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MSC Splendida en partant du Havre English translation pending
Bonjour,
Nouvelle sur le forum mais déjà plusieurs croisières dans différentes compagnies mais une première avec MSC nous embarquerons le 4 Octobre au Havre pour une croisière de repositionnement.
J'ai pu voir sur le forum différents avis sur ce bateau et dans l ensemble il a l'air d'être top
j'ai pris des informations aussi sur les escursions un peu courte du reste par rapport à d autres compagnies mais ça va le faire
ma première question est y a t'il une soirée blanche comme sur les Costa?
Y a t'il d autres soirées à thèmes?
Doit on être bien habillé aux repas du soir ou peut on venir avec une tenue correct?
je sais c est futile comme questions mais bon je reste une fille
Nouvelle sur le forum mais déjà plusieurs croisières dans différentes compagnies mais une première avec MSC nous embarquerons le 4 Octobre au Havre pour une croisière de repositionnement.
J'ai pu voir sur le forum différents avis sur ce bateau et dans l ensemble il a l'air d'être top
j'ai pris des informations aussi sur les escursions un peu courte du reste par rapport à d autres compagnies mais ça va le faire
ma première question est y a t'il une soirée blanche comme sur les Costa?
Y a t'il d autres soirées à thèmes?
Doit on être bien habillé aux repas du soir ou peut on venir avec une tenue correct?
je sais c est futile comme questions mais bon je reste une fille
Sulawesi: requins baleines, région de Tomohon, bus... English translation pending
Bonjour
Je sollicite votre aide sur quelques points avant le départ pour Sulawesi : - certains d'entre vous sont-il allés voir (nager avec) les requins baleines de la région de Gorontalo ? L'accès se fait-il bien depuis Botubarani ? Si oui, y-a-t-il des hotels/guesthouse (je ne me rend pas compte de la taille du village) ? Est-il facile de trouver un petit bateau pour aller leur rendre visite ? Je suis preneur. de toute info
- On pense faire Bira-Makassar en taxi puis prendre le bus de nuit pour Rantepa : peut-on réserver les billet de bus depuis Bira (agence/hotel) ? Ou suffit-il d'arriver 2 heures avant le départ pour avoir un billet ?
- quels sont vos coups de coeur dans la région de Tomohon/Manado, histoire d'aller à "l'essentiel" car notre passage sera de 3 jours max ds cette région ... par manque de temps .. et comme tout le monde : connaissez vous un bon guide parlant français au pays Toraja ?
Merci pour vos réponses
Je sollicite votre aide sur quelques points avant le départ pour Sulawesi : - certains d'entre vous sont-il allés voir (nager avec) les requins baleines de la région de Gorontalo ? L'accès se fait-il bien depuis Botubarani ? Si oui, y-a-t-il des hotels/guesthouse (je ne me rend pas compte de la taille du village) ? Est-il facile de trouver un petit bateau pour aller leur rendre visite ? Je suis preneur. de toute info
- On pense faire Bira-Makassar en taxi puis prendre le bus de nuit pour Rantepa : peut-on réserver les billet de bus depuis Bira (agence/hotel) ? Ou suffit-il d'arriver 2 heures avant le départ pour avoir un billet ?
- quels sont vos coups de coeur dans la région de Tomohon/Manado, histoire d'aller à "l'essentiel" car notre passage sera de 3 jours max ds cette région ... par manque de temps .. et comme tout le monde : connaissez vous un bon guide parlant français au pays Toraja ?
Merci pour vos réponses
10 jours au Sri Lanka, décembre 2015 English translation pending
Bonjour tous le monde.
Je viens de lire le carnet de voyages de Anne sur le Sri Lanka et j'ai eu envie de partager avec vous ma petite expérience dans ce pays.
Je suis parti en décembre 2015, pour 10 jours. Très bon vol avec Turkish Airlines depuis le Maroc, avec escale à Istanbul.
Mon itinéraire a été le suivant: aéroport - Negombo - Anuradhapura - Sigirya - Dambulla - Kandy - Nuwara Elia - Ella - Tissamaharama - Matara - Mirissa - Unawatuna - Galle - Colombo. Cela peut paraître un peu bizarre mais j'ai bien fait tous ces endroits là en 10 jours :)
Voici donc le résumé de mon expérience dans chaque étape:
1er jour: tuk-tuk de l'aéroport à Negombo. La ville n'est pas la meilleure au Sri Lanka, me permet de m'habituer à l'omniprésence de temples bouddhistes et hindous. Je passe la nuit dans un gh donnant sur la plage, cette dernière n'est pas à recommander.
2e jour: de bonne heure, petit déjeuner dans un café sympa et bus pour Anuradhapura. Il est à noter que malgré si, avant d'entreprendre le voyage, j'ai assez planifié mon itinéraire, une fois sur place je me suis laissé aller au gré des recommandations des gens que je rencontrais: gérants de gh, chauffeurs de tuk-tuks, ... les gens ici sont vraiment sympa. Après 3h environ, arrivée à la plus sainte des villes sri-lankaise, vu le nombre et l'importance de ses temples bouddhistes. J'ai rencontré un guide francophone et anglophone qui m'a très bien guidé à travers les temples: Chandana 071 616 8452. Déjeuner dans un snack local et bus pour Sigirya. Je passe la nuit dans un agréable gh géré par une famille dont le garçon est aux petits soins. Le dîner est délicieux.
3e jour: de bonne heure, j'entreprend la montée de la roche du lion. Assisté par un guide local anglophone, j'arrive sans trop de soucis au sommet: à 7h du matin, il ne fait pas encore trop chaud. Les paysages à partir de là sont à couper le souffle. L'un de mes meilleurs souvenirs du Sri Lanka. Descente et visite d'un musée au pied de la roche (le prix est inclus dans la visite), avant de ramasser mes affaires au gh et bus pour Dambulla. De là un autre bus pour Kandy. J'arrive tant bien que mal à localiser la gh où j'ai réservé, la ville étant construite sur des collines avec beaucoup de dénivelée et de marches à gravir... après les 1200 marches de Sigirya!! Je descend le soir visiter la ville, et découvre qu'au Sri Lanka on ferme très tôt. Je dîne dans un snack français dans l'artère principale de la ville.
4e jour: découverte de Kandy. De loin la meilleure ville que j'ai vue au pays, elle regorge d'histoire et bénéficie d'un climat plutôt tendre par rapport à l'humide Negombo. Je rencontre un voyageur chinois, solo lui aussi, et décidons de continuer la route ensemble. On visite le lac, le temple de la dent (une bonne demi-heure d'attente pour quelques secondes devant la "dent" de Bouddha...). On visite aussi un très joli parc et, pour terminer, la fac de médecine de la ville.
5e jour: je prend le train pour Nuwara Eliya. Vu l'altitude de la ville, la gare se trouve à quelques km de là et il faudra continuer avec le bus. Nuwara Eliya est une ville très différente de tous ce qu'on peut voir au Sri Lanka. Avec son altitude et son climat plutôt froid, c'est le centre de la culture du thé ceylanais, avec beaucoup d'usines de thé de renommée mondiale dans les alentours. Mais c'est aussi - et surtout - le point de départ vers une randonnée vine connue qu'est le parc national Horton Plains. Nous faisons les courses pour la randonnée du jour d'après et passons la nuit dans une agréable gh dans les hauteurs de Nuwara Eliya géré par un Sri-lankais très gentil et sa mère qui vous fait goûter son menu du jour :)
6e jour: A 5h du matin, départ dans un tuk-tuk (négocié la veille) pour Horton Plains. Les plantations de thé laissent place à une forêt et des steppes avec ça et là des cerfs bien farouches. On arrive à l'entrée du parc vers 6h et découvrons qu'il y a déjà du monde dans les guichets. On découvre aussi qu'il est interdit de faire entrer tout produit en plastique! Il faut dire que le parc est très bien préservé. Il y a deux chemins, on commence par l'un pour revenir par l'autre. Très belle randonnée au sein d'une forêt tropicale dense et intacte. Le point culminant de ce parc reste bien sûr le World's End, sorte de falaise assez élevée qui donne sur une bonne partie de l'arrière pays de Nuwara Eliya: rivières, plantations de thé, .... Après on passe par Baker's Falls, petite cascade également curiosité du parc. Vers 9h, un rideau de nuages tombe sur la parc et il n'est plus possible d'apercevoir quoique ce soit de puis World's End, c'est pourquoi on nous avait conseillé de partir très tôt et franchement on n'a pas été déçu. L'après midi on est retourné à Nuwara Eliya, et pris un bus pour une usine de thé bien connue: Mackwoods. Là-bas on vous fait découvrir les cultures, on vous explique tous le processus depuis la cueillette des fleurs de thé jusqu'au produit final: le fameux thé noir de Ceylan. Après on vous invite à boire un bon thé noir, vous pouvez acheter des cakes au chocolat pour accompagner. On a également acheté du thé pour nos familles respectives ur place. Après retour à la gare de train près de Nuwara Eliya et train pour Ella. On passe la nuit (seuls) dans un gh très sympa géré par une institutrice et son petit enfant. Elle nous apprend qu'on est les premiers clients ayant réservé par internet...
7e jour: A Ella j'ai eu le meilleur petit déjeuner de mon expérience sri-lankaise. L'institutrice a tenu à nous préparer un menu local avec egg-hoppers, sauce aux oignons, bananes et bien sûr thé noir au lait. De là on a pris le bus pour Tissamaharama. Ella correspond à la fin de la partie centrale du Sri Lanka. Avec Kandy et Nuwara Eliya, elle représente la partie centrale de l'île avec ses hautes collines, ses forêts et son climat plus tempéré que les villes chaudes et humides su sud et de l'ouest... A Tissa, on négocie un jeep pour faire le Yala Parc avant de prendre un bon déjeuner dans un restaurant de la place. Inutile de vous dire que le principal atout du Yala Parc, c'est la présence d'une quarantaine de léoprads qui en font l'un des principaux parcs de cet animal au monde... on part donc l'après-midi pour ce safari en compagnie d'un visiteur hollandais bien sympa et on découvre le charme de la faune et de la flore sri-lankaise: éléphants, paons somptueux, crocodiles (le chauffeur du jeep se faisait un plaisir de les dénicher) et autres animaux tout aussi beaux que naturels. Et comme il a été très bien expliqué par Anne dans son carnet de voyages, les chauffeurs de jeep communiquent par téléphone dès que quelqu'un d'entre eux aperçoive ne serait-ce qu'une silhouette du félin fier et hautain. On est arrivé à un coin où il y avait une bonne demi-douzaine de jeeps avec des touristes photographiant à coups de flashs un animal pendu fièrement sur un arbre. A peine eûmes-nous eu le temps d'apercevoir le félin qu'il sauta sur quatre pattes et gambada ailleurs... Assez déçus de cette courte rencontre avec le roi du Yala Parc, nous avions été quand-même consolés par une visite soudaine d'un éléphant dans notre jeep dont la trompe essayait d'attraper mon téléphone... Nous prenons le bus pour Matara et y passons la nuit.
8e jour: Petit-déjeuner dans un café sympa de Matara. La ville possède une plage mais nous décidons de ne pas y baigner. Nous allons par contre à Mirissa, à quelque kms par bus, et découvrons l'une des plus belles plages du Sri Lanka. On y passe la journée avant de prendre le bus pour Unawatuna où nous passons la nuit.
9e jour: Baignade! Unawatuna est très connue en dehors du Sri Lanka pour sa belle plage et ses nuits animées. Mais à vrai dire j'ai préféré Mirissa, beaucoup plus naturelle et moins chère que Unawatuna. En fin de matinée on prend le bus pour Galle. Galle est un port historique du Sri Lanka, connu pour avoir été une colonie portugaise avant de passer sous pavillon hollandais. La ville a un style particulier qui la différencie des autres coins de l'île et a une superbe "médina" bien préservée qui abrite avec symbiose églises et mosquées. Mon ami chinois et mois nous sommes séparés ici, lui devant prendre le bus un peu tôt pour Colombo (avion la nuit) alors que moi je suis resté un peu plus profiter le la ville avant de prendre de le train pour la capitale. A Colombo, je passe la nuit dans un dortoir (Monkey hotel) et j'y découvre avec plaisir les joies des rencontres entre voyageurs du monde entier: suédois, allemands, anglaise, phillipin et hollandais. Belle occasion pour échanger et écouter des histoires authentiques des voyageurs!
10e et dernier jour: mon vol étant prévu la nuit, je profite de la journée pour visiter la capitale et plus grande ville du Sri Lanka. Parlement, jardins, corniche, le quartier traditionnel (en cours de rénovation) et finalement le marché local, véritable souk de produits sri-lankais et indiens. J'y achète des vêtements indiens pour la famille avant de ramasse mes affaires au dortoir et prendre un bus (privé) pour l'aéroport.
All in all: très belle expérience dans ce beau petit pays qu'est le Sri Lanka.
Ce que j'ai apprécié: l'attitude des Sri-lankais, toujours serviables, bien organisés. La partie centrale de l'île, les belles plages et les parcs naturels. La facilité de transport dans l'île grâce à l'abondance des bus. Les trajets impressionnants en train entre Kandy et Nanu Oya, et entre cette dernière et Ella: succession de plantations, de forêts et de cours d'eau avec des fois des chutes impressionnantes. La bonne couverture téléphonique avec partout un réseau de données pratique: 4G à Colombo, H/H+ ailleurs. Cela a été d'un grand intérêt pour réserver les gh par booking et pour la géolocalisation.
