredi 7 mai

La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.



Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.











Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…





Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.







En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...



C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.













En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».



Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.

Jeudi 8 mai

En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...



et à la petite gare juste à côté.





Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,



avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.

Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.

West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.









Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…

Vendredi 9 mai

Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…

Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.





Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.



Kent...





Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.

Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.

Samedi 10 mai

Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.





Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…

Dimanche 11 mai

A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.



Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.







L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.





Vie et mort d'une agave...





Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.

Lundi 12 mai

Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.





Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.

Mardi 13 mai

Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !



Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,



rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,









seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.



Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.



L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…



Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.





Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.

Mercredi 14 mai

Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim



et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.



La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…



La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Deux mois en septembre/octobre en France seule: sites incontournables, logement... English translation pending
by Iza31 · 2008-11-18 · 25 replies
Allo,

Je désire réaliser un de mes rêves et partir en vacances seules en France durant les mois de septembre et octobre 2009, j'ai fait beaucoup de recherche sur internet, question de trouver les sites incontournables à ne pas manquer, mais je crains que je vais manquer de temps pour tout voir...😉 Je ne veux pas me résigner à voir seulement les grandes villes et les grands artères...

J'aimerais savoir quelle sont les plus belles régions et combien de temps je dois prévoir dans chacune d'elle ? J'aimerais aussi avoir des références sur les auberges de jeunesses, les chambre d'hôtes, les hotels...les restaurants qui ont été des coups de coeur pour vous.

Merci de m'aider à planifier mes vacances de rêve!!!😏
De retour de Polynésie English translation pending
by Lajujudemars · 2008-11-14 · 16 replies
Salut à tous je reviens de mon voyage en polynésie : 25 jours de vacances bien méritées ! comme ce forum (et celui du routard et de au feminin.com) m'a permis de construire mon voyage je laisse mes impressions, je ferai aussi un site internet avec les photos des hébergements, etc. (il faut juste que je trie mes photos !)

on est parti le 15 octobre de paris. on a fait Paris Londres, et Londres Los Angeles (LAX) avec bristish airways (BA). super service à bord, avion super confortable, et moderne... ce qui était moins le cas de l'avion Air Tahiti Nui (ATN) entre Los Angeles et Papeete. Un exemple : sur ATN, vous choisissez votre film mais ils commencent tous en même temps, si vous voulez en voir un deuxième il faut attendre que le plus long soit fini pour qu'ils les relancent tous. Sur BA, vous faites démarrer le film de votre choix en appuyant sur votre écran tactile et vous le démarrez quand vous voulez. ça peut paraître de l'ordre du détail mais le vol étant assez long, les films sont une occupation très utilisée.

Entre les vols on n'a eu que 2 h et 3 heures d'attente à Londres et à LAX, et que les contrôles à la douane se sont super bien passés dans les deux pays. On est arrivés à Papeete le même jour (pour nous) à 22h. Et dès qu'on sort de l'avion le chaleur nous fait vite comprendre qu'on est bien arrivés !

Première nuit à la pension Damyr : à recommander. la chambre est propre, le lit confortable et une bouteille d'eau fraiche nous attendait dans le frigo. ventilo fourni. et le lendemain super petit déj.

MOOREA : pension Linareva on a été surclassé car notre bungalow était en travaux donc on s'est retrouvé dans un fare plus grand que prévu et encore plus près de la plage ! la pension est bien située (à 2 minutes en voiture du Tiki village, vers un centre commercial avec internet, petit resto, cartes postales, etc.), et si vous louez une voiture chez avis, vous aurez une réduction sur le prix. notre bungalow était climatisé, propre, lit confortable, cuisine bien aménagée et équipée (micro ondes, frigo, ustensiles, etc..), avec la télé Accueil très sympa du proprio, qui vous organisera aussi des activités si vous le souhaitez (pour nous tiki village et transfert aéroport pour partir, le reste on l'avait fait nous mêmes)

Huahine : Fare IE La première nuit s'est déroulée à Parea au sud de l'ile et les deux suivantes à Fare (la capitale au nord). Parea : grande cocoteraie, super agréable, plage magnifique et grand fare pote (coin cuisine). Fare : plus intimiste car il n'y a que deux tentes situés dans le jardin de la maison des proprio : plage également très sympa. Le concept est super : une grande toile de tente (genre 60m2) avec deux lits deux personnes, fauteuils, déco et meubles en tek, et salle de bain à l'arrière. les patrons étant en vacances ce sont les employées polynésiennes qui se sont occupées de nous : elles ont été super sympa : elles nous ont emmené au resto (et c'est le patron qui vous ramène après), en course à Fare (et nous attendu pendant qu'on faisait un peu d'internet). elles sont au petit soin pour nous.

Raiatea : chez ma tante donc rien à redire !!!