Ce que j'ai moins apprécié: j'aurais aimé avoir plus de temps pour faire Adam's Peak, notamment. La région d'Ella mériterait elle aussi d'y rester 2 jours ou plus pour les randonnées.
Je viens de lire le carnet de voyages de Anne sur le Sri Lanka et j'ai eu envie de partager avec vous ma petite expérience dans ce pays.
Je suis parti en décembre 2015, pour 10 jours. Très bon vol avec Turkish Airlines depuis le Maroc, avec escale à Istanbul.
Mon itinéraire a été le suivant: aéroport - Negombo - Anuradhapura - Sigirya - Dambulla - Kandy - Nuwara Elia - Ella - Tissamaharama - Matara - Mirissa - Unawatuna - Galle - Colombo. Cela peut paraître un peu bizarre mais j'ai bien fait tous ces endroits là en 10 jours :)
Voici donc le résumé de mon expérience dans chaque étape:
1er jour: tuk-tuk de l'aéroport à Negombo. La ville n'est pas la meilleure au Sri Lanka, me permet de m'habituer à l'omniprésence de temples bouddhistes et hindous. Je passe la nuit dans un gh donnant sur la plage, cette dernière n'est pas à recommander.
2e jour: de bonne heure, petit déjeuner dans un café sympa et bus pour Anuradhapura. Il est à noter que malgré si, avant d'entreprendre le voyage, j'ai assez planifié mon itinéraire, une fois sur place je me suis laissé aller au gré des recommandations des gens que je rencontrais: gérants de gh, chauffeurs de tuk-tuks, ... les gens ici sont vraiment sympa. Après 3h environ, arrivée à la plus sainte des villes sri-lankaise, vu le nombre et l'importance de ses temples bouddhistes. J'ai rencontré un guide francophone et anglophone qui m'a très bien guidé à travers les temples: Chandana 071 616 8452. Déjeuner dans un snack local et bus pour Sigirya. Je passe la nuit dans un agréable gh géré par une famille dont le garçon est aux petits soins. Le dîner est délicieux.
3e jour: de bonne heure, j'entreprend la montée de la roche du lion. Assisté par un guide local anglophone, j'arrive sans trop de soucis au sommet: à 7h du matin, il ne fait pas encore trop chaud. Les paysages à partir de là sont à couper le souffle. L'un de mes meilleurs souvenirs du Sri Lanka. Descente et visite d'un musée au pied de la roche (le prix est inclus dans la visite), avant de ramasser mes affaires au gh et bus pour Dambulla. De là un autre bus pour Kandy. J'arrive tant bien que mal à localiser la gh où j'ai réservé, la ville étant construite sur des collines avec beaucoup de dénivelée et de marches à gravir... après les 1200 marches de Sigirya!! Je descend le soir visiter la ville, et découvre qu'au Sri Lanka on ferme très tôt. Je dîne dans un snack français dans l'artère principale de la ville.
4e jour: découverte de Kandy. De loin la meilleure ville que j'ai vue au pays, elle regorge d'histoire et bénéficie d'un climat plutôt tendre par rapport à l'humide Negombo. Je rencontre un voyageur chinois, solo lui aussi, et décidons de continuer la route ensemble. On visite le lac, le temple de la dent (une bonne demi-heure d'attente pour quelques secondes devant la "dent" de Bouddha...). On visite aussi un très joli parc et, pour terminer, la fac de médecine de la ville.
5e jour: je prend le train pour Nuwara Eliya. Vu l'altitude de la ville, la gare se trouve à quelques km de là et il faudra continuer avec le bus. Nuwara Eliya est une ville très différente de tous ce qu'on peut voir au Sri Lanka. Avec son altitude et son climat plutôt froid, c'est le centre de la culture du thé ceylanais, avec beaucoup d'usines de thé de renommée mondiale dans les alentours. Mais c'est aussi - et surtout - le point de départ vers une randonnée vine connue qu'est le parc national Horton Plains. Nous faisons les courses pour la randonnée du jour d'après et passons la nuit dans une agréable gh dans les hauteurs de Nuwara Eliya géré par un Sri-lankais très gentil et sa mère qui vous fait goûter son menu du jour :)
6e jour: A 5h du matin, départ dans un tuk-tuk (négocié la veille) pour Horton Plains. Les plantations de thé laissent place à une forêt et des steppes avec ça et là des cerfs bien farouches. On arrive à l'entrée du parc vers 6h et découvrons qu'il y a déjà du monde dans les guichets. On découvre aussi qu'il est interdit de faire entrer tout produit en plastique! Il faut dire que le parc est très bien préservé. Il y a deux chemins, on commence par l'un pour revenir par l'autre. Très belle randonnée au sein d'une forêt tropicale dense et intacte. Le point culminant de ce parc reste bien sûr le World's End, sorte de falaise assez élevée qui donne sur une bonne partie de l'arrière pays de Nuwara Eliya: rivières, plantations de thé, .... Après on passe par Baker's Falls, petite cascade également curiosité du parc. Vers 9h, un rideau de nuages tombe sur la parc et il n'est plus possible d'apercevoir quoique ce soit de puis World's End, c'est pourquoi on nous avait conseillé de partir très tôt et franchement on n'a pas été déçu. L'après midi on est retourné à Nuwara Eliya, et pris un bus pour une usine de thé bien connue: Mackwoods. Là-bas on vous fait découvrir les cultures, on vous explique tous le processus depuis la cueillette des fleurs de thé jusqu'au produit final: le fameux thé noir de Ceylan. Après on vous invite à boire un bon thé noir, vous pouvez acheter des cakes au chocolat pour accompagner. On a également acheté du thé pour nos familles respectives ur place. Après retour à la gare de train près de Nuwara Eliya et train pour Ella. On passe la nuit (seuls) dans un gh très sympa géré par une institutrice et son petit enfant. Elle nous apprend qu'on est les premiers clients ayant réservé par internet...
7e jour: A Ella j'ai eu le meilleur petit déjeuner de mon expérience sri-lankaise. L'institutrice a tenu à nous préparer un menu local avec egg-hoppers, sauce aux oignons, bananes et bien sûr thé noir au lait. De là on a pris le bus pour Tissamaharama. Ella correspond à la fin de la partie centrale du Sri Lanka. Avec Kandy et Nuwara Eliya, elle représente la partie centrale de l'île avec ses hautes collines, ses forêts et son climat plus tempéré que les villes chaudes et humides su sud et de l'ouest... A Tissa, on négocie un jeep pour faire le Yala Parc avant de prendre un bon déjeuner dans un restaurant de la place. Inutile de vous dire que le principal atout du Yala Parc, c'est la présence d'une quarantaine de léoprads qui en font l'un des principaux parcs de cet animal au monde... on part donc l'après-midi pour ce safari en compagnie d'un visiteur hollandais bien sympa et on découvre le charme de la faune et de la flore sri-lankaise: éléphants, paons somptueux, crocodiles (le chauffeur du jeep se faisait un plaisir de les dénicher) et autres animaux tout aussi beaux que naturels. Et comme il a été très bien expliqué par Anne dans son carnet de voyages, les chauffeurs de jeep communiquent par téléphone dès que quelqu'un d'entre eux aperçoive ne serait-ce qu'une silhouette du félin fier et hautain. On est arrivé à un coin où il y avait une bonne demi-douzaine de jeeps avec des touristes photographiant à coups de flashs un animal pendu fièrement sur un arbre. A peine eûmes-nous eu le temps d'apercevoir le félin qu'il sauta sur quatre pattes et gambada ailleurs... Assez déçus de cette courte rencontre avec le roi du Yala Parc, nous avions été quand-même consolés par une visite soudaine d'un éléphant dans notre jeep dont la trompe essayait d'attraper mon téléphone... Nous prenons le bus pour Matara et y passons la nuit.
8e jour: Petit-déjeuner dans un café sympa de Matara. La ville possède une plage mais nous décidons de ne pas y baigner. Nous allons par contre à Mirissa, à quelque kms par bus, et découvrons l'une des plus belles plages du Sri Lanka. On y passe la journée avant de prendre le bus pour Unawatuna où nous passons la nuit.
9e jour: Baignade! Unawatuna est très connue en dehors du Sri Lanka pour sa belle plage et ses nuits animées. Mais à vrai dire j'ai préféré Mirissa, beaucoup plus naturelle et moins chère que Unawatuna. En fin de matinée on prend le bus pour Galle. Galle est un port historique du Sri Lanka, connu pour avoir été une colonie portugaise avant de passer sous pavillon hollandais. La ville a un style particulier qui la différencie des autres coins de l'île et a une superbe "médina" bien préservée qui abrite avec symbiose églises et mosquées. Mon ami chinois et mois nous sommes séparés ici, lui devant prendre le bus un peu tôt pour Colombo (avion la nuit) alors que moi je suis resté un peu plus profiter le la ville avant de prendre de le train pour la capitale. A Colombo, je passe la nuit dans un dortoir (Monkey hotel) et j'y découvre avec plaisir les joies des rencontres entre voyageurs du monde entier: suédois, allemands, anglaise, phillipin et hollandais. Belle occasion pour échanger et écouter des histoires authentiques des voyageurs!
10e et dernier jour: mon vol étant prévu la nuit, je profite de la journée pour visiter la capitale et plus grande ville du Sri Lanka. Parlement, jardins, corniche, le quartier traditionnel (en cours de rénovation) et finalement le marché local, véritable souk de produits sri-lankais et indiens. J'y achète des vêtements indiens pour la famille avant de ramasse mes affaires au dortoir et prendre un bus (privé) pour l'aéroport.
All in all: très belle expérience dans ce beau petit pays qu'est le Sri Lanka.
Ce que j'ai apprécié: l'attitude des Sri-lankais, toujours serviables, bien organisés. La partie centrale de l'île, les belles plages et les parcs naturels. La facilité de transport dans l'île grâce à l'abondance des bus. Les trajets impressionnants en train entre Kandy et Nanu Oya, et entre cette dernière et Ella: succession de plantations, de forêts et de cours d'eau avec des fois des chutes impressionnantes. La bonne couverture téléphonique avec partout un réseau de données pratique: 4G à Colombo, H/H+ ailleurs. Cela a été d'un grand intérêt pour réserver les gh par booking et pour la géolocalisation.
Ce que j'ai moins apprécié: j'aurais aimé avoir plus de temps pour faire Adam's Peak, notamment. La région d'Ella mériterait elle aussi d'y rester 2 jours ou plus pour les randonnées.
Authenticité, environnement et fabrication du touriste English translation pending
Bonjour à tous,
Je ne savais pas trop comment intituler cette pensée (preneur de vos suggestions ;-) ), mais voilà, il faut que je vous parle de qqch qui me trotte dans la tête depuis mon dernier voyage.
Beaucoup fustigent à raison les désagréments / aberrations voire les dégradations provoquées par "l'industrie touristique". Sauf que parfois, le touriste n'y est pour rien. Il ne sait pas et on ne lui dit pas à l'avance comment ça va se passer.
Je suis allé faire du snorkeling sur une très belle île accessible en bateau. Arrivé tôt le matin, je réserve une sortie d'une grosse demi-journée, proposé par une société recommandée par le bouquin qui me sert de guide.
Une fois dans l'eau, à quelques encablures du rivage, quelle ne fut pas ma surprise de voir notre guide (humain, cette fois) se balader avec un petit sac dans la main. Il nous emmène alors sur un premier "spot" et commence à nourrir les poissons, qui se précipitent alors massivement vers lui, dans un tourbillon de nageoires, et le suivent s'il s'éloigne.
WHAT? mais pourquoi fait-il ça?
Franchement des poissons y'en avait à foison, partout autour de nous et il n'était nullement nécessaire de sortir des miettes de pain pour que nous ayons l'occasion de les voir. Décontenancé, je m'éloigne un peu du groupe, afin d'observer d'autres poissons, restés plus bas, presque cachés dans les coraux, et qui ne semblent pas vouloir s'en éloigner. En remontant sur le bateau, je demande au guide ce qu'il donne à manger, et si c’est habituel. Il me répond à moitié en me disant que c'est une sorte de pain, puis ajoute "comment t'as trouvé ça, bien, non?" Je traduis immédiatement par " tu as eu ce que tu voulais, non? Tu n'es qu'un touriste donc tu dois être content".
NON. je ne suis pas content. Je ne suis pas venu pour ça. Je pensais simplement VOIR les poissons en questions, pas les déranger. Ils ont à manger plein partout dans leur milieu naturel, pourquoi leur apporter autre chose? Je me fiche de pouvoir toucher les poissons, je n'ai pas envie qu'ils viennent vers moi spontanément. Les voir me suffit. Les observer depuis la surface, comme caché par cette position "en hauteur" me comble déjà largement.
En discutant avec d'autres membres du groupe, je me rends compte que plusieurs partagent mon point de vue. Des américains, rencontrés plus tard également.
SAUF QUE rien ne laissait présager cela. Ce n'est indiqué nulle part et on en revient presque culpabilisé d'avoir été pris pour un gros idiot de touriste qui exige un service complet garanti à tous les étages et qui devrait être content de ce qu'on lui sert sur un plateau. Oui mais non. Pas de cette manière. Vraiment pas. Ce n'est pas respectueux.
Quelques jours plus tard, je suis allé ailleurs, là où il est possible de faire du snorkeling depuis le rivage, sans l'aide de personne. J'y a vu bien d'autres poissons et j'étais heureux de simplement les voir, même de loin pour certains.
Guillaume.
Je ne savais pas trop comment intituler cette pensée (preneur de vos suggestions ;-) ), mais voilà, il faut que je vous parle de qqch qui me trotte dans la tête depuis mon dernier voyage.
Beaucoup fustigent à raison les désagréments / aberrations voire les dégradations provoquées par "l'industrie touristique". Sauf que parfois, le touriste n'y est pour rien. Il ne sait pas et on ne lui dit pas à l'avance comment ça va se passer.
Je suis allé faire du snorkeling sur une très belle île accessible en bateau. Arrivé tôt le matin, je réserve une sortie d'une grosse demi-journée, proposé par une société recommandée par le bouquin qui me sert de guide.
Une fois dans l'eau, à quelques encablures du rivage, quelle ne fut pas ma surprise de voir notre guide (humain, cette fois) se balader avec un petit sac dans la main. Il nous emmène alors sur un premier "spot" et commence à nourrir les poissons, qui se précipitent alors massivement vers lui, dans un tourbillon de nageoires, et le suivent s'il s'éloigne.
WHAT? mais pourquoi fait-il ça?
Franchement des poissons y'en avait à foison, partout autour de nous et il n'était nullement nécessaire de sortir des miettes de pain pour que nous ayons l'occasion de les voir. Décontenancé, je m'éloigne un peu du groupe, afin d'observer d'autres poissons, restés plus bas, presque cachés dans les coraux, et qui ne semblent pas vouloir s'en éloigner. En remontant sur le bateau, je demande au guide ce qu'il donne à manger, et si c’est habituel. Il me répond à moitié en me disant que c'est une sorte de pain, puis ajoute "comment t'as trouvé ça, bien, non?" Je traduis immédiatement par " tu as eu ce que tu voulais, non? Tu n'es qu'un touriste donc tu dois être content".
NON. je ne suis pas content. Je ne suis pas venu pour ça. Je pensais simplement VOIR les poissons en questions, pas les déranger. Ils ont à manger plein partout dans leur milieu naturel, pourquoi leur apporter autre chose? Je me fiche de pouvoir toucher les poissons, je n'ai pas envie qu'ils viennent vers moi spontanément. Les voir me suffit. Les observer depuis la surface, comme caché par cette position "en hauteur" me comble déjà largement.
En discutant avec d'autres membres du groupe, je me rends compte que plusieurs partagent mon point de vue. Des américains, rencontrés plus tard également.
SAUF QUE rien ne laissait présager cela. Ce n'est indiqué nulle part et on en revient presque culpabilisé d'avoir été pris pour un gros idiot de touriste qui exige un service complet garanti à tous les étages et qui devrait être content de ce qu'on lui sert sur un plateau. Oui mais non. Pas de cette manière. Vraiment pas. Ce n'est pas respectueux.
Quelques jours plus tard, je suis allé ailleurs, là où il est possible de faire du snorkeling depuis le rivage, sans l'aide de personne. J'y a vu bien d'autres poissons et j'étais heureux de simplement les voir, même de loin pour certains.
Guillaume.
Partir seule en Indonésie? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partir en Indonésie mi septembre pour trois semaines, et je me demande si seule, ce pays reste une destination sûre pour une femme. Avant de me mettre à fond sur mes itinéraires et autres activités, j'aimerai avoir l'esprit "tranquille" pour ce voyage. Serait-il judicieux de chercher un compagnon de voyage pour cette destination ??
Merci pour vos réponses !!
Alicia
Je souhaiterais partir en Indonésie mi septembre pour trois semaines, et je me demande si seule, ce pays reste une destination sûre pour une femme. Avant de me mettre à fond sur mes itinéraires et autres activités, j'aimerai avoir l'esprit "tranquille" pour ce voyage. Serait-il judicieux de chercher un compagnon de voyage pour cette destination ??
Merci pour vos réponses !!
Alicia
MSC Preziosa, escales à Rome et Malte English translation pending
Bonjour
J'ai fait la croisière sur le MSC Preziosa - semaine du 15/07/16 au 22/07/2016
Je n'ai pas pris d'excursions avec MSC.
Je voulais vous signaler tout particulièrement deux escales , celle de Civitavecchia pour ROME et celle de Malte
Pour ROME, le navire accoste à CIVITAVECCHIA qui est à 1 heure de train de ROME. La durée de l'escale à ROME est courte puisque l'embarquement est prévu pour 16 h 30. Vu la distance pour aller à ROME et le nombre de centres d'intérêts à visiter, on ne dispose que de peu de temps pour faire le maximum de choses dans cette magnifique ville et être à l'heure pour l'embarquement. C'est la raison pour laquelle je conseille vivement de réserver à l'avance depuis la France, le taxi de CAROLE qui est une française qui vit à ROME et qui connait sur le bout des doigts l'histoire de cette ville. C'est une guide précieuse et enjouée qui sait faire partager sa passion pour cette ville. Elle est très professionnelle et prend soin de ses passagers car elle vous dépose au pieds des différents centres d'intérêts de la ville et attend que vous ayez fini votre visite pour repartir et quadriller ainsi toute la ville. Au retour au navire, aucune fatigue et aucun stress de ne pas arriver à temps ! Je la recommande très vivement et vous donnerai son adresse mail en messagerie privée si vous le souhaitez
Pour MALTE, Un mauvais point pour le bus rouge à étage qui s'appelle CITY SIGHTSEEING MALTA. Surtout ne prenez pas la ligne bleue qui dure 3 heures et qui traverse l'ile et revient à la VALETTE par le Nord. La traversée vous emmène dans une zone désertique, le chauffeur ne prend aucun soin des passagers et lorsque vous êtes assis à l'étage vous risquez de chavirer à chaque virage tellement la route est mauvaise et la vitesse du bus exagérée. De plus, le chauffeur ne s'arrête pas aux endroits indiqués sur la brochure pour récupérer la ligne orange qui vous ramène sur le centre de LA VALETTE. Par contre, il s'arrête souvent pour fumer ou autre et laisse les voyageurs en plein soleil et en plein "désert". Presque à la moitié du parcours, quand le bus rejoint la mer, il devient un "bus de ramassage" et va faire la tournée des hôtels de la côte pour récupérer du monde et ça pendant 1 H 30 ! Le seul intérêt touristique est de voir la jolie baie de Saint Paul mais vu le temps que l'on passe devant les hôtels de luxe à attendre les passagers, cela ne vaut pas la peine à mon sens. A mon point de vue éviter +++ la ligne bleue du City Sightseeing de Malte, dans les autres villes, Gènes et Palerme, le tour proposé par City Sightseeing est tout à fait correct. Cordialement Daniele
Pour ROME, le navire accoste à CIVITAVECCHIA qui est à 1 heure de train de ROME. La durée de l'escale à ROME est courte puisque l'embarquement est prévu pour 16 h 30. Vu la distance pour aller à ROME et le nombre de centres d'intérêts à visiter, on ne dispose que de peu de temps pour faire le maximum de choses dans cette magnifique ville et être à l'heure pour l'embarquement. C'est la raison pour laquelle je conseille vivement de réserver à l'avance depuis la France, le taxi de CAROLE qui est une française qui vit à ROME et qui connait sur le bout des doigts l'histoire de cette ville. C'est une guide précieuse et enjouée qui sait faire partager sa passion pour cette ville. Elle est très professionnelle et prend soin de ses passagers car elle vous dépose au pieds des différents centres d'intérêts de la ville et attend que vous ayez fini votre visite pour repartir et quadriller ainsi toute la ville. Au retour au navire, aucune fatigue et aucun stress de ne pas arriver à temps ! Je la recommande très vivement et vous donnerai son adresse mail en messagerie privée si vous le souhaitez
Pour MALTE, Un mauvais point pour le bus rouge à étage qui s'appelle CITY SIGHTSEEING MALTA. Surtout ne prenez pas la ligne bleue qui dure 3 heures et qui traverse l'ile et revient à la VALETTE par le Nord. La traversée vous emmène dans une zone désertique, le chauffeur ne prend aucun soin des passagers et lorsque vous êtes assis à l'étage vous risquez de chavirer à chaque virage tellement la route est mauvaise et la vitesse du bus exagérée. De plus, le chauffeur ne s'arrête pas aux endroits indiqués sur la brochure pour récupérer la ligne orange qui vous ramène sur le centre de LA VALETTE. Par contre, il s'arrête souvent pour fumer ou autre et laisse les voyageurs en plein soleil et en plein "désert". Presque à la moitié du parcours, quand le bus rejoint la mer, il devient un "bus de ramassage" et va faire la tournée des hôtels de la côte pour récupérer du monde et ça pendant 1 H 30 ! Le seul intérêt touristique est de voir la jolie baie de Saint Paul mais vu le temps que l'on passe devant les hôtels de luxe à attendre les passagers, cela ne vaut pas la peine à mon sens. A mon point de vue éviter +++ la ligne bleue du City Sightseeing de Malte, dans les autres villes, Gènes et Palerme, le tour proposé par City Sightseeing est tout à fait correct. Cordialement Daniele
Séjour au Burkina Faso English translation pending
J’aimerais voyager au Burkina Faso au mois de décembre. Qui pourrait me donner des infos pour l’hébergement, les destinations attrayantes dans ce pays ?
Dans l’attente de votre réponse.
Voyage Chine septembre - octobre: réservations nécessaires? English translation pending
Bonjour,
Nous (3 personnes) prévoyons de partir en Chine de fin septembre jusqu'à mi octobre (3 semaines environ). L'itinéraire serait à peu près ça : Pékin - Datong - Pingyao - Fenghuang - Guilin - Yangshuo - Hong Kong.
Deux questions techniques: est-il nécessaire de réserver des billets de train ou peut-on le faire sur place ? Même question pour les auberges de jeunesse ?
J'ai lu quelque part qu'il était indispensable de réserver pendant la semaine d'or (la fameuse semaine de congé d'octobre), est-ce vrai ? Par ailleurs, avez vous des conseils sur les régions "à éviter" (si il y en a) pendant cette période si l'on veut éviter les prix au maximum et les foules ? AU contraire, y'a-t-il des coins à privilégier à ce moment là (festivals, spectacles?)
Merci pour votre aide !
Nous (3 personnes) prévoyons de partir en Chine de fin septembre jusqu'à mi octobre (3 semaines environ). L'itinéraire serait à peu près ça : Pékin - Datong - Pingyao - Fenghuang - Guilin - Yangshuo - Hong Kong.
Deux questions techniques: est-il nécessaire de réserver des billets de train ou peut-on le faire sur place ? Même question pour les auberges de jeunesse ?
J'ai lu quelque part qu'il était indispensable de réserver pendant la semaine d'or (la fameuse semaine de congé d'octobre), est-ce vrai ? Par ailleurs, avez vous des conseils sur les régions "à éviter" (si il y en a) pendant cette période si l'on veut éviter les prix au maximum et les foules ? AU contraire, y'a-t-il des coins à privilégier à ce moment là (festivals, spectacles?)
Merci pour votre aide !
Route 66 en Harley au départ de Denver English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai comme projet de partir l'année prochaine (juillet 2017) ma femme et moi faire un road trip en Harley aux USA. Je réfléchis à un programme de 10/12 jours. Tout d'abord, louer chez Eagleride une Electra Glide.
Ma question porte sur le trajet. Nous aimerions faire la Route 66 au moins un petit morceau. J'aimerai atterrir à Denver puis rejoindre Albuquerque et de là soit partir à l'ouest vers la Californie en faisant les parties chaudes des états unis (Grand Canyon, Flagstaff....) région que nous connaissons déjà pour y être allés 2 fois en famille, superbe région et ça ne me dérangerai pas d'y retourner en moto, mais peut-être un peu trop chaude l'été. Ou alors partir vers l'est pour un peu plus de fraicheur (???) et surtout découvrir des états que nous ne connaissons pas et remonter jusqu'à Chicago. Si quelqu'un à déja fait des parcours similaires, je suis preneur de toutes infos. Si nous partons vers l'est nous pensions aussi quitter la 66 à Oklahoma City et bifurquer vers la Louisiane jusqu'en Floride.
Comment s'organiser pour les hôtels ? réserver à l'avance (je suis pas trop fan de ça) ou alors tout au feeling une fois sur place ?
Merci à tous pour votre aide et vos partages d'expériences. Lorenzo
J'ai comme projet de partir l'année prochaine (juillet 2017) ma femme et moi faire un road trip en Harley aux USA. Je réfléchis à un programme de 10/12 jours. Tout d'abord, louer chez Eagleride une Electra Glide.
Ma question porte sur le trajet. Nous aimerions faire la Route 66 au moins un petit morceau. J'aimerai atterrir à Denver puis rejoindre Albuquerque et de là soit partir à l'ouest vers la Californie en faisant les parties chaudes des états unis (Grand Canyon, Flagstaff....) région que nous connaissons déjà pour y être allés 2 fois en famille, superbe région et ça ne me dérangerai pas d'y retourner en moto, mais peut-être un peu trop chaude l'été. Ou alors partir vers l'est pour un peu plus de fraicheur (???) et surtout découvrir des états que nous ne connaissons pas et remonter jusqu'à Chicago. Si quelqu'un à déja fait des parcours similaires, je suis preneur de toutes infos. Si nous partons vers l'est nous pensions aussi quitter la 66 à Oklahoma City et bifurquer vers la Louisiane jusqu'en Floride.