Maupiti : Pension Marau Une pension là encore à recommander : située sur le motu de l'aéroport, Tea et sa femme vous accueillent dans leur bungalow installés coté océan : une bonne initiative qui saura vous rafraichir ! de l'autre côté vous pourrez aussi profiter du lagon. d'autant que le matin de notre départ, les baleines ont eu la bonne idée de passer juste devant la pension. Là encore chambre propre, avec salle de bain. Côté repas, on a laissé faire le chef (Tea étant un excellent cuisinier, et sa femme une très bonne patissière). pour le repas du midi par contre demandez avant ou allez au magasin faire quelques courses.

Bora bora : le méridien bon ben hotel de luxe, rien à redire, super confort, etc. je pense que j'ai pas besoin de détailler (si vous voulez en savoir plus sur les navettes, etc... n'hésitez pas à demander)

Tahiti : la pension de la plage (à Punaauia) là encore un bon choix : plusieurs chambres avec ou pas un coin cuisine. le tout donnant sur la piscine. tout est bien équipé et confortable, en plus il y a un centre commercial à 500m idéal pour faire ses courses avec petit supermarché, pharmacie, patisserie salon de thé, etc. et la pension est située juste en face de la plage toaroto (si je ne me trompe pas de nom). pour situer c'est à 200m à peu près du méridien.

ACTIVITES Moorea : quad avec ATV : je vous le conseille, on avait pris la formule de 3h30, bonnes sensations en quad et superbes points de vue. Baleines : on a fait avec un type qui aide un biologiste marin et qui est donc le seul à avoir un hydrophone, on a donc pu écouter le chant de la baleine et on l'a aperçu (elle se déplace hyper vite). à la fin de la matinée on a aussi nagé avec les raies et les requins. tiki village : à faire, le spectale est super bien fait (et la boutique de perle ou est offert le cocktail de bienvenue, super attractive...) le repas est... ça dépend des gens ! par contre si on vous propose un cocktail de bienvenue (à table avant de commencer le repas) c'est payant mais personne ne vous le dira ! on a commandé un jus de fruit et une addition est apparue sur la table alors qu'on ne savait pas que c'était en plus du repas. ils auraient pu au moins prévenir. le lendemain, vous pourrez revenir découvrir les explications sur la ferme perlière de démonstration : explications succintes mais claires et c'est la seule fois où on a vu les huitres dans l'eau.

Huahine excursions 3 en 1 avec Huahine nautique : arrêt à la ferme perlière, snorkelling, picinic sur un motu, et shark feeding. le guide est sympa, joue du yukulélé et donne plein d'explications. à faire on a aussi découvert l'ile en 4x4 avec Poto : on a eu la chance de n'être que tous les deux alors on a eu droit à plein d'arrêts photo, explications super complètes, là aussi une excursion à faire.

Raiatea remontée de la rivière avec Andrew (qui gère la pension manava) en pirogue, avec un arrêt au marae Taputapuatea (le marae royal). Andrew nous a donné les explications les plus complètes possibles. On a aussi visiter l'ile de Tahaa avec Edwin, également en pirogue : arrête perle, aussi dans une vanilleraie, le midi on mange chez edwin (repas succulent), puis baignade dans un motu pur finir. Après les perles, et jusqu'à la fin du repas, on échange la pirogue contre le 4x4, ce qui permet de découvrir l'ile par le lagon et par l'intérieur. on a aussi assisté à la course de pirogue Hawaiki nui va'a (mais pour ça il faut etre sur place fin octobre début novembre). et on a fait de la plongée avec ma tante, je ne peut donc que vous recommander son club : te mara nui.

Maupiti sentier marin avec le club de plongée : on a beaucoup aimé : c'est une sorte de snorkelling guidé : il y a un circuit de 5 bouées, auxquelles sont attachés juste en dessous de la surface des panneaux explicatifs sur la faune et la flore de l'ile, Ronald explique également les poissons, la formation des iles. une excursion à faire. on a aussi loué un vélo pour faire le tour de l'ile (en une matinée). sympa mais attention au rétro pédalage !

Bora bora on a fait l'excursion avec le lagoonarium : ce qui n'a pas été cool c'est qu'ils sont venus nous récupérer à 8h et qu'on a attendu une heure à leur base qu'un autre gros groupe de touriste arrive. on était un peu nombreux, du coup comme on surveillait l'heure les arrêts étaient un peu chronométrés. arrêt shark feeding, snorkelling et mini visite du lagoonarium et des bassins des raies, des requins, etc. on avait pris que la demi journée. l'après-midi on a visite l'ile par nous même en voiture : belle ile, seul bémol les routes défoncées. ce sont les pires routes qu'on aient vus !

Tahiti 4x4 avec tahiti safari expédition : super sympa, on va dans des coins reculés de l'ile. à faire. on a aussi fait le tour de l'ile, (enfin des deux iles) en voiture et on a visité Papeete par nous même. on a eu de la chance on a aussi pu aller au salon du tattouage. on aurait aimé faire Tétiaroa mais il n'y avait pas de bateau qui y allait. pour le retour (lundi 10 novembre) : on a pris l'avion lundi à 22H à Papeete, on est arrivés à 8h à LAX (le 11). on a pu laisser nos bagages au "bagages drop off" et aller visiter la ville. on a passé une partie de notre journée à santa monica. on a repris l'avion à 18H, on est arrivés à londres le lendemain matin (le 12 nov) à 11h45 . on a repris l'avion pour paris vers 15h (ce dernier vol on a du le décaller car le précédent était en retard et que ça ne suffisait pas pour transférer nos bagages entre les deux avions, mais on a été prévenus dès los angeles et nos bagages ont bien suivis)

en résumé : beaucoup (pour ne pas dire tous) d'endroits sont chauffés à l'eau chaude solaire (à Maupiti elle était plutot fraiche), vous trouverez toujours un point internet sur les iles (connexion lente mais ça va), tous les vélos sont à rétropédalage dans pas mal d'excursions il y aura un picnic motu ou un arrêt snorkelling

j'ai surement oublié des choses alors n'hésitez pas à demander si besoin.

a+ et merci à tous ceux à qui 'ai demandé des conseils et qui m'ont permis de construire notre voyage.
Départ sur le MSC Poesia le 26 novembre 2008 English translation pending
by Desbell83 · 2008-11-14 · 50 replies
Bonjour à tous ce jour je viens de reserver une croisiere de 12 jours a partir du 26 Novembre a bord du MSC Poesia en route pour :

Genes, Katakolon, Athenes, rhodes, Alexandrie, Limassol, Marmaris, Heraklion, Naples et Genes.

Y a t'il d'autres participants du forum qui partent a cette date, ainsi que des croisieristes ayant deja fait ce periple, si oui avez vous quelques renseignements utiles concernant les differentes excursions lors des escales ?

En vous remerciant, je ne manquerai pas a mon retour de vous faire part de mes impressions concernant ce voyage - bien cordialement
Votre restaurant préféré à Bangkok? English translation pending
by Foudasie · 2008-11-14 · 46 replies
Quel est pour vous le meilleur restaurant de Bangkok ? Thaï bien sur, on n’est pas là pour manger une entrecôte avec des frites Sans considération de prix, car un repas de luxe à Bangkok ne sera pas plus cher qu’un routier chez nous Il faut donc en profiter

Je me lance : nous avons bien aimé le « blue éléphant » pour la finesse de sa cuisine 18/20 Et aussi « the face » pour son cadre magnifique, sa déco, ses aquariums, son bar, mais cuisine moyenne par contre 12/20

A vous !
Prendre en photo le lancement d'une fusée? English translation pending
by Missaudrey · 2008-11-13 · 17 replies
Bonjour a tous,

Depuis quelques mois j'ai un Canon EOS 400 (rebel XTI) avec un objectif 18-200 que je ne maitrise pas encore tres bien. Pour faire une bonne photo, je dois d'abord faire plusieurs essais avec differents reglages.

Demain soir, je vais assister au lancement d'une fusee et je ne vais pas avoir le temps de tester plusieurs reglages... Est-ce que vous avez des conseils a me donner pour bien immortaliser ce moment? La fusee va decoller a la tombee de la nuit (ou peut etre meme la nuit), pensez vous que le mode "Sport" puisse faire l'affaire? Peut etre le mode auto sans flash? Peut etre un autre mode?

Merci pour vos conseils
Voyage aux États-Unis de l'Ouest en septembre 2008 English translation pending
by Jacou13 · 2008-11-11 · 1 reply
Bonjour à tous, je vous présente le voyage que je viens de faire aux USA Ouest, comme certains m'avaient apporté de réels conseils dans son établissement, j'avais promis d'apporter au forum le maximum de détails en retour.

PERIODE DU VOYAGE

Du 10 au 29 Septembre 2008

QUELQUES ÉLÉMENTS PRATIQUES Voyagiste choisi : AVENTURIA-Agence de Marseille-Correspondante :Sèverine Coût total du voyage: 5384€ pour deux adultes (Aventuria:4184€ - Dépenses sur place :1200€) Détail des dépenses sur place :Essence :390$ (pour 5650km) - Restauration:926$ - Entrées Parcs :190$ -Divers achats et Pourboires :174$ ( avec les frais bancaires 1€ = 1, 40$ durant cette période)

PRESTATIONS AVENTURIA - Vols A/R Marseille-Denver par LufthansaToutes taxes comprises - Location véhicule catégorie C4 (Chevrolet Cobalt), 19 jours, Kilométrage illimité, Climatisation, CDW sans franchise, TTC. Loueur : ALAMO - Véhicule pris et remis à l'aéroport de Denver.