Comment s'organiser pour les hôtels ? réserver à l'avance (je suis pas trop fan de ça) ou alors tout au feeling une fois sur place ?
Merci à tous pour votre aide et vos partages d'expériences. Lorenzo
Péninsule de Sheep's Head et Mizen Head (Irlande) English translation pending
Bonjour,
que pensent les connaisseurs d'une journée, certes longue, à sillonner depuis Kenmare la péninsule de Sheep's Head pour ensuite aller sur Mizen Head? Quels points particuliers où s'arrêter? Reprendre par Skull, Ballydehob pour remonter directement par la N71? Merci pour vos avis qui m'aident à construire mon voyage.
que pensent les connaisseurs d'une journée, certes longue, à sillonner depuis Kenmare la péninsule de Sheep's Head pour ensuite aller sur Mizen Head? Quels points particuliers où s'arrêter? Reprendre par Skull, Ballydehob pour remonter directement par la N71? Merci pour vos avis qui m'aident à construire mon voyage.
Itinéraire de 18 jours Cebu - Negros - Siquijor - Bohol - Palawan English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines (22 juillet au 9 août) aux Philippines.
Nous avons lu de nombreux posts et récits de voyage... Mais nous souhaitons vous posez quelques questions et avoir vos avis sur notre itinéraire ;) !
Nous atterrissons à Cebu. Nous souhaitons visiter 4 ou 5 îles (?) . Nous aimons la plage mais aussi la randonnée, la nature, les paysages, les rencontres, l’architecture (nous ne pratiquons pas la plongée)…
Nous prévoyons : 2 jours sur Cebu, 5 jours sur Negros, 3 jours sur Siquijor, 2 jours sur Bohol, 5 jours sur Palawan (nous pensons pas aller à Coron).
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Pensez-vous que nous pourrons réaliser toutes ces étapes ? Quels sont l’accessibilité et l’intérêt de l’arrière-pays de chacune de ces îles ?
Y-a-t-il un vol Dumaguete - Puerto Princesa ?
Merci d’avance pour vos précieux conseils ;) !
Marie et Mehdi
</htm
Nous partons 3 semaines (22 juillet au 9 août) aux Philippines.
Nous avons lu de nombreux posts et récits de voyage... Mais nous souhaitons vous posez quelques questions et avoir vos avis sur notre itinéraire ;) !
Nous atterrissons à Cebu. Nous souhaitons visiter 4 ou 5 îles (?) . Nous aimons la plage mais aussi la randonnée, la nature, les paysages, les rencontres, l’architecture (nous ne pratiquons pas la plongée)…
Nous prévoyons : 2 jours sur Cebu, 5 jours sur Negros, 3 jours sur Siquijor, 2 jours sur Bohol, 5 jours sur Palawan (nous pensons pas aller à Coron).
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Pensez-vous que nous pourrons réaliser toutes ces étapes ? Quels sont l’accessibilité et l’intérêt de l’arrière-pays de chacune de ces îles ?
Y-a-t-il un vol Dumaguete - Puerto Princesa ?
Merci d’avance pour vos précieux conseils ;) !
Marie et Mehdi
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On s'est fait voler tous nos papiers! English translation pending
https://www.youtube.com/watch?v=j9YAFUMThU4
Un voyage d'une dizaine de jours. Ma compagne et moi étions pourtant sur nos gardes! C'est lors de notre retour que le voyage a basculé! Nous avons été volé.. Mais alors bien comme il faut!
Nous étions sur une plage quand cela s'est produit. Abrutis me direz vous? Où auriez-vous entreposé vos bagages durant une baignade?? Sur le sable?? A la vue de tous? Enfin.. Une charmante dame (Grecque) est venue nous prévenir du sinistre. Elle a d’ailleurs effectuer toutes les démarches liées aux diverses déclarations concernant ce vol crapuleux. Une vraie galère, encore heureux que cela soit arrivé en Grece! Si si les Grecques sont exceptionnel!
Un voyage d'une dizaine de jours. Ma compagne et moi étions pourtant sur nos gardes! C'est lors de notre retour que le voyage a basculé! Nous avons été volé.. Mais alors bien comme il faut!
Nous étions sur une plage quand cela s'est produit. Abrutis me direz vous? Où auriez-vous entreposé vos bagages durant une baignade?? Sur le sable?? A la vue de tous? Enfin.. Une charmante dame (Grecque) est venue nous prévenir du sinistre. Elle a d’ailleurs effectuer toutes les démarches liées aux diverses déclarations concernant ce vol crapuleux. Une vraie galère, encore heureux que cela soit arrivé en Grece! Si si les Grecques sont exceptionnel!
Recherche VTC pour la vie de tous les jours et les randonnées English translation pending
Bonjour,
Je recherche un vélo type VTC d'un budget entre 500 et 800 €. J'ai actuellement un vélo décathlon Elops 4 qui est super bien équipé mais qui est très très loud (surtout que j'ai une taille xl alors que je fais un peu moins d'1m70).
Ca fait déjà un an que je réfléchis à changer de vélo mais je n'arrive pas à me décider entre tous ces choix. J'ai été dans un magasin spécialiste qui m'a présenté le Lombordo Milano. J'ai aussi repéré le Giant Argento.
En gros, je recherche un vélo pour la ville avec un usage quotidien (envion 20/30 de trajet chaque jour) et un usage plus occasionnel pour des rando week-end jusqu'à 10 jours (environ 40 à 60 klm par jour). J'apprécie l'équipement de l'elops et j'aimerai retrouver sur mon futur vélo : garde boue, bequille, porte-bagage arrière, lumière dans le moyeu et cadenas dans la roue arrière. Les plus : un vélo plus léger (il doit peser au moins 17,5 kg l'elops !), plus souple (est ce que la fourche peut être utile pour mon usage, les roues chez moi sont assez abimées) et avec un guidon qui me permettent de bien voir, pas trop fatiguant pour le dos (pas hollandais non plus).
Qu'en pensez-vous ? Avez vous des conseils dans le choix, les 2 vélos présentés ci-dessous ? d'autres à me conseiller ?
Merci beaucoup
Emilie
Carnet n° 66b: Tbilissi, Géorgie / 2 - 5 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=aM2kNdmSmN4Mercredi 2
Par extraordinaire, j'ai fait le vide. Ou est-ce cette allergie à la région parisienne qui me pousse inexorablement à repartir si vite ? Arrivé l'avant-veille, je constate une fois de plus qu'ici, rien n'a véritablement changé. Les axes majeurs sont toujours en travaux sans que l'on sache pourquoi circuler ici est toujours aussi difficile. Partout où je vais, je vois ces bretelles d'accès aux axes qui fluidifient le traffic. Ici, c'est français, les bonnes idées sont toujours prises en compte en dernier.
Je prends le vol de 13h15 pour Istanbul au départ de CDG1, terminal aussi fantasque qu'ingénieux témoin inaliénable de mes premières amours. Muni de mon précieux sésame, je redécouvre le luxe du groupe Star Alliance quand j'entre dans leur salon tout neuf et fort bien apprêté. Je fais, j'avoue, une infidélité à Air France mais c'est bien le capitalisme qui fait vivre ces compagnies qui me pousse aussi à tester la concurrence.
Vols sans voisin, le luxe. Courte escale. Quand je me pose enfin, devinant au loin les lueurs de la capitale, j'ai la nette impression d'atterrir dans un endroit sinon familier, un endroit que j'aurai dû visiter depuis bien longtemps. Sur l'autoroute qui me mène à Tbilissi, je capte avec avidité les moindres détails alors que je frôle la mort en toute sécurité dans un taxi à la mécanique instable qui fleure bon l'Arbre Magique. Est-ce une volonté réfléchie de rouler si vite, un besoin d'exprimer sa virilité ? Ou est-ce juste la norme d'essayer d'alimenter ainsi les statistiques ?
J'arrive sain et sauf chez mes hôtes. Eka et sa mère honorent les réservations contractées par le biais d'un site Internet en recevant dans leur humble foyer les touristes de passage. Je découvre le concept. C'est peut être la solution à mes angoisses vespérales. Après avoir partagé le thé avec Eka, je m'endors dans une chambre qui réveille en moi une foule de souvenirs : Moscou, Almaty, Tallinn et Saint Petersbourg... On affine véritablement sa personnalité par l'expérience.
Jeudi 3
Avant toute chose, avant même d'ouvrir un œil sur cette ville vallonnée, je fais un rapide aller retour à la gare pour acheter mon billet de train du surlendemain. Je traverse une ville plutôt léthargique, la faute à ce jour férié particulier qui fête les mères. Étonnant. En revenant de la gare, je m'arrête saluer une amie de ma mère, une artiste souriante qui m'offre café et ratchapouri (soufflé au fromage) au premier étage de sa petite galerie d'exposition. M. est plus géorgienne qu'Eka ; j'aime comparer les points de vue.
Je pars ensuite à la découverte de la ville en m'engouffrant dans le premier métro. Sous une décoration extrêmement simpliste, je m'amuse de voir ces jeunes assis sur les marches des Escalators tellement le trajet vers les profondeurs est long. Je sors Place de la Liberté, déambule dans la vieille ville puis entreprends l'ascension vers la forteresse de Narikhala, ou du moins ce qu'il en reste, en visitant au passage deux belles églises accrochées à la falaise. Dans l'une d'elles se célèbre un mariage. Tandis que j'observe de dos, la mariée et son époux vêtu des ors traditionnels, je réalise dans un flash que je fais désormais partie de la famille. Ils se demanderont sûrement qui est ce blond chelou là, derrière, sur les photos !
En haut, Narikhala tient ses promesses. Couchée à ses pieds, la ville arbore ses éclats qui, vu de loin, semblent moins chaotiques qu'en bas. Le tableau est surprenant ! Ça et là, entre deux constructions récentes, des clochers millénaires crèvent les toits multicolores disposés de façon totalement anarchique sur les multiples collines que comptent la ville. A droite, la tour de la télévision, en face, la nouvelle église de la Sainte-Trinité, à gauche, la télécabine qui me dépose au pied de la structure reluisante du palais présidentiel. De là, je ne ne suis plus trop loin de cette nouvelle église construite avec les millions de l'actuel chef du gouvernement. En regardant l'ébauche au fuseau des futures fresques intérieures, je m'interroge sur les liens forcément pathologiques que l’Église entretient avec l’État.
Avant de rentrer, je m'offre une dernière vue sur la ville en grimpant à l'aide d'un funiculaire au Parc d'attraction de Mtatsminda. Face à la ville et aux montagnes environnantes, au pied de la gigantesque tour TV (274m), la ressemblance avec Almaty est surprenante. Devant un panorama à couper le souffle, je déguste une salade et une bière alors qu'au loin se meurent les bruits des attractions. En bas, en rentrant "chez moi", je réalise que si les immeubles qui bordent les grands axes tiennent à peu près le coup, ceux des quartiers intérieurs sont bien plus fragiles. J'en veux pour preuve ces larges entailles sur leurs murs qui sont comme les cicatrices des affres du temps. Vigilant, méfiant même, je quitte le trottoir à l'endroit des balcons vacillants.
Vendredi 4
Muni des indications de mon hôte, j'atteins sans peine la gare routière de Didube où je fais l'expérience de l'approximation. Ayant les pires difficultés à prononcer un nom qui aligne huit consonnes à la suite, je demande aux passants qui me répondent aléatoirement à droite ou à gauche. Quand je m'installe enfin dans le minibus pour Mtskheta, j'avise un moine d'expression simple que j'aborde au terme de ce voyage éprouvant de quinze minutes. Père Georg sera mon guide ou mon ami, c'est selon, tout au long de cet après-midi.
Dans cette ancienne capitale où ne vivent désormais plus que six mille habitants, je découvre deux petits monastères dont celui de Saint Gabriel, fol en Christ contemporain mort en 1995 dont le corps fut déterré intact il y a quelques années. Je m'émerveille devant l'architecture sobre et candide des iconostases qui contraste violemment avec le faste à la Russe. Curieusement, il m'est plus facile de ressentir la présence du Christ ici, dans ces lieux simples pourtant chargés d'histoire que dans la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Mtskheta, c'est un sanctuaire à la croisée des chemins entre le judaïsme et l'orthodoxie. Je vois la tombe de Mirian & Nana, roi et reine de Géorgie célébrés pour avoir pris l'orthodoxie comme religion d'État en 326. Je vois la tombe de Ste Sidonie dont il fut impossible d'arracher la tunique du Christ qu'elle conservait sur elle, les bras en croix. Enfin, je vois des reliquaires (dont la tunique d’Élie) et cette curieuse rosace peinte sur un flanc de l'église où le Christ en son centre est entouré de ses douze disciples... et des douze signes du Zodiaque.
J'invite Père Georg à emprunter avec moi un taxi pour Jvari. A dix minutes de là, juché à deux-cents mètres d'altitude, un ancien monastère quelque peu troglodyte offre une vue époustouflante sur la région. A l'intérieur de l'église, un vieux moine congelé par les courants d'air quitte son maigre étal de cierges pour saluer Père Georg. Dehors, ce dernier me montre au loin l'emplacement de croix, autant de signes d'une intense vie religieuse. Alors que la pluie commence à tomber, nous redescendons pour assister aux Vêpres dans une chapelle de l'église réchauffée par un petit radiateur électrique et par un chœur polyphonique exclusivement féminin.