PROGRAMME DU VOYAGE :

10/09 Marseille-Denver (30km): Vol Marseille -Munich puis Munich - Denver avec escale à Washington. Atterrissage à Denver 19h26, récupération du véhicule et nuit au Red Lion Hotel Central à 30km de l'aéroport. 11/09 Denver-Cheyenne (250km ): Départ le matin vers 8h, visite de Rocky mountain NP ( route sud jusqu'à Bear lake, ballade à pieds jusqu'à Emerald Lake puis boucle nord par les routes 36 puis 34)- Arrivée à Cheyenne vers 19h installation à Holiday Inn. 12/09 Cheyenne-Keystone (515km ) : Arrivée dans le parc de Custer par la Highway 87, nous avons pu rencontrer de grands troupeaux de bisons. Les dindes et dindons sont nombreux dans le Parc. Visite de la partie supérieure du Parc zone des Needles par highway 87, visite du Mount Rushmore puis arrivée à Keystone par la route 244 vers 19heures - Installation à Mt Rusmore's Presidents View Resort. 13/09 Visite du Parc Custer et de Mount Rushmore (110km): Contrairement à la veille, trés beau temps, nous avons pu revisiter sous le soleil Mount Rushmore, les sculptures des quatre présidents valent réellement le détour .Visite de Crazy horse mémorial (sculpture titanesque de la montagne pour ériger le buste de Crazy horse) le projet envisagé autour de ce monument est tout aussi important; visite de Custer, sympathique village western, saloons typiques, bon resto, l'aprés-midi, nous avons fait un joli trail vers "cathedral spires" dans les Needles, 14/09 Keystone-Cody (750km) : Départ matinale pour effectuer cette longue étape. Arrêt à Devil's Tower; Aprés Sheridan, nous avons pris la 14 Alt qui passe par le col de Bighorn à plus de 3000 mètres. Du sommet, on découvre un panorama superbe. A l'arrivée à Cody en début d'aprés-midi, visite du Historic Museum Buffalo, passionnant, surtout pour les amateurs d'armes, çà mérite quand même la visite.Installation au Buffalo Bill Cabin village. 15/09 Cody- Yellowstone Mammoth hot springs (215km) : Paysages de toute beauté notamment avant l'arrivée à Yellowstone, nous avons pu rencontrer deux Grizzly qui pêchaient à l'entrée Est du parc. Aprés un arrêt à mud volcano et Sulphur caldron, sans intérêt par rapport à ce que l'on a vu plus tard, nous avons fait les trails de Upper and lower falls en amont de Canyon sur la Yellowstone river;il faut absolument se réserver 3 à 4 heures pour visiter ce coin (rive droite).Arrêt à Petrified Tree vers Tower -Roosevelt. Arrivée à Mammoth, où les cerfs étaient en période de rut en plein village, installation au seul et vieil hotel Mammoth hot Springs 16/09 Yellowstone Mammoth-Norris-Madison A/R(150km): Au départ, visite De Lower Terraces area à Mammoth, nombreux walking trails.Upper Terraces area visité en voiture est beaucoup moins interressant; A Norris, il faut faire tous les trails proposés (environ 5km) sources thermales aux couleurs somptueuses et geysers.A Madison, on peut voir les Firehole falls sur la firehole Canyon drive.Nous avons continué jusqu'à Fountain Paint pot et Great Fountain Geyser avant retour sur Mammoth. 17/09 Yellowstone Mammoth-Grant village (125km ) Direction Old Faithful et premier arrêt à Grand Prismatic Spring ( petite erreur car dans la fraîcheur du matin, la vapeur d'eau qui se dégage rend difficile les prises de photos). Comme à Norris, nécessité de faire tous les trails proposés pour admirer les magnifiques Geysers et sites thermaux.Old Faithful geyser, clou du spectacle de ce site, entre en éruption environ toutes les heures.Ce site rassemble le plus grand nombre de geysers actifs.Continuation vers Grant village et arrêt à West Thumb, la boucle prés du lac, de Central basin est interressante mais il serait préférable de la voir en premier tant les sites de Old Faithful et Norris sont grandioses. Installation à Grant village hotel. 18/09 Yellowstone Grant village (80km): Trail à Riddle lake puis à Natural bridge, dans l'espoir de voir des animaux mais sans succés.Nous avons pu rencontrer le long des routes dans Yellowstone de nombreux troupeaux de bisons et quelques coyotes 19/09 Yellowstone Grant village - Grand Teton NP (195km) Nous quittons Yellowstone par le sud pour entrer dans le parc moyen de Grand Teton. Devant la route le massif du grand Téton à plus de 4000mètres et majestueux. Nous prenons la Teton Park road et faisons un trail autour de Sting Lake aux pieds du massif de grand Teton, visite de la station de ski de Teton village ( sans intérêt) puis de Antelope flats road qui dévoile de superbes et sauvages paysages. Installation à Jackson au Days Inn 20/09 Jackson - Salt lake city (500km) Détour jusqu'à Marina pour