Quand je rentre à Tbilissi à la nuit tombante, je salue ce brave Georg au moment même où je renoue avec la foule et le bruit. L'artère principale grouille de vendeurs de tout et de rien, de pauvres, de gens comme vous et moi, le tout dans un décor agrémenté d'enseignes occidentales. À intervalles réguliers, entre deux mendiants, un vendeur de pop-corn avec sa petite machine, un autre propose une balance pour se peser ou alors un punching-ball pour mesurer sa force. Par terre ou sur les marches, de vieux livres, des chinoiseries, un petit chien électrique ou des cigarettes vendues à l'unité. Je me faufile bien vite par l'une des nombreuses portes cochères de la ville qui donnent toutes sur une large cour. J'ai emmagasiné assez d'informations pour la journée. Je rentre.
Samedi 5
Affaibli par une nuit en apnée, je vis l'horreur d'un lever matinal et des adieux sous la pluie. Pourtant, la pensée du trajet en train à venir me rassérène. Un autorail de quatre voitures quitte Tbilissi à l'heure précise et c'est alors que je noue la conversation avec Rezi Topuria, un étudiant géorgien de 21 ans qui a le bon goût de parler un Anglais plus que correct. Rezi me raconte son histoire ainsi que celle du pays ; les frasques du chef du gouvernement n'ont plus de secret pour moi. A un moment, devant le paysage désolé d'un village bordant la voie de chemin de fer, il m'explique gentiment comment les habitants de la capitale se moquent des villageois : "Là, dans ce village, ils sont complètement portés sur le sport. Ils font tous de la marche à pied ou du vélo ! En fait, c'est qu'ils sont trop pauvres pour s'offrir une voiture". Et il se marre.
Au dehors, la Géorgie m'offre toutes ses splendeurs. Au loin, les cimes enneigées se profilent inlassablement. À portée de main, les rivières et les prairies laissent parfois la place aux villages ou à de petits bourgs dans lesquels le train s'arrête. J'aurai bien voulu descendre. C'est tout à fait le genre d'endroit dans lequel j'aimerai randonner sur plusieurs jours. Seulement, c'est Rezi qui descendra, une bonne heure avant Batumi ; il passe la nuit chez ses grands-parents. En saluant ce bon bougre avec qui j'aurai partagé pique-nique et discussion, je ne peux m'empêcher de lui demander si ses grands-parents sont plutôt vélo ou course à pied.
Batumi, enfin, avec ses tours incroyables au bord de la Mer Noire. Je me promène une bonne heure le long de rues bordées de palmiers où les immeubles de la vieille ville sont bien plus rutilants que ceux de la capitale. On sent indéniablement l'air marin et cette douceur de vivre qui va avec. Ça me berce. Entre deux palmiers, une petite chapelle. Certains passants marquent l'arrêt et se signent devant la porte. J'aime ce pays où se signer dans la rue n'est pas synonyme de folie douce ! Un peu plus loin, la mer, le port et un gros pétrolier qui mouille à mi-distance sous le regard des cimes enneigées.
Retour horrible. Au salon de l'aéroport de Batumi, je me délecte du calme des lieux quand arrive sans prévenir la basse faune des quartiers huppés d'Istanbul. Je dois supporter les piaillements de trois pauvres filles aussi idiotes qu'elles semblaient se croire belles. Leurs mecs (ou leurs macs, c'est selon), parlaient bien fort en ricanant la bouche bien ouverte. Je ne supporte pas les nouveaux-riches. A bord, à défaut des issues, je me contente de places réduites avec voisin. Et a l'escale, je subis de plein fouet la tension d'un débarquement par bus. Je peste un peu (bah oui, si je prends l'avion, ce n'est pas pour prendre le bus, quoi !), teste dix minutes le salon Turkish Airlines avant d'entasser pour trois heures vingt encore ma carcasse transpirante dans un Airbus surdensifié. Bref, pour être tout à fait honnête, la concurrence ne m'aura qu'à moitié convaincu.
Par extraordinaire, j'ai fait le vide. Ou est-ce cette allergie à la région parisienne qui me pousse inexorablement à repartir si vite ? Arrivé l'avant-veille, je constate une fois de plus qu'ici, rien n'a véritablement changé. Les axes majeurs sont toujours en travaux sans que l'on sache pourquoi circuler ici est toujours aussi difficile. Partout où je vais, je vois ces bretelles d'accès aux axes qui fluidifient le traffic. Ici, c'est français, les bonnes idées sont toujours prises en compte en dernier.
Je prends le vol de 13h15 pour Istanbul au départ de CDG1, terminal aussi fantasque qu'ingénieux témoin inaliénable de mes premières amours. Muni de mon précieux sésame, je redécouvre le luxe du groupe Star Alliance quand j'entre dans leur salon tout neuf et fort bien apprêté. Je fais, j'avoue, une infidélité à Air France mais c'est bien le capitalisme qui fait vivre ces compagnies qui me pousse aussi à tester la concurrence.
Vols sans voisin, le luxe. Courte escale. Quand je me pose enfin, devinant au loin les lueurs de la capitale, j'ai la nette impression d'atterrir dans un endroit sinon familier, un endroit que j'aurai dû visiter depuis bien longtemps. Sur l'autoroute qui me mène à Tbilissi, je capte avec avidité les moindres détails alors que je frôle la mort en toute sécurité dans un taxi à la mécanique instable qui fleure bon l'Arbre Magique. Est-ce une volonté réfléchie de rouler si vite, un besoin d'exprimer sa virilité ? Ou est-ce juste la norme d'essayer d'alimenter ainsi les statistiques ?
J'arrive sain et sauf chez mes hôtes. Eka et sa mère honorent les réservations contractées par le biais d'un site Internet en recevant dans leur humble foyer les touristes de passage. Je découvre le concept. C'est peut être la solution à mes angoisses vespérales. Après avoir partagé le thé avec Eka, je m'endors dans une chambre qui réveille en moi une foule de souvenirs : Moscou, Almaty, Tallinn et Saint Petersbourg... On affine véritablement sa personnalité par l'expérience.
Jeudi 3
Avant toute chose, avant même d'ouvrir un œil sur cette ville vallonnée, je fais un rapide aller retour à la gare pour acheter mon billet de train du surlendemain. Je traverse une ville plutôt léthargique, la faute à ce jour férié particulier qui fête les mères. Étonnant. En revenant de la gare, je m'arrête saluer une amie de ma mère, une artiste souriante qui m'offre café et ratchapouri (soufflé au fromage) au premier étage de sa petite galerie d'exposition. M. est plus géorgienne qu'Eka ; j'aime comparer les points de vue.
Je pars ensuite à la découverte de la ville en m'engouffrant dans le premier métro. Sous une décoration extrêmement simpliste, je m'amuse de voir ces jeunes assis sur les marches des Escalators tellement le trajet vers les profondeurs est long. Je sors Place de la Liberté, déambule dans la vieille ville puis entreprends l'ascension vers la forteresse de Narikhala, ou du moins ce qu'il en reste, en visitant au passage deux belles églises accrochées à la falaise. Dans l'une d'elles se célèbre un mariage. Tandis que j'observe de dos, la mariée et son époux vêtu des ors traditionnels, je réalise dans un flash que je fais désormais partie de la famille. Ils se demanderont sûrement qui est ce blond chelou là, derrière, sur les photos !
En haut, Narikhala tient ses promesses. Couchée à ses pieds, la ville arbore ses éclats qui, vu de loin, semblent moins chaotiques qu'en bas. Le tableau est surprenant ! Ça et là, entre deux constructions récentes, des clochers millénaires crèvent les toits multicolores disposés de façon totalement anarchique sur les multiples collines que comptent la ville. A droite, la tour de la télévision, en face, la nouvelle église de la Sainte-Trinité, à gauche, la télécabine qui me dépose au pied de la structure reluisante du palais présidentiel. De là, je ne ne suis plus trop loin de cette nouvelle église construite avec les millions de l'actuel chef du gouvernement. En regardant l'ébauche au fuseau des futures fresques intérieures, je m'interroge sur les liens forcément pathologiques que l’Église entretient avec l’État.
Avant de rentrer, je m'offre une dernière vue sur la ville en grimpant à l'aide d'un funiculaire au Parc d'attraction de Mtatsminda. Face à la ville et aux montagnes environnantes, au pied de la gigantesque tour TV (274m), la ressemblance avec Almaty est surprenante. Devant un panorama à couper le souffle, je déguste une salade et une bière alors qu'au loin se meurent les bruits des attractions. En bas, en rentrant "chez moi", je réalise que si les immeubles qui bordent les grands axes tiennent à peu près le coup, ceux des quartiers intérieurs sont bien plus fragiles. J'en veux pour preuve ces larges entailles sur leurs murs qui sont comme les cicatrices des affres du temps. Vigilant, méfiant même, je quitte le trottoir à l'endroit des balcons vacillants.
Vendredi 4
Muni des indications de mon hôte, j'atteins sans peine la gare routière de Didube où je fais l'expérience de l'approximation. Ayant les pires difficultés à prononcer un nom qui aligne huit consonnes à la suite, je demande aux passants qui me répondent aléatoirement à droite ou à gauche. Quand je m'installe enfin dans le minibus pour Mtskheta, j'avise un moine d'expression simple que j'aborde au terme de ce voyage éprouvant de quinze minutes. Père Georg sera mon guide ou mon ami, c'est selon, tout au long de cet après-midi.
Dans cette ancienne capitale où ne vivent désormais plus que six mille habitants, je découvre deux petits monastères dont celui de Saint Gabriel, fol en Christ contemporain mort en 1995 dont le corps fut déterré intact il y a quelques années. Je m'émerveille devant l'architecture sobre et candide des iconostases qui contraste violemment avec le faste à la Russe. Curieusement, il m'est plus facile de ressentir la présence du Christ ici, dans ces lieux simples pourtant chargés d'histoire que dans la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Mtskheta, c'est un sanctuaire à la croisée des chemins entre le judaïsme et l'orthodoxie. Je vois la tombe de Mirian & Nana, roi et reine de Géorgie célébrés pour avoir pris l'orthodoxie comme religion d'État en 326. Je vois la tombe de Ste Sidonie dont il fut impossible d'arracher la tunique du Christ qu'elle conservait sur elle, les bras en croix. Enfin, je vois des reliquaires (dont la tunique d’Élie) et cette curieuse rosace peinte sur un flanc de l'église où le Christ en son centre est entouré de ses douze disciples... et des douze signes du Zodiaque.
J'invite Père Georg à emprunter avec moi un taxi pour Jvari. A dix minutes de là, juché à deux-cents mètres d'altitude, un ancien monastère quelque peu troglodyte offre une vue époustouflante sur la région. A l'intérieur de l'église, un vieux moine congelé par les courants d'air quitte son maigre étal de cierges pour saluer Père Georg. Dehors, ce dernier me montre au loin l'emplacement de croix, autant de signes d'une intense vie religieuse. Alors que la pluie commence à tomber, nous redescendons pour assister aux Vêpres dans une chapelle de l'église réchauffée par un petit radiateur électrique et par un chœur polyphonique exclusivement féminin.
Quand je rentre à Tbilissi à la nuit tombante, je salue ce brave Georg au moment même où je renoue avec la foule et le bruit. L'artère principale grouille de vendeurs de tout et de rien, de pauvres, de gens comme vous et moi, le tout dans un décor agrémenté d'enseignes occidentales. À intervalles réguliers, entre deux mendiants, un vendeur de pop-corn avec sa petite machine, un autre propose une balance pour se peser ou alors un punching-ball pour mesurer sa force. Par terre ou sur les marches, de vieux livres, des chinoiseries, un petit chien électrique ou des cigarettes vendues à l'unité. Je me faufile bien vite par l'une des nombreuses portes cochères de la ville qui donnent toutes sur une large cour. J'ai emmagasiné assez d'informations pour la journée. Je rentre.
Samedi 5
Affaibli par une nuit en apnée, je vis l'horreur d'un lever matinal et des adieux sous la pluie. Pourtant, la pensée du trajet en train à venir me rassérène. Un autorail de quatre voitures quitte Tbilissi à l'heure précise et c'est alors que je noue la conversation avec Rezi Topuria, un étudiant géorgien de 21 ans qui a le bon goût de parler un Anglais plus que correct. Rezi me raconte son histoire ainsi que celle du pays ; les frasques du chef du gouvernement n'ont plus de secret pour moi. A un moment, devant le paysage désolé d'un village bordant la voie de chemin de fer, il m'explique gentiment comment les habitants de la capitale se moquent des villageois : "Là, dans ce village, ils sont complètement portés sur le sport. Ils font tous de la marche à pied ou du vélo ! En fait, c'est qu'ils sont trop pauvres pour s'offrir une voiture". Et il se marre.