voir Great Salt Lake, nuage de sel précédent un bon orage qui a salué notre arrivée à Salt lake city. Aprés l'orage, visite du centre ville où une habitante nous a accompagné à Temple Square et nous a confié à une soeur mormone qui nous a fait visité les différents édifices et expliqué sa religion. L'ensemble est austère avec des décors intérieurs riches mais n'ai pas dépourvu d'interêts. Installtion au Royal garden Inn 21/09 Salt Lake city - Vernal (375km) Route sans beaucoup d'intérêt. Visite du parc en entrant par Dinosaur Quarry visitor Center, visite des pétrogliphes le long de la route menant à Josie Morris Cabin. Découverte de la couche géologique Morrison dans laquelle on trouve la majeure partie des ossements de dinosaures.Malheureusement, nous n'avons pas pu visiter le musée fermé en cette période de l'année où une partie de la couche Morrison dégagée et aménagée permet d'observer un grand nombre d'ossements et de squelettes Installation au Best Western Antlers 22/09 Vernal - Moab ( 480km) Détour par Grand Junction pour visiter Colorado National Monument qui dévoile de magnifiques paysages découpés de profonds canyons. Les points de vue aménagés permettent de faire de sublimes photos.Ce site vaut réellement le détour. Continuation vers Moab et arrivée par Castle road où l'érosion met en évidence de superbes édices naturels.Installation à Super 8 Motel 23/09 Moab - Arches NP (95km) Ce parc est un joyau qui nécessite à lui seul une bonne journée de visite car de nombreuses arches ne sont accessibles qu'à pieds, mais à chaque fois le spectacle est au rendez-vous. 24/09 Moab - Canyonlands NP (210km) Deux sites se partagent le secteur Nord du parc Dead Horse Point State Park et Island in the sky qui fait partie de Canyonlands national Park. 'Il faut payer une entrée à Dead Horse car il ne fait pas partie du forfait à 80 dollars permettant de visiter l'ensemble des parcs nationaux. Le site est sublime et on peut s'y servir de l'eau potable au robinet ce qui est loin d'être négligeable dans cette région aride où l'on est obligé de trainer ces provisions d'eau pour les trails. Sur island in the sky, nous nous sommes rendus à Mesa Arch, GrandView Point Overlook, Green river Overlook, Upheaval Dome et fait les trails correspondants. Ces paysages sont grandioses.Bien que nous ne l'ayons pas mentionné jusqu'à présent, on trouve tous les trails sur les plans disponibles dans les Visitor Center où le personnel répond trés aimablement à toutes vos questions. 25/09 Moab - Durango (350km) Route plein sud par la 191 puis la 666 jusqu'à Cortez puis la 160 jusqu'à Mesa Verde où nous n'avons visité faute de temps que Chapin Mesa, Wetherill Mesa ne pouvant pas être visité soi-même. Aprés nous être rendus au Visitor Center de Far View, nous avons pris nos tickets pour la visite guidée de Cliff Palace. On apprend vraiment trés peu de choses dans cette visite guidée et les dépliants offrent beaucoup plus de renseignements.Il faut compter une bonne heure pour effectuer la visite guidée. Nous avons donc visité Le Chapin Mesa Museum en attendant notre visite guidée de Cliff Palace puis nous avons effectué le trail de Cliff Palace loop et visité Balcony house. De retour vers Visitor Center, nous avons fait le trail Petroglyph Point qui permet sur sa partie finale d'avoir une belle vue sur Spruce tree house. Nous avons terminé notre visite par Mesa top loop. Le soleil couchant donne à ces sites non seulement des couleurs sublimes mais aussi une ambiance où règne une grande spiritualité. C'est vraiment un endroit magique ! Arrivée à Durango, installation à Holiday Inn 26/09 Durango -Santa Fe(515km) Route 160 vers Pagosa Springs puis 84 jusqu'à Tierra Amarilla, traversée du canyon du Rio Grande ensuite direction Taos par la 64 avant de rejoindre Santa Fe.Visite des Pueblos de Taos puis de San Ildefonso.Si nous sommes tombés sous le charme de Mesa Verde, il en est pas de même pour ces villages ne dégageant ni charme ni âme; C'est tout au plus un attrappe touristes où tout est à vendre.Visite de Santa Fe dont le centre autour de sa plaza est trés agréable. Installation à Comfort Inn 27/09 Santa Fe - Denver(680km) Route directe par l'US25 via Las Vegas, Raton, Pueblo, Colorado Springs jusqu'à Denver Visite du centre ville de Denver; Installation au Red Lion Denver Central 28/09 Denver -Aéroport puis envol pour Marseille(25km) Restitution du véhicule chez Alamo à l'aéroport puis vol direct vers Munich avec Lufthansa. Arrivée à Munich à 7h55 puis longue escale en attendant le vol de correspondance pour Marseille arrivant à 16h20.

COUPS DE COEUR ET DECEPTIONS

Coups de coeur:

Arches et Canyonlands NP C'est superbe avec des paysages époustouflants Yellowstone: Site remarquable par la densité des sites thermaux (sources et geysers) aux couleurs remarquables, même si l'on a vu les sites de la région de Rotorua en Nouvelle Zélande, celui-ci est incontournable. Les Cayon falls sont à découvrir, superbes ballades à pieds où l'on peut rencontrer des bisons. Pour le reste de la faune, trés difficile de tomber nez à nez avec un loup ou un ours à moins d'être trés chanceux.Il paraît que c'est plus facile dans la zone de Lamar valley ( entre Tower-Roosevelt et Northeast Entrance) mais nous n'y sommes pas allés. Mesa Verde NP: Site superbe. Les villages sont bien restaurés, bien conservés, de nombreuses ballades à pieds permettent de découvrir le site sous un autre angle. Le soleil couchant baigne les villages dans une atmosphère mythique.

A voir :

Grand Téton Ce petit parc est loin de faire pâle figure à côté de son prestigieux voisin Yellowstone, les paysages de lacs et montagnes y sont somptueux, de trés nombreux trails permettent de le découvrir en symbiose avec la faune et la flore sauvage. Par contre, ne perdez pas de temps à aller voir Teton village, c'est une station de ski sans aucun intérêt. Mount Rushmore : Colossale travail accompli par Gutzon Borglum pour sculpter dans la montagne les bustes de quatre présidents qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de l'Amérique. On comprend toute l'émotion que peut ressentir le peuple américain, dans ce mémorial, sous le regard de ces illustres personnages. Custer State Park : Trés sympathique parc, on y rencontre de grands troupeaux de bisons, surtout en arrivant par la highway 87 depuis Hotsprings par le Sud.C'est dans cette région que l'ambiance western est à son apogée; les petits villages des Black Hill, comme Custer ou Keystone, nous baignent littéralement dans l'atmosphère des chercheurs d'or ou de l'écrivain Carrie Ingalls et de sa "petite maison dans la prairie". Un détour par Crazy Horse Memorial est indispensable, ne serait-ce que pour rendre hommage au sculpteur Korczak Ziolkowski dont la gigantesque sculpture du chef indien Crazy Horse commencée en 1949 continue toujours et doit s'intégrer dans un ambitieux projet à la mémoire du peuple indien. A éviter, le tour du mémorial en bus(attrape touristes) on voit trés bien la sculpture depuis le musée. Rocky Mountain NP : Bien que le beau temps n'était pas de la partie, nous avons pu faire un trés joli trail jusqu'à Emerald Lake, ce parc permet de faire de trés nombreuses ballades dans un environnement de hautes montagnes et même sans avoir vu les sommets enneigés, nous en gardons un trés bon souvenir.

Déceptions :

Dinausor national park : Il faut néanmoins nuancer car nous sommes déçus de ne pas avoir vu le musée de la couche Morisson qui fait la réputation du site. Donc, bien vérifier si ce musée est ouvert avant de faire le détour. Taos puebo : et d'une manière générale, tous les pueblos de cette région. Nous espérions trouver des petits villages typiques ayant gardé toute leur âme mais il n'en est rien, les aménagements ne sont pas effectués dans le style, l'entretien est nul mais tout est fait pour soutirer aux touristes quelques dollars, aucun charme, rien . A éviter

CONCLUSIONS :