Au dehors, la Géorgie m'offre toutes ses splendeurs. Au loin, les cimes enneigées se profilent inlassablement. À portée de main, les rivières et les prairies laissent parfois la place aux villages ou à de petits bourgs dans lesquels le train s'arrête. J'aurai bien voulu descendre. C'est tout à fait le genre d'endroit dans lequel j'aimerai randonner sur plusieurs jours. Seulement, c'est Rezi qui descendra, une bonne heure avant Batumi ; il passe la nuit chez ses grands-parents. En saluant ce bon bougre avec qui j'aurai partagé pique-nique et discussion, je ne peux m'empêcher de lui demander si ses grands-parents sont plutôt vélo ou course à pied.
Batumi, enfin, avec ses tours incroyables au bord de la Mer Noire. Je me promène une bonne heure le long de rues bordées de palmiers où les immeubles de la vieille ville sont bien plus rutilants que ceux de la capitale. On sent indéniablement l'air marin et cette douceur de vivre qui va avec. Ça me berce. Entre deux palmiers, une petite chapelle. Certains passants marquent l'arrêt et se signent devant la porte. J'aime ce pays où se signer dans la rue n'est pas synonyme de folie douce ! Un peu plus loin, la mer, le port et un gros pétrolier qui mouille à mi-distance sous le regard des cimes enneigées.
Retour horrible. Au salon de l'aéroport de Batumi, je me délecte du calme des lieux quand arrive sans prévenir la basse faune des quartiers huppés d'Istanbul. Je dois supporter les piaillements de trois pauvres filles aussi idiotes qu'elles semblaient se croire belles. Leurs mecs (ou leurs macs, c'est selon), parlaient bien fort en ricanant la bouche bien ouverte. Je ne supporte pas les nouveaux-riches. A bord, à défaut des issues, je me contente de places réduites avec voisin. Et a l'escale, je subis de plein fouet la tension d'un débarquement par bus. Je peste un peu (bah oui, si je prends l'avion, ce n'est pas pour prendre le bus, quoi !), teste dix minutes le salon Turkish Airlines avant d'entasser pour trois heures vingt encore ma carcasse transpirante dans un Airbus surdensifié. Bref, pour être tout à fait honnête, la concurrence ne m'aura qu'à moitié convaincu.
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ
Vendredi 25
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l���îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l���îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Au sujet du nouveau gouvernement aux Philippines English translation pending
réflexions et discussions pour les expat et les voyageurs sur l’élection présidentielle aux philippines
et le controversé nouveaux président . qu'en pensez vous
y'a t'il un risque de retour des moments difficiles .des rumeurs de renversement.etc..
Miyajima en plein mois d'août English translation pending
Bonjour,
Voilà je reposte de nouveau une discussion sur Miyajima. J'aimerais savoir si l'île vaut le coup pour le mois d'août. Je comptais y rester une journée entière si possible et une nuit avant de repartir pour Tokyo.
Il y a deux choses qui m'intéresse forcément là bas :
- La première est la montée du mont Misen. J'ai essayé de vérifier un peu la durée d'une montée et malgré ma forte envie d'y grimper (bon je suis sportive mais j'ai jamais fait une montée comme celle-ci) je serais juste au niveau du temps. J'aimerais donc vous demander s'il est possible d'aller au sommet de cette montagne par la station téléphérique et s'il me sera possible de la descendre (en ne courant pas) en une matinée ? De plus, est-ce que ses paysages vaudront le coût en plein mois d'été ? (J'ai vu pas mal de photos magnifiques mais durant l'automne, ce qui n'est vraiment pas mon cas)
- La deuxième est le grand O-torii et ses environs (le sanctuaire et la pagode)
Pensez-vous que je puisse faire tout ça en une journée sachant (et oui je rajoute des difficultés) que j'arriverais sur Miyajima en début d'après-midi et qu'il faudrait que je reparte le lendemain grand maximum vers 14 heures
Un grand merci à vous !
Voilà je reposte de nouveau une discussion sur Miyajima. J'aimerais savoir si l'île vaut le coup pour le mois d'août. Je comptais y rester une journée entière si possible et une nuit avant de repartir pour Tokyo.
Il y a deux choses qui m'intéresse forcément là bas :
- La première est la montée du mont Misen. J'ai essayé de vérifier un peu la durée d'une montée et malgré ma forte envie d'y grimper (bon je suis sportive mais j'ai jamais fait une montée comme celle-ci) je serais juste au niveau du temps. J'aimerais donc vous demander s'il est possible d'aller au sommet de cette montagne par la station téléphérique et s'il me sera possible de la descendre (en ne courant pas) en une matinée ? De plus, est-ce que ses paysages vaudront le coût en plein mois d'été ? (J'ai vu pas mal de photos magnifiques mais durant l'automne, ce qui n'est vraiment pas mon cas)
- La deuxième est le grand O-torii et ses environs (le sanctuaire et la pagode)
Pensez-vous que je puisse faire tout ça en une journée sachant (et oui je rajoute des difficultés) que j'arriverais sur Miyajima en début d'après-midi et qu'il faudrait que je reparte le lendemain grand maximum vers 14 heures
Un grand merci à vous !
Attention à votre réservation par Booking à Budapest ! English translation pending
Nous avions réservé un appartement pour cinq nuits, par l'intermédiaire de Booking à Budapest Central Apartments – Nador – , près du Parlement et recevons un e mail deux jours avant , confirmant notre réservation.
Mais quand nous attendons notre avion, nous recevons un sms de Budapest nous informant, sans autre explication, que le rendez-vous serait rue Haris Koz, nous ne comprenons pas pourquoi, parce que ce n'est pas tout près de l'app réservé et qu' il faut localiser cette rue (heureusement, cette petite rue piétonne est sur le plan du Guide Voir !) ; nous ne comprenons pas pourquoi l'accueil sera là et nous obligera à reprendre le métro pour arriver à Nador mais, après plusieurs échanges méprisants et obscurs de sms, nous réalisons que nous ne logerons pas au Budapest Central Apartments 'Nador '; on ne reçoit pas plus d'explications et sommes un peu inquiets, n'ayant pas de solution de rechange. A l'arrivée à l'aéroport de Budapest, nous téléphonons à Booking (ayant peur d'une arnaque) qui se renseigne et nous dit qu'il y aurait un problème d'eau à l'appartement que nous avons loué !
Nous logeons finalement à Ferenciek tere 11, rue Haris koz, (métro Ferenciek tere) ; après quelques recherches sur internet, à notre retour, nous comprendrons que c'est une pratique courante à Budapest, notamment avec Booking (voir les commentaires) ; vous réservez un appart à un endroit donné et vous pouvez vous retrouver n'importe où !!
L'appart, situé tout près de la rue Vaci qui est réputée pour être une rue très animée est côté cour au 3° (ascenseur) et sera très calme ; (attention, il y en a un également, je crois au RC sur la rue, à vérifier).
Quel étonnement quand nous pénétrons dans l'app : plus d'une centaine d'assiettes décore les murs du coin salle à manger / cuisine , et un nombre incalculable de tableaux ( y compris religieux ) et bibelots ornent les autres pièces ! Il y a un nombre étonnant de vaisselle hétéroclite, mais finalement pas un endroit pour ranger des provisions, le plan de travail de la cuisine est très restreint et la table du coin salle à manger n'est pas utilisable, car nous ne pouvons pas mettre les genoux sous la table ! Nous mangerons assis sur le canapé à la petite table ovale du salon. Il y a donc beaucoup d'espace, mais c'est peu pratique ; il y a même un ordinateur et la TV a la chaîne télé 5. L'éclairage est faible. Mais finalement, nous trouverons l'appart sympa ( nous avions l'impression d'habiter chez une personne qui était partie en vacances).
Nous logeons finalement à Ferenciek tere 11, rue Haris koz, (métro Ferenciek tere) ; après quelques recherches sur internet, à notre retour, nous comprendrons que c'est une pratique courante à Budapest, notamment avec Booking (voir les commentaires) ; vous réservez un appart à un endroit donné et vous pouvez vous retrouver n'importe où !!
L'appart, situé tout près de la rue Vaci qui est réputée pour être une rue très animée est côté cour au 3° (ascenseur) et sera très calme ; (attention, il y en a un également, je crois au RC sur la rue, à vérifier).
Quel étonnement quand nous pénétrons dans l'app : plus d'une centaine d'assiettes décore les murs du coin salle à manger / cuisine , et un nombre incalculable de tableaux ( y compris religieux ) et bibelots ornent les autres pièces ! Il y a un nombre étonnant de vaisselle hétéroclite, mais finalement pas un endroit pour ranger des provisions, le plan de travail de la cuisine est très restreint et la table du coin salle à manger n'est pas utilisable, car nous ne pouvons pas mettre les genoux sous la table ! Nous mangerons assis sur le canapé à la petite table ovale du salon. Il y a donc beaucoup d'espace, mais c'est peu pratique ; il y a même un ordinateur et la TV a la chaîne télé 5. L'éclairage est faible. Mais finalement, nous trouverons l'appart sympa ( nous avions l'impression d'habiter chez une personne qui était partie en vacances).
Thaïlande: rites bouddhistes ou superstitions? English translation pending
Bonjour.
Le mois dernier, pendant songkran j'étais à Ko Chang avec ma petite amie thaïe ( la vraie, pas la loueuse de scoot 😊)
Il y avait un temple avec des vendeurs et des jeux .
Mon amie m'a entrainé sous un chapiteau où se trouvait une ribambelle de petits Bouddahs . Elle à donné de l'argent à l'entrée du chapiteau et a reçu en échange un bol rempli d'eau et de fleurs.
Nous tenions un petit récipient ensemble et nous avons arrosé les épaules des petits Bouddah en avançant jusqu'à ce que le bol soit vide.
Puis nous sommes allés voir une espèce de squelette qui avait un bras qui bougeait de haut en bas.
Nous avons marqué nos noms sur la même feuille et avons mis celle ci dans une urne avec des billets.
Elle n'a jamais voulu me dire la signification de ces deux rites .
Le pourquoi de ma question d'aujourdhui.
Est-ce que quelqu'un connait ces rîtes et que signifient ils ?
Merci d'avance à tous.
Carnet de voyage Jordanie 20/04/2016 - 1/05/2016 English translation pending
Bonjour
J’ai beaucoup utilisé les informations postées dans les forums de voyage pour la préparation de mon voyage alors je vais renvoyer l’ascenseur aux internautes en vous présentant ma récente expérience en Jordanie.
1 Ier jour vol international Alger / amman pris des billets 45000 DA équivalent de 500euro aller / retour non remboursable non échangeable. Arrivée la nuit à l’aéroport Queen Alia a 21 h 30.
Pour notre séjours on a prévu 4 nuitées a Madaba on réserve a MARIAM HOTEL qui ont arrangé notre transfert de l’aéroport pour 14 Dj prix imbattable on a du attendre a l’aéroport puisqu’il ya eu apparemment un malentendu sur le terminal d’arrivée . Heureusement que les agents d’informations de l’aéroport étaient super sympas ils nous ont donné des informations sur les sites d’intérêt avec des cartes touristiques et ils ont même appelé l’hôtel pour nous pour s’enquérir de notre transfert. Arrivée a l’hôtel vers environ 23h00 chambre propre et confortable, mais pas de minibar et télévision rudimentaire.
2ème jour ouadi moujib/ mer morte/ mont Nébo.
On a organisé cette excursion avec les taxis de l’hôtel, bien qu’on ai demandé un grand taxi pour 5 personnes ou un mini van il nous ont affrété 2 taxis sans doute c’est moins avantageux pour eux un mini van et on a du payé 55 DJ pour chaque taxi .
A ouadi moujib on a payé 21DJ pour l’entrée, on a voulu faire le siq trail. le niveau de la rivière était élevé et le débit important. Après avoir signé une décharge déclinant toute responsabilité vis-à-vis d’éventuel accidents les responsables nous conseil de rebrousser chemin en cas de difficulté insurmontable il nous ont même pas proposer les services d’un guide .effectivement on s’est arrêté a la première chute , j’ai du appliqué ma devise « pas de risque inutile » se casser la jambe le premier jour du voyage ne faisait pas parti de mes plans .
En suite direction mer morte, on a prévu d’aller faire un petit plongeon dans la plage privée des chalets d’ouadi moujib qui se situe en face du vister center de la réserve. mais devant l’inaccessibilité de la plage ( ponte très raide pour y accéder et pas de transat ni de chaises ) et vu qu’on été accompagné de nos parents sexagénaires avec des problèmes de mobilité on a changé d’avis et on a opté pour AMMAN TOURIST BEACH conseillé par notre chauffeur qui négocié pour nous l’entrée du complexe et le déjeuné ( buffet délicieux) à 30DJ par personne .
Retour a Madaba par la route panoramique de la mer morte et arrêt a mont Nébo entrée 2 Dj puis les chauffeurs nous arrête à la Storia un mini musée ou sont exposées des maquettes et des mannequins reflétant l’histoire et la vie quotidienne jordanienne .
3ème jour Le vendredi relaxations
Après une grâce mâtiné, destination la mosquée pour la prière de djoumoua . Puis l’après midi visite du centre ville de Madaba et de la ST GEORGE CHURCH pour voir la fameuse mosaïque. Shopping (produits de la mer morte et mosaïque) et enfin farniente au bord le la piscine de l’hôtel.
4éme jour JARESH /AJLUN/ AHL EL KAHEF taxi à 55 DJ
Départ tres tôt le matin direction ahl el kahef pour visiter la grotte des sept dormeurs ou on assiste a une petite visite guidée puis prière a la mosquée située au dessus.
En suite visite d’Ajlun et de son château fortifié on a eu la mal chance de la visiter el weekend car elle a été assaillie par une dizaine de bus scolaires et des enfants qui court et crient partout.
Déjeuner à Jaresh buffet à 10 DJ puis visite de la cité romaine qui est très bien conservée et très facile a visiter pas si grande que cela.
5ème jour la route des rois taxi 70 DJ
Départ ver 8 h du matin visite de Oum rasas site archéologique situé a 30 km au sud de Madaba en suite reprise de la route des rois avec un arrêt panoramique sur ouadi moujb puis la réserve de Dana , visite du château de KAREK , puis arrêt a mout’ ah petite ville située après Karek d’une importance historique islamique siège de la fameuse bataille et des mausolées et tombeaux des compagnons de notre prophète (SWS) .
Arrivé a Ouadi mousa vers 15h épuisé le temps de nous installé dans notre hôtel ( Valentine in ) très routard ressemblant beaucoup plus a une auberge de jeunesse avec une hygiène douteuse mais imbattable question prix 15 D J / nuit pour deux personne . Il est déjà 17 h pas question d’explorer Pétra aujourd’hui. Diner à l’hôtel buffet pour 5DJ acceptable.
6ème jour Pétra
Après le petit déjeuner on a pris la navette gratuite de l’hôtel qui nous dépose a l’entrée du site pour acheter les tickets d’entrée 1 DA pour (les nationalisés arabes passeport indispensable.)
On parcourt le siq , on s’émerveille devant el khazna « le trésor » qui baigne dans la lumière matinale le moment parfait pour la visiter . On monte vers le haut lieu du sacrifice et sur les conseils d’une copine qui a déjà visiter Pétra elle nous a recommande de boire que du thé chaud quand on a soif parce que ça désaltère mieux que les boissons fraiches , et c’est vraie .
On redescend de l’autre coté vers Ouadi farasa ou en se perd et contrairement a Dorothée qui doit suivre les pavées jaune on a suivi crottin des mulets qui nous a remis vite sur le bon chemin .
A midi on arrive a QUASER EL BINT pause déjeuner puis en entame la montée vers le monastère mais attention sans âne ni mulet. cela nous a pris environ 1 h 15 avec plusieurs arrêts thé shopping et papotage avec les bédouins surtout Selma qui nous offert un thé délicieux .
Arrivé la haut posant devant le monastère et puisqu’on été pas fatigué on a décidé de monté encore vers les points panoramiques.
Descente plus rapide et facile, il est 15 h on va explorer les tombeaux royaux, on termine la visite du site à 17 h pour prendre la navette gratuite de notre hôtel. Repos puis diner dans un restos pour essayer le fameux mancef .
7ème jour ouadi RUM taxi 40DJ arrangé par bédouin lifstyle camp le camp qu’on a choisi pour notre nuit dans le désert
On décide de prendre une excursion d’une demi-journée visitant les sites d’intérêt , puis le couché de soleil superbe un diner au feu de camp zareb , contemplation des étoiles et en se retire dans notre tente qui été confortable et propre . le prix 80 DJ pour deux personnes .
8ème jour Aqaba taxi 25 DJ
Installation dans notre hôtel : cedar hôtel qui été parfait et dont le personnel était très sympa spécialement Ahmed qui a tout organisé pour nous et qui nous a conseillé au mieux .
Repos et diner chez une famille jordanienne qui nous a fait la maklouba très bon
9ème jour excursions bateau 25 DJ / personne
Visites des coraux sur un bateaux au fond de verre avec explications par le guides sur le faune et la flore en suite snorkeling merveilleux et enfin déjeuner buffet au bérénice beach club.
10ème jour
Comme tout les vendredis grâce matinée puis prière a la mosquée , l’après midi taxi vers les plages du sud 15 DJ aller / retour pour faire encore du snorkeling coraux et poissons de toutes les couleurs accessible de la plage .
Le soir shoping et diner a el Chami parfait .11DJ pour deux personnes
11ème jour : AMMAN
On a prix le bus jet 7 DJ par personne 4 h de route, puis un taxi pour notre hôtel 5 DJ, Rafi hôtel bien situé au centre ville a coté des sites historique et propre mais Bruillant.,
12ème jour Amman / Alger
Taxi tôt le matin pour l’aéroport 20 DJ et dépense de nos dernier sous jordaniens dans le duety free achat des produits de la mer morte bonne affaire
Notre périple dans le Sud thaïlandais en octobre English translation pending
bonjour, je recherche depuis plusieurs mois des treks à dos d'éléphants, mais dans des endroits ou il ne sont pas maltraité, soit dans le sud, ou a une ou 2 heures de bangkok car notre voyage vient de prendre enfin une bonne tournure puisque j'ai enfin réservé mes billets pour le mois d'octobre avec notre petite famille 2 adultes et 2 garçons 14 et 10, nous sommes déjà venue il y a plus de 20 ans en voyage organisé mais nous avions fait que le nord et un peu pataya, nous prévoyons nous de faire plutôt le sud krabi et ses alentours nous serons présent 13 jours , si vous avez quelques bon plan nous sommes partant, d'écouter vos superbe idée merci
Retour d'un séjour de 12 jours à Rio et Paraty en mai 2016: compte rendu English translation pending
Etant donné que j’ai puisé beaucoup d’informations sur le forum pour préparer mon voyage, c’est normal que je vous fasse un retour d’expérience toute fraiche qui pourra à votre tour vous être utile.
Je suis parti du 2 mai 2016 au 14 mai à partir de Casablanca. J’ai trouvé un vol promo pour Sao Paulo puis Rio sur la Royal air Maroc pour 670 euros environ en Boeing 767 pas très confortable et bruyant.
A l’aéroport j’ai changé juste 100 euros au seul bureau de change ouvert pour voir si le change était si désavantageux. C’est le cas, Non seulement le taux est nul mais en plus ils prennent une commission de 66 réal sur 100 euros. (soit 16 euros !) on m’a rendu 280 reals.
30 metres plus loin j’ai changé au black la même somme et on m’a rendu 390 réals. A l’aéroport, au rez de chaussée allez vers les loueurs de bagnoles. Vous trouverez taxis pas chers et flouss….
A propos d’argent, ne croyez pas ceux qui vous disent qu’on trouve des DAB qui prennent les cartes visa et master assez facilement. Seul Banco do Brasil et citybank ont pu satisfaire mon envie de liquide en limitant toutefois le retrait à 500 réals (banco do brasil) 1000 citybank et lorsque leur dab était en état de marche…..
Après qq jours j’ai pu me rendre compte qu’il ne sert à rien de prendre trop de liquide , les cartes de crédits étant acceptées partout ou presque !
A l’aéroport de rio donc, j’ai pris un taxi jaune le matin dont le prix est négocié (ou proposé) avant le départ contrairement à ce que l’ai lu dans les forum (voir la phrase plus haut concernant les loueurs…). On m’a proposé 77 réals pour aller juste entre ipanema et copacabana. J’avais choisi mon hotel (Atlantis Copacabana hôtel, pas cher très bien, super petit déj) là en raison de la proximité des 2 plages. En fait ce n’est pas judicieux car la plage d’ipanema (en mai en tous cas) vaut pas tripette. (trop de vent, déserte, trop de vagues), alors que Copacabana a plus de « gueule » quoique un peu déserte aussi et sans animation ce qui m’a un peu déçu…
Comme on est arrivé trop tôt (chambre pas prête) on a laissé les bagages et on est allé marcher le long de la plage de copa. Au bout de 15 minutes nous avions déjà assisté à 2 vols à l’arraché de sac à main à moins de 10 mètres de nous ! Je ne saurais donc trop vous conseiller de tenir fermement vos affaires et d’avoir l’œil sur les gamins désœuvrés….
L’après midi, après avoir enfilé une tenue plus « tropicale » (il faisait 28°) et malgré nos 11 heures de vol sans sommeil, on a arpenté cette magnifique plage et commencé à prendre nos repères. En particulier je voulais m’assurer de trouver un loueur de voiture international dans ce quartier pour éviter de remonter sur l’aéroport pour chercher la voiture qui nous emmenait plus tard sur la Costa Verde.
Pour info il n’existe que Hertz avenida princess Isabel dont le bureau est dans le Real residence hotel juste avant l’entrée du tunnel. J’y suis repassé le lendemain pour réserver la voiture. No problem, ils parlent plusieurs langues (contrairement à la majorité des brésiliens rencontrés…) J’ai pris une petite chevrolet genre ford fiesta pour 5 jours. En fait je l’ai rendue plus tôt et ils m’ont facturé au prorata du temps passé avec un ptit supplément. Pour 4 jours et qq heures j’ai payé 150 euros avec assurance plein pot, gps (qui causait qu’en portugais et qui n’a fonctionné qu’au retour après 4 jours et après avoir compris le fonctionnement…..) La sortie de Rio sans carte et sans gps avec les travaux monstrueux partout a été mémorable ! J’y reviendrais plus tard.
En fin d’am nous sommes revenus en taxi à l’hôtel. Coût 15 réals pour faire la distance de la plage (environ 4-5 kms). Je connais le prix des courses car j’ai fait tous mes déplacements en taxi ou à pieds. Je n’ai pris qu’une fois le métro (10 réals pour 2) juste par curiosité. Pour info voilà le prix des courses. Toute la plage de copa = environ 15-16 réals. Du milieu de la plage jusqu’au pain de sucre (téléphérique) 24 reals. Du téléphérique au jardin botanique 25 reals. Du téléphérique du pain de sucre au centre de rio 24 real ; au musée du futur 27 reals. Ces prix dépendent aussi de la circulation. A relativiser donc.
Le soir nous décidons de faire connaissance avec notre premier restaurant brésilien dans le quartier de l’hôtel. Tout d’abord il faut expliquer qu’il y a plus de fast food à Rio que de « vrais » restos ce qui explique peut-être pourquoi il y a tant d’obèses. Oui j’ai trouvé que les brésiliens ont tendance à l’embonpoint… Mais cela fait peut être aussi partie de leur « tradition » « critères esthétiques » à tel point que les magasins de sous-vêtements féminins vendent pas mal de culottes avec faux cul ! Bref le gros cul est à la mode chez eux ! Bon je n’en dirais pas plus car je me suis promis de ne pas être trop sarcastique. En message privé plutôt…
Bref la belle carioca qui se prélasse sur la plage de Copa ou qui joue de ses atours avec son fil dentaire en guise de string n’est plus qu’un mythe. Ou alors je n’étais pas à la bonne saison….
Bon pour en revenir aux restos classiques brésiliens, c’est pas la joie. Vous avez le choix entre viandes (au pluriel car ils en mettent souvent trois sortes au minimum : poulet, dinde, bœuf en tranches) riz et frites et farine de manioc (tout ensemble) avec une sauce épicée très hard ou des poissons grillés ou frits, des crevettes et fruits de mers divers. C’est bon mais lassant à force. Je n’ai trouvé que deux restos valables durant mon très court séjour (je ne doute pas qu’il en existe d’autres). Un resto italien sur Copacabana qui se nomme Don Camillo avec musiciens (ce qui est devenu rare à Copa), pas trop cher comme cz nous quoi. Le patron parle français, il a vécu pas mal en Europe et au Maroc. Et une pizzeria (pîzzalandia) qui fait des bonnes pizzas 23 rue senador Dantas dans le centre de Rio pas loin du théatre municipal. Pour avoir un peu plus de choix c’est mieux de fréquenter plutôt les restos au kilo.
J’attaque la 2eme journée : Comme la météo est bonne, ciel dégagé prévu, nous partons aux aurores pour le Corcovado. Je signale à tous les futurs visiteurs qu’il ne faut pas remettre à plus tard ces visites quand la météo est clémente. C’est valable aussi pour le pain de sucre soit disant plus bas mais souvent dans la brume. Car cela ne dure pas forcément très longtemps….
Au lieu d’aller prendre le funiculaire du coté du largo do machado et faire la queue, nous avons pris un bus collectif (9 ou 12personnes) au milieu de la plage de copa. Demander à votre hotel où c’est. Le prix est le même et vous traversez une partie de Rio à fond de train. (ils s’appellent tous Fangio là bas ?) Le prix ? Je me rappelle plus mais moins de 50 réals par personne je crois. La visite là haut est gratuite et accessible aux personnes handicapées. Elevadors et escaladors (en panne pour le retour mais on trouve de l’aide car le personnel est charmant.
Bon je ne vais pas m’étendre sur la visite du Corcovado. C’est le « truc » principal pour lequel on sait qu’on est venu à Rio de Janeiro ! Malgré la brume en ce mois de Mai, j’ai les larmes aux yeux en contemplant cette vue mythique que j’ai idéalisé depuis ma tendre enfance. C’est la faute au film « l’homme de rio » avec Jean-Paul Belmondo en 1964 même s’il n’y a pas d’image de ce lieu en particulier dans ce film. En tous cas le site est merveilleux. La vue sur les environs de Rio est superbe.
Quand on est là haut. On se dit ; je suis venu à Rio ! C’est une sorte de « visa » pour soi.