Superbe voyage, encore une fois, excellente organisation de la part d'AVENTURIA (Agence de Marseille - Bravo à Sèverine et à toute l'équipe). Road book super, très complet avec cartes détaillées Hôtels et motels de bonne qualité ( exception de Mammoth hot springs-trés vieillot-mais il n'y a pas le choix dans Yellowstone). Nous pensons, qu'il est possible de réduire le coût global de la prestation en ne choisissant que des motels car ils sont d'excellente qualité (souvent de meilleur qualité que les hotels). Véhicule de location impeccable (Alamo). Nous conseillons néamoins de prendre l'option consistant à rendre le véhicule avec le plein d'essence, nous avions choisi, à tort, l'autre solution mais comme il est impossible de rendre le véhicule avec le réservoir vide, on se fait avoir compte tenu du fait que le forfait appliqué correspondant au volume du réservoir facturé au prix fort du carburant. Si nous avions à refaire ce voyage, nous éliminerions la dernière journée à Yellowstone (Grant village) et l'étape de Vernal ( Dinausor park) mais lui ajouterions une semaine pour revoir Bryce Canyon, Zion, toute la région comprise entre le sud de Cayonlands, et le grand Canyon que nous avions déjà vus, en partie, lors d'un précédent voyage en groupe mais que nous aurions aimé revoir par nous mêmes, à notre rythme, en faisant à chaque fois de beaux trails dans ces superbes sites. Pour ceux qui sont intéréssés, vous trouverez un grand nombre de photos sur mon webblog
http://jacou13.neufblog.com
Voyage de quinze jours seule au Népal English translation pending
by Pampille · 2008-11-11 · 35 replies
Je prévois un voyage de 15j au Népal fin janvier 2009.J'ai lu bcq de messages sur "Asie du sud" et "voyager au féminin"... mais souvent anciens.Je voudrai des réactions récentes sur: Y a-t-il de vrais pbs d'insécurité politique? (site du ministère alarmant) Quel budget semble correct pour un billet Paris/Katmandou? on me dit 650 à 900 euros mais je n'en trouve pas à ce tarif ds le comparateur et pourtant janvier semble une période creuse...? Quels vaccins sont vraiment recommandés? Je pars seule (par choix) et imagine: guest house réservée de France pour les 2 1ers jours... puis vallée de Katmandou, Bhaktapur, Patan... un trek facile 2/3j... un séjour dans un monastère... Cela semble-t-il faisable? facile à organiser sur place en improvisant? Vos réactions éclairées me permettraient de poursuivre mon projet, en rêvant juste assez, en étant réaliste mais pas trop... Merci tous et toutes. Christine
Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
by LeTigre · 2008-11-11 · 747 replies
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎 En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Irlande 2008: plages et montagnes English translation pending
by Mlefevre · 2008-11-08 · 46 replies
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre

Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.

Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂

Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.

Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.

En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...

Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.

Sam 25/10

12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.

Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)

Presser F11 pour avoir le plein écran.

Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.

J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.

Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.

A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!

Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)

Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.

Cap sur la côte ouest.

J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)

Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.

Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)

Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.



On a la plage pour nous tous seuls.

Le vent est parfait.

Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.



Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.



Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.

Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.

La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.

Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.

Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.

Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.

Pour les autres, carrément glauque!

On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.

« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »

Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!

On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.



On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,



faire une photo, admirer un arc-en-ciel.

Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!



On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.

Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!

Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.

Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col



mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.

La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.



Quel dédale!

Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.









Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.

Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.

Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.



Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).



Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.



Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.



C'est un festival d'arcs en ciel!



Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )



Cette journée sera la plus belle de notre voyage

avec une séance de char à voile d'anthologie

l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.

















Oui, c'est un peu salissant!



Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!

Bon, la marée a fini par remonter



et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!

On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.

Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?

Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)

On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.



Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.

Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.





Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.

Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!

Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.



Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)















On continue sur le Dingle Ring,

le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.



On grimpe sur la colline.





Chef des rouges. Equipe des bleus...



Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh



mais le vent est un peu faible, dommage.

On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.

On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.

Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.



On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».

Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!



Cherchez l'intrus!



Verte Irlande!







On a bien fait de tenter la montagne.

On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :



très (vraiment très) belle balade le long du lac.

On voit des biches à plusieurs reprises.



Chance insolente avec le temps!



On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)



On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)



on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.



Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!





Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.



L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.



Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.

Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le

Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....

En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au détour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!

Carte générale de l'Irlande Ouest



Quelques liens :

Site sur l'Irlande très complet :
http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Guide Bleu pour l'Inde et ailleurs? English translation pending
by Musahappy · 2008-11-07 · 50 replies
Bonjour tout le monde 🙂

Quid des guides bleus ? Pour le côté culturel bien sur. Quelqu'un a un avis/expérience ?
Cinquante euros pour étendre ces jambes en vol avec Air France English translation pending
by Pacha25 · 2008-11-06 · 140 replies
air france demande 50 euro suplementaire pour avoir des places vers les issues de secour jusqu'ou iront ils??????
Séjour en Autriche: beaux villages, sites et lieux? English translation pending
by Routoutoune · 2008-11-05 · 4 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir une dizaine de jours en Autriche au mois de juin.Qui pourrait m'indiquer ou me fournir un circuit a faire afin de visiter les plus beaus villages, sites et lieux du pays. Nous souhaiterions avoir aussi les meilleurs hebergements (chez l'habitants, chalets, hotels ou hebergement insolite etc...) sur le circuit que vous proposerez.Merci a tous.
Egypte et transports en bus + coup de gueule English translation pending
by Mokahlki · 2008-11-03 · 110 replies
De retour d'Egypte le 23 octobre j'apprends ce week-end qu'un bus faisant la liaison Assouan - Abou-Simbel a fait des tonneaux et qu'il y a 7 morts et 23 blessés !!!