Après cette visite, et comme le temps est clément on décide de faire le pain de sucre dans la foulée. Il est tôt encore. Revenu sur Copa, on reprend un taxi pour le pain de sucre. Manque de pot, à l’arrivée les employés du téléphérique nous apprennent que c’est fermé pour maintenance pendant 4 jours. En fait ils changent les câbles. Bon, je me dis qu’on verra cela à notre retour de la Costa Verde en espérant avoir un ciel dégagé plus tard. Et je dirige le taxi vers le jardin botanique. Qui est un beau jardin sans animaux contrairement à ce qu’on a lu. Après une bonne heure de visite, c’est le retour sur Copa, un resto italien et dodo. Le lendemain, c’est visite de musées dont le musée du futur (original). Et visite du centre ville en chantier avec la construction des lignes de tramways. Je doute que cela soit prêt pour les jeux mais un miracle est toujours possible.
Le lendemain je pars prendre la voiture cz hertz et c’est le départ pour Paraty.
Peut-on conduire sans trop de difficulté au Brésil avec une expérience métropolitaine de la conduite ?
La réponse est oui. Le principal problème est de trouver sa route dans Rio alors que des centaines de bus vous encadrent et vous empêchent de voir les panneaux ! Autre problème ; les travaux sur les routes dans et autour de Rio ainsi que la signalisation absente parfois. Si vous allez au sud, suivez Av DO BRAZIL grosse artère qui vous mène dans la direction de Sao Paulo. (qui n’est pratiquement jamais marqué). Faites gaffe aux radars ; il y en a tous les 10 kms sur la route côtière…. Non , j’exagère. C’est tous les 5 kms plutôt !!! Et rouler à 40 km/h devant le radar c’est dur ! On se traine et il faut bien 4 ou 5 heures pour rejoindre Paraty à 300 bornes, bouchons compris.
Les limites de vitesse, de 40, 50, 60, 80,90 et 120 kms sont bien indiquées mais je n’ai vu aucun panneau de fin d’interdiction………
Paraty, on loge dans une pousada que je ne vous conseille pas trop. Difficile à trouver. Moustiques qui ne comprennent pas le français ni l’anglais, ni l’espagnol quand on leur demande de voir ailleurs. Recours à la bombe (atomique) pour se faire comprendre.
Le lendemain visite de ce village colonial . Vous pouvez consacrer deux ou trois heures, le temps de voir les 3 églises étant dévolues soit aux esclaves, aux métis et aux blancs et d’admirer la baie de Paraty. Le principal est de repérer le quai pour la mini croisière le lendemain le reste étant aussi intéressant que n’importe quel village de France…… Les environs de Paraty ne cassent pas des briques non plus. C’est vert, c’est la foret atlantique qui a été pas mal dérossée autrefois et qui reprend ses couleurs. L’unique route côtière br 101 dessert qq plages et patelins en contrebas. Les distances sont longues et par lassitude je ne suis même pas allé à Trinidade. La route entre Angra et Paraty (70 kms) est du même genre et je dois dire qu’on se fait un peu ch… à avaler les kms sans arrêts valables, sans point de vue spécial…… Certes c’est une nature sauvage mais un peu austère. Enfin c’est selon les goûts de chacun. Les locaux ont un avis contraire mais peut-être n’ont-ils pas bourlingués autant que moi…..
Evitez de prendre une carriole et ne suivez pas les conseils du pilote qui vous rabat cz un copain bateleur bcp plus cher que les bateaux au bout du quai.
Le lendemain on gare la bagnole près du port. Un gardien (improvisé ?) nous taxe de 15 réals pour parquer la voiture. On ne sait pas si c’est vraiment réglo. Il est 11 heures et c’est l’heure où les bateaux du bout du quai partent pour des virées en mer de plusieurs heures. On a pris le plus gros , le plus confortable et qui proposait de la cuisine qd on voulait et qui faisait 6 heures de croisière dans les « fjords » du coin avec 5 arrêts baignade. Coût avec 2 ou 3 consos , un plat de poissons frits= 200 réals soit 51 euros pour deux. Les autres sont presqu’au même prix.
Balade sympa mais à faire plutôt en hiver de cz nous. L’eau est trop froide pour moi. 23-24° . Et l’eau n’est pas très claire donc snorkeling = bof.
Le lendemain on retourne à Angra dos reis. On se pose au Angra beach hotel qui n’est pas du tout sur la beach. Hôtel bien, propre, confortable. On visite vite fait la ville, le port de pêche et ses restos. Il n’y a rien de spécial à voir ni à dire sur ce patelin. Le mardi 10 mai on rentre à Rio toujours sans carte et sans gps car je ne comprends pas ce qu’il me dit. En plus je m’aperçois qu’avec tous ces travaux autour et dans Rio, le gps raconte n’importe quoi ! Mais pour rentrer sur Copacabana c’est plus facile qu’au départ car c’est indiqué. Le tout est d’être sur la bonne file au bon moment et d’avoir de la visibilité (souvent obstruée par cette multitude de bus !). Il faut rester sur les grands axes car dès qu’on s’en écarte c’est compliqué… Et les travaux en centre du tramway n’arrangent rien. Toujours est-il que si on est calme et patient, la conduite à Rio est plutôt facile à condition de suivre à la même vitesse le flot de véhicules. N’espérez pas demander votre chemin à moins de parler portugais. Souvent il faut rendre la voiture réservoir plein ; sachez qu’il y a plein de pompes sur la plage de Copacabana et donc inutile de tourner en rond comme moi dans la pagaille….
Nous avons choisi l’hôtel winsdor asturias près du théâtre dans le centro pour finir nos 3 derniers jours. Très bien, pas trop cher pour le centre. Super ptit dej. On a droit aux manifestants tous les soirs sur la place à coté et cela met l’ambiance qui manque à Rio. Le défilé des manifestants la dernière nuit sous mes fenêtres est génial. Joli chant bien rythmé, atmosphère curieuse. Au ptit matin je monte au 22eme étage pour voir le ciel. C’est « moyen clair » donc on file au pain de sucre.
L’entrée coute 78 réals pour adulte et 38 pour le tarif réduit. Accès handicapés partout. La montée se fait en 2 étapes. Belle vue sur Copa et la baie mais à mon avis moins spectaculaire que le Corcovado. Faut dire que cela commence à se couvrir et c’est le pb en ce mois de mai. La météo est incertaine et j’ai connu à Paraty des voyageurs qui « sortaient » de 15 jours de pluie….
Les 2 derniers jours il pleut et donc on en profite pour faire du shopping. La rue commerçante principale est la rua uruguaiana et le quartier autour de la station de métro du même nom.
Et voilà c’est la fin du séjour, on reprend notre avion aux aurores du samedi 14 pour 8 heures de vol. Pour info j’ai réservé un taxi à l’hôtel pour la nuit du départ. Coût 90 réals pour ce qui était en fait une voiture privée.
En guise de conclusion voilà un avis brut de décoffrage : Profitez des éclaircies pour foncer au corcovado, pain de sucre, jardin botanique, plage de Copa…. Allez y pendant le carnaval pour avoir une ambiance qui fait défaut en Mai par exemple, de l’eau plus chaude en mer et qq animaux dans certains sites. Pour finir je dirais que 9 jours suffisent pour faire ce qu’on vu et que pour bien il aurait fallu rajouter à nos 12 jours deux jours de plus pour faire les chutes d’iguazu ou Salvador de Bahia. Cela sera pour la prochaine fois……
Un après-midi à Montréal avec enfants English translation pending
Bonjour à tous,
nous serons 1 journée entière à Montréal avec nos 2 enfants cet été. Nous avons prévu le Biodome le matin et le jardin botanique jusqu'environ 15h30. Sachant que notre hotel se situe près de la basilique ND, que nous conseillez vous de faire après de jardin Botanique et où manger le soir (nous n'aurons pas de voiture)?
Merci et bonne journée,
nous serons 1 journée entière à Montréal avec nos 2 enfants cet été. Nous avons prévu le Biodome le matin et le jardin botanique jusqu'environ 15h30. Sachant que notre hotel se situe près de la basilique ND, que nous conseillez vous de faire après de jardin Botanique et où manger le soir (nous n'aurons pas de voiture)?
Merci et bonne journée,
Indonésie: trajet Bromo - Lovina Beach English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de planifier notre voyage en Indonésie cet été. Nous avons une interrogation sur la possibilité de rejoindre Lovina Beach après le lever de soleil sur le Bromo. Est-ce faisable le jour-même ? par quel moyen de transport ? combien de temps ? Nous voyageons avec nos jumelles de 9 ans.
Merci d'avance pour votre aide,
Nous sommes en train de planifier notre voyage en Indonésie cet été. Nous avons une interrogation sur la possibilité de rejoindre Lovina Beach après le lever de soleil sur le Bromo. Est-ce faisable le jour-même ? par quel moyen de transport ? combien de temps ? Nous voyageons avec nos jumelles de 9 ans.
Merci d'avance pour votre aide,
Voyage en Provence en voiture avec garçon de 3 mois et demi English translation pending
Bonjour !
Je passerai 7 jours pendant la fin du mois de mai à St-Remy de Provence avec mon petit garçon de 3 mois demie ainsi que ma belle-maman. Nous avons loué une voiture pour pouvoir profiter des attraits de cette région. Selon vous, quels sont les incontournables à faire dans ce coin, à une distance raisonnable en voiture (Max 3 heures)?
Merci de vos précieux conseils !
Avis / témoignage en vue d'un voyage en Afrique de l'Est et Australe English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet de réaliser un voyage et j'aimerais avoir des avis de personnes connaissant les régions et/ou ayant vécu les mêmes expériences.
Voila mon projet serait d’atterrir au Kenya et de descendre en Afrique du Sud passant donc par la Tanzanie, le Mozambique, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana et l'arrivée en Afrique du Sud.
Je voudrais voyager à moindre prix visiter tout ce qui est possible, je partirai pour un projet de plus d'un an, la durée n'est pas définie.
Mes questions : je voudrais savoir si c'est dangereux d'être seul dans ces pays ? ( niveau insécurité ) de se déplacer à pied dans les grandes villes ? Comment sont perçu les touristes ? est- il simple de travailler ? de se loger ? quel budget pour les auberges de jeunesse ? Je suis en train de préparer mon voyage et mes itinéraires avez vous des conseils ? Le bénévolat notamment dans les réserves naturel ou encore mieux travailler dans les réserves est-il possible ?
Voila je suis en début de préparation et j'aimerai avoir des avis ou témoignages d'expériences similaires. Merci d'avances aux personnes qui me répondrons.
ps : la photo est une vague idée de mon itinéraire
Mes questions : je voudrais savoir si c'est dangereux d'être seul dans ces pays ? ( niveau insécurité ) de se déplacer à pied dans les grandes villes ? Comment sont perçu les touristes ? est- il simple de travailler ? de se loger ? quel budget pour les auberges de jeunesse ? Je suis en train de préparer mon voyage et mes itinéraires avez vous des conseils ? Le bénévolat notamment dans les réserves naturel ou encore mieux travailler dans les réserves est-il possible ?
Voila je suis en début de préparation et j'aimerai avoir des avis ou témoignages d'expériences similaires. Merci d'avances aux personnes qui me répondrons.
ps : la photo est une vague idée de mon itinéraire
Nouveau tabassage de touristes européens en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Les violences gratuites contre les touristes européens ont atteint un nouveau degré dans l'ignoble avec le tabassage en règle d'un couple de retraités britanniques (68 ans et 65 ans !!) et de leur fils de 43 ans en pleine rue. Cela a fait la une des journaux dans les pays anglo-saxons et bizarrement aucun mot en France. L'affaire n'a pris de la proportion que lorsque les images de vidéo surveillance ont "fuité", la police thailandaise ne faisant rien auparavant. Outre la violence du tabassage (les retraités continuent à être frapper alors qu'à terre et inconscients), c'est la non intervention des centaines de thailandais qui encerclaient les retraités qui frappe.
http://www.telegraph.co.uk/news/2016/04/28/shocking-video-emerges-of-british-family-being-brutally-attacked/
Les violences gratuites contre les touristes européens ont atteint un nouveau degré dans l'ignoble avec le tabassage en règle d'un couple de retraités britanniques (68 ans et 65 ans !!) et de leur fils de 43 ans en pleine rue. Cela a fait la une des journaux dans les pays anglo-saxons et bizarrement aucun mot en France. L'affaire n'a pris de la proportion que lorsque les images de vidéo surveillance ont "fuité", la police thailandaise ne faisant rien auparavant. Outre la violence du tabassage (les retraités continuent à être frapper alors qu'à terre et inconscients), c'est la non intervention des centaines de thailandais qui encerclaient les retraités qui frappe.
http://www.telegraph.co.uk/news/2016/04/28/shocking-video-emerges-of-british-family-being-brutally-attacked/
Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Escale à Rome avec MSC Preziosa English translation pending
bonjour
je souhaiterais savoir si quelqu'un a déjà fait l'excursion a rome proposee par msc sur le preziosa .cette excursion comprend la visite complete de rome avec dejeuner inclus .c'set le code civ7 "rome ville eternelle.vaut -elle le cout rapport qualité prix? D'avance merci
Hôtel à Gênes avant croisière English translation pending
Bonjour
Ceux qui cpnnnaissent bien genes ou ont dormi a genes avant une croisiere pourront sans doute me renseigner
Y a t il un hotel proche du terminal de crosiiere qui me dispenserait de prendre un taxi
J ai mis une option sur l hotel SAVOIA mais je ne suis pas sure que ce soit le meilleur choix
Merci d avance pour les conseils que vous pourrez me donner 😉