Nous avons fait ce même voyage, levée à 0h00 départ en convoi à 04h00 et ensuite frayeur de tous les instants en observant la façon imbécile, sinon criminelle de conduire, en pleine nuit sur cette petite route pompeusement baptisée Autoroute.

Au retour deux passagers se manifestent auprès de l'accompagnateur pour lui faire remarquer que le chauffeur montre des symptomes d'endormissement . Sourires 🤪

Il faudra l'intervention d'un de mes amis, chauffeur professionnel, pour qu'enfin les responsables de cette triste équipée interviennent !!!

En dehors du niveau des chauffeurs recrutés je suis révolté de la négligence coupable dont font preuve les agences de voyages qui organisent ces transports. Il n'y a pas d'argument économique valable pour justifier ces errements. Le voyage est facturé 90€ par personne !!! une fortune en Egypte et une escroquerie lorsque l'on compare ce qui est proposé par ailleurs (Luxembourg-Napoli-Luxembourg 150€ par ex.).
Quel quartier choisir pour dormir à Bangkok? English translation pending
by Heleneseb · 2008-11-02 · 78 replies
Bonjour,

Avec mon fiancé, on va partir fin novembre en thailande pour 15 jours. Je suis en charge de l'organisation donc je vous demande des conseils sur les hébergements à bangkok. on y restera pas longtemps 2 ou 3 nuits maximum. je recherche un quartier sympa où l'on est à coté des momunents pour pouvoir visiter la journée sans non plus galérer et surtout être dans un endroit assé animé le soir. pas envie de rester à l'hotel à partir de 20h du soir. idéal prendre le tuk tuk en arriver dans un endroit animé en moins de 10 minutes. j'ai entendu parlé de kao san road, ça risque de ne pas lui convenir car apparement trop animé et "routard", j'adorerai mais lui est plutot dans le confort ... y a t'il un quartier qui offre le compromis entre confort et routard ? oui oui trés contradictoire je sais ... c'est là le hic !!!

convernant le budget, on ne s'est pas fixé mais ça me ferait râler de mettre plus de 40 euros. j'y suis restée 1 mois avec une amie et à chaque fois c'était 5 euros max à deux ... mais je regarde les hôtels confortable sur internet et les prix me font vraiment peur !! pas envie de tomber dans les hôtels de groupe stype accor ect ... stp aidez nous ! rires merçi de me conseiller surtout le quartier aprés au pire je me débrouillerai

ps : où faut il aller pour profiter au mieux de la nuit kratong merçi
Choisir un vélo couché English translation pending
by Chablais · 2008-10-30 · 14 replies
Bonjour,

D'ici un an ou deux, j'espère pouvoir m'offrir un vélo couché (d'occasion). Cependant, je réfléchis encore à l'opportunité d'un tel achat. J'ai parcouru pas mal de sites internets et de discussions sur ce forum, et j'ai bien pu peser les pours et les contres du vélo couché. Du coup, je vais vous décrire un peu ma pratique du vélo pour éclairer un peu votre avis.

Je fais des sorties à la journée ou sur deux/trois jours, de 50 à 100 km/jour. Je fais des sorties sur terrain varié, plat et côtes. Habituellement, je monte un col (1000 à 1500m de dénivelé en général). Quand je monte un col, je ne recherche jamais la vitesse et la performance. D'ailleurs, mon vélo droit actuel pèse environ 13 kg avec la sacoche de guidon. Je suis rarement en danseuse, je mouline avec un plateau de 26 et un pignon de 30 voire 32. Je m'arrête souvent pour admirer le paysage et faire des photos. Pour vous donner une idée, j'ai monté l'Iseran depuis Bourg Saint Maurice en 6 ou 7 heures environ (en comptant les poses)...

La question que je me pose porte sur les performances du vélo couché en montée. Est-il réellement plus "lourd", moins efficace dans les cols? Vais-je sentir une différence notable, en mieux ou en pire?

Cerise sur le gâteau, y a-t-il un vélociste aux environs d'Annecy qui propose un vélo couché en essai ou en location, pour voir?
Pas de lapins en Thaïlande? English translation pending
by 1sourire · 2008-10-29 · 54 replies
🙂.Pour quelle raison on ne trouve pas de lapin en Thailande? (perso j' ai jamais vue de Rabbit avec un chicken ou dans une assiette)
Croisière transocéanique du 22 novembre 2008 sur le Costa Europa English translation pending
by Mamieweb · 2008-10-29 · 15 replies
bonjour,

qui part de Nice gare pour cette croisière de 28 jours ? sur le Costa Europa

et qui a déjà fait cette croisière en nov 07 mais sur le costa marina et quelles ont été vos impressions ?

j'attends avec grande impatience vos réponses

Martine